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Centrafrique: où sont passés les trois millions de dollars offerts par l’ Angola ? (RFI)

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RFI / CNC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-avec-sa-fille-Sappot-et-le-PM-Kamoun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

 

En mars dernier, le président de l’Angola, José Eduardo dos Santos, faisait un don de 10 millions de dollars à une Centrafrique en crise économique. Les trois quart de cette somme sont effectivement entrés dans les caisses de l’Etat mais d’après l’hebdomadaire Jeune Afrique, la dernière partie a été allouée à des «fonds politiques». Difficile de savoir précisément à qui profitera cet argent. Joint par RFI, Joseph Mabingui, directeur de cabinet de la présidente Catherine Samba-Panza, assure qu’il ne s’agit pas de détournement de fonds.

Une dotation de fonds au Premier ministre pour les actions gouvernementales menées dans le cadre du prêt ; un appui aux différentes composantes de la société civile ; des appuis aux diverses actions menées dans le cadre de l’assistance sociale et humanitaire et enfin un appui à l’action présidentielle. C’est ainsi qu’ont été redistribués les 2,5 millions de dollars – soit 1,132 milliards de FCFA – selon un tableau récapitulatif de la gestion des fonds politiques signé par Joseph Mabingui, le directeur de cabinet de la présidente centrafricaine.

Il assure que cet argent a donc bien servi à des actions en faveur de la réconciliation et à l’instauration de la sécurité, à Bangui, et non à des fins personnelles. Il conteste également une inégalité dans la procédure de la création de ces fonds politiques. Il ne s’agit pas de détournement car, insiste-t-il, face à l’urgence de la situation en Centrafrique, en mars, la présidente aurait décidé d’agir d’abord et de régulariser la situation comptable par la suite.

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a utilisé une partie de ces fonds politiques pour ce travail là ; pour faire baisser la tension ; convaincre les gens à revenir autour de la table de la négociation. C’est ce qu’elle a obtenu avec, d’abord l’atelier qui a préparé Brazzaville. Cela ne se fait pas qu’avec de la parole », a-t-il déclaré.

« Elle [Catherine Samba-Panza, ndlr] a aidé par des véhicules qu’elle a mis à la disposition de certaines communautés. Vous savez, quand elle est arrivée à la présidence, il n’y avait rien du tout. Il n’y avait rien, pas de véhicules. Dans la caisse de l’Etat, il n’y avait rien », a affirmé à RFI Joseph Mabingui.

 

Article de: RFI

 

 

Centrafrique: les mototaxis, “cercueils roulants” de Bangui

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AA/CNC/ Bangui(Centrafrique)

Les taxis motos de Bangui, un cercueil roulant

Volés ou achetés à vil prix par des receleurs habiles ils sont des centaines à joncher les rues de la capitale centrafricaine.

Assimilés par les Banguissois à « des cercueils roulants », les mototaxis sont à la fois une solution et un problème dans la capitale Bangui. Ils font partie du chaos engendré par la crise politique centrafricaine qui dure depuis une année.

Volés ou achetés à vil prix par des receleurs habiles ils sont des centaines à  joncher les rues de la sinistre Bangui. Ils  sont numériquement plus visibles que les taxis jaunes de la capitale. Autorisés pour transporter une seule personne  ils en transportent souvent jusqu’a 5 sans se soucier des impératifs de sécurité.

« La loi prévoit une place, mais c’est impossible. Car en transportant un seul passager, nous ne réalisons aucun bénéfice », justifie à Anadolu Omer Damango, conducteur de mototaxi à Combattant un quartier de Bangui.

Pour Madeleine Josette Feïdangaye, usagère rencontrée au stationnement de la Place de la réconciliation dans la capitale : « On ne peut rien. Ces mototaxis sont indispensables parce que les taxis et bus sont devenus rares. »

Pourtant, selon M. Jonas Sémo-Didi, Chef de services de la Prévention et Sécurité routière au ministère du Transport et de l’aviation civile, les textes existent, mais leur application pose problème, en raison de la crise sécuritaire en cours.

 « Il se pose un problème, en termes d’application des dispositions prises par le Ministère en vue de la réglementation des conditions de transports urbains en général car La situation sécuritaire étant encore confuse» a-t-il expliqué à Anadolu.

Selon René Sokambi Kandja, Secrétaire général du Syndicat des conducteurs de taxis et bus, il y a fuite en avant. « C’est une fuite de responsabilités. Les textes réglementaires datent d’avant la crise en cours »,a-t-il indiqué à Anadolu.

Par: Sylvestre krock

 

 

Centrafrique: Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui, « Il y a des gens qui ont intérêt à ce que la guerre continue».

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RNL  /  CNC/ 30-09-2014 /  Bangui:

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Charles-Ambassadeur-de-France-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Charles Malinas, Ambassadeur de France à Bangui

L’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas, voit en la sortie de crise en Centrafrique un rôle important dans la lutte contre le terrorisme. Il s’est exprimé ainsi lors d’une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka. Pour le diplomate français, le revirement dans une nouvelle crise ouvrirait la voie au terrorisme. « Il est clair que le redressement de la situation en Centrafrique joue un rôle important dans la lutte contre le terrorisme. Car si à l’inverse nous n’y parvenons pas, si la République centrafricaine devait glisser comme elle a glissé au mois de décembre dans des affrontements, naturellement cela formerait un terrain favorable pour les terroristes. Les forces internationales, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les Etats Unis, la France et les pays voisins de la Centrafrique sont unis pour lutter contre le terrorisme ».

Le Haut représentant de France en Centrafrique a constaté que le niveau de sécurité s’améliore de manière générale. « Le niveau sécuritaire s’améliore. Nous le constatons dans de nombreuses villes. Mais nous avons un niveau sécuritaire qui n’est pas encore satisfaisant ». Car poursuit-il, « Il y a dans un certain nombre d’endroits des affrontements et des pics de violences avec des morts certes parmi les groupes combattants mais surtout dans la population civile. Nous avons un phénomène de délinquance et de criminalité de droit commun qui se développent dans certains quartiers de Bangui et dans certaines villes de province contre lesquels il faut lutter ».

Charles Malinas a reconnu qu’ « Il y a des gens qui ont intérêt à ce que la guerre continue. Ce sont ces gens qui entretiennent la violence ». Il estime que,  les contraindre à renoncer à la violence est une des solutions envisageables, au cas échéant, « Il faut parfois les combattre » a-t-il précisé.

L’ambassadeur de France a prévenu que ceux qui continueront de vouloir se battre, pourront répondre de leurs actes devant la juridiction internationale. « La CPI vient de décider d’ouvrir officiellement une procédure sur les agissements des groupes armés en Centrafrique avec l’accord du gouvernement centrafricain. Je crois que c’est un élément très important dans la bataille pour la paix en Centrafrique », a-t-il-ajouté.

Charles Malinas a relevé que depuis décembre 2013, la force française a œuvré pour le retour de la sécurité dans le pays. L’opération Sangaris a rempli, à sa juste valeur, la mission de sécurisation auprès de la population centrafricaine. « Lorsque Sangaris est arrivée au mois de décembre, la situation était dramatique. En appui avec la Misca, la Sangaris a rempli son rôle en direction de la population mais aussi en direction des autorités de ce pays puisque Sangaris a un mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité des Nations unies », a conclu Malinas.

Par ailleurs à Obo (est du pays) à plus de 1000 kilomètres de Bangui, une nouvelle attaque des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony est enregistrée vendredi dernier. Huit chasseurs ont été pris pour cible par neuf hommes armés de la LRA en pleine forêt à environ 30 km de la ville de Obo. Sept d’entre eux ont réussi à s’échapper des mains de leurs ravisseurs. Seulement un enfant de moins de 18 ans est resté prisonnier de ces hommes armés.

RNL

François Nelson Ndjadder: il faut mettre la Centrafrique sous mandat onusien pour 3 ans

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Cirbeau News Centrafrique

Interview de Monsieur François-Nelson Ndjadder, Président des FRD

Interview du Président des FRD François Nelson Djadder

Bonsoir Monsieur, François-Nelson Ndjadder Bonjour, 

François-Nelson Ndjadder (FNN) : Bonjour

Parlez-nous un peu de vous,  François-Nelson Ndjadder

(FNN) : Je m’appelle François Nelson Ndjadder, je suis le  président des forces révolutionnaires pour la démocratie (FRD), Mouvement politico-militaire en Centrafrique.

Quel est l’historique de votre Mouvement ? Et qui étaient les premiers membres?

FNN : Les FRD  ont été créées suite à ma démission de la Séléka par moi et certains officiers  qui m’ont suivi, parce que nous pressentions les dérives criminelles de Michel Djotodia qui rêvait de transformer la Centrafrique en un État islamique et qui ne pensait qu’a se venger des centrafricains, s’enrichir avec les siens… La reconstruction de la Centrafrique, même la cohésion nationale n’avait pas sa place. Donc, l’idée qui a soutenu la création des FRD  était de réunir tous les centrafricains de tout bord et  de les faire impliquer dans la nouvelle reconstruction de notre chère et beau pays, la Centrafrique.

Alors, selon ce qu’on apprend, vous aviez démissionné du groupe CPSK qui est la CONVENTION PATRIOTIQUE POUR LE SALUT DU KODRO en mars 2013 pour créer votre propre groupe, les Forces Révolutionnaires pour la Démocratie en Centrafrique(FRD). Pour quelle raison aviez-vous démissionné ?

FNN : Comme je vous l’ai dit, notre mission n’était pas de nous venger ni de tuer encore moins de massacrer nos frères et sœurs centrafricains mais de reconstruire le pays et amener la jeunesse centrafricaine à prendre ses responsabilités et en finir définitivement avec l’esprit de ségrégation et du favoritisme ethnique. En un mot ma vision pour la nouvelle Centrafrique  a été trahie donc je ne pouvais pas poursuivre mon combat aux côtés de ceux qui voulaient vendre mon pays aux étrangers.

Vous accusez souvent l’ancien Président François BOZIZE d’avoir plongé la République Centrafricaine  dans cette situation chaotique. Qu’est-ce qui justifie cette accusation ?

FNN : Ce n’est pas une accusation en l’air, c’est la vérité et c’est connu de tous, j’ai été le tout premier centrafricain à le dénoncer haut et fort. D’ailleurs je le réitère fermement. BOZIZE en prenant le pouvoir grâce à des mercenaires étrangers et avec ses parents et enfants ont plongé ce pays dans le chao y compris la Séléka de Michel Djotodia. Jean jacques DEMAFOUTH et autre, mais la liste est très longue et ils vont  répondre tôt ou tard.

Vous continuez d’accuser François Bozizé (Ancien Président) d’avoir assassiné votre père, le général François NDJADDER BEDAYA. C’est quand-même une grave accusation !

FNN : Je vous remercie pour cette question qui me permettra une fois de plus de faire le point sur la disparition tragique de mon père.  Mon père  le Général NDJADDER BEDAYA  François  a été  assassiné  lâchement  par François BOZIZE et Jean Jacques DEMAFOUTH. Tous deux étaient des commanditaires de cet assassinat mais la mission a été exécutée par l’actuel Directeur de la gendarmerie centrafricaine, DAMANGO Guy Bertrand et le commandant Anatole NGAYA. À cette époque, pour eux, mon père représentait un véritable obstacle ou un mur en béton  pour tous ceux qui voulaient prendre le pouvoir des mains de l’ancien président de la République Ange Félix PATASSE, élu démocratiquement. Alors, pour accomplir leurs missions sordides, il fallait, selon eux (ces lâches), éliminer physiquement le chef de la sécurité, qui était mon père. Mais comme vous le savez il n’ont pas pris le pouvoir pour autan. Ils ont oublié que le Général avait des enfants capables et que ceux-ci pouvaient un jour venger leur père, et frapper à tout moment les responsables de ce crime. Il faut savoir que les enfants NDJADDER n’ont pas encore fait leur deuil ni même pleurer leur père parce que le temps n’est pas encore arrivé et c’est bientôt.

Revenons sur la situation de votre Pays la Centrafrique. Comme vous le savez, ce pays est devenu en quelques années un des pays les plus insécurisé en Afrique. Que pensez-vous de ça étant Chef des FRD?

FNN : C’est vrai, mon pays est l’un des pays au monde le moins recommandé, avec la Syrie et l’Irak et d’autre. C’est encore le pays où il y a des morts tous les jours, des violations des droits humains et surtout une impunité insupportable. Il faut savoir et c’est ce que je dénonce sans arrêt depuis plusieurs mois, rien n’est véritablement entrepris par les autorités de la transition pour endiguer cette insécurité récurrente qui empêche le peuple centrafricain de vaquer à ses occupations quotidiennes. Aujourd’hui encore, des armes continues de rentrer sur le territoire centrafricain sans contrôle. Toutes ses armes en provenance de la Lybie qui transitent par le Tchad ou le Soudan sont encore l’une des causes de cette insécurité que vous dénoncez. Mais nous n’oublions pas le rôle de tous ses politiciens véreux qui n’ont de cesse d’alimenter à dessein l’instabilité dans ce pays.

A un moment donné, certaines personnalités centrafricaines prononçaient le mot ” division” du pays en deux. Quel était votre réaction ?

FNN : Si vous vous rappelez, c’est l’un des projets de Michel Djotodia  et c’est d’ailleurs, comme je vous le disais, l’une des raisons qui m’ont amené à quitter la Séléka et à créer avec mes amis les FRD.

Est-ce que certains rebelles centrafricains ont eu des liens avec des hommes politiques Camerounais, un soutien ou complices par exemple ?

FNN : C’est possible, nous savons que certains rebelles centrafricains ont transité par le Cameroun, il n’est pas impossible que des opposants camerounais aient eut envie de profiter de ces circonstances pour créer de l’instabilité dans leur pays. Les FRD n’ont pas de bases à l’extérieur de la RCA et pas de complicités étrangères.

Quel est votre point sur l’Opération Sangaris en Centrafrique ?

FNN : Ce que nous disons c’est que la France, pays ami de la Centrafrique n’a pas pris toute la mesure de la complexité de la crise centrafricaine. Si la France était intervenu pour sauver le peuple centrafricain d’un génocide, par solidarité avec son ancienne colonie, elle a réussi sa mission. Mais nous attendions mieux de la France.

Nous avons vu récemment un responsable Séléka en France agressé. Alors, vous n’avez pas peur de représailles avec toutes ces accusations même étant en France ? Et si quelque chose vous arrivait ?

FNN : Je suis serein et j’attends fermement la première personne qui oserait s’en prendre à mon intégrité, parce que je n’hésiterai pas à frapper très dur pour que mes détracteurs ressentent la douleur au risque d’y laisser leur vie, donc je suis serein. Par rapport au droit, mon combat est loyal et je l’ai dit plusieurs fois aux autorités françaises. Je respecte le pays qui m’accueille.

12: Un mot sur la Présidente Catherine Samba-Panza ?

FNN : Pour commencer elle n’a jamais gagné les élections loyalement elle a juste été nommée. Au début  je croyais en elle, mais elle a commencé à répéter les mêmes erreurs de ces prédécesseurs en favorisant l’idée ethnique et remplir ces comptes bancaires à l’étranger, en un mot s’enrichir. Avec l’affaire des millions de dollars de l’Angola disparus, cette Dame n’inspire pas confiance. Pour moi, si cette information est confirmée, je crois qu’elle doit rembourser cet argent qui appartient au peuple centrafricain.

13: Vous dites que l’ancien président de transition Michel Djotodia  avait donné des diamants au président sénégalais actuel Macky Sall en échange de plusieurs faveurs. Mais c’est quoi cette histoire qu’on ne connait pas là ? 

FNN : Vous faites allusion aux allégations d’une certaine presse. S’il y a du vrai concernant ce dossier, je  laisse le soin à la justice de se prononcer, encore faut il qu’elle soit saisie. Je n’ai pas d’autres informations que celle véhiculée par les médias. Pour ma part, l’Etat centrafricain devra poursuivre toutes celles et tous ceux qui auront trempé dans des malversations. Bozizé, Djotodia et même Catherine Samba Panza avec l’affaire de l’aide financière angolaise.

Le gouvernement français vous propose-t-il un soutien diplomatique ou matériel? Quelles rencontres avez-vous eues ?

FNN : Je suis en très bonne relation avec les autorités françaises  par rapport aux liens qui unissent la Centrafrique et la France. Je ne demande rien de particulier à la France pour moi et mon mouvement.

Pour vous, quelle est la solution pour faire sortir la Centrafrique de la crise ?

FNN : Les choix stratégiques des autorités centrafricaines ne sont pas les plus judicieux en conséquence nous proposons la destitution de madame SAMBA PANZA de son premier ministre et du CNT et leur remplacement par des compatriotes intègres et courageux, qui auront à cœur de sauver la République Centrafricaine.

Et si c’était vous le président, aujourd’hui qu’allez-vous faire?

FNN : Les crises récurrentes que vit ce pays sont le fait d’une poignée d’hommes et de femmes véreux attachés à leurs intérêts personnels et qui se retrouvent d’année en année aux commandes du pouvoir. Lorsque le peuple se sera débarrassé de ses bandits en les mettant aux arrêts, nous verrons plus clair. Mais d’ores et déjà:

– La CPI doit engager des poursuites à l’encontre des responsables politiques depuis 2003, des responsables et exécutants des Séléka et des Anti Balaka, désarmer leurs troupes et les renvoyer dans leurs foyers respectifs,

– Mettre sous mandat onusien pour trois années: l’administration du territoire, l’armée, la police et la gendarmerie, la justice et les finances. Le financement de ce mandant étant susceptible d’être couvert par les ressources nationales sur vingt ans.

– Durant cette période, des élections au suffrage indirect seront organisées, même en 2015, suivies du choix d’une nouvelle constitution.

Nous ne pouvons plus faire l’économie d’une mise sous tutelle onusienne pour sauver le pays, c’est ma conviction.

Merci Monsieur François-Nelson Ndjadder (FNN) 

FNN : Merci à vous aussi.

Propos recueillis par : Nicole M’BOMET

RCA: Communiqué de presse du Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

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Parti du Renouveau Panafricain (PRP)

en République Centrafricaine

COMMUNIQUÉ

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Depuis l’entrée en vigueur de la transition politique en RCA, force est de reconnaitre que le rythme de la vie centrafricaine ne s’accorde plus qu’avec le mode de l’in-décision permanente. Ajouté à cela une confusion des pouvoirs et prérogatives des institutions de cette transition, et l’on se retrouve structurellement avec un cocktail toxique pour la population centrafricaine.

Aujourd’hui, il nous faut avoir le courage de l’affirmer haut et fort : la Transition politique centrafricaine ne mènera à rien, que soit à court, moyen ou long terme. Non pas à cause de la qualité des hommes qui sont à la tête de cette Transition -même si la pertinence de la présence de certaines personnalités dans les instances de la Transition est sujet à caution-, mais d’abord et avant tout à cause des données intrinsèquement liées à l’appareil de Transition et aux conditions de lancement de cette même Transition.

A commencer par les institutions les plus en vue comme le Conseil National de Transition (CNT) que fustige notamment le Cercle de Réflexion des Intellectuels Centrafricains à travers la parole d’un de ses membres en la personne du Pr Marcel Diki-Kidiri qui remarque l’« anachronisme du CNT, institution désormais incapable non seulement de représenter le peuple centrafricain mais encore moins incapable de le protéger ». Le bicaméralisme à la tête de l’exécutif imposé par les accords Libreville et de N’djaména paralyse toute action politique. L’absence de budget pour l’Autorité Nationale des Elections ou encore le Haut Conseil de la Communication de la Transition décribilise leurs objectifs louables.

Aussi quelque soit la qualité des hommes à la tête de ces institutions et organes de transition, le jeu était couru d’avance. L’issue fatale était inévitable. Alors si en plus de cela la classe politique de transition y rajoute de l’incompétence, des errements, du manque de volonté, de lucidité ou de direction, nul besoin alors d’espérer en quoi que ce soit.

D’autant plus que les populations meurtries et abattues pâtissent de l’invisibilité de la présidence de Transition qui devrait être présente dans les grands centres de souffrance de la capitale comme de la province, c’est ce que la situation commande au-delà des risques sécuritaires. C’est un engagement qui ne devrait souffrir d’aucune contestation possible.

Il apparaît clair que le personnel politique n’est pas à la hauteur de la tâche qui lui incombe, à savoir en priorité ramener la paix dans le pays. Cette Transition ne dispose pas des moyens humains, politiques, techniques et financiers pour mener à bien cette mission qui lui est assignée. Le fait de voir les plus hautes instances de la Centrafrique passer leur temps à pratiquer la mendicité à tout bout de champs aux quatre coins de l’Afrique et du monde occidental dépasse l’inconfort. C’est tout juste insupportable voire inadmissible surtout aux vu des ressources naturelles dont regorge la RCA. Il faut que cette humiliation perpétuelle des Centrafricains par le biais de leur classe politique cesse.

Actons dès lors l’échec effectif de la Transition et fixons dès aujourd’hui, au maximum à octobre 2015, la date butoir de l’organisation des élections présidentielle et législatives, et ce quelque soit l’état d’insécurité globale.

Car en effet, une lecture patiente de la situation montre que la paix, la réconciliation et la concorde nationale ne peuvent en aucun être des préalables à l’organisation des scrutins. Si tel était le cas, jamais la RCA n’irait aux élections. La Transition n’a pas les moyens d’atteindre un tel objectif, en témoigne les propos de Mme Catherine Samba-Panza devant l’Organisation des Nations Unies (ONU) : « Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales ». Quand un chef de l’exécutif tient de tels propos c’est que la (sa ?) cause est perdue, que l’abdication, le renoncement et l’abandon sont rois.

Il faut donc aller aux élections pour qu’une nouvelle Administration puisse dérouler son programme, validé par le peuple, dont le but serait la paix, la réconciliation, la concorde nationale et la reprise économique. Ces éléments ne doivent plus être des conditions des élections mais les buts que celles-ci doivent atteindre.

Et que l’on ne nous dise pas que l’on pourrait organiser des élections alors qu’une partie du pays est en proie à l’insécurité. Ceux-là même qui utilisent cet argument fallacieux sont les mêmes qui hier faisaient pression sur le président ivoirien Laurent Gbagbo pour qu’il organise les élections malgré la présence de rebelles pro-Ouattara dans toute la moitié nord de la Côte d’Ivoire. Ce sont les mêmes qui ont refusé les résultats des urnes qui donnaient victorieux le champion du Front Patriotique Ivoirien (FPI) le président Koudou Laurent Gbagbo. Et qui dans le même temps ont tout fait pour donner un cachet de légitimité internationale à l’actuel président ivoirien Alassane Dramane Ouattara. C’est exactement le même schéma qui a été reproduit dans la Libye post-Gaddhafi où la « communauté internationale » a supervisé des élections dans le pays en ruine et en guerre civile alors même que des ambassadeurs occidentaux et orientaux se faisaient assassiner comme ce fut le cas du consul américain à Benghazi, Christopher Stevens, ou kidnapper comme l’ambassadeur jordanien en Libye Fawaz Al-Itan. Et les exemples peuvent être multipliés ad nauseam avec des pays comme l’Iraq, la Somalie, le Mali, l’Irlande du Nord, le Kosovo, le Liban, l’Ukraine, etc.

Donc que la France et ses alliées de la communauté internationale puissent invoquer cet argument spécieux est au mieux une farce au pire du cynisme.

N’importe quel président ou présidente qui serait même élu(e) par la voix de seulement 1000 Centrafricains représentatifs aurait plus de légitimité que tout membre de la Transition actuelle. Et pourtant la légitimité des membres de la Transition ne souffre d’aucune contestation au niveau de la communauté internationale. Ce qui signifie que même élu(e) sans la participation de tout le corps électoral, le ou la futur(e) président(e) aura infiniment plus de légitimité que quiconque aujourd’hui en RCA.

De plus, les zones dites d’instabilité, d’insécurité le sont par le fait de miliciens, de groupes armés dont les chefs quoiqu’ils disent souhaitent se présenter occuper des fonctions gouvernementales, parlementaires, judiciaires ou administratives de haut rang. Si par leur faute, il est impossible d’organiser les élections dans les zones dont ils revendiquent le contrôle, de facto, ils s’excluent de la possibilité de gagner les élections en privant les personnes sensées les soutenir par leurs votes. Et corrélativement, ils s’excluent pour le futur gouvernement, la future assemblée nationale, les futurs grands corps de l’Etat. S’ils souhaitent participer de tout cela, ils ont intérêt à tout mettre en œuvre pour que la sécurité revienne dans les zones sous leur contrôle.

En somme, la décision prioritaire qu’il nous faut prendre aujourd’hui consiste à fixer définitivement une date buttoir pour l’établissement des élections générales, avec la condition expresse que cette prévision n’aille pas au-delà d’octobre 2015.

Le Parti du Renouveau Panafricain appelle tous les acteurs de premier plan à cesser de tergiverser afin de s’engager fermement dans une voie courageuse de rupture avec cette praxis politique anti-centrafricaine actuelle, car en définitive c’est de vies humaines dont il est question. Sortons au plus vite de cette Transition imposée par des forces obscures avec la complicité des ignorants d’une grande partie de l’« élite » centrafricaine qui engagent la signature et la crédibilité de la Nation pour les années à venir sans jamais jouir d’aucune légitimité populaire.

 

 

Fait à Dakar le 29 Septembre 2015

Tahéruka Shabazz, Président du PRP

RCA: Catherine Samba-Panza au journal le monde, « Le peuple centrafricain n’est pas oublié »

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LE MONDE | Corbeau News Centrafrique:

Samba-Panza aux nations Unies

Lors de sa première visite au siège des Nations unies, à New York, à l’occasion de l’assemblée générale de l’organisation, du 24 au 30 septembre, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est assuré le soutien de la communauté internationale.

Que ramenez-vous à Bangui de cette « première » ?

C’était symboliquement important. Bien qu’étant présidente de transition, j’ai été autorisée à m’adresser au monde. Cela signifie que, quelque part, il y a une légitimité, et cette reconnaissance est, pour moi, une grande fierté. Le peuple centrafricain n’est pas oublié.

La mission de l’ONU, la Minusca, est la 11e mission de paix déployée en Centrafrique : en quoi sera-t-elle différente ?

Nous espérons qu’elle sera plus efficace. Jusqu’ici, les opérations de paix étaient sous-dimensionnées. Celle-ci, à terme, comprendra 12 000 hommes. J’ai insisté pour que les effectifs ne soient pas constitués uniquement de militaires. Nous avons un problème d’ordre public, il est important d’avoir un personnel de police et de gendarmerie pour encadrer nos forces de défense et de sécurité.

Vous avez appelé l’ONU à lever l’embargo sur les armes qui frappe votre pays, est-ce prudent ?

La question qui sous-tend cette idée, c’est celle des forces armées centrafricaines. Je suis une présidente qui n’a pas d’armée dans son pays. Nos 7 000 militaires sont sous-équipés, sans caserne et sans armes. Si je veux les réhabiliter, il leur faut de l’armement. Nous avons entamé des négociations avec la commission des sanctions de l’ONU. Un premier allégement se profile en faveur des gendarmes et policiers. Mais souvent ils sont redéployés en province sans armes, et ne peuvent faire face aux problèmes de sécurité.

Le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, le dit lui-même, le retour à la paix passe par la fin de l’impunité…

Je suis profondément pour la justice. Mais elle ne peut être mise en oeuvre sans système judiciaire. Nos prisons ont été pillées, les tribunaux détruits, les juges et magistrats craignent pour leur vie car ils ont vu des collègues se faire tuer. Si nous voulons mener à bien la réconciliation nationale, il faut que justice soit faite.

Du fait de la défaillance de l’Etat, nous avons demandé à l’ONU de prendre des mesures d’urgence. Elles se mettent en place. A Bangui d’abord, et nous espérons ensuite en province, grâce au déploiement de la Minusca. La cellule spéciale d’enquête et d’instruction a commencé ses travaux. De son côté, la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les crimes graves perpétrés depuis août 2012. Mais la création d’une cour criminelle spéciale en Centrafrique serait le meilleur moyen de lutter contre l’impunité

Comment comptez-vous stopper l’impunité tout en favorisant un gouvernement inclusif, y compris avec des entités responsables d’exactions ?

Nous lançons un appel à tous les Centrafricains pour favoriser la réconciliation nationale. La plupart ont été impliqués dans les crises, par leur appartenance aux groupes armés, à des groupes politiques ou simplement en tant que citoyens. Même s’ils sont responsables de groupes armés et ont commis des exactions, ils peuvent contribuer à la paix, notamment en appelant à déposer les armes. Dans un deuxième temps, la justice fera son travail. Si la personne n’a rien fait, pas de problème ; si elle a les mains tachées de sang, elle sera rattrapée par la justice.

La Centrafrique vit sous perfusion internationale : avez-vous un plan de sortie de crise ?

Nous ne pouvons pas compter uniquement sur l’apport financier extérieur, nous devons mobiliser nos ressources internes propres. Mais comment les mobiliser quand la moitié du pays, où demeurent les ressources naturelles, est contrôlée par les groupes armés ? J’attends beaucoup de la Minusca à ce sujet.

Une fois que ses troupes auront sécurisé ces zones minières, nous pourrons y envoyer des services fiscaux et douaniers pour lever l’impôt et collecter les taxes.

Des pays voisins déplorent l’absence d’avancée depuis la signature de l’accord de fin des hostilités à Brazzaville, en juillet. Quelle est votre réponse ?

Je me suis fortement engagée. Les partis politiques, la société civile, les forces vives de la nation ne voulaient pas aller à Brazzaville, c’est moi qui les ai convaincus de nous retrouver sur un terrain neutre pour conclure la fin des hostilités. A peine rentrée, j’ai commencé à mettre en œuvre cet accord. N’eût été l’épisode de la nomination du gouvernement, nous aurions déjà bien avancé !

Par: Alexandra Geneste 

(New York, Nations unies, correspondante)
Journaliste au Monde

Centrafrique: La mission de l’ Eufor-RCA prolongée jusqu’en mars 2015

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AFP/CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/un-Gendarme-français-de-lEufo-RCA-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un Gendarme français de l'Eufo-RCA à Bangui

La force européenne en Centrafrique (Eufor-RCA) déployée à Bangui a été prolongée mardi de trois mois, jusqu’en mars, par les ambassadeurs des 28 pays de l’Union européenne, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, collé à l’aérodrome.

Elle patrouille aussi dans le cinquième et surtout le très sensible troisième arrondissement, qui compte la seule enclave musulmane restante de la capitale et a été le théâtre de violents heurts en août.

Le mandat initial de l’ Eufor-RCA, pleinement opérationnelle depuis la mi-juin, devait se terminer à la mi-décembre.

Sa prolongation doit encore être formellement avalisée au niveau ministériel cet automne, peut-être dès le Conseil des ministres des Affaires étrangères le 20 octobre à Luxembourg.

La mission a été prorogée pour permettre une “transition en douceur” avec la force de l’Onu en Centrafrique (Minusca), qui a commencé à se déployer à la mi-septembre, a expliqué une source européenne à l’AFP.

“Cela permet de maintenir le même niveau de présence internationale” qu’actuellement, jusqu’à ce que la Minusca, qui doit absorber les troupes de la force africaine Misca et remplacer l’opération française Sangaris ainsi que l’Eufor RCA, fonctionne à plein régime, a-t-elle ajouté.

A terme, la Minusca doit compter 12.000 hommes à effectif plein.

Le commandant de l’ Eufor-RCA, le général Philippe Pontiès, avait plaidé le 17 septembre pour une prolongation de sa mission, soulignant que cela répondait “d’abord à une attente forte en Centrafrique, de la population, des autorités politiques et de l’ensemble des acteurs humanitaires (…) afin de consolider les acquis encore fragiles” sur le terrain.

Quelque 300 soldats et gendarmes français sont actuellement basés à Bangui au sein de cette force, qui compte aussi des contingents espagnols, italiens, lituaniens et finlandais.

La France, qui pourra envisager d’autant plus rapidement le retrait de ses propres troupes que l’ Eufor-RCA restera jusqu’en mars, avait soutenu le principe d’une prolongation de la mission de la force européenne lors d’une réunion informelle des ministres de la Défense de l’UE le 8 septembre à Milan.

Centrafrique : chez les Séléka, c’est chacun pour soi

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JA  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-miliciens-de-la-séléka-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bangui
Combattants de la Séléka stationnés à la paroisse Saint-Joseph, le 5 septembre. En juillet, 27 civils ont été tués lorsque des combattants de la Séléka et d’autres combattants armés ont attaqué des milliers de personnes ayant trouvé refuge à la paroisse.
© 2014 Stichting Vluchteling, Joris Hentenaar

Elle contrôle encore plus de la moitié du territoire, mais jamais l’ancienne rébellion Séléka n’a été aussi divisée. Ses chefs historiques, Michel Djotodia et Noureddine Adam, sont contestés. Reste à savoir si les Casques bleus sauront en profiter pour leur faire déposer les armes.

Article paru dans le n°2802 de Jeune Afrique, en kiosque le 22 septembre. Depuis, plusieurs généraux de la Séléka, dont Ali Darassa et Mahamat Alkhatim, ont annoncé leur retrait du mouvement.

Ils ont été profondément humiliés par l’arrivée de l’armée française en décembre 2013. Leur chef, l’ancien président Michel Djotodia, a été contraint de quitter le pouvoir un mois plus tard et de s’exiler à Cotonou. Eux ont assisté, impuissants, à l’exode des populations musulmanes. Pourtant, les combattants de la Séléka sont toujours là, avec leurs uniformes et leurs bottes dépareillées.

 

Alors que les Casques bleus de la Minusca ont pris, le 15 septembre, le relais de la force africaine Misca, l’ancienne rébellion contrôle toujours les trois cinquièmes du territoire centrafricain. Ils y règnent en maîtres, contrôlent les principaux axes, occupent les bâtiments publics et font main basse sur ses ressources.

Surtout, ils font peur. Début septembre, d’importants mouvements de troupes ont été signalés dans le triangle Kaga Bandoro-Sido- Batangafo (Nord), ainsi qu’à Bambari (Centre), provoquant la panique à Bangui, où courait la rumeur d’une offensive imminente. Pendant une semaine, Bambari, où près de 400 combattants étaient rassemblés, fut surveillé comme le lait sur le feu tandis que les militaires français de l’opération Sangaris renforçaient leur dispositif sur la route menant à Bangui.

Finalement, rien ne se passa. D’abord parce que la Séléka a beau revendiquer 10 000 hommes, elle n’a plus la force de frappe qui lui permit de prendre Bangui en mars 2013. De combien de combattants dispose-t-elle vraiment ? “Leur nombre est très difficile à estimer”, dit prudemment un diplomate européen en poste dans la capitale. “Plusieurs milliers”, reconnaît l’armée française, sans plus de précisions.

“Sur le terrain, il n’y a pas énormément de troupes, ajoute Aurélien Llorca, coordinateur du groupe d’experts des Nations unies. Ils ne disposent que de peu de véhicules et sont confrontés à de gros problèmes de mobilité.” Et puis il faut compter avec tous ceux qui ont encore des sympathies pour la Séléka.

“Parmi ceux qui ont pris Bangui, rappelle Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste de la région, il y a des Centrafricains qui font des affaires dans le sud du Tchad ou du Soudan et qui espèrent qu’un changement de régime leur profitera. Ils ne sont pas visibles sur le terrain et peuvent réapparaître à tout moment.”

Un véritable casse-tête

Mais la Séléka est toujours très divisée – peut-être ne l’a-t-elle jamais autant été. Pour ses principaux généraux, l’avenir de cette coalition hétéroclite est un véritable casse-tête : faut-il accélérer sa mue en un parti politique ? Michel Djotodia, son président, et Noureddine Adam, son vice-président (hier à la tête de la très redoutée police politique de la Séléka), sont-ils des freins à son existence ? Ont-ils les moyens de reprendre Bangui ?

Une nouvelle étape de cette lutte d’influence s’est déroulée à Bambari, du 6 au 11 septembre. Les discussions ont permis de dégager deux lignes qui s’opposent, sur fond de divisions ethniques.

On retrouve d’abord le général Joseph Zoundeko, nommé chef d’état-major en mai, à Ndélé. Il a depuis pris ses quartiers à Bambari. Originaire de Tringoulou, dans l’extrême Nord-Est, il appartient depuis 2006 à l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de Djotodia. Membre de l’ethnie goula, comme l’éphémère maître de Bangui, Zoundeko est aujourd’hui son principal relais sur le terrain.

La frange qu’ils représentent est toujours alliée aux combattants rungas sur lesquels Noureddine Adam, bien que bloqué dans la province de la Vakaga, dans le nord de la Centrafrique, depuis le début de la saison des pluies, garde une forte emprise. Djotodia et Adam ont pour le moment réussi à préserver l’alliance entre Rungas et Goulas grâce aux soutiens extérieurs dont ils disposent – tous deux ont toujours, selon plusieurs sources, leurs entrées dans les pays du Golfe et continuent à bénéficier de leurs largesses. Mais rien ne dit que cela durera.

De l’autre côté de l’échiquier, le général Ali Darassa se pose en alternative. Chargé de la zone de Bambari depuis le coup d’État de mars 2013, il incarne la branche peule de la Séléka – il fut l’adjoint du Tchadien Baba Laddé avant que celui-ci renonce aux armes pour rejoindre le camp d’Idriss Déby Itno. Darassa est aujourd’hui l’un des hommes forts du mouvement et peut compter sur le soutien du général Mahamat Alkhatim. Petit, la barbe bien fournie, Alkhatim était l’un de ces Tchadiens qui avaient aidé François Bozizé à prendre le pouvoir en 2003. “La communauté internationale ne veut ni de Djotodia ni d’Adam, insiste un proche d’Alkhatim. Le premier est persona non grata en Centrafrique. Le second est sous sanctions de l’ONU. Sans nous, ils ne sont rien. Nous considérons même qu’ils sont un poids plus qu’autre chose.”

Jusqu’au-boutiste

Impossible de savoir ce qu’il pèse (le conclave de Bambari n’a pas consacré la victoire d’un camp sur l’autre), mais une chose est sûre : le trio Zoundeko-Adam-Djotodia est aujourd’hui considéré comme l’aile dure de la Séléka, la plus jusqu’au-boutiste. “Les accords que nous avons signés à N’Djamena en janvier et à Brazzaville en juillet n’ont pas été respectés. Donc les choses sont simples, confirme Bachar Fadoul, un très proche de Noureddine Adam. Soit on nous laisse reprendre le pouvoir, soit nous divisons le pays. Nous contrôlons déjà trois préfectures [celles de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran]. Il ne nous reste plus qu’à les verrouiller. Tout est prêt, même le drapeau et le gouvernement.”

 

Source : groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique
Source : groupe d’experts de l’ONU sur la Centrafrique

Carte : pour y voir clair dans le micmac des groupes rebelles de Centrafrique

Reste que, si le désir de partition est présent, notamment chez les militaires, une partie de la Séléka ne partage pas l’optimisme de l’aile dure et estime que lancer une nouvelle offensive sur Bangui s’apparenterait à une opération suicide. Alkhatim le premier sait que ses troupes n’ont aucune chance de prendre Bangui si Sangaris s’interpose. À Batangafo, début août, ses hommes, pourtant décrits comme bien entraînés, bien équipés et opérant comme une véritable armée, ont subi de plein fouet la puissance de feu des Rafale français. Et puis Darassa et Alkhatim sont des seigneurs de guerre. La politique ne les intéresse pas. Ce qu’ils veulent, eux, c’est pouvoir nourrir leurs troupes.

La lutte d’influence actuelle est également – et surtout, diront certains – une lutte pour le contrôle des richesses (lire encadré). Pendant la petite année passée à la tête du pays, la Séléka a pris le contrôle des trafics les plus lucratifs, et cette prédation a exacerbé les rivalités au sein du mouvement. C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes de Zoundeko et de Darassa se sont violemment affrontés le 26 août à Bambari. “Le problème de la Séléka est alimentaire, conclut un diplomate français. Si certains veulent la partition, c’est uniquement pour sécuriser le contrôle des richesses dans le Nord.”

 

Par Vincent DUHEM
 

Centrafrique: Bientôt à Bangui les militaires Tchadiens pour la sécurité de Samba-Panza

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Jeune Afrique  /  Corbeau News.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Bientot-les-militaires-Tchadien-en-Centrafrique-pour-la-sécurité-de-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bientot les militaires Tchadien en Centrafrique pour la sécurité de Samba-Panza

La présidente centrafricaine par intérim, Catherine Samba-Panza, souhaiterait que sa sécurité soit assurée par un contingent de militaires tchadiens.

Reçue le 23 septembre à New York par Idriss Déby Itno, le chef de l’État tchadien, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza, la présidente centrafricaine par intérim, a réitéré sa demande d’envoi d’un contingent de militaires tchadiens à Bangui pour y assurer sa propre sécurité.

Sa garde personnelle est jusqu’ici assurée par une unité de soldats rwandais relevant de la Minusca, mais cette dernière souhaite les affecter à d’autres tâches, plus opérationnelles, à l’intérieur du pays. Un peloton de bérets bleus gabonais a alors été proposé à la présidente, qui a décliné l’offre.

Les Tchadiens présenteraient, il est vrai, un double avantage : ne pas être sous pavillon onusien et avoir en la matière une vraie expérience. Ils ont en effet longtemps assuré la protection de l’ex-président François Bozizé.

Par: JA

Centrafrique : Catherine Samba-Panza , une voleuse au palais de la Renaissance? Les Preuves s’accumulent

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Afrique Soir  /  Corbeau news

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Vol-de-Samba-Panza.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vol de Samba-Panza 

Les révélations preuves à l’appui que vient de faire l’hebdo Jeune Afrique sur comment Mme Catherine Samba-Panza a mis la main sur 1,132 milliard de F CFA sur un total de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros)du don angolais à la République centrafricaine pour faire face en urgence à la crise humanitaire et sociale due notamment au retard des salaires des fonctionnaires, apportent la preuve s’il en était besoin, que cette dame sortie du néant, n’est qu’une vulgaire voleuse.

courrier du DG de  Trésor au Ministre des Finances

 

Présentée abusivement en janvier dernier peu après la mascarade de son élection par 75 membres du CNT comme celle par qui viendrait le salut de la RCA et des Centrafricains, Catherine Samba-Panza avait fait illusion au début et soulevé de grands espoirs mais il n’a pas fallu longtemps pour qu’aussi bien ses compatriotes que la communauté internationale et ses alliés du début, s’aperçoivent qu’il y a eu erreur sur la marchandise. Un fait alors passé inaperçu devait déjà pourtant alerter sur la vraie nature de cette bonne femme. Ce n’est pas elle-même qui a payé la caution financière de 2 millions de F CFA exigée pour valider les candidatures, mais Rachel Ngakola la compagne de Mahamat Kamoun. Est-ce un hasard si l’une a été nommée DG des douanes et le conjoint, d’abord conseiller spécial puis maintenant premier ministre.

Ce n’est pas non plus par hasard si Mahamat Kamoun faisait partie du premier voyage en mars dernier à Luanda de dame Samba-Panza. Il n’est pas étonnant d’apprendre que les recettes de la douane aboutissent directement dans l’escarcelle de Rachel Ngakola qui doit sans doute partager cela avec son bonhomme. A telle enseigne que tous les diplomates en poste à Bangui s’en sont émus à dame Catherine qui continue de faire la sourde oreille. Elle a été aperçue en juin dernier en pleine cure de thalassothérapie dans une maison dédiée à Biarritz dans le sud-ouest de la France !

C’est sans doute aussi Kamoun qui a suggéré à sa patronne d’exiger du président angolais que la moitié de la manne financière soit versée en espèces sonnantes et trébuchantes, ce qui fut fait, afin de procéder ensuite comme on l’a vu, à une coûteuse opération de change à Douala qui a au demeurant permis à Ecobank de soutirer au passage plus de 130 millions de F CFA qui auraient pu permettre de résoudre certaines difficultés du pays ! Impliqué dès le début dans ce détournement de deniers publics, Mahamat Kamoun apparaît clairement comme un des principaux complices de la voleuse et ne pouvait donc que l’emporter sur Karim Meckassoua dans le choix de Samba-Panza de nommer un premier ministre alors qu’elle avait pourtant dit à tous ses soutiens qu’elle nommerait plutôt Meckassoua qui est loin d’être un béni oui oui et qui ne demandait vraiment rien.

 

Soigneusement tenu à l’écart de ces mics-macs bien que ministre des finances d’alors, on comprend mieux pourquoi Rémy Yakoro qui avait menacé de démissionner entre temps à cause du détournement de ce don angolais, n’a pas été reconduit dans le gouvernement de Kamoun. Là aussi, ce n’est pas le fruit du hasard. On est atterré de savoir par la lecture du courrier du DG du Trésor, Gabriel Madenga, que c’est celui-ci qui informait son ministre du versement d’une partie de l’argent du don angolais sur le compte du Trésor alors que c’est l’inverse qui devrait se faire. On est en vraiment en république bananière ! Mme Samba-Panza est arrivée au pouvoir pour un intérim qui ne devrait pas s’éterniser mais qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour que cela traîne en longueur afin de tirer le maximum de profit pour elle-même, sa progéniture, entourée notamment comme elle l’est de la bande familiale de tribalistes prédateurs Gbanziri de Kouango et autres. Tous ses déplacements à l’étranger occasionnent automatiquement des ponctions du trésor d’un minimum de 150 millions de F CFA de caisse d’avance !

Comment expliquer autrement la récente nomination par décret à la tête du conseil d’administration de l’Agence de Régulation des Télécommunications d’un truand  comme Michel Koyt qui a été jeté en prison déjà sousBozizé et n’a retrouvé la liberté qu’en se sauvant lui-même des geôles du camp de Roux à l’arrivée des Séléka. Ce monsieur doit toujours des comptes à la justice dans l’affaire du prêt indien et de la société SONATU qu’il a bouffé avec Bozizé. Les liens de parenté qu’il a avec Mme Samba-Panza ne sauraient lui valoir absolution et impunité ! Comment expliquer autrement  la nomination comme DG du protocole d’état du Gabonais Amédée Fanga, pourtant déjà retraité au Gabon mais du seul fait que sa maman est une Sokambi donc Gbanzizi, il peut encore jouer les prolongations en RCA !

 

Que retiendra l’histoire après le départ du pouvoir d’une telle voleuse comme Catherine Samba-Panza sinon qu’elle s’est illustrée par un maigre bilan alors qu’elle a fait croire au départ qu’elle venait pour redresser les choses et rétablir la sécurité pour préparer les élections. Présidente par intérim de la transition, elle se prend pour une cheffe d’état élue au suffrage universel et pouvant traiter d’égal à égal avec ses « pairs » ! Quel culot alors qu’elle n’est en réalité pas grand-chose ! Qu’attendent le CNT et les syndicats pour leur demander des comptes, aussi bien à elle qu’à Mahamat Kamoun ?

 

Article publié par: Afrique Soir

 

Vols à outrance : la RCA a besoin urgemment d’un observatoire national

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Corbeau News Centrafrique:
Catherine Samba-Panza

En matière de détournement des deniers publics, je crois, que Dame Catherine Samba-Panza et son gouvernement de transition depuis le 21 janvier 2014 ont la palme d’or. Et là, je me pose la question, comme l’orchestre JMC international dans son chef-d’œuvre intitulé « A qui la faute ? ». Sur cette question qui interpelle tous les centrafricains, je ne mâcherai pas mon mot pour indexer le fameux Conseil National de Transition (CNT) que préside, Ferdinand Alexandre NGUENDET, qui a préféré baliser le chemin de la prédation et du vol des fonds publics à une bande de personnalités sans scrupule au lieu d’un fils digne du pays répondant aux critères d’éligibilité pour assurer la bonne gouvernance, en bombardant Catherine SAMBA-PANZA  des voix recueillies lors du choix du président de la transition à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, suite à la démission de Michel DJOTODIA.
La criminalité financière et économique en cours est gravissime pour que la communauté internationale prenne une décision pour stopper l’ouragan. Notamment l’ONU, le FMI, la BM, l’UE, l’UA, la CEEAC, la CEMAC, les pays amis ainsi que les partenaires au développement qui doivent réagir urgemment s’ils veulent vraiment aider un peuple meurtri. En huit mois seulement d’exercice à la tête du pays, on a assez relevé cette démonstration de force de Catherine SAMBA-PANZA et acolytes en matière de détournement des deniers publics qui enfreint la bonne marche de la transition au lieu de s’occuper des vrais problèmes qui préoccupent le peuple centrafricain afin qu’il retrouve sa souveraineté à travers ce processus du retour à l’ordre constitutionnel, et bien entendu, la communauté internationale, principal bailleur de fonds et pays amis tel que l’Angola qui vient d’octroyer à la RCA un don de 10 millions de dollars pour couvrir la faillite dans laquelle le pays est plongé. Malheureusement que ce fonds, destiné pour résoudre certains problèmes de l’heure, a fait l’objet de malversations financières relevées par notre confrère de « Jeune Afrique » après enquête dans son numéro 2803 du 28 septembre au 04 octobre 2014. En lisant cet article par rapport à la procédure normale de l’opération bancaire, vous conviendriez avec moi que Dame SAMBA-PANZA et ses envoyés spéciaux à Douala au Cameroun son pays d’origine sont très intelligents dans ce genre d’opération frauduleuse et illicite mais ils n’ont pas du tout échappé à la loupe médiatique pour ne pas dire celle de Dieu. Allez-y comprendre, pour récompenser Mahamat KAMOUN ancien DG du Trésor public, il faudrait le nommer premier ministre chef du gouvernement au lieu de son challenger Karim Abdoul MECKASSOUA qu’on a vu à l’œuvre, quand il fut ministre d’Etat des Postes et Télécommunication, chargé des Nouvelles Technologies, un bon redresseur pour ne pas lui jeter trop la fleur, sous le régime de François BOZIZE qui, avait brillé aussi par la mal gouvernance. La suite, il y a eu un malentendu entre l’ancien chef d’Etat et le chef du département qui avait claqué la porte.
En plus de la transaction hautement mafieuse, il y a eu trop de faux documents qui justifient la gestion de cette coquette somme angolaise qui doit servir du sauvetage de la situation catastrophique financière de la République centrafricaine laissée par l’ancien président de la transition Michel DJOTODIA qui, passe un exil doré après avoir copieusement pillé à son tour les richesses des centrafricains.
Selon mon analyse, je dirai que Catherine SAMBA-PANZA et ses acolytes ont volé deux peuples. C’est-à-dire, nous les centrafricains que le Président José-Edouardo dos SANTOS a bien voulu aider et le peuple angolais puisque c’est l’argent des contribuables angolais que DOS SANTOS, par sa gentillesse et son amour pour un peuple frère africain, a décaissé pour renforcer nos capacités durant ce processus de transition. Malheureusement, il manque aux dirigeants de cette transition boiteuse, l’intégrité morale, la compétence et la vision de la bonne gouvernance. Ils ont montré leur bassesse, leur mesquinerie et leur pauvreté d’esprit.
Interpellée par le président angolais et son homologue congolais, Denis SASSOU NGUSSO médiateur de la crise centrafricaine, la présidente de la transition manquait d’arguments pour justifier les dépenses du don de ce pays frère. Alors chers compatriotes, Comment voulez-vous qu’on continue d’aider financièrement une telle équipe gouvernementale qui montre son incapacité notoire et sa capacité de nuisance en matière de la gestion des fonds publics ? Tout porte à croire que de leur camp, les leaders politiques centrafricains somnolent et n’attendent que les élections de 2015 reportées aux calendes grecs par la locataire du palais de la Renaissance qui déclare, « je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité”. Pourtant les moyens financiers sont donnés par l’Angola pour faire travailler les FACA et payer les fonctionnaires.

En tout cas, la République centrafricaine n’est pas prête pour être gérée par une femme. Quand bien même qu’on a eu des hommes aussi très médiocres à la tête de l’Etat centrafricain. La présidente a démontré au vu et au su de la communauté internationale que les femmes en Centrafrique volent plus que les hommes. En effet, le prochain sommet de la CEEAC se tiendra dans deux mois à Ndjamena. Je crois pour ma part, en tant que leader d’opinion, les présidents des partis politiques et de la société civile doivent prendre leur responsabilité pour que les choses se précisent et se clarifient. Il faut définitivement mettre un terme à l’hémorragie pour que le peuple centrafricain respire!!!

 

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

Directeur  de Publication

du Journal Globe  le Visionnaire

RCA : STOP A LA GUERRE OUI A LA PAIX

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Corbeau news Centrafrique (Bangui) 30/09/2014:

Beaucoup de ceux qui reviennent passent la journée chez eux et continuent à dormir la nuit sur un site de déplacés. Cette femme, en revanche, a décidé de rester pour de bon dans son quartier.
Beaucoup de ceux qui reviennent passent la journée chez eux et continuent à dormir la nuit sur un site de déplacés. Cette femme, en revanche, a décidé de rester pour de bon dans son quartier.

C’est avec un cœur meurtri, rempli de peine et d’une lueur d’espoir que les femmes Centrafricaines sous l’appellation femmes debout pour la paix en Centrafrique invoquent la paix, l’amour, l’unité entre les peuples Centrafricains. Nous voulons que notre terre soit arrosée par les eaux bénites et non par le sang tel que dans un abattoir. Nous voulons la paix, nous gardons l’espoir ?

A travers cet appel, les Mamans de Centrafrique entendent inviter tous les protagonistes à privilégier la paix et les défis de la construction d’une Centrafrique différente et de fournir aux jeunes Centrafricains l’opportunité d’une Centrafrique nouvelle et unie dans sa diversité culturelle et linguistique et se redéfinir et en proposant des solutions innovantes et inclusives pour un retour rapide de la paix en Centrafrique.

Les deux parties doivent respecter les Accords de cessation des hostilités signes à Brazzaville en vue d’une paix et de stabilité de la RCA. Qui est mieux placée qu’une femme pour apaiser les esprits et favoriser les retrouvailles et l’attente ?

Dans cette optique, les femmes debout pour la paix en Centrafrique préconisent que les femmes travaillent en synergie avec toutes les parties en conflits. Cela permettra de les mettre non seulement en valeur, mais de mettre en valeur les résultats obtenus. Elles veulent qu’on implique les femmes en leur donnant des responsabilités spécifiques et les moyens de travailler pour la paix.

Aux femmes, participer au processus de paix ne veut pas dire être forcément autour de la table des négociations mais travailler dans nos foyers respectifs lançons les messages de paix autour de nous. Une chose est de conclure les accords et une autre est leur application. C’est justement, là où les femmes seront sollicitées pour mieux sensibiliser et informer les populations. La Nouvelle Centrafrique qui sortira de ce dialogue inter-centrafricain en cours. Il y aura donc beaucoup de changements qui nécessiteront forcément l’implication des femmes pour la paix.                      

 

Par: FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

 

 

Centrafrique: l’assemblée générale des ex-Séléka se tiendra finalement à Bambari

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RJDH   /  CNC

Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Initialement prévue à Kaga-Bandoro (centre-nord), la prochaine assemblée générale de l’ ex-Séléka annoncée mi septembre se tiendra du 9 au 10 octobre à Bambari (centre).  L’annonce a été faite ce matin au RJDH par le porte-parole de l’ ex-Séléka, le capitaine Ahmed Nedjad.

La tenue de cette rencontre est la volonté des généraux de l’ ex-Séléka qui ont quitté la coalition le 19 septembre dernier. D’après Ahmed Nedjad, c’est du 9 au 10 Octobre qu’aura lieu l’AG à Bambari.

« Nous avons finalement décidé de tenir notre assemblée générale du 9 au 10 Octobre à Bambari pour des raisons stratégiques. Bambari est au centre, ce qui permettra aux officiers des villes de Ndélé, de Sido, de Birao, de Dekoa et même ceux de Kaga-Bandoro de se joindre à nous », a-t-il justifié le choix de Bambari.

A l’ordre du jour, il sera question de mettre en place deux coordinations. L’une politique et l’autre militaire, capable de discuter de la paix en Centrafrique.  « C’est une assemblée générale organisée par nous les militaires qui sommes sur le terrain. Aucun leader politique de l’ ex-Séléka ne sera membre du bureau de la coordination. Nous en avons assez  de la manipulation politique », a martelé Ahmed Nedjad.

Le 19 de ce mois, quatre généraux de l’ ex-Séléka à savoir Ali Darassa, Mahat Alkatim, Amahat Abdoulaye Faya et le Capitaine Mahamat Nedjad ont fait défection et ont montré leur volonté de participer au retour de la paix en Centrafrique.

Par: Rosmon Zokoue

L’Union européenne lance trois projets de soutien à la Centrafrique

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Xinhua  /  Corbeau news Centrafrique

Bonne Coopération centrafricano européenne

La Commission européenne a annoncé lundi le lancement de trois projets de soutien à la République centrafricaine, avec le fonds fiduciaire “Bêkou” (qui signifie “espoir” en sangho, la langue principale du pays).

Le projet d’appui à la santé permettra un meilleur accès aux services pour 760.000 personnes, la formation du personnel, la fourniture de stocks de médicaments, ainsi qu’un appui au ministère de la Santé.

Le deuxième projet permettra d’améliorer les conditions économiques et sociales des quartiers défavorisés de la capitale Bangui, par la réhabilitation des infrastructures publiques à savoir égouts, routes, réseau d’approvisionnement en eau, ainsi que par l’embauche, combinée à une formation, des habitants de ces quartiers pour des travaux publics.

Le troisième projet aidera les femmes à sortir de la pauvreté et à faire face aux conséquences des récents conflits en renforçant leurs positions économiques et sociales. Des espaces communs seront créés pour offrir des conseils et des formations aux femmes. Les femmes auront également accès à des services financiers tels que des prêts, pour mettre en place leurs propres activités économiques.

Le fonds “Bêkou” a été créé en juillet dernier par la Commission européenne, avec la contribution de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas. Il dispose d’un budget initial de 64 millions d’euros pour fournir un instrument international efficace et coordonné visant à aider la population de ce pays, à contribuer à sa stabilisation et à préparer la transition de la phase d’intervention d’urgence, telle que l’aide humanitaire, à celle de l’aide au développement à plus long terme.

Deux soldats du 4e Régiment de Chasseurs de Gap racontent Sangaris

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ledauphine.com  /  corbeaunews-Centrafrique.com

Deux soldats franèais racontent Sangaris

L’adjudant Laurent Magri et le 1re classe Tanguy Cona, soldats du 4e Régiment de Chasseurs de Gap, ont fait humainement l’expérience de l’Opex Sangaris. Ils livrent un témoignage humble et sobre de leur mission. Le réalisme et la précision des descriptions suffisent à traduire les difficultés et la brutalité rencontrées mais aussi la surexposition quotidienne nécessaire pour parvenir à mener à bien leur mission pendant ces cinq mois d’opération.

L’adjudant Laurent Magri, 39 ans, est un sous-officier expérimenté. Après les Balkans, l’Afghanistan une quinzaine d’années de service et neuf missions en opération extérieure, il rentre de cinq mois éprouvants en République Centrafricaine. Pas facile pour lui d’évoquer des événements pas encore relégués au chapitre des souvenirs que l’on convoque avec nostalgie. Devant lui une carte qu’il saisit. Il pointe la capitale de son index, son récit commence au bout de son doigt.
« Le 16 mars on arrivait à Bangui puis direction l’est. » La saison des pluies rend les pistes impraticables. « Une catastrophe, une journée pour faire 20 kilomètres. On bivouaque dans des écoles et des bâtiments vides mais souvent dans nos véhicules. Le rationnement en eau et en vivres s’impose car la logistique ne suit pas. »

« Des enfants en bouclier humain et les adultes derrière qui filment avec des portables »

Déjà les premières frictions avec la milice Seleka (milice rebelle opposée au président Bozizé) qui ce jour à Bria choisit de tester la détermination du détachement français. « Des provocations, des manifestions hostiles, puis des caillassages en fin de journée, pas aisé d’agir quand on place des enfants en bouclier humain et les adultes derrière qui filment avec des portables ». Laurent Magri décrit une population prise en tenaille entre la Seleka et les anti-Balakas (milice d’auto-défense opposée à la Seleka) et qui exige un arbitrage dissuasif et immédiat des troupes françaises.

ledauphine.com

Cameroun/RCA: Les soldats camerounais sans solde depuis neuf mois en Centrafrique

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Le Messager  /  Corbeau News Centrafrique

Les soldats Camerounais sans solde depuis neuf mois en Centrafrique

Déployés dans le cadre de la Mission de soutien à la Centrafrique (Misca), dont l’Onu a récemment pris le relais, des militaires camerounais se plaignent de ne pas percevoir la solde versée par l’Union africaine à l’initiative de cette opération de maintien de la paix. Certains d’entre-eux ont adressé un mémorandum au chef suprême des armées dans ce sens.

La grogne enfle dans les rangs du contingent camerounais de la Mission de pacification de la République centrafricaine (Rca), la force de l’Union africaine dans laquelle le Cameroun a déployé, militaires et gendarmes et d’importants moyens matériels. Le mécontentement vient principalement des gendarmes des Unités de police constituée (Upc) n°1 et 2  arrivées respectivement en août 2013  et décembre de la même année. Soit un total de 320 gendarmes envoyés dans ce pays alors en proie à des agitations politiques et socio-religieuses qui alimentaient une meurtrière guerre civile, après le coup de force de Michel Djotodia de mars 2013.

En mission de paix en Centrafrique, les gendarmes camerounais n’ont pas perçu leurs « salaires (Sic) »  versés par l’Union africaine depuis décembre 2013 et janvier 2014, soit près de 200.000 Fcfa. La solde des soldats en opération, décaissée par l’Union africaine, est remise aux autorités camerounaises qui la redistribuent aux militaires. Sauf que ces derniers disent ne rien percevoir depuis des mois. Les gendarmes camerounais accumulent ainsi neuf mois d’impayés au compteur. La situation n’est pas plus reluisante pour les soldats sur le même théâtre d’opération. D’où l’incompréhension des pandores qui se demandent ce qui se passe au Secrétariat d’Etat à la défense en charge de la gendarmerie (Sed). Cela est d’autant plus préoccupant pour ces militaires car l’Union africaine attend de recevoir les premières décharges de paiement avant de procéder à l’opération  financière suivante.


Grogne

Pour les gendarmes de l’ex-Misca, les blocages ne peuvent que venir du Sed dont ils dépendent, car pensent-ils, si les militaires qui émargent au  ministère de la Défense ont perçu leurs primes de mission (un mois selon nos informations) qui vient du même package, pourquoi eux sont-ils en reste depuis neuf mois ?  De plus, le contingent camerounais, entre autres récriminations, se plaint de n’avoir pas l’équipement adéquat pour leur mission. « Nous sommes les plus mal équipés et habillés », déplorent-ils. En février, le journal Mutations révélait déjà la grogne au sein du contingent camerounais de la force africaine en Rca. Les soldats camerounais, près de 850, accusaient déjà deux mois d’impayés de leur solde et menaçaient de ne plus s’acquitter de leur mission de pacification de ce pays. Toujours des histoires de salaires et de primes bloqués quelque part. Chiche !

 

Marlyse SIBATCHEU

Centrafrique: Fondation Catherine Samba-Panza pour la prédation d’État et l’enrichissement personnel

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@Lesplumes   /  Corbeau News Centrafrique

 Entrerpise de prédation des fonds publics organisée par Catherien Samba-Panza

Comme a cru devoir le rappeler inutilement la Présidence de la RCA, dans son communiqué antidaté au 26 septembre 2014, « toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York. » Dont acte.

D’ailleurs, qui peut encore vraiment s’en douter, dès lors que ce qui était caché dans les méandres opaques du Palais de la Renaissance de Bangui, est apparu au grand jour et sur la place publique internationale ? Heureusement ! Se sont exclamés certains Centrafricains !

Mais si toute la lumière a été ainsi faite, est-ce à dire pour autant que toute la vérité a été aussi révélée ? C’est effectivement à ce niveau que se soulèvent, plusieurs interrogations aussi importantes que les réponses obligatoires attendues, devaient paraître crédibles à première vue. Ce qui semble ne pas être le cas.

L’on imagine bien, quand elle a pris connaissance de l’article « Centrafrique Samba-Panza, Dos Santos et les mallettes » paru dans Jeune Afrique numéro 2803 du 28 septembre 2014, la Présidente de la transition centrafricaine, s’est écriée certainement avec force comme par le passé : « oh ! Azo ti Jeune Afrique so ayémbi lawa ! ». Comme si ces journalistes qui ont déjà à accomplir leur immense boulot, devaient en plus se soucier à chaque occasion d’avoir des sentiments pour les uns et les autres.

Ceci dit, commençons d’abord par cette grossièreté béante, soulignée par l’hebdomadaire international, et portée au fronton du monde entier, avec une malice blessante pour tout centrafricain : La devise de la RCA est «Unité – Dignité – Travail » et non pas « Unité – Dignité – Dignité », comme figurant ci-dessous. Il s’agit d’une… erreur de frappe des services de la présidence !

Faut-il le rappeler, déjà le 12 septembre 2014, j’attirais l’attention et me plaignais ici même sur ces pages, de la « bêtise » portant sur un mauvais référencement de la charte constitutionnelle visée dans un décret présidentiel, estampillé en rouge « diffusion autorisée Dircab-PR ». Certaines personnes avaient alors parlé de querelles inutiles, autour d’une petite erreur de frappe.

Qu’en est-il aujourd’hui, de cet opprobre international ?

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds publics

Quant à vous et moi, ami lecteur et chère lectrice, disons simplement ensemble :

Oh Père Fondateur Barthélémy Boganda, tourne ton regard, et voit ce qu’ils ont fait de cette République que tu nous offris si généreusement au prix de ta vie. Restons toujours fidèles à la devise de la République Centrafricaine : Unité – Dignité – Travail

Dans certains de mes précédents articles aux titres évocateurs, je prévenais :

  • Ouvrez grand vos yeux , voyez-vous ? Tout ça doit cesser !
  • Wabaooo…eh Ngakola !
  • Dirigeants Centrafricains, faites preuve d’intelligence s’il vous plaît !
  • N’ayez pas peur des mots…mais des maux
  • Quand ça va pourrir, on va le sentir !

Et maintenant que c’est pourri, qu’est ce qui reste à faire ?

Ami lecteur ou chère lectrice, comme dirait l’autre « La case de Birama brûle ! ». Et je dirais même plus, La case de Birama brûle ! Comme Dupont et Dupond dans « Tintin en Angola ». 
La Présidence centrafricaine, est en ébullition ou plutôt le cercle rapproché de Samba-Panza est en débandade ! Qu’il y’ait péril en la demeure, cela peut arriver à n’importe qui. Mais que « les sapeurs-pompiers » appelés au secours arrivent seulement à percevoir la fumée sans voir le feu, qui éteindra alors l’incendie qui commence ses ravages ? Zo ti gboungo coco ti so akè pè !

D’ores et déjà ami lecteur, chère lectrice, je vous préviens : veuillez attacher vos ceintures. Cœurs sensibles, vous êtes priés de vous abstenir de prendre ce vol « longue analyse et réflexion d’Air GJK » à destination de l’inconnu. De nombreuses zones de turbulences morales et intellectuelles sont à signaler. En cas de montée de votre tension artérielle, prenez le temps de vous remettre de vos émotions. Et si le corps vous réclame un assoupissement obligatoire, prenez le temps de vous reposer. Vous pourriez toujours reprendre votre lecture plus tard. Tout au long de notre parcours, des repas chauds ou froids vous seront servis. Nous disposons également des assiettes halal sur commande….Attention pour le décollage en mode « passe-obstacle » imminent…et nous voici partis pour de longues minutes de lecture !

Ami lecteur, chère lectrice, pour tous ceux qui seraient restés sur leur faim en lisant l’analyse de Jeune Afrique citée plus haut – ou ceux qui ne l’ont pas du tout lu, ou encore ceux qui traitent l’article de mensonger et réclament davantage de preuves -, soyez rassurés. Nul n’est besoin d’avoir son diplôme d’expert Financier, pour tenter de reconstituer le parcours sinueux « de l’utilisation du don angolais ». Et voici, ci-dessous, les résultats de l’exploitation des documents, que tous les patriotes que l’on prend pour des ignares « sourds-muets et aveugles », ont bien voulu nous transmettre :

PHASE I : AU COMMENCEMENT ÉTAIENT LES 5.000.000 $

04/03/2014 :
Opération au Cameroun pour le change de 5.000.000 $ par le DGA du Trésor Robert BOKOYO. Au cours de 1$ = 462,22 F CFA. La commission liée au change est de 6%, soit un taux anormalement élevé pour des opérations de ce genre.
Sur 2.311.100.000 F CFA (5.000.000 $), ECOBANK aura empoché 138.666.000 F CFA (306.106 $) reste la somme de 2.172.434.000 F CFA qui devrait être encaissée par le trésor centrafricain.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds

08/03/2014 :
Transmission d’ordre de ECOBANK CAMEROUN à ECOBANK CENTRAFRIQUE pour procéder au virement des 2.172.434.000 F CFA vers le compte du trésor Centrafricain N° 30 311101 3001 domicilié à la BEAC. Ordre sur lequel le DGA du trésor a apposé sa signature.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds2

28/04/2014 :
En ce mémorable Lundi 28/04/2014, exactement à 14 heures 52 minutes 07 secondes, ECOBANK CENTRAFRIQUE de PK 0 procède à un virement de 1.132.500.000 F CFA sur un compte N° 0017252910208201 alors que le numéro du compte du trésor domicilié à la BEAC est le 30 311101 3001. Amateurisme oblige, ils vont jusqu’à mettre en libellé « Versement espèces en faveur du trésor centrafricain », en espérant ainsi tromper la vigilance en cas d’éventuel contrôle. Petits joueurs !

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds3

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds4

Avez-vous remarqué que « comme par hasard » c’est exactement le montant viré sur le compte N° 0017252910208201 que tente de justifier la présidence avec son piteux tableau signé Pr Mabingui ? A qui appartient ce compte ? Christelle Samba-Panza née Sappot ? Stéphane Sappot ? Rachelle Ngakola ? La mère nationale elle même ? Qui a signé cette opération ? Reconnaissez-vous cette signature ? Puisqu’elle n’est pas de BOKOYO.

Ce même 28/04/2014, un autre virement de 2.500.000 F CFA a été fait vers un autre compte détenu à ECOBANK CENTRAFRIQUE.

Justificatif fourni par le gouvernement pour defendre l'accusation de detournement des fonds5

Sur les 2.172.434.000 F CFA voilà déjà plus de la moitié soit 1.135.000.000 F CFA (1.132.500.000 + 2.500.000) partie vers d’autres comptes que celui du trésor centrafricain.
Les 1.037.434.000 F CFA restants sont-ils au moins arrivés sur le compte du trésor ? Rien n’est moins sûr. Je poursuis mes tentatives de compréhension.

PHASE II : QUE RETENIR DES RÈGLES DE FINANCES PUBLIQUES

Encore une fois, nul n’est besoin d’être un expert international en finances publiques du niveau de notre Premier Ministre Mahamat Kamoun, pour sentir à un simple coup d’œil qu’il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la tentative d’exploitation des documents ci-dessus.

Considérons que je viens d’arriver à mon premier cours de Finances publiques de deuxième année à la faculté de droit de Bangui. Ou même encore de nos jours, il est clair que l’internet fait des merveilles. En autodidacte sérieux que je suis, quelques recherches et il est facile de comprendre quelques notions de finances publiques notamment ceci :

PRINCIPE DE BASE : la gestion des finances publiques doit s’inscrire dans un cadre juridique et administratif clair surtout si l’on veut mériter la confiance des PTFs. (Cf. : Code de bonnes pratiques en matière de transparence des finances publiques du FMI. Directives communautaires de la CEMAC, Constitutions, lois et règlements financiers de la RCA).

DETAILS : Pour le reste, comme Samba-Panza répondant aux journalistes de RFI et de la Voix de l’Amérique, disons :

« J’examine une situation et je me pose des questions :

  1. Que viennent faire le Conseiller spécial, le Directeur de Cabinet et le Chef de cabinet particulier de la Présidente, dans un dossier qui ne devrait concerner que le Ministre des Finances Ordonnateur principal du Budget de l’Etat et le Directeur Général du trésor Comptable principal du budget de l’état ? Quand les Etats membres de la CEEAC ont appuyé l’état centrafricain, Comment ont-ils procédé ? En l’espèce il s’agit d’une gestion de fait.
  2. Comment expliquer que le tableau justifiant ces fonds soit élaboré par la présidence et non par le trésor ou le ministère des finances ?
  3. Les dépenses ont-elles été effectuées sur la base de titres de dépense réguliers ? C’est-à-dire : inscrits au budget de l’état, liquidées, et ordonnancées ? Si ce n’est pas le cas, il s’agit de détournement de deniers publics. Par exemple, les dépenses relatives aux prétendues composantes de la société civile ou au cadre de l’assistance humanitaire, font partie d’un des titres prévus au budget de l’état Centrafricain intitulé « interventions publiques ou encore transferts et subventions ». Elles doivent être payées selon des procédures bien connues des services du Ministère des Finances notamment, la Direction Générale du Budget puisqu’il ne s’agit pas de quelque chose de nouveau.
  4. Les dépenses dans le cadre de l’action humanitaires ont été engagées par le Ministère des affaires sociales ?
  5. Dans cette affaire est ce que le DDR n’a pas un dos très large avec 271.800.000 F CFA ?
  6. L’acquis libératoire qui permet de prouver que la dépense a été payée au véritable bénéficiaire peut-il être fournit et être authentifié ?
  7. Comment expliquer la similitude qu’il y a entre le justificatif de la Présidence et le document bancaire du 28 avril 2014 ? Pourquoi cette opération particulière se retrouve gérée par la Présidence et non le Ministère des Finances ? Comment expliquer qu’un versement théoriquement fait au profit du trésor le soit sur un compte qui n’a pas de nom de titulaire car il est marqué : disposition à payer au client, que le numéro du compte soit 0017252910208201 alors que sur d’autres documents, le numéro du compte du trésor à la BEAC est clairement mentionné 30 311101 3001 ?

Vous voulez la réponse à ces questions que « je me pose à moi même » ? Il suffit de faire appel à Madame Florence Limbio ci-devant Ministre de l’économie du plan et de la coopération internationale, ça donne ça :

« C’est vrai qu’il y a eu quelques petits soucis au niveau de l’utilisation de certains fonds, mais je pense qu’il faut que nous, gouvernement centrafricain, on explique et convainque le Fonds monétaire qu’il n’y a pas eu de problème particulier. De toutes les façons, nous sommes toujours en négociation avec eux. Il y a eu une mission qui est prévue d’arriver en Centrafrique bientôt. »

Si par ailleurs, vous ne craignez pas de vous faire insulter, risquez-vous sur facebook chez Gisèle Bedan, la Ministre vedette de l’Education nationale, Penseur et Philosophe, grand idéologue devant l’éternel de la théorie bédanienne de Division Nationale. Vous trouverez ceci, en soutien également à sa collègue livrée à la vindicte populaire :

« Merci Antoinette d’informer sur ce sujet. N’hésite pas à le rappeler souvent car beaucoup d’incrédules ne l’entendront pas malgré cette clarification que tu as apportée. En effet, il est temps que cesse cette campagne malsaine. Les compatriotes doivent accepter que tout ne s’étale pas sur la place publique et que quand on n’a pas toutes les explications cela signifierait qu’il y a anguille sous roche. Une transition apaisée : seule chose dont nous avons besoin. »

  • Incrédules les Centrafricains : Hum ! On voit bien que depuis qu’elle est de l’autre côté, même son vocabulaire a changé ooh !
  • tout ne s’étale pas sur la place publique : J’ai éclaté de rire malgré ma grande tristesse ! Vous volez en public des deniers publics que vous échangez en public et vous ne souffrez pas qu’on en parle en public ! Foutaise. Vous porterez pour le reste de votre existence, l’opprobre du malheur des Centrafricains.
  • toutes les explications : Vous êtes pressée pourquoi ? La boîte de pandore est ouverte. Le sang des Centrafricains n’est pas versé pour enrichir certains mais pour servir de semence à la paix et au bonheur de tous.
  • il y’a anguille sous roche: Je ne vous le fais pas dire Madame la Ministre ! Donc soulevons ensemble la roche et le tour est joué ! Mais là il y’a aussi des vipères vénéneux en plus.

PHASE III : TENTATIVE DE RECONSTITUTION DES DIFFÉRENTES AFFECTATIONS DES FONDS DÉTOURNÉS

Comment expliquer une telle goinfrerie de la part de tous ces prédateurs au service de Samba-Panza ? Ce ne sont pas certainement les vaines tentatives d’explications du Directeur de Cabinet à la Présidence de la République, avec son tableau « chimique » ci-dessus, et leurs affectations de toute évidence fabriquées à la hâte, qui pourront convaincre les « incrédules ». Dans tous les cas, pour l’observateur attentif de la vie socio-politique, il est assez aisé de reconstituer ledit tableau des dépenses et de retrouver ceci :

  • 271.800.000 : Si cette somme ne représente pas l’exact montant de 300.000.000 F CFA remis à Nzapayéké pour le « déboulonner », de la primature, qui peut douter qu’au lieu pré-DDR comme Désarmement Démobilisation et Réinsertion, il s’agirait bien plutôt de pré-DDR accordé à Nzapayéké au titre de : pré Discussions – Déménagement – Réaménagement (en Afrique du Sud) ;
  • 470.800.000 : Vous-vous souvenez ? Les nombreuses marches des Pour-Pro-Majorité Silencieuse de Gisèle Bedan, ont dû coûter vraiment cher : soutien à Samba-Panza par-ci, à Kamoun par-là, Dissolution du CNT…Naturellement quand l’argent sort du Palais pour aller vers les leaders et autres animateurs de ces marches, il subit systématiquement en cours de route plusieurs « cures d’amaigrissement » susceptibles de le délester des 3/4 de son poids initial. A l’arrivée, le seul ¼ restant et encore !
  • 341.743.265 : Actions sociales et humanitaires ? Bien sûr, les villas de Kribi, Togo, Benin en font bien partie. Surtout pourquoi déranger les déplacés pour les remplacer par des gens qui vont encore s’entasser ? En plus, ne pas avoir de déplacés risque de précipiter la fin non souhaitée de cette transition tu sais !
  • 48.926.921 : Juste de quoi servir d’argent de poche à Christelle Samba-Panza née Sappot et Stéphane Sappot qui en ont énormément besoin tout le temps ! Est-ce un péché ?

Si seulement le FMI m’avait contacté, il n’aurait pas perdu autant de temps !

PHASE IV : LES PRINCIPAUX ACTEURS DE LA PRÉDATION

Il faut dire que la campagne d’enrichissement familial que mène à présent Samba-Panza au détriment de la Centrafrique et des Centrafricains a tout d’une organisation mafieuse. Elle a été conçue et mise en place par des stratèges sans fonctions officielles mais cependant très influents, nourris dans le sérail et qui savent en tirer profit. Dans un prochain article à paraître bientôt, je reviendrai sur cette structure informelle certes, mais dont les multiples ramifications sont de plus en plus visibles.

En ce qui concerne particulièrement le don angolais, vous a-t-on parlé de Rachelle NGAKOLA, jamais loin de là où se trouve l’argent ?
En effet, une fois que la première tranche du don angolais est arrivée, c’est bien au Palais de la Renaissance qu’une partie des millions de dollars en espèces a été logée. Aussi, Ngakola s’était-elle métamorphosée en agence de change pour toute personne à la recherche de devises en dollars, surtout les fonctionnaires en partance pour une mission.
On a vu Samba-Panza elle-même faire ses « courses » et distribuer des dollars çà et là. D’où sortaient ces devises ?

Alors que l’on en a pas encore fini avec le FMI, tôt ou tard, risque de s’éclater l’affaire de la dernière visite de Samba-Panza à Theodoro Obiang Nguema Mbasogo. D’après les indiscrétions d’un Chef d’Etat de la sous-région, la Présidente Centrafricaine et sa fille « Coffre-fort Ambulant » – Christelle Samba-Panza née Sappot -, seraient parties en Guinée Equatoriale, pour présenter au Chef de l’Etat de ce pays frère, un vrai-faux projet de Fondation. La mère et sa fille sont revenues de leur voyage avec un pactole. Christelle Samba-Panza aurait été aperçue plusieurs fois au centre-ville de Bangui, en train de visiter plusieurs immeubles qu’elle compte acheter pour le siège de ladite fondation familiale. On les voit venir !

Qu’est ce qui fait courir Samba-Panza ? Pourquoi expose-t-elle ainsi sa fille ? Elle qui se disait mère des Centrafricains, oserait-elle encore le répéter en regardant droit dans les yeux du peuple meurtri qu’elle condamne ainsi à l’asphyxie ?

Encore une fois, plus j’y pense, plus je me demande comment peut-on être Centrafricain, réfléchir en Centrafricain, et agir en Centrafricain, pour le bien-être de la Centrafrique et des Centrafricains, sans pour autant se sentir en permanence mal à l’aise ?

COMPRENEZ-VOUS POURQUOI CETTE TRANSITION DOIT ABSOLUMENT PRENDRE FIN LE PLUS TÔT POSSIBLE ? Qui a peur des élections ? Même si l’on ne devait organiser ces consultations qu’à Bangui avec 500 000 électeurs, le Président élu sera plus légitime que Samba-Panza avec ses 135 conseillers qui n’ont reçu leur mandat de nulle part !

Décidément, la Centrafrique rend fou !

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

Centrafrique: Samba-Panza et sa fille Christelle, Mamamat Kamoun, ont détourné près de 3 milliards de FCFA

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Jeune Afrique N°2803 • du 28 septembre au 4 octobre 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Près-de-3-milliards-de-FCFA-disparus.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Près de 3 milliards de FCFA disparus

En mars, le président angolais avait octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricaine afin de renflouer son pays en faillite. Un quart de cette somme n’est pas entré dans les caisses de l’État. Simple oubli ?

Quand on préside – ne serait-ce que par intérim – aux destinées d’un pays pauvre, sinistré, instable et entièrement dépendant de l’aide financière et militaire étrangère, on se doit d’être irréprochable côté gouvernance. Cette leçon, Catherine Samba-Panza devrait la méditer alors que la Centrafrique vient de passer sous quasi-tutelle onusienne et que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale s’apprêtent à examiner son cas, début octobre, à Washington. Au coeur des préoccupations des grands argentiers de la planète, qui devront décider s’ils accordent ou non un ballon d’oxygène aux finances exsangues du gouvernement centrafricain : la gestion, pour le moins opaque, d’une importante somme d’argent remise en main propre à la présidente Samba-Panza par son homologue angolais.

L’affaire date d’il y a sept mois. Le 4 mars 2014, Catherine Samba-Panza (CSP) se rend en urgence à Luanda. À Bangui, les caisses du Trésor sont vides et la chef de l’État, étranglée, doit absolument assurer le salaire des fonctionnaires, conformément à ses engagements. Son hôte, le président José Eduardo dos Santos, est riche, et il ne lui déplaît pas de prendre la relève du Congolais Denis Sassou Nguesso, qui, jusqu’ici, comblait seul, tel Sisyphe, les déficits sans fond de la Centrafrique. Il se montre donc compréhensif et, après avoir longuement reçu CSP, s’engage sur un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros), dont la moitié lui est remise sur le- champ, en liquide, dans des valisettes.

Pourquoi en liquide ? Parce que l’Angola n’est pas membre de la zone franc, qu’un virement via Paris prendrait trop de temps et que Mme Samba-Panza est très pressée.

De retour à Bangui le lendemain, la présidente remet elle-même les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne – aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires – d’aller les échanger contre des francs CFA à Douala, au Cameroun.

Le 6 mars, Mahamat Kamoun, conseiller spécial à la présidence (et actuel Premier ministre), Christelle Sappot, fille et chef de cabinet de CSP, et Robert Bokoyo, directeur adjoint du Trésor, se rendent dans la capitale économique du Cameroun et procèdent à l’opération de change auprès d’Ecobank. Le 8 mars, un peu plus de 2 milliards de F CFA (Ecobank empochant au passage une belle commission de 6 %) sont transférés sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Jusqu’ici, tout va bien – si ce n’est que le ministre centrafricain des Finances, Rémi Yakoro, est curieusement tenu à l’écart de toute la transaction. Une bonne partie des fonctionnaires recevront, ce mois-là, leur salaire.

Quelques semaines plus tard – fin mars, début avril –, la deuxième tranche du don angolais, soit 5 millions de dollars cash, parvient à la présidence de Bangui via un émissaire. Et c’est là que le bât blesse.

Le 28 avril, à la demande de Mahamat Kamoun, le directeur général du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose, cette fois, des liquidités nécessaires en francs CFA.

Pactole. À nouveau, le ministre des Finances, pourtant unique ordonnateur des finances de l’État, est mis de côté. Il ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor.

Une anomalie et une question évidente : quid de la seconde moitié de la seconde tranche, soit l’équivalent de 1,132 milliard de F CFA, un pactole à l’échelon centrafricain ? Pressée de questions par le FMI, qui a eu vent du don, et par la présidence angolaise, qui apprécie peu cette « disparition » d’une partie du magot, Catherine Samba-Panza charge son directeur de cabinet, Joseph Mabingui, de réagir. En guise de réponse, ce dernier confectionne un tableau (reproduit ci-contre) daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est « expliqué » que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » et réparti entre le Premier ministre de l’époque, André Nzapayeké, la présidente et des chapitres aux intitulés aussi vagues (« composantes de la société civile », « assistance sociale et humanitaire », « actions gouvernementales »…) qu’incontrôlables.

Bonne foi. Il va de soi que la procédure normale en la matière, qui veut que ces fonds de souveraineté doivent d’abord être inclus et comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la Beac avant d’en ressortir, n’a absolument pas été respectée.

Face aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui l’a convoquée le 20 août à Luanda pour une brève séance d’explications, et Denis Sassou Nguesso, qui ne cache plus l’agacement qu’elle lui inspire, la présidente par intérim a plaidé la bonne foi et (encore) l’urgence de la situation, sans lever pour autant les soupçons qui pèsent quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars.

En visite à New York mi-septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza a décrit avec des mots justes et émouvants la situation catastrophique dans laquelle se trouve son pays.

Elle ne parlait pas, on l’aura compris, de sa propre gestion.

François Soudan

 

Centrafrique: un centre médical de Médecins (MSF) sans frontières pillé

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AA/Bangui / Corbeau news Centrafrique

Le site de déplacés de l’aéroport de Bangui accueille essentiellement des membres de la communauté chrétienne.

Site des déplacés de l'aéroport de Bangui M'Poko

Un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, samedi, par les populations d’un site de déplacés internes, rapporte le correspondant de Anadolu.

Le poste n° 1 de la clinique MSF du site de déplacés de l’aéroport Bangui M’Poko a été pris d’assaut par la population du site qui a emporté bâches, planches, tables et équipements sanitaires.

MSF avait annoncé la veille sa décision de fermer ce poste, en raison du nombre de moins en moins important de personnes sur ce site de déplacés, pour ne maintenir que les postes n° 2 et 3.

Après avoir enlevé les installations sanitaires, les déplacés se sont rués sur la tente qui l’accueille emportant  tous les matériaux, jusqu’à la fondation en latérite.

« Nous attendions qu’ils viennent d’abord enlever ce qui est nécessaire pour qu’on profite du reste. Seulement, quand un véhicule de MSF est arrivé, aux environs de 13 heures, les jeunes se sont immédiatement rués sur les installations, cassant et emportant les bâches et les planches des tentes de l’hôpital. », témoigne Rosine Bélé.

Roger Zinga, lui, affirme n’avoir rien pris. « Je n’ai rien eu. Je balaie la latérite pour remblayer l’intérieur de ma tente, parce que lorsqu’il pleut, l’eau coule jusqu’à l’intérieur sous la natte des enfants. »

Le site de déplacés de l’aéroport de Bangui accueille essentiellement des membres de la communauté chrétienne et des membres cantonnés de la milice chrétienne Anti-Balaka.

Suite au conflit intercommunautaire entre musulmans et chrétien du pays qui s’est déclenché il y a une année,117 400 personnes, en majorité des musulmans,  ont été déplacés de leurs quartiers de résidence vers des sites aménagés dans la capitale Bangui, selon le Bureau de coordination des actions humanitaires (OCHA)

La signature, en juillet dernier,  d’un accord de cessation des hostilités entre les différents acteurs de la crise centrafricaine et la formation d’une nouveau gouvernement avec un premier ministre musulman à sa tête ont permis d’alléger la pression  humanitaire dans ces sites.

Bangui: des échanges de tirs entre musulmans et un groupe d’assaillants assimilés aux Anti-Balaka

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AA/ Bangui/ Corbeau News Centrafrique
Les Anti-Balaka ont nié, de leur côté, toute implication dans cet incident en l’imputant à “des malfrats”.

La tension est montée d'un cran à Km5

Des musulmans et un groupe d’assaillants, assimilés aux Anti-Balaka, se sont affrontés, samedi soir, dans le quartier banguissois à majorité musulmane, KM5, sans faire de victimes, ont rapporté des témoins.

Des tirs à l’arme légère et lourde, ainsi que des explosions de grenades ont été entendus jusqu’à la tombée de la nuit. L’hélicoptère de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a survolé la zone jusqu’à une heure tardive.

Joint au téléphone par Anadolu, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans de KM5, a fait état d’une attaque d’un groupe de pilleurs qu’il a assimilés à des Anti-Balaka, sans fournir davantage de précisions quant aux éléments qui lui ont permis de les identifier.

« Suite aux perturbations qui ont suivi la journée ville morte de vendredi, un commerçant camerounais a recruté des jeunes pour l’aider à charger son véhicule et transporter sa marchandise. Informés, les malfrats sont venus attaquer les ouvriers et emporter la marchandise. C’est alors que les jeunes de KM5 sont allés chercher leurs armes pour venir résister. Ils les ont repoussés jusqu’au quartier Fatima. C’est de la pure provocation ! Depuis un certain temps, il n’y a plus d’Anti-Balaka dans ce secteur. Est-ce cela la cessation des hostilités ? » s’est interrogé Abakar.

La même version a été confirmée par Adraman Issa, Secrétaire général de l’Association de la Jeunesse Islamique centrafricaine, active dans le quartier KM5.

De son côté, Sylvestre Yagouzou, un leader Anti-balaka, a réfuté ces accusations considérant qu’il ne s’agit que d’un cas de criminalité de droit commun dû à “la montée de la délinquence et du vol à main armée.” Ces actes de violences, qu’il a imputées à “des malfrats”, se sont développés, selon Yagouzou, à la faveur de la prolifération des armes.

« La coordination générale des Anti-balaka a, en son sein, une police militaire chargée de traquer ces bandits et faciliter la pacification du pays dans l’esprit de l’accord de Brazzaville. Malheureusement, les Anti-balaka n’ont pas été compris. Aujourd’hui, nos trois leaders croupissent à Ngaragba (prison centrale, ndlr). Nous sommes découragés. Donc, les Anti-Balaka n’ont rien à voir dans cette affaire. » a-t-il déclaré à Anadolu.

La Minusca qui a commencé son déploiement à la mi-septembre, avait pour mission de consolider l’accalmie fragile que connaît le pays depuis juillet dernier, date de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre la milice à majorité musulmane, la Séléka, et la milice à majorité chrétienne, les Anti-Balaka. Toutefois, la RCA connaît, depuis une dizaine de jours, un regain de violence.

Samedi, un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, à Bangui, par les populations d’un site de déplacés internes. Une opération “ville morte” des musulmans de KM5 avait dégénéré, vendredi, en affrontements avec les forces françaises de l’opération Sangaris, sans faire de victimes. Cette opération des musulmans banguissois était en réaction à l’assassinat, par des Anti-Balaka, de convoyeurs de bétail de confession musulmane, quelques jours auparavant, dans la région de Kémo, dans le Centre du pays. Cette dernière attaque avait, elle-même, coïncidé avec l’assassinat du maire de Ngaboko (une soixantaine de kilomètres au sud-est de Bambari, sud RCA), par des éléments armés  assimilés aux Séléka, selon des témoingnages recueillis par Anadolu.

Par: Sylvestre Krock

Bangui – RCA: Un mort et plusieurs blessés dans des affrontements au quartier PK5

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 AA/ Bangui/ Corbeau News Centrafrique
Le Premier ministre centrafricain qui s’est rendu sur les lieux a promis “le désarmement rapide” des bandits qui endeuillent les familles centrafricaines.

Un mort et plusieurs blessés à Km5 dans Bangui

Un mort et plusieurs blessés ont été enregistrés, dans la nuit de samedi à dimanche à KM5, quartier à majorité musulmane dans la capitale centrafricaine Bangui, suite à des affrontements à l’arme légère et lourde entre des musulmans et “des braqueurs”, ont indiqué, dimanche, des sources municipales à Anadolu.

Cinq maisons et deux commerces (un bar et un garage) ont été incendiés. Malgré un retour au calme, la circulation est restée bloquée, dimanche, dans ce troisième arrondissement.

Le Premier ministre Mahamat Kamoun qui s’est rendu, dimanche matin, sur les lieux a promis « le désarmement rapide » des bandits qui endeuillent les familles centrafricaines.

De leur côté, les forces européennes en Centrafrique, EUFOR-RCA, ont publié un communiqué de presse dans lequel elle ont réaffirmé leur détermination à tout mettre en œuvre en vue de protéger les civils.

De jeunes musulmans armés avaient résisté, samedi soir, à l’assaut d’un groupe de braqueurs qui voulaient mettre à sac le magasin d’un sujet camerounais, opérateur économique dans le troisième arrondissement. Des affrontements ont eu lieu pendant toute la nuit, des tirs à l’arme légère et lourde ainsi que des explosions de grenades ont été entendus. L’hélicoptère de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a survolé la zone jusqu’à une heure tardive.

Joint au téléphone par Anadolu, Ousman Abakar, porte-parole des musulmans de KM5, avait assimilé, plus tôt dans la journée de dimanche, les auteurs de cette attaque à des Anti-Balaka, sans fournir davantage de précisions quant aux éléments qui lui ont permis de les identifier.

« C’est de la pure provocation ! Depuis un certain temps, il n’y a plus d’Anti-Balaka dans ce secteur. Est-ce cela la cessation des hostilités ? » s’est interrogé Abakar.

De son côté, Sylvestre Yagouzou, leader Anti-balaka, a réfuté ces accusations considérant qu’il ne s’agit que d’un cas de criminalité de droit commun dû à “la montée de la délinquence et du vol à main armée.” Ces actes de violences, qu’il a imputées à “des malfrats”, se sont développés, selon Yagouzou, à la faveur de la prolifération des armes.

Depuis une dizaine de jours, la RCA connaît un regain de violence. Samedi, un centre médical appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a été pillé, à Bangui, par les populations d’un site de déplacés internes.

Une opération “ville morte” des musulmans de KM5 avait dégénéré, vendredi, en affrontements avec les forces françaises de l’opération Sangaris, sans faire de victimes. Cette opération des musulmans banguissois était en réaction à l’assassinat, par des Anti-Balaka, de convoyeurs de bétail de confession musulmane, quelques jours auparavant, dans la région de Kémo, dans le Centre du pays.

Cette dernière attaque avait, elle-même, coïncidé avec l’assassinat du maire de Ngaboko (une soixantaine de kilomètres au sud-est de Bambari, sud RCA), par des éléments armés  assimilés aux Séléka, selon des témoingnages recueillis par Anadolu.

Par: Sylvestre Krock

Détournement en Centrafrique: Ce serait le comble de l’irresponsabilité

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L’observateur.bf  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-en-route-pour-Paris-a-fait-escale-à-Yaoundé.JPG2_.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza en route pour Paris a fait escale à Yaoundé

C’est J.A. qui a révélé le scoop dans son numéro à paraître le lundi 29 septembre 2014 ; il y aurait une forte odeur de détournement en République centrafricaine ; à l’origine de cette affaire, ou la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des détournements, la volatilisation d’une partie de l’aide financière de 10 millions $, soit 5 171 500 000 F CFA, accordée par Luanda pour le payement des salaires des fonctionnaires. Si la première tranche du don, 5 millions de $, a été remise sur-le-champ début mars dans la capitale angolaise à Catherine de Bangui et serait, dit-on, parvenue intacte au Trésor centrafricain après conversion en francs CFA au Cameroun voisin, notamment par les soins de Christelle Sappot, fille de Catherine de Bangui, quant à la seconde tranche, versée fin mars début avril, sur les 2,5 millions de dollars, 1. 132 000 000 F CFA sont manquants.

 

Depuis, à en croire La Lettre du continent n°690, « l’Angola, tout comme le Congo B, ne ménage plus ses critiques sur la gestion des fonds alloués. Ces derniers se dirigent vers les services de la présidence centrafricaine sans même que des structures habilitées  à les gérer, à commencer par le Trésor, ne puissent en disposer». On le sait, depuis de longs mois, la Centrafrique est portée à bout de bras aussi bien militairement que financièrement par la communauté internationale dont ses voisins et depuis peu l’Angola et la Guinée Equatoriale ; ce dont on se félicite d’ailleurs, car c’est là un bel exemple de solidarité Sud/Sud, même si les aides ne sont pas toujours sans calcul politique. Ces aides sont d’autant à saluer qu’elles proviennent de pays pas forcément de cocagne où règne l’abondance, et devraient être gérées avec la plus grande parcimonie.

La Centrafrique ayant crucialement besoin de la moindre ressource, si ces accusations de dissipation de fonds publics s’avéraient, ce serait le comble de l’irresponsabilité de la part de leurs auteurs et de leurs éventuels complices, qui monteraient là qu’ils n’ont aucune compassion pour leur propre peuple, ce serait un crime. En effet, comment des Centrafricains qui travaillent dans le saint des saints, cet observatoire de la présidence, d’où ils saisissent mieux que quiconque la situation tragique de leur pays, pourraient-ils s’amuser à s’engraisser ainsi, impunément jusque-là qui plus est ? Plus grave encore, une telle éventualité ne manquerait pas d’apporter de l’eau au moulin de ceux qui désespèrent de l’Afrique dont certains fils sont les fossoyeurs de leur pays.

Dame Catherine a intérêt à éclaircir cette affaire dans laquelle certains citent pas pour leur vertu dans la gestion de la chose publique des gens de son entourage, à savoir le Premier ministre, Mahamat Kamoun, le ministre des Finances, Remi Yakoro, convoyeurs desdits fonds, dit-on, sans oublier Rachelle Ngakola, amie de la présidente et compagne de son Premier ministre. Même qu’il y en a qui parlent de complicité possible de celle-ci dans les détournements.

 

 

Ahl-Assane Rouamba

Centrafrique : malgré des progrès, la situation reste préoccupante, selon la Présidente de la transition

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CA-ONU  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-aux-nations-Unies.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza aux nations Unies

La présidente de la transition de la République centrafricaine, Catherine Samba Panza, a déclaré samedi, à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, que malgré certains progrès, son pays connaissait toujours « une situation préoccupante aux plans sécuritaire, humanitaire et économique ».

Parmi les « avancées perceptibles » enregistrées en 2014, Mme Samba Panza a cité l’adoption le 10 avril par le Conseil de sécurité de la résolution 2149 autorisant le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée de l’ONU pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

« Nous fondons beaucoup d’espoir sur le déploiement de cette mission qui devrait contribuer de manière effective et efficace à la sécurisation du pays, à la paix et au développement durable », a-t-elle déclaré, tout en relevant que la réussite de cette mission « dépendra aussi de l’implication à ses côtés des forces de défense et de sécurité nationales ». A cet égard, elle a sollicité la compréhension de la Commission des sanctions de l’ONU pour que l’embargo sur les armes en République centrafricaine soit levé.

Au plan humanitaire, Mme Samba Panza a affirmé que des efforts notables ont été enregistrés depuis janvier 2014. « A ce jour, le nombre des déplacés internes est passé de 900.000 à 175.000 personnes, ce qui signifie que 81% de ces déplacés internes ont quitté les sites de fortune pour regagner leur communauté », a-t-elle précisé.

Cependant, a-t-elle poursuivi, « la situation humanitaire de manière générale reste préoccupante car tributaire de la situation sécuritaire fragile, notamment dans l’arrière-pays ». Des efforts doivent être faits en vue du retour des 400.000 réfugiés dans les pays voisins, a-t-elle dit.

Evoquant la nécessité de réussir une réconciliation nationale fondée sur « le désarmement des cœurs et des esprits », la présidente de transition a estimé qu’un premier pas avait été franchi à Brazzaville en juillet, avec la signature de l’Accord de cessation des hostilités par tous les acteurs de la crise.

Pour tous les aspects de la situation de son pays, sécuritéire, humanitaire et politique, Mme Samba Panza a souligné la nécessité que les fonds promis par la communauté internationale soient effectivement versés.

Abordant le terrorisme, elle a plaidé en faveur d’une plus grande mobilisation de la communauté internationale, « notamment contre la secte Boko Haram qui opère au Nigéria et au Cameroun non loin des frontières » de la Centrafrique et « contre la LRA (Armée de résistance du Seigneur) qui sévit encore sur son territoire ».

CA-ONU

CEEAC-CENTRAFRIQUE : Benoît LIKITI oublié de Centrafrique et de la CEEAC?

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Corbeau News Centrafrique.

 

Oû est donc parti le Président du Parti UDRP?
Benoît LIKITI

Dans l’une de nos éditions publiées sur des réseaux sociaux et site web d’origine centrafricaine, nous nous interrogions de la disparition totale du compatriote, économiste, diplomate et président d’un parti panafricain, Benoît Likiti. Notre article paru, tour à tour, chez Centrafrique-Presse le 05 et le 06 septembre chez Corbeau news Centrafrique sous le titre MAIS OU DONC EST PASSE LE PRESIDENT DE L’UNION DES DEMOCRATES POUR LE RENOUVEAU PANAFRICAIN ( UDRP ) ? a finit par faire réagir de nombreux centrafricains éparpillés dans le monde qui n’ont fait qu’apporter témoignages qui nous permettent aujourd’hui de repérer celui qui a été candidat indépendant aux élections législatives et présidentielles des 3-8 aout 1993. Par ces témoignages collectés, nous espérons pousser le pouvoir de Bangui à la lucidité, à la responsabilité et au respect de la souveraineté de l’Etat. “A chaque recul de la souveraineté populaire, à chaque disparition de la République, correspond un retour en force, franc ou dissimulé, de la justice régalienne.” Disait François Mitterrand dans Le coup d’Etat permanent. A ce propos nous avions bien pris le soin de définir dans notre dernière publication le profil idéal du politique qui doit faire preuve, entres autres, de justice, d’impartialité et d’indépendance. Nous avions dit le droit, la justice et la république sont imbriqués. L’un ne va pas sans l’autre. Ajoutons à cela la légitimité car, sans celle-ci, le pouvoir ne pourrait être appliqué dans de bonnes conditions.

Les discussions aboutissent à des lois et ces dernières doivent être appliquées et surtout acceptées : c’est la légitimité. Au final, l’homme politique tient son mandat de ses réussites. S’il échoue, il est écarté. Or à se référer à la gestion quotidienne de la transition centrafricaine, force est de constater que la jura regalia (marques de la souveraineté) s’applique par intérêts portés à un domaine par rapport à un autre. « Il n’est pas en politique d’axiome plus sûr » disait encore le politicien. Peut-être. Est-ce que la première pensée du politique français s’appose au cas Likiti Benoît « victime de la rancœur du pouvoir mis en place depuis le 21 janvier 2014 » telle que qualifie un membre du bureau du conseil national de la transition ? Une piste non négligeable qui nous amène à nous interroger sur les motivations de la présidente Catherine Samba Panza à geler la suite à donner à la nomination de Likiti Benoît au poste de contrôleur financier à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) par l’ancien président Michel Djotodia depuis octobre 2013. Des compatriotes revenus du pays d’Ali Bongo disent soit rencontrer l’homme politique personnellement soit ont eu écho de sa présence dans la capitale gabonaise. Les témoignages reçus sur le poste de contrôleur financier à la CEEAC concordent.

La succession du contrôleur financier actuellement en poste embarrasse l’institution autant qu’elle est la pomme de discorde entre la République Centrafricaine à qui revient le poste et la République du Tchad qui approuve la décision de nomination en qualité d’état-président en exercice de l’institution sous régionale. C’est selon les textes officiels de l’institution sous-régionale. Et la présence de Likiti Benoît arrivé aussitôt à Libreville au Gabon au dernier trimestre 2013 pour prendre poste en remplacement de Gondha Jean Benoît est une évidence. Mais il ne siège pas depuis que l’homme a foulé le sol gabonais. Quel problème rencontre-t-il pour entrer en service nul ne le sait. De passage à Bangui en juin 2014, Allam-Mi Ahmad, le secrétaire général de l’institution et la présidente de la transition ont donné très peu de crédit au sujet durant leur bref entretien. Catherine Samba Panza rencontre-t-elle un problème à débloquer la situation avec son homologue tchadien ou à rapporter le décrèt de Michel Djotodia ? A la présidence centrafricaine, tous les très proches collaborateurs de la présidente de la transition sont unanimes et peinent à dire que Samba Panza ne partage pas le décret qui nomme un nouveau contrôleur financier – qui avait déjà occupé la fonction dans le passé – en remplacement l’actuel occupant du poste. D’une source encore plus proche de Catherine Samba Panza on apprend qu’à sa prise de fonction la présidente de la transition s’est absoute de tous dossiers laissés encours de traitement par ses prédécesseurs François Bozizé, Michel Djotodia, Ferdinand Nguendé. Or le dossier CEEAC impliquant les deux contrôleurs financiers nommés engageaient Bozizé et Djotodia. Du côté du gouvernement centrafricain, le ministère des affaires étrangères ne suit le décret qui nomme Likiti Benoît à la CEEAC de Libreville. L’inertie du MAE centrafricain dans le traitement de ce genre d’affaire oblige à se demander dans quelle condition vit le diplomate centrafricain au pays des Bongo.

Tout se passe entre la présidence centrafricaine et le gouvernement comme si tout va bien côté CEEAC alors que chaque jour qui passe conforte l’impasse dans lequel se trouve la souveraineté nationale. Nous y reviendrons.

Housnou Philémon

RCA: Lettre de Dénonciation pour entrave à l’Exercice de la liberté syndicale par le Directeur Général de la SOCASP

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ORGANISATION DÉMOCRATIQUE SYNDICALE

DES TRAVAILLEURS DE Centrafrique (ODSTC/FSM)

B.P : 3056 E-mail : odstc@yahoo.fr Tél. + (236).75.50.71.02. /70.50.43.09./

 

N° 0119/ODSTC/BEN/SG.14

                                                                            

Bangui, le 29 Septembre 2014

 

 

Le Bureau Exécutif National

A

 Son Excellence Monsieur le Ministre, du Travail,

de la Sécurité Sociale et de l’Emploi

Bangui

 

Objet : Lettre de Dénonciation pour entrave à l’Exercice

de la liberté syndicale par le Directeur Général de la SOCASP

        

             Excellence Monsieur le Ministre,

 

L’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de centrafrique (ODSTC) sous la plume de son Secrétaire Général a l’honneur de venir très respectueusement par la présente qu’il vous plaise de bien vouloir prendre toutes les mesures qui s’imposent aux fins de parvenir à la résolution du suspens issu du comportement peu démocratique de Monsieur le Directeur Général de la SOCASP, eu égard à l’exercice de la liberté syndicale pour toutes fins utiles.

 

Sur les Faits

 

Allégations : Faisant suite à l’obligation règlementaire, statutaire et légale consacrée aux Organisations Syndicales d’une part, par l’Acte Constitutionnel de Transition de notre Pays, le Code du Travail et d’autre part le Statut Général de la Fonction Publique, les Conventions Collectives de l’Organisation Internationale de Travail (O.I.T.) donnant droit aux Organisations Syndicales de Sensibiliser les Travailleurs de tous les Secteurs d’Activités : Public, Para-public, Privé, Rural, Agricole et Informel en vue de leur représentativité pour leurs droits et obligations vis-à-vis des Employeurs et d’Adhérer librement aux Organisations de leurs choix selon les idéaux de celles-ci.

Ainsi, par respect de ce principe fondamental, l’ODSTC affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui est représentée dans plus de 120 Pays au monde, avec plus 86 millions de membres, s’est faite le devoir de faire une descente au sein de la SOCASP pour sensibiliser les travailleurs sur leurs droits et devoirs et ainsi qu’au bien-fondé d’adhérer à un syndicat.

A cet effet, l’ODSTC/FSM a reçu en temps réel, l’adhésion de 35 travailleurs de ladite société et leur a établi les cartes d’adhérents; et pour ce faire, il s’avère maintenant indispensable de mettre en place une structure en son sein pour la sauvegarde des intérêts de ceux-ci ;

 

Fort de ce qui précède, en date du 26 Septembre 2013, l’ODSTC/FSM par le truchement de son Bureau Exécutif National a adressé un courrier N° 0073/ODSTC/BEN/S.G. 13 du 26 Septembre 2013à Monsieur le Directeur Général, relatif à la mise en place du syndicat de base dénommé ODSTC/SOCASP qui agira tant pour les intérêts de la Société que pour l’amélioration des conditions de travail, de vie des membres et l’instauration du Dialogue Social au sein de la SOCASP ; (Pièce n°1).

Ayant attendu en vain la réaction du Directeur Général de la SOCASP à cet effet, un courrier n° 0072/ODSTC/BEN/SG.14 du 23 Mai 2014 lui a été encore adressé pour la relance de la mise en place dudit syndicat de base SOCASP (Pièce n°2).

Malheureusement et nonobstant le fait pour le Directeur Général de confisquer les cartes d’adhérents, ce dernier n’a daigné donner suite jusqu’à lors à cette préoccupation.

Vu l’urgence que revêt la mise en place dudit syndicat de base, une demande d’audience particulière N°0110 /ODSTC/BEN/SG.14 en date du 03 Septembre 2014(Pièce n°3) tenant lieu de mise en demeure lui a été adressée encore pour lui rappeler succinctement les dispositions de la Convention N° 87 de l’O.I.T. sur la liberté syndicale, ratifiée par la R.C.A. reprises dans les dispositions du Code de Travail et l’Accord d’Etablissement de la SOCASP notamment en ses articles 2 et 3.

 

A ce jour, ce prédateur, Directeur Général n’a pas lâché prise, persistant dans un silence insolent voire moqueur, un monologue passionné propre à un monarque moyenâgeux qui dénature et déshonore lâchement la fonction qu’il occupe, voulant un bras de fer avec notre syndicat et nos adhérents personnel de la SOCASP, ce qui n’honore aucunement les atouts démocratiques chèrement conquis et acquis par la sueur et le sang des travailleurs centrafricains parmi lesquels se compte la Liberté Syndicale. Ce comportement révolu provocateur, rétrograde qui illustre bien la moralité de Monsieur le Directeur Général doit être banni.

Et même moins encore les monarchies actuelles ont accepté en leurs seins l’exercice de la Liberté Syndicale car faisant partie des principes fondamentaux des droits de l’Homme, à plus forte raison une Société d’Etat qui n’est ni une propriété de ce gourou. Ainsi, son inertie, ses menaces, sa manipulation et son incompétence notoire n’engagent que sa conscience d’intrigant et ne sauraient prospérer assez longtemps. Il est nécessaire de lui apprendre des leçons suffisantes de management pour lui permettre d’assurer une telle Direction ou Fonction.

 

SUR LA PROCEDURE

 

Etant entendu que la Liberté Syndicale est un droit inaliénable, nul ne saurait se permettre à empêcher son exercice, ni son épanouissement, ce qui serait caractéristique pour son auteur, d’un abus de droit susceptible de poursuite judiciaire, et de déposer une plainte auprès de l’OUSA, la FSM et le BIT contre la République Centrafricaine qui accepte de tels agissements. Ainsi, il convient de rappeler que la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, les Conventions Collectives de l’O.I.T. N° 87 et 98 sur la Liberté Syndicale, la Protection du droit syndical et sur le droit d’organisation et la Négociation Collective, reprise par l’Acte Constitutionnel de Transition, le Code du Travail notamment en ses articles 30 et suivants et le Statut Général de la Fonction Publique accordent une importante et prépondérante place à l’exercice de la liberté syndicale. Par conséquent étant une organisation légalement établie et respectueuse des textes en vigueur, il est hautement souhaitable et nécessaire avant d’entreprendre toute procédure judicaire, il apparait ici nécessaire de faire d’abord un recours hiérarchique en vue du dénouement à l’amiable de ce litige latent qui oppose l’ODSTC/FSM à la Direction Générale de la SOCASP.

 

Par ailleurs, au demeurant, Monsieur le Ministre vous voudrez bien instruire le Directeur Général à restituer sans délai les cartes d’adhérent de nos militants qu’il détient par devers lui pour toutes fins utiles.

 

En définitive, l’ODSTC/FSM estime que l’agissement de Monsieur le Directeur Général est contraire à la Loi, Règlement et Textes en vigueur notamment l’Article 30 alinéa 2 du Code du Travail qui dispose : « Le Chef d’entreprise ou ses représentants ne doivent employer aucun moyen de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale quelconque » renchérit par l’article 31 du même Code.

 

Logiquement le Directeur Général a entamé ces dispositions légales à ce niveau des faits ce qui l’expose à une poursuite judiciaire pour qu’il s’abstienne désormais de pervertir et de dénaturer les faits, mais dans le cadre du Dialogue Social l’ODSTC/FSM met en exergue la piste d’un règlement administratif.

Tel est, Excellence Monsieur le Ministre, la teneur de notre lettre de dénonciation que nous soumettons à votre appréciation pour « Décision ».

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.

Pour le Bureau Exécutif National

 

 

 

 

Louis Marie KOGRENGBO

Secrétaire Général

Ampliations :

– Présidence de la République

– Président/ CNT

– Premier Ministre

– Ministre de l’Energie et Fonction Publique

– FSM/ BIT/ OUSA/ CIS

– DG Travail

– Les Organisations Syndicales de Centrafrique

– Presse

– Délégué Personnel SOCASP

 

 

RCA: Samba-Panza roule tout le monde avec un faux Communiqué de la présidence

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COMMUNIQUÉ DE LA PRÉSIDENCE

Bangui, le 26 septembre 2014

La Présidence de la transition déplore la propagande acharnée avec laquelle des intérêts occultes cherchent à déstabiliser d’avantage, sous couvert d’allégations mensongères médiatisées, la République Centrafricaine, pays particulièrement fragilisé par une crise militaro politique profonde et confronté à un grand défi de mobilisation de ressources pour sortir la population de l’extrême vulnérabilité.

Le discrédit permanent, jeté sur les relations fortes d’amitié, de fraternité et de solidarité existantes entre la République de l’Angola et la République Centrafricaine, poursuit l’unique dessein de priver le peuple centrafricain, plongé dans la détresse humanitaire la plus grave de son histoire depuis décembre 2012, de toute assistance significative et durable de ses pays voisins membres de la CEEAC, qui se sentent concernés par le sort de l’Etat Centrafricain et de sa population meurtrie.

La Présidence de la transition tient à informer l’opinion nationale et internationale que sur initiative de la Cheffe de l’Etat de la Transition, toute la lumière a été faite sur la gestion de l’assistance financière mise à la disposition de la République Centrafricaine par le gouvernement angolais avec les hautes autorités du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale en marge de l’Assemblée Générale de l’ONU à New-York.

Par conséquent, la Présidence de la transition demande instamment que cesse la campagne calomnieuse en cours, dont le peuple centrafricain n’a pas besoin, à un moment où des efforts sont déployés pour maintenir la République Centrafricaine en bonne place dans  l’agenda de la communauté internationale à coté des nombreuses urgences qui mobilisent l’attention des bailleurs de fonds.

Pour la Présidence de la transition,

 

Antoinette Montaigne

NDLR: Madame  Antoinette Montaigne, en signant ce Communiqué, soi disant à Bangui, elle se croit plus maligne que tout le monde. D’après nos informations sur place en France, Madame Montaigne se trouve actuellement en France comme d’habitude. Un véritable scandale d’État . Tous les Centrafricains sont au courant de vol, détournement à répétition de l’équipe actuelle qui dirige cette transition politique en Centrafrique. D’ailleurs, beaucoup des Centrafricains se demandent par quels moyens,  où  et comment la Présidente Catherine Samba-Panza a pu acquérir une grosse villa en France en si peu de temps? Reste à savoir. 

Catherine Samba-Panza, sa fille et le Premier ministre Kamoun éclaboussés par une affaire de 2,5 millions de dollars détournés du Trésor public

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Corbeau News Centrafrique  /  Afrique Connection

Samba-Panza avec sa fille Sappot et le PM Kamoun

 

D’après le magazine Jeune Afrique, qui révèle l’information, le président angolais Dos Santos a octroyé un don de 10 millions de dollars à Catherine Samba-Panza pour renflouer les caisses de la Centrafrique. Mais le problème est que 2,5 millions de ce pactole ne sont jamais entrés dans le Trésor : où est passé cet argent ?

Catherine Samba-Panza se serait bien passée de cette affaire rocambolesque qui vient de l’éclabousser. Déjà fragilisée à l’intérieur, et de plus en plus lâchée par ses soutiens occidentaux, mais aussi de la sous-région, la présidente de la Centrafrique est aujourd’hui un problème de deniers publics. Selon le magazine Jeune Afrique de cette semaine, le président angolais, Eduardo Dos Santos, a octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricain, pour renflouer les caisses de son pays. Mais 2,5 millions de cette somme sont introuvables. En tout cas, aucune trace dans les caisses de l’État, souligne JA.

Toujours d’après le magazine Jeune Afrique, L’affaire démarre au 4 mars lorsque Catherine Samba-Panza se rend à Luanda pour expliquer à son homologue les problèmes financiers de son pays. Dos Santos lui accorde séance tenante un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros). La moitié (5 millions) lui est remise sur place.
« De retour à Bangui le lendemain, la présidente elle-même remet les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne-aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires- d’aller les changer contre des Francs CFA à Douala, au Cameroun », écrit le magazine basé à Paris.

C’est Mahamat Kamoun, alors conseiller spécial à la présidence, aujourd’hui Premier ministre contesté dont la nomination à ce poste a fait beaucoup de bruit, Christelle Sabot, chef de cabinet et fille de CSP, Robert Bokoyo, Directeur adjoint du Trésor qui sont chargé d’exécuter cette mission top secrète. Le 6 mars, ils arrivent à Douala, font le change à Ecobank. Le 8, la somme de 2 milliards Francs CFA est transférée sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des Étais de l’Afrique centrale ((Beac).
Si jusque-là, le processus a suivi son cours normal, ce ne sera pas le cas pour la deuxième tranche de 5 millions de dollars. Celle-ci arrivera à Bangui, « fin mars- début avril », via un émissaire, relève la source. « Le 28 avril, à la demande de Mahammat Kamoun, le Directeur du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose cette fois des liquidités nécessaires en Francs CFA. »

La question qui s’impose est celle-ci : où sont passé les 2,5 millions de dollars (1, 132 milliards de F CFA) qui n’ont pas emprunté le même circuit légal et officiel ? Le FMI et le président angolais Dos Santos veulent être éclaircis sur cette question. Mais, les pressions multiples, ils n’ont toujours pas obtenu des réponses claires de la part de CSP. Comme quoi, la présidente centrafricaine est toujours en zone de turbulences.

 

 

Par: Jean OLOHOU

 

ONU:Sassou N’Guesso plaide pour la Centrafrique

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Corbeau news Centrafrique (CNC)

Le Président Denis Sassou Nguesso plaide pour la Centrafrique

Brazzaville, 27 Septembre 2014 –Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, médiateur international de la crise centrafricain, a plaidé le vendredi 26 septembre dernier à New York, en faveur de ce pays « frère » de l’Afrique centrale, en exhortant la communauté internationale à  continuer à agir pour le rétablissement de la paix et la reconstruction de la République Centrafricaine.

Le président Sassou N’Guesso a fait ce plaidoyer au cours de la « Réunion de haut niveau sur la Situation en République centrafricaine », à la 69ème Assemblée générale des Nations Unies. « Par-delà le soutien politique, il nous faut renforcer l’assistance économique, financière et matérielle, tout en exhortant le Gouvernement de Transition à s’investir davantage dans la mobilisation des ressources internes.

La réconciliation et le dialogue ne peuvent prospérer dans un environnement de misère et d’incapacité pour l’Etat à assurer ses fonctions régaliennes », a-t-il déclaré. « La médiation internationale s’emploiera, en ce qui la concerne, à poursuivre son appui aux institutions de la transition pour renforcer le rapprochement entre filles et fils centrafricains », a-t-il rassuré. Selon lui, « le chemin de la normalisation en RCA reste encore parsemé d’embuches et la sortie de crise est d’abord tributaire de la volonté des filles et des fils de ce pays ».

 Au moment où la MISCA,  qui a succédé aux forces sous régionales, vient de passer le témoin à la MINUSCA, Denis Sassou N’Guesso a vivement apprécié la coopération qui s’est développée entre la sous-région,  l’Union Africaine et les Nations Unies. En même temps, il s’est félicité du maintien dans la nouvelle force des contingents des pays de la sous-région déjà présents  dans le cadre de la MISCA. « Ce changement dans la continuité est, il me semble, le meilleur hommage que l’on puisse rendre aux soldats de la paix qui ont payé de leur sang l’engagement de solidarité », a-t-il souligné. Après la tenue à Brazzaville du 21 au 23 juillet dernier du Forum pour le Dialogue Politique et la Réconciliation Nationale en RCA, qui a laissé espérer un climat de détente avec la signature de l’accord de cessation des hostilités, le médiateur international pense qu’ « il faut à présent aller de l’avant ».  « Le désarmement des groupes armés, la réforme des forces de défense et de sécurité avec la mise en place d’une armée professionnelle, équilibrée et représentative, le déroulement d’un processus électoral qui ne doit souffrir d’aucune  contestation, sont autant de questions qui attendent des réponses », a-t-il fait remarquer, appelant les Centrafricains à se parler davantage entre eux pour pouvoir surmonter tous les obstacles et parvenir à la réconciliation nationale dans la justice, la prospérité et la démocratie ». Denis Sassou N’Guesso a aussi salué « l’engagement renouvelé de la Présidente Catherine Samba-Panza à faire avancer le processus de transition et de le conduire à son terme, suivant les termes de la feuille de route et de la charte de la transition. A cet égard, seule une démarche consensuelle  pourrait en garantir la réussite ».

Par: sassou.net

Interview du Président du Parti USD-COMODES, Robert ENZA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Robert-INZA-Président-du-Parti-USD-COMDES-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Robert INZA, Président du Parti USD-COMDES en Centrafrique

1 – Monsieur le Président, vous avez créé USD-COMODES, une nouvelle formation politique ayant vu le jour en pleine crise centrafricaine. Pourquoi USD-COMODES et quels en sont ses objectifs ?

Robert ENZA : USD-COMODES (union des sociaux démocrates pour le contrat moral du développement économique social)  a vu jour dans la crise, mais il a été conçu depuis des années comme un projet de gestion d’un Etat. USD-COMODES considère l’Etat comme une entreprise nationale, sa gestion se doit d’être confiée à des Dirigeants qui ont une vision de développement d’entreprise et avec obligation de produire des informations sur sa gestion aux citoyens qui en sont les actionnaires sociaux.

USD-COMODES n’est en aucun cas un projet opportuniste ni une envie abusive de pouvoir né de la crise mais une grande pensée, une psychologie d’agir visant à modifier et à transformer un système de gestion vieux de 50 ans qui a eu l’outrecuidance de ne pas  construire aux centrafricains un Etat au sens du terme.

Créer un Etat-politique où la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La RCA n’a jamais existée. Est-il, nous avons vécu sur un territoire inachevé appelé Centrafrique. Notre territoire est l’Oubangui-Chari : USD-COMODES soulève ici la dialectique d’un retour à l’origine.

Et en la vision, il revient de se poser cette question : qui sommes-nous et où allons-nous ? C’est à cette question que USD-COMODES veut apporter une réponse efficace et durable.
Nous sommes un pays en faillite, un pays dans un désastre économique et financier, un pays dans un désastre politique et social. Et nous promettons de sortir notre pays de ce marasme.
Cette question est l’expression de la volonté  de contrôler que de subir le futur. Il s’agit non seulement de prévoir le changement, mais surtout de le promouvoir, de le créer.

Cette question entraine inévitablement un objectif : éliminer tout ce qui a conduit notre pays à la catastrophe, déconstruire les antagonismes et inimitiés nocifs créés par cette crise et bâtir un nouvel Etat sur une base politique saine de vivre ensemble: la démocratie, l’économie et le droit.
2 – La population centrafricaine dont la majorité est jeune aspire à une nouvelle classe politique pour diriger la nouvelle république aux termes des futures consultations populaires en 2015 dont USD-COMODES sera certes l’un des candidats. Quelles bases d’espoir la jeunesse centrafricaine peut attendre de vous puisque cette jeunesse a été plusieurs fois victime de l’injustice sociale, de la démagogie, du clanisme, du népotisme et du tribalisme, j’en passe ?…

Robert ENZA : Nous sommes conscients que les femmes et les jeunes qui forment plus de 80% de notre population active sont en chômage ou encore ne sont pas valablement occupés. Ils ont été mal éduqués et mal formés. Ils sont les victimes des 40 ans de gestion à vide que le pays a connu. Cette situation est  très préoccupante.
USD-COMODES est porteur de projet de développement axé sur l’entreprenariat formel et l’agriculture. Et comme le dit un adage chinois : quand tu donnes un poisson à un homme tu l’occupes pour la journée et si tu lui apprends à pêcher tu l’occupes pour toute sa vie. Aussi USD-COMODES promet d’offrir un environnement économique et social dans lequel le citoyen pourra avoir la possibilité de trouver du travail, la sécurité, une vie famille et une vie satisfaisante. Voilà ce qui est important dans la vie de l’homme. USD-COMODES fait de la discrimination interne un crime.

3 – Est-ce que la naissance de USD-COMODES a impacté sur la classe politique centrafricaine et les couches sociales ?

Robert ENZA : A ce que nous savons, aucun parti qu’il soit traditionnel ou nouveau, n’a d’impact sur les couches sociales qui vivent encore leurs souffrances. Les couches sociales ont à priori des idées arrêtées à savoir, voir du nouveau, intègre et soucieux du mieux être commun. Elles en parlent et attendent de voir les produits politiques et leurs leaders étalés sur le marché.

Par contre les partis traditionnels et les vieux croutons déclarés candidats ont peur de l’émergence des nouveaux partis comme USD-COMODES dont le leader sort de l’entreprise privée, un habitué du jeu de la concurrence et de l’objectivité, un autre concept, une autre façon de voir et de faire la politique et unique en son genre.

4 – Quelle est la démarche de USD-COMODES pour qu’il devienne un parti implanté sur toute l’étendue du territoire national ?

Robert ENZA : USD-COMODES communique sur son projet et c’est ce que fait son Président et tout le staff. Notre parti passe très bien auprès des jeunes et des intellectuels envie de voir une nouvelle classe politique aux idéaux bâtisseurs.

5 – La république centrafricaine a organisé beaucoup de dialogue politique dont les recommandations sont souvent classées ou du moins appliquées en dent de scie et la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, envisage présider une ènième assise politique à Bangui qui pourrait voir la participation de François Bozizé et Michel Djotodia. Quelle lecture faites-vous de ce prochain forum politique avec la participation bien-sûr de USD-COMODES ?

Robert ENZA : Nous avons déjà dit et écrit, le dialogue de la réconciliation doit se tenir sous un gouvernement élu et non celui de la transition sans assise légale. Parce qu’il  est question fondamentale ici de faire passer la justice et ça il n’est pas négociable. Nous ne voulons pas d’un pardon puéril sans justice si non, on n’aura rien retenu de cette crise. USD-COMODES condamne l’impunité, un élément du mal gouvernance.

6 – Quelles sont vos analyses par rapport au bilan de l’opération Sangaris et Micopax et vos appréciations relatives à la mission de Minurca qui a débuté officiellement le 15 septembre passé tout en sachant que ce sont les mêmes éléments qui ont changé de béret?

Robert ENZA : En effet, Sangris et Micopax ou Misca, toutes ces forces ont été une force de dissuasion, voire tampon qui a permis d’éviter le pire. Nous en sommes reconnaissants. Mais les casques, nous le répétons, ils ne régleront pas tous nos conflits et tous nos problèmes.
Les centrafricains doivent se mobiliser et peser sur la mission de la Minusca afin qu’elle ne se perde pas en conjecture. La Minusca ne réussira pas si nous ne sommes pas impliqués.

7 – Beaucoup de voix se sont levées pour critiquer la gestion calamiteuse de l’exécutif de transition en commençant par le bilan non restitué d’André Nzapayéké le premier ministre sortant et la nomination de l’actuel Premier ministre Mahamat Kamoun qui a fait couler assez d’encre et salive. Qu’en dites-vous ?

Robert ENZA : Le gouvernement de N’zapayéké était un gouvernement de parents et de clan ethnique, profiteurs. Chacun se connaissait. Il était clair qu’un tel gouvernement ne puisse réussir. Nous avons été de ceux qui ont condamné la reconnaissance honorifique décernée à N’zapayéké à sa sortie pour confirmer son incompétence.
Mahamat Kamoun, lui également est mal parti. Son gouvernement aura beaucoup du mal à rassembler les opinions. Sa nomination reste sur une équation différentielle non résolue sur une ardoise noire.

8 – Quelles sont vos démarches auprès de la population centrafricaine meurtrie ?

Robert ENZA : USD-COMODES agit ni dans le but de faire le bien ou le mal, il agit dans le sens naturel des choses. Il ne vit pas sur des calculs électoraux. Son esprit est libre. Il n’est pas chargé des accessoires du donateur ni de l’acheteur des consciences et des âmes pauvres. USD-COMODES  est heureux car il sait ce qu’il fait n’est pas artificiel, il n’a point besoin d’acheter la conscience des gens. Ce qu’il fait coule dans le sens du naturel, il ne force rien. USD-COMODES est heureux des circonstances propices aux vertus, de l’abandon, de l’ardeur aux mérites, séparé de tout orgueil et de la jalousie.

Ceux qui s’évertuent dans le but de faire le bien, et oublier la vraie raison qui les pousse à le faire, souffrent, car leur esprit n’est plus libre, leur esprit est chargé de pensée, de chagrin, ils sont obsédés par la crainte, la peur de tout perdre et de ne pas aboutir à leur but personnel, qu’est le pouvoir, le bonheur. « Ne rien forcer, ne rien vouloir, laisser les choses venir. Le bonheur vient tout  seul » a dit un maître tibétien.

Ces candidats, au lieu de fondre dans la vacuité afin de trouver la plénitude, ils se perdent dans l’effort et la volonté. Ils seront surpris des résultats. Car ce peuple a changé et il a grandi, il n’est plus le même hier

9 – Comment voyez-vous aujourd’hui la justice centrafricaine ?

Robert ENZA : Elle est courbée et c’est depuis 40 ans qu’elle est courbée. Et elle ne va pas se redresser maintenant.

10 – Bientôt 2015, il y aura les élections. Quel message fort avez-vous pour le peuple centrafricain ?

Robert ENZA : Au sortir de cette crise, il nous faut un nouveau Etat ; que le sang versé de nos compatriotes pendant cette crise, soit une semence de l’unité et de la paix. Et le vrai choix c’est USD-COMODES, un parti acquis pour la conquête d’un espace économique et libéral.
Je vous remercie.

Propos recueillis par Pierre INZA,

directeur de publication du « Globe Le Visionnaire »

CENTRAFRIQUE : MAMANS DEBOUT POUR LA PAIX CA SUFFIT ?

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CNC (Bangui) 27 – 09 – 2014

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Les-femmes-de-Centrafrique-veulent-la-Paix.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les femmes de Centrafrique veulent la Paix
Les femmes de Centrafrique veulent la Paix

Depuis le début de cette crise, les Mamans de Centrafrique, sont restées actives à la fois pour une gestion rapide de la crise et pour dénoncer les violences faites aux femmes. Les Mamans Musulmanes et Chrétiennes étaient debout tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays pour la défense de l’intégrité territoriale, la réconciliation et la restauration de la paix en Centrafrique. Le genre dans la prévention des conflits en Centrafrique. Les femmes Centrafricaines ont mise en place cette Association Femmes Debout pour la Paix en Centrafrique pour revendiquer une forte implication des femmes au processus de la paix enclenché dans notre pays. Elles expliquent qu’il importe de prendre en compte le rôle particulier des femmes dans les stratégies de sortie de crise aux plans local, régional et national. Car, dirent-elles, en tant qu’épouses, mères et sœurs, elles ont une aptitude particulière à conseiller et convaincre les hommes et les enfants à aller à la réconciliation et à la paix. A ce titre, les femmes debout pour la paix en Centrafrique   demeurent un des leviers incontestables pour le renforcement de la paix durable, de la stabilité et du relèvement socio-économique, qu’elles sont aptes à jouer pleinement leur participation de qualité au processus de la paix ? «L’après crise est toujours difficile à gérer. Les femmes debout de Centrafrique se donnent ce rôle qui leur est naturellement dédié pour œuvrer de concert afin que la paix revienne en Centrafrique. Il faut rappeler que la relation entre les mamans de Centrafrique et la prévention, la gestion et la résolution de conflits est au centre des attentions, des plus hautes autorités de la transition Centrafricaine. En admettant que la femme est un agent de transformation sociale, elle est capable de mettre en marche de nouvelles dynamiques qui servent à lutter contre les causes profondes des conflits. Ce sont donc elles qui peuvent soutenir le mieux les actions de prévention et de consolidation de la paix à long terme.

Par: ASSOCIATION FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Centrafrique: la communauté internationale attend des avancées

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(RV) Entretien  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Samba-Panza-aux-nations-Unies.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Samba-Panza aux nations Unies

L’Assemblée générale de l’ONU poursuit ses travaux à New York. L’occasion pour de nombreux pays de se faire entendre. Vendredi, la présidente de la transition centrafricaine est venue s’assurer du soutien de la communauté internationale. Face à l’urgence dans son pays, Catherine Samba Panza n’a pas caché son impatience : elle a rappelé qu’elle se trouve dans « une situation compliquée sur le terrain, avec une armée absente, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité ».

La communauté internationale a promis son aide tout en réclamant des avancées. Mais selon Léon Koungou, chercheur en politique de sécurité à l’Université catholique de Louvain, il ne faut pas précipiter les choses, notamment pour restaurer l’État. Il est interrogé par Audrey Radondy

 

RV

Alerte Bangui: la tension monte de plusieurs crans au quarier Km5

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Corbeau News Centrafrique.

 

La tension est montée d'un cran à Km5

Selon des informations crédibles émanant des sources bien informées dans le secteur, la tension est montée de plusieurs crans dans Km5 depuis plusieurs heures. On ignore exactement les causes de cette brusque montée de colère car, ce samedi matin, le secteur était relativement calme. On nous signale même de combat à l’endroit avec des armes blanches. Pour l’instant, nous ne sommes pas en mesure de donner des chiffres exacts sur le nombre des blessés.

Nous reviendrons sur ce dossier dès que possible.

 

Gisèle MOLOMA, en direct de Bangui pour CNC

 

 

Bangui: calme précaire à Km5 ce samedi

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RJDH  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Calme-précaire-à-Km5-ce-samedi-matin.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Calme précaire à Km5 ce samedi matin

 

Le secteur du KM5 semble être calme ce matin, après des  détonations d’armes entendues le vendredi 26 septembre. A l’origine de ces tirs, l’arrestation de certains jeunes musulmans détenteurs d’arme par les éléments de la Sangaris. L’opération a créé la tension, mais cette force internationale juge importante son intervention.

Pour la Sangaris, il s’agissait d’un appui militaire à l’Unité de Police Constituée(UPC) camerounaise. « C’était vers 11h que l’UPC a aperçu un groupe des jeunes en possession d’arme et de grenades. Et donc, la Sangaris est intervenue pour arrêter ces jeunes pour les désarmer. Cela fait partie de la mission de maintien de la paix en République Centrafricaine », a expliqué une source proche de la Sangaris.

La tension s’était montée parce que, les jeunes de km5 n’ont pas voulu de cette intervention, selon la même source. « Ils ont érigé des barrières pour empêcher l’UPC et la Sangaris de passer. C’est là que nous avons engagé des tirs de dissuasion. Ce qui a permis le démantèlement des barrières et a permis aussi à nos éléments de replier dans le quartier Fatima en observation pour faire baisser la tension », a  ajouté une source proche  de la cellule de la communication de la Sangaris.

Cette source a signalé par ailleurs que des jeunes ont tiré sur la Sangaris avec des armes « AK 47 ». « A l’arrivée de notre équipe de renfort, des gens ont utilisé des armes AK47 sur nous en réaction, nous avons neutralisé le tireur», a fait savoir ce même responsable de la cellule de communication de la Sangaris au RJDH.

Contacté ce matin par le RJDH, un habitant du km5 a fait savoir que le calme est revenu dans le secteur après l’incident, avant de parler de tentative de pillage par certains jeunes.

« Hier soir, des jeunes ont voulu piller un dépôt de stockage des marchandises à côté de l’ex BEA-REX. Ce qui  a occasionné des coups de feu dans le secteur. Mais ce matin, toutes les activités ont repris et des véhicules et des piétons circulent normalement », a témoigné cet habitant au RJDH.

La Sangaris a réitéré sa volonté de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

La journée de vendredi 26 septembre était consacrée au deuil au sein de la communauté musulmane de Km5.

Par: Rosmon Zokoue

Bangui: les Anti-Balaka ont tiré sur les casques bleus au quartier Combattant

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Corbeau news Centrafrique  /  Centrafrique Matin

Les forces de la Misca en RCA

La nuit de mardi 23 septembre 2014 a été une nuit pénible pour les Anti-Balaka de cette localité. Aux environs de 21 heures 30 la population des alentours de ce quartier ont passé la nuit dans la panique à cause des détonations d’armes qui ont résonné. Même l’arrivée des casques bleus pour la pacification ne dit rien à ces éléments Anti-balaka qui se sont transformés en groupe de bandits rackettant les femmes et autres commerçants en utilisant des armes où ils ont détenu par de vers eux. Mais cette nuit ces derniers (bandits) ont eu chaud après avoir tenté d’agresser les Casques bleus dans leur patrouille.

En effet, tout a commencé sur l’avenue des Martyrs qui mène à l’aéroport Bangui-M’Poko. Juste au niveau du marché Combattant, les forces onusiennes de passage dans leur véhicule, un élément des Anti-balaka a tiré sur ces forces, heureusement, il n’y a pas de victime. Professionnalistes qu’ils soient, ils n’ont pas riposté et ont regagné leur camp militaire (M’Poko). Après avoir garé leur véhicule, ces Casques bleus ont sillonné à pied le uartier en direction du marché, là où la détonation a eu lieu.
Selon les analystes de la rédaction de Centrafric Matin, ces professionnels onusiens n’ont pas voulu les abattre mais ils ont préféré les attraper. Ils ont mis les Anti-balaka en débandade, car ces professionnalistes de la pacification ont tiré des armes lourdes à peine 15 minutes. Le quartier était presque vide à cause de ces résonnements d’armes. Mais selon un témoin rejoint à l’anonymat a expliqué : « Ne savons quoi faire, ces Anti-balaka ont couru de out côté jetant les armes par terre, quelques éléments sont récupérés par les Casques bleus. Mais que ce témoin ignore le nombre des capturés », a-t-il dit. Heureusement, aucune victime n’est dénombrée car ce sont les professionnels.
Le quartier combattant est désormais connu comme le secteur qui regorge des bandits (Anti-Balaka) qui sèment la panique, le vol à main armée, la violence des paisibles habitants, des troubles de tout genre. Attention les Anti-balaka de combattant, l’heure de la paix et de la réconciliation a sonné !

Par: Jean-Bernard Yamazecka

L’Ouganda refuse de se joindre à la mission de maintien de la paix de l’ONU en RCA

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Xinhua  /  Corbeau News Centrafrique (CNC)

Ouganda, Kampala-manifestation-repression

L’armée ougandaise a déclaré vendredi avoir refusé de participer à la mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) en raison de la modification du mandat des troupes déployées dans le pays.

L’ONU souhaitait que les troupes ougandaises déjà déployées en RCA dans le cadre de l’Union africaine abandonnent la chasse aux rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), a indiqué à la presse le chef des Forces de défense du peuple ougandais, le général Katumba Wamala.

“Nous avons proposé à l’ONU de nous permettre de rejoindre la mission de l’ONU en RCA pour nous concentrer sur la poursuite de la LRA, mais l’ONU a eu une autre idée. L’ONU voulait que nous nous éloignons du secteur et de la mission qui nous a emmenés en RCA”, a-t-il noté.

“Nous sommes toujours concentrés sur la chasse aux rebelles de la LRA et les opérations ont continué de connaître des résultats positifs”, a déclaré le général Wamala.

L’Ouganda déploie plus de 4.000 soldats en RCA qui poursuivent les rebelles de la LRA, dont le chef, Joseph Kony, est recherché par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité perpétrés dans le nord de l’Ouganda.

 
Par: Xinhua

Centrafrique : Ban Ki-moon appelle à la mobilisation pour favoriser reprise économique et stabilisation

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CA de l’ONU  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Les-déplacés-centrafricains-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés centrafricains

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé vendredi la communauté internationale à se mobiliser pour favoriser la reprise économique et la stabilisation en République centrafricaine, pays qui vient tout juste de sortir d’une longue période de conflit et de chaos.

S’exprimant lors d’une réunion de haut niveau sur la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, M. Ban, qui avait visité en avril un pays « dévasté » où « le désespoir était grand », a relevé quelques progrès accomplis récemment.

« Ensemble, la MINUSCA (mission de l’ONU), les forces françaises et l’EUFOR-RCA (mission de l’Union européenne) vont s’employer à améliorer les conditions de sécurité », a-t-il dit. Le processus politique est « sorti renforcé de l’élection de Catherine Samba-Panza en janvier » comme Présidente de la transition. Et l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville (Congo) le 23 juillet est « une étape importante », a-t-il ajouté.

M. Ban a engagé toutes les parties centrafricaines « à conclure rapidement un accord politique sur la gouvernance et sur les principales questions d’état de droit », soulignant que « pour que la paix revienne, il est indispensable que les crimes atroces qui ont été commis soient punis ».

Le chef de l’ONU n’a pas caché qu’il reste « beaucoup de travail à faire ». « Il reste des milliers de déplacés. Les femmes et les enfants demeurent exposés à des violences et des mauvais traitements graves. Des milliers d’enfants sont encore associés à des groupes armés. Les différentes communautés sont loin d’être réconciliées. La crise alimentaire n’est pas loin », a-t-il souligné.

M. Ban a appelé à la mobilisation « pour favoriser la reprise économique et la stabilisation afin de répondre à des besoins urgents sur le plan de la sécurité et de la situation humanitaire ».

Reconnaissant qu’« il faudra du temps pour reconstruire », M. Ban a estimé que la communauté internationale devait « se concentrer sur la gestion des finances publiques et la responsabilité, en mettant l’accent sur la collecte de l’impôt, la maîtrise des dépenses publiques, les marchés publics et les pratiques relatives aux concessions ».

« Nous devons être là pour les Centrafricains », a ajouté M. Ban. « Nous devons nous engager à tenir le cap et à les aider à tracer la voie qui conduira à la reconstruction, à la réconciliation et au retour de l’état de droit ».

« Nous avons la possibilité d’aider. Et l’obligation d’agir », a-t-il conclu.

Par: le Centre d’actualité de l’ONU

Centrafrique: La présidente reconnait que la situation est compliquée

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lefigaro.fr / corbeaunews-Centrafrique.com

Catherine Samba-Panza

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a reconnu aujourd’hui se trouver dans une “situation compliquée” et “obligée de s’en remettre aux forces internationales” pour ramener la paix et la stabilité dans ce pays. “Je suis dans une situation plutôt compliquée sur le terrain, avec une absence d’armée, des forces de défense et de sécurité complètement démantelées et sans moyen pour ramener la sécurité”, a déclaré à la presse Mme Samba Panza juste avant l’ouverture d’une réunion consacrée à la Centrafrique en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. “Je suis obligée de m’en remettre aux forces internationales pour m’accompagner dans la recherche de la paix et de la stabilisation de mon pays”, a-t-elle reconnu.

La Centrafrique a plongé dans le chaos et la violence début 2013 avec le renversement du président François Bozizé, chassé par une coalition à majorité musulmane, qui a pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’en janvier 2014. Mais les violences ont continué, avec la constitution de milices à dominante chrétienne qui se sont vengées sur les populations musulmanes, assimilées aux anciens rebelles. Une force onusienne a commencé à se déployer le 15 septembre en Centrafrique. Elle compte pour le moment 7.600 hommes (pour la plupart issus des rangs de la force africaine qui était présente sur le terrain). Quelque 2000 militaires français sont également déployés en Centrafrique depuis décembre 2013.

Avec AFP

RCA-Cameroun: enlèvements de Camerounais à Garoua Boulaï , 4 otages liberés

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Cameroun24  /  Corbeau news

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/larmée-camerounaise-à-la-frontiere-avec-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>l'armée camerounaise à la frontiere avec la RCA

Selon le gouverneur de la région de l’Est, Dieudonné Ivaha Diboua, les ravisseurs se faisaient passer pour des réfugiés quand ils ont procédé aux enlèvements cette semaine dans la localité frontalière de Garoua Boulaï :

Abdoulaye Miskine a été arrêté il y a un an alors qu’il se cachait près de la frontière, et conduit ensuite à Yaoundé où il est détenu depuis. Selon le gouverneur Ivaha Biboua, des soldats ont été immédiatement dépêchés sur les lieux, où ils ont réussi à libérer 4 des otages peu après leur rapt.

Le colonel Didier Badjeck, porte-parole militaire camerounais, déplore que les factions Anti-Balaka attaquent son pays, alors que des soldats camerounais risquent leurs vies au sein de la mission internationale de maintien de la paix pour rétablir la stabilité en République centrafricaine :

L’attaque contre Garoua Boulaï est la seconde imputée à des anti-balaka ces dernières semaines au Cameroun.

Le pays, qui a une frontière de 800 km avec la Centrafrique, a actuellement sur son territoire près de 300.000 réfugiés centrafricains.

C24

MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

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Les plumes de RCA  /  Corbeau News

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Catherine-Samba-Panza-et-Alexandre-Nguendet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Alexandre Nguendet

Pourquoi faudrait-il encore se préparer à accorder autant de temps aux acteurs actuels de la transition en cours dans notre pays la RCA, pour les aider à prolonger la souffrance de nombreux Centrafricains, las et désespérés ?

Aussi, je commencerais volontiers la présente réflexion, par où je veux aboutir, à savoir que : la transition centrafricaine est un monstre hybride qui subsiste sur des sables mouvants de ses propres inconséquences. Cette transition est le prototype même de la mascarade politique permanente dans sa sublime expression, un cataplasme inefficace mais toléré de tous. Cette transition va très mal, elle est malade, donc il faut la soigner. Le seul remède aujourd’hui, c’est d’en sortir et d’en sortir le plus rapidement possible. Quant aux moyens d’y parvenir favorablement et sans grands risques, seule l’organisation des élections – même dans les conditions minimales mais acceptables -, reste souhaitable. Ces élections sont nécessaires, elles sont possibles, donc il faut les organiser dans les délais prévus.

Ainsi donc, ami lecteur et cher lectrice, vous savez d’entrée de jeu, de quoi j’ai envie de vous entretenir et où je souhaite vous emmener. Pour le démocrate que je suis, cela a le mérite d’être clair. Par conséquent, vous avez le libre choix vous aussi, soit de passer dès à présent à autre chose, soit de me suivre dans mes « délires » et analyses, au risque d’y laisser vos convictions et d’en sortir avec des idées troubles. Qu’à cela ne tienne, dont acte !

Tout d’abord et à titre de nécessaire rappel, l’on se souviendra des assisses de janvier 2013 à Libreville au Gabon, au cours desquelles furent négociés et signés, les documents de l’acte fondateur solennel, par lequel la mise en place de la transition a été consacrée. A cette époque, le ras le bol des Centrafricains en était au point où, même pactiser avec Lucifer en personne pour faire tomber Bozizé, ne demandait ni un minimum de réflexion, ni la moindre prudence politiquePourtant, tous les doutes étaient déjà permis quant à la suite du processus enclenché.
Aussi, en considérant a posteriori les conditions et les circonstances de sa conception et de son accouchement, c’est-à-dire l’environnement trouble et malsain, dans lequel ces fameux accords de Libreville, étaient appelés à s’exécuter, il ne fallait être ni prêtre ou devin, pour présager des empoignades pourtant prévisibles à l’époque, entre des protagonistes difficilement réconciliables.
Au final et presque tout naturellement, le monstre à la « tête monumentale et aux jambes squelettiques » de Libreville, s’était aussitôt révélé incapable de tenir debout, et donc de marcher et d’avancer convenablement comme on l’avait imaginé.
C’est ainsi que juste quelques semaines après sa mise au monde, les « chirurgiens-dentistes » de la Séléka, durent arracher à la pince du coup d’état, l’excroissance dentaire Bozizé, habitué naguère aux tergiversations et mensonges politiques.
Mais une fois installé en mars 2013 dans le fauteuil présidentiel tant convoité, Djotodja ne fit pas mieux, si ce n’est qu’emporter neuf mois plus tard, Nicolas Tiangaye, son Premier Ministre de l’époque, dans sa chute vertigineuse du 10 janvier 2014, laquelle fut masquée en démission. Par ailleurs, il convient de retenir entre autres que la cohabitation entre les deux personnalités démissionnaires, assise sur  les accords de Libreville, ne fut pas l’une des meilleures.

Quoiqu’il en soit, le CNT après moult arrangements, bricolages, magouilles, façons et contrefaçons, dû créer les conditions de désignation du nouveau chef de l’exécutif de la transition. A la proclamation de l’épreuve finale de passage, Samba-Panza s’affirmera. Presque neuf mois après, les Centrafricains ne sont pas loin du regret. Et ce n’est là qu’un doux euphémisme.

Ceci étant, il est facile de noter que depuis ses débuts jusqu’au stade actuel de son évolution, la transition centrafricaine a du plomb dans les ailes. Elle peine vraiment à décoller, et pour autant elle fait peiner  les Centrafricains.

MAIS QUELLES EN SONT  LES RAISONS ?

LA SUPERBE TROUVAILLE DE LIBREVILLE : LE CONSENSUS

Le 11 janvier 2013 à Libreville au Gabon, quatre textes importants avaient en effet vu le jour, à savoir   :

  1. L’Accord de cessez- le feu
  2. L’Accord politique de Libreville sur la résolution des conflits en RCA
  3. La Déclaration des parties aux négociations de Libreville sur la RCA
  4. Le communiqué final du 2ème sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats d’Afrique centrale sur la situation sécuritaire en RCA

C’est donc l’ensemble de tous ces textes qui allaient permettre au CNT d’élaborer la Charte Constitutionnelle de la Transition promulguée à Bangui, le 18 Juillet 2013 par Michel Djotodia Am-Nondroko.

Connaissez-vous le maître- mot, ou mieux, le mot fétiche de cette charte de la transition ? Le CONSENSUS. Tenez et lisez, si le cœur vous en dit, l’intégralité des articles ci-dessous de la charte constitutionnelle, dont j’ai retenu juste certaines parties :

  • Art. 32 : Les Décrets sont pris en Conseil des Ministres par consensus
  • Art.53 : …les décisions sont prises au sein du Conseil National de Transition par consensus. Après l’épuisement des voies visant à réaliser le consensus, les décisions sont prises…
  • Art. 55 : Le Conseil National de Transition chargé notamment de :..Adopter en l’état le projet de loi portant sur le code électoral (convenu par consensus le 21 septembre 2012);
  • Art. 103 : …Les institutions de la transition s’engagent à privilégier le dialogue et le consensus comme mode de fonctionnement normal et de règlement des conflits.

A moi maintenant de vous poser la question suivante ami lecteur ou chère lectrice, observateurs attentifs de la vie politique centrafricaine : après 9 mois de transition Djotodia et 9 mois de transition Samba-Panza, la transition consensuelle en RCA, où en est-elle ?

Du reste, il faudrait en réalité tout un ouvrage pour développer et débattre des concepts approximatifs et flous de « démocratie consensuelle », mère adoptive de la « transition consensuelle » et d’autres têtards du même genre.

En Afrique, l’un des grands théoriciens, défenseurs et expérimentateurs de cette démocratie consensuelle fut en effet l’ex-Président Malien Amadou Toumani TouréATT -, que les Centrafricains ont presque tous à un moment exalté, pour son implication dans la résolution de la crise du milieu des années 90 en RCA. Voici ce qu’il disait :

« … Le consensus politique ne signifie pas unanimisme encore moins monolithisme. Le consensus implique la notion de compromis plutôt qu’une opinion adoptée à l’unanimité ; il ne signifie pas forcément que tout le monde est satisfait du résultat, mais suggère plutôt que tout le monde juge le résultat acceptable et que la majorité soit satisfaite… Le consensus politique au Mali, est nous semble-t-il, une tentative avancée, dans la construction de ce nouveau système politique en devenir en Afrique : les larges coalitions gouvernementales. L’expérience malienne a regroupé l’essentiel des forces politiques autour de la vision d’un président de la république qui n’a pas de parti politique. »

Chacun pourra penser ce qu’il veut de de cette démocratie consensuelle ainsi theorisée. Pour ma part, ce concept, pas plus que celui de la « transition consensuelle » est un leurre et j’en veux pour preuve. Je vivais à l’époque encore à Bamako au Mali, quand en ce jour du 22 mars 2012, en plein midi, Amadou Toumani Touré, le Président de la démocratie consensuelle, dû quitter précipitamment son Palais de Koulouba, acculé par les soudards en colère du capitaine Sanogo.

Je dis et je soutiens que la transition consensuelle en RCA est un leurre ; et plus tôt on en sortira, plus tôt l’on pourra faire à nouveau des grands pas vers la vraie démocratie intégrale.
Ma conviction et mon argumentation se fondent sur trois constats:

1-  L’attitude et le comportement des présidents de transition et de leur entourage.

A vrai dire qu’il s’agisse de Djotodia ou de Samba-Panza, de quels avantages comparatifs peuvent-ils se prévaloir, eux qui ne sont que des « Présidents de la transition »? Par quoi se distinguent-ils et en quoi ont-ils fait mieux pour la RCA que leurs piètres prédécesseurs de « Présidents  pleins » ? J’allais dire qu’ils sont tous les mêmes. Mais je retiendrais, compte tenu du temps et de l’espace de leur avènement, que les présidents de transition se sont révélés même pire que les « Présidents  pleins », en termes de : népo-tribalo-régionalisme exacerbé, mauvaise gouvernance, arrogance, corruption, détournement, clientélisme, incompétence, triomphe de l’impunité…

Alors, s’il vous plaît ami lecteur et chère lectrice, pourquoi craindre d’avoir en place un « président plein » qui saura mettre de l’eau dans son vin, au lieu de subir les affres d’une transition vorace qui, pressée par le temps, le saura toujours plus ?

Si j’avais à choisir ma mort, je préfère mourir lentement, emporté par des petits coups assénés par un régime « normal », qui peut avoir l’illusion d’avoir tout son temps devant lui ; au lieu de crever de violents coups de marteaux répétés, d’une transition qui par essence doit tout faire rapidement, y compris la pleine satisfaction de ses vices. Dans la première hypothèse, cela me donne au moins l’illusion de la vie malgré tout. Dans la seconde, cela donne l’impression de la mort avant la mort.

2-  L’autocensure, l’auto-musèlement, l’auto-bâillonnement contre-productif de toutes les voix discordantes et des partis politiques

Observez comme elle est morne la vie politique en Centrafrique ! Remarquez la chape de plomb du politiquement correct et du conformisme ! Alors que le propre des partis politiques qui ne sont pas au pouvoir c’est de dénoncer, de s’opposer, d’animer la sphère socio-politique, il est décevant de constater cette extraordinaire absence des uns et des autres à un moment où les populations ont le plus besoin de leurs apports et de leur présence constante. Et pour cause ! Chacun craint de briser le consensus, de paraître comme l’empêcheur de « transiter » en paix, l’ennemi des marchands d’illusions qui gèrent la transition, l’iconoclaste qui renverse tout sur son passage et s’érige contre le viol collectif organisé par la classe politique !
Remarquez que les rares moments où la vie politique s’est vraiment animée ces derniers temps et tenue en haleine les Centrafricains, furent ceux-ci : le massacre de Fatima, le forum de Brazza, et « l’élection » de Kamoun.
Au demeurant, que les salaires ne soient pas versés ne dérangent personne ; on peut continuer à tuer à Bambari ou ailleurs, cela n’est que normal ; dame Ngakola compagne du Premier ministre Kamoun peut continuer de gouverner à la douane ; Achaffi et sa bande du Km5 peut toujours imposer leur loi ; Samba-Panza peut prolonger la transition et demeurer au pouvoir. Tout ça n’est que normal !

Mais alors, puisque tout cela est acceptable, pourquoi parler de transition au lieu de normaliser l’anormal et consacrer une fois pour toute Samba-Panza Présidente de la RCA au lieu de Présidente de la transition ?

Pour ma part je dis, arrêtons cette mascarade de transition qui ne favorise pas l’exercice de la démocratie véritable et allons aux élections. De toutes les façons, comment concevoir qu’un régime anti-démocratique à tout point de vue (ni la moindre élection, ni exercice politique) puisse préparer à entrer dans une démocratie ? Non, allons aux élections car en fait, et c’est là ma troisième conviction :

3-  La véritable transition

Pour la plupart des pays du pré-carré français, la démocratie est entrée par la porte année 1990 dénommée « Conférence de La Baule ». S’ensuivirent les conférences nationales souveraines et leurs différentes déclinaisons, qui sonnèrent ainsi le glas des « présidences à vie » en introduisant les consultations électorales et donc la possibilité d’alternance.
De 1993 – passage de pouvoir de Kolingba à Patassé – à ce jour, la RCA n’a plus connu ni d’alternance présidentielle démocratique, ni de véritables élections législatives ou municipales.
Que personne ne s’y trompe, je persiste à croire et à dire, que la transition vers la démocratie, ne s’amorcera qu’avec l’installation du prochain régime issu des urnes. Car il faudra à celui-là, faire l’expérience des règles du jeu démocratique et apprendre à transmettre le pouvoir sans rechigner. Quand la RCA aura ainsi franchi ce cap et réussi encore au moins deux autres « examens de passage », alors et alors seulement, nous pourrions débuter de commencer à espérer.
Mais à entendre la Présidente de la transition, sommes-nous vraiment près du compte ? Rien n’est moins sûr.

DES RAISONS INVOQUÉES PAR SAMBA-PANZA POUR JUSTIFIER LA PROROGATION DE LA DURÉE DE LA TRANSITION.

C’est à travers ses récentes réponses aux journalistes de la Voix de l’Amérique et de RFI qu’apparait l’esquisse des raisons que la Présidente de la transition semble vouloir soutenir pour demander le report des élections et donc la prorogation de la transition. Je tenterai de trouver aux questions qu’elle se pose à elle-même, les réponses que je me donne à moi-même. La Présidente parlait ainsi :

« J’examine une situation, je me pose des questions :

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié de la population est dans des camps de déplacés ?

GJK : Depuis 9 mois que vous êtes au pouvoir qu’avez-vous fait et combien de déplacés sont-ils effectivement rentrés ? En prenant par exemple les cas du Rwanda, du Burundi et plus loin géographiquement celui du Mali, avait-on attendu que tous les réfugiés rentrent pour organiser des élections dans ces pays ? Des déplacés de la vie il en a toujours eu, des déplacés de la vie il en aura toujours. Personnellement, j’estime que ce n’est pas le retour des déplacés qui permettront les élections, mais plutôt, ce sont les élections qui pourront rassurer et permette le retour du maximum des déplacés et exilés.

CSP : Comment organiser des élections alors que l’Etat est en total délabrement ?

GJK : Dans l’histoire récente de la RCA, peut-on situer une période où l’Etat n’a jamais été en délabrement ? Allons aux élections, desquelles sortiront un pouvoir légitime, qui devra rompre avec le mode de gouvernance actuelle et instaurer tous les leviers d’une bonne gouvernance. A partir de là seulement, nous pourrons alors rassurer nos partenaires au développement et commencer à redonner à l’état centrafricain un nouveau visage.

CSP : Comment organiser des élections alors que la moitié du pays n’est pas fréquentable à cause des présences des groupes armés ?

GJK : La moitié du pays a toujours vécu ici. Les zones que vous visez ont toujours été des zones de non droit et les gouvernements successifs n’ont jamais gouverné qu’à Bangui et ces environs. Seul un régime acceptable issue des élections sera plus légitime pour régler ces questions. D’ailleurs, depuis que la Séléka a occupé des zones entières de la RCA qu’avez-vous fait ? Devrions-nous attendre que ces zones soient libérées pour aller aux élections ou aller aux élections pour trouver les moyens de libérer ces zones ?

CSP : Et puis, comment organiser des élections alors que les moyens financiers annoncés ne sont pas encore décaissés ?

GJK : C’est grave ce que vous dites Madame la Présidente ! Qui peut encore vous faire confiance pour gérer son argent. ? D’ailleurs n’avez-vous pas vous même dit « je ne céderai pas au dictat de la communauté internationale ». Je vous soutiens Madame la Présidente, surtout ne céder pas ! Permettez simplement que je vous rappelle ce dicton turc que je vous citais le 03 mars 2014 :« Ne frappe surtout pas à la porte d’un autre, si tu ne veux pas qu’on frappe à la tienne ».

CSP : Comment organiser des élections quand la moitié du pays est encore dans l’insécurité ?

GJK : Très sérieusement pensez-vous que l’insécurité puisse justifier que les élections ne se déroulent pas comme prévues ? L’insécurité nous connaît et nous connaissons l’insécurité. Plus sérieusement, la MINUSCA est là pour quoi ? Pour une fois que les urnes seront sécurisées, ne tergiversons point. Ce sont les élections qui créeront les conditions pour parfaire le minimum de sécurité actuelle et non – dans l’absolu – la sécurité qui créera les conditions pour les élections. Croyons-y et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

CSP : Quand l’état civil est totalement détruit et n’est pas encore reconstitué ?

CJK : Alors là, je pose avant tout une simple question : Quand pensez-vous reconstituer l’état civil pour que nous allions aux élections ? Il s’agit là des questions techniques et je puis vous certifier que des données recueillies par la dernière CENI sont toujours bien conservées. Faisons preuve de bonne foi.

CSP : Quand l’administration n’est pas encore redéployée sur le terrain ?

GJK : Alors à qui la faute ? Certainement pas aux fonctionnaires qui attendent leurs salaires. Il existe bien des moyens de motiver ces fonctionnaires à regagner leur poste. Ce qui est sûr une fois de plus, si nous devons attendre le redéploiement total de l’administration dans toutes les zones avant d’organiser les élections, autant mieux dire que nous pouvons attendre encore au moins cinq ans.

CSP : Il s’agit là de questions importantes que l’ANE, aidée par la communauté internationale, devra se poser. Maintenant, il appartient à l’Autorité nationale des élections de revoir la question et puis de se prononcer sur un nouveau chronogramme.

GJK : La communauté internationale est prête pour le 15 février 2015. Et vous ? Il n’y a pas de chronogramme à revoir, mais des volontés à manifester.

En conclusion, seules les élections pourront permettre de sortir de l’impasse actuelle de la transition qui s’enlise. Plus vite nous nous y engagerons, plus vite et à l’aide de la communauté internationale, nous trouverons des solutions aux problèmes de la RCA.
Voilà pourquoi je dis : MIEUX VAUT VIVRE DES SUITES D’UNE OPÉRATION ÉLECTORALE DOULOUREUSE QUE MOURIR DES VIOLS RÉPÉTÉS D’UNE TRANSITION ATTEINTE ET INCURABLE !

 

Guy José KOSSA
GJK – L’Élève Certifié
De l’École Primaire Tropicale
Et Indigène du Village Guitilitimô
Penseur Social

 

NDLR: très très bonne réflexion.

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires, la justice centrafricaine s’écroule

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AFP  /  CNC

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Justice-de-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Justice de centrafrique

Bâtiments en ruines, moyens humains et matériels dérisoires après des décennies de gabegie et de troubles: la justice centrafricaine est aujourd’hui dans l’impossibilité de poursuivre les auteurs de l’“interminable” liste d’atrocités perpétrées par les groupes armés.

Consciente de cet état de fait et à la demande des autorités de transition de Bangui, la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête sur les crimes (meurtres, viols, déplacements forcés, persécutions, pillages, utilisation d’enfants soldats) commises par des miliciens depuis plus d’un an et demi dans un Etat en faillite livré à des violences intercommunautaires.

En terme humains, la justice centrafricaine c’est environ 200 magistrats assistés de 350 personnels auxiliaires (greffiers,…), indique-t-on au ministère.

Mais, “de nombreux postes sont non pourvus et on note un certain nombre d’abandons de postes. L’impression générale est une situation de justice sinistrée (…) incapable de jouer véritablement son rôle”, commente-t-on de même source.

Côté moyens, la justice dispose en principe d’un budget de 1,5 milliard de francs CFA (25 millions d’euros), largement insuffisant pour entretenir tribunaux et centres de détention.

-Prisons écroulées-

Au total, la Centrafrique devrait compter une cinquantaine d’établissements pénitentiaires. Mais certains se sont écroulés en province. Il en resterait une trentaine aujourd’hui, parfois des maisons d’habitation, transformées en maisons d’arrêt provisoire.

Conséquence: les évasions, estimées à plus de 700 par an, se multiplient.

“La plupart des éléments des ex-Séléka ou anti-balaka n’ont leur place qu’en prison, puisqu’il s’agit de détenus jugés et qui se retrouvent en liberté à la faveur de la crise”, déplore sous couvert d’anonymat un officier de l’armée, ancien régisseur de la maison d’arrêt de Bangui.

Dans les rangs des groupes armés, on trouve en effet nombre de criminels déjà condamnés et qui ont profité du chaos provoqué par le renversement du régime de François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka.

“Nous mettons tout en oeuvre dans notre vie quotidienne pour ne pas tomber sur eux en restant toujours vigilant. Surtout que nous ne sommes pas protégés, ni armés et qu’il est difficile de savoir présentement qui est armé et qui ne l’est pas”, commente avec une ironie amère un magistrat.

En novembre 2013, le directeur général des services judiciaires, le magistrat Modeste Martineau Bria, a été abattu en pleine rue par des individus présentés comme des ex-Séléka qui voulaient voler sa voiture. Selon certaines sources, il s’agissait d’anciens détenus ayant rejoint la rébellion.

– Police aux abonnés absents –

Braquages, agressions, disparitions: les habitants de la capitale Bangui subissent une criminalité qui continue d’empoisonner leur vie. Et la police centrafricaine reste souvent aux abonnés absents, pour les mêmes raisons que la justice.

Si, côté justice, le gouvernement s’en remet à la CPI pour un mettre fin à l’impunité généralisée maintes fois dénoncée par la communauté internationale, côté police, il mise sur l’ONU.

Une nouvelle force onusienne, la Minusca, est en cours de déploiement depuis le 15 septembre. Dans ses rangs, elle compte un millier de policier, sur un effectif total prévu de 1.800.

“Quand quelqu’un ne veut pas comprendre comment on vit dans un Etat de droit, on doit lui apprendre à respecter la loi (…) Il faut que tout le monde respecte la loi”, a rappelé cette semaine devant la presse le commissaire de police de la Minusca, Luis Carrilho.

“Si quelqu’un commet des actes contraires aux lois de la RCA, on ira travailler et aider les forces de défense et de sécurité à faire appliquer la justice. Parce que la police travaille d’une part pour le côté sécuritaire et d’autre part pour la justice”, a-t-il ajouté.

“Quelqu’un qui se fait attraper en flagrant délit doit être automatiquement arrêté. Et la chaîne pénale fait son travail avec le procureur qui est le premier niveau. Le reste va suivre”, a-t-il estimé.

Les policiers de l’ONU ont commencé à patrouiller dans Bangui avec des détachements centrafricains, parallèlement aux opérations de sécurisation des forces militaires internationales (Sangaris, Eufor, Minusca).

AFP