vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 76

CENTRAFRIQUE : UN CODE ÉLECTORAL VIDÉ DE SA SUBSTANCE DEVIENT UN OUTILS DE LÉGITIMATION AUTORITAIRE QU’UN INSTRUMENT DÉMOCRATIQUE.

0

UN CODE ÉLECTORAL VIDÉ DE SA SUBSTANCE DEVIENT UN OUTILS DE LÉGITIMATION AUTORITAIRE QU’UN INSTRUMENT DÉMOCRATIQUE.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/doudou.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/doudou-450×419.png” alt=”CENTRAFRIQUE : UN CODE ÉLECTORAL VIDÉ DE SA SUBSTANCE DEVIENT UN OUTILS DE LÉGITIMATION AUTORITAIRE QU’UN INSTRUMENT DÉMOCRATIQUE.” width=”450″ height=”419″ />
Bernard Selemby Doudou

 

 

Rédigé le 31 août 2025 .

Par : Bernard Selemby Doudou, contributeur indépendant de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans toutes les démocraties à travers le monde, toutes sociétés aussi civilisées sont organisées et hiérarchisées.

 

S’inscrivant dans cette suite logique, tout État répertorié au conseil de sécurité de l’ONU à l’instar de la République centrafricaine banit le système anarchique et fonde des institutions telles la présidence, le gouvernement, le parlement, le conseil constitutionnel, le haut conseil de la communication, l’autorité nationale des élections etc…

 

Toutes ces institutions républicaines précédemment citées sont encadrées par une nomenclature juridique qui régule les comportements, protège les droits fondamentaux et garantit le fonctionnement du régime démocratique.

 

Ainsi, le processus électoral en Centrafrique est encadré par la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral sous la supervision de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui est l’organe constitutionnel autonome chargé de la gestion des opérations électorales.

 

Pendant que nous sommes dans une période charnière de la vie de la nation avec un projet mortifere et crisogene de troisième mandat du présidentdelaRépublique, force est de constater avec amertume et regret qu’à quelques mois des échéances électorales de décembre 2025, la loi électorale ne cesse de subir des amendements unilatéraux, des dérogations, des exceptions voire des entorses qui mettent en danger la confiance et l’intégrité du processus électoral.

 

Il apparaît important de rappeler que la règle électorale n’est pas à son premier torpillage car les effets juridiques de l’article 18 du code électoral avaient été suspendus dans toute sa plénitude pour rattraper le retard dans l’enroulement des électeurs.

 

En effet, l’article 18 du code électoral torpillé dispose que :”la liste électorale définitive doit être publiée un an avant chaque élection…”

 

Alors pour compenser le retard dans la révision de la liste électorale, le gouvernement n’a pas hésité de suspendre cette exigence légale afin d’éviter un vide juridique latent et pour garantir la tenue des élections groupées dans les délais constitutionnels.

 

En conséquence de ce qui précède, l’article 18 du code électoral a été mis en veilleuse c’est-à-dire que la liste électorale qui ne pourra être le reflet du corps électoral sera flexible, extensible où on peut ajouter ou retirer des électeurs à volonté jusqu’au jour du scrutin.

 

Comme le ridicule ne tue pas, le pouvoir de Bangui revient à la charge en convoquant l’assemblée nationale en session extraordinaire du 25 août au 3 septembre 2025 à travers le décret N*25.321 du 22 août 2025.

 

En effet, l’exposé des motifs du projet de loi évoque encore des dérogations à certaines dispositions de la loi électorale dont les fameux articles 7 et 18.

 

La première dérogation importante limitée dans le temps concerne la modification de la loi organique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) où le pouvoir de Bangui peut nommer des experts indépendants en soutien aux onze (11) commissaires dont quatre (4) femmes initialement opérationnels.

 

Non seulement que la définition de la notion “d’experts indépendants” pose problème au niveau de sa neutralité puisque nommés par décret présidentiel, mais cette forme d’ingérence déguisée porte gravement atteinte à l’indépendance et la souveraineté de l’Autorité Nationale des Élections.

 

La seconde dérogation qui n’est pas la moindre concerne les dispositions de l’article 28 du code électoral qui dispose que :”l’inscription sur la liste électorale est attestée par la délivrance d’une carte d’électeur avec photo dont la présentation au moment du vote est obligatoire et conditionne la participation au scrutin”

 

Ainsi, le pouvoir de Bangui propose d’ajouter aux documents exigibles pour avoir accès au scrutin le récépissé d’enrolement, la carte d’identité, la carte militaire ou le passeport sachant que la possibilité de voter avec le récépissé d’enrolement est une porte ouverte à la fraude massive.

 

Emporté par l’ivresse du pouvoir, il est de notre devoir de rappeler que le respect du principe de la sécurité juridique, de la stabilité électorale interdit tout changement de règles de jeu à quelques mois du scrutin.

 

Envahi par la crainte d’un embrasement de la situation, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pourquoi le gouvernement propose cet appui des experts indépendants si ce n’est un aveu insipide et indolore de l’incompétence de l’Autorité Nationale des Élections ?

2- Pourquoi la notion de consensus est absente de cette démarche ?

3- En d’autres termes, pourquoi ce projet de modification brutale et unilatérale ?

4- Avec la nomination des experts indépendants, peut-on être à la fois juge et partie dans un processus électoral aussi sensible ?

5- Quid de l’indépendance de l’organe chargé de gestion des opérations électorales ?

6- Entre le cadre juridique et le processus électoral, qui doit s’adapter ou s’accommoder à l’autre ?

 

Il apparaît évident que le défi est énorme avec le risque de contestation des règles du jeu et d’exclusion à desseins des candidats.

À cela s’ajoutent plusieurs incertitudes dont un risque élevé de crise de confiance où le citoyen ne croit plus au processus électoral, un risque de crise post-electorale, un risque de cohérence, d’harmonie, de communion et de conformité à la loi fondamentale et cette procédure va rompre définitivement l’égalité des candidats devant la loi.

 

En tout état de cause, l’Autorité Nationale des Élections qui n’arrive pas à gérer deux scrutins depuis des années se retrouvent avec un défi de quatre scrutins dont les élections locales qui ont une particularité spécifique.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes et le culte de personnalité ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

 

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

 

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 30 août 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Dologuelé dénonce le bradage de nos richesses nationales par Touadera : la folie de tokenisation

0

Dologuelé dénonce le bradage de nos richesses nationales par Touadera : la folie de tokenisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>v
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuelé rejette catégoriquement cette nouvelle forme d’exploitation des ressources.

 

Anicet Georges Dologuelé monte au créneau contre le projet de tokenisation des ressources naturelles centrafricaines par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Le président de l’URCA qualifie cette technologie blockchain de “hold-up moderne” sur le patrimoine national et mobilise son parti pour bloquer cette initiative gouvernementale.

 

La tokenisation divise fractionnellement les ressources physiques en jetons numériques négociables. Pour Anicet Georges Dologuelé, cette fragmentation numérique ouvre la porte à une appropriation progressive des richesses du sous-sol par des investisseurs internationaux. Chaque token représente une part de propriété sur l’or, les diamants ou le pétrole centrafricains, créant un marché spéculatif déconnecté des besoins nationaux.

 

L’ancien chef de gouvernement Anicet Georges Dologuelé pointe les risques de cette tokenisation. Les détenteurs de tokens acquièrent des droits économiques sur les ressources sans obligation de développement territorial. Cette dématérialisation permet de contourner les mécanismes traditionnels de contrôle étatique et d’échapper aux négociations directes avec les autorités centrafricaines.

 

Anicet Georges Dologuelé propose une alternative à cette tokenisation sauvage. Il prône une exploitation directe par l’État centrafricain, avec des partenariats transparents qui garantissent des retombées locales mesurables. Sa vision rejette la financiarisation des ressources au profit d’une industrialisation progressive qui créerait des emplois durables sur le territoire national.

 

L’URCA transforme ce combat anti-tokenisation en enjeu électoral. Dologuélé présente le refus de la tokenisation comme un test de patriotisme économique. Il appelle les Centrafricains à résister à cette “colonisation numérique” qui viderait le pays de sa substance au profit de spéculateurs virtuels installés dans les capitales occidentales….

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l’ICASEES masquent une tragédie nationale

0

Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l’ICASEES masquent une tragédie nationale

 

Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l'ICASEES masquent une tragédie nationale
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les statistiques de l’ICASEES sur les dépenses de santé des ménages dissimulent l’effondrement du système sanitaire centrafricain.

 

Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), a révélé sur la radio Ndékè Luka que les ménages centrafricains consacrent 4,9 % de leurs revenus aux dépenses de santé. Cette donnée, extraite d’une enquête sur la pauvreté, semble anodine. Elle révèle pourtant l’ampleur d’une catastrophe sanitaire que les autorités préfèrent occulter.

Ce pourcentage dérisoire ne témoigne d’aucune maîtrise budgétaire. Il traduit l’incapacité des familles à accéder aux soins de base. Ali le reconnaît lui-même : pour un ménage percevant 100 000 francs CFA mensuels, cela représente moins de 5 000 francs destinés à la santé. Une somme ridicule dans un pays où le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires frappent sans relâche.

Cette misère statistique cache une réalité plus cruelle. Les Centrafricains ne choisissent pas de dépenser si peu pour leur santé. Ils y sont contraints par la pauvreté. Ali l’admet sans détour : “Beaucoup se tournent vers des remèdes traditionnels ou évitent les centres de santé parce que ça coûte cher”. Cette confession dévoile l’imposture des 4,9 %. Ils ne reflètent pas un comportement économique rationnel, mais l’abandon forcé des soins modernes au profit de solutions dérisoires.

L’ICASEES prétend fournir ces données aux décideurs pour orienter les politiques publiques. Noble intention, si elle ne servait pas à édulcorer une réalité insoutenable. En présentant ce chiffre sans en dénoncer les implications tragiques, l’institut transforme une crise sanitaire en simple donnée comptable. Cette approche arrange les autorités et les bailleurs de fonds internationaux, peu désireux d’investir massivement dans un système de santé en ruine.

La méthodologie de cette enquête reste opaque. Comment l’ICASEES a-t-il calculé ces 4,9 % ? Quels ménages ont été interrogés ? Dans quelles régions ? Cette absence de transparence alimente les doutes sur la fiabilité de ces statistiques. D’autant que l’institut dépend financièrement de partenaires internationaux comme la Banque mondiale, qui préfèrent des chiffres rassurants aux vérités dérangeantes.

Les conséquences de cette manipulation statistique sont mortelles. Avec 70 % des ménages vivant dans la pauvreté selon la même enquête de l’ICASEES, l’accès aux soins reste un luxe inabordable. Les familles se rabattent sur des décoctions traditionnelles inefficaces ou renoncent purement et simplement aux traitements. Les enfants meurent de maladies évitables, les femmes accouchent sans assistance médicale, les malades chroniques dépérissent faute de suivi.

Ces 4,9 % ne constituent pas une donnée neutre. Ils forment un écran de fumée destiné à masquer l’effondrement du système sanitaire centrafricain. En les présentant sans contextualisation, l’ICASEES trahit sa mission d’information au profit d’une complaisance dangereuse envers les décideurs politiques.

La République centrafricaine mérite mieux que des statistiques trompeuses. Elle a besoin d’un diagnostic honnête de sa situation sanitaire et d’investissements massifs dans ses infrastructures médicales. Tant que l’ICASEES préférera les chiffres flatteurs à la vérité, les Centrafricains continueront de payer de leur vie cette imposture statistique….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3

0

les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/Vue-generale-de-lhopital-de-Paoua-en-RCA-octobre-2020.-©-Seigneur-Yves-Wilikoesse-MSF.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3
Vue générale de l’hôpital de Paoua. Photo MSF

 

Bilan annuel des initiatives SENI PLUS et CAUAMM dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Les autorités sanitaires de la région n°3 ont organisé une session d’évaluation de 48 heures dans la ville de Paoua, située à 487 kilomètres de Bangui. Cette rencontre du 31 juillet visait à analyser les performances de deux programmes essentiels : SENI PLUS, financé par la Banque mondiale, et CAUAMM, avec l’appui de l’Union européenne.

 

Dr Marc-Francis Regongbenga Dama, directeur de la santé pour cette zone, a insisté sur l’importance de cette démarche d’évaluation. Le financement basé sur la performance constitue un pilier de la stratégie sanitaire nationale, rendu possible grâce aux partenaires internationaux. L’objectif consiste à identifier les succès obtenus, les échecs enregistrés et leurs causes respectives.

 

Les discussions ont également porté sur l’application de la gratuité ciblée des soins maternels et infantiles, mesure instituée par décret présidentiel. Les équipes procèdent actuellement à des vérifications terrain pour s’assurer que les populations ciblées bénéficient réellement des services gratuits annoncés.

 

L’évaluation couvre l’ensemble des formations sanitaires de la préfecture de Lim-Pendé. Les participants examinent les indicateurs de performance, les défis rencontrés dans la mise en œuvre et les ajustements nécessaires pour optimiser l’impact des interventions.

 

Cette démarche d’auto-évaluation s’inscrit dans une volonté d’amélioration continue des services de santé. Elle permettra aux responsables de formuler des recommandations pratiques pour renforcer l’efficacité des deux programmes dans les mois à venir.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

CARNAGE MILITAIRE : La formation express des FACA, une condamnation à mort

0

CARNAGE MILITAIRE : La formation express des FACA, une condamnation à mort

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023-450×355.jpg” alt=”Cérémonie de sortie des soldats FACA à Berongo en juin 2023 Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023 Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète” width=”450″ height=”355″ />
Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023 – Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Une enquête de la rédaction du CNC révèle comment la réduction drastique du temps de formation des nouveaux soldats de Forces Armées Centrafricaines (FACA) les envoie sciemment vers une mort certaine. Ce système de formation accélérée, mis en place sous la supervision des Mercenaires russes du groupe Wagner, transforme l’armée nationale en chair à canon.

 

Formation express des FACA : la chronique d’une mort programmée

 

“Trois semaines ou un mois pour formation express des FACA, c’est une condamnation à mort”, déclare un ancien instructeur militaire européen. Les chiffres sont terrifiants : la durée de formation est passée de six mois sous l’EUTM à 21 jours sous supervision russe. Cette réduction dramatique a des conséquences meurtrières sur le terrain.

 

Le décompte macabre de la formation express des FACA

 

Des documents internes révèlent l’ampleur de l’hécatombe :

– 300 morts officiellement reconnus (2020-2023)

– 157 disparus non comptabilisés

– 243 blessés graves

– 312 déserteurs pour “incapacité au combat”

 

“Ces chiffres sont largement sous-estimés”, affirme un officier d’état-major. “Nous avons ordre de minimiser les pertes“.

 

Une formation au rabais mortifère

 

Notre enquête détaille le programme de formation express des FACA :

– 5 jours de formation physique basique

– 7 jours de maniement d’armes simplifié

– 4 jours de tactique élémentaire

– 5 jours d’exercices pratiques

“C’est de la formation fast-food”, dénonce un instructeur. “Impossible d’acquérir les réflexes de survie essentiels en si peu de temps.”

 

Les témoignages bouleversants de la formation express des FACA

 

“Mon fils est mort deux semaines après son déploiement dans la localité de Ngakobo en 2022. Il a été tué par les rebelles de l’UPC avec deux de ses collègues militaires “, témoigne Marie, mère d’un jeune soldat qui est aussi une policière. “Il ne savait même pas démonter correctement son arme. Comment peut-on envoyer des enfants au combat dans ces conditions ?”

 

L’abandon des formations concluantes

 

L’analyse des programmes révèle l’abandon de formations essentielles :

– Secourisme de combat : supprimé

– Lecture de carte : réduit à 2 heures

– Combat rapproché : inexistant

– Droit humanitaire : abandonné

“Nous créons des machines à tuer incompétentes”, alerte un ancien formateur de l’armée nationale.

 

Le business macabre de la formation express des FACA

 

“La formation express des FACA  est devenue un business”, révèle un officier sous couvert d’anonymat. “Les Wagner facturent chaque session à prix d’or, tout en réduisant la durée et la qualité. C’est un racket organisé sur le dos des recrues“.

 

Les conséquences désastreuses de la formation express des FACA  sur le terrain

 

Les rapports opérationnels  de la formation express des FACA  sont accablants :

– 60% des pertes dues à des erreurs basiques

– 40% des blessures par manipulation incorrecte d’armes

– 30% des désertions liées au manque de formation

 

Le traumatisme des survivants

 

“Nous voyons nos camarades mourir par incompétence”, témoigne un sergent. “Certains ne savent même pas se mettre à couvert correctement. D’autres tirent sur leurs propres collègues par erreur. C’est un cauchemar permanent“.

 

La complicité de la hiérarchie

 

“La hiérarchie est complice de ce massacre”, accuse un colonel FACA. “Ils connaissent les conséquences de cette formation au rabais, mais préfèrent les chiffres aux vies humaines. Plus vite les recrues sont formées, plus vite elles peuvent être déployées“.

 

L’impact psychologique dévastateur

 

Le Dr. Firmin Mboko, psychiatre militaire, alerte : “Nous créons une génération de soldats traumatisés. L’absence de formation adéquate génère une peur permanente qui se transforme souvent en comportements violents ou suicidaires“.

 

Les familles dans l’angoisse

 

À Bangui, les familles vivent dans la terreur. “Chaque fois qu’un convoi militaire revient, nous comptons les corps”, confie une mère de soldat. “Nous ne savons même pas si nos enfants savent se battre correctement“.

 

Cette formation express des FACA constitue un véritable scandale d’État. Le pouvoir sacrifie sciemment une génération de jeunes Centrafricains sur l’autel de l’urgence militaire. Sans retour à une formation digne de ce nom, l’armée centrafricaine continuera d’envoyer ses enfants à l’abattoir.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique

Invitation à suivre la chaine du CNC

 

Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes  WhatsApp :

CNC Groupe 3

4

Groupe Infos 

 

Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.

 

 

Touadera et Abazene : Les Architectes de l’injustice en Centrafrique  

0

Touadera et Abazene : Les Architectes de l’injustice en Centrafrique  

 

Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene lors de la réunion à la citée des chefs d'État à Bangui le 19 juin 2025
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans l’enceinte de la cité des Chefs d’État à Bangui, ce 19 juin 2025, le président Faustin Archange Touadera présidait une réunion consacrée à la gestion des carrières des juges et magistrats. Aux côtés du chef de l’État, son ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazene détaillait les orientations gouvernementales pour l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Cette rencontre, présentée comme un exercice de bonne gouvernance, intervient dans un contexte où les Centrafricains questionnent de plus en plus ouvertement l’efficacité de leur système judiciaire. Les mesures annoncées par Abazene :  limitation des disponibilités à quatre ans, harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 67 ans,  semblent déconnectées des préoccupations quotidiennes des justiciables.

 

Pendant que Touadera et son ministre de l’injustice dissertent sur la modernisation administrative de la justice, les établissements pénitentiaires de Ngaragba et du camp de Roux débordent de Centrafricains arrêtés illégalement. Députés, hauts cadres des finances, Anciens ministres, commerçants, citoyens ordinaires : tous se retrouvent derrière les barreaux sans procès, souvent après avoir subi des tortures. Ces arrestations arbitraires se multiplient, transformant les prisons en dépotoirs humains où s’entassent ceux qui dérangent le pouvoir.

 

Les Centrafricains constatent une vérité bien plus sombre : leur justice est devenue un instrument de répression massive. Des centaines de personnes sont arrêtées chaque mois sans mandat, torturées dans les brigades et les commissariats, puis jetées en prison sans jugement. Cette mécanique implacable frappe tous les profils : les députés, les hauts cadres des finances, d’anciens ministres, des hommes d’affaires, des citoyens. Le système carcéral centrafricain est saturé d’innocents tandis que les vrais criminels du régime se pavanent en liberté.

 

Cette situation perdure malgré les engagements pris par les autorités devant la communauté internationale. Les partenaires extérieurs, qui financent une partie de l’appareil judiciaire centrafricain, constatent que leurs investissements ne produisent pas les résultats escomptés en matière de respect des droits humains.

 

Alors que Touadera et Abazene se focalisent sur des questions de carrière et de statut, les Centrafricains attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations sécuritaires et judiciaires. Les pillages, les arrestations arbitraires, les violences contre les populations civiles continuent sans que les responsables soient traduits en justice.

 

Wagner : Les vrais juges de la Centrafrique

 

La justice centrafricaine appartient désormais aux Russes. Les hommes de Wagner parcourent le pays, imposent leur volonté.

 

Pendant ce temps, Touadera et Abazene regardent ailleurs. Ils parlent de réformes, de modernisation, d’harmonisation. Mais la vraie justice, celle qui s’applique tous les jours aux Centrafricains, se rend dans les caves de Wagner. Là, pas besoin de magistrats formés, de procédures, de droits de la défense. Les Russes décident, exécutent, enterrent.

 

Cette situation dure depuis des années. Des milliers de Centrafricains ont disparu dans les geôles tenues par les mercenaires. Leurs familles cherchent encore leurs traces, frappent aux portes des commissariats, supplient les autorités. En vain. Comme les deux jeunes ex-miliciens Azandé arrêtés illégalement par les russes à Bangui.

 

L’État fantôme

 

Abazene prétend diriger la Justice. Mais quelle justice ? Celle qui laisse Wagner opérer librement ? Celle qui ferme les yeux sur les tortures, les exécutions sommaires, les disparitions forcées ? Le ministre parle dans le vide. Sa justice n’existe plus. Elle a été remplacée par la loi russe, brutale et expéditive.

 

Les magistrats centrafricains le savent. Ils voient arriver dans leurs tribunaux des dossiers vidés de leur substance. Les vrais criminels, ceux qui pillent, tuent, terrorisent, ne passent jamais devant eux. Ils sont protégés par Moscou, couverts par Touadera, encouragés par Abazene.

 

Cette réalité empoisonne le quotidien des Centrafricains. Ils vivent dans la peur. Peur de parler, peur de sortir, peur d’exister. Car ils savent que la moindre parole, le moindre geste peut les conduire dans les cachots de Wagner. Et une fois là-bas, personne ne revient.

 

Les complices du silence

 

Touadera porte la responsabilité de cette dérive. C’est lui qui a ouvert les portes aux Mercenaires russes. C’est lui qui leur a donné carte blanche pour terroriser son propre peuple. Et aujourd’hui, il fait semblant de diriger un pays qu’il a vendu aux étrangers.

 

Abazene n’est pas en reste. Ministre de la Justice d’un régime qui a abdiqué devant les tortionnaires, il cautionne par son silence les pires exactions. Chaque jour qui passe, chaque réunion qu’il tient, chaque discours qu’il prononce, il trahit un peu plus les Centrafricains qui croient encore en la justice.

 

Les prisons du pays racontent une autre histoire que celle des réformes administratives. Elles parlent de corps brisés, de familles détruites, d’espoirs anéantis. Elles révèlent un pays livré à la barbarie, où les bourreaux russes règnent en maîtres absolus.

 

La vraie justice centrafricaine

 

Aujourd’hui, en Centrafrique, la justice a un accent russe. Elle parle la langue de Wagner, applique les méthodes de Wagner, sert les intérêts de Wagner. Les Centrafricains ne sont plus jugés par leurs pairs, mais par des mercenaires étrangers qui ne connaissent que la violence.

 

Cette situation révoltante perdure sous le regard complice de Touadera et Abazene. Ces deux hommes, censés protéger leurs concitoyens, les livrent pieds et poings liés à leurs bourreaux. Ils transforment la Centrafrique en terrain de chasse pour les prédateurs russes.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Casinos en ligne au Cameroun : les jeux préférés des joueurs

0

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/las-vegas.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/las-vegas-450×300.png” alt=”Casinos en ligne au Cameroun : les jeux préférés des joueurs” width=”450″ height=”300″ />

 

L’essor des jeux en ligne s’accompagne d’un intérêt croissant pour des titres spécifiques qui offrent à la fois excitation et accessibilité aux joueurs locaux. Avant de choisir un casino en ligne au Cameroun, vous devez vous assurer que la plateforme dispose d’une section Live Casino. En effet, cet espace apporte une ambiance immersive grâce à un croupier réel retransmis en vidéo où vous pourrez tester des variantes du blackjack et de la roulette en direct.

 

Jeux en ligne et dynamique du marché camerounais

 

Le marché des casinos en ligne au Cameroun s’inscrit dans la tendance africaine générale d’explosion du jeu en ligne. Selon les dernières prévisions, la croissance des jeux en ligne en Afrique est solide. Le marché africain a presque doublé en cinq ans (2019–2024) et devrait croître de l’ordre de 6 % par an pour atteindre environ 2,36 milliards de dollars d’ici 2028. Cette progression est alimentée par la multiplication des connexions internet. Au plan local, même si les statistiques spécifiques au Cameroun sont rares, l’augmentation du nombre d’usagers de jeux en ligne est perceptible au fil des années. La multiplication des salles de paris et des agrégateurs de paris mobiles en témoignent.

 

Sur le plan des segments de jeu, les études africaines montrent que les paris sportifs occupent encore une grande place dans les revenus du gaming en ligne (environ 0,86 milliard de dollars en 2024). Cette diversification des jeux en ligne est favorisée par la montée des portefeuilles électroniques et des solutions de paiement mobile (Mobile Money), qui facilitent les dépôts et retraits pour les joueurs. En outre, on note que les acteurs du marché visent de plus en plus à enrichir l’offre via des technologies innovantes (jeux de table en 3D, application mobile dédiée, assistance par croupier en direct).

Les jeux en ligne préférés des Camerounais

 

Les joueurs camerounais ont leurs jeux favoris quand il s’agit de casinos virtuels. D’après plusieurs rapports, les machines à sous figurent en tête de liste. Ces jeux de slot, aux graphismes colorés et aux thèmes variés (fruits classiques, aventures épiques, jackpots progressifs, etc.), séduisent par leur accessibilité et leurs gros gains potentiels. Très souvent disponibles en versions mobiles optimisées, ils correspondent bien au profil technophile des joueurs locaux. Les jeux de table en ligne occupent également une part importante du marché. Parmi ceux-ci, la roulette et le blackjack sont souvent cités comme des grands classiques du casino.

 

Le marché des jeux en ligne est en plein essor au Cameroun, porté par une population très connectée. De plus en plus de joueurs se tournent vers un casino en ligne populaire au Cameroun, notamment via leurs smartphones, car les plateformes de jeux virtuels deviennent de plus en plus accessibles. Selon une étude sectorielle, le marché africain des jeux d’argent en ligne était déjà estimé à 1,85 milliard de dollars en 2024. Cette croissance record peut être attribuée à l’accès mobile généralisé et à l’essor des solutions de paiement numérique pratiques. Le blackjack, qui mêle hasard et stratégie, et la roulette, jeu de hasard symbolique du casino, attirent les amateurs en quête d’expériences authentiques.

Enjeux et perspectives du secteur

 

Le développement rapide des casinos en ligne soulève plusieurs enjeux. Tout d’abord, les autorités insistent sur une vigilance accrue même si la plupart des plateformes offrent déjà des outils de contrôle du temps de jeu et des dépôts. Ensuite, l’encadrement financier : le gouvernement cherche à capter une part des sommes importantes en circulation. De nouvelles mesures fiscales visent à taxer les flux liés aux casinos virtuels et aux paris sportifs, afin de renforcer les recettes publiques. Le secteur est donc amené à se structurer, avec un agrément unique pour les paiements en ligne, ce qui devrait renforcer la transparence.

 

Malgré ces contraintes réglementaires, le marché des casinos en ligne au Cameroun reste porteur. Les acteurs misent sur des contenus innovants et des promotions attractives sans enfreindre les règles. Selon un cabinet d’analyse, le marché mondial des jeux en ligne (incluant les casinos) passe de 225 à plus de 424 milliards USD entre 2025 et 2032. La forte demande mondiale profite aussi aux jeux d’argent en ligne en Afrique et au Cameroun Le fait que des entreprises locales parviennent à se distinguer montre qu’il existe un écosystème en croissance. À l’avenir, on s’attend à ce que la popularité des casinos en ligne augmente encore, notamment grâce à l’arrivée de la 5G et à la baisse continue du coût des smartphones.

 

 

Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda

0

Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda

 

Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda
Patrouille des soldats FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’insertion frauduleuse de 700 faux candidats par l’état-major compromet l’envoi de 1 400 jeunes centrafricains en formation militaire en Ouganda.

 

Le programme de formation militaire en Ouganda risque de virer au fiasco. Ce qui devait être une chance pour 1 400 jeunes centrafricains devient un échec retentissant à cause des manœuvres de l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Rappelons le, en juillet 2024, une délégation militaire ougandaise dirigée par le général ougandais Patrick Ocen avait effectué une mission de sélection des candidats à Bangui. Accompagnés de médecins spécialisés, les experts ougandais ont passé au crible des milliers de candidatures déposées par des jeunes de toute la République centrafricaine. Après des examens médicaux approfondis, des tests physiques rigoureux et la vérification psychologique , ils ont retenu 1 800 jeunes : 1 400 destinés à la formation en Ouganda et 400 pour une formation locale à Bouar, située à 452 kilomètres de Bangui.

 

Cette sélection rigoureuse garantissait des candidats authentiques et qualifiés selon les standards militaires ougandais. Chaque dossier avait été vérifié minutieusement, chaque identité confirmée par des procédures de sécurité. La mission ougandaise repartie avec satisfaction, il ne restait à l’état-major centrafricain qu’à finaliser les formalités administratives : établissement des passeports, obtention des visas et organisation du transport vers Kampala.

 

Mais dès le départ de la délégation ougandaise, la situation s’est dégradée au camp Kassaï, situé dans la capitale centrafricaine. Les jeunes sélectionnés ont vécu un calvaire administratif et humain. Ils patientaient des heures entières sous la pluie dans des conditions déplorables. Les officiers responsables du traitement des dossiers ne validaient que 10 à 20 candidatures par jour, obligeant les jeunes à revenir sans cesse au camp jusqu’à épuiser leur maigre ressources familiales.

 

Cette lenteur volontaire frappait particulièrement les candidats venus des zones périphériques de Bangui. Beaucoup, originaires de PK11, PK12, Bimbo ou d’autres localités éloignées, ne disposaient pas des moyens financiers pour effectuer quotidiennement le trajet vers le camp Kassaï. Épuisés par ces allers-retours coûteux et humiliants, quelques jeunes impatients ont fini par abandonner leurs démarches. Plus grave encore, certains officiers notaient délibérément “absent” des candidats pourtant présents, ouvrant ainsi la voie à des remplacements discrets par des personnes de leur choix.

 

Les conditions imposées aux candidats légitimes au camp Kassaï suivaient une logique précise et calculée. Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès de l’État-major de l’armée centrafricaine convergent tous sur les mêmes pratiques : tête rasée, attentes interminables dans la cour du camp, humiliations quotidiennes de la part des sous-officiers. Les responsables militaires limitaient volontairement le traitement des dossiers à quelques unités par jour, alors qu’ils auraient pu en valider des centaines. Cette stratégie d’usure visait un objectif bien défini : décourager les candidats légitimes pour libérer leurs places au profit d’autres personnes.

 

Ces lenteurs et ces obstacles n’avaient rien de fortuit dans l’esprit des responsables militaires centrafricains. Elles préparaient l’opération majeure que le général Mbetibangui, directement responsable du dossier de recrutement, allait mettre en place dans les semaines suivantes. Profitant du découragement des vrais candidats et des places ainsi libérées, environ 700 noms fictifs ont été discrètement ajoutés à la liste initialement validée par les experts ougandais. Ces nouveaux “candidats fantômes” provenaient majoritairement des cercles familiaux du président Faustin-Archange Touadéra, de ministres influents et de responsables militaires haut placés dans la hiérarchie des FACA. Quelques vrais candidats subsistaient encore dans cette liste modifiée, mais ils se trouvaient désormais noyés dans cette masse considérable de faux dossiers.

 

L’Ouganda, habitué aux standards internationaux de coopération militaire, a immédiatement repéré cette supercherie administrative. Les services de renseignement ougandais ont constaté que les nouveaux noms ne correspondaient à aucune des personnes examinées lors de leur mission à Bangui. Face à cette découverte, l’avion militaire ougandais prévu pour le premier transport de recrues vers Kampala a été purement et simplement annulé. Les jeunes officiellement sélectionnés et convoqués s’étaient pourtant rassemblés à l’aéroport international Bangui M’Poko, bagages en main et pleins d’espoir. Ils ont attendu plusieurs jours dans l’incompréhension totale avant d’être finalement renvoyés chez eux sans explication claire.

 

Un deuxième groupe de candidats a connu exactement le même sort quelques jours plus tard, confirmant le blocage total du programme de coopération. Cette répétition a définitivement convaincu les autorités ougandaises que le problème ne venait pas d’un malentendu technique, mais bien d’une manipulation délibérée de la part de l’état-major centrafricain.

 

La position de Kampala reste inflexible et compréhensible du point de vue de la coopération internationale. L’Ouganda refuse catégoriquement de prendre en charge des candidats qui n’ont pas été validés lors de sa propre mission de sélection à Bangui. Cette fermeté oppose désormais directement les capitales des deux pays partenaires. D’un côté, l’Ouganda exige le respect strict de la liste de 1 400 jeunes qu’il a personnellement sélectionnés selon ses critères militaires. De l’autre, l’état-major centrafricain s’obstine à maintenir coûte que coûte ses 700 ajouts frauduleux, espérant sans doute que Kampala finira par céder sous la pression diplomatique.

 

Cette manipulation grossière menace désormais l’ensemble de la coopération militaire entre les deux pays, alors que d’autres nations de la sous-région ont réussi leur intégration sans difficulté. Le Congo-Brazzaville et le Gabon ont envoyé leurs contingents respectifs en Ouganda selon le calendrier prévu, leurs jeunes vont débuter d’ici le 2 septembre prochain leur formation dans les académies militaires ougandaises. Seule la République centrafricaine butte sur ses propres combines internes et ses réseaux de corruption, transformant une opportunité régionale en casse-tête diplomatique.

 

Les académies militaires ougandaises vont officiellement commencer d’ici  mardi prochain leur année de formation 2025-2026 sans aucun représentant centrafricain dans leurs rangs. Cette absence constitue un camouflet diplomatique pour Bangui et prive la jeunesse centrafricaine d’une formation militaire de qualité reconnue dans la sous-région.

 

Les conséquences de cette manipulation frappent durement et injustement les vrais candidats qui avaient respecté toutes les procédures de sélection. Beaucoup avaient vendu des biens personnels ou contracté des dettes auprès de leurs familles pour financer les démarches administratives nécessaires : photos d’identité, frais de transport, établissement de documents. Ils voient aujourd’hui leur avenir professionnel suspendu aux tractations opaques entre militaires corrompus. Certains candidats avaient même quitté leur emploi ou interrompu leurs études, convaincus de partir prochainement en formation militaire en Ouganda.

 

À quelques kilomètres du palais présidentiel de la Renaissance, au camp Kassaï où tout a commencé, l’amertume grandit chaque jour parmi les jeunes dupés. Ces derniers comprennent progressivement qu’ils paient le prix des appétits personnels de l’état-major et de son incapacité à respecter les engagements internationaux. Leur rêve légitime de formation militaire professionnelle s’effrite dans les couloirs du ministère de la Défense nationale, situé au centre-ville de Bangui.

 

Si l’entêtement de l’état-major centrafricain persiste dans les semaines à venir, l’Ouganda pourrait décider d’annuler purement et simplement l’ensemble du programme de coopération de formation avec la République centrafricaine. Ce qui devait représenter une opportunité historique de formation pour la jeunesse centrafricaine deviendrait alors un échec diplomatique et militaire total. Une fois de plus, l’incapacité chronique du commandement centrafricain à gérer un dossier stratégique sans corruption priverait des centaines de jeunes d’une chance réelle de formation professionnelle et d’avenir dans les forces armées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez

0

Prendre soin des besoins délicats d’un bébé peut sembler accablant, surtout lorsqu’il s’agit de maintenir leurs petits ongles et de gérer la congestion nasale. Les parents luttent souvent avec la peur de blesser accidentellement leur nourrisson lors des soins des ongles, tandis que l’inconfort respiratoire peut causer des nuits blanches pour le bébé et le soignant. Ces tâches apparemment simples comportent de véritables risques – des égratignures qui pourraient mener à des infections aux difficultés respiratoires qui affectent l’alimentation et le sommeil. Mais avec les bonnes techniques et outils, vous pouvez gérer ces aspects essentiels des soins infantiles en toute confiance. Ce guide fournit des méthodes fondées sur des preuves pour un entretien sûr des ongles et un soulagement de la congestion, vous aidant à protéger le bien-être de votre bébé tout en apaisant votre propre anxiété. Apprenez à maîtriser ces compétences cruciales avec une précision douce et comprenez quand une attention médicale supplémentaire pourrait être nécessaire.

Pourquoi les soins des ongles de bébé nécessitent une attention particulière

Les ongles des bébés diffèrent considérablement des ongles adultes tant par leur structure que par leurs schémas de croissance. Ces petits ongles sont plus doux et plus flexibles, mais ils poussent étonnamment vite, nécessitant une attention tous les quelques jours. Contrairement aux ongles adultes, les ongles des nourrissons sont étroitement attachés à la peau du bout des doigts, ce qui les rend particulièrement difficiles à entretenir en toute sécurité. Cette anatomie délicate crée de réels risques – les ongles tranchants des bébés causent fréquemment des égratignures faciales, pouvant entraîner des infections cutanées ou, plus sérieusement, des blessures oculaires. Les études montrent que les égratignures liées aux ongles représentent près de 15 % des blessures mineures chez les nourrissons de moins de six mois. Bien que de nombreux parents aient instinctivement recours aux moufles comme solution, cette approche peut en fait entraver le développement sensoriel important et les compétences motrices que les bébés acquièrent à travers l’exploration libre de leurs mains. Les parents expriment souvent une profonde anxiété à propos des soins des ongles, la peur de provoquer des saignements ou de la douleur étant particulièrement courante. Cependant, un entretien approprié des ongles est crucial non seulement pour prévenir les blessures mais aussi pour soutenir le confort et le développement de votre bébé. Des soins réguliers et doux des ongles avec des outils appropriés aident à prévenir l’inconfort qui peut entraîner des perturbations du sommeil et de l’irritabilité, tout en soutenant le besoin naturel de votre bébé de toucher et d’explorer son environnement en toute sécurité.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/pub-vendredi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/pub-vendredi-450×347.jpg” alt=”Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez” width=”450″ height=”347″ />

 

à

Choisir et utiliser les limes à ongles pour bébé en toute sécurité

Lors de la sélection d’une lime à ongles pour bébé, la sécurité et l’efficacité sont primordiales. Les limes en verre offrent un contrôle supérieur et des bords lisses mais nécessitent une manipulation soigneuse. Les limes électriques, bien que pratiques, doivent avoir des caractéristiques de sécurité spécifiques telles que des vitesses réglables et un arrêt automatique. Les planches émeri traditionnelles, bien qu’économiques, peuvent être trop abrasives pour les ongles délicats des nourrissons. Recherchez des produits avec des certifications de sécurité pédiatrique et des bords arrondis spécialement conçus pour les bébés.

La technique de limage appropriée commence par le bon moment – choisissez des moments où votre bébé est calme ou endormi. Soutenez la main de votre bébé fermement mais doucement, en utilisant votre pouce et votre index pour stabiliser chaque petit doigt. Tenez la lime à un angle de 45 degrés pour éviter d’accrocher la peau, et limez dans une seule direction, sans jamais utiliser un mouvement de va-et-vient. Concentrez-vous sur l’arrondissement des coins pour éviter les bords tranchants tout en maintenant la courbe naturelle de l’ongle.

Établissez une routine cohérente basée sur le rythme de croissance des ongles de votre bébé, généralement tous les 2-3 jours pour les nouveau-nés et chaque semaine pour les nourrissons plus âgés. Après le limage, inspectez soigneusement chaque ongle pour vérifier la douceur et tout signe d’irritation. Nettoyez votre lime à ongles avec des lingettes alcoolisées avant et après chaque utilisation, en la rangeant dans un récipient propre et sec. En cas de saignement accidentel, appliquez une pression douce avec un tissu propre et surveillez les signes d’infection. Ne limez jamais les ongles trop courts, car cela peut entraîner une inflammation ou des ongles incarnés. N’oubliez pas de maintenir des limes séparées pour les doigts et les orteils pour éviter la contamination croisée.

Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez

Risques de congestion nasale : Pourquoi un soulagement rapide est important

Les nourrissons sont des respirateurs nasaux obligés, ce qui signifie qu’ils respirent principalement par le nez pendant les premiers mois de la vie. Cela rend la congestion nasale particulièrement difficile pour les bébés, qui ont du mal à respirer par la bouche lorsqu’ils sont congestionnés. Même une congestion légère peut avoir un impact significatif sur la capacité d’un nourrisson à se nourrir correctement, car il doit respirer pendant l’allaitement ou le biberon. Cette difficulté respiratoire conduit souvent à des séances d’alimentation médiocres, entraînant des risques de nutrition inadéquate et de déshydratation. La qualité du sommeil en souffre également énormément, créant un cycle d’épuisement pour le bébé et les parents. Plus préoccupant est le potentiel de réduction de l’apport en oxygène pendant le sommeil, ce qui peut stresser les systèmes en développement d’un nourrisson. La connexion entre la congestion nasale et les infections de l’oreille est également significative – des voies nasales obstruées peuvent empêcher le drainage approprié de l’oreille moyenne, entraînant potentiellement des infections auriculaires douloureuses. Les parents se sentent souvent impuissants en voyant leurs nourrissons congestionnés lutter, en particulier lorsqu’ils essaient de déterminer si les symptômes nécessitent une attention médicale immédiate. Les signes d’alerte qui nécessitent des soins pédiatriques rapides incluent une respiration rapide, des rétractions (tirage visible de la paroi thoracique), une respiration bruyante ou toute teinte bleuâtre des lèvres ou du visage.

Techniques sûres d’aspiration nasale

Choisir le bon aspirateur nasal est crucial pour un soulagement sûr de la congestion. De nombreux parents réussissent avec des marques de confiance comme momcozy, qui propose des aspirateurs nasaux doux mais efficaces conçus spécifiquement pour les nourrissons. Bien que les seringues à bulbe traditionnelles soient courantes, les aspirateurs nasaux électriques offrent une aspiration contrôlée et une régulation précise de la pression. Avant d’utiliser un aspirateur, préparez le passage nasal avec une solution saline pour détacher le mucus. Positionnez votre bébé à un angle de 45 degrés, en soutenant fermement sa tête et son cou. Pour les aspirateurs manuels, comprimez complètement avant l’insertion, puis relâchez lentement tout en retirant pour éviter les dommages tissulaires. Avec les versions électriques, suivez les directives du fabricant pour l’intensité de l’aspiration, sans jamais dépasser la durée recommandée de 3-4 secondes par narine.

Maintenez des protocoles d’hygiène stricts en démontant et en nettoyant soigneusement votre aspirateur après chaque utilisation. Stérilisez les composants dans de l’eau bouillante ou avec des solutions de désinfection approuvées. Surveillez les signes d’irritation nasale ou de saignement, qui indiquent une utilisation excessive ou une technique incorrecte. Limitez l’aspiration à 2-3 fois par jour pour éviter les dommages aux membranes muqueuses.

Protocole d’urgence pour la congestion bébé

Consultez immédiatement un médecin si votre bébé présente des signes de détresse respiratoire, y compris une respiration rapide (plus de 60 respirations par minute), des rétractions entre les côtes ou une peau teintée de bleu. En attendant les soins professionnels, surélevez légèrement la tête du berceau et maintenez des niveaux d’humidité optimaux à l’aide d’un humidificateur à brume froide. N’administrez jamais de médicaments en vente libre sans l’approbation pédiatrique. Pour les repas, positionnez le bébé à un angle plus vertical pour faciliter la respiration. Tenez des registres détaillés des schémas de congestion, des difficultés d’alimentation et des perturbations du sommeil à partager avec les prestataires de soins de santé. Envisagez des visites aux urgences si la congestion persiste avec de la fièvre, de la léthargie ou des problèmes d’alimentation importants.

Guide essentiel des soins pour bébé

Maîtriser les soins appropriés des ongles et la gestion de la congestion nasale représente une étape cruciale dans votre parcours parental. En mettant en œuvre des techniques de limage précises et en comprenant les méthodes sûres d’aspiration nasale, vous ne prévenez pas seulement l’inconfort immédiat – vous établissez une base pour le bien-être de votre bébé. N’oubliez pas que ces tâches apparemment petites ont un impact significatif : des ongles correctement entretenus permettent à votre bébé d’explorer en toute sécurité, tandis que des voies respiratoires dégagées assurent une alimentation, un sommeil et un développement appropriés. La confiance que vous gagnez en utilisant les bons outils et techniques transforme ces tâches difficiles en routines gérables. En appliquant ces méthodes fondées sur des preuves, vous rejoignez une communauté de parents informés qui privilégient à la fois la sécurité et l’efficacité dans les soins infantiles. Partagez ces techniques validées avec d’autres soignants de votre entourage, contribuant à dissiper les mythes courants et à promouvoir de meilleures pratiques de soins infantiles. Votre dévouement à maîtriser ces compétences essentielles contribue directement au confort, à la santé et au bonheur de votre bébé.

 

Bowaye : quand le groupe Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé

0

Bowaye : Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/victimes-du-village-bowaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/victimes-du-village-bowaye-450×338.jpg” alt=”Bowaye : Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé” width=”450″ height=”338″ />
Quelques victimes des Mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les mercenaires russes du groupe Wagner multiplient sans cesse des rafles, enlèvements et destructions massives contre les populations civiles de l’Ouham et de l’Ouham-Fafa.

 

En effet, les criminels transfrontaliers russes de Wagner viennent de franchir un nouveau cap dans l’horreur en transformant leur recherche de l’ex-député Florent Nguema en véritable campagne de terreur contre les populations civiles de l’Ouham. Leur dernière incursion la semaine dernière dans le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa, fait apparaitre aux yeux du monde une escalade inquiétante dans leurs méthodes employées : rafles de jeunes, destruction d’habitations, enlèvement d’éleveurs et chantage généralisé sur les populations rurales. Cette dérive sécuritaire montre au grand jour la transformation des mercenaires russes en force criminelles d’occupation qui terrorise des civils innocents sous prétexte de traquer un chef rebelle.

 

Dès leur arrivée à Bowaye au début de cette semaine, les mercenaires russes ont appliqué leur méthode habituelle de coercition collective en rassemblant plusieurs jeunes du village pour les soumettre à des violences physiques. Après les avoir frappés méthodiquement, ils les ont contraints à servir de guides forcés vers la forêt environnante, transformant ces civils en boucliers humains et en complices involontaires de leur opération militaire. Cette pratique montre une stratégie délibérée d’instrumentalisation de la population de Bowaye : utiliser la terreur pour forcer les habitants à collaborer dans la traque de leurs propres compatriotes. Pendant ce temps, sur le chemin forestier, les mercenaires ont fouillé et détruit les abris de fortune construits par les cultivateurs au bord de leurs champs, ces huttes modestes qui permettent aux paysans de garder leurs récoltes et d’y passer la nuit pendant les périodes de travaux agricoles.

 

L’enlèvement d’un éleveur innocent constitue le point culminant de cette opération d’intimidation massive. Intercepté au hasard de leur progression dans la forêt, cet homme s’est retrouvé accusé de connaître la cache de Florent Nguema, sans aucune preuve ni procédure légale. Les Russes lui ont forcé de les conduire “là-haut”, vers l’hypothétique refuge du chef rebelle, avant de l’emmener de force vers une destination inconnue. Depuis cet enlèvement, personne ne sait où cet éleveur  a été conduit, dans quelles conditions il est détenu, ni même s’il est encore vivant. Cette disparition forcée caractérise parfaitement les méthodes d’un groupe qui ne respecte aucune convention internationale sur le traitement des civils en zone de conflit.

 

Cette terreur ne se limite malheureusement pas au seul village de Bowaye, mais s’étend désormais à une vaste zone géographique englobant Batangafo, dans l’Ouham-Fafa, Ngbaté, Kawé, Ngbada, Kambakota, Karé, Kagoué, Mbaré,     jusqu’à Benzambé. Dans toutes ces localités, les éleveurs subissent un harcèlement permanent et méthodique : confiscation de leur argent, enlèvement, saisie arbitraire de leur bétail sous le prétexte fallacieux de financer l’achat de carburant pour les opérations militaires. Cette logique de prédation économique transforme les mercenaires en véritables bandits de grand chemin qui rançonnent les populations sous couvert d’opérations anti-terroristes. Aussi, les éleveurs qui tentent de se rendre aux marchés hebdomadaires pour vendre leurs produits ou acheter des biens de première nécessité sont régulièrement arrêtés, dépouillés de leurs biens, et parfois même exécutés sommairement pour l’exemple.

 

Cette escalade sécuritaire montre clair une stratégie délibérée de guerre totale des russes du groupe Wagner contre les populations civiles soupçonnées de sympathie avec les groupes armés. Wagner ne se contente plus de traquer des combattants identifiés, mais impose un climat de terreur généralisée pour briser toute velléité de résistance ou de non-coopération. Les habitants de Bowaye témoignent d’ailleurs que cette incursion n’est pas un événement réservé qu’ à eux, mais s’inscrit dans une série d’interventions répétées où les mercenaires reviennent régulièrement  dans des villages frapper les jeunes, détruire les habitations, saisir les troupeaux et terroriser les familles. Cette méthode de harcèlement cyclique vise manifestement à épuiser psychologiquement les communautés rurales et à les contraindre soit à collaborer, soit à fuir leurs terres ancestrales.

 

L’impact de cette campagne de terreur sur l’économie rurale locale s’avère catastrophique et durable. De nombreux éleveurs et cultivateurs n’ont désormais plus d’autre choix que l’exode forcé vers d’autres régions, abandonnant derrière eux leurs champs cultivés, leurs troupeaux constitués sur plusieurs générations, et leurs moyens de subsistance traditionnels. Cette fuite massive des populations productives désorganise complètement l’économie agricole locale et transforme des zones autrefois prospères en territoires dépeuplés et improductifs. Wagner réussit ainsi à vider de leurs habitants des régions entières, facilitant paradoxalement le contrôle territorial des groupes armés qu’ils prétendent combattre.

 

Cette dérive autoritaire pousse à s’interroger sur le rôle réel de Wagner en Centrafrique et sur la légitimité de leurs méthodes d’intervention. Comment des mercenaires étrangers peuvent-ils s’arroger le droit d’enlever, de torturer et de faire disparaître des citoyens centrafricains sans aucune forme de procès ? Où sont les autorités nationales censées protéger leurs propres populations contre ces exactions ? Cette passivité complice du pouvoir de Touadera face aux crimes commis par ses alliés russes confirme l’abdication totale de l’État centrafricain dans sa fonction régalienne de protection des citoyens.

 

La traque de l’ex-député Florent Nguema devient ainsi le prétexte d’une campagne de terrorisme rural qui dépasse largement son objectif militaire initial pour se transformer en instrument de domination territoriale et économique. Wagner impose par la terreur un contrôle absolu sur des populations civiles qui n’ont d’autre tort que de vivre dans des zones géographiques d’intérêt stratégique. Cette méthode coloniale de pacification par l’intimidation rappelle les pires heures de l’histoire africaine et confirme la transformation de la Centrafrique en laboratoire d’expérimentation des méthodes russes de contrôle territorial en Afrique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Selon Touadera, Sayo et Gregaza préparent un coup d’État avec, écoutez bien,  2 téléphones portables : Touadera est devenu fou

0

Sayo et Gregaza préparent un coup d’État avec, écoutez bien,  2 téléphones portables : Touadera est devenu fou

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/sayo-et-nourd.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/sayo-et-nourd-450×317.jpg” alt=”Sayo et Gregaza préparent un coup d’État avec, écoutez bien, 2 téléphones portables : Touadera est devenu fou” width=”450″ height=”317″ />
Nourd Gregaza et Armel Sayo, accusés par le Président Touadera de vouloir faire un coup d’État avec deux téléphones portables depuis leur cellule du camp de Roux. Photo collage par CNC

 

Deux smartphones Android dans une prison centrafricaine suffisent apparemment à organiser un coup d’État. Le gouvernement nous prend-il vraiment pour des imbéciles ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bangui tremble : des détenus ont failli renverser le pouvoir avec des téléphones portables. Une histoire à dormir debout qui révèle surtout l’incompétence du système.

 

Mesdames et messieurs, préparez-vous à découvrir le complot du siècle. Le gouvernement centrafricain vient de déjouer une tentative de coup d’État organisée depuis une cellule de la prison du camp de Roux avec… deux téléphones Android. Oui, vous avez bien lu. Pas des missiles, pas des chars d’assaut, juste deux smartphones probablement achetés sur le marché de Bangui.

 

Le ministre Maxime Balalou nous présente cette affaire avec un sérieux digne d’un agent secret. Armel Sayo et Nour Gregaza auraient planifié l’attaque de la résidence présidentielle, de l’aéroport et des médias depuis leur cellule. Avec leurs petits doigts qui pianotent sur leurs écrans tactiles, ces deux hommes ont failli faire trembler tout un régime. On frôlait l’apocalypse.

 

Imaginez la scène : “Salut Nour, on fait quoi ce soir ?”,  “Et si on renversait le gouvernement ? J’ai trouvé une application Android  pour ça“. Voilà comment naissent les révolutions modernes selon Président Touadera. Plus besoin de soulever les foules dans la rue, il suffit d’envoyer quelques SMS depuis sa cellule, et le tour est joué.

 

Cette histoire devient encore plus savoureuse quand on réalise que ces téléphones ont été introduits dans une prison censée être sécurisée. Où étaient les gardiens ? En train de regarder des vidéos pornographiques pendant que les détenus organisaient la chute du régime ? Cette négligence monumentale ne gêne visiblement personne au ministère de la justice.

 

Les forces de l’ordre ont saisi des “indicatifs de talkie-walkie” et intercepté des “messages”. On attend toujours de connaître le contenu de ces communications révolutionnaires. Peut-être des émojis subversifs ou des memes anti-gouvernementaux particulièrement dangereux ? Le suspense est insoutenable.

 

Le gouvernement évoque même l’utilisation de “l’intelligence artificielle” pour manipuler l’opinion. Ces détenus maîtrisent donc les deepfakes entre deux parties de solitaire ? Ils codent des algorithmes sophistiqués avec leurs ongles sur les murs de leur cellule ? Cette accusation dépasse tellement l’entendement qu’on se demande si ces mafieux du régime ont déjà vu un ordinateur de leur vie.

 

Cette affaire montre surtout l’état lamentable du système carcéral centrafricain. Si n’importe qui peut faire rentrer des téléphones en prison et organiser des “coups d’État ” tranquillement, c’est toute la sécurité du pays qui est compromise. Mais non, plutôt que d’admettre cette incompétence, on préfère nous servir un thriller de série à l’ivoirienne.

 

Le plus beau dans cette histoire, c’est que pendant qu’on nous raconte ces histoires pathétiques, les vrais problèmes du pays restent ignorés. Pas d’eau potable dans les quartiers ? Pas grave, on a déjoué un complot téléphonique. Plus d’électricité depuis des semaines ? Aucun souci, nos services secrets surveillent les SMS suspects.

 

Cette communication gouvernementale atteint des sommets de ridicule. On nous demande de croire qu’une révolution peut se planifier avec des appareils qu’on trouve dans toutes les poches. Si c’était si simple, la moitié des régimes africains auraient déjà sauté grâce aux téléphones de leurs opposants.

 

Nos dirigeants semblent vivre dans un monde parallèle où les téléphones portables ont des pouvoirs magiques. Ils renversent les gouvernements, manipulent les foules avec de l’intelligence artificielle et organisent des insurrections depuis les cellules de prison. Dans ce monde fantastique, tout est possible sauf apparemment gouverner correctement.

 

Cette comédie gouvernementale insulte l’intelligence des Centrafricains. Nous prend-on vraiment pour des enfants de cinq ans qu’on peut berner avec des histoires de téléphones révolutionnaires ? Cette condescendance est aussi pathétique que l’histoire qu’elle sert.

 

Au lieu de nous raconter des contes de fées sécuritaires, le gouvernement ferait mieux de s’occuper des vraies préoccupations du peuple. Mais c’est plus facile d’inventer des complots imaginaires que de résoudre des problèmes réels.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les leaders du BRDC de crimes

0

L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les leaders du BRDC de crimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/ministre-charge-du-secretariat-de-gouvernement-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les leaders du BRDC de crimes
Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ex-détenu Maxime Balalou accuse pathétiquement les leaders du  BRDC de crimes ayant “désossé” la RCA. Une tactique pour détourner l’attention des échecs du régime actuels.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou a choisi l’offensive frontale. Le porte-parole du gouvernement centrafricain a récemment dirigé ses attaques contre les leaders du  Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), qu’il qualifie sans détour de “criminels” ayant participé à “désosser” la République centrafricaine. Cette sortie médiatique, aux accents particulièrement virulents, vise à présenter les membres de cette formation politique comme les responsables des crises qui ont secoué le pays par le passé.

 

Le discours de l’ex-détenu Maxime Balalou ne s’arrête pas là. Il dépeint le BRDC comme un regroupement de politiciens opportunistes, accusés de recourir à de “vieilles recettes” dans leur tentative de reconquête du pouvoir. Cette rhétorique incendiaire cherche à ancrer dans l’opinion publique une image négative de l’opposition, en la présentant comme la source des périodes d’instabilité et de chaos qui ont marqué l’histoire récente de la RCA.

 

Pourtant, cette stratégie montre une manœuvre politique bien calculée. En concentrant ses attaques sur les supposés méfaits passés du BRDC, l’ex-détenu Maxime Balalou évite habilement de répondre aux critiques adressées au gouvernement actuel. Cette tactique de diversion permet au pouvoir en place d’esquiver les questions embarrassantes sur ses propres performances.

 

Les problèmes actuels de la RCA ne manquent pourtant pas. L’insécurité continue de préoccuper les populations dans plusieurs régions du pays. Les infrastructures publiques présentent des défaillances persistantes qui affectent la vie quotidienne des citoyens. L’accès aux services de base reste problématique pour une grande partie de la population.

 

En dirigeant l’attention vers le passé, Maxime Balalou évite de s’engager dans un débat de fond sur ces questions actuelles. Cette approche lui permet de maintenir une posture offensive tout en évitant de rendre des comptes sur l’action gouvernementale. Les analystes politiques centrafricains y voient une tentative de manipulation de l’opinion publique destinée à détourner l’attention des véritables enjeux du moment.

 

Cette stratégie de diabolisation de l’opposition produit pourtant des effets mesurables sur le climat politique centrafricain. Elle contribue à polariser davantage un débat public déjà tendu, rendant plus difficile l’émergence d’un dialogue constructif entre les différentes forces politiques du pays.

 

Le BRDC, de son côté, se trouve contraint de répondre aux accusations plutôt que de pouvoir développer sereinement ses propositions politiques alternatives. Cette dynamique appauvrit le débat démocratique et prive les citoyens d’échanges substantiels sur les orientations politiques que devrait prendre le pays.

 

La rhétorique de l’ex-détenu Maxime Balalou touche également la perception que les populations ont de leurs institutions. En présentant l’opposition comme fondamentalement illégitime et dangereuse, il remet en question les principes mêmes du pluralisme politique. Cette approche peut fragiliser la confiance des citoyens dans le système politique centrafricain.

 

Les responsables du BRDC, lors d’une conférence de presse à Bangui,  tentent de recentrer le débat sur les questions actuelles. Ils pointent les difficultés économiques et sociales que traverse le pays, contestant l’efficacité des politiques gouvernementales. Cette approche vise à ramener l’attention publique sur les préoccupations immédiates des citoyens centrafricains.

 

L’opposition développe également une critique de la méthode employée par l’ex-détenu Maxime Balalou. Elle dénonce une tentative de manipulation de l’opinion publique et revendique le droit à une opposition démocratique et constructive. Cette position lui permet de se présenter comme la victime d’une campagne de dénigrement injustifiée.

 

Les observateurs politiques suivent cette évolution avec préoccupation. Ils y voient les signes d’une dégradation du débat public, où l’argumentation politique cède la place à des attaques personnelles et à des accusations graves. Cette évolution inquiète les défenseurs de la démocratie centrafricaine qui craignent une radicalisation des positions politiques.

 

Les spécialistes de la politique centrafricaine notent que cette escalade verbale pourrait rendre plus difficile la recherche de solutions consensuelles aux problèmes du pays. Ils appellent à un apaisement des tensions et à un retour à un débat politique plus serein, centré sur les enjeux de développement et de stabilité.

 

Cette séquence politique révèle les tensions profondes qui traversent la société centrafricaine et questionne les modalités de l’exercice démocratique dans le pays. Elle pose des questions importantes sur la capacité des acteurs politiques centrafricains à dépasser leurs divisions pour construire un avenir commun.

 

La persistance de ces tensions pourrait compliquer les efforts de réconciliation nationale et de développement du pays. L’évolution de cette situation aura des implications importantes pour la stabilité institutionnelle de la RCA et pourrait influencer les relations entre les différentes forces politiques….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence  et la peur

0

Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence  et la peur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence et la peur
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Le 13 août, jour de l’indépendance, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera appelait à l’unité tout en verrouillant la démocratie par la force des Wagner et des rwandais.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son discours du 13 août 2025 pour la fête de l’indépendance, diffusé sur la Radio Centrafrique, Touadéra prône la paix mais pratique l’autoritarisme à un niveau très supérieur.

 

En effet, le 13 août 2025, jour de l’indépendance centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra s’adressait en langue nationale à la nation depuis la Radio Centrafrique. Son message, traduit par la rédaction du CNC, appelait à l’unité et condamnait la violence. Pourtant, derrière ces mots apaisants se cache une réalité différente : un président qui verrouille la démocratie tout en dénonçant ceux qui la défendent.

 

Touadéra répète tout le long de son discours qu’il faut “refuser la violence et la guerre  “. Pourtant, ce sont ses propres alliés qui sèment la terreur dans le pays. Les mercenaires russes du groupe  Wagner, officiellement “instructeurs “, multiplient les exactions dans le territoire. Les troupes rwandaises, les miliciens requins et les russes noirs terrorisent aussi la population. Ces groupes ne sont pas des agents humanitaires : ce sont des agents qui sèment la terreur, multiplié les exactions et forcé des milliers de civils à fuir leurs terres, comme dans le Haut-Mbomou, où de nombreux habitants ont trouvé refuge en République démocratique du Congo. À Zémio par exemple, pillages et assassinats commis par Wagner sont devenus la norme. Pendant que ces violences se déroulent, le président, lui, parle de paix d’une manière hypocrite.

 

Le chef de l’État accuse également dans son discours les Centrafricains de salir l’image du pays sur les réseaux sociaux, mais il omet de dire qu’il a lui-même encouragé la mise en place d’une unités entières de propagande numérique. Installées à quelques pas de sa résidence dans le quartier Boy-Rabe (quatrième arrondissement ), ces équipes gèrent des milliers de faux comptes pour insulter, calomnier et intimider toute voix dissidente. En 2022, ces mêmes milices ont insulté publiquement les juges de la Cour constitutionnelle, y compris son ex-présidente Danielle Darlan, sans qu’aucune sanction ne soit prise contre ces voyous.

 

Touadéra a ensuite parlé d’“éduquer les enfants” et de “préparer l’avenir”. Mais quel avenir construit-il vraiment ? L’université nationale, déjà en difficulté, doit accueillir cette année des nouveaux étudiants aux diplômes douteux. Pendant ce temps, 10 milliards de francs CFA par mois financent les mercenaires russes envoyés par le Président russe Vladimir Poutine. Ces priorités budgétaires montre les vraies préoccupations de ce régime.

 

Le plus problématique reste sa modification de la Constitution en 2023. Cette révision, adoptée dans l’opacité, lui ouvre la voie à une présidence sans limite. En fermant les urnes, il pousse naturellement les centrafricains vers d’autres solutions, seule issue qu’un coup d’État, tout en priant les centrafricains de ne pas prendre le pouvoir par les armes. Cette hypocrisie est claire : il redoute ce qu’il a lui-même rendu inévitable.

 

L’invocation de Barthélémy Boganda dans ce discours d’indépendance constitue une récupération déplacée. Le père fondateur défendait la souveraineté et la dignité nationales. Touadéra, lui, a livré cette souveraineté aux intérêts russes et transformé la dignité en soumission. Utiliser la mémoire de Boganda pour légitimer un régime opposé à ses idéaux relève de la manipulation historique.

 

Vouloir la paix, c’est d’abord renoncer à la guerre que l’on a soi-même importée. Or, le président ne renonce à rien : ni à ses alliances avec des forces étrangères, ni aux réseaux d’intimidation, ni à la violence contre son peuple. Mais tout pouvoir a une fin : la justice divine ou celle des hommes finit toujours par rattraper ceux qui gouvernent par la peur.

 

La vraie paix ne se proclame pas dans les discours officiels. Elle naît d’institutions respectées, de libertés protégées, d’une justice indépendante. Le bilan de Touadéra montre exactement l’inverse : institutions domestiquées, libertés bafouées, justice instrumentalisée. Cette contradiction entre paroles et actes transforme chaque intervention présidentielle en exercice de communication pure.

 

En ce 13 août 2025, 65 ans après l’indépendance, les Centrafricains méritaient mieux qu’un discours creux. Ils méritaient un président qui incarne réellement les valeurs qu’il proclame. Au lieu de cela, ils ont eu droit à une leçon de morale de la part d’un homme qui foule aux pieds les principes démocratiques qu’il prétend défendre.

 

L’histoire se souviendra de cette date. Non pas comme celle d’un discours rassembleur, mais comme le moment où un président aura utilisé la fête de l’indépendance pour masquer sa dérive autoritaire. Les peuples finissent toujours par faire la différence entre ceux qui servent l’État et ceux qui s’en servent.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Victimes des conflits : Maxime Balalou vous informe que La CVJR  est votre unique solution

0

Victimes des conflits : Maxime Balalou vous dit que La CVJR  est votre unique solution

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/le-suspect-non-encore-egorge.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/le-suspect-non-encore-egorge-198×450.jpg” alt=”Victimes des conflits : Maxime Balalou vous dit que La CVJR est votre unique solution” width=”198″ height=”450″ />
le-suspect-non-encore-egorge – Incroyable! Des éléments des forces armées centrafricaines filmés dans une vidéo des crimes graves

 

Maxime Balalou a trouvé la formule magique pour faire taire les victimes des conflits centrafricains : leur promettre une justice hypothétique tout en négociant avec leurs bourreaux. Une stratégie cynique qui révèle le vrai visage de ce gouvernement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

“Les victimes sont où ? Les victimes se plaignent”, lance-t-il d’entrée avec un mépris à peine dissimulé. Cette phrase glaciale résume parfaitement l’attitude du pouvoir : les victimes dérangent, elles troublent la belle mécanique des accords de paix avec les criminels.

 

Sa réponse ? La CVJR, cette Commission vérité, justice et réparation qui traîne depuis près de 10 ans sans aucun résultat. Maxime Balalou la présente comme la panacée universelle, oubliant commodément que cette structure n’a jamais rien produit de concret pour les victimes.

 

“Le moment viendra”, répète-t-il plusieurs fois comme une incantation. Quel moment exactement ? Celui où les criminels auront fini de négocier leurs privilèges avec l’État ? Celui où ils auront obtenu tous les postes et avantages qu’ils réclament ?

 

Le ministre Maxime Balalou évoque une mystérieuse “justice traditionnelle”“les bourreaux seront face de leurs victimes”. Cette formulation folklorique cache mal l’absence totale de mécanisme judiciaire crédible. Depuis quand la justice traditionnelle remplace-t-elle les tribunaux de la République ?

 

“On fait la paix, ça n’exclut pas la justice”, affirme Maxime Balalou en citant le président Touadéra. Mensonge éhonté. Dans les faits, ce gouvernement fait exactement l’inverse : il amnistie les criminels tout en renvoyant les victimes aux calendes grecques.

 

Le porte-parole promet que “la vérité va triompher” et que “chacun sera devant sa responsabilité”. Pendant ce temps, les responsables des massacres négocient tranquillement leurs conditions de réintégration dans l’appareil d’État. Où est la cohérence ?

 

Cette rhétorique creuse vise un seul objectif : endormir les victimes en leur vendant de l’espoir à crédit. Le gouvernement a besoin de temps pour finaliser ses arrangements avec les groupes armés, alors il promet monts et merveilles à ceux qui ont tout perdu.

 

“Je les rassure, ces compatriotes-là, la justice sera faite”, conclut Balalou avec une fausse bienveillance. Ces mêmes victimes qu’il méprisait au début de sa réponse deviennent soudain “ces compatriotes” quand il s’agit de les manipuler.

 

La CVJR n’est qu’un alibi pour justifier l’impunité généralisée. Pendant que Balalou multiplie les belles promesses, le gouvernement signe des accords qui garantissent l’amnistie aux criminels. Les victimes peuvent attendre : leur souffrance ne pèse pas lourd face aux calculs politiques du régime.

 

Cette comédie judiciaire insulte la mémoire des morts et la douleur des survivants. Un gouvernement qui négocie avec les bourreaux tout en berçant les victimes d’illusions n’a aucune légitimité morale.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits, selon l’ancien député Jean-Pierre Mara

0

La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera-450×225.jpg” alt=”La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits” width=”450″ height=”225″ />
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

Rédigé le .

Par : Jean-Pierre MARA

Depuis mon adolescence à Mala, j’entends des Centrafricains affirmer que ‘‘on a dit que le sous-sol de la RCA appartient à la France’’ ou encore ‘‘Il parait que la France aurait dit que le sous-sol centrafricain lui appartient’’. Mais de ceux qui soutiennent ce postulat, personne ne peut produire une copie de la convention secrète sur cette questiin du sous-sol Centrafricain appartenant à la France.

 

Le Code noir, ordonnance royale de 1685 élaborée par Colbert [1619-1683] et destinée à réglementer le statut juridique des esclaves ou encore l’ensemble de textes de lois qui maintenaient les populations colonisées, aussi appelées indigènes, dans un statut juridique dit le Code de l’indigénat adopté le 28 juin 1881 et aboli  par une loi le 7 avril 1946 restent les documents qui font référence à la notion. A l’indépendance, certains pays ont élaboré leurs nouvelles législations, d’autres comme la RCA ont simplement adapté le code de l’indigénat. Dans leur démarche du  ‘’Copier-Coller’’, il est difficile pour des pays comme la RCA de continuer d’accuser et de se victimiser.

 

De ma vie, je n’ai jamais entendu un homme politique français revendiquer la propriété des terres dans les anciennes colonies. J’aimerai bien connaître la revendication que la France aurait adressé au Gouvernement Centrafricain concernant l’attribution de Bakouma au Wagner ou encore la cession de Ndassima à la Russie. Ce sont généralement les Africains eux-mêmes qui brandissent ce type de discours, sans pour autant être en mesure de le prouver concrètement que leurs sous-sol appartient à la France. Généralement, les Etats anciennement colonies françaises passent sous silence la question de la gestion des terres et des terres rares depuis les indépendances, y compris ceux qui se réclament du panafricanisme, comme c’est peut-être le cas au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

 

Les affirmations sur les difficultés d’exploitation du sous-sol sont utilisées pour justifier nos difficultés à concevoir des programmes politiques et économiques en matière de gestion dans l’utilisation de ses ressources du sous-sol avec ou sans l’accord de la France. Pourtant depuis les années 1980, des sociétés chinoises exploitent des sites à ciel ouvert en République centrafricaine. Récemment, les Russes exploitent le site de Bakouma uranifère ou le site de Ndassima aurifère sans pourtant que cette même France ne brandisse cette fameuse loi selon laquelle le sous-sol centrafricain lui appartiendrait. On a été berné pendant des années par un mensonge politique pour cacher incapacité de l’Etat  dans l’exploitation de nos ressources minérales. Le sous-sol du territoire de l’Oubangui-Chari, avant de devenir République Centrafricaine ou RCA, même sous la période d’esclavage puis colonisé n’a jamais été déclaré à partir de 7 mètres de profondeur  propriété de la France comme certains colons et certains colonisés l’ont toujours vendu.

 

Je me rappelle avoir eu une discussion avec d’autres Africains sur la question de la Colonisation mais aussi sur la question de l’Esclavage.

 

Sur l’esclavage, je crois que le premier esclave était un Slave. Et dans la Rome antique, il y avait des esclaves. Si aucun descendant slave ou romain ne va revendiquer de nos jours une compensation pour l’esclavage, le noir est fier de s’y investir. Il me semble aussi que la Mauritanie a été le dernier pays dans le monde a pratiqué officiellement l’esclavage.

 

La RCA ne peut pas s’accrocher à ce sujet pour justifier son retard car des peuples qui ont vécu l’esclavage s’en sortent bien comme c’est le cas d’un petit Etat en terme de superficie, le Bénin. Fier de son passé, le Bénin s’emploie activement à restaurer son image et à valoriser son patrimoine historique. Aujourd’hui, de nombreux descendants d’esclaves d’origine béninoise revendiquent fièrement leurs racines. C’est le cas, par exemple, de Claudy Siar, le célèbre animateur de l’émission Couleur Tropicale sur RFI, qui se reconnaît pleinement dans cet héritage.

 

Jusques à quand va-t-on continuer à s’apitoyer sur notre passé esclavagiste pour prétexter notre sous-développement économique?

 

Sur la question de l’impact colonial, Oui, je trouve horrible voir inhumain ce que les corvées et le portage ont causé aux Mandjia. Mais je sais aussi que 1/3 de ce que représentent les États Unis était colonisé par la France. Aujourd’hui la Louisiane et le Canada n’utilisent pas la colonisation pour justifier les problèmes qu’il y a dans ces régions. Je me dis que c’est vrai que la colonisation est l’une des raisons de notre situation. Mais je refuse de tout justifier par la Colonisation.

 

Il y a eu des Legs de la Colonisation que les dirigeants Centrafricains ont détruit. Un exemple est Lakandja proche de Grimari. A l’époque coloniale, il y avait une activité industrielle dans cette ville pour ravitailler la métropole en cordes de fibre végétale.

 

Il y a eu Ngoulinga une ville où on a expérimenté puis développé une variété d’arachides qui permettait de produire de l’huile de très bonne qualité que les ‘gouvernements postindépendance ont liquidé.

 

Autrefois, dans les années 1980, certaines sociétés de bois établies dans l’ancienne  Sangha-Économique produisaient déjà du contreplaqué utilisé comme plafond dans les maisons. Aujourd’hui, paradoxalement, la République centrafricaine en est réduite à importer aussi bien de l’huile végétale que des feuilles de contreplaqué des pays voisins.

 

Cette publication veut soulever une préoccupation quand à la responsabilité et à la Conscience des citoyens de l’Oubangui qui ont pris le pouvoir à l’indépendance :

 

  1. A) Comment expliquerons-nous à nos enfants que c’est le gouvernement légitime de la RCA qui a signé un accord avec la Russie et les Wagner de Prigojine, permettant à ces derniers d’intervenir en RCA, dans des actions qui ressemblent fortement à une forme de colonisation ?

 

  1. B) Comment expliquerons-nous aux futures générations de Centrafricains que c’est le Président voté par les Centrafricains qui vend les terres de la RCA aux Étrangers à travers la Tokenisation des ressources du sous sol. Et si les Étrangers achetaient massivement les terres, que deviendront les Centrafricains sur leur propre terre ?

 

La discussion soulève des préoccupations sur la responsabilité de ceux qui gouvernent depuis les Indépendances.  La responsabilité de la situation actuelle incombe aux Centrafricains et la colonisation ne peut plus expliquer l’Etat actuel de la RCA.

 

Comment est-ce que les Centrafricains peuvent rester indifférents quand leur élu au suffrage universel déclare qu’il a l‘’insigne honneur ‘’ d’avoir signé le décret qui met en vente des hectares du territoire centrafricain pour quelques BitCoins. Pire, la nationalité Centrafricaine est mise en vente à travers un programme de Tokenisation des ressources du sous sol Centrafricain ! Je crois que l’argumentation de la droite française sur la colonisation et sur le colonialisme n’est rien comparée à ce que les Centrafricains font eux-mêmes de leur pays, et de leurs semblables depuis les Indépendances.

 

Car, que se passera-t-il si les acquéreurs décident d’acheter tout le territoire ? Vendre son pays de cette façon n’est-il pas un crime aussi grave que la colonisation ou l’esclavage ?

 

Tous nous avons été à l’école. Mais il n’y a aucune volonté réelle pour découdre avec nos responsabilités. Nous pratiquons un système sans le remettre en cause, sans être critiques avec nous-mêmes.

 

Nous remettons la responsabilité de nos actes systématiquement sur d’autres. Demain comment allons-nous expliquer la présence des mercenaires étrangers Wagner et Rwandais à nous-mêmes ? Hier la France est venue par la Force. Aujourd’hui, avec fierté, c’est nous qui allons chercher les étrangers et les payer pour venir nous coloniser.

 

Voilà le débat qui devrait être à l’ordre du jour avant les élections voulues et organisées par l’Union Européenne et par la Minusca en République centrafricaine.

 

Jean-Pierre Mara,

Ingénieur diplômé des grandes écoles allemandes

Ancien Député

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

0

Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui-377×450.jpg” alt=”Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena” width=”377″ height=”450″ />
Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon la coordination de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Wagner transforme les accords de paix centrafricains en opération de pillage des ressources aurifères et de prise d’otage massive.

 

Le 25 août 2025, la Coordination Générale de la Coalition des Patriotes pour le Changement lance une accusation explosive contre les mercenaires russes du groupe a Wagner. Selon le communiqué officiel, des combattants du mouvement 3R auraient été pris en otage le 17 août par Wagner sur le chantier aurifère stratégique de Soura-Kota, dans l’Ouham-Pendé. Cette révélation fracassante expose une réalité que beaucoup soupçonnaient déjà : les fameux accords de paix de Ndjamena  du 19 avril ne servent qu’à habiller légalement une prise de contrôle militaire et économique du territoire centrafricain par les Russes et leurs complices centrafricains.

 

Jean-Pierre Zanguendé-Goyamba, porte-parole politique de la CPC, ne mâche pas ses mots en qualifiant cette opération d’“acte barbare”. L’accusation porte précisément sur la méthode employée : “Les mercenaires russes du groupe Wagner, en dépit d’un Accord, exigent aux combattants du mouvement 3R un désarmement forcé en violation des termes dudit Accord”. Cette formulation révèle toute l’hypocrisie du processus : utiliser des accords de paix comme prétexte pour imposer par la force ce qui devait se faire dans le cadre d’un processus négocié et consensuel. L’absence stratégique de la Minusca lors de cette opération interroge également sur la coordination entre les forces internationales officielles et les mercenaires privés russes.

 

Ce qui rend cette dénonciation particulièrement glaçante, c’est la révélation du sort réservé aux jeunes désarmés. La CPC affirme sans détour que “ces jeunes sont enrôlés et formés par Wagner qui les utilise comme exécutants de leurs basses besognes, ou les envoie sur le terrain des opérations en Ukraine”. Cette accusation transforme le processus de désarmement en véritable filière de recrutement forcé pour alimenter les conflits extérieurs de la Russie. Le communiqué devient encore plus dramatique quand il précise : “À ce jour, des centaines de ces jeunes envoyés en Ukraine sont décimés. Leurs parents ne les verront plus jamais”. Cette phrase résonne comme un réquisitoire contre un système qui transforme des combattants centrafricains en chair à canon pour les ambitions géopolitiques russes.

 

L’analyse stratégique de la CPC va au cœur des véritables enjeux économiques de cette opération. Selon la coalition, “ces fameux accords signés à Ndjamena ne sont qu’une énième manœuvre de Wagner pour avoir un libre accès aux zones d’exploitation aurifère et diamantifère qu’occupent l’UPC et les 3R”. Cette lecture géopolitique transforme les accords de paix en simple paravent juridique pour légaliser le pillage organisé des ressources minières centrafricaines. Wagner n’aurait donc pas pour objectif de pacifier le territoire, mais de sécuriser son accès exclusif aux gisements les plus rentables en neutralisant militairement ceux qui les contrôlent actuellement.

 

La CPC ne se contente pas d’accuser Wagner, elle vise directement le sommet de l’État centrafricain. “L’objectif de ces Accords, dit pompeusement de paix, n’est pas de restaurer la paix en Centrafrique, mais de faciliter l’exploitation mafieuse du pays par M. Touadéra et son allié Wagner”, dénonce explicitement le communiqué. Cette accusation frontale transforme le président centrafricain en complice actif d’un système d’exploitation néocoloniale déguisé en processus de paix. Le terme “exploitation mafieuse” n’est pas choisi au hasard : il suggère un système organisé de captation illégale des ressources nationales au profit d’intérêts privés étrangers et locaux.

 

L’analyse tactique de la suspension du désarmement prévu le 8 août démontre selon la CPC une manipulation psychologique sophistiquée. Officiellement, cette suspension était justifiée par un manque de financement. Mais pour la coalition, “il s’agit en réalité d’une stratégie pour maintenir la pression sur les combattants non désarmés, afin de les forcer à entrer dans le jeu de Wagner”. Cette interprétation transforme les difficultés logistiques en arme de chantage : créer une incertitude permanente pour pousser les groupes armés à accepter des conditions de plus en plus défavorables par épuisement et découragement.

 

Devant cette situation qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la CPC lance un appel à la résistance qui résonne comme un cri d’alarme national. “La Coordination Générale de la CPC lance un vibrant appel aux combattants de l’UPC, du 3R, du MPC, du FPRC, des Anti-Balaka et du mouvement Azandé à résister aux manœuvres de morcellement organisées  par M. Touadéra et son allié Wagner, et à opposer une farouche résistance pour libérer le peuple centrafricain”. Cette exhortation à l’unité transcende les clivages habituels entre groupes armés pour les fédérer contre ce qui est présenté comme une occupation étrangère déguisée.

 

Cette offensive de communication de la CPC montre une stratégie de délégitimation totale du processus de paix officiel. En dénonçant publiquement les méthodes de Wagner et l’implication du pouvoir de Bangui, la coalition transforme les accords de Ndjamena en imposture diplomatique et replace le conflit centrafricain dans une dimension géopolitique plus large. Le message est clair : il ne s’agit plus d’un conflit interne à résoudre par la négociation, mais d’une résistance nationale contre une occupation étrangère soutenue par un pouvoir illégitime.

 

Cette escalade rhétorique risque de compliquer considérablement la recherche d’une solution négociée en Centrafrique. En transformant Wagner en ennemi absolu et Touadéra en collaborateur, la CPC ferme la porte à tout compromis et annonce la poursuite, voire l’intensification, du conflit armé. Les accusations d’envoi forcé de jeunes Centrafricains sur le front ukrainien, si elles se confirment, ajoutent une dimension internationale explosive à cette crise qui dépasse largement les frontières centrafricaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes

0

À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Un-moto-taximan-a-Bangui-devant-un-vehicule-de-la-gendarmerie-et-pret-a-depasser-un-policier-au-controle.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bangui, le vol de motos prend de l’ampleur. Les malfaiteurs ont désormais recours à une nouvelle astuce pour piéger leurs victimes
Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis quelques mois, une méthode particulièrement dangereuse concernant le vol des motos fait des ravages dans la capitale centrafricaine.

 

Les chauffeurs de taxi-moto de Bangui vivent des moments particulièrement difficiles. Depuis le début de cette année, ils sont de plus en plus nombreux à subir des vols organisés selon un mode opératoire aussi simple qu’efficace. Les criminels, tous âges confondus, ont développé une approche qui consiste à offrir des boissons aux conducteurs :  jus de fruits, yaourts ou autres rafraîchissements,  préalablement additionnées de substances soporifiques.

 

Le processus est toujours le même : une fois la boisson consommée, le chauffeur perd progressivement conscience, permettant aux malfaiteurs de s’emparer tranquillement de sa moto sans résistance. Dans certains cas, l’état de la victime nécessite une hospitalisation d’urgence.

 

Le personnel médical de l’hôpital communautaire de Bangui observe directement les conséquences de cette pratique criminelle. Selon le responsable du service des urgences, les victimes arrivent généralement dans un état de semi-conscience, incapables de communiquer leurs coordonnées ou de décrire les circonstances de leur agression.

 

“Ces patients restent souvent plusieurs jours avant de retrouver leurs facultés. Nous avons enregistré 42 cas similaires depuis février”, précise le médecin. Cette statistique révèle l’ampleur d’un phénomène qui dépasse largement les faits divers exceptionnels.

 

Dans les différents quartiers de la capitale, les témoignages se multiplient. Les chauffeurs rapportent des situations où des clients, apparemment bienveillants, proposent spontanément de partager une boisson pendant le trajet. Cette générosité apparente cache en réalité un piège que les conducteurs apprennent désormais à éviter.

 

La communauté des taxi-motos développe ses propres codes de vigilance, transmettant les informations sur les zones à risque et les comportements suspects. Cette solidarité professionnelle constitue actuellement leur principale protection.

 

Devant cette situation, les forces de l’ordre ont mis en service le numéro d’urgence 13-25, accessible via le réseau Télécel. Cette ligne directe permet aux chauffeurs de signaler immédiatement toute situation inquiétante ou de demander une intervention rapide.

 

Cette initiative vise à raccourcir les délais de réaction et à dissuader les criminels par une présence policière plus réactive. L’efficacité de ce dispositif dépendra largement de son utilisation par les conducteurs et de la capacité des services de sécurité à intervenir rapidement.

 

Les autorités encouragent tous les professionnels du transport à moto à adopter une vigilance accrue et à ne jamais accepter de nourriture ou de boisson de la part de clients, même dans un contexte apparemment convivial….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie

0

Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/malik-de-sikikede.jpg” data-wpel-link=”internal”>Quand Malik Yakoub parle au nom de la jeunesse pour rejeter l’opposition, il s’écarte du principe même de la démocratie
Malik Yakoub, président du collectif des ressortissants de Sikikédé (Vakaga). Photo : Tous droits réservés.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une interview accordée à la radio Ndékè Luka, Malik Yakoub, président du collectif des ressortissants de Sikikédé, a tenu des propos très fermes et totalement hors sujet contre l’opposition politique dans sa localité. Il a déclaré que l’opposition n’était pas la bienvenue à Sikikédé, estimant qu’elle agit sans l’avis des autorités administratives. Ce discours, qui se veut direct, laisse pourtant apparaître un sérieux décalage entre ce qu’il dit et ce qu’il prétend défendre.

 

Malik Yakoub  affirme parler au nom de la jeunesse. Mais une jeunesse responsable n’est pas celle qui rejette le débat ou la contradiction. Ce n’est pas celle qui ferme la porte à toute idée différente. Depuis l’indépendance, la République centrafricaine a connu des périodes difficiles, mais l’objectif a toujours été de bâtir un pays où chacun peut s’exprimer. C’est ce que Barthélemy Boganda a tenté de poser comme base : une société ouverte, construite sur des principes communs.

 

En prenant position contre l’opposition, Malik Yakoub s’éloigne de cette vision. Il ne distingue pas la critique constructive des tentatives de déstabilisation. Il réduit tout discours politique à une menace, comme si l’existence d’un avis contraire mettait en danger la stabilité de la région. Pourtant, même les pays les plus rigides tolèrent une forme d’opposition. C’est une réalité de toute organisation politique : il y a ceux qui gouvernent, et ceux qui proposent une autre voie.

 

Ce qui étonne, c’est le ton qu’il utilise. Il donne l’impression de vouloir plaire, de forcer une démonstration de loyauté envers Faustin Archange Touadera, au point de perdre le sens de la nuance. À l’écoute de son entretien, on perçoit une forme de précipitation dans ses réponses, comme s’il parlait avant de réfléchir. Il parle avec sa bouche avant que son cerveau lui dicte des choses à dire. Il cherche à démontrer une idée, mais les mots ne suivent pas. Il finit par tourner en rond, et ses arguments deviennent flous.

 

Quand on parle au nom des jeunes, on porte une responsabilité. On doit encourager le dialogue, pousser à la réflexion, créer un espace où chaque voix peut se faire entendre. Dire que l’opposition ne doit pas s’installer parce qu’elle n’a pas consulté les autorités, ce n’est pas un argument politique. C’est un blocage. Et cela ne construit rien.

 

Il faut rappeler que la paix, la vraie, ne vient pas du silence imposé. Elle vient de l’équilibre entre ceux qui gouvernent et ceux qui contestent. Ce qu’on attend d’un responsable local, surtout d’un représentant de la jeunesse, ce n’est pas un discours fermé, mais une capacité à rassembler. Malik Yakoub aurait pu appeler au respect des règles, au dialogue entre les partis, à la transparence. Au lieu de cela, il s’est enfermé dans une logique d’exclusion.

 

Les élections approchent. Elles concernent tous les Centrafricains, y compris ceux de Sikikédé. La participation passe aussi par la diversité des opinions. Empêcher une partie de la population de s’exprimer, c’est prendre le risque de créer des tensions supplémentaires. Ce n’est pas ce que les jeunes attendent. Ce n’est pas ce que le pays attend.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga

0

Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quand l’éducation devient victime d’un État Fantôme dans la Vakaga
Les élèves d’Amdafock

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand l’absence de l’État condamne toute une génération d’enfants à l’ignorance dans la préfecture de la Vakaga.

 

Dans la préfecture de la Vakaga, aux confins septentrionaux de la République centrafricaine, l’école n’est plus qu’un souvenir. Entre insécurité chronique, infrastructures délabrées et défaillance étatique, des milliers d’enfants voient leur avenir s’écrouler sous l’indifférence des autorités de Bangui.

 

Une région livrée à elle-même

 

La Vakaga, cette vaste étendue frontalière du Tchad et du Soudan, explique parfaitement le délitement du système éducatif centrafricain. Ici, l’État centrafricain semble avoir définitivement tourné le dos à ses citoyens dans cette région frontalière. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 59 écoles pour seulement huit enseignants titulaires. Une équation impossible qui montre l’ampleur du désastre éducatif dans ce pays.

 

Les populations locales, abandonnées par Bangui, tentent tant bien que mal de maintenir un semblant d’éducation à travers le système des “maîtres-parents”. Ces volontaires, souvent dépourvus de formation pédagogique, suppléent tant bien que mal aux carences de l’État. Mais comment assurer un enseignement de qualité dans de telles conditions ?

 

L’insécurité, fléau permanent

 

L’instabilité sécuritaire constitue le principal obstacle à l’épanouissement éducatif dans la région. Les groupes armés et autres éléments incontrôlés sèment régulièrement la terreur, contraignant écoles et familles à la fuite. Les enseignants qualifiés rechignent à s’installer dans une zone où leur sécurité n’est pas garantie.

 

Cette situation perdure malgré les investissements colossaux consentis par l’État dans des partenariats sécuritaires controversés. Près de 300 milliards de francs CFA seraient annuellement mobilisés pour ces collaborations, notamment avec des entités comme Wagner. Pourtant, sur le terrain, les populations de la Vakaga ne bénéficient d’aucune protection effective.

 

Des infrastructures en ruine

 

Les rares établissements scolaires encore debout offrent un spectacle désolant. Toitures effondrées, absence de sanitaires, manque criant de matériel pédagogique : les conditions d’apprentissage sont indignes d’un pays qui aspire au développement. Cette dégradation infrastructurelle décourage les familles et pousse les enfants vers d’autres activités, souvent dangereuses.

 

La question linguistique, un faux débat

 

Certains responsables invoquent la diversité linguistique de la région pour justifier l’échec scolaire. Les enfants de Birao, Terfel ou Matala parlent effectivement arabe, Sara, Kara, Youlou ou Goula avant d’apprendre le français et le Sangö. Cette réalité multilinguistique, loin d’être un handicap, constitue pourtant une richesse que beaucoup de pays envient.

 

Transformer cette diversité en obstacle insurmontable relève de la facilité. Partout dans le monde, les systèmes éducatifs s’adaptent à la pluralité linguistique de leurs populations. Il appartient aux enseignants de développer des méthodes pédagogiques appropriées, non aux élèves de servir d’interprètes dans leurs propres classes.

 

Les filles, premières victimes

 

Dans ce contexte délétère, les jeunes filles paient le prix le plus lourd. Premières à être retirées de l’école en cas de difficultés, elles se retrouvent souvent mariées précocement ou contraintes aux travaux domestiques. Cette situation perpétue le cycle de la pauvreté et de l’inégalité dans une région déjà marginalisée.

 

L’effondrement de l’éducation dans la Vakaga n’est pas le fruit du hasard. Il résulte d’un abandon délibéré d’une région considérée comme périphérique par les autorités centrafricaines. Pendant que des milliards sont engloutis dans des dépenses somptuaires ou des partenariats douteux avec les russes du groupe Wagner, des générations entières d’enfants centrafricains grandissent dans l’ignorance.

 

Cette situation interpelle sur les priorités réelles du gouvernement centrafricain et questionne l’engagement des partenaires internationaux qui continuent de soutenir un système qui laisse ses citoyens les plus vulnérables sur le bord de la route….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Au cœur des geôles de l’OCRB   à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers

0

Au cœur des geôles de l’OCRB   à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au cœur des geôles de l'OCRB à Bangui : conditions de détention, activités des prisonniers
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Créé pour combattre le fléau du banditisme, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) de Bangui est devenu une institution qui inspire la terreur. Son évolution, de force de sécurité à outil de répression politique sous les régimes successifs et l’influence grandissante du groupe Wagner, est une sombre illustration de la dérive autoritaire. Morts suspectes, arrestations arbitraires, tortures : le modus operandi de l’OCRB est implacable. Nous vous proposons une incursion inédite au cœur de cet appareil d’État où la dignité humaine est la première victime.

 

Il est important de signaler qu’auparavant, la communauté internationale, l’Office des Droits de l’Homme et d’autres organisations dénonçaient ces activités. Toutefois, depuis l’arrivée du groupe Wagner en Centrafrique, les organisations de défense des droits de l’homme n’ont plus accès à ces lieux. Wagner bloque tout, et l’office est devenu une machine de guerre au service du pouvoir. Arrestations arbitraires, tortures, assassinats y sont monnaie courante, le tout dans la clandestinité la plus totale.

 

Pour cet épisode, nous allons expliquer comment fonctionnent les cellules de l’OCRB et comment les Centrafricains et les étrangers qui y sont arrêtés y vivent au quotidien.

 

Lorsque vous êtes arrêté et que vous arrivez à l’OCRB, après avoir éventuellement été entendu (ce qui n’est pas toujours le cas), vous êtes dirigé vers une cellule. La taille des cellules varie, mais la plupart mesurent généralement trois mètres de long sur environ deux mètres de large. À droite et à gauche, il y a une banquette en béton d’environ 40 cm de large, qui s’étend sur toute la longueur. En face, on trouve également une banquette en béton. Ces banquettes sont disposées en forme de “U”. Elles mesurent environ 40 cm de large et leur longueur correspond à la taille de la cellule (trois mètres de long et deux mètres de large).

 

Sur ces banquettes, les détenus dorment. C’est leur lit. Un détenu dort sur la banquette, et un autre dort en dessous, à même le sol. Il en est de même pour les banquettes de gauche, de droite et d’en face. Ainsi, une cellule de trois mètres sur deux (soit six mètres carrés) peut accueillir un minimum de six détenus, et au maximum huit. Dans ces conditions, les détenus dorment les uns au-dessus des autres et les uns à côté des autres. Si par exemple deux personnes dorment sur la banquette de trois mètres, il peut y avoir aussi deux personnes sur la banquette de gauche, deux sur celle de droite, et deux autres en dessous de chaque banquette. Il peut donc y avoir facilement dix détenus dans une seule cellule, qui est surpeuplée. Il y a de nombreuses cellules similaires, numérotées de un à six.

 

Les conditions d’hygiène sont extrêmes. Il n’y a ni toilettes ni douches à l’intérieur des cellules. Pour uriner ou déféquer, les détenus doivent utiliser des sacs plastiques que leur famille doit leur apporter. Si un détenu veut faire de kaka, il s’écarte un peu et le fait, sous le regard de tous, car il n’y a aucune intimité. L’odeur se répand inévitablement dans toute la cellule, et les autres détenus aspirent l’odeur. Pour uriner, le même sac plastique est utilisé, puis il est bien fermé. Parfois, les détenus utilisent également des bouteilles en plastique fournies par leurs parents pour uriner. Les kaka et l’urine restent dans la cellule avec les détenus, qui doivent en supporter l’odeur, avec les conséquences qu’on connait.

 

Parfois, à midi, les détenus sont autorisés à se laver. Ils disposent d’une ou deux minutes pour entrer dans la douche, se déshabiller, se laver rapidement, puis un geôlier ou un policier leur signale que le temps est écoulé et qu’ils doivent retourner dans leur cellule. Un autre détenu prend ensuite sa place. Parfois, les détenus ne se lavent pas bien.

 

Pour évacuer les sacs contenant les kaka et l’urine, le matin, la cellule est ouverte et les détenus sont invités à jeter rapidement le contenu. Un détenu prend les sacs et les jette, puis retourne immédiatement dans la cellule.

C’est ainsi que se déroule la vie quotidienne dans ces cellules. Des anciens ministres, des directeurs financiers, des coordinateurs, des députés  et d’autres personnalités sont incarcérés dans ces mêmes conditions. Il n’y a pas de cellules de luxe à l’OCRB, sauf à la prison du camp de Roux et Ngaragba.

 

Les organisations de défense des droits de l’homme ne s’expriment pas sur ces conditions, en particulier sur la façon dont les gens défèquent et dorment. Si un détenu n’a pas de proche pour lui apporter une natte, il dort à même le béton, ce qui entraîne des problèmes de dos et de cou. L’objectif n’est pas de les maintenir en vie, mais de les éliminer en douceur.

 

Quand la famille d’un détenu arrive, ils ont accès à un petit coin aménagé, similaire à ce qu’on voit dans les prisons américaines à la télévision. Ce parloir est équipé de grilles. La famille reste à l’extérieur et parle au détenu qui reste à l’intérieur. Ces parloirs ne durent que quelques minutes.

 

Il y’a lieu de noter que l’OCRB (Office Central pour la Répression du Banditisme) a été créé en 1965 à Bangui, en République Centrafricaine.

Son objectif principal était de lutter contre le grand banditisme, notamment les braquages à main armée, les vols à main armée, les cambriolages et d’autres formes de criminalité urbaine.

Au fil des années, l’OCRB est également devenu un organe de sécurité très redouté, notamment sous certains régimes. Selon plusieurs rapports de défense des droits humains, il a été utilisé pour des arrestations arbitraires, des détentions extrajudiciaires et des actes de torture….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Armel Sayo : Symbole d’un État Voyou ou Victime d’une Justice Sélective ?

0

Armel Sayo : Symbole d’un État Voyou ou Victime d’une Justice Sélective ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>TOUADÉRA : regarde le document que ton procureur a signé pour extraire Armel Sayo et Nour Grégaza, il parlait de 72 heures, mais nous sommes à près de quatre semaines
Le colonel Armel Sayo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’affaire Armel Sayo, l’ancien ministre centrafricain de la jeunesse et des sports  expose au grand jour les contradictions d’un régime pratiquant une justice à géométrie variable.

 

L’arrestation d’Armel Sayo au Cameroun en janvier 2025 et son extradition vers Bangui en mai ont placé cette figure politico-militaire au centre d’une polémique qui dépasse son cas personnel. Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports puis des Réformes de l’État, ce chef rebelle devenu fondateur de la Coalition militaire pour le salut du peuple et de redressement incarne les zones d’ombre d’un système judiciaire centrafricain qui a pour seul objectif de servir les intérêts du pouvoir plutôt que la justice.

 

Depuis son extraction de sa cellule de la prison  militaire de haute sécurité du Camp de Roux  le 7 janvier et sa disparition dans la nuit du 7 au 8 janvier, ni sa famille ni son avocat n’ont pu voir Armel Sayo. Selon plusieurs sources concordantes et fiables interrogées par la rédaction du CNC, il a été enlevé par les Mercenaires russes présentes sur le territoire centrafricain depuis 2018. Cette opacité contraste violemment avec le traitement accordé à d’autres chefs rebelles comme Ali Darassa de l’UPC et Sembé Bobo du 3R, bénéficiaires d’un accord politique négocié et accueillis avec tous les égards à Bangui.

 

L’émission Patara sur la radio Ndékè Luka dévoile ces incohérences lors d’un débat entre Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller spécial du président Touadéra, Hugo Francis-Mongombé, vice-président du parti ITA, et Dieudonné Ngoumbango de la plateforme des partis centristes. Leurs échanges ont révélé un fossé béant entre les déclarations officielles et la réalité du traitement judiciaire.

 

Les autorités judiciaires, par la voix du procureur Guy Damanguere et du porte-parole du gouvernement Maxime Balalou, maintient que Armel Sayo est “bien vivant” et fait l’objet d’une  “nouvelles charges” basées sur des documents trouvés sur son téléphone. Pourtant, aucune preuve réelle de sa vie n’a été fournie depuis son enlèvement par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 janvier, alimentant les spéculations sur son sort réel. Des images choquantes diffusées sur les réseaux sociaux montrent un homme ressemblant à Sayo baignant dans son sang, provoquant les craintes d’une exécution extrajudiciaire.

 

Hugo Francis-Mongombé a dénoncé cette situation lors de l’émission  Patara : “Ce qui choque les Centrafricains, c’est que c’est une question de droit. Laissez son avocat, ça ne se négocie pas, son avocat va le voir, sa famille va le voir. C’est tout. C’est ce que les Centrafricains veulent”. Il souligne que la procédure pénale exige l’accès d’un détenu à son conseil et à sa famille, principe fondamental violé dans le cas de Sayo.

 

Face à ces critiques, Fidèle Gouandjika tente de justifier la position gouvernementale : “Armel Sayo, le gouvernement l’a dit si bien qu’Armel Sayo est vivant. Le procureur de la République a dit qu’il est vivant. On s’arrête là, c’est tout”. Cette déclaration, dénuée de preuves concrètes depuis l’intervention des forces russes, n’apaise pas les doutes sur la transparence du régime.

 

Le contraste avec le traitement d’Ali Darassa et a Sembé Bobo, leaders des groupes armés 3R et UPC, frappe par son évidence. Ces chefs rebelles, accusés de graves violations des droits humains, ont bénéficié d’un accueil privilégié dans le cadre de l’accord politique signé à N’Djamena. Cet accord prévoit leur intégration dans le gouvernement et les forces armées sans poursuites judiciaires.

 

Dieudonné Ngoumbango a exprimé son indignation : “On n’a pas besoin de faire deux poids deux mesures. On n’a pas besoin de traiter, prendre Sayo, mettre en prison, avec ses frères et sœurs et pendant que ces bandits, ces voyous, qui sont Ali Darassa et Bobo se promenaient tranquillement, venir faire leur promenade de santé et être bien logés, bien nourris et repartir bonnement. Ça nous fait vraiment grincer les dents.”

 

Fidèle Gouandjika tente d’expliquer cette différence : “Ali Darassa et Bobo, ils se sont repentis, ils sont venus demander au peuple centrafricain, ils veulent rentrer dans la République, alors que Sayo, lui, il est revenu pour tuer le peuple centrafricain et déstabiliser le régime”. Cette justification peine à convaincre face aux accusations floues portées contre Sayo, qui n’ont pas fait l’objet d’un procès public avant son enlèvement par les forces russes.

 

La nationalité étrangère de Darassa et Bobo soulève des questions supplémentaires sur la souveraineté centrafricaine. Dieudonné  Ngoubango dénonce l’intégration de chefs rebelles étrangers dans les institutions : “Tous ceux qu’on nous amène, soit disant, des rebelles qui faisaient partie des Trois Airs et autres, c’est des étrangers, allez leur poser la question, parlez leur sango correctement, posez leur la question s’ils parlent vraiment sango. C’est ça le problème“.

 

Cette intégration d’éléments étrangers, contrastée avec la disparition d’un Centrafricain ayant occupé des fonctions ministérielles après son enlèvement par des forces étrangères, alimente l’accusation d’un régime qui protège ses alliés tout en livrant ses adversaires.

 

Mongombé accuse directement le régime de comportement d’État voyou : “Ce qui choque les Centrafricains, c’est qu’on se comporte comme un État voyou. Monsieur Fidèle Gouandjika , c’est que nous sommes régis par la constitution, nous avons souscrit aux traités internationaux, nous avons un code pénal, nous avons un code de procédure pénale“. Il pointe l’incapacité du gouvernement à respecter les droits fondamentaux des détenus et compare le cas de Sayo à celui de Charles Massy, autre figure disparue.

 

Dieudonné Ngoumbango va plus loin en qualifiant l’État de “failli” : “Notre État est incapable, c’est un État failli, un État qui n’a pas la possibilité de défendre son territoire, un État qui a fait venir des Rwandais, des Russes, malgré tous ses efforts, n’arrive pas à contrôler la totalité du territoire, est obligé d’aller négocier avec des rebelles“. Cette critique englobe l’ensemble de la gouvernance, accusée de céder aux pressions étrangères et de privilégier des accords opportunistes au détriment de la justice.

 

L’opacité entourant le sort de Sayo depuis son enlèvement par les forces russes a provoqué des réactions internationales. Sa famille, notamment sa mère Angeline Mougnan depuis Paris, réclame “vérité et justice”. Son frère Théodore Sayo exige des preuves de vie ou la restitution du corps. La double nationalité franco-centrafricaine de Sayo a attiré l’attention de la France, l’ambassadeur Bruno Foucher affirmant que le président Touadéra lui a personnellement assuré que Sayo est vivant.

 

L’affaire Armel Sayo transcende le simple cas judiciaire pour exposer les dysfonctionnements d’un régime pratiquant une justice sélective. Les incohérences gouvernementales, l’absence de transparence depuis l’enlèvement par les forces russes et le contraste avec le traitement des autres chefs rebelles dessinent un système où la justice est subordonnée aux intérêts politiques. Comme l’a souligné Hugo Francis-Mongombé, “les Centrafricains doutent parce que le gouvernement en place nous met dans le doute”.

 

À l’approche des élections de 2025, cette affaire risque de catalyser la contestation populaire dans un pays où la confiance envers les institutions s’effrite. Entre transparence judiciaire et maintien d’un pouvoir autoritaire livrant ses opposants aux forces étrangères, le régime de Touadéra fait face à un choix qui déterminera son avenir politique et celui de la République centrafricaine.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection

0

Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou-450×277.jpg” alt=”Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection” width=”450″ height=”277″ />
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Touadéra mise sur l’aide russe pour sa réélection, transformant de plus en plus la Centrafrique en protectorat de Moscou de Poutine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Russie veut aider la République centrafricaine à organiser ses élections du 28 décembre. Cette annonce de l’ambassadeur russe Alexandre Bikantov pose une question simple : comment un tel pays non démocratique peut-il prétendre accompagner un processus démocratique quand il impose déjà une facture salée de 10 milliards de francs CFA  par mois à ce même État ?

 

La réponse tient en un mot : contrôle. Vladimir Poutine a déjà fait modifier la Constitution centrafricaine de 30 mars 2016 pour permettre à Faustin-Archange Touadéra de se représenter. Il a convoqué à Moscou le président du Conseil constitutionnel et celui de l’Autorité nationale des élections. Aujourd’hui, il propose de financer une partie du processus électoral. La logique est limpide.

 

Cette aide russe n’a rien de gratuit. Moscou exploite déjà les ressources centrafricaines par l’intermédiaire de ses compagnies. Ses mercenaires Wagner, désormais remplacés par Afrika Korps, maintiennent Touadéra au pouvoir depuis des années. Chaque service rendu par la Russie creuse un peu plus la dette de Bangui.

 

Pendant ce temps, le budget électoral centrafricain accuse un déficit de 5 millions de dollars. L’Union européenne a donné 2 millions d’euros via le PNUD. La France a signé un accord d’aide de 10 millions d’euros. Le Cameroun a contribué à hauteur de 250 millions de francs CFA. Ces partenaires agissent dans la transparence, avec des mécanismes de suivi bien définis.

 

L’assistance russe fonctionne différemment. Aucun détail n’a été communiqué sur les modalités de cette aide. Ni l’ambassadeur russe ni les autorités centrafricaines n’ont précisé les conditions. Cette opacité n’est pas fortuite. Elle permet à Moscou de garder la main sur le processus.

 

La Centrafrique de Faustin-Archange Touadera devient de plus en plus un État sous tutelle russe. Chaque crédit accordé, chaque formation dispensée, chaque équipement fourni renforce cette dépendance. Touadéra se retrouve piégé dans un système où sa survie politique dépend entièrement de son alignement sur les intérêts russes.

 

Les élections du 28 décembre devaient être un moment de renouveau démocratique. Les élections locales n’ont pas eu lieu depuis 40 ans. Les législatives et la présidentielle représentent une chance de consolider les institutions. Mais avec une organisation sous influence russe, ces scrutins risquent de n’être qu’une formalité destinée à légitimer un pouvoir déjà acquis à Moscou.

 

Le peuple centrafricain paie déjà le prix de cette alliance. L’économie du pays est orientée vers l’exportation de matières premières au bénéfice des entreprises russes. La sécurité dépend de mercenaires étrangers. Maintenant, c’est la démocratie elle-même qui passe sous contrôle externe.

 

Cette situation dépasse le cas centrafricain. Elle montre clairement la stratégie russe en Afrique : offrir une alternative aux partenaires occidentaux en échange d’une soumission politique totale. Les dirigeants africains qui acceptent ce marché hypothèquent l’avenir de leurs pays.

 

La communauté internationale ne peut ignorer cette dérive. Des élections organisées avec l’aide d’un pays qui bafoue les principes démocratiques chez lui et ailleurs perdent toute crédibilité.

 

Touadéra joue sa réélection, mais à quel prix ? En hypothéquant l’indépendance de son pays, il transforme la Centrafrique en protectorat russe. Les 10 milliards de francs CFA d’Afrika Korps ne sont que le début. Chaque nouveau service russe alourdit la facture et resserre l’étau.

 

Le président centrafricain a fait son choix. Il reste à voir si les électeurs centrafricains auront encore leur mot à dire le 28 décembre, ou si tout aura déjà été décidé dans les bureaux du Kremlin.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis sept mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité

0

Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis quatre mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”Birao : Les FACA sans prime alimentaire depuis quatre mois, livrés aux aides alimentaires de la Minusca et à la criminalité” width=”450″ height=”253″ />
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les soldats du 13e bataillon déployés dans la Vakaga attendent toujours leurs prime globale d’alimentation (PGA). La MINUSCA dépanne quand elle peut.

 

Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) postés à Birao vivent une situation très très difficile. Depuis leur arrivée il y a près de 8 mois, les hommes du 13e bataillon ont reçu seulement 5 000 FCFA comme prime globale d’alimentation (PGA). Le montant normal est de 45 000 FCFA par mois.

 

Face à ce manque, les militaires comptent sur l’aide de la Mission des Nations Unies (MINUSCA). Les Casques bleus donnent des vivres quand ils peuvent : du poulet, de la viande, des légumes, du pain. Mais cette aide arrive de façon irrégulière.

 

Des soldats dans l’embarras

 

Sans argent suffisant, les FACA peinent à manger correctement. Leurs conditions de logement ne sont pas meilleures. Beaucoup préfèrent aller dormir au sein de la gendarmerie.

 

Cette situation pousse certains soldats à abandonner leur poste. D’autres se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, parfois en dehors des règles. Un militaire malade a voulu rejoindre Ndélé pour atteindre Bangui afin de se soigner, faute d’évacuation sanitaire. Il est mort en route.

 

Le même problème ailleurs

 

Birao n’est pas le seul endroit où les FACA ont ces difficultés. À Bria par exemple, des soldats ont attendu dix-huit mois leur prime alimentaire. Ils n’ont eu que 20 000 FCFA pour leur déplacement. À Paoua, certains n’ont rien touché depuis un an et demi. Le même cas ailleurs.

 

Ces retards de paiement montrent que l’armée centrafricaine a du mal à gérer ses troupes en mission. L’argent arrive mal ou pas du tout.

 

La MINUSCA fait ce qu’elle peut

 

La Mission onusienne aide dans la mesure de ses moyens. En juin 2025, elle a distribué de la nourriture aux déplacés autour de Birao. Mais elle a aussi ses propres problèmes de sécurité. Le 20 juin, un Casque bleu zambien a été tué dans une attaque près de la ville.

 

Les Nations Unies peuvent donner un coup de main, mais elles ne peuvent pas remplacer l’État centrafricain dans ses obligations.

 

Une question de fond

 

Le cas de Birao pose une question simple : comment l’État peut-il demander à ses soldats de sécuriser le territoire s’il ne peut pas les nourrir correctement ?

 

Les autorités doivent revoir leur façon de gérer les primes et les conditions de vie des militaires. Sans cela, les FACA auront du mal à remplir leur mission. Les soldats mal nourris et mal payés ne peuvent pas être efficaces.

 

Il faut que Bangui trouve des solutions durables pour soutenir ses forces armées en province. La sécurité du pays en dépend….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Un employé des Nations unies confirme l’altération de l’état de santé du président Touadéra

0

Un employé des Nations unies confirme l’altération de l’état de santé du président Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le Président Touadéra, architecte de la désinformation, piégé par ses propres mensonges
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un employé centrafricain travaillant pour les Nations unies à Bangui affirme avoir constaté de visu une dégradation notable de l’état de santé du président Faustin-Archange Touadéra. Selon ce témoin, qui participait récemment à une réunion officielle avec le Président dans la capitale, l’apparence physique du chef de l’État est méconnaissable par rapport à celle que les photos officielles laissent paraître.

 

« Sur les photos, on ne voit pas les mêmes choses. Mais en face, j’ai vu un président changé, ses joues tombent, sa bouche est affaissée, son ventre et ses fesses ont grossi. Il n’a plus l’air en bonne santé. Je suis habitué à le voir dans les médias, mais de près, la différence est claire », confie l’employé onusien, qui préfère conserver l’anonymat.

 

Ce témoignage confirme les informations sur la santé fragile du président, déjà évoquées dans la presse après son évacuation médicale d’urgence à Bruxelles le 21 juin dernier. Plusieurs sources diplomatiques et hospitalières avaient alors fait état d’un diagnostic de cancer du côlon, nécessitant des soins lourds.

 

« Il semblait fatigué et somnolent »

Selon l’employé des Nations unies, le président Touadéra semblait très fatigué lors de la réunion : « Par moments, on aurait dit qu’il luttait pour respirer et rester éveillé. Il ne dégage plus la même énergie qu’avant ». De tels signes d’épuisement ont déjà été observés lors de déplacements officiels, notamment à l’étranger, où sa tendance à somnoler en public avait été remarquée.

 

Des effets visibles d’un traitement médical

Les médecins interrogés par notre rédaction estiment que les changements physiques rapportés par ce témoin pourraient être liés à un traitement prolongé par cortisone. Ce médicament puissant est souvent utilisé pour atténuer les douleurs et les inflammations, ou en complément des traitements anticancéreux. Toutefois, il modifie rapidement l’apparence des patients :

  • Gonflement du visage (« face lunaire ») et joues arrondies.
  • Prise de poids localisée au niveau du ventre, du dos et des fesses.
  • Somnolence, fatigue chronique, baisse de tonus musculaire.
  • Altération de la peau, avec un teint plus terne et une fragilité cutanée.

 

« La cortisone n’est pas une maladie, c’est un traitement. Mais elle transforme le corps quand les doses sont fortes ou continues. Ce que ce témoin décrit : visage tombant, ventre gonflé,  correspond à des effets secondaires connus », explique un médecin contacté à Bangui par la rédaction du CNC.

 

Une question sur sa capacité à gouverner

L’absence de communication officielle sur la santé du président alimente de nombreuses rumeurs. Plusieurs diplomates en poste à Bangui affirment qu’un suivi médical strict est désormais imposé, avec des consultations régulières en Europe. La question de la capacité de Touadéra à assumer ses fonctions est de plus en plus posée, alors que le pays fait face à des crises sécuritaires et sociales.

 

L’employé des Nations unies qui l’a vu de près souligne l’écart entre l’image officielle et la réalité : « Sur les photos ou les vidéos officielles, on a l’impression qu’il va bien. Mais de face, on voit qu’il est marqué par la maladie. Ce n’est pas le même homme qu’avant ».

 

La dégradation physique du chef de l’État, associée à des épisodes de somnolence en public et à une hospitalisation récente en Belgique, renforce les inquiétudes. Officiellement, aucun communiqué n’a été publié pour clarifier la nature exacte de son état de santé.

 

Dans les cercles proches du pouvoir, des voix commencent à s’interroger sur les conséquences politiques d’une maladie prolongée. Si le président devait réduire ses activités, cela pourrait ouvrir une période d’instabilité et de rivalités internes pour la succession, d’ailleurs cela a commencé depuis un mois entre les parents du Président….

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains

0

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/dani-ngarasso-et-philipp-bokoula.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/dani-ngarasso-et-philipp-bokoula-450×317.jpg” alt=”RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains” width=”450″ height=”317″ />
Dany Ngarasso, Président par intérim à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Une chronique de trois années de dysfonctionnements administratifs et de violations statutaires dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains.

 

Rédigé le 26 août 2025

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’année 2022 avait apporté un vent d’espoir aux artistes centrafricains. Après des années de tensions internes, l’Union des Musiciens de Centrafrique (UMC) organisait enfin une Assemblée Générale Élective qui devait tourner la page d’une longue période d’instabilité. Les musiciens du pays avaient massivement participé à ce scrutin qui portait Louhango Perrin, plus connu sous le nom de Chengo Baba, à la présidence de leur organisation.

 

Cette élection représentait bien plus qu’un simple changement de direction. Elle incarnait la volonté des artistes de reprendre en main leur destin collectif, de structurer leur profession et de peser davantage dans le paysage culturel national. Les attentes étaient énormes, les projets ambitieux, et la mobilisation réelle.

 

Pourtant, deux mois seulement après son installation, Chengo Baba prenait une décision qui allait bouleverser le cours des événements : il démissionnait de ses fonctions. Les raisons invoquées étaient d’ordre professionnel. Ses obligations personnelles, expliquait-il, ne lui permettaient plus d’assurer correctement la charge de président de l’UMC, étant un Soldat FACA. Une décision compréhensible sur le plan humain, mais qui allait ouvrir une période de turbulences dont l’association peine encore à sortir aujourd’hui.

 

Le règlement intérieur et le statut de l’UMC prévoient ce type de situation. En cas de vacance du poste de président, c’est le vice-président qui assure automatiquement l’intérim. À l’époque, ce poste était occupé par Dany Ngarasso, qui héritait donc de cette responsabilité transitoire. Les textes statutaires sont précis sur ce point : cet intérim ne peut excéder 45 jours calendaires, période au terme de laquelle une nouvelle Assemblée Générale Élective doit impérativement être convoquée pour désigner un nouveau bureau.

 

Cette disposition n’a rien d’exceptionnel. Elle existe dans la plupart des associations pour éviter les dérives autoritaires et garantir le renouvellement démocratique des instances dirigeantes. Quarante-cinq jours, c’est largement suffisant pour organiser une consultation, mobiliser les membres et assurer la continuité institutionnelle.

 

Cependant, Dany Ngarasso n’a jamais convoqué cette Assemblée Générale. Les jours ont passé, puis les semaines, puis les mois. Les 45 jours réglementaires sont devenus 90, puis 180, puis une année entière. Et l’intérimaire restait en place, gérant l’UMC comme s’il en était le président légitime.

 

Cette situation a rapidement créé des tensions au sein du bureau provisoire. Les autres membres, conscients de l’irrégularité croissante de la situation, ont multiplié les rappels à l’ordre. Ils ont souligné que l’intérim n’était pas une présidence déguisée, mais bien une fonction temporaire avec des prérogatives limitées. Ils ont insisté sur l’urgence d’organiser de nouvelles élections pour rétablir la légitimité démocratique de l’institution.

 

Face à l’obstination de Dani Ngarasso, ces membres du bureau ont fini par prendre leurs responsabilités. Constatant que leur présence cautionnait une situation de plus en plus intenable, ils ont démissionné collectivement. Cette démission n’était pas un caprice ou une manifestation d’humeur : c’était un acte de protestation contre la confiscation progressive de l’UMC par son président intérimaire.

 

Pour autant, ces membres démissionnaires n’ont pas abandonné l’association. Conscients de leurs responsabilités envers les artistes centrafricains, ils ont élaboré une proposition constructive : la mise en place d’un comité indépendant, composé de personnalités neutres et respectées du milieu artistique, chargé d’organiser des élections transparentes et inclusives.

 

Cette proposition avait le mérite de la simplicité et de l’efficacité. Elle permettait de sortir de l’impasse en confiant l’organisation du scrutin à des personnes extérieures aux conflits internes, garantissant ainsi l’impartialité du processus. Le comité proposé devait préparer les élections, vérifier les listes électorales, superviser la campagne et assurer le bon déroulement du vote.

 

Ce rapport détaillant la proposition a été officiellement transmis au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme. L’objectif était d’obtenir l’aval de la tutelle administrative et de donner un cadre officiel à cette démarche de sortie de crise. Les artistes espéraient une réaction rapide et positive de l’administration.

 

Sur la base de cette proposition, une nouvelle Assemblée Générale Élective avait été programmée pour le 30 août 2023. Cette date représentait un espoir immense pour les musiciens centrafricains qui voyaient enfin la perspective d’une normalisation institutionnelle. Les préparatifs avaient commencé, les artistes se mobilisaient, et l’atmosphère laissait présager un nouveau départ pour l’UMC.

 

Mais cette date ne restera dans les mémoires que comme celle d’un rendez-vous manqué, à en croire le           Président par intérim. Car entre-temps, des manœuvres s’étaient mises en place dans les couloirs du ministère de la Culture pour empêcher la tenue de cette Assemblée Générale.

 

C’est à ce moment précis qu’entre en scène Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme. Proche de Dany Ngarasso, Bokoula va jouer un rôle déterminant dans le blocage du processus électoral. Utilisant sa position administrative, il va organiser une intervention du ministère qui pose de sérieuses questions juridiques et éthiques.

 

Philippe Bokoula  rédige personnellement une note administrative qui va changer la donne. Ce document, qu’il fait ensuite signer le 25 août dernier par Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, stipule que seul Dany Ngarasso est habilité à convoquer une Assemblée Générale de l’UMC. Cette note administrative bloque de facto l’organisation des élections prévues et conforte la position de l’intérimaire.

 

La manœuvre est habile mais juridiquement contestable. En rédigeant lui-même le document qu’il fait ensuite avaliser par sa collègue, Philippe Bokoula  transforme une position personnelle en décision administrative officielle. La directrice générale ne fait qu’apposer sa signature sur un texte préparé par son collègue, sans qu’on puisse déterminer si elle mesure pleinement les implications de cet acte.

 

Plus inquiétant encore, en intervenant de cette manière dans les affaires internes de l’UMC, le ministère de la Culture outrepasse clairement ses prérogatives légales. L’Union des Musiciens de Centrafrique est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain. Mais cette reconnaissance relève du ministère de l’Administration du territoire et avalisée par celui du plan  , qui sont les seules tutelles compétentes en matière associative.

 

Le ministère de la Culture, quant à lui, n’est qu’un partenaire institutionnel de l’UMC. Il peut collaborer avec l’association, la soutenir dans ses projets, participer à ses activités, mais il n’a aucune base légale pour intervenir dans sa gouvernance interne. Cette distinction n’est pas qu’une subtilité administrative : elle correspond à une répartition claire des compétences établie par les textes législatifs et réglementaires.

 

En s’immisçant dans le processus électoral de l’UMC, le ministère de la Culture viole le principe de l’autonomie associative. Il usurpe les prérogatives d’autres administrations et crée un précédent dangereux qui pourrait autoriser n’importe quel ministère à s’immiscer dans la vie interne des associations sous prétexte de partenariat.

 

Face à cette intervention qu’ils jugent illégale, les artistes centrafricains ont adopté une position ferme et unanime. Malgré la pression administrative exercée par le ministère de la Culture, ils refusent catégoriquement de reconnaître sa légitimité à intervenir dans leurs affaires associatives. Ils rappellent avec force que leur organisation ne relève pas de la tutelle de ce ministère et que cette ingérence constitue une violation manifeste de leurs droits.

 

Forts de cette conviction, les musiciens ont décidé de passer outre les interdictions administratives et de maintenir leur projet d’Assemblée Générale. Ils ont reprogrammé cette consultation pour ce samedi 30 août 2025, défiant ainsi ouvertement une administration qu’ils accusent de dépasser ses prérogatives. Cette décision témoigne de leur détermination à reprendre le contrôle de leur organisation, quitte à affronter les autorités qui tentent de les en empêcher.

 

Derrière les formulations administratives évoquant de prétendues “divisions entre artistes”, la réalité est bien différente. Il n’y a pas deux camps en conflit au sein de l’UMC, pas plus qu’il n’y a une guerre fratricide entre musiciens. La situation est beaucoup plus simple : un homme, Dany Ngarasso, refuse de quitter un poste qu’il occupe sans légitimité depuis bientôt quatre ans, et il bénéficie pour cela du soutien actif de Philippe Bokoula , chargé de mission au ministère de la Culture.

 

Cette complicité entre Ngarasso et Bokoula éclaire d’un jour nouveau l’intervention du ministère. Il ne s’agit pas d’une décision administrative prise dans l’intérêt général ou pour résoudre un conflit. Il s’agit d’un service rendu par un fonctionnaire à son ami, au mépris des règles de droit et de l’éthique administrative.

 

Cette situation pose des questions graves sur l’impartialité de l’administration publique. Comment un chargé de mission peut-il utiliser sa position pour favoriser ses relations personnelles ? Comment peut-il rédiger des documents officiels dans le seul but de protéger un proche ? Comment l’administration peut-elle cautionner de telles pratiques ?

 

Pendant ce temps, les textes fondamentaux de l’UMC continuent d’être bafoués de manière délibérée. Les statuts de l’association sont pourtant clairs et ne prêtent à aucune interprétation :

 

En cas de vacance du poste de président, le vice-président assure automatiquement l’intérim. Cette disposition vise à assurer la continuité de l’institution sans rupture ni vide institutionnel.

 

Cet intérim ne peut en aucun cas excéder 45 jours calendaires. Cette limitation temporelle est fondamentale : elle évite que l’intérim ne se transforme en présidence déguisée et garantit le renouvellement démocratique des instances.

 

Au terme de ces 45 jours, une nouvelle Assemblée Générale Élective doit impérativement être organisée. Cette obligation n’est pas facultative : elle s’impose au président intérimaire qui ne peut s’y soustraire.

 

En refusant d’appliquer ces dispositions statutaires, Ngarasso viole les règles fondamentales de son association. Mais il va plus loin encore : il bafoue les principes démocratiques qui régissent le fonctionnement associatif en République centrafricaine.

 

Nous voici donc en 2025, et la situation perdure dans l’indifférence administrative la plus totale. Ngarasso occupe toujours le poste de président de l’UMC, fort de la protection administrative que lui assure Bokoula. Trois ans et demi se sont écoulés depuis l’expiration de son mandat intérimaire. Trois ans et demi pendant lesquels l’association fonctionne avec un dirigeant illégitime, en violation permanente de ses propres statuts.

 

Cette durée n’a rien d’anecdotique. Elle démontre que nous ne sommes plus dans le cadre d’un simple dépassement de délai, mais bien face à une confiscation délibérée et organisée d’une institution collective. Elle montre aussi la passivité complice des autorités administratives qui laissent perdurer une situation manifestement irrégulière.

 

Face à cette confiscation de leur organisation représentative, les artistes centrafricains ne restent pas passifs et multiplient les initiatives pour faire entendre leur voix. Ils multiplient les démarches pour dénoncer cette situation et réclamer l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes.

 

Leurs revendications sont légitimes et mesurées. Ils ne demandent rien d’extraordinaire : simplement le respect des statuts de leur association et l’application des règles démocratiques les plus élémentaires. Ils rappellent que l’UMC ne constitue pas la propriété privée de Ngarasso ou de ses soutiens politiques, mais appartient à l’ensemble des musiciens du pays.

 

Ces artistes soulignent aussi les conséquences concrètes de cette crise institutionnelle. Sans direction légitime, l’UMC peine à défendre efficacement les intérêts de ses membres. Elle ne peut pas non plus développer les partenariats et les projets dont la profession a besoin pour se structurer et se développer.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence

0

Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/Josué-richard-pouambi-President-du-hcc-corbeaunews-jcy-300×225.jpg” alt=”Le Haut Conseil de communication : Quand le business remplace la compétence” width=”300″ height=”225″ />
Josué-Richard Pouambi, President du hcc. Photo CNC

 

Entre critères discriminatoires et racket légalisé, la sélection pour remplacer Simon Pierre Ndouba montre -t-elle une institution déconnectée ou un système corrompu jusqu’à l’os ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Haut Conseil de la Communication (HCC) vient de publier son appel à candidature pour remplacer le regretté Simon Pierre Ndouba. Derrière la solennité de l’annonce se cache une réalité qui donne la nausée : 50 000 francs CFA de frais de dossier “non remboursables” pour postuler à une fonction censée servir l’intérêt public. Bienvenue dans la République centrafricaine version septième République des mafieux, où même les institutions de régulation transforment le service public en commerce juteux.

 

Cinquante mille francs ! Pour déposer un dossier ! Le Haut Conseil de la Communication  a visiblement oublié qu’il s’agit d’une fonction publique, pas d’un poste dans une multinationale. Cette somme représente plus du salaire mensuel de nombreux fonctionnaires centrafricains, mais apparemment, c’est le prix à payer pour avoir le privilège de servir son pays. L’institution qui devrait garantir l’équité dans les médias commence par exclure les candidats les moins fortunés. L’ironie est savoureuse.

 

Les critères de sélection méritent également le détour. “Candidature masculine exclusive“, précise le texte sans la moindre gêne. En 2025 ! Pendant que le monde entier prône l’égalité des sexes, le HCC centrafricain assume tranquillement sa vision moyenâge

use. Les femmes journalistes peuvent aller voir ailleurs si elles y sont. Ici, la régulation des médias reste une affaire d’hommes, point final.

 

Mais le plus beau reste la liste des pièces à fournir. Casier judiciaire, certificat de nationalité, copies certifiées conformes… L’administration centrafricaine adore la paperasse, c’est bien connu. Chaque document représente des heures d’attente dans les bureaux non climatisés , des frais supplémentaires, des tampons à récolter. Et au final, pour quoi ? Pour enrichir un “comité” présidé par un certain Tita samba Solé  , coordinateur de la “composante 3 en charge de la réintégration socio-économique”. Un titre à rallonge qui ne dit rien de ses compétences en matière de médias.

 

L’exigence d’être “intégré dans la fonction publique pour le compte du ministère de la Communication” transforme cette sélection en concours réservé. Exit les journalistes indépendants, les professionnels du privé, tous ceux qui ont bâti leur carrière en dehors du giron étatique. Seuls les fonctionnaires ont droit au chapitre. Une façon élégante de s’assurer que seuls les courtisans du pouvoir pourront postuler.

 

La condition des “dix ans d’expérience” sonne comme une blague dans un pays où les médias professionnels se comptent sur les doigts d’une main. Combien de journalistes centrafricains peuvent se targuer d’une décennie d’expérience continue dans des structures dignes de ce nom ? Cette exigence élimine d’office une génération de professionnels qui auraient pu apporter un sang neuf à l’institution.

 

Le passage sur les “droits civiques et politiques” et l’interdiction d’appartenir à une “formation politique” relève de l’hypocrisie pure. Dans un pays où tout est politique, où chaque nomination passe par les réseaux partisans, prétendre chercher des candidats “neutres” équivaut à chercher des licornes. Le HCC veut des professionnels dépolitisés dans un système entièrement politisé. Logique imparable.

 

Au final, cette procédure de recrutement ressemble plus à une opération commerciale qu’à une sélection basée sur le mérite. Cinquante mille francs multipliés par le nombre de candidats, cela fait une jolie somme pour le “comité” organisateur. Pendant ce temps, les médias centrafricains continuent de végéter, faute d’une régulation efficace et indépendante.

 

Simon Pierre Ndouba doit se retourner dans sa tombe en voyant comment son successeur sera choisi. Lui qui avait tenté d’apporter un peu de dignité à cette fonction se retrouve remplacé par un processus qui transforme le service public en business privé. Le Haut Conseil de la Communication  cherche un remplaçant ? Il ferait mieux de commencer par se remplacer lui-même.

 

En attendant, les 50 000 francs CFA continueront de tomber dans les caisses du comité, et la régulation des médias centrafricains restera ce qu’elle a toujours été : une fiction budgétivore au service des intérêts particuliers. Tita Samba Solé et ses collègues peuvent dormir tranquilles, ils ont trouvé le moyen de faire payer leurs salaires par les candidats eux-mêmes.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Éducation  en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe

0

Éducation  en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231027-WA0019.jpg” data-wpel-link=”internal”>Éducation en Centrafrique : Dieudonné Ngoumbango accuse Touadéra d’avoir transformé l’écoles en entrepôts humains, avec plus de 150 élèves par classe
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

 

Le coordinateur centriste dénonce l’effondrement du système scolaire en Centrafrique après dix ans de régime.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dieudonné Ngoumbango ne mâche pas ses mots. Sur le plateau de l’émission Patara, le coordinateur de la plateforme des partis centristes livre un réquisitoire sans appel contre la gestion éducative du président Touadéra. Selon lui, les salles de classe centrafricaines accueillent désormais jusqu’à 150 élèves par enseignant, une situation qui disqualifie toute prétention présidentielle pour 2025.

 

Cette surcharge, particulièrement visible partout à Bangui, y compris dans les provinces éloignées, témoigne d’un système éducatif en déroute. Dieudonné Ngoumbango  interroge frontalement : “Vous avez le nombre d’enseignants qu’il faut ?”. La question résonne comme un constat d’échec pour un régime qui n’a pas su combler le déficit chronique de personnel enseignant. Les écoles, transformées en entrepôts humains, ne permettent plus un apprentissage de qualité.

 

Face à ces accusations, Mathurin Dimbélé tente une défense en évoquant les efforts d’intégration d’enseignants pour corriger les séquelles du programme d’ajustement structurel des années 1990. Ce programme avait considérablement réduit les effectifs de la fonction publique. Mais Ngoumbago balaie ces arguments : après une décennie au pouvoir, les résultats restent dérisoires.

 

L’ironie de la situation n’échappe pas au coordinateur centriste. Touadéra, ancien professeur d’université, devait incarner la renaissance éducative du pays. Au lieu de cela, son mandat a été celui de l’enlisement. Des générations entières grandissent dans des conditions d’apprentissage indignes, privées de l’attention pédagogique nécessaire à leur développement.

 

Cette défaillance éducative nourrit la contestation politique autour de la candidature présidentielle de 2025. Le Mouvement Cœurs Unis soutient un troisième mandat pour Touadéra, mais Dieudonné Ngoumbango  y voit une provocation. Comment justifier une nouvelle candidature quand le bilan éducatif dessine un paysage de désolation ?

 

L’éducation, fondement de tout développement national, devient ainsi un enjeu électoral majeur. Les Centrafricains devront trancher : accepter la continuité d’un système défaillant ou exiger un changement radical. Pour Ngoumbago, la réponse s’impose d’elle-même tant l’abandon éducatif compromet l’avenir du pays.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats

0

Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ziguelé Martin accuse le pouvoir de manipuler le MLPC pour exclure ses candidats
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entretien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Le député Ziguelé Martin dénonce une tentative de manipulation du MLPC par le pouvoir en place.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le député de Bocaranga 3, située à 532 kilomètres de Bangui, et président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, Ziguelé Martin , a livré ses accusations lors de l’assemblée générale du parti. Ziguelé Martin affirme que le gouvernement tente de neutraliser le MLPC en vue des prochaines Élections.

 

Selon le dirigeant du parti historique, cette opération s’appuie sur l’organisation d’un congrès factice par des dissidents manipulés par le pouvoir. Ces derniers bénéficieraient du soutien direct du président Faustin Archange Touadéra pour investir ce dernier comme candidat du MLPC. Une nomination paradoxale puisque le chef de l’État appartient au MCU et n’entretient aucun lien organique avec le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

 

Cette manœuvre vise à empêcher le MLPC officiel de tenir son propre congrès et de désigner ses candidats pour les législatives à venir. Ziguelé pointe du doigt l’inaction du ministère de l’Administration du territoire face à ces agissements. L’institution garde le silence alors que des personnes sans légitimité statutaire agissent avec l’appui des autorités pour déstabiliser son parti.

 

Le président du MLPC Ziguelé Martin  rappelle que la direction actuelle du mouvement, issue du cinquième congrès, jouit d’une reconnaissance pleine et entière des instances compétentes. Les résolutions adoptées ont été déposées dans les formes requises et le parti dispose de tous les documents attestant de sa légalité.

 

Face à cette tentative d’éviction, Ziguelé Martin  prévient que le MLPC ne se laissera pas instrumentaliser. Le parti entend préserver sa place sur l’échiquier politique centrafricain et résister à ce qu’il considère comme une entreprise d’exclusion menée par le pouvoir. La formation politique se prépare à défendre ses droits et ses prérogatives dans cette bataille qui s’annonce déterminante pour son avenir électoral.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Le BRDC dénonce l’attitude du gouvernement face à l’opposition

0

Le BRDC dénonce l’attitude du gouvernement face à l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/les-leaders-du-brdc-apres-conferece-de-presse-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui
Photo de famille des leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a réagi fermement aux déclarations récentes du porte-parole du gouvernement, qui a qualifié ses propositions d’”inepsies politiques” et affirmé que l’opposition ne comprend pas les réalités du terrain.

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire lundi dernier, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu Maxime Balalou,  a rejeté, d’une manière pathétique,  en bloc les revendications du BRDC, estimant qu’elles manquent de pertinence et révèlent une méconnaissance des véritables enjeux nationaux. Cette réaction a été perçue par le BRDC comme une démonstration d’arrogance et de mépris politique.

 

L’opposition reproche au gouvernement de chercher à la discréditer au lieu d’engager un véritable dialogue. En écartant systématiquement ses propositions sans ouvrir le débat ni présenter d’alternatives, le pouvoir adopte une approche que le BRDC juge condescendante et visant à écarter ses adversaires politiques du jeu démocratique.

 

Cette stratégie, loin de contribuer à résoudre les problèmes du pays, accentue les divisions entre les deux camps. Le BRDC estime que cette fermeture au dialogue prive les citoyens de solutions potentielles, coincés entre un gouvernement qui refuse d’écouter et une opposition réduite au silence.

 

Cette situation montre un climat politique tendu, où l’inflexibilité gouvernementale empêche toute forme de collaboration face aux défis nationaux. Les échanges entre majorité et opposition semblent désormais se limiter à des attaques mutuelles plutôt qu’à une recherche commune de solutions pour le bien-être des populations.

 

Le BRDC appelle à un changement d’approche, estimant que la démocratie exige le respect des voix dissidentes et l’ouverture au débat contradictoire. Pour l’opposition, l’attitude actuelle du gouvernement nuit à la stabilité politique et prive le pays d’une gouvernance inclusive et participative….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse

0

Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Devant-National-Hotel-a-Sica-450×419.jpg” alt=”Insécurité à Bangui : Maxime Balalou minimise les braquages et accuse la presse” width=”450″ height=”419″ />
En face de National Hôtel à Bangui. CopyrightCNC

 

Le porte-parole gouvernemental refuse de reconnaître la gravité de la situation sécuritaire dans la capitale Bangui.

 

Rédigé le 26 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Nouvelle performance décevante pour Maxime Balalou lors de la conférence de presse gouvernementale du lundi 18 août dernier. Interrogé sur la montée de l’insécurité à Bangui, le ministre de la Communication a livré une réponse confuse qui banalise les agressions subies par les habitants de la capitale tout en détournant l’attention vers des comparaisons inappropriées.

 

Le journaliste de RJDH, avait pourtant posé une question précise et documentée : “Ces derniers temps, les habitants de Bangui se plaignent pour l’insécurité qui monte en puissance, précisément dans le quatrième arrondissement, où les femmes sont souvent dépouillées lorsqu’elles finissent leur travail tardivement. Et aussi, la récente au niveau du SICA 2, la population pointe du doigt aussi les FACA qui sont récemment formés, qui sont impliqués dans les braquages. Comment est-ce que le gouvernement réagit ?”

 

La réaction de Balalou a immédiatement pris un tour accusateur envers le journaliste. “Faites très attention lorsque vous indexez des gens. Quand vous n’avez pas les éléments de preuve, il faut faire attention. Vous passez des rumeurs pour dire que c’est telle unité, telle unité”.

 

Cette attaque frontale contre la presse expose une stratégie bien connue : plutôt que de répondre aux préoccupations sécuritaires légitimes, le porte-parole préfère museler les journalistes qui relaient les inquiétudes des citoyens.

 

Sa suite de propos confirme cette approche défensive : “Si on a attrapé quelqu’un, c’est que cette personne ressortait du temps, on peut en parler. Mais si on n’a pas vu quelqu’un et que vous faites des spéculations, c’est dangereux. Il ne faut pas salir l’unité”.

 

Cette logique tordue exige des journalistes qu’ils attendent les arrestations avant d’évoquer les problèmes de sécurité. Une approche qui viderait de tout sens le travail d’information et d’alerte que doivent assurer les médias dans un pays normal.

 

Après cette réprimande inappropriée, Balalou tente une reconnaissance timide des faits. “Moi je pense qu’on condamne fermement ces actes-là et qu’il y a un travail qui se fait en ce moment, un travail qui se fait un peu partout dans certains coins et reculés. Vous avez des petits malfrats qui trouvent le malin plaisir de déposséder parfois des honnêtes citoyens de leurs biens et c’est une préoccupation”.

 

Cette formulation édulcorée transforme les agressions violentes en simple “malin plaisir” de “petits malfrats”. Une banalisation choquante qui témoigne d’une déconnexion totale avec la réalité vécue par les Banguissois.

 

Le ministre enchaîne alors avec une comparaison aussi déplacée qu’absurde. “Mais vous pensez que le braquage-là c’est le fait de l’armée? Mais un peu partout dans le monde vous avez ces phénomènes-là. Même dans les plus grands pays organisés, les gens braquent même. En plein jour”.

 

Cette référence incongrue et cette relativisation internationale révèlent un ministre complètement à côté de la plaque. Comparer la situation sécuritaire de Bangui à celle des “plus grands pays organisés” relève soit de l’ignorance, soit de la manipulation pure et simple.

 

L’accusation suivante atteint des sommets de désinvolture : “Vous faites ça comme si vraiment c’est un problème grave”. Pour Balalou, l’insécurité qui terrorise les femmes dans le quatrième arrondissement rentrant du travail ne constitue donc pas un “problème grave”. Cette déclaration à elle seule disqualifie son approche de la sécurité publique.

 

Sa tentative de rattrapage sonne faux : “C’est un phénomène d’insécurité qui doit être combattu fermement et je salue le travail que fait la police et les unités. Et je pense qu’on va continuer à travailler pour ramener la quiétude”.

 

Ces formules convenues contrastent avec sa banalisation précédente et démontre l’incohérence de son discours. Comment “combattre fermement” un phénomène qu’on refuse de considérer comme grave ?

 

La suite de sa réponse enfonce le clou : “Là où il y a quelques cas de braquage, ce n’est pas un truc généralisé ou en attendant peut-être de la grossesse. Ce sont des cas isolés de quelques malveillants mais qui seront réduits très rapidement”.

 

Cette phrase incompréhensible, notamment la référence mystérieuse à “la grossesse”, témoigne encore une fois de l’improvisation permanente du porte-parole. Sa qualification de “cas isolés” contredit les témoignages quotidiens des habitants et les rapports des forces de l’ordre.

 

Son optimisme affiché paraît totalement déconnecté de la réalité : “Ces cas-là seront réduits. Donc je ne vois pas de préoccupation à ce niveau-là. Au contraire, la sécurité assurera Bangui”.

 

Cette assurance péremptoire, sans aucun élément factuel à l’appui, relève de la méthode Coué appliquée aux politiques publiques.

 

La conclusion de Balalou atteint des hauteurs de cynisme : “Vous savez bien, vous circulez toute la nuit jusqu’au petit matin. Les mamans très tôt le matin vont aller faire leurs achats et autres. Bangui est bien sécurisé”.

 

Cette description idyllique d’une capitale où tout le monde circule sereinement “toute la nuit” contredit frontalement la question initiale du journaliste qui évoquait les femmes “souvent dépouillées lorsqu’elles finissent leur travail tardivement”.

 

Cette performance désastreuse démontre un gouvernement en complet décalage avec les inquiétudes de ses administrés. Plutôt que de prendre au sérieux l’insécurité grandissante, Balalou préfère attaquer les messagers, banaliser les agressions et mentir sur la réalité sécuritaire.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre

0

Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/commissariat-de-police-de-paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/commissariat-de-police-de-paoua-398×450.jpg” alt=”Justice à vendre : quand la corruption gangrène le commissariat de police de Paoua avec le commissaire adjoint comme le chef d’orchestre ” width=”398″ height=”450″ />
Commissariat de police de Paoua, dans Lim-Pendé. CopyrightCNC

 

Tout commence par un problème familial qui aurait pu se régler autrement. Dans la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, un père de famille perd patience. Sa fille a disparu depuis plusieurs heures, et il soupçonne où elle se trouve.

 

Le 8 août dernier, cet homme découvre que sa fille se cache chez le cousin de son petit ami. Pris de colère et d’inquiétude, il se rend sur place. Au lieu de frapper à la porte, il préfère la défoncer à coups de machette et des outils en fer.

 

Les voisins accourent pour alerter le jeune propriétaire. Ce dernier, alerté par la foule des badauds, arrive pour découvrir sa porte totalement brisée.

 

“Pourquoi cassez-vous ma porte ?”, demande le jeune propriétaire, surpris. La réponse de l’agresseur ne tarde pas : une machette qui blesse grièvement le propriétaire innocent.

 

Cette agression aurait dû conduire à une arrestation logique. Or, c’est là que commence le véritable problème. Le 9 août, la victime se rend à l’hôpital pour établir son certificat médical. Le lendemain, elle dépose plainte au commissariat de police de Paoua.

 

L’adjoint commissaire, monsieur  Herbert Amangbe convoque immédiatement l’agresseur le 14 août. Tout semble suivre la procédure normale jusqu’à ce que l’impensable arrive : l’homme repart libre, et le dossier disparaît dans la nature.

 

Les proches de la victime ne comprennent pas. Ils se rendent au parquet près du tribunal de grande instance de Paoua, où le procureur leur confirme leurs doutes : “Il faut arrêter cet homme ! C’est une double infraction : agression et destruction de biens. Il doit comparaître devant le tribunal”.

 

Pourtant, Herbert Amangbe avait déjà libéré l’agresseur le 14 août, affirmant avoir transmis le dossier au parquet. Un mensonge que découvrent rapidement les proches de la victime lors de leur passage au tribunal.

 

“Nous n’avons reçu aucun dossier”, leur confirme-t-on au parquet. De retour au commissariat, les questions gênantes pleuvent sur l’adjoint commissaire. Comment un dossier peut-il disparaître ? Pourquoi un agresseur violent échappe-t-il aux poursuites ?

 

Confronté à ces questions embarrassantes, le commissaire adjoint Herbert Amangbe réagit de manière inattendue. Plutôt que d’expliquer ses actes, il menace de mort les proches de la victime. Un comportement qui montre clairement l’état de certaines institutions en République centrafricaine.

 

Ces menaces montrent l’ampleur du problème. Quand un représentant de l’ordre comme l’adjoint commissaire Amangbe menace des citoyens qui demandent justice, c’est tout le système judiciaire qui tremble.

 

Pendant ce temps, les rumeurs se répandent dans la ville de Paoua. Le père de la jeune fille aurait versé une somme importante à Herbert Amangbe pour acheter son silence et sa liberté. Une information difficile à vérifier, mais qui correspond parfaitement à l’enchaînement des événements et au comportement suspect de l’adjoint commissaire.

 

Cette affaire montre la réalité de nombreux citoyens centrafricains : une justice à deux vitesses, où l’argent décide des verdicts et où les plus faibles n’ont d’autre choix que le silence face à des responsables comme Amangbe.

 

Cette histoire dépasse le simple cas d’Herbert Amangbe à Paoua. Elle montre les problèmes profonds qui minent l’appareil judiciaire centrafricain. Corruption, menaces, dysfonctionnements : tous les éléments sont réunis pour détruire la confiance des citoyens envers leurs institutions.

 

Comment faire confiance à un État de droit quand ses représentants comme l’adjoint commissaire Amangbe violent ouvertement la loi ? Comment espérer la paix sociale quand la justice se vend au plus offrant ?

 

L’affaire impliquant Herbert Amangbe à Paoua n’est sans doute qu’un exemple parmi d’autres. Combien de victimes subissent-elles le même sort dans l’indifférence ? Combien de dossiers finissent-ils oubliés contre quelques billets dans les poches d’agents comme Amangbe ?

 

La République centrafricaine ne retrouvera la stabilité qu’en nettoyant ses institutions et en sanctionnant les comportements comme ceux d’Herbert Amangbe. Mais cela demande du courage politique et une vraie volonté de changement. En attendant, à Paoua comme ailleurs, la justice reste à vendre, et des hommes comme l’adjoint commissaire Amangbe continuent d’agir sans conséquences.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l’exigence constitutionnelle

0

Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l’exigence constitutionnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-depute-Max-Sylvain-Balenda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le MCU investit plus de 50 candidats sans bac malgré l'exigence constitutionnelle
Le député Max Sylvain Balenda

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le MCU, parti présidentiel, désigne, lors de son deuxième congrès ordinaire à Bangui,  une cinquantaine de candidats sans bac  pour les législatives de décembre 2025.

 

Le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) a investi ses candidats pour les élections législatives de décembre 2025 lors de son congrès du 26 juillet. Parmi eux, une cinquantaine ne possèdent pas le baccalauréat, condition pourtant exigée par la nouvelle Constitution illégale de Touadera.

 

L’article 99 de cette fameuse Constitution adoptée en juillet 2023 est explicite : nul ne peut être candidat aux élections législatives s’il ne remplit pas certaines conditions, notamment “être titulaire, au moins, d’un diplôme de Baccalauréat ou d’un titre équivalent”. Cette disposition vise à, selon ses auteurs,  garantir un niveau minimal d’instruction chez les représentants du peuple.

 

Les candidats investis par le parti présidentiel présentent des profils variés. Certains n’ont pas terminé la première année du cours préparatoire (CP1), d’autres n’ont même pas franchi le cap de l’école primaire tout cours. En plus, D’autres n’ont pas dépassé le cap du collège, et ne savent même pas écrire correctement. Quelques-uns ne maîtrisent pas l’écriture de leur nom. Ces investitures contrastent avec les exigences constitutionnelles que le même pouvoir a fait adopter.

 

La situation démontre aux yeux du monde un double standard dans l’application de soi-disant la loi fondamentale. Les règles semblent modulables selon les intérêts politiques du moment. Cette flexibilité interroge sur la sincérité de l’engagement constitutionnel du pouvoir en place.

 

L’Autorité Nationale des Élections et le Conseil constitutionnel Touadera devront examiner ces candidatures. Leur mission consiste à vérifier la conformité des dossiers avec les dispositions légales. L’ANE, par exemple, créée pour garantir l’indépendance du processus électoral selon l’article 167 de la Constitution, fait face à un premier test de crédibilité.

 

Les électeurs centrafricains observent cette incohérence entre les textes et leur application. Dans la capitale Bangui comme dans les autres circonscriptions du pays, ils constatent l’écart entre les principes affichés et les pratiques réelles.

 

Cette approche sélective de la constitutionnalité questionne la solidité de l’État de droit. Elle montre comment les institutions peuvent être contournées quand elles gênent les calculs politiques. Les citoyens assistent à une démonstration pratique de l’instrumentalisation des règles selon les besoins du pouvoir.

 

L’investiture de candidats non qualifiés par le parti présidentiel constitue un précédent. Elle ouvre la voie à une normalisation des entorses constitutionnelles, pourvu qu’elles servent les intérêts dominants. Cette logique mine la crédibilité des institutions et affaiblit la confiance citoyenne dans le système démocratique.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à  l’efficacité ?

0

Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à  l’efficacité ?

 

Centrafrique.org/rca-un-soldat-faca-tue-lun-de-ses-compagnons-darmes-a-amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Forces de défense et de sécurité, Touadera confond -t-il l’effectif à l’efficacité ?” width=”450″ height=”253″ />
Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Quand Faustin Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, président de la République Centrafricaine, a déclaré fièrement le 30 mars 2025 que “nous avons reconstruit nos forces de défense et de sécurité par le recrutement des dizaines de milliers de jeunes”, il a voulu faire résonner cette phrase comme une victoire éclatante. Des dizaines de milliers ! Le chiffre claque, impressionne, donne l’illusion d’une armée centrafricaine renaissante, prête à en découdre avec les menaces qui gangrènent le pays. Mais grattons un peu sous cette fanfaronnade : une armée centrafricaine plus nombreuse, oui, peut-être. Plus forte ? Ça, c’est une autre histoire. Parce qu’en RCA, sous Touadéra, les chiffres ont une fâcheuse tendance à cacher une réalité bien moins glorieuse : des jeunes recrutés en masse, mais mal formés, sous-équipés, et jetés dans une bataille qu’ils ne peuvent pas gagner.

 

Des effectifs gonflés, mais pour quoi faire ?

 

“Dizaines de milliers de jeunes recrutés”, ça sonne bien dans un discours. Ça fait vibrer la foule, ça rassure les partenaires internationaux. Mais sur le terrain, qu’est-ce que ça donne ? Touadéra veut nous faire croire qu’il a reconstruit l’armée centrafricaine en empilant les recrues comme on entasse des briques. Sauf que des briques sans ciment, ça ne tient pas. Où sont les preuves que ces milliers de jeunes ont reçu une formation digne de ce nom ? Où sont les armes modernes, les véhicules, les moyens logistiques pour faire d’eux une force crédible ? Neuf ans au pouvoir, et l’armée centrafricaine reste un colosse aux pieds d’argile, un assemblage de chiffres plus qu’une machine de guerre efficace.

 

Les groupes armés continuent de sévir dans les provinces, les routes ne sont pas sécurisées, et les civils paient encore le prix d’une insécurité chronique. Si “dizaines de milliers” signifiait vraiment “plus forte”, on le sentirait, non ? Alors pourquoi ce silence sur la qualité ? Parce que Touadéra sait que le diable se cache dans les détails – des détails qu’il évite soigneusement de mentionner.

 

Une armée centrafricaine en manque de tout

 

Recruter des jeunes par milliers, c’est une chose. Leur donner les moyens de faire leur boulot, c’en est une autre. Sous Touadéra, l’armée centrafricaine n’a pas brillé par son équipement flambant neuf ni par ses camps d’entraînement dernier cri. Des fusils datés, des uniformes rapiécés, des véhicules, s’il en existe,  tombent en panne au premier kilomètre,  voilà le quotidien de ces “dizaines de milliers” dont il se vante. Et la formation ? Quelques semaines à peine, quand ce n’est pas moins, avant d’être envoyés au front comme de la chair à canon. C’est ça, la reconstruction selon Touadéra : gonfler les effectifs pour impressionner, mais laisser ces jeunes soldats démunis face à des ennemis mieux armés et mieux organisés.

 

Il suffit de regarder les faits : les affrontements avec les groupes rebelles se soldent trop souvent par des pertes lourdes côté armée centrafricaine. Si elle était vraiment “plus forte”, ces recrues tiendraient-elles le choc ? La vérité, c’est que Touadéra a misé sur la quantité pour masquer une qualité qui fait cruellement défaut. Et pendant ce temps, il parade, micro en main, comme si aligner des nombres suffisait à sécuriser un pays.

 

Un effet d’annonce pour cacher l’échec

 

Pourquoi insister sur ces “dizaines de milliers” ? Parce que c’est un joli slogan, une vitrine pour un président qui n’a pas grand-chose d’autre à montrer après neuf ans. Touadéra ne parle pas de victoires décisives, de territoires repris pour de bon, ou de paix durable,  il parle de recrutement. C’est pratique : ça donne l’impression d’un effort, d’un renouveau, sans avoir à prouver que ça marche. Mais une armée centrafricaine plus nombreuse sans résultats tangibles, c’est juste du bruit, pas de la force. Si ces jeunes étaient bien formés et équipés, les groupes armés ne camperaient pas encore dans l’arrière-pays, et les citoyens ne vivraient pas dans la peur.

 

Cet étalage de chiffres ressemble à une diversion, un tour de passe-passe pour éviter les vraies questions. Combien de ces recrues désertent faute de moyens ou de moral ? Combien sont mortes inutilement par manque de soutien ? Touadéra ne le dira pas. Il préfère balancer son “dizaines de milliers” et passer à autre chose, comme si la quantité pouvait remplacer une stratégie qui, elle, brille par son absence.

 

Une reconstruction en carton

 

Reconstruire une armée centrafricaine, ça ne se fait pas en comptant les têtes. Ça demande des bases solides : des officiers compétents, des infrastructures, un budget qui suit. Mais sous Touadéra, l’argent semble plus souvent partir ailleurs,  Wagner, par exemple,  que dans l’équipement de ces jeunes qu’il envoie au casse-pipe. “Plus forte” ? Non, juste plus nombreuse, et encore, à quel prix ? Une armée centrafricaine qui grandit en effectifs mais pas en capacité, c’est une coquille vide, un mensonge en uniforme que Touadéra agite pour sauver les apparences.

 

En fin de compte, cette phrase,  “Nous avons reconstruit nos forces de défense et de sécurité par le recrutement des dizaines de milliers de jeunes”,  n’est pas un constat de force. C’est un aveu déguisé : neuf ans, et tout ce qu’il a à offrir, c’est un tas de recrues mal préparées. L’armée centrafricaine mérite mieux qu’un président qui confond quantité et qualité. Et les Centrafricains aussi….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Mambéré-Kadéï : les FACA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains

0

Mambéré-Kadéï : les FACA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/chantier-minier-berberati.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/chantier-minier-berberati-450×443.jpg” alt=”Mambéré-Kadéï : les FAKA installent une prison spéciale clandestine pour les artisans miniers centrafricains” width=”450″ height=”443″ />
Le chantier minier d’or dans la préfecture de la Mambéré Kadéi, dans le village de bone wala. Photo CNC

 

 

Les soldats FACA arrêtent et frappent les jeunes mineurs artisanaux avant de céder leurs sites aux exploitants étrangers.

 

Rédigé le 26 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans la Mambéré-Kadéï, les soldats de forces armées centrafricaines (FACA) ne cessent de brutaliser les ouvriers miniers centrafricains dans ces localités. Ils les tabassent, enferment dans une prison spéciale après les avoir violemment expulsés de leurs sites.

 

Depuis des générations, l’exploitation artisanale de l’or et du diamant nourrit les familles de la Mambéré-Kadéï. Ce travail, transmis de père en fils, reste l’un des rares moyens de subsistance de la population de cette préfecture. Aujourd’hui, il est devenu quasiment impossible pour un Centrafricain de creuser sur sa propre terre natale à cause des soldats de l’armée nationale.

 

Par exemple, dès qu’un groupe de jeunes découvre un gisementd’or ou de diamants, les soldats de forces armées centrafricaines interviennent. Ils frappent les travailleurs, les forcent à quitter la zone, puis les conduisent dans une cellule construite spécialement pour ce type d’arrestations. Les sites sont ensuite incendiés pour empêcher tout retour, et les lieux sont immédiatement réaffectés à des sociétés étrangères.

 

Dans la Mambéré-Kadéï, ces sociétés sont principalement chinoises. Elles arrivent avec des machines lourdes et démarrent l’exploitation industrielle là où les mineurs locaux ont été chassés. Le même schéma se répète dans d’autres préfectures, où les gisements sont confiés à des opérateurs russes, rwandais ou venus d’ailleurs.

 

Depuis 2016, sous la présidence de Faustin Archange Touadéra, la plus grande partie des ressources minières du pays a été confiée à des intérêts étrangers. Pour les habitants, il ne reste que les ruines des anciens sites artisanaux et la mémoire d’un travail qui faisait vivre leurs familles.

En plus, dans ces différentes localités, parler de droit de l’homme, c’est parler de pluie dans le désert.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement, près de l’UCATEX

0

Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/02/accident-moto-PK11-3-corbeaunews-IMG_10mars2018184826.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/02/accident-moto-PK11-3-corbeaunews-IMG_10mars2018184826-450×269.jpg” alt=”Bangui : une balade en couple tourne au drame dans le 8e arrondissement” width=”450″ height=”269″ />
Image d’illustration d’un accident de circulation impliquant des motos à Bangui. Photo CNC

 

Deux personnes fauchées mortellement par un taxi-moto sur l’axe menant à l’aéroport près d’UCATEX, dans le huitième arrondissement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un couple a trouvé la mort dans la soirée de samedi à dimanche dans le 8e arrondissement de Bangui, à la hauteur de l’ancienne société UCATEX. L’accident s’est produit sur cette artère stratégique qui relie le centre-ville à l’aéroport et dessert plusieurs quartiers de la capitale.

 

L’homme et la femme tentaient de traverser cette route très fréquentée et male électrifiée quand le drame a eu lieu. Selon les témoins présents au moment de la scène, un véhicule des mercenaires russes circulait dans la même avenue au moment de l’accident.

 

Les événements se sont enchaînés rapidement. Le couple se trouvait au bord de la chaussée, attendant apparemment le bon moment pour traverser. Le véhicule russe est arrivés et a dévié leur trajectoire, évitant de justesse les deux piétons avant de poursuivre tranquillement sa route.

 

C’est alors que la situation a basculé. Derrière le véhicule russe suivait un taxi-moto. Le conducteur de la moto, probablement concentré sur les véhicules qui le précédaient, n’a pas remarqué le couple sur la chaussée.

 

Une hypothèse se dessine : les deux victimes ont sans doute pensé qu’après le passage du véhicule russe, la voie était libre pour traverser. Ils ne pouvaient pas deviner qu’un taxi-moto suivait le convoi. Au moment où ils ont engagé leur traversée, la moto les a percutés violemment.

 

L’impact a été fatal. Les deux personnes sont tombées lourdement sur l’asphalte. Transportées rapidement à l’hôpital, elles ont succombé à leurs blessures malgré les soins d’urgence prodigués par le personnel médical.

 

Cette tragédie montre les dangers permanents de la circulation dans la capitale centrafricaine. L’avenue des martyrs, niveau UCATEX, particulièrement fréquenté, concentre tous les risques : véhicules rapides, piétons nombreux, absence de passages protégés.

 

La présence régulière de convois officiels ou de forces étrangères comme les casques bleus de la Minusca ou les mercenaires russes complique encore la situation. Ces véhicules circulent souvent en priorité, créant des situations imprévisibles pour les autres usagers de la route.

 

Pour les piétons, traverser devient un calcul permanent. Ils doivent anticiper non seulement les véhicules qu’ils voient, mais aussi ceux qui peuvent suivre. Dans le cas de ce couple, cette anticipation leur a été fatale.

 

Le 8e arrondissement, comme d’autres secteurs de Bangui, paie un lourd tribut à l’insécurité routière. Chaque semaine apporte son lot d’accidents, souvent mortels, sur des routes où la cohabitation entre véhicules et piétons relève de l’exploit quotidien.

 

Cette nouvelle tragédie pose une fois de plus la question de l’aménagement urbain dans la capitale. Combien de morts faudra-t-il encore déplorer avant qu’une véritable politique de sécurité routière ne voit le jour ?

 

En attendant, chaque sortie dans les rues de Bangui reste un défi. Ce couple avait juste décidé de se promener ensemble. Ils ne savaient pas que cette balade serait leur dernière.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »

0

Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Deux-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-Me-Nicolas-Tiangaye-et-Crepin-Mboli-Goumba-lors-dun-point-presse-ce-29-decembre.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nicolas Tiangaye : « le combat du BRDC pour la démocratie n’est pas une question de nombre, mais de justesse »
Deux-leaders-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-Me-Nicolas-Tiangaye-et-Crepin-Mboli-Goumba-lors-dun-point-presse-ce-29-decembre – Justice Manipulée, Démocrates Persécutés : Centrafrique en Crise, selon le BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye défend la philosophie du Bloc Républicain lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Nicolas Tiangaye a présenté vendredi la vision du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dans les locaux du parti à Bangui. L’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye a répondu aux interrogations sur l’influence réelle de son mouvement politique dans le paysage centrafricain.

 

« Notre combat ne se mesure pas au nombre de sympathisants, mais à la validité de nos propositions », a déclaré Nicolas Tiangaye devant la presse. Le dirigeant du BRDC considère que son organisation porte des valeurs qui correspondent aux attentes des Centrafricains : la paix, la justice, l’égalité et la démocratie.

 

L’ancien chef du gouvernement Nicolas Tiangaye a rappelé que la légitimité d’un mouvement politique ne dépend pas uniquement de sa popularité immédiate. « Les six millions de Centrafricains ne soutiennent pas tous le pouvoir actuel », a-t-il observé, estimant que le BRDC offre une alternative politique cohérente.

 

Nicolas Tiangaye a insisté sur la durabilité de l’engagement du BRDC. Selon lui, les partis politiques qui construisent leur action sur des principes solides résistent mieux aux turbulences politiques que ceux qui privilégient les stratégies d’opportunité.

 

Le président du BRDC a conclu en affirmant que son mouvement continuera à porter ses idées dans le débat public, indépendamment des critiques sur sa capacité de mobilisation. Cette position reflète la stratégie du parti qui mise sur la cohérence de son projet politique plutôt que sur l’effet de masse.

 

La conférence de presse s’inscrit dans la préparation des prochaines échéances électorales où le BRDC entend présenter son programme aux électeurs centrafricains le moment venu….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Bangui :  un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin

0

Bangui :  un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/accident-ngoubagara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/accident-ngoubagara-442×450.jpg” alt=”Bangui : un agent de force de l’ordre en civil provoque un accident de circulation avec sa moto et réclame à la victime la réparation de son engin” width=”442″ height=”450″ />
L’accident sur le pont Ngoubagara, dans le huitième arrondissement de Bangui, impliquant un véhicule militaire de l’armée centrafricaine qui a pris fuite après l’accident . Photo CNC

 

Un élément de force de l’ordre hors service tamponne un taxi-moto dans le huitième arrondissement puis exige des dédommagements à sa victime. Incroyable!

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nouvel accident de circulation est survenu dans le 8e arrondissement ce dimanche 24 août, à quelques centaines de mètres seulement du drame de la veille, où deux personnes avaient trouvé la mort. Comme celui de la veille, l’incident s’est produit sur l’avenue des Martyrs, au niveau du croisement du huitième, près du pont de Ngoubagara et du commissariat du 8e arrondissement.

 

L’accident implique deux motocyclistes aux profils bien différents. D’un côté, un jeune conducteur de taxi-moto qui circulait normalement. De l’autre, un agent des forces de l’ordre en tenue civile, pilotant une vieille moto dame personnelle.

 

Les faits se sont déroulés rapidement au niveau du croisement. Le taxi-moto roulait en tête et s’apprêtait à tourner. Il a ralenti pour effectuer sa manœuvre, comme le veut la prudence élémentaire dans ce coin toujours encombré.

 

C’est alors que l’agent qui le suivait l’a percuté par l’arrière. L’impact a projeté cet élément de force de l’ordre au sol tandis que le jeune taxi-moto parvenait à garder l’équilibre. Apparemment sous l’effet de l’alcool selon les témoins, l’agent semblait avoir des difficultés de coordination et de maitrise de soi.

 

Après sa chute, l’homme s’est relevé et a immédiatement fouillé son sac en bandoulière. Il en a sorti son téléphone portable pour passer un appel, réclamant qu’on vienne arrêter le conducteur de taxi-moto. C’est à ce moment qu’il a exhibé son arme de service, révélant ainsi son statut d’agent des forces de l’ordre.

 

Les témoins présents sur les lieux ont rapidement réagi. Ils ont fait remarquer à l’agent que l’accident était entièrement de sa faute. Le taxi-moto était devant, il avait signalé sa manœuvre en ralentissant. C’est l’agent qui, par inattention ou sous l’effet de l’alcool, avait percuté le jeune homme.

 

De plus, personne n’était réellement blessé et aucune moto n’avait subi de dommages importants. La situation aurait pu se régler simplement, chacun repartant de son côté après s’être assuré que tout allait bien.

 

Mais l’agent a persisté dans sa version des faits. Il a d’abord réclamé la réparation de sa moto, alors que celle-ci fonctionnait parfaitement. Face aux protestations des témoins, il a changé son fusil d’épaule et exigé la réparation de son téléphone, prétendant que l’écran s’était cassé lors de sa chute.

 

Cette nouvelle exigence a provoqué l’incrédulité générale. Les témoins avaient vu l’agent utiliser son téléphone juste après l’accident pour passer ses appels. Comment l’écran pouvait-il être cassé s’il venait de s’en servir ?

 

Malgré cette évidence, l’agent a maintenu sa position. Brandissant son statut et son arme, il a continué d’exiger réparation. Face à cette pression, le jeune conducteur de taxi-moto a finalement cédé. Il a accepté d’emmener la vieille moto chez un bricoleur pour quelques réparations mineures, essentiellement du bricolage avec des files métalliques.

 

Cette histoire montre un problème qui revient souvent dans la capitale centrafricaine. Certains agents des forces de l’ordre utilisent leur statut pour renverser les responsabilités, même quand ils ont tort. Montrer une arme de service suffit souvent à faire céder les citoyens ordinaires.

 

Dans ce cas, l’agent était visiblement ivre, conduisait sans faire attention et a provoqué l’accident. Pourtant, c’est la victime qui a dû payer les réparations.

 

Deux accidents en deux jours dans le même coin du 8e arrondissement : cette série interroge sur la sécurité dans cette zone de Bangui. Entre conducteurs négligents, agents malhonnêtes et circulation désorganisée, circuler devient difficile pour les habitants de la capitale centrafricaine.

 

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1

0

Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-proche-de-hopital.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/birao-proche-de-hopital-450×203.jpg” alt=”Birao : un père de famille retrouvé pendu dans sa chambre au quartier Tabambaye 1″ width=”450″ height=”203″ />
À Birao, proche de l’hôpital. Photo CNC

Dans la matinée du samedi 23 août 2025, un drame a frappé le quartier Tabambaye 1, à Birao. Un père de famille a été retrouvé mort dans sa chambre, le cou attaché par une corde.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La découverte est intervenue tôt le matin. Le corps gisait dans sa maison, pendu, provoquant une vive émotion parmi ses proches et les voisins. Dès les premières heures, à la découverte du corps inerte, plusieurs hypothèses ont circulé. Beaucoup évoquent un suicide, car la victime a été retrouvée le cou serré par une corde. Mais d’autres estiment que cela pourrait aussi être un assassinat, surtout dans une ville comme Birao où la criminalité reste élevée et où de nombreux faits violents sont régulièrement rapportés.

 

Jusqu’à présent, aucune enquête officielle n’a été ouverte. La gendarmerie locale n’a pas communiqué et la justice n’a pas été saisie. Le corps a été inhumé le même jour, conformément au rite musulman. Dans l’attente d’investigations, la question demeure : suicide ou meurtre déguisé ?

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique

0

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique

 

La Banque mondiale renouvelle sa confiance : 1,25 milliard de dollars pour la Centrafrique
Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte – L’énigme du Premier ministre Félix Moloua : une bouche toujours entrouverte qui capte l’attention des réseaux sociaux

 

Un investissement d’envergure de la Banque mondiale  pour transformer les secteurs clés du pays.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans une déclaration qui pourrait redéfinir les perspectives économiques de la République centrafricaine, la Banque mondiale a confirmé un engagement de plus de 1,25 milliard de dollars américains destiné au développement du pays. Cette annonce, faite par Ousmane Djangana, vice-président de l’institution pour l’Afrique centrale, lors d’une audience avec le Premier ministre Félix Oumouloua à Bangui, capitale située au cœur du territoire national, témoigne d’une confiance renouvelée envers les soi-disant capacités de redressement du pays.

 

Ce portefeuille financier considérable vise six secteurs stratégiques : agriculture, énergie, éducation, santé, protection sociale et infrastructures. L’ampleur de cet investissement témoigne d’une approche globale pour répondre aux défis structurels qui freinent depuis longtemps l’essor économique centrafricain. Les fonds alloués à l’agriculture pourraient transformer la productivité dans les zones rurales, notamment autour de villes comme Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui, et Bossangoa, à 305 kilomètres de la capitale, deux centres agricoles importants du pays.

 

L’investissement dans le secteur énergétique répond à un besoin urgent. Les coupures d’électricité fréquentes paralysent l’activité économique, particulièrement dans les centres urbains comme Berberati, à 584 kilomètres de Bangui, et Bouar, distant de 452 kilomètres de la capitale. Ces projets énergétiques pourraient stimuler l’industrialisation naissante et améliorer les conditions de vie des populations.

 

Le volet éducation de ce programme revêt une importance particulière pour un pays où l’accès à l’enseignement reste limité dans de nombreuses localités. Des villes comme Ndélé, située à 654 kilomètres de Bangui, ou Birao, à 1078 kilomètres de la capitale, pourraient bénéficier d’infrastructures scolaires modernisées et d’un meilleur accès aux programmes d’alphabétisation.

 

Cette annonce intervient dans le cadre du Caucus africain organisé pour la première fois à Bangui, un événement qui réunit gouverneurs de banques centrales, ministres des finances et cadres africains.

 

Ousmane Djangana a souligné l’augmentation significative du portefeuille de la Banque mondiale en République centrafricaine, saluant les efforts de paix et les réformes engagées par les autorités. Cette reconnaissance arrive alors que le gouvernement finalise son plan national de développement, document qui sera bientôt présenté à la communauté internationale pour mobiliser des financements complémentaires.

 

Pourtant, cette nouvelle injection de fonds soulève des interrogations légitimes. Depuis des années, la Banque mondiale finance des milliards de dollars de projets en République centrafricaine sans que les populations ressentent véritablement les bénéfices sur le terrain. La persistance des défis dans l’accès à l’électricité, aux soins de santé et à l’éducation questionne l’efficacité des mécanismes de gestion actuels.

 

Le mode opératoire habituel, où l’institution internationale verse les fonds directement aux structures gouvernementales qui en assurent ensuite la gestion, a montré ses limites. Cette approche laisse peu de visibilité sur l’utilisation réelle de ces ressources, particulièrement dans les zones reculées comme Obo, à 1320 kilomètres de Bangui, ou Mboki, située à 1214 kilomètres de la capitale, où les besoins restent immenses malgré les financements antérieurs.

 

L’annonce de ce nouveau portefeuille de 1,25 milliard de dollars, bien qu’ambitieuse, devra faire face aux mêmes écueils qui ont entravé la concrétisation des programmes précédents. Sans mécanismes de contrôle renforcés et une transparence accrue dans la gestion de ces fonds, les populations centrafricaines risquent une fois de plus de voir passer ces milliards sans en percevoir les retombées concrètes.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Kaga-Bandoro : interpellé, torturé, puis assassiné, Un jeune travailleur tomporaire des Wagner sauvagement tué par les mercenaires russes

0

Kaga-Bandoro : Un jeune travailleur tomporaire des Wagner torturé à mort par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays-450×300.jpg” alt=”Kaga-Bandoro : Un jeune travailleur tomporaire des Wagner torturé à mort par les mercenaires russes” width=”450″ height=”300″ />
les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays – RCA : deux hommes abattus froidement par les mercenaires russes à Bakala

 

La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme employé occasionnellement par les mercenaires russes du groupe Wagner a été torturé puis froidement tué. Les circonstances de sa mort montre clairement une brutalité extrême de ces criminels moscovites.

 

Rédigé le 25 août 2025.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, à Kaga-Bandoro, un jeune homme a été assassiné par les mercenaires russes du groupe Wagner. Les circonstances de sa mort montrent encore une fois de plus les méthodes criminelles de ces forces paramilitaires en République centrafricaine.

La victime travaillait occasionnellement pour les Russes comme porteur d’eau. C’était un arrangement simple : il remplissait leurs réservoirs, ils lui donnaient parfois de l’argent, des conserves ou de l’eau potable. Quand il refusait de venir travailler, ils allaient le chercher chez lui.

Au début de la semaine dernière, après avoir terminé son travail habituel, le jeune homme s’est approché d’un véhicule de patrouille russe. Il l’observait simplement quand les mercenaires russes l’ont remarqué. Ils l’ont interpellé, puis, ils  lui ont demandé ce qu’il faisait là. Il a expliqué qu’il venait de finir de porter l’eau et qu’il regardait juste le véhicule. Rien d’extraordinaire.

Ces Russes ont immédiatement pensé qu’il voulait voler du carburant, 5 litres, selon un témoin. Le jeune homme a nié. Il n’avait même pas de récipient pour le faire. À quoi ça lui aurait servi ? Mais ils n’ont pas voulu l’écouter. Pour eux, il mentait et il était venu voler. Point final.

Ils l’ont donc attrapé et attaché avec des cordes, les pieds ramenés dans le dos. Puis ils l’ont jeté par terre et frappé. Ensuite, ils l’ont enfermé dans une cage qu’ils appellent prison.

Le jeune homme est resté enfermé depuis le lundi. Attaché, sans manger, dans cette cage. Au bout de quelques jours, il est mort. Quand les Russes ont ouvert la cage, ils ont trouvé le corps raidi. Ils l’ont sorti et jeté dans la rue, toujours avec les cordes.

La famille et les voisins ont récupéré le corps pour l’enterrer. Mais c’était compliqué : ses jambes et ses bras étaient bloqués dans la position où il avait été attaché. Ils ont dû couper les cordes et forcer ses membres pour le mettre dans le cercueil. Le corps était déjà en décomposition, alors ils l’ont enterré le jour même, vendredi 22 août dernier.

Ce n’est pas la première fois que Wagner commet ce genre d’actes en République centrafricaine. D’autres témoignages font état d’exactions encore plus graves. Ces mercenaires opèrent en toute impunité depuis leur arrivée dans le pays.

Les autorités centrafricaines restent silencieuses. La communauté internationale aussi. Pendant ce temps, des civils continuent de mourir pour des motifs dérisoires, comme le cas du Pasteur qui avait été tué, égorgé, puis calciné dans la ville de Mala, dans la Kémo. Puis, deux jours plus tard, un jeune, originaire de Bria, a été tué par un mercenaires russes sur le site minier de Ndassima, dans la Ouaka.  Le tout, dans une indifférence totale.

Mais dans le cas de ce jeune tué par les Wagner à Kaga-Bandoro, on se demande comment un soupçon de vol de carburant peut-il justifier une mort ? Pourquoi personne ne répond de ces crimes ? Combien d’autres victimes faudra-t-il avant qu’une enquête soit ouverte  devant la cour pénale internationale ?

À Kaga-Bandoro, une famille pleure un fils, un frère. Ailleurs en République centrafricaine, d’autres familles vivent dans la peur. Wagner continue ses activités comme si rien ne s’était passé.

Ce témoignage nous rappelle une réalité simple : derrière les enjeux géopolitiques, il y a des hommes et des femmes qui meurent. Leur vie vaut-elle si peu ? La mort de ce jeune homme à Kaga-Bandoro pose une question fondamentale : jusqu’où acceptons-nous que l’impunité aille ? Sa famille attend toujours une réponse.

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC