(Corbeau News Centrafrique)
CENTRAFRIQUE : AHMAD ALHEMDAWI APPELLE LA JEUNESSE A
S’APPROPRIER SON AVENIR
Bangui, (C.N.C), 21-05-2016
Au terme de sa visite de deux jours en Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi, appelle la jeunesse centrafricaine à saisir le moment historique que vit le pays pour enraciner davantage la paix.
«Nous ne pouvons pas rater cette occasion », a-t-il lancé lors de la conférence de presse, ce 20 mai 2016, à la fin de sa visite en Centrafrique, en présence de Silvère Ngarso, ministre de la promotion de la jeunesse, du développement du sport et du service civique.
Ahmad Alhemdawi a plaidé pour une action conjointe de tous les partenaires et une coordination de toutes les forces pour répondre aux attentes des jeunes.
L’Envoyé du Secrétaire général a évoqué sa visite à Kaga Bandoro où il a rencontré des « jeunes pleins d’espoir et ne demandent qu’à reconstruire par le travail leur pays détruit par les cycles de violence passés ».
Il a ensuite fait le point sur ses audiences avec les autorités qui lui ont permis de mieux appréhender la situation des jeunes et d’envisager des solutions aux problèmes spécifiques à la jeunesse. Ses entretiens avec le ministre de la Jeunesse ont porté sur les actions prioritaires au cours des cinq prochaines années mais également sur les actions immédiates qui devront être menées dans les six prochains mois.
De son côté, le ministre centrafricain de la promotion de la jeunesse, Silvère Ngarso, a sollicité l’appui de la communauté internationale pour organiser un forum national de la jeunesse afin de ressortir les réels problèmes qui minent l’épanouissement de la jeunesse centrafricaine.
Après la Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi se rendra à Istanbul pour le Sommet mondial humanitaire où il a promis de plaider en faveur de la jeunesse centrafricaine.
Bangui, Eric NGABA Pour CNC




![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
