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Centrafrique : La Journée de l’Enfant Africain (16 juin 2018) et l’enfant centrafricain.

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Centrafrique : La Journée de l’Enfant Africain (16 juin 2018) et l’enfant centrafricain.

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : Selon l’article premier de la Convention relative aux droits de l’enfant (CDE) adoptée à l’unanimité par les Nations Unies lors de l’Assemblée Générale du 20 novembre 1989 et ratifiée par le Centrafrique le 23 avril 1992, l’enfant se définit comme tout être humain âgé de moins de 18 ans (sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable). Compte tenue de son manque de maturité physique et intellectuelle, tout enfant a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, avant comme après sa naissance.

Cette convention met en avant l’intérêt supérieur de l’enfant comme considération primordiale pour les Etats signataires et leur ordonne de garantir la protection à tout enfant relevant de sa juridiction sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique etc.

Et en souvenir du massacre de centaines d’enfantsplus particulièrement de Hector PIETERSON un écolier de 12 ans tué le 16juin 1976 lors d’une marche pour leurs droits à Soweto (Afrique du Sud) par le pouvoir de l’apartheid de M. Nicolaas Johannes Diederichs, l’Union Africaine a institué le 16 juin de chaque année comme la journée de l’enfant africaincélébréedepuis le 16juin1991.Durant cette journée, des colloques, des manifestations et des débatssont organisés sur tout le continent pour faire les bilans de la situation du respect des droits de l’enfant dont la protection, l’éducation, la santé…sont les priorités élémentaires. Pour ce 16 juin 2018, nous allons nous intéresser au contexte centrafricain où ces dernières années, la crise militaro-politique a hypothéqué la sécurité, la protection, la survie quotidienne, l’éducation, l’instruction de l’enfant centrafricain.

 

Depuis l’éclatement de la crise, l’enfant centrafricain reste une des premières victimes de dommages collatéraux des agissements meurtriers répétitifs des protagonistes. Ces enfants sont devenus des combattants, des travailleurs dans les carrières et les mines, des messagers ou espions, gardiens de bœufs, gestionnaires de barrages routiers, et pire, des esclaves sexuels…voyant tous leurs droits bafoués dans le plus stricte du terme. Au sortir de la célébration de ce 16 juin 2018 par les enfants réfugiés vivant en Centrafrique sponsorisée par Afrique Secours Assistance (ASA) avec Mme Evelyne EDOME en partenariat avec l’UNHCR à Bangui, certains enfants se trouvent encore dans la brousse avec leurs parents afin d’éviter d’être tués ou d’être enrôlés comme enfant soldat dans les groupes armés. L’année scolaire ne se passe pas de la même manière sur toute l’étendue du territoire et beaucoup des établissements scolaires sont brulés ou occupés par les rebelles dans les villes assiégées.

Il n’est pas à oublier que le 21 Septembre 2017 à New York (Etas Unis), le Centrafrique a récidivé positivement en ratifiantle Protocole Facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés interdisant le recrutement, l’enrôlement, l’utilisation des enfants dans les combatset de permettre la traduction en justice des auteurs qui défient cette interdiction formelle. Mais les réalités sur le terrain dans les zones occupées nous horrifient et donnent sujet à dénoncer quotidiennement.

Il devrait être primordial que toutes les factions en conflit dans la crise centrafricaine aient cette obligation de prendre toutes les mesures appropriées pour que les enfants ne soient pas concernés dans leurs attaques sur toute l’entendue du territoire, d’assurer leur instruction et de ne pas les utiliser comme bouclier humain. Elles doivent aussi assurer la protection des humanitaires œuvrant dans la protection des enfants dans leurs zones respectives. Une fermeté de la part de la communauté internationale devrait être de rigueur. Voilà pourquoi nous déplorons et condamnons avec force l’attaque du 25 février 2018 perpétrée par des hommes armés non identifiés provoquant la mort de six (06) travailleurs centrafricains dans le domaine de l’éducation dont un responsable éducation de l’Unicef qui partaient assurer une formation de maîtres-parents vers la ville de Markounda située dans le nord-ouest du Centrafrique.

Dans les années 96, 98 et 2000, le gouvernement centrafricain accompagné de l’UNESCO et de l’UNICEF avait instauré les concepts des ambassadeurs pour la paix, le parlement junior ayant pour objectif de rassembler les enfants autour des thématiques de la paix, du vivre ensemble et du leadership…nous engageons notre soutien au gouvernement de penser à réinstaurer ces programmes pour pousser les enfants à se détacher de la culture de la violence et des esprits de vengeance. C’est très dangereux de voir des enfants représentant l’avenir de la nation centrafricaine s’adonner à des maniements d’armes de guerre et de souhaiter la mort de ceux qui ne sont pas de leur camp.

Cela est une nécessité que le gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux accordent aux enfants centrafricains une attention et protection très particulières dans ces moments très difficiles de leurs existences. C’est dans cette logique que nous félicitons les casques bleus de la Minusca qui ont escorté et sécurisé le déroulement des épreuves de plus d’une centaine d’élèves musulmans des lycées Nasradine et Cheikh AntaDiop situés dans le km5 qui ont pu sortir aller passer les examens de brevet et baccalauréat au lycée des Martyrs de Bangui ce 05 juin 2018. Nous demandons humblement à nos acteurs politiques de penser à l’avenir de l’enfant centrafricain dans leurs grandes décisions. Ils doivent savoir que : s’attaquer à l’éducation, à l’instruction des enfants est un génocide de la génération future. Cette crise pourrait avoir comme l’une des conséquences immédiates l’accentuation du phénomène des GODOBÉS (les enfants de la rue ou les enfants en conflit avec la loi) s’ils ne mettent pas fin à cette destruction gratuite du Centrafrique.

L’instruction vaut à la vie de l’enfant centrafricain ce que les gilets pare-balles valent à la vie des casques bleus de la Minusca!!!!

 

 

 

  1. Un texte de : Urbain TABEMARA pour CNC.

Centrafrique : Boris Becker et la filière des faux passeports en Centrafrique

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Centrafrique : Boris Becker et la filière des faux passeports en Centrafrique

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : Le ministre des Affaires étrangères, Charles Armel Doubane, nie avoir délivré un passeport diplomatique à Boris Becker. La Présidence centrafricaine reconnait l’existence de cette filière de faux passeport.

 

Les avocats de Boris Becker sont formels : leur client a été nommé ”Attaché à la mobilisation des ressources pour les affaires sportives, culturelles et humanitaire” de la République centrafricaine.

 

C’était en avril 2018 en présence du président Faustin Archange Touadera. Ensuite, Daniel Emery Dede, l’Ambassadeur de la RCA en Belgique lui aurait remis un passeport diplomatique.

 

Le chef de la diplomatie centrafricaine a réitéré son démenti à la DW.

 

”J’ai la copie de ce document. Je sais de quoi je parle. Mais, écoutez, je ne m’amuse pas. Je suis sérieux, moi. Je connais ma signature. Je connais mon passeport. Je connais ce que je fais. Je vous ai dis que c’est un faux”, a déclaré à la DW, Charles Armel Doubane.

 

Filière de faux passeports…

 

Plusieurs sources nous ont effectivement confirmé, l’existence d’une filière de délivrance de faux passeports qui a prospéré pendant le règne de Michel Djotodia, le chef rebelle de la Séléka entre mars 2013 et janvier 2014. Confirmation de Samuel Rangba, le dernier ministre des Affaires étrangères sous la transition de Catherine Samba Panza.
”La période qui nous a précédé, de mars 2013 à janvier 2014, c’était le désordre. Les passeports se retrouvaient dans les quartiers et nous avons réussi à annuler cela avec l’aide d’Interpol, nous avons réussi à annuler plus de 500 passeports. Parfois, on faisait venir des passeports dans les quartiers pour les faire signer Même les ministres qui signaient les passeports n’avaient pas la main libre. Les éléments de la Séléka faisaient venir les carnets de passeports du quartier pour leur faire signer Je pense que c’est cette période qui a été fructueuse dans la délivrance illégale et anormale des passeports”, soutient Samuel Rangba, le dernier ministre des Affaires étrangères sous la transition de Catherine Samba Panza.

 

…sous Michel Djotodia

 

”Tout ce qui est passeport diplomatique portait ma signature. S’il y a des passeports signés dans les quartiers, ça veut dire qu’il y a eu faux quelque part et cela n’a rien à voir avec la chaine légale de commandement. Les résultats sont là, on peut aller vérifier au ministère des Affaires étrangères. Quels sont les passeports qui circulent. On le saura”, réplique pour sa part Léonie BangaBothy, elle fut elle aussi la dernière cheffe de la diplomatie de l’ex chef rebelle Michel Djotodia entre 2013 et 2014.

 

En exil en Ouganda, depuis sa chute en mars 2013, l’ancien président François Bozizé Yangouvonda, attend lui aussi un passeport pour rentrer dans son pays.

 

”Moi, je vais rentrer au pays, mais on ne veut pas que je rentre. Ils ne veulent pas renouveler mon passeport et je suis là, j’attends.”

 

Une enquête ouverte

 

Joint par la DW, le porte-parole de la Présidence centrafricaine a reconnu l’existence de cette filière de délivrance de faux passeport. ”Des mesures seront
prises pour réglementer ce secteur de souveraineté”,
a déclaré Albert Yaloké Mokpème qui annonce l’ouverture d’une enquête chargée d’établir les responsabilités dans cette affaire.

 

Six fois titré en Grand Chelem, ”Boum Boum” Boris Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive. Mais sa vie a viré au cauchemar et un tribunal londonien l’a même déclaré en faillite en juin 2017. Boris Becker a également été condamné en 2002 par la justice allemande à trois ans de prison avec sursis ainsi qu’a 500.000 euros d’amende pour 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Avec DW.

République démocratique du Congo : Ouverture d’une information judiciaire contre Katumbi

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République démocratique du Congo : Ouverture d’une information judiciaire contre Katumbi

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : La justice congolaise a annoncé lundi l’ouverture d’une information judiciaire contre l’opposant en exil Moïse Katumbi récemment interpellé à Bruxelles en possession d’un passeport litigieux, ce dont il se défend en accusant les autorités.

 

 

Dans un communiqué, le parquet général de la République a indiqué ”qu’il ne pouvait rester indifférent face aux accablantes révélations faites par la presse internationale sur l’interpellation de monsieur Moïse Katumbi en possession d’un passeport congolais visiblement falsifié”.

”Aussi vient-il d’ouvrir une information judiciaire” à l’encontre de l’ex-proche du président Joseph Kabila, candidat déclaré à l’élection présidentielle prévue en décembre.

 

Moïse Katumbi a été interpellé à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem avec un passeport falsifié, mais a néanmoins été autorisé à rester en Belgique pour y régulariser sa situation, ont indiqué vendredi à l’AFP deux sources proches du dossier.

  1. Katumbi s’est défendu en accusant le régime du président Joseph Kabila d”instrumentaliser” les services de l’Etat congolais.

Selon lui, l’incident provient du fait que ”les passeports serai-biométriques” tels que le sien ont été ”retirés du système” par les autorités congolaises.

 

Et qu’une demande de passeport biométrique introduite ”en bonne et due forme” lui a été refusée par les autorités ”sans aucune raison valable”.

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Parti à l’étranger pour se faire soigner en mai 2016, M. Katumbi a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de immobilière, une accusation qu’il réfute. Les magistrats chargés du procès ont avoué avoir agi sous pression.

Cette condamnation l’empêche cependant de rentrer en RDC comme il l’a maintes fois annoncé: Moïse Katumbi ”sera entre les mains de la justice comme cela a été prévu s’il rentre au pays”, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu.

 

Avec AFP

La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictuelle régionale ?

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La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictuelle régionale ?

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018.

Par : RW, CNC.

 

À travers une étude scientifique sur la guerre en Centrafrique et sa régionalisation avec le Tchad, l’enseignant-chercheur à l’université Toulouse Jean Jaurès Emmanuel Chauvin met en lumière les causes d’une crise régionale. Il interroge sur la nature des outils à déployer en réponse à ces situations.

 

Pourquoi une étude sur la guerre en Centrafrique ?

 

Emmanuel Chauvin : cette étude scientifique « La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad » a été commandée par la direction de la recherche de l’AFD. Elle a pour objectif de produire une analyse sur un sujet complexe : la guerre en Centrafrique et sa régionalisation avec le Tchad.

L’AFD a choisi de travailler avec l’observatoire Pharos, un organisme qui éclaire la question de la pluralité des religions et des cultures dans le monde. Pour avoir notamment consacré ma thèse aux migrations forcées liées aux insécurités en Afrique centrale, l’observatoire m’a demandé de conduire cette étude.

 

Comment enquête-t-on dans un pays en crise ?

 

L’objectif de cette étude est d’éclairer les liens entre la guerre en Centrafrique et le Tchad : les liens militaires mais aussi économiques et culturels, avec

La guerre en Centrafrique à l’ombre du Tchad. Une escalade conflictu…

l’exigence de s’appuyer sur des données récoltées sur le terrain. Il ne s’agissait pas de faire une étude de cabinet mais de prendre en compte les faits et les points de vue des acteurs locaux.

 

Deux séjours de recherche ont été organisés, l’un à Bangui en Centrafrique et l’autre au Tchad, à Ndjamena et dans la région sud. Des paroles d’acteurs ont ainsi été recueillies, y compris d’acteurs non institutionnels comme des personnes réfugiées ou des commerçants tchadiens implantés en Centrafrique depuis plusieurs générations. L’étude est enrichie de cartes et de témoignages.

 

Quelles conclusions avez-vous tiré ?

 

Cette étude a montré l’étroite complémentarité de plusieurs phénomènes territoriaux : les conflits, les échanges et l’intégration régionale. Premièrement, les acteurs tchadiens ont joué un rôle majeur dans l’escalade régionale du conflit de la Centrafrique à travers des flux militaires transfrontaliers.

 

Deuxièmement, les conflits ont entraîné une désintégration régionale entre les deux pays, par une diminution des circulations économiques et un cloisonnement politique entre les communautés.

 

Troisièmement et plus largement, le cas du couple Centrafrique/Tchad interroge les formes futures à donner aux instruments régionaux de sécurité et de développement en Afrique. Alors même que s’y croisent les intérêts géopolitiques nationaux et que l’écart entre les puissances régionales émergentes et les États les plus fragiles s’accroît.

 

Avec Relief Web

 

Centrafrique : la MINUSCA met en garde contre toute tentative d’entraver le départ des FACA vers Bangassou

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Centrafrique : la MINUSCA met en garde contre toute tentative d’entraver le départ des FACA vers Bangassou

 

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : relief, CNC.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) met en garde les groupes armés, notamment l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), contre toute tentative visant à entraver le mouvement des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) de Bambari vers Bangassou (sud-est de la République centrafricaine). La MINUSCA estime que toute tentative de s’opposer de nouveau au déplacement des FACA sera considérée comme un crime grave et les coupables en seront tenus responsables.

 

Le 10 juin 2018, dans le cadre de ce déploiement, un convoi des FACA, en route vers Bangassou et accompagné des casques bleus, avait essuyé des tirs à Bambari par des présumés éléments de l’UPC. L’attaque avait fait trois blessés au sein de l’armée.

 

La Mission rappelle que dans le cadre de son mandat, ses casques bleus dont la mission est et restera le maintien de la paix vont continuer à appuyer le déploiement progressif des forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines sur toute l’étendue du territoire national. L’objectif du déploiement des FACA vers Bangassou est de sécuriser cette ville et de contribuer au retour de l’autorité de l’Etat, des humanitaires et de toutes les communautés locales déplacées.

 

La MINUSCA appelle les populations qui résident au long de l’axe BambariBangassou à ne pas céder aux manipulations qui visent à détourner l’objectif du déploiement des FACA à Bangassou. Elle précise que les militaires FACA
travailleront en étroite coordination avec les casques bleus en vue de la sécurisation de la zone, notamment par le biais de missions conjointes. Ce déploiement s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints du Gouvernement et de la MINUSCA en vue d’assurer la protection de toutes les populations civiles et oeuvrer au retour d’une paix et d’une stabilité durables.

 

La MINUSCA rappelle que tout acte de sédition engage la responsabilité pénale de ses auteurs et que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.

Centrafrique/Mafia au sommet de l’État : un royaume des “Flibustiers des affaires”.

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Centrafrique/Mafia au sommet de l’État : un royaume des ”flibustiers des affaires”

 

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : VOA, AFP, CNC.

 

”Flibustiers des affaires” et autres ”conseillers véreux” sont nombreux à rechercher passeports diplomatiques et bonnes affaires en Centrafrique, pays en conflit depuis 2013 où l’autorité étatique a toujours eu du mal à s’imposer.

 Mi-juin, l’ancienne star du tennis mondial Boris Becker a brandi un passeport diplomatique pour se défaire d’une poursuite pour dette à Londres. A Bangui, c’est la surprise. ”Il n’est jamais venu en Centrafrique”, jure un employé onusien.

Ses liens avec Bangui ne tiendraient qu’a une seule rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra, en avril à Bruxelles, selon une photo publiée sur Twitter par l’ancien joueur, serrant la main du président.

”Compte-tenu de l’extrême faiblesse et corruptibilité des autorités, les escrocs et aigrefins de tous bords trouvent toujours le moyen d’accéder au président et de profiter de la situation”, estime Thierry Vircoulon, spécialiste de la Centrafrique à l’Institut français des relations internationales (IFIRI). Ce pays ’est un terrain parfait pour les flibustiers des affaires”, affirme-t-il.
Les ”blancs de la présidence” ont toujours fait recette en Centrafrique, dans le marché des affaires comme de l’influence diplomatique. Sous le président François Bozizé (2002-2013), un général de l’armée française avait été nommé conseiller militaire du palais.

 

Aujourd’hui, au moment où la Russie déploie des formateurs et livre des armes à Bangui, le fauteuil est occupé par un Russe, Valeri Zakarov, nommé il y a quelques mois conseiller sécurité du président Touadéra.

 

Le ”changement clair des relations de l’Occident à l’Afrique” est ”un bon moment pour de nouveaux entrants étrangers de prendre leurs marques”, notait en mars Ronak Gopaldas, consultant au centre sud-africain d’analyse Institute of Security Studies (ISS).

Selon Thierry Vircoulon, c’est plutôt ”la continuation des pratiques de mauvaise gouvernance du passé”.

Car ces nominations d’étrangers ne datent pas d’hier: dans les années 2000, le trafiquant d’armes russe Viktor Bout, surnommé le ”marchand de mort”, a été directeur général de la compagnie aérienne Centrafrican Airlines.

Il a depuis été arrêté en Thailande en 2008 et extradé aux Etats-Unis où il a été condamné à 25 ans de prison par la justice américaine pour trafic d’armes.

En juin 2002, l’ex-gendarme français Paul Barril, reconverti dans la sécurité privée en Afrique, avait été nommé responsable de la lutte contre le terrorisme intérieur et extérieur par le président Ange-Félix Patassé (1993-2003).

”Courtisans véreux”
Sous François Bozizé, qui l’a renversé en 2003, même schéma par lequel sont nommés de nombreux ”courtisans véreux” et ”conseillers douteux, mais parlant haut et fort”, selon la formule de Jean-Pierre Tuquoi dans ”Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas”.

”Tous ces rapaces n’ont qu’une idée en tête: faire fortune très vite. Les uns siphonnent l’argent de l’aide internationale, d’autres escroquent sans vergogne l’Etat”, écrit le journaliste français dans ce livre paru en 2017.

A l’époque, ”de nombreux conseillers et proches de François Bozizé ont bénéficié de passeports de complaisance” moyennant finances, indique dans une plainte déposée en France en 2015 contre M. Bozizé, William Bourdon, avocat du gouvernement centrafricain.

Parmi eux, selon lui, l’opposant kazakh Moukhtar Abiazov, une ancienne conseillère de l’ex-président libyen Mouammar Kadhafi, ou encore un homme d’affaires israélien.

En 2010, le président Bozizé a élevé commandeur de l’Ordre du mérite centrafricain le maire de Levallois, Patrick Balkany. L’homme politique français controversé est cité dans la plainte de Me Bourdon comme intermédiaire présumé du groupe français Areva avec la présidence centrafricaine.

”Aujourd’hui à Bangui, tout passe encore par le palais”, assurait à l’AFP fin 2017 un haut responsable politique centrafricain, en estimant que ”non, le temps des affaires n’est pas fini”.

Ainsi, en octobre, un homme d’affaires belge a affirmé à l’AFP que la Centrafrique lui avait proposé un poste de consul honoraire en Belgique à la suite d’un gros contrat signé à la présidence.
Il y a quelques jours, un autre Belge, le diamantaire Peter Meeus, a été nommé conseiller du gouvernement, avec pour mission de travailler sur tout ce qui touche au Processus de Kimberley, le système de certification internationale chargé d’éliminer du marché les diamants ”sales”.

 

Avec AFP

Centrafrique : L’ex-tennisman Boris Becker a bien un passeport diplomatique centrafricain

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Centrafrique : L’ex-tennisman Boris Becker a bien  un passeport diplomatique  centrafricain

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : Eric Topona, DW avec CNC.

 

Empêtré dans les affaires, l’ancien champion de tennis allemand met en  avant son immunité diplomatique centrafricaine pour échapper à des  procédures judiciaires anglaises. Ambassadeur en Europe, Daniel Emery  confirme. 

L’ancien champion de tennis allemand, Boris Becker, a des ennuis judiciaires  au Royaume-Uni. Une procédure judiciaire pour dette est engagée contre lui.  Mais l’ancienne gloire allemande se prévaut de l’immunité diplomatique  centrafricaine, en sa qualité d’”attaché à la mobilisation des ressources pour les  affaires sportives, culturelles et humanitaire de la RCA”. Selon les avocats de  Boris Becker, cette immunité suppose que toute action juridique contre leur  client doit être préalablement approuvée par le chef de la diplomatie  britannique Boris Johnson et par son homologue centrafricain.

Des informations que confirme l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire  de la RCA auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du  Grand-Duché de Luxembourg et de l’Union Européenne, Daniel Emery Dede.

Confirmation officielle à la DW :

”Je confirme qu’il a un passeport diplomatique. Je confirme aussi qu’il a été recruté à ses frais puisque nous n’avons pas d’argent pour le payer pour être notre mobilisant pour les moyens sportifs, des équipements sociaux et tout ce qui est du domaine humanitaire, rattaché ici à l’ambassade [en Belgique] pour aider à soutenir la RCA dans sa phase de sortie de crise qui prévaut actuellement après la guerre civile chez nous”, explique-t-il au micro de la DW.

Et l’ambassadeur d’expliquer la mission de Boris Becker :

”Vous savez que c’est un sportif de très haut niveau, avec un grande aura, qui est encore très investi dans le monde. Nous comptons sur lui pour rentrer dans le milieu des hommes d’affaires, pour récolter des moyens financiers et atteindre l’objectif que nous lui avons assigné dans son mandat”, explique-t-il, tout en précisant que la RCA ”ne s’occupe pas de ses affaires privées” .  

 

Ami personnel du président

 

Si Boris Becker n’a jamais été en RCA selon l’ambassadeur, il connaîtrait ”très bien le pays”, la crise qu’il traverse. ”Nous sommes un pays en phase humanitaire difficile, avec des zones d’insécurité très avancées, très importantes dans notre pays. Donc il ne peut pas se permettre de prendre un seul cent sur le contribuable centrafricain”, assure Daniel Emery Dede.

 

Une source proche de la présidence centrafricaine a confirmé à la DW que Boris Becker est un ami personnel du président Toudéra. Information non démentie par l’ambassadeur : ”Pour accepter si rapidement d’accompagner notre chef d’État dans sa mission actuelle, je pense qu’il doit avoir effectivement des relations amicales.” Quant à savoir si le gouvernement centrafricain pourrait aider Boris Becker à se sortir de ses affaires, Daniel Emery Dede reste flou : ”du fait de la possession du passeport diplomatique, c’est déjà un soutien important puisqu’en principe, avec ce passeport, il devrait bénéficier d’une immunité diplomatique”, explique-t-il.

 

Retour sur les faits  

Six fois titré en Grand Chelem, Boris Becker a remporté 49 titres et obtenu plus de 20 millions d’euros de gains pendant sa carrière sportive. Mais sa vie a viré au cauchemar et un tribunal londonien l’a même déclaré en faillite en juin 2017. Boris Becker a également été condamné en 2002 par la justice allemande à trois ans de prison avec sursis ainsi qu’à 500.000 euros d’amende pour 1,7 million d’euros d’arriérés d’impôts.

Centrafrique : Un militant du MLPC écrit à MAYTE

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Centrafrique : Un militant du MLPC écrit à MAYTE

 

 

Bangui, le 19 Juin 2018.

Par : Guy Marius MAZI-NZAPAYE, militant du MLPC.

 

Si à Bangui, des compagnes contre la haine et l’intoxication à travers les réseaux sociaux se multiplient, hors de là, certains compatriotes bien connus continuent d’y attiser la haine pour gagner le terrain politique à trois ans de l’élection présidentielle. A travers une live vidéo, Rodrigue Joseph Prudence MAYTE décharge ce qu’un militant du MLPC qualifie de la haine vicérale sur son président Martin ZIGUELE.

Voici la réponse de ce militant à Monsieur Rodrigue Joseph Prudence MAYTE qu’il qualifie, à son tour, de « Journaliste polémiste mouvant » à la recherche d’un toit politique auprès d’un autre leader politique, notamment Anicet George Dologuele après la perte de pouvoir de son ancien parti.

 

 

Monsieur Rodrigue Joseph Prudence MAYTE,

J’ai suivi avec beaucoup d’attention et d’intérêt ta vidéo explicative remplie de haine, de mensonges et de contre-vérités sur le MLPC et son président Monsieur Martin ZIGUELE.

Mayte, toi ancien membre d’honneur de la jeunesse KNK, venu en France en détournant avec tes pairs les 70 millions de F CFA alloués par le président Franois BOZIZE à votre mouvement COCARA armé de balakas. On se souvient que c’est vous qui avez fait entrer la mort en 2003 dans notre pays : libérateur hier, seleka (zakawa) aujourd’hui. Toi ardent défenseur du régime, aux côtés de feu Levy YAKITE es co-responsable de la déchéance de notre nation. Pour un ancien séminariste c’est triste et inquiétant !

Vos propos dans votre live remplissent de contre-vérités et méritent qu’une lumière soit apportée pour éclairer l’opinion qui vous a suivi.

Comment AGD est-il entré à la BDEAC ?

C’est bien de te targuer du passage de AGD à la BDEAC, mais renseignes-toi. Sans rentrer dans les détails, Martin ZIGUELE y est pour beaucoup dans sa nomination. Parler de jalousie ou de haine est un non-sens. Pour preuve, ils s’entendent bien.

Monsieur 10%

Aux élections de 2015, il y avait plus de 30 candidats. Le MLPC, trop occupé à écrire son programme que tu as salué, ne s’est pas adonné à de telles basses. Il faudra chercher la source de cette allégation ailleurs.

Affaire Selekas

Dans cette même période de campagne, le MLPC a essuyé une affabulation jusqu’aujourd’hui non prouvée disant que notre Président aurait amené les Selekas. Je ne te rappelle pas le changement de nom de la même troupe entre 2003 et 2013. Outre ta co-responsabilité dans cela, AGD ne se prive pas jusqu’à récemment à colporter ces affabulations à des populations meurtries. Cela malgré les déclarations de GOUANDJIKA sur les ondes centrafricaines disant clairement que c’est une stratégie ne visant qu’à salir ZIGUELE.

La fonction publique

Travailler à la fonction publique ne veut pas dire qu’on est ignare. Il y a de braves compatriotes qui y ont travaillé toute leur vie. Mépriser ainsi ce corps qu’on aspire à diriger est indigne.

Tolérance zéro

Merci de rappeler à tous que le MLPC, sous le Président PATASSE, luttait contre les détournements. Mais dois-je te rappeler que l’Assemblée Nationale a déposé une motion de censure contre AGD en avril 2000 pour « ne plus servir les intérêts du peuple centrafricain » et « complicité de malversations massives » (c.-à-d. détournements de fonds publics à des fins personnelles). A côté de cela, parler d’une « affaire CEN-SAD » est une aberration et une ignorance du fonctionnement des institutions sous régionales.

Tribalisme

Une fois de plus, vos propos illustrent votre tribalisme inné. Vous avez manqué une occasion de vous taire. Savez-vous le nombre d’habitants ressortissants du Nord ? Connaissez-vous le nombre de cadres, de personnalités politiques issues du Nord ? C’est quoi le Nord ? Bendounga, ressortissant de l’Ouham-Mpendé est Président du MDREC, créé il y a plus de 15 ans. Enoch DERAND-LAKOUE, ressortissant de l’Ouham est Président du PSD. Bozizé ton président d’hier, lui aussi ressortissant de l’Ouham est Président du KNK. Ce Nord ne saurait être le patrimoine de qui que ce soit, et ce ceux malgré ta vision étriquée.

Le MLPC

Le MLPC est une machine de guerre pluraliste. Tout citoyen est libre d’y entrer ou d’en sortir. Un citoyen qui adhère à un parti politique a un minimum d’ambition. Oui, beaucoup de personnes issues du MLPC ou formées par le MLPC en sont sorties grandies et ont fait leur preuve en créant des partis. AGD ne déroge pas à la règle, Premier Ministre sous PATASSE, il a fait son entrée dans la vie politique et la BDEAC sous le mandat MLPC. Bien qu’il ne soit pas MLPC, le MLPC l’a créé. Cela dit, si le MLPC n’empêche pas ses militants tels que BOZIZE de créer un parti, pourquoi ZIGUELE empêcherait AGD un non militant à le faire ? Entre nous, Mayte tu créés des « affaires » de toute pièce parce que tu ne digère pas que le MLPC ait combattu démocratiquement ton parti le KNK. Aujourd’hui URCA, que seras-tu demain ? (l’URCA à vos gardes).

Omar BONGO

Omar BONGO – Paix à son âme- était un homme politique respecté aussi bien en Afrique qu’en Occident. Réduire l’ora, la sagesse de ce Monsieur au fait de partager des billets de banque est une insulte contre sa mémoire, une insulte contre la nation gabonaise, une ingratitude face aux bienfaits de ses multiples médiations en faveur de la Centrafrique. Martin ZIGUELE, alors rejeté par la Bozizemanie s’est rendu au Gabon depuis la France où il était exilé. Vous créez des fictions de toute pièce comme « ZIGUELE à côté du Professeur GOUMBA qui tenait une barre de fer », alors que ZIGUELE n’était pas dans cet avion, et Feu GOUMBA ami de lutte de Barthelemy BOGANDA mérite un minimum de respect !

AGD vs FAT

Le MLPC est un parti structuré. Après les « résultats fabriqués » du premier tour, le MLPC est sorti 4ème. Le candidat TOUADERA a adressé une demande officielle au MLPC via son Bureau politique pour le soutenir. Le Bureau Politique s’est concerté et a répondu favorablement à sa demande par voix élective. Le soutien du MLPC lors du second tour ne relève donc ni d’affinités, ni de ressentiments mais d’une décision collective. Je te concède qu’arithmétiquement l’alliance du 1er et du 3ème devait dépasser celui du 2ème et du 4ème, mais bon on parle d’une élection où pour deux votes effectuées simultanément les législatives étaient frauduleuses et la présidentielle bénie.

La vie politique centrafricaine a besoin de tous ses fils. La diversité constructive ne pourrait que bénéficier à l’élaboration des solutions de sortie de crises.

Merci de votre compréhension.

 

Guy Marius MAZI-NZAPAYE

 

 

Centrafrique : FACA, Il faut des mesures mais aussi des pratiques de politique sociale.

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Centrafrique : FACA, Il faut des mesures mais aussi des pratiques de politique sociale.

 

 

Bangui, le 19 juin 2018.

Par : Robert ENZA, CNC.

 

Les autorités sont entrain de bâtir une nouvelle armée nationale à la hauteur des évènements socio-politiques nés de cette dernière crise et de la fragilité aggravée de l’État. Cette volonté s’explique par les nombreuses réformes à engager dont déjà la réforme du secteur de sécurité (PNS & RSS), la politique de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), le plan national de défense (PND), etc. — une nouvelle vision du futur de notre armée.

C’est tout le sens de la transformation qu’il faut apporter à l’armée, la qualité des hommes ; le travail de sensibilisation, d’éducation, d’instruction, de formation, de style de commandement, de discipline, d’éthique et le sens de la perception de la mission du terrain. Nos militaires commettent souvent des bévues dans leur mission : la négligence et le relâchement.

 

Il consiste également à revoir tous les textes de base qui ont gouverné l’armée jusqu’à ce jour de sa remise en cause. De rédiger les textes d’accompagnement devant canaliser et caractériser la nouvelle armée, pour une meilleure gestion des ressources humaines.

 

Pour permettre à la reconstruction d’aboutir aux résultats escomptés, les autorités doivent penser à élaborer des mesures d’accompagnement et poser des actes concrets et tangibles en vers les militaires, quand ils engagent et exposent leur propre vie pour protéger la vie des citoyens.

La révision de fond en comble du statut général du militaire, resté caduc par rapport à l’évolution sociale, telle que la prise en charge des militaires tombés ou blessés dans des opérations et la prise en charge de leur famille et de leurs ayants droit.

De même, la ré-formalisation claire des critères d’évaluation des hommes de rang, la valorisation des diplômes militaires et extramilitaires et les primes y relatifs, les promotions de fonction et les primes de responsabilités et une procédure brève de radiation dans l’armée des militaires fautifs.

Il faut améliorer substantiellement les conditions de vie et de travail du soldat. Chaque militaire doit avoir, au moins 3 tenues et chaussures tous les 3 ans et être bien équipé pendant les intempéries. En attendant la réalisation des dortoirs dans des casernes et les camps militaires, l’État doit instaurer des primes de logement pour les hommes de troupes, une augmentation pour les primes de risques liés à la vie militaire, et aussi une augmentation sur le salaire, revoir à la hausse la prime générale alimentaire (PGA), et bien nourrir les militaires en opération ou en faction. Le soldat ne doit plus se retrouver sur le terrain d’opération dans un état physique décliné et affalé. La mission est au centre de sa préoccupation et il ne doit plus penser à autre chose d’autre. Mettre le soldat dans de bonnes conditions de travail. Ces mesures sont au tant d’outils qui visent à créer chez le soldat un niveau élevé de motivation.

En effet, la condition militaire recouvre l’ensemble des obligations et des sujétions propres à l’état militaire ainsi que les garanties et les compensations apportées par la Nation aux militaires. Elle inclut les aspects statutaires, économiques, sociaux et cultures susceptibles d’avoir une influence sur l’attractivité de la fonction et les parcours professionnels et le moral des militaires, la situation et l’environnement professionnel, ainsi que les conditions de départ de l’armée et d’emploi après l’exercice du métier de militaire.

Parmi les actions sociales possibles à mettre également en place, celles-ci sans être exhaustives sont de véritables ingrédients d’assaisonnement de la sauce de motivation et de satisfaction morale, cela témoigne aussi de la considération que la Nation leur donne :

 

  1. L’accompagnement budgétaire, en cas difficulté financière dans le budget familial, un accompagnement budgétaire peut être proposé par le Secrétaire général de conditions de vie des militaires. L’accompagnement budgétaire a pour objectif de donner les outils nécessaires pour retrouver une autonomie dans la gestion du budget familial du militaire.
  2. Le prêt personnel plafonné, remboursable sans intérêt, permet de pouvoir bénéficier d’une aide financière ponctuelle sans justifier de son utilisation.
  3. Le prêt social remboursable avec intérêt, lorsque le militaire se trouve dans une situation susceptible d’aggraver son déséquilibre financier, le prêt social peut être attribué seul ou en complément d’un secours, après analyse et évaluation de la situation du militaire. Le prêt social est accordé par le Ministre de la défense.
  4. Le secours ou l’assistance humanitaire, selon les conditions et selon la complainte exprimée par le demandeur, examinée par le Secrétaire général des conditions de vie des militaires et le Ministre de la défense, le militaire peut bénéficier du secours, son montant octroyé par le Ministre est non remboursable.

Ces outils sociaux soutiennent l’abnégation et permettent de travailler dans un élan de résultats.

 

Robert ENZA, association soutien aux FACA.

République démocratique du Congo : l’ancien vice-Président Jean-Pierre Bemba “pourra rentrer au pays” s’il le souhaite, a déclaré un membre du gouvernement congolais.

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République démocratique du Congo : l’ancien vice-Président Jean-Pierre Bemba “pourra rentrer au pays” s’il le souhaite, a déclaré un membre du gouvernement congolais.

 

Bangui, le 18 juin 2018.

Par : Lalibre.be avec CNC.

 

L’ancien vice-président congolais  Jean-Pierre Bemba « pourra  rentrer » en République  démocratique du Congo s’il le  souhaite, a déclaré dimanche le  ministre congolais des Affaires  étrangères sans préciser s’il était  poursuivi par la justice congolaise.  « Jean-Pierre Bemba est parti de sa  propre volonté. S’il veut rentrer, il  pourra rentrer », a déclaré Léonard  She Okitundu dans l’émission  « Internationales » de RFI/Le  Monde/TV5Monde.

« Je ne suis pas en mesure de vous répondre. Je ne suis pas informé que JeanPierre Bemba ait un dossier judiciaire ici », a ajouté le ministre congolais sur  un éventuel mandat d’arrêt émis par la justice congolaise à l’encontre de M.  Bemba.

M. Bemba se trouve depuis vendredi « en liberté provisoire en Belgique en  attendant une décision finale sur sa peine », a indiqué samedi la Cour pénale

RDC: une session extraordinaire du parlement en vue pour débattre du statut des exprésidents

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RDC: une session  extraordinaire du parlement en vue  pour débattre du statut des exprésidents

 

 

Bangui, le 18 juin 2018.

Par : Lalibre.be avec CNC.

 

Le parlement congolais tiendra une session extraordinaire pour débattre  notamment de la loi sur le statut des anciens chefs d’État en République  démocratique du Congo (RDC), ont rapporté plusieurs médias locaux et  internationaux, citant le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku.  Cette session extraordinaire sera organisée à la demande du président Joseph  Kabila, a précisé M. Minaku vendredi, à la clôture de la session ordinaire qui  s’était ouverte le 15 mars. 

Il sera question de l’examen de plusieurs matières dont la loi sur le statut des  anciens chefs d’État, la désignation d’un nouveau membre à la Cour  constitutionnelle, la loi portant sur la taxe de la promotion de l’industrie ou la  loi portant sur les défenseurs des droits humains.

M. Kabila pourrait également faire un discours sur l’État de la nation, selon le  site d’information Actualité.cd.

Le second mandat du président congolais a expiré le 19 décembre 2016 et des  élections, notamment présidentielle – à laquelle M. Kabila n’est plus autorisé à  se représenter -, sont prévues le 23 décembre prochain en RDC. Mais le chef de

CENTRAFRIQUE : PEUT-ON CONTRAINDRE UN CHEF D’ÉTAT STRATÉGIQUEMENT DÉFAILLANT À ASSURER LES DEVOIRS DE SA CHARGE CONFORMÉMENT À LA CONSTITUTION ?

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CENTRAFRIQUE : PEUT-ON CONTRAINDRE UN CHEF D’ÉTAT STRATÉGIQUEMENT DÉFAILLANT À ASSURER LES DEVOIRS DE SA CHARGE CONFORMÉMENT À LA CONSTITUTION ?                                                      

 

 

Bangui, le 18 juin 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Le 30 mars 2016 fut un jour mémorable où tous les centrafricains, en symbiose avec eux même ont décidé de tourner la page sanglante de l’histoire nonobstant des cœurs qui ne cessent de saigner. Les stigmates des conflits armés étaient encore visibles mais l’espoir euphorique d’un peuple meurtri et la liesse populaire qui en résultait donnaient un chèque en blanc à un président inattendu mais démocratiquement élu selon les délibérations de la cour constitutionnelle. Au nom de la paix, des sacrifices ont été consentis par le candidat malheureux qui était pourtant en ballottage favorable au premier tour, les forces vives de la nation ainsi que les groupes armés non conventionnels. Généralement dans ces genres de circonstances, l’élu de la nation n’appartient plus à sa famille politique mais se doit d’être un président rassembleur avec un gouvernement d’union nationale qui sollicite les services et concours de toutes les compétences nationales en vue de la reconstruction durable du pays.

 

La première erreur commise par le président de la république est celle d’ignorer qu’il a hérité d’un État failli, agonisant et perfusé grâce aux différents concours de la communauté internationale. Fort de ce qui précède, un gouvernement de récompense ou de remerciement n’avait pas de droit de cité ainsi que l’option de négocier avec les groupes rebelles, la détérioration alarmante et à grande échelle de la situation humanitaire, l’entrée des groupes armés non conventionnels au gouvernement en violation des dispositions constitutionnelles etc… À ces multiples errements, s’ajoutent l’isolement provoqué dans la sous région d’Afrique centrale, Le bras de fer ou le défi proposé à l’ancienne puissance coloniale, enfin l’incompréhensible partenariat militaire russe qui sonne le glas de l’affront. Au sommet de l’Etat, on ne cesse d’enregistrer des stratégies qui ne prospèrent, de multiples violation de dispositions conventionnelles à l’instar du serment sans oublier le déni de sécuriser le pays. Très vite, le doute s’installe sur la capacité de notre célèbre mathématicien à gérer le pays, à endiguer la crise et surtout la volonté réelle d’assurer les devoirs de sa charge.

S’agissant du manque de volonté de changer d’orientation en cas d’échec, le citoyen lambda estomaqué s’interroge : Peut-on contraindre le président de la république de changer d’orientation politique ou de l’adapter à la réalité du terrain ? Dans l’affirmative, comment contraindre l’élu de la nation en panne d’inspiration de prendre ses responsabilités ? Existe t-il des moyens ou procédures démocratiques pour le contredire ou le contraindre à changer de cap ? A quoi servent l’opposition démocratique, la société civile, les parlementaires ainsi que les syndicats ? Dans le contexte centrafricain, la pression extérieure peut-elle influencer les orientations politiques nationales ?

L’isolement total provoqué par le pouvoir actuel n’aura t-il pas des interférences ou incidences sur notre quasi dépendance budgétaire à l’aide extérieure ? Par ailleurs, la grave pénurie du carburant est-elle encore la dérivée de manœuvres de pression et d’étouffement ou simplement d’une banale défaillance logistique ? Lors de la prestation de serment, le président de la république a promis prioritairement la sécurité. Par projection exponentielle, l’insécurité, la psychose et la caravane de la mort accompagneront-ils le quinquennat ?

Loin d’abdiquer, le président de la république doit se montrer tranchant et décisif en tirant les leçons qui s’imposent et de changer d’orientation politique car la défaillance stratégique se résume aux choix, méthodes non adaptés aux priorités du peuple. En guise propositions et en attendant la colère de la rue, le Président de la république doit mettre en place et de façon urgente un gouvernement d’union nationale dirigé par une charismatique personnalité issue de l’opposition démocratique avec un accent particulier sur le renouvellement de la génération  au sein de la machine administrative. Enfin, le chef de l’Etat doit mener une nouvelle offensive diplomatique pour reconquérir la confiance perdue auprès des partenaires et cela dans le respect des précédents engagements paraphés conformément au principe de continuité de l’Etat.

Pour finir, une curieuse question ne cesse de nous brûler les lèvres…lors de la 21eme coupe du monde en Russie, le cœur du pouvoir centrafricain va battre pour la sélection russe ou pour le coq sportif ? Évidemment que nous ne pouvons répondre en lieu et place du pouvoir…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU                                   Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062

Centrafrique : mort de l’autoproclamé général Ahamat Bahar du MNLRC.

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L’autoproclamé Ahamat Bahar du MNLRC. AFP photo.

 

 

Centrafrique : mort de l’autoproclamé général Ahamat Bahar du MNLRC.

 

 

Bangui, le 16 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Même si la nouvelle n’a pas été  encore officiellement confirmée par son mouvement, des sources indépendantes la confirment à CNC. Le mercredi dernier, le Patron du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC), l’autoproclamé Ahamat Bahar serait mort de sa maladie dans un hôpital de Khartoum, capitale de la République islamique du Soudan.

 

D’après une source sécuritaire bien informée contactée au téléphone, le criminel de guerre Ahamat Bahar aurait laissé sa vie le mercredi 13 juin dernier dans la capitale soudanaise Khartoum où il avait été admis pour des soins médicaux d’urgence dans un hôpital du coin.

Cependant, son mouvement, qui est déjà rattaché depuis plusieurs semaines au mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) d’un autre général criminel autoproclamé Mahamat Al-Khatim, n’a pas encore confirmé la nouvelle de la mort de son chef Bahar.

Rappelons que la mort du criminel Bahar, si elle est confirmée bien sur, est survenue seulement quelques semaines après celle d’un autre chef de guerre et criminel Siddiki du mouvement 3R.

L’autoproclamé Ahamat Bahar, qui est natif de la Vakaga au nord de la RCA, a débuté sa carrière criminelle dans le mouvement patriotique pour le Centrafrique (MPC) dans lequel il fut l’un des généraux plus puissants avant de quitter pour former son propre mouvement dénommé MNLRC basé dans l’Ouham-Péndé,  aux alentours de Paoua.

Le 26 décembre dernier, son mouvement, dans un combat sanglant, affrontai durant plusieurs semaines le mouvement Révolution Justice(RJ) dirigée par l’ex-ministre Armel Sayo, faisant au passage des centaines des morts civils et plusieurs milliers des déplacés internes et externes dans la région de Paoua et de Bétoko, poussant ainsi les forces de la Minusca (Mission de l’ONU en Centrafrique) à intervenir pour les chasser du secteur.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : l’EUTM-RCA et la mise en œuvre de la reforme du secteur de la défense centrafricaine.

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La délégation de l’Union Européenne (EUDEL) en République centrafricaine a organisé le vendredi 15 juin 2018 une conférence de presse pour les journalistes locaux.
Cette conférence a été présidée par Samuela ISOPI, ambassadrice et cheffe de la délégation, en présence du général Herminio MAIO, commandant la mission d’entrainement de l’Union Européenne (EUTM-RCA), de Paolo CURRADI, chef de la section Coopération de l’EUDEL et de Serge, le chef du service en charge de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire.

 

 

Centrafrique : L’EUTM-RCA et la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense centrafricaine

 

EUTM RCA 2018
Mission d’entrainement de l’union européenne

 

Cellule communication                  

 

 

Communiqué de presse
 

 

 

 

La mission de l’EUTM-RCA a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans et devrait être reconduite jusqu’en 2020. Ce mandat permet de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme dans le secteur de la défense (DSR), contribuant ainsi à la réforme du secteur de la sécurité (SSR). L’objectif est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée moderne, efficace, ethniquement équilibrée et démocratiquement responsable.

Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation. Au terme de son premier mandat de deux ans l’EUTM a conseillé, formé et entraîné plus de 3000 soldats, hommes et femmes des forces armées centrafricaines.

  • La mission a dispensé des conseils stratégiques aux autorités politiques et militaires, tant dans le domaine des opérations (participation au centre de conduite des opérations, appui à la planification) que dans celui de l’élaboration de documents majeurs (Plan National de Défense, loi de programmation militaire). Elle conduit également l’étude de projets visant à soutenir le déploiement des FACA (projets d’infrastructures et d’équipements financés par l’Union européenne)
  • D’autre part la mission a procédé à la formation de trois bataillons d’infanterie déployables (BIT 1 et 3 déjà prêts ; BIT 2 en phase finale de formation) et à la validation de trois unités spécialisées (groupement spécial de protection républicaine, forces spéciales et renseignement), tout en prodiguant des instructions spécifiques à 886 officiers et sous-officiers (transmissions, moniteur de tirs de combat, etc).
  • Enfin, EUTM-RCA a permis la réintégration de 232 anciens rebelles au sein de l’armée centrafricaine dans le cadre du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR). Au regard de l’enjeu majeur de ce processus pour la paix en Centrafrique, la mission envisage de poursuivre sa contribution dans le cadre du plan national de DDRR.

 

Sur le premier semestre 2018, l’EUTM-RCA a formé 900 soldats (un bataillon complet et un contingent du projet DDRR) et appuyé le déploiement opérationnel des FACA (conseil de planification et de conduite des opérations).

Le prochain mandat de l’EUTM-RCA (2018-2020) va poursuivre cette action et l’étendre dans l’esprit du Plan National de Défense signé par le Président de la République, Chef Suprême des Armées. En effet, l’EUTM RCA continue son engagement et pourrait accompagner la réhabilitation du centre de formation et entrainement des FACA à Bouar, en concourant directement à la formation des sous-officiers centrafricains.

L’objectif final d’EUTM-RCA reste inchangé : favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces armées centrafricaines pour permettre leur déploiement et donc l’extension de l’autorité de l’État, tout comme l’intégrité du territoire national. Parce que les FACA assurent la présence légitime de l’état de droit et la paix, elles améliorent les conditions de sécurité et de développement pour tous les citoyens centrafricains.

 

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO

PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

AFRIQUE-EUROPE : MIGRANTS, LES DAMNES

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AFRIQUE-EUROPE : MIGRANTS, LES DAMNES

 

 

 

Bangui, le 15 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

AUX PORTES DE L’EUROPE CHRÉTIENNE, DES MIGRANTS EN ERRANCE

          L’Aquarius, un bateau affrété par l’ONG SOS Méditerranée soutenue par Médecins sans frontières, vient de recueillir plus de 600 migrants en plein mer alors que, désespérés, ils hurlaient au secours dans leurs embarcations de fortune.

          L’Europe chrétienne se calfeutre, se barricade, craignant « d’être envahie par des hordes d’Africains affamés. » Tandis que des calamités de toutes sortes ébranlent l’humanité, l’Europe semble ne se préoccuper que des migrants. Les partis d’extrême-droite, relayés par une certaine presse complaisante, attisent les peurs de leurs congénères à longueur de journée en brandissant le syndrome du « grand remplacement ». Une peur détestable étreint les Européens. Peur d’être submergés par des groupes de migrants surgissant de toutes parts. Peur de perdre leur culture, leur façon de vivre. Partout dans le vieux continent, les partis extrémistes fleurissent, avec leur sémantique relevant de la pire xénophobie, du racisme, du rejet de l’autre. Insidieusement, l’Europe chrétienne bascule dans le camp des égoïstes, des indifférents, des adeptes de la « non-assistance à personne en danger de mort. » 

          Cette attitude ne devrait-elle pas interpeller le Souverain Pontife ? On attendrait de lui qu’il somme ses ouailles de faire œuvre de charité afin de respecter les enseignements de la Bible.

 

L’UNION EUROPÉENNE ÉBRANLÉE

          Aux dernières nouvelles, on apprend la création d’un « axe » contre l’immigration, initié par trois ministres conservateurs d’extrême-droite : le chancelier autrichien, Sébastian Kurz, le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, et le tout nouveau ministre de l’Intérieur italien de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, par qui le scandale de l’Aquarius est apparu.

          La coalition des populistes conservateurs et xénophobes européens constitue une menace pour la cohésion de l’Europe. C’est une sorte de collectif fasciste contre les ressortissants d’Afrique et d’ailleurs. La France, « pays des Droits de l’Homme », devrait sortir de la confusion et stigmatiser avec force cette dérive indigne du vieux continent chrétien. L’errance de l’Aquarius en Méditerranée rappelle le souvenir douloureux de l’Exodus, ce bateau qui transportait des juifs indésirables en Europe. Doit-on laisser se répéter cette ignominie dans celle d’aujourd’hui ? Est-ce qu’on ne pourrait  pas attendre de la France qu’elle rejoigne l’Espagne et la Grèce qui proposent d’accueillir les migrants ? Le nouveau gouvernement socialiste espagnol, pour sa part, n’a pas hésité à donner immédiatement son accord pour que l’Aquarius accoste à Valence. Une bougie dans la tempête…

 

 L’INSUPPORTABLE SILENCE DE LUNION AFRICAINE

Comme d’habitude, malheureusement, l’Union Africaine est aux abonnés absents. Après des milliers de morts en Méditerranée, après la vente aux enchères ignominieuse de migrants en Libye, aucune initiative n’a été engagée par les États africains pour venir au secours de leurs ressortissants qui vont se fracasser contre les murs de l’Europe. C’est consternant.

          Au lieu de piller les ressources destinées au développement de l’Afrique, au lieu de s’enrichir outrageusement et de ripailler cyniquement, en laissant leurs populations mourir de faim, confinées dans une pauvreté indicible ou obligées de prendre les chemins incertains de l’exode, les dirigeants africains seraient bien avisés de trouver des solutions pour donner de l’espoir à leurs ressortissants sur leur sol. Car les moyens et les possibilités existent sur le continent. Mais la volonté politique fait défaut aux despotes de l’Afrique.

          Et pourtant, il s’agit bien de l’honneur des peuples africains. De leur dignité. Il faut tout faire pour retenir l’Africain sur son sol. Il en va de la paix dans le monde. Si les États africains ne prennent pas la mesure du cataclysme humanitaire annoncé, ce sont des foyers de guerres civiles que l’humanité se prépare. On ne pourra jamais empêcher des femmes et des hommes, qui fuient la faim et la mort, de partir vers un monde qu’ils espèrent meilleur.

                                                        JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 (14 juin 2018)

 

 

 

Centrafrique : La faction séléka du Rprc condamne le meurtre de l’une de ses soldats au Km5

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Centrafrique : La faction séléka du Rprc condamne le meurtre de l’une de ses soldats au Km5

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Aradia Idriss, une des éléments ex-séléka du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (Rprc) dirigé par l’actuel Ministre en charge du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert Gotran Djono Ahaba, a été horriblement assassinée au Km5. Alors que la victime venait juste d’être réincorporée dans les Forces armées centrafricaines (Faca) après une formation dans le cadre du projet pilote de DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants). Le Rprc très affecté par ce crime, condamne cet acte odieux.

Les faits remontent au 2 juin dernier, aux environs de 18 heures, au quartier Bea-Rex où Aradia a été kidnappée par des hommes armés, puis sauvagement violée avant d’être exécutée de deux balles et son corps jeté dans un puits un peu plus loin au quartier Kina.

Dans le communiqué de presse signé du Coordonnateur national du Rprc, Abakar Moustapha, le 6 juin dernier dont CNC vient de recevoir copie, le mouvement a qualifié de « terroriste » cet acte qu’il estime être « une provocation visant à créer d’autres escalades ». Toutefois, le mouvement rebelle de Djono Ahaba se veut serein : « au-delà de la douleur, le Rprc reste lucide et dit que rien ne saurait l’écarter de la voie de la paix qu’il a résolument choisie ».

Par la même voie, le Rprc lance un appel à ses membres de s’abstenir de tout acte de vengeance, mais de laisser à la justice de leur pays le soin de mener ses enquêtes. Le mouvement demande également aux autorités et aux forces internationales de tout faire pour protéger les citoyens engagés pour le retour de la paix et la défense de la patrie.

Notons que lors de sa dernière conférence de presse, la Ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara a elle aussi condamné cet assassinat.

 

Centrafrique : Journée internationale de don de sang avec le personnel de la société de téléphonie Telecel

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Centrafrique : Journée internationale de don de sang avec le personnel de la société de téléphonie Telecel

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La dernière crise militaro-politique en République centrafricaine a aggravé la situation déjà très critique de besoin de sang au niveau des formations sanitaires nationales. A l’occasion de la Journée internationale de don de sang célébrée à travers le monde, le 14 juin de chaque année, la société de téléphonie mobile Telecel-Centrafrique et tout son personnel se sont lancés dans une vaste campagne de mobilisation et de don de sang pour accroitre la disponibilité en poches de sang dans les hôpitaux, en vue de sauver des personnes qui sont dans le besoin.

Le personnel de ladite société, depuis son Direction général jusqu’aux derniers employés, a été invité à donner de leur sang au profit des personnes malades, ceci dans le cadre journée internationale de don de sang, célébrée ce 14 juin, à travers le monde. L’opération de don de sang initiée par Telecel ne date pas d’aujourd’hui, l’on est déjà à la 5ème édition. A chaque année, une centaine de personnel de ladite société de téléphonie, sous l’impulsion de leur Directeur général, donnent leur sang.

« Nous disposons d’un Département social à part entière qui s’occupe d’aide aux populations vulnérables. C’est ce Département qui avait lancé, depuis 2012, l’initiative de don de sang au niveau du personnel de Telecel, en vue d’aider les personnes qui souffrent dans les hôpitaux », a rappelé Gabriella Guégbélé, Responsable sociale et communication de Telecel avant d’ajouter que « Pour cette année 2018, nous sommes en train de pousser beaucoup plus de gens à donner leur sang et d’inciter d’autres partenaires à appuyer le Centre de transfusion sanguine et la Fédération nationale de donneurs bénévoles de sang pour mieux voler au secours des populations en détresse ».

Rappelons que depuis 2016, la société Telecel dans sa campagne de don de sang a mis en place un système de contribution nationale par voix de SMS, de 15 F.CFA par jour auprès de ses abonnés dont le montant collecté doit permettre d’appuyer les structures nationales en charge de don de sang, notamment le Centre national de transfusion sanguine et la Fédération nationale des donneurs bénévoles de sang.

Un des donneurs, M. Philippe Wangaye, Personnel de l’Administration générale rattachée à la Direction générale de Telecel, s’est réjoui de pourvoir donner son sang : « Vous savez que le sang ne se fabrique pas et que présentement, notre pays traverse une crise où beaucoup de personnes ont besoin de sang pour être soigné. Voilà pourquoi, personnellement, j’ai décidé de venir, à travers cette campagne initiée par notre société, Telecel, pour donner mon sang. C’est un geste important auquel j’invite tous les Centrafricains pour sauver la vie à nos compatriotes qui en ont besoin ».

L’initiative a été très saluée par Pasteur Dieudonné Yafara, Président de la Fédération centrafricaine de donneurs bénévoles de sang. « Je dois d’abord dire que Telecel qui est une société commerciale fait partie de nos partenaires privilégiés que je tiens ici à remercier très sincèrement. Depuis six ans, et en prélude à la grande journée internationale de don de sang, cette société et tout son personnel nous invitent à venir prélever de sang dans le cadre d’une campagne spéciale de don de sang qu’elle organise », a-t-il affirmé.

A en croire Pasteur Dieudonné Yafara, à ce jour, le besoin en matière de sang est énorme en RCA, car pour une population de 5 millions d’habitants, le pays ne compte que 12 000 donneurs bénévoles de sang. Ce dernier plaide pour que d’autres partenaires intervenir aux côtés de Telecel pour aider les institutions de don de sang tout en félicitant la Mairie de Bangui et d’Atlas Décor pour leur aide.

La RDC se penche sur ses immenses potentiels et ses blocages économiques

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La RDC se penche sur ses immenses  potentiels et ses blocages  économiques

 

 

Bangui, le 14 juin 2018.

Par : Lalibre.be

 

La République démocratique du Congo (RDC) tente  d’oublier son interminable crise politique le temps de deux  rendez-vous économiques avec au programme l’immense  potentiel du plus grand pays d’Afrique sub-saharienne et  ses nombreux blocages juridiques, infrastructurels et  humains. A Lubumbashi, dans le Katanga minier (sud), les  grandes sociétés (Glencore, Rangold…) convergent vers la  « DRC Mining Week » de mercredi à vendredi sur fond de  bras de fer avec les autorités autour du nouveau code  minier promulgué en mars par le président Joseph Kabila.

Sept sociétés étrangères qui exploitent les multiples richesses du Congo  (cobalt, cuivre, or, coltan…) ont menacé de saisir la justice contre la remise en  cause de la stabilité de leur contrat et l’augmentation des taxes sur leurs profits.

Le déficit énergétique de la RDC, où coule le deuxième fleuve le plus puissant  du monde, sera également au coeur des débats.

A Kinshasa, la « sécurisation des affaires » est le thème de la cinquième  « semaine française » organisée par la chambre de commerce franco-congolaise  de jeudi à samedi.

Assurances, embauche et licenciement, sécurité juridique, loi sur la soustraitance, financement: « Premier pays francophone au monde avec près de 74  millions d’habitants, la RDC présente de vrais potentiels », affirme la Chambre

Centrafrique : vers un isolement total de Touadera du pouvoir

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Centrafrique : vers un isolement total de Touadera du pouvoir

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma Cnc

 

Après plus de deux ans à la tête de l’État, un réel doute désormais s’installe sur la capacité de Faustin Archange Touadera à gérer le pouvoir. Jour après jour, il détruit quasiment tous les acquis sociopolitiques, sécuritaires laissés par sa prédécesseur Madame Catherine Samba-Panza, sous l’impulsion de la Communauté internationale. Des tractations sont en court afin d’émietter son pouvoir. C’est l’objet du périple marathon du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Brazzaville, N’Djamena et Addis-Abeba. Enquête.

Connue pour son instabilité chronique, la Centrafrique est devenue un pays sans maitre et ni loi. Une jungle où des groupes armés font la pluie et le beau temps et le Chef de l’État, Faustin Archange Touadera, la transforme en un clan qu’il la gouverne à la manière du Maire de sa ville de Damara. Il s’est lui-même hissé au-dessus la loi et laisse son gouvernement bat de l’aile comme une termite ailée à la recherche de la lumière.

D’après une source bien renseignée, Faustin Archange Touadera, sous l’impulsion de son Directeur de cabinet, avait signé avec plusieurs sociétés russes des accords financiers et commerciaux et plusieurs permis de recherches et d’exploitations leur ont été donnés, sans se soucier des dispositions de l’article 60 de la Constitution qui exige à ce que l’Assemblée nationale donne son aval. C’est ce qui a choqué l’ensemble des partenaires du pays, en tête les USA et la France.

Jean-Yves Le Drian : « J’ai évoqué cette question avec le ministre Lavrov lorsque je l’ai vu après Saint-Pétersbourg. Nous sommes tout à fait déterminés à ce que les engagements constitutionnels, électoraux et militaires qui ont présidé à l’arrivée du président Touadera peuvent être respectés sans l’ingérence d’acteurs étrangers ».

Quels sont ces engagements ?

Engagements constitutionnels : article 60 de celle-ci qui exige à ce que l’Assemblée nationale ou le bureau de cette Assemblée, selon un avis juridique de la Cour Constitutionnelle centrafricaine, étudie au préalable l’accord et donne ensuite son aval. Ce qui n’est pas le cas dans les accords secrets passés avec les Russes par le seul président Touadera.

Engagements électoraux et sécuritaires : l’achèvement de DDR et RRS avant tout redéploiement des FACAs sur le terrain. Force est de constater que les FACAs se déploient sur instruction d’un autre état-major, notamment russe que l’état-major propre à ces FACAs. C’est ce que Le Drian qualifie « de l’ingérence d’acteurs étrangers ».

Pour la Communauté internationale, le retour aux violences comme mode de résolution de conflits, les tueries à grande échelle et l’augmentation des nombres des personnes déplacées prouvent que Faustin Archange Touadera n’est pas l’homme de la situation.

« Il est là, avec son Premier ministre, que pour faire des affaires ». Propos d’un diplomate de l’Union africaine.

« Regarde comment Sarandji construit simultanément trois immeubles R+1 à Bangui et Bégoua » conclut notre diplomate.

« En deux ans de règne, il n’a produit aucun résultat visible » a fait savoir à CNC un autre diplomate européen en poste à Bangui et qui poursuit « il faut confier désormais son plein pouvoir à quelqu’un d’autre ».

Quelqu’un d’autres : qui et comment ?

Un nouveau Premier ministre lors du énième dialogue placé sous l’égide de l’Union africaine qui va s’ouvrir dans les semaines à venir, le 5 juillet prochain, si les acteurs militaires notamment les rebelles et l’acteur politique, le Premier ministre Sarandji font franche jeu, d’après une source autorisée auprès de l’Union africaine à Bangui.

D’après cette source, François Bozizé sera le dernier chef de guerre que le Panel des Facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine compte le rencontrer d’ici le 20 juin prochain.

Le document-cadre du dialogue consulté par CNC et actuellement à l’étude comporte certains points dévoilés par David Brownstein  chargé d’Affaires américain en Centrafrique lors de son point de presse du 24 avril dernier.

Lesquels…..?

« Un dialogue inclusif et contraignant; un dialogue qui force les décisions et qui cadre un vrai plan avec des carreaux : développement, participation dans le gouvernement et partage de toutes les ressources de manière équitable entre le peuple….».

Le mot qui agite et tremble : Participation dans le gouvernement.

D’après nos informations, majorité présidentielle, société civile et groupes armés dit les « Nairobistes » réclament la Primature. Et le schéma à mettre en place ressemble plus ou moins aux schémas imposés à Francois Bozize alors Chef de l’État et Catherine Samba-Panza. « Un Premier ministre inamovible avec tous les pouvoirs »

Contacté par CNC, un cadre militaire de la Séléka proche de Nouredine nous a fait savoir que sa coalition, pour signer l’Accord, doit obtenir la Primature; Eau et Forêt et la Défense. Ce qui n’est du gout de l’ensemble des cadres proches du président Touadera.

« Ils ont l’Assemblée nationale et demandent à avoir en plus la Primature. Ça ne passera pas » clame un député de Cœur uni.

Un situation confuse pour Touadera

Face à ces tractations, le président Touadera et son Premier ministre Sarandji s’emmêlent les pinceaux. D’après une source résidentielle, Sarandji était sorti très nerveux avant-hier nuit après une rencontre avec son patron chez lui à Boye-rabe.

D’après cette source, le président Touadera envisage de nommer un nouveau Premier ministre plus connu, proche de l’Occident et issu de son rang d’ici la fin de cette semaine et aurait demandé à son Premier ministre de lui présenter sa démission.

« Négatif » renchérit Sarandji, qui une fois au bureau hier, chante sa chanson :

« J’ai fait de Touadera ce qu’il est aujourd’hui. La Primature durant son mandat me suffit. Et je dois garder pendant qu’il garde le Palais. Un point! Un trait ».

Difficile d’imager la suite. Mais une chose est sûre, ce dialogue va émietter, qu’il le veuille ou pas, le pouvoir de Touadera pour ne pas dire, comme veut le titre, isoler totalement Touadera du pouvoir acquis par défaut le 30 mars 2016.

 

Copyright2018CNC.

 

Centrafrique : Un casque bleu burundais tué à Bambari.

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Centrafrique : Un casque bleu burundais tué à Bambari.

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

C’est lors d’une patrouille du contingent Burundais de la Minusca que le drame s’est produit, dimanche 10 juin dernier en fin d’après-midi. La patrouille a été prise à parti par un groupe d’hommes armés non identifié selon la Minusca. Un casque bleu du contingent burundais a été mortellement atteint par balle. C’est finalement lundi en fin d’après-midi que la mission de l’Onu en Centrafrique va confirmer l’information dans un communiqué de presse rendu public à cet effet.

« Le dimanche en fin d’après-midi, une patrouille de casques bleus burundais a été attaquée à Bambari par des éléments armés non identifiés, sur l’axe entre l’aérodrome et le centre-ville. Un casque bleu burundais a perdu la vie et un autre a été grièvement blessé », indiqué la Minusca. Alors dans la matinée du même dimanche, un convoi des Faca (Forces armées centrafricaines) qui était accompagné par des casques bleus, a essuyé des tirs par des présumés éléments du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (Upc). Ce convoi avait quitté Grimari (Ouaka) et se dirigeait vers Bangassou (sud-est).

La Minusca, dans le même communiqué « condamne fermement les deux attaques perpétrées dimanche contre un convoi des Forces armées centrafricaines (Faca) ainsi que l’une de ses patrouilles, dans la préfecture de la Ouaka (centre de la Rca) », en exprimant ses sincères condoléances à la famille du casque bleu et au Gouvernement du Burundi et en souhaite un prompt rétablissement aux soldats blessés.

« La Minusca réitère sa vive indignation face à la multiplication des attaques contre ses troupes, qui n’ont d’autres objectifs que d’entraver les efforts du Gouvernement centrafricain et de la Minusca en faveur de la restauration progressive de l’autorité de l’Etat dans le pays, indispensables au retour de la paix et de la stabilité », poursuit le communiqué avant de rappeler que les attaques visant les Casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

Notons qu’aux dernières nouvelles, la ville de Bambari a retrouvé un calme précaire. De sources proches du Ministère de la défense, le convoi des Faca à destination de Bangassou qui a été attaqué à Bambari est resté terré à 3 km de la ville en attendant un nouvel ordre de Bangui.

 

NDLR : de source concordante, l’attaque contre les soldats burundais aurait été perpétrée par les miliciens Anti-balaka.

CENTRAFRIQUE : LE SYNDROME DES SOCIÉTÉS CONCESSIONNAIRES (1)

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CENTRAFRIQUE : LE SYNDROME DES SOCIÉTÉS CONCESSIONNAIRES (1)

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’ENFER AU QUOTIDIEN

         Les bandes armées ont remis au goût du jour le syndrome des sociétés concessionnaires de sinistre mémoire. Les ex-Sélékas se sont emparés de 80% du territoire centrafricain – comme les colons qui, à l’époque, se faisaient attribuer des parcelles sans état d’âme. Ils se livrent à des exactions ignominieuses sur les populations, comme les colons sanguinaires d’autrefois.

         Ces populations, abandonnées par le pouvoir central, vivent un véritable calvaire. Les factions sélékistes, rendues ivres par leur capacité militaire face à un gouvernement désarmé, semblent décidées à transformer les provinces qu’elles occupent en califats, au prix du sang et des cadavres. Innocentes victimes de leur folie meurtrière, les populations sont prises en otage et soumises à un ordre nouveau de type fasciste.

         Leurs appels au secours ne semblent pas atteindre les oreilles des gouvernants. Bunkérisées dans la capitale devenue une sorte de citadelle, calfeutrées dans leurs ministères climatisés, les autorités donnent l’impression d’ignorer la barbarie qui frappe le peuple selon des méthodes de terroristes – à moins qu’il ne s’agisse d’incompétence ou d’un manque de courage politique.

         L’attitude du gouvernement face au martyre des populations choque et interpelle. S’il persiste à montrer son incapacité à protéger les populations, il va devenir inévitable pour le président Touadera de procéder à un remaniement gouvernemental en profondeur. L’intérêt de la nation doit être au-dessus des considérations claniques aussi bien que partisanes et des amitiés particulières.

 

LE MARTYRE DE BAMBARI

         La paisible petite ville a été transformée par les ex-Sélékas de l’Unité du Peuple Centrafricain (UPC) d’Ali Darassa en ville martyre : occupation de la gendarmerie après en avoir chassé les occupants qui ont pris la fuite, abandonnant la caserne et les habitants ; attaque d’un commissariat à l’arme lourde ; incendies de maisons ; exécutions en masse d’habitants sans discernement, femmes, enfants et vieillards compris. Des scènes qui rappellent les exactions nazies pendant la seconde guerre mondiale.

         La bataille pour le contrôle des matières premières a fait rage, la faction sélékiste de l’Unité du Peuple Centrafricain faisant face à une milice d’auto-défense hâtivement formée. Les habitants, pris en otage dans ces affrontements à l’arme lourde, ont pris massivement le chemin de l’exil.

         Les mêmes scènes de terreur et de chaos se sont abattues sur Bangassou, Ndele et d’autres villes occupées par des factions d’ex-Sélékas. Des comportements particulièrement cruels accompagnent le cheminement infernal de ces bandes armées qui semblent possédées par les démons de la violence.

         Si le gouvernement continue dans sa politique suicidaire : « attendons de voir », il est à craindre que la pérennité de la République Centrafricaine en tant qu’Etat démocratique, laïc et indivisible, ne soit plus assurée.

 

UNE PAIX PRISE EN OTAGE PAR LES ENNEMIS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

L’idéologie fascisante des rebelles, dépourvus de tout instinct humanitaire, risque de précipiter le pays dans un inconnu apocalyptique. Le silence du gouvernement devant tant de menaces, l’absence de réactions indignées des gouvernants face aux massacres et à l’occupation du territoire par des mercenaires utilisant des méthodes terroristes, sont en train de sonner le glas d’un pays souverain.

         La situation s’est aggravée depuis la nouvelle intrusion, particulièrement néfaste, des puissances étrangères, qui semblent vouloir désintégrer la Centrafrique afin de s’emparer des immenses richesses de son sous-sol.

         La colère de la France face au retour des Russes en République Centrafricaine vient complexifier la situation, avec le risque d’importer la guerre froide entre l’ouest et l’est en Centrafrique. Le pays n’en a vraiment pas besoin.

MOBILISATION INDISPENSABLE DU PEUPLE POUR SAUVER SON PAYS

         La seule issue qui pourrait être bénéfique pour la Centrafrique dépend surtout de la mobilisation de ses citoyens face aux menaces. Leur détermination devrait pouvoir obliger les gouvernants à sortir de leur politique de démission inacceptable.

         Si on considère le vide laissé depuis trois ans face aux violences par le pouvoir, les comportements abjects et condamnables de certains contingents de Casques bleus, les Mauritaniens notamment, fortement soupçonnés de collusion confessionnelle à Bambari avec les factions sélékistes, prenant parti pour les populations de confession musulmane, allant même jusqu’à vendre des armes aux rebelles, si on prend enfin en compte l’échec de la Minusca dans ses missions de paix et de protection de la population, le rassemblement du peuple centrafricain face aux périls devient, non seulement souhaitable, mais, plus encore, inévitable. C’est lui qui parviendra à prendre en main les rênes de son pays et deviendra le maître de son destin.

                                                                                                                                          

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(11 juin 2018)

 

 

 

                                                                                                                

 

Centrafrique :Un nouvel hôpital installé par les Russes à Ouadda

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Centrafrique :Un nouvel hôpital installé par les Russes à Ouadda

 

 

Bangui, le 13 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La délégation russe en République centrafricaine, par le truchement de son service de communication que dirige M. Andrey Elinskiy, a communiqué sur l’installation d’un nouvel hôpital à Ouadda. Ces localités du Nord plus éloignées de la capitale au point de se sentir abandonnées, préoccupent le Président Touadera d’où son appel de pied aux partenaires Russes d’intervenir dans ces localités au profit de la population.

La vaste action menée par la délégation russe en République centrafricaine dans le grand Nord du pays est essentiellement humanitaire. Elle a consisté en la distribution de vivres et non-vivres aux personnes les plus affectées, d’une part, et d’autre part, l’installation des hôpitaux mobiles. Cette approche de la Russie, faut-il le rappeler, a été déjà soulignée le 30 mai 2018 par l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en République centrafricaine, M. Sergey Lobanov lors de la cérémonie de fin de formation des Forces armées centrafricaines (FACA) par les Instructeurs Russes à Bérengo.

Le diplomate Russe a fait savoir que la coopération entre la Russie et la RCA est pour le moment focalisée sur l’action humanitaire et le développement économique qui ne sauraient s’établir sans la sécurité et la stabilité politique.

Dans le cadre des installations des hôpitaux, les villes de Bria et de Ouadda sont dotées de nouvelles structures hospitalières, grâce à la coopération entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie comme l’indique le communiqué ci-contre. La ville de Bria va voir son hôpital installé dans les prochains jours.

Notons que l’intervention humanitaire russe a débuté mi-avril dernier avec la distribution des vivres et non-vivres aux habitants de Km5. Cela a été immédiatement suivie de la grande opération de distribution à travers le pays qui a visé le Grand Nord où une colonne de 12 camions remplis d’aide humanitaire et des kits médicaux, venue de la base russe de Soudan a desservi les villes de Birao, Ndélé, Kaga Bandoro, Sibut, Bambari, Bria et Bangui.

CENTRAFRIQUE : LES FACA ET NOUS

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CENTRAFRIQUE : LES FACA ET NOUS

 

 

Bangui, le 12 juin 2018.

Par : Robert ENZA, CNC.

 

Nous avons déjà dit que notre armée était une copie chétive à l’image de l’armée coloniale ; une armée de répression et des opérations « hiboux » ; une armée instrument de domination du pouvoir. De son existence, notre armée a vécu aux rythmes des coups d’état, des mutineries et a servi dans une plus grande mesure le maréchal Bokassa à défaire la République par un empire chétif et ridicule en 1976. Elle a réprimé de toute sa force les évènements des étudiants et élèves de 1979. Elle a fait couler du sang, des centaines de personnes ont souffert et souffrent encore de la disparition de leurs proches, de la persécution, de la torture.

 

Aujourd’hui, elle a vieilli, et les officiers et les généraux trop âgés pantouflent dans une inactivité totale. Notre armée est hostile à l’idée d’introduire des civils dans sa gestion opaque qu’elle veut exclusivement militaire ; il faut une complémentarité (militaire et civil) dans la gestion.

 

Son administration échappe totalement aux contrôles internes, aux surveillances et aux procédures de gestion qui sont des pratiques éprouvées de bonne gestion. Son organigramme tentaculaire et pantouflard est établi pour une activité insignifiante voire inexistante, le personnel administratif est au beurre et touche des sinécures en guise de primes de fonction à ne rien faire.

 

 

 

Sa gestion est assurée à l’avantage des officiers et des « fils à papa » qui sont dans l’armée. Une armée qui s’est construite au fil des années de père en fils, et donc une « entreprise de familles militaires» fermée aux autres enfants du pays. Etre militaire c’est un emploi garanti et une carrière assurée sans risques avec des promotions graduellement payées à ne rien faire du moins…

 

Les militaires d’aujourd’hui sont les enfants des officiers d’hier qui n’ont aucune vocation guerrière. Avoir un parent officier dans l’armée, c’est la clef sûre d’entrée.

 

Toutes les opportunités de promotion et d’évolution professionnelle sont toujours cooptées par des officiers bien positionnés dans les arcanes de la gestion ; une oligarchie. La cooptation n’est pas un acte de gratuité parfois.

 

La recherche des avantages et intérêts personnels est le mal abyssal qui divise et empêche toute cohésion au sein de l’armée. La bataille des intérêts et des avantages personnels est rude entre les officiers et éméchée de jalousie.

 

Les Femmes dans l’armée sont des marguerites au bas de l’échelle et sont utilisées comme des salariées de petites mains de bureaux. Et encore à quel prix, si elles en sont arrivées là. Les Femmes subissent une forme de discrimination consciente soutenue par un argumentaire puéril que l’armée est un métier d’hommes.

 

 

Notre armée est trop éloignée des fondements de sa création, et également elle est très éloignée de la population. Et c’est ainsi, pendant des années, nous avons entretenu une armée nationale qui nous a servi de parade et non de défense.

 

Aujourd’hui, c’est une nouvelle armée qui se renait, une armée par laquelle l’Etat fait preuve des volontés de son institution, une armée de défense du territoire et de protection de la population, une armée de proximité et proche de sa population victime des violences et des crimes perpétués sur son corps, enfin une armée qui a conscience du rôle qu’elle a joué par le passé et qu’elle paye les conséquences. Maintenant c’est l’armée du peuple.

Les FACA et nous, devrions avoir une compréhension partagée afin que nous puissions prendre conscience de l’importance des militaires dans notre société, chose que beaucoup de personnes ne perçoivent pas.

Les FACA et nous, devrions apprendre à dialoguer, à travailler ensemble, à se connaître pour mieux comprendre et avoir une perception commune des risques de menaces sur la paix, la sécurité et le progrès social de notre société.

Etablir un dialogue entre les FACA et nous constitue un impératif fondé sur le respect mutuel et la recherche de la paix et peut permettre la prévention des risques possibles de menaces.

Avoir une perception commune et une conscience partagée peut jeter la base d’une paix durable et permettre l’intervention d’un certain nombre d’acteurs doublés de respect et de principes moraux de comportement.

La notion de l’armée dans la société est d’autant plus importante qu’elle touche le domaine de la défense en général et de la société civile dans son ensemble. Notre monde aujourd’hui est un monde de violence, de menaces inter-frontalières, de terrorisme et de rebellions, ainsi la question de sécurité et de la nation s’entremêlent. La sécurité passe par la protection des citoyens.

Les FACA ont besoin de nous, sans notre appui il leur sera impossible de mobiliser les ressources et les informations nécessaires et de satisfaire à cette nécessité.

Les FACA et nous, devrions de renforcer notre lien pour établir une relation basée sur la confiance et le respect mutuel qui favorise l’intégration des FACA au sein de la société civile, une garantie de paix durable.

Les FACA doivent être proactives dans leurs actions au lieu d’attendre que l’événement se produise afin qu’elles puissent intervenir. Pour cela elles ont besoin des informations venant de la population. Le lien FACA-population est très important.

Les violences inhumaines perpétuées par les groupes armés ont poussé la population à faire appel à son armée nationale, cela prouve combien la place des FACA est importante dans la société.

Il est donc impératif aujourd’hui de promouvoir et de faire évoluer les relations entre forces de sécurité et sociétés civiles, vers davantage de confiance et de respect pour éveiller un intérêt réciproque et favoriser l’intégration des militaires dans la société civile.

La relation avec les FACA aura aussi un aspect de dire la vérité, c’est-à-dire de rendre compte de leurs actions à la société, ceci les crédibilisera et prouvera la grandeur de leur force, mais cela ne signifie pas que les FACA sont tenues de tout dire. Les FACA doivent protéger le secret et le succès de leur opération.

Les FACA doivent communiquer avec la population afin de lui expliquer en quoi consistent leurs nouvelles tâches, leurs nouvelles missions et qu’elles sont prêtes à s’adapter aux nouvelles exigences. Il est essentiel que le public comprenne à quel point il est absolument nécessaire de disposer d’une défense nationale et les FACA qui ont besoin d’une reconnaissance qui donne du sens à leurs actions et leur raison d’existence.

L’intégration des FACA dans la société civile ne peut avoir lieu sans un effort du civil vers le militaire et du militaire vers le civil : le civil ne doit ni mépriser, ni craindre, ni ignorer les représentants des forces armées ; en retour le militaire ne doit pas se replier sur lui-même, il doit être fier de ce qu’il représente et accomplit et être ouvert à la société civile. La perception des FACA ne doit plus être négative, ce qui modifierait en profondeur l’image des FACA. Lorsque l’on parle des FACA, certains de nos compatriotes sont à leur pensée hostiles et ne donnent aucun respect au militaire. Ils ont à l’esprit l’image de cette armée de répression brutale et aveugle.

En effet, « c’est lorsque l’on avoue quand on commet des fautes et que parfois aussi, l’on réalise des choses remarquables, que ces dernières sont encore plus valorisées ».

Les FACA, c’est notre armée, nous devons lutter contre la perception négative des FACA. Il est donc essentiel d’œuvrer en faveur d’une image positive des militaires, « tels des inconditionnels d’une paix dont ils mesurent toute la complexité ». L’État doit s’engager par des lois et les réformes nécessaires pour plus de profondeur.

On a l’habitude d’appeler l’armée « la grande muette » et les médias « le grand bavard ». Et pourtant le dialogue compromis entre les deux (2) est essentiel. Les journalistes ne sont ni des amis, ni des ennemis, mais « une donnée de l’environnement dans lequel les forces armées ont à travailler ». Le renforcement de l’image positive des FACA, en effet, ne peut en aucun cas se passer des journalistes, ces derniers constituent un véritable pont de communication avec les civils.

Les FACA doivent informer et communiquer, et pourront filtrer selon la pertinence des questions, décider ou non de satisfaire les demandes des journalistes. Les FACA doivent œuvrer à l’instauration d’un climat de confiance réciproque avec les journalistes, comprendre leurs problèmes, leurs besoins et eux, ceux des forces armées. La relation FACA-médias sera basée sur le respect et la responsabilité.

Peuvent contribuer à la valorisation de l’image des FACA, les anciens militaires, les fonctionnaires de la défense, et les autres acteurs qui connaissent bien l’armée, peuvent-être des intermédiaires entre les FACA et la société civile pour faire connaître au public le métier de l’armée. Et c’est ce que nous faisons en mettant ces notes en ligne.

Ne laissons plus et jamais à la politique et aux militaires la gouvernance de notre armée nationale, outil de notre défense et de notre sécurité et instrument de notre souveraineté nationale.

 

Robert ENZA, association de soutien aux FACA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Marie Noëlle Koyara s’indigne de l’attaque contre les FACA à Bambari

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Centrafrique : Marie Noëlle Koyara s’indigne de l’attaque contre les FACA à Bambari

 

 

Bangui, le 12 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Trois blessés dans les rangs des FACA (Forces armées centrafricaines) dont un Instructeur Russe et des assaillants neutralisés, tel est le bilan provisoire de l’attaque qui visé le convoi des Forces armées centrafricaine, ce dimanche dans la ville de Bambari. C’est du moins ce qu’a révélé ce lundi 11 juin, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre centrafricaine de la Défense nationale a lors d’une conférence de presse à son cabinet à Bangui.

C’est sur fond d’indignation que la Ministre de Défense s’est prononcée sur l’attaque perpétrée contre les FACA à Bambari. Pour elle, il est inadmissible que les groupes armés qui avaient souhaité de déploiement des FACA sur le terrain puissent aujourd’hui s’attaquer cette force. « Tous ceux qui sont Centrafricains doivent témoigner du respect pour leur armée et aimer leur pays, puisque c’est l’armée qui les protéger et assure la défense et la sécurité du territoire. Voilà pourquoi tous ceux qui s’attaquent aujourd’hui aux Forces de défense et de sécurité ne sont pas des Centrafricains », a martelé Mme Koyara. Elle a rappelé par ailleurs que ce n’est pas la première fois que les forces loyalistes sont prises pour cibles par des forces négatives, en citant le dernier cas en date du meurtre d’un élément des FACA au niveau de Km5, la semaine dernière, une Préfate ex-rebelle du FPRC réinsérée dans les FACA dans le cadre du Pré-DDRR (opération pilote de Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants).

En effet, un convoi des FACA appuyés par des Instructeurs Russes a quitté Bangui vendredi soir à destination de Bangassou par la voie terrestre. Arrivée à Bambari, ville occupée depuis le début de la crise par les rebelles Séléka de l’UPC, le convoi a été attaqué par ces hommes de Ali Darass. « Cette mission n’était pas celle de Bambari, mais plutôt de Bangassou. C’est en commun accord avec la Minusca que nous l’avons organisée, en sorte que la Minusca puisse accompagner ces troupes jusqu’à destination. Malheureusement, nos hommes ont été attaqués faisant trois blessés dont un Instructeur Russe qui sont déjà arrivés à Bangui pour les soins nécessaires. Nos troupes ont riposté à cette attaque », a indiqué la Ministre.

Selon Mme Koyara, cet incident de Bambari ne saurait affecter la détermination des autorités centrafricaines à poursuivre l’œuvre de la reconstruction des FACA, surtout dans cette phase critique de déploiement dans les zones dites ‘’occupées’’ par des bandits armés. Le convoi de Bangassou s’est stationné pour quelque temps à Bambari suite à l’incident, mais poursuivre irréversiblement son chemin. « Le Président de la République nous a instruit de construire une armée de garnison. C’est dans cette optique que progressivement, nous avons pu déployer des FACA à Paoua, Obo, Sibut et maintenant Bangassou », a fait sa voir la Ministre.

Occasion pour Mme Koyara d’annoncer qu’à ce jour, l’effectif des FACA est passé à deux bataillons et demi formés par la force européenne EUTM et les Instructeurs Russes et que d’ici la fin de l’année, ils atteindront cinq bataillons. Le membre du gouvernement a terminé sur un conseil aux Centrafricains d’aimer leur pays, puisqu’à en croire ses propos, ce sont aussi certains compatriotes centrafricains qui attisent le feu et la haine parfois et surtout sur les réseaux sociaux, en jetant des discrédits sur la reconstruction des FACA, à travers les désinformations et l’intoxication. Elle annonce également l’arrivée ce, mercredi d’une mission du Comité de sanction du Conseil de sécurité de l’ONU en Centrafrique.

Centrafrique/CPI : L’acquittement de Jean Pierre Bemba, une ‘’consternation’’

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Centrafrique/CPI : L’acquittement de Jean Pierre Bemba, une ‘’consternation’’

 

 

Bangui, le 11 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La décision de la Chambre d’Appel de la Cour Pénale internationale (CPI) est tombée raide tel un couperet, vendredi dernier, depuis la Haye. Jean Pierre Bemba Gombo, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC) et Vice-président de ce pays a vu les charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité retenues contre lui à la première instance de la CPI, annulées par la Chambre d’Appel.

Précisons au passage qu’à la première instance dans ce procès qui a débuté le 18 janvier 2018, Jean Pierre Bemba a été condamné à 18 ans de prison pour crimes et viols commis par sa milice, le MLC en République centrafricaine, voisine à la RDC, entre 2002 et 2003. L’accusé avait interjeté appel de sa condamnation quelques jours après sa condamnation.

A Bangui, c’est la consternation, l’indignation et le goût de mépris vis-à-vis des victimes. Le Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Ange Maxime Kazagui a été le premier, ce samedi 9 juin, à crier ras-le-bol. « C’est avec consternation que nous avons reçu cette nouvelle parce que, si dois dire cela, c’est pratiquement 5000 Centrafricains qui ont été victimes des crimes que les troupes de Jean Pierre Bemba avaient commis en République centrafricaine. Certains sont morts dans l’attente de la justice, d’autres sont encore là. Ces Centrafricains attendaient la justice et donc la réparation, voilà que la Chambre de la CPI vient de l’acquitter. C’est une indignation », a regretté le Membre du gouvernement.

Tout avec regret mais dans une position fataliste, M. Joseph Bindoumi, Président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) rappelle aux Centrafricains qu’en la matière, rien ne pourra se faire suite à la décision de la Chambre d’appel de la CPI : « tout défenseur des droits de l’homme doit se plier devant la décision de la justice. Nous ne devons pas contester la décision de la justice parce que si nous croyons à la liberté de la justice, nous devons accepter que la justice instruise à charge et à décharge ».

Le moins qu’on puisse dire est qu’outre la frustration des victimes, cette décision tombe à un mauvais moment, celui où tous les Centrafricains comptent sur la justice pour trainer les bourreaux de la dernière crise dans le pays. C’est une perte de confiance totale en la justice, même à la Cour pénale spéciale pour la République centrafricaine (CPS), qui s’empare des Centrafricains, peut-être un facteur aggravant de la crise en ce sens que les gens seront tentés de régler autrement leurs problèmes que de compter sur la justice qui peut les décevoir comme en est le cas Bemba.

Centrafrique : échange des tirs à Bambari, la ville se vide de sa population.

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Centrafrique : échange des tirs à Bambari, la ville se vide de sa population.

 

 

Bangui, le 10 juin 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis cet après-midi du dimanche 10 juin à Bambari, au centre du pays,  la population se retrouve à nouveau sous un Deluge de tirs d’armes automatiques venant de plusieurs endroits sans savoir, avec précision,, pour quelle raison ça tire de partout.

 

« Nous sommes en train de prendre quelques bouteilles entre amis quand les tirs commencent à retentir », commente un habitant de la ville de Bambari cet après-midi joint au téléphone depuis Bangui.

Même si beaucoup ignorent pourquoi ça tire à nouveau dans leur ville cet après-midi, d’autres par contre pensent pour leur part que l’arrivée des soldats FACA en provenance de Bangui depuis ce matin serait à l’origine de la colère des combattants de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) encore nombreux dans cette ville.

D’autres témoins de la scène contactés par CNC, parlent d’une attaque des rebelles de l’UPC du sulfureux Ali Darassa qui veulent marquer leur présence dans la ville après arrivée massive des soldats de l’armée nationale qui, selon une source sécuritaire, devraient continuer leur route vers Bangassou, au Sud-Est du pays dans la préfecture de Mbomou.

À Bambari, pour l’heure, la ville se vide de ses habitants qui cherchent à se mettre à l’abri des tirs. Aucun bilan n’est disponible pour le moment.

Plus de détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ÉTAT NOURRIT AUSSI DES AMBITIONS PRÉSIDENTIELLES POUR LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES DE 2021.

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Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

CENTRAFRIQUE : QUAND L’ENTOURAGE DU CHEF DE L’ÉTAT NOURRIT AUSSI DES AMBITIONS PRÉSIDENTIELLES POUR LES ÉCHÉANCES ÉLECTORALES DE 2021.                                              

 

Bangui, le 8 juin 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les élections couplées post crise se sont déroulées dans des conditions peu acceptables avec le concours de la communauté internationale et la docilité des groupes armés non conventionnels. Un président de la république a été démocratiquement, légitimement élu au suffrage universel direct et une nouvelle constitution promulguée. Le processus d’un retour à l’ordre constitutionnel fut enclenché avec la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution du 30 mars 2016. L’espoir et le rêve ont repris leur droit et les lueurs du vivre ensemble ainsi que de la cohésion sociale se pointent au zénith.

 

Le président de la république fait usage de son pouvoir discrétionnaire prévu par l’article 33 de la constitution pour nommer aux postes civils, militaires, la nomination du premier ministre ainsi que de son gouvernement. Le pouvoir discrétionnaire du président de la république est la liberté d’appréciation laissée à la discrétion d’une personne ou d’une Administration. Ce pouvoir discrétionnaire à la caractéristique d’échapper au contrôle du juge mais dans certaines circonstances il peut faire l’objet d’abus préjudiciable à certains principes généraux de droit. Ainsi, l’entourage du président de la république ou du moins ses proches collaborateurs sont constitués selon la volonté et l’agrément du chef de l’Etat.

L’entourage du président de la république a la particularité d’être constitué du cercle familial où l’amateurisme et l’incompétence sont les règles. Très vite, un climat de concurrence s’installe entre les élus du président de la république qui prennent en retour ce dernier en otage au point d’influence ses décisions et orientations politiques. Ce cercle vicieux composé de parvenus, d’amateurs en manque d’inspiration et  de personnalités atteintes de cécité intellectuelle, des opportunistes patentés, des allocataires des Assédics et autres aides sociales de France.

Ils se distinguent tous par le fait qu’ils sont pressés d’être au sommet en un temps record c’est à dire avoir de belles voitures, de belles villas et un train de vie élevé sans faire recours à un quelconque prêt bancaire. Certains se permettent même de façon informelle d’instaurer de passe-droits pour bénéficier d’audiences avec leur mentor. Autoproclamés nouveaux riches de Bangui, d’autres commencent à nourrir, cultiver ou murmurer des ambitions présidentielles pour les échéances électorales de 2021 au point de débrayer au lieu d’aider utilement le président de la république à soigner son bilan, condition sine qua non d’une éventuelle réélection.

Bientôt la liste des dissidents va s’allonger, les opportunistes saisonniers vont débarquer du navire et les « ignorés » du régime vont se coaliser pour se consoler. On assistera in fine à l’implosion du bloc. Désormais les batailles du couloir et les guerres fratricides internes seront publiques au grand étonnement du citoyen lambda qui s’interroge : Que fait concrètement l’entourage du président de la république pour l’aider à endiguer durablement la crise ? Comment cet entourage bourré d’ambitions présidentielles s’attellera t-il pour aider à la réélection du président de la république ?

Peut-on soutenir avec ardeur les actions du président de la république tandis qu’on lorgne en même temps le fauteuil présidentiel ? Cette pléthore de collaborateurs issue majoritairement des outsiders caractérisés par l’incompétence et l’amateurisme est-elle encore utile pour assumer la vision politique du chef de l’Etat ? L’avenir sécuritaire des centrafricains est-il otage des ambitions personnelles des nouveaux riches de Bangui ? Le jeu malsain de l’entourage présidentiel est-il la résultante de la politique de l’autruche basée sur le mensonge ? A ce stade, l’entourage ne constitue t-il pas un frein ou un poison aux initiatives novatrices du président de la république ? Est-ce le début du processus de la fin ? Le président de la république a t-il encore des énergies ou des ressources pour redresser la barre avant le naufrage ? Qu’en est-il de la création de son parti politique pour relancer sa politique ? Ira t-il encore aux échéances électorales de 2021 sans parti politique ?

A presque mi mandat, l’heure est venue de briser les rêves olympiques de ces vautours qui pactisent avec tous les régimes qui se succèdent dans le seul but d’asservir et de se servir au détriment d’un peuple agonisant. Ainsi, il apparaît irréversible de procéder à une purge chirurgicale en vue d’assainir l’entourage du président de la république. Déjà isolé au niveau sous régional et boudé par l’ancienne puissance coloniale, le président de la république devient aveugle dépendant de son entourage et déconnecté des réalités socio-économiques du pays.

Fort de ce qui précède et après analyse, l’opinion nationale commence à comprendre pourquoi le président de la république hallucine et voit des manœuvres de déstabilisation du régime partout. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 08 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU.                                        Juriste, Administrateur des élections.                          Tel : 0666830062

Centrafrique : quand le général Antoine Gambi crache ses quatre vérités au Président Touadera.

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Centrafrique : quand le général Antoine Gambi crache ses quatre vérités au Président Touadera.

 

 

Bangui, le 7 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

En total désaccord avec le Président Touadera sur certains points qui touchent la sécurité du pays, certains officiers généraux de l’armée nationale n’hésitent plus à indexer directement la responsabilité du locataire du palais de la renaissance. C’est le cas de l’ancien Chef d’État-major le général Antoine Gambi et Chef d’État-major particulier du Président de la République Faustin Archange Touadera, qui, dans un long message envoyé à ce dernier, crache sans passer par quatre chemins, ses vérités.

 

Si le général Antoine Gambi, Chef d’État-major particulier à la présidence, se demande pourquoi le Chef de l’État lui avait fait confiance pour le nommer dans son cabinet, certains Conseillers civils, pour la plupart des proches parents du Président, pensent de leur côté que le choix de l’ex-Chef d’État-major Antoine Gambi dans le cabinet militaire du Président Touadera n’est pas un meilleur pour ce dernier. À ce titre, toutes les stratégies militaires, y compris les  conseils touchant la sécurité du pays soumis par ce dernier au Président Faustin Archange Touadera n’attirent plus la moindre attention particulière de ce dernier. D’ailleurs, les deux hommes ne se voient pratiquement plus, parfois une fois par trimestre selon plusieurs sources.

Très gêné par l’attitude du Président Faustin Archange Touadera à son égard, l’ex-Chef d’État-major le général Antoine Gambi préfère lui adresser un message d’une vingtaine des pages tout en prenant le soin de lui cracher toutes ses vérités. Du coup, la tension monte entre les deux hommes qui ne se voient plus, alors que le Chef de l’État Faustin Archange Touadera se retranche parmi les siens, surtout son Directeur de cabinet pour se ressourcer.

Désormais, des voix s’élèvent pour son limogeage, car, pour certains, l’homme n’a plus sa place au côté du Chef de l’État Touadera.

 

 

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Centrafrique : La résolution de la crise centrafricaine passe inéluctablement par la question du rétablissement de la confiance rompue entre les citoyens, la société civile, les partis politiques, les mouvements politico militaires et les institutions républicaines.

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Centrafrique : La résolution de la crise centrafricaine passe inéluctablement par la question du rétablissement de la confiance rompue entre les citoyens, la société civile, les partis politiques, les mouvements politico militaires et les institutions républicaines.

 

 

Bangui, le 7 juin 2018.

Par : Wilfried Willy Hetman-Roosalem, CNC.

 

Aujourd’hui, confrontée à la plus grave crise de son histoire- après les drames, qui ont constitué, pour elle, les périodes de l’esclavage et de la colonisation- depuis son accession à la souveraineté internationale en 1960, la RCA continue de s’interroger, plus que jamais, sur son avenir et son destin. Les ressorts et causes de ce moment douloureux se situent, à notre avis, dans la question de confiance entre les différents acteurs qu’il faut rétablir impérativement si l’on veut ressouder le lien social distendu. La restauration du vivre ensemble, de la réconciliation nationale, de la cohésion nationale, du pacte républicain- que nous appelons de nos vœux- est à ce prix.

Aussi longtemps que cette question cruciale de la confiance entre Centrafricains, entre les Centrafricains et les différents protagonistes du conflit, ne sera pas résolue, toutes les tentatives de solutions- exogènes- importées de l’extérieur, n’associant pas ces différentes strates de la société, sont et seront vouées à l’échec. Le règlement de ce conflit centrafricain, qui a, certes, des ramifications et conséquences extérieures, est essentiellement centrafricain.

Mais le facteur « confiance » ne se décrète pas. Elle se cultive patiemment. Avec le concours – disions- nous- de toutes les personnes concernées.

Ainsi donc, la résolution de la grave crise centrafricaine sera envisagée, ici, à l’aune du rétablissement de l’impératif de confiance entre les citoyens (1), du rétablissement de l’impératif de confiance entre le citoyen et les institutions républicaines (2), de la restauration

du préalable de la confiance entre les citoyens, les partis politiques et la société civile (3), de la restauration du préalable de la confiance entre les partis politiques, les mouvements ou groupes armés- de nouveaux acteurs dans le paysage sociopolitique centrafricain- et les institutions républicaines (4).

 

  1. Le rétablissement de l’impératif de la confiance entre les citoyens centrafricains entre eux

 

Unis par un seul et même destin- une patrie (la République centrafricaine), un hymne national (la Renaissance), une devise (Unité, Dignité, Travail) et une langue nationale commune (le Sango)-, les Centrafricains ne se font, malheureusement, pas suffisamment voire- jamais- confiance entre eux. Le Centrafricain a une fâcheuse tendance, celle portée à faire confiance spontanément à l’allochtone, à l’allogène au détriment de son concitoyen. Une situation, qui se vit, consciemment ou inconsciemment, dans la vie de tous les jours, dans la vie des affaires ou même dans la gestion des affaires publiques où il est arrivé et il arrive encore aujourd’hui que de structures importantes de l’Etat soient sous l’autorité d’agents d’origine étrangère.

Ce phénomène, typiquement centrafricain, est très difficilement observable, voire impensable dans beaucoup de pays du continent. Pour avoir voyagé dans certains pays notamment africains ou côtoyé des ressortissants de pays étrangers, je suis en mesure d’affirmer, sans ambages, que cette conception de gestion de la chose publique est inconcevable ailleurs. Elle peut même paraître troublante, étrange au regard des exigences du secret d’Etat requis pour assurer l’exécution du service public.

En mettant le doigt sur cette tare comportementale, je n’entends pas appeler le(s) Centrafricain(s) à un certain repli sur soi, qui n’aurait, d’ailleurs, pas de sens, de raison d’être mais plutôt à une once de sursaut national, de réveil patriotique ; à ressentir- un tant soit peu- l’amour, la proximité de son compatriote. Il ne doit pas considérer son frère ou sa sœur comme un adversaire. Encore moins un ennemi.

 

 

Ce (ou cette) concitoyen (nne) dont il s’en méfie, souvent à tort, peut avoir des qualités ou compétences techniques certaines ou être de probité morale indéniable, il aura tendance à préférer faire confiance à l’altérité venant de lointaine contrée. Cad celui qui vient d’ailleurs, le créditant spontanément- sans même le connaître suffisamment- du bénéfice du doute.

Dans les relations inter-personnelles, ce phénomène de suspicion systématique s’est amplifié avec la naissance des partis politiques et l’émergence des groupes armés, qui ont entraîné dans leur sillage des réflexes primaires de tribalisme, d’ethnocentrisme, de régionalisme, de népotisme et d’un communautarisme exacerbé.

Aujourd’hui, en Centrafrique, il n’est pas de très bon ton de porter une étiquette à connotation très confessionnelle. A la moindre étincelle, au moindre incident impliquant Chrétiens et Musulmans, cela peut valoir d’être désigné, malheureusement, à la vindicte populaire. Aux actes de criminalité, de cruauté commis sur des personnes se succèdent des représailles de même nature.

Sur le terrain politique, en RCA, on a vu des chefs d’Etat préférer confier la gestion de leur protection ou garde rapprochée, celle d’organismes publics relevant du bloc de compétence de la souveraineté nationale à des personnes non autochtones, convaincus que ces dernières étaient plus fiables qu’un national car moins enclines ou moins suspectes d’actes de trahison ou de félonie.

C’est dans ce même ordre d’idées que des pans entiers de l’économie nationale sont tenus, de tout temps, par des personnes d’origines étrangères. Les nationaux devant se partager la portion congrue.

Cette mentalité de défiance systématique vis-à-vis de son compatriote doit changer. Le salut de la nation, de la République requiert une vision insufflée à chaque Centrafricain et tournée vers l’esprit de concorde nationale. De fraternité.

Les données de l’ethnie, de la région ou de la religion ne doivent pas être les dénominateurs communs. Elles ne doivent pas dicter le comportement de l’individu vis-à-vis de son frère ou de sa sœur dans notre société.

Je saisis cette opportunité pour saluer le travail remarquable et inlassable fait par la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique emmenée par Son éminence l’Archevêque de Bangui, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, le Révérend Pasteur Nicolas Guérékoyamé et l’Imam Omar Kobine Layama, qui ne ménagent aucun effort pour renouer les fils du dialogue entre les différentes communautés centrafricaines afin de faire renaître le vivre ensemble.

La résolution de la crise centrafricaine, qui a sapé gravement les bases du vivre ensemble et menace la pérennité de la nation nécessite un changement de cette grille de lecture pour intégrer un autre paradigme, celui du rétablissement rapide de la confiance rompue entre les citoyens centrafricains entre eux.

Les pouvoirs publics nationaux- avant les locaux- ont un rôle important à jouer dans le renouement de cette confiance nécessaire pour raffermir le vivre ensemble.

 

  1. Le rétablissement de l’impératif de la confiance entre le citoyen et les institutions républicaines

 

Force est de constater que le citoyen centrafricain- lambda- ne se reconnaît pas suffisamment dans les institutions républicaines issues de la Constitution. Il ne se sent pas suffisamment représenter par les institutions. Du moins, il considère que ses intérêts, ses besoins, ses préoccupations essentiels sont passés par pertes et profits par les pouvoirs publics.

Ce, pour plusieurs raisons. Principalement, parce que ses problèmes au quotidien ne sont pas pris en compte ou très insuffisamment pris en charge par les pouvoirs publics.

Plus globalement, ses problèmes concernent les enjeux de la sécurité– pouvoir vaquer librement à ses occupations en paix et en sécurité sur l’ensemble du territoire national-, de l’emploi– pouvoir avoir un travail pour assurer son autonomie matérielle et celle de sa famille-, du manger– pouvoir se nourrir tous les jours à sa faim ainsi que ses proches-, du logement– pouvoir se loger décemment dans les conditions optimales de sécurité-, de la santé– pouvoir assurer, en cas de besoin, les soins de santé primaire ainsi que ceux de sa famille, de l’éducation– pouvoir se former et envoyer ses enfants à l’école grâce à un enseignement public de qualité-, du vestimentaire– pouvoir s’habiller correctement-, d’une justice indépendante et équitable- pouvoir recourir aux institutions judiciaires s’il se sent léser dans ses droits fondamentaux.

Le gouvernement de la RCA doit s’attacher à se doter de services et d’institutions publics fiables pour susciter l’intérêt et l’adhésion du citoyen. Cela veut dire qu’il doit mettre en place une administration efficace, une police et une gendarmerie nationales et républicaines capables de protéger le citoyen. Une armée nationale et professionnelle susceptible d’être projetée sur l’ensemble du territoire de la République et recentrée sur ses attributions régaliennes de défense de l’intégrité du territoire national.

Le chef de l’Etat doit renoncer, impérativement, à constituer- comme c’est le cas habituellement- une soldatesque fidèle composée, généralement essentiellement de membres de son ethnie, dévouée à la protection de sa seule personne et à celle des membres de sa famille et prompte à mâter toute poussée insurrectionnelle ou fronde émanant de la société civile ou d’un segment de la population au nom de revendications légitimes ou catégorielles. Une soldatesque qui ne répond que de lui et ne dépend pas de la chaîne de commandement militaire. De la hiérarchie militaire.

L’armée doit être en symbiose avec la nation, être le reflet de la composition sociologique du pays. Elle doit être composée d’authentiques nationaux cad des fils et filles du pays.

Les autorités centrafricaines, ayant eu l’habitude d’intégrer, dans l’armée et les services de sécurité, des éléments étrangers, cela a entraîné un effet délétère, contre productif que nous payons cash aujourd’hui.

La crise structurelle centrafricaine n’y est pas complètement étrangère. L’institution militaire, dans son ensemble, envisagée comme la force la mieux organisée dans un pays doit pouvoir survivre au processus d’alternance démocratique.

L’Etat doit se préoccuper de mettre en place une justice indépendante qui dit le droit, rien que le droit et qui ne soit pas soumise, sujette aux puissances de l’argent ; à la corruption.

Le système éducatif et de formation professionnelle restructuré afin d’être adapté au marché du travail, doit être capable de former des citoyens opérationnels, employables sur le terrain.

Le système d’enseignement supérieur doit jouer son rôle de formateur de cadres capables de prendre le relais le moment venu, de relever les défis du développement.

L’Etat doit créer un environnement juridique et des affaires favorables au développement de l’initiative privée et des entreprises.

Il doit mener une lutte sans merci contre la fraude et la corruption endémiques, les passe-droits et les détournements de fonds publics, qui gangrènent les circuits administratifs.

En d’autres termes, toutes les missions de l’Etat et des collectivités territoriales doivent pouvoir être remplies dans les conditions optimales.

Cela induit, bien entendu, le parachèvement de la mise en place des institutions prévues par la Constitution. Nous pensons ici singulièrement aux élections locales cad municipales et régionales. Sans oublier, l’élection du Sénat, qui représente les collectivités territoriales.

C’est à cette condition que le citoyen centrafricain adhèrera à l’œuvre de (re) construction nationale, se sentira pris en compte par les pouvoirs publics, aura donc confiance dans son pays.

La résolution de la crise centrafricaine suppose le rétablissement de la confiance rompue entre le citoyen et ses institutions. Ceci n’exclut pas la part de responsabilité, incombe aux partis politiques et à la société civile.

 

  1. La restauration du préalable de la confiance entre les citoyens, les partis politiques et la société civile

 

En RCA, sans être capables de produire un véritable projet de société ou programme politique, les partis politiques sont réduits à être conçus sur une base essentiellement ethnique ou régionale.

Du coup, le potentiel adhérent sera, la plupart du temps, tenté d’opérer un choix politique par rapport à son ethnie et/ou ses accointances personnelles avec le chef du parti ou un membre de la direction de ce parti et non pas sur la base d’une idéologie politique apte à prendre en compte l’ensemble des défis, qui s’imposent à la société.

Cette attitude a pour effet de fausser les règles du jeu du vote. Les éléments objectifs, qui sont censés sous-tendre le militantisme partisan sont balayés d’un revers de main au profit de considérations subjectives. Cela n’est pas sans incidence sur le devenir de la société.

La plupart des partis politiques n’ont pas été créés sur la base d’un corpus idéologique. Ce qui se traduit souvent, au moment des élections ou en dehors de celles-ci, par la conclusion d’alliances contre nature pour satisfaire un intérêt personnel. Les alliances ne se scellant pas sur la base d’un programme de gouvernement mais par rapport à l’attribution d’un strapontin ou d’un poste ministériel.

Ce qui a pour effet de se traduire, sur le terrain, par une désaffection des citoyens de la chose politique, matérialisée au moment des opérations électorales par une faible mobilisation des électeurs ; un taux de participation en deçà des standards internationaux.

Les électeurs se sentent un peu floués par l’appétit des politiques.

Pour être suffisamment attractifs, les partis politiques doivent être ou devenir des partis nationaux, représentatifs sur le plan sociologique cad être capables de recruter dans toutes les couches de la société et dans les 16 régions (préfectures) que compte le pays.

Ils doivent être capables de produire ou disposer d’un projet de société en prise directe sur les enjeux nationaux. C’est à ce prix que le citoyen centrafricain pourra se sentir en confiance, en sécurité.

Les formations politiques doivent jouer leur rôle constitutionnel d’organes chargés de contribuer à l’animation de la vie politique et de concourir à l’expression du suffrage universel.

Dans l’opposition, elles doivent rester des forces de proposition, former, en leur sein, des sortes de Shadow Cabinet à l’anglaise. Car, elles ont vocation à gouverner.

Le citoyen a le sentiment-à tort ou à raison- que les partis politiques ont une part de responsabilité dans la déliquescence de l’Etat et la décrépitude du pays ayant engendré le chaos. C’est ce qui peut expliquer que le Centrafricain ne se presse pas de s’encarter.

Mais c’est peu de dire que l’élite politique a failli à sa mission d’éducation à la culture politique et à la culture du civisme vis-à-vis du militant.

 

En RCA, faute de moyens principalement, les associations de la société civile ne sont pas suffisamment structurées- donc puissantes- à l’instar de certaines de leurs homologues du continent comme au Sénégal ( Y en a marre), au Burkina Faso (Balai citoyen) ou dans une moindre mesure au Bénin, où elles jouent un rôle crucial dans la conscientisation du citoyen aux grands enjeux nationaux et où elles ont contribué à l’avènement de l’alternance démocratique dans leurs pays.

C’est aussi le cas en RDC (Filimbi ou le comité laïc catholique) où les associations de la société civile jouent tout autant un rôle important dans l’enracinement de la démocratie.

Les partis politiques et la société civile doivent se donner les moyens matériels et intellectuels pour encadrer les citoyens, les former à la culture politique et à la culture citoyenne afin de susciter leur intérêt et leur adhésion à leurs visions et leurs projets.

Je rappelle que les confessions religieuses centrafricaines ont joué et continuent de jouer un rôle très important dans la pacification du pays. C’est, aujourd’hui, la force la mieux organisée.

La résolution de la crise centrafricaine suppose donc la restauration de cette confiance rompue entre les citoyens d’une part et les formations politiques et les organisations de la société civile d’autre part.

 

  1. La restauration du préalable de la confiance entre les partis politiques, les mouvements armés, nouveaux acteurs atypiques dans le paysage socio politique centrafricain et les institutions républicaines

 

Attirés par les avantages, les délices et autres prébendes du pouvoir, les formations politiques et les groupes armés jouent des coudes pour parvenir à leurs fins cad conquérir le pouvoir de l’Etat par des voies constitutionnelles pour les uns et- hélas- non constitutionnelles- par la force- pour les autres.

Non regroupés au sein d’une alliance, ils se regardent en chien de faïence, Obnubilés- pour ceux qui ne sont pas aux manettes- par l’idée d’arriver à gouverner l’Etat (présidence de la République, gouvernement, Assemblée nationale, Sénat) et/ou les instances des collectivités territoriales (les Communes ou les villes, les régions).

Les formations politiques ne parvenant pas toujours à disposer d’une majorité politique, à l’Assemblée nationale, pour gouverner, doivent être capables de construire des alliances politiques sur la base d’un programme politique défini afin de gérer l’Etat et/ou, le cas échéant, les collectivités territoriales.

Si, les années 2006, ont vu apparaître, brutalement, sur la scène nationale de nouveaux acteurs sociopolitiques atypiques, en l’occurrence, les groupes armés, qui ont, par la suite essaimé sur l’ensemble du territoire national, c’est, entre autres, parce-que l’offre politique censée être générée au niveau national, du pouvoir central à Bangui n’a pas été satisfaisante cad à la hauteur des enjeux.

Si, d’autre part, les revendications de certains groupes armés ont pu paraître fondées à un moment donné- abandon de régions entières de l’intérieur du pays à la misère et à la pauvreté, détérioration sans précédent des services sociaux de base, absence de la présence de l’Etat due à la mauvaise gouvernance, etc.-, leur modus operandi (mode opératoire) est, toutefois, sérieusement discutable. Voire contestable dans un contexte de démocratie.

Le règlement d’un problème de fond, politique ne s’obtient pas en recourant à la voie armée. A des méthodes militaires, à des méthodes violentes. C’est dans le cadre des institutions de la République, de la démocratie cad par le dialogue et la concertation que les problèmes nationaux doivent être résolus. Les armes ne règlent rien et n’ont jamais rien réglé.

Bien au contraire, elles contribuent à complexifier davantage la nature des problèmes.

Nous considérons que la déconcentration ou la décentralisation, modes de gestion administrative de proximité cad au plus près des collectivités territoriales et, qui rapproche l’administré de l’administration, est une option à privilégier car elle est propre à régler les problèmes des villes et des régions en Centrafrique. Il faut pour cela, libérer les préfectures (14) sous contrôle des groupes armés.

Grâce au mécanisme de péréquation,-que j’ai déjà évoqué abondamment dans mes précédents écrits- l’Etat, au niveau central, pourra corriger les inégalités entre les collectivités territoriales dans le cadre d’une vaste politique d’aménagement du territoire ou d’égalité territoriale.

L’Etat doit pouvoir se déployer sur l’ensemble du territoire national.

La RCA doit rester une et indivisible.

 

En conclusion, la résolution de la grave crise centrafricaine, qui tend à devenir structurelle- si les conditions de dégradation de la situation se prolongent dans le temps-, nécessite la restauration du préalable de la confiance entre les différents protagonistes que sont les citoyens, la société civile, les partis politiques, les groupes armés et l’Etat. La communauté internationale devant continuer à jouer un rôle d’accompagnement.

 

 

Fait à Paris, le 05/06/2018

 

 

Wilfried Willy Hetman-Roosalem

Centrafrique : le FPRC de Noureddine Adam salut les efforts de la Communauté internationale pour la Paix en RCA.

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Centrafrique : le FPRC de Noureddine Adam salut les efforts de la Communauté internationale pour la Paix en RCA.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Le FPRC salue le passage des émissaires et chercheurs qui se succèdent à la recherche de la cause de la crise centrafricaine.

En général et dans le Nord-Est en particulier, ceci démontre la recherche d’une sortie de crise. Ces émissaires et chercheurs saluent les efforts du FPRC et reconnaissent que leurs revendications sont justes et légales.

         Le FPRC lance un appel à la Communauté Internationale à appuyer les efforts de paix entamés par l’Union Africaine et pousser le Gouvernement à appliquer les préalables précités dans le document contenant les revendications.

         Le FPRC en appelle aux Organisations Humanitaires de faire confiance pour la sécurité des biens et des personnes et annonce officiellement la neutralisation du véhicule de l’entreprise SIAD braqué à Kaga-Bandoro le 30/05/2018.

       Après caval et assaut entrainant la mort d’un Officier du FPRC, paix à son âme, le véhicule est neutralisé à Nda (Sikikide).Il sera restitué officiellement à l’entreprise.

       Le FPRC rappelle à l’Opinion Nationale et Internationale qu’il est un Mouvement qui lutte contre l’Injustice Sociale.

Tout acte de banditisme sur des biens et des personnes entrainera des conséquences répressives.

             

 

Fait à N’délé, le 06/06/2018.

Centrafrique : Communiqué de presse du parrti PARC relatif au Ramadan

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Centrafrique : Communiqué de presse du parrti PARC relatif au Ramadan

 

 

COMMUNIQUÉ OFFICIEL

 

Le Professeur Gaston Mandata N’GUEREKATA, Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) saisit cette occasion pour souhaiter une bonne période de Ramadan à tous nos frères et sœurs musulmans. Que ce moment de grande spiritualité et de sacrifice puisse renforcer leur sentiment d’appartenance à l’espace national et que le Tout-Puissant et Miséricordieux Allah inonde leur cœur de pardon en ce temps de grande douleur et de grande souffrance.

Le Professeur NGUEREKATA voudrait aussi exprimer sa profonde et fraternelle compassion aux parents et victimes des événements douloureux de Bambari, Km5, Fatima, Kaga Bandoro, et toutes les régions endeuillées de Centrafrique.

Le Professeur N’GUEREKATA regrette que la communauté nationale ne prenne aucune action pour honorer la mémoire de ceux à qui la barbarie humaine arrache quotidiennement la vie et endeuille l’ensemble de la société.

En ces moments de grands défis ou la cohésion sociale et la nation elle-même sont menacées, il rappelle qu’aucun pays ami, aucune armée du monde, fut-elle la plus puissante, ne peut se substituer aux forces nationales constituées de fils et filles de ce pays, prêts à mettre leurs vies en jeu pour le salut national. Il appelle à l’unité nationale pour combattre l’ennemi commun, à savoir le terrorisme des bandes armées, tout en invitant le gouvernement à plus de fermeté, détermination et courage face à celles-ci.

Le Professeur N’GUEREKATA et le PARC souhaitent vivement que la fin du Ramadan puisse engranger l’amorce d’une nouvelle ère de paix, de sécurité et de confiance en nous-mêmes, nos institutions et nos leaders politiques. Il rappelle aussi que toute solution durable à la crise ne peut être obtenue sans la participation effective de la population et de toutes les sensibilités politiques et confessionnelles.

Bon courage à toutes et à tous en ce temps de Ramadan.

Centrafrique/Transports : Trois questions à M. Nassour sur la société Almadina retenue pour les titres sécurisés

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Le ministre des transports Théodore Jousso

 

Centrafrique/Transports : Trois questions à M. Nassour sur la société Almadina retenue pour les titres sécurisés

 

 

Bangui, le 5 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Almadina, c’est la société retenue par le Gouvernement centrafricain, à travers le Ministère des Transports et de l’Aviation civile en vue de la délivrance des plaques d’immatriculation pour les moyens roulants à quatre et deux roues, ainsi que des titres sécurisés. Après l’annonce, il y a une semaine de la disponibilité prochaine de ces documents, par le Ministre des Transports, beaucoup sont des Centrafricains qui s’interrogent encore sur la crédibilité de cette société. Moustapha Nassour, Associé du Groupe Almadina, a levé ici un coin de voile sur ladite société et sa capacité à produire du document hautement sécurisé.

 

Question CNC : Le Ministère des Transports et de l’Aviation civile, suite à un appel d’offre d’international, a retenu la société Almadina pour la fourniture des Plaques d’immatriculation et Titres sécurisés. Que peut-on savoir sur votre société ?

 

Réponse Moustapha Nassour (MN) : : La société Almadina est une société internationale qui est créée depuis 1984 et basée à Oman. Elle est spécialisée dans la production des documents sécurisés et biométriques de haute qualité. Elle a plusieurs représentations dans plusieurs pays tels que : Oman, Soudan, Somalie, Niger, Congo-Brazzaville, Dubai, Afghanistan et Moritanie.

Tout ceci prouve à suffisance la capacité technique que la société Almadina dispose d’une expertise de qualité qui lui permet d’avoir des solutions immédiates dans le domaine des documents sécurisés et ne pourra faire recours à la sous-traitante.

 

Question CNC : La procédure de sélection de votre entreprise, en vue de fournir ces prestations, a fait couler tant d’encre et de salive. Le Ministre des Transports et de l’Aviation civile a du tenir une conférence de presse pour apaiser les esprits et rassurer les gens. Dans ce partenariat, quels sont les services à fournir par attirer tant d’attention ?

 

Réponse MN : Le Ministère a lancé un avis à manifestation d’Intérêt international en 2017 que la société Almadina a soumissionnée comme toutes les autres sociétés. Tout au long du processus, la société a présenté des offres financières et techniques qui ont convaincu les Membres des différentes commissions mises en place qui nous ont permis de gagner le marché.

Comme il a été prévu dans le dossier d’appel d’offre proposé par le Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, les documents tels que : la carte crise, l’autorisation des transports, le permis de conduire, le certificat de capacité et les plaques d’immatriculation des véhicules seront fournis.

Tous les documents que la société Almadina a gagnés seront sécurisés, biométriques, infalsifiables et de très haute qualité.

 

Question CNC : Ainsi dit, jusqu’à quand les premiers documents seront-ils disponibles ?

 

Réponse MN : A l’instant où je vous parle, on a déjà commencé à réhabiliter l’espace prévu et entrain de mettre en place les équipements nécessaires pour commencer les activités dans un délai raisonnable.

Nous allons travailler durement pour préserver la sécurité de nos titres et la sécurité de la population centrafricaine en lui délivrant les documents sécurisés. Nous sommes heureux de servir la Centrafrique et de contribuer à sa stabilisation et à son développement.

Je tiens à préciser les 95% de nos employés seront des centrafricains qui répondent aux profils techniques et la société s’engage à assurer leurs formations et leurs perfectionnements de manière continue afin qu’ils puissent prendre le relai à la fin du contrat.

CENTRAFRIQUE/FACA : De l’ère du commandement à l’ère du management militaire, un défi pour les chefs militaires centrafricains.

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CENTRAFRIQUE/FACA : De l’ère du commandement à l’ère du management militaire, un défi pour les chefs militaires centrafricains.

 

 

Bangui, le 5 juin 2018.

Par : Robert Enza, CNC.

 

Le commandement, c’est la volonté du chef qui est mis en avant, le cap à suivre par les Hommes de rang. La troupe se met en mouvement sur la seule initiative du chef. Par contre le management, c’est le consensus qui est mis en exergue et qui met les gens en mouvement. Les deux (2) expressions sont au fait complémentaires, elles reposent sur l’esprit de corps et ont la même finalité dans la conduite des opérations. Une réussite des opérations requiert avant tout l’adhésion des Hommes de rang et un exercice subtil de l’autorité. Le métier des armes exige la sauvegarde des intérêts supérieurs de l’État par l’usage d’une violence légale, donc il faut un ordre, le principe.

 

Même si les règles de discipline et d’éthique militaire ne sont pas à ce jour mieux observées dans le milieu FACA du fait de sa désagrégation, ce ne sont pas les grands principes qui font et qui feront l’essor de l’action dans des situations concrètes, c’est à la force de cohésion du groupe qui repose sur la « fraternité d’armes », ce lien qui unit aussi bien les camarades entre eux, que ceux-ci à leurs chefs, et grâce auquel se développe une exceptionnelle confiance collective.

Le rôle des chefs est déterminant. Il leur revient de capter la confiance, d’abord par leur compétence, mais aussi par un exercice de l’autorité combinant une nécessaire fermeté avec une  exemplarité sans faille et une attention bienveillante portée à chacun de leurs subordonnés. Ainsi pourront-ils les former et les commander de sorte que soient dominées les pulsions de haine et de meurtre.

Il leur revient aussi, dans ces situations terribles où il n’est pas de bonne solution, de cultiver le discernement et le caractère qui leur permettront de choisir la moins mauvaise et de décider, dans leur pleine liberté d’hommes.

La RCA a opté pour une armée de garnison, sous-entendu, une armée républicaine avec des obligations de loyauté, de neutralité de l’institution militaire envers le pouvoir de l’Etat, à cette nouvelle vision, la communication revêt un enjeu démocratique.

Notre armée a beaucoup de maux dont d’une part, des pratiques de communication totalement biaisées et d’autre part la culture et les logiques militaires qui constituent des barrières à l’expression des militaires, jusqu’aux débats de fond sur les questions d’éthique, de discipline et de la cohésion au sein de l’armée.

En cette période de crise que traverse notre armée, la communication reste sa principale qualité. Même si la parole d’un soldat obtient une crédibilité excessive, il convient d’en exploiter. Pour ce faire, il s’agit d’éduquer autant que possible l’expression médiatique à tous les échelons de la hiérarchie. Donc bien communiquer est une capacité de résilience ; or le moteur de cette résilience reste la mobilisation de tous les maillons de la chaîne, y compris le plus modeste des soldats. La communication verticale, si peu, elle est utilisée pour des décisions, la communication horizontale sera de plus en plus conseillée.

En général, le personnel militaire donne des ordres aux subalternes directement sous leurs ordres selon la chaîne de commandement et reçoivent directement leurs ordres de ceux qui sont à l’échelon immédiatement supérieur. Les membres de la chaîne de commandement ne reçoivent d’ordres que d’un unique supérieur et ne donnent d’ordres qu’à un groupe défini d’individus placés directement sous eux dans la chaîne.

 

Également, la chaîne de commandement interdit à un officier, même de rang supérieur, de donner des ordres à des soldats de rang inférieur qui ne sont pas directement dans sa chaîne de commandement. Malheureusement, ce principe est mal observé où on assiste parfois à des éclats de voix des officiers sur les subalternes, même sur ceux ne relevant pas de leur commandement.

Le commandement apparaît comme l’une des pratiques les plus naturelles mais l’exercice du commandement n’est guère chose aisée, loin s’en faut. L’esprit de rébellion étant également inhérent à la nature humaine, le commandement repose sur un équilibre pour le moins précaire et sa conservation requiert d’ingénieux artifices.

La diversité des caractères et des situations auxquels le chef se trouve confronté implique non seulement une grande capacité d’analyse, mais aussi une constante adaptation à l’environnement. Les méthodes qui se révèlent efficaces avec un groupe de personnes et à une certaine époque, en effet, peuvent s’avérer infructueuses auprès d’une autre communauté ou en d’autres temps, si bien qu’il n’existe que des règles approximatives pour diriger et assurer ce délicat exercice.

Sur le principe de l’autorité nécessaire pour obtenir l’obéissance des individus subordonnés, suivent le principe de la légitimité, sans laquelle nulle acceptation et reconnaissance du pouvoir n’est possible puis le principe de persuasion, qui permet de susciter l’adhésion.

 

Ainsi l’autorité s’appuie tout à la fois sur la fonction occupée, la personnalité du chef, la capacité de décision et la gestion des responsabilités qui en découlent, lesquelles nourrissent le sentiment de respect éprouvé par ceux qui sont commandés. La légitimité du commandement est fondée sur la nécessité des rapports de subordination, sur la compétence du subordonnant, mais également sur la cohérence des directives données, porteuses de sens, l’ensemble desdits critères constituant la crédibilité de celui qui commande.

Quant à la faculté de persuasion, grâce à laquelle un chef peut gagner la confiance de ses subordonnés, elle requiert du charisme (un talent de séduction), s’appuie sur une pratique active de la communication, établie tant sur la forme que sur le fond (procédés rhétoriques et contenu informationnel), et se trouve pérennisé par un comportement exemplaire.

Celui dont l’autorité est fondée sur la seule obligation, en effet, ne peut susciter l’adhésion. Aussi doit-il être assuré que son pouvoir sera renversé dès lors que l’opportunité se présentera à ses subordonnés de contester un joug perçu comme tyrannique, et de s’émanciper d’une tutelle subie plutôt que consentie. L’objectif recherché par toute figure de souveraineté est bien l’obéissance des sujets qui lui sont attachés.

Le chef l’est à plusieurs égards, tant par le truchement des valeurs qu’il défend, que par les exigences qu’il a vis-à-vis de ses subordonnés et la conduite qu’il adopte quotidiennement devant eux, génératrice d’un phénomène d’identification inconsciente et, partant, de mimétisme.

 

La figure du chef militaire n’échappe pas au mouvement de discrédit qui gagne progressivement toutes les positions professionnelles dominantes (pénétrant même la cellule familiale à travers une dépréciation de l’autorité parentale).

 

Il y a un paramètre sociétal, également déterminant, qui mérite d’être relevé. Il s’agit de celui-ci qui a trait à l’influence grandissante des médias et au développement soudain des NTIC. Habitués à être tenu informés de tout ce qui passe dans les quatre coins de la planète en temps quasi réel, les citoyens s’attendent à bénéficier d’un même degré d’information au sein de leur environnement professionnel. Ils expriment de forts besoins en la matière, assimilant transparence et démocratie. Internet opère à cet égard une véritable révolution. La vitesse de propagation des données fut peut-être moins décisive que le caractère de plus en plus public de cette nouvelle forme de communication.

Le tri sélectif des données et les différents filtres mis en place par les chaînes de télévision, par exemple, se lèvent au profit d’un réseau où chaque internaute n’est pas seulement un spectateur éclairé du monde, mais peut se transformer en acteur dynamique, en force de proposition, à travers la participation à des chats ou grâce à la création de blogs. Ce mode convivial et participatif entre donc dans les mœurs.

 

Dans ces conditions, à l’heure de la communication, le soldat peut-il rester à l’écart d’une telle révolution? Alors que la parole et l’image sont devenues les deux vecteurs de notre époque pour tous les acteurs sociaux, pourquoi seul le soldat devrait-il être privé de ces arguments ? Beaucoup de soldats FACA ont leur profil sur facebook et expriment leurs opinions sur les sujets de société.

 

Parmi ses effets, la révolution de la communication porte atteinte au caractère sacré de la hiérarchie ; elle va contraindre à décentraliser les systèmes, à sous-traiter, à responsabiliser des cellules autonomes, à « déverticaliser » les structures. L’autorité formelle y prendra un « coup de vieux » et il sera plus difficile qu’auparavant d’avoir pour seuls arguments son grade ou sa position hiérarchique. L’idée de l’émancipation intellectuelle qui oblige l’homme à se servir de son propre entendement est à notre époque rentrée dans l’armée.

Le style des discours résolument directifs, l’information descendante, le commandement de type «absolument vertical», qui jadis apanage du chef militaire, deviennent inefficaces, voire contre-productifs ; tandis que le style de la communication interactive, consistant à expliquer et à dialoguer, mais aussi à prendre en compte le retour d’expérience des situations d’énonciation et de réception d’un message, obtiennent de meilleurs résultats.

 

Dans un tel contexte de mutation, les officiers doivent compenser le déséquilibre par une multiplication des actions de persuasion. La communication – plus précisément la communication verbale – devient donc, pour le chef militaire, un indispensable et quotidien outil de légitimation dans l’exercice de ses fonctions et l’accomplissement des missions qu’il confie à ses troupes, devenues de simples équipes. Par elle, l’officier s’efforce de motiver ses hommes, de susciter leur adhésion et de renforcer la cohésion du groupe.

Mais communiquer, ce n’est pas seulement s’exprimer, c’est aussi savoir écouter l’autre. Le chef doit donc apprendre à écouter ses subordonnés. Dans les cas les plus extrêmes, il y a autojustification du chef. Ainsi, il y a nécessité désormais d’accompagner les ordres, à appliquer de toute une série d’explications qui visent, d’une part, à expliciter au mieux leur mode d’application et d’autre part, ce qui serait particulièrement inédit, de démontrer le bien-fondé de ces ordres. Un tel type de commandement suppose d’établir une communication avec ses subordonnés qui ne peut plus reposer sur le seul rapport hiérarchique.

Aujourd’hui, il faut tout manager et c’est l’essence même du commandement, et plus largement de l’institution militaire, que l’on a longtemps surnommée la « Grande Muette », tant à cause de son silence forcené que de sa neutralité politique. La communication verbale, en effet, c’est-à-dire la bilatéralité, la mise en commun de la parole, était la grande absente du système militaire, qui lui préférait l’information au sens de la théorie mathématique. Le chef émettait un message, et l’objectif recherché était une moindre déperdition du contenu cognitif au niveau du récepteur, en vue d’une efficacité maximale.

En outre, l’information ainsi délivrée n’avait pas pour but, paradoxalement, d’informer, c’est-à-dire de faire accéder au savoir, d’éclairer des décisions et d’expliquer des actions, mais plutôt de faire exécuter un ordre. Loin d’être une fin en soi, l’information n’était qu’un moyen. Son rôle ne se veut guère cognitif, descriptif ou narratif, il était prescriptif et performatif.

 

C’est surtout la tradition qui assurait le ciment humain de la communauté militaire. Ce n’est sans doute pas un hasard si la communication verbale prend une telle ampleur aujourd’hui.

Certes, il y aura une résistance au changement, les anciennes générations de militaires, souvent nostalgiques du temps béni où l’on s’exécutait sans broncher, regimbent devant de telles demandes de justification, auxquelles elles essaient en vain d’opposer la force de l’habitude. Ce qui ne manquera pas de créer d’inconfortables malaises auprès des jeunes recrues, aux aspirations divergentes.

D’un côté, l’ancien mode de commandement, autoritaire et ultra-directif, a mis en place un système de défense inconscient que l’on peut comparer à une attitude classique de « résistance au changement » face à l’introduction d’une pratique innovante, et rigidifie sa position dirigiste, au risque de braquer les jeunes recrues et de voir les rangs désertés ; de l’autre, se pliant au principe de réalité, une partie de l’institution militaire peut esquisser un mode de commandement assoupli, proche du management participatif, assouplissement qui voit poindre au loin le danger d’une armée de syndicalistes, prêts à faire grève le jour où les raisons d’une action ne sont pas clairement expliquées.

 

Notre armée est rentrée dans une période transitoire où les partisans de l’ancien système et les nouvelles générations vont certainement s’affronter. Les jeunes recrues aujourd’hui ont un niveau d’études assez élevé par rapport à leurs aînés d’hier. Ce sont pour la plupart ceux que le milieu scolaire et universitaire a livré au chômage, orgueilleux d’un niveau de connaissance.

Cependant la communication peine, on peut répondre par la mise en place, pour tout cadre, de formations idoines : séances d’information, séminaires de sensibilisation surtout, stages pédagogiques dans des centres d’instruction militaires ou des écoles de management, destinés à faire acquérir aux figures du commandement les compétences psychologiques et relationnelles nécessaires. L’armée doit prendre conscience de la gageure, et le niveau des formations proposées s’avère satisfaisant. Toutefois les formations dispensées dans les disciplines des sciences humaines et sociales demeurent encore trop peu nombreuses dans notre pays.

Parallèlement aux dispositifs de formation, destinés à améliorer l’aptitude de tout chef à la communication interpersonnelle, une autre solution consiste à élaborer un vaste dispositif de communication interne : sondages d’opinion, enquêtes de satisfaction, journal interne, campagnes d’information, réseau intranet. L’armée est peu familiarisée avec les procédés favorisant une libre circulation de l’information et ayant le souci d’inscrire l’ensemble du personnel dans une relation d’échange et de véritable réciprocité avec le commandement, afin que tout militaire puisse en quelque sorte, s’approprier les projets de l’institution, et s’y impliquer ainsi davantage.

 

Le management au ministère de la Défense passe par cette indispensable compréhension de l’environnement professionnel dans lequel le personnel évolue, et les efforts que de tels éclaircissements impliquent, en termes de communication, de la part des différents échelons de la hiérarchie, rapproche le commandement du management ; ainsi on compare volontiers l’institution militaire, dans les discours officiels, à une « entreprise », et l’on évoque volontiers les relations entre les services et leurs « clients ».

Notre armée doit rentrer progressivement dans l’ère du consensus, pour le meilleur comme pour le pire. Tandis que les entreprises se sont longtemps inspirées du modèle militaire dans leur fonctionnement, ce sont aujourd’hui les militaires, anciens pionniers, qui sont à la traîne et se mettent à appliquer les règles du management civil.

Le défi de l’armée en pleine reconstruction consistera donc à rénover des valeurs et des modes de fonctionnement devenus caducs, ou incompatibles avec les aspirations des individus et un environnement social dont les repères ont été modifiés, tout en conservant des fondamentaux identitaires sans lesquels ne peuvent plus être réalisées les missions de défense. En dehors des cadres particuliers de crise et des unités proprement opérationnelles pour lesquels ne peut s’appliquer cette politique de changement, les objectifs peuvent (obéissance, efficacité…) demeurer globalement identiques. Seuls doivent être modifiés les moyens (interaction, explication…) qui permettent d’atteindre ces derniers, et plus précisément la forme sous laquelle ils se présentent.

 

En résumé, la relation doit s’efforcer de sauver le contenu ; mais aussi une redéfinition stratégique permettrait alors de redéployer des moyens pertinents et de déterminer des modes de communication cohérents avec la vision globale de l’institution, loin des improbables juxtapositions que l’on observe pour l’heure et des bricolages relationnels qui colmatent les brèches humaines avec plus ou moins de bonheur.

 

Robert ENZA, association soutien aux FACA.

Centrafrique : crime contre l’humanité, les rebelles de l’UPC accusée d’avoir enlevé des dizaines des passagers d’un convoi proche de Bambari.

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Centrafrique : crime contre l’humanité, les rebelles de l’UPC accusée d’avoir enlevé des dizaines des passagers d’un convoi proche de Bambari.

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

En provenance de la ville de Bangassou, plusieurs dizaines des passagers d’un convoi du ravitaillement de la Minusca auraient été enlevés à 75 kilomètres de Bambari par des combattants rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) depuis deux semaines.

 

Si le mouvement rebelle de l’UPC, une faction de l’ex-coalition Séléka dirigée par le sulfureux Ali Darassa, est soupçonné par la communauté internationale d’avoir commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité comme d’autres groupes criminels dans le pays d’ailleurs, le cas de l’enlèvement d’une cinquantaine des passagers en provenance de Bangassou qui demeurent jusqu’à présent sans nouvelle constitue ni moins ni plus un acte avéré du crime contre l’humanité et crime de génocide.

Selon des sources recoupées, les faits se sont produits le 17 mai dernier dans le village Gbokologbo, à environ 75 kilomètres de Bambari où un convoi d’une vingtaine des camions de la Société ECOLOG, prestataire de service de la MINUSCA, en provenance de la ville de Bangassou et transportant des dizaines des passagers civils, escortés par des soldats marocains et égyptiens de la MINUSCA, a été intercepté puis fouillé par des rebelles peuls de l’UPC.

Au cours de leur contrôle, tous les passagers sont priés de descendre de leur camion. Sans aucune explication particulière, les rebelles ont ordonné au convoi de poursuivre sa route alors que tous les passagers sont conduits dans la brousse par les rebelles.

Depuis ce jour, on n’a aucune nouvelle de ces passagers enlevés alors que leurs familles à Bangassou croyaient qu’ils sont déjà arrivés à Bangui.

Parmi les passagers enlevés se trouvent deux policiers affectés à Bangassou : le gardien de la paix major Gervais Greboy et le policier Pierre Koudé. Une combattante star des Anti-balaka de Bangassou connue sous le nom de « Full-doz » faisait partie aussi des passagers enlevés.

Hors mis les trois personnes précitées, on y trouve parmi les passagers enlevés des civils dans lesquels se trouve aussi la famille du policier Pierre Koudé qui profite de cette occasion pour rentrer à Bangui afin  de rendre visite aux parents.

Depuis samedi, la nouvelle de l’enlèvement de ces personnes qui sont en majorité en provenance de Bangassou vient d’arriver dans la ville, et la tension est montée d’un cran.

Pour l’heure, aucune déclaration officielle ni de la part du gouvernement ni de la part de la MINUSCA ne confirme la nouvelle.

Ainsi, beaucoup se demandent si on tente d’étouffer volontairement la nouvelle aux Centrafricains.

En tout cas, si celle-ci se confirme, le gouvernement et la MINUSCA doit prendre leur responsabilité vis-à-vis des auteurs de ces crimes.

Par ailleurs, tout porte à croire que depuis plusieurs semaines, le criminel Ali Darassa séjourne dans la commune de Gbokologbo transformée au quartier général de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC).

 

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Centrafrique : Ngoussima, la tension monte d’un cran contre les soldats FACA accusés d’exactions extrajudiciaires.

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Centrafrique : Ngoussima, la tension monte d’un cran contre les soldats FACA accusés d’exactions extrajudiciaires.

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Anselme Mbatat, CNC.

 

En coupes réglées des exactions de certains soldats FACA positionnés dans le secteur depuis quelques mois, le quartier Ngoussima dans le cinquième arrondissement de Bangui se trouve aujourd’hui sur le point de se soulever.

 

Même si beaucoup pensent que leur présence est plus que nécessaire pour leur sécurité, leur comportement face à la population civile pousse certains à solliciter l’aide du gouvernement ou de l’État major de l’armée nationale à mettre la pression sur eux pour qu’ils remplissent leur mission comme prévu par la loi.

Les soldats FACA, considérés pour la plupart par les habitants du cinquième arrondissement comme des bourreaux, se comportent désormais aux bandits criminels très dangereux pour la population locale.

Des jeunes torturés parfois assassinés, des femmes violées, des biens confisqués, c’est malheureusement le triste bilan partiel qu’ils trainent derrière eux.

Il y’a une semaine, un jeune commerçant local, torturé et assassiné par ces FACA de Ngoussima qu’il a été considéré comme un traitre, d’après leur propre propos, soulève d’énormes inquiétudes au sein de la population.

Selon plusieurs sources recoupées, la victime, qui fait l’affaire avec un grossiste du marché KM5, a été intercepté par les soldats FACA au checkpoint érigé au quartier Ngoussima lors de son retour.

Dans sa poche, les FACA ont retrouvé une somme d’argent en liquide d’environ 250 000 FCFA. Dans son téléphone aussi, on y trouve le numéro de son partenaire commercial qui est un sujet musulman. Du coup, l’homme est considéré comme un traitre à la solde des ennemis. Malgré le cri de pitié qu’il pousse, l’homme a été mis au supplice. Poignardé à plusieurs reprises, il succombe sur place de ses blessures.

Il a été enterré par ses bourreaux dans la concession de la mosquée de Ngoussima détruite avant d’être exhumée par ses parents qui comptent se venger de sa mort.

Alors que la tension est encore vive entre les FACA et les jeunes de Ngoussima, les exactions, quant à elles, poursuivent son cours.

Vendredi 1er juin dernier vers 15 heures locales, une autre personne, considérée comme un berger, a été arrêtée par ces mêmes FACA qui l’ont assassinée et enterrée dans la même mosquée détruite de Ngoussima.

Pour les habitants dudit quartier, les forces de l’ordre ne doivent pas se comporter comme des rebelles ou des milices. En cas d’arrestation, le présumé coupable doit être traduit devant la justice pour répondre de ses actes si les faits sont avérés. Mais le fait de tuer ou torturer illégalement les gens ne fait que soulever d’inquiétude et de colère. Le gouvernement doit agir pour protéger la population. Ce n’est ni affaire des étrangers n, ni des mercenaires sur ce point, concluent-ils.

« La paix, c’est nous. Les violences, c’est nous. Les Centrafricains doivent comprendre que chacun doit œuvrer pour la paix dans son pays », conclut un jeune ingénieur habitant le quartier Ngoussima.

À bon entendeur, salut.

 

 

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Centrafrique : Deux français et ‘’Force’’ du Km5 dans le collimateur de la justice

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Un élément de force de l’ordre lors de l’attaque de l’église de Fatima.

 

 

Centrafrique : Deux français et ‘’Force’’ du Km5 dans le collimateur de la justice

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le tristement célèbre seigneur de guerre du Km5, Djamous Nemery alias Force est tête de liste suivi de deux français, Bernard Cousin et Christophe Rainetau, ils sont dans le viseur de la justice centrafricaine. Le Parquet général de la Cour d’Appel de Bangui vient de décerner un mandat d’arrêt à l’encontre de ces derniers. Après enquête, il s’est avéré que l’attaque qualifiée de terroriste sur les fidèles catholiques de la fraternité Saint Joseph en la Paroisse Notre Dame de Fatima, le 1er mai dernier, est bel et bien perpétrée par Force et ses hommes avec tout le soutien des deux français Cousin et Raineteau.

« Le 2 mai 2018, au-lendemain de l’attaque terroriste perpétrée à l’église Fatima, le Ministre de la justice, des droits de l’homme, garde des seaux a demandé, pour acte de terrorisme, au Procureur général d’ouvrir une enquête judiciaire conformément à l’article 27 du Code de procédure pénale centrafricain. Référant à ces instructions, dans une déclaration radiotélévisée, j’ai annoncé à l’opinion nationale et internationale l’ouverture d’une enquête judiciaire par la parquet de Bangui à la SRI [Section de recherche et d’investigation] par une Cellule d’investigation judiciaire mise en place exclusivement à cet effet », a rappelé le Procureur général dans un communiqué lu à la radio locale. Et de préciser : « les informations dignes de foi font état de ce que Djamous Nemery alias Force avait bénéficié du soutien des commanditaires étrangers, notamment de Raineteau alias Alpha et Bernard Cousin et certaines personnalités nationales et internationales que nous taisons les noms pour l’instant pour le besoin de l’enquête pour perpétrer des actes de terrorisme dans l’enceinte de l’église Fatima, le 1er mai 2018 ».

« Le parquet général tient à informer l’opinion nationale et internationale que la justice a déjà entre ses mains les preuves accablantes qui sont les documents, des photos et enregistrements sonores interceptés », a indiqué le Procureur.

Dix chefs d’accusation ont été retenus contre Sieur Djamou Nemery alias Force, à savoir : Acte de terrorisme ; incendie volontaire de boutiques et de maisons d’habitation ; assassinats ; association des malfaiteurs ; atteinte à la sureté intérieure de l’Etat ; offense au Chef de l’Etat ; rébellion ; détention illégale d’armes et de minutions de guerre ; incitation à la haine ; trouble à l’ordre public.

En ce qui concerne les deux français, le communiqué du parquet précise : « Christophe Raineteau alias Alpha et Bernard Cousin qui sont les complices de Djamous Nemery sont également poursuivis pour les mêmes chefs de crimes que Nemey »

Notons qu’une commission rogatoire sera mise en place dans les prochains jours, à en croire Eric Didier Tambo. Notons également que le communiqué du parquet intervient.

 

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Centrafrique : De l’union sacrée à la traque des leaders d’opinions

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Centrafrique : De l’union sacrée à la traque des leaders d’opinions

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

A moindre mouvement, le pouvoir de Bangui pointe du doigt des leaders d’opinions, notamment les leaders d’opposition et toute autre personnalité politique ne partageant café et gâteau avec le Chef de l’Etat. Voilà qui s’apparente ni plus ni moins à une chasse aux sorcières. Aucune voix dissonante n’est autorisée à ce jour sur la scène politique, un véritable danger pour la jeune démocratique centrafricaine.

Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il n’y a plus de place pour les leaders de l’opposition dans la vie politique en République centrafricaine, pays qui se veut une Nation de démocratie. Aucune voix autre que celle du Président de la République ou, comme en est le cas aujourd’hui, de ceux qui se disent ‘’proches’’ du Chef de l’Etat n’est autorisée. Telle une dérive totalitaire, les Centrafricains qui pensent autrement la chose publique ou qui sont dans leur rôle constitutionnel de critiquer l’action politique telle que conduite par le pouvoir, sont immédiatement considérés comme des ennemies de la République et sont donc traités comme tels par le Président et ses ouailles.

De mémoire, le dernier regain de tensions dans le pays a vu plusieurs condamnations surtout des leaders de l’opposition et certaines personnalités politiques et de la société civile. L’inefficacité, voire la complicité de la Minusca, ainsi que le manque d’initiative des autorités politiques nationales ont été dénoncés à travers les coups de gueule des uns et des autres. Dans la liste, il y a entre autres, Joseph Bendounga Président du MDREC, Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, Me Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE… touts des leaders politiques de l’opposition ont pris la parole, par les voies constitutionnellement prévues, pour dénoncer la montée des violences et mettre les autorités et la Minusca devant leur irresponsabilité. Histoire de les appeler à ajuster leurs stratégies de protection de la population et de renforcement de la sécurité.

Quoi de plus sinistre que de jouer ce rôle constitutionnel d’animation, en démocratie, de la vie publique ? Dans la même dynamique, les manifestations de ras-le-bol organisées par la société civile, notamment le Groupe de travail de la société civile sont très mal vues par le pouvoir. Bendounga lui a même été brièvement arrêté avant d’être relâché. La presse privée et la diaspora également en ont connu à leurs dépens.

Que de l’aberration ! L’on attendait voire un Président de la République qui, au début de son quinquennat prônait l’idée d’une union sacrée, se mettre à l’écoute des forces vives de la Nation. Ce n’est nullement le même Touadera, car à ce jour, lorsqu’il y a un problème, le Chef de l’Etat et ses ‘’Touaderateurs’’ s’emploient plutôt dans les accusations portées contre les dignes filles et fils du pays qui osent penser autrement la situation politique. La main des opposants politiques et les leaders de la société civile est vue derrière toutes les calamités de la République.

L’on a encore le dernier exemple lorsqu’il y a eu les dernières violences au niveau de Km5, certains personnalités politique de la transition, ainsi que ceux qui ne rament pas dans le même sens que les ‘’Touaderateurs’’ sont incriminés et indexés comme étant l’imminence grise de ces violences, d’autres sont même livrés à la vindicte populaire au moyen parfois des tracts. D’ordinaire, ces accusations sont de nature à limiter autant qu’elles nuisent, la possibilité de contribution de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique à l’œuvre de la reconstruction nationale. Ce à quoi, le pouvoir va devoir revoir sa copie.

Mais, puisque l’erreur est humaine, la galaxie touaderienne va devoir se mettre sérieusement à l’école de la démocratie et créer un espace propice à l’expression des voix de toutes les filles et tous les fils de Centrafrique, afin que chacun contribue à relever le défit énorme du retour à la stabilité et à la reconstruction du pays.

CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, LES GRANDES MANŒUVRES

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CENTRAFRIQUE : COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI, LES GRANDES MANŒUVRES

 

 

Bangui, le 4 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

DÉNI DE JUSTICE

          Il n’y a pas si longtemps, à l’occasion de la comparution d’un chef rebelle devant la Cour Criminelle de Bangui, au lieu de la Cour Pénale Spéciale de Bangui, nous avons écrit un article au titre prémonitoire : « Cour Pénale Spéciale de Bangui, c’est mal parti !» Nous nous étonnions de la requalification de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en simple association de malfaiteurs, ce qui permettait aux chefs rebelles d’être jugés devant une simple Cour Criminelle. Nous dénoncions alors ce qui ressemblait à une manœuvre visant à minimiser les peines encourues – voire à amnistier les criminels.

          La création de la Cour Pénale Spéciale de Bangui a été décidée par la CPI (Cour Pénale Internationale) pour juger les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité de manière rigoureuse et transparente. Elle se compose de magistrats centrafricains et internationaux, ainsi que d’experts en droits de l’homme. La crédibilisation de cette Cour tant attendue est corollaire de son indépendance. Aucune pression souterraine de la part d’hommes politiques ne saurait être tolérée.

          Malheureusement, l’ONU a déjà commencé à se livrer à des dérives inacceptables.

 

EXPULSION DUN AVOCAT EXPERT AUPRÈS DE LA COUR PÉNALE SPÉCIALE DE BANGUI (Info AFRIQUE NEWS)

          L’avocat français expert indépendant, Juan Blanco, pourtant mandaté par l’ONU, a été expulsé de Bangui, mardi 29 mai, par la même organisation des Nations-Unies.

          Il avait été recruté pour organiser des expertises indépendantes en RCA, destinées à la Cour Pénale Spéciale de Bangui. Seulement, voilà ! Il n’a pas hésité à dénoncer, sans complaisance, les dérives onusiennes en Centrafrique : violations des droits de l’homme, viols de femmes et d’adolescentes. Commentant un article du quotidien Le Monde, qui rapporte le massacre de 30 civils par des Casques bleus, le 10 avril dernier, ainsi que les violences commises sur une centaine de personnes, l’avocat en colère a poursuivi ses accusations : « faute de travail journalistique sérieux, un crime devient un incident et les civils massacrés, des cadavres à piétiner… » Ou encore : « Ces corps de civils brisés par l’impunité et par la propagande dont (le journaliste) se fait complice…»

          La dénonciation de ces dérives onusiennes n’a pas plu à l’organisation des Nations-Unies, qui a donc déclaré l’avocat expert persona non grata. Comme pour les viols de femmes et d’adolescentes par les Casques Bleus, l’ONU est en train d’organiser le blanchiment cynique de ses soldats auteurs de crimes. Un voile noir a été jeté sur les ignominieuses dérives sexuelles de ceux qui devraient être des soldats de la paix sans reproche. On ne parle même plus de ces crimes sexuels.

          C’est insupportable pour un État qui doit protéger ses populations. Les autorités centrafricaines devraient sortir de leur torpeur, taper du poing sur la table et rappeler la Minusca à l’ordre. Le sens de la dignité devrait obliger les dirigeants centrafricains à changer de paradigme et à se montrer résolument patriotes. La République Centrafricaine est un État souverain. Ce n’est pas un endroit où des barbouzes, des mercenaires et des rebelles peuvent venir, sans vergogne, faire leurs courses, massacrer les populations et bénéficier d’une indécente impunité.

          Il ne faudrait pas que la Cour Pénale Spéciale de Bangui se transforme en une mascarade. Tel que c’est parti, on peut légitiment craindre une prise en otage et une manipulation de cette institution.

          Mais les Centrafricains ne tolèreront pas que leurs bourreaux échappent à la justice. Si cela devait advenir, leurs dirigeants pourraient être considérés comme des parjures.

          Dans la situation actuelle, il en va de l’honneur d’un pays et de son peuple.

                                                                                                                           JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(3 juin 2018)