Bambari : La “malédiction” frappe encore avec l’effondrement de la clôture du lycée Touadéra

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
L’inauguration d’infrastructures scolaires à Bambari, dirigée par Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État à l’Éducation nationale, et Ruffin Beltoungou, ministre des Mines et de la Géologie, a viré au désastre après l’effondrement partiel de la clôture du lycée scientifique Faustin-Archange Touadéra. Cet incident relance les rumeurs d’une “malédiction” qui semble frapper tout projet associé à ce nom maléfique.
À la veille de la cérémonie, des pluies torrentielles ont provoqué l’écroulement d’une section de la clôture du lycée, projet censé incarner le progrès éducatif. « La sécurité est prioritaire. L’entreprise réparera immédiatement »*, a déclaré Zingas, tentant de désamorcer la polémique.
À Bambari, cet échec est perçu comme un nouvel acte d’une malédiction tenace. Les habitants relient cet incident à une série de phénomènes troublants :
– Le 13 avril 2025, à Damara, village natal de la mère de Touadéra, des milliers de poissons sont morts en une nuit dans les bassins de sa ferme piscicole. Les employés, choqués, ont rempli cinq brouettes de carcasses, sans explication claire.
– Le 30 mars 2025, lors des neuf ans de pouvoir de Touadéra, des pluies torrentielles ont ravagé Bangui et ses environs, détruisant des maisons pendant que des festivités se tenaient au stade 20 000 places.
– Le 3 avril 2025, un halo solaire, cercle lumineux autour du soleil, a fasciné Bangui, vu par beaucoup comme un signe céleste.
– 🧂 Dans plusieurs régions, le sel aurait pris une couleur anormale, alimentant les rumeurs de phénomènes “mythologiques”.
« Tout ce qui porte son nom s’effondre ou périt. Les poissons, les maisons, maintenant cette clôture. C’est un message divin », affirme un habitant, écho d’une conviction relayée par des figures comme le pasteur Talingano.
– La clôture du lycée scientifique Faustin-Archange Touadéra (effondrée).
– Un collège de proximité à Amawaka.
– Un dortoir à l’Institut national de formation des professeurs d’écoles.
– Deux laboratoires et une bibliothèque réhabilités au lycée mixte de Bambari.
Seules les structures intactes ont été inaugurées, sous la colère des parents d’élèves, exaspérés par la fragilité des constructions. « On paie pour des écoles, et tout s’écroule dès qu’il pleut ! », s’insurge une mère.
Face aux accusations de mauvaise gestion, Zingas rétorque : « Aucun franc public n’a été déboursé. L’entreprise a préfinancé et réparera ». Une enquête technique est annoncée, mais les critiques redoublent.
Le gouvernement parle d’aléas climatiques, mais la population y voit un châtiment. « Les poissons morts, les inondations, le ciel étrange, et maintenant cette clôture. Tout s’aligne », prévient un ancien, citant le pasteur Talingano : « Il faut écouter, ou la tête répondra ». Dans un pays où chaque événement prend une résonance politique, ces incidents, à l’approche des élections, pèsent lourd….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
