vendredi, septembre 11, 2026
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Accrochages à Bangui et Bambari totalement passés inaperçus grâce la discrétion de l’armée et au désintérêt mediatique

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Selon le Journaliste Indépendant Anthony Foucard présent en Centrafrique, plusieurs Soldats français ont été blessés dans des accrochages à Bangui et Bambari. Ces Accrochages à Bangui et Bambari sont totalement passés inaperçus grâce à la discrétion de l’armée et au désintérêt médiatique.

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Selon lui, 10 soldats (10!) blessés en RCA jeudi et vendredi… nous sommes lundi : trois papiers à se battre en duel. Le Service de Communication de l’Armée française tente par tous les moyens à étouffer la publication dans des médias une telle image disant pas vraiment stratégique pour leur ‘armée.

Dans la foulée, le Ministre de la défense français Jean Yves LE DRIAN doit arriver dans la journée à Bangui pour remonter le moral des troupes sur place.

 

Gisèle MOLOMA

LANCEMENT DES TRAVAUX DE NETTOYAGE DE LA VILLE DE BANGUI FINANCE PAR LA PRESIDENTE A HAUTEUR DE 10 MILLIONS

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La présidente de la transition vient de donner la somme de 10 millions de francs CFA à la Mairie de Bangui pour le désherbage, le curage des canaux et le ramassage des ordures dans la capitale centrafricaine. C’est le vendredi 4 juillet 2014 à 9 heures dans la parcelle du Bulding Administratif que les travaux du nettoyage de la ville ont été lancés par le 1er Adjoint au Maire de la ville de Bangui, Madame Madeleine Zama-Yassipou, représentante personnelle de Madame la maire de la ville de Bangui empêchée.
Le premier désherbage a été effectué par le 1er Adjoint au Maire, Madame Madeleine Zama-Yassipou, le 2ème Adjoint au Maire, Monsieur Guillaume Ngobo et le Maire du 1er Arrondissement, Jules Abezoua. Monsieur Guillaume Ngobo a qualifié cette opération de « Coup de poing ». Les travaux dureront deux semaines. « C’est une honte de voir de hautes herbes en pleine ville », a-t-il reconnu.

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Mairie de Bangui

Notons que derrière le Bulding Administratif, on ne pouvait pas parler des hautes herbes, mais plutôt de forêt dense où les serpents boa pouvaient y vivre sans se faire remarquer. Le désherbage va assurément sauver des vies dans les parages.
Pour Madame Madeleine Zama-Yassipou, alors 1er Adjoint au maire de la ville de Bangui, « la propreté de la ville de Bangui est l’affaire de tous… ». Sur ce point, elle a parfaitement raison, car certains compatriotes veulent que c’est à la mairie de Bangui d’aller désherber la devanture de leur parcelle.
« Ce projet, selon Monsieur Jules Abezoua est élargi à tous les arrondissements de la ville de Bangui. Selon les techniciens, il durera deux semaines. C’est triste maintenant de constater que Bangui est appelé la poubelle, c’est un déshonneur. Pour notre santé, il faut que nous nettoyons notre environnement. Il ne faut pas toujours mettre tout sur le dos de la Mairie de Bangui… Nous avons recruté plus de 100 tacherons pour effectuer ce travail ».
Précisons qu’à l’époque, le Trésor Public donnait la somme de six (6) millions de francs CFA à la Mairie de Bangui par semaine pour le désherbage, le curage des canaux, le ramassage des ordures. Aujourd’hui, cette somme d’argent a été réduite à un (1) million de francs FA et est bizarrement versé que périodiquement. Comment la Mairie de Bangui peut-elle bien jouer son rôle. De surcroît la Mairie de Bangui a seulement deux vieux camions bennes obsolètes pour le ramassage d’ordures dans tous les Arrondissements. Enfin, nous comprenons pourquoi les ordures traînent dans la ville.

Frédéric Perrière pour centrafricain

Basket : Jimmy Djimrabaye, intérieur de 22 ans, rejoint Le Portel

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Jimmy Djimrabaye

Natif de Bangui, international centrafricain, Jimmy Djimrabaye (2,02 m – 22 ans) a démarré sa carrière française en 2009 à la JA Vichy (Espoirs Pro A – NM3 et Pro B) avant d’être prêté au BCM Gravelines – Dunkerque. Leader des espoirs du BCM en 2012 / 2013 (14,7 points à 46 % aux tirs – 5,9 rebonds – 1,8 interceptions en 29 mn/match), vainqueur du Trophée Coupe de France, il a rejoint l’été dernier Denain en Pro B (2,9 points – 2,2 rebonds).

Solide, travailleur en défense, il est également capable d’apporter des points dans la raquette mais aussi à l’extérieur. « Jimmy est un intérieur mobile et athlétique, estime le coach, Eric Girard. Formé au BCM Gravelines et ex-coéquipier de Mathieu Wojciechowski en espoirs, il est devenu pro à Denain la saison dernière. Il intègre notre groupe et clôturera ainsi le recrutement au niveau des JFL. »

Le club souhaite maintenant recruter trois Américains, un combo-guard et deux intérieurs. Selon nos confrères de Catch and Shoot, l’ESSM serait sur la piste (avancée) de Wilbert Brown, qui fut le meilleur scoreur de Pro B avec 21,3 points de moyenne sous les couleurs d’Aix-Maurienne en 2012-2013. Poste 3-4 âgé de 30 ans (1,99 m), Brown sait tout faire : attaquer le cercle, cueillir des rebonds offensifs, marquer à distance. Alors, info ou intox ? À suivre.

Lavoisdunord

RCA : 296 candidats à l’assaut du Certificat d ‘ aptitude professionnelle

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Les épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) ont démarré lundi matin au Lycée technique Barthélemy Boganda et à l’Ecole des métiers d’arts (EMA) de bangui où composent au total 296 candidats, a constaté APA.
Le directeur de cabinet, Marcel Kongbowali, représentant la ministre de l’Education nationale a supervisé personnellement le lancement des ces épreuves qui dureront trois semaines.

Selon une source proche du ministère, cela s’explique par le fait qu »’il y aura d’une part la partie orale et /ou théorique et d’autre part la partie pratique ».

»Les examens ont démarré ce lundi avec 275 candidats inscrits pour neuf filières, notamment la menuiserie, l’électricité, la construction mécanique, la mécanique des transports, la maçonnerie, le dessin bâtiment, l’employé de comptabilité et employés des services administratifs et commerciaux », a précisé le président du centre du Lycée Technique Barthélemy Boganda, M Bernard Béguida Proviseur du Lycée de Miskine.

A en croire Bernard Béguida, c’est avec un bon moral que ces candidats affrontent les épreuves écrites.

‘’Il faut vous appliquer et bien travailler pour espérer avoir le CAP. Parce que cette année il n’y aura de place pour le monnayage, le favoritisme et des pratiques peu recommandables connues dans le passé », a averti le directeur de cabinet, Marcel Kongowali.

»Seuls, a-t-il ajouté, les candidats qui auront fait preuve de compétence, d’efficacité, de savoir-faire et d’intelligence auront leurs diplômes si naturellement ils ont compris et traités les épreuves ».

APANews

Centrafrique : « la vie humaine ne semble plus avoir de prix »

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Depuis plus d’un an, la Centrafrique est plongée dans un climat de tensions, où de violentes attaques intercommunautaires sévissent sans trêve. Deux camps s’affrontent sans répit : les milices majoritairement chrétiennes anti-balaka et l’ex rébellion Séléka, à majorité musulmane.

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Le pays peine à voir la fin de ces multiples conflits qui entremêlent tensions religieuses, géographiques et politiques. Alors que 15 soldats français viennent d’être blessés par des éclats de grenade, le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian, se rend une nouvelle fois ce lundi à Bangui.

Dans ce climat inquiétant, les évêques centrafricains ont lancé un appel le 2 juillet dernier afin d’attirer l’attention sur la situation préoccupante dans laquelle se trouve le pays : « la loi appartient aux détenteurs illégaux d’armes et aux groupes armés, en l’occurrence les ex-Séléka, les anti-balaka, des groupes d’autodéfense, des archers (peuls) de la commune d’élevage d’Ourou Djafoun de Bambari (centre du pays), des Mbararas (nomades tchadiens) et l’armée de résistance du seigneur LRA (guérilla ougandaise) ».

Il y a quelques jours, au moins 11 civils ont été tués dans le nord-ouest et le centre du pays lors d’attaques attribuées aux ex-Séléka. Si les violences ne cessent pas, la responsabilité est toujours démentie par un camp comme par l’autre. Les évêques ne cachent pas leur inquiétude et comparent le pays à « une grande prison à ciel ouvert » dans laquelle « les groupes armés écument la campagne en semant le mort ». « Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la république centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d’antan. L’insécurité a encore droit de cité », poursuivent les évêques centrafricains.

La population se plaint de l’inaction des autorités. Les soldats congolais et camerounais de la force africaine présents lors de la dernière attaque en date dans le village de Batangafo et qui avait tué trois personnes, ne sont pas intervenus, ont signalé les habitants à JeuneAfrique. Les autorités « ne protègent pas les populations et laissent faire les ex-Séléka. Nous sommes totalement abandonnés. Que les autorités de Bangui, les forces internationales, réagissent rapidement pour freiner ces exactions », a déclaré un habitant du village à cette même source.

« Tuer, incendier des maisons, voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix », déplorent les évêques de Centrafrique. En mentionnant le « récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre de Fatima à Bangui », qui avait fait 17 morts donc l’abbé Paul-Emile Nzalé le 28 mai dernier, les évêques centrafricains ne manquent pas de rappeler également les « crimes odieux contre les pasteurs de l’association des églises évangéliques en Centrafrique ».

Mathilde Dehestru

RCA: une déclaration commune entre milices toujours attendue

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La déclaration commune entre l’ex-Seleka et Anti-Balaka reste d’actualité. C’est ce qu’affirme le médiateur, Béni Diogo Kouyaté. La signature de cette déclaration a été repoussée de quelques jours, car l’aile politique de l’ex-Seleka souhaitait d’abord nommer une nouvelle direction politique. L’actuelle coordination n’étant que provisoire. Les membres de l’ex-Seleka doivent se retrouver lundi ou mardi à Birao, pour tenir une Assemblée générale et désigner un nouveau bureau politique. Un processus qui selon Béni Diogo Kouyaté ne remet pas en cause la négociation de fond.

Je crois que les multiples réunions de l’ex-Seleka pour préparer leur assemblée générale vont contribuer à une crédibilité effective du processus de médiation…
Diogo KouyatéMédiateur
Par RFI

Michael Schumacher: L’adresse IP du voleur du rapport médical localisée

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JUSTICE – Dans une société suisse d’hélicoptères…

L’adresse IP utilisée par le voleur du rapport médical sur l’ancien pilote allemand Michael Schumacher a été localisée dans une société suisse d’hélicoptères, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Grenoble, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Selon le journal, cette société du canton de Zürich avait été pressentie un temps pour assurer le transfert du septuple champion du monde de F1 entre Grenoble et Lausanne, et avait donc reçu copie de ce rapport. Le parquet de Grenoble a précisé s’être dessaisi de l’enquête au profit des autorités suisses.

«L’adresse IP a été repérée dans une société d’hélicoptères du canton de Zürich» dans le cadre de l’enquête confiée à la police judiciaire de Grenoble, en collaboration avec ses homologues suisses et allemandes», a-t-il indiqué.

Le voleur identifié?

Le nom de la société d’hélicoptères n’a pas été divulgué, pas plus que celui du voleur dont on ignore encore s’il a été identifié. Le dossier, masqué sous plusieurs pseudonymes dont le dernier était «Jérémy Martin», avait été proposé à plusieurs médias pour la somme de 50.000 euros.

Mi-juin, la direction du CHU de Grenoble avait porté plainte pour vol, un audit interne ne révélant aucune intrusion dans son système informatique.

Michael Schumacher, 45 ans, a été hospitalisé pendant plus de cinq mois à Grenoble après un grave accident de ski en décembre 2013 à Méribel (Savoie). Le pilote allemand a quitté l’hôpital de Grenoble pour celui de Lausanne (Suisse) le 16 juin dans la plus grande discrétion. Sa porte-parole a annoncé qu’il n’était plus dans le coma.

R.B. avec AF

Mali, Libye, Centrafrique… l’effet domino du terrorisme.

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Les violences au Nord-Mali, en Libye et même  au Nigeria ou encore  en Centrafrique ont un déterminateur commun ; les armes de Kadhafi. Des  milliers d’armes et de munitions qui se jouent des frontières, transitent, en effet, par le Niger, le Tchad ou le Soudan pour finir entre les mains de groupes terroristes implantés au Nigeria, au Mali ou en Somalie. En mars 2013, des soldats français de l’opération Serval saisissaient encore près de Gao et dans la région de l’Adrar des Ifoghas, au Mali, des missiles sol-air à moyenne portée de type SA-7b, de fabrication soviétique. Selon les conclusions du groupe d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, rendues en février, des émissaires d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), du Mouvement pour l’unité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Al-Mourabitoune font toujours des allers-retours entre le sud de la Libye et le nord du Mali. Bien sûr, la présence des Français et des hommes de la mission onusienne au Mali (Minusma) ont compliqué la tâche des terroristes et des contrebandiers. Mais les millions de dollars générés par le trafic de drogue et les libérations d’otages ont permis l’ouverture de nouvelles « routes » à travers le Sahel. Chez les Toubous, beaucoup ont vendu au plus offrant leur parfaite connaissance de cette zone, à cheval entre la Libye, le Tchad et le Niger. N’Djamena dit ainsi avoir interpellé sur son territoire plusieurs nomades reconvertis en trafiquants d’armes en 2012 et équipés de missiles sol-air. En mars et en mai de l’année suivante, le Tchad disait encore avoir la preuve que des armes libyennes étaient acheminées jusque dans le nord du Nigeria, où opère Boko Haram. Résultat : la secte islamiste dispose aujourd’hui d’un équipement digne de celui d’une petite armée régulière, selon les autorités françaises. Dans un entretien à Rue89, Samuel Laurent*, Consultant pour des entreprises chinoises et auteur d’un livre sur la Libye, explique comment la France a ouvert la voie au chaos dans toute la région. ”Je suis plus sévère à l’encontre de Sarkozy que de Hollande”, dit-il . “Sarkozy n’était pas obligé d’intervenir comme il l’a fait. Il a été d’une irresponsabilité folle, ouvrant la boîte de Pandore. Il a laissé à son successeur un choix impossible : soit laisser s’installer un califat sur l’ensemble du Mali, soit monter une intervention qui n’allait régler aucun problème et simplement le déplacer. “Le Mali est une opération largement inutile. En nettoyant le nord du Mali, on a renforcé les positions de ces mêmes islamistes dans le sud de la Libye et même en Tunisie, en Mauritanie, au Niger, jusqu’à poser un risque pour le Maroc.”Ce que décrit  Samuel Laurent est décoiffant : “une région contrôlée par la brigade islamiste 315, fondée par un Touareg malien lié par mariage à Mokhtar Belmokhtar, lié à Al Qaeda, engagé dans le trafic de drogue et le transport de jihadistes ;une région où des stocks d’armes de l’ère Kadhafi sont entreposés dans des bunkers souterrains, dont les Touaregs révèlent l’emplacement au plus offrant”

 

une région où, au vu et au su de Tripoli, Mokhtar Belmokhtar a rassemblé les hommes qui ont lancé l’attaque de Tinguentourine, à quelques centaines de kilomètres de là, et l’imposant matériel de guerre dont de l’explosif qui devait servir à faire exploser la raffinerie algérienne  d’In amenas.

Quand l’Algérie boucle ses frontières après les événements d’In Amenas et quand la France et ses alliés de Bamako reconquièrent le nord du Mali, les foyers djihadistes ne font  que se déplacer dans le sud de la Libye ou de la Tunisie sans difficultés d’argent ou d’armes, prêts à ressurgir ailleurs.De quoi relativiser les termes de la victoire française annoncée au Mali, pays qui ne peut être jugé isolé du reste de ce que certains analystes , surnomment  le «Sahelistan », un Afghanistan bis , plus modeste peut être mais plus près de l’Europe.

Samuel Laurent * consultant pour des entreprises chinoises qui  s’aventure là où plus personne n’ose aller : au plus près de la mouvance jihadiste du Sahel, dans cette zone grise où se mêlent idéologie, terrorisme, trafics en tous genres.

 

Bandou

Centrafrique: Communiqué de presse de l’Action pour la Paix et la Réconciliation Nationale en Centrafrique(APRNC)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Monsieur REBOAS Aristide Briand, ancien Directeur Général des Renseignements Généraux Centrafrique, conseiller juridique, droits de l’homme a la force régionale d’intervention de l’union africaine pour la lutte contre la LRA Diplômé de l’école des hautes études internationale et du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (HEI et CEDS) de PARIS, ainsi que d’autres compatriotes de la Diaspora Centrafricaine informent l’opinion nationale et internationale de la création d’une Association à but non lucratif et apolitique dénommée « ACTION POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION NATIONALE EN CENTRAFRIQUE », en abrégé APRNC.

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  1. LES OBJECTIFS DE L’APRNC

 

C’est l’article 2 des Statuts qui définit les objectifs de l’APRNC :

 

« L’APRNC défend deux causes principales : une Paix durable et une Réconciliation Nationale véritable en Centrafrique.

L’APRNC lutte contre l’intoxication et l’instrumentalisation des esprits à des fins politiques, les amalgames, tout discours de division et de haine, tout discours calomnieux et mensonger, la pratique des rumeurs, le dénigrement, la délation, l’exclusion, la marginalisation qui sont des germes de conflits, de division, de violence et de haine.

L’APRNC milite pour un dialogue permanent, et franc au sein des institutions publiques, privées, entre tous les citoyens Centrafricains, entre les hommes politiques, entre les différentes confessions religieuses notamment chrétienne et musulmane en raison de la haine viscérale née de la crise post coup d’Etat du 24 mars 2013 de la coalition rebelle Séléka.

L’APRNC milite pour une justice pour tous, gage d’une réconciliation nationale et d’une paix durable.

Plus spécifiquement, l’APRNC se mobilisera et mobilisera les moyens nécessaires pour aider ou soutenir les personnes frappées par la crise militaro-politique née après le coup d’Etat du 24 mars 2013 en Centrafrique. L’APRNC viendra ainsi en aide à toutes les victimes : personnes déplacées, exilées, enfants orphelins, veufs et veuves, personnes âgées démunies, élèves et étudiants en difficultés, femmes victimes de violences de tous genres. Une aide psycho-médicale sera portée dans la mesure du possible aux personnes dans le besoin. Les personnes physiques ou morales ayant perdu leurs biens recevront un accompagnement pour obtenir réparation et indemnisation après que des décisions soient rendues en leur faveur. Une attention particulière sera accordée aux groupes vulnérables notamment aux populations musulmanes.

Les valeurs de l’APRNC sont : la non-violence ; la tolérance ; le pardon ; le dialogue ; la vérité ; la culture de paix ; la recherche du compromis ; la fraternité ; le vivre ensemble ; l’unité ; la solidarité ; l’écoute des autres ; le respect mutuel ; le débat.

Sans préjudicier de son caractère apolitique, l’APRNC collaborera avec toutes les institutions publiques et privées, partis politiques, confessions religieuses, ONG, organisations communautaires, panafricaines, internationales pour réaliser les objectifs définis dans les présents Statuts ».

 

  1. EXPLICATIONS

 

La situation tragique que vit le peuple Centrafricain depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013 impose à toutes les Centrafricaines et à tous les Centrafricains de se retrouver, d’abandonner sans condition le recours aux armes et à la violence sous toutes ses formes, de dialoguer enfin de manière sincère, de se donner la main, de se pardonner et de se réconcilier dans l’intérêt de la survie de notre nation. Les hommes politiques doivent arrêter avec leurs manœuvres. Les mouvements armés doivent déposer les armes sans condition. Les persécutions visant les musulmans ou les chrétiens doivent cesser sans condition. Le confessionnalisme prôné par les uns et les autres dans la l’exercice du pouvoir est dangereux à plus d’un titre et ne saurait être imposé au peuple Centrafricain qui avait toujours vécu en parfaite symbiose jusqu’au 24 mars 2013. L’idée même d’une politique de quota par confession religieuse et par parti politique au sein du Gouvernement est malvenue.

Aujourd’hui, nous Centrafricains n’avons pas d’autre choix que d’abandonner la violence sous toutes ses formes et de rechercher résolument la Paix et la Réconciliation Nationale. Dans cette œuvre, l’APRNC tient à exprimer ici sa position de la façon la plus simple et la plus claire possible :

–          L’APRNC demande la tenue urgente d’un Dialogue National Inclusif entre Centrafricains et strictement sur le sol national. Nous n’avons pas besoin de per diem pour nous réunir à Bangui à l’hémicycle de l’Assemblée Nationale pour nous parler dans l’unique intérêt de notre pays. Le dialogue doit être ouvert à tous les Centrafricains, avec le droit de s’exprimer en langue nationale, le Sango.

–          L’APRNC entend s’impliquer sans réserve dans le processus du dialogue et de la réconciliation nationale. L’APRNC est disposée à assurer la médiation et la négociation, à aller vers chacun des acteurs de la crise Centrafricaine, les politiques, les groupes armés, les confessions musulmane et chrétienne pour leur parler, et les mobiliser autour d’une paix durable et de la réconciliation nationale.

–          L’APRNC est disposée à travailler avec les autorités de transition, la CEMAC, la CEEAC, l’UA, l’UE, l’ONU, la France, les Etats-Unis, les ONG et tous les protagonistes de la crise Centrafricaine.

 

Pour l’APRNC,

Le Président

Aristide Briand REBOAS

 

 

 

 

ALERTE INFO: qui veut égorger Cyriaque GONDA?

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Selon des informations provenant des sources concordantes,   l’Ancien Ministre d’État Cyriaque GONDA, Ex-Chantre des Anti-Balakas et Ex-griot de François Bozizé serait actuellement dans la nature.

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Considéré comme un traitre par la frange radicale des Anti-Balakas proche de leur coordonnateur Patrice Édouard Ngaïsona il y a déjà quelques temps pour avoir adopté une position beaucoup plus dure face à la dérive criminelle de ces derniers, Monsieur Gonda paie aujourd’hui le prix fort de son filoutage. Selon les mêmes sources, l’Ancien tout puissant Ministre de François Bozizé a pris les jambes à son coup après avoir reçu des messages de morts de la part de ses anciens compagnons de crime, les Anti Balakas, qui lui promettent de l’égorger. Il serait actuellement dans un pays frontalier dont nous taisons le nom pour des raisons de sa sécurité.

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Connaissant les méthodes de ces Criminels Anti-Balakas, Monsieur Gonda a pris ces menaces au sérieux. Mais on se demande au passage qui en veut à Gonda ? François Bozizé ? Levy Yakété ? Ngaïsona? Ses créanciers? L’avenir nous le dira. Une chose semble certaine, le dialogue futur de Brazzaville semble exciter toute une frange de la classe politique y compris les Anti-Balakas qui ne voudraient certainement pas partager le maigre butin de Brazzaville arraché à coup de machettes.

 

Gisèle MOLOMA

Centrafrique : 11 soldats français blessés, Jean-Yves Le Drian se rend demain sur place

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Jean-Yves Le Drian se rend lundi en Centrafrique pour une visite de deux jours, après qu’une dizaine de soldats français de la force Sangaris ont été blessés ces derniers jours dans le pays lors de violents accrochages avec des groupes armés.

Le ministre de la Défense sera lundi à Bangui et mardi à Bambari, à l’est de la capitale. Sept militaires français ont été blessés, dont deux plus sérieusement, jeudi dans cette localité au cours d’accrochages qui ont suivi l’arrestation par les forces de sécurité centrafricaines d’un milicien anti-balakas, a-t-on précisé de même source. Vendredi, quatre soldats français ont été légèrement blessés à Bangui. Les deux militaires plus gravement atteints, notamment par des éclats de grenades, ont été évacués et leurs vies ne sont pas en danger.

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Photo : Le 1er mai 2014, le groupe commando parachutiste (GCP) du 1er RHP, appartenant au GTIA Savoie, effectue une opération de fouille dans le nord de Bangui, entre PK 12 et PK 26, pour s’assurer qu’aucun groupe armé ne menace la population. Crédit : EMA / ECPAD

Avec Esprit defense

Les Centrafricains divisés sur la tenue du dialogue national à Brazzaville

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                                 La tenue à Brazzaville (Congo), à une date non encore déterminée du dialogue inter centrafricain, divise déjà l’opinion nationale notamment la classe politique, la société civile et les mouvements politico-militaires.

Un débat radiodiffusé ce dimanche sur les ondes de Radio Notre Dame (RND) de Bangui a donné l’opportunité é de nombreux Centrafricains de se prononcer sur le sujet.

Pourquoi aller à Brazzaville pour discuter des problèmes internes. C’est humiliant. Les responsables des mouvements politico-militaires sont tous en Centrafrique é ont dit Maître Hyacinthe Gbiegba, membre de la société civile soutenu par l’ancien ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture Jean serge Bokassa.

Ce dernier soutient que C’est le Président Déby qui a initié et soutenu la tenue de cette réunion é Brazzaville, alors qu’il est lui-méme auteur de la crise centrafricaine. 

A en croire M Gbiegba, les pourparlers de Libreville de janvier 2013 puis ceux de Ndjamena du 9 au 10 janvier 2014, suffisent. Il est temps que les Centrafricains règlent leurs problèmes chez eux.

C’est assez, M le président Déby, le pompier-pyromane. Pourquoi toujours Déby. Le Tchad n’est pas le seul pays frontalier é la RCA ? S’est –t-il indigné.

M Emotion Wénézoui, Coordonnateur national adjoint du mouvement Anti-Balaka a conseillé aux uns et aux autres d’éviter la politique de la chaise vide et la fuite de responsabilité.

Ce rendez-vous ils ne devrons pas le manquer. Parce que a-t-il argué nous serons face aux différents médiateurs dans la crise centrafricaine pour leur dire nos quatre vérités

Selon lui, la présence des hommes politiques est trés nécessaire dans ce dialogue. Parce que la crise centrafricaine est une crise politique qui nécessite une solution politique

Pour Hissène, un commerçant habitant le KM5, intervenant dans cette émission, le vrai problème actuel est le désarmement de tous les groupes armés et c’est ce que nous attendons de la communauté internationale pour faciliter la libre circulation

Ce forum annoncé est censé réunir toutes les forces vives de la nation centrafricaines : les représentants des Seleka, des anti-balaka, la classe politique et de la société civile.

Les points déjà inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre qui sera pilotée par le médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso, sont entre autres la révision de la charte constitutionnelle surtout l’article 101 qui interdit aux acteurs de la transition de se présenter aux prochaines élections, la recomposition du Conseil National de Transition.

Le dialogue inter centrafricain avait été décidé par les chefs d’état et de gouvernement de la Communauté économique des états Centrale (CEEAC) au sortir du vingt troisième sommet de l’Union Africaine (UA) tenu récemment é Malabo (Guinée équatoriale).

Par: APANews

CENTRAFRIQUE:Plusieurs arrestations dans les camps des Balakas et seleka à Bangui

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Corbeaunews (Bangui)

 

En sillonnant les rues de Bangui ce matin, nous avions constaté un réel soulagement des Centrafricains après plusieurs arrestations depuis six jours des membres des milices Anti-Balaka et Séléka dans Bangui.

D’après le Conseiller en communication au Ministère de la Communication Monsieur Didier Martial Pabandji   ” l’ Eufor rca fait beaucoup d’efforts pour le désarmement et la montée en puissance des forces de défense et de sécurité centrafricaines. Au moins 6 chefs puissants d’Antibalakas des 5ème et 8ème arrondissement mis au verrou, et 11 chefs de milices de résistance Seleka du Km5 mis hors d’état de nuire. Des centaines d’armes et munitions ramassées”.   En poursuivant toujours sur son compte facebook, le Conseiller ajoute même que   ” La prison  de Ngaragba a été aménagée depuis les opérations musclées de l’Eufor et des Sangaris dans les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements pour désarmer et arrêter les grands chefs milices de Bangui. Prison divisée en deux: un camp prisonniers Anti-balaka et un camp prisonniers Séléka. Sécurité renforcée pour éviter le fugam”.

Ce revirement marque la vonlonté des forces étrangeres en Cetrafrique notamment la MISCA, SANGARIS et L’EUFOR  à mettre fin à plusieurs mois d’impunité que jouissent ces malfaiteurs. D’ailleurs, les Anti-Balakas qui sillonnaient la ville de Bangui sans inquiétude avec leurs amulettes aux cous sont quasiment invisibles au centre ville de Bangui.

 

Gisèle MOLOMA

 

 

Centrafrique : 15 Soldats français blessés, Jean-Yves Le Drian sera lundi à Bangui (LNC)

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                De violents accrochages ont opposé des soldats de la Sangaris et des groupes armés, après l’arrestation par les forces de sécurité centrafricaines d’un milicien Anti-Balaka à Bambari

Une quinzaine de soldats français ont été blessés par des éclats de grenade, dont deux gravement.

L’incident a incité le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian à se rendre lundi à Bangui et mardi à Bambari.
Ce qui constituera sa 7ème visite en Centrafrique.

A Bangui il devra rencontrer le général Eric Bellot des Minières, le nouveau commandant des forces Sangaris, puis s’entretiendra avec la présidente intérimaire centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Selo le communiqué de son cabinet, Jean-Yves Le Drian devra à Bangui faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui : gendarmerie, justice, lieux de détention, etc…, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays.

Jean-Yves Le Drian doit notamment faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui – gendarmerie, justice, lieux de détention… -, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays., puis avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

Jean-Yves Le Drian doit notamment faire le point sur la remise en marche d’une chaîne pénale à Bangui – gendarmerie, justice, lieux de détention… -, considérée par la communauté internationale comme une priorité pour tenter de stabiliser le pays.

Le mardi à Bambari, le ministre devra rencontrer les soldats français déployés sur place en appui de la force de l’Union africaine, MISCA.

Gilles Deleuze pour LNC

Centrafrique : Une grenade explose dans une mosquée : 34 blessés

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Trente-quatre personnes ont été blessées dont quatre grièvement, lors de l’explosion d’une grenade survenue samedi dans une mosquée située au centre-ville de Paoua, une des six sous-préfectures que compte la préfecture de l’Ouham Pendé, ville située à l’Ouest de la République Centrafrique (490 km environ de Bangui).

Selon les témoignages recueillis sur place, l’attentat a été commis par un groupe d’hommes armés qui a lancé une grenade sur les musulmans réunis dans la mosquée pour la prière.

Selon le maire de Bozoum joint au téléphone, une enquête a été aussitôt ouverte. « C’est ce que nous redoutions avec la prolifération des armes de tout calibre» a dit le maire

 

Par: APANews

 

Centrafrique : André Nzapayéké « La Centrafrique a perdu le droit au respect »

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Le Premier ministre le sait : sans la communauté internationale, son pays aurait depuis longtemps touché le fond. Il continue pourtant à plaider pour une aide financière et militaire accrue. Nommé fin janvier à la primature, André Nzapayéké ne s’imaginait pas « venir rouler sur une belle route bitumée », par contre, il savait qu’il lui faudrait « traverser des rivières infestées de crocodiles». Entretien à lire dans JEUNE AFRIQUE N* 2791 du 06 juillet 2014 en kiosque.

 

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Galo : La population décide de ne plus cohabiter avec les Anti-Balaka

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                  Les habitants de la commune de Galo située à 60 kilomètres  de la ville de Bouar, refusent de cohabiter avec les Anti-Balaka qui sont dans cette localité depuis mardi dernier. Selon la population,  cette milice ne cesse de commettre  des exactions depuis un certain temps.

«  Depuis plusieurs mois, des cas de vol, de rançonnage et de braquage sur la population ont été enregistrés. Ces Anti-Balaka font aussi partis des coupeurs de route qui ne cessent de manœuvrer ces derniers temps sur l’axe Garamboulaye-Bouar », a expliqué un habitant.

Un autre témoin souligne qu’avec  l’arrivée des éléments de la Sangaris et ceux de la Misca, dans cette localité, la population a réussi à arrêter 14 miliciens, parmi ceux qui commettent les exactions.  Ces derniers ont été  transférés à  Bangui. « On ne veut plus les voir dans cette localité », a ajouté la source. Signalons que les autres éléments des Anti-Balaka sont en débandade dans la brousse depuis hier, mais la population se dit toujours être à leur poursuite avec l’appui de la Sangaris et les éléments de la Misca.

Par: RJDH

Sangaris : transfert d’autorité du DETLOG

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Sur le camp de M’Poko, à Bangui, s’est déroulé le transfert d’autorité du détachement logistique (DETLOG). Le lieutenant-colonel Wadin a relevé le lieutenant-colonel Leblanc lors d’une cérémonie présidée par le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris.

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Le 30 juin 2014, sur le camp de M’Poko, à Bangui, s’est déroulé le transfert d’autorité du détachement logistique (DETLOG). Le lieutenant-colonel Wadin a relevé le lieutenant-colonel Leblanc lors d’une cérémonie présidée par le général Eric Bellot des Minières, commandant la force Sangaris

Composante essentielle pour la conduite des opérations sur l’ensemble du territoire, le DETLOG assure le soutien des hommes et des matériels dans un contexte et un environnement exigeant. Depuis son arrivée en Centrafrique le 4 mars 2014, le DETLOG a parcouru plus de 350 000 km avec sa centaine de véhicules et sur des axes difficilement praticables. Son peloton de circulation routière (PCR), garantissant l’appui au mouvement des convois logistiques, a permis l’acheminement de 620 tonnes de fret dont 75 000 rations de combat et 52 000 packs d’eau au profit des groupements tactiques interarmes (GTIA) déployés à l’est et à l’ouest du territoire.

Fort de 300 soldats, le DETLOG arme une plate-forme logistique sur le camp de M’Poko, à Bangui, véritable centre névralgique du théâtre. Il est aussi responsable de la MAINTENANCE des véhicules, du soutien du combattant, de la composante « énergie », du traitement de l’eau, des services de restauration et de la fonction « carburant ».
Adoptant une posture opérationnelle permanente avec sa QRF « maintenance » (quick response force) en alerte de jour comme de nuit, le DETLOG a largement œuvré à la mise en place des infrastructures nécessaires à la vie courante des 2 000 soldats en opérations.

Le nouveau chef du DETLOG continuera à assurer la cohérence logistique de la force Sangaris tout en fournissant un appui aux forces de la MISCA mais aussi à celles de l’EUFOR RCA que le DETLOG a soutenues lors de son déploiement à Bangui.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 5 800 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.

Sources : EMA

centrafrique : “Ces histoires humaines qui font la difference”

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Depuis mars 2013 et le coup d’Etat mené par l’ex-coalition rebelle de la Séléka, la République centrafricaine (RCA) est en crise. Bien que la nature de la violence et les lignes de front aient changé, les combats se poursuivent. Les civils restent les principales victimes des affrontements entre milices d’auto défense populaires anti-Balakas (de plus en plus fragmentées) et ex-Sélékas, ainsi que des exactions perpétrées par des groupes criminels agissant en toute impunité.

Bien que le nombre de forces internationales présentes sur le terrain augmente, ces dernières restent malgré tout dans l’incapacité de protéger la population civile en proie à la violence, aux déplacements de masse, à la malnutrition et à la maladie. Stefano Argenziano, chef de mission MSF, revient de RCA.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/malade-chez-msf.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Grimari-Bambari : juin 2014 © Yann Libessart/MSF
Grimari-Bambari : juin 2014 © Yann Libessart/MSF

Quelle était la situation en RCA à ton arrivée, en mars dernier ?

« C’était un moment de bouleversement pour la population musulmane du pays, obligée de quitter Bangui, la capitale, et des villes comme Bossangoa, où nous travaillons, pour rejoindre d’autres localités du pays voire carrément partir à l’étranger. Il y avait de fréquentes attaques – menées aussi bien par les milices chrétiennes que musulmanes – et les populations piégées dans des enclaves ne pouvaient pas se déplacer en dehors de ces zones sécurisées, le plus souvent, par les forces armées internationales. MSF offrait des soins médicaux dans le quartier de PK12, une enclave musulmane vulnérable de Bangui ; nous considérions alors comme « normale » une journée où moins de deux grenades étaient jetées sur l’enclave… La relocalisation de ces personnes vers une sécurité toute relative s’est avérée être, dans de nombreux cas, la seule solution viable, mais cela reflétait bien l’échec de ceux dont le mandat est de protéger cette population.

Quel a été l’impact de l’attaque du 26 avril dernier de l’hôpital de Boguila au cours de laquelle 18 dirigeants communautaires et trois membres du personnel de MSF ont été tués ?

Quand je me suis rendu pour la première fois sur place, début avril, la population de Boguila était de plus en plus exposée à de violentes attaques menées par des groupes locaux, auto-proclamés rebelles, comme par des groupes plus organisés d’ex-Sélékas venant de l’Est du pays.

Les populations avaient développé une telle peur que, chaque fois qu’il y avait un risque potentiel ou des tirs par les groupes armés, elles s’enfuyaient automatiquement vers des endroits qu’elles considéraient comme des lieux sûrs à savoir en brousse ou dans l’enceinte de l’hôpital MSF. Ce qui était donc considéré comme un lieu sûr, une structure de Santé avec un logo de MSF, est devenu une scène de massacre.

La population de Boguila et MSF ont été extrêmement choquées par ces meurtres. Notre équipe oscillait entre chagrin et colère. Les habitants de Boguila ont compris notre décision de – en signe de protestation – de stopper nos activités médicales et notre demande de condamnation forte de la part du gouvernement intérimaire comme des dirigeants des groupes armés. Beaucoup ont dénoncé ces attaques, pourtant Boguila n’est toujours pas un endroit sécurisé.

L’hôpital est toujours fermé, mais nous avons repris certaines activités médicales afin de pouvoir au moins prendre en charge, dans nos postes de Santé, les pathologies les plus meurtrières pour les enfants de moins de 5 ans (paludisme, infections respiratoires et maladies diarrhéiques).

Pourquoi MSF a t’elle initié des activités sur la nouvelle ligne de front située entre Grimari et Bambari ?

Depuis avril dernier, une nouvelle ligne de front s’est effectivement mise en place autour de Grimari et de Bambari – deux villes situées au Centre du pays et à environ 80 km de distance l’une de l’autre – et qui sert de « passerelle » vers l’Est et ses ressources naturelles. Des populations musulmanes et chrétiennes vivent sur cette zone où sont également présents des combattants anti-Balakas et ex-Sélékas, ainsi que Sangaris, l’armée française, et la MISCA, les forces de l’Union Africaine.

Le mois dernier, nombre de villages situés autour de Grimari et de Bambari ont été totalement incendiés et des milliers de personnes ont été déplacées. Dans la ville de Bambari, les récents affrontements ont contraint plus de 20 000 habitants à la fuite, dont une partie de la communauté musulmane déjà précédemment évacués de l’enclave de PK12, à Bangui, vers Bamabari. Ce déplacement forcé, qui a redessiné la géographie de la RCA, aura des conséquences pour les années à venir.

Sans l’action de MSF, ces familles cachées en brousse seraient coupées de toute assistance. Nos dispensaires mobiles circulent jusqu’à six heures par jour pour soigner les enfants atteints du paludisme, ainsi que les victimes de violences. Un système d’ambulances « rurales » a été mis en place, avec nos véhicules, pour les blessés et, lorsque les routes sont en mauvais état, nous utilisons des motos. Bien que nous parvenions à négocier nos passages aux barrages routiers tenus par les deux parties belligérantes, la sécurité de nos équipes – et/ou des patients que nous tentons de transférer – n’est pas garantie. Etre pris au milieu de tirs croisés est une préoccupation constante.

Quels sont désormais les plus grands défis pour les populations centrafricaines ?

La RCA est en crise depuis des années. Ce qui s’est passé en 2013 a davantage détérioré une situation déjà désastreuse. Depuis 2006, j’ai effectué trois missions en RCA, et j’ai le sentiment que la souffrance de la population n’a pas de fin. Mais il y a nos patients. Lorsque j’étais à Grimari, nous avons transporté un homme blessé à l’hôpital de Bangui. Il avait été blessé, à coups de machette, au cou, et il était en train de mourir. Sa femme et son bébé âgé de six mois étaient avec nous. Environ trois semaines plus tard, je l’ai vu sortir de l’hôpital, tout sourire. Ce sont ces histoires humaines qui font la différence”.

 

Par: www.msf.fr

Vers l’élaboration d’une stratégie de la campagne de non violence en Centrafrique

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         Le chef du projet « Ensemble c’est mieux » de l’ONG internationale Search For Common Ground (SFCG), Georges Ndikintun a convié les participants à formuler des messages pertinents sur la non violence, lors de l’atelier de réflexion et de conception de la stratégie de la campagne de non violence, mercredi 02 juillet 2014 à bangui.



Le but de cet atelier est de concevoir une stratégie et un plan d’action de campagne de non violence à réaliser à Bangui, Bossangoa et Bangassou afin de réduire le niveau de l’insécurité dans ces localités.

Faisant l’analyse du concept de la résolution de cette crise qui perdure, M. Georges Ndikintun a demandé aux participants de proposer des vrais messages de paix, d’apaisement, de coexistence pacifique, de tolérance, de pardon, de cohésion sociale et d’amour pour le bon déroulement de cette campagne encore en préparation.

Pour le Directeur pays de SFCG, Thomas-Paul Banzé, la résolution d’une crise passe par l’identification des causes du conflit, la position des différents protagonistes et les intérêts des uns et des autres.

Il a mis en exergue cinq types de causes du conflit qui sont entre autres des causes structurelles, relationnelles, psychologiques, des conflits de valeur et des conflits d’information

Il est à rappeler que SFCG est une organisation internationale qui favorise la résolution pacifique des conflits dans plus de 34 pays dont la République Centrafricaine.

 

ACAP

Etienne VIKOMA/ACAP

République Centrafricaine : l’ONU dénonce des crimes contre l’humanité

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Dans un rapport publié le 4 juillet sur la situation en rca, le groupe d’experts des Nations unies s’inquiète de la persistance d’un certain nombre d’exactions commises par les groupes armés ainsi que le pillage des ressources naturelles

L’Organisation des Nations unies demande plus de fermeté envers les groupes armés. Elle souhaite que les membres des différents groupes qui continuent à exercer des fonctions dans les Forces de défense et de sécurité soient limogés. Les experts dénoncent également l’impunité. Plusieurs sanctions sont envisagées, car une liste de noms sera soumise dans quelques semaines à l’appréciation du comité de sanctions. Pour les experts des Nations unies, la République Centrafricaine est encore loin d’être sortie de l’impasse. Ils s’inquiètent du fait que les autorités de transition n’en font pas assez pour mettre au pas ces groupes armés. Ils souhaitent notamment que les membres des FACA ou de la gendarmerie qui appartiennent à l’un de ces deux groupes soient définitivement écartés des forces de défense et de sécurité.

Dans les zones contrôlées par certains responsables Seleka et antibalakas, les experts déplorent la mainmise sur les ressources minières : l’or et le diamant qui ne rapportent plus rien à l’État. Face au pillage de ses ressources minières, les experts souhaitent le retour de l’administration dans ces zones minières actuellement contrôlées par certains responsables Séléka et antibalakas. Par ailleurs, un certain nombre de fauteurs de troubles ont été identifiés et leurs noms seront soumis au comité de sanctions de l’ONU .

Au mois de juin déjà, soit six mois après sa mise en place par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, une commission d’enquête internationale sur les exactions en Centrafrique avait remis son premier rapport au Conseil de sécurité à New-York. Les experts onusiens avaient indiqué qu’il est prématuré de parler de nettoyage ethnique ou de génocide en Centrafrique, mais des preuves ont été récoltées sur des crimes contre l’humanité. « Des preuves sérieuses qui prouvent que des individus dans les deux camps ex-rébellion Séleka et les miliciens Anti-Balaka ont commis des crimes, violant les lois humanitaires internationales ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », indique le rapport.

« Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement avec détermination en envoyant davantage de forces de maintien de la paix en Centrafrique, nous pourrions rapidement faire face à une détérioration de la situation qui pourrait conduire à un nettoyage ethnique ou à un génocide », poursuivent les enquêteurs. Le Conseil de sécurité avait voté en avril l’envoi de douze mille casques bleus dans ce pays déchiré par des violences entre chrétiens et musulmans. Mais cette mission de l’ONU n’entrera en action qu’en septembre prochain. Elle prendra le relais de deux mille soldats français et six mille soldats de l’Union africaine.

Yvette Reine Nzaba

Quand l’Empire (Bokassa) contre-attaque

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Les lunettes de Foccart… est une rubrique qui permet de plonger dans l’histoire de la Françafrique, et de remettre dans son contexte l’histoire de la décolonisation de l’Afrique.

À la faveur de la crise centrafricaine actuelle, procédant de la faillite d’un État à l’agonie, les mémoires autour de l’Empire de Bokassa se sont réactivées de manière plus ou moins confuses. Comme si l’épisode Bokassa, autant – sinon plus que l’indépendance – avait constitué un moment fondateur de l’histoire contemporaine de Centrafrique… de fait, la classe politique, qu’elle l’ait assumé ou non, est en partie sortie de ces années à l’image du général François Bozizé, ancien aide de camp de l’Empereur.

L'Histoire
L’Histoire

Dans la nuit du 31 décembre 1965, l’armée centrafricaine menée par le colonel Bokassa, chef d’état-major, procède à un putsch et renverse le président David Dacko. Ce coup de force est baptisé le « putsch de la Saint-Sylvestre ». Qui est ce militaire, présenté comme le premier officier du pays ? Enfant de troupe d’AEF et ancien FFL, Bokassa n’hésite pas à « gonfler » son CV. S’il est réellement vétéran des guerres coloniales (notamment d’Indochine) et a été promu d’adjudant-chef à capitaine dans l’armée française à la veille de son transfert pour l’armée centrafricaine naissante en 1962, il laisse en revanche entendre qu’il a débarqué en Provence en 1944 pour se donner un profil plus « gaullien ». On est en réalité loin du profil guerrier d’un Eyadéma ou d’un Oufkir. Mais comme pour cette génération, l’armée française a fonctionné comme un outil de promotion et d’acculturation, voire comme une seconde famille. Toute sa vie, il reste attaché à ce qui entoure l’armée française, à commencer par le général de Gaulle qu’il s’obstine à appeler « Papa » au grand dam de ce dernier qui n’hésitait pas à l’affubler du surnom de « soudard ».

En janvier 1966, c’est un triumvirat qui se partage le pouvoir : le président Bokassa, le colonel Banza, n° 2 du gouvernement, et Bandio, le ministre de l’Intérieur. Certes, Bokassa détient l’essentiel des leviers (président de la République et du gouvernement, ministre de la Défense et Garde des Sceaux). Mais, conscient que Banza contrôle réellement l’armée, il emploie les 3 années suivantes à l’éliminer. C’est chose faite le 10 avril 1969 : Banza est arrêté et accusé de préparer un putsch. Jugé le 11, il est exécuté le 12 avril.

En cette même année 1969, Bokassa marche à pas certains vers son intégration au sein du syndicat des chefs d’État « amis de la France ». En mars 1969, une visite officielle est organisée par Foccart à Paris pour l’introniser officiellement dans ce cercle. Pour s’assurer le soutien de l’Élysée, Bokassa entend être le meilleur représentant de la politique française en Centrafrique, bien souvent aux dépens de l’ambassadeur de France et dans une confusion des genres grandissante. À Bangui, personne, de l’ambassadeur à l’attaché militaire, ne s’illusionne sur ce président. Et malgré le soutien de Foccart, Bokassa est loin de faire l’unanimité auprès des autres membres de la famille franco-africaine. Pour prix de cette alliance, Paris accepte d’en passer par les caprices de son allié centrafricain. Foccart, parfaitement informé et lucide sur la personnalité de Bokassa, est chargé de les maintenir dans la mesure du « raisonnable ».

À l’aube des années 1970, le général-président Bokassa se sent pousser des ailes bonapartistes : il se proclame président à vie en 1972, maréchal en 1974 et empereur en 1976. Entre ces deux dernières étapes, le verrou du « raisonnable » a été franchi avec le départ de Foccart : Valéry Giscard d’Estaing, élu en 1974, s’appuie sur Bokassa plus que sur tout autre président : en guise de cadeau pour cette alliance, le sommet franco-africain de 1975 se déroule à Bangui, sur décision du président français. Les deux hommes ont besoin l’un de l’autre pour s’affirmer au sein d’une famille franco-africaine dominée depuis 1960 par le couple Houphouët-Boigny et Foccart.

En outre, Giscard a choisi de s’investir de manière plus personnelle que ses prédécesseurs dans les affaires africaines. La passion de la chasse ou le scandale des épouses ne sont que les parties médiatisées. Ce nouvel état d’esprit a été saisi par l’expression seventies de « Safari Club ». De son côté, Bokassa comprend qu’il peut obtenir beaucoup de son « cher parent », et être tenu au même niveau que les « pères des indépendances » au sein de la famille franco-africaine.

Le 4 décembre 1977, à Bangui, Jean-Bedel Bokassa, se couronne empereur lors d’un véritable pastiche napoléonien. L’Élysée mesure le grotesque des demandes de Bokassa pour son couronnement, mais l’organise (en minimisant publiquement sa contribution). Il est pourtant trop tard : un point de non-retour a été franchi. Les images du sacre donnent au grotesque de l’événement une dimension planétaire. Paris en a conscience : les présidents africains refuse de venir et la France n’est représentée que par René Journiac, le successeur de Foccart à l’Élysée, et Robert Galley, le ministre de la Coopération.

Après le sacre, les relations entre Paris et Bangui se détériorent très vite. Les sujets de discordes abondent mais, c’est bien le rapprochement avec Kadhafi (amorcé dès 1976), qui condamne pour de bon l’empereur de Centrafrique. Depuis la première guerre du Tchad (1969-1972) et tout au long de la décennie 1970, Kadhafi est pour Paris son ennemi n°1 sur le continent. La rupture s’accélère lors du sommet France-Afrique de Kigali en mai 1979 : Bokassa est accusé d’avoir réprimé dans le sang des mouvements lycéens et civils au premier trimestre 1979. Une commission d’enquête africaine s’empare du dossier tandis qu’une campagne de presse est menée contre l’empereur sanguinaire.

L’idée (qui, pour Paris, présidait au sacre) d’un empereur retiré en son palais de Bérengo écarté des affaires, tandis que ses ministres, plus raisonnables, auraient gouverné, a échoué…

Le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE), qui depuis près d’un an planifie des scénarios de remplacement de Bokassa, obtient le feu vert de l’Élysée. Dans la nuit du 20 au 21 septembre 1979, alors qu’il est en visite à Tripoli, Bokassa Ier est renversé. L’opération « Caban » (CentrAfrique-BANgui) doit restaurer l’ancien président David Dacko – pris en charge depuis de longues semaines par le service Action. À charge pour lui de demander immédiatement l’application des accords de défense, c’est-à-dire l’intervention des forces françaises officielles (opération « Barracuda »).

L’opération est un succès : pas un coup de feu n’est tiré grâce au plan du SDECE. Mais le montage des deux plans officieux (« Caban »)/officiel (« Barracuda ») est immédiatement dénoncé publiquement. Mais Paris a sauvegardé sa plate-forme logistique militaire : les bases centrafricaines de Bangui et Bouar, points d’appui pour la guerre au Tchad, sont sauvées. Les Éléments français d’assistance opérationnelle (EFAO) viennent relever les hommes de « Barracuda » et s’installent en Centrafrique jusqu’en 1998. Dès 1981 le colonel Mantion est mandaté comme conseiller présidentiel pour garantir la stabilité du régime : il reste à Bangui jusqu’en 1993. Les camps de Bangui et Bouar ne seront dissous qu’en 1998 au nom de la nouvelle politique africaine de la France.

Les diamants de Giscard ont constitué l’épilogue du coup d’État de 1979 : l’empereur déchu décide de consacrer son énergie à faire chuter son « cher parent » dans la perspective des élections de 1981… Mais ceci est une autre histoire, venue se surimposer à celle de l’Empire centrafricain pour la couvrir quasi-totalement de son voile « franco-français », si loin de l’histoire des Centrafricains.

 

Par Jean-Pierre Bat

 

 

APPEL DU COLLECTIF DES RESSORTISSANTS ET SYMPATHISANTS DE FATIMA

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Le samedi 21 Juin 2014 s’est tenue à Paris une réunion des ressortissants et des personnes ayant des liens (sportifs, familiaux, pédagogiques, socioculturels et économiques) avec la localité de Fatima (bangui). Le but de cette rencontre était de condamner énergiquement les massacres successifs perpétrés sur des paisibles citoyens et dont les réponses judiciaires tant prônées tardent à voir le jour mais aussi faire appel par devoir à la solidarité de ses multiples ressortissants de Fatima pour l’ aider à faire face aux besoins de premières nécessités.

Une collecte de fonds est mise en place à très court terme pour réaliser 3 projets précis:
a) L’édification d’un mémorial pour toutes les victimes des exactions barbares à Fatima (opérations MISAB de 1997 et SELEKA du 28 mai 2014) pour marquer à jamais ces évènements dans la conscience collective et dire ” PLUS JAMAIS CA ”
b) A l’exemple du Rwanda, mandater des avocats internationaux pour saisir les juridictions de compétences universelles en vue de traquer, juger et punir ces assassins si aucune réponse judiciaire concrète n’est donnée par nos tribunaux.
c) La priorité des priorités sera d’apporter une aide urgente à nos parents qui croupissent dans la misère et l’effroi dans l’enceinte de l’église. Pour ce faire, le montant collecté sera transmis en totalité et en toute transparence aux prêtres de Fatima aux fins de gestion.

La diaspora de toutes les villes françaises est mise à contribution ainsi que celle des autres villes Européennes, Américaines, Canadiennes et Africaines. La date butoire des collectes est fixée à la fin du mois de Juillet et le début d’exécution des travaux pour le mois d’Août.

Liste des contacts :
Région Parisienne
Molouba J.Paul: 06 99 06 80 01
Bongolo Thierry: 06 05 52 14 02
Kombo jd dieu:
Mokobo Jean Paul:07 51 51 09 72

Région Lyonnaise
Mamadou Samuel Fabilé:
N’goa Euloge:

Région Bordelaise
Dimanche J.Martial:06 68 84 09 21

Région Toulousaine
Kanzi Léopold Satan:
Modhy Nicolas:
Diouf Pierrot Pilipili:

Région Orléanaise
Lakwéténé Liston:
Makanda:
Matongo Dupeu:

TROYES
Débana Michel:

EVREUX
Mamoadé:

Les ressortissants des autres villes (Lille, Amiens, Saint Etienne, Poitiers, Tours, Nîmes, Nantes) sont priés de nous communiquer les cordonnées d’un correspondant. Nous restons ouverts à toutes propositions constructives et comptons sur votre fibre patriotique.

NB : le montant de la contribution est fixé à 20 euros par personne, un livre d’or sera tenu à la paroisse Notre Dame de Fatima et portera les noms des contributeurs à cette action. Les contacts avec les autorités locales et les représentants paroissiaux sont en cours pour la réussite de cette action.
Merci d’avance
Le comité de suivi

Renforcement rôles des diasporas et la gestion des crises Afrique. LE CAS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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9H à 17H00- PARIS, le 11 juillet 2014

THEME 1 Rôles et apports des diasporas en prévention et gestion des conflits

Quels rôles jouent, quels rôles veulent jouer, quels rôles peuvent jouer les
diasporas dans la prévention et la gestion des conflits dans les pays d’origine ?
Les différentes actions menées par les diasporas (actions humanitaires, soutien
économique des familles, sensibilisation des médias, des partenaires
internationaux, lobbying etc.) ont-elles un impact ? Quels sont les freins, les leviers
pour une action efficace des diasporas ?

THEME 2 Perceptions et attentes des pays d’origine

Que pensent les pays d’origine des actions de leurs diasporas ?
Quelle reconnaissance ? Quels besoins exprimés ?
Comment poser les bases d’une collaboration responsable et mieux structurée ?

THEME 3 Rôle des organisations africaines et internationales

Quels sont les regards de ces organisations sur le rôle des diasporas ? Quels
mécanismes pour favoriser la prise en compte des apports diasporiques dans la
prévention et la gestion des conflits ainsi que le maintien de la paix en Afrique ?

THEME 4 Atelier spécifique : la diaspora comme un levier pour la paix en République Centrafricaine

Le conflit que connait actuellement la République Centrafricaine peine à trouver
un schéma stable pour le retour à une paix durable. Le dialogue semble difficile et
ce, malgré la volonté des autorités de transition et le soutien des partenaires
internationaux. La RCA a un besoin urgent de réconcilier ses populations,
d’arrêter les violences, de retrouver la paix et d’engager son processus de
développement. En quoi la diaspora peut-elle être un élément de solution ?

Informations et inscriptions
Mail : iigcafrique@gmail.com
Tél : 06 32 35 69 70

 

Télécharger la plaquette ici: Séminaire des experts 2e édition

Rapport: la République Centrafricaine et les armes légères

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Le document souligne combien les conflits sont étroitement liés et combien les progrès dans un pays peuvent nuire à ceux d’un autre, s’y l’on n’y prend garde

 

Une partie de la synthèse du Rapport
Entre 1997 et 2006, la République Centrafricaine a accueilli quatre opérations internationales de maintien de la paix et a été témoin, dans les Etats voisins de conflits souvent médiatisés. Or, la bibliographie disponible sur ce pays est relativement limitée. Cette étude ne s’intéresse ps uniquement à cette nation agités et enclavée. Elle remet en question de nombreuses hypothèses largement répendues à propos de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) qui ont des implications u niveau continental et mondial. Cette recherche apporte également un meilleur éclairage du contexte dans le but de mieux comprendre les menaces permanentes pour la paix et la sécurité dans l’ensemble de la région. Elle souligne combien les conflits sont étroitement liés et combien les progrès dans un pays peuvent nuire à ceux d’un autre, s’y l’on n’y prend garde.
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Quelques notes à propos du document
« La République centrafricaine et les armes légères est le rapport le plus complet et le mieux documenté qui traite du volume, des origines et de la distribution des armes légères dans un Etat africain. Mais, il n’aborde pas uniquement la question des armes légères, il va bien au-delà. En effet, il décrit également les bouleversements politiques compliqués qui ont fait de la RCA une poudrière régionale. Il n’existe pas de meilleure source pour les personnes désireuses de replacer la crise actuelle dans son contexte ». Cette déclaration est du Dr. René Lemarchand, Professeur émérite et auteur de The Dynamics of Violence in Central Africa !
couverture arme legere
« La République centrafricaine, qui est entourée de parties en guerre au Soudan, au Tchad et en République démocratique du Congo, connaît à la fois l’engagement de la communauté internationale en faveur du désarmement et la tendance qu’ont les conflits africains à s’étendre aux pays voisins. La République centrafricaine et les armes légères révèle les secrets de l’effondrement de la capacité d’un Etat qui est peu connu, mais qui occupe pourtant une place capitale au cœur de l’Afrique. Ce livre présente également un nouvel aperçu des options qui s’offrent aux décideurs politiques ainsi qu’aux organisations intéressées afin de promouvoir la paix dans les situations complexes. » Note le Pr. William Reno du département des sciences politiques de l’université de Northwestern.
arme legere en rca
A propos des deux auteurs
Eric G. Berman est le Directeur général du Small Arms Survey. Il a initié cette étude en qualité de Consultant pour le surveyalors qu’il était expert invité à l’Université Brown à Providence, Rhode Island. Entre autres casquettes, il a été responsable des affaires politiques pour la commission internationale d’enquête des Nations unies (Rwanda). Quant à Louisa N. Lombard, elle est étudiante à l’Université Duke, où elle poursuit un doctorat en anthropologie culturelle. Ses recherches se concentrent sur les conflits et la gouvernance en République centrafricaine, plus particulièrement dans la région englobant la République Centrafricaine, le Tchad et le Soudan. Elle parle anglais, français, norvégien, arable (conversation courante) et Sangho (rudiments).
journaldebangui.com

Centrafrique: La ministre centrafricaine du commerce menace de sévir contre la spéculation sur le sucre

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                   La flambée des prix de produits de première nécessité sur les marché centrafricains était ce vendredi au centre d’une séance de travail réunissant la ministre du commerce Gertrude Zouta, les exportateurs et grossistes centrafricains et les représentants des consommateurs.

Cette séance de travail qui s’inscrit dans le cadre du dialogue avec les opérateurs économiques en vue d’identifier des problèmes et les résoudre ensemble, fait suite à la flambée des prix constatée ces derniers jours dans les commerces.

« Il est du devoir de la ministre du commerce que je suis de rencontrer les opérateurs économiques qui sont les importateurs et les distributeurs de produits », a expliqué, à APA la ministre du commerce.

Elle a indiqué que “certains importateurs justifient la hausse des prix par la rareté des camions, à cause du conflit, ce qui n’est pas vrai“, a-t-elle rétorqué, ajoutant : « Si ceux-là ne reviennent pas à la raison, s’ils n’appliquent pas les prix qu’il faut sur le marché, eh bien la loi sera appliquée dans toute sa rigueur ».

De son côté, le directeur général de la Sucrerie Centrafricaine (SUCAF), M. Thomas Reynaud, qui participait à cette réunion, a dénoncé la rumeur sur une augmentation des prix du sucre, s’élevant contre le fait que le kilo de sucre que son entreprise vend à 700 fcfa, se retrouve sur le marché à 1500 fcfa.

Appuyant la décision de la ministre du commerce d’agir au besoin par la force pour faire appliquer les prix homologués, M. Reynaud a fait remarquer qu’avec les ristournes de 5% accordé ces deux mois, en plus des prix homologués depuis 2010, la SUCAF vend le sac de sucre de 50 kilo à 35 338 F cfa soit 700 fcfa le kilo.

Par: APANews

MOURMELON-LE-GRAND: 150 militaires s’envolent pour la Centrafrique

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C’est à 4 heures le jeudi 3 juillet que  la 1re compagnie du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand (Marne) a embarqué  dans les bus direction aéroport de Paris.

Voilà neuf mois que les hommes attendaient ce moment, neuf mois qu’ils n’ont finalement pas vu passer puisqu’ils ont suivi une préparation opérationnelle intensive. Les bérets noirs du 501 sont prêts pour leur mission en République Centrafrique. Pour le soldat 1re classe Quentin, 21 ans, « c’est la première opération extérieure. Comme nous avons été bien préparés, je pars avec l’esprit serein ».

C’est également une grande première pour Sofiane, maréchal des logis, 24 ans, « cela fait 2 ans ½ que je suis à la 1er compagnie du 501e régiment de chars de combat et c’est ma première projection parce que lorsque mon unité est partie en Guadeloupe en 2012, je passais mon diplôme à Saumur pour être « chef de char ». Et d’ajouter : « la préparation a été dense avec beaucoup de séquences de deux semaines sur les différents camps de Champagne et dans la forêt d’Argonne, et des amphithéâtres pour nous renseigner sur la situation en République centrafrique. On s’est entrainé sur différents véhicules et différents armements pour rester polyvalents ».

Les tankistes sont entourés de militaires plus aguerris par les opérations à l’étranger comme Franck, maréchal des logis chef ,37 ans, qui en est à sa dixième mission extérieure. « Mais c’est toujours le même ressenti qu’au premier départ. Outre la préparation opérationnelle, on se doit de préparer femme et enfants à notre absence. Mais ils savent que le régiment met en place tout un suivi des familles, ils sont bien informés et encadrés ».

Les 150 militaires de la 1ère compagnie du 501e régiment de chars de combat sont désormais sur le territoire africain pour une mission de quatre mois.

Par L’union-L’Ardennais

Centrafrique : 11 civils tués en trois jours, un conflit oublié ?

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Dans trois mois, les Casques bleus devraient se déployer en Centrafrique où le conflit ouvert entre les milices chrétiennes anti-balaka et les combattants de l’ancienne rébellion Séléka se poursuit presque dans l’indifférence médiatique alors qu’il y a encore six mois, la Centrafrique alimentait inlassablement la une des médias internationaux. Les dernières semaines ont été rudes. Rien que les trois derniers jours, 11 civils ont perdu la vie. Huit personnes en tout ont été tuées entre lundi et mercredi à Batangafo (nord-ouest) et plusieurs ont été blessées par des éléments armés identifiés par les habitants comme étant des ex-Séléka basés dans la région. Plusieurs localités situées dans le nord-ouest (Batangafo, Kabo, Bouca, Markounda, Bossangoa, Nanga Boguila, Nana Bakassa) du pays reste la cible d’attaques récurrentes et d’affrontements entre les milices chrétiennes anti-balaka fidèle au président déchu François Bozizé et des combattants l’ex-rébellion de la Séléka qui avait porté au pouvoir l’ancien président de la transition Michel Djotodia.

Selon la force africaine sur place (MISCA), trois autres personnes ont été tuées et une blessée cette fois dans le centre du pays lors d’une attaque d’ex-Séléka contre le village de Ngakobo, situé près de Bambari. Le bilan humain de ces dernières semaines fait état de plusieurs dizaines de morts et des déplacements massifs de la population notamment vers la capitale Bangui sécurisée avec difficulté par les forces internationales. La situation est telle que la colère gronde parmi les habitants qui dénoncent l’inertie de ces mêmes forces internationales sur le terrain, la force africaine (MISCA) Sangaris, (forces française) et l’Eufor-RCA (force européenne. Les différentes contingents de la MISCA sont pointés du doigt. Les soldats congolais et camerounais se voient reprochés leur passivité. Avant eux, les soldats burundais et surtout tchadiens, avant que ces derniers ne quittent les rangs de la MISCA, étaient sans cesse pris à partie par la population, les accusant de défendre tour à tout le camp musulman ou chrétien. S’agissant de la présence française, celle-ci suscite la controverse. Faible effectif, en conséquence son action s’est avérée de facto plutôt inefficace.

Impossible réconciliation nationale

 

Quand aux anti-balakas et aux ex-Séléka, ces derniers se rejettent mutuellement la responsabilité des violences commises dans le nord-ouest et le centre du pays. Les anciens rebelles Séléka ont fui la capitale Bangui à cause des représailles de la part des milices anti-balaka, ils ont fini par se retrancher dans le nord de la Centrafrique, livrés à eux-même et menant des attaques meurtrières contre la population. Pour beaucoup d’observateurs, les risques de partition du pays sont réels avec les Séléka au nord et les anti-balaka au sud. Depuis plusieurs semaines, l’ex-Séléka tente de se structurer sur le plan politique et militaire. Ce qui laissait même présager des discussions possibles avec les autorités de la transition dans le cadre d’une réconciliation nationale. Un accord avec les milices anti-balaka était même envisagé. Mais face à l’ampleur des exactions et des attaques commises, les cadres de l’ex-Séléka sont plus que jamais discrédités, jugés impuissants et incapables surtout de tenir leur base. Par ailleurs, plusieurs caciques de l’ancienne rébellion sont sous le coup de sanctions internationales, c’est le cas du charismatique Noureddine Adam, l’ex-numéro un de la Séléka.

 

A Bangui, les autorités de la transition sont également de plus en plus contestés, au point même qu’une partie de la population réclame le départ de la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. Ses promesses de réconcilier tous les centrafricains et de rétablir la sécurité sont restés vains sans surprise en réalité en l’absence d’une armée régulière structurée. L’ambition de réformer l’armée centrafricaine reste pour l’instant irréalisable faute de moyens financiers certes mais également de volonté politique tant le pays est divisé. La transition reste impatiemment dans l’attente du déploiement des Casques bleus à partir de septembre. 12.000 soldats onusiens devraient renforcer la présence des 5.000 soldats de la MISCA et des 2.000 militaires français. Depuis le début des violences intercommunautaires en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d’habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

Véronique Mansour dans Afrique Inside

Centrafrique: Catherine Samba Panza explique les piliers du processus politique de sortie de crise en Centrafrique

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       Le dialogue politique au sommet, la réconciliation nationale à la base et la justice, sont les trois piliers fondamentaux du processus politique de sortie de crise en Centrafrique, a déclaré vendredi la présidente de transition, Catherine Samba Panza, dans un message à la nation.

S’exprimant à son retour de Malabo où elle a pris part au dernier sommet de l’Union africaine, elle a dit avoir établi la justice comme troisième pilier de cette vision pour que « l’impunité, l’une des causes profondes de la récurrence de la crise, ne prospère plus ».

Pour Catherine Samba Panza qui faisait également le bilan de son gouvernement après cinq mois d’exercice, « l’une des conditions indispensable de la paix des cœurs et des esprits réside dans la poursuite pénale des bourreaux et le dédommagement des préjudices subis par leurs victimes ».

« Je me suis engagée devant mes pairs de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale) à veiller personnellement à ce que tout en étant inclusif, le processus du dialogue politique ne soit pas une prime à la violence et à l’impunité» a-t-elle mis en garde.

Quant aux questions liées à l’opérationnalisation des forces armées centrafricaines (FACA), Mme Samba Panza a indiqué qu’avant la fin de la transition il est fondamentale de jeter les bases d’une armée républicaine au service de la reconstruction et du pays.

« Des réflexions sont menées sur le futur format de notre armée et elle doit être une armée au service du développement», a-t-elle dit.

En ce qui concerne le nouveau gouvernement annoncé et qui tarde à être publié, elle a expliqué qu’elle a été amenée à surseoir à sa formation en raison de « l’importance que j’accorde à la tenue de ce dialogue. Le gouvernement actuel poursuivra sa mission jusqu’à la fin du dialogue de Brazzaville. Je tiendrais ensuite compte des nouvelles donnes issues de Brazzaville pour configurer un nouveau gouvernement impliquant toutes les sensibilités du pays ».

« Les critiques faciles ne me détourneront point des objectifs que j’ai fixés pour mon pays au cours de cette transition » a-t-elle rassuré.

Elle a poursuivi en faisant remarquer que l’histoire de la République centrafricaine est un éternel recommencement parce que plusieurs dialogues ont été tenus mais « l’histoire de notre pays est là pour attester que ce sont toujours les mêmes qui vont et qui reviennent dans les mouvements de rébellion avec comme seul programme politique la satisfaction de leurs intérêts personnels ».

« La population centrafricaine a le droit de savoir ce qui se passe réellement pour ne pas se laisser abuser par les interprétations les plus tendancieuses. Entant que chef de l’état il est de mon devoir de partager avec vous la bonne compréhension de l’évènement et l’évolution de la transition que je dirige », a-t-elle dit.

 Par: APANews

ALLOCUTION DE Mme SAMBA PANZA, PRESIDENTE DE TRANSITION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité – Dignité – Travail
——–

ADRESSE DE MADAME LA PRÉSIDENTE DE LA RÉPUBLIQUE,
CHEF DE L’ÉTAT DE LA TRANSITION A LA NATION
Juillet 2014

Centrafricaines, Centrafricains,
Chers compatriotes,

Je reviens à nouveau vers vous dans les circonstances actuelles où la situation de notre pays est au cœur de diverses préoccupations. La population centrafricaine a le droit de savoir ce qui se passe réellement pour ne pas se laisser abuser par les interprétations les plus tendancieuses. En tant que Chef de l’Etat, il est de mon devoir de partager avec vous la bonne compréhension des événements et l’évolution de la transition que je dirige.

Comme vous le savez, notre pays est suspendu de l’Union Africaine qui tenait son 23ème sommet à Malabo, en Guinée Equatoriale. Le Président en exercice de la CEEAC, le Président Idriss DEBY ITNO du Tchad a bien voulu convoquer, en marge de ce sommet, une concertation spéciale sur la Situation en République centrafricaine. J’ai été officiellement conviée à cette concertation. Il était question, au cours de cette concertation, de faire une évaluation de la situation de notre pays cinq mois après ma prise de fonction et d’envisager un recadrage de la Transition au regard des difficultés rencontrées.

Chers compatriotes,
Malgré les nombreuses avancées dans la gouvernance de notre pays depuis le 20 janvier 2014 qui ont abouti à l’accalmie que nous observons à Bangui depuis plusieurs semaines, certains compatriotes pensent que la Transition actuelle nécessite un recadrage immédiat, par une remise à plat des institutions et de la Charte Constitutionnelle de Transition.
Percevant les dangers qu’une telle perspective comporte pour notre pays qui est encore dans un état fragile, je me suis employée à démontrer à mes pairs de la CEEAC toutes les avancées auxquelles nous sommes arrivés au bout de cinq mois d’exercice du pouvoir aussi bien dans les domaines de la sécurité, de la consolidation de la paix, de l’assistance humanitaire, de la relance des activités économiques que dans le domaine politique et de la gouvernance.
Il m’a paru d’une grande importance de mettre l’accent sur ce qui a été fait sur le volet politique et de la gouvernance puisque l’argument ouvrant la voie aux critiques de la transition actuelle tourne autour de l’organisation d’un dialogue inter-centrafricain et la reprise en mains de ce dialogue par la CEEAC et la Communauté Internationale.
Sur ce point, j’ai dû rappeler que l’histoire politique de la République Centrafricaine est un éternel recommencement. Plusieurs tentatives et divers modes de résolutions des conflits centrafricains ont été menées. Des cadres de concertation participatifs et inclusifs ont été adoptés, regroupant un large échantillon des acteurs politiques, militaires et sociaux du pays.

Au regard de la récurrence des crises en République centrafricaine, il y a lieu de faire le constat de la pertinence limitée de ces modes de traitement des conflits centrafricains.
Tirant les leçons des échecs de ces différentes initiatives, j’ai formulé dès le départ la vision du processus politique de sortie de la crise actuelle axé sur trois piliers: le dialogue politique au sommet, la réconciliation nationale à la base et la justice au milieu. Les précédents processus avaient toujours privilégié les acteurs politico-militaires au détriment des victimes innocentes de ces crises. Ma conviction est que nos populations qui ont payé le prix le plus fort de ces crises ne doivent plus être prises en otages par les groupes armés.

Chers compatriotes,
Cette vision n’est plus seulement la mienne. De nombreux Centrafricains la partagent. Pour beaucoup il ne sert à rien d’aller à un forum où les gens ne vont pas se dire la vérité, ne vont pas avouer leurs fautes et se repentir, ne vont pas s’engager sincèrement à abandonner les armes pour privilégier le dialogue comme seul mode de règlement de nos conflits, ne vont pas changer résolument leur mentalité de division, de discrimination et de prédation des richesses de notre pays mais vont plutôt mettre au cœur des discussions leurs intérêts personnels et ceux des puissances occultes qui les financent et les manipulent. L’histoire de notre pays est là pour attester que ce sont toujours les mêmes qui vont et qui reviennent dans les mouvements de rébellion avec comme seul programme politique la satisfaction de leurs intérêts personnels.

Vous comprendrez alors pourquoi j’ai fermement établi la justice comme le troisième pilier du processus de dialogue politique pour que l’impunité – qui est aussi l’une des causes profondes de la récurrence de la crise dans notre pays – ne prospère plus. Je suis en effet convaincue que l’une des conditions indispensables de la paix des cœurs et des esprits dans notre pays réside dans la poursuite pénale des bourreaux et le dédommagement des préjudices subis par leurs victimes. Il ne peut en être autrement. Je me suis engagée devant mes pairs de la CEEAC à veiller personnellement à ce que tout en étant inclusif, le processus de dialogue politique ne soit pas une prime à la violence et à l’impunité.
La Communauté Internationale qui nous accompagne dans la résolution de notre crise a d’ailleurs pris une option très claire dans ce sens. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a pris des résolutions dans ce sens, des sanctions ont été prononcées et la Cour Pénale Internationale elle-même est désormais à pied d’œuvre pour lancer des poursuites.
Le schéma du dialogue politique que j’ai conçu et qui articule reconstruction préalable de la cohésion sociale à la base, dialogue politique permanent, justice et réconciliation est bel et bien enclenché depuis, contrairement à ce qui est affirmé par certains compatriotes de mauvaise foi. Pour preuves :
– plusieurs initiatives soutenues par la Présidence et le Gouvernement ont visé à favoriser le désarmement des cœurs et des esprits, le vivre-ensemble, la cohabitation inter-religieuse et inter-communautaire ;
– une stratégie de réconciliation nationale a été élaborée avec l’appui du
Système des Nations Unies qui attend d’être validée par les parties prenantes ;
– la concertation avec les Forces Vives de la Nation a été amorcée puisque que j’ai reçu en audiences les partis politiques (Opposition Démocratique, Ancienne Majorité Présidentielle, Autres Partis, Personnalités Politiques individuelles ou collectives), les organisations des femmes et de la jeunesse, la plateforme religieuse, le patronat, les syndicats, les organisations de la société civile. Des échanges avec ces Forces de la Nation, j’ai tiré des pistes de solutions aux grands défis auxquels fait face notre pays.
– un atelier préparatoire au dialogue national a été organisé du 10 au 12 juin dernier avec l’appui technique du Centre pour le Dialogue Humanitaire basé en Suisse.
– le cadre de concertation prévu par le Code électoral a été mis en place au sein de l’Autorité Nationale des Elections.
Toutes ces actions démontrent à suffisance ma volonté et celle de mon gouvernement d’œuvrer pour des solutions durables aux difficultés du vivre ensemble qui minent la cohésion sociale. Elles établissent surtout de manière irréfutable que les bases du travail dans le domaine du dialogue politique et de la réconciliation nationale qui figurent dans la feuille de route du gouvernement ont effectivement été posées.

Chers compatriotes,
Je l’ai dit et répété, je n’ai pas un agenda politique caché. Etant au-dessus des clivages politiques, mon mandat est une grande opportunité pour notre pays de sortir honorablement des crises récurrentes en jetant les bases d’une nouvelle société centrafricaine.
Il s’ensuit que mes actions ne sont prétendument pas visibles simplement parce que ce sont des actions de refondation Ce sont ces actions que la majorité de la population de notre pays attend dans le silence. Ce sont ces attentes de la majorité silencieuse que je prends à mon compte et que je cherche à traduire dans la réalité de tous les jours en tant que Chef de l’Etat. L’infime minorité de la population qui a pris des armes ou a des ambitions politiques démesurées ne doit pas imposer sa loi à la majorité.
La concertation de Malabo a sans équivoque été favorable à un dialogue qui se fasse avec les Centrafricains de tous bords. Bien qu’étant en grande difficulté, il nous revient la fierté de trouver les solutions aux problèmes que nous avons générés, tout en appréciant la solidarité internationale agissante.

C’est dans cette perspective que j’ai donné mon assentiment au forum de Brazzaville tout en demandant que ce processus soit combiné aux efforts déjà entrepris au plan national afin que l’implication des Autorités de la Transition dans les préparatifs de ce forum permette d’éviter les erreurs du passé. Je me réjouis d’avoir été confortée dans cette option par les Chefs d’Etat de la CEEAC qui ont intégré au plan d’actions de sortie de crise nos observations sur certains points sensibles, notamment en ce qui concerne l’impunité, les procédures de révision de la charte constitutionnelle de Transition et la recomposition du Conseil National de Transition.

C’est la preuve tangible de ma volonté de réunir tous les Centrafricains autour de la table mais sans passer sur les crimes dont certains se sont rendus coupables devant notre Nation.
L’importance que j’accorde à la tenue de ce dialogue prévisible depuis quelques semaines m’a amené à surseoir au réaménagement du gouvernement que j’avais annoncé. Le gouvernement actuel poursuivra sa mission jusqu’à la fin du forum de Brazzaville. Je tiendrai ensuite compte des nouvelles donnes issues de Brazzaville pour configurer un nouveau gouvernement impliquant toutes les sensibilités géographiques, politiques, religieuses et sociales du pays.

Chers compatriotes,
Les critiques faciles ne me détourneront point des objectifs que j’ai fixés pour mon pays au cours de cette Transition. Je mettrai tout en œuvre pour conduire la Transition à son terme. Je ne ménagerai aucun effort pour que la réconciliation à la base se fasse, qu’un dialogue franc et sincère soit organisé, que la paix revienne définitivement et que notre pays s’engage résolument sur la voie de la paix et de la sécurité.

Suite à l’attaque de l’Eglise de Fatima ayant fait de nombreuses victimes, plusieurs d’entre vous ont réclamé, par des marches et manifestations populaires la réhabilitation et le réarmement des FACA ainsi que le désarment immédiat des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. C’est l’occasion ici d’apprécier à leur juste valeur les positions des uns et des autres sur ces questions, souvent instrumentalisées à des fins politiques.
Le problème de nos forces de défense et de sécurité, notamment des FACA doit être abordé avec sérieux, objectivité et réalisme. La population doit disposer pour cela de bonnes informations et se faire par elle-même une opinion.

Sachez que la République Centrafricaine est frappée par les dispositions de l’article 54 de la résolution 2127 du conseil de sécurité du 5 décembre fixant un embargo total sur notre pays.
Cet embargo total s’applique entre autres, je cite : “à la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République Centrafricaine d’armements et de matériels connexes de tous types, y compris les armes et les munitions, les véhicules et les matériels militaires , les équipements paramilitaires et les pièces détachées correspondantes, ainsi que toute assistante technique ou formation, et toute aide financière ou autre en rapport avec les arts militaires ou la fourniture, l’entretien ou l’utilisation de tous armements et matériels connexes, y compris la mise à disposition de mercenaires armés…” .

Mais le Conseil de sécurité dans sa sagesse a prévu un régime dérogatoire et un comité de sanction. Le Comité de sanction se réunira le 5 juillet 2014 et nous avons fort espoir que les mesures d’allègement de cet embargo se poursuivront.
C’est grâce à cette dérogation que nous avons obtenu en priorité le rééquipement progressif de nos policiers et gendarmes, car le véritable défi sécuritaire auquel se trouve confronté le gouvernement est celui du grand banditisme opéré par les milices armées qui font des braquages, érigent des barrières pour racketter les populations et commettent des crimes sur les innocents.

Maillon essentiel de la chaîne judiciaire, nous avons voulu une reprise rapide des activités de la police et de la gendarmerie afin de donner la force nécessaire à la justice de notre pays et lutter contre ce phénomène de grandes criminalités.

Mes chers compatriotes,
Dès ma prise de fonction, j’ai constaté un déséquilibre dans la représentativité nationale de notre armée. Il est très vite apparu que le recrutement de nos militaires n’a pas souvent été opéré sur des bases professionnelles. De nombreux officiers, sous-officiers et hommes de rang ont par ailleurs été impliqués dans la crise actuelle. Cela est un véritable problème.

J’ai tout de suite compris qu’il fallait travailler au rééquilibrage et à l’application de vrais critères d’intégration d’une armée nationale et professionnelle. J’ai alors envisagé qu’avant la fin de la transition, il était fondamental de jeter les bases d’une armée véritablement républicaine, au service de la reconstruction de notre pays et de son développement. A cet effet, des réflexions sont menées sur le futur format de notre armée. Notre Armée doit être aussi une Armée au service du développement de notre pays. J’ai choisi des officiers qualifiés issus de cette armée pour conduire les travaux de cette reconstruction.

Mais sans attendre, nous avons mis sur pied la chaîne de commandement, mobilisé les troupes dans les casernes et procédé à un contrôle des effectifs.
Bientôt nous entamerons les phases de formation indispensables à toutes les armées. Pour cela j’ai sollicité des pays amis comme la France et l’Angola de nous apporter leur assistance et leur expérience. J’ai également sollicité la MISCA et l’EUFOR pour une assistance dans cette phase de formation.

J’ai demandé au Ministre de la Défense d’impliquer le corps du génie militaire pour la réhabilitation des édifices publics tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.
J’ai souhaité également que tous les services de santé de notre armée soient mobilisés pour appuyer le ministère de la santé afin d’offrir un service de santé de base à nos populations dans les centres de santé urbains et ruraux.

L’Armée doit également être un outil de production pour sa propre consommation. Il y a lieu d’envisager, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, des projets dans ce sens.
Le Corps des sapeurs-pompiers chargé de la protection civile doit être rendu opérationnel rapidement.

La question du réarmement n’est pas taboue. Je m’y emploie tous les jours en essayant d’exploiter au maximum les possibilités de dérogation offertes par le comité de sanction de l’ONU mais je vous avoue que ce n’est pas chose facile. Il nous faut de la patience et de la rigueur. Il est de notre devoir de respecter les résolutions en tant que pays membre des Nations Unies. J’ai fort espoir qu’en décembre 2014 à la date anniversaire de la résolution 2127 nous obtenions une révision de celle-ci afin de permettre à notre armée d’être présente aux côtés de nos populations.

Chers compatriotes,
Je sais que vous êtes fortement préoccupés par la question du désarmement des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui. Je m’y suis engagé et j’y tiens. Mais nous devons également analyser avec toute la lucidité nécessaire la complexité et les difficultés relatives au désarment tant attendu de ces deux arrondissements. C’est pourquoi, avec les forces multinationales, nous avons dû convenir d’un désarmement progressif. Un programme a été élaboré à cet effet.

Comme vous pouvez le constater l’EUFOR s’est déjà déployée dans ces arrondissements et la circulation est progressivement rétablie sur l’avenue Koudoukou et l’avenue B.Boganda, à la satisfaction de nos populations. Nos forces de police et de gendarmerie sont revenues dans ces arrondissements. Petit à petit la pacification de ces arrondissements se fera. Je peux vous affirmer que les forces de la SANGARIS, de l’EUFOR, de la MISCA et nos forces de défense et de sécurité récupèrent tous les jours des armes, munitions et grenades en tous genres dans ces arrondissements. J’ai voulu que ce désarmement se fasse sans exposer la vie des femmes et enfants dans ces quartiers et en préservant la cohésion nationale.

Chers compatriotes,
J’avais attiré votre attention sur la partition du pays et j’attendais qu’il y ait des réactions spontanées de protestation contre ce projet funeste et suicidaire. Il n’en a rien été et nous avons toujours ce projet funeste à nos portes. Il ne faut pas que par leur silence et leur inaction les Forces Vives de la Nation se rendent complices de ce projet contre lequel tout le monde dans notre pays devrait se lever comme un seul homme. Pour ma part j’ai décidé d’en faire mon cheval de bataille et j’ai demandé à la SANGARIS et à la MISCA d’y veiller conformément à leur mandat.

Au regard des revendications corporatistes des uns et des autres, des critiques et des attentes formulées çà et là, de l’inflation constatée des candidatures pour la prochaine élection présidentielle, je réalise que la population centrafricaine et les acteurs nationaux n’ont pas encore pris la dimension véritable de la situation particulièrement difficile que traverse notre pays, tenu a bout de bras par la communauté internationale.

Mes chers compatriotes,
A l’approche du dialogue que nous appelons tous de nos vœux, j’ai noté une certaine frénésie politique, la naissance ici et là de nouvelles rebellions, la radicalisation des prises de positions et l’instrumentalisation des attentes des populations. La République Centrafricaine doit sortir définitivement du cycle de conquête du pouvoir par les armes ou par des manipulations politiciennes pour des intérêts égoïstes. Le gâteau Centrafrique est réduit à sa plus simple portion. Il n’y a plus grand-chose à se partager.

Nous devons prendre notre destin en main et nous remettre résolument au travail. Nous ne pouvons vivre indéfiniment d’assistanat. Dans un sursaut patriotique, levons nous tous pour refuser la division.
Dans un élan de civisme et de fierté nationale retrouvée, retroussons nos manches et mettons nous résolument au travail.
Nous devons tous nous mobiliser pour reconstruire solidement notre pays afin que tous les Centrafricains vivent dans la fraternité, dans la cohésion sociale et dans la paix.


Vive la République Centrafricaine
Vive le peuple Centrafricain.
Je vous remercie.

Insécurité: les évêques centrafricains dénoncent

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Les prélats ont publié un communiqué dans lequel ils incriminent autant les anti-balakas que les ex-sélékas

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Dans un message publié à Bangui, les évêques centrafricains ont décrié les comportements des groupes armés en évoquant notamment l’ex-rébellion Séléka et les milices anti-balaka. La loi appartient aux détenteurs illégaux d’armes et aux groupes armés, en l’occurrence les ex-Séléka, les anti-balaka, des groupes d’autodéfense, des archers (peuls) de la commune d’élevage d’Ourou Djafoun de Bambari (centre), des Mbararas (nomades tchadiens) et l’armée de résistance du seigneur LRA (guérilla ougandaise), affirment-ils. Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la République Centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d’antan. L’insécurité a encore droit de cité, poursuivent les évêques qui décrivent leur pays comme une grande prison à ciel ouvert où les groupes armés écument la campagne en semant la mort.
religieux centro
Dans les conflits opposant principalement l’ex-rébellion Séléka, aux milices anti-balaka, tuer, incendier des maisons voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire. La vie humaine ne semble plus avoir de prix, disent les évêques. Ce message été publié mercredi 2 juillet alors que 03 personnes étaient tuées et une blessée au cours d’une attaque lancée dans la matinée par des ex-Séléka contre le village de Ngakobo, situé près de Bambari (centre), faisant fuir la population en brousse, selon une source de la force africaine de paix déployée en Centrafrique (Misca).Joint par l’AFP, Ahmad Nejad, porte-parole de l’état-major Séléka, a déclaré que des éléments sont allés à Ngakobo pour protéger la population, après avoir été informés d’une attaque d’anti-balaka contre des civils. Mais ce n’était pas pour tuer des habitants. A chaque attaque menée contre les civils, les Séléka comme les anti-balaka démentent être responsables.
Les évêques notent que face à la recrudescence des actes abominables et criminels, la déliquescence de l’Etat consacre un régime fondé sur l’impunité et compromet la garantie des droits fondamentaux inhérents à chaque citoyen. Voilà la raison pour laquelle, ils dénoncent les innombrables attaques contre les religieux en plusieurs points du pays notamment les tortures et la tentative d’assassinat de l’évêque de Bossangoa (ouest) en compagnie de trois de ses prêtres, l’abominable et cruel assassinat de l’abbé Christ Foreman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieux de Dékoa (centre).Ils citent également le récent massacre perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui (17 morts le 28 mai) durant lequel l’abbé Paul-Emile Nzalé a été abattu et les crimes odieux contre les pasteurs de l’association des églises évangéliques en Centrafrique.

Centrafrique: 82 morts et 176 maisons détruites à Bambari
Le ministre de l’Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation Centrafricain, Aristide Sokambi a effectué une visite en compagnie du Général chef d’état-major de l’opération Sangaris, Eric Bellot Desminières à Bambari, localité touchée par des violents combats entre groupes armés depuis quelques jours. Le dernier officiel fait état de 82 personnes mortes et 176 maisons détruites. Selon les témoignages, la série d’affrontements et de représailles perpétrée par les ex-rebelles et les miliciens anti-balaka se sont transposées dans la population locale désormais «ce sont des civils armés qui s’en prennent à leurs voisins et cela complique beaucoup la donne» a déclaré un curé de la ville, l’Abbé Félicien Bernard Endjimoyo. Les combats sont partis de l’annonce de la mort de 17 peuhls musulmans qui auraient été tués par des miliciens anti-balaka présumés, hostiles aux séléka, à Bambari.

Par AFP

Bangui: Le PAM fournit des repas scolaires à plus de 50.000 enfants

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Publié par: corbeaunews

 

En Centrafrique, les deux tiers des écoles sont toujours fermées. Mais peu à peu des enfants peuvent reprendre le chemin de l’école. Le PAM les aide en fournissant des repas scolaires. Parfois ce sera leur  seul repas de la journée.

Chaque jour, Charlotte Naganda, a la lourde tâche de nourrir 3.000 enfants. A la tête d’une équipe d’une douzaine de femmes, la responsable de la cantine scolaire de l’école Benz-Vi veille sur de grandes marmites où cuisent le riz et les légumes secs, fournit par le Programme alimentaire mondial (PAM). Les parents d’élèves fournissent le bois pour alimenter le feu.

Dans chacune des classes, l’arrivée du déjeuner, dans de grandes bassines en plastique, est un moment très attendu. “Pour certains de nos élèves, c’est le seul repas de la journée, explique Joseph Regapa, le directeur de l’école. Certains ne mangent qu’une partie de la ration, et ramènent le reste à la maison, pour consommer le soir ou pour partager“.

Car ces enfants reviennent de loin. Certains vivent encore dans des camps de déplacés, d’autres viennent tout juste de regagner leurs maisons. “Ils ont vécu tellement de choses”, soupire Joseph Regapa, qui lui-même a passé plusieurs semaines dans un camp. “On essaie désormais de les rassurer“. Plus de 111.000 personnes sont toujours déplacées dans la capitale.

Pendant des mois, les enfants n’ont pas pu étudier. Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, les écoles ont été fermées et beaucoup ont été pillées. Selon l’UNICEF, un enfant sur huit n’est pas scolarisé et en mai près des deux tiers des écoles étaient encore fermées.

Plus d’élèves grâce aux cantines

A l’école Malimaka,  les événements de ces derniers mois sont dans tous les esprits mais aussi sur tous les murs. Bon nombre de maisons des alentours sont en ruines. Pendant des semaines, l’école a servi de quartier général  à des miliciens qui ont tout pillé avant de partir. L’école vient de recevoir des tables et des bancs neufs ; dans chaque classe, une centaine d’enfants.

Depuis le démarrage des cantines scolaires du PAM, la fréquentation ne cesse d’augmenter” explique Hugues Nestor Degbago, le directeur de l’école Malimaka.

A Bangui, le PAM distribue désormais des repas à plus de 50.000 enfants chaque jour, dans 44 écoles des quartiers les plus affectés par la crise.  Des cantines scolaires fonctionnent également à Kaga Bandoro, Bossangoa, Paoua et Bouar.

 

Par: http://fr.wfp.org

Centrafrique: A l’issue du Sommet de MALABO, le Collectif ” Touche pas à ma Constitution” interpelle Madame SAMBA- PANZA

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A

L’attention de son Excellence Madame SAMBA-PANZA Présidente de la Transition

 

Excellence Madame la Présidente,

 

Considérant que des crimes contre l’humanité ont été commis en République Centrafricaine.

 

Considérant que la République Centrafricaine est signataire du Traité de Rome.

 

Considérantque le droit à la vie est un principe fondamentalement protégé par tout un arsenal des règles juridiques.

 

Excellence Madame la Présidente de la République,

 

A l’occasion du 23ème Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine tenu à MALABO, il a été fortement recommandé par vos pairs au peuple Centrafricain, la tenue en urgence d’un dialogue- inter Centrafricain comme un outil efficace de cohésion social, d’unité nationale et de conquête de la Paix.

 

En revanche, malgré les multiples dialogues qui ont été tenus dans un souci de pallier à la crise Centrafricaine qui déstabilise depuis fort longtemps la sous-région, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » une Association de défense des droits de l’homme, membre actif de la société civile constate jusqu’à ce jour, qu’aucune recommandation issue de ces précédents dialogues n’ a été mise en application.

 

Le Collectif « Touche pas à ma Constitution »un mouvement citoyen reste disposé à prendre part à ces assisses qui engagent la stabilité et la paix à seule condition de nous garantir qu’aucun crime ne restera impuni.  

 

Excellence Madame la Présidente de la République, le Collectif, insiste surtout sur la représentation de toutes les sensibilités à ce dialogue sans aucune exclusion. Le Collectif, exige à ce que toutes les recommandations qui seront prises pendant ce dialogue deviennent exécutoires sans aucune dérogation. Excellence Madame la Présidente, les membres du Collectif vous prie de croire on l’assurance de leurs salutations patriotiques.

 

Fait à Paris, le 03. 07. 2014

Le Coordonnateur Général du Collectif,

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG 

Ampliations :

-A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition à Bangui (RCA),

-A son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Union Européenne à Bangui (RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui(RCA),

-A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA à Bangui (RCA).

Cameroun: des Centrafricains aux arrêts à Bertoua

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Des éléments des forces de défense ont procédé à l’arrestation de dix Centrafricains, établis à Gbiti, une localité située dans l’arrondissement de Keté, le 26 juin 2014. On leur reproche d’avoir porté atteinte à l’ordre public, pillé des édifices publics, saccagé des véhicules privés.

Selon le commandant de compagnie de Batouri, Jean Marie Olinga, qui a piloté l’opération de ratissage, l’enquête en cours n’a pas encore révélé tous ses secrets. Les dix fauteurs de trouble, détenus à la prison centrale de Bertoua, depuis le 1er juillet, sont âgés entre 18 et 25 ans. Des sources disent que tout est parti d’un affrontement entre des Centrafricains et Camerounais. La rixe s’est transformée en émeute. Des Centrafricains, qui ont perdu la partie, ont appelé leurs frères en renfort pour se venger.

Après cette bagarre, les hommes en tenue sont intervenus. Lorsqu’ils ont interpellé les Centrafricains, ils ont refusé de présenter leurs pièces officielles. Et se sont rendu alors en ville, pour faire du bruit. Certains ont attaqué des édifices publics, après la mort d’un des leurs. Selon des sources, ils ont saccagé le télé-centre communautaire de Gbiti, des véhicules, et le poste militaire. Informés, le sous-préfet de Ketté, Souaibou, en présence du commandant de compagnie de la Kadey, ont effectué une descente sur les lieux du désordre, dans le but de ramener de l’ordre. Des forces de défense se sont alors déployées pour ramener la discipline et la sérénité. Ceux-ci vont alors maîtriser ces Centrafricains, visiblement surexcités et incontrôlables. Une enquête a été ouverte.

Pendant la bagarre et même quelques jours après cette émeute, les boutiques et échoppes sont restées fermées à cause de ce trouble. Elles n’ont été rouvertes que suite aux instructions du préfet de la Kadey. Emmanuel Halpha a félicité les hommes en tenue qui ont ramené le calme et prêché la cohabitation pacifique dans ce village.

Cameroon Tribune cité par AfriqueNewsinfo

Cameroun – Aéroport de Douala: Environ trois kilogrammes de cocaïne saisis

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Le produit illicite a été saisi dans les bagages d’un passager nigérian dans la nuit de lundi à mardi dernier, aux alentours de 3h45, au cours d’un contrôle sur le vol de Royal Air Maroc numéro 509.

Le produit illicite a été saisi dans les bagages d’un passager nigérian dans la nuit de lundi à mardi dernier, aux alentours de 3h45, au cours d’un contrôle sur le vol de Royal Air Maroc numéro 509. Le nommé Anthony Orabueze, âgé de 44 ans, a été pris sur le fait durant le filtrage des bagages au départ par les agents de la subdivision des douanes de l’aéroport de Douala. Il se rendait à Casablanca, avec pour destination finale Lyon en France. «Les agents ont constaté que son bagage avait un double fond. Tel que le veut la procédure, nous avons mis le bagage de côté et appelé le passager pour qu’il l’ouvre afin de procéder à une fouille manuelle. La valise a été vidée et repassée au scanner.

Le double fond persistait. Le bagage a alors été acheminé dans notre bureau où nous avons trouvé et dévissé deux double-fonds sur les côtés. Deux plaquettes d’un poids d’environ trois kilogrammes ont été retirées du fond et les tests ont confirmé qu’il s’agit de la cocaïne», confie un agent des Douanes à l’aéroport de Douala. Aux dires d’Anthony Orabueze, la marchandise a été achetée à Lagos, d’où il est arrivé le 28 juin dernier par un vol de Camair-Co. Au moment où CT quittait les lieux avant-hier en mi-journée, le passager contrevenant se trouvait encore dans les bureaux de la Douane de l’aéroport!

 

Steve LIBAM | Cameroon Tribune

Les coulisses du sommet de l’UA des 26 et 27 juin

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Les chef d’État du continent se sont réunis les 26 et 27 juin à Malabo en Guinée équatoriale. Retour sur les coulisses du sommet de l’Union africaine.

Enfin, Samba-Panza vint

La présence de Catherine Samba-Panza, la présidente de la transition, à la réunion informelle sur la Centrafrique organisée le 27 juin par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) en marge du sommet de l’Union africaine n’a, semble-t-il, tenu qu’à un fil.

Arrivée la veille à Malabo dans l’avion de la présidence angolaise, elle a piqué une colère froide en découvrant que l’une des solutions envisagées par ses pairs était la nomination de deux vice-Premiers ministres, l’un membre de la Séléka, l’autre des anti-balaka. Est-ce pour cette raison qu’elle est arrivée à la réunion avec plus de trente minutes de retard ?

Idriss Déby Itno, le président tchadien, et son compatriote Ahmad Allam-mi, secrétaire général de la Ceeac, s’en sont en tout cas irrités. Ce dernier a même envisagé de commencer la réunion sans l’attendre. C’est à cet instant que la Centrafricaine a fait son apparition. La suite, au cours de laquelle elle a été priée de présenter son maigre bilan, a été plutôt tendue

Ce que Bamako attend de la Minusma

Bamako n’a toujours pas digéré le manque de soutien de la Minusma lors des événements de Kidal, fin mai. Le Mali attend donc de la force onusienne, dont le mandat a été prolongé le 25 juin, qu’elle clarifie son rôle.

C’est ce qu’a répété Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères, à Bert Koenders, le patron de la Minusma, lors d’un entretien auquel a assisté Edmond Mulet, le sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, le 24 juin. « Nous attendons de la Minusma qu’elle soit une force de soutien à des autorités légitimes et non une force d’interposition », a insisté Diop.

Le voisin terroriste d’IBK

« Le jeune terroriste arrêté dans la nuit du 24 au 25 juin vivait à deux pas de ma résidence dans un quartier populaire de Bamako [Sébénikoro]« , a confié le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour illustrer la menace terroriste qui pèse sur le Mali. Il s’agit de Mohamed Ali Ag Wassouden, un Touareg soupçonné d’être lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique.

Et IBK de s’interroger, le 27 juin, au sortir d’un entretien bilatéral avec le Nigérian Goodluck Jonathan : « Que reste-t-il d’humanité chez ces terroristes ? Ces gens-là n’ont pas de limites. »

Kippas non grata ?

Israël souhaite intégrer l’UA comme membre observateur, mais c’est une délégation de la Conférence des présidents des organisations juives, venue à l’invitation du président équato-guinéen, qui s’est fait remarquer. Une dizaine de membres de cette influente organisation américano-israélienne, portant la kippa, avaient fait le déplacement.

Ils ont été reçus par leur hôte, le 25 juin, mais également par le Sud-Africain Jacob Zuma et par l’Américaine Linda Thomas-Greenfield. Leur présence a surtout déclenché l’ire des pays arabes. « Pas question que les Israéliens aient un statut d’observateur à l’UA », s’est emporté un diplomate égyptien.

Teodorin en Bentley

Coutumier des frasques et dans le viseur de la justice française dans le cadre d’une enquête sur ses biens supposés mal acquis, Teodorin Obiang, le fils du président équato-guinéen, a fait une entrée remarquée lors de l’ouverture du sommet.

Arrivé à bord d’une Bentley continentale noire, sans plaque d’immatriculation ni drapeau, il a emprunté le tapis rouge réservé aux chefs d’État et de gouvernement, escorté d’une jolie blonde… Et c’est accompagné de ses gardes du corps qu’il a ensuite assisté à la séance plénière, le 26 juin.

Blindés de tous les côtés

De nombreux attachés militaires de présidents africains ne cachaient pas leur surprise et parfois leur jalousie à l’égard du dispositif sécuritaire déployé par la Guinée équatoriale : deux frégates étaient postées à quelques miles des côtes, face au Centre de conférences de Sipopo.

Ces dernières années, Malabo a signé plusieurs contrats avec des sociétés américaines, israéliennes et ukrainiennes. Sur l’autoroute qui relie le centre de Malabo à Sipopo, les véhicules étaient contraints de passer sous un scanner dernier cri. Les véhicules diplomatiques qui ont tenté de passer en force ont vu leurs pneus crevés par des clous lancés par les soldats de la garde présidentielle.

Kadhafi junior au menu

La Libye a dû une fois de plus s’expliquer en séance du conseil exécutif, le 24 juin, sur le sort réservé à Seif el-Islam, l’un des fils de Mouammar Kadhafi détenu au secret à Zintan. Depuis 2013, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples demande à Tripoli de lui permettre de choisir son avocat. Devant ses homologues, Mohamed Abdelaziz, le chef de la diplomatie libyenne (lui-même originaire de Zintan), a défendu le respect des procédures par la justice de son pays. Mais il a eu bien du mal à les convaincre.

Bataille pour la CPI

C’est en décembre que les États signataires du Statut de Rome procéderont à l’élection des six nouveaux juges de la Cour pénale internationale (CPI). Les candidats étant tenus de se déclarer avant le 20 juillet, les hostilités sont d’ores et déjà engagées.

À Malabo, en marge du sommet de l’Union africaine (UA), une réunion à huis clos a été très tendue. La RD Congo, qui souhaite présenter un candidat, comptait sur le soutien de la Commission de l’UA. Las, « au dernier moment », selon Raymond Tshibanda, son ministre des Affaires étrangères, le Bénin s’est déclaré intéressé par le poste sans que l’UA réagisse. Tshibanda a alors eu des mots très durs à l’adresse de la délégation béninoise.

Les frères ennemis se mettent à table

Avant l’ouverture du sommet de l’Union africaine, à Malabo, Ali Bongo Ondimba et Teodoro Obiang, les présidents gabonais et équato-guinéen, se sont discrètement rencontrés le 26 juin, à 9 heures, dans une salle du centre de conférences de Sipopo.

Ils étaient accompagnés de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, qui a tenté de jouer les médiateurs dans le différend qui oppose les deux pays à propos des îles Mbanié, Conga et Cocotiers – les fonds marins alentour pourraient receler de grandes quantités d’hydrocarbures.

Sans grand succès, en dépit de la bonne humeur apparente des hommes. La Guinée équatoriale n’a pas renoncé à porter le dossier devant la justice internationale.

Invitations pour Washington

À la tête d’une importante délégation venue de Washington et d’Addis-Abeba, l’Américaine Linda Thomas-Greenfield, secrétaire d’État adjointe pour les affaires africaines, a personnellement distribué des invitations pour le sommet États-Unis – Afrique, prévu début août, à la dizaine de chefs d’État et de ministres des Affaires étrangères qu’elle a rencontrés en tête à tête.

Les présidents du Soudan, du Zimbabwe, d’Érythrée, de Guinée-Bissau et de République arabe sahraouie démocratique ne seront pas du voyage.

 

Par: JeuneAfrique

Soudan : au moins 150 morts dans des combats près d’un champ pétrolier

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Au moins 150 personnes sont mortes dans des affrontements entre clans rivaux près d’un site pétrolier de la région soudanaise du Kordofan-Ouest.

Des combats entre deux clans rivaux de la tribu des Misseriya ont causé la mort d’au moins 150 personnes à proximité d’un champ pétrolier du Kordofan-Ouest. Selon Mohammed Omer Al-Ansari, un chef tribal, ces affrontements sont dus à un différend territorial. Ni leur date ni leur durée ont été précisés.

Début juin, une source tribale avait déjà fait état de combats dans cette zone entre ces deux mêmes clans, Zurug et Awlad Amran, rapportant un bilan d’au moins 41 personnes tuées à la kalachnikov, au fusil d’assaut et à la grenade. Les deux clans se disputent une parcelle de terre où se trouve un puits de pétrole en activité, avait alors expliqué un témoin.

 

Jeune Afrique

Sarkozy a confondu « les affaires de l’Etat avec ses intérêts et ceux de son clan »

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Quelques instants après l’intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 et Europe 1, la classe politique réagissait à la contre-attaque médiatique de l’ancien président, mis en examen dans la nuit de mardi à mercredi pour « corruption active », « trafic d’influence actif » et « recel du secret professionnel ».

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  • A l’UMP : Sarkozy a « livré sa vérité aux Français »

Sans surprise, les sarkozystes ont salué sa prise de parole. Son fidèle ami Brice Hortefeux a souligné qu’il avait fait « le choix de la responsabilité, de la transparence et de la clarté devant les Français », assurant que « plus que jamais, Nicolas Sarkozy [était] un atout et une chance pour » la France.

Il n’a pas manqué non plus de dénoncer l’instrumentalisation politique qui serait faite du dossier : « Il a appelé le concernant, comme pour tout justiciable, au respect des principes élémentaires du droit, tels que l’impartialité des magistrats, le secret de l’instruction et la présomption d’innocence, qui ont été malheureusement bafoués à des fins politiques par quelques-uns. »

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Dans la même veine, le maire de Nice, Christian Estrosi a indiqué sur Twitter qu’« au terme d’une épreuve violente dans des conditions inacceptables Nicolas Sarkozy a[vait] livré sa vérité aux Français ».

  • Au PS : « Les Français ont tourné la page »

Bruno Leroux président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a déploré que « M. Sarkozy manque à tous les principes de responsabilité quand il cherche à dresser l’opinion contre ses juges ».

« Non, M. Sarkozy n’est pas la victime d’un complot politique ou d’un acharnement judiciaire, il est un justiciable mis en examen qui doit répondre d’accusations extrêmement graves de corruption et de trafic d’influence. C’est devant la justice que se traitera cette affaire, et les confusions, intimidations ou ambitions politiques ne peuvent se substituer à celle-ci.

Les Français ont tourné la page d’un système qu’il a mis en place et qui a sans cesse confondu les affaires de l’Etat avec ses intérêts et ceux de son clan. »

SARKKO

  • Au FN : « Il devrait annoncer qu’il ne cherchera pas à revenir »

Le FN, par la voix de son vice-président, Florian Philippot, a jugé que « par décence et par réalisme, M. Sarkozy devrait lui-même annoncer qu’il ne cherchera pas à revenir dans la vie politique ».

  • Au PCF : « L’odeur de l’argent puis des affaires »

Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, « l’odeur de l’argent puis des affaires place aujourd’hui l’ancien président de la République au cœur d’une instruction judiciaire qui doit aller jusqu’à son terme dans le respect de l’indépendance de la justice. »

CENTRAFRIQUE : L’ÉTAT MAJOR DE LA SELEKA DÉSAPPROUVE NOURREDINE, LE CHEMIN DE LA SCISSION SE PRÉCISE

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Le jeu auquel l’ancien numéro 2 de la coalition Séléka, Nourredime Adam se livre ne joue pas en sa faveur en ce moment. Il est de plus en plus isolé au niveau de ce mouvement malgré sa ténacité. L’Etat major de cette coalition n’est pas prêt à collaborer avec celui qui tente aujourd’hui de récupérer la Séléka. La dynamique de Nourredime est connue : récupérer la coalition Séléka afin de l’utiliser comme bon lui semble. Tout a commencé par le communiqué que Nourredine Adam publié dans la presse la semaine passée. Ce dernier a décidé au nom de la coalition de démettre la coordination politique de l’ex-Séléka et de convoquer une assemblée générale à Birao, une ville située à l’extrême nord de la République Centrafricaine où il s’est installé depuis quelques semaines avec sous les mains plusieurs éléments armés.

Dans le communiqué, l’ancien numéro 2 de la Séléka a indiqué que la décision qu’il a rendu publique a été prise avec l’Etat-major établi à Bambari. Dans un premier temps, ce dernier convoque ce qu’il appelle une assemblée générale des ex-Séléka le 03 juillet avant de repousser la date au 06 du même mois.

Au moment où le tapage médiatique de Nourredine fait son bonhomme de chemin, la rédaction de Centrafrique Libre a contacté le général Jospeh Zoundeko, chef d’État major de ce mouvement installé aujourd’hui dans la ville de Bambari. Ce dernier a désavoué Nourredine sur toute la ligne. « Je n’ai pas été informé de cette initiative qui n’engage que celui qui la prend », c’est une phrase du chef d’État major des ex-Séléka.

Ce dernier poursuit en disant « Nourredine n’a pas le droit de démettre la coordination politique. A l’heure actuelle, seul l’État major peut prendre de pareilles décisions. Alors cette décision ne marche pas, la coordination politique est toujours en fonction ». Pour tous les cadres militaires de l’ex-Séléka joints par Centrafrique Libre depuis la ville de Bambari, Nourredine veut tenter un coup de force afin de destituer l’élan que la coalition a pris.

« Il veut retarder les efforts que nous avons faits jusque là. Nous n’accepterons pas du tout. C’est son idée, cela n’engage que lui mais pas nous qui sommes là » a expliqué un cadre militaire interrogé par Centrafrique Libre. Comme on pouvait s’y attendre, la coordination politique a contesté la convocation de la réunion de Birao comme le recommande Nourredine.

« C’est la folie de voir qu’un individu tente de prendre la décision en lieu et place des adultes que tous nous sommes. Même s’il veut récupérer la coalition ce n’est pas comme cela qu’il doit faire. Personne en ce moment ne peut le suivre dans cette démarche déstabilisatrice qui risque de créer plus de tension » a confié un proche de Hissene Abdoulaye, actuel coordonnateur politique de l’ex-Séléka que nous avons appelé en vain pour prendre ses réactions par rapport à ce que Nourredine est en train de faire.

Nous n’avons pas pu recueillir les impressions de Moussa Dhaffane sur cette situation car il n’a pas été joignable. Mais dans son entourage, on conteste aussi l’initiative de Nourredine. Un de ses proches dit à propos « Nourredine est en train de s’isoler lui- même. Surtout il tente de déstabiliser le mouvement. Avec la position qu’il a prise, c’est clair qu’il est trop limité et il expose au grand jour ses limites.

Mais personne ne peut accepter de pareils désordres, il peut se détromper ». Il est clair que la coalition Séléka est résolument sur le chemin de l’éclatement. Malgré la contestation de la coordination politique et de l’État major, Nourredine Adam reste écouté au sein de ce mouvement. Selon nos informations, plusieurs éléments qui sont sous le contrôle de l’État major ont quitté Bambari pour rejoindre Nourredine dans sa tour d’ivoire qui est Birao.

De sources concordantes, au sein de la coordination politique aussi, ce dernier compte encore et toujours des soutiens de poids qui l’informent et l’encouragent. Dans ces conditions, Nourredine peut se créer une base qui fera face au reste de la coalition restée fidèle à Hissene et Zoundeko.

En janvier 2013, des trois cadres connus de la Séléka qu’étaient Djotodia, Nourredine et Dhaffane, seul Nourredine avait refusé de descendre à Bangui après les accords de Libreville. Il a crée une aile dissidente à la dynamique de paix que les autres avaient accepté avec le pouvoir de Bozizé.

L’histoire a montré que les autres ont fini par le suivre dans sa démarche parce qu’il avait des hommes encore puissants qui étaient sur le terrain. Cet exemple montre que Nourredine n’est pas à négliger car il est connu pour être quelqu’un qui manipule facilement les cadres de la coalition Séléka pour atteindre ses objectifs.

Diane LINGANGUE pour Centrafrique Libre

La MISCA souligne son rôle dans le processus électoral en Centrafrique

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La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Centrafrique (MISCA) ne s’occupe pas seulement des questions sécuritaires mais a aussi « la charge de suivre le processus électoral et d’apporter le concours nécessaire qu’il faut », a déclaré jeudi le chef de la mission onusienne, le général Jean Marie Michel Mokoko.

S’exprimant au sortir d’une séance de travail avec le bureau de l’autorité nationale des élections conduit par son président Dieudonné Kombot Yaya, au siège de l’institution électorale à Bangui, le général Mokoko s’est réjoui des avancées opérées par l’Agence nationale des élections (ANE), ajoutant toutefois qu’il reste encore beaucoup à faire.

Selon une source proche de l’ANE, le chef de la MISCA est venu présenter à son hôte le nouveau responsable de la section élection de la MISCA et en même temps échanger avec lui sur leurs missions respectives dont le dénominateur commun est l’organisation des élections.

Le général Jean Marie Michel Mokoko est en service à Bangui depuis le 19 décembre 2013.

Signature : APA