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CENTRAFRIQUE: SEPT CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA ATTAQUES A BOALI

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(Corbeau Nes Centrafrique)

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SEPT CASQUES BLEUS DE LA Minusca ATTAQUES A BOALI

 

Bangui, (C.N.C) 20-10-2015

 

Sept casques bleus de la Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont été attaqués par des éléments armés des Anti-Balakas, le dimanche 18 octobre 2015 à Boali, dans la Préfecture de l’ Ombella Mpko, à 95 km au Nord-ouest de Bangui.

Dans un communiqué dont notre rédaction s’est procurée d’une copie, la MINUSCA condamne cet acte qu’elle qualifie d’intolérable contre des casques bleus venus servir le peuple centrafricain et contribuer à la sortie de crise dans le pays.

« La MINUSCA s’indigne également que les mêmes agresseurs aient détenu le même jour la Vice-Présidente du Haut Conseil de Transition et arrêté des agents de la Sécurité intérieure avant de les relâcher un peu plus tard » lit-on dans le communiqué.

La MINUSCA rappelle aux assaillants que leur geste pourrait constituer un crime au regard des conventions internationales. « Les auteurs de tels agissements doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant les tribunaux selon la loi nationale ou internationale en vigueur » précise le communiqué.

Par ailleurs, la MINUSCA réitère son appel pressant à tous les groupes armés à honorer leurs engagements contenus dans les Accords signés sur la cessation des hostilités à Brazzaville en juillet 2014 et sur les principes du DDR en marge du Forum de Bangui en mai 2015 et à s’inscrire dans une logique de réconciliation nationale, gage d’une paix durable en RCA.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: des anti-balaka enlèvent puis relâchent la vice-présidente du CNT

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: des Anti-Balaka enlèvent puis relâchent la vice-présidente du CNT

Bangui, (R.F.I), 10-19-2015

a criminalité en Centrafrique à la hausse après les violences de fin septembre. Les anti-balaka qui avaient cédé du terrain face aux forces onusiennes ont repris le contrôle de certaines routes menant dans l’arrière-pays. Dimanche après-midi, la vice-présidente du CNT a été brièvement kidnappée, ainsi que plusieurs membres des forces de l’ordre.

Il était environ 16h, dimanche. La vice-présidente du Conseil national de transition Léa Koyassoum Doumta revenait d’un enterrement à 90 km au nord de Bangui lorsque des éléments armés revendiqués anti-balaka ont intercepté sa voiture.

Ils ont ensuite désarmé les deux personnes chargées d’assurer sa protection, avant de conduire la vice-présidente et les membres du convoi qui revenait de l’enterrement à l’abri des regards.

Pendant près de deux heures, Léa Koyassoum Doumta raconte avoir parlementé avec les ravisseurs qui, selon elle, étaient près d’une cinquantaine. Finalement, les anti-balaka ont décidé de la relâcher en lui remettant une liste de revendications à transmettre au gouvernement.

Un peu plus tard dans l’après-midi, ce sont six gendarmes centrafricains qui ont été kidnappés et désarmés par ces mêmes anti-balaka. Les gendarmes ont été retenus en otage jusqu’à 21h30 dimanche avant d’être libérés grâce à la médiation du gouvernement, qui a aussitôt entamé des pourparlers avec les ravisseurs.

Ils exigeaient entre autres la libération de plusieurs personnes arrêtées plus tôt dans le courant de la semaine. On ne sait pas si ces revendications ont été satisfaites.

 

Bangui RFI

Centrafrique: A l’appel de nombreux Centrafricains, Patrice Edouard NGAÏSSONA

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(Corbeau News Centrafrique)

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A l’appel de nombreux Centrafricains, Patrice Edouard NGAÏSSONA

se lance dans la course au fauteuil présidentiel

Bangui, (B.L.I) , 19-10-2015

Ce fin stratège a su resauter en un temps record presque toutes les organisations de la jeunesse de Centrafrique qui œuvre sur le terrain depuis des années. Cet homme au carnet d’adresse aussi long que le bras et hyper riche, travail également en catimini avec de nombreuses personnalités, des fonctionnaires, des salariés, des chômeurs et des diplômés sans emploi.
(La force de Patrice Edouard NGAÏSSONA provient de sa placidité et sa capacité à être constamment à l’écoute de ses concitoyens afin de répondre de façon adaptée à leur aspiration).
De fil en aiguille, cet homme discret sur le plan national mais hyper médiatisé sur la scène internationale a utilisé la stratégie de la fourmi pour conquérir le cœur des Centrafricains d’en bas et ceux d’en dessous.
Le seul chic à l’heure actuelle est que ces adversaires politiques surfent sur son appartenance à ANTIBALAKA
Pour déverser sur  lui leur haine savamment  orchestrée et entretenue en vue de contrarier sa candidature aux prochaines échéances électorales.
Antibalaka est l’émanation du peuple Centrafricain C’est pourquoi la LOI N°99.017 PORTANT ORGANISATION GENERALE DE LA DEFENSE NATIONALE ET DE L’ARMEE NATIONALE, dans son article 1er je cite : La défense Nationale est l’organisation par laquelle tous les citoyens de l’Etat Centrafricain assurent ensemble en tout temps, en toutes circonstances et contre toutes les formes d’agression, la sécurité des personnes et des biens, ainsi que l’intégrité du territoire. Elle est globale et permanente. Fin de citation.
C’est dire que le groupe d’auto-défense et de résistance populaire est autorisé par la loi en Centrafrique.

Etant donné que NGAÏSONNA alias EDO a su faire ses classes en politique, il coupa l’herbe sous les pieds de ses détracteurs en nommant alors son joker Igor LAMAKA comme responsable de la Communication et Marketing politique porte parole de sa Compagne.

Bangui, Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

CENTRAFRIQUE: EXCLUSIVITE : « L’ECHEC DE LA TRANSITION EST LA CONSEQUENCE DE CES SYSTEMES

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(Corbeau News Centrafrique)

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EXCLUSIVITE : « L’ECHEC DE LA TRANSITION EST LA CONSEQUENCE DE CES SYSTEMES

ANTI-DEMOCRATIQUES DE SAMA PANZA » DIXIT Eddy Symphorien KPAREKOUTI

 

Bangui, (E.S.K), 19-10-2015

Sur les dernières actualités faisant coulé de l’ancres et de salives en Centrafrique, la Rédaction de NDJONI SANGO a bien jugé de faire réagir les Leaders politiques centrafricains dans le seul but d’éclairer l’opinion publique. Le premier à réagir, Eddy Symphorien KPAREKOUTI, président de Parti de l’Unité et de la Réconciliation (PUR). Depuis Dar Es Salaam, en Tanzanie, le candidat à l’élection présidentielle de 2015 en République centrafricain, nous a accordés une interview dont il analyse la situation chaotique dans le pays en crise 2012. Pour lui, la concertation organisée par la présidente de transition n’est qu’une duperie.

Njoni Sango (NS): M. Eddy Symphorien KPAREKOUTI Bonjour,

Eddy Symphorien KPAREKOUTI (ESK) : Bonjour

NS : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle, quelle analyse faites-vous de la situation actuelle de la République Centrafricaine que vous comptez diriger demain ?

ESK : Merci pour l’opportunité que vous m’offrez afin que le m’exprime sur la Situation en République centrafricaine, mon pays qui, je le rappelle est en crise depuis aujourd’hui trois années. Depuis le

coup d’Etat de mars 2013 qui est le déclic de la crise, la situation du pays n’a pas évolué, ce qui est regrettable. Il est certes vrai qu’on a changé de président en janvier 2014 ainsi que plusieurs gouvernements mais, la recette ne semble pas encore être trouvée par ceux là de qui dépend la destinée de plus de quatre millions de Centrafricains.
Depuis le début, la mission des autorités de la transition est de trois ordres, selon les termes de la charte ainsi que de tous les documents qui ont posé les bases de cette période exceptionnelle. Il était

question que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire, que les conditions soient réunies pour faciliter le retour de ceux qui ont fui leur maisons et que les élections soient organisées afin que le pays retrouve l’ordre constitutionnel. Mais, l’analyse qui s’impose à la connaissance collective aujourd’hui, est que cette mission n’a pas été accomplie. C’est ce qui justifie, la persistance de la violence sur l’ensemble du territoire. Je tiens à rappeler que les autorités ne contrôlent difficilement que 10% du territoire. Aussi, l’organisation des élections pose problème. Vous et moi, comprenons que le navire n’avance pas dans le sens voulu par le peuple centrafricain qui, depuis le début jusqu’aujourd’hui, est la principale victime alors que les uns et les autres profitent de cette souffrance pour se hisser.

L’essoufflement des autorités parait plus qu’évident car elles n’arrivent pas à poser les actes qu’il faut afin d’obtenir les résultats qui peuvent changer la réalité sur le terrain.

2-NS : Vous semblez être dur avec les autorités de la transition, mais que pensez vous de la concertation des forces vives de la Nation initiée par la cheffe de l’Etat, n’est pas une bonne réponse ?

ESK : Il ne s’agit pas pour moi d’être dur ou tendre avec les autorités de la transition. En ma qualité de leader politique, mon rôle est de recadrer le gouvernement quand les choses ne vont pas dans le bon sens. Quand les actes posés sont positifs, je n’hésite pas toujours à le reconnaitre.

Je voudrais rappeler que la concertation annoncée le 07 octobre, dans la foulée du regain de violence à Bangui, est une exigence déjà formulée par plusieurs entités politiques dont ma formation, le PUR. Vu, l’échec du forum national de Bangui, le PUR avait en son temps appelé la cheffe de l’état à organiser de manière régulière des échanges, afin poser et résoudre les questions factuelles qui minent la transition. Notre appel n’a pas été suivi d’effets, la Présidente semble faire preuve d’une atonie, elle et ne réagit qu’aux seuls crépitements des armes. Si nous avions été entendus dès le départ, nous n’aurions pas à déplorer aujourd’hui la perte de nombreuses vies humaines.

Malgré tout, nous avons constaté qu’à la place de véritables concertations, la cheffe de l’État a organisé une duperie en occultant les sujets qui fâchent. Elle a écarté ceux qui sont capables de lui dire la vérité au profit des opportunistes.

L’échec de la transition est la conséquence de ces systèmes anti-démocratiques de la cheffe de l’état.

NS : Le président de l’ANE Dieudonné Kombo Yaya a démissionné de son poste. Cette démission va-t-elle, selon vous avoir des répercussions sur le processus électoral ?

ESK : Le processus électoral a du plomb dans l’aile bien avant même la démission du président de l’Autorité Nationale des Élections. Tout ce qui a été imposé au peuple, n’a pas fonctionné depuis le début de la seconde transition.

Aujourd’hui, tout le monde est rattrapé par la réalité du terrain. En prêtant serment, le président de l’ANE a pris dès le départ un engagement ferme devant le peuple. Dans son discours, il avait promis organiser des élections de sortie de crise qui permettront à la RCA de retrouver la paix. N’étant pas mis dans les conditions de tenir cet engagement, M. Dieudonné Kombo Yaya à préféré se retirer, preuve d’une certaine sagesse. En fait, cette démission n’est qu’un élément de plus qui s’ajoute à la crise en Centrafrique.

Comme on l’a fait pour le compatriote Mokamanede, le président M. Dieudonné Kombo Yaya sera remplacé. Les problèmes fondamentaux demeurent sur la table, ce qui hypothèque le dénouement heureux du processus électoral. Notre plus grande crainte du moment est la situation post-électorale qui risque de déboucher sur une nouvelle crise encore plus profonde et complexe. Nous avons vu cela en 1981, 1992 et plus récemment en 2011. Le peuple de la RCA n’accepte plus de revivre une nouvelle fois ces tristes expériences qu’on lui impose, d’où son exigence d’élections propres, que je nommerai « élections-solutions ».

NS : Est-ce que pour vous, les conditions sécuritaires et financières sont réunies pour que ces élections se tiennent aux bonnes dates ?

ESK : Il n’y aura pas d’élections-solutions dans ce pays sans le retour de la sécurité et le rétablissement préalable de l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire. Le G-8 affirme que les élections seront sécurisées, nous souhaitons qu’il ne se trompe pas. Cependant, la sécurité ne se décrète pas d’un coup de baguette magique, c’est avant tout un processus mûrement préparé.
Quant aux finances, elles ne sont pas encore au rendez-vous.

NS : Depuis Paris où il était en visite d’Etat la semaine dernière, le Président Tchadien a lancé cette phrase, « il faut des mauvaises élections qu’une transition chancelante». Comment appréciez-vous ces propos ?

ESK : Sans remettre en cause les propos du Président Tchadien M. Idriss Déby, je dirai pour ma part, qu’il est quasi-impossible d’organiser des élections crédibles sans en avoir préalablement posé le socle. Doit-on condamner les Centrafricains à revivre constamment le feuilleton d’élections bancales depuis l’indépendance ? D’autre part, il est inacceptable que le peuple de Boganda soit toujours considéré comme immature, au point de confier le sort de son pays à une tierce partie extérieure. Convenez avec moi, que notre pays mérite mieux que cela!

NS : Comment entrevoyez-vous l’après 30 décembre ?

Il y a des nuages bien sombres qui planent sur le futur de la RCA. Le PUR qui fait partie de la Coordination Générale des Partis, Associations Politique (CGPA), a eu la clairvoyance d’anticiper ce problème. Nous pensons à juste titre, que si les élections ne sont pas tenues avant le 30 décembre, se posera aux institutions actuelles un problème de légitimité puis que la transition ne peut plus être prorogée. L’objectif est de trouver le schéma idéal, qui permettra d’éviter toute surprise désagréable. Mais, une fois de plus, la présidence fait le jeu de l’esquive et de la roublardise sur cette question.

La solution pour eux, c’est de précipiter les élections afin d’éviter cette réalité politique incontournable. Les autorités doivent avoir le courage de se pencher sur cette question de l’après 30 décembre, c’est impératif.

NS : Président, je vous remercie.

ESK : c’est à moi de vous remercier.

Propos recueillis par Prince BANDA

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Le Candidat Favori des Centrafricains Martin ZIGUELE encore une fois victime de graves

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Le Candidat Favori des Centrafricains Martin ZIGUELE encore une fois victime de graves

allégations mensongères made in « Taka Parler » et « Centrafrique-Infos-Pays ».

Bangui, (M.L.P.C ), 10-15-2015

Sa Direction Nationale de Campagne réagit avec verdeur.
En Centrafrique, il ne se passe jamais un seul jour sans que certaines personnes mal intentionnées et notamment en manque d’ingéniosité ne distillent dans la presse des abominations en vue d’intoxiquer les paisibles populations centrafricaines.
Ce qui est sûr, je crains que vos agissements se retournent violemment contre vous ?
La dernière campagne en date est signée Taka Parler, le sulfureux blogueur qui commence à se voir pousser des ailes grâce à Internet et Facebook. En effet, dans sa parution du 15 octobre 2015, le blogueur Taka Parler s’est permis le luxe de pondre un long article truffé de mensonges et de fantasmagories selon lesquels le candidat du MLPC, le favori des centrafricains à l’élection présidentielle de 2015 serait entrain d’organiser un hold-up électoral avec le concours du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique, le patron du PNUD, l’Ambassadeur de France en Centrafricain, la MINUSCA et la Sangaris ainsi que bien d’autres hautes personnalités de la Transition en cours dans le seul but de gagner la prochaine élection présidentielle. Vos mensonges risquent de se retourner violemment contre vous.
Et pour corroborer son article qu’il ose qualifier de « résultat d’enquête conjointe », le blogueur Taka Parler est allé jusqu’à scanner deux prétendues correspondances officielles échangées entre le Représentant de BAN KI MOON et le Ministre Conseiller en matière de Sécurité monsieur DEMAFOUTH. Malheureusement, pour lui, c’est le digne fils de la république Martin ZIGUELE qui serait derrière tout cela. Quelle accusation infondée ! Quelle méchanceté !
Chers blogueurs du Taka-Parler, votre haine et votre ignorance sont une métastase de l’ignorance.
Taka-Parler, le VSAT auquel vous faites allusion est une technique de communication par satellite bidirectionnelle qui utilise des antennes paraboliques. Nous ne voyons pas le lien qui existe entre ce fameux VSAT qui vous fait si peur et le candidat du peuple Martin ZIGUELE. Alors pour quelle raison accuser le candidat du MLPC ?
Encore moins, en quoi l’utilisation d’une technique moderne connue sous le sigle de VSAT devrait laisser à penser qu’une opération de fraude électorale est en préparation en faveur de ZIGUELE? Avez-vous oublié que nous sommes en plein troisième millénaire et que tout recours à la biométrie comme pour le fichier électoral, et aux nouvelles technologies ne concourra qu’à simplifier les opérations de vote, à réduire les risques de fraudes avec des résultats plus que fiables ?
Autant de questions qui démontrent à suffisance l’ignorance et la naïveté de nos soi-disant spécialistes de médias en ligne qui auraient mieux fait de se cultiver suffisamment avant de se lancer dans une aventure journalistique, au lieu de passer leur temps à tirer à boulet rouge sur Martin ZIGUELE reconnu comme le seul homme du Rassemblement et d’apaisement dans ces moments difficiles que traverse le peuple centrafricain.
Cher Taka Parler, sachez que dans votre volonté de démontrer l’indémontrable, vous mentez. Vous n’êtes que de petits calomniateurs.
Comme le dit clairement un dicton populaire, ce n’est pas en racontant des mensonges à longueur des journées qu’ils deviennent des vérités.
Comprenez ceci : Martin ZIGUELE est un homme honnête, c’est un homme compétent et travailleur. C’est un homme qui a toute la confiance de sa grande famille politique et d’une immense majorité de Centrafricains. Et ce ne sont pas vos jalousies, votre haine qui n’est que la lèpre de l’esprit qui le fera reculer.
Martin Ziguélé va gagner ces prochaines élections, à la régulière. Sans bavure : 1er tour K.O !
Martin ZIGUELE est un républicain, c’est un démocrate qui se bat corps et âme pour sortir son peuple de la spirale de la guerre civile, de l’insécurité et de la misère. Que vous ne vouliez ou non, ces élections, Martin ZIGUELE les gagnera sans bavure, n’en déplaise aux aigris. Et au regard des sondages crédibles, l’hypothèse d’une victoire dès le premier tour reste d’actualité.
Alors, jusqu’à quand allez-vous cesser avec vos pratiques de division et de haine ? Martin ZIGUELE est centrafricain comme vous et moi ? Dire le contraire, c’est faire preuve de malhonnêteté intellectuelle.
Or, au moment où le futur président qui sortira des urnes aura tant de choses à régler : la sécurité, le chômage, la lutte contre l’analphabétisme, la santé, la jeunesse, les salaires, les retraites, pourquoi ne pas se focaliser sur les projets de société de chaque candidat ? Au lieu de perdre son temps sur des racontars mensongers qui n’honorent pas la Centrafrique ni le métier de la presse ? Je vais vous rafraichir la mémoire en disant ceci: Martin Ziguélé est un centrafricain par chaque centimètre de sa peau. Il n’a pas une double nationalité comme d’autres candidats. Il ne dispose que d’un seul passeport centrafricain. Alors, il est temps de revoir votre stratégie de communication. Arrêtez votre procès en sorcellerie. C’est nul et sans effets.
Chers petits calomniateurs de TAKA PARLER, croyez-vous détenir le titre foncier de la Centrafrique ?
Reconnaissez que votre conception du journalisme est totalement binaire, partiale et partielle. Les centrafricains ne sont pas dupes. Nous savons que votre article est le fruit d’une « ziguéléphobie » à la solde de certains adversaires politiques en perdition, de certains opposants en panne d’idées. Car ayant déjà épuisé sans résultats escomptés toutes leurs cartes de dénigrement, et voyant que la machine électorale du MLPC est devenue inarrêtable, que le Candidat Martin Ziguélé est entrain de déjouer tous les pronostics d’amateurs, les piètres candidats déboussolés et aux abois ne peuvent surfer que sur la peur et la haine pour espérer déstabiliser le MLPC et son candidat. Peine perdue !!!
Cher Taka Parler, le candidat Martin ZIGUELE et le MLPC est un véritable « kota Bali ti Oubangui ». Jetez-y la sonde, vous n’en connaîtrez jamais la profondeur.
A titre de rappel, la Direction nationale de campagne du MLPC et de Martin ZIGUELE exige un droit de réponse et se réserve le droit de saisir la justice pour « campagne en diffamation » afin que les responsables de telles fausses accusations répondent de leurs actes.
Vaka by Vaka, terrain occupé par le MLPC ! MZ est prêt pour gouverner, prêt pour présider. MZ est déjà aux portes du pouvoir. Seul le peuple aura le dernier mot, votre complot n’y changera rien.
A bon entendeur, salut !

Fait à Paris le 15 octobre 2015

Le Porte-parole de la DN

SEKODE NDEUGBAYI

CENTRAFRIQUE: VIVE TENSION DANS LE 3ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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VIVE TENSION DANS LE 3ème ARRONDISSEMENT DE BANGUI

 

Bangui, (C.N.C ), 15-10-2015

 

Le 3ème arrondissement de la ville de Bangui est le théâtre en ce moment d’affrontement entre les jeunes musulmans armés du km5 et les éléments ex Antibalaka. A l’origine, deux jeunes musulmans auraient été assassinés en fin de cet après-midi au quartier Yakité dans ledit arrondissement d’après les habitants du secteur en débandade, alors que le porte-parole de la communauté musulmane de km5 parle lui de quatre jeunes musulmans blessés par balle.
Des crépitements a l’arme automatique ont retenti les plusieurs quartiers du 3ème arrondissement de Bangui, la capitale centrafricaine. Plusieurs versions expliquent les origines de cette nouvelle tension. Certains habitants parlent de cas supposé d’assassinat de deux jeunes musulmans pendant que d’autres évoquent une affaire de troque qui a tourné au vinaigre.
Cette situation de panique a fait fouir les habitants d’une bonne partie de 3è et 5è arrondissement de la ville. Contacté au téléphone, Abakar Ousmane, porte-parole de la communauté musulmane de km5 parle lui plutôt de quatre jeunes musulmans grièvement blessés par balle.
« Nous sommes surpris de l’attaque cet après-midi aux environs de 17h 35 minutes par les Antibalaka. Actuellement, nous sommes cachés dans la maison. Et au moment où je vous parle, il y a quatre jeunes musulmans qui étaient en train de jouer à proximité de pont Yakité sont grièvement blessés », a témoigné Ousman Abakar.
Il affirme par ailleurs qu’aucune force de la Minusca n’a circulé dans le secteur pour la protection de la population. Une source proche de la MINUSCA nous a rapporté que les mesures seraient en train d’être prises.
Par ailleurs, nous avons tenté en vain d’entrer en contact avec les Antibalaka pour leur version des faits. Cette nouvelle tension vient s’ajouter aux piques de dernières violences dans la capitale ayant causé les pertes en vie humaine. Une situation que les autorités de transition sont en train de chercher les solutions par la concertation en cours initiée par la présidente de transition Catherine Samba Panza avec les forces vives de la nation.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA JOUE A LA VIZ DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca JOUE A LA VIE DE LA POPULATION CENTRAFRICAINE

Bangui, (C.N.C), 15-10-2015

 

La situation sécuritaire en Centrafrique demeure volatile tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays après les semaines de violences et d’affrontement. Une situation que la MINUSCA n’arrive pas à convaincre la population du point de vue de son action opérationnelle. Lors de sa traditionnelle conférence de presse animée tenue ce 14 octobre 2015 à son siège à Bangui, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSC) a annoncé le retour progressif à la normale dans le pays alors le pays est sous menace de l’infiltration d’un groupe rebelle dans la capitale.

Le mandat de la MINUSCA étant d’assurer la protection de la population civile centrafricaine est encore loin d’être appliqué à la lettre. Les derniers évènements qui se sont produit à Bangui portent à croire que la MINUSCA n’est prête dans la logique de faire cesser les violences en République centrafricaine. A Sibut où le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), une dissidente de l’ex rébellion seleka a montré son ambition de reprendre le pouvoir à Bangui, la MINUSCA n’a pas fait le front jeu au début de cette menace.

Lors de ces évènements, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, l’on a constaté la passivité des éléments de la MINUSCA de réagir pour venir au secours de la population sans défense. C’est ce que dénonce la société civile centrafricaine qui réclame de la MINUSCA l’application de son mandat.

« Nous dénonçons le fait que les éléments de la MINUSCA se réfugient toujours dans leurs engins blindés dès qu’il y a crépitement d’armes que ce soit dans la capitale ou dans l’arrière-pays » a déclaré Bernice OUANGO-NDACKALLA la présidente du G23, membre du Groupe de Travail de la Société Civile.

Sur la situation de la ville de Sibut avec le FPRC qui était en route, à 186 km pour Bangui, le lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA, porte-parole militaire de la MINUSCA, a fait le point sur la situation sécuritaire qui prévaut en ce moment à Bangui et dans le pays. Il a annoncé le retour progressif au calme à Sibut où les forces internationales ont affronté, le 10 octobre 2015, les éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC).

« Les éléments de FPRC venaient de forcer le passage malgré l’ultimatum des forces internationales, pour se rendre à Bangui en passant par les chemins de transhumance. Certains, dont le nombre n’est pas encore connu, sont morts, d’autres blessés, et 08 éléments parmi lesquels 05 blessés, se sont rendus aux forces de la MINUSCA qui leur ont administré les premiers soins. Le Chef du FPRC a par la suite demandé un cessez-le- feu, pour récupérer et enterrer les morts, faire soigner les blessés et organiser le reste de ses hommes pour rejoindre les lieux respectifs de provenance » a expliqué lieutenant-colonel Adolphe MANIRAKIZA

Accorder le cessez-feu au groupe de bandits est un acte de complicité à l’instabilité dans le pays alors un nombre important de ces rebelles ont pu infiltrer dans la capitale, selon nos informations. L’attitude passive des forces onusiennes donne l’occasion aux groupes armés en Centrafrique de tenter par tous les moyens de déstabiliser le pays. Ce qui fait que depuis son opérationnalisation en Centrafrique, la MINUSCA n’arrive pas stabiliser le pays permettant au aux autorités de la transition de mener à bien le processus politique conduisant aux élections.

Par ailleurs, le porte-parole de la Mission onusienne, Hamadoun Touré, a indiqué que la MINUSCA était encouragée par les avancées du processus électoral, dans le cadre de l’enregistrement des électeurs où l’on a noté plus de 1,8 million d’inscrits.

Il a estimé que « c’est la volonté du peuple centrafricain de vouloir sortir de la crise par la voie des urnes ». C’est dans ce sens que la MINUSCA accompagne, selon Hamadoun Touré, les autorités de transition pour la tenue d’élections libres, justes, régulières, transparentes et inclusives.

Face cette configuration des choses, le redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) s’impose comme le réclame toujours la population. L’on déplore le fait que le redéploiement des FACA et leur réarmement se heurte à une méfiance voire un refus de la communauté internationale en dépit de leur réhabilitation en bonne voie.

 

Bangui, Eroc NGABA Pour CNC

Bangui: Etats-Unis: Barack Obama envoie 300 militaires au Cameroun

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(Corbeau News Centrafrique)

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Etats-Unis: Barack Obama envoie 300 militaires au Cameroun

 

Bangui, (E.U.S), 15-10-2015

 

Les Etats-Unis envoient 300 militaires au Cameroun à l’invitation du gouvernement de Yaoundé. L’annonce vient d’être faite par la Maison Blanche, et le Congrès en a été informé. Ce déploiement s’inscrit dans la lutte régionale contre Boko Haram : 90 hommes sont déjà sur place, pour un déploiement qui devrait monter à 300 spécialistes du renseignement dans les semaines qui viennent.

Avec notre correspondante à WashingtonAnne-Marie Capomaccio

Le Cameroun fait partie de la coalition contre les insurgés qui mènent depuis plusieurs mois des attentats sanglants bien au-delà du nord-est du Nigeria, leur fief historique, pour frapper les Etats limitrophes du bassin du lac Tchad : Tchad, Cameroun et Niger.

« Les militaires américains que nous avons commencé à déployer au Cameroun, le sont à l’invitation du gouvernement camerounais, et vont travailler en coordination avec ce gouvernement », explique Josh Earnest, le porte-parole de Barack Obama.

« Les Etats-Unis ont établi un partenariat avec le ministère camerounais de la Défense, dans un effort régional plus large, afin de lutter contre l’expansion de Boko Haram, et toute autre organisation extrémiste en Afrique de l’Ouest. Nous mettons à disposition les compétences uniques de l’armée américaine, pour venir en aide à cet effort régional. », ajoute-t-il.

« Ce déploiement a pour mission de conduire des missions de renseignement et de reconnaissance aérienne. Ces informations seront utilisées pour renforcer la lutte anti-terroriste qui est déjà en cours sur le terrain. Je souhaite être clair sur la mission des militaires américains déployés au Cameroun : ils sont armés, mais ils sont armés pour leur protection et pour assurer la sécurité des troupes. Ils n’ont pas de mission de combat », conclut-il.

Bangui RFI

Bangui: Assassinat de Sankara: les résultats du rapport d’autopsie révélés

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(Corbeau News Centrafrique)

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Assassinat de Sankara: les résultats du rapport d’autopsie révélés

Bangui, ( Burkina), 15-10-2015

Le rapport d’autopsie du corps présumé de Thomas Sankara et le rapport balistique ont été présentés aux familles. Le rapport sur le test d’ADN n’est pas encore disponible, selon l’un des avocats de la famille Sankara. Plusieurs soldats de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), à l’origine du coup d’État manqué du 17 septembre, ont été inculpées pour leur implication présumée dans l’assassinat du président du Burkina Faso en 1987.

La présentation des deux rapports s’est faite en présence des différentes familles et des personnes inculpées dans cette affaire. Les avocats des familles ont jusqu’à 15 jours pour demander une contre expertise.

Les examens balistiques et d’autopsie renseignent déjà les familles sur les circonstances de la mort de Thomas Sankara et de ses douze compagnons. Benewendé Stanilas Sankara, l’un des avocats de la famille du capitaine Thomas Sankara, le dit tout net : les assassinats du 15 octobre 1987 sont d’origine criminelle.

Pour les avocats, ses bourreaux n’ont laissé aucun chance au président Thomas Sankara. Plusieurs impacts de balles ont été relevés sur ce qui est considéré jusque-là comme ses restes, exhumés en mai dernier pour les besoins de l’enquête.

Maitre Ambroise Farama, un autre défenseur de la famille Sankara, détaille les impacts : « Je peux vous dire ce que l’on a pu relever en ce qui concerne le corps de Thomas Sankara, c’est vraiment ahurissant, on peut dire qu’il a été purement et simplement criblé de balles, à tous les niveaux et même en bas des aisselles, ce qui montre certainement qu’il avait levé les bras. Il y en avait près d’une dizaine, la poitrine, les jambes, un peu partout ».

Au moins huit personnes, dont plusieurs militaires appartenant à l’ancien Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été déjà inculpées dans cette affaire. Et pour l’avocat Benewendé Stanislas Sankara, l’instruction se déroule bien : « Pour le moment, des militaires de l’ex-RSP sont inculpés, et aussi le médecin inculpé pour faux en écriture publique, je crois qu’on voit déjà se profiler à l’horizon une instruction sereine, sérieuse, où les droits de la défense sont garantis et tout ce que nous souhaitons, c’est que le juge ait cette sérénité jusqu’au bout pour faire son travail, et qu’on puisse aboutir à la manifestation de la vérité ».

De nombreux éléments retrouvés dans la supposée tombe concourent à dire que les restes exhumés appartiennent au président Thomas Sankara, en attendant bien sûr les résultats des tests d’ADN, selon les avocats.

 

Bangui, RFI

Bangui: Les «Caméléons» meurent aussi: Mathieu Kérékou s’en est allé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les «Caméléons» meurent aussi: Mathieu Kérékou s’en est allé

Bangui, (R.F.I), 15-10-2015

Les Béninois pleurent la mort de leur grand homme, le général-président Mathieu Kérékou qui a dirigé le Bénin pendant presque trois décennies. Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1972, l’homme a présidé aux destinées de son pays jusqu’en 2006, avec une interruption de cinq ans entre 1991 et 1996. Il est décédé ce mercredi 14 octobre au Bénin. Le président béninois Boni Yayi a décrété une semaine de deuil national. Tous les drapeaux du pays seront mis en berne.

Surnommé le « Caméléon », cet ancien dictateur rouge qui, après la transition politique du Bénin, était revenu au pouvoir par les urnes, a profondément marqué l’imaginaire de son peuple. Dans l’esprit des Béninois, sa haute figure demeurera longtemps associée aux turbulences et transformations de leur vie politique postcoloniale.

Dans les livres d’histoire, le nom de Kérékou est devenu synonyme de la démocratie, l’homme ayant présidé à la première transition réussie, en Afrique, de la dictature militaro-marxiste à un régime présidentiel multipartite. D’une certaine façon, grâce à lui, le petit Bénin, enclavé entre l’immense Nigeria et le minuscule Togo, est devenu un pays modèle pour l’ensemble du continent.

Retiré de la vie politique active depuis 2006 à l’issue de son second mandat de président élu, Kérékou partageait sa vie ces dernières années entre sa résidence de Cotonou et sa retraite à Natitingou, dans le Nord-Ouest. Adulé par son peuple, il avait fêté ses 80 ans en 2013, avant de tomber gravement malade l’année suivante. Hospitalisé alors à Paris dans un état critique, il en était pourtant revenu en pleine forme, mais ses soucis de santé n’ont cessé de le hanter. La maladie l’a finalement emporté ce 14 octobre.

Mathieu Kérékou appartient à la deuxième génération d’hommes politiques qui ont pris (parfois arraché) les rênes du pouvoir des mains des pères des indépendances africaines. Ancienne colonie française, le Bénin, qui s’appelait alors Dahomey a accédé à l’indépendance en 1960, mais est très vite plongé dans l’instabilité chronique à cause d’une concurrence féroce pour le pouvoir entre les anciennes élites coloniales, pour la plupart originaires du Sud. Dans la première décennie de son existence, le pays a connu quatre coups d’Etat et autant de régimes militaires et a vu son premier président Hubert Maga céder le pouvoir aux militaires dès 1963.

Marxisme-léninisme « tropicalisé »

Né en 1933, à Kouarfa, dans le Nord-Ouest du Bénin, Mathieu Kérékou rejoint l’Ecole des enfants de troupe à 14 ans. Sa formation militaire le conduit au Mali et au Sénégal. Il étudie ensuite en France, d’abord à Fréjus (troupes de marine) puis à Saint-Maixent (sous-officier de l’armée de terre). En 1960, lors de l’indépendance, il est sous-lieutenant, et, l’année suivante, aide de camp du président Hubert Maga. Il terminera sa carrière avec le grade de général. Ses pairs de l’armée le reconnaissent comme l’un des meilleurs officiers de sa génération.

En 1972, avec d’autres officiers, Kérékou participe à un putsch qui le porte à la présidence de son pays. Le coup d’Etat se déroule sans un coup de feu. Après une période de transition, l’option socialiste est choisie et, en 1974, les putschistes imposent le marxisme-léninisme comme idéologie officielle de l’Etat et la révolution comme horizon.

Dès 1975, le gouvernement procède à la nationalisation des grandes entreprises et rebaptise le pays République populaire du Bénin afin de réduire le poids de la tradition séculaire attachée à son ancien nom de Dahomey. En 1977, le régime est déstabilisé par une tentative de coup d’Etat perpétré avec l’aide du mercenaire français Bob Denard. Le gouvernement s’engage dans une politique de répression contre les opposants et surtout contre les intellectuels dont beaucoup doivent alors fuir le pays. La police politique fait régner la terreur, torture et emprisonne les récalcitrants dans la tristement célèbre prison de Ségbana, dans le nord du pays.

Le grand mérite de Kérékou : avoir senti le vent de l’histoire tourner

La dérive touche aussi la gestion économique. Malgré la mise en place de programmes de développement économique et social, les communistes au pouvoir sous l’égide de Kérékou ne réussissent pas à faire décoller l’économie. C’est la faillite du marxisme-léninisme à la béninoise que les critiques du régime brocardent sous le nom de « laxisme-béninisme » à cause de la corruption et le népotisme rampants.

A la fin des années 1980, la situation économique est catastrophique et le pays doit passer par les fourches caudines du FMI pour redresser les comptes de la Nation. Les mesures draconiennes imposées par le gouvernement déclenchent des grèves massives d’étudiants et de fonctionnaires, paralysant le pays. En décembre 1989, après des mois de contestations populaires et de pressions diverses, le président Mathieu Kérékou met fin au règne du parti unique, abandonne la doctrine marxiste-léniniste et convoque la Conférence nationale des forces vives de la nation, qui doit définir les fondements d’un ordre nouveau. Cette assemblée inédite réunissant les 493 délégués de l’opposition et du pouvoir se tient du 19 au 28 février 1990 à Cotonou, sous la présidence de Mgr Isidore de Souza, archevêque de la ville. A la clôture de la Conférence nationale, Kérékou accepte de mettre en oeuvre toutes les recommandations dont la suspension de la Constitution de 1977 et la rédaction d’une nouvelle Constitution, amorçant le changement du régime.

Le grand mérite de Kérékou est d’avoir senti le vent de l’histoire tourner. Pas seulement en Afrique, mais aussi en Europe où l’année 1989, avec la chute du mur de Berlin, voit émerger un monde nouveau. Le dictateur dahoméen aurait-il été influencé par les événements en Europe de l’Est ? « Tout, au Bénin, s’est passé sans lien direct avec la chute du mur de Berlin et, surtout, avec le discours de François Mitterrand à La Baule auquel une légende tenace s’attache à associer la démocratisation béninoise, affirme l’africaniste Francis Kpatinde. La décisiond’organiser la Conférence nationale a été prise en août/septembre 1989 (avant la chute du mur) et la conférence nationale s’est tenue en février 1990, quatre mois avant le discours de La Baule. »

Kérékou va devoir toutefois payer le prix de sa gestion chaotique du pays pendant les années de dictature. Il perd la présidentielle de 1991 à son challenger Nicéphore Soglo, mais reviendra au pouvoir en 1996, cette fois, par la voie des urnes.

Un homme à double facette

« C’est sa double facette qui rend Kérékou un personnage politique fascinant », explique Alioune Fall, professeur du droit constitutionnel et des institutions politiques africaines à l’université Montesquieu de Bordeaux. « Après avoir mis en place une dictature communiste très dure avec suspension de tous les droits fondamentaux, il reniera la doctrine marxiste-léniniste, allant jusqu’à quasiment demander pardon à son peuple lors de la Conférence nationale. Qui plus est, le dictateur Kérékou s’est signalé à l’attention en revêtant l’habit démocratique comme peut-être jamais aucun chef d’Etat africain n’a su le faire. »

En effet, après sa défaite en 1991, l’ex-homme fort fera preuve d’une grande maturité politique en se gardant de toutes critiques à l’encontre de son successeur. Par conséquent, la population porta à son crédit le caractère pacifique de la transition, d’autant que son successeur Nicéphore Soglo s’était lancé dans une politique d’obstruction à la mise en place des institutions démocratiques prévues par la Conférence nationale. L’ex-dictateur profitera aussi de l’érosion du capital politique de Soglo pour revenir aux commandes en 1996 sans donner l’impression de vouloir réhabiliter l’autoritarisme de l’ancien régime. Par ailleurs, s’étant rapproché de l’Eglise pendant sa traversée du désert, le candidat sut aussi utiliser habilement le registre du religieux pour emporter la conviction de ses concitoyens. C’était du grand art !

Légitimé par la volonté populaire, Mathieu Kérékou saura désormais se situer au-dessus des querelles partisanes, et se fera réélire à la présidence en 2001 pour un dernier mandat de cinq ans. Depuis la fin de son mandat électif, en 2006, il s’est toujours gardé de s’immiscer dans la gestion au quotidien du pays, même si les acteurs de la vie politique venaient régulièrement le consulter. Il ne s’est pas mêlé non plus de la polémique qui n’a cessé d’enfler au Bénin depuis 2013 autour de la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 pour permettre à l’actuel chef de l’Etat Yayi Boni de postuler pour un troisième mandat.

« Mathieu Kérékou aimait dire que les branches de l’arbre ne pourront jamais se casser dans les bras d’un caméléon », se souvient Alioune Fall selon lequel l’ex-dictateur fut le meilleur garant de la démocratie béninoise. Et le spécialiste de déplorer que des caméléons qui se réinventent comme l’a su si bien faire l’autocrate béninois, soient toujours si peu nombreux dans la vie politique africaine.

 

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: « L’OBJECTIF DU MLPC EST DE GAGNER LES ELCTIONS DèS LE PREMIER TOUR »

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(Corbeau News Centrafrique)

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« L’OBJECTIF DU MLPC EST DE GAGNER LES ELCTIONS DèS LE PREMIER TOUR »

DIXIT MARTIN ZIGUELE

Bangui, (C.N.C), 15-10-2015

Le président du Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé rassure les militants et sympathisants de son parti sur les scrutins de fin 2015 dont la bataille s’annonce rude déjà. Une déclaration faite le 10 octobre 2015 lors de la réunion de concertation des cadres du MLPC à Bangui. L’essentiel de cette réunion est, pour les cadres du parti, de se réunir pour se concerter sur la vie politique du MLPC et sur les prochaines échéances électorales à venir.
A l’approche des élections couplées en Centrafrique, le MLPC définie les stratégies permettant d’atteindre son objectif fixé. Au cours d’une réunion regroupant les cadres du parti, Martin Ziguelé donne les signaux forts pour mettre en marche sa machine politique. Cette s’inscrit dans la tradition de MLPC à réfléchir et à dégager quelques actions urgentes à mener aux fins de soutenir organisationnellement, matériellement et financièrement la Direction Nationale de Campagne (DNC) du parti.
« Aujourd’hui- et il vaut mieux tard que jamais-, notre grand Parti le MLPC doit impérativement renouer avec ces stratégies très efficaces qui ont fait leurs preuves dans le passé, afin que votre Grand Parti gagne les élections à venir dès le premier tour, car disons-le clairement- l’objectif du MLPC est de gagner les élections à venir dès le premier tour pour abréger les souffrances du peuple centrafricain » a déclaré Martin Ziguelé, président du MLPC.
Pour Martin Ziguelé, le MLPC doit gagner les élections à venir dès le premier tour car, d’après lui, peuple centrafricain a trop souffert et n’a pas le temps d’attendre un second tour. La voix du peuple, évoque-t-il, c’est la voix de Dieu, et ce que le peuple veut Dieu le voudra, et ce que Dieu a décidé se fera.
« Mais Dieu a aussi dit “aides -toi et le Ciel t’aidera”. Donc Camarades, organisons- nous, renforçons les capacités de notre Parti afin de mobiliser notre peuple Vaka by Vaka c’est-à-dire quartier par quartier, village par village, ville par ville, commune par commune, préfecture par préfecture, et région par région, afin de porter le MLPC dès le premier tour au pouvoir par les urnes » a-t-il martelé.
Cette réunion de concertation est déjà mise en place sous la direction de Christian TOUABOY, le Directeur National de Campagne déjà présenté officiellement aux militants du parti, et qui a commencé avec son équipe. Celui-ci a déployé sur le terrain son plan stratégique global de campagne électorale. La Direction Nationale de Campagne n’attend désormais que les contributions de toutes natures pour continuer le travail..
C’est une tradition du MLPC, depuis sa création, d’organiser la réunion des cadres. Cependant force est de constater que cela fait plusieurs années également que parti n’a pas pu organiser ces réunions, en raison des contingences politiques et sécuritaires inhérentes à plusieurs événements de la vie politique nationale.
« Le MLPC votre Parti reste et demeure respectueux et conséquent dans ses engagements vis-à-vis de la transition. Il salue l’action des forces internationales Minusca et Sangaris venues à la demande du peuple centrafricain nous sauver des griffes de bandes armées instrumentalisées par des assoiffés du pouvoir », a ajouté Martin Ziguelé.
Au jour d’aujourd’hui, et après avoir organisé des tournées de restructuration des organes de base du Parti, le bureau politique, par la voix de Martin Ziguelé, a rassuré que le MLPC est prêt à se présenter aux élections législatives et présidentielle de 2015 dans les meilleures conditions possibles et le plus tôt possible.
« Je vous demande donc de resserrer les rangs du Parti comme de par le passé et de vous engager résolument dans les préparatifs organisationnels, matériels et financiers de la précampagne et campagne électorales pour la victoire du MPLC dès le 1er tour » a insisté le candidat du parti.
Pour rappel, en 1991 et 1992, quand le MLPC se préparait pour les élections législatives et présidentielle, l’organisation des cadres du parti avait joué un rôle déterminant dans les diverses stratégies de conquête du pouvoir de l’Etat. Les actions suivantes avaient été initiées par ses cadres : la mise en place de commissions spécialisées et leur participation massive à ces commissions ; la mise à disposition du parti de leurs propres moyens de déplacement pour parcourir nos villes et nos campagnes à l’intérieur du pays, le paiement de cotisations régulières et mensuelles selon les catégories socioprofessionnelles de nos cadres pour le financement intégral de la campagne du Parti; l’animation et l’organisation sur le terrain de la campagne du Parti par des cadres qui se sont mués en activistes de la campagne de sensibilisation et de mobilisation ; et la participation enthousiaste à l’élaboration et à la vulgarisation du programme politique du MLPC , etc…
« Cet esprit de sacrifice et d’engagement sans faille de nos cadres, tous unis et en symbiose constante avec le Bureau Exécutif de l’époque a été à la base de la victoire de notre Grand Parti en 1992 et en 1993, malgré le très peu de moyens dont disposait le parti » a-t-il conclu.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Les Pères Comboniens se démarquent dans l’assistance des personnes déplacées internes

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(Corbeau News Centafrique)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/lauteur-deplore-absence-reporters-radio.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'auteur déplore l'absence de reporters de Radio-Canada sur le terrain en République centrafricaine, en proie à des violences confessionnelles. Photo Goran Tomasevic, archives Reuters
L’auteur déplore l’absence de reporters de Radio-Canada sur le terrain en République centrafricaine, en proie à des violences confessionnelles.
Photo Goran Tomasevic, archives Reuters

 

Les Pères Comboniens se démarquent dans l’assistance des personnes déplacées internes

Bangui, (C.N.C), 13-10-2015

Lundi 12 octobre, les rescapés du site des Pères Comboniens ont reçu une assistance financière en vue de retrouver une vie normale. Il s’agit d’une enveloppe de 50 000 F. Cfa remis à chacun des 52 ménages encore présents sur le site afin de leur permettre d’aller prendre de maison de location dignement dans les quartiers. Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui a personnellement fait le déplacement de Bimbo pour être témoin de l’acte salutaire posé par les Pères Comboniens.
Au total, deux millions six cent mille francs Cfa (2 6 000 000 F. Cfa) constituaient l’enveloppe globale remise hier, par le Père Aubert Ngamede, Recteur dudit centre de formation missionnaire. Ce sont des centaines de personnes déplacées à raison de 52 ménages récences qui ont bénéficié de cette assistance. Mme Lydie Pétiabo une des déplaces venue fuyant son quartier Kina sortait de la salle après avoir émargé.
Elle exprime ses sentiments : « Cela fait deux années que nous avons fui les violences pour nous refugier ici chez les Pères Comboniens. Au début, tout s’est bien passé, les Pères nous assistaient normalement, il n’y avait pas de problème. Seulement, ces deniers temps, la collaboration est devenue tendue entre nous à cause d’un petit
problème de l’eau que les Pères auraient avec l’Ong OXFAM. Le Recteur nous avait interdit de puiser de l’eau suite à ce problème. Mais, aujourd’hui si les Pères eux-mêmes décident de nous aider à quitter et d’aller louer ailleurs, nous ne pouvons que leur dire merci. Parce que nous ne pouvons pas retourner chez nous dans le 3ème arrondissement. » L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga a profité de la circonstance pour donner des conseils aux heureux bénéficiaires afin d’utiliser à bon escient l’argent qu’ils ont perçu. Aussi, le Prélat a fait le plaidoyer auprès des Pères Comboniens pour temps soit donné aux déplacés de chercher doucement des maisons de location avant de quitter le site.
Le Recteur du Centre de formation missionnaire des Comboniens, Père Aubert Ngamede lui, a rappelé le contexte de l’accueil et du départ de ces déplacés. « Il s’agit aujourd’hui d’une assistance aux déplacés, mais plus précisément les plus démunis et ceux qui ont réellement de problème pour retourner chez eux. De 6 800 ménages au début de la crise, nous avons accompagné les gens jusqu’aujourd’hui, nous sommes à 52 ménages que nous sommes en train de secourir avec une somme de 50000 F. Cfa pour avoir le loyer à aller commencer une vie normale dans les quartiers de façon digne. » Somme toute, la démonstration faite par les Pères Comboniens est une véritable école pour les Ongs et le gouvernement qui assistent les déplacés, notamment en ce qui concerne un appui conséquent à retourner dans les quartiers. Seulement que le cas de l’aéroport Bangui Mpoko, faute probablement de suivi-évaluation n’a pu véritablement vider ce camp. Aussi, la récurrence de la résurgence des conflits intercommunautaires reste en trame de fond du renouvellement de la population des déplacés internes.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le clou du Forum sur la promotion du secteur privé avec le Ministre conseiller Théodore Jousso

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(Corbeau News Centrafrique)

Ministre Theodore Jousso

 

Le clou du Forum sur la promotion du secteur privé avec le Ministre conseiller Théodore Jousso

Bangui, (C.N.C), 13-10-2015

Du 9 au 13 septembre 2015 s’est tenu à Bangui, le Forum pour la promotion du secteur privé en Centrafrique, conformément à la vision de la Présidente de la transition, Catherine Samba Panza. D’aucuns diraient voilà encore un forum et des recommandations à ranger au placard. » Certes, ce paradoxe est réel, mais la particularité du Forum économique est qu’il s’est achevé sur des notes d’espoir, notamment la mobilisation des partenaires autour des problèmes récurrents de l’économie centrafricaine, le financement, l’environnement des affaires, l’émergence d’une bourgeoisie nationale, une main d’œuvre qualitativement et quantitativement disponible. Afin de préparer, d’organiser ce forum et éventuellement d’en assurer le suivi des recommandations, Samba Panza a fait confiance à un homme, Théodore Jousso, Ministre-conseiller à la Présidence de la République, Chargé des investissements. Jousso est donc ce technocrate centrafricain qui, fort de ses 20 ans d’expérience en tant que Directeur de cabinet du DG de l’ASECNA à Dakar, dans une approche innovante de Partenariat public/privé, a pu lever 70 milliards de F. Cfa en vue de la mise aux normes de la plateforme aéroportuaire de Bangui Mpoko, alors qu’il était Ministre de l’Aviation civile en 2012. Avec lui, Corbeaunews revient sur les enjeux de ce forum.

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : D’où est venue l’idée d’un forum économique en cette période de transition?

Théodore Jousso (TJ) : L’initiative du forum provient de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la transition. Vous vous souvenez, dans son allocution à la Nation du 1er décembre 2014, elle annonçait la décision d’organiser un forum des opérateurs économiques. C’est à ce titre justement que le forum qui a été organisé du 9 au 13 septembre dernier a été placé sous son très haut patronage. Alors, le Cabinet présidentiel s’est saisi du dossier et a essayé donc de l’organiser de manière paritaire avec les opérateurs économiques, notamment les organisations patronales (GICA, UNPC, les Associations des commerçants…), puis le ministère du Commerce et de l’industrie a été sollicité pour coiffer l’ensemble de l’organisation.

CNC : Quelle idée a-t-elle guidé les travaux préparatoires de ce forum?

TJ : De manière pratique, on a mis en place des Sous-commissions, à savoir une Sous-commission technique, une Sous-Commission logistique et communication et une Commission finance et budget. Nous avons travaillé en synergie et de manière transversale où à chaque fois en cas de besoin, on tient des réunions à l’occasion desquelles les Sous-commissions font le point de l’avancement des préparations dans chaque secteur d’activités.

Ce qu’il faut retenir aussi, c’est que très tôt, on s’est rapproché du Ministère de l’Economie, du plan et de la coopération internationale pour voir comment on peut définir une vision économique de notre pays. A ce moment, les experts du Ministère de l’Economie nous ont parlé de la croissance accélérée qui repose sur le développement de trois grappes de croissance : Agriculture, Forêt et Mines. Sur cette base, nous avons pu élaborer les termes de référence de ce Forum ; on a pu définir ensemble les objectifs généraux, les objectifs spécifiques, ainsi que les résultats attendus.
Une fois que l’agenda a été calé, nous avons discuté sur le format du forum en ce qui concerne sa durée, soit en trois jours soit en cinq jours. Mais, les partenaires ont insisté sur cet aspect, indiquant que c’est l’occasion au grand jamais d’approfondir les discussions avec l’administration publique sur le contexte économique qui est étroitement lié au contexte politique. Car, l’économie a été ravagée et qu’il faudrait rentrer dans une phase de reconstruction et de relance des activités économiques qui est inscrit dans le quatrième pilier de la feuille de route du Gouvernement de transition. Cependant, la relance de l’économie que nous avons envisagée s’est opérée avec une forte mobilisation des opérateurs économiques du secteur privé, d’où l’objet de ce forum sur le secteur privé. En de termes simples, nous pensons que le secteur est créateur de richesses et d’emplois et peut impacter directement sur la réduction de la pauvreté, afin de lutte de manière efficace contre le chômage des jeunes. Alors, nous avons estimé que pour stimuler le secteur privé à tirer l’économie à partir des trois grappes de croissance, il faut améliorer le climat des affaires.

CNC : Qu’en est-il de son déroulement?

TJ :
S’agissant du déroulement proprement dit du Forum, nous l’avons construit autour de trois pôles d’activités.
Le premier pôle d’activités concerne les exposés-débats. Ici, nous avons retenu sept thèmes que nous avons débattu avec nos partenaires durant deux jours pleins. Je profite d’ailleurs de vos colonnes pour leur exprimer tous les remerciements du gouvernement, car d’eux nous avons bénéficié des contributions très engagées en termes de contribution financière, matérielle et surtout intellectuelle. Il y avaient plus de vingt (20) experts de plus haut niveau qui sont venus de la Société financière internationale, de la Banque Mondiale, de l’Agence française de développement, de l’Organisation des Nations unies pour le l’investissement industriel, etc. Durant ces deux jours, nous avons examiné successivement les opportunités d’investissements en Centrafrique sous forme de film documentaire ; nous avons revisité toute la politique fiscale du pays, les enjeux d’élargissement de l’assiette fiscale et d’incitation aux investissements à travers la Charte nationale d’investissement tout en soutenant le secteur privé et en maintenant une pression fiscale minimale pour permettre aux opérateurs économiques de se développer. Nous avons aussi débattu sur le dispositif d’accueil et l’accompagnement des PME où la parole a été laissée beaucoup plus aux opérateurs économiques pour exprimer leurs attentes ; l’examen de l’adéquation de l’éducation et de la formation dispensées dans nos écoles et l’emploi où il a été question de voir si les entreprises se retrouvent dans le paysage des étudiants qui sortent de nos instituts de formation, est-ce que ces compétences répondent aux besoins du marché de l’emploi. A partir d’un exposé fait par le Directeur général de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, nous nous sommes aperçu que le dispositif aujourd’hui est très faible, il faut le diversifier, le consolider, le construire de manière à former des gens prêts à l’emploi. L’autre thématique abordée concerne la problématique du financement des PME où nous avons organisé un panel qui a regroupé plusieurs institutions de finances et du marché financier de l’Afrique centrale, de la Banque des Etats de l’Afrique centrale, de l’Association professionnelle des banques de la place, les organismes de micro-crédits en présence du Fonds africain de garantie et de coopération économique et des opérateurs économiques représentés par l’organisation patronale. Ce panel a été très riche en débats parfois houleux et chacun a pu exprimer ses attentes et je pense que les établissements financiers ont écouté le message émis par les opérateurs économiques qui souhaitent davantage d’écoute, de proximité au problème de financements de PME. A cet égard, je suis heureux de vous annoncer que l’Autorité des marchés financiers de l’Afrique centrale va organiser ici à Bangui, du 25 au 26 nombre prochain, le premier atelier sur la problématique de financements en termes de mécanismes innovants sur les fonds d’investissement.

La problématique de l’entreprenariat féminin et de l’autonomisation des femmes été abordée, surtout quand on sait que lorsqu’on donne à la femme la possibilité de s’épanouir, elle tire toute sa famille, toute la communauté vers le haut. Cela a été présenté par l’Association des femmes d’affaires de Centrafrique avec des cas concrets de réussites et d’échecs et les femmes ont formulé des recommandations fortes pour qu’on puisse développer les groupements féminins et le réseau d’affaires des femmes en Centrafrique.
Enfin, nous avons abordé le commerce transfrontalier dans le processus d’intégration régionale en zone CEMAC. Un expert de la Commission nous a présentés le commerce intra-régional et comment faire développer les échanges entre les pays d’une même zone monétaire et économique.

Le deuxième d’activités concerne les travaux en petits groupes. Il y a eu trois Ateliers sur les grappes de croissance, notamment les ateliers sur l’Agriculture, la Forêt et les Mines, plus un quatrième atelier qui est transversal et qui s’attaquait donc au climat des affaires. Avec le concours de la Société financière internationale qui a dépêché des experts de haut niveau et qui ont revisité le processus d’évaluation de chaque pays dans le classement Doing Business établi par la Banque Mondiale et concomitamment, quels sont les réformes qu’il faut engager pour améliorer le climat des affaires dans notre pays et surtout le classement de notre pays dans le Doing Business qui est en quelque sorte, la carte d’identité d’un pays vis-à-vis des investisseurs en termes de sécurité physique, juridique, et d’opportunité. Tout cela doit nous permettre d’attirer davantage les investisseurs dans notre pays.
Le troisième pôle d’activités enfin, ce sont les rencontres d’affaires en marge des travaux. C’est-à-dire que les gens se rencontrent dans les salons, ils discutent affaires, ils discutent de la suite à donner au forum. A cet égard, je peux vous dire que la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale va ouvrir très bientôt son bureau de liaison ici à Bangui, notamment dans le cadre de cette recherche de proximité avec les opérateurs économiques. La Société financière internationale elle-aussi, va bientôt rouvrir son bureau en Centrafrique en vue d’ouvrir ses guichets aux opérateurs économiques. Il y a également le séminaire de COSUMAF sur les mécanismes innovants de financements.
Tout cela pour dire qu’il y a une suite à donner à ce forum. Je dirais par exemple que plusieurs sociétés chinoises sont arrivées ici, elles ont rencontré Madame la Présidente de la République et je les ai conduites dans les ministères qui représentaient leur centre d’intérêt, notamment le Ministère de l’Agriculture pour la commercialisation du coton, le Ministère de l’Energie pour pouvoir nous installer plus rapidement une augmentation des capacités de production, puis le Ministre de l’Equipement et des Travaux publics pour ce qui concerne le développement des infrastructures.

CNC : Au-delà du succès organisationnel, quels sont les véritables enjeux de ce forum?

TJ : Parlant de l’enjeu de ce forum, je dirais qu’il y a eu beaucoup d’engouements autour de ce forum. Nous avons prévu d’accueillir 250 personnes dont cinquante personnes venues de l’étranger et deux cent d’ici. Finalement, nous avons distribué plus de cinq cent badges et dans les ateliers, nous avons enregistré presque trois cent personnes de manière permanente durant les cinq jours du Forum. Cet engouement nous rassure non seulement de la suite qu’il conviendrait de donner à ce forum, mais aussi de l’engagement et du sens élevé de responsabilité dont ont fait preuve les opérateurs économiques du pays. Nous avons vu tous les segments depuis les ‘’Wali-gara’’, les ‘’Boubanguéré’’, les toutes petites entreprises et les grandes entreprises qui ont des filiales de taille mondiale et chacun de façon spécifique a pu dialoguer avec l’administration pour faire part de ses préoccupations et les facteurs de blocage qui inhibent le développement de ses activités dans la perspective de construire ensemble un partenariat public/privé.

CNC : Qu’en sera-t-il des gages politique et populaire de mise en œuvre des recommandations de ce forum?

TJ : J’aimerais tout simplement rappeler le passage de l’allocution de Madame la Présidente de la République, Chef de l’Etat de transition à la cérémonie de clôture qui disait en substance, ‘’la graine de l’espérance a été plantée’’. Donc, il nous appartient à nous tous, enfants de ce pays de venir, par nos mains, arroser cette plante de l’amener à maturité, de manière à partager demain les fruits de cette plante. Je crois que c’est l’idée forte de ce Forum. C’est que nous avons posé les bases de la relance des activités économiques de notre pays, lesquelles activités sont basées sur les grappes de croissances que sont l’Agriculture, la Forêt et les Mines, auxquelles il faut ajouter bien évidemment les facteurs de production, notamment l’énergie et les infrastructures.

CNC : Quelles sont les retombées de ce forum pour l’économie centrafricaine exsangue?

TJ : Les retombées sur l’économie nationale sont nombreuses en termes de perspectives et de promesses. Ce sont des promesses qu’il faut maintenant concrétiser par un travail toujours soutenu. C’est-à-dire que le même élan d’efforts qui a prévalu lors de la préparation du forum doit être le même engagement qui doit guider aujourd’hui pour conduire les réformes. Il y a, à cet effet, plusieurs types de réformes, à savoir des réformes immédiates à mettre en œuvre, il y en a à court terme, certaines à moyen terme et d’autres encore à long terme. Il y a des réformes qui nécessitent de mobiliser des ressources financières ; d’autres pas. Donc, celles qui ne nécessitent pas des ressources financières doivent être engagées très vite sous forme de préparation des textes organiques, des décrets d’application.

CNC : Quelles en sont les contraintes possibles et comment les contourner?

TJ : Tout naturellement il y a des contraintes à la mise en œuvre des recommandations de ce forum, qui sont de divers ordres. Il y a des contraintes liées à la mobilisation des ressources financières étant entendu que le tissu économique au niveau intérieur est très faible. Il faut donc penser à l’épargne au niveau de la Sous-région et l’Autorité de régulation des marchés financiers va nous accompagner à mobiliser les ressources au niveau de la Sous-région pour nous permettre de développer un certain nombre d’activités. D’ores et déjà, les partenaires techniques ont vu l’engouement suscité par le forum et nous ont encouragés à continuer à travailler dans ce sens. Je pense qu’avec les bonnes volontés et le travail d’équipe qui a prévalu lors des travaux préparatoires du forum, durant le déroulement du forum et même après le forum, nous pouvons ensemble engager les réformes pour aller vers l’amélioration du climat des affaires dans notre pays.

CNC : Monsieur le Ministre, je vous remercie.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le parti UDCA de Zameto soutient la candidature de Martin Ziguélé

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Le parti UDCA de Zameto soutient la candidature de Martin Ziguélé

Bangui, (C.N.C), 13-10-2015

 

La signature de l’Accord électoral entre les Partis Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et l’Union des démocratescentrafricains (UDCA) a eu lieu ce lundi 12 octobre. Le document a été paraphé par Martin Ziguélé et Faustin Zameto Mandoko respectivement président du MLPC et président de l’UDCA en présence Christian TouaboyDirecteur national de campagne de Martin Ziguélé et les bureaux politiques des deux partis.
La RCA semble comme à l’approche des élections. Même si visiblement le 26 octobre n’est pas tenable, la date buttoir du fin décembre 2015 devant marquer l’ultime fin de la transition encours persiste sur les lèvres tant du côté des autorités de la transition elles-mêmes que du côté des partenaires de la communauté internationale. Et, les états-majors des partis politiques s’activent. C’est dans cette dynamique que se situe la signature du Protocole d’accord électoral intervenue lundi dernier entre les partis UDCA de Zameto et MLPC de Martin Ziguélé. Malheur à l’homme seul dit-on. C’est pourquoi, ces partis, promouvant la politique de l’union, ont décidé de se mettre ensemble pour la conquête du pouvoir.
Faustin Zameto Mandoko qui a signé le document au nom de l’UDCA annonce solennellement le soutien de son parti à la candidature de Martin Ziguélé. « C’est simplement parce que nous avons constaté que les choses sérieuses commencent à être mises en route et nous voulons à travers cet acte solennel marquer le début du combat qui va nous mener jusqu’à l’élection présidentielle. Au niveau de l’UDCA, cela fait un peu longtemps que nous travaillons laborieusement en coulis à ce sujet et qui a abouti à la signature de ce protocole d’accord
électoral. C’est pour dire que nous avons un seul candidat à la présidentielle, en la personne du président Martin Ziguélé. Donc, nous essayerons de l’accompagner jusqu’au Palais de la Renaissance. »
a-t-il déclaré.
L’accueil a été chaleureux du côté de MLPC. Martin Ziguélé voit au-delà d’un soutien politique, une école de solidarité entre les centrafricains autour de l’essentiel. « Comme je le dis toujours, le MLPC a été créé par des compatriotes jeunes enseignants, syndicalistes, étudiants, etc. pour la restauration de la République à l’époque de l’empire. C’est un parti qui a lutté dur et qui est arrivé au pouvoir à partir de la base, c’est-à-dire du peuple […] Dans cette lutte que nous perpétuons, nous nous sommes dit que dans ce pays, il n’y a pas que des méchants ; mais il y a des hommes et de femmes de bonne volonté qui veulent qu’on fasse ensemble, quelque chose pour sauver notre pays. C’est le cas de notre frère Zameto et le parti UDECA qui ont commencé depuis deux ans à discuter avec nous pour arriver à la signature de ce document aujourd’hui. » a affirmé le président du MLPC.
Au terme du Protocole d’accord lu par Christian Touaboy, Directeur national de campagne de Martin Ziguélé, les deux partis s’engagent dans une dynamique électorale unitaire en vue de se soutenir mutuellement aux prochaines élections présidentielle et législatives ; pour la présidentielle, les deux partis sont convenus de soutenir le candidat du MLPC Martin Ziguélé dès le premier tour et pour les
législatives, chaque parti présentera ses candidats dans les circonscriptions électorales de son choix ; en cas de second tour pour les législatives, les deux partis s’engagent à désister en faveur du candidat le mieux placé ; en cas de victoire du président du MLPC à la présidentielle, les deux partis vont s’engager par un accord politique pour la gestion des affaires publiques ; les moyens humain, financier
et matériel des deux partis seront mutualisés pour la campagne électorale et seront générés par la Direction nationale de campagne qui se fera le devoir de produire un rapport financier dans les quinze jours après la campagne ; l’UDCA s’interdit de signer un accord similaire avec un autre parti politique sous peine de la rupture dudit accord ; le règlement de tout litige sera à l’amiable à défaut d’être
rompu.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: LA MINUSCA CONDAMNE LES TENTATIVES DE COUP D’ETAT A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca CONDAMNE LES TENTATIVES DE COUP D’ETAT A BANGUI

 

Bangui, (C.N.C),13-10-2015

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se dit préoccuper par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, dont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPC) et les Anti-Balakas. La Mission condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale.

Dans un communiqué de presse dont notre rédaction s’est procurée une copié, la MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d’assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique.

« En plus, la Résolution autorise la MINUSCA à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, conformément à ses ressources et à sa présence sur le terrain ; et autorise la Force française Sangaris à lui apporter son soutien » précise le communiqué.

Ainsi, Les troupes de la MINUSCA, avec l’appui de Sangaris, « ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut » lit-on dans le même communiqué.

A travers ledit communiqué, la MINUSCA veut rappeler à tous les groupes armés signataires de « l’Accord de Brazzaville et de l’Accord sur les Principes du DDRR du Forum de Bangui leurs engagements contenus dans ces accords ».

Par ailleurs, la MINUSCA condamne vigoureusement les activités violentes et illégales qui sont une violation de leurs engagements et restent une menace pour la paix et la stabilité en Centrafrique et appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs activités illégales.

La Mission se dit être déterminée à continuer à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, renforcer l’autorité de l’Etat et appuyer le processus politique. La MINUSCA met en œuvre son mandat et fait usage de la force si nécessaire en toute impartialité.

La MINUSCA tient à rappeler aux groupes armés et aux auteurs d’actes criminels que toute action hostile contre le personnel de maintien de la paix et ses locaux constitue un crime au regard de la loi internationale

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Une colonne des ex-Séléka mise en déroute par Minusca et Sangaris à Sibut

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(Corbeau News Centrafrique)

Ex - rebelles de la Seleka à Bambari. Photo AFP
Ex – rebelles de la Seleka à Bambari. ©AFP

 

Une colonne des ex-Séléka mise en déroute par Minusca et Sangaris à Sibut

Bangui, (C.N.C),12-10-2015

A l’expiration d’un ultimatum donné par le gouvernement de transition aux éléments du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) – une des branches dissidentes de l’ex-Sélaka commandée par général Nouredine Adam, dans leur progression sur Bangui, les forces Sangaris et Minusca sont entrées en action. L’affrontement a eu lieu samedi 10 octobre à 13 heures, heure locale. Présentement, aucun bilan n’est encore disponible.

Lazare Ngaya Morales, Préfet de la Kémo a affirmé que la journée de dimanche à Sibut, chef-lieu de la Kémo situé à 180 kilomètres à l’Est de Bangui, est plutôt calme. « Les détonations ont été entendues hier (samedi) à 11 kilomètres de la ville sur l’axe Grimari. Les forces étrangères sont revenues à Sibut par la suite sans annoncer de bilan. Toutefois, nous savons que de lourdes pertes aussi bien matérielles qu’humaines sont infligées aux assaillants. Quant à la population, elle est visiblement soulagée et vaque librement ce dimanche matin à ses activités.

Néanmoins, si aucun bilan officiel n’est encore publié par l’état-major de Sangaris et de la Minusca, Dominique Said Paguindji, Ministre de la sécurité publique et Porte-parole du gouvernement a rendu public ce dimanche 11 octobre 2015 un communiqué dont Corbeaunews s’est procuré une copie. En substance, le gouvernement a déclaré : « Il nous y a eu effectivement la progression des hommes armés en direction de Sibut. Informé, le gouvernement appuyé par les forces internationales, notamment la Sangaris et la Minusca sont allés au contact des hommes armés. Un ultimatum a été donné à ces hommes de retourner par le chemin d’où ils sont venus. Une fois que cet ultimatum expiré, la Minusca et Sangaris se sont mises à l’œuvre pour mettre en déroute ses assaillants.

« Ceci est un message clair qui est envoyé en direction des groupes armés pour leur dire que l’équilibre de la force n’est pas en leur faveur et qu’ils ont plutôt intérêt à revenir autour de la table des négociations pour privilégier des solutions politiques et apaisées. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA PERCEE D’EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI EN MARCHE AU SEIN DE L’OPINION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA PERCEE D’EDDY-SYMPHORIEN KPAREKOUTI EN MARCHE AU SEIN DE L’OPINION

Bangui, (C.N.C), 12-10-2015

Le paysage politique en Centrafrique est en train de changer radicalement à l’approche des élections qui pointent à l’horizon. Toutes les études faites jusque là, ont permis de constater l’émergence de la nouvelle génération d’hommes politiques.
La crise que la République Centrafricaine a eue raison de ceux qui se considéraient comme les baobabs de la classe politique centrafricaine. Cette crise a aussi favorisé l’émergence de nouveaux leaders qui ont réussi à faire passer l’idéologie qu’ils défendent. C’est le cas d’Eddy-Symphorien Kparékouti, Régina Konzi Mongot, Sosthème Marius Dingombé pour ne citer que ceux là.
Tout se passe comme si la crise là a joué en défaveur des politiques qui, il y a deux années en arrière, faisaient vibrer la scène politique nationale. Dans plusieurs sondages réalisés par plusieurs entités, la nouvelle génération d’hommes politiques dont vient d’en parler, s’est distinguée contre toute attente.
Il y a un mois, les deux sites internationaux « Taka Parler et Afrique news info» ont lancé une opération de sondage en ligne comme cela se fait partout d’ailleurs. Les résultats de ce sondage varient du jour au lendemain mais nous constatons que ceux qui se considéraient comme les ténors de la vie politique centrafricaine, sont sanctionnés, ce qui n’est pas rien.
Nous avons une émergence de la nouvelle classe politique avec Eddy-Symphorien Kparékouti qui a pris la tête depuis quelques jours avec 28% suivi de Régina Konzi Mongot 15% puis de Désiré Kolingba 14¨% qui, il faut le dire est le seul ancien à se créer une voie parmi les jeunes qui arrivent et qui inspirent confiance auprès des Centrafricains. Ce sondage a été fait avec un échantillon de plus de 1600 personnes avec tous les principaux leaders politiques de la République Centrafricaine soit 36 personnalités politiques dont les plus connues Martin Ziguelé qui a obtenu 3%, Anicet Georges Dologuelet 5%.
Aujourd’hui beaucoup de gens s’interrogent sur la percée vertigineuse d’Eddy-Symphorien Kparékouti, l’un des plus jeunes présidents de partis politiques. En effet, il y a un certain nombre de facteurs objectifs qui jouent en faveur de ce jeune leader politique qui, selon ses propres termes, est venu en politique pour aider à la reconstruction de son pays, une reconstruction, pour lui d’abord morale puis matérielle d’où le nom de son parti, Parti de l’Unité et de la Reconstruction qui a vu le jour en 2014.
Si ce jeune technocrate, opérateur économique respecté en Afrique de l’Est, a pu percer aujourd’hui sur la scène politique c’est parce qu’il a su, au cours des mois, partager ses convictions avec le peuple de la République Centrafricaine qui, frappé par l’épouvantable crise, voulait d’une nouvelle génération de leaders politiques, véridiques, nationaliste et combatifs. C’est dans cette optique qu’Eddy – Symphorien Kparékouti a évolué depuis la création de sa formation politique.
Dès le départ, le président du PUR et son staff ont compris la nécessité de parler avec le peuple, c’est ainsi que le bureau politique a installé la politique de proximité axée sur des rencontres régulières avec la population de Bangui et de l’arrière-pays afin de leur expliquer la nécessité du vivre-ensemble. Lors des multiples descentes sur le terrain que ce leader a eu à faire, il a pris son temps pour exhorter le peuple de la RCA au changement de mentalité et au respect des valeurs républicaines car pour lui, c’est la seule issue qui reste à la RCA.
Aussi, Eddy-Symphorien Kparékouti est l’un des rares leaders politiques actuels à développer une grande capacité de projections partant des réalités politiques. Lorsqu’il fallait aller au forum, le président du PUR était celui qui appelait à une rencontre inclusive et ouverte afin que les maux qui gangrènent la RCA soient traités de manière profonde et définitive. Toutes les violences qui ont secoué la transition, ont été condamnées par le PUR dont le siège a été pillé lors du dernier regain de violence à Bangui.
Il n’est pas de sujet politique sur lequel Eddy-Symphorien Kparékouti se réserve de débattre. Pour lui, la solution à la crise est centrafricaine « c’est fondamentalement aux Centrafricains de trouver les réponses à la crise. Les autres sont là pour accompagner les démarches que nous aurons décidées, voilà ce que le peuple doit comprendre » expliquait ce dernier lors d’une interview exclusive à un journal centrafricain.
Aujourd’hui, dans tous les pays limitrophes de la RCA, il y a appel pour que le PUR puisse s’y implanter. C’est dans ce cadre que des jeunes centrafricains du Soudan, Togo et du Cameroun ont mis en place des structures de cette formation politique. D’autres pays leur emboiteront le pas dans les jours avenir. Pour ces Centrafricains de la diaspora, les prises de positions du leader du PUR sont soutenables.
Le président du PUR a su convaincre en quelques mois d’activités politiques. Sa position dans le sondage de « Taka Parler et Afriquenewsinfo» n’est que le résultat de sa détermination, de son engagement et de son sens de sacrifice au profit du peuple de la RCA. Comme veulent l’appeler ces admirateurs : «Eddy-Symphorien Kparékouti, est un combattant réaliste et objectif ».

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE « G23 » EXIGE LE DEPART DE LA SANGARIS DU TERRITOIRE CENTRAFRICAIN

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE « G23 » EXIGE LE DEPART DE LA SANGARIS DU TERRITOIRE CENTRAFRICAIN

Bangui, (C.N.C),11-10-2015

La plateforme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix « G23 » persiste dans ses revendications. Dans un point de presse animé le 07 octobre 2015 à Bangui, la plateforme « G23 », membre du Groupe de Travail de la Société Civile qui a initié le « mouvement citoyen pour l’appropriation de la destinée du pays » exige le départ sans condition des soldats français de l’opération sangaris du territoire centrafricain. Elle exige également l’application par la Minusca de la résolution 2149 des Nations-Unies sur le désarmement même par la force les groupes armés.

« Solidarité – Action – Persévérance » c’est la devise de la plateforme ayant initié le mouvement « le Temps de Béafrika » au cours duquel un appel à la désobéissance civique a été lancé. Regroupant une vingtaine de femmes, le G23 montre sa position avant toute satisfaction aux trois points des onze (11) points de revendications. Après avoir demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie dans les derniers évènements à Bangui, la présidente de G23 a exposé à la presse l’avis du mouvement avec le mot d’ordre d’appel à la désobéissance civique qui se poursuit. Cet avis est axé sur les trois point essentiels mais elle a mis l’accent sur le départ des soldats français de l’opération sangaris qui demeure, selon la plateforme, l’une des préoccupations de G23.

« La population en général et le « G23 » en particulier déplore le fait que le survol de la ville de Bangui par les hélicoptères de la SANGARIS est accompagné de tirs à balles réelles, occasionnant ainsi de victimes innocentes » a déploré Bernice OUANGO-NDACKALLA, présidente du G23 avant de rappeler que : « Le G23 tient à signaler à l’opinion internationale et nationale que ce comportement des soldats français n’est pas la première car si nos mémoires sont bonnes, ils ont procédé de la sorte dans le 6ème arrondissement en 1996 – 1997, tuant ainsi des pauvres civils qui fuyaient devant les soldats Tchadiens de la Mission de Suivi des Accords de Bangui en abrégé MISAB ».

Les casques bleus de la MINUSCA
De surcroit la demande du départ des soldats français de l’opération sangaris, le G23 a porté un regard critique sur l’inaction de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). La plateforme exige l’application du mandat des casques bleus à défaut leur retrait du territoire centrafricain. Lors des derniers évènements, le G23 a constaté, comme toute la population centrafricaine, la passivité des éléments de la MINUSCA au début de la crise.

« Nous dénonçons le fait que les éléments de la MINUSCA se réfugient toujours dans leurs engins blindés dès qu’il y a crépitement d’armes que ce soit dans la capitale ou dans l’arrière-pays » a martelé la présidente du G23.

Aussi, le « G23 » s’est dit étonner de l’invasion des prisonniers de la maison d’arrêt de NGARAGBA lors des derniers évènements, évasion dont la responsabilité est aujourd’hui attribuée aux FACAS alors que cette prison, d’après Bernice OUANGO-NDACKALLA, est sous la responsabilité des casques bleus.

Déploiement des FACA
La plateforme a exigé comme solution à la violence et au retour de la sécurité en Centrafrique le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) sur toute l’étendue nationale. Le « G23 » déplore le fait que le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines et leur réarmement se heurte à une méfiance voire un refus de la communauté internationale.

Par ailleurs, le « G23 » reconnaît que certains des militaires sont membres des groupes armés. La SELEKA a dans ses rangs des FACAS, les ANTIBALAKAS ont également dans leur rang des FACAS. Deux groupes de FACAS se retrouvent dans les ANTIBALAKAS, un groupe qui comprend les militaires qui ont dû prendre le maquis pour riposter face aux exactions de la SELEKA et un autre groupe constitué de militaires fidèles au régime défunt.

« Cet état de fait ne peut justifier la non réhabilitation de nos forces armées car dans une véritable armée rigoureusement bien organisée, il est facile de neutraliser les indisciplinés. Aussi, le G23 dénonce le fait que tous les militaires centrafricains soient condamnés à cause des agissements de certains d’entre eux », a déclaré Bernice OUANGO-NDACKALLA

Sur cet aspect, la présidente du G23 a fait savoir que les membres de la plateforme ont tenté de croire que c’est la non réhabilitation des FACAS qui favorisent la constitution de certains militaires en petits groupes de bandits car n’étant pas occupés.

« Le Gouvernement de la transition doit être un rassembleur et non l’auteur d’une politique d’exclusion » a-t-elle martelé.

Le G23 demande au Gouvernement de rassembler sans délai tous les militaires centrafricains afin de rassurer la population qu’un début de solution à sa sécurité est en route et qu’elle peut maintenant reprendre pleinement ses activités en toute quiétude.

Le « G23 » lance un appel pour l’arrêt définitif des violences et demande à la population de ne pas céder à la vengeance, d’éviter de prendre des risques tels que pénétrer dans les zones non sécurisées. La plateforme appelle la jeunesse à ne pas se laisser manipuler par les hommes et femmes politiques, de ne pas faire du suivisme, à protéger leur vie pour prendre demain la relève , à ’être des acteurs de la paix et de la cohésion sociale.

« Le G23 affirme que les Centrafricains ne sont pas un peuple violent mais c’est la cohabitation avec certains peuples violents qui a peu à peu transformé la nature du Centrafricain » a-t-elle ajouté.
Le « G23 » demande purement et simplement le départ de la SANGARIS.

Au Gouvernement
Pour G23 le gouvernement centrafricain doit s’engager à reconstruire les habitations détruites et à dédommager toutes les victimes de la crise, et e rassembler toutes les forces vives de la nation pour une concertation apaisement.

A la communauté internationale
Conformément au mandat du « G23 » qui est de promouvoir la participation politique de la femme à la consolidation de la paix, la plateforme demande à la communauté internationale de soutenir sous toutes les formes les efforts de la première femme Chef d’Etat en Afrique centrale, Catherine Samba Panza qui a hérité d’un pays, souligne-t-elle, en totale déconfiture.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Viols en Centrafrique : l’auteur du rapport de l’ONU raconte

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(Corbeau News Centrafrique)

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Viols en Centrafrique : l’auteur du rapport de l’ONU raconte

 

Bangui, (FranceInfo ), 08-10-2010

 

Elle est la première à avoir recueilli les témoignages d’enfants disant avoir été violés par des militaires français en échange de nourriture. Gallianne Palayret, fonctionnaire de l’ONU, a rédigé l’an dernier un rapport accablant pour les soldats de l’opération Sangaris. La jeune femme révèle aujourd’hui à France Info que l’armée était au courant de ces accusations dès le mois de mai 2014.

“Prévenir tout abus futur”

Nous sommes en mars 2014. La jeune femme vient d’arriver à Bangui. Très vite, elle est alertée par une ONG qui travaille sur le camp de déplacés de M’Poko, près de l’aéroport. C’est là, lui dit-on, que des enfants auraient été violés par des soldats en échange de rations de nourriture. Accompagnée de personnel de l’Unicef, elle rencontre au total six garçons, âgés de 9 à 13 ans. Les faits lui semblent graves. Gallianne Palayret veut “prévenir tout abus futur”.

“Si ce que ces enfants me racontent est vrai – ce que je crois à l’époque et ce que je crois encore aujourd’hui, alors il faut tout faire pour éviter que ça continue”.

Avant même d’avoir terminé son enquête, l’humanitaire prend donc contact avec l’état-major de la force Sangaris, à Bangui. Nous sommes en mai 2014 : “Je leur ai indiqué les endroits où auraient été commis les faits, pour la plupart des check-points avec des sacs de sable derrière lesquels se cachaient les militaires, des sacs de sable plus hauts que la taille des enfants. Je leur ai demandé de mettre plus de contrôles à ces endroits et en général d’être attentifs à ce qui se passait dans le camp et autour du camp”.

Le “no comment” de l’Etat-major

En apparence, la jeune femme est entendue : “Ils m’ont prise très au sérieux, ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient informer Paris, mettre plus de patrouilles, et que si cela était avéré des sanctions seraient prises. Ils ont été très surpris, mais aussi très professionnels dans la réponse”.

Galliane Paleyret ne sait pas si les contrôles ont bien été mis en place. Elle ne sait pas si “Paris” a été mis au courant. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’armée n’a pas reconnu que cet entretien avait eu lieu et qu’elle était donc au courant de possibles viols dès le mois de mai 2014.

Avant même d’avoir terminé son enquête, l’humanitaire prend donc contact avec l’état-major de la force Sangaris, à Bangui. Nous sommes en mai 2014 : “Je leur ai indiqué les endroits où auraient été commis les faits, pour la plupart des check-points avec des sacs de sable derrière lesquels se cachaient les militaires, des sacs de sable plus hauts que la taille des enfants. Je leur ai demandé de mettre plus de contrôles à ces endroits et en général d’être attentifs à ce qui se passait dans le camp et autour du camp”.

Le “no comment” de l’Etat-major

En apparence, la jeune femme est entendue : “Ils m’ont prise très au sérieux, ils m’ont tout de suite dit qu’ils allaient informer Paris, mettre plus de patrouilles, et que si cela était avéré des sanctions seraient prises. Ils ont été très surpris, mais aussi très professionnels dans la réponse”.

Galliane Paleyret ne sait pas si les contrôles ont bien été mis en place. Elle ne sait pas si “Paris” a été mis au courant. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’armée n’a pas reconnu que cet entretien avait eu lieu et qu’elle était donc au courant de possibles viols dès le mois de mai 2014.

A LIRE AUSSI ►►► Soupçons de viols en Centrafrique : la justice française va enquêter

Elle refuse aujourd’hui de confirmer ou d’infirmer les révélations de la fonctionnaire de l’ONU, de dire si l’entretien a bien eu lieu dès le mois de mai… Au siège de l’Etat-major des armées, contacté cette semaine à Paris, c’est “no comment”, on renvoie vers l’enquête en cours. A ce jour l’armée a seulement reconnu être informée en juillet 2014, grâce à une “fuite” du rapport de Galliane Palayrat.

Toujours pas entendue

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, des juges d’instruction ont été saisis, mais il a fallu attendre juillet 2015, pour que la gendarmerie prévôtale se déplace à Bangui, elle a pu entendre les enfants et filmer leur témoignage. Galliane Palayret, elle, n’a toujours pas été sollicitée : “Une demande a été faite à l’ONU afin de m’entendre. L’ONU, dans une lettre du 13 juillet, a autorisé la levée de mon immunité diplomatique, pour que je puisse être entendue par les autorités françaises, mais à ce jour (1er octobre 2015, ndlr) je n’ai encore reçu aucune convocation formelle”.

Un simple mail reçu la semaine dernière lui demande si elle a “prévu” de passer à Paris ces six prochains mois, ce qui permettrait éventuellement à la justice de l’entendre. Pas de convocation donc, mais une simple demande de renseignements.

Malgré tout, la justice avance

Les militaires qui ont été identifiés devraient être assez vite entendus par la justice, mais ce qui préoccupe Gallianne Palayret c’est qu’elle est repartie trop tôt pour pouvoir terminer son enquête :

“Ce rapport devait être continué. J’aurais pu interviewer encore 4 ou 5 enfants, et peut-être que d’autres noms auraient surgi de ces témoignages.”

Début septembre, le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête préliminaire après d’autres accusations, celles d’une jeune fille qui dit être tombée enceinte après avoir été violée par un militaire de Sangaris. On ne sait pas si cette affaire s’est produite dans les mêmes circonstances que les précédents témoignages recueillis par Galliane Palayret. Mais cette fois-ci, la justice n’a mis que quelques jours pour réagir.

 

Bangui, FranceInfo

CENTRAFRIQUE: L’ARCHEVEQUE DE BANGUI NZAPALAYINGA DONNE VIVRES AUX PERSONNES DEPLACEES

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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L’ARCHEVEQUE DE BANGUI NZAPALAYINGA DONNE VIVRES AUX PERSONNES DEPLACEES

Banngui, (C.N.C), 08-10-2015

La situation humanitaire est pour ce temps déplorable à Bangui suite aux derniers événements qui se sont produits dans la capitale centrafricaine. L’Archevêque de Bangui, à travers l’ONG catholique CARITAS, a, à cet effet, multiplié le déplacement sur les sites des personnes déplacée afin de les venir en aide. Avec l’aide financière du pape François attendu à Bangui en ce mois de novembre, il a distribué des vivres aux 21.390 personnes déplacées sur les 14 camps de fortune visités.
Depuis le déclenchement de la violence le 26 septembre 2015 dans la capitale centrafricaine la situation s’est aussitôt dégradée. Ce regain de violence intercommunautaire a impacté directement sur la situation humanitaire dans la ville entrainant le déplacement massif de la population vers les camps de refuge.
Les sites des déplacés internes de Bangui n’ont cessé d’accueillir les personnes fuyant les violences dans leurs arrondissements. Les représailles de l’assassinat d’un jeune musulman de Taxi-moto dans le 8ème arrondissement ont fait vivre le calvaire à la population du 5ème et 3ème arrondissement de la ville de Bangui. Sur les différents sites des déplacés internes de Bangui, les conditions de vie y sont déplorables. Les besoins en eau, en nourriture et aux produits pharmaceutiques se font vivement sentir. Des femmes, des enfants et des hommes, dorment à même le sol.
Monseigneur Nzapalayinga à travers l’ONG catholique « CARITAS » de Bangui a décidé de voler au secours des personnes démunies dans les camps de fortune. Sur les différents sites où sont massées au moins 21.390 personnes déplacées, des sacs de riz, des cartons de sardines et des bidons d’huile sont distribués. Cette visite de l’Archevêque a permis aux personnes déplacées de retrouver un peu de sourire.
« Je suis une habitante de quartier Yakité dans le 3ème arrondissement où on détruit notre maison. Mais je me suis déplacé de chez moi depuis le début de la crise pour me réfugier au camp de l’église frère des Castors. Ce qui s’est passé le samedi du 26 dernier nous a mis dans la panique. Tout le monde sur le site de l’église a pris fuite pour venir ici au site de l’église de Saint Sauveur. Mais là où nous sommes, c’est notre calvaire car depuis lors, aucune ONG ni une autorité de notre pays n’est venue nous assister. C’est grâce à cette arrivée de l’Archevêque que nous allons survire un peu », a témoigné Lucienne Gbenimé, une déplacée sur le site de l’église Saint Sauveur.
Les témoignages recueillis sur tous les sites visités laissent croire qu’aucune Organisation Non Gouvernementale à caractère humanitaire n’a assisté les personnes démunies. Aucune mesure de la part du gouvernement n’est encore prise sur les conditions de ces déplacés. Si bien que la situation risque d’accentuer les conditions de vie déplorables des déplacés. Ces derniers ont affirmé qu’ils ne sont pas prêts à regagner leur domicile respectif. Car ils ont vu leurs maisons incendiées et détruites. Ils posent certaines conditions préalables à leur retour : le désarmement, la réparation et la justice.
« Nous sommes venus voir comment ces personnes-là vivent. Ils vivent dans des conditions inhumaines que nous déplorons. Ils ne devaient pas se retrouver là où ils se trouvent. Nous qui sommes de Dieu, nous devons toujours prêcher la paix, sensibiliser les gens à ne pas faire du mal à leur prochain. Nous prions Dieu pour qu’il y ait la paix entre les hommes, les femmes les enfants de notre pays. Vue cette situation, nous avons dit que nous ne pouvons pas rester les mains croisées. C’est pourquoi nous sommes venus avec le peu que nous avons comme nourriture pour donner à ces gens qui en ont besoin et n’ont trouvent pas » a déploré l’Archevêque de Bangui Monseigneur Nzapalayinga.
Par ailleurs, l’Archevêque a affirmé que la distribution de ces vivres va se poursuivre sur les autres sites qui ne sont pas encore visités. Pour la mosquée centrale où sont massés les musulmans du 3ème arrondissement de Bangui, les responsables de leur communauté se chargeront de distribution, à en croire l’Archevêque. L’ONG catholique « CARITAS » a reçu l’aide financière du Pape François à hauteur de 25 millions de franc CFA pour voler au secours des démunies.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LETTRE A MON PAYS, MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

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LETTRE A MON PAYS, MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

Bangui, (C. N. C), 07-10-2015

Ô terre de fierté, nation étoile.

J’eus cru à un certain moment, que tes enfants te tendront la main pour te retirer de ce trou de violence, mais…les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Ils croient être suffisamment enseignés pour prendre en main ton destin, cela est loin d’être concret. Vraie fiction!

Ton peuple donne l’image d’un homme qui s’est vu s’infusé sans force, dans une eau qu’il ne maîtrise ni la qualité ni la profondeur.
Le seul peuple au monde où la minorité vigilante est étouffée par la majorité vagabonde.
On a l’impression qu’à leur naissance, on leur a transplanté le cerveau du dromadaire. En plus de leur bosse, ils sont là à transporter des problèmes qui ne sont pas les leurs.

Héritage de mes ancêtres, fierté de ma peau.
A l’heure où je t’écris, la bassesse de plusieurs est entrain d’inhumer la sagesse des  vainqueurs. Il nous faut vaincre sans charme.

Mon pays, tu es envahi.
Envahi, par des larsins qui savent qu’ils n’ont plus d’avenir ailleurs ni dans autre chose, que de vivre comme des chacals et charognards.
Des véritables vagabons et ceux qui désirent te tapisser, les manipulent pour enlever la paix à tes enfants.

Nous ne sommes pas effrayés! On tient toujours!

Nous sommes un peuple fort et patient.
Quelques fois, ceux qui ne nous comprennent pas, nous taxent de naïfs.
Tout ce que je sais…quand tes enfant dont je fait partie, décident de changer les choses en positives, ça réussi toujours, même si c’est au prix de leur sang.
Il suffirait que quelqu’un prenne le devant alors, ”bonjour la Révolution Sauvage”.

Il ne faut pas que nous en arrivant là.

”Lettre à Mon Pays”

Bangui, Madison Elodie Fleury KOSSI Pour CNC

Bangui: Les miliciens Antibalaka version Mokom lèvent l’équivoque

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(Corbeau News Centrafrique)

Photo Rambo

Les miliciens Antibalaka version Mokom lèvent l’équivoque

 

Bangui, (R.N.L ), 07-10-2015

Richard Soumalékré, porte parole du commandant des Antibalaka, Maxime Mokom, basé à Boeing dans la commune de Bégoua, a rejeté en bloc ce mardi 6 octobre, les accusations faisant état de la

préparation d’un projet de coup de force portées contre leur leader et les miliciens. Selon lui, la réunion tenue à Boeing avec des musulmans armés du Pk5, présentés comme des Séléka, n’a rien à voir avec les préparatifs d’un coup d’état contre de la transition en cours en République Centrafricaine.

« Notre déplacement à Boeing ne consistait aucunement à tenir ou à organiser un projet de coup d’état. C’est une fausse accusation », a précisé Richard Soumalékré qui entend saisir la justice le moment venu : « Je prends l’opinion nationale et internationale à témoin. Dès que la République Centrafricaine retrouvera l’ordre constitutionnel, les auteurs de cette fausse accusation seront poursuivis en justice. Nous avons ce droit ».

Pour le porte parole du commandant Maxime Mokom, le déplacement de Boeing est lié à l’insécurité qui a pris de l’ampleur ces derniers temps à Bangui. « Ce qui avait amené l’équipe de notre coordonnateur à se déporter vers Boeing et rencontrer nos frères musulmans de la Séléka, ce sont les derniers événements survenus à Bangui et qui se sont soldés par des morts d’hommes. Pour ne pas que les hostilités continuent, qu’on continue d’égorger et que les pleurs cessent, notre coordonnateur a pris sur lui la responsabilité d’aller vers nos frères musulmans pour leur dire qu’il n’est pas bien de continuer les hostilités, qu’il faut arrêter et aller à la paix ».

Le porte parole du commandant Maxime Mokom, estime que le gouvernement de la transition a manqué à l’un de ses principaux objectifs, la protection de la population civile.

« Les derniers événements sanglants à Bangui ne nous ont pas plu. Nous avons comme impression que le gouvernement et ceux qui ont cette responsabilité de protéger les populations qui ont subi ces atrocités ont failli à leur mission ».

Dans une interview diffusée sur Radio Ndeke Luka ce mardi 6 octobre, Bertin Ganabéam, intervenant au nom de la population de Boeing, a pointé du doigt le capitaine Eugène Ngaïkoïsset, le commandant Maxime Mokom et Goyas Béoroféï,  qui seraient associés dans des réunions informelles et nocturnes avec les musulmans du Pk5 pour fomenter un coup d’état contre le pouvoir de Bangui.

Il s’agit d’une manipulation orchestrée par le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wénézouï, à en croire Maxime Mokom. Selon lui, cette manipulation vise à sauver le fauteuil ministériel de M. Wénézouï.

Bangui, Radio Ndeke Luka

BANGUI: « LA COMMUNIAUTE INTERNATIONALE NOUS A RENDUS IMPUSSANTS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMAPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

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« LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE NOUS A RENDUS IMPUSSANTS »

DIXIT LAURENT GOMINA PAMAPALI

Bangui, (C.N.C), 07-10-2015

 

Dans son regard global, le président de l’Union nationale des Démocrate Républicain, UNADER en sigle, Laurent Gomina Pampali pense que les violences qui ne cessent de se produire en République centrafricaine ont plusieurs raisons. Il pointe du doigt, certains hommes politiques, les chercheurs d’argent et la communauté internationale.
Dans un point de presse organisé le 04 octobre 2015 à son domicile, Laurent Gomina Pampali a décrypté les facteurs directs des regains de violence en Centrafrique. Il n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour fustiger la communauté internationale sur la manière de gérer la crise centrafricaine. Pour lui, l’embargo sur les armes en République centrafricaine ne devrait pas avoir impact sur l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA) pour protéger la population laissée à la merci des bandits armés.
Tout en évoquant le processus de la réhabilitation des FACA, il estime pour lui que les éléments des FACA étant déjà reformées et ayant été présentées aux Centrafricains par les autorités de la transition doivent être sur le théâtre d’opérations afin d’assurer la protection des civiles. A défaut du désarment des forces non conventionnelles dans le pays, les ingrédients de la violence sont toujours prêts à s’éclater.
« Tout analyste doit reconnaitre que le peuple centrafricain, est un peuple meurtri. Les dernières violences qui se sont produites à Bangui sont venues s’ajouter aux ingrédients de violences de plusieurs décennies. Les autorités des transitions nous ont dit qu’une partie des FACA sont déjà prêtes pour la protection de la population. Mais où l’on est avec cette réforme », s’interroge Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADER.
Si l’on évoque la théorie de Machiavel qui, dans son ouvrage intitulé “Le Prince” qui dit : « On ne gouverne jamais un pays sans son armée nationale » l’on dira que la réussite de le retour effectif de la sécurité nécessité sans doute l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines qui reste, malgré tout, le symbole de la souveraineté nationale. Comme dans le même sillage, la Ministre d’Etat chargée de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara l’a souligné dans un point de presse à son département « la RCA ne peut retrouver la paix sans son armée nationale.
Pour le président de l’UNADER, aucun pays du monde n’est resté sans son armée. Priver la République centrafricaine de son armée est selon lui une manière de rendre impuissant le peuple centrafricain. La passivité des forces internationales face au regain de violence dans le pays, ne fait qu’encourager les affrontements.
La responsabilité des hommes politiques
Concernant la responsabilité des hommes politiques centrafricains dans cette crise, le président de l’UNADER accuse ses collègues des autres partis politiques de ne pas faire trop pour remplir leur mission. Pour lui, les responsables des partis politiques doivent sensibiliser les militants et sympathisants sur les valeurs républicaines et civiques permettant d’apaiser les esprits sur les violences. Il préconise lui la création d’école de chaque parti politique afin d’instruire leur militants en formant les responsables des bases sur les lois relatives au parti politique. Les questions de la nationalité, de l’identité, de la culture doivent être, selon lui, enseignées aux militants.
« J’interpelle tous les hommes politiques, mes collègues chefs de parti à effectivement consacrer suffisamment de temps à éclairer leurs militants, la société civile sur cet aspect fondamental. D’où la nécessité de nous entendre pour constituer une nation véritable, celle que Barthélémy Boganda voulait », a-t-il martelé.
Le président de l’UNADER a également montré la position de son parti sur la nature des conflits en République centrafricaine que les autres pensent que c’est un conflit interreligieux. Pour lui, il s’agit là d’un conflit à caractère politique et économique. La crise en Centrafrique est fabriquée, d’après, par les profiteurs des richesses naturelles centrafricaines. Il n’est pas passé par quatre chemin pour pointer du doigt ceux qu’ils appellent « les chercheurs d’argent » venus de l’extérieur et ceux dans le pays même.
En fin, Laurent Gomina Pampali appelle le peuple centrafricain à se réconcilier avec lui-même pour reconstruire la République centrafricaine. Pour lui, les violences ne font qu’aggraver le calvaire de la population meurtrie depuis plusieurs décennies. Donc pour l’UNADER, il est temps de s’unir afin de voir un avenir meilleur.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: RDC: HRW met en cause les autorités dans la répression d’une manifestation

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(Corbeau News Centrafrique)

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RDC: HRW met en cause les autorités dans la répression d’une manifestation

Bangui, (R.F.I)  ,07-10-2015

En RDC, les autorités sont pointées du doigt. Dans son dernier rapport, l’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) affirme que des responsables des services de sécurité et du parti au pouvoir à Kinshasa ont planifié l’attaque d’un rassemblement de l’opposition le 15 septembre dernier, qui avait fait au moins trois blessés. Mais pour le pour le porte-parole du gouvernement, c’est un rapport « politiquement motivé » et « peu crédible ».

Dans son rapport, l’organisation de protection des droits de l’homme Human Rights Watch est formelle. Elle dit avoir interviewé des dizaines de personnes ayant participé à l’attaque contre la manifestation de l’opposition. Tous racontent avoir été recrutés par des responsables des forces de l’ordre et du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti au pouvoir, pour réaliser cet assaut, comme le rapporte Ida Sawyer, représentante de Human Rights Watch en RDC : « Tous les reclus étaient emmenés en camp militaire ici à Kinshasa. Ils ont reçu des instructions sur comment il faut organiser l’attaque. Et aussi chaque reclus a reçu environ 65 dollars. Et après lors de la manifestation, nous avons documenté comment ces jeunes ont attaqué les manifestants avec des bâtons en bois et d’autres armes blanches. »

Mais pour le porte-parole du gouvernement, ces témoignages sont insuffisants pour prouver une quelconque implication des autorités dans cette attaque. « Il ne suffit pas de dire qu’on a des témoignages précis. Il n’y a aucun nom. Ce sont des allégations dépourvues de toute base probante. On cite même un autre commandant de la police, mais sans donner des éléments qui nous permettent d’orienter l’ouverture d’une enquête. C’est ça le problème », estime Lambert Mende. Le porte-parole du gouvernement qui rappelle aussi avoir condamné le recours à la violence lors de cette manifestation.

Human Rights Watch appelle de son côté les autorités congolaises à protéger la liberté de manifester dans le pays, sans crainte d’être attaqués, sachant que le 15 septembre dernier, la police déployée autour du rassemblement était intervenue, très tardivement.

Bangui, RFI

CENTRAFRIQUE: LETTRE A MON PAYS…

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(Corbeau News Centrafrique)

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LETTRE A MON PAYS… MADISON ELODIE FLEURY KOSSI

 

 

Bangui, ( C.N.C), 07-10-2015

 

Il était une fois, un peuple uni

j’ai suivi une à une les heures qui ont fait ton Histoire.

J’ai vu les pleurs, les cris. J’ai vu le sang couler et les Hommes avancer sur le chemin de leur avenir. Ce même sang qui coule dans mes veines, je l’ai vu se déverser sur les pavés usés par le mécontentement.

Enfermée dans mon éloignement, j’ai pleuré. De joie, de peine, bien souvent de fatigue…

L’horloge s’était arretée. Plus de nuit, plus de jour, mon regard rivé sur les événements, je tentais de t’accompagner. Je ne voulais pas dormir te sachant dans la rue à proteger ma Patrie. Je ne voulais pas, je ne le pouvais pas. Je tendais l’oreille et j’entendais, dans la clameur anonyme de ta masse, ces mots qui se faisaient pour moi pierres à l’edifice d’un lendemain que je n’osais, il y a encore quelques mois, esperer : “liberté” “démocratie” “laïcité”.

Les yeux brillants, embués d’étoiles, j’ai découvert les tiens…

Ennivrée, grisée comme lors d’une premiére rencontre, j’ai frissoné et je t’ai aimé. Passionnement. J’ai aimé tes Hommes, tes Femmes, que je ne connaissais pas. J’ai aimé leur témairité, j’ai aimé leur regard et j’ai aimé leurs larmes.

J’ai aimé chacun de leur geste, chacun de leur pas…comme une ombre, tapie dans leur courage, je les suivais…par Amour pour toi.

Mais comme toute passion, tu m’as détruite… Oh non, je ne t’accuse pas, je t’aime trop aimé pour te jeter la pierre. Je me condamne juste moi même.

Je me condamne d’avoir vu la solidarité dans ton régionalisme. Je me condamne d’avoir cru apercevoir une conscience en éveil quand tu n’étais qu’un instinct primaire de survie.

Où es-tu toi qui a fait battre mon coeur ?

Où sont ces mains unis qui, comme une chaine de chair, faisaient murailles aux assauts du joug ?

Je me condamne oui… et à genoux sur le sol, la peau écorchée de priéres, je te regarde t’en aller…

Amante délaissée par celui qu’elle aimait, je crie ! Je crie de rage, de désespoir…

Je crie et je t’écris dans l’espoir que tu te retournes vers tout ce que tu as fait et qu’aujourd’hui, par confort, par peur, tu abandonnes lâchement…

Il ne faut pas que nous en arrivant là.

LETTRE A MON PAYS

 

Bangui, Madison Elodie Fleury Kossi Pour CNC 

Bangui: Bertin Bea interdit une énième fois de sortir du pays

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(Corbeau News Centrafrique )

Bertin Bea du KNK
Bertin Bea du KNK. ©2014CNC

 

Bertin Bea interdit une énième fois de sortir du pays

Bangui, (C.N.C ), 07-10-2015

Une énième fois, le Secrétaire général du parti ‘’Kwa na kwa’’, Bertin Bea a manqué de justesse son vol ‘’Air France’’ à destination de Paris. Ce soir du mardi 6 octobre, le SG du parti de l’ancien président François Bozizé a été interdit par le Commissariat de l’aéroport international Bangui M’poko de prendre l’avion.

Contactés, les proches de Bertin Bea expliquent que ce dernier amenait deux de ses filles nouvelles bachelières pour les inscrire en France. Arrivé à l’aéroport, toutes les formalités ont été faites, mêmes ses bagages ont été embarqués. A la dernière minute, le Commissaire de l’aéroport approche Bea pour lui dire que des instructions ont été données pour qu’il attende un peu ; alors qu’Air France n’attend pas. Poirotant pendant des minutes sans que de ‘’nouvelles instructions’’ ne soient données pour lui permettre de monter dans l’avion, Bertin Bea était resté coincé jusqu’à cela l’avion ne décolle. Toujours selon la source, les deux filles de Bea ont pu partir laissant brusquement leur papa à l’aéroport.

Notons que le 15 août dernier, le Secrétaire général du KNK a déjà essuyé un couac pareil à l’aéroport Bangui M’poko, finissant brièvement en prison avant d’être libéré.

Jusqu’au moment où nous mettons sous presse, ce qui est reproché à Bertin Bea n’est pas encore connu. Seulement, que selon ses proches, le ministre de la sécurité a donné l’autorisation, mais c’est le Procureur de la République qui aurait demandé l’interdiction de ce voyage.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Idriss Déby fait le médiateur dans la crise du Darfour à Paris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Idriss Déby fait le médiateur dans la crise du Darfour à Paris

 

Bangui, (R.F.I), 06-2015

 

A la demande des autorités soudanaises, le président Déby a rencontré samedi 3 octobre à Paris dans le plus grand secret les chefs des trois principaux groupes armés du Darfour à se rendre à Khartoum pour la conférence sur le dialogue national prévue le weekend prochain. Les trois leaders, Minni Minnawi, Abdel Wahid Nur et Djibril Ibrahim ont refusé. Car ils craignent un dialogue taillé sur mesure par le régime soudanais. Avant d’envisager de se rendre au Soudan les chefs de groupes armés souhaitent un pré dialogue à Addis-Abeba sur les conditions du dialogue.

Puisqu’il n’arrive pas à les convaincre lui-même, Omar el-Béchir a donc demandé à Idriss Déby de le faire. Le président tchadien a rencontré à Paris les chefs des groupes armés darfouris pour les exhorter à participer au dialogue national samedi prochain à Khartoum. Mais les chefs de groupes demeurent inflexibles. Pas de dialogue en terre soudanaise dans l’immédiat, ce serait faire un cadeau au régime de Béchir affirme Djibril Ibrahim le chef du mouvement pour la justice et l’égalité, l’un des trois groupes armés du Darfour.

« Nous lui avons dit que nous ne pouvions pas participer à un dialogue national échafaudé par le parti au pouvoir, le NCP. Car sinon les résultats de ce dialogue seront déterminés d’avance par le régime. Donc si le gouvernement veut un dialogue national, il doit d’abord venir discuter à Addis-Abeba, comme le préconise dans ses résolutions le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, affirme Djibril Ibrahim. Et ensuite, nous pourrons aller à Khartoum. Mais sans cela ce serait – de notre part – comme offrir une légitimité à un processus qui n’en a pas à nos yeux. Un processus qui pour l’instant vise à permettre au régime de se maintenir, ce dont nous ne voulons pas. » Pour les chefs rebelles, le pré-dialogue doit servir à baliser le terrain, fixer le calendrier, les participants, le nom du médiateur et surtout les thèmes de discussions. Ils se disent prêts à conclure une trêve de six mois avec Khartoum en échange d’un accord sur la libération des prisonniers. Mais derrière cette position de façade transparait une volonté d’impliquer l’ONU dans ce dialogue. Ce que Khartoum se refuse pour l’instant à envisager.

 

Bangui, RFI

Centrafrique: Facebook lance un satellite avec Eutelsat pour développer Internet en Afrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Facebook lance un satellite avec Eutelsat pour développer Internet en Afrique

Bangui (C.N.C), 06-10-2015

Facebook et l’opérateur européen Eutelsat proposeront de l’Internet à haut débit en Afrique dès 2016, à des prix avantageux, grâce au lancement d’un satellite géostationnaire.

Facebook a annoncé, lundi 5 octobre, le lancement d’un satellite en partenariat avec le groupe européen Eutelsat pour développer Internet en Afrique sub-saharienne où de vastes territoires sont encore privés d’accès au Web.

Il s’agira de proposer un accès à Internet à haut débit en Afrique dès 2016, à des tarifs moins élevés qu’actuellement, grâce au satellite géostationnaire AMOS-6, et de reprendre l’initiative face aux projets alternatifs de constellations satellitaires.

L’annonce a été faite sur la page Facebook de Mark Zuckerberg, fondateur et dirigeant du célèbre réseau social.

“La mission de Facebook est de connecter le monde et nous pensons que les satellites joueront un rôle important dans la lutte contre les obstacles majeurs qui empêchent de connecter les Africains à Internet”, a expliqué Chris Daniels, vice-président de l’initiative Internet.org. dans le communiqué d’annonce.

“Nous sommes impatients de travailler en collaboration avec Eutelsat sur ce projet et de rechercher de nouvelles façons d’utiliser les satellites pour connecter les gens le plus efficacement possible dans les zones les plus reculées du monde”, a-t-il ajouté.

“Nous sommes enthousiastes à l’idée […] de collaborer avec Facebook sur ce nouveau projet qui vise à fournir des services d’accès à Internet en Afrique”, s’est réjouit Michel de Rosen, le PDG d’Eutelsat, à cette annonce. “Nous ferons en sorte d’offrir des solutions Internet fiables et à des prix avantageux, pour que davantage d’usagers puissent surfer et bénéficier ainsi de l’économie de la connaissance”, a-t-il ajouté.

Le projet s’inscrit dans le cadre de la plateforme Internet.org développée par Facebook qui vise à étendre les zones de couverture du réseau en facilitant son accès via la téléphonie mobile.

Le satellite est actuellement en construction, ont précisé les deux groupes dans un communiqué et il sera lancé en 2016.

Avec AFP et Reuters

Bangui, France24

Centrafrique: Communiqué: de la Nonciature Apostolique (Ambassade du Vatican)

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(Corbeau News Centrafrique)

Papa François au Vatican

 

Communiqué: de la Nonciature Apostolique (Ambassade du Vatican)

Bangui, (N.A.V ), 06-10-2015

 

Pape François

 

Bangui, Nunziatura Apostolica

 

 

 

 

Bangui: INTERVIEW EXCLUSIVE: Bertin Bea, SG du parti ‘’Kwa na kwa’’de François Bozizé

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(Corbeau News Centrafriuqe)

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 INTERVIEW EXCLUSIVE:   Bertin Bea, SG du parti ‘’Kwa na kwa’’de François Bozizé

répond aux accusations de David Brown

 

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

 

Vendredi 2 octobre dernier, dans son décryptage des dernières développements de la situation sécuritaire à Bangui, le Chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats unis, David Brown a ostensiblement pointé du doigt l’ancien président François Bozizé d’être derrière ces violences. « Je crois qu’il y a ceux qui diraient que la main de Bozizé (François) est derrière quelques-unes des activités malheureuses de cette semaine. Cela ne semble pas raisonnable. Il faut que ce Monsieur arrête immédiatement tout soutien à la violence ici (en RCA). » a déclaré le diplomate américain avant d’annoncer que Bozizé court même le « risque » d’être inculper par le CPI. Cette déclaré a suscité une vive réaction au sein du parti Kwa na kwa (KNK), le parti de François Bozizé. Bertin Bea, Secrétaire général dudit parti dénonce un acharnement sans fondement sur son président dans l’interview ci-dessous.

Corbeaunews.ca (CNC) : Bertin Bea, Bonjour ! Vous êtes Secrétaire général du parti de l’ancien président François Bozizé, le KNK, et suite aux dernières violences survenues à Bangui ayant fait une quarantaine de tués, quelques trois cent blessés, ainsi que plus de quarante mille nouveaux déplacés internes, sans compter les dégâts matériels importants, le nom de Bozizé circule parmi les instigateurs de cette situation. En témoigne l’accusation ouverte portée par le Chargé d’affaires à l’ambassade des Etats unis en Centrafrique. Qu’en dites-vous ?

Bertin Bea (BB) : Bonjour Monsieur le journaliste ! Je crois que ces accusations ne sont pas nouvelles et cela ne nous surprend pas, non plus. La stratégie des autorités de la transition, c’est toujours de chercher des bouc-émissaires. Je tiens à rappeler que Madame la Présidente m’a reçu, le 8 septembre, à ma demande pour lui délivrer le message du présidente Bozizé. Le président Bozizé a estimé qu’avant l’arrivée du Pape François chez nous, les centrafricains doivent se parler et se pardonner, car il s’agit d’un événement important. En France, la visite du Pape est prévue en 2018 ; aux Etats unis, il vient de passer il y a une semaine ; donc c’est un événement important. Cela veut dire que le Président Bozizé est dans la logique d’un dialogue, mais un dialogue inclusif et non exclusif. Parce que l’exclusion est une bombe à retardement. Et, la démarche du dialogue ne peut pas sous-tendre en même temps celle de la violence.

CNC : Ainsi, quelle est la lecture de votre parti, le KNK sur cette résurgence de violences à Bangui ?

BB : Tout ce qui s’est passé ces derniers temps dans notre pays, c’est le résultat de la découverte du cadavre d’un individu, semble-t-il de la confession musulmane, c’est véritablement l’élément détonateur de ce que nous avons vécu depuis le 26 septembre. Alors, dès qu’on a amené ce corps au niveau de Km5, on a immédiatement connu des représailles ; les assaillants ont brûlé le commissariat de police du 5ème, égorgé le commissaire, égorgé les prisonniers qui étaient dans la geôle, égorgé des militaires, je pense ici au célèbre musicien du Groupe ‘’Musiki’’ qui a été assassiné avec sa femme chez lui. Et donc, d’autres compatriotes qui ne sont pas des musulmans, notamment des Anti-balaka et des FACA ont estimé qu’il fallait porter secours à leurs frères centrafricains qui avaient été pris en otage, surtout les femmes qui vendaient des légumes au Km5. Ils ont ainsi réagi dans une position de légitime défense. Il y a également les jeunes qui ne pouvaient plus supporter de certains comportements des forces internationales, notamment de la Minusca qui a tiré sur des gens dans la marche pacifique qui a conduit jusqu’au Pk 0. Cela veut dire qu’il n’y a pas le parti ‘’KNK’’, il y a plusieurs partis politiques et d’autres compatriotes qui sont exaspérés par ces comportements aujourd’hui qui réclament le départ de Madame Samba Panza et ont décidé de marcher. Alors, imputer tout cela au KNK, je dis non !

Je crois que cette politique de bouc-émissaire qui a trop duré – politique qui consiste à masquer l’incapacité des autorités à mettre en œuvre la feuille de route de la transition. Le ministre Abdou Karim Meckassoua qui est un musulman, après son intervention sur Rfi où il condamné ces dernières violences, a reçu la visite des gens qui veulent lui faire du mal, en plein Km5. Et, on va encore dire que tout cela, c’est le ‘’KNK ‘’? On voit mal le fait que les gens voient la main du ‘’KNK’’ partout. Donc, le ‘’KNK’’ rejette en bloc toutes les accusations portées contre lui.
Au nom de notre parti, je présente mes condoléances et toute ma compassion à celles ou ceux qui ont perdu proches et biens dans cette situation.

CNC : En vue d’arriver à un dénouement de la situation, surtout sur le plan politique, la Présidente de la transition a annoncé dans son adresse du 30 septembre à la Nation, une rencontre avec les forces vives de la Nation. Avez-vous des attentes particulières ?

BB : Ce qui est important aujourd’hui, c’est qu’au-delà de ce qui s’est passé, Madame la présidente a fait une déclaration à la Nation, et ce qui m’a retenu l’attention dans cette adresse, c’est l’idée qu’on puisse se retrouver, ce qu’elle va rencontrer les forces vives de la Nation pour échanger avec elles, et je pense que ce sera l’occasion pour qu’on puisse remettre tout à plat, et qu’on puisse faire un dialogue véritablement inclusif, c’est-à-dire avec la présence de tous les acteurs, notamment François Bozizé et Michel Djotodia en leur qualité de principaux acteurs qui ont été écartés lors du Forum national de Bangui la dernière fois. Sinon, nous allons encore assister à une parodie, à un simulacre de dialogue comme cela s’est passé au mois de mai dernier. Il faudra sortie définitivement de cette situation de comédie politique.

CNC : Bertin Bea, merci.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

RCA: Cri de détresse des hôpitaux suite au pillage des Ongs humanitaires

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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Cri de détresse des hôpitaux suite au pillage des Ongs humanitaires

 

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

L’heure est grave au lendemain du dernier regain de tension à Bangui. Si on a pu dénombrer quelques quarante morts et trois cent blessés, ainsi que 42 000 nouveaux déplacés internes à Bangui, il faut noter que le pire est encore pendant. Un tour des hôpitaux de Bangui, fait ce dimanche 4 octobre 2015 par la Présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobodé a permis de se rendre à l’évidence. Les premières victimes post-crises, ce sont les bébés centrafricains que les médecins n’ont pas trouvé de médicaments pour les prendre en charge du fait des pillages des Ong humanitaires, adoubé ainsi par les difficultés de transport caractérisées par la paralysie de la circulation urbaine.

A ‘’Emergency’’, Ambretta Pasotti, Coordonnatrice médicale et chef de mission décrit le drame des enfants malades : « C’est depuis 2009 que nous travaillons en Centrafrique. Mais malheureusement au cours de la dernière semaine, nous avons enregistré une réduction drastique d’accès des enfants à nos services. Dans une semaine, nous n’avons reçu que 131 enfants au lieu de 500 auparavant. Cela veut dire que les enfants n’ont pas la possibilité d’arriver à l’hôpital pour recevoir des soins comme il se doit. Par contre, on a enregistré de plus en plus, des cas graves, notamment des cas de paludisme sévère qui ont besoin de la transfusion du sang et d’un traitement rapide, également nombreux cas des décès à l’arrivée, souvent parce qu’il faut parcourir des kilomètres à pied. » a-t-elle décrit.

Même situation au niveau de Complexe pédiatrique de Bangui. Par contre, très choqué par les actes de vandalisme perpétrés contre les Ong humanitaires qui soutiennent les hôpitaux de la place, Dr Jean Chrysostome Gody, Directeur dudit complexe interpelle la conscience des centrafricains, sur ce qui est bien pour eux et ce qui n’est pas bien.

« Je ne comprends pas que l’africains aujourd’hui, lorsque des êtres humains qui savent faire des choses viennent aider les autres, il pense qu’ils viennent occuper le terrain, et au nom de quoi, je ne sais pas. Alors, ces êtres humains qui ont un autre niveau de conscience et qui viennent nous aider, on les a empêchés de venir. Il est arrivé à un moment où je m’étais retrouvé sans médicament devant des cas graves. Et ce jour-là, j’ai dû aller voir d’autres partenaires de l’Ong ‘’Action contre la faim’’ pour récupérer des médicaments là-bas, les transporter sur mon épaule, accompagné de quelques étudiants en médecines pour venir avec et soigner des enfants centrafricains. Même au niveau de ‘’Action contre la faim’’ ils sont allés encore le mardi suivant pour casser et tout vandaliser. » a-t-il déploré.

La tournée dominicale effectuée dans ces hôpitaux par Hyacinthe Wodobodé, Maire de Bangui lui a permis de constater par elle-même les effets néfastes des derniers pillages sur la prise en charge des malades. « Ce que j’ai vu, ce n’est pas un drame ; mais une catastrophe ! » s’est-elle exclamée au sortir de la pédiatrie où seul Dr Gody et deux étudiants en médecine travaillent nuit et jour pour sauver des enfants dans des conditions difficiles. Elle a profité de sa visite pour encourager les équipes médicales encore sur le terrain dont l’Ong ‘’Emergency’’ :

« Ma visite, c’est aussi pour témoigner toute ma gratitude et ma reconnaissance au nom de la municipalité de Bangui à l’Ong internationale ‘’Emergency’’ qui, malgré les événements malheureux de ces derniers temps, n’a pas fermé une seconde sa porte, afin de sauver nos bébés et nourrissants, parfois eux-aussi victimes des violences. Je dis encore merci à l’équipe d’Emergency, car je sais que beaucoup d’Ong ou souffert dans les dernières violences, surtout celles qui ont vu leurs sièges et matériels de travail pillés et vandalisés du fait de l’irresponsabilité de certaines personnes qui les ont inutilement indexées. »
Notons que l’Ong ‘’Emergency’’ accueillait plus de 500 enfants de 0 à 14 ans par semaine ; alors qu’aujourd’hui, seulement 30% ont accès aux services de cette Ong.

Maire Wodobode H

Pédiatrie

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: ATTAQUE SUR LE SIEGE DE LA MINUSCA A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique )

Cérémonie containgent rwandais

 

ATTAQUE SUR LE SIEGE DE LA Minusca A BANGUI

Bangui, (C.N.C), 05-10-2015

Des individus armés non identifiés ont ouvert le feu dans la nuit du vendredi 2 octobre 2015 sur les casques bleus en faction devant le Quartier Général de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Les soldats onusiens ont riposté énergiquement contre cet acte lâche, obligeant les assaillants à prendre la fuite en motocyclette.

Dans un communiqué paru à notre rédaction, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, condamne fermement cette attaque et rappelle qu’elle peut constituer un crime de guerre, au vu des conventions internationales pertinentes. Il se félicite de la réaction appropriée et rapide des casques bleus et les encourage à continuer à rester vigilants dans l’exécution quotidienne de leurs tâches au service de la paix, d’après le communiqué.

Par ailleurs, le Représentant spécial invite les populations à garder le calme et les réassure de la détermination de la MINUSCA à poursuivre son action de protection des populations civiles et d’appui au processus politique en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national.

Le chef de la MINUSCA appelle à l’arrêt immédiat des violences à Bangui et dans tout le pays pour que la raison prévale et que la large concertation des forces vives de la Nation annoncée par la Cheffe de l’Etat de la Transition puisse conduire le pays vers une sortie de crise pacifique et durable.

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: DECLARATION DU PRESIDENT DU PUR RELATIVE A L’ ANNONCE DE LA CONCERTATION NATIONALE

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(Corbeau News Centrafrique)

 

 

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DECLARATION DU PRESIDENT DU PUR RELATIVE A L’ ANNONCE DE LA CONCERTATION NATIONALE

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Dans son adresse à la nation, le mercredi 30 septembre dernier, Madame Catherine Samba-Panza, cheffe de l’Etat de transition, a annoncé la convocation prochaine d’une large concertation avec les forces vives de la Nation.
Il s’agit là, d’un acte attendu depuis longtemps par le peuple centrafricain, qui doit s’approprier à nouveau cette transition qui a manqué de résultat mais qui doit tout mettre en œuvre ici et maintenant, pour garantir fondamentalement au peuple de la RCA, la sécurité dont il a besoin.
La concertation entre les filles et fils de la RCA est un impératif national prévu par la charte de la transition. Le PUR n’a cessé de rappeler aux autorités de la transition, la nécessité et l’importance d’un consensus autour des décisions qui engagent l’avenir de notre Nation.
Par ailleurs, le PUR se félicite de la prise de conscience quoique tardive de la cheffe de l’Etat, qui a enfin compris que la situation politico-sécuritaire qui prévaut en Centrafrique ces derniers temps, nous impose l’urgence d’une large concertation.
La concertation entre les forces vives de la nation, annoncée par Mme Catherine Samba-Panza doit être l’occasion capitale pour poser les vrais problèmes, afin de trouver des solutions idoines autour des questions sensibles sur la suite de la transition.
Cette opportunité permettra aux autorités de la transition, aux forces vives de la nation, aux partis politiques, à la société civile, aux groupes armés, aux pouvoirs publics et à la communauté internationale, de sauver le navire Centrafricain d’un naufrage fatal. Nul ne peut ignorer que ces sensibilités sont divisées, sur les questions liées au retour à l’ordre constitutionnel.
Le PUR soutien cette initiative et appelle à des concertations inclusives, dont l’ordre du jour doit être préalablement connu par les participants, afin d’éviter le tripatouillage politique constaté lors du forum national de Bangui.
La concertation annoncée bien que tardive, constitue l’occasion en or à saisir afin de dégager une position consensuelle au nom de l’intérêt supérieur de notre nation, que tous nous sommes engagés à défendre et à protéger.
Aussi, le PUR s’interroge sur le fait que l’unicité du commandement des forces internationales recommandé par le forum de Bangui, ne soit pas appliquée à ce jour. Il est évident que les forces internationales opérant sous divers commandements, ne peuvent apporter de réponses idoines à la crise sécuritaire récurrente en Centrafrique.
Le processus électoral censé mettre fin à la transition, est depuis son lancement bloqué et caporalisé par les manipulateurs intérieurs et extérieurs. Le peuple n’est pas informé, personne n’osant mettre le doigt sur la plaie.
En outre, le PUR exige des autorités de la transition et des responsables de l’Autorité Nationale des Elections, la vérité sur le processus électoral. La suite de la transition dépend en grande partie des préparatifs et de l’organisation des élections groupées. Cependant l’impression qui se dégage, est le flou criard et volontairement entretenu autour de ce processus.
Le PUR appelle les forces vives de la nation à aborder les grands sujets avec réalisme sur la question épineuse de la transition, autour de laquelle les uns et les autres jouent au chat et à la souris.
A l’issue de cette concertation, le peuple centrafricain doit avoir une idée précise sur les futures élections et plus précisément, sur la suite à donner à la transition.
Le PUR fait remarquer que passée la date du 30 décembre, délai de rigueur de la transition actuelle, il est impératif de mettre en place un scénario consensuel afin d’éviter le chaos qui pourrait profiter aux opportunistes chroniques de tous les bords, dont la survie est leur maintien au pouvoir au détriment des souffrances du peuple.

Le PUR, interpelle les autorités de la transition ainsi que la communauté internationale, à se remettre en cause et reconnaitre l’échec patent du processus de transition initié depuis janvier 2013.

Tous pour l’unité et la reconstruction de la Nation

Faite le 03 octobre 2015

Le président du PUR

Eddy-Symphorien KPAREKOUTI

Bangui, E NGABA Pour CNC

Centrafrique: Ces violences sont injustifiables et catastrophiques pour un pays comme le notre.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Interview  exclusive: Ces violences sont injustifiables et catastrophiques

 pour un pays comme le notre; Franck Ahamed Dhaffane

 

Bangui , (C.N.C)  04-10-2015

CNC : Monsieur Franck Ahmed Dhaffane bonjour 

CNC: Après Bambari, c’est la ville de Bangui qui a renoué avec ses violencesintercommunautaires. Quelle analyse faites-vous aujourd’hui ? N’est-il pas une stratégie de déstabilisation mise en place par ceux qui ont perdu le pouvoir dont la Séléka et le Knk de François Bozizé ? 

FAD : Ces violences sont injustifiables et catastrophiques pour un pays comme le notre. C’est avec beaucoup tristesse que je condamne ce drame qui vient de se produire. Hier c’était Bambari aujourd’hui Bangui et Bouar, demain sera ou ? Je ne sais pas. Dieu seul sait ce qui se passe dans ce pays.  

Concernant les anciens dignitaires, ils ont eu à gérer ce pays et avec tous les résultats que nous connaissons aujourd’hui, alors il est hors de question de se fier à ce jeu, c’est dangereux. Nous ne pourrons pas accepter que quelques individus puissent prendre tout un pays, tout un peuple en otage. Si ces accusations sont justifiées alors il faut les neutraliser où qu’ils se trouvent. 

Pour ma part j’accuse la passivité des autorités qui ont la charge de rétablir l’ordre et la sécurité, à savoir, CSP et son Gouvernement, les Forces Internationale, pour leurs manques de fermeté vis-à-vis de ces milices armées, pour leurs manque de volonté politique de résoudre cette crise, qui n’a que trop duré. 

CNC : Le mode exécutoire est désormais bien connu. Et en voulant faire justice soi-même la réponse n’est toujours pas proportionnelle ? Pourquoi ne pas s’en remettre à la justice après la découverte de ce corps sans vie de sujet musulman?

FAD : Evidement vous avez raison, mais pourquoi tué inutilement ce jeune de taxi moto? Pour quel intérêt ou dans quel but ? Je croie que c’est l’élément déclencheur de cette ressente crise. Aucune vie, ne valait plus qu’une autre. Vous saviez dans un pays où on cultive l’impunité, ça finira toujours par la vengeance et à la fin il n’y aura ni vainqueur, ni vaincu. A cet effet, j’appelle nos compatriotes de toutes les communautés à plus de respect pour la vie humaine, qui est sacrée, à la tolérance, à l’amour de son prochain et au pardon, tout en faisant confiance à la Justice.  

CNC : Ne pensez-vous pas, Monsieur Dhaffane, que ces évènements sont politiquement récupérés par les signataires des Accords de Nairobi ?

FAD : Qu’est ce que disent les accords de Nairobi? Je croie que c’est dans le seul but de ramener la paix, que ces pays frères et amis, ont réuni ces ennemies-là, alors j’exorde les parties concernées à travailler dans ce sens, de faire en sorte que les centrafricains aient mieux, ayez pitié de ce peuple. 

CNC : Le pays ne dispose plus d’une maison carcérale. Tous ces criminels sont aujourd’hui libres de leurs mouvements et se paient sur le terrain. La rentrée des classes est perturbée, l’administration idem. Quels sont selon vous la solution.

FAD : C’est dans ce souci que nous avons proposé aux Autorités de Transition, aux Nations Unies et à la CEEAC, de renégocier les accords judiciaires qui nous lient avec certains pays limitrophes, pour garder les prisonniers centrafricains pour un moment, en attendant les reprises effectives de nos services pénitentiaires. Car nous avons constaté à la moindre chose, Ngaragba est cassé, et ce sont ces même-là qui empireront la situation. Tous ces criminels qui attendent la Cour Pénale Spéciale ou Internationale pour être jugés afin de payer pour leursactes, ce sont eux qui sont partis rehausser ces barbaries. 

En plus il nous faut construire beaucoup de prison. Ngaragba seul ne suffit pas. Pour la reprise de l’administration et autres c’est au gouvernement qui revient cette tâche là. Ils doivent rassurer leurs employés en leurs donnant de sécurité etc. 

CNC : Entre élection et autre transition avec une autre équipe où vous vous situez?

FAD : Dans mes précédentes interviews je l’ai déjà dit. Les élections libres, démocratiques et crédibles ne pourront pas avoir lieu, sans le désarmement, la restructuration de nos forces de défenses et de sécurités, ça c’est le minimum pour préparer des élections. A moins, qu’on veutnous organiser des élections, à l’issus desquelles on sortira avec des violences post électorale. Concernant le maintien ou pas des autorités  actuelles? C’est à elles d’être convaincant. Elles doivent tout faire d’ici la fin de leurs échéances, pour convaincre nos partenaires afin de contraindre ces forces déployées chez nous, dans le seul but de désarmer tous les groupesarmés irréguliers, d’aider nos forces à arrêter ces méchants, de relancer l’économie, de ramener la paix et le vivre ensemble. Dans ce cas, les centrafricains jugeront pour son maintien. Dans le cas contraire, Elles tireront toutes les conséquences possibles. Et cette fois, Elles ne seront pas les seules, même les autorités en charge de préparatifs des élections partiront.  

CNC : Votre de dernier mot à l’endroit de vos concitoyens.

FAD : Mes pensés vont à l’endroit de tous ces familles endeuillées, de ces personnes qui ont tout perdu durant ces événements. Je leurs présente mes sincères condoléances et leurs souhaite courages. Nul n’est immortel. Ceux qui ont fait ça, paieront d’une manière ou d’une autre. A Dieu la vengeance. De rester calmes et confiants. Je profite ici pour joindre ma voix à ceux qui ont appelé aux arrestations de tous ces fauteurs de trouble qui continuent de donner d’insomnie à nos compatriotes. Notamment ceux qui ont appelé aux désobéissances civiques, Ce sont ceux-là qui ont sou traité la marche de populations civiles au groupe armé. Ils doivent en assumer. 

Franck Ahmed Dhaffane Merci  

FAD : C’est à moi de remercier. 

Suite aux derniers éléments survenus dans la capitale, Franck Ahamed Dhaffane, ancier DG de EUROTRANS aujourd’hui réfugié au Cameroun accepte de répondre aux questions de Alain Nzilo.  Franck Ahamed Dhaffane dirige également la plateforme de la société civile dénommée « Les Gardiens du Peuple » (LGP ) créée suite au dernier regain de la violence à Bambari et Bangui.

 

Bangui,Blaise SEREMA pour CNC

Centrafrique: Mahamat KAMOUN : Premier Ministre ou le dernier des ministres ?

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(Corbeau News Centrafrique )

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Mahamat KAMOUN : Premier Ministre ou le dernier des ministres ?

 

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Le Premier Ministre de Transition en Centrafrique a inscrit son nom parmi les piètres hommes d’Etat centrafricains. Sa conférence de presse de ce jeudi 1er octobre 2015 à la primature en était l’occasion. A aucun moment, il n’a daigné répondre favorablement aux nombreuses attentes légitimes des populations. Le pire, il n’a pas tenu un langage d’apaisement, mais sous l’emprise de médiocrité en communication, il s’est affiché en pyromane.
Dans l’histoire de l’humanité, les événements sont révélateurs de petitesse ou de grandeur. Le Premier Ministre de Transition en République Centrafricaine en est le dernier cobaye. Mahamat KAMOUN, comme Ponce PILATE, s’est lavé les mains et n’a aucunement reconnu la responsabilité du gouvernement. Le premier responsable de toutes les victimes de cette crise est bien évidemment le gouvernement. C’est le gouvernement qui a échoué dans sa mission de la protection des biens et de l’intégrité physique de la population. Il s’en est pris à Radio Ndéké Luka et à Gervais Lakosso pour rien. Le ridicule est vraiment une qualité au pays de Bokassa.
« Je ne sais pas si vous Ndéké Luka, vous êtes une presse, une radio qui prêche la paix ou bien vous êtes une sorte de Radio Mille Collines ». Une grave déclaration que le Premier Ministre n’a pas mesuré l’ampleur. Cette simple phrase mérite une poursuite judiciaire, venant d’un PM, une voix prépondérante du gouvernement. Sous d’autres cieux, une telle sortie médiatique mérite un changement de gouvernement. Nous avons des informations, provenant d’un de ses proches, qui font état de ce qu’il (Mahamat KAMOUN) soutient la déstabilisation du pays en envoyant chaque semaine de l’argent aux criminels et mercenaires Ali NDARAS et Haroun Guei. Des documents et un appareil, pillés dans les locaux d’AMA (Agence des Musulmans d’Afrique, NDLR) contenant les preuves de ses relations criminelles avec les assassins du KM5 sillonnent les quartiers de Bangui. Le chef du gouvernement a parlé étant que l’un des parrains de la séléka au lieu d’agir comme un digne Homme d’Etat. Il n’a pas pris la hauteur comme un grand responsable en se mettant d’abord en cause avant d’accuser autrui. Il est une dangereuse épine sous les pieds de la Chef de l’Etat de Transition. Catherine Samba-Panza doit donc le surveiller comme du lait sur le feu.
Les centrafricains massacrés par les Forces burundaises et françaises au quartier Combattant n’ont aucune valeur à ses yeux. Telles des mouches pulvérisées, Mahamat KAMOUN, perdant le bon sens, n’a pas été humain face aux énormes pertes des populations civiles innocentes. Il était perturbé et accablé par les questions pertinentes de notre confrère Bonaventure KATIKIRO de Radio Ndéké Luka. Aucun mot de regret, aucun respect pour les morts, aucune phrase sur les armes et objets militaires découverts dans les locaux des ONG internationales dont il serait l’un des instigateurs. Et si c’était au Km5 que ces forces internationales avaient tué les populations, tiendrait-il le même discours ? Protéger la population, c’est effectuer des tirs à l’aveuglette contre elle ? Le cas des troupes tchadiennes mérite jurisprudence, les troupes burundaises doivent-être exclues des effectifs de la MINUSCA. Les français quant à eux, doivent arrêter leur business et rentrer chez eux.

Aucune annonce sur un chronogramme sérieux du désarmement, Mahamat KAMOUN a protégé ses ouilles criminelles du Km5. Les maisons brulées aux quartiers Bazanga, Sarah et à Ngouciment, des populations civiles, enlevées, torturées, et massacrées par les mercenaires du KM5 sont volontairement écartées du discours du PM de transition.
Son message lors de cette sortie médiatique a raté le coche.

Le silence serait mieux. Parler, c’est faire l’effort de dire quelque chose qui soit plus beau que le silence. Pourquoi ne va-il habiter Boy Rabé ou Combattant pour donner l’exemple d’un retour à la normale et sensibiliser les fonctionnaires à rependre le chemin du travail ? Les Hommes d’Etat de grande classe font toujours un effort de dépasser la défense de leur entité d’origine et agissent avec une grandeur d’éprit qui captive l’attention du peuple. Hélas, le bras droit de Samba-Panza, est un cancre en la matière. La formation d’un nouveau gouvernement s’impose. La riposte est un droit qui est reconnu dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il l’a certainement oublié. Les barricades sont des moyens des protections contre les lâchetés des mercenaires peules et leurs « doungourous » burundais. Il est tout sauf un patriote convaincu.
Mahamat KAMOUN a trahi sa mission. Il est clair qu’avec un tel Premier Ministre, mesquin et agrippé à une mauvaise ligne de communication tous les projets de paix et de réconciliation seront voués à l’échec. En temps de crise, il faut une communication adaptée, conciliatrice, humble et humaine pouvant adoucir les esprits.
Ce n’est pas Gervais LAKOSSO qui a tué, ce soi-disant musulman et jeté son corps au quartier Combattant. Ce n’est pas non plus lui qui a armé les criminels du Km5. Quand on reçoit un coup à la tête par exemple, doit-on attendre l’ordre de quelqu’un pour crier sa douleur ou pour se protéger la tête ? En voilà un point sur lequel, il a échoué. Il n’a pas parlé sérieusement de l’élément déclencheur de cette crise. Ce qui devrait susciter un vrai débat pour que lumière soit faite sur les vrais ennemis de la paix en Centrafrique. La grandeur ne se vend malheureusement pas au marché. L’histoire est témoin de nos actes et paroles.

Wisdom MOKOSSOUA

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: TIMOLEON BAIKOUA REPOND AU CRI D’ALARME DES ETUDIANTS DES CAMPUS

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(Corbeau News Centrafrique)

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TIMOLEON BAIKOUA REPOND AU CRI D’ALARME DES ETUDIANTS

DES CAMPUS UNIVERSITAIRES DE BANGUI

 

Bangui, (C.N.C), 04-10-2015

 

Le Docteur Timoléon Baikoua était au chevet des étudiants habitants les campus universitaires de Bangui. Sur l’appel des Etudiants confrontés à un problème crucial de rations alimentaires depuis le samedi dernier du déclenchement de violence à Bangui, Timoléon Baikoua leur vient en aide pour donner de nourriture. Deux sacs remplis de pains et un carton de boites de sardine ont été remis aux étudiants par Timoléon Baikoua.

Depuis le 26 septembre 2015 au début de déclenchement de violence intercommunautaire dans la capitale centrafricaine, les conditions de vie sont devenues de plus en plus difficiles sur les campus universitaires de Bangui. Cette situation a malheureusement impacté sur la vie estudiantine pour ceux qui habites les campus. Selon les étudiants, le gouvernement a suspendu le versement des fonds alloués hebdomadairement pour la nourriture des Etudiants de l’université publique de Bangui.

Face à cette situation de désolation, les étudiants ont jugé qu’il était évident de faire recours à certaines personnalités de bonne foi et de générosité. D’emblée, ils ont lancé un cri d’alarme à l’ancien ministre de l’éducation le Docteur Timoléon Baikoua qui n’a pas hésité de répondre favorablement à leur cri. Un geste jugé significatif du point de vue des étudiants. C’est ce que témoigne ici un étudiant en 2ème année de droit souhaitant garder l’anonymat qui
« C’est depuis samedi dernier que nous sommes là sur les campus en difficulté de nourriture. Le foyer universitaire est fermé depuis ce temps à défaut de manque de la nourriture. Mais s’il y a des gens dans notre pays comme Timoléon Baikoua en faisant ce geste à nous les étudiants, c’est à remercier et cela fait avancer les choses ».
A son arrivée à la cité numéro 1, tout a commencé par un échange d’information avec les étudiants. Le Docteur Baikoua voulait s’assurer que si les étudiants ne reçoivent pas de menace et qu’ils sont en sécurité lors de ces douloureux évènements. « Rien d’affliction ne s’est produit sur les campus », ont fait savoir les étudiants. Mais la seule inquiétude comme l’a souligné le président de l’Association nationale des Etudiants centrafricains (ANECA) Kevin Yabada la « levée de mesure sur les campus universitaire par le ministre de la sécurité publique ». Sur cet aspect, le Docteur Baikoua prodigue de conseil aux étudiants de faire preuve de vigilance et de sagesse.
La venue du docteur Timoléon Baikoua à la cité 1 de l’Université où se situe le Bureau de l’ANECA, était aussi l’occasion d’échanger sur les activités paralysées dans la ville de Bangui ayant un impact considérable sur les campus universitaires. Pour Docteur Baikoua, les violences intercommunautaires déclenchées le weekend dernier dans la capitale centrafricaine devaient en principe épargner, selon lui, l’université qui est un milieu laïc.
« L’université est un milieu neutre dans tout ce qui se passe dans notre pays, là où on ne connait pas la question de chrétien et musulman. A mon avis on ne doit pas parler de ces violences sur les campus universitaires. Donc, gardez votre calme et votre neutralité » a expliqué l’ex ministre de l’éducation supérieure.

De son côté, le président de l’ANECA Kevin Yabada a fait savoir que depuis le déroulement de ces malheureux événements, tous les étudiants résidants aux campus sont terrés à leur résidence. Pour lui, c’est le seul moyen pour les étudiants d’être en sécurité minimum bien que les campus ne soient protégés par les forces de sécurité. Toutefois, il a rappelé que l’Université de Bangui est endeuillée par le décès d’Achille Yapagaté, étudiant en première année de l’anthropologie, assassiné le 26 septembre 2015 durant les attaques ciblées de bandes armées du km5.
« Étant responsable des étudiants, j’ai conseillé aux étudiants de rester sur place aux campus. Et depuis lors, ils sont tous là avec nous. Notre souci en ce moment c’est le décès d’un de nous qui a été tué durant ces événements et que nous sommes en train de préparer avec les parents la cérémonie de son enterrement ce samedi 03 septembre 2015. Le grand problème c’est aussi le manque de nourriture pour les étudiants de campus qui ne trouvent pas à manger depuis samedi que le gouvernement a suspendu le versement des frais de nourriture », a déploré Kevin Yabada avant de porter la reconnaissance des étudiants à l’endroit du Docteur Baikoua pour son soutien indéfectible aux étudiants.

Se confiant à nous, l’ancien ministre de l’éducation supérieure et de la recherche scientifique Timoléon Baikoua explique que « donner à manger aux étudiants » est la responsabilité du gouvernement qui doit, même dans cette période de crise, remplir sa mission. Comme la situation s’est présentée ainsi, va-t-il signifié, il est obligé de venir en aide au cri d’alarme des étudiants lui font recours.
« Les étudiants m’ont appelé au téléphone pour me dire qu’ils n’ont trouvé à manger depuis que le gouvernement suspend le versement de frais de la nourriture de l’université. Comme un per de foyer et responsable de l’université, je me suis levé pour faire ce geste. Mais j’interpelle le gouvernement à jouer son rôle. Il a l’obligation de le faire » a-t-il martelé.

Disant que le Docteur Timoléon Baikoua est l’un des candidats indépendants à la présidentielle de 2015 en Centrafrique. Promouvoir le développement humain par la redynamisation du système de santé, du système éducatif et des structures d’encadrement de la jeunesse et des sports est l’une de ses priorités.
A vrai dire, le problème de la nourriture de devrait pas être un souci des étudiants d’un pays qui veut promouvoir les principes de la démocratie. Ne sourire qui est l’un des cinq (5) verbes du président fondateur, Barthélémy Boganda père de l’indépendance de la République centrafricaine est foulé à pied par les différents régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays. Si bien que les Centrafricains ont toujours du mal à conjuguer le verbe « Manger » à toutes les personnes. Cela doit interpeller les autorités de ce pays à tout mettre en œuvre pour que la nourriture ne devienne pour les Centrafricains un problème que les autres nations ont déjà résolu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: partis et associations politiques indépendants réagissent réagissent à l’adresse à la Nation de Samba Panza

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(Corbeau News Centrafrique)

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Des plateformes, partis et associations politiques indépendants

réagissent à l’adresse à la Nation de Samba Panza

Bangui, (C.N.C), 04-10-2014

Rentrée précipitamment à Bangui le 30 septembre suite au regain de tension qui plombait son pays, alors qu’elle participait à la 60ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, Catherine Samba Panza s’est, sans répit adressée à la Nation. Sans aménagement, la présidente de la transition a pointé d’un doigt accusateur certains politiques d’être derrière la dernière flambée de violences ayant malheureusement causé plus d’une quarantaine de morts, près de 30 000 déplacés internes supplémentaires et de très importantes destructions de biens meubles et immeubles.
Cette déclaration n’a pu laisser indifférente la classe politique nationale ainsi indexée qui tape du poing sur la table. C’est à l’issue d’une concertation élargie ce samedi 3 octobre à Bangui. Dans une déclaration assortie de cette rencontre et signée de Me Crépin Mboli-Goumba, Président PATRIE (Parti africain pour la transformation radicale et l’intégration des Etats) en sa qualité du porte-parole, les plateformes, partis et associations politiques répondent à Samba Panza sur deux points.
D’abord, sur l’accusation, les leaders politiques ont estimé qu’il y a fuite en avant dans les affirmations de Catherine Samba Panza, car notent-ils : « Une lecture plus sereine des événements eut permis de noter l’abîme qui sépare désormais le Peuple Centrafricain de la transition actuelle, sans que ce peuple n’ait eu besoin de qui que ce soit pour l’exprimer dans la rue, face à l’abandon. Le décompte de ce désamour est terrifiant. Toutes les organisations emblématiques de la société Centrafricaine ont désormais exprimé leur défiance, de la plus importante organisation des femmes en passant par celle des jeunes, les étudiants, sans oublier les groupes politico-militaires. » peut-on lire dans la déclaration. Et de poursuivre : « A cela s’ajoute notre concertation, c’est à dire 90% des partis et associations politiques du Centrafrique. Bien évidemment, la transition peut travailler avec les 10% restant. Tant qu’à faire, puisque l’on est minoritaire, pourquoi ne pas travailler avec la minorité. Ultime anachronisme, comment affirmer que certains partis ne représentent rien et les accuser cependant d’avoir mobilisé un nombre incalculable de Centrafricains pour une insurrection populaire? »
Ensuite, le deuxième point qui préoccupe les leaders politiques, c’est celui de l’appel que la Présidente de la transition a lancé pour une prochaine rencontre avec les forces vives de la Nation, afin de dénouer la crise. A ce sujet, les leaders politiques ont salué l’initiative tout en posant deux conditions préalables : « -cette concertation doit être inclusive, c’est à dire ouverte à tous les Centrafricains à même d’apporter leur contribution à la cause de la paix et de la réconciliation nationale. -les sujets à aborder doivent être connus d’avance, pour éviter la politique du fait accompli dont est coutumière la transition. »
Les leaders politiques a tenu enfin à rappeler que le 31 décembre reste la date ultime pour la fin de la transition et que seul un Accord politique pour guider la suite du processus de la transition.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Burkina : Gilbert Diendéré arrêté, Michel Kafando à New York, la transition reprend son cours. Un cas d’école pour ceux qui veulent renverser la Transition en Centrafrique.

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(Corbeaunews centrafrique)

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Gilbert Diendéré arrêté, Michel Kafando à New York, la transition reprend son cours.

Un cas d’école pour les centrafricains voraces du pouvoir.

Gilbert Diendéré s’est rendu jeudi aux autorités burkinabè et se trouve désormais dans un camp de gendarmerie de Ouagadougou. La transition semble pouvoir reprendre sa marche en avant avec, en point de mire, l’élection présidentielle.

Gilbert Diendéré avait promis à maintes reprises qu’il se mettrait à la disposition de la justice. Il a tenu parole, après d’âpres négociations, jeudi 1er octobre dans l’après-midi, sortant de lui-même de la résidence du nonce apostolique, l’ambassadeur du Vatican. Il s’y était réfugié deux jours plus tôt, peu avant l’attaque sur la caserne où étaient retranchés les derniers éléments putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Le général Gilbert Diendéré a accepté d’être conduit au camp de gendarmerie Paspanga, près du centre-ville. Il dépend désormais de la justice militaire qui sera en charge du dossier. Une autre figure du coup d’État, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba, qui avait lu les communiqués des putschistes à la télévision, s’est lui aussi rendu jeudi dans la matinée tandis que la veille, six officiers ayant participé au coup de force avaient été arrêtés.

« La prison, c’est peu »

« C’est un soulagement que toute cette histoire se termine par la reddition du général Diendéré. C’est une ouverture pour la justice qui peut juger les crimes commis pendant le putsch mais aussi tous ceux dans lequel ce général a pu être impliqué », a réagi Me Guy Hervé Kam, de l’organisation de la société civile Balai citoyen.

Les violences ayant suivi le putsch ont fait 11 morts, selon le bilan officiel.

« Cela ouvre la voie pour les élections de sortie de la transition, et la résistance a montré un sentiment collectif de défense de la démocratie au Burkina », a ajouté le porte-parole du Balai citoyen, tandis que, dans la rue, l’annonce de l’arrestation de Gilbert Diendéré était bien accueillie.

« Je suis très content. Maintenant, il faut l’amener place de la Révolution pour que les familles de ses victimes puissent lui dire un mot », a estimé Omar, vendeur de 24 ans. « Il a commis des crimes. La prison, c’est peu », a-t-il ajouté. Les violences ayant suivi le putsch ont fait 11 morts et 271 blessés, selon le bilan officiel.

Procédures judiciaires en cours

Les autorités burkinabè ont par ailleurs fait procéder à l’arrestation du vice-président de la rébellion touareg Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Mahamadou Djeri Maïga. Brièvement interpellé, jeudi en fin d’après-midi, à l’aéroport de Ouagadougou alors qu’il voulait prendre l’avion pour quitter le pays, il a été entendu pendant plusieurs heures avant d’être libéré vers 23h00 locales (et GMT). « Mahamadou Djeri Maïga a été arrêté sur des allégations qui portent à croire qu’il allait fournir un appui logistique au putsch », a affirmé une source militaire.

D’autres interpellations seraient encore à attendre, selon le gouvernement. Dans un communiqué publié jeudi, il précise ainsi que, « suite à la mise en échec du putsch (…), les autorités compétentes procèdent à l’interpellation de personnes suspectes ou impliquées dans la tentative de déstabilisation des institutions de la transition ». « Les procédures judiciaires ont déjà été enclenchées », ajoute-il.

Vers la présidentielle

Du côté du RSP, au moins 800 à 900 des 1 300 hommes avaient déjà rejoint leur nouvelle affectation jeudi après-midi, selon une source de l’état-major. Les soldats de l’ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, dissoute le 25 septembre par le gouvernement, avaient jusqu’à vendredi pour se présenter dans une caserne ou à leur nouveau poste sous peine de sanction. Certains « irréductibles et meneurs » étaient cependant recherchés par la justice, a ajouté cette source.

Source Jeune Afrique

 

Bangui: Marcel Djimassé, élu Secrétaire national du Parti socialiste (PS)

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(Corbeau News Centrafrique )

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Marcel Djimassé, élu Secrétaire national du Parti socialiste (PS)

 

Bangui,(C.N.C), 03-10-2015

 

Samedi 26 septembre 2015, à l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le ‘’Parti Socialiste’’ a clos son Assemblée générale constitutive. Marcel Djimassé a été élu, Secrétaire national dudit parti qui s’est donné pour mission, le rassemblement de tous les centrafricains.
Tout de suite, beaucoup diraient, encore une formation politique de trop; mais la réponse à cette préoccupation première a fait l’objet d’âpres débats entre la presse et Marcel Djimassé qui explique: « Ce n’est pas un parti de plus qui a été créé. Nous avons espéré créer un mouvement de mission : la mission, c’est de rassembler. C’est de faire en sorte que ce pays puisse retrouver son revivre ensemble. Maintenant que le bureau a été mis en place, nous allons sans tarder commencer à travailler à cela, et je crois que les résultats seront mesurés dans très peu de temps. » a-t-il affirmé avant d’ajouter « La plupart des cadres qui composent le Parti socialiste de Centrafrique sont des anciens militants du FPP (Front patriotique pour le progrès du Feu Pr Abel Goumba) qui a connu une longue période de scission. Certains d’entre nous ont mis toute leur énergie à vouloir souder les morceaux et on a finalement trouvé que la réunification au sein du FPP n’est plus possible. Mais, nous nous sommes dits, est-ce qu’on ne peut pas créer autre chose pour continuer à maintenir vivante la leçon politique que nous a léguée le Professeur Abel Goumba ? C’est ce que nous avons essayé de faire. »
L’officialisation de ce parti intervenant à un pas des élections prochaines, Marcel Djimassé entend rassurer les uns et les autres sur la position de son parti : « Il est clair qu’on aura des candidats aux élections législatives. Maintenant, pour l’élection présidentielle, nous allons apprécier au fur et à mesure, puisque la question des élections n’est pas notre mission première. Nous voulons faire en sorte que sur le plan politique, le parti fonctionne autrement que de poursuivre uniquement les objectifs électoraux. Nous restons dans une dynamique d’un mouvement de missions, une force de propositions et d’actions positives. »
Quant à la question de la collaboration avec les autres héritiers politiques du Feu Pr Abel Goumba, le Secrétaire national du PS déclare que deux types de collaboration sont possibles, soit une réunification dans une sorte de famille recomposée; soit de tisser une étroite relation entre les personnels des différents partis politiques se réclamant de Abel Goumba.
Le bureau élu du PS par l’Assemblée générale constitutive se compose de la manière suivante:
Secrétaire national : Marcel Djimassé
Secrétaire national en charge de logistique et matériel : Oumar Moctar
Secrétaire national chargé de la communication : Hilaire Guitongo
Secrétaire national chargé des affaires sociales et de la solidarité : Mme Agnès Bouténé
Secrétaire national chargé de la défense et de la sécurité : Thomas Hilaire
Secrétaire national aux affaires administratives : Judicaël Zitongo
Secrétaire national aux élections : Lambère Apanika
Trésorière générale : Célestine Djimassé
Chargé de la commission discipline : Brice Séverin Kozoema
Chargé de la commission des conflits : Floris Nakanga
Chargée de la Cour des comptes : Miriam Fall
Premier fédéral : Mamadou Lamine

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: David Brown accuse et met en garde François Bozizé dans les récentes violences à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

 

 

 

David Brown accuse et met en garde François Bozizé dans les récentes violences à Bangui

 

Bangui, (C.N.C ), 03-10-2015

 

La capitale centrafricaine a enterré ses morts, au moins une quarantaine, selon des sources concordantes, des centaines des blessés et environ trente mille déplacés internes. Ce vendredi 2 octobre, la Présidente de la transition Catherine Samba Panza a signé le décret déclarant trois jours de deuil national du lundi 5 au mercredi 7 octobre prochain.
Entre temps, l’heure est à la détermination des responsabilités dans cette résurgence de la violence. David Brown, Chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats unis à Bangui, en ce qui le concerne, pointe un doigt accusateur sur l’ancien Président François Bozizé. « Je crois qu’il y a ceux qui diraient que la main de Bozizé (François) est derrière quelques-unes des activités malheureuses de cette semaine. Cela ne semble pas raisonnable. Il faut que ce Monsieur arrête immédiatement tout soutien à la violence ici (en RCA). Je tiens à rappeler qu’il risque, peut-être dans un proche avenir, de se retrouver inculpé par la Cour pénale internationale. Donc, il faut qu’il arrête en tant qu’ancien chef d’Etat digne de prôner la paix, ce qu’il n’a pas fait… Je dirais qu’il a un problème de comportement qui n’est pas constructif et qui n’est pas digne non plus d’un ancien chef d’Etat. Je ne peux qu’exhorter l’ancien président de penser à toute la population et de commencer enfin à jouer un rôle constructif en République centrafricaine. » a déclaré le diplomate américain au cours de la conférence de presse qu’il a animée ce vendredi à Bangui. David Brown, dans sa lecture des derniers développements de l’actualité en Centrafrique, se veut peu alarmiste quant à l’incidence du récent regain de tension sur le processus électoral. « Les événements qui ont secoué Bangui n’ont pas eu un effet important sur les préparatifs des élections. L’enregistrement des électeurs à Bangui s’est terminé depuis un bon moment et il est évident du fait qu’ils ont déjà dépassé 1,6 millions de centrafricains qui se sont inscrits sur la liste électorale et qui ont un réel engouement d’aller aux urnes. » a-t-il affirmé.
Par conséquent, il exhorte les partenaires à apporter le soutien nécessaire à l’Autorité nationale des élections pour l’organisation des élections inclusives, apaisées et crédibles devant sanctionner la fin de la transition. Sur ce point précis, les Etats unis ont déjà une longueur d’avance en termes de contributions au processus politique et au rétablissement de l’autorité de l’Etat. « Donc, de la part de notre gouvernement en tant que membre de la communauté internationale, nous allons continuer à épauler le gouvernement centrafricain pour les préparatifs de ces élections. D’ailleurs, notre gouvernement a déjà fourni 1,7 millions de dollars pour la sécurité électorale, ainsi que 2 millions de dollars pour l’éducation civique. Aussi, il y a des enveloppes qui ont été mobilisées pour des appuis techniques à l’Autorité nationale des élections qui ont entre autres permis la rédaction d’un plan détaillé opérationnel des élections… Il y a un peu plus d’une semaine, dans un cadre global, nous avons signé avec le gouvernement centrafricain une convention de 12 millions de dollars pour réforme du secteur de la sécurité. » a-t-il précisé.
Notons que les scènes de violences qui ont démarré le 26 septembre dernier ont totalement paralysé la capitale Bangui. Néanmoins, une reprise timide des activités a été observée ce vendredi. Quelques commerces, banques et administrations ont ouvert. Mais, la psychose reste visible, ajouté à cela, le transport urbain qui n’a pas du tout repris dans la partie nord de Bangui.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC