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Centrafrique : Le président Touadera inaugure le complexe scolaire international Centrafricano-Turc

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(Corbeau News Centrafrique)

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 Centrafrique : Le président Touadera inaugure le complexe scolaire

international Centrafricano-Turc

 

Bangui, (C.N.C), 05-05-2016

Le complexe scolaire international Centrafricano-Turc est désormais opérationnel. Le président élu de Centrafrique, Faustin Archange Touadera a inauguré, le samedi 4 juin 2016 à Bangui, cette infrastructure moderne de l’éducation en RCA.
La cérémonie inaugurale du complexe scolaire international Centrafricano-Turc a été mise sous le haut patronage du président Faustin Archange Touadera qui a honoré de sa présence. C’est en présence de nombreuses personnalités du pays dont le premier ministre Simplice Sarandji accompagné de quelques membres du gouvernement, du corps diplomatique, et du Consul de la Turquie en Centrafrique que la cérémonie a eu lieu.
Après l’érection de deux immeubles situés sur l’avenue Boganda accueillant la maternelle le primaire et le secondaire, un autre immeuble est encore érigé sur le site du cité Veret. Ce nouvel immeuble va abriter le cycle secondaire. Et contrairement à ce qu’on dit, ce joyau assorti d’une architecture splendide est bel et bien l’œuvre d’un architecte centrafricain, en la personne de M. NGOUAMIDOU. De la classe de 6ème au Terminal, ce joyau complexe éducatif offre un cadre moderne d’étude aux élèves ayant reçu le concours d’entrée en 6ème en République Centrafricaine.
« La date d’aujourd’hui sera marquée dans les annales de notre Institution et gravée sur la plaque commémorative que vous allez vous faire l’honneur de dévoiler tout à l’heure » a déclaré Yasac GEÇING, le Directeur Général du complexe scolaire international Centrafricano-Turc à Bangui.
C’est en 2004 que l’ONG DUHA (Aurore) a posé sa valise en République Centrafricaine. Elle a sans hésité, décidé de commencer ses activités dans le secteur de l’éducation , considérant que c’est par cette voie qu’elle peut valablement contribuer au progrès du niveau de vie individuel et collectif de la population centrafricaine.
« Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple a dit Georges DANTON, homme politique français. Une société hautement éduquée est capable d’un travail plus efficient ; elle imite et innove plus volontiers. C’est dans ce sens que l’écrivain français Victor HUGO disait qu’un enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » a cité Yasac GEÇING avant de saluer la présence du président Touadera, le premier ministre Simplice Sarandji à cette cérémonie inaugurale : « Comme enseignant et comme Recteur de l’Université de Bangui, vous avez consacré la majeure partie de votre existence à former la jeunesse pour permettre à la République Centrafricaine de disposer d’un capital humain de qualité pour son développement ».
Le président Faustin Archange Touadera a décoré les cadres institutionnels du complexe scolaire international Centrafricano-Turc pour leur contribution dans l’éducation en Centrafrique. Sous votre impulsion, nous sommes encouragés, nous partenaires du secteur de l’éducation à œuvrer davantage pour relever les défis de ce secteur. Votre présence personnelle à cette cérémonie d’inauguration constitue pour nous une source d’énergie ».
L’immeuble du complexe est équipé de tout ce qu’il faut pour l’encadrement des élèves. Le complexe dispose des laboratoires, salles d’informatique et de cinéma, de multimédia, d’un espace sportif mais aussi la salle de conférence de 400 places pourrait accueillir des réunions internationales qui n’a rien à envier à une institution de même nature d’Europe ou d’Amérique.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: la Banque Mondiale aurait émis un sérieux doute sur l’éfficacité du Prémier Ministre.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : la Banque Mondiale aurait émis un sérieux doute sur l’éfficacité

du Prémier Ministre.

 

 

Bangui, (C.N.C), 04-05-2016

 

Dépuis quelques jours, une équipe restreinte des Experts de la Banque mondiale est en Centrafrique pour des négociations avec les nouvelles Autorités en place depuis près de 3 mois. Ce nouveau cycle de négociations s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle coopération qui pourrait favoriser les investissements et la croissance de la Centrafrique. Mais, une fois à Bangui, cette équipe de la Banque Mondiale déployée sur place aurait émis un sérieux doute quant à l’éfficacité du Prémier Ministre Sarandji à gérer son gouvernement.
Nommé il y’a près de deux mois, le Prémier Ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMs a réussi, à seulement deux mois, à faire l’unanimité contre lui quant à la manière dont il dirige son gouvernement. Ce constat n’a pas été fait seulement par les centrafricains mais par plusieurs experts des différentes Institutions Internationales vénus dans ce pays. La dernière en date c’est une équipe des experts de la Banque mondiale qui a émis ce constat après une série des discussions avec le Prémier Ministre et le Président de l’Assemblée Nationale. Selon un membre de cette équipe de la Banque Mondiale contacté par CNC, le Prémier Ministre SMS n’inspire pas confiance et ne dispose aucun programme politique crédible digne d’un gouvernement. Il semble ne pas réaliser qu’il est Prémier Ministre. Alors, peut-on parler d’un échecpolitique programmé du Prémier Ministre Simplice Mathieu Sarandji qui rêve succeder au Président Touadéra en 2025? Entout cas il a encore du temps dévant lui pour se rattrapper.

Rappelons que la Banque Mondiale , créée en 1944, est conçue sur le modèle d’une banque commerciale avec pour objectif de contribuer au dévéloppement d’un pays. Dans les pays pauvres, elle peut financer les travaux des infrastructures publiques, mésurer le climat des affaires ou alléger la dette d’un pays.

Bangui, le 4 juin 2016. 12:23′.

Par: Gisèle MOLOMA (CNC).

Copyright CNC.

BANGUI: LES PARLEMENTAIRES : REFLETS DE LA SOCIÉTÉ CENTRAFRICAINE.

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES PARLEMENTAIRES : REFLETS DE LA SOCIÉTÉ CENTRAFRICAINE.

 

 

Bangui, (C.N.C), 04-05-2016

Le résultat d’une enquête auprès des parlementaires centrafricains montre que plus d’1/3 des députés sont analphabètes ou illettrés. Cette situation a surpris bon nombres d’entre nous qui la qualifient de scandaleux et d’incroyable. Nous avons après analyse compris que cette situation est normale, une suite logique  que scandaleuse : c’est le reflet de la société centrafricaine.
La population centrafricaine est à moitié analphabète ou illettrée. Qui avait affirmé que les députés sont les représentants du peuple, les élus de la nation ? Alors en quoi avoir des députés illettrés ou analphabètes dérange ? Il ne faut pas faire d’amalgame entre les deux concepts qui sont des synonymes mais différents. L’illettré par définition est la personne qui ne sait ni lire ni écrire suite à une scolarisation. Par contre l’analphabète n’a jamais été scolarisé.
Nous sommes en démocratie, et la démocratie sous-entend le respect du principe de légalité. Ainsi existe -il des dispositions dans le droit positif centrafricain qui interdisent aux illettrés ou analphabètes d’être candidats à la députation ou d’être élus ? À notre connaissance non, aucun texte n’interdit les députés analphabètes d’être élus. Alors pourquoi s’en prendre aux députés illettrés ? Quelles fautes ont-ils commis ? Leur seul tort, c’est d’être illettrés ? Sur la base de quoi on les profane ? S’il y a un coupable dans ce dossier, c’est le législateur qui n’a pas imposé un minimum de scolarisation dans les conditions d’éligibilité des parlementaires : alors, arrêtez de les stigmatiser. Si une bonne partie des députés est illettrée, la faute incombe à l’Etat : un système éducatif non adapté, manque d’infrastructures, certains villages n’ont pas d’écoles ou il faut faire des kilomètres pour en trouver une alors que l’alphabétisation  et le droit à l’éducation sont des droits fondamentaux garantis par l’article 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme. On assiste ainsi à la défaillance et la démission de l’Etat dans ses missions régaliennes. S’il arrive qu’un député illettré ou analphabète démissionne suite aux harcèlements, la haute cour constitutionnelle ne dispose pas de base juridique pour accepter une telle démission.
Le député est le représentant du peuple à l’assemblée nationale. A ce titre, il défend ses intérêts, examine les projets de loi et les vote. Ainsi avant de voter il faut comprendre, analyser, discuter, amender et voter. Les débats portent sur différents thèmes qui ne sont pas enseignés à l’école. Il faut vivre les problèmes du terroir pour les comprendre d’où l’importance des analphabètes ou paysans qui vivent dans les terroirs et qui connaissent mieux les problèmes dû terroirs que les intellectuels venus d’ailleurs qui ne maîtrisent pas les réalités socio-économiques. Les profils des députés doivent êtres différents et complémentaires. Il est avéré que certains députés passent leur temps à dormir lors des sessions et à voter sans comprendre la quintessence des lois mais il ne faut pas généraliser. Alors, quelle est la différence entre un député analphabète et un député qui dit toujours “oui, oui” à toutes propositions ?
Les députés illettrés ne sont pas l’apanage de la Centrafrique, on les retrouve partout ailleurs en Afrique. Alors qu’est ce qui surprend ? Des solutions sont proposées dans ce cas d’espèce pour palier à ce que certains qualifient de dramatiques : entre autres, les débats peuvent se tenir en sango car cette dernière est la deuxième langue officielle, les repartir dans les différentes commissions de l’assemblée nationale, ne pas leur attribuer des postes de responsabilité ou de prestige, les respecter car ils ont été élus par un peuple souverain. Ensuite, le gouvernement doit initier un projet de loi pour exiger aux candidat à la députation au minimum le brevet des collèges. Ainsi, ne peuvent être parlementaires que des personnalités justifiant d’un niveau d’instruction équivalent à la fin des collèges. Mais attention, ne le dites à personnes, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Yaoundé, le 03 Juin 2016
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.

Centrafrique : une nouvelle équipe d’état-major des FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

FACA

 

Centrafrique : une nouvelle équipe d’état-major des FACA

 

Bangui, (C.N.C), 04-05-2016

L’état-major des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a désormais une nouvelle équipe. Des officiers supérieurs dans le rang des FACA sont nommés jeudi 2 juin 2016 aux postes de responsabilité à l’état-major. Ces nominations font l’objet de décret présidentiel.
Le général de brigade Ludovic Ngaïfeï, ancien sous-chef d’état–major sous régime de François Bozize, est nommé chef d’état-major des armées. Il est accompagné de trois adjoints dont le Colonel Victore Yacoub, sous-chef d’état-major chargé de la planification, le lieutenant-colonel Ismaël Kouagou, sous-chef d’état-major chargé de la planification, et enfin le lieutenant-colonel Isidore Ngreppe, sous-chef d’état-major chargé des opérations.
Par ailleurs dans le même sillage, Jean pierre Dolle Waya, général de division et ancien chef d’état-Major à l’époque de Michel Djotodia, est nommé inspecteur général des armées tandis que le commissaire général Guillaume Lapo devient secrétaire général du Conseil supérieur de la défense.
Le poste de directeur de cabinet du ministère de la défense revient au colonel Malengué Papillon et celui du grand chancelier à la présidence de la République est confié au général de brigade Bertrand Mamour. Le Commissaire général Guillaume Lapo est nommé Secrétaire général du Conseil supérieur de la défense.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: le Président français François HOLLANDE peut-il être poursuivi à la CPI?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: le Président français François HOLLANDE peut-il

être poursuivi à la CPI?

 

Bangui, (C.N.C), 03-05-2016

 

Déployées en Centrafrique en 2013 dans le cadre de l’opération Sangaris, officiellement pour désarmer de gré ou de force toutes les milices armées impliquée dans le massacre des civils non Armés, les troupes françaises font l’objet d’accusations à plusieurs reprises du viol à grande échelle sur mineures a tel point que, certains imminents Avocats centrafricains se penchent depuis quelques jours sur une possible poursuite judiciaire contre le Président français François HOLLANDE devant la CPI.

En tout cas depuis quelques jours, quelques choses se trament dans un Cabinet juridique quelque part à Bangui et qui pourrait mettre à mal le Président français François HOLLANDE déjà fragilisé politiquement dans son pays. Constitutionnellement Commandant en chef des Forces Armées Françaises, le Président François HOLLANDE pourrait être considéré comme le Responsable direct des exactions de ses troupes en Centrafrique. Selon l’un des avocats initiateurs de cette plainte, si Jean-Pierre BEMBA est poursuivi aujourd’hui devant la Cour Pénale Internationale (CPI), c’est à cause des exactions de ses troupes en Centrafrique. Alors, François HOLLANDE pourrait être poursuivi pour, mon seulement, les viols et actes de bestialité aggravés mais aussi de complicité d’actes de nettoyage ethnique en Centrafrique de son Armée.
A titre de rappel, les soldats français ont été filmés par un journaliste français et publiée sur la chaîne française CANAL+. Dans cette vidéo, on a vu et identifiés clairement les soldats français de la force Sangaris en train de remettre des armes et minutions aux miliciens Anti-Balaka afin de neutraliser, selon leur terme, les miliciens de la Seleka. Par cet acte, les soldats français pourraient être considérés comme Co-auteurs des crimes contre l’Humanite et crimes de guerre, a expliqué un juriste centrafricain qui souhaite garder son anonymat. Aussi, les armes distribuées par ces soldats français servaient aussi à, non seulement, massacrer la population civile musulmane mais aussi à faire des braquages dans la ville de Bangui.
Notons que plus de 1600 soldats français ont été déployés en Centrafrique dans le cadre de l’opération Sangaris visant à sécuriser la population civile terrorisée par les groupes Armés Seleka et Anti-Balaka.

 

Bangui, 3 juin 2016. 13:09′.

Par: Gisèle MOLOMA.
Copyright CNC.

Centrafrique: Le chef de la Minusca met en garde les groupes armés qui s’agitent

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Le chef de la Minusca met en garde les groupes armés qui s’agitent

 

Bangui, (C.N.C), 03-05-2016

Interrogé sur les incidents des dernières semaines dans certaines localités en Centrafrique, le chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga se dit conscient du fait et, tout en déplorant son caractère communautaire. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission Il a indiqué que ces incidents ne visent pas les institutions de la République.
« Personne ne conteste les institutions légitimement élues », a dit Onanga-Anyanga qui a mis en garde contre « toute tentative d’un groupe armé visant à marcher sur Bangui dans le but de déstabiliser les institutions mises en place sera stoppée avec énergie».
Parfait Onanga-Anyanga, a salué les consultations initiées par le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, avec les groupes armés dans le pays. « Il faut s’inspirer de l’initiative du président de la République. C’est un dialogue inclusif qu’il faut poursuivre », a dit le chef de la Minusca.
Lors de cette conférence, Onanga-Anyanga a rappelé les responsabilités de chaque Centrafricain à œuvrer pour la cohésion sociale, la justice et l’égalité. « Le vouloir vivre ensemble va se matérialiser même si ce n’est pas une tâche facile. Votre pays a la capacité de rebondir», a ajouté le Représentant spécial, tout en soulignant le besoin de « parler des horreurs passées pour éviter un nouveau cycle de la violence ».

Le Représentant spécial a assuré le plein engagement de la Minusca à l’aider le peuple et aux autorités à se relever de la crise et à soutenir les efforts notamment la lutte contre l’impunité, avec la future création d’une Cour spéciale. Ce soutien, d’après Onanga-Anyanga, commence déjà à se matérialiser par les visites, les semaines dernières en Centrafrique, de plusieurs hauts responsables des Nations Unies et d’autres partenaires du pays

Onanga-Anyanga s’est prononcé sur la Sangaris, en exprimant sa satisfaction que l’opération ait, à la demande des autorités centrafricaines, maintenu une capacité de réaction « extrêmement appréciable et dissuasive ». « Et, certains éléments de Sangaris viendront se joindre à la Minusca », a-t-il renchérit. Le Représentant spécial a néanmoins précisé que « les contingents que nous avons (la Force) ne sont pas des contingents de touristes. Ce sont des militaires qui connaissent le métier de la guerre et qui sont ici. Notre mandat c’est précisément de nous assurer que personne ne se lève un matin avec les armes, pour remettre en cause une autorité nationale et des institutions établies par le vote des centrafricains». Il souhaite également une montée en puissance progressive, structurée, organisée des forces nationales de sécurité y compris des FACA, grâce au travail de formation de l’Union Européenne.
Alors que la Centrafrique se prépare à rencontrer les partenaires bilatéraux et internationaux en novembre prochain, à l’invitation de l’Union Européenne, le Représentant spécial encourage les autorités centrafricaines à convaincre ces derniers à travers des réformes courageuses. « Nous faisons le plaidoyer pour que d’ici novembre, la RCA puisse bénéficier de l’appui de la communauté internationale », a-t-il précisé.

Sur le prochain mandat de la Minusca, le Représentant spécial a rappelé que les priorités seront celles du gouvernement centrafricain, en précisant qu’il sera notamment axé sur la protection des civils, la réduction du niveau de la violence à travers la réforme du secteur de la sécurité et l’accompagnement du pays à établir des institutions fortes.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : 8 jeunes vont participer à Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders

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Centrafrique : 8 jeunes vont participer à Mandela Washington Fellowship

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Bangui, (C.N.C), 03-05-2016

Huit (8) jeunes leaders centrafricains vont qui Bangui ce 18 juin 2016 pour prendre part au programme dénommé Mandela Washington Wellows For Young African Leaders (YALI/MWF). Ce programme qui se déroulera dans quelques semaines à Washington aux Etats Unis, rassemblera en tout 1000 jeunes venus du continent africain. Les participants vont suivre un cursus dans les plus grandes universités américaines, pour six semaines comprenant de cours théoriques et formation pratique à l’encadrement axé sur une des trois thématiques à savoir le commerce et mode de l’entreprise, engagement citoyen ou administration publique.
C’est dans un échange avec les journalistes que les huit Jeunes Leaders Centrafricains ont donné des informations et d’Orientation sur le Programme YALI des Jeunes Leaders Africains qui va se tenir aux Etats Unis. Ces huit Jeunes Leaders Centrafricains participeront dans quelques semaines au Mandela Washington Fellowship Young African Leaders Initiative 2016. Le programme YALI est une initiative du Président américain Barack Obama en faveur des jeunes leaders Africains. C’est aussi un programme d’été du gouvernement américain qui offre une formation en leadership, en renforcement des compétences et des possibilités de réseautage aux Etats-Unis. Le clou de ce programme est le sommet présidentiel à Washington.
Le programme Yali permet aux jeunes leaders venant de toute l’Afrique d’acquérir les compétences à travers les discutions de leurs idées, de leurs problèmes et des solutions et de rencontrer le président des Etats-Unis. En plus d’un cursus dans les plus grandes universités américaines qu’ils vont suivre, s’ajoutent les ateliers, mentorat et contacts avec d’éminentes personnalités dans leur domaine. Certains participants vont rester aux Etats-Unis pour des formations pratiques de huit semaines dans plus d’une centaine des ONG, entreprise privées et administration publiques.
Ingrid Sandanga, journaliste animatrice à Radio Ndeke-Luka, est l’un des jeunes leaders centrafricains sélectionnés à participer à ce programme explique les projets en vue après leur retour au bercail afin de toucher les 16 préfectures de la République centrafricaine à travers les acquis de YALI. « Nous avons des projets en commun pour faire connaitre ce programme aux jeunes centrafricains qui se trouvent aussi dans nos préfectures et villages pour leur offrir des opportunités à œuvrer pour leurs localités», a-t-elle expliqué.
Le gouvernement américain s’efforce de mettre en place un suivi concernant les perspectives professionnelles et des structures pérennes de soutien aux jeunes leaders à leur retour chez eux. Tous les participants au programme Mandela Washington Wellows connectés à des centaines d’autres jeunes leaders sur le réseau mondial YALI, auront accès à des fonds spécifiques pour financer leurs idées, entreprises et associations et mettre en œuvre des projets communs pour améliorer les conditions de vie de leurs concitoyens. Ils vont également bénéficier des stages de formation dans plusieurs entreprises privées, des ONGs, des organismes gouvernementaux, des instituts de recherche et seront invités dans les conférences en Afrique.
Selon Cédric Wanekponé, un autre nominé du programme YALI 2016, les différentes compétences permettent de développer ensemble les projets initiés au profit de ses pairs jeunes centrafricains à la base. « Nous avons beaucoup de projets selon les profils de chaque candidat. Mais ce qui peut réunir tous ces projets c’est de travailler auprès de la jeunesse, travailler au niveau de la base. Parce que nous avons compris que le changement ne peut venir qu’au niveau de la base. Si nous avons une société civile forte, une base forte, le pays aura des jeunes capables de réaliser des choses qui peuvent changer la communauté », a renchérit le jeune leader centrafricain.
De leur des Etats Unis, Cédric a ajouté qu’il y aura des formations, des expériences à partager, des rencontres, des restitutions et des échanges avec les autres jeunes africains. « Ça sera une manière de voir les problèmes différemment afin de trouver les solutions ».
Les exigences spécifiques pour être nominé au programme YALI sont entre autres une expérience avérée en leadership au sein d’organisme publics, privés ou civique, un engagement pour le service public ou communautaire, le bénévolat, ou le mentorat, une capacité à travailler en collaboration dans divers groupes et à respecter les opinions des autres, des compétences sociales et en communication, une maitrise de l’Anglais, et un engagement pour le retour en Afrique et de transmettre les compétences et leur expérience en leadership aux jeunes africains, afin de faire profit le pays du syndicat ou la communauté après leur retour.

 Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Commentaire : Epilogue d’une mascarade judiciaire (Le Témoin/Dakar) La sentence de la honte

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 Commentaire : Epilogue d’une mascarade judiciaire (Le Témoin/Dakar)
La sentence de la honte

Bangui, (C.N.C), 03-05-2016

Après sept mois de simulacre de procès, la valetaille nègre au service des maîtres blancs et regroupés dans les Chambres africaines extraordinaires (CAE) (nom dont les méthodes expéditives nous font penser aux chambres à gaz de la période nazie) a rendu le verdict que tout le monde savait avant le début de la mascarade judiciaire. On n’avait pas besoin d’être un prophète pour vaticiner l’épilogue de cette tragi-comédie judiciaire dont l’un de ses acteurs en l’occurrence, le procureur-pantin général des Chambres africaines à gaz (pardon extraordinaires), Mbacké Fall, avait déjà annoncé le ton (Mamadou Oumar Ndiaye en avait fait la révélation dans une édition du Témoin). Hissène Habré, le héros du désert, le libérateur du Tchad, le vainqueur du tout-puissant Kadhafi, l’humiliateur de la France colonialiste de Valery Giscard D’Estaing et de François Mitterrand vient d’être condamné à perpétuité. Les médias français qui distillent la politique colonialiste de la Françafrique jubilent à travers le traitement inique et déséquilibré qu’ils continuent de faire de l’affaire Habré. Seules les images qui relaient les cris de joie factice de soi-victimes de l’alors président tchadien et celles d’archive d’un Habré résistant à la charge des policiers sont diffusées sur France 24. A RFI, on donne la part belle aux caudataires de Déby et larbin de Reed Brody, notamment Souleymane Nguengueng, pour insulter le héros qui s’est battu avec courage et détermination pour que le territoire qu’il habite aujourd’hui se trouve encore sur la carte du monde. Des journalistes sénégalais ont été payés par des ONG financées par Deby pour enfoncer HH avant même que le procès ne débutât. On se rappelle les journalistes sénégalais qui ont été transportés sans vergogne à Ndjamena et payés aux frais de la République du Tchad pour visiter de faux charniers et d’y consacrer des articles qui crucifient Habré.
Et on se gausse faussement et hypocritement en attestant l’idée selon laquelle c’est l’Afrique qui a jugé l’Afrique. Il est de notoriété publique que le juge burkinabè Kam et ses assistants sénégalais ne sont décisionnaires de rien. C’est un procès par procuration dont le niveau d’exécution est bassement accompli par les CAE. Elles ne sont que la voix et la plume des maîtres blancs et d’Idriss Deby qui ont intenté ce procès pour se venger d’un homme qui les a empêchés de réaliser respectivement leur rêve annexionniste ou de gouverner en toute quiétude. D’ailleurs comme l’a révélé Fatime Raymonne Habré, le président des CAE Gustave Kam Gberdoa et les avocats des parties civiles ont été récemment conviés à Bruxelles pour trois jours par les bailleurs de fonds du procès Habré.Qu’y faisaient-ils ? En tout cas, leur présence chez l’un des bailleurs du procès a fortement pesé sur la condamnation du héros tchadien.
Ainsi la sentence d’Idriss Déby, de l’Elysée, de la Maison blanche, de Human Wright Watch, des héritiers nostalgiques de Khadafi-le-conquérant a triomphé au détriment de la justice, de la justice immanente juste qui juge, condamne ou acquitte en toute indépendance. Il ne pouvait pas en être autrement puisque l’actuel dictateur tchadien a casqué très fort (quatre milliards) pour condamner son ancien patron dont l’existence terrestre lui cause toujours des insomnies profondes et une anxiété insondable pour pouvoir régner en toute quiétude et faire main basse sur l’argent du pétrole tchadien avec sa France.
En sus, cette France colonialiste n’a jamais digéré qu’un nègre résistant et patriote comme HH ait combattu dans les années 80 victorieusement le plan de partage du Tchad au niveau du 16e parallèle concocté avec la Libye. Et en 1989, le Tchad qui a relativement retrouvé la paix entame, sous la conduite de son alors président, un travail de reconstruction du pays littéralement défiguré par la guerre. Habré engage le projet d’exploitation pétrolière mais refuse l’entrée du groupe français Elf dans le consortium pétrolier essentiellement américain. Cette éviction restera à travers la gorge des Français qui n’aient jamais accepté qu’une de ses anciennes colonies l’écartât de l’exploitation pétrolière au profit des Américains. A cela s’ajoute le refus-défi catégorique de HH, contrairement à d’autres chefs d’Etat africains, de s’aplatir devant Sa Majesté François Mitterrand qui leur enjoignit, lors du sommet de la Baule en 1990, d’instaurer le multipartisme dans leur pays respectifs s’ils veulent bénéficier de l’aide au développement. En outre, l’enlèvement des époux Claustre et de l’exécution du commandant Galopin restera toujours une plaie incicatrisable humiliante dans l’histoire néocoloniale française.
Qu’on ose le dire tout haut, de bout en bout des magistrats ont été soudoyés, de soi-disant organisations de défense des droits de l’homme stipendiées, de faux témoins subornés, des journalistes sénégalais et français corrompus pour enfoncer Hissène Habré et blanchir le fameux patron de la Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS), la sinistre police politique dirigée à l’époque par celui qui tient avec tyrannie les rênes Tchad. Ce procès a été le procès du mensonge, de la mauvaise foi, du néo-colonialisme. Des témoins à charge fantoches ont été fabriqués de toutes pièces, de vieilles rombières dont le seul objectif est de tirer profit de leurs témoignages prostitutionnels ont accusé mensongèrement le héros tchadien de viol. Sur la base de ces mensonges de prostituées véreuses collabos friandes de pétrodollars impliquées, pendant la guerre contre l’Armée de Kadhafi, dans des réseaux de renseignements et de dénonciation au profit de l’ennemi libyen, les super-juges des chambres extraordinaires, haineux, vindicatifs qui n’ont jamais digéré qu’HH les humiliât pour avoir refusé avec morgue de les reconnaitre ont retenu le viol parmi les griefs condamnatoires. Et comme l’a révélé la femme de Habré, la présence de certaines femmes comme Élise Le Gal, Gaël Gaden- Gistucci, Valérie Monchy et Aminata Touré dans la procédure judiciaire ont fortement conduit les juges de la CAE à inclure le viol et abus sexuels dans le listing des griefs.
HH doit être un superman. A lui tout seul, il a zigouillé 40 000 même quand il était à la Mecque en 1984 où un certain comchef Idriss Deby a dirigé des opérations génocidaires consistant à exterminer les cadres administratifs et politiques de la région du sud tchadien. Des habitants de Sarh, Danamadji, Maro, Ngalo, Moissala, Koumra, Bédjondo, Goundi, Békamba, Bédaya, Doba, Goré, Béboudja, Mbaïbokoum, Bessao, Déli, Mbaïnarmar, Krim-Krim, Bénoye, Kélo, Laï, Donomanga, Gounou-Gaya, Pala, Léré, Fianga ont subi la folie meurtrière du sanguinaire Deby en ce mois noir de septembre 1984. Pourtant, toutes ces exactions génocidaires et pantalonnades sanguinaires sont attribuées au chef de l’Etat Habré qui était allé en tant que bon musulman accomplir le cinquième pilier de l’Islam.
Aujourd’hui que le verdict de la honte est tombé, les soi-disant victimes feront, comme l’a supputé un proche de Habré au sortir de la mascarade judiciaire, le procès de ce procès parce qu’ils exigeront vainement que leurs mensonges soient rétribués sous formes de dommages et de réparations. Il est regrettable qu’aujourd’hui le Sénégal dont le rôle sinistre dans le commerce triangulaire des esclaves hante encore les esprits, joue au 21e siècle, à nouveau, le rôle de négrier en livrant les fils de l’Afrique à ces vautours occidentaux, comme les qualifiait métaphoriquement le poète David Diop, pour assouvir leur haine.
Le président Macky Sall a été choisi insidieusement par l’Union européenne pour jouer le rôle de facilitateur pour convaincre les pays rétifs aux APE là où son prédécesseur Abdoulaye Wade avait refusé cette forme de néo-colonisation économique. C’est le même Macky Sall qui accepte naïvement que son pays sert de terrain aux impérialistes blancs et à leurs valets locaux africains pour juger un digne héros de la résistance coloniale là où son prédécesseur a rusé pour refuser. L’histoire de l’Afrique retiendra tristement que l’archétype de la résistance tchadienne des années 70 et 80 dont les hauts faits glorieux devaient peupler nos livres d’histoire et servir d’exemple à la jeunesse panafricaine a été livré en terres sénégalaises à l’échafaud des colons ce jour mémorable du 30 mai 2016.

Serigne Saliou Guèye

Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais

Telecel Centrafrique, une société bientôt en faillite?

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Telecel Centrafrique, une société bientôt en faillite?

 

Bangui, (C.N.C), 02-05-2016

Créée en 1995, Telecel Centrafrique est la première Société de téléphonie mobile privée en RCA. Elle occupe la première place sur son marché grace a la meilleure qualité de son réseau. Mais depuis quelques mois, cette Société considérée d’une manière ou d’une autre comme un patrimoine de notre pays, risque de fermer ses portes définitivement. En cause, la mauvaise gestion de son Directeur Général monsieur Aimable M’PORE.

Diplômé de l’Universite de Sherbrooke du Canada en Administration des Affaire, monsieur Aimable M’PORE, Rwandais d’origine, a été nommé Directeur Général de la Telecel en Centrafrique il y’a déjà près de 4 ans. Une fois à la tête de cette société, le rwandais Aimable M’PORE adopte une pratique managériale inédite qui ne laisse pas de doute sur son incompétence à diriger une société de cette taille. Le copinage et le sensationnel érigés en mode de gestion risquent de couler la Telecel Centrafrique jusqu’en faillite.
Généralement dans une Société bien structurée, seul le Directeur Général est l’Ordonnateur des dépenses mais à la Telecel, tous les Directeurs de service, s’ils veulent, peuvent ordonner une quelconque dépense sans consulter au préalable leur DG. Ce qui peut occasionner la hausse des dépenses, d’autant plus que la Division Achats et Logistique est réduite à une sorte de Secrétariat commun de la Direction Administrative et Financière (DAF). Pourtant, la Division Achats et Logistique souvent considérée comme la colonne vertébrale d’une entreprise, ne fait plus des achats jugés importants, et seuls les Directeurs ou Chefs de service demandeurs peuvent le faire à sa place. Cette pratique, pourtant peu orthodoxe, le DG Aimable M’PORE voulait appliquer à la Direction Technique de ladite Société. Selon nos informations, la Direction Technique sera sous-traitée au Groupe Chinois HUAWEI,une sorte d’irresponsabilité et de fuite en avant. Malgré des difficultés d’ordre financier enregistrées, on remarque la présence en nombre considérable des consultants étrangers de nationalité congolaise de la RDC qui font leur loi.
A titre de rappel, Telecel Centrafrique fonctionne depuis plusieurs semaines sans la Direction de ses Ressources Humaines. Alors peut-on parler d’une descente aux enfers de notre chère Société Telecel Centrafrique? En tout cas, Telecel navigue à vue sans un indicateur visible en ce moment.

Bangui, le 02 juin 2016. 14:17′.

Par: Gisèle MOLOMA.

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Bangui: scandale des chinois escroqués en Centrafrique, l’une des victimes raconte.

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Bangui: scandale des chinois escroqués en Centrafrique, l’une des

victimes raconte.

 

 

Bangui, (C.N.C), 02-05-2016

Décidément, les Chinois font l’objet de convoitise partout en Afrique, si bien que certains de nos hommes politiques véreux qui se transforment en planificateurs d’investissements, se bousculent devant leur porte pour, selon leur propre terme, les aider dans leur démarche administrative. Pendant ce temps dans le milieu du banditisme, on se frotte les mains en réfléchissant à la manière dont ces Chinois peuvent être escroqués. C’est dans ce brouillard finalement que 4 personnes d’origine chinoise auraient été escroquées, non pas par les vulgaires bandits mais par des hautes personnalités de la République proches du pouvoir actuel. L’une des victimes d’origine chinoise nous raconte son calvaire en Afrique.

Escroqués à Bangui il y’a quelques semaines, les 4 Chinois ont fait savoir à CNC qu’ils ont déjà déposé une plainte au Tribunal de Grande Instance de Bangui pour escroquerie. Pour cela, ils ont une obligation de réserve vis-a-vis des médias. Mais, l’une de ces victimes surnommée Jacky préfère nous raconter comment elle a été escroquée au Tchad et au Mali avant de mettre ses pieds en Centrafrique.
Très sympathique et détendu, Jacky nous a reçus dans un restaurant au centre ville de Bangui et après une brève histoire sur les femmes chinoise, il nous raconte sa mésaventure au Tchad et au Mali.
Atterri au Tchad vers la fin des années quatre vingt comme investisseur grâce à sa rencontre avec un officiel Tchadien en Chine,il investissait dans l’énergie renouvelable notamment les panneaux solaires. En 1989, il a reçu une commande ferme d’un Ministre tchadien d’un montant de 140 millions de franc CFA assortie du paiement d’un acompte de 30% obligatoire. Acompte versé , livraison et installation effectuées, il ne reste que le paiement définitif de la facture.ce Ministre tchadien refuse catégoriquement de payer la facture d Jacky malgré plusieurs relance faites. Afin de faire peur à Jacky, ce Ministre tchadien ne faisait que menacer de le tuer. Par peur, Jacky quittait le Tchad pour le Bamako au Mali. Une fois arrivé au pays des Bambaras, Jacky veut investir cette fois dans l’exploitation de l’or mais, une fois encore, il s’est retrouvé parmi les escrocs maliens et Chinois. Ils se sont présentés à lui comme des Géologues travaillant pour le Ministère malien des Mines. Afin d’avoir une confirmation technique de la fertilité en or du sol de la surface terrestre attribuée par ces escrocs maliens à Jacky, une prospection s’avère nécessaire, mais ces escrocs ne manquent pas d’imagination. Un jour avant la prospection, ces arnaqueurs Chinois et maliens ont eu l’idée de faire disperser les poudres d’or sur le sol de la surface à prospecter en utilisant une technique inédite de l’arme des chasses. Bourrée dans des minutions de chasses du calibre double zéro, la poudre d’or sera projetée sur une grande surface terrestre après une détonation. Grâce à cette technique, la prospection fut positive et les escrocs, visiblement à l’aise dans leur pratique, ont pu soutirer à Jacky le Chinois près de 85 millions de franc CFA. Un fiasco d’exploitation minière et une perte considérable d’argent escroqué, Jacky quitte le Mali les mains vides pour rentrer dans son pays.
En Chine, Jacky pense toujours à retourner en Afrique, mais cette fois avec d’autres compatriotes Chinois qui veulent investir aussi en Afrique. C’est ainsi que Jacky et ses trois compatriotes Chinois sont arrivés à Bangui en Centrafrique pour, selon leur terme, investir l’exportation du miel centrafricain. Or, ce que Jacky et ses compatriotes ne savaient pas, la Centrafrique regorge aussi des escrocs en col blanc qui les ont fait arnaquer dans leur démarche d’acquisition des produits convoités. Cette fois, l’affaire est entre les mais de la Justice centrafricaine. selon des informations qui circule actuellement à Bangui, le nom de plusieurs Députés ont été cités dans cette affaire dont celui de Thierry VACKATE, Président de la Commission Défense de l’Assemblee Nationale.
En tout cas, cette affaire fait beaucoup dû bruits à Bangui a tel point que les auteurs de cette escroquerie ne seront pas impunis.

Bangui, le 01 juin 2016. 13:19′.

Par: Gisèle MOLOMA.

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Bangui: CAN GABON 2017: Les Fauves Centrafricains se préparent pour recevoir l’Angola ce dimanche

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 CAN GABON 2017: Les Fauves Centrafricains se préparent pour

recevoir l’Angola ce dimanche

Bangui, (C.N.C), 01-05-2016

En prélude à la 5ème journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique de Nation (CAN) du Gabon 2017, les Fauves centrafricains de football sont désormais au grand complet. Ils se préparent depuis une semaine au stade Barthélémy Boganda pour le match retour contre l’Angola en termes des matchs de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Ils ont livré un match-test le 31 mai entre les équipes A et B. L’essentiel de l’équipe est déjà à Bangui durant les séances d’entrainement les matins à 9H et les après-midi à 16H00.
Sous la houlette du Coach national Herve Loungoudji, les 26 Fauves de Bas Oubangui présélectionnés sont déjà dans le vif du sujet. Le travail par compartiment, l’efficacité devant le but et une série d’exercices sont travaillés afin d’avoir la symbiose nécessaire le jour de la rencontre. Vianney MABIDE et Eudes DAGOULOU sont les deux derniers à rejoindre l’équipe en provenance du Maroc et de l’Algérie. A propos de la liste des joueurs angolais, le manager centrafricain Willy KONGO a déclaré que « c’est une équipe en reconstruction, ils mettent toujours leurs joueurs locaux en valeur ».
Les joueurs qui devraient fêter leur première sélection ne sont pas venus. Habib Habibou, Lionel ZOUMA et Cédric Yambéré n’ont pas répondu présent à l’appel du sélectionneur. Si Habib Habibou et Lionel ZOUMA seraient blessés mais pour le girondin Cédric YAMBERE, les raisons de son absence ne sont pas élucidées. L’ancien capitaine de l’équipe centrafricaine Ibrahim BOHARI, croit en la force du groupe : « Habibou c’est un grand joueur, s’il ne vient pas il y a les autres qui sont là, notre force c’est la symbiose dans le groupe ».
Pour le match-test du mardi 31 mai 2016, Mahamat Octave Adiallo, le président de la commission de sélection a déclaré que « c’est un exercice qui va nous permettre d’essayer les dispositifs de la sécurité au stade, il y aura les policiers qui seront mobilisés, les gendarmes et même les scouts ».
Contrairement à l’habitude, l’entrée de ce match test était payante. L’objectif de ce match test ayant vu la présence du Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique Silvère Ngarso, du Président de la Fédération Centrafricaine de Football, Patrice-Edouard Ngaïssona, est de préparer les fauves à ce match à domicile contre Angola le 5 juin 2016 à Bangui.

Les Angolais sont attendus ce vendredi à Bangui pour livrer le match retour en termes de qualification de la Coupe d’Afrique des Nations. Dans le classement provisoir, la Centrafrique est 2ème avec 7 points après la République démocratique du Congo (RDC) 10 points, vient ensuite l’Angola, 3ème avec 4 points. Pour mémoire, les Fauves ont été battus au match allé par l’Angola sur le score de 4 buts à zéro.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : 42e réunion ministérielle à Bangui sur la sécurité régionale du 6 au 10 juin

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Centrafrique : 42e réunion ministérielle à Bangui sur la sécurité régionale du 6 au 10 juin

Bangui, (C.N.C), 01-05-2016

La 42e réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) aura lieu du 6 au 10 juin 2016 à Bangui, la capitale centrafricaine. L’UNOCA, qui assure le Secrétariat dudit Comité depuis mai 2011, a pris les mesures habituelles pour apporter l’appui nécessaire au pays hôte afin de garantir le succès des travaux.
Ces travaux commenceront le 6 juin avec la réunion des experts. Pendant trois jours, ils feront le tour d’horizon des dossiers sécuritaires de la sous-région : piraterie maritime dans le golfe de Guinée, prolifération des armes légères et de petit calibre, phénomène du braconnage et du trafic illicite des espèces sauvages, tensions électorales, trafic des drogues, criminalité transnationale organisée, groupes armés et terroristes, etc. Dans ces derniers chapitres, la lutte contre Boko Haram et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) font partie des points qui mobiliseront l’attention des participants. La Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) présentera une revue permettant d’avoir une idée générale sur ces questions.
Au-delà des derniers développements politiques, institutionnels et humani¬taires dans la sous-région, l’exposé mettra en lumière les enjeux liés à la gouvernance, aux droits de l’homme, à la sécurité intérieure et transfrontalière. Un expert de la CEEAC proposera aussi un état de la situation géopolitique dans les onze pays membres (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).
A l’issue de leurs réflexions et discussions, les experts adopteront un rapport qui sera soumis à l’appréciation des Chefs de délégations lors de la session ministérielle. L’ouverture officielle de ladite session est prévue le 9 juin – en présence duReprésentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Chef de l’UNOCA, M. Abdoulaye Bathily, qui lira le message de circonstance de M. Ban Ki-moon. Un nouveau bureau du Comité sera mis en place à cette occasion. Selon les usages, la présidence tournante, actuellement assurée par le Ministre gabonais des Affaires étrangères, sera confiée à son homologue centrafricain pour six mois.
Ce sera alors la deuxième fois que la RCA assumera cette responsabilité depuis que l’UNOCA est chargé du Secrétariat de l’UNSAC. Elle en avait déjà pris les commandes à l’issue de la 33e réunion tenue du 5 au 9 décembre 2011 à Bangui. C’est au cours de cette session historique que les Etats membres avaient adopté « la Déclaration sur une feuille de route pour la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération des armes en Afrique centrale ». Le suivi de la mise en œuvre de cette Déclaration a abouti au développement puis à l’adoption d’une stratégie régionale de lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale.
Ce processus a été conclu en novembre 2015 à Libreville (Gabon) lors de la 41e réunion du Comité. Mis en place le 28 mai 1992 par l’ONU (à la demande de la CEEAC), l’UNSAC a pour mission de promouvoir la limitation des armements, le désarmement, la non-prolifération et le développement en Afrique centrale. Il mène également des activités de reconstruction et de renforcement de la confiance entre les États membres. A cet égard, le Chef de l’UNOCA réaffirme son soutien aux efforts que ces Etats déploient afin d’atténuer les tensions et les conflits, de favoriser la paix, la stabilité et le développement durables dans la sous-région.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : le CICR contribue à la relance d’activités agricoles de 12 000 familles

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Centrafrique : le CICR contribue à la relance d’activités agricoles de 12
000 familles

Bangui, (C.N.C), 01-05-2016

 

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient de terminer le 30 mai 2016 une série de distributions de semences et d’outils agricoles à plus de 12 000 familles en République centrafricaine. Les familles bénéficiaires proviennent de localités durement frappées par la violence armée, à l’ouest et au centre du pays.

En 2015, ces familles ont été déplacées ou empêchées d’accéder à leurs champs. « Bon nombre d’agriculteurs n’ont pas pu cultiver leurs terres et manquent aujourd’hui de semences, d’outils et de vivres. Ce soutien leur permettra de relancer leurs activités agricoles et de couvrir leurs besoins alimentaires essentiels dans quelques mois », explique Christian Bosson, responsable des activités de sécurité économique du CICR en République centrafricaine.

Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le CICR a distribué à chaque famille deux houes, 20 kilos d’arachides en coque, 7 kilos de maïs, 5 kilos de haricots du type niébé, 3 kilos de sésame, 50 grammes de semences d’amarante, 30 grammes de courge, 50 grammes d’oseille de Guinée et 50 grammes de gombo. Elles ont aussi reçu une première demi-ration alimentaire pour les soulager en attendant la prochaine récolte : 30 kilos de riz, 10 kilos de haricots, 5 litres d’huile et 500 grammes de sel.

La distribution a bénéficié à plus de 12 000 familles établies sur l’axe Ndomété-Mbrès (préfecture de Nana Grébizi), sur l’axe Ngabako-Boykotta (préfecture de la Ouaka), sur les axes Bémal-Bembéré et Békoto-Bédam (préfecture de l’Ouham Pende), sur l’axe Markounda-Maitikoulou (préfecture de l’Ouham) et l’axe Niem-Yelewa (préfecture de Nana
Mambere). Le CICR continue aussi de promouvoir la culture de variétés de manioc résistantes à la maladie de la mosaïque auprès des groupements agricoles des localités de Bambari, Kaga Bandoro, Ndélé, Birao et Bouar. De plus, il participe activement à la mise en oeuvre des programmes de vaccination animale dans certaines régions de la République centrafricaine.

En 2015, plus de 47 000 têtes de bétail appartenant à plus de 3 500 familles d’éleveurs ont ainsi été vaccinées contre la péripneumonie contagieuse bovine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

ECOBANK Centrafrique: entre désordre et négligence, les clients souffrent.

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ECOBANK Centrafrique: entre désordre et négligence, les clients souffrent.

 

 

Bangui, (C.N.C), 31-05-2016

Installée en Centrafrique en 2007, la banque panafricaine ECOBANK FÊTERA BIENTÔT SES 10 ans d’installation sur le sol centrafricain. Pour ses clients, l’espoir suscité au début de son installation dans ce pays tourne au cauchemar, a tel point qu’ils se demandent si la Direction Commerciale de cette banque fonctionne.

Quand le chat n’est pas là, les souris dansent. C’est sur ce proverbe français qu’on peut résumer le comportement de nos Institutions financières qui fonctionnent comme le Trésor Public Centrafricain de l’époque. Selon nos informations, il n’existe pas ou presque une Association des usagers des banques et des services financiers en Centrafrique si bien que les clients , autre fois considérés comme des rois, sont traités aujourd’hui comme des mendiants par les Institutions bancaires de notre pays. ECOBANK Centrafrique, pourtant Leader de ce secteur bancaire en RCA, fait figure d’un exemple patent du désordre et de la négligence des professionnels de ce secteur. D’ailleurs, il suffit de se pointer très tôt le matin dans l’une de ses agences pour s’en rendre compte. Contactée par CNC, l’une de ces clientes nous explique que pour avoir accès aux service d’ECOBANK dans n’importe quelle de ses agence, il faut se pointer dans un rang interminable au moins 6 heures du temps. Une fois au comptoir, là encore il faut prier pour ne pas être surpris des mauvaises nouvelles: problème de la disponibilité des fonds à la caisse, caprices des agents du front office etc. Ajoutant à ce désordre, l’arnaque du service clients qui laisse paraître comme fonds disponibles sur les comptes des clients des découverts. Une fois utilisé sans le savoir, le client devient endetté grâce à la magie de l’intérêt composés.
Négligence, désordre, manque du professionnalisme sont des difficultés quotidiennes des clients d’ECOBANK Cemtrafrique qui ne sont près à voir le bout du tunnel.
Alors, peut-on on parler d’un échec d’ECOBANK en Centrafrique où du problème du management de son équipe de Direction? En tout cas, le dynamisme et le rayonnement d’ECOBANK s’écroulent sous le poids de ses nombreux clients.

Bangui, le 31 mai 2016. 14:16′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Centrafrique: confusion à Paoua, les Seleka veulent venger la mort d’un de leurs.

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Centrafrique: confusion à Paoua, les Seleka veulent venger

la mort d’un de leurs.

Bangui, (C.N.C), 30-05-2016

Depuis ce matin, deux éléments de la coalition Seleka sèment la terreur dans le marché de Paoua après avoir bu énormément d’alcool. L’un des deux qui avait sorti une  a été maîtrisé très vite par les jeunes vendeurs qui l’ont d’ailleurs tabassé à mort.
Informés de la mort de l’un de leurs tabassé,une centaine d’éléments de la Seleka débarquent dans plein centre Paoua pour venger la mort de cet élément. une Arme jusqu’aux dents, ils font face depuis cet après midi aux éléments de la Minusca qui leurs ont barré la routes.
Pendant ce temps, la population locale commence à vider les quartiers pour se réfugier en brousse et les Seleka sont toujours présents face à face avec les MINUSCA.
La tension monte de plus en plus en ce moment à Paoua.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC

Centrafrique: près de 40% des députés de la nouvelle Assemblée Nationale sont analphabètes, incroyable!

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Centrafrique: près de 40% des députés de la nouvelle Assemblée Nationale sont

analphabètes, incroyable!

 

 

Bangui, (C.N.C), 30-05-2016

Dans une enquête menée par CNC auprès des députés de la République nouvellement élus sur un autre sujet, la surprise est de constater qu’au moins 39 de ces élus ne savent pas écrire leurs noms convenablement et aucun d’eux n’a dépassé les classes de primaire. Alors peut-on dire qu’ils seront considérés comme des spectateurs lors des débats dans l’hémicycle?

Incroyable mais vrai! Ce que les centrafricains redoutaient depuis longtemps est arrivé. Certains Honorables de la République, pourtant élus régulièrement dans leurs circonscriptions comme Députés, ne savent ni lire, ni écrire. Comment peut-on arriver jusqu’à ce point?
Selon un spécialiste politique centrafricain, souvent dans les circonscriptions provinciales, les candidats aux législatives les plus populaires sont des gens d’origine locale parfois nés et grandissent dans leurs circonscriptions. Généralement par manque des moyens, ils abandonnent très tôt les études pour se consacrer à des activités commerciales. Avant de postuler pour les législatives, ils sont déjà populaires à travers leurs investissements locaux dans différents domaines notamment socio-économiques, sportifs et autres. Pour la population locale, seuls les candidats de cette figure peuvent être leurs représentants à l’Assemblee Nationale d’autant plus que les soi-disant intellectuels venus de la capitale Bangui pour se présenter aux législatives Grâces aux liens familiaux établis localement en amont, les trompent régulièrement. Intellectuel ou pas, notre Député doit être quelqu’un aimable et proche de sa population, a expliqué un jeune de Mobaye contacté par CNC. Pour les Étudiants de l’Universite de Bangui que nous avions contactés, la faute revient au gouvernement qui doit exiger un minimum de diplôme pour tous les candidats à la législative ou présidentielle afin d’éviter que nos élus ne soient des marionnettes a la solde de d’un intérêt étranger. Du côté de la Présidence de l’Assemblee Nationale, un proche du Président Karim MECKASSOUA nous explique qu’un budget de formation est déjà prévu en ce sens.
Pour rappel, seulement 128 sur 140 députés ont été convoqués le 3 mai dernier pour leur première session extra-ordinaire à Bangui. Les 12 autres , recalés par la Cour Constitutionnelle de la Transition pour fraude, rejoindront leurs collègues plu tard après une nouvelle élection législative validée.

Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE LE CENTRAFRIQUE (MPC)

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MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE CENTRAFRIQUE (MPC)

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Unité – Dignité – Travail

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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL
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SECRETARIAT GENERAL
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N° __44__ /MPC/ PR/ BE/ SG / 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, (C.N.C), 30-05-2016

 

Nous, Mouvement Patriotique pour le Centrafrique (MPC), notons avec regret que des personnes malintentionnées et qui cherchent à saper les efforts que nous avons fournis pour la pacification du pays et pour une sortie définitive de la crise, ont publiées le 21 mai 2016 sur les mûrs du quotidien en ligne http//.www.takaparler.overblog.com que nous nous sommes adjoint à eux pour remettre en scelle « l’ex-coalition Séléka ».
Ce communiqué ne relève que du fantasme de ses auteurs car ne nous ne sommes ni de loin, ni de prés associés à une telle « entreprise desperado ». Nous ne saurons nous associés avec des « Partisans de la démocratie des cimetières » qui persistent dans leur « stratégie du chaos » pour sacrifier inutilement des vies humaines sur l’autel du retour sur la scène politique nationale.
Il est donc grand temps que ceux-ci comprennent que « l’heure » n’est ni pour « une logique guerrière», ni pour « des discours bellicistes » qui occasionneront forcement des pertes en vies humaines. Le peuple centrafricain a trop souffert et continue de payer le lourd tribut de cette crise. Par conséquent, ces déclarations sont nulles et non-avenues. Elles n’engagent que la responsabilité de ses auteurs. Et, le moment venu, nous instruirons notre Avocat pour les poursuivres en justice.
AMPLIATION:

– Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique (Minusca),
– Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC),
– Médiation Internationale et Nationale,
– Ambassade de France à Bangui,
– Ambassade des Etats- Unis d’Amériques à Bangui,
– Présidence de la Transition,
– Primature,
– Conseil National de la Transition (CNT),
– Presse Nationale et Internationale,
– Archives.

Fait à Kaga-Bandoro, le 24 mai 2016

Economiste- Consultant

Tel: (+236) 75559292/ 77668471

Email: aalwadabi@gmail.com/

idrissahmed@hotmail.com

Le Président Exécutif du MPC

M. Elbachar IDRISS AHMED

Centrafrique: Journée internationale des casques bleus: juger et punir leurs abus et exactions

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Journée internationale des casques bleus: juger et punir leurs

abus et exactions

 

Bangui, (C.N.C), 30-05-2016

L’humanité célèbre, ce dimanche 29 mai, la Journée internationale des casques bleus. Instituée par les Nations unies, en 2002, cette journée rend hommage à tous les hommes et à toutes les femmes qui ont servi dans des opérations de maintien de la paix dans le monde entier. Une occasion également d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au service de la paix. Mais cette image de professionnalisme, de dévouement et de courage des casques bleus est entachée depuis quelques années par des nombreux abus, notamment sexuels.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé, en fin de semaine, les Etats fournisseurs de casques bleus à poursuivre en justice leurs ressortissants en cas d’abus sexuels commis par ces derniers.

« Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées », peut-on lire dans son message.

Joint par RFI, Philippe Bollopion, directeur général adjoint du plaidoyer, à Human Rigth Watch, estime que ces abus sont de plus en plus fréquents à cause, précisément, de l’impunité.

« Les abus les plus récents que nous ayons recensés se sont produits en Centrafrique par des casques bleus et des soldats de l’Union africaine. Il y a eu des abus sexuels contre des femmes et des enfants, mais aussi des personnes qui ont été torturées à mort ou vraisemblablement exécutées de manière sommaire par des casques bleus. Il s’agit donc de crimes extrêmement graves pour lesquels il n’y a, pour l’instant, autant qu’on le sache, aucune action en justice », a-t-il fait état avant de rappeler que ce n’est pas l’ONU qui peut arrêter et juger les soldats qui sont coupables de ces crimes, mais seulement les pays dont sont originaires les soldats qui, affirme-t-il, ne le font pas.

« Ce sont les pays d’origine seulement qui peuvent le faire et trop souvent ils préfèrent discrètement rapatrier les soldats qui sont accusés de ce genre de faits et tourner la page, plutôt que de les traduire en justice et de s’assurer que les victimes soient compensées de manière appropriée », souligne Philippe Bollopion.

Enquêter, juger et punir

Dans seize missions de maintien de la paix dans le monde, en 2015, l’ONU a recensé soixante-neuf cas de viols dont vint-deux en République Centrafrique (RCA) et seize en République démocratique du Congo (RDC).

A l’occasion de cette journée internationale des casques bleus, Amnesty international demande aux Nations unies l’ouverture d’une enquête pour traduire les responsables en justice.

Interviewée par RFI, Ilaria Allegrozzi, responsable de recherche sur l’Afrique centrale à Amnesty international, donne l’exemple de la Centrafrique.

« En Centrafrique où, depuis deux ans, un conflit a sévi, des groupes armés s’en sont pris régulièrement aussi aux populations civiles. Il y a eu également des casques bleus qui se sont rendus coupables de crimes et d’abus contre les populations civiles, notamment des crimes sexuels. C’est très inquiétant, d’autant plus que ce sont des cas récurrents. Récemment, il y a eu au moins huit cas de viols contre des jeunes filles et des femmes, entre octobre et décembre 2015. Amnesty International avait également dénoncé le cas d’une petite fille de douze ans qui avait été violée par des casques bleus », a déclaré, à RFI, Ilaria Allegrozzi avant d’ajouter qu’il est important, justement, « d’ouvrir des enquêtes » pour emmener ces personnes en justice et « faire la lumière sur ce qui s’est passé », sans oublier de « compenser » les dommages subis par les victimes de tels crimes.

à (re)lire : Haïti: des casques bleus de l’ONU accusés d’abus sexuels

RFI

 

Centrafrique: le FMI au secours de Bangui

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Centrafrique: le FMI au secours de Bangui

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 30-05-2016

Le Fonds monétaire international a annoncé samedi le déblocage d’une aide financière de 110 millions de dollars sur trois ans pour aider la Centrafrique. Effective à partir du 1er juillet, cette somme est allouée dans le cadre de la FEC, la facilité élargie de crédit (FEC), un dispositif du Fonds qui permet d’aider les pays englués dans une longue impasse économique.

Le FMI prête main-forte à la Centrafrique minée par trois années de conflit.

Selon l’institution, les besoins en financement du pays s’élèvent à plus de 200 millions de dollars. Une partie de ce montant devrait être couvert par les bailleurs de fonds, l’autre le sera donc par l’institution à hauteur de 65 milliards de francs CFA, soit 110,6 millions de dollars.

Une première tranche de quelque 34 millions de dollars pourrait être débloquée dès le mois de juillet, si le pays continue ses efforts.

Ce coup de pouce doit permettre à Bangui de faire face aux besoins urgents en trésorerie. Il doit aussi l’aider à mener à bien son programme de relance économique.

Si en 2016, le taux de la croissance du pays devrait dépasser 5% et progresser à environ 5,5% d’ici 2021, la situation sécuritaire est fragile. La reprise est lente. Les recettes intérieures ne parviennent pas à couvrir les salaires, les pensions et autres dépenses prioritaires.

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Bangui: une jeune douanière dépouillée totalement par les arnaqueurs

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui: une jeune douanière dépouillée totalement par les arnaqueurs

Bangui, (C.N.C), 29-05-2016

 

À Bangui , personne n’est à l’abri des escrocs qui pourrissent totalement la vie des paisibles citoyens centrafricains. C’est ainsi qu’une jeune douanière, visiblement non informée, est tombée dans le piège de ces escrocs qui l’ont mise à sec financièrement et matériellement.

Locataire d’une maison au quartier Gobongo au nord de Bangui, notre jeune douanière appelée Sophie (un nom que nous avons délibérément changé pour des raisons de sécurité ), après une longue période d’épargne , a pu construire deux maisons: l’une à PK10 et l’autre au quartier Cité Jean 23, toutes deux à Bangui. En plus de deux maisons, Sophie avait acheté un Toyota Hiace et deux Nissan qu’elle utilise pour faire le transport public avec. Un jour Sophie est tombée malade comme tout être humain que Dieu a créé mes après des soins médicaux à l’hôpital sans amélioration, elle s’est retournée vers des soins divins. Pour l’aider dans sa prière quotidienne, notre jeune douanière Sophie a fait appel à un Pasteur évangéliste , or ce dernier n’est qu’un véritable escroc. Quelques jours après deux séances de prière commune avec sa proie facile bien enveloppée Sophie, le faux pasteur déclare à sa potentielle victime qu’il a eu une révélation de Dieu qui lui demande de se débarrasser de tous les biens achetés avec des fonds provenant de la corruption ou autres jugés illégaux. Comme vous le savez, les douaniers sont des maîtres en matière de corruption, notre jeune douanière Sophie est tombée dans le piège de cet arnaqueur . C’est ainsi que Sophie, la jeune douanière, commençait à vendre tous ses biens énumérés précédemment à des prix dérisoires. Au lieu de s’arrêter à ce niveau, le faux pasteur disait à sa victime de me pas toucher, même 1 franc, dans l’argent des biens vendus car tout doit être remis à Dieu à travers des dons aux pasteurs ou églises. Pour l’heure, Sophie a tout distribué à ces pasteurs qui ne sont que le groupe de ces escrocs qui se faisaient appel régulièrement
A la découverte de cette machination orchestrée, l’etat de santé de Sophie s’est aggravé et une plainte a été déposée à la Gendarmerie pour escroquerie aggravée. Des sources proches du dossier nous confirme l’arrestation de deux suspects hier liés à cette affaire.

La Justice fera son travail.

Bangui, Gisèle MOLOMA Pour CNC.

Bangui: la construction d’une résidence scolaire divise les banguissois

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui: la construction d’une résidence scolaire divise les banguissois

 

 

Bangui, (C.N.C), 29-05-2016

Financée par les fonds Saodiens , la construction d’une résidence réservée aux élèves du Lycée Marie-Jeanne Caron divise énormément l’opinion publique centrafricaine depuis l’annonce de la réalisation de ce projet par l’ancien Premier Ministre Mahamat Kamoun.
Financé à hauteur de plusieurs millions de franc CFA un logement scolaire exclusivement réservé aux filles du Lycée Marie-Jeanne Caron pousse beaucoup des centrafricains à se questionner sur la réelle utilité de ce projet. Pour certains, la ville de Bangui manque cruellement en nombre les lycées publics : pour près de 1,5 million d’habitants, on compte quelques 8 établissements publics réservés à l’enseignement secondaire. N’est-il pas nécessaire de construire des nouveaux bâtiments publics afin de désengorger les classes surchargées des lycées publics ? S’interrogent-ils. Tant disque les autres disent ne pas comprendre pourquoi on veut construire un campus des filles dans un lycée féminin ou le taux des séropositives reste élevé par rapport aux autres lycées?.
Contactées par CNC, les élèves dudit lycée disent être favorables à ce projet. Si un jour ce campus Vera jour, les élèves Caron n’auront plus de problèmes pour se loger surtout pour celles qui viennent des provinces pour étudier à Bangui. En tout cas du côté du Ministère de l’éducation, personne ne veut commenter cette actualité.
Rappelons que plusieurs projets de construction des infrastructures publiques ont été financés par des fonds saodiens à hauteur de près de 50 milliards de franc CFA dont celui de la construction d’un campus scolaire au sein de la concession du Lycée Marie-Jeanne Caron mais depuis l’annonce de la signature de cet accord de financement, aucun de ces projets n’a franchit la phase d’études.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : La Minusca rend hommage à ses héros

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : La Minusca rend hommage à ses héros

 

 

Bangui, (C.N.C), 29-05-2016

A l’instar de toutes missions onusiennes à travers le monde, la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique) a célébré la journée internationale des casques bleus des Nations Unis de chaque 29 mai. Cette célébration sous le thème « Rendons hommage à nos héros, est organisée le 28 mai au siège de la Minusca à Bangui.
Le 70ème anniversaire de la journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été une réussite de la Mission onusienne la République centrafricaine. La célébration de cette journée a rassemblé tout le personnel de la MINUSCA en présence des hautes autorités centrafricaines, du corps diplomatique et d’autres partenaires au siège de la mission à Bangui. Cela s’est déroulé en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que du ministre centrafricain de la défense représentant le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, accompagné des quelques membres du gouvernement dont celui de sécurité publique.
Dans son message relatif à cette journée commémorative, le Secrétaire général de l’ONU, Ba Ki-Moon a salué le rôle que joue MINUSCA dans des périodes cruciales en République centrafricaine. « En République centrafricaine, les Casques bleus ont aidé à organiser les élections présidentielles et législatives d’importance historique qui ont permis à ce pays naguère en proie à de graves troubles de s’engager sur la voie de la paix et de la stabilité ».
Le Secrétaire général n’a pas caché son indignation face aux multiples cas d’exploitation et abus sexuels qui continuent de ternir l’image des opérations des Nations Unies à travers le monde. Il a interpellé les casques bleus sur l’importance de les opérations de maintien de la paix qui constitutions une force pour le bien à travers le monde.
« Il est essentiel de mettre fin aux cas particulièrement préoccupants d’exploitation et d’atteintes sexuelles commises par les forces internationales déployées dans les régions en proie à des troubles. Je n’ai eu de cesse d’appeler à placer les victimes au cœur de notre action. Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats Membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées et de soulager la douleur qu’elles ressentent », a-t-il souligné.
La célébration de la Journée internationale des casques bleus a débuté depuis lundi le 23 dernier en République centrafricaine, dans la capitale Bangui, à Bouar, Bossangoa et à Kaga Bandoro, avec des diverses activités sociales menées par les soldats dits de la paix de la MINUSCA. Des déplacements avec les professionnels des médias ont été organisés par la MINUSCA dans les villes citées ci-haut à l’intérieur du pays.
Cette Journée commémorative des casques bleus est célébrée afin d’exprimer la reconnaissance des Nations unies envers ces hommes et femmes ayant perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. L’autre objectif est d’encourager ceux qui sont sur le terrain à poursuivre leur noble mission. En 2015, 129 soldats des 16 opérations de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité. Depuis son installation en 2014, la MINUSCA a perdu 21 soldats en République Centrafricaine. La force de la MINUSCA est constituée de 10219 hommes dont 9815 soldats, 260 officiers d’état-major et 144 observateurs militaires. 20 pays en sont contributeurs. Il s’agit du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, du Bangladesh, du Burundi, de l’Indonésie, du Maroc, du Pakistan, du Rwanda, du Sri Lanka, du Cambodge, de la Serbie, de l’Egypte, du Népal, de la Zambie, du Niger, du Sénégal, du Pérou, de la Mauritanie et du Benin. La Minuca a un mandat de protéger la population civile, appuyer le processus politique, appuyer l’extension de l’autorité de l’Etat du maintien de l’intégrité territorial et de soutenir l’action humanitaire.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle d’un Colonel de la FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle

d’un Colonel de la FACA

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

Les faits se sont déroulés il y’a environ trois mois au quartier Benz-Vi dans le 5ème arrondissement de Bangui. Un fait totalement inédit que beaucoup des personnes ont des difficultés à y croire.
Un Colonel de l’armée centrafricaine communément appelée FACA et détaché au Cabinet de l’ancienne Présidente de la transition, n’ayant pas honte par rapport à son âge et son rang social, aurait commis un crime sexuel digne d’un film d’horreur. Marié à une femme de son âge légalement, le Colonel, en plus de prendre la maison familiale de sa belle famille comme le lieu de sa résidence principale, profite de l’absence de sa femme et de son beau frère qui est le père biologique de la victime, pour attirer sa proie facile qui est une mineure de 10 ans dans sa chambre.
Dans sa chambre, le Colonel aurait sorti tout un arsenal des gadgets et un lot des billets de Banque afin de corrompre sa proie pour un rapport sexuel en vain. Devant le refus de la petite, le Colonel l’a pris de force et l’a violé. Au retour du marché, la tante de la victime étant la marie du Colonel, a constaté une perte de sang et sur le lit conjugal que le Colonel a tenté de nettoyer en vain, et sur le slip de la victime. Pressée de dire la vérité, la victime a finalement tout expliqué à ses parents. Le père de la victime qui travaillait à Bambari serait de retour actuellement à Bangui. Et selon nos sources, une plainte a déjà été déposée à la Gendarmerie par des ONG internationales chargées de la protection des enfants. Malgré le crime qu’il aurait commis, le Colonel n’a cessé de se glorifier que rien ne peut lui arriver.
Voilà comment se comportent certains des officiers supérieurs. Un acte généralement commis par les soldats du rang et sanctionné comme tel, les officiers qui sont censés être des exemples pour leurs éléments se comportent maintenant ainsi. Les réformes promises par les Nations-Unies doivent ténue comptent de tous ces paramètres afin que la République centrafricaine détienne une armée digne de ce nom.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

CENTRAFRIQUE: JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION DE RESPECTER SCRUPULEUSEMENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION DE RESPECTER SCRUPULEUSEMENT

LA CONSTITUTION… 

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

 

cette phrase a été prononcée solennellement par le mathématicien de Boyrabe  devant le peuple centrafricain et la communauté internationale lors de sa prestation de serment. Elle est édictée par l’article 39 de la constitution. Le respect de la constitution doit être son cheval de bataille car il en est le garant.
Nous constatons à ce jour que dans les faits, le President de la rupture a été investi le 30 mars 2016. Son premier ministre a été nommé le 2 avril et le gouvernement mis en place le 11 avril 2016. Le greffe d la cour constitutionnelle a enregistré la déclaration du patrimoine du chef de l’Etat le 6 mai soit six jours après le délai constitutionnel. Force est de constater que le President légitimement élu à violé de façon flagrante et notoire la constitution qui impose à ce dernier de faire une déclaration écrite de son patrimoine sous trente jours calendaire.
Il en est de même pour le gouvernement (article 58), le parlement (article 55) et les sénateur. La loi fondamentale impose dans chaque cas de déclarer son patrimoine dans un délai de trente jour après la prise de fonction. Mais, c’est quoi déclarer son patrimoine ? La déclaration de patrimoine en terme simple est un exercice qui consiste à inventorier de manière chiffrée les biens appartenant à une autorité soumise à cette obligation légale. Il s’agit entre autre des propriétés bâties ou non suivie de leur date d’acquisition, le prix de l’acquisition, les différents travaux et la valeur actuelle. Ensuite les valeurs mobilières (cotées en bourse ou non), les assurances-vie, les placements et les différents comptes en banque. Enfin, il faut compter les véhicules et les meubles.
La pertinence de la déclaration de revenu réside dans le souci de transparence dans la gestion de la chose publique.
Mais pourquoi cette réticence des autorités à déclarer leur patrimoine ? Cette réticence, cette crainte est devenue épidémique au sommet de l’Etat. Nous constatons malheureusement que les autorités centrafricaines sont plus riche que l’Etat lui même car le budget de l’Etat est souvent déficitaire l’obligeant à emprunter alors les prévisions budgétaires des autorités centrafricaines sont toujours positives : paradoxe. La corruption, le vol ou la gabegie étant la règle, la mauvaise foi et le manque d’habitude constituent un obstacle majeur au respect de cette exigence constitutionnelle. Ainsi, peut on être garant de la constitution en étant le premier à la violer ? Le President de la République a manqué son premier rendez-vous avec la constitution. Qu’est ce qu’il y a de mal à déclarer son patrimoine ? On ne demande pas l’origine douteuse des fortunes, mais seulement à les comptabiliser.
Nous pensons qu’il y a un problème de communication, de sensibilisation et de casting. La majorité des autorités soumises à cette épreuve n’ont pas compris l’enjeu et la portée de cette exigence constitutionnelle. Le traitement du patrimoine du chef de l’Etat suscite des interrogations : peut-il y avoir mensonge sur la déclaration de patrimoine ? Le patrimoine sera t-il évalué à sa juste valeur ? Pourquoi la cour constitutionnelle, après publication du patrimoine l’ a retiré sous deux jours francs ? Quelles sont les sanctions prévues quand bien même que c’est notoire qu’elles peuvent opposer leur immunité ? Beaucoup de questions restent en suspens mais n’empêchent pas l’homme du 30 mars à scander son slogan incompris de rupture. Il est désormais notoire que la rupture est un vain mot, utilisée abusivement dans un contexte rétrograde qui n’honore pas notre démocratie naissante.
En choisissant la rupture, le mathématicien ignorait que l’orthographe du concept commence par un “R” synonyme d’un bol d’air pour les centrafricains, un souffle nouveau. Mais attention, ne le dites à personne, ce régime qui défie la loi fondamentale risque d’être le pire qu’a connu le pays depuis les indépendances.Fait à Paris le 27 mai 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.

Centrafrique: La Minusca se prépare à célébrer la journée internationale des casques bleus

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: La Minusca se prépare à célébrer la journée internationale

des casques bleus

 

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

La célébration de la Journée internationale des casques bleus, le 29 mai, a débuté depuis lundi dernier à Bangui, Bouar, Bossangoa et à Kaga Bandoro, en République centrafricaine, avec des activités sociales menées par les soldats de la paix de la MINUSCA. Le 28 mai, une cérémonie officielle va rassembler tout le personnel de la MINUSCA en présence des hautes autorités centrafricaines, du corps diplomatique et d’autres partenaires.
Tout au long de la semaine, des activités sont organisées par la MINUSCA tant à Bangui que dans les secteurs ouest, est et centre, en partenariat avec des institutions nationales et la société civile. La Force et la Police sont particulièrement impliquées dans ces activités qui consistent notamment en de travaux de salubrité, de soins médicaux gratuits, nettoyage d’infrastructures scolaires et d’édifices publics ainsi que la collecte de dons, de ventes de charité au profit des plus démunis.
A Bangui la capitale centrafricaine, les casques bleus rwandais ont nettoyé le marché du 3e arrondissement tandis que des jeunes et des femmes du 6e arrondissement ont participé à une rencontre sur le mandat de la Mission. Plusieurs activités ont été réalisées dans la journée du 26 mai dans la capitale. Un Cross avec le Réseau des femmes policières, les autorités MINUSCA et Forces de Sécurité Intérieur (FSI), Femme FSI, UNPOL femmes, staff civil a ouvert la voix au déroulement de ces activités relative à la célébration de cette journée. Cela a commencé par le nettoyage du Lycée professionnel féminin à Bangui se trouvant dans un état de délabrement avancé et des patrouilles mixtes dans la ville de Bangui, aussi une visite au bureau de l’Association des taxi-motos pour la sensibilisation au respect du Code de la route et la sureté des passagers.
Dans les environs de la ville de Bouar, les casques bleus du Bangladesh ont distribué des cahiers aux élèves et instituteurs de l’école de Doaka, et animé une campagne de sensibilisation médicale à Botto, à Kaga Bandoro. Au village de Botto, 10 km de Kaga Bandoro, environ 600 personnes ont reçu des soins médicaux gratuits par le bataillon du Bangladesh. Au lycée polyvalent de Kaga-Bandoro, les 20 meilleurs élèves ont reçu des habits, des cahiers et des ballons de football offerts par le bataillon Pakistanais II.
Dans son message pour marquer la journée, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a salué des casques bleus qui « incarnent les aspects les meilleurs de la solidarité mondiale » afin d’assurer « la sécurité de certaines des populations les plus vulnérables». L’inauguration de la «Médaille capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel » sera un moment fort de l’édition 2016 de la Journée des casques bleus. En 1994, cet officier sénégalais avait sauvé au péril de sa vie plusieurs centaines de personnes du génocide au Rwanda.
La Journée internationale des casques bleus est célébrée cette année sous le thème «Rendons hommage à nos héros», afin d’exprimer la reconnaissance des Nations unies envers ces hommes et femmes ayant perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. L’autre objectif est d’encourager ceux qui sont sur le terrain à poursuivre leur noble mission. En 2015, 129 soldats des 16 opérations de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité. Depuis son installation en 2014, la MINUSCA a perdu 21 soldats en Centrafrique.
La MINUSCA compte quatre compagnies du génie : celle du Pérou, déployée à Bouar (Ouest), de l’Indonésie, à Bangui, du Pakistan, à Kaga-Bandoro (Centre) et du Cambodge, à Bria (Centre-Est). Leur rôle est de faciliter l’installation de la Mission à travers le pays, dont la conception et la construction de bases militaires et de permettre la mobilité des casques bleus pour qu’ils puissent s’acquitter de leur mission de protection des populations civiles et restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle d’un Colonel de la FACA

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Bangui : une fillette de 10 ans victime d’une agression sexuelle

d’un Colonel de la FACA

 

Bangui, (C.N.C), 28-05-2016

 

Les faits se sont déroulés il y’a environ trois mois au quartier Benz-Vi dans le 5ème arrondissement de Bangui. Un fait totalement inédit que beaucoup des personnes ont des difficultés à y croire.
Un Colonel de l’armée centrafricaine communément appelée FACA et détaché au Cabinet de l’ancienne Présidente de la transition, n’ayant pas honte par rapport à son âge et son rang social, aurait commis un crime sexuel digne d’un film d’horreur. Marié à une femme de son âge légalement, le Colonel, en plus de prendre la maison familiale de sa belle famille comme le lieu de sa résidence principale, profite de l’absence de sa femme et de son beau frère qui est le père biologique de la victime, pour attirer sa proie facile qui est une mineure de 10 ans dans sa chambre.
Dans sa chambre, le Colonel aurait sorti tout un arsenal des gadgets et un lot des billets de Banque afin de corrompre sa proie pour un rapport sexuel en vain. Devant le refus de la petite, le Colonel l’a pris de force et l’a violé. Au retour du marché, la tante de la victime étant la marie du Colonel, a constaté une perte de sang et sur le lit conjugal que le Colonel a tenté de nettoyer en vain, et sur le slip de la victime. Pressée de dire la vérité, la victime a finalement tout expliqué à ses parents. Le père de la victime qui travaillait à Bambari serait de retour actuellement à Bangui. Et selon nos sources, une plainte a déjà été déposée à la Gendarmerie par des ONG internationales chargées de la protection des enfants. Malgré le crime qu’il aurait commis, le Colonel n’a cessé de se glorifier que rien ne peut lui arriver.
Voilà comment se comportent certains des officiers supérieurs. Un acte généralement commis par les soldats du rang et sanctionné comme tel, les officiers qui sont censés être des exemples pour leurs éléments se comportent maintenant ainsi. Les réformes promises par les Nations-Unies doivent ténue comptent de tous ces paramètres afin que la République centrafricaine détienne une armée digne de ce nom.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

Centrafrique : les ONG, un appui considérable pour les Centrafricains?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : les ONG, un appui considérable pour les Centrafricains?

 

 

Bangui, (C.N.C), 27-05-2016

Le déclanchement à répétition de la crise politico-militaire en Centrafrique depuis, les années 2000, plusieurs ONG tant nationales qu’internationales se bousculent pour proposer leur service gratuit directement aux victimes de ce conflit. Pour les centrafricains, la présence de ces ONG est plus que nécessaire d’autant plus que l’État Centrafricain est incapable d’assurer même le minimum de ces service à sa population.
Avec le retour à l’ordre constitutionnel grâce à l’élection du Président Touadéra, certaines ONG ont du mal à trouver des financements. Ainsi, plusieurs projets ont été tout simplement supprimés et les Centrafricains dans sa majorité s’inquiètent de voir, on ne sait jamais, le départ du territoire centrafricain de ces ONG très tôt. Mais si jamais c’est le cas?
Trouver du financement à un projet établi, c’est l’activité première de toutes les ONG or depuis quelques mois, cette activité dévient de plus en plus difficile faute de la réticence constatée de certains donateurs frappés par la crise économique mondiale en cours. Devenu depuis plusieurs années le premier secteur employeur de la Centrafrique, l’humanitaire est de loin le principal secteur d’appui direct à la population de ce pays à travers les différents projets mis en œuvre notamment dans le domaine médical, agricole, élevage, infrastructure routière, des eaux et assainissement, protection des enfants et femmes…Grâce à ces projets, le pays retrouve un peu son équilibre et le gouvernement, déjà fragilisé par les crises à répétition, se concentre principalement à l’assainissement de ses finances publiques afin de prendre le relais des ONG sur le terrain dans quelques années à venir.
Alors, si jamais les différentes ONG, faute des financements, ferment leurs bases en province avant l’heure, quel sera l’état de la population rurale qui est déjà habituée à ce genre de service gratuit? La réduction des activités de l’ONG MSF France à Paoua et les difficultés de la population locale à se soigner comme avant illustre bien l’avenir sombre qui nous attend si jamais les ONG ferment leurs bases et que le gouvernement centrafricain n’est pas capable de prendre le relais.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Le ministère des affaires sociales reçoit l’aide de l’ONG humanity first international

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Centrafrique : Le ministère des affaires sociales reçoit l’aide de l’ONG

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Bangui, (C.N.C), 27-05-2016

Le ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale a reçu, ce 25 mai 2016, le don des vivres de l’ONG Humanity First International. La remise de ce don composé des vivres destinés aux personnes en situation de vulnérabilité notamment les déplacés internes de Bangui, a lieu au cabinet dudit ministère en présence du Chargé de mission aux affaires et humanitaire représentant la ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale se trouvant en Istanbul au premier sommet humanitaire.
Le don est composé de 2 tonnes de riz, du sucre, 40 cartons de savon, et 10 bidons d’huile. Par l’entremise du Consul honoraire de la République centrafricaine auprès de la République du Benin que l’Humanity First International dont le siège se trouve à Londres en Angleterre avec un bureau annexe au Benin, s’engage à soutenir les victimes de conflit en Centrafrique. Selon le Chef de mission et président de l’ONG, ce geste témoigne la solidarité de l’Humanity First International aux côtés du peuple centrafricain meurtri par cette crise qui a fragilisé le pays.
«Nous sommes arrivés pour manifester notre solidarité au peuple centrafricain pour l’accompagner dans la sortie de cette crise. C’est aussi de partager les valeurs de la cohésion sociale. C’est de monter notre solidarité envers le peuple centrafricain à travers ce geste. Nous avons d’autres projets dans l’avenir pour le développement et pour la reconstruction de la paix », a fait savoir Rana Farooq Ahmad, le Chef de Mission de l’Humanity First International.
De surcroit ce geste, le chef de Mission a annoncé d’autres projets dans le domaine de reconstruction de la paix et du développement. « Nous voudrons vous assurer de notre engagement à venir en aide en Centrafrique à travers les projets que nous avons envisagés pour soutenir la population dans cette crise », a-t-il ajouté.
C’est un sentiment de jouissance et de remerciement du côté du ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale. Le Chef de Mission du département André Samba, ayant représenté la ministre à la remise de ce don, a exprimé la gratitude des bénéficiaires de ce don et du gouvernement envers l’Humanity First International.
« C’est un geste qui couronne déjà un début de coopération entre notre pays et l’ONG Humanity First International. Parce que nous avons discuté longuement avec le responsable de Humanity First International sur le futur à travers les différents projets de réinsertion des enfants enrôlés par les groupes armés, la création de la maison de la femme », a-t-il témoigné.
L’ONG Humanity First International s’est engagé dans l’action sociale et humanitaire depuis 2006, à en croire son président Rana Farooq Ahmad. Elle a été créée pour aider, selon lui, les personnes se trouvant dans les situations de catastrophe humanitaire, conflits, et manque d’accès à l’eau potable afin de sortir de cette situation.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : audit de la transition, Touadéra dans sa logique de tromperie du peuple

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Centrafrique : audit de la transition, Touadéra dans sa logique

de tromperie du peuple

Bangui, (C.N.C), 26-05-2016
Arrivé au pouvoir il y’a deux mois après la fin d’une transition jugée chaotique par la quasi-totalité des centrafricains, le Président Touadéra a annoncé l’audit financier de ladite transition. L’objectif de cet audit selon son propre terme, consiste à corriger les erreurs commises durant cette transition et de traduire devant la justice les auteurs de détournement des deniers publics. S’agit-il d’un audit de façade pour dédouaner l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza de sa gestion purement archaïque? Où bien une volonté de sanctionner les auteurs jugés coupables du détournement des fonds publics?
Dans son discours d’investiture le 30 mars dernier, le Président Faustin Archange Touadéra a déclaré que son mandat sera axé sur la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance mais depuis l’élection du Président de l’Assemblée Nationale jugée non crédible à cause de la corruption cautionnée par le Président de la République, les Centrafricains n’ont plus confiance à ce dernier qui n’a pas respecté aucune de ses promesses depuis qu’il est élu Président de la République.
D’ailleurs, selon des informations obtenues auprès de la famille de l’ancienne Présidente Catherine SAMBA PANZA, c’est cette dernière qui a demandé à son prédécesseur de commander un audit général fictif de la transition afin de la dédouaner publiquement de soupçon du détournement des fonds publics notamment le fonds angolais. Samba-Panza ne devra pas être mise en cause d’une manière ou d’une autre dans un quelconque audit, on veut laver son image afin de l’aider à trouver un emploi auprès des Nations-Unies, a conclut un de ses proches collaborateurs. Alors les centrafricain sont prévenus, s’il y’aura un coupable suite à cet audit, ça sera un certainement un coupable désigné.
L’annonce de cet audit seulement de la transition ne rencontre pas l’agrément de Joseph BENDOUNGA Président du Mouvement Démocratique de Révolution en Centrafrique (MDERC), qui estime que ” Cet audit doit commencer depuis 2003 pour mettre en lumière la gestion du pays depuis cette époque. L’actuel Président TOUADERA était premier ministre pendant 5 ans il faut que cet audit se penche également sur sa gestion pendant cette période. J’étais également ministre de l’élevage dans le Gouvernement de TIANGAI sous la présidence de Michel NDOTODJIA je demande à ce qu’on puisse m’auditer” Souligne-il.
Rappelons qu’après la chute du Général François Bozizé du pouvoir en 2013, deux transitions ont été mises en place. La première dirigée par le Chef rebelle Michel Djotodja entre mars 2013 et janvier 2014 puis la seconde dirigée par madame Catherine Samba-Panza de janvier 2014 jusqu’à l’investiture du nouveau Président Faustin Archange Touadéra le 30 mars 2016. L’audit commandé par le Président Touadéra couvrira toute la durée de la transition y compris celle dirigée par Michel Djotodja et les coupables déraient désignés, selon certaines indiscrétions, dans la première tranche de cette transition. Attendons de voir, à bon attendeure salut.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Le Coordonnateur de l’OCHA condamne le meurtre d’un travailleur humanitaire

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 Centrafrique : Le Coordonnateur de l’OCHA condamne le meurtre

d’un travailleur humanitaire

Bangui, (C.N.C), 26-05-2016

Le Coordonnateur humanitaire par intérim en République centrafricaine, M. Kouassi Lazare Etienne, condamne fermement le meurtre d’un travailleur humanitaire et appelle toutes les parties à veiller à ce que les humanitaires puissent mener librement leurs activités et accéder aux personnes vulnérables qui ont besoin d’assistance. Un appel exprimé dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction.
Le 18 mai au village de Kouki, à 82 km au nord de Bossangoa, préfecture de l’Ouham, deux véhicules appartenant à l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ont été attaqués par des hommes en arme. A bord de ces véhicules se trouvaient du personnel de l’ONG et des patients. Tous ont été dépouillés de leurs effets. Des médicaments ont aussi été emportés. L’un des chauffeurs de ce convoi a été abattu lors de cette attaque.
«Je suis profondément attristé et très déçu en apprenant l’attaque perpétrée par des hommes en arme contre deux véhicules bien identifiés appartenant à l’ONG Médecins sans frontières. Je présente mes sincères condoléances à la famille éprouvée et je compatis avec le personnel de l’ONG MSF et l’ensemble de la communauté humanitaire en RCA », s’indigne Kouassi Lazare Etienne, le Coordonnateur humanitaire par intérim en RCA.
La persistance de l’insécurité continue d’entraver l’accès humanitaire par des attaques violentes des groupes armés malgré la présence des forces internationales qui n’assument pas convenablement leur responsabilité. Au cours de ce mois de mai, des organisations humanitaires ont suspendu leurs activités dans certaines régions du pays et transférer le personnel à Bangui dans le cadre de mesures préventives de sécurité. Cet arrêt temporaire des activités est lié à l’accroissement du nombre d’incident contre les humanitaires dans le pays.
«Je condamne fermement ces actes de violence et je lance un appel à tous les belligérants pour le respect des acteurs humanitaires qui travaillent dur pour fournir une assistance à des milliers de personnes touchées par la crise dans le pays », lit-on dans le communiqué.
En sauvant des vies des personnes affectées par la crise en RCA, les acteurs humanitaires continuent de sacrifier leurs propres vies. D’après les chiffres de l’OCHA, au moins 20 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début de la crise en décembre 2013. « L’accès aux personnes en difficulté doit être libre et sans entrave afin de permettre aux humanitaires d’apporter de l’aide aux personnes les plus vulnérables. Les principes humanitaires à savoir, la neutralité, l’indépendance, l’impartialité et les règles du droit international humanitaire doivent être respectés. Le meurtre du personnel du MSF doit faire l’objet d’une enquête afin que les auteurs soient tenus pour responsables », conclue le communiqué.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA sera octroyée par l’AFD en mois de juin

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Centrafrique : Une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA sera

octroyée par l’AFD en mois de juin

 

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

 

L’Agence Française de Développement (AFD) vient de confirmer l’accord d’une aide budgétaire d’environ 5 milliards fcfa à la République Centrafricaine en fin juin 2016. L’annonce de l’octroi de ce fonds a été confirmée par Hervé CONAN, Directeur régional sortant de l’ADF, lors d’une audience avec le ministre des finances et du budget, Marie-Henri Dondra, à Bangui.

La République centrafricaine qui commence à se remettre sur le pied avec l’avènement des nouvelles autorités issues des urnes, fait face à des nombreux défis. Pour répondre aux attentes de la population et remettre le pays sur le chemin du développement, les nouvelles autorités doivent mobiliser de fonds fin de mettre en œuvre les priorités de l’heure. Les partenaires au développement commencent à manifester leur engagement à conduire les autorités centrafricaines dans ces priorités. A cet effet, l’Agence Française de Développement vient confirmer la mise à disposition rapide d’une aide budgétaire d’environ 5 milliards FCFA afin de faire face aux situations d’urgence dans les prochains. .
” Cette aide budgétaire avait été accordée par le Conseil d’Administration de l’Agence France de Développement (AFD) et une convention sera signée au mois de juin de manière à ce que les financements puissent être mobilisés, s’il a des besoins urgents à satisfaire, par le ministère des Finances et du Budget avant la fin du mois de juin 2016 ” a confié le Directeur régional sortant Hervé CONAN à la fin de l’audience au cabinet du ministre des Finances et du Budget.
Cette audience a été l’occasion pour le Directeur sortant de l’AFD de présenter son successeur Christian YOKA au ministre des Finances et du Budget. Cet engagement de l’AFD vient suite à déclaration du président français François Hollande lors de sa visite à Bangui, où il a souligné l’appui de son pays aux cotés de la République centrafricaine, à travers l’AFD, la Mission onusienne Minusca.
Par ailleurs, dans le même sillage, 9,2 milliards de francs CFA ont été octroyés par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) au gouvernement centrafricain, suite à une requête du Ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra auprès de l’institution au cours d’une mission de travail effectuée du 2 au 6 mai 2016 à Yaoundé au Cameroun.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Racket à grande échelle sur la population de l’Ouham-Péndé par la RJ et Séléka

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 Centrafrique : Racket à grande échelle sur la population de l’Ouham

Péndé par la RJ et Séléka

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

Depuis la fin de la transition et la formation du nouveau gouvernement dirigé par monsieur Simplice Mathieu Sarandji, alias SMS, certains chefs rebelles qui n’ont pas accepté de voir la Centrafrique en paix recommencent leur mauvaise habitude pratiquée depuis plusieurs décennies. Les Centrafricains accepteront-ils de voir leur pays replongé dans ce cycle de violence?
Depuis quelques jours, des bruits de bottes se font entendre dans plusieurs localités des provinces. S’agit-il de simple jeu de menace ou d’une réelle volonté de faire replonger ce beau pays dans cette crise militaro-politique? En tout cas plusieurs, les faits avérés sur le terrain confirment la dernière hypothèse. Dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au Nord-Ouest de la Centrafrique, les éléments de la rébellion Révolution Justice diriger par l’ancien Ministre de la jeunesse, le Gendarme de première classe, Armel SAYO qui s’est autoproclamé Commandant et les éléments de la rébellion Séléka se sont coalisés pour ériger des barrières partout dans cette préfecture.
Ces rebelles ont mis en place des droits des douanes et de passage illégaux pour toutes les marchandises et personnes circulant dans ce secteur. Un ordre venu directement de lui, selon une source proche de la RJ, de leur chef Armel SAYO qui veut se faire de l’argent sur le dos de ses frères. Alors qu’on se demande si après le racket sur la population, que va-t-il se passer?
Rappelons que monsieur Armel Sayo faisait partie de la Séléka jusqu’à la porte de Bangui en 2013 avant de fuir avec son chef Abdoulaye Miskine suite aux menaces du Président Tchadien de les éliminer.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

Centrafrique : c’est lorsque le premier ministre Sarandji somme les Douaniers à travailler pas pour remplir leurs

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Centrafrique : c’est lorsque le premier ministre Sarandji somme les Douaniers à

travailler pas pour remplir leurs poches

Bangui, (C.N.C), 25-05-2016

 

Les poches des douaniers centrafricains ne sont jamais remplies en plus de salaires qui leur sont versés par l’Etat et des taxes parallèles qu’ils inventent. Lors du grand rapport, ce 23 mai 2016 à la direction générale des douanes, le premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji appelle les douaniers à travailler résolument dans le dispositif de collecte de recette au profit du trésor de l’Etat au lieu de leurs propres intérêts car, d’après lui, chacun a un compte à rendre.
Des centaines de cadres et agents des Douanes et droits indirects ont pris part à ce grand rapport dit de travail. L’occasion pour le premier ministre Simplice Sarandji et le ministre des finances et du budget, Marie-Henry Dondra, d’exhorter, de part et d’autre, les douaniers de respecter les principes de fonction afin de faire rentrer des sous dans la caisse de l’Etat permettant de relancer l’économie du pays.
Avant de prendre la parole pour sommer les agents de ce département venus massivement à ce grand rapport, le premier ministre, en s’exprimant en langue nationale « Sango », a d’abord demandé à ce qu’on lui emmène un petit enfant à travers qui il a interpellé la conscience des fonctionnaires et agents des douanes qui doivent œuvrer pour l’avenir des enfants de Centrafrique. En tenant dans ses bras l’enfant qu’on lui a emmené, Simplice Mathieu Sarandji leur a fait savoir que l’avenir de cet enfant dépend de leur prise de conscience et de leur engagement à travailler pour l’intérêt général et non personnel. « Si je vous demande qui doit prendre en charge cet enfant, vous allez me dire soit son père soit sa mère. Mais je vous dirais que c’est l’Etat car cet enfant doit aller à l’école, il doit être soigné quand il tombe malade », a fait savoir Simplice Sarandji.
En poursuivant loin dans sa métaphore avec un ton sérieux, il a exhorté les douaniers à prendre consciences des milliers des enfants de Centrafrique qui doivent aller à l’école et à l’hôpital, être nourris.
« Nous avons la responsabilité morale en tant que citoyens de travailler pour l’avenir de cet enfant mais pas par des discours mais plutôt par des actes. A travers ce que vous apportez dans la caisse de l’Etat, les recettes douanières, l’Etat va rassurer l’avenir de cet enfant en construisant des écoles, des hôpitaux. Si nous ne le faisons pas, qui va le faire ? Sache que si tu ne le fais pas, tu es le responsable de l’échec de la réussite de cet enfant, responsable des souffrances des veuves et des orphelins qui devraient être prise en charge. Et si tu fais rentrer de fonds dans la caisse de l’Etat et que c’est moi le premier ministre qui détourne, je serais le responsable et Dieu va nous demander de rendre compte », a déclaré le premier ministre.
Il a rappelé que les autres nations du monde ont contribué pour aider le peuple centrafricain dans cette crise et Dieu va leur rendre le centuple pendant les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain pensent seulement à remplir leurs propres poches.
De son côté, le ministre des finances et du budget, Marie-Henry Dondra a interpellé les cadres et agents des douanes à se mettre résolument au travail. Il leur a rappelé l’importance de leur travail de collecte des recettes qui assure pratiquement plus de 60% des recettes de l’Etat, également dans la prévention de la santé de la population, en ce que les douaniers contribuent à la lutte contre l’entrée des produits nocifs et dangereux sur le territoire national.
« Avec l’avènement des nouvelles autorités issues des urnes, je tiens à vous encourager à vous mettre résolument au travail, à doubler d’efforts en vue d’atteindre, et pourquoi pas, dépasser les objectifs de recettes qui vous ont été assignés par la loi des finances », a martelé le ministre des finances et du budget.
L’abnégation, la rigueur, l’honnêteté, doivent être, selon le ministre, la règle d’or de ceux qui sont appelés à collecter de fonds pour mettre dans la caisse de l’Etat permettant aux nouvelles autorités de répondre aux aspirations de la population. Il a par la même occasion mis en garde les brebis galeuses. « Il n’y aura pas de place pour les brebis galeuses, seuls les méritants seront récompensés. C’est pourquoi loin de tenir un long discours, je vous dis tout simplement mettons-nous au travail ».

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

COMMUNIQUE DE PRESSE: Le CCO en deuil et indigné par le meurtre du membre du personnel de Médecins

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COMMUNIQUE DE PRESSE: Le CCO en deuil et indigné par le meurtre du membre

du personnel de Médecins Sans Frontières

 

 

Bangui, (C.N.C), 24-05-2016

Bangui, le 23 mai 2016 – Les organisations non-gouvernementales (ONG) internationales membres du Comité de Coordination des ONG (CCO) en République Centrafricaine condamnent fermement l’assassinat d’un membre du personnel d’une clinique mobile de Médecins Sans Frontières, survenu le 18 mai 2016, lors d’un braquage par des éléments présumés d’un groupe armé sur l’axe Kouki-Nana Bakassa.

Nos organisations expriment leurs plus sincères condoléances à la famille du chauffeur, à ses proches et à ses collègues de MSF. Elles expriment leur solidarité totale aux équipes de MSF qui oeuvrent en RCA. A travers MSF, c’est l’intégralité des humanitaires qui est touchée par cet évènement tragique.

En portant atteinte à la vie d’un collègue, dont le travail consistait à aider la population, c’est non seulement l’accès aux populations de cette zone qui est menacé mais aussi l’ensemble de la communauté humanitaire qui a été attaqué.

Face à la recrudescence des braquages de véhicules d’ONG et des actes de violence perpétrés à l’encontre de leur personnel, nous souhaitons rappeler les principes fondamentaux de l’action humanitaire en Centrafrique qui permettent à ces ONG de délivrer leur aide aux populations affectées par la crise :

* Humanité : L’objectif de l’action humanitaire est de protéger les vies ainsi que de garantir le respect de la dignité de tous les êtres humains.

* Impartialité : L’action humanitaire est menée sur la seule base des besoins humanitaires, en donnant la priorité aux besoins les plus urgents, et aux personnes les plus vulnérables, sans distinction de nationalité, d’origine ethnique, religieuse, de classe ou d’opinion politique.

* Neutralité : Les acteurs humanitaires ne prennent pas parti lors des hostilités. Ils ne s’engagent pas dans des controverses d’ordre politique, ethnique, religieux ou idéologique.

* Indépendance : L’action humanitaire ne subit pas d’influence extérieure ; elle est autonome de tout objectif politique, économique, militaire ou autre. Les ONG internationales et leur personnel sont indépendants et ne répondent pas aux intérêts du pays dont ils ont la nationalité.

Chaque jour, les travailleurs humanitaires prennent des risques pour apporter une aide qui sauve des vies et rétablit les droits de la population centrafricaine.

Respecter la vie et la dignité du personnel humanitaire, c’est permettre aux personnes les plus vulnérables d’avoir accès à une aide essentielle à leur survie.

Nous espérons que cet assassinat d’un travailleur humanitaire sera condamné au plus haut niveau de l’Etat et de la coordination humanitaire. Nous appelons à ce qu’il ne reste pas impuni.

Signé par les Organisations membres du Comité de Coordination des ONGI (CCO) en RCA :

Action Contre la Faim (ACF), Afrique Secours Assistance (ASA), Agence d’Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), Aviation Sans Frontières France (ASF-F), Avocats Sans Frontières Belgique (ASF-B), Catholic Organisation for Relief and Development Aid (CORDAID), Catholic Relief Services (CRS), Centre pour le Dialogue Humanitaire (CHD), The Community Humanitarian Emergency Board Internation (COHEB), Concern Worldwide (CWW), Cooperazione Internazionale (COOPI), Dan Church Aid (DCA), Danish Refugee Council (DRC), DirectAid (AMA), Emergency, Finn Church Aid (FCA), Handicap International (HI), International Medical Corps (IMC), International Rescue Committe (IRC), InterSoS, Jesuit Refugee Service (JRS), Lutherian World Federation (LWF), Médecins du Monde France (MDM), The Mentor Initiative, Mercy Corps (MC), Norwegian Refugee Council (NRC), OXFAM, Plan International (PLAN), Première Urgence Internationale (PU-AMI), Save the Children (SCI), Search for a Common Ground (SFCG), Solidarités International (SI), Tearfund, WeltHungerHilfe (WHH), World Vision International (WVI).

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Centrafrique : visite à Bangui du comité des sanctions sur la République centrafricaine

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Centrafrique : visite à Bangui du comité des sanctions sur la

République centrafricaine

 

Bangui, (C.N.C), 24-05-2016

Le président du Comité des sanctions sur la République centrafricaine sera à Bangui du 24 au 27 mai 2016 pour évaluer la mise en œuvre effective des mesures de sanctions. Décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans ses résolutions 2127, 2134 et 2262, ces mesures imposent un embargo sur les armes, l’interdiction de voyager et le gel des biens imposés à des groupes et individus.

Le Comité entend recueillir des données sur l’impact des sanctions, compte tenu des derniers développements politiques et sécuritaires intervenus en Centrafrique. Cette visite a aussi pour objectifs de renforcer le dialogue, la collaboration et l’interaction entre le Comité, le panel d’experts et le gouvernement centrafricain en vue de la mise en œuvre du régime des sanctions. La levée des sanctions sur l’exportation des diamants bruts figure aussi à l’ordre du jour.
Le président du Comité et sa délégation rencontreront les autorités centrafricaines, la société civile, des chefs religieux, le corps diplomatique ainsi que les agences et programmes des Nations unies. Ils se rendront également à Bambari, pour faire le point sur les activités des groupes armés notamment le trafic illicite de ressources naturelles.
Au terme de sa visite en Centrafrique, le chef de la délégation présentera ses conclusions et observations au Comité. Ce rapport alimentera le réexamen par le Conseil de sécurité des mesures de sanction et dessinera les nouveaux contours de la mise en œuvre de ces mesures.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: POUR QUOI MARTIN ZIGUÉLÉ EST-IL LA BÊTE NOIRE DE SASSOU NGUÉSSO DU CONGO?

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 CENTRAFRIQUE: POUR QUOI Martin Ziguélé EST-IL LA BÊTE NOIRE

DE SASSOU NGUÉSSO DU CONGO?

 

 

Bangui, (C.N.C), 23-05-2016

Les spécialistes politiques centrafricains sont tous unanimes à affirmer que Monsieur Martin Ziguélé, pourtant l’homme politique le plus populaire dans son pays, est considéré comme l’homme à abattre par le Président congolais Dénis Sassou Ngésso. Pourquoi un tel climat de défiance entre ces deux hommes politiques? Éléments de réponse.
Selon un fin connaisseur de la vie politique de Centrafrique, Martin Ziguélé, depuis près de deux ans ne peux mettre ses pieds sur le sol congolais du côté de Brazzaville sans se méfier des mauvaises surprises qui peuvent survenir à tout moment. À l’origine, une petite phrase que le Président congolais Dénis Sassou Nguésso avait prononcée à Brazzaville lors de la réunion qu’il a convoquée en urgence pour soi-disant résoudre la crise centrafricaine. Mais que s’est-il passé?
Après le forum de Brazzaville sur la crise centrafricaine, un nouveau Premier Ministre devrait être nommé par la Présidente de transition madame Catherine Samba-Panza et le nom du Président actuel de Assemblée monsieur Karim Meckassoua a été non seulement cité mais imposé par son ami congolais Dénis Sassou Ngésso et appuyé fortement par le Ministre français de la défense Le Drian. À la surprise de tout le monde, la Présidente a nommé comme Premier Ministre monsieur Mahamat Kamoun et ce qui n’est pas du goût du Président congolais.
Pour faire partir de la primature, le Président congolais a convoqué une réunion d’urgence dans son palais à Brazzaville parmi lesquels se trouvait l’homme politique centrafricain Martin Ziguélé ainsi que le fils ainé de Bozizé Francis.
Au cours de cette réunion, le Président congolais a demandé l’avis personnel de Martin Ziguélé s’il est pour la destitution de Kamoun comme Premier Ministre et ce dernier a reposé au Président congolais la même question mais d’une autre manière : « Monsieur le Président, si vous nommé un Premier ici au Congo et le Président camerounais vous demande de le remplacer par un autre que vous l’aimer pas, est-ce que vous allez accepter?». Ainsi un silence radio dans la salle et le Directeur de Cabinet du Président Sassou a pris la parole pour dire à Martin Ziguélé : « Monsieur Ziguélé, il faut comprendre qu’on ne répond pas de cette manière au Président Sassou». Martin Ziguélé répond : « pourquoi?». Immédiatement, la réunion s’est terminée en queue du poisson et Martin Ziguélé avait quitté la salle.
Le lendemain, le Président congolais a convoqué une autre réunion mais cette fois sans Martin Ziguélé et à l’ouverture de cette réunion le Président congolais a dit ceci : « Martin Ziguélé me connais très mal mais il va regretter, je vais le détruire». Depuis cette date, le courant ne passe plus entre le Président congolais et l’homme politique centrafricain. Visiblement, le Président congolais met tous les moyens en œuvre pour réduire politiquement son désormais opposant politique.
Rappelons que le Président congolais est le Médiateur international de la crise qui a secoué la Centrafrique après le départ du pouvoir de l’ancien Président François Bozizé chassé par la Sélaka, une rébellion à dominante musulmane venue du nord-Est de la RCA.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC

CENTRAFRIQUE : LES ÉLECTIONS DE 2015-2016 SONT-ELLES TRANSPARENTES, LIBRES ET CRÉDIBLES?

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VOTE

CENTRAFRIQUE : LES ÉLECTIONS DE 2015-2016 SONT-ELLES TRANSPARENTES,

LIBRES ET CRÉDIBLES?

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 23-05-2016

Lors de sa visite en France il y’a quelques semaines, le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra a été reçu au palais de l’Élysée par son homologue français François Hollande. Au menu, la diversité au sommet de l’État centrafricain, la sécurité et le soutien de la France en Centrafrique. Le Président français qui a d’ailleurs rappelé à son homologue centrafricain de faire tout pour la diversité ethnique et religieuse au sommet de l’État centrafricain, a félicité son homologue centrafricain de sa brillante élection au deuxième tour de la présidentielle de 2015-2016 qu’il a qualifiée de crédible, transparente et incontestable. Élection libre, transparente et crédible?
Dans ce même discours, le Président français a réitéré devant toute la presse centrafricaine et internationale lors de sa visite conditionnée à l’élection de Karim Meckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale à Bangui. Pour beaucoup des analystes politiques centrafricain, le discours du Président français à Bangui montre clairement qu’il veut faire de ces élections en Centrafrique une de ses résistes politiques en Afrique or en voyant de près les élections de 2015-2016 étaient une mascarade, un échec non seulement de la Communauté internationale en générale mais de la France en particulier. On ne peut citer ici tous les cas d’irrégularités constatées lors de ces élections mais l’annulation par la Cour Constitutionnelle l’élection législative en dit long et tout.
Tout le monde sait que la France avait soutenu discrètement le candidat Touadéra à ces élections grâce à la Présidente de transition qui a vendu la qualité de son Beau-frère auprès du G8 au nom de la paix. La France, si elle comprendra un jour que les Centrafricains sont déjà matures, finira un jour par respecter le peuple centrafricain.
Rappelons que le Président Touadéra a été élu suite à des élections tenues dans des conditions transparentes et entachées des fraudes massives comme les législatives annulées par la Cour Constitutionnelle de Transition, mais au nom de la paix, tous les candidats à ces élections n’ont pas contesté vigoureusement.

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

CENTRAFRIQUE : LA RUPTURE A DU MAL À ROMPRE AVEC LES ROMPUS.

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 CENTRAFRIQUE : LA RUPTURE A DU MAL À ROMPRE

AVEC LES ROMPUS.

Bangui, (C.N.C), 22-05-2016

 Le décret portant désignation des membres du cabinet présidentiel à été publié le 18 mai 2016 mettant ainsi un terme à la nonchalance caractérisée et décriée par les médias et la classe politique centrafricaine. À travers ce décret, on constate qu’un gouvernement bis ou parallèle à vu le jour. Ce gouvernement déguisé ne viole t-il pas les dispositions de la constitution qui en prévoit un pour diriger la politique du President de la République ? Dans les jours à venir un gouvernement “ter”sera mis en place à la primature.

Le choix de ces différentes personnalités nommées au cabinet présidentiel est-il basé sur le critère de compétence et d’intégrité prôné par la rupture ? A l’avenir, ne soyons pas surpris d’assister au retour massif des autorités de transition à la manoeuvre. La nomination de ces différentes personnalités n’est autre que des récompenses pour travail rendu, un partage de gâteaux pour tous ceux qui l’ont soutenus au deuxième tour des présidentielles.

Nous osons en conséquence croire que tous les malheureux candidats aux présidentielles qui l’ont soutenus au second tour seront nommés. L’équation de la mangercratie est alors facile à résoudre et servira d’école : se présenter à l’élection présidentielle tout en sachant qu’on sera crédité de moins de 0% et soutenir celui qui est en pôle position en second tour en contrepartie d’un poste juteux.

La leçon à tirer de cet énigme est qu’être candidat à une élection présidentielle en Centrafrique est un investissement viager et en même temps un business. La rupture semble s’embourber dans un cycle infernal. Ce qui explique la nonchalance, l’hésitation et l’indécision des nouvelles autorités à définir les priorités nécessaires à la reconstruction et à la relances économique de notre chère patrie.

Mais où va donc ce pays ? Peut-on faire du neuf avec du vieux ? Certaines personnalités nommées avec rangs et prérogatives de ministre ont servi le pays en tant que ministres il y a de cela trois décennies. Cela laisse croire que le pays a connu un vide depuis trois décennies ? Le pays n’a pas formé de cadres depuis trois décennies ? On constate à contrario que le pays dispose d’un potentiel énorme en cadres mais où est la rupture ? Si la rupture par définition signifie partage de gâteaux, la diaspora qui a mouillé le maillot à la place de la République à Paris doit aussi réclamer sa part. Qu’est ce que ces personnalités bien lessivées peuvent encore apporter à ce pays ? Ce qu’ils n’ont pu faire en trois décennies, c’est seulement aujourd’hui qu’ils pourront le faire ? Franchement il faut arrêter avec ces dérives.

Quand les disques sont rayés, on les jette ou alors on les expose dans les musées. Ce gouvernement parallèle va émietter le budget de l’Etat qui souffre déjà de détournements et des usages à des fins personnelles. Les nouvelles autorités du pays sont des enseignants mais elles ne créent pas les conditions nécessaires à l’intégration et l’insertion des jeunes diplômés. Ainsi, comment lutter contre le chômage des jeunes et des diplômés quand on remet sur la sellette des retraités qui n’ont plus rien à prouver ? Pour finir, le President de la République a t-il menti au peuple centrafricain en proclamant la rupture lors de sa prestation de serment ? Le mensonge officiel d’un chef de l’Etat sous serment n’est-il pas constitutif d’un parjure ? D’un délit pénal assimilable au faux témoignage ? N’y a y-il pas une faute morale ? Le peuple souverain qui à notre avis n’est pas dupe appréciera.

Paris le 21 Mai 2016

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE: LANCEMENT DU PROFILAGE DES ANTIBALAKA AU VILLAGE SEKIA

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CENTRAFRIQUE: LANCEMENT DU PROFILAGE DES ANTIBALAKA

AU VILLAGE SEKIA

Bangui, (C.N.C), 22-05-2016

 
Environ 500 éléments Antibalaka ont été enregistrés, le 19 mai 2016 au village Sékia, à 27 km au sud de Bangui la capitale. Cela s’inscrit dans le programme de réduction de violence communautaire (CVR) lancé par la Minusca. L’objectif visé par cette campagne de profilage est de trouver un moyen de réinsertion sociale aux membres des groupes armés non-éligibles au programme national de DDR.
La MINUSCA a lancé le processus du profilage socioprofessionnel des ex-combattants Antibalaka et Seleka en prélude au programme du Désarment Démobilisation et Réinsertion et Démobilisation où certains ex combattants ne feront pas partie. 500 combattants Antibalaka de Yékambe Rombo, aujourd’hui député à l’Assemblée nationale, au village Sékia sont déjà enregistrés. Cet effectif vient s’ajouter aux 500 ex combattants enregistrés à Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, et dans la ville de Paoua au nord du pays.
Le déroulement du profilage de ces ex-combattants a commencé à Boy-rabe, dans le 4eme arrondissement de Bangui. Ce programme est initié dans le cadre du programme de réduction de violence communautaire. L’initiative est au profit de 3000 bénéficiaires Antibalaka, Seleka et des communautés du Km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Il s’agit d’établir un plan de passage zone par zone pour enregistrer les groupes armés, notamment les Antibalaka et Seleka selon leur profil, leurs compétences afin de les aider à travers les activités génératrices de revenus qui seront mises à leur profit.
Au village Sékia, route de Mbaîki (Lobaye), l’enregistrement a eu lieu en présence du Chargé du DDR au ministère de la Sécurité publique, du médiateur interne des Antibalaka Paléon Zilavo, des éléments de la MINUSCA.
« Il faudrait que ces ex combattants profitent de ce programme pour gagner leur vie en abandonnant les armes. Car ils doivent comprendre que les armes sont une fatalité », a martelé Paléon Zilavo médiateur interne des Antibalaka.
Au nord de Centrafrique, le lancement des processus d’enregistrement d’ex-combattants dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire, a eu lieu dans la région de Paoua. Dans cette région, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du Groupe des Patriotes dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes.
Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés.
Au-delà de son aspect strictement financier, le programme de réduction de violence communautaire constitue un mécanisme de consolidation du dialogue inter et intracommunautaire dans les zones à haut risque. Il contribue, de ce fait, à la stabilisation et à la restauration de la sécurité dans les zones ciblées. A ce jour, 1071 ex-combattants Antibalaka ont été enregistrés à Boy Rabe, Combattant et Sekia. Cet enregistrement va se poursuivre avec les ex seleka pour atteindre en tout un effectif de 3000 ex combattants de ces deux groupes armés dans le pays.
« Ce programme va nous aider reprendre la vie normale. Je demande à mes frères d’abandonner les armes, nous devons faire la paix car notre pays a trop souffert », a dit Victoire Nambokina, un ex Antibalaka bénéficiaire de ce programme.
Facilité par la coordination nationale des anti-Balaka, chapotée par Edouard Patrice Ngaissona, cet exercice de profilage est supervisé par le Haut-Commissariat national au Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) et à la Réforme du secteur de la sécurité (RSS).

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : AHMAD ALHEMDAWI APPELLE LA JEUNESSE A S’APPROPRIER SON AVENIR

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 CENTRAFRIQUE : AHMAD ALHEMDAWI APPELLE LA JEUNESSE A

S’APPROPRIER SON AVENIR

 

Bangui, (C.N.C), 21-05-2016

Au terme de sa visite de deux jours en Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi, appelle la jeunesse centrafricaine à saisir le moment historique que vit le pays pour enraciner davantage la paix.
«Nous ne pouvons pas rater cette occasion », a-t-il lancé lors de la conférence de presse, ce 20 mai 2016, à la fin de sa visite en Centrafrique, en présence de Silvère Ngarso, ministre de la promotion de la jeunesse, du développement du sport et du service civique.
Ahmad Alhemdawi a plaidé pour une action conjointe de tous les partenaires et une coordination de toutes les forces pour répondre aux attentes des jeunes.
L’Envoyé du Secrétaire général a évoqué sa visite à Kaga Bandoro où il a rencontré des « jeunes pleins d’espoir et ne demandent qu’à reconstruire par le travail leur pays détruit par les cycles de violence passés ».
Il a ensuite fait le point sur ses audiences avec les autorités qui lui ont permis de mieux appréhender la situation des jeunes et d’envisager des solutions aux problèmes spécifiques à la jeunesse. Ses entretiens avec le ministre de la Jeunesse ont porté sur les actions prioritaires au cours des cinq prochaines années mais également sur les actions immédiates qui devront être menées dans les six prochains mois.
De son côté, le ministre centrafricain de la promotion de la jeunesse, Silvère Ngarso, a sollicité l’appui de la communauté internationale pour organiser un forum national de la jeunesse afin de ressortir les réels problèmes qui minent l’épanouissement de la jeunesse centrafricaine.
Après la Centrafrique, l’Envoyé du Secrétaire général des Nations Unies sur la jeunesse, Ahmad Alhemdawi se rendra à Istanbul pour le Sommet mondial humanitaire où il a promis de plaider en faveur de la jeunesse centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC