Centrafrique: Un garde rapproché du président Faustin Archange TOUADÉRA disparaît dans la nature aux Etats-Unis .
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image39.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadera aux Etats-Unis.
Bangui, le 26 septembre 2016. 11:41′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Décidément, l’état actuel du pays n’inspire plus confiance à aucun Centrafricain quel que soit son rang social. La preuve en est que même les proches parents du président Faustin Archange TOUADÉRA, qui vivent bien pourtant, n’hésitent plus à prendre la poudre d’escampette dans un pays développé une fois qu’ils auront l’occasion d’y mettre leurs pieds. Il y’a quelques jours, c’est l’un de ses gardes rapprochés, inscrit dans la liste des personnalités qui ont accompagné le président TOUADERA dans son voyage de luxe aux Etats-Unis, de profiter de sommeil du président Faustin Archange TOUADÉRA pour s’éclipser dans la nature. Cet événement inédit pousse énormément des Centrafricains à se questionner sur la réelle motivation de ce soldat parent du président à faire ce geste honteux?
Il est vrai qu’en Afrique, beaucoup des jeunes pensent que la clef de la réussite se trouve en Occident. Si bien que certains n’hésitent pas à utiliser tous les moyens légaux ou illégaux à leur disposition pour accomplir leur rêve de réussite. Contrairement aux autres pays africains, en Centrafrique, pour beaucoup des jeunes, partir en aventure dans un pays européen où de l’Amérique ne faisait pas partie de leurs priorités. Mais depuis quelques années avec les crises politico-militaires successives dans le pays, c’est désormais le sauve-qui-peut. “Le temps change, les mentalités changent”,disent-ils à Bangui. Tous les moyens sont bons pour partir, pourvu qu’on arrive à la destination souhaitée, racontent certains jeunes du quartier Pétévo de Bangui ce matin à CNC. Pour eux, avec la dernière crise que traverse le pays depuis 2013, toutes les portes sont hermétiquement fermées aux jeunes et leur avenir n’est plus dans leur pays.
Cette idée qui est loin d’être isolée, est largement partagée non seulement parmi les jeunes en difficulté d’emplois, mais aussi parmi les plus aisés qui craignent l’insécurité ambiante en RCA. Ce dernier temps, on remarque de plus en plus le cas de fuite de certains cadres du pays en mission à l’étranger qui disent craindre pour leur vie. Mais le cas du garde rapproché du président TOUADERA pousse énormément les centrafricains à se questionner sur l’état réel de leur pays.
Il a entendu quoi dans la bouche du président pour ne plus revenir au bercail ?
C’est la question que se posent certains membres de sa famille qui a eu la nouvelle. Pour eux, une mauvaise odeur répond sur le pays. Pour le centrafricain lambda, pour quel intérêt un garde rapproché d’un président de la République peut-il se permettre de prendre la fuite dans un pays occidental? Étant l’un des soldats les mieux payés et en plus neveu du président TOUADÉRA, on se demande pourquoi un tel acte?
Pour certains, ce militaire et parent du président Faustin TOUADERA ne faisait pas partie des gardes très rapprochés de son oncle TOUADERA, mais inscrit dans l’ordre de mission du président pour lui faciliter les tâches du visa. Cela s’apparente à un trafic d’être humain. Si c’est le cas, le président TOUADÉRA serait dans l’obligation de faire toute la lumière sur cette affaire. Le temps de démenti est révolu, il faut une enquête parlementaire transparente afin d’éclairer le peuple.
Selon nos sources, l’homme est toujours dans la nature et serait en route pour Washington.
Le 16 septembre dernier, le président Faustin Archange TOUADÉRA avait quitté Bangui à la tête d’une importante délégation officielle à destination des Etats-Unis via Italie afin de participer à la 71ème Session Ordinaire de l’Assemblée générale des nations-Unies. Ce voyage très coûteux à l’Etat centrafricain semble se transformer à un voyage touristique de cette importante délégation présidentielle.
Bangui le 25 septembre 2016. 10:55′.
Par: Bernard SELEMBY DOUDOU.
A l’instar de ses pairs, le President de la République a pris part au traditionnel sommet de l’ONU à New-York aux États Unis. Le thème retenu pour ce sommet porte sur la problématique des migrants. De retour, le President de la république en escale à Paris propose de rencontrer la diaspora dans un hôtel parisien afin d’échanger positivement sur la situation tous azimuts de notre chère nation. En procédant ainsi, le citoyen lambda se pose la légitime question de savoir ce que le President de la république attend de la diaspora et de cette rencontre. La diaspora par définition est la dispersion d’un peuple ou d’une ethnie à travers le monde. Certains ont quitté le pays pour rechercher des diplômes de haut niveau, d’autres pour se mettre à l’abri des conflits armés ou ont quitté la terre des ancêtres à cause de la mauvaise gouvernance. Certains membres de la diaspora ont gardé le lien ombilical avec leur pays d’origine, d’autres pour des raisons administratives n’ont de lien que de fait. Il faut noter que la diaspora est un réservoir de savoir, de connaissances, une banque de compétences dans différentes branches d’activité mais les autorités du pays se rapprochent de tradition par cooptation ou clientélisme des membres de la diaspora qui ne sont pas des personnes ressources. Ainsi, elles cooptent et sollicitent les services des coquilles vides qui pensent à tort et avec arrogance que seule leur présence en France justifie une valeur ajoutée pour la Centrafrique. L’initiative du President de la république de rencontrer la diaspora de France et Europe est salutaire et permet à tous ceux qui se réclament centrafricains d’échanger avec les décideurs politiques pour créer un cadre de réflexion pour que la diaspora ait des impacts au niveau local. Pour éviter de mettre la charrue avant les bœufs, quelques questions nous brûlent les lèvres.
Combien de rencontres de ce genre ont été déjà organisées par le President de la République depuis son élection ? Combien ont été organisées par ses prédécesseurs ? Quelles ont été les suites réservées ? La diaspora centrafricaine à travers le monde entier veut croire aux nouvelles autorités car depuis leur avènement, elles multiplient de bonnes intentions mais le pragmatisme doit être au rendez-vous. En presque six mois de gouvernance, le gouvernement a fait appel aux compétences de la diaspora .
Quels ont été leur impact ou emprunte sur le développement socio-économique du pays ?
Les centrafricains ont d’ores déjà pris conscience du rôle de la diaspora dans le développement de leur pays d’origine. Elle constitue une force in
contournable et veut imiter leur frère malien et sénégalais. Le transfert d’argent en provenance de la diaspora représente une part importante de l’aide au développement. Les apports de la diaspora peuvent contribuer de manière significative à transformer les économies nationales. Certains ont initié au pays des petites et moyennes entreprises dont la gestion est beaucoup plus confiée aux membres de la famille qui n’ont pas les compétences managériales requises. A cela s’ajoutent le manque d’études de faisabilité, le manque d’études préalable du marché qui précipitent ces initiatives à la banqueroute. Fort de ce qui précède, nous exhortons le gouvernement de créer les conditions nécessaires d’implantation et d’accompagnement car ces initiatives sont génératrices d’emploi. L’Etat peut s’employer à garantir les aides techniques et financières auprès des banques locales en faveur de la diaspora, d’alléger les formalités de création et d’implantation des sociétés et surtout d’accorder des exonérations douanières et/ou fiscales pendant une période déterminée. L’Etat centrafricain doit considérer la diaspora comme des partenaires économiques et aussi comme des acteurs du jeu démocratique car elle apporte une clairvoyance et porte des critiques acerbes sur la gestion de la chose publique. L’Etat peut en outre solliciter les expertises, les consultations ou recruter des experts centrafricains vivant à l’étranger et hautement qualifiés au lieu de décaisser des sommes faramineuses pour des experts étrangers. Nous espérons in fine avoir esquissé de façon non exhaustive les différentes attentes du Chef de l’Etat dans l’espoir qu’une attention particulière sera réservée à la diaspora dans l’optique de la reconstruction de notre chère patrie émiettée par les conflits armés. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062
RCA: AUX ASSISES DU PRINCIPE DE GOUVERNEMENT EN RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image28.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui le 24 septembre 2016.10:05′.
Par: Robert ENZA
Nous devrions apprendre à nous appliquer une gestion basée sur le principe de gouvernement, visant à créer un véritable État. C’est-à-dire, qu’il s’agit avec lesreprésentants du peuple, de décider de la nature et de l’étendue des fonctions qu’ils jugent à propos de constituer « les services publics ».
Des services publics à valeur ajoutée et à juste prix qui répondent à nos besoins. Des services publics qui poursuivent des objectifs de rentabilité publique. Par principe toutes les fonctions de l’État devraient être en concurrence appréciés et approuvés par les représentants du peuple sur des critères : de contenu de mission, de volume d’activités et d’objectif de rentabilité publique. L’Exécutif ne devrait plus à sa seule guise créer les services et les fonctions de l’État. Le Législatif devrait émettre ses avis sur la taille de l’État à créer pour assurer la république. L’Exécutif n’est pas supérieur au Législatif. Les deux (2) pouvoirs sont conjoints en démocratie. Le législatif a un pouvoir réel de conseil et de recadrage des actions de l’État et ceci dans l’intérêt général des populations qu’il représente. Par principe l’État doit équilibrer ses comptes de charges et de revenus pour une meilleure performance de la gestion publique. L’épaisseur de l’État se traduit dans les dépenses de fonctionnement. Il faut moins d’État pour plus d’investissements.
Les fonctions politiques sont des plus nombreuses et des plus budgétivores. L’Etat n’a jamais couvert les charges inhérentes à la défense, à l’éducation, à la santé, etc… sur son vaste territoire de 623983 Km2.
L’État développe lui même une culture de consommation improductive justifiée par les paiements des salaires, au détriment de la production de l’économie qui libère l’énergie sociale.
Le principe de gouvernement a l’avantage d’apporter la transparence, l’objectivité et est basé sur la réalisation d’un programme clair d’investissements publics et la réduction du fonctionnement de l’État.
Un programme économique et social structuré qui permet la participation de tous : le gouvernement, l’assemblée, les partis politiques, les associations et la population.
Parce qu’ils sont les acteurs potentiels du pouvoir dont l’État doit s’en servir pour mener sa mission. Il faut savoir les rassembler, les mettre en groupe de projet qui constitue un stock d’informations et de connaissances nécessaires sur les problèmes de l’État qu’on veut traiter et, partant de là, possède un potentiel imaginatif et associatif bien supérieur à celui d’individus isolés. Les membres doivent s’entendre et se comprendre ; ils sont motivés au regard des problèmes de l’État à résoudre.
Tout projet consomme beaucoup d’énergie et il faut savoir la renouveler; ainsi l’engagement des membres et de leur choix dans le projet est important afin d’éviter tout défaut psychologique d’incapacité et d’inaction.
La gouvernance est une des causes de nos difficultés, mais ce qui est à évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère des managers qui nous gèrent. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui des populations dans une cohérence d’objectifs managériaux.
Le management n’est pas un truc, il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef quant au destin d’une nation.
C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, sa vision des objectifs et, sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs car il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.
Tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants venant tous du secteur public et non du monde de l’économie; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants n’ayant aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.
Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.
Un État des dettes et des aides. Un État des fêtes autour du chef. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, primitif, isolé et ignorant de tout concept de modernité.
Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter la gouvernance.
L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État.
Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances. A nous maintenant, de nous opposer à la mauvaise gouvernance.
Les promotions à des postes de responsabilités portent souvent sur des personnes irrésolues, des sublimées qui ne correspondent pas à leurs postes et qui ne portent pas le défi de fournir à l’État un service.
Nous devons avoir un état d’esprit qui doit s’adapter aux principes et aux caractères rigoureux du progrès.
En fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite.
Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.
L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.
Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de l’ÉTAT qui devait être à l’origine de la transformation.
La personnalité comprend tout ce que représente l’ÉTAT, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs de notre société à savoir : les moyens matériels et financiers, les compétences des hommes, les associations, les partis politiques, les syndicats, la population et l’extérieur.
L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’ÉTAT c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent. Si l’État ne dégage pas de personnalité suffisante vis à vis de sa population et de l’extérieur, il ne saura s’affirmer, il perd son pouvoir.
Donc le Gouvernement, l’Assemblée nationale, les Associations, etc.., ne doivent pas être politiquement détachés, distants, cloisonnés et isolés car ces éléments dont la mise en mouvement peut créer la grande énergie dont l’ÉTAT aura besoin pour la réussite de sa mission.
Avoir à l’esprit que réussir a besoin d’énergie. L’énergie est à la base de la réussite et de toute activité humaine.
Les acteurs doivent être unis et mobilisés dans un esprit discipliné pour mener conjointement la mission. Les acteurs sont de même nature et non différente. Ils doivent être ouverts à l’un à l’autre, à l’esprit d’entreprise, pas d’ambition personnelle autre que celle de réussir ensemble. Pas de maladresse, pas d’orgueil, pas de rancune et pas de trahison. Tout le monde doit être unis dans la mission, un challenge et un défi que la nation leur reconnaitra, s’ils réussissent.
Mais une autre question de fond nous préoccupe cependant, notre pauvreté à soutenir un état de développement. Les activités qu’exercent les centrafricains n’ont pas de portée économique pour soutenir un Etat. Ces activités sont considérées comme des activités de subsistance et de lutte contre la pauvreté, elles sont affranchies de toute contrainte fiscale légale. Ces activités pourtant dynamiques et pleines de souplesse ont plutôt créé une économie de subsistance rigide au détriment de l’économie de développement.
C’est parce que ceux qui gouvernent n’ont jamais eu à l’idée de travailler pour la création d’un Etat ; ils se sont contentés de la gestion administrative du fonctionnariat au lieu d’ouvrir des horizons aux populations. Mais comment faire exister l’Etat ? C’est l’effort constant des membres de la société pour vivre et se développer aux dépens des uns et des autres qui fait exister un Etat.
La pauvreté en Centrafrique est-elle qu’elle transcende l’infortune personnelle et l’incapacité des centrafricains à se prendre en charge et à améliorer leurs conditions de vie, et les limites personnelles de ceux-ci.
La pauvreté chez nous tend à désigner une situation globalisant la faiblesse physique, morale et intellectuelle. C’est le sous-développement social.
Les indicateurs macroéconomiques (PIB) sont des indicateurs qui ne portent pas sur l’évaluation de l’impact social, ils ne collent pas à la réalité de la vie des centrafricains vivant de la pauvreté depuis déjà un demi siècle.
La pauvreté, cet ennemi qui vit en nous. Cet ennemi qui contrecarre toutes nos bonnes volontés. Elle est comme un virus dans notre corps. La pauvreté est notre faiblesse. Elle nous a réduit à l’état de chose.
La pauvreté nous expose à toutes les vices : la corruption, la manipulation, la soumission, la traitrise et la paresse. Le pauvre produit moins où presque pas. Le pauvre ne pense qu’à demander. La pauvreté a atteint notre propension marginale à penser. Elle nous dépossède de nos facultés à penser et réduit notre jugement.
La pauvreté est la cause de l’effondrement du sens de la responsabilité dans notre pays. Cette pauvreté devenue morale, est dans notre subconscient. Mais comment combattre la pauvreté : c’est par le travail, un travail acharné qui génère de revenus permanents.
Il faut exercer notre esprit à la créativité. Il nous faut créer des activités tous azimuts générateurs de revenus pour résorber le problème de la précarité dans notre pays, source de pauvreté.
La pauvreté, elle affecte la large couche sociale. Le chômage et les sous-emplois au sens de travail rémunéré ont pris des proportions chroniques et alarmantes en créant des inégalités sociales très profondes dans la population. 80% de notre population vivent dans l’extrême précarité.
Cette pauvreté a poussé la population vers le secteur informel, basé sur des organisations familiales, il permet aux familles de vivre et à ses membres de s’occuper. L’agriculture est le secteur qui occupe les ¾ de la population active, estimée à près de 3 millions d’individus. Les produits agricoles sont destinés et limités à la consommation familiale.
L’Etat est privé des recettes fiscales indispensables aux investissements publics pour créer un « effet d’encombrement » avec les investissements modestes du secteur privé, lui aussi resté nain, et qui a du mal à se développer.
A la faiblesse de l’économie, il faut ajouter le manque de capacité humaine, matérielle et institutionnelle, l’inertie des administrations, le manque de main d’œuvre qualifiée possédant un bon niveau d’éducation nécessaire au travail, l’étroitesse du marché intérieur, la faible monétarisation de l’économie, le très faible pouvoir d’achat, tous ces effets conjugués font de l’économie de notre pays une économie de subsistance et donc d’un État pauvre.
Il va de soit que notre Etat n’est pas pris en charge par les activités qu’exercent ses populations, conséquence, l’État ne peut compter sur ses fonds propres, du moins. L’État doit créer de l’économie, la condition de la renaissance. Si non sa présence sera toujours inefficace sur tout le territoire et manquera à sa mission d’institution suprême.
TOUADERA est habité par une très grande énergie personnelle et de volonté. Mais pour sortir de la situation actuelle il nous faut inventer une grosse activité nationale transversale pouvant relancer l’économie en dépit de l’insécurité et de toutes choses.
Le travail responsabilise l’homme et lui donne de l’envie d’avoir une vie de famille, le travail peut aider à désarmer.
Centrafrique: Ministère de l’environnement, Le désordre s’accentue et la Ministre très isolée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image31.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ministre de l’environnement.
Bangui le 23 septembre 2016.1:40′
Par: Fortuné Boberang, journaliste stagiaire.
On ne comprend plus rien dans l’environnement Centrafricain, alors que le Chef de l’Etat cherche à resoudre les problèmes d’ordre ethnique, tribal, certain membres du Gouvernement tire sur les ficelles pour que le pays replonge dans une crise politico militaire, ce qu’on reprochait dans les régimes précédent est la gestion clanique, ethnique et tribale des biens de l’Etat, un des membres du gouvernement qui ne ménage aucun effort de pouvoir destabiliser le gouvernement en place, en étant son maillon faible est la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forêts Chasse et Pêche, Madame SOMBO DIBELE Arlette se considére comme une souveraine, une monarque au service de personne, elle dirige ce ministère en s’appuyant sur des liens de parenter, d’ethniques et de clientélisme, d’ailleurs d’après de source elle n’a pas grandi en RCA, longtemps au service d’un autre pays, n’a aucune réalité du pays, elle n’a connu que la République démocratique du Congo, les réalités ne sont pas les mêmes, elle ne connait pas la misère, la souffrance que le peuple centrafricain a enduré pendant de nombreuses années.
Elle est entrain de mettre en mal le processus de reconciliation que le chef de l’Etat et le Gouvernement de Simplice SARANDJI se battent jour et nuit pour sortir ce pays de l’impasse et qui ne concerne pas seulement les groupe armées, mais tous les citoyens centrafricains de toutes les couches sociales, réligieuses et ethniques.
En effet la ministre avait taillé un organnigramme qui ne répond pas au aspiration du Ministère, la dénommination du Ministère donne une idée sur la priorisation des activités du Ministère, nous savons que l’accent doit être mis sur l’Environnement, puis le Développement Durable et enfin les Eaux, Forêts, Chasse et Pêche ( Source selon les experts du Ministère de l’Environnement), chose que Madame la ministre ne comprend pas et s’entête dans cette voie, elle a également pour des raisons que tout le monde ignore se séparer depuis la prise de ses fonction de trois chauffeurs du ministère qui ont jeté l’éponge a cause de son comportement, d’après certaines sources, cette derniers est une femme insolente, téméraire traitant ces collaborateurs comme des moin que rien, elle aime insulter dicter ses ordres , refusant toute compréhension, use de son pouvoir pour maltraiter son prochain, a la limite, elle n’a pas de limite.
Une autre scène extrêment grave, est qu’elle a constituer une liste de ses parents, amenant des stagiaires qui se font payer sur le dos du Ministère, elle fait des affaires louches, elle est entrain de piller le ministère non seulement de ses ressources haumaines, mais également de ses ressources financières, ces collaborateurs ne traitent aucun dossier, tout se passe entre elle et son directeur de Cabinet Monsieur KONGBO Vincent, son valet qui n’a aucune carrure de technicien du domaine, aucune légitimité auprès de ces collaborateurs, ce dernier voulant faire signer des documents financiers aux Fonds National de l’Environnement (FNE), document rejetter par le CAS-DF (le CAS DF gère le Fonds des Eaux et Forêts), chose que depuis la mise en place des textes organnique régissant l’organisation des institution de l’Etat, le Ministère possède deux directeurs de Cabinet, celui de l’Environnment et celui des Eaux et Forêts, le directeur du FNE est rattaché au DIRCAB de l’Environnement, mais hélas, chose patétique, la Ministre prend une note de service pour mettre fin à la fonction du DIRCAB de l’Environnement (Voir note en Annexe). On ne comprend plus rien a t-elle le pouvoir d’abroger un décret, on vit ou la, on n’est pas au Zaïre ( actuelle République Démocratique du Congo). Il y’a qu’un décret qui peut abroger un décret, une note de service n’a pas de valeur juridique et pourtant elle même soit disant est juriste (ses compétences managériales et ses diplomes reste à vérifier), alors d’après cette note seule le DIRCAB des Eaux et Forêts assure les fonctions des deux Ministères.
Autre chose encore extrêmement grâve est la mise à l’Ecart du directeur de la Forêts et celui de la faune, refusant de délivrer des certifications a certaines sociètés forestières, encore et encore une note de service pour mettre fin leurs attributions et désormait assurer par le DIRCAB des Eaux et Forêts.
On se demande a quel jeux joue la Ministre de l’Environnement et son parent et valet le DIRCAB, tout le monde le connait, attenton Monsieur le Président de la République, monsieur le premier Ministre, depuis des mois on attire votre attention sur le cas de la ministre de l’Environnement, le tissus social et économique s’est considérablement dégradés ces dernières années, n’ya t-il pas des fils et filles dignes de ce pays pour gerer au mieux les affaires de l’Etat, elle se dit intellectuelle, mais plus que qui, connait- elle véritablement les références de ces collaborateurs, leurs mérites et leurs services rendus à la nation Centrafricaine, une étrangère qui vient dans un pays qui cherche a panser ses plaies, se retrouve sur une situation plus cruelle avec certain membre du gouvernement cherchant que coûte que coûte a destabiliser le régime actuel, en divisant les cadre du Ministère, certain des antibalaka, d’autre des séléka, d’autre des moins que rien, jugeant les gens s’il vous plait a leur juste valeur, le minimum d’effort qu’il fournisse, les encourageant, les poussant a s’améliorer au lieu de jouer au tintin.
Une fois de plus la RCA a des problèmes d’ordre financier, mais chers compatriote s’aviez vous combien génère le ministère de l’Environnement et des Forêts, la composante environnementale a elle seule des milliards émanant de la conservation de nos forêts, un exemple concret est la Forêt de Bangassou ou chaque année on verse à la RCA un montant de 42 Milliards de francs CFA et d’ailleurs pour information une partie de l’argent de cette année a été versée, mais détourné.
Alors pourquoi ce floue au Ministère de l’Environnement, on veut de la transparence, une audit sera la bienvenue.
Affaire à suivre.
par: Chancel SEKODE. Il ne m’est jamais familier de prendre la plume au tout début d’un quinquennat pour lancer l’alerte, mais la singulière détérioration de la situation politique et sécuritaire de ces derniers jours dans mon pays m’oblige à le faire. En effet, en tant qu’homme politique engagé pour la bonne cause, celle de rendre à mon pays une partie de tout ce qu’il m’a donné, comment rester indifférent et muet face à l’interminable souffrance du peuple centrafricain ? Rester muet face à la nouvelle flambée de violences en cours, ce n’est rien d’autre qu’une faute morale.
Le Gouvernement SARANDJI malgré sa sarabande n’incarne pour l’instant que des symptômes régressifs d’un nouveau chaos prévisible.
Certes, d’aucuns diront que le Professeur TOUADERA est aux affaires depuis seulement cinq mois. Mais dans la situation actuelle, où l’on assiste avec stupéfaction à l’impuissance de l’État à rétablir un minimum de sécurité notamment dans plusieurs villes de provinces de notre pays, il faut rompre le silence.
Oui, dans la situation où se trouve la Centrafrique depuis 2013, les centrafricains attendent d’abord d’un Président de la République qu’il leur permette d’espérer dans un nouvel avenir. Hélas, en presque un semestre d’une gouvernance dite de « rupture », c’est sans doute ce qu’on appelle un sans-faute, je m’attendais personnellement au pire, au moins de ce point de vue, je n’ai pas été déçu, à l’image d’une immense majorité de centrafricains qui doutent déjà de l’incapacité des autorités actuelles à garantir un minimum de sécurité.
Je pense qu’il y a un travail urgent à engager. Il faut sans délai mettre fin au clientélisme, à la fusion-confusion-compromission, à l’impunité qui gangrène la vie de la cité, si le gouvernement veut réellement bouter l’insécurité hors du territoire national. Mais qui peut imaginer qu’on peut réussir en faisant des appels du pied à ceux-là mêmes qui ont -d’une manière ou d’une autre, été et qui continuent d’être à l’origine des souffrances du peuple centrafricain ?
D’aucuns me diront encore que le pays a besoin d’une union sacrée autour d’un chef de l’État pour rebondir, d’une majorité soudée pour venir à bout des forces négatives quelles qu’elles soient. Mais moi, je dis que la majorité ne veut absolument pas dire naïveté, l’union sacrée ne signifie pas lâcheté.
Une politique de gribouille, c’est regarder l’avenir dans le rétroviseur.
Que pense le régime de TOUADERA de plusieurs dizaines de personnes sauvagement abattues ces derniers jours au village NDOMETE dans la NANA-GRIBIZI ? Que dit le Ministre de la Défense par rapport aux incursions des bandes armées dans la Sous-préfecture de Kouango ayant occasionné de nombreuses pertes en vies humaines parmi les pauvres paysans ? Enfin, quel est le véritable plan de Sécurité mis en place par le Ministre SERGE BOKASSA pour garantir un brin de protection aux populations centrafrica ines ? Poser la question, c’est même déjà y répondre.
Oui, les centrafricains ont la réponse à ces interrogations : C’est se chamailler à longueur de journée avec la Minusca. C’est faire des yeux doux aux ANTI-BALAKA. C’est baisser la culotte devant la SELEKA. C’est attendre tout de la MINUSCA. Un jour on convoque les responsables de la SELEKA au Palais de la Renaissance pour discuter de la paix, mais avant même que l’on soit passé à la journée suivante, ces mêmes SELEKA tuent, pillent et saccages de pauvres innocents. Un matin on apprend qu’un gros requin des ANTIBALAKA s’est fait arrêter pour répondre devant la justice de son pays, le soir l’on apprend qu’il est remis en liberté. Un temps on nous fait croire qu’une colonne de mercenaires de la SELEKA a été stoppée et neutralisée par la MINUSCA entre Damara et Sibut, un temps l’on apprend qu’ils se sont évaporés dans la nature.
Cinq mois pour rien, ni propositions concrètes ni plans de pacification concrets, bref : Une véritable politique de gribouille. Le pouvoir exécutif oublie que quand on pratique une politique de gribouille, c’est qu’on regarde l’avenir dans le rétroviseur. Oui, quand on tresse des lauriers aux fossoyeurs de la République, c’est le peuple qui rêve éveillé.
Face à ce grand Rien, il faut à la Centrafrique une thérapie de choc.
Cinq mois pour rien, quel gâchis ! Il est vrai que le Président TOUADERA a été élu sur la base d’aucun programme de société. Disant cela, certains auront des lubies en me qualifiant de haineux. Pourtant, loin s’en faut. Je ne suis pas dans cette logique.
Que reste-t-il du programme baptisé « Les 100 JOURS » concentré par des soi-disant experts politiques représentant la classe politique centrafricaine ? Une longue litanie de mensonges. Que font les députés de la nation face à tous ces crimes récurrents ? Rien ! Cinq mois pour rien !
La RCA ne doit pas rester immobile. C’est pourquoi, il est temps de définir une véritable ligne de gouvernance politique. Il est temps d’incorporer rapidement et efficacement les soldats de la MINUSCA dans cette logique -pas simplement de force d’observation- mais de forces d’action, par la stricte application du mandat qui est le leur. Nous savons que sans nos Forces de Défenses et de Sécurité, ce ne sera pas chose facile.
Mais en attendant la refondation des FACA, la MINUSCA doit arrêter avec sa politique du tourisme diplomatique. Elle doit agir pour non simplement dissuader, mais surtout neutraliser en cas d’attaques contre les populations civiles.
Il faut donner un singulier coup d’accélérateur au processus de DDRR. En y impliquant réellement et pleinement les vrais acteurs pour éviter toutes éventuelles déconvenues.
Il faut refonder profondément la chaîne pénale, gage d’une véritable justice républicaine. On ne doit pas transiger avec la République. Aucun citoyen n’est en-dessous des autres. Mais aucun centrafricain n’est au-dessus des autres. Quand un citoyen commet une infraction, il doit être jugé, quand un citoyen commet un crime, il doit être condamné. L’impunité ne doit pas être une fatalité en Centrafrique. Quant aux éléments étrangers, la question ne devrait même pas se poser. Alors pourquoi continuer avec une politique du spectacle qui cache bien des choses réelles ?
On peut encore éviter toutes éventuelles déconvenues. Tout est encore possible, à condition de trouver les bonnes formules et surtout de bons managers et les bons endroits.
Que celui qui a des oreilles entende ! Vive la République une et indivisible pour que vive la Centrafrique !
Lorient le 21/09/2016
Avant que cette lettre puisse vous permettre de trouver votre formule mathématique et irrationnelle qui sera certainement la formule aggravante de la souffrance de mes compatriotes, il serait indispensable que je puisse saisir cette occasion non seulement de rafraichir votre mémoire, mais de remettre aussi votre pendule politicienne à l’heure.
Mon très cher compatriote Monsieur le Président,
Votre élection à la magistrature suprême de l’état qui a été un véritable fruit de sacrifice de courage de mes compatriotes laisse un grand doute six mois après votre élection d’intégrer la rupture, la justice, la cohésion sociale et le mérite dans votre système de management. Aucune personne ne pourra remettre de nos jours en cause votre sens élevé de clientélisme, d’amateurisme et de surcroit de faire revenir en puissance sur la scène politique les bourreaux de mes compatriotes.
Avant votre investiture, j’ai pris une fois de plus mon courage républicain, lors de votre passage sur Paris en séance de travail de vous évoquer le cas de toutes les victimes de la crise centrafricaine qui ne doit pas être oubliées, votre réponse a été rassurante séance tenante.
Comme les mathématiques sont des formules rationnelles et que la politique utilise les formules rationnelles et irrationnelles, l’opinion publique et moi-même, nous constatons que notre pays se dirige aujourd’hui vers une disparition voulue par vous-même.
Les indicateurs sont rouges à tous les niveaux, le partage du gâteau est devenu monnaie courante, la médiocrité avec les prédateurs de la république est votre nouvelle orientation sacerdorcale.
Monsieur le Président mon très cher compatriote, pourriez- vous me répondre à ces interrogations, comment justifierai vous lorsque vous acceptiez de recevoir au Palais de la renaissance les personnes poursuives par la justice nationale et internationale et qui sont les présumés auteurs de la souffrance de mon peuple ? Depuis votre prise de pouvoir combien de mes compatriotes sont morts et continuent de se faire massacrer et torturer à l’intérieur et l’intérieur du pays ? et pourtant pendant votre discours d’intronisation la rupture, la restauration de la sécurité, la justice et l’état de droit sont considérés comme votre cheval de bataille hélas ! Factuellement parlant ces interrogations échapperont à votre formule irrationnelle et mathématique.
Fort de ce constat, comme j’aime mon peuple et je crois fermement à la république avant que la cloche sonne en défaveur de mon peuple, je propose ce qui suit: la rupture et le pragmatisme politique, et non la rupture dans la continuité, certainement mon plan de sauvetage stratégique et réactif pour une gouvernance ambitieuse avec des institutions fortes de notre pays se dévoilera dans les prochaines épisodes.
« Il ya jamais deux capitaines dans un bateau, mais malheureusement dans votre bateau, il existe deux capitaines ».
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la république, l’expression de mes salutations patriotiques.
Centrafrique : les leaders religieux appellent les centrafricains à préserver la cohésion sociale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/08/image25.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Bangui 20 septembre 2016.
Par: Eric NGABA
La situation encore incertaine de que connait la République Centrafricaine continue interpeller les acteurs de la paix et du vivre ensemble dans le pays. Les leaders de la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique interpellent les Centrafricains à préserver les acquis de la cohésion sociale. Un appel lancé le 18 septembre 2016 à travers la presse, dès le retour de ces leaders religieux dont l’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalaïnga, et l’Imam Kobine Layama, après une mission au Rwanda où ils ont pris part au Congrès panafricain des Evêques de l’Afrique et de Madagascar.
La République Centrafricaine continue de traverser des moments difficiles en dépit des élections réussies ayant permet au pays de se faire une place dans le concert des nations. Les groupes armés qui attendent le programme du DDRR, continuent d’handicaper les efforts consentis dans le processus de la paix dans le pays. À défaut du désarment des groupes armés qui tarde à se concrétiser, la population demeure encore sous l’emprise des hors la loi qui écument tout le territoire national en lieu et place de l’armée nationale en restructuration.
A cet effet, les acteurs de la paix ne cessent de poursuivre le chemin de la paix en Centrafrique. Après leur retour de Kigali au Congrès des Evêques de l’Afrique et de Madagascar, l’Archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga et le président de la Communauté Islamique en Centrafrique (CICA) Kobine Layama, appellent les Centrafricains de toutes les communautés à sauvegarder la cohésion sociale afin d’éviter le pire aux valeurs de la République.
« Nous devons rester unis pour préserver les acquis, pour ne pas dire les valeurs qui constituent la République Centrafricaine. Certains, nous avons eu des différends, de bagarres, de violences, la haine, de vengeances qui nous ont écarté des uns et des autres. Mais le moment est venu, comme les autres peuples, de nous mettre ensemble afin de bâtir notre pays. Cela veut dire que le moment est venu de tendre la main à l’autre pour recevoir son pardon et nous réconcilier. Je ne bâtirais jamais ce pays seul, mais avec mes frères centrafricains», a déclaré à la presse, l’Archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga.
Au congrès des évêques au Rwanda, les leaders religieux centrafricains ont partagé leur expérience de vivre ensemble entre les communautés à leurs pairs de l’Afrique. C’est un modèle que l’on voit en eux, lorsqu’on sait que ces leaders religieux centrafricains se sont réunis au sein d’une plateforme constituée des Catholiques, des Musulmans, et des Protestants pour sensibiliser leurs communautés déchirées par les effets pervers de conflits armés. Au cours de ce congrès, ils ont démontré ce qu’ils ont pu faire ensemble et travailler pour sauver des vies en République Centrafricaine durant le conflit.
« Même les gens du Rwanda nous l’ont dit : ce que nous avons vécu en Centrafrique, si au Rwanda, ils ont eu des leaders religieux qui s’étaient mis ensemble pour parler d’un même langage, peut-être qu’ils auraient préservé des vies. Et en nous engageant sur cette voie, nous avons préservé et sauvé des vies. C’est aussi une contribution au niveau africain et mondial », a témoigné Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga.
D’après lui, l’expérience rwandaise peut servir aussi de modèle à la République Centrafricaine. Car selon lui, il y a une volonté manifeste de travailler ensemble et de bâtir le pays avec un esprit patriotique qui existe dans la mentalité des Rwandais. C’est ce qui fait le Rwanda qui a connu un moment de déchirement, présente aujourd’hui une autre image que ce qu’il a vécu par le passé.
« Nous devons aimer notre pays. Au Rwanda, nous avons vu les gens qui aiment leur pays et qui s’engagent. Ils ont des portions de terre très petites, mais ils investissent à fond pour transformer. Je pense que nous devons copier ce genre d’exemple qui constitue le socle pour bâtir une nation », a renchéri l’Archevêque de Bangui.
Cette mission d’une semaine à Rwanda a permis aux leaders religieux de Centrafrique de renforcer leur capacité à œuvrer dans les communautés. Car à leur retour au bercail, ils entendent organiser une rencontre avec tous les acteurs communautaires pour une mobilisation globale de ces acteurs[three_fourth last=”no”]…[/three_fourth] du processus de la cohésion sociale afin de prévenir le déchirement communautaire. Les derniers évènements malheureux dans la localité de Kaga-Bandoro, les a également interpellés. Ils appellent tous les belligérants à opter pour la voie de consensus, de dialogue et de la concertation qui sont, d’après ces leaders religieux, des voies loyales permettant de régler des différends.
« Attention ! Ce pays ne restera pas tout le temps dans l’obscurité. Un jour viendra la justice. Elle fera son travail sur toi qui tue, qui verse le sang de ton frère. Il est temps d’arrêter. Nous sommes des frères, nous devons plutôt nous tendre la main ; nous devons chercher à bâtir notre pays. Nous devons dialoguer. Nous disons non à la violence. Asseyons-nous et discutons, l’arbre à palabre existe en Afrique pour que nous puissions dialoguer », a-t-il ajouté.
COMMUNIQUE DE PRESSE.
A moins de 60 jours de la COP22.
Maroc s’apprête à participer à une une intense semaine diplomatique aux États-‐Unis. Dans le cadre des préparatifs de la COP22, et en marge de la 71e Assemblée Générale des Nations Unies, le Royaume organisera de nombreux événements relatifs à la lutte contre le changement climatique, à New York et Washington.
Ainsi, dès le 14 septembre, le Maroc participera au workshop organisé par la National Geographic Society autour de l’Accord de Paris et son impact sur les océans. L’envoyée spéciale pour la mobilisation Hakima El Haité y représentera le Royaume. Le lendemain, l’envoyée spéciale pour la mobilisation prendra part à la 3e édition de la Conférence
« Our Ocean » organisée par le Secrétaire d’Etat John Kerry. Ces deux événements auront lieu à Washington.
La semaine suivante, du 19 au 25 septembre et en parallèle avec la 71e Assemblée Générale des Nations Unies, le Maroc prendra part à la « Climate Week », organisée par le Climate Group au siège du New York Times. Le Royaume sera par le Président de la COP22 Salaheddine Mezouar, Hakima El Haité, mais également par l’Ambassadeur pour la négociation multilatérale Aziz Mekouar, et le Chef du pôle de la société civile Driss El Yazami.
Le Maroc prendra ainsi la parole durant l’Assemblée Générale des Nations Unies et participera aux côtés du Président Obama au « Leaders Summit on Refugees ». Il sera aussi représenté à l’Evènement de Haut Niveau pour l’Accélération des ratifications de l’Accord de Paris, porté par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-‐Moon. Par ailleurs, Hakima El Haite et Laurence Tubiana, les deux championnes de haut niveau pour le climat, feront une présentation de leurs travaux à l’Assemblée Générale de l’ONU.
En marge de cette assemblée générale, le Maroc organisera à New York plusieurs Side Events traitant de thématiques primordiales liées à la lutte contre le changement climatique.
Ainsi, le 20 septembre, le Royaume organisera au siège des Nations Unies un événement autour du renforcement des capacités de lutte contre le changement climatique, notamment à travers la mise en place de centres d’excellence (de recherche) sur le changement climatique. Le renforcement des capacités (Capacity Building), est l’un des axes majeurs de l’Accord de Paris, et vise à doter les pays les plus vulnérables d’outils et de mécanismes à même de les aider à faire face au changement du climat. Le jour suivant, le Maroc organisera une deuxième rencontre autour du thème de l’efficacité énergétique.
Centrafrique: l’enjeu du décentralisation, la réaction de Mons
Carte de la Centrafrique
ieur Jean-Luc Chevallier.
Bangui le 21 septembre 2016.16:15′.
Par: Chevallier Jean-Luc.
je me permets de vous ecrire a propos de votre exposé sur le sujet publié par Alain Nzilo:RCA: l’enjeu de décentralisation, l’un des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine.
En effet , je m’interroge en lisant votre projet d’élections municipales qui est lier avec le projet de la nouvelle constitution de mettre en place un Sénat;
quel rapport avec les mairies? a mon avis il n’est pas nécéssaire d’avoir un Sénat pour avoir un Maire dans chaque communes du pays; d’autant plus que je penses , qu’il y plus urgent que de créer un Sénat maintenant quand en France certain parle de le supprimer ( car souvent double emploi avec le parlement, et je vous pose la question , comment aller vous financer les sénateurs ? avec quel budget ? quand je constate que bien souvent hélas la France envoi de l’argent pour assurer le salaire des simples fonctionnaires de votre pays ; alors je penses que le sénat n’est pas une nécéssité absolue pour le moment; si vous réusisez les votations des maires et conseillés plus la mise en place des élections régionales d’ici deux ans , je crois que ça sera déja une bonne chose; au vu de l’actualité , j’ai bien peur que le trouble revient dans l’ensemble du pays ; malheureusement ; former une bonne police un bon ministère de l’intérieur est a mes yeux une priorité.
urgente pour que les citoyens se sentent enfin en sécurité partout sur tout le territoire;assurer le transport des marchandises pour que tout le monde est a manger et pouvoir vendre les denrées en toute quiétude voila ce que les gens veulent vraiment en numéro 1;au plaisir de vous lire ; cordialement; JLC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/05/12742281_1711959665686967_511615221709955135_n.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anicet Georges Dologuélé
Bangui le 20 septembre 2016.12:25′.
Par: Éric Ngaba.
Sèchement battu au second tour de la présidentielle, en février dernier, l’ancien Premier ministre se revendique comme premier opposant. Et ne mâche pas ses mots à l’égard du nouveau président.
Ce chiffre, Anicet-Georges Dologuélé, 59 ans, prend un plaisir évident à l’énoncer: l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), le parti qu’il a fondé il y a tout juste deux ans, détient 13 sièges à l’Assemblée nationale. « Treize sur 140, s’empresse-t-il d’ajouter. Et cela suffit à faire de nous le premier parti du pays ! » Le sourire de l’ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé s’élargit encore lorsqu’il souligne que le KNK (Kwa Na Kwa) de l’ex-président François Bozizé et le MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) de Martin Ziguélé, pourtant créé à la fin des années 1970, en comptent moins d’une dizaine chacun. Lui-même fut élu avec plus de 75 % des suffrages dans sa circonscription de Bocaranga (dans le Nord-Ouest) lors des dernières législatives. Le voici donc, lui qui fut battu par Faustin-Archange Touadéra au second tour de la présidentielle, en février 2016, qui revendique le titre de premier opposant de Centrafrique. Fini le silence auquel il s’était astreint ces six derniers mois. « Je ne vais plus me taire », insiste-t-il. Et, sans surprise, c’est le nouveau chef de l’État qui fait les frais de ce retour sur le devant de la scène médiatique.
JEUNE AFRIQUE: Vous aviez, à l’issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes mais sans aller jusqu’à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival, Faustin-Archange Touadéra. Pourquoi?
ANICET-GEORGES DOLOGUÉLÉ: Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote. Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cessé de monter. Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu’on allait leur voler la victoire, des jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. Ni moi ni personne n’avions les moyens de maîtriser ce qui allait se passer. Comprenez bien qu’en Centrafrique il n’y a pas vraiment d’armée, de police, de gendarmerie… Chez nous, c’est la population qui est armée ! C’est pour cela qu’après avoir consulté mes alliés, dans un souci d’apaisement et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j’ai décidé de laisser courir.
La communauté internationale avait hâte que cette élection se tienne enfin. Avez-vous subi des pressions?
Ce qui est sûr, c’est que tout le monde était fatigué que le scrutin soit sans cesse reporté. La communauté internationale en avait assez des retards répétés, des atermoiements de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, de l’inefficacité de cette ANE [Agence nationale des élections] qu’elle portait à bout de bras, et elle était résolue à faire en sorte que la transition ne se prolonge pas au-delà de la date du 31 mars 2016. Mais elle savait parfaitement que cette élection aurait dû être annulée. Tout le monde le savait!
Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l’époque?
Non, je l’assume parfaitement. C’était un acte de cœur, un acte patriotique. Mais je maintiens que cette élection a été massacrée alors qu’elle aurait dû être exceptionnelle, et que c’était une chance unique offerte aux Centrafricains. J’affirme qu’il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu’ils changent les procès-verbaux, que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition au service de Faustin-Archange Touadéra, dont elles ont financé la campagne. Elles espéraient en échange obtenir sa protection. Le problème, c’est qu’une fois élu Touadéra a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza, par exemple, en est très mécontente et s’estime maltraitée. Du coup, les langues se délient… Même si je n’ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE, qui ne fonctionne pas. Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas faire les mêmes erreurs.
Début août, Jean-Francis Bozizé, le fils de l’ancien président, a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté puis relâché… Que pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée?
Pris un risque en revenant à Bangui? Je pense qu’il s’était au préalable entendu avec le président Touadéra, qu’il avait eu des assurances en dépit du fait qu’un mandat d’arrêt international avait été émis contre lui. C’est d’ailleurs la Minusca [la force onusienne] qui l’a arrêté. Tout a été fait dans l’improvisation et l’amateurisme. La preuve: il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d’instruction. Fin août, Faustin-Archange Touadéra était à Nairobi pour assister à la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique. Il n’a pas souhaité recevoir François Bozizé, qui séjourne pourtant régulièrement dans la capitale kényane. A-t-il eu raison? Je fais plusieurs constats. Le premier, c’est que François Bozizé exerce encore une certaine influence sur les groupes armés anti-balaka. Le second, comme je vous l’expliquais tout à l’heure, c’est qu’en Centrafrique notre armée n’est pas armée. Partant de là, et puisqu’on n’a pas la possibilité de régler les problèmes par la force, il faut dialoguer. C’est inévitable.
Y compris avec la Séléka?
Pour les mêmes raisons que celles que je viens d’énoncer, oui.
Noureddine Adam, l’un des chefs de la Séléka, peine néanmoins à unifier les différentes factions qui la constituent. La menace ne s’en trouve-t-elle pas amoindrie?
Il se dit que la Séléka s’impatiente, qu’elle projette d’attaquer. Bien sûr qu’elle est toujours une menace ! J’avais rencontré plusieurs de ses représentants entre les deux tours. Ce qu’ils voulaient, c’est que le Nord et les musulmans ne soient plus oubliés, ils espéraient qu’un processus de démobilisation et de réinsertion bien mené leur offrirait de nouvelles perspectives. Une fois élu, le chef de l’État aurait dû entamer des discussions avec eux, ne serait-ce que pour les rassurer. Mais il ne s’est rien passé, et les problèmes demeurent. Il est évident que tout ne pouvait pas être résolu en quelques mois, mais on aurait dû expliquer aux groupes armés dans leur ensemble quel était l’agenda du gouvernement, pour qu’ils le comprennent et l’épousent.
Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadéra?
Il est au pouvoir depuis cinq mois: c’est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu. Or, dans le cas présent, il ne s’est rien passé.
D’autres que lui, en pareilles circonstances, ont pris le temps de la réflexion. Au Nigeria, le président Muhammadu Buhari a mis presque six mois à nommer son gouvernement…
La Centrafrique n’est pas le Nigeria. Le Nigeria est un pays qui fonctionne, qui a une administration en état. Ce n’est pas notre cas. Et c’est parce qu’il ne se passe rien que nous sommes très inquiets.
N’êtes-vous pas alarmiste?
Non. Après l’élection, j’ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m’a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j’ai accepté. Mais, depuis, plus rien. Alors peut-être que me taire n’était pas la bonne stratégie.
Quels liens entretenez-vous aujourd’hui avec vos anciens rivaux du premier tour, tels Martin Ziguélé ou Karim Meckassoua?
Nous avons été des compétiteurs, et ils ne m’ont pas soutenu au second tour. Pour autant, il n’y a pas d’inimitiés fortes au sein de notre classe politique. Avec Karim Meckassoua, par exemple, nous avons depuis des années une relation de camaraderie. J’ajoute que plusieurs de ceux qui avaient choisi de rallier Touadéra sont aujourd’hui déçus, parce que, là encore, des promesses n’ont pas été tenues, et que certains nous ont approchés. Nous ne sommes pas exclusifs, la porte est ouverte.
Propos recueillis par ANNE KAPPÈS-GRANGÉ.
Dépuis près de deux semaines, on assiste à une montée de tension sécuritaire palpable dans le centre du pays notamment à Kaga-Bandoro et Dékoua. En cause, la stratégie d’harcèlement et de pression adoptée par la milice Anti-Balaka vis à vis des combattants de l’ex-coalition Séléka. Ainsi, pour beaucoup des centrafricains la perspective de la réconciliation, de la paix …, risque de s’éloigner un peu plus de l’espoir suscité après l’élection du Président Faustin Archange TOUADÉRA en février dernier. A ce titre, va t-on inévitablement vers une nouvelle confrontation meurtrière entre les deux groupes armés?
Dépuis l’élection du President TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat en Février 2016 et le retour au pays du Colonel Francis Bozizé, les centrafricains ont assisté étonnement à une poussé des ailes sans précédent des Antibalaka retranchés dans des villes de province. De Bozoum à Bambari en passant par Bossangoa et Kaga-Bandoro, ces éléments Anti-Balaka multiplient des harcèlements et provocations visant à pousser les éléments de la Séléka, qui aiment montrer leurs forces aveuglement, à la dérive meurtrière très impopulaire. Cette stratégie de pression et d’harcèlement, conçue par le Chef créateur de la milice Antibalaka le Colonel Francis BOZIZÉ, avait été utilisée avec succès par cette milice en 2013 et 2014 contre les éléments de la Séléka au pouvoir à cette époque. Ces derniers, qui n’ont jamais compris cette stratégie, multiplient des vagues de représailles aveugle sur les paisibles citoyens faisant des morts et des morts.
Il y’a quelques jours, ces même Antibalaka ont décidé d’adopter une stratégie d’asphyxie de la ville de Kaga-Bandoro en bloquant une dizaine des camions à une trentaine de kilomètres au nord de cette ville sur l’axe Grévaille. Àfin d’éviter toute escalade de violences, les Forces pakistanaises de la Minusca avaient procédé aux négociations avec ces Antibalaka pendant plusieurs heures pour libérer ces camions. Finalement ils ont été libérés, mais plus au sud de Kaga-Bandoro à 10km vers Ndomété, ces mêmes Anti-Balaka se sont regroupés à nouveau il y’a trois jours, dans le même objectif d’harcèlement, d’asphyxie et de pression sur la Séléka, ont bloqué à nouveau une colonne des camions en provenance des villes environnantes. Toujours en panne de tactiques, les Séléka se sont mis dans leur logique de représailles aveugle faisant une trentaine des morts actuellement. Décidément, les centrafricains se demandent régulièrement à quel jeu jouent les Antibalaka et Séléka?
La faiblesse du pouvoir du President Faustin Archange TOUADÉRA, le retour du colonel Francis BOZIZÉ en RCA, les Antibalaka de plus en plus actifs sur le terrain, la réorganisation et la méfiance de l’ex-coalition Séléka vis à vis du pouvoir de TOUADERA n’ont guère facilité un retour durable de la paix en Centrafrique. La politique de bâton et carotte réclamée par les partisans et parents du President Faustin Archange TOUADÉRA n’est autre que de l’essence qui pourrait enflammer la situation actuelle déjà fragile. Seul le langage de paix qui pourrait sauver notre pays.
Centrafrique: ce qu’il faut savoir du changement climatique pour comprendre la cop22 au Maroc.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image27.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Interview sur le cop22 au Maroc.
Bangui le 19 Septembre 2016. 15:20′.
Par: Eric NGABA :
L’équilibre de l’écosystème de la planète terre est menacé depuis un bon bout de temps. Plusieurs études scientifiques le prouvent. Les mécanismes naturels, qui font vivre la terre et par là même toutes les espèces vivantes, sont déréglés. La planète vit un réchauffement climatique sans précédent, selon les différentes études réalisées ces 25 dernières années, notamment par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). C’est pourquoi, il est une nécessité impérieuse pour le monde entier de lutter contre le changement climatique.
Le GIEC évalue, à partir d’un point de vue scientifique, l’influence de l’Homme sur les changements climatiques, en mesurent aussi les risques et proposent des stratégies d’adaptation et d’atténuation des gaz à effet de serre. Dès leur premier rapport en 1990, (intitulé First Assessment Report), les scientifiques ont démontré que les émissions résultant de l’activité humaine augmentent les concentrations des gaz à effet de serre, dont le dioxyde de carbone, le méthane et les chlorofluorocarbones (CFCs) dans l’atmosphère. Dans son dernier rapport de 2013 (AR5 : Assessment Report 5), le GIEC précise l’impact du changement climatique sur les surfaces terrestres et océaniques, ainsi que ses conséquences directes sur la diminution de la couverture neigeuse et la perte de masse des calottes glaciaires. Depuis la pré-industrialisation, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère augmente à cause des activités humaines.
Depuis 1880, les températures à la surface du globe ont augmenté en moyenne de 0.85°C. Le niveau des océans s’est élevé en moyenne de 19 cm. La planète comptait 1,6 milliard de personnes en 1900. Mais actuellement 7,2 milliards d’individus auxquels, à la fin du siècle, s’ajouteront 3,7 milliards pour atteindre 10,9 milliards d’humains, selon les projections de l’ONU. Cette réalité rappelée par Glenn Jones et Kevin Warner de l’Université A&M du Texas, figure dans leur étude basée sur trois éléments clés : la démographie, l’énergie et le climat. Au début du XXème siècle, les besoins énergétiques planétaires étaient de 6 400 milliards de kilowattheures. Aujourd’hui, ils s’élèvent à 150 000 milliards de kilowattheures. Les deux chercheurs ont estimé l’évolution de la consommation énergétique à 21 100 kilowattheures par personne et par an.
Des différents rapports ont démontré que l’Afrique est le continent le plus touché par les conséquences néfastes du changement climatique, alors qu’elle n’émet que 4% d’émission de gaz à effet de serre. Pendant ce temps, d’après les experts, la Chine et les Etats Unis sont les pays les plus pollueurs de l’environnement dont respectivement 25% et 12% d’émission de gaz à effet de serre chacun. Les 2 chercheurs estiment également, considérant l’augmentation rapide de la population mondiale (9 300 individus de plus par heure) et de la demande énergétique croissante qui l’accompagne, que l’humanité est face à un défi sans précèdent. Les scientifiques révèlent qu’entre 1870 et 2010, les émissions de dioxyde de carbone dues à l’activité humaine ont atteint approximativement 1 900 gigatonnes, à raison de 4,1 millions de tonnes par heure. A ce rythme-là, les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique, atteindraient les 2900 gigatonnes en 2038.
En analysant ces données, Glenn Jones et Kevin Warner, estiment que la production énergétique planétaire devrait atteindre les 320.000 milliards de kilowattheures par an à l’horizon 2100. Les conséquences du réchauffement climatique sont telles que les experts du GIEC prévoient en 2100, une montée des eaux de mer pouvant aller jusqu’à 1 mètre. Les thermomètres à la surface du globe indiqueraient des températures record, entre 1 et 9°C plus élevées que celles enregistrées actuellement. La température moyenne à la surface du globe augmenterait jusqu’à +5,4°C.
Un défi vital pour l’Afrique
Selon le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts en Climat (GIEC), 19 pays subissent un stress hydrique particulièrement élevé. Plusieurs d’entre eux se situent en Afrique. Concernant l’eau, le GIEC indique que le nombre de pays qui subissent un stress hydrique augmentera probablement, indépendamment des changements climatiques. On parle de stress hydrique lorsque la demande en eau est plus forte que les ressources disponibles. Le GIEC avance trois raisons principales : pour le GIEC, la variabilité des conditions climatiques peut rendre plus difficile la gestion des ressources hydriques à la fois, à l’intérieur des pays, mais également entre eux. Une baisse de niveau dans les réservoirs des barrages, aurait pour conséquence de nuire à la qualité des cours d’eau. Cela augmenterait les concentrations d’eaux d’égout et des rejets industriels. L’augmentation de la demande due à la croissance de la population.
Selon l’UNICEF, l’Afrique qui compte actuellement 1,2 milliard d’habitants, verra sa population doubler d’ici 2050, et comptera 4,2 milliards d’individus d’ici 2100. En 2050, un quart de la population mondiale sera africaine. La dégradation des bassins versants causée par le changement dans l’utilisation des terres. L’envasement des bassins hydrographiques. C’est pourquoi, le président de la Cop22 incite les Etats africains à s’approprier de cette COP dite de l’action qui sera tenue, du 7 au 18 Novembre 2016, à Marrakech au Maroc.
«Cette conférence est une opportunité pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux liés à la stabilité et à la sécurité » Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, par ailleurs Ministre marocain des affaires étrangères.
Bureau du Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine.
Centrafrique: OCHA condamne avec fermeté l’incursion des hommes armés à l’hôpital de Kaga-Bandoro.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image30.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo de OCHA. Nations Unis.
Bangui le 19 septembre 2016.14:05′
Par: le Coordonnateur humanitaire a.i. en République centrafricaine, Dr. Michel Yao
Le Coordonnateur humanitaire, par intérim, en République centrafricaine (RCA), Docteur Michel Yao, condamne l’incursion des hommes armés dans un hôpital et réitère son appel pour le respect des lieux et du personnel de santé.
Dans la journée du 12 septembre 2016, nous avons appris avec stupéfaction l’intrusion d’un groupe armé au sein de l’hôpital de Kaga Bandoro, dans le nord de la RCA, pour réclamer des soins d’un des leurs blessé dans un accident de circulation, molestant le personnel de soins et provoquant la fuite de patients traumatisés.
Le Coordinateur humanitaire par intérim et Représentant de l’Organisation mondiale de la santé en RCA, Dr Michel Yao, condamne fermement cette intrusion dans un hôpital et la violence contre le personnel de santé. “Quelles que soient les raisons, cette intrusion constitue une violation du droit international humanitaire”, a ajouté le Coordinateur humanitaire par intérim.
“Nous lançons un appel aux différents groupes armés et forces militaires pour le respect strict des lieux permettant de donner des soins et du personnel de santé. Aussi nous rappelons à tous le personnel de santé le caractère neutre, impartial et humanitaire de leur action de nature à consolider la paix et la cohésion sociale”, a conclu le Dr Yao.
Pour plus d’informations, veuillez contacter:
OCHA CAR: Joseph Inganji, Chef de Bureau +236 70738730, inganji@un.org
Virginie Bero, Assistante à l’information Public, berov@un.org, +23670177625 Les communiqués de presses d’OCHA sont disponibles sur www.unocha.org or www.reliefweb.int
www.unocha.org
La mission du Bureau des Nations Unies de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), est de mobiliser et de coordonner efficacement des actions fondées sur des principes humanitaires en partenariat avec les acteurs nationaux et internationaux.
Célèbrer 20 ans d’actions humanitaires coordonnées.
CENTRAFRIQUE : À QUAND LE PARTI POLITIQUE DU PRESIDENT TOUADERA ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image33.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui le 19 septembre 2016.13:45′.
Par: Bernard Selemby Doudou.
Les élections présidentielles post-crise ont été organisées par l’Agence Nationale des Élections dans des conditions sécuritaires hypothétiques.Le premier tour qui avait lieu le 27 décembre 2015 a connu la participation de trente candidats à la magistrature suprême. La particularité de cette élection est la présence massive des candidats indépendants, candidats sans étiquette politique, un phénomène de mode dans l’embryonnaire démocratie centrafricaine. Les candidats dits indépendants sont généralement des dissidents ou des radiés des partis politiques. Le candidat n°2 a été plébiscité dans les deux tours et élu Président de la République. Une première dans l’histoire des élections en Centrafrique qu’un candidat indépendant gagne les présidentielles.
Après cinq mois de gouvernance, les centrafricains s’interrogent légitimement de savoir à quand le parti politique du President Touadera ? Un parti politique par définition est un groupement d’hommes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes idées sur l’organisation et la gestion de la société et qui cherchent à les faire triompher en accédant au pouvoir. Cela suppose la présence d’un projet de société où une feuille de route bien définie. Un parti politique est alors une organisation structurée au service d’une idée. Logiquement, faire de la politique en dehors d’un parti politique n’est pas adapté car il ya un risque élevé de pilotage à vue. L’élu de la nation continuera t-il a géré le pays sans mettre en place son parti politique ? En d’autres termes, peut-on gouverné un pays sans être affilié à un parti politique ? Si tel est le cas, le mathématicien de Boyrabe est entrain de révolutionner ou de réinventer la démocratie et la gouvernance en Afrique. A défaut de parti politique, l’ancien parti du President de la République, le KNK est-il tacitement homologué comme parti au pouvoir ? Son ancien parti est-il le seul qui détient en filigrane la réalité du pouvoir ? Entend t-il transformer le groupe parlementaire qui lui est favorable à l’assemblée nationale en parti politique ? Nous sommes sans ignoré que mettre en place un parti politique digne prendra quand même quelques temps ( élaboration, validation des statuts etc…) le pays attendra t-il ce processus ? Ne serait-il pas très illusoire de construire un véritable parti politique dans la précipitation ? Une telle démarche ne constitue t-elle pas un handicap sérieux à l’émergence et à la croissance économique du pays ? Faisons un peu du politiquement correct, quelle est actuellement la couleur politique du President de la République ?Gouverner un pays sans parti politique a aussi des vertus pour la démocratie car ce dernier peut prendre le President de la République en otage et monopoliser le débat politique. Certaines études ont prouvé à contrario que gouverner sans parti politique peut affecter la légitimité du locataire du palais de la renaissance et le fragiliser en cas de crise d’une grande envergure. Dans la même logique d’idée, qu’adviendrait-il si le groupe parlementaire qui lui donne la majorité nécessaire pour gouverner le lâche a mi parcours ? Nous pensons que dans cette circonstance, on assistera à la mise en danger de l’homme et par la même occasion de l’institution qu’il représente. S’agissant du processus de désarmement déjà engagé, la présence d’un parti politique fort et implanté sur l’étendue du territoire national devrait être un atout. Nonobstant l’absence de parti politique, nous exhortons le chef de l’Etat de ne pas faire avancer le processus DDR a son rythme car il ya généralement un décalage entre la feuille de route et les aléas du terrain.
Ce déphasage n’est souvent pas perceptible par nos décideurs. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062..
Depuis son élection à la tête de l’Assemblée nationale Centrafricaine, l’honorable du 3eme arrondissement de Bangui Monsieur Abdoul Karim MECKASSOUA n’a pas manqué un jour de repenser sa stratégie à l’internationale vis à vis de son Ami- frère ouvrier de circonstance le président Faustin Archange TOUADÉRA. Le deuxième homme d’Etat qui souhaite créer son propre parti politique pour engloutir le plus tôt que possible l’ensemble des membres de sa coalition actuelle “Chemin De l’Espérance” qui l’a porté au perchoir, multiplie des rencontres en coulisse tant à Bangui qu’à l’extérieur. Dans le camp du président Touadera qui suit discrètement la manœuvre de l’un de leur allié MECKASSOUA, c’est de la méfiance et la colère qui dominent. Ainsi, il ne cesse de crier à la trahison vis à vis de son proche ami Touadera qui se lance aussi dans la course à la creation de son propre parti politique. Finalement, dans les deux camps depuis un mois, c’est la bataille en sourdine du positionner stratégique et politique qui domine.
Ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2015-2016, Monsieur Karim Abdoul MECKASSOUA (dit KAM) fait partie des heureux-malheureux candidats avec MGeorges DOLEGUELÉ Timoleon MBAÏKOUA, rachetés comme députés à l’Assemblée nationale. Un fin politicien bien vacciné au calcul politico-politicien de la politique centrafricaine, Karim Abdoul MECKASSOUA , savait dès la première seconde qui suit sa proclamation provisoire comme député, comment faire mordre la poussière à ses concurrents politiques sérieux au perchoir de l’Assemblée nationale comme Martin ZIGUELE du MLPC, Georges DOLELEGUELE de l’URCA et Bertin BEA de KnK. C’est la mise en place de son rassemblement politique baptisé « Chemin De l’Espérance» avec à la clé de victoire, une très forte promesse faramineuse et chimérique de faire redescendre sur les élus le paradis céleste.
Depuis son installation au perchoir et après une longue absence pour des raisons personnelles en France, l’homme est revenu tomber dans un bruitage de croassement de certains élus qui militent pour sa destitution. Depuis lors, il devient prudent pour bien voir là où viendrait le mal. Pour sécuriser son mandat actuel et voir le ciel en bleu en 2020, il multiplie des contacts à l’intérieur en vue de créer son propre parti politique et à l’extérieur pour avoir des soutiens tous azimuts. De Paris à Luanda en passant par Brazzaville, l’homme consulte sans cesse son carnet d’adresse et bouge.
Du côté de ses amis à la présidence de la République, c’est l’effarement, l’incompréhension, la méfiance et la colère qui minent les cerveaux. Selon un Conseiller du Président TOUADERA, « Karim MECKASSOUA savait que le président TOUADERA est sur le point de mettre sur pied une grande coalition de plusieurs partis et associations politiques à l’image du KnK qu’il a pris les devants. Son acte est inadmissible et s’apparente à un crime de trahison vis-à-vis de son ami TOUADERA » a affirmé ce conseiller. En se rappelant d’un de ses anciens chants à l’école primaire : l’élève suit le maitre… »,le président TOUADERA décide alors en âme et conscience de suivre les pas de son maitre François BOZIZE pour habiller son parti. Il se tourne vers les faciles, les chinois puisque l’Occident ne l’aime pas selon son entourage. Une forte délégation des futures cadres et membres fondateurs de son parti ont vadrouillé récemment pendant plus de deux semaines à Pékin.
Créer un parti c’est facile, mais encore faut-il mobiliser, non seulement des moyens financiers mais aussi les militants pour ce parti. Pour les moyens financiers, sans ambages, les deux hommes en détiennent grâce à leurs fonctions. Cependant, faire adhérer un maximum des militants au parti posera à eux d’énormes problèmes. L’honorable Karim MECKASSOUA, tout comme le président TOUADERA, envisagent de puiser leurs futurs militants dans les maigres militants du parti de l’ancien Président François BOZIZÉ qui n’est autre que le KNK. Entre temps, ce parti KNK est miné par des divisions internes depuis la déclaration de candidature du Professeur TOUADERA, 1er Vice ouvrier du parti, à la dernière présidentielle. La tendance cherchée à manger est avec TOUADERA tandis que l’autre tendance dure des durs du parti reste sous dominance Boziziste.
En tout état de cause, dans quelques mois à venir les Centrafricains verront au clair toutes les manœuvres orchestrées en sourdine depuis plusieurs semaines. Le PAN va t-il lâcher de liesse sous la pression de son ami TOUADERA et de son entourage?
Pour beaucoup d’observateurs politiques nationaux, le retour au pays du fils de l’ancien président BOZIZÉ, Francis BOZIZÉ, n’aurait pas du tout facilité les choses au président Faustin TOUADÉRA. Il préfère se rapprocher de l’honorable MECKASSOUA que de l’ancien Premier Ministre de son père président. Cela inquiète déjà le clan TOUADERA. Finalement, la bataille du positionnement politique est enclenchée, qui de deux va l’emporter?
Centrafrique: Ville de Kaga-Bandoro en état de guerre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/06/Seleka-convoi1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Bangui, le 16 septembre 2016. 15:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Commerces fermés, population terrée chez elles, telles sont les images de la ville de Kaga-Bandoro depuis ce matin. Des rumeurs font état de l’avancée des miliciens Anti-Balaka arrivé hier nuit dans le village Ndomété situé à 10km de la ville de Kaga-bandorro, fief de l’ex-coalition Séléka. Sur ces entrefaites, les éléments de la séléka mettent en position de combat tous leurs arsenaux de guerre. Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui domine dans cette ville.
Depuis le retour au pays du patron en chef de la milice Anti-Balaka, le fils à papa BOZ, Francis Bozizé, on remarque la montée en puissance de la milice chrétienne Anti-Balaka qui reprenne forme et s’organise et la méfiance des groupes armés composant la séléka.
Pour répondre efficacement à ces menaces, les Séléka se renforcent en armes et aux hommes depuis le Sud-Soudan et Tchad. Des dizaines de véhicules 4×4 ont été livrés aux hommes du général Nourredine Adam dans le cadre du renforcement de capacité de son groupe de rébellion.
Selon nos informations les miliciens anti-balaka pré positionnés à Ndomété et dirigés par un ancien officier de la garde présidentielle de Bozize ont été surpris de voir arrivés, toujours bien malades, les malades du village hospitalisés déguerpis d’urgence l’hôpital de Kaga-Bandoro. Pour cause, un élément séléka sur quatre accidentés, succombé des suites de ses blessures à l’hôpital préfectoral. Pour la séléka, c’est la non-assistance à temps réel et voulu et les propos discriminatoires du personnel dudit hôpital qui ont occasionné la mort d’un des leurs. En guise de bien s’occuper d’eux, ils décident d’occuper l’hôpital provoquant ainsi le déguerpissement de tous les malades et le personnel.
Pour l’heure, les militaires de la Minusca sillonnent la ville patrouillée par les hommes de la séléka aussi pour recueillir des informations et interposés pour protéger la population civile s’il le faut.
L’inaction du gouvernement, la formation militaire des jeunes désœuvrés par le pouvoir en place, le retour au pays et la liberté du mouvement du commandant en chef des anti-balaka Francis Bozizé, les réarmements de la séléka, la liberté des mouvements transfrontaliers de Nourredine Adam, ne peuvent, en aucun cas, permettre le retour d’une paix durable dans ce pays. La justice doit faire son travail très rapidement pour que chaque centrafricain retrouve de la quiétude. Le DDRR annoncé en formule actuelle n’est qu’un forage d’argent à puiser par les plus malins. L’issue est connue d’avance.
Maroc, 14 septembre 2016, CNC
Par: Eric NGABA. A l’instar des autres pays à travers le monde, les Etats africains ont intérêt à mener une lutte inlassable contre le changement climatique. C’est une nécessité de s’engager de manière globale car le continent africain est le plus touché des effets pervers du réchauffement du climat alors qu’il est le moins pollueur de l’environnement climatique. A cet effet, le Maroc qui se prépare à abriter la COP22 en novembre prochain interpelle les Etats africains à parler d’une même voix pour relever les défis. En plus de la situation d’instabilité dont il est confronté, le continent africain fait face aujourd’hui à un défi qu’il doit se mobiliser. De nos jours, le réchauffement climatique se présente comme un défi inévitable à tous. Il est une nécessité pour les pays africains de mobiliser afin de contribuer à la préservation de l’environnement. Car les conséquences du réchauffement climatique s’abattent sur le continent africain comme l’épée de Damoclès. Le continent africain qui pollue moins le climat avec seulement 4% des émissions de gaz à effet de serre, subit de plus les conséquences. Les difficultés et rareté de l’eau, intensification des phénomènes naturels dont la sécheresse, l’inondation accrue en période pluvieuse, la désertification sont entre autre de nombreuses conséquences déjà visibles sur le continent depuis un bon bout de temps. Le réchauffement climatique a affecté directement l’environnement du continent, l’agriculture, la santé, l’eau, et la forêt.
« Si rien n’est fait d’ici à 2050, l’Afrique ne pourra subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires », a déclaré le ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch à la délégation de la presse africaine lors de COP Academy au Maroc.
Préserver l’environnement apparait comme l’intérêt pour tous à garantir l’avenir des générations présentes et futures. La 22ème session de la Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. La COP22 prendra le relais d’une COP21 au cours de laquelle des avancées importantes ont été enregistrées. Cette COP22 de Marrakech se veut une COP de l’action car elle devra s’inscrire dans l’action pour concrétiser les différents axes retenus dans l’Accord de Paris, notamment ceux qui ont trait à l’adaptation, la transparence, le transfert de technologies, l’atténuation, le renforcement des capacités et les pertes et préjudices.
«Cette conférence est une opportunité pour porter la voix des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques, en particulier celle des pays africains et des états insulaires. Il est urgent d’agir devant ces enjeux liés à la stabilité et à la sécurité » Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, par ailleurs Ministre marocain des affaires étrangères.
Préserver l’environnement dans l’intérêt des générations présentes et futures
La Convention-cadre et ses instruments juridiques connexes ont pour objectif principal de stabiliser la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, à un niveau qui empêche toute « perturbation anthropique dangereuse du système climatique ». Le terme « anthropique » désigne les effets causés par l’action de l’Homme. Selon la CCNUCC, certains pays sont particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques. Par exemple, les pays de faible élévation par rapport au niveau de la mer, les états insulaires, ainsi que les pays ayant des zones côtières de faible élévation, ou ceux ayant des zones arides ou semi-arides. Tous ces territoires peuvent être sujets à des épisodes climatiques extrêmes : inondations, sécheresses, désertification entre autres. Enfin, les pays en développement, ayant des écosystèmes montagneux fragiles, sont aussi vulnérables aux effets des changements climatiques.
Encourager les pays à s’engager vers une économie faible en carbone
Les pays signataires de l’accord de Paris doivent élaborer leurs plans nationaux d’adaptation. Il s’agit également de préserver la durabilité de nos modèles de développement et d’améliorer l’accès ainsi que les conditions d’utilisation et de développement des technologies vertes. « Nous devons encourager nos pays respectifs à s’engager de manière forte, dans les secteurs liés à l’économie verte et également à l’économie bleue afin de profiter des opportunités en terme de croissance et d’emploi qui y sont associées » Nizar Baraka, Président du Comité Scientifique de la COP22.
L’engagement dans ce défi universel nécessite également le soutien aux pays pauvres. « Les pays pauvres ne sont pas prêts et ont besoin de soutien pour élaborer des plans nationaux d’adaptation. Quand nous avons commencé à parler d’adaptation, c’était pour porter la voix des pays les plus vulnérables », a renchéri Hakima El Haité, Championne de haut niveau du Maroc pour le climat.
Le rôle de la société civile
La COP22 sera la Conférence des acteurs de la société civile. De nombreuses organisations, associations, syndicats, réseaux de la société civile et mouvements sociaux au sein du Maroc seront impliqués dans les événements parallèles à la Conférence. A ce titre, la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC), réseau d’organisations de plus de 200 membres, incluant des associations, des syndicats et des réseaux de la société civile qui luttent pour la promotion et la protection des droits sociaux, économiques et environnementaux, en est un parfait exemple. Le CMJC a spécifiquement pour objectif de sensibiliser les Marocains aux défis environnementaux et au changement climatique grâce à la mobilisation de la société civile internationale, régionale et nationale.
La COP22 disposera d’une zone verte, espace réservé au partenariat public-privé qui comprend également une aire dédiée à la société civile, en plus de plusieurs salles prévues pour l’organisation de débats, d´événements et d’activités. La zone de la société civile sera divisée en plusieurs domaines thématiques : jeunesse, genre, territoires, développement durable, environnement, questions migratoires, agriculture, universités et recherche scientifique. Driss El Yazami, chef du pôle de la société civile de la COP22, insiste sur l’importance de la « solidarité universelle ». Il ajoute : « la COP 22 doit être celle de l’égalité, de la jeunesse et de la démocratie ». « Même si les responsabilités historiques et les effets à venir sont inégalement répartis, nous devons agir ensemble. L’urgence climatique exige de nous en quelque sorte, de retrouver l’universalisme »
.
RCA: l’enjeu de décentralisation, l’un des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image25.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Carte de la Centrafrique
Bangui le 16 septembre 2016.11:35′.
Par: Wilfried Willy Hetman-Roosalem.
L’on se souvient encore, dans un passé relativement récent et peu glorieux, que le pouvoir seleka justifiait urbi et orbi sa prise du pouvoir à Bangui par le délaissement par l’Etat central de régions entières laissées, selon lui et à juste titre, en déshérence. Le président autoproclamé de cette coalition était allé jusqu’à déclarer, au débotté et sans ambages, sur les ondes de Rfi que cette nébuleuse a dû franchir le Rubicon en s’emparant, par la force, des affaires de l’Etat parce- qu’ils -les représentants de cette organisation- avaient, je le cite, « faim, que l’Etat central ne s’occupait pas d’eux ». En d’autres termes, les institutions de la République les avaient abandonnés purement et simplement. Ce qui n’était pas complètement faux.
Si Certains ont cru bon exprimer leur sentiment d’abandon et leur mécontentement vis-à-vis de l’Etat par la violence politique avec tout son cortège de violations des droits humains, de restriction des libertés publiques, d’emprisonnements, de tortures et de menaces sur les Opposants ainsi que les acteurs de la société civile ; D’autres- certainement la majorité silencieuse- l’expriment, sans broncher, dans la frustration légitime, se contentant de ronger leur frein. Cela ne veut pas dire que ceux-ci n’auraient pas un quelconque droit à une reddition de comptes de la part des gouvernants sous le fallacieux prétexte qu’ils observeraient stoïques leur situation.
Qu’à cela ne tienne, qu’en est-il plus de 3ans après la plus grave crise de l’histoire politique de la RCA ? Qu’en est-il plus de 3 ans après cette déclaration on ne peut plus claire du chef du régime de la Seleka? Apparemment, rien de concret et de positif- allant dans le sens d’un accroissement des libertés accordé aux populations- ne s’est produit en dehors des consultations électorales démocratiques du début de l’année 2016.
Car la crise a perduré et de plus belle. La transition politique- qui a duré un peu plus de 3ans- ouverte avec le départ de la Seleka du pouvoir a connu des fortunes diverses sans pour autant régler le fonds du problème en dépit de certaines bonnes volontés et bonnes dispositions d’esprit.
N’empêche, au moment où, la RCA tente cahin-caha, nonobstant l’aide substantielle de la Communauté internationale, de se sortir de son bourbier, toutes les pistes de solutions doivent être explorées et exploitées. L’on ne saurait se permettre de prendre le risque de faire l’économie de solutions ayant fait leurs preuves ailleurs et potentiellement transposables au cas centrafricain.
Nous pensons, pour notre part, à la technique éprouvée de la décentralisation-municipalisation accélérée et la décentralisation-régionalisation accélérée comme modes de gestion des Collectivités locales.
Faut-il également le rappeler, la RCA n’a jamais été capable d’organiser, à son avantage, des élections locales pluralistes depuis son accession à la souveraineté nationale. C’est-à-dire plus de 50 ans après son indépendance.
Aussi, au moment où, le pays s’apprête à honorer un rendez-vous crucial de son histoire- je pense à la table ronde de Bruxelles du mois de novembre prochain réunissant gouvernement centrafricain et Bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux-, cette technique de gestion des collectivités locales- Communes, Départements ou Régions selon les cas- doit être UTILEMENT présentée à nos partenaires internationaux pour ensuite être testée sur le terrain au plan national.
Si des élections municipales doivent être organisées à plus ou moins moyen terme (I), des élections régionales doivent, tout autant, être prévues à brève échéance (II) dans le cadre, je le répète, d’une vaste politique de décentralisation. A ne pas confondre décentralisation et déconcentration, deux concepts politico-administratifs susceptibles de prêter à confusion.
La décentralisation opère, de façon horizontale, un transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales et la déconcentration réalise, de façon verticale, un transfert de compétences de l’Etat central vers les niveaux locaux de l’Etat.
Le décor étant planté, nous pouvons maintenant aborder le fond de notre sujet.
I. Des élections municipales à impérativement organiser.
Le premier volet de la politique de décentralisation concerne l’organisation des élections municipales dans les 179 villes- si je ne m’abuse- que compte le pays.
Des élections municipales doivent être d’autant plus organisées que la nouvelle Constitution en vigueur prévoit le bicamérisme avec la mise en place d’un Sénat élu au suffrage universel indirect. C’est-à-dire par les grands électeurs que sont les Conseillers municipaux et les Conseillers régionaux.
Et, aux termes de cette loi fondamentale, la chambre haute assure, au niveau national, la représentativité des collectivités locales ou territoriales (Communes et Régions ou Départements).
Je rappelle, à toutes fins utiles, que les Communes administrent un domaine municipal, gèrent des services comme les crèches, bibliothèques, créent et entretiennent écoles maternelles et primaires, mènent une action sociale et peuvent se doter d’une police municipale. De nombreuses compétences peuvent être exercées au sein de l’intercommunalité.
Point n’est besoin ici de jeter la pierre à Paul, à Jacques, à Abdoulaye ou à Hussein en ce qui concerne sa responsabilité politique et pénale dans la carence institutionnelle que connaît le pays et ayant entraîné, de facto, son naufrage continu et, pour ainsi dire, sa faillite.
Le temps nous exige désormais d’aller à l’essentiel afin de trouver une solution satisfaisante aux nombreuses souffrances du peuple centrafricain. Ces souffrances portent des noms : l’insécurité physique et la fragilité psychologique, la famine, la malnutrition infantile, la pauvreté pour ne pas dire la misère, les maladies et notamment la pandémie du sida, le sous-développement ou l’absence de progrès social etc.
L’occasion est, aujourd’hui, donnée aux nouvelles autorités politiques issues des dernières élections présidentielles et législatives pluralistes de l’histoire du pays d’organiser des élections municipales sur l’ensemble du territoire nationale. Cela suppose, vous me le souligneriez à juste titre, la mise en œuvre réussie du processus DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement), autre défi de taille des pouvoirs publics à relever. Mais c’est cela aussi l’une des responsabilités régaliennes de l’Etat : être capable de mener, de front, plusieurs actions connexes et/ou multiformes. Coordonner différentes activités concomitamment.
Vous en conviendriez avec moi que l’organisation de ces élections- que nous appelons de nos vœux-, exige, en amont, la pacification totale du pays. Processus qui a d’ailleurs déjà commencé avec le soutien actif et décisif de la communauté internationale et reçoit, par ricochet, notre total assentiment.
Cette phase du processus de parachèvement de notre jeune démocratie doit être transparente, ouverte et inclusive afin que les populations puissent s’y approprier et s’y identifier réellement et que cela ne prête plus le flanc à la mise en mouvement de manœuvres de déstabilisation. D’où qu’elles viennent.
Il faut, de grâce, dorénavant épargner au pays la pratique généralisée et contestable- et qui n’a que trop durer- des Délégations Spéciales- chargées notamment de conduire les destinées de nos villes-, qui ont toujours fait florès en RCA, nées du simple fait du prince et qui peuvent, au passage, servir de prétextes fallacieux à des personnes mal intentionnées, en mal de voir le pays toujours voguer à reculons ou à contre-courant, voire de sombrer dans le chaos permanent. Pour ainsi faire de la RCA, le pays de l’entropie et la risée du monde.
En tout cas, je refuse de m’inscrire dans ce schéma apocalyptique.
Le pouvoir de Bangui doit se recentrer sur ses activités régaliennes dans un système libéral- libéralisme entendu au sens politique du terme- et dans un Etat de droit et donner, un peu plus, de marge de manœuvre à nos territoires.
C’est dans ce contexte que l’organisation d’élections régionales s’impose.
II. L’organisation d’élections régionales, gage de la politique de bonne gouvernance démocratique
L’autre volet de la politique de décentralisation vise l’organisation d’élections régionales dans les 16 préfectures que compte le pays.
A titre d’information, les principales compétences des régions sont la création et l’entretien des lycées et Collèges (s’agissant du cas centrafricain), l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les transports publics interrégionaux et éventuellement les aéroports régionaux. Elles sont chefs de file pour le développement économique et des acteurs essentiels de la politique sous-régionale de cohésion.
Les régions pourraient, le cas échéant, se voir attribuer d’autres compétences comme le ramassage scolaire, les services régionaux d’incendie et de secours (SRIS), l’aide sociale et la santé, la gestion des routes et des voies navigables.
L’organisation d’élections régionales pourrait être une des pistes de sortie de crise à la grave crise centrafricaine. Les autorités issues des dernières élections libres doivent saisir l’opportunité de cette table ronde de Bruxelles avec les principaux Bailleurs de fonds pour examiner cette piste. Mieux vaut tenter une expérience qui présente des garanties pour les Citoyens à tous points de vue que de ne rien faire du tout.
Le statu quo ante n’a, jusque-là, produit aucun résultat bénéfique à la RCA. N’en déplaise aux partisans de la politique du sur place, aux adeptes de la politique de l’autruche ou aux Cassandre.
Les régionales ont pour effet de permettre aux habitants ou ressortissants des collectivités territoriales concernées de prendre définitivement en mains les affaires de leurs territoires. Cela n’exclut en rien les différents mécanismes institutionnels de contrôle de l’Etat dans un Etat fortement décentralisé.
Cela ôterait à quiconque l’argument du délaissement, par l’Etat, de son territoire (sa région d’origine ou la région d’origine de ses parents).
L’Etat central doit, bien entendu, continuer à jouer son rôle de garant de la cohésion sociale et du pacte républicain en apportant les subventions et dotations nécessaires aux territoires concernés dans le cadre de « sa politique des grands travaux et de l’aménagement du territoire » afin doter le pays d’équipements et d’infrastructures modernes et ainsi le situer sur la voie de l’émergence répertoriée à l’agenda politique de la République et dorénavant considérée comme l’alpha et l’oméga de notre politique. L’horizon politique de la RCA sans lequel aucune perspective crédible, aucun développement ni progrès social n’est possible compte tenu du retard accumulé dû aux multiples errements et turpitudes du passé.
Point n’est besoin de marteler, ici, que chaque Centrafricaine et chaque Centrafricain en sont solidairement coresponsables d’autant plus qu’est en cause la Maison Centrafrique.
En vue de réduire progressivement l’inégalité entre les régions, l’Etat devra tester la méthode dite de péréquation. La péréquation est un mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales. C’est-à-dire que, transposé au cas centrafricain, les régions les plus riches- Dieu seul sait qu’il y en ait- aideront au financement de celles qui sont plus démunies en termes de ressources naturelles et d’infrastructures.
C’est aussi contribuer à une forme de solidarité entre les régions que nous qualifierons de principe de solidarité interrégionale.
L’objectif, in fine, c’est de faire de nos régions de véritables pôles régionaux de développement.
Notons que, dans nos précédentes études thématiques, nous avions déjà fait une large place à la question de la décentralisation en RCA ; problématique considérée comme une des clés du problème centrafricain.
Fait à Paris, le14/09/2016
Wilfried Willy Hetman-Roosalem
Observateur attentif de la scène politique centrafricaine
Dans l’après-midi d’hier au camp Kassaï militaire dans le 7e arrondissement de Bangui, deux soldats des Forces Armées Centrafricaines en poste ont transformé leur poste à un dojang de taekwondo après une dispute devant leurs frères d’armes. Sur décision de leur chef, les deux soldats bagarreurs sont actuellement aux arrêts, l’un au camp Kassaï et l’autre au camp de la Gendarmerie. En attendant les sanctions qu’ils méritent, les deux s’accusent mutuellement d’avoir porté le premier coup à l’autre.
Depuis les offensives de la rébellion de la séléka jusqu’à leur prise de pouvoir en mars 2013, les centrafricains ont assisté à une scène très honteuse et inédite de leurs soldats composant la Force Armée centrafricaine FACA censés les protégés : Une fuite systématique devant l’avancée des ennemis. Pour soigner cette image honteuse, l’ancien homme fort de la séléka, Michel Djotodia, une fois installé au pouvoir après la poudre d’escampette du général président et sa bande, avait jugé mieux de dissoudre les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et de les remplacer à ce qu’il appelait “FORCES RÉPUBLICAINES” avec un quart des soldats courageux qui acceptaient de revenir dans les casernes et ses éléments ramassés sur sa progression à Bangui. Les autres éléments de FACA, restaient soit en brousse soit simplement parti en exil dans les pays voisins.
Apres le carton rouge donné à Djotodia par les Chefs d’Etat de la CEEAC réunis en session sur la crise centrafricaine à Djamena l’obligeant à laisser la transition jouée par un autre groupe de personnes dont Madame Catherine Samba-Panza, les voix se sont levées pour exiger le réarmement et le retour de ces soldats. Pour la Communauté internationale venue à la rescousse de ce pays, le problème des soldats FACA n’est pas les armes mais plutôt l’utilisation de celles-ci. Dans ce paquet dit « d’utilisation des armes » selon la pensée internationale, on y retrouve la moralité et de l’éducation. C’est pourquoi, depuis la fin de la transition, des centaines de ces soldats sont en formation militaires et civique au camp Kassaï à Bangui.
Quoi qu’il fasse ou quoi qu’il porte, aucun vêtement au monde ne peut dissimuler la honte ou un comportement. La tenue portée par ces hommes ne peut en aucun cas nous dissimiler leur comportement. Pour preuve, ils ont démontré hier par une rixe qu’ils restent tels.
Selon les informations recoupées auprès des spectateurs de la scène, deux versions s’affrontent mais toutes les deux ne sont pas de nature à pourrir les relations entre ces deux frères d’armes. Tout est parti d’un partage inégal des morceaux de viandes par le marmiton selon la première version et l’autre version cette rixe s’est dégénérée après le refus de l’un de relever l’autre en faction.
Ce n’est pas pour la première fois que ces genres de conduites mettent à l’épreuve l’image de l’armée centrafricaine. En tout cas, si nos soldats ne changent pas des comportements, l’armée centrafricaine risquerait de rester encore pour longtemps sur le banc de touche ou appeler à disparaitre de la planète terre si nous voulons que le territoire centrafricain reste sur cette planète.
Il y’a lieu de rappeler à nos lecteurs qu’en février 2014, un rassemblement des soldats FACA dans la cour de l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui avait dégénéré au lynchage à mort d’un soldat que les autres qualifient de traitre. Cet événement qualifié de grave par la Communauté Internationale, était a l’origine du renforcement de l’embargo sur les armes en République Centrafricaine. Malgré des appels incessants de la classe politique Centrafricaine et de la population au réarmement des soldats Centrafricains, des pareils événements pourraient retarder à nouveau le retour effectif de ces derniers.
RCA: à Bocaranga, AFPE se mobilise pour la réinsertion de plus de 315 enfants associés aux groupes armés et des orphelins.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image23.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Session de formation AFPE. Photo:CNC.
Bangui le 15 septembre 2016. 14:00′
Par: Fifion RIBANA L’AFPE organise au courant de ce mi-juin à Bocaranga, Bohong et Mbotoga des localités qui se trouvent dans la préfecture de l’Ouham Péndé au Nord du pays des séries de formations pour la réinsertion de plus de 315 mineurs qui sont associés aux mouvements armés. Cette activité de réinsertion sociale des enfants victimes de la crise en Centrafrique concerne également, les orphelins, les enfants séparés de leurs parents, les enfants victimes des violences basées sur le genre et les enfants déscolarisés.
Selon Yolande YIKOUMA coordinatrice de l’ONG nationale AFPE, la vulnérabilité des jeunes lors de la crise que la région avait vécue est à l’origine de ce projet. Elle indique ici les raisons de ce projet, « vous savez bien que les derniers événements qui ont affectés notre pays, ont fait des jeunes des principaux acteurs et victimes de la violence. Donc, nous avons jugé mieux de monter ce projet pour ramené ces jeunes sur le droit chemin pour que ces jeunes là puissent être des bons citoyens de demain car l’avenir de notre pays repose sur cette jeunesse ».
Ces bénéficiaires sont formés aux métiers spécialisés tel que, la couture, la maçonnerie, la menuiserie pour ceux qui souhaitent menés les activités génératrices de revenues tant disque l’AFPE prendra en charge la scolarité des enfants qui préfèrent reprendre le chemin de l’école pour le compte de l’année académique 2016-2017. Les localités qui ont été choisis pour la mise en œuvre du dit projet notamment Bohong, Mbotoga et Bocaranga centre ne sont pas un fait du hasard. Elles étaient les plus affectées par la violence intercommunautaires qui ont été déclenchées dans les localités après la prise du pouvoir de Bangui par la coalition Séléka.
Le constat de l’AFPE dans son localité d’intervention relève que l’offre est supérieure à la demande. Autrement dit, les agents de terrains de l’AFPE on enregistrés un nombre important des enfants de la localité qui ont besoin de la réinsertion sociale, mais le financement de l’actuel projet qu’elle mette en œuvre ne lui permet pas de réinséré les autres enfants. Ce que reconnais ici Yolande YIKOUMA « Au départ nous avons prévus identifié 300 bénéficiers. Mais par rapport à la réalité du terrain nous avons revus en hausse cet effectif à 315 enfants. Il y’a encore un effectif important des enfants qui affluent vers nous plus que ce qu’on a enregistré dommage les moyens nous manquent pour la réinsertion de ces enfants ». AFPE a aussi organisé une vaste compagne de sensibilisation dans les trois localités pour le retour massif des enfants notamment les jeunes filles qui sont les moins inscrites à l’école dans nos bourgades.
Ce projet financé par le Fond Commun Humanitaire (CHF) s’intitule Projet de Prise en Charge Psycho-social et de Prévention de la Violence en Faveur des Jeunes Affectés par la crise dans la commune de Mbili à Bocaranga (PPEC-PS)/ CHF/AFPE/1391.
Bangui, le 15 septembre 2016. 13:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Le Premier Ministre durant cinq ans de l’ancien Président kleptocrate François Bozizé, le professeur Faustin Archange TOUADÉRA a été visiblement bien formé par son ancien patron. Depuis qu’il est devenu président de la République comme son parrain en mars 2016, il n’a cessé un jour de surprendre non seulement les centrafricains, mais aussi ses invités de marque reçus à la Présidence de la République. Selon nos enquêtes, 85% des personnes reçues par le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADÉRA sont rentrés bredouilles, environ 10% reçoivent 5.000 F CFA et 5% 10.000 F CFA comme fond social remis par son Excellence. Même ses alliés de bande de 0% qui sont partis le voir avec une boite pleine d’idées dans l’espoir de ressortir avec une enveloppe, sont ressortis les mains nues. Or, au Trésor public on nous confirme le versement hebdomadaire d’environ 200 millions de F CFA dans le cadre de ce qu’on appelle communément “fonds politiques”. Finalement, où sont passées ces importantes sommes d’argent décaissées régulièrement par le Trésor public Centrafricain?
Instaurés depuis le temps du président David Dackojusqu’au Président Ange Félix Patassé en passant par les Présidents André Kolingba et Jean-Bédèle BOKASSA, les fonds politiques, appelés péjorativement à Bangui « Bon à vendredi » par les bénéficiaires, pompés secrètement au Trésor Public, servaient à alimenter les comptes privés ou à investir dans les immobiliers de ces personnalités à l’étranger . L’ancien président François BOZIZE alors Chef d’Etat-major des armées, en a bien profité. Il faisait le tour de tous les Premiers Ministres et Ministres de l’époque tous les vendredis soirs pour ramasser comme s’il etait socialement dans le besoin. Et une fois aux affaires comme président de la République après son coup d’Etat de mars 2003, durant dix ans de son règne sans partage, le président BOZIZE et sa famille confondaient leurs cassettes personnelles et les comptes du Trésor public. En plus des commissions occultes, des mannes mafieuses issues des recettes douanières, c’est le fondspolitique dit « Bon à vendredi » qui a fortement contribué à leurs enrichissements. Faustin Archange TOUADÉRA qui partage avec lui la moitié des années passées au pouvoir avait siphonné lui aussi la caisse du Trésor public en a fait une formule mathématique.
Au pouvoir à son tour depuis le 30 mars dernier, le président Faustin Archange TOUADÉRA se réclamant le président des pauvres fait des lignes de bons à vendredi au Trésor public son forage pour puiser de l’argent. A ce titre, il sophistique à sa manière ce système de pillage en douceur de fonds publics en augmentant les lignes de crédits de ses bons à vendredi. Selon nos informations, plus de 200.000.000 de F CFA sortent régulièrement tous les vendredis à 11h du Trésor public pour la cassette du président TOUADERA dans le cadre de ses actions sociales et politiques. Qu’il soit présent ou pas à Bangui cette fortune lui parvienne en débit des difficultés de la trésorerie dues à la baisse des recettes publiques. Quelle action sociale ? A –t-il payé les promotions des tôles aux personnes qui dorment à ciel ouvert sur les sites des déplacées ? A-t-il donné de l’argent aux leaders de la séléka pour accepter son principe de DDR ?
Où sont partis ces fonds ?
Difficile de le savoir. Seulement 0,5% sont redistribués à des prétendues « œuvres sociales ». Cité dans un rapport de Transparency Internationalaux côtés de François BOZIZE et son neveu Sylvain NDOUTIGAÏ dans l’affaire dite des « Biens mal acquis », le président TOUADÉRA a de la peine sérieuse à alimenter ses propres comptes bancaires bloqués par la justice Française en Europe. C’est à dessein que la Cour Constitutionnelle de transition n’a pas voulu rendre publique son patrimoine déclaré dans les huit jours qui suivait cette déclaration auprès d’elle selon les termes mêmes de la Constitution du 30 mars 2016 qui l’impose, Constitution que cette Cour Constitutionnelle dite de transition s’est déclarée incompétente pour l’interpréter ou dire le droit la touchant.
Ces sacrifices des fonds renommées « fonds politiques » que le Trésor public donne aux personnalités au pouvoir tous les vendredis s’apparentent aux sacrifices que font les musulmans chaque vendredis aux pauvres. C’est grâce à ce sacrifice du Trésor public que Madame Catherine SAMBA-PANZA alors présidente de la transition s’est accrochée sur les Caisses du Trésor et le don angolais comme une sangsue pour sucer à fonds une bonne partie et devenir ainsi la troisième personne la plus riche de Centrafrique après François BOZIZE et Sylvain NDOUTINGAÏ et la première femme riche d’Afrique Centrale. C’est grâce aussi à ce sacrifice du Trésor public que le Premier Ministre de TOUADERA le géographe Simplice Mathieu Sarandji a monté son budget faramineux pour la dot de son âme sœur .
« Bien mal acquis ne profite jamais », veut bien ce proverbe Français. Mais en réalité, en Centrafrique devant une justice aux ordres et une société civile en quête permanente d’une place au soleil, ces détourneurs et leurs familles profiteront librement de jouir des milliards qu’ils ont volés et placés sur des comptes en banque ou dans des demeures de prestige à l’étranger, et ce, jusqu’à leur mort, la mort qui, selon le droit, constitue un motif légal d’extinction du droit de punir et de confisquer. Même arrêtés, ces détourneurs sont libérés sans jugement et nommés à nouveau à des postes de représailles. L’affaire de SONATU, le cas Francis BOZIZE, le rachat de l’uranium de Bakouma par la société AREVA illustrent bien nos pensées.
Copyright CNC.
Centrafrique: Abdoulaye Hussein et 30 de ses éléments sont arrivés à Ndélé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image22.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ancien ministre Abdoulaye Hussein.
Bangui, le 13 septembre 2016. 10:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Depuis le 12 août 2016, la date du départ négocié d’Abdoulaye Hussein de Bangui et sa bande armée basée au Km5, des rumeurs folles enflent partout faisant état de sa blessure voir de sa mort dansLe 12 août dernier, Abdoulaye Hussein, le patron de la CPJP, ancien ministre, ex-conseiller et bras armé de l’ancien président François Bozizé, avait quitté Bangui, accompagné d’une centaine de ses éléments armés vers 22h pour sa ville natale de Ndélé. Au cours de leur périple pourtant négocié et obtenu par le président TOUADERA, son cortège de la mort a été plusieurs fois attaqué, et à Damara par certains éléments des Force Armée CentrAfricaine non informés de ce mouvement, et à quelques kilomètres de Sibut FACA par les Forces des Nations-Unies stationnées à Sibut. Durant ces escarmouches, Abdoulaye Hussein, un guerrier rebelle avait perdu plusieurs de ses éléments, d’autres ont été capturés vivants ou blessés.
Contacté par CNC, l’un des éléments d’Abdoulaye Hussein arrivé à Ndélé avec son chef sain et sauf mais visiblement épuisé, nous à expliqués qu’ils étaient 130 éléments lourdement armés, en plus de leur chef Abdoulaye Hussein, à quitter Bangui cette nuit du 12 août dernier. Arrivée à Kaga-Bandoro quelques jours plus tard, ils se sont retrouvés avec seulement 72 combattants. Les 58 autres combattants ont été soit tués soit capturés soit perdus en brousse. Selon ce même élément, d’autres combattants blessés ont perdu leur vie dans la forêt faute des soins appropriés.
Apres quelques jours de replis à Kanga-Bandoro, ils ont décidé de poursuivre leur pèlerinage jusqu’à Ndélé, toujours par la brousse. En quittant, ils étaient 68 combattants et à l’arrivée 31 combattants. Les autres vont les rejoindre bientôt à Ndélé.
Ce détail a été confirmé par le chef de convoi, l’ancien Ministre Abdoulaye Hussein qui, visiblement très choqué et énervé, accuse le président TOUADERA de haute trahison. Selon lui, sa sortie de Bangui a été l’œuvre du président TOUADERA et de son gouvernement. Mais c’est incompréhensible qu’il positionne en route des femmes soldates pour l’attaquer. Le Patron de la CPJP, pour conclure, déclare ne pas se reconnaitre dans le DDR forcé de Monsieur TOUADERA et a promis de revenir à Bangui non pas par la grande route mais par une voie inconnu, s’il n’arrête pas avec la politique de roublardise du Knk.
À Ndélé, c’est un soulagement général constaté, les habitants de cette ville disent prendre acte du retour d’Abdoulaye Hussein chez lui.
Du côté des nouvelles Autorités du pays, c’est le silence total.
Abdoulaye Hussein est un ancien Chef d’Etat-major de la CPJP, une rébellion créée en 2006 par l’ancien Ministre des Mines le feu Charles Massi, exécuté dans des conditions encore non élucidées. Après la mort de ce dernier. Ni , il reprend la direction du mouvement et a été nommé Ministre de la Jeunesse par l’ancien président François BOZIZE, puis Conseiller dans son cabinet. Il a été ensuite plusieurs fois utilisé tant militairement que politiquement par l’ancien président BOZIZE et son entourage pour combattre la rébellion de la Séléka alors en gestation. A ce titre, il faisait partie de l’Alliance dite « Politico-militaire non combattante » avec Jean Jacques DEMAFOUTH de l’APRD et André Ringui Le GAILLARD de la FDPC d’un autre Aboudalaye dit MISKINE qui soutenait François BOZIZE dans les pourparlers de Libreville de janvier 2013. Il avait rejoint le rang de la coalition Séléka en mars 2013 après la prise du pouvoir de cette dernière en prêtant allégeance en guise de fête à l’un des groupes rebelles, le FPRC du général Nourredine Adam. Après la perte du pouvoir de la Séléka, le sieur Abdoulaye Hussein est maintenu dans la gestion du pays au côté de Madame Catherine Samba-Panza, l’ancienne Présidente de la transition. Mais depuis la fin de la transition en mars dernier suite à l’élection controversée de l’un des cadres de KnK à la Présidence de la République, Abdoulaye Hussein se retrouve sur le banc de touche et n’aurait pas vu d’un bon œil le retour en masse des proches de l’ancien président François Bozizé au pays qui peuvent lui faire avaler le fruit, selon eux, de sa politique de l’autruche d’alors. Il a finalement résolu de rebrousser chemin le 12 août dernier avec une bonne partie de ses éléments.
Centrafrique: une centaine des soldats chinois à Bangui, la guerre du pétrole va t-elle commencer?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image21.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Bangui, le 13 septembre 2016. 10:21′.
Par: Gisèle MOLOMA.
La prospection et l’exploitation du gisement pétrolier au Nord-Est de la Centrafrique par une entreprise chinoise poussent le gouvernement chinois à prendre des mesures spéciales de sécurité afin de protéger ses intérêts dans ce pays en guerre. Outre le problème sécuritaire rencontré par ces investisseurs chinois en RCA, la licence de prospection, d’exploration, voire d’exploitations pétrolières remis par les nouvelles autorités à une entreprise chinoise, n’a pas été du goût des américains, ni des européens. Ce qui pourrait alimenter de tension déjà perceptible dans le pays. Avec l’arrivée massive des soldats chinois en Centrafrique, peut-on parler de la guerre du pétrole dans les années à venir en RCA?
Depuis la baisse du cours de pétrole sur le marché financier, les pays producteurs du pétrole, qui accusent le choc, avaient décidé pour la plus part de diversifier la source des revenus de leurs pays. L’or noire, selon les experts, n’est plus rentable. Mais en Centrafrique par contre, c’est un rêve inculqué à tout un peuple qui souhaite voir un jour sortir de la terre leur propre or noir. Ce rêve va-t-il se concrétiser un jour? Difficile d’y répondre.
En Centrafrique, à chaque fois qu’on parle de l’exploitation du pétrole centrafricain, c’est la guerre. Chaque président centrafricain qui tente d’en parler, il perd son pouvoir en courant. Le président Faustin Archange TOUADÉRA, avant d’être élu président en février dernier, aurait donné sa parole d’honneur au président Français que l’exploitation du pétrole Centrafricain sera attribuée au groupe français Total. Or, depuis sa prise du pouvoir en mars 2016, le président TOUADERA tourne le dos au groupe français Total sous la pression de son homologue Équato-Guinéen sous pression judicaire avec la France. Il confirme l’entreprise chinoise pour l’exploitation de l’or noir centrafricain. Sur ce geste présidentiel, les intérêts chinois seraient au-dessus des intérêts français en RCA. La Chine se bat les ailes pour devenir un partenaire devenus incontournable et ce, depuis le début de la transition en 2013.
Depuis quelques mois, le gouvernement chinois, afin de protéger ses intérêts qui s’accroitraient du jour en jour dans ce pays, décide d’envoyer ses soldats sur le terrain en Centrafrique. Ce qui est rare pour le gouvernement chinois dans un pays africain. En plus de ses soldats, les autorités chinoises déploient aussi à Bangui plusieurs agents de son service des renseignements. On les voit discrètement au Ministère des Mines. À chaque visite d’un Officiel occidental, ils cherchent à tout prix savoir le motif de sa visite. Ce qui s’apparente à une guerre d’intérêts. Le Président Faustin TOUADERA alias la Tortue, l’homme qui n’a jamais respecté sa parole, risque de se retrouver seul face à sa politique de roublardise.
Sur le terrain à Bouroumata, le chantier pétrolier des chinois, la sécurité des équipements installés est assurée par des Séléka déguisés en Agents de sécurité d’une société fictive de monsieur Gazambéti. Chaque agent est payé 10.000 francs CFA à la société fictive de Gazambéti qui verse à son tour directement 4.000 francs par jours à ces Agents vigiles. Et les soldats chinois, que feront-ils exactement en RCA?
Pour le moment, personne n’est en mesure de nous éclaircir sur ce sujet. Une cinquantaine de ces soldats sont actuellement logés dans des tentes au sein de leur Ambassade à Bangui.
Du côté gouvernemental, on joue au Ping-Pong avec les occidentaux et les américains..
Rappelons à nos lecteurs que la clôture de l’Ambassade de Chine à Bangui a été transformée pour accueillir ces soldats. Pour beaucoup des Centrafricains, cette Ambassade ressemble depuis 3 mois à une base militaire américaine au Vietnam: les murs blindés avec des bétons de 50cm de large pour une hauteur de plus de 10m, protégé par des radars détecteurs du mouvement téléguidés. Ainsi, les Centrafricains se demandent si la Chine prépare-t-elle une guerre dans leur pays? Ce changement visible inquiète beaucoup les Centrafricains.
Copyright CNC.
COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT DES INTELLECTUELS CENTRAFRICAINS MUSULMANS (ICMA) POUR LA FETE DE LA TABASKI 2016
En ce lundi 12 septembre 2016, l’honneur nous échoit de nous associer à l’État centrafricain, qui a décrété ce jour férié, pour vous souhaiter à tous une très bonne fête de la Tabaski. Cette fête, également appelée Aïd al-Kébir (la grande fête) ou encore Aïd al-Adha (la fête du sacrifice), est l’occasion pour tous les musulmans et plus particulièrement ceux de la République Centrafricaine (RCA) de manifester les valeurs cardinales liées à ce moment de communion unique. En effet, le Saint Qu’ran de nous préciser en sa sourate 22 (al-Hajj, le Pèlerinage) verset 37 que “Dieu n’accorde d’importance ni à leur chair ni à leur sang. Ce qui Lui importe, c’est votre piété “.
Pour dire qu’au-delà du sacrifice de l’animal, que ce soit un mouton, une chèvre, un chameau, un boeuf, etc., ce que revête ce rite musulman c’est d’abord et avant tout la dimension symbolique, à savoir l’illustration par les croyants de la piété et des valeurs qui la caractérisent. En clair ce qui importe en ce jour béni c’est notre engagement et notre détermination à sacrifier tant notre être, nos passions, nos biens et nos richesses pour matérialiser à l’échelle du pays les principes de solidarité, de charité et de fraternité ainsi que l’idéal de paix permanente, de justice et de vérité que commande l’islam.
C’est, en effet, à cela qu’invitent tout particulièrement les membres du mouvement des Intellectuels Centrafricains Musulmans (ICMA). Aussi, profitons-nous des bénédictions liées à cette fête pour tout sacrifier afin de consolider et pérenniser une bonne fois pour toute, dans notre cher pays la RCA, la concorde nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui sont des éléments constitutifs de l’ADN social de la seule communauté nationale que nous connaissons, à savoir la société centrafricaine unie dans toutes ses diversités enrichissantes. Tel est notre combat, tels sont nos souhaits et vœux pour cette Tabaski 2016.
Aussi, nous prions pour que Dieu nous facilite la voie, agréé nos œuvres en ce jour béni et qu’Il fortifie nos coeurs afin de faire de tous les Centrafricains d’infatiguables ambassadeurs de la paix.
Au nom du Bureau Exécutif de l’ICMA et de son Président le Leader Accélérateur, Mohamed SY YALINGUI, ainsi que de tous les membres de l’ICMA à travers le globe, nous vous souhaitons une très bonne fête de Tabaski à tous!
Vive l’ICMA!
Et que Dieu bénisse la RCA!
Fait à Bangui le 12 Septembre 2016
Fari Tahéruka SHABAZZ,
Vice-Président de l’ICMA
Par Eric NGABA,
Des rapports des conférences internationales sur le changement climatique ressortent que le continent africain est l’un des plus touchés par ce changement climatique. Rareté de l’eau, intensification des phénomènes naturels dont la sécheresse, l’inondation, entre autre des sont nombreuses et déjà visibles sur le continent. Pour veiller au grain de ce danger, il est tenu, du 3 au 11 septembre 2016, un COP Académy avec 55 journalistes du continent africain afin de débrailler le terrain pour la tenue de la COP22 à Marrakech au Maroc en novembre prochain.
Si rien n’est fait d’ici à 2050, l’Afrique ne pourra subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires. Alors qu’il ne représente que 3% des émissions de gaz à effet de serre, le continent n’a reçu jusque-là que 4% des financements liés au climat, d’après Said Mouline, Chef du Pôle Partenariat Public Privé lors d’un exposé au COP Académy à Rabat. Pour mieux appréhender les enjeux liés à la lutte contre le dérèglement climatique et à la COP22 qui se tient à Marrakech du 7 au 18 novembre prochain, 55 journalistes du continent africain sont actuellement au Maroc.
Ils représentent les médias dont la presse écrite, la télévision, et le web de 28 pays: Cameroun, Mozambique, Kenya, Lesotho, Namibie, Afrique du Sud, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Swaziland, Angola, Cap-Vert, Tchad, Togo, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Ghana, Guinée Bissau, Liberia, Malawi, Niger, Nigeria, Ouganda, République Centrafricaine, République démocratique du Congo, Congo-Brazzaville, Zambie, et Zimbabwe. Il s’agit entre autres de : Le Confident(RCA), Al Akhbar, Ahram Weekly et Shorouk (Egypte), Ghana Television et TV3 (Ghana), The Standard et Business Daily (Kenya), The Nation (Malawi), Daily News (Zimbabwe), Times of Swaziland ou La Semaine africaine (Congo) sont notamment mobilisés pour faire entendre la voix de l’Afrique à Marrakech. Organisé à l’initiative du comité de la COP22, ce voyage de la presse africaine en 4 langues dont arabe, français, anglais, et portugais, fait escale à Casablanca, Marrakech et Ouarzazate.
Les journalistes participeront ainsi à la COP Academy et visiteront la centrale solaire NOOR Ouarzazate. Ils couvriront également le Sommet de la défense et changement climatique le 7 septembre à Skhirat, et assisteront aux consultations des négociateurs informels les 8 et 9 septembre avant de participer à l’événement « The Energy Transition, INDCs, and the post-COP21 agenda », organisé par le comité scientifique de la COP22 et l’OCP Policy Center les 8 et 9 septembre 2016. Ce COP Academy permet à la presse africaine de s’approprier des informations sur la COP pour une meilleure divulgation et une sensibilisation des pays africains sur les enjeux du changement climatique dans le monde que le continent africain est aujourd’hui la victime des effets pervers.
«L’objectif de COP Academy est de donner à la presse africaine la possibilité et l’opportunité d’accès à l’information sur la COP. Car c’est un défi qui doit mobiliser tout le monde. La Société civile, le secteur privé les gouvernements et aussi la presse qui doit jouer un rôle important dans ce défis, doivent s’engager pour relever ce défi mondial », a déclaré Said Mouline, Ambassadeur du Président de la Cop22, lors de l’atelier Cop à Rabat.
Aujourd’hui, les préparatifs de la COP22 vont bon train à en croire le ministre marocain de l’Agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch. Les sites devant abriter la COP22 en novembre prochain vont être remis disponibles en mi-octobre prochain. Aziz Akhannouch invite toute l’Afrique à s’approprier de cette COP22 qui sera, d’après lui, une opportunité pour l’Afrique de parler d’une même voix afin de se faire une place dans le concert des nations. Car pendant cette conférence internationale à Marraakech, les questions de l’agriculture liée à l’insécurité alimentaire, de l’eau, et des objectifs de développement durable seront débattues.
Pour rappel, le Maroc a déjà organisé la COP sur son territoire, la COP7 en 2001. Cette nouvelle COP vient confirmer l’engagement du Royaume du Maroc dans la lutte contre le changement climatique.
Après son élection à la magistrature suprême, le premier President de la sixième République avait envisagé de mettre en place un gouvernement de rupture où la compétence et l’intégrité sont les critères dominants. Ce gouvernement avait pour mission de répondre dans un bref délai aux urgences définies par le President de la République. La majorité des centrafricains avait adhérer, avait espoir et tolérait les errements et les dérapages successifs des animateurs de la vie gouvernementale. Très vite, certains membres du gouvernement qui se sont retrouvés fortuitement ou par sérendipité dans cette équipe pour service rendu se sont distingués par leur amateurisme et la méconnaissance des missions qui leur sont attribuées. Cet amateurisme relève t-il de l’incompétence ? Sont-ils victimes de la méfiance de leur collaborateur ? Ou alors sont-ils victimes de la rumeur publique déstabilisante qui est un sport de prédilection des centrafricains ? A titre de rappel, la méfiance est un état d’esprit de quelqu’un qui se tient sur ses gardes face à quelqu’un d’autre ou parfois de quelques choses. C’est un comportement formel de non-confiance basé sur de soupçons. Tandis que la rumeur est la diffusion par tout moyen d’une information dont la véracité est douteuse, erronée ou incertaine. A titre d’illustration, les anciens membres de cabinet du gouvernement de transition ont formé et aidé la nouvelle équipe à élaborer le programme du gouvernement qui a reçu brillamment l’approbation des parlementaires. Ces derniers ont été remerciés comme des malpropres à travers des révocations et parfois sans proposition de postes. Il est vrai qu’une maxime politique dit “qui gagne les élections gouverne” et une autre annonce “qu’on ne gouverne qu’avec les siens” mais ce genre de pratiques est génératrice de haine, de méfiance épidémique qui peut s’étendre aux différents départements ministériels. En attendant la grande réforme de la fonction publique centrafricaine qui doit supprimer ou créer des postes dans l’organigramme gouvernemental, les grands mouvements du personnel des départements ministériels tardent à venir. Ainsi, les fonctionnaires sont méfiants des nouvelles autorités et surtout sur le sort qui leur sera réservé. D’autres, animés de mauvaise foi font de rétention d’informations et/ou de dossiers pour se rendre utiles. Alors comment peut-on attendre la cohérence, la solidarité, la rapidité, l’efficacité et la compétitivité à un tel gouvernement ? Bousculé par l’urgence sécuritaire, le gouvernement se souci même peu de son efficacité et mélange les pinceaux pour restaurer la paix et l’autorité de l’Etat. On s’interroge même si tous les départements ministériels ont mis en place un plan d’action car c’est trop facile d’accuser le premier ministre qui responsable de la politique gouvernementale devant le parlement. Comme la nature a horreur du vide, le manque de plan d’action et l’absence de réaction décisionnelle laisse une ouverture à la Minusca de faire irruption dans la vie politique centrafricaine en lieu et place des autorités élues. Face à ce monologue gouvernemental, cette cacophonie et le manque de cohérence de l’action gouvernementale, la population commence à douter sérieusement de la réelle capacité du gouvernement à rattraper le retard dans la réalisation des objectifs. Pour ce faire, nous invitons solidairement le gouvernement à créer un climat de confiance et de lutter contre les rumeurs qui fragilisent l’efficacité et la compétitivité de l’action gouvernementale. Dès lors que le gouvernement ne parvient pas ou plus à relever le défi sécuritaire, condition sine qua non de toutes actions politiques, les députés qui représentent la souveraineté nationale et les défenseurs des intérêts des électeurs de sa circonscription doivent prendre leur responsabilité. L’assemblée nationale dispose d’un arsenal juridique consistant pour évaluer et contrôler l’action gouvernementale de façon permanente. Cette évaluation à mi-parcours permettra à l’équipe gouvernementale d’ajuster et d’adapter sa politique. Ce contrôle se matérialise soit par la procédure de questions orales, des questions écrites, soit par la commission d’enquête parlementaire, par les auditions et enfin par le vote de défiance autrement appelé la motion de censure. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande ne dites pas que c’est moi.
Paris le 10 septembre 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.
Centrafrique/ Reportage santé: Des centaines de morts en silence, le gouvernement ferme les yeux.
Bangui, le 9 septembre 2016. 16:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Le saviez-vous que les erreurs médicales sont à l’origine des centaines des morts en Centrafrique chaque année? La réponse est OUI. En Centrafrique pour une grippe légère, un malade pourrait rendre son âme à Dieu dans un centre hospitalier. Les médecins, les Infirmiers, les sages-femmes se trompent régulièrement sur les diagnostics médicaux de leurs patients et ignorent la nature des contrats qui les lient avec ces derniers. Comment le pays a fait pour que ses hôpitaux publics logent une partie du personnel soignant inconscient?
Reportage.
Dans un magazine télévisé de France2, un œil sur la planète, diffusé en 2005 dans lequel l’ancien président François Bozizé Yangouvouda, devant les caméras de nos confrères français avait rendu visite à l’hôpital pédiatrique de Bangui où un médecin pédiatre Centrafricain lui avait présenté le seul et unique bloc opératoire de son établissement qui ne dispose que d’une table métallique au milieu du bloc, une petite assiette remplie des ciseaux, d’un couteau de table et une autre pièce. Dans le reportage, le médecin explique au Chef de l’Etat François BOZIZÉ toutes les difficultés que son personnel rencontre régulièrement dans l’exercice de leurs fonctions de tous les jours. Cette image choquante de la réalité de l’état des hôpitaux en Centrafrique avait choquée le monde. Des nombreux compatriotes centrafricains criaient au scandale à l’époque. Si c’est un scandale, alors depuis la publication de ce reportage en 2005, les choses ont-elles changé?
Dans une enquête que nous avons menée dans deux hôpitaux de Bangui, le constat est amer. La réalité, loin d’être une analyse subjective, est plus dur à admettre. Et pour cause, la défectuosité et manque des matériels, l’insalubrité et surnombres des salles, la méconnaissance de la nature des contrats qui lient le personnel soignant à leurs patients, le non-respect de la déontologie médicale.
Devant l’une de nos équipes il y’a environ deux semaines, un Ingénieur télécom, diabétique travaillant à la société Telecel Centrafrique, se sentait légèrement fatigué et au volant de sa voiture, s’était rendu à l’hôpital Communautaire de Bangui pour son contrôle. Il n’est plus revenu à son domicile pour éternité. Pour cause, il était diabétique et par manque du diagnostic médical, l’infirmier qui l’avait reçu lui posa un sérum glucosé 5%. Ce qui a été fatal pour ce brave homme.
Les cas d’urgence dans les urgences poignardent les cœurs. Les urgentistes demandent à être payé avant qu’ils touchent le malade, peu importe son état de santé. Même les téléphones ou les cartes mémoires ils acceptent comme moyen de paiement pourvue qu’ils les revendent.
Il n’y a pas deux jours, une malade bien avancé dans sa maladie est ramené d’urgence toujours à l’hôpital communautaire de Bangui. Le major qui l’a reçu en prenant son carnet, ne daigne même plus ne fut-ce le regarder. Quand l’accompagnatrice du malade lui aurait demandé de s’occuper de son frère malade, il lui répond gentiment en ces termes: « Madame, vous n’êtes pas chez un marabout mais à l’hôpital. A l’hôpital, on appelle nos malades des patients kc’est-à-dire que, Pierre ou Marie Thérèse, malade, arrive à l’hôpital, il ou elle devient un patient et par conséquent il doit être aussi patient comme son nom médical l’impose ».
Ces cas vécus et choquants sont loin d’être des cas isolés, illustrent clairement la réalité des soins médicaux dans des hôpitaux en Centrafrique. Chaque jour qui passe, les hôpitaux enregistrent une dizaine de pertes en vie humaines.
Pourquoi une telle pratique est, bizarrement, acceptée par tous ? Ni les autorités, ni les patients ne disent rien et ne cherchent pas à comprendre ?
Pour les médecins interrogés par CNC, le manque cruel des équipements serait à l’origine de plusieurs erreurs du diagnostic médical en RCA. « Nous travaillons avec le peu que nous avions pour tenter de sauver la vie de nos concitoyens »,a conclu un médecin à CNC.
Autre son de cloche du côté de la population qui, pour la plupart, accuse le corps médical d’avoir privilégié les malades qui leur donnent du bakchich. Certains parlent du niveau très bas du personnel soignant en RCA.
Du côté gouvernemental, les autorités pointent un doigt accusateur sur la crise qui a secoué le pays.
Dans les faits et selon nos enquêtes réalisées au cours de ce reportage, la situation du pays dont fait allusion les autorités n’est qu’un acte échappatoire puisqu’en 2005, le pédiatre qui faisait l’émission « un œil sur la planète » avec l’ancien numéro un de Centrafrique François BOZIZE sur France 2 criait déjà à ce manque de moyen et que rien n’a été fait jusqu’à ce que la crise survient pour tout emporter.
Un autre fait devenu monnaie courante dans les infrastructures sanitaires, 90 % du personnel soignant, non seulement ne se prend pas la peine de bien consulter un malade, mais surtout ne leur prescrit rien comme médicament à payer en dehors de leurs pochettes. Malheur à celui ou celle qui paie ses médicaments à la pharmacie et les ramène. Ils croient tout posséder miraculeusement comme médicaments pour toutes les maladies dans leurs sacs à dos ou sacs à mains selon le genre. Tous les malades subissent les mêmes traitements. En outre aucun patient n’est autorisé à quitter la salle avec le reste de ses médicaments. Ils conservent tout pour ré administrer à d’autres patients. Comment pourriez-vous recouvrer la santé dans cette pratique ?
Le professionnel de la santé tout comme les malades et leurs familles ne savant pas que chacun a un droit et un devoir. Tout être né et grandi doit posséder un carnet de santé retraçant son passé maladif. Qu’il a été une fois ou non transfusé. Qu’il a été une fois ou non hospitalisé. Aussi les familles centrafricaines ignorent même qu’elles ont un droit de poursuite si elles perdent un des leurs dans un établissement sanitaire dans des conditions inadmissibles. Qu’elles doivent intenter une action en responsabilité. Il peut s’agir d’une responsabilité source de sanction (telle la responsabilité pénale ou responsabilité disciplinaire) qui consiste à sanctionner le comportement inhumain du personnel soignant ou d’une responsabilité source d’indemnisation (telle que responsabilité civile ou administrative) qui consiste à indemniser la victime ou sa famille du fait de ce mauvais soignant.
Dans certains pays du monde, les malades comme les diabétiques portent une bague spéciale à la main afin de permettre aux médecins, en cas d’urgence, de connaître leur statut médical. En Centrafrique, est-il difficile de proposer ce genre de chose aux diabétiques? Loin s’en faut.
Des diabétiques qui meurent sous sérum, des transfusés sous transfusion. Une ignorance partagée, une solution existe.
Si rien n’est entrepris dans ce pays de paradoxe et d’anomalie situé à l’antipode de la planète terre, pour conscientiser et réprimer, la peine de ses occupants est loin de les laissée. Le gouvernement doit prendre sa responsabilité de former, de construire ou réhabituer et de sanctionner et non de tout abandonné aux ONG internationales qui viennent pour l’appuyer spontanément et c’est très ridicule de crier à la bonne gouvernance après sur elles. Elles ont fait ce qu’elles peuvent faire et que le gouvernement ne peut pas faire pour avoir ces financements.
L’Etat doit agir dans l’intérêt de son peuple et non le contraire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image17.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Couverture du livre. Édition 2016.
Centrafrique: la crise en RCA va durer longtemps! (Livre de Lionel Pascal).
Bangui le 09 septembre 2016 14:00′.
Par:Alain Nzilo(directeur de Publication)
“Les éditions du Net publie ces jours ci un livre sur la crise en RCA. L’auteur, Lionel PASCAL, est venu de nombreuses fois dans notre pays à titre d’expert financier pour diverses institutions internationales dont le FMI et l’UE. Il avait déjà édité un gros document sur la corruption en RCA en 2011. Cette fois ci il a écrit un livret reprenant l’histoire et la géographie de la RCA de l’origine à nos jours. ces informations sont essentielles pour comprendre la crise d’aujourd’hui. Pays d’immigration diverses et ayant subi tant d’invasions, la RCA a toujours été à la « périphérie » des empires: boutan, arabe et français.
La violence, notamment celle des esclavagistes et des coloniaux, explique les difficultés à vivre ensemble en démocratie car la période post coloniale n’a pas été exempte de violences aussi.
L’auteur s’élève contre un départ précipité des forces SANGARIS qui devraient, au titre de l’histoire commune, d’abord assurer la paix en RCA (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui) et ensuite garantir ses frontières extérieures afin de protéger ses habitants des invasions de type « bande du Seigneur » ou autres gangs et « coupeurs de route » venant du SOUDAN. La nécessité des dirigeants de la RCA devrait être de dépenser les maigres recettes dans les secteurs de l’Education, de la Santé et des Routes; pas dans la reconstitution des FACA ! Une force de gendarmerie intérieure pour lutter contre la criminalité devrait suffire à assurer la paix dans les villages si les forces internationales protègent les frontières. La DDR ne marche pas, l’argent du budget de la RCA sera plus utile pour créer les conditions de l’investissement dans l’agriculture et le secteur minier.
Il faut aussi lutter contre la corruption de tous: fonctionnaires et classe politique et veiller à ce que la justice fasse son oeuvre de façon publique afin de redonner de la confiance aux populations de RCA et qu’ainsi les habitants apprennent à vivre ensemble et à respecter les décisions prises par une majorité des voix. La démocratie, ce n’est pas seulement voter une fois devant des observateurs étrangers, c’est participer à tous les niveaux à la prise de décision.
Toutes ces mesures sont difficiles à mettre en oeuvre et l’actuel Président récemment élu va devoir modifier en profondeur la gouvernance du pays, faute de quoi, la RCA retombera dans ses travers! C’est possible mais il faut que les « amis de la RCA » lui donnent vraiment un coup de mains et pas seulement des discours convenus! »
Dr Lionel Pascal.
Autre publication de l’auteur:
République centrafricaine: douanes et corruption, Causes de la déliquescence du pays? (Édition l’harmattan).
Centrafrique: Les comptes bancaires des personnalités proches du régime de BOZIZÉ débloqués.
Bangui, le 7 septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.
L’arrivée de l’ancien Premier Ministre de François BOZIZE , le Prosfesseur Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir en mars dernier a permis, non seulement le retour au pays de la quasi-totalité des dignitaires du régime défunt de son ancien patron, mais aussi le déblocage de leurs comptes bancaires gelés immédiatement après la perte de leur pouvoir en 2013 due à leur fuite. Ceci, grâce aussi au travail d’un avocat centrafricain qui a pu jouer le rôle du négociateur.
Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) en mars dernier a fait bouger les lignes du côté des proches de l’ancien Président François Bozizé en exil après la chute de son pouvoir. Des affaires judiciaires aux problèmes financiers, des avocats se bousculent à Bangui pour défendre et régulariser les dossiers des différentes personnalités proches du régime défunt du Général BOZIZÉ.
Au lendemain de la prise du pouvoir de l’ancien homme fort de Bangui Michel DJOTODJA, celui-ci a ordonnée à travers la Justice, le gele des avoirs de tout les comptes bancaires appartenant à la famille et proches de l’ancien président François Bozizé et de certains de ses anciens proches collaborateurs pour différents motifs dont les détournements des fonds publics, la malversation financière et escroquerie en bande organisée.
Le retour au pouvoir de ces mêmes élites fait sauter ces verrous judiciaires. Ces comptes bancaires seraient à nouveau accessibles à leurs titulaires. Depuis deux semaines les comptes bancaires de Francis, Aimé Papy, Djodjo et Monique BOZIZÉ, sans oublier quelques personnalités de l’ancien régime comme l’ancien numéro deux des libérateurs, porte-parole et Ministre d’Etat le colonel Parfait Mbaye leurs sont désormais accessibles. Des milliards de franc CFA, autrefois immobilisés dans les institutions bancaires en Centrafrique, sont de nouveau utilisables par leurs titulaires.
Selon nos sources, c’est Maître Lavou, avocat centrafricain spécialisé dans ce genre de litiges, qui serait à la manouvre. L’homme n’a pas démérité pour autant du moment où ces comptes sont maintenant débloqués. Mais pour une partie des clients, ce déblocage est politique que judicaire et refusent par ce comportement de payer à leur défenseur. L’ancien numéro deux des libérateurs le Colonel Parfait Mbaye, l’un des clients de Maître Lavou dans cette affaire, refuse lui aussi de récompenser le travail de sa défense malgré des milliards déjà disponibles sur ses comptes bancaires en Centrafrique.
Le retour au pouvoir du parti Kwa na Kwa (KNK) grâce à l’élection controversée en février dernier du président Faustin Archange TOUADÉRA, Premier Vice-Président et ancien Premier Ministre désigné de ce parti, aurait facilité ce travail de déverrouillage de ces comptes bancaires. Le fils de l’ancien président François Bozizé, le colonel Francis Bozizé, pourtant sous sanction des Nations-Unies qui ordonnent le gel total de ses avoirs bancaires, retrouve curieusement ses comptes bancaires à nouveau disponibles en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie à l’antipode de la planète terres. Peut-on parler d’un pied de nez de TOUADERA à la Communauté Internationale?
Bangui, le 7 septembre 2016. 12:23′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Vivre à Bangui, c’est comme vivre avec des cartels de la drogue à Acapulco au Mexique où les bandits armés règnent en maître sans aucune inquiétude quelconque. Il ne passe jamais un jour où les habitants de la capitale de ce pays meurtri, qui sont d’ailleurs habitués malheureusement à vivre dans de telles conditions, se croisent le diable et se remettent soudainement leurs survies entre les mains de Dieu le Père le Protecteur divin. Du quartier Km5 aux quartiers Gobongo et Galabadja en passant par Ngbénguéwé, Malimaka et Fatima, les habitants de ces quartiers vivent quotidiennement depuis une semaine sous le concert nocturne des armes. Va-t-on vers l’inscription de la ville de Bangui sur la liste des villes noires pour le tourisme et les investissements ?Il semblerait que c’est le vœu de ces bandits armés qui pullulent dans Bangui suite à l’inertie des nouvelles autorités élues grâce à leurs mains fortes prêtées sur le terrain.
Affrontement entre les soldats FACA au quartier Fatima le lundi dernier, tentative de meurtre d’un Taximotard à Bazanga, menace de mort avec préméditation arme au poing à Gobongo, la ville de Bangui n’a pas manqué un jour d’être citée dans des faits divers similaires. Tantôt on parle du règlement de compte, de braquage, tantôt on parle de la guerre d’occupation et de contrôle d’une zone d’influence ou les groupes armés s’affrontent, braquent, tuent et font leurs lois au vu et su des Forces de l’ordre qui, parfois dans certains cas, voient quelques-uns de ses éléments participer activement à la détérioration de la situation sécuritaire à Bangui.
Le dimanche 4 septembre dernier, un homme a été blessé par balle chez lui à Galabadja vers 3h du matin par un groupe de deux individus armés qui ont pénétré chez lui.
Selon des sources concordantes, c’est une affaire de la jalousie entre les deux rivaux pour une fille. Malheureusement pour l’un des deux malfrats, son bras gauche a été touché aussi par la balle que son ami a tirée sur son rival. Les deux rivaux se retrouvent actuellement à l’hôpital, l’un à l’hôpital du MSF en ville, l’autre au Communautaire.
Dans la même nuit du dimanche, un autre cas de violence s’était produit à Gobongo où un Chef Anti-Balaka du secteur avait terrorisé avec son arme une dizaine des personnes qui suivaient le match éliminatoire de la Coupe d’Afrique des Nations entre Centrafrique et la RDC. À l’origine, une légère dispute entre ce Chef Anti-balaka surnommé Hardy et un jeune homme sur le match qui a mal tournée. Le Chef Antibalaka sortait son arme et tirait plusieurs coups de feu en l’air. Ce qui a provoqué la panique sur le lieu du cinéma.
Au quartier Damala vers Combattant, c’est le spectacle du braquage à main armée le lundi dernier. Un particulier a été vidé de ses biens par ces malfrats. Tandis qu’au quartier Fatima, c’est la guerre de Check point entre les Forces de l’ordre qui ont poussé la population locale à rester sur leurs pieds tout un après-midi nuageux.
En tout cas, à Bangui, c’est le jeu de cash-cash ou ping-pong entre la population et les bandits armés. Tantôt on fuit et on revient, tantôt ces bandits armés disparaissent et reviennent comme ils veulent. Les armes circulent, et vont continuer à circuler encore probablement pendant un moment jusqu’à ce qu’ils épuisent leur minutions. L’issue des DDRR est déjà connue.
Depuis le jour des offensives de la coalition Séléka du pouvoir en 2012 et leur prise de pouvoir en 2013, le territoire centrafricain est devenu une poudrière à ciel ouvert. Et pour cause, la distribution des armes de guerre, machettes à la population regroupée au sein des milices d’autodéfense. Pour un rien, c’est l’arme qui parle. Pour avoir une aiguille, c’est l’arme au poing qui te permet de l’avoir. Pour plus voir ton adversaire, c’est l’arme qui permet son élimination. Les forces de l’ordre, qui n’ont d’ailleurs aucun courage à intervenir dans une telle situation, prennent la poudre d’escampette au premier coup de fusil entendu.
Pour les centrafricains, seule la prière qui peut les épargner de la mauvaise surprise de la journée.
Bangui, le 6 septembre 2016. 10:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Nommé il y’a cinq mois à peine par le président Faustin Archange TOUADÉRA une fois élu comme son tout nouveau Premier Ministre de son premier quinquennat, le Docteur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas manquer un jour d’agacer les conseillers et proches parents du President TOUADÉRA. Son comportement et sa manière de parler divisent énormément la Présidence de la République. Afin de calmer la tension perceptible entre les partisans du Premier Ministre SARANDJI et ses détracteurs, le président Faustin Archange TOUADÉRA a annoncé lors d’une réunion avec ses conseillers concernés que son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI sera fixé sur son sort au plus tard décembre 2016.
Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, ancien parolier et coach politique discret de son ami TOUADERA à l’époque, se retrouve aujourd’hui à son tour devant la réalité de la gestion du pays. Son engagement en politique au côté de son ami TOUADERA depuis 2008 lui a permis, comme un bon loyaliste, d’être nommé Premier Ministre il y’a cinq mois bientôt. Or depuis sa nomination à ce poste, l’homme n’a cessé de multiplier des gaffes en gaffes. Pour des nombreux conseillers du président Faustin Archange TOUADÉRA, la chute vertigineuse de la côte de popularité de ce dernier est dû à l’incompétence avérée de son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et Il n’a plus besoin de continuer à le soutenir corps et âmes.
Plus grave encore selon les conseillers du président, le sieur SARANDJI ne distingue rien des secrets d’Etat et ses propres secrets. Il vomit tous sur le lit et dans les restaurants et le lendemain, ces secrets se retrouvent dans certaines failles qui les partagent a leur tour.
«Depuis la dernière déclaration radiophonique du Premier Ministre dans laquelle il a vivement accusé la Communauté Internationale d’être de connivence avec des groupes armés, les relations entre le Premier Ministre et son patron sont devenues glaciales » nous a confié, sous garantie de l’anonymat, un membre du cabinet du Premier Ministre.
Pour le Président TOUADERA, pas question d’étaler publiquement leurs différents, leur prise de tête. Mais son sort est déjà scellé pour la fin d’année ou début d’année 2017 si la Communauté internationale me fait confiance.
En tout cas, l’avenir politique du Premier Ministre SARANDJI est sérieusement mis à mal suite à ses multiples bourdes à chaque prise de parole en public. D’où la nécessité de lui couper la parole en cas d’événements importants.
Ancien président de la Commission Éducation dans l’équipe de campagne électorale de l’ancien Premier Ministre Martin Ziguélé en 2005, Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI a regagné de fait, le parti KNK après la défaite électorale de son candidat Martin Ziguélé. Il travaillait au côté du Professeur Faustin TOUADERA lorsqu’il fut Recteur de l’Université de Bangui, puis le Premier Ministre de BOZIZÉ entre 2008-2013. Chargé de diriger la campagne du candidat TOUADERA lors de la dernière présidentielle de 2015-2016, c’est en ce moment qu’il a signé avec le candidat TOUADERA un pacte qui ne montre pas son caractère et s’est vu récompenser au détriment de certains cadres alliés ayant le profil, comme Premier Ministre après la victoire de son ami et candidat TOUADÉRA. Depuis lors, lui et son ami conduisent le pays dans un cul de sac.
Copyright CNC.
Le drame électoral qui se joue en ce moment au GABON, pays de feu OMAR BONGO ODIMBA, devrait interpeler le peuple africain tant les prises de position de la fameuse « COMMUNAUTE INTERNATIONALE » semblent éminemment AMBIGUES.
Dans les mêmes conditions et pour des prétextes souvent fallacieux, cette même Communauté dite internationale n’a pas cru daigner accorder crédit aux requêtes de l’ancien Président Ivoirien , Laurent GBAGBO, qui suite aux contestations de l’espèce ,avait sollicité des observateurs et de la Communauté internationale le recomptage des voix obtenues par chaque Candidat à la Présidentielle pour attester de la réalité et de la vérité des urnes et qui avait à l’époque essuyé une fin de non recevoir aux conséquences incalculables que le pays du défunt Président Houphouët-Boigny connait jusqu’aujourd’hui : victoire à la Pyrrhus de monsieur Alassane Dramane OUATTARA, détention et incarcération arbitraires du couple GBAGBO à la CPI et en Côte-D’ivoire etc…
Même cas de figure en République centrafricaine où des fraudes massives et généralisées ont entaché de façon substantielle les dernières élections générales dans ce pays, fraudes soit dit en passant, reconnues par la Cour Constitutionnelle de Transition, mais lesdites élections ont été tout de même validées par les Autorités de l’époque au nom , semble-t-il, de la paix sociale dans un pays en proie avec ses démons et qui aurait trop souffert des différents soubresauts…La Communauté internationale et l’ Union Africaine ont entériné et cautionné sans sourciller cette supercherie à l’odeur pestilentielle voire nauséabonde. Les requêtes de certains Candidats victimes de ce vaudeville aux couleurs tropicales ont été jugées non fondées, sans objet et classées par conséquent sans suite…Soit !!! ALLONS SEULEMENT…
Comment alors comprendre que cette Sacro-sainte Communauté internationale, au nom d’intérêts inavoués se mette à tergiverser et à se comporter en donneuse de leçons s’agissant du cas Gabonais. La jurisprudence ayant été « actée » dans les cas Ivoiriens et Centrafricains voire même d’autres, celle-ci devrait demeurer « CONSTANTE » et applicable à tous les pays « ERGA OMNES » parbleu !!!
C’est ici l’occasion de signifier au peuple africain que tant qu’il se comportera vis-à-vis des intérêts extérieurs en « NEGRE DE MAISON » selon la terminologie si chère au regretté MALCOLM X, il ne sera jamais respecté et fera l’objet de manipulations étrangères diverses…Aux africains de comprendre cela en démontrant leur maturité face aux combines, magouilles et manipulations en tous genres et d’où qu’elles viennent !!! La véritable émancipation du Continent africain face à ses oppresseurs et ennemis sera à ce prix…Chaque africain devra conceptualiser cela et se l’approprier afin de léguer un devenir et un avenir meilleur aux générations futures.
Centrafrique : la Minusca condamne l’assassinat des deux villageois par les Seleka à Dekoa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image9.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Bangui 05 Septembre 2016.
Par Eric NGABA
Deux villageois dont le chef du village de Nangayan, dans la région de Dekoa, ont trouvé la mort le 3 septembre 2016 lors d’un affrontement entre un groupe de fugitifs Séléka. Une troisième personne non identifiée, présumée ex-séléka avec les deux villageois ont été remis aux autorités locales de Dékoa par la MINUSCA, en présence de la Croix-Rouge.
Le bataillon burundais de la MINUSCA qui est intervenu sur les lieux du drame, a été prise à parti par les assaillants.
« Plus tard dans la nuit de samedi à dimanche, une unité du bataillon burundais de la MINUSCA a été prise à partie à 5km au Nord de Dekoa par une colonne de motos ex-séléka tentant de forcer le passage vers le Sud. Les soldats de la MINUSCA ont riposté », a indiqué la Minusca dans un communiqué.
L’un des assaillants a trouvé la mort et trois motos ont été saisies lors d’accrochage. D’après ce communiqué, deux soldats burundais ont été grièvement blessés au cours du combat et reçoivent depuis des soins intenses à la clinique de la MINUSCA.
Par ailleurs, la MINUSCA demande aux fugitifs de répondre à l’appel du gouvernement de se rendre et de se soumettre à la justice de leur pays.
Centrafrique: Meurtre raté d’un journaliste au Pk26 sur la route de Boali.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image8.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Bangui, le 5 septembre 2016. 12:04′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Lors d’un contrôle de sécurité de la gendarmerie nationale au Pk26 sur la route de Boali, un Journaliste Centrafricain a été criblé des balles suite à une légère dispute entre ce dernier et les gendarmes en poste ce jour. Son malheur, le refus de payer les 500fcfa exigés par ces éléments de forces de sécurité et de défense à tous les passagers.
À quoi servent finalement la gendarmerie et la police nationales? C’est la question que tous les Centrafricains se la posent depuis plusieurs mois. Depuis la prise et le départ du pouvoir de la Coalition Séléka, les centrafricains n’ont cessé de réclamer le retour effectif sur le terrain des Forces de Sécurité centrafricaines afin de les protéger vis à vis des exactions des bandits armés. Or, depuis leur retour progressif sur le terrain de ces éléments de forces légales, ces vieux loubards n’ont pas oublié leur mauvais comportement.
À peine installés à leur poste, les gendarmes, y compris les policiers ont systématiquement érigé des barrières illégales partout sur les grands axes routiers de la République. Ces points de contrôle installés, à l’origine, dans le but de contrôler l’identité de toutes personnes suspectes, se transforment en lieu de souffrance des paisibles citoyens qui tentent de faire un mouvement à l’intérieur du pays.
Hier dimanche vers la fin de l’après-midi alors que les centrafricains se préparaient à suivre le match éliminatoire de la coupe d’Afrique des Nations opposant le pays à la République démocratique du Congo, un Journaliste centrafricain de la radio nationale Monsieur Dieudonné Redomté a été la cible des gendarmes en poste à Pk26 sur la route de Boali.
Selon des sources concordantes des témoins ayant vécus l’évènement, de retour de l’intérieur du pays, le véhicule transportant notre confrère a été stoppé à la barrière de Pk26 pour le contrôle. Ici, chaque passager doit payer une somme forfaitaire obligatoire aux services de la police, de la gendarmerie, du Fito sanitaire avant de se voir leurs documents restitués. Après les formalités faites par notre confrère Dieudonné, il aurait oublié de payer les 500fcfa des gendarmes, ce que ces derniers n’ont pas accepté. Une dispute a été déclenchée et l’un des gendarmes fait usage de son arme de service pour, selon ses propres terme « corrigé » notre confrère. Ce dernier a eu des balles dans le corps et est gravement blessé. Hospitalisé dans un état grave, notre confrère Dieudonné lutte pour sa vie en ce moment.
Le gendarme, l’auteur des faits, se la coule douce sans être inquiété comme si de rien n’était passé.
C’est un secret pour personne que les citoyens centrafricains comme expatriés reprochent à raison les éléments des Forces de l’ordre pour leurs comportements guerriers sur la population civile qu’ils doivent protéger.
Finalement, à quand la fin de la souffrance des Centrafricains? Du moment où les nouvelles autorités du pays deviennent inefficaces, inexistantes et impuissantes devant les malfrats, rien ne pourrait se faire et la souffrance des centrafricains est loin de les quitter.
Bangui, le 05 Septembre 2016. 10:11′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Cantonnés dans le cadre du pré DDRR depuis 2015, certains éléments de l’ex-coalition Séléka ont lancé il y’a une semaine un ultimatum au Gouvernement dans lequel, ils demandent le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA) suspendus depuis 4 mois, l’amélioration de leur condition de cantonnement. À défaut d’une réponse positive dans quelques semaines, ils seront dans l’obligation de bloquer la route numéro 1 entre Bouar et la ville frontalière avec le Cameroun, Garouaboulaye.
Cantonnés des éléments armés sans aucune prise en charge alimentaire ou sanitaire, c’est entretenir en quelque sorte l’insécurité dans le secteur du cantonnement. On a déjà vu à Bangui où des éléments de la Séléka cantonnés aux camps Béal et RDOT bloquaient régulièrement les grands axes routiers de la capitale tout en menaçant de s’en prendre aux particuliers, si leurs revendications n’avaient pas été pris en compte par le Gouvernement.
Les mêmes faits produisent les mêmes résultats. C’est en substance ce que pensent à juste titre ces éléments de la séléka de Baoua, une ville située entre Bouar et Béloko où une centaine des éléments de la Séléka sont cantonnés dans une concession de l’école. La population locale vit ainsi au bon vouloir de ces éléments de la Séléka.
Du côté des nouvelles autorités du pays qui sont en réalité les anciennes qui sont revenues, couper le ravitaillement en vivre de ces éléments, c’est la façon idoine de les punir après avoir les chassé du pouvoir, alors qu’elles ne s’attendaient pas, en mars 2013. Nous a rappelé un cadre de KNK travaillant à l’Inspection Générale des Finances.
Afin de manifester leur mécontentement vis à vis du gouvernement de Touadéra et consorts qui les a totalement délaissés, ces éléments cantonnés ont lancé un dernier ultimatum aux autorités militaires du pays, au gouvernement et au Président de la République. Un ultimatum pressant sous forme de menace dans lequel ils demandent aux destinataires le rétablissement immédiat de leurs Primes Générales d’Alimentation (PGA), l’amélioration de leur condition du cantonnement. À défaut d’une réponse favorable, ils seront dans l’obligation de bloquer le grand axe du ravitaillement de la RCA qui passe devant eux, et ce, d’une manière continue.
Informé, le gouvernement, dans ses habitudes d’inaction, fait la sourde oreille et hésite de prendre au sérieux cette menace afin d’éviter un autre désordre qui sera probablement adossé à un homme politique.
Rappelant que les habitants de la ville de Baboua, avaient demandé sans succès au gouvernement et à la Minusca de changer le lieu de cantonnement de ces ex-combattants. Ils ont été regroupés dans l’unique grande école de la ville obligeant ainsi les parents d’élevés à prendre en charge eux même et à leur manière, l’éducation et la formation de leurs enfants. « On ne peut plus compter sur les gens de Bangui qui ne pensent qu’à eux et à leurs enfants » a conclu un parent d’élève de la ville.
C’est cette politique sectorielle et partisane qui crée des révoltes. Changeons !
Copyright CNC.
Le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran a conduit, le 30 août 2016, une importante délégation américaine à Berberati, localité située à environ 600 km à l’ouest de Centrafrique. C’est une mission conjointe qui a pour objectif d’évaluer la traçabilité d’exploitation de diamants bruts dans cette zone conforme à l’exploitation définie par le Processus de Kimberley et s’enquérir de l’état de la cohésion sociale entre les communautés.
La délégation ayant effectué cette mission était composée des cadres du département des mines dont le ministre Léopold Mboli Fatran, la ministre des affaires sociales et de réconciliation Virginie BaÏkoua, de l’ambassadeur des Etats Unis à Bangui Jeffrey Hawkins, du directeur Adjoint de l’USAID RDC Scott Hocklander. La mission s’inscrit dans un projet soutenu par l’Agence américaine de Développement (USAID) dans l’exploitation de diamants bruts en République Centrafricaine. La mission a été marquée par des séries de rencontres avec les autorités administratives locales et les acteurs miniers de la ville de Berberati qu’au cours de laquelle la délégation a visité un chantier minier de Lomi dans la localité.
Ces séries de rencontre et la visite sur le chantier de Lomi ont permis à la délégation centrafricano-américaine de s’enquérir non seulement de la situation sécuritaire et de l’état de la cohésion sociale entre les communautés de Berberati mais aussi de d’évaluer le travail abattu par le projet DPDDA (Droits de Propriété et Développement du Diamant Artisanal) soutenu par USAID. Cette mission s’inscrit également dans le projet DPPA qui appui le ministère des Mines et les artisans miniers. L’occasion pour le ministre centrafricain des mines et le diplomate américain d’apprécier le progrès réalisé dans la région de Mambere-Kadaey par les points focaux du projet DPPA.
« C’est depuis longtemps que l’USAID a mis en place le projet DPPA dans notre pays. Ce projet a deux volets. Premièrement, le gouvernement américain appui le gouvernement le centrafricain dans le Processus du Kimberley notamment la traçabilité d’exploitation de dimant bruts parce qu’à certains moment, le diamant centrafricain a été suspendu du Processus du Kimberley. Suite aux efforts du gouvernement centrafricain auprès de ce processus, la sanction a été levée sur la région de Berberati déclarée zone conforme à l’exploitation de diamants. Mais cette sanction partielle n’a pas encore amélioré la situation. C’est pourquoi l’USAID à travers son projet nous permet de mieux suivre la traçabilité de diamant depuis la chaine d’exploitation jusqu’à son exportation », a fait savoir le ministre des mines et de l’énergie, Léopold Mboli Fatran avant d’ajouter que le deuxième volet de ce projet consiste la a suivre le processus de la cohésion sociale qui existe les différentes communautés dans la région.
« Comme vous le savez, les activités minières regroupent les différentes communautés locales. C’est pour nous une occasion de savoir s’il y a la cohésion sociale entre ces communautés. Car durant le conflit que notre pays a traversé, certaines communautés se sont déplacées hors de leurs localités. Donc il s’agit d’interpeller tout le monde sur la nécessité de consolider cette cohésion sociale qui existe afin de favoriser le retour digne des communautés déplacées. C’est je suis venu avec la ministre de la réconciliation nationale », a ajouté le ministre des mines.
De son côté, le diplomate américain a apprécié le travail que font les acteurs miniers pour le développement de la République Centrafricaine. Il a mis l’accent sur l’enjeu du secteur minier qui est, selon lui, important pour le pays. « Le diamant est un secteur extrêmement important pour la RCA car c’est un secteur qui fait vivre des centaines de milliers de Centrafricains. C’est un secteur qui peut être un secteur de stabilité dans le pays ou facteur d’instabilité. Ça mérite beaucoup de considérations et beaucoup de travail. Donc le gouvernement américain, l’USAID, cherche à aider ce secteur de façon différente mais concurrente. D’abord on essaye dans le Processus de Kimberley, la traçabilité et la légalité de diamant. Ce qui veut dire que les recettes vont partir dans la caisse de l’Etat et éventuellement aider la population au lieu d’aller dans la poche des gens qui ne respectent pas la loi. Donc, le Processus de Kimberley, nous soutenons le côté technique », a martelé l’ambassadeur des Etats unies en Centrafrique avant d’évoquer le deuxième volet de l’aide américaine dans ce secteur étant aussi important selon lui, c’est la réconciliation.
« Le diamant rassemble les différentes communautés par le passé dans les villes comme Berberati où les communautés vivaient ensemble et travaillent dans ce secteur. Maintenant il y a la crise qui a divisé les gens et il faut quand même penser leurs blessures. C’est pour cette raison que nous avons tenu à venir ensemble avec le ministre des mines et la ministre de la réconciliation nationale ».
Depuis la suspension temporairement de la République Centrafricaine par la décision administrative du Processus de Kimberley au mois de mai 2013, seule la préfecture la Nana-Mambere est déclarée zone conforme à l’exploitation de diamant. Cette mission conjointe de revue a permis de toucher du doigt la situation sécuritaire stable dans cette région et la cohésion sociale qui y règne. La ministre centrafricaine des affaires sociales et de la réconciliation, Virginie Baïkoua dans sa prise de parole, a appelé les communautés à consolider le vivre ensemble afin de permettre le retour des personnes déplacées que le gouvernement s’est mis à pied d’œuvre avec les partenaires. Elle a souligné que la présence de la délégation à Berberati témoigne l’engagement du gouvernement dans le relèvement de la région à travers les activités minières.
Dans ce volet, le gouvernement américain à travers l’USAID qui soutient le projet DPDDA en Centrafrique s’engage à appuyer le gouvernement centrafricain dans le Processus de Kimberley. Le projet DPDDA est présent en Centrafrique, dans les régions Sud-ouest depuis 2007. Le projet contribue au renforcement de la paix et à la résolution des conflits. Il consiste à soutenir le rétablissement de la chaine légale de diamants sans conflits et en conformité avec le cadre opérationnel dub Processus de Kimberley. Le projet DPDDA appui également le renforcement de la cohésion sociale et la consolidation de la paix par la sensibilisation de tous les acteurs et les communautés du secteur minier.
Le numéro 444 d’Afrique Education sera disponible, chez votre marchand de journaux, à partir du samedi, 03 septembre 2016.
Ce numéro, qui comprend un rapport exclusif sur les droits de l’homme au Congo, intitulé : « Congo-Brazzaville : Sassou-Nguesso devant la Cour pénale internationale » ? avec sur sa Une, le général congolais, Jean-Marie Michel Mokoko, vainqueur de l’élection présidentielle du 20 mars, qui croupit, actuellement, en prison, à Brazzaville, mettra, exceptionnellement, tout le mois de septembre en kiosque.
Le rapport sur les droits de l’homme au Congo-Brazzaville, contenu dans ce numéro étant sous embargo des Nations-Unies, le numéro 444 ne sera accessible sur la boutique du magazine que vers la fin de la semaine prochaine. Mais, dès le 03 septembre, le magazine papier, lui, sera disponible chez les marchands de journaux habituels.
Toujours dans le numéro 444, un article intitulé : « Gabon : Vers un septennat explosif ». La simple réélection, dans les conditions qu’on sait, de Bongo Ondimba Ali, risque de lui compliquer la tâche. Les problèmes dans ce pays ne font que commencer.
Dans le domaine de l’éducation et de la formation, Afrique Education dans un article : « Pays Arabes : Suppression de ‘l’éducation islamique’ des programmes scolaires », répertorie les ravages du fondamentalisme islamique sur les systèmes scolaires dans les pays arabes les plus touchés.
Bonne lecture.
Pour nous joindre : Tél. : 00.331.42 53 72 09/72 15/72 30
Fax : 00.331.46 56 88 08
Email : afriqueeducation@afriqueeducation.com
Site internet : www.afriqueeducation.com
Il a toujours existé à travers le monde, des milliers d’offres d’emplois de différentes qualifications et catégories professionnelles, ouvertes à destination de la Centrafrique, notamment au sein de divers organismes, entreprises et ONG déjà installées, en création, ou en instance d’implantation. Nous ne parlons pas ici, de ces rares offres partielles et parcimonieusement diffusées, que l’on voit paraître quelques fois dans des journaux nationaux triés sur le volet. Nous visons plutôt précisément, toutes les annonces intéressantes qui, publiées par des sites étrangers insoupçonnés, échappent de ce fait, à l’attention de milliers de cadres Centrafricains pourtant en quête d’emploi, et remplissant probablement toutes les conditions de recrutement exigées. Du coup, faute de postulants, parce que faute d’informations, ce sont de plus en plus aux cadres non Centrafricains que les employeurs recourent aujourd’hui. Constat taraudant pour un pays en plein essor et qui ne demande pas mieux, qu’à utiliser ses nombreuses ressources humaines.
Dès lors et sans aucun doute, on ne peut que noter à ce niveau, un net défi d’avenir, que seuls des Centrafricains qui se sentent interpellés, peuvent et doivent relever. Surtout et quand en plus, personne n’ignore à l’heure actuelle, avec quelle intensité offensive, particulièrement, des bureaux étrangers, se lancent à la conquête des moindres opportunités d’affaires en RCA, et réussissent d’ailleurs à « rafler » à tour de bras, presque tous les marché de recrutement de l’Etat, des entreprises privées et autres ONG travaillant dans le pays.
Dans son domaine, AFRI JOB STORE, est la Première plateforme Centrafricaine de recherche d’emploi, qui va permettre la mise en relation dématérialisée, entre employeurs et candidats à l’emploi.
AFRI JOB STORE se veut une porte ouverte sur le marché du travail. Son ambition, est de pallier les difficultés d’accès à l’emploi que rencontrent de nombreux Centrafricains « résidents ». Quant aux « REPATS » Centrafricains, qui, pour la plupart, bien que soucieux de revenir chez eux, hésitent cependant faute de perspective sûre, AFRI JOB STORE entend leur offrir un moyen pouvant leur permettre d’accéder à tous les emplois de leur choix. C’est aussi pour eux, l’opportunité offerte, de chercher à mettre à la disposition de leurs compatriotes et de leur pays, leurs compétences et les expériences qu’ils ont acquis à l’étranger.
AFRI JOB STORE est en fin de compte, un outil de fluidification, de redynamisation et surtout de démocratisation du marché du travail.
Grâce à la diffusion de profils divers et variés d’un plus grand nombre de candidats sur son site, ainsi que des offres d’emploi dont les caractéristiques sont clairement détaillées, AFRI JOB STORE, favorisera non seulement une plus grande visibilité des besoins exprimés, mais aussi et surtout, permettra de réaliser, très rapidement et plus facilement, une parfaite adéquation, entre d’une part les offres des employeurs, et d’autre part, les demandes des travailleurs en recherche d’emploi.
En fonction de ses prestations, AFRI JOB STORE, souhaite devenir une aide précieuse ainsi qu’un support incontournable, entre les mains des responsables des ressources humaines certes, mais également, de tous les recruteurs et structures privées de placement, qui vont avoir à leur disposition, une banque idéale et facile d’accès, pour toutes données et informations dont ils ont besoin.
AFRI JOB STORE est un projet centrafricain, porté par deux jeunes entrepreneurs centrafricains, un Expert-comptable stagiaire résidant en France et un Ingénieur Digital Project Manager vivant au Canada. Ces cadres dynamiques, se sont donnés pour mission essentielle, d’introduire et de vulgariser le numérique dans le monde très prometteur du travail en Centrafrique.
La première présentation publique de ce projet, aura lieu le samedi 03 septembre 2016 à 10H dans la salle des réunions de l’Alliance Française de Bangui.
Nous vous tiendrons largement au courant de l’évolution de cette véritable révolution en RCA.
La Centrafrique a connu des moments difficiles et sombres de son histoire où notre identité a été ébranlée par des conflits inter armés.
Cette guerre fratricide a fragilisé le pays sur tous les plans et a nécessité l’intervention des forces internationales pour rétablir l’ordre constitutionnel et la paix. A la lecture de la situation actuelle, où le pays est morcelé et géré par des administrations parallèles,
une question d’ordre juridique nous interpelle : la Centrafrique est-elle toujours un Etat au sens du droit international ? L’Etat par définition est une personne morale de droit public titulaire de la souveraineté. Ainsi, on parle d’un Etat lorsque les trois éléments constitutifs sont réunis. Il s’agit d’abord d’un territoire délimité par des frontières terrestres, aériennes, maritimes et reconnues par le droit, ensuite une population unifiée et enfin une puissance publique ou un pouvoir qui s’exerce sur cette population. Ces trois conditions sont cumulatives et si l’une de ces conditions manque, l’Etat n’est pas légalement constitué au sens du droit international et du d
roit constitutionnel. Alors peut-on dire que la Centrafrique est-elle un Etat ? Le territoire est divisé et dirigé par des groupes armés, la population n’est pas unifiée et l’Etat n’exerce pas sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Avec le manque de ses propres forces nationales de défense et de sécurité, et devant l’omniprésence des forces internationales, nous avons l’impression d’un pays sous tutelle ou sous protectorat. Nous émettons de sérieux doute sur l’effectivité de l’Etat centrafricain et demandons au President de la République et à son gouvernement de se conformer au droit international et de restaurer la souveraineté de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.
Pour rattraper le train de l’actualité et à l’instar des élections présidentielles au Gabon, peut-on affirmer que la Centrafrique peut inspirer ou être un modèle de démocratie ? L’organisation générale des élections en Centrafrique n’était pas si parfaite mais la particularité de ce processus électoral se résume dans la gestion post électorale, plus précisément le faire-play du candidat perdant. Était-il convaincu de sa défaite ? L’a t-il accepté pour épargner son pays d’une crise post électorale avec des conséquences désastreuses ? Par souci d’abréger la souffrance de ces concitoyens ? Dans tous les cas, le candidat perdant à été très apprécié et a été élevé à l’ordre de Chevallier du mérite démocratique. Inversement, le President de la République avait pris une bonne initiative de rendre visite au candidat perdant. Quelle est actuellement la nature de ses relations avec ce dernier ? C’était simplement un coup de communication ou de divertissement politique ? Lors de son investiture, le President élu se veut rassembleur et proclame qu’il est le President de tous les centrafricains. Est-il véritablement dans les faits le President de tous les centrafricains ? Et si oui pourquoi plusieurs autorités civiles et militaires qui ont servi la transition se retrouvent dans les couloirs et sans responsabilité ? S’agit-il d’une chasse aux sorcières ? Pour finir, la jeune démocratie centrafricaine semble être une réussite mais cela reste une démocratie tropicale avec beaucoup de coquilles. La démocratie à travers la définition donnée par l’ancien Président américain Abraham Lincoln suppose la forclusion de l’exclusion.
En conséquence, nous invitons le President de la République à composer avec toutes les compétences sans distinction de partis politiques, de région, d’ethnie et de religion pour que prospère la démocratie participative en Centrafrique car notre chère patrie ne peut pas rentrer dans l’histoire démocratique en reculant. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 02 septembre 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
La réconciliation, c’est d’abord accepter de se ranger sous la contrainte de l’association-politique (l’État), c’est-à-dire, accepter que l’État prenne en charge la question de protection et de la sécurité des personnes et des biens sur tout le territoire et d’en assurer la libre circulation.
La réconciliation, c’est la volonté politique de s’unir, de s’associer pour construire un destin et un avenir commun. La réconciliation, à ne pas confondre, n’est pas une prise en charge sociale par l’État des uns et des autres, elle n’est pas non plus le processus du DDRR. Elle est le processus par lequel chaque citoyen accepte d’apporter de sa puissance à la création d’un État-politique (l’association des peuples libres).
L’Etat-politique ne pourrait tolérer, un seul instant, une quelconque discrimination entre les citoyens, il en fait plutôt un délit. L’Etat-politique donne la dignité et l’égalité à tous. L’Etat-politique donne à chaque individu le statut de citoyen et souverain. L’Etat-politique refuse toute expression de minorité et favorise l’ascension sociale à tous. L’Etat-politique refuse tout phantasme de quelque ordre qu’il soit et favorise l’adhésion de tous à la république. L’Etat-politique est fécond, il construit, il organise, il agrandit. L’Etat-politique par son principe est équitable et agit dans les limites des pouvoirs que les citoyens lui ont confiés. Les actions de l’Etat-politique répondent à l’objet de l’institution dont il est appelé à défendre.
L’Etat-politique est un Etat de droit, un refrain dans le processus de la démocratie, il ne se limite pas au rituel électoral mais un comportement de tous les jours et dans tous les domaines, la règle de droit est présente au niveau de toutes les instances de l’Etat, elle ne laisse aucune place à l’arbitraire, régente tout car elle est le critère permanent de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal et ne tolère pas les interprétations divergentes.
La loi est le ciment de l’association-politique, elle est le garant de la liberté. Elle n’exprime pas la volonté du plus fort mais la volonté générale des citoyens.
La loi doit empêcher l’intolérance, l’injustice, les inégalités, le népotisme et le despotisme.
Ainsi, nous allons vers la nécessité de fonder une république juste et égalisatrice pour l’intérêt général et le bien commun. Seule la loi peut garantir la liberté en protégeant le citoyen vertueux et en punissant l’ennemi de l’expression de la volonté générale. La liberté du citoyen dépend donc du degré de son asservissement à la loi. Cet Etat de droit est laïc et souverain, il est a-religion et a-racial.
La réconciliation, il faut du courage et de la volonté. Cette volonté doit être précédée :
d’une volonté de faire table rase du passé égoïste, lugubre et macabre
d’une volonté de dépasser les limites de l’intolérance, du chauvinisme religieux et ethnique, et les remplacer par des mécanismes de réconciliation et d’intégration
d’une volonté de favoriser partout des synergies dans toutes nos provinces, de façon à accélérer le processus d’unification et à déconstruire les antagonismes, ce qui amènera tout naturellement les populations vers la solidarité générale. Par synergies, ce sont toutes ces associations d’actions sociales et d’entraides efficaces de cœur. Elles pourront de la sorte aplanir les inimitiés. Certes, ce processus ne s’enclenchera pas seul sans être appuyé par l’Etat et, si ce principe s’inscrit dans la réalité politique quotidienne ; cela ne signifiera pas pour autant que tous les conflits et les problèmes seront résolus : ce qui importe c’est chercher à purger les antagonismes et les inimitiés qui barrent la route à la réconciliation nationale et aux rapports économiques et culturels harmonieux qui unissaient.
L’Etat doit encourager et codifier juridiquement ces synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.
Voilà, ce qui serait le processus de la réconciliation ; il sera long mais nécessaire et citoyen. La réconciliation c’est le choix de la liberté, une idée fondamentale que nous devrions défendre, une émanation de l’essence de notre peuple.
Faustin Archange TOUADERA est un Président légitime, il a l’autorité acquise pour conduire avec sérénité cette réconciliation. La réconciliation ne doit pas être un bricolage politique, elle doit aussi traiter de fond nos problèmes de société et d’y apporter les solutions politiques appropriées.
Mobilisons-nous pour la grande marche vers la création d’un l’État-Nation.