Dans la Septième République de Touadera, une politique sans cœur pour les enfants de la rue
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-Marabena-devant-la-station-Tradex😥😭🇨🇫.jpg” data-wpel-link=”internal”>un pauvre enfant de la rue, communement appelé Godobé, dort sur le dur au croisement Marabéna, devant la station Tradex pour illustration. CopyrightChrist Aimé Ndota
Sous la Septième République de Touadera, une politique déshumanisée prend forme. Ses premières victimes sont les enfants de la rue, qui font face à une indifférence d’État.
Cette insensibilité n’est pas une abstraction ; elle se manifeste chaque jour par des actions qui contredisent les promesses du pouvoir. Le régime a érigé une façade de discours humanistes, mais derrière ce vernis se cache une mécanique froide qui broie les plus faibles. Pour saisir l’ampleur de cette dérive, il suffit d’observer le système en action. Prenons un cas concret, celui d’un mardi matin ordinaire qui expose la faillite morale de cette politique.
Ce jour-là, au centre de santé de la Fondation Voie du Cœur, des enfants des rues cherchent de l’aide. « Quand on tombe malade, on vient directement ici », confie l’un d’eux. Le problème est que l’infirmerie manque cruellement de médicaments. L’équipe, dévouée mais démunie, est alors forcée de se tourner vers les hôpitaux publics.
C’est là que la politique du régime, imposé par le Président Faustin-Archange Touadéra, révèle son absurdité. Au lieu d’une prise en charge gratuite qui est pourtant due à ces enfants de la rue, on exige un paiement. On demande de l’argent pour soigner des jeunes qui n’ont absolument rien. On se tourne alors vers l’ONG qui les accompagne, lui réclamant 1000 ou 2000 francs, comme si elle disposait de fonds inépuisables.
Cette logique pose une question glaçante : à quoi bon soigner quelqu’un gratuitement ? Consulter un enfant de la rue serait-il devenu une perte de temps ? Cette mentalité nous mène vers un avenir déshumanisé, bien loin des discours officiels.
Chaque jour, le gouvernement produit de beaux discours sur le progrès et l’humanisme. Mais les faits sont têtus. La réalité, c’est la plainte des enfants et le désarroi des organisations qui tentent de pallier les manquements de l’État. Lorsque ces témoignages sont publiés, certains crient au mensonge pour protéger la façade du régime. Pourtant, la réalité est là, visible et douloureuse, dans le regard de chaque enfant de la rue à qui l’on refuse un soin essentiel….
Exil sans fin : le cri des réfugiés urbains contre l’inaction humanitaire en RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Certains-refugies-installes-a-Bangui-en-greve.jpg” data-wpel-link=”internal”>Quelques réfugiés en grève à Bangui
Après des décennies d’exil, les chefs de famille des réfugiés urbains de longue date en République centrafricaine (RCA) brisent le silence. Dans une lettre adressée au représentant du UNHCR en RCA, datée du 2 juin 2025, ils dénoncent un système humanitaire qui, selon eux, les abandonne.
Leur réclamation, transmise également au Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à Genève, à la Fédération des droits de l’homme et à d’autres instances internationales, pointe du doigt un triple échec : le non-respect de la Convention de Genève, la prolongation indécente de leur exil, certains endurent 20 à 26 ans d’attente – et une exploitation qu’ils qualifient sans détour de « crime ».
Ils rappellent dans leur correspondance que l’article 14 de la Déclaration universelle des droits de l’homme impose des solutions durables dans un délai raisonnable. Pourtant, les promesses d’urgence et de soutien du UNHCR se heurtent à une réalité écrasante : des prédécesseurs inactifs, des mandats successifs sans résultats concrets, et des réfugiés laissés dans un vide humanitaire.
Devant cette inertie, le Collectif des chefs de famille des réfugiés urbains en détresse, basé à Bangui, va jusqu’à déclarer l’annulation officielle de la Journée mondiale des réfugiés du 20 juin 2025. Ce geste radical n’est pas un caprice, mais un appel désespéré à mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une « aventure humanitaire » sans issue. Leur message est clair : ils ne veulent plus de célébrations symboliques, mais des actions concrètes pour sortir de l’exil et retrouver une vie digne….
Wagner joue un rôle central dans la lutte contre le terrorisme au Mali depuis plusieurs années. Vendredi, le groupe paramilitaire russe a annoncé son retrait du pays, malgré l’insécurité persistante sur place.
Depuis son arrivée au Mali en décembre 2021, le groupe paramilitaire russe Wagner est déployé pour lutter contre les groupes terroristes qui sévissent dans le pays. Malgré une présence non-reconnue par le gouvernement en place, Wagner devait appuyer les forces maliennes dans la reconquête des territoires perdus face aux djihadistes, en particulier dans le centre et le nord du pays. L’idée est alors de soutenir discrètement et rapidement les forces armées maliennes dans leur combat contre des organisations comme l’État islamique et Al-Qaïda. Aujourd’hui, le bilan de cette intervention est loin d’être positif, selon les spécialistes.
D’après le Docteur Arnaud Houénou, expert béninois en sécurité et défense en Afrique : « On ne peut pas dire un bilan complètement négatif. Mais je pense que les acteurs Wagner n’ont pas fait mieux que leurs prédécesseurs. Les attaques terroristes ont redoublé d’ailleurs aux dernières nouvelles dans ce pays. Malgré la force dont on a fait les éloges, on n’a pas eu les résultats d’un recul de l’insécurité […] ». Sur le papier, certains succès tactiques ont pourtant été mis en avant, comme la prise de Kidal en 2023, pour justifier un retrait anticipé du groupe, considéré comme ayant accompli sa mission.
Une réalité au goût amer
« Depuis 2023, il n’y a plus rien. Il y a plutôt des défaites, Tinzawaten, et tout récemment des attaques qui se multiplient, et je pense que quelque part, les actions de Wagner sont mitigées sinon même négatives lorsqu’on fait la balance. » Détaille Arthur Banga, spécialiste des questions de défense à l’université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, en Côte d’Ivoire. « Cela a été une défaite beaucoup commentée. » enchaîne-t-il. « Nous avons encore les images de prisonniers faits par ces groupes [toujours aux mains des rebelles] et ces images ont porté vraiment atteinte à Wagner. » Un constat amer pour les Maliens. En effet, en juillet 2024, plus de 80 mercenaires de Wagner auraient été tués par les rebelles touaregs du FLA. Plus récemment, quelques jours à peine avant l’annonce du retrait du groupe, une trentaine de soldats maliens auraient d’ailleurs été tué dans l’attaque du camp militaire de Boulkessi, selon des sources sécuritaires.
Africa Corps, un rebranding inutile ?
Entre prédation de ressources naturelles, missions armées et comptant déjà plus de 1 500 hommes sur le terrain, l’objectif de la structure est clair. Africa Corps prend désormais le relais. Si Wagner jouissait d’une certaine autonomie, Africa Corps est étroitement supervisée par Moscou. Cette centralisation pourrait permettre une meilleure coordination des opérations mais risque également de rendre les interventions moins flexibles. « L’idée pour le Kremlin n’est pas d’abandonner leurs opérations mais d’en reprendre le contrôle. Aujourd’hui c’est la même chose, c’est la même idée, avec plus d’implication directe du Kremlin, parce que Wagner était jusqu’ici vu comme une milice privée, mais Africa Corps on voit bien qu’il y a une main officielle de l’État russe dans les activités de cette unité. » Répond M. Banga. Sur le sujet, 80 % des combattants russes de Wagner seraient par ailleurs « recyclés » au sein de la structure, dont des officiers.
Les futures actions d’Africa Corps suscitent aujourd’hui espoir comme désillusion, notamment sur la question de la sécurité des populations civiles. Les exactions commises par Wagner ont laissé de profondes marques sur le territoire. Au fil des années, plusieurs ONG internationales comme Human Rights Watch et The Sentry ont ainsi tiré la sonnette d’alarme face aux extrêmes violences du groupe paramilitaire lors de ses opérations contre-insurrectionnelles. « Il y a eu des tueries de masse de civils qui n’ont rien à voir avec les forces terroristes. […] Les forces paramilitaires sur le terrain ne s’embarrassent pas du respect des droits de l’Homme dans la sécurisation du territoire. Le même reproche avait déjà été fait en Centrafrique, donc c’est pratiquement la même chose qui s’est fait sur le sol malien, dont des exactions à répétitions. » Témoigne le Docteur Houénou….
Zémio : Les Mercenaires russes contraints de déménager leur base après une embuscade meurtrière
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des mercenaires russes à Sibut, dans la Kemo . Photo CNC
Les mercenaires russes du groupe Wagner présents à Zémio ont été contraints d’abandonner leur position stratégique près de l’aérodrome pour se replier dans le quartier Kondo, révèlent nos sources sur place. Ce déplacement fait suite à une attaque sanglante qui a coûté la vie à trois personnes, illustrant la dégradation sécuritaire dans cette préfecture du Haut-Mbomou.
Selon nos informations, dimanche dernier, une patrouille composée de 14 motos des mercenaires russes a essuyé une embuscade meurtrière à quinze kilomètres de Zémio, au carrefour menant vers Djema et Mboki. Le bilan fait état de trois morts, dont leur interprète, un soldat FACA parlant russe qui les accompagnait.
Devant cette situation, les mercenaires russes, quelques heures après leur retour à Zemio, ont évacué la résidence officielle du sous-préfet, située près de l’aérodrome, pour s’installer dans la maison de M. Mbiko, employé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans le quartier Kondo, non loin du lycée municipal de Zemio.
En effet, nos sources sécuritaires attribuent cette attaque aux miliciens azandés qui multiplient les actions contre les forces progouvernementales depuis plusieurs mois. Cette offensive s’inscrit dans un contexte plus large de résistance de la milice Azandé face au déploiement des partenaires sécuritaires du gouvernement centrafricain dans le Haut-Mbomou.
Les habitants de Zémio, déjà éprouvés par des années d’instabilité, redoutent une escalade des violences. Les tirs d’armes lourdes en représailles dans la ville après l’embuscade ont semé la panique parmi la population civile, contrainte de se barricader chez elle pendant plusieurs heures.
Le déplacement des mercenaires russes de leur position près de l’aérodrome – point stratégique pour les rotations logistiques – vers un quartier résidentiel traduit les difficultés rencontrées par les forces progouvernementales dans cette région frontalière avec le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.
Cette zone, riche en ressources naturelles mais difficile d’accès, reste un défi majeur pour l’extension de l’autorité de l’État centrafricain sur l’ensemble du territoire national.
Enquête exclusive : Arrestations, manipulation et crise diplomatique, les dessous de l’affaire de L’agence belge Enabel en RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale
Menaces de retrait, personnel humilié. L’agence belge Enabel, acteur majeur du développement en RCA, pourrait cesser ses activités dans les prochains mois. Nous révélons pourquoi ce départ serait un séisme.
Il y a quelques semaines, un matin ordinaire du mois de mai 2025 à Bangui a viré au cauchemar pour l’équipe de l’agence de coopération belge Enabel. Ce jour, rien ne laissait présager le drame qui allait secouer les relations entre la République centrafricaine et la Belgique.
En effet, les premiers employés arrivés à leur bureau ont été immédiatement interpellés un par un par les forces de l’ordre dépêchés par le chef d’État-major, le général Zéphirin Mamadou. Leur responsable, arrivé peu après, a subi le même sort. Tous ont été emmenés sans ménagement dans les locaux de la redoutée Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie.
Certes, ils ont été libérés dans la journée, mais le mal était fait. Comment en est-on arrivé là ? Comment une agence européenne de coopération respectée s’est-elle retrouvée dans le collimateur des autorités centrafricaines pour une histoire qui défie l’entendement ?
Comment une organisation internationale de cette envergure a-t-elle pu subir un tel traitement ?
L’affaire trouve ses racines dans le quartier même où Enabel a établi ses bureaux. La ruelle qui abrite l’agence belge n’est pas n’importe laquelle : elle longe l’ancienne résidence de feu Ange-Félix Patassé, face à l’hôtel Ledger. Un secteur où vivent des personnalités influentes, dont une maîtresse du président Touadéra.
Lorsque Enabel, paralysée depuis 7 jours à cause de problème de connexion internet, décide de réagir en installant des équipements de connexion internet par satellite sur le bâtiment. Aussitôt, la voisine, maîtresse du Président, y a vu tout autre chose. Dans son esprit, ces installations n’étaient rien d’autre que des caméras de surveillance ultra-sophistiquées, destinées à épier les mouvements du chef de l’État, voir même le capturer le moment venu. Ainsi, elle a décidé d’informer le Président: “Les Belges nous espionnent, ils préparent quelque chose contre toi!”. Une accusation grave qui, dans un pays encore troublé par l’instabilité, ne pouvait que faire mouche.
Plutôt que de vérifier la nature de ces installations par ses experts, le président Touadéra a pris la rumeur pour argent comptant comme un gros bébé, une poupée russe, ordonnant l’arrestation immédiate du personnel et la désinstallation des équipements. Cette décision présidentielle est incroyable!
Selon plusieurs observateurs de la scène politique centrafricaine, cette impulsivité du Président prouve une fois de plus un homme totalement malléable, facilement influençable par n’importe qui.
“Le président n’a pas eu une enfance comme nous autres”, confie un proche du Président joint au téléphone . Ce dernier ajoute que “le Président n’avait pas connu depuis son enfance les jeux de quartier, le football dans la poussière, ces petites bagarres qui nous apprennent à déjouer les pièges et à reconnaître les manipulateurs.”
Cette explication trouve écho chez plusieurs centrafricains : un homme qui n’a pas été trempé dans ces écoles de la rue reste vulnérable aux influences de ses amis “. C’est exactement comme ça que les Russes le manipule comme une poupée ”, glisse un diplomate africain sous couvert d’anonymat.
Face à la manipulation grossières de l’une de ses nombreuses maîtresses, Touadéra a réagi comme un enfant qu’on effraie avec des histoires de fantômes rouges.
Selon cette perspective, le président Touadéra est d’une grande naïveté, facilement manipulable.
Pour Enabel, l’affront est majeur. Cette agence n’est pas une ONG quelconque : elle représente officiellement la coopération belge en Centrafrique, au même titre que ses homologues français ou russes. Ses agents jouissent d’un statut quasi-diplomatique et investissent des millions d’euros dans la formation et le développement du pays.
Voir ces coopérants traités comme de vulgaires suspects sur la base d’une rumeur de bonne femme a provoqué un tollé à Bruxelles. “Comment peut-on humilier ainsi des partenaires qui consacrent leur temps et leur expertise au développement de votre pays ?”, s’insurge un responsable européen présent à Bangui.
L’incident dépasse le simple malentendu : il révèle un mépris pour les conventions diplomatiques et une gestion erratique des relations internationales qui inquiète tous les partenaires de la RCA.
Les conséquences ne se sont pas fait attendre. Selon nos informations, Enabel aurait déjà pris sa décision : l’agence quittera la Centrafrique d’ici la fin du mois d’août prochain. Les responsables sont actuellement en train de finaliser le transfert de certains projets vers d’autres organisations avant de plier bagage définitivement.
Ce départ représente bien plus qu’une simple perte financière pour un pays qui a tant besoin d’aide au développement. C’est un signal désastreux envoyé à la communauté internationale : comment faire confiance à un État qui traite ses partenaires avec si peu de considération ?
Pour la Centrafrique, déjà isolée sur la scène internationale, perdre un partenaire de la stature d’Enabel constitue un revers diplomatique majeur. Une fois de plus, par une décision précipitée basée sur des soupçons infondés, le pouvoir centrafricain “enterre” son propre pays, le privant progressivement de ses soutiens les plus précieux.
Cette affaire Enabel explique parfaitement les dérives d’un régime qui, faute de discernement, transforme ses alliés en ennemis et ses partenaires en suspects. Un bien triste spectacle pour un pays qui aurait tant besoin de stabilité et de confiance pour sortir de ses difficultés.
la Cour Pénale Spéciale , un bilan positif mais nuancé, selon son président
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dit-Ndele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dit-Ndele-1-450×300.jpg” alt=”Centrafrique : la Cour Pénale Spéciale , un bilan positif mais nuancé, selon son président” width=”450″ height=”300″ />Le juge de la Section d’assises de la Cour pénale spéciale lors d’une audience dans le procès Ndélé I. CopyrightCPS
Lors d’une interview accordée à la radio Ndékè Luka, Landry Michel Louanga, président de la Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine, a dressé un bilan de l’institution, créée le 3 juin 2015 et opérationnelle depuis le 22 octobre 2018.
Alors que la CPS célèbre ses 10 ans d’existence, son président qualifie ses résultats de « très positifs » et encourage les journalistes d’investigation à comparer ses performances avec celles d’autres juridictions internationales chargées de juger les crimes graves.
Un bilan jugé encourageant par la CPS
Selon M. Louanga, la CPS a inculpé 36 personnes, émis 27 mandats d’arrêt non encore exécutés, et jugé trois affaires en sept ans d’activité judiciaire. Le premier procès, conclu jusqu’en appel, a été suivi des affaires Ndélé 1 (presque finalisée) et Ndélé 2, dont le verdict est attendu d’ici le 19 juin 2025. Une dizaine de dossiers, dont les affaires Bossembélé, Guen, Fatima et Alindao, sont en phase terminale d’instruction ou en route vers le jugement d’ici 2026.
« C’est très positif », insiste le président, comparant la CPS à d’autres tribunaux internationaux. Il souligne que certaines juridictions, malgré des durées d’activité plus longues, n’ont pas atteint ce rythme. La CPS contribue également à l’édification d’une jurisprudence internationale, un point de fierté pour M. Louanga.
Une comparaison nuancée avec d’autres juridictions
À la demande du président, une comparaison avec d’autres tribunaux internationaux met en lumière des dynamiques variées :
– CPS (Centrafrique) : Depuis 2018, 3 procès ont été ouverts (premier en avril 2022, deuxième en décembre 2023, troisième en décembre 2024), soit environ 0,4 procès par an sur 7 ans.
– TPIR (Rwanda) : De 1994 à 2015, le Tribunal pénal international pour le Rwanda a conduit environ 82 procès pour 92 à 93 inculpés, soit une moyenne de 3 procès par an sur 21 ans, face à un volume massif de suspects lié au génocide.
– TPIY (ex-Yougoslavie) : Actif de 1993 à 2017, ce tribunal a achevé environ 90 procès en 21 ans (1996–2017 pour l’essentiel des jugements), soit 4 à 5 procès par an, dans un contexte de crimes de guerre multiples.
– CETC (Cambodge) : De 2006 à 2022, les Chambres extraordinaires ont jugé 3 hauts responsables en 15 ans, soit 0,2 procès par an, avec un champ d’action plus restreint.
Si la CPS semble moins rapide en termes de moyenne annuelle, le volume de suspects et la complexité des contextes varient. Le TPIR et le TPIY ont traité des cas nombreux dans des conflits de grande échelle, tandis que la CPS, comme les CETC, opère dans un cadre plus ciblé. M. Louanga a raison de noter que des comparaisons directes doivent tenir compte de ces différences.
Le poids des suspects : une limite majeure
Un point critique nuance ce bilan : la nature des suspects poursuivis. Si la CPS a inculpé 36 personnes, ces dernières sont souvent perçues comme des “sardines”, des exécutants de moindre envergure, parfois arrêtés dans un contexte jugé politisé. En comparaison, des juridictions comme le TPIR ou le TPIY ont ciblé des figures de haut rang, architectes des crimes de masse (génocide, crimes de guerre). En Centrafrique, les “vrais suspects”, hauts responsables, parfois intégrés au gouvernement ou protégés par leur influence, semblent hors d’atteinte. Cette disparité questionne l’efficacité de la CPS à frapper au cœur des responsabilités dans les crimes graves, malgré ses avancées.
Des défis financiers persistants
Le président met en avant des contraintes majeures : le financement et les ressources humaines. Si des partenaires, notamment les États-Unis, ont soutenu la CPS initialement, leur désengagement récent pèse lourd. « La participation des États-Unis était substantielle », déplore M. Louanga, notant que leur retrait complique la gestion des procès et des réparations pour les victimes, comme celles de l’affaire Paoua, financées par des fonds américains. Il ajoute que des moyens financiers et humains accrus permettraient de juger plusieurs affaires simultanément. Le recrutement de juges internationaux, sans mandats permanents, pose aussi problème.
Perspectives et réparations
Louanga reste optimiste, espérant un soutien continu des partenaires pour les réparations dans des dossiers comme Bossembélé et Guen. Les affaires Fatima et Alindao, prévues pour 2026, marqueront une étape clé. Il appelle à une mobilisation pour que la CPS poursuive sa mission : juger les crimes graves et rendre justice aux victimes….
Si nous sommes capables de vendre des espaces de terre à des étrangers, nous devons être capables d’enterrer dignement nos morts !, déclare Paul-Crescent Beninga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/06/Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc – Centrafrique : communiqué de presse du Front Uni pour la Défense de la Nation.
Le porte-parole du GSTC, Dr Paul-Crescent Beninga établit un parallèle saisissant entre la vente de terres à des étrangers et l’incapacité du pays à construire ses propres cimetières.
“Si nous sommes capables de vendre des espaces de terre, nous devons être capables d’enterrer dignement nos morts !”. C’est par ces mots que le Dr Paul-Crescent Beninga, porte-parole du GSTC, a interpellé la nation centrafricaine sur Radio Ndékè Luka. Face à la loi sur la tokenisation des terres, qui ouvre la voie à l’achat de dizaines de milliers d’hectares par des étrangers, il appelle à un sursaut de fierté. Dans une lettre ouverte du 23 mai 2025, il dénonce également l’attitude de la Minusca et plaide pour une RCA souveraine et autonome.
Le Dr Paul-Crescent Beninga n’a pas caché son opposition initiale à la loi sur la tokenisation des ressources foncières, votée en RCA pour valoriser les ressources naturelles et foncières. “Ma position est connue, j’étais contre cette loi”, a-t-il déclaré, tout en se disant républicain et respectueux des décisions de l’État. Cette législation permet à des étrangers d’acquérir des terres en RCA, voire, dans certains cas, de bénéficier d’un accès facilité à la nationalité centrafricaine. Un exemple frappant cité par le Dr Paul-Crescent Beninga est celui d’un homme d’affaires rwandais, ancien ministre, qui a acheté près de 40 000 hectares de terre, dont 5 000 ont déjà été défrichés.
Pour le porte-parole du GSTC Paul-Crescent Beninga, cette situation pose une question déterminante : si la RCA est capable de vendre de vastes espaces de terre, comment peut-elle manquer de moyens ou d’espaces pour construire des cimetières ? “. Si nous sommes capables de vendre des espaces de terre, ça veut dire que nous en avons assez”, argue-t-il. Il ajoute que les fonds générés par ces ventes, encaissés par le Trésor public, devraient suffire à financer des projets souverains, comme la construction de cimetières, sans recours à l’appui extérieur.
La lettre ouverte du Dr Paul-Crescent Beninga a été motivée par une vidéo du 22 mai 2025, dans laquelle la porte-parole de la MINUSCA évoquait, lors d’une conférence de presse, “la douloureuse question du manque de cimetières” à Bangui, affirmant que la mission onusienne suivait l’affaire de près. Pour le Dr Paul-Crescent Beninga, cette déclaration, empreinte de “condescendance”, sous-entend que l’État centrafricain aurait sollicité l’aide de la MINUSCA pour un tel projet. “Je trouve que c’est une aberration”, s’insurge-t-il, qualifiant cette prétendue demande de “mendicité” humiliante.
Il rappelle que le mandat de la MINUSCA, défini le 14 novembre 2024, ne comprend pas la construction de cimetières. “C’est un acte de souveraineté, et il revient à l’État centrafricain”, insiste-t-il. Pour lui, la question de l’appui de la MINUSCA est un “faux débat”, surtout dans un contexte où la RCA dispose de ressources financières et d’une superficie de 623 000 km² pour 6 millions d’habitants. “Ce ne sont pas les espaces qui manquent, ni les moyens”, affirme-t-il, pointant un “manque de volonté politique” comme la véritable cause du problème.
Au-delà de la tokenisation et du manque de cimetières, le Dr Paul-Crescent Beninga livre un plaidoyer vibrant pour la souveraineté et la fierté nationale. “Ce n’est pas parce que nous avons traversé de multiples conflits qui ont fragilisé notre tissu social et économique que nous devons développer un complexe d’infériorité”, déclare-t-il. Il appelle les autorités centrafricaines à prouver la souveraineté par des “actes concrets” plutôt que par des discours, notamment en assumant des responsabilités comme la construction de cimetières.
S’adressant au peuple centrafricain, il insiste : la présence de la MINUSCA et des Nations unies en RCA n’est pas une faveur, mais un droit. “Nous sommes membres des Nations unies. Nous avons le droit d’accueillir une mission et de lui demander de s’en aller”, explique-t-il, exhortant les Centrafricains à cesser de “faire la courbette” et à se comporter comme un peuple “vaillant” qui connaît sa direction….
Wagner et les ex-rebelles de l’UPC sèment la terreur dans le Haut-Mbomou : le village Tabane incendié sous prétexte de combattre les miliciens Azandé
Bambari-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc-450×347.jpg” alt=”Wagner et les ex-rebelles de l’UPC sèment la terreur dans le Haut-Mbomou” width=”450″ height=”347″ />Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . CopyrightCNC
Une crise d’une brutalité sans précédent secoue le sud-est de la République centrafricaine, particulièrement dans la préfecture du Haut-Mbomou. Sous prétexte de lutter contre les miliciens Azandé, le groupe Wagner, appuyé par des ex-rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), mène une offensive d’une violence extrême.
Depuis deux mois, la préfecture du Haut-Mbomou, en particulier la sous-préfecture de Zemio, est en proie à des violences qui ne faiblissent pas. Les affrontements opposent les miliciens Azandé à une coalition formée des Forces armées centrafricaines (FACA), des mercenaires russes du groupe Wagner, des casques bleus, des gendarmes et des policiers. La situation est hors de contrôle, poussant des milliers d’habitants à chercher refuge en République démocratique du Congo.
Tout a pris une tournure dramatique le 30 avril 2025, vers 20h30, quand les miliciens Azandé ont attaqué les positions des FACA à Koumboli, à trois kilomètres de Zemio. Deux soldats FACA ont été blessés. Le lendemain, les FACA, soutenues par Wagner, ont tenté de reprendre la localité. Mais l’opération a mal tourné : les Azandé, bien préparés, ont repoussé l’assaut, tuant 4 éléments de forces de l’ordre, dont un gendarme. Du matériel militaire a été abandonné et saisi par les miliciens, qui ont consolidé leur emprise sur Koumboli.
Les jours suivants, les 2, 3, 4 et 5 mai, les miliciens Azandé ont multiplié les attaques contre les positions des soldats FACA et de leurs alliés russes à Zemio, Koumboli, Bandachi et d’autres villages voisins. Ces offensives ont forcé les habitants à fuir en masse vers la RDC, abandonnant leurs maisons et leurs terres. De leur côté, les mercenaires russes du groupe Wagner ont mené des opérations destructrices, mettant le feu à des villages comme Koumboli et Bandachi, et commettant des exactions massives contre les civils.
Toutefois, la situation devient très compliquée quand certains soldats FACA ont catégoriquement refusé de mener désormais des opérations conjointes avec les mercenaires russes, ces derniers se sont tournés vers les ex-rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Ces anciens combattants, menés par le général de l’UPC Ahmat Petit, qui avait rendu les armes à Mboki en 2024 après avoir contrôlé Bambouti, ont été formés par Wagner et intégrés à l’armée nationale. Le lundi 9 juin 2025, ces ex-rebelles, épaulés par Wagner, ont été envoyés à Zemio par hélicoptère du groupe Wagner pour affronter les miliciens Azandé.
Mais le lendemain, mardi 10 juin, ces ex-rebelles de l’UPC, sous le commandement d’Ahmat Petit, et appuyant les mercenaires russes, ont quitté la ville de Zemio à bord de 14 motos en direction du village Tabane, situé à 20 km de Zemio, sur la route menant à Rafaï et Bangassou. À leur arrivée dans ce village, ils ont ouvert le feu dans toutes les directions, et ont mis le feu à de nombreuses habitations, détruisant presque tout le village, comme ils l’avaient fait à Koumboli et Bandachi quelques semaines plus tôt.
Par ailleurs, Wagner a mobilisé un autre groupe d’ex-rebelles de l’UPC, basés à Bambari et dirigés par l’ex-colonel de l’UPC, M. Kiri, communément appelés « Russes Noirs ». Ces combattants ont quitté Bambari le week-end dernier à bord de quatre véhicules, dont un camion-citerne, un char blindé et deux véhicules militaires Patriote appartenant à Wagner. Arrivés à Rafaï le mardi, ils se sont ensuite dirigés vers Zemio pour renforcer les opérations contre les miliciens Azandé.
La violence dans le Haut-Mbomou atteint un niveau inquiétant. Les maisons brûlées, les assassinats et les attaques contre les civils, attribués aux mercenaires russes du groupe Wagner, les soldats FACA, les gendarmes, les ex-rebelles de l’UPC, plongent la région dans une peur constante. Rappelons le, le 5 juin 2025, une famille composée d’un père, sa femme et leurs deux enfants, ont été littéralement égorgés dans leur champ près de Zemio par les mercenaires russes du groupe Wagner….
Martin Ziguélé : “Dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, se soigner relève du miracle”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/10/Maternité-de-l’hopital-de-Koui-en-Centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maternité de la sous-préfecture de Koui, dans l’oOuham-Pendé. CopyrightCNC
Le député de Bokaranga 3 dénonce l’absence totale de structures sanitaires dans ces préfectures.
Martin Ziguelé revient de mission dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé avec un constat qui fait froid dans le dos. Le député de Bokaranga 3 a parcouru plusieurs localités de ces préfectures et ce qu’il y a découvert dépasse l’entendement : des populations entières privées de tout accès aux soins de santé.
À Loura, un “centre de santé” sans médicaments
Dans cette localité de 4 000 habitants, Martin Ziguelé a visité ce qu’on appelle généreusement un “point de santé”. La réalité ? Deux pièces. Une pour les accouchements, l’autre pour les consultations. “Le problème, c’est qu’il n’y a aucun médicament”, explique le député lors de son passage sur Radio Guira FM.
Cette situation, Martin Ziguelé l’a retrouvée partout dans sa tournée. À Bokaranga, à Paoua, dans toutes ces localités de l’intérieur où l’État centrafricain semble avoir oublié qu’il y a des citoyens qui vivent, qui tombent malades, qui ont besoin de se soigner.
Un pays coupé en deux
Le député Martin Ziguelé ne tourne pas autour du pot : “Nous avons deux Centrafrique”. D’un côté, Bangui et ses environs, où malgré les difficultés, on peut encore espérer trouver un médecin ou des médicaments. De l’autre, tout le reste du pays, abandonné à son sort.
“Quand vous tombez malade dans l’Ouham-Pendé ou Lim-Pendé, vous devez faire des centaines de kilomètres pour espérer vous soigner”, raconte Martin Ziguelé. Des kilomètres sur des routes souvent impraticables, avec l’angoisse de ne pas arriver à temps.
Les femmes et les enfants en première ligne
Cette situation touche particulièrement les femmes enceintes et les enfants. Les accouchements se font dans des conditions précaires, sans matériel médical adéquat. Les enfants développent des maladies qui pourraient être facilement soignées ailleurs, mais qui deviennent mortelles faute de traitement.
Martin Ziguelé ne cache pas son indignation : “Comment accepter qu’en 2025, des Centrafricains meurent simplement parce qu’ils n’ont pas accès à un comprimé d’aspirine ?”.
Des solutions existent
Le député de Bokaranga 3 Martin Ziguelé interpelle directement les autorités centrafricaines. Il demande des investissements dans les infrastructures sanitaires rurales et un approvisionnement régulier des centres de santé en médicaments de base.
“Ce n’est pas compliqué”, insiste-t-il. “Il faut construire de vrais centres de santé dans ces régions et s’assurer qu’ils ont les médicaments nécessaires. C’est une question de volonté politique“.
Martin Ziguelé termine son intervention en rappelant une évidence : “La santé est un droit pour tous les Centrafricains, pas seulement pour ceux qui vivent à Bangui. Son message est simple : l’État doit assumer ses responsabilités envers toutes les populations, où qu’elles se trouvent sur le territoire national….
Une commémoration de la Journée mondiale des réfugiés qui perd son essence en Centrafrique.
Chaque année, la Journée mondiale des réfugiés devrait être un moment de célébration, un espace où les voix des exilés s’élèvent pour partager leur humanité, leur espoir, et leur résilience. Pourtant, en République centrafricaine, cette journée est devenue un symbole de censure et de privation d’expression pour les réfugiés urbains.
En 2023, les chefs de famille, représentant diverses nationalités, ont vu leur discours soigneusement préparé pour le 20 juin être remplacé sans explication par un texte imposé, ne mentionnant que deux solutions durables au lieu des trois prévues par la Convention de Genève. Cette altération a amputé leur message d’une partie essentielle de leurs revendications.
Pire encore, le 8 juin 2023, lors d’une réunion préparatoire, les communautés camerounaise et congolaise (RDC) ont été informées qu’elles n’avaient pas le droit de participer au discours communautaire. Une exclusion perçue comme une discrimination, un coup porté à l’unité des réfugiés. Plutôt que de permettre une parole collective, les organisateurs ont décidé que seuls quelques réfugiés, triés sur le volet, pourraient s’exprimer à travers des témoignages contrôlés, reléguant les autres au silence.
En 2025, la situation s’est aggravée. Lors d’une réunion préliminaire le 20 mai, Madame Laetitia-Kakou, chargée de protection et de la violence basée sur le genre, a annoncé l’annulation pure et simple des discours, du théâtre, de la musique, des danses et même des boissons sucrées. La raison invoquée ? Un manque de fonds. La fête du 20 juin 2025 se résumera à de simples repas communautaires, vidant l’événement de toute sa substance culturelle et expressive. Une tentative désespérée de solliciter la société téléphonique Orange pour financer la célébration a été annoncée pour justifier cette situation, mais elle ne compense pas l’absence de liberté pour les réfugiés de s’exprimer, de sourire, de danser, de vivre. Cette censure répétée, année après année, transforme une journée censée célébrer l’humanité en une démonstration de contrôle, étouffant les voix de ceux qui ne demandent qu’à être entendus….
Sarandji : vos beaux discours ne changent rien à la réalité des centrafricains de nos provinces
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi.png” data-wpel-link=”internal”>Le Président de l’assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji
Le Professeur Simplice Mathieu Sarandji a clôturé vendredi la première session ordinaire de l’Assemblée Nationale par un discours sur la paix et la sécurité. Pendant ce temps, à Zemio, Mboki et Boromata, nos compatriotes continuent de mourir dans l’indifférence générale.
Quand Bangui parle de “bandits”, nos frères meurent
Dans son allocution, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji a condamné les “bandits de grands chemins” et demandé au gouvernement d’agir. Mais de quels bandits parle-t-on exactement ? Ces jeunes miliciens Azandé du Haut-Mbomou qui ont pris les armes parce que l’État les a abandonnés ?
Ces garçons se sont organisés pour défendre leurs villages contre l’UPC et les autres groupes rebelles. Aujourd’hui, on les traite de bandits. Pourtant, quand les mercenaires russes et certains soldats des FACA pillent nos marchés, torturent nos jeunes et assassinent nos compatriotes, là, bizarrement, on ne dit rien.
À Boromata, les vrais bandits viennent du Soudan
Près de Birao, à la frontière soudanaise, ce sont des bandits soudanais lourdement armés qui terrorisent la population de Boromata, 5 kilos, Gordile, Tiringoulou, Ouandja…. Ils tuent, ils pillent, ils repartent. Le gouvernement fait quoi ? Rien. Absolument rien.
Il y a quelques semaines, la MINUSCA a réussi à capturer quatre de ces criminels soudanais. Qu’est-ce que notre gouvernement a fait ? Il ordonne leur libération et procède à leur remise à leur chef à Amdafock. Voilà la réalité. Voilà pourquoi nos populations n’ont plus confiance.
L’hypocrisie a ses limites
Nos compatriotes de Zemio et Mboki fuient les mercenaires russes et les soldats FACA vers le Congo. D’autres se cachent dans les églises avant qu’on les force à rentrer chez eux pour y vivre l’enfer. Mais tout cela, on n’en parle pas dans les discours officiels de Bangui.
On préfère désigner des boucs émissaires. On préfère parler de ces miliciens Azandé qui, au départ, ne voulaient que protéger leurs familles. Pendant ce temps, les vrais responsables de l’insécurité agissent en toute impunité.
Dix ans de beaux discours, ça suffit
Voilà dix ans qu’on entend les mêmes promesses, les mêmes condamnations, les mêmes appels à la paix. Dix ans que nos populations de l’intérieur subissent et meurent. Dix ans qu’on fait semblant de ne pas voir qui tire vraiment les ficelles de l’insécurité dans ce pays.
Le problème n’est pas dans les discours. Le problème est dans l’action. Tant qu’on continuera à protéger certains acteurs de la violence tout en diabolisant d’autres, rien ne changera. Nos provinces continueront de saigner pendant que Bangui fait de la politique.
Il est temps d’arrêter cette comédie. Il est temps de regarder la vérité en face….
Alors que le gouvernement présente comme une « innovation » la mise en place de sujets de Brevet du collège différents selon les inspections académiques, de nombreuses voix y voient surtout la consécration d’un échec cuisant : celui de l’incapacité de l’État à assurer un enseignement homogène et de qualité sur l’ensemble de son territoire. Cette décision, loin de renforcer l’équité, institutionnalise la disparité et hypothèque la valeur même du diplôme national.
« L’adaptation à la réalité locale » : Cache-misère de la faillite du système
La justification officielle, relayée par le ministère de l’Éducation, est d’« adapter les examens aux réalités locales ». Mais de quelle réalité parle-t-on ? De la réalité tragique où, à cause de l’insécurité et de l’abandon de l’État, des milliers d’élèves dans certaines provinces n’ont eu que trois ou quatre mois de cours effectifs durant toute l’année scolaire.
Plutôt que de s’attaquer aux racines du problème : l’insécurité, le manque d’enseignants qualifiés remplacés par des vacataires et des stagiaires, et le délabrement des infrastructures, le gouvernement choisit la fuite en avant. Il abaisse le niveau d’exigence pour correspondre à un enseignement qui n’a pas eu lieu. C’est une solution de facilité qui semble bénéfique pour l’élève à court terme, car il pourra composer sur le peu qu’il a appris, mais qui est désastreuse pour la nation.
La dévaluation du diplôme : Former des élites « au rabais » ?
Le cœur du problème est là : quelle est la valeur d’un BEPC obtenu après neuf mois de scolarité à Bangui face à un BEPC décroché après trois mois de cours en province ? En validant des niveaux de connaissance radicalement différents sous un même intitulé, l’État organise lui-même la dévaluation de ses propres certifications.
Comme les observateurs l’ont soulignez avec force, on ne forme pas des responsables « au rabais ». Une nation qui aspire au développement doit former des élites solides, compétentes et capables de relever les défis de demain. Or, cette politique est un aveu de défaite. Elle accepte de délivrer un diplôme qui ne certifie plus un socle commun de compétences, mais qui devient un simple papier, un passe-droit vers la classe supérieure sans en garantir le niveau. C’est le futur du pays que l’on sacrifie sur l’autel d’une solution de court terme.
Le déni de la capitale face aux conséquences dans le pays
Cette situation révèle le fossé grandissant entre le discours sécuritaire lénifiant de la capitale et la réalité vécue par la population. Pendant que les officiels à Bangui, soutenus par des partenaires internationaux comme la Banque mondiale via le PUSEB, lancent les examens en grande pompe en parlant de « mérite » et de « lutte contre la fraude », ils ferment les yeux sur la plus grande fraude de toutes : celle d’un système éducatif qui ne remplit plus sa mission fondamentale et égalitaire.
Cette décision n’est pas une « innovation » ; c’est la conséquence directe de l’insécurité, de la faillite de l’autorité de l’État et de l’abandon de sa jeunesse. C’est une mesure qui, sous couvert de pragmatisme, entérine la fracture du pays et compromet gravement l’avenir de toute une génération. Les résultats annoncés dans quelques semaines ne devront pas masquer cette vérité : tous les lauréats de 2025 ne porteront pas un diplôme de même valeur….
Nanga-Boguila : un mois après les inondations, plusieurs centaines de sinistrés attendent toujours de l’aide
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/habitation-detruite-a-nan-boguila.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’une des habitation détruites par une pluie à Nanga-Boguila, dans l’Ouham. Photo CNC
Dans la préfecture de l’Ouham, la population de Nanga-Boguila est livrée à elle-même, un mois après des pluies dévastatrices et face au silence du gouvernement.
Le 24 mai dernier, une pluie torrentielle s’est abattue sur la localité de Nanga-Boguila, détruisant sur son passage plus de 20 habitations et laissant un paysage de désolation. Depuis cette catastrophe, les sinistrés, dont le nombre est estimé à plus de 400 personnes, n’ont reçu aucune assistance significative.
Ni le gouvernement, pourtant garant de leur sécurité, ni les organisations humanitaires n’ont apporté le secours attendu. Seuls les proches des victimes tentent d’apporter un soutien.
La situation est particulièrement critique pour les enfants. Leurs maisons ayant été anéanties et leurs fournitures scolaires emportées par les eaux, leur retour à l’école est fortement compromis.
Face à l’inaction des pouvoirs publics, l’incompréhension et le désespoir grandissent. “On en vient à se demander si le gouvernement a tourné le dos à ses citoyens ou s’il s’agit d’une stratégie que nous ne comprenons pas”, confie un habitant de Nanga-Boguila joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Cette crise montre également la fragilité du secteur humanitaire. La diminution de l’aide internationale, notamment la suspension de financements américains, a contraint plusieurs ONG internationales à réduire leurs opérations ou à fermer des bureaux. Par conséquent, il est devenu extrêmement difficile pour des drames comme celui-ci d’obtenir l’écho nécessaire pour mobiliser une aide d’urgence.
Livrés à eux-mêmes, les sans-abris ont trouvé refuge chez des proches ou dans des abris de fortune. Cependant, les pluies de la semaine dernière ont balayé ces tentes précaires, aggravant encore une situation déjà insoutenable et laissant les victimes plus démunies que jamais….
élections 2025RCA, un enrôlement des électeurs dans l’illégalité, selon la société civile
Centrafrique.org/campagne-dinscription-electorale-lane-sous-pression-du-president-touadera/dr-barthelemy-mathias-morouba-president-de-lautorite-nationale-des-elections/” rel=”attachment wp-att-75348″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections-450×227.jpg” alt=”Centrafrique : élections 2025, un enrôlement des électeurs dans l’illégalité, selon la société civile” width=”450″ height=”227″ />Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …
Le président de l’autorité nationale des élection (ANE) a annoncé la fin de l’enrôlement des électeurs et la mise à disposition imminente des listes électorales. Mais le Réseau Arc-en-ciel dénonce un processus illégal et chaotique, alimentant les doutes sur la crédibilité des prochaines élections en RCA. (36 mots)
En effet, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a proclamé la fin de l’enrôlement des électeurs sur toute l’étendue du territoire en République centrafricaine (RCA), avec une promesse : les listes provisoires seront bientôt disponibles. Le président de l’institution, dans une déclaration diffusée dans les médias nationaux, a insisté sur la possibilité pour les citoyens exclus de contester leur omission devant les tribunaux. « La loi permet à tout compatriote de demander son inscription s’il estime avoir été injustement oublié », a-t-il affirmé, soulignant le soutien des partenaires techniques et financiers. Ces propos se veulent apaisants, mais ils peinent à dissiper les soupçons qui pèsent sur un processus électoral déjà sous le feu des critiques.
Des accusations d’illégalité qui pèsent lourd
Le Réseau Arc-en-ciel, une organisation de la société civile, a exprimé des inquiétudes majeures lors d’un point de presse à Bangui, le 16 avril. Selon son président, Joseph Bindoumi, l’enrôlement dans l’aire opérationnelle n°2 a été entaché de graves dysfonctionnements. Les agents arrivaient en retard, ouvrant les centres d’inscription bien après l’horaire prévu de 6 heures du matin. Certains sites fermaient dès 13 heures, alors que l’heure officielle était 16 heures, sous prétexte qu’il n’y avait plus de monde. Prévu pour durer 14 jours, le processus a été écourté dans plusieurs localités, avec des départs anticipés des équipes. « Ces pratiques risquent de fausser l’enrôlement et de compromettre les élections », a averti Bindoumi.
Plus troublant encore, la société civile pointe une faille juridique. Un décret présidentiel du 12 septembre 2024 fixait la clôture de l’enrôlement au 30 décembre 2024. Aucun texte n’a prolongé cette échéance, rendant les opérations menées en janvier, février, mars et avril dénuées de base légale. « Cet enrôlement repose sur des décisions administratives sans fondement juridique », a déclaré Bindoumi, soulignant un vide qui fragilise l’ensemble du processus.
L’ANE, un acteur sous surveillance
L’ANE, souvent critiquée comme un outil au service du pouvoir, lutte pour redorer son image. En Centrafrique, beaucoup la perçoivent comme une institution manipulée pour garantir les intérêts des dirigeants en place. Cette réputation alimente le scepticisme face aux annonces de son président. Comment accorder du crédit à une institution dont l’indépendance est régulièrement mise en doute ? Les partenaires internationaux, comme la Minusca, apportent un soutien logistique, mais leur présence ne suffit pas à effacer les soupçons de partialité.
Un recours aux tribunaux, vraiment accessible ?
Pour répondre aux critiques, l’ANE invite les électeurs omis à saisir les tribunaux de grande instance ou le tribunal administratif. Mais cette option semble peu réaliste. Dans un pays où la confiance dans le système judiciaire est faible, beaucoup doutent de l’impartialité des juges. De plus, le délai de réclamation, fixé à cinq jours après la publication des listes, risque d’exclure les habitants des zones rurales, où l’accès à l’information et aux tribunaux reste un défi. Cette solution, présentée comme une garantie, apparaît plutôt comme une formalité difficile à concrétiser.
Un processus à haut risque pour la stabilité
La révision des listes électorales est essentielle pour des élections apaisées, dans un pays encore fragilisé par l’insécurité. La MINUSCA continue de patrouiller pour protéger les civils, mais la sécurité ne résout pas les failles d’un enrôlement mal conduit. Si les listes définitives ne sont pas fiables, les tensions pourraient s’intensifier lors des scrutins locaux et nationaux, ravivant les risques de violence.
Un test décisif à venir
Les annonces du président de l’ANE, loin de rassurer, soulignent les faiblesses d’un processus électoral sous tension. Les critiques du Réseau Arc-en-ciel, appuyées par des observations concrètes, jettent une ombre sur la légitimité de l’enrôlement. La publication des listes provisoires, prévue dans les 48 à 72 heures, sera un moment clé. Mais pour l’instant, le doute domine. Les partis politiques et la société civile, déjà sur le qui-vive, ne manqueront pas de réagir….
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/pub-lundi-Tenis-pari.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/pub-lundi-tenis-pari-450×300.png” alt=”Tenis: paris sportifs et jeux en ligne” width=”450″ height=”300″ />
Le tennis attire de plus en plus de parieurs grâce à son rythme constant et son calendrier chargé. Contrairement aux sports collectifs, il repose sur des confrontations directes, où les variables sont plus limitées. Cela permet aux parieurs de mieux analyser les scénarios possibles et de poser des choix plus réfléchis.
Pour parier sur le tennis avec méthode, il faut comprendre les spécificités du sport. Les surfaces influencent beaucoup le style de jeu. Le mental du joueur peut inverser un match en quelques minutes. Les plateformes comme https://1xbet.td proposent une couverture complète des tournois ATP ou ITF, permettant de suivre les évolutions en temps réel.
Pour progresser dans ce domaine, il est essentiel de combiner observation et stratégie personnelle. Le parieur régulier cherche à construire des habitudes stables et à éviter les paris impulsifs.
Bien lire un match avant de parier
Tout pari débute par une évaluation sérieuse des joueurs. Il ne suffit pas de connaître le classement. Il faut aussi observer la forme actuelle, les derniers résultats, les blessures éventuelles et la compatibilité avec la surface.
Certains joueurs dominent sur dur, mais peinent sur terre battue. D’autres brillent face à des adversaires précis. Ce type de détail fait la différence entre une prédiction hasardeuse et un choix raisonné. Les confrontations directes récentes entre les deux joueurs doivent aussi être prises en compte.
Il existe des outils pour aider à ce travail. Les applications mobiles offrent souvent des historiques précis. L’une des plus stables reste 1xbet tchad apk officiel, qui propose un accès fluide aux statistiques et cotes actualisées. Elle permet aux utilisateurs de réagir rapidement sans avoir besoin d’un ordinateur.
Savoir adapter sa stratégie à chaque type de tournoi
Tous les tournois ne se ressemblent pas. Les Grands Chelems, avec leurs matchs en cinq sets, exigent plus de régularité. Les ATP 250 ou 500, plus courts, peuvent réserver des surprises.
Le niveau de concentration d’un joueur peut baisser après une victoire importante. Un tournoi mineur entre deux grandes compétitions peut voir des favoris sous-performer. Ces contextes influencent les résultats et doivent guider vos choix.
Voici quelques éléments à considérer pour ajuster sa stratégie :
Type de surface (dur, terre, gazon)
Pression médiatique autour du tournoi
Objectifs déclarés du joueur pour la saison
Niveau de fatigue accumulée lors des tours précédents
La possibilité de regarder un match en direct sur 1xbet permet d’observer les performances réelles, au-delà des statistiques. Le comportement physique et mental du joueur devient visible. Cela peut servir à ajuster un pari en cours de match ou préparer les prochains.
Parier avec méthode et régularité
La confiance dans le pari repose sur la répétition de méthodes éprouvées. Parier sur le tennis ne consiste pas à viser gros gains en peu de temps. C’est un travail progressif, basé sur la logique.
Il est conseillé de :
Limiter le nombre de paris par jour
Éviter les combinés trop longs
Suivre l’évolution des cotes avant et pendant les matchs
Tenir un registre des performances pour évaluer la rentabilité
Une autre habitude utile est de suivre un nombre restreint de joueurs. Cela permet d’affiner les analyses et d’anticiper les résultats avec plus de précision. Les parieurs qui réussissent ne parient pas sur tout. Ils choisissent leurs cibles avec soin.
Construire une approche responsable
Enfin, parier avec confiance, c’est aussi respecter ses propres limites. Le tennis offre un volume important de matchs, mais cela ne signifie pas qu’il faut miser en continu. Le calme, la patience et la discipline sont les vrais alliés du parieur.
Le tennis récompense l’observation et la rigueur. En évitant les décisions précipitées, on peut construire une base solide pour des résultats cohérents. Les outils numériques permettent un suivi fiable, mais c’est la méthode qui fait la différence sur la durée.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/pub-du-lundi-16-juin-2025.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/pub-du-lundi-16-juin-2025-450×300.png” alt=”paris sportifs et jeux en ligne” width=”450″ height=”300″ />
Parier sur les outsiders attire de plus en plus de joueurs. C’est une stratégie risquée, mais parfois très rentable. Certains parieurs la préfèrent aux paris classiques, car les cotes sont souvent plus hautes. Encore faut-il comprendre dans quels cas cela peut fonctionner.
Cette méthode repose sur la capacité à lire les failles dans les évaluations des bookmakers. Les plateformes comme https://1xbet.bi permettent de comparer les cotes des favoris et des outsiders. Un parieur attentif peut repérer les matchs où l’outsider a une chance réelle. Cela ne garantit pas un gain, mais augmente les possibilités de trouver une cote mal ajustée.
Ce type de pari n’est pas une question de hasard. Il faut bien connaître les compétitions, les équipes et leurs dynamiques. Dans cet article, nous expliquons pourquoi parier sur les outsiders peut être rentable et comment éviter les pièges.
Comprendre le concept d’outsider
L’outsider est une équipe ou un joueur dont la victoire semble peu probable. Les bookmakers lui attribuent des cotes élevées. Plus la probabilité de victoire est basse, plus la récompense est haute si cela se produit.
Mais toutes les cotes élevées ne signifient pas qu’un pari vaut la peine. Voici quelques exemples concrets où les outsiders peuvent créer la surprise :
Matchs de fin de saison où les favoris sont déjà qualifiés
Coupes nationales où les équipes de premier plan font tourner leur effectif
Déplacements difficiles pour les favoris dans des stades peu accessibles
Retours de joueurs clés chez les outsiders
Dans ces cas-là, l’écart de niveau réel est moins important que les cotes ne le suggèrent.
Pourquoi cette stratégie peut rapporter
La clé est la valeur. Le but n’est pas simplement de parier sur une équipe peu probable, mais de miser quand la cote dépasse la probabilité réelle de victoire. Par exemple, si un outsider a 25 % de chances de gagner, mais une cote de 6.00, il y a potentiellement une bonne opportunité.
Cette méthode demande rigueur et patience. Les pertes peuvent être fréquentes, mais quelques bons paris suffisent à compenser. Il est donc important de gérer sa bankroll correctement et de rester sélectif dans ses choix.
Certaines plateformes mobiles facilitent cette approche. Il est possible de télécharger 1xbet pour Android pour suivre les évolutions des cotes en direct, ce qui permet d’ajuster ses paris en fonction des dernières infos.
À quels moments faut-il parier sur les outsiders ?
Parier sur les outsiders ne fonctionne pas à tout moment. Il faut repérer les signaux précis dans le contexte sportif. Une connaissance fine des effectifs et des enjeux du match est essentielle.
Voici quelques situations propices :
Matchs entre deux équipes très proches dans le jeu, mais avec un grand écart de cote
Retours de blessure importants chez l’outsider
Surévaluation médiatique d’un favori
Historique favorable de l’outsider dans cette confrontation
Les données et les analyses d’avant-match sont primordiales. Il est aussi utile de suivre un match en direct sur 1xbet pour repérer des retournements de situation possibles pendant la rencontre.
Conseils pratiques pour réussir ses paris sur les outsiders
Avant de miser sur un outsider, vérifiez plusieurs éléments. La forme récente est essentielle, mais pas suffisante. Il faut croiser plusieurs indicateurs.
Points à vérifier avant de parier :
Forme des cinq derniers matchs
Motivation réelle de l’équipe
Composition officielle, absents, et retours
Conditions météo si elles influencent le jeu
Niveau de pression sur le favori
Un outsider bien préparé peut profiter d’un relâchement chez l’adversaire. Il est souvent utile de parier en petit montant, avec un objectif de profit à long terme. La discipline et la stratégie doivent primer sur l’instinct.
Ce qu’il faut retenir
Parier sur les outsiders peut sembler risqué, mais c’est parfois une décision judicieuse. Quand elle est bien appliquée, cette méthode offre des résultats supérieurs aux paris classiques à faible cote. L’essentiel est de comprendre que la valeur prime sur la probabilité.
Un parieur avisé ne cherche pas simplement la victoire. Il évalue les rapports entre risque et récompense. En se basant sur des critères concrets et une bonne préparation, il peut repérer des opportunités là où d’autres ne voient que des risques.
Les plateformes de paris modernes facilitent cette analyse. Elles permettent un suivi complet des données, une actualisation en direct, et une meilleure gestion des mises. En adoptant une méthode sérieuse et raisonnée, les paris sur les outsiders deviennent un outil stratégique.
Centrafrique : les Coulisses d’une Union amoureuse entre Dimitri Sitiy et Hassan Bouba
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/dimitri-sitiy-et-hassan-bouba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dimitri Sitiy à gauche, et Hassan Bouba, à droite, dans une image amoureuse
Les langues se délient et les claviers s’activent. Depuis quelques jours, une information fait le tour des réseaux sociaux centrafricains : une possible union entre Dimitri Sitiy, chef des Mercenaires russes du groupe Wagner en terre centrafricaine, et Hassan Bouba, ancien cadre de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), actuel ministre de l’élevage et de la santé animale.
Quand l’Image Vaut Mille Mots
Une photographie circule abondamment sur les plateformes numériques. Elle montre Dimitri Sitiy et Hassan Bouba dans une proximité amoureuse, face à face au bord d’un lac, baignés par les derniers rayons du soleil couchant. Dimitri Sitiy arbore un costume sombre avec une chevelure longue et bouclée. Hassan Bouba, tête rasée et barbe courte, porte une chemise rose, montrant implicitement que c’est lui la femme amoureuse.
Cette image, authentique ou non, a suffi à déclencher une véritable tempête sur la toile. Les commentaires fusent, oscillant entre curiosité, scepticisme et indignation.
Un Contexte Peu Propice
Il faut dire que cette relation amoureuse intervient dans un environnement peu favorable. En République centrafricaine, comme dans bien des sociétés africaines, l’homosexualité demeure un sujet délicat, souvent frappé d’ostracisme social.
Plus intriguant encore, cette union contraste singulièrement avec les positions officielles russes sur les questions LGBT. Le président Vladimir Poutine n’a jamais caché son hostilité envers ce qu’il considère comme des “déviances occidentales”.
Les Positions Russes : Un Rappel Nécessaire
L’homme du Kremlin a, à maintes reprises, exprimé sa vision. En 2007, il dénonçait les gay prides comme nuisibles à la démographie russe. Six ans plus tard, il établissait un parallèle discutable entre droits des minorités sexuelles et pédophilie, questionnant : « Si aux Pays-Bas un tribunal autorise une organisation promouvant la pédophilie, pourquoi devrions-nous adopter ces standards ? ».
La même année 2013 voyait l’adoption de la loi anti-“propagande homosexuelle”, défendue par Poutine comme un rempart contre la “tolérance sans fruit” occidentale. Un an après, il appellera à “purifier” la Russie de l’homosexualité, la qualifiant de “désuète”.
Les déclarations de responsables russes se sont multipliées dans ce sens. Vitaly Milonov menaçait d’arrêter les athlètes homosexuels aux JO de Sotchi, qualifiant l’homophobie de “belle et naturelle”. Dmitry Kiselyov proposait d’interdire aux homosexuels de donner sang ou organes. Ramzan Kadyrov niait purement et simplement l’existence de gays en Tchétchénie.
Une Situation Paradoxale
Dans ce contexte, l’éventuelle union entre Sitiy et Bouba prend des allures de paradoxe. Comment un représentant de Wagner, bras armé des intérêts russes, pourrait-il afficher publiquement une relation que son pays d’origine réprouve officiellement ?
Hassan Bouba, de son côté, ancien cadre de l’UPC d’Ali Darassa, devenu ministre en Centrafrique, est perçu comme un proche allié de Wagner dans le pays. Cette proximité politico-militaire se doublerait-elle d’une intimité personnelle ?
Questions Sans Réponses
À l’heure où nous mettons sous presse, ni Dimitri Sitiy ni Hassan Bouba n’ont confirmé ou infirmé ces rumeurs. Les autorités centrafricaines gardent le silence, tandis que Moscou n’a pas jugé bon de réagir.
Cette affaire, vraie ou fantasmée, révèle les contradictions d’un monde où géopolitique et vie privée s’entremêlent parfois de façon inattendue. Elle interroge aussi sur la capacité des sociétés, qu’elles soient africaines ou européennes, à dépasser leurs préjugés.
L’avenir nous dira si cette union franchira le cap de la confirmation officielle, et quelles en seraient les répercussions sur l’échiquier centrafricain avant le départ du groupe Wagner de la RCA en janvier 2026.
Quand le Procureur Transforme la Justice en Instrument de Terreur
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Procureur-de-la-Republique-Benoit-Narciss.jpg” data-wpel-link=”internal”>Benoît Narcisse Foukpio : le Procureur de la République près tribunal de grande instance de Bangui qui instaure le grand banditisme au sein de la justice centrafricaine
En République Centrafricaine, la justice, censée protéger, est devenue un effrayant outil d’oppression. Le procureur de la République, Benoit Narcisse Foukpio, agissant en véritable bandit, fait régner la terreur, annihilant tout espoir d’équité.
La République Centrafricaine : Un Pays en Plein Chaos
La République Centrafricaine est aujourd’hui plongée dans le chaos et le désordre le plus total. Il n’y a plus de véritable leader à la barre de ce pays. Dans toutes les institutions centrafricaines, plus personne ne semble aux commandes, ce qui engendre un désordre généralisé. Partout, on constate des abus d’autorité, des détournements, des vols et des injustices. Il y a même des rébellions qui se forment au sein même de l’appareil d’État.
C’est une situation incompréhensible pour les Centrafricains. Personne ne semble saisir ce qui se passe actuellement dans le pays. Le Président Faustin-Archange Touadéra, censé diriger le pays, semble délaisser ses fonctions et laisser la République Centrafricaine aux mains de la mafia. Chacun fait ce qu’il veut, tandis que le président se concentre uniquement sur ces multiple maîtresses dans la capitale et à l’étranger, laissant le champ libre à son entourage. C’est tout simplement incroyable.
La Justice Centrafricaine : Un Système en plein chaos
La situation la plus visible, la plus chaotique et la plus pathétique se trouve au niveau de la justice centrafricaine. Les craintes des Centrafricains se sont concrétisées. Comme le souligne l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, la justice est devenue un terrain de mafieux. Le ministre actuel de l’injustice…, pardon de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazène, a, semble-t-il, tout détruit sur son passage. Ce n’est plus une justice qui opère dans ce pays, mais une dictature, et même bien au-delà.
On assiste à des arrestations de députés sans mandat, alors même que la Constitution qu’ils ont illégalement élaborée stipule que les députés jouissent de l’immunité parlementaire et ne peuvent être arrêtés, sauf en cas de flagrant délit. Pourtant, ils ont mis en place un système du banditisme d’État : ils arrêtent des députés et publient des communiqués fallacieux et lamentable par la suite. La manœuvre est pathétique et criminelle. Ils prétendent qu’il s’agit de flagrants délits, fabriquant ainsi des motifs. Ce procureur de la République actuel, Benoît Narcisse Foukpio, est un véritable criminel, un grand bandit qui n’a plus de moral.
Rappelez-vous le cas du député Dominique Éphrem Yandocka, arrêté à son domicile à 4 heures du matin sous de fausses accusations de tentative de coup d’État, et pour lequel on a également invoqué le flagrant délit. Comme s’ils sont nés avant la honte, ils sont partis pour arrêter un députés vers Bimbo, mais celui-ci a eu l’écho et a pris la fuite la nuit. Un an plus tard, le député de Djema, une sous-préfecture du Haut-Mbomou, a été interpellé sur simple accusation via WhatsApp et les réseaux sociaux. Il est détenu depuis près d’un mois à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Le procureur Benoît Narcisse Foukpio a ensuite émis un communiqué pour l’accuser, invoquant encore une fois le flagrant délit. C’est lamentable.
L’Arrestation de l’ancienne ministre Marie-Solange Ndakala , Le Comble de l’Arbitraire
Le plus grave de tout est l’arrestation de l’ancienne ministre, Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, arrêtée samedi dernier à son domicile. Des agents de l’ASSECNA sont arrivés pour effectuer des “nettoyages” dans sa propriété privée. Imaginez, une propriété privée ! Ils sont venus, soi-disant, avec un excès de zèle. Elle fait partie de ceux qui ont refusé cette intrusion. C’est alors que le procureur Benoît Narcisse Foukpio a quitté son bureau pour se rendre personnellement sur les lieux et ordonner aux gendarmes de la Section de Recherches et d’Investigations à l’arrêter. Simplement comme ça. Elle a été conduite à la Section de Recherches et d’Investigations de la gendarmerie et placée en détention. Pour rien, absolument rien.
C’est comme si l’arrestation d’anciens ministres était devenue un jeu d’enfant. Ce n’est plus un pays digne de ce nom. Demain ou après-demain, nous verrons un communiqué du procureur Benoît Narcisse Foukpio annonçant qu’elle a été arrêtée en “flagrant délit” de telle ou telle chose. Une ancienne ministre, qui n’a rien fait d’autre que de s’opposer à l’intrusion de ces individus chez elle. Ce procureur est un bandit, ce ministre de l’injustice est un bandit. C’est incroyable. Ce pays est complètement détruit. Ses fondations sont totalement anéanties. Les Centrafricains ne savent plus où ils vont. Franchement….
Zemio : violente altercation entre les mercenaires russes et les ex-rebelles de l’UPC, plusieurs blessés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.
Une violente altercation a éclaté à Zemio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, entre les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés, ex-rebelles de l’UPC, faisant plusieurs blessés.
En effet, le jeudi 12 juin 2018, aux environs de 11 heures, une opération conjointe a été lancée à Zemio, dans la sous-préfecture du Haut-Mbomou. Les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par leurs alliés, les ex-rebelles de l’UPC intégrés dans l’armée nationale, ont pris la route de Mboki. À bord de 20 motos et de chars acheminés depuis Bambari, ils patrouillaient sur l’axe Zemio-Mboki. Vers midi, à trois kilomètres de Koumboli (situé à cinq kilomètres de Zemio, soit huit kilomètres au total), ils sont tombés dans une embuscade tendue par des miliciens azandés. Un violent accrochage a éclaté, forçant les Russes et leurs alliés à se replier vers Zemio. Les pneus de leurs blindés, sévèrement endommagés, les ont contraints à rentrer sur les jantes.
Plus tard dans la journée, vers 19h00, un nouvel incident a aggravé les tensions. De retour à leur base à Zemio, les mercenaires russes ont ordonné à certains ex-rebelles de l’UPC, surnommés « Russes noirs », de récupérer des lampes avec panneaux solaires installés sur l’ancienne base de l’ONG IRC pour équiper leur nouvelle base. Face au refus catégorique des ex-rebelles, une dispute a éclaté, dégénérant rapidement en tirs violents entre les deux groupes. L’altercation a pris fin, mais le bilan est lourd : trois ex-rebelles de l’UPC ont été blessés, dont un gravement, et deux mercenaires russes ont également été touchés.
Selon des sources sécuritaires locales, la collaboration avec les Russes est jugée complexe. Les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) ont, de leur côté, décliné toute participation à des opérations conjointes avec les Wagner, poussant ces derniers à faire recours Depuis une semaine aux ex-rebelles de l’UPC pour mener des opérations contre les miliciens Azandé….
Violences à Nzoro et Mboum : incendies et enlèvements de 3 enfants dans la sous-préfecture de Ngaoundaye
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le commissariat de police de Ngaoundaye. CopyrightaCNC
Le village de Nzoro, situé à 25 kilomètres de l’axe Ndim dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, a subi une attaque dans la nuit du 10 au 11 juin 2025.
Des hommes armés, formellement identifiés par la population locale comme des combattants rebelles du mouvement 3R, ont incendié 13 habitations. Plusieurs femmes ont été agressées sexuellement au cours de cette attaque.
Deux jours plus tard, dans la nuit du 12 au 13 juin, trois enfants de la famille d’un commerçant chrétien nommé Bobo ont été enlevés à Mboum-Mbindoye, village situé à un kilomètre de Nzoro. Les ravisseurs, également soupçonnés d’appartenir aux 3R, ont emmené deux filles et un garçon vers une destination inconnue.
La sous-préfecture de Ngaoundaye, proche de la frontière tchadienne, connaît des violences récurrentes. En février 2025, Nzoro avait déjà été attaqué et des maisons détruites, selon des témoins interrogés par la rédaction du CNC.
Le groupe armé 3R est régulièrement accusé par la population locale d’actes de pillage et d’enlèvements dans cette zone.
Bernard Dilla, député de Ngaoundaye-1, indique que les forces armées centrafricaines manquent de ressources et d’effectifs pour sécuriser efficacement la région. Les villages restent exposés aux incursions de groupes armés sans soutien suffisant du gouvernement….
Pillage et violence à Bomboussi : les soldats FACA et les Mercenaires russes sèment la terreur au sein de la population
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/village-Loura-bocaranga-Centrafrique-corbeaunews.jpg” data-wpel-link=”internal”>Village Loura, proche du village Bomboussi , dans la préfecture de l’Ouham-Pendé
Dans le paisible village de Bomboussi, situé près de Loura, préfecture de l’Ouham-Pendé, le malheur s’abat sur la population par des actes de pillage massif de la population.
En effet, le village Bomboussi, une petite localité près de Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé, est un endroit où les gens vivent tranquillement entre champs et petits commerces. D’habitude, c’est un coin isolé mais tranquille. Or, la semaine dernière, tout a basculé dans la violence.
Après des troubles signalés la veille, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes du groupe Wagner sont arrivés au village tôt le matin. Ce qui semblait être une opération pour sécuriser la zone a vite tourné au cauchemar : les forces gouvernementales ont littéralement pillé des maisons et des boutiques au passage, laissant les habitants en colère.
Parmi ceux qui ont tout perdu dans cette opération de pillage, il y a Moïse Moguembo, un homme en situation de handicap, bien connu dans le village. Sa maison a été forcée, ses affaires et son argent volés. Moïse, déjà vulnérable, n’a pas été épargné. Avec lui, des jeunes du village, qui se démènent pour faire vivre l’économie locale avec leurs petits commerces ou leurs récoltes, ont aussi été visés. Leurs boutiques, souvent le fruit de longues années d’efforts, ont été littéralement vidées par ces forces du mal. Pourtant, ces jeunes, qui portent l’espoir d’un avenir meilleur pour Bomboussi, se retrouvent aujourd’hui sans rien.
Les soldats et leurs alliés russes ont agi sans retenue. Ils ont cassé des portes, fouillé des maisons et des commerces, et pris tout ce qu’ils pouvaient. Selon les habitants, rien ne justifiait une telle violence : aucune arme, aucun objet suspect n’a été trouvé dans leur opération. Les boutiques, essentielles pour la survie des familles dans cette région où l’argent se fait rare, ont été laissées en ruine. Les pertes sont lourdes, et la douleur des villageois est immense face à cette injustice….
Début du processus du regroupement des groupes rebelles 3R et UPC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui-377×450.jpg” alt=”Les rebelles du groupe 3R se regroupant dans la ville de Koui, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la RCA en vue de leur désarmement” width=”377″ height=”450″ />Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.
Le processus de désarmement des combattants rebelles des groupes 3R et UPC a débuté plusieurs semaines après la signature de l’accord de Ndjamena, sous la supervision directe du Président tchadien, Mahamat Déby.
En effet, près de deux mois après la signature de l’accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités, le 19 avril dernier à N’Djamena, la capitale tchadienne, les combattants des groupes rebelles 3R et UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), dirigé par Ali Darassa, commencent à se regrouper en vue de leur désarmement.
Ce processus se déroule dans plusieurs localités :
Pour le groupe 3R : Dans la sous-préfecture de Koui (préfecture de l’Ouham-Pendé), les combattants qui étaient massés aux alentours de la ville sont entrés au centre Koui avec leurs armes et leurs tenues pour attendre leur désarmement. Un autre regroupement est en cours dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République Centrafricaine.
Pour le groupe UPC : Plus au centre et à l’est du pays, les combattants se dirigent massivement vers les localités de Maloum et de Pombolo pour y être désarmés.
Le processus est donc enclenché. Il est à noter que ces lieux de regroupement ont été choisis par les groupes armés eux-mêmes, puis validés par le gouvernement, selon le ministre d’État au désarmement, monsieur Wilibiro Sako.
Les combattants des deux camps se rassemblent ainsi sur les sites convenus pour leur désarmement….
La décision de l’administration Trump frappe de plein fouet le secteur humanitaire centrafricain.
C’est un coup dur pour l’action humanitaire en République centrafricaine. La suspension des financements de l’Agence américaine pour le développement international (USAID, sous la présidence de Donald Trump, plonge le secteur humanitaire en République centrafricaine (RCA) dans une crise sans précédent.
Dans une interview exclusive accordée à la radio Ndékè Luka, Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire des Nations Unies en RCA, alerte sur la perte de 1 000 emplois dans les ONG nationales et internationales, une conséquence directe de la réduction de l’aide américaine et du sous-financement global.
Une perte massive d’emplois
Depuis la décision de l’administration Trump de suspendre le soutien via USAID, le secteur humanitaire en RCA est en difficulté. « Nous avons perdu 1 000 membres du personnel, à la fois dans les ONG nationales et internationales », a révélé M. Ag Ayoya. Ces suppressions d’emplois touchent des travailleurs essentiels qui fournissaient des services vitaux, notamment dans la santé, dans des régions reculées comme Obo. La fermeture de ces organisations laisse des communautés vulnérables sans accès à des soins médicaux, à l’eau potable et à d’autres besoins de base.
L’impact de la suspension américaine
Les États-Unis, l’un des principaux donateurs en RCA, contribuaient à hauteur d’environ 140 millions de dollars par an au cours des trois dernières années pour soutenir l’aide humanitaire. La suspension de ce financement, décidée par l’administration Trump, a créé un vide majeur. « Toute réduction dans ce sens a un impact direct », a souligné M. Ag Ayoya. Cette coupe s’inscrit dans un contexte de diminution globale de l’aide humanitaire, influencée par les priorités internes des pays donateurs et la compétition entre crises mondiales.
Un plan humanitaire en crise
Le plan de réponse humanitaire 2025, initialement fixé à 326,1 millions de dollars pour répondre aux besoins de 4 millions de Centrafricains, a été réduit à 220 millions de dollars en raison du manque de fonds. À ce jour, seuls 46 millions de dollars, soit 14,2 %, ont été mobilisés. « Je suis très inquiet », a déclaré M. Ag Ayoya, pointant du doigt l’incapacité à couvrir les besoins vitaux des populations, y compris des réfugiés soudanais accueillis par la RCA.
Des conséquences dramatiques pour les vulnérables
La réduction des effectifs et la fermeture des ONG menacent directement les populations les plus fragiles. Les zones en situation de vulnérabilité extrême, où la santé et d’autres services essentiels sont déjà rares, sont les plus touchées. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a également dû réduire sa présence sur le terrain et ses capacités humaines, limitant sa capacité à coordonner l’aide efficacement.
Un cri à la diversification
Devant cette crise, M. Ag Ayoya insiste sur la nécessité de trouver des solutions. « Nous essayons de diversifier, de ne plus seulement compter sur nos bailleurs traditionnels », a-t-il expliqué. Des discussions sont en cours avec des donateurs non traditionnels pour combler le déficit, mais la visibilité reste faible quant à la mobilisation future des ressources….
À Sibut, les routes n’existent plus, la ville traverse une crise sociaux – économique grave
Centrafrique.org/rca-la-caritas-Centrafrique-lance-un-projet-dappui-aux-relances-des-structures-sanitaires-dans-louaka-et-le-kemo/building-administratif-de-sibut-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-45377″ data-wpel-link=”internal”>building administratif de sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kemo, en République centrafricaine. CopyrightCNC
À Sibut, dans la préfecture de la Kémo, les habitants luttent au quotidien face à des obstacles majeurs : routes dégradées, manque d’eau, écoles sous-équipées et soins de santé limités.
Des routes qui freinent tout
Les routes reliant Sibut à des localités comme Mala, Grimari, Damara ou Dékoua sont dans un état lamentable. Les quelques travaux réalisés par la Minusca pour la construction des ponts ne suffisent pas. Transporter des marchandises ou se déplacer devient un calvaire, ce qui étouffe le commerce local. « Sans bonnes routes, impossible de faire prospérer la ville », déplore Ernest Munguiwaka, sous-préfet de Sibut, lors d’une interview à la radio Guira FM des Nations Unies, gérée par la MINUSCA.
L’eau, un luxe pour beaucoup
L’accès à l’eau potable reste un défi majeur. De nombreux habitants de Sibut parcourent de longues distances pour remplir leurs bidons. Les points d’eau sont rares, et les infrastructures existantes ne répondent pas aux besoins. « On ne peut pas vivre dignement sans eau à portée de main », insiste le sous-préfet.
Éducation : des écoles, mais pas assez de moyens
Les écoles de Sibut existent, mais elles manquent de tout. Les élèves s’entassent souvent à plusieurs sur des bancs vétustes, quand il y en a. Les enseignants, bien que présents, sont en nombre insuffisant, surtout pour des matières comme l’éducation physique. « Nos enfants méritent mieux pour leur avenir », souligne Ernest Munguiwaka.
Santé : des centres en difficulté
Les centres de santé de la ville fonctionnent, mais les ruptures de stock de médicaments sont fréquentes. Les médecins, débordés, peinent à offrir des soins corrects. « On veut soigner nos gens, mais sans moyens, c’est compliqué », explique le sous-préfet.
Sibut étouffe sous le poids de ces problèmes. Les autorités locales, à travers les déclarations d’Ernest Munguiwaka, lancent un cri d’alarme. « Il faut des investissements urgents pour les routes, l’eau, les écoles et la santé », martèle-t-il. Sans aide concrète, la ville risque de s’enliser davantage.
Les habitants de Sibut attendent des solutions rapides. Routes praticables, eau accessible, écoles équipées, centres de santé approvisionnés : ces besoins de base doivent être une priorité pour redonner espoir à cette communauté….
Les radios communautaires en Centrafrique : Un combat pour informer malgré les obstacles financiers et logistiques
Centrafrique.org/la-radio-communautaire-zerda-la-voix-de-la-paix-de-retour-apres-cinq-mois-dattente/antenne-de-la-radio-zereda/” rel=”attachment wp-att-70756″ data-wpel-link=”internal”>Antenne de la radio zereda à Obo. copyrithtCNC
Les radios communautaires centrafricaines, de Berberati à Obo, relaient paix et savoir, mais peinent à survivre sans moyens financiers ni solutions logistiques. Dans des villes comme Bambari, ces stations sont des ponts entre les communautés, diffusant des messages d’unité et des informations essentielles. Pourtant, leur mission est menacée par des défis de taille.
À Bambari, des radios au service des habitants
À Bambari, deux radios communautaires se distinguent par leur engagement :
– Lego ti la Ouaka, née en 2015 pendant une période de crise, travaille à apaiser les tensions et à informer les habitants.
– Béoko , soutenue par le diocèse catholique, propose des programmes sur la paix, la santé et le développement.
Ces stations jouent un rôle précieux. Elles ont, par exemple, évité des violences en diffusant des appels au calme lors de conflits. Elles informent aussi sur des sujets pratiques, comme les campagnes de vaccination ou les techniques agricoles adaptées. « Nos auditeurs comptent sur nous pour rester informés et se sentir connectés », explique un animateur de Lego ti la Ouaka . Mais derrière cet impact, les défis s’accumulent.
Un obstacle majeur : le manque de financement
Le principal frein est financier. À Bambari, comme à Berberati, Bozoum ou Mboki, les radios communautaires dépendent de ressources limitées :
– Lego ti la Ouaka tire ses revenus d’annonces locales ou de reportages payants, mais la demande reste faible dans une économie fragile. « L’électricité est notre priorité, mais le carburant pour le générateur coûte cher », confie Sylvain Réjal, directeur de la station.
– Béoko bénéficie d’un appui du diocèse, mais les fonds ne suffisent pas. « Il nous faut 1,5 à 2 millions de FCFA par mois pour payer nos huit employés et entretenir le matériel. On est loin de ce montant », explique Maximilien Stanislas Digisi, directeur de Béoko.
Ce manque de moyens limite tout : salaires, équipements, diffusion. Dans d’autres villes comme Obo ou Zemio, les radios racontent une histoire similaire, luttant pour maintenir leurs programmes.
Des contraintes logistiques qui compliquent tout
L’absence de services bancaires dans de nombreuses villes aggrave la situation. À Bambari, par exemple, il n’existe pas d’agence bancaire. Les salaires ou les fonds doivent être acheminés depuis Bangui, souvent avec des retards et des frais élevés. « On peut attendre des semaines pour recevoir l’argent, et ça paralyse nos activités », déplore un employé de Legoti-Lawaka.
L’accès à l’électricité pose aussi problème. Dans des localités comme Bossangoa ou Bouar, les pannes fréquentes ou l’absence de réseau forcent les radios à utiliser des générateurs coûteux. « Sans énergie, on ne diffuse pas. C’est aussi simple que ça », résume un technicien de Béoko.
Un impact réel, malgré tout
Malgré ces contraintes, les radios communautaires font une différence :
– Elles favorisent la cohésion en diffusant des messages inclusifs dans des zones marquées par des tensions.
– Elles relaient des informations essentielles sur la santé, l’éducation ou l’agriculture là où d’autres médias sont absents.
– Elles offrent une tribune aux habitants, permettant aux communautés d’exprimer leurs préoccupations.
Un habitant de Bambari le dit simplement : « La radio, c’est notre lien avec le monde. Sans elle, on serait perdus ».
Des idées venues d’ailleurs : comment d’autres pays soutiennent leurs radios
Pour trouver des solutions, il est utile de regarder comment d’autres pays africains appuient leurs radios communautaires. Voici des exemples concrets qui pourraient inspirer la Centrafrique :
– Au Sénégal, dans la région de Thiès, des radios comme Radio Dunyaa fonctionnent grâce à des coopératives d’auditeurs. Les habitants versent de petites cotisations mensuelles pour soutenir la station, qui propose en retour des programmes adaptés à leurs besoins. Ce système renforce le lien avec la communauté et assure un revenu stable.
– Au Ghana, des stations rurales, comme Radio Ada, ont bénéficié de partenariats avec des ONG pour installer des panneaux solaires. Cela leur permet de diffuser sans interruption, même sans réseau électrique, réduisant les coûts de carburant.
– En Ouganda, un fonds national, soutenu par le gouvernement et des partenaires internationaux, offre des subventions aux radios communautaires. Ces fonds servent à former les journalistes, acheter des équipements ou améliorer les studios.
Ces approches, adaptées au contexte centrafricain, pourraient offrir des pistes pour surmonter les défis actuels.
De Bambari à Obo, les radios communautaires centrafricaines sont des outils de paix et de développement. Leur travail est vital, mais sans ressources financières ni solutions logistiques, elles risquent de s’éteindre. En s’inspirant d’exemples comme ceux du Sénégal ou du Ghana, et en mobilisant un soutien local et international, la Centrafrique peut donner à ces radios les moyens de continuer. Comme le résume un auditeur de Beoko : « La radio nous unit. Il faut tout faire pour qu’elle reste en vie »….
Tension à la cité ASECNA et arrestation de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji-Ndakala
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Centrafrique : Tension à la cité ASECNA et arrestation de l’ancienne ministre Marie-Solange Pagonendji-Ndakala” width=”356″ height=”450″ />Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala
À Bangui, un conflit foncier de longue date a dégénéré ce samedi 14 juin, menant à une confrontation et à l’arrestation de l’ex-ministre Pagonendji-Ndakala par la gendarmerie.
Dans la matinée du samedi 14 juin 2025, une équipe de l’agence ASECNA, accompagnée du ministre des Transports, M. Djono Ahaba, et équipée de bulldozers, est arrivée à la cité ASECNA dans le premier arrondissement de Bangui. Leur tentative de pénétrer dans des concessions privées a immédiatement provoqué une vive altercation verbale entre les propriétaires et le personnel de l’agence.
La réaction des propriétaires s’explique par un différend qui les oppose à l’ASECNA depuis des années. En 2011, l’État centrafricain avait morcelé et vendu ces terrains à des particuliers qui y ont construit leurs résidences. Toutefois, en 2024, l’ASECNA a commencé à revendiquer la propriété de ces mêmes parcelles, arguant d’une vente illégale. L’affaire, toujours en cours devant les tribunaux, est émaillée de fortes tensions.
L’arrivée des engins ce samedi matin a donc ravivé la crainte d’une démolition forcée, un scénario déjà vécu par un propriétaire l’année dernière. Malgré les tentatives du ministre des Transports Djono Ahaba de calmer la situation, la méfiance était palpable.
Peu de temps après l’altercation, alors que le personnel de l’ASECNA commençait des travaux de nettoyage avec des machettes, l’affaire a pris une tournure inattendue. Des agents de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie sont intervenus et ont procédé à l’arrestation de l’une des propriétaires, Madame Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, ancienne ministre.
Elle serait actuellement détenue dans les locaux de la SRI. Les motifs exacts de son arrestation ne sont pas encore connus et une enquête est en cours pour élucider les faits….
Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : « Les bouviers armés sèment la terreur dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé »
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/troupeau-de-boeufs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/troupeau-de-boeufs-440×450.jpg” alt=”Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : « Les bouviers armés sèment la terreur dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé »” width=”440″ height=”450″ />Un troupeau de bœuf en pâturage à Baoro en Centrafrique. CopyrightCNC
L’élu de Bocaranga 3, Martin Ziguelé, dénonce une transhumance militarisée qui affame les populations rurales.
Dans les vastes étendues de l’Ouham-Pendé et de Lim-Pendé, les champs de manioc ne verdissent plus. Ils sont piétinés, détruits, anéantis par des troupeaux de bœufs conduits par des hommes en armes. Cette réalité glaçante, Martin Ziguélé, député de la circonscription de Bocaranga 2, l’a vécue de ses propres yeux lors de sa tournée de Bokaranga à Paoua.
Au micro de Radio Guira FM depuis Paoua, l’honorable parlementaire n’a pas mâché ses mots : « Nos frères agriculteurs sont pris en otage par une transhumance qui a perdu son âme traditionnelle pour devenir une machine de guerre contre nos campagnes ».
Quand les bœufs deviennent des armes de destruction massive
Le tableau que dresse Martin Ziguélé glace le sang. Dans ces deux préfectures du nord-ouest centrafricain, la transhumance n’est plus cette pratique ancestrale où éleveurs et agriculteurs cohabitaient dans le respect mutuel. Elle s’est muée en cauchemar pour les populations rurales.
« J’ai vu de mes yeux des bouviers déterrer volontairement les boutures de manioc pour nourrir leurs bêtes », témoigne l’élu. « Nos mères de famille n’arrivent plus à nourrir leurs enfants. Le prix du manioc a été multiplié par cinq, parfois six. Comment voulez-vous qu’une famille survive dans ces conditions ? ».
Cette destruction systématique des cultures vivrières frappe au cœur de la sécurité alimentaire. Dans un pays où le manioc constitue l’aliment de base de millions de Centrafricains, cette crise prend des allures de catastrophe humanitaire annoncée.
Des généraux étrangers derrière les troupeaux
Mais qui se cache derrière cette transhumance armée ? Martin Ziguélé lève le voile sur un réseau aux ramifications inquiétantes. « Ces troupeaux appartiennent souvent à des généraux tchadiens, nigériens ou camerounais », révèle-t-il. « Leurs bouviers, parfois d’anciens combattants, sont armés jusqu’aux dents et se comportent comme en territoire conquis ».
Cette militarisation de la transhumance marque une rupture historique. « De 1960 à 1990, nos populations coexistaient pacifiquement avec les éleveurs transhumants », rappelle le député. « Aujourd’hui, c’est la loi du plus fort qui règne, et nos agriculteurs, désarmés, subissent en silence ».
Les couloirs de transhumance, ces voies officielles négociées entre la RCA et ses voisins, sont purement et simplement ignorés. « Ils passent où ils veulent, quand ils veulent, détruisant tout sur leur passage », dénonce Martin Ziguélé.
L’État centrafricain aux abonnés absents
Devant cette situation explosive, l’élu de Bocaranga 2 pointe du doigt l’inaction des autorités centrafricaines. « Nos agriculteurs appellent au secours, mais qui leur répond ? », s’interroge-t-il amèrement. « L’État doit reprendre ses responsabilités et désarmer ces bouviers qui terrorisent nos campagnes. »
Pour Martin Ziguélé, la solution ne viendra pas des forces internationales : « Ce n’est pas à la MINUSCA de régler ce problème, mais bien au gouvernement centrafricain d’assumer son rôle régalien ». Un appel qui résonne comme un ultimatum adressé aux plus hautes autorités du pays.
Une bombe sociale à retardement
Au-delà des chiffres et des constats, cette crise de la transhumance armée révèle les fragilités profondes de l’État centrafricain. En laissant les communautés rurales sans protection face à des groupes armés, le pouvoir central nourrit les germes de conflits futurs.
« Quand un père de famille ne peut plus nourrir ses enfants parce que ses champs ont été détruits, quand une mère voit le prix du manioc devenir inaccessible, nous créons les conditions d’une explosion sociale », avertit Martin Ziguélé.
Dans l’Ouham-Pendé et Lim-Pendé, la patience des populations a des limites. Si rien n’est fait rapidement pour endiguer cette transhumance militarisée, ces préfectures risquent de s’embraser, ajoutant une crise de plus à la longue liste des maux qui affligent la République centrafricaine….
Une délégation centrafricaine, conduite par le ministre des Transports et de l’Aviation civile, Gautron Djono Ahaba, s’est rendue en Ouganda pour négocier des liaisons aériennes directes entre Bangui, Djouba (Soudan du Sud) et Kampala.
Ce projet, présenté comme un levier pour l’intégration régionale et le développement économique, inclut un accord avec Uganda Airlines et des plans pour moderniser des aérodromes dans l’Est de la Centrafrique. Si l’ambition est louable, l’histoire des initiatives similaires dans la région et les réalités économiques nationale invitent à un scepticisme prudent.
Un accord ambitieux, mais des précédents inquiétants
Lors de cette mission tripartite, le ministre Djono Ahaba a signé un accord de coopération aérienne avec l’Ouganda, ouvrant la voie à des vols d’Uganda Airlines vers Bangui, avec des escales possibles à Djouba ou Kinshasa. L’objectif : simplifier les déplacements régionaux, souvent compliqués par des itinéraires aberrants via Addis-Abeba ou Lomé. « Nous voulons réduire les coûts et les temps de trajet pour les voyageurs et les commerçants », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par la Radio-Centrafrique.
Pourtant, ce type de projet n’est pas nouveau, et les échecs passés incitent à la prudence. Kenya Airways a suspendu ses vols vers Bangui en août 2024, invoquant une demande insuffisante et des pertes financières. Ethiopian Airlines, qui opère sporadiquement dans la région, lutte pour rentabiliser ses lignes, même avec des escales stratégiques. D’autres compagnies, comme Air Gabon ou South African Airways, ont également déserté Bangui après des tentatives infructueuses. Le point commun de ces échecs ? Un manque criant de passagers capables de payer des billets d’avion. Rien ne garantit qu’Uganda Airlines, une compagnie encore modeste, parviendra à surmonter cet obstacle structurel.
Aérodromes dans l’Est : un défi logistique et économique
Le projet inclut également la construction ou la réhabilitation d’aérodromes dans l’Est de la Centrafrique, notamment dans des régions comme la Vakaga ou la Haute-Kotto, pour désenclaver ces zones et stimuler les échanges avec le Soudan du Sud et l’Ouganda. Éric Rokosekamo, ministre des Travaux publics, a évoqué une feuille de route et des études techniques déjà réalisées. Mais la faisabilité de ce volet soulève des doutes.
Ces régions, parmi les plus isolées du pays, sont marquées par l’insécurité, avec des groupes armés toujours actifs, et un réseau routier quasi inexistant. Construire des aérodromes dans un tel contexte représente un défi technique et sécuritaire majeur, sans parler des coûts élevés. Surtout, la question de la demande reste centrale : qui utilisera ces infrastructures ? Avec plus de 70 % de la population centrafricaine vivant sous le seuil de pauvreté (Banque mondiale, 2024), les habitants de ces zones n’ont pas les moyens de voyager par avion. Les commerçants locaux, quant à eux, privilégient les motos ou les camions pour acheminer leurs marchandises vers le Soudan du Sud, où le commerce informel domine.
Intégration régionale : des ambitions loin des réalités
Les promoteurs du projet mettent en avant l’intégration régionale, avec des promesses de commerce dynamisé, de tourisme d’affaires et de coûts logistiques réduits. Mais ces arguments peinent à convaincre. Les échanges commerciaux entre la Centrafrique, l’Ouganda et le Soudan du Sud sont marginaux. La RCA exporte principalement via le corridor Douala-Bangui, et ses partenaires régionaux, confrontés à leurs propres crises économiques et sécuritaires, ne représentent pas des marchés prioritaires. Le tourisme d’affaires, quant à lui, reste anecdotique dans des capitales comme Bangui ou Djouba, loin des hubs régionaux comme Nairobi.
Pour que des vols réguliers soient viables, il faudrait une demande soutenue, or celle-ci est quasi inexistante. Les rares voyageurs d’affaires ou fonctionnaires internationaux préfèrent les compagnies établies ou les routes terrestres, malgré leurs contraintes. Sans un volume significatif de passagers, les vols risquent de voler à perte, comme l’ont appris à leurs dépens d’autres compagnies.
Des priorités plus urgentes à considérer
Face à ces ambitions aériennes, une question s’impose : ce projet répond-il aux besoins réels des Centrafricains ? Dans un pays où l’accès à l’eau potable, à l’éducation ou à la santé reste un défi pour des millions de personnes, investir dans des aérodromes ou subventionner des vols semble déconnecté des priorités. Améliorer les routes, par exemple, permettrait aux agriculteurs d’écouler leurs produits plus facilement, avec un impact direct sur l’économie locale. De même, renforcer les infrastructures de base dans l’est du pays serait plus utile que des aéroports qui risquent de rester déserts.
Le Soudan du Sud, en pleine crise humanitaire, et l’Ouganda, focalisé sur ses propres dynamiques économiques, ne semblent pas non plus prêts à faire de ce projet une priorité. Sans une stratégie claire pour stimuler la demande et garantir la rentabilité, cette initiative pourrait n’être qu’un mirage de plus.
Un optimisme à tempérer
L’accord avec Uganda Airlines et les discussions sur les aérodromes témoignent d’une volonté de coopération régionale, mais les obstacles sont redoutables. L’histoire des liaisons aériennes en Centrafrique est jalonnée d’échecs, et ce projet, malgré ses bonnes intentions, risque de suivre le même chemin. Pour réussir, il faudrait non seulement une stabilité accrue, mais aussi une transformation économique profonde, capable de créer une classe de voyageurs et de commerçants prêts à prendre l’avion. En l’état, ces conditions semblent loin d’être réunies….
Existe-t-il en RCA une infrastructure de Santé militaire ? Jean Sosthène Dengbe répond
Centrafrique.org/hopital-communautaire-en-direct-du-bloc-operatoire-une-coupure-delectricite-seme-le-chaos-dans-letablissement/dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire/” rel=”attachment wp-att-87930″ data-wpel-link=”internal”>Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui
Le député de Berberati Jean Sosthène Dengbe rêve d’un hôpital militaire performant en RCA, mais la santé des soldats, négligée, repose sur un système défaillant et inadapté.
En République centrafricaine, où les Forces armées centrafricaines (FACA) affrontent des groupes armés dans des conditions extrêmes, la santé des soldats devrait être une priorité absolue. Pourtant, le système de soins militaires est au bord de l’effondrement, laissant les troupes vulnérables et délaissées. Lors de l’émission du Parlement sur la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a évoqué avec ambition la nécessité d’un hôpital militaire digne de ce nom, capable de rivaliser avec les standards internationaux. Mais ses propos, mêlant espoir et aveux d’impuissance, révèlent une réalité accablante : l’hôpital communautaire, censé servir les militaires, est une coquille vide, et les soldats, livrés à eux-mêmes, paient le prix d’un système de santé délabré.
Dengbe insiste sur l’importance de la santé pour les militaires, qu’il considère comme une condition essentielle à leur efficacité. Il rappelle que, dans d’autres pays, les grands hôpitaux militaires, comme ceux du Maroc, du Burundi ou de l’Égypte, sont des modèles d’excellence, soignant non seulement les soldats, mais aussi les civils. En RCA, il rêve d’un établissement similaire, avec des médecins formés à l’étranger et des équipements modernes, capable de redonner à l’armée sa dignité. Il cite des exemples de Centrafricains formés dans des académies étrangères – France, Russie, Maroc – et vante leur expertise, affirmant que les “grands techniciens” et spécialistes, comme ceux des hôpitaux d’Isamot ou de Gonge, sont souvent des militaires. Il évoque même une coopération avec le Bangladesh pour moderniser l’hôpital du camp Béal, un projet qu’il présente comme un “début de commencement”.
Mais ces ambitions se heurtent à une réalité bien différente. Dengbe admet, sans détour, que l’hôpital communautaire actuel, autrefois dirigé par des militaires, ne répond pas aux besoins des FACA. Construit pour servir les soldats, il est aujourd’hui inadapté, sous-équipé et incapable de fournir les soins nécessaires à une armée en opération. Les soldats, souvent déployés dans des zones reculées comme Ouham-Pendé, Ouham, ou la Nana-Mambéré, n’ont accès à aucune structure médicale fiable. Blessés au combat ou affaiblis par des conditions de vie difficile, ils doivent compter sur des cliniques locales défaillantes ou sur des évacuations hasardeuses vers Bangui, quand celles-ci sont possibles. Cette absence de soins expose les militaires à des risques accrus, sapant leur moral et leur capacité à défendre le pays.
Le député reconnaît que la RCA est loin des standards qu’il admire. Il appelle à un retour à l’époque où les hôpitaux militaires étaient des fleurons, mais ses propos restent vagues sur les moyens d’y parvenir. Il évoque des partenariats internationaux, mais aucun calendrier, aucun budget, aucune stratégie concrète n’est mentionné. Les formations à l’étranger, bien qu’encourageantes, concernent une poignée de spécialistes, insuffisante pour répondre aux besoins massifs de l’armée. Dengbe loue les compétences des médecins militaires centrafricains, mais où exercent-ils ? Pas dans l’hôpital communautaire, visiblement, ni dans des structures de campagne capables de soutenir les troupes sur le terrain. Cette déconnexion entre les discours ambitieux et la réalité du terrain laisse les soldats dans une situation de dénuement médical alarmant.
La dépendance envers des acteurs extérieurs aggrave encore le tableau. Alors que les FACA peinent à accéder à des soins de base, les Mercenaires russes du groupe Wagner, présents en RCA, bénéficient de leurs propres infrastructures médicales, installées au CHU de Bangui, mieux équipées et prioritaires. Des témoignages rapportent que les ressources sanitaires, lorsqu’elles arrivent via des partenaires internationaux, sont souvent détournées vers ces unités étrangères, laissant les soldats centrafricains à l’abandon. Dans les provinces, les FACA, dépourvues de moyens logistiques comme de véhicules, ne peuvent même pas transporter leurs blessés vers des centres de soins. Certains, faute d’options, se tournent vers des tradipraticiens ou des pharmacies informelles, au risque de complications graves. Cette disparité, entre des mercenaires bien soignés et une armée nationale négligée, est une humiliation silencieuse pour les FACA et un aveu d’échec pour la réforme du secteur de la sécurité.
Les racines de ce désastre sont ancrées dans l’histoire tumultueuse de la RCA. Dengbe rappelle les crises successives, de la guerre civile de 2013 aux conflits postérieurs, qui ont démantelé les institutions et vidé les caisses de l’État. L’hôpital communautaire, jadis un symbole de fierté militaire, a été abandonné à son sort, comme tant d’autres infrastructures. Mais cet héritage ne peut tout excuser. La réforme du secteur de la sécurité, soutenue par des partenaires comme l’Union européenne, devait redonner à l’armée les moyens de fonctionner, y compris sur le plan sanitaire. Or, des années après son lancement, les soldats continuent de souffrir dans l’indifférence, sans accès à des soins dignes de leur engagement. Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une part de responsabilité dans cet échec. Ses appels à un hôpital “trois ou quatre étoiles” sonnent comme des promesses creuses face à l’urgence du terrain….
Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » a rendu publique une déclaration le 13 juin 2025, dans laquelle il fait part de ses inquiétudes concernant l’évolution de la situation politique en République centrafricaine et les modalités d’organisation du dialogue national annoncé par les autorités.
Dans ce document, l’organisation citoyenne dresse un constat critique de la gouvernance actuelle du pays. Elle rappelle que la Centrafrique demeure confrontée depuis plusieurs décennies à des crises politiques récurrentes, ponctuées de putsch militaires et de contestations électorales. Selon le Collectif, un système démocratique fonctionnel devrait favoriser un pluralisme politique effectif, garantir l’exercice des libertés publiques et assurer le respect de la diversité des sensibilités politiques. Dans cette perspective, tout processus de dialogue devrait contribuer à la consolidation de la stabilité institutionnelle.
Toutefois, l’organisation exprime ses réserves quant à l’efficacité des précédentes initiatives de dialogue menées avec l’appui des partenaires internationaux. Elle estime que l’absence de consensus durables et le déficit de maturité politique des acteurs nationaux compromettent la cohésion sociale. Plus préoccupant encore, ces rencontres politiques sont perçues par une partie de l’opinion comme des mécanismes de redistribution du pouvoir au profit d’une élite restreinte, en décalage avec les aspirations des centrafricains.
Le Collectif pose également la question de la justice transitionnelle, rappelant que les victimes des différentes crises centrafricaines continuent de réclamer des réparations, tandis que l’État maintient des relations de coopération avec certains groupes armés impliqués dans les violences passées. Cette situation, selon l’organisation, compromet les perspectives de réconciliation nationale durable….
Une nouvelle lueur d’espoir pour la petite enfance a émergé dans la capitale centrafricaine. Fondée par Simone Tomté, la garderie bilingue Tessimpton, située derrière la FATEP, accueille désormais les enfants dès 18 mois dans un environnement à la fois éducatif et ludique, conçu pour stimuler leurs premiers apprentissages.
#### Combler un vide pour les parents Dans un contexte où les structures adaptées pour les tout-petits font défaut, de nombreux parents se retrouvaient démunis, contraints de laisser leurs enfants à la maison sans accompagnement pédagogique. « Beaucoup d’enfants de 18 mois à 3 ans restaient livrés à eux-mêmes, et les parents m’ont partagé leurs préoccupations », confie Simone Tomté, formée en éducation préscolaire en France.
Inspirée par les haltes-garderies et les centres aérés, elle a imaginé Tessimpton comme un espace hybride, alliant garde, éveil et initiation scolaire. « Ce n’est pas seulement une garderie : nous introduisons les enfants au rythme de l’école à travers des chants, des jeux et des activités qui éveillent leur curiosité », explique-t-elle avec passion.
Un programme sur mesure pour chaque âge
La garderie propose deux formules adaptées :
– La halte-garderie, pour les enfants de 18 mois à 3 ans, à condition qu’ils soient propres et suffisamment éveillés pour participer.
– L’école maternelle bilingue, pour les 3 à 5 ans, avec une pédagogie progressive qui pose les bases de l’apprentissage scolaire.
En période de vacances, un centre aéré prend le relais, offrant des activités récréatives et éducatives. « Notre but est de préparer les enfants en douceur à la vie scolaire, tout en cultivant la joie et la créativité », souligne la fondatrice.
Des progrès qui séduisent les parents
Lors de la cérémonie de fin d’année scolaire, les enfants ont ébloui l’assistance par leurs récitations et leurs chants, témoignant de leurs avancées. « Certains, qui parlaient à peine, ont gagné en confiance et se sont exprimés devant tous. Les parents sont comblés ! », se réjouit Simone Tomté.
À venir : un centre aéré estival
Prochaine étape pour Tessimpton : l’ouverture du centre aéré dès le 17 juin, pour un mois d’activités estivales riches en découvertes….
De nouvelles hostilités ont éclaté ce samedi près de Zémio, une sous-préfecture du Haut-Mbomou, où des mercenaires de Wagner et leurs alliés ont subi de lourdes pertes.
En effet, ce samedi 14 juin, des mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés, les ex-rebelles de l’UPC intégrés à l’armée nationale, ont repris leur offensive dans la matinée contre des miliciens Azandé. L’opération s’est déroulée à 10 kilomètres de Zemio sur l’axe menant à Mboki.
Toutefois, les forces pro-gouvernementales ont été prises par surprise dans une embuscade. L’affrontement a été d’une grande violence et a tourné au fiasco pour les forces gouvernementales. On dénombre plusieurs morts et blessés dans leurs rangs, selon des sources sécuritaires locales.
Selon nos informations, les victimes ont été évacuées par un hélicoptère du groupe Wagner, qui a décollé de Zémio vers 13 heures en direction de la capitale, Bangui.
Il faut rappeler que ces miliciens Azandé étaient, il y a peu, des alliés des forces russes, avant que leur alliance ne se brise suite à l’arrestation et la disparition de plusieurs de leurs leaders à Bangui….
FLASH INFO : Coup de force à la Cité ASSECNA, l’agence à envoyer des bulldozers pour tout raser
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/cite-assecna-ce-samedi-14-juin-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des bulldozers déployés par l’ASSECNA ce samedi 14 juin dans la cité. Photo CNC
Alors qu’un litige judiciaire est en cours depuis un an, l’ASECNA a décidé unilatéralement de déployer des bulldozers pour raser tous les bâtiments de la cité.
La tension monte de plusieurs crans dans l’affaire de la Cité ASSECNA. Malgré une procédure en justice qui dure depuis maintenant un an, l’agence, soutenu par le ministre de la justice, le ministre des transports et le procureur de la république, a pris unilatéralement la décision de force pour engager la démolition de toutes les habitations.
Cette intervention, perçue par les propriétaires comme violente, a été lancée ce samedi 14 juin 2025 sans que les raisons officielles ne soient connues.
Cette action unilatérale pousse plus d’un à s’interroger et crée un climat d’incompréhension totale alors que la justice ne s’est pas encore prononcée sur le fond du dossier.
Les détails de l’affaire dans nos prochains articles sur CNC.
Ce vendredi 13 juin 2025, vers 7 heures, deux commerçants ont été tués par des braqueurs armés près de Birao, provoquant la colère de la population.
Rappelons le, chaque vendredi, le marché hebdomadaire de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, attire des commerçants de plusieurs localités environnantes. Ainsi, ce vendredi 13 juin 2025 n’a pas fait exception. Parmi eux, deux commerçants en provenance de Terfel, une localité située à plus de 25 km de Birao, se rendaient au marché à moto. Alors qu’ils approchaient de la ville, à environ 5 à 6 km de l’entrée de Birao, ils sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes armés.
Vers 7 heures du matin, les assaillants, identifiés comme des braqueurs par les autorités locales, ont abattu froidement les deux commerçants. Les criminels ont ensuite volé les motos des victimes avant de disparaître dans la nature, laissant derrière eux une scène de violence qui a choqué la population.
Informée du drame, la population de Birao s’est rapidement mobilisée, envahie par la colère et l’indignation. Une partie des habitants s’est rendue sur le lieu de l’attaque, à la recherche d’indices pour identifier les responsables de cet acte odieux. La tension est palpable dans la ville, où la peur d’autres attaques se mêle à la frustration face à l’insécurité croissante dans la région….
Depuis plusieurs semaines, Bangui voit affluer des pick-up Toyota BJ 80, en cours de modification dans les bases militaires pour accueillir des mitrailleuses DShK.
Dans les garages militaires de la capitale Bangui, des Toyota BJ 80, récemment livrés, subissent des transformations majeures. Ces pick-up, repeints en camouflage militaire, et équipés de mitrailleuses lourdes de calibre 12,7 mm, principalement des DShK d’origine soviétique, réputées pour leur puissance dans les conflits en Afrique. Selon des sources militaires contactées par la rédaction du CNC, ces préparatifs visent à renforcer la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, qui ambitionne un troisième mandat inédit en Centrafrique.
Une partie de ces véhicules, déjà presqu’opérationnels, sera déployée dans des zones sensibles, notamment dans les provinces du nord et de l’est, où des groupes armés restent actifs. D’autres pick-up seront affectés à la protection de sites stratégiques, comme les escortes du chef d’État-major, du Président de l’Assemblée nationale, du premier ministre et la sécurité présidentielle. Les travaux sur les véhicules restants se poursuivent, avec le montage des mitrailleuses et l’adaptation des plateformes arrière pour des opérations rapides.
Des informations pointent vers une origine inquiétante de cet arsenal. Les armes et certains pick-up pourraient provenir de réseaux liés aux Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises, dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo, dit “Hemetti”. Ces réseaux, actifs dans le commerce d’armes au Sahel, alimentent divers groupes armés. Certains observateurs mettent en garde : si ces mitrailleuses DShK ne sont pas sécurisées, elles pourraient tomber entre les mains des malfaiteurs, aggravant l’instabilité dans le pays.
La Russie, principal partenaire de Touadéra, joue un rôle clé dans ces préparatifs. Des instructeurs russes du groupe Wagner, aux côtés de contingents rwandais, forment les forces centrafricaines à l’utilisation de ces nouvelles unités mobiles. Ce soutien renforce la capacité militaires de Touadéra à projeter une image de force, tout en consolidant l’influence de Moscou en Centrafrique.
Le père nigérien de Touadéra : un obstacle majeur à sa nouvelle candidature selon la nouvelle Constitution
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue
La promulgation de la nouvelle Constitution centrafricaine en août 2023 pourrait bien se retourner contre son principal architecte. Le président Faustin-Archange Touadéra, qui a imposé ce texte pour écarter ses rivaux politiques, se retrouve aujourd’hui pris au piège de ses propres règles.
Un référendum controversé aux conséquences inattendues
Le 30 juillet 2023, les Centrafricains étaient appelés aux urnes pour un référendum constitutionnel organisé dans des conditions plus que douteuses. Malgré les chiffres officiels de l’Autorité nationale des élections (ANE) annonçant une participation de 61,10%, les observateurs sur le terrain parlent d’une réalité bien différente : entre 10 et 15% de participation réelle seulement.
Dans les quartiers de Bangui comme à l’intérieur du pays, les bureaux de vote étaient désespérément vides.
Sur une population de plus de 5 millions d’habitants, seuls 1,5 million d’électeurs auraient effectivement participé au scrutin. L’opposition crie au scandale, d’autant plus que l’absence du Sénat rendait le processus anticonstitutionnel selon elle.
Une Constitution “sur mesure” qui se retourne contre son créateur
Le nouveau texte fondamental apporte des modifications majeures : suppression de la limite de deux mandats présidentiels, allongement du mandat à sept ans, et surtout, introduction d’une règle stricte concernant la nationalité des candidats à la présidence.
Désormais, tout prétendant au fauteuil présidentiel doit être “centrafricain d’origine”, c’est-à-dire né de père et de mère centrafricains, eux-mêmes centrafricains d’origine, et ne posséder qu’une seule nationalité. Cette disposition, taillée sur mesure pour éliminer des figures comme Anicet-Georges Dologuélé, se révèle aujourd’hui être un boomerang pour Touadéra lui-même.
Le secret de Polichinelle des origines de Touadéra
Dans la capitale comme dans les villages reculés de la Centrafrique, tout le monde connaît la vérité sur les origines du président : son père est nigérien. Ce Peul originaire du Niger n’a jamais été centrafricain, contrairement à ce que tente de faire croire l’entourage présidentiel.
La mère de Touadéra, bien que centrafricaine, est elle-même d’origine congolaise (RDC). Cette ascendance mixte ne permet pas au président de remplir les critères draconiens de sa propre Constitution.
Une opération de camouflage qui tourne au ridicule
Face à cette évidence gênante, le pouvoir a tenté une opération de communication pour le moins maladroite. Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika s’est rendu à Damara, à 75 kilomètres de Bangui, pour désigner une tombe comme étant celle du père de Touadéra.
Mais les Centrafricains ne sont pas nés de la dernière pluie. Cette sépulture est en réalité celle du beau-père du président, l’époux de sa mère, et non de son père biologique. Le nom de naissance de Touadéra, qui signifie “enfant de cousin” en sango, révèle qu’il a grandi sans père reconnu, élevé par des cousins maternels.
L’opposition mobilisée face à l’incohérence constitutionnelle
Le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), qui regroupe l’opposition, dénonce cette comédie. Selon ses leaders, Martin Ziguélé et Crépin Mboli-Goumba, la Constitution de 2023 est “crisogène” et le référendum qui l’a adoptée était illégal.
“Comment peut-on accepter qu’un président applique sélectivement sa propre Constitution ?”, s’interroge un cadre de l’opposition. Plusieurs ministres du gouvernement Touadéra possèdent notoirement la double nationalité – tchadienne, congolaise ou autre – en violation du texte constitutionnel.
Un Conseil constitutionnel sous influence
Malgré l’évidence de l’inéligibilité de Touadéra selon ses propres critères, le Conseil constitutionnel pourrait valider sa candidature pour 2025. Depuis l’éviction controversée de Danièle Darlan en 2022, remplacée par Jean-Pierre Waboé, un parent ethnique du Président, l’institution a perdu totalement son indépendance.
Vers une crise majeure en 2025 ?
Les enjeux sont considérables pour un pays déjà meurtri par des années de conflits. Si le Conseil constitutionnel fermait les yeux sur cette violation manifeste de la Constitution, cela pourrait embraser la Centrafrique.
L’opposition appelle à un dialogue national urgent pour éviter que la question de l’éligibilité présidentielle ne plonge le pays dans une nouvelle crise. Car dans un pays où les origines ethniques de chacun sont connues de tous, les tentatives de dissimulation ne trompent personne.
La nationalité nigérienne du père de Touadéra demeure le secret le mieux partagé de Centrafrique. Reste à savoir si les institutions sauront faire respecter la Constitution ou si elles céderont aux pressions du pouvoir en place….
À Zémio, un responsable d’ONG a été arrêté sans raison par la gendarmerie, forcé de payer 100 000 francs CFA pour retrouver sa liberté
Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/lieutenant-de-gendarmerie-ruffin-bakassi-de-zemio-203×450.jpg” alt=”Le Lieutenant de gendarmerie, Ruffin Bakassi, à Zemio, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la RCA” width=”203″ height=”450″ />Le Lieutenant de gendarmerie, Ruffin Bakassi, commandant la brigade de Zemio
À Zémio, l’une des sous-préfectures du Haut-Mbomou, un responsable d’ONG a été arrêté sans raison par la gendarmerie, forcé de payer 100 000 francs CFA pour retrouver sa liberté.
Le mercredi 11 juin dans la matinée, un incident d’une extrême gravité survenu à Zemio prouve une fois de plus aux yeux du monde les abus de pouvoir au sein de la Gendarmerie locale. Le lieutenant Makassi Rufin, censé maintenir l’ordre, s’en prend aux populations , profitant de l’insécurité pour extorquer de l’argent. Cette fois, sa cible principale est le point focal de l’ONG HEMLE (Humanitaire Engagé pour un Mouvement Libre d’Évolution), une organisation qui aide les habitants de Zémio dans un contexte de crise.
En effet, il y’a quelques semaines, des troubles ont éclaté à Zemio entre les forces gouvernementales et les miliciens Azandé, poussant la population de la ville, y compris celle des villages environnant comme Koumboli, Bandachi à trouver refuge dans des églises pour certains, tandis que les autres ont décidé de traverser la rivière Mbomou pour se réfugier en République démocratique du Congo (RDC). Profitant de ce chaos sécuritaire, des voleurs ont forcé les bureaux de l’ONG HEMLE, dérobant équipements et matériel. Ainsi, pour tenter de retrouver les suspects, le point focal de l’organisation, chargé de représenter HEMLE à Zémio, a enquêté discrètement de son côté. Finalement, Le responsable de l’organisation a retrouvé une partie des objets volés et identifié les coupables. Il a alors prévenu la gendarmerie qui a arrêté les suspects et récupéré une partie des biens volés.
Mais au lieu de s’en tenir à sa mission de maintien de l’ordre comme prévoit sa mission, le lieutenant de la gendarmerie, monsieur Makassi Rufin, outrant passant ses prérogatives, a exigé une forte somme d’argent, 100 000 francs CFA au responsable de l’ONG, prétendant que c’était pour couvrir les frais de déplacement des gendarmes, une intervention pourtant à quelques centaines de mètres seulement du poste. Le point focal, surpris par cette demande, a contacté le siège de l’ONG à Bangui pour demander des fonds. Avec l’insécurité et les réseaux de communication perturbés, l’envoi de l’argent a pris du temps. Entre-temps, des rumeurs commencent à circuler à Zémio sur une possible attaque foudroyante des miliciens Azandé, ce qui a poussé le responsable à traverser la rivière Mbomou pour rejoindre Zapaï, en RDC, afin de revoir sa famille et attendre que la situation se calme.
Passant trois jours sur place en RDC jusqu’au 11 juin 2025, le responsable humanitaire a décidé de retourner à Zemio pour reprendre ses activités habituelles. Mais la surprise est de taille ! Quelques heures après son retour, le point focal a été immédiatement arrêté par les gendarmes sur ordre du lieutenant Makassi Rufin. Ce dernier lui a collé un motif pathétique, l’accusant sans aucune preuve d’avoir fui la ville pour conspirer avec des milices Azandé. Makassi a affirmé que le responsable de l’ONG était en contact permanant avec ces miliciens Azandé. Selon lui, le responsable humanitaire avait quitté Zemio dans l’espoir que les miliciens Azandé puissent venir les éliminer tous. Une accusation infondée et pathétique. Sur décision du lieutenant, le responsable humanitaire a été placé en détention. Le lieutenant lui a exigé une nouvelle somme de 100 000 francs CFA pour sa libération, menaçant au passage de le tuer s’il dévoilait l’affaire. Le responsable, n’ayant pas d’autre choix, a contacté Bangui, obtenu l’argent et payé la somme pour être finalement libéré que le soir du mercredi 11 juin.
Les agissements du lieutenant Makassi ne sont pas un cas à part. Ils s’inscrivent dans un climat où les forces de sécurité, parfois sous l’influence de groupes comme les mercenaires Wagner, se livrent à des pratiques d’extorsion et d’intimidation. À Zémio, la Gendarmerie, censée protéger la population, agit contre les habitants et les travailleurs humanitaires, profitant de la peur et du désordre. Les menaces de Makassi pour étouffer l’affaire montrent qu’il sait que ses actes sont illégaux, mais il continue, certain de ne pas être inquiété dans une région où le contrôle manque….
Une vaste Campagne de Désinformation organisée Contre Sylvain Ndoutingaï : Mensonges, Manipulations et Tentatives de Politisation à l’Église Évangélique des Frères de Ngbénguéwé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eglise-des-freres-du-quartier-ngbenguewe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vue de la façade principale de l’église évangélique des frères de Ngbénguéwé
Les événements qui secouent l’Église Évangélique des Frères de Ngbénguéwé ont pris une dimension inattendue. Au-delà du conflit religieux initial, une véritable campagne de désinformation vise désormais l’ancien ministre d’État des Finances, Sylvain Ndoutingaï.
En effet, depuis la mort du pasteur Beorofei Tonzan Bertin, excommunié pour des accusations graves de tentative de meurtre et de conduite immorale, l’Église Évangélique des Frères de Ngbénguéwé, située dans le troisième arrondissement de Bangui, traverse une période de forte tension interne. Pourtant, ce qui était initialement une affaire interne à l’église a pris une tournure inquiétante : une campagne massive de désinformation, organisée sur les réseaux sociaux, cible désormais l’ancien ministre d’État des Finances, Sylvain Ndoutingaï, dans une tentative évidente de le discréditer et de politiser un conflit religieux. Après deux semaines d’enquêtes rigoureuses, la rédaction de CNC démonte ces accusations mensongères, dévoilant au passage une manipulation grossière et malveillante….
Des Rumeurs Infondées et Contradictoires….
Suite au décès du pasteur Beorofei Tonzan Bertin, survenu après sa convocation à la gendarmerie et au tribunal pour répondre des graves accusations portées contre lui, des rumeurs absurdes ont envahi les réseaux sociaux. Parmi elles :
– Sylvain Ndoutingaï aurait fui vers la République démocratique du Congo (RDC) et aurait été arrêté à Zongo avant d’être rapatrié à Bangui. Faux. Nos investigations confirment que l’ancien ministre n’a jamais quitté le pays. Il réside dans sa maison habituelle, en convalescence après un accident survenu il y a un an, et n’a reçu aucune convocation ou effet lié à une prétendue campagne électorale….
– Il serait paralysé suite aux troubles dans l’église. Absurde. Sylvain Ndoutingaï se porte bien et ne présente aucun problème de mobilité, comme l’attestent ses proches et nos vérifications….
– Il serait en exil à l’ambassade de France. Une rumeur grotesque, démentie par toutes les sources fiables interrogées par la rédaction du CNC….
– Il préparerait un coup d’État avec les « flambeaux » de l’église. Cette accusation, la plus grave, est aussi la plus ridicule. Elle prétend que Sylvain Ndoutingaï formerait des membres de l’Église Évangélique des Frères pour renverser le gouvernement. Une unité spéciale aurait même été mandatée le 1er juin 2025 pour l’arrêter, mais les faits montrent qu’il se trouvait ce jour-là à l’église EF de Maroco pour la consécration du pasteur Fio Patrick, un événement légitime et sans lien avec une quelconque conspiration….
Ces allégations, dénuées de tout fondement, s’effondrent face à la réalité. Nos enquêtes, menées auprès de l’entourage de Sylvain Ndoutingaï, des autorités et des membres de la communauté, révèlent que ces rumeurs sont des fabrications pures et simples, destinées à nuire à la réputation d’un homme qui n’a même pas de lien direct avec les troubles internes de l’église….
Une Présence à l’Église Inventée de Toutes Pièces….
Les détracteurs de Sylvain Ndoutingaï l’accusent d’avoir manipulé la décision d’excommunication du pasteur Beorofei Tonzan Bertin et d’avoir contribué à sa mort. Pourtant, les faits sont clairs : depuis son accident il y a un an, l’ancien ministre ne fréquente plus l’église de Ngbénguéwé, ni même les soirées de prière. Dire qu’il habite près de l’église est également un mensonge : nos vérifications confirment qu’il réside ailleurs, loin du quartier cité. Ces accusations, qui ne reposent sur aucune preuve, visent à faire de Sylvain Ndoutingaï le bouc émissaire d’une crise qu’il n’a ni créée ni alimentée….
Une Manipulation aux Objectifs Obscurs….
À qui profite cette campagne de désinformation ? Les partisans du défunt pasteur Beorofei Tonzan Bertin, soutenus par une intervention controversée du Secrétaire Exécutif de l’Union des Églises Évangéliques des Frères (UEEF), Aladoum Bavon, semblent vouloir détourner l’attention des faits avérés ayant conduit à l’excommunication du pasteur. Rappelons que Beorofei Tonzan Bertin a été exclu le 24 décembre 2024 pour tentative de meurtre sur dix membres du bureau exécutif et pour des relations extraconjugales scandaleuses avec trois femmes, révélées par ces dernières. Cette décision, entérinée par 23 voix pour et 4 abstentions lors d’un vote du district de Bangui 1 le 8 janvier 2025, était conforme aux statuts de l’église et aux principes bibliques….
Pourtant, au lieu de reconnaître la légitimité de cette sanction, certains membres ont fermé les portes de l’église, aggravant les tensions. Pire, ils ont organisé une campagne de diffamation contre Sylvain Ndoutingaï, l’accusant sans preuve de manipuler l’église et de viser un prétendu « coup d’État ». Cette politisation éhontée d’une crise religieuse est une tentative claire de brouiller les pistes, de salir la réputation d’un homme innocent et, peut-être, de détourner l’attention des véritables responsabilités dans cette affaire…….
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, fin connaisseur des dynamiques internationales, joue un jeu subtil entre l’Union européenne et la Russie pour assurer la survie de son régime.
Fort de ses cinq ans d’expérience comme premier ministre puis de président depuis 2016, Touadéra maîtrise l’art de manier le discours pour séduire les Occidentaux. Il parle de sécurité, de droits de l’homme et de gouvernance, des thèmes chers à l’UE, tout en sachant qu’il ne cède pas aux pressions. Habitué à naviguer dans les eaux troubles de la politique, il n’est pas, comme il le dit lui-même, “né de la dernière pluie”. Il connaît les attentes des Blancs, sait comment les flatter pour obtenir des fonds, et n’hésite pas à promettre sans toujours tenir.
L’Union européenne, dans sa quête de contrer l’influence russe en République centrafricaine, tombe effectivement dans le piège de Touadera. L’homme fort de Bangui propose certains projets à l’Union européenne qui, à son tour, accepte de les financer, mais avec certaines conditions. Touadera demande des aides financières, des projets d’électrification de Bangui, un pont entre Bangui et Zongo, et un soutien aux Élections locales. L’UE accepte, mais ces promesses s’accompagnent de conditions strictes : transparence, lutte contre la corruption, respect des droits humains. Des exigences que Touadéra connait déjà bien avant de se rendre à Bruxelles. Il les a d’ailleurs déjà contourné par le passé. En 2016, les fonds du RCPCA, destinés au relèvement du pays, ont largement profité à ses alliés, notamment Wagner, sans bénéfices tangibles pour les Centrafricains. Aujourd’hui, l’UE semble retomber dans le même schéma, offrant des milliards que Touadéra pourrait empocher tranquillement.
Pourtant, la Russie reste le pilier de sa survie politique. En échange de diamants, d’or et de ressources, Moscou fournit à Touadéra la force brute de Wagner pour protéger son régime. Les Russes, contrairement aux Européens, ne donnent pas d’argent, mais exigent des richesses. Touadéra, pragmatique, joue sur les deux tableaux : il adopte une voix douce et des yeux plissés pour charmer l’UE, tout en cédant les ressources du pays à la Russie. Ce double jeu est sa stratégie pour “pomper des frics” de l’Europe tout en s’appuyant sur la puissance militaire russe.
Les projets phares comme le pont Bangui-Zongo ou l’électrification de la capitale ne sont que des leurres. Touadéra sait que l’inaction lui attire des critiques, surtout depuis qu’il a modifié la constitution en 2023, avec l’appui de Wagner, pour s’accrocher au pouvoir à vie. Ces initiatives servent de rideau de fumée pour apaiser la population et les partenaires internationaux, pendant qu’il consolide son emprise. L’UE, en croyant influencer la RCA et réduire la présence russe, perd son temps. Touadéra ne sacrifiera jamais son régime pour des miettes européennes.
L’argent de l’UE, lorsqu’il arrive, disparaît rapidement. Il finance les mercenaires de Wagner, les forces rwandaises, et les gardes qui maintiennent Touadéra au pouvoir. Des milliards sont engloutis, tandis que le peuple centrafricain reste dans la misère. L’histoire se répète : l’UE a été bernée en 2016, et elle risque de l’être encore. Touadéra, maître stratège, continue de rouler tout le monde dans la farine, jouant le chat avec la Russie et la souris avec l’Europe….
Depuis deux semaines, des tensions croissantes opposent les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) aux mercenaires russes du groupe Wagner à Zémio, dans le Haut-Mbomou. Face au refus de certains FACA de patrouiller avec eux, les criminels Russes se tournent vers les ex-rebelles de l’UPC pour contrer les miliciens Azandés.
Dans la préfecture du Haut-Mbomou, la situation à Zémio reste tendue depuis plusieurs semaines. Des frictions ont émergé entre les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes du groupe Wagner, certains militaires centrafricains refusant de participer à des patrouilles conjointes avec les Russes. En réponse, les mercenaires ont décidé de faire appel aux ex-rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé autrefois actif dans la région.
Ces ex-combattants, initialement basés à Bambouti, puis à Mboki, avaient déposé leurs armes et suivi une formation encadrée par les mercenaires russes. Désormais, ils sont mobilisés pour appuyer Wagner dans ses affrontements avec les miliciens Azandés à Zémio. Le lundi 9 juin 2025, un nouveau groupe d’ex-rebelles de l’UPC a été déployé dans la ville, sous la direction d’Ahmat Petit, une figure bien connue dans le Haut-Mbomou.
Ahmat Petit de retour
C’est dans ce contexte que réapparaît Ahmat Petit, figure emblématique du mouvement rebelle dirigé par Ali Darassa. Cet ancien général de l’UPC, qui contrôlait autrefois la localité de Bambouti avant de se replier sur Mboki, incarne parfaitement les méandres de la politique centrafricaine. Après avoir rendu ses armes et suivi une formation dispensée par les Russes eux-mêmes –, le voilà qui reprend du service, cette fois aux côtés de ses anciens “formateurs”.
Ainsi, ce lundi 9 juin, un nouveau contingent d’ex-rebelles de l’UPC a ainsi rejoint par hélicoptère de Wagner la ville de Zémio sous la direction de l’ex-général Ahmat Petit. Ces hommes, initialement cantonnés entre Bambouti et Mboki, représentent une ressource précieuse pour Wagner dans sa confrontation avec les miliciens Azandés.
Quand les fils de la terre se retournent contre leurs alliés
Car tel est le paradoxe de cette région où les alliances se font et se défont au gré des intérêts : les miliciens Azandés, issus de cette communauté autochtone du Haut-Mbomou, ont rompu avec leurs anciens partenaires russes il y a plusieurs mois. Ces hommes, qui connaissent chaque sentier de la forêt dense et chaque méandre de l’Oubangui, contestent désormais la présence de Wagner, des FACA et des gendarmes sur leurs terres ancestrales.
Cette résistance des Azandé témoigne des dynamiques complexes qui traversent la Centrafrique contemporaine. Dans un pays où les identités communautaires s’entremêlent aux enjeux géopolitiques, où les anciens adversaires deviennent partenaires et où les alliances d’hier peuvent devenir les rivalités de demain, la situation de Zémio explique parfaitement les défis auxquels fait face l’État centrafricain dans sa quête de stabilité….