jeudi, octobre 29, 2026
Accueil Blog Page 74

Tokyo, quand Maxime Balalou le présente  comme un modèle climatique pour la Centrafrique

0

Tokyo, quand Maxime Balalou le présente  comme un modèle climatique pour la Centrafrique

 

Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Entre informations de seconde main et communication à distance, ce ministre Kitandaire Maxime Balalou qui ne bouge jamais de Bangui peut-il vraiment parler des “leçons du TICAD” ? Qu’à cela ne tienne. Mais entre jargon diplomatique et réalités environnementales, les “leçons japonaises” cachent-elles l’absence totale de politique climatique nationale ?

 

 

Voilà bien le comble de la gouvernance centrafricaine : un ministre de la Communication qui nous explique les résultats du sommet TICAD 9 sans avoir quitté son fauteuil de Bangui. Pendant que la délégation présidentielle battait le pavé de Yokohama, notre soulard Kitandaire Maxime Balalou restait tranquillement installé dans ses bureaux, récoltant ses informations par téléphone et WhatsApp. Et le voilà qui nous présente “les leçons japonaises” comme s’il avait personnellement serré la main du Premier ministre nippon.

 

Cette situation montre tout le problème de cette administration : des ministres qui parlent de ce qu’ils ne connaissent pas, qui commentent ce qu’ils n’ont pas vu, qui analysent ce qu’ils n’ont pas vécu. Notre spécialiste de la “résilience climatique” découvre l’expérience japonaise à travers les comptes-rendus téléphoniques de ses collègues. Difficile de faire plus amateur comme approche diplomatique.

 

“Tirer profit des expériences japonaises pour faire face aux changements climatiques”, déclame notre ministre Kitandaire avec l’assurance de l’expert fraîchement diplômé. Le Japon ! Ce pays qui brûle encore massivement du charbon, qui a relancé ses centrales nucléaires après Fukushima, qui peine lui-même à atteindre ses objectifs climatiques. Voilà le modèle que la Centrafrique compte suivre pour sa “protection de l’environnement”. L’ironie atteint des sommets himalayens.

 

Le ministre nous gratifie de sa liste habituelle de priorités : “accès à l’eau potable, infrastructures durables, agriculture moderne”. Tout le catalogue des promesses gouvernementales y passe, saupoudré de références japonaises récupérées de troisième main. Quand on ne se déplace pas pour comprendre les enjeux, on se contente de recycler les formules toutes faites et d’y ajouter un peu de sauce nippone.

 

L’agriculture et la sécurité alimentaire occupent une place de choix dans ce discours post-sommet. “Bénéficier de projets agricoles modernes afin de renforcer l’autosuffisance alimentaire”, explique-t-il doctement. Dans un pays où les paysans cultivent encore avec des outils d’un autre siècle, où les routes rurales n’existent pas, où les circuits de commercialisation restent archaïques, on va faire de l’agriculture moderne grâce aux Japonais. Pourquoi pas des robots dans les champs de manioc tant qu’on y est ?

 

Le passage sur les “infrastructures durables” mérite une mention spéciale. Notre ministre découvre l’existence d’infrastructures respectueuses de l’environnement avec l’émerveillement du touriste visitant Tokyo. En Centrafrique, où les infrastructures de base manquent partout, où Bangui n’a pas d’électricité stable, où l’eau potable reste un luxe, on va construire “durable”. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour nos dirigeants qui sont nés avant la honte.

 

“Un plan d’investissement global sur cinq ans inspiré de l’expérience japonaise en matière de logistique et de développement industriel” ! Cinq ans ! Comme si ce gouvernement avait déjà réussi un plan sur cinq mois. Et de la logistique japonaise en plus ! Dans un pays où transporter une caisse de bière de Bangui à Bossangoa ou à Paoua relève de l’exploit, on va appliquer les méthodes nippones. L’optimisme ministériel n’a vraiment aucune limite.

 

La cerise sur le gâteau reste l’évocation de l’“Agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs de développement durable”. Tous les buzzwords y passent ! ODD, gouvernance inclusive, partenariats stratégiques gagnant-gagnant… Le bingo du jargon onusien est complet. Pendant que le ministre aligne les acronymes internationaux, les forêts centrafricaines continuent d’être pillées par les exploitants illégaux, les cours d’eau sont pollués par l’orpaillage sauvage, et la biodiversité disparaît sous les yeux indifférents des autorités.

 

Le “nouveau paradigme centrafricain” évoqué en conclusion sonne comme une plaisanterie de mauvais goût. Quel paradigme ? Celui qui consiste à faire du tourisme diplomatique en récoltant des promesses creuses ? Celui qui transforme chaque sommet international en révélation environnementale ? Celui qui découvre l’écologie quand c’est à la mode dans les chancelleries ?

 

Au final, cette “résilience climatique” version gouvernement centrafricain ressemble à tout ce que produit cette administration : du vent diplomatique. Pendant que le ministre nous vend les “leçons japonaises”, les vrais problèmes environnementaux du pays restent entiers. Déforestation massive, pollution minière, gestion catastrophique des déchets urbains, absence totale de politique énergétique… Mais rassurons-nous, on a maintenant l’expérience nippone !

 

Les Centrafricains peuvent dormir tranquilles : leurs dirigeants maîtrisent parfaitement l’art de transformer les sommets internationaux en solutions nationales. Dommage que la réalité ne se plie pas aussi facilement aux effets d’annonce qu’aux communiqués ministériels.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Comment les joueurs ivoiriens révolutionnent les paris sportifs en ligne

0

 

Comment les joueurs ivoiriens révolutionnent les paris sportifs en ligne

 

En Côte d’Ivoire, les paris sportifs en ligne ne se limitent plus à prédire le vainqueur d’un match. Il s’agit davantage d’une nouvelle façon de vivre le sport. C’est à la fois stratégique, social et interactif. Le football reste au centre de tout cela, mais les joueurs associent désormais leur passion aux données, à la communauté et à la technologie pour changer leur façon de jouer et de participer à ce sport. Ce changement est notamment mené par les jeunes Ivoiriens. Les smartphones semblent être dans toutes les poches, associés à des services bancaires mobiles tels que Moov et Orange Money, et les paris ne se font plus dans des magasins physiques avec des tickets imprimés. Du placement d’un pari au partage des résultats dans un chat de groupe, tout se passe en un instant.

Le pouvoir du football et la fierté locale

L’un des noms fréquemment cités dans le monde des paris en ligne en Côte d’Ivoire est Melbet CI. Le site propose un large éventail de sports et d’options de paris en direct, allant des ligues de football locales jusqu’à tous les tournois internationaux. Comme l’indique le site officiel, Melbet CI prend en charge Orange Money, Moov et Wave pour des dépôts et des retraits rapides, une méthode de pari qui correspond au style ivoirien populaire : rapide, mobile et social. Pour beaucoup, les paris ne sont plus un simple outil, mais un moyen de revivre le frisson du match.

Le football reste l’activité culturelle la plus populaire du pays. D’Abidjan à Bouaké, des quartiers entiers s’animent les jours de match. Cependant, aujourd’hui, les fans ne s’arrêtent pas à la fin du match, mais poursuivent leur analyse en ligne. Ils consultent les cotes en direct, partagent leurs pronostics et discutent de leurs analyses sur WhatsApp et dans les bars de quartier. Pour beaucoup, parier sur un match perdu n’est pas une question de profit, mais plutôt un sentiment d’appartenance et le frisson du sport.

Une stratégie qui dépasse le stade

Aujourd’hui, les Ivoiriens qui parient ne laissent plus tout au hasard, et une grande partie d’entre eux ont perfectionné leur analyse des entraîneurs et des joueurs. Chaque élément, tel que les blessures des joueurs, les performances de l’équipe en fonction des conditions météorologiques, voire la configuration et les restrictions, est pris en compte dans les calculs préalables au pari. Auparavant, une telle stratégie était réservée aux professionnels, mais elle fait désormais partie intégrante du comportement quotidien des fans.

Cette culture progresse grâce aux outils mobiles. Pour plus de commodité et de facilité d’utilisation, les parieurs locaux utilisent des sites internationaux qui prennent en charge les transactions en CFA et proposent une interface utilisateur en français.

 

 

freepik

Comment les plateformes numériques changent la donne

La possibilité de suivre et de placer des paris à tout moment a allié passion et performance. Les applications mobiles et les sites de paris en ligne permettent aux utilisateurs de suivre les matchs et d’analyser les statistiques. Les plateformes de paris proposent même une application « tout-en-un » qui offre des cotes et des paris sur les eSports et les casinos, illustrant ainsi l’engouement des Ivoiriens pour une expérience convergente alliant sport, social et divertissement.

Cela reflète un changement qui s’inscrit dans une tendance plus générale. Le fossé entre le jeu et les paris est désormais comblé. Le fait de parier fait désormais partie intégrante de l’expérience, prolongeant l’ambiance qui règne actuellement dans les tribunes et les cafés.

Des boutiques de rue aux smartphones

Voici comment les paris en Côte d’Ivoire ont évolué en moins d’une décennie :

AspectPari Traditionnel (Boutique Physique)Application Mobile Moderne de Paris
EmplacementKiosques et agents physiquesPartout avec un accès mobile
Méthode de paiementEspècesArgent mobile (Orange Money, Moov, Wave)
Accès à l’informationCotes imprimées limitéesDonnées en direct, statistiques et vidéos
Interaction communautaireFoule localeGroupes sur les réseaux sociaux, chats en direct
Vitesse des résultatsFin du matchNotifications en temps réel

La jeune génération derrière le mouvement

En Côte d’Ivoire, ce sont les jeunes, très familiarisés avec les technologies, qui sont les moteurs du changement. Les smartphones, très bon marché voire gratuits, avec accès à Internet, permettent de démarrer à moindre coût. Pour la plupart, les forums en ligne font office d’écoles de football parallèles, où les cotes sont formulées comme des stratégies, où les informations sont agrégées et où se déroulent même des compétitions informelles de pronostics.

Ce développement rapide s’accompagne d’un besoin de responsabilisation. Même lorsque certaines règles ont été établies, certains prestataires de services ne comprennent pas les dangers qu’elles comportent. Avec l’accessibilité accrue aux jeux et aux paris par voie électronique, l’éducation à la responsabilité liée aux paris et la mise en œuvre de mesures de protection sont plus pertinentes que jamais.

Les défis et la voie à suivre

Même si nous progressons, il reste des problèmes à résoudre. L’accès limité des répondants s’est avéré fiable, et une réglementation inadaptée continue d’entraver la croissance du marché local. La majorité des Ivoiriens doit encore s’associer à des plateformes internationales en raison du manque d’options locales.

Curieusement, des circonstances telles que celles décrites ci-dessus favorisent également la créativité. Les entreprises locales créent des ligues fantastiques, des applications de paris locales et des systèmes communautaires liés à des académies de football.

Une vision plus large : culture, communauté et technologie

L’argent et les cotes ne constituent qu’une partie des paris en ligne en Côte d’Ivoire. Les parieurs ont accès à un tout nouveau monde où ils peuvent s’immerger. Les paris numériques ajoutent une autre dimension au jeu, au-delà du terrain. Même après le coup de sifflet final, le match se poursuit sous la forme de pronostics, d’analyses et de discussions.

C’est peut-être là l’aspect le plus fascinant de tout cela : la transformation des spectateurs en joueurs. Pour les fans ivoiriens, observer, soutenir et jouer se font au même moment.

 

 

 

Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur

0

Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur

 

Touadéra humilié au Burkina Faso : l’université de Ouagadougou découvre qu’il usurpe le titre de professeur
Copyrightla renaissance

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin-Archange Touadéra continue de déshonorer la Centrafrique sur la scène internationale. Après avoir livré le pays aux Mercenaires russes, après avoir transformé la Centrafrique en protectorat de Wagner, après avoir truqué la Constitution et persécuté ses opposants, voici qu’il est pris en flagrant délit d’usurpation de titre académique.

 

 

Selon des informations circulant depuis une semaine sur les réseaux sociaux, dont CNC a pris le temps de vérifier à la source, l’université de Ouagadougou au Burkina Faso a découvert que Touadéra n’a pas le titre de professeur au niveau du CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur). Il n’est que maître-assistant. Même pas maître de conférence. Maître-assistant.

 

Et pourtant, Touadéra se fait appeler “Professeur” partout. Sur les documents officiels. Dans les médias. Dans les cérémonies. “Son Excellence Professeur Faustin-Archange Touadéra”. Mais ce titre de professeur, au niveau du CAMES qui est la référence académique reconnue dans toute l’Afrique francophone, il ne l’a pas. C’est une usurpation.

 

Voici ce qui s’est passé. Il y a moins d’un an, Touadéra s’est rendu à l’université de Ouagadougou au Burkina Faso pour présider deux jurys de thèse. Il s’est présenté comme professeur. Il a dirigé les soutenances. Tout s’est passé normalement.

 

Mais aussitôt après son départ, l’université a vérifié ses qualifications. Et là, surprise. Selon le statut du CAMES, Touadéra n’est que maître-assistant. Il n’a pas le grade de professeur reconnu par le CAMES. Or, pour diriger une thèse de doctorat, il faut au minimum être maître de conférence, idéalement professeur.

Touadera au Burkina Faso : la mascarade académique du putschiste de Bangui
Arrivée de Touadera avec sa délégation à l’aéroport de Burkina-Faso

 

En découvrant cette fraude, l’université de Ouagadougou a été obligée de refaire les deux soutenances. Sans Touadéra. Avec de nouveaux jurés qui, eux, ont réellement le titre de professeur. Parce que les soutenances présidées par Touadéra n’étaient pas valides. Un maître-assistant n’a pas qualité à diriger des thèses de doctorat.

 

Cette affaire est d’une gravité exceptionnelle. Un chef d’État qui usurpe un titre académique. Un président qui se fait appeler professeur alors qu’il n’a pas ce grade. Un homme qui dirige des soutenances de thèse sans avoir la qualification requise. C’est une honte pour la Centrafrique.

 

Les responsables de l’université de Ouagadougou sont “extrêmement remontés” contre Touadéra. Ils ne pensaient pas qu’un chef d’État puisse usurper un titre académique. C’est un scandale sans précédent dans le milieu universitaire africain.

 

Cette révélation confirme ce que beaucoup soupçonnaient déjà. Le titre de “professeur” que Touadéra exhibe partout n’est valable qu’au niveau national, à l’université de Bangui. Mais au niveau international, au niveau du CAMES qui est la référence pour tous les universitaires d’Afrique francophone, il n’est que maître-assistant.

 

La différence entre maître-assistant et professeur est énorme dans le monde universitaire. C’est comme la différence entre un caporal et un général dans l’armée. Entre un enseignant débutant et un enseignant confirmé. Entre quelqu’un qui a commencé sa carrière académique et quelqu’un qui a atteint le sommet.

 

Le maître-assistant est le premier grade de la carrière d’enseignant-chercheur après le doctorat. C’est un grade junior. Ensuite, on passe maître de conférence, puis professeur. Il faut des années de recherche, des publications dans des revues scientifiques reconnues, des évaluations par les pairs, pour passer d’un grade à l’autre.

 

Touadéra s’est arrêté au grade de maître-assistant au niveau du CAMES. Il n’a jamais eu les publications, les recherches, le dossier académique nécessaire pour être promu maître de conférence, encore moins professeur.

 

Mais à l’université de Bangui, où il a dirigé pendant des années avant de devenir président, il a réussi à se faire attribuer le titre de professeur. Comment ? Probablement par des arrangements internes, par des promotions qui ne respectaient pas les normes du CAMES, par des nominations politiques plutôt qu’académiques. Justement, c’est le Président François Bozizé qui lui a donné le titre du Professeur. C’est un docteur, c’est tout.

 

Et une fois qu’il est devenu président de la République, plus personne n’a osé remettre en question son titre de professeur. Tout le monde l’appelle “Professeur Touadéra”. Les médias. Les ministres. Les diplomates. Même les organisations internationales qui devraient normalement vérifier ce genre de choses.

 

Mais l’université de Ouagadougou, elle, a vérifié. Et elle a découvert la supercherie. Et maintenant, le scandale éclate.

 

Cette usurpation de titre académique explique beaucoup de choses sur Touadéra. Son incompétence dans la gestion du pays. Ses décisions incohérentes. Son incapacité à élaborer une vision stratégique pour la Centrafrique. Ses discours creux et sans substance.

 

Un vrai professeur, un vrai universitaire de haut niveau, aurait les capacités intellectuelles pour gouverner un pays de manière rationnelle et stratégique. Mais Touadéra n’est pas un vrai professeur. C’est un maître-assistant qui usurpe un titre qu’il n’a pas. C’est un imposteur académique.

 

Et cette imposture académique reflète son imposture politique. De même qu’il se fait appeler professeur sans avoir le grade, il se fait appeler président démocratiquement élu alors qu’il a truqué les Élections. De même qu’il usurpe un titre universitaire, il usurpe le pouvoir en Centrafrique.

 

L’affaire de Ouagadougou montre également le niveau de corruption qui règne dans le système universitaire centrafricain. Comment Touadéra a-t-il pu obtenir le titre de professeur à l’université de Bangui sans avoir le grade correspondant au CAMES ? Parce que l’université de Bangui distribue des titres en fonction des relations politiques plutôt que du mérite académique.

 

Combien d’autres faux professeurs y a-t-il à l’université de Bangui ? Combien de personnes ont des titres académiques qu’elles n’ont pas mérités ? Combien de diplômes sont délivrés sans que les étudiants aient réellement le niveau requis ? Cette affaire pousse à s’interroger sur la crédibilité de tout le système universitaire centrafricain.

 

Le fait que Touadéra ait accepté de présider des jurys de thèse à Ouagadougou en sachant qu’il n’avait pas la qualification requise montre son arrogance et son mépris des règles. Il pensait probablement que personne n’oserait vérifier les qualifications d’un président en exercice. Il se croyait au-dessus des règles académiques comme il se croit au-dessus des lois de son pays.

 

Mais l’université de Ouagadougou l’a remis à sa place. Elle a vérifié. Elle a découvert la fraude. Elle a annulé les soutenances. Elle a refait tout le processus avec de vrais professeurs. Et maintenant, toute la communauté académique africaine sait que Touadéra est un imposteur.

 

Cette humiliation est d’autant plus grave qu’elle vient d’un pays frère, le Burkina Faso. L’université de Ouagadougou est une des plus respectées d’Afrique francophone. Être désavoué par cette université, c’est être désavoué par toute la communauté académique africaine.

 

Cet homme n’a aucune dignité. Aucune honte. Aucun respect pour les institutions, qu’elles soient politiques ou académiques. Il ment. Il triche. Il usurpe. Et il pense qu’il peut s’en tirer parce qu’il est président.

 

Mais la vérité finit toujours par éclater. L’université de Ouagadougou l’a prouvé. Elle a vérifié. Elle a découvert. Elle a agi. Et maintenant, le monde entier peut savoir que le “Professeur” Touadéra n’est qu’un imposteur.

 

Par Alain Nzilo

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives,  la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?

0

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives,  la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?

 

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné pour détournement de 2,8 milliards de francs, pourtant investi candidat du MCU aux législatives, la Cour Constitutionnelle va-t-elle valider un repris de justice ?
Mathurin Dimbélé Nakoué

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mathurin Dimbélé-Nakoé, condamné à plusieurs reprises par la justice centrafricaine pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux, trafic d’influence et abus de biens sociaux, vient d’être investi comme candidat du Mouvement Cœurs Unis (MCU) aux Élections législatives dans la localité de Sosso-Nakombo.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu copie du réquisitoire introductif du Procureur de la République Alain Tolmo daté du 6 février 2012. Ce document accable Mathurin Dimbélé-Nakoé et détaille les multiples infractions qu’il a commises lorsqu’il était Directeur Général de la Société Centrafricaine de Stockage des Produits Pétroliers  entre 2008 et 2011.

 

Selon ce réquisitoire, Dimbélé-Nakoé a détourné au préjudice de l’État centrafricain un montant estimé à 2 885 683 000 FCFA (soit près de 2,9 milliards de francs CFA). Il a falsifié des documents. Il a sollicité et perçu des avantages indus en raison de sa fonction. Il a abusé de son influence pour obtenir des faveurs administratives. Il a utilisé les biens de l’État à des fins personnelles.

 

Les faits sont qualifiés par les articles 363, 106 alinéa 13, 375, 373 et 215 du Code Pénal centrafricain. Dimbélé-Nakoé a été placé sous mandat de dépôt le 8 février 2012. Il a été poursuivi pour détournement des deniers publics, faux et usage de faux, prise d’intérêts dans un acte, trafic d’influence, et abus des biens sociaux.

 

Mais les malversations de Dimbélé-Nakoé ne s’arrêtent pas là. En 2014, lors des événements qui ont secoué la République centrafricaine, il a même tenté d’organiser l’assassinat d’un commerçant musulman.

 

Voici comment les choses se sont passées. Parmi les nombreux véhicules que Dimbélé-Nakoé avait achetés avec l’argent détourné de l’État, il y avait plusieurs gros camions. Il avait mis l’un de ces camions en location avec un commerçant musulman qui faisait le transport entre Bangui et Douala au Cameroun.

 

Apparemment, Dimbélé-Nakoé a eu un différend avec ce commerçant. On ne sait pas exactement quel était le problème, mais Dimbélé-Nakoé a décidé d’éliminer physiquement le commerçant.

 

Un jour, dans le paillote-restaurant “Chez Papi” au quartier PK10 à la sortie de la capitale Bangui, Mathurin Dimbélé-Nakoé a convoqué des chefs miliciens Anti-Balaka de la ville de Carnot, de Berberati  et d’autres villes. Une équipe des journalistes de Corbeau News Centrafrique s’était discrètement infiltrée et était présente lors de cette rencontre.

 

Dimbélé-Nakoé a demandé aux miliciens anti-Balaka de faire tout pour récupérer le commerçant musulman quand il viendra à Bangui, au Kilomètre 5, et de l’éliminer. Il leur a même donné le numéro d’immatriculation du camion. Il leur a dit que dès qu’ils voient le camion sur la route, ils doivent le bloquer, récupérer le camion en disant que c’est son camion qu’il avait mis en location et que le commerçant n’avait pas payé.

 

C’était un plan pour assassiner le commerçant et récupérer le camion. Un camion que Dimbélé-Nakoé avait acheté avec l’argent volé à l’État.

 

Heureusement, les miliciens anti-Balaka ont refusé. Pas devant lui, mais après leur départ, ils ont dit entre eux : “Lorsqu’il mangeait, lorsqu’il était Directeur Général, est-ce qu’il a pensé à nous ? Il n’a pas pensé à nous. Mais maintenant qu’il n’est plus Directeur, il veut nous utiliser pour commettre des crimes. Non, nous ne le ferons pas”.

 

Les anti-Balaka ont catégoriquement refusé d’appliquer ces directives. Ils ont refusé de devenir les tueurs à gages de Dimbélé-Nakoé.

 

Voilà le niveau de moralité de cette personne. Il est prêt à tuer pour récupérer un véhicule qu’il a acheté avec de l’argent volé. C’est un criminel. Un voleur. Un homme dangereux.

 

Le président Bozizé avait raison d’ordonner son arrestation. La justice l’a jugé et condamné. Il a été placé sous mandat de dépôt. Il devrait être en prison. Mais au lieu de cela, il se promène librement et se présente aux Élections législatives.

 

En 2020, Dimbélé-Nakoé avait déjà tenté de se représenter aux Élections législatives  pour la seconde fois comme candidat du MCU. Mais la Cour Constitutionnelle, présidée à l’époque par Danièle Darlan, avait invalidé sa candidature. Malgré le fait qu’il était candidat du parti au pouvoir, la présidente de la Cour Constitutionnelle avait refusé de valider sa candidature à cause de ses multiples condamnations.

 

À l’époque, la Cour Constitutionnelle fonctionnait encore un peu. Elle osait parfois dire non au pouvoir. Danièle Darlan avait le courage de rejeter des candidatures même quand elles venaient du parti présidentiel.

 

Mais aujourd’hui, la Cour Constitutionnelle est complètement aux ordres du régime. Elle ne dit plus non à rien. Elle valide tout ce que le pouvoir lui demande de valider.

 

Alors maintenant, en 2025, Dimbélé-Nakoé se présente à nouveau. Et probablement, la Cour Constitutionnelle va accepter sa candidature. Elle va fermer les yeux sur ses condamnations. Elle va ignorer le fait qu’il a détourné près de 3 milliards de francs CFA. Elle va oublier qu’il a tenté d’organiser un assassinat.

 

Ce pays est incroyable. Les gros voleurs se ressemblent. Comme disent les anciens, les oiseaux de même plumage volent ensemble. Tout le monde vole. Tout le monde détourne. Et il n’y a pas de sanctions, car le Président lui-même est un grand voleur de naissance.

 

Mathurin Dimbélé-Nakoé devrait être en prison. Au lieu de cela, il est candidat aux Élections législatives. Il va probablement être élu. Il va devenir député. Il va voter les lois. Il va contrôler le budget de l’État. Un homme qui a volé 3 milliards va décider comment l’argent du pays doit être dépensé.

 

C’est ça la Centrafrique de Touadéra. Un pays où les criminels deviennent députés. Un pays où les voleurs font la loi. Un pays où la justice ne sert à rien parce que ceux qu’elle condamne se promènent librement et se présentent aux élections.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux

0

Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/socatel.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faux et archi faux. Touadera n’a aucun moyen de surveiller les communication de tous les centrafricains sur les réseaux sociaux. Alors, la technique est simple, faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux
socatel

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un message d’intimidation circule massivement sur les réseaux sociaux en Centrafrique depuis quelques jours. Ce message prétend que le gouvernement centrafricain surveille désormais toutes les communications WhatsApp, Facebook, Twitter et les appels téléphoniques. Il affirme que tous les messages seront enregistrés et sauvegardés. Il menace d’arrestations sans mandat pour ceux qui envoient des messages critiquant le gouvernement.

 

 

Ce message est un faux. C’est une manipulation du régime Touadéra pour intimider les Centrafricains et les empêcher de critiquer le pouvoir sur les réseaux sociaux. C’est du bluff. C’est de la propagande.

 

Corbeau News Centrafrique a consulté des experts en télécommunications et en sécurité informatique. Leur verdict est sans appel : le gouvernement centrafricain n’a aucune, même les plus petites capacités techniques pour surveiller et enregistrer les communications WhatsApp et les appels téléphoniques de tous les Centrafricains.

 

Voici pourquoi c’est techniquement impossible.

 

D’abord, les communications WhatsApp sont chiffrées de bout en bout. Cela signifie que seuls l’émetteur et le récepteur peuvent lire les messages. Même WhatsApp ne peut pas lire ces messages. Pour intercepter et lire ces communications, il faudrait des équipements extrêmement sophistiqués et des serveurs puissants.

 

Ensuite, les communications en IP comme WhatsApp sont segmentées en petits paquets de données qui transitent par différents réseaux à travers le monde. Ces paquets ne peuvent être rassemblés et lus que par l’équipement final du destinataire. Pour intercepter ces communications, il faudrait avoir accès à tous les réseaux par lesquels ces paquets transitent, ce qui est impossible.

 

Pour enregistrer ne serait-ce qu’une journée de communications WhatsApp de tous les Centrafricains, il faudrait une batterie de serveurs, un grand datacenter qui ne ferait que ça. Même le datacenter de la CIA aux États-Unis ou du FSB en Russie ne sont pas capables d’enregistrer toutes les communications d’un pays entier. Le volume de données est trop important.

 

Aucun ministère en Centrafrique ne dispose de ces installations. Le gouvernement centrafricain n’a même pas les moyens de payer régulièrement les 10 milliards des mercenaires russes de Wagner. Comment pourrait-il financer une infrastructure technologique qui coûterait des centaines de milliards de dollars ?

 

Un expert qui a travaillé dans le domaine des interceptions légales nous explique : “Rien que pour la téléphonie normale, faire de l’interception légale nécessite des équipements qui coûtent des dizaines de millions de dollars. Le gouvernement centrafricain n’a pas ces moyens. Ils font du bluff. Ils mentent pour faire peur aux gens.”

 

Le message qui circule est une grossièreté. Il est bourré d’erreurs techniques qui prouvent que ceux qui l’ont rédigé ne connaissent rien aux télécommunications.

 

Par exemple, le message dit : “Trois bleus = le gouvernement a pris note du message. Deux bleus et un rouge = le gouvernement peut prendre des mesures contre vous”. C’est complètement faux. Les coches bleues sur WhatsApp indiquent simplement que le message a été lu par le destinataire. Il n’y a pas de coches rouges. C’est une invention.

 

Le message dit aussi : “Vos appareils seront connectés au système du ministère.” Comment ? Par quel moyen technique ? Pour connecter les téléphones des Centrafricains à un système de surveillance, il faudrait installer des logiciels espions sur chaque téléphone. Cela nécessiterait soit un accès physique à chaque téléphone, soit l’utilisation de failles de sécurité très coûteuses à exploiter.

 

Le régime Touadéra n’a pas les moyens techniques de faire ce qu’il prétend. Il ne peut pas surveiller toutes les communications WhatsApp. Il ne peut pas enregistrer tous les appels téléphoniques. Il ne peut pas lire tous les messages Facebook et Twitter.

 

Mais le régime sait que la majorité des Centrafricains ne sont pas des experts en technologie. Ils savent que plus de 80% des centrafricains ne maîtrisent pas ces questions techniques. Alors ils diffusent ce genre de message pour intimider les gens.

 

L’objectif est simple : faire peur aux Centrafricains pour qu’ils arrêtent de critiquer le gouvernement sur les réseaux sociaux. Faire croire que le pouvoir surveille tout, que tout est enregistré, que toute critique peut mener à une arrestation sans mandat.

 

C’est de la manipulation psychologique. C’est de la propagande.

 

Le régime veut créer un climat de peur. Il veut que les gens s’autocensurent. Il veut que personne n’ose plus critiquer Touadéra ou dénoncer la corruption et les injustices.

 

Mais les Centrafricains ne doivent pas tomber dans ce piège. Ce message est faux. Le gouvernement ne surveille pas toutes les communications. Il n’en a pas les moyens techniques. C’est du bluff.

 

Bien sûr, le régime peut cibler des personnes spécifiques. Il peut demander à des opérateurs téléphoniques comme Télécel ou Moov de lui donner accès aux communications de quelqu’un en particulier, comme la liste de ses échanges téléphoniques ou ses SMS qui sont les plus faciles à consulter par les opérateurs. Mais il ne peut pas surveiller tout le monde en même temps. C’est techniquement impossible.

 

Les Centrafricains doivent continuer à exercer leur droit à la liberté d’expression. Ils doivent continuer à dénoncer les injustices. Ils doivent continuer à critiquer le gouvernement quand c’est nécessaire.

 

Le message qui circule dit : “Actuellement, c’est un crime d’écrire ou d’envoyer un message sur n’importe quel sujet politique ou religieux”. C’est faux. La Constitution centrafricaine garantit la liberté d’expression. Critiquer le gouvernement n’est pas un crime. C’est un droit. Mais avec Touadera, tout est crime.

 

Le régime Touadéra essaie de faire passer la critique pour un crime. Il essaie de faire taire l’opposition. Il essaie de museler les citoyens. Mais il utilise des mensonges et des manipulations parce qu’il n’a pas les moyens légaux ou techniques de vraiment surveiller tout le monde.

 

Cette manipulation montre aussi le niveau d’incompétence de ceux qui dirigent le pays. Ils diffusent un message bourré d’erreurs techniques. Cela prouve qu’ils ne comprennent rien aux télécommunications modernes.

 

D’ailleurs, le président Faustin-Archange Touadéra lui-même se dit “professeur”. Mais ce titre n’est pas reconnu sur le plan international. L’ancien président François Bozizé l’avait nommé professeur quand il était au pouvoir. En Centrafrique, le titre de professeur est attribué par nomination présidentielle, pas par qualification académique reconnue internationalement.

 

Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, se présente également comme “professeur”. Lui aussi a été nommé par le président. Ce ne sont pas des professeurs au sens académique international du terme. Ce sont des gens qui ont reçu un titre par faveur politique.

 

Ces personnes se présentent comme des techniciens, comme des experts. Mais quand on voit le niveau de leurs manipulations, on comprend qu’ils n’ont aucune compétence réelle dans les domaines qu’ils prétendent maîtriser.

 

Les Centrafricains ne doivent pas avoir peur de ce message. C’est du bluff. C’est de la propagande bon marché. Le régime n’a pas les moyens de faire ce qu’il prétend.

 

Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA

0

Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le MCU insulte Dologuélé et défend Touadéra : quand le parti au pouvoir confirme l’acharnement contre le leader de l’URCA
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par: la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier un communiqué d’une violence verbale rare contre Anicet-Georges Dologuélé. Ce texte, signé par le cleptomane Ernest Mada, ministre chargé du secrétariat du gouvernement , confirme ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne pour l’écarter de l’élection présidentielle.

 

Le communiqué du MCU, daté du 18 octobre 2025, est un tissu d’insultes, de menaces voilées et de mauvaise foi juridique. Il traite Dologuélé de “politique aux abois”, de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”, d’“égocentrique”, et lui rappelle son surnom de “10%” qu’il aurait gagné comme Premier ministre entre 1999 et 2001.

Ce niveau de violence verbale de la part d’un parti politique au pouvoir contre un opposant en dit long sur l’état de la démocratie en Centrafrique. Un parti démocratique normal débat d’idées avec ses opposants. Il ne les insulte pas. Il ne les diabolise pas. Il ne leur fabrique pas de vieux surnoms pour les discréditer.

Mais le MCU n’est pas un parti démocratique normal. C’est l’appareil de propagande d’un régime autoritaire. Sa mission n’est pas de débattre démocratiquement. Sa mission est de détruire la réputation des opposants et de justifier les décisions arbitraires du pouvoir. Sauf que celui qui a signé ce communiqué est un cleptomane, un voleur, un mafieux.

En effet, le communiqué pathétique du MCU prétend réagir à une lettre que Dologuélé aurait adressée au président Touadéra le 14 octobre 2025. Le MCU qualifie cette lettre de “mémoire en défense, empreinte de lamentations, symptomatiques du glas d’un politique aux abois”.

Cette formulation pompeuse et ridicule montre déjà le niveau intellectuel du texte. On dirait du mauvais français colonial, avec des expressions grandiloquentes qui ne veulent rien dire. “Le glas d’un politique aux abois” ? “Empreinte de lamentations” ? C’est quoi ce charabia ? La folie pure.

Le MCU reproche à Dologuélé d’avoir adressé sa lettre au président de la République “plutôt qu’à une juridiction compétente”. Mais c’est exactement ce que Dologuélé a fait aussi : il a saisi le Tribunal Administratif en référé. Et le tribunal a rejeté sa demande pour des raisons de forme. Alors Dologuélé a le droit d’écrire également au président pour dénoncer l’acharnement dont il est victime.

Le MCU affirme ensuite que Dologuélé “s’est livré à de longues jérémiades, dans lesquelles il considère le MCU et le Président de la République, comme étant à l’origine de ses innombrables malheurs, pourtant d’ordre juridique et judiciaire”.

Mais c’est exactement ça le problème ! Les “malheurs juridiques et judiciaires” de Dologuélé ne sont pas le fruit du hasard ou de l’application neutre de la loi. Ce sont des décisions politiques déguisées en actes juridiques. C’est le ministre de la Défense, un cousin de Touadera qui assure l’intérim d’un autre cousin de Touadera, le ministre de l’intérieur, lui a écrit pour lui dire qu’il n’était plus centrafricain, et que c’est le même ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer des documents d’identité.

Tout cela est politique. Mais le MCU fait semblant que c’est purement juridique. C’est de la mauvaise foi totale.

Le communiqué prétend ensuite que Dologuélé “a tenté d’introduire dans l’actualité politique un débat par rapport à ses ennuis de nationalité et notamment son apatridie”. Comme si c’était Dologuélé qui avait choisi de créer ce débat ! C’est le régime qui l’a déclaré apatride. C’est le régime qui a créé cette situation. Dologuélé ne fait que se défendre.

Le MCU accuse ensuite Dologuélé d’avoir “commis un sacrilège, en ironisant sur des croyances spirituelles et notamment sur la célébration d’un office religieux, qu’il qualifie de mise en scène”. Cette accusation fait probablement référence à des critiques de Dologuélé sur l’instrumentalisation de la religion par le régime.

Et le MCU a raison d’être sensible sur ce point, parce que le régime Touadéra instrumentalise effectivement la religion. La remise du chèque de 30 millions par le Comité Islamique n’était qu’une mise en scène politique déguisée en acte religieux. Les églises évangéliques qui soutiennent Touadéra le font en échange de privilèges. C’est de l’instrumentalisation pure.

Ensuite, le communiqué du MCU rappelle le surnom de “10%” attribué à Dologuélé quand il était Premier ministre, l’accusant de “perception délictuelle et systématique de commissions sur les marchés publics”. C’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, champion de la corruption, qui accuse Dologuélé de corruption datant de 25 ans !

Si Dologuélé a effectivement commis des actes de corruption quand il était Premier ministre entre 1999 et 2001, qu’on le poursuive en justice. Qu’on l’accuse formellement. Qu’on le juge. Mais ressortir un vieux surnom fabriqué pour le discréditer sans aucune procédure judiciaire, c’est minable.

Le MCU affirme ensuite que “nul n’est au-dessus des Lois” et que la loi de 1961 “bien qu’ancienne selon ses allégations, n’est ni désuète, ni caduque, tant qu’elle n’a pas été abrogée ou remplacée”. C’est vrai. Mais alors pourquoi cette loi n’est-elle appliquée que contre Dologuélé et pas contre Sarandji, Baïpo-Temon et les dizaines d’autres binationaux du gouvernement ?

Le MCU ne répond pas à cette question. Parce qu’il ne peut pas y répondre sans admettre que la loi est appliquée de manière sélective et discriminatoire.

Le communiqué affirme que “concernant son nouveau statut d’apatride, il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais d’une décision administrative et judiciaire rigoureusement fondée sur les textes en vigueur et les faits établis”.

C’est faux. Il n’y a eu aucune “décision judiciaire”. Il y a eu une lettre du ministre de la Défense. Une lettre administrative. Pas un jugement d’un tribunal. Dologuélé n’a jamais été jugé. Il n’a jamais eu l’occasion de se défendre devant un juge. On lui a simplement envoyé une lettre lui disant qu’il n’était plus centrafricain.

Le MCU reproche ensuite à Dologuélé ses “attaques virulentes, teintées d’irrespect et d’une arrogance déplacée, à l’encontre du Président de la République”. Mais c’est quoi cet “irrespect” et cette “arrogance” ? Dologuélé a simplement critiqué les décisions du président. C’est son droit. C’est même son devoir en tant qu’opposant politique.

Dans une démocratie, on a le droit de critiquer le président. On a le droit de dire qu’il se trompe. On a le droit de dénoncer ses abus. Ce n’est pas de l’irrespect. C’est de la liberté d’expression.

Le MCU recommande à Dologuélé “de faire preuve de retenue et de décence dans ses communications”. Pendant ce temps, le MCU lui-même publie un communiqué qui traite Dologuélé de “figure de proue de la forfaiture et de l’obscurantisme”. C’est l’hypocrisie totale.

Le communiqué affirme ensuite que “la République se passe bien fort des leçons de droit et de morale dispensées par ceux qui n’en respectent pas les fondements”. Encore une fois, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Le régime Touadéra, qui viole quotidiennement la Constitution et qui détruit l’État de droit, donne des leçons de respect des fondements à Dologuélé.

Le MCU critique également les positions de Dologuélé sur le processus électoral, affirmant qu’elles “témoignent sa déconnexion sinon une hérésie par rapport aux réalités démocratiques de notre pays”.

Mais quelles “réalités démocratiques” ? Des Élections truquées ? Une opposition harcelée ? Des candidats déclarés apatrides ? Des médias censurés ? C’est ça les “réalités démocratiques” du régime Touadéra ?

Le communiqué du MCU se termine par des louanges ridicules à Touadéra, présenté comme l’homme à la “vision éclairée” qui a “positivement et progressivement transformé” la Centrafrique depuis 2016.

Cette propagande grossière ne trompe personne. Tout le monde voit l’état catastrophique du pays après presque dix ans de règne de Touadéra. La pauvreté a augmenté. L’insécurité s’est aggravée. Le pays a été livré aux Mercenaires russes. Les ressources sont pillées. Les opposants sont persécutés.

Ce communiqué du MCU est important parce qu’il confirme exactement ce que Dologuélé dénonçait : l’acharnement du régime contre sa personne. Le parti au pouvoir mobilise toute sa machine de propagande pour le diaboliser, l’insulter, le discréditer. Tout cela parce qu’il ose se présenter aux Élections.

Les Centrafricains doivent lire ce communiqué et comprendre la vraie nature du régime. Un régime démocratique ne publie pas des communiqués insultants contre ses opposants. Un régime démocratique débat d’idées. Il respecte ses adversaires politiques. Il accepte la critique.

Mais le régime Touadéra n’est pas démocratique. C’est une dictature qui utilise les apparences de la démocratie. Et ce communiqué du MCU le prouve.

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note: les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC

Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement

0

Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Découverte à Bangui d’un vaste supermarché de drogue des soldats FACA au quartier Yangato dans le 5e arrondissement
Un-mercenaire-de-Wagner-en-train-de-fumer-de-la-drogue-au-quartier-KM5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui – Centrafrique: face à la violence des mercenaires de Wagner, l’impunité du gouvernement et la perplexité de la population

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une équipe d’investigation du CNC a mené une enquête discrète qui a permis de débusquer un vaste supermarché de vente et de consommation de drogue au quartier Yangato, dans le 5e arrondissement de Bangui. Cette découverte, faite ce mardi 21 octobre 2025, montre clairement une réalité que beaucoup ignore : des dizaines de soldats des FACA en tenue, armes à la main, fument de la drogue dure en plein jour dans une maison clôturée qui sert de base pour leurs activités.

 

 

En effet, ce mardi 21 octobre 2025, vers 11 heures, notre équipe était en train de pister un groupe de malfaiteurs lorsqu’elle s’est retrouvée face à une maison clôturée dans le quartier Yangato. En tentant de pénétrer dans cette enceinte pour localiser les malfrats, nos journalistes sont tombés sur une scène surréaliste : une dizaine de militaires en tenue, armés, en train de fumer de la drogue pure en compagnie de civils.

 

Ce n’était pas de simples cigarettes. C’était de la drogue dure. Les soldats fumaient comme s’ils étaient dans un bar, délirant complètement, perdant toute notion de leur fonction et de leur responsabilité. Notre équipe est restée environ 30 minutes sur place, observant discrètement cette scène incroyable.

 

Mais ce que nos journalistes ont entendu pendant ces 30 minutes est encore plus grave que la simple consommation de drogue. Les militaires présents, complètement drogués, étaient en train de préparer un coup monté contre une jeune femme, la voisine d’un des soldats fumeurs. Ils préparaient une arrestation basée sur des accusations inventées de toutes pièces.

 

Voici ce que notre équipe a entendu. Les soldats discutaient d’une dame, leur voisine, qui les aurait insultés en leur disant qu’avec leur comportement bizarre, “les rebelles vont les sodomiser, vous les FACA, un jour, un à un  ”. Cette remarque a visiblement profondément vexé ces militaires.

 

Un des soldats a alors proposé : “Comme elle a dit comme ça, on va chercher un motif, on va la récupérer. On va dire peut-être que la dame est la femme des rebelles. On dit comme ça, et puis on la récupère.”

 

Les autres ont acquiescé. Ils étaient en train de préparer leur coup, complètement défoncés, délirant, prêts à inventer n’importe quelle accusation pour arrêter cette femme qui avait osé critiquer leur comportement.

 

Cette scène résume parfaitement l’état catastrophique de l’armée centrafricaine. Des soldats censés protéger la population passent leur temps à fumer de la drogue dans des maisons transformées en supermarché de stupéfiants. Ils portent leurs uniformes. Ils ont leurs armes. Mais au lieu de patrouiller ou de défendre le pays, ils fument de la drogue et préparent des arrestations contre des civils innocents.

 

La présence de ce supermarché de drogue en plein Bangui, dans le 5e arrondissement, inquiète. Comment une telle base peut-elle exister en pleine capitale sans que les autorités ne réagissent ? Comment des dizaines de soldats peuvent-ils y fumer de la drogue en tenue et en armes sans être inquiétés ?

 

La réponse est simple : les autorités savent. Elles ferment les yeux. Peut-être même que certains responsables militaires ou policiers sont complices de ce trafic. Peut-être qu’ils touchent leur part. Peut-être qu’ils consomment eux-mêmes.

 

Cette maison clôturée au quartier Yangato n’est probablement pas la seule. Il doit y avoir des dizaines, peut-être des centaines de bases similaires à travers Bangui et dans d’autres villes du pays. Des lieux où les soldats et les civils se retrouvent pour consommer de la drogue, préparer des braquages, organiser des coups tordus.

 

Notre armée est bourrée de drogueurs, de voleurs, de braqueurs. Ce n’est plus une armée. C’est une bande de criminels en uniforme. Des hommes qui ont des armes, qui ont le pouvoir d’arrêter et de torturer, mais qui n’ont aucune discipline, aucune morale, aucun respect pour la population qu’ils sont censés protéger.

 

Le cas de cette voisine que les soldats veulent arrêter est particulièrement parlant. Cette femme n’a rien fait de mal. Elle a simplement critiqué le comportement de ces militaires qui passent leur temps à fumer de la drogue. Elle a dit une vérité que tout le monde connaît : que ces soldats indisciplinés et drogueurs ne sont pas capables de défendre le pays contre les rebelles.

 

Par Ibrahim

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : le fugitif Hassan Bouba, dans sa folie,  affirme aux musiciens Peuls que grâce à lui, la musique peule est désormais écouté dans le monde entier

0

Centrafrique : le fugitif Hassan Bouba, dans sa folie,  affirme aux musiciens Peuls que grâce à lui, la musique peule est désormais écouté dans le monde entier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/hassan-bouba-avec-les-musiciens-peuls.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le fugitif Hassan Bouba au milieu des musiciens Peuls à Bangui
Le fugitif Hassan Bouba au milieu des musiciens Peuls à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le fugitif Hassan Bouba, ministre de l’Élevage et de la Santé animale, s’est encore illustré par une nouvelle provocation sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo qu’il a lui-même diffusée, cet ancien chef rebelle tchadien, devenu protégé du régime, a tenté de manipuler des musiciens peuls pour transformer leur art en outil de propagande politique au profit du président Baba Kongoboro et de son parti, le MCU.

 

 

Devant un groupe d’artistes peuls rassemblés autour de lui à Bangui, Hassan Bouba s’est présenté « en tant que président du mouvement 100 % Touadéra » et a affirmé que grâce à son invitation au congrès du MCU à Bangui, il a fait écouter la musique Peule chantée au louange du Président Baba Kongoboro au congrès. À ce titre,  ce soutien affiché, la musique peule serait désormais  connue et écoutée dans le monde entier . Selon lui, le fait que ces musiciens aient chanté pour Touadéra aurait permis à leur culture d’être diffusée à une échelle jamais atteinte. Des propos délirants qui réduisent des artistes à de simples instruments d’un régime en quête de légitimité.

 

Hassan Bouba n’a pas hésité à se poser en parrain, prétendant que le président lui-même écouterait et apprécierait désormais la musique peule grâce à cette mise en avant. En réalité, il ne s’agit que d’une opération grossière visant à enrôler des communautés entières derrière le MCU en leur faisant croire que leur identité culturelle doit passer par le culte du chef. Cette récupération politique est une humiliation pour les artistes, instrumentalisés par un ministre analphabète et criminel qui exploite la fierté culturelle pour servir un pouvoir illégitime.

 

Derrière ce décor de propagande, il ne faut pas oublier la vérité : Hassan Bouba reste un fugitif, ancien chef rebelle de l’UPC, arrêté par la Cour pénale spéciale puis libéré de force par les Mercenaires russes et les gendarmes centrafricains. Depuis, il continue de se pavaner comme ministre, protégé par Wagner, alors même qu’il devrait répondre de ses crimes devant la justice.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur de la ville

0

Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/chef-du-detachement-militaire-des-faca-a-Zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zemio-338×450.jpg” alt=”Zémio : les FACA libèrent précipitamment tous leurs détenus en apprenant l’arrivée du procureur” width=”338″ height=”450″ />
Le commandant Michael Banafio, chef du détachement militaire à Zemio

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), les gendarmes  stationnés à Zémio ont fait une “surprise” à la population la semaine dernière. Quelle surprise ? Ils ont libéré tous leurs détenus d’un coup. Pourquoi ? Parce qu’ils ont appris que le procureur de la République devait arriver dans la ville.

 

 

Immédiatement après avoir été informés de la visite imminente du procureur, les gendarmes, les policiers et les soldats FACA ont vidé leurs cellules. Tous les détenus qu’ils avaient enfermés ont été libérés. Même les personnes arrêtées pour des motifs complètement futiles, même celles qui étaient détenues depuis longtemps, tout le monde est sorti. Les cellules ont été complètement vidées en quelques heures.

 

La population de Zémio a bien sûr accueilli ces libérations avec satisfaction. Des familles ont retrouvé leurs proches. Des personnes qui croupissaient en détention sans jugement ont retrouvé la liberté. Mais personne n’est dupe : ces libérations massives ne sont pas un acte de justice ou d’humanité. C’est une opération de camouflage pour cacher les crimes commis par les FACA.

 

Car ces détenus avaient tous été arrêtés arbitrairement. Ils n’avaient commis aucun crime. Ils n’avaient été jugés par aucun tribunal. Ils avaient simplement été kidnappés par les FACA, enfermés dans des cellules, et leurs familles avaient été contraintes de payer des rançons pour obtenir leur libération.

 

C’est le système que les FACA ont mis en place partout dans les provinces : arrêter arbitrairement des civils, les enfermer, demander de l’argent aux familles, et les relâcher une fois la rançon payée. Ceux qui ne peuvent pas payer restent enfermés indéfiniment. C’est du racket pur et simple, du banditisme en uniforme.

 

Mais quand le procureur annonce sa visite, soudainement tous les détenus sont libérés. Pourquoi ? Parce que les FACA savent parfaitement que ces détentions sont illégales. Ils savent qu’ils n’ont aucune justification pour garder ces gens enfermés. Ils savent que si le procureur découvre l’ampleur de leurs détentions arbitraires, ils pourraient avoir des problèmes.

 

Alors ils préfèrent libérer tout le monde avant l’arrivée du procureur. Comme ça, quand le magistrat visitera les cellules, il les trouvera vides. Il pourra se dire que tout va bien à Zémio, que les forces de l’ordre font correctement leur travail, qu’il n’y a pas de problème de détentions arbitraires.

 

Cette situation montre plusieurs choses extrêmement graves sur l’état de la Centrafrique sous le régime Touadéra.

 

Premièrement, elle confirme que les FACA pratiquent massivement les détentions arbitraires et le racket. Ce n’est pas un secret, tout le monde le sait, mais ces libérations massives en sont la preuve flagrante. Si ces détenus étaient de vrais criminels, si leurs détentions étaient légales, les FACA ne les auraient pas libérés juste parce que le procureur arrive. Le fait qu’ils les libèrent tous d’un coup prouve qu’ils n’avaient aucune raison légale de les garder enfermés.

 

Deuxièmement, elle montre que les autorités judiciaires sont totalement déconnectées de ce qui se passe sur le terrain. Le procureur de la République annonce sa visite plusieurs jours à l’avance. Cette annonce donne le temps aux FACA de nettoyer leur criminalité, de faire disparaître les preuves, de libérer leurs victimes. Si le procureur voulait vraiment voir la réalité de ce qui se passe à Zémio, il devrait arriver par surprise, sans prévenir personne.

 

Mais apparemment, soit le procureur ne comprend pas cette réalité, soit il ne veut pas la voir. En annonçant sa visite à l’avance, il permet aux FACA de masquer leurs crimes. Il se rend complice, consciemment ou non, du système de détentions arbitraires et de racket.

 

C’est exactement ce qui manque aux autorités de ce pays : des visites surprises. Si les procureurs, les ministres, les inspecteurs arrivaient dans les villes et les villages sans prévenir, s’ils débarquaient à l’improviste pour voir ce qui se passe vraiment, ils découvriraient l’ampleur des crimes commis par les forces de l’ordre.

 

Bien sûr, ces autorités sont déjà informées. Elles savent ce qui se passe. Les rapports leur parviennent. Les plaintes s’accumulent. Mais elles font semblant de ne pas savoir. Elles ferment les yeux. Et quand elles se déplacent enfin, elles le font en prévenant à l’avance, ce qui donne le temps aux criminels en uniforme de nettoyer leurs traces.

 

Si le procureur était arrivé à Zémio par surprise, sans que personne ne sache qu’il venait, il aurait trouvé les cellules pleines de détenus arbitraires. Il aurait pu interroger ces prisonniers, entendre leurs histoires, constater de ses propres yeux l’ampleur du système de racket mis en place par les FACA. Il aurait pu ouvrir des enquêtes, sanctionner les responsables, mettre fin à ces pratiques criminelles.

 

Mais en annonçant sa visite, il a permis aux FACA de faire le ménage. Ils ont libéré tous leurs détenus. Quand le procureur arrivera, il trouvera des cellules vides. Il se dira que tout va bien. Il repartira sans rien faire. Et dès qu’il sera parti, les FACA recommenceront leurs arrestations arbitraires et leur racket.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail  gravement torturé par les policiers

0

Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail  gravement torturé par les policiers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ngaoundaye : un percepteur du marché à bétail gravement torturé par les policiers
Le commissariat de police de Ngaoundaye. CopyrightaCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouveau cas de brutalité policière vient d’être documenté à Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Assane Mahamat Idriss, percepteur du marché à bétail pour le compte de la Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricains (FNEC), a été violemment battu par des policiers et enfermé sur décision du Major de police RADJAB le 19 octobre 2025.

 

 

La victime a déposé une plainte officielle auprès de la gendarmerie de Ngaoundaye le 21 octobre 2025. Cette plainte, dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie auprès des enquêteurs, raconte en détail les violences subies et les menaces répétées du Major RADJAB contre les agents de la FNEC et du ministère de l’Élevage et de la Santé animale (MESA).

 

Assane Mahamat Idriss est arrivé à Ngaoundaye en juillet 2025. Il s’est présenté aux autorités locales et aux responsables des différents services. Il a commencé à travailler comme bénévole de la FNEC avant d’être officiellement nommé percepteur le 16 octobre 2025, après concertation avec les services du MESA.

 

Dans l’exercice de ses fonctions, il percevait la taxe de 1 000 F CFA par bœuf sur le marché à bétail. La police, représentée par le Major RADJAB, participait illégalement à ces activités de perception. Mais selon la plainte, RADJAB s’opposait régulièrement à l’équipe de perception de la FNEC et menaçait publiquement de les empêcher de travailler.

 

Par ailleurs, le 15 octobre 2025, Assane s’est rendu au poste de police pour demander leur appui dans une affaire concernant une femme tanneuse qui refusait de payer 20 000 F CFA de taxe. La femme a refusé et a proféré des injures. Assane a sollicité l’intervention de la police.

 

Le lendemain, 16 octobre, alors que Assane partait à Markounda pour son installation officielle, le Major RADJAB a appelé pour  exiger qu’on verse 20 000 F CFA supplémentaires au commissariat avant de poursuivre les activités. Assane a obéi et a signalé la situation à ses supérieurs de la FNEC.

 

Mais les menaces ne s’arrêtent pas, bien au contraire, elles ont continué. RADJAB se vantait et prétendait que Assane travaillait contre la police. Il ne cesse de répéter: “Vous, les percepteurs du MESA et de la FNEC, vous croyez pouvoir me défier ? Je vais en finir avec vous un par un”.

 

Dans la soirée du 19 octobre 2025, le Major RADJAB est revenu au poste accompagné du lieutenant de police et de ses hommes. Ils ont procédé immédiatement à l’arrestation de Assane et ont décidé de son placement en cellule sans motif légal.

 

Une heure plus tard, Assane a demandé de l’eau à l’auxiliaire de mairie chargé des clés de la cellule. Celui-ci a répondu : “Tu n’as droit à rien ici”. Assane a insisté calmement, mais l’auxiliaire a refusé de l’aider.

 

Peu après, RADJAB est arrivé. Quand Assane a réitéré sa demande d’eau, le Major a pris un gros bâton et a commencé à le frapper violemment en criant : “Toi et Hamadou, vous êtes des voleurs ! Vous travaillez pour la FNEC et le ministère, mais vous croyez que la police vous craint ?!”

 

RADJAB a enchaîné les pieds et les mains de Massane tout en continuant à proférer des insultes et des menaces. Ensuite, il l’a jeté en cellule et a fermé la porte.

 

Dans sa plainte, Assane écrit : “Je n’ai commis aucune infraction, mais j’ai été humilié, battu et enfermé arbitrairement. Cet acte constitue une violation grave des droits humains et compromet la sécurité des agents de la FNEC et du MESA en mission sur le terrain”.

 

Il ajoute : “Si le Major RADJAB agit ainsi par haine personnelle ou par opposition au ministère de l’Élevage, il met en danger tout le dispositif administratif local”.

 

Cette affaire confirme une fois de plus le comportement criminel de certains policiers en Centrafrique. Au lieu de protéger les citoyens et de faciliter le travail des agents publics, ils les terrorisent, les rackettent, les battent et les emprisonnent sans raison.

 

Le Major RADJAB n’est pas seul dans son genre. Des policiers comme lui se comportent comme des bandits en uniforme. Ils utilisent leur position pour extorquer de l’argent, pour intimider ceux qui travaillent légalement, et pour imposer leur loi par la violence.

 

Assane Mahamat Idriss travaillait pour la FNEC et le MESA. Il percevait légalement des taxes sur le marché à bétail. C’était son travail. Mais le Major RADJAB voyait ce travail comme une menace. Il voulait probablement contrôler lui-même cette perception pour en tirer profit personnellement.

 

Quand Assane a refusé de se soumettre à ses exigences illégales, RADJAB a décidé de le punir. Il l’a enfermé sans motif. Il l’a battu avec un bâton. Il l’a enchaîné. Il l’a privé d’eau. Il l’a humilié.

 

Ce comportement est inacceptable. Un policier ne peut pas battre un citoyen parce qu’il fait son travail légalement. Un policier ne peut pas emprisonner quelqu’un sans motif légal. Un policier ne peut pas torturer un détenu en le privant d’eau et en le battant avec un bâton.

 

Mais en Centrafrique, ces violences policières sont quotidiennes. Les policiers agissent en toute impunité. Ils savent qu’ils ne seront jamais sanctionnés. Ils savent que leurs supérieurs ferment les yeux. Alors ils continuent.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : un accord de paix qui oublie ses victimes

0

Centrafrique : un accord de paix qui oublie ses victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la signature de l'accord de paix de Ndjamena le 10 juillet 2025 à Bangui, Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui
Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le nouvel accord de paix signé à N’Djaména ignore les centaines de milliers de déplacés centrafricains.

 

 

L’accord de paix conclu le 19 avril 2025 à N’Djaména entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC promet le désarmement et l’intégration des ex-rebelles dans l’appareil d’État. Mais ce texte, négocié sous médiation tchadienne, passe sous silence une réalité dévastatrice : les centaines de milliers de civils qui ont fui les violences de ces mêmes groupes armés.

 

Plus de 700 000 personnes vivent aujourd’hui déplacées à l’intérieur du pays, selon l’UNHCR. 750 000 autres ont trouvé refuge dans les pays voisins. Ces populations ont quitté leurs villages pour échapper aux raids, aux pillages et aux violences sexuelles documentés par Human Rights Watch en 2024. L’Ouham-Pendé et la Haute-Kotto portent encore les cicatrices de ces exactions.

 

L’accord ne propose aucun mécanisme de justice transitionnelle. Aucune réparation pour les victimes. Aucun plan de retour pour les déplacés. Les leaders des 3R et de l’UPC, Oumar Abdelkader et Ali Darassa, se voient offrir des postes gouvernementaux et des responsabilités militaires. Cette intégration récompense en fait des hommes dont les troupes ont terrorisé les populations civiles.

 

Dans les camps de déplacés, les conditions restent précaires. L’accès à l’eau potable demeure limité. Les services de santé font défaut. Les enfants grandissent sans école. Pendant ce temps, leurs bourreaux d’hier négocient leur participation au pouvoir. Cette contradiction mine la crédibilité de l’État centrafricain auprès de ses propres citoyens.

 

L’histoire récente montre les limites de cette approche. L’Accord de 2019 avait déjà privilégié l’apaisement avec les groupes armés sans répondre aux attentes des communautés. Résultat : les violences ont repris dès 2021. Les mêmes acteurs qui signent aujourd’hui avaient alors rompu leurs engagements.

 

Le Tchad, garant de ce nouvel accord, se contente de superviser les relations entre les parties signataires. Rien n’indique qu’il plaidera pour les victimes ou mobilisera des fonds humanitaires. Son rôle se limite à maintenir un équilibre fragile entre élites armées.

 

Les consultations populaires ont été absentes du processus. Les leaders communautaires n’ont pas été associés aux négociations. Cette exclusion prive l’accord de légitimité auprès des populations qui en supportent le coût depuis des années. Comment espérer leur adhésion à une paix négociée sans eux ?

 

En RCA, les fractures ethniques et religieuses alimentent encore les tensions. Les communautés peules accusent les 3R de persécutions ciblées. Les populations de l’Est dénoncent les abus de l’UPC. Ces blessures ne guériront pas par le simple cantonnement des combattants. Elles exigent reconnaissance, vérité et justice.

 

L’accord de N’Djaména perpétue une logique dangereuse : celle de l’impunité négociée. En Centrafrique, prendre les armes contre l’État peut mener au gouvernement. Cette leçon n’échappera pas aux futurs entrepreneurs de violence. Elle encourage la militarisation de la contestation politique.

 

Les partenaires internationaux de la RCA doivent exiger des compléments à cet accord. La justice ne peut être sacrifiée sur l’autel de la stabilisation. Les victimes ont droit à la vérité sur les crimes subis. Elles méritent des réparations matérielles et symboliques. Leur retour dans la dignité conditionne la réconciliation nationale.

 

Sans justice pour les victimes, cet accord ressemble à tous les précédents : un arrangement entre élites qui reporte la résolution du conflit. Les civils centrafricains ont déjà payé un prix trop lourd pour accepter une paix qui les ignore. Leur patience a des limites que ce texte semble méconnaître….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité

0

La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-CPS-avec-Maitre-DANGAVO.jpg” data-wpel-link=”internal”>La CPS annonce l’ouverture de son cinquième procès d’assises pour crimes contre l’humanité
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a annoncé lundi l’ouverture de son cinquième procès d’assises, prévu le jeudi 30 octobre 2025 à 10 heures dans l’affaire dite “Guen”.

 

 

Six personnes sont accusées d’avoir commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre dans la sous-préfecture de Gadzi, notamment dans les localités de Guen, Djomo et Gadzi, entre février et mars 2014.

 

Le Parquet spécial et les parties civiles s’opposent aux accusés Mathurin Kombo, François Boybanda (alias Balere), Philémon Kahena (alias CB), Dieudonné Gomitoua, Edmond Beina et Jean Bahara. Ce dernier fait l’objet d’un mandat d’arrêt et est toujours recherché.

 

Les poursuites portent sur de multiples chefs d’accusation :

 

Crimes contre l’humanité : meurtre et tentative de meurtre, extermination, persécution, déportation ou transfert forcé de population, viol et autres formes de violence sexuelle de gravité comparable, ainsi que tous autres actes inhumains, y compris les mariages forcés.

 

Crimes de guerre : meurtre et tentative de meurtre, atteintes à la santé et au bien-être physique ou mental, traitements cruels tels que la torture et les mutilations, attaque contre la population civile, viol, pillage et déplacement forcé de la population civile.

 

La CPS rappelle que, conformément à la loi, les accusés bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à la décision définitive de la Section d’assises. Le procès se tiendra en audience publique devant la Première Section de la Chambre d’assises.

 

Il y’a lieu de rappeler que la Cour pénale spéciale est une juridiction hybride créée par la loi organique du 3 juin 2015, chargée d’enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis 2003.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice

0

15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/greve-des-stagiaires-du-ministere-des-finances-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>15 ans de stage sans intégration : les stagiaires du ministère des Finances bloquent Bangui et exigent justice
Grève des stagiaires du ministère des Finances à Bangui. Photo Ndotah

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les stagiaires du ministère des Finances ont observé ce lundi un mouvement de grève devant le ministère à Bangui. Munis de banderoles, ils ont bloqué l’accès au bâtiment pour protester contre le non-respect des promesses d’intégration dans la fonction publique.

 

Sur leurs banderoles, on pouvait lire : “TROP DE PATIENCE, INTÉGREZ-NOUS ! NOUS AVONS ASSEZ SOUFFERT !!!” et “NOUS SOMMES ASSEZ 2009-HELL !!! INTÉGREZ-NOUS ! TROP DE PATIENCE”.

 

Certains de ces stagiaires attendent depuis 15 ans. D’autres depuis 10 ans, 8 ans, 7 ans. Ils ont été recrutés comme stagiaires et n’ont jamais été intégrés comme fonctionnaires titulaires malgré des années de service.

 

Ces stagiaires travaillent pourtant comme des fonctionnaires normaux. Ils sont affectés dans les provinces. Ils font des recettes. Ils accomplissent toutes les tâches qu’on leur demande. Mais ils restent stagiaires. Ils ne bénéficient pas des avantages des fonctionnaires titulaires. Leurs salaires sont dérisoires. Ils n’ont pas de sécurité d’emploi.

 

Beaucoup de ces stagiaires sont diplômés de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) ou d’autres écoles supérieures. Ils ont les qualifications requises. Mais au lieu de les intégrer, le ministère les maintient dans un statut précaire de stagiaire pendant des années.

 

Pendant ce temps, le ministère recrute d’autres personnes qui n’ont pas les qualifications. Des gens ramassés dans les quartiers. Des parents du Président, de ministres ou de hauts fonctionnaires. Ces gens sont directement intégrés comme fonctionnaires titulaires sans passer par le stage.

 

Les stagiaires qualifiés restent bloqués pendant 15 ans. Mais les protégés du régime sont intégrés immédiatement. C’est de l’injustice pure et simple.

 

Ce n’est pas la première fois que les stagiaires font grève. Ils avaient déjà protesté en 2020 et en 2021. À chaque fois, le ministère avait promis de régler le problème. À chaque fois, rien n’a été fait.

 

Cette fois, les stagiaires disent : assez. Ils en ont assez d’attendre. Ils en ont assez des promesses non tenues. Ils en ont assez d’être traités comme des fonctionnaires de seconde zone alors qu’ils font le même travail que les titulaires.

 

“Nous avons assez souffert”, proclament-ils sur leurs banderoles. “Trop de patience. Intégrez-nous !”

 

Ils exigent leur intégration immédiate dans la fonction publique avec tous les droits et avantages qui vont avec.

 

Le ministère des Finances n’a pas encore réagi officiellement à cette grève.

 

Affaire à suivre…

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : interview exclusive à CNC de monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale

0

interview exclusive à CNC de monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/fadi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé la clôture de ses enquêtes en République centrafricaine. Une décision qui provoque des interrogations et parfois des incompréhensions dans l’opinion publique. Depuis de nombreuses histoires circulent en Centrafrique prétendant que la CPI serait en train de préparer d’autres affaires, ou serait sujet à une manipulation visant des desseins politiques.

 

Pour éclairer les faits et contrer la désinformation, M. Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI, répond à nos questions sur ces sujets, y compris la véritable situation de la Cour en RCA, la procédure d’ouverture des enquêtes et le verdict rendu le 24 juillet 2025 dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona, par la Chambre de première instance V, dont les avocats ont fait appel du jugement.

 

CNC : Monsieur Fadi El Abdallah, Porte-parole de la Cour pénale internationale, bonjour !

 

Fadi El Abdallah : Bonjour, monsieur le journaliste.

 

CNC : Quelle est aujourd’hui la situation de l’enquête du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale en République centrafricaine ?

 

Fadi El Abdallah : Tel qu’annoncé par le Procureur dans sa lettre adressée aux autorités centrafricaines le 16 décembre 2022, la phase d’enquête dans la situation en RCA est close. À moins d’un changement radical de circonstances, le Bureau ne suivra pas d’autres pistes d’enquête quant à l’éventuelle responsabilité pénale d’autres personnes ou à l’égard d’autres comportements survenus dans le cadre de la situation en République centrafricaine, en dehors des affaires pendantes devant la CPI.

 

CNC : Pourquoi le Procureur a-t-elle décidé de clôturer ses enquêtes dans le pays ?

 

Fadi El Abdallah : Le Procureur a estimé que la phase d’enquête sur la situation en RCA II avait atteint ses objectifs. Les éléments de preuve recueillis au cours des années d’enquête ont permis de lancer des poursuites et d’engager plusieurs affaires devant la Cour. La clôture reflète également la volonté du Bureau de concentrer ses ressources sur les affaires déjà pendantes, tout en renforçant la coopération avec les autorités judiciaires centrafricaines, notamment la Cour pénale spéciale, dans le but d’appuyer plus efficacement les efforts nationaux de lutte contre l’impunité pour les crimes les plus graves.

 

CNC : Que signifie concrètement cette clôture : la CPI se retire-t-elle de la Centrafrique ?

 

Fadi El Abdallah : Non. La clôture des enquêtes ne signifie pas le retrait de la CPI de la République centrafricaine.

Le Bureau du Procureur poursuit ses activités liées aux affaires en cours, incluant tout mandat d’arrêt non encore exécuté. En parallèle, le Bureau continue à collaborer étroitement avec les autorités nationales et la Cour pénale spéciale, conformément aux protocoles d’accord signés avec le gouvernement centrafricain. Cette coopération vise à renforcer les capacités nationales et à garantir que la lutte contre l’impunité se poursuive au niveau local.

En outre, la CPI continue ses activités de sensibilisation concernant les procédures liées à la Centrafrique, et serait impliquée éventuellement dans les plans de réparations si les juges en décident.

 

CNC : Le Bureau du Procureur de la Cour a-t-il pris connaissance de la récente plainte déposée à l’encontre du Président Touadéra, et comment s’inscrit-elle dans le cadre de ses procédures habituelles ?

 

Fadi El Abdallah : En vertu de l’article 15 du Statut de Rome le traité fondateur de la CPI, toute personne ou tout groupe, où qu’il se trouve dans le monde, peut envoyer des informations (que la CPI appelle « communications ») sur des crimes présumés au Procureur de la CPI, qui est tenu de protéger la confidentialité des informations reçues. Il revient uniquement au Procureur de la CPI de décider de la suite à donner à de telles communications.

 

En règle générale, le Bureau ne commente pas les allégations visant des personnes spécifiques, sauf pour confirmer la réception d’informations lorsque celles-ci ont été rendues publiques par leurs auteurs, comme c’est le cas ici. Le Bureau tient à préciser que la clôture de la phase d’enquête en RCA II n’a aucune incidence sur les affaires déjà engagées devant la Cour, et qu’aucune nouvelle enquête n’a été ouverte à ce stade.

 

CNC : Certains pensent que les « communications » adressées à la Cour peuvent servir à manipuler la CPI à des fins politiques internes. Quelle est votre réponse ?

 

Fadi El Abdallah : La Cour pénale internationale est une institution judiciaire indépendante et impartiale. Les juges de la Cour prennent leurs décisions uniquement sur la base des règles applicables et des éléments de preuve disponibles. La justice est vigilante. Le Bureau du Procureur et les Juges disposent de mécanismes solides pour vérifier et examiner les éléments de preuve. Ainsi, les décisions de la justice ne sont pas de nature politique et ne peuvent être manipulées à de tels dessins.

 

CNC : Quelles sont les principales conclusions du verdict rendu le 24 juillet 2025 dans l’affaire Yekatom et Ngaïssona ?

 

Fadi El Abdallah : Le 24 juillet 2025, la Chambre de première instance V de la CPI a rendu son jugement dans l’affaire Le Procureur c. Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona.

Les juges ont reconnu M. Yekatom et M. Ngaïssona coupables de plusieurs crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis entre décembre 2013 et décembre 2014, notamment le meurtre, la déportation, la persécution, le traitement cruel et la destruction de biens appartenant à des civils musulmans.

La Chambre a toutefois acquitté les accusés de certaines charges, estimant que les preuves présentées ne permettaient pas d’établir leur responsabilité au-delà de tout doute raisonnable pour ces chefs précis.

Les juges ont condamné Alfred Yekatom à une peine totale de 15 ans d’emprisonnement et Patrice-Édouard Ngaïssona à une peine totale de 12 ans d’emprisonnement. Leur temps passé en détention sera déduit de leurs peines.

 

CNC : Les avocats des deux accusés ont annoncé un appel. Quelles sont les prochaines étapes prévues par la procédure ?

 

Fadi El Abdallah : Conformément au Statut de Rome, les deux équipes de défense ont le droit de faire appel du jugement de première instance.

La procédure d’appel se déroulera devant la Chambre d’appel de la Cour, composée de juges indépendants. Les parties la défense et le Bureau du Procureur auront l’occasion de présenter leurs arguments.

La Chambre d’appel pourra confirmer, infirmer ou réviser le jugement de première instance, en tout ou en partie.

 

CNC : Enfin, face à la désinformation grandissante autour du rôle de la CPI en Centrafrique, quel message souhaitez-vous adresser à la population ?

 

Fadi El Abdallah : La Cour pénale internationale n’est pas un acteur politique. Son rôle est strictement judiciaire : elle enquête et juge les personnes accusées des crimes les plus graves qui concernent l’ensemble de la communauté internationale crimes de guerre, crimes contre l’humanité, genocide et crime d’agression.

La CPI agit de manière indépendante, sur la base des faits et des preuves, et dans le respect du droit.

Je souhaite rappeler à la population centrafricaine que la lutte contre l’impunité est un effort partagé : la CPI intervient lorsque les juridictions nationales ne sont pas en mesure ou ne veulent pas agir, mais elle complémente activement la justice locale, y compris la Cour pénale spéciale.

Face à la désinformation, il est essentiel de se référer aux sources officielles de la Cour son site web (https://www.icc-cpi.int/), ses communiqués et décisions afin de disposer d’informations exactes et vérifiables. La CPI reste engagée à rendre justice aux victimes et à contribuer à une paix durable fondée sur la vérité et la responsabilité.

Je voudrais aussi souligner le rôle constant de nos efforts d’information publique en République centrafricaine pour rapprocher la Cour des communautés affectées. Le programme de la CPI en RCA met en œuvre une communication durable et bidirectionnelle avec les populations locales il s’agit non seulement d’informer sur le mandat, les procédures et les décisions de la Cour, mais aussi d’écouter les préoccupations, de répondre aux questions et de corriger les informations fausses.

 

CNC : Monsieur Fadi El Abdallah, Merci.

 

Fadi El Abdallah : c’est moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par Brahim

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo et un chauffeur lors d’une réunion du personnel

0

Vive tension entre la directrice de l’ACFPE Renée Bimbo  et un chauffeur lors d’une réunion du personnel

 

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Renée Michelle Mouanga, soeur ainée de la directrice générale de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La ministre du travail, Renée Michelle Mouanga, soeur ainée de la directrice générale de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La réunion convoquée le jeudi 23 octobre 2025 par la directrice générale de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Renée Bimbo, a tourné à l’affrontement verbal. L’ensemble du personnel avait été invité à cette rencontre, censée faire le point sur les négociations menées entre la direction, les délégués du personnel et l’inspection régionale du travail de Bangui. Mais la séance a pris une tournure inattendue.

 

 

Dès l’ouverture, la directrice a monopolisé la parole pendant près d’une heure, exactement comme un malade mental, sans aborder les points précis qui figuraient à l’ordre du jour. Ses propos, jugés confus et décousus, surtout pathétiques, ont provoqué l’incompréhension parmi les employés. Plusieurs témoins affirment que son discours manquait de structure, passant d’un sujet à un autre sans explication claire, et se limitant à critiquer les représentants du personnel.

 

L’atmosphère déjà tendue a explosé lorsqu’un chauffeur de l’agence de Sibut a demandé la parole. Dans un ton direct, il a reproché à la directrice son manque de méthode et d’écoute, s’exprimant en sango devant l’ensemble du personnel. “Quand tu veux parler, tu présentes un point et tu expliques”, lui aurait-il lancé, avant d’ajouter que ses interventions répétitives et floues ne reflétaient pas le niveau attendu d’une responsable d’administration publique.

 

La remarque a provoqué la colère de la directrice générale, madame Rénée Bimbo, qui a exigé l’expulsion immédiate du chauffeur de la salle. Les agents présents ont tenté de calmer la situation, mais la tension est restée vive. Selon plusieurs sources internes contactées par la rédaction du CNC, la directrice a ensuite affirmé que le chauffeur n’agissait ainsi que parce que son épouse serait un parent du président de la République, insinuant une forme de provocation délibérée. «  Il a dit cela parce que  son épouse est famille au Président Touadera. Mais il oublie que moi aussi je suis centrafricaine », explique la Directrice générale.

 

Ce dérapage a choqué une partie du personnel, qui y voit un signe de rupture profonde entre la direction et ses employés. D’autres cadres ont dénoncé le ton condescendant de la directrice, notamment lorsqu’elle a répondu sèchement à une conseillère revenue de congé en lui lançant : “Les absents ont toujours tort”. Alors que la conseillère lui posait des questions simples sur les négociations avec les délégués du personnel, sous l’égide de la direction régionale du travail.

 

Cette réunion, censée apaiser les tensions autour du rapport de négociation, a au contraire mis en évidence le climat de défiance qui règne désormais au sein de l’ACFPE. Plusieurs employés estiment que la directrice a perdu le dialogue avec son personnel et que la situation interne s’enfonce dans une crise ouverte.

 

Renée Bimbo est la sœur cadette de la ministre Annie Michelle Mouanga. C’est d’ailleurs sa sœur qui l’a placée à la tête de l’ACFPE. Depuis sa nomination, Renée Bimbo gère l’agence comme une entreprise familiale. Elle a installé ses proches à tous les postes clés. Elle prend des décisions sans consulter personne. Elle traite le personnel avec mépris.

 

Rappelons que c’est sous la direction de Renée Bimbo que les couturiers-stylistes formés pendant trois ans et quatre mois par l’ACFPE ont été expulsés en septembre 2025 pour faire place au restaurant de sa sœur Annie Michelle Mouanga. Ces jeunes artisans ont été chassés par la gendarmerie. Leurs machines restent enfermées dans les locaux de l’ACFPE depuis plus d’un mois.

 

Cette affaire des couturiers avait déjà montré le niveau de gestion autoritaire et népotique de Renée Bimbo. L’incident du 23 octobre confirme que cette femme ne sait pas diriger une administration publique. Elle ne sait pas s’adresser au personnel. Elle ne sait pas écouter. Elle ne sait pas expliquer clairement ses décisions.

 

Le chauffeur qui a osé critiquer la directrice a eu raison. Quand on dirige une institution publique, on doit savoir communiquer. On doit présenter les points clairement. On doit expliquer ses décisions. On ne peut pas monopoliser la parole pendant une heure pour dire des choses confuses et s’attendre à ce que les employés comprennent.

 

Mais Renée Bimbo n’a pas l’habitude qu’on la contredise. Elle est habituée à ce que tout le monde se taise et obéisse. Alors quand un simple chauffeur ose lui dire que sa façon de parler n’est pas professionnelle, elle explose. Elle exige son expulsion. Elle l’humilie devant tout le personnel.

 

Et pour se justifier, elle prétend que le chauffeur agit ainsi parce que son épouse serait un parent du président. C’est pathétique. Au lieu de reconnaître qu’elle ne sait pas communiquer, elle invente des complots. Elle accuse le chauffeur d’être manipulé ou protégé.

 

Cette réaction montre bien la mentalité de ces gens qui dirigent les institutions centrafricaines. Ils ne supportent aucune critique. Ils ne tolèrent aucune opposition. Et quand quelqu’un ose les contredire, ils crient au complot et cherchent à l’humilier ou à le punir.

 

Le personnel de l’ACFPE est maintenant convaincu que Renée Bimbo a perdu tout crédit. Comment peut-on respecter une directrice qui ne sait pas s’exprimer clairement lors d’une réunion ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui expulse un employé parce qu’il a osé critiquer sa façon de parler ?

 

L’ACFPE est maintenant dans une crise ouverte. Le personnel ne fait plus confiance à la direction. Les négociations avec l’inspection du travail n’avancent pas. Les couturiers expulsés attendent toujours de récupérer leurs machines. Et la directrice continue de gérer l’agence comme son fief personnel.

 

Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”

0

Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Professeur-Jean-Francois-Akandji-Kombe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-François Akandji-Kombé : “Il y a urgence à libérer la Centrafrique de Wagner”
Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit, a lancé un appel urgent à la libération de la Centrafrique de l’emprise du groupe Wagner qu’il qualifie de “mal total” pour le pays.

 

 

Jean-François Akandji-Kombé  commence par définir la nature de Wagner : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée, c’est une milice privée qui a des appétits d’ogre».

 

Le professeur décrit l’emprise totale de cette milice : “Cette milice privée est comme une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays par la faute de Wagner».

 

Cette mainmise politique se traduit concrètement : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique».

 

Jean-François Akandji-Kombé  énumère les domaines contrôlés : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité».

 

Sur la question sécuritaire, le professeur rejette l’idée d’une amélioration : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit la condition des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».

 

Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».

 

Jean-François Akandji-Kombé  attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».

 

Le professeur précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».

 

La subordination de l’armée nationale provoque l’indignation du professeur : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi».

 

Jean-François Akandji-Kombé souligne le paradoxe : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  dénonce la passivité des dirigeants : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».

 

Il qualifie la situation actuelle : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner».

 

Akandji-Kombé lance un appel : “Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes. Comment pourrions-nous le tolérer dans notre propre pays ? Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».

 

Le professeur insiste sur l’urgence : “Il y a urgence aujourd’hui à restaurer notre pays, à retrouver notre pays pour que les Centrafricains se retrouvent, vivent l’esprit tranquille, en ayant les biens de première nécessité, en ayant ce dont ils ont besoin pour vivre et en pouvant se projeter dans l’avenir, pour construire l’avenir de leurs enfants et des générations futures. Il y a urgence pour cela aujourd’hui».

 

L’appel de Jean-François Akandji-Kombé  à la libération de la Centrafrique de l’emprise de Wagner repose sur plusieurs constats. D’abord, l’incompatibilité fondamentale entre un État souverain et le contrôle exercé par une milice privée étrangère.

 

Ensuite, l’emprise totale de Wagner sur tous les aspects de la vie nationale – politique, économie, sécurité – qui transforme la Centrafrique en territoire occupé plutôt qu’en nation indépendante.

 

Puis, la condition des Centrafricains réduits à l’esclavage dans les zones contrôlées par Wagner, rappelant les pires moments de la colonisation.

 

Enfin, le projet de dépossession des terres dans l’est du pays qui vise à expulser les populations locales au profit d’intérêts économiques étrangers.

 

Cette urgence découle aussi de la subordination de l’armée nationale aux ordres de Wagner, humiliation suprême pour un État qui prétend à la souveraineté.

 

L’appel de Jean-François Akandji-Kombé ne propose pas de méthode concrète pour cette libération. Il identifie la nécessité urgente de “reprendre notre destin en main” sans détailler comment y parvenir face à une milice lourdement armée soutenue par le président lui-même.

 

Cette ambiguïté reflète probablement la difficulté de la situation. Comment libérer un pays de l’emprise d’une milice étrangère quand le chef de l’État collabore activement avec cette milice ?

 

L’urgence soulignée par le professeur Jean-François Akandji-Kombé  témoigne de la gravité de la situation. Chaque jour qui passe renforce l’emprise de Wagner, dépossède davantage les Centrafricains de leurs terres, consolide le système d’exploitation.

 

L’appel à “tourner la page” suggère que la libération de Wagner nécessitera probablement un changement politique majeur. Tant que Touadéra reste au pouvoir avec son alliance avec Wagner, cette libération semble impossible.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

0

MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>MCU : le roi Touadéra nomme son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide sa candidature

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir, vient de publier trois décisions nommant l’équipe de campagne du président Touadéra pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Ces décisions, signées les 20 et 22 octobre 2025, interviennent alors que le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature du roi de Damara  Touadéra. C’est une preuve supplémentaire que le Conseil Constitutionnel est dans la poche du pouvoir.

 

 

Les trois décisions publiées sont :

 

– Décision n°001 du 20 octobre 2025 : nomination des directeurs nationaux de campagne…

– Décision n°002 du 22 octobre 2025 : nomination des membres du cabinet du directeur national de campagne…

– Décision n°003 du 22 octobre 2025 : nomination des membres de la direction nationale de campagne et des directions régionales…

 

Simplice Mathieu Sarandji a été nommé Directeur National de Campagne. Félix Moloua, actuel Premier ministre, a été nommé Directeur National de Campagne Adjoint n°1, chargé des relations avec les institutions. D’autres proches du régime comme Arthur Bertrand Piri, Obed Namsio, Sani Yalo, Aurélien Simplice Zingas Kongbele et Timoléon Mbaikoua ont été nommés directeurs adjoints.

 

Le problème avec ces nominations, c’est qu’elles interviennent avant que le Conseil Constitutionnel n’ait statué sur les candidatures. Selon la loi électorale, les candidats doivent d’abord déposer leurs dossiers auprès de l’autorité nationale des Élections. Ensuite, le Conseil constitutionnel examine ces dossiers et publie la liste définitive des candidats retenus. C’est seulement après cette validation que les candidats peuvent officiellement lancer leur campagne et nommer leurs équipes.

 

Mais le roi Touadéra alias Baba Kongoboro et son MCU ne respectent pas cette procédure. Ils publient déjà leurs décisions de nomination comme si la candidature de Touadéra était déjà validée. Comme si le Conseil Constitutionnel n’avait qu’à entériner ce qui est déjà décidé par le pouvoir.

 

Tout le monde sait que le Conseil Constitutionnel est contrôlé par le pouvoir. Tout le monde sait que Touadéra sera validé quoi qu’il arrive. Mais il faut quand même respecter les formes. Il faut quand même faire semblant que la procédure légale existe.

 

En publiant ces nominations avant la validation du Conseil Constitutionnel, le MCU envoie un message clair : le Conseil n’est qu’une formalité. La décision est déjà prise. Touadéra sera candidat. Touadéra gagnera. Et tout le processus électoral n’est qu’une comédie pour donner l’apparence de la démocratie.

 

Les trois décisions invoquent toutes les mêmes textes juridiques pour se justifier : la Constitution, la loi sur les partis politiques, le code électoral, etc. Mais aucune de ces décisions ne mentionne la validation du Conseil Constitutionnel. Elles partent du principe que Touadéra est déjà candidat officiel alors que le Conseil n’a pas encore publié sa décision.

 

La décision n°001 nomme Simplice Mathieu Sarandji comme Directeur National de Campagne. Cet homme est le Secrétaire Exécutif National du MCU. Il a signé lui-même les décisions n°002 et n°003. C’est donc lui qui coordonnera toute la campagne de Touadéra.

 

Les cinq directeurs nationaux adjoints couvrent tous les aspects de la campagne : relations avec les institutions (Félix Moloua), stratégies et opérations électorales (Arthur Bertrand Piri), suivi des contentieux (Obed Namsio), coordination des associations de soutien (Sani Yalo), coordination des régions électorales (Aurélien Simplice Zingas Kongbele), et relations avec les partis alliés (Timoléon Mbaikoua).

 

La décision n°002 nomme Ernest Mada comme Directeur de Cabinet et trois rapporteurs généraux. Ces personnes formeront le noyau dur de l’équipe de campagne.

 

La décision n°003 est la plus volumineuse. Elle nomme des dizaines de personnes dans sept commissions (mobilisation, logistique, finances, communication, stratégie électorale, relations avec les institutions, relations avec les partis politiques) et huit directions régionales de campagne couvrant tout le territoire national plus la diaspora.

 

Parmi les noms qui apparaissent dans ces listes, on trouve beaucoup de ministres actuels et d’anciens ministres. Claude Rameaux Bireau, ministre de la Défense, a été nommé dans la commission des finances. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, apparaît deux fois : dans la commission chargée des relations avec les partis politiques et comme directeur de la direction régionale de campagne pour la région n°5 (Fertit).

 

Hassan Bouba, le chef rebelle de l’UPC, agent de renseignement tchadien, devenu ministre en RCA, a été nommé dans la commission chargée de la mobilisation. Dimitri Yalangba a été nommé dans la commission chargée de la communication.

 

Ces nominations racontent beaucoup sur la nature de la campagne de Touadéra. Les ministres, qui devraient normalement rester neutres pendant la période électorale, travailleront activement pour la réélection du président. Les moyens de l’État seront détournés pour financer cette campagne. Les mercenaires russes participeront à la communication. Les agents de renseignement étrangers mobiliseront les militants.

 

Mais le plus choquant reste le timing de ces nominations. Le Conseil Constitutionnel n’a pas encore validé la candidature de Touadéra. Pourtant, le MCU publie déjà trois décisions créant toute une structure de campagne avec des dizaines de personnes nommées à différents postes.

 

C’est une manière d’humilier le Conseil Constitutionnel. De lui dire : “Vous n’êtes rien. Votre validation ne sert à rien. Nous savons que vous êtes dans notre poche. Alors nous n’attendrons même pas votre décision pour commencer notre campagne.”

 

Le Conseil Constitutionnel devrait normalement s’opposer à cette pratique. Il devrait rappeler au MCU que les candidatures doivent d’abord être validées avant qu’une campagne ne soit lancée. Il devrait sanctionner cette violation de la procédure.

 

Mais le Conseil ne dira rien. Il validera la candidature de Touadéra. Il fermera les yeux sur ces nominations prématurées. Parce que le Conseil Constitutionnel n’est pas une institution indépendante. C’est un instrument au service du pouvoir.

 

Les jeux sont faits. Touadéra sera candidat. Touadéra mobilisera toutes les ressources de l’État pour sa campagne. Touadéra truquera les résultats. Et Touadéra sera déclaré vainqueur. Le Conseil Constitutionnel jouera son rôle de façade. Il fera semblant d’examiner les dossiers. Il fera semblant de vérifier que les candidats remplissent les conditions légales. Mais en réalité, tout est déjà décidé.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Dologuélé se bat contre les murs de la justice de son pays de naissance : le Tribunal Administratif rejette sa demande en référé

0

Dologuélé se bat contre les murs de la justice de son pays de naissance : le Tribunal Administratif rejette sa demande en référé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet-Georges Dologuélé, comme Touadera te déclare officiellement apatride , la seule issue est la réintégration immédiate dans la nationalité française
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le calvaire judiciaire d’Anicet-Georges Dologuélé continue. Le Tribunal Administratif de Bangui vient de rejeter sa demande en référé visant à suspendre la décision du Ministère de l’Intérieur qui refuse de lui délivrer un nouveau passeport et des documents d’identité. Cette ordonnance, rendue le 15 octobre 2025 par le juge Ismaël Jésus Samba, marque une nouvelle défaite pour l’ancien Premier ministre et député de Bocaranga dans sa bataille pour prouver qu’il est bel et bien centrafricain.

 

 

Dologuélé avait saisi le Tribunal Administratif en référé, une procédure d’urgence, pour demander la suspension de la décision du Ministère de l’Intérieur concernant le rejet de sa demande de renouvellement de passeport. Il demandait également l’obtention d’un nouveau passeport et de documents d’identité, ainsi qu’une injonction au ministère pour répondre favorablement à ses demandes.

 

Ses arguments reposaient sur l’urgence de sa situation et le préjudice important qu’il subirait si la suspension de la décision n’était pas accordée. En tant que député en exercice et ancien Premier ministre, Dologuélé a besoin de documents d’identité valides pour voyager, pour exercer ses fonctions, pour vivre normalement. Le refus du gouvernement de lui délivrer ces documents le place dans une situation impossible.

 

Mais le Tribunal Administratif n’a pas été convaincu. Dans son ordonnance, le juge Samba a rejeté la demande de Dologuélé en estimant qu’elle n’était pas recevable parce qu’elle ne respectait pas les règles exigées pour une telle procédure.

 

Le juge a d’abord rappelé les conditions nécessaires pour qu’un référé soit accordé. Il faut prouver l’urgence, démontrer qu’il y a un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, et établir que le refus de suspendre entraînerait un préjudice difficilement réparable. De plus, une demande de suspension en référé doit normalement être accompagnée d’une demande d’annulation au fond de la décision contestée.

 

Selon le juge, Dologuélé n’a pas suffisamment prouvé l’urgence, l’existence d’un préjudice irréparable, ou une irrégularité grave dans la décision du ministère. Le tribunal a donc estimé que les conditions nécessaires n’étaient pas réunies et a rejeté la demande.

 

Cette décision du Tribunal Administratif interroge sur le fonctionnement de la justice en Centrafrique sous le régime Touadéra.

 

Première question : comment un tribunal peut-il estimer qu’il n’y a pas d’urgence ni de préjudice irréparable pour un député en exercice qui se voit refuser des documents d’identité ? Dologuélé est député de la nation. Il a besoin de pouvoir voyager pour exercer ses fonctions. Il a besoin de documents d’identité valides pour accomplir les actes de la vie courante. Le refus de lui délivrer ces documents constitue manifestement un préjudice grave et immédiat.

 

Deuxième question : pourquoi le tribunal n’a-t-il pas examiné le fond de l’affaire, c’est-à-dire la question de savoir si le ministère a le droit de refuser de délivrer des documents d’identité à un citoyen centrafricain ? Le juge s’est contenté de rejeter la demande pour des raisons de forme, sans se prononcer sur le fond.

 

Troisième question : cette décision est-elle vraiment indépendante, ou le tribunal a-t-il simplement obéi aux ordres du régime qui veut à tout prix exclure Dologuélé de la vie politique ? Quand on sait que le Conseil Constitutionnel est présidé par le cousin de Touadéra et qu’il valide toutes les décisions du régime, on peut légitimement se demander si le Tribunal Administratif est vraiment indépendant ou s’il est lui aussi aux ordres du pouvoir.

 

Le rejet de cette demande en référé montre que Dologuélé se bat vraiment contre les murs de la justice de son pays de naissance. Peu importe les arguments juridiques qu’il présente, peu importe les preuves qu’il apporte de sa nationalité centrafricaine, les tribunaux trouvent toujours une raison de rejeter ses demandes.

 

Cette situation confirme l’instrumentalisation de la justice que le Rassemblement Unitaire dénonçait dans son communiqué du 17 octobre. Le régime utilise le droit et la justice comme instruments d’arbitraire et d’oppression. Les juges ne rendent pas la justice selon la loi et l’équité. Ils rendent les décisions que le pouvoir attend d’eux.

 

Dologuélé a renoncé à la nationalité française en août 2024 pour se conformer à la Constitution de 2023. Il a fourni tous les documents prouvant sa renonciation. Il a fourni tous les documents prouvant qu’il est né de parents centrafricains et qu’il est donc centrafricain d’origine. Mais rien n’y fait. Le régime continue à le harceler judiciairement.

 

D’abord, on lui a retiré sa nationalité centrafricaine en invoquant une loi coloniale de 1961. Ensuite, on l’a déclaré apatride en prétendant qu’il aurait perdu automatiquement sa nationalité centrafricaine en 1994 quand il a acquis la nationalité française. Maintenant, on lui refuse de délivrer des documents d’identité. Et quand il saisit la justice pour contester ces décisions arbitraires, les tribunaux rejettent ses demandes pour des raisons de forme.

 

C’est un harcèlement judiciaire organisé. L’objectif est clair : exclure Dologuélé de la vie politique centrafricaine. L’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle. Le priver de ses droits de député. Le transformer en paria dans son propre pays.

 

Et tout cela se fait avec une apparence de légalité. Le régime ne dit pas ouvertement “nous excluons Dologuélé parce qu’il est notre opposant politique”. Non, le régime utilise le droit, les tribunaux, les procédures administratives pour donner une apparence légale à cette exclusion politique.

 

C’est ce que le Rassemblement Unitaire appelait “l’autoritarisme légaliste” : un régime qui maintient les formes de l’État de droit mais qui vide ces formes de leur substance en les manipulant pour servir ses intérêts politiques.

 

Le rejet de la demande en référé de Dologuélé n’est qu’une étape de plus dans ce processus d’exclusion. Dologuélé ne va pas abandonner. Il va continuer à se battre devant les tribunaux. Il va peut-être déposer un recours contre cette ordonnance. Il va peut-être saisir d’autres juridictions. Il va peut-être porter l’affaire devant les instances internationales.

 

Mais à chaque étape, il va se heurter aux mêmes murs. Les tribunaux centrafricains sont aux ordres du régime. Ils vont continuer à rejeter ses demandes, à trouver des motifs de forme ou de fond pour lui donner tort, à valider toutes les décisions arbitraires prises contre lui.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Découpage administratif : regarder comment Arnaud Djoubaye Abazène manipule le ministère de l’administration du territoire avec 8 communes créées pour son village de Ouandja contre 2 pour Birao, chef-lieu de la Vakaga

0

Découpage administratif : regarder comment Arnaud Djoubaye Abazène manipule le ministère de l’administration du territoire avec 8 communes créées pour son village de Ouandja contre 2 pour Birao, chef-lieu de la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses <a href=Mercenaires russes” width=”450″ height=”254″ />
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, vient de réussir une manipulation administrative extraordinaire. Il a fait valider par le Conseil des ministres la création de 8 communes pour sa localité natale de Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, alors que Birao, chef-lieu de cette même préfecture, n’a obtenu que 2 communes.

 

 

Cette manipulation du découpage territorial en faveur de son propre village crée une tension grave dans le nord du pays et démontre une fois de plus comment les ministres du régime Touadéra utilisent leurs positions pour favoriser leurs volonté au détriment de l’intérêt national.

 

Arnaud Djoubaye Abazène, Goula, originaire de Ouandja, a manipulé son collègue ministre de l’Administration du territoire pour faire adopter ce découpage territorial scandaleux. Selon le compte rendu du Conseil des ministres du 17 octobre 2025, dix nouvelles communes ont été créées dans la préfecture de la Vakaga. La répartition est honteuse : 8 communes pour Ouandja, 2 pour Birao, 1 pour Amdafock.

 

Voici comment cette arnaque administrative s’est déroulée. Ouandja, qui était avant une simple commune, a été érigée en sous-préfecture. Cette nouvelle sous-préfecture de Ouandja s’est vu attribuer 7 communes supplémentaires, qui s’ajoutent à la commune existante pour faire 8 communes au total. Ensuite, le gouvernement a découpé cette zone et a créé deux autres sous-préfectures : Gordile et Sikikédé, plus de 50 000 habitants, contrairement à Ouandja, qui n’a que 13 000 habitants. Ces nouvelles sous-préfectures regroupent des communes qui font partie du même territoire, des mêmes villages, des mêmes populations que Ouandja.

 

C’est un découpage artificiel qui ne correspond à aucune réalité sur le terrain. Le gouvernement a simplement pris le territoire de Ouandja, l’a découpé en morceaux, a créé des sous-préfectures et des communes partout, juste pour gonfler les chiffres et faire croire que toute cette région mérite autant de structures administratives.

 

Voici les 8 communes créées pour la zone de Ouandja selon le compte rendu officiel :

 

  1. Haute-Ouandja (chef-lieu : Ouandja)
  2. Tadraka (chef-lieu : Tiringoulou)
  3. Lac-Maka (chef-lieu : Ndiffah)
  4. Margata (chef-lieu : Gordile)
  5. Lac-Mamoune (chef-lieu : Boromata)
  6. Wawoulunda (chef-lieu : Sikikédé)
  7. Kidei (chef-lieu : Aïfa)
  8. Et d’autres entités créées dans cette zone

 

Le gouvernement a ensuite créé trois sous-préfectures dans cette même zone :

 

– Sous-préfecture de Ouandja (chef-lieu : Tiringoulou), regroupant 3 communes

– Sous-préfecture de Gordile (chef-lieu : Gordile), regroupant 2 communes

– Sous-préfecture de Sikikédé (chef-lieu : Sikikédé), regroupant 2 communes

 

Tout cela n’est qu’un jeu de chaises musicales. On prend les mêmes villages, les mêmes populations, et on les découpe artificiellement pour créer des sous-préfectures et des communes. C’est du découpage pour le découpage, sans aucune logique administrative ou géographique.

 

Pendant ce temps, Birao, qui est le chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, la ville la plus importante de toute la région avec Sikikédé, n’a obtenu que 2 communes : la commune de Ngourou (chef-lieu : Elembe) et la commune de Tissie-Fongoro (chef-lieu : Tissie).

 

Cette disproportion est choquante. Comment peut-on justifier que Ouandja, un village, obtienne 8 communes alors que Birao, chef-lieu de préfecture, n’en obtient que 2 ? La seule explication est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a manipulé le processus pour favoriser son village natal.

 

Amdafock, à la frontière avec le Soudan, n’a obtenu qu’une seule commune, la commune de Danga. Mais Ouandja à elle seule a obtenu 8 communes. C’est incroyable. C’est scandaleux. C’est du favoritisme pur et simple.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres essaie de justifier cette décision en parlant de “demandes récurrentes des populations de la région du Fertit” et en invoquant des “critères” comme “l’importance démographique, la concentration d’équipements publics, la superficie territoriale, les facteurs sociologiques et anthropologiques, la position géographique”.

 

Mais ces justifications sont bidons. Si on appliquait vraiment ces critères de manière objective, Birao, chef-lieu de préfecture, aurait dû obtenir beaucoup plus de communes que Ouandja. Birao et Sikikédé ont une population plus importante. Birao concentre les équipements publics de la préfecture. Birao est la ville principale de la Vakaga.

 

Mais Arnaud Djoubaye Abazène n’est pas originaire de Birao. Il est originaire de Ouandja. Alors il a manipulé le découpage pour favoriser son village. Et le Conseil des ministres, présidé par Touadéra, a validé cette manipulation sans sourciller.

 

Le compte rendu mentionne que “le gouvernement a dépêché une mission technique pour évaluer les besoins sur le terrain”. Cette “mission technique” était probablement contrôlée par Arnaud Djoubaye Abazène lui-même ou par ses proches. Elle a évidemment conclu que Ouandja avait besoin de 8 communes alors que Birao n’en avait besoin que de 2.

 

Le document officiel parle de “cartographie précise jointe au dossier” et de “critères retenus”. Mais personne ne peut voir cette cartographie. Personne ne peut vérifier ces critères. C’est une manipulation administrative classique : on crée des documents techniques compliqués que personne ne peut vérifier, et on justifie ainsi des décisions politiques prises en coulisses.

 

Le compte rendu évoque également une “population estimée à plus de 71 000 habitants pour Ouandja non éclatée, avec une moyenne de 25 000 par nouvelle entité”. Mais d’où sortent ces chiffres ? Qui les a calculés ? Sur quelle base ? Il n’y a pas eu de recensement récent dans la Vakaga. Ces chiffres sont probablement inventés pour justifier la décision déjà prise de créer 8 communes pour Ouandja.

 

Cette manipulation du découpage territorial n’est pas seulement une question d’orgueil régional. Elle a des conséquences financières et politiques graves. Chaque commune créée bénéficie de ressources budgétaires. Chaque commune créée donne du pouvoir Politique à ceux qui la contrôlent. En créant 8 communes pour Ouandja, Arnaud Djoubaye Abazène s’assure que sa région d’origine recevra beaucoup plus de ressources que les autres régions de la Vakaga.

 

Cette manipulation crée également des tensions entre les différentes zones de la Vakaga. Les habitants de Birao voient que le chef-lieu de leur préfecture n’obtient que 2 communes pendant que Ouandja en obtient 8. Ils se sentent lésés. Ils se demandent pourquoi leur ville est moins bien traitée qu’un village. Et cette frustration peut créer des tensions communautaires graves.

 

Le compte rendu du Conseil des ministres parle de “consolidation de la cohésion sociale et du vivre-ensemble”. Mais comment peut-on parler de cohésion sociale quand on crée un découpage territorial aussi déséquilibré et injuste ? Comment peut-on parler de vivre-ensemble quand on favorise outrageusement une région au détriment des autres ?

 

Le compte rendu du Conseil des ministres a été signé le 19 octobre 2025 par “le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement par intérim, Arnaud Djoubaye Abazène”. Quelle ironie ! C’est Arnaud Djoubaye Abazène lui-même qui signe le compte rendu du Conseil qui valide sa propre manipulation. Il est à la fois juge et partie. Il manipule le processus et il signe le document qui entérine sa manipulation.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien

0

MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise.jpg” data-wpel-link=”internal”>MLPC fantoche : Tagoto contre-attaque et exclut les partisans de Mazette après que celui-ci l’ait éjecté pour nommer son gardien
Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise – Centrafrique : Touadera au chevets de Koyambonou et sa bande, coincés

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La guerre entre les mercenaires politiques du MLPC fantoche vient de monter d’un cran. Après que Jackson Mazette ait éjecté Josephat Tagoto de la présidence du MLPC fantoche pour le remplacer par son gardien Gonénderé, voici maintenant la riposte du clan Tagoto.

 

 

Entre le 18 et le 22 octobre 2025, Josephat Tagoto a publié trois décisions pour frapper le camp de Mazette. Ces décisions montrent que malgré son éjection par Mazette, Tagoto continue de se considérer comme le président légitime du MLPC fantoche.

 

La première décision, numéro 019/BE/2025, exclut temporairement quatre militants proches de Mazette : Wembe Valentin, Koyambounou Jean Edouard, Awama Guy, et Gonedere Kossi Christian. Les motifs invoqués sont “constitution de groupes parallèles en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du Parti”.

 

La deuxième décision, numéro 018/BE/2025 du même jour, suspend temporairement trois autres partisans de Mazette : Vokpomapa Askin, Mbayahoul-L Paterne, et Boroto Mamie Julie Julienne, pour les mêmes motifs.

 

Puis le 22 octobre 2025, Tagoto a publié une troisième décision, numéro 020/MLPC/BE/SG.2025, nommant Jackson Mazette et Dayo Kevin pour représenter le MLPC fantoche au sein de l’UFDO. Cette nomination est un mat. C’est une gifle publique. Tagoto dit à Mazette : “Tu crois que tu peux m’éjecter ? Tu crois que tu commandes ? Regarde bien. C’est moi qui te nomme. C’est moi qui décide de ton sort. Tu ne commandes rien. C’est moi le patron.”

 

Mais le camp de Vokpomapa Askin, qui avait été suspendu par Tagoto, ne s’est pas laissé faire. Le 20 octobre 2025, Vokpomapa a publié une décision numéro 001/2025 suspendant Tagoto et Momokoma Jean de Dieu de leurs fonctions au sein du MLPC fantoche. Les motifs invoqués sont graves : “trahison de la ligne du Parti”, “malversations financières”, et “gestion opaque des fonds du Parti”.

 

Cette guerre des décisions montre que le MLPC fantoche créé par Touadéra est complètement éclaté. Rappelons comment on en est arrivé là.

 

Jackson Mazette, ancien deuxième vice-président du vrai MLPC de Martin Ziguélé, avait quitté le parti en prétendant être le fondateur du MLPC. Touadéra lui a donné 20 millions de francs CFA pour organiser un congrès et créer une structure parallèle pour affaiblir le vrai MLPC.

 

Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son absence, les autres dissidents ont loué une petite salle à la faculté de théologie évangélique à Bangui. Ils ont organisé une réunion avec une dizaine de personnes et ont appelé ça un “congrès”. Et ils ont élu Josephat Tagoto, un SDF sans domicile fixe, comme “président” du MLPC fantoche. Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou.

 

Quand Mazette est revenu du Maroc et a appris cette nouvelle, il est entré dans une colère noire. Il a accusé Tagoto de détournement, prétendant que Touadéra avait remis de l’argent à Tagoto pour qu’il soit candidat à la présidentielle mais que Tagoto avait bloqué l’argent.

 

Mazette a alors éjecté Tagoto de la présidence du MLPC fantoche. Et qui a-t-il nommé à la place ? Gonénderé, son gardien. Un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son bac. Le gardien du domicile de Mazette est devenu “président” du MLPC fantoche de Mazette.

 

Cette nomination a créé une tension énorme entre Mazette d’un côté, et Koyambounou et Tagoto de l’autre. Les accusations ont fusé. Mazette accusait Koyambounou et Tagoto d’avoir raconté qu’il était malade de prostate et qu’il avait détourné l’argent du congrès. Mazette a répliqué en disant que Koyambounou et Tagoto sont malades du Sida.

 

C’est dans ce contexte que Tagoto a publié ses décisions des 18 et 22 octobre. Il essaie de montrer qu’il est toujours le président légitime. Il exclut les partisans de Mazette. Puis il nomme Mazette lui-même à l’UFDO pour montrer qui commande vraiment.

 

Le cas de Chantal Jean-Édouard Koyambounou est particulièrement pathétique. Au lieu de rester dans le MLPC courant originel qu’il avait créé avec Étienne Malekoudou, il a préféré se rallier à Jackson Mazette, laissant Malekoudou seul dans sa structure. Et maintenant, il vient d’être exclu par Tagoto dans le MLPC fantoche de Mazette.

 

C’est la troisième fois que Koyambounou se fait éjecter. La première fois, c’était en 2022 quand il a été suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé. La deuxième fois, c’était quand Malekoudou l’a éjecté du MLPC courant originel. Et maintenant la troisième fois, il est exclu par Tagoto du MLPC fantoche. Cet homme n’a vraiment pas de chance. À chaque fois qu’il rejoint une structure, il finit par se faire éjecter.

 

Mais le camp de Vokpomapa, suspendu par Tagoto, a riposté en suspendant Tagoto lui-même. Et maintenant, on a trois factions dans le MLPC fantoche qui se déchirent : le clan Tagoto, le clan Mazette avec son gardien Gonénderé, et le clan Vokpomapa.

 

Chaque faction publie des décisions. Chaque faction exclut les autres. Chaque faction se proclame légitime. C’est le chaos total. C’est la folie complète.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Des centaines de milliers de militants fidèles.

 

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a financé des congrès bidons. Il a corrompu des cadres pour qu’ils quittent le vrai MLPC. Et au final, ces mercenaires se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Un gardien de maison “président” de parti. Un SDF qui publie des décisions après avoir été éjecté. Des accusations de Sida lancées publiquement. Des exclusions. Des suspensions. Des contre-suspensions. Et Koyambounou qui se fait éjecter pour la troisième fois de sa vie politique. C’est le cirque complet.

 

Cette situation montre l’échec total de la manipulation organisée par Touadéra. Le MLPC fantoche s’autodétruit. Les mercenaires s’entretuent. Et le vrai MLPC reste debout, inébranlable, porté par l’histoire et la fidélité de ses militants.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?

0

Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee-450×300.jpg” alt=”Touadéra, ta constitution de 2023 est-elle un texte sacré ou un piège pour exclure vos adversaires ?” width=”450″ height=”300″ />
Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Promue comme gage de moralisation, la constitution de 2023 sert aujourd’hui à valider des candidats sans baccalauréat.

 

 

En 2023, le président Faustin-Archange Touadéra et son parti, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU), ont imposé une nouvelle constitution en République centrafricaine. Cette loi fondamentale était présentée comme un grand bond vers le progrès et l’assainissement de la vie politique. L’une de ses mesures les plus vantées exigeait un baccalauréat minimum pour tout candidat à la députation. L’objectif affiché ? Garantir enfin un niveau d’éducation décent aux législateurs d’un pays qui peine à sortir de la pauvreté et des conflits. Mais aujourd’hui, à l’approche des élections de 2026, cette constitution dévoile sa vraie nature : un simple outil de manipulation politique qui permet d’écarter les gêneurs tout en ouvrant grand les portes aux protégés du régime.

 

L’exigence du baccalauréat répondait pourtant à un problème réel. En 2016, plus de 40 % des députés centrafricains ne savaient ni lire ni écrire. En 2021, ce pourcentage atteignait encore 36 %. Comment peut-on gouverner un pays quand on ne peut même pas déchiffrer les lois qu’on vote ? Cette situation était effectivement honteuse pour une nation qui cherche sa voie vers la stabilité. Touadéra et le MCU ont donc présenté cette réforme comme une révolution démocratique nécessaire.

 

Seulement voilà : cette belle promesse s’est transformée en duperie généralisée. Dans tout le pays :  à Ndélé, Kabo, Batangafo, Nana-Bakassa, Paoua, Bocaranga et ailleurs,  le MCU présente des candidats qui n’ont jamais vu l’ombre d’un diplôme. Beaucoup d’entre eux ont à peine terminé l’école primaire, certains s’arrêtant au CP1 ou CP2. Ces personnes sont choisies uniquement pour leur fidélité au régime, pas pour leurs capacités. Et comment règle-t-on le problème du baccalauréat manquant ? Simple : le ministère de l’Éducation nationale fabrique de faux diplômes à la chaîne. Cette pratique n’est pas accidentelle ou exceptionnelle – elle est devenue la norme, transformant une exigence constitutionnelle sérieuse en comédie grotesque et pathétique.

 

Cette tricherie organisée devient encore plus révoltante quand on observe l’état désastreux de l’éducation nationale. La tragédie du lycée Barthélemy Boganda à Bangui reste dans toutes les mémoires : une explosion électrique pendant les examens du baccalauréat avait tué au moins 20 élèves. Cette catastrophe a montré l’incapacité du système à offrir des conditions d’examen minimales. Pourtant, ce même ministère défaillant trouve miraculeusement les ressources pour produire des diplômes bidons destinés aux candidats du pouvoir. Cette contradiction insulte la mémoire de ces jeunes morts et bafoue les espoirs de tout un peuple.

 

À quoi rime donc cette constitution ? Sous ses dehors vertueux, elle semble plutôt conçue pour éliminer les opposants politiques tout en offrant des passe-droits aux amis du MCU. La Cour constitutionnelle, qui devrait faire respecter la loi, s’est muée en chambre d’enregistrement docile, prête à valider n’importe quelle candidature frauduleuse sans poser de questions. Les petits partis satellites du MCU, dépourvus de véritables militants mais avides de bénéfices, cautionnent cette comédie politique. Ils renforcent un système où la loyauté personnelle compte plus que la compétence. Ces futurs députés illettrés ne viendront pas au Parlement pour débattre ou légiférer – ils seront là pour applaudir les décisions présidentielles et maintenir en place un régime qui détruit progressivement les institutions centrafricaines.

 

Cette affaire criminelle montre une réalité désolante : la constitution de 2023 n’a jamais été pensée comme un texte sacré au service de la nation. Elle n’est qu’un instrument de pouvoir entre les mains de Touadéra et du MCU pour consolider leur domination, neutraliser l’opposition et préserver un ordre où l’incompétence et la corruption prospèrent. Le peuple centrafricain mérite autre chose qu’un Parlement rempli de marionnettes et un régime qui trahit ses propres engagements dès qu’ils deviennent gênants.

 

Si cette dérive continue, la République centrafricaine restera prisonnière de ses propres dirigeants, condamnée à stagner sous la coupe d’un pouvoir qui méprise ses citoyens. Les Centrafricains ont le droit d’exiger des comptes et de mettre fin à cette imposture qui hypothèque leur avenir. La question n’est plus de savoir si cette constitution est sacrée ou non – elle est devenue un piège qui enferme le pays dans un cercle vicieux de médiocrité et de mensonge….

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements

0

Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Colère au sein du MPC : les officiers et sous-officiers en rébellion contre leur Général Alkhatim Mahamat pour non-paiement et dysfonctionnements
Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par l’autoproclamé Général Alkhatim Mahamat, fait face à une crise interne grave. Les officiers et sous-officiers du mouvement viennent d’adresser une lettre de réclamation à leur chef, dénonçant les “irrégularités constatées au sein du MPC” et les “dysfonctionnements qui affectent leur travail et leur moral”.

 

 

Cette lettre, dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, marque une rupture entre la base combattante du MPC et son leadership. Les officiers et sous-officiers, qui sont les véritables forces opérationnelles du mouvement, expriment ouvertement leur “mécontentement” et réclament que le Général Alkhatim Mahamat “prenne des mesures appropriées pour résoudre ces problèmes et garantir leurs droits”.

 

Bien que la lettre reste diplomatique dans sa formulation, le message est clair : les combattants du MPC ne sont plus satisfaits de la façon dont le mouvement est géré. Ils demandent des comptes à leur chef. Ils réclament leurs droits. Et ils menacent implicitement de prendre des mesures si leurs revendications ne sont pas entendues.

 

Cette crise au sein du MPC s’inscrit dans un contexte plus large de décomposition des groupes armés en Centrafrique. Depuis que certains de ces groupes ont signé des accords avec le gouvernement et ont été intégrés dans le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR), les promesses faites aux combattants n’ont pas été tenues. Les soldes ne sont pas payées. Les formations promises ne sont pas dispensées. Les opportunités de réintégration n’existent pas.

 

Le résultat est une frustration croissante parmi les combattants qui ont déposé les armes en croyant qu’ils allaient recevoir quelque chose en échange. Maintenant, ils se rendent compte qu’ils ont été trompés. Les chefs de mouvements comme le Général Alkhatim Mahamat signe un accord discret avec les Mercenaires russes, et procède à l’arrestation de certains de ses officiers pour remettre aux Wagner.

 

Les “irrégularités” et “dysfonctionnements” mentionnés dans la lettre font probablement référence à plusieurs problèmes concrets, tels que l’arrestation de certains officiers pour remettre aux Wagner. Les officiers et sous-officiers du MPC demandent au Général Alkhatim Mahamat de “garantir leurs droits”. Quels droits ?

 

La lettre mentionne que les dysfonctionnements “affectent leur travail et leur moral”. Cela confirme que les combattants du MPC sont démotivés. Ils ne croient plus en leur chef. Ils ne croient plus au processus DDR. Ils ne croient plus aux promesses du gouvernement. Et cette démotivation peut avoir des conséquences graves.

 

Des combattants démotivés et arrêtés peuvent prendre plusieurs chemins. Certains peuvent tout simplement abandonner le mouvement et rentrer dans leurs villages. D’autres peuvent rejoindre d’autres groupes armés qui leur promettent de meilleures conditions. D’autres encore peuvent se lancer dans le banditisme pour survivre. Et les plus radicaux peuvent décider de reprendre les armes contre le gouvernement qui ne tient pas ses promesses.

 

Cette lettre est donc un avertissement. Les officiers et sous-officiers du MPC donnent une dernière chance au Général Alkhatim Mahamat de résoudre les problèmes. Ils restent “à sa disposition pour discuter de ces questions plus en détail et trouver des solutions appropriées”. Mais si aucune solution n’est trouvée, la situation pourrait dégénérer.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : 89 incidents contre les humanitaires en huit mois selon OCHA, une augmentation de 20%

0

89 incidents contre les humanitaires en huit mois selon OCHA, une augmentation de 20%

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Convoi-humanitaire.-CopyrightCICR.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 89 incidents contre les humanitaires en huit mois selon OCHA, une augmentation de 20%
Convoi humanitaire. CopyrightCICR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’insécurité visant les travailleurs humanitaires atteint un niveau critique en République centrafricaine. Selon un rapport d’OCHA, 89 incidents ont été enregistrés entre janvier et août 2025. Le seul mois d’août compte 16 cas, soit une hausse de 23 % par rapport à juillet.

 

 

Le bilan humain fait état d’un mort et de plusieurs blessés. Derrière ces chiffres, c’est l’accès de milliers de personnes fragiles à l’aide qui est compromis. Les criminels constituent la menace principale, avec huit incidents recensés en août : sept vols à main armée et une interférence dans les activités.

 

Les préfectures de l’Ouham (6 incidents), de l’Ouham-Fafa (3) et de la Ouaka (3) sont les plus touchées. Depuis janvier, la Vakaga (13 incidents), le Bamingui-Bangoran(11) et l’Ouham (10) restent les zones les plus dangereuses, au point de rendre certains secteurs pratiquement inaccessibles pour les humanitaires.

 

Les attaques prennent des formes variées : vols à main armée, menaces directes, agressions physiques, détentions arbitraires. Chaque incident oblige les organisations à revoir leurs protocoles de sécurité, limitant leur champ d’action. Certaines régions deviennent progressivement des no-go zones, privant les populations d’aide vitale : soins de santé, abris, nourriture ou éducation.

 

L’irrégularité des violences complique la planification des interventions. Des périodes calmes sont suivies de pics soudains, forçant les équipes à s’adapter en permanence. Cette imprévisibilité accroît la vulnérabilité des populations déjà durement frappées par la pauvreté et les conflits.

 

Le rapport d’OCHA montre clairement une réalité : la neutralité humanitaire n’est plus respectée. Les travailleurs sont perçus tantôt comme des cibles faciles pour les criminels, tantôt comme des instruments suspects par des groupes armés, ou encore comme des boucs émissaires par des communautés frustrées.

 

Cette dégradation interroge directement la capacité du gouvernement à assurer la sécurité de ceux qui viennent en aide à ses citoyens. L’augmentation de 23 % des incidents en un mois confirme une tendance inquiétante qui risque de pousser certaines organisations à quitter le pays en ce moment difficile du pays.

 

En plaçant la République centrafricaine parmi les environnements les plus dangereux au monde pour l’action humanitaire, ce rapport sonne comme un avertissement. Si des mesures concrètes ne sont pas prises rapidement, la population pourrait se retrouver totalement privée d’assistance, aggravant une crise déjà multidimensionnelle.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L’INTERPRÉTATION ET DE L’APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION.

0

LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L’INTERPRÉTATION ET DE L’APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE POLITICO-JURIDIQUE DE L'INTERPRÉTATION ET DE L'APPLICATION DE LA NOTION DE BINATIONALITÉ CONSACRÉE PAR LA CONSTITUTION.
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le microcosme politique centrafricain est pollué et perturbé par la polémique politico-juridique de la notion de binationalité insérée dans la constitution du 30 août 2023.

 

En effet, l’article 10 de la nouvelle constitution qui consacre l’exclusivité et l’unicité de la nationalité centrafricaine stipule que :”la nationalité centrafricaine est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec un autre, sauf les cas d’exception déterminé par la loi.”

Par ailleurs, l’article 183 de cette même constitution interdit l’accès des binationaux aux hautes fonctions électives, politiques civiles et militaires.

Cependant, l’article 46 de la loi N*1961.212 du 20 avril 1961 portant code de la nationalité centrafricaine tire la conséquence de la double nationalité et dispose que :”perd la nationalité centrafricaine le centrafricain majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère, ou qui déclare reconnaître une telle nationalité”.

Ce panel de dispositions légales circonscrites à desseins pour les besoins de la cause ont jeté le pavé dans la marre au risque évident d’embraser le tissu économique, social et sécuritaire encore fragile.

Les innombrables interprétations diverses et variées des textes ont rendu complexe la polémique à l’entrecroisement du droit constitutionnel, du droit de la nationalité et de la science politique avec des enjeux juridiques, politiques et identitaires sensibles.

Sortie du contexte du droit, la notion de la double nationalité s’est ainsi érigée en une arme politique pour écarter les sérieux adversaires de la compétition électorale et par voie de conséquence de créer une confusion entre l’identité politique et la notion juridique.

Dans le cas de l’espèce et étant donné que le président de l’URCA a renoncé officiellement à l’autre nationalité, il devrait recouvrir automatiquement sa nationalité d’origine au nom du sacré principe du parallélisme des formes.

À titre de rappel, le principe du parallélisme des formes est un principe de droit administratif selon lequel “l’orsqu’une décision administrative a été prise en respectant certaines formes, en cas de silence du texte, la décision inverse ne peut être prise qu’en suivant la même procédure”.

Cette règle est confirmée par la jurisprudence toujours constante du conseil d’état du 18 novembre 1938 dans l’affaire de la société languedocienne TSF.

Dans le cas de l’espèce et conformément aux exigences de l’article 46 du code de la nationalité, le président de l’URCA doit bénéficier de l’automaticité de sa nationalité centrafricaine dans les mêmes formes que de la perte.

La réintégration prévue à l’article 32 du code de nationalité qui nécessite un décret présidentiel après demande ne concerne que ceux qui ont acquis la nationalité par acquisition.

L’embrouillamini volontaire, la cacophonie assourdissante entre l’interprétation des lois et l’application du droit positif à contraint le citoyen lambda à s’interroger :

1- Le Centrafrique a t-il réellement besoin de la polémique sur la notion du double nationalité alors qu’il est en manque cruel de compétences ?

2- Le pouvoir de Bangui mesure t-il les conséquences dévastatrices d’une telle initiative sur la société centrafricaine ?

3- En conséquence de ce qui précède, quel sera l’avenir de la démocratie ?

4- Était-il trop tard pour sauver ce qui peut l’être ?

Face à cette démarche sans issue qui risque d’embraser le pays, seul un consensus politique national peut définir les conditions minimales d’inclusivité, de transparence pour une élection apaisée et acceptée.

Pour ce faire, nous appelons les autorités de Bangui à la tenue d’un dialogue politique réellement inclusif pour fédérer les ardeurs, endiguer les tensions électrostatiques qui se baladent dans la stratosphère et de suspendre les effets néfastes de ce que certains appellent abusivement “constitution”.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Attention Monsieur le président, ce peuple facilement domptable de l’Afrique qui n’aspire qu’à la paix risque par vos chroniques turpitudes de retomber dans les frasques du passé.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’ on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge. nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 25 octobre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

0

Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

 

Ndélé : la députée Aziza Kassara Soumaïne décède après une courte maladie,  la première victime de la mafia des primaires du MCU est partie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La députée de Ndélé 1, Aziza Kassara Soumaïne, unique femme députée de cette région de l’extrême nord-Est du pays, vient de décéder ce vendredi 24 octobre 2025 à Bangui après une courte maladie de trois jours. Son corps se trouvait à la mosquée centrale de Bangui pour l’enterrement.

 

Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de la mafia qui règne au sein du Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir. On ne connaît pas exactement les raisons de sa maladie, mais tout le monde sait ce qui lui est arrivé lors des primaires du MCU.

 

Rappelons les faits. Le MCU avait organisé des Élections primaires pour désigner ses candidats aux Élections législatives. Dans chaque circonscription où plusieurs personnes voulaient se présenter au nom du parti, des primaires devaient avoir lieu pour départager les candidats.

 

À Ndélé 1, ces primaires ont eu lieu. Aziza Kassara Soumaïne a remporté haut la main ces Élections primaires. Elle avait gagné. Elle était la candidate légitime du MCU pour Ndélé 1.

 

Mais lors du congrès du MCU à Bangui le 26 juillet 2025, c’est son rival, le sous-préfet de Ndélé  qui avait perdu les primaires qui a été choisie miraculeusement pour aller aux Élections au nom du MCU. Aziza Kassara Soumaïne, qui avait remporté les primaires, a été écartée.

 

C’est incroyable. Tu gagnes les primaires. Tu es choisie démocratiquement par les militants du parti. Mais au congrès, on décide de te remplacer par celui qui a perdu. C’est de la mafia de Djoubaye pure et simple.

 

Depuis que son dossier de candidature a été classé, puis validé deux mois plus tard, la députée n’était plus en bonne santé. Elle était malade. Et après une courte maladie de trois jours, elle vient de décéder.

 

On ne peut pas affirmer avec certitude que sa maladie est directement liée à l’injustice qu’elle a subie. Mais tout le monde pense que le choc de voir sa victoire aux primaires volée par son rival l’a profondément affectée. Elle avait gagné démocratiquement. Mais la mafia du parti instauré par le ministre Doli Arnaud Djoubaye Abazène en a décidé autrement.

 

Au sein du MCU, si tu n’as pas de réseau, si tu n’as pas de connexions mafieuses, c’est fini. Même si tu gagnes les primaires, on peut t’écarter et choisir quelqu’un d’autre.

 

La même chose s’est produite à Ouanda-Djallé. Là-bas, il n’y a même pas eu de primaires. Il y avait plusieurs candidats qui voulaient se présenter, mais les primaires n’ont jamais été organisées. Le MCU, via le ministre Doli Djoubaye  a simplement choisi un monsieur, l’ancien ministre Hassan Come, et a déclaré que c’était lui le candidat officiel du parti.

 

Ce monsieur, Hassan Come,  choisi pour représenter le MCU à Ouanda-Djallé, , ça fait plus de 30 ans qu’il n’a même pas mis les pieds à Ouanda-Djallé. Mais récemment, il a commencé à y aller pour dire qu’il veut devenir député. Et grâce à son réseau mafieux, il a été choisi comme candidat du MCU. Les autres candidats qui habitent réellement dans la localité ont été écartés.

 

C’est de la mafia pure et simple. Et ce monsieur est en plus un gros voleur connu de tous.

 

Dans plusieurs localités, comme à Bouar, c’est la même chose. Le MCU organise des primaires pour faire semblant qu’il y a un processus démocratique. Mais à la fin, c’est la mafia qui décide. Ceux qui ont le réseau, ceux qui ont l’argent, ceux qui sont proches du pouvoir sont choisis. Les autres, même s’ils gagnent les primaires, sont écartés.

 

Aziza Kassara Soumaïne est la première victime mortelle de ce système mafieux. Elle avait gagné démocratiquement. Mais on lui a volé sa victoire. Et maintenant, elle est morte.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique

0

Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique

 

Le BRDC dénonce les nominations prématurées du MCU et appelle la communauté internationale à témoigner de la mise en place d’un système politique antidémocratique
Les leaders du BRDC après la conférence de presse. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), coalition d’opposition dirigée par maître Crépin Mboli-Goumba, vient de publier un communiqué dénonçant les manœuvres du Mouvement Cœurs Unis (MCU) qui a nommé son équipe de campagne avant que le Conseil Constitutionnel ne valide la candidature de Touadéra.

 

Dans ce communiqué daté du 23 octobre 2025 et signé par Martin Ziguélé en tant que porte-parole du BRDC, l’opposition réagit aux trois décisions publiées par le MCU les 20 et 22 octobre 2025. Ces décisions nomment des dizaines de personnes dans l’équipe de campagne de Touadéra alors que le processus de validation des candidatures par le Conseil Constitutionnel n’est pas encore terminé.

 

Le BRDC considère ces nominations comme “une mascarade en préparation” qui permet à Touadéra de “se maintenir à vie au pouvoir”. L’opposition estime que cette démarche constitue une violation de la procédure électorale normale et une preuve que le régime ne respecte pas les institutions de la République.

 

Selon le communiqué, “l’histoire malheureusement, donne déjà et donnera encore demain de manière plus nette raison à l’opposition démocratique que cette fuite en avant est contraire aux intérêts du peuple centrafricain et réitère l’impérieuse nécessité de l’organisation d’un dialogue politique pour convenir de manière consensuelle des conditions minimales d’inclusivité, de transparence et d’équité avant l’organisation des prochaines Élections.”

 

Le BRDC appelle donc à l’organisation d’un dialogue politique avant les Élections. L’opposition estime que les conditions minimales pour des Élections libres et transparentes ne sont pas réunies. Elle demande que toutes les forces politiques se mettent d’accord sur les règles du jeu avant d’aller aux Élections.

 

Cette position du BRDC n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs mois, l’opposition réclame un dialogue inclusif pour discuter des conditions de l’élection présidentielle. Mais le régime refuse ce dialogue. Il préfère organiser les Élections selon ses propres règles, en contrôlant toutes les institutions qui sont censées garantir la transparence du processus.

 

Le communiqué du BRDC prend également “à témoin l’opinion nationale et internationale de cette situation”. L’opposition veut que la communauté internationale soit consciente de ce qui se passe en Centrafrique. Elle veut que les partenaires du pays sachent que “ce qui se déroule sous nos yeux est la mise en place méthodique d’un système politique visant à empêcher les Centrafricains d’exprimer leurs droits politiques et de choisir librement leurs dirigeants.”

 

C’est un appel direct à la communauté internationale. Le BRDC demande aux organisations internationales, aux pays partenaires, aux observateurs électoraux de ne pas fermer les yeux sur ce qui se passe. De ne pas accepter passivement un processus électoral truqué dès le départ.

 

Le timing de ce communiqué est important. Il intervient juste après la publication des trois décisions du MCU nommant l’équipe de campagne de Touadéra. Le BRDC réagit rapidement pour dénoncer cette violation de la procédure et pour alerter l’opinion publique.

 

La signature de Martin Ziguélé au bas du communiqué rappelle que le BRDC est une coalition sérieuse regroupant plusieurs partis d’opposition. Ziguélé, ancien Premier ministre et président du MLPC, est une figure respectée de la politique centrafricaine. Sa voix porte au niveau national et international.

 

Le communiqué du BRDC pose clairement le problème : comment peut-on organiser des élections libres et transparentes quand le parti au pouvoir nomme déjà son équipe de campagne avant même que les candidatures ne soient validées ? Comment peut-on croire en l’indépendance du Conseil Constitutionnel quand le MCU agit comme si cette validation n’était qu’une simple formalité ?

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires

0

Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/gervais-lakosso.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le pouvoir s’érige en propriétaire du pays de Boganda et traite les citoyens centrafricains en locataires
Le leader de la société civile Gervais Lakosso Kokpalé incarcéré, filmé et exposé sur ordre du DG de la police Zokoué.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Empêcher un recueillement et réprimer la douleur collective : la société civile découvre un régime qui se comporte en propriétaire absolu du pays.  

 

L’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, le 25 juin dernier, a transformé un centre d’examen en champ de mort. Vingt-neuf élèves ont perdu la vie, plus de deux cents autres ont été blessés, certains à vie. Une tragédie qui aurait dû unir la nation dans le deuil et la solidarité.

 

Pour honorer la mémoire des victimes, des membres du Groupe de travail de la société civile (GTSC) et certains parents des victimes  ont voulu organiser une marche pacifique. La demande officielle a été rejetée par les soi-disant autorités, prétextant la qualification du site en « scène de crime ». Malgré l’interdiction, la société civile a maintenu l’initiative et s’est dirigée vers le lycée depuis le monument des Martyrs. La marche s’est heurtée à un dispositif policier massif.

 

Arrêtés brutalement, plusieurs figures de la société civile, Gervais Lakosso, Paul Crescent Beninga,  maître Mandéndjapou, ont été conduites dans les locaux de la compagnie nationale de sécurité (CNS) et à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB). Parmi eux, un journaliste indépendant, Sabé, un reporter du RJDH, ainsi qu’un père dont la fille figure parmi les victimes. Cette vague d’interpellations visait clairement à étouffer toute expression collective d’émotion et à dissuader toute future mobilisation.

 

Deux jours plus tard, les personnes arrêtées ont été relâchées. Mais 24 heures après sa libération, Paul Crescent Beninga, l’un des porte-voix du GTSC, a publié un message incisif sur les réseaux sociaux. Un texte révélateur d’un sentiment profond d’expropriation citoyenne :

Beninga : « C’est à croire que vous avez le titre foncier du pays et que nous autres sommes des locataires. C’est à croire que nous avons besoin de l’accord du DG de la police pour pleurer nos morts. Continuez à servir des hommes au lieu de servir des institutions. »

 

Aujourd’hui, l’espace public est verrouillé, l’espace politique et même l’espace civil et civique sont entièrement cadenassés par le régime. Qu’on soit militant associatif, simple citoyen ou journaliste, chacun est immédiatement catalogué : « Tu es d’un clan ? Tu es d’un parti ? » Dès qu’un journaliste indépendant apparaît, il est traqué, arrêté, emprisonné, parfois menacé de mort. Même les reporters de Corbeau News Centrafrique, ou ceux qui sont tout simplement soupçonnés d’être des journalistes du CNC,  sont littéralement chassés, frappés, voir traînés en prison, victimes de tentatives d’assassinat.

 

Le pays se referme sur lui-même. Où va la République si elle expulse les journalistes, enferme ceux qui dénoncent, efface la mémoire collective ? Comme le rappelle Paul Crescent Beninga, Faustin-Archange Touadéra avait lui-même été humilié et marginalisé à l’époque du régime Bozizé. Il connait déjà la suite. Mais si aujourd’hui il répète ces mêmes méthodes d’exclusion, il doit se rappeler que « la suite, on la connaît déjà ». Ce qu’il a fait à Bozizé, son successeur lui fera de même.

 

Ces mots, amers et lucides, sonnent comme un avertissement. À force de bâillonner la société civile, d’enfermer la presse, de confisquer la douleur et d’ériger le pouvoir en titre foncier, le régime finit par transformer tout le pays en une immense prison à ciel ouvert. Mais un jour, ces murs céderont. Un jour, la peur changera de camp….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses mercenaires russes

0

Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses mercenaires russes
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le pouvoir de Bangui s’attaque désormais frontalement à l’indépendance de la justice. En suspendant l’Ordre des avocats, le président Touadéra assume désormais une dictature ouverte où la loi n’a plus aucune valeur face à son régime criminel.

 

Le 27 septembre 2025, un arrêté du ministre de la Justice a ordonné la suspension immédiate de l’Ordre des avocats de Centrafrique, une institution fondée il y a plus de quarante ans. Les locaux du Barreau doivent être fermés et un administrateur provisoire sera nommé par le gouvernement pour en prendre le contrôle. Jamais dans l’histoire récente du pays une telle décision n’avait été prise.

 

Cette attaque vise directement le bâtonnier et le Conseil de l’Ordre, accusés par le pouvoir de « manquements » aux règles de la profession. En réalité, le motif est clair : les avocats ont osé faire grève pour dénoncer les violations massives des droits de la défense et exiger l’accès à leurs clients détenus dans les commissariats, les brigades et les prisons. Dans ces lieux de détention, la torture est devenue pratique courante, notamment dans les geôles contrôlées par les mercenaires russes de Wagner.

 

Oui, c’est la grève des avocats qui est à l’origine du déclencheur de la répression. Rappelons le, depuis plusieurs mois, les avocats centrafricains dénoncent l’impossibilité de remplir leur mission. À chaque arrestation, les forces de sécurité refusent l’accès aux détenus, laissant ces derniers entre les mains de policiers, gendarmes ou mercenaires russes du groupe Wagner sans aucun contrôle judiciaire. Les cas de tortures, de mauvais traitements et de détentions prolongées se multiplient.

 

Devant de tels abus, le Barreau a déclenché une grève pour rappeler au gouvernement l’obligation de respecter la loi et la Constitution. En réponse, le ministère de la Justice a d’abord tenté de calmer les avocats par une circulaire, demandant aux forces de l’ordre de respecter les lois du pays,  avant de franchir pathétiquement le pas : supprimer purement et simplement leur institution.

 

Comme tout le monde le sait d’ailleurs, c’est la main des mercenaires Russes qui sont derrière la décision du ministère de la justice. Cette offensive contre les avocats s’explique aussi par la présence croissante des mercenaires russes au cœur du système sécuritaire et judiciaire centrafricain. Dans les unités de l’OCRB et à la gendarmerie, plusieurs détenus accusés à tort de complot ou de simple opposition politique subissent des traitements inhumains. Les avocats, en défendant leurs clients, dérangeaient directement les intérêts du régime et de ses protecteurs russes.

 

Pour le président Touadéra, la grève des avocats était une menace : en exposant publiquement les abus et la complicité du pouvoir avec Wagner, elle brisait le silence imposé. La dissolution du Barreau est donc un acte politique destiné à protéger ses alliés étrangers et à verrouiller davantage la société.

 

Ceci dit, la loi n’existe plus  dans le pays. En suspendant l’Ordre des avocats, le gouvernement envoie un message clair : la loi n’existe plus en Centrafrique. Seule la volonté du président fait désormais office de règle. La Constitution, les conventions internationales et l’indépendance de la profession d’avocat sont piétinées au grand jour.

 

L’Union internationale des avocats a déjà dénoncé une atteinte grave à l’État de droit et demandé le retrait de cette mesure. Mais le régime reste sourd à ces appels. Touadéra assume désormais devant tout le monde une dérive autoritaire du jamais vue dans le pays, où toute contestation est muselée.

 

En plus, c’est au moins Quarante ans d’histoire que le régime de Touadera veut balayer. Le Barreau de Centrafrique existe depuis plus de quarante ans. Il a survécu aux crises politiques, aux coups d’État et aux guerres civiles. Jamais aucun pouvoir, aussi fragile ou autoritaire soit-il, n’avait osé l’effacer d’un trait de plume. Le régime actuel franchit donc une ligne rouge : supprimer une institution indispensable au fonctionnement de la justice et à la défense des citoyens.

 

Derrière cette décision, ce n’est pas seulement le Barreau qui est attaqué, mais l’idée même d’un État de droit. Les avocats, garants des libertés, sont réduits au silence. Les citoyens, eux, restent seuls face à un pouvoir de plus en plus violent, épaulé par des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

C’est de la pure dictature qui est désormais assumée ouvertement. En dissolvant l’Ordre des avocats, Touadéra ne cache plus sa dictature. Il démontre qu’aucune loi, aucune institution, aucun droit fondamental ne résiste à sa volonté politique. Son message est clair : la justice est désormais une arme au service du régime, et ceux qui la contestent seront écrasés.

 

La Centrafrique bascule ainsi dans une nouvelle ère où les droits élémentaires sont confisqués, où les prisons deviennent des zones de non-droit, et où la voix des avocats – dernier rempart contre l’arbitraire – est réduite au silence.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : la conquête inclusive du bonheur ,  Un énième mouvement politique créé exclusivement à l’approche des élections, mais absent au moment des élections

0

la conquête inclusive du bonheur ,  Un énième mouvement politique créé exclusivement à l’approche des Élections

 

Camp de Roux, OCRB, Ngaragba : les centres de torture de Touadéra documentés par la CPI
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une fois de plus, la République centrafricaine voit naître un nouveau mouvement politique à l’approche des Élections. Germain Nadjibe lance sa « Conquête inclusive du bonheur », rejoignant ainsi la longue liste des formations politiques éphémères qui surgissent avant chaque scrutin pour disparaître aussitôt après.

 

En effet, l’émergence de ce mouvement interroge d’emblée. Pourquoi maintenant ? Comme tant d’autres avant lui, Nadjibe profite-t-il simplement de la période pré-électorale pour se positionner sur l’échiquier politique ? Le phénomène est récurrent en Centrafrique : multiplication des partis politiques avant les Élections, puis évaporation totale une fois les urnes fermées. Les électeurs centrafricains ont déjà assisté à ce spectacle maintes fois.

 

« Conquête inclusive du bonheur », « mobilisation populaire », « rassembler toutes les tendances », le vocabulaire utilisé par Nadjibe relève davantage du slogan marketing politique que d’un véritable projet politique. Aucune proposition concrète n’est avancée. Comment compte-t-il réellement améliorer la vie des Centrafricains ? Quelles sont ses solutions face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du pays ? Le flou artistique règne.

 

Nadjibe affirme être « implanté sur l’ensemble du pays, du nord au sud, du sud à l’est ». Pourtant, qui connaît réellement ce mouvement en dehors de cette interview ? Comment un homme, même « suffisamment connu » selon ses propres termes, peut-il prétendre avoir structuré un mouvement national en seulement deux ans, là où des partis établis peinent à maintenir leur présence territoriale ?

 

Si Nadjibe se présente comme enseignant, sportif et proche du milieu ecclésiastique, son parcours politique reste un mystère total. Aucune expérience significative dans la gestion publique, aucun mandat électif, aucune réalisation concrète au service de la communauté. Sur quelles bases les Centrafricains devraient-ils lui accorder leur confiance ?

 

Dans un contexte où le président sortant, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro    contrôle l’ensemble des institutions électorales et bénéficie de tous les avantages du pouvoir, l’émergence de nouveaux mouvements comme celui de Nadjibe ne sert-elle pas avant tout à donner une façade démocratique à un processus déjà joué d’avance ? Ces formations politiques de circonstance permettent de maintenir l’illusion d’une compétition électorale équitable.

 

Qui finance ce mouvement ? Quels sont ses véritables objectifs ? S’agit-il d’une stratégie pour obtenir des positions ou des avantages après les Élections ? Nadjibe sera-t-il encore présent sur la scène politique dans deux ans ? L’histoire récente de la Centrafrique suggère que non.

 

La « Conquête inclusive du bonheur » ressemble davantage à une opération de communication qu’à un véritable projet politique. Les Centrafricains, échaudés par tant de promesses non tenues, sont en droit d’exiger plus que des slogans creux et des déclarations d’intentions.

 

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Comment les joueurs sénégalais profitent des ligues africaines grâce à Melbet

0

Le football africain est devenu une mine d’or pour les parieurs, et des plateformes telles que Melbet transforment ce potentiel en valeur réelle. Pour les supporters et les parieurs sénégalais, la qualité croissante des ligues africaines se traduit par des informations plus précises, des marchés de paris diversifiés et des données fiables pour élaborer des stratégies. Dans le même temps, les joueurs eux-mêmes en bénéficient indirectement : plus les ligues suscitent de l’intérêt, plus leur talent est mis en valeur. Voici comment Melbet aide les parieurs sénégalais à prendre des décisions plus judicieuses, tout en renforçant la notoriété du football africain.

Pourquoi les ligues africaines sont-elles un trésor caché pour les parieurs ?

Les ligues africaines étaient auparavant difficiles à suivre en dehors de la télévision ou de la radio locales, laissant les parieurs avec peu d’informations fiables. Melbet apk Sénégal a changé cela en intégrant des statistiques en direct, des analyses approfondies et la couverture des matchs des ligues de tout le continent, y compris la Ligue 1 sénégalaise. Les parieurs ont désormais accès à des cotes en direct, à la forme des équipes, aux statistiques des joueurs et aux dernières nouvelles sur les blessures, informations qui étaient auparavant impossibles à trouver.

 

Comment les joueurs sénégalais profitent des ligues africaines grâce à Melbet

 

Cette transparence permet aux utilisateurs de prendre des décisions éclairées plutôt que de se baser sur des suppositions. L’imprévisibilité du football africain devient alors une opportunité plutôt qu’un risque. Pour les parieurs sénégalais, suivre leurs équipes locales est désormais une activité professionnelle : chaque but, chaque carton et chaque possession de balle enrichissent leur expérience de pari et renforcent leur engagement envers le football national.

Les avantages réels que Melbet apporte aux parieurs sénégalais

Melbet ne se contente pas de fournir des cotes ; il crée une expérience plus connectée et plus enrichissante pour les utilisateurs qui suivent de près le football africain. Grâce à son infrastructure numérique et à son orientation régionale, les parieurs peuvent tirer profit d’informations locales souvent négligées par les marchés internationaux.

Voici comment Melbet aide les utilisateurs sénégalais :

  • Marchés localisés : propose des cotes pour les ligues sénégalaises et africaines, et pas seulement européennes.
  • Analyses détaillées : fournit des données en temps réel pour des prévisions plus intelligentes.
  • Bonus et promotions : récompense les utilisateurs locaux qui suivent les compétitions nationales.

Ces avantages font de Melbet une plateforme qui valorise l’expertise locale. Les parieurs qui connaissent bien les clubs ou les joueurs régionaux peuvent transformer leurs connaissances en gains réguliers, ce que les bookmakers internationaux permettent rarement.

L’effet domino : comment les parieurs stimulent la croissance de la ligue

Chaque pari placé sur un match africain envoie un message : il existe un réel intérêt pour le football sur ce continent. Lorsque davantage de personnes s’engagent via des plateformes telles que Melbet, cela augmente la demande en matière de diffusion et la valeur du sponsoring. Cette attention supplémentaire aide les clubs et les joueurs à gagner en notoriété au-delà de leurs frontières, créant ainsi une boucle de rétroaction entre les fans, les parieurs et les professionnels.

Les parieurs, catalyseurs de visibilité

Lorsque les fans parient sur des matchs locaux, ils font indirectement la promotion de ce sport. Chaque ticket de pari représente de l’attention, des données et de l’engagement, autant d’éléments qui attirent les marques et les médias. Pour les joueurs sénégalais, cela se traduit par une plus grande visibilité de leurs performances, ce qui peut leur ouvrir les portes vers de plus grandes opportunités à l’étranger. L’écosystème des paris aide donc les talents locaux à gagner en visibilité à l’échelle mondiale.

Une façon plus intelligente de parier sur le football africain

Melbet offre à ses utilisateurs plus que des cotes : il leur fournit une structure. Les parieurs sénégalais peuvent étudier les tendances, comparer les compositions d’équipes et évaluer la forme des joueurs, tout comme le font les professionnels en Europe. La richesse des données fournies par la plateforme transforme ce qui n’était auparavant que des conjectures en analyses. Ce passage de l’intuition à l’information rend les paris plus stratégiques et plus durables, récompensant la patience et la compréhension plutôt que la seule chance.

Les paris comme partie intégrante de la culture footballistique

La culture footballistique sénégalaise a toujours été passionnée et axée sur la communauté. L’approche locale de Melbet tire parti de cette énergie, offrant aux fans de nouvelles façons de s’impliquer dans le sport qu’ils aiment déjà. Au lieu de se contenter de regarder, ils participent, analysent et partagent leurs impressions, créant ainsi une base de fans plus intelligente et plus connectée.

 

À mesure que les marchés des paris autour des ligues africaines se développent, leur crédibilité augmente également. Chaque utilisateur actif apporte une valeur ajoutée au jeu, rendant les matchs locaux plus compétitifs, mieux couverts et plus respectés à l’échelle internationale. Il s’agit d’un cycle de participation qui renforce à la fois le football et son public.

Une nouvelle ère pour les parieurs sénégalais

Le rôle de Melbet en Afrique va au-delà du divertissement : il redéfinit la manière dont les fans locaux interagissent avec le football. Les parieurs sénégalais ont désormais accès à des outils, des informations et des marchés qui récompensent leur connaissance approfondie de leurs propres ligues. Ce faisant, ils contribuent à rehausser le niveau du jeu, en offrant aux stars locales une tribune et en assurant à ce sport un avenir fondé sur la connaissance, les données et l’engagement.

 

 

 

Bangui : vendredi noir au lycée d’État des Rapides,  affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre

0

Bangui : vendredi noir au lycée d’État des Rapides,  affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/un-eleve-dans-un-vehicule-de-la-police-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : vendredi noir au lycée d’État des Rapides, affrontements violents entre élèves et forces de l’ordre
Image d’illustration de la grève des élèves au lycée de gobongo à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le lycée d’État des Rapides à Bangui est devenu ce vendredi un champ de bataille et d’affrontements violents. Les Bataillons d’Intervention Rapide (BIR) tirent à balles réelles sur des élèves après qu’une simple altercation entre un professeur et un élève ait dégénéré.

 

Tout a commencé par un incident banal. Un professeur a confisqué le ballon d’un élève. L’élève est allé récupérer son ballon. Le professeur l’a frappé avec un bâton. Les autres élèves ont protesté contre cette violence et se sont mis en grève. Ils ont barricadé la voie pour bloquer l’accès au lycée.

 

Les policiers et les gendarmes sont arrivés sur place mais n’ont pas réussi à calmer la situation. Les élèves refusaient de lever les barricades et demandaient que le professeur soit sanctionné pour avoir frappé leur camarade.

Bangui-500.jpg” data-wpel-link=”internal”>Urgence Hopital General de Bangui 500

 

Face à cette situation, les autorités ont fait appel aux BIR. Ces unités d’intervention rapide sont arrivées et ont commencé à tirer. Des balles réelles sifflent de partout dans l’enceinte du lycée. Les BIR tirent sans contrôle, sans discernement.

 

Selon les premières informations, il y a des blessés, des traumatisés et des élèves évanouis. Le bilan exact n’est pas encore connu car la situation est toujours confuse. Les élèves courent dans tous les sens pour échapper aux tirs. Certains ont réussi à sortir du lycée. D’autres sont encore piégés à l’intérieur.

 

L’utilisation de balles réelles contre des élèves qui manifestaient pacifiquement est inacceptable. Ces jeunes protestaient contre la violence d’un professeur. Ils n’étaient pas armés. Ils ne représentaient aucune menace. Faire intervenir les BIR avec des armes à feu contre des lycéens est disproportionné.

 

Cette situation rappelle le niveau de violence que le régime Touadéra est prêt à utiliser contre sa propre population. Des élèves qui protestent contre un professeur violent se retrouvent sous les tirs des forces spéciales. C’est la réalité de la Centrafrique aujourd’hui.

 

Les parents sont actuellement en train de converger vers le lycée des Rapides. Ils veulent récupérer leurs enfants. Ils sont inquiets après avoir entendu parler des tirs à balles réelles. Beaucoup craignent que leurs enfants ne soient blessés ou tués.

 

La situation reste tendue. Les BIR sont toujours sur place et continuent à tirer. Les élèves tentent de fuir. Le chaos règne au lycée des Rapides.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Jackpot Bob, jouer en toute sécurité

0

 

La sécurité est devenue un critère essentiel dans le choix d’un casino en ligne. Trop de plateformes promettent des bonus alléchants mais laissent planer le doute sur la protection des données, la fiabilité des paiements ou l’équité des jeux. Avec Jackpot Bob, cette inquiétude disparaît. Le casino met la sécurité au cœur de son fonctionnement, garantissant aux joueurs une expérience fiable, transparente et sereine.

Jackpot Bob, jouer en toute sécurité

 

Une plateforme sous licence et certifiée

Jackpot Bob ne joue pas avec la confiance de ses utilisateurs. Le site fonctionne sous licence de Curaçao, un cadre légal reconnu dans l’industrie du iGaming. Cela signifie que toutes les activités du casino sont surveillées par une autorité indépendante.

Les jeux proposés reposent sur un générateur de nombres aléatoires (RNG) certifié, garantissant des résultats équitables à chaque partie. De plus, la collaboration avec des éditeurs renommés comme NetEnt, Yggdrasil, Microgaming, Play’n GO, Evolution Gaming ou Ezugi assure des jeux régulièrement audités et conformes aux standards internationaux.

Protection des données et des transactions

Jackpot Bob utilise un cryptage SSL 256 bits, le même que celui des grandes banques en ligne, pour sécuriser toutes les données transmises. Qu’il s’agisse d’un dépôt, d’un retrait ou de la simple connexion au compte, tout est protégé. Les serveurs du casino sont hébergés dans des environnements sécurisés, et les données personnelles des joueurs ne sont jamais revendues à des tiers.

Cette approche rassure les utilisateurs : déposer, jouer et retirer ses gains se fait sans craindre le piratage ou l’exploitation abusive des informations.

Méthode de paiementDépôt minimumDélai de retraitFrais appliquésPlafond de retrait
Cartes bancaires (Visa, Mastercard)20 €1 à 3 jours ouvrésAucunJusqu’à 5 000 €/semaine
Portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller, ecoPayz)20 €Quelques heuresAucunJusqu’à 10 000 €/semaine
Cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum, Litecoin)20 €Moins de 24hAucunJusqu’à 15 000 €/mois
Virements bancaires50 €2 à 5 jours ouvrésAucunJusqu’à 20 000 €/mois

Grâce à cette transparence, les joueurs savent exactement à quoi s’attendre. Pas de frais cachés, pas de délais à rallonge : Jackpot Bob annonce clairement ses règles.

La transparence des retraits

Un autre point crucial concerne les retraits. Jackpot Bob se distingue en offrant des délais rapides et constants. Les joueurs réguliers peuvent compter sur des paiements validés en quelques heures avec les e-wallets, et même en moins de 24h pour les cryptomonnaies. Les VIP bénéficient en plus d’un traitement prioritaire et de plafonds de retrait plus élevés, ce qui rend l’expérience encore plus confortable.

Contrairement à certains casinos qui imposent des conditions de retrait complexes, Jackpot Bob mise sur la simplicité et la transparence. Tout est expliqué dès l’inscription, évitant ainsi les mauvaises surprises.

Jeu responsable : un cadre sain et protecteur

La sécurité ne concerne pas seulement les transactions, mais aussi la santé des joueurs. Jackpot Bob s’engage activement dans la prévention des comportements à risque grâce à des outils de jeu responsable.

Chaque joueur peut définir des limites de dépôt, de mise ou de temps de jeu directement depuis son compte. Il est également possible de demander une auto-exclusion temporaire ou définitive, pour reprendre le contrôle si besoin. Le casino met à disposition des conseils pratiques et des liens vers des organismes spécialisés pour aider à maintenir un jeu récréatif et sain.

Une ludothèque fiable et audité

Avec plus de 2 600 jeux disponibles, Jackpot Bob propose une offre diversifiée qui ne sacrifie jamais la sécurité. Les machines à sous comme Book of Dead, Gonzo’s Quest ou Mega Moolah sont régulièrement testées par des laboratoires indépendants, garantissant un taux de redistribution (RTP) conforme aux normes.

Les jeux de table, qu’il s’agisse de roulette, de blackjack ou de baccarat, sont conçus pour offrir des règles claires et équitables. Enfin, la section live animée par Evolution Gaming et Ezugi permet de jouer avec de vrais croupiers dans des conditions totalement sécurisées, avec des flux vidéo encryptés.

5 raisons pour lesquelles Jackpot Bob est un casino sûr

La sécurité n’est pas un simple argument marketing chez Jackpot Bob, mais bien une réalité quotidienne. Chaque aspect de la plateforme est pensé pour rassurer les joueurs, qu’il s’agisse de la légalité, de la protection des données ou encore de la transparence des paiements. Cette approche globale fait de Jackpot Bob un environnement où l’on peut miser et profiter de ses gains sans inquiétude.

  1. Une licence officielle de Curaçao qui encadre toutes les activités du casino ;
  2. Des transactions protégées par un cryptage SSL 256 bits ;
  3. Des retraits rapides, sans frais cachés, et transparents ;
  4. Des outils de jeu responsable accessibles à tous les joueurs ;
  5. Une ludothèque audité et composée uniquement d’éditeurs réputés.

Ces garanties expliquent pourquoi Jackpot Bob inspire confiance à une communauté de joueurs fidèles.

Conclusion

Choisir un casino en ligne, c’est avant tout choisir un environnement où l’on peut jouer en toute sérénité. Jackpot Bob l’a bien compris en construisant une plateforme qui met la sécurité au premier plan. Licence reconnue, paiements rapides et transparents, données protégées, outils de jeu responsable : tout est conçu pour que les joueurs profitent pleinement de leur expérience sans stress. Pour en savoir plus sur leur engagement en matière de sécurité, découvrez ici leur Politique de protection des joueurs.

Avec Jackpot Bob, chaque session devient un divertissement fiable, où la seule surprise à attendre est celle d’un gain inattendu, jamais celle d’un problème de sécurité.

FAQ Jackpot Bob

Jackpot Bob est-il un casino légal et certifié ?

Oui, il fonctionne sous licence de Curaçao, qui garantit un cadre légal et des audits réguliers.

Mes données sont-elles protégées sur Jackpot Bob ?

Absolument. Toutes les informations sont chiffrées grâce au protocole SSL 256 bits et stockées sur des serveurs sécurisés.

Quels sont les délais de retrait sur Jackpot Bob ?

Ils varient selon la méthode : quelques heures pour les e-wallets, moins de 24h pour les cryptos, et jusqu’à 5 jours pour les virements bancaires.

Jackpot Bob prend-il des frais sur les transactions ?

Non, aucun frais n’est appliqué, que ce soit pour les dépôts ou les retraits.

Existe-t-il des outils de jeu responsable sur Jackpot Bob ?

Oui, les joueurs peuvent configurer des limites, demander une auto-exclusion et accéder à des ressources d’aide.

Touadera, de père peul nigérien, et de mère centrafricaine d’origine congolais de la RDC,  veut diviser les centrafricains l’un contre l’autre. Écouter ce que Anicet-Georges Dologuelé a dit, et il a parfaitement raison.

0

Touadera, de père peul nigérien, et de mère congolais de la RDC,  veut diviser les centrafricains l’un contre l’autre. Écouter ce que Anicet-Georges Dologuelé a dit, et il a parfaitement raison.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans une interview accordée à la radio Ndèkè-Luka, Anicet-Georges Dologuélé, candidat à l’élection présidentielle de décembre 2025, a dénoncé avec une clarté implacable la stratégie de Touadéra qui consiste à diviser les Centrafricains les uns contre les autres. Ses propos sont sans appel : “Après 65 ans d’existence de la RCA, Touadéra déclare le premier apatride, simplement parce qu’il n’a pas envie de l’avoir en face de lui à une élection. Ce n’est pas beaucoup, non ?”

 

 

Voilà comment Touadéra veut détruire le pays. En dressant les Centrafricains les uns contre les autres. En créant des catégories de citoyens : les bons qui peuvent être binationaux sans problème parce qu’ils soutiennent le régime, et les mauvais qu’on déclare apatrides parce qu’ils osent s’opposer au pouvoir.

 

Dologuélé, ancien Premier ministre, député depuis dix ans, homme qui a tout donné pour son pays, se retrouve aujourd’hui traité comme un étranger dans sa propre patrie. Et tout cela pourquoi ? Simplement parce qu’il représente une menace électorale pour Touadéra.

 

L’ancien Premier ministre a expliqué sa position avec une logique juridique imparable. “Pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut parmi les documents que vous présentez, le certificat de nationalité centrafricaine. Je l’ai présenté à l’ANE. J’ai toujours eu un certificat de nationalité centrafricaine qui n’a jamais été remis en question. C’est un document qui a un caractère juridique».

 

Et Dologuélé enfonce le clou : “Ce n’est pas par une lettre d’un ministre de la Défense qu’on perd une nationalité. C’est par un acte de justice. Et cet acte n’a jamais eu lieu». Voilà toute l’absurdité de cette affaire. On ne peut pas déclarer quelqu’un apatride par une simple lettre administrative. Il faut un jugement. Une décision de justice. Une procédure légale. Rien de tout cela n’existe.

 

“Ce n’est pas parce que le code de nationalité l’a dit, puisque ce code n’a jamais été appliqué. Mais pour l’appliquer, il faut prendre un acte. Il faut prendre un acte pour constater que le Centrafricain, qui hier était centrafricain, a changé de nationalité, qui n’est plus centrafricain. Il n’y a pas eu d’acte jusqu’à aujourd’hui». La démonstration est limpide. Le régime prétend appliquer une loi, mais il ne suit aucune procédure légale pour le faire.

 

Dologuélé dénonce également le manque total de cohérence de Touadéra. “Je trouve que le président manque complètement de sagesse et de suite dans les idées. Parce que je l’ai vu, ce n’est pas juste entendu, dire le 30 mars 2025 devant tout le corps diplomatique, devant tout le gouvernement, devant tout l’écran constitué. Quand on lui a posé la question, il a dit qu’il n’interdisait à personne d’être candidat. Ceux qui ont deux nationalités n’ont qu’à se séparer d’une nationalité».

 

Et qu’a fait Dologuélé ? Exactement ce que Touadéra demandait. “Comme je n’avais aucune envie de me présenter en France, j’ai zéro chance. Je me présente dans mon pays d’origine, la RCA. Donc, j’ai abandonné la nationalité française. J’ai donc fait ce qu’il a demandé publiquement».

 

Mais au lieu de respecter sa parole, Touadéra invente maintenant autre chose. “Maintenant que je le fais, que je ne suis plus que centrafricain, on vient inventer autre chose. Non, non, non, il n’est plus centrafricain. Vous voyez, il y a un acharnement. Ce n’est plus de la Politique. C’est un acharnement contre un individu».

 

Un acharnement contre un homme qui a servi son pays avec honneur. “À mon âge là, avec tout ce que j’ai fait dans ce pays, alors que je suis député de la nation, député depuis 10 ans, député centrafricain, et que quand je voyage, je voyage avec une autorisation de sortie du président de l’Assemblée nationale, on vient dire que, en fait, depuis 30 ans, je ne suis plus centrafricain».

 

C’est absurde. C’est injuste. C’est cruel. Et Dologuélé résume parfaitement l’intention de Touadéra : “Donc, M. Touadéra, après 65 ans d’existence de la RCA, déclare le premier apatride, simplement parce qu’il n’a pas envie de l’avoir en face de lui à une élection. Ce n’est pas beaucoup, non ?”

 

Mais le coup de maître de Dologuélé dans cette interview, c’est d’avoir dénoncé l’application sélective de la loi sur la double nationalité. Et c’est là que sa stratégie de diviser les Centrafricains apparaît clairement.

 

“Je ne fais qu’interpréter la lettre du ministre de la Défense qui m’a écrit sur ses instructions. Si tous ceux qui ont acquis une autre nationalité après leur majorité ne sont plus centrafricains, nous sommes des milliers. Et parmi ces milliers, il y a plusieurs dizaines, sinon plusieurs centaines dans le gouvernement actuel, à la présidence, à la primature, à l’Assemblée nationale, dans la fonction publique, parmi les magistrats et parmi les hauts gradés de l’armée».

 

Dologuélé ne se contente pas d’accusations générales. Il cite des noms précis. “Tenez, le président de l’Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji. Tout le monde sait qu’il est français. Donc, ça veut dire qu’il n’est plus centrafricain. Donc, c’est un Français qui est président de l’Assemblée nationale. La ministre des Affaires étrangères Sylvie Baîpou Temon. C’est donc une Française qui est ministre des Affaires étrangères. Et puis, je peux en citer plusieurs, les Baïpo, ils sont nombreux».

 

Voilà la vérité que Touadéra veut cacher. Des dizaines de hauts responsables du régime sont binationaux. Mais eux ne sont pas inquiétés. Pourquoi ? Parce qu’ils sont fidèles au régime. Parce qu’ils obéissent à Touadéra. Parce qu’ils ne le menacent pas politiquement.

 

“Donc, ça veut dire que tous ceux-là, il doit y avoir un acte réglementaire pour les démettre de leur fonction. Et puis, il doit y avoir un acte de justice, j’insiste dessus, pour constater qu’ils ne sont plus centrafricains. Et puis donc, les obliger à faire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. C’est ça que veut dire la lettre du ministre de la Défense. Je ne fais que l’interpréter».

 

Cette dénonciation est dévastatrice. Elle montre que Touadéra crée deux catégories de Centrafricains. Ceux qui peuvent être binationaux parce qu’ils soutiennent le régime. Et ceux qu’on déclare apatrides parce qu’ils osent s’opposer au pouvoir. C’est une division artificielle. C’est une stratégie pour dresser les Centrafricains les uns contre les autres.

 

Touadéra veut faire croire que certains Centrafricains sont plus centrafricains que d’autres. Que ceux qui sont nés de deux parents centrafricains sont de “vrais” Centrafricains, tandis que ceux qui ont acquis une seconde nationalité ne le sont plus. Mais en même temps, il ferme les yeux sur les dizaines de binationaux dans son propre gouvernement.

 

Cette hypocrisie crée des divisions dangereuses dans le pays. Elle crée de la méfiance entre citoyens. Elle crée du ressentiment. Elle pousse les gens à se demander : qui est vraiment centrafricain ? Qui peut être candidat ? Qui peut occuper des fonctions publiques ? Et la réponse que donne Touadéra est claire : ceux qui me soutiennent sont centrafricains, ceux qui s’opposent à moi ne le sont pas.

 

C’est exactement ce que veut Touadéra. Diviser pour régner. Créer des catégories de citoyens. Monter les uns contre les autres. Faire en sorte que les Centrafricains se battent entre eux sur des questions de nationalité au lieu de se battre ensemble contre la dictature, la corruption, la misère.

 

Dologuélé a parfaitement compris cette stratégie. Et il la dénonce publiquement. Il refuse de se laisser enfermer dans ce piège. Quand le journaliste lui demande s’il s’apprête à affronter Touadéra pour la troisième fois, il rectifie immédiatement : “J’estime qu’une élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et son peuple. Je ne me présente pas contre Touadéra. Il n’est pas le seul candidat. Je me présente face aux Centrafricains, avec un projet».

 

Cette posture est importante. Dologuélé refuse de personnaliser le combat. Il refuse de tomber dans le piège de la confrontation personnelle avec Touadéra. Il veut garder le débat sur les idées, sur les projets, sur l’avenir du pays. “Je me présente avec un projet de société pour présenter aux Centrafricains une alternative crédible. Je ne me présente pas contre quelqu’un».

 

Mais Touadéra, lui, a personnalisé le combat. Il s’acharne contre Dologuélé. Il veut l’empêcher de se présenter. Il mobilise tout l’appareil d’État contre un seul homme. Le ministre de la Défense écrit des lettres. Le Conseil Constitutionnel lui retire son immunité parlementaire. Le Tribunal Administratif rejette ses recours. Les médias d’État le diabolisent.

 

Tout cela parce que Touadéra a peur. Peur de perdre le pouvoir. Peur de devoir rendre des comptes. Peur que les Centrafricains choisissent une alternative à dix ans de désastre sous son règne.

 

Cette interview de Dologuélé à la radio Ndèkè-Luka est importante. Elle montre un homme digne qui refuse de se laisser intimider. Un homme qui démonte calmement mais fermement les arguments bidons du régime. Un homme qui dénonce l’application sélective de la loi. Un homme qui refuse de se victimiser tout en pointant clairement l’injustice dont il est victime.

 

Les Centrafricains doivent écouter ces propos. Ils doivent comprendre ce que Touadéra est en train de faire. Il crée le premier apatride de l’histoire du pays. Il divise les Centrafricains entre “vrais” et “faux” citoyens. Il applique la loi de manière discriminatoire selon les intérêts politiques du régime.

 

Si les Centrafricains laissent faire, demain n’importe qui pourra être déclaré apatride. N’importe quel opposant gênant pourra être exclu de la vie politique sous prétexte de double nationalité. Et pendant ce temps, les binationaux du régime continueront tranquillement à occuper les plus hautes fonctions de l’État.

 

C’est ça que veut Touadéra. Dresser les Centrafricains les uns contre les autres. Créer des divisions. Faire en sorte que le peuple se batte entre lui pendant que le régime continue à piller le pays et à le livrer aux Mercenaires russes.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

ACFPE : un mois après l’expulsion des jeunes stylistes couturiers, leurs machines restent enfermées, et   la ministre Annie Michelle Mouanga, née Gambor,  refuse toute discussion

0

ACFPE : un mois après l’expulsion des jeunes stylistes couturiers, leurs machines restent enfermées, et   la ministre Annie Michelle Mouanga, née Gambor,  refuse toute discussion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ateliers-de-couture-a-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Voici l'atelier de couture installé au sein de l'ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités
Voici l’atelier de couture installé au sein de l’ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un mois s’est écoulé depuis l’expulsion des jeunes couturiers-stylistes de l’ACFPE. Leurs machines à coudre et tous leurs outils de travail sont toujours enfermés dans les locaux de l’agence. Personne ne les a appelés. Personne ne leur a proposé de discuter. Et pendant ce temps, ces jeunes qui ont des familles à nourrir errent dans les quartiers de Bangui sans travail, sans revenus, sans perspectives.

 

 

La ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, née Gambor, n’a montré aucune volonté de régler le problème. Elle les a chassés le 12 septembre 2025 en faisant intervenir la gendarmerie. Depuis, elle les ignore complètement. Comme si ces jeunes n’existaient plus. Comme si leurs trois ans et quatre mois de formation ne comptaient pour rien.

 

Rappelons comment tout a commencé. En mai 2022, le ministère a lancé un appel à la radio pour une formation avec une styliste ivoirienne. Beaucoup de jeunes ont répondu. La formation a démarré le 16 mai. Après une semaine, ils pensaient rentrer chez eux. Mais la ministre les a retenus pour préparer un défilé de mode.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-gendarmes-centrafricains-en-intervention-dans-enceinte-de-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l'ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC
Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l’ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC

 

Ce défilé a eu lieu le 21 juin 2022 à l’hôtel Oubangui. Brigitte Touadéra, la Première dame, était présente. Plusieurs membres du gouvernement aussi. Le lendemain, les couturiers ont reçu des certificats à l’hôtel Ledger. Et là encore, la ministre les a empêchés de partir.

 

Elle parlait de financements venant de la Banque mondiale, du PAM, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de la BAD. Elle promettait la création d’une coopérative après trois années de formation. Ces promesses n’ont jamais été tenues.

 

Pendant trois ans et quatre mois, ces jeunes sont restés à l’ACFPE. Ils ont eu deux marchés en tout. Le principal concernait les uniformes de l’école du président Touadéra à Damara. Mais même là, la ministre décidait seule du prix. Elle leur donnait des forfaits. Ils n’avaient pas leur mot à dire. Tout l’argent des financements internationaux passait par la coordinatrice camerounaise, Mme Ouahm-Diane, proche de la ministre.

 

En août 2025, la ministre a soudainement décidé de les expulser. Elle leur a envoyé une note leur donnant une semaine pour quitter les lieux. Pourquoi cette expulsion brutale ? Parce qu’elle veut installer un restaurant dans les locaux de l’ACFPE. Un restaurant obligatoire pour les employés, dont les salaires seront automatiquement amputés pour payer les repas. Le même système qu’elle a déjà imposé à la CNSS.

Dossier spécial : la ministre centrafricaine du travail Michelle Mwanga hurle comme une folle pour chasser les jeunes couturiers qu'elle a arnaqués impunément pendant trois ans
Les couturiers stagiaires

 

Les couturiers ont demandé à rencontrer la ministre pour comprendre. Le 10 septembre, ils se sont présentés à son bureau. Elle s’est mise à hurler : “Sortez de mon bureau ! Sortez de mon bureau !”. Elle criait si fort qu’on l’entendait dans tout le bâtiment.

 

Elle leur disait : “Qui vous a embauchés ici ? Vous avez quel contrat ? Sortez d’ici !”. C’est pourtant elle qui les avait fait venir en 2022 et retenus pendant trois ans. Legrand Youkoumande, l’un des couturiers expulsés, a raconté cette scène dans une interview accordée à Corbo News Centrafrique.

 

Après que la ministre les ait chassés de son bureau, son chargé de mission, M. Aristide Ganabo, est sorti derrière eux. Il leur a reproché d’avoir envoyé leur recours aux médias et aux ambassades. “Vous êtes malades ou quoi ? Comment vous pouvez mettre les médias dans vos documents ?”.

 

Puis il a ajouté que c’était uniquement par “la bonne volonté” de la ministre qu’ils étaient restés trois ans. “Vous devez remercier la ministre. Sans elle, vous ne seriez pas là. Elle vous a donné des marchés, vous devez lui dire merci.”

 

Les couturiers ont répondu qu’ils ne voulaient pas être des assistés, mais des professionnels accompagnés dans leurs projets. Mais Ganabo insistait que tout venait de la ministre et qu’ils n’avaient aucun droit de discuter.

 

Deux jours plus tard, le vendredi 12 septembre, la ministre a fait venir la gendarmerie. Les couturiers ont été expulsés. Leurs machines, leurs outils, tout leur matériel de travail est resté sur place. Tout a été fermé à clé.

 

Depuis ce jour, rien n’a bougé. Ces jeunes se sont retrouvés dans les quartiers sans rien. Pas de machines pour travailler. Pas de revenus pour nourrir leurs familles. Et personne ne les appelle pour trouver une solution.

 

La ministre continue son business. Elle a nommé sa sœur cadette, Renée Michèle Bimbo, directrice générale de l’ACFPE. Elle place ses parents partout dans l’institution. Elle installe son restaurant. Et elle oublie ces jeunes qu’elle a utilisés pendant plus de trois ans.

 

Annie Michelle Mouanga se glorifie d’être parente à Tina Touadéra. Elle pense que cette connexion familiale la protège. Elle pense qu’elle peut maltraiter les jeunes sans conséquence. Elle pense que le pouvoir durera toujours.

 

Mais le pouvoir finit toujours. Ces jeunes qu’elle a chassés ne vont pas tous disparaître. Ils vont rester. Ils vont se souvenir. Ils vont raconter à leurs enfants comment une ministre les a utilisés pendant trois ans, puis les a jetés comme des malpropres quand elle n’avait plus besoin d’eux.

 

Cette femme est mère de famille. Elle devrait comprendre ce que vivent ces jeunes. Elle devrait savoir ce que c’est que de ne pas pouvoir nourrir sa famille. Mais elle s’en fiche. Elle ne pense qu’à son argent, à son restaurant, à placer ses proches.

 

Le président Touadéra parle tout le temps de la jeunesse. Il dit que c’est sa priorité. Mais que fait-il quand sa ministre chasse des jeunes couturiers pour installer un restaurant ? Rien. Il regarde et il laisse faire.

 

Ces jeunes ont investi trois ans et quatre mois de leur vie dans cette formation. Ils ont participé à des défilés en présence de la Première dame. Ils ont fabriqué des uniformes pour l’école présidentielle à Damara. Et maintenant, on les jette.

 

Leurs machines sont enfermées quelque part dans l’ACFPE. Ils ne peuvent pas les récupérer. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas gagner leur vie. Et personne ne les appelle.

 

Un mois déjà. Trente jours sans revenus. Trente jours à expliquer à leurs familles pourquoi il n’y a rien à manger. Trente jours à se demander ce qu’ils vont devenir.

 

La ministre Annie Michelle Mouanga doit débloquer cette situation. Elle doit appeler ces jeunes. Elle doit leur rendre leurs machines. Elle doit leur permettre de travailler. Si elle refuse, le président doit intervenir.

 

Si rien ne bouge, on saura que tous les discours sur la jeunesse ne sont que des paroles vides. Que les promesses ne valent rien. Que les jeunes Centrafricains ne comptent pas.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mathurin Dimbélé Nakoué, ancien député voleur et trafiquant, encore candidat du MCU malgré une plainte pour réajustement de peine : l’OGDC saisit la justice

0

Mathurin Dimbélé Nakoué, ancien député voleur et trafiquant, encore candidat du MCU malgré une plainte pour réajustement de peine : l’OGDC saisit la justice

 

Mathurin Dimbélé Nakoué
Mathurin Dimbélé Nakoué

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), représenté par son coordonnateur national Élysée Nguemal, vient de déposer une plainte explosive auprès du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui. L’objet ? Demander le réajustement de peine contre Mathurin Dimbélé Nakoé, ce député voleur, trafiquant et criminel économique qui ose à nouveau se présenter comme candidat aux Élections législatives du 28 décembre 2025 dans la circonscription de Sosso-Nakombo.

 

 

La plainte, datée du 15 octobre 2025, rappelle des faits accablants que le régime Touadéra voudrait bien faire oublier.

 

En effet, le 18 septembre 2013, la Cour d’Appel de Bangui avait inculpé Mathurin Dimbélé Nakoué et d’autres pour détournement de deniers publics, faux usage de faux, prise d’intérêts dans un acte, trafic d’influence et abus de biens sociaux. Une liste de crimes économiques qui devrait normalement disqualifier à vie quelqu’un de toute fonction publique.

 

Mais ce n’est pas tout. La plainte de l’OGDC rappelle un autre fait gravissime établi par la Cour Constitutionnelle elle-même. Dans sa décision n°024/CC/20 du 27 novembre 2020, la Cour Constitutionnelle avait invalidé la candidature de Mathurin Dimbélé Nakoué aux Élections législatives du 27 décembre 2020 en raison de conditions d’inéligibilité inscrites à l’article 135 du code électoral de 2019.

 

Mais ce n’est pas seulement pour ses crimes économiques que Dimbélé avait été débouté. La Cour Constitutionnelle avait également établi un autre fait explosif : la tentative de manipulation des votes à l’Assemblée Nationale pendant la 6ème législature et pressions exercées sur le Ministre de l’Administration du Territoire.

 

En clair, Dimbélé ne se contentait pas de voler et de détourner. Il manipulait aussi les votes au sein de l’Assemblée Nationale et faisait pression sur les ministres. Un criminel complet, en somme.

 

Et voici le détail le plus croustillant de cette affaire, qui montre à quel point Dimbélé est un personnage sans scrupules : le 4 juin 2020, alors qu’il était interpellé par la police centrafricaine, notamment par la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), dans une affaire de faux usage du symbole de l’Assemblée Nationale, Mathurin Dimbélé Nakoué, vice-président de l’Assemblée Nationale à l’époque, avait alloué le Macaron de l’Assemblée Nationale à un sujet camerounais afin de lui permettre de circuler librement sur le territoire national sans s’acquitter des formalités liées à son statut d’étranger.

 

Vous avez bien lu. Un vice-président de l’Assemblée Nationale qui donne le macaron officiel de l’institution à un étranger camerounais pour qu’il puisse circuler en Centrafrique en se faisant passer pour un député ! C’est du grand banditisme institutionnel.

 

Corbeau News Centrafrique avait déjà documenté cette affaire en détail dans un article publié en juin 2020. Nous avions révélé comment Dimbélé et son collègue député Teddy Arnauld Weïdane étaient impliqués dans un vaste réseau de fraude douanière et de trafic de faux documents officiels avec des commerçants camerounais.

 

Malgré tous ces crimes, malgré son inculpation pour détournement de deniers publics, malgré sa disqualification par la Cour Constitutionnelle en 2020, malgré son implication dans des trafics de faux documents, Mathurin Dimbélé Nakoué ose à nouveau se présenter comme candidat aux législatives de décembre 2025.

 

Et le plus scandaleux ? Le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti de Touadéra, l’a officiellement investi comme candidat dans la circonscription de Sosso-Nakombo. Un criminel condamné, disqualifié par la Cour Constitutionnelle, est réinvesti par le parti au pouvoir. Pourquoi ? Parce que la Cour Constitutionnelle a été remplacée par un Conseil Constitutionnel dirigé par le cousin de Touadéra, un pantin qui valide tout ce que veut le président.

 

Comme nous l’avions écrit précédemment, Mathurin Dimbélé avait été débouté en 2020 par la juge Danièle Darlan qui présidait alors la Cour Constitutionnelle. Darlan avait appliqué la loi : un criminel économique condamné ne peut pas être candidat aux Élections. Mais Touadéra a éjecté la juge Darlan précisément parce qu’elle osait appliquer la loi. Il l’a remplacée par son cousin qui, lui, valide toutes les candidatures que Touadéra souhaite, même celles de criminels notoires comme Dimbélé.

 

La plainte de l’OGDC demande donc à la justice de priver Mathurin Dimbélé Nakoué de ses droits civiques et politiques, conformément aux articles 138 et 139 du code électoral. Ces articles sont clairs : une personne condamnée pour des crimes comme ceux commis par Dimbélé n’a pas le droit de participer à la vie politique.

 

L’OGDC demande spécifiquement à la Cour :

 

– De priver Dimbélé de ses droits civiques et politiques

– De lui interdire de s’adhérer à un parti politique ou à une organisation de la société civile

– De lui interdire de s’exprimer en public et dans les stations médiatiques publiques et privées

– De lui interdire de se faire une opinion politique

 

En d’autres termes, l’OGDC demande que Dimbélé soit complètement exclu de la vie politique centrafricaine, comme il aurait dû l’être depuis son inculpation en 2013 et sa disqualification en 2020.

 

La formule de conclusion de la plainte est cinglante : “SOUS TOUTES RÉSERVES ET ÇE SERA JUSTICE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN.”

 

Cette plainte de l’OGDC pose plusieurs questions fondamentales sur l’état de la justice et de la démocratie en Centrafrique sous le régime Touadéra.

 

Premièrement, comment un homme inculpé en 2013 pour détournement de deniers publics peut-il encore circuler librement en 2025 sans avoir été jugé ? Cela fait 12 ans que Dimbélé a été inculpé. Où en est son procès ? A-t-il été jugé ? A-t-il été condamné ? Si oui, a-t-il purgé sa peine ? Si non, pourquoi son procès n’a-t-il jamais eu lieu ?

 

La réponse est évidente : la justice centrafricaine ne fonctionne pas. Ou plutôt, elle ne fonctionne que contre les ennemis du régime. Pour les alliés de Touadéra comme Dimbélé, la justice ferme les yeux. Les dossiers traînent indéfiniment. Les procès n’ont jamais lieu. Les condamnations ne sont jamais exécutées.

 

Deuxièmement, comment un homme disqualifié par la Cour Constitutionnelle en 2020 peut-il être candidat en 2025 ? Parce que Touadéra a remplacé la Cour Constitutionnelle par un Conseil Constitutionnel dirigé par son cousin. Ce nouveau Conseil valide toutes les candidatures que Touadéra veut voir validées, même celles de criminels notoires.

 

Troisièmement, comment le MCU peut-il investir un criminel comme candidat ? Parce que le MCU n’est pas un parti politique normal. C’est une organisation criminelle déguisée en parti politique. Ses membres ne sont pas sélectionnés sur la base de leur compétence ou de leur intégrité, mais sur la base de leur loyauté à Touadéra et de leur capacité à servir les intérêts du régime, y compris par des moyens criminels.

 

Mathurin Dimbélé Nakoué incarne parfaitement ce qu’est devenu le MCU : un ramassis de criminels, de voleurs, de trafiquants, qui utilisent leur position pour s’enrichir personnellement tout en servant le régime. Dimbélé a volé, il a détourné, il a trafiqué des faux documents, il a manipulé des votes à l’Assemblée Nationale. Et pour toute récompense, le MCU l’investit à nouveau comme candidat.

 

La plainte de l’OGDC est donc un test pour le système judiciaire centrafricain. Le Procureur Général va-t-il donner suite à cette plainte ? Va-t-il demander le réajustement de peine contre Dimbélé ? Va-t-il demander que Dimbélé soit privé de ses droits civiques et politiques ?

 

Connaissant l’état de la justice sous Touadéra, la réponse est probablement non. Le Procureur Général va probablement classer la plainte sans suite, ou la laisser traîner jusqu’après les Élections de décembre. Dimbélé pourra tranquillement faire campagne, se faire élire grâce aux fraudes organisées par le MCU, et reprendre son siège de député qu’il n’aurait jamais dû occuper.

 

Mais cette plainte a au moins le mérite de rappeler publiquement qui est Mathurin Dimbélé Nakoué. Elle rappelle ses crimes. Elle rappelle sa disqualification en 2020. Elle rappelle qu’il est un criminel qui n’a rien à faire dans la vie politique centrafricaine.

 

Les électeurs de Sosso-Nakombo doivent savoir qui est l’homme que le MCU leur propose comme député. Ce n’est pas un homme intègre qui va défendre leurs intérêts. C’est un voleur, un trafiquant, un criminel économique qui a été condamné par la justice et disqualifié par la Cour Constitutionnelle.

 

Dimbélé ne revient pas en politique pour servir le peuple de Sosso-Nakombo. Il revient pour continuer à voler, à détourner, à s’enrichir sur le dos des Centrafricains. Il revient parce que le régime Touadéra protège les criminels qui lui sont fidèles.

 

L’OGDC, à travers son coordonnateur Élysée Nguemale, mérite d’être salué pour avoir déposé cette plainte courageuse. Dans un pays où la peur règne, où Wagner terrorise, où le régime réprime toute opposition, oser saisir la justice contre un criminel protégé par le pouvoir est un acte de courage.

 

Mais cette plainte montre aussi l’impasse dans laquelle se trouve la Centrafrique. Quand la justice ne fonctionne plus, quand les criminels sont protégés par le régime, quand la Cour Constitutionnelle est remplacée par un pantin aux ordres du président, que peut faire le peuple ?

 

La plainte de l’OGDC va probablement être classée sans suite. Dimbélé va probablement être “élu” député en décembre. Et il continuera tranquillement à voler et à détourner, protégé par Touadéra et le MCU.

 

Mais cette plainte restera dans les archives. Elle documentera les crimes de Dimbélé. Elle prouvera que des citoyens courageux ont tenté de faire respecter la loi. Et quand, un jour, la Centrafrique se libérera de ce régime criminel, ces documents serviront à établir les responsabilités et à rendre justice.

 

Mathurin Dimbélé Nakoué devra répondre de ses crimes. Peut-être pas aujourd’hui, peut-être pas demain, mais un jour. Et ce jour-là, la plainte de l’OGDC sera une des pièces à conviction qui l’enverra en prison, là où il aurait toujours dû être.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Formation des ex-rebelles de 3R et de l’UPC au Maroc : Touadéra détourne la moitié des places et envoie seulement 20 rebelles ce vendredi, en plus de ses propres proches recrutés à Damara

0

Formation des ex-rebelles de 3R et de l’UPC au Maroc : Touadéra détourne la moitié des places et envoie seulement 20 rebelles ce vendredi, en plus de ses propres proches recrutés à Damara

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Formation des ex-rebelles de 3R et de l’UPC au Maroc : Touadéra détourne la moitié des places et envoie seulement 20 rebelles ce vendredi, en plus de ses propres proches recrutés à Damara
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après avoir bloqué pendant un mois le départ des ex-combattants de l’UPC et du 3R vers le Maroc pour une formation militaire, le gouvernement centrafricain vient de changer à nouveau de posture. Ce vendredi 17 octobre 2025, trente personnes ont finalement été envoyées au Maroc, mais la composition du groupe montre que le régime Touadéra a transformé cette opportunité de formation en une opération de clientélisme Politique.

 

 

Sur les trente personnes envoyées, seulement vingt sont des ex-rebelles : dix éléments du mouvement 3R et dix éléments de l’UPC. Les dix places restantes ont été attribuées à des proches du Président Baba Kongoboro et du chef d’État-major, Zéphirin Mamadou. Autrement dit, le gouvernement a récupéré un tiers des places offertes par le Maroc pour envoyer ses propres hommes.

 

Rappelons les faits depuis le début. L’accord de N’Djamena du 19 avril 2025 avait ouvert une voie prometteuse pour la réintégration des ex-combattants. Le Royaume du Maroc proposait d’accueillir quarante hommes issus de l’UPC d’Ali Darassa et du mouvement 3R pour une formation militaire complète. Cette offre généreuse devait permettre à des jeunes combattants de recevoir une formation professionnelle et de s’intégrer dans l’armée nationale.

 

Le processus avait commencé normalement en juin 2025. L’UPC et le 3R avaient chacun sélectionné vingt candidats parmi leurs effectifs, soit quarante personnes au total. Ces jeunes combattants maîtrisaient déjà le maniement des armes mais n’occupaient pas de postes élevés dans la hiérarchie militaire des deux mouvements. Ils correspondaient exactement au profil attendu pour bénéficier d’une formation approfondie au Maroc.

 

Mais en juillet, le gouvernement a soudainement changé de position. Il a exigé que les deux mouvements envoient plutôt leurs cadres supérieurs : des chefs d’état-major, des chefs des opérations militaires, des colonels de haut rang. Cette exigence était absurde car ces officiers supérieurs possédaient déjà l’expérience et la formation militaire. Ils n’avaient pas besoin d’une formation supplémentaire au Maroc.

 

Face à cette exigence, les deux mouvements ont revu leur stratégie. Le 3R a désigné son chef d’état-major adjoint et son chef des opérations militaires, accompagnés de plusieurs colonels de haut rang. L’UPC a fait de même en envoyant ses cadres les plus expérimentés. Ces hommes ont quitté leurs bases en brousse et se sont rendus à Bangui.

 

Mais depuis leur arrivée dans la capitale, le voyage vers le Maroc est resté bloqué. Pendant un mois, ces officiers supérieurs ont attendu dans la capitale sans date de départ confirmée. Le programme de formation était paralysé malgré la présence des candidats réclamés par le gouvernement.

 

Et maintenant, nouveau changement. Le gouvernement n’envoie finalement ni les jeunes combattants sélectionnés initialement, ni les cadres supérieurs réclamés en juillet. Il envoie un groupe mixte de trente personnes : dix de l’UPC, dix du 3R, et dix autres issus des parents du Président Baba Kongoboro et du chef d’État-major.

 

C’est du clientélisme pur. Le régime Touadéra détourne une partie des places offertes par le Maroc pour récompenser ses fidèles. Au lieu de profiter pleinement de cette opportunité pour former quarante ex-rebelles et faciliter leur réintégration, le gouvernement en profite pour envoyer ses propres hommes en formation.

 

Les dix éléments de l’UPC et les dix éléments du 3R qui partent finalement au Maroc sont-ils les jeunes combattants sélectionnés initialement en juin ? Sont-ils les cadres supérieurs réclamés en juillet ? Ou sont-ils encore d’autres personnes sélectionnées selon de nouveaux critères ? L’opacité totale du processus ne permet pas de le savoir.

 

Ce qui est certain, c’est que cette formation qui devait être un élément clé du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) des ex-combattants a été complètement dénaturée par les manipulations du gouvernement.

 

Pourquoi le gouvernement a-t-il bloqué le départ pendant un mois après avoir exigé l’envoi de cadres supérieurs ? Pourquoi change-t-il constamment de position sur les profils des candidats à envoyer ? Pourquoi réduit-il le nombre de places pour les ex-rebelles de quarante à vingt ? Pourquoi récupère-t-il dix places pour ses propres hommes ?

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Bangui : un conducteur de taxi-moto meurt dans une collision frontale sur l’avenue Koudoukou

0

Bangui : un conducteur de taxi-moto meurt dans une collision frontale sur l’avenue Koudoukou

 

Bangui : un conducteur de taxi-moto meurt dans une collision frontale sur l’avenue Koudoukou
Sur l’avenue Koudoukou, dans le KM5 à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un conducteur de taxi-moto a perdu la vie ce mercredi vers 17 heures sur l’avenue Koudoukou, juste devant la mosquée centrale dans le 3e arrondissement de Bangui. Deux taxis-motos se sont violemment percutés.

 

 

Les deux conducteurs roulaient à grande vitesse. On ne sait pas encore exactement ce qui a provoqué la collision. Les deux motos se sont rentrées dedans de plein fouet. L’un des conducteurs est mort sur le coup avant même d’être transporté à l’hôpital.

 

Quand les policiers sont arrivés pour constater l’accident, le corps avait déjà été transporté à la morgue par des passants. Les témoins sur place ont préféré agir vite plutôt que d’attendre les forces de l’ordre.

 

Ce drame s’ajoute à la longue liste des accidents de taxi-moto à Bangui. Chaque jour, des collisions se produisent. Les conducteurs roulent trop vite. Beaucoup ne respectent pas les règles de circulation. Et régulièrement, des vies sont perdues.

 

L’avenue Koudoukou est pourtant un axe fréquenté, surtout aux heures de pointe. Le KM5, lieu très populaire de la capitale Bangui, attire du monde. Les commerces sont nombreux. Mais cette forte fréquentation n’empêche pas les conducteurs de rouler à vive allure.

 

Un détail montre aussi l’état de l’insécurité à Bangui. Pendant que les gens étaient rassemblés autour de l’accident, un jeune homme a reçu un appel de ses parents qui voulaient savoir ce qui se passait. Alors qu’il expliquait la situation au téléphone, des voleurs à moto sont arrivés. Ils ont arraché le téléphone de son oreille et sont repartis à toute vitesse.

 

Même sur les lieux d’un accident mortel, les criminels opèrent. Ils profitent de la confusion, du choc des témoins, pour voler. Personne n’est en sécurité nulle part à Bangui.

 

Les accidents de taxi-moto deviennent un problème quotidien dans la capitale. Les autorités ne prennent aucune mesure sérieuse pour réguler ce secteur. Pas de formation obligatoire pour les conducteurs. Pas de contrôle sur l’état des motos. Pas de sanctions pour les excès de vitesse.

 

Le résultat est là : des morts chaque semaine. Des familles endeuillées. Des jeunes hommes qui partent travailler le matin et ne rentrent jamais chez eux le soir.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Yaloké : un conducteur de taxi-moto criblé de balles par des bandits armés

0

Yaloké : un conducteur de taxi-moto criblé de balles par des bandits armés

 

RCA.jpg” />

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un conducteur de taxi-moto a échappé de peu à la mort ce mercredi 22 octobre 2025 à Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Des bandits armés lui ont tiré dessus alors qu’il revenait de Ngbapi, un village situé à une quarantaine de kilomètres de Yaloké.

 

 

Le chauffeur avait pris un client pour aller déposer dans ce village. Sur le chemin du retour, vers 15 heures, des hommes armés positionnés en embuscade entre Ngbapi et Yaloké ont ouvert le feu sur lui. Plusieurs balles l’ont touché.

 

Malgré ses blessures, le conducteur a réussi à garder son sang-froid. Il a continué à rouler jusqu’à ce que des passants le trouvent et viennent à son secours. Ils l’ont transporté à l’hôpital de Yaloké où il reçoit actuellement des soins. Les médecins prévoient le même jour de l’opérer.

 

Le premier examen médical a permis d’identifier le type d’arme utilisée. Les balles proviennent d’un fusil de chasse artisanal, ce qu’on appelle communément un “ Yalanga ”. Ces armes fabriquées localement utilisent des munitions double zéro de chasse. Heureusement pour la victime, ce type de munition est moins puissant que les balles d’armes de guerre.

 

Cette attaque n’est pas la première du genre dans la région de Yaloké. Les conducteurs de taxi-moto sont régulièrement pris pour cible par des bandits armés. Même il y’a quelques jours, un autre conducteur de taxi-moto a trouvé la mort dans le même secteur, tué par des bandits armés. Ces hommes qui travaillent dur chaque jour pour nourrir leurs familles deviennent les victimes de criminels qui n’hésitent pas à tuer pour quelques billets.

 

La situation sécuritaire dans l’Ombella-Mpoko continue de se détériorer. Les forces de l’ordre ne semblent pas en mesure de protéger les populations et les travailleurs qui empruntent ces routes quotidiennement, alors que le nombre des éléments de forces de l’ordre est suffisant. Les bandits agissent en toute impunité, installant des embuscades en plein jour sur les axes routiers.

 

Le conducteur blessé est entre les mains des médecins. On ne connaît pas encore la gravité exacte de ses blessures, mais le fait qu’il ait pu continuer à conduire après avoir été touché laisse espérer qu’il s’en sortira.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le ministère de la Culture persiste dans son acharnement  illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains : nouvelle tentative d’organiser des élections parallèles à l’UMC après l’échec de la première

0

Le ministère de la Culture persiste dans son acharnement  illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains : nouvelle tentative d’organiser des Élections parallèles à l’UMC après l’échec de la première

 

Le ministère de la Culture persiste dans son acharnement illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains : nouvelle tentative d’organiser des élections parallèles à l’UMC après l’échec de la première
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme continue son acharnement illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Après avoir lancé une première annonce pour des Élections parallèles qui n’a attiré personne, voici qu’il récidive avec une deuxième note circulaire datée du 20 octobre 2025, signée par Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture.

 

 

Cette nouvelle tentative fixe l’Assemblée Générale Élective au vendredi 31 octobre 2025 à 15h30 à l’École Nationale des Arts. Les candidatures doivent être déposées avant le vendredi 24 octobre 2025 à 15h30. Mais cette initiative est tout aussi pathétique que la première. Personne ne dépose de candidature sérieuse.

 

À ce jour, une seule personne a déposé sa candidature. Et qui est-ce ? Un chanteur de veillées mortuaires. Ces musiciens, si on peut les appeler ainsi, sont ceux qui viennent chanter la nuit lors des cérémonies funéraires et qu’on rémunère avec des cafés et quelques pièces. Ce sont des chanteurs qui animent les deuils, pas des musiciens professionnels reconnus.

 

Lui et un certain Dani Garso, également chanteur de veillées mortuaires, jouent le jeu avec le ministère. Garso n’est pas un vrai chanteur professionnel. C’est un animateur de cérémonies funéraires. Mais il collabore avec le ministère pour tenter de placer un autre chanteur de veillées mortuaires à la tête de l’UMC.

Le ministère de la Culture persiste dans son acharnement illégal contre l’Union des Musiciens Centrafricains : nouvelle tentative d’organiser des élections parallèles à l’UMC après l’échec de la première
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique

 

Ce candidat a même organisé un spectacle pathétique. Il a pris des gens, a marché dans les rues, fait klaxonner des taxis-motos, dansé, puis est venu déposer sa candidature au ministère en prétendant que c’était un événement important. Zéro crédibilité. Zéro soutien des vrais musiciens.

 

Ce candidat tente maintenant de se rallier au parti MCU (Mouvement Cœur Unifié) pour attirer les poids lourds du pouvoir et obtenir leur soutien. C’est juste une tromperie. Une manipulation. Les vrais musiciens centrafricains ne sont pas avec eux.

 

Le ministère persiste dans son ingérence illégale. Rappelons que l’UMC est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain. Cette reconnaissance relève exclusivement du Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle compétente en matière associative. Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel. Il n’a strictement aucune prérogative légale pour intervenir dans l’organisation interne de l’UMC et encore moins pour organiser ses Élections.

 

Pourtant, la note circulaire du 20 octobre impose que les candidatures soient déposées au secrétariat de la Direction Générale des Arts et de la Culture, situé au rond-point des Nations Unies. Cette centralisation administrative transforme le ministère en organisateur direct du scrutin, ce qui viole l’autonomie associative.

 

De quel droit le ministère fixe-t-il les modalités d’organisation d’une élection au sein d’une association qui ne relève pas de sa tutelle ? Comment peut-il imposer un lieu et un calendrier pour une consultation qui devrait être organisée exclusivement par les membres de l’association ?

 

Rappelons les faits. Le 30 août 2025, les musiciens centrafricains ont démocratiquement élu Armand Touaboy et son bureau exécutif à la tête de l’UMC. Cette élection s’est déroulée conformément aux statuts de l’association. Elle était légitime. Elle était légale.

 

Mais Dany Ngarasso, l’ancien président par intérim, refuse d’accepter ce nouveau bureau. Il bénéficie du soutien actif de son ami Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère de la Culture. C’est Philippe Bokoula qui rédige toutes les notes circulaires pour tenter d’invalider l’élection d’Armand Touaboy et organiser des Élections parallèles favorables à son ami Dany Ngarasso.

 

Cette complicité entre Dany Ngarasso, lui aussi chanteur de la place mortuaire,  et Philippe Bokoula est visible depuis le début. C’est Bokoula qui avait rédigé la note circulaire du 25 août tentant d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août. C’est lui qui avait instrumenté l’intervention ministérielle du 2 septembre contestant les résultats du scrutin. Et c’est toujours lui qui organise ce processus électoral parallèle pour remettre son ami Dany Ngarasso au pouvoir.

 

Cette instrumentalisation de la fonction publique à des fins personnelles est une dérive grave. Philippe Bokoula utilise sa position au ministère pour favoriser son ami Dany Ngarasso au détriment de l’intérêt général et du respect du droit.

 

La première tentative du ministère avait échoué. Personne n’avait déposé de candidature sérieuse. Maintenant, ils essaient à nouveau avec cette deuxième note circulaire. Mais le résultat sera le même. Les vrais musiciens centrafricains ne participeront pas à cette comédie.

 

Seuls quelques chanteurs de veillées mortuaires, manipulés par le ministère et par Dany Ngarasso, jouent le jeu. Ces animateurs de cérémonies funéraires pensent pouvoir prendre le contrôle de l’UMC avec le soutien administratif de Philippe Bokoula et Albertine Ouaboua. Mais ils n’ont aucune légitimité auprès des vrais musiciens professionnels.

 

Le plus pathétique dans cette affaire, c’est que ces chanteurs de veillées mortuaires s’attaquent maintenant aux vrais musiciens. Ils les accusent. Ils disent que tel musicien n’est pas du parti au pouvoir, donc il ne mérite pas d’être dans le bureau. Que tel autre est de telle ethnie, donc il faut l’exclure. Que tel autre n’est pas centrafricain. Que tel autre a une mauvaise réputation et il faut détruire sa carrière.

 

Ces accusations sont honteuses. Elles montrent le niveau de manipulation et de division que le ministère encourage. Au lieu de rassembler les musiciens centrafricains, cette ingérence crée des divisions ethniques, politiques, et personnelles.

 

Dans quel pays un ministère peut-il s’immiscer ainsi dans les affaires internes d’une association ? C’est incroyable. C’est une violation totale de l’autonomie associative. Si cette dérive est tolérée, n’importe quel ministère pourra demain intervenir dans la gouvernance interne de n’importe quelle association sous prétexte de “dialogue constructif” ou de “résolution de désaccords”.

 

Albertine Ouaboua, qui signe cette nouvelle note circulaire, continue d’avaliser des décisions manifestement illégales rédigées par son collègue Philippe Bokoula. Comment peut-elle signer des documents qui violent l’autonomie d’une association qu’elle-même avait reconnue comme indépendante ? Cette question dépasse le cadre individuel et interroge le fonctionnement même de l’administration culturelle centrafricaine.

 

Le bureau exécutif légitime de l’UMC, dirigé par Armand Touaboy, doit maintenant prendre une décision. Doit-il ignorer cette convocation ministérielle et continuer à exercer son mandat légalement élu ? Doit-il engager un bras de fer juridique avec une administration qui outrepasse ses prérogatives ?

 

La voie judiciaire apparaît de plus en plus nécessaire. Un recours devant les juridictions compétentes permettrait de clarifier définitivement la question de la tutelle administrative de l’UMC et de rappeler que le Ministère de la Culture n’a aucune compétence pour organiser les Élections d’une association qui ne relève pas de son autorité.

 

Les musiciens centrafricains doivent également faire entendre leur voix massivement. Leur refus collectif de participer à ce processus électoral illégal organisé par le ministère enverrait un signal fort que la légitimité démocratique ne se décrète pas depuis les bureaux d’une administration.

 

Cette nouvelle tentative du ministère est une provocation. Elle n’a aucune base légale. Elle viole l’autonomie associative. Elle transforme une administration publique en instrument au service d’intérêts privés de Dany Ngarasso et Philippe Bokoula. Les musiciens centrafricains ont fait leur choix le 30 août. Ils ont élu Armand Touaboy dans le respect des procédures statutaires. Cette décision ne peut être remise en cause par des fonctionnaires qui outrepassent leurs prérogatives.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?

0

L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-upc-desarmement-bangui-450×375.jpg” alt=”L’accord de N’Djaména : une vitrine de paix pour rassurer les bailleurs ?” width=”450″ height=”375″ />
Le général Ali Darassa lors de son désarmement devant Touadera à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’accord de N’Djaména promet la paix avant les élections de décembre 2025.

 

Le 19 avril 2025, sous la médiation du Tchad, le gouvernement centrafricain signe un nouvel accord de paix avec les groupes armés 3R et UPC. Le document promet un cessez-le-feu, le désarmement des rebelles et leur intégration dans l’armée nationale. À huit mois des élections présidentielles, cet accord de Ndjamena pourrait voiler une stratégie de communication destinée à rassurer les partenaires internationaux plutôt qu’à résoudre durablement les tensions.

 

 

Le calendrier provoque des interrogations légitimes. La République centrafricaine dépend massivement de l’aide internationale. L’Union européenne, les Nations unies et la Banque mondiale financent une grande partie des institutions et programmes de reconstruction du pays. Ces bailleurs exercent une pression constante sur Bangui pour obtenir des résultats tangibles en matière de sécurité. L’accord de N’Djaména, avec ses promesses de dissolution des groupes armés, répond parfaitement à ces attentes au moment où Faustin-Archange Touadéra consolide sa position électorale.

 

Les engagements de l’accord de N’Djaména  paraissent ambitieux mais manquent de substance. Le texte prévoit le cantonnement des combattants dans les trois mois, leur désarmement quinze jours plus tard, puis leur intégration dans les Forces armées centrafricaines. Aucun financement précis n’accompagne ces mesures. Les délais semblent irréalistes dans un pays où l’État contrôle difficilement son territoire. Cette approche superficielle suggère un exercice de relations publiques plutôt qu’un plan sérieux de pacification.

 

L’histoire récente de la Centrafrique regorge d’accords similaires qui ont échoué. L’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019 avait déjà suscité des espoirs avant de s’effondrer en 2021. Les mêmes groupes armés, 3R et UPC, avaient rompu leurs engagements précédents. Cette répétition suggère que les accords servent davantage à maintenir le flux d’aide internationale qu’à établir une paix véritable, et l’accord de N’Djaména en est un exemple.

 

Pour Touadéra, l’accord de Ndjamena représente un atout électoral. En offrant des postes gouvernementaux aux leaders rebelles, il neutralise temporairement ses opposants armés tout en projetant une image de pacificateur. Cette stratégie permet de rassurer les électeurs et les partenaires étrangers sans s’attaquer aux causes profondes du conflit : corruption, faiblesse institutionnelle et absence de contrôle territorial.

 

Le rôle du Tchad dans cet accord de Ndjamena comme médiateur mérite attention. N’Djaména poursuit ses propres intérêts géopolitiques en Centrafrique, notamment face à l’influence croissante de la Russie dans la région. Le comité tripartite de suivi, dirigé par le Tchad, risque de privilégier la gestion diplomatique au détriment des réformes structurelles nécessaires. Cette dynamique renforce le caractère cosmétique de l’initiative.

 

Les bailleurs internationaux, malgré leur expérience des échecs passés, restent sensibles aux signaux politiques positifs. L’accord leur permet de justifier la poursuite de leur engagement financier en Centrafrique. Les promesses de dissolution des groupes armés offrent une narrative séduisante pour les capitales occidentales, même si la réalité sur le terrain demeure inchangée.

 

L’absence de mesures concrètes pour renforcer la gouvernance ou établir un véritable contrôle étatique révèle les limites de cette approche. Le processus de désarmement, démobilisation et réintégration nécessite des ressources considérables et un engagement politique durable. Sans ces éléments, l’accord risque de rejoindre la longue liste des initiatives avortées en Centrafrique.

 

L’accord de N’Djaména pourrait bien n’être qu’un mirage diplomatique, conçu pour maintenir l’illusion du progrès auprès des partenaires internationaux. Si le gouvernement centrafricain souhaite éviter un nouvel échec, il devra aller au-delà des déclarations d’intention et s’attaquer aux racines de l’instabilité qui gangrène le pays depuis des décennies….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC