vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 75

Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter

0

Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres Élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter

 

Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n'a aucune légitimité à se vanter
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le ministre Bruno Yapandé vient de redéfinir l’art de la communication politique. Dans son interview à Radio Ndékè Luka, il se félicite d’avoir “dépassé les engagements” du gouvernement pour financer les Élections. La réalité ? L’État centrafricain a versé 400 millions de francs CFA sur les 14 milliards nécessaires, soit 2,8% du budget total. Le reste ? 200 millions du Cameroun, quelques centaines de millions pour la France, et des milliards pour l’Union européenne, des financements du PNUD, de la Minusca… Bref, tout le monde paie sauf l’État centrafricain qui se vante pourtant.

 

Écoutons ce numéro de propagande parfaitement instrumenté lors de son interview. « Le gouvernement a toujours honoré ses engagements que le président de la République lui-même, il tient à cela en tant que démocrate et il tient absolument à ce que s’organise. Cette année à Bangui, des Élections vraiment inclusives. Nous avons mobilisé, depuis le démarrage du processus jusque-là, les ressources nécessaires à la participation du gouvernement au financement du processus électoral ».

 

“Nous avons mobilisé les ressources nécessaires” ! Dans quel univers 400 millions sur 14 milliards constituent “les ressources nécessaires” ? Le gouvernement centrafricain a contribué à hauteur de 2,8% au budget électoral et le ministre appelle ça “mobiliser les ressources nécessaires”. C’est comme un locataire qui paie 10 000 francs CFA sur 200 000 francs de loyer et se vante d’être un bon payeur.

 

Et voici le sommet de cette démonstration d’arithmétique créative : « Et nous, à un moment donné, nous avons fait même plus que ça. » Plus que 2,8% ! Le ministre se vante d’avoir “fait plus” avec une contribution qui ne représente même pas 3% du budget total. Pendant ce temps, le Cameroun seul a donné 200 millions, soit la moitié de la contribution centrafricaine, et Yaoundé ne se vante pas d’avoir “dépassé ses engagements”.

 

Le ministre poursuit avec cette leçon de modestie gouvernementale : « L’essentiel, c’est de faire réussir les Élections et nous mettre les modestes moyens que nous avons à la disposition de l’ANE pour la réussite de ces Élections ». Les “modestes moyens” ! Au moins, là, le ministre dit enfin la vérité : 400 millions sur 14 milliards, c’est effectivement très modeste. Mais transformer cette modestie en exploit, voilà tout l’art de la communication gouvernementale centrafricaine.

 

Cette logique montre quelque chose de profondément choquant dans la conception que ce régime a de ses responsabilités constitutionnelles. L’organisation et le financement des élections ne sont pas un service rendu aux citoyens par bonté d’âme gouvernementale. C’est le devoir constitutionnel premier de tout État démocratique. Quand on ne remplit ce devoir qu’à hauteur de 2,8% tout en se vantant d’avoir “dépassé ses engagements”, on atteint des niveaux d’irresponsabilité qui défient l’entendement.

 

Car pendant que Bruno Yapandé se félicite de ses 400 millions, qui paie vraiment ? Les Européens versent des milliards, le PNUD finance une partie du processus, la MINUSCA apporte son soutien logistique et technique, le Cameroun aide avec 200 millions… Tout le monde contribue sauf celui qui devrait porter la charge principale : l’État centrafricain lui-même.

 

Et les conséquences de ce sous-financement étatique sont désastreuses. Le ministre l’admet d’ailleurs à demi-mot : « Il y a de problèmes qui relèvent du degré de compétences, qui relèvent aussi de la disponibilité financière. Mais il y a également des problèmes qui sont liés à la défaillance des machines, notamment les tablettes ». Bien sûr qu’il y a des problèmes de “disponibilité financière” quand l’État ne finance qu’à 2,8% ! Bien sûr que les tablettes tombent en panne quand on n’a pas les moyens de les entretenir correctement !

 

L’ANE n’arrive même pas à faire la révision des listes électorales depuis plus d’un an avec ce budget famélique. Les représentants américains au Conseil de sécurité ont déclaré impossible l’organisation d’élections cette année dans ces conditions. L’expert togolais des Nations unies a critiqué l’incompétence de l’ANE. Mais le ministre continue de promettre des “élections vraiment inclusives” avec ses 2,8% de financement.

 

Cette comédie financière explique parfaitement l’état de la gouvernance centrafricaine : un État qui a renoncé à assumer ses responsabilités fondamentales mais qui continue de faire de la propagande pour masquer ses carences. Un gouvernement qui vit aux crochets de ses partenaires internationaux tout en se vantant de ses “performances” inexistantes.

 

Au final, ces élections financées à 2,8% par l’État ressembleront à quoi ? Soit elles n’auront pas lieu faute de moyens suffisants, soit elles se dérouleront dans des conditions tellement dégradées qu’elles ne mériteront pas le nom d’élections démocratiques. Dans les deux cas, le gouvernement aura réussi son pari : transformer son irresponsabilité financière en exploit communicationnel.

 

Alors non, monsieur Yapandé, un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter. C’est son devoir constitutionnel de base, pas un exploit ! Et quand on doit mendier 97% du budget électoral auprès de ses voisins et partenaires, on fait profil bas au lieu de donner des leçons de démocratie.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Travaux du corridor 13 : Les réponses évasives de Maxime Balalou révèlent l’ampleur du fiasco

0

Travaux du corridor 13 : Les réponses évasives de Maxime Balalou révèlent l’ampleur du fiasco

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du rêve pour son troisième mandat
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Le porte-parole du gouvernement Maxime Balalou s’enlise dans un déni de réalité face aux critiques sur les travaux routiers du corridor 13.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La conférence de presse gouvernementale du lundi 18 août dernier a tourné au fiasco lorsque le porte-parole Maxime Balalou, ministre de la Communication, a tenté de défendre les travaux du corridor 13. Sa prestation déconcertante a révélé l’ampleur des problèmes qui entourent ce projet d’infrastructure stratégique reliant le Congo-Brazzaville à Bangui, puis au Tchad.

 

Un journaliste, présent lors du point de presse du lundi dernier,  a posé la question qui fâche : “Monsieur le ministre, beaucoup d’usagers qui empruntent cette route en construction déplorent la qualité des travaux du corridor 13. Alors, quelle est la réaction du gouvernement par rapport à cette situation ?”

 

La réponse de Balalou a immédiatement révélé sa méconnaissance du dossier. “Le corridor 13, je suis vraiment surpris de la question qui me laisse entendre que beaucoup de gens se plaignent de la qualité des travaux qui sont effectués dans le cas du corridor 13. S’il vous plaît, vous avez vu le niveau d’enrobé? Vous-mêmes, vous avez vu ça ?”

 

Cette première salve incompréhensible de Maxime Balalou donne le ton. Le porte-parole du gouvernement semble découvrir en direct les critiques pourtant largement relayées depuis des mois. Pire encore, ses références obscures aux “niveau d’enrobé ” témoignent d’une improvisation totale.

 

Pour comprendre l’origine de cet embarras gouvernemental, il faut remonter aux conditions douteuses d’attribution du marché. Le corridor 13 devait représenter un atout majeur pour les échanges régionaux. Cette route stratégique, censée dynamiser les relations commerciales entre le Bassin du Congo et le Tchad, s’enlise aujourd’hui dans les polémiques.

 

L’attribution du marché à l’entreprise chinoise SINOHYDRO  sans expérience avérée dans les travaux routiers avait déjà alerté les observateurs. Comment une société sans références dans ce domaine a-t-elle pu décrocher un contrat de cette ampleur ? Les conditions de cette passation restent opaques et alimentent les soupçons de corruption.

 

Confronté à ces réalités embarrassantes, Balalou a choisi la fuite en avant. Face aux critiques documentées, “Vous-mêmes, vous êtes allés filmer sur les réseaux sociaux ? Vous avez vu la qualité du travail qui se fait par SINOHYDRO, ces entreprises-là ? Quelles sont ces gens-là qui disent ça ? En fait, je ne comprends pas.”

 

Cette série de questions sans réponse montre clairement un ministre dépassé par son sujet. Plutôt que d’apporter des éléments factuels, il renvoie la responsabilité de la preuve aux journalistes et aux usagers mécontents.

 

La suite de son intervention confirme cette stratégie d’évitement : “Vous savez, je crois que les gens doivent arrêter, n’est-ce pas, de vouloir, comment dirais-je, de salir. Parce que lorsqu’on voit, il y a des photos, il y a des vidéos. Les travaux avancent. Les travaux avancent très bien.”

 

L’analyse de cette réponse décousue révèle une logique défaillante à tous les niveaux. L’accusation de “salissure” portée contre les critiques témoigne d’une approche autoritaire de la communication gouvernementale. Au lieu de répondre aux préoccupations légitimes des citoyens, Balalou préfère discréditer ses interlocuteurs.

 

Sa référence répétée aux “photos” et “vidéos” comme preuves irréfutables relève de la manipulation. Quelles photos ? Quelles vidéos ? Prises par qui ? Dans quelles conditions ? Le ministre se garde bien de préciser ces détails pourtant essentiels.

 

“S’il y a des gens qui se plaignent, qu’ils viennent, qu’ils viennent nous dire, qu’ils viennent nous rencontrer, qu’ils viennent rencontrer les responsables de ces travaux-là, de ces entreprises-là, pour dire exactement ce qui ne va pas”, poursuit-il.

 

Cette invitation paraît bien tardive alors que les dysfonctionnements sont publiquement documentés depuis des mois. Elle révèle surtout l’isolement d’un gouvernement coupé des réalités de terrain.

 

Au-delà de cette performance ratée, c’est tout un système de communication gouvernementale qui montre ses limites. La conclusion de Balalou achève de démontrer son embarras : “Parce que si vous restez là-bas pour dire que les travaux ne sont pas de bonne qualité, c’est faux. Les photos sont là. Alors que ces compatriotes-là, je les comprends, je les comprends. Mais le résultat est là. Les choses avancent très bien. Les photos sont là.”

 

Cette répétition obsessionnelle des “photos” et cette contradiction entre “je les comprends” et “c’est faux” révèlent un ministre perdu dans ses propres arguments.

 

Pendant ce temps, les interrogations demeurent sans réponse. Cette prestation ratée cache les véritables enjeux du corridor 13. Comment l’entreprise chinoise a-t-elle obtenu ce marché ? Quels sont les critères de qualité exigés ? Où en sont réellement les travaux ? Quel est le coût final pour les contribuables centrafricains ?

 

Ces questions essentielles restent sans réponse tandis que Maxime Balalou s’enferre dans un déni de réalité qui ne trompe personne. Sa performance désastreuse ne fait qu’accentuer les doutes sur la gestion de ce projet d’infrastructure pourtant vital pour l’économie nationale.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Bangui : l’école Genesis inquiète après la tragédie du lycée Boganda

0

Bangui : l’école Genesis inquiète après la tragédie du lycée Boganda

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Ecole-internationale-GENESIS-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : l’école Genesis inquiète après la tragédie du lycée Boganda
Ecole-internationale-GENESIS-a-Bangui – Bangui : au sein de l’école privée Genesis, un fantôme sème la terreur

 

L’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, qui a coûté la vie à une vingtaine d’élève et blessé près d’un millier d’autres, relance les interrogations sur la sécurité des établissements scolaires à Bangui. Les parents d’élèves de l’école privée Genesis, construite principalement en bois, expriment aujourd’hui leurs inquiétudes.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 26 juin, l’accident du lycée Boganda a rappelé combien les installations électriques défaillantes représentent un danger réel dans la capitale. Dans ce contexte, l’école Genesis attire l’attention en raison de son architecture : ses bâtiments, y compris l’étage supérieur, sont faits de bois, un matériau plus vulnérable aux incendies.

 

À Genesis, les frais de scolarité peuvent atteindre près de 400 000 francs CFA par enfant et par an, ce qui en fait l’un des établissements les plus coûteux de Bangui. « Avec de tels montants, nous attendons un minimum de garanties sur la sécurité des enfants. Si un court-circuit se déclare, la structure en bois peut devenir un piège », explique un parent.

 

Malgré sa réputation d’excellence et son image d’école moderne, Genesis ne dispose pas de plan d’évacuation clairement visible dans les salles de classe. Certains enseignants reconnaissent que le climat de Bangui fragilise rapidement les constructions en bois et que le moindre défaut dans les câblages électriques accroît les risques.

 

Fondée il y a moins de cinq ans, l’école Genesis a déjà connu un épisode troublant. En mars 2024, des élèves avaient affirmé avoir aperçu une silhouette inquiétante dans une salle de classe, provoquant un mouvement de panique. L’affaire avait fait grand bruit et mis en évidence la proximité de l’établissement avec l’hôpital général, où stationnent des Mercenaires russes du groupe Wagner, renforçant le sentiment d’inquiétude chez les élèves et leurs parents.

 

 

Aujourd’hui, après l’accident du lycée Boganda, les parents se posent des questions concrètes. Genesis mise tout sur sa réputation académique, mais la sécurité suit-elle ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner  

0

Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner  

 

Centrafrique.org/centrafrique-lonu-alerte-sur-les-risques-de-famine/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-2/” rel=”attachment wp-att-24637″ data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner
Déplacement de la population en fuite de violence

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le Haut-Mbomou, au sud-est du pays, la quête de paix est mise à l’épreuve par des violences armées, des ratissages et des tensions, démontre la conclusion de l’Émission Patara de la radio Ndékè Luka.

 

Le Haut-Mbomou, région du sud-est de la République centrafricaine (RCA), traverse une période d’insécurité avec des affrontements à Obo, Zémio, Mboki et Bambouti. Lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, animée par Armando Yanguendji, trois intervenants ont exploré les causes de cette crise : Marcel Dimassé, ministre résident du Haut-Mbomou, Dieudonné Ngoumbango, président de la plateforme des partis centristes, et Michel Kombo-Yéki, ancien porte-parole du groupe Azandé Ani Kpi Gbé. Les discussions ont mis en lumière les obstacles à la paix, notamment les opérations militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes, les tentatives de désarmement des miliciens Azandé, et l’absence de dialogue préalable, qui alimentent un climat de méfiance et de violence.

 

Une région sous tension militaire

 

Les violences dans le Haut-Mbomou ont été déclenchées par une tentative de désarmement des miliciens Azandé Ani Kpi Gbé au village de Komboly, entraînant plusieurs morts, des blessés et des centaines de déplacés. Kombo-Yéki a rapporté que les 200 miliciens formés et intégrés dans les FACA, dotés de numéros matricules, ont fui Zémio pour Obo, emportant leurs armes, après des ordres de désarmement qu’ils ont perçus comme une menace. Il a précisé que ces miliciens n’étaient pas impliqués dans l’attaque d’un convoi de la Minusca à Zémio, attribuée aux 4 800 autodéfenses non formées du groupe. « Les gens qui ont été formés n’étaient pas sur le lieu de l’attaque », a-t-il déclaré, dénonçant une confusion dans les cibles des opérations.

 

Les FACA, appuyées par les Russes, mènent des ratissages à Zémio et Mboki pour neutraliser les éléments armés ayant fui dans la brousse. Dimassé a décrit ces opérations comme nécessaires pour redéployer l’autorité de l’État, mais a reconnu des « cas de confusion » dans l’identification des combattants et des civils. À Mboki, un accrochage a causé la mort d’un civil et d’un ex-milicien, ainsi que l’incendie d’une vingtaine de maisons. À Zémio, un chef de village du secteur Faisan a été abattu par des FACA et des Russes après avoir tenté de fuir une interpellation, selon des sources locales.

 

Des exactions attribuées aux forces russes

 

Les forces russes, alliées du gouvernement, ont été accusées d’actes violents par les intervenants. Kombo-Yéki a affirmé : « Les Russes font ce qu’ils veulent », citant une intervention dans une église où deux éléments ont été extraits et tués. Il a ajouté que l’arrivée imminente d’un convoi russe a vidé Obo de ses habitants, par peur d’un désarmement forcé. Ngoumbango a corroboré ces accusations, déclarant : « Le gouvernement n’a pas de contrôle sur les Russes », et attribuant la fuite massive des populations, notamment vers la RDC, aux exactions russes. À Zémio, les autorités locales et les responsables russes ont appelé les déplacés à rentrer, mais la peur persiste, alimentée par l’assassinat du chef de village.

 

Dimassé a nié les exactions à Obo et Bambouti, affirmant que les opérations se concentrent à Zémio et Mboki. Il a expliqué que, dans un contexte de conflit, un individu fuyant un ordre d’arrêt peut être perçu comme une menace, justifiant certaines actions des forces déployées. Cependant, Ngoumbango a critiqué l’implication de policiers et de gendarmes dans des combats contre les autodéfenses dans la brousse, une pratique qui, selon lui, brouille les lignes entre forces de l’ordre et combattants.

 

Un dialogue entravé par la méfiance

 

Le gouvernement revendique un dialogue avec les Azandé, mais les efforts sont entravés par la méfiance et les opérations militaires simultanées. Dimassé a mentionné des discussions avec Kombo-Yéki et une initiative pour désarmer une centaine de jeunes à Obo, qui n’a pas abouti en raison des tensions. « Nous sommes sur la trajectoire du dialogue », a-t-il affirmé, précisant que le chef de l’État soutient cette approche. Cependant, Kombo-Yéki a conditionné sa participation à l’arrêt des opérations russes et à des garanties de sécurité, citant l’arrestation de quatre leaders du groupe et un mandat d’arrêt contre lui. « Si on m’arrête, qui va gérer le groupe ? » a-t-il interrogé.

 

Ngoumbango a déploré l’absence de dialogue préalable, déclarant : « Il fallait dialoguer en amont. » Il a critiqué la priorité donnée à la force, notant que les ratissages et les exactions ont poussé les populations à fuir, paralysant des villes comme Zémio. Kombo-Yéki a exprimé sa volonté de dialoguer pour une « paix durable », mais a insisté sur la nécessité de reconnaître les efforts des Azandé, qui ont « reconquis une préfecture ». Il a également signalé la présence continue de l’UPC dans la région, contredisant l’idée que ce groupe a été neutralisé.

 

Une population confrontée à la violence

 

Les violences ont profondément affecté les habitants du Haut-Mbomou. À Zémio, les activités sont paralysées, et une grande partie de la population s’est réfugiée en RDC ou dans l’église catholique. À Mboki, le calme est revenu, mais seule la moitié des magasins sont rouverts, et la tension persiste. À Obo, les services publics, les écoles et le marché ont repris, mais la peur d’un convoi russe a poussé les habitants à se retirer temporairement. À Bambouti, la population vaque à ses occupations, mais une réunion avec les FACA et la MINUSCA a été organisée pour rassurer la communauté.

 

L’émission a également rapporté la mort de cinq éléments des forces de l’ordre (un policier, deux FACA, deux gendarmes) dans une embuscade, ainsi que l’assassinat de deux présidents successifs de la Commission Paix, illustrant l’ampleur de la violence. Ngoumbango a qualifié la gestion de la crise d’« échec », soulignant que l’absence de stratégie communautaire et les exactions ont aggravé la situation. Dimassé a insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés pour instaurer la paix, tout en reconnaissant les défis posés par les déplacements de populations et la vulnérabilité des femmes, des enfants et des minorités….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : le MPC dénonce l’attaque de sa position par les éléments de l’UPC près de Kouki  et déplore  9 morts lors d’une prière pour la paix

0

le MPC dénonce l’attaque de sa position par les éléments de l’UPC près de Kouki  et déplore  9 morts lors d’une prière pour la paix

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”Centrafrique : le MPC dénonce l’attaque de sa position par les éléments de l’UPC près de Kouki et déplore 9 morts lors d’une prière pour la paix” width=”450″ height=”425″ />
Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général Mahamat Al-Khatim accuse l’UPC d’avoir attaqué une cérémonie religieuse à 30 kilomètres de Kouki.

 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) accuse l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’avoir attaqué ses positions dimanche près de Kouki, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa. Selon un communiqué publié lundi depuis May-Mbeya, cette attaque aurait fait neuf morts, dont deux femmes civiles, et plusieurs blessés.

 

Les faits se sont déroulés à une trentaine de kilomètres de Kouki, localité située à 457 kilomètres de Bangui via Markounda. D’après la version du MPC, des imams, marabouts et érudits musulmans avaient organisé une prière collective pour la paix. Cette cérémonie religieuse rassemblait la population locale musulmane dans un élan de réconciliation.

 

Le général Mahamat Al-Khatim  , président-fondateur du MPC, affirme que l’attaque s’est produite pendant la lecture du Coran. Selon son récit, le général Garga, chef d’état-major intérimaire de l’UPC, aurait surgi avec ses hommes et ouvert le feu sur l’assemblée de fidèles. Cette version des faits fait état de tirs ayant touché “hommes, femmes et hommes de Dieu” en pleine séance de prière.

 

Le MPC avance une explication pour justifier cette attaque. Les éléments de l’UPC auraient agi par frustration, se sentant “écartés, marginalisés” des préparatifs de cette prière pour la paix. Cette exclusion aurait motivé leur intervention violente contre une cérémonie religieuse qu’ils n’avaient pas contribué à organiser.

 

Le bilan provisoire communiqué par le MPC fait état de neuf morts, dont deux femmes civiles, et de plusieurs blessés, parmi lesquels trois femmes. Les combattants du MPC auraient également fait un prisonnier dans les rangs de l’UPC lors des affrontements qui ont suivi l’attaque initiale.

 

Le général Mahamat Al-Khatim a donné des instructions strictes concernant le traitement de ce prisonnier. Il a appelé ses combattants “à la retenue” et “à ne pas céder à l’esprit de vengeance”. Le chef du MPC a également ordonné à son chef d’état-major, le général Djido Ali Ahmat, de ne pas brutaliser le détenu et d’assurer sa sécurité en attendant sa remise au gouvernement.

 

Cette position reflète la volonté affichée du MPC de respecter les conventions internationales sur le statut des prisonniers de guerre. Dans un contexte où les groupes armés sont régulièrement accusés d’exactions, cette déclaration vise à présenter le mouvement sous un jour respectueux du droit humanitaire.

 

Le communiqué du MPC dénonce ce qu’il qualifie d’“attaque lâche et irresponsable” dont l’objectif serait de “saboter l’accord en cours”. Cette référence fait allusion aux négociations de paix en cours entre les différents groupes armés et le gouvernement centrafricain, dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

 

Le MPC profite de cet incident pour critiquer la mise en œuvre de l’accord de paix. Selon ce mouvement, les éléments de l’UPC, pourtant signataires de l’accord, n’ont pas été cantonnés comme prévu. Ils continueraient à “circuler librement avec les armes”, ce qui les rendrait imprévisibles et dangereux.

 

Cette accusation touche un point sensible du processus de paix centrafricain. Le cantonnement des combattants des groupes armés constitue une étape essentielle de leur désarmement progressif. Si cette mesure n’est pas appliquée, elle compromet l’ensemble du processus de réconciliation.

 

Malgré ces accusations, le général Mahamat Al-Khatim  réaffirme l’engagement du MPC en faveur de l’accord de paix. Son communiqué insiste sur l’attachement de son mouvement à cet accord et sa volonté de “œuvrer pour la réussite de celui-ci”. Cette position vise à présenter le MPC comme un acteur responsable, victime d’une agression mais soucieux de préserver la paix.

 

L’incident de Kouki intervient dans une zone déjà sensible. La sous-préfecture de Nana-Bakassa et Markounda connaît régulièrement des tensions entre différents groupes armés qui se disputent le contrôle des sites miniers aurifères et diamantifères de la région. Ces richesses naturelles alimentent les conflits locaux et compliquent les efforts de pacification.

 

La version des faits présentée par le MPC n’a pas encore reçu de confirmation indépendante. L’UPC n’a pas réagi publiquement à ces accusations. Dans ce type de conflit, chaque partie tend à présenter sa version des événements de manière à justifier ses actions et discréditer ses adversaires.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir

0

Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/charles-desire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/charles-desire-442×450.jpg” alt=”Centrafrique : Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir” width=”442″ height=”450″ />
Charles Désiré Mankaou, responsable de la jeunesse du CNCA-PDD

 

La jeunesse du CNCA-PDD dénonce un régime accaparé par une élite prédatrice et exige la vérité sur l’enlèvement de 21 jours de l’ancien ministre Armel Sayo Ningatoloum.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dix années de règne de Faustin-Archange Touadéra, dix années de dégradation nationale, dénonce Charles Désiré Mankaou, militant du CNCA-PDD, dans un communiqué publié le 7 août 2025 depuis Lomé.

 

En effet, Charles Désiré Mankaou ne mâche pas ses mots. Dans un communiqué publié le 7 août depuis Lomé, ce responsable de la jeunesse du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD) dresse un bilan sans concession des dix années de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir.

 

Pour le CNCA-PDD, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pendant que les fonctionnaires attendent leurs salaires depuis des mois, certains proches du régime affichent un train de vie qui étonne. Évariste Ngamana, Simplice Mathieu Sarandji, Félix Moloua, Fidèle Gouandjika, Mamadou Zephyrin, Rameaux Claude Bireau, Bertrand Arthur Piri et Audrey Wenezoui font partie de ceux que le parti cite directement. Ces enrichissements rapides posent des questions auxquelles personne ne répond publiquement.

 

Le communiqué souligne l’ampleur du décalage entre la vie quotidienne des citoyens et celle de cette minorité protégée. Les écoles ne fonctionnent plus, les hôpitaux sont dans un état critique, les routes dégradées compliquent les déplacements, et l’accès aux produits de première nécessité est devenu un luxe pour une grande partie de la population. Pourtant, selon Mankaou, jamais un régime centrafricain n’a reçu autant de financements extérieurs. L’argent, dit-il, est là, mais il ne bénéficie pas au peuple.

 

 

L’affaire qui préoccupe le plus le CNCA-PDD reste l’enlèvement de 21 jours d’Armel Ningatoloum Sayo. Cet ancien ministre a été extrait de sa cellule de la prison du camp de Roux le 7 juillet dernier et enlevé à l’OCRB par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 juillet et détenu clandestinement durant trois semaines avant d’être libéré. Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Ossène Yackosset Wessekpama, avait promis une enquête lors de son passage à Radio Ndeke Luka le 25 juillet. Mais depuis, silence radio.

 

Cette absence de communication agace profondément le parti. Que s’est-il passé exactement durant ces 21 jours ? Pourquoi la Commission des droits de l’homme ne dit-elle plus rien ? Dans quelles conditions Armel Sayo et Nourd Grégaza ont-ils quitté le camp de Koui ? Autant de questions qui restent sans réponse et alimentent toutes sortes de rumeurs.

 

Le CNCA-PDD aime comparer la Centrafrique au Bénin voisin. Patrice Talon et Faustin Touadéra ont pris le pouvoir la même année, mais leurs bilans n’ont rien à voir. Au Bénin, on compte les routes construites par milliers de kilomètres, les écoles et hôpitaux qui sortent de terre, une vie politique qui fonctionne. En Centrafrique, c’est l’inverse : la justice ne fonctionne plus, la Constitution est bafouée, les institutions se taisent.

 

Le parti en est convaincu : Touadéra prépare sa candidature pour un troisième mandat. Une violation pure et simple de la Constitution selon le mouvement, qui voit dans cette démarche un danger pour la paix du pays. Le CNCA-PDD dénonce aussi ce qu’il appelle “l’ethnicisation” de l’armée et de la police, la répression contre ceux qui osent critiquer, et la destruction progressive de l’État.

 

Face à cette situation, la jeunesse du CNCA-PDD appelle à l’union. Partis politiques, associations, syndicats, étudiants, femmes, diaspora : tous doivent se mobiliser contre ce qu’elle considère comme un détournement du pouvoir. Le message de Charles Désiré Mankaou est direct : “Le moment est venu de dire non à l’oppression. NON à la résignation. Osons l’unité. Reprenons notre destin en main.”

 

Ces mots résument bien l’état d’esprit d’un parti qui ne veut plus se contenter de protester en silence. Reste à savoir si cet appel trouvera un écho suffisant pour changer la donne politique en Centrafrique.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu  de centre de santé public

0

Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu  de centre de santé public

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/Dans-le-village-Bouboui-au-PK-45-de-Bangui-sur-la-route-de-Boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu de centre de santé public
Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

À Jabarona, village de 4000 habitants, l’absence de centre de santé public transforme chaque urgence médicale en calvaire.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Jabarona, quand un enfant tombe malade en pleine nuit, sa mère sait qu’elle devra attendre le jour pour espérer trouver un transport vers Bégoua. Trente-trois kilomètres séparent ce village de 4000 habitants du centre de santé le plus proche. Une distance qui peut coûter des vies.

 

“Mon fils a fait une crise la semaine dernière. J’ai passé toute la nuit à chercher une moto, puis de l’argent pour payer le trajet”, raconte une mère de famille interrogée par Radio RJDH. Son histoire ressemble à celle de centaines d’autres familles du village. Les femmes enceintes vivent cette réalité encore plus durement. Sans sage-femme ni matériel médical sur place, elles accouchent souvent seules ou avec l’aide de voisines. Le Code de protection de l’enfant centrafricain garantit pourtant à chaque mère et chaque nouveau-né l’accès aux soins de base. À Jabarona, ce texte reste lettre morte.

 

Confronté à cette situation, Dina Buamidi a 19 ans et parcourt les quartiers du village avec son carnet de conseils d’hygiène. “J’explique aux gens comment éviter certaines maladies, comment bien laver les mains, protéger l’eau de boisson”, dit-elle. Cette jeune sensibilisatrice fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord. Mais quand arrive une pneumonie ou une fracture, ses conseils ne suffisent plus. Le village possède bien une clinique privée, mais ses tarifs dépassent les moyens de ces familles d’agriculteurs qui vivent avec quelques milliers de francs CFA par mois.

 

C’est dans ce contexte que Sambo Aliou dirige le quartier Jabarou-Navilla 3. Il connaît chaque famille, chaque problème de santé qui se présente. “Les gens pensent qu’on peut se débrouiller parce qu’on vit à la campagne. Mais nos enfants ont le même droit aux soins que ceux de Bangui”, affirme-t-il. Son message s’adresse directement au gouvernement : construire un centre de santé public permettrait aux 4000 habitants d’accéder aux soins de base sans se ruiner. Une demande simple, légitime, qui attend une réponse depuis des années.

 

Cette situation ne se limite pas à Jabarona et se répète dans des milliers de villages centrafricains. Les zones rurales accumulent les retards en matière de santé publique. Pendant ce temps, les habitants s’organisent comme ils peuvent, avec les moyens locaux et beaucoup d’inquiétude. Les organisations internationales présentes dans le pays connaissent ces réalités. Certaines interviennent ponctuellement, d’autres concentrent leurs efforts sur les grandes villes. Mais les besoins dépassent largement les ressources disponibles.

 

Aujourd’hui, à Jabarona, chaque parent garde en tête le trajet vers Bégoua quand son enfant tousse trop fort. Chaque femme enceinte compte les semaines en espérant que tout se passera bien. Cette angoisse quotidienne pourrait disparaître avec un centre de santé équipé du minimum nécessaire. Les habitants ne demandent pas l’impossible. Ils veulent simplement que leur village dispose des services de base auxquels tout citoyen centrafricain devrait avoir accès. Une revendication qui résonne bien au-delà des limites de ce village de 4000 âmes. À Jabarona, l’espoir d’un centre de santé public grandit avec chaque nouvelle naissance, chaque nouveau malade qui doit partir vers Bégoua. Un espoir que portent 4000 Centrafricains qui refusent l’oubli.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : Real Source bat Les Abeilles 3-1 dans un match de cohésion sociale organisé par l’association Action solidaire à Damara

0

Real Source bat Les Abeilles 3-1 dans un match de cohésion sociale organisé par l’association Action solidaire à Damara

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/association-action-solidaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/association-action-solidaire-450×338.jpg” alt=”Photo de famille à la fin de l’activité organisée par l’association Action Solidaire à Damara” width=”450″ height=”338″ />
Photo de famille à la fin de l’activité organisée par l’association Action Solidaire à Damara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’association Action Solidaire a organisé cette rencontre pour favoriser la réconciliation nationale à quelques mois des élections.

 

Le samedi 30 août, le terrain de football de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, a accueilli un match de cohésion sociale entre les équipes Real Source et Les Abeilles. Cette rencontre, organisée par l’association Action Solidaire, s’est soldée par la victoire de Real Source sur le score de 3 buts à 1.

 

L’événement dépassait largement le cadre sportif habituel. Toutes les autorités locales de Damara étaient présentes dans les gradins. Madame le maire, la sous-préfète, les responsables militaires, les commandants de police et de gendarmerie ont assisté à cette journée consacrée à l’unité nationale.

 

À la mi-temps, les spectateurs ont pu assister à une démonstration de taekwondo du club 236 dirigée par Nicaise Kossi, coordinateur national de l’association Action Solidaire et formateur dans cette discipline martiale. Son équipe a exécuté plusieurs figures techniques qui ont impressionné l’assistance et donné le ton à cette journée placée sous le signe du rassemblement.

 

Ces démonstrations d’arts martiaux visaient à encourager les jeunes de Damara à canaliser leur énergie dans le sport plutôt que dans les divisions. Le message était clair : la force véritable réside dans l’union et la discipline, pas dans la confrontation stérile.

 

Le match lui-même s’est déroulé dans une ambiance détendue. Les joueurs des deux équipes, issus de différents quartiers de Damara, ont évolué ensemble sans la moindre tension. Les supporters ont encouragé indifféremment les deux formations, privilégiant le spectacle sportif aux rivalités de clocher.

Madame le Maire de la ville de Damara au milieu des responsables de l'association Action Solidaire lors d'une activité ce 30 août à Damara.
Madame le Maire de la ville de Damara au milieu des responsables de l’association Action Solidaire lors d’une activité ce 30 août à Damara. Photo CNC

 

À l’issue de la rencontre, chaque autorité présente a pris la parole pour saluer cette initiative. Le maire de Damara a remercié les participants et a insisté sur l’importance de telles activités pour maintenir la paix sociale dans sa commune. Les responsables sécuritaires ont également applaudi cette démarche qui contribue à créer des liens positifs entre les différentes composantes de la population locale.

 

La sous-préfète a rappelé que ces moments de communion sportive prennent une résonance particulière à quelques mois des élections présidentielles de décembre 2025. Dans cette période sensible, il devient essentiel de multiplier les occasions de dialogue et de rassemblement pour éviter que les échéances électorales ne divisent les communautés.

 

Cette journée s’inscrit dans la stratégie de l’association Action Solidaire, présidée par Nadine Kossi. Bien qu’absente physiquement à Damara, la présidente était représentée par Nicaise Kossi, qui coordonne les activités de l’association dans le pays. L’organisation privilégie ces approches de terrain pour toucher directement les populations et créer des espaces de dialogue intercommunautaire.

 

Le choix de Damara n’est pas au Hazare. Cette commune, située sur l’axe Bangui-Sibut, accueille des populations diverses venues de différentes régions du pays. Ces brassages peuvent parfois créer des tensions, notamment en période électorale. Organiser des activités fédératrices dans de tels endroits permet de prévenir les divisions avant qu’elles ne s’installent.

 

L’association Action Solidaire compte reproduire ce type d’événement dans d’autres localités du pays. L’objectif reste le même : utiliser le sport comme vecteur de réconciliation et de cohésion sociale. Dans un pays qui se prépare à des élections importantes, ces initiatives citoyennes contribuent à maintenir un climat apaisé.

 

La journée de Damara démontre que la cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit au quotidien à travers des gestes simples et des rencontres conviviales. Un match de football peut sembler anodin, mais quand il rassemble toute une communauté autour de valeurs positives, il devient un acte citoyen fort.

 

Real Source a remporté cette rencontre 3-1, mais dans l’esprit de cette journée, tous les participants sont sortis gagnants. Les vraies victoires se comptent en liens tissés, en préjugés surmontés et en sourires partagés autour d’un ballon rond.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Accident des casques bleus à Damara : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme une tragédie en discours pathétique

0

Accident des casques bleus à Damara : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme une tragédie en discours pathétique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Sortie-de-la-ville-de-Bakouma-sur-laxe-de-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accident des casques bleus à Damara : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme une tragédie en discours pathétique
CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interpellé sur l’accident survenu à Damara impliquant des casques bleus de la Minusca, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a livré une réponse qui montre clairement une fois de plus l’amateurisme et la désinvolture de la communication officielle. Au lieu d’apporter des faits précis et de rendre hommage avec dignité, il s’est contenté d’un discours confus, répétitif et sans profondeur, comme un enfant malade récitant un texte qu’il ne maîtrise pas.

 

Maxime Balalou a qualifié l’accident de « regrettable » et « malheureux », tout en affirmant que « le gouvernement compatit ». Mais à aucun moment il n’a donné d’informations concrètes sur le nombre de victimes, les circonstances de l’accident ou les démarches entreprises par les autorités pour montrer à l’opinion qu’il maitrise le dossier. Par contre, sa défense s’est limitée à accuser pathétiquement une fois de plus la presse de ne pas avoir « suivi » les déclarations déjà faites, sans pouvoir citer ni quand, ni par qui elles auraient été prononcées.

 

Cette façon de minimiser une tragédie démontre le vide d’un pouvoir plus soucieux de sauver les apparences que de montrer du respect aux casques bleus des nations-unies qui, rappelons-le, versent leur sang en RCA. Balalou a répété deux fois que « nous compatissons », comme si répéter le mot suffisait à cacher le manque total de substance de son intervention.

 

Encore plus pathétique, le ministre ex-détenu a justifié son absence de réaction par des « missions à l’extérieur », évoquant à demi-mot la table ronde de Casablanca. Ainsi, pendant que des familles attendaient des réponses, le porte-parole du gouvernement s’enorgueillissait d’une tournée internationale où il vendait des promesses financières. Voilà le vrai visage d’un régime qui hiérarchise les priorités : la propagande électorale d’abord, la fausse compassion ensuite.

 

Au-delà de la forme maladroite de sa réponse, c’est le fond qui choque. En présentant ce drame comme un simple « accident malheureux », Balalou nie l’importance de la vie humaine et réduit le sacrifice des casques bleus à une banalité. Aucune enquête n’est annoncée pourtant, aucun suivi concret n’est évoqué. Tout se résume à une communication bâclée, qui témoigne du mépris d’un État incapable d’assumer ses responsabilités.

 

Cet épisode confirme une évidence : la parole officielle en Centrafrique est devenue une scène de délire permanent. À chaque question embarrassante, Balalou improvise des justifications invraisemblables, mélange de compassion mécanique et de mensonges répétés. À Damara, il avait l’occasion de redonner un peu de sérieux au gouvernement. Il a choisi le contraire : transformer une tragédie en discours pathétique.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Touadéra bientôt devant la CPI : la diaspora centrafricaine est sur le point d’atteindre son but

0

Touadéra bientôt devant la CPI : la diaspora centrafricaine est sur le point d’atteindre son but

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine <a href=Les atrocités des mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur  de la CPI” width=”450″ height=”251″ />
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La diaspora centrafricaine s’apprête à saisir officiellement la cour pénale internationale (CPI) contre le chef de l’État centrafricain Faustin-Archange Touadera.

 

Un collectif de Centrafricains de la diaspora, connu sous le nom des “12 apôtres”, est sur le point de finaliser une procédure judiciaire contre le président Faustin-Archange Touadéra devant la Cour pénale internationale. Cette initiative, menée avec l’avocat canadien Me Philippe Larochelle, dénonce les violations des droits humains commises par le pouvoir de Bangui et les mercenaires russes du groupe Wagner présents sur le territoire centrafricain.

 

Me Larochelle confirme l’avancement de cette démarche juridique sans précédent. “Nous sommes à quelques semaines de déposer cette procédure”, a-t-il déclaré, en fixant la date limite du dépôt au 8 octobre prochain. Le cabinet d’avocats dispose de “plusieurs dizaines de déclarations sous serment” et de rapports d’experts pour étayer l’accusation.

 

Les témoignages recueillis documentent l’emploi de forces étrangères, notamment les mercenaires russes et non russes du groupe Wagner, qui commettent des exactions massives dans diverses localités du pays. Ces éléments armés opèrent dans un climat d’impunité totale, particulièrement dans les zones éloignées de Bangui où ils pillent, tuent et terrorisent les populations civiles.

 

La procédure vise directement le président Touadéra pour son rôle dans l’utilisation de mercenaires étrangers. L’acte d’accusation énumère les crimes reprochés au chef de l’État, laissant ensuite au procureur de la CPI le soin d’évaluer les preuves fournies et de décider des suites à donner.

 

Cette initiative marque un tournant dans l’opposition au pouvoir centrafricain. Les “12 apôtres”, actifs sur les réseaux sociaux, dénoncent régulièrement la dérive autoritaire du pouvoir de Bangui. Leur démarche s’inscrit dans un contexte où la liberté d’expression s’est considérablement réduite, les voix dissidentes faisant face à des enlèvements et intimidations.

 

L’avocat canadien précise que l’identité des témoins restera confidentielle pour des raisons de sécurité, tout en assurant que leurs déclarations constituent des preuves solides pour étayer l’accusation. Cette protection des témoins traduit la réalité sécuritaire que vivent les opposants au pouvoir.

 

Si cette procédure aboutit à l’émission d’un mandat d’arrêt international, elle limitera considérablement les déplacements du président centrafricain hors de son territoire. La CPI dispose d’accords de coopération avec de nombreux pays membres qui l’obligent à arrêter toute personne faisant l’objet d’un mandat.

 

Le travail des “12 apôtres” s’appuie sur des années de documentation des violations des droits humains en République centrafricaine.

 

Cette saisine de la justice internationale constitue un défi inédit pour le pouvoir de Bangui, qui devra répondre aux accusations portées contre lui devant la communauté internationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : affrontements meurtriers entre Peuls et Arabes sur un site minier de Kouki, une dizaine de morts

0

affrontements meurtriers entre Peuls et Arabes sur un site minier de Kouki, une dizaine de morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles-450×349.jpg” alt=”Centrafrique : affrontements meurtriers entre Peuls et Arabes sur un site minier de Kouki, une dizaine de morts” width=”450″ height=”349″ />
Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le lundi 1er septembre 2025, une prière satanique prévue sur un chantier minier de Kouki a dégénéré en affrontements violents entre la communautés peule et arabe, faisant au moins dix-huit  morts.

 

Dans la préfecture de l’Ouham, plus précisement à Kouki, l’exploitation artisanale de l’or et du diamant suit des règles précises. Ces sites miniers, disséminés entre Kouki, Nana-Bakassa  et Markounda, emploient des centaines d’ouvriers qui creusent la terre à la recherche de pépites et de pierres précieuses. Mais cette activité obéit à des croyances bien ancrées.

 

Il est plus important de savoir qu’ici, dans ces différents sites miniers, lorsqu’un chantier ne produit plus assez de l’or et de diamants, les ouvriers considèrent qu’il est “fermé” par les sorciers. Dans ce contexte, les ouvriers font alors appel à des marabouts, ces guides spirituels respectés dans la communauté musulmane.

 

Ces marabouts viennent sur le site pour accomplir un rituel spécifique. Ils récitent des prières en arabe, brûlent de l’encens et sacrifient des animaux, généralement des moutons ou des bœufs. Le sang de ces bêtes est versé sur la terre, et leur viande est partagée entre les participants. Cette cérémonie, appelée souvent par les ouvriers “ouverture du chantier”, doit redonner vie au gisement et faire revenir l’abondance de  l’or sous la terre.

 

Mais pour que ce rituel fonctionne, une condition absolue doit être respectée : le site minier doit être complètement vide de toute présence humaine. Aucun creuseur ne doit manier sa pioche, aucun commerçant ne doit tenir boutique, aucun passant ne doit traverser la zone. Le silence total est exigé pendant que les marabouts accomplissent leurs prières. Cette règle ne souffre aucune exception.

 

Pourtant, ce lundi 1er septembre 2025, sur le chantier minier de Kouki, situé à 30 kilomètres de ce village, ce rituel satanique devrait voir le jour pour faire revenir l’or sous la terre, car, depuis plusieurs semaines, trouver de l’or, devient alors un parcours de combattant. Les ouvriers avaient informé tout le monde : marabouts, creuseurs, porteurs, acheteurs d’or, vendeuses de nourriture, réparateurs d’outils, tous devaient quitter les lieux pour la journée. Le lendemain matin seulement, c’est-à-dire le mardi 2 septembre, l’activité pourrait reprendre avec l’espoir de meilleures récoltes.

 

Mais plusieurs commerçants ont refusé de fermer leurs boutiques. Ces commerçants , installés en bordure du site minier, vendent de la nourriture, des boissons, des cigarettes et des articles de première nécessité aux ouvriers. Ils considéraient que leur activité commerciale n’avait rien à voir avec l’extraction minière proprement dite. Pourquoi devraient-ils fermer leurs boutiques et perdre une journée de recettes pour une prière satanique  à laquelle ça ne leur concerne même pas?

 

Cette position a immédiatement créé un problème. Certains ouvriers mineurs ont expliqué aux commerçants que le rituel ne pouvait pas se dérouler en leur présence. Les marabouts ont confirmé : tant qu’il y aurait du mouvement commercial sur le site, les prières n’auraient aucun effet. Le chantier resterait “fermé” et improductif.

 

Certains commerçants ont accepté de fermer leur boutique, d’autres non. La discussion s’est envenimée. Chaque camp a commencé à chercher des soutiens de son côté.

 

À Kouki, comme dans beaucoup d’autres localités comme Markounda ou ailleurs en République centrafricaine, plusieurs groupes armés coexistent et contrôlent différentes activités minières. Les ouvriers et commerçants Peuls entretiennent des liens étroits avec le groupe armé l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le mouvement Retour, réclamation et réhabilitation (3R).

 

De leur côté, les commerçants et ouvriers arabes bénéficient du soutien du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), un groupe armé qui compte de nombreux éléments d’origine arabe dans ses rangs. Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et quelques éléments Anti-Balaka sont également présents dans la sous-préfecture, mais en nombre plus réduit.

 

Quand la dispute entre certains ouvriers et commerçants a éclaté, chaque communauté a naturellement fait appel à ses protecteurs armés. Les Peuls ont contacté leurs alliés de l’UPC. Les Arabes ont sollicité le soutien du MPC. Ce qui avait commencé comme un différend sur l’organisation d’un rituel religieux s’est rapidement transformé en confrontation communautaire.

 

Ainsi, ce lundi matin, vers 9 heures, la tension était devenue palpable sur le site minier de Kouki. Les premiers échanges ont été verbaux. Les représentants de chaque groupe armé sont venus sur le site pour défendre les positions de leur communauté respective.

 

Aucun des deux camps n’a voulu céder. Les voix se sont élevées, les gestes se sont faits plus brusques, les positions se sont durcies. L’atmosphère est devenue de plus en plus électrique. Vers 9h30, quelqu’un a dégainé une arme. D’autres ont suivi. Les premiers coups de feu ont retenti sur le chantier minier.

 

L’affrontement qui a suivi a opposé principalement les éléments peuls de l’UPC aux combattants arabes du MPC. Les armes automatiques ont crépité sur le chantier minier. Les balles ont sifflé entre les tas de terre et les trous d’extraction. Les combattants se sont abrités derrière les installations de fortune du site.

 

Pendant les échanges de tirs, quelques éléments du FPRC et des anti-balaka ont été aperçus sur les lieux, mais leur rôle dans les combats est resté marginal. L’affrontement s’est concentré sur l’opposition entre Peuls et Arabes, chacun défendant les intérêts de sa communauté avec l’appui de ses alliés armés.

 

Les combats se sont poursuivis pendant près de 3 heures. Les détonations ont résonné dans toute la zone. Les populations civiles des villages environnants se sont barricadées chez elles, attendant que l’orage passe. Les balles ont volé dans tous les sens, transformant le paisible chantier minier en champ de bataille.

 

Vers 12 heures, les armes se sont progressivement tues. Les appels des chefs de ces deux groupes armées ont contribué à l’accalmie. Les tirs sporadiques ont cessé, remplacés par un silence pesant. Les hommes armés ont commencé à se replier vers leurs positions respectives.

 

Le bilan était lourd : environ dix civils tués, et 8 combattants également. Le nombre exact de blessés reste indéterminé, certains combattants ayant été évacués par leurs compagnons pendant les combats. Les corps des victimes ont été récupérés par les familles pour être inhumés selon les rites de chaque communauté.

 

Après cette tragédie, les esprits ont commencé à se calmer. Les responsables communautaires et les chefs des groupes armés ont entamé des discussions pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Les leaders peuls et arabes se sont rencontrés pour évaluer les dégâts et chercher une solution à ce conflit qui avait échappé à tout contrôle.

 

Le rituel que les marabouts devaient accomplir n’a jamais eu lieu. Le site minier est resté paralysé, souillé par le sang des combattants. Mais dans la soirée, les premiers signes de réconciliation sont apparus.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : le possible retour surprise de Koyambonou au MLPC, explosion garantie chez les mercenaires de Touadéra

0

Centrafrique : le possible retour surprise de Koyambonou au MLPC, explosion garantie chez les mercenaires de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : le possible retour surprise de Koyambonou au MLPC, explosion garantie chez les mercenaires de Touadéra” width=”450″ height=”338″ />
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Après des années de divisions savamment organisées par les manœuvres souterraines du pouvoir pour atomiser l’opposition, un véritable coup de théâtre secoue aujourd’hui le MLPC. Selon des sources internes fiables, Chantal Jean Édouard Koyambonou, figure emblématique de la dissidence , prépare son grand retour fracassant dans le parti de feu Ange Félix Patassé. Une réintégration stratégique qui devrait se concrétiser lors du congrès légal convoqué par Martin Ziguélé pour les 8 et 9 septembre prochains, au grand dam des petits soldats du régime infiltrés au MLPC.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce retournement spectaculaire intervient après l’échec retentissant de l’assemblée générale bidonnée organisée par Jackson Mazette et sa clique d’opportunistes. L’objectif était pourtant limpide : obtenir coûte que coûte les signatures des Conseillers Politiques Nationaux pour convoquer un congrès parallèle, installer une direction fantoche et surtout investir leur maître Faustin Archange Touadéra comme candidat officiel du MLPC à la prochaine présidentielle. Un plan machiavélique digne des plus belles manipulations politiques, mais qui a lamentablement capoté face à la réalité des textes et la résistance des vrais militants du MLPC.

 

Malheureusement pour les comploteurs, leur plan diabolique a tourné au fiasco complet. Aucun Conseiller Politique National digne de ce nom n’a cautionné cette mascarade, alors que les statuts du parti exigent impérativement la participation des trois quarts d’entre eux pour valider une démarche aussi importante. La raison de cet échec était pourtant évidente : Mazette et ses complices n’avaient strictement aucune habilitation légale pour convoquer un congrès ordinaire, cette prérogative sacrée étant exclusivement réservée au président en exercice, Martin Ziguélé en l’occurrence. Cette tentative d’usurpation montre soit une ignorance crasse des règlements internes, soit une arrogance assumée face aux règles démocratiques les plus élémentaires.

 

La décision courageuse de Koyambonou de rallier le congrès officiel légitime a provoqué une véritable onde de choc dans les rangs des mercenaires politiques. Pour Jackson Mazette, visiblement déstabilisé par cette défection majeure, c’est “une nouvelle trahison impardonnable”. Étienne Malekoudou, autre pilier de cette entreprise de démolition, dénonce carrément un “acte suicidaire” de la part de son ancienne alliée. Ces réactions épidermiques trahissent la panique qui s’empare des agents infiltrés face à l’effondrement de leur stratégie de noyautage.

 

Koyambonou assume totalement son choix politique et frappe là où ça fait mal : “Touadéra n’a strictement aucune légitimité historique au sein du MLPC. On ne peut pas être militant sincère de deux partis à la fois, c’est une contradiction fondamentale. Pour prétendre légitimement à l’investiture du parti de Patassé, il faut absolument avoir un vrai parcours de militant, de la cellule de base jusqu’à la fédération régionale. Ce n’est manifestement pas le cas de ce président parachuté”. Cette déclaration sans concession frappe au cœur du problème et expose publiquement l’imposture que représente cette tentative d’appropriation du MLPC par un homme qui n’en a jamais partagé les combats fondateurs.

 

L’ancienne fronde enfonce le clou avec une phrase lourde de symboles et de respect pour l’héritage : “Si jamais nous venions à commettre l’erreur historique de désigner Touadéra comme candidat officiel du MLPC, le regretté Ange Félix Patassé ne nous le pardonnerait jamais de là où il repose en paix. Ce serait trahir son œuvre, ses idéaux et sa mémoire”. Cette invocation du père fondateur résonne comme un rappel solennel aux valeurs originelles du mouvement et une condamnation sans appel de la dérive actuelle.

 

Devant cette débandade annoncée, Martin Ziguélé a tenté un geste d’apaisement en envoyant des convocations officielles par voie d’huissier à tous les dissidents, les invitant fraternellement à participer au congrès unitaire. Mais Mazette, Malekoudou et Zoumbeti ont rejeté cette main tendue, dénonçant un soi-disant “piège” dans une logique de victimisation qui ne trompe personne. Ils persistent obstinément à vouloir organiser leur propre congrès parallèle, pour justifier selon plusieurs sources bien informées les 45 millions de francs CFA qu’ils auraient discrètement reçus du pouvoir en place pour alimenter et entretenir cette division artificielle au sein de l’opposition historique.

 

Un proche de Mazette révèle anonymement un autre enjeu caché particulièrement sordide : “Son objectif inavoué était également de s’emparer définitivement du terrain historique du MLPC situé à la place Marabéna, d’obtenir le titre foncier en bonne et due forme et de l’exploiter ensuite commercialement à des fins personnelles”. Cette révélation éclaire d’un jour nouveau les véritables motivations de cette entreprise de déstabilisation, qui dépassent largement les seuls enjeux politiques pour toucher aux intérêts matériels les plus prosaïques.

 

Le retour stratégique de Koyambonou dans le giron officiel rebat complètement les cartes et pourrait marquer un tournant décisif dans cette guerre intestine savamment entretenue. Entre accusations croisées de trahison, enjeux financiers occultes, appétits fonciers inavoués et lutte acharnée pour l’héritage politique sacré de Patassé, le congrès de septembre s’annonce absolument explosif et révélateur des vrais rapports de force. Les masques vont enfin tomber, et les Centrafricains découvriront qui défend réellement l’héritage du MLPC historique face aux mercenaires infiltrés par le pouvoir. Affaire à suivre de très près, car l’avenir de l’opposition centrafricaine se joue dans cette bataille pour l’âme du parti de Patassé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Fidèle Ngouandjika : quand un ministre transforme sa radio privée “Légo ti a moléngué ti kodro”  en tribunal personnel

0

Fidèle Ngouandjika : quand un ministre transforme sa radio privée “Légo ti a moléngué ti kodro”  en tribunal personnel

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Ngouandjika : quand un ministre transforme sa radio privée "Légo ti a moléngué ti kodro" en tribunal personnel” width=”450″ height=”296″ />
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans sa petite station “Légo ti a moléngué ti kodro”, installée au fond de sa maison du quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement, Fidèle Ngouandjika a trouvé un nouveau pouvoir : celui de juge radiophonique. Le ministre-conseiller à la Présidence s’est découvert une passion pour la justice expéditive. Depuis son micro privé, il condamne, insulte, diffame et terrorise des citoyens dans l’affaire foncière de la succession NDAYEN. Son programme ? Transformer chaque émission en procès public où il joue tous les rôles : procureur, juge et bourreau.

 

Le procédé est toujours le même. Fidel NGOUANDJIKA reçoit des plaintes, ne vérifie rien, et hop, sentence rendue en direct. Pas besoin d’expertise cadastrale, pas besoin d’évaluation contradictoire, pas besoin d’entendre les deux parties. Dans l’univers radiophonique de Ngouandjika, on condamne d’abord, on réfléchit jamais. Ses émissions se sont transformées en séances d’intimidation publique. Le cas palpable est celui de l’affaire Ndayen,  où les héritiers légaux de la succession sont traînés dans la boue sans pouvoir se défendre.

 

Cette radio improvisée fonctionne comme une arme personnelle. Derrière son micro, le ministre-conseiller donne des ordres qui ressemblent à des consignes de milice : “arrêter les travaux, déguerpir les lieux, interpeller ceux qui représentent la succession”. Ces instructions diffusées sur les ondes ont semé la peur parmi les habitants et paralysé l’exécution des procédures légales. Les témoins hésitent à se présenter, les mandataires reculent, les travaux sont bloqués. Mission accomplie pour Fidel NGOUANDJIKA.

 

Le plus ironique dans cette histoire, c’est que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Kitandaire Maxime Balalou accuse régulièrement dans son point de presse les journalistes et les utilisateurs de réseaux sociaux de “braquage d’information”. Pendant qu’il dénonce les autres, son ami, Fidel NGOUANDJIKA, détourne sa propre radio pour manipuler l’opinion publique et faire du braquage d’information. Fidel NGOUANDJIKA a créé ce que beaucoup appellent désormais la “juridiction Fidèle Ngouandjika”, où il convoque qui il veut, juge comme il veut, et prononce les sanctions qu’il veut. Tout cela depuis le salon de sa maison privée.

 

Cette confusion des rôles pose une question simple : depuis quand un ministre peut-il cumuler ses fonctions officielles avec celles d’animateur radio et de juge autoproclamé ? Ngouandjika porte sa casquette de conseiller présidentiel le matin, prend son micro l’après-midi, et diffuse ses verdicts sur Facebook le soir. Cette triple activité lui permet de sévir en toute impunité sous la protection de son statut du ministre conseiller du Président.

 

Sa stratégie repose sur un populisme calculé. Il exploite l’ignorance de certains auditeurs pour se donner de la visibilité et instrumentaliser les conflits. Sa radio devient une caisse de résonance pour régler ses comptes personnels en se faisant passer pour le défenseur du petit peuple. Certains citoyens ordinaires applaudissent ces émissions spectacles sans réaliser qu’ils assistent à la destruction d’un État de droit.

 

Car pendant que Fidel NGOUANDJIKA joue les justiciers sur les ondes, les vrais mécanismes de justice existent. En cas de litige foncier, le ministère de l’Urbanisme peut examiner les dossiers après étude contradictoire des pièces. Si l’une des parties n’est pas satisfaite, elle peut saisir les tribunaux. Cette procédure peut sembler longue, mais elle garantit les droits de chacun et évite les condamnations spectaculaire et  arbitraire.

 

Fidel NGOUANDJIKA préfère court-circuiter tout cela. Pourquoi s’embarrasser d’expertise technique quand on peut juger sur ouï-dire ? Pourquoi respecter le contradictoire quand on peut condamner unilatéralement ? Sa radio lui permet de contourner les procédures légales et d’imposer sa version des faits par la terreur médiatique.

 

Cette dérive autocratique caractérise malheureusement cette septième République. Le silence des institutions face aux agissements de Fidel NGOUANDJIKA équivaut à une validation implicite de ses méthodes. Quand un ministre peut transformer sa maison en tribunal radiophonique sans que personne ne réagisse, c’est tout le système de la République qui vacille.

 

La succession Ndayen , qui avait pourtant engagé des démarches amiables conformes à la loi, se retrouve aujourd’hui victime de cette campagne de désinformation. Ses représentants sont diffamés publiquement, ses démarches sont entravées, ses droits sont bafoués. Tout cela parce qu’un ministre s’est découvert une vocation de justicier radiophonique.

 

Cette affaire démontre un dysfonctionnement profond. Quand la communication publique se substitue à la justice, quand le micro remplace les tribunaux, quand la peur devient l’instrument de gouvernance, c’est la démocratie elle-même qui est menacée. La radio de Fidel NGOUANDJIKA n’informe plus, elle terrorise. Elle ne débat plus, elle condamne.

 

Au final, cette histoire pose une question simple : veut-on vivre dans un pays où les ministres peuvent s’improviser juges depuis leur salon ? Veut-on accepter qu’une radio privée devienne un tribunal parallèle ? La réponse devrait être évidente. Mais tant que le gouvernement laissera faire, la “juridiction Fidèle Ngouandjika” continuera de fonctionner en toute illégalité, transformant chaque conflit en spectacle radiophonique et chaque citoyen en victime potentielle de sa justice expéditive.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Un mort et un blessé : les soldats FACA frappent encore sur un site minier près de Gaga à cause des graviers

0

Un mort et un blessé : les soldats FACA frappent encore sur un site minier près de Gaga à cause des graviers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Une-jeune-fille-orpailleuse-passee-a-tabac-a-son-tour.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/Une-jeune-fille-orpailleuse-passee-a-tabac-a-son-tour-450×436.jpg” alt=”Un mort et un blessé : les soldats FACA frappent encore sur un site minier près de Gaga à cause des graviers” width=”450″ height=”436″ />
Capture d’écran de la vidéo sur Une jeune fille orpailleuse passée à tabac à son tour par un Soldat FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 31 août, dans la circonscription de Yaloké 2, près du village Gaga, des soldats FACA ont capturé deux jeunes ramassant des graviers sur un site minier chinois.

 

Le 31 août, sur la « base 10 », située à 10 kilomètres de Gaga, 25 kilomètres de Zawa, 45 kilomètres de Yaloké, 270 kilomètres de Bangui, , deux jeunes étaient en train de ramasser des graviers abandonnés par l’exploitation minière chinoise. Des soldats FACA les ont interceptés. D’après les témoins, les responsables chinois présents sur le site ont ordonné aux soldats FACA de les punir sévèrement. Les militaires ont alors obéirent et commencent à frapper les deux jeunes hommes. Le premier est mort peu après son arrivée à l’hôpital de Zawa. Son corps a été transféré dans son village à Bozoum, à 385 kilomètres de Bangui. Le second reste hospitalisé, gravement blessé.

 

Cette pratique de récupération des graviers rejetés par les sociétés minières chinoises permet aux riverains d’extraire de fines paillettes d’or après lavage. Dans cette zone où les activités économiques formelles manquent, c’est un revenu d’appoint nécessaire. Les habitants précisent que le conflit du 31 août portait uniquement sur ces graviers, pas sur du matériel minier.

 

L’incident s’est produit lors d’une patrouille de la base 10, chargée de sécuriser le périmètre concédé à l’opérateur chinois. Les soldats contrôlent strictement les abords du site et considèrent toute présence civile comme une intrusion.

 

En janvier déjà, dans le même secteur, près d’un autre site minier chinois, une vidéo avait montré des soldats FACA frappant des femmes enceintes et des jeunes accusés de ramasser des graviers. L’indignation avait été nationale : députés, organisations civiles et citoyens avaient condamné ces violences. L’état-major avait alors annoncé des « sanctions disciplinaires » et le relèvement de certains responsables.

 

Pourtant, selon les acteurs de la société civile qui suivent ces dossiers à Gaga, ces sanctions n’ont jamais été appliquées. Les officiers et sous-officiers visés en janvier seraient restés en poste sur les sites miniers. Malgré les déplacements du chef d’état-major dans plusieurs bases de Bangui pour rappeler la discipline et la protection des civils, rien n’a changé sur le terrain.

 

Le 31 août, le même schéma s’est répété : sur un autre site minier chinois, contrôle militaire des abords, interception de villageois cherchant des graviers, usage de la violence. Les témoins affirment que la décision de frapper aurait été encouragée par les responsables chinois présents.

 

La tension reste constante autour des graviers abandonnés par l’exploitation. Cette récupération continue parce qu’elle offre un revenu de survie aux familles. Les forces déployées pour sécuriser les concessions maintiennent une posture de dissuasion qui tourne régulièrement à la violence. Sur la base 10, les faits du 31 août s’inscrivent dans cette continuité, avec une mort et un blessé grave, malgré les engagements publics pris par la hiérarchie militaire après l’affaire de janvier.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : panique après le pillage du village  Haïfa, près de Sikikédé,  par les forces de Wagner….

0

panique après le pillage du village  Haïfa, près de Sikikédé,  par les forces de Wagner….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/De-loin-la-population-de-Zinzir-ont-pris-la-fuite-abandonnant-leur-habitation.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/De-loin-la-population-de-Zinzir-ont-pris-la-fuite-abandonnant-leur-habitation-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : panique après le pillage du village Haïfa, près de Sikikédé, par les forces de Wagner….” width=”450″ height=”338″ />
Image d’illustration de panique au village Zinzir, près de Boromata, suite aux exactions des Mercenaires russes dans la localité. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une opération de grande envergure menée par les mercenaires russes du groupe Wagner a vidé le village Haïfa, une petite localité située à 5 kilomètres de Sikikédé.

 

Lundi dernier, aux environs de 9 heures, les mercenaires russes du groupe Wagner ont mené une vaste opération de pillage au village Haïfa, dans la préfecture de la Vakaga. Le village, situé à cinq kilomètres de Sikikédé sur l’axe de Mamoune, dans le nord-est de la République centrafricaine, a été entièrement vidé de sa population après le pillage des russes.

 

L’opération a commencé tôt dans la matinée. Les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, ont procédé avec méthode, entrant dans chaque maison une par une. Ils ont fouillé partout : sous les lits, dans les coussins, tous les endroits où les habitants cachent habituellement leur argent et leurs biens précieux. Leur expérience du terrain leur permet de connaitre parfaitement les habitudes des caches des villageois et localiser rapidement avec précision les cachettes dans chaque habitation.

 

Les habitants n’ont pas eu le temps de fuir. Ils ont été surpris par cette opération musclée. Ce qui a permis aux mercenaires russes et aux soldats FACA de saisir l’argent liquide, les armes qu’ils ont trouvées, et tous les objets de valeur. Dans cette zone d’orpaillage, ils ont également récupéré quelques poussières d’or des villageois. Mais la plus grande saisie reste la somme d’argent qu’ils ont récupéré dans chaque maison. Certains parlent des dizaines des dizaines des millions de francs CFA.

 

Notons que dans cette opération criminelle, les commerçants du village Haïfa ont non seulement perdu leurs marchandises, mais aussi leurs économies. Beaucoup ont pleuré en voyant leurs biens emportés. L’opération s’est achevée vers 14 heures, laissant Haïfa complètement désert.

 

Cette zone attire régulièrement les convoitises. Les mercenaires connaissent bien les habitudes des villageois et savent exactement où chercher. Ils repartent avec tout ce qu’ils peuvent transporter.

 

Les autorités locales, par peur de leur vie,  n’ont pas réagi pendant l’opération. Les habitants qui ont pu s’échapper se sont réfugiés à Sikikédé, d’autres à Mamoune en attendant le départ des mercenaires russes. Entre temps, la nouvelle de ce pillage s’est rapidement répandue dans le secteur.

 

D’autres localité de la zone, notamment Gordile, redoutent maintenant de subir le même sort. La panique gagne les populations civiles qui ne disposent d’aucune protection face à ces opérations menée par ces criminels redoutables.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

CPI : Noureddine Adam est-il un fugitif ? Réponse du général Mounir du FPRC à l’appel de Mike Cole qui demande à Noureddine Adam de se présenter à la CPI

0

CPI : Noureddine Adam est-il un fugitif ? Réponse du général Mounir du FPRC à l’appel de Mike Cole qui demande à Noureddine Adam de se présenter à la CPI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka-450×300.jpg” alt=”CPI : Noureddine Adam est-il un fugitif ? Réponse du général Mounir du FPRC à l’appel de Mike Cole qui demande à Noureddine Adam de se présenter à la CPI” width=”450″ height=”300″ />
Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.

 

Le général Mounir du FPRC conteste l’appel de la CPI à Noureddine Adam  et accuse Touadéra et Wagner de crimes massif en Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 8 août 2025, le général Mounir du FPRC, proche de Noureddine Adam, a réagi à la déclaration de Mike Cole, chef du bureau de la Cour pénale internationale (CPI) à Bangui, qui appelait le chef rebelle à se livrer à la justice internationale après la condamnation d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona.

 

Mike Cole, dans une interview exclusive à la rédaction du CNC, a salué ce verdict, le qualifiant de résultat d’un « processus judiciaire indépendant et rigoureux ». Il a invité Noureddine Adam à « se mettre à la disposition de la justice » s’il souhaite « soutenir la paix et la stabilité » dans son pays.

 

Dans son message, le général Mounir conteste cette qualification et affirme que les Centrafricains n’ont jamais considéré Noureddine Adam comme un criminel ou un fugitif. Il décrit le chef du FPRC comme « l’homme de la situation », expliquant que son refus de participer à certains dialogues politiques résulte d’un manque de confiance envers les autorités de Bangui, accusées de ne pas respecter leurs engagements.

 

Le général du FPRC Mounir accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra et ses alliés, notamment les Mercenaires russes du groupe  Wagner, d’être responsables de crimes de masse. Il cite en exemple l’affaire Issa Manou et d’autres victimes, estimant que c’est au pouvoir en place et à ses soutiens étrangers de rendre des comptes devant la CPI.

 

Revenant sur l’« accord de Khartoum », Mounir affirme que c’est le gouvernement qui l’a violé, remettant en cause la crédibilité du chef de l’État dans toute négociation. Il invite Mike Cole à constater par lui-même les exactions commises par les forces gouvernementales et leurs partenaires armés.

 

Le général conclut en appelant les Centrafricains à rester unis, à ne pas céder à la peur et à défendre leurs intérêts face à ce qu’il présente comme une manipulation politique visant à affaiblir leurs dirigeants.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française

0

Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Ce mouvement de la société civile centrafricaine y voit une stratégie pour contrer un éventuel troisième mandat de Touadéra.

 

Le G-16 a pris position sur la décision d’Anicet Georges Dologuélé de renoncer à sa nationalité française. Dans un communiqué publié dimanche depuis Bordeaux, ce mouvement d’opposition voit dans ce geste une manœuvre en vue des élections de décembre 2025.

 

Il est à noter que les autorités françaises ont officialisé cette renonciation par un décret du 25 août 2025, publié au Journal Officiel le 27 août sous le numéro 198 texte 74. Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour le Renouveau Centrafricaine (URCA) et l’un des leaders du BRDC, a volontairement demandé à être libéré de son allégeance envers la France.

 

Le G-16 interprète cette démarche comme la preuve d’un “amour sincère” pour la République centrafricaine. Selon ce mouvement, l’ancien Premier ministre veut ainsi démontrer sa détermination à changer “par la voie des urnes” ce qu’il considère comme une décennie difficile sous le régime de Faustin Archange Touadéra.

 

Cette décision s’explique par les nouvelles exigences constitutionnelles. La Constitution du 30 août 2023, adoptée par référendum très controversé, impose aux candidats à la présidence d’être “Centrafricains d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine”. En gardant sa double nationalité, Dologuélé se serait automatiquement écarté de la course présidentielle.

 

Le G-16 tient à préciser qu’il ne reconnaît pas la légitimité de cette nouvelle Constitution. Pour ce mouvement, seule la Constitution du 30 mars 2016 reste valide. Dans cette optique, la renonciation de Dologuélé répond à une “logique de projection stratégique” pour empêcher un troisième mandat de Touadéra.

 

Ce calcul politique divise les observateurs centrafricains. Certains applaudissent le pragmatisme de l’ancien Premier ministre, qui préfère s’adapter aux nouvelles règles plutôt que de boycotter les élections. D’autres estiment qu’en se conformant aux exigences de 2023, il valide implicitement une Constitution qu’il combat.

 

Le G-16 assume clairement sa position. Pour cette coordination d’organisations de la société civile, l’important est de réussir l’alternance démocratique. Peu importe les moyens juridiques, pourvu que Touadéra quitte le pouvoir.

 

Le communiqué se termine par un message direct au président sortant : “Monsieur Touadéra, au terme de son second mandat qui prendra fin bientôt, doit partir et laisser un autre Centrafricain présider aux destinées de la République centrafricaine”. Cette formulation reflète le refus de l’opposition de reconnaître la validité d’un troisième mandat.

 

Le G-16 annonce également qu’il se prépare à jouer “un rôle décisif” lors des élections. Cette déclaration suggère un soutien probable à la candidature de Dologuélé, même si le communiqué ne le dit pas explicitement.

 

La démarche du président de l’URCA confirme que l’opposition centrafricaine privilégie la voie électorale à celle du boycott. Plutôt que de contester les élections dans la rue, les leaders de l’opposition préfèrent tenter de battre Touadéra dans les urnes.

 

Cette stratégie comporte des risques. En acceptant de jouer selon les règles de 2023, l’opposition reconnaît de facto l’autorité de cette Constitution. Si Touadéra remporte les élections, il pourra arguer que même ses adversaires ont validé la légitimité du processus.

 

Inversement, une victoire de l’opposition dans ces conditions affaiblirait considérablement les arguments de ceux qui dénoncent la Constitution de 2023 comme illégitime. Le pari de Dologuélé et du G-16 repose sur leur capacité à mobiliser l’électorat centrafricain.

 

Les élections de décembre 2025 s’annoncent donc comme un test grandeur nature pour cette stratégie. L’opposition saura-t-elle transformer son pragmatisme juridique en victoire politique ? La réponse viendra des urnes centrafricaines dans quelques mois.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Des travailleurs de Paoua réclament un appui face aux difficultés saisonnières

0

Des travailleurs de Paoua réclament un appui face aux difficultés saisonnières

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/gare-routiere-de-paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/gare-routiere-de-paoua-450×198.jpg” alt=”Devant la gare routière de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Photo Guira FM” width=”450″ height=”198″ />
Devant la gare routière de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Photo Guira FM

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La gare routière de la ville de Paoua, située à 487 kilomètres de Bangui, traverse une période difficile.

 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la gare routière de Paoua rassemble quotidiennement des dizaines de travailleurs informels. Couturiers, chargeurs et transporteurs maintiennent leur activité malgré le ralentissement lié à la saison des pluies.

 

Théodore Ndolian travaille comme couturier depuis quinze ans aux abords des dépôts. Il dirige une association de vingt-cinq membres spécialisés dans l’emballage des marchandises destinées aux commerçantes de passage. L’organisation fonctionne selon un système bien établi : dès l’arrivée d’une cliente, l’équipe la contacte, appelle les vendeuses et confectionne les sacs nécessaires. Un petit sac Banco coûte 100 francs CFA, un grand format 250 francs. Les journées productives permettent de gagner jusqu’à 3 500 francs.

 

L’activité dépend étroitement des cycles agricoles. Hors période de récolte, le trafic des camions diminue sensiblement, plongeant la gare dans une période de latence. Narcisse Keita, chargeur, témoigne de cette réalité : “Ce n’est pas encore la période des arachides. Il n’y a pas de camions. On attend que des véhicules arrivent de la frontière tchadienne ou de Mbaïmboum pour espérer gagner un peu d’argent pour nourrir nos enfants”.

 

Il réclame l’amélioration des infrastructures routières et un accompagnement des autorités durant les périodes creuses. Pierre Bengaye, également chargeur, dénonce l’indifférence des services publics : “Le travail que nous faisons n’est reconnu par personne. Les services compétents de l’État ne nous soutiennent pas. On évoque cela à chaque réunion, mais rien ne change“.

 

Les déclarations recueillies par la radio Guira FM des Nations unies témoignent d’une situation partagée par de nombreux travailleurs du secteur informel en République centrafricaine. Ces activités constituent souvent l’unique source de revenus pour des familles entières.

 

Malgré la précarité, la gare routière de Paoua demeure un espace de cohabitation où plusieurs communautés collaborent, unies par des défis économiques communs et l’espoir d’une amélioration de leurs conditions de vie.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui

0

L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/galabadja.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mélange de clore pour la désinfection des puits par les membres de l'association NDARA NA SENI A HON NGUIZA. Sur financement de son directeur exécutif Magloire DOBIAN MOYTATI. Cette activités est menée chaque année par cette association NSHN . C'est la cinquièm
Mélange de clore pour la désinfection des puits par les membres de l’association NDARA NA SENI A HON NGUIZA. Sur financement de son directeur exécutif Magloire DOBIAN MOYTATI. Cette activités est menée chaque année par cette association. C’est la cinquièm

 

Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) multiplie les initiatives d’assainissement des puits sous Magloire Dobian Moytati.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui, l’association NSHN développe des solutions réelles face aux problèmes d’eau potable et d’urgence sanitaire.

 

L’association Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) poursuit ses activités humanitaires avec détermination. Immatriculée le 20 décembre 2024 sous le numéro 512/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPSE-SASE, cette organisation dirigée par Magloire Dobian Moytati concentre ses efforts sur deux priorités : l’accès à l’eau potable et l’accompagnement des conducteurs de taxi-motos.

 

Dans ce contexte, le défi quotidien de l’eau potable reste une inquiétude majeure. Les habitants de Bangui connaissent bien les difficultés d’approvisionnement en eau. La SODECA (Société de Distribution d’Eau en Centrafrique) ne parvient pas à assurer une distribution régulière. Les robinets coulent seulement quelques heures par jour, obligeant les familles à chercher d’autres sources d’approvisionnement. Beaucoup se tournent vers des puits de fortune, souvent pollués et dangereux pour la santé.

 

C’est justement dans ce cadre que l’association NSHN a décidé d’agir. Chaque année, ses équipes organisent une campagne de désinfection des puits dans le 8 arrondissement. La cinquième édition a débuté en août 2025, financée entièrement par le directeur exécutif Magloire Dobian Moytati sur ses propres deniers.

 

Les quartiers Galabadja 1, 2, 3 et 4 ont déjà bénéficié de cette opération. Les bénévoles utilisent des solutions chlorées pour purifier l’eau et réduire les risques de maladies. Le travail continue maintenant dans les secteurs de Lipia 1 et 2, puis s’étendra à Gobongo 1, 2 et 3.

 

Par ailleurs, un geste de reconnaissance envers les secouristes informels témoigne de l’engagement social de Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN). Le 26 juin dernier, une tragédie a frappé le lycée Barthélémy-Boganda. Un court circuit a provoqué la panique ayant occasionné la mort d’une vingtaine de personnes et blessé des centaines d’autres. Dans cette situation d’urgence, les conducteurs de taxi-motos ont joué un rôle déterminant.

 

Sans attendre les secours officiels, ces jeunes hommes ont transformé leurs motos en ambulances de fortune. Ils ont transporté les victimes vers les hôpitaux de Bangui, sauvant probablement de nombreuses vies. Leur rapidité et leur courage ont compensé l’insuffisance des moyens de secours traditionnels.

L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui
Activités du don de 200 gilets aux conducteurs de moto taxi

 

Pour saluer cette mobilisation spontanée, l’association NSHN leur a offert 200 gilets fluorescents. Ce don, financé personnellement par Magloire Dobian Moytati, témoigne de la reconnaissance de l’organisation envers ces héros du quotidien.

 

Néanmoins, des ressources limitées contrastent avec des ambitions intactes. L’association fonctionne avec des moyens modestes. Ses actions dépendent largement des contributions personnelles de son directeur exécutif. Cette situation limite forcément l’ampleur des interventions possibles.

 

Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) cherche aujourd’hui à nouer des partenariats avec des organisations plus importantes. L’UNICEF et d’autres ONG spécialisées dans le secteur WASH (eau, hygiène et assainissement) figurent parmi les partenaires potentiels. Ces collaborations permettraient de pérenniser les programmes existants et d’en créer de nouveaux.

 

Enfin, une philosophie d’action claire guide toutes les interventions de l’association NSHN. L’association fonde son travail sur trois principes : “Humanité, Transparence et Progrès”. Cette devise guide toutes ses interventions sur le terrain. L’objectif reste simple mais ambitieux : améliorer les conditions de vie des habitants du 8ᵉ arrondissement.

 

Les besoins sont énormes dans ce secteur de Bangui. L’accès à l’eau potable demeure problématique pour de nombreuses familles. Les infrastructures de santé publique restent insuffisantes. Dans ce contexte, les initiatives comme celles de NSHN apportent un soulagement réel aux populations.

 

L’association démontre qu’avec de la volonté et un engagement sincère, il est possible d’agir concrètement. Ses interventions de proximité créent un impact direct sur la vie quotidienne des bénéficiaires. Cette approche pragmatique et humaine mérite d’être soutenue et développée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : l’UFDO, une plateforme des gourous du régime de Touadera,  applaudit vivement la dérive de l’ANE à deux mois du scrutin

0

l’UFDO, une plateforme des gourous du régime de Touadera,  applaudit vivement la dérive de l’ANE à deux mois du scrutin

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Photo-de-famille-des-leaders-de-la-plateforme-UFDO-apres-la-reunion-de-reintegration-de-MLPC-CO-Koyambonou-et-MLPC-Fondateur-de-Mazette-en-casquette-noire-et-complet-chemise-pagne-scaled.jpg” data-wpel-link=”internal”>Eddy Symphorien Kparekouti : un président Toto à la tête de l’UFDO
Photo de famille des leaders de la plateforme UFDO après la réunion de réintégration de MLPC-CO Koyambonou et MLPC Fondateur de Mazette en casquette noire et complet chemise pagne

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La scène est pathétique : à deux mois d’un scrutin déjà largement contesté, l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO) surgit pour saluer le lancement du nouveau site internet de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Au lieu que ces cherchés à manger tentent au moins de défendre les électeurs exclus de ce processus, ce regroupement applaudit bruyamment une opération qui n’a rien d’une avancée démocratique mais tout d’une manœuvre pour cacher la dérive de l’institution électorale.

 

Alors que le pays se prépare au vote du 28 décembre, l’ANE n’a pas été capable de publier et d’afficher les listes électorales sous forme papier, comme l’exige la loi. Faute de moyens, les listes n’existent que sur internet, un outil accessible à une infime minorité. Dans ce contexte, l’UFDO ose parler d’“avancée remarquable”. Cette complaisance à la veille d’un scrutin décisif frôle l’aveuglement volontaire.

 

L’ANE, privée de logistique pour garantir la transparence, choisit la fuite en avant numérique. Et l’UFDO, au lieu de tirer la sonnette d’alarme sur cette bêtise électorales, applaudit par contre cette fuite, donnant ainsi au régime une caution qu’il cherchait désespérément. Cette posture ne relève pas de l’opposition démocratique, mais d’un groupe des cherchés à manger, des totos qui contribue à baliser le terrain d’une fraude électorale massive déjà en marche.

 

Dans un pays où la quasi-totalité des citoyens n’a pas accès à internet, la validation d’un tel mécanisme par une coalition se réclamant de l’opposition revient à piétiner le droit fondamental de millions d’électeurs. L’UFDO ne fait pas que trahir son rôle : elle participe activement à l’exclusion d’une large partie de la population du processus électoral.

 

La manœuvre est claire : donner l’image d’un consensus autour de l’ANE, alors que le peuple est tenu à l’écart. La sortie de l’UFDO, loin d’être anodine, s’inscrit dans une stratégie de tromperie destinée à berner les observateurs et à habiller la préparation du hold-up électoral.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre  

0

Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga-418×450.jpg” alt=”Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre” width=”418″ height=”450″ />
Le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbélé a agressé physiquement son sous-préfet à Obo, l’accusant d’avoir collaboré avec les miliciens Azande contre lui.

 

Une altercation violente a éclaté vendredi 22 août 2025 à Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou situé à 1 320 kilomètres de Bangui, entre le préfet Léonard Mbélé  et son sous-préfet d’Obo. Cette agression physique s’inscrit dans le contexte tendu qui oppose l’administration locale aux miliciens du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG).

 

L’incident trouve son origine dans une note accusatrice transmise par les miliciens Azandé au gouvernement et aux autorités compétentes. Ce document, publié le 11 août 2025 par la coordination de l’AAKG, dénonce les propos du préfet colonel Léonard Mbélé qu’elle juge injurieux envers la communauté Azandé. Les miliciens accusent notamment le préfet Léonard Mbélé  d’avoir revendiqué la responsabilité de la crise déclenchée à Zémio le 30 avril 2025 et d’avoir salué les destructions commises par les forces Wagner contre les civils du Haut-Mbomou.

 

Cette note a provoqué la colère du préfet Léonard Mbélé, qui soupçonne immédiatement son sous-préfet d’en être l’auteur ou le complice. Pour le préfet, le fait que son adjoint soit un Zandé, originaire de la préfecture, constitue une preuve suffisante de sa complicité avec les miliciens Azandé. Cette suspicion, alimentée par les tensions ethniques et politiques locales, va dégénérer en violence physique.

 

Dans un accès de rage, le préfet Léonard Mbélé  s’est rendu au bureau de son sous-préfet pour l’affronter directement. Sans aucune forme de dialogue ou de procédure administrative, le colonel Léonard Mbélé  a commencé à frapper son collaborateur à coups de poing. Cette agression s’est déroulée devant tout le monde.

 

Le sous-préfet, pourtant un administrateur comme son supérieur, n’a opposé aucune résistance à cette agression. Malgré les coups reçus et l’humiliation subie devant les autres agents, il a choisi de ne pas répondre à la provocation de son chef hiérarchique. Cette retenue témoigne soit d’un respect strict de la hiérarchie administrative, soit d’une stratégie pour éviter l’escalade de la violence.

 

Depuis cette agression, le sous-préfet n’a pas repris ses fonctions à la préfecture d’Obo. Les sources locales indiquent qu’il souffre encore des conséquences physiques et psychologiques de cette agression. Son absence paralyse partiellement le fonctionnement de l’administration sous-préfectorale dans une zone déjà fragilisée par les tensions sécuritaires et ethniques.

 

Cette violence entre responsables administratifs s’inscrit dans un contexte plus large de dégradation des relations entre l’État centrafricain et la communauté Azandé du Haut-Mbomou. Les miliciens de l’AAKG reprochent au gouvernement de Bangui de s’appuyer, avant l’escalade,  sur eux pour sécuriser la préfecture tout en les marginalisant. Ils dénoncent également la collusion des autorités avec les groupes armés comme l’UPC d’Ali Ndarassa et le 3R de Bobo Sembé.

 

Le groupe Azandé, dans sa lettre de dénonciation, formule huit revendications majeures, notamment la libération de leurs leaders Célestin Lemane Bakoyogo et le pasteur Gouengue Elle, enlevés le 25 janvier 2025 par des Mercenaires russes. Il exige également le retrait des forces Wagner du Haut-Mbomou et la reconnaissance des services rendus à l’État lors de la libération de Bambouti en 2023.

 

Cette agression du préfet contre son adjoint pose des questions sur la gouvernance locale et le respect des procédures administratives en République centrafricaine. Elle témoigne d’une dérive autoritaire où la violence remplace le dialogue et les procédures légales. Dans une préfecture où l’État peine à imposer son autorité face aux groupes armés, ces divisions internes affaiblissent davantage l’administration locale.

 

L’incident d’Obo risque d’aggraver les tensions déjà vives entre l’administration et les populations locales du Haut-Mbomou. Il conforte les miliciens azande dans leur méfiance envers les autorités de Bangui et leur volonté de maintenir leur autonomie défensive. Cette situation complique la recherche de solutions durables aux problèmes sécuritaires de cette préfecture frontalière avec le Soudan du Sud.

 

La paralysie administrative qui résulte de cette crise interne intervient au pire moment pour le Haut-Mbomou. La préfecture fait face aux défis de la reconstruction post-conflit, à la gestion des tensions ethniques et à la présence controversée des mercenaires russes Wagner sur son territoire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Kaga-Bandoro : Un casque bleu pakistanais devenu casque rouge. En colère, il a mordu et manger le nez d’un adolescent en présence du Préfet

0

Kaga-Bandoro : Un casque bleu pakistanais devenu casque rouge. En colère, il a mordu et manger le nez d’un adolescent en présence du Préfet

 

Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/des-troupes-de-la-Minusca-450×338.jpg” alt=”Kaga-Bandoro : Un casque bleu pakistanais devenu casque rouge. En colère, il a mordu et manger le nez d’un adolescent en présence du Préfet” width=”450″ height=”338″ />
Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Notre équipe d’enquête a passé une semaine à vérifier cette affaire. La MINUSCA et les autorités préfectorales de Nana-Gribizi tentent d’étouffer le scandale.

 

En effet, il y a une semaine, à Kaga-Bandoro, un casque bleu pakistanais a agressé sauvagement un jeune adolescent. Il lui a mordu et déchiqueté le nez dans des circonstances qui soulèvent de graves questions sur la conduite des forces de maintien de la paix.

 

Notre équipe de journalistes a mené une enquête discrète pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Nous avons contacté le préfet de Nana-Grébizi, dont dépend Kaga-Bandoro. Il confirme les faits mais refuse d’entrer dans les détails. Visiblement gêné, il coupe court à toute discussion approfondie.

 

Du côté des casques bleus pakistanais, c’est le silence total. La MINUSCA a verrouillé l’information. Même la famille de la victime se mure dans le silence, probablement sous pression. Nous continuons nos recherches pour obtenir plus d’éléments dans les prochains jours.

 

Voici ce que nous avons pu reconstituer de cette affaire. L’adolescent aurait volé quelque chose appartenant aux casques bleus pakistanais. On ne sait pas quoi exactement, ni si ces accusations sont fondées. Après le vol présumé, le jeune a pris la fuite.

 

C’est le préfet de Nana-Grébizi qui a retrouvé l’adolescent. Au lieu de le remettre aux autorités judiciaires, il l’a directement amené à la base des casques bleus pakistanais.

 

C’est là, devant le préfet, que l’un des casques bleus pakistanais en colère s’est jeté sur l’adolescent. Dans un accès de rage, il lui a manger le nez, le déchiquetant partiellement. Une agression d’une violence inouïe qui transforme ce supposé gardien de la paix en tortionnaire.

 

Au lieu d’emmener immédiatement la victime à l’hôpital, les casques bleus l’ont gardée dans leur infirmerie de base. Ils la soignent là-bas depuis une semaine, loin des regards. Cette décision vise clairement à empêcher que l’affaire ne s’ébruite en ville.

 

La famille reçoit des consignes strictes : ne parlez à personne. Les autorités préfectorales de la Nana-Gribizi participent activement au camouflage. Tout le monde travaille pour que cette histoire reste secrète.

 

Les habitants de Kaga-Bandoro se demandent. Comment un casque bleu, censé maintenir la paix, peut-il devenir si violent pour une simple accusation de vol ? Qu’est-ce que ce jeune aurait pu voler de si précieux pour justifier une telle sauvagerie ?

 

Personne ne sait même si l’adolescent a réellement commis un vol. Mais même si c’était le cas, aucun objet ne vaut qu’on mutile le visage d’un enfant.

 

La MINUSCA préfère étouffer l’affaire plutôt que de faire la vérité. Cette attitude complice transforme un incident grave en scandale institutionnel. Au lieu de sanctionner et d’enquêter, on camoufle et on fait taire.

 

Même la presse reste muette, probablement par peur ou sous pression. Cette omerta généralisée pose une question: à quoi servent les forces de maintien de la paix si elles brutalisent les populations qu’elles sont censées protéger ?

 

Un casque bleu qui devient casque rouge, c’est exactement ce qui s’est passé à Kaga-Bandoro. Un adolescent porte aujourd’hui les cicatrices de cette violence institutionnelle. Sa famille vit dans la peur et le silence.

 

Cette affaire dépasse le simple fait divers. Elle questionne la responsabilité de la MINUSCA et sa capacité à contrôler ses propres troupes. Quand les gardiens de la paix deviennent eux-mêmes source de violence, qui protège les civils ?

 

L’enquête continue. Nous ne lâcherons pas cette affaire tant que la vérité ne sera pas établie et que justice ne sera pas rendue à cet adolescent mutilé.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique :  des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

0

Centrafrique :  des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des Élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

 

Centrafrique : des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une parodie d’élection se prépare ouvertement sous les yeux des Centrafricains. Avec la nouvelle composition des nouveaux bureau du démembrements de L’Autorité nationale des Élections, les centrafricains ont compris aisément que les prochaines Élections du décembre prochain ne seront qu’une comédie de plus.

 

En effet, la République centrafricaine vit un détournement de ses institutions électorales. L’installation des démembrements locaux de l’Autorité nationale des Élections (ANE) montre comment le pouvoir s’approprie l’appareil chargé d’organiser les scrutins. Ce qui devrait être neutre devient partisan. Ce qui devrait être équitable devient partial.

 

Partout dans le pays, le même schéma se répète : seuls les proches du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) obtiennent les postes de responsabilité dans les bureaux locaux de l’ANE. L’opposition ? Exclue. La société civile indépendante ? Écartée. Comment organiser des Élections crédibles quand tous les organisateurs appartiennent au même camp ?

 

Les choix se font sans débat public, sans transparence. Les listes arrivent toutes faites, ficelées dans les bureaux du parti présidentiel. Personne ne consulte personne. On impose, point final. Cette méthode expéditive en dit long sur les intentions réelles du pouvoir.

 

Le 8ème arrondissement de Bangui offre un exemple frappant de cette confiscation. William Ndjapou, ministre – conseiller du président de la République, qui dirigait le démembrement local de l’ANE, vient de laisser sa place à son ami du MCU. Autrement dit, un homme du sérail présidentiel va superviser les élections dans son secteur. Cette double casquette pose un problème éthique majeur.

 

L’analyse de la composition complète du bureau du 8ème arrondissement confirme cette logique de noyautage. Sur l’ensemble des postes attribués, une seule nomination échappe au monopole du MCU. Encore cette exception s’explique-t-elle par des considérations familiales : l’intéressé bénéficie de la protection de sa tante, maire de l’arrondissement. Même l’unique “outsider” du système reste tributaire des réseaux du pouvoir.

 

Cette captation de l’ANE par le parti présidentiel s’inscrit dans une stratégie plus large de verrouillage institutionnel. En contrôlant l’organisation des élections, le pouvoir s’assure de maîtriser leurs résultats. Les 44 candidatures déposées pour le 8ème arrondissement ont été triées selon des critères politiques, non de compétence ou d’intégrité.

 

La gravité de cette situation dépasse le simple cadre électoral. Elle témoigne d’une conception patrimoniale du pouvoir où les institutions publiques deviennent des instruments au service d’un clan. L’ANE, créée pour garantir la sincérité du vote, se transforme en outil de perpétuation du système en place.

 

Face à cette dérive, l’opposition et la société civile se trouvent désarmées. Comment contester des résultats électoraux quand les contestataires sont exclus de l’organisation même du scrutin ? Cette stratégie vise à décourager toute velléité de changement politique par les urnes.

 

Ce verrouillage rappelle les dérives observées ailleurs en Afrique. Sous l’apparence du multipartisme, se cache une réalité différente : l’accaparement des outils démocratiques par un seul groupe. Les élections deviennent des exercices de style, des rendez-vous où tout est joué d’avance.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA  dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga

0

2 morts, dont un Soldat FACA  dans une violente altercation au village Camp-Bangui  , près de Gaga

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/faca-tue-au-village-camp-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/faca-tue-au-village-camp-bangui-338×450.jpg” alt=”Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga….” width=”338″ height=”450″ />
Le caporal-chef Mamadou Pany, chef de sécurité du site minier chinois à 4 kilomètres du village Carrefour, dans la commune de Yaloké 2, dans l’Ombella-Mpoko, tué par une foule au village Camp-Bangui, 45 kilomètres de Zawa.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident qui a dégénéré au village Camp-Bangui  autour d’une bagarre de jeunes filles.

 

Un soldat des Forces armées centrafricaines et un jeune du village Camp-Bangui ont été tués dimanche soir lors d’un affrontement dans une localité proche du village Carrefour, à 45 kilomètres de Zawa dans la deuxième circonscription de Yaloké2, (l’Ombella-Mpoko).

 

L’histoire commence vers 17 heures avec une dispute entre plusieurs jeunes filles que les témoins appellent des prostituées du village  Camp-Bangui. Au même moment, Trois militaires de l’armée nationale, qui sont d’ailleurs basés près du village Carrefours, sont venus se distraire au village Camp-Bangui.  Ces soldats se reposaient sur une véranda de monsieur Aimé quand le bruit de la bagarre des jeunes filles les a dérangés. Ils sont sortis de leur position et ont demandé aux filles d’arrêter leur dispute. Pour les faire partir, ils ont tiré plusieurs coups de feu en l’air.

 

Cette intervention musclée n’a pas du tout plu aux habitants du village. Un monsieur  s’est dirigé vers les soldats et leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire peur aux gens avec leurs armes dans le village. Il leur a reproché de terroriser la population pour un simple problème entre les jeunes filles. La conversation a rapidement tourné mal.

 

Pendant que le monsieur parlait avec les militaires, la tension est montée d’un cran. Une altercation éclate entre un militaire et un jeune du village. Le militaire a giflé le jeune, puis le jeune tente de récupérer l’arme du militaire. Dans la confusion, des coups de feu ont éclaté. Une balle a tué sur le coup le jeune qui tente de récupérer l’arme du soldat.

 

Cette mort a mis le feu aux poudres. Les autres habitants, rendus furieux par ce qui venait d’arriver, se sont jetés sur le soldat qui a tiré par erreur. Ils l’ont battu si violemment qu’il est mort de ses blessures sur place.

 

Les conséquences de cette double tragédie ne se sont pas fait attendre. Tous les villageois de Camp-Bangui ont fui leurs maisons. Le village est maintenant complètement vide. Personne n’ose plus y rester.

 

Cette affaire rappelle les difficultés persistantes entre les forces armées et les populations dans cette partie du pays, à plus de 300 kilomètres de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera

0

Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé se conforme désormais aux nouvelles dispositions constitutionnelles pour participer à la présidentielle de décembre 2025.

 

Dans un geste symbolique fort, Anicet-Georges Dologuelé , président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), vient officiellement de renoncer à sa nationalité française. Cette décision intervient dans le cadre des nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées le 30 août 2023, qui interdisent aux binationaux de briguer la magistrature suprême.

 

Cette démarche s’inscrit dans un contexte politique tendu avec l’adoption d’une nouvelle constitution largement contestée par l’opposition et une partie de la société civile centrafricaine. La constitution promulguée le 30 août 2023 a introduit plusieurs dispositions contraignantes, notamment l’obligation pour tous les candidats à l’élection présidentielle de ne détenir qu’une seule nationalité. Cette mesure est perçue par de nombreux observateurs comme un moyen de bloquer intentionnellement certaines figures de l’opposition, particulièrement Anicet-Georges Dologuelé et Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC.

 

Le leader de l’URCA avait marqué les esprits lors de la dernière élection présidentielle du 27 décembre 2020, où il était arrivé en deuxième position derrière le président sortant Faustin-Archange Touadéra. Ce scrutin, comme celui de 2015, avait été entaché de nombreuses controverses, plusieurs candidats et observateurs dénonçant des irrégularités et des fraudes massives.

 

Aujourd’hui, en abandonnant sa citoyenneté française, Anicet-Georges Dologuelé fait le choix de la continuité politique. Cette décision témoigne de sa détermination à participer à la prochaine élection présidentielle prévue pour le 28 décembre 2025, malgré un climat politique de plus en plus délétère.

 

Le président Touadéra, qui briguera un troisième mandat constitutionnellement controversé, a en effet procédé à une révision constitutionnelle qui lui permet de se maintenir au pouvoir. Cette modification des règles du jeu démocratique, combinée aux nouvelles restrictions sur la nationalité, dessine les contours d’une compétition électorale déjà déséquilibrée.

 

L’opposition centrafricaine dénonce depuis longtemps ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime en place. Les nouvelles dispositions constitutionnelles sont perçues comme autant d’obstacles supplémentaires dressés sur la route des candidats d’opposition, dans un pays où les libertés démocratiques sont déjà fragilisées.

 

Néanmoins, la renonciation d’Anicet -Georges Dologuelé à sa nationalité française, confirmée par le Journal Officiel français, témoigne de la volonté de l’opposition de ne pas céder face aux manœuvres institutionnelles. Cette décision pourrait inspirer d’autres leaders politiques dans la même situation et maintenir vivante l’espérance démocratique centrafricaine.

 

Reste à savoir si les conditions d’organisation de la présidentielle de décembre permettront effectivement une compétition libre et transparente, ou si les tensions actuelles conduiront à de nouveaux dérapages démocratiques dans un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité politique.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Yaloké-Zawa-Gaga,  le triangle de racket pour les taxis-motos : les faux agents des impôts  exploitent les conducteurs

0

Yaloké-Zawa-Gaga,  le triangle de racket pour les taxis-motos : les faux agents des impôts  exploitent les conducteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Depuis 2023, trois individus se réclamant des services des impôts rançonnent massivement les conducteurs de taxi-moto dans la circonscription de Yaloké 2.” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis 2023, trois individus se réclamant des services des impôts rançonnent massivement les conducteurs de taxi-moto dans la circonscription de Yaloké 2.

 

Dans le triangle formé par Yaloké (225 km de Bangui), Zawa (20 km plus loin de Yaloké sur l’axe Bossembélé) et Gaga (15 km après Zawa), trois hommes ont perfectionné un système de racket qui vise spécifiquement les motocyclistes. Depuis bientôt deux ans, ils alternent leurs positions sur ces différents axes pour intercepter les conducteurs de taxi-moto.

 

Leur mode opératoire reste identique. Ils barrent la route, exigent 35 000 francs CFA au titre de l’impôt, puis négocient à la baisse pour accepter finalement 5 000 ou 10 000 francs. En échange, ils griffonnent à la main un soi-disant reçu sur un bout de papier ordinaire, sans cachet ni tampon officiel. Lorsque le même conducteur présente ce document lors d’un contrôle ultérieur, ces mêmes individus prétendent ne pas le reconnaître et réclament un nouveau paiement.

 

Le stratagème fonctionne parfaitement dans cette zone où les transports publics ont disparu. Entre Yaloké et Gaga, soit 35 kilomètres au total, les motos-taxis constituent le seul moyen de transport disponible pour la population locale. Ces prétendus agents fiscaux exploitent cette dépendance totale aux deux-roues.

 

Le phénomène dépasse largement cette zone géographique. À Paoua (487 km de Bangui), Bokaranga (532 km de la capitale) et dans de nombreuses autres localités comme Bemal, Bozoum, Bambari et autres, des groupes similaires opèrent selon les mêmes méthodes. Ils ciblent prioritairement les jeunes qui ont investi leurs dernières économies dans l’achat d’une moto pour exercer cette activité.

 

Les vignettes distribuées depuis 2023, 2024 et 2025 par ces agents témoignent du caractère frauduleux de ces opérations. Leur qualité si médiocre que le moindre déplacement à grande vitesse les fait s’envoler. Cette défaillance volontaire oblige les conducteurs à repasser régulièrement à la caisse, alimentant un cycle de paiements ininterrompus.

 

Cette escroquerie frappe un secteur devenu vital pour l’économie du pays. Faute d’emplois dans la fonction publique ou le secteur privé, des milliers de jeunes Centrafricains ont fait du transport par moto leur unique source de revenus. Ils assurent désormais le ravitaillement de nombreuses localités et le transport des personnes sur des routes où plus aucun véhicule ne circule.

 

L’absence totale de régulation permet à ces individus d’opérer en toute impunité. Ils connaissent parfaitement la précarité de leurs victimes et leur incapacité à contester ces pratiques. Cette situation nécessite une intervention immédiate du ministère des Finances pour clarifier les procédures fiscales légales et démanteler ces réseaux d’extorsion qui appauvrissent encore davantage une jeunesse sans alternative économique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Mort du policier Nah Ningkpi Gaüs  à Ndélé : son épouse placée en garde à vue à la gendarmerie

0

Mort du policier Nah Ningkpi Gaüs  à Ndélé : son épouse placée en garde à vue à la gendarmerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/nah-ningkpi-gaus.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le defunt policier Nah Ningkpi Gaüs qui a trouvé la mort à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran
Le defunt policier Nah Ningkpi Gaüs

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs  s’est donné la mort dimanche soir.

 

Le gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs, affecté au commissariat de Ndélé, a mis fin à ses jours dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025. Les faits se sont déroulés vers 23 heures à son domicile, selon les informations transmises par sa famille.

 

Le policier Nah Ningkpi Gaüs  aurait utilisé son arme de service pour se donner la mort. Son corps a été transporté à l’hôpital de district de Ndélé, cette ville du nord-est située à 654 kilomètres de Bangui. Son épouse se trouve actuellement en garde à vue à la gendarmerie locale pour les besoins de l’enquête.

 

Les gendarmes chargés du dossier évoquent des tensions conjugales comme mobile du suicide. L’épouse du défunt aurait manifesté une jalousie excessive, poussant son mari au geste fatal. Les détails précis de ces conflits conjugaux n’ont pas été communiqués par les enquêteurs.

 

La dépouille du policier Nah Ningkpi Gaüs  devait être rapatriée vers Bangui ce lundi 2 septembre. Cette procédure standard permet aux autorités de la capitale de finaliser les formalités administratives liées au décès d’un agent des forces de l’ordre.

 

Ce drame personnel touche une famille et endeuille le commissariat de Ndélé. Les collègues du gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs  ont appris la nouvelle avec tristesse, perdant un compagnon de service dans des circonstances douloureuses.

 

L’enquête de routine menée par la gendarmerie se concentre sur l’environnement familial du défunt pour comprendre les raisons qui l’ont poussé à cet acte désespéré.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Dr Désiré ERENON : “L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix”

0

Dr Désiré ERENON : “L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-depose-son-arme-symbolique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-depose-son-arme-symbolique-450×445.jpg” alt=”Dr Désiré ERENON : "L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix"” width=”450″ height=”445″ />
Dépôt de l’arme de guerre du général rebelle Ali Darassa de l’UPC devant Touadera à la cité des chefs d’État à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le constitutionnaliste et président du parti MDSPI, Dr Désiré ERENON,  questionne les motivations réelles de l’accord gouvernemental avec l’UPC et les 3R.

 

Dr Désiré ERENON, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple analyse avec prudence l’accord signé entre Bangui et deux factions armées qui exercent en RCA. Constitutionnaliste reconnu, Dr Désiré ERENON salue l’initiative tout en pointant ses limites structurelles.

 

“Tout ce qui peut ramener la paix dans notre pays est le bienvenu”, admet-il d’emblée. L’accord prévoit le cantonnement des combattants de l’UPC d’Ali Darassa et des 3R de Bobo, leur désarmement progressif et leur réintégration dans la société civile. Des mesures qui pourraient apporter un répit aux populations rurales de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, d’Ouham, de Bambari ou d’Alindao, longtemps victimes des exactions de ces groupes.

 

Pourtant, Dr Désiré ERENON  s’interroge sur le calendrier. Cet accord intervient à quelques mois des échéances électorales, pose des questions sur ses véritables motivations. S’agit-il d’une démarche sincère vers la réconciliation nationale ou d’un arrangement destiné à consolider le pouvoir en place ?

 

Le caractère sélectif de l’initiative pose également problème. Seuls deux groupes armés sont concernés, tandis que d’autres factions – celles de Nourredine Adam, François Bozizé ou Maxime Mokom – restent exclues du processus. Cette approche fragmentaire compromet l’efficacité d’une pacification globale du territoire.

 

Plus inquiétant encore, l’accord semble entrer en contradiction avec la Constitution de 2023. Le texte fondamental interdit explicitement aux membres de groupes armés d’accéder à certaines fonctions étatiques. Comment le gouvernement compte-t-il concilier ses engagements avec ces dispositions constitutionnelles ? La question demeure sans réponse claire.

 

L’opacité qui entoure le texte de l’accord aggrave ces interrogations. “Je n’ai pas vu circuler le document”, déplore Dr Désiré ERENON . Cette absence de transparence empêche tout débat public éclairé et nourrit les suspicions sur les concessions réelles accordées aux groupes armés.

 

Le constitutionnaliste pointe également un paradoxe politique. Tandis que le gouvernement négocie avec des factions armées, il refuse le dialogue avec l’opposition démocratique qui prône l’État de droit par des moyens pacifiques. Cette stratégie à deux vitesses fragilise la cohésion nationale et pourrait compromettre la tenue d’élections apaisées.

 

Les populations des zones rurales gardent espoir. Elles aspirent à retrouver la sécurité et à reprendre leurs activités économiques sans crainte. L’accord pourrait effectivement leur offrir cette perspective, à condition qu’il ne se limite pas à un simple répit avant de nouvelles violences.

 

La dissolution annoncée des groupes armés signataires constitue un objectif louable. Reste à vérifier si les moyens financiers et logistiques nécessaires à la réinsertion des ex-combattants seront effectivement mobilisés. L’histoire récente du pays montre que de nombreux accords similaires ont échoué faute de mise en œuvre concrète.

 

L’accord du 19 avril ouvre une fenêtre d’opportunité pour la paix centrafricaine. Mais son succès dépendra de sa capacité à dépasser les calculs politiques à court terme pour poser les bases d’une réconciliation nationale durable. Sans inclusion de tous les acteurs et respect du cadre constitutionnel, il risque de n’être qu’une parenthèse dans le cycle de violence qui frappe le pays depuis plus d’une décennie.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

0

Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

 

Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, la République centrafricaine (RCA) apparaît comme un cas emblématique des défis auxquels font face les travailleurs humanitaires et les populations vulnérables. En Centrafrique 37,2% de la population vit dans une précarité extrême, le pays reste l’un des plus dangereux pour les acteurs humanitaires, confrontés à des violences persistantes et à un sous-financement chronique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Instaurée en 2009 en mémoire des travailleurs humanitaires tués dans un attentat à Bagdad, la Journée mondiale de l’aide humanitaire permet de sensibiliser l’opinion publique aux défis auxquels font face les travailleurs humanitaires et les populations vulnérables. En 2025, cette journée prend une résonance particulière pour la Centrafrique, où les besoins humanitaires restent colossaux malgré une légère amélioration de la situation sécuritaire.

 

Selon l’ONU, en 2025, 2,4 millions de personnes, soit près de 38 % de la population, sont dans une situation de vulnérabilité extrême, nécessitant une assistance urgente. Pourtant, malgré cette urgence, le financement de l’aide humanitaire en RCA reste insuffisant. En 2024, seulement 21 % des besoins ont été couverts, contre 27 % en 2023. Ce sous-financement chronique a des conséquences dramatiques, notamment sur l’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé.

 

Cette crise s’inscrit dans un contexte de fragilité économique et sociale profonde. Selon la Banque mondiale, près de 68,8 % des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté en 2025, avec des écarts considérables entre les zones rurales et urbaines. Cette pauvreté chronique, aggravée par les conflits récurrents, rend les populations extrêmement vulnérables aux chocs externes, qu’ils soient sécuritaires, climatiques ou économiques.

Dans ce contexte, la Journée mondiale de l’aide humanitaire n’est pas seulement une occasion de sensibilisation, mais un cri d’alarme. Elle met en lumière l’urgence d’une mobilisation internationale plus forte pour répondre aux besoins immédiats, mais aussi pour s’attaquer aux causes profondes de cette crise.

 

Si la situation humanitaire en RCA est critique, la crise sécuritaire, elle, s’enracine. Malgré la présence des mercenaires russes de Wagner, censés apporter une solution militaire, les violences persistent, voire s’aggravent dans certaines régions. Dans le nord-ouest et le sud-est du pays, des groupes armés commettent régulièrement des exactions, paralysant les activités économiques et forçant des milliers de personnes à fuir.
Les témoignages d’habitants du nord-ouest, comme Gédéon, un résident de Garo, décrivent une situation intenable : « Ils ont posé des mines sur tous les grands axes et les véhicules sont régulièrement pris au piège : chaque semaine, il y a des embuscades, des tueries, des pillages et des attaques sommaires aux alentours de Bozoum ». Ces violences, loin de diminuer, s’accompagnent d’une hausse des prix des produits alimentaires et d’un accès limité aux services sociaux de base.

Wagner, dont la présence en RCA est officiellement justifiée par la lutte contre les groupes armés, est pourtant pointé du doigt pour son rôle ambigu. Selon des rapports de la Minusca, les mercenaires russes sont impliqués dans des exactions contre les civils, notamment dans le sud-est du pays, où des affrontements impliquant des miliciens du groupe Azande Ani Kpi Gbe ont fait des victimes parmi les forces de sécurité et les populations locales.

En 2025, plus de 447 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont 68 795 relocalisées dans des sites de déplacés. Les retours volontaires, bien que constatés dans certaines préfectures, restent fragiles, en raison de la persistance des violences malgré les conditions de vie précaires sur les camps de déplacés.

Face à cette situation, l’aide humanitaire apparaît comme un filet de sécurité indispensable. En 2024, plus d’un million de personnes ont bénéficié d’interventions d’urgence en espèces et coupons, une solution flexible et efficace pour répondre aux besoins immédiats. Pourtant, malgré ces efforts, les financements sont à la peine. Le manque de moyens et la situation critique du pays pénalisent leur action.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Berberati, Mambéré-Kadéi,  désormais isolée par de L’érosion

0

Berberati, Mambéré-Kadéi,  désormais isolée par de L’érosion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/rondpoint-doli-a-5-km-de-berberati.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rondpoint Doli à 5 km de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, en Centrafrique
Rondpoint Doli à 5 km de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Berberati reste-t-elle encore la deuxième ville de la RCA? Si oui, Touadera, regarde ce qui se passe. Écoute ce que votre gouverneur dit. La ville est désormais complètement isolée par de l’érosion. Et où es-tu ?

 

En effet, depuis quelques années, les pluies creusent des ravins qui coupent les routes de Berberati. Résultat : les populations se retrouvent isolées et les forces de sécurité ne peuvent plus faire leur travail dans cette région ouest de la République centrafricaine.

 

Dans la région de l’Équateur, l’eau de pluie a creusé des trous profonds qui barrent maintenant les routes principales. Le gouverneur Honoré Kinda l’a dit clairement à la radio Ndékè Luka en mai 2025 : ses forces de défense et de sécurité n’arrivent plus à circuler normalement.

 

Les bandits l’ont bien compris. Sur l’axe Berberati – Carnot-Baoro, les coupeurs de route opèrent tranquillement parce qu’ils savent que les forces de l’ordre peinent à les poursuivre. Quand les routes sont coupées, la sécurité disparaît.

 

Le gouverneur Honoré Kinda explique que les équipes de travaux publics qui réparaient les routes avant n’existent plus. Ces équipes entretenaient régulièrement les infrastructures et prévenaient ce genre de problème. Aujourd’hui, personne ne s’occupe des routes.

 

Pour évaluer les dégâts, le gouverneur doit même marcher à pied avec les responsables de la Minusca. Sept kilomètres de marche pour voir l’état des lieux. Cette situation montre à quel point les autorités manquent de moyens.

 

Les habitants des zones rurales n’arrivent plus à rejoindre les centres administratifs ou les hôpitaux. Les ravins ont morcelé la région en petites zones isolées où l’État ne passe plus que rarement.

 

Les forces de sécurité reconnaissent qu’elles ne peuvent plus couvrir tout le territoire. Sans véhicules adaptés, impossible d’intervenir rapidement. Les populations se débrouillent seules face aux menaces.

 

Le gouvernement n’a annoncé aucune mesure d’urgence pour réparer ces routes. Pourtant, cette situation affecte directement la sécurité du pays.

 

La mairie de Berberati devrait normalement lutter contre l’érosion en ville. Mais elle n’a visiblement pas les moyens de faire face à un problème de cette ampleur. Les institutions locales ne sont pas équipées pour gérer ces défis, affirme le gouverneur….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire

0

Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/carnot.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/carnot-305×450.jpg” alt=”Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire” width=”305″ height=”450″ />
MATARE NGUEREFARA Robert, actuel Président du tribunal de grande instance de Carnot

Dans le quartier Walingba à Bangui, Baba Gaston, ex-employé de l’imprimerie centrafricaine,  avait bâti sa modeste retraite autour d’une petite maison clôturée qu’il louait pour survivre. Cette propriété de quelques pièces, fruit d’une vie de labeur, représentait son unique source de revenus à 68 ans. En 2024, quand un homme en costume s’est présenté pour visiter les lieux, le vieil homme a cru tenir un locataire sérieux. Matare Nguerefara Robert se présentait avec tous les atours de la respectabilité : d’ailleurs président du tribunal de grande instance de Bouar, puis de Carnot, magistrat de carrière, homme de loi. Le loyer fixé à 60 000 FCFA par mois semblait raisonnable pour ce professionnel de la justice.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pourtant, dès le premier mois d’occupation, les ennuis ont commencé avec des versements irréguliers des loyers. Arrivée à un moment, les frais n’arrivaient pas. Baba Gaston, patient comme le sont souvent les personnes âgées, a attendu. Il s’est dit qu’un magistrat avait certainement des contraintes administratives, des retards de salaire, des problèmes temporaires. Le deuxième mois est passé sans paiement. Puis le troisième. À chaque visite du propriétaire, le juge promettait de régulariser “très bientôt”. Onze mois ont ainsi défilé sans qu’un seul franc ne soit versé.

 

Ce qui rend cette situation encore plus révoltante, c’est l’attitude du magistrat pendant cette période. Matare Nguerefara Robert continuait de mener grand train. Il se rendait quotidiennement à son tribunal, rendait des jugements, condamnait des citoyens pour des délits mineurs, prêchait le respect de la loi. Mais à Bangui, sa femme et ses enfants occupaient tranquillement la maison qu’il ne paye même pas, allumait l’électricité que Baba Gaston installait à ses propres moyens,  et  dormait dans un lit qui ne lui appartenait pas. Cette duplicité quotidienne aurait dû alerter ses collègues, ses supérieurs, son entourage. Personne n’a bronché.

 

Pressé par les réclamations de plus en plus désespérées du propriétaire, le juge a fini par sortir son carnet de chèques en janvier 2025. Il a rédigé un chèque de 180 000 FCFA, censé couvrir trois mois de retard de loyer. Baba Gaston, soulagé, s’est précipité à la Banque Maroco-centrafricaine  pour l’encaisser. Première présentation : chèque refusé, provision insuffisante. Le vieil homme a pensé à une erreur technique. Deuxième présentation quelques jours plus tard : même résultat. Troisième tentative : rejet définitif.

 

Un chèque sans provision émis par un magistrat, voilà qui devrait déclencher automatiquement des sanctions bancaires et judiciaires. Dans n’importe quel pays où les institutions fonctionnent, Matare Nguerefara aurait été immédiatement inscrit au fichier des incidents de paiement, interdit bancaire, et poursuivi pénalement en justice. L’émission d’un chèque sans provision constitue un délit passible d’emprisonnement selon le code pénal centrafricain. Mais quand vous portez la robe de magistrat dans ce pays, ces règles semblent ne plus s’appliquer.

 

Le juge a continué sa vie normale comme si de rien n’était. Aucune banque ne l’a sanctionné. Aucun parquet ne l’a poursuivi. Aucune autorité judiciaire ne s’est émue de voir l’un des siens commettre un délit grave. Pendant ce temps, sa dette continuait de gonfler. En avril 2025, elle atteignait 400 000 FCFA, soit près de sept mois de loyer impayés.

 

Désespéré, Baba Gaston avait tenté la voie judiciaire. Il s’était rendu au tribunal de commerce de Bangui pour déposer une plainte contre son locataire indélicat. Le dossier était solide : contrat de bail signé, témoins, preuves des réclamations, chèque sans provision. N’importe quel juge impartial aurait tranché rapidement en faveur du propriétaire lésé.

 

Mais les magistrats du tribunal de commerce avaient d’autres priorités. Dès qu’ils ont découvert l’identité du défendeur, leur attitude a changé. Matare Nguerefara Robert n’était pas un justiciable ordinaire, c’était un collègue. Un membre de la grande famille judiciaire. Les audiences ont été reportées sine die. Les juges ont refusé d’examiner le dossier. Leur seule réponse aux réclamations du propriétaire : “Il va payer, soyez patient”.

 

Cette complicité corporatiste montre clairement l’un des maux les plus profonds de la justice centrafricaine : l’esprit de corps qui transforme les magistrats en caste protégée. Quand l’un d’eux commet une faute, les autres ferment les yeux. Ils préfèrent protéger l’honneur supposé de l’institution plutôt que de rendre justice aux victimes. Cette solidarité mal comprise détruit la crédibilité de tout le système judiciaire en RCA.

 

Pendant que les juges du commerce protégeaient leur collègue, Baba Gaston sombrait dans la détresse. À 68 ans, ce retraité sans pension ne vivait que des 60 000 FCFA mensuels de son loyer. Chaque mois impayé signifiait des privations terribles : pas de quoi acheter ses médicaments contre l’hypertension, des repas réduits au strict minimum. Ses enfants, même s’ils travaillent, ils ne pouvaient pas couvrir tous ses besoins.

 

Le vieil homme maigrissait à vue d’œil. Ses voisins le voyaient errer dans le quartier, l’air hagard, répétant sans cesse : “Comment un juge peut-il me voler ainsi ?”. Il passait des nuits entières sans dormir, à ressasser cette injustice qui le rongeait. Son médecin lui avait prescrit du repos, moins de stress. Mais comment rester serein quand un magistrat vous vole votre gagne-pain en toute impunité ?

 

Le 23 juin 2025, le corps de Baba Gaston a lâché. Un soir, ses enfants l’ont trouvé effondré dans sa chambre, victime d’un accident vasculaire cérébral massif. Le vieil homme est décédé deux jours plus tard à l’hôpital. Ses derniers mots, selon les témoins, concernaient encore cette dette impayée qui l’obsédait : “Le juge… ma maison… il ne veut pas payer…”.

 

Sa famille est convaincue que le comportement de Matare Nguerefara a directement provoqué cette mort. Le stress permanent, l’angoisse financière, l’humiliation de voir un magistrat se moquer de lui, tout cela a précipité la fin de Baba Gaston. Les médecins confirment que l’hypertension artérielle, aggravée par des mois d’anxiété intense, a causé l’AVC fatal.

 

Informé du décès de son propriétaire, le juge n’a manifesté aucune émotion. Pas un mot de condoléances à la famille endeuillée. Pas un geste de compassion. Pas même la décence de libérer immédiatement la maison du défunt. Matare Nguerefara Robert a continué d’y habiter comme si rien ne s’était passé, comme s’il n’avait pas sur la conscience la mort d’un innocent.

 

Les enfants de Baba Gaston, désormais orphelins, se sont alors tournés vers l’Inspection générale des services judiciaires. Cette institution, créée pour surveiller les magistrats et sanctionner leurs fautes, représentait leur dernier espoir d’obtenir justice. Ils pensaient naïvement qu’un inspecteur général saisirait immédiatement un dossier aussi grave : un juge qui refuse de payer ses dettes, provoque la mort de son créancier, et continue d’exercer sans être inquiété.

 

Leur déception a été immense. L’inspecteur général saisi du dossier a refusé d’agir directement. Au lieu de convoquer immédiatement le magistrat fautif, il a demandé aux orphelins de faire eux-mêmes le travail de l’État. “Appelez le greffier en chef pour qu’il convoque le magistrat”, leur a-t-il dit. Cette inversion des rôles démontre l’état de déliquescence de l’institution judiciaire centrafricaine : ce ne sont plus les autorités qui protègent les victimes, mais les victimes qui doivent suppléer les autorités défaillantes.

 

Obéissant à cette demande absurde, les héritiers ont contacté le greffier en chef. Celui-ci a effectivement convoqué Matare Nguerefara Robert, mais en organisant soigneusement l’exclusion de la famille. Cette rencontre à huis clos entre collègues avait un objectif : permettre au juge de minimiser sa faute et de négocier un arrangement à l’amiable.

 

Durant cette entrevue secrète, le magistrat a nié une partie de sa dette. Au lieu des dix mois d’impayés documentés, il n’a “reconnu” que quatre mois. Cette réduction pathétique et criminelle de 60% ne reposait sur aucune base légale. Comment peut-on passer de dix mois à quatre mois ? Quels mois ont été magiquement effacés ? Sur quels critères ? Aucune explication n’a été fournie. Le greffier en chef, manifestement complice, a entériné cette version sans poser de questions.

 

Quand les orphelins sont revenus aux nouvelles, l’inspecteur général leur a annoncé ce nouvel état de fait avec un aplomb déconcertant : “Le magistrat est venu, il a reconnu quatre mois. Si vous dites que c’est dix, apportez les preuves”. Cette phrase montre toute la perversité du système. Les héritiers avaient déjà fourni toutes les preuves : contrat de bail, témoignages, plainte déposée en avril, chèque sans provision. Mais l’inspection préférait croire la parole du juge plutôt que les documents officiels.

 

Les enfants de Baba Gaston ont dû ressortir une nouvelle fois tous leurs dossiers. Ils ont apporté les quittances, les lettres de réclamation, les témoignages des voisins, le chèque refusé par la banque. Chaque document prouvait irréfutablement que leur père réclamait dix mois de loyers impayés, pas quatre. Face à ces preuves accablantes, l’inspection n’a plus pu nier l’évidence. Mais au lieu de sanctionner le magistrat menteur, elle a choisi l’inaction.

 

Sa conclusion définitive tient en quelques mots : “C’est un fonctionnaire de l’État, il va payer”. Cette phrase, répétée comme un mantra depuis des mois, ne trompe plus personne. Elle signifie simplement que l’inspection refuse d’agir contre l’un des siens. Le statut de “fonctionnaire de l’État” devient un bouclier qui protège le juge de toute sanction.

 

Depuis cette promesse creuse, rien n’a bougé. Aucune procédure disciplinaire n’a été ouverte contre Matare Nguerefara. Aucune contrainte n’a été exercée pour le forcer à payer. Aucune expulsion n’a été ordonnée. Le magistrat continue d’habiter tranquillement la maison de Baba Gaston, comme s’il en était devenu propriétaire par prescription acquisitive. Ce mois d’août, il totalise 11 mois sans payer un fran.

 

Cette impunité totale pose des questions vertigineuses sur l’état de la justice centrafricaine. Comment un système judiciaire peut-il fonctionner quand ses propres acteurs se placent au-dessus des lois qu’ils appliquent aux autres ? Comment des magistrats peuvent-ils condamner des citoyens pour des délits mineurs quand l’un d’eux commet des fautes graves sans être inquiété ?

 

Le comportement de Matare Nguerefara Robert dépasse la simple indélicatesse. Il relève de l’escroquerie aggravée. Ce juge a sciemment trompé un vieil homme sans défense. Il a émis un chèque sans provision en connaissance de cause. Il a provoqué la mort de son créancier par son mépris et sa cupidité. Il continue d’occuper illégalement un bien qui ne lui appartient pas. Chacun de ces actes constitue un délit pénal passible de prison.

 

Pourtant, ce magistrat continue de siéger dans son tribunal de Carnot. Il porte toujours la robe rouge, symbole de justice et d’intégrité. Il prononce des jugements, condamne des prévenus, prêche le respect de la loi. Cette situation grotesque transforme chaque audience en comédie. Comment peut-on croire à la justice d’un homme qui refuse de respecter ses propres obligations ?

 

Les avocats qui plaident devant lui le savent. Les justiciables qui comparaissent dans son tribunal le découvrent. Les greffiers qui l’assistent en sont témoins. Tout le monde connaît l’affaire Baba Gaston dans le milieu judiciaire centrafricain. Mais personne n’ose parler. La loi du silence protège ce magistrat indigne mieux que n’importe quelle procédure légale.

 

Kidnappings du  médecin dans Lim-Pendé : le ministre Maxime Balalou, lors de son point de presse, salue aux ravisseurs et leur dire bonjour

0

Kidnappings du  médecin dans Lim-Pendé : le ministre Maxime Balalou, lors de son point de presse, salue aux ravisseurs et leur dire bonjour

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Lex-detenu-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kidnappings du médecin dans Lim-Pendé : le ministre Maxime Balalou, lors de son point de presse, salue aux ravisseurs et leur dire bonjour

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Un médecin enlevé dans Lim-Pendé, une rançon de 5 millions de francs CFA exigée, et un gouvernement qui répond par des formules toutes faites. C’est la réaction donnée le 18 août par le ministre de la Communication lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Face à cette nouvelle stratégie des groupes armés qui ciblent désormais les fonctionnaires, le porte-parole du gouvernement a sorti son arsenal habituel de slogans rassurants.

 

Voilà comment le ministre a réagi à cette évolution inquiétante de la situation sécuritaire. Interrogé sur ce kidnapping qui témoigne d’un changement de tactique des groupes armés, le ministre s’est enfermé dans son discours habituel, comme un disque rayé qui répète les mêmes refrains. « On me dit que les groupes armés ont changé de stratégie. Maintenant, il faut parler, il faut le kidnapping en exigeant des rançons. C’est l’information que vous me donnez. Mais ce sont, il faut dire, des bandits, c’est le rôle des bandits de grands chemins. Quand on arrive à ce niveau-là, c’est que les gens n’ont plus d’options. Ils sont condamnés à déposer les armes. On était clair. Et ça, c’est les éléments égarés ».

 

Écoutez bien cette logique gouvernementale : si les groupes armés kidnappent des fonctionnaires, c’est parce qu’ils n’ont « plus d’options ». Donc, en gros, c’est bon signe ! Plus ils deviennent dangereux, plus c’est la preuve qu’ils sont affaiblis. Brillante analyse stratégique, monsieur le ministre. Pendant qu’un médecin croupit entre les mains de ses ravisseurs, le gouvernement nous explique que tout va bien parce que ses kidnappeurs sont « désespérés ».

 

Mais ce n’est pas fini, car le ministre enchaîne avec ses promesses habituelles de justicier. « Ceux qui ne veulent pas rentrer dans la République. Mais ça, nous allons les traiter comme tel. À ce niveau-là, le gouvernement travaille sereinement. Le processus est irréversible. Les armes seront récupérées ». Et voilà le grand classique : le fameux « processus irréversible ». Ce processus magique qui, depuis des mois, n’empêche ni les enlèvements, ni les rançons, ni l’insécurité grandissante. Mais qu’importe, il est « irréversible », alors tout va bien.

 

Le ministre poursuit son numéro de folie avec cette perle : « Nous allons traquer ces malfrats jusqu’à leur dernier retranchement. Je peux vous l’assurer. Et nous sommes en train de travailler sur ce cas précis pour libérer le médecin le plus rapidement ». Formidable ! Une « traque impitoyable » et une libération « le plus rapidement ». Des mots, toujours des mots, mais concrètement ? Quels moyens sont déployés ? Quelles forces sont mobilisées ? Quel plan d’action précis ? Silence radio sur les faits, mais avalanche de promesses creuses.

 

Et pour couronner le tout, le ministre nous ressert son analyse de café du commerce sur la psychologie des ravisseurs. « Et je ne peux que vous dire qu’à ce niveau-là, nous pouvons comprendre qu’ils n’ont plus d’options. Ils n’ont plus d’options et c’est pourquoi ils choisissent cette voie. Mais nous, le gouvernement, nous y travaillons pour réduire, n’est-ce pas, ce phénomène pour nous qui n’ira pas loin ». Ah, ils n’ont « plus d’options », c’est pour ça qu’ils kidnappent. Et le gouvernement « travaille » pour « réduire » ce « phénomène ». Du vocabulaire de technocrate pour parler d’un homme en danger de mort.

 

Pendant que le ministre philosophe sur les motivations des kidnappeurs, la réalité est têtue : un médecin est entre leurs mains depuis plusieurs jours. Pendant que le porte-parole du gouvernement explique doctement que ces actes prouvent la faiblesse des groupes armés, ces mêmes groupes ont réussi à capturer un fonctionnaire et à exiger 5 millions de francs pour sa libération.

 

Cette façon de transformer chaque échec sécuritaire en victoire politique relève de la manipulation pure et simple. Quand les groupes armés attaquent les forces de l’ordre, c’est qu’ils sont « aux abois ». Quand ils kidnappent des civils, c’est qu’ils n’ont « plus d’options ». À ce rythme, plus ils feront de victimes, plus le ministre nous expliquera que c’est la preuve de leur affaiblissement.

 

Il est temps que ce gouvernement arrête de prendre les Centrafricains pour des imbéciles. Un kidnapping n’est pas un signe de faiblesse des ravisseurs, c’est un signe de faiblesse de l’État qui n’arrive pas à protéger ses agents. Une rançon de 5 millions exigée n’est pas la preuve d’un « processus irréversible », c’est la preuve d’un système sécuritaire défaillant.

 

Alors que ce médecin attend sa libération dans l’angoisse, le ministre continue de réciter ses formules magiques sur un « processus » qui n’existe que dans ses discours. En attendant, les faits parlent d’eux-mêmes : les enlèvements continuent, les rançons sont exigées, et l’État se contente de communiquer au lieu d’agir.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : Comment Fidèle Ngouandjika et sa Radio « Légo ti a moléngué ti kodro   mènent une campagne hostile contre la famille Dayen

0

Comment Fidèle Ngouandjika et sa Radio « Légo ti a moléngué ti kodro   mènent une campagne hostile contre la famille Dayen

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Fidele-Ngouandjika-ministre-conseiller-de-son-neveu-president-Touadera-Faustin-saluant-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Fidele-Ngouandjika-ministre-conseiller-de-son-neveu-president-Touadera-Faustin-saluant-Wagner-369×450.jpg” alt=”Comment Fidèle Ngouandjika et sa Radio « Légo ti a moléngué ti kodro   mènent une campagne hostile contre la famille Dayen ” width=”369″ height=”450″ />
Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller de cousin président Touadera Faustin saluant Wagner

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une affaire foncière vieille de quarante ans prend une dimension politique avec l’implication directe d’un ministre-conseiller du Président Touadéra.

 

Le communiqué publié le 26 août 2025 par DAYEN Justin Magloire, héritier du défunt colonel DAYEN Didace, présente les dessous d’une affaire qui dépasse largement un simple conflit foncier. Derrière cette controverse se cachent des manœuvres politiques et médiatiques impliquant directement Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller à la présidence, et sa station Radio mille collines dénommé pompeusement  Légo ti a moléngué ti kodro.

 

Pour comprendre cette polémique, il faut remonter aux origines de la propriété contestée. En 1983, le colonel DAYEN Didace acquiert légalement une parcelle de cinq hectares au PK 10, route de Mbaïki, auprès du ministère de l’Urbanisme. L’administration délivre un extrait cadastral après avoir indemnisé les exploitants agricoles traditionnels. Tous les documents officiels attestent de la régularité de cette acquisition.

 

Après le décès de cet officier supérieur de l’armée nationale en 1999, ses héritiers légaux, représentés par son fils DAYEN Justin Magloire, conservent tous leurs droits sur cette propriété. Mais depuis quelques années, des occupants illégaux s’installent sur le terrain et vont jusqu’à vendre des portions à des tiers, transformant le vol en commerce lucratif.

 

C’est alors que l’affaire prend une tournure médiatique inattendue. Ces occupants illégaux trouvent une tribune complaisante sur les antennes de la radio « Légo ti a moléngué ti kodro ». C’est là que Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller à la présidence de Faustin-Archange Touadéra, prend la parole pour attaquer frontalement la famille Ndayen.

 

Le ministre Fidel NGOUANDJIKA n’hésite pas à traiter les héritiers légitimes d’« escrocs » sur les ondes de sa station radio et sur les réseaux sociaux, reprenant sans vérification les accusations des occupants illégaux. Plus grave encore, Fidel NGOUANDJIKA lance un véritable appel à la mobilisation populaire, demandant aux auditeurs de bloquer les travaux de morcellement, d’occuper massivement les lieux et même d’arrêter physiquement toute personne se réclamant de la succession Ndayen.

 

L’animateur de cette station radio, qui n’est rien d’autre que Fidel NGOUANDJIKA, pousse l’indécence encore plus loin. Ce soi-disant ministre-conseiller  piétine symboliquement les documents cadastraux présentés par les héritiers Ndayen. À l’antenne, il évoque la « honte » que représenterait selon lui cette famille, abandonnant complètement son rôle d’informateur pour endosser celui de juge et partie.

 

La radio « Légo ti a moléngué ti kodro » devient ainsi l’instrument d’une campagne de dénigrement contre une famille qui ne fait que défendre ses droits légaux. L’animateur Fidel NGOUANDJIKA attise la méfiance du public et jette en pâture des citoyens dont les titres de propriété sont pourtant incontestables.

 

Malgré ces attaques répétées, la famille DAYEN choisit la voie de l’apaisement. Le 21 août 2025, un acte de réconciliation est signé en présence du chef de quartier Nzila 1, des représentants des occupants illégaux et de la famille. Cette démarche témoigne de la bonne foi des héritiers légitimes.

 

Mais la campagne de désinformation se poursuit sur Radio Légo, encouragée par les déclarations publiques de Fidèle Ngouandjika. Le ministre conseiller utilise sa position pour donner une caution officielle aux accusations portées contre la famille Ndayen.

 

Cette affaire permet d’identifier clairement les acteurs de cette controverse. Fidèle Ngouandjika occupe un poste stratégique au sein de l’administration Touadéra comme ministre conseiller à la présidence. Son intervention directe dans cette affaire foncière privée pousse les centrafricains à s’interroger sur l’usage qu’il fait de sa fonction.

 

Fidel NGOUANDJIKA, patron de Radio Légo ti a moléngué ti kodro, transforme sa station en outil de propagande contre la famille Ndayen. Son comportement à l’antenne, notamment quand il piétine les documents officiels, dépasse largement le cadre de l’information pour verser dans la manipulation pure.

 

Du côté des occupants illégaux, leurs noms ne sont pas communiqués dans le communiqué de la famille Ndayen, mais ils bénéficient visiblement de soutiens politiques et médiatiques puissants pour maintenir leur occupation frauduleuse.

 

Face à ces attaques coordonnées, la famille DAYEN adopte une stratégie de résistance légale. Elle défie ouvertement ses détracteurs de prouver leurs accusations devant les services compétents. Elle annonce également se réserver le droit de saisir la justice contre tous ceux qui participent aux manœuvres visant à lui arracher une propriété acquise légalement depuis plus de quarante ans.

 

Cette affaire dépasse le simple cadre d’un conflit foncier pour toucher aux fondements de l’État de droit centrafricain. Comment des responsables politiques comme Fidèle Ngouandjika peuvent-ils s’allier pour instrumentaliser l’opinion publique dans des dossiers privés ? Quand un ministre conseiller du Président Touadéra utilise les ondes pour lancer des appels à la vindicte populaire contre des citoyens qui défendent leurs droits, c’est le fonctionnement même des institutions qui est remis en cause.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

MPC : Le général Anour Moussa Adam, chef d’État-major,  démissionne après un clash avec le président Alkhatim Mahamat

0

MPC : Le général Anour Moussa Adam, chef d’État-major,  démissionne après un clash avec le président Alkhatim Mahamat

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim-450×425.jpg” alt=”MPC : Le général Anour Moussa Adam, chef d’État-major, démissionne après un clash avec le président Alkhatim Mahamat” width=”450″ height=”425″ />
Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général Anour Moussa Adam, chef d’état-major du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), a claqué la porte. Sa démission fait suite à un conflit ouvert avec le président fondateur du mouvement, Alkhatim Mahamat. Au cœur de cette rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda.

 

Dans sa lettre officielle adressée au Président fondateur du MPC, Anour Moussa Adam parle d’une “décision volontaire”. Pourtant, selon nos informations, la réalité est tout autre. Alkhatim Mahamat aurait exigé que son cousin soit  nommé responsable des sites miniers stratégiques, bien qu’il soit jugé inapte à occuper une telle fonction. Un choix que le chef d’état-major jugeait totalement inadéquat. Son refus ferme de valider cette nomination a créé une cassure irréparable entre les deux hommes.

 

Cette guerre de clans survient à un moment délicat. Le MPC venait de signer un accord de paix avec Bangui. Le texte prévoyait l’intégration des combattants dans l’armée régulière et un désarmement par étapes. Mais quelques jours après la signature, la tragédie a frappé : plus de quarante combattants du MPC ont été massacrés par les Mercenaires russes du groupe Wagner sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Un massacre qui a décimé les rangs du mouvement et entamé sa crédibilité.

 

Aujourd’hui, l’accord de paix existe encore sur le papier, mais il ne pèse plus grand-chose sur le terrain. Le MPC traverse une crise profonde. Entre les morts au combat et les départs, l’organisation s’effrite. Certains évoquent déjà sa disparition pure et simple. Les derniers fidèles se concentrent maintenant sur un seul objectif : exploiter coûte que coûte les sites miniers d’or de la région.

 

Le départ du général Anour Moussa Adam montre l’ampleur du problème. Le mouvement se déchire entre un président obsédé par l’or et des cadres qui refusent ses méthodes. Cette guerre intestine pourrait bien sonner le glas du MPC, rongé de l’intérieur par les ambitions personnelles et l’appât du gain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : tensions entre le mouvement 3R et les mercenaires russes après une attaque meurtrière, la présidence centrafricaine en colère

0

tensions entre le mouvement 3R et les Mercenaires russes après une attaque meurtrière, la présidence centrafricaine en colère

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui-450×253.jpg” alt=”Centrafrique : tensions entre le mouvement 3R et les mercenaires russes après une attaque meurtrière, la présidence centrafricaine en colère” width=”450″ height=”253″ />
Opération de désarmement des rebelles de 3R à Koui. Une DKM remise par le chef Bobo

 

Le 12 août 2025, des mercenaires russes ont lancé une attaque contre plusieurs bases du mouvement 3R dans les sous-préfectures de Bozoum et Bossemtélé. Selon les responsables du groupe, l’assaut a provoqué des pertes humaines, plusieurs blessés et la saisie de matériels militaires, de moyens roulants ainsi que d’effets personnels. Ces incidents ont aussitôt provoqué la colère du mouvement, exprimée publiquement par son coordinateur politique dans une vidéo diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son message, largement relayé sur WhatsApp, le Coordinateur politique Yaya Adamou dénonçait la répétition des attaques, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’un fait isolé mais du quatrième assaut de ce type en quelques mois. L’ampleur de la diffusion de cette vidéo, devenue virale en quelques heures, a irrité la présidence centrafricaine. Mais à Bangui, l’affaire a été gérée dans la discrétion. Le chef du renseignement de la présidence, l’ancien ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara, a aussitôt pris contact avec le coordinateur du 3R. Selon des sources proches du dossier, il lui aurait reproché d’avoir rendu publique sa colère avant de la transmettre aux autorités et lui aurait demandé, à l’avenir, d’adresser ses messages à Bangui avant toute diffusion publique.

 

Face aux critiques, les mercenaires russes ont réagi à leur tour. Dans leur version, ce seraient les éléments du 3R qui auraient ouvert le feu sur eux en premier, ce qui les aurait poussés à riposter. Une explication qui, selon des observateurs, vise à renverser la responsabilité et à présenter le groupe rebelle comme l’agresseur. Mais sous la pression de la présidence et des garants de l’accord de paix du 19 avril 2025, la priorité a rapidement été donnée à l’apaisement. Un communiqué a alors été préparé à Bangui, puis diffusé au nom du président du mouvement 3R, le général Sembé Bobbo, afin de donner l’image d’un retour au dialogue.

 

Ce texte, daté du 20 août et présenté comme rédigé depuis Ndjamena, annonce la tenue d’une réunion d’urgence entre les représentants du mouvement, ceux du gouvernement centrafricain et les garants de l’accord. Le communiqué évoque des “événements regrettables” et assure que les deux parties ont exprimé leurs regrets vis-à-vis des morts, des blessés, des arrestations et des confiscations de biens. Il met également en avant un engagement commun à améliorer la communication entre les mercenaires russes et les combattants du 3R, afin d’éviter de nouveaux affrontements.

 

Le texte insiste sur la volonté du mouvement de poursuivre le processus de désarmement, en appelant ses combattants à garder leur calme et leur retenue. Mais en même temps, il formule des exigences précises : restitution des matériels militaires et des effets personnels saisis, libération des prisonniers, prise en charge des blessés. Le mouvement remercie aussi les garants de l’accord et les autorités tchadiennes pour leur implication dans la résolution des conflits.

 

Malgré cette façade d’entente, de nombreux doutes persistent. Car au-delà des discours officiels, la réalité sur le terrain reste tendue. Les combattants du 3R continuent de dénoncer la brutalité et les provocations des mercenaires russes. De leur côté, ces derniers apparaissent de plus en plus déterminés à imposer leur présence par la force, sans respecter pleinement les arrangements politiques. Selon un ancien ministre joint au téléphone par la rédaction du CNC, “personne n’est au-dessus de Wagner, et personne ne peut les contrôler”.

 

Dans ce climat, l’accord de Ndjamena signé en avril 2025 semble fragilisé. S’il existe une volonté affichée des deux camps de poursuivre le processus de paix, l’imprévisibilité des mercenaires russes demeure le principal facteur de rupture. Le communiqué publié au nom du 3R cherche à rassurer et à donner l’image d’un consensus retrouvé, mais en coulisses, l’affaire reste grave et la méfiance intacte.

 

Peut-on encore croire à la solidité d’un processus de paix dont l’avenir dépend d’acteurs que ni l’État, ni les garants internationaux, ne semblent en mesure de maîtriser ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Centrafrique : L’Union des Musiciens Centrafricains tourne une page historique avec l’élection de son nouveau bureau

0

L’Union des Musiciens Centrafricains tourne une page historique avec l’élection de son nouveau bureau

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/armand-toiboy.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/armand-toiboy-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : L’Union des Musiciens Centrafricains tourne une page historique avec l’élection de son nouveau bureau” width=”450″ height=”338″ />
Armand Touaboy, nouveau Président de l’UMC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après trois années de crise institutionnelle, les artistes centrafricains reprennent enfin le contrôle de leur organisation représentative

 

C’est dans un climat de réconciliation et d’espoir que s’est déroulée samedi dernier l’Assemblée Générale Élective de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Cette consultation, longtemps attendue par les artistes du pays, marque la fin d’une crise institutionnelle qui paralysait l’organisation depuis 2022.

 

Cette journée historique représente un nouveau départ après des années de turbulences. L’élection d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC constitue un tournant historique pour la musique centrafricaine. Accompagné d’une équipe qualifiée comprenant Kaïda TG comme vice-président, Chantal Bobo au secrétariat général, Armel Eka comme délégué aux affaires, Freddy Kopaya aux affaires sociales et Dany Mandaba-Bara Marwane à la communication, ce nouveau bureau incarne la volonté des artistes de reprendre leur destin en main.

 

Cette élection met fin à trois années et demie d’un intérim controversé qui avait dépassé de loin les 45 jours statutaires prévus par les textes de l’association. En effet, la crise avait débuté en 2022 avec la démission de Louhango Perrin dit Chengo Baba, deux mois seulement après son élection, pour des raisons professionnelles liées à ses obligations militaires.

 

Au-delà de cette normalisation institutionnelle, la tenue de cette assemblée représente une victoire de la démocratie associative sur les tentatives de confiscation institutionnelle. Malgré les pressions et les manœuvres administratives qui avaient tenté d’empêcher ce scrutin, les musiciens centrafricains ont fait preuve d’une détermination exemplaire pour préserver l’autonomie de leur organisation.

 

“Ce bureau est composé de véritables dignitaires de la musique centrafricaine”, souligne-t-on dans les milieux artistiques centrafricain. Cette reconnaissance témoigne de la qualité du processus électoral et de la légitimité des nouveaux dirigeants auprès de leurs pairs.

 

Pourtant, ce succès électoral s’accompagne de défis majeurs à relever. Le nouveau bureau hérite d’une situation complexe qui nécessitera un travail considérable de reconstruction institutionnelle. Après des années de paralysie, l’UMC doit retrouver sa crédibilité et son efficacité dans la défense des intérêts des musiciens centrafricains.

 

Sur le plan international, le défi est particulièrement important. Il s’agira de “redorer le blason de la musique centrafricaine” sur la scène mondiale, en développant de nouveaux partenariats et en restaurant l’image d’une profession organisée et dynamique.

 

Par ailleurs, cette élection marque un rappel important concernant l’autonomie associative préservée et les principes juridiques qui régissent le fonctionnement associatif en République centrafricaine. En organisant cette consultation malgré les obstacles administratifs, les musiciens ont réaffirmé que leur organisation ne relève que de ses membres et de ses statuts, conformément au droit associatif.

 

L’avenir s’annonce donc prometteur avec ce nouveau chapitre qui s’ouvre. Avec ce nouveau bureau dirigé par Armand Touaboy, l’Union des Musiciens Centrafricains ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Les attentes sont énormes, mais la qualité des personnalités élues et leur légitimité démocratique constituent des atouts précieux pour relever les défis qui attendent la profession musicale centrafricaine.

 

Cette journée du 30 août 2025 restera sans doute dans les mémoires comme celle de la renaissance institutionnelle de l’UMC et du retour de la démocratie dans la gouvernance de cette organisation fondamentale pour le développement culturel du pays.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Bangui : braquage nocturne à Bimbo : une famille résidente de la cité de la paix dépouillée par des criminels  

0

Bangui : braquage nocturne à Bimbo : une famille résidente de la cité de la paix dépouillée par des criminels  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/apres-le-braquage.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/apres-le-braquage-338×450.jpg” alt=”apres-le-braquage d’une famille à Bimbo, dans la cité de la paix” width=”338″ height=”450″ />
apres-le-braquage d’une famille à Bimbo, dans la cité de la paix

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un groupe des criminels a dépouillé une résidente de la cité de la paix, dans la commune de Bimbo, dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit, un groupe de malfaiteurs a pénétré dans une concession familiale située dans la cité de la paix, commune de Bimbo 3. Cette localité se trouve à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui.

 

Les assaillants ont contraint la propriétaire de la maison à leur remettre la somme de 385 000 francs CFA. Ils ont également emporté sa motocyclette et son ordinateur portable avant de prendre la fuite. La victime n’a pas été blessée physiquement durant l’opération.

 

Le lendemain matin, les voisins ont découvert les traces de l’agression. Des douilles de munitions jonchaient encore la cour de la concession. La population locale s’est rassemblée pour apporter son soutien à la victime et constater l’ampleur des dégâts.

 

La semaine dernière, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, les journalistes ont interrogé le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou sur cette recrudescence d’actes criminels dans la capitale et ses environs. À la surprise des journalistes, ce père Kitandaire  devenu ministre a relativité la situation. Il a souligné que les braquages constituent un phénomène mondial, observable aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Selon lui, ces incidents ne peuvent être totalement éradiqués.

 

Cette position officielle contraste avec les attentes des populations qui aspirent à une sécurité renforcée dans leurs quartiers. Les forces de l’ordre n’ont pour l’instant communiqué aucune information sur d’éventuelles arrestations ou pistes d’enquête.

 

Le braquage de Bimbo s’inscrit dans une série d’incidents similaires qui touchent régulièrement la capitale centrafricaine et ses environs, alimentant un sentiment d’insécurité grandissant parmi les habitants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le Basketball Centrafricain : De l’Excellence à la Débâcle, décryptage d’une chute spectaculaire de son histoire récente

0

Le Basketball Centrafricain : De l’Excellence à la Débâcle, décryptage d’une chute spectaculaire de son histoire récente

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Les-joueurs-de-lequipe-centrafricaine-championne-dAfrique-de-basketball-en-1987.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Basketball Centrafricain : De l’Excellence à la Débâcle, décryptage d’une chute spectaculaire de son histoire récente
Les-joueurs-de-lequipe-centrafricaine-championne-dAfrique-de-basketball-en-1987 – L’ONASPORT : architecte de la déchéance des sports en Centrafrique

 

Ancienne puissance continentale du basketball africain, la République centrafricaine assiste impuissante à l’effondrement de sa discipline reine, victime d’une gouvernance chaotique et d’un désinvestissement chronique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le basketball centrafricain affronte aujourd’hui la période la plus sombre de son histoire moderne. Cette nation qui a fait vibrer l’Afrique avec ses deux titres continentaux voit désormais son prestige sportif s’est effondré inexorablement, témoignant d’une crise structurelle aux ramifications profondes.

 

Cette déchéance trouve sa traduction la plus éloquente dans les statistiques officielles. Les chiffres dressent un tableau impitoyable de cette dégringolade : en quatre années seulement, les Fauves ont dégringolé de la 78ème à la 89ème place mondiale selon le classement FIBA, parallèlement à une chute du 10ème au 14ème rang continental. Cette régression contraste dramatiquement avec la dynamique ascendante de nombreuses nations africaines qui investissent massivement dans le développement de leurs programmes basketballistiques.

 

Cette dégringolade trouve sa traduction la plus cruelle dans les performances récentes sur la scène continentale. L’anatomie de cette débâcle sportive révèle des failles béantes : les éliminatoires de l’AfroBasket 2025 ont révélé l’ampleur du marasme avec des défaites catégoriques face à la Côte d’Ivoire et l’Égypte, une élimination prématurée devant Madagascar. Ces revers ne constituent pas des accidents de parcours mais bien les symptômes d’une maladie profonde qui ronge le basketball centrafricain. L’absence remarquée de l’équipe nationale à l’AfroBasket 2025 en Angola marque une rupture historique, la République centrafricaine n’ayant pas manqué cette échéance depuis plus de deux décennies.

 

Même lors du FIBA AfroCan 2023, les maigres victoires contre le Tchad et la Guinée équatoriale n’ont pu masquer les défaillances honteuses face au Cameroun et au Gabon, montrant un écart technique grandissant avec les standards continentaux.

 

Au-delà des résultats sportifs, cette déconfiture trouve ses origines dans des dysfonctionnements bien plus profonds. Les racines du mal s’enracinent dans une crise structurelle multidimensionnelle qui paralyse le développement de la discipline. La Fédération Centrafricaine de Basketball (FCBB) évolue dans un écosystème économique précaire, sa dépendance quasi-exclusive aux subventions étatiques la privant d’autonomie financière et d’attractivité commerciale.

 

L’infrastructure sportive nationale accuse un retard considérable, avec des équipements vétustes inadaptés aux exigences des compétitions internationales modernes. Cette obsolescence matérielle se double d’une carence dramatique en matière de formation des jeunes talents, faute d’un système d’encadrement structuré et pérenne. Le cadre réglementaire lui-même souffre d’une inadéquation chronique aux réalités contemporaines du sport de haut niveau, freinant toute velléité de modernisation et de professionnalisation.

 

Cette situation actuelle contraste amèrement avec une époque récente où l’espoir avait ressurgi. L’ère Limbio demeure dans les mémoires comme un âge d’or éphémère : la période 2017-2021, marquée par l’engagement de Guy Maurice Limbio, constitue un sursaut salutaire. Son action multidimensionnelle – régularisation des compétitions, amélioration du soutien logistique, professionnalisation de l’arbitrage et lutte contre les falsifications d’âge – avait redonné crédibilité et dynamisme au basketball centrafricain.

 

Son retrait en 2021 a précipité la discipline dans une spirale descendante, la ligue de Bangui s’enlisant dans des controverses financières et des allégations de malversations qui compromettent jusqu’à l’achèvement des championnats nationaux.

 

Dans ce contexte délétère, de nouveaux acteurs ont tenté de redresser la barre. Les tentatives de renaissance menées depuis lors illustrent à la fois la volonté de changement et les limites des moyens disponibles. L’arrivée de Serge Singha à la présidence fédérale en mars 2021 s’est accompagnée d’un projet ambitieux de “Renaissance du Basketball centrafricain”. Plusieurs initiatives méritoires ont vu le jour : modernisation partielle du Palais Omnisports, organisation de stages d’été, programmes de formation arbitrale.

 

Cependant, ces efforts ponctuels, handicapés par des ressources limitées et un manque de coordination stratégique, n’ont pas suffi à inverser la tendance négative. La sanction de deux années infligée à la RCA dans la discipline du basket 3×3 illustre tragiquement les limites de cette approche fragmentaire.

 

Cette succession d’échecs pose inexorablement la question de l’avenir. L’horizon s’assombrit dangereusement pour le basketball centrafricain et la discipline semble inexorablement attirée vers un point de non-retour. Sans une refondation complète de sa gouvernance, sans investissements massifs dans la formation des jeunes et la modernisation des infrastructures, le basketball centrafricain court vers un déclin irréversible.

 

Les élections fédérales programmées pour octobre 2025 revêtent une importance capitale. Elles offriront aux acteurs du basketball national l’opportunité de choisir entre la perpétuation d’un statu quo mortifère et l’engagement résolu dans une transformation radicale.

 

Le basketball centrafricain se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. L’heure du sursaut a peut-être sonné pour cette discipline qui fut jadis l’emblème du rayonnement sportif national mais qui s’étiole désormais sous le poids des querelles intestines et de l’amateurisme gestionnaire. La question n’est plus de savoir si la République centrafricaine peut retrouver son lustre d’antan, mais bien de déterminer si elle saura éviter l’effacement définitif d’un pan entier de son patrimoine sportif. L’urgence est absolue, les enjeux considérables : il s’agit ni plus ni moins de sauver l’âme du basketball centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Bangui : Le HCR a-t-il détourné la Journée mondiale des réfugiés au profit d’Orange Money ?

0

Bangui : Le HCR a-t-il détourné la Journée mondiale des réfugiés au profit d’Orange Money ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/orange-money.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/orange-money-383×450.jpg” alt=”Bangui : Le HCR a-t-il détourné la Journée mondiale des réfugiés au profit d’Orange Money ?” width=”383″ height=”450″ />
Les refugiés assistent lors de la cérémonie de la journée mondiale des réfugiés à Bangui, le 20 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le HCR contraint les réfugiés à porter des T-shirts Orange Money, transformant la cérémonie de la journée internationale des réfugiés en opération publicitaire forcée.

 

En effet, la Journée mondiale des réfugiés du 20 juin 2025 à Bangui restera dans les mémoires pour de mauvaises raisons. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a imposé à tous les réfugiés participants de porter des T-shirts estampillés Orange Money, provoquant un tollé au sein de la communauté réfugiée à Bangui.

 

Cette édition 2025 rompt avec quinze années de tradition. Jamais auparavant une cérémonie officielle du HCR n’avait affiché aussi ouvertement les couleurs d’une entreprise privée. Les réfugiés, venus témoigner de leur parcours et célébrer leur résilience, se sont retrouvés malgré eux en première ligne d’une campagne publicitaire.

 

Les difficultés financières du HCR expliquent ce revirement. L’organisation onusienne traverse une crise budgétaire depuis quelques mois en République centrafricaine. Les États-Unis, principaux bailleurs traditionnels du système des nations-unies, ont réduit leurs contributions, contraignant l’agence à explorer de nouvelles sources de financement. Orange Centrafrique  a saisi l’opportunité pour accepter la demande du HCR en proposant de prendre en charge certains coûts logistiques.

 

L’accord négocié prévoyait une contrepartie claire : visibilité totale de la marque Orange Money pendant toute la durée de l’événement du 20 juin. Résultat, plusieurs centaines de réfugiés ont été transformés en ambassadeurs involontaires de l’opérateur de téléphonie mobile.

 

“Nous avons accepté de venir pour parler de notre histoire, pas pour vendre des services financiers”, témoigne un réfugié présent lors de la cérémonie. Son sentiment d’être instrumentalisé est partagé par de nombreux autres participants qui dénoncent une atteinte à leur dignité.

 

La controverse a rapidement gagné les réseaux sociaux et les quartiers d’accueil de la capitale. Plusieurs leaders communautaires s’interrogent sur les dérives possibles de ce nouveau modèle de partenariat. Certains craignent que le HCR ne sacrifie progressivement ses principes de neutralité sur l’autel des impératifs financiers.

 

Interrogé sur cette polémique, un employé-responsable  du HCR à Bangui, assume pleinement cette stratégie. “Nous faisons face à une situation d’urgence budgétaire. Sans ce partenariat, nous n’aurions pas pu organiser cette journée”, justifie-t-il. L’organisation maintient que sa mission première demeure inchangée malgré ces nouveaux modes de financement.

 

Orange Centrafrique adopte une communication plus prudente. L’un des responsables présente cette intervention  d’Orange Centrafrique comme un “acte de solidarité envers les populations vulnérables”. Quant à la direction générale, elle  évite soigneusement de commenter les critiques sur le caractère contraignant du port des T-shirts publicitaires.

Cette polémique dépasse le simple cadre d’un événement manqué. Elle pose la question du financement de l’action humanitaire dans un contexte de raréfaction des ressources publiques. Jusqu’où les organisations internationales peuvent-elles aller dans leurs compromis avec le secteur privé sans trahir leur mission ?

 

Pour les réfugiés de Bangui, la réponse est claire : leur dignité ne saurait être négociable, même au nom des contraintes budgétaires….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

RCA : Amnesty International salue la ratification du Protocole de Maputo

0

RCA : Amnesty International salue la ratification du Protocole de Maputo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene-450×254.jpg” alt=”RCA : Amnesty International salue la ratification du Protocole de Maputo” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les autorités centrafricaines ont ratifié le 26 août le Protocole de Maputo, et l’Amnesty International salue cette ratification. .

 

La République centrafricaine a franchi une étape importante dans la protection des droits des femmes avec la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique. Cette décision, annoncée le 26 août, a été accueillie favorablement par Amnesty International, qui y voit un progrès nécessaire mais insuffisant.

 

Abdoulaye Diarra, chercheur senior à Amnesty International, qualifie cette ratification de “mesure bienvenue et longuement attendue”. L’organisation de défense des droits humains espère que cette signature permettra de lutter efficacement contre les violences basées sur le genre qui affectent particulièrement les femmes et les filles centrafricaines.

 

Les statistiques du Fonds des Nations Unies pour la population demeurent alarmantes. Plus de six femmes centrafricaines sur dix sont mariées avant leurs dix-huit ans, tandis que 22 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans subissent une forme de mutilation génitale. Ces pratiques entravent l’éducation, la santé et le bien-être de millions de Centrafricaines.

 

Amnesty International insiste toutefois sur la nécessité de transformer cette ratification en actions concrètes. L’organisation demande aux autorités de Bangui d’adopter une loi globale contre les violences basées sur le genre, de renforcer le système judiciaire et d’améliorer les services d’aide aux victimes. Elle recommande également des campagnes de sensibilisation dans les communautés rurales.

 

Le Protocole de Maputo, établi par l’Union africaine en 2005, compte désormais 46 pays signataires sur les 55 États membres de l’organisation continentale. Seuls le Niger et le Tchad, en Afrique de l’Ouest et centrale, n’ont pas encore ratifié cet instrument juridique international.

 

Cette ratification intervient deux ans après l’adoption de la nouvelle Constitution centrafricaine de 2023, qui consacre l’égalité entre hommes et femmes et leur représentation équitable dans les institutions publiques. Les autorités de Bangui disposent maintenant d’un cadre juridique international renforcé pour protéger les droits des femmes.

 

L’engagement pris par la République centrafricaine ouvre la voie à des transformations sociales profondes. La mise en œuvre effective de ce protocole nécessitera une approche coordonnée impliquant l’État, la société civile et les communautés locales pour changer les mentalités et garantir l’autonomisation des femmes centrafricaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC