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G5sahel : Un Mauritanien aux Commandes

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G5sahel : Un Mauritanien aux Commandes

 

 

Yaoundé, 17 juillet 2018 (CNC) –

 

Le général Hanena Ould Sidi qui a pris le commandement le 2 juillet à Nouakchott est secondé par un officier Tchadien. Il s’agit du général Oumar Bikimo.

La force anti-terroriste G5sahel a un nouveau commandant. Il s’agit du général Hanena Ould Sidi. Ce haut gradé est par ailleurs chef d’Etat major adjoint de l’armée Mauritanienne.

Il remplace à ce poste le général Dacko. L’adjoint du commandant de cette force est désormais un officier tchadien. C’est le général Oumar Bikimo. Il remplace à ce poste le colonel-major Burkinabè Yaya Séré.

Les deux officiers généraux ont été nommés le 2 juillet à Nouakchott lors d’un sommet de l’organisation G5. Une organisation qui regroupe le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Ces nominations ont été faites en marge du 31e sommet de l’Union Africaine. Il faut préciser que c’est à la suite d’une attaque de la base du G5Sahel que les deux officiers mauritaniens et Burkinabè ont été nommés.

Le nouveau commandant est le général Henana  Ould Sidi est un expert des renseignements militaires. Il a une longue expérience dans le domaine pour y avoir été à la tête des renseignements militaires mauritanien.

De son côté ; le général Oumar Bikimo est un homme de terrain. Il connait bien le Mali, pour y avoir commandé les troupes tchadienne envoyées en 2013 pour chasser les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Il a également servi comme commandant adjoint de la force militaire de la Mission de l’ONU (Minusma), en 2015-2016. Le président Mauritanien, le général Mohamed Ould Adelaziz, croient fermement en ces hommes.

Pour lui le nouveau commandant du G5Sahel est fera l’affaire grâce à son expérience dans le renseignement militaire.

Car c’est à cause de nombreuses failles au sein de l’Etat-major de la force antijihadiste que l’attaque du 29 juin a été possible. Ils espèrent que les nouveaux commandants du G5Sahel vont corriger ces failles et faire preuve de leur efficacité.

Même les experts de l’Onu s’accordent sur le fait qu’il faut corriger les failles pour sécuriser et stabiliser la région. Rappelons qu’à la veille du dernier sommet de l’UA, la base de la force conjointe G5 Sahel avait été attaquée à Sévaré au centre du Mali.

Cette attaque avait été condamnée par le président Français Emmanuel Macron et ainsi que l’ensemble des dirigeants des pays membre du G5Sahel.

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Par : N. Mballa, CNC.

RDC : Guterres et Faki Mahamat attendus à Kinshasa après le 8 août

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RDC : Guterres et Faki Mahamat attendus à Kinshasa après le 8 août

 

 

Kinshasa, 17 juillet 2018 (CNC) –

 

Les autorités congolaises ont fait cette annonce hier. Elle souhaite d’abord boucler les dépôts de candidature à la présidentielle avant l’arrivée des deux personnalités.

Le secrétaire de l’Onu général Antonio et le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat sont attendus à Kinshasa. Les deux personnalités devraient s’y rendre seulement après la date du 8 août.

Car les autorités congolais voudrait d’abord clôturer les dépôts de candidatures pour la présidentielle. Rappelons que la visite de ces deux personnalités initialement prévue le 10 juillet dernier avait été renvoyée.

Le président Joseph Kabila avait même dépêché son ministre des affaires étrangères à New-York à cet effet. Leonard She Okitundu s’est rendu aux sièges des Nations Unies pour signifier au secrétaire général l’indisponibilité du président Joseph Kabila.

……………

 

Par : N. Mballa, CNC.

RDC : Vaste mouvement au sein des Fardc

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RDC : Vaste mouvement au sein des Fardc

 

 

Bangui, 17 juillet 2018 (CNC) –

 

Le président Joseph Kabila a promu de nombreux officiers de l’armée à des postes important hier à Kinshasa. Deux d’entre sont sous le coup de sanctions américaines.

Le président Joseph Kabila a promu le week-end dernier de nombreux officiers des forces armées de RDC (Fardc) à des postes clés. Parmi eux,  il y a le nouveau chef d’Etat-major de l’armée.

Le lieutenant-général Célestin Mbala remplace à ce poste le général Didier Etumba, admis à faire valoir ses droits à la retraite.

Mais ce dernier ne connaîtra pas vraiment la retraite puisque Joseph Kabila a fait de lui son conseiller militaire. Le nouveau chef d’Etat-major de l’armée a comme adjoint le général Major Gabriel Amisi.

Le général major Gabriel Amisi est désormais chef d’Etat-Major adjoint chargé des opérations et des renseignements. Bien avant sa nomination, il occupait les fonctions commandant des forces armées pour la première zone de défense.

Par ailleurs, le chef des armées Joseph Kabila a promu le général John Numbi au poste inspecteur général des Fardc. Le général Numbi est un ex-patron de la police congolaise. Comme son camarade Gabriel Amisi, le général John Numbi est sous le coup de sanctions américaines. Les deux officiers avaient été placés sur une liste noire américaine en septembre 2016. Le gouvernement américain les soupçonnes d’être responsable des exactions ayant conduit à la violation des droits de l’homme et de libertés du peuple congolais. C’était lors des  manifestations anti-Kabila que ces répressions et sanctions sont tombées.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : La colère d’un Centrafricain face à la démagogie et les mensonges de Crépin Mboli-Goumba.

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Centrafrique : La colère d’un Centrafricain face à la démagogie et les mensonges de Crépin Mboli-Goumba.

 

 

Bangui, 17 juillet 2018 (CNC)

 

D’après Jean-Baptiste Blanchard « La médisance n’est pas seulement une lâcheté, c’est une indignité et une bassesse ».

Comme on dit souvent, le ridicule ne tue pas en Centrafrique. Nous avons acheté et lu le livre de Mr Crépin Mboli-Ngouba intitulé le récif de l’Oubangui. Ce samedi 07/07/2018, nous avons assisté à l’Hôtel Leger Plazza à la présentation de ce livre.

Connaissant le personnage, j’ai fait le choix d’attendre la présentation officielle de son livre avant de me prononcer. Chose faite ! Je peux me permettre de me prononcer.

Avant de parler de son livre, permettez-moi de vous présenter notre Avocat national.

C’est un compatriote malhonnête que tous les Centrafricains  qui ont vécu aux États unis dans les années 2000 connaissent parfaitement !

De ces escroqueries sentimentales envers nos compatriotes centrafricaines afin d’avoir un toit et des subsides. La fille LEKELEGBAN en a une preuve vivante !

Sans oublier ses connexions avec la mafia nigériane afin de payer des avocats confirmés afin d’aller composer les examens à sa place.

Revenons maintenant en RCA.

Ce Monsieur est celui qui était un garçon des courses des enfants Bozizé avant d’être un collabo de régime dictatorial de Bozizé.

Arrivée  de la SÉLÉKA au pouvoir,

Celui qui mangeait hier avec la famille Bozizé n’a pas attendu trois jours pour faire allégeance à Michel DJOTODJA. Il fait partie des premières personnes à aller proposer leur service au nouvel homme fort de Bangui. Tout en trahissant les secrets de son ancien maitre, je vous laisse le soin d’apprécier la personnalité et la moralité de notre avocat.

Pour être dans le cercle fermé de Michel Djotodja, il avait fait le choix de mentir volontairement au non de nos compatriotes, sachant que ces mensonges peuvent mettre leurs vies en danger voire même pousser l’homme fort de Bangui à ordonner leurs assassinats, j’ai à l’esprit l’assassinat odieux et lâche de Monsieur Modeste BRIA.

J’ai une anecdote plus grave à vous raconter.

Savez-vous que le conseiller de l’ancien Président Michel Djotodja Monsieur Igor KOMBOT NAGUEMO a été assassiné par la femme de Michel Djotodja qui a accusé Igor d’être celui qui faisait venir les filles Kinoises et Angolaises au Président Michel Djotodja?  Pour atteindre son objectif, elle était obligée de passer par Monsieur Mboli-Goumba . En effet c’est lui Mboli Goumba en personne qui avait servi à Igor KOMBOT NAGUEMON ce vin empoisonné qui l’a tué ! MBOLI GOUMBA l’avait fait en conscience juste pour rester dans le cercle de décision de la SÉLÉKA.

Voici ce personnage auteur d’un empoisonnement mortel, Mboli-Ggoumba, qui se dit un homme d’État et qui a osé écrire des âneries contre des Présidents, des anciens Premiers ministres, des ministres et des ambassadeurs.

Franchement Me Crépin Mboli-Goumba de qui te moques- tu??

Peux-tu vraiment sur le plan éthique et moral à ceux que tu attaques ? Vraiment !

J’ai un conseil à te donner ne soit pas pressé tes collègues criminels de la galaxie SÉLÉKA t’attendent de pied ferme, le moment viendra où tu seras appelé devant la barre de la CPI afin de justifier des crimes contre l’humanité et crimes des guerres dont tu  tus as été complice, car tu avais gouverné avec la Séléka  et de surcroît  il n’y avait pas eu un massacre sans que tu ne sois consulté et que tu n’aies validé la décision.

 

Par : Idriss Souley

Un lecteur du CNC.

 

 

 

Centrafrique : communiqué de presse de l’EUTM-RCA 2018.

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Centrafrique : communiqué de presse de l’EUTM-RCA 2018.

 

 

EUTM-RCA 2018

MISSION D’ENTRAINEMENT DE L’UNION EUROPÉENNE

Cellule de communication

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, 16 juillet 2018.

 

Dans le cadre du programme de qualification de la composante éducation de l’EUTM-RCA au profit des FACA, un stage spécialiste et une formation ont été organisés du 4 au 27 juin 2018. Le premier, stage Officiers des Systèmes d’informations et de Communication de Corps de Troupe (OFFSIC-CT), a été dispensé au profit du personnel spécialiste des transmissions de l’armée centrafricaine.

Ces 4 semaines de stage ont permis aux FACA de s’instruire dans le domaine informatique. En effet, ils ont pu étudier et apprendre l’architecture des réseaux, comment sécuriser des systèmes d’informations, ou encore comment lutter contre des attaques virales ou contre des signaux parasites compromettants. Par l’ensemble de ces savoir-faire, les stagiaires ont compris le rôle essentiel d’un OFFSIC au sein du « command and force». Ces 15 stagiaires sont aujourd’hui prêts à rédiger des ordres techniques SIC tant pour des exercices d’entraînement que pour des opérations au profit de leur unité. L’ensemble de ces 15 militaires ont finalisé avec succès le stage.

Alors que certains perfectionnaient leurs connaissances informatiques, 11 autres militaires des FACA ont exécuté une formation de secourisme au combat.

Ce cours a pour but de former des spécialistes au profit des unités et ainsi augmenter le nombre de formateurs au sein des FACA. Ces derniers sont désormais aptes à pouvoir former d’autres militaires dans ce domaine, savoir-faire indispensable aux Forces armées. L’ensemble des 11 stagiaires a pu acquérir les connaissances sur les principes de stabilisation et d’évacuation précoces recommandées par l’OTAN. Ce cours a particulièrement suscité une forte composante pratique.

Une cérémonie de clôture est venue conclure ce matin ces semaines d’apprentissage. Occasion de féliciter l’ensemble des stagiaires pour leur travail accompli et leur investissement permanent. C’est aujourd’hui à leur tour de transmettre les connaissances acquises au profit des autres militaires centrafricains.

L’EUTM-RCA continue la poursuite de son objectif, à savoir favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces armées centrafricaines pour permettre leur déploiement et donc l’extension de l’autorité de l’État, tout comme l’intégrité du territoire national. En effet, c’est en formant régulièrement les FACA, pour qu’à leur tour elles transmettent les enseignements acquis, que l’objectif sera atteint. Parce que les FACA assurent la présence légitime de l’état de droit et de la paix, elles améliorent les conditions de sécurités et de développement pour tous les citoyens centrafricains.

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO ^■PLUS FORT ENSEMBLE T ■STRONGER TOGETHER =*=

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Coupe du monde 2018 : La France obtient sa deuxième étoile

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Coupe du monde 2018 : La France obtient sa deuxième étoile

 

Bangui,16 juillet 2018 (CNC) –

 

Les hommes de Didier Deschamps ont remporté aujourd’hui au stade de Moscou le finale face à la Croatie par un score de 4-2.

La France est championne du monde de football 2018. Elle a battu la Croatie aujourd’hui au terme d’un match intense par un score 4-2. Durant les deux périodes de cette rencontre, la Croatie a largement dominé le jeu.Mais la France a su garder l’avance. En première période, sur un coup franc d’Antoine Griezmann, le Croate Mario Mandzukic marque contre son propre camp à la 18e minute. Puis vient l’égalisation de Ivan Perisic à la 28e minute. Mais lors d’un corner, la main d’Ivan Perisic entraine un penalty. D’ailleurs avant de valider le penalty, l’arbitre va regarder longuement la vidéo. Ainsi, le penalty sera exécuté avec succès par Antoine Griezmann à la 38e minute. Les Croates vont effectuer beaucoup d’incursion dans le camp français  mais sans succès.
De retour à la deuxième mi-temps, les français deviennent les maîtres du jeu. Paul Pogba fait trembler les filets Croates à la 59e tandis que Kylian Mbappe tue le match à la 65e minute.
Les Croates vont remonter légèrement le score suite à une erreur du gardien français Hugo lloris. Le Craote Mandzuic va se racheter à la 69e minute en profitant de l’erreur du goalier français. L’espoir va renaître côté Craote mais la défense française est restée impénétrable.

 

Par : N. Mballa, CNC.

RDC : Jean Pierre Bemba obtient un passeport diplomatique

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RDC : Jean Pierre Bemba obtient un passeport diplomatique

 

 

Kinshasa, 15 juillet 2018 (CNC) –

 

L’ancien vice-président a reçu cette pièce de lambassade de la RDC en Belgique.

 

Jean Pierre Bemba est détenteur d’un passeport diplomatique depuis hier. Cette pièce lui a été délivrée par l’ambassade de la RDC en Belgique. Selon un de ses proches, l’ancien-vice président avait fait cette demande il y a quelques semaines.

Mais l’autorisation du ministère des affaires étrangères n’a pas été immédiate. Mais à la fin le document lui a été remis. De ce fait, ses partisans restent optimistes sur le retour de Bemba en RDC.

D’autant plus qu’ils l’ont déjà investi comme candidat du MLC à la présidentielle du 23 décembre prochain. Mais jean Pierre Bemba n’en a pas encore fini avec ses déboires judiciaires.

Bien qu’étant en liberté provisoire en Belgique, il fait l’objet d’une condamnation pour « subornation de témoin».  Il attend toujours à cet effet la décision de la première chambre de la cour pénale international. Ses avocats plaident pour sa relaxe, tandis que le bureau du procureur requis une peine de 5 ans d’emprisonnement.

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Par : N. Mballa, CNC.

RDC : Les universitaires contre la candidature de Joseph Kabila pour un troisième mandat

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Centrafrique.com/img_2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>RDC : Les universitaires contre la candidature de Joseph Kabila pour un troisième mandat

 

 

Kinshasa, 15 juillet 2018 (CNC) –

 

Les enseignants d’universités congolaise de filières diverses ont signé un manifeste à cet effet le 14 juillet à Kinshasa.

 

Les universitaires congolais ne veulent pas plus de Joseph Kabila comme candidat à la présidentielle. Pour eux, un troisième mandat serait de trop et dangereux pour la paix et la stabilité du pays.

A travers un manifeste signé ce jour, ils ont interpellé le chef de l’Etat sur le sujet. Les universitaires font savoir qu’un troisième mandat constitue une infraction imprescriptible de haute trahison contre la nation et l’État.

Pour eux Joseph Kabila ne doit pas être candidat. Il doit plutôt faciliter la transition en se retirant. C’est ainsi qu’ils pensent qu’il entrera dans l’histoire de la RDC.

Il faut souligner que cette pétition est une réponse à une thèse soutenue par les juristes de la majorité présidentielle. En effet les juristes proches du pouvoir estiment que le président Kabila élu en 2006 n’a exercé qu’un seul mandat.

Et pourtant la révision constitutionnelle partielle de 2011 lui donne la possibilité de se représenter. Le chef de l’Etat lui-même est attendu au parlement dans les prochains jours. Il devra ainsi clarifier sa position. Ce manifeste est signé au faut le rappeler à quelques jours du début des dépôts des candidatures.

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

CENTRAFRIQUE : LES DÉCRETS PORTANT AUGMENTATION DES SALAIRES ET INDEMNITÉS DES AUTORITÉS, LE SUFFRAGE UNIVERSEL DONNE T-IL DROIT À UN USAGE ABUSIF DU POUVOIR DISCRÉTIONNAIRE ?

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CENTRAFRIQUE : LES DÉCRETS PORTANT AUGMENTATION DES SALAIRES ET INDEMNITÉS DES AUTORITÉS, LE SUFFRAGE UNIVERSEL DONNE T-IL DROIT À UN USAGE ABUSIF DU POUVOIR DISCRÉTIONNAIRE ?            

 

 

Bangui, 14 juillet 2018 (CNC) –

 

Le Président de la république a été élu dans un contexte sécuritaire tendu avec des groupes armés non conventionnels disséminés sur la quasi totalité du territoire national. Il est ainsi évident que le fruit de la volonté du peuple a hérité d’une économie agonisante, sous perfusion qui ne doit sa survie qu’aux différentes assistances de la communauté internationale. Une telle circonstance impose de facto les notions de rigueur, d’austérité budgétaire et la lutte contre la corruption dans la gestion de la chose publique en vue d’un rééquilibrage économique.

Paradoxalement à ce que théorisent les chevronnés et légendaires experts en gestion de crise post guerre où les chantiers et défis sont énormes, le président de la république, en vertu de son pouvoir discrétionnaire prévu par les dispositions de l’article 33 de la constitution a pris deux (2) décrets portant augmentation des salaires et indemnités alloués à la présidence de la république, à la primature et autres institutions de la république. Il s’agit respectivement des décrets N•18-123 et 18-124 du 2 juillet 2018. Il est par ailleurs important de rappeler qu’un décret signé par le Président de la république suppose qu’il a été délibéré en conseil des ministres et par voie de conséquence en engage la responsabilité du Président de la république ainsi que de son gouvernement.

En outre et en dehors des salaires, les autorités bénéficient de certains avantages et traitements que la masse des fonctionnaires ne peut espérer. Il s’agit entre autres des primes, des logements, un ou plusieurs véhicules, les garde-robes, les frais de réception sans compter les frais de mission à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

Face à cette chronique discrimination avec un relent de dictature moderne, les centrales syndicales boudent et projettent une grève pour réclamer l’élargissement de cette mesure aux fonctionnaires centrafricains et en conséquence s’aligner sur le célèbre principe d’égalité des citoyens devant les services et charges publics nonobstant nos maigres ressources. Devant la cherté de la vie et en l’absence d’un déblocage de salaires depuis deux (2) décennies, le citoyen lambda s’interroge :

Comment expliquer les augmentations simultanées des fonds spéciaux à hauteur de 25% et ces décrets comparativement à la baisse du budget de la sécurité qui est prioritaire ? Autrement dit, qu’est-ce qui justifie légitimement cette augmentation ? Était-il utile et opportun d’augmenter les salaires maintenant nonobstant les avantages matériels et financiers, les vols, détournements, corruption impunis et le bradage de nos ressources ? En d’autres termes, comment le pouvoir a t-il apprécié cette égoïste augmentation parallèlement à un contexte sécuritaire et économique en lambeaux ? Cette augmentation a t-elle reçu l’autorisation du parlement? En référence aux prestations fournies, les bénéficiaires de cette augmentation méritent-ils ce cesame ? Que font-ils de leur salaire mirobolant dès lors qu’ils sont logés, nourris et vêtus ? S’agit-il d’une énième moquerie à caractère méprisant,  d’une provocation ou d’un manque de respect envers ses administrés ? En apposant son sceau sous ces décrets dans un contexte sécuritaire hypothétique, le Président de la république a t-il véritablement la volonté politique de pacifier ce pays ? Pensez-vous que lorsque vous êtes élu démocratiquement, vous pouvez faire ce que vous voulez ? Le suffrage universel donne t-il droit à un usage abusif du pouvoir discrétionnaire ? La notion de rupture a t-elle une autre compréhension en Centrafrique ?

Enfin, lors de la prestation de serment, le Président de la république a déclaré « être le président de tous les centrafricains », en prenant de tels décrets discriminatoires, s’agit-il d’une violation tacite ou par ricochet du serment ou simplement d’un homme politique qui ne respecte pas sa parole ?

La sagesse et la notion de partage veulent que nous rappelions à nos autorités la notion juridique de « bon père de famille ». Cette notion n’est pas une injonction de la loi mais simplement une règle morale, de loyauté qui s’impose à notre conscience collective. Le Président de la république qui est assimilé à un bon père de famille doit respecter la norme comportementale au risque de s’exposer à une responsabilité sans faute, à une grogne…bref à des représailles. On constate avec amertume dans les faits que le pouvoir discrétionnaire du Président de la république n’a plus de limites au point que ce dernier sera tenter de débaptiser une avenue de la place au profit du patronyme d’une de ses maîtresses. Sous d’autres cieux, au lieu d’augmenter les traitements des nantis, le pouvoir devrait baisser son train de vie ainsi que son effectif pour créer de l’emploi aux jeunes désœuvrés qui sont devenus une proie facile pour les groupes armés. Le partage des revenus du pays est un levier qu’il faut actionner pour stimuler la motivation des travailleurs ou fonctionnaires en vue d’un rendement maximal. Mais rien n’est tard, le pouvoir peut encore se rattraper.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 14 juillet 2018.

Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.                                        

Juriste, Administrateur des élections.                        

Centrafrique : Nana-Mambéré, les ONG nationales se plaignent de la FAO.

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Centrafrique : Nana-Mambéré, les ONG nationales se plaignent de la FAO.

 

 

Bouar, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

Depuis quelques mois dans la Nana-Mambéré, certaines ONG locales qui fournissent habituellement des semences à la FAO se plaignent de l’attitude de celle-ci. En cause, la non-validation ce dernier temps par la FAO des semences produites par les cultivateurs locaux.

 

À en croire aux affirmations de certaines ONG locales, chaque année, à l’approche de  chaque saison agricole, ARNG, CDAP et bien d’autres , qui reçoivent chaque année la commande des semences de la part de la FAO qui, à son tour, les redistribue aux cultivateurs dans d’autres régions du pays pour la campagne agricole. Entre temps, les ONG locales, pour se préparer à avoir la quantité suffisante demandée habituellement par la FAO, se tournent auprès des cultivateurs locaux pour récolter des semences sous la promesse du paiement après la livraison à leur cliente qui n’est autre que la FAO. Sauf que depuis près de deux ans, les choses ne marchent plus comme avant.

En décembre 2017, la FAO, qui devrait passer sa nouvelle commande auprès de ses fournisseurs habituels dans la région, préfère aller voir ailleurs dans d’autres pays pour les mêmes produits sous prétexte que les semences présentées par la CDAP, l’ARNG et autres sont de mauvaise qualité alors que l’agence centrafricaine pour le développement agricole (ACDA) certifie le contraire.

Cependant, les 70 tonnes d’arachides et 75 tonnes de maïs stockées par exemple par l’ONG CDAP ne trouvent plus de preneur. C’est d’ailleurs le cas de l’ARNG et bien d’autres dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé.

Au même moment, des informations circulent que la FAO se tourne vers des fournisseurs congolais et camerounais pour s’approvisionner en semences.

Alors, à quoi sert la promotion agricole prônée par la FAO ? À la fin, on est premier à dire qu’en Centrafrique on ne produit pas assez…

 

Contactés par CNC, certains responsables de la FAO rejettent en bloc cette fausse accusation.

Selon eux, la FAO ne traite pas directement avec les ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES (ONG) pour s’approvisionner en semences. Par contre, il y’a des règles et des procédures à respecter en matière d’appel d’offres. Or, « les ONG dont vous avez cité ne font pas partie de la liste de nos fournisseurs habituels. Peut-être elles fournissent nos fournisseurs, qui, à leur tour, traitent avec la FAO», a expliqué l’un des responsables de la FAO Centrafrique.

Cependant, certaines informations discrètes circulent que beaucoup des fournisseurs locaux qui traitent directement avec la FAO créent souvent leur propre ONG pour faire ce genre de jeu qui n’est pas conforme à la règle de la FAO.

Pour l’heure, les cultivateurs qui ont fourni les semences aux ONG locales perdent patience et montent en créneau pour demander leur paiement. Le problème, avec plus de 100 millions de dettes sur elles, comment remboursent-elles leur dette envers les cultivateurs locaux ? Que vont devenir les semences stockées par les ONG locales dans leur entrepôt ?

Une situation bien plus difficile à gérer non seulement par la FAO, mais aussi par les Associations et Organisation non gouvernementale nationale qui font, en quelque sorte, la promotion de notre agriculture.

 

Copyright2018CNC.

 

Par : Gervais Lenga, CNC.

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Centrafrique : Touadera annonce des’’2 SIM’’ pour les fonctionnaires d’ici août 2018

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Centrafrique : Touadera annonce des’’2 SIM’’ pour les fonctionnaires d’ici août 2018

 

 

Bangui, 14 juillet 2018 (CNC) –

 

Quelle bonne nouvelle ! Mais, elle ne concerne que la quinzaine de mille des fonctionnaires et agents de l’Etat, et non pas les quatre millions des Centrafricains. Il s’agit de l’annonce de paiement des arriérés des salaires de la période allant de 2003 dont les paiements vont devoir débuter d’ici août prochain, et ce pour prendre fin en décembre 2018. Annonce faite solennellement, ce 13 juillet 2018, par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, alors qu’il présidait le lancement des travaux de la mini-Revue du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) sur financements de la Banque mondiale, tenue à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui.

Il s’agit, selon le Chef de l’Etat, de l’un de ses promesses de campagne qu’il réalise. « Fidèle à mon engagement et après avoir échangé avec le Ministre des finances et du budget sur les conditions de relance pérenne de notre économie, je l’ai instruit de mettre en place un mécanisme d’apurement des arriérés de salaires en commençant par celles de l’année 2003. Les paiements devront commencer au mois d’août prochain et s’achèveront au plus tard au mois de décembre prochain », a déclaré Faustin Archange Touadera.

Tel qu’annoncé, le défi est très grand pour une République centrafricaine qui peine à se stabiliser. Face à la situation, le Président de la République appelle à la mobilisation des partenaires et encourage le gouvernement à faire davantage : « Le contexte est certes difficile, mais le gouvernement doit continuer les négociations avec nos partenaires pour que graduellement, nous puissions arriver à éponger les autres arriérés de salaires au nom du sacro-saint principe de la continuité de l’Etat ».

Le secret de ce coup médiatique de Touadera va être délivré par son Ministre de l’Economie, Félix Moloua qui affirme que « depuis des années, notre pays n’a pu conclure deux Revues avec le Fonds monétaire international. Alors qu’actuellement, nous sommes à quatre Revues avec une cinquième en préparation. Il est donc normal que le Président de la République engage l’apurement des arriérés de salaires, afin de soulager les souffrances de nos populations ».

Occasion pour Robet Bou Jaoude, Représentant résident de la Banque mondiale en Centrafrique de saluer l’amélioration sans cesse de l’enveloppe de son institution dans le cadre des promesses faites à Bruxelles lors de la Table ronde des bailleurs de la République centrafricaine en novembre 2016. « Le portefeuille de la Banque mondiale a connu une évolution très rapide ces dernières années. Il est passé de trois Projets en 2016 à 12 Projets aujourd’hui pour un montant de 350 millions de dollars américains », a-t-il souligné, avant d’ajouter que d’autres projets d’environ 165 millions de dollars à dérouler dans les 11 prochains mois seront bientôt sur la table du Conseil d’administration de l’institution.

Félix Moloua, Ministre de l’Economie a annoncé que l’exercice lancé de revue des promesses faites à Bruxelles par les bailleurs se poursuivra la semaine prochaine avec la Banque africaine de développement (BAD), et les autres partenaires passeront à leur tour.

 

Par : Fred Krock, CNC.

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Centrafrique : Inquiétante situation nutritionnelle préoccupe l’UNICEF avec 110 000 enfants malnutris

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Centrafrique : Inquiétante situation nutritionnelle préoccupe l’UNICEF avec 110 000 enfants malnutris

 

 

Bangui, 14 juillet 2018 (CNC) –

 

La situation nutritionnelle en République centrafricaine est plus que grave, surtout pour les enfants de 0 à 5 ans. Ce jeudi 12 juillet, le Ministre de la santé, Pierre Somsé, en compagnie de Mme Christine Muhigana, Représentante de l’UNICEF en Centrafrique et Dr Chrysostome Ngody, Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui ont effectué une visite de l’Unité de nutrition dudit centre hospitalier, histoire de palper du doigt la réalité de la prise en charge de la malnutrition. Le constat est amer et inquiétant.

Les statistiques disponibles montrent que plus de 110 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe en cette année en République centrafricaine dont 67 942 malnutris aigües modérés et 42 369 malnutris aigües sévères.

Outre les efforts fournis par le gouvernement et les partenaires, la malnutrition reste un véritable problème de santé publique. Tout en appelant aux parents de planifier leur système alimentaire en faveur de leurs enfants, le Ministre Somsé a lancé un appel aux partenaires pour soutenir, sinon accroitre leurs appuis aux efforts de lutte contre la malnutrition.

« Nous ne pouvons rester indifférents face au drame que vivent ces enfants, à déclaré le Ministre de la Santé publique, Pierre Somsé qui poursuit que les solutions existent et lorsque ces enfants sont pris en charge correctement, 9 enfants sur 10 guérissent de la malnutrition aigüe ».

Pour sa part, la Représentante de l’UNICEF, Mme Christine Muhigana a plaidé que « faute de financement, une partie des programmes de traitement de la malnutrition aigüe menés par nos partenaires sur le terrain risquent de fermer leurs portes dans les prochains mois… Nous avons besoin que l’aide arrive rapidement, surtout en cette période de année particulièrement difficile qui précède les récoltes ».

Il s’agit, au finish, d’attirer l’attention des partenaires que l’urgence nutritionnelle demeure une préoccupation cruciale, car si rien n’est fait actuellement et maintenant, le pire n’est pas loin.

 

Par : Fred Krock, CNC.

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Centrafrique : Atterrissage en douceur dans la crise SUCAF/Impôts, mais à quel prix ?

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Centrafrique : Atterrissage en douceur dans la crise SUCAF/Impôts, mais à quel prix ?

 

 

Bangui, 14 juillet 2018 (CNC) –

 

Ce qu’il est convenu finalement d’appeler le feuilleton SUCAF-Impôts tend vers son épilogue, mais dans une atmosphère moins tendue qu’attendue. La SUCAF a finalement accepté, suite à plus de deux semaines de négociations âpres avec l’administration fiscale, de payer désormais le TVA à 19% au lieu de 5%, taux appliqué depuis. Le taux de 19%, faut il le rappeler, est inscrit dans la Loi des finances 2018 qui est entrée en vigueur depuis janvier dernier.

Seulement, à la SUCAF, tout à l’allure d’une victoire à la Pyrrhus. Les portes seront ouvertes certes, mais la concession faite par la Direction de l’unique sucrerie nationale semble visiblement dépasser les limites. En clair, il s’agit de payer 316 millions à l’Etat au titre du redressement effectué par l’administration fiscale sur les huit (8) mois passés où SUCAF ne payait que 5% de TVA.

Selon Martin Akem, Directeur du site SUCAF-Bangui, cette situation est la résultante d’un malentendu : « C’est juste un problème de malentendu et d’incompréhension. Et les agents d’impôts sont tombés dessus, ils ont procédé au redressement. Un comité de vérification est venu à la Direction de SUCAF. C’est alors qu’on suivait la procédure que soudainement, ils ont émis un avis de mise en demeure, puis sont venus fermer les portes ».

En effet, la société SUCAF qui se fondait sur des accords initiaux pour appliquer le taux de TVA de 5% sur les stocks de 2017, puis les taux des 19% devraient être appliqués sur les productions de 2018. Sauf que l’administration fiscale n’entend pas les choses de cette oreille, elle exige que le calcul des marges à payer depuis l’entrée en vigueur de la Loi des finances 2018 jusqu’à ce jour soit fait et que SUCAF paie le gap avant de commencer à payer régulièrement les prochains mois avec le nouveau taux de 19%. D’où la crise qui correspondait à s’y méprendre à un bras de fer SUCAF-Impôts.

« Je puis confirmer ici qu’à l’issue des négociations avec l’administration fiscale, nos portes vont s’ouvrir d’ici lundi prochain. Seulement, maintenant que le taux de TVA sera relevé à 19% au lieu de 5% auparavant, le prix du sucre va devoir lui-aussi s’élever de 34 000 F.Cfa le sac de 50 kg à 39 000 F.Cfa. Le danger, c’est que SUCAF fait face depuis toujours à la vente frauduleuse du sucre à vil prix (entre 27 000 F.Cfa à 30 000 F.Cfa) et avec cette hausse de prix en perspective, si l’Etat ne fait rien, la société aura de grandes difficultés pour sa survie », s’est inquiété Martin Akem.

Notons que l’entrée frauduleuse du sucre est l’œuvre des opérateurs indélicats qui ne paient pas de taxes à l’Etat et qui vendent leurs produits moins cher. Ils achètent leurs produits souvent au Brésil, à Guatemala et en RDC pour les acheminer sur Bangui en petite quantité par pirogue à l’insu des services d’impôts.

 

Par : Fred Krock, CNC.

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Cameroun : Attaque du convoi du ministre de la défense

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Cameroun : Attaque du convoi du ministre de la défense

 

 

Yaoundé, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

L’escorte de Joseph Béti Assomo était la cible des sécessionnistes hier à Small Ekombe au Sud-Ouest du pays.

Le convoi ayant à bord le ministre de la défense et quatre officiers généraux parmi lesquels le chef d’Etat major de l’armée a été mitraillé par des sécessionnistes ambozonien.

C’était au lieu dit Small Ekombe à une dizaine de kilomètre de Kumbo. Selon une source sécuritaire, les assaillants étaient embusqués dans les habitations qui jonchent le long de l’axe qu’a emprunté le convoi.

A l’approche de celui-ci, ils ont ouvert le feu à volonté. Mais la riposte des éléments du Bir (Bataillon d’intervention rapide) très puissante. Au moins 6 assaillants sont tombés.

Lors du retour du convoi de Kumbo, les sécessionnistes sont revenus à la charge sur le même lieu. Mais l’unité d’élite le Bir toujours paré à toute éventualité a riposté vigoureusement à l’arme lourde.

Cette fois la source sécuritaire confirme qu’une douzaine d’assaillant est tombé. Le ministre et les généraux n’ont pas été touchés. Car ils étaient dans un véhicule blindé.

Seuls quelques journalistes ont été légèrement blessés. Rappelons que le ministre de la défense était dans cette région pour remobiliser les troupes qui ont essuyé des pertes quelques jours avant.

………….

 

Par : N. Mballa, pour CNC.

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Cameroun : Présidentielle 2018, Paul Biya est candidat à sa propre succession.

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Cameroun : Présidentielle 2018, Paul Biya est candidat à sa propre succession.

 

 

Yaoundé, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

Le chef de l’Etat vient de faire cette annonce ce jour à parti de son compte Twitter. Il vient de lèver le doute qui plainait sur la possibilité de se retirer.

Le président Paul Biya est candidat à la présidentielle 2018. Il l’a confirmé aujourd’hui quelques jours seulement après qu’il est convoqué le corps électoral. C’est avec ces mots qu’il s’est déclaré  « Chers compatriotes du Cameroun et de la diaspora. Conscient des défis que nous devons ensemble relever pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère, j’accepte de répondre favorablement à vos appels pressants. Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle ». On peut dont voir un président qui répond aux multiples appels à candidature du peuple et de la diaspora. Depuis l’annonce, ces partisans majoritairement sur les réseaux sociaux exultent. Tandis que ses détracteurs grincent les dents. Il faut dire que cette présidentielle est inédite car le président Biya n’avait jamais annoncé sa candidature sur les réseaux sociaux. Souvent cela se faisait à partir des médias traditionnels notamment la télévision et la radio. Bien plus, il déclarait très souvent sa candidature lors du congrès de son parti le RDPC (Rassemblement démocratique du peuple Camerounais). En déclarant sa candidature sur les réseaux sociaux, le président Paul Biya montre qu’il fait partie du temps. Car plusieurs dirigeants du monde communiquent très souvent par des réseaux sociaux. Un peu comme Donald Trump aux Etats-Unis, ou Macron en France. Il s’agit aussi de toucher le maximum de personne et d’avoir en retour les réactions de celles-ci. Le dossier de candidature du RDPC sera déposé auprès d’Elecam, l’organe en charge d’organiser les élections. Puis viendra au tour du conseil constitutionnel de la valider. Rendez-vous le 7 octobre. Mais pour l’instant ça bouffe dans les états major des partis.

 

Par : N. Mballa, correspondant du CNC.

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Centrafrique : Quand l’appel de la ‘’Ligue de défense des églises en Centrafrique’’ suscite polémiques

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Centrafrique : Quand l’appel de la ‘’Ligue de défense des églises en Centrafrique’’ suscite polémiques

 

 

Bangui, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

Un mouvement jusqu’ici inconnu dénommé Ligue de défense des églises en Centrafrique s’est fait parler de lui au début de la semaine. Dans un communiqué publié en ligne, ce mouvement a dénoncé l’« immobilisme » de la plus grande autorité de l’église de Centrafrique. Par conséquent, ce mouvement entend mener des actions pour venger « les prêtres, les curés, les pasteurs qui sont systématiquement assassinés au vu et au su de tout le monde ». Allusion ainsi faite aux récents cas d’assassinats de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, Curé de la paroisse de Séko à Bambari, de l’Abbé Toungoumalé Baba en plein culte en la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui et de l’Abbé Firmin Gbagoa, vicaire général du diocèse de Bambari…

Cependant, la sortie médiatique de la Ligue de défense de l’église en Centrafrique a soulevé un véritable tôlée aussi bien dans les milieux musulmans que chrétiens.

La Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) s’est dite indignée. Dans un communiqué signé de son président le Cardinal Nzapalainga, elle affirme ne pas se reconnaitre dans la Ligue de défense de l’église en Centrafrique. Par conséquent, précise le communiqué, « elle ne peut, en aucun cas, entretenir une quelconque collaboration avec un tel mouvement qui envisage réaliser des projets antiévangéliques ».

La CECA réitère, une fois de plus, la position de l’église catholique de Centrafrique en ces termes : « Nous croyons en Jésus Christ, ‘’visage de la miséricorde du Père’’ qui nous sauve du péché et de ses conséquences (Jn1, 20). Il est venu unir les gommes et les femmes avec Dieu et les rassembler dans une grande famille spirituelle. Il se distingue des nationalistes zélotés en prêchant la non-violence et l’amour de l’ennemi (mt 5, 38-48) ». Plus loin, l’on peut loin la CECA poursuit : « L’église catholique en terre centrafricaine ne se reconnait pas dans ‘’La ligue de défense de l’église en Centrafrique’’. Par conséquent, elle ne peut en aucun cas, entretenir une quelconque collaboration avec un tel mouvement qui envisage réaliser des projets anti-évangéliques »

Côté des institutions républicaines compétentes, ce mardi 10 juillet, le Haut conseil de la communication (HCC) s’est réuni avec des autorités ecclésiastiques, l’association des bloggers centrafricains, le Collectif des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC) et autres pour dénoncer unanimement ce message d’incitation à la haine. « Nous, responsables des médias et de la société civile en République centrafricaine, rappelons que les affirmations de cette soi–disant ‘’ligue de défense de l’église’’ qui dénonceraient l’immobilisme des responsables religieux et des institutions nationales et internationales, à propos des crimes commis en Centrafrique, sont erronées et sans fondement, donc de nature à semer le trouble parmi la population, à diviser le peuple et à entraver les efforts consentis en faveur de la paix et du vivre ensemble ».

Enfin, la Minusca n’a pas été en reste. Dans un communiqué, ce mercredi, la force onusienne a condamné « la publication, en début de semaine, d’un communiqué outrageant et discriminatoire par une organisation dénommée ‘’Ligue de Défense de l’Eglise’’, appelant à la violence contre une communauté sur des bases religieuses ». « La Minusca lance un appel à toute la population centrafricaine pour qu’elle résiste à toute forme de manipulation qui pourrait entraîner de nouvelles violences », a indiqué en conférence de presse, ce mercredi, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : les pourparlers de Khartoum sous l’égide de la Russie.

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CENTRAFRIQUE : LES POURPARLERS DE KHARTOUM SOUS L’ÉGIDE DE LA RUSSIE,

 

 

Bangui, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

TOUADERA JOUE SOLO !

 

LES RUSSES MAITRES DU JEU EN CENTRAFRIQUE ?

            C’est ainsi qu’ils apparaissent en effet désormais. Il semblerait qu’ils soient les principaux activistes dans la recherche de la paix en Centrafrique. Exit la France. Exit la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale (la CEMAC). Exit l’Union Africaine. Exit l’Occident. Exit l’ONU.

          Le Président Touadera vient de changer de braquet et de direction dans la recherche de la paix. Il a décidé de tout chambouler. De jouer solo et de rencontrer directement, sous l’égide des Russes, les groupes armés à Khartoum, capitale du Soudan.

          Est-ce qu’il n’aurait pas été plus judicieux que ces pourparlers se tiennent à Bangui, capitale de la République Centrafricaine ? C’eût été un symbole fort, celui d’un partage de la souveraineté nationale avec le peuple. C’eût été encore le rappel du Forum de Bangui, qui avait permis de recueillir les doléances d’une population souveraine.

          Il est fortement à craindre que ces pourparlers se tenant hors de la Centrafrique ne débouchent sur rien. L’échec des nombreuses tentatives précédentes organisées à l’étranger en témoigne. La recherche acharnée de la paix par le président Touadera pour le pays déstabilisé qu’il dirige est légitime. Mais, sans y associer la nation, il risque de faire capoter son projet. Le peuple martyre n’en peut plus de soigner ses blessures. Il n’en peut plus de se réfugier en brousse pour fuir les massacres ou de prendre les chemins incertains de l’exil. Il n’en peut plus de voir ses villages razziés et incendiés. Il n’en peut plus de vivre comme un condamné à l’enfer perpétuel.

 

IMPUNITÉ POUR LES AUTEURS DE CRIMES DE GUERRE ?

Quelles concessions a-t-on accordées aux chefs des bandes armées pour qu’ils acceptent de dialoguer ? D’après le journal en ligne La Voix des sans-voix, « le président Touadera aurait promis aux chefs rebelles la Primature, alors que ceux-ci exigeaient plutôt la Défense, la Sécurité, les Affaires étrangères, les Mines et les Finances. »

          Hallucinant ! Les séditieux voudraient finalement tout le pouvoir ! Il ne leur reste plus qu’à exiger le Palais de la Renaissance et à demander le départ d’un président démocratiquement élu. Espérons que ces insupportables exigences des bourreaux du peuple centrafricain ne sont que des rumeurs. Car, si elles venaient à être confirmées, elles constitueraient un véritable défi pour le pouvoir légitime.

           On se souvient des efforts répétés du président Touadera pour convier les rebelles à des pourparlers. Ils les avaient refusés avec dédain – certains allant même jusqu’à l’insulter en lui contestant sa légitimité. S’ils acceptent maintenant de rejoindre la table des négociations, c’est peut-être parce que l’impunité leur a été promise.

          Mais – nous n’avons pas cessé de l’écrire ici – l’impunité et le partage du pouvoir avec ces bourreaux sont absolument insupportables. Ceux qui ont du sang de Centrafricains sur les mains doivent impérativement rendre des comptes à la nation.

          Et pourtant, en haut lieu, on dirait que plus personne n’évoque les exactions perpétrées par les groupes armés. Des milliers de victimes innocentes semblent oubliées – alors qu’à jamais, elles hanteront la mémoire des Centrafricains. Une tache indélébile a souillé pour toujours la terre des Bantous. Le sang des Centrafricains n’a cessé de couler à flots depuis l’indépendance et d’irriguer une terre qui semble maudite.

 

KHARTOUM : UNE TROISIÈME TRANSITION ?

          Les transactions qui se préparent à Khartoum préfigurent-elles une troisième Transition? En tout cas, le scénario est le même que celui des pourparlers de Libreville, initiés par la France de Hollande et le Tchad de Déby, qui avaient mis brutalement fin au pouvoir de François Bozizé, remplacé par le chef de l’ex-Séléka, Michel Djotodia.

Cette première Transition a précédé celle que la France et le Tchad ont une nouvelle fois mise en place avec Catherine Samba-Panza comme présidente.

Les pourparlers de Khartoum ont été, quant à eux, initiés par les Russes, nouveaux tuteurs du pouvoir centrafricain. Vont-ils obliger le président Touadera à accepter une nouvelle Transition ou à partager le pouvoir avec les rebelles au grand dam des Centrafricains?

Les exigences de ces bandes armées pour ne plus combattre sont intolérables. Si on se soumet à leurs diktats, ce sont les portes de la Centrafrique qui seront ouvertes à tous les prédateurs. La République Centrafricaine deviendra alors un pays où il suffira de venir massacrer les populations pour prendre le pouvoir. C’est inacceptable.

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

(12 juillet 2018)

 

 

 

Afrique Centrale : La Beac entrevoit de meilleurs perspectives économiques au sein de la Cemac en 2018

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Afrique Centrale : La Beac entrevoit de meilleurs perspectives économiques au sein de la Cemac en 2018

 

 

Yaoundé, 13 juillet 2018 (CNC) –

 

Celles-ci ont été révues à la hausse en raison d’une reprise de l’activité économique mondiale. La banque centrale prevoit une croissance de +2,5% contre +1,9% initialement prévue.

Ayant constaté une reprise de l’activité économique mondiale, et une hausse des produits de bases exportés par les pays de la Cemac, la Beac a décidé de réviser les perspectives économiques de la sous-région.

Elle mise également l’augmentation de la production pétrolière et de ses cours, ainsi que des investissement publlics. Raison pour laquelle, lors du dernier d’administration de la Beac le 4 juillet à Yaoundé, les administrateurs de la banque centrale ont prévu une croissance de +2,5%.

La Beac entrévoit aussi un solde budgetaire de +0,5% du PIB avec une masse monétaire de 7,1%. De même, le taux de couverture extérieure de la monnaie devrait atteindre 60,7%. La Beac reste ainsi optimiste sur les perspectives économiques de la sous-région cette année.

Or, il faut rappeler qu’en 2017 les prévisions de croissances du PIB réel étaient négatifs. Le solde budgetaire de la Beac était de -3% du PIB tandis que son solde de compte courant était situé à -4%.

Quant-à- sa masse monétaire, elle avait regressé de -0,4%. Bien plus le taux de couverture monétaire de la Banque centrale tournait autour de 57,5%. Ainsi la croissance en 2018 au sein de la Cemac est positive.

………..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Coupe du monde 2018 : La France à la recherche de sa 2e étoile

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Coupe du monde 2018 : La France à la recherche de sa 2e étoile

 

 

Bangui, 12 juillet 2018 (CNC) –

 

Les hommes de Didier Deschamps ont remporté la demi-finale hier face à la Belgique par un score de 1-0. Les bleus passent ainsi en finale et joueront contre la Croatie dimanche prochain.

Pour la troisième fois de son histoire, la France va jouer la finale de la coupe du monde de football. Elle a battu la Belgique 1-0 hier. C’était un match spectaculaire, un match à couper le souffle. Car les temps forts étaient nombreux.

Au départ ce sont les diables rouges de la Belgique qui se déchaînent sur les cops sportifs de France. Multipliant des offensives, ayant des opportunités à portée de main, mais rien concret. C’est comprehensible puisque la défense Française est impénétrable et imperméable.

Hugo Lloris aux goals ne perd pas de vigilance. Il effectuera à cet effet de nombreux arrêts spectaculaires. C’est le cas de la superbe frappe de Toby Alderweireld qu’il a dévié à la 22e minute après le corner belge. La domination belge va se ressentir relativement jusqu’à la fin de la première période.

De retour à la deuxième période, les diables rouges reviennent à la charge. Mais quelques instant d’après, la domination change de camps, la France reprend le contrôle. Kylian Mpappe mène des offensives, multiplie des opportunités.

Mais le joueur français est marqué au pas par les diables rouges. Il a fallu alors attendre la 50e  minutes pour voir Umtiti faire trembler les filets belges. Dans la tribune d’honneur, on voit le président Emmanuel Macron sauter de joie.

Ovationné par leur président, les français vont tenir en haleine les belges. Antoine Griezman, Mbappe vont secouer la défense belge. De temps en temps, les belges ont des occasions.Plusieurs d’être elles ont donné l’espoir aux supporters.

L’espoir d’égaliser et de battre. Finalement les diables rouges ont été enchainés et jetés dans l’étang de feu et de souffre. La France s’en  va ainsi conquérir sa deuxième étoile.

Si la France remporte la finale dimanche, Didier Deschamps sera le premier dans l’histoire à avoir gagné la coupe du monde entend que joueur et après en qualité de coach.

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Par : N. Mballa, CNC.

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Tchad : La coalition des syndicats se déchire

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Tchad : La coalition des syndicats se déchire

 

 

 

Ndjaména, 12 juillet 2018 (CNC) –

 

La plateforme syndicale revendicative enregistre des fissures au quotidien. A l’origine de cette crise interne, le manque de confiance entre leaders et la base.

 

La plate forme syndicale revendicative se déchire. Les syndicats membres de cette plateforme syndicale revendicative ne s’entendent plus. C’est même à peine s’ils cachent leurs divergences.

C’est le bureau exécutif du Synecs (Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur qui a ouvert le bal. Il y a eu dissidence au niveau du bureau exécutif.

Ainsi, le Synecs s’est retrouvé avec deux bureaux exécutifs. La raison en est que les membres du bureau exécutif ont pris certains engagements sans consulter la base.

Parmi ces engagements, la question de la participation à l’organisation des examens de fin d’année. Sur ce point, le Syndicat d’enseignants du Tchad (SET) est favorable à la participation.

Il a d’ailleurs levé le mot d’ordre de grève. Tandis que d’autres syndicats d’enseignant restent toujours opposés. Résultats de course, on enregistre des dissidences dans les syndicats.

Plusieurs membres ne prennent même plus par aux travaux des assemblées générales de cette plate forme.

Ces antagonismes plombent sérieusement l’action de la plateforme syndicale.

Les mêmes faits sont obversés au sein des autres syndicats de la plateforme. Ce qui fragilise davantage le syndicat tchadien. D’ailleurs, plusieurs syndicalistes tchadiens pensent que leur combat est désormais perdu d’avance.

Ils croient fermement qu’avec ces divisions, ils n’auront plus le pouvoir de faire pression sur l’Etat.

Rappelons ici que la plateforme syndicale revendicative a été mise sur pied au mois de mai de cette année dans un contexte de grève. Elle est composée l’Union des syndicats du Tchad (UST), de la Confédération indépendante des syndicats du Tchad (CIST).

Mais aussi du Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SYNECS) et du Syndicat des médecins du Tchad (SYAMET).

 

 

Par : N. Mballa, pour CNC.

Centrafrique : MSF donne le résultat de deux années de la campagne de vaccination en RCA.

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Centrafrique : MSF donne le résultat de deux années de la campagne de vaccination en RCA.

 

Bangui, le 12 juillet 2018 (CNC) –

 

Dans le souci d’informer le public sur la protection de la santé des enfants en Centrafrique à travers la vaccination, les responsables de Médecins sans Frontière (MSF) ont échangé ce mardi dernier lors d’un café de presse avec une vingtaine de journalistes centrafricains dans la salle de réunion de la coordination de MSF Hollande.

 

Depuis 2015, l’ONG internationale MSF a décidé de s’engager aux côtés du Ministère de la Santé publique dans des efforts sans précédent pour améliorer la couverture vaccinale des enfants de moins de 5 ans et ainsi lutter contre la mortalité infantile.

 

« L’objectif de ce café de presse est de partager avec les journalistes le résultat que nous avons obtenu dans le cadre de campagne de masse que nous avons pu organiser pour améliorer la couverture vaccinale des enfants dans des zones qui ont été ciblées, les six districts sanitaires entre 2015 et 2017 », a précisé Adolph MASUDI, chef de mission adjoint du MSF en Centrafrique.

 

Cette campagne, selon le MSF , concerne en priorité les vaccins contre la polio, la rougeole, le pneumocoque responsable de nombreuses infections respiratoires ainsi que le vaccin pentavalent qui protège simultanément contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenza de type b (qui peut provoquer entre autres la méningite). Dans certaines zones, le vaccin contre la fièvre jaune a également été administré.

Cette campagne de vaccination ciblait plus de 213000 enfants, soit un enfant sur quatre sur le territoire national, et a été mise simultanément en œuvre dans six des sept régions sanitaires du pays, et plus particulièrement dans les 15 villes suivantes : Berberati, Sosso-Nakombo, Dédé-Makouba, Gamboula, Amada-Gaza, Bangassou, Bakouma, Ouham-pendé , Carnot, Bria, mbaiki , Moungoumba, Kabo, Batangafo et Ndélé.

Au total, plus d’un million de doses de vaccins ont été administrées à des enfants de moins de cinq ans.

Interrogé sur le chiffre exact des enfants vaccinés, MSF renvoie  vers les chiffres officiels du ministère de la santé publique  en charge d’évaluer le taux de la couverture vaccinale sur l’ensemble du territoire.

Il est à noter que la crise de 2013-2014 a particulièrement affecté les services de vaccination de routine, beaucoup de centres de santé ne fonctionnent pas ou plus et les approvisionnements en médicaments sont intermittents dans certaines régions pour des raisons logistiques ou sécuritaires.

 

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

Centrafrique : affrontement entre les Anti-balaka et les combattants de la Séléka à Bria.

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Centrafrique : affrontement entre les Anti-balaka et les combattants de la Séléka à Bria.

 

 

Bria, 11 juillet 2018 (CNC) –

 

Ce mercredi 11 juillet vers 13 heures, un groupe des combattants de la Séléka et des miliciens Anti-balaka se sont affrontés à seulement un kilomètre du camp des déplacés du PK3 de la ville de Bria.

 

Selon nos informations, tout a commencé vers 11 heures du matin de ce mercredi 11 juillet quand deux personnes sur une moto, identifiées comme des sujets musulmans se font tirer dessus à un kilomètre après le camp des déplacés du PK3 alors qu’ils se rendaient au PK7 à la barrière érigée par les combattants de la Séléka à l’entrée de la ville pour y dépanner un véhicule tombé en panne en provenance de Bangui.

Les deux victimes dont l’une est mécanicien et l’autre son aide, ont très vite abandonné leur moto avant de disparaitre dans la brousse.

Le mécanicien, touché par les projectiles, a réussi à appelé ses parents de venir récupérer sa moto qu’il a abandonnée sur place. Tandis que son aide, quant à lui, n’a pas fait de signe et disparait dans la brousse

informé de la nouvelle, les parents du mécanicien appuyés par des jeunes du centre-ville à majorité musulmane ont décidé de venir récupérer la moto. Du coup, la tension est montée d’un cran entre la population du centre-ville et les déplacés du PK3 à majorité chrétienne. Les combattants de la Séléka, informés aussi de leur côté de l’attaque, sont intervenus pour se venger.

Les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca) du contingent zambien sont intervenues pour faire calmer la tension en tirant en l’aire.

Pour l’heure, les détonations d’armes continuent dans la ville.

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

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Centrafrique : MBOLI GOUMBA , HEROS DE SON ROMAN FICTION

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Centrafrique : MBOLI GOUMBA , HEROS DE SON ROMAN FICTION

 

 

Bangui, 11 juillet 2018 (CNC) –

Par : Alain Nzilo, Directeur de publications du CNC.

 

Sous le titre ” La Nation Centrafricaine et les récifs”, Mboli Goumba avait publié un livre, véritable compilation d’anecdotes insignifiantes. Ce livre pourtant écrit dans un bon style, ne procède malheureusement à aucune analyse rigoureuse de la situation nationale afin de proposer des schémas alternatifs de sortie de crise. Au plan opératoire, il n’a aucune valeur politique au regard des nombreux défis à relever par le peuple centrafricain en général et par son élite intellectuelle et politique en particulier.

 

Axé essentiellement sur des règlements de compte personnels, au détriment de la perception objective de l’intérêt général, ce livre qui n’a pas eu jusqu’à ce jour un réel succès médiatique et encore moins de vente en librairie, malgré le fameux ” café littéraire” qui n’en n’est pas un, appelle les critiques suivantes:

1- L’auteur, à l’ego manifestement surdimensionné, consacre la totalité de l’ouvrage sur un ton où le pédantisme le dispute au cynisme, pour parler de tout le bien qu’il pense de lui-même et de ses alliés politiques de la Séléka, tout en fustigeant les membres de l’ancienne opposition démocratique à laquelle il était censé pourtant appartenir, sans épargner l’ensemble de la classe politique.

Autant dire que la Nation Centrafricaine c’est lui et les récifs, ce sont les autres, tous les autres à la notable exception de la Séléka. L’humilité n’est pas une vertu chez celui qui se considère comme un être d’exception au-dessus de ses compatriotes pour qui il n’a que peu de considération.

2- Des faits ignorés jusqu’ici sont étalés en plein jour, bien sûr en sa faveur, tout le long de ce livre délirant. Le héros du roman tombe lui-même son propre masque, exhibant ainsi sa face diaboliquement hideuse. Il montre clairement qu’il est à la hauteur de sa triste réputation de traître. N’a-t-il pas évoqué avec amertume dans son livre qu’il avait déjà été exclu de l’AFDT en 2014 pour trahison? Chassez le naturel, il revient au galop.

Son pamphlet truffé de grossiers mensonges, de contre-vérités, et de falsifications vise à justifier l’injustifiable, à expliquer l’inexplicable et à démontrer l’indémontrable: c’est le plaidoyer pro domo d’un renégat non repenti.

3- Comment ne pas être indigné et consterné à la lecture de ce livre: la révélation d’actes et de propos de Chefs d’Etats et de Gouvernements, de Ministres, d’Ambassadeurs couverts par le secret d’Etat et l’obligation de réserve, montre à suffisance l’immaturité politique de Mboli Goumba et son incapacité incurable à assumer une quelconque responsabilité nationale, lui qui aspire à devenir Premier Ministre d’une improbable transition mais à laquelle il croit dur comme fer.

4- L’auteur de ce brûlot qui déverse son venin de haine contre toute la République n’est qu’un petit fanfaron en mal de vedettariat qui affiche un exhibitionnisme folklorique, enfantin et désinvolte. Il court désespérément derrière une gloire qu’il n’a jamais eue, qu’il n’a pas et qu’il n’aura jamais.

Pour paraphraser Pierre Péan parlant de Bernard Kouchner, Mboli Goumba:” aura fait une victime de ce qui lui était le plus cher: l’image qu’il voulait donner de lui-même et à laquelle il sera, à ce train, le dernier à croire”..

5- En guise de conclusion, ce livre de haine, de rancune de boutiquier et de vengeance n’intéresse ni les politiciens, ni les historiens mais plutôt les psychiatres et les psychanalystes qui auront fort à faire pour diagnostiquer les excitations pathologiques, fantasmes et autres délires mégalomaniaques qui se bousculent avec frénésie dans la tête de ce prétentieux qui rêve debout.

Espérons que pour sa prompte guérison que nous appelons de tous nos vœux, les psychiatres et psychanalystes trouveront rapidement la thérapie appropriée afin de lui éviter un internement dans un asile pour déséquilibrés mentaux.

 

Copyright2018CNC.

Cameroun : L’élection présidentielle c’est le 7 octobre 2018.

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Cameroun : L’élection présidentielle c’est le 7 octobre 2018.

 

Yaoundé, 11 juillet 2018 (CNC) –

 

Le corps électoral a été convoqué à Yaoundé par le président Paul Biya. les acteurs politiques ont un délai de dix jours pour déclarer leur candidature.

 

Lors de la visite du président Français François Hollande au Cameroun, le président Paul Biya avait dit que l’élection présidentiell,e bien que lointaine est certaine.

Autrement, qu’elle se dérouleront dans les délais. Car le mandat du chef de l’Etat s’achève le 3 novembre prochain. Et conforment à la loi N° 2012/001 du 19 avril 2012 portant Code électoral modifiée et complétée par la loi N° 2012/017 du 21 décembre 2012, qui dispose en son article 116 alinéa 3 que :

« L’élection présidentielle a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour, vingt (20) jours au moins et cinquante (50) jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président de la République en exercice ».

Et c’est chose faite depuis hier. Il a convoqué le corps électoral de la présidentielle. Les potentiels postulants à ce scrutin ont 10 jours pour déclarer leurs candidatures.

Les déclarations des candidatures devront se faire auprès de l’organe en charge de la gestion des élections à savoir Election’s Cameroon ( Elecam). De même, chaque candidat devra déposer une caution de 30 millions fcfa pour prendre part à ce scrutin.

Après les déclarations de candidatures, le conseil constitutionnel se chargera d’examiner et valider les candidatures. Les partis politiques ont ainsi près de 100 jours pour convaincre les Camerounais de les choisirs.

Comme condition pour les électeurs, il faut être en âge de voter. Etre Camerounais ou Camerounaise de nationalité, jouir de ses droits civiques et être inscrits sur une liste électorale.

Ce sont ces conditions qui permettront aux Camerounais de pouvoir choisir leur prochain président pour les 7 prochaines années.

 

Par : N. Mballa, correspondant du CNC.

Centrafrique : marche pacifique pour le retour de l’ONG Médecin sans frontière France (MSF) à Bria.

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Centrafrique : marche pacifique pour le retour de l’ONG Médecin sans frontière France (MSF) à Bria.

 

Bria, 10 juillet 2018 (CNC) –

 

Organisée par la société civile et les autorités locales, une marche géante de la population de Bria a eu lieu ce matin du mardi 10 juillet 2018  dans la ville  contre les braquages incessants des ONG internationales et le retour de l’ONG Médecin sans frontière dans la ville. Un mémorandum a été remis même aux autorités de l’État et la Minusca à cet effet. 

 

Depuis le braquage du bureau local de l’ONG Oxfam la semaine dernière puis celui de la base du Médecin sans frontière (MSF) France, suivi de la fermeture provisoire de ses activités locales le 7 juillet dernier, les autorités locales, appuyées par la société civile et les associations des jeunes et des élèves , décident de dire non publiquement aux braquages incessants des humanitaires dans leur ville.

Ainsi, des pressions ne cessent de monter sur les forces de sécurité locales et des nations unies pour retrouver les coupables et les traduire devant la justice.

Selon nos informations, deux suspects auraient été identifiés déjà par la population . Des objets volés auraient même été retrouvés au domicile de ces braqueurs présumés.

D’ailleurs, un général de la Séléka aurait même participé en envoyant les assaillants pour aller commettre ce braquage des ONG.

Contacté par CNC, un général de la Séléka parle d’un soupçon pour le moment, mais les enquêtes sont en cours pour arrêter les coupables qui ont commis cette gaffe.

Sur le terrain, depuis le départ du Médecin sans frontière (MSF), au moins 4 enfants ont déjà perdu la vie à cause du manque de soins appropriés. Certains parents ont même fait recours aux traitements traditionnels, d’autres beaucoup plus paniqués, ont fait   recours aux médicaments vendus sur les tables aux abords des rues pour tenter de sauver la vie de leurs enfants sans pour autant bien vérifier la qualité et la date d’expiration.

Pour l’heure, la pression ne cesse de monter sur les forces de sécurité locales pour arrêter les coupables.

 

 

Bria, moise Banafio pour CNC.

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Centrafrique : trafic de corps humain, trois personnes arrêtées par la police de Berberati.

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Centrafrique : trafic de corps humain, trois personnes arrêtées par la police de Berberati.

 

Berberati, 10 juillet 2018 (CNC) –

 

Appréhendés par la police de la ville de Berberati le week-end dernier, trois jeunes centrafricains viennent d’être accusés par la justice pour profanation et  trafic illicite des organes humains.

 

Selon le service de police de la ville de Berberati, les faits se sont déroulés le dimanche 8 juillet dernier lorsque les trois présumés incarcérés se sont préparés à livrer le corps humain, qu’ils avaient déterré quelques heures plus tôt, à leurs clients qui seraient des sujets nigérians, d’après leur déclaration à la police.

Cependant, les trois présumés criminels, 24 heures après leur arrestation, ont dirigé les enquêteurs sur le lieu où ils ont obtenu le corps qu’ils tentaient de vendre. Il s’agit d’un corps enterré quelques jours ou semaines plus tôt au cimetière de la ville.

Selon la police locale, le corps déterré est celui d’une femme dont les trois présumés criminels ont coupé la tête pour aller vendre.

Entre temps, le commissaire de la police de la ville, qui était informée du trafic humain dans sa ville, menait discrètement son enquête sur les traces des trois présumés criminels qui ont pris un rendez-vous à leur client dans la concession du lycée Barthelemy Boganda de Berberati aux environs de 19 heures locales. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans le filet de la police qui les a ramassés tous les trois sans leur client qui n’était pas présent encore sur le lieu du rendez-vous.

Après leur arrestation, les habitants du secteur voudraient régler leur compte sur-le-champ, mais grâce à la ténacité des forces de l’ordre, ils ont été embarqués jusqu’au commissariat.

Cependant, leur hébergeur, qui est quant à lui un natif de la ville contrairement aux trois présumés criminels qui n’étaient pas du coin, s’est rendu personnellement à la gendarmerie après avoir pris la fuite quelques heures plus tôt.

Rappelons que le commissaire de police qui est à l’origine de cette arrestation est très apprécié par la population de Berberati depuis son arrivée dans la ville. La nouvelle de son prochain départ a choqué énormément plus d’un. Des manifestations ont été organisées pour protester contre son limogeage.

Quant aux trois présumés criminels, ils sont actuellement déférés devant le procureur qui les a placés au mandat de dépôt avant leur jugement.

 

Berberati, Albert Songo pour CNC.

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Congo : L’opposition exige des reformes dans la politique d’austérité

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Congo : L’opposition exige des reformes dans la politique d’austérité

 

 

 

 

Brazzaville, 10 juillet 2018 (CNC) –Les leaders de l’opposition ont signé samedi  à Brazzaville un mémorandum à cet effet. Dans ce mémorandum ils exigent également du gouvernement plus d’efficacité dans la lutte contre la corruption.

 

Les leaders d’opposition demandent au gouvernement d’instaurer des mesures plus rigoureuses d’austérité. Et mettre de l’efficacité dans la lutte contre la corruption.

Parmi les opposants ayant signé ce mémorandum, figure Paul Marie Mpouelé. Ce dernier fait savoir que les mesures mises en place par le gouvernement n’ont pas eu un effet concret.

Le train de vie de l’Etat reste toujours élevé. Les détournements de fonds sont justes dénoncés mais jamais suivit d’actes concrets. Paul Marie Mpouelé interpelle le président Dénis Sassou Nguesso et la justice.

Pour lui, comme pour ses pairs, la politique d’austérité devrait être réorganisée.  L’Etat doit réduire ses dépenses. Et les détourneurs de fonds devront rendre gorge.

Ceci évitera au Congo de détériorer ses rapports avec le FMI. Car l’une des exigences posées par le FMI est la lutte contre la corruption et une cure d’austérité sur le train de vie de l’Etat.

Rappelons qu’au Gabon, l’Etat a adopté les mesures fortes pour respecter les reformes exigées par le FMI et faire face à la crise. Toute chose qu’a besoin le Congo touché par une crise économique et financière.

 

Par : N. Mballa, CNC.

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Convention des maires pour le climat et l’énergie, Le Cameroun désormais membre.

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Convention des maires pour le climat et l’énergie, Le Cameroun désormais membre.

 

Yaoundé, 10 juillet 2018 (CNC) –

 

Le ministre de la décentralisation et du développement local a signé l’acte d’adhésion le 5 juillet 2018 à Kribi. C’était en présence des responsables du FEICOM et de l’Onu-Habitat.

 

Le Cameroun est désormais membre de la convention des maires pour le climat et l’énergie en Afrique Subsaharienne. Cette convention porte notamment sur la problématique liée à l’énergie, au climat et au développement économique des municipalités.

Grâce à elle, les communes camerounaises vont désormais adhérer à la convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie. Ceci va permettre aux villes et communes du Cameroun de se moderniser. Car, celles-ci vont bénéficier des appuis techniques et financiers des partenaires régionaux et internationaux.

Ainsi, de nombreuses solutions aux problèmes que connaissent les villes seront trouvées. C’est le cas par exemple des inondations récurrentes dans les villes de Yaoundé et Douala. De même, cette convention va contribuer efficacement à la lutte contre le changement climatique.

Mais également à la mauvaise planification urbaine. Par ailleurs, la convention met l’accent sur l’utilisation des énergies renouvelables au niveau local pour la création des emplois.  Ainsi que pour la valorisation des produits locaux. A cet effet, plusieurs projets présentés par les experts onusiens seront bientôt réalisés.

 

Par : N Mballa, CNC.

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Centrafrique : Cri de détresse du personnel de SUCAF

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Centrafrique : Cri de détresse du personnel de SUCAF

 

 

Bangui, 9 juillet 2018 (CNC) –

 

L’unique sucrerie de Centrafrique (SUCAF) a vu ses portes fermées depuis une dizaine de jours pour des problèmes de paiement d’impôts. Le personnel broie le noir et crie sa détresse. C’était lors de sa conférence de presse de vendredi 6 juillet dernier.

L’usine de SUCAF à Ngakobo et le dépôt de Bangui sont fermés depuis fin juin dernier par les services des impôts. La genèse de cette crise remonte au 2 janvier 2018 où la Loi des finances a revu en hausse le taux des TVA sur la vente du sucre passant de 5% à 19%. Ce taux que les services des impôts appliquent à la SUCAF sur la vente de ses produits n’est pris pas en compte par ladite société. Huit mois plus tard, l’heure est grave puisque la facture a exponentiellement grevée. Même si le chiffre exact n’est pas encore calculé, néanmoins, l’on est dans l’ordre des centaines de millions de Francs Cfa que la société doit à l’Etat.

« C’est juste un problème de malentendu et d’incompréhension. Et les agents d’impôts sont tombés dessus, ils ont procédé au redressement. Après, ils ont émis un avis de mise en demeure. C’est ainsi qu’ils sont venus fermer les portes. Et depuis lors, nos portes sont restées fermées, il n’y a pas de recettes », a expliqué M. Martin Akem, Directeur du site de SUCAF-Bangui qui a précisé par ailleurs que « les négociations sont en cours avec le Gouvernement à ce sujet ».

A en croire M. Emmanuel Ouïmon, Directeur du site de Ngakobo, leur société bénéficiait d’un abattement d’un taux de TVA de 5% sur le stock de produits de 2017 et que la Loi de finances 2018 devrait s’appliquer à la production de 2018. « Il y a matière à négociation, puisque par exemple en plus des actions sociales, la SUCAF contribue à hauteur de 2 milliards de Francs Cfa d’impôts à l’Etat par an », a-t-il indiqué.

Entretemps, dans cette guéguerre qui correspond à s’y méprendre à un bras de fer qui ne dit son nom, c’est le personnel qui prend le coup. Ils sont plus d’un millier, femmes et hommes qui travaillent dans cette société dont 100 personnels permanents, 800 journaliers, 300 saisonniers pour une masse salariale de plus de 314 millions Francs Cfa.

« Avec la fermeture de notre société, nous ne savons quoi faire, car abandonnés à notre triste sort. Peut-être que nous courons le risque de mise en chômage technique. Quel sort pour nos enfants, notre famille ? » s’inquiète Mme Sonia Bambou, Chef personnel qui s’est faite complétée par l’autre Chef personnel, M. Flavien Nzapaozo : « Tout ce que nous demandons, c’est que le Gouvernement et la Direction générale de notre société trouvent une issue très rapidement à cette situation pour nous permettre de reprendre le travail ».

A l’occasion, M. Martin Akem a lancé un plaidoyer auprès du gouvernement pour revoir un peu en baisse, le taux de 19% de TVA sur les ventes, afin de permettre la survie de l’entreprise.

Notons que la SUCAF dispose à ce jour d’un stock de 4800 tonnes de sucre dans son entrepôt, stock pour desservir le pays durant six mois. La surface mise en culture elle, est de 1800 hectares pour une production de 10 000 tonnes.

A suivre…

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : TUTELLE ET PARTITION ?

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CENTRAFRIQUE : TUTELLE ET PARTITION ?

 

 

Bangui, 9 juillet 2018 (CNC) –

 

LES TUTEURS

 

Français, Chinois, Russes et Tchadiens : tels sont désormais les parrains de la Centrafrique. Leurs services secrets se livrent à un âpre combat dans l’ombre, à l’abri des chancelleries, avec un seul but : se tailler la part du lion dans le gâteau des matières premières, en comptant sur un pouvoir centrafricain dont ils auront manigancé la mise en place.   

          Pour protéger leur exploitation des matières premières, ces puissances négocient ouvertement, en faisant preuve d’un cynisme qui dépasse les bornes, avec les ex-Sélékas qui règnent en maîtres absolus sur les ¾ du pays, alors qu’il s’agit de séditieux – et, pour certains, d’auteurs de crimes contre l’humanité – qui ont supplicié les populations centrafricaines. 

          La souveraineté et le rôle régalien des Forces armées du pays sont littéralement piétinés. Le pouvoir est devenu aphone. Il ne règne d’ailleurs plus que sur une portion d’un pays étriqué, dont la superficie se réduit comme peau de chagrin. Si on n’y prend pas garde, on ne pourra plus parler que de la République de Bangui. Désarmé et impuissant, le gouvernement centrafricain assiste, sans réagir, comme apathique, au démembrement de la Centrafrique ourdi de l’extérieur. La violation de la souveraineté d’une République, membre de l’ONU, par des puissances étrangères qui en font également partie, se fait ouvertement, avec un total mépris pour les citoyens centrafricains.

          Avant que le chaos ne surgisse, le pays avait été confronté à une succession de gouvernances calamiteuses, instituées par des dirigeants cupides et prédateurs, manipulés de l’extérieur. Elles avaient fait naître de criantes injustices sociales, en même temps qu’elles garantissaient l’impunité pour ceux qui pillaient les caisses de l’État.

          Certaines puissances étrangères ont alors œuvré pour transformer ce qui était une révolte légitime des populations du nord-est du pays, délaissées par les pouvoirs successifs, en guerre de religion, pour mieux tirer les ficelles de l’instrumentalisation.

          Mais la sauce n’a pas pris. Les Centrafricains ont vu venir le piège grossier d’une manipulation étrangère destinée à les diviser, pour préparer le démembrement de leur pays en deux entités, l’une chrétienne, l’autre musulmane.

  

LUTTES DINFLUENCE AU SEIN DES PUISSANCES ETRANGERES

 

          Les Français, tuteurs historiques, ne sont-ils pas en train de perdre leur place prépondérante dans l’échiquier politique centrafricaine au profit des Russes ? Jusqu’à présent, ce sont eux qui conseillaient la présidence de la République et les ministères clés et qui assuraient aussi la garde rapprochée des présidents centrafricains.

          Or, aujourd’hui, après l’intrusion massive des Russes, les choses ont sensiblement évolué. Ces sont eux qui sont désormais responsables de  la sécurité du président Touadera. On les trouve partout dans les administrations clés. Les militaires russes distribuent des secours alimentaires aux populations délaissées. Ils installent dans les provinces des dispensaires de campagnes. Ils prennent langue avec les rebelles. Sont-ils mandatés par le gouvernement ?

          Quant aux relations franco-centrafricaines, elles semblent fortement grippées. On dirait même qu’elles n’ont jamais été aussi détestables. Les présidents Touadera et Macron se boudent ouvertement. Il faudrait plutôt qu’ils se parlent ! La France et la Centrafrique, par la force de l’histoire, ont trop de choses en commun – la langue en particulier. Et n’oublions pas que la France assure encore l’essentiel de l’aide dont a besoin la République Centrafricaine. D’ailleurs, il n’est pas sûr que les Russes puissent remplacer les Français à court terme.

          Certes, la France a une grande part de responsabilité dans le chaos centrafricain. Il faut la dénoncer. Mais ceux qui suggèrent de rompre les relations diplomatiques avec l’ancienne puissance coloniale manquent de clairvoyance.

          Dans l’immédiat, évincer la France de la Centrafrique serait une aberration. Bien sûr, la RCA, Etat souverain, peut rompre avec elle. Mais à condition d’abandonner la monnaie française incarnée par le CFA ! Or, quoi qu’on en dise, le CFA assure une stabilité et une garantie dans les échanges commerciaux. Les dirigeants africains, du fait de leur gouvernance calamiteuse, ne permettent pas aux Africains de disposer, dans l’immédiat, d’une monnaie qui leur soit propre. Il est bien entendu que les Centrafricains sont libres de choisir une garantie monétaire, dans le dollar, le rouble ou le yuan, et créer leur monnaie. Mais force est de constater que, dans l’état de déliquescence et de délabrement dans lequel s’enfonce le pays, il serait suicidaire de tenter une politique monétaire hasardeuse.

          Il est quasiment sûr que les Français et les Russes vont se livrer à une lutte d’influence particulièrement âpre sur le territoire centrafricain. Les étrangers risquent de prendre l’État en otage et de décider à la place de ses dirigeants. Ce qui ne pourra qu’aggraver une situation déjà chaotique. C’est donc aux citoyens eux-mêmes de redoubler de vigilance pour éviter de subir des dégâts collatéraux et de prendre en main leur destin.

          La longue et terrible nuit centrafricaine ne sera illuminée que par les bougies de dirigeants patriotes visionnaires, tel Barthélémy Boganda, père fondateur de la nation.

 

                                                        

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                    

(9 juillet 2018)

 

 

 

Mondial 2018 : L’Angleterre élimine la Suède en quart de finale

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Mondial 2018 : L’Angleterre élimine la Suède en quart de finale

 

 

Bangui, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Les three lions ont battu aujourd’hui l’équipe scandinave 2-0. L’équipe de Sa Majesté va affronter en demi-finale la Croatie qui a éliminé aux tirs au but la Russie qui s’était battue comme une lionne blessée.

 

L’Angleterre a battu la Suède par un score vierge 2-0. L’équipe de la reine d’Angleterre passe ainsi en demi-finale après 28 ans. Durant la première période de la rencontre était très serrée. Car personne n’avait véritablement le contrôle sur l’autre.

 

Le score est ouvert vers la fin de la première partie du jeu. Le joueur anglais Maguire a repris le centre d’un corner par un coup de tête à la 44e minute. Le gardien scandinave ne verra rien venir du mirobolant coup de tête du joueur anglais.

A la deuxième Mi-temps, les suédois reviennent gonflés à bloc pour égaliser le score et prendre le dessus sur les anglais.

Ainsi, ils vont mener plusieurs offensives dans le camp anglais. Mais le gardien anglais Pickford veuille au grain.

Berg le joueur Suédois va rater plusieurs occasions de but. Cependant, les suédois vont encore relâcher la pression. Les anglais vont profiter de cet instant pour inscrire un deuxième but. Dele Alli à la 65e minute va doubler le score.

 

De quoi susciter le désespoir chez les Suédois. Ceux-ci vont se replier dans leur camp pour joueur à la défensive. Menant quelques fois des contre-offensives infructueuses.

La Suède sort ainsi des quarts de final vaincue par l’équipe anglaise. Celle-ci va affronter la Croatie en demi-finale.

…………….

 

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

République démocratique du Congo : des garçons sont forcés à violer leur mère pendant une horible guerre selon l’ONU.

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République démocratique du Congo : Des garçons sont forcés à violer leur mère pendant une horrible guerre selon l’ONU. 

 

 

Bangui, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Selon un récent rapport des Nations Unis, il semblerait qu’une guerre atroce serait en cours au Kasaï, à l’intérieur de la République démocratique du Congo. Selon le rapport, les experts auraient été informées de nombreux viols, en plus d’actes de cannibalisme.

Des témoignages en provenance de la région de Kasai indiquent que des garçons sont forcés à violeur leur mère. Les jeunes filles se font dire pour leur part qu’elles doivent apprendre la sorcellerie afin de pouvoir attraper les balles de fusil. Enfin, plusieurs femmes sont forcées à choisir entre subir un viol collectif ou la mort.

CENTRAFRIQUE : L’ISOLEMENT SOUS RÉGIONAL DÉSORMAIS CONTINENTAL INTERFÈRE T-IL SUR LE PROCESSUS DE RÈGLEMENT POLITIQUE DE LA CRISE ?

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CENTRAFRIQUE : LISOLEMENT SOUS RÉGIONAL DÉSORMAIS CONTINENTAL INTERFÈRE T-IL SUR LE PROCESSUS DE RÈGLEMENT POLITIQUE DE LA CRISE ?                       

 

 

Bangui, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Le 30 mars 2016 est une date historique dans les annales centrafricaines car elle marque d’une part le début de la mandature de l’élu de la nation centrafricaine et d’autre part l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution centrafricaine. Le stade de la coopération centrafricano-chinoise a abrité cet événement d’envergure en présence de nombreux invités y compris certains chefs d’Etat  et de gouvernement de la sous région d’Afrique centrale. La liesse était populaire et euphorique dans les différentes régions du pays. L’espoir renaissait et les prémices d’un climat de paix et de réconciliation nationale étaient palpables.

Les centrafricains se sont mobilisés en masse pour contribuer chacun à sa manière à la résolution durable de la crise. Les chefs d’Etat de la sous région, appuyés par la communauté internationale se sont précipités sans ambages au chevet d’un État agonisant et sous perfusion. C’est ainsi que certains chefs d’Etat de la sous région ont proposé des contingents pour renforcer la mission de l’ONU en Centrafrique, forment nos militaires dans leurs installations à leurs frais, d’autres nous assistent financièrement et proposent leur médiation dans les différents pourparlers ou négociations. Progressivement et après avoir pris ses repères, le pouvoir de Bangui limité à la capitale, multiplie de façon exponentielle des dérapages diplomatiques qui entraîneront par voie de conséquence l’isolement ou la solitude du pouvoir au niveau de la sous région. Tour à tour, le guide tchadien a été accusé à demi-mot de connivence ou de soutien aux groupes armés non conventionnels, le dictateur congolais qui était très impliqué dans la médiation a été accusé quant à lui de soutenir ou de manigancer des choses au profit de son dauphin naturel qui n’est autre que le président de l’assemblée nationale, le président du Congo démocratique furieux, mécontent de voir ses opposants arrêter en Centrafrique et de surcroît évadés d’une prison politique hautement sécurisée, surtout l’incompréhensible suite à l’implication du pouvoir centrafricain dans la tentative de coup d’état en Guinée équatoriale. La mauvaise gestion de ces différents dossiers compromettants conjuguée au manque de communications autour des actions du président de la république entraîne de facto l’isolement total du pouvoir centrafricain qui avait besoin de services de ses paires pour endiguer la crise.

Cet isolement qui a très certainement des conséquences politiques, diplomatiques et économiques s’est projeté à l’échelle continentale c’est à dire au niveau de l’Union Africaine. L’absence très remarquable du président de la république au 31 eme sommet de l’Union Africaine de Nouakchott en Mauritanie est un rendez-vous raté du pouvoir avec l’histoire. Ce sommet se présentait comme une aubaine pour le pouvoir d’échanger en marge du sommet avec les principaux intervenants de la crise centrafricaine et surtout une occasion d’aplanir les divergences ou incompréhensions avec le pouvoir français car ce dernier y était invité. Bouder l’initiative de l’Union Africaine alors que la feuille de route est initiée à la demande du pouvoir centrafricain démontre à suffisance d’un manque de sérieux et de l’immaturité du pouvoir. Face à la pertinence de la problématique, le citoyen lambda s’interroge :

Comment expliquer l’absence du président de la république à un sommet qui devrait traiter des pays en crise nonobstant l’envie maladive de ce dernier à voyager ? La présidence budgétivore du mathématicien qui confirme le correctif budgétaire  de juillet 2028 serait un début d’explication à cette déni de responsabilité ? Ce sommet de l’Union Africaine n’était-elle pas une belle tribune pour donner une visibilité à la crise centrafricaine ? Les thématiques de ce 31eme sommet ne correspondent-ils pas aux priorités du pays ? Reproche t-on à la feuille de route de l’Union d’être le fruit de la réflexion de la France et exécuté par le Tchad ? Que cet énième dialogue se tienne à Bangui ou ailleurs, que craignent les autorités centrafricaines ? Après le dialogue inclusif de 2008, le forum de Brazzaville en 2014, le forum de Bangui en 2015, la rencontre de Saint Edigio à Rome en 2017 sans oublier le hold-up politique et diplomatique de Ndjamena au Tchad où le pouvoir central quand bien même illégitime a été déporté et humilié, quelle est la valeur ajoutée de ce nouveau dialogue ? Quels sont les points communs de ces différents accords ? L’initiative de l’Union Africaine met-elle un accent particulier sur l’impunité et la réparation des préjudices subis ? La feuille de route de l’Union Africaine qui présage l’amnistie, la réhabilitation et le partage du pouvoir avec les bourreaux du peuple est-elle en adéquation avec les dispositions constitutionnelles ?

L’initiative africaine qui semble privilégier les groupes armés non conventionnels au détriment des forces vives de la nation ( partis politiques, société civile, syndicats…) est-elle crédible pour créer les conditions de la réconciliation nationale ? Il est important de rappeler au pouvoir que trop de dialogue tue la démocratie et par voie de conséquence ses attributs. Nous devrions comprendre que la solution à la longue crise centrafricaine ne viendra que des centrafricains et nulle part ailleurs. Une réelle volonté politique nous épargnera des éternelles médiations qui aboutissent toujours à un protocole d’accord politique avec une gestion consensuelle et le partage du pouvoir…Nous martelons in fine qu’il n’y aura aucune amnistie pour les bourreaux du peuple ni d’impunité et la cour pénale spéciale mènera sa mission à terme assortie de réparation des dommages. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 06 juillet 2018.

 

Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.                                     Juriste, Administrateur des élections.                       Tel : 0666830062

Centrafrique : Les soutiens de Touadera très sceptiques au dialogue de l’Union africaine

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Centrafrique : Les soutiens de Touadera très sceptiques au dialogue de l’Union africaine

 

Bangui, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Le scepticisme ne fait que grandir au sein de la population centrafricaine quant à la tenue du dialogue en cours de préparation par l’Union africaine dont le Panel des Facilitateurs semble à bout de processus. Le comité de soutien à Touadera vient enfoncer le clou après les leaders religieux et l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH).
C’est à travers une déclaration faite ce vendredi 6 juillet 2018 dont Cnc a eu copie que les soutiens du Chef de l’Etat ont clairement exprimé leur inquiétude quant à une telle initiative. Ces inquiétudes sont formulées sous forme de question restées sans réponse : « Pourquoi ce dialogue doit-il réunir exclusivement le gouvernement avec les groupes armés ? Quelle place réserve-t-on aux victimes de cette crise, à la vraie société civile, aux vrais acteurs politiques qui eux-aussi ont leur mot à dire ? S’inspirant du passé où des accords ont été conclus par ces mêmes groupes armés et sont demeurés lettre morte, que peut-on attendre d’un énième accord entre gouvernement et groupes armés et quelle est la garantie que ces bourreaux vont-t-ils respecter leur parole et s’engager résolument vers la paix ? N’est-ce pas un schéma ‘’Libreville bis’’ qui est en train de se dérouler sous nos yeux ? Pourquoi tenir ce dialogue en dehors des frontières nationales, alors que de telles assises ont déjà pu être organisées à Bangui ? », telle est la liste des interrogations somme toute légitimes énumérées dans cette déclaration signée de Blaise Didacien Kossimatchi, le Porte-parole du comité de soutien du Président Touadera, lui qui a semblé disparaitre des radars politiques il y a peu.
Toutefois, les Soutiens du Chef de l’Etat, à la différence du Centrafricain lambda, avouent qu’il s’agit là, d’une « manipulation de plus ne visant qu’à légitimer les revendications des groupes armés, notamment leur amnistie et leur entrée au gouvernement au détriment des victimes et du peuple centrafricain qui se meurent à petit feu ».
Face à cette situation, la position de proches de Touadera est bien claire : « La République centrafricaine reste et demeure un pays souverain. Au nom de cette souveraineté, principe angulaire des relations entre Etats, il est inadmissible qu’un diktat vienne de l’Union africaine pour fragiliser davantage un régime démocratiquement élu et favoriser des bandits de grand chemin dans leur quête effrénée du pouvoir qu’ils veulent obtenir au prix du sang des Centrafricains », peut-on lire dans la déclaration susmentionnée.
Au passage, faut-il le souligner, les Soutiens de Touadera n’ont pas manqué d’égratigner certains leaders politiques qu’ils estiment être à l’antipode des actions gouvernementales, à l’image de Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du parti RPR taxé de complicité aux Séléka pour avoir organisé la première marche pacifique de soutien au régime sanguinaire de Michel Djotodia. La déclaration va même loin pour indiquer que ce dernier a « doté les membres de l’ANECA de téléphones androïd avec comme mot d’ordre de créer le trouble et confusion sur le campus universitaire et susciter ainsi un soulèvement des étudiants et encourager le dénigrement de l’équipe rectorale et du Chef de l’Etat ». « Trop, c’est trop ! », martèlent les Soutient du Président. De même le Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua qui est présentement à l’extérieur pour des raisons de santé est taxé de manœuvrer en tirant sur des ficelles à travers son cabinet.
En définitive, le Comité de soutien à Touadera dit « oui à un dialogue inclusif qui se tient sur le territoire national et qui prend en compte les victimes tout en rejetant l’impunité ». A ce sujet, un appel de pied est lancé à l’endroit de la population et plus particulièrement de la jeunesse pour « barrer la route à cette initiative malicieuse de l’Union africaine avec la complicité de certains compatriotes bien identifiés pour déstabiliser le régime du Président Faustin Archange Touadera et favoriser la prise du pouvoir par des criminels de guerre et autres bandits de grand chemin bien connus ».
Reste à savoir si l’Union africaine prendra en compte les contestations tous azimuts des différentes couches de la population centrafricaine quant à son initiative de dialogue entre gouvernement et groupes armés.

 

Par : Fred Krock, CNC.

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Centrafrique : manifestation des jeunes de Bria contre la fermeture du MSF .

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Centrafrique : manifestation des jeunes de Bria contre la fermeture du MSF .

 

 

 

Bria, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Suite au braquage de la base de l’ONG Médecin sans frontière (MSF) le jeudi 5 juillet dernier, la décision vient de tomber, la base de Bria doit être fermée provisoirement en attendant la décision du siège.

 

« Nous partons dès que vous preniez conscience de vos actes et que vous aurez changer de comportement, nous allons retourner », dixit monsieur Jean-Pierre KOPOSO, chef de projet MSF de Bria à l’endroit d’une dizaine des jeunes qui ont pris d’assaut la piste de l’aérodrome local lors du décollage de l’avion MSF qui doit rapatrier sur Bangui son personnel expatrié.

Même si le chef de projet semble être déterminé à quitter la ville de Bria, une partie du personnel, quant à elle, ne cherche pas à blâmer directement la population locale qui est tout aussi une victime des actes barbares de certaines personnes qui cherchent effectivement le chaos dans le pays.

 

Il est vrai qu’en moins de trois mois deux braquages sur le même lieu, c’est trop, mais, la solution n’est pas certainement la fermeture de la base, il faut la chercher ailleurs, a expliqué un instituteur local contacté par CNC.

Il y’a lieu de rappeler que la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est aujourd’hui contrôlée par le FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) , une faction de l’ex-coalition de la Séléka dirigée par Noureddine Adam.

Les soldats de la MINUSCA, qui se trouvent aussi dans la ville, ne contrôlent pas grand-chose sur le terrain selon la population.

 

Par : Moise BANAFIO, correspondant du CNC à Bria.

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Centrafrique: La cérémonie de relève de l’EUTM-4/ EUTM-5 au Camp Ucatex de Bangui.

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Centrafrique: La cérémonie de relève de l’EUTM-4/ EUTM-5 au Camp Ucatex de Bangui.

 

 

Bangui, le 7 juillet 2018 (CNC) –

 

C’est sous la houlette des hauts cadres nationaux et internationaux entre autres le ministre de la Défense, Madame l’Ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne, Monsieur le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies et chef de la Minusca et les différentes représentations diplomatiques accréditées en RCA que la Cérémonie de la fin de mission du 4e contingent d’EUTM-RCA a eu lieu hier au Camp Ucatex à Bangui. Par Cyrille Jefferson Yapéndé.

 

Voici ci-dessous l’intégralité de discours du général de brigade Herminio MAIO, commandant la mission EUTM-RCA.

 

 

EUTM RCA 2018
Mission d’entrainement de l’union européenne

 

 

Bangui, le 06 juillet, 2018

 

Discours du général de brigade Hermínio MAIO, Commandant la mission EUTM-RCA.

 

 

Madame le ministre de la Défense,

Madame l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne,

Monsieur le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies et chef de la MINUSCA,

Monseigneur de Wit Guzman, Nonce Apostolique,

Monsieur l’ambassadeur de la République populaire de Chine,

Monsieur le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis,

Monsieur le 1er conseiller de l’ambassade de Russie,

Mon général, inspecteur général de l’armée nationale,

Mon général, chef d’état-major des armées,

Mon général, commandant la Force MINUSCA,

Mon général, commandant les éléments français au Gabon,

Mesdames et Messieurs les membres de la Communauté diplomatique,

Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations internationales,

Messieurs les attachés de défense,

Chers invités,

Chers camarades,

 

Nous sommes honorés de votre présence à l’occasion de cette cérémonie qui marque le passage de témoin d’une partie importante de la mission EUTM après 6 mois de travail intense conduit en étroite collaboration avec nos partenaires centrafricains, au ministère de la Défense, à l’état-major de l’armée et au camp Kassaï. Votre présence illustre à nos yeux la reconnaissance du travail accompli et l’amitié qui nous unit.

 

Votre présence souligne aussi la richesse de notre mission, qui tisse des liens avec l’ensemble de la Communauté internationale, toujours dans l’intérêt de la Centrafrique et de la remontée en puissance de ses Forces armées. Tandis que sonne l’heure du retour au pays pour certains d’entre nous, d’autres relèvent déjà le flambeau de la mission de formation et d’entrainement de l’Union européenne en République centrafricaine et poursuivront avec le même dévouement et la même rigueur ce travail en commun.

 

Mesdames et Messieurs,

Nous nous rassemblons aujourd’hui pour célébrer la fin de mission du 4e contingent d’EUTM-RCA. Lancée officiellement le 11 janvier dernier à ce même endroit, elle touche à sa fin. Avant de se projeter sur le second semestre de l’année 2018 et ses défis, permettez-moi de souligner la continuité de la Mission EUTM-RCA et l’ampleur des tâches réalisées au cours des six derniers mois de mission dans un cadre multilatéral avec la MINUSCA, la Délégation de l’Union européenne, les différentes représentations diplomatiques et, surtout, le ministère de la Défense, l’EMA et les FACA.

 

Lors de cette période, EUTM RCA a participé à l’élaboration de 26 documents-cadres pour la Défense et les Armées, a achevé le projet-pilote DDRR, a formé un bataillon d’infanterie et a dispensé des formations qualifiantes à près de 300 militaires. Vous tous, militaires d’EUTM, des piliers comme de l’état-major, avez concouru à ce résultat !

 

L’élaboration du corpus doctrinaire du ministère et de l’état-major dessine les contours d’une structure de Défense optimisée. Si la loi de programmation militaire est encore évolutive, les documents-cadres et les projets d’infrastructure à Bouar comme à Bangui permettront une efficacité accrue des FACA. Les engagements financiers des partenaires internationaux lors de la dernière Table Ronde devraient également consolider cette dynamique de remontée en puissance. Je tiens à remercier ici madame Isopi, ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne, pour son appui déterminé et sa constante bienveillance envers EUTM, la Défense et les Armées.

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Point essentiel pour le processus de paix, le projet de démobilisation, désarmement, réintégration, rapatriement s’est d’abord incarné dans un projet-pilote. EUTM a conduit deux sessions, permettant l’inclusion de 232 ex-combattants dans les Forces armées centrafricaines. Ils participent désormais à l’effort collectif pour la restauration de la paix. Convaincu de l’importance du plan DDRR, EUTM poursuivra son soutien aux FACA, espérant néanmoins que tous les Corps habillés et la société centrafricaine contribuent à cette tâche.

 

La formation du bataillon d’infanterie territoriale n°2 s’achève bientôt. Ce 3e bataillon formé par EUTM et fort de 600 hommes va prochainement pouvoir concourir aux déploiements à PAOUA, OBO, SIBUT, BANGASSOU et BOUAR. Nous espérons une cérémonie présidée par Son Excellence le Président de la République à Bangui comme récompense des qualités remarquables montrés par ce bataillon lors de sa formation.

 

L’autonomisation croissante des FACA s’effectue aussi par les formations qualifiantes adaptées aux déploiements opérationnels, comme le séminaire tactique pour l’EMA, le stage logistique, les formations sur les systèmes d’informations et de communication, les formations au rétablissement d’itinéraire avec ponts métalliques au profit du bataillon du génie, mais aussi les modules de droit international humanitaire. Les témoignages de nos partenaires de la Communauté internationale attestent de la qualité du travail effectué à Kassaï au regard de l’excellent comportement des FACA et de leur efficacité sur le terrain. Par ailleurs, les compétences techniques et pédagogiques inculquées permettent la formation autonome des soldats des unités, pour le plus grand bénéfice des unités combattantes.

 

Enfin, le processus de rajeunissement de l’armée centrafricaine est enclenché. Le paiement des arriérés de salaire Stipends va bientôt entrer dans sa phase de paiement, grâce à l’implication commune du ministère de la Défense, d’EUTM et l’effort financier des Etats-Unis au profit des militaires centrafricains. Le travail de conseil en ressources humaines va aussi concourir à la levée de 1 000 recrues, qu’EUTM sera prêt à former.

 

Le prochain semestre sera celui de la consolidation de ces acquis, au travers d’un mandat EUTM renouvelé permettant l’élargissement de notre zone d’action. Ce sont les défis des hommes et femmes du nouveau contingent d’EUTM.

 

Suivant les directives du Plan National de Défense, le déploiement progressif en garnison est la prochaine étape majeure des Forces armées centrafricaines. Afin d’accompagner les FACA, EUTM va étendre ses activités de formation sur Bouar lors du prochain semestre, au besoin en liaison avec les Eléments français au Gabon commandé par le général de Kersabiec, que je remercie pour son soutien constant.

 

Pour permettre une restauration efficace de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire, EUTM va également appuyer la Gendarmerie, tout en poursuivant la formation des FACA, que ce soit les nouvelles recrues, les ex-combattants ou les unités à recycler. Tous les trimestres, des soldats instruits et entrainés selon des standards élevés seront prêt à porter haut les couleurs de la Centrafrique.

Les prochains mois seront donc tout aussi exigeants que les précédents. Dans cette entreprise exaltante et indispensable pour un avenir meilleur, je ne doute pas qu’EUTM saura poursuivre son appui désintéressé et bienveillant aux Centrafricains et à leurs Forces armées. Demain comme hier, il s’agira d’avancer ensemble en gardant à l’esprit l’intérêt supérieur de la Centrafrique.

 

Permettez-moi maintenant d’adresser quelques mots en anglais aux militaires que j’ai l’honneur de commander.

 

Dear comrades,

 

We are arriving to the end of another cycle in EUTM. It has been a full six month, with a lot of activity, Advising, Educating and Training, and a lot of planning, preparing the mission’s continuity with Brussels.

 

I am sure your successors will continue the hard work you have developed these past months and will contribute to the improvement of the situation in CAR. I want you to be proud of what you have done and I want you to be confident, as you return to your families, that your work was valuable and meaningful. You have contributed to change things for the best here and with a continued effort from your replacements, we will keep helping Central African Republic to become a better place for its people.

 

The incoming fifth rotation of EUTM will see the renewal of the Mission’s mandate, with new challenges drawing in the horizon. I know that it will not be an easy challenge, but I am confident of our success, because we have the capacity and the will.

 

The capacity coming from the richness of the EUTM CAR’s multinational environment, with 10 Troop Contributing Nations, the necessary leadership, the Direction from Brussels and the support of valuable Partners, ensuring a pragmatic integrated approach that allows us to look with pride to our noble mission.

 

The will coming from our condition of being soldiers, who are here to Serve, to enhance the relevance of the European Union effort among the International Community, bringing stability, peace and development to CAR.

To conclude, for the ones who will soon be leaving EUTM, I wish you a safe return home and all the best in your professional and personnel lives. For the ones who have arrived, I welcome you to this family and I encourage you to continue the excellent work of your predecessors.

 

Vive l’EUTM, vive la Centrafrique !

 

 

Centrafrique : Nous avons déjà passé deux (2) ans au pouvoir, il faut de l’ouverture et renforcer la gestion publique.

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Centrafrique : Nous avons déjà passé deux (2) ans au pouvoir, il faut de l’ouverture et renforcer la gestion publique.

 

Bangui, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

Il faut instituer le Fonds de Contrôle Social (FCS) et réinstruire la Cours Des Comptes pour renforcer la bonne gouvernance. Il nous faut pratiquer une gestion participative et d’inclusion sociale que cette gestion minimaliste qui manque totalement d’ambition. Notre ambition c’est de créer aux centrafricains un État qui leur permette de croire, d’espérer et de s’épanouir, suite à cette crise.

 

Certes, la sécurité est notre grande bataille mais on n’y arrivera par la mise en confiance dans la gestion de la chose publique. C’est bien cette gestion de la chose publique qui a créé au départ cette crise et s’en est suivie la complexité. Parce que les appétits mondialistes qui ne laissent rien échappé, quand une crise s’ouvre, ils s’engouffrent pour tirer profit. Mieux vaut que les fils du pays s’organisent et s’arcboutent pour soutenir l’État et préserver la nation.

 

Notre État est d’une fragilité adynamique telle qu’il est incapable de rassembler les forces innovatrices du pays et s’inscrire dans un dynamisme de développement. L’État ne cherche nulle part à puiser son énergie dans les capacités et les compétences de ses fils et filles; pire il s’enferme, ne s’ouvre pas aux citoyens, ne crée pas de l’enthousiasme ni de dynamisme autour de lui ; un État ratite, rempli

d’agents publics inamovibles et incompétents, ils ont fait échoué tous les régimes, un tel État reproduit au même format ne peut bâtir ni apporter un changement, comme quoi, notre État n’aime pas le changement (la rupture) et adore les petites « gens ».

À cette période de crise, l’État doit appliquer une gestion transparente qui rassure les centrafricains et rassure les partenaires. La confiance doit être de mise et c’est possible. L’État doit montrer sa responsabilité, son intégrité et son engagement à gouverner.

Aussi, nous avons constaté que les dettes de l’État augmentent de plus en plus et les dépenses sont par contre mal perçues à part le sempiternel paiement des salaires.

 

Le versement des salaires est une obligation, mais ne constitue pas la seule charge importante de l’État. Le salaire centrafricain dominé par les bouches à nourrir ne permet à personne de sortir de la pauvreté ni n’améliore substantiellement les conditions de vie du salarié. Le salaire du centrafricain est résolument un revenu de subsistance et rien d’autre, mieux qu’il en est. Ce sont bien sûr les autres dépenses dites d’investissements publics qui améliorent les conditions de vie des citoyens.

 

Pour aller dans la direction d’une gestion rigoureuse, l’administration publique doit établir une gestion calquée sur la gestion privée. Cela veut dire que l’État doit fonctionner selon les pratiques du marché et s’appliquer les mesures de l’entreprise privée tant sur le plan des ressources humaines, matérielles et financières. Par ces temps qui courent où le budget est sévère, l’État doit être poussé à rationnaliser et optimiser ses coûts. L’État doit produire des biens et services à un coût qui ne doit pas être beaucoup plus élevé que ce que pourrait faire le marché.

 

L’accès aux marchés publics est toujours opaque dans les administrations et les sociétés d’état où les agents publics continuent de fignoler la ruse afin d’extorquer et de profiter des versements de pot-de-vin, devenus monnaie de change obligatoire entre les acquéreurs et les agents publics; ainsi les offres publiques se font de gré à gré en dehors du tout principe de la transparence.

 

C’est un fait quand le gouvernement fait voter le budget national par l’Assemblée nationale, mais prouver de la véracité des dépenses en est un autre. Le gouvernement ne doit pas se limiter simplement à la reddition des comptes de l’État devant l’assemblée nationale, mais doit présenter les outils de contrôle mis en place pour surveiller, contrôler et attester que les dépenses effectuées sont sincères par rapport au prix sur le marché et que les dépenses ont effectivement contribué à l’amélioration du bien-être des populations. Ces types outils appropriés sont  l’œuvre du Fonds de Contrôle Social et de la Cours des Comptes.

 

L’État doit instituer un Fonds De Contrôle Social des actions et des investissements publics, comme un devoir du citoyen. Le Fonds De Contrôle Social évoqué, est une véritable opportunité pour générer des espaces de dialogue et d’action collective entre l’État, la société civile et le secteur privé. Le Fonds de Contrôle Social sera tenu par la société civile ; une société civile dont la mise en place saura déterminée les critères de dénomination et d’éligibilité.

Le contrôle social sera à l’origine d’une plus grande amélioration des conditions politiques, sociales et économiques des secteurs de la société les plus vulnérables et contribuera à combattre de façon publique la corruption, les abus de biens sociaux et les malversations de tous ordres de la gestion publique. Car les agents publics continuent de ruiner les caisses de l’État par des arrangements avec les fournisseurs.

Le contrôle social sera comme une modalité de participation citoyenne qui permet aux personnes comme aux organisations de la société civile de peser et d’influer sur les affaires de l’État. Surveiller la chose publique est du droit du citoyen comme il en a le devoir de voter ceux qui doivent gérer.

Le contrôle social sera également une forme d’exercice des droits du citoyen. L’objectif ainsi recherché est d’accroître la responsabilité et l’intégrité de l’État dans la maîtrise de la gestion publique et de la soustraire à la privatisation dans certains domaines publics stratégiques.

 

Notons également que le contrôle social permettra de suivre une politique publique déterminée, en amont ou en aval de son élaboration. Ainsi le droit de contrôler la gestion publique et ainsi que de ses résultats sera reconnu comme une disposition légale et devant figurer dans notre constitution.

 

En instituant le droit de contrôle social, il permettra un développement des pratiques saines, et offrira un puissant fondement aux citoyens dans leur action de surveillance avec une large offre institutionnelle d’espaces de communications et d’instruments.

 

La participation des citoyens à la gestion publique permettra la protection des actifs publics et établira opportunément les mécanismes de la bonne gouvernance.

Notons, et c’est important, que l’exercice de la démocratie ne se réduit pas aux droits de vote, il impose également des devoirs. Un de ces devoirs des citoyens précisément est de veiller à l’évolution de la chose publique.

 

Il faut aussi réinventer le gouvernement, par la séparation des objectifs stratégiques et des objectifs opérationnels, c’est-à-dire les agents opérationnels reçoivent des objectifs (simples, mesurables adaptés, réalisables et temporels) et rendent les résultats aux sommets stratégiques ; par la mise sur pied de politiques orientées vers la communauté ; par sortir l’État du monopole public et aller vers un quasi-marché qui est un marché des prestations publiques ; par l’introduction de la notion de « contrôle » et passer du système légaliste à un système orienté résultat ; par l’introduction de la notion de « performance » et du « rendement » ; par répondre aux besoins de l’usager et non de l’administration ; par l’introduction de la notion de « bénéfice » dans le secteur public, mais aussi du concept de « value for money » ; par moins de hiérarchie et plus de participation, l’État et le marché devraient travailler dans le cadre d’un partenariat ; par un nouveau modèle de gouvernement public recentré sur les missions de l’État.

L’objectif public recherché, c’est dépenser au mieux l’argent public pour la satisfaction du bien-être commun des citoyens.

 

 

Il faut également réinstruire le principe de la Cours des Comptes, un dispositif de surveillance et de contrôle indispensable pour l’administration ; le principe de la nécessité d’un contrôle de l’activité étatique était déjà évoqué au XVIIIème siècle.

Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

 

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration : articles XIV et XV de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Notons, qu’il y a une reconnaissance internationale de la nécessité de contrôle qui fait désormais partie intégrante de la gestion publique. Les institutions supérieures de contrôle des finances publiques jouent un rôle important pour ce qui est de rendre l’administration publique plus efficiente, plus respectueuse du principe de responsabilité, plus efficace et plus transparente : l’ONU, Résolution 66/209 adoptée par l’Assemblée générale le 22 décembre 2011.

 

La Cour des Comptes a un périmètre d’action très étendue puisqu’on peut contrôler non seulement les départements de l’État, mais on peut également s’intéresser aux communes et à des entités qui peuvent recevoir des fonds publics. Cela est même valable pour toutes les petites associations qui bénéficient de fonds publics. Le spectre d’activité est très étendu.

La Cour des Comptes, peut faire des audits, mais également de l’évaluation. Des audits sous l’angle de la légalité, des finances en regardant la comptabilité et la gestion d’une entreprise pour voir s’il n’y a pas d’irrégularités ou d’anomalies, mais aussi sous l’ange de la gestion pour regarder s’il y a une bonne gestion et proposer des règles de gestion. La Cour des Comptes peut faire des audits de la qualité de la politique publique de l’État : la pertinence, l’effectivité, l’efficacité et l’efficience :

  • le principe de la pertinence de la politique publique ; le critère de la pertinence est l’analyse du lien qui existe entre les objectifs de la politique publique et la nature du problème sociétal à résoudre. Pour comprendre la nature du problème il faut faire le tour de la littérature sur le sujet ; en interrogeant différents experts ; ce sont, par exemple, des professeurs d’université, en interrogeant les acteurs de terrain comme, par exemple, les associations de défense etc. ; mettre en relation la nature du problème et les objectifs définis dans la politique publique.

– le principe de l’effectivité de la politique publique ; le critère de l’effectivité est de vérifier que les instruments de la politique publique sont correctement mis en œuvre par les autorités administratives. La démarche méthodologique vise à identifier et mesurer les réalisations administratives, c’est-à- dire aller sur le terrain afin de voir si et sous quelle forme la politique publique se matérialise : en interrogeant les différents acteurs chargés de la mise en œuvre des instruments ; en effectuant des observations participantes ; en identifiant des indicateurs et données statistiques qui attestent de la mise en œuvre de la politique publique comme, par exemple, le nombre d’amendes dressées par les agents pour preuve que le département effectue des contrôles et sanctionne les contrevenants.

– le principe de l’efficacité de la politique publique ; le critère de l’efficacité vise à mesurer l’influence qu’a la politique publique sur le problème que l’on cherche à résoudre. La démarche méthodologique a pour objectif de mesurer l’évolution du problème sociétal suite à la mise en œuvre de la politique publique. Cela va se faire en interrogeant les personnes qui subissent les conséquences négatives du problème pour savoir s’il y a une amélioration ou péjoration de leur situation comme, par exemple, en élaborant des analyses qualitatives ou quantitatives ou encore identifier des indicateurs permettant de mesurer l’impact que la politique publique a sur le critère de l’effectivité est de vérifier que les instruments de la politique publique sont problème.

– le principe de l’efficience de la politique publique ; le critère de l’efficience est la mise en rapport des réalisations (output) et des ressources consommées dans le contexte d’une rationalité managériale. La démarche méthodologique se passe en deux étapes : en analysant les procédures/ processus de production pour identifier des ressources utilisées comme le budget, le nombre de personnes mobilisées, les timesheet, etc. : revoir les procédures/ processus de production afin de les rendre moins consommatrices en ressources ou favoriser l’utilisation des instruments les plus efficients. La Cour des Comptes publie ses rapports et fait le suivi des recommandations.

La Haute Autorité de Bonne Gouvernance, outil de veille et de contrôle peut aider le gouvernement à inscrire sa politique dans ce dynamisme afin de renforcer la gestion publique avec plus de participation sociale et de l’efficacité.

 

 

 

Par :Robert ENZA, organisation, gestion & management

 

 

 

 

Afrique centrale : Les banques ne respectent les normes de transferts internationaux des fonds selon la BEAC.

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Afrique centrale : Les banques ne respectent les normes de transferts internationaux des fonds selon la BEAC.

 

 

Yaoundé, 7 juillet 2018 (CNC) –

 

C’est le constat fait par la BEAC le 27 juin à Yaoundé. C’était au cours de la 10e réunion annuelle de concertation entre la Cobac les promoteurs des établissements de crédit.

Les banques de la zone Cemac ne respectent pas les normes des transferts internationaux. C’est le constat fait par la banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac).

C’était lors de la 10e réunion annuelle de concertation entre la commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac) rencontre les promoteurs des établissements de crédit.

La Beac a relevé que la position extérieure nette des pays membres de la Cemac continue de pâtir des pratiques peu orthodoxes des établissements de crédit.

Le directeur général des études, finances et relations internationales de la Beac explique que la plupart, des établissements de crédit sont en marge de la réglementation applicable.

Ceux-ci, selon lui s’illustrent par des manquements qui entachent les opérations de transferts. Aussi, les banques de la zone Cemac ne rapatriement pas les recettes d’importation par le canal de la Beac.

Or, les résolutions du sommet des chefs d’Etats de la Cemac en décembre 2016 à Yaoundé sont contre ces pratiques. Elles préconisent des mesures urgentes qui consistent à mettre fin à la baisse considérable des réserves de change.

Car c’est cette baisse qui expose le fcfa à la dévaluation. Par ailleurs, la Beac est devenu plus rigoureuse sur les conditions de transferts internationaux d’argent.

Pour ramener les banques à l’ordre, la Cobac a communiqué aux établissements de crédits de nouvelles règles. Il s’agit notamment du délai de traitement des opérations de transfert et de rapatriement des fonds.

Mais aussi les motifs de rejet des opérations liées aux comptes en devises des résidents. Ainsi que la définition de notion des avoirs injustifiés, le besoin de formation et d’accompagnement des établissements par la Beac. La Beac prévoit également la création d’un guichet unique.

 

Par : N. Mballa, correspondant du CNC.

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Centrafrique : DONDRA et la parafiscalité

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Centrafrique : DONDRA et la parafiscalité

 

 

Bangui, le 6 juillet 2018 (CNC) –

 

Le renforcement du compte unique du Tresor. 4e revue FMI succès du ministre : 30 milliards attendus en aide budgétaire .

 

Le ministre centrafricain des Finances Henri Marie Dondra n’a pas fini de surprendre. En s’attaquant aux problèmes de la parafiscalité, il aura déchaîné contre sa personne la haine de certains de ses collègues qui ont fait de cette question une gestion patrimoniale. Les réformes selon lui sont notre seul salut. On se souviendra encore de la réunion du comité de suivi de gestion des finances publiques présidé par Touadera lui-même qui apportait tout son soutien à son ministre des finances.

Dans cette démarche vers l’unicité de la caisse de l’état l’homme est soutenu par la communauté internationale puisque le FMI vient de valider par acclamation la 4e revue pour son programme avec la RCA permettant à Touadera et au gouvernement de Sarandji d’accéder à la facilité élargie de crédit de 18 milliards de FCFA.

Selon d’autres sources, l’Union européenne devrait aussi suivre pour 12 milliards d’aides budgétaires. De toute l’histoire de la République centrafricaine cet homme dit HMD Henri marie Dondra même dans la sous-région de par ses performances en négociation et en matière de gestion devient le tout Premier ministre des Finances à franchir le cap de 4 revues successives.

Aussi on notera une très grande avancée dans les réformes de la parafiscalité ( taxe aéroportuaire, agences de régulation de télécom féale tec ….), car le ministre vient de faire passer sous le Tresor public toutes les agences qui collectent des taxes c’est-à-dire des deniers publics. La loi des finances rectificative qui d’être votée et qui a été soutenu par Martin Ziguélé consacre la tutelle financière de ces agences au ministère des Finances. Les ministres sectoriels n’auront plus que la tutelle technique.

Cependant nous sommes aussi en droit de nous poser la …

 

 

Par : Anselme Mbata, CNC.

Copyright2018CNC.question tout en appréciant les efforts du gouvernement de savoir si les relations avec les partenaires techniques et financiers font réellement du développement dans nos états. N’est-ce pas une forme de colonisation économique ? Pas d’endettement ! Pas d’accumulation d’arrières restriction budgétaire, etc.. le ministre DONDRA doit pouvoir s’arrêter un moment et poser les bonnes questions également à ses partenaires. Chapeau bas l’artiste…Affaire à suivre

 

 

Centrafrique : braquage spectaculaire de la base du msf à Bria.

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Centrafrique : braquage spectaculaire de la base du msf à Bria.

 

 

Bria, 6 juillet 2018 (CNC) –

 

Après le braquage du bureau local de lONG Oxfam le week-end dernier, cest le tour de lONG internationale Médecin sans frontière (MSF)  France de subir les actes barbares et crapuleux de certains groupes des personnes qui se croient au-dessus de la loi.

 

En effet, dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 juillet dernier, un groupe de trois malfaiteurs non identifiés, lourdement armés ont fait irruption aux environs de 2 heures du matin dans la base du Médecin sans frontière (MSF) où est logé son personnel expatrié.

En neutralisant très vite les gardiens qui sont en couverture sécuritaire devant la résidence, les assaillants ont pris le soin de récupérer certains biens de valeurs avant de s’éclipser dans la nature.

Au même moment, le service de sécurité local a été contacté, mais les braqueurs sont déjà dans le nuage à l’arrivée des éléments de sécurité locale.

Cependant, le chef du bureau local du Médecin sans frontière (MSF) , en concertation avec ses supérieurs à Bangui et en France, devrait annoncer des mesures à prendre dans les jours à venir.

Rappelons que la base du Médecin sans frontière (MSF) se trouve au quartier Fadama, non loin de la base militaire de la Séléka. Elle a déjà été braquée quelques mois auparavant en avril dernier.

LONG Médecin sans frontière intervient en République centrafricaine depuis plusieurs années dans le domaine dassistance médicale partout sur le territoire national. Son appui, qui est plus que considérable, risque d’être compromis par des agissements irréfléchis de certains compatriotes ou non qui visent à détruire cet effort international au peuple centrafricain.

 

 

Par : Moise BANAFIO depuis Bria.

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