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Tchad : un président d’association recherché par la police.

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Tchad : un président d’association recherché par la police.

 

 

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Bangui, le 6 mars 2018.

Par :André Kodmadjingar

 

Au Tchad, Dingamnayal Nely Versinis, président du Collectif tchadien contre la vie chère, est recherché par la police pour avoir porté plainte contre un chef d’antenne des renseignements généraux pour coups et blessures volontaires.

Pour avoir osé porter plainte contre un chef d’antenne des renseignements généraux du commissariat de sécurité publique n°15 de la ville de N’Djamena, le président du collectif tchadien contre la vie chère Ndigamnayal Nely Versinis est activement recherché par le service de sécurité.

Il accuse le chef d’antenne de coups et blessures volontaires lors de la marche pacifique organisée le 25 janvier dernier par la société civile qui dénonçait les mesures d’austérités prises par le gouvernement.Dingamnayal Nely Versinis et les autres organisations de la société civile lancent une journée de concert de lamentation le 8 mars prochain.

 

La journée consiste à taper sur les casseroles, les marmites et donné un coup de sifflet de 5 à 6 h30 du matin (heures locales) pour exiger la réouverture des écoles, universités et hôpitaux fermés depuis plus de cinq semaines pour fait de grève des travailleurs du secteur public.

 

 

 

Rédigé par La Voix Afrique.

Centrafrique : Incroyable ! Quand un colonel des FACA torture sa propre fille de 9 ans durant 2 ans.

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Centrafrique : Incroyable ! quand un colonel des FACA torture sauvagement sa propre fille de 9 ans durant 2 ans.

 

 

 

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La fille de 9 ans du Colonel Alfred Service alias Lapadjo. Photo du 5 mars 2018 par Anselme Mbata. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 6 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Incroyable, mais vrai ! Si à l’étranger les gens ont l’habitude de dire qu’à Bangui certaines personnes marchent sur leur tête, cela pourrait être vrai. Le cas de mademoiselle Sylviane Service, torturée durant 2 ans par son propre papa, qui est lui-même un officier supérieur de l’armée nationale, ne fait que renforcer ce genre d’hypothèse.

 

D’après les informations qu’on a pu recueillir auprès de la victime le lundi 5 mars dernier, tout a commencé par une simple affaire d’accusation de sorcellerie faite par sa belle-mère à son encontre que la victime a eue le malheur de sa vie pour subir toutes ces souffrances infligées par son propre père biologique.

En effet, selon l’explication de la victime qui est une petite-fille de 9 ans, après la mort de sa mère biologique il y’a quelques années, son père , le colonel Alfred Service alias Lapadjo, s’est remarié avec une autre femme qui est subitement tombée enceinte du colonel.

Malheureusement pour  elle, sa grossesse n’a pas pu atteindre son terme, le fœtus est perdu avant sa naissance. Afin de justifier la perte de sa grossesse à son mari colonel, elle est partie voir un pasteur d’une église de réveil à Bangui qui lui aurait révélé que pour sa grossesse, c’est sa belle-fille Sylviane Service qui serait derrière avec sa sorcellerie. En un mot, sa belle-fille serait une sorcière selon ce pasteur.

Sans aucune vérification, le colonel Alfred Service, papa de Sylviane, chargé de mission au ministère des  affaires étrangères, s’est remonté contre sa propre fille accusée sans preuve tangible en lui infligeant une peine personnelle. Il a commencé d’abord à incarcérer la petite dans un cachot personnel confectionné à l’intérieur de son domicile.

Durant 8 mois, la petite Syviane a passé quasiment toute la journée dans cette cellule dominicale avant d’être transférée chez un pasteur pour sa supposée délivrance.

Le pasteur, lui-même sans pitié, a maintenu la petite Sylviane durant un an et demi chez lui au quartier Benz-vi avec toute la souffrance infligée avant que la petite Sylviane ne s’éclipse de sa cellule chez le pasteur seulement hier lundi 5 mars 2018.

Entre temps, durant les deux années passées dans les cellules de son papa puis du pasteur, la petite Sylviane n’a pas mis les pies à l’école, ce qui a choqué ses parents du côté maternel.

Contactés par CNC sur l’absence de la fille en circulation pendant deux ans sans aucune inquiétude de leur part, ces derniers nous ont expliqué qu’à leur demande sur la disparition de la petite, le colonel Alfred Lapadjo répond que celle-ci est déjà  partie en France pour ses études. Elle est partie pour ses études en France, alors qu’elle est en train de croupir dans une cellule au domicile de son propre papa à Bangui.

Contactée dans le cadre de cette affaire, la rédaction du CNC a pu dépêcher des journalistes sur place pour couvrir l’événement.

Par ailleurs, nous avons tenté en vain de joindre le colonel Alfred Service pour recueillir sa version des faits, mais on nous a informé qu’il est au Gabon avec le Chef de l’État. La belle-mère de son côté, elle est injoignable au téléphone.

Cette affaire, loin d’étonner plus d’un, soulève d’énormes souffrances infligées aux enfants dans ce pays.

Selon une source proche des parents de la petite, des avocats ont été saisis sur ce dossier. L’affaire prend une autre tournure déjà. Seule la justice pourrait trancher.

Rappel, le prenom de la petite est modifié pour des raison de confidentialité.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : bras de fer entre le Haut Conseil de Communication et les soutiens du Président Touadera.

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Centrafrique : Bras de fer entre le Haut Conseil de Communication  et les Soutiens de Touadera

 

 

 

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Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce samedi 3 mars, le Président du Haut conseil de la communication (HCC), José Richard Pouambi a signé la Décision n° 07/HCC/P/VP/RG/18, interdisant aux Soutiens du Président de la République, notamment le Comité de soutien du Chef de l’Etat incarné par son indomptable Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi, d’avoir accès au médias d’Etat. La réaction de ce dernier n’a pas tardé, il vient d’intervenir dans la presse pour déclarer ouvertement la guerre à l’institution républicaine en charge de la régulation des communications.

Kossimatchi, en l’entame de sa réaction parle d’une décision « incendiaire » et qualifie de « coup d’Etat » la prise de position du Haut conseil de la communication. Plus loin, le Porte-parole du comité de soutien au Chef de l’Etat évoque des probabilités pour la dissolution pure et simple du bureau du HCC.

En effet, Kossimatchi est bien connu sur la place comme celui qui n’a pas la langue dans la poche : il crache le cru et dénonce ou accuse parfois des hautes personnalités qu’il estime être dans des manœuvres « dilatoires » à l’encontre des actions que mène le Président Touadera.

La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase aura été la dernière déclaration de Kossimatchi à la presse, en date du jeudi 1er mars dernier. A l’occasion, non seulement Kossimatchi, dans sa énième dénonciation, s’en prenait à ce qu’il a appelé « des manœuvres dilatoires » du bureau de l’Assemblée nationale, en prélude à l’élection pour le renouvellement dudit bureau qui devrait se tenir samedi dernier, mais le Porte-parole du comité des soutiens au Chef de l’Etat a invité sa base à prendre d’assaut le Palais du peuple, si élection il y avait samedi dernier pour, dit-il, empêcher des fraudes qui seraient orchestrées par le Groupe parlementaire ‘’Le Chemin de l’espérance’’ du PAN, Abdou Karim Meckassoua au détriment du groupe ‘’Les Cœurs unis’’ du Président Touadera.

Le HCC voit dans les propos tenus par Kossimatchi dans cette dernière déclaration comme étant une incitation à la haine et à la violence. Voilà qui motive la décision du HCC. « …L’Assemblée plénière des Hauts conseillers entendue, décide : Article 1er, l’accès aux médias de services publics est formellement interdit à Monsieur Didacien Blaise Kossimatchi pour une durée de douze (12) mois. Il s’agit des médias suivants : Radio Centrafrique ; Télévision centrafricaine (TVCA) ; Agence Centrafrique Presse (ACAP)… », peut-on lire en substance.

Le motif évoqué par l’institution de régulation des communications est unique : « récidive dans les propos incitant à la haine, à la violence et à la sédition ».

Le bras de fer ne semble que commencer.

A suivre…

 

Copyright2018CNC.

 

Le touaderateur Didatien Kossimatchi. Photo : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : l’insécurité au quartier Pk11, les patrouilles des forces de l’ordre se multiplient.

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Centrafrique : l’insécurité au quartier Pk11, les patrouilles des forces de l’ordre se multiplient.

 

 

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Patrouille des forces de l’ordre dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui. Copyrightautremédia.

 

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme nous l’avons annoncé dans l’un de nos précédents articles sur le niveau insupportable de la criminalité au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, la réaction des forces de l’ordre ne se fait pas attendre. Pour preuve,  les patrouilles nocturnes  des forces de sécurité intérieure  se multiplient dans le secteur pour débusquer les assaillants.

 

Selon les témoignages de certains habitants du quartier PK11 contactés par CNC, les forces mixtes de l’ordre, composées des gendarmes et des policiers, multiplient des patrouilles depuis le vendredi dernier dans le secteur pour tenter de débusquer ces malfrats qui écument le coin et ne cessent d’attaquer les paisibles citoyens chez eux.

D’après une source proche du ministère de l’intérieur, c’est finalement sur lordre du ministre de la sécurité publique le général Wanzet Lingassara, lui-même habitant dudit quartier et témoin d’une tentative de vol en arme blanche devant le bar-restaurant Mérifique, que son chef de sécurité décide de mettre les choses en ordre.

Pour le moment, le secteur du PK11 est totalement calme la nuit, mais pour combien de temps ? Beaucoup apprécient la réaction rapide des forces de l’ordre sur cette situation chronique de l’insécurité qui gangrène ce quartier résidentiel dans lequel, le Premier ministre et son ministre de sécurité publique, ainsi que  le Chef d’État major et le 2e vice Président de l’Assemblée nationale y réside.

Le seul problème soulevé par les habitants de ce quartier, c’est que les malfrats du coin, identifiés comme des ex-combattants de la Séléka regroupés dans le camp rdotent, hagissent souvent dans des endroits sombres où les phares des véhicules ne pourraient pas les déranger.

On nous a signalé que la plupart du temps ces malfrats attaquent au groupe d deux ou trois assaillants  et la présence d’un véhicule, même de passage, les pousse à ne rien faire. Le mieux pour les forces de l’ordre, selon certains témoignages recueillis par CNC, c’est de patrouiller à pied comme des civils afin de les débusquer.

Toutefois, l’action des forces de l’ordre ce dernier temps est appréciée localement. L’essentiel que ça dure.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Désormais toute exportation subordonnée à la délivrance du BESC

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Centrafrique : Désormais toute exportation subordonnée à la délivrance du BESC

 

 

 

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Le Ministre des finances Henri-Marie Dondra. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est une décision du Ministère des Finances et du Budget. En effet, c’est par Note circulaire n°0355/18/MFB/DIR-CAB/DGDDI du 1er mars 2018, que le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra a donné l’instruction gouvernementale.

Dans le souci toujours de meilleure traçabilité et de la bonne gouvernance et la gestion en toute transparence des recettes publiques, le Ministre Henri Marie Dondra prend la courageuse décision de soumettre toute exportation au cachet unique d ANTASER BVBA. Ce cachet est marqué par le Bordereau électronique de suivi de cargaisons (BESC).

Cette réforme, faut-il le préciser, est la résultante des clauses du contrat que le Gouvernement de la République a signé avec ANTASER BVBA.

« Il est porté à la connaissance des exportateurs, commissionnaires en douane agrées et usagers, qu’à compter de la date de signature de la présente, toute exportation au départ de la République centrafricaine est subordonnée à la délivrance du Bordereau électronique de suivi de cargaisons (BESC), conformément aux clauses du contrat signé entre le Gouvernement centrafricain et ANTASER BVBA », peut-on lire entre les lignes de la Note circulaire.

Et, au Ministre des Fiances d’insister en ces termes : « J’attache du prix à la stricte application de la présente circulaire qui ne doit souffrir d’aucune entorse »

Notons que cette réforme intervient quelques jours seulement après la formation des Cadres de la Douane au Logiciel SIDONIA++, afin de rendre facile, rapide et efficace la collecte et le traitement des données.

 

 

Copyright2018CNC.

Tchad : plusieurs détenus sont victimes de la lenteur judiciaire.

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Tchad : plusieurs détenus sont victimes de la lenteur judiciaire.

 

 

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Le siège de la maison d’arrêt de Ndjaména au Tchad. Photo : Voix Afrique.

 

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par :  André Kodmadjingar,

 

Au Tchad, plusieurs détenus de différentes maisons d’arrêts du pays dont les dossiers sont confiés à des juges d’instruction passent plusieurs années sans être situés sur leur sort.

Le dernier cas est celui du directeur de la compagnie Air Inter 1 (one), Mathias Tsarsi, arrêté et détenu depuis septembre 2017. Son conseiller parle d’une détention politique.

Inculpé le 30 septembre 2017, pour financement du terrorisme, blanchiment d’argent, faux et usage de faux, Mathias Tsarsi, directeur de la compagnie Air inter 1 de droit tchadien et quatre autres personnes croupissent à la maison d’arrêt de N’Djamena.

Maître Olivier Gouara, avocat de Babouri, à N’Djamena, au Tchad, 3 mars 2018. (VOA/André Kodmadjingar)

Pour Me Olivier Gouara, l’un des avocats du directeur de la compagnie Air inter 1, l’accusation s’appuie sur un document qui n’existe pas.

“On a prétendu qu’il y avait des faux documents”, sur l’affaire de l’Airbus,

“mais nous n’avons pas vu ce faux”.

> t en exigeant la libération de son client, Me Olivier Gouara demande au gouvernement tchadien d’ouvrir une enquête sérieuse sur cette affaire. Car dit- il son client ne peut pas être bouc émissaire dans cette affaire.

Comme Mathias Tsarsi, directeur de la compagnie Air inter 1, d’autres personnalités sont aussi victime de cette lenteur judiciaire.

Il s’agit du général Mahamat Abdoulkader Oumar, alias Baba Ladé, ex-préfet de la grande Sido au Sud Tchad, inculpé pour association des malfaiteurs et incendie volontaire, est détenu depuis janvier 2015 à la maison d’arrêt de haute sécurité de Koro Toro au Nord du pays, sans aucune forme de procès.

Le blogueur Mayadine Mahamat Babouri, arrêté le 30 septembre 2016 à N’Djamena pour ses critiques acerbes sur les réseaux sociaux, contre le régime au pouvoir dont il fait partie de la lignée familiale est toujours en séjour prolongé à la maison d’arrêt de Moussoro.

 

Le ministre de la justice Djimet Arabi explique qu’il est conscient de cette lenteur judiciaire.

“Certains juges d’instructions qui ont été nommés n’ont pas les compétences requises”, a-t-il déclaré. “Nous sommes en train de faire un réaménagement pour nommer des magistrats compétents”, afin de réduire les procédures à un an.

Comme l’a reconnu le premier responsable du département de la justice, ces magistrats compétents qui seront nommés, feront diligence pour que leur concitoyens incarcérés soient situés sur leur sort.

 

Voix Afrique.

 

 

 

RDC : 7 morts dans une nouvelle attaque de rebelles ougandais

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RDC : 7 morts dans une nouvelle attaque de rebelles ougandais

 

 

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Seppt morts dans une attaque à l’Est de la RDC. Image AFP.

 

 

 

 

Bangui, le 5 mars 2018.

Par : CNC avec AFP.

 

Sept personnes ont été tuées dans un nouveau raid des rebelles ougandais musulmans de Forces démocratiques alliées (ADF) sur un village de la région de Beni (Nord-Kivu) dans l’est de la République démocratique du Congo, ont déclaré dimanche des responsables locaux.

« Des ADF ont tué sept personnes à Luna-Eringeti dans une attaque qui a eu lieu hier (samedi) à 17h30 (15h30 GMT). L’armée est intervenue pour les repousser », a déclaré à l’AFP Léon Baungatho, chef du village d’Eringeti.

« Des ADF ont fait irruption et tué sept personnes à Eringeti. Six personnes ont été tuées par balles et une par arme blanche », a confirmé à l’AFP un officier congolais.

« Nous sommes encore en deuil. A Eringeti, sept personnes ont été tuées par des ADF. L’armée doit redoubler de vigilance pour éviter ces attaques surprises de ces rebelles ougandais », a déclaré pour sa part Noela Kavivutwiraki, présidente de la société civile du territoire de Beni

Les ADF sont présents dans la province du Nord-Kivu depuis 1995

Officiellement opposés au président ougandais Yoweri Museveni, les ADF sont présents dans la province du Nord-Kivu depuis 1995.

Ces rebelles musulmans sont accusés d’avoir tué une quinzaine de Casques bleus dans une attaque le 7 décembre contre la base onusienne de Semuliki dans le territoire de Beni.

Les ADF sont aussi accusés d’avoir massacré plusieurs centaines de civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

L’armée congolaise a annoncé en janvier une offensive contre les ADF.

L’armée ougandaise (UPDF) avait affirmé le 27 décembre avoir tué une centaine de rebelles ADF dans des attaques aériennes dans l’est de la RDC.

 

AFP

 

Centrafrique : panique générale à Bangassou après la prise de Rafaï ce samedi par l’UPC.

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Centrafrique : panique générale à Bangassou après la prise de Rafaï ce samedi par l’UPC.

 

 

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Les combattants de la Séléka. Copyrightautrenédia.

 

 

 

Bangui, le 4 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Comme nous l’avons annoncé dans l’un de nos articles le 3 mars dernier, la sous-préfecture de Rafaï, située à environ 120 kilomètres de Bangassou, vient d’être tombée entre les mains des rebelles de l’UPC,  après celle de la commune de Guerinda située à 50 kilomètres de Rafaï. Tandis qu’à Bangassou, c’est la panique qui domine.

 

En effet, selon les informations recoupées, la sous-préfecture de Rafaï est tombée hier soir entre les mains des rebelles de l’ex-coalition Séléka, faction UPC dirigée par Ali Darassa, après avoir envahi jeudi la commune de Guerinda à une cinquantaine des kilomètres au nord.

Le bilan provisoire n’est pas disponible pour le moment, car, toutes les lignes téléphoniques sont coupées et il est pratiquement difficile de joindre Rafaï par téléphone.

Cependant, les miliciens Anti-Balaka de Bangassou, qui devraient porter secours à leurs compagnons de Rafaï, viennent de perdre quatre de leurs combattants dans un acte de braquage perpétré dans le village Ndoh en République démocratique du Congo.

Selon nos informations, les quatre miliciens Anti-Balaka qui ont trouvé la mort s’étaient constitués à un petit groupe de six miliciens pour aller braquer un commerçant centrafricain, réfugié dans un camp à l’autre côté de la rive Oubangui qui sépare la RDC et la RCA vers Bangassou.

Entre temps avant leur arrivée, la cible, informée de la situation, s’est préparée activement avec ses armes au point. Au moment du braquage, l’homme a pu assassiner deux de six braqueurs venus de Bangassou en RCA et deux autres se font engloutis par la vague de la rivière au moment de leur fuite. En tout, 4 de 6 ont trouvé la mort dans leur action de braquage.

Cependant à Bangassou, la prise de la sous-préfecture de Rafaï fait trembler la ville pourtant à 120 kilomètres de là.

Comme nous l’avons annoncé la fois dernière, l’objectif de ces rebelles serait de prendre la ville de Bangassou prochainement.

 

Iront-ils jusqu’au bout de leur objectif ?

Difficile de le savoir pour l’instant, car la Minusca, positionnée dans la commune d’Angoumare à une cinquantaine de kilomètres de Bangassou sue l’axe Rafaï, pourrait bien stopper leur ardeur, même si celle-ci n’a pas bougé pour le moment. Cela ne va pas tarder selon nos informations.

 

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : FAUDRA-T-IL UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE POUR RAMENER LA PAIX ?

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CENTRAFRIQUE : FAUDRA-T-IL UN GOUVERNEMENT DUNION NATIONALE POUR RAMENER LA PAIX ?

 

 

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji le 23 février 2018. Pho to : Cyrille Jefferson Yapéndé. CopyrightCNC.

 

 

 

Bangui, le 4 mars 2018.

Par : Akouissonne de Kitiki,CNC.

 

UNE AUTRE POLITIQUE

         

Depuis près de quatre ans, la situation catastrophique qui prévaut en Centrafrique semble inextricable. Pour tenter de ramener la paix, des conférences se sont succédé, sans succès. Les massacres, massifs, n’ont jamais cessé. Les villages sont incendiés. Par milliers, des Centrafricains ont quitté leur terre pour devenir des parias dans les pays limitrophes. Des provinces séparatistes ont fleuri un peu partout sur le territoire, dirigées par des prédateurs arrogants. Les forces internationales, dépêchées au chevet d’un pays à la renverse, n’ont encore rien pu faire. Le déploiement récent des FACAS et des Forces de Sécurité va-t-il changer la donne ? Espérons-le !

                 Jusqu’à présent, les multiples tentatives de recherche d’une paix (SIRIRI) en Centrafrique ont échoué. Le gouvernement a été incapable de défendre les populations et le territoire. Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer. On a l’insupportable impression que le président centrafricain, démocratiquement élu, est dépassé par le chaos qui sévit dans le pays. Le second gouvernement Sarandji ne fonctionne pas. Les luttes intestines qui minent les rouages du pouvoir ne font que s’aggraver, au détriment du relèvement du pays.

Aujourd’hui, il est temps que tous les acteurs du drame centrafricain changent leur fusil d’épaule. Il faut qu’ils adoptent une autre politique et une autre stratégie sur le terrain. Les FACAS et la MINUSCA doivent recevoir des missions précises, des ordres clairs, pour que les zones occupées par les rebelles puissent être enfin libérées.

          Il faut une politique volontariste et patriote pour combattre les rebelles et abréger les souffrances du peuple centrafricain. On peut peut-être en voir le signe avant-coureur dans la condamnation de plusieurs séditieux aux travaux forcés à perpétuité : il faut saluer ce jugement, symboliquement fort. La justice passe donc à l’action.

          Toutefois, c’est devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui que ces criminels de guerre doivent répondre de leurs actes – et non devant la Cour Criminelle de Bangui. Le caractère international de la Cour Pénale spéciale de Bangui est une garantie de probité. Les procès doivent être diffusés en direct si possible, sur les antennes de la radio et de la télévision. Les Centrafricains veulent et doivent savoir.

 

UN GOUVERNEMENT A LA HAUTEUR DES DÉFIS ?

          Les luttes minables pour conserver les prébendes empêchent les politiciens de relever les défis d’une bonne gouvernance. Les terribles problèmes de la Centrafrique depuis son indépendance proviennent en grande partie de la cupidité et du clanisme de ses dirigeants. Ajoutez à cela un certain mépris du peuple, considéré comme analphabète et ignorant.

          Mais attention ! Les politiciens centrafricains doivent savoir que, désormais, le citoyen centrafricain a mûri politiquement. Il sait ce que veulent dire République et Démocratie. Si le président Touadera veut sauver son quinquennat, il doit trancher dans le vif pour retrouver la popularité du début de mandat : rompre avec un passé calamiteux, appliquer avec détermination la bonne gouvernance promise au peuple, lutter contre les impunités et les injustices sociales, donner la priorité à la population et à sa jeunesse, qui assurera l’avenir du pays.

          Aujourd’hui, les aides internationales affluent et redonnent espoir. Mais il faudra faire attention, car les Centrafricains voudront savoir précisément à quels projets elles seront affectées. La corruption, le détournement de fonds par certains membres du gouvernement et hauts fonctionnaires ne seront pas tolérés. Etant donné l’état de délabrement du pays, cela équivaudrait à commettre des crimes contre l’humanité.

          La gestion des aides internationales doit donc être rigoureusement transparente. Or, on a l’impression que le gouvernement ne communique pas assez sur leur destination. Une gestion opaque est insupportable dans un pays qui a déjà été victime à plusieurs reprises de détournements de fonds publics. En Centrafrique, leurs auteurs ne se retrouvent jamais devant les tribunaux. C’est plutôt le contraire qui se produit ! Ces affameurs et voleurs des biens mal acquis étalent cyniquement leurs richesses à côté d’une population affamée, qui ne survit que grâce à l’aumône internationale. La suffisance alimentaire de jadis a disparu, livrant le territoire à une famine menaçante. Cette situation ne peut plus durer.

 

UN PREMIER MINISTRE ISSU DE LOPPOSITION ?

          Quand un pays est blessé et bloqué, il faut dépasser les antagonismes partisans. La sortie de la fin du chaos ne surgira jamais sans la contribution de tous les Centrafricains. Une décision politique courageuse doit être prise par le président Touadera qui dispose encore de la confiance du peuple.    

          Mais cette confiance commence à s’effriter. C’est pourquoi il faudrait envisager désormais un gouvernement d’union nationale et nommer un premier Ministre venu de l’opposition. Cette double option constituerait alors un rempart contre les rebelles, qui seraient obligés de déposer les armes.

ALLA GBOU NI NGANGOU, ALLA ZIA NI A TI PEPE !

(Tenez bon, ne laissez pas tomber !)

                                                                  

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

(4 mars 2018)

 

Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Centrafrique : accident de circulation devant l’hôpital communautaire, le conducteur, ivre, mis aux arrêts à la CNS.

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Centrafrique : accident de circulation devant l’hôpital communautaire, le conducteur, ivre, mis aux arrêts.

 

 

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Image d’illustration de l’accident survenu sur l’avenue Ruth Rolland dans le 5ème arrondissement de Bangui. Photo : Anselme Mbata, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 4 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis quelques jours, les Banguissois assistent éberlués à une série des accidents plus ou moins choquants qui se produisent presque quotidiennement dans la capitale centrafricaine. Après celui du PK10 et du 5e arrondissement, c’est le tour de l’avenue des martyrs de produire son énième accident de la route, encore spectaculaire, ce samedi 3 mars 2018.

 

En effet, c’est aux environs de 19 heures de ce samedi 3 mars que l’événement a eu lieu, plus précisément sur l’avenue des martyrs devant l’hôpital communautaire.

Selon les informations recueillies sur place, un taxi, à son bord plusieurs passagers, en provenance du lycée des martyrs pour la place Marabena, s’est arrêté devant l’hôpital communautaire pour déposer l’un de ses clients à bord. Au moment de l’arrêt, le conducteur de ce taxi est descendu pour ouvrir le coffre arrière à la demande du client qui veut récupérer son bagage.

Au même moment, une autre voiture noire, de la marque Nissan, prenant la même direction que le taxi surgit. À son bord, un homme d’environ 35 ans conduisant la voiture qui a subitement percuté violemment le taximan qui se trouve derrière son taxi au moment de l’accident.

Un choc violent qui a totalement écrasé les deux jambes de la victime.

Intervenus en urgence, les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS) arrivent à protéger le chauffard de la colère des passants qui veulent le tabasser.

La victime,conduite rapidement à l’hôpital communautaire en face du lieu de l’accident, pourrait perdre  Ses deux jambes suffisammment trainées par les roues de la voiture.

Quant au chauffard, il est actuellement auditionné par les enquêteurs dans les locaux de la  police. Mais les premiers éléments de l’enquête montrent que l’homme est suffisamment soûl, pour ne pas dire ivre au moment de l’accident.

Les enquêteurs, en fouillant sa voiture,   retrouvent deux bidons vides du vin de palme.

Par ailleurs, une source hospitalière nous a indiqué qu’au moins une dizaine d’accidents de la route sont répertoriés quotidiennement à Bangui, ce qui fait de la capitale centrafricaine une ville dangereuse en matière de  la circulation routière.

 

 

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Centrafrique : tentative d’enlèvement du Président du tribunal de grande instance de Birao par des hommes armés.

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Centrafrique : tentative d’enlèvement du Président de tribunal de Birao par des hommes armés.

 

 

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Le Procureur de la Cour criminelle Rock Alfred Ngombré. Photo : Cyrille Yapéndé. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 3 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Le mercredi 28 février dernier à Birao, dans le Vakaga, le Président du tribunal de la ville le magistrat Manassé Wankian , évacué en catastrophe sur Bangui ce vendredi 2 mars 2018, a eu la chance de sauver sa vie grâce à l’un de ses amis qui l’a prévenu à temps avant de prendre la poudre d’escampette  suite à des informations discrètes  faisant état de son enlèvement imminant  par des hommes armés non identifiés.

 

D’après une source sécuritaire proche de la Minusca contactée par CNC, des hommes lourdement armés se sont introduits le mercredi 28 février dernier au domicile du magistrat Manassé Wankian , Président du tribunal de grande instance de Birao, au moment où celui-ci est absent de chez lui.

Alors que des informations circulaient discrètement au sujet de son possible enlèvement par des hommes armés proche de la Séléka faction FPRC, le magistrat Manassé Wankian, informé de la situation par l’un de ses proches, s’est discrètement enfui pour demander la protection militaire auprès de la Minusca (Mission des nations unies pour la stabilisation en Centrafrique le même jour. Finalement, l’homme a pu être évacué en urgence sur la capitale  Bangui ce vendredi 2 mars 2018 par voie aérienne.

Entre temps, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, menace de s’en prendre à tous les Présidents des tribunaux ou agents de justice dans les localités sous leur contrôle, suite à la condamnation à vie, par le Tribunal de grande instance de Bangui, d’une dizaine de combattants appartenant à leur mouvement. Ce que d’ailleurs le FPRC, en état de choc, qualifie de la « Parodie de justice », ou encore du « règlement de compte » dans ce communiqué publié.

Le gouvernement, de son côté, ne compte pas se laisser faire ou intimider par un quelconque groupe armé sur ses efforts pour redéployer sur tout le territoire national l’autorité de l’État.

Toutefois, en dépit de la réaction du pouvoir en place sur cet événement, il est clair de noter que la décision du FPRC de s’en prendre aux agents de la justice fragilise totalement l’espoir du Président Touadera de voir, avant la fin de l’année, le retour effectif de l’autorité de l’État sur tout le territoire national.

 

 

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Centrafrique : installation officielle du Préfet de Mbomou, des heurts s’éclatent et plusieurs blessés.

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Centrafrique : installation officielle du Préfet de Mbomou, des heurts s’éclatent et plusieurs blessés.

 

 

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Le Préfet de Mbomou Gustave Syllo à Bangassou

 

 

Bangui, le 3 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Un mort et plusieurs blessés, c’est le bilan des heurts entre la population de Bangassou ce jeudi 1er mars 2018 lors de l’installation officielle du Préfet de Mbomou le Commandant Auguste Syllo. En cause, une dispute banale qui dégénère en guerre fratricide entre les différentes communautés de la ville.

 

Bangassou, capitale de la province de Mbomou au sud-est de la République centrafricaine, entre temps calme et accueillante, elle est devenue depuis quelque temps une ville risée et totalement embourbée dans un Chaos indesĉriptible. La guerre inutile entre les différentes communautés qui ont bâti cette ville ne cesse de faire des victimes.

À titre d’exemple, le jeudi 1er mars dernier lors de la cérémonie d’installation officielle du Préfet Gustave Syllo, les heurts s’éclatent entre la population invitée, faisant raviver du coup la tension intercommunautaire déjà mise à mal il y’a quelque temps.

Selon nos informations, afin de redonner l’espoir pour la paix dans sa Préfecture, le Préfet Auguste Syllo avait invité pour assister à la cérémonie de son investiture et la communauté musulmane encore logée dans le camp des déplacés de l’Église catholique, et la communauté chrétienne majoritaire de la ville. Mais ce que le préfet ne savait peut-être pas, la haine de l’autre est encore vive pour ce genre de réconciliation publique.

Au moment de la cérémonie, la délégation musulmane est arrivée quelques minutes en retard, juste après la fin du chant patriotique du pays (l’hymne national).

Comme si cela avait été préparé en amont, l’apparition de la délégation musulmane n’a pas été appréciée par quelques éléments Anti-Balaka infiltrés parmi la population chrétienne invitée. Du coup, on assiste étonnamment à une guerre aux cailloux entre les deux communautés invitées. Comme si cela ne suffisait pas, une partie des invités musulmans se sont précipités pour aller se réarmer pour revenir à la place de la cérémonie ouvrir le feu sur la population au hasard.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés graves.

Par ailleurs, dans la commune de Guerekinda à une cinquantaine de kilomètres de Rafaï dans le Mbomou, une cinquantaine des éléments peuls de l’UPC ont attaqué la ville ce mercredi 28 février dernier. La ville est complètement sous leur contrôle depuis ce jour, mais leur objectif principal, selon plusieurs sources, c’est d’envahir la sous-préfecture de Rafaï avant d’engloutir si possible la ville de Bangassou.

Pour l’heure à Rafaï, la ville est calme en attendant le passage des éléments de la Minusca pour rassurer la population.

Parlant de la Minusca, la guerre entre les éléments marocains et les Anti-Balaka est reprise, semble-t-il, depuis quelques jours à Bangassou. On y voit des échanges des tirs de plus en plus entre les deux protagonistes en pleine ville. Ce qui fragilise totalement la paix dans la région.

 

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Centrafrique : avis important aux lecteurs du CNC.

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Centrafrique : avis important aux lecteurs du CNC.

 

 

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La capture d’écran de la page du CNC.

 

 

AVIS AUX LECTEURS DU CNC.

 

 

 

 

Depuis quelques mois, la Communauté des lecteurs du CNC ne cesse de s’agrandir.

Nous sommes passés d’une Communauté de 25 000 en 2016, à plus de 100 000 en février 2018.

Grâce à vous, le site d’informations en ligne Corbeau News Centrafrique est classé désormais parmi les sites de référence en Afrique. Pour cette raison, nous nous efforçons de vous proposer à partir de maintenant, quelques actualités brûlantes d’Afrique centrale avant d’atteindre celles de toute l’Afrique dans un avenir proche.

Avec les efforts des uns et des autres, plus particulièrement à nos journalistes qui se battent sur le terrain comme :

Giselle MOLOMA

Fred Krock;

Éric Ngaba;

Madison Fleury

Anselme Mbata;

Gervais Djingatoloum;

Félix Ndoumba;

Akouissonne de Kitiki;

Cyrille Jefforsson Yapéndé;

Mickael Koss,

Fortuné Bobérang,

Et bien d’autres qui ne cessent de nous envoyer leurs contributions.

La Rédaction du CNC vous remercie solennellement et vous souhaite une excellente année 2018.

Dans l’objectif de protéger nos journalistes qui sont soumis quotidiennement aux pressions de certains membres du gouvernement, des démarches sont en cours auprès du Reporter sans Frontière pour une meilleure coopération.

Cependant, pour une meilleure couverture des actualités en Centrafrique, nous travaillons depuis quelque temps avec la Rédaction de l’Afrique News Infos, version centrafricaine. D’autres médias internationaux vont bientôt lier des partenariats avec CNC pour une meilleure couverture en Afrique.

 

Rappelons que le site du Corbeau News Centrafrique (CNC) est passé de 6 00 vues en 2015 par jour à plus de 40 000 vues quotidiennes selon Google analytique, ce qui lui donne la place du Leader en matière d’information en Centrafrique.

Pour conclure, la Rédaction du CNC vous remercie vivement par cet avis et réaffirme sa détermination à vous donner des informations crédibles et vérifiées afin de vous satisfaire pleinement.

Nous vous encourageons à lire, aimer et partager comme vous voulez, toutes les informations que vous souhaitez en faire connaitre à vos proches.

 

La Rédaction.

Alain Nzilo.

 

CENTRAFRIQUE : DÉSIGNATION DU PRÉSIDENT DE L’URCA COMME CHEF DE MISSION D’OBSERVATION ÉLECTORALE EN DJIBOUTI, QUELS SONT LES ENJEUX ET IMPACTS SUR LA POLITIQUE NATIONALE ?

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CENTRAFRIQUE : DÉSIGNATION DU PRÉSIDENT DE LURCA COMME CHEF DE MISSION DOBSERVATION ÉLECTORALE EN DJIBOUTI, QUELS SONT LES ENJEUX ET IMPACTS SUR LA POLITIQUE NATIONALE ?                                        

 

 

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, le 3 mars 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Lors des élections législatives du 23 février 2018 en Djibouti, le corps électoral est invité à élire soixante cinq (65) députés pour renouveler l’assemblée nationale. Animé par le souci de garantir la légalité des opérations électorales, des missions d’observation électorale sont généralement dépêchées auprès de l’État hôte dont celle de l’Union Africaine. À l’instar de l’ancienne présidente de transition, la République centrafricaine a été honorée par la désignation du président de l’URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain) comme chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine.

 

Cet économiste et cadre de banque, diplômé de l’université de Bordeaux fut simultanément premier ministre et ministre des finances, in fine chef de file autoproclamé de l’opposition.  Ces différentes expériences l’ont permis de mener avec succès les missions qui lui ont été confiées par l’Union Africaine. Cette confiance de l’Union Africaine est intervenue au moment où les autorités démocratiquement élues sont en perpétuelle recherche de repères pour endiguer la crise qui a fragilisé la notion d’Etat. S’agit-il d’une promotion, d’une reconnaissance pour devoir accompli ou d’une consécration dans son rôle de leader de l’opposition ? Dans tous les cas, ces différents voyages et rencontres politiques inquiètent, intriguent les uns et les autres. Le citoyen lambda, bien rodé des manœuvres politiques ne fait pas l’exception et s’interroge en murmurant : Cette promotion fait-elle partie de lots de récompenses liés à l’acceptation des résultats des présidentielles ? En d’autres termes, l’acceptation du résultat des urnes avait-elle fait l’objet de négociations politiques ? Cette acceptation de résultats était-elle véritablement motivée par la recherche de la paix ? Dans l’affirmative, qu’en est-il actuellement de cette paix tant recherchée ? Des remords et regrets se sont-ils invités dans l’agenda du chef de mission d’observation électorale ? Et si les élections présidentielles étaient à refaire, allait-il confirmé ou infirmé sa décision ? Cette consécration continentale fera-t-elle oublier au peuple centrafricain le sobriquet de « Monsieur 10% » qu’il traine depuis son dernier passage au ministère des finances ? Cette médiatique reconnaissance internationale constitue t-elle un pied de nez aux détracteurs qui condamnent à tort ou à travers que l’opposition centrafricaine n’est que destructive ? Quelle appréciation le pouvoir de Bangui fait-il de cette distinction honorifique ? S’agit-il d’un honneur pour la République ou d’un danger imminent pour la pérennisation de leur mandat ? Le poste de chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine est généralement une distinction honorifique réservée aux personnalités politiques qui ont œuvré en faveur de la démocratie et de la paix. Ainsi, peut-on affirmer que le président de l’URCA est un démocrate ? Dans l’affirmative, les critiques, remarques et suggestions du président de l’URCA contribuent-elles positivement à renforcer les acquis démocratiques ? Cette consécration internationale qui est une première pour l’opposition centrafricaine a t-elle un lien ou une incidence avec la feuille de route de l’Union Africaine sur la crise centrafricaine ? Cette distinction est-elle la conséquence du rapport accablant des experts de l’ONU sur la Centrafrique qui crucifie publiquement le pouvoir de Bangui en déclarant « qu’il n’y a pas de gouvernement digne et que le pouvoir manque de leadership » ? En tout état de cause, cette mission d’observation électorale de l’Union Africaine ouvre très certainement les portes d’un avenir meilleur et permet d’étoffer le carnet d’adresses indispensable pour une offensive diplomatique en cas de besoin. Sa famille politique doit très certainement s’en réjouir car en moins de cinq ans d’existence, elle a conquis le continent après avoir fait un score surprenant au premier tour de récente présidentielle avant de s’incliner devant le verdict des urnes. Il est évidemment important de rappeler que cette ascension fulgurante continentale ne justifie rien car c’est facile de critiquer et de s’opposer mais ne perdons pas de vue que l’exercice du pouvoir à ses réalités…souvenez-vous toujours d’où vient le sobriquet de « Monsieur 10% ». Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 3 mars 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                          Tel : 0666830062

 

 

 

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Centrafrique : un accident de circulation sur l’avenufe Ruth Rolland à Bangui cause d’énormes dégâts.

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Centrafrique : un accident de circulation sur l’avenue  Ruth Rolland à Bangui cause d’énormes dégâts.

 

 

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Accident sur l’avenue Konjugo à Bangui vendredi 2 mars 2018. Image Anselme Mbata. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 2 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce vendredi vers midi sur l’avenue  Ruth Rolland dans le cinquième arrondissement de Bangui, un accident de circulation, impliquant un véhicule, a causé d’énormes dégâts matériels et humains chez un particulier habitant le long de cette route.

 

Selon les témoins de la scène, un conducteur au volant de son véhicule de la couleur grise, roulant à vive allure en direction du commissariat du huitième arrondissement de Bangui, aurait perdu le contrôle de son véhicule en allant percuter une maison dans laquelle se trouve un bébé qui s’amusait au moment de l’accident.

Le véhicule a non seulement défoncé le mur de cette maison, mais il a également blessé gravement le bébé DE 9 MOIS  qui se trouve à la trajectoire de celui-ci.

Amené à l’hôpital en urgence, la victime se trouve dans un état grave et son pronostic vital est engagé.

Pour le conducteur qui a failli être tué par les habitants de ce quartier, il est en ce moment entendu par les enquêteurs du commissariat du 8ème arrondissement pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

Pour des raisons que tout le monde ignore, les accidents de la route se multiplient depuis quelques jours dans la capitale centrafricaine Bangui, causant au passage d’énormes dégâts humains sur la population.

Le gouvernement, dépassé par ces événements, garde le silence coupable.

En attendant la suite, CNC vous recommande la prudence sur les routes afin d’épargner les pertes en vie humaine.

 

 

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Accident du vendredi 2 mars 2018 sur l’avenue Konjugo. Image Anselme Mbata. CopyrightCNC.

Centrafrique : Une cinquantaine d’éléments Séléka lourdement armés dans la nasse de la justice

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Centrafrique : Une cinquantaine d’éléments Séléka lourdement armés dans la nasse de la justice

 

 

 

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Convoi des ex-Séléka en Centrafrique. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 2 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est dans une déclaration lue, ce jeudi 1er mars, à la radio que le Ministre de la Justice Garde des seaux, Flavien Mbata, a livré l’information. Une cohorte de donneurs de la mort de la Séléka visiblement constituée des éléments issus des différentes factions de cette rébellion ont décidé de marcher sur Bambari. Ce jeudi 1er mars, ces rebelles sont tombés dans les mailles de la Minusca qui les a remis à la justice centrafricaine.

Extrait du Communiqué (en sango) du Ministre de la Justice

« A 3 heures du matin, dans la forêt entre l’aérodrome de Bambari et le bac de Ndassima, près d’une cinquantaine d’hommes lourdement armés en marche sur Bambari ont été estompés par la Minusca. Parmi eux, six identifiés comme étant les éléments Séléka du MPC et du FPRC, ont été appréhendés ce 1er mars 2018 et remis à la justice. Le Tribunal de grande instance de Bambari qui devrait engager la procédure a plutôt transféré le dossier au Procureur général près le Tribunal de grande instance de Bangui.

« Conformément au Code de procédure pénale, moi, Ministre de la Justice, instruits le Procureur général d’ouvrir une enquête judiciaire pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, faits prévus et punis par le Code pénal centrafricain, en ses articles 411, 412, 259, 153, 381 et 382.

« Ils seront gardés à vue selon le Code de procédure pénale et ils auront droit à avoir un avocat.

« Le Gouvernement tient porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’il ne ménage aucun effort pour mettre fin à l’impunité ».

 

 

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RDC : le pouvoir de Kabila tente de cacher son isolement diplomatique.

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RDC : le pouvoir de Kabila tente de cacher son isolement diplomatique.

 

 

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Bangui, le 2 mars 2018.

Par : Marie-France Cros.

 

Depuis plusieurs semaines, le président hors mandat Joseph Kabila multiplie les échanges de visites avec les dirigeants des pays voisins. La Libre Afrique.be a consulté diverses sources dans la région et à l’extérieur; la majorité d’entre elles considèrent que cette inhabituelle activité diplomatique exprime l’inquiétude des pays voisins face à la situation en République démocratique du Congo (RDC), tandis que Kinshasa tente montrer que le régime n’est pas isolé.

Depuis plusieurs semaines, le président hors mandat Joseph Kabila multiplie les échanges de visites avec les dirigeants des pays voisins. La Libre Afrique.be a consulté diverses sources dans la région et à l’extérieur; la majorité d’entre elles considèrent que cette inhabituelle activité diplomatique exprime l’inquiétude des pays voisins face à la situation en République démocratique du

Congo (RDC), tandis que Kinshasa tente montrer que le régime n’est pas isolé.

Voilà des mois que Joseph Kabila s’échine à faire valoir auprès de ses voisins que si les Présidents du Burundi, du Rwanda et du Congo-Brazzaville sont arrivés à éliminer la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels maximum, on devrait le laisser en faire autant. Mais tous les régimes ne sont pas égaux.

Si l’on sait les dirigeants de la région généralement peu sensibles aux exigences de l’Etat de droit, il n’en va pas de même pour celles de leur sécurité. Or, si plusieurs des voisins de la RDC ont réussi à se concocter une solution « légale » pour s’incruster au pouvoir, eux, contrairement à leur grand voisin, contrôlent leur territoire. Le Botswana – qui a demandé cette semaine « plus de pression » sur Kinshasa pour que le président hors mandat et interdit de se présenter à un nouveau mandat cède enfin le pouvoir – l’a rappelé: « Nous continuons à être les témoins d’une aggravation de la situation humanitaire dans ce pays, principalement parce que son dirigeant a persisté à retarder les élections et a perdu le contrôle de la sécurité ».

Méfiance croissante de la SADC

La colère de Kinshasa face à cette déclaration jugée « arbitraire » ne peut dissimuler la méfiance croissante de la SADC (communauté d’Afrique australe, dont la RDC est membre) face au Congo et à son incapacité de contrôler son territoire. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Joseph Kabila n’a pu trouver le temps, depuis novembre, de fixer une date pour l’arrivée à Kinshasa de l’Envoyé spécial de la SADC pour la RDC, l’ex-président namibien Hifikepunye Pohamba, ni de lui trouver des locaux pour ses bureaux.

Comme la Tanzanie, le Congo-Brazzaville, l’Angola et la Zambie s’inquiètent de l’afflux de réfugiés chez eux. Depuis l’arrivée au pouvoir du successeur d’Eduardo Dos Santos, l’agacement angolais est plus marqué car, pour mener les changements qu’il a entrepris, le nouveau chef de l’Etat, Joao Lourenço, a besoin de stabilité à ses frontières. Luanda refuse de rouvrir celle avec la RDC comme le souhaite Kinshasa pour accréditer l’idée d’un retour à la normale au Kasaï (où, en réalité, les activités rebelles reprennent peu à peu après le choc de la terrible répression de 2017). La réunion tripartite à Kinshasa, à la mi-février, des présidents Kabila, Lourenço et Sassou a donc été tendue: même si Kinshasa a tenté de la faire passer pour un appui à sa politique, il y a eu, en réalité, insistance pour que les élections promises pour décembre aient bien lieu, cette fois.

Le nouveau président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sera moins indulgent pour le régime de Kinshasa que Jacob Zuma, dont le neveu avait d’importants intérêts en RDC; et il n’apprécie sûrement pas le peu de respect de M. Kabila pour l’Envoyé spécial désigné par la SADC, dont Pretoria est la locomotive. Quant à l’entrevue du président Kabila avec son homologue zambien, Edgar Lungu, la semaine dernière à Lusaka, elle se serait « mal passée ».

Que veut le Crocodile?

Le cas du Zimbabwé est moins clair. Alors qu’on s’attend à son élection dans quelques semaines, le successeur de Robert Mugabe, le président intérimaire Emmerson Mnangagwa, en visite à Kinshasa mardi et mercredi, a dit espérer l’accroissement des relations d’affaires entre les deux pays. Il faut se rappeler que celui que les Zimbabwéens appellent « le Crocodile » avait monté avec Kabila père le schéma affairiste qui avait permis à ce dernier de rembourser « au Zimbabwe » son aide militaire, en donnant des mines congolaises de diamant à des militaires zimbabwéens proches de M. Mnangagwa. Le rapport de l’Onu du 15 octobre 2002 citait celui-ci comme un des principaux pillards du Congo. L’avenir dira quelle sera la collaboration entre les deux Présidents.

Le Burundi soutient le régime Kabila – qui copie la dérive de son homologue de Bujumbura – mais n’a guère d’audience ni de puissance, même si l’on voit son influence dans la transformation en cours de la jeunesse du parti présidentiel congolais PPRD en milice. Le Rwanda se fait discret, après avoir été sanctionné par les Occidentaux pour son rôle dans la rébellion du M23, vaincue par l’armée congolaise en 2013 avec l’appui décisif des casques bleus onusiens; mais le président Paul Kagame, président en exercice de l’Union africaine, surveille de près sa frontière avec la RDC.

Le chef d’Etat rwandais est-il étranger au projet de visite conjointe à Kinshasa du président de la Commission africaine, le Tchadien Moussa Faki, et du secrétaire général de l’Onu, le Portugais Antonio Guterres – sensible aux questions de droits de l’Homme et aux problèmes de l’Angola? Le gouvernement Tshibala a donné son accord de principe, mercredi, pour une

telle visite, mais la date n’en a pas été fixée. Il y a clairement peu d’enthousiasme, à la Présidence congolaise, pour recevoir ces deux interlocuteurs qui ont annoncé leur intention de parler des élections du 23 décembre.

Au total, l’activité diplomatique est intense mais loin d’être un soutien au régime Kabila.

 

 

Avec La Libre.be

RDC: l’ONU doit “suspendre son soutien” au processus électoral s’il n’est pas “crédible”

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RDC: l’ONU doit “suspendre son soutien” au processus électoral s’il n’est pas “crédible”

 

 

 

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La machine à voter en RDC. Photo TV5.

 

 

Bangui, le 2 mars 2018.

CNC.

 

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) “devrait suspendre son soutien” au processus électoral en République démocratique du Congo si les conditions pour des “élections crédibles” en fin d’année ne sont pas réunies, ont recommandé jeudi les experts du Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’université de New York.

“Le Conseil (de sécurité) devrait faire de la tenue d’élections crédibles la principale priorité de la Monusco au cours de la prochaine année”, écrit le GEC dans un rapport alors que les Nations unies s’apprêtent à renouveler le mandat de la Monusco avec le vote d’une nouvelle résolution d’ici le 31 mars.

“Cela implique d’énoncer des conditions claires pour le soutien de la Monusco au processus électoral, à savoir autoriser les manifestations de l’opposition, libérer les prisonniers politiques et mettre fin au ‘doublement’ controversé des partis politiques”, ajoute le GEC, groupe d’experts reconnus qui a auditionné des diplomates pour son rapport.

Ce qu’on appelle doublement des partis politiques désigne des scissions au sein de partis d’opposition dont une partie des membres rallie le camp du gouvernement.

“Si ces conditions ne sont pas remplies, la Monusco devrait suspendre son soutien” à la commission chargée d’organiser des élections en RDC, poursuit le rapport.

Les mêmes chercheurs invitent la Monusco à limiter son engagement dans des opérations militaires avec l’armée congolaise a partir de “conditions bien identifiées, notamment une planification conjointe et une stratégie commune de protection des civils”.

le GEC accuse le président Joseph Kabila d’avoir “retardé à plusieurs reprises la tenue des élections”.

La présidentielle en RDC devait se tenir avant le 20 décembre 2016, date de la fin du deuxième mandat de M. Kabila, à qui la Constitution interdit de se représenter.

Elle a été reportée à fin 2017 dans un accord pouvoir/opposition conclu sous la médiation de l’épiscopat congolais. Finalement, la commission chargée d’organiser des élections a programmé la présidentielle le 23 décembre 2018.

L’Église catholique organise des marches contre le maintien au pouvoir du président Kabila, l’invitant à déclarer publiquement qu’il ne briguera pas un nouveau mandat. L’opposition et des mouvements citoyens l’accusent de vouloir se maintenir au pouvoir par “des manœuvres”.

 

 

 

Avec TV5.

Centrafrique : 6 humanitaires ont trouvé la mort dans le nord-ouest de la RCA.

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Centrafrique : 6 humanitaires ont trouvé la mort dans le nord-ouest de la RCA.

 

 

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Un camp des déplacés à Zemio en République centrafricaine.

 

 

Bangui, le 1er mars 2018.

Par : Gervais Dingatoloum, CNC.

 

Six humanitaires ont été assassinés au courant de cette semaine au nord-ouest de la République centrafricaine, a annoncé ce mercredi 28 février 2018  le fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué publié.

 

Selon le communiqué, l’attaque a eu lieu dans la localité de Markounda, dans la préfecture de l’Ouham) au nord-ouest de la République centrafricaine.

Même si le communiqué n’a pas précisé les circonstances de ce tragique événement, il souligne tout de même les conditions dans lesquelles les travailleurs humanitaires exercent.

Pourtant, selon le dernier rapport des Nations unies sur la situation humanitaire dans le pays, la moitié de la population centrafricaine a besoin de l’aide humanitaire pour tenir le coup.

Cependant, la situation sécuritaire dans le pays n’a pas permis aux humanitaires de fournir de l’aide à la population.

La République centrafricaine, pays pauvre au monde, est déchirée après la prise du pouvoir en 2013  de la coalition Séléka dirigée par Michel Djotodia, chassant du coup le Président d’alors François Bozizé de son pouvoir.

En conséquence, une milice d’autodéfense dénommée Anti-balaka, composée en majorité des proches de l’ancien Président déchu, a vu le jour pour combattre les rebelles de la Séléka au pouvoir à cette époque. Ce qui a mené à une guerre sanglante entre les deux groupes armés provoquant ainsi la mort de plus de 10 000 personnes et quelque 600 000 déplacés internes et externes.

En 2016, une élection a été organisée et le Président actuel Faustin Touadera a été proclamé vainqueur en dépit des nombreuses irrégularités avérées.

Quant à la situation sécuritaire, elle reste toujours alarmante et préoccupante.

En 2017, plusieurs soldats des forces des Nations unies ont été également tués dans le pays.

 

 

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Exclusivité : « Si le Président Touadera a inventé une théorie en mathématique, il lui reste à inventer une théorie en politique » Dominique Yandocka, leader politique

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Exclusivité : « Si le Président Touadera a inventé une théorie en mathématique, il lui reste à inventer une théorie en politique » Dominique Yandocka, leader politique

 

 

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Monsieur Dominique Yandocka. Photo : Éric Ngaba, CNC.

 

 

Bangui, le 1er mars 2018.

Par Eric NGABA, CNC.

 

Les deux ans au pouvoir du président centrafricain Faustin Archange Touadera, se résument en médiocrité d’après Dominique Yandocka qui se place désormais en tant que leader politique. Dans cette interview exclusive à notre rédaction, celui qui est connu comme opérateur économique, lance le défi politique avec l’ambition d’une probable candidature à la présidentielle de 2021 en République Centrafrique sous la bannière d’un parti politique en gestation. Dans cette interview, il remet en cause la capacité du président Touadera à pouvoir sortir le pays du gouffre, et fustige par la même occasion le mutisme d’une opposition de circonstance qui se laisse faire.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC): Bonjour Monsieur Dominique YANDOCKA 

Dominique YANDOCKA : Bonjour  Monsieur NGABA

 

CNC : Monsieur Yandocka. Vous êtes un  jeune  entrepreneur centrafricain, et vous avez décidé de vous engager dans  la vie politique.  Qu’est-ce qui vous a poussé à embrasser cette nouvelle  carrière ?

 

Dominique Yandocka : Je n’ai pas décidé aujourd’hui d’embrasser la carrière politique. Ça fait déjà plus de 20 ans que je suis dans le milieu politique et je l’ai toujours dit, chaque Centrafricain qui exerce ses activités journalières fait déjà de la politique.

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de m’orienter publiquement pour aider le pays à aller de l’avant, parce qu’il y a une absence réelle de convictions, de vision  de la part de nos élites pour le devenir de la RCA.  Je m’engage ainsi donc  pour défendre la majorité silencieuse, fédérer les compétences dans le but d’apporter  notre petite pierre à  l’édifice pour la construction réelle de notre patrie, la République Centrafricaine.

 

CNC : Vous avez milité au sein d’un grand parti politique centrafricain, le MLPC. Vous avez claqué la porte et vous décidez aujourd’hui de faire cavalier seul. Quelles en sont les raisons ? 

 

Je ne serai ni le premier, ni le dernier à  claquer la porte du MLPC, et celle  des partis politiques traditionnels centrafricains dont la plupart  sont en perte  de vitesse. On ne quitte pas sa famille politique pour de bonnes et heureuses  raisons. On quitte un groupe dans lequel on a grandi et à qui on a tout donné   pour la simple et bonne raison  qu’on pense que l’orientation qui a été initialement prise est en train de prendre une autre direction. On se rend compte que de plus en plus l’intérêt général se résume à l’intérêt clanique ou pis ne cesse de revêtir un caractère outrancièrement  unipersonnel.

 

Il y a une absence réelle d’engagement, de courage et de vision politique. C’est l’une des raisons qui m’ont poussé à mener le combat autrement dans un nouveau parti politique que nous avons créé avec certains compatriotes jeunes, républicains, dynamiques, soucieux de l’avenir de la République Centrafricaine.  D’ici peu, nous ferons notre rentrée politique et démarrer une tournée à l’intérieur du pays pour présenter notre projet et vision alternative aux Centrafricains.

 

CNC : Beaucoup de Centrafricains vous connaissent en tant qu’un jeune Opérateur économique ou entrepreneur centrafricain. Alors, pourquoi avez-vous changé de cap ?

 

La politique est multiforme. Aujourd’hui, je fais de la politique économique, et celle du développement pour mon pays. A ce titre,  je dois être très attentif à ce qui se passe même si vous me taxer d’éternel entrepreneur centrafricain. Mais par exemple, pour que l’entreprenariat puisse se développer en Centrafrique il faut qu’il y ait une nouvelle approche, à travers la conception et l’adoption des mesures  incitatives  à la création d’entreprises, d’emplois et de richesse, et au  respect des lois qui régissent ce domaine hautement vital ; cela est fondamental. Malheureusement aujourd’hui,  pays est en pleine  déconfiture, l’ascenseur social en panne, et tout cela à cause d’un manque criard  de vision de sortie de crises sociopolitiques.

 

Les nouvelles autorités font  du tâtonnement à tous les niveaux dans la gestion des affaires d’état, en dépit de l’espoir que la plèbe a placé en elles. Quant à l’opposition politique, elle a démissionné  devant ses responsabilités pour laisser la place à l’opposition armée qui se multiplie au jour le jour. S’agissant des partis politiques  de la majorité qui étaient censés aider le président de la République à prendre des orientations pouvant amener  le pays vers l’avant, ils se taisent curieusement. Face à cette absence, il est de notre devoir patriotique en tant que jeunes de prendre nos responsabilités  pour stopper les maux cancérigènes qui minent la République en vue d’offrir au peuple ce qu’il attend depuis fort longtemps c’est à dire une vie meilleure.

 

Par conséquent,  le peuple  désabusé ne croit plus à ce système et nous  ne voulons pas que nos parents puissent nous léguer une république sans ressources, sans amour, et sans lendemain meilleur pour nos populations. Nous sommes en train d’assister avec le régime actuel à la disparition de l’identité centrafricaine et on refuse  d’être associé de près ni de loin à cette manœuvre de liquidation de la patrie.

 

La politique que les gens font aujourd’hui chez nous, c’est la politique d’enrichissement personnel. Des gens qu’on croyait qu’ils étaient des idoles pour nous par le passé,  se retrouvent aujourd’hui être muselés dans un camp et ne pensent qu’à leur poche au détriment des Centrafricains qui attendent d’eux des actions concrètes pour leur permettre de construire leur vie.

 

Le chômage des jeunes devient de plus en plus le lot quotidien de tous, les tueries ne cessent d’accroitre à l’intérieur du pays, la corruption institutionnalisée, les vrais investisseurs se désintéressent  de la Centrafrique, le clanisme persiste et dévient un critère d’ascension sociale, une diplomatie hasardeuse,, le tout couronné par une  incapacité totales des nouveaux princes  à répondre aux attentes du peuple. Bref,  une gestion décevante.

 

CNC : Et pourtant certains Centrafricains disent que le président Faustin Archange Touadera est sur un bel élan pour le relèvement du pays. Mais vous, vous avez un point de vue opposé. 

 

Je ne rentre pas dans cette  hypocrisie pour dire que le président Touadera est sur un bel élan aujourd’hui. C’est faux.  Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est le quotidien des Centrafricains. Est-ce que le Centrafricain mange à sa faim ? Est-ce que le Centrafricain a les moyens de se soigner aujourd’hui ? Est-ce que le Centrafricain lambda  peut prétendre  construire une maison pour mieux se loger? Est-ce que le Centrafricain est en mesure de savoir ce qu’il fera demain? Non ! Il y a rien, aucune perspective d’avenir.  Soyons sérieux !

 

Nous assistons à un spectacle de quelqu’un qui se lève, qui effectue mille et un voyages et qu’au final, il  n’a aucun résultat. Nous sommes en face des gens qui décident le matin, se déjugent à midi et se contredisent le soir. Donc peu outillés pour gouverner une telle nation. Ca fait aujourd’hui deux ans que les Centrafricains attendent impatiemment du président Touadera des actes concrets. La classe politique centrafricaine n’existe que de nom, et  nous allons les accompagner  vers la porte de sortie.  Elle refuse de reconnaître qu’elle est tout simplement fatiguée de ses  propres bêtises. Il  n’y a plus grand chose à tirer d’elle.

 

CNC : Mais, concrètement, qu’est-ce que vous reprochez au président Touadera ?

 

Ce n’est pas un homme de parole. Et  tous les centrafricains ont des doutes  sur ses capacités réelles  à faire progresser  le pays. Le comble c’est qu’il ne fait pas grand-chose pour s’améliorer en tant que chef de l’Etat, et  s’enferme sur lui-même. Si tu n’es pas d’accord avec ses idées c’est que tu veux faire un coup d’état contre son régime. Il  ne pense qu’à tous ceux qui l’entourent.  Il est claustrophobe à l’ascenseur social centrafricain. C’est quelqu’un qui ne prend pas les choses à bras-le-corps pour s’imposer en tant que Chef de l’Etat afin de permettre à la société centrafricaine d’espérer vers un avenir radieux.

 

Donc, pour nous, s’il a inventé une théorie en mathématique, il lui reste à inventer une théorie en politique. Les gens peinent à voir clair dans la sortie de ces différentes crises qui n’ont que trop duré dans notre pays. Pour moi, le président doit faire  mieux  que ça. Il doit s’ouvrir, et se poser des vraies questions. Des vraies questions, ce n’est pas ce que nous sommes en train de voir. Qu’il arrête de nous faire croire que le relèvement passe exclusivement par sa théorie du DDRR ou encore par le RCPCA qui ne profite qu’à une bande bien identifiée. Pour éradiquer la violence perpétrée par ces groupes armés, il faut une réelle politique adaptée. C’est-à-dire une vraie politique de développement social sincère sans roublardise.

 

CNC : Et qu’est-ce que vous reprochez à l’opposition ?

Ce qui me surprend c’est le mutisme de l’opposition. Qui ne dit rien consent, n’est – ce pas ? L’opposition centrafricaine a totalement disparue. C’est une opposition de circonstance. C’est une opposition qui se lève quand ça l’arrange. Les gens meurent, cela ne  dit rien à ceux dont ils doivent solliciter le vote. Il n’y a plus d’opposition en Centrafrique depuis fort longtemps. Des gens qui s’érigent en opposants sont dans un calcul de positionnement personnel. Etre dans l’opposition c’est de regarder de très près ce qui se passe avec une vision objective pour dénoncer les abus de l’exécutif mais aussi de soutenir les bonnes initiatives.

 

Je prends pour exemple l’augmentation des prix des denrées de base. Je prends l’exemple des conventions ou contrats que le gouvernement signe en catimini avec des clauses léonines au nom de l’Etat, la multiplication des tueries, la loi des Finances 2018 avec les augmentations vertigineuses des fonds spéciaux.

 

En voici quelques sujets  sur lesquels  l’opposition devrait se fonder  pour  interpeller  le pouvoir pour éviter à notre pays de continuer à être taxé d’Etat – Voyou. Et pourtant tout le monde sait que le président de la République est en train de ne faire qu’à sa tête. En face, l’assemblée nationale est dormante et démissionnaire,  et par moment complice, foulant allégrement aux pieds certains articles de la constitution, et  snobés avec mépris. Mais personne n’en parle.

 

Par exemple l’histoire des Russes qui sont arrivés en Terre Centrafricaine. Le gouvernement se doit de donner des explications  aux Centrafricains la nature effective des contrats  et concessions qui ont été signés bien attendu en cachette, au lieu de ne  nous enfumer qu’avec la dotation  en armes de nos FACA, ou encore nous distraire avec l’affaire dite de  Bérengo, orchestrée par eux pour diviser la famille Bokassa. Les Russes ne sont pas des enfants de cœur, ils ne sont pas venus en Centrafrique pour les actions caritatives, loin de là. Une chose est sure : le  régime actuel partira mais il y aura  ce qu’on appelle la continuité de l’Etat.

 

L’opposition devrait être à la hauteur des tâches, malheureusement ce n’est pas le cas. C’est pourquoi,  nous serions la troisième voix, celle du progrès, du développement et de la lucidité, et notre objectif  c’est de ne plus laisser le peuple se marcher dessus. Nous allons descendre dans l’arène, je vous prie de me croire, nous n’avons rien à perdre. On fera bouger les lignes pour permettre au capitaine mathématicien à sincérité variable à se corriger ou à quitter le pouvoir légalement. Nous serions très regardants sur certains sujets sensibles pour faire garantir l’intégrité de l’Etat. Nous serions engagé  avec de l’audace pour dire ce qui est bien et  dénoncer son contraire.

 

CNC : Evidemment, on ne peut pas relancer l’économie ou créer de la richesse sans régler la question sécuritaire ?

 

La création des richesses est l’un des facteurs pour endiguer l’insécurité. On ne doit pas se laisser embrigader dans cette logique qui consiste à croire que les chefs rebelles vont déposer les armes de leur propre gré avant que le gouvernement ne puisse se décider à  investir pour créer la richesse, assurer la sécurité, donner à manger aux Centrafricains. C’est une question de politique globale et intégrée.

 

A partir du moment où vous aurez  créé des emplois, quand vous aurez  embauché des jeunes, quand vous aurez apporté des solutions concrètes aux multiples problèmes du  peuple, vous constaterez par vous-même que ceux qui détiennent aujourd’hui les  armes vont les abandonner pour se projeter dans un avenir sans armes. Ils ont pris les armes par dépit.

 

Il faudrait une nouvelle approche. Et cette approche malheureusement, le gouvernement et la classe politique n’ont pas la  capacité de la considérer comme une solution sérieuse. Il y a un manque de sincérité, un désamour au plus haut sommet de l’Etat. Tous ceux qui se disent de la majorité présidentielle ou de l’opposition ne s’aiment pas entre eux. Nos élites sont des hypocrites, incapables  de s’unir avec franchise. Et qui paie le prix, ce sont  les populations.

Nous nous érigeons aujourd’hui en défenseurs de ces populations et nous décidons de porter ce fardeau afin de défendre l’intérêt national à travers le projet politique que nous allons proposer. Une chose est sûre : nos parents ont échoué. Le plus grand service qu’ils ont à rendre aux Centrafricains, c’est de s’effacer de la vie politique et nous laisser, la jeunesse, se faire les dents pour que d’ici 2021, nous mettions fin à cette gabegie, à cette incapacité.

 

CNC : En lançant ce défi politique, est-ce que vous avez les reins solides pour pouvoir défier ces anciens du marigot politique centrafricain ? 

 

Nous sommes un mouvement naissant. Nous sommes majoritairement jeunes et très dynamique et plus nombreux que ceux qui ont toujours dirigé  le pays. Ils sont grands par ce que nous sommes à genoux. C’est nous qui les avons fabriqués politiquement. Et désormais nous décidons de nous fabriquer nous-mêmes. Qu’ils comprennent que dorénavant, Les dos des jeunes ne sont plus leur tablette. Si hier, ils ont compté sur nous pour être là où ils sont aujourd’hui, demain ils ne pourront plus compter sur nous. Notre  génération a été  sacrifiée par eux, il est hors de question que les générations futures  puissent  continuer à être sacrifiés par eux.

 

La colonne vertébrale de notre mouvement, c’est le dynamisme et l’engagement de la jeunesse.  les jeunes et les  plus démunis  ont besoins d’une alternance politique, on est fatigué de voir toujours les mêmes qui depuis 40 ans sont au pouvoir  et continuent  de détruire le pays. Donc, ils doivent comprendre que  hier nous étions pour eux des subalternes, aujourd’hui nous sommes devenus des leaders d’opinions comme eux. Et notre objectif est clair, c’est de les envoyer à la retraite politique parce qu’ils ont tacitement échoué.

 

CNC : Alors, quelle est la vision de votre mouvement politique ?

 

C’est un mouvement à caractère social, économique, et politique. Nous sommes d’obédience progressiste. Nous ne faisons pas la politique fiction. Notre approche se doit d’être différente de celle  qui existe sur le chéquier politique national. Nous sommes des jeunes dynamiques.

Notre mouvement a été créé par des jeunes leaders venant de tous bords  politiques.

 

Le jour où nous allons présenter officiellement notre mouvement aux Centrafricains, vous allez découvrir le visage de tous ces leaders qui incarneront la Centrafrique de demain. Nos anciens pensent  qu’ils sont éternels. Ils nous ont  fait comprendre de par leurs comportements qu’il ne faut pas compter sur eux pour préparer la relève. Alors,  nous nous sommes décidé de nous mettre en mouvement pour préparer la relève. Nous allons assumer cette responsabilité, prêts et condamnés  à payer le prix pour un changement en République Centrafricaine d’ici à 2021.

 

CNC : Et donc, 2021, vous serez candidat aux élections présidentielles.

 

Pour le moment, Dominique Yandocka ne peut pas prétendre être candidat mais si le mouvement me demanderait de le représenter, naturellement, je serais candidat. Et nous enverrons aussi des candidats aux législatives. Donc, notre mouvement présentera un candidat à la présidentielle de 2021. Ca ne sera pas forcement moi, peut-être que ça sera quelqu’un d’autre, mais croyez-moi, nous aurons un candidat.

 

CNC : Vous faites aussi partie de la diaspora centrafricaine. On dit souvent qu’il y a une crise de confiance entre les Centrafricains d’ici et ceux de la diaspora. Quelle est votre stratégie afin de  renouer le contrat social avec la population ?

 

Non, monsieur. Il n’y a pas de crise profonde, mais il y a une crise, instrumentalisée par nos dirigeants. Trop souvent, ceux qui arrivent au pouvoir s’entourent des médiocres. Et la meilleure qualité qu’un médiocre peut avoir c’est de diviser pour régner.

 

Je sais qu’au niveau de la Diaspora centrafricaine, il y a des talents ;  il y a des jeunes qui demandent qu’à revenir au pays. Mais par faute de politique  incitative et d’égalité de chance. Pour réussir un projet en Centrafrique il faut arroser  les tenants du pouvoir ou faire partie d’un cercle dit proche du pouvoir, sinon ton projet ne verra jamais jour.

 

J’ai l’intime conviction que la diaspora centrafricaine regorge des ressources pour relever le défi centrafricain.  Sous  d’autres cieux,  les investissements de la diaspora occupent une place prépondérante dans l’économie mais en Centrafrique c’est le contraire.

 

Il suffit seulement de leur donner juste un peu d’espace, vous allez voir ce dont elle sera  capable de faire pour développer le pays. Malheureusement, la corruption, l’exclusion sont  à ce jour institutionnalisées.

 

CNC : Pour terminer, est-ce que vous voulez dire quelle que chose que nous n’avons pas abordée ? 

 

Je voudrais m’adresser à la population centrafricaine, à la jeunesse en particulier qui représente plus de 70% de la population,  aux plus démunis de ne pas baisser les bras. Notre mouvement s’offre à elle aujourd’hui et demain comme  une alternance tant attendue pour  l’avenir notre pays. Nous avons assez d’être des spectateurs.

 

L’appel est lancé à l’endroit du peuple Centrafrique, des jeunes en particulier de se joindre à nous dans ce défi d’avenir pour la Centrafrique. Aujourd’hui, il est temps de nous lever comme un seul homme, pour défendre les intérêts de la cité centrafricaine. Le combat serait difficile mais pas impossible.

 

Interview réalisée par Eric NGABA

 

CENTRAFRIQUE : LE PK5, UNE POUDRIÈRE QUI MENACE LA COHÉSION SOCIALE DU PAYS

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CENTRAFRIQUE : LE PK5, UNE POUDRIÈRE QUI MENACE LA COHÉSION SOCIALE DU PAYS

 

 

 

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Le quartier Km5 le 23 février 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 1er mars  2018.

Par : Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UNE  ENCLAVE  MUSULMANE  DJIHADISTE ?

          Nous avons à maintes reprises, ici même, mis en garde les autorités centrafricaines sur les dangers potentiels que représente la guerre des clans au KM5. Il s’agit à l’évidence de mafias, qui se font passer pour des groupes dautodéfense. De bandes de rufians, qui ont décidé de transformer le quartier emblématique de la capitale en une proie à pecer. Le KM5, quartier dit musulman, est ainsi devenu lavant-poste des actions terroristes islamiques. Daech en déroute au Moyen-Orient pourrait bien se replier dans des pays dAfrique instables et militairement faibles.

          Les autorités centrafricaines devraient, en urgence, identifier ceux de leurs concitoyens qui ont rejoint les djihadistes de lEtat IslamiqueCombien, dailleurs, sont revenus clandestinement au pays ? Un quartier emblématique de la capitale comme le KM5 est une aubaine pour des terroristes capables de tout pour que l’instabilité perdure en République Centrafricaine.

          De fait, cest toute lAfrique Centrale qui risque d’être menacée. Il ne faut pas oublier que Nourredine Adam, lors de son exil doré au Bénin avec Michel Djotodia, a noué des liens confessionnels avec Boko-Aram, dont le chef a fait allégeance à l’État Islamique. Les affrontements fratricides et sanglants entre musulmans sont des actes de grand banditisme, quil faut éradiquer sans faiblir. Si non, nous verrons surgir, en plein centre de la capitale, des foyers de troubles impossibles à juguler.

 

PROTÉGER LA MINORITÉ MUSULMANE

Il faut protéger les musulmans centrafricains. Leur redonner le sentiment dappartenir à la communauté nationale. Il faut les isoler des musulmans étrangers qui pervertissent lislam. Ces musulmans étrangers venus du Tchad, du Soudan, du Darfour et du Niger. Cest eux qui créent le chaos au PK5. Cest eux qui, arment et dirigent Les malfrats du PK5.  Qui terrorisent et rackettent les habitants. Il faut que les habitants du PK5 isolent les malfaiteurs, et exigent leur désarmement du quartier.

          On peut dailleurs se demander pourquoi le PK5 est devenu un quartier musulman. Ses habitants sont-ils exclusivement musulmans ? Si cest le cas, on a affaire à un foyer de communautarisme, avec tous les dangers du repli sur soi, alors quon est dabord centrafricain avant d’être musulman catholique ou protestant. Dans l’état de division où se trouve la RCA, en proie à des affrontements violents, il faut tout faire pour éviter les symboles communautaristes. La cohésion sociale du pays, déjà fortement ébranlée, risque de ne pas tenir.

UN DEVOIR POUR L’ÉTAT : DÉSARMER LE PK5    

          Pour éviter que Bangui ne devienne un repaire de terroristes, il faut impérativement neutraliser les chefs des deux gangs qui terrorisent la population du KM5. Les dispositifs prévus par le ministre de la Sécurité, le général Henri Wanset Linguissara, devraient le permettre, mais il faut quils soient soutenus par tous, musulmans et non-musulmans.

          Saluons ici lengagement du ministre. Il nous semble que cest la première fois que le gouvernement décide de tout faire pour rétablir l’état de droit dans une portion du territoire prise en otage par des bandes armées, qui rackettent et terrorisent, par l’intermédiaire de deux clans musulmans particulièrement cruels. 

          Ces actions de sécurisation doivent se multiplier un peu partout en Centrafrique. Il faut que les FACAS et les forces de sécurité, qui interviennent en binôme avec la MINUSCA, manifestent une présence forte face aux rebelles. Malgré le comportement critiquable de certains de leurs éléments, il faut continuer, sans relâche, l’éducation des FACAS, de façon à les aguerrir. La stabilité du pays ne peut être garantie que par la détermination de son armée  nationale et citoyenne ce qui implique de lexpurger de tous ses éléments nocifs, à savoir des mercenaires étrangers pourvus des faux passeports centrafricains délivrés sous la présidence de François Bozizé et du gouvernement de Transition.

 

TRAQUE DES DÉTENDEURS DARMES 

          En peu de temps, le PK5 est devenu, comme NDélé, un gigantesque marché d’armes à ciel ouvert. Les engins de mort proviennent des pays musulmans limitrophes : Tchad, Soudan, Darfour, décidés à aider leurs frères musulmans de Centrafrique. Ce sont ces armes, convoyées par des mercenaires, qui permettent aux bandits dimposer au PK5 leur loi, celle du plus fort.

          C’est pourquoi lurgence est de débusquer les caches d’armes, d’arrêter rapidement les deux chefs de gang et de neutraliser leurs réseaux. Les FACAS et les forces de sécurité sont maintenant déployées sur le terrain. Il appartient au gouvernement de fixer à la MINUSCA les contours de sa mission, consistant à mettre sa logistique et ses hélicoptères à la disposition des forces centrafricaines. Il faut aussi,  demander à la France de passer à l’offensive avec ses drones, ses hélicoptères et ses VAB (Véhicules Avant Blindés).

 La somalisation de la République Centrafricaine est inexorablement en marche. Pour l’empêcher, il faut neutraliser et désarmer les rebelles sur tout le territoire. Il en va de la survie de la République Centrafricaine, affaiblie par de cruelles agressions venues de toutes parts, mais état souverain.

« Grave est la nuit mais lhomme a disposé ses signes fraternels. La lumière vint malgré les poignards » (Jean Picart Le Doux)

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI

(29 février 2018)

 

 

Monsieur Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

Centrafrique : manifestation de joie au quartier Km5, les deux chefs d’autodéfense You et force se réconcilient.

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Centrafrique : manifestation de joie au quartier Km5, les deux chefs d’autodéfense You et force se réconcilient.

 

 

 

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Image d’illustration de quartier Km5 lors de la manifestation des chauffeurs des taxis-motos. Copyright2018.

 

Bangui, le 28 février 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce mercredi 28 février vers 14 heures, les chefs de deux factions rivales d’autodéfense du quartier Km5 viennent de se réconcilier sous l’applaudissement et la joie des habitants de ce quartier commercial de la capitale centrafricaine.

 

Assis dans un même véhicule côte à côte et escortés par une dizaine des véhicules et des motos, les deux chefs rivaux d’autodéfense « Force » et « You » se sont   réconciliés ce mercredi après une intense négociation initiée par le ministre de la Sécurité publique et les notables locaux.

Selon nos informations, la cérémonie de cet acte de paix et de réconciliation entre « You » et « Force » devrait avoir lieu hier mardi 27 février vers 15 heures, mais elle a été reportée pour des raisons de sécurité des participants. Finalement, celle-ci vient à l’instant d’être   paraphée par les deux chefs miliciens de Km5.

Rappelons que « Force  de son vrai nom Anemeri Matar » et « You le Géant », deux chefs rivaux de deux factions d’autodéfense du quartier Km5 dans le troisième arrondissement de Bangui se sont affrontés violemment au cours de deux dernières semaines faisant au passage une dizaine des morts et plusieurs blessés. Leur réconciliation, pour les habitants de ce quartier, est à la fois un grand soulagement et aussi un acte de bravoure.

Après leur réconciliation, les deux chefs rebelles ont sillonné les rues du quartier Km5 pour montrer aux yeux du monde que la paix est possible dans leur quartier.

Selon un habitant dudit quartier contacté par CNC, le plus important ce sont  leurs hommes respectifs qui doivent se réconcilier eux-aussi. Ils doivent se réconcilier aussi dans leur cœur.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Le récit du drame de la Basse-Kotto avec le poignant témoignage du Pasteur Jean Dangouin

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Centrafrique : Le récit du drame de la Basse-Kotto avec le poignant témoignage du Pasteur Jean Dangouin

 

 

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Convoi des ex-Séléka en Centrafrique. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 28 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

« Si je suis en vie aujourd’hui, c’est Dieu qui m’a protégé. Si non, on devait mourir avec ma famille dans les trois événements successifs meurtriers à Kembé », a résumé le Pasteur Jean-Fernand Dangouin de l’église Elim de Kémbé-Centre dans un entretien exclusif à CNC.

En effet, la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville de la Basse-Kotto et à Kémbe en particulier va au-delà de l’effroyable. Plusieurs personnes ont été massacrées et continuent malheureusement de connaitre le pire. Des centaines de maisons incendiées, ainsi que des églises chrétiennes détruites… Le désastre humanitaire plombe les rescapées des populations souvent terrées en brousse de peur d’être tuées.

Rappelons que les trois événements douloureux dont a fait allusion l’homme de Dieu sont ceux du 22 septembre 2017 ; du 10 octobre 2017 et ; le dernier en date du 05 octobre 2017.

Revenant au cas du Pasteur Jean-Fernand Dangouin, sa famille et lui-même ont été pris en otage et ont failli être tués par les groupes armés, notamment les éléments dits d’auto- défense issus du mouvement local des Anti-Balaka. Il aura fallu la providence divine pour que le Pasteur, par tous les moyens et par toute voie, arrive à Bangui avec sa famille, sains et saufs.

« Je n’ai pas l’intention de quitter mon ministère pastoral, ce dernier événement du 05 et 10 janvier m’ont contraint de quitter la ville », indique-t-il en poursuivant qu’à la date d’aujourd’hui, de violents combats se poursuivent, et ce, quotidiennement entre éléments d’auto- défense et les ex-Seleka. « Plusieurs personnes qui ont trouvé refuge dans ma paroisse ont été tuées, les maisons incendiées, toutes les églises pillées, la population s’est vidée de la ville de Kembé et d’autres ont trouvé refuge dans la brousse, pour se mettre à l’abri des envahisseurs », a-t-il expliqué.

Le serviteur de Dieu a indiqué qu’ils ont été pris en otage avec sa famille et d’autres personnes a l’intérieur de son église par les éléments d’auto- défense, et après, ils étaient libérés grâce à un chef du quartier qui est lui-même membre d’auto- défense. Le Pasteur a déploré par ailleurs le fait que les auto-défenses qui ont attaqué la ville considèrent toute la population civile comme leurs ennemis, ils tuent et pillent sans distinction, les musulmans et chrétiens.

« Curieusement, ce sont les ex-Séleka qui protègent la population civile mieux que les auto- défenses qui se disaient nos protecteurs », a souligné Pasteur Jean Fernand Dangouin, avant d’ajouter qu’il s’est sauvé avec toute sa famille grâce à l’appui des Séleka qui les ont transportés dans leur véhicule pour un transfert dans la localité de Dimbi à 25Km de Kémbé.

L’homme de Dieu termine par le plaidoyer pour les populations de Basse-Kotto. « Ils n’ont pas de sécurité, d’abri, de médicament ni de nourriture. La population est abandonnée à son triste sort ».

En somme, le Gouvernement est attendu pour sauver une population en détresse.

Centrafrique/Banque mondiale : 5000 ex-combattants bientôt réinsérés.

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Centrafrique/Banque mondiale : 5000 ex-combattants bientôt réinsérés. 

 

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DDRR lancement. Photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 28 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le lancement officiel du Projet de réinsertion socio-économique des ex-combattants a été effectif le vendredi 23 février dernier à Bangui.

 

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, assisté du Représentant de la Banque mondiale, Abderahim Frajii, a présidé, la séance du lancement en présence du Coordonateur du Comité DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement). Au total, cinq mille (5000) ex-combattants sont bénéficiaires de cet important projet intervenu quelques mois seulement après la fin du projet DDRR-pilote. A l’entame, le Ministre du Plan et de la Coopération Félix Moloua situe sur l’objectif visé par le projet. « Ce programme vise à soutenir la réintégration des ex-combattants démobilisés et d’améliorer l’accessibilité aux infrastructures socioéconomiques », souligne le Membre du gouvernement d’entrée de jeu. Et d’expliquer que le projet qui prendra trois mois de mise en œuvre est financé à hauteur de 30 millions de dollars américains et concernera 5.000 ex-combattants dont l’intégration leur offrira un éventail d’opportunités et de moyens de subsistance susceptibles de profiter également aux communautés d’accueil. Notons qu’en plus des efforts consentis par le gouvernement de la République Centrafricaine pour mobiliser des fonds propres, certains pays et organisations ont aussi apporté leur contribution. Le Ministre Moloua a cité la France, les Etats Unis d’Amérique, la Minusca, la CEMAC et des ONG. Prenant la parole à son tour, le Représentant de la Banque mondiale, Abderahim Frajii a commencé par énumérer les trois composantes du projet, à savoir (1) l’appui à la réintégration socioéconomique des 5000 ex-combattants ; (2) l’appui aux communautés d’accueil et ; (3) l’appui à l’unité d’exécution du programme DDRR (désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement). Outre le travail de synergie qui a poussé le projet à son stade actuel, M. Frajii a annoncé des ressources additionnelles provenant de la MINUSCA et des Etats Unis d’Amérique. Le Représentant de la Banque mondiale a également promis la détermination de son institution à accompagner les autorités centrafricaines dans la recherche des voies et moyens pour rétablir la paix dans le pays.  Quant au Colonel Noël-Bienvenu Sélésson, Coordonnateur du comité DDRR il s’est réjoui de ce que la totalité du financement relatif à la mise en œuvre de ce projet soit déjà disponible.

 

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Centrafrique : Le Japon finance l’élaboration de la Stratégie nationale de prévention de la radicalisation

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Centrafrique : Le Japon finance l’élaboration de la Stratégie nationale de prévention de la radicalisation

 

 

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Japon radicalisation. Photo : Fred Krock, copyrightCNC.

 

 

Bangui, le 28 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mercredi 21 février dernier, prenait fin le Forum inclusif pour l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention de la radicalisation et de la lutte contre l’extrémisme violent, au Complexe sportif 20 000 Places, à Bangui. Cette formation est l’œuvre de la coopération bilatérale avec le Gouvernement du Japon avec l’appui technique du Programme des Nations-unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec le Conseil national de la jeunesse. Ils étaient plus d’une cinquantaine des leaders des organisations de la jeunesse, des confessions religieuses et politique, à bénéficier de cette importante formation de trois jours. L’honorable Thierry Vackat, un des panelistes résume la quintessence des acquis du Forum : « Ces travaux de trois jours nous ont permis de retenir 9 piliers clés pour l’élaboration de cette nouvelle stratégie nationale à savoir : le système d’alerte précoce, la résilience communautaire, justice et dimension légale, Etat de Droit, l’environnement, communication, administration du territoire gouvernance, sécurité, éducation, coordination inter-acteurs et interinstitutionnelles. Toutes ces journées de réflexion nous ont permis d’avoir un Document-cadre qu’on appellera le ‘’Plan national sur la prévention contre la radicalisation et l’extrémisme violent ’’ ». Pour sa part, Natasha Van Rijn, Coordinatrice des programmes du PNUD s’est réjouie de la tenue de du Forum inclusif qui a réuni les membres du gouvernement ayant participé au premier  atelier tenu du 13 au 14 février 2018, impliquant les membres de la société civile, les confessions religieuses, les organisations de la jeunesse, les ONG dans le but de mettre en place une stratégie nationale. Selon elle, « le PNUD sera toujours là pour appuyer le gouvernement dans le cadre du ‘’Projet d’appui à la stabilisation, à la reprise socio-économique et à la prévention de la radicalisation des populations vulnérables’’ », souligne-t-elle. Ce Forum, faut-il le relever, a été sanctionné par un Certificat. Mlle Sixtine Kangbazou, est l’une des heureux récipiendaires : « Au-delà de la radicalisation et ses mécanismes, nous avons abordé les véritables problèmes qui gangrènent notre pays, à savoir la perpétuation des violences et l’avènement surtout de l’extrémisme violent, notamment en ce qui concerne les différents facteurs et les conséquences qui en découlent ». Et, au Directeur de l’OCRB, Colonel Bienvenu Zokoué d’ajouter « Nous sommes sortis plus que jamais aguerris pour lutter contre la radicalisation et l’extrémisme violent, voire de prévenir ces maux dans notre société ».

 

 

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Centrafrique : au cœur de la prison de Bimbo parmi les femmes accusées de la sorcélérie.

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Centrafrique : au cœur de la prison de Bimbo parmi les femmes accusées de la sorcélérie.

 

 

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Groupe des femmes accusées de la sorcélérie dans la prison de Bimbo. AFP

 

 

Bangui, le 28 février 2018.

CNC.

 

Au fond de la prison pour femme de Bimbo, à Bangui, dans le clair- obscur d’une cellule remplie de lits superposés, des femmes incarcérées pour sorcellerie égrènent leur chapelet avec la dernière énergie, recroquevillées autour d’un amas d’images pieuses.

Près de la moitié des 42 détenues de Bimbo sont accusées de pratiques de charlatanisme et sorcellerie (PCS), un crime prévu par les articles 149 et 150 du code pénal centrafricain.

“C’est à cause de ma soeur Nina qu’on m’a amenée ici. Je ne reconnais pas l’acte pour lequel je suis en prison. Son mari est décédé car on l’avait mal soigné, et ma sœur m’a créé des ennuis”, explique Sylvie, les bras ballants, dans la cour principale de la prison.

Incarcérée depuis un an, Sylvie attend toujours son jugement. Autour d’elle, les détenues sèchent leur linge, préparent les repas ou surveillent leurs enfants, à l’ombre des murs coiffés de barbelés.

Son histoire ressemble à beaucoup d’autres: un décès ou une maladie survient dans une famille. Un membre de cette famille accuse alors, de manière sincère ou non, un proche ou un voisin d’en être responsable.

“La sorcellerie pose problème au législateur centrafricain. C’est toujours mystique, donc il est compliqué de rendre une décision pour un juge”, explique Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’association des femmes juristes à Bangui, qui dirige des ateliers de sensibilisation sur cette épineuse question.

  • Les femmes premières victimes –

Puisque les preuves sont difficiles, sinon impossibles à collecter, l’accusation vaut le plus souvent condamnation. Certains usent de cette faille juridique pour régler leur compte, étancher leur jalousie, estime la juriste. Et les femmes sont les premières à en faire les frais.

“Une catégorie bien précise de personnes est toujours accusée de sorcellerie: les personnes vulnérables, les femmes, les enfants et les vieillards”, souligne Nadia Carine Fornel Poutou.

“Les femmes sont beaucoup plus poursuivies” que les hommes, corrobore Roger N’Gaka-Passi, régisseur principal de la prison de Bimbo.

“Chez les hommes, il n’y en a pas beaucoup”, continue-t-il. De fait, en Centrafrique, les femmes sont plus suspectées de faire appel à la sorcellerie.

Selon la chercheuse en anthropologie Louisa Lombard, spécialiste de la Centrafrique, le délitement des sociétés traditionnelles, aggravé par le conflit que connait le pays depuis 2013, permet aux femmes d’entrer en concurrence avec les hommes et de remettre en cause l’ordre patriarcal, ce qui en fait des “cibles” pour la société.

Dans son malheur, Sylvie a plus de chance que ses codétenues accusées de sorcellerie. Sa soeur étant venu s’excuser, elle peut espérer rejoindre son quartier, une fois sortie de prison.

Mais son passif à Bimbo pourrait la poursuivre. “En général, même si les femmes accusées de PCS sortent de prison, elles risquent d‘être rejetées par leur communauté, quand elles ne subissent pas la vindicte populaire”, explique Nadia Carine Fornel Poutou.

Sur son ordinateur, la juriste consulte avec une tristesse résignée une photographie prise à Boali, à 100 km au nord-ouest de Bangui, en 2015. On y voit une veille femme, accusée de sorcellerie, découpée en plusieurs morceaux atrocement mutilés.

 

 

AFP

Centrafrique : communiqué de presse du conseil de sécurité des Nations-Unies sur la RCA.

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Centrafrique : communiqué de presse du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur la République centrafricaine (27 février 2018).

 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
SC/13226-PKO/707

 

 

La déclaration de presse du Conseil de sécurité suivante a été publiée aujourd’hui par le Président du Conseil, Mansour Ayyad Sh.

 

Les membres du Conseil de sécurité se sont rencontrés le 22 février 2018 pour examiner la Situation en République centrafricaine et les activités de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Ils ont été informés par le représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et chef du MINUSCA, parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial de l’Union africaine en République centrafricaine, Bédializoun Moussa Nébié, le Président du Comité des sanctions créé en application de la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine, l’Ambassadeur Bernard Tanoh-Boutchoue, le directeur général de l’état-major de l’Union européenne, le général ESA Pulkkinen, et le Président de la Commission du bâtiment de la paix de la configuration de la République centrafricaine, l’Ambassadeur Omar Hilale.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont renouvelé leur appui au Président Faustin-Archange Touadera et à son gouvernement et se sont félicités de nouveau de ses efforts pour faire progresser le dialogue avec les groupes armés et la réconciliation nationale et pour étendre l’autorité de l’État dans toutes les parties du le pays. Ils se sont notamment félicités du déploiement des préfets et des sous-préfets, de la reprise des sessions pénales à Bouar et à Bangui, des efforts déployés pour mettre en œuvre la Cour pénale spéciale, ainsi que des premiers résultats du désarmement, de la démobilisation et projet pilote de réintégration avec l’intégration d’anciens éléments de groupes armés dans les forces armées. Ils ont demandé aux autorités de la République centrafricaine de poursuivre leurs efforts pour mettre en œuvre des mesures transparentes et inclusives qui s’attaqueront aux causes profondes de l’instabilité, permettront de stabiliser et de réconcilier en République centrafricaine et rétablir l’autorité effective de l’État sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine, pour lutter contre l’impunité en rétablissant l’administration de la magistrature et du système de justice pénale, pour réaliser la réforme des forces armées de la République centrafricaine et les forces de sécurité internes afin de mettre en place des forces de sécurité multiethniques, républicaines, professionnelles et bien équipées, afin d’assurer l’inclusion et l’efficacité, le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des groupes armés, et de établir une gestion financière publique efficace afin de couvrir les dépenses liées au fonctionnement de l’État, de mettre en œuvre des plans de reconstitution précoce et de revitaliser l’économie.

Les membres du Conseil de sécurité ont réaffirmé leur appui à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine et à sa feuille de route qui a été adoptée à Libreville le 17 juillet 2017 et qui constitue le cadre principal d’une politique solution en République centrafricaine, comme convenu par les autorités de la République centrafricaine et sous leur direction. Ils se sont félicités du lancement des consultations menées par le panel de l’initiative africaine et ont encouragé le groupe d’experts à travailler de manière cohérente et à mettre en œuvre un dialogue ambitieux et inclusif avec les groupes armés, ainsi que tous les segments de la société, en promouvant la pleine et participation effective des femmes à ce processus, avec l’appui continu de l’MINUSCA et d’autres partenaires, afin de parvenir à un accord politique global. Ils ont également encouragé le Président Touadera à cimenter et à élargir la propriété nationale du processus de paix, en étroite collaboration avec le groupe spécial. Ils ont souligné que le rôle et la contribution continus de l’Union africaine, de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), de la Conférence internationale sur la région des grands lacs et des pays voisins demeurent essentiels pour la promotion de paix et stabilité durables en République centrafricaine. Ils ont exigé que tous les groupes armés déposent leurs armes et s’engagent de manière constructive dans le processus de paix immédiatement et sans condition.

Les membres du Conseil de sécurité se sont dits préoccupés par les affrontements en cours entre les groupes armés en République centrafricaine et les attaques contre les civils, en particulier celles perpétrées sur une base communale, les casques bleus des Nations Unies et les les travailleurs, ainsi que l’incitation à la haine et à la violence ethniques et religieuses, qui continuent de déstabiliser le pays et de causer de lourdes pertes civiles et des déplacements de population importants malgré l’accord des parties au conflit à une immédiate cessation des hostilités. Ils ont en particulier condamné énergiquement les récentes violences qui se sont déroulées à Paoua, dans la partie nord-ouest de la République centrafricaine, et ont entraîné le déplacement de près de 60 000 personnes déplacées et de 20 000 réfugiés.

Les membres du Conseil de sécurité ont déploré toutes les attaques contre des civils, les attentats contre les hôpitaux en violation du droit international humanitaire, ainsi que les abus et violations des droits de l’homme, y compris ceux impliquant des violences sexuelles et sexistes dans conflit, et le recrutement d’enfants par des groupes armés, et a réitéré la nécessité urgente et impérative de tenir responsables responsables de tels abus et violations, indépendamment de leur statut ou affiliation politique.

Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés profondément préoccupés par la situation humanitaire en République centrafricaine, y compris le nombre sans précédent de plus de 545 000 réfugiés et de 688 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays, où la moitié des population a besoin d’une aide humanitaire. Ils ont réitéré leur demande que toutes les parties autorisent et facilitent l’accès complet, sûr, immédiat et sans entrave à la livraison en temps voulu de l’aide humanitaire aux populations dans le besoin. Ils ont encouragé les États membres à accélérer le financement pour répondre de façon urgente aux besoins humanitaires du pays.

Les membres du Conseil de sécurité ont rappelé l’adoption de la résolution 2399 (2018) et ont souligné à cet égard l’importance cruciale d’une mise en œuvre effective du régime de sanctions, y compris le rôle clé de la République centrafricaine les autorités, les États voisins, ainsi que les organisations régionales et sous-régionales à cet égard. Ils ont rappelé que le fait de commettre des actes d’incitation à la violence, en particulier sur une base ethnique ou religieuse, puis de s’engager ou de soutenir des actes qui sapent la paix, la stabilité ou la sécurité de la République centrafricaine peut désormais constituer une base pour désignations de sanctions en application de la résolution 2399 (2018).

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités de la visite du Secrétaire général en République centrafricaine du 24 au 27 octobre 2017 et ont renouvelé leur appui énergique à son représentant spécial, parfait Onanga-Anyanga, et à MINUSCA dans la mise en œuvre de son mandat à l’appui des autorités de la République centrafricaine, en particulier la protection des civils, y compris par une posture proactive et vigoureuse, l’appui au processus de paix et la création d’un environnement sûr pour la prestation de services humanitaires assistance conformément à la résolution 2387 (2017). En particulier, ils ont rendu hommage à MINUSCA pour son opération «Mbaranga» à Paoua en janvier pour protéger les civils. Ils ont également encouragé les efforts entrepris pour continuer à optimiser le rendement de la MINUSCA et attendaient avec impatience les rapports sur la performance des pays fournissant des contingents et des services de police. À cet égard, ils ont pris note de l’enquête spéciale indépendante sur les attaques graves contre des civils qui a eu lieu dans les préfectures de South-Eastern du 1er mai au 31 août 2017 et de la réponse de MINUSCA à ces incidents, et a demandé au Secrétariat et MINUSCA de rendre compte de la mise en œuvre de ses recommandations. Ils se sont enfin félicités des efforts actuels déployés par le Secrétariat pour générer sans délai les forces supplémentaires autorisées afin d’accroître la souplesse et la mobilité de MINUSCA conformément au paragraphe 32 de la résolution 2387 (2017) du dispositif.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note des diverses mesures prises par les MINUSCA et les pays qui fournissent des contingents et des services de police pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels, ce qui a entraîné une réduction des cas signalés, tout en exprimant de graves inquiétudes au sujet des allégations de l’exploitation et des abus sexuels qui auraient été commis par les soldats de la paix en République centrafricaine, ainsi que des forces non-Unies, et a réitéré la nécessité pour les pays fournissant des contingents et de la police, et, le cas échéant, MINUSCA, de promptement enquêter sur ces allé gations.

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des travaux menés par la mission d’instruction militaire de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA), ainsi que du soutien d’autres partenaires internationaux et régionaux à la formation et au renforcement des capacités des forces nationales de sécurité et de défense, et a souligné l’importance d’une coordination efficace avec MINUSCA et EUTM-RCA à cet égard. Ils ont également pris note de la bonne collaboration en cours entre le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux, notamment MINUSCA et EUTM-RCA, pour préparer le redéploiement durable des forces armées centrafricaines formées par EUTM-RCA dans le cadre plus large de l’extension de l’autorité étatique et de la sécurité.

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités de l’engagement pris par le Secrétaire général de présenter des recommandations sur l’appui que MINUSCA pourrait apporter au redéploiement progressif et coordonné des unités des forces armées centrafricaines formées par EUTM-RCA pour le Conseil de sécurité, pour examen et approbation éventuelle, au plus vite le 15 mai 2018, conformément au paragraphe 43 a IV du dispositif de la résolution 2387 2017.

 

 

NDLR : traduction personnelle et non officielle.

 

RDC : Léon Kengo Wa-Dondo, l’homme qui devait être président.

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RDC : Léon Kengo Wa-Dondo, l’homme qui devait être président.

 

 

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Leon Kengo Wa Dondo , president du Senat au centre. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 28 février 2018.

Par : Pierre Benetti (Kinshasa, correspondance)

Le président du Sénat, 82 ans, succéderait à Joseph Kabila en cas de transition. Au cœur des institutions, son itinéraire politique relie le régime actuel au Zaïre de

Bardé de piliers épais comme des arbres centenaires, le palais du Peuple impose sa silhouette massive à l’horizon de Kinshasa. Quand la République démocratique du Congo (RDC) s’appelait encore le Zaïre, ce parallélépipède couleur crème, offert par la Chine en 1973 et inspiré du palais de l’Assemblée du peuple de Pékin, célébrait Mobutu, le « président bâtisseur ». Depuis sa chute, le 17 mai 1997, le bâtiment est le siège du Parlement congolais. Assemblée nationale et Sénat y sont réunis.

Au premier étage de l’aile gauche, un petit homme métis de 82 ans, costume bleu clair et cravate jaune, se tient droit devant la porte d’un vaste bureau. Après une haie de gardes, un secrétaire prend des notes. Il a fallu écrire , rappeler , revenir pour s’entretenir avec Léon Kengo wa Dondo, qui cultive avec scrupule les bienséances du protocole. A l’image de son palais, le président du Sénat, ancien premier ministre de Mobutu, incarne de vieux souvenirs nationaux. Comme si, en RDC, une partie du passé était toujours aux affaires.

Selon l’ordre protocolaire, voici l’actuel deuxième personnage de l’Etat. C’est-à-dire l’homme qui prendrait les rênes du plus vaste pays d’Afrique subsaharienne en cas de disparition du président ou d’absence de successeur élu à la fin de son mandat. Le scénario de l’assassinat est pris au sérieux par l’entourage de Joseph Kabila, dont le père et prédécesseur, Laurent-Désiré Kabila, a été abattu par son garde du corps en 2001. Mais l’incertitude congolaise est avant tout entretenue par l’attente des élections, reportées au 23 décembre 2018, soit deux ans après la fin du mandat de Joseph Kabila. Et six ans après celui de Léon Kengo, élu pour cinq ans en 2007.

Officiellement non rattaché à la majorité présidentielle et pourtant figure centrale du régime, le président du Sénat se moque de son âge et attend encore sa grande heure. « Quand on parle d’une transition sans Kabila, beaucoup pensent à lui », observe le sénateur Raymond Ramazani Baya, ancien ministre des affaires étrangères . Un autre élu, souhaitant garder l’anonymat, ajoute :

« Kengo joue toujours à l’équilibriste. On ne sait jamais s’il est avec ou contre le régime. » Un pied dedans, un pied dehors : cette stratégie l’a maintenu au cœur du pouvoir pendant plus d’un demi- siècle, de Joseph Mobutu à Joseph Kabila.

Doyen des politiciens congolais

Cette fois en tenue de week-end – polo, short et mocassins à barrette -, « Son Excellence » ne reçoit pas dans son immense villa au bord du fleuve, où il a pour voisins l’ambassadeur de France et le magnat minier George Forrest, son ami, mais dans une maison du centre -ville dont le hall est tapissé de photos de ses visites officielles. Ses nombreuses propriétés sont connues de tous à Kinshasa, en particulier « l’immeuble Kengo » du centre-ville.

Entouré de deux conseillers et de son gendre, le ministre du tourisme Franck Mwe di Malila – « mes petits » -, le doyen des politiciens congolais, assis dans un canapé de cuir beige, fait mine d’interrompre sa lecture d’un livre de Charles Pasqua. « Ce pays est un fleuve impétueux, mais nous avons survécu, dit-il. Il est grand temps que nous retrouvions la paix et la prospérité. J’ai eu une vie bien remplie. Ça n’a pas facilité les choses d’être métis, mais je suis moi aussi un vrai fils du Congo. »

Débutée au cœur de la RDC, cette vie raconte l’histoire méconnue de ses métissages. Un tabou national après soixante-quinze ans de domination belge, trente-deux ans d’« authenticité » zaïroise et deux guerres avec interventions étrangères.

Le 22 mai 1935, au confluent du fleuve Congo et de la rivière Oubangui, dans la province de l’Equateur , naît Léon Lubicz. Sa mère, Claire Mokandesi, est la fille d’une Rwandaise et d’un soldat congolais de la Force publique, l’armée coloniale qui s’est battue pendant les deux guerres mondiales. Le garçon au teint clair porte le prénom et le nom de son père, un médecin juif polonais recruté pour combattre les maladies tropicales. Il en gardera des liens forts avec les grandes familles de la communauté juive de RDC, où l’on compte, outre George Forrest, l’homme politique Moïse Katumbi et le banquier Elwynn Blattner, ainsi que les fondateurs de nombreuses entreprises actives dans des secteurs très variés. « Il en a toujours été proche, sans en faire partie », relate Franck Mwe di Malila.

C’est à l’école chrétienne de Coquilhatville (l’actuelle Mbandaka) que Léon Lubicz croise pour la première fois un certain Joseph-Désiré Mobutu, de cinq ans son aîné et issu de la communauté ngbandi comme lui. Par la suite, le jeune Mobutu devient colonel, tandis que Léon Lubicz, après une licence de droit à Bruxelles, gravit les échelons de la carrière judiciaire : greffier, substitut du procureur, puis avocat général. Joseph et Léon se retrouveront vite au sommet de la jeune République indépendante du Congo-Kinshasa.

 

En 1968, le colonel Mobutu, dont le coup d’Etat a renversé le président Joseph Kasavubu trois ans plus tôt, nomme son ancien condisciple procureur général de la République et conseiller à ses côtés. Pendant vingt ans, le parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), salue l’intransigeance de cet homme « très autoritaire », selon ses proches. « J’ai été redoutable. Puis j’ai arrondi les angles », dit aujourd’hui Léon Kengo. Lorsqu’un léger sourire le traverse, son visage imperturbable, dessiné par des lunettes à branche d’or et par de courts cheveux noirs tirés en arrière, ressemble à un masque qui aurait soudain pris vie.

Trois fois premier ministre

« Le métis n’a pas d’identité propre », écrivait-il dans un livre en 2002. Le paradoxe de cet homme a peut-être consisté, justement, à se fabriquer une solide image publique à partir d’une constellation d’identités. En 1972, le mouvement de « zaïrianisation », qui veut revenir à « l’authenticité africaine », emporte Léon Lubicz, qui devient Léon Kengo wa Dondo : littéralement, « le fils de Dondo », le village de son grand-père maternel. Joseph Mobutu, lui, se change en Mobutu Sese Seko. Le fleuve, le pays et la monnaie sont baptisés Zaïre. Désigné commissaire du peuple par acclamation, Léon Kengo cumule les pouvoirs de ministre de la justice et de procureur général.

« J’ai de l’admiration pour Mobutu. Mais il n’est pas resté le grand homme qu’il fut à ses débuts. » L’ancien premier ministre – trois fois – évoque peu ces années de surveillance généralisée et d’éliminations massives, de gigantesque pillage des ressources publiques et d’un appauvrissement tel que les militaires, en 1991 et 1993, mirent à sac Kinshasa pour se payer sur la bête. « Qui n’a pas été mobutiste au Zaïre ? Il est trop tard pour en faire l’inventaire », répond son gendre, Franck Mwe di Malila, qui rappelle « l’unité et la grandeur du pays à cette époque ».

« L’homme de droite » que décrit Lambert Mende, son ancien vice-premier ministre et actuel porte- parole du gouvernement, préfère insister sur sa collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, à la fin des années 1980. Le Zaïre est alors l’un des premiers pays d’Afrique à appliquer les accords de Bretton Woods. Léon Kengo diminue le nombre de fonctionnaires, libéralise les secteurs de l’or et du diamant, rend l’école et les soins de santé payants. « Le kenguisme, c’est la rigueur dans la gestion », aime-t-il dire . Le peuple souffre, le pays se délite, Mobutu dilapide les recettes de l’Etat en frasques délirantes. Très impopulaire depuis,

« l’homme de la rigueur », passé par un poste d’ambassadeur à Bruxelles, en a conservé un crédit à l’international et de bons contacts avec les milieux financiers, notamment américains et belges.Léon Kengo sentit le vent tourner . En 1994, il est premier ministre quand les autorités du Rwanda , alliées de Mobutu, massacrent les Tutsi et perdent la guerre face aux rebelles de Paul Kagamé. L’exode massif de Hutu vers l’est du Zaïre, puis l’attaque des camps de réfugiés par le nouveau régime rwandais, en 1996, seront le prélude à la débâcle. Depuis la chute de l’URSS, Américains et Européens n’ont plus besoin du rempart anti-communiste que maintenait Mobutu en Afrique centrale. Ils lâchent le despote, malade et reclus dans son palais de Gbadolite, dans sa région natale.

 

 

Un trafiquant d’or marxiste devient la couverture congolaise du Rwanda et de l’Ouganda : Laurent- Désiré Kabila, traqué depuis trente ans par le régime et dont le fils, Joseph, vit exilé en Tanzanie . Le 13 mars 1997, Léon Kengo, qui dirige le cabinet de crise, déclare que « Kisangani ne tombera pas » ; les rebelles conquièrent la ville deux jours après. Lui n’attend pas, comme le président- maréchal, qu’ils soient aux portes de la capitale pour faire ses valises. Il démissionne le 24 mars, rejoint la Belgique en avril. Les obsèques de son « grand frère » Mobutu, mort au Maroc six mois plus tard, se dérouleront sans lui.

Un fervent catholique

Laurent-Désiré Kabila et ses « gens de l’Est » n’inspirent pas confiance aux anciens mobutistes. Léon Kengo attendra sa mort et son remplacement par son fils pour revenir à Kinshasa, en 2004. Le gouvernement de transition, né des accords de paix, oublie vite le mandat d’arrêt pour pillage et mauvaise gestion qui le visait.

Le vice-président est alors un chef de guerre qu’il connaît bien, Jean-Pierre Bemba, fils de son « petit frère », Jeannot Bemba, homme d’affaires lui aussi métis, mobutiste et de la province de l’Equateur. Sa première visite est réservée à son ami Etienne Tshisekedi. Le vieil opposant, mort en février 2017, lui a succédé comme premier ministre, en 1993. Signataire des actes fondateurs du parti unique, « Etienne » a réussi à nettoyer son image et à se tailler le costume de patriarche de l’opposition. Pas Léon Kengo.

Bien que chahuté par la foule à Kinshasa, agressé par des opposants à Paris et peu populaire dans sa région natale, il a toujours été convaincu de peser . A l’élection présidentielle de 2006, il soutient Jean-Pierre Bemba, mais le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) est arrêté deux ans plus tard par la Cour pénale internationale (CPI) pour des exactions en Centrafrique . A son tour d’affronter Joseph Kabila, en 2011 : 4,95 % des voix.

Depuis, les deux hommes maintiennent une relation plus ou moins cordiale. Aux questions sur le chef de l’Etat et leur cohabitation, Léon Kengo botte en touche par deux fois : « Son père était brutal, le fils est plus doux », puis « Alors que Mobutu voulait toujours avoir la main, Kabila me laisse travailler ». Il évite aussi de répondre à la question qui taraude le pays et les diplomates : et si, comme en 2016 et en 2017, les scrutins de 2018 ne sont pas organisés ?

Quarante-trois ans séparent les deux premiers hommes de la RDC, mais pas seulement. Ils incarnent deux Congo qui se sont longtemps combattus.

Joseph Kabila, qu’on dit peu pratiquant, parle swahili ; Léon Kengo, fervent catholique, parle lingala et français. Le premier a laissé les églises du réveil prospérer ; le second a tissé une solide amitié avec le cardinal de Kinshasa, Laurent Monsengwo, qui a récemment fustigé la « barbarie » et « l’incompétence » du régime. Le « commandant Joseph », formé en Tanzanie et à l’Académie militaire de Pékin, a conquis le pouvoir par les armes. Celui que ses proches surnomment « Léon l’Etat », qui voit en la Belgique, la France et les Etats-Unis les alliés « naturels » de la RDC, a choisi la voie des institutions.

 

« Kengo aime l’autorité et l’argent, mais il a le sens de l’Etat, contrairement à beaucoup de ses collègues », affirme un bon connaisseur de la scène politique congolaise. Une gageure dans un pays où l’Etat, en déliquescence, est perçu au mieux avec nostalgie, au pire avec crainte. Entre les deux, Léon Kengo, homme d’affaires privées et publiques, est peut-être l’ultime représentant d’un Etat dont il ne reste plus qu’une administration impayée et obsédée par le protocole.

Dans les faits, son « centrisme » et sa « passion de l’Etat » – titre de ses prochains Mémoires – se traduisent par une ambiguïté permanente. En 1990, quand Mobutu feint de s’ouvrir à la démocratie, Léon Kengo crée immédiatement un parti, l’Union des démocrates indépendants ; mais il sert aussi son maintien au pouvoir en participant au report des élections prévues en 1995. La technique est éprouvée. Elles ne seront jamais organisées. Le Zaïre chutera dans la guerre.

 

« Kengo place ses hommes »

S’il a été mobutiste, Léon Kengo semble ne jamais avoir embrassé le kabilisme. En 2007, surprise générale au palais du Peuple. Face au candidat présidentiel, l’actuel ministre des affaires étrangères, Léonard She Okitundu, Léon Kengo remporte la présidence du Sénat, pourtant acquis à la majorité.

Son atout : l’hémicycle déborde de dignitaires de l’ancien régime. Le vice-président, Edouard Mokolo wa Mpombo, a dirigé les services de renseignements sous Mobutu. Le deuxième vice- président, Mario Cardoso Losembe, pionnier de l’indépendance, fut son ambassadeur aux Nations unies. A l’instar d’Alexis Thambwe Mwamba, l’actuel ministre de la justice, les mobutistes regroupés autour de Léon Kengo ont évité le sort de nombreux anciens généraux zaïrois, en exil à Bruxelles et Brazzaville depuis vingt ans.

Après avoir mené campagne auprès de chaque élu, le président de la chambre haute a profité de cette place pour exister politiquement, sans se mettre en danger. Appuyé sur les loyautés mobutistes, l’unité des Equatoriens et les intérêts privés, il conserve son influence grâce aux « Kengo Boys » (ceux qui défendent ses idées et ses actes), passés sans mal des milieux d’affaires aux administrations publiques, comme de Mobutu à Kabila. A l’Assemblée nationale, « Léon l’Etat » peut compter sur Pierre Pay Pay wa Syakasighe, exdirecteur de la Générale des carrières et des mines (Gécamines), fleuron industriel tombé en ruine. Ou sur José Endundo Bononge, qui dirigeait l’Office des routes et le patronat. Au gouvernement, son fidèle Michel Bongongo, ministre de la fonction publique, détient un poste clé des finances de l’Etat. « Comme tous les politiques congolais, Kengo place ses hommes, remarque un diplomate de l’Union africaine . Mais qu’est-ce que ça vaut dans un pays où 60 % de la population a moins de 20 ans ? »

 

 

Malgré sa loyauté aux institutions, les critiques de Léon Kengo à l’égard de Joseph Kabila se durcissent à l’approche de la fin du mandat présidentiel. En 2014, il mettait en garde contre les projets de changement de la Constitution. Il fut le seul représentant officiel à la messe en hommage aux manifestants tués en septembre

2016, célébrée par son vieil ami le cardinal de Kinshasa. Il n’a pas, en revanche, participé à celle du 12 janvier, quand le même Laurent Monsengwo a commémoré la répression de la marche des catholiques, le 31 décembre 2017. Dans l’attente des élections, Léon Kengo préfère rester discret et au pouvoir.

« Il attend que Kabila trébuche »

Après Mobutu, Joseph Kabila ne s’y est pas trompé : il faut tenir à distance ce politicien habile et puissant, tout en l’intégrant. Le mariage de la carpe et du lapin convient au couple de l’exécutif. Quoi de mieux qu’un ancien mobutiste comme caution d’ouverture politique ? Et quel meilleur contre- modèle au bon gestionnaire qu’un président dont la famille contrôle des pans entiers de l’économie nationale ? « Kengo a montré à Mobutu et à Kabila qu’il leur était plus utile en tant qu’opposant, explique un sénateur. En privé, il ne cache pas ce qu’il pense. Il savait manier les humeurs de Mobutu. Aujourd’hui, il attend que Kabila trébuche. »

Le grand équilibriste prend congé de la conversation. Comme dernière pirouette, une référence incongrue : « Pour l’avenir, je me vois un peu comme Antoine Pinay. » Président du Conseil sous la

IVe République française, puis ministre des finances de Charles De Gaulle, Antoine Pinay conseilla de nombreux hommes politiques à la fin de sa vie. Léon Kengo, au cœur d’un système politique verrouillé depuis plus d’un demi-siècle, n’a-t-il jamais eu de regrets ? « Un seul : ne pas avoir été président du Congo. “Ne fût-ce qu’un jour”, comme disait Mobutu. Mais il est resté trente-deux ans. » Après une vie passée à gravir tous les échelons du pouvoir, sauf le plus haut, « Léon l’Etat » n’a jamais semblé aussi proche, ni aussi éloigné de son but. Quant à Joseph Kabila, s’il n’est plus président, il deviendra sénateur à vie.

 

Avec LE Mondee.fr

Centrafrique : second anniversaire du Président Touadera au pouvoir, la mobilisation bat son plein à Bangui.

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Centrafrique : second anniversaire du Président Touadera au pouvoir, la mobilisation bat son plein à Bangui.

 

 

 

 

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Bangui, le 27 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si, dans l’arrière-pays, la population ne sait à quel saint se vouer, à Bangui, dans tous les départements ministériels et directions générales des sociétés parapubliques les fonctionnaires, employés et agents de l’Etat s’étonnent de voir certaines de leurs salles de conférence ou bureaux des ministres si celles-ci font défaut, abriter des réunions préparatoires pour la célébration du deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir du Prince de Damara Faustin Archange Touadéra et la naissance de son parti.

Même si cela reste encore discret pour le grand public, dans le camp du Prince, les choses avancent lentement et surement vers un succès inédit. Nous confirme une source proche des organisateurs qui affirme en outre que c’est la situation sécuritaire dans l’arrière-pays et au quartier musulman de pk5 qui empêche les organisateurs de tambouriner le calendrier des festivités.

D’après nos informations, pour cette fête qui cache une autre, un budget prévisionnel d’un milliard et demi de F CFA, est arrêté.

 

Mobilisation financière

Sur le plan financier, l’objectif assigné au comité d’organisation, mobiliser davantage des ressources financières fixées par le Chef de l’État. Cela s’élève à plus d’un milliard de F CFA. En ce sens, tous les cadres at agents de l’Etat nommés par décret du président Touadéra et ceux dont leurs décrets n’ont pas été sciemment abrogés par ce dernier, sont appelés à visiter à la cagnotte.

 

Une fête qui cache une autre

Lors du premier anniversaire, plus de 700 millions de F CFA ont été dispatchés. Cette année, presque le double. Pour cause, la naissance du nouveau parti présidentiel. Plusieurs délégués achetés dans les provinces seront à Bangui, des effigies à la gloire du Prince de Damara, des festivités dans les arrondissements de Bangui. C’est qui justifie l’augmentation du budget. Nous résume un membre du directoire du parti.

Pour la communauté internationale qui assiste le président Touadéra depuis son accession au pouvoir, c’est la course à la législative de 2021 qui commence alors que la priorité des priorités de Centrafricain lambda c’est le retour de la sécurité.

« J’ai été rapproché par la famille politique du président Touadéra. Et d’après eux, le président Touadéra ne veut voire à l’Assemblée national en 2021 que par des députés aux couleurs de son parti ». Lance un élu indépendant de la nation.

Une chose est sûre, le président Touadéra, d’après une source bien informée, veut s’en passer de la position de la communauté internationale pour annoncer au public lors de son deuxième anniversaire, le nom de son parti. Une décision qui pourrait lui perdre ses grands soutiens.

 

 

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Centrafrique : Transporteurs camerounais et centrafricains en assises à Bangui sur la gestion portuaire à Douala

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Centrafrique : Transporteurs camerounais et centrafricains en assises à Bangui sur la gestion portuaire à Douala

 

 

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Bangui, le 27 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Comme annoncé par CNC dans l’une de ces dernières publications, ce lundi 26 février 2018, s’est ouverte une importante rencontre bilatérale entre la République du Cameroun et la République Centrafricaine au sujet du Transit portuaire des marchandises en provenance ou à destination de la RCA. Le Ministre Théodore Jousso, en charge des transports et de l’Aviation civile ouvert les travaux, alors qu’il a été assisté de M. Bertrand Ngougnon, Président du Conseil centrafricain des Chargeurs (CCAC) et de M. Michaud Monukoko Njoh, Directeur Généra du Port Autonome de Douala (PAD).

Deux (2) jours durant, de nombreux acteurs du secteur de transit centrafricain et une forte délégation camerounaise composée d’une quarantaine d’Opérateurs économiques dudit domaine vont se pencher sur les problèmes qui gangrènent le secteur.

A l’ouverture des travaux, ce lundi matin, le Président CCAC Jean Bertrand Ngougnon, a, dans son mot de bienvenu, rappelé que ces assises « constituent l’aboutissement d’un travail collectif entrepris entre le Port-Synthèse de Cameroun, le Conseil Centrafricain des Chargeurs (CCAC) et le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain (BARC) sur la problématique de la facilitation de transit des marchandises centrafricaines par les ports du Cameroun ».

Prenant la parole à son tour M. Michaud Monukoko Njoh va préciser que la présence de la délégation camerounaise à Bangui fait suite à une « invitation du peuple frère de Centrafrique à travers son Gouvernement, la communauté portuaire de Douala, élargie à celle de Kribi ». « Cette invitation, poursuit-il, est la matérialisation du destin économique commun de nos deux pays ».

  1. Monukoko termine en précisant qu’en ce qui concerne les tracasseries le long des corridors, le Délégué général à la sécurité nationale du Cameroun a pris le taureau par les cornes. Il propose des brigades mobiles mixtes avec la gendarmerie devant sillonner les corridors pour détecter les mauvaises pratiques. Il a engagé la sensibilisation des chefs d’unités de polices exerçant le long des corridors et prescrits l’interdiction des tracasseries. Cette même sensibilisation est à l’ordre du jour à la gendarmerie ou le Secrétaires d’Etat a adressé des circulaires aux commandants de légions et envisagé une série de formation des éléments sur le terrain, une stratégie similaire a été développée par capitaineries du port.

Avant de déclarer ouverts les travaux, le ministre Théodore Jousso a souligné que la rencontre bilatérale entre les deux pays est, comme à l’accoutumée, l’occasion de faire le point sur le transit portuaire international des marchandises de et vers la République centrafricaine, via le port Autonome de Douala. « Au-delà, il s’agit pour nos deux pays, d’étudier toutes les questions relatives à la facilitation des flux des marchandises à destination et en provenance de la République centrafricaine, et qui passent par le territoire camerounais. »

Le membre du gouvernement n’a pas manqué de relever que la République centrafricaine est un pays sans littoral maritime, c’est grâce au Cameroun voisin et frère qu’il a accès au commerce international pour l’écoulement et approvisionnement de son marché intérieur. « C’est-à-dire combien l’importance de la relation entre nos deux pays, qui entretiennent depuis toujours entre leurs deux peuples des liens fraternels et séculaires ».

Profitant de la tribune, Théodore Jousso a tenu rendre un hommage mérite à la vision partagée des deux augustes Chefs d’Etats des deux pays, Paul Biya du Cameroun et Pr Faustin Archange Touadera de la Centrafrique, pour dit-il, la vision partagée qui a impulsé l’organisation des rencontres tripartites Cameroun- RCA- Tchad sur la facilitation du transit des marchandises par les ports de Douala et de Kribi, dont la dernière qui s’est ténue à N’djamena   au Tchad du 12 au 14 décembre 2017 ayant permis de mettre en exergue les difficultés rencontrées par les operateurs économiques tchadiens et Centrafricains dans l’acheminement de leur marchandises par les deux ports camerounais.

Ces assises prendront fin ce mardi.

 

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RDC : le Botswana demande plus de pressions internationales sur le pouvoir du Président Kabila.

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RDC : le Botswana demande plus de pressions internationales sur le pouvoir du Président Kabila.

 

 

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Le Président congolais démocrate Joseph Kabila.

 

 

Bangui, le 27 février 2018.

Par : CNC avec la Libre Afrique.

 

Le lundi, un communiqué  du ministère botswanais des Affaires étrangères a été diffusé pour demander « plus de pression » sur « les dirigeants de la République démocratique du Congo » (RDC) de la part de la communauté internationale.

Le communiqué de presse s’intitule « Refus de certains dirigeants de céder le pouvoir ». Il exprime la « préoccupation » du gouvernement de Gaborone devant la « tendance dérangeante » à voir des dirigeants politiques « refuser de renoncer au pouvoir quand leur mandat expire ». Ces dirigeants, poursuit le texte, « ont recours à des mesures telles que retarder la tenue des élections ou amender la Constitution pour effectivement étendre leur mandat ».

« Il est clair que de tels dirigeants sont conduits par leur propre intérêt au lieu de l’intérêt des gens qu’ils gouvernent ». Tel est, poursuit le communiqué, le cas de la RDC. « Nous continuons à être les témoins d’une aggravation de la situation humanitaire dans ce pays, principalement parce que son dirigeant a persisté à retarder les élections et a perdu le contrôle de la sécurité » nationale.

En conséquence, le Botswana « presse la communauté internationale de faire plus pression » sur les dirigeants de RDC pour qu’ils cèdent le pouvoir et préparent à l’inauguration d’un nouveau paysage politique.

 

RDC : la CPI devrait rester prête à agir si des crimes relevant de sa compétence sont commis.

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RDC : la CPI devrait rester prête à agir si des crimes relevant de sa compétence sont commis.

 

 

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Bangui, le 27 février 2018.

Par : FIDH.

 

Suite à son précédent rapport sur les crimes commis au Kasaï en 2017, une délégation de la FIDH a rencontré hier le Bureau de la Procureure (BdP) de la Cour pénale internationale (CPI). La délégation a exhorté la Procureure à continuer de suivre de près la situation instable en RDC, notamment dans la province du Kasaï, et à envisager d’ouvrir une enquête spécifique, dans le respect du principe de complémentarité.

 

Le 21 février 2018, une délégation de la FIDH a rencontré des représentants du Bureau de la Procureure pour discuter de sa stratégie d’enquête et de ses activités menées en République démocratique du Congo (RDC) en général et dans la province du Kasaï en particulier.

Cette rencontre intervient après la publication d’un rapport d’une mission d’enquête réalisée par la FIDH et ses organisations membres en RDC, la Ligue des Électeurs, l’ASADHO et le Groupe Lotus, sur les crimes graves commis sur le territoire de Kamonia au Kasaï. Les témoignages de réfugiés ayant fui la violence à Kamonia, collectés lors de la mission, démontrent que les crimes graves perpétrés contre la population civile constituent des crimes contre l’humanité.

La réunion a également été convoquée dans un contexte où la RDC continue de faire face à une instabilité politique et sécuritaire marquée par des obstacles persistants à tout changement politique, une répression totale contre les opposants au régime en place et une prolifération de poches d’instabilité sécuritaire dans de grandes parties du pays.

« L’ampleur et la gravité des crimes commis dans la province du Kasaï et documentés dans notre rapport devraient conduire à l’ouverture d’une enquête spécifique de la CPI, si aucune poursuite judiciaire n’est engagée au niveau national. La détérioration continue de la situation sécuritaire et des droits humains dans plusieurs parties du pays appelle en outre une vigilance accrue de la part de la Cour »

Paul Nsapu, Secrétaire général adjoint de la FIDH

Fatou Bensouda a abordé la situation prévalant dans le Kasaï dans une déclaration faite le 31 mars 2017. Dans cette déclaration, elle a exprimé sa profonde inquiétude concernant la violence sévissant dans la province et a réitéré qu’elle n’hésiterait pas à agir « si des actes constituant des crimes relevant de la compétence de la CPI sont commis et de prendre toutes les mesures nécessaires pour poursuivre les responsables conformément au principe de complémentarité » [1]. Cependant, depuis lors, les organisations de la société civile congolaise ont exprimé leur frustration devant le manque d’informations publiques quant au travail réalisé par le Bureau de la Procureure.

Dans ce contexte, les représentants du Bureau de la Procureure ont assuré la délégation de la FIDH que la Procureure surveillait avec attention les développements dans la province du Kasaï, notamment les efforts de la justice nationale pour identifier et poursuivre les auteurs présumés des crimes commis dans cette province. Le Bureau de la Procureure a réaffirmé que la responsabilité de poursuivre les auteurs des crimes commis dans le pays incombe au premier chef au gouvernement de la RDC et qu’à ce titre, les efforts de l’État dans ce domaine continueront d’être surveillés.

 

Centrafrique : Ecroulement d’une partie de la clôture de l’aéroport Bangui-Mpoko en construction

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Centrafrique : Ecroulement d’une partie de la clôture de l’aéroport Bangui-Mpoko en construction

 

 

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Bangui, le 26 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’information été rendue publique, ce dimanche 25 février, à travers un communiqué de presse gouvernemental signé du Ministre des transports et de l’aviation civile, Théodore Jousso. Les dernières pluies qui se sont abattues sur Bangui ont provoqué l’écroulement d’une partie de la clôture de l’aéroport Bangui-M’Poko en construction par l’entreprise française Satom. Ce sont exactement 300 mètres sur les 1500 déjà construits qui ont écroulé.

Le drame s’est produit dans la nuit de jeudi 22 à vendredi 23 février dernier et que selon le communiqué gouvernemental, tient son origine des dernières pluies diluviennes, accompagnées de violents rafales de vents enregistrés ces derniers jours à Bangui.

Selon la revue météo, la puissance du vent ayant accompagné cette pluie était de l’ordre de 12,9. En principe, à cette vitesse, la sollicitation n’allait pas être fatale pour le mur en construction au regard du protocole technique qui prévoit  que « les poteaux de pose seront constitués de béton armé de fibres organiques. Le béton devra avoir des performances comparables à celle de béton armé C30/37 soit 30MPA de résistance caractéristique en compression à 28 jours ».

Du coup, il est difficile de déterminer les causes de cet effondrement. Le ministre de l’aviation civile a aussitôt commandité une expertise afin d’en informer au mieux l’opinion et ordonner les mesures correctives appropriées pour la suite des travaux. Seule l’issue de l’expertise déterminera si l’hypothèse de résistance des matériaux émise dans la foulée par les uns et les autres s’avèrera plausible ou non.

En attendant, le Ministre des Transports et de l’aviation civile « tient à rassurer les populations que tout sera mis en œuvre afin que les résultats des investigations soient largement diffusés auprès du grand public et dans la plus grande transparence », conclut le communiqué.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : grave accident de circulation au PK10 à Bangui.

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Centrafrique : grave accident de circulation au PK10 à Bangui.

 

 

 

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Image d’illustration de la ville de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 26 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Ce dimanche 25 février vers 19 heures locales, un grave accident de la route impliquant deux véhicules et une moto au niveau du quartier PK10 sur la route de Damara a fait un mort et plusieurs blessés.

 

D’après les témoins de la scène joints par CNC, un véhicule du type Nissan en provenance du PK12 pour se rendre à Gobongo a malheureusement percuté à mort un homme qui marchait aux abords de la route, avant de progresser plus loin quelques mètres et percuter un minibus transportant plusieurs passagers proche du restaurant “Chez Papy”.

Le conducteur de la voiture, un agent centrafricain de la Minusca travaillant pour le droit de l’homme , est actuellement mis aux arrêts à la brigade térritoriale de  la gendarmerie de PK12 pour nécessité de l’enquête.

Entre temps, l’identité du piéton qui a été happé à mort n’a pas été établie par les forces de l’ordre qui n’ont trouvé sur lui aucun papier d’identité pour son identification.

Cependant, les blessés, qui sont nombreux dans le minibus accidenté, ont été transportés d’urgence à l’hôpital de l’Amitié de Bangui.

Rappelons qu’il est souvent difficile de rouler aux heures de pointe sur cette route car la visibilité est presque nulle le soir, et les passants, qui arborent d’une manière incontrôlée cette voie, rendent encore plus difficile la circulation. Le plus important, c’est d’éviter de rouler à vive allure dans des pareilles circonstances  sur les routes de la capitale centrafricaine.

 

 

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Centrafrique : Bria, match de football pour la réconciliation entre les chrétiens et les musulmans.

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Centrafrique : Bria, match de football pour la réconciliation entre les chrétiens et les musulmans.

 

 

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Camp des déplacés du PK3 de Bria.

 

 

 

Bangui, le 26 février 2018.

Par : Gervais Djingatoloum, CNC.

 

Ce dimanche 25 février dans la ville de Bria, un match de football a été organisé entre les chrétiens et les musulmans en faveur de la paix et la réconciliation.

 

Organisée à l’origine par les députés de la ville, la rencontre amicale a été couronnée d’un succès inattendu ce dimanche après-midi.

En présence des autorités locales, deux équipes féminines se sont affrontées vers 14 heures locales avant de laisser la place aux hommes, le tout dans un climat de paix et de sécurité selon notre correspondant sur place.

Entre temps avant les matchs de foot, l’un de deux hommes qui ont  tenté de perturber le camp des déplacés chrétiens  du quartier PK3 de Bria a été  abattu par les soldats de la Minusca, et l’autre, capturé par la séléka, a été également  également Rémi aux forces des Nations unies.

Par ailleurs, à Ippy ( environ 120 kilomètres de Bria), des combats sont signalés entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’ex-coalition Séléka. Un bilan provisoire fait état d’une dizaine des morts et de plusieurs blessés.

Entre temps, l’une de nos équipes, en route pour bria la semaine dernière, explique que la ville de Ippy est totalement vide, on n’y voit personne  circuler. D’ailleurs, selon leur explication, entre Ippy et Bria, chaque village visité n’existe pratiquement plus. On y voit des maisons brûlées ou rasées, même un rat on y trouve plus.

Cet axe ressemble étrangement à une route de l’enfer. Imaginez-vous !

Des images seront mises en ligne bientôt.

Cependant à Bangassou, la ligne téléphonique est coupée par les miliciens Anti-Balaka depuis quelques jours. On craint le pire.

 

 

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Centrafrique : braquage chronique au quartier PK11 de Bangui, les ex-sélékas du RDOT sèment la panique.

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Centrafrique : braquage chronique au quartier PK11 de Bangui, les ex-sélékas du RDOT sèment la panique.

 

 

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cantonnement de la Séléka.

 

 

Bangui, le 26 février 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Pendant que le gouvernement se borne à trouver une solution au problème sécuritaire qui mine le quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui, au quartier PK11 dans le Bégoua, les ex-Séléka regroupés dans la base militaire du RDOT sèment la panique sur la population locale qui n’a que leurs yeux pour pleurer.

 

Comme disait un proverbe français, « la nuit tous les chats sont gris ». Au quartier PK11, il serait mieux de ne pas s’aventurer au-delà de 20 heures locales pour ne pas se faire agresser par des bandits armés.

Ce constat de réalité, bien que critiqué par les habitants du secteur, n’a pas permis au gouvernement du docteur Sarandji d’y faire face.

Chaque jour qui passe, on ne cesse de compter le nombre impréssionnant  des victimes des différents actes d’agressions ou de braquages armés  opérés par les ex-combattants de la Séléka cantonnés provisoirement au camp RDOT à la sortie nord de Bangui.

Le vendredi 23 février dernier aux envierons de 20 heures locales, l’une de nos équipes, de passage dans le Bégoua, a pu assister impuissamment à l’agression aux couteaux d’un monsieur devant sa voiture stationnée à seulement quelques mètres d’une buvette qui juxtapose le camp RDOT dans le quartier PK11. Grâce à l’intervention des gardes rapprochées du ministre de la Sécurité publique qui réside dans le secteur, la victime a pu être sauvée.

Cependant, sur la rue golf qui mène à la résidence du Chef d’État-major des armées, on dénombre quotidiennement au moins 2 cas d’agression sur les passants. De plus, les habitants du PK11 et PK12 se plaignent des actes de braquages incessants   perpetrés contre la résidence des particuliers  dans leur quartier respectif.

Pour beaucoup, la présence de ces ex-rebelles dans leur secteur ne fait qu’amplifier les choses. On ne peut, en aucun cas, prendre le risque de se promener avec des téléphones ou des objets de valeur au dela de 19 heures locales, explique une habitante du PK11 contactée par CNC.

Quelque temps après le déploiement des forces françaises Sangaris dans la capitale centrafricaine Bangui, certains éléments de l’ex-coalition Séléka avaient accepté d’être cantonnés dans deux bases militaires désaffectées à Bangui. Ainsi, le Camp Béal et celui du régiment opérationnel pour la défense du territoire (RDOT) ont été choisis par ce cantonnement  en attendant la misent en œuvre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) pour les groupes armés.

En réalité, la base RDOT est un vaste espace ouvert rempli des tentes situé dans un quartier résidentiel de Bégoua. En 2014 et 2015, les ex-sélékas regroupés à Bangui ont manifesté leur colère contre le gouvernement d’alors pour réclamer de la nourriture pour pouvoir survivre.

 

 

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Centrafrique : assassinat d’un conducteur de taxi-moto au Km5, ces derniers manifestent pour le désarmement immédiat des autodéfenses.

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Centrafrique : assassinat d’un conducteur de taxi-moto au Km5, ces derniers manifestent pour le désarmement immédiat des autodéfenses.

 

 

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Grève des mototaxis le dimanche 25 février 2018. Copyright2018CNC.

 

 

 

Bangui, le 25 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis ce matin au quartier Km5, les conducteurs des taxis-motos ont littéralement manifesté leur colère en barricadant les voies publiques pour demander au gouvernement le désarmement immédiat et forcé de tous les miliciens d’autodéfense dans leur quartier.

 

Comme si le vent du malheursouffle ce dernier temps sur le quartier Pk5 dans le 3e arrondissement de Bangui. Après les affrontements de ce jeudi entre deux factions rivales de la milice d’autodéfense dudit quartier qui ont occasionné environ six morts innocentes, un conducteur de taxi-moto vient à son tour d’être abattu ce dimanche 25 février  par les miliciens d’autodéfense dirigés par « Force ».

D’après nos informations, la victime serait l’un des conducteurs des taxis-motos appartenant à « You le géant », le chef d’une des factions d’autodéfense rivales du Km5 en conflit avec « Force ». En plus, la moto dans laquelle la victime devrait travailler avec est encore neuve. Elle vient d’être montée chez un mécanicien seulement hier et les éléments de « Force » voudraient la récupérer, ce que la victime n’aurait pas accepté et il a été abattu.

En conséquence, le syndicat des taxis-motos de Pk5 appelle à une grève immédiate pour demander le désarmement forcé de tous les autodéfenses dans le troisième arrondissement de Bangui.

Répondant à l’appel de leur syndicat, les taxi-motards ont cessé de travailler pour se regrouper  devant le commissariat du 3ème arrondissement de Bangui sur l’avenue  B. Boganda . En  barricadant  le rond-point du marché Km5 depuis ce matin,  les manifestants voudraient probablement paralyser au passage les activités commerciales dans ce quartier à majorité musulmane.

Pour l’heure, le ministre de l’Intérieur qui se trouve sur place au commissariat du 3ème arrondissement  en ce moment tente de calmer les manifestants qui ne souhaitent que la fin du règne de toutes les milices d’autodéfense dans le troisième arrondissement.

En attendant la suite de l’enquête sur cette affaire, suivez-nous de près pour en savoir davantage.

 

 

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Grève des mototaxis au quartier Km5 le dimanche 25 février 2018. Copyright2018CNC.

Centrafrique : Bangassou, confusion dans la ville, le Préfet en fuite.

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Centrafrique : Bangassou, confusion dans la ville, le Préfet en fuite.

 

 

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Bangui, le 25 février 2018.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis deux jours à Bangassou, des rumeurs d’une attaque imminente des éléments armés de l’UPC font trembler la ville tout entière. Le Préfet de Mbomou le commandant Auguste Syllo, mis au parfum de cette rumeur, prend la fuite. Les Anti-Balaka, de leur côté, se préparent activement au pire.

 

Le Préfet de Mbomou, le chef des bataillons des Faca Auguste Syllo n’a-t-il pas le droit de se protéger en cas d’agression ?

La population de Mbomou, en particulier celle de Bangassou, n’a pas du tout apprécié la manière dont leur Préfet a pris la fuite cette semaine pour se réfugier dans le camp de la Minusca, laissant seul la population à la merci d’une possible attaque des groupes armés.

Selon nos informations, à l’origine, une information discrète circule à haut niveau indiquant une  présence inquiétante d’un groupe armé à quelque 25 kilomètres de Bangassou sur l’axe de Bakouma. Selon cette information, ce groupe se prépare à mener une grande offensive sur la ville de  Bangassou dans les jours à venir.

Le Préfet de Mbomou Auguste Syllo, informé de la situation, prend la fuite immédiatement pour se réfugier dans la base militaire  de la Minusca sans prévenir sa population en amont.

Informés de la fuite du Préfet, les Anti-Balaka se sont mis en colère contre ce dernier qu’ils exigent son retour à la maison immédiatement.

Cependant, des tirs à l’arme lourde et légère  sont entendus dans la ville, probablement provoqués par les miliciens Anti-Balaka qui veulent marquer leur présence.

Entre temps, le Préfet Syllo, sommé par les Anti-Balaka, quitte la base de la Minusca le jeudi dernier  devant une foule de la population qui tente en vain  malgré tout de bloquer son retour dans la ville pour haute trahison.

Actuellement protégé par deux chars blindés à son domicile, le Préfet Auguste Syllo tente en vain de rassurer la population qui demande désormais sa démission.

Contacté par CNC, un proche collaborateur du Préfet nous a indiqué que recemment, plusieurs éléments des forces de la sécurité intérieure (FSI) déployés à Bangassou ont quitté la ville après la nommination de l’un de leur chefs au poste du directeur de sécurité du ministre de l’intérieur , ce qui a fragilisé la sécurité du Préfet Syllo qui compte énormement sur les FSI pour assurer sa sécurité dans la région.

Par ailleurs, la Minusca vient de lancer depuis le début de la semaine dans le coin sa politique de la réduction des violences communautaires (RVC) qui vise principalement les milices armées à ramener leurs armes contre une formation professionnelle souhaitée.

Pour l’heure, la tension reste vive dans la ville. Le gouvernement de son côté n’a pas réagi sur la tentative de disparition volontaire du Préfet Auguste Syllo.

Il y’a lieu de rappeler que lors de la fuite du Préfet, le sous-préfet de Bangassou,  celui de Rafai-Ouango,  son chauffeur caporal-chef des Faca ainsi que son garde du corps le sergent-chef ont également pris la fuite pour suivre leur chef Auguste Syllo  dans la base de la Minusca. Une fuite collective devant une rumeur. Une catastrophe morale vis-à-vis de la population.

 

 

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Centrafrique/Cameroun : Grincement de dents des transporteurs centrafricains

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Centrafrique/Cameroun : Grincement de dents des transporteurs centrafricains

 

 

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Transport térrestre en RCA. Image Wikipédia.

 

 

Bangui, le 24 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Une rencontre bipartite Cameroun-Centrafrique est attendue à Bangui du lundi 26 au mardi 27 février prochains. Il s’agit d’une rencontre initiée par le Conseil centrafricain des transporteurs (CCAT) que dirige M. Bertrand Ngougnon, en vue de trouver une solution aux nombreux problèmes qui enterrent progressivement les transporteurs centrafricains au profit des transporteurs camerounais. En prélude à cette rencontre internationale, le Directeur général du CCAT et le Directeur général du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), M. Floris Endjito ont animé un point de presse, vendredi 23 février dernier à l’Hôtel du Centre à Bangui.

Mettre fin aux souffrances inacceptables des transporteurs centrafricains, et ce, au profit de l’économie centrafricaine, tel est l’enjeu central des assises internationales des transporteurs, du 26 au 27 février prochain à Bangui. « Face à un certain nombre de problèmes que nous rencontrons au niveau du Port autonome de Douala, il y avait des mesures qui ont été prises pour juguler ces problèmes. Seulement, jusqu’aujourd’hui, la mise en application de ces mesures pose problème. Cette problématique sera au cœur de la rencontre qui va se tenir ici à Bangui », c’est en ces termes que Bertrand Ngougnon, DG du CCAT a précisé l’enjeu de ladite rencontre.

Le DG de CCAT s’est fait complété par son collègue DG du BARC, M. Floris Endjito qui a ajouté que « l’enjeu de cette rencontre dépasse largement le BARC et le Conseil centrafricain des chargeurs. Il sera question de l’économie centrafricaine en général, de son dynamisme, voire de sa renaissance. Il suffit de regarder dans les statistiques, dans le circuit maritime ou par voie aérienne, c’est pratiquement 80% du transport qui se fait par la route, et en particulier, sur le corridor Bangui-Douala ».

Faut-il souligner que les transporteurs centrafricains traversent d’énormes difficultés partant de leurs activités sur le corridor Bangui-Douala. « Nous avons de sérieux problèmes d’abord au port de Douala », précise M. Bertrand Ngougnon qui a expliqué que « normalement, depuis le Port de Douala jusqu’à Bangui, il ne devrait y avoir que deux check-points ; alors que dans les faits, nous en enregistrons plus de cinquante (50). Du coup, ces postes de contrôle supplémentaires engendrent des coûts et cet état des choses répercute sur les coûts de vente au niveau de la RCA, surtout lorsqu’il s’agit des produits à l’exportation. Tout cela va réduire la marge de l’exportateur et jouer sur le pouvoir d’achat du consommateur ».

Au Port autonome de Douala, il suffit de dépasser 11 jours de retard pour payer 800 F. Cfa, voire 2500 F.Cfa aujourd’hui. « C’est excessif ! » s’est indigné le DG du CCAT. En plus, faut-il noter que pour les marchandises à destination de la RCA, 65% des frets sont à porter par le transporteur centrafricain et 35% pour la partie camerounaise. Or, il y a aujourd’hui vraisemblablement une inversion, car le Cameroun achemine pratiquement 90% de marchandises.

C’est fort de ces enjeux cruciaux que sous l’impulsion du Ministre centrafricain des Transports e de l’aviation civile, M. Théodore Jousso, le CCAT a tenu inviter les partenaires du Cameroun à Bangui, pour qu’ensemble, ces opérateurs puissent discuter du problème et chercher d’en trouver une solution durable.

Rappelons que la mission du CCAT consiste à faciliter le transport des marchandises entre la RCA et les pays frontaliers ; réguler le taux de frais aérien, maritime et fluvial ; créer des entrepôts sous douane et l’aménagement des espaces portuaires.

Sur la liste de présence de ces assises, les entités camerounaises conviées sont entre autres, le Président et le Secrétaire général du Port-synthèse, les Responsables du Port autonome de Douala ; du Port autonome de Kribi ; de la Direction générale des douanes centrafricaines, du Conseil national des chargeurs du Cameroun ; de la Communauté urbaine de Douala ; du Guichet unique des opérations du commerce extérieur ; du Carmail, Société d’exploitation de part à bois du Cameroun ; de Douala international terminal ; du Bureau de gestion du fret terrestre ; du Groupement professionnel des acconiers ; du Syndicats des commissaires agréés en douanes et des transitaires du Cameroun ; de l’Union des consignataires et armateurs du Cameroun ; de l’Association africaine de développement portuaire et ; du Syndicat national des auxiliaires de transport et de transit.

 

 

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Centrafrique : La France se concentre sur la formation et l’équipement des FACA

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Centrafrique : La France se concentre sur la formation et l’équipement des FACA

 

 

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Bangui, le 24 février 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

“Comme vous le savez, nous concentrons actuellement notre effort sur le prestigieux bataillon amphibie en formation et en équipement », apprend-on de source diplomatique près de l’Ambassade de France à Bangui en ce qui concerne l’appui de l’ancienne métropole à l’élan irréversible actuel de l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA).

Au moment où le cœur des Centrafricains bat que pour l’opérationnalisation rapide des FACA, et en cela boosté par la présence Russe dans le pays parallèlement à la formation des FACA par la mission européenne EUTM, la coopération militaire avec la France se donne du muscle. C’est ainsi qu’à l’occasion de la visite en Centrafrique du général de brigade de Kersabiec, Commandant des éléments français au Gabon, mardi 20 février 2018, une cérémonie de cession de matériel a eu lieu sur le site du bataillon amphibie. Il s’agit entre autres des matériels suivants : deux (2) containers, 151 casques et 353 gilets pare-éclats. La remise a eu lieu en présence du Chef d’état-major des armées, du chargé d’affaire et de l’attaché de défense de l’ambassade de France.

Cette cérémonie, faut-il le souligner, a été l’occasion de faire le point avec le Chef de corps de l’effort entrepris depuis un an par la coopération militaire du poste de défense de Bangui au profit du bataillon amphibie, unité emblématique des Forces Armées Centrafricaines. A en croire notre source, cet effort va se poursuivre en 2018.

Des formations ont déjà été assurées tout au long de l’année 2017 pour recycler plus de 250 personnels du bataillon, soit l’équivalent de 2 compagnies. Elles concernant les  missions tactiques élémentaires d’infanterie, l’instruction du tir aux armes légères, le  secourisme au combat et les  techniques de combat corps à corps. Ce cycle vertueux de formation a déjà recommencé en 2018 et devrait permettre d’ici la fin de l’année de toucher la totalité des effectifs du bataillon. Cette nouvelle  cession de matériel complète un premier projet de réhabilitation des embarcations existantes et de fabrications d’un ponton, de 4 pirogues et d’une baleinière réalisé en 2017.

Une prochaine cession gratuite de plusieurs embarcations semi-rigides et moteurs hors-bord et tout un lot d’accastillage (pour un montant de 300 000 €) est prévue au début du 2e semestre 2018 et permettra de concrétiser l’objectif de rendre de nouveau opérationnel ce bataillon chargé, entre autres, d’assurer la surveillance du fleuve Oubangui en appui des forces de sécurité intérieures (gendarmerie, police et douanes) et de l’assistance aux populations ».

En somme, l’armée centrafricaine qui se met progressivement sur pied aura besoin de toutes les contributions des partenaires et pays. C’est pourquoi, le renforcement de la coopération militaire avec la France ne pourrait qu’être salué. D’aucuns aimeraient bien que cet appui puisse se faire au niveau du Conseil de sécurité où la France pouvait mettre son poids pour obtenir la levée de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine.

 

 

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