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Braquage et arrestation de l’homme d’affaire Babanani  par l’OCRB : les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba  frappent de nouveau

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Braquage et arrestation de l’homme d’affaire Babanani  par l’OCRB : les généraux Bienvenu Zokoué et Armel Baraba  frappent de nouveau

 

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Monsieur Babanani est en détention à l’ocrb depuis presque 2 semaines. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’homme d’affaires Mahamat Djamil Babanani, détenu illégalement à l’OCRB depuis deux semaines, est devenu le symbole d’un système de vol et de braquage organisé par les autorités sécuritaires du pays, notamment Bienvenu Zokoué et Armel Baraba.

 

En effet, Mahamat Djamil Babanani possède tout ce qu’il faut pour réussir en Centrafrique. Sa société Nani-Trans dispose de toutes les autorisations légales, dont la rédaction du CNC a pu obtenu copies  : licence de transport, agrément d’import-export, autorisation d’importation de sucre avec un entrepôt de 10 000 tonnes. Ses papiers fiscaux sont en règle, son capital social déclaré à 5 millions de FCFA. Un homme d’affaires qui respecte scrupuleusement la loi.

 

Malheureusement, en  Centrafrique,  aujourd’hui, une telle probité ne protège plus de rien, bien au contraire. Désormais, la prospérité attire plus d’attention des prédateurs en uniformes. Et les chefs de ces criminels ne sont que le directeur général de la Police, monsieur Bienvenu Zokoué, et son collègues Armel Baraba, directeur de l’OCRB.

 

Et ce système de braquage institutionnel frappe tout le monde, et l’homme d’affaire Mahamat Djamil Babanani  y fait partie désormais. Ainsi, la première attaque contre ce dernier remonte au 27 octobre 2023. Ce jour-là, vers 8h30, sa vie bascule. Des véhicules de l’OCRB s’arrêtent devant sa maison au Km5. Les hommes d’Armel Baraba descendent, accompagnés de Mercenaires russes. Pas de mandat de perquisition, pas d’ordre du procureur. Juste la force brute.

 

L’opération commence comme une perquisition, mais dérape rapidement. Les braqueurs policiers et les mercenaires russes fouillent partout, retournent les meubles, vandalisent les pièces. Ils aspergent des produits chimiques dans la maison,  une odeur qui persiste encore selon l’huissier de justice.

 

Le butin de ce braquage dépasse l’imagination : 5 840 000 FCFA en liquide disparaissent dans leurs poches. Ils emportent le passeport de Babanani, ses cartes bancaires BSIC et UBAC Cameroun, sa carte Dream Miles, tous ses papiers d’identité, son permis de conduire, sa carte d’électeur, sa carte de séjour camerounaise. Les objets de valeur suivent : ordinateurs Acer et MacBook Pro, montres Hublot et Tommy Hilfiger, iPhone 13 Pro Max, Samsung, bague en or.

 

Un inventaire qui ressemble plus à celui d’un cambriolage qu’à une saisie judiciaire. D’ailleurs, aucun procès-verbal de saisie n’accompagne cette razzia.

 

Souvenez-vous : en 2023, après ce braquage organisé par les mercenaires russes et les policiers de l’OCRB, nous avions publié un article détaillé sur cette affaire. L’histoire ne s’arrête pas là malheureusement. Aujourd’hui, les mêmes voyous récidivent avec encore plus d’audace.

 

Face à cette agression, l’avocat de la victime réagit dans les règles. Maître Albert Panda Gbianimbi dépose une plainte circonstanciée le 30 octobre 2023 auprès du procureur Foukpio. Le document de trois pages recense minutieusement tous les biens volés, accompagné d’un procès-verbal d’huissier et d’une vidéo des dégâts.

 

Cette plainte va s’évaporer. Purement et simplement. Les archives judiciaires ne conservent aucune trace de ce dossier gênant. Une disparition qui en dit long sur le fonctionnement de la justice centrafricaine.

 

Babanani comprend le message : se taire et accepter le vol de son argent. Mais l’homme d’affaires refuse de baisser les bras. Il consulte ses avocats, cherche des recours légaux. Cette résistance va lui coûter cher.

 

L’étau se resserre autour de l’entrepreneur récalcitrant. En août 2025, il décide de voyager à Douala pour ses affaires. Direction l’aéroport de Bangui. Le directeur général de la police Bienvenu Zokoué et le directeur de l’OCRB Armel Baraba l’attendent. Pas de mandat d’arrêt, pas d’accusations précises. Une interpellation musclée, point final.

 

Depuis, Babanani croupit dans les geôles de l’OCRB. Deux semaines de détention illégale sans motif légal. Sa famille s’inquiète, ses avocats protestent, mais rien n’y fait.

 

Cette méthode d’intimidation s’inscrit dans un système parfaitement organisé. L’affaire Babanani montre un racket d’État qui fonctionne comme une entreprise criminelle bien organisée. Au Km5, dans ce quartier commerçant du 3ème arrondissement, une cellule informelle collecte les informations. Qui a de l’argent ? Qui voyage souvent ? Qui possède des biens de valeur ? Les renseignements remontent vers Bienvenu Zokoué, et Armel Baraba et leurs complices russes.

 

Le mode opératoire reste identique : perquisition sans mandat, vol organisé, intimidation, puis arrestation si la victime proteste. Un racket d’État parfaitement huilé.

 

Les bénéfices de cette entreprise criminelle enrichissent rapidement les protagonistes. Prenant l’exemple du braqueur Bienvenu Zokoué, simple directeur général de police, avec seulement 400 000 francs CFA de salaire par mois, fait construire plusieurs immeubles simultanément dans la capitale. Jamais un fonctionnaire de ce rang n’avait affiché un tel enrichissement dans l’histoire du pays. Les sources de financement restent mystérieuses. Et tout le monde le sait : le vol.

 

Armel Baraba profite également du système. Son train de vie dépasse largement ses revenus officiels. Ces enrichissements suspects ne gênent personne au sommet de l’État.

 

Même la justice semble découvrir l’ampleur du problème. Le nouveau procureur de la République, arrivé récemment, découvre ces pratiques. Il tente de convoquer Armel Baraba  sur cette affaire, mais il devient rapidement impuissant face à la puissance de ces criminels d’État.

 

Au sommet de l’État également, le silence présidentiel encourage ces dérives. Faustin-Archange Touadéra reste muet face au sort des hommes d’affaires centrafricains, pourtant, il est le premier à se plaindre du mauvais climat d’affaire du pays. Son indifférence encourage ces pratiques mafieuses.

 

Selon nos sources, Touadéra ne réagit que lorsque son pouvoir personnel est menacé. Pour le reste, chacun fait son business. Police, gendarmerie, militaires, tous développent leurs petites affaires aux dépens des citoyens.

 

Cette passivité présidentielle transforme le pays en zone de non-droit. L’opposition dénonce un État fantôme où plus personne ne gouverne vraiment.

 

Les conséquences dépassent le simple cas Babanani. L’économie centrafricaine paie le prix fort de cette prédation institutionnalisée. D’autres entrepreneurs subissent le même sort. Le cas de l’entrepreneur malien Traoré, de l’homme d’affaire Dobo Abdel Karim  qui sont actuellement en détention depuis plus de 4 ans est aussi un exemple parfait de cette dérive. Centrafricains ou étrangers, tous peuvent devenir des proies. Investir devient un parcours du combattant face à cette agression permanente.

 

Le climat des affaires s’effondre. Les investisseurs fuient, les entrepreneurs ferment boutique ou s’exilent. Cette razzia organisée détruit méthodiquement l’économie centrafricaine.

 

La confiance dans l’État disparaît. Quand les forces censées protéger les citoyens deviennent leurs bourreaux, l’effondrement devient inévitable.

 

Aujourd’hui, Babanani incarne tous les entrepreneurs victimes de ce système prédateur. Sa détention illégale à l’OCRB rappelle que plus personne n’est à l’abri en Centrafrique. Tant qu’il restera derrière les barreaux, tant que ses biens resteront confisqués, son cas servira de baromètre. Un baromètre qui mesure la décomposition d’un État devenu voyou.

 

L’histoire de Babanani raconte celle d’un pays à la dérive, où les uniformes cachent des bandits et où la loi ne protège plus personne. Une réalité centrafricaine qui se répète chaque jour dans l’indifférence générale.

 

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Bruno Yapandé : un régime qui viole la Constitution ne peut pas défendre l’ANE incompétente au nom du ‘respect de la loi’, quelle hypocrisie politique !

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Bruno Yapandé : un régime qui viole la Constitution ne peut pas défendre l’ANE incompétente au nom du ‘respect de la loi’, quelle hypocrisie politique !

 

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Bruno Yapande, ministre de l’administration du territoire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le ministre Bruno Yapandé vient de nous offrir un spectacle d’hypocrisie juridique remarquable. Dans son interview à la Radio Ndékè Luka, il refuse catégoriquement la refonte de l’ANE au motif que “c’est une loi” qu’on ne peut pas toucher. Le même régime qui a violé la Constitution en 2022 en ignorant la décision de la Cour constitutionnelle, qui a modifié le code électoral pour contourner ses propres obligations, invoque maintenant le “respect de la loi” pour maintenir une institution incompétente. L’art de la sélectivité juridique !

 

Écoutons cette leçon de droit constitutionnel donnée par un représentant du régime le plus anti-juridique de l’histoire centrafricaine. « Mais on ne fait pas la refonte de l’ANE, parce que c’est une loi, l’ANE n’a pas été nommée », déclare Bruno Yapandé avec le sérieux d’un gardien de la légalité. Magnifique ! Quand il s’agit de maintenir une ANE défaillante qui arrange ses plans électoraux, la loi devient sacrée et intouchable.

 

Mais rappelons quelques faits au ministre Yapandé. En 2022, quand la Cour constitutionnelle – la plus haute instance judiciaire du pays – a invalidé le projet de nouvelle constitution qui ouvrait la voie au troisième mandat présidentiel, qu’a fait son gouvernement ? Il a ignoré cette décision juridique contraignante ! Le président Touadéra a déclaré que c’était “la volonté du peuple” et a limogé la présidente de la Cour constitutionnelle, Professeure Danièle Darlan, pour maintenir sa rédaction constitutionnelle.

 

Donc quand la Constitution les gêne, ils la violent. Quand la Cour constitutionnelle les dérange, ils ignorent ses décisions. Mais quand il s’agit de garder une ANE incompétente, là, miraculeusement, la loi devient intouchable !

 

Le ministre poursuit sa démonstration avec cette proposition de façade : « S’il y a des réclamations, s’il y a des questionnements sur la crédibilité, sur la compétence de l’ANE, mais autant mieux faire valoir ça, poser ça sur la table et on verra comment demander à l’ANE de rectifier, d’ajuster l’outil lors de la mise en place de l’ANE ».

 

“Poser ça sur la table” ! Voilà la solution de Bruno Yapandé face à l’incompétence institutionnelle. Pendant ce temps, cette même ANE n’arrive pas à respecter le code électoral qui exige que les listes électorales soient disponibles un an avant les élections. Depuis plus d’un an, elle est incapable de faire cette révision basique. Et comment le gouvernement a-t-il résolu ce problème ? En modifiant discrètement la loi pour réduire le délai à quelques mois !

 

Vous voyez l’hypocrisie ? Quand la loi les arrange (maintenir l’ANE), elle est intouchable. Quand la loi les gêne (délai d’un an pour les listes), ils la changent en catimini. C’est ça, le “respect de la loi” version Bruno Yapandé !

 

Le ministre sort ensuite son argument préféré : « Mais l’opposition qui se dit aujourd’hui brimée et écartée par rapport à son opinion, par rapport à ses revendications, était là présent. Je peux citer les noms. Elle était là quand on mettait en place le comité. Ils ont participé, ils ont signé le PV, mettant en place la nouvelle ANE ».

 

L’argument du “vous avez signé, vous n’avez plus le droit de critiquer” ! C’est comme dire aux Centrafricains : “Vous avez voté pour ce président en 2016, vous n’avez plus le droit de contester sa dérive autoritaire”. Dans l’univers de Bruno Yapandé, participer à un processus vous interdit à vie de constater ses échecs.

 

Et voici le clou du spectacle : « C’est des manœuvres dilatoires et nous n’allons pas être sujets à cela pour retarder le processus électoral ».

 

“Manœuvres dilatoires” ! Demander que l’institution chargée des élections soit compétente, c’est du sabotage. Mais violer la Constitution, ignorer les décisions de justice, modifier les lois en secret, ça, c’est de la bonne gouvernance ! L’opposition fait des “manœuvres dilatoires” en réclamant des compétences, mais le gouvernement fait du bon travail en maintenant l’incompétence.

 

Cette défense obstinée d’une ANE manifestement défaillante montre clairement la vraie stratégie. Pourquoi un régime qui n’hésite pas à violer la Constitution s’accroche-t-il soudain au respect d’une loi créant l’ANE ? Parce qu’une institution incompétente lui permet d’organiser des élections sur mesure. Des listes bâclées, des procédures approximatives, des pannes techniques opportunes… Tout ce qu’il faut pour une fraude électorale réussie.

 

Le ministre termine par cette leçon de philosophie politique : « L’opposition est dans son rôle, mais nous nous jouons aussi notre rôle, nous accomplissons notre mission pour que les élections réussissent en République Centrafricaine ».

 

Leur “mission” ! Quelle mission ? Celle de maintenir une ANE incompétente pour mieux truquer les résultats ? Celle de violer la Constitution tout en invoquant le respect de la loi ? Celle de transformer chaque exigence démocratique en “manœuvre dilatoire” ?

 

Cette sortie de Bruno Yapandé résume parfaitement l’hypocrisie de ce régime : la loi est sacrée quand elle protège leurs intérêts, négligeable quand elle les contraint. La Constitution peut être violée, les décisions de justice ignorées, les codes modifiés en secret, mais toucher à l’ANE incompétente, là, c’est un crime contre la légalité !

 

Au final, cette défense acharnée de l’incompétence montre leurs vraies intentions. Ils ne veulent pas d’une ANE compétente parce qu’elle compliquerait leurs manipulations électorales. Ils préfèrent garder une institution défaillante et crier au scandale quand on demande qu’elle fasse correctement son travail.

 

Alors non, monsieur Yapandé, votre leçon de respect de la loi ne passe pas. Un régime qui viole la Constitution n’a aucune légitimité à invoquer la sacralité juridique. Et quand ce même régime défend bec et ongles l’incompétence institutionnelle, on comprend parfaitement pourquoi : il prépare ses prochaines élections fantômes.

 

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Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l’État, que valent encore les hôpitaux du pays ?

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Centrafrique : évacués en Europe, soignés aux frais de l’État, que valent encore les hôpitaux du pays ?

 

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Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les dirigeants centrafricains se soignent en Europe pendant que leurs concitoyens agonisent dans des hôpitaux délabrés.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra a été transporté d’urgence en Belgique le 21 juin dernier. Une semaine d’hospitalisation à Bruxelles, puis un retour à Bangui. Aucune explication officielle sur sa pathologie ni sur le coût de cette opération médicale.

 

Quelques semaines après, le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji prend la direction de la France. Officiellement invité aux festivités du 14 juillet, il en profite pour se faire hospitaliser. Selon nos sources parlementaires, Sarandji souffre d’un mal persistant depuis plusieurs années.

 

Ces deux cas s’inscrivent dans une habitude bien ancrée. Ministres, généraux, députés et proches du pouvoir partent régulièrement se faire soigner au Maroc, en Tunisie ou en France. Toujours aux frais du contribuable. Jamais en Russie ou en Chine, pourtant alliés stratégiques du régime.

 

En 2023, le premier vice-président de l’Assemblée, Évariste Ngamana,  a obtenu un montant de 17 millions de francs CFA pour aller soigner une carie dentaire en France. Malheureusement pour lui, le visa médical lui avait été refusé. Pourtant, l’assemblée nationale lui a déjà débloqué les 17 millions de francs CFA pour cette mission. Cette somme équivaut au budget annuel d’un centre de santé rural. L’épouse du député Jean-Sosthène Dengbé a également bénéficié d’une évacuation sanitaire financée par l’Assemblée, sous prétexte de son statut de douanière malade.

 

Pendant ce temps, les hôpitaux publics s’effondrent. Au Centre hospitalier universitaire communautaire à Bangui, les lits manquent, l’oxygène fait défaut, les scanners tombent en panne. En province, des centres de santé fonctionnent sans électricité ni ambulance. Les malades achètent leurs seringues et leurs médicaments. Ils fournissent même les gants pour leurs consultations.

 

Ces mêmes responsables qui fuient leurs propres hôpitaux dirigent pourtant le système de santé. Cette contradiction pose une question simple : pourquoi les citoyens ordinaires doivent-ils accepter des soins de fortune quand leurs dirigeants s’offrent les meilleurs établissements européens ?

 

Cette désertion médicale des élites trahit leur manque de confiance dans les institutions qu’elles administrent. Elle creuse un fossé béant entre gouvernants et gouvernés dans un pays où la Constitution garantit théoriquement l’accès aux soins pour tous.

 

L’opacité entourant ces évacuations pose d’autres questions. Pourquoi ne jamais solliciter les hôpitaux russes ou chinois, partenaires officiels du régime ? À quoi servent les discours sur la souveraineté sanitaire si l’État refuse lui-même de construire un système médical viable ?

 

Cette politique du deux poids, deux mesures transforme les hôpitaux publics en mouroirs pour les plus démunis. Elle fait des évacuations médicales un privilège de classe dans un pays où la majorité de la population survit avec moins d’un dollar par jour.

 

Tant que les puissants continueront de fuir leurs propres infrastructures, les hôpitaux centrafricains resteront des symboles d’abandon et d’inégalité….

 

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Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres

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Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Université de Bangui : le racket des relevés de notes gangrène la faculté de lettres
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Bangui, obtenir un simple relevé de notes relève du parcours du combattant. Les étudiants doivent débourser jusqu’à 8 000 francs CFA pour un document qui coûte officiellement 1 000 francs CFA ailleurs.

 

Pendant que toutes les autres facultés appliquent le tarif réglementaire de 1 000 francs CFA, la faculté des lettres a discrètement porté ce montant à 2 000 francs CFA. Ce dispositif, mis en place par le doyen Jean-Claude Azoumaye et son secrétaire principal, fonctionne selon un procédé bien établi. Les étudiants déposent leur demande accompagnée des 2 000 francs CFA, sans d’ailleurs recevoir le moindre reçu en échange. La seule phrase qu’on leur a dit, « revenir la semaine prochaine pour vérifier ».

 

Au bout d’une semaine, ils reviennent récupérer leur document. Les agents font alors mine de chercher dans leurs dossiers, fouillent ostensiblement parmi les papiers, puis déclarent ne pas trouver le relevé demandé. « Il faut refaire une nouvelle demande », annoncent-ils aux étudiants. Cette nouvelle demande implique un nouveau paiement de 2 000 francs CFA. Le processus se répète : une semaine d’attente, nouvelles recherches infructueuses, obligation de déposer une troisième demande payante.

 

La pression du calendrier universitaire aggrave cette arnaque. Les étudiants ont besoin de leurs relevés pour finaliser leurs inscriptions avant la clôture des délais. Face à l’urgence, beaucoup n’ont d’autre choix que de multiplier les paiements, espérant que leur document finira par “apparaître” dans les dossiers. Certains rapportent avoir effectué jusqu’à cinq demandes successives, soit 10 000 francs CFA pour un simple relevé de notes.

 

Cette escroquerie frappe tous les étudiants sans exception, mais ses effets se montrent particulièrement dévastateurs pour ceux venus des régions. Ces jeunes, qui ont quitté leur province pour étudier dans la capitale, vivent souvent chez des cousins ou dans des conditions précaires. Sans réseau familial sur place, ils peinent déjà à financer leurs études avec les maigres envois de leurs parents restés au village.

 

Un étudiant de troisième année, originaire de Berbérati, raconte : « Mon père cultive du café pour payer mes études. Quand je lui dis que j’ai besoin de 6 000 francs supplémentaires juste pour un relevé de notes, il ne comprend pas. Moi non plus d’ailleurs».

 

Ce racket profite exclusivement au Doyen de la Faculté et ses proches, alors que les relevés doivent être faits par les chefs des départements à 1000 francs CFA, dont 500 pour le département, 500 pour la faculté. Mais avec cette nouvelle pratique du Doyen, les fonds collectés reviennent exclusivement au Doyen et au SP.

 

Rappelons que l’université de Bangui, construite dans les années 1970 pour 2 000 étudiants, accueille aujourd’hui plus de 40 000 inscrits. Cette surcharge ne justifie en rien les dérives constatées à la faculté des lettres, d’autant que les autres facultés, confrontées aux mêmes défis, maintiennent leurs tarifs normaux.

 

Face à ces abus, les étudiants se retrouvent totalement démunis. Les tentatives de protestation se heurtent au mutisme de l’administration. Pire, certains redoutent des conséquences sur leurs notes s’ils dénoncent ouvertement le racket. La direction de l’université reste sourde à ces dysfonctionnements qui transforment l’accès aux documents administratifs en véritable loterie payante. Cette dérive compromet l’avenir académique de centaines d’étudiants et ternit l’image de l’enseignement supérieur centrafricain. Une intervention urgente du rectorat s’impose pour mettre fin à ces pratiques qui déshonorent l’institution universitaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria

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un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/lune-rouge-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un phénomène céleste spectaculaire affole la population à Ouanda-Djallé et Bria
La lune est devenue rouge dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre 2025 à Bria, Ouanda-Djallé, Sam-Ouandja-Bangui et autre. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Dans la nuit du dimanche 6 au lundi 7 septembre, vers 19 heures, la lune est devenue rouge vif en Centrafrique, un spectacle inédit qui a provoqué panique et prières.

 

Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 septembre, un événement astronomique exceptionnel a transformé le ciel centrafricain. À Ouanda-Djallé, située à 954 kilomètres de Bangui, et à Bria, distante de 595 kilomètres de la capitale, la lune a pris une teinte rouge sang, plongeant les habitants dans l’incompréhension et l’effroi.

 

À Ouanda-Djallé, hommes, femmes et enfants ont quitté leurs habitations. Face à ce spectacle inédit, certains ont frappé sur des ustensiles de cuisine pour conjurer ce qu’ils percevaient comme un mauvais présage. Les mosquées ont organisé des prières spontanées tandis que la population scrutait ce disque lunaire transformé. Le phénomène s’est prolongé plusieurs heures, maintenant cette lueur rougeâtre qui a bouleversé les repères nocturnes habituels.

 

À Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, la même scène s’est déroulée. Dans cette ville où l’électricité fait défaut, la lune constitue l’unique source d’éclairage naturel. Sa transformation en astre rouge a semé la panique, alimentée par les interprétations mystiques et l’absence totale d’explications scientifiques accessibles.

 

Dans la capitale, le phénomène s’est manifesté de manière plus discrète. La lune a légèrement rougi avant de retrouver son aspect habituel. Mais dans les zones reculées, où l’obscurité règne chaque nuit, cette vision a laissé des traces profondes dans les mémoires.

 

Ce spectacle correspond à une éclipse lunaire, phénomène astronomique parfaitement naturel. Lorsque la Terre s’interpose entre le Soleil et la Lune, elle projette son ombre sur notre satellite. L’atmosphère terrestre filtre alors la lumière solaire, ne laissant passer que les longueurs d’onde rouges et orangées. Cette “lune de sang” n’a rien de surnaturel et ne présente aucun danger, selon les scientifiques joints au téléphone par la rédaction du CNC.

 

Pourtant, dans un pays où la vulgarisation scientifique reste embryonnaire, ces manifestations célestes alimentent les peurs collectives. Quelques mois auparavant, une coloration inhabituelle du soleil avait provoqué des réactions similaires dans plusieurs localités, témoignant de cette méconnaissance des phénomènes naturels.

 

L’absence de communication officielle lors de ces événements prévisibles constitue un manquement. Alors que les calendriers astronomiques permettent d’anticiper ces éclipses, aucune campagne d’information n’accompagne leur survenue. Cette carence transforme des merveilles naturelles en sources d’angoisse collective, privant la population d’une compréhension élémentaire des mécanismes célestes qui régissent notre planète.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le FPRC dénonce les “manœuvres machiavéliques” du gouvernement centrafricain

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Le FPRC dénonce les “manœuvres machiavéliques” du gouvernement centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Noureddine-Adam.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le FPRC dénonce les "manœuvres machiavéliques" du gouvernement centrafricain
Noureddine-Adam – Dans le nord de la RCA, Noureddine Adam tente de rallier des groupes dissidents sous sa bannière

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) accuse Bangui d’instrumentaliser des groupes armés et menace de riposter contre toute agression.

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) a publié un communiqué depuis Mouka dénonçant vigoureusement les récentes stratégies du gouvernement centrafricain dans ses négociations avec les groupes armés.

 

Le FPRC, dirigé par l’ancien ministre d’État Nouredine Adam, accuse directement le gouvernement et ses alliés de mettre en œuvre des “manœuvres sournoises et machiavéliques” visant à “instrumentaliser certains groupes à des fins de division.”

 

Selon l’organisation, cette stratégie a pour objectif “d’affaiblir tous ceux qui maintiennent une position claire et ferme en faveur de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple centrafricain”.

 

Par ailleurs, le mouvement lance un appel solennel à ses “anciens compagnons de lutte” : “ne cédez pas à la tentation et refusez de vous engager dans une aventure qui trahirait les idéaux que nous avons portés ensemble, au prix de lourds sacrifices“.

 

Plus fermement, le FPRC “se réserve le droit légitime de riposte en cas d’agression” tout en alertant la communauté internationale et la Minusca sur les “conséquences potentiellement tragiques des actes actuellement en préparation.”

 

L’organisation évoque des parallèles avec “de sombres épisodes de notre histoire régionale”, sans préciser davantage.

 

Malgré ces tensions, le FPRC maintient sa “disponibilité pour un véritable processus de paix, juste, inclusif et sincère, impliquant toutes les forces vives de la nation” pour “une sortie durable de la crise dans laquelle est plongée la RCA depuis des décennies.”

 

Ce positionnement intervient alors que plusieurs groupes armés ont récemment signé des accords avec les autorités de Bangui, créant des divisions au sein des mouvements d’opposition armée.

 

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Mbomou : Des fous du régime fabriquent un soutien artificiel au troisième mandat de Touadéra

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Mbomou : Des fous du régime fabriquent un soutien artificiel au troisième mandat de Touadéra

 

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Remise des arcs de guerre des ancêtres Yakoma et Sango par Chantal Jean Édouard Koyambonou à Touadera

 

Quelques opportunistes s’autoproclament porte-parole de la préfecture pour légitimer la reconduction présidentielle.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un groupe de proches du pouvoir utilise le nom du Mbomou pour appuyer la candidature de Faustin-Archange Touadéra aux Élections présidentielles de décembre 2025. Ces individus, tous bénéficiaires du système, parlent au nom d’une population sans avoir reçu le moindre mandat.

 

Édouard Koyambonou, ancien Premier vice-président du MLPC devenu conseiller présidentiel, figure parmi les signataires. Officiellement membre de l’opposition LUFDO, il joue en réalité le rôle d’opposant de façade pour donner l’illusion d’un débat démocratique. Cette double casquette lui permet de semer de trouble politique dans le pays.

 

L’ambassadeur Moussa Kembé, autre signataire et cadre influent à la présidence, emprunte la même voie. Comme son collègue, il habille ses intérêts personnels d’un discours communautaire pour justifier sa loyauté envers le chef de l’État.

 

La stratégie reste transparente : ces hommes, richement entretenus par le régime, s’improvisent représentants de millions d’habitants du Mbomou, situé à 750 kilomètres de Bangui. Leur déclaration, diffusée par Radio Centrafrique, ne s’appuie sur aucune consultation populaire ni légitimité locale. Elle expose un calcul politique où la fidélité au président se négocie contre des positions et privilèges.

 

Cette supposée “mobilisation du Mbomou derrière Touadéra” constitue une mise en scène conçue dans les bureaux de la capitale. L’objectif consiste à fabriquer un élan territorial artificiel pour la campagne présidentielle. Pourtant, de nombreux habitants du Mbomou dénoncent cette récupération de leur identité à des fins électorales et contestent ces déclarations concoctées en petit comité.

 

L’usage de collectifs fantômes, taillés sur mesure pour accompagner la stratégie de maintien au pouvoir, témoigne d’une dérive où service public et fidélité personnelle se confondent. Ces méthodes sapent le débat démocratique et volent la parole aux populations au bénéfice de quelques favorisés du système.

 

 

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Tension frontalière entre la Centrafrique et le Sud Soudan autour d’un hôpital

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Tension frontalière entre la Centrafrique et le Sud Soudan autour d’un hôpital

 

Centrafrique–Sud-Soudan : tensions frontalières autour d’un hôpital à Bambouti
Les soldats FACA en position de tirs

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident diplomatique oppose Bangui et Juba concernant un établissement de santé construit en territoire centrafricain selon les autorités locales de Bambouti.

 

Le 7 septembre, un chef des Forces armées centrafricaines, déployé à Bambouti,  dans la Haute-Kotto, s’est rendu à Source Ibou, au Sud Soudan, pour adresser un ultimatum d’une semaine aux autorités soudanaises. Il exige la destruction d’un hôpital qu’il considère comme édifié en territoire centrafricain. Le militaire, qui s’était déplacé en civil mais armé, a informé son homologue soudanais, le militaire Nzengue, de cette position.

 

Cette infrastructure sanitaire, selon les habitants de Bambouti,  daterait de l’époque de Jean-Bedel Bokassa, soit près de cinquante ans. La communauté azandé, principale concernée par ce différend, alerte les autorités centrafricaines sur les risques d’escalade. Elle craint qu’un conflit armé entre le Soudan-du Sud et la RCA n’aggrave la situation des populations civiles du Haut-Mbomou, préfecture située à 1429 kilomètres de Bangui.

 

Les leaders azandés dénoncent la négligence de l’État centrafricain dans la surveillance des frontières orientales. Selon eux, cette passivité a permis aux Sud Soudanais d’empiéter progressivement sur le territoire national sans réaction appropriée des autorités compétentes.

 

Devant cette escalade, la communauté azandé appelle à une intervention diplomatique immédiate. Elle demande l’envoi d’une mission gouvernementale à Bambouti, localité frontalière, pour désamorcer les tensions par la négociation. Cette démarche viserait à éviter un affrontement militaire dont les populations civiles feraient les frais.

 

Le ministre des Affaires étrangères est directement interpellé pour organiser une médiation avec son homologue sud soudanais. Cette approche diplomatique apparaît comme la seule solution viable pour résoudre ce litige territorial sans violence.

 

Ce différend s’inscrit dans un contexte plus large de délimitation imprécise des frontières héritées de la colonisation. Les populations frontalières, souvent négligées par les capitales, subissent les conséquences de ces ambiguïtés géographiques et administratives.

 

L’affaire de Source Ibou teste la capacité des deux États à gérer leurs différends par le dialogue plutôt que par la force, dans une zone où les populations aspirent à la paix et au développement.

 

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Centrafrique : quand Les forces de l’ordre Transforment les Routes en Péages Personnels

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quand Les forces de l’ordre Transforment les Routes en Péages Personnels

 

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Le poste de péage officiel sur la route de Mbaïki

 

Au pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo, sortir de chez soi coûte désormais de l’argent, surtout tu as un moyen roulant. Pas de taxes officielles, pas de péages légaux, mais des éléments de forces de l’ordre qui ont fait de chaque barrage une source de revenus. Sur les routes du pays, impossible de circuler sans payer. Que vous alliez au marché, rendiez visite à un parent ou transportiez des marchandises, les uniformes vous attendent avec la main tendue.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cette situation touche tout le monde. Le petit commerçant, transporté sur une moto et  qui va vendre ses légumes à Bangui doit prévoir des billets pour les barrages. L’étudiant qui rentre au village sur sa moto pour le week-end garde quelques pièces dans sa poche, juste pour pouvoir passer. Même les familles qui partent en voyage prévoient maintenant un “budget gendarmes” au même titre que l’essence. À quelques kilomètres de la capitale, les points de contrôle se succèdent. Chaque brigade a ses habitudes, ses tarifs non-dits, ses méthodes. Les motards connaissent par cœur les endroits où il faut ralentir, sortir l’argent et négocier le passage. Cette routine s’est installée dans le quotidien des Centrafricains comme une fatalité.

 

Mais quand cette logique s’étend aux enterrements, elle franchit une ligne rouge. Récemment, sur la route qui mène au village de Ndangala, des hommes partis creuser une tombe ont été arrêtés plusieurs fois. Leurs motos portaient des branches de palmier, le signe traditionnel qui annonce un décès. Dans la culture centrafricaine, ce symbole devrait garantir le respect et la libre circulation. Mais les gendarmes s’en fichent. Au premier barrage, après pk9, les hommes ont dû payer 1000 francs aux gendarmes de la brigade motorisée pour continuer. Plus loin, à environ 1 kilomètre, un autre groupe des gendarmes, cette fois de la brigade territoriale, leur a demandé encore de l’argent. Ces gens n’étaient même pas en route avec un cercueil, ils allaient juste préparer l’enterrement de leur famille à Ndangala. Mais peu importe : chaque déplacement rapporte.

 

Le problème vient souvent des papiers du véhicule ou de la moto. Dans le pays, quand quelqu’un meurt, les voisins viennent au secours, parfois ils prêtent leurs motos ou véhicule aux familles endeuillées. C’est la solidarité africaine, un geste normal. Mais celui qui prête sa moto ne donne pas forcément tous ses papiers. Du coup, au barrage, les gendarmes trouvent toujours quelque chose qui manque. Permis de conduire, carte grise, assurance – il y a toujours un document absent pour justifier le paiement.

 

Cette mécanique brise quelque chose de profond dans la société centrafricaine. Depuis des générations, la mort rassemble les communautés. Les voisins, les amis, les parents éloignés se mobilisent pour aider la famille touchée. On prête son véhicule, on donne un coup de main, on participe aux frais. Cette solidarité fonctionne parce qu’elle est spontanée et désintéressée. Aujourd’hui, cette générosité devient un piège. Prêter sa moto pour un enterrement, c’est prendre le risque que l’emprunteur se fasse racketter faute d’avoir les bons papiers. Résultat : certains hésitent à aider, par peur des complications. La méfiance s’installe là où régnait l’entraide. Les familles pauvres souffrent le plus de cette situation. Elles qui ont déjà du mal à payer l’enterrement voient leurs derniers billets partir dans les poches des gendarmes. Chaque décès devient un double drame : la perte du proche et l’humiliation des barrages.

 

Parallèlement, cette économie parallèle s’est organisée avec une efficacité redoutable. Chaque brigade connaît les horaires de passage, les types de véhicules les plus rentables, les prétextes qui fonctionnent le mieux. Les gendarmes savent qu’un motard seul paiera plus facilement qu’un groupe, qu’une famille en deuil résistera moins qu’un commerçant habitué. Les montants varient selon les circonstances, mais l’addition grimpe vite. Entre Bangui et un village à 50 kilomètres, un usager peut croiser trois ou quatre barrages. À 500 ou 1000 francs CFA par passage, le voyage coûte plus cher en “taxes” qu’en carburant. Ce système fonctionne parce qu’il reste dans l’informel. Pas de reçus, pas de tarifs affichés, pas de réclamations possibles. Chaque gendarme adapte ses demandes selon l’usager et ses moyens supposés. Cette flexibilité permet de maintenir la pression sans provoquer de révolte ouverte.

 

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Bangui : l’Union des Musiciens centrafricain inaugure son nouveau siège

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Bangui : l’Union des Musiciens centrafricain inaugure son nouveau siège

 

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Lors de l’inauguration du siège de l’UMC à Bangui par l’ensemble des musiciens centrafricains

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Union des Musiciens centrafricain (UMC) a franchi une étape historique le samedi 6 septembre 2025 avec l’inauguration de son nouveau siège social, mettant fin à plusieurs années d’errance sans abri fixe.

 

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’une initiative ambitieuse du nouveau président de l’UMC, Armand Touaboy, qui avait promis durant sa campagne électorale de doter les artistes d’un local digne de ce nom.

 

Le nouveau siège, situé au sein du centre culturel Missi Momo au stade 20 mille places, offre désormais aux artistes centrafricains un espace de rassemblement et de travail adapté à leurs besoins. Cette infrastructure permettra aux musiciens du pays de mieux organiser leurs activités et de renforcer leur cohésion professionnelle.

 

La cérémonie d’inauguration a rassemblé un grand nombre d’artistes venus de tout le pays, témoignant de l’engouement provoqué par cette nouvelle acquisition. L’événement a également coïncidé avec l’installation du nouveau bureau exécutif de l’UMC, mis en place le 30 août dernier à Bangui.

 

Dans son discours inaugural, le président Armand Touaboy a appelé à l’unité et à la cohésion sociale entre les artistes centrafricains. Il a souligné l’importance de cette solidarité pour faire rayonner la culture du pays tant au niveau national qu’international.

 

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’équipe managériale complète d’Armand Touaboy et d’une large représentation d’artistes venus témoigner leur soutien à cette nouvelle dynamique. Le ruban inaugural a été coupé dans une ambiance festive, marquant symboliquement le début d’une nouvelle ère pour l’union des musiciens du pays.

 

Cette inauguration représente un tournant majeur pour le secteur musical centrafricain, qui dispose désormais d’une base institutionnelle solide pour développer ses activités et promouvoir le patrimoine culturel national.

 

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Comment Les Monnaies Numériques Transforment le Paysage en Afrique

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Les monnaies numériques redéfinissent progressivement l’écosystème financier et commercial africain. Dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya, un nombre croissant d’individus, en particulier les millennials et la génération Z, utilisent la crypto pour leurs achats quotidiens : shopping en ligne, voyages, ou encore transactions en magasin. Sur une période de six mois, les volumes de transactions ont augmenté de 26,5 %, signe de l’intégration croissante de la crypto dans la vie quotidienne.

Les commerçants et détaillants commencent eux aussi à adopter la crypto. Par exemple, la société Stitch, basée au Cap, propose désormais l’option « Payer en crypto » pour les paiements en ligne et en présentiel, avec un règlement direct des commerçants en rand sud-africain (ZAR). À Kibera, l’immense bidonville de Nairobi, environ 200 habitants utilisent aujourd’hui le bitcoin auprès de vendeurs locaux, profitant ainsi de coûts de transaction plus bas que l’argent mobile et d’un stockage de valeur plus sûr.

L’une des applications les plus convaincantes des monnaies numériques en Afrique concerne les paris sportifs. La cryptomonnaie permet une participation directe aux écosystèmes de paris sportifs crypto sans barrières ni délais. Alors que les utilisateurs « mobile-first » du continent recherchent des plateformes accessibles et fluides, les paris en crypto apparaissent comme un véritable bouleversement, offrant non seulement l’anonymat et un accès sans frontières, mais aussi des frais réduits et des paiements instantanés que la banque traditionnelle ne peut égaler. Les plateformes basées sur la blockchain renforcent la confiance et la transparence, ce qui les rend particulièrement attractives dans les régions où la régulation financière reste limitée.

L’Afrique est en passe de devenir un véritable paradis de la crypto, avec une adoption croissante des paiements en cryptomonnaie par les commerçants. Selon un rapport de 2025, le nombre d’entreprises africaines acceptant la crypto a augmenté de 45,45 %, passant de 528 en 2023 à 768 en 2024. Le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda s’imposent comme de nouveaux acteurs, aux côtés de l’Afrique du Sud, qui se classe désormais au sixième rang mondial avec 584 organisations acceptant les paiements en crypto.

Cette tendance illustre un basculement croissant vers des systèmes de paiement décentralisés, aussi bien dans les zones urbaines que rurales, signalant non pas une simple expérimentation, mais une adoption durable des monnaies numériques par des entreprises de toutes tailles.

Les stablecoins représentent désormais environ 43 % de l’ensemble des volumes de transactions crypto en Afrique. Ces actifs numériques sont de plus en plus utilisés pour les transferts transfrontaliers, l’épargne et le commerce, offrant une alternative économique aux services bancaires traditionnels.

 

La République centrafricaine lance Ambition28 : un chemin audacieux vers la croissance

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-pub-du-mardi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-pub-du-mardi.jpg” alt=”La République centrafricaine lance Ambition28 : un chemin audacieux vers la croissance” width=”274″ height=”317″ />

 

La République centrafricaine (RCA) s’engage avec confiance sur la scène internationale en lançant une vaste initiative d’investissement promettant des réformes favorables aux entreprises et des infrastructures modernes. Cette initiative vise à stimuler la croissance et à sortir le pays de sa réputation de pays parmi les moins développés du monde.

La RCA cherche également à capitaliser sur les innovations et les opportunités offertes par l’économie numérique, portée par des secteurs comme les services de paiement en ligne. Même dans des secteurs progressistes comme les jeux en ligne, la RCA cherche désormais à s’implanter à l’international.Quand il s’agit de faire un casino en ligne retrait instantané France s’est avéré être l’un des leaders dans la conduite de telles transactions.

Ce modèle de paiements sécurisés, rapides et pratiques séduit non seulement les joueurs locaux, mais démontre également comment l’efficacité favorise la croissance économique, un modèle que la RCA pourrait imiter à plus grande échelle. Si la République centrafricaine maintient des lois favorables aux entreprises et des mesures de protection des investisseurs parallèlement à ce nouveau plan de développement, elle est bien placée pour devenir un leader tourné vers l’avenir, peut-être même dans des secteurs comme les jeux en ligne, si elle choisit de soutenir ce secteur de manière durable.

La RCA a dévoilé un nouveau et audacieux « Plan national de développement 2024-2028 », soutenu par un investissement estimé à 12,8 milliards de dollars, visant à transformer son paysage social et économique d’ici 2028. L’initiative, baptisée Ambition28,décrit 543 projets stratégiques, allant de développement d’infrastructures modernes à des mesures incitatives commerciales de grande envergure, qui reflètent l’engagement du gouvernement en faveur du changement.

Les principaux objectifs en matière d’infrastructures sont ambitieux : construction de 2 300 km de routes nationales goudronnées, déploiement de 3 000 km de réseaux de fibre optique et augmentation drastique du taux d’électrification national, de seulement 4 % à environ 38 %. Ces améliorations visent non seulement à réduire la pauvreté et à stimuler l’activité économique, mais aussi à étendre les services essentiels aux populations urbaines et rurales.

Sur le plan politique, la RCA a fait des progrès notables vers la création d’une économie plus stable et structurée:L’inflation a atteint un faible niveau de 1,5 % en 2024, la monnaie est restée stable et la croissance du PIB a grimpé à 5,1 %, signe clair de dynamisme. Le président Faustin-Archange Touadéra lui-même a souligné le potentiel du pays, soulignant sa richesse en gisements minéraux inexploités, ses terres fertiles et sa jeunesse prête à saisir les opportunités.

Pour coïncider avec cette poussée économique, le gouvernement présentera le programme de développement lors d’une table ronde internationale sur l’investissement à Casablanca, au Maroc, en septembre 2025. Ce forum mettra en lumière 24 projets prioritaires et bénéficiera de la participation de grandes institutions mondiales, soulignant la détermination de la RCA à attirer de nouveaux investissements et des partenariats internationaux.

En bref, la République centrafricaine construit sa croissance, et des infrastructures performantes, un accès au numérique et des politiques favorables aux investisseurs constituent les atouts majeurs de ce pays. Si ces efforts se poursuivent, la RCA pourrait bien devenir un pôle régional d’innovation et d’investissement, et peut-être même se tailler une place dans les industries numériques émergentes, avec un soutien fondamental adéquat.

 

Le premier contact avec un casino en ligne : un moment décisif pour la fidélisation

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole2-1.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/symbole2-1-450×450.png” alt=”Parcours prédictifs des nouveaux joueurs en ligne : les clés d’une fidélisation durable” width=”450″ height=”450″ />

Dans l’univers compétitif des casinos en ligne, le premier contact est souvent déterminant. Les plateformes qui réussissent comprennent que la fidélisation commence dès les premières minutes de navigation. Les joueurs novices développent rapidement des impressions durables qui influencent leur décision de revenir ou non sur le site.

L’expérience initiale façonne la perception à long terme du joueur. Un parcours fluide, intuitif et agréable crée une base solide pour une relation durable. À l’inverse, les obstacles techniques ou une interface compliquée peuvent provoquer un abandon définitif.

Les indicateurs comportementaux qui prédisent la fidélité

Certains comportements observés lors des premières sessions de jeu au Unibet Casino permettent de prévoir avec une précision étonnante le potentiel de fidélisation d’un joueur. Ces indices précieux aident les opérateurs à personnaliser leur approche.

Durée de la première visite

La durée passée sur le site lors de la première connexion est révélatrice. Les utilisateurs qui restent plus de 25 minutes montrent un taux de retour 40% supérieur à ceux qui partent avant 10 minutes. Cette donnée simple mais puissante permet d’identifier rapidement les joueurs prometteurs.

Navigation entre les différents jeux

Les nouveaux utilisateurs qui explorent au moins trois catégories de jeux différentes (machines à sous, jeux de table, paris sportifs) présentent un potentiel de fidélisation deux fois plus élevé que ceux qui se limitent à un seul type de divertissement. Cette curiosité initiale traduit un intérêt général pour la plateforme plutôt qu’un besoin spécifique et ponctuel.

Le comportement face aux bonus d’accueil

La manière dont un nouveau joueur utilise son bonus de bienvenue est particulièrement révélatrice. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas toujours le joueur qui mise l’intégralité de son bonus rapidement qui devient le plus fidèle. Les statistiques montrent que ceux qui étalent l’utilisation de leur bonus sur plusieurs jours présentent un taux de fidélisation 35% supérieur.

L’impact de l’expérience utilisateur sur la fidélisation

L’interface utilisateur (UI) et l’expérience utilisateur (UX) jouent un rôle central dans la fidélisation des joueurs en ligne. Une conception centrée sur l’utilisateur transforme radicalement le parcours du nouveau venu.

  • La fluidité du processus d’inscription – Un formulaire d’inscription complexe peut faire fuir jusqu’à 70% des nouveaux venus. Les plateformes performantes limitent le nombre d’étapes et proposent des options de connexion rapide via les réseaux sociaux, augmentant ainsi le taux de conversion de 25%.
  • Les temps de chargement, facteur critique – Pour les nouveaux utilisateurs, chaque seconde compte. Un temps de chargement supérieur à 3 secondes augmente le taux d’abandon de 32%. Les casinos qui investissent dans l’optimisation de la vitesse constatent une amélioration significative du taux de rétention.

Tableau comparatif des comportements prédictifs de fidélisation

Comportement initialTaux de retour après 30 joursValeur moyenne du joueur après 6 moisProbabilité de devenir joueur régulier
Navigation multi-jeux68%245€47%
Utilisation progressive du bonus72%310€53%
Première session > 30 min65%280€42%
Dépôt initial > moyenne58%420€38%

La personnalisation, pilier de l’engagement durable

Les données collectées lors des premières sessions permettent une personnalisation poussée de l’expérience. Cette adaptation aux préférences individuelles constitue un levier majeur de fidélisation.

L’importance du premier contact humain

Les joueurs qui interagissent avec le service client dans les 48 premières heures présentent un taux de fidélisation 28% supérieur. Ce contact, même bref, crée un lien de confiance essentiel. Les plateformes performantes proposent un chat en direct facilement accessible dès les premiers pas sur le site.

Les signaux d’alerte à surveiller

Certains comportements initiaux doivent alerter les opérateurs car ils prédisent un risque d’abandon élevé. Des sessions très courtes et espacées, l’absence de réaction aux communications, ou des difficultés répétées avec l’interface constituent des signaux préoccupants.

Pour transformer ces situations à risque, les plateformes intelligentes déploient des stratégies de réengagement personnalisées : assistance dédiée, bonus sur mesure ou tutoriels adaptés aux difficultés rencontrées.

La fidélisation des nouveaux joueurs repose sur une analyse fine de leurs premières interactions et une réactivité exemplaire. En identifiant les comportements prédictifs dès le début du parcours, les casinos en ligne peuvent développer des relations durables avec leurs utilisateurs et maximiser leur valeur à long terme.

Jackson Mazette au Maroc : quand la maladie rattrape le traître du MLPC

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Jackson Mazette au Maroc : quand la maladie rattrape le traître du MLPC

 

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De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Jackson Mazette , l’ancien vice-président du parti MLPC radié, hospitalisé après avoir détourné l’argent du pouvoir, voit ses manœuvres de division s’effondrer avec la défection de ses complices.

 

Jackson Mazette découvre amèrement que la trahison politique se paie parfois au prix fort. Cet ancien vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), qui avait vendu son âme au régime Touadéra pour diviser son propre parti, se retrouve aujourd’hui hospitalisé au Maroc, abandonné par ses complices et rongé par la maladie autant que par ses propres turpitudes.

 

L’homme qui pensait pouvoir jouer sur tous les tableaux en créant un front parallèle au MLPC découvre brutalement les limites de sa duplicité. Proche du pouvoir en place, Jackson Mazette avait reçu d’importantes sommes d’argent pour organiser des activités censées fragiliser son ancien parti. Mais sa cupidité légendaire l’a poussé à détourner la majorité de ces fonds pour ses projets personnels, notamment la construction en cours d’un immeuble à Bangui.

 

Cette appropriation éhontée des deniers de la corruption a provoqué la colère de ses collaborateurs qui découvraient progressivement qu’ils avaient été dupés par leur propre chef. Car Jackson Mazette ne s’est pas contenté de trahir le MLPC, il a également berné ceux qui l’accompagnaient dans cette aventure, transformant chaque complice en victime de son avidité sans bornes.

 

Chantal Jean Édouard Koyambonou, présenté comme l’un de ses plus proches alliés, s’est progressivement éloigné en réalisant l’ampleur de la manipulation. Cette défection symbolique a ouvert les vannes à un mouvement de désaffection généralisé, chaque membre de son cercle des mafieux découvrant qu’il avait été utilisé puis trahi par Jackson Mazette  dans sa course aux privilèges personnels.

 

Le mécontentement au sein de son entourage a atteint un point de rupture quand ses compagnons ont réalisé qu’ils servaient de faire-valoir à un homme qui ne pensait qu’à s’enrichir sur leur dos. Plusieurs d’entre eux ont annoncé leur intention de réintégrer le MLPC, abandonnant un Jackson Mazette  de plus en plus isolé face aux conséquences de ses propres manœuvres.

 

Cette débandade politique coïncide cruellement avec l’effondrement physique du personnage. Après un refus de visa pour la France qui témoigne de sa réputation sulfureuse même à l’international, Jackson Mazette  a dû se rabattre sur le Maroc pour ses soins médicaux. L’intervention lourde qu’il a subie, impliquant la pose de drains thoraciques pour soulager ses poumons, témoigne de la gravité de son état.

 

Hospitalisé à Rabat, l’homme qui croyait pouvoir manipuler tout le monde se retrouve désormais dépendant des médecins marocains pour sa survie. Ses proches le décrivent comme “en colère” face à l’isolement dans lequel il se trouve, rage impuissante d’un homme qui découvre que la trahison ne paie pas toujours.

 

Cette colère pathétique d’un malade abandonné contraste avec l’arrogance qu’il affichait quand il pensait tenir le bon bout en divisant le MLPC. Mazette avait cru pouvoir jouer les grands stratèges en servant les intérêts du pouvoir tout en s’enrichissant personnellement. Il découvre aujourd’hui que ce type de calcul finit toujours par se retourner contre son auteur.

 

Le congrès que son camp prévoyait d’organiser début septembre apparaît déjà comme une chimère réunion. Comment rassembler des militants quand le leader est cloué sur un lit d’hôpital marocain et que ses lieutenants l’abandonnent un à un ? Cette débâcle organisationnelle signe l’échec patent de sa stratégie de division.

 

L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que Jackson Mazette, qui voulait affaiblir le MLPC, a finalement détruit sa propre crédibilité politique. En tentant de diviser les autres, il s’est divisé lui-même, perdant à la fois sa santé, sa fortune détournée et ses alliés de circonstance.

 

Cette déchéance de Jackson Mazette constitue un cas d’école des limites de l’opportunisme politique. L’homme qui pensait pouvoir trahir impunément son parti d’origine en empochant l’argent du Président Touadera découvre que ce type de stratégie finit toujours par dévorer ceux qui s’y adonnent.

 

Ses anciens complices, en réintégrant le MLPC, reconnaissent implicitement qu’ils ont été les jouets d’un manipulateur qui ne cherchait qu’à s’enrichir sur leur crédulité. Cette prise de conscience tardive témoigne de la capacité de Jackson Mazette  à abuser même ceux qui lui faisaient confiance.

 

L’état de santé précaire du personnage ne doit pas faire oublier la nature de ses agissements. Jackson Mazette  reste un traître qui a tenté de vendre son parti pour quelques billets, un corrupteur qui a détourné l’argent de la corruption elle-même, un manipulateur qui a berné jusqu’à ses propres complices.

 

Sa solitude actuelle dans un hôpital marocain constitue une forme de justice immanente pour un homme qui a passé sa carrière à trahir tous ceux qui lui faisaient confiance. Cette leçon devrait servir à tous ceux qui sont tentés par les sirènes de l’opportunisme politique à court terme.

 

Par Alain Nzilo

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La Constitution n’est pas discutable” : Balalou claque la porte au nez du parti UNIR

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La Constitution n’est pas discutable” : Balalou claque la porte au nez du parti UNIR

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-premier-ministre-Henri-Marie-Dondra-a-la-tribune-de-lAssemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba
L’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra, Président du parti UNIR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le porte-parole du gouvernement Maxime Balalou refuse catégoriquement toute révision constitutionnelle, qualifiant les demandes du parti Unir de “fuite en avant” de “mauvais perdants”.

 

Le 1er septembre 2025, lors de son point de presse hebdomadaire, Maxime Balalou a offert un spectacle édifiant lors de sa conférence de presse. Interrogé par le journaliste du quotidien Hirondelle sur les conditions posées par le parti UNIR  pour participer aux élections, le ministre de la Communication a livré une masterclass d’arrogance politique qui restera gravée dans les mémoires.

 

Face aux trois demandes du parti UNIR :  révision de certaines dispositions constitutionnelles, renforcement de l’Autorité Nationale des Élections et sécurisation du processus électoral,  Balalou a opposé un mur d’intransigeance digne des régimes les plus fermés au monde.

 

Sa réponse sur la Constitution mérite le détour : “Vous connaissez ma position, la position du gouvernement sur la question de la constitution. Le gouvernement est clair, la constitution de la République s’impose à tout le monde”. Comme si cette loi fondamentale adoptée dans la controverse en 2023 était devenue subitement un commandement divin gravé sur les tables de la loi centrafricaine.

 

Mais le ministre ne s’arrête pas en si bon mauvais chemin. Il enfonce le clou avec une détermination confondante : “La question du Parti Politique Unir, puisque vous avez résumé un peu leur communiqué, je vous ai dit que la constitution de notre pays, cette constitution n’est pas discutable. Le peuple souverain a tranché. On n’a pas de discussion à ce niveau-là”.

 

Cette déclaration péremptoire trahit une conception particulièrement autoritaire de la démocratie. Dans un État de droit digne de ce nom, aucune Constitution n’est figée pour l’éternité. Les textes fondamentaux évoluent avec les sociétés, s’adaptent aux réalités nouvelles, intègrent les aspirations légitimes des citoyens. Pas en République centrafricaine version Touadéra-Balalou.

 

Le porte-parole gouvernemental pousse ensuite l’insulte jusqu’à qualifier les demandes du parti UNIR de manœuvre désespérée : “Et parler de la révision de la Constitution, c’est une fuite en avant. Il ne faut pas que la peur qui gagne le compétit de nos adversaires, les mauvais perdants, a déjà trouvé des raisons qui ne tiennent pas”.

 

Cette sortie dévoile toute la petitesse mentale de Balalou. Incapable de concevoir que l’opposition puisse avoir des préoccupations sincères sur l’organisation des élections, il préfère y voir une stratégie de “mauvais perdants” anticipant leur défaite. Cette psychologie de comptoir transperce dans chacune de ses interventions.

 

D’ailleurs, la qualité de son expression orale interroge sur sa sobriété. Quand il déclare que “Au niveau renforcement et capacité de l’ANE, le problème ne se pose pas. Les choses Ascensionnes vont bonter”, on se demande si le ministre mesure vraiment l’importance de sa fonction. Cette désinvolture langagière insulte autant les journalistes présents que les Centrafricains qui l’écoutent.

 

Sur la sécurisation du processus électoral, Balalou livre une promesse aussi grotesque qu’irresponsable : “Le processus sera sécurisé à 200 %. Il n’y a pas de problème à ce niveau-là”. Une sécurisation à 200%, voilà bien une trouvaille mathématique digne d’un ministre en goguette. Cette surenchère ridicule témoigne d’une approche purement propagandiste qui méprise l’intelligence des citoyens.

 

Le plus cocasse reste sa tentative de faire passer son obstruction pour de l’ouverture : “Mais nous, le gouvernement est ouvert et que nous travaillons, nous avons un cadre qui existe de discussion. Nous avons le cadre de concertation pour les élections qui existent”. Traduction : nous sommes ouverts au dialogue à condition que personne ne remette en question nos choix.

 

Cette schizophrénie politique imprègne tout son discours. D’un côté, il proclame l’ouverture gouvernementale. De l’autre, il balaie d’un revers de main toute proposition concrète de l’opposition. Une double posture qui transforme le prétendu dialogue en monologue gouvernemental déguisé.

 

L’attitude de Balalou montre parfaitement la dérive autoritaire du régime Touadéra. En sanctuarisant une Constitution controversée, le gouvernement ferme délibérément la voie à toute évolution démocratique pacifique. En traitant l’opposition de “mauvais perdants” avant même le scrutin, il dévoile une conception manichéenne de la politique où seuls les thuriféraires du pouvoir auraient voix au chapitre.

 

Cette performance du 1er septembre 2025 restera comme un moment de vérité du régime centrafricain. Elle montre un gouvernement sourd aux préoccupations légitimes de ses concitoyens, incapable du moindre compromis démocratique, et représenté par un porte-parole dont les propos décousu interrogent sur sa capacité à assumer ses fonctions.

 

Les élections de décembre 2025 se profilent dans ce contexte empoisonné. Avec un ministre qui refuse d’emblée toute discussion sur les conditions du scrutin, comment espérer des élections apaisées et crédibles ? Cette intransigeance gouvernementale hypothèque gravement l’avenir démocratique du pays.

 

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2 ex-miliciens Azandé , devenus soldats FACA, enlevés par les mercenaires russes dans les locaux de la SRI à Bangui : 6 mois plus tard, ils sont introuvables

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2 ex-miliciens Azandé , devenus soldats FACA, enlevés par les Mercenaires russes dans les locaux de la SRI à Bangui : 6 mois plus tard, ils sont introuvables

 

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Le soldat de deuxième classe Gouengue Élie, arrêté par les mercenaires russes et porté disparu à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la nuit du 24 au 25 janvier 2025, Gouengue Élie, soldat de deuxième classe FACA, et son compagnon d’armes Bakoyogo Célestin Lemane ont été enlevés à Bangui par des mercenaires russes du groupe Wagner. À ce jour, aucun service de l’État ne donne d’explication sur leur sort. Ces deux militaires faisaient partie d’un groupe de six responsables azandés, dont quatre intégrés dans les FACA et deux civils, transportés par hélicoptère depuis Obo jusqu’à la capitale, à la suite d’un accord verbal avec les mercenaires pour discuter d’un appui logistique demandé par les miliciens azandés du Haut-Mbomou.

 

En effet, après leur arrivée à Bangui, une première rencontre a eu lieu au camp de Roux avec leurs alliés russes du groupe Wagner. Les échanges ont porté sur les besoins logistiques des miliciens. Au terme de cette réunion, les six hommes ont été invités à patienter pour une seconde rencontre prévue dans le même camp.

Plusieurs jours plus tard, lors de la dernière réunion avec les russes, les 6 invités ont tous été arrêtés et transférés à la Section de recherches et d’investigations (SRI), sur instruction des mercenaires russes.

 

C’est alors qu’une condition leur a été imposée  par les russes du groupe Wagner : la libération des six dépendait du transfert à Bangui de dix miliciens azandés suspectés d’exactions à Mboki. Finalement, ces derniers ont été recherchés, puis arrêtés sur place et transférés dans les jours suivants à Bangui, via l’hélicoptère de Wagner.

 

Mais avant même l’arrivée des dix suspects arrêtés à Mboki à Bangui, un événement majeur s’est produit. Dans la nuit du 27 janvier 2025, des éléments russes sont revenus discrètement à la SRI et ont récupéré deux soldats parmi les six hommes arrêtés au camp de Roux : Gouengue Élie et Bakoyogo Célestin Lemane. Depuis ce jour, ces deux soldats sont portés disparus. Ni la gendarmerie ni le ministère de la Défense n’ont fourni la moindre information. Leurs familles n’ont reçu aucun avis officiel.

 

Entre-temps, les dix miliciens transférés depuis Mboki, ainsi que les quatre autres membres du groupe initial (deux soldats et deux civils), ont été transférés à la prison centrale de Ngaragba, soit un total de quatorze détenus enregistrés. Quelques mois plus tard, les quatre premiers détenus ont été libérés provisoirement, tandis que les dix autres restent incarcérés à Ngaragba à la date de ce jour.

 

En revanche, aucune suite n’a été donnée sur le cas des deux soldats enlevés la nuit du 27 janvier 2025. Il n’existe à ce jour aucun document officiel attestant de leur situation. Gouengue Élie et Bakoyogo Célestin Lemane, reconnus comme membres de l’armée nationale après leur intégration par le biais du programme de formation assuré par la Russie elle-même, ont disparu sans trace.

 

La communauté azandé, leurs proches, et les familles des disparus demandent des explications claires. Le silence prolongé de l’État face à cette affaire fait naître une interrogation de fond sur la souveraineté du pouvoir actuel. Comment deux soldats FACA peuvent-ils être arrêtés à Bangui, emmenés de nuit par des étrangers, sans procédure, sans décision judiciaire, et sans que les autorités compétentes n’interviennent ?

 

Près d’un an après les faits, aucune réponse n’a été apportée. Les familles attendent, et avec elles, toute une partie de la population du Haut-Mbomou qui demande simplement de savoir où sont passés ces deux soldats FACA.

 

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Centrafrique : Nouveau massacre sur le site minier de Ndassima, près de Bambari, plusieurs morts

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Centrafrique : Nouveau massacre sur le site minier de Ndassima, près de Bambari, plusieurs morts

 

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Enterrement des deux victimes des mercenaires russes par les employés de la croix rouge de Bambari.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes ont encore frappé vendredi après-midi dans la zone aurifère de Ndassima.

 

Sur le site minier de Ndassima, situé à environ soixante trois kilomètres de Bambari (385 km de Bangui), une nouvelle attaque des mercenaires russes a fait au moins dix morts parmi de jeunes orpailleurs. Les victimes étaient en train de récupérer les graviers abandonnés par les engins d’extraction miniers russes , cherchant à y extraire les particules d’or restantes.

 

Les mercenaires russes sont brusquement fait apparition et ont commencé à ouvrir le feu sans avertissement dès leur arrivée sur le site. De nombreux jeunes ont tenté de fuir vers la forêt, mais plusieurs ont été abattus pendant leur course. Deux d’entre eux, âgés de 21 et 23 ans, ont été capturés vivants. Ramenés dans leur base, les mercenaires russes les ont copieusement torturé presqu’à la mort. Après les avoir sauvagement torturés, les mercenaires russes les ont transportés vers l’hôpital de Bambari, alors qu’ils savaient très bien qu’ils vont mourir. Justement, avant même leur arrivée à Bambari, l’un des deux captifs est mort en cours de route. Une fois Arrivés à l’hôpital, ces voyous criminels russes ont déposé les deux victimes à l’hôpital, expliquant aux employés de l’hôpital qu’ils auraient été attrapés lorsqu’ils tentaient de voler de l’or.

L'une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.
L’une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.

 

Et ce n’est pas tout! Le premier captif, originaire de Dimbi, a succombé pendant le trajet. Son compagnon d’Ippy (496 km de Bangui) s’est éteint quinze minutes après son arrivée à l’hôpital. Faute de famille présente à Bambari, la Croix-Rouge locale a organisé l’inhumation des deux corps.

 

Les familles des autres victimes, tombées dans la forêt lors de leur fuite, se sont rendues sur place ce week-end pour récupérer les dépouilles. Le bilan exact reste donc à établir, mais les témoins confirment au moins une dizaine de morts.

 

Cette attaque s’inscrit dans une série de violences commise depuis un mois par les mercenaires russes dans la zone minière de Ndassima. Ces dernières semaines, ils ont tué une dizaine de personnes dans des conditions similaires, s’en prenant systématiquement aux jeunes qui viennent récupérer les résidus aurifères. Face à cette escalade meurtrière, les autorités locales et nationales maintiennent leur silence, laissant les populations dans un climat de terreur permanente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les fonctionnaires malades : le cas du Dr Hilaire Tchechoupard est un parfait exemple

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Le régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les fonctionnaires malades : le cas du Dr Hilaire Tchechoupard est un parfait exemple

 

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Professeur Hilaire Tchechoupard

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des professeurs d’université aux simples employés de l’État, tous subissent le même sort : refus de soins à l’étranger et silence administratif. Pendant ce temps, les proches du régime Touadéra s’offrent des évacuations sanitaires de luxe. Le Dr Hilaire Tchechoupard, mort au Cameroun le 30 juillet dernier, incarne cette politique cynique qui sacrifie les serviteurs de l’État.

 

Pour comprendre cette tragédie, il faut d’abord examiner l’état volontairement dégradé du système de santé national. Le gouvernement Touadéra entretient délibérément la déliquescence du système de santé centrafricain. Dans les hôpitaux publics, même les pathologies les plus évidentes sont niées. Des patients diabétiques ou hypertendus voient leurs diagnostics refusés malgré les résultats des machines. Les médecins, sous pression, déclarent que “il n’y a pas de tension, il n’y a pas de diabète” face à des malades aux séquelles visibles.

 

Cette politique du déni médical pousse les Centrafricains vers une seule solution : partir se soigner ailleurs. Mais cette porte de sortie reste fermée pour la majorité.

 

Devant cette situation désespérante, le pouvoir a organisé un système de tri social particulièrement pervers. Le régime a instauré un apartheid médical. D’un côté, les proches du pouvoir obtiennent leurs autorisations d’évacuation en quelques heures. De l’autre, les fonctionnaires ordinaires voient leurs demandes enterrées dans le silence bureaucratique.

 

Le Dr Hilaire Tchechoupard a vécu cette discrimination jusqu’à la mort. Ce sociologue, titulaire d’un doctorat canadien et enseignant-chercheur à l’Université de Bangui depuis 2004, avait demandé une simple autorisation pour se soigner au Cameroun. Ses démarches administratives ont duré des mois sans obtenir la moindre réponse.

 

Cette absence de réponse n’est pas un dysfonctionnement mais une stratégie délibérée du régime. “Tu fais la démarche un an, deux ans, tu es fatigué, tu es obligé de laisser, soit tu meurs”, explique un proche du défunt. Cette stratégie d’épuisement administratif fonctionne parfaitement. Les malades abandonnent leurs démarches ou meurent en attendant.

 

Le cas Tchechoupard montre parfaitement la méthode : aucun refus officiel qui pourrait être contesté, juste un silence qui tue. Pendant que ce professeur attendait une réponse qui ne viendrait jamais, son état se dégradait inexorablement.

 

Devant cette défaillance organisée de l’État, la population développe ses propres mécanismes de survie. Devant l’abandon de l’État, les collègues de l’Université de Bangui et la famille ont organisé une collecte pour financer le voyage médical du Dr Tchechoupard. Cette solidarité spontanée démontre l’échec total des institutions publiques.

 

Même le rapatriement du corps a nécessité une nouvelle mobilisation financière. L’État qui avait refusé de soigner le professeur vivant a également négligé sa dépouille. La famille a dû organiser et payer le transport terrestre de Douala à Bangui, un trajet de plus de 1 000 kilomètres.

 

La mort du professeur n’a pas empêché les autorités de venir récupérer politiquement sa disparition. Le 22 août 2025, lors des obsèques, le président de l’Assemblée nationale et d’autres dignitaires se sont déplacés pour honorer celui qu’ils avaient condamné. Cette récupération politique post-mortem choque les proches du défunt.

 

Ces responsables, qui n’avaient pas daigné répondre aux demandes de soins du Dr Tchechoupard, sont venus faire leurs salamalecs devant sa tombe. Une mise en scène obscène qui ne trompe personne sur leur responsabilité dans cette mort évitable.

 

Au-delà de ce cas dramatique, c’est tout un système mortifère qui se révèle. Le Dr Hilaire Tchechoupard n’est pas une victime d’exception de ce système. Des centaines de fonctionnaires centrafricains subissent le même sort chaque année. Leur crime : ne pas appartenir au cercle restreint du pouvoir.

 

Cette politique sanitaire discriminatoire du régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les serviteurs ordinaires de l’État. Pendant que les dirigeants s’offrent des séjours médicaux dans les meilleures cliniques européennes, ils condamnent consciemment leurs compatriotes à mourir faute de soins. La disparition du Dr Tchechoupard restera comme le symbole de cette barbarie institutionnalisée qui déshumanise l’administration centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ouanda-Djallé : journée sanglante avec deux attaques distinctes menée par  Les mercenaires russes contre une position du PRNC

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Ouanda-Djallé : journée sanglante avec deux attaques distinctes menée par  Les Mercenaires russes contre une position du PRNC

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les mercenaires russes du groupe Wagner attaquent la position du mouvement PRNC de Mahamat Déya tandis qu’un chantier minier subit une agression séparée dans cette région instable.

 

Ce vendredi 5 septembre 2025, la localité de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, a connu une journée particulièrement violente avec deux incidents sécuritaires distincts qui témoignent de la persistance de l’instabilité dans cette zone frontalière du Tchad et du Soudan.

 

La première attaque s’est déroulée vers 10 heures du matin lorsque les mercenaires russes du groupe Wagner appuyés par les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont lancé une offensive d’envergure contre une position des rebelles du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) située à environ 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Sam-Ouandja. Cette opération visait spécifiquement les éléments du mouvement dirigé militairement par Mahamat Déya, chef d’état-major de cette faction armée.

 

Le PRNC, officiellement représenté soi-disant par Nourd Gregaza, a été créé en 2019 par des éléments Goulas du RPRC mécontents de l’application de l’accord de paix signé à Khartoum . Le groupe, militairement dirigé par le défunt Mohamed Ali alias “B13”, s’est rapproché de la CPC en 2022 et a participé à plusieurs prises d’otages .

 

L’affrontement, décrit comme particulièrement violent par les sources locales, s’est prolongé plusieurs heures sans qu’un bilan précis des pertes humaines puisse être établi dans l’immédiat. Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué sur les résultats de cette opération, laissant planer l’incertitude sur l’ampleur des dégâts causés de part et d’autre.

 

Cette offensive s’inscrit dans la stratégie continue des forces gouvernementales centrafricaines et de leurs alliés russes pour démanteler les positions des groupes armés qui contrôlent encore de vastes portions du territoire national, particulièrement dans les régions frontalières où ces mouvements trouvent refuge.

 

Dans un incident totalement distinct, vers 17 heures, un groupe de 5 hommes armés lourdement équipés a attaqué un chantier minier situé à 15 kilomètres de Ouanda-Djallé, sur l’axe de Sam-Ouandja. Cette agression, sans lien apparent avec l’offensive matinale contre le PRNC, a semé la panique parmi les ouvriers et la population locale.

 

L’attaque du site minier a provoqué un mouvement de fuite généralisé. Les ouvriers et les habitants présents sur les lieux ont abandonné précipitamment leurs activités pour échapper aux assaillants dont l’identité et les motivations demeurent totalement inconnues. Cette situation chaotique témoigne de la vulnérabilité des sites économiques dans cette région instable.

 

Les survivants de cette seconde attaque, qui ont réussi à rejoindre Sam-Ouandja vers 20 heures, ont rapporté à la rédaction de CNC avoir entendu des tirs intenses après leur fuite. Ces témoignages laissent craindre que l’agression se soit poursuivie après le départ des civils, sans qu’il soit possible de déterminer si des personnes ont été prises en otage ou si d’autres victimes sont à déplorer.

 

L’intensité des tirs rapportée par les témoins suggère un affrontement prolongé, mais l’absence de communication officielle et l’isolement de la zone rendent difficile l’établissement d’un bilan précis de cet incident. Les autorités locales n’ont pas encore été en mesure de dépêcher des équipes sur place pour évaluer la situation.

 

Ces deux attaques distinctes survenues le même jour dans la même région soulignent la complexité de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga. Bien qu’aucun élément ne permette d’établir une connexion directe entre l’offensive gouvernementale contre le PRNC et l’agression du chantier minier, leur simultanéité interroge sur l’état général de la sécurité dans cette zone sensible.

 

La ville de Ouanda-Djallé, située dans une zone frontalière stratégique, reste particulièrement exposée aux activités de divers groupes armés qui exploitent la porosité des frontières et l’éloignement des centres de pouvoir pour maintenir leur emprise sur le terrain.

 

L’attaque du chantier minier rappelle également la vulnérabilité du secteur extractif centrafricain, régulièrement pris pour cible par différents groupes armés qui y voient une source de financement ou cherchent à déstabiliser l’économie locale. Ces incidents compromettent les efforts de relance économique dans des régions déjà fragilisées par des années de conflit.

 

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Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025

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Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/village-koumboli-zemio-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025
Village Koumboli, situé à 3km de Zemio, après son incendie par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyé par les soldats FACA en juin 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un enregistrement vidéo filmé par des militaires centrafricains confirme leur participation aux destructions dans ce village proche de Zémio.

 

Cette vidéo, tournée par les soldats eux-mêmes et diffusée sur les réseaux sociaux, constitue un aveu glaçant. On y voit des soldats des Forces armées centrafricaines incendier délibérément le village de Koumboli, situé à cinq kilomètres de Zémio (1113 kilomètres de Bangui). Les militaires se filment en train de détruire les habitations tout en proclamant leur intention de “tuer sans laisser de survivants” et de “racler tout”.

 

Rappelons le, les événements remontent au 29 avril 2025, quand des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA sont arrivés à Koumboli pour désarmer des miliciens azandés. La plupart des combattants avaient fui, mais l’un d’eux avait été désarmé. En colère, les miliciens sont revenus dans le village. Dans la nuit, d’autres miliciens ont attaqué un checkpoint de l’armée nationale à Koumboli, blessant plusieurs soldats et récupérant leurs armes.

 

Le 30 avril, une opération de contre-offensive a été lancée pour déloger les miliciens retranchés à Koumboli. Les affrontements ont tourné au carnage : plusieurs soldats FACA, gendarmes et policiers ont été tués. Les combats se sont poursuivis tout au long du mois de mai, avec des attaques répétées contre les positions militaires et des mercenaires russes.

 

Devant cette résistance, des renforts militaires ont été déployés à Zémio en juin 2025 pour renforcer les forces russes en très difficulté face aux miliciens Azandé. C’est dans ce cadre qu’ils ont participé aux opérations conjointes avec les mercenaires russes à Koumboli, alors que le village était vidé de ses habitants qui sont partis vers la RDC. La vidéo filmée par les soldats eux-mêmes les montre incendiant méthodiquement Koumboli en déclarant : “On va incendier tout le village”, “On est formés pour tuer”, “On va racler tout”.

 

Dans l’enregistrement, les militaires s’adressent à leurs collègues de la Brigade d’intervention rapide de  qui sont généralement restés à Bangui, les accusant de “faire des bêtises ” tout en affirmant que “le vrai homme se connaît sur le terrain ici à Koumboli ”. Ces propos, tenus sur les lieux mêmes des incendies, prouvent que les exactions de Koumboli n’étaient pas uniquement l’œuvre des mercenaires russes, mais bien aussi des FACA déployés en renfort.

 

Cette séquence filmée par les auteurs eux-mêmes constitue une preuve réelle de la participation directe de l’armée centrafricaine aux destructions qui ont ravagé Koumboli et d’autres villages voisins.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Violent affrontement près de Ndélé : les mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA, s’attaquent aux hommes armés dans la localité de Koubou  

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Violent affrontement près de Ndélé : les Mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA, s’attaquent aux hommes armés dans la localité de Koubou  

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les mercenaires russes, appuyés par des FACA récupèrent une moto volée et trois armes lors d’une opération menée ce vendredi dans la localité de Koubou.

 

Ce vendredi 5 septembre 2025, vers 8 heures du matin, un violent affrontement a opposé des hommes armés non identifiés aux forces conjointes russo-centrafricaines dans la localité de Koubou, située à environ 15 kilomètres de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette opération, selon ces auteurs,  s’inscrit dans la lutte contre l’insécurité grandissante qui paralyse les axes routiers de la région.

 

L’opération a été lancée après qu’un jeune villageois eut informé les mercenaires russes du groupe Wagner de la présence d’hommes armés dans la forêt environnante de son village. Guidés par ce dernier, les mercenaires russes à bord de leurs motos, appuyés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), se sont dirigés vers la zone suspecte pour débusquer les malfaiteurs.

 

L’affrontement, qui a débuté vers 8 heures du matin, s’est avéré particulièrement intense selon les témoins locaux. Malgré la résistance opposée par les hommes armés, dont l’identité demeure inconnue, les forces conjointes sont parvenues à les déloger de leurs positions dans la brousse.

 

Cette opération a permis la récupération de matériel important. Les forces ont notamment retrouvé une moto appartenant à l’ONG WCS, dérobée le 4 août dernier lors d’un braquage commis par ces mêmes hommes armés. Trois armes ont également été récupérées, dont une arme lourde de type DKM, témoignant de la capacité de nuisance de ces groupes.

 

Cette intervention intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé autour de Ndélé. Les hommes armés multiplient les braquages sur les route et sèment la terreur sur les différents axes menant à la ville, paralysant les activités économiques et les déplacements des populations.

 

L’insécurité dans la région a d’ailleurs fait une nouvelle victime 24 heures avant cette opération. Jeudi, deux jeunes circulant à moto en provenance de Ngarba, Entre les villages Zokotoniala  et Zobosingua, ils ont été pris pour cible par des hommes armés embusqués dans la brousse. Si le premier conducteur a réussi à échapper aux assaillants, le second n’a pas eu cette chance.

 

Les hommes armés ont ouvert le feu sur la seconde moto. Bien que touché, le conducteur a tenté de poursuivre sa route avec courage, mais les blessures ont fini par avoir raison de lui. Arrivé à 50 kilomètres de Ndélé, au village Zobosingua  , une balle qui s’est logée dans son pied et la perte de sang l’ont contraint à s’effondrer. Transporté d’urgence à l’hôpital de Ndélé, il a dû subir une intervention chirurgicale.

 

Cette attaque s’est produite sur l’axe Ngarba-Ndélé, un tronçon particulièrement exposé aux exactions des groupes armés qui contrôlent de facto cette portion de territoire. Les voyageurs empruntant cette route vivent dans la peur constante d’être pris pour cible par ces bandes organisées.

 

La multiplication de ces incidents souligne l’ampleur du défi sécuritaire auquel font face les autorités dans cette région reculée. Malgré la présence des forces russo-centrafricaines, les hommes armés continuent de terroriser les populations civiles et de paralyser l’économie locale par leurs exactions répétées.

 

L’opération de ce vendredi, bien qu’ayant permis de neutraliser temporairement une position des malfaiteurs, ne constitue qu’une étape dans la sécurisation de cette zone stratégique.

 

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Me MBOE Dédé-Vianney prône une concertation politique pour reporter les élections centrafricaines de décembre 2025

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Me MBOE Dédé-Vianney prône une concertation politique pour reporter les élections centrafricaines de décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine-450×397.jpg” alt=”Me MBOE Dédé-Vianney prône une concertation politique pour reporter les élections centrafricaines de décembre 2025″ width=”450″ height=”397″ />
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Le juriste centrafricain MBOE Dédé-Vianney  dénonce les défaillances de l’Autorité Nationale des Élections et appelle à une transition démocratique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Me MBOE Dédé-Vianney, Docteur en Droit, propose une solution politique au blocage électoral centrafricain de décembre 2025.

 

L’expert juridique développe dans son analyse une argumentation rigoureuse sur l’impossibilité d’organiser des élections crédibles dans les délais constitutionnels. Pour MBOE Dédé-Vianney, l’Autorité Nationale des Élections accumule depuis deux ans des retards qui compromettent désormais tout le processus démocratique.

 

L’analyse du juriste montre des dysfonctionnements administratifs inquiétant. Depuis la promulgation de la constitution en août 2023, l’ANE n’a toujours pas publié la liste électorale définitive, alors que le code électoral impose cette publication un an avant le scrutin. MBOE Dédé-Vianney observe que le gouvernement répète les mêmes erreurs qu’en 2020, recourant automatiquement aux lois dérogatoires pour cacher l’impréparation administrative.

 

Cette stratégie gouvernementale inquiète particulièrement l’expert. Selon MBOE Dédé-Vianney, comprimer le calendrier électoral à quatre mois du scrutin constitue une atteinte directe aux principes démocratiques fondamentaux. Le juriste qualifie cette approche de “démocraticide” car elle rompt l’égalité entre candidats et compromet la sincérité du vote.

 

Les références internationales appuient l’argumentation du spécialiste. MBOE Dédé-Vianney rappelle que le Protocole CEDEAO interdit formellement toute modification du calendrier électoral dans les six mois précédant une élection, sauf consensus large des acteurs politiques. Cette règle vise précisément à éviter les manipulations de dernière minute qui favorisent les candidats au pouvoir.

 

L’expérience de 2020 renforce les craintes du juriste. MBOE Dédé-Vianney avait déjà alerté contre la compression des délais électoraux, dont les conséquences furent désastreuses : impréparation de la Minusca, confusion des électeurs, frustration de l’opposition et finalement les événements tragiques du 13 janvier 2021.

 

Face à cette impasse, le Docteur en Droit préconise le report des élections comme unique solution démocratique viable. MBOE Dédé-Vianney estime que cette option permettrait d’organiser un scrutin véritablement libre et équitable, respectant les standards internationaux et préservant la cohésion nationale.

 

Le report électoral pose néanmoins la question du vide institutionnel. MBOE Dédé-Vianney reconnaît que la fin du mandat présidentiel le 26 mars 2026 nécessitera une solution politique concertée. Le juriste insiste sur l’impératif d’une transition organisée collectivement par tous les acteurs politiques, sous contrôle de la Cour constitutionnelle.

 

Cette transition représente selon l’expert la seule voie pour maintenir la continuité de l’État tout en préparant des élections crédibles. MBOE Dédé-Vianney refuse l’idée d’une décision autoritaire du gouvernement, rappelant que l’élection reste avant tout un fait politique nécessitant l’adhésion de tous les acteurs.

 

L’analyse du juriste interpelle également la Cour constitutionnelle sur ses responsabilités. MBOE Dédé-Vianney appelle les juges constitutionnels à exercer un contrôle strict sur toute modification des délais électoraux, particulièrement quand elle résulte de négligences administratives plutôt que de circonstances imprévisibles.

 

Au final, Me MBOE Dédé-Vianney propose une approche pragmatique privilégiant la qualité démocratique sur le respect formel des échéances. Sa vision place la sincérité du scrutin et l’égalité des candidats au centre du processus électoral, quitte à repenser le calendrier politique national pour préserver ces acquis démocratiques essentiels.

 

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Femmes détenues à Bimbo : formations pour la réinsertion ou exploitation économique déguisée ?

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Femmes détenues à Bimbo : formations pour la réinsertion ou exploitation économique déguisée ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/femmes-sorcières-de-Bimbo-afp.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/femmes-sorcières-de-Bimbo-afp-300×200.jpg” alt=”Bimbo : quand la réforme pénitentiaire cache-t-elle l’abandon des femmes détenues ?” width=”300″ height=”200″ />
Les femmes détenues de la prison de Bimboo

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Minusca finance seule les programmes de réinsertion des 40 femmes détenues à Bimbo, à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui.

 

La maison d’arrêt de Bimbo propose des formations en couture, saponification et fabrication de produits artisanaux aux Femmes détenues. Ces activités, présentées comme des outils de réinsertion, cachent une réalité plus complexe. L’État centrafricain n’y consacre aucun budget, laissant la MINUSCA porter seule ces initiatives.

 

Natacha Clarisse Ndokoyanga, régisseuse de l’établissement, détaille ces programmes lors de l’émission Aux carrefours des droits de l’homme sur Guira FM. Les détenues apprennent à confectionner des sandales, des sacs, à fabriquer du savon et des jus naturels. Un programme d’alphabétisation complète ces formations. La répartition des bénéfices suit un schéma fixe : 25% pour les détenues, 25% pour l’administration pénitentiaire, 50% pour les matières premières.

 

Cette organisation pose question. Les femmes qui travaillent ne touchent qu’un quart des revenus générés par leur activité. L’administration pénitentiaire, elle, récupère une part égale sans participer à la production. Ce système profite davantage aux gestionnaires qu’aux détenues censées se réinsérer.

 

Le gouvernement centrafricain brille par son absence. Aucun financement public ne soutient ces programmes. La MINUSCA assume seule les coûts de formation, d’équipement et de supervision. Sans cette intervention internationale, ces activités n’existeraient pas. L’État se contente de récupérer les bénéfices sans investir.

 

Cette dépendance totale interroge sur la durabilité des initiatives. Que se passera-t-il quand la MINUSCA quittera le territoire ? Le gouvernement n’a développé aucune capacité propre pour maintenir ces programmes. Les détenues risquent de se retrouver sans formation ni activité rémunérée.

 

La situation juridique de nombreuses détenues aggrave le problème. Sur les 40 femmes, 15 sont en détention provisoire, certaines depuis des années. Elles attendent un jugement qui ne vient pas. Les infractions évoquées – coups et blessures, abus de confiance, pratiques de sorcellerie – soulèvent des questions sur la légitimité de certaines arrestations.

 

Le système judiciaire centrafricain traîne les pieds. Des femmes croupissent en prison sans procès équitable. Elles travaillent dans le cadre de ces programmes de formation alors que leur culpabilité n’est pas établie. Cette situation transforme la détention provisoire en travail forcé déguisé.

 

Les conditions de détention restent précaires malgré les formations. La prison compte 60 places pour 40 détenues, évitant la surpopulation chronique d’autres établissements. Mais l’infirmerie manque de personnel qualifié. Deux agentes de la défense sans formation médicale poussée s’occupent des soins. Les femmes enceintes doivent être transférées vers des hôpitaux externes pour accoucher, créant des risques supplémentaires.

 

La localisation de la prison pose problème depuis des décennies. Située en plein centre commercial de Bimbo, elle présente des risques de sécurité pour la population environnante. Natacha Clarisse Ndokoyanga reconnaît les dangers d’une mutinerie dans ce contexte urbain dense. Pourtant, aucun projet de délocalisation n’existe.

 

Le gouvernement n’a jamais envisagé de déplacer l’établissement vers un site plus approprié. Cette inaction expose détenues et habitants à des risques évitables. La MINUSCA conseille sur les questions de sécurité mais ne peut compenser l’absence de planification gouvernementale.

 

Les formations à Bimbo fonctionnent grâce aux fonds et à l’expertise internationaux. Elles offrent aux détenues des compétences utiles pour leur réinsertion. Mais elles masquent aussi l’abandon de l’État centrafricain face à ses responsabilités pénitentiaires. Le gouvernement laisse un acteur extérieur gérer un pan entier de son système carcéral.

 

Cette situation expose la faiblesse structurelle de l’administration centrafricaine. Incapable de financer des programmes de réinsertion, elle se repose sur l’aide internationale. Les détenues en paient le prix, coincées entre exploitation économique et abandon judiciaire. Leurs formations, bien que bénéfiques, ne compensent pas les dysfonctionnements profonds du système pénitentiaire national….

 

CENTRAFRIQUE : UN DÉPUTÉ DE LA NATION QUALIFIÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI D’APATRIDE PEUT-IL JURIDIQUEMENT SIÉGER À L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

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UN DÉPUTÉ DE LA NATION QUALIFIÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI D’APATRIDE PEUT-IL JURIDIQUEMENT SIÉGER À L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/le-president-assemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandi-450×253.png” alt=”CENTRAFRIQUE : UN DÉPUTÉ DE LA NATION QUALIFIÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI D’APATRIDE PEUT-IL JURIDIQUEMENT SIÉGER À L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?” width=”450″ height=”253″ />
Le Président de l’assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Au lendemain de la promulgation de la nouvelle constitution du 30 août 2023 jugée crisogene, mortifere et discriminatoire par l’opinion publique nationale et internationale, tous les débats politiques sont focalisés sur la notion de binationalité devenue tristement célèbre au détriment des innombrables innovations et amendements tels que la durée du mandat présidentiel et législatif qui passe de 5 à 7 ans, le niveau scolaire pour être éligible, la nouvelle dénomination ainsi que la composition du conseil constitutionnel, la création d’un poste de vice-président, la limite d’âge des candidats aux élections présidentielles qui passe de 35 à 30 ans etc…

 

Cette notion de binationalité qui cristalise toutes attentions s’apparente à un nouveau concept dans les échanges politiques qui ne vise sans équivoque que les leaders de l’opposition démocratique jugés aptes à conquérir le pouvoir par les urnes si les conditions d’une élection juste, libre et transparente sont réunies.

 

Lassé par ce débat stérile voire non productif et éreinté par l’acharnement viral qui a atteint son paroxysme, le président du parti dénommé l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a volontairement et contre toute attente troqué sa prestigieuse nationalité française tant convoitée non pas pour se conformer à la nouvelle constitution discriminatoire taillée sur mesures mais pour libérer le débat politique pris en otage depuis certaines années.

Cette renonciation à la nationalité sonne comme une manière de forcer la main du pouvoir d’accepter le principe du dialogue politique contrairement au porte-parole du gouvernement qui qualifiait cette éventualités d’ineptie…le ridicule ne tue pas dans un régime où la parole politique donnée n’a pas de valeur.

Comme si c’était le déroulé d’un plan politique préétabli avec des étapes, une conférence de presse est organisée au lendemain de “l’electrochoc” par les sbires du pouvoir qui selon eux définissent les règles de procédure de la réintégration du président de l’URCA dans la nationalité centrafricaine.

Ce qui est intéressant et qui importe de le relever c’est qu’ils préviennent que la réintégration par décret nécessite demande mais ne sera pas automatique voire hors délai d’une éventuelle ou probable candidature àlaprochaineélectionprésidentielle…ainsi la messe est dite.

Logiquement, la problématique de la nationalité ne devrait pas obstruer la capacité d’un citoyen à contribuer au développement socio-économique de la nation à l’instar du président Barack Obama qui a servi avec loyauté le peuple américain.

L’abordée sous ce angle, cette notion de binationalité soulève un débat juridique délicat et complexe d’une part entre l’agencement du droit constitutionnel et le droit de nationalité et d’autre part un problème du respect de la hiérarchie des normes qui impose à tout arsenal réglementaire de se conformer à la loi fondamentale.

En effet, dans le cas d’école qui fait l’objet de notre analyse, l’article 183 de la nouvelle constitution du 30 août 2023 impose une nationalité exclusive pour briguer la magistrature suprême de l’État.

Ainsi en application des dispositions de l’article 46 de la loi N*61.212 du 20 avril 1961 portant code de nationalité centrafricaine, le binational président de l’URCA perd automatiquement sa nationalité centrafricaine.

Dans le strict respect de la notion de la hiérarchie des normes, en renonçant à la nationalité française conformément aux dispositions de l’article 183 qui est une exigence constitutionnelle, les dispositions de la loi sur la nationalité ne peut faire obstacle à sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.

En outre, le droit de la nationalité n’impose ni une demande ni une formalité administrative pour la réintégration dans la nationalité centrafricaine car l’article 32 du code de la nationalité dispose que :”la réintégration dans la nationalité centrafricaine est accordée par décret, après enquête”.

Par contre l’alinéa 2 de l’article 33 du code de la nationalité n’impose qu’une condition de résidence au moment de la réintégration.

Confus par la contradiction entre le droit de nationalité et la nouvelle constitution, le citoyen lambda s’interroge :

1- En quoi la renonciation de la nationalité française intéresse le pouvoir de Bangui au point d’organiser une conférence de presse au lendemain de la renonciation ?

2- Était-il le déroulé d’un plan machiavélique avec des étapes d’obstacles préétabli ?

3- Pourquoi la renonciation à la nationalité française devient-elle un débat politique et juridique national ?

4- Comment un candidat qui a tout orchestré pour écarter ses concurrents se retrouve signataire du décret de réintégration dans la nationalité de son challenger ?

Suivez mon regard…

En tout état de cause, et en l’absence d’une injonction formelle de la loi autre que les dispositions de l’article 32 du code de nationalité, une simple notification aux autorités établies suffit pour réintégrer le président de l’URCA dans la nationalité centrafricaine.

Enfin, l’on remarque de façon évidente qu’aucune des dispositions de cette nouvelle constitution n’a connu un début d’application si ce n’est que la question de la binationalité…Bizarre.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 06 septembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Martin Ziguelé accuse frontalement le président Touadéra d’attaques hostiles contre le MLPC

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Martin Ziguelé accuse frontalement le président Touadéra d’attaques hostiles contre le MLPC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui
Le député Martin Ziguelé

 

Martin Ziguelé, ancien Premier ministre et président du MLPC affirme que son parti reste uni malgré les manœuvres de déstabilisation présidentielles.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’honorable Martin Ziguelé rejette les rumeurs de divisions internes au sein de son parti politique centrafricain.

 

Martin Ziguelé ne mâche pas ses mots. L’ancien Premier ministre et actuel président du MLPC a choisi de répondre directement aux bruits qui circulent sur de supposées divisions au sein de son parti. Pour lui, la réalité est simple : le MLPC reste soudé.

 

“Il n’y a pas de division au sein du MLPC”, a déclaré le député de Bocaranga 3 lors de son interview à une chaine étrangère. “Ce qui existe, ce sont des tentatives répétées du pouvoir pour nous diviser. Ces tentatives viennent directement du président Touadéra lui-même”.

 

L’homme politique ne cache pas son analyse de la situation. Selon lui, cette stratégie répond à une logique bien connue : diviser pour mieux régner. Une méthode que le régime actuel applique consciemment pour affaiblir l’opposition.

 

Martin Ziguelé a ensuite utilisé une comparaison qui parle à tous les Centrafricains : “Un proverbe dit qu’on ne jette des pierres que sur un arbre qui porte des fruits. Vous ne verrez jamais un enfant jeter des pierres sur un acacia. Ce sera toujours sur un manguier, un citronnier, un goyavier, parce qu’il veut les fruits”.

 

Cette image du quotidien centrafricain éclaire sa vision des choses. Si le pouvoir s’attaque au MLPC avec autant d’acharnement, c’est justement parce que le parti représente une alternative crédible. Les tentatives de déstabilisation deviennent alors un témoignage involontaire de la force politique du mouvement.

 

L’ancien chef du gouvernement distingue clairement les responsabilités. Pour lui, ces manœuvres ne viennent pas du gouvernement en tant qu’institution, mais bien du président Touadéra à titre personnel. Une accusation directe qui montre que Martin Ziguelé n’hésite pas à nommer les responsables de ce qu’il considère comme des pratiques antidémocratiques.

 

Cette prise de position confirme la ligne politique de l’ancien Premier ministre : maintenir l’unité de son parti tout en dénonçant ouvertement les méthodes du pouvoir. Une stratégie qui vise à rassurer les militants du MLPC sur la solidité de leur formation politique, tout en alertant l’opinion publique sur les pratiques du régime actuel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire

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Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/des_refugies_soudanais_a_birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain reconnaît officiellement ses limites dans la prise en charge des 61 965 réfugiés présents sur le territoire national, se tournant vers les partenaires internationaux pour assurer leur assistance.

 

Cette situation a été exposée par Hervey Zouaka , secrétaire général de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), lors d’un entretien diffusé sur Radio Ndékè Luka. Le responsable, dont l’institution relève du ministère de la Sécurité publique, a détaillé les difficultés rencontrées par les autorités centrafricaines dans l’encadrement de cette population composée majoritairement de ressortissants soudanais.

 

“Les restrictions budgétaires et les contraintes opérationnelles constituent les principaux obstacles”, a expliqué Hervey Zouaka, précisant que “la Commission nationale pour les réfugiés et les acteurs humanitaires ne sont pas forcément en mesure de répondre à tous les besoins de ces réfugiés et de celles des communautés qui les accueillent”.

 

La ville de Birao, dans la Vakaga, concentre à elle seule 26 000 réfugiés dans des conditions que les autorités qualifient de “non optimales”. Ces populations ont fui les crises qui secouent le Soudan, la République démocratique du Congo et le Tchad, trouvant refuge en Centrafrique.

 

L’État centrafricain, qui se présente régulièrement comme un pays d’accueil solidaire, se trouve confronté à un défi qui dépasse ses capacités actuelles. Les autorités multiplient les appels à la communauté internationale pour obtenir un soutien financier et logistique adapté à l’ampleur de la situation.

 

Sur le terrain, les réfugiés, particulièrement les enfants, les femmes et les personnes en situation de vulnérabilité, évoluent dans des conditions précaires. Cette situation génère des tensions avec les communautés locales, notamment autour de l’accès aux ressources en eau et aux terres cultivables.

 

Les organisations humanitaires, à l’instar du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), maintiennent leurs interventions malgré les contraintes. Cependant, leurs actions restent insuffisantes face aux besoins exprimés par l’ensemble des 61 965 réfugiés recensés sur le territoire.

 

Cette déclaration officielle du secrétaire général de la CNR montre les défis auxquels fait face la République centrafricaine dans sa gestion des flux migratoires régionaux. Elle souligne également la nécessité d’un renforcement de la coopération internationale pour apporter des réponses durables à cette crise humanitaire.

 

Les autorités centrafricaines attendent désormais une mobilisation accrue de la communauté internationale pour soutenir leurs efforts dans l’assistance aux réfugiés et aux communautés d’accueil.

 

L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio  

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L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio  

 

Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio” width=”438″ height=”450″ />
L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Inspection générale d’État, ce rouage censé huiler la machine centrafricaine, rouille dans l’oubli. Elie Oueifio, dans son livre coup de poing, s’interroge : peut-elle encore débloquer les barrages qui strangulent la paix, ou n’est-elle qu’un vestige inutile ?

 

Dans un pays comme la République centrafricaine (RCA), où chaque jour ressemble à une marche sur un fil au-dessus d’un ravin, on pourrait espérer un vigile, un gardien des rouages, qui veille à ce que la machine ne s’enraye pas. L’Inspection générale d’État (IGE) aurait dû être cet œil d’aigle, ce tournevis magique pour dégripper les blocages qui maintiennent le pays dans une valse sans fin de crises. Mais à en croire Elie Oueifio, dans son livre qui remue les tripes, Quand la politique des mains tendues du président Touadéra soulève des interrogations et réflexions, cet outil est plus un fossile qu’un levier. « Si cette institution avait conservé son autorité, sa rigueur et son efficacité jadis, elle aurait déverrouillé la situation de la politique des mains tendues plongée dans le noir », écrit-il, amer. Alors, partons fouiller dans ce tiroir poussiéreux : l’IGE peut-elle encore jouer les sauveurs, ou est-elle condamnée à rouiller dans un coin ?

 

L’inspection générale d’État : un fantôme d’un autre temps

 

Remontons le fil. À ses heures de gloire, l’Inspection générale d’État était une sentinelle qui faisait trembler les bureaux. Oueifio se souvient d’un temps où « les sorties et missions officielles de cette institution faisaient trembler les administrations publiques, les entreprises et sociétés d’État ». Sous des figures comme Galen Douath,  paix à son âme, , elle avait du mordant : elle traquait les dérives, alignait les fonctionnaires au cordeau, veillait à ce que les décrets du président ne restent pas des mots jetés au vent. C’était une époque où un inspecteur débarquant dans un ministère, c’était comme un orage qui s’annonce,  tout le monde se mettait au pas, cravate bien nouée, dossiers en ordre.

 

Mais ce temps-là s’est évaporé. Aujourd’hui, l’IGE traîne des savates, réduite à un rôle de figurant. Oueifio la décrit sans pitié : « Réduite à un simple service de réformes des véhicules d’État, et dépourvue de moyens humains, matériels et financiers adaptés aux exigences de l’institution ». Plus de missions qui claquent, plus de regards qui fouillent. À la place, une coquille vide, un vieux marteau sans manche, incapable de taper là où ça fait mal. Et pendant ce temps, les blocages :  corruption, incompétence, sabotages,  s’empilent comme des épaves sur une route déjà encombrée.

 

Les blocages : un mur que l’IGE ne franchit plus

 

Ces blocages, Oueifio les nomme sans détour : ce sont les « mauvaises pratiques de l’administration », les « nominations de complaisance », la « commercialisation des services » qui ont transformé les ministères en bazars où les incompétents paradent pendant que les capables ravalent leur sueur. Prenez la politique des mains tendues de Touadéra, ce grand dessein de réconciliation lancé en 2016. Elle aurait dû être une vague qui emporte les rancunes, mais elle s’est heurtée à des murs. Les ministères, censés la porter, ont trébuché : l’Administration du territoire n’a pas su rallier les provinces, les Affaires étrangères ont laissé les exilés dans le brouillard, la Justice a cogné là où elle aurait dû apaiser.

 

Et l’IGE dans tout ça ? Elle aurait pu être la clé pour ouvrir ces cadenas. « Sa mission première consiste à suivre, à contrôler et à évaluer la mise en œuvre effective de toutes les décisions prises au sommet de l’État », rappelle Oueifio. Vérifier si les décrets deviennent des actes, si les ministères marchent droit, si les promesses ne s’évaporent pas en fumée. Mais sans moyens, sans nerf, elle regarde passer le train du chaos, les bras ballants. Les parasites – ces « manipulateurs » qu’Oueifio fustige – s’en frottent les mains : pas de vigile, pas de comptes à rendre. Résultat ? Les routes restent coupées, les villages à l’abandon, et la paix, un mirage qui s’éloigne.

 

Un outil grippé, mais pas cassé

 

Pourtant, tout n’est pas perdu. Oueifio ne jette pas l’IGE au feu : il y voit encore un éclat, une braise qu’on peut raviver. « Elle aurait déverrouillé la situation en aidant le président à prendre des grandes décisions suites à de bons renseignements », insiste-t-il. Imaginez un instant : une IGE remis sur les rails, avec des inspecteurs qui débarquent dans les bureaux comme des vents frais, qui traquent les embrouilles, qui s’assurent que les mains tendues ne restent pas un slogan mais deviennent des ponts solides. Une IGE qui fait trembler les profiteurs, qui remet les compteurs à zéro, qui donne au président des yeux pour voir là où les flatteurs le rendent aveugle.

 

Mais pour ça, il faut du muscle. Des moyens, d’abord – pas des miettes, mais un vrai budget pour envoyer des équipes dans les provinces, pour fouiller les placards. Des hommes, ensuite – pas des copains placés là pour faire joli, mais des gars carrés, des incorruptibles, comme ces « hommes capables » qu’Oueifio appelle de ses vœux, puisant dans Exode 18:21. Et une volonté, surtout : celle de Touadéra, de couper les cordes des « sirènes » qui le bercent de mensonges et de remettre cet outil au travail.

 

L’enjeu : décoincer la RCA

 

Car l’enjeu, il est là, brut et simple : sans une IGE qui cogne, la RCA reste coincée. Les mains tendues de Touadéra, si belles sur le papier, s’enlisent dans un marais où les blocages – corruption, divisions, inertie – s’entassent comme des vieux pneus. Oueifio le dit avec des mots qui piquent : « Les populations ne peuvent pas librement aller au champ, à la pêche ni à la chasse ». C’est pas juste une phrase, c’est un uppercut : un pays où les gens ne vivent plus, ils survivent, parce que l’État, censé les protéger, est grippé jusqu’à la moelle.

 

Raviver l’IGE, c’est plus qu’une réforme : c’est un sursaut. Un moyen de faire tomber les murs, de libérer les ministères de leurs chaînes, de redonner au peuple un peu d’air. Ça veut dire des routes qui s’ouvrent, des écoles qui respirent, des champs qui reverdissent. Ça veut dire une RCA qui ne soit plus un musée de promesses rouillées, mais un atelier où les choses avancent. Oueifio y croit, et il nous défie d’y croire aussi : l’outil est là, grippé, oui, mais pas cassé. À nous de le dégripper.

 

Il est à noter que l’Inspection générale d’État, bijou terni de la RCA, dort dans un coin pendant que les blocages étouffent le pays. Elie Oueifio, avec sa voix qui secoue, nous met au pied du mur : cet outil peut-il encore décoincer la machine ? Peut-être, si Touadéra le sort de la naphtaline et lui redonne des griffes. Sinon, les mains tendues resteront un geste vide, et la RCA, une promesse qui s’effrite dans le vent.

 

 

Mal Gouvernance et pilotage à vue : Creuzet du recul sociétal en République Centrafricaine

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Mal Gouvernance et pilotage à vue : Creuzet du recul sociétal en République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Jean-Pierre-Mara-Ancien-Depute-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mal Gouvernance et pilotage à vue : Creuzet du recul sociétal en République Centrafricaine
Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Si on dit qu’un espace donné est un pays, c’est sûrement parce qu’il y a des personnes qu’on appelle Peuple ou Citoyens qui y vivent. Et puisque un groupe de personnes vivant sur un espace appelé pays a besoin de règle de cohésion,  ce peuple se choisit des Représentants pour encadrer et organiser la vie des concitoyens et défendre leurs intérêts dans la gestion et dans la gouvernance du pays. Ainsi, c’est parce qu’il y a un peuple, ou en d’autres termes des citoyens qu’il existe un Gouvernement. Sans citoyens, il ne peut y  avoir de Président.

 

Mais est ce pour autant vrai que celui que le peuple choisi comme Président est un GBIA ? La réponse est NON. Un président n’est pas un Dieu, un Gbia. Un président ne sait pas tout. C’est pourquoi le Citoyen doit être libre de dire la vérité sur les résultats et les retombés des choix de celui qui préside à sa destinée. La liberté que se donne ce dernier dans ses actes doit avoir une limite qui s’appelle Intérêt national. Que ce soit en terme de ressources humaines, la composition de son Gouvernement ou qu’en terme de stratégie politique, les actes du Présidents doivent avoir comme fil conducteur la vie de la nation et son contre poids la critique par une opposition. Surtout lorsque les choix ne permettent pas de répondre aux besoins primaires et primitifs de la majorité des citoyens. A l’écoute des critiques même celles venant d’une minorité de la population, un Président innovant et en phase avec le vécu de ses citoyens peut lancer des projets novateurs qui servent au bien-être de tous.

 

Commençons par les garanties souveraines. Nous avons voté un Président qui voyage et distribue des garanties souveraines a des Hommes et des Structures qui utilisent la protection financière de l’Etat Centrafricain pour faire leurs affaires. Ces Gens ne peuvent pas investir en RCA parce qu’il n’y a pas d’infrastructures adéquates (Routes, électricité, Télecom). Ces gens profitent de cette garantie souveraine de l’Etat centrafricain pour investir ailleurs..

 

Il est de notoriété publique  qu’une minorité courageuse critique ouvertement depuis des années la gouvernance en RCA. Le dernier exemple se rapporte à la société d’état du nom de ENERCA. Créé au temps de la colonisation, elle travaille mal. ENERCA peine à fournir l’électricité 24h/24 à la population. Mais ne dites pas aux ignorants que ‘‘c’est ainsi depuis des années. Ici c’est comme ca depuis toujours’’. En allant briguer la magistrature par coup d’état militaire ou constitutionnel, vous saviez  cela et vous promettiez le meilleur. Pourquoi alors les agents choisis par le Président pour gérer ces sociétés d’Etat font acheter et installer des équipements d’entretien de très mauvaise qualité pour ENERCA, pour SODECA ou pour SOCATEL, ou pour ONEM. L’Etat prive la population d’énergie nécessaire pour vivre, des routes pour circuler, de l’eau propre et d’hôpitaux bien équipés. Il n’y a pas de vie décente sans d’électricité. Il n’y a pas d’évolution sans énergie.

 

Quand on dit qu’il n’y a pas de routes en RCA, ce n’est pas une insulte. Selon d’autres critiques, l’état des routes en République centrafricaine demeure un défi majeur pour le développement et pour les échanges commerciaux. Le réseau routier national s’étend sur environ 24 000 km pour 623 000 km2 . Seulement 3 % soit 8600 km de route sont asphaltés, et en état de dégradation avancée.

 

En 65 ans d’indépendance, les différents gouvernements n’ont pas formé assez de nationaux capables de construire centrales hydroélectriques, pistes ou ponts. Les rares qui ont été formés n’ont jamais fait l’objet d’un programme de retour organisés par le gouvernement  pour revenir s’installer comme entrepreneurs ou agents de l’état. Ici on encourage pas ceux qui savent car il savent trop et représentent un danger pour ceux qui sont choisis sur des critères autres que la compétence et l’excellence dans le domaine visé. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire, voir faire construire par des centrafricains sentiers, routes, ponts, caniveaux, Égouts, Canalisation etc. Sans canalisation, on ne peut pas évacuer les eaux de pluies. Sans égouts, on ne peut vider les sanitaires et garantir l’hygiène et la santé de la population. Sans routes, on ne peut pas circuler entre les différentes villes pour se ravitailler et échanger des produits bref on ne peut pas faire du commerce et générer de la richesses, créer des emplois.

 

Quand on dit qu’il n’y a pas d’Eau potable, pas d’eau propre, ce n’est pas offenser ceux qui se prennent pour Dieu sur Terre, ceux qui se croient supérieurs aux autres humains. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire des réserves d’Eau, des retenus d’Eau, des bassins de traitement d’Eau potable. Ceux qui ont la gestion de l’unique société nationales de distribution d’eau (SODECA) ne comprennent pas  que le rôle de l’Etat c’est d’assurer que l’Eau soit capter et conduite dans chaque habitation sur toute l’étendue du territoire. Ces gens nommées là-bas pensent que seul l’Homme ‘‘Blanc’’ ou ‘‘Étranger’’ a un cerveau pour penser l’infrastructure nécessaire  pour drainer l’eau des rivières vers les foyers. Ils pensent que amener le tuyau d’eau potable dans chaque école est un miracle que seul Dieu peut opérer. Pourtant,  l’expérience humaine  débute avec 9 mois dans le liquide du ventre de la mère, étape qui doit faire prendre conscience à chaque Homme l’importance de l’Eau. A cela s’ajoute les années passées dans des écoles pour apprendre à améliorer le cadre de vie.

 

Pourquoi alors en Centrafrique Présidents, Ministres, Officiers, Demi Dieu,  ne sont nullement préoccupés par l’importance de l’eau. En effet, dans l’environnement centrafricain,  ceux qui ont une parcelle de pouvoir ne sont préoccupés dès leur prise de fonction que par les véhicules V8 et les voyages en classe de luxe et la consommation. Investis dans leurs fonctions, ces minoritaires pensent à creuser puit, acheter Evian ou Eau Pure. Leur dire qu’ils sont incompétents n’est pas une insulte mais un constat.

 

Quand on dit que la population souffre de famine et que l’agriculture n’existe que de nom ce n’est non plus du discrédit ou de la diffamation. Quand la politique consiste à garantir l’assistanat, adieu le savoir-faire pour améliorer la culture et la transformation du manioc, du mil, du maïs, des ignames ou des arachides qu’osavait pourtant produire dans le passé à Ngoulinga, Lakandja, Katakpa, Mala, Nemyelewa, à  Nola, Boukoko, ou encore à Batalimo, etc…. On savait produire du lait à Sarki sans développer la mise de la viande de bœuf en boîte de conserve. On savait croiser les arachides à Grimari sans développer la production de l’huile d’arachide. On savait cultiver le coton sans savoir comment reconstruire les usines d’égrenage de coton. On a pas réfléchi au point d’arriver à l’échec de l’aventure avec les graines de coton importés de Chine. On a pas réfléchi au fait que par la route on peut transporter les fibres de cotons des différentes usines d’égrenage des provinces vers l’usine UCATEX installés à Bangui. Or avec électricité haute tension on peut tisser le coton et alimenter le monde qui aime les tissus en coton.

 

Quand on dit que tout le monde n’a pas accès à l’Autoroute de l’information et de la Communication, ce n’est pas offenser ceux qui se prennent pour Dieu sur Terre, ceux qui se croient supérieurs aux autres humains. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire des Infrastructures numériques mais veut faire croire qu’ils soutiennent l’utilisation du numérique.

 

Au fait à l’international, le Kodro notre pays s’appelle quoi ? Bangui, RCA, CAF, CF, TCF, KODRO ?  Essayer de remplir un formulaire en ligne et vous verrez que pour la RCA il n’y a rien de précis. Parler de cela ici ne veut pas dire diffamer le gouvernement centrafricain. Mais quel est l’organe chargé des Normes en RCA.

 

Quelles sont les normes électriques en RCA : les prises sont-elles normées ? Si oui c’est quelle norme ? Et quelle est la tension nominale dans les logements : 110V, 220V, 230V sur quelles types de prises électriques ? Dans les bureaux, dans les Ministères ou dans les menàges, vous trouverez des prises Anglaises, Américaines, Française, Allemandes, ISO. IEEE, etc Quel est le Ministère en charges de ces normes et qu’elle Loi normalisent leur utilisation en RCA?

 

Le ministère des Finances vient d’instaurer la digitalisation des services des impôts et du paiement des taxes et c’est une bonne chose. Mais une seule question me préoccupe. Les commerçants de Ouaoua(Wawa) ou de Batalimo vont comment pour s’acquitter de leurs obligations puisque le réseau n’existe pas chez eux et qu’ils n’ont pas non plus de téléphones Android ou Smartphones? D’ailleurs parlant de réseau, il me semble que même si vous disposez d’un appareil 4G, 5G ou plus ce qui possible sur tous les nouveaux smartphone, le réseau centrafricain n’est que 3G tout au plus GPRS/EDGE. Il n’y a pas de réseau 4G en RCA pour la simple raison qu’il faut un réseau de transport (Backbone ou Dorsal) Fibre Optique. Ceux qui ont la gestion de l’unique société nationale de transport et distribution de l’information (SOCATEL) sont restés endormi sur le réseau TDM en cuivre conçu spécialement pour des appels analogiques donc non adapté. ARCEP et SOCATEL ne comprennent pas  que le rôle de l’Etat c’est d’assurer le transport de l’information entre les réseaux des sociétés privés TELECEL, MOOV et ORANGE. Le drame c’est que l’Etat Centrafricain utilise les mots Digitalisation, Numérisation, Fibre Optique sans assumer que l’Etat doit contribuer à fournir un réseau pour exploiter toutes ces technologies.

 

Les membres choisis par le Président ne le sont pas pour compétences particulières ou pour une politique adaptée. Pourtant ils sont nommés pour introduire, organiser et accompagner l’innovation. Ils sont là pour introduire le grand éventail d’actions que le plan de développement de la RCA devrait proposer pour l’avenir. Alors que propose la RCA pour l’avenir ?  Le plan national de développement (PND) au lieu  d’étre une compilation de textes copiés sur Internet aurait dù proposer des solutions, ce qu’il faut faire pour domestiquer l’Eau à la maison ou les routes ou encore la production des céréales, voire comment protéger les arbres ou l’écosystème. Le PND n’a pas proposé comment il va aider un centrafricain à construire la route entre Boda et Berberati ou encore entre Ndele et Sam Ouandja. Le PND n’a pas proposé comment produire les briquets écologiques à base de déchets pour éviter la déforestation. Le PND  a plutôt appuyer la vente du pays aux étranger, l’exploitation par des sociétés étrangères, bref, le PND est un programme ultra libérale antichrétien. Pour terminer l’école et la Jeunesse  Centrafricaine ne sont pas encore au centre et au services des préoccupations centrafricaines. La transition écologique, industrielle et agricole portés par des Centrafricains pour les Centrafricains n’est pas encore ancrée dans l’histoire de la RCA.

 

Vu l’état de l’arrière-pays et des provinces, Le Président et les institutions de la RCA ne sont pas encore assez concernés par la résolution des problèmes de la société centrafricaine.

 

Mala le 9 Juillet 2025

Jean-Pierre Mara, Ingénieur Diplômé , ancien Directeur de projets Telecom chez Alcatel-Lucent France, ancien Député

Par Jean-Pierre Mara, ancien Directeur de projets Telecom chez Alcatel-Lucent France, ancien Député

 

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L’Université de Bangui : quand le Président Touadera découvre la mafia du Doyen de la faculté des lettres et explose de colère

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L’Université de Bangui : quand le Président Touadera découvre la mafia du Doyen de la faculté des lettres et explose de colère

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye-450×450.jpg” alt=”Portrait de monsieur Jean-Claude Azoumaye , Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bangui.” width=”450″ height=”450″ />
Professeur Jean Claude azoumaye, Doyen de la faculté des letttres et des sciences humaines

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une scène surréaliste montre l’ampleur de la corruption dans l’enseignement supérieur centrafricain.

 

Il arrive parfois que la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé il y a deux semaines à l’Université de Bangui relève de cette catégorie d’événements où le cocasse le dispute au scandaleux, explosant au grand jour les méthodes peu orthodoxes qui gangrènent l’université de Bangui.

 

L’affaire débute par une découverte pour le moins embarrassante concernant l’École Doctorale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Cette institution, dirigée par le doyen Jean-Claude  Azoumaye  qui cumule ainsi les fonctions de doyen et de directeur d’école doctorale, avait développé un système financier d’une créativité remarquable pour escroquer les étudiants en phase de soutenances de leur thèse.

 

Le mécanisme était d’une simplicité déconcertante : chaque doctorant devait débourser 2 millions de francs CFA (environ 3 000 euros) pour avoir le privilège de soutenir sa thèse doctorale. Cette somme, présentée comme nécessaire pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement des professeurs expatriés membres du jury, représentait une fortune pour ces étudiants déjà durement frappés par des difficultés économiques du pays, que le Président fat a lui-même créé.

 

Mais voici où l’histoire devient savoureuse : parallèlement à cette ponction mafieuse du Doyen Jean-Claude  Azoumaye, le budget de l’État centrafricain prévoyait déjà une ligne spécifique de 80 millions de francs CFA annuels destinée précisément à couvrir ces mêmes frais de soutenance. Une double facturation en quelque sorte, où l’administration universitaire se servait généreusement à deux râteliers sans que personne ne bronche.

 

Cette organisation bien structuré fonctionnait selon un circuit établi : lorsqu’une soutenance était programmée, le directeur de l’école doctorale, Jean-Claude  Azoumaye,  adressait une demande au rectorat, qui la transmettait au ministère de l’Enseignement Supérieur, lequel la soumettait au Conseil des ministres pour décaissement des fonds budgétaires. Pendant ce temps, les étudiants continuaient à payer leurs 2 millions, créant ainsi un système de double financement particulièrement lucratif pour le directeur de l’école, monsieur Jean-Claude  Azoumaye.

 

Ce petit arrangement entre amis aurait pu perdurer indéfiniment si le hasard n’en avait décidé autrement. Heureusement, cette année, parmi les doctorants pressurés se trouvait un étudiant ayant des liens avec l’entourage présidentiel, détail apparemment inconnu du doyen Jean-Claude  Azoumaye  et de ses collaborateurs. Ces derniers, habitués à traiter avec des étudiants sans relations ni moyens de recours, ont appliqué leur méthode habituelle sans imaginer que l’information pourrait remonter jusqu’aux plus hautes sphères de l’État.

 

L’étudiant en question n’a manifestement pas apprécié d’être traité comme un simple portefeuille ambulant du Doyen Jean-Claude  Azoumaye . Il a fait remonter l’information par les canaux appropriés. Le message est parvenu jusqu’au président Touadéra, qui a alors découvert avec surprise les méthodes de financement créatives développées par ses protégés universitaires, dont monsieur Jean-Claude  Azoumaye.

 

C’est ainsi que lors de sa cession d’enseignement chaque week-end à l’Université de Bangui, le président a réservé une surprise de taille aux dignitaires académiques venus l’accueillir selon le protocole habituel. La scène, rapportée par plusieurs témoins, mérite d’être décrite dans sa dimension presque théâtrale.

 

Comme chaque semaine, le ballet protocolaire s’était mis en place  pour accueillir le Président à son arrivée : recteur, doyens et autres responsables universitaires s’étaient positionnés pour saluer le chef de l’État selon la chorégraphie bien spectaculaire de son arrivée. Chacun arborait son plus beau sourire et sa posture la plus respectueuse, dans l’attente des salamalecs d’usage.

 

Mais cette fois-ci, le président Touadéra avait visiblement autre chose en tête que les politesses habituelles. Sans préambule ni ménagement, il a directement interpellé le recteur sur “l’histoire des doctorants de la faculté de lettres”, montrant ainsi qu’il était parfaitement informé du système de double facturation mis en place par le Doyen Jean-Claude  Azoumaye.

 

La suite de l’échange a dû glacer le sang des responsables universitaires présents. Le président a clairement signifié qu’il ne tolérait pas ces pratiques et a ordonné le remboursement immédiat des sommes indûment perçues auprès des étudiants. Face aux tentatives d’explication du recteur, Touadéra a coupé court : “Remboursez seulement les étudiants, c’est tout!”.

 

L’atmosphère protocolaire habituellement détendue s’est alors transformée en un moment de malaise profond. Le doyen Jean-Claude  Azoumaye, directement visé par ces révélations, a accusé le coup avec la discrétion que commandaient les circonstances. Selon les témoins, son état physique témoignait de l’ampleur du choc : visage défait, attitude prostrée, il semblait mesurer l’ampleur des conséquences possibles de cette exposition publique de ses méthodes.

 

Après avoir délivré son message sans équivoque, le président Touadéra est monté dans sa salle de cours pour assurer son enseignement comme si de rien n’était. En bas, les responsables universitaires sont restés dans un silence pesant, mesurant sans doute l’ampleur de la tempête qui venait de s’abattre sur leurs arrangements financiers.

 

La suite de la visite présidentielle s’est déroulée dans une atmosphère tendue. Contrairement aux habitudes, aucun des responsables universitaires n’a pris la parole lors du départ du chef de l’État. Le protocole de sortie s’est limité au strict minimum : salutations silencieuses et départ précipité du cortège présidentiel.

 

Cette intervention présidentielle poussent les centrafricains à s’interroger sur les mécanismes de contrôle de la corruption dans l’administration centrafricaine. Il est pour le moins ironique de voir le président Touadéra, spécialiste du vol et détournement des deniers publics, jouer les redresseurs de torts face aux “petites affaires mafieuses” de ses collaborateurs universitaires.

 

Certains observateurs y voient une opération de communication destinée à redorer un blason présidentiel quelque peu terni par les scandales à répétition. D’autres y décèlent une stratégie de contrôle des élites, rappelant que même les protégés du régime ne sont pas à l’abri des foudres présidentielles si le Président lui-même n’a pas sa part dans le business.

 

Quoi qu’il en soit, cette affaire démontre l’ampleur de la corruption ordinaire qui gangrène l’enseignement supérieur centrafricain. Elle explique également la créativité de certains responsables pour développer des sources de financement parallèles, au détriment d’étudiants déjà durement frappés par la situation économique du pays.

 

Reste maintenant à voir si les ordres présidentiels seront effectivement suivis d’effets. L’histoire récente de la République centrafricaine montre que les déclarations d’intention ne se traduisent pas toujours par des actes concrets, et que la lutte contre la corruption nécessite bien plus qu’une intervention théâtrale lors d’une visite protocolaire.

 

Pour les étudiants concernés, l’espoir de récupérer leurs 2 millions de francs CFA demeure pour l’instant suspendu aux bonnes volontés d’une administration qui a démontré par le passé sa capacité à transformer les promesses en voeux pieux.

 

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Interview exclusive : Justin Wali, sociologue,  affirme que le pasteur Faki Issène a transformé l’église Bataillon 2 en caisse noire personnelle

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Interview exclusive : Justin Wali, sociologue,  affirme que le pasteur Faki Issène a transformé l’église Bataillon 2 en caisse noire personnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Le-Pasteur-controverse-Faki-Issene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Le-Pasteur-controverse-Faki-Issene-450×434.jpg” alt=”Pasteur Faki Issène continue sa comédie pathétique. Il multiplie les manœuvres pour tenter d’échapper aux accusations de détournement” width=”450″ height=”434″ />
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une entretien exclusif avec Corbeau News Centrafrique, Justin Wali, un fidèle baptiste revient sur les scandales financiers qui secouent l’église UFEB Bataillon 2. Il détaille les détournements présumés de plusieurs millions de francs CFA, les mises en scène organisées par le pasteur Faki Issène pour calmer les fidèles, et l’abandon des pratiques de transparence instaurées par le regretté pasteur Samuel Ngoma.

Suivez ici l’intégralité de l’interview :

 

Corbeau News Centrafrique : Bonjour monsieur Justin Wali.

Justin Wali : Bonjour madame la journaliste.

 

CNC : Merci de nous accorder cet entretien. Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est réellement passé le dimanche 6 juillet 2025 à l’église UFEB Bataillon 2 ?

 

JW : Ce dimanche, le pasteur Faki Issène a transformé le culte dominical en une mise en scène. Après le culte en français, il a laissé intervenir la trésorière générale, madame Yvette Lavodrama, son adjointe Rose Agoubeyo, puis la commissaire aux comptes madame Yongurut. Chacune a pris la parole quelques minutes pour nier publiquement la disparition de 3 millions de francs CFA. C’était un théâtre mal préparé qui a choqué les fidèles.

 

CNC : Pourquoi parlez-vous de mise en scène et non de rapport financier crédible ?

 

JW : Parce qu’aucun rapport écrit, détaillé, n’a été présenté. Les responsables ont seulement parlé oralement, de façon confuse. Or, un rapport financier doit détailler toutes les entrées et sorties : offrandes, aides, dépenses, solde restant et projections pour l’année suivante. Ce qui était pratiqué avant 2019 avec le pasteur Samuel Ngoma. Depuis six ans, sous Faki Issène, plus rien n’est publié.

 

CNC : Revenons sur l’héritage du pasteur Samuel Ngoma. Comment fonctionnait l’église sous sa direction ?

 

JW : Sous Ngoma, il y avait une transparence réelle. Chaque année, les extraits budgétaires étaient distribués aux responsables des organisations comme l’Ecodim, les Flambeaux, la JEEA, les Lumières, le BTO (Bêta Wali, organisation des femmes), les chœurs, et les Génèses évangéliques. Chacun recevait un document écrit détaillant les recettes et dépenses. Cela permettait aux fidèles de savoir comment leur argent était utilisé.

 

CNC : Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée du pasteur Faki Issène en 2019 ?

JW : Tout est devenu opaque. Plus de rapports écrits, seulement de la parole. Seul un cercle restreint gère l’argent : Norbert Ngueto, Simon Sakama, Yvette Lavodrama et Rose Agoubeyo. Les autres organisations sont exclues des décisions. Les fonds disparaissent sans explication.

 

CNC : Pouvez-vous citer des exemples précis de disparitions de fonds ?

 

JW : Oui. En 2021, sur un budget de 5 millions de francs CFA, 500 000 ont disparu. En 2023, c’est 3 millions de francs CFA qui se sont volatilisés. Et plus récemment, un projet de réhabilitation a été lancé à 600 millions, alors qu’une offre à 300 millions existait. Cette différence interroge.

 

CNC : Le pasteur avait pourtant promis d’organiser une réunion de clarification. Que s’est-il passé ?

 

JW : Avant son voyage en France, il avait annoncé qu’à son retour, il rencontrerait tous les responsables des organisations de l’église : Ecodim, Flambeaux, Lumières, JEEA, BTO, Génèse évangélique, chœurs, etc. Mais après les publications du CNC sur les détournements, il a changé de posture. Il n’a plus convoqué tout le monde, seulement deux commissions : celle des œuvres sociales et celle de la reconstruction. Devant elles, il a posé des questions absurdes comme : “Est-ce que je vous ai mis la pression ?” C’était une manœuvre dilatoire.

 

CNC : Parlons du culte du 6 juillet. Comment les fidèles ont-ils réagi à cette mise en scène ?

 

JW : Les fidèles étaient en colère. Ils ont eu l’impression qu’on voulait les ridiculiser. La trésorière Lavodrama a parlé quelques minutes, son adjointe Agoubeyo aussi, puis madame Yongurut, commissaire aux comptes. Mais personne n’a compris leurs explications. Même madame Sakama, proche du pasteur, s’est levée pour parler d’une manière incompréhensible. Tout cela a pris du temps inutilement et n’a convaincu personne.

 

CNC : Vous dites qu’aucun budget n’est élaboré ni distribué aux organisations. Quelles sont les conséquences pour les activités de l’église ?

 

JW : Avant, chaque organisation recevait un budget annuel, même modeste, pour ses activités : la JEEA pour ses rencontres, les chœurs pour leurs concerts, le BTO pour ses réunions de femmes, les Flambeaux pour leurs activités de jeunesse, etc. Aujourd’hui, plus rien n’est financé. Les organisations ne peuvent plus fonctionner normalement.

 

CNC : Vous évoquez aussi une gestion parallèle de certains revenus, comme la location de chaises. Pouvez-vous préciser ?

 

JW : Oui. L’église loue des chaises pour des événements, mais les montants ne sont jamais déclarés. Si un diacre ou un responsable est présent, on peut savoir qui a payé et combien. Sinon, tout est encaissé en secret par le cercle du pasteur. C’est devenu un budget clandestin.

 

CNC : Au-delà de l’argent de l’église, il y a aussi des affaires personnelles réglées avec les fonds communautaires. Pouvez-vous expliquer le cas de la fidèle Valérie ?

 

JW : C’est un exemple flagrant. Dans son affaire privée avec madame Valérie, le pasteur a imposé que l’église paie deux avocats pour lui, avec l’argent des offrandes des fidèles. Pourtant, c’était une affaire personnelle. Normalement, il devait payer ses avocats avec ses propres moyens. Mais il a utilisé les fonds de l’église.

 

CNC : Que disent les fidèles aujourd’hui face à cette situation ?

 

JW : Ils sont indignés. Depuis six ans, aucun vrai rapport financier n’a été publié. L’argent disparaît, les activités des organisations sont bloquées, et on impose aux membres des mises en scène humiliantes. Beaucoup se sentent trompés et quittent l’église.

 

CNC : merci monsieur Justin Wali  d’avoir pris votre temps dans cette interview importante

 

Justin Wali : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

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Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC

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Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC

 

Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC
Les membres du gouvernement lors de l’ouverture du pré-dialogue avec le BRDC à Bangui. Le ministre et neveu du Président, monsieur Arthur Piri, faché, et son collègue de la communication, l’ex-détenu Maxime Balalou aussi. piri-et-balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après trois années de demandes incessantes du BRDC, le gouvernement centrafricain lance enfin un pré-dialogue avec l’opposition démocratique réunie au sein du BRDC.

 

Le 2 septembre 2025 marque un nouveau départ dans le dialogue politique avec l’opposition démocratique centrafricaine. Dans la salle de réunion de la Primature à Bangui, sur instruction du Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, les leaders du BRDC ont eu un échange direct avec le Premier ministre, Félix Moloua. Cette rencontre met fin à trois années de blocage politique et ouvre la voie à des négociations pour l’avenir démocratique du pays.

 

Après plusieurs mois de revendications du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), qui conditionnait sa participation aux Élections à l’ouverture d’un dialogue avec l’exécutif, le gouvernement a finalement répondu favorablement. Le BRDC, une coalition d’opposition dirigée par Maître Crépin Mboli-Goumba, avait multiplié les actions citoyennes depuis des mois : une marche pacifique le 4 avril, un giga-meeting prévu pour le 31 mai en défense de la Constitution de 2016, et des prises de position tranchées contre un éventuel troisième mandat du président.

 

Ont pris part à cette rencontre Me Crepin MBOLI GOUMBA, coordonnateur du BRDC, Me Nicolas TIANGUAYE, Martin Ziguelé, porte-parole du BRDC et autres, ainsi que les représentants de Sainte Edigio, facilitateur de ces négociations. La présence de la Communauté de Sant’Egidio comme facilitateur souligne la dimension internationale de ces pourparlers.

 

Ainsi, le premier axe de négociation véritable portera sur la Constitution adoptée le 30 août 2023, dont la légitimité est largement contestée par l’opposition démocratique et la société civile. La nouvelle constitution du régime remplace notamment le quinquennat présidentiel renouvelable une seule fois par un septennat renouvelable indéfiniment. Les binationaux se voient par ailleurs interdits de concourir à une élection présidentielle, dont les candidats doivent obligatoirement être “centrafricain d’origine”.

 

Cette Constitution controversée a été adoptée dans des conditions que l’opposition dénonce. Le pouvoir a mis à la retraite d’office en janvier 2023 la présidente de la Cour constitutionnelle, Danièle Darlan, principale artisane de l’invalidation d’un premier projet. La nouvelle Constitution est par conséquent approuvée à une écrasante majorité de plus de 95 % des suffrages exprimés, dans un contexte de boycott massif de l’opposition qui affirme qu’elle a en réalité été de l’ordre de 10 à 13 %, et que des bureaux de vote ne contenaient même pas de bulletins pour voter Non.

 

Le BRDC conteste particulièrement la clause d’origine exigeant des candidats qu’ils soient “Centrafricains d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine”. Dans la version finale, il est dit : “Seuls les Centrafricains d’origine peuvent être candidats aux Élections législatives, régionales et municipales”, créant une ambiguïté juridique sur l’élection présidentielle.

 

Le deuxième axe majeur concerne l’Autorité Nationale des Élections (ANE), critiquée pour ses dysfonctionnements. Un expert de l’ONU a averti que l’ANE “est confrontée à de sérieux obstacles opérationnels avant les Élections législatives, présidentielles et locales de 2025”.

 

La situation est inquiétante : “Malgré l’appui multiforme apporté par les partenaires techniques et financiers à l’ANE, des dysfonctionnements internes persistants ont entravé son efficacité, ce qui compromet le respect du calendrier électoral”.

 

Néanmoins, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) de la République centrafricaine a publié la liste électorale définitive en vue des élections prévues en décembre 2025. Le fichier compte 2.398.158 électeurs, dont 757.075 nouveaux inscrits en 2025. Cette publication récente répond partiellement aux préoccupations, mais les élections générales, y compris les élections présidentielles et locales, auront lieu le 28 décembre 2025, laissant peu de temps pour les préparatifs.

 

Le troisième point de friction porte sur la réforme du Conseil constitutionnel, qui a remplacé l’ancienne Cour constitutionnelle. Auparavant composée de 9 membres nommés dont un respectivement par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat, et six par les corporations juridiques, la Cour est désormais composée de 11 membres, dont 3 nommés par le président de la République, 3 par l’Assemblée nationale, et 5 par les corporations juridiques.

 

Cette réforme renforce mécaniquement l’influence de l’exécutif et de sa majorité parlementaire sur l’institution chargée de l’arbitrage électoral, ce que dénonce vigorusement le BRDC qui réclame une composition plus équilibrée et des garanties d’indépendance.

 

L’ouverture de ce pré dialogue ne doit rien au hasard. Elle résulte directement de la pression exercée par les bailleurs de fonds internationaux qui conditionnent leur soutien financier à un processus inclusif. Le 18 juin 2024, la MINUSCA et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont signé un accord de financement d’un montant dépassant un million de dollars américains pour soutenir les préparatifs électoraux.

 

L’Union européenne contribuera à hauteur de 14.75 millions d’euros au Fonds Commun multi-bailleurs géré par le PNUD, en devenant ainsi le premier contributeur aux élections. Ce financement international est capital car “le budget électoral actuel, qui ne couvre que les élections locales à six mois des scrutins présidentiel et législatif, doit être réévalué d’urgence pour refléter les réalités opérationnelles”.

 

Par ailleurs, la République centrafricaine ne dispose pas des fonds nécessaires pour organiser seule ces scrutins groupés. Le président de l’ANE, maître Mathias Morouba, se veut rassurant : “Les élections groupées sont une solution politique que les autorités du pays ont trouvée pour éviter qu’il y ait des élections disparates, sachant que nous avons des difficultés financières”.

 

La MINUSCA salue ledit processus qui selon elle, est crucial pour la bonne tenue des élections, selon Florence Marchal, porte-parole de la mission. Cette surveillance internationale témoigne des enjeux considérables de ces négociations pour la stabilité régionale.

 

Pourtant, le climat reste tendu. Les propos récents du porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, qualifiant les revendications du BRDC d’“inepties politiques”, ont jeté un froid sur la sincérité du dialogue. De son côté, le Ministre Conseiller Spécial du Président Touadéra, monsieur Fidèle Gouandjika, a vivement critiqué ces opposants qu’il qualifie d’“inaptes”, accusant les leaders du BRDC de “demander un dialogue pour défendre les intérêts des puissances coloniales”.

 

Les élections de décembre 2025 constituent un défi logistique majeur. L’ANE annonce la tenue d’un scrutin commun le 28 décembre dans le cadre du premier tour des élections présidentielles et législatives, combiné aux élections régionales et municipales. Cette approche vise à optimiser les coûts mais complique l’organisation.

 

La communauté internationale, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), joue un rôle déterminant à travers le Projet d’Appui au Processus Électoral en Centrafrique (PAPEC). Ce programme vise à renforcer les compétences techniques de l’ANE et à accompagner la sensibilisation des citoyens.

 

La situation sécuritaire reste inquiétante malgré les accords de paix.

 

Ce pré-dialogue représente un test pour la démocratie centrafricaine. “L’achèvement du prochain cycle électoral 2025-2026 est primordial pour renforcer la stabilité institutionnelle”, selon la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU.

 

Les élections locales revêtent une importance particulière car les Centrafricains pourront élire leurs représentants locaux pour la première fois après presque 40 ans. Ces élections locales représentent une “opportunité sans précédent” à saisir pour renforcer la gouvernance et accélérer la réforme du secteur de la sécurité dans le pays.

 

La réussite de ce dialogue conditionne la participation du BRDC aux scrutins de décembre. Si des garanties écrites sont obtenues sur la Constitution, l’ANE et le Conseil constitutionnel, la coalition acceptera de participer. À défaut, elle maintiendra sa ligne de boycott, risquant de décrédibiliser l’ensemble du processus électoral aux yeux de la communauté internationale.

 

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Centrafrique : Le Ministère de la Culture persiste dans son ingérence illégale dans l’Union des Musiciens Centrafricains

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Le Ministère de la Culture persiste dans son ingérence illégale dans l’Union des Musiciens Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/philipp_bokoula1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Malgré l’élection légitime d’un nouveau bureau, le Ministère de la Culture continue d’outrepasser ses compétences dans l’affaire de l’UMC.

 

Trois jours après l’élection historique d’Armand Touaboy à la présidence de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC), le Ministère de la Culture et du Tourisme récidive dans une démarche qui défie le droit associatif centrafricain. Par un communiqué du 2 septembre 2025, la Direction Générale des Arts et de la Culture, dirigée par Albertine Ouaboua, rejette purement et simplement la légitimité du nouveau bureau démocratiquement élu.

 

Cette nouvelle intervention confirme les analyses développées dans nos précédentes publications : nous assistons à une manipulation organisée par Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère, au profit de son ami Dany Ngarasso, l’ancien président par intérim qui refuse de quitter le pouvoir depuis près de quatre ans.

 

Cette ingérence administrative ne repose sur aucune base légale solide. Le communiqué ministériel du 2 septembre dévoile l’ampleur de cette intervention. Après avoir tenté d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août par une note circulaire rédigée par Bokoula, le ministère de la culture franchit un nouveau palier en contestant ouvertement les résultats d’un scrutin légalement organisé par les membres de l’association.

 

Cette escalade pose une question fondamentale : de quel droit un ministère partenaire s’arroge-t-il le pouvoir de valider ou d’invalider les Élections d’une association indépendante ? L’UMC relève juridiquement du Ministère de l’Administration du Territoire, qui seul détient la compétence en matière associative. Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel, sans aucune prérogative de tutelle sur l’organisation interne de l’association.

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains
Dany Ngarasso, Président par intérim à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Pourtant, Albertine Ouaboua persiste dans cette voie illégale. Bien qu’elle ait elle-même déclaré par le passé que “l’association UMC est indépendante”, elle se laisse aujourd’hui manipuler par Philippe Bokoula pour servir les intérêts personnels de Dany Ngarasso. Cette contradiction montre le caractère artificiel de cette intervention administrative.

 

Dans ce contexte trouble, des échanges WhatsApp datés du 25 août dernier, au lendemain de la première note ministérielle, éclairent d’un jour nouveau les véritables motivations de cette crise. Dans ces messages, Dany Ngarasso se réjouit ouvertement du soutien administratif obtenu grâce à son ami Bokoula.

 

Plus troublant encore, l’ancien président par intérim montre sa conception autoritaire du pouvoir associatif. Dans un message particulièrement choquant, il affirme avoir fait de ses collaborateurs ses “esclaves” : “J’ai commencé à vous frapper comme des petits enfants depuis la démission du Pr Chengo et jusqu’à la fin de mon mandat, j’ai fait de toi, Médiateur et Armel mes esclaves“.

 

Ces propos montrent la personnalité d’un homme qui conçoit la direction de l’UMC comme une propriété personnelle, où les autres membres du bureau ne seraient que ses “pions”. Cette mentalité explique son refus obstiné de respecter les statuts associatifs et d’organiser des Élections démocratiques.

 

L’examen attentif de ces événements permet de comprendre un schéma de manipulation parfaitement organisé. Philippe Bokoula, utilisant sa position de chargé de mission, rédige personnellement les notes administratives que signe ensuite Albertine Ouaboua. Cette dernière, malgré sa reconnaissance de l’indépendance de l’UMC, avalise des décisions qui violent cette même indépendance.

 

Cette complicité administrative permet à Dany Ngarasso de se maintenir illégalement au pouvoir en transformant une position personnelle en décision officielle de l’État. L’ami devient ainsi le bras armé administratif de celui qui refuse de se soumettre aux règles démocratiques.

 

Le communiqué du 2 septembre, qui convoque une “réunion de concertation” pour le 4 septembre à l’École Nationale des Arts, constitue une nouvelle tentative de légitimation de cette ingérence. En invitant “tous les artistes et orchestres membres de l’UMC”, le ministère tente de créer une assemblée parallèle sous son contrôle, défiant ainsi l’autorité du bureau légitimement élu.

 

Face à cette manipulation, les musiciens centrafricains maintiennent fermement leur position légitime. Le bureau exécutif nouvellement élu a publié un communiqué sans équivoque affirmant sa légitimité et demandant à ses membres de ne pas participer à la réunion convoquée par la Direction Générale des Arts.

 

Cette résistance s’appuie sur des bases juridiques solides. L’UMC, en tant qu’association reconnue, jouit d’une autonomie garantie par les textes législatifs centrafricains. Aucun ministère ne peut s’immiscer dans sa gouvernance interne sans violer le principe de l’autonomie associative.

 

Les artistes prennent également à témoin “les hautes autorités nationales et l’opinion nationale” de cette ingérence, se réservant le droit d’ester en justice. Cette démarche témoigne de leur détermination à faire respecter leurs droits et à combattre ce qu’ils qualifient de “cabale de manipulation menée par ceux qui ont pris l’habitude de se servir dans les deniers des artistes.”

 

Cette situation dépasse largement le cas spécifique de l’UMC et constitue un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble du tissu associatif centrafricain. Si un ministère partenaire peut invalider les Élections d’une association sous prétexte de “dialogue constructif”, quelle association sera à l’abri de telles interventions ?

 

Cette dérive autoritaire menace les fondements mêmes de la liberté associative en République Centrafricaine. Elle ouvre la voie à une instrumentalisation politique des organisations de la société civile et compromet leur capacité à jouer leur rôle démocratique.

 

L’affaire UMC montre aussi les dysfonctionnements de l’administration publique, où des fonctionnaires peuvent utiliser leur position pour servir leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Cette dérive éthique nécessite une réaction ferme des autorités compétentes.

 

En définitive, l’obstination du Ministère de la Culture à persister dans cette ingérence illégale ne fait que confirmer le caractère artificiel de son intervention. Derrière les formules administratives se cache une réalité simple : un homme, Philippe Bokoula, utilise sa position pour aider son ami Dany Ngarasso à confisquer une organisation qui ne lui appartient pas.

 

Cette manipulation, qui dure depuis des années, doit cesser. Les musiciens centrafricains ont démocratiquement choisi leurs dirigeants dans le respect de leurs statuts. Cette décision souveraine ne peut être remise en cause par des manœuvres administratives douteuses.

 

Il appartient maintenant aux autorités compétentes de rappeler à l’ordre un ministère qui outrepasse manifestement ses prérogatives et de garantir le respect de l’autonomie associative, principe fondamental de tout État de droit.

 

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Ouanda-Djallé : des soldats FACA torturent un jeune homme jusqu’au coma

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Ouanda-Djallé : des soldats FACA torturent un jeune homme jusqu’au coma

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un passage à tabac d’une violence inouïe a eu lieu dans cette ville de Ouanda-Djallé  située à 954 kilomètres de Bangui.

 

En effet, le 2 septembre au soir, Mahamat Michel, connu sous le nom de Masseya, buvait de l’alcool traditionnel dans un débit local quand une dispute a éclaté avec un soldat des Forces armées centrafricaines.  Cette altercation se poursuit au point que les deux hommes se sont rentrés dedans avec des coups de poings. Au cours de l’altercation, Masseya a fait racler son adversaire soldat censé être fort qui tombe comme un gros sac de farine. Mais cette chute a déclenché la fureur des quatre autres militaires présents.

 

Les cinq soldats se sont alors jetés sur Masseya. Ils l’ont frappé sans relâche, utilisant leurs poings et leurs pieds pour le rouer de coups. L’acharnement a duré plusieurs minutes. Quand ils se sont arrêtés, le jeune homme gisait inconscient, le visage tuméfié et le corps brisé.

 

Les témoins ont immédiatement transporté la victime à l’hôpital. Les médecins l’ont placé en réanimation. Deux jours après les faits, Mahamat Michel lutte encore pour sa vie. Son état reste critique.

 

Cette agression divise profondément Ouanda-Djallé. Les habitants accusent ouvertement l’ancien ministre du Commerce, Come Hassan, d’avoir laissé des consignes aux forces de l’ordre d’agresser les jeunes de la ville qui sont d’ailleurs plus nombreux à le détester. Selon eux, Hassan utilise les militaires comme une milice privée pour intimider les jeunes de Ouanda-Djallé. Pourtant, l’homme prépare sa candidature aux prochaines élections législatives dans cette circonscription.

 

Les relations entre l’ex-ministre et une très grande partie de la population se sont dégradées depuis plusieurs mois. Ses détracteurs affirment qu’il considère Ouanda-Djallé comme son fief personnel et qu’il ne tolère aucune résistance à ses caprices.

 

L’affaire Masseya devient ainsi le symbole d’une dérive plus large : l’utilisation des forces armées pour régler des comptes politiques. Les habitants redoutent que d’autres incidents similaires se produisent à l’approche des élections.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché

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Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché
Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui – Pillage et racket : Les ravages d’une bande criminelle à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  À Kaga-Bandoro, des éleveurs ont coincé trois jeunes voleurs sur le marché à bétail, mais le comité de gestion du marché refuse toujours leur remise aux forces de l’ordre pour déclencher la procédure d’enquête.

 

Depuis la semaine dernière, le marché à bétail de Kaga-Bandoro vit une situation particulièrement embarrassante. Trois jeunes peuls, âgés d’environ 19 à 22 ans, ont été pris la main dans le sac par leurs propres victimes, mais échappent encore à la justice grâce à un système de protection bien organisé dans le marché.

 

L’histoire commence lorsque ces trois jeunes se sont rendus dans un campement d’éleveurs peuls pour commettre leurs forfaits. Leur plan était simple : voler le maximum d’animaux possible. Ils ont d’abord réussi à s’emparer d’un premier bœuf qu’ils ont emmené sans difficulté. Encouragés par ce succès, ils sont revenus quelques jours plus tard pour prendre un deuxième bœuf.

 

Mais ce second animal leur a donné du fil à retordre. Particulièrement fort et têtu, ce bœuf a catégoriquement refusé de se séparer de ses congénères. Il tirait, résistait, voulait absolument rester avec le reste du troupeau. Malgré tous leurs efforts, les voleurs n’ont pas réussi à le déplacer. Face à cette résistance inattendue, ils ont abandonné l’idée de voler ce bœuf récalcitrant.

 

Ne voulant pas repartir les mains vides, ils se sont alors tournés vers les moutons. Ils ont sélectionné cinq bêtes : une brebis pleine sur le point de mettre bas, une autre femelle accompagnée de ses petits agneaux, et deux autres moutons adultes. Au total, ils repartaient donc avec un bœuf, volé quelques jours plutôt,  et cinq moutons.

 

Face à ce vol, les éleveurs propriétaires ne se sont pas laissés faire. Connaissant parfaitement leurs animaux qu’ils marquent avec des signes distinctifs gravés ou coupés sur les oreilles, ils ont décidé de mener leur propre investigation. Ils savaient que les voleurs écouleraient forcément leur butin sur le marché à bétail de Kaga-Bandoro, le seul endroit de la ville où l’on peut vendre des animaux.

 

Discrètement, les éleveurs se sont rendus sur le marché et ont commencé à examiner les animaux en vente. Et là, surprise ! Ils ont reconnu leurs propres bêtes grâce aux marques qu’ils avaient faites. Trois de leurs cinq moutons volés étaient là, exposés à la vente comme si de rien n’était.

 

Cette découverte a permis aux éleveurs de passer à l’action. Ils ont directement confronté le vendeur qui proposait leurs moutons. Pris au piège, ce dernier n’a eu d’autre choix que de révéler indirectement l’identité de ses complices. C’est ainsi que les trois jeunes voleurs ont été démasqués et interpellés par leurs propres victimes, en plein marché.

 

Les éleveurs ont immédiatement récupéré leurs trois moutons, mais il en manquait encore deux. Quand ils ont exigé la restitution des animaux manquants, les jeunes voleurs ont commencé à mentir pathétiquement. Ils ont prétendu que ce ne sont pas eux les vrais coupables, mais plutôt de “jeunes Gbaya” (jeunes chrétiens de l’ethnie Gbaya) qui ont braqué les éleveurs peuls dans leur campement. Selon leur version mensongère, Ils ont affirmé avoir simplement acheté ces moutons aux jeunes Gbaya qui seraient les véritables braqueurs.

 

Les victimes ont répondu : “Très bien, si vous les avez achetés aux jeunes Gbaya qui nous ont volés, montrez-nous ces vendeurs pour que nous récupérions nos deux moutons restants”. Mais les voleurs sont devenus évasifs, incapables de désigner la maison ou l’identité de ces supposés jeunes Gbaya. Il était clair qu’ils mentaient pour rejeter la faute sur une autre communauté.

 

C’est à ce moment précis que l’affaire a pris une tournure inattendue avec l’intervention du comité d’organisation du marché à bétail. Ce comité, composé de membres influents du marché, connaît bien ces trois jeunes qui sont des habitués des lieux avec leurs familles.

 

Quand les victimes ont annoncé leur intention d’amener les voleurs à la gendarmerie pour récupérer leurs deux moutons manquants, le comité s’y est fermement opposé. Leur argument : “Si on les amène à la gendarmerie, ils vont immédiatement les emprisonner. Il ne faut pas les livrer aux forces de l’ordre.”

 

Cette protection active du comité a créé une situation de blocage total. Les éleveurs victimes se retrouvent dans l’impossibilité de faire valoir leurs droits, tandis que les trois voleurs continuent de circuler librement sur le marché et dans la ville.

 

L’enquête informelle montre clairement par ailleurs que ces trois jeunes ne sont pas des voleurs occasionnels mais de véritables professionnels du braquage protégés par des personnes influentes de la communauté Peule. Ils sont spécialisés dans un trafic de bétail bien organisé. Leur méthode : voler des animaux dans les campements et quartiers de Kaga-Bandoro, puis les charger dans des camions à destination de Bangui où ils les revendent à prix chers.

 

Les habitants des différents quartiers de la ville confirment la disparition fréquente de leurs animaux domestiques : moutons, chèvres, volailles. Maintenant qu’ils connaissent l’identité des coupables, beaucoup de pièces du puzzle se mettent en place.

 

Le plus bouleversant dans cette affaire est que les autorités compétentes :  gendarmerie, police, tribunal,  ne sont pas informées de ce vol. Ce n’est pas par négligence de leur part, mais parce que le comité du marché à bétail refuse catégoriquement d’alerter les forces de l’ordre. C’est au niveau de ce comité que l’affaire se bloque complètement. Même les représentants de l’ANDE (Agence Nationale de Développement de l’Élevage) présents sur le marché préfèrent fermer les yeux pour ne pas créer de tensions avec les autres membres du comité.

 

Aujourd’hui, les trois voleurs se promènent en toute liberté dans Kaga-Bandoro. Ils marchent, courent et s’amusent comme si rien ne s’était passé, alors qu’ils sont des braqueurs professionnels. Ils continuent leurs activités illicites, protégés par un système qui privilégie les solidarités communautaires au détriment de la justice.

 

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Centrafrique : arrêté, et torturé par les soldats FACA, un conducteur de taxi-moto, originaire du village Koubou,   placé en détention illégale à la brigade de la gendarmerie de Ndélé

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arrêté, et torturé par les soldats FACA, un conducteur de taxi-moto, originaire du village Koubou,   placé en détention illégale à la brigade de la gendarmerie de Ndélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou-405×450.jpg” alt=”Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga” width=”405″ height=”450″ />
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), travaillant avec les Mercenaires russes dans les pillages des villages,  ont torturé inutilement  et d’une manière sauvage un jeune conducteur de taxi-moto, originaire du  village Koubou, 15 kilomètres de   Ndélé.

 

Mercredi 3 septembre, vers 17 heures, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), revenus du village Haïfa, 5 kilomètres  de Sikikédé, où ils avaient pillé les villages avec les mercenaires russes, ont arrêté et torturé un conducteur de taxi-moto à Ndélé, chef-lieu du Bamingui-Bangoran situé à 654 kilomètres de Bangui. Le jeune homme, originaire du village Koubou, à 15 kilomètres de Ndélé   sur l’axe de Miamani, effectuait sa course habituelle quand les militaires l’ont intercepté près de la brigade de la gendarmerie de Ndélé.

 

Sans présenter la moindre preuve contre ce pauvre jeune conducteur de taxi-moto, les soldats ont déclaré que c’est lui qui servait d’intermédiaire des rebelles, encore présents dans  la brousse environnante. Malgré la protestations du jeune qui ne comprenait rien à ce que ces soldats disaient contre lui, ces derniers ont tout de même commencé à le frapper violemment.

 

Plusieurs témoins ont assisté à la torture. Le jeune homme a été roué de coups, piétiné au sol par les soldats FACA avant d’être traîné vers la gendarmerie de Ndélé, où il a été jeté dans une cellule sans explication et sans raison.

 

Quelques heures plus tard, sa mère, cultivatrice au village Koubou  , a appris l’arrestation de son fils par téléphone et s’est immédiatement rendue à Ndélé pour tenter de voir son fils à la gendarmerie.

 

Cet acte criminel dévoile l’hypocrisie des FACA dans cette même zone. Trois jours auparavant, ces mêmes soldats avaient participé, avec les mercenaires russes du groupe  Wagner, au pillage du village Haïfa, 5 kilomètres de Sikikédé sur l’axe de Mamoune. Les militaires avaient fouillé chaque maison, confisqué l’argent des habitants et emporté leurs biens.

 

L’un des soldats, auteurs des violences gratuites sur le jeune homme, s’est blessé au genou en frappant sa victime. Cette blessure auto-infligée dans l’exercice de la violence criminelle témoigne de la brutalité déployée contre le jeune conducteur.

 

Rappelons que les cultivateurs et les conducteurs des taxi-motos subissent régulièrement ces accusations sans fondement de collaboration avec les rebelles. Ces citoyens, qui tentent simplement de gagner leur vie, deviennent les boucs émissaires d’une armée qui peine à s’attaquer aux véritables problèmes sécuritaires du pays, sauf le pillage.

 

Cette arrestation sans motif et ces tortures commises par les soldats FACA montrent les dérives d’une institution censée protéger les populations. Pendant que les militaires brutalisent un innocent, les véritables menaces sécuritaires persistent dans la brousse, et l’impunité des forces armées continue de gangréner la justice centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique :braquage à Bissoungou,  Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route

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Centrafrique :braquage à Bissoungou,  Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse-418×450.jpg” alt=”Centrafrique :braquage à Bissoungou, Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route” width=”418″ height=”450″ />
un taxi moto sur une route boueuse

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des bandits armés ont intercepté mercredi dans la matinée plusieurs motos près de la ville de Ndélé, séquestrant quatre conducteurs de ces motos avant de s’enfuir avec leurs engins.

 

Ce mercredi 3 septembre 2025, vers 9 heures du matin, un groupe de coupeurs de route s’est installé dans le village de Bissoungou, situé à 20 kilomètres de Ndélé sur l’axe Bamingui. Ces bandits ont barré la route pour intercepter tous les usagers circulant dans cette zone stratégique de la préfecture du Bamingui-Bangoran.

 

L’opération criminelle a débuté vers 9 heures du matin. Les malfaiteurs ont réussi à capturer quatre conducteurs de taxi-moto qui sont tombés dans leur piège. Ces derniers ont été pris en otage pendant plusieurs heures avant d’être libérés dans la soirée. Toutefois, leurs motos ainsi que l’argent qu’ils avaient dans la poche ont été confisqués par les assaillants.

 

Entre temps, durant la même journée, les coupeurs de route ont tenté d’intercepter un véhicule de l’ONG WCS (Wildlife Conservation Society), organisation spécialisée dans la conservation de la faune sauvage. Heureusement, la présence de pisteurs armés à bord du véhicule a permis de faire échouer cette tentative. Les gardes ont tiré en l’air, contraignant les bandits à fuir dans la brousse.

 

Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’insécurité chronique qui frappe la préfecture du Bamingui-Bangoran. Les coupeurs de route sévissent régulièrement sur tous les axes routiers de ladite préfecture, notamment autour de Ndélé. Que ce soit sur la route menant à Miamani ou vers Bamingui, ces actes de brigandage sont devenus quotidiens, créant un climat d’insécurité totale pour les populations locales et les voyageurs.

 

Les autorités locales sont appelées par la population à renforcer les mesures sécuritaires sur ces axes particulièrement exposés aux exactions des groupes armés qui terrorisent la région.

 

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Centrafrique : L’Ambition d’Ange-Maxime Kazagui pour un Écosystème de Financement Innovant en RCA

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L’Ambition d’Ange-Maxime Kazagui pour un Écosystème de Financement Innovant en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/ange-maxime-kazagui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ange-Maxime Kazagui
Ange-Maxime Kazagui, ancien porte-parole du gouvernement, Président de Kara-Investissement

 

Ange-Maxime Kazagui veut révolutionner l’accès au financement en République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

L’ancien ministre de la Communication et président de CARA Investissement, Ange-Maxime Kazagui,  porte une vision transformatrice pour la République centrafricaine. Il ambitionne de créer un écosystème de financement complet, capable de connecter investisseurs et entrepreneurs centrafricains. Son projet phare : organiser un forum inédit en octobre à Bangui, capitale située au cœur du pays, pour rassembler tous les acteurs du financement et générer des partenariats concrets.

 

Ange-Maxime Kazagui  identifie un paradoxe majeur dans l’économie centrafricaine. D’un côté, les investisseurs peinent à identifier des projets viables. De l’autre, les petites et moyennes entreprises manquent cruellement de partenaires financiers. Cette fracture freine le développement économique du pays. Pour la combler, il conçoit un forum axé sur l’investissement et les partenariats, pensé comme un point de convergence unique entre l’offre et la demande de financement.

 

Le système bancaire traditionnel ne répond plus aux besoins diversifiés des entrepreneurs centrafricains. Ange-Maxime Kazagui propose d’introduire des mécanismes modernes : capital risque, business angels, solutions fintech. Il évoque notamment les microcrédits basés sur la téléphonie mobile ou les modèles de “banques du pauvre” adaptées aux très petites entreprises sans garanties. Cette diversification vise à démocratiser l’accès au financement pour tous les segments d’entreprises.

 

L’ambition de Kazagui dépasse l’organisation d’un simple événement. Il vise des résultats tangibles avec la signature de contrats et de protocoles d’accord durant les quatre jours du forum. L’événement comprendra des conférences thématiques, des ateliers pratiques et des rencontres directes entre financeurs et porteurs de projets. Des experts expliqueront comment financer des entreprises sans garanties, tandis que des témoignages d’entrepreneurs mettront en avant les opportunités locales.

 

Pour attirer les capitaux internationaux, Kazagui mise sur l’invitation d’acteurs spécialisés dans le financement innovant. Sociétés de capital risque, business angels et institutions de garantie seront conviés à découvrir le potentiel centrafricain. Cette approche vise non seulement à mobiliser des fonds, mais aussi à transférer des expertises techniques essentielles pour la croissance des entreprises locales.

 

L’ancien ministre Ange-Maxime Kazagui  reconnaît les défis structurels du pays : absence de banques d’investissement, difficultés d’accès au crédit pour les PME, environnement post-conflit. Cependant, il transforme ces obstacles en opportunités en proposant un écosystème où collaboration et innovation financière deviennent les moteurs du développement économique.

 

Le forum KARA Investissement incarne la conviction de Kazagui que la Centrafrique peut devenir un hub d’opportunités pour les investisseurs visionnaires. En réunissant acteurs privés, institutions publiques et partenaires internationaux, il aspire à créer un modèle reproductible de développement économique inclusif. Cette initiative témoigne de sa détermination à faire du secteur privé un véritable levier de création de richesse pour le pays.

 

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Centrafrique : Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure

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Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure
Sylvie Baïpou-Temon

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Entre promesses gouvernementales et climat des affaires délabré, les Centrafricains de l’étranger peinent à croire aux appels du Président Touadera.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra multiplie les appels vibrants à la diaspora centrafricaine pour qu’elle investisse massivement dans la reconstruction du pays. Son Plan National de Développement 2024-2028 promet la création d’une cellule spéciale d’accompagnement, des forums d’investissement et la simplification des démarches administratives. Ces annonces, aussi louables soient-elles, butent sur une réalité implacable : la République centrafricaine n’offre aujourd’hui aucun des prérequis fondamentaux d’un climat des affaires viable. Pire, le gouvernement semble ignorer que ses propres institutions constituent le principal obstacle aux investissements de la diaspora.

 

Les fondamentaux du climat des affaires : ce qui existe ailleurs

 

Pour comprendre l’ampleur du défi centrafricain, il suffit d’observer ce qui fonctionne dans d’autres pays africains.

 

Au Sénégal, un investisseur de la diaspora bénéficie d’un accompagnement structuré dès son arrivée à l’aéroport. L’Agence de Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX) propose un guichet unique où toutes les démarches administratives : création d’entreprise, obtention de permis, enregistrement fiscal,  se règlent en moins de 48 heures. Les services douaniers fonctionnent selon des procédures claires et transparentes, avec des délais de dédouanement respectés et des tarifs affichés publiquement.

 

Le Maroc va plus loin avec son Centre Régional d’Investissement (CRI) qui offre aux Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) un service d’accompagnement personnalisé, des exonérations fiscales pour les cinq premières années d’activité, et un accès privilégié aux zones industrielles. La digitalisation complète des procédures permet aux investisseurs de suivre l’avancement de leurs dossiers en temps réel, éliminant ainsi les tracasseries administratives.

 

Au Rwanda, le Rwanda Development Board (RDB) garantit la création d’une entreprise en 6 heures chrono via sa plateforme numérique. Les investisseurs de la diaspora accèdent directement au président de la République via un système de “fast-track” pour les projets stratégiques. Le système judiciaire, réformé et efficace, offre des recours rapides en cas de litige commercial.

 

Centrafrique : l’anti-modèle du climat des affaires

 

En République centrafricaine, la situation est diamétralement opposée. Les services douaniers constituent le premier obstacle : absence de procédures standardisées, taxation arbitraire des marchandises, délais de dédouanement pouvant s’étendre sur plusieurs semaines sans justification. Un container de matériel médical destiné à un projet humanitaire peut rester bloqué des semaines en attendant qu’un agent daigne l’examiner, moyennant bien sûr des “TEL “, entendu travail extra-légal, un langage douanier pour racketter les commerçants.

 

L’administration fiscale fonctionne selon le même schéma chaotique. Aucun barème clair n’existe pour les investissements de la diaspora. Les exonérations promises dans les discours officiels se perdent dans les méandres bureaucratiques, obligeant les investisseurs à multiplier les va-et-vient entre différents services qui se renvoient mutuellement la responsabilité.

 

Le système judiciaire, pilier de tout climat des affaires crédible, est quasi inexistant. Les contrats commerciaux n’ont aucune valeur juridique réelle, les tribunaux de commerce ne fonctionnent pas, et les décisions de justice, quand elles existent, ne sont pas appliquées. Cette absence de sécurité juridique dissuade tout investissement sérieux.

 

La sécurité : condition sine qua non négligée

 

Au-delà des dysfonctionnements administratifs, la question sécuritaire paralyse complètement l’environnement des affaires. La présence de Wagner, officiellement des “instructeurs “, crée une zone de non-droit où ces Mercenaires russes opèrent des arrestations arbitraires, imposent leur loi dans certaines régions minières, et découragent tout investissement privé par leurs méthodes brutales.

 

Cette situation contraste avec les standards régionaux. Au Ghana, le gouvernement a mis en place une police économique spécialisée dans la protection des investisseurs. Au Sénégal, la gendarmerie économique enquête sur toute entrave illégale aux activités commerciales. Le Rwanda dispose d’une force de sécurité économique qui intervient dans les 24 heures en cas de menace contre un investisseur.

 

Le discours gouvernemental : entre déni et instrumentalisation

 

Devant ces dysfonctionnements structurels, le discours officiel centrafricain oscille entre déni de réalité et instrumentalisation émotionnelle. Le président Touadéra présente régulièrement la diaspora comme “la famille centrafricaine de l’extérieur” appelée à “sauver la patrie”. Cette rhétorique moralisatrice évite soigneusement d’aborder les réformes structurelles nécessaires.

 

Plus problématique encore, certains responsables gouvernementaux tiennent un double langage. Publiquement, ils encensent la diaspora. Privément, ils la considèrent comme la diaspourou. Cette approche extractive transparaît dans l’absence totale de mesures concrètes d’accompagnement des investisseurs de la diaspora.

 

Les transferts d’argent : un potentiel mal valorisé

 

Malgré ce contexte hostile, la diaspora centrafricaine transfère annuellement 75 millions de dollars vers le pays, soit 5% du PIB national. Ces flux, essentiellement familiaux, transitent par des canaux informels (Western Union, MoneyGram) qui échappent largement au système bancaire national et ne génèrent aucun effet multiplicateur sur l’économie nationale.

 

D’autres pays africains ont su transformer ces transferts en leviers d’investissement. Le Sénégal a créé des produits bancaires spécifiques (comptes diaspora, prêts bonifiés) qui canalisent une partie des transferts vers l’investissement productif. Le Maroc propose des obligations diaspora permettant aux MRE de financer des projets d’infrastructure tout en bénéficiant de rendements attractifs.

 

En Centrafrique, aucun mécanisme de ce type n’existe. Les banques nationales , peu nombreuses et mal équipées, ne proposent aucun service adapté à la diaspora. Cette carence prive le pays d’un potentiel de financement considérable….

 

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Stade 20 000 places : la commission d’enquête parlementaire disparaît dans la nature

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Stade 20 000 places : la commission d’enquête parlementaire disparaît dans la nature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Stade 20 000 places : la commission d'enquête parlementaire disparaît dans la nature
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Deux mois après sa création, aucune nouvelle de l’enquête sur les 400 millions détournés.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le 2 juin 2025, Simplice Mathieu Sarandji annonçait la création d’une commission d’enquête sur le scandale du stade Barthélemy Boganda. Dix jours devaient suffire pour faire la lumière sur l’utilisation des 400 millions de francs CFA. Nous sommes aujourd’hui à soixante jours d’attente.

 

Guy Samuel Nganatoua, Heureux Maxime Ngarendo et Rachelle Ngakola dirigent cette commission mixte. Leur mission : comprendre comment l’argent destiné à remettre aux normes le stade de 20 000 places a disparu. La Confédération Africaine de Football sanctionne toujours l’infrastructure de Bangui. Les Fauves ne peuvent pas jouer à domicile.

 

Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, se trouve au cœur des accusations. Des sources parlementaires et administratives l’accusent d’avoir retiré les 400 millions en espèces. Il aurait ensuite confié les travaux à des entreprises qui lui appartiennent. Ces sociétés qu’il a créé n’existent que sur le papier.

 

Plusieurs commerçants de la capitale racontent la même histoire. Doneng se présentait chez eux en se réclamant du président Touadéra. Il récupérait ainsi peinture et matériel de chantier sans payer. Ces témoignages convergent tous vers le même constat : un système de détournement bien organisé.

 

Les travaux réalisés confirment cette arnaque. La qualité reste insuffisante. La CAF maintient ses sanctions. Le stade ne peut accueillir aucun match officiel. Les 400 millions se sont évaporés sans résultat tangible.

 

La Haute autorité de bonne gouvernance a constaté les irrégularités. La Cour des comptes également. Ces deux institutions ont transmis leurs rapports. Aucune suite n’a été donnée. Ni sanction disciplinaire, ni poursuite judiciaire.

 

Ce silence arrange visiblement le pouvoir. Héritier Doneng n’est pas un ministre ordinaire. Ancien chef du groupe armé Requin, il reste un allié précieux de Faustin-Archange Touadéra. Sa nomination en janvier 2024 avait surpris par son manque de compétences. Son maintien malgré le scandale confirme sa protection politique.

 

L’affaire du stade 20 000 places expose les contradictions du régime. Le président multiplie les discours sur la lutte contre la corruption. Sa politique de “tolérance zéro” fait les titres des journaux. Dans les faits, les dossiers sensibles s’enlisent. Les responsables échappent aux sanctions.

 

Les membres de la commission d’enquête ne parlent plus. Ils refusent tout commentaire public. Le Bureau de l’Assemblée nationale garde le silence. Aucune explication n’est fournie sur ce retard inhabituel. Le rapport promis dans les dix jours semble avoir rejoint les oubliettes.

 

Cette situation mine la crédibilité des institutions. Comment croire aux mécanismes de contrôle quand ils se taisent face à l’évidence ? Les Centrafricains attendaient des réponses claires sur l’utilisation de leurs impôts. Ils découvrent une fois de plus que certains dossiers restent intouchables.

 

Le stade Barthélemy Boganda symbolise aujourd’hui l’impunité qui gangrène le système. Les 400 millions détournés ne reviendront jamais. Les responsables ne seront pas inquiétés. La commission d’enquête parlementaire aura servi d’écran de fumée le temps que l’opinion publique passe à autre chose.

 

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Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de “braqueurs”

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Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de “braqueurs”

 

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L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un milliard de francs CFA aurait disparu lors de l’organisation de KOKUS africain à Bangui. Face aux questions de la presse, le ministre de la Communication Maxime Balalou a choisi une stratégie pour le moins discutable : insulter les journalistes plutôt que de répondre aux interrogations sur l’utilisation des fonds publics.

 

Ce qui s’est passé lundi 18 août 2025 lors de la conférence de presse du ministre Maxime Balalou restera dans les annales. Quand un ministre perd son sang-froid face aux questions sur les allégations de détournement impliquant le directeur général adjoint de la BSIC  et Yannis Kouyabanda, au lieu de fournir des explications, il a préféré attaquer. « Vous ne les avez pas et vous tirez ces informations de ces braqueurs de l’information sur les réseaux sociaux et braqueurs que nous connaissons, qui vous sortent de l’information, qui font de la manipulation et vous prenez comme argent comptant », a-t-il lancé aux journalistes présents. Voilà donc le niveau de respect qu’affiche ce ministre Maxime Balalou  envers la presse : traiter les journalistes de complices de « braqueurs d’information ». Une accusation grave de la part d’un homme qui est censé travailler avec les médias, pas contre eux.

 

Mais le spectacle ne s’arrête pas là, car le ministre Maxime Balalou  excelle dans l’art de noyer le poisson. Écoutez bien cette perle du ministre  Balalou : « Vous savez, quoi, les informations sortent comme ça ? Je vous ai toujours dit, vous savez quand on dit des détournements, vous allez dire que l’argent a été pris par des personnes non habilitées, OK, utilisés à d’autres fins. Mais attendant, pour voir si c’est vraiment vrai, parce que moi je n’ai pas les preuves de quoi que ce soit ». Attendez, monsieur le ministre. Vous n’avez pas de preuves des détournements, d’accord. Mais avez-vous les preuves que l’argent a été correctement utilisé ? C’est pourtant votre travail de le savoir, non ? Il continue : « On jette des personnalités en pâture pour rien sans voir les preuves. Je préfère, moi Maxime Balalou , que vous fassiez vos investigations, allez au plus près de l’information pour savoir de quoi il s’agit et les fonds sont destinés à quoi ». Formidable logique : c’est aux journalistes de faire le travail du gouvernement. C’est à eux de chercher où sont passés les fonds publics que le gouvernement a dépensés. Le ministre, lui, se contente de donner des leçons.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, voici maintenant les leçons de morale d’un ministre aux abois. Le plus beau, c’est la leçon de déontologie que nous sert le ministre : « Faites de l’investigation. Allez au plus près à la source pour savoir et connaître les informations avant d’affirmer comme vous l’avez fait ici. Je pense qu’il faut être très prudent en tant que journaliste. Je vous le conseille toujours, votre rôle c’est de donner la bonne information, la vérité des faits ». Monsieur le ministre, permettez-nous de vous retourner le conseil : votre rôle, c’est de rendre compte de l’utilisation de l’argent public. Pas de faire la morale aux journalistes qui posent les bonnes questions. D’ailleurs, parlons de « vérité des faits ». Où sont les documents comptables de KOKUS ? Où sont les factures ? Où sont les justificatifs de dépenses ? Voilà des faits concrets que vous pourriez nous présenter au lieu de vous lancer dans des discours fumeux.

 

Pendant que le ministre Maxime Balalou  joue les professeurs de journalisme, la BEAC, elle, ne rigole pas. Pendant que le ministre s’amuse à traiter les journalistes de tous les noms, la Banque des États de l’Afrique centrale, elle, a pris les choses au sérieux. Sa Commission bancaire a ouvert une enquête indépendante sur cette affaire. Bizarre, non ? Si tout était normal, si aucun argent n’avait disparu, pourquoi la BEAC se donnerait-elle cette peine ? Les banquiers centraux ont-ils eux aussi été contaminés par ces fameux « braqueurs d’information » ?

 

Pour finir en beauté, le ministre Maxime Balalou  nous sort l’argument de la pauvreté qui ne tient pas debout. Le ministre termine sa démonstration par cet argument : « Attendez, allez à la source. Faites-vous les vérifications pour savoir où vous pensez que le gouvernement, dans le contexte actuel où nous avons la rareté des ressources, nous allons essayer déjà de prendre autant d’argent pour leur propre compte. Pour leur propre compte, soyez sérieux ». Ah, l’argument de la pauvreté ! Parce que le pays est pauvre, personne ne volerait ? Monsieur le ministre, c’est justement parce que les ressources sont rares qu’il faut les surveiller de près. C’est justement parce que chaque franc compte qu’il faut des comptes précis.

 

Pourtant, il suffirait de répondre à des questions simples pour un ministre compliqué. Les questions sont pourtant simples : combien a coûté KOKUS exactement ? Qui a reçu quoi ? Quelles entreprises ont été payées ? Pour quels services ? Avec quels justificatifs ? Au lieu de répondre à ces questions élémentaires, le ministre préfère s’en prendre aux journalistes qui les posent. C’est plus facile que de fouiller dans les archives comptables, apparemment.

 

Une chose est certaine : le respect, ça se mérite. Un ministre qui traite les journalistes de complices de « braqueurs » ne mérite pas le respect qu’exige sa fonction. Un ministre qui refuse de rendre compte de l’utilisation des fonds publics trahit la confiance des citoyens. Les Centrafricains ont le droit de savoir où sont passés leurs deniers. Les journalistes ont le devoir de poser ces questions. Et les ministres ont l’obligation d’y répondre clairement. En attendant les conclusions de l’enquête de la BEAC, ce ministre ferait mieux de retrouver ses dossiers comptables plutôt que de continuer à insulter ceux qui font leur travail.

 

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