L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui-450×375.jpg” alt=”L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?” width=”450″ height=”375″ />Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui
L’accord de N’Djaména promet la paix avant les élections de décembre 2025.
Le 19 avril 2025, sous la médiation du Tchad, le gouvernement centrafricain signe un nouvel accord de paix avec les groupes armés 3R et UPC. Le document promet un cessez-le-feu, le désarmement des rebelles et leur intégration dans l’armée nationale. À huit mois des élections présidentielles, cet accord de Ndjamena pourrait voiler une stratégie de communication destinée à rassurer les partenaires internationaux plutôt qu’à résoudre durablement les tensions.
Le calendrier provoque des interrogations légitimes. La République centrafricaine dépend massivement de l’aide internationale. L’Union européenne, les Nations unies et la Banque mondiale financent une grande partie des institutions et programmes de reconstruction du pays. Ces bailleurs exercent une pression constante sur Bangui pour obtenir des résultats tangibles en matière de sécurité. L’accord de N’Djaména, avec ses promesses de dissolution des groupes armés, répond parfaitement à ces attentes au moment où Faustin-Archange Touadéra consolide sa position électorale.
Les engagements de l’accord de N’Djaména paraissent ambitieux mais manquent de substance. Le texte prévoit le cantonnement des combattants dans les trois mois, leur désarmement quinze jours plus tard, puis leur intégration dans les Forces armées centrafricaines. Aucun financement précis n’accompagne ces mesures. Les délais semblent irréalistes dans un pays où l’État contrôle difficilement son territoire. Cette approche superficielle suggère un exercice de relations publiques plutôt qu’un plan sérieux de pacification.
L’histoire récente de la Centrafrique regorge d’accords similaires qui ont échoué. L’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019 avait déjà suscité des espoirs avant de s’effondrer en 2021. Les mêmes groupes armés, 3R et UPC, avaient rompu leurs engagements précédents. Cette répétition suggère que les accords servent davantage à maintenir le flux d’aide internationale qu’à établir une paix véritable, et l’accord de N’Djaména en est un exemple.
Pour Touadéra, l’accord de Ndjamena représente un atout électoral. En offrant des postes gouvernementaux aux leaders rebelles, il neutralise temporairement ses opposants armés tout en projetant une image de pacificateur. Cette stratégie permet de rassurer les électeurs et les partenaires étrangers sans s’attaquer aux causes profondes du conflit : corruption, faiblesse institutionnelle et absence de contrôle territorial.
Le rôle du Tchad dans cet accord de Ndjamena comme médiateur mérite attention. N’Djaména poursuit ses propres intérêts géopolitiques en Centrafrique, notamment face à l’influence croissante de la Russie dans la région. Le comité tripartite de suivi, dirigé par le Tchad, risque de privilégier la gestion diplomatique au détriment des réformes structurelles nécessaires. Cette dynamique renforce le caractère cosmétique de l’initiative.
Les bailleurs internationaux, malgré leur expérience des échecs passés, restent sensibles aux signaux politiques positifs. L’accord leur permet de justifier la poursuite de leur engagement financier en Centrafrique. Les promesses de dissolution des groupes armés offrent une narrative séduisante pour les capitales occidentales, même si la réalité sur le terrain demeure inchangée.
L’absence de mesures concrètes pour renforcer la gouvernance ou établir un véritable contrôle étatique révèle les limites de cette approche. Le processus de désarmement, démobilisation et réintégration nécessite des ressources considérables et un engagement politique durable. Sans ces éléments, l’accord risque de rejoindre la longue liste des initiatives avortées en Centrafrique.
L’accord de N’Djaména pourrait bien n’être qu’un mirage diplomatique, conçu pour maintenir l’illusion du progrès auprès des partenaires internationaux. Si le gouvernement centrafricain souhaite éviter un nouvel échec, il devra aller au-delà des déclarations d’intention et s’attaquer aux racines de l’instabilité qui gangrène le pays depuis des décennies….
Quand Évariste Ngamana reproche à l’opposition ce que fait son régime depuis 10 ans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-Ngamana-avec-son-nouveau-vehicule-V8.jpg” data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana avec son nouveau véhicule V8 payé avec l’argent de la campagne référendaire
Le porte-parole du MCU Évariste Ngamana dénonce l’opposition qui “monopolise” le pays, pendant que son camp transforme la République en domaine personnel.
Ngamana accuse l’opposition de confisquer la RCA, mais ferme les yeux sur un régime qui en fait sa chasse gardée depuis des années.
Évariste Ngamana vient de livrer une performance remarquable d’aveuglement volontaire. Le porte-parole du MCU et premier vice-président de l’Assemblée nationale a déclaré : “Les gens disent que la Centrafrique est devenue une propriété privée de l’opposition, et je pense que cela doit cesser et le peuple doit être pris au sérieux.”
Cette sortie mérite qu’on s’y arrête. Ngamana reproche à l’opposition de traiter la RCA comme son terrain de jeu, mais qui gouverne ce pays depuis bientôt dix ans ? Qui a modelé les institutions à sa convenance ? Qui a modifier la constitution pour briguer un troisième mandat? Certainement pas l’opposition qui peine à se faire entendre.
La réalité, c’est que Faustin-Archange Touadéra et son entourage ont fait de la République centrafricaine leur propriété exclusive. L’épisode de la réforme constitutionnelle de 2023 en est la parfaite illustration. Quand la Cour constitutionnelle a retoqué le projet de la rédaction de la nouvelle constitution, Touadéra l’a balayée d’un revers de main. Sa justification ? La Cour ne peut pas s’opposer à la “volonté du peuple”.
Cette “volonté populaire” s’est exprimée lors d’un référendum organisé dans des conditions plus que douteuses et chaotique en 2023. Le résultat était écrit d’avance : une constitution sur mesure qui ouvre la voie à des mandats présidentiels sans limite. Voilà comment on prend le peuple au sérieux selon la méthode Touadéra.
Le plus troublant dans cette posture, c’est l’inversion totale de la réalité. Ngamana accuse l’opposition de monopoliser un pays qu’elle ne gouverne pas, pendant que son camp transforme les institutions en instruments personnels. La Cour constitutionnelle a été transformée à une coquille vide, l’Assemblée nationale transformée en chambre d’enregistrement, les médias publics convertis en service de communication : voilà la vraie confiscation.
Cette stratégie de retournement des accusations montre une certaine panique. Quand on est à court d’arguments sur son bilan, on attaque l’adversaire sur ses prétendus propres défauts. Quand on manque de légitimité, on questionne celle des autres. Cette technique fonctionne peut-être dans les cercles du MCU, mais elle ne trompe plus grand monde ailleurs.
Le peuple centrafricain observe ce spectacle avec lassitude. Il voit un régime qui se maintient par tous les moyens, y compris en réécrivant les règles du jeu. Il entend des promesses répétées depuis des années sans voir d’amélioration concrète de ses conditions de vie.
Ngamana ferait mieux de regarder autour de lui. Dans les marchés de Bangui, dans les villages de l’intérieur, dans les écoles sans matériel : c’est là que se trouve la vraie RCA. Pas dans les salons climatisés où l’on refait le monde entre soi.
Cette République ne peut pas rester indéfiniment la propriété d’un clan, même soi-disant démocratiquement élu. Elle appartient à tous les Centrafricains, y compris à ceux qui ne partagent pas les vues du pouvoir en place. Ngamana l’oublie trop souvent dans ses sorties publiques.
Au lieu d’accuser l’opposition de tous les maux, le régime ferait mieux de s’interroger sur sa propre gouvernance. Dix ans au pouvoir, c’est largement suffisant pour juger une équipe dirigeante. Les résultats parlent d’eux-mêmes, et ils ne plaident pas en faveur d’une prolongation indéfinie.
80e Assemblée générale de l’ONU : Touadera isolé et noyé dans sa propre propagande pathétique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme
La présence du président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro à New York pour la 80e Assemblée générale des Nations unies est présentée par le gouvernement centrafricain comme une victoire diplomatique. Mais à y regarder de près, le voyage ressemble davantage à une opération de communication pathétique qu’à une action politique efficace. Dans un pays où les routes sont impraticables, où les enseignants attendent leurs salaires et où les humanitaires recensent chaque mois des attaques contre leurs convois, le chef de l’État Faustin-Archange Touadera préfère se mettre en scène.
Le slogan choisi par l’ONU – : « Mieux ensemble », sonnait comme un contraste cruel avec la réalité centrafricaine. Le président, loin d’être un acteur central, s’est retrouvé isolé sur la scène internationale. Il a répété les mêmes formules sur la paix, le développement et les droits humains, alors que son propre peuple vit dans la misère.
Au lieu de marquer les débats mondiaux, sa participation s’est fondue dans la masse des interventions. Sa présence a été décrite comme « remarquée », mais la réalité est qu’aucune décision majeure n’a découlé de son passage. Pendant que le président Touadera parlait de coopération internationale à New York, les listes électorales tardaient à être affichées à Bangui et les populations locales dénonçaient les abus de leurs autorités à Ouadda-Maïkaga.
Le même contraste s’est retrouvé lors de sa prise de parole sur les déplacements internes. Alors que des milliers de familles centrafricaines continuent de survivre sous des abris de fortune dans la Vakaga, dans le Haut-Mbomou et ailleurs, le chef de l’État Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro vantait à New York de « solutions durables » qu’il n’a jamais su mettre en place dans son propre pays.
C’est dans le cadre du sommet du G7 Plus que la déconnexion est apparue la plus pathétique. Le président a osé décrire la Centrafrique comme un « îlot de paix », une affirmation en totale contradiction avec la réalité. Chaque semaine, des villages sont attaqués dans l’Ouham, la Vakaga, ou le Haut-Mbomou, et la violence reste quotidienne. Derrière les slogans sur la réconciliation, le pays demeure déchiré et l’État absent hors de Bangui.
Même ses multiples rencontres bilatérales n’ont pas donné de résultats concrets. Il a discuté avec António Guterres de la coopération, avec la Banque mondiale du développement et même avec la FIFA de football scolaire. Mais pendant qu’il s’entretient à New York sur le sport dans les écoles, des centaines d’établissements manquent d’enseignants et de matériel. Pendant qu’il parle d’économie avec la Banque mondiale, les marchés de Bangui connaissent chaque jour des pénuries et d’inflation.
La rencontre avec la diaspora n’a fait que confirmer l’impuissance de l’État. Les plaintes portaient sur l’impossibilité d’obtenir des passeports, un problème basique qui montre l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins élémentaires de ses citoyens.
Au final, ce déplacement met surtout en évidence l’isolement du président centrafricain. Il n’a obtenu aucune annonce forte, aucun soutien concret, aucune initiative nouvelle. Simplement des photos protocolaires et des discours creux qui ne changent rien au quotidien des Centrafricains.
À Bangui, le gouvernement tente de transformer ce voyage en succès diplomatique, mais dans les quartiers populaires la réaction est claire : colère et incompréhension. Comment peut-on se vanter d’être « au cœur des débats mondiaux » alors que le peuple vit dans la pauvreté et l’insécurité ?
La 80e Assemblée générale de l’ONU restera comme un nouvel épisode de propagande inutile. Un président Touadera isolé, enfermé dans ses illusions diplomatiques, pendant que son peuple sombre dans l’abandon.
Gaspillage royal à l’ACFPE : 20 millions pour un portail, 7 millions pour une “formation” bidon par la sœur de la ministre !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi transformée en distributeur automatique des billets pour la famille ministérielle.
En effet, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), financée par les contributions privées des ONG et entreprises pour lutter contre le chômage des jeunes, est devenue un gouffre financier sous la direction de la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Les détournements atteignent des sommets inédits : 20 millions de francs CFA pour la réfection d’un simple portail d’entrée au lieu de 2 millions, 7 millions pour des formations dispensées par sa propre sœur. Ce pillage organisé des fonds publics, organisé via des entreprises fictive comme l’EFN, démontre un système de corruption qui prive les Centrafricains de ressources vitales destinées à leur formation professionnelle.
Le cas le plus édifiant concerne la refonte du portail d’entrée de l’ACFPE, cette devanture située sur l’avenue de l’Indépendance à Bangui. Annie Michelle Mouanga, reconduite ministre en janvier 2024 après l’obtention d’un master en ressources humaines au Château rouge en France, a personnellement imposé le montant de ce chantier : 20 millions de francs CFA. “C’est elle qui fixe le prix, et l’entreprise facture ensuite 20 millions”, témoigne une source interne, abasourdie par cette démesure.
Ce travail, qui selon des experts du BTP en République centrafricaine ne devrait pas dépasser 1 à 2 millions de francs CFA pour la fourniture de matériaux de base, la pose de grillages et la peinture, a été multiplié par dix grâce à des rétrocommissions occultes. L’entreprise fictive bénéficiaire de ce marché juteux est l’EFN, société obscure aux connexions ministérielles douteuses. Cette entreprise fantôme, peu documentée publiquement, opère dans l’ombre des relations privilégiées avec la ministre, transformant les contrats publics en rentes familiales privées. “C’est du vol légalisé”, s’indigne un cadre de l’agence, témoin impuissant de l’évaporation des fonds destinés à la formation professionnelle dans ces folies architecturales superflues.
Le portail ne constitue que la partie émergée de l’iceberg. Le véritable scandale réside dans les “formations” factices organisée par Mme Ledot, sœur de la ministre Annie Michelle Mouanga. Cette commerçante installée en France, qui vend des produits dans des boutiques parisiennes, ne possède qu’une formation en marketing et aucune expertise en ressources humaines ou en “changement de mentalité”, thème de ses prétendues interventions éducatives à l’ACFPE.
Pourtant, tous les deux mois, elle débarque à Bangui pour une semaine de sessions facturées 7 millions de francs CFA, soit plus de 12 000 euros. À 250 000 francs CFA par jour, elle perçoit deux fois plus que les formateurs français de l’époque de l’ancien directeur général, monsieur Zouma, qui touchaient 70 000 francs CFA journaliers, hébergement inclus. Ces ateliers, payés comptant par l’ACFPE, s’adressent à des inspecteurs de la fonction publique intégrés à l’agence, ce qui constitue une irrégularité administrative manifeste. L’ACFPE, établissement parapublic indépendant sans subvention étatique, n’a pas vocation à former des agents d’État avec ses fonds privés.
“Imaginez une vendeuse de boutique qui ‘forme’ des compatriotes à 250 000 francs par jour, alors que les vrais experts français étaient sous-payés”, confie un inspecteur du ministère du travail interrogé par la rédaction du CNC. Ledot, qui revient de France pour ces missions fantômes, empoche des sommes considérables pour des contenus vides, détournant des fonds anti-pauvreté destinés aux jeunes chômeurs centrafricains.
À l’époque de Zouma, les partenariats avec des experts étrangers possédaient une justification technique et pédagogique. Aujourd’hui, il s’agit de favoritisme pur, la ministre faisant pression pour “créer une formation” à chaque retour de sa sœur au pays. L’ACFPE, autrefois référence en matière d’insertion professionnelle, accumule les dettes tandis que ses caisses se vident pour financer des voyages familiaux déguisés en missions de formation.
Ce gaspillage n’est pas accidentel mais systématique. Mouanga, décrite comme incompétente par ses anciens collègues et éjectée d’Orange Centrafrique pour “insuffisance de résultats”, privilégie systématiquement les intérêts de son clan au détriment des missions de service public. Alors qu’elle présidait le 8 septembre un atelier sur le “renouvellement du pacte social” à l’ACFPE, vantant l’intégration des stagiaires, les véritables bénéficiaires que sont les jeunes sans relations sont laissés pour compte.
Les agents de l’ACFPE subissent les conséquences de cette gestion calamiteuse : pénurie de fournitures de bureau, droits médicaux bafoués, et l’éternel prétexte de “tension de trésorerie” pour refuser les paiements légitimes. Pendant ce temps, les marchés surfacturés se multiplient et les formations familiales prospèrent.
Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur des entreprises parapubliques Roméo Gribingui ne peuvent ignorer plus longtemps ce “gaspillage royal” orchestré via l’EFN et les formations de Ledo. Un audit approfondi de ces marchés surfacturés s’impose d’urgence. Il faut vérifier ces factures de 20 millions pour un portail d’entrée et de 7 millions pour des formations sans substance, et mettre définitivement fin à ce népotisme vorace qui ruine l’ACFPE.
Course à la présidence de l’assemblée nationale : quand un faux diplômé est sur la ligne du départ, et pour la première fois, la Centrafrique risque d’avoir un PAN faux diplômé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Evariste-NGAMANA.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, Président du parlement CEMAC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Plusieurs candidats se disputent la succession de Simplice Mathieu Sarandji pour la prochaine législature. L’un d’eux est titulaire d’un faux diplôme, Et la RCA risque, si ce mafieux sera désigné, , d’avoir pour la première fois un Président de l’assemblée nationale titulaire d’un faux diplôme.
La succession de Simplice Mathieu Sarandji à la présidence de l’Assemblée nationale pour la prochaine législature prend une tournure explosive. Plusieurs prétendants se positionnent, mais l’un d’eux traîne une casserole embarrassante : des faux diplômes à la poche. Une première dans l’histoire politique centrafricaine qui pourrait voir un fraudeur académique accéder au perchoir.
Évariste Ngamana, actuel premier vice-président de l’Assemblée et député de Carnot (cette ville située à 431 kilomètres de Bangui), se présente comme le successeur naturel. Sa position lui donne un avantage certain dans cette course. Contrairement à ses concurrents, sa réélection dans sa circonscription ne pose aucun problème, surtout avec des fraudes massives qui se préparent.
Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, est aussi dans la course pour succéder à Simplice Mathieu Sarandji, mais ce dernier, de son côté, mène un double combat plus périlleux. Cet ancien fonctionnaire du ministère des Finances vise simultanément la députation à Bégoua(et la présidence de l’Assemblée. Mais son chemin se hérisse d’obstacles. Face à lui dans la bataille des législatives, le directeur général adjoint des Douanes centrafricaines, mobilise ses propres ressources financières considérables pour faire chuter Piri.
La bataille de Bégoua s’annonce titanesque. Bertrand Arthur Piri décide de solliciter l’appui de Touadéra, qui lui a promis son soutien tout en précisant qu’il devra “faire ses preuves personnellement”. Sur le terrain, les deux candidats déploient des moyens colossaux, transformant cette circonscription en champ de bataille électoral difficile.
Pierre Somsé, ministre de la Santé et candidat à Berberati 1, cultive la discrétion mais jouit d’une popularité indéniable pour succéder à Simplice Mathieu Sarandji. Sa candidature silencieuse pourrait bouleverser les pronostics. S’il décroche son siège de député, il compte bien briguer la présidence de l’Assemblée.
Le ministre de la Communication, l’ex-détenu Maxime Balalou rejoint également cette course effrénée, multipliant les prétendants au perchoir.
Cette huitième législature s’annonce particulièrement longue : sept ans au lieu de cinq, conformément à la nouvelle Constitution. Si Touadéra termine ce mandat, il totalisera dix-sept années au pouvoir, un record dans l’histoire centrafricaine.
La bataille pour succéder à Sarandji dépasse les simples ambitions personnelles. Elle dessine les contours du futur paysage politique et pourrait installer un président d’Assemblée aux qualifications douteuses, une première pour les institutions du pays.
Anicet-Georges Dologuélé, comme Touadera te déclare officiellement apatride , la seule issue est la réintégration immédiate dans la nationalité française
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis quelques jours, Anicet-Georges Dologuélé, ancien Premier ministre et député de la nation, n’a plus de nationalité reconnue. Après avoir renoncé à sa nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution centrafricaine, il se retrouve aujourd’hui officiellement apatride suite aux décisions successives du Ministère de la Défense, du Procureur de la République et du Tribunal de Grande Instance de Bangui qui ont annulé son certificat de nationalité centrafricaine.
La décision de perte de nationalité française, signée et publiée au Journal officiel de la République française, a pris effet il y a près de deux mois, en août 2025. Dologuélé se trouve donc dans un vide juridique total : sans nationalité, sans passeport, sans possibilité de déplacement international, et même menacé de perdre son mandat de député.
Face à cette situation sans précédent, la seule solution réaliste et urgente qui s’offre à lui est de demander sans délai la réintégration dans la nationalité française qu’il vient tout juste de perdre, selon des nombreux observateurs centrafricains interrogés par la rédaction du CNC.
En effet, Dologuélé avait demandé à abandonner la nationalité française pour pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle, conformément à la Constitution promulguée par le président Faustin-Archange Touadéra en 2023, qui interdit la double nationalité aux candidats. Cette décision, qui semblait à l’époque être un sacrifice nécessaire pour respecter la loi centrafricaine, s’est transformée en piège mortel.
À son retour à Bangui après l’obtention du décret français de libération de la nationalité, les autorités centrafricaines ont soutenu qu’il avait également perdu sa nationalité centrafricaine. Selon l’interprétation du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, cette perte remonte au moment de sa naturalisation en France en 1994, en application de la loi n°1961.212 du 20 avril 1961 portant Code de la nationalité centrafricaine.
Le Procureur de la République a ensuite saisi le Tribunal de Grande Instance qui, par ordonnance du 15 octobre 2025, a annulé le certificat de nationalité délivré à Dologuélé en 2012. Pour retrouver sa citoyenneté centrafricaine, il lui faudrait maintenant une décision expresse du président de la République, après dépôt d’une requête de réattribution.
Mais soyons réalistes : croire que le président Touadéra, qui a instrumenté toute cette manœuvre pour écarter Dologuélé de la course présidentielle, va soudainement lui redonner la nationalité centrafricaine relève de la naïveté absolue. Cette “possibilité” juridique n’est qu’une fiction. Dans les faits, Dologuélé est bel et bien apatride, et le restera tant que Touadéra sera au pouvoir.
Depuis cette série de décisions administratives et judiciaires, l’ancien Premier ministre se trouve sans nationalité, sans passeport et sans possibilité de déplacement officiel. Cette situation, totalement inédite pour un élu en exercice, député de la nation depuis bientôt dix ans, est juridiquement et humainement intenable.
L’apatridie est considérée par le droit international comme l’une des situations les plus graves qu’une personne puisse connaître. Un apatride n’a aucun pays qui le protège. Il ne peut pas voyager. Il ne peut pas exercer de droits politiques. Il est dans un vide juridique où même ses droits humains fondamentaux peuvent être violés sans qu’aucun État ne vienne à sa défense.
La Convention de 1954 relative au statut des apatrides et la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, toutes deux ratifiées par de nombreux pays, visent précisément à éviter qu’une personne se retrouve dans cette situation. Le droit international considère que chaque être humain doit avoir une nationalité, et que l’apatridie doit être évitée autant que possible.
Or, Dologuélé est aujourd’hui officiellement apatride. La France a enregistré sa renonciation à la nationalité française. La Centrafrique refuse de reconnaître sa nationalité centrafricaine. Il n’est citoyen d’aucun pays.
Cette situation ne peut pas durer. Elle doit être résolue de toute urgence. Et la seule solution réaliste, celle qui peut aboutir rapidement, est la réintégration dans la nationalité française.
La législation française prévoit des mécanismes pour permettre à une personne qui a perdu la nationalité française de la retrouver. Les articles 24 et 24-1 du Code civil français autorisent la réintégration d’une personne ayant perdu la nationalité française, à condition qu’elle justifie de liens familiaux solides ou d’une résidence antérieure en France.
Dans le cas de Dologuélé, tous les éléments jouent en sa faveur :
Ses liens familiaux en France : Son épouse et ses enfants vivent en France. Ils sont établis sur le territoire français. Cette situation familiale constitue un argument juridique majeur pour justifier une demande de réintégration.
Son parcours professionnel en France : Dologuélé a exercé des responsabilités économiques importantes à Paris avant son retour en Centrafrique. Il a travaillé dans des institutions financières internationales basées en France. Il a des attaches professionnelles solides dans le pays.
Sa situation d’apatridie avérée : C’est l’argument le plus puissant. Dologuélé se trouve dans une situation d’apatridie reconnue et documentée par les autorités centrafricaines elles-mêmes. Le Ministère de la Défense, le Procureur de la République, et le Tribunal de Grande Instance de Bangui ont tous confirmé qu’il n’avait plus la nationalité centrafricaine. La France a enregistré sa renonciation à la nationalité française. Il est donc officiellement apatride.
Le droit international, et notamment les conventions contre l’apatridie que la France a ratifiées, créent une obligation morale et juridique pour les États de réduire les cas d’apatridie. Lorsqu’une personne qui était française se retrouve apatride suite à une renonciation, et que cette personne demande la réintégration, l’État français a une responsabilité particulière.
Le délai récent de la renonciation : Dologuélé n’a perdu la nationalité française que depuis un mois et demi. C’est extrêmement récent. Il ne s’agit pas d’une personne qui aurait abandonné la nationalité française il y a des décennies et qui reviendrait aujourd’hui. La renonciation date d’août 2025. Nous sommes en octobre 2025. Moins de deux mois se sont écoulés.
Cette proximité temporelle facilite grandement une demande de réintégration. Les autorités françaises peuvent constater que Dologuélé n’a renoncé à la nationalité française que pour des raisons politiques liées à la législation centrafricaine, et que cette renonciation l’a immédiatement placé dans une situation d’apatridie. Il y a là un cas humanitaire évident.
Rappelons que la France, en tant que grande démocratie, en tant que pays signataire des conventions internationales contre l’apatridie, en tant que nation qui se targue de défendre les droits humains, a une responsabilité morale dans le cas Dologuélé.
Cet homme était français. Il a renoncé à la nationalité française pour se conformer à la législation d’un autre pays. Et cette renonciation l’a immédiatement placé dans une situation d’apatridie, car le pays en question a refusé de reconnaître sa nationalité.
Il y a là un cas humanitaire évident. La France ne peut pas simplement se laver les mains et dire “ce n’est plus notre problème”. Dologuélé était français il y a moins de deux mois. Sa famille est en France. Il a des attaches profondes avec le pays.
Le temps presse. Chaque jour qui passe, Dologuélé reste dans cette situation d’apatridie. Chaque jour qui passe, le régime Touadéra peut intensifier ses persécutions contre lui. Chaque jour qui passe, le risque augmente.
Selon nos informations, le régime Touadéra est en train d’activer l’Assemblée Nationale pour destituer Dologuélé de son mandat de député, sous prétexte qu’un apatride ne peut pas être député. Si cette destitution se produit, Dologuélé perdra même l’immunité parlementaire qui le protège encore partiellement des persécutions.
Dans ce contexte, attendre n’est pas une option. Espérer que la situation se règle d’elle-même n’est pas réaliste. Compter sur la “justice” centrafricaine pour reconnaître ses droits est naïf.
La seule action concrète, rapide, qui peut aboutir à un résultat tangible, c’est la demande de réintégration dans la nationalité française. Cette démarche doit être entreprise sans délai.
Sur le front ukrainien, le soldat centrafricain Derrick Agoma enrôlé clandestinement par Loïc Ouangapou retrouvé mort en Russie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/loic-mafieux.jpg” data-wpel-link=”internal”>C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, le faux conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le soldat centrafricain Derrick Agoma, recruté illégalement par Loïc Ouangapou sous couverture étudiante, a été envoyé au front russe où il a trouvé la mort.
L’affaire dépasse le scandale d’une simple fraude étudiante. Elle explique jusqu’où peut aller la cupidité et l’arrogance d’un homme sans scrupules comme Loïc Ouangapou, qui a transformé Moscou en terrain de chasse personnelle. Officiellement inscrit comme étudiant boursier, il s’est érigé en intermédiaire occulte, utilisant ses contacts et son faux statut de représentant communautaire pour recruter clandestinement des jeunes Centrafricains et les livrer comme chair à canon dans la guerre de la Russie. C’est ainsi que Derrick Agoma, soldat des Forces armées centrafricaines, a été trompé, enrôlé et transféré au front, sans aucune protection officielle, jusqu’à sa mort sur le front ukrainien.
Le parcours de Derrick Agoma est révélateur d’un mécanisme criminel soigneusement organisé. Issu d’une famille modeste de Bangui, il avait intégré l’armée nationale avec l’espoir de servir son pays. Mais ses ambitions patriotiques ont été détournées par les manœuvres frauduleuses de Loïc Ouangapou, qui a profité de sa position illégitime pour l’attirer dans ses réseaux. Présenté faussement comme étudiant envoyé en Russie, Derrick Agoma a été rapidement poussé dans des circuits militaires opaques liés au conflit russo-ukrainien. Quelques semaines plus tard, son corps sans vie a été signalé sur la ligne de front, loin de sa terre natale.
La responsabilité de Loïc Ouangapou dans ce drame ne souffre d’aucun doute. Se faisant passer pour un représentant des étudiants centrafricains, il a abusé de cette façade pour monnayer des vies humaines. L’affaire Derrick Agoma en est la preuve éclatante. Ce soldat loyal a payé de son sang les ambitions démesurées et les combines macabres d’un imposteur. Dans les cercles étudiants de Moscou, le nom de Loïc Ouangapou est désormais associé à la peur et à la trahison. Beaucoup témoignent de ses méthodes: promesses fallacieuses, intimidations, et exploitation de la détresse de jeunes Centrafricains envoyés en Russie pour étudier, mais détournés vers des destins funestes.
Le silence des autorités centrafricaines dans ce dossier ajoute une dimension scandaleuse à cette affaire. Comment un soldat officiellement enrôlé dans les rangs des Forces armées a-t-il pu disparaître du territoire national et réapparaître sur un champ de bataille étranger, sans qu’aucune alerte ne soit donnée ? Comment un étudiant frauduleux, déjà épinglé pour détournement des dons présidentiels et pour manipulation des bourses russes, a-t-il pu opérer impunément jusqu’à envoyer des militaires centrafricains à la mort ? Ces questions exposent les complicités qui entourent Loïc Ouangapou et mettent à nu le cynisme d’un système où la vie des jeunes Centrafricains ne pèse rien.
La mort de Derrick Agoma ne doit pas être réduite à une simple statistique dans la guerre russe. Elle montre une criminalité transnationale ancrée dans les réseaux corrompus qui lient certains étudiants, diplomates et responsables centrafricains à Moscou. Son nom restera associé au scandale d’un enrôlement clandestin organisé par un imposteur qui a fait de la fraude un mode de vie. Pour de nombreux étudiants en Russie, ce drame est une ligne rouge : Loïc Ouangapou n’est plus seulement l’escroc des bourses, il est désormais vu comme le fossoyeur des jeunes Centrafricains, prêt à livrer des vies innocentes à une guerre étrangère en échange de faveurs et de profits occultes.
Derrick Agoma repose désormais loin de son pays, victime d’une manipulation ignoble. Sa disparition montre jusqu’où peut mener la trahison d’un compatriote vendu à ses intérêts personnels. À travers ce crime, Loïc Ouangapou porte la marque d’un criminel sans foi ni loi, dont les actes entachent non seulement la communauté estudiantine, mais aussi l’image de toute une nation à l’étranger.
Bangui : un Soldat FACA tué lors d’une tentative de braquage au quartier Kokoro 2, son corps jeté dans le quartier Fondo
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 octobre 2025, un soldat des Forces Armées Centrafricaines a été tué par des habitants du quartier Kokoro 2 dans le 3e arrondissement de Bangui. Le militaire, identifié sous le prénom de Nathan, était venu braquer une maison. L’opération a mal tourné pour lui.
Les faits se sont déroulés comme suit. Le soldat Nathan est arrivé dans le quartier Kokoro 2 pour cambrioler une maison. Les habitants ont découvert sa présence et sont sortis dans la rue. Le soldat a pris son arme et a tiré un premier coup de feu. Probablement pour intimider les gens et fuir.
Mais cette fois, les habitants n’ont pas eu peur. Ils l’ont attrapé et l’ont poignardé avec des couteaux. Le soldat est mort sur place. Son corps a ensuite été transporté et jeté dans le quartier Fondo, également dans le 3e arrondissement, non loin du commissariat du 5e arrondissement. C’est apparemment dans ce quartier Fondo que le soldat habitait.
Cette nouvelle affaire s’ajoute à la longue liste des crimes commis par les soldats FACA. Presque tous les jours, on entend parler de militaires qui braquent, qui volent, qui agressent des civils. L’armée centrafricaine est devenue une bande de criminels en uniforme.
Le président Touadéra se tape la poitrine partout pour dire qu’il a recruté 20 000 jeunes dans l’armée. Il prétend avoir formé une armée professionnelle. Il dit qu’il a modernisé les forces de défense. Mais le résultat est sous nos yeux : du banditisme, des vols, des braquages, de la violence.
Cette armée que Touadéra vante n’existe que dans sa tête. Dans la réalité, les soldats passent leur temps à terroriser la population. Ils braquent les maisons. Ils volent dans les marchés. Ils agressent les commerçants. Ils violent les femmes. Et quand les choses tournent mal comme dans le cas du soldat Nathan, ils se font tuer par la population excédée.
Le cas du soldat Nathan n’est pas un fait rare. D’ailleurs, le lendemain de l’assassinat de ce soldat, CNC a débusqué un supermarché de drogue au quartier Yangato dans le 5e arrondissement où des dizaines de soldats en tenue fumaient de la drogue en plein jour. Ces mêmes soldats planifiaient une arrestation contre une voisine qui les avait critiqués.
L’armée centrafricaine est malade. Elle n’est plus une institution au service du pays. Elle est devenue un problème pour le pays. Au lieu de protéger la population, elle l’agresse. Au lieu de combattre les criminels, elle devient criminelle elle-même.
Le recrutement massif dont Touadéra se vante n’a fait qu’aggraver la situation. On a recruté 20 000 jeunes sans formation sérieuse, sans discipline, sans valeurs. On leur a donné des uniformes et des armes. Et maintenant, ils utilisent ces uniformes et ces armes pour terroriser la population.
Le soldat Nathan habitait au quartier Fondo. Il connaissait donc bien la zone. Il est allé braquer dans le quartier voisin de Kokoro 2. Il pensait probablement que son uniforme et son arme lui donneraient l’impunité. Il pensait que les gens auraient peur et le laisseraient partir.
Mais les habitants de Kokoro 2 en ont eu assez. Trop de braquages. Trop de violence. Trop de soldats qui viennent voler dans leurs quartiers. Alors quand le soldat Nathon a tiré son coup de feu, au lieu de fuir, ils l’ont attrapé. Ils l’ont poignardé. Ils l’ont tué.
C’est de la justice populaire. Ce n’est pas la loi. Ce n’est pas le droit. Mais c’est ce qui arrive quand la population ne fait plus confiance à l’État pour la protéger. Quand les soldats deviennent des bandits, la population prend les choses en main.
Le corps du soldat a été transporté et jeté dans le quartier Fondo. Pourquoi là-bas ? Parce que c’est son quartier. Parce que c’est là qu’il habitait. Les habitants de Kokoro 2 ont voulu renvoyer le problème d’où il venait.
Haut-Mbomou : Le préfet refuse les soins médicaux à son sous-préfet après l’avoir agressé physiquement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Monsieur-DIEUDONNE-YAPOULELA-le-sous-prefet-de-Obo-lors-du-match-final-a-Obo-le-dimanche-17-septembre-2023.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur DIEUDONNÉ YAPOULELA, le sous-préfet de Obo, lors du match final à Obo le dimanche 17 septembre 2023 Monsieur-DIEUDONNE-YAPOULELA-le-sous-prefet-de-Obo-lors-du-match-final-a-Obo-le-dimanche-17-septembre-2023 Centrafrique : Un formidable match de football a vibré la ville de Obo
Après avoir violemment frappé son sous-préfet, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbélé refuse de l’autoriser à se rendre à Bangui pour se soigner, créant une vive tension entre les deux hommes à Obo.
L’histoire qui se déroule à Obo devient de plus en plus inquiétante. Plusieurs jours après avoir frappé son sous-préfet à coups de poing, le préfet Léonard Mbélé continue de s’acharner sur son adjoint blessé. Aujourd’hui, il refuse de lui donner l’autorisation nécessaire pour aller se soigner à Bangui.
Les faits remontent au 22 août dernier. Ce jour-là, le préfet avait agressé physiquement son sous-préfet dans les bureaux de la préfecture. Son accusation ? Il soupçonnait son adjoint d’avoir aidé les miliciens Azandés à rédiger une note qui le critiquait. Pour Mbélé, la logique était simple : ces miliciens étant selon lui “illettrés”, seul le sous-préfet avait pu les aider à écrire ce document.
Mais voilà que les conséquences de cette violence se montrent plus graves que prévu. Le sous-préfet a été blessé à la tête et son état nécessite des soins qu’on ne peut pas lui prodiguer à Obo. Les structures médicales locales ne disposent pas des équipements nécessaires pour traiter ce type de blessures.
Le sous-préfet a donc fait ce que tout fonctionnaire ferait dans sa situation : il a déposé une demande d’autorisation pour se rendre à Bangui. Cette démarche respecte la procédure normale qui exige qu’un sous-préfet obtienne l’accord de son supérieur pour tout déplacement officiel vers la capitale.
La demande traîne depuis des jours sur le bureau du préfet. Léonard Mbélé ne veut rien entendre. Il refuse catégoriquement de signer l’autorisation, alors même que c’est lui qui a causé les blessures de son adjoint. Cette attitude place le sous-préfet dans une situation impossible : il ne peut ni reprendre son travail à cause de son état de santé, ni aller se soigner faute d’autorisation.
Le transport était pourtant organisé. Le sous-préfet devait voyager avec un avion de la Minusca, ce qui ne coûtait rien à l’administration. Mais sans l’autorisation du préfet, impossible de partir.
Une semaine après l’agression, Léonard Mbélé a poussé le vice encore plus loin. Il a convoqué son sous-préfet pour lui servir un ultimatum menaçant. Le message était clair : s’il continue de “suivre ses parents” Zandé qui s’opposent à lui, “on verra bien, on va finir mal”.
Ces menaces montre clairement le fond du problème. Pour le préfet, son adjoint n’est pas d’abord un fonctionnaire, mais un Azandé. Et en tant qu’Azandé, il est forcément suspect de complicité avec sa communauté d’origine. Cette vision ethnique du conflit transforme un différend administratif en affrontement communautaire.
L’origine de toute cette histoire ? Une note publiée par les miliciens Azandés du groupe AAKG qui critiquait les agissements du préfet. Ce document dénonçait notamment des propos que Mbélé aurait tenus en se félicitant des destructions commises par les forces Wagner à Zemio. Face à cette critique, le préfet a immédiatement pointé du doigt son sous-préfet.
Son raisonnement repose sur un préjugé révélateur : les miliciens azandés seraient trop “illettrés” pour rédiger seuls un document structuré. Donc, dans sa logique, seul le sous-préfet, cadre éduqué, pouvait être derrière cette note. Cette vision méprisante ignore la réalité : les groupes de miliciens comptent souvent dans leurs rangs des personnes instruites capables de rédiger des documents.
Aujourd’hui, la situation devient difficile. Un fonctionnaire blessé par son supérieur se voit refuser l’accès aux soins par ce même supérieur. Cette obstination dépasse l’entendement et transforme un conflit administratif en acharnement personnel.
Le sous-préfet, lui, maintient sa dignité. Malgré l’agression subie et les menaces reçues, il continue de respecter les procédures et n’a jamais répondu à la violence par la violence. Cette retenue contraste avec le comportement de son supérieur.
Pendant ce temps, l’administration de la préfecture d’Obo tourne au ralenti. Avec un sous-préfet hors d’état de travailler et un préfet obsédé par ses conflits personnels, les services publics peinent à fonctionner. Les populations du Haut-Mbomou, déjà éprouvées par les tensions sécuritaires, subissent les conséquences de cette guerre des ego.
Bamingui-Bangoran : après la prospection, les Chinois s’apprêtent à exploiter l’or de Barbatouma, Manovo et du site NRC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/07/camions-ONM-inaugurés-par-touadera-très-bonne-dimenssion.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les camions des chantiers de l’ONM à Bangui. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après leur arrivée dans la préfecture de Bamingui-Bangoran il y’a quelques jours pour prospecter les sites miniers aurifères, les exploitants chinois passent maintenant à la phase suivante : l’exploitation. L’exploitant chinois, accompagné d’un expert en diamant et en or, vient de terminer une tournée d’évaluation des principaux sites aurifères de la région et s’apprête à retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation.
Selon des informations obtenues sur place auprès des intéressés, le Chinois Ndoka et son expert sont de retour à Ndélé ce samedi 18 octobre 2025 après avoir effectué une tournée complète des sites miniers de la région. Ils ont visité le site aurifère de Barbatouma, celui de Manovo, et le site aurifère de NRC. Cette mission de prospection avait pour objectif d’évaluer le potentiel de ces différents sites et de déterminer la rentabilité de leur exploitation.
Après avoir évalué le site de Barbatouma, le Chinois Ndoka et son équipe ont continué leur tournée vers plusieurs villages de la région : Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji. Ils voulaient apparemment continuer jusqu’à Gordil pour vérifier le site de pétrole, mais cette visite n’a finalement pas eu lieu et ils sont retournés à Ndélé.
Les résultats de cette mission de prospection sont impressionnants. L’expert en diamant et en or qui accompagnait le Chinois Ndoka a effectué des évaluations techniques des trois principaux sites visités. Selon ses conclusions, le site aurifère de Barbatouma possède un gisement qui descend à 35 mètres de profondeur. Le site aurifère de NRC, lui, possède un gisement encore plus profond de 60 mètres. Quant au site de Manovo, son gisement descend à 30 mètres de profondeur.
Ces chiffres de profondeur sont importants car ils indiquent des gisements substantiels qui nécessiteront une exploitation mécanisée avec des équipements lourds. Il ne s’agit plus d’orpaillage artisanal superficiel, mais d’exploitation minière industrielle en profondeur.
Fort de ces évaluations positives, le Chinois Ndoka et son expert vont maintenant retourner en Chine pour ramener les machines nécessaires à l’exploitation de ces différents sites aurifères du Bamingui-Bangoran.
Cette information confirme ce que Corbeau News Centrafrique avait annoncé dans son article précédent sur l’arrivée des Chinois à Ndélé : après avoir saccagé les mines de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï, de la Lobaye et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord du pays.
Le Bamingui-Bangoran, qui était jusqu’à présent relativement épargné par l’exploitation minière intensive, va maintenant subir le même sort que les autres régions. Les Chinois ont identifié le potentiel aurifère. Ils ont évalué les sites. Ils ont confirmé la rentabilité de l’exploitation. Maintenant ils vont revenir avec leurs machines pour commencer l’extraction industrielle.
Touadéra a tout vendu. Après avoir bradé le sud et le centre du pays aux exploitants chinois et russes, il vend maintenant le nord. Il distribue les permis miniers comme des bonbons. Les Chinois arrivent, prospectent, évaluent, et repartent chercher leurs machines. Et dans quelques mois, l’exploitation commencera.
Les habitants du Bamingui-Bangoran doivent se préparer à ce qui les attend. Ce qui s’est passé dans les autres régions où les Chinois exploitent les mines va se passer ici aussi. Les orpailleurs artisanaux locaux seront chassés des sites. Les terres seront réquisitionnées. Les rivières seront polluées par le mercure et autres produits chimiques utilisés dans l’extraction. Les profits partiront vers la Chine et vers les poches des dirigeants corrompus à Bangui. Et les populations locales ne verront rien.
Le fait que les Chinois aient voulu visiter le site pétrolier de Gordil montre l’étendue de leur appétit. Ils ne se contentent pas de l’or. Ils veulent aussi évaluer le potentiel pétrolier de la région. Bien que cette visite n’ait finalement pas eu lieu cette fois-ci, elle aura probablement lieu plus tard. Les Chinois reviendront pour évaluer également les ressources pétrolières du Bamingui-Bangoran.
Le régime Touadéra est en train de livrer l’ensemble du territoire national aux exploitants chinois et russes. Aucune région ne sera épargnée. Partout où il y a de l’or, des diamants, du pétrole ou d’autres ressources, les permis seront distribués, les exploitants arriveront avec leurs machines, et les populations seront dépossédées.
La tournée du Chinois Ndoka et de son expert dans les villages de Bangbali, Tiri, Miameré, Miamani, Diki et Mindji suggère que ces villages se trouvent soit sur des sites miniers, soit sur les routes d’accès aux sites. Les habitants de ces villages verront bientôt arriver les machines chinoises, les camions, les engins de terrassement. Leur vie quotidienne sera bouleversée par cette exploitation industrielle.
Le site de Barbatouma avec ses 35 mètres de profondeur, le site de NRC avec ses 60 mètres, et le site de Manovo avec ses 30 mètres représentent des gisements importants qui vont générer des profits considérables. Mais ces profits ne bénéficieront ni aux habitants du Bamingui-Bangoran, ni à la population centrafricaine en général.
Les Chinois extrairont l’or, l’exporteront vers la Chine, et verseront quelques commissions au régime Touadéra. C’est le business model de l’exploitation minière en Centrafrique : extraction massive par les étrangers, profits pour les exploitants et les dirigeants corrompus, appauvrissement et pollution pour les populations locales.
Les anciens ont l’habitude de dire que le deuxième nom de Dieu c’est le temps. Le temps finit toujours par dire la vérité. Le temps finit toujours par révéler les vrais visages. Le temps finit toujours par montrer qui sont les hommes de principes et qui sont les opportunistes sans honneur.
Alain Touaboy et son Parti Africain du Progrès (PAP) viennent de nous offrir une démonstration éclatante de cette vérité. Ce parti minuscule, créé récemment, se présentait comme un parti “centriste”, un parti “de progrès”, un parti qui incarnerait une alternative nouvelle dans le paysage politique centrafricain.
Mais le masque vient de tomber. Le 15 octobre 2025, le PAP a annoncé son soutien à la candidature de Faustin-Archange Touadéra pour l’élection présidentielle. Un “parti centriste” qui soutient un dictateur qui truque les Élections, qui affame son peuple, qui protège les Mercenaires russes qui massacrent des civils. Un “parti de progrès” qui soutient un régime qui a fait reculer la Centrafrique de cent ans en arrière.
La réalité est simple: Alain Touaboy et son PAP se sont vendus. Ils ont vendu leurs prétendus “principes”, leurs prétendues “valeurs”, leur prétendue “vision” pour un pays meilleur. Ils se sont couchés devant Touadéra. Ils sont devenus des larbins du régime.
Le communiqué du PAP est un chef-d’œuvre d’hypocrisie et de mensonges. Décortiquons-le ligne par ligne pour montrer à quel point Touaboy et ses complices prennent les Centrafricains pour des imbéciles.
“Le PAP n’a pas monnayé son appui car notre Parti n’est pas à vendre”.
C’est la phrase qui résume toute la prostitution politique de ce parti fantôme. Quand quelqu’un commence par dire “je ne me suis pas vendu”, c’est généralement parce qu’il vient exactement de se vendre. C’est comme quelqu’un qui commence une phrase par “je ne suis pas raciste, mais…” : vous pouvez être certain que ce qui suit sera raciste.
Touaboy prétend que son parti “n’a pas monnayé son appui” et “n’est pas à vendre”. Mais alors, pourquoi soutenir Touadéra ? Si vraiment le PAP était guidé par des principes, par une vision pour le pays, par le souci du bien-être des Centrafricains, comment pourrait-il soutenir un régime qui a échoué sur tous les plans ?
Un régime qui a livré le pays à des mercenaires russes. Un régime qui affame le peuple. Un régime qui truque les Élections. Un régime qui déclare apatride un député en exercice. Un régime qui emprisonne ceux qui dénoncent ses crimes. Un régime qui a détruit toutes les institutions démocratiques.
Comment un parti qui prétend être “de progrès” peut-il soutenir un tel régime ? Il n’y a qu’une seule explication : Touaboy et son PAP ont négocié quelque chose avec Touadéra. Des postes ministériels peut-être. De l’argent pour financer leur parti. Des avantages personnels. Des promesses. Quelque chose. Parce qu’on ne soutient pas un dictateur gratuitement. On le fait parce qu’on en tire profit.
Et cette phrase du communiqué, “Le PAP n’a pas monnayé son appui car notre Parti n’est pas à vendre”, est justement là pour essayer de cacher cette transaction honteuse. Mais personne n’est dupe. Tout le monde voit exactement ce qui s’est passé : Touaboy a vendu son parti et ses prétendus principes pour des avantages personnels.
C’est de la prostitution politique pure et simple. Touaboy se prostitue à Touadéra. Il vend son soutien politique en échange de quelque chose. Et ensuite il a le culot de dire “je ne me suis pas vendu”. C’est pathétique.
“Notre démarche s’inscrit dans la logique de voir se poursuivre l’œuvre de la stabilité nationale entreprise par le Président”.
Quelle stabilité nationale ? De quelle stabilité parle Touaboy ? La Centrafrique sous Touadéra est l’un des pays les plus instables au monde. Des groupes armés continuent de sévir sur toute l’étendue du territoire national. Des mercenaires russes massacrent des civils. Les Centrafricains meurent de faim, de maladie, de violence. Les provinces sont coupées de Bangui. L’État ne contrôle même pas son propre territoire.
À Bangui même, la capitale, les gens n’ont ni eau ni électricité. Les enseignants contractuels ne sont pas payés depuis des mois. Les hôpitaux manquent de tout. Les écoles sont fermées. Les routes sont impraticables. L’insécurité règne.
C’est ça la “stabilité” que Touaboy veut “poursuivre” ? C’est ça l’“œuvre” de Touadéra qu’il faut continuer ?
Cette affirmation est tellement déconnectée de la réalité qu’elle en devient grotesque. Touaboy vit-il dans le même pays que nous ? A-t-il vu l’état de la Centrafrique après dix ans de Touadéra ? Ou est-il simplement en train de réciter un script écrit par les communicants du régime en échange de quelques billets de banque ?
La vérité est que la Centrafrique sous Touadéra n’a jamais été aussi instable. Le pays est en décomposition. Les institutions sont détruites. L’économie est à genoux. La société est fragmentée. Et Wagner occupe le pays comme une puissance coloniale.
Parler de “stabilité nationale” dans ce contexte, c’est soit de l’aveuglement total, soit du mensonge conscient. Touaboy ment. Il sait très bien que le pays est dans un état catastrophique. Mais il ment parce que c’est ce que le régime attend de lui en échange des avantages qu’il a négociés.
“Les avancées palpables observées en matière sécuritaire”.
Quelles avancées palpables ? Où sont-elles ces avancées ? Les massacres de Wagner sont des avancées sécuritaires ? Les Centrafricains qui ne peuvent pas circuler librement dans leur propre pays sont une avancée sécuritaire ?
Touaboy parle des “multiples accords de paix signés entre les groupes armés et l’exécutif”. Mais ces accords sont du papier toilette. Ils ne valent rien. Ils ne sont jamais appliqués. Les groupes armés signent, touchent de l’argent et des postes, puis continuent leurs activités comme avant. C’est du théâtre. C’est de la communication. Ce n’est pas la paix.
L’Accord de Khartoum de 2019 n’a rien changé. Les accords individuels signés avec différents groupes n’ont rien changé. Les soi-disant processus de DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) n’ont rien changé. La violence continue. Les massacres continuent. L’insécurité continue.
Et d’ailleurs, si vraiment ces accords avaient créé la paix et la sécurité, pourquoi Wagner est-il encore nécessaire ? Pourquoi des milliers de mercenaires russes lourdement armés patrouillent-ils dans le pays si la paix est revenue ? Pourquoi le président a-t-il encore besoin de gardes du corps russes si le pays est sécurisé ?
La vérité est que la situation sécuritaire s’est dégradée sous Touadéra. Le pays est occupé par des mercenaires étrangers qui massacrent des civils pour contrôler les mines. Les groupes armés prolifèrent parce que le régime leur donne de l’argent et des postes plutôt que de les combattre. La violence est quotidienne. Et Touaboy ose parler d’“avancées palpables” ?
C’est du mensonge pur. C’est de la propagande. C’est exactement le genre de discours que le régime paie ses larbins pour tenir.
“Le désir du candidat Faustin Archange TOUADERA de voir émergé un Centrafrique souverain”.
C’est peut-être la phrase la plus cynique, la plus grotesque, la plus scandaleuse de tout le communiqué. Une Centrafrique souveraine ? Sous Touadéra ? Quand le pays est occupé par Wagner ? Quand les mines sont contrôlées par les Russes ? Quand les décisions politiques sont prises à Moscou ? Quand même la sécurité du président dépend de mercenaires étrangers ?
La Centrafrique sous Touadéra a perdu toute souveraineté. C’est un protectorat russe déguisé. Wagner contrôle tout : l’économie, la sécurité, la politique. Les mercenaires russes décident qui peut être candidat aux Élections et qui doit être écarté. Ils décident quels chefs rebelles doivent être arrêtés et lesquels doivent être récompensés. Ils décident quelles mines exploiter et comment partager les profits.
Touadéra ne décide rien. Il obéit à Wagner. Il signe ce que Wagner lui dit de signer. Il nomme les ministres que Wagner approuve. Il truque les Élections comme Wagner le lui demande. Il est une marionnette entre les mains des Russes.
Et Touaboy ose parler du “désir” de Touadéra de voir “émergé un Centrafrique souverain” ? C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. C’est cracher au visage du peuple qui voit chaque jour l’occupation russe de son pays.
Si Touadéra voulait vraiment une Centrafrique souveraine, il chasserait Wagner. Il reprendrait le contrôle des mines. Il reconstruirait une armée nationale digne de ce nom. Il négocierait avec les vrais partenaires qui respectent la souveraineté du pays. Il défendrait l’indépendance et la dignité de la Centrafrique.
Mais Touadéra ne veut pas une Centrafrique souveraine. Il veut rester au pouvoir. Et pour cela, il a vendu la souveraineté du pays à la Russie. Wagner le maintient au pouvoir par la force et la terreur. En échange, la Russie pille les ressources du pays. C’est un pacte de collaboration coloniale.
Touaboy le sait. Tout le monde le sait. Mais Touaboy fait semblant de croire au discours de souveraineté de Touadéra parce que cela justifie sa prostitution politique. Il prétend soutenir Touadéra au nom de la souveraineté alors que Touadéra est celui qui a détruit la souveraineté du pays.
C’est du cynisme absolu. C’est du mensonge éhonté. C’est de la trahison.
Le timing révélateur.
Il y a quelques jours à peine, Touaboy lui-même avait déclaré sur les réseaux sociaux que son parti était allé à l’Autorité Nationale des Élections pour retirer des fiches et déposer sa candidature.
Et maintenant, le 15 octobre, il sort ce communiqué officiel patati pattata annonçant le soutien du PAP à Touadéra. Le masque est complètement tombé. Touaboy ne se cache même plus. Il assume publiquement qu’il est devenu un larbin du régime.
Ce qui est pathétique, c’est qu’il essaie encore de faire croire que c’est un “choix politique responsable”, que c’est le résultat d’“une analyse profonde”, que c’est basé sur des “concertations et consultations éclairées”.
Non, Monsieur Touaboy. Ce n’est pas un choix politique responsable. C’est une trahison. Une capitulation. Une prostitution. Vous avez vendu votre parti et vos prétendus principes pour des avantages personnels. Point final.
Un parti “centriste” qui n’a plus de repères.
Quand le PAP a été créé, on nous a dit que c’était un parti centriste. Un parti qui ne serait ni dans l’opposition radicale ni dans le soutien aveugle au pouvoir. Un parti qui prendrait des positions nuancées, équilibrées, fondées sur l’intérêt national plutôt que sur les calculs partisans.
Un parti du juste milieu. Un parti de la raison. Un parti qui évaluerait chaque dossier sur le fond plutôt que de suivre aveuglément une ligne politique.
Mais un parti vraiment centriste, un parti vraiment guidé par des principes, ne pourrait jamais soutenir Touadéra. Parce que Touadéra n’est pas un président normal qu’on peut soutenir ou critiquer selon les dossiers. C’est un dictateur qui truque les élections, qui viole la Constitution, qui protège des mercenaires qui massacrent son propre peuple, qui affame la population, qui détruit les institutions démocratiques.
Face à un tel régime, il n’y a pas de position centriste possible. Il n’y a pas de juste milieu entre la démocratie et la dictature. Il n’y a pas de position nuancée entre le respect des droits humains et les massacres de civils. Il y a seulement deux positions : soit on résiste, soit on collabore.
Touaboy et son PAP ont choisi la collaboration. En faisant ce choix, le PAP a perdu toute crédibilité comme parti centriste. Il a perdu toute crédibilité comme parti de progrès. Il a perdu toute crédibilité comme parti ayant des principes.
Le PAP est devenu un parti satellite du régime. Un petit parti insignifiant qui gravite autour de Touadéra en espérant ramasser quelques miettes. Un parti prostitué qui vend son soutien politique en échange d’avantages.
L’appel à la “mobilisation active”.
Le communiqué se termine par un appel aux “militants, sympathisants et alliés politiques” du PAP à “se mobiliser activement pour soutenir et accompagner cette candidature”.
Combien de militants a le PAP ? Avez-vous combien? Franchement, dis-nous la vérité. Peut-être 3 ou 4 ? Ce parti minuscule, créé récemment, sans base populaire, sans implantation territoriale, sans histoire politique, prétend maintenant mobiliser ses troupes pour faire campagne pour Touadéra.
C’est risible. Le PAP n’apporte rien à Touadéra. Aucun vote. Aucune base électorale. Aucune crédibilité politique. C’est un parti fantôme dirigé par un opportuniste qui annonce son soutien à un dictateur en espérant obtenir quelque chose en retour.
Touadéra n’a pas besoin du soutien du PAP pour truquer les élections. Il a Wagner pour ça. Il a le Conseil Constitutionnel dirigé par son cousin pour valider les résultats truqués. Il a l’ANE aux ordres pour organiser la fraude. Il a les médias d’État pour faire de la propagande. Il a l’argent des mines volées pour acheter des soutiens.
Le PAP ne lui apporte strictement rien. Mais Touadéra accepte ce soutien parce que cela lui permet de prétendre qu’il a un soutien politique large, que même des partis “centristes” le soutiennent, que sa candidature transcende les clivages partisans.
Et Touaboy accepte de donner ce soutien parce qu’il espère obtenir quelque chose en retour. Un poste ministériel peut-être. Une direction générale. Un peu d’argent. Quelque chose.
C’est un arrangement mutuellement bénéfique entre deux acteurs cyniques. Touadéra obtient un vernis de respectabilité. Touaboy obtient des avantages matériels. Et tout le monde fait semblant que c’est un choix politique fondé sur des principes.
Et cette “mobilisation active” dont parle Touaboy, ce sera quoi concrètement ? Quelques publications sur Facebook avec le hashtag #Touadéra2025 ? Quelques petits meetings avec dix personnes dans une salle vide ? Quelques interviews dans des médias pro-régime où Touaboy récitera le discours officiel du MCU ?
Personne ne viendra à ces meetings. Personne ne croira à cette propagande. Parce que tout le monde voit exactement ce qui se passe : un parti fantôme se prostitue à un dictateur pour des miettes.
La pathétique recherche de respectabilité.
Ce qui est peut-être le plus triste, le plus pathétique dans cette affaire, c’est que Touaboy cherche désespérément à donner une apparence de respectabilité à sa prostitution politique. Il parle de “responsabilité nationale”, d’“analyse profonde de l’environnement politique”, de “concertations et consultations éclairées”, de “volonté d’œuvrer pour la paix et la stabilité”.
Tout ce vocabulaire pompeux, tous ces grands mots, toute cette rhétorique sophistiquée ne servent qu’à une chose : cacher la transaction honteuse qui vient de se produire. Touaboy a vendu son parti. Il essaie maintenant de faire croire que cette vente était en réalité un choix politique noble, fondé sur des principes et sur l’intérêt national.
Mais personne n’est dupe. Les Centrafricains voient exactement ce qui se passe. Un petit parti sans envergure, dirigé par un opportuniste, vient de se vendre au régime en place. Point final.
Il n’y a aucune analyse profonde là-dedans. Aucune vision pour le pays. Aucun souci du bien-être du peuple. Il y a seulement le calcul cynique d’un homme politique qui pense qu’en soutenant Touadéra, il obtiendra des avantages personnels.
Et ce calcul est probablement juste. Touadéra récompensera probablement Touaboy avec un poste ou de l’argent. C’est comme ça que fonctionne le régime : on achète les soutiens politiques. Mais cette récompense ne changera rien au fait que Touaboy vient de se prostituer, qu’il vient de trahir ses prétendus principes, qu’il vient de perdre toute crédibilité politique.
La faillite du tourisme en Centrafrique : dix ans de mensonges, Wagner et un État en ruines
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1704543450158.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la nouvelle ministre du tourisme
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dix ans après la fin du conflit, la République centrafricaine est toujours présentée comme un pays « à risque ». C’est la ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, elle-même, qui l’a reconnu dans sa déclaration sur les antennes de la radio Centrafrique.
En effet, pour bien comprendre les choses, la République centrafricaine ne vit pas une relance du tourisme, mais une faillite totale. C’est le mot qui résume l’état d’un pays où rien n’a été construit, rien n’a été sécurisé, rien n’a été réformé. Dix ans après la crise, le régime Touadéra transforme chaque échec en slogan, chaque humiliation en propagande, et chaque faillite en prétendue “vision stratégique”.
La ministre de la Culture et du Tourisme, Françoise Ngola Ramadan Mahata, l’a dit elle-même : la Centrafrique reste perçue comme une “zone rouge”. Mais au lieu d’assumer cette faillite, elle accuse “la perception internationale”. Comme si le monde entier inventait les massacres, les rackets, les arrestations arbitraires. Comme si ce n’était pas le régime lui-même, avec Wagner comme bras armé, qui a fabriqué l’image d’un pays de crises vue par le monde entier.
On nous parle de plan touristique 2025-2031. De “quatre axes prioritaires”. De financements à mobiliser. De gouvernance à améliorer. De parcs nationaux à valoriser. Ces mots sont vides. La faillite est là : des hôtels fermés, des routes impraticables, des parcs abandonnés. Aucun investisseur sérieux ne mettra son argent dans un pays où la justice est soumise aux mercenaires et où un ressortissant étranger, portugais-belge, croupit en prison depuis une année au Camp de Roux dans une opacité totale, sous les ordres de Wagner.
On ose dire que “depuis neuf ans, la RCA respire la paix”. La paix ? Où ? Dans les prisons surpeuplées où les centrafricains, les opposants disparaissent ? Aux barrages militaires où soldats et policiers rackettent les voyageurs comme des bandits ? Dans les villages vidés par la peur des mercenaires ? La faillite est totale : une paix de façade, un État réduit à la propagande, un président incapable d’assumer ses responsabilités.
Touadéra répète le même scénario : trois semaines de voyage, des millions dépensés, des discours creux, et au retour une mise en scène à Bangui. À Casablanca, il avait annoncé 9 milliards d’euros de promesse d’aide. À Abu Dhabi, un miracle énergétique. À Londres, une “diversification historique”. Rien. Absolument rien. Chaque fois, c’est la faillite, repeinte en succès.
Ce n’est pas la communauté internationale qui condamne la Centrafrique à rester “zone rouge”. C’est le régime lui-même. Dix ans après, il n’a ni restauré la justice, ni rétabli la sécurité, ni reconstruit les infrastructures. Il a confié le pays à Wagner, qui incarne la peur et entretient l’instabilité. Comment parler de tourisme alors que le pays vit sous occupation étrangère déguisée ?
La ministre tente de rassurer, d’habiller l’échec. Mais elle ne peut pas maquiller l’évidence : la Centrafrique est en faillite touristique, en faillite économique, en faillite politique. Et c’est Touadéra qui en est l’auteur.
On ne bâtit pas une destination touristique sur des prisons pleines, des barrages militaires et des mercenaires en treillis. On ne bâtit pas une image internationale sur des mensonges répétés depuis dix ans. Le tourisme ne respire pas. La Centrafrique ne respire pas. Ce pays étouffe dans la faillite organisée par un régime qui a choisi la propagande contre son peuple.
le grand bazar des permis miniers se poursuit au super marché du conseil des ministres
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le gouvernement centrafricain continue de distribuer des permis miniers sans contrôle ni transparence. Les promesses de développement ne profitent qu’à une poignée d’entreprises et de dirigeants, tandis que la population reste dans la misère totale.
Le Conseil des ministres, sous la houlette du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, a encore frappé. Le 4 septembre 2025, trois décrets ont été adoptés en catimini, attribuant des permis d’exploitation minière à des sociétés privées, dont Afrigem Or et Diamant et le Groupe Vivagold. Une opération de plus dans ce que les observateurs qualifient désormais de supermarché des permis miniers », où l’État distribue des autorisations à tour de bras, sans transparence ni garantie de retombées pour la population.
En effet, le ministre des Transports, remplaçant opportunément le ministre des Mines (convenablement « empêché »), a présenté ces dossiers comme une avancée vers la « formalisation » du secteur minier. En réalité, il s’agit d’une parodie de légalité : les sociétés bénéficiaires, selon les déclarations officielles, auraient « satisfait à toutes les conditions requises ». Mais quelles conditions ? Le paiement de frais administratifs ? Une poignée de promesses en l’air ? Rien ne garantit que ces entreprises respecteront les normes environnementales, sociales ou fiscales. Le code minier de 2024, brandi comme un bouclier, n’est qu’un écran de fumée pour légitimer une politique de pillage organisé.
Des permis distribués comme des bonbons, des retombées invisibles. Oui, depuis des années, la RCA délivre des permis miniers à la chaîne. Plus de 2 000 autorisations ont été accordées, mais où sont les retombées pour le peuple centrafricain ? Où sont les écoles, les hôpitaux, les routes promises ? Rien. Juste des poches remplies, des élites corrompues et des sociétés étrangères qui siphonnent les richesses du pays. Les permis attribués à Afrigem Or et Diamant et au Groupe Vivagold ne sont que la dernière démonstration de ce système criminel, où l’exploitation minière industrielle ne profite qu’à une infime minorité.
Un secteur minier gangrené par l’opacité et l’impunité. Vraiment, le gouvernement centrafricain se targue de vouloir « moderniser » le secteur minier, mais la réalité est tout autre. L’exploitation artisanale, souvent illégale et dangereuse, continue de prospérer, tandis que les permis industriels sont attribués dans l’opacité la plus totale. Où sont les études d’impact environnemental ? Où est la consultation des communautés locales ? Rien. Juste des décrets signés dans l’urgence, sans contrôle, sans suivi.
Le président Touadéra parle de « développement responsable » et de « réduction de la pauvreté », mais ces mots sonnent pathétiquement vide. Comment croire en la bonne foi d’un régime qui bafoue méthodiquement les droits des populations locales ? Les rapports internationaux sont formels : le secteur minier centrafricain est une machine à broyer les droits humains, avec des cas documentés de travail forcé, d’exploitation des enfants et de destruction environnementale.
Une complicité internationale ? Possiblement. En effet, l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (EITI) et le Processus de Kimberley sont censés encadrer ces activités. Pourtant, la RCA, réintégrée dans l’EITI en 2021, continue de jouer un double jeu. Les permis sont distribués sans vérification sérieuse, et les recettes fiscales promises se volatilisent dans les méandres d’une administration corrompue.
Que reste-t-il au peuple centrafricain ? Et bien Rien. Juste des terres ravagées, des rivières empoisonnées et des promesses trahies. Pendant que les sociétés minières russes, chinoises et rwandaises et les dignitaires du régime s’enrichissent, la population crève de faim. 2 000 permis délivrés, et toujours pas de développement. Juste une escroquerie d’État, une politique criminelle qui sacrifie l’avenir du pays sur l’autel de l’appât du gain.
Et maintenant ? Il est temps que la communauté internationale ouvre les yeux. Il est temps que les Centrafricains se lèvent contre ce pillage organisé. Les permis miniers ne doivent pas être des laissez-passer pour le vol, mais des outils de développement contrôlés, transparents et équitables.
Sinon, la RCA restera à jamais le Far West des mines, où les lois ne protègent que les voleurs. Jusqu’à quand ?
Galaxy Backbone Limited (GBB) du Nigeria a reçu le Prix d’Excellence de la Norme Internationale pour la Meilleure Compagnie Fournisseur de Services Informatiques de l’Année 2025, décerné par le Panel de Normes de la WQA. Le prix, remis à Abuja lors de la Journée Mondiale des Normes (14 octobre 2025), salue l’engagement de GBB envers des pratiques de classe mondiale, une prestation de services robuste et son rôle clé dans la transformation numérique du Nigeria, soulignant son excellence opérationnelle et son innovation centrée sur le client.
Certifications, Normes et Performance
GBB détient plusieurs certifications ISO mondiales re-certifiées en 2025 (ISO 20000, 27001, 22301, 9001). Abisola Umeri, Chef de la Sécurité de l’Information et de la Continuité des Activités, a accepté le prix au nom du DG/PDG, soulignant que cette reconnaissance témoigne de la confiance des partenaires, parties prenantes et clients en la capacité de GBB à fournir des solutions technologiques sécurisées, durables et évolutives.
Transformation Numérique
L’importance de tels prix dans les économies numériques émergentes ne peut être surestimée. Ils contribuent à instaurer la confiance, à la fois au sein des industries et auprès du public, quant au respect par les fournisseurs de services de normes élevées en matière de sécurité, de performance et de continuité. Pour des pays comme le Nigeria, où les lacunes en matière d’infrastructure, les préoccupations en matière de cybersécurité et l’incertitude réglementaire posent souvent des défis, avoir des organisations engagées envers des repères internationaux est une source de réconfort.
Ceci est particulièrement pertinent dans les secteurs adjacents aux TIC, tels que les industries du jeu en ligne et de l’iGaming, où des questions concernant la légalité, la réglementation et la protection des consommateurs se posent souvent. Par exemple, lorsque l’on recherche le meilleur casino live, l’attente n’est pas seulement celle de la qualité des jeux ou de l’équité, mais aussi celle de solides garanties concernant les données, la confidentialité et la conformité. Les normes respectées par des entreprises comme Galaxy Backbone contribuent à établir des repères pour l’intégrité opérationnelle, que les parties prenantes de tous les secteurs peuvent considérer comme des modèles.
Renforcer la confiance dans l’avenir numérique du Nigeria
Le gain du Prix d’Excellence de la Norme Internationale élève significativement la position de Galaxy Backbone Limited (GBB), non seulement dans le paysage des TIC du Nigeria, mais aussi sur la scène continentale. À mesure que les économies numériques deviennent de plus en plus interconnectées et interdépendantes, une telle reconnaissance confirme la capacité de GBB à fournir des services performants, sécurisés et évolutifs qui respectent ou dépassent les repères internationaux.
Ce prix ne fait pas que mettre en valeur les réalisations passées ; il agit comme une puissante approbation de l’orientation future de l’entreprise. GBB a prouvé qu’elle peut intégrer avec succès des normes mondialement reconnues comme ISO 27001, ISO 20000 et ISO 9001 dans un contexte local. Plus important encore, cela démontre une capacité unique à adapter ces normes pour répondre aux exigences nuancées de l’écosystème numérique en évolution rapide du Nigeria, où les défis infrastructurels et les menaces de cybersécurité restent des préoccupations pressantes.
Bien que Galaxy Backbone soit une entreprise nigériane, les implications de son prix s’étendent bien au-delà des frontières nationales. Pour des pays comme la République centrafricaine(RCA), qui œuvre activement à l’expansion et à la modernisation de son infrastructure numérique,, la réalisation de GBB fournit une étude de cas précieuse sur la manière dont une agence publique des TIC peut renforcer la résilience, la confiance et la capacité grâce à l’adhésion aux normes internationales.
En RCA, où des efforts sont en cours pour numériser l’administration publique, renforcer la cybersécurité et combler le fossé de connectivité urbain-rural, le succès de Galaxy Backbone présente des leçons exploitables. Il montre comment l’investissement stratégique dans la gestion des services, la continuité des activités et la cybersécurité peut générer des avantages à long terme, en particulier dans les économies fragiles ou émergentes.
De plus, le potentiel de partenariats transfrontaliers de Galaxy Backbone ouvre de nouvelles portes. Alors que la RCA continue de construire sa propre dorsale numérique, elle pourrait bénéficier de modèles de coopération régionale, tirant parti de l’expertise de GBB pour co-développer ou intégrer des services partagés comme le cloud computing, les centres de données gouvernementaux et les plateformes nationales d’identité numérique.
Plus largement, le prix renforce une narration africaine croissante : que l’innovation dans le secteur public est possible, évolutive et exportable. Si les institutions dans des pays comme le Nigeria peuvent atteindre et maintenir des normes internationales rigoureuses, alors des institutions similaires en RCA, et ailleurs sur le continent, peuvent être inspirées et guidées pour poursuivre une excellence similaire.
Feuille de route et ambitions continentales de Galaxy Backbone
Pour l’avenir, la feuille de route stratégique de Galaxy Backbone se concentrera probablement sur plusieurs domaines clés :
Amélioration de la Prestation de Services: Amélioration continue des processus internes et des systèmes orientés client pour réduire la latence, améliorer l’expérience utilisateur et augmenter la fiabilité des services.
Expansion des Services Partagés: Mise à l’échelle de l’infrastructure cloud, des capacités des centres de données et des plateformes de communications intégrées pour soutenir un plus grand nombre de clients gouvernementaux et du secteur privé.
Renforcement de la Posture de Cybersécurité: Face à l’augmentation des menaces pour les systèmes numériques, GBB devra approfondir ses investissements dans la détection proactive des menaces, la protection des données et les cadres de conformité de sécurité.
Collaborations Transfrontalières: À mesure que la demande d’intégration numérique panafricaine augmente, GBB pourrait rechercher des partenariats stratégiques avec des fournisseurs nationaux de dorsale similaires, ou se positionner comme un hub régional pour l’infrastructure publique numérique.
Renforcement des Capacités et Développement de Contenu Local: Investir dans la formation, les talents technologiques locaux et les partenariats avec des institutions éducatives pour favoriser l’innovation et combler le fossé des compétences numériques.
Si Galaxy Backbone maintient son élan, il pourrait servir de référence pour les institutions publiques des TIC à travers l’Afrique, y compris la RCA, démontrant que les entités appartenant au gouvernement peuvent être non seulement compétitives mais aussi des pionnières dans le secteur de la technologie lorsqu’elles sont guidées par la discipline, la gouvernance et une vision de l’excellence.
Conclusion
Le prix de Galaxy Backbone en tant que Meilleur Fournisseur de Services Informatiques de l’Année 2025 est plus qu’un simple trophée, il symbolise la confiance, la capacité et le leadership à l’ère numérique du Nigeria. À mesure que les économies numériques se développent et que les cadres réglementaires mûrissent, les organisations qui adhèrent à des normes internationales rigoureuses gagneront un avantage concurrentiel, inspireront confiance et contribueront de manière significative à une croissance technologique durable à travers l’Afrique.
Pour des pays comme la République centrafricaine, cette réalisation est un rappel opportun qu’avec la bonne orientation stratégique, les institutions publiques des TIC peuvent ouvrir la voie à l’innovation, à la résilience et à l’excellence des services, jetant ainsi les bases d’un avenir numérique africain véritablement inclusif.
La plainte contre Touadéra à la CPI sème la confusion et la paranoïa au sein du régime
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur de la CPI” width=”450″ height=”251″ />A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La plainte déposée par les Douze Apôtres contre le Président Faustin Archange Touadéra auprès de la Cour pénale internationale (CPI) provoque une vive inquiétude au sein du régime. L’incertitude sur la procédure judiciaire internationale alimente les spéculations et les commentaires contradictoires parmi les partisans du chef de l’État.
Le pouvoir ne sait pas si la CPI a déjà déclenché le processus d’enquête, comment elle va procéder, ni quelles seront les suites données à cette plainte. Cette méconnaissance des mécanismes de la justice internationale crée une forme de paranoïa au sein du régime.
Des interprétations contradictoires. Certains proches du pouvoir minimisent la portée de cette démarche, affirmant qu’il ne s’agirait que d’une simple communication adressée à la CPI et non d’une plainte formelle. Selon eux, dans 90% des cas, ces communications ne débouchent sur aucune action concrète et Touadéra n’aurait rien à craindre.
D’autres soulignent le récent voyage du Président au Gabon, qui s’est déroulé sans incident. Certains s’attendaient à une arrestation lors de ce déplacement, mais rien ne s’est produit, ce qui alimenterait la thèse d’une absence de risque immédiat.
C’est la méconnaissance des procédures de la CPI qui est à l’origine de la panique. En effet, ces différentes réactions témoignent d’une incompréhension profonde du fonctionnement de la Cour pénale internationale. Beaucoup imaginent qu’un dépôt de plainte entraînerait immédiatement l’émission d’un mandat d’arrêt. Or, la CPI suit des procédures longues et complexes qui nécessitent d’abord une phase d’enquête approfondie et la documentation des faits avant toute décision.
Au passage, il faut rappeler que la CPI ne dispose ni d’armée ni de force de police propre. Son action dépend largement de la coopération des États membres. Certains pays, considérés comme des alliés du régime centrafricain, pourraient refuser d’arrêter Touadéra alias Baba Kongoboro en cas de visite officielle. La Chine, la Russie ou d’autres pays africains amis pourraient choisir de ne pas collaborer avec la Cour.
Des précédents historiques à prendre en compte. L’histoire de la CPI montre que certains dirigeants ont été visés par des mandats d’arrêt publics, comme l’ancien président soudanais Omar El-Béchir, Vladimir Poutine, Président de la Russie. D’autres chefs d’État, comme l’ancien président kényan, ont choisi de se rendre à La Haye pour se défendre directement devant la Cour.
Si Baba Kongoboro est convaincu de son innocence, rien ne l’empêcherait théoriquement de se présenter avec ses avocats pour se défendre. Mais la stratégie actuelle du régime semble plutôt consister à minimiser la portée de cette plainte et à compter sur des soutiens internationaux.
C’est vraiment une situation qui divise l’opinion centrafricaine. Dans les rues de Bangui et à travers le pays, les spéculations vont bon train. Certains prédisaient une arrestation dès le 8 octobre, d’autres lors du voyage au Gabon. Cette fébrilité témoigne de l’impact psychologique de cette plainte sur le régime et ses partisans.
La suite de cette affaire dépendra de la décision de la CPI d’ouvrir ou non une enquête formelle, puis de la volonté Politique des États partenaires de coopérer avec la justice internationale. Mais pour les faits, il ne fait aucun doute, les preuves sont là et documentées. Des milliers des victimes pleurent et continuent de pleure en silence.
Touadéra pousse Dologuélé à l’extrême pendant que la communauté internationale regarde sans rien faire : le génocide annoncé par Gouandjika se prépare sous les yeux de la Minusca
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/touadera-avec-les-prophetes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera reçoit les bénédictions des faux prophètes, des démons de division en Centrafrique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La communauté internationale regarde le dictateur Touadéra s’acharner sur l’opposant Anicet-Georges Dologuélé avec une passivité criminelle. Selon des informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Touadéra est en train de pousser, de pousser, de pousser Dologuélé jusqu’à l’extrémité. Et par là même, il pousse les Centrafricains vers un point de rupture qui pourrait embraser le pays.
Après avoir activé la justice pour déclarer Dologuélé apatride, après avoir obtenu du Procureur de la République et du Tribunal de Grande Instance l’annulation de son certificat de nationalité, les russes, parce que Touadéra a beaucoup de conseillers russes autour de lui, sont maintenant en train d’activer l’Assemblée Nationale pour destituer Anicet-Georges Dologuélé de son mandat de député.
La manipulation est en cours. Les mécanismes sont en train d’être mis en place. Touadéra veut non seulement écarter Dologuélé de la course présidentielle, mais aussi le détruire complètement politiquement, l’humilier publiquement, le réduire à néant. Il veut lui retirer même son mandat de député, alors que Dologuélé a été élu démocratiquement par les citoyens de Bocaranga 1.
Touadéra est en train de pousser Dologuélé à l’extrémité. Il le pousse dans un coin où il n’aura plus d’autre choix que de réagir de manière radicale. Il crée une situation explosive où les Centrafricains, voyant leur député légitime destitué par un régime illégitime, pourraient se soulever.
Touadéra est en train de pousser les Centrafricains au soulèvement. Il est en train de créer les conditions d’une explosion sociale. Il est en train de mettre le pays au bord du chaos. Et tout cela, la communauté internationale ne le voit pas. Ou pire, elle le voit mais ne fait rien.
L’Union Européenne, l’Union Africaine, la France, les États-Unis, la CEEAC, tous regardent sans broncher. Ils voient Touadéra écraser systématiquement l’opposition. Ils voient les manipulations judiciaires. Ils voient les violations des droits politiques. Ils voient la dérive autoritaire. Et ils ne disent rien. Ils ne font rien.
Mais la communauté internationale sera la première à s’énerver, à crier, à condamner quand le mal arrivera. Quand les Centrafricains, poussés à bout par la dictature de Touadéra, descendront dans les rues. Quand la violence éclatera. Quand le sang coulera. C’est à ce moment-là que la communauté internationale sortira de son silence pour “déplorer la violence”, pour “appeler au calme”, pour “exhorter au dialogue”.
Mais il sera trop tard. Parce que la violence qui viendra aura été causée par la passivité de cette même communauté internationale qui regarde aujourd’hui Touadéra détruire méthodiquement toute possibilité de transition démocratique pacifique.
Les appels génocidaires de Fidèle Gouandjika ignorés.
Ce qui est encore plus grave, c’est que le ministre-conseiller de Touadéra, Fidèle Gouandjika, appelle ouvertement au génocide. Il l’a fait il y a un an. Et il l’a répété il y a deux semaines. Deux fois, cet homme a proféré des menaces génocidaires. Et la communauté internationale ne réagit même pas.
Dologuélé, dans sa lettre du 14 octobre, a comparé la radio de Gouandjika à la Radio Mille Collines de Rwanda qui a instrumenté le génocide rwandais. Cette comparaison n’était pas une exagération rhétorique. C’était un avertissement fondé sur des faits concrets : Gouandjika tient exactement le même type de discours que tenaient les animateurs de la RTLM avant le génocide de 1994.
Il déshumanise les opposants. Il les présente comme des ennemis existentiels. Il crée un climat de haine où la violence devient acceptable, voire souhaitable. Et maintenant, il appelle explicitement au génocide. Pas une fois, mais deux fois en l’espace d’un an.
Et que fait la communauté internationale ? Rien. Absolument rien. Comme si les leçons du Rwanda n’avaient jamais été apprises. Comme si les mécanismes d’alerte précoce mis en place après 1994 ne servaient à rien. Comme si les serments de “plus jamais ça” n’étaient que des mots vides.
La MINUSCA est là, sur le terrain, en Centrafrique. Des milliers de casques bleus sont déployés dans le pays. Leur mandat inclut la protection des civils. Et ils regardent sans rien faire pendant que Gouandjika appelle au génocide, pendant que Touadéra crée les conditions d’une explosion de violence.
C’est exactement ce qui s’est passé au Rwanda en 1994. Les Nations Unies étaient là. Elles voyaient les préparatifs du génocide. Elles entendaient la Radio Mille Collines appeler à l’extermination des Tutsis. Et elles n’ont rien fait. Elles ont regardé pendant que 800 000 personnes étaient massacrées en 100 jours.
Et maintenant, l’histoire se répète en Centrafrique. La même passivité criminelle. Le même refus de voir ce qui est en train de se préparer. Les mêmes excuses bureaucratiques pour justifier l’inaction. En plus, c’est une rwandaise qui est à la tête de la Minusca.
Le cas particulier de la chef de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza.
Ce qui est encore plus scandaleux, c’est que la chef actuelle de la MINUSCA est rwandaise. Le Rwanda a connu le génocide, les massacres, les violences intercommunautaires. Les rwandais savent ce que c’est que la haine ethnique ou religieuse qui mène aux tueries de masse.
On pourrait penser qu’une personne venant d’un tel pays, ayant cette histoire collective dans sa mémoire nationale, serait particulièrement vigilante face aux signes annonciateurs d’un génocide. On pourrait penser qu’elle prendrait au sérieux les appels génocidaires de Gouandjika. On pourrait penser qu’elle alerterait le Conseil de Sécurité, qu’elle demanderait des actions préventives, qu’elle utiliserait tous les outils à sa disposition pour empêcher une catastrophe.
Mais non. La chef de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza regarde sans rien faire. Elle n’a pas pris la leçon de ce qui s’est passé dans l’histoire de son propre pays. Elle n’applique pas cette leçon à la situation centrafricaine. Elle laisse la situation se dégrader jour après jour sans réagir de manière significative.
Les Nations Unies qui étaient au Rwanda en 1994 ont échoué tragiquement. Elles ont laissé se dérouler le génocide sous leurs yeux. Le général Roméo Dallaire, commandant de la force de l’ONU au Rwanda, a supplié le Conseil de Sécurité d’intervenir, de renforcer son mandat, de lui donner les moyens d’arrêter les massacres. Il a été ignoré. Et il porte encore aujourd’hui le traumatisme d’avoir été témoin impuissant d’un génocide.
Trente ans après, les Nations Unies sont en train de commettre la même erreur en Centrafrique. Elles voient les signes. Elles entendent les appels génocidaires. Elles observent la persécution systématique de l’opposition. Et elles ne font rien.
La stratégie de destruction totale de Touadéra contre Dologuélé.
Revenons à la stratégie de Touadéra contre Dologuélé. Ce n’est pas simplement une question d’écarter un adversaire politique de l’élection présidentielle. C’est une volonté de destruction totale.
Touadéra a déjà tué Dologuélé politiquement en le déclarant apatride, en faisant annuler son certificat de nationalité. Mais ce n’est pas suffisant pour lui. Il veut maintenant le tuer physiquement aussi, peut-être pas directement, mais en créant les conditions où Dologuélé pourrait être victime de violence.
En voulant activer l’Assemblée Nationale pour destituer Dologuélé de son mandat de député, Touadéra franchit une ligne rouge supplémentaire. Il ne se contente pas d’empêcher Dologuélé de se présenter à la présidentielle, il veut lui retirer aussi son mandat de député, ce mandat que les citoyens de Bocaranga 1 lui ont donné démocratiquement.
C’est un message clair envoyé à tous les Centrafricains : vos votes ne comptent pas. Vous pouvez élire qui vous voulez, si cette personne déplaît au régime, elle sera écartée. La démocratie n’existe plus. Seule la volonté du dictateur compte.
Cette destitution de Dologuélé de l’Assemblée Nationale, si elle se réalise, créera un précédent extrêmement dangereux. Cela signifiera qu’aucun député d’opposition n’est en sécurité. Que le régime peut écarter n’importe quel élu pour n’importe quel prétexte. Que les citoyens n’ont plus le droit de choisir leurs représentants.
Et cette situation est explosive. Parce que les électeurs de Bocaranga 1 qui ont voté pour Dologuélé vont se sentir trahis, dépossédés de leur voix démocratique. Parce que les partisans de Dologuélé dans tout le pays vont voir cette destitution comme une attaque frontale contre la démocratie. Parce que tous les Centrafricains qui espéraient encore qu’une transition pacifique était possible vont réaliser que le régime Touadéra ne laisse aucune place au changement démocratique.
Le processus de manipulation en cours.
Selon nos informations, voici comment la manipulation est en train de se dérouler :
D’abord, le Directeur de Cabinet de Touadéra, Obed Namsio, a envoyé une note biaisée, probablement à l’Assemblée Nationale et aux institutions concernées, préparant le terrain juridique pour la destitution de Dologuélé.
Quelques heures plus tard, le Procureur de la République s’est activé avec sa requête pour annuler le certificat de nationalité de Dologuélé.
Maintenant, c’est au tour de l’Assemblée Nationale. Des démarches sont en cours pour organiser un vote de destitution de Dologuélé sous prétexte qu’il n’aurait plus la nationalité centrafricaine, donc qu’il ne pourrait plus être député.
Tout est branché. Tous les rouages de l’État sont mobilisés pour détruire Dologuélé. C’est une opération coordonnée, organisée depuis la Présidence avec l’appui de Wagner, qui utilise tous les instruments du pouvoir pour éliminer un adversaire politique.
Et après la destitution de l’Assemblée, qu’est-ce qui viendra encore ? Des poursuites pénales peut-être ? Des accusations criminelles fabriquées de toutes pièces ? Un mandat d’arrêt ? Une tentative d’assassinat déguisée en accident ?
Touadéra ne s’arrêtera pas tant qu’il n’aura pas complètement détruit Dologuélé. Parce que Dologuélé représente une menace existentielle pour lui. Parce que Dologuélé a le soutien populaire, l’expérience politique, la stature internationale pour le battre dans une élection honnête. Donc il faut l’éliminer par tous les moyens.
La responsabilité de la communauté internationale.
Face à cette dérive totalitaire, la communauté internationale porte une responsabilité écrasante par son inaction.
L’Union Européenne, qui finance des projets en Centrafrique, qui prétend soutenir la démocratie et l’État de droit, regarde sans rien faire pendant que Touadéra détruit systématiquement ces mêmes valeurs.
La France, ancienne puissance coloniale qui a des liens historiques avec la Centrafrique, qui a des intérêts dans le pays, reste silencieuse face aux violations flagrantes des droits humains et des normes démocratiques.
Les États-Unis, qui prétendent promouvoir la démocratie dans le monde, qui imposent des sanctions à d’autres régimes autoritaires, ne font rien contre Touadéra.
L’Union Africaine, qui a dans ses textes fondateurs le principe du rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement, ferme les yeux pendant que Touadéra viole la Constitution pour se maintenir au pouvoir.
La CEEAC, l’organisation sous-régionale dont la Centrafrique est membre, ne dit rien, ne fait rien.
Et la MINUSCA, qui est physiquement présente sur le terrain avec des milliers de casques bleus, qui a un mandat de protection des civils et de soutien au processus politique, reste passive pendant que le processus démocratique est assassiné.
Cette passivité collective de la communauté internationale envoie un message clair à Touadéra : tu peux faire ce que tu veux, nous ne réagirons pas. Tu peux truquer les Élections, persécuter l’opposition, violer la Constitution, collaborer avec des mercenaires qui massacrent des civils, nous ne ferons rien.
Et ce message encourage Touadéra à aller encore plus loin dans la répression. Parce qu’il sait qu’il ne paiera aucun prix pour ses crimes. Parce qu’il sait que la communauté internationale ne fera que des déclarations molles sans conséquences réelles.
Touadéra : Entre résistance et soumission, le président centrafricain pris au piège de Moscou
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Faustin-Archange Touadéra traverse la crise la plus périlleuse de son mandat, coincé entre les exigences russes et la survie de son pays.
Le président centrafricain vit un calvaire quotidien depuis que Moscou exige la signature du contrat Africa Corps. Vladimir Poutine réclame 15 millions de dollars mensuels pour cette nouvelle structure militaire, soit 180 millions annuels que la Centrafrique ne peut absolument pas financer. Cette somme représente plus de la moitié du budget national d’un pays dont les recettes domestiques dépassent à peine 300 millions de dollars.
Touadéra multiplie les stratégies d’évitement. Il décline les invitations présidentielles à Moscou, dépêche des émissaires à sa place et tente de gagner du temps par des négociations interminables. Sa ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, a même été contrainte de se rendre à Saint-Pétersbourg malgré ses réticences, témoignant de la pression exercée par le Kremlin.
Cette résistance masque une réalité: Touadéra dépend entièrement de Wagner pour sa survie politique. Dmitri Sytyi contrôle désormais la sécurité présidentielle, supervise l’exploitation des mines d’or et négocie directement avec les groupes armés. Sans cette protection russe, le régime s’effondrerait en quelques jours.
Le président découvre amèrement les conséquences de son alliance avec les Mercenaires russes. Il espérait utiliser Wagner pour consolider son pouvoir, mais c’est l’inverse qui se produit. Sytyi dicte les orientations stratégiques depuis la capitale tandis que ses hommes contrôlent les différents axes routiers.
L’Union européenne alerte Touadéra sur les dangers du contrat Africa Corps. Les diplomates européens calculent que cette ponction budgétaire viderait complètement les caisses de l’État, rendant impossible le financement des écoles, ou des dispensaires.
Moscou intensifie la pression par des ultimatums répétés. Les émissaires russes rappellent régulièrement à Touadéra que son maintien au pouvoir dépend uniquement du bon vouloir du Kremlin. Cette dépendance totale transforme la présidence centrafricaine en simple exécutant des directives russes.
Le contrat Africa Corps officialiserait le pillage des ressources nationales. Les mines alimenteraient directement les comptes russes sans aucune retombée pour les populations centrafricaines. Cette spoliation condamnerait définitivement l’économie centrafricaine.
Touadéra tente désespérément de jouer sur plusieurs tableaux. Il sollicite l’aide européenne tout en maintenant ses liens avec Wagner, espérant trouver un équilibre impossible. Cette stratégie du double jeu ne peut perdurer face à la détermination russe et aux moyens de pression dont dispose Moscou.
La situation sécuritaire fragilise encore davantage sa position. Les groupes armés restent actifs dans certaines zones. Sans l’appui des forces russes, Touadéra perdrait immédiatement le contrôle de ces territoires et des revenus qu’ils génèrent.
Les partenaires occidentaux observent cette dérive sans pouvoir intervenir efficacement. Ils alertent sur les conséquences désastreuses du contrat Africa Corps mais ne proposent aucune alternative crédible à la protection russe. Cette impuissance diplomatique abandonne Touadéra face à ses dilemmes.
L’étau se resserre quotidiennement autour du président centrafricain. Chaque jour de retard dans la signature du contrat aggrave les tensions avec Moscou et expose le régime à des représailles. Sytyi et ses hommes peuvent paralyser l’économie nationale.
La résistance de Touadéra relève davantage de la survie que de la stratégie. Il repousse l’échéance fatale en multipliant les consultations et les reports, mais cette tactique dilatoire ne fait que retarder l’inévitable. Le président comprend que signer équivaut à condamner son pays à la faillite définitive.
L’isolement international aggrave sa position. Les partenaires traditionnels de la Centrafrique prennent leurs distances face à cette dérive autoritaire, privant Touadéra d’alternatives diplomatiques. Cette solitude le rend encore plus vulnérable aux pressions russes.
Touadéra découvre trop tard qu’il est devenu otage du système qu’il a contribué à installer. Sa marge de manœuvre se réduit chaque jour davantage, transformant sa présidence en simple chambre d’enregistrement des volontés russes. Le chef de l’État centrafricain n’a plus le choix : il doit choisir entre sa survie politique et l’avenir de son pays.
Cette crise montre clairement l’ampleur de la mainmise russe sur la Centrafrique. Moscou ne se contente plus d’exploiter les ressources minières : elle veut officialiser sa domination par un contrat qui transformerait définitivement le pays en protectorat. Touadéra devient ainsi le symbole tragique d’un dirigeant africain pris au piège de ses propres alliances.
à Sam-Ouandja, un Soldat FACA, Samuel Kokassimba, viol une fillette de 13 ans, et la gendarmerie se déclare impuissante pour gérer l’affaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Les-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-dune-intervention-sur-un-chantier-minier-vers-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le samedi 19 septembre 2025, entre 20h et 21h, un crime abject a été commis dans la ville de Sam-Ouandja, également appelée Ouandja-Kotto, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Abdala Zamzam, une fillette de 13 ans, a été violée par un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), Samuel Kokassimba. Cet acte criminel, survenu dans un cadre familial où la victime aurait dû être en sécurité, confirme une fois de plus les failles du système judiciaire et l’impunité dont jouissent certains éléments des forces armées centrafricaines.
En effet, la famille d’Abdala Zamzam est bien connue à Sam-Ouandja pour son commerce d’alcool traditionnel, géré par la mère de la fillette, maman Janine. Ce commerce, ouvert du matin au soir, est un lieu populaire où se retrouvent des habitants du quartier, des jeunes, des éléments de forces de l’ordre, dont Samuel Kokassimba, un sous-officier de l’armée nationale. Cette fréquentation régulière a permis au soldat de se familiariser avec la famille, au point de devenir une figure presque habituelle dans leur quotidien. Toutefois, derrière cette apparence de proximité, Samuel, un soldat avec ses boucles d’oreilles et de son allure de jeune branché, a minutieusement préparé son acte odieux. Il a observé la fillette, recueilli des informations sur les habitudes de la famille et attendu le moment opportun pour agir.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/lieu-de-vente-alcool-traditionnel-de-maman-janine-a-sam-ouandja-dans-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Lieu de Vente d’Alcool Traditionnel de Maman Janine A Sam Ouandja dans la Vakaga. Photo CNC
Le 19 septembre 2025, un samedi, dans la soirée, , les parents d’Abdala, sa mère Janine et son père Charles, s’étaient absentés pour rendre visite à une famille endeuillée. Informé de cette absence, Samuel s’est rendu discrètement au domicile familial vers 20 heures. Il a appelé la mère, prétendant vouloir acheter de l’alcool. La jeune Abdala, seule à la maison, a répondu qu’il n’y avait pas d’alcool et que sa mère était absente. Malgré ses refus, le soldat a insisté pour qu’elle ouvre la porte, prétextant un cas d’urgence. Lorsque la jeune fille a cédé et ouvre la porte pour sortir, Samuel l’a violemment maîtrisée, l’a traînée dans les toilettes externes familiales et l’a violée avant de s’enfuir.
Le lendemain matin, les parents, bouleversés par la nouvelle, ont immédiatement déposé une plainte auprès de la gendarmerie de Sam Ouandja. Pourtant, plusieurs semaines après les faits, aucune suite n’a été donnée à l’affaire. Samuel Kokassimba, reconnaissable par son style ostentatoire et ses boucles d’oreilles, continue de circuler librement dans les rues de Sam-Ouandja. Ce manque d’action de la part des autorités, y compris des supérieurs du soldat, alimente la colère et l’incompréhension de la communauté. « C’est un petit voyou qui se permet tout », déplore un père d’une famille de Sam-Ouandja, pointant du doigt l’impunité dont bénéficie ce soldat de l’armée nationale.
Ce nouvel acte criminel d’un soldat de l’armée nationale confirme un problème sérieux en République centrafricaine : l’absence de justice pour les victimes de violences sexuelles, en particulier lorsque les coupables sont des figures d’autorité comme les soldats ou des gendarmes, y compris des policiers.
Vakaga : Un général soudanais menace de “brûler” Birao et Amdafock en saison sèche
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un général des Forces de soutien rapide soudanaises annonce dans une vidéo son intention d’attaquer Birao et Amdafock lors de la prochaine saison sèche qui s’annonce d’ailleurs.
La crise qui secoue la préfecture de la Vakaga depuis l’attaque des Mercenaires russes du 16 septembre dernier prend une tournure particulièrement grave. Un général des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises vient de publier une vidéo de menaces directes contre les populations civiles de Birao et d’Amdafock.
Dans cette déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, ce responsable militaire soudanais, qui s’exprime parfaitement en sango, annonce clairement ses intentions belliqueuses. “Bientôt c’est la saison sèche, nous allons revenir ici vers Birao, Amdafock, pour brûler la ville, les détruire, pour mettre le feu à ces villes”, déclare-t-il sans ambiguïté.
Ces menaces s’inscrivent dans un narratif de vengeance que développe ce général. Il accuse les populations Kara, ethnie majoritaire à Birao, d’ingratitude envers les Soudanais. Selon ses dires, les FSR avaient aidé les Kara à combattre les Rounga du FPRC en 2020, mais les bénéficiaires de cette aide auraient ensuite trahi leurs “alliés” soudanais.
Le général FSR reproche particulièrement aux Kara d’avoir trahi leur chef. Ces Kara, d’après lui, auraient comploter pour que la cour pénale internationale (CPI) arrête leur chef par la suite. En plus, plus récemment, d’après lui, les Kara “ont comploté avec les Mercenaires russes pour tuer nos frères éleveurs arabes soudanais”. Cette référence concerne visiblement l’attaque du 16 septembre où des Mercenaires russes avaient tué 4 ou 5 éleveurs arabes soudanais le 16 septembre dernier à 25 kilomètres d’Amdafock.
La menace prend une dimension temporelle précise. Le général annonce que l’offensive aura lieu pendant la saison sèche qui débute en décembre. Il promet de “brûler” d’abord Amdafock, puis de progresser sur 60 kilomètres pour atteindre Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.
Cette escalade des menaces a provoqué une réaction dans les communautés de la Vakaga. Un ressortissant de l’ethnie Goula a publié à son tour un message appelant les différentes ethnies de la Vakaga : Youlou, Kara, Rounga, Sarah à s’unir face à cette menace extérieure. Il exhorte ses compatriotes à “s’unir tous pour mourir pour leur communauté ville, à ne pas laisser ces Arabes soudanais venir encore commettre des dégâts”.
Cette réponse confirme la montée des tensions dans la région de l’extrême nord-Est du pays. Au passage, l’homme critique ouvertement le comportement des Kara qu’il accuse de passivité quand d’autres ethnies sont attaquées, alors qu’ils bénéficient du soutien des autres quand ils sont eux-mêmes menacés.
Il utilise une métaphore agricole pour expliquer son grief : “C’est comme si aujourd’hui tu t’entend bien avec ton voisin, tu es parti cultiver son champ, et puis au retour, lui aussi, il doit venir cultiver ton champ. Mais pour revenir cultiver pour toi, il refuse”. Cette comparaison traduit un sentiment de déséquilibre dans la solidarité intercommunautaire dans la Vakaga.
Cette dynamique de menaces croisées et de tensions ethniques s’inscrit directement dans les conséquences de l’action des mercenaires russes du 16 septembre. En attaquant des éleveurs soudanais puis en se retirant, ces forces ont déclenché un cycle de représailles qui échappe maintenant à tout contrôle.
La situation devient d’autant plus explosive que les menaces du général soudanais visent explicitement des populations civiles. Promettre de “brûler” des villes entières constitue une menace de crime de guerre qui devrait alerter la communauté internationale.
La géographie particulière d’Amdafock complique encore la situation. Cette localité existe des deux côtés de la frontière, les deux parties se faisant face. Cette proximité facilite les mouvements transfrontaliers mais expose aussi davantage les populations civiles aux représailles.
Les menaces du général FSR interviennent dans un contexte où les populations de la région ont déjà largement fui leurs villages. L’exode massif qui a suivi les premiers incidents laisse des communautés entières dans le dénuement, regroupées dans des sites de fortune comme Matala.
Cette escalade verbale risque d’aggraver encore l’instabilité régionale. En annonçant publiquement des attaques futures, le général soudanais pousse les différentes communautés à se préparer au conflit plutôt qu’à chercher des solutions pacifiques.
La responsabilité des mercenaires russes dans cette escalade apparaît de plus en plus clairement. Leur action du 16 septembre, suivie de leur retrait immédiat, a créé exactement le type de chaos dont ils ont l’habitude de tirer profit. Ils peuvent maintenant justifier leur retour en force pour “pacifier” une région qu’ils ont eux-mêmes déstabilisée.
Cette stratégie cynique transforme les populations de la Vakaga en otages d’un conflit qu’elles n’ont pas voulu. Prises entre les menaces soudanaises et la présence des mercenaires russes, elles subissent les conséquences d’actions qu’elles ne contrôlent pas.
L’annonce de cette offensive pour décembre coïncide avec la période électorale centrafricaine. Cette synchronisation n’est probablement pas fortuite et pourrait viser à déstabiliser davantage un processus électoral déjà compromis.
Face à ces menaces explicites, les autorités centrafricaines et la communauté internationale devraient réagir rapidement pour éviter une escalade incontrôlable. Mais l’expérience des derniers mois montre que les réponses tardent souvent à venir, laissant les populations civiles exposées aux violences annoncées.
La crise de la Vakaga devient ainsi le symbole de l’abandon des populations centrafricaines face aux jeux géopolitiques qui se déroulent sur leur territoire. Entre mercenaires russes et forces soudanaises, les civils paient le prix fort d’un conflit qui les dépasse.
retour en force des auxiliaires de la police et des Eaux et Forêts sur des barrières dans Lim-Pendé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Barrière multifonctionnelle illégale à la sortie de Carnot avec soldats FACA, policiers, gendarmes, agents phytosanitaires et forestiers . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après quelques mois de répit, les auxiliaires sont de retour dans la préfecture de Lim-Pendé. Ces individus non formés, non payés par l’État, mais utilisés par les forces de l’ordre pour faire le sale boulot du racket sur les barrières, ont recommencé leurs activités. Et la population se plaint à nouveau de leurs comportements agressifs et de leur avidité sans limite.
Ce qui est frappant dans ce retour des auxiliaires, c’est la sélectivité de leur utilisation. Bizarrement, la gendarmerie a cessé d’utiliser des auxiliaires. Les gendarmes respectent la décision de leur hiérarchie. Il n’y a plus d’auxiliaires aux barrières de la gendarmerie. Mais la police et les Eaux et Forêts continuent à recruter massivement des auxiliaires pour les mettre sur les barrières.
Ces agents de la police et des Eaux et Forêts récupèrent les auxiliaires, les placent sur les barrières, et ce sont ces auxiliaires qui font tout le travail de racket. Quand les passagers, les véhicules, les motocyclistes arrivent à une barrière, ils rencontrent d’abord les auxiliaires. Et avec les auxiliaires, c’est incompréhensible. Leurs comportements sont agressifs, irrespectueux, parfois violents.
Pourquoi les auxiliaires se comportent-ils si mal ? Parce que les policiers et les agents des Eaux et Forêts leur donnent des consignes strictes. Ces consignes portent sur les montants à collecter, les types de marchandises à saisir, les amendes à imposer. Et les auxiliaires respectent ces consignes à la lettre parce qu’ils ont peur de perdre leur “petit travail”.
Les auxiliaires ne sont pas des agents de l’État. Ils ne reçoivent aucun salaire de l’administration. Leur seul revenu provient de ce qu’ils peuvent extorquer sur les barrières. Alors quand un policier ou un agent des Eaux et Forêts leur donne une consigne stricte – par exemple “tu dois me rapporter 50 000 francs CFA par jour” – l’auxiliaire va tout faire pour atteindre cet objectif. Même si cela signifie agresser les passagers, les insulter, les menacer, confisquer leurs marchandises.
Le résultat est que les passagers se plaignent régulièrement des activités des auxiliaires. Par exemple, sur l’axe vers Mbaïmboum au Cameroun, on trouve des auxiliaires partout. Eaux et Forêts, police, Eaux et Forêts, police, Eaux et Forêts, police. À chaque barrière, ce sont des auxiliaires qui contrôlent, qui rackettent, qui agressent.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Un-auxiliaire-de-police-completement-ivre-dort-tranquillement-sur-la-barriere-a-la-sortie-de-Paoua-sur-laxe-de-Betoko.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un-auxiliaire-de-police-completement-ivre-dort-tranquillement-sur-la-barriere-a-la-sortie-de-Paoua-sur-laxe-de-Betoko – Chaos à Paoua : Les auxiliaires de police, source de terreur et de corruption
Mais le plus incompréhensible dans cette affaire, c’est que l’utilisation des auxiliaires est interdite. L’État centrafricain a officiellement interdit le recours aux auxiliaires dans les forces de l’ordre. Cette interdiction a été prise après de nombreux abus documentés, après des plaintes répétées de la population, après des incidents graves comme celui de la barrière de Bétoko en janvier 2024 où un auxiliaire complètement ivre s’était endormi sur son poste en laissant son arme à la portée de tous.
Malgré cette interdiction officielle, les auxiliaires sont de retour. Comme si les chefs de la police et des Eaux et Forêts se fichent de leur hiérarchie. Comme si les ordres venus de Bangui ne comptent pas. Comme si ces gens ne nous comprennent même pas, ne nous respectent même pas.
C’est vraiment incroyable. C’est stupide. Une interdiction officielle est prise au niveau national. Mais sur le terrain, dans Lim-Pendé, les chefs locaux de la police et des Eaux et Forêts ignorent complètement cette interdiction et continuent à recruter et à utiliser des auxiliaires.
Pourquoi cette désobéissance ? Parce que les auxiliaires rapportent beaucoup d’argent. Beaucoup plus que les policiers ou agents réguliers. Un auxiliaire, qui n’a aucun salaire officiel, qui dépend entièrement de ce qu’il peut extorquer sur la barrière, est beaucoup plus agressif dans le racket qu’un policier régulier qui touche au moins un salaire de base.
la polémique sur les Dépense de 6 Millions de F CFA par la Minusca pour le Pont de Kokoro, Entre Réalité Technique et Indignation, l’analyse du CNC sur les faits
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-pont-de-kokoro_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le pont de Kokoro, dans le 3ème arrondissement de Bangui, réhabilité par la Minusca. Photo Minusca
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La récente publication de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) concernant l’achèvement du Pont de Kokoro dans le 3e arrondissement de Bangui, a provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux. L’ouvrage, une petite passerelle en bois affichant une capacité de 8 tonnes (8t), a été annoncé au coût de 6 millions de Francs CFA, un montant jugé extravagant et sujet à moquerie par de nombreux internautes.
L’image de ce pont, jugé trop simple pour un tel investissement, a rapidement fait le buzz. Les critiques estiment que la construction n’aurait pas dû excéder 200 000 F CFA à 1 million de F CFA et y voient une nouvelle preuve de dépenses excessives, voire de mauvaise gestion des fonds.
Notre analyse Technique sur ce que les 6 Millions de F CFA pourraient financer pour ce pont. En effet, l’indignation publique se focalise principalement sur l’aspect visible du pont : un tablier fait de planches de bois. Toutefois, une analyse technique plus approfondie montre que le coût d’un ouvrage, même modeste, est souvent déterminé par des éléments invisibles ou sous-estimés par le grand public :
La Capacité de Charge (8 Tonnes) : Le panneau “8t” est l’élément technique clé. Construire une simple passerelle piétonne est peu coûteux. Construire un pont capable de supporter le passage d’un petit camion, d’une ambulance, d’un engin de construction ou d’un véhicule de transport de marchandises (ce qui est l’objectif d’une capacité de 8t) exige une structure de fondation et un tablier beaucoup plus solides.
Les Poutres : Pour supporter 8 tonnes sur une portée donnée, le pont nécessite des poutres maîtresses (probablement en bois dur traité ou en acier) de très forte section. Ces matériaux de qualité technique et traités contre l’humidité coûtent très cher.
Les Fondations (Culées) : Les fondations du pont, souvent sous l’eau et sous terre, sont essentielles. Elles doivent être conçues et dimensionnées pour encaisser la charge des 8 tonnes sans tasser ou s’effondrer. L’étude de sol, le ferraillage et le bétonnage des culées peuvent représenter la majorité du coût total du projet.
Les Coûts Indirects d’un Projet MINUSCA : Les coûts des agences internationales et des missions de l’ONU intègrent des frais qui n’existent pas sur un chantier de construction privé :
Études et Ingénierie : Le coût inclut probablement les études de faisabilité, l’ingénierie et la supervision par des professionnels (salaires des experts).
Logistique et Sécurité : Le transport sécurisé des matériaux dans un contexte difficile, les coûts de la main-d’œuvre respectant les normes d’une mission internationale, l’assurance et les mesures de sécurité sur le chantier.
Mais pourquoi cette indignation sur le Décalage entre l’estimation réelle des coûts d’investissement et la Perceptions du public ? Voilà! Le cœur de la polémique réside dans le décalage entre le “prix affiché” et la “valeur perçue”. Pour le citoyen lambda, le pont de Kokoro n’est qu’une collection de planches.
L’expérience montre que des ouvrages similaires, réalisés par la population centrafricaine avec des matériaux non traités et sans ingénierie formelle, pourraient coûter beaucoup moins cher (autour de 500 000 F CFA). Cependant, un tel ouvrage aurait une durée de vie très limitée, serait dangereux et ne supporterait jamais les 8 tonnes requises, menant à des risques d’accidents et des coûts de maintenance récurrents.
Bien que la nécessité d’un pont de 8 tonnes à Kokoro pour faciliter la circulation soit incontestable, l’affaire montre clairement le besoin déterminant de transparence de la part des organisations internationales.
Pour éviter que de tels projets ne génèrent des polémiques, il serait essentiel que la MINUSCA (ou l’entité responsable) publie une ventilation simplifiée des coûts. Cela permettrait de distinguer clairement le prix des matériaux (bois, acier, béton), le coût de l’ingénierie et les frais logistiques, aidant ainsi le public à comprendre pourquoi un simple “pont de planches” peut légitimement atteindre les 6 millions de Francs CFA ou plus lorsqu’il est construit aux normes internationales pour une capacité de 8 tonnes.
Session criminelle d’octobre 2025 : la justice centrafricaine aux ordres de Wagner veut juger 47 dossiers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/des_detenus_devant_session_criminelle_juillet_2024_tribunal_grande_instance_de_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Prisonniers en tenue orange assis dans une salle d’audience lors de la première session criminelle ajournée à cause de fuites d’eau dues à la pluie. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Cour criminelle de Bangui va organiser sa session d’octobre 2025 avec 47 dossiers concernant une cinquantaine d’accusés. Mais cette session se déroule dans un contexte où la justice centrafricaine est devenue un instrument aux mains des Mercenaires russes du groupe Wagner qui arrêtent arbitrairement des citoyens et les livrent à une justice aux ordres.
Jean Vidal Damas, Procureur général près de la cour d’Appel de Bangui, a présenté le programme de cette session dans une interview accordée à la radio Ndèkè-Luka . Il a déclaré : “Nous avons retenu globalement 47 dossiers qui concernent au moins une cinquantaine d’accusés qui vont être présentés devant la barre pendant cette session”.
Concernant la nature des infractions, Jean Vidal Damas a précisé : “De façon ramassée, nous avons les crimes de sang, nous avons les crimes de viol, nous avons des infractions comme les atteintes à la sûreté intérieure de l’État, nous avons le cas de meurtre, nous avons des infractions comme l’espionnage, le complot et nous avons aussi des infractions courantes comme l’association de malfaiteurs, le vol aggravé”.
Cette session devait se tenir plus tôt dans l’année. Le Procureur général de la Cour a expliqué les raisons du retard : “C’est vrai que la loi prévoit deux sessions criminelles par an et si la situation le permet, on peut organiser des sessions extraordinaires. Mais cette année particulièrement on a eu de sérieux problèmes de trésorerie, ce qui a fait que la première session qui devait être organisée au cours du premier semestre a connu un léger retard”.
La grève des avocats a également retardé l’ouverture de la session : “Tout était mis en œuvre pour attraper les deux sessions avant la fin de cette année, mais malheureusement on s’est retrouvé avec la grève des avocats alors que nous étions déjà en train d’amorcer le démarrage de cette session et du coup ça nous a ramené au mois d’octobre”.
Jean Vidal Damas a confirmé que la situation est maintenant réglée : “Il y a quelques jours nous avons tenu une audience de tirage au sort des jurés. Les avocats ont décidé unanimement de reprendre leur place au sein des juridictions, ils ont participé activement au tirage au sort des jurés et les commis d’office ont été désignés et tous ceux qui n’ont pas d’avocats, on leur a trouvé des avocats et tout est mis en œuvre pour que d’ici le 6, ce lundi là, l’audience se déroule normalement”.
Sans mentir, c’est une justice qui est totalement sous contrôle de Wagner. Franchement, au-delà de ces aspects procéduraux, cette session criminelle se déroule dans un contexte où la justice centrafricaine a perdu toute indépendance. Elle est devenue un instrument aux mains des mercenaires russes de Wagner qui arrêtent arbitrairement des citoyens et les livrent à une justice qui obéit à leurs ordres.
Parmi les accusés qui comparaîtront lors de cette session figurent des personnes arrêtées par Wagner sans mandat, détenues illégalement, torturées, puis présentées devant des juges qui valident ces arrestations arbitraires en les transformant en poursuites judiciaires.
Les chefs d’accusation d’“atteintes à la sûreté intérieure de l’État”, d’“espionnage” et de “complot” sont régulièrement utilisés par les Wagner pour criminaliser des opposants politiques, des journalistes, des défenseurs des droits humains. Wagner arrête, la justice centrafricaine condamne.
Cette collusion entre les mercenaires russes et l’appareil judiciaire centrafricain transforme les sessions criminelles en parodie où les accusés sont condamnés d’avance. Les avocats, même présents, ont du mal à défendre leurs clients face à des dossiers montés de toutes pièces par Wagner avec la complicité des autorités.
Les “problèmes de trésorerie” évoqués par le Procureur général de la Cour pour justifier le retard de la session montrent que même la justice manque de moyens. Pendant que Wagner reçoit 10 milliards par mois, la Cour criminelle ne peut pas organiser ses sessions faute d’argent.
Cette situation crée une justice à deux vitesses : rapide et expéditive pour ceux que Wagner veut éliminer, lente et paralysée pour les autres. Les accusés arrêtés par Wagner passent rapidement en jugement. Les autres attendent des années dans les prisons surpeuplées sans être jugés.
La présence dans cette session de dossiers pour “espionnage” et “complot” pose problème. Ces accusations sont souvent utilisées contre des étrangers que les mercenaires russes arrêtent. Elles permettent de criminaliser tous les occidentaux.
La justice centrafricaine, qui devrait être indépendante et protéger les droits des citoyens, est devenue un outil de répression au service du régime et de Wagner. Les juges, les procureurs, toute la chaîne judiciaire obéit aux ordres. Ceux que Wagner veut condamner sont condamnés. Ceux que le régime veut éliminer sont éliminés.
Cette session criminelle d’octobre 2025 ne sera pas un exercice de justice mais un exercice de répression déguisé en procès. Les 47 dossiers et la cinquantaine d’accusés comparaîtront devant une Cour qui a perdu son indépendance et sa crédibilité.
Tant que Wagner contrôlera la justice centrafricaine, tant que les juges obéiront aux mercenaires plutôt qu’à la loi, les sessions criminelles resteront des instruments de répression politique plutôt que des lieux où la justice est rendue.
L’opposition démocratique centrafricaine réunie au sein du BRDC accuse le président Touadéra alias Baba Kongoboro d’organiser en parallèle un dialogue politique et un processus électoral totalement illégal, risquant de plonger le pays dans une impasse.
Lors d’une conférence de presse tenue le jeudi 25 septembre 2025 à Bangui, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a tiré la sonnette d’alarme. Son porte-parole Martin Ziguelé a dénoncé ce qu’il qualifie de duplicité du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , qui, tout en ouvrant la voie au dialogue politique, enclenche en même temps un processus électoral biaisé et sans fondement légal.
Le BRDC rappelle que le 2 septembre dernier, le Premier ministre Félix Moloua, sur instruction du chef de l’État Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, avait invité les partis d’opposition à participer à une cérémonie marquant l’ouverture d’un dialogue politique. Mais à peine ce cadre posé, l’Autorité nationale des Élections (ANE), probablement sur l’initiative du pouvoir de Bangui, publiait un chronogramme électoral à la demande du même président Faustin-Archange Touadera. Pour l’opposition, c’est une stratégie claire : feindre la concertation tout en préparant un hold-up électoral.
Cette accusation se fonde sur ce que le BRDC appelle “l’impasse politique et juridique née d’une manœuvre dictatoriale”. Selon l’opposition, la Constitution adoptée en 2023 et le code électoral actuel sont en contradiction, rendant tout processus électoral sans valeur légale. Les commissaires de l’ANE eux-mêmes auraient reconnu, lors d’une rencontre au stade de 20 000 places le 19 septembre, que les Élections seraient “inclusives, même pour les naturalisés”. Pourtant, l’article 10 de la Constitution interdit aux citoyens naturalisés d’accéder à des fonctions électives et nominatives. Le BRDC voit dans cette contradiction une preuve que le processus repose sur une base illégale.
Pour l’opposition, le scandale ne s’arrête pas là. Le 17 septembre, l’ANE a annoncé que le président Faustin-Archange Touadera devrait prendre un décret le 29 septembre pour convoquer le corps électoral. “À la vérité, ce corps électoral n’existe pas”, a martelé le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé. L’absence de liste électorale définitive est, selon lui, une démonstration éclatante de l’improvisation et de l’illégalité du processus. À cela s’ajoute un retard technique : les matériels électoraux, censés être commandés le 22 décembre 2025, n’ont toujours pas été commandés à ce jour.
“Le chronogramme de l’ANE est fantaisiste, caduc et anticonstitutionnel”, accuse le BRDC, qui parle d’un “exercice suicidaire” ayant déjà décrédibilisé l’institution.
Pour le Bloc Républicain, les conséquences sont claires : en poursuivant dans cette voie, Touadéra ne fait qu’accélérer la liquidation programmée de la démocratie et du pluralisme en Centrafrique. L’opposition appelle à un sursaut et réaffirme que seul un dialogue politique sincère et consensuel peut restaurer un processus électoral crédible.
Dans sa déclaration, le porte-parole a également mis en garde la communauté internationale et la MINUSCA. Le BRDC prévient qu’aucune caution étrangère ne sera tolérée pour un processus mené “à la hussarde”, excluant les Centrafricains d’origine et organisé en dehors de tout cadre légal.
“Il est temps de sauver la République par la vérité et par le dialogue, pas par la fraude et la duplicité”, a insisté le BRDC.
Par ce ton offensif, l’opposition veut montrer que le double discours du pouvoir – dialogue d’un côté, Élections illégales de l’autre – ne pourra pas durer. Le pays est au bord d’une crise institutionnelle majeure, et la responsabilité est placée directement sur les épaules du président Touadéra.
La montée en puissance de l’intelligence artificielle transforme la manière dont les pays définissent leurs priorités économiques et sociales. En Afrique, cette mutation s’accompagne d’un double enjeu : exploiter le potentiel de l’IA pour stimuler la productivité et préserver la souveraineté numérique du continent.
Les gouvernements, les universités et les entreprises locales convergent vers une ambition commune, celle de ne pas rester spectateurs d’une révolution technologique mondiale. Les initiatives se multiplient, marquant une volonté affirmée d’inscrire les innovations africaines dans le dialogue global sur la transformation numérique.
La convergence entre innovation numérique et économie de service
Cette dynamique se manifeste aussi dans les services en ligne qui explorent de nouvelles expériences utilisateurs, comme les plateformes de jeux ou de divertissement. Transparence et fluidité sont devenues des critères essentiels, à l’image de pratiques observées dans certains domaines de paiement numérique, notamment dans casino retrait rapide sans preuve, où les délais de traitement, l’absence de vérification excessive et la sécurité des transactions démontrent comment la confiance numérique s’instaure.
Ce modèle met en avant la réduction des frictions entre joueur et système, tout en illustrant la valeur d’une architecture algorithmique capable d’identifier les comportements frauduleux sans compromettre la liberté d’usage.
Ces méthodes, bien qu’appliquées à l’industrie du jeu, trouvent un écho auprès des concepteurs africains d’applications financières et de portefeuilles électroniques qui intègrent de plus en plus des modules d’IA pour automatiser la reconnaissance client et optimiser les flux de paiement locaux. L’efficacité et la rapidité sont désormais perçues comme des signes tangibles de maturité numérique.
Un écosystème africain en mutation
De Lagos à Nairobi, des start-up émergent pour adapter les technologies d’apprentissage automatique à des besoins spécifiquement africains. Les innovations concernent tant l’agriculture de précision que la logistique urbaine ou la santé prédictive.
Ces jeunes entreprises exploitent les jeux de données générés localement pour concevoir des solutions contextualisées. Le continent bénéficie aussi d’un intérêt croissant de la part des investisseurs, conscients du potentiel démographique et de la vitalité entrepreneuriale. Cependant, les défis demeurent : connectivité inégale, absence de standards communs, et compétences encore dispersées.
Les gouvernements encouragent désormais des hubs régionaux d’innovation où des laboratoires universitaires collaborent avec le secteur privé pour mutualiser les ressources de calcul et harmoniser les politiques de propriété intellectuelle. L’enjeu est d’éviter que les innovations ne se développent en silos et de favoriser les échanges interrégionaux.
Formation et transfert de compétences
Les établissements académiques africains jouent un rôle essentiel dans la construction d’une intelligence artificielle maîtrisée. Des programmes d’enseignement se mettent en place, combinant mathématiques appliquées, éthique numérique et ingénierie logicielle. L’Afrique cherche à former des experts capables de comprendre les moteurs de prédiction sans dépendre entièrement d’outils importés. Parallèlement, des partenariats internationaux facilitent le transfert de savoir-faire et la création de bibliothèques de données locales.
L’enjeu ne se limite pas à produire des codeurs, mais à bâtir une pensée critique sur l’utilisation de l’intelligence automatisée dans les industries locales. Dans plusieurs pays, la recherche publique se coordonne avec le secteur privé pour installer des plateformes ouvertes, garantissant des conditions d’accès équitables au savoir.
Régulation, souveraineté et éthique
Les politiques publiques africaines affrontent la complexité de la régulation des algorithmes. Plus de vingt pays travaillent déjà à des cadres juridiques qui encadrent la collecte, le stockage et l’exploitation des données. Le débat éthique autour de la responsabilité algorithmique gagne en importance : comment garantir la protection des citoyens tout en favorisant l’innovation ?
L’Afrique veut éviter de reproduire les dépendances observées dans d’autres régions où les données locales alimentent des systèmes conçus ailleurs.
La question de la souveraineté numérique passe donc par la création de centres de calcul sur le continent et par la promotion de normes africaines en matière de transparence. Cette orientation reflète une volonté Politique de construire un socle technologique qui respecte les valeurs sociales et culturelles propres à chaque État.
Applications pratiques et impact socio-économique
Les usages concrets de l’IA se déploient dans des secteurs clés. Dans l’agriculture, les outils d’analyse prédictive contribuent à optimiser les récoltes et à anticiper les effets climatiques. Dans la santé, les diagnostics assistés par ordinateur permettent d’étendre la couverture médicale dans les zones peu desservies.
Les systèmes de mobilité intelligente aident à fluidifier le trafic dans les grandes métropoles, tandis que les plateformes de commerce en ligne automatisent la recommandation de produits.
Ces avancées stimulent la demande de compétences locales et introduisent de nouveaux métiers. Elles favorisent également l’émergence d’une économie des données où l’interopérabilité et la traçabilité deviennent des critères de compétitivité. Plus largement, l’intelligence artificielle agit comme un catalyseur du développement en apportant au tissu économique africain une capacité accrue d’adaptation face aux contraintes mondiales.
Vers une intégration régionale de l’intelligence artificielle
Le futur de l’intelligence artificielle africaine repose sur la coopération. Les unions régionales cherchent à harmoniser leurs stratégies de recherche et à mutualiser leurs infrastructures. Des projets de traduction automatique et de reconnaissance vocale en langues africaines illustrent cette vitalité.
En intégrant la diversité linguistique dans les architectures de données, ces initiatives créent de nouveaux débouchés commerciaux et académiques. Les institutions continentales encouragent aussi le partage de standards ouverts, afin que les innovations développées en Afrique puissent interagir avec les systèmes mondiaux sans perte de souveraineté.
Au-delà de la technologie, c’est une nouvelle culture de collaboration qui se forge, faite de transparence, de pragmatisme et de responsabilité sociale. L’Afrique déploie peu à peu son propre récit numérique, porté par une jeunesse consciente que son avenir se joue autant dans les algorithmes que dans les décisions politiques qui les encadrent.
Tentative de coup d’État ou incident diplomatique à Paoua ? Des soldats tchadiens lourdement armés arrivent pendant la visite de Touadéra, la préfète Benguere convoquée de toute urgence à Bangui
Arrivée des militaires tchadiens à Paoua lors de la visite présidentielle le 6 octobre 2025
Un incident extrêmement grave s’est produit à Paoua lors de la visite du président Touadéra le 6 octobre dernier, venue soi-disant pour inaugurer des Centres Polyvalents de Réintégration (CPR) et lancer la nouvelle année scolaire 2025 – 2026. Cet incident implique la préfète de l’Ouham-Pendé Pierrette Benguere, la famille Mbaïkoua (dont la matriarche est maire de Paoua), et une délégation militaire tchadienne venue illégalement en territoire centrafricain.
Selon des informations exclusives obtenues par la rédaction du CNC auprès de plusieurs sources militaires, voici ce qui s’est passé : le jour de la cérémonie présidentielle, une délégation de la préfecture du Logone au Tchad est arrivée à Paoua. Cette délégation comprenait 11 véhicules, dont sept véhicules militaires lourdement armés avec des mitrailleuses montées, et quatre véhicules civils transportant le gouverneur tchadien et d’autres officiels.
Cette délégation tchadienne aurait été invitée par la préfète Pierrette Benguere elle-même, sans avertir sa hiérarchie. Le Ministère de l’Intérieur n’était pas informé. Le Ministère de la Défense n’était pas informé. Personne à Bangui ne savait qu’une délégation officielle tchadienne avec des véhicules armés allait entrer en territoire centrafricain. Cette violation de toutes les procédures diplomatiques et sécuritaires crée des interrogations sur les intentions réelles de cette visite.
Malheureusement pour la délégation tchadienne, quand elle est arrivée à Paoua, le président Baba Kongoboro avait déjà terminé les cérémonies et était déjà à l’aéroport pour repartir vers Bangui. Les Tchadiens ont alors voulu forcer pour aller à l’aéroport. Pourquoi cette insistance à rejoindre Touadéra à l’aéroport ?Quelles étaient leurs intentions réelles ? Personne ne le sait avec certitude, mais l’urgence avec laquelle ils ont tenté d’accéder à l’aéroport a éveillé les soupçons.
Selon nos sources, il semble qu’à l’aéroport, les membres de la famille Mbaïkoua : Edgar, Virginie et surtout leur grand frère Timoléon avaient rapidement exfiltré leur mère, madame Mbaïkoua, maire de Paoua. Cette exfiltration rapide, combinée à l’arrivée soudaine d’une délégation militaire tchadienne non annoncée, a déclenché l’alerte maximum chez les mercenaires russes du groupe Wagner qui assurent la sécurité du président.
Il y a eu un véritable branle-bas de combat. Les Russes ont immédiatement bloqué les Tchadiens pour les empêcher d’accéder à l’aéroport. Le président Baba Kongoboro a été précipité avec la trouille au ventre dans l’avion et évacué rapidement vers Bangui. La situation était suffisamment sérieuse pour que les gardes du corps russes de Touadéra considèrent qu’il y avait une menace potentielle contre le président.
Faustin-Archange Touadera, à son retour à Bangui, convoque immédiatement et sans délai la préfète Pierrette Benguere. En ce moment, elle est toujours à Bangui et, selon les informations du CNC, elle se trouve dans une situation très difficile. Elle risque même de se retrouver en prison pour avoir invité une délégation militaire étrangère armée sans en informer sa hiérarchie, créant ainsi une situation potentiellement dangereuse pour le président de la République.
Quant à la famille Mbaïkoua, le présidentBaba Kongoboro serait furieux contre eux. D’abord parce qu’il s’est rendu compte qu’ils l’ont floué sur la mobilisation populaire du 6 octobre à Paoua. La population de Paoua ne s’était pas déplacée pour accueillir le président. Les seules personnes présentes aux cérémonies étaient des Mbororo que le ministre criminel Hassan Bouba avait fait venir spécialement. Il n’y avait pas de vraie mobilisation populaire.
Touadéra s’est également rendu compte que les 8 millions de francs CFA qu’il avait donnés à Edgar Mbaïkoua pour les activités du MCU et du mouvement MTech à Paoua n’avaient pas été utilisés comme prévu. Il n’y avait rien sur le terrain qui justifiait cette somme.
Selon des indiscrétions qui circulent actuellement, Touadéra aurait dit à la famille Mbaïkoua : “Je vous ai soutenus, j’ai tout fait pour vous soutenir. Et c’est de cette manière que vous me payez ? On verra bien”. Cette menace voilée laisse penser que la famille Mbaïkoua pourrait subir des vengeance de la part du régime.
Alors, pourquoi la préfète Benguere a-t-elle invité une délégation tchadienne sans en informer Bangui ? C’est une violation grave de toutes les procédures. Une préfète ne peut pas inviter des officiels étrangers, surtout avec leurs militaires armés sur le territoire national sans autorisation de Bangui. C’est une question de souveraineté nationale et de sécurité. Le fait qu’elle l’ait fait suggère soit une incompétence totale, soit quelque chose de plus sinistre.
Pourquoi cette délégation tchadienne comprenait-elle des véhicules militaires lourdement armés ? Si c’était une simple visite de courtoisie entre préfets de régions frontalières, pourquoi fallait-il sept véhicules armés avec des mitrailleuses ? Cette force militaire déployée confirme que la visite avait un objectif qui allait au-delà d’une simple courtoisie diplomatique.
Aussi, le plus important est de savoir quel était le but de l’exfiltration de madame Mbaïkoua ? Pourquoi la famille Mbaïkoua voulait-elle faire quitter leur mère de l’aérodrome de Paoua au moment de l’arrivée de la délégation tchadienne lourdement armée? Madame Mbaïkoua, maire de Paoua, est-elle en danger ?
Y avait-il un complot contre Touadéra ? La combinaison de plusieurs éléments – délégation militaire tchadienne non annoncée, tentative d’exfiltration de la maire de Paoua, insistance pour accéder à l’aéroport où se trouvait le président – laisse penser qu’il y avait peut-être un plan contre Touadéra. Les Russes ont manifestement pensé que oui, puisqu’ils ont réagi avec une telle urgence pour évacuer le président.
Le procureur de la République, un Ngbakamandja, écarte Dologuélé de la présidentielle avant même le Conseil Constitutionnel : la justice aux ordres de Touadéra franchit une nouvelle ligne
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/Echange-entre-Lopposant-Anicet-Georges-Dologuele-et-le-capitaine-de-la-gendarmerie-envoye-par-le-regime-pour-empecher-la-reunion-de-son-parti.jpg” data-wpel-link=”internal”>Échange entre L’opposant Anicet Georges Dologuélé et un capitaine de la gendarmerie envoyé par le régime pour empêcher la réunion de son parti au quartier PK13
Le régime de Baba Kongoboro vient de franchir une nouvelle ligne dans sa manipulation honteuse de la justice. Le 15 octobre 2025, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a rendu une ordonnance demandant l’annulation du certificat de nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé, délivré le 10 octobre 2012.
Cette ordonnance, signée par le Deuxième Vice-Président du Tribunal Okacha Alamine, constitue une tentative d’écarter Anicet-Georges Dologuélé de la course présidentielle avant même que le Conseil Constitutionnel n’examine les candidatures. C’est une manœuvre judiciaire grotesque qui confirme tout ce que Anicet-Georges Dologuélé a dénoncé dans sa lettre du 14 octobre : le régime utilise tous les moyens, y compris la manipulation de la justice, pour éliminer ses adversaires politiques.
Analysons cette ordonnance qui constitue un monument d’absurdité juridique et de soumission au pouvoir politique.
Une procédure initiée par le Procureur de la République lui-même.
L’ordonnance précise que c’est le Procureur de la République qui, “de sa propre initiative”, a saisi le Tribunal pour demander l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé. Pas une plainte d’un citoyen. Pas une saisine d’une institution. Non, c’est le Procureur lui-même qui a décidé de poursuivre Dologuélé.
Cette initiative “spontanée” du Procureur de la République est évidemment tout sauf spontanée. Le Procureur de la République en Centrafrique n’est pas une institution indépendante. Il est nommé par le président. Il est Ngbakamandja, cousin de Touadera, il obéit au président. Il fait ce que le régime lui ordonne de faire.
Que le Procureur décide soudainement, en octobre 2025, à quelques semaines de l’élection présidentielle, de contester un certificat de nationalité délivré en 2012 et jamais remis en question pendant 13 ans, c’est une manipulation politique évidente. Le timing est révélateur : Dologuélé vient d’annoncer sa candidature, il constitue une menace sérieuse pour Touadéra, et immédiatement le Procureur se met en mouvement pour l’écarter.
Les arguments juridiques bidons.
L’ordonnance invoque plusieurs arguments pour justifier l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé :
Premièrement, elle cite la loi n°1961.212 du 20 avril 1961 portant Code de la nationalité centrafricaine, qui prévoit que “toute personne qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement la nationalité centrafricaine”.
Mais cet argument est malhonnête pour plusieurs raisons. D’abord, comme Dologuélé l’a souligné dans sa lettre, cette loi n’a jamais été appliquée de manière systématique pendant 64 ans. Des milliers de Centrafricains ont acquis d’autres nationalités sans jamais perdre leur nationalité centrafricaine. Des centaines de personnalités au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la fonction publique sont des binationaux qui n’ont jamais été inquiétés.
Ensuite, Dologuélé possède un certificat de nationalité délivré avant même qu’il n’acquière la nationalité française. Ce certificat atteste qu’il est Centrafricain d’origine. La loi de 1961 parle de perte automatique de nationalité pour ceux qui acquièrent une nationalité étrangère, mais elle ne s’applique pas de la même manière à ceux qui sont Centrafricains d’origine.
Deuxièmement, l’ordonnance prétend que le certificat de nationalité délivré en 2012 serait “en fraude” parce que Dologuélé avait déjà la nationalité française à l’époque et aurait donc prétendument perdu sa nationalité centrafricaine.
Mais si ce certificat était frauduleux, pourquoi a-t-il été validé par le Tribunal de Grande Instance en 2012 ? Pourquoi la Cour Constitutionnelle a-t-elle accepté la candidature de Dologuélé aux Élections présidentielles de 2016 et 2020 sur la base de ce certificat ? Pourquoi a-t-il été élu député deux fois avec ce certificat ?
Pendant 13 ans, personne n’a contesté ce certificat. Et maintenant, miraculeusement, en octobre 2025, à quelques semaines de l’élection présidentielle, le Procureur découvre qu’il serait frauduleux ?
Troisièmement, l’ordonnance cite un décret du 25 août 2025 par lequel “le gouvernement français a libéré sieur Anicet Georges DOLOGUELE de la France”. Ce décret prouve que Dologuélé a renoncé à la nationalité française, donc qu’il n’a plus que la nationalité centrafricaine.
Mais l’ordonnance utilise ce décret de manière perverse. Au lieu de reconnaître que Dologuélé a maintenant la seule nationalité centrafricaine et qu’il remplit donc toutes les conditions pour être candidat, le Procureur utilise ce décret pour prétendre que Dologuélé avait effectivement la nationalité française avant septembre 2025, donc qu’il aurait perdu sa nationalité centrafricaine.
C’est un raisonnement circulaire absurde : Dologuélé renonce à la nationalité française pour se conformer à la Constitution centrafricaine, et cette renonciation est utilisée contre lui pour prouver qu’il avait la nationalité française, donc qu’il aurait perdu la nationalité centrafricaine.
C’est le piège parfait dont Dologuélé parlait dans sa lettre. Si Dologuélé garde la nationalité française, on lui dit qu’il ne peut pas être candidat parce qu’il est binational. S’il renonce à la nationalité française, on lui dit qu’il ne peut pas être candidat parce que sa renonciation prouve qu’il était binational, donc qu’il a perdu sa nationalité centrafricaine.
Le timing politique évident.
L’ordonnance date du 15 octobre 2025, même si tout le monde sait que cette date est totalement fabriqué. La requête du Procureur date du 10 octobre 2025. Cette date est aussi fabriquée. Et la lettre de Dologuélé à Touadéra, dans laquelle il dénonçait sa déclaration d’apatride, date du 14 octobre 2025. Cette date est réelle.
Le calendrier est révélateur :
– 9 octobre : Le Ministère de la Défense envoie une lettre à Dologuélé l’informant qu’il a perdu la nationalité centrafricaine
– 10 octobre : Le Procureur saisit le Tribunal pour demander l’annulation du certificat de nationalité de Dologuélé
– 14 octobre : Dologuélé écrit sa lettre cinglante à Touadéra dénonçant cette manipulation
– 15 octobre : Le Tribunal rend son ordonnance annulant le certificat de nationalité
Tout s’est passé en quelques jours. Une procédure judiciaire qui devrait normalement prendre des mois a été bouclée en cinq jours. Parce que le régime est pressé. Parce que l’élection présidentielle approche. Parce qu’il faut éliminer Dologuélé rapidement avant qu’il ne devienne trop menaçant.
Cette précipitation montre à quel point cette procédure est politique et non juridique. Un tribunal indépendant aurait pris le temps d’examiner sérieusement les arguments, de convoquer Dologuélé pour qu’il puisse se défendre, de vérifier tous les faits. Mais le Tribunal de Grande Instance de Bangui n’est pas indépendant. Il obéit au régime. Il a reçu ses instructions : éliminer Dologuélé, et vite.
L’usurpation des prérogatives du Conseil Constitutionnel.
Ce qui est peut-être le plus grave dans cette ordonnance, c’est qu’elle usurpe les prérogatives du Conseil Constitutionnel. Selon la Constitution centrafricaine, c’est le Conseil Constitutionnel qui est compétent pour examiner les candidatures à l’élection présidentielle et pour se prononcer sur l’éligibilité des candidats.
Si le Conseil Constitutionnel estime qu’un candidat ne remplit pas les conditions d’éligibilité, notamment la condition de nationalité, c’est lui qui doit rejeter la candidature. Pas un tribunal ordinaire. Pas le Procureur de la République.
Mais le régime Touadéra ne fait même plus semblant de respecter les procédures constitutionnelles. Il utilise tous les instruments de l’État : le Ministère de la Défense, le Procureur de la République, le Tribunal de Grande Instance, pour écarter Dologuélé avant même que le processus électoral officiel ne commence.
C’est une violation claire de la séparation des pouvoirs et des prérogatives constitutionnelles du Conseil Constitutionnel. Mais dans la Centrafrique de Touadéra, la Constitution n’est qu’un morceau de papier qu’on respecte quand ça arrange le régime et qu’on viole quand ça le gêne.
Une justice totalement aux ordres.
Cette ordonnance confirme ce que tout le monde sait déjà : la justice centrafricaine est totalement aux ordres du régime Touadéra. Le Procureur de la République, le Deuxième Vice-Président du Tribunal, tous ces magistrats qui prêtent leurs noms et leurs fonctions à cette manipulation, sont des complices du régime.
Ils savent très bien que cette procédure est politique. Ils savent que Dologuélé est citoyen centrafricain. Ils savent que son certificat de nationalité est valide. Ils savent que cette annulation est une manipulation destinée à l’écarter de l’élection présidentielle.
Mais ils le font quand même. Parce qu’ils ont peur de désobéir au régime. Parce qu’ils ont été nommés par le régime et peuvent être révoqués par le régime. Parce qu’ils bénéficient d’avantages matériels en servant le régime. Parce qu’ils ont vendu leur conscience professionnelle et leur honneur de magistrats.
Ces magistrats portent une responsabilité personnelle dans cette injustice. Un jour, ils devront répondre de leurs actes. Un jour, on leur demandera : pourquoi avez-vous prêté votre fonction à cette manipulation ? Pourquoi avez-vous violé les droits fondamentaux d’un citoyen pour servir les intérêts politiques d’un dictateur ?
La réponse de Dologuélé.
Face à cette nouvelle attaque, Dologuélé doit maintenant décider de sa stratégie. Plusieurs options s’offrent à lui :
Option 1 : Faire appel de l’ordonnance. Mais l’appel sera examiné par d’autres juges tout aussi soumis au régime. Il n’y a aucune chance qu’une juridiction centrafricaine donne raison à Dologuélé contre le régime.
Option 2 : Ignorer l’ordonnance et maintenir sa candidature. Le Conseil Constitutionnel devra alors se prononcer. Mais le Conseil Constitutionnel est dirigé par le cousin de Touadéra. Il rejettera certainement la candidature.
Option 3 : Saisir les institutions internationales. Dénoncer cette manipulation devant la CEEAC, devant l’Union Africaine, devant les Nations Unies. Demander des sanctions contre le régime Touadéra pour violation des droits politiques.
Option 4 : Appeler officiellement à boycotter l’élection. Ils pourraient appeler la population à boycotter ce simulacre électoral et à refuser de légitimer le hold-up constitutionnel de Touadéra.
Quelle que soit l’option choisie, une chose est certaine : Dologuélé ne doit pas accepter cette injustice en silence. Il doit continuer à dénoncer, à résister, à exposer les manipulations du régime. Sa lettre du 14 octobre a eu un impact énorme. Il doit continuer sur cette lancée.
L’ordonnance comme aveu de faiblesse.
Paradoxalement, cette ordonnance est un aveu de faiblesse du régime Touadéra. Si Touadéra était vraiment populaire, s’il était sûr de gagner l’élection de manière démocratique, il n’aurait pas besoin d’écarter ses adversaires par des manipulations judiciaires.
Le fait que le régime mobilise tous les instruments de l’État : ministères, procureur, tribunaux, pour éliminer Dologuélé prouve que Touadéra a peur de lui. Prouve que Dologuélé représente une menace électorale sérieuse. Prouve que le régime sait qu’il ne peut pas gagner dans une compétition démocratique honnête.
Cette peur du régime doit encourager Dologuélé et ses partisans. Elle montre que malgré tout l’appareil répressif du régime, malgré Wagner, malgré les milliards détournés, Touadéra reste vulnérable électoralement. Il a besoin de truquer, de manipuler, d’écarter ses adversaires parce qu’il ne peut pas gagner autrement.
L’indignation internationale nécessaire.
Cette manipulation judiciaire doit provoquer l’indignation de la communauté internationale. Les partenaires de la Centrafrique ne peuvent pas rester silencieux face à cette violation des droits politiques et des normes démocratiques élémentaires.
L’Union Européenne, la France, les États-Unis, la CEEAC, l’Union Africaine, les Nations Unies, tous doivent condamner publiquement cette manipulation. Ils doivent exiger que Dologuélé puisse se présenter librement à l’élection présidentielle. Ils doivent menacer de ne pas reconnaître les résultats d’une élection dont les principaux opposants auraient été écartés par des manœuvres judiciaires.
Si la communauté internationale reste silencieuse, elle sera complice de ce hold-up électoral. Elle donnera à Touadéra le feu vert pour truquer l’élection en toute impunité.
Le temps de l’hypocrisie diplomatique est terminé. Le temps des communiqués mous et des “préoccupations” exprimées “en privé” est terminé. Il faut maintenant des condamnations publiques, claires, sans ambiguïté.
Cette ordonnance du 15 octobre 2025 restera dans l’histoire comme un symbole de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Elle montre comment la justice peut être transformée en arme politique, comment des magistrats peuvent trahir leur mission pour servir un dictateur, comment le droit peut être manipulé pour violer les droits fondamentaux des citoyens.
Anicet-Georges Dologuélé est la victime directe de cette manipulation. Mais les vraies victimes, ce sont tous les Centrafricains qui se voient privés de leur droit de choisir librement leurs dirigeants. Ce sont tous ceux qui espéraient qu’une élection démocratique pourrait apporter le changement dont le pays a désespérément besoin.
Le régime Touadéra est en train de transformer l’élection présidentielle de décembre 2025 en une farce, en un simulacre, en une parodie. Et cette ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Bangui en est une pièce maîtresse.
Mais cette manipulation ne passera pas inaperçue. Elle est documentée. Elle est exposée. Et un jour, ceux qui l’ont instrumentée devront en répondre.
Plus d’un mois. Cela fait plus d’un mois que la famille de l’ancien ministre Armel Sayo Ningatouloum n’a plus de nouvelles de lui. Un mois qu’elle ne sait pas où il se trouve. Un mois qu’elle ne peut pas le voir. Un mois que son avocat lui-même ignore où il est détenu. Un mois que le juge d’instruction refuse de donner l’autorisation de visite.
Face à ce silence insupportable, la famille d’Armel Sayo brise aujourd’hui l’omerta. Elle lance un appel à l’aide. Elle dénonce publiquement les conditions de détention inhumaines de l’ancien ministre. Et elle montre clairement ce que le régime Touadéra essaie de cacher : Armel Sayo n’est pas détenu à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) comme le prétendent les autorités. Il est au sous-sol du camp de Roux, dans les geôles secrètes des Mercenaires russes de Wagner.
Depuis le mois de mai 2025, Armel Sayo, extradé du Cameroun vers la RCA, est incarcéré dans une opacité totale. Mais depuis un mois, la situation s’est aggravée. Plus aucune nouvelle. Plus aucune visite. Plus aucun contact avec l’extérieur. La famille a appelé son avocat. L’avocat a confirmé qu’il ne sait pas lui-même où se trouve son client. Il a fait une demande d’autorisation auprès du juge d’instruction pour aller le voir. Le juge n’a jamais donné suite à cette demande.
Selon des informations crédibles obtenues par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Armel Sayo est actuellement détenu au sous-sol du camp de Roux, siège des mercenaires russes à Bangui. Il n’est pas dans une cellule de prison normale. Il est dans les cachots clandestins que Wagner a aménagés sous le camp de Roux, loin de tout contrôle judiciaire, loin de tout regard extérieur.
Et dans ces cachots, l’ancien ministre subit des tortures continues. Lors de son enlèvement dans la nuit du 7 au 8 juillet dernier par les mercenaires russes, il a été torturé. Il a subi de graves blessures aux deux jambes, particulièrement à la jambe droite. Sa lunette de vue a été cassée pendant les tortures. Depuis, ces blessures n’ont jamais été soignées. Il vit avec des douleurs permanentes, sans soins médicaux, sans lunettes pour voir correctement.
La famille d’Armel Sayo ne connaît pas exactement l’état de santé actuel de l’ancien ministre. Mais elle sait qu’il souffre. Elle sait qu’il est blessé. Elle sait qu’il est torturé. Et elle ne peut rien faire parce qu’on l’empêche de le voir.
Cette situation dépasse toutes les limites. Un ancien ministre de la République centrafricaine, un homme qui a servi son pays, est détenu dans une prison secrète des russe, torturé par des mercenaires du groupe Wagner, sans que sa famille puisse le voir, sans que son avocat puisse le défendre, sans que la justice centrafricaine puisse contrôler sa détention.
C’est une violation massive de tous les droits fondamentaux. C’est une honte pour la Centrafrique. C’est une honte pour le président Touadéra qui est complice de ces criminels russes. C’est une honte pour tous ceux qui se taisent face à cette barbarie.
Rappelons les faits depuis le début pour bien comprendre l’horreur de cette situation. Armel Sayo a été arrêté au Cameroun puis extradé vers la Centrafrique. Le lundi 7 septembre 2025 vers 9 heures du matin, lui et Nourd Grégaza ont été extraits de leur cellule du camp de Roux par le directeur de l’OCRB. Ils ont été transférés dans les locaux de l’OCRB, la prison officielle où ils étaient censés être détenus sous contrôle de la justice centrafricaine.
Mais dans la nuit même, vers 23 heures, Armel Sayo a disparu. Des mercenaires russes sont venus à l’OCRB. Ils ont enlevé l’ancien ministre de sa cellule. Ils l’ont emmené. Et pendant un mois entier, personne ne savait où il était.
Cette disparition a provoqué un tollé international. Le président camerounais Paul Biya, qui avait autorisé l’extradition d’Armel Sayo vers la Centrafrique, a écrit directement à Touadéra pour exiger des explications. Comment un homme extradé légalement peut-il disparaître quelques heures après son arrivée dans une prison ? Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a demandé des informations. L’ambassade de France a réclamé des nouvelles. La famille a multiplié les démarches. Les réseaux sociaux centrafricains ont dénoncé cet enlèvement.
Pendant un mois, silence total. Aucune explication officielle. Aucune information sur le sort d’Armel Sayo. Le régime faisait comme s’il ne savait pas où était l’ancien ministre. Mais tout le monde savait que ce mensonge ne tenait pas. Les mercenaires russes ne peuvent pas enlever quelqu’un d’une prison centrafricaine sans l’accord du régime.
Un mois plus tard, face à la pression internationale, les Russes ont finalement “rendu” Armel Sayo. Il est réapparu à l’OCRB. Les autorités ont annoncé qu’il avait retrouvé sa cellule. Tout le monde a pu le voir. Les caméras l’ont filmé. Le message était clair : tout va bien, Armel Sayo est de retour dans la prison légale, sous contrôle de la justice centrafricaine.
Mais c’était un mensonge. Une mise en scène. Une manipulation. Armel Sayo n’est jamais vraiment revenu à l’OCRB de façon permanente. Il a été ramené temporairement pour calmer la pression internationale. Puis, dès que les projecteurs se sont éteints, il a été renvoyé dans les geôles russes du camp de Roux.
Depuis, c’est un ballet cynique qui se répète. Les mercenaires russes gardent Armel Sayo dans leur prison secrète au sous-sol du camp de Roux. Quand la justice centrafricaine a besoin de l’interroger, les Russes le sortent de son cachot, le transportent à l’OCRB, le présentent au juge, puis le ramènent dans leur prison secrète. Personne ne pose de questions. Personne ne dit rien. La justice centrafricaine fait semblant de croire qu’Armel Sayo est détenu à l’OCRB alors que tout le monde sait qu’il est aux mains des Russes.
Cette comédie a atteint son sommet lors du récent sommet international à Bangui. Pour donner une bonne image internationale, le régime avait besoin de montrer qu’Armel Sayo était bien traité, qu’il était détenu légalement dans une prison centrafricaine. Alors on l’a sorti de son cachot russe. On l’a ramené à l’OCRB. On l’a montré aux caméras. On a fait croire qu’il était bien là, dans la prison officielle. Puis, dès que le sommet était terminé, on l’a fait disparaître à nouveau dans les geôles russes.
Voilà la réalité que le régime Touadéra essaie de cacher. Armel Sayo n’est pas un détenu sous contrôle de la justice centrafricaine. C’est un prisonnier des mercenaires russes. Il est détenu dans une prison secrète étrangère sur le sol centrafricain. Il est torturé par des étrangers. Et la justice centrafricaine ne peut rien faire, ne peut rien dire, parce que le régime Touadéra a livré le pays aux Russes.
Rappelons que dans la capitale, les mercenaires russes de Wagner disposent de deux centres de détention clandestins à Bangui. Le premier au sous-sol du camp de Roux. Le second à l’aéroport international de Bangui-Mpoko. Ces prisons secrètes fonctionnent en dehors de tout cadre légal. Il n’y a aucun contrôle judiciaire. Aucun registre. Aucune visite. Les mercenaires russes y détiennent qui ils veulent, pour la durée qu’ils veulent, dans les conditions qu’ils veulent.
Au camp de Roux, selon des témoignages d’anciens détenus qui ont réussi à en sortir, les cellules sont minuscules. Un mètre sur un mètre. À peine la place de s’allonger. Pas de lumière naturelle. Pas de ventilation. Une chaleur étouffante le jour. Un froid humide la nuit. Pas d’hygiène. Pas de soins médicaux. Et des tortures régulières.
C’est dans l’une de ces cellules d’un mètre sur un mètre qu’Armel Sayo est actuellement détenu. Avec ses blessures aux jambes qui n’ont jamais été soignées. Sans ses lunettes de vue qui ont été cassées lors de sa première séance de torture. Subissant des interrogatoires violents. Vivant dans des conditions que même les pires criminels ne devraient pas subir.
À l’aéroport de Bangui-Mpoko, les conditions sont encore pires. Les détenus sont enfermés dans des conteneurs métalliques. Comme des animaux. Sous le soleil tropical, ces conteneurs deviennent des fours. La température peut monter à 50 ou 60 degrés. Les détenus suffoquent. Certains meurent de déshydratation ou de coup de chaleur.
Voilà ce que les mercenaires russes font sur le sol centrafricain avec la bénédiction du président Touadéra. Ils gèrent des centres de torture. Ils détiennent des citoyens centrafricains dans des conditions inhumaines. Ils les torturent. Et personne ne peut rien dire.
La famille d’Armel Sayo est à bout. Un mois sans nouvelles, c’est insupportable. Ne pas savoir où est leur proche. Ne pas savoir s’il est vivant. Ne pas savoir s’il souffre. Ne pas pouvoir le voir. Ne pas pouvoir lui apporter de l’aide. C’est une torture psychologique pour toute la famille.
L’ironie cruelle de cette situation, c’est que le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou , continue à tenir des discours sur l’État de droit. Il déclare régulièrement que “la Centrafrique est un pays de droits, le président Touadéra est un homme de droits, c’est un professeur d’université qui n’accepte pas les violences”.
Monsieur Maxime Balalou, où sont vos droits quand un ancien ministre est enlevé d’une prison légale sur ordre du ministre de la Présidence ? Où sont vos droits quand ce ministre est torturé pendant un mois par des mercenaires étrangers ? Où sont vos droits quand ce ministre est détenu depuis des mois dans une prison secrète russe sans que sa famille puisse le voir ? Où sont vos droits quand son avocat ne peut même pas obtenir l’autorisation de le défendre ?
Votre pays de droits, monsieur Maxime Balalou , c’est un mensonge. Un mensonge honteux que vous répétez pour masquer la réalité. La réalité d’un régime qui a livré le pays à des mercenaires étrangers. La réalité d’un président qui laisse torturer ses opposants dans des geôles secrètes. La réalité d’une justice qui n’ose rien dire face aux abus des Russes.
Et vous, monsieur le président Touadéra, vous qui êtes soi-disant un homme de droits, un professeur d’université, comment pouvez-vous laisser faire cela ? Comment pouvez-vous laisser des mercenaires russes gérer des prisons secrètes sur le sol centrafricain ? Comment pouvez-vous laisser torturer un ancien ministre de la République ? Comment pouvez-vous empêcher une famille de voir leur proche pendant un mois ?
Vous n’êtes pas un homme de droits, monsieur Touadéra. Vous êtes un dictateur qui se cache derrière des mercenaires étrangers pour faire le sale boulot. Vous êtes un président qui a vendu la souveraineté de son pays. Vous êtes complice de tortures. Vous êtes complice de détentions arbitraires. Vous êtes complice de crimes contre l’humanité.
Car oui, gardons des gens dans des cellules d’un mètre sur un mètre, les torturer régulièrement, les priver de soins médicaux, les couper de toute communication avec l’extérieur, ce sont des crimes contre l’humanité. Et vous en êtes responsable, monsieur Touadéra. Ces crimes sont commis avec votre autorisation. Sur votre ordre. Pour protéger votre pouvoir.
L’Union Européenne attrape le ministre Pierre Somsé et sa directrice en train de voler
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La corruption, le vol et les détournements sous le régime de Touadéra sont devenus un sport national. Si nos équipes nationales de football, de basketball, de volleyball sont les dernières, vraiment les dernières en Afrique, il faut dire clairement que dans d’autres disciplines peu glorieuses, nous sommes les meilleurs. Le vol, les détournements, le pillage : la Centrafrique est première du monde. Sous ce régime qui dure depuis presque 10 ans, le pays brille partout par le vol.
L’exemple le plus récent, palpable et scandaleux vient d’être révélé au Ministère de la Santé. Cette affaire montre à quel point le régime du Président Baba Kongoboro a fait de la corruption et du détournement une pratique nationale, institutionnalisée, qui s’étend jusqu’aux programmes d’aide financés par les partenaires internationaux.
Voici les faits. Le Ministère de la Santé, au nom du gouvernement centrafricain, avait sollicité auprès de l’Union Européenne une assistance sur le plan sanitaire. Comme le gouvernement le répète sans cesse, “le pays traverse une crise”, “le pays vient de sortir d’une crise”, “il faut un relèvement”. Dix ans après l’arrivée de Touadéra au pouvoir, on continue de parler de crises pour demander de l’aide. C’est devenu un refrain permanent qui permet de justifier tous les échecs et de mendier éternellement auprès des bailleurs de fonds.
Dans le cadre de cette demande d’assistance, le gouvernement centrafricain a expliqué aux partenaires de l’Union Européenne qu’il avait besoin d’un financement pour les salaires de certains agents de santé déployés dans les villes et provinces les plus reculées du pays. Des zones où les services de santé sont quasi inexistants, où les populations n’ont accès à aucun soin.
L’Union Européenne, dans sa générosité habituelle envers les pays africains en difficulté, a accepté. Elle a dit : “OK, pas de problème, nous allons prendre en charge, pour commencer, 27 agents de santé”. L’accord était clair : le gouvernement centrafricain devait recruter 27 agents de santé, leur donner des contrats en bonne et due forme, les déployer dans des villes de provinces, et l’Union Européenne paierait leurs salaires.
Le gouvernement est revenu à Bangui et a mis en place le système. Soi-disant, ils ont recruté les personnes et ont commencé le travail. Pendant deux ans, presque trois ans, l’Union Européenne a versé régulièrement l’argent pour payer les salaires de ces 27 agents de santé censés travailler dans les provinces reculées de la Centrafrique.
Puis, la semaine dernière, ou il y a deux semaines, les partenaires de l’Union Européenne sont arrivés à Bangui pour évaluer le programme. L’objectif de cette mission d’évaluation était double : d’abord vérifier que les 27 premiers agents travaillaient correctement, ensuite, si tout allait bien, augmenter le nombre d’agents financés. Au lieu de 27, passer à 75 ou 80, pour atteindre progressivement 100 agents, et augmenter au fur et à mesure l’appui de l’Union Européenne au système de santé centrafricain.
Les partenaires européens sont donc arrivés à Bangui avec cette perspective positive d’augmenter leur aide. Ils se sont rendus au Ministère de la Santé où on les a dirigés vers la Direction Générale de la Santé, l’entité en charge de la gestion de ce programme.
Là, les partenaires ont demandé à la Directrice Générale de la Santé de faire sortir les contrats des 27 agents de santé. Une demande tout à fait normale et légitime : vous nous avez demandé de l’argent pour payer 27 personnes, montrez-nous leurs contrats, montrez-nous qu’elles existent vraiment, qu’elles travaillent vraiment, pour qu’on puisse augmenter notre aide.
La Directrice a sorti les contrats. Mais combien ? Seulement 5 contrats. Cinq agents sur les 27 promis.
Les partenaires européens, perplexes, ont demandé : “Mais nous finançons 27 agents, où sont les 22 autres contrats ?” Il manque 22 contrats sur 27. C’est énorme. Plus de 80% des agents censés être financés par l’Union Européenne n’existent pas.
La Directrice Générale de la Santé ne savait plus quoi dire. Elle a commencé à tourner de gauche à droite, cherchant désespérément une explication, une justification, n’importe quoi qui pourrait expliquer cette absence de 22 contrats.
Les partenaires, voyant l’embarras de la Directrice, ont proposé une solution raisonnable : “Bon, puisqu’il n’y a que 5 agents avec des contrats, on va arrêter le financement des 22 autres et conserver seulement les 5 qui existent vraiment”.
Mais là, la Directrice a dit non. “Non, ce n’est pas possible. On travaille avec les 27 personnes. On ne peut pas les licencier comme ça. On travaille avec eux, on ne peut pas les licencer”.
Les partenaires européens, de plus en plus intrigués, ont insisté : “Mais si vous travaillez vraiment avec ces 27 personnes, sortez leurs contrats. Montrez-nous qu’elles existent. Faites-les venir qu’on puisse les rencontrer, discuter avec elles, comprendre leur travail. Notre objectif est d’augmenter notre aide, donc nous voulons nous assurer que le programme fonctionne bien”.
Et là, la Directrice Générale de la Santé s’est retrouvée complètement terrée. Elle ne savait plus quoi faire. Faire venir les 22 autres agents ? Impossible. Parce qu’ils n’existent pas. Sortir leurs contrats ? Impossible. Parce que ces contrats n’ont jamais été signés. Ces 22 agents sont des fantômes, des noms sur une liste, des prétextes pour détourner l’argent de l’Union Européenne.
Les partenaires européens ont compris. Ils venaient d’attraper le Ministère de la Santé en train de voler. Pendant trois ans, on leur avait menti. On avait créé 22 agents fictifs, on avait empoché leurs salaires, et on espérait que personne ne viendrait jamais vérifier.
Faites le calcul. Si un agent de santé gagne 200 000 francs CFA par mois, 22 agents représentent 4,4 millions par mois. Sur trois ans, cela fait plus de 158 millions de francs CFA détournés. Volés. Empochés par les responsables du Ministère de la Santé pendant que les populations des provinces reculées mouraient faute de soins.
Qui a volé cet argent ? La Directrice Générale de la Santé, certainement, puisque c’est elle qui gère le programme et ne peut pas produire les contrats. Le Ministre de la Santé, Pierre Somsé, très probablement, puisque rien ne se passe dans son ministère sans qu’il le sache. Et peut-être d’autres plus haut placés encore dans la hiérarchie du régime.
Depuis le départ des partenaires, c’est la panique au Ministère de la Santé. Réunion après réunion, chaque jour. Ils cherchent comment manipuler la situation, comment trouver les mots pour expliquer l’inexplicable, comment sauver les apparences. Mais il n’y a rien à sauver. Ils ont été pris en train de voler, point final.
Pendant que la Directrice Générale et le ministre Pierre Somsé empochaient les salaires de 22 agents fantômes, des Centrafricains mouraient dans les provinces. Des femmes accouchaient sans assistance. Des enfants mouraient de maladies qu’un simple agent de santé aurait pu traiter. Des malades agonisaient sans médicaments ni soins.
L’argent qui devait sauver ces vies a été volé. Détourné. Empoché par des criminels qui se prétendent serviteurs de l’État. Ces gens ne sont pas des ministres ou des directeurs généraux. Ce sont des assassins. Parce que chaque franc détourné du système de santé tue des Centrafricains.
Et tout cet argent volé finance quoi ? Les campagnes du MCU. Les 4×4 de luxe. Les voyages à l’étranger. Les maîtresses. Les maisons somptueuses. Pendant que le peuple meurt, les voleurs du régime Touadéra vivent dans l’opulence.
Cette histoire du Ministère de la Santé n’est qu’un exemple parmi des centaines. Tous les ministères volent. Toutes les directions générales détournent. Tous les programmes financés par les partenaires sont pillés. C’est la méthode de gouvernement de Touadéra : voler tout ce qui peut être volé.
Les partenaires de l’Union Européenne prennent l’argent de leurs contribuables pour aider l’Afrique, pour investir dans la santé des peuples africains. Et qu’est-ce qu’on fait de cet argent ? On le vole. On crée des agents fictifs, on empoche leurs salaires, on laisse les populations mourir.
Et après on accuse les blancs. On dit que ce sont les blancs qui nous exploitent, que l’Occident ne nous aide pas assez. Mais regardez ce qui se passe ici : ce sont les Centrafricains eux-mêmes, les dirigeants du régime Touadéra, qui volent l’argent destiné au peuple centrafricain.
Les conséquences de ce vol vont au-delà des 158 millions détournés. Maintenant que les partenaires ont découvert l’arnaque, ils vont suspendre le programme. Au lieu d’avoir 100 agents de santé financés dans les provinces, on n’en aura peut-être plus aucun. Les populations qui auraient dû bénéficier de ces soins vont continuer à mourir. Parce que des voleurs au Ministère de la Santé ont préféré s’enrichir plutôt que de sauver des vies.
Le régime Touadéra détruit tous les programmes d’aide au développement en les pillant. Puis il se plaint que les partenaires ne donnent pas assez. Mais comment voulez-vous que les partenaires donnent plus quand ils découvrent que 80% des bénéficiaires d’un programme n’existent même pas ?
La Directrice Générale de la Santé et le ministre Pierre Somsé doivent être arrêtés immédiatement. Ils doivent être jugés pour vol, détournement de fonds publics, et complicité dans la mort de centaines, peut-être de milliers de Centrafricains qui sont morts faute de soins pendant qu’ils empochaient l’argent destiné à les sauver.
Ils doivent rembourser intégralement les montants volés et purger de longues peines de prison. Mais cela n’arrivera jamais sous Touadéra. Parce que Touadéra lui-même protège ces voleurs. Parce qu’il profite probablement lui aussi de ces détournements. Parce que tout le système est pourri.
L’Union Européenne doit suspendre immédiatement tous les financements qui passent par le gouvernement centrafricain. Elle doit travailler directement avec les ONG et les organisations internationales sur le terrain, en contournant complètement un gouvernement qui ne mérite aucune confiance.
Et elle doit exiger le remboursement des 158 millions volés. Si le gouvernement refuse, qu’on saisisse les comptes bancaires des responsables, leurs biens, leurs propriétés. Qu’on les poursuive devant les juridictions internationales.
Les Centrafricains doivent comprendre que ce régime les tue. En volant l’argent de la santé, Touadéra et son clan tuent des Centrafricains. Chaque franc détourné est un patient qui ne sera pas soigné, une vie qui ne sera pas sauvée.
Le régime Touadéra est un régime criminel qui assassine son propre peuple par sa corruption. Et l’affaire des 22 agents fantômes du Ministère de la Santé en est la preuve éclatante.
Minusca : le bureau syndical des contractuels individuels bloqué par la direction
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca
la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-Unies, madame Valentine Rugwabiza et son adjoint, communément appelé DMS font obstruction et refusent d’approuver le dossier de renouvellement du bureau syndical des contractuels individuels de la Minusca, empêchant ces travailleurs d’exercer leurs droits syndicaux.
Rappelons qu’en 2022, un bureau syndical ad hoc avait été établi pour défendre les droits des contractuels individuels de la MINUSCA. Cette structure avait pour mission de représenter ces travailleurs locaux face à l’administration onusienne.
En 2023, ce bureau syndical a rencontré toutes les difficultés du monde pour défendre quatre contractuels individuels licenciés abusivement par Tony Mushimbelé. Ces licenciements s’inscrivaient dans le système mafieux que nous avons dénoncé dans un précédent article, implanté par Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ce système a servi à spolier les salaires des contractuels individuels pendant six ans.
Aujourd’hui, des rumeurs circulent autour du remboursement des sommes volées aux contractuels. Mais le syndicat des victimes rencontre des difficultés majeures face à la direction des Nations Unies qui refuse d’approuver les dossiers pour l’organisation d’Élections de nouveaux membres du bureau syndical.
Les contractuels souhaitent organiser ces Élections dans les normes pour avoir des informations claires sur cette situation stressante qui les affecte depuis des années. Mais aucune suite n’est donnée au bureau sortant par la direction de la MINUSCA.
Ce blocage constitue une forme d’obstruction au droit syndical des travailleurs des Nations Unies. La MINUSCA torpille délibérément les droits des travailleurs centrafricains sans se gêner, ce qui représente une absurdité totale pour une mission censée défendre les droits humains dans le cadre du maintien de la paix.
Comment une mission de maintien de la paix peut-elle prétendre promouvoir les droits humains en Centrafrique tout en piétinant les droits syndicaux de ses propres employés locaux ? Cette contradiction mine la crédibilité de la MINUSCA.
Le refus d’approuver le renouvellement du bureau syndical s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels individuels de s’organiser et de réclamer justice pour les spoliations qu’ils ont subies pendant six ans.
En bloquant l’organisation d’Élections syndicales, la direction de la MINUSCA prive ces travailleurs de leur droit fondamental à la représentation collective. C’est une violation grave des normes internationales du travail que les Nations Unies sont pourtant censées défendre et promouvoir.
Les contractuels individuels de la MINUSCA attendent toujours que justice leur soit rendue pour les salaires volés pendant six ans. Au lieu de faciliter leurs démarches, la direction de la mission multiplie les obstacles pour les empêcher de s’organiser et de faire valoir leurs droits.
Cette situation montre une fois de plus le double standard appliqué par la MINUSCA : des principes nobles affichés publiquement, mais piétinés dans la gestion interne de ses propres ressources humaines.
Les Mercenaires russes du groupe Wagner viennent de mener une nouvelle opération de propagande grotesque qui dépasse toutes les limites de la manipulation. Ils ont fabriqué de toutes pièces une soi-disant opération militaire des FACA à Sam-Ouandja, près de la frontière du nord, et le régime Touadéra a relayé ce mensonge éhonté comme s’il s’agissait d’une vraie victoire militaire.
Dans une publication relayée par les proches du pouvoir sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, on prétend qu’une opération des Forces Armées Centrafricaines (FACA) vers Sam-Ouandja aurait permis d’éliminer 9 malfrats, de détruire 3 campements sur des chantiers miniers illégaux, de détruire un site important de trafic d’armes, et de saisir un arsenal impressionnant : 6 fusils d’assaut, 1 lance-grenade, 4570 munitions 5.56, 5 mitrailleuses, 5000 munitions 7.62, et 58 grenades.
Le communiqué attribue cette “victoire” au “travail remarquable” du ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau “sous la haute impulsion du Président Faustin-Archange Touadéra”. On y apprend que “après plusieurs mois de travail de service de renseignement, sous la coordination du Ministère de la Défense nationale, un réseau de trafic d’armes et plusieurs sites miniers illicites liés à la LRA de Joseph Kony, ont été identifiés”.
Tout cela est un mensonge absolu. Une manipulation pure et simple. Une opération de propagande grossière fabriquée par Wagner pour tromper la communauté internationale et l’opinion publique nationale.
Comment le savons-nous ? Parce que la réalité du terrain contredit totalement ce récit de propagande.
Premièrement, à Sam-Ouandja, pour monter vers la frontière du Soudan, il n’y a pas de maisons comme celles qu’ils ont montrées dans leurs photos de propagande. Il n’y a que des petites huttes, des petites maisons de chantier. Il n’y a même pas de maison correcte comme celles qu’ils ont filmées pour leur mise en scène.
Wagner a donc fabriqué cette opération de toutes pièces. Ils ont pris des armes, ils les ont disposées soigneusement pour les photographier, ils ont filmé une scène, et ils ont dit qu’ils les avaient “retrouvées” lors d’une opération militaire. C’est de la pure manipulation.
Deuxièmement, et c’est là que la manipulation devient claire, les armes présentées par Wagner dans leur propagande sont toutes neuves, flambant neuves. Or, les rebelles qui opèrent dans cette région n’utilisent que des armes usées par des années d’utilisation. C’est la réalité des groupes armés: ils n’ont pas accès à des armes neuves comme l’a montré Wagner dans son image. Ils utilisent ce qu’ils peuvent trouver, des armes anciennes, souvent en mauvais état.
Alors d’où viennent ces armes toutes neuves que Wagner prétend avoir saisies auprès des rebelles ? La réponse est évidente : ces armes viennent de Wagner lui-même. Les mercenaires russes ont pris des armes de leur propre stock, des armes neuves qu’ils viennent de recevoir ou qu’ils gardent en réserve, ils les ont disposées pour les photographier, et maintenant ils prétendent les avoir saisies lors d’une opération contre les rebelles.
C’est une manipulation grotesque. Si Wagner avait vraiment saisi des armes aux rebelles de la LRA ou à d’autres groupes armés dans la région de Sam-Ouandja, ces armes seraient dans le même état que toutes les armes que ces rebelles utilisent : vieilles, rouillées, usées. Mais les armes montrées dans la propagande de Wagner sont toutes neuves. Elles brillent. Elles n’ont jamais servi. Elles sortent directement des stocks de Wagner.
Cette différence entre les vieilles armes que les rebelles utilisent réellement et les armes neuves présentées par Wagner prouve que toute cette opération est une mise en scène. Wagner veut tromper les gens en leur faisant croire qu’ils ont mené une opération militaire réussie, mais ils n’ont même pas pris la peine de rendre leur mensonge crédible. Ils ont utilisé leurs propres armes neuves au lieu de montrer les vieilles armes rouillées que les vrais rebelles utilisent.
Troisièmement, et c’est le plus important, Wagner est directement responsable de l’existence et de l’activité des groupes armés dans la région de Sam-Ouandja. Ce sont les mercenaires russes qui ont nourri, hébergé et formé ces rebelles de la LRA et ceux du Tchad. Ce sont les mercenaires russes qui ont formé l’année dernière 12 rebelles de la LRA à Bangui.
Souvenez-vous, Corbeau News Centrafrique a déjà révélé cette réalité dans deux enquêtes publiées précédemment. En juin 2024, les mercenaires Wagner se sont rendus à Sam-Ouandja pour “récupérer” douze rebelles de la LRA (Armée de Résistance du Seigneur). Ces individus, qui avaient fui le Haut-Mbomou et le Soudan du Sud pour s’établir dans la Haute-Kotto et la Vakaga, alternent entre culture du tabac et attaques contre les populations locales. Après leur formation à Bangui ou possiblement à Berengo par les mercenaires russes, ils ont été ramenés à Sam-Ouandja le jeudi 21 novembre 2024.
Ce ne sont pas seulement les rebelles de la LRA que Wagner forme et contrôle dans cette région. Dans les montagnes de Sam-Ouandja, dans la Vakaga, plus d’un millier de rebelles tchadiens s’entraînent également jour et nuit. Leurs instructeurs ? Les mercenaires russes de Wagner. Une opération qui a commencé modestement – 500 hommes par-ci, 700 par-là – pour gonfler comme un orage qui s’amoncelle. Aujourd’hui, ils sont près de 2000 à attendre leur heure.
Ce sont les mercenaires russes qui ont formé ces rebelles. Ce sont eux qui les contrôlent. Ce sont eux qui les utilisent pour leurs propres objectifs.
L’objectif de Wagner en formant et en contrôlant ces groupes rebelles est de perturber la région, de maintenir un climat d’insécurité qui justifie leur présence et leur permet de continuer à piller les ressources naturelles de la Centrafrique sans être dérangés. Dans le cas des rebelles tchadiens, Wagner prépare une tempête au Tchad, jouant avec le feu dans une région où les conséquences pourraient être dévastatrices.
Mais maintenant, Wagner veut faire croire que ce sont les FACA qui ont mené une opération contre ces mêmes rebelles que Wagner a formés et qu’il contrôle. C’est du grand spectacle. C’est de la pure propagande.
Wagner parle à qui avec cette manipulation grossière ? Aux Centrafricains ? Non, les Centrafricains qui connaissent la réalité du terrain ne sont pas dupes. Ils savent que Wagner contrôle ces groupes rebelles. Ils savent que les FACA n’ont pas les moyens de mener des opérations militaires complexes à Sam-Ouandja sans Wagner.
Wagner parle à la face de l’imbécile de Touadéra ? Probablement. Le président centrafricain et son clan sont les seuls qui peuvent gober cette bêtise. Ils sont les seuls qui peuvent croire que les FACA, qui sont en réalité sous le contrôle total de Wagner, ont mené une opération militaire indépendante et réussie contre des rebelles.
Le régime Touadéra a tellement besoin de Wagner qu’il est prêt à relayer n’importe quel mensonge, n’importe quelle propagande, n’importe quelle manipulation que les mercenaires russes lui servent. Wagner prend des trucs complètement fabriqués, ils les donnent au gouvernement, ils les donnent au président, et puis ils les publient pour tromper la communauté internationale, pour tromper l’opinion publique, pour dire que Wagner fait quelque chose d’utile en Centrafrique, ou que les forces de défense centrafricaines font quelque chose.
Mais quelles forces de défense ? Quelles forces existent vraiment en Centrafrique qui seraient capables de mener des opérations militaires complexes sans Wagner ? Aucune. Les FACA sont sous le contrôle total de Wagner. Elles n’existent que sur le papier comme force nationale. Dans la réalité, ce sont des auxiliaires de Wagner.
Cette manipulation grotesque de Sam-Ouandja dépasse les limites. Wagner pense que les Centrafricains sont idiots. Ils pensent que personne ne connaît la réalité du terrain vers Sam-Ouandja, vers la frontière avec le Soudan. Ils pensent qu’ils peuvent prendre n’importe quelle photo, n’importe quelle maison, et dire que c’est le résultat d’une opération militaire, et que les gens vont croire.
Mais les Centrafricains ne sont pas des moutons. Ils connaissent leur pays. Ils savent ce qui existe à Sam-Ouandja et ce qui n’existe pas. Ils savent que les maisons montrées dans la propagande de Wagner n’existent pas dans cette région. Ils savent que les armes soi-disant saisies sont trop neuves pour avoir appartenu à des rebelles qui n’utilisent que de vieilles armes rouillées. Ils savent que Wagner contrôle les groupes rebelles dans cette région et qu’il est impossible que les FACA aient mené une opération contre ces groupes sans l’accord et la participation de Wagner.
Le communiqué de propagande mentionne que “au moment où nous entamons la période électorale, le Ministère de la Défense que dirige le Ministre Claude Rameaux Bireau multiplie les actions afin que ces Élections se déroulent dans la sérénité”. C’est donc ça l’objectif de cette manipulation : créer l’illusion que le régime Touadéra contrôle le territoire et peut garantir la sécurité pour les Élections truquées du 28 décembre.
Wagner fabrique des victoires militaires bidons pour donner l’impression que le gouvernement est fort, que les FACA sont efficaces, que le territoire est sous contrôle. C’est de la pure propagande électorale. C’est une tentative pathétique de légitimer le régime Touadéra en créant l’illusion de succès militaires qui n’existent pas.
Le communiqué termine en disant qu’une “enquête est en cours pour retracer la provenance de ces armes et munitions”. Quelle blague ! Ils savent très bien d’où viennent ces armes : de leur propre stock. Ce sont des armes que Wagner a lui-même disposées pour les photographier. Il n’y aura jamais d’enquête sérieuse parce qu’il n’y a rien à enquêter. C’est une mise en scène complète.
Cette opération de propagande de Wagner à Sam-Ouandja suit le même schéma que toutes leurs manipulations précédentes en Centrafrique. Wagner fabrique des événements de toutes pièces, ils les présentent comme des victoires du gouvernement ou des FACA, et le régime Touadéra relaie aveuglément ces mensonges sans vérifier quoi que ce soit.
Le ministre Claude Rameaux Bireau, dont le nom est mis en avant dans ce communiqué, est-il complice de cette manipulation ou est-il simplement un pantin que Wagner utilise pour donner une façade centrafricaine à leur propagande ? Probablement un peu des deux. Bireau sait que les FACA n’ont aucune capacité opérationnelle indépendante. Il sait que toutes les opérations militaires en Centrafrique sont menées par Wagner ou sous le contrôle de Wagner. Mais il accepte de prêter son nom à cette propagande parce qu’il n’a pas le choix, ou parce qu’il en tire des avantages personnels.
Touadéra, quant à lui, est le bénéficiaire principal de cette propagande. Wagner fabrique des victoires militaires fictives pour renforcer l’image du président comme “défenseur du territoire” et “garant de la sécurité”. Touadéra a besoin de cette propagande pour justifier son maintien au pouvoir et pour créer l’illusion qu’il contrôle le pays en vue des Élections truquées de décembre.
Mais personne n’est dupe, sauf peut-être les rares Centrafricains qui ne connaissent pas la réalité du terrain et qui croient encore ce que dit le gouvernement. La communauté internationale, si elle fait un minimum de vérifications, verra immédiatement que cette opération de Sam-Ouandja est une fabrication. Les organisations de défense des droits humains, les journalistes indépendants, tous ceux qui suivent la situation en Centrafrique savent que Wagner contrôle les groupes armés et fabrique régulièrement de fausses victoires pour justifier sa présence.
Ouadda : nouvelle vague de désertion, deux caporaux-chefs des FACA fuient vers Bria
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans le Mbomou, au sud-est de la RCA. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La désertion continue dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines stationnées à Ouadda-Maïkaga. Vendredi soir 18 octobre 2025, deux caporaux-chefs de la garnison ont déserté et ont quitté la ville en direction de Bria. Cette nouvelle défection porte à au moins seize le nombre de soldats qui ont abandonné leur poste dans cette localité depuis le début de l’année 2025.
Ouadda-Maïkaga, sous-préfecture de la Haute-Kotto, située à 204 kilomètres de Bria, est devenue un véritable cauchemar pour les soldats FACA qui y sont déployés. Les conditions de vie y sont tellement insupportables que les militaires préfèrent risquer les sanctions pour désertion plutôt que de rester dans cette garnison abandonnée par la hiérarchie.
Cette nouvelle vague de désertion intervient quelques jours seulement après la quatrième vague enregistrée en avril 2025, lorsque deux soldats, dont un caporal, avaient également quitté leur poste. Avant cela, dix soldats étaient partis en groupe vers Bria, suivis de deux autres, puis d’un troisième. Et maintenant, ce sont deux caporaux-chefs qui ont décidé de fuir.
Le fait que ce soient des caporaux-chefs qui désertent cette fois-ci est particulièrement significatif. Les caporaux-chefs ne sont pas de simples soldats. Ce sont des sous-officiers qui ont de l’ancienneté, de l’expérience, et qui occupent des positions de responsabilité dans la hiérarchie militaire. Si même ces cadres intermédiaires désertent, cela montre que la situation à Ouadda est vraiment catastrophique.
Les raisons de ces désertions à répétition sont bien connues. Les soldats stationnés à Ouadda vivent dans des conditions de précarité extrême. Leurs soldes, bien qu’officiellement versées sur des comptes bancaires, restent inaccessibles sur le terrain faute d’infrastructures bancaires fonctionnelles. Les primes globales d’alimentation (PGA), censées couvrir leurs besoins de base comme la nourriture, le savon ou l’entretien, ne sont plus distribuées depuis des mois, voire des années pour certains.
Les uniformes sont déchirés. Les chaussures sont usées. Les soldats n’ont pas de moyens pour se laver ou se nourrir dignement. Ils vivent dans un dénuement total, abandonnés par leur hiérarchie qui ne leur fournit aucun soutien logistique.
À cette misère matérielle s’ajoute l’insécurité permanente. Ouadda-Maïkaga est encerclée par des groupes rebelles. Les soldats, mal équipés et sous-alimentés, se sentent abandonnés face à cette menace constante. Ils sont censés défendre la ville contre les rebelles, mais ils n’ont ni les armes, ni les munitions, ni la nourriture, ni le moral pour le faire.
Parfois, la municipalité ou les Casques bleus de la Minusca leur fournissent de la nourriture. Mais ces rations, souvent inadaptées à leurs habitudes alimentaires, ne comblent pas leurs attentes. Les soldats ont besoin d’une alimentation qui leur donne l’énergie nécessaire pour accomplir leurs missions. Mais ce qu’on leur donne ne correspond pas à ce qu’ils ont l’habitude de manger.
Pour survivre, les soldats ont instauré des barrières autour de la ville où ils prélèvent des taxes sur les passants, les éleveurs et les commerçants. Ces “formalités” incluent des taxes douanières, phytosanitaires ou de passage. C’est du racket pur et simple, mais pour les soldats, c’est le seul moyen de gagner un peu d’argent pour manger.
Pourtant, même cet argent du racket ne semble pas améliorer leur quotidien. Beaucoup de soldats soupçonnent que ces fonds, au lieu de bénéficier à tous les militaires du détachement, restent bloqués entre les mains de leur capitaine, le responsable du détachement militaire dans la ville. Aucune transparence n’est apportée sur la gestion de cet argent. Le capitaine collecte les recettes des barrières, mais les soldats ordinaires ne voient pas la couleur de cet argent.
Cette situation crée des tensions au sein même du détachement. Les soldats se sentent exploités non seulement par la hiérarchie nationale qui les abandonne à Ouadda sans soutien, mais aussi par leur propre chef local qui détourne l’argent du racket.
Dans ces conditions, la désertion devient une option rationnelle. Les soldats se disent qu’ils ont plus de chances de survie en désertant qu’en restant à Ouadda. Certains ont même déclaré : “Vaut mieux être en prison que dans cette jungle”, en référence aux conditions extrêmes qu’ils endurent.
À Bangui, l’état-major des FACA semble complètement déconnecté de ces réalités. Les discours officiels vantent une “montée en puissance” de l’armée, avec des formations dispensées par les mercenaires russes, des cérémonies de remise de diplômes, des annonces de recrutement de nouveaux bataillons. Mais sur le terrain, à Ouadda et dans d’autres garnisons isolées, les soldats vivent dans la misère et désertent en masse.
Les jeunes recrues qui arrivent dans l’armée, souvent issues de milieux modestes et habituées à vivre avec peu, se retrouvent confrontées à une misère qu’elles jugent insupportable. Elles pensaient que l’armée leur offrirait au moins un salaire régulier, des repas quotidiens, un uniforme correct. Mais elles découvrent une réalité bien différente : pas de salaire accessible, pas de nourriture, pas d’équipement, et un danger permanent.
Le départ de deux caporaux-chefs ce vendredi soir montre que même les militaires qui ont choisi de rester jusqu’à présent, qui ont essayé de tenir malgré les difficultés, finissent par craquer. Ces deux caporaux-chefs ont probablement passé plusieurs mois, peut-être plusieurs années, à Ouadda. Ils ont vu leurs camarades déserter vague après vague. Ils ont essayé de tenir. Mais finalement, ils ont décidé qu’ils ne pouvaient plus supporter ces conditions et ils sont partis.
Lim-Pendé : affrontements entre les soldats FACA à Mann pour le contrôle des barrières de racket
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 octobre 2025, la ville de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé dont le chef-lieu est Paoua, a connu des affrontements violents entre soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Des éléments du 8e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT-8) et leurs collègues du 9e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT-9) se sont affrontés pour le contrôle des barrières de racket érigées dans la ville.
Selon nos sources sur place, les deux groupes de militaires se sont livrés à des échanges de tirs d’armes intensifs dans la ville. Ils ont tiré en l’air, terrorisant la population qui n’a pas pu dormir de la nuit à cause de cette fusillade.
L’objet de ce conflit entre militaires ? Le contrôle des barrières, ces checkpoints où les soldats rackettent la population de manière continue. À chaque passage, les passagers, qu’ils soient en moto, en vélo ou en véhicule, doivent payer. Cette pratique illégale de racket est devenue la principale source de revenus pour les militaires mal payés ou pas payés du tout par le gouvernement.
Mann se trouve sur un axe stratégique menant directement à la frontière avec le Cameroun et le Tchad, et plus précisément au marché de Mbaïmboum au Cameroun. Les habitants des différentes préfectures : Ouham, Ouham-Pendé, Lim-Pendé, Nana-Mambéré et autres vont massivement dans ce marché camerounais pour acheter des marchandises qu’ils revendent ensuite en Centrafrique. Le trafic est donc intense sur cette route.
Cette route rapporte des manes financières considérables aux militaires qui contrôlent les barrières. C’est de l’or pour les forces de l’ordre qui se partagent les recettes du racket. Et c’est précisément pour le contrôle de cette poule aux œufs d’or que les soldats du BIT-8 et du BIT-9 se sont affrontés cette nuit.
La situation est confuse sur le plan de la juridiction territoriale. Il faut préciser qu’il existe deux préfectures distinctes dans cette région : la préfecture de Lim-Pendé dont le chef-lieu est Paoua, et la préfecture de l’Ouham-Pendé dont le chef-lieu est Bozoum. Mann se trouve dans la préfecture de Lim-Pendé.
Normalement, le BIT-8 est basé à Paoua, le chef-lieu de Lim-Pendé. Le BIT-9, lui, devrait être basé dans l’Ouham-Pendé, mais parfois on le retrouve vers Bocaranga. Les limites de juridiction entre ces deux bataillons ne sont pas claires, ou ne sont pas respectées.
Dans le cas présent, des éléments du BIT-9 ont quitté leur zone pour venir dans la juridiction du BIT-8, à Mann. Cette intrusion a créé un conflit territorial entre les deux bataillons. Chacun revendique le contrôle des barrières lucratives de Mann. Et comme personne n’arbitre, comme il n’y a pas de hiérarchie militaire qui impose le respect des juridictions, les deux groupes règlent le conflit par les armes.
Cette situation montre plusieurs choses graves sur l’état des Forces Armées Centrafricaines sous le régime Touadéra.
Premièrement, les militaires sont devenus des racketteurs. Leur mission n’est plus de protéger la population, mais de la racketter. Les barrières qui devraient servir à sécuriser les routes sont devenues des points de taxation illégale où chaque passant doit payer pour avoir le droit de circuler.
Deuxièmement, les militaires se battent entre eux pour le contrôle des zones de racket les plus lucratives. Au lieu de combattre les groupes armés ou de protéger les civils, ils s’affrontent entre unités des FACA pour savoir qui va racketter la population de telle ou telle zone.
Troisièmement, il n’y a plus de hiérarchie militaire fonctionnelle. Si la hiérarchie fonctionnait, elle définirait clairement les zones de juridiction de chaque bataillon et ferait respecter ces limites. Mais manifestement, chaque bataillon fait ce qu’il veut, va où il veut, sans que personne ne le contrôle.
Quatrièmement, les militaires terrorisent la population en toute impunité. Tirer des armes en l’air toute la nuit dans une ville, empêchant les habitants de dormir, est un acte grave. Mais ces militaires savent qu’ils ne seront pas sanctionnés. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent à la population.
Cette affaire des barrières de racket est un problème national en Centrafrique. Sur tous les axes routiers du pays, les militaires des FACA, les gendarmes, les policiers, et parfois même les Mercenaires russes de Wagner ont érigé des barrières où ils taxent illégalement les passants.
Ces barrières sont devenues une véritable industrie. Les militaires qui les contrôlent gagnent beaucoup plus d’argent avec le racket qu’avec leur salaire officiel, quand ils sont payés. Certaines barrières sur des axes très fréquentés peuvent rapporter plusieurs millions de francs CFA par mois.
Le gouvernement est parfaitement au courant de cette situation. Touadéra sait que ses soldats rackettent la population. Mais il ne fait rien pour l’arrêter. Peut-être parce qu’il considère que c’est une façon pour les militaires de se payer eux-mêmes quand l’État n’a pas d’argent pour les payer. Peut-être aussi parce qu’une partie de cet argent du racket remonte jusqu’aux généraux et aux ministres.
Le résultat est une armée complètement corrompue, indisciplinée, qui terrorise la population au lieu de la protéger. Et maintenant, en plus de terroriser les civils, les différentes unités de cette armée s’affrontent entre elles pour le contrôle des zones de racket.
La population de Mann a passé une nuit blanche à cause de cette fusillade entre soldats. Les habitants ont eu peur. Ils ne savaient pas ce qui se passait. Ils entendaient des tirs partout. Ils craignaient une attaque de groupes armés ou un coup d’État. Mais non, c’était juste leurs propres soldats qui se battaient pour savoir qui allait les racketter.
Quand le ministre Abazène déforme la décision de la CPI pour flatter le régime Touadéra
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/juges-chambre-dappel-CPS.jpg” data-wpel-link=”internal”>juges-chambre-dappel-CPS – La Chambre d’appel de la Cour pénale spéciale (CPS) s’est réunie pour l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le gouvernement centrafricain à travers le ministre de la justice salue avec triomphalisme une décision de la Cour pénale internationale (CPI) qu’il interprète à sa convenance. Mais derrière les applaudissements officiels, la réalité juridique contredit le récit vanté par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, ancien chef rebelle devenu Garde des Sceaux.
Le 23 septembre 2025, le ministère de la Justice a publié un communiqué se félicitant que la CPI ait « reconnu la capacité de la Cour pénale spéciale (CPS) à juger Edmond Beïna ». Présentée comme une victoire nationale et un signe de « confiance » dans la justice centrafricaine, cette lecture relève davantage de la propagande que du droit.
La CPI n’a pas « salué » la justice centrafricaine. Elle a simplement rappelé le principe de complémentarité prévu par le Statut de Rome : si une juridiction nationale, ou hybride, comme la CPS, a déjà engagé des procédures crédibles, la CPI se dessaisit. Dans le cas Beïna, ce dernier est détenu depuis plusieurs années à la prison du camp de Roux par décision de la CPS, et les juges de La Haye n’ont fait qu’appliquer la procédure habituelle.
Ceci est vraiment une manipulation Politique. Le communiqué officiel du ministère de la justice transforme cette règle technique en une validation politique du régime Touadéra. « La justice centrafricaine a atteint un niveau de satisfaction remarquable », ose écrire le ministère, allant jusqu’à présenter la décision comme une « marque de confiance » de la communauté internationale.
En réalité, la justice centrafricaine est une juridiction sous tutelle russe, totalement soumise au groupe Wagner. Ce sont les Mercenaires russes qui décident des peines, qui interviennent dans les prisons, qui libèrent ou enferment selon les ordres du pouvoir.
Le cas du ministre Hassan Bouba, ex-chef rebelle de l’UPC et aujourd’hui ministre, démontre cette dérive. Arrêté par la CPS sur décision judiciaire, il avait été incarcéré à la prison du camp de Roux avant d’être libéré de force par Wagner une semaine plus tard, sous le regard complice du Président Touadera. Malgré cette affaire scandaleuse, Hassan Bouba a retrouvé son poste au gouvernement deux jours après sa libération, preuve éclatante que la justice centrafricaine n’a aucune autorité réelle face aux instructions russes.
En plus, le ministre de la Justice est aussi sans légitimité morale. La mise en scène organisée par Arnaud Djoubaye Abazène illustre cette dérive. L’ancien chef rebelle de la Séléka, recyclé au gouvernement, instrumentalise chaque occasion pour se présenter en gardien de l’État de droit. Pourtant, les prisons centrafricaines regorgent de détenus politiques et d’opposants arrêtés sans procès équitable. L’enlèvement de l’ancien ministre Armel Sayo le 7 juillet 2025 durant 30 jours, puis depuis le 15 septembre 2025 reste, à ce jour, sans explication crédible.
À l’inverse, des figures proches du régime bénéficient d’une impunité totale, malgré des accusations graves de crimes de guerre ou de corruption. Cette réalité contraste avec les déclarations officielles d’un « combat contre l’impunité ».
Ce que la CPI a fait dans l’affaire Beïna n’est pas un hommage à Bangui, mais une délégation de procédure à une juridiction hybride déjà saisie du dossier. Le présenter comme une consécration revient à tromper délibérément l’opinion publique.
Derrière l’autocongratulation du communiqué ministériel se cache une vérité embarrassante : la justice centrafricaine, loin d’être souveraine, fonctionne sous influence étrangère et au rythme des rapports de force politiques. Que vaut une telle « reconnaissance » quand la CPS se fait humiliée par Wagner au point de voir ses prisonniers libérés de force et ses juges réduits au silence ?
TICAD 9 au Japon : Touadéra multiplie les appels à Yokohama, mais aucun investisseur japonais n’a jamais répondu depuis 10 ans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-au-japon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-au-japon-450×396.jpg” alt=”Le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA ET LE PREMIER MINISTRE JAPONAIS SHIGERU ISHIBA” width=”450″ height=”396″ />Le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA ET LE PREMIER MINISTRE JAPONAIS SHIGERU ISHIBA. Photo la Renaissance
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera multiplie les voyages coûteux à Tokyo, mais aucune entreprise japonaise n’investit réellement dans le pays.
Au Japon cette année une fois de plus, lors de la 9ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a lancé un nouvel appel dans le vide aux investisseurs japonais.
À Yokohama, le président centrafricain a encore sorti son catalogue habituel : corridors logistiques, zones franches, campus de startups. Ce discours, les investisseurs japonais le connaissent par cœur depuis 2019. Ils l’ont entendu à la TICAD 7, puis à la TICAD 8 en Tunisie, et maintenant à la TICAD 9 au Japon. Toujours les mêmes mots, toujours les mêmes appels, jamais le moindre résultat.
Faustin-Archange Touadéra parle de “co-création de solutions innovantes” et vante les richesses de son pays. Mais derrière ces beaux discours, la réalité reste implacable : pas un seul yen japonais n’a financé de projet structurant en République centrafricaine depuis près de 10 longues années.
L’ampleur de cet échec diplomatique ne passe d’ailleurs pas inaperçue chez les observateurs centrafricains. Christian Aimé Ndotah, journaliste et ex-directeur de la radio Centrafrique, a pris sa plume la semaine dernière pour se poser la question qui dérange : “Durant ces six ans, entre TICAD 8 en Tunisie en 2019 et TICAD 9 au Japon en 2025, quelles sont les retombées de notre participation ? Chris Can l’attaquant de pointe veut savoir si par exemple, KAJIMA va revenir nous construire des routes ?”.
Cette absence totale d’investissements japonais démontre l’échec complet de la diplomatie économique centrafricaine. Pendant que Touadéra enchaîne les voyages officiels payés par l’argent public, son pays reste dans le même état, voir pire : corruption généralisée, infrastructures inexistantes, administration paralysante, justice aux ordres.
Les mercenaires russes du groupe Wagner, présentés comme des “partenaires sécuritaires”, achèvent de dissuader les investisseurs sérieux. Quel entrepreneur japonais accepterait de placer son argent dans un pays militarisé par des contractors étrangers ? La réponse est simple : aucun.
Les projets annoncés avec fanfare lors des précédentes éditions en 2019 en Tunisie sont restés lettre morte. Le fameux “Startup Campus CEMAC-Japon” ? Nulle part. Les “hubs multimodaux” ? Inexistants. Le “plan global d’infrastructures” ? Toujours dans les tiroirs présidentiels.
Pourtant, le coût de ces déplacements diplomatiques stériles continue de peser lourd sur les finances publiques. Chaque déplacement de Touadéra à l’étranger coûte une fortune au contribuable centrafricain. Billets d’avion, hôtels de luxe, frais de protocole, délégations pléthoriques : autant de dépenses qui se chiffrent en millions de francs CFA. Pour quel résultat ? Le néant absolu.
Pendant que le président fait du tourisme diplomatique, les Centrafricains subissent les coupures d’électricité, manquent d’eau potable, roulent sur des routes défoncées et voient leurs enfants sans emploi. Cette déconnexion entre les fastes présidentiels et la misère populaire devient de plus en plus difficile à supporter par les centrafricains.
Face à cette situation, la crédibilité du régime centrafricain s’effrite auprès des partenaires internationaux. À force de répéter les mêmes appels sans jamais les concrétiser, le régime centrafricain a perdu toute crédibilité auprès des investisseurs japonais. Ces derniers ne se laissent plus berner par les effets d’annonce et les PowerPoint colorés. Ils regardent les faits : instabilité politique, climat des affaires détestable, présence militaire russe inquiétante.
Le président annonce maintenant une “table ronde des investisseurs” en septembre à Casablanca. Encore un événement coûteux qui ne servira qu’à alimenter les carnets de voyage présidentiels. Les Japonais, échaudés par six années de promesses non tenues, boudent déjà cette nouvelle comédie.
Au-delà des annonces répétitives, c’est toute la stratégie gouvernementale qui interroge. Cette obstination à quémander des investissements sans réformer en profondeur révèle l’incapacité du régime à comprendre les attentes des partenaires internationaux. Aucune entreprise sérieuse n’investira dans un pays gangrené par la corruption et occupé militairement par des forces étrangères.
Au lieu de multiplier les voyages diplomatiques stériles, Touadéra ferait mieux de s’atteler aux réformes structurelles indispensables : assainir l’administration, restaurer l’État de droit, sécuriser le territoire par des forces nationales, développer les infrastructures de base.
Mais cela demanderait un courage politique dont le président semble totalement dépourvu. Il préfère la facilité des discours internationaux aux difficultés des réformes internes.
Le bilan de cette politique diplomatique ratée devient chaque année plus lourd à porter. Dix ans après le début de cette stratégie diplomatique ratée, le bilan est accablant. Zéro investissement japonais, zéro projet concret, zéro amélioration pour la population centrafricaine. En revanche, les frais de mission présidentiels se sont accumulés, privant le pays de ressources qui auraient pu être utilisées pour des projets utiles.
Cette situation pose une question simple : combien de temps encore les Centrafricains devront-ils supporter cette diplomatie de façade qui ne profite qu’aux carnets de voyage présidentiels ?
Les investisseurs japonais ont tiré leurs conclusions depuis longtemps. Ils ne répondront aux appels de Touadéra que lorsque la République centrafricaine offrira enfin un environnement stable et prévisible. En attendant, les beaux discours de Yokohama resteront ce qu’ils ont toujours été : du vent.
Touadéra et son Directeur de Cabinet pleurent et continuent de pleurer : “Dologuélé n’est pas gentil avec nous”, et menace de déposer plainte contre l’opposant
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/Anicet-Georges-Dologuele-le-chef-de-file-de-lopposition-démocratique-reçut-par-Touadera-le-28-janvier-à-la-Présidence-de-la-République.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuele, leader de l’URCA , reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 16 octobre 2025, trois jours après la lettre cinglante d’Anicet-Georges Dologuélé, la Présidence de la République a finalement répondu. Non pas le président Touadéra lui-même, mais son Ministre d’État Directeur de Cabinet, Obed Namsio. Et cette réponse est un chef-d’œuvre de pathétisme, de menaces à peine voilées, et surtout d’absence totale d’arguments juridiques solides.
La lettre de Namsio, référencée n°10.56 PR/DIRCAB/25, est révélatrice à plusieurs niveaux. D’abord par ce qu’elle dit. Ensuite par ce qu’elle ne dit pas. Et surtout par le ton employé : celui d’un régime acculé qui n’a plus d’arguments et qui brandit la menace de poursuites pénales contre un opposant qui a osé dire la vérité.
Décortiquons cette réponse pitoyable ligne par ligne.
Premier élément : Touadéra n’ose même pas répondre lui-même.
Dologuélé a écrit directement au président Touadéra. Une lettre ouverte, publique, Politique, qui posait des questions graves sur la persécution dont il fait l’objet depuis huit ans. Une lettre qui accusait directement le président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro de manipuler la loi, de violer la Constitution, de terroriser le peuple.
Et quelle est la réponse ? Touadéra ne répond pas. Il délègue. Il envoie son Directeur de Cabinet Obed Namsio pour répondre à sa place. C’est déjà un aveu de faiblesse. Un président sûr de lui, un président qui aurait des arguments solides, un président qui gouvernerait vraiment selon la loi, répondrait lui-même. Directement. Publiquement.
Mais Touadéra se cache derrière Namsio. Parce qu’il sait que Dologuélé a raison. Parce qu’il sait que sa persécution contre Dologuélé est injustifiable. Parce qu’il n’a aucun argument valable à opposer aux accusations de Dologuélé.
Deuxième élément : les pleurnicheries sur le ton de la lettre.
Namsio consacre une bonne partie de sa réponse à se plaindre du “ton” et du “contenu” de la lettre de Dologuélé. Il parle de “caractère polémique”, de “menaces”, d’“attaques personnelles”, d’“accusations graves”. Il dit que cette correspondance est “une correspondance que la morale, même politique, réprouve”.
La morale politique réprouve ? Parlons-en de la morale politique ! Dologuélé énumère dans sa lettre huit ans de persécution systématique : fabrication de dossiers médicaux frauduleux en 2017, empêchement d’aller se soigner en 2021, confiscation de passeport, demande de levée d’immunité parlementaire pour un délit imaginaire, Constitution truquée en 2023, et maintenant déclaration d’apatridie en 2025.
Et c’est Dologuélé qui manquerait de “morale politique” en dénonçant tout cela ? C’est le ton de sa lettre qui pose problème, et non les huit années de harcèlement qu’il a subies ?
Cette inversion morale est typique des régimes autoritaires. On persécute quelqu’un pendant des années, et quand la victime ose protester, on lui reproche son “ton”. On lui reproche de ne pas être “courtois” avec son bourreau. On lui reproche de troubler le “climat de sérénité” en dénonçant les crimes dont elle est victime.
Namsio écrit que la lettre de Dologuélé ne contribue pas au “climat de sérénité, de respect et de dialogue républicain que requiert la vie politique nationale”. Quel dialogue républicain ? Celui où Touadéra déclare apatride un député en exercice sans procédure judiciaire ? Celui où le régime fabrique des dossiers pour impliquer ses adversaires dans de fausses affaires ? Celui où on empêche un homme d’aller se soigner pour une urgence chirurgicale ?
Le “dialogue républicain” dont parle Namsio n’existe pas. Ce qui existe, c’est un monologue du régime qui exige que ses victimes se taisent poliment pendant qu’on les persécute.
Troisième élément : le lavage de mains hypocrite de Touadéra.
Namsio affirme que “ces matières relèvent exclusivement des compétences des autorités et institutions prévues par la Constitution et les lois en vigueur, notamment le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, le Ministère de la Justice et, le cas échéant, les juridictions compétentes”.
En d’autres termes : ce n’est pas Touadéra qui a déclaré Dologuélé apatride, c’est le Ministère de la Défense (qui a signé la lettre) et potentiellement les autres ministères concernés. Touadéra se lave les mains. Il n’y est pour rien. Ce sont les institutions qui ont agi indépendamment.
Cette défense est grotesque. Tout le monde sait que dans la Centrafrique de Touadéra, rien ne se décide sans son accord. Les ministres sont ses serviteurs. Les institutions sont à ses ordres. Le Conseil Constitutionnel est dirigé par son cousin. La justice est contrôlée par son régime.
Prétendre que le Ministère de la Défense a décidé tout seul de déclarer Dologuélé apatride, sans instructions de Touadéra, c’est prendre les Centrafricains pour des imbéciles. C’est exactement ce que Dologuélé dénonce dans sa lettre : Touadéra prétend ne pas être responsable alors que tout le monde sait que c’est lui qui orchestre la persécution.
Namsio ajoute : “le Président de la République, Chef de l’Etat n’entend interférer en aucune manière dans le traitement administratif ou judiciaire de votre dossier, afin de préserver l’indépendance et la crédibilité de nos institutions”.
L’indépendance et la crédibilité des institutions ? Quelles institutions indépendantes ? Le Conseil Constitutionnel dirigé par le cousin de Touadéra ? Les tribunaux où les juges reçoivent leurs instructions du régime ? Les ministères contrôlés par le MCU ?
Cette prétention à l’indépendance des institutions est une insulte à l’intelligence. Les institutions centrafricaines sous Touadéra n’ont aucune indépendance. Elles font ce que le régime leur ordonne de faire. Et tout le monde le sait.
Quatrième élément : l’argument ridicule sur le Code de la Nationalité.
Dologuélé avait affirmé dans sa lettre que la loi de 1961 sur la nationalité était “tombée en désuétude” car elle n’a “jamais été mise en application depuis 64 ans”.
Namsio répond : “Si la Présidence de la République peut, pour des raisons évidentes, comprendre votre oubli ou ignorance du Code de la Nationalité centrafricaine, texte pourtant appliqué quotidiennement par les Tribunaux saisis des demandes de délivrance de Certificats de Nationalité centrafricaine ou à l’occasion de l’examen des contentieux relatifs à l’état des personnes, donc non tombée en désuétude…”
C’est un argument malhonnête. Le Code de la Nationalité de 1961 contient de nombreux articles. Certains sont effectivement appliqués quotidiennement, notamment ceux qui concernent la délivrance des certificats de nationalité. Mais l’article 46 que le régime invoque maintenant contre Dologuélé, celui qui prévoit la perte automatique de la nationalité pour acquisition d’une autre nationalité, n’a JAMAIS été appliqué systématiquement.
La preuve ? Des milliers de Centrafricains ont acquis d’autres nationalités au cours des 64 dernières années sans jamais perdre leur nationalité centrafricaine. Des centaines de personnalités au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, dans la fonction publique, sont des binationaux qui n’ont jamais été inquiétés. Dologuélé lui-même a été élu député deux fois, candidat à la présidentielle deux fois, avec sa double nationalité, sans que personne ne lui dise qu’il avait perdu sa nationalité centrafricaine.
Ce n’est que maintenant, en 2025, alors que Dologuélé constitue une menace électorale sérieuse pour Touadéra, que soudainement on “découvre” que cet article 46 existe et qu’il faut l’appliquer. Et encore, on ne l’applique pas à tout le monde, seulement à Dologuélé.
C’est exactement ce que Dologuélé avait dénoncé dans sa lettre : une application sélective de la loi uniquement pour l’éliminer de la course présidentielle.
Cinquième élément : les menaces à peine voilées.
La fin de la lettre de Namsio est la plus révélatrice. Après avoir fait semblant de parler de “dialogue républicain” et de “respect des institutions”, Namsio dévoile le vrai visage du régime :
“La Présidence de la République, profondément bouleversée et scandalisée par les propos clairement offensants contenus dans votre correspondance, se réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés pour rétablir la vérité et décourager tous ceux (nationaux, étrangers, apatrides) qui s’écarteraient des débats politiques pour commettre une offense contre le Président de la République, protégé par les articles 135 et suivants du Code pénal centrafricain”.
Traduisons : Touadéra envisage de poursuivre Dologuélé pour “offense au Chef de l’État” parce qu’il a osé l’accuser publiquement de le persécuter. Le régime se “réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés”. Autrement dit : nous allons vous poursuivre en justice, vous faire condamner, peut-être vous emprisonner.
Et notez le détail savoureux : Namsio mentionne explicitement que cette menace de poursuites concerne “tous ceux (nationaux, étrangers, apatrides)”. Il inclut les apatrides dans la liste. C’est un petit coup de griffe mesquin : puisque nous vous avons déclaré apatride, nous vous poursuivrons comme apatride.
Cette menace de poursuites pour “offense au Chef de l’État” révèle la vraie nature du régime. On ne répond pas aux accusations de Dologuélé par des arguments. On ne démontre pas qu’il a tort. On ne prouve pas que la persécution n’existe pas. Non, on le menace de poursuites pénales.
C’est la méthode classique des dictatures : criminaliser la critique. Transformer la dénonciation des abus en “offense” punissable par la loi. Faire taire les opposants non pas en répondant à leurs arguments, mais en les menaçant de prison.
Sixième élément : ce que la lettre ne dit PAS.
Ce qui est le plus révélateur dans cette réponse, c’est ce qu’elle ne dit pas. Dologuélé a posé dans sa lettre des questions précises, factuelles, documentées. Namsio ne répond à aucune.
Dologuélé demande : pourquoi mon certificat de nationalité délivré en 1994 n’a-t-il jamais été annulé par une décision de justice ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé demande : comment puis-je être député en exercice et apatride en même temps ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé demande : pourquoi moi seul suis visé alors que des centaines de personnalités au gouvernement et à l’Assemblée ont aussi une double nationalité ? Pas de réponse de Namsio.
Dologuélé énumère huit ans de persécution : le dossier médical frauduleux de 2017, l’empêchement de se soigner en 2021, la confiscation du passeport, la demande de levée d’immunité, la Constitution truquée de 2023. Namsio ne répond à aucune de ces accusations. Il ne les nie pas. Il ne les justifie pas. Il les ignore complètement.
Ce silence est un aveu. Quand on ne répond pas à des accusations précises et documentées, c’est qu’on ne peut pas les réfuter. Quand on ne nie pas, c’est qu’on reconnaît implicitement.
Septième élément : l’hypocrisie finale sur la “courtoisie”.
Namsio termine sa lettre par cette phrase condescendante : “Tout en vous exhortant humblement à ne pas pécher lorsque vous vous mettez en colère, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.”
“Ne pas pécher lorsque vous vous mettez en colère”. C’est une référence biblique (Psaume 4:4 et Éphésiens 4:26). Namsio donne à Dologuélé des conseils spirituels. Il lui dit de ne pas se mettre en colère, de rester calme, d’accepter tranquillement son sort.
C’est l’arrogance suprême du bourreau qui conseille à sa victime de ne pas crier pendant la torture. On te persécute depuis huit ans, on te déclare apatride, on menace de te poursuivre en justice pour avoir protesté, mais toi, reste calme, ne te mets pas en colère, sois “courtois”.
Cette hypocrisie pieuse est écœurante. Le régime qui massacre des civils avec Wagner, qui affame le peuple, qui vole les ressources du pays, donne des leçons de moralité à un opposant qui dénonce pacifiquement ces crimes.
La réponse de la Présidence est un aveu de faiblesse
Au final, cette lettre de Namsio ne répond à rien. Elle se plaint du ton. Elle prétend que Touadéra n’y est pour rien. Elle invoque l’indépendance d’institutions qui n’ont aucune indépendance. Elle fait un argument malhonnête sur la loi de 1961. Et elle menace Dologuélé de poursuites pénales.
Mais elle ne réfute aucune des accusations de Dologuélé. Elle ne répond à aucune de ses questions. Elle ne justifie aucun des actes de persécution documentés dans la lettre.
Cette absence de réponse est un aveu. Le régime Touadéra ne peut pas défendre ses actes parce qu’ils sont indéfendables. Il ne peut pas justifier la persécution de Dologuélé parce qu’elle est injustifiable. Il ne peut pas expliquer le paradoxe du député apatride parce que c’est un monstre juridique sans logique.
Alors le régime fait ce qu’il fait toujours : il menace. Il intimide. Il brandit le Code pénal. Il parle d’“offense au Chef de l’État”. Il se “réserve le droit de choisir les outils juridiques appropriés”.
Mais ces menaces ne changeront rien. Dologuélé a dit la vérité. Les Centrafricains ont lu sa lettre. Ils ont vu les faits. Et maintenant ils ont aussi lu la réponse pathétique du régime qui confirme tout ce que Dologuélé a dénoncé.
Le régime Touadéra vient de perdre ce round. Complètement chaos.
Sylvie Baïpo-Temon, Thierry Kamach, Annie-Michelle Mouanga , Pierre Somsé : les ministres étrangers ou potentiellement apatrides de Touadéra qui violent la loi qu’il impose à ses opposants
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/Mme-Sylvie-Baipo-Temon-ministre-centrafricaine-des-Affaires-Etrangeres.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mme-Sylvie-Baipo-Temon-ministre-centrafricaine-des-Affaires-Etrangeres – Accord entre la Turquie et la Centrafrique : l’uranium de Bakouma sera exploité par une société Turque
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Pendant que le régime Touadéra utilise la Constitution de 2023 et la loi de 1961 pour déclarer Anicet-Georges Dologuélé apatride et l’écarter de la course présidentielle, son propre gouvernement est rempli de ministres qui violent exactement les mêmes dispositions. La différence ? Ces ministres sont des alliés de Touadéra, donc la loi ne s’applique pas à eux. Elle ne s’applique qu’aux opposants politiques.
Cette hypocrisie démontre que Touadéra n’applique pas la loi de manière égale. Il l’utilise comme une arme politique pour neutraliser ses adversaires tout en protégeant ses complices. Examinons quelques cas qui expliquent parfaitement cette double mesure scandaleuse.
Sylvie Baïpo-Temon : la ministre des Affaires Étrangères française
Sylvie Baïpo-Temon occupe actuellement le poste de ministre des Affaires Étrangères de la Centrafrique. Mais selon la loi que Touadéra applique contre Dologuélé, elle ne devrait même pas être centrafricaine.
Voici son parcours : Sylvie est partie en France grâce à sa maman qui s’est mariée à un Français. Le mari français de sa mère a adopté Sylvie et ses frères et sœurs. Ils sont tous partis vivre en France. Sylvie a fait ses études en France où elle a obtenu un BTS. Elle a ensuite travaillé comme agent commercial à BNP Paribas, une banque française.
À travers l’adoption par son beau-père français et son installation en France, Sylvie Baïpo-Temon a acquis la nationalité française. Selon la loi de 1961 que le régime brandit maintenant contre Dologuélé, toute personne qui acquiert une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité centrafricaine.
Donc, selon la propre logique du régime Touadéra, Sylvie Baïpo-Temon a perdu sa nationalité centrafricaine quand elle a acquis la nationalité française. Elle n’est plus centrafricaine, elle est française. Et pourtant, elle occupe le poste de ministre des Affaires Étrangères de la Centrafrique.
Comment est-ce possible ? Comment une personne qui, selon la loi de 1961, n’est plus centrafricaine peut-elle diriger la diplomatie centrafricaine ? Comment quelqu’un qui devrait être considéré comme français peut-il représenter la Centrafrique sur la scène internationale ?
La réponse est simple : Sylvie Baïpo-Temon est une maîtresse de Touadéra. Grâce à sa proximité amoureuse avec le président, elle a été catapultée comme un tonnerre au poste de ministre des Affaires Étrangères. Peu importe qu’elle n’ait aucune expérience diplomatique. Peu importe que son parcours professionnel se limite à un poste d’agent commercial dans une banque française. Peu importe qu’elle ait acquis la nationalité française et donc, selon la loi de 1961, perdu sa nationalité centrafricaine.
Rien de tout cela ne compte parce qu’elle est une maîtresse du président. La loi ne s’applique pas à elle. Elle ne s’applique qu’aux opposants comme Dologuélé.
De plus, selon la nouvelle Constitution de 2023 imposée par Touadéra, pour occuper une fonction ministérielle, il faut être “centrafricain pur”, c’est-à-dire n’avoir que la seule nationalité centrafricaine. Sylvie Baïpo-Temon n’a jamais renoncé à sa nationalité française. Elle possède donc les deux nationalités. Elle ne devrait pas pouvoir être ministre selon la Constitution de 2023.
Mais elle l’est quand même. Parce que la Constitution, comme la loi de 1961, ne s’applique qu’aux ennemis du régime, pas à ses amis.
Thierry Kamach : le ministre de l’Environnement syrien
Thierry Kamach est ministre de l’Environnement dans le gouvernement Touadéra. Son père est syrien et sa mère est centrafricaine de Berberati. De facto, Thierry Kamach possède la nationalité syrienne par son père.
Selon la loi de 1961 et selon la logique appliquée contre Dologuélé, Kamach devrait avoir perdu sa nationalité centrafricaine puisqu’il possède une autre nationalité. Monsieur Kamach n’est pas centrafricain, il est syrien. Il ne devrait donc pas pouvoir occuper un poste ministériel selon la Constitution de 2023 qui exige d’être “centrafricain pur”.
Mais Thierry Kamach occupe quand même le poste de ministre de l’Environnement. Pourquoi ? Parce qu’il est un allié de Touadéra. La loi ne s’applique pas à lui.
Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’on est en train de déclarer Dologuélé apatride pour avoir acquis la nationalité française alors que Kamach, qui possède la nationalité syrienne, est tranquillement ministre sans que personne ne s’interroge sur sa nationalité.
Le régime applique deux poids, deux mesures de manière claire . Pour les opposants, la loi est appliquée avec la plus grande rigueur. Pour les alliés du président, la loi n’existe pas.
Annie-Michelle Mouanga : la ministre du Travail française
Annie-Michelle Mouanga occupe le poste de ministre du Travail. Comme nous l’avons déjà documenté dans plusieurs articles, elle possède également la nationalité française.
Selon la loi de 1961, elle devrait avoir perdu sa nationalité centrafricaine. Elle ne devrait pas pouvoir occuper un poste ministériel selon la Constitution de 2023. Mais elle l’occupe quand même. Pourquoi ? Parce qu’elle est une belle sœur de Touadéra.
Pierre Somsé : le ministre de la Santé, père congolais, mère centrafricaine
Pierre Somsé, ministre de la Santé, a un père congolais de RDC et une mère centrafricaine de Mambéré Kadéï. Son père a quitté Berbérati quand Pierre était encore petit et est rentré en RDC. Le fils est resté avec sa maman centrafricaine, a fait ses études en Centrafrique et est devenu docteur.
Dans son cas, on pourrait peut-être imaginer qu’il n’a que la nationalité centrafricaine puisque son père est parti quand il était enfant et qu’il n’a peut-être jamais acquis la nationalité congolaise. Mais même là, selon la logique stricte que le régime applique à Dologuélé, il faudrait vérifier. Possède-t-il la nationalité congolaise par son père ? Si oui, selon la loi de 1961, il devrait avoir perdu sa nationalité centrafricaine.
Mais personne ne pose ces questions pour Pierre Somsé. Parce qu’il est un allié de Touadéra. La loi ne s’applique pas à lui.
Un gouvernement de ministres étrangers
Il y a beaucoup de gens dans le gouvernement actuel qui ont une double nationalité. Ils devraient tous, selon la loi de 1961 brandie contre Dologuélé, avoir perdu leur nationalité centrafricaine. Ils ne devraient pas pouvoir occuper des postes ministériels selon la Constitution de 2023 qui exige d’être “centrafricain pur”.
Mais ils occupent quand même ces postes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont des alliés de Touadéra. Parce que la loi ne s’applique qu’aux opposants, pas aux amis du président.
Cette situation est pathétique. Elle démontre que Touadéra a fait cette loi uniquement pour certaines personnes, uniquement pour ses opposants. Pour son clan, pour ses alliés, pour ses ministres, la loi ne s’applique pas.
C’est de la dictature pure et simple. C’est exactement ce qu’on a vu en Corée du Nord, en Russie, en Biélorussie, et dans toutes les dictatures du monde : le dirigeant utilise la loi comme une arme contre ses ennemis tout en s’en affranchissant lui-même et en protégeant ses alliés.
Les activistes de la fameuse Radio Mille Collines” : Dologuélé accuse frontalement Fidèle Gouandjika d’animer une machine de propagande haineuse comparable au génocide rwandais
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Fidele-Gouandjika-avec-deux-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-baptise-Africa-Corps-dans-son-quartier-Boye-Rabe-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fidele Gouandjika avec deux Mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans sa lettre explosive du 14 octobre 2025 adressée au président Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé ne mâche pas ses mots. Il accuse directement le ministre-conseiller Fidèle Gouandjika d’animer ce qu’il appelle “la fameuse Radio Mille Collines”, une référence glaçante à la station de radio rwandaise qui a instrumenté le génocide de 1994.
Voici les passages clés de cette accusation dans la lettre de Dologuélé :
“Maintenant que je n’ai plus que la seule nationalité centrafricaine, il devient sans objet de me demander une réintégration. Les activistes de la fameuse Radio Mille Collines qui annoncent cette décision depuis deux ans semblent s’être laissés déborder par leur trop-plein de haine, ce qui les a empêchés d’avoir de la méthode dans la mise en œuvre de leur plan satanique”.
Plus loin, Dologuélé enfonce le clou : “Pour aller jusqu’au bout de votre démarche, vous devrez ensuite prendre un décret pour les démettre de leurs fonctions et les obliger à se conformer à la formalité d’introduire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. Votre ministre conseiller, animateur de Radio Mille Collines, le suggère avec beaucoup de gourmandise depuis quelques jours.”
Ces deux références ne laissent aucun doute : Dologuélé désigne clairement Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller de Touadéra, comme l’animateur principal d’une machine de propagande qu’il compare à la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM), la station qui a instrumenté le génocide rwandais en 1994.
Cette comparaison est d’une gravité extrême. La Radio Mille Collines n’était pas simplement une radio de propagande gouvernementale. C’était un instrument de génocide. Ses animateurs appelaient ouvertement à l’extermination des Tutsis, les désignaient comme des “cafards” à éliminer, coordonnaient les massacres en direct, et créaient un climat de haine qui a mené à l’assassinat de près d’un million de personnes en 100 jours.
Plusieurs animateurs de la RTLM ont été condamnés par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda pour incitation directe et publique à commettre le génocide, un crime contre l’humanité. Ces condamnations ont établi un précédent juridique important : les médias qui incitent à la haine et à la violence, même sans participer directement aux massacres, portent une responsabilité criminelle.
Quand Dologuélé accuse Fidèle Gouandjika d’animer une “Radio Mille Collines” en Centrafrique, il ne fait pas une comparaison légère ou exagérée à des fins rhétoriques. Il lance une accusation précise et documentée : Gouandjika utilise sa position de ministre-conseiller et son accès aux médias pro-régime pour mener une campagne de propagande haineuse comparable à celle qui a préparé le génocide rwandais.
Examinons de près les éléments de cette accusation graves.
Premièrement, Dologuélé affirme que “les activistes de la fameuse Radio Mille Collines annoncent cette décision depuis deux ans”. Cela signifie que Gouandjika et ses complices dans les médias pro-régime préparaient depuis deux ans la décision de déclarer Dologuélé apatride. Ils créaient le terrain médiatique, manipulaient l’opinion publique, diabolisaient Dologuélé comme un “Français”, un “étranger”, quelqu’un qui n’avait pas sa place dans la politique centrafricaine.
Cette campagne de deux ans n’était pas simplement de la propagande politique normale. C’était une campagne de déshumanisation. En présentant Dologuélé comme un étranger, comme quelqu’un qui n’est “pas vraiment centrafricain”, Gouandjika et sa Radio Mille Collines créaient les conditions pour que les Centrafricains acceptent son exclusion de la vie politique, et potentiellement pire.
Deuxièmement, Dologuélé parle du “trop-plein de haine” qui anime ces activistes de la Radio Mille Collines. Ce n’est pas une critique politique ordinaire. Dologuélé identifie la haine comme le moteur principal de cette propagande. Pas la défense d’un projet politique, pas la promotion d’une vision pour le pays, mais la haine pure et simple.
Cette haine est visible dans tous les contenus diffusés par les médias contrôlés par Gouandjika. Les opposants ne sont pas simplement critiqués pour leurs idées, ils sont diabolisés, déshumanisés, présentés comme des ennemis à abattre. Dologuélé est traité de “Français”, de “traître”, d’“ennemi du peuple”. D’autres opposants sont accusés de “comploter avec des forces étrangères”, de “vouloir détruire le pays”, d’“être à la solde de puissances hostiles”.
Cette rhétorique de diabolisation est exactement celle qu’utilisait la Radio Mille Collines au Rwanda. Les Tutsis n’étaient pas présentés comme des adversaires politiques, mais comme des ennemis existentiels, des “cafards” qu’il fallait exterminer pour que les Hutus puissent vivre. Les médias de Gouandjika utilisent les mêmes techniques : ils présentent les opposants comme des menaces existentielles qu’il faut éliminer de la vie politique, et potentiellement de manière plus radicale.
Troisièmement, Dologuélé accuse ces activistes d’avoir un “plan satanique”. Ce terme n’est pas anodin dans la bouche d’un homme politique expérimenté comme Dologuélé. Il confirme que la campagne menée par Gouandjika ne vise pas simplement à gagner des Élections, mais à détruire complètement les opposants, à les anéantir politiquement et peut-être physiquement.
Le “plan satanique” dont parle Dologuélé consiste à utiliser toutes les armes juridiques, médiatiques, et potentiellement violentes pour éliminer toute opposition à Touadéra. La déclaration d’apatridie n’est qu’un élément de ce plan. La diabolisation médiatique en est un autre. La création d’un climat de haine où la violence contre les opposants devient acceptable en est un troisième.
Quatrièmement, Dologuélé affirme que Gouandjika, “animateur de Radio Mille Collines, suggère avec beaucoup de gourmandise” d’étendre la déchéance de nationalité à d’autres personnalités centrafricaines. Cette “gourmandise” est révélatrice. Gouandjika ne se contente pas de défendre une position juridique, il prend un plaisir sadique à l’idée de détruire ses adversaires.
Cette jouissance dans la destruction de l’autre est caractéristique des propagandistes génocidaires. Les animateurs de la RTLM prenaient un plaisir évident à déshumaniser les Tutsis, à appeler à leur extermination, à coordonner les massacres. Ils riaient, plaisantaient, se réjouissaient du nombre de morts. Quand Dologuélé parle de la “gourmandise” de Gouandjika, il identifie exactement cette même dynamique psychologique : un plaisir malsain tiré de la destruction de l’adversaire.
L’accusation de Dologuélé est donc extrêmement précise et extrêmement grave. Il ne dit pas simplement que Gouandjika fait de la propagande pour le régime. Il dit que Gouandjika anime une machine de propagande haineuse comparable à celle qui a préparé le génocide rwandais. Il dit que cette machine utilise les mêmes techniques de déshumanisation, de diabolisation, et d’incitation à la haine. Il dit qu’elle poursuit un “plan satanique” visant à détruire complètement les opposants.
Cette accusation doit être prise au sérieux. Parce que l’histoire montre que la propagande haineuse mène à la violence. La Radio Mille Collines a mené au génocide rwandais. Radio Machete en Côte d’Ivoire a contribué aux violences post-électorales. Les médias extrémistes en ex-Yougoslavie ont préparé le terrain pour les nettoyages ethniques.
La Centrafrique est un pays fragile, déjà ravagé par des violences intercommunautaires. La présence de Wagner et d’autres groupes armés crée un climat d’insécurité permanente. Les tensions ethniques et religieuses existent sous la surface. Dans ce contexte, une propagande haineuse comme celle menée par Gouandjika peut avoir des conséquences catastrophiques.
Dologuélé, dans sa lettre, établit également le lien entre cette propagande et les actions concrètes du régime. La déclaration d’apatridie n’est pas simplement une manœuvre juridique, c’est l’aboutissement d’une campagne médiatique de deux ans menée par la Radio Mille Collines de Gouandjika. La propagande prépare le terrain, puis le régime agit juridiquement et potentiellement de manière plus violente.
Ce schéma est exactement celui qu’on a vu au Rwanda. La Radio Mille Collines a d’abord créé le climat de haine, déshumanisé les Tutsis, préparé psychologiquement la population à accepter leur extermination. Puis les massacres ont commencé, et la radio les a coordonnés en temps réel.
En Centrafrique, la Radio Mille Collines de Gouandjika crée le climat de haine, déshumanise les opposants, prépare psychologiquement la population à accepter leur exclusion et potentiellement leur élimination. Puis le régime agit : déclaration d’apatridie pour Dologuélé, arrestations arbitraires pour d’autres opposants, massacres commis par Wagner contre les populations civiles.
Fidèle Gouandjika doit comprendre qu’il ne pourra pas éternellement se cacher derrière sa fonction de ministre-conseiller pour diffuser de la propagande haineuse. Les animateurs de la Radio Mille Collines pensaient aussi qu’ils étaient intouchables. Ils ont fini condamnés à la prison à perpétuité par le TPIR.
Si Gouandjika continue sur cette voie, s’il continue à animer sa “Radio Mille Collines” centrafricaine, s’il continue à inciter à la haine contre les opposants, il finira lui aussi devant la justice internationale. Et ce jour-là, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Dologuélé, dans sa lettre, l’a explicitement averti en le comparant à la Radio Mille Collines.
Ouadda-Maïkaga : le capitaine des FACA coupe l’internet pour punir la population après la publication du CNC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/des-soldats-FACA-lors-dune-patrouille.jpg” data-wpel-link=”internal”>Patrouille des soldats FACA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’arbitraire et l’abus de pouvoir atteignent un nouveau sommet à Ouadda-Maïkaga. Le capitaine de l’armée, chef du détachement des FACA dans cette localité de la Haute-Kotto, a autorisé la coupure du réseau internet pour punir la population qu’il accuse d’avoir “trahi” son nom en fournissant des informations à Corbeau News Centrafrique.
Depuis jeudi dernier, 16 octobre 2025, la connexion internet est coupée à Ouadda-Maïkaga . La raison ? La publication par le CNC d’un article sur les désertions des soldats FACA dans cette garnison et sur les conditions de vie déplorables qu’ils y endurent, y compris ses agissements criminels. Furieux de voir son nom associé à cette situation catastrophique, le capitaine a décidé de se venger sur la population en coupant le réseau internet.
Ce capitaine, devenu un petit roi local qui fait ce qu’il veut sans craindre aucune sanction, a non seulement ordonné la coupure du réseau, mais exige maintenant que la population paie pour sa réinstallation avant qu’il n’autorise la réouverture de la connexion.
Cette décision idiomatique et pathétique prive toute la population d’Ouadda de la possibilité de communiquer avec leurs familles à Bria, à Bangui ou ailleurs. Les habitants ne peuvent plus passer d’appels internet, envoyer des messages, faire des transferts d’argent mobile, ou accéder aux informations en ligne. Tout cela parce qu’un capitaine irascible ne supporte pas que ses abus soient dénoncés publiquement.
L’installation de ce réseau internet à Ouadda avait été une démarche longue et difficile menée par le député de la circonscription lui-même. Il avait fait des efforts considérables pour que cette localité isolée puisse enfin avoir accès à internet. Cette connexion permettait à la population de rester en contact avec le reste du pays, de faire du commerce en ligne, d’accéder aux informations, de communiquer avec leurs proches.
Mais d’un seul coup, sur un caprice, ce capitaine a décidé de priver toute une ville de cette connexion vitale. Il pense qu’en coupant internet, le CNC ne pourra plus avoir d’informations sur Ouadda et sur son comportement. Il se trompe complètement.
L’information, même sans réseau internet, continue à circuler. Le CNC a toujours des sources à Ouadda qui trouvent des moyens de faire parvenir les informations. Des gens se déplacent vers Bria où il y a du réseau pour transmettre les nouvelles. D’autres utilisent les réseaux satellitaires. L’information trouve toujours son chemin, même quand les autocrates locaux essaient de la bloquer.
En coupant internet, ce capitaine ne fait que confirmer tout ce que le CNC a écrit sur lui. Il confirme qu’il est un tyran local. Il confirme qu’il abuse de son pouvoir. Il confirme qu’il ne se soucie pas du bien-être de la population. Il confirme qu’il est prêt à punir collectivement toute une ville pour protéger sa réputation personnelle.
Ce capitaine pense que c’est la population d’Ouadda qui l’a “trahi” en racontant “n’importe quoi” sur son nom au CNC. Mais ce que le CNC a publié n’est pas “n’importe quoi”. Ce sont des faits vérifiés sur les désertions répétées des soldats, sur les conditions de vie déplorables, sur le détournement de l’argent des barrières de racket par l’adjudant-chef du détachement.
Si ce capitaine veut que le CNC arrête de publier sur lui, il n’a qu’à arrêter ses mauvais comportements. Il n’a qu’à améliorer les conditions de vie de ses soldats pour qu’ils arrêtent de déserter. Il n’a qu’à assurer la transparence dans la gestion de l’argent collecté dans le marché central et aux barrières. Il n’a qu’à traiter la population avec respect plutôt qu’avec mépris.
Mais non. Au lieu de se remettre en question, ce capitaine préfère punir la population. Il coupe internet. Il exige que les habitants paient pour la réinstallation. Il se comporte comme un seigneur de guerre qui a tous les droits sur son territoire.
Et le pire, c’est qu’il a raison de penser qu’il ne sera pas sanctionné. Dans la Centrafrique de Touadéra, l’impunité est totale pour les militaires qui abusent de leur pouvoir. Ce capitaine sait qu’il peut faire ce qu’il veut sans conséquence. Il peut couper internet. Il peut racketter la population. Il peut même tuer si l’envie lui en prend. Personne ne le touchera.
Le président Touadéra ne le sanctionnera pas. Le chef d’état-major de l’armée ne le sanctionnera pas. Le ministre de la Défense ne le sanctionnera pas. Personne ne fera rien parce que c’est comme ça que fonctionne ce régime. Les militaires ont carte blanche pour faire ce qu’ils veulent à la population.
Ce capitaine est devenu le petit roi de Ouadda-Maïkaga . Il décide qui a droit à internet et qui n’y a pas droit. Il décide qui peut communiquer avec l’extérieur et qui ne le peut pas. Il peut emballer toute la ville dans sa poche et voyager avec. Il a un pouvoir absolu dans sa petite juridiction.
Cette situation montre l’état de décomposition de l’État centrafricain. Dans une ville isolée comme Ouadda, le représentant de l’État n’est plus un sous-préfet civil qui applique la loi. C’est un capitaine militaire qui fait régner sa loi personnelle. Et cette loi personnelle est arbitraire, capricieuse, vindicative.
La population de Ouadda-Maïkaga subit une double peine. D’abord, elle vit dans l’insécurité permanente à cause de l’encerclement par les groupes rebelles. Ensuite, elle est opprimée par les soldats censés la protéger. Les soldats la rackettent aux barrières. Leur chef la punit collectivement en coupant internet. Et maintenant, ce même chef exige qu’elle paie pour rétablir le service qu’il a lui-même coupé arbitrairement.
C’est de l’extorsion pure et simple. Le capitaine utilise son pouvoir militaire pour extorquer de l’argent à la population. Il coupe un service essentiel, puis exige un paiement pour le rétablir. C’est du racket institutionnalisé.
Le député de Ouadda-Maïkaga , qui avait fait tant d’efforts pour obtenir l’installation de ce réseau internet, doit être furieux de voir son travail détruit par un caprice militaire. Il devrait interpeller le gouvernement, exiger des sanctions contre ce capitaine, demander le rétablissement immédiat du réseau sans condition.
Mais dans le système actuel, les députés n’ont aucun pouvoir face aux militaires. Même si le député d’Ouadda protestait, personne ne l’écouterait. Les militaires font ce qu’ils veulent, et les représentants élus du peuple ne peuvent rien faire.
Cette affaire montre aussi l’hypocrisie du régime Touadéra sur la question de l’accès à internet. Le gouvernement prétend vouloir développer les infrastructures de communication dans tout le pays. Il parle de transformation digitale, d’inclusion numérique, de connectivité pour tous. Mais dans les faits, un capitaine peut couper internet dans toute une ville sur un coup de tête, et personne ne dit rien.
Le message envoyé à la population de Ouadda-Maïkaga est clair : vous n’avez pas de droits. Vous êtes à la merci des caprices d’un militaire. Si vous osez vous plaindre de votre situation, vous serez punis. Si des journalistes rapportent vos plaintes, vous serez punis collectivement. Votre seul droit est de vous taire et de subir.
Mais la population de Ouadda-Maïkaga ne se taira pas. Malgré la coupure d’internet, l’information continue à circuler. Le CNC continue à recevoir des informations sur ce qui se passe dans cette ville. Et nous continuerons à publier ces informations parce que c’est notre rôle de documenter les abus de pouvoir, où qu’ils se produisent.
Ce capitaine peut couper internet. Il peut menacer. Il peut punir. Mais il ne peut pas arrêter l’information. Il ne peut pas empêcher la vérité de sortir. Et il ne peut pas échapper à la responsabilité de ses actes, même si le régime Touadéra refuse de le sanctionner.
Bienvenue dans la Centrafrique de 2025, où un capitaine peut couper internet à toute une ville parce qu’il n’aime pas ce qu’un journal écrit sur lui. Bienvenue dans ce régime d’impunité totale où les militaires font ce qu’ils veulent à la population sans craindre aucune sanction. Bienvenue dans cet État en décomposition où les représentants de l’autorité sont devenus des petits rois locaux qui règnent par la terreur et l’arbitraire.
Ouham-Pendé : un Soldat FACA tire sur un jeune à Kounang, tensions entre la population et l’armée
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit de jeudi à vendredi, un incident grave s’est produit à Kounang, PK 7 de Ndim sur l’axe Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Un malentendu a opposé un jeune de la localité à un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Suite à cet incident, le militaire a fait usage de son arme, tirant deux balles sur le jeune homme.
La victime, grièvement blessée, a été transférée à l’hôpital de Bocaranga pour des soins intensifs. Son état est sérieux.
Cette situation a créé une forte tension le lendemain matin du vendredi 17 octobre à Kounang entre les jeunes de la localité et les éléments des FACA. Certains jeunes demandent le départ immédiat des militaires de Kounang, considérant que leur présence est une source d’insécurité plutôt que de protection.
Ce type d’incident n’est malheureusement pas rare en Centrafrique. Les militaires des FACA, mal formés, mal encadrés, souvent non payés, se comportent fréquemment comme des voyous plutôt que comme des soldats professionnels. Ils rackettent la population, ils menacent, ils tirent sur des civils pour des motifs futiles.
Un “malentendu” avec un jeune ne justifie en aucun cas de tirer deux balles sur lui. Quel que soit la nature de ce malentendu, l’usage de l’arme à feu contre un civil non armé est disproportionné et constitue une violation grave des règles d’engagement militaire.
Mais dans les FACA de Touadéra, il n’y a pas de règles d’engagement. Il n’y a pas de discipline. Il n’y a pas de sanction pour les militaires qui abusent de leur pouvoir. Les soldats savent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent à la population sans conséquences.
La tension à Kounang est compréhensible. Les jeunes de la localité voient un des leurs abattu par ceux qui sont censés les protéger. Ils sont en colère. Ils veulent que les militaires partent. Et ils ont raison.
Cette situation pourrait dégénérer si elle n’est pas gérée rapidement et correctement. Si le militaire responsable n’est pas arrêté et sanctionné, si la victime ne reçoit pas justice, la colère des jeunes de Kounang pourrait exploser. Des affrontements entre la population et les FACA pourraient avoir lieu. Et cela pourrait se propager dans toute la région.
Corbeau News Centrafrique continuera de suivre cette affaire et publiera des mises à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles sur l’état de la victime et sur les suites données à cet incident.
Le Conseil des ministres, transformé en centre commercial des permis miniers, vient d’octroyer à nouveau 8 licence aux étrangers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ruffin-benam-beltoungou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rufin Benam Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la géologie
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Conseil des ministres du 2 octobre 2025 s’est encore transformé en véritable centre commercial des permis miniers. À chaque séance, de nouveaux permis s’ajoutent à la liste, comme dans un marché hebdomadaire où l’État distribue ses richesses naturelles au plus offrant.
Cette fois, le ministre des Mines a présenté huit nouveaux décrets, tous destinés à des sociétés privées dont certaines sont à peine connues du grand public. Trois permis d’exploitation industrielle de grandes mines vont à la société UAE Investment Searle, un autre à la société arabe Minesale, trois permis de petites mines à l’entreprise Industrie minière de l’or Imo Sale, et un à la société Semiga HW Lepo Sale. Deux autres permis de grandes mines sont attribués à la société Dents de Dieu, un permis de recherche à AdMog Gold Holding, un autre à Geodata Solution Sale, et enfin un agrément d’achat d’or et de diamant à la société arabe SAAL.
Le ministre a justifié ces multiples attributions en invoquant la Politique nationale de promotion des investissements miniers et le respect du code minier du 21 août 2024. Sur le papier, tout semble conforme : chaque société aurait signé une convention minière et payé les frais exigés.
En réalité, ce code minier est devenu une simple vitrine légale qui permet de couvrir la privatisation progressive du sous-sol centrafricain. Les sociétés se succèdent, les noms changent, mais les bénéficiaires réels restent les mêmes. Derrière ces sociétés aux noms complexes se cachent souvent les mêmes réseaux d’influence, les mêmes intermédiaires, les mêmes décideurs qui se partagent les richesses du pays.
Le Conseil a reconnu la “faiblesse de la production minière” et a exhorté le ministre à améliorer la qualité et le volume de la production. Mais cette remarque, répétée à chaque réunion, ne change rien : les permis se multiplient, la production stagne, et l’État ne voit jamais la couleur des recettes.
Cette contradiction est au cœur du système : on distribue des centaines de permis miniers chaque année, mais la production reste faible et les recettes de l’État n’augmentent pas. Où va la production de toutes ces mines ? Pourquoi l’État qui distribue les permis ne perçoit-il pas les revenus correspondants ?
Chaque attribution devient une transaction politique déguisée, chaque convention une porte ouverte sur un futur détournement. Derrière les mots “promotion des investissements”, il faut lire : distribution organisée des richesses du pays à des réseaux d’influence.
Les sociétés émiraties, arabes, chinoises, russes se succèdent au Conseil des ministres pour recevoir leurs permis. Certaines n’ont aucune expérience minière avérée. D’autres sont créées quelques mois avant d’obtenir leurs permis. Mais toutes repartent avec des droits d’exploitation sur les richesses centrafricaines.
Depuis l’adoption du nouveau code minier, le gouvernement a fait du Conseil des ministres une véritable chaîne de distribution. Chaque semaine, le pays cède un morceau de son sous-sol à une société étrangère ou à une filiale créée pour la circonstance.
Le code minier, censé protéger les intérêts de la République, sert désormais à les brader légalement. Les signatures s’enchaînent, les décrets s’accumulent, et les mines passent de main en main sans jamais profiter au peuple centrafricain. Ce code a été conçu non pas pour réguler l’exploitation minière dans l’intérêt national, mais pour faciliter le pillage organisé des ressources.
Les conventions minières signées avec ces sociétés restent secrètes. Personne ne connaît les termes exacts : quel pourcentage de la production revient à l’État ? Quelles sont les obligations fiscales de ces sociétés ? Quels sont les mécanismes de contrôle ? Cette opacité totale cache évidemment des conditions scandaleusement favorables aux sociétés et désastreuses pour l’État.
Le texte adopté le 2 octobre sera encore transmis à la signature du président. Officiellement, il s’agit de “booster l’économie”. En réalité, c’est le même scénario : l’État cède, les sociétés encaissent, et le pays s’appauvrit.
Cette politique minière catastrophique enrichit quelques individus au sommet de l’État qui touchent des commissions sur chaque permis attribué. Les décideurs qui signent ces décrets reçoivent leur part. Les intermédiaires qui mettent en relation les sociétés et le gouvernement empochent leurs commissions. Seul l’État centrafricain et sa population ne voient rien.
Le Conseil des ministres, censé défendre l’intérêt général, est devenu le plus grand centre commercial du pays – un centre de distribution où les permis miniers se vendent comme des marchandises. Les ministres se réunissent non pas pour gouverner, mais pour signer des permis qui bradent les richesses nationales.
Pendant que le gouvernement distribue des permis miniers à tour de bras, les Centrafricains s’appauvrissent. Le taux de pauvreté est passé de 53% à 67% sous Touadéra. Les routes sont détruites. Les écoles manquent de tout. Les hôpitaux n’ont pas de médicaments. Mais les permis miniers, eux, sont distribués généreusement à des sociétés étrangères.
La Centrafrique possède d’immenses richesses minières : or, diamant, uranium, pétrole. Ces richesses devraient permettre de développer le pays, de construire des routes, des écoles, des hôpitaux. Au lieu de cela, elles sont bradées à des sociétés qui les exploitent sans rien laisser au pays.
Ce système de pillage organisé ne profite qu’à une petite élite corrompue au sommet de l’État et aux sociétés étrangères qui exploitent les mines. Le peuple centrafricain, propriétaire légitime de ces richesses, ne voit rien. Il continue de s’appauvrir pendant que son sous-sol est vidé par des sociétés dont personne ne connaît les actionnaires réels.
Le Conseil des ministres du 2 octobre 2025 restera dans les annales comme un nouvel épisode de cette braderie nationale organisée. Huit nouveaux permis distribués, huit nouvelles sociétés autorisées à exploiter les richesses centrafricaines, et toujours la même question sans réponse : où vont les revenus de toutes ces mines ?