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République démocratique du Congo : les États-Unis et l’église maintiennent la pression sur le Président Kabila.

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République démocratique du Congo : Les Etats-Unis et l’Eglise maintiennent la pression sur le Président Kabila

 

 

 

Kinshasa, 29 juin 2018 (CNC) /

Les Etats-Unis et la puissante Eglise congolaise, tout comme l’ONG Human Rights Watch, ont invité le président Joseph Kabila à quitter le pouvoir comme prévu à l’issue des élections prévues en décembre en République démocratique du Congo, où le chef de l’Etat devrait s’exprimer ce vendredi soir.

 

”Le Président Kabila peut devenir un héros dans l’histoire congolaise, s’il façonne, en décembre de cette année, le premier transfert pacifique, crédible et démocratique du pouvoir de son pays”, a déclaré mercredi la chargée d’affaires américaine Jennifer Haskell, lors d’une réception à l’occasion des fêtes d’indépendance du Congo (30 juin) et des Etats-Unis (4 juillet).

 

”Sauvons le processus électoral”, a lancé vendredi la conférence épiscopale (Cenco). Elle a rappelé que la Constitution actuelle interdit à l’actuel président de la République de briguer un troisième mandat.

 

 ”A son excellence monsieur le président de la République, nous demandons d’assumer ses responsabilités devant la Nation”, a poursuivi le porte-parole de la Cenco, l’abbé Donation Nshole à l’issue d’une assemblée plénière des évêques.L’épiscopat a demandé à la commission électorale ”de publier au plus tôt les
listes provisoires qui pourront rassurer que les 6,7 millions d’inscrits sans empreintes digitales ne sont pas des personnes fictives”.

Parmi les autres écueils qui menacent le processus électoral, l’épiscopat s’est inquiété de ”l’absence de consensus” autour de la machine à voter, rebaptisée ”machiner à tricher” par l’opposition 

Muet depuis sa conférence de presse du 26 janvier, le président Kabila doit s’exprimer vendredi soir à la veille du 58e anniversaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge, dans un message pré-enregistré à la télévision publique, a indiqué son cabinet.

 

Le président doit aussi s’exprimer d’ici au 20 juillet devant le Congrès du Parlement. Puis viendra la période cruciale du dépôt des candidatures (24 juillet-8 août).

”Le président Kabila devrait assurer un vote crédible en respectant la Constitution”, a déclaré dans un communiqué l’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW). ”La répression persiste à l’approche des échéances électorales”, s’inquiète l’ONG.

 

 

 

Avec AFP

Centrafrique : soldats FACA admis à la retraite, la bourde de l’État-major qui pourrait coûter cher à l’État.

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Des civils applaudissent un soldats FACA à Obo. AFP photo.

 

 

Centrafrique :   soldats FACA admis à la retraite, la bourde de l’État-major qui pourrait coûter cher à l’État.

 

 

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) /

Admis à la retraite depuis le début d’année 2018, certains soldats et officiers de l’armée nationale, actuellement déployés sur le terrain, pourraient, juridiquement parlant, facturer par jour leur service à l’État s’ils se trouvent encore en mission au-delà du délai prévu par la loi.

 

En effet, selon nos informations, une dizaine des soldats FACA déployés en province, notamment à Amdafoc, Obo et ailleurs, sont depuis mars 2018 admis à la retraite et se trouvent jusqu’à ce jour sur le lieu de leur mission alors que le delai libérable prévu par la loi expire depuis le mois de main dernier.

Contacté par CNC, un avocat du barreau centrafricain pointe du doigt le gouvernement et l’État-major dans ce qu’il qualifie de « bourde monumentale ». Pour lui, l’État centrafricain pourrait payer à chaque soldat retraité encore en mission   une importante somme d’argent à titre de frais de consultation si la justice est saisie par les intéressés.

Joint au téléphone, l’un des FACA mis à la retraite en début d’année et qui se trouve actuellement au nord du pays se dit vraiment outré par l’attitude de leurs chefs qui ne se soucient guerre de leur situation, d’autant plus que leur famille se trouve à Bangui sans aucun moyen financier pour leur subsistance.

Selon lui, ils sont actuellement largement en retard dans le suivi de leur dossier de retraite au ministère alors que leurs collègues sur la même liste qu’eux avancent déjà.

Au ministère de la Défense, comme à l’État-major, nous avons tenté en vain de les joindre et  nos nombreux appels sont restés sans suite au moment où nous rédigeons cet article.

En attendant la suite, nous reviendrons sur cette affaire la semaine prochaine avec plus de détails.

 

Un texte de : Anselme Mbata, Cnc.

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : UNE PARTITION QUI NE DIT PAS SON NOM

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CENTRAFRIQUE : UNE PARTITION QUI NE DIT PAS SON NOM

  

 

Bangui, le 29 juin 2018 (CNC) /

 

EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, DES CALIFATS EN GESTATION ?

 

          Le nord et le nord-est du pays sont sous administration rebelle. Les ex-Sélékas à majorité musulmane tiennent le haut du pavé à Bria et NDélé. Les Antibalakas chrétiens leur résistent et les affrontent dans des combats sanglants.

          Mais ils règnent presque sans partage, quasiment en maîtres absolus. Gendarmerie, sous-préfecture, douanes et services annexes sont occupés et administrés par le sulfureux Noureddine Adam et ses mercenaires, tchadiens et soudanais. Les Chinois et les Russes, pour avoir l’autorisation de prospecter le pétrole et d’exploiter les mines d’or et de diamants, s’adressent aux rebelles, à qui ils demandent une protection. Les droits d’exploitation sont fixés par les Sélékas, qui encaissent les sommes dues. S’adresser aux rebelles, en ignorant le pouvoir légal, c’est donner, en fait, une indécente légitimité aux insurrectionnels.

 

          Devant toutes ces incongruités et ces bras d’honneur faits au gouvernement, on attendrait une réaction de sa part. Mais il ne se fait pas entendre et se barricade dans Bangui. On a la détestable impression que le gouvernement Sarandji 2 se prépare, en secret, à céder aux revendications des rebelles, c’est-à-dire l’impunité et le partage du pouvoir. C’est inacceptable.

          Il est à craindre que les puissances étrangères impliquées en Centrafrique, pour préserver leurs intérêts et s’extirper du guêpier, n’aient déjà reconnu le pouvoir des ex-Sélékas sur les provinces qu’ils occupent. Partant, on semble donner une légitimité à des dissidents hors-la loi.

          Le pouvoir centrafricain, en tout cas, donne des signes d’inquiétude. Devant le rideau, on fait croire que tout va bien, pour éviter d’alarmer des populations profondément déroutées. Mais les proches du pouvoir préparent déjà leurs arrières. Voici venu le temps des reniements, des lâchetés, des trahisons et des changements de camps. Les Judas, prêts à tous les reniements, se préparent à donner « le baiser de la mort » au président Touadera. Le nettoyage des écuries d’Augias que sont devenus le gouvernement et la présidence, avec leur pléthore de conseillers inutiles mais prédateurs, est inévitable. Le président Touadera doit savoir que les trahisons viendront de ses amis, parce que l’amitié en politique, c’est comme un pot de miel qui attire les abeilles : quand le miel vient à manquer, elles disparaissent !

  

LE MAGOT DES SÉPARATISTES

 

          Des commerçants illégaux, venus du Tchad et du Soudan, s’enrichissent en organisant des circuits commerciaux. Bria et N’Délé  sont alimentées par des marchandises de contrebande en provenance de Ndjamena et de Khartoum – sans oublier les armes qui affluent de ces mêmes capitales et alimentent de gigantesques marchés à ciel ouvert.

          Les principales ressources des rebelles sont l’or et le diamant qu’ils vendent aux pétromonarchies du Golfe qui dépêchent des acheteurs sur place. De lourds soupçons pèsent aussi sur certains éléments de la Minusca et des forces internationales qui se livreraient au trafic des pierres précieuses. C’est ainsi que les chefs de l’ex-Séléka se bâtissent des fortunes insolentes.

          Le glas semble avoir sonné la fin d’une République Centrafricaine Démocratique, Une et Indivisible. Et cet état de fait intolérable ne semble pas émouvoir les autres nations. La RCA n’est-elle pas, pourtant, un pays souverain, membre de l’ONU ?

         Le magot des rebelles s’est constitué à cause de l’incompétence et de l’impuissance du gouvernement. A cause aussi des turpitudes de la MINUSCA, qui a échoué dans sa mission de recherche de la paix et de la protection des populations. La République Centrafricaine vit dans un statu quo ourdi par les puissances étrangères et l’ONU. Le Conseil de Sécurité, en décrétant un embargo injuste sur les armes à destination de la RCA, a livré le pays des Bantous aux rebelles et aux mercenaires.

          Quant au gouvernement, il donne l’impression de chercher uniquement à sauver sa tête. La dimension du chaos dans lequel est plongé le pays semble échapper à ses dirigeants.

          Pour que la RCA survive, il faut qu’elle cesse de danser au-dessus de l’abîme. Sans l’engagement de tous les Centrafricains, sans leur détermination à affronter les séditieux, le pouvoir risque de disparaître avec le pays. Le gouvernement doit consulter le peuple et l’associer au combat contre les rebelles. Le temps presse. Il faut que le gouvernement prenne des initiatives urgentes et fortes.

          Non à la partition ! Non à l’impunité pour les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité ! La réconciliation oui, mais pas à n’importe quel prix ! Les bandes armées devront d’abord répondre de leurs crimes, qui ont fait tant de victimes.

 

                                                             

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

Copyright2018CNC.

 

 

 

Centrafrique : Table Ronde Consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité

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Centrafrique : Table Ronde Consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité

 

Bangui, 29 juin 2018

 

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
SERVICE DE COMMUNICATION
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Une Table Ronde consacrée à la restauration de l’autorité de l’État par le redimensionnement et le déploiement des Forces de Défense et de Sécurité est organisée les 4 et 5 juillet 2018 dans la salle de conférence de la CEMAC. Cette Table Ronde constitue une étape nécessaire pour mettre en œuvre le Plan National de Défense et le Plan Global de Redimensionnement et de Redéploiement des Forces de sécurité intérieure qui sont indispensables au rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et à la mise en place d’outils de défense et de sécurité intérieure républicains et inclusifs.

La réforme du secteur de la sécurité, de l’institution judiciaire, de la lutte contre l’impunité, et la réconciliation nationale sont au centre du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA) approuvé par le Gouvernement centrafricain pour la période 2017 – 2021. Malgré les efforts consentis par l’État avec l’appui de la communauté internationale, force est de constater les déficits en financements permettant d’adresser cette urgence nationale.

C’est pourquoi, la Table Ronde permettra aux autorités centrafricaines de présenter à la Communauté Internationale les progrès réalisés dans les secteurs de la sécurité, de dresser un bilan des actions menées jusqu’à présent, de susciter la participation et le soutien des Partenaires Techniques et Financiers, et de déterminer les ressources financières nécessaires en appui à l’action de l’État.

L’évènement est organisé conjointement par le Ministère de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée et le Ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique et regroupera quelques 200 représentants des Partenaires Techniques et Financiers et des autorités nationales. Il devra aboutir sur un engagement ferme du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des Plans de déploiement des FACA et de redimensionnement et de redéploiement des FSI.

 

Centrafrique : Kétté-Gala, une plateforme électronique de commande et de livraison express.

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Centrafrique :KéTé-GALA : Une plateforme électronique   de commande  et de livraison express

Bangui, 29 juin 2018 (CNC) /

 

Elle a été conçue pour faciliter l’échange entre acheteurs et vendeurs à travers un espace numérique intéractif  et intégré.

 

Le terme “Kété Gala”, en langue centrafricaine signifie “Petit marché” ou “Small Market” en anglais.

Elle offre les possibilités suivantes:

Possibilité de commander des produits en ligne et de se faire livrer à domicile ou à une destination indiquée pour les compatriotes de la diaspora.

  • Possibilité de commander des produits par appel téléphonique et se faire livrer à dommicile ou à une destinatination indiquée.
    • Possibilité de paiement à partir de notre Wallet M-Paiement; téléchargeable sur Google Play Store. Le “Wallet” est réchargeable au niveau de toutes les boutiques affiliées à la plaforme Kété Gala.
    • Possibilité de paiement par Cash.
    • Possibilité de paiement par Carte bancaire.

 

Concepteur

 

JMoustapha, Informaticien Analyste Programmeur et intégrateur de solutions & systémes embarqués.

 

Motivation

 

Nous avons créé cette plateforme pour apporter une solution au problematique sur les échanges des biens et services en Centrafrique. J’ai personnellement contribué au developpement de la plateforme W@ri qui est une solution de   transfert d’argent et paiement électronique et qui est connu mondiallement avec 600 points de vente donc je me suis dis pourquoi pas reproduire le même concepte en République centrafricaine . Par contre , la priorité est autre dans le cas en RCA, a cause de l’insécurité et de son enclavement.La venue de la fibre optique est considéré pour nous comme une aubaine qu’il faut saisir pour créer de l’emploi pour les jeunes en dématérialisant certaines activités.Kété Gala est pour nous une gateway ou des petits besoins de dématerialisation identifés y seront plugues   pour constituer au fur et a mesur un ecosysteme  numérique ou tous peuvent se faire a travers elle.

 

Centrafrique : communiqué de presse du MLPC sur son passage au statut de membre de plein droit de l’internationale socialiste.

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Centrafrique : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC sur son passage au statut de membre de plein droit de l’internationale socialiste.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion Nationale et Internationale que lors de la réunion du Conseil de l’Internationale Socialiste (IS), tenue les 26 et 27 Juin 2018 à Genève en Suisse, notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a été élevé au rang de membre de plein droit de cette organisation mondiale.

Cette admission au statut de membre de plein droit de la grande famille progressiste internationale est une reconnaissance de l’engagement sans faille du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) aux côtés des forces progressistes et socialistes du monde entier.

Aujourd’hui plus que jamais engagé aux côtés des populations centrafricaines, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) invite ses militantes et militants à plus de détermination et d’abnégation dans la lutte pour une nation centrafricaine unie et prospère.

Le Bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) saisit également cette occasion pour remercier tous les Partis et organisations de la grande famille progressiste et socialiste qui ont soutenu notre parti dans sa démarche d’accession au statut de membre de plein droit de l’Internationale Socialiste.

 

Tous Unis, nous vaincrons.

Bangui, le 28 Juin 2018

Le Secrétaire Général

 

 

 

Maître Etienne MALEKOUDOU

DECLARATION N°002/18 DU KNK RELATIVE A LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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DECLARATION N°002/18 DU KNK RELATIVE A LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Depuis quelques mois, notre pays connaît un regain de violences sans précédent. De l’Est au Nord-Ouest en passant par le Centre du pays, les groupes armés ainsi que des mercenaires ont réussi à imposer leur “impérium” et se livrent à des massacres de populations civiles, des violations inadmissibles des droits de l’homme et à la prédation des ressources naturelles.

C’est dans ce contexte infernal que des extrémistes, retranchés dans l’enclave du PK5, se sont livrés à une barbarie terroriste contre des fidèles réunis lors de la célébration de la fête de Saint Joseph, le 1er Mai dernier à la Paroisse Notre Dame de Fatima.

Le bilan de cette folie meurtrière s’est élevé à plus d’une centaine de blessés et plusieurs dizaines de victimes dont le Prêtre Albert TOUNGOUMALE BABA, froidement abattu.

Dans la foulée des évènements de Fatima, des actes de “Vendetta” ont été commis dans le 2e Arrondissement de Bangui suivis de la destruction de la Mosquée de Lakouanga.

Cette préoccupante recrudescence de l’insécurité met à nu l’incapacité aussi bien des Forces de Sécurité Intérieures (FSI) que de la Minusca, munie d’un mandat onusien, à travers notamment la résolution 2149 sous chapitre 7 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et dotée de plus de 10.000 casques bleus ainsi que des moyens logistiques conséquents avec pour missions principales : la protection des civils, la restauration de l’autorité de l’Etat ainsi que les tâches de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des éléments étrangers.

La MINUSCA n’a plus de crédibilité aux yeux de la population” avait asséné Roland MARCHAL, Chercheur au Centre de Recherches Internationales des Sciences Politiques de Paris.

De son côté, la Journaliste Maria MALAGARDIS du quotidien français Libération avait publié un article sous le titre : “La Mission de l’ONU n’est plus crédible aux yeux de la population centrafricaine“.

Présenté comme la panacée, le DDR-R n’a pas apporté les résultats escomptés au regard du niveau de dégradation de la situation sécuritaire. Ce qui démontre, à suffisance, les limites du schéma gouvernemental de sortie de crise qui a consisté, jusqu’à présent, à ne prioriser seulement le dialogue qu’avec les groupes armés à travers la mise en œuvre du processus DDR-R.

En outre, quelques indicateurs socio-économiques révèlent la grave et dramatique situation humanitaire à laquelle fait face une partie de la population centrafricaine. Selon les chiffres, on note :

  • Plus de 577.000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins ;
  • Plus de 669.997 déplacés internes dont près de 50.000 à Bangui ;
  • Près de 2.500.000 personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence ;
  • Près de 63% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

A cela s’ajoute, un inquiétant isolement diplomatique de notre pays comme l’attestent des faits tels que :

  • Le refroidissement des relations entre la RCA et la GUINEE EQUATORIALE suite à l’implication de certains ressortissants centrafricains dans l’affaire du Coup d’Etat manqué contre les Autorités de Malabo ;
  • L’évasion de la prison du Camp de ROUX d’Officiers rebelles congolais qui a provoqué l’ire des Autorités de la République démocratique du Congo ;
  • La délocalisation du siège de la CEMAC à Malabo ;
  • L’annonce du retrait prochain du contingent Gabonais de la MINUSCA ;
  • L’assassinat d’un Diplomate soudanais à Bangui, etc.

Après un moment de silence et craignant sans doute un effet de contagion de la crise centrafricaine dans la Sous-Région, la FRANCE vient de se réapproprier la gestion du dossier centrafricain à travers deux (2) initiatives majeures :

  1. La déclaration faite par le Porte-parole du Quai d’Orsay (Ministère des Affaires Etrangères) en date du 23 Mai 2018 dans laquelle, il a affirmé : La France encourage l’ensemble des acteurs centrafricains à agir dans un esprit d’unité et de réconciliation nationale. Elle soutient les efforts entrepris pour y rétablir la sécurité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et appelle à la mise en œuvre rapide du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement.
  2. La tournée diplomatique que vient d’effectuer Mr Jean Yves Le DRIAN Ministre français des Affaires Etrangères dans certaines capitales africaines dont le choix ne doit rien au hasard. Il s’agit de Brazzaville, N’Djamena et de la capitale éthiopienne qui abrite le siège de l’Union Africaine, désormais placée en avant-garde dans la gestion de la crise centrafricaine.

Car, il n’est un secret pour personne que le règlement de la crise centrafricaine dépend en grande partie de l’implication des Présidents congolais et tchadien.

Sur le plan financier, les recettes intérieures sont globalement insuffisantes en raison de l’insécurité et ne peuvent suffire à couvrir les charges régaliennes : paiements des salaires, pensions, bourses et autres dépenses prioritaires. Cette situation place le Gouvernement dans un besoin pressant de faire recours aux Facilités de Crédit Rapide (FCR) du FMI. Une telle dépendance financière renferme de potentiels risques de conflits sociaux en cas de refus de la part des Institutions financières de Bretton Woods ou de l’Union Européenne d’accéder à des demandes de décaissements. A propos de risques de conflits sociaux, la récente grève observée dans les régies financières est une alerte à prendre très au sérieux.

Dans ces moments difficiles que la République Centrafricaine traverse, notre formation politique et son Leader François BOZIZE YANGOUVONDA, tout en réaffirmant notre soutien au Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Gouvernement :

  1. Invitons l’Exécutif à faire preuve d’inventivité voire d’agressivité diplomatiques pour sortir notre pays de son isolement ;
  2. Apportons notre soutien sans réserves à l’Initiative Africaine de Paix et de Réconciliation en RCA sous l’égide de l’Union Africaine ;
  3. Exhortons le Médiateur International dans la crise centrafricaine S.E Denis SASSOU N’GUESSO, au nom de la solidarité africaine en général et des valeurs bantoues en particulier, à se ré-investir dans la gestion de la crise centrafricaine comme il avait su le faire, à l’époque, dans la partie australe de notre continent avec succès ;
  4. Exhortons également S.E Idriss DEBY ITNO, Président du TCHAD, fin connaisseur de la crise centrafricaine et des différents acteurs, Président en exercice de la CEMAC à œuvrer à la stabilisation de la situation en RCA ;
  5. Apprécions, à sa juste valeur, la volonté clairement affichée d’une reprise en main du dossier centrafricain par notre partenaire privilégié, la FRANCE, qui avait su agir, en son temps, au MALI. Ce qui avait permis d’éviter la propagation de la peste djihadiste dans ce pays et dans la Sous-Région d’Afrique de l’Ouest.

Aux termes de cette analyse sur la situation de la République Centrafricaine, il apparait clairement que toutes les initiatives extérieures de règlement de la crise centrafricaine ne sauraient se substituer ni à la volonté ni à la responsabilité des acteurs centrafricains eux-mêmes pour faire sortir notre pays de l’actuel engrenage mortifère.

Evoquant le rôle qui incombe aux acteurs nationaux dans le règlement des crises sur le continent africain, l’Ancien Secrétaire Général des Nations Unies S.E Kofi ANNAN affirmait : “La paix et la sécurité ne peuvent être imposées de l’extérieur. La responsabilité première en revient aux dirigeants des pays concernés“.

 

 

Fait à Bangui, le 28 Juin 2018

 

 

Pour le Bureau Politique

 

Honorable Bertin BEA,

Secrétaire Général,

Ancien Ministre

Cameroun : 10 milliards de francs CFA pour plus de 300 PME.

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Cameroun : 10 milliards de Fcfa pour plus 300 PME

 

 

Yaoundé, 29 juin 2018 (CNC) /

Le ministre des finances, Louis Paul Motaze a expliqué dans un communiqué publié hier à Yaoundé que cet argent rentre dans le cadre de lapuration de la dette intérieure.

Sur instruction du président Paul Biya, le ministère des finances a débloqué 10 milliards de Fcfa au bénéfice des Petites et Moyennes entreprises (PME). Ces PME avaient effectués des prestations de services auprès de l’Etat.

Mais depuis plusieurs mois l’Etat n’avait pas réglé leurs factures. Le communiqué du ministre Louis Paul Motaze précise que les 10 milliards de F seront imputé dans le budget  de l’exercice 2018.

Selon Louis Paul Motaze, ce paiement intervient après l’inventaire du Minfi sur les prestations réalisées par les PME entre les exercices budgetaires de 2013 et 2017. Cet inventaire a été fait conjointement par le ministère des finances et la direction générale du Budget.

Elle a permis de repérer un grand nombre de PME ayant réalisée des prestations auprès des pouvoirs publics. On parle ici précisément de 303 PME. C’est donc pour satisfaire le maximum de prestataires que le gouvernement a revu à la hausse l’enveloppe allouée à cette rubrique.

Rappelons que le montant ici est passé de deux milliards à 10 milliards de F. le paiement de ces prestations constitue donc une véritable bouffée d’oxygiène pour la plupart de ces entreprises étaient au bord de l’asphyxie.

 

Un texte de N. Mballa pour CNC.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : extradition sur Bangui du chef criminel Anti-balaka Pino-Pino et ses hommes arrêtés en République démocratique du Congo (RDC).

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Centrafrique : extradition sur Bangui du chef criminel Anti-balaka Pino-Pino et ses hommes arrêtés en République démocratique du Congo (RDC).

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

Arrêtés le mois dernier dans une petite commune de la République démocratique du Congo (RDC) proche de la frontière centrafricaine vers Bangassou, le Chef de gang et général de la milice Anti-balaka Pino-Pino et 37 de ses hommes viennent d’être extradés sur Bangui.

 

Selon nos informations, c’est depuis avant-hier mardi 26 juin  qu’une équipe mixte des forces de sécurité intérieures séjourne au Congo démocratique pour ficeler les derniers points nécessaires à l’extradition du général Anti-balaka Pino-Pino et une dizaine de ses hommes arrêtés également par des forces de sécurité congolaise à la frontière.

Finalement ce mercredi vers midi, le général Anti-balaka Pino-Pino et 37 de ses éléments sont arrivés sur le sol centrafricain et  immédiatement transférés à la SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI) pour nécéssité d’enquête  avant leur probable incarcération prochaine à la prison militaire de camp de Roux.

Rappelons que Pino-Pino a débuté sa carrière criminelle dans la milice Anti-balaka de Damala, une localité au nord de Bangui avant de rejoindre celle de Boali puis Bakouma et Bangassou.

À Bangassou, chef lieu deMbomou, au sud-est de la RCA.  l’homme devient intouchable et sans pitié par ses actes. Il a d’ailleurs fait assassiner ses propres amis chefs Anti-balaka en 2017 avant d’être lui-même pourchassé par une autre faction de la milice dans la commune de Bema. Dans sa fuite, l’homme saute sur une pirogue et traverse le fleuve Oubangui pour rejoindre l’autre côté de la rive avant d’être arrêté par la police congolaise avec 37 de ses hommes qui ont eux aussi pris la poudre d’escampette.

Cité dans de nombreux cas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, Pino-Pino va désormais faire face à la justice de son pays pour des actes qui lui ont été reprochés.

 

Par : Anselme Mbata, CNC.

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Centrafrique : Herve Herhoosel annonce son départ de la Minusca.

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Photo profil twitter de monsieur Herve Herhoosel

 

Centrafrique : Herve Herhoosel annonce son départ de la Minusca

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

Le directeur de la communication de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique a fait cette annonce aujourd’hui à partir de son compte Tweeter.

 

Après de nombreuses années de bons et loyaux services, le directeur de la communication de la Minusca pense à son retrait. Absent de la Centrafrique pour des raisons de santé, c’est à partir de son compte Tweeter qu’Herve Herhoosel a annoncé son départ de la Minusca.

Néanmoins, le patron de la communication de la Minusca promet qu’il reviendra en Centrafrique dans un futur proche. Cette fois-ci, Herve Herhoosel promet qu’il sera de retour avec des projets personnels. Dans son tweet, il ne manque pas de gratifier les populations pour leur hospitalité. Et indique que ce pays qui lui a beaucoup appris va même lui manquer.

Rappelons que depuis la mise sur pieds de la Minusca, c’est Hervé Herhoosel qui était aux commandes de la com’. Les journalistes centrafricains, retiennent de lui l’image d’un professionnel aguerri. Mais aussi d’un homme sympathique, accessible, capable d’apporter son aide où besoin se fait ressentir.

L’annonce de son départ ne laisse pas les professionnels de la presse centrafricaine indifférente. Car ceux-ci ont également beaucoup appris de lui.  Herve Herhoosel s’est toujours bien comporté envers eux. Mais comme lui-même il l’a dit implicitement, son départ n’est que temporaire. Certainement qu’il s’agit d’un repli stratégique.

 

Par : N. Mballa pour CNC.

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Rwanda : Volkswagen s’installe.

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Rwanda : Volkswagen s’installe

 

 

 

Bangui, 28 juin 2018 (CNC) /

 

D’après le site rwandais New Times, le constructeur allemand d’automobile démarre ses activités dans les prochain mois.

Le constructeur allemand d’automobile Volkswagen est déjà implanté au Rwanda. D’après le site rwandais New Times, cela n’est plus qu’une question de temps pour que démarre l’assemblage des voitures.

A en croire le journal, le constructeur a déjà déboursé 20 millions de dollars pour son usine. Il prévoit assembler au moins 5000 voitures par an. De plus en s’implantant au Rwanda, le constructeur entend faire de ce pays un point de vente en Afrique.

A cet effet Volkswagen a déjà prévu un centre de formation. Il faut ici l’unité d’assemblage des véhicules Volkwagen va générer de milliers d’emplois directs et indirects.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Afrique : les investissements étrangers sont-ils un instrument de domination ?

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Afrique : les investissements étrangers sont-ils un instrument de domination ?

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

Dans cette perspective, les Africains doivent-il continuer à voir dans les investissements directs étrangers (IDE) un outil de domination occidentale ?

 

Dans l’actualité africaine, on assiste à la montée du nationalisme qui se nourrit quelques fois des idées reçues sur la présence étrangère. Certains s’offusquent du fait que des puissances étrangères disposent des intérêts en Afrique. Or, quoi de plus normal ! Sur le plan géopolitique et/ou géostratégique, tout pays émancipé dispose des intérêts à l’étranger.

On ne s’imagine plus une vie en autarcie ; une société dans laquelle aucun intérêt étranger ne serait admis. La confusion inquiète lorsque la présence d’un intérêt étranger est considérée comme étant la manifestation de l’impérialisme. Dans cette perspective, les Africains doivent-il continuer à voir dans les investissements directs étrangers (IDE) un outil de domination occidentale ?

Des idées reçues et des amalgames

 Les IDE sont des flux de capitaux étrangers réalisés dans un pays pour développer une activité économique. Cela intègre la multinationalisation des entreprises qui passe soit par la création de filiales, la fusion des entreprises,
l’acquisition des parts, les prêts et emprunts intra-groupes ou toute autre relation financière.

En réalité, chaque pays a besoin de capitaux pour financer son développement et les IDE en sont une source par excellence, sans oublier le transfert de technologie et de bonnes pratiques. C’est ainsi que les pays bien gouvernés investissent continuellement dans l’amélioration de l’attractivité de leurs territoires. Le problème est que lorsqu’on parle de multinationales en Afrique, les gens pensent automatiquement au pillage et rappellent le passé sulfureux de certains grands groupes comme Elf ou Bolloré actuellement mis en examen en France.

A cause de cette mauvaise image, les IDE sont considérés comme un moyen qu’utilisent les puissances étrangères pour maintenir leur hégémonie en Afrique. La méthode serait de contrôler la politique pour mieux contrôler l’économie et le commerce. Quand ces multinationales s’intéressent à des secteurs sensibles comme le fichier électoral, le fichier des citoyens, l’eau, l’électricité, le transport aérien, la téléphonie, plusieurs africains n’en veulent pas car y voyant du néocolonialisme, source du malheur du continent. Pourtant, il faut faire la part des choses. Ce n’est pas parce que tout était bon pour le colon auparavant qu’il faut rejeter tout ce qui vient de l’étranger.

Ce qu’il faut comprendre

 Certes, les IDE sont entachés par des problèmes qu’il convient de résoudre, mais ne constituent pas pour autant une menace pour la souveraineté nationale. Le premier de ces problèmes se trouve au niveau de la qualité des investissements attirés. Les pays bien gouvernés attirent des « investissements rares » en référence à ce que l’on ne retrouve pas sur leurs territoires et à ce qu’ils visent pour leur émergence.
En Afrique, les pays mal gouvernés comme ceux du pré-carré français attirent des investissements dans des secteurs à plus-value faible et très peu créateurs de richesses comme ceux de la distribution ou de l’exportation des produits bruts. Cette mauvaise orientation des investissements est le reflet du manque structurel de diversification des économies d’accueil qui crée ce biais dans l’allocation sectorielle des IDE. Ce faisant, la concentration des IDE dans les industries extractives limite leur impact en matière de création d’emplois car ce type d’industries est intensif en capital et souvent enclavé par rapport au reste de l’économie avec peu d’effet d’entraînement.

Un autre problème que l’on doit relever est l’absence de transparence. Les conditions d’entrée et d’exercice sur le marché de plusieurs multinationales restent opaques et non-transparentes. En l’absence ou en manque de communication, les spéculations vont bon train sur la présence des investisseurs étrangers en Afrique. Ainsi, l’on soupçonne le montant des investissements annoncés, la contrepartie politique, les privilèges accordés, etc.

De nos jours, il est inadéquat de ne pas communiquer largement sur la présence étrangère en Afrique. Sur le chemin de la démocratie, le citoyen est souverain et dispose d’un droit de regard sur la gestion de la chose publique. Il est donc légitime qu’il cherche à savoir ce que l’investisseur apporte et ce que le gouvernement de son pays offre en retour ; il est légitime de vouloir savoir si son pays gagne ou perd dans le cadre de ses échanges avec l’étranger. C’est une question de droit à ne plus violer : le droit à l’information.

Enfin, le manque de libre compétition de certaines entreprises étrangères sur le marché est nuisible à l’image des IDE. Beaucoup d’entreprises arrivent dans des avions présidentiels lors des visites d’Etat et s’installent dans le cadre des accords de coopération qui ne respectent toujours pas la liberté économique des Etats africains. Or de nos jours, des pays d’Afrique ne peuvent plus continuer à être la chasse gardée de certaines puissances étrangères.
Le continent doit ouvrir ses économies à la concurrence et user de son droit de choisir pour accueillir la meilleure offre de partenariat pour le développement. L’absence de libre compétition donne l’illusion que les entreprises étrangères n’ont aucun apport à l’économie locale. L’illusion est qu’elle vient essentiellement tirer profit du continent en pillant ses ressources.

Or, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED) indique que l’Afrique a attiré plus de 49 milliards de dollars d’investissements étrangers directs (IDE) en 2017. Selon le cabinet Amadeus, l’Afrique devrait brasser au total jusqu’à 144 milliards d’IDE à horizon 2020. Sur le principe, un tel montant représente une manne ou mieux, un capital important pour l’économie locale. Toutefois, il reste à réussir son orientation dans des secteurs créateurs de richesses.

Somme toute, les citoyens africains ne devraient pas contester l’afflux des IDE, mais leur qualité. L’enjeu de qualité des IDE est la responsabilité partagée entre les investisseurs étrangers et les gouvernements locaux qui doivent améliorer leur gouvernance, offrir un climat des affaires favorable et alléger la pression réglementaire et fiscale sur les secteurs créateurs de richesses.

 

 

Un texte de :  Louis-Marie Kakdeu.

de Libre Afrique

Centrafrique : discours en visioconférence du général de brigade MAIO, commandant de l’EUTM RCA et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine devant le conseil de sécurité de l’ONU.

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Visioconférence du général MAIO, commandant de l’EUTM et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine avec le conseil de sécurité de l’ONU le 21 juin 2018.

 

 

Centrafrique : discours en visioconférence du général de brigade MAIO, commandant de l’EUTM RCA et Moussa NÉBIÉ, représentant spécial de l’Union Africaine devant  le conseil de sécurité de l’ONU.

 

 

Discours du général de brigade MAIO, Commandant la mission EUTM RCA.

 

Bonjour. Je suis le général de brigade MAIO, commandant de la Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA). Je vous suis reconnaissant d’avoir l’opportunité d’évoquer le redéploiement des Forces Armées centrafricaines (FACA) et le soutien opérationnel et logistique requis par la Minusca.

EUTM1 contribue à la réforme du secteur de la Défense, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité coordonnée par la MINUSCA. Notre mandat en République centrafricaine comprend: •   une offre de conseil stratégique, d’éducation et de formation au ministère de la Défense et aux Forces

Armées centrafricaines ; •   l’assistance aux autorités centrafricaines en vue de la modernisation des FACA, en tant que Forces

Armées autonomes, crédibles, responsables, ethniquement équilibrées et sous contrôle démocratique.

EUTM RCA achève actuellement son premier mandat de deux ans. Lors de celui-ci, nous avons formé ou validé près de 3 000 soldats, dont 3 bataillons d’infanterie. Les États-membres de l’UE vont bientôt décider de la reconduction de notre mandat, pour deux ans. Ce renouvellement nous permettra d’une part de poursuivre notre mission de formation en élargissant notre zone de mission à un nouveau centre de formation à BOUAR, d’autre part de soutenir les Forces de sécurité intérieure (FSI).

Le mandat de l’EUTM RCA établit la nécessité d’une coordination étroite avec la MINUSCA2 et fixe notre rôle en tant qu’organe consultatif sur les questions de Défense pour le redéploiement des FACA dans tout le pays.

Tous les acteurs politiques et les partenaires internationaux s’accordent à dire que le rétablissement rapide de l’autorité de l’État dans tout le pays est le facteur-clé de la résolution de la crise. Ainsi, le redéploiement

 

1 Lancé en juillet 2016 en tant que troisième engagement de l’UE dans le pays en réponse à la crise violente apparue en 2013 (les précédents engagements étant EU FOR RCA et EUMAM RCA). 2 Le « plan d’action conjoint MINUSCA – Délégation de l’UE — EUTM RCA d’appui à la réforme du secteur de la sécurité et de l’État de droit en République centrafricaine» signé en juillet de l’année dernière vise à définir les bases de notre coordination et de la complémentarité de toutes les activités.  

progressif des Forces Armées, de concert avec celui des Forces de sécurité intérieure, est un élément essentiel pour permettre non seulement le retour des institutions et des services publics sur l’ensemble du territoire, mais aussi pour dissuader les groupes armés, en permettant les conditions de la réconciliation et de la paix.

Les Forces Armées centrafricaines entraînées par l’EUTM ont déjà commencé à se déployer à OBO, PAOUA, SIBUT et, récemment, à BANGASSOU, avec le soutien de la MINUSCA3 malgré des contraintes logistiques et tactiques considérables. La semaine dernière, les FACA ont atteint le nombre de 638 soldats déployées hors de BANGUI. Les rapports sur leurs comportements et leur efficacité dans ces déploiements conjoints ont été positifs, tant du point de vue opérationnel que des ONG et de l’opinion publique.

Maintenant que les FACA formées ou validées par l’EUTM sont armées et équipées par des États-tiers, nous ne devons pas perdre de vue leur redéploiement et leur opérationnalisation. Pour cela, la MINUSCA reste un partenaire incontournable. Le soutien continuo aux FACA lors des déploiements opérationnels conjoints est essentiel. Comme indiqué dans la lettre du Secrétaire général des Nations Unies (paragraphe 38), « Il est important de noter que, si l’appui opérationnel et logistique décrit cidessus n’était pas fourni par la MINUSCA ou au moyen d’accords bilatéraux, la capacité des Forces armées centrafricaines et des forces de police et de gendarmerie qui les accompagnent d’accomplir les tâches essentielles de sécurité qui leur sont confiées pourrait être considérablement amoindrie et la progression du processus politique et de la stabilisation du pays, fortement ralentie». L’EUTM soutient ces recommandations d’appuis opérationnel et logistique.

 

 

 

Il est néanmoins important de garder à l’esprit les limites auxquelles sont confrontées les FACA lors de ces déploiements immédiats. Les contraintes logistiques, de commandement et de contrôle sont nombreuses lors de tant d’opérations à travers le vaste territoire de la RCA. Les déploiements immédiats doivent donc être considérés comme une phase de transition. Ils doivent être complétés par le déploiement en garnison, qui est le cadre d’emploi des FACA tel qu’établi dans le Plan de Défense Nationale.

 

Ce déploiement en garnison doit permettre aux FACA de soutenir les opérations, si nécessaire dans des zones désignées, rassurant ainsi la population et contribuant à un environnement sûr et sécurisé. Le

 

3 Conformément au Plan d’action opérationnel commun conjoint FACA / MINUSCA, signé le 5 mai 2018. 4 Notamment dans les domaines du transport, du soutien médical, et classe III (POL), mais aussi de l’escorte sur les routes sensibles; du soutien aérien si nécessaire; et enfin du soutien mutuel pendant les opérations conjointes au niveau tactique est nécessaire.  

 

déploiement en garnison représentera cependant un effort considérable, notamment dans le développement des infrastructures comme dans celui des capacités de soutien.

 

 

La première étape devrait être franchie à BOUAR. Tête de pont pour des opérations ultérieures dans l’ouest du pays, cette garnison permettra de contrôler une région essentielle pour l’économie de la RCA. BOUAR sera établi conformément au modèle de garnison : les autorités centrafricaines prévoient d’y déployer un bataillon, de créer une école de sous-officiers ainsi qu’un centre de formation, en étroite coordination avec l’EUTM. L’Union européenne s’est engagée résolument dans ce plan en assumant des projets d’infrastructure essentiels. D’autres pays ou organisations internationales pourraient soutenir des projets similaires dans d’autres régions de la RCA, conformément au Plan de Défense Nationale, signé par le président TOUADERA.

Enfin et surtout, je voudrais attirer votre attention sur l’importance de l’Initiative de l’Union africaine. Malgré les progrès réalisés dans la reconstruction des FACA, la crise en RCA ne serait être résolue que par le seul recours à la force militaire. L’augmentation des capacités des FACA et leur emploi opérationnel doivent contribuer à la création de conditions propices au processus de négociation politique, préalable à la réconciliation nationale. Dans ce contexte, l’engagement des pays de la région et la mise en oeuvre du processus DDRR5 sont absolument indispensables pour rendre la paix possible en RCA.

 

En résumé, il est de la plus haute importance que la MINUSCA apporte son soutien au redéploiement des FACA. En effet, le déploiement en garnison des Forces Armées formées ou validées par l’EUTM doit permettre l’extension et l’exercice de l’autorité de l’Etat par le gouvernement. Cela favorisera ensuite la réconciliation nationale, créant alors les conditions d’une stratégie de sortie de la RCA.

 

Général de brigade MAIO

 

Commandant la mission EUTM RCA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

’ Démobilisation, désarmement, réintégration et rapatriement  

 

EUTM RCA CampMoana/UCATEX, Avenue des Martyrs BP 729 BANGUI

 

 

 

 

Tchad : A Adam Noucky Charfadine voulait éviter un lynchage

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Tchad :  A Adam Noucky Charfadine voulait éviter un lynchage

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC)

 

L’ex-gouverneur du Logone Oriental a donné sa version des faits dans un entretien accordé hier à N’Djamena aux confrères de Tchadinfos.com

 

L’ex-gouverneur du logone Oriental comparait aujourd’hui au tribunal de grande instance de N’Djamena. A la veille de sa comparution, il s’est confié aux confrères de Tchadinfos.com. Il a donné sa version des faits sur les événements du 22 mai dernier survenu à Doba.

Il explique qu’il a voulu empêcher le lynchage d’un justiciable nommé Oumarou Magadji, ses complices et son avocat que la justice venait de relaxé. D’après lui, Oumarou Magadji est un chef de gang qui avait causé beaucoup de tords aux populations.

Celles-ci espéraient à sa condamnation par la justice, mais malheureusement ont plutôt assisté à son acquittement. Selon l’ex-gouverneur, la décision de justice a provoqué la colère des populations victimes des crimes Oumarou Magadji.

Il poursuivi en disant que les populations ce sont mobilisées immédiatement dans les entrées et sorties de la ville de Doba. Machettes, gourdins, poignards, en mains, elles étaient prêtes à en découdre avec les justiciables et leur avocat.

C’est à cet effet que l’ex-chef de terre dit avoir ordonné l’enlèvement de la bande à Oumarou Magadji pour les mettre à lieux sûr. S’agissant de l’avocat des prévenus, l’ex-gouverneur affirme que les gendarmes ont tiré en l’air pour sommer ce dernier d’arrêter son véhicule.

Adam Noucki Charfadine affirme qu’aucun gendarme n’a tiré sur le palais de justice comme cela était indiqué. Il conclut que son acte n’allait pas à l’encontre de la décision de justice mais c’était pour empêcher un lynchage.En rappel, cette affaire remonte le 22 mai lorsqu’un avocat empêche la condamnation des personnes à Doba dans la région du Logone Oriental. A la sortie du palais de justice, les gendarmes arrêtent immédiatement les justiciables. Selon des témoignanges, ils tirent sur le véhicule de l’avocat des présumés.

 

Dans les jours qui suivent les juristes (avocats, huissiers et notaires) entament une grève illimitée. Ce mouvement d’humeur a pour but de faire tomber le gouverneur et le commandant de légion de gendarmerie de Doba. Le président Idriss Déby relève alors Adam Noucki Charfadine de ses fonctions. Mais ceci ne va pas apaiser les tensions. L’ex-gouverneur passera une garde-à-vue à la section nationale de recherche judiciaire (SNRJ). Libéré par proche parent,  un général de l’armée, Adam Noucki Charfadine va finalement atterir sous-mandat de dépôt à la maison d’arrêt d’Amsinéné.

 

………….

 

Cameroun

 

Les entreprises réclament 750 milliards de fcfa à l’Etat

C’est ce qui ressort de la 126e assemblée générale du Gicam le 21 juin à Douala. Le patronat camerounais indique que l’Etat que 42 milliards de fcfa seulement ont été remboursés aux entreprises.

L’Etat du Cameroun doit précisément 750 milliards de fcfa aux entreprises locales notamment les PME (petite et moyennes entreprises). D’après le  Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), seuls 42 milliards de fcfa ont été payés aux entreprises.

A cet effet, le président du Gicam Celestin Tawamba  a exhorté l’Etat à fixer un budget minimum mensuel qui sera payé aux entreprises. Pour le président du patronat Camerounais, ceci permettra d’apurer progressivement et sans interruption la dette intérieure. Par ailleurs, le patronat que l’Etat fasse des compensions fiscales.

 

Rappelons que l’apurement de la dette intérieure fait partie des objectifs fixés par le président Paul Biya en 2018. Le retard ou le blocage de paiement est due aux tensions de trésoreries auxquelles l’Etat fait face. Des tensions de trésoreries liées à l’organisation de la Can 2019. Mais aussi à la lutte contre Boko Haram et au mouvement sécessionniste dans les régions anglophones.

 

Un texte de : Destin Mballa, CNC.

Centrafrique : la coordonnatrice humanitaire salue l’amelioration de la situation humanitaire a Paoua, dans l’Ouham-Péndé.

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Centrafrique : la coordonnatrice humanitaire salue l’amelioration de la situation humanitaire a Paoua, dans l’Ouham-Péndé. 

 

Bangui, le 26 juin 2018 (CNC)

— La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Najat Rochdi, salue l’amélioration progressive de la situation humanitaire à Paoua, ville du Nord du pays qui avait accueilli plus de 65 000 personnes déplacées en décembre 2017. Des combats entre groupes armés avaient vidé les villages au nord et à l’est de la ville de la quasi-totalité de leurs populations. Paoua qui compte 40 000 habitants avait vu sa population plus que doubler en quelques semaines.

A la faveur d’une nette amélioration de la situation sécuritaire, la majorité des déplacés ont aujourd’hui rejoint leurs villages et repris leurs activités. « Je me réjouis de ces retours. C’est ce que les déplacés appelaient de tous leurs voeux depuis les tous premiers jours de la crise » a indiqué Najat Rochdi. En effet, la région de l’Ouham Pendé et notamment les villages autour de Paoua ont été longtemps considérés comme le grenier de la Centrafrique. Les déplacés étaient essentiellement constitués d’agriculteurs qui souhaitaient retourner rapidement dans leurs localités afin de surveiller leurs champs et s’apprêter pour la prochaine saison agricole. Les violences avaient éclaté à quelques semaines de la saison des récoltes.

La communauté humanitaire maintient son appui auprès des 9 330 déplacées internes qui sont toujours à Paoua mais aussi envers la communauté hôte, notamment au travers de rations et de coupons alimentaires. Certaines familles hôtes accueillent des déplacés et partagent leurs maigres ressources depuis décembre 2017. L’assistance humanitaire se réoriente aussi vers les familles qui ont décidé de regagner leurs domiciles afin de faciliter leur réinstallation et de
les aider à restaurer leurs moyens de subsistance.

Najat Rochdi salue la mobilisation de l’ensemble des autorités et acteurs engagés dans la zone et la réponse rapide et continue que les acteurs humanitaires ont apporté à cette crise, un des principaux foyers de crise humanitaire au début de l’année 2018. La Coordonnatrice humanitaire appelle à nouveau « les groupes à se conformer à leurs engagements en vertu du droit international et à prendre conscience de l’impact des violences sur la vie des populations meurtries et affaiblies par plusieurs années de conflits ».

Najat Rochdi saisit cette occasion pour remercier les bailleurs de fonds dont les contributions ont permis à la communauté humanitaire de répondre notamment à l’afflux massif de déplacés aux premières heures de la crise, de soutenir des familles hôtes et d’apporter de la nourriture, de l’eau potable et des soins de santé gratuits aux plus vulnérables. Elle les invite « à maintenir leurs engagements auprès de la Centrafrique, un des pays au monde où près de la moitié de la population dépend encore de l’assistance humanitaire ».

 

 

Avec Relief Web.

RDC : L’Équipe d’experts conclut que des crimes contre l’humanité ont été commis au Kasaï

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RDC : L’Équipe d’experts conclut que des crimes contre l’humanité ont été commis au Kasaï

 

 

 

GENEVE (SUISSE), 26 juin 2018 (CNC)  —

Au terme de son enquête dans la région du Kasaï de la République démocratique du Congo, l’Équipe d’experts internationaux mandatée par le Conseil des droits de l’homme estime que nombre des exactions commises par les forces de défense et de sécurité, la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura depuis 2016 constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Les forces de défense et de sécurité congolaises, ainsi que la milice Kamuina Nsapu et les milices Bana Mura ont délibérément tué des civils, dont nombre d’enfants, et commis des atrocités à l’encontre de la population civile — notamment des mutilations, viols et autres formes de violences sexuelles, tortures, et exterminations. La milice Kamuina Nsapu a également procédé à l’enrôlement d’enfants, filles et garçons.

L’Équipe d’experts est d’avis que ces attaques ont été menées contre des civils de divers groupes ethniques avec un caractère généralisé ou systématique, constituant ainsi des crimes contre l’humanité. Certaines exactions peuvent être qualifiées de persécution pour des motifs ethniques. Les crimes et destructions continuent de se produire deux années après que le début du conflit, continuant de provoquer le déplacement des populations, et des femmes continuent d’être réduites en l’esclavage.
« Nous sommes choqués par la situation désastreuse qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes et qui perdure dans la région sans attirer ni l’attention ni au plan national ni international, » a déclaré M. Bacre Waly Ndiaye, Président de l’Équipe d’experts. « Il est grand temps que la justice mette fin à l’impunité de ces crimes si l’on ne veut pas que la dimension ethnique de ce conflit ne s’aggrave encore. »

De ces violences découle également une situation humanitaire alarmante qui affecte tout particulièrement les enfants du Kasaï, a averti l’Équipe d’experts internationaux. La crise du Kasaï a conduit au déplacement interne d’environ 1,4 millions de personnes qui demeurent dans une situation très précaire et d’environ 35 000 réfugiés en Angola. Selon les chiffres du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), environ 3,2 millions de personnes continuent de souffrir d’insécurité alimentaire sévère et les taux de malnutrition sont élevés, surtout parmi les enfants.

Recommandations

 Parmi ses multiples recommandations, l’Équipe d’experts internationaux demande que soit urgemment mis en place une politique de désarmement des milices ainsi qu’un processus de réconciliation afin d’éviter une nouvelle vague de violences et de permettre le retour des déplacés et réfugiés. Elle rappelle qu’il incombe en premier lieu aux autorités congolaises de juger les auteurs de crimes internationaux pour lutter contre l’impunité qui persiste malgré l’ampleur et la gravité de ces crimes. Elle recommande notamment de renforcer les capacités des organes d’enquête militaire pour qu’ils puissent enquêter et poursuivre et juger les auteurs — y compris les plus hauts responsables — des crimes internationaux commis au Kasaï depuis 2016. Elle demande aussi que des soins adaptés soient donnés aux survivants et survivantes des viols et de violences sexuelles.
Le Procureur de la Cour pénale internationale, qui enquête déjà sur la situation en République Démocratique du Congo (RDC), a exprimé sa préoccupation quant aux actes de violence commis au Kasaï et indiqué qu’elle continuait à suivre la situation de près.

Le rapport de L’Équipe d’experts internationaux

 Suite à la vague de violence qui a déferlé au Kasaï depuis 2016, le Conseil des droits de l’homme a décidé à l’unanimité, le 23 juin 2017, de dépêcher, par la résolution 35/33, l’Équipe d’experts internationaux sur la situation au Kasaï pour une période d’un an.

La résolution demande de présenter son rapport détaillé avec les conclusions de l’Équipe au Conseil des droits de l’homme lors du dialogue interactif renforcé sur la situation du Kasaï le 3 juillet 2018. Celui-ci sera disponible ici le même jour.

Les experts internationaux, M. Bacre Waly Ndiaye, Mme. Fatimata M’Baye et M. Luc Côté, ont mené leur enquête de manière indépendante, dans le respect des normes internationales.

Dans le cadre de son enquête, l’Équipe a récolté des informations auprès de nombreuses sources sur la vague de violence, se concentrant sur les incidents les plus graves et emblématiques — les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, notamment les violences sexuelles et basées sur le genre, ou encore les violences faites aux enfants.

L’Équipe s’est entretenue avec 524 victimes, témoins, auteurs présumés et d’autres sources. Des documents, photographies et vidéos appuyant les témoignages ont été collectés.

Les enfants, principales victimes
Les violences ont particulièrement affecté les enfants du Kasaï. Ces derniers ont en effet été à la fois les principales victimes et acteurs des violences. Alors que le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a dénombré 1220 garçons et 658 filles recrutés et utilisés par la milice Kamuina Nsapu au 30 août 2017, l’Équipe d’experts estime que leur nombre est beaucoup plus élevé et que le recrutement continue. Beaucoup d’enfants ont été enlevés, blessés, mutilés, détenus ou exécutés. Certains ont vu leurs parents battus, décapités ou leurs mères violées.

« Beaucoup d’enfants ont été forcés à combattre, placés en première ligne sans armes ou avec des armes factices, ou traditionnels, alors que d’autres ont été forcés à tuer et décapiter, » explique l’experte Mme. M’Baye. « Vous n’imaginez pas l’ampleur des traumatismes physiques et psychologiques que cela engendre, sans parler de leur stigmatisation nécessitant une prise en charge à long terme. »

Violences sexuelles

 Nombre de femmes ont été violées, parfois par de multiples assaillants simultanément ou de manière répétée, devant leur mari, leurs enfants ou d’autres membres de leur famille.

Un grand nombre de femmes victimes de violences sexuelles et principalement de viols ont témoigné des difficultés auxquelles elles doivent faire face. Outre les difficultés médicales et psychologiques endurées, les survivantes subissent également l’ostracisme de leur famille et de leur communauté en raison du poids des traditions et des difficultés économiques et sociales qui en découlent.

C’est donc tout le tissu social kasaïen qui subit les conséquences de ces violences sexuelles. La plupart des survivantes hésitent à porter plainte de peur d’être stigmatisées et à cause du sentiment général de méfiance envers la
justice, de l’absence de réparation effective et de l’ostracisme dont elles sont victimes.

Le Kasaï

 Le Kasaï, constitué depuis juillet 2015 de cinq provinces (Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami, et Sankuru), est l’une des régions les moins développées de la RDC malgré l’existence de riches ressources naturelles.. Une situation d’extrême pauvreté et de sous-développement chronique perdure en raison du très faible investissement de l’État dans les services de base de la région.

La crise au Kasaï ne peut être isolée de conflits locaux préexistants de chefferies coutumières et de partage des ressources foncières et minières, ainsi que de divisions ethniques du territoire entre populations Luba, Tshokwe et Pende.

Le Kasaï, majoritairement peuplé de Luba, est traditionnellement un fief du principal parti d’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), expliquant en partie la marginalisation de la région au plan national. La vague de violence au Kasaï depuis 2016 s’inscrit dans un contexte national de tensions autour des élections présidentielles, et de pouvoir coutumier, lié étroitement à l’identité ethnique.

 

Résolution du Conseil des droits de l’homme  

 Pour toute demande de la part des médias, prière de contacter _Lori Brumat (+41 78 823 0669) ou Nicholas Vysny (nvysnychr.org).

 

 

 

Centrafrique : La Russie s’installe dans le pré carré français

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Centrafrique : La Russie s’installe dans le pré carré français

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est rendu récemment au Congo, au Tchad et en Éthiopie pour évoquer les enjeux de sécurité régionale, en particulier la Situation en République centrafricaine. Une situation « tendue, difficile », comme la définit le chef de la diplomatie française, et compliquée par l’arrivée inattendue d’un nouvel acteur politique : la Russie.

 

Le 9 octobre 2017, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, se rend à Sotchi pour y rencontrer Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères. Un mois plus tard, la Russie obtient, auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, une levée partielle de l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique et s’engage à fournir 900 pistolets Makarov, 5 200 fusils d’assaut, 140 armes de précision, 840 fusils-mitrailleurs Kalachnikov, 270 lanceroquettes et 20 armes anti-aériennes à la République centrafricaine. Le 26 janvier 2018, le premier cargo d’armes russes arrive à Bangui, accompagné de 175 instructeurs destinés à former les soldats centrafricains à leur maniement.

Depuis, la présence russe dans ce pays de 5 millions d’habitants ne cesse d’augmenter. Le président Touadéra a créé la surprise, à la mi-mars, en s’affichant entouré de militaires russes et non des traditionnels Casques bleus rwandais de la Minusca (mission onusienne en Centrafrique) censés assurer sa sécurité. Le même mois, Artem Kozhine, porte-parole adjoint du ministère russe des Affaires étrangères, rappelait qu’« en vertu des accords existants, la Russie explorait les perspectives de développement mutuellement bénéfique des ressources naturelles centrafricaines. Les concessions d’exploitation de
prospection minière ont commencé en 2018. ” plus récemment, […]

 

NDLR : À Bangui, les autorités centrafricaines nient en bloc l’existence d’un accord minier signé entre la Fédération de  Russie et la RCA… Alors, qui dit la vérité ?

 

Un texte de : le courrier de Russie.

Centrafrique : Plus aucun ”obstacle” aux enquêtes de la Cour pénale spéciale.

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Centrafrique : Plus aucun ”obstacle” aux enquêtes de la Cour pénale spéciale.

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) / 

 

Il n’existe ”plus aucun obstacle” aux premières enquêtes de la Cour pénale spéciale (CPS) sur les crimes en Centrafrique qui devraient commencer au second semestre 2018, a annoncé lundi à Bangui le procureur spécial Toussaint Muntazini.

 

Il ne reste plus au président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, qu’à signer le décret portant création du règlement et celui sur l’organisation et le fonctionnement de l’unité spéciale de police judiciaire rattachée à la CPS.

 

Un protocole d’entente entre la Cour pénale internationale (CPI) et la CPS devrait bientôt être signé pour éviter des doublons, selon le procureur spécial. ”Avant d’ouvrir une enquête, nous demanderons à la CPI si elle n’enquête pas déjà sur les mêmes faits”.”Il n’y a plus aucun obstacle pour que la Cour commence ses activités judiciaires”, a déclaré le procureur de la CPS lors d’une conférence de presse. Il a rappelé que le règlement de la CPS avait été adopté par le Parlement fin mai, puis validé par la Cour constitutionnelle.

 

 

Malgré ces avancés, Toussaint Muntazini a rappelé les défis auxquels doit faire face la CPS.
”Le premier défi c’est la sécurité”, a-t-il expliqué, évoquant notamment la détention des suspects qui nécessite des travaux de réhabilitation des prisons, ainsi que ”la précarité des ressources financières allouées à la CPS”. Le financement actuel ne couvre qu’une année de frais de fonctionnement de la CPS.

La CPS a été créée en 2015 mais n’est pas opérationnelle. Son procureur et ses 25 juges (nationaux et internationaux) ont été nommés en 2017, une dizaine d’officiers de police judiciaire (chargés de mener les enquêtes) en mai, mais les enquêtes n’ont pas débuté.

 

Mi-2017, l’ONU avait publié un rapport recensant douze ans de crimes parmi ”les plus abominables” commis en Centrafrique entre 2003 et 2015 par des militaires ou des groupes armés, dans le but de ”proposer des axes prioritaires pour les futures enquêtes de la CPS”.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires,
après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les milices de la Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

 

 

Aujourd’hui, près de 700.000 personnes sont déplacées, 570.000 réfugiées à l’étranger et 2,5 millions ont besoin d’une aide humanitaire, selon l’ONU.

 

Avec AFP

Centrafrique / Burundi /France : l’arrestation de Laurent Foucher et ses partenaires à Bujumbura, leur avocat dénonce une arrestation plus que fantaisiste.

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Centrafrique / Burundi /France : l’arrestation de Laurent Foucher et ses partenaires  à Bujumbura, leur avocat dénonce une arrestation plus que fantaisiste.

 

 

Bangui, 26 juin 2018 (CNC) /

 

Les quatre Français écroués pour escroquerie à Bujumbura sont des hommes d’affaires qui “n’ont commis aucune infraction sur le sol burundais”, a assuré leur avocat, plusieurs sources évoquant une affaire “sensible” impliquant plusieurs responsables haut placés au Burundi.

Selon leur avocat, Fabien Segawa et plusieurs hauts responsables burundais s’exprimant sous couvert de l’anonymat, les quatre hommes étaient venus au Burundi au nom de la société de télécoms ITS, basée à Hong-Kong, pour prendre le contrôle d’une société burundaise rachetée en avril.

Ces sources affirment que cette société burundaise, dirigée par un proche du président Pierre Nkurunziza, n’a jamais versé de bénéfices à sa maison-mère depuis sa création en 2015. Le but du nouveau propriétaire était donc d’y installer un gérant de confiance.Cette société burundaise avait été créée en 2015 pour contrôler les appels internationaux en vue de prélever une taxe de 0,32 dollar par minute introduite à cette époque par le gouvernement.

 

Les quatre hommes “ont rencontré plusieurs responsables depuis leur arrivée, mais on leur a refusé l’entrée de l’agence que venait d’acquérir la société qu’ils représentent”, a soutenu Me Segatwa. “On les accuse de faux et usage de faux sans dire en quoi, d’escroquerie mais il n’y a personne qui a porté plainte contre eux, et d’avoir ouvert une société fictive, mais on se demande laquelle”.

Les quatre Français sont Laurent Foucher, président de Telecel Centrafrique qui a des intérêts dans plusieurs entreprises de télécoms en Afrique centrale et occidentale, Abdallah El Khabdani, qui a dirigé de 2011 à 2014 la compagnie qui était alors la première compagnie de téléphonie mobile du Burundi, ainsi que Christophe Viguier et de Sébastien Vacher, eux aussi dirigeants d’entreprises de télécoms.Ils sont écroués dans quatre prisons différentes du pays, réputées pour leurs conditions de détention déplorables.

 

Egalement arrêté, leur accompagnateur, Donatien Ndayishimiye, est un haut cadre burundais, ancien conseiller du président Pierre Nkurunziza, directeur de plusieurs sociétés publiques de télécoms et directeur de service au Service national de renseignement.

“Ils n’ont commis aucune infraction depuis leur arrivée, il faut chercher ailleurs si on veut expliquer pourquoi ils sont traités ainsi”, a estimé leur avocat.

“C’est une affaire très sensible car elle implique plusieurs homme forts de ce pays, ainsi que le parti au pouvoir, ce qui explique pourquoi ces quatre Français et leur intermédiaire burundais se retrouvent en prison aujourd’hui”, a expliqué à l’AFP un haut responsable burundais sous couvert de l’anonymat.

Selon Me Segatwa, les quatre Français devaient comparaître lundi devant un juge des libertés et de la détention à Rumonge (sud).

 

 

Avec AFP

Centrafrique : Affaire BEMBA, pourquoi la CPI rate sa cible et compte relancer autrement la procédure ?

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Centrafrique : Affaire BEMBA, pourquoi la CPI rate sa cible et compte relancer autrement la procédure ?

 

Bangui, le 26 juin 2018.

 

Poursuivi par la Cour Pénale Internationale à La Haye pour crimes contre l’humanité et crime de guerre qui auraient été commis par ses combattants MLC venus sauvés le régime de l’ancien président Ange Felix Patassé entre 2002-2003, Jean Pierre Bemba a été arrêté, jugé puis condamné à 18 ans de prison ferme en première instance avant d’être acquitté en appel pour erreur de procédure. Dans le monde judiciaire, cet acquittement apparait comme une surprise. En réalité non. Pourquoi?

À quand remontent les crimes?

L’affaire remonte en mai 2001 quand le feu président Patassé avait à défendre son régime face à un coup d’État manqué de son prédécesseur le feu André Kolingba. À l’époque, Jean Pierre Bemba était le chef de la rébellion MLC qui contrôlait la partie nord-ouest de la RD Congo dont la ville de Zongo et François Bozizé était Chef d’état-major des armées et commissionnaire de Patassé auprès Bemba. Et c’était lui qui aurait signé l’accord d’intervention avec Bemba et avait accueilli les troupes qui appuyaient ses éléments réguliers sur le terrain afin de chasser les putschistes de la capitale.

Pendant que Bozizé entrait en guerre avec Patassé, l’accord qu’il a pu signer au nom de celui-ci avec Bemba était encore en vigueur. Ce dernier y fait recours pour faire revenir à nouveau, les combattants de Bemba en Centrafrique.

Des combats ont alors opposé les forces régulières appuyées par des éléments de MLC, composé en majorité des banyamuléngués aux rebelles du général  François Bozizé composés en majorité des zaghawas et des Djandjawids. Des sources locales faisaient état des viols, pillages et assassinats commis par les éléments de deux cotés.

D’après ces sources, plusieurs crimes ont été aussi commis et par les zaghawas, et par  des Djandjawids recrutés par Bozizé. Elles citent entre autres, les pillages et démantèlements des installations industrielles de la Sococa à Péndé dans l’Ouham-Péndé, et à Bossangoa dans l’Ouham. Les machines et engins de kajima dans l’Ombella-Poko sans oublier ceux du projet allemand DROP. Mais bizarrement, que des crimes commis par les troupes de Bemba ont été documentés et faisaient l’objet de poursuite.

 

Pourquoi?

L’affaire Bemba est bâtie sur un postulat politique depuis Bangui, puis reprise par le président Kabila. Une année après la prise de pouvoir par François Bozizé, le spectre de retour de Patassé planait sans cesse dans les esprits de Bozizé et son entourage et qu’il fallait faire quelque chose pour l’arrêter, diviser sa machine électorale qui n’est autre que son parti politique et endoctriner autrement son électorat.

« Mon général, Radhabinod Pal, un juge indien du Tribunal de Tokyo disait : seule la guerre perdue est un crime international », avait soufflé un conseillé militaire tchadien à l’oreille de François Bozizé. D’où venait à l’esprit, l’idée d’appliquer la « justice des vainqueurs », fondamentalement punitive pour les vaincus notamment Patassé et Bemba qui a une base juste de l’autre côté de la rive Oubangui.

Ainsi, en décembre 2004, François Bozizé décida de poursuivre Jean Pierre Bemba seul devant la justice centrafricaine puis, deux ans plus tard, devant la CPI.

Or, ce n’est pas Bemba qui a le contrôle des troupes sur le terrain. D’après les réalités vécues sur le terrain des opérations, ces troupes étaient placées sous le commandement des deux généraux congolais du MLC, Mustapha Mukiza et Dieudonné Amuli et sous la responsabilité directe et opérationnelle du général centrafricain Antoine Gambi, alors chef d’état-major à l’époque.

Mais le général Antoine Gambi fait partie des ceux qui ont permis à Bozizé de prendre le pouvoir. Son cadeau, le gardé à son poste-chef d’état-major, Bozizé ne peut pas se permettre de l’attaquer.

En Centrafrique comme dans son pays la RDC, Jean Pierre Bemba est considéré comme un chef de guerre redoutable. Il peut aider à nouveau Patassé à reprendre le pouvoir, tout comme il peut prendre le pouvoir par les armes dans son pays.

Au nom alors de la « stabilité » des deux pays, l’ancien procureur, Luis Moreno Ocampo, a décidé de poursuivre Jean-Pierre Bemba et dans l’espoir, du côté centrafricain, de voir le feu Patassé, arrêté. Peine perdue

Incarcéré depuis le 23 mai 2008, Jean-Pierre Bemba restera en prison jusqu’au 8 juin 2018, date à laquelle, trois des cinq juges de la Chambre d’appel ont conclu qu’il avait été « condamné à tort » :

« il ne saurait être tenu pénalement responsable au sens de l’article 28 du Statut de Rome des crimes qui ont été commis par les troupes du MLC pendant l’opération menée en RCA et qu’il doit en être acquitté

 

Pourquoi la CPI blanchit-elle totalement Jean-Pierre Bemba ?

Pour les juges de la CPI, les crimes commis par les troupes de Bemba envoyées en Centrafrique pour défendre le régime de Patassé sont là. Mais « la Chambre de première instance avait commis des erreurs graves en constatant que M. Bemba n’avait pas pris toutes les mesures nécessaires et raisonnables pour empêcher ou réprimer les crimes des troupes du MLC.»

Ainsi, « Les sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance font entièrement disparaître sa responsabilité pénale. », rapporte la juge Christine van den Wyngaert. 

Si en partie, cette argumentation est vraie, d’autre part, elle consiste à éviter d’assoir une base jurisprudentielle en matière de « responsabilité hiérarchique »

Pour la communauté des juristes au monde, il y’aura un risque réel que certains Chefs d’État soient poursuivis pour des crimes que leurs soldats envoyés en mission quel que soit la forme en dehors de leurs pays auraient à commettre si Jean-Pierre Bemba est condamné pour des faits  commis par les troupes qu’il a envoyées en Centrafrique pour prêter main-forte à un régime légal et légitime.

Mais d’après nos dernières informations, l’affaire n’est pas close entièrement. Les noms de certains chefs des opérations des rebelles de Bozizé et Bemba circulent à la Haye, notamment ceux du lieutenant-colonel Anicet Parfait Mbaye, des généraux Antoine Gambi, Mustapha Mukiza et Dieudonné Amuli.

La Cour Pénale Spéciale qui est sur ce dossier et dont un probable accord d’amnistie sera obtenu par les groupes armés lors du prochain dialogue sous l’égide de l’Union africaine entend céder le dossier à la CPI. Et pour éviter une justice dualiste, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par les zaghawas, les Djandjawids et les banyamulenges seront à nouveau devant les barres.

 

Que la vérité triomphe et la justice rendue aux victimes.

 

Une enquête réalisée par Gervais Lenga  et Anselme Mbata

 

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : quand le FPRC s’alarme contre les déclarations radiophoniques du groupe de la société civile et fait appel au Président et Diacre Faustin Archange Touadera.

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Centrafrique : quand le FPRC s’alarme contre les déclarations radiophoniques du groupe de la société civile et fait appel au Président et Diacre Faustin Archange Touadera.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.

 

 

Suite aux agissements et interviews qui se passent

sur les ondes nationales, le FPRC déplore la méconnaissance de l’histoire de ce pays par ses propres fils car l’histoire de ce pays a commencé depuis les années 1800 avec l’existence d’une République autonome de Dar El Kouti, au moment de l’accession de l’Oubangui Chari à l’indépendance.

               L’unification de ces deux Républiques devait être négociée par la voie référendaire ce qui n’avait pas été faite et la région autonome avait été annexée politiquement.

             A cet effet, un groupe d’individu ou une partie ne peut pas se réclamer la paternité ni penser être plus autochtone que l’autre.

             Le FPRC maintient sa position et informe l’opinion nationale et internationale que ses revendications sont politiques et militaires et seul le Chef de l’Etat garant de l’Unité Nationale est capable de trouver une porte de sortie à cette crise et non une tierce personne ou une organisation quelconque qui ne profite que de leurs intérêts personnels. Ces situationnistes sont toujours dans tous les régimes qui se sont succédé et ce sont les conservateurs de la mal-gouvernance et de la crise centrafricaine.

           Le FPRC en rappelle au peuple centrafricain que ces mêmes incitateurs qui sont à l’origine de la crise que nous connaissons aujourd’hui, par conséquent, les agissements et la prise de position de la société civile non représentative ne feront qu’aggraver la crise et nous amènerons très loin du spectre de la paix qui s’est déjà dessiné à l’horizon à travers le dialogue initié par l’Union Africaine.

         Le FPRC pour sa part reste attaché au processus de l’initiative de l’Union Africaine seule issue crédible de sortie de crise.

         Le FPRC prend à témoin toutes les Organisations Internationales, sous régionales et les pays amis de la RCA à savoir la France, les USA et autres qui ont investis à travers l’Union Africaine afin de ramener définitivement la paix en Centrafrique.

          Les agissements dont les incitateurs veulent à tout prix torpiller le processus de l’initiative de l’Union Africaine risquent de nous entrainer dans une situation lointaine d’avant l’indépendance de l’Oubangui Chari.

         Le FPRC rappelle au père de la Nation de faire attention à l’intelligence des Hommes, car La paix n’a pas de prix mais plutôt elle se cultive.

       Le FPRC exhorte le Diacre, son Excellence Professeur Archange TOUADERA, Chef de l’Etat centrafricain de se référer toujours à la Bible sans oubliez Luc Chapitre 6 Verset 29 pour instaurer la « Paix de Shaloom »sans l’utilisation de la force. Tous les croyants ont réussi à instaurer les Livres Sacrés par la « PAROLE ».

 

 

Fait à N’délé, le 20/06/2018.

 

Centrafrique : pays de l’éternel Barthélemy BOGANDA, pays des paradoxes.

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Centrafrique : pays de l’éternel Barthélemy BOGANDA, pays des paradoxes.

 

 

Bangui, le 26 juin 2018 (CNC) /

 

Allons seulement pour vu qu’on arrive, quels que soient les prix.

Saviez-vous pourquoi notre Président de l’Assemblée nationale est en fuite depuis deux mois en France?

 

Officiellement, il était évacué sanitairement en France pour de raison sanitaire. Ses propagandistes ne cessent de répéter à qui veut l’entendre qu’il était empoisonné par le régime actuel et qu’il était en extrême danger de mort!

Or la réalité est toute autre. Il avait quitté Bangui précipitamment par ce que ces marabouts et charlatans lui auraient vivement encourager de partir loin de la RCA, car un danger le guettait. Le temps que ces derniers enterrent les bœufs et moutons aux noms de ces détracteurs afin de les obliger à lui coller la paix. , il avait dépêché son chargé d’affaires mystique Alhadji Issa pour l’occasion. Il a sillonné le Cameroun, Tchad, Guinée, Mauritanie et le Senegale.

Pour votre information, il a la peur de sa vie, il se sait isoler et traquer par le régime actuel. Ceux qu’il avait utilisés et manipuler hier, viennent de se rendre compte et sont déterminés à parler voire aller témoigner devant la justice contre lui. De nos sources, Touadera a pu rencontrer individuellement et  trouver un accord avec tous ceux qu’il avait déçus. Le deal est clair donner moi Meckassoua et je vous donnerai à manger et surtout vous épargnez de la prison.

La légende raconte que Meckassoua raconte à qui veut l’entendre que c’est lui qui avait envoyé Jean Pierre Bemba à la CPI et qu’il serait capable de leur éviter la prison et la CPI.

Il parait qu’il y aurait quelqu’un de fiable qui est près à témoigner  contre lui avec des preuves irréfutables. Il parait qu’il a un complice religieux en France qui l’aidait a faire de blanchiment d’argent en France.

En gros Touadera veut utiliser les Coreligionnaires et complices de Meckassoua d’hier pour le rendre responsable d’intelligence avec les groupes armés pour se débarrasser de lui. Au rythme actuel Touadera vient de trouver une bonne échappatoire pour son rival de toujours. Les mois à venir seront peut-être déterminants pour le futur de la RCA.

 

PS Nous souhaitons beaucoup de courage à ceux qui veulent faire éclater la vérité. Nous espérons qu’ils ne vont pas vivre le même sors que nos frères et amis ZOUNDEKO et NEJAD, qui ont été exécutés par ce qu’ils étaient déterminés de dire la vérité.

 

Un texte de : Idriss Abdoulaye, un lecteur du CNC.

Centrafrique : le FPRC accuse la Minusca d’être juge et partie dans une violence dans le nord.

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Centrafrique : le FPRC accuse la Minusca d’être juge et partie dans une violence dans le nord.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.          

 

Le FPRC regrette l’agissement de AHAMAT ABASSE et condamne la violence perpétrée par les présumés bandits armés qui ont semé la terreur et la désolation, par conséquent ont entravé la libre circulation des personnes et des biens. Pire encore, ils ont tenté de manipuler la population à des fins ethniques.

            Par ailleurs, la Coordination Générale du FPRC déplore l’agissement de la MINUSCA qui a accueilli bizarrement le 20/06/2018 l’auteur et l’instigateur des crimes et grand malfaiteur de Bamingui-Bangoran.                    

             Sieur AMAT ABASS qui, pourchassé par le FPRC pour les exactions et les crimes commis sur la population civile de cette Préfecture réputée paisible.

           En outre, le FPRC regrette l’accueil discriminatoire de la MINUSCA réservé aux déplacés, des civils fuyants des évènements occasionnés par AMAT ABASS dans la soirée du 20/06/2018.

             Le FPRC demande au Gouvernement d’agir le plus vite possible et demander à la MINUSCA le transfert de AMAT ABASS et ses complices à Bangui pour répondre de leurs actes devant la justice centrafricaine.

             Le FPRC reste ferme dans sa lutte contre le banditisme dans toutes ses zones de contrôle et appelle la population à vaquer librement à leurs préoccupations.

             

 

Fait à N’délé, le 22/06/2018.

Centrafrique : panique générale à bord, le navire Touadera cherche un havre.

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Centrafrique : panique générale à bord, le navire Touadera cherche un havre.

 

Bangui,  25 juin 2018 (CNC) /

Depuis le rapprochement du régime de Bangui à la Fédération de Russie et son isolement politico-diplomatique sur le plan régional, certains conseillers et proches parents du président Faustin Archange Touadera pensent désormais au pire. Des langues commencent à se délier les unes des autres et des mouvements suspects sont observés quasiment tous les jours à la Présidence de la République.

 

Même si la France reste la destination favorite de nombreux proches parents du président Touadera, certains conseillers de ce dernier, quant à eux, pensent par contre le contraire. Beaucoup réfléchissent désormais à faire délocaliser très rapidement leurs familles du pays de Macron pour une autre destination.

De sources concordantes et fiables, les pays d’Europe de l’Est et Scandinave vont bientôt commencer à recevoir les familles des proches de la Tortue de Damara dans les mois à venir.

« Le gouvernement français ne nous aime pas, et si d’aventure le Président Faustin Archange Touadera quittait le pouvoir, je ne vois pour quelle raison je vais retourner installer en France », explique un Conseiller du Président Touadera sous couvert stick de son anonymat à CNC.

Une source autorisée affirme à CNC que le président Touadera, très tourmenté à l’écoute du plan de ses proches, tente malgré tout de sauver l’apparence pour ne pas paniquer davantage son équipe.

Une chose est sûre, l’échec du régime actuel trouve déjà son bouc émissaire pour tromper le peuple centrafricain, une fois de plus, mais les choses ne sont pas faciles pour eux.

Pour l’heure, consignes données, affluer les réseaux sociaux difficilement contrôlables avec des faux comptes dans l’espoir de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les choses vont bien en ce moment dans le pays.

 

Un texte de : Gisèle Moloma, CNC.

Copyright@CNC2018

 

Centrafrique: Le centrafricain souffre t-il toujours du “Syndrome Barracuda” ?

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Centrafrique: Le centrafricain souffre t-il toujours du “Syndrome Barracuda” ?

 

 

 

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

L’ex-premier ministre centrafricain, professeur de Philosophie et essayiste de renom M. Jean Paul NGOUPANDE est resté jusqu’à sa mort le 04 mai 2014 à l’âge de 65 ans à Paris (France), l’un des hommes politiques africains particulièrement centrafricains a laissé un nombre acceptable d’œuvres littéraires osées, réfléchies pour l’épanouissement politique, social, religieux de la génération future de sa chère nation centrafricaine. Dans l’un de ces ouvrages Chronique de la crise centrafricaine 1996-1997, Paris, L’Harmattan, 1997, 281 pages, il nous a fait découvrir un terme très emblématique rempli de beaucoup d’interrogations “Le Syndrome Barracuda. Ce terme est repris par l’Ancien journaliste au “Monde” en charge de l’Afrique et du Maghreb, le français M. Jean-Pierre TUQUOI auteur de l’Oubangui Chari, un pays qui n’existait pas dans une interview accordée au journal Mondafrique. Le centrafricain nous prouve par ces agissements contre la présence russe, sa jalousie à ne pas se séparer de la France. Alors de quoi est-il question dans “Syndrome Barracuda” de M. Jean Paul NGOUPANDE?

Après le coup d’Etat militaire de 1966 contre le président M. David DACKOqui a permis l’accession au pouvoir de son cousin militaire le Capitaine Jean Bedel BOKASSA, la politique centrafricaine rimait avec l’armée. Ce capitaine de l’armée française devenu président du Centrafrique, a beaucoup investi pour la création, la structuration et la formation des Forces Armées CentrAfricaines(FACA) auxquelles il exigeait extrêmement la loyauté, l’obéissance, le respect et la soumission. Rien ne pouvait se faire, se dire sans l’armée sans sa bénédiction. Et rien ne pouvait lui arriver du fait qu’il avait la main mise totale, le contrôle total étant le chef suprême des armées. Beaucoup de bévues se commettaient tant sur le plan national qu’international. Il ne manquait pas de brouilles permanentes entre la relation franco-centrafricaine de l’époque. Le comble a atteint son plus haut niveau en janvier 1979 avec le massacre dans les rues et dans les prisons des élèves et étudiants qui manifestaient juste contre le port des tenues scolaires exigé par le gouvernement centrafricain tout en sachant que les fonctionnaires de l’Etat avaient des arriérés considérables de salaires pour la dite année. Ne pouvant plus assister sans rien faire face à ces multiples dérapages, le départ de celui qui est devenu un peu plus tôt l’empereur BOKASSA Ier de l’Empire Centrafricain, est demandé par ses paires de la sous-région et cela restait la solution synéquanon à une tranquillité dans le pays, une reprise effective de relation dégradante avec la France. C’est ainsi que la France de Giscard d’Estain a profité de l’un de ses déplacements en Lybie pour faire descendre des militaires parachutistes français dans les rues et points stratégiques de la capitale Bangui pour renverser celui qui est considéré jusqu’à ce jour comme le dernier empereur africain BOKASSA Ier. Cette opération venue à point nommé a permis le retour triomphal de l’ex-président DACKO à la magistrature suprême. Et cette intervention salvatrice de la France au peuple centrafricain a pour nom : Opération BARRACUDA.

Une aide de poids au peuple centrafricain pris en otage et terrorisé par ce régime militaire de BOKASSA Ier. Plusieurs années après, cela semble rester un droit acquis de ce peuple qui à chaque fois confronté à une confiscation du pouvoir, une tyrannie, ne pouvant plus supporter un régime ou une situation dramatique, a les yeux larmoyants tournés vers la France pour espérer être sauvée. Cela se fait de manière si flagrante et honteuse si bien que cette habitude lâche d’un peuple à conscience de colonisés est dénoncée et traitée de “Syndrome Barracuda” par notre intellectuel et homme politique M. Jean Paul NGOUPANDE suivi de M. Jean-Pierre TUQUOI. Il met directement un lien entre cette opération d’aide au peuple de 1979 avec l’attitude présente et perpétuelle affichée par ce peuple qui attend toujours être secouru par la France dans les moments dangereux. Au nom de ce protocole d’assistance militaire signé en cas d’agressions du Centrafrique, nous n’oublions pas de remercier la France de toutes ces assistances capitales menant à la résolution de certaines crises politiques, militaires, sociales comme celles de la période de 1996-2001. Ces dernières années marquées par la naissance poussée des groupes armés qui mettent à feu et à sang des villages tout entier , la population centrafricaine apeurée , traumatisée, meurtrie à les mains sur la tête avec des yeux rouges, mouillés réclamant haut et fort l’intervention militaire de la France pour mettre un terme définitif aux massacres, aux viols, , aux braquages, aux pillages et aux assassinats.

Mais il n’est pas à oublier qu’avec la venue tant souhaitée par le peuple de M. TOUADERA à la présidence accompagné de ses bras droits comme son Chef de Cabinet M. NGREBANDA, son premier ministre M. SARANDJI et son gouvernement ayant Mme KOYARA à la Défense, la France ne restera pas le seul et unique interlocuteur du Centrafrique à travers le monde dans la recherche de la résolution de la crise meurtrière centrafricaine. Des résolutions onusiennes et africaines acceptées par la France ont permis à beaucoup d’autres pays africains, asiatiques et européennes comme la Russie de voler au secours du peuple centrafricain.

Le centrafricain ne veut pas se séparer politiquement et militairement de la France. Dans son esprit, un petit silence de la part de la France est interprété comme un abandon total ou la preuve d’une ingérence directe pendant une crise. Beaucoup d’encres centrafricaines, africaines ont été coulée avec la venue de la Russie en Centrafrique dans le processus d’aide militaire en vue d’une solution pacifique à la crise fratricide et meurtrière centrafricaine.

Lors de son discours du 30 mars 2018 pour la célébration de ses deux ans à la magistrature suprême, le Président de la République centrafricaine M. Archange Faustin TOUADERA a lancé cet appel vibrant :

« ….J’invite donc tous nos concitoyens sans exception à baisser les armes et rentrer dans ce processus, en vue d’un rassemblement de la Nation et de la consolidation de la paix qui demeure notre bien le plus précieux.

En ce qui concerne la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines et de défense intérieure,…la priorité dans ce secteur demeure la défense du territoire de manière intégrale et intégrée. L’impératif du Gouvernement est de tout mettre en œuvre conformément à ma vision politique pour défendre l’intégrité du territoire national, protéger la population, participer aux opérations de maintien de la paix, à moyen voire long terme.

Le renforcement de nos liens de coopération militaire avec la France, l’Ouganda, le Soudan et le Nigéria à travers des échanges très fructueux contribueront à l’opérationnalisation des FACA en vue de la défense du territoire.

Malgré les contraintes qui s’imposent à nous, et qui sont essentiellement d’ordre financier, nous avons espoir que notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population….»

En attendant la concrétisation effective de tous ces plans engagés, cet ensemble d’hommes et de femmes dits partisans de la non-violence et de la résolution pacifique de la crise militaro-politique centrafricaine, travaille d’arrache pieds avec les institutions internationales en vue de trouver une porte de sortie en commun accord ou non de la France, bénéfique pour tout le monde. Les hommes politiques centrafricains réussiront-ils à trouver un remède pouvant soigner le centrafricain de ce “Syndrome Barracuda” ?  Ce syndrome si dangereux reste le symbole imminent de l’échec de cette famille centrafricaine de par le monde à résoudre elle-même ses propres problèmes chez elle sur ses 623.000km2 de superficie.

 

La souveraineté tant souhaitée et voulue par le centrafricain doit passer par sa capacité à résoudre ses propres problèmes sans passer par la France !!!!

 

 

  1. Un texte de : Urbain TABEMARA

CENTRAFRIQUE : BRADERIE TROQUANTE À GRANDE ÉCHELLE DES CONCESSIONS MINIÈRES CONTRE DES ARMES, À QUI LE PROCHAIN TOUR APRÈS LA RUSSIE ET LA CHINE ?

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CENTRAFRIQUE : BRADERIE TROQUANTE À GRANDE ÉCHELLE DES CONCESSIONS MINIÈRES CONTRE DES ARMES, À QUI LE PROCHAIN TOUR APRÈS LA RUSSIE ET LA CHINE ?                                                                              

 

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

La crise fratricide centrafricaine a engendré la prolifération et la dissémination à grande échelle des armes de tout calibre sur l’ensemble du territoire national. Ce phénomène a été rendu possible par la porosité de nos frontières et l’érosion de l’autorité de l’Etat. Animé par les inquiétudes d’un probable génocide, le conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la résolution 2127 mettant notre chère nation sous embargo.

L’embargo est une mesure restrictive et coercitive visant à interdire la vente et la libre circulation des armes à un pays, à cela s’ajoutent l’interdiction de voyager et le gel des avoirs des principaux protagonistes de la crise. Le suivi de l’embargo a été confié à un comité de sanction, organe subsidiaire du conseil de sécurité de l’ONU créé le 5 décembre 2013.

Ce dernier a prolongé ou reconduit les sanctions pour deux années consécutives au motif que la situation actuelle du pays n’est pas favorable à la levée totale de la sanction. Comme le miel attire toujours les abeilles, la Chine a aussi emboîté le pas à la Russie en obtenant l’accord du comité de sanction du conseil de sécurité de l’ONU à New York pour équiper nos forces de défense en armes et autres équipements militaires. Pour contourner cette sanction lourde de conséquences, le pouvoir a opté pour une offensive diplomatique en vue de la levée partielle de l’embargo avec des partenaires russes suivi désormais de la Chine mais malheureusement en bradant au passage des concessions minières en violation des dispositions de l’article 60 de la constitution.

La braderie ne se limite pas seulement aux concessions minières mais s’étend aussi à nos valeurs voire nos passeports diplomatiques attributs de notre souveraineté nationale. La braderie s’entend ici par la vente en deçà de la moyenne mondiale c’est à dire en deçà des prix pratiqués sur le marché. Cette marge représente un manque à gagner puisqu’elle ne serve pas les intérêts de l’Etat ni de la population mais alimente des comptes privés. Il n’est pas ainsi difficile de comprendre que le profit de ce pillage organisé engraisse un clan déterminé. Inquiété par le flou, l’ambiguïté et l’incompréhension sur les vrais objectifs de la présence sur l’ensemble du territoire national des soit-disant militaires russes, le citoyen lambda réagit avec de multiples interrogations :

Dans cette braderie galopante des ressources minières, a t-on conscience et le sentiment de violer les dispositions de l’article 60 de la constitution ?

Dans la négative, faille t-il opter pour une révision constitutionnelle axée sur l’article 60 ?

Le pouvoir discrétionnaire consacré par l’article 33 de la constitution donne t-il au président de la république le pouvoir de brader les ressources minières ?

La braderie de nos ressources contre les armes était-il un passage obligé pour la levée partielle de l’embargo ?

Pourquoi la Chine a insisté devant le comité de sanction de bénéficier en vue de la levée partielle de l’embargo de même privilège que la Russie ?

Le pouvoir connaît-il les agendas cachés des différents pays qui se bousculent pour nous livrer des armes ?

Saviez-vous ce qui se cache derrière les différentes aides et missions humanitaires ?

La courbe linéaire de la course aux armes conduira t-il le pouvoir à en réclamer aussi au Vatican ?

Il est vrai que notre armée a un besoin urgent en armes pour sécuriser le pays mais allons-nous faire un catalogue de toutes les armes du monde ?

Si tel est le cas, à qui le prochain tour pour nous livrer des armes en contrepartie de la braderie ?

N’y a t-il pas de risques que ces ces armes de diverses traçabilités puissent se retrouver dans la nature ou sur les marchés aux puces ?

En dépit du concours vain de trois puissances membres du conseil de sécurité de l’ONU, peut-on affirmer que notre pathologie est simplement incurable ? On constate impuissant que trois membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ont déjà intervenu dans la crise centrafricaine, existe t-il encore de places pour les deux autres membres restant ? Il apparaît après étude que tout mélange est nocif et toxique, l’importation des armes de divers pays ne risque t-il pas de faire tousser le régime ? Dans le cadre de l’exception accordée par le comité de sanction à la Centrafrique, le cumul de levées partielles garantit-il cette fois ci une prochaine levée totale de l’embargo en janvier 2019 ? Devant le comité de sanction, la France, les USA et l’Angleterre ont demandé plus de précision à la Chine sur la livraison d’armes…ce droit de réserve fait-il de ces États des ennemis de la paix en Centrafrique ? En plus de sa présence économique, les chinois ont-ils besoin de ce tremplin pour assoir leur influence dans le pré carré français tant convoité ? La Centrafrique sortira t-elle gagnante dans la mise en concurrence des puissances militaires sur son sol ? En l’absence du ministre des affaires étrangères toujours exclu des déplacements présidentiels, qui est le véritable artisan de la braderie de nos ressources ? Le citoyen lambda pose tellement de questions que le pouvoir a un devoir de communiquer, de clarifier et d’informer l’opinion nationale sur cette superbe supercherie. L’étau se resserre et même des langues se délient dans le camp présidentiel…le juda va bientôt embrasser son maître. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 22 juin 2018.                                                

Bernard SELEMBY DOUDOU.                                      

Juriste, Administrateur des élections.                             Tel : 0666830062.      

L’EUROPE ET LES MIGRANTS NÉGRO-AFRICAINS

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L’EUROPE ET LES MIGRANTS NÉGRO-AFRICAINS

 

Bangui, 25 juin 2018 (CNC) /

 

LE RETOUR DES VIEUX DÉMONS

 

Partout en Europe, monte l’infamie. Le retour des vieux démons. La peste brune. L’axe. Les épurations ethniques. Préserver la blancheur de l’Europe sa culture et sa religion. Barrer la route à un envahissement  exogène supposé. Dans la triste histoire de l’Aquarius qui vient de s’achever, après une longue errance en Méditerranée. Triste errance qui jette une lumière crue sur les peurs indicibles qui étreignent les Européens. Ces peurs irrationnelles  surgies d’un sinistre passé semblent, annoncer le retour des vieux démons xénophobes et racistes. L’Europe semble être au bord de l’implosion. Au bord du précipice. Il y’ a dormais, le camp de ceux qui tiennent aux valeurs humanistes et démocratique du vieux continent et le camp d’une Europe qui perd ses valeurs universelles. Tous les humanistes, les démocrates doivent se dresser devant la lèpre du populisme qui monte. Comme le dénonce à juste titre le Président Macron. Les théoriciens de la xénophobie de l’exclusion et du racisme n’ont pas leur place dans une Europe qui a combattu la peste brune et l’axe de sinistre mémoire.

L’AXE : ITALIE ALLEMAGNE  AUTRICHE

Les Ministres de l’intérieur italien allemand et autrichien, ont constitué récemment ce qu’ils appellent un axe, pour résister disent –ils aux hordes venues d’Afrique. Dans l’une de ses éructations ignominieuses, le Ministre italien de l’intérieur, Ligue du Nord lâche avec un rictus arrogant : « Nous allons procéder à l’épuration de la population  pour  recenser les Rom des rues italiennes, maisons par maisons quartiers  par quartiers… » Indéniablement, nous voilà revenu au temps ou les nazis pourchassaient  les Rom et les Juifs pour les envoyer en camps  de concentration. Mais, la principale peur des Européens concerne les Noirs. Surtout les Négros- africains. Les guerres, la pauvreté et la démographie exponentielle du continent noir effraient  les Européens qui se calfeutrent. Dressent des murs à leurs frontières. L’Europe va-t-elle résister et préserver sa cohésion, ou basculer dans une terrible nuit. ? Ses valeurs fondatrices sont bafouées par l’extrême droite populiste et xénophobe.

 

EN FRANCE AUSSI

En France aussi, le pays des droits de l’homme n’est pas en reste. Le chef du parti « les Républicains » vient d’éditer un tract de propagande au contenu douteux : « POUR QUE LA FRANCE RESTE LA FRANCE ! » La France serait-elle menacée ? Par qui ? Laurent Wauquiez  a oublié de dire par les hordes des migrants venus d’Afrique, et les musulmans  qui forcent nos frontières. C’est un appel à peine déguisé contre les étrangers. C’est une sémantique xénophobe. Benoit Hamon, l’ex-candidat aux élections présidentielles françaises raconte indigné au micro de Jean- Jacques Bourdin RMC, ce qu’il a vu à Dunkerque : «J’étais dernièrement à Dunkerque, sur les grilles d’un camp de rétention de migrants Soudanais il est écrit : ZOO parce qu’ils sont noirs ?… La main infâme qui a écrit ces mots, appartient à ne pas douter à la mouvance populiste excitée par la rhétorique raciste des parties d’extrême droites xénophobes.

Le Président Macron a eu raison de fustiger  la menace brune en ces termes : « La montée de la lèpre populiste partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître » Si on n’y prend pas garde elle finira par ronger toute l’Europe. 

 

L’APHONIE DES ETATS AFRICAINS  EST CHOQUANTE

Si leurs concitoyens quittent leurs pays, c’est à cause d’une gouvernance calamiteuse. Faite de pillage, d’incompétences de soumission aux anciennes puissances coloniales. Ils ont cédé les richesses naturelles de leurs pays à la pègre internationale. Au lieu de combattre les impunités, les injustices sociales. Ils ont maintenu leurs concitoyens dans une pauvreté crasse et interminable. Les guerres de pouvoir et la faim ont jeté sur les chemins de l’exile une jeunesse en perdition. Beaucoup sont morts en Méditerrané  en tentant de gagner l’Europe. La méditerrané est devenue le cimetière des milliers d’Africains. Les dirigeants africains vont-ils rester longtemps indifférents  devant les humiliations et les souffrances  que subissent, leurs compatriotes, qui tentent de regagner une Europe devenue inhospitalière et égoïste.

On ne demande pas à l’Europe d’accueillir toute  la misère de l’Afrique.  Elle a le droit de recevoir qui elle veut. Les migrants qui fuient les guerres et la misère doivent, être traités avec humanité et dignité. La priorité pour les dirigeants africains demeure le développement de leurs pays. De rendre l’Afrique attractive pour sa jeunesse. Qu’elle ne soit plus tenté de prendre le chemin de l’exile et de la mort. L’Afrique a tout ce qu’il faut pour se développer. A condition de sortir des griffes des puissances étrangères.

L’Afrique doit exiger de nouvelles règles de coopérations et d’échanges commerciales avec l’Europe. Que les immenses richesses de son sous/sol soient consacré au développement et au bien être des Africains. Il faut veiller à ce que les échanges commerciaux avec l’Europe ne soient plus déséquilibrés au détriment de l’Afrique. Que les matières premières ne soient plus accaparées par la prédation étrangère. Il faut exiger de ceux qui exploitent et pillent les matières premières, de développer des industries manufacturières afin de fournir du travail aux Africains. Ainsi ils ne seront pas tentés de partir pour mourir en Méditerranée.       

                                                                                              

Un texte de : Joseph Akouissonne de Kitiki (24/JUIN/2018)

 

 

 

 

Centrafrique : Discours de SEMme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l’Union européenne   A l’occasion De la célébration de la Journée de l’Europe  

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Le 20 juin 2018, la délégation européenne en RCA a organisé une soirée pour la journée de l’Europe au sein de la résidence de l’ambassadrice, cheffe de délégation, Samuela ISOPI.

 

 

 

Centrafrique : Discours de SEMme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de Délégation de l’Union européenne   A l’occasion De la célébration de la Journée de l’Europe  

 

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, 

Honorable, Vice Président de l’Assemblée Nationale, 

Mesdames et messieurs les Ministres, 

Mesdames et messieurs les honorables députés, 

Chers collègues du corps diplomatique,  Chers amis, chers invités, chers européens et chers centrafricains, 

 

C’est un grand plaisir de vous recevoir à la Résidence de l’Union européenne pour la fête de l’Europe. La  première que j’ai l’honneur de célébrer depuis mon arrivée en septembre 2017. Ce jour – qui est normalement  célébré le 9 mai, mais que nous avons préféré différer en signe de respect pour les évènements du mois  dernier – est  la fête de tous les européens, mais aussi la fête de tous les partenaires et les amis de l’Europe. Et  nous savons qu’ils sont très nombreux en Centrafrique!  

Avant d’entrer dans le vif de mes propos, avec votre permission Monsieur le Président, je voudrais solliciter  une minute de silence pour saluer la mémoire de toutes les victimes des violences et des atrocités qui ne  cessent de secouer le pays. Je souhaite également rendre hommage à tous ceux qui ont perdu la vie dans  l’accomplissement de leur mission, notamment les casques bleus et les acteurs humanitaires, qui continuent  de payer un lourd tribut pour leur engagement aux côtés des populations civiles. Leur mémoire doit toujours  rester vivante pour nous rappeler que la meilleure façon de les honorer est de travailler, tous ensemble, pour  la paix et pour la justice.  

Minute de silence  

Permettez-moi, Excellence Monsieur le Président, de vous remercier, pour avoir bien voulu célébrer ce soir  avec nous la fête de l’Europe et le partenariat entre l’Union européenne et la République centrafricaine. Votre  présence constitue une marque forte et visible de confiance et de reconnaissance pour notre engagement et  notre travail commun. Votre leadership et votre soutien sont essentiels pour l’aboutissement de nos efforts.  

Nous célébrons cette année le 68ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman, ministre français des  Affaires étrangères, qui, le 9 mai 1950, après la destruction suivie en Europe à la 2ème guerre mondiale,  proposait à l’Allemagne et à la France que soient mises en commun les productions de charbon et d’acier,  que le charbon et l’acier – qui avaient été si longtemps des outils de guerre – deviennent les outils de la paix.  Cette déclaration est restée dans l’histoire comme le début de la construction européenne. Après des siècles  de guerre, le projet européen nous a assuré 68 ans de paix et prospérité. C’est ce que nous célébrons ensemble  aujourd’hui.  Le projet européen n’a jamais cessé de se développer, sur le plan géographique (22 pays ont rejoint l’UE  depuis sa fondation) et sectoriel (les Etats ont progressivement accepté de transférer ou de partager leur  souveraineté dans un ensemble de domaines à travers les institutions communes européennes, un unicum au  monde). Nous avons, certes, vécu des moments difficiles, et même un cas de ”divorce”, le Brexit. Mais  chaque fois nous avons été capables de nous relever et d’autres pays du continent frappent déjà à nos portes  pour rejoindre notre Union.  

L’Union européenne est un projet réussi de paix. Elle est donc porteuse d’un message et d’un modèle. Un  modèle tangible qui montre comme le dialogue, la recherche de l’intérêt commun, la capacité de regarder ce  qui unit et pas ce qui divise, constituent la meilleure voie vers la paix, le développement et le bien-être  collectif.  

Bien entendu, ce projet commun n’empêche pas le débat interne. On assiste tous les jours à des débats sur des  questions cruciales (les migrations, les réponses à la crise sociale et économique, le terrorisme, le chômage  etc), mais nous trouvons des solutions en nous asseyant autour d’une table, en utilisant la parole et le  dialogue au lieu des armes.  

Dans le inonde d’aujourd’hui, l’Union européenne est plus indispensable que jamais. Elle est indispensable  d’abord en interne, pour les citoyens européens, qui ont besoin de croissance économique, d’emploi, de  sécurité, d’opportunités et de droits. Dans un inonde globalisé, nous savons que nous ne pouvons obtenir des  résultats que si nous sommes ensemble. Mais, à l’extérieur, l’Union européenne est aussi, croyons-nous,  indispensable pour nos amis et nos partenaires — tous ceux qui veulent travailler pour renforcer la paix, le  développement durable, le commerce libre et équitable, les droits de l’homme et la démocratie.  

La Fête de l’Europe est célébrée cette année sous le thème du Patrimoine culturel, dont les 28 Etats membres  sont riches, une union rassemblant dans une communauté 24 langues différentes et autant de cultures, une  communauté fière de sa diversité culturelle basée sur des valeurs communes. C’est à ces mêmes valeurs que  notre action extérieure est inspirée. C’est sur ces mêmes valeurs que notre amitié, entre l’Union européenne et  la Centrafrique, est fondée. La célébration de ce soir est aussi la célébration de cette amitié.  

L’Union européenne s’est tout au long de son histoire engagée dans une coopération étroite et diversifiée avec  la République centrafricaine, respectueuse de sa culture, de ses spécificités et de son appropriation. L’UE est  présente en Centrafrique depuis les années 60: nous avons célébré le ”mariage d’or” et célébrerons bientôt le  ”mariage de platinum” . Parce que notre coopération est destinée à durer encore longtemps! Nos étoiles – qui  ont éclairé le chemin du projet européen – continueront à éclairer aussi le chemin de la RCA, vers la paix et  le développement, un chemin que nous voulons continuer à parcourir ensemble.  

J’ai eu l’occasion de faire quelques déplacements dans l’arrière-pays (Bozoum, Birao, Paoua) et beaucoup de  déplacements à Bangui et dans les alentours. Et partout, parfois à ma surprise, j’ai trouvéles étoiles du  drapeau européen! Il n’y a pas une région où l’UE n’ait pas travaillé, à travers le Fonds Européen de  Développement, à travers les pôles de développement, à travers ECHO, à travers le Fonds Bekôu,  l’Instrument pour la paix et la stabilité ou encore d’autres moyens de mise en œuvre.  

Mais les résultats, les succès et la pérennisation de notre action sont liés aux succès du pays et de son peuple.  Sans vous, sans votre  volonté, sans l’engagement de chaque centrafricain, nous ne pourrons jamais réussir et  pérenniser les acquis. Parce que la reconstruction de la Centrafrique ne pourra que venir des centrafricains.  Nous aussi, en Europe, nous avons reconstruit nos pays et notre continent après les guerres que nous avons  connu. Et nous sommes surs que les centrafricains sont capables de la même détermination.  

Cette célébration intervient, Monsieur le Président, dans un contexte marqué par de nouvelles violences et de  nouvelles tentatives d’arrêter le chemin que les centrafricains ont choisi au Forum de Bangui et aux élections.  Mais la RCA ne doit pas trébucher et sombrer de nouveau, après tant d’efforts pour reconstruire le pays à la  sortie des crises qui l’ont éprouvée.  

Des progrès – certes fragiles – ont été accomplis sur la voie du renouveau. Ces acquis doivent être préservés  pour qu’ils deviennent irréversibles, pour qu’ils deviennent tangibles pour les populations. Deux ans après le  retour à l’ordre constitutionnel, grâce à des élections crédibles et légitimes – que l’UE a largement contribué à  rendre possibles – la RCA se retrouve confrontée, malgré les efforts, à de grands défis.  

Les derniers évènements nous rappellent que le chemin demeure long et difficile, que notre mission  commune reste compliquée, mais qu’on ne peut que la remplir à travers la reprise de l’initiative, le leadership,  les résultats. La meilleure sortie d’une crise vient de la volonté de se relever et poursuivre l’action, pour  apporter des réponses concrètes, pour opérer les réformes nécessaires à réaliser le changement, qui ne pourra  jamais venir seul. Tout chemin est difficile, y compris le chemin européen.  

Grâce à vous, à la ténacité des institutions et à la résilience des populations, avec l’appui des partenaires, des  changements ont été initiés pour la première fois dans l’histoire de votre pays: une constitution républicaine  de 3ème génération, des institutions légitimes, des réformes dans le domaine de la sécurité et de la défense,  de la Justice, de l’Etat de droit et de  la gouvernance. Nous ne devons pas permettre que ces réformes soient  remises en cause. Au contraire, elles doivent se poursuivre pour se traduire en réalité et en résultats tangibles  pour les citoyens.  

Permettez-mois de rappeler certains de ces changements amorcés grâce à votre impulsion, avec l’appui des  partenaires :  

  1. La réforme de la sécurité – Les réformes de la défense, la formation et le redéploiement des Forces armées  centrafricaines et des Forces de sécurité intérieures constituent des priorités et des avancées qui répondent à  un besoin de la population. Ensemble, nous sommes fiers d’accompagner le pays dans l’émergence d’une  nouvelle armée centrafricaine, inclusive, républicaine et professionnelle, à travers l’EUTM, de conseil  stratégique à la réforme de la sécurité, d’éducation et de formation des FACA, qui commencent à faire preuve  sur le terrain de leur nouvelle approche.  

Je tiens à rendre hommage au dévouement et à l’efficacité de la Mission EUTM, dont le Portugal a pris le  commandement depuis janvier. Je remercie personnellement le Général Herminio Maio, Commandant de la  mission, et toute son équipe pour l’engagement exemplaire et la collaboration indéfectible. Cet effort que les  Etats membres de l’Union ont décidé de poursuivre par le renouvellement du mandat de l’EUTM et par les  investissements planifiés dans le cadre de la mise en œuvre du Plan national de défense, débouche sur des  résultats tangibles: au terme de son premier mandat de deux ans, l’EUTM a contribué aux réformes et à la  réorganisation de la défense, au conseil stratégique aux dirigeants du secteur et à l’entrainement de 3000  soldats, hommes et femmes, pour refonder une nouvelle année. Pour accompagner la mise en œuvre du Plan  national de la défense, l’Union européenne soutiendra également le déploiement des FACA, dans une  perspective d’armée de garnison, de manière coordonnée avec le déploiement des Forces de sécurités  intérieures et de l’administration. Des appuis sont prévus à cet effet sur nos différents instruments.  

  1. La justice – Je souhaite féliciter la justice centrafricaine. Les procès organisés par la Cour criminelle de  Bangui à l’encontre de chefs de guerre représentent un signal fort vis-à-vis des populations et un message  clair aux groupes armés et à leurs parrains, qu’il n’y aura pas d’impunité; que les institutions et le système  judiciaire (notamment la Cour pénale Spéciale), sont déterminés à poursuivre la lutte contre l’impunité. C’est  une révolution et nous le devons au peuple qui a autant souffert. Je tiens à rappeler que l’Union européenne  est le premier partenaire du secteur de la justice en RCA, visant en particulier le système judiciaire national,  qui occupe une place centrale dans notre appui, pour pérenniser  les efforts de reconstruction de la justice et  de l’Etat de droit. L’UE participe aussi au processus pour la mise en place d’un mécanisme de justice  transitionnelle, fondé sur la Commission Vérité Justice Réconciliation et Réparation. Et nous invitons les  Autorités à avancer dans ce processus qui est primordial pour la paix et la réconciliation.  
  2. Le Dialogue — il y a exactement un an, la réunion de haut niveau de Bruxelles a permis de reprendre  l’initiative et de fédérer tous les efforts de paix autour de votre leadership, Monsieur le Président, avec un  rôle de facilitation confié à l’Union africaine et au Panel des facilitateurs composé des pays de la sous-région.  La paix – comme vous l’avez dit à plusieurs reprises – se fera par le dialogue et pas par la force. Aujourd’hui  plus que jamais, cette Initiative est nécessaire, des avancées sont fortement attendues. L’Union européenne  reste engagée aux côtes de l’Initiative et à vos côtés à travers un appui politique et technique à la négociation  et à travers un travail, main dans la main, pour renforcer l’autorité de l’Etat et rebâtir ses fondamentaux (dans  la sécurité, la justice, la gouvernante, les services de bases) qui sont nécessaires pour accompagner ce  processus. Mais la mobilisation effective de la sous-région demeure un élément incontournable pour la  réussite du dialogue  et de tout effort de paix.  
  3. Enfin, le plan de relèvement et de consolidation de la paix, le RCPCA, adopté à Bruxelles en novembre  2016. Un Secrétariat permanent a été mis en place depuis 8 mois pour renforcer la coordination et la mise en  œuvre, avec l’appui technique de principaux partenaires. Le deuxième anniversaire du retour à l’ordre  constitutionnel a été l’occasion de constater les avancées enregistrées mais de prendre également conscience  des défis. Suite aux derniers évènements il est devenu impératif de reprendre le chemin, et d’avancer d’une  façon plus rapide et pragmatique pour montrer les fruits concrets du RCPCA. Nous avons, ensemble, une  obligation de résultat, le temps n’est pas avec nous, il faut redoubler d’efforts et réoccuper l’espace et le  terrain. Tous les outils et les ressources nécessaires sont disponibles. Il nous faut un sursaut de volonté. L’UE  pour sa part a augmenté de 20% l’engagement pris à la Conférence de Bruxelles. Notre appui global dépasse  largement les 500 millions d’euros et beaucoup de projets sont prêts à être lancés dans les prochaines  semaines, dans des domaines qui touchent les besoins des populations. Nous nous rapprochons aussi du  deadline de notre appui budgétaire, visant la réforme des finances publiques et l’éducation. Suite à votre  demande et à la visite du COPS, l’UE a décidé aussi de fournir un appui technique au Ministère des Mines,  dans le cadre de la Présidence européenne du Processus de Kimberly. Cela reconfirme la solidité et  l’approche intégrée de notre engagement.  

Toutefois de nombreux défis continuent de s’imposer. Tout d’abord les défis sécuritaires et humanitaires. En  partenariat avec les Nations Unies, l’Union européenne a apporté près de 45 millions d’euros à la RCA  depuis 2017 à travers la mission ECHO et 232 millions d’euros pour le relèvement, à travers le Fonds Bêkou.  Cependant, les acteurs humanitaires se trouvent encore aujourd’hui dans une situation de vulnérabilité  extrême: l’assistance humanitaire, est attaquée de manière  récurrente. Je tiens ici à condamner avec la plus  grande fermeté ces attaques faisant de la RCA le pays le plus dangereux pour les humanitaires. Nous  appelons le gouvernement centrafricain à redoubler d’effort pour condamner et empecher ces attaques qui  constituent une double peine pour la population centrafricaine.  

Nous restons persuadés, Monsieur le Président, que nous avons une fenêtre d’opportunité pour une sortie  durable de la crise. Les difficultés doivent donc nous pousser à l’action, elles doivent tout  d’abord appeler  tous les acteurs centrafricains à une prise de responsabilité collective, à un sursaut d’unité et de solidarité  nationale.  

L’Union européenne, qui depuis les année 60 ne s’est jamais desengagée et qui a au contraire continué à  renforcer son engagement aussi au plus fort de la crise, restera toujours mobilisée à vos côtés pour vous aider  à redonner à vos populations l’espoir dans l’avenir et la confiance dans les institutions. Nous savons pouvoir  compter sur votre vision et sur votre leadership indéfectible, sans lesquels rien ne sera possible.  

Comme le disait Jean Monnet, un autre père fondateur du projet européen, «rien n’est possible sans les  hommes mais rien n’est durable sans les institutions.» Seul un pays politiquement stable et bien géré, où les  principes démocratiques, les libertés et la règle du droit sont garantis, est capable de faire face d’une manière  pérenne aux défis du développement et de la sécurité.  Pour conclure, quelques remerciements :  

A la chorale Foi Et Fraternité qui nous a fait la gentillesse d’interpréter non seulement les deux hymnes, mais  des chants autour de l’amitié et de la fraternité qui ont été appréciés à leur juste valeur. Merci à vous.  

Aux inventeurs centrafricains, qui créent, innovent et développent dans le cadre de l’Initiative FAB-LAB  (contraction de l’anglais «fabrication laboratory », «laboratoire de fabrication ») promu entre autre par  l’UE.  

Sans un tel Fab-Lab, des innovations locales aussi originales que les bonbons au Moringa, la poudre de  mangue ou de légumes séchés ou encore des machines simples comme la décortiqueuse d’arachide ou la  machine coupe-légumes et la brouette arrosoir n’auraient jamais pu émerger.  

Aux jeunes réalisateurs centrafricains des documentaires des Atéliers Varan 2017, co-financés entre autres  par l’UE, qui sont ce soir projétés sur nos écrans. Quelques-uns de ces documentaires a aussi été présenté  dans des festivals internationaux de cinéma.  

Cela a permis de mettre en lumière l’existence d’un potentiel de croissance endogène de la RCA. Bravo  mesdames et messieurs.  

Je voudrais également remercier tous nos partenaires centrafricains, les Etats-membres de l’UE, l’EUTM et  ECHO (membres de la famille européenne en RCA), les partenaires internationaux (la Minusca en premier,  et aussi les agences des NU, la  BM, le FMI, l’Union africaine et la CEEAC), les partenaires bilatéraux, pour  tout ce que nous avons pu faire ensemble pour ce peuple.  

Je tiens à remercier très particulièrement tous mes collègues et collaborateurs de la Délégation. J’en suis très  fière. Une équipe d’hommes et de femmes qui viennent des quatre coins de la Centrafrique et des quatre  coins de l’Europe. 8 nationalités sont représentées à la Délégation. Chacun apporte sa pierre aux multiples  activités menées en faveur de votre pays. La diversité des langues et des cultures au sein de notre équipe est  une richesse, dont nous bénéficions grâce à la contribution, de toutes et tous au sein de la Délégation, au  retour de la paix en RCA.  

Je tiens enfin à féliciter et remercier, à travers vous, Monsieur le Président, vos populations qui ne cessent de  faire preuve de résilience et qui motivent et guident nos actions. Et au nom de 600 millions de citoyens  européens je leur témoigne notre engagement continu et notre amitié.  

Vive l’Union européenne,

 

 

 

vive tous les centrafricains et vive la Centrafrique. Je vous remercie. Singhila  Mingui ./.  

Seul le discours prononcé fait foi.  

Centrafrique : un ministre prévoit sa démission du gouvernement.

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Centrafrique : Un ministre prévoit sa démission du gouvernement

 

Bangui, le 23 juin 2018 (CNC) /

 

En froid avec l’entourage du chef de l’État selon des sources, le ministre des affaires étrangères pourrait démissionner. C’est l’impression qui se dégage du commentaire de Charles Armel Doubane sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement Centrafricain fait face un scandale  portant sur le trafic de passeports diplomatiques. Un internaute a donc voulu savoir pourquoi le ministre des affaires étrangères n’a pas encore démissionné. Cette question est posée parce que des sources évoquent également des relations glaciales entre lui et l’entourage du président Touadéra.

Charles Armel Doubane a débuté son commentaire par deux mots « Dans bientôt ». Ce sont ces mots qui ont retenu l’attention des internautes. Ceux-ci font croire qu’il prévoit lui-même sa démission dans un futur proche. Certains observateurs pensent, en raison de la qualité des frustrations dont il est victime, qu’il pourrait forcer le chef de l’État à le limoger.

Rappelons que Charles Armel Doubane est un ancien candidat à la présidentielle de 2016. Il est sorti 5eavec près de 4% des voix. Mais son soutien immédiat au président Touadéra l’a conduit au gouvernement où il est chef de la diplomatie centrafricaine.

 

NDLR : Un ministre, comme dirait quelqu’un, ça ferme sa gueule ou ça démissionne mais ça ne “prévoie pas démissionner” !

 

Un article de : https://africtelegraph.com  22 juin 2018

Centrafrique : Jean-Pierre Douzima, une équation à plusieurs inconnues.

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CENTRAFRIQUE : JEAN-PIERRE DOUZIMA, UNE EQUATION A PLUSIEURS INCONNUES

 

Bangui, 23 juin 2018 (CNC) /

 

Jean-Pierre DOUZIMA est nommé Directeur Général de l’ACFPE depuis 2004 et est logiquement admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis le 30 décembre 2016.

Force est malheureusement de constater que Jean-Pierre DOUZIMA reste jusqu’à ce jour en poste avec le soutien indéfectible des anciens caciques du KNK notamment le Premier Ministre Mathieu Simplice SARANDJI, du Ministre Contrôleur Général du secteur parapublic, Arthur PIRI, de l’ancien Ministre Noel RAMANDAN, très friand du bakchich,  syndicaliste, et de Madame GROTTE, retraitée elle aussi, mais active dans le syndicat des travailleurs.

Toutes ces personnalités ont volontairement violé la loi sur la retraite des fonctionnaires et agents de l’état et transforme la situation administrative de Jean-Pierre DOUZIMA en une équation à plusieurs inconnues qui dépasse le Professeur des universités en mathématique, Faustin Archange TOUADERA.

Pour résoudre une équation à plusieurs inconnues, il faut procéder par élimination des variables à savoir, la dissolution du Conseil d’Administration, une réprimande sévère à l’endroit du  Contrôleur Général du secteur parapublic, qui signe en lieu et place du Ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement et des relations avec les institutions de l’Etat, des ordres de mission aux cadres du secteur parapublic. Ces deux variables sont maitrisables.

L’une des variables qui semble très compliquée est le conflit des compétences entre la primature et la présidence de la République où s’interpose le puissant Ministre Arthur PIRI. Les inconnues résident dans la faiblesse du Gouvernement à appliquer les lois fondamentales qui régissent le pays et à prendre des décisions courageuses pour instaurer la rupture tant souhaitée par le Chef de l’Etat.

Le Ministre du Travail, de l’Emploi, de le Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, Jean-Christophe NGUINZA est réellement résolu à en découdre avec le feuilleton DOUZIMA qui n’a que trop duré en lui notifiant en avril dernier, d’arrêter de travailler. Mais la primature de PIRI/SARANDJI mettra les bâtons dans les roues du Ministre de tutelle qui a compétence hiérarchique sur la gestion administrative et technique de l’ACFPE

Aux dernières nouvelles qui marquent l’impuissance de Jean – Christophe NGUINZA est que selon des sources dignes de foi, Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA a juré quel que soit la décision du Ministre NGUINZA, de ne pas rater la 107e Conférence de l’OIT organisée chaque année à Genève en Suisse, pour interpeller les gouvernements sur les diverses mutations liées à la situation des travailleurs et des employeurs.

Pour ce faire une liste officielle des participants à cette conférence a été établie et validée en conseil des ministres par le Président de la République en présence du Premier Ministre, puis envoyée  aux organisateurs à Genève pour préparer les accréditations autorisant les participants à accéder aux salles des réunions. Naturellement, le nom de Jean-Pierre DOUZIMA n’y figurait pas, parce qu’il devrait logiquement prendre sa retraite le 30 avril 2018 par notification expresse du Ministre du Travail, en sus de la pitoyable rallonge qui lui a été tacitement accordée.

Jean-Pierre DOUZIMA va contourner le Ministre de tutelle, donc celui du travail, habileté à demander les accréditations pour participer à cette conférence, se fait délivrer un ordre de mission par le Ministre Contrôleur Général du secteur parapublic, Arthur PIRI, et se rend dignement à Genève pour essuyer quatre grosses humiliations.

La première humiliation est que le DG/ACFPE à la retraite fera trois jours de pieds de grue devant le siège de l’OIT en ce début d’été, pour être autorisé à rentrer dans la salle de réunion du CRADAT,

La deuxième humiliation est que le Ministre NGUINZA a refusé de saluer le DG/ACFPE à la retraite, qui sortira de la salle la tête basse, et se rendra immédiatement à Lyon en France pour son shopping.

Revenu à Genève le 06 juin et c’est la troisième humiliation, il va saluer le Chef de l’Etat centrafricain, invité d’honneur de la conférence pour prononcer un discours le 07 juin, qui lui posera la question suivante : toi aussi tu es venu ici ?

L’OIT avait organisé un diner à l’honneur du Chef de l’Etat et des membres de la délégation officielle centrafricaine. Le DG/ACFPE ayant obtenu son accréditation d’une manière officieuse n’avait pas été invité au diner et c’est la quatrième humiliation.

Le ridicule vraisemblablement ne tue pas dans ce pays mais ronge quand même les victimes, car Jean-Pierre DOUZIMA qui a fait le forcing pour aller à Genève en bravant le Gouvernement, n’a malheureusement pas pris part à aucune réunion à Genève. Que va-t-il relater dans son rapport de mission à Monsieur PIRI qui a cautionné son voyage en argumentant qu’il est membre du conseil d’administration de l’AMSEP, Secrétaire Général de l’AASEP, membre du Conseil d’administration du CRADAT ?

Monsieur PIRI a complètement oublié que c’est l’ACFPE au nom de la République Centrafricaine qui est représentée  dans ces institutions et non Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA en tant que citoyen centrafricain.

 

N’importe quel citoyen centrafricain nommé DG/ACFPE pourra valablement défendre les intérêts de l’ACFPE dans ces institutions. Il le fera aussi bien que son prédécesseur ou peut être mieux. C’est bien la continuité de l’administration que le tandem PIRI/DOUZIMA semble ignorer.

Combien de temps va encore durer le feuilleton DOUZIMA/ACFPE/MINISTERE DU TRAVAIL ? C’est un long métrage qui fait des vagues juridiques et statutaires.   

 

Un texte de : Alain Nzilo, Directeur de publication du CNC.

Centrafrique : Bria et Ndélé, villes otages des mercenaires

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Centrafrique : Bria et Ndélé, villes otages des mercenaires

 

 

Bangui, le 23 juin 2018 (CNC) /

 

SANCTUAIRE DES MERCENAIRES TCHADIENS ET SOUDANAIS

Bria  et N’délé sont devenues le symbole de l’accaparement des ressources minières de la République Centrafricaine, par des mercenaires venus du Tchad et du Soudan. Ces chasseurs de primes contrôlent entièrement la ville de Bria devenue un sanctuaire pour des mercenaires violents et sanguinaires. C’est un bras d’honneur au Gouvernement, qui subit de plus en plus les oukases des ex- Sélékas et de leurs hommes de main, envoyés par Déby. Il serait difficile de faire croire que  le despote des bords du Lac Tchad n’est pas l’artisan acharné de la perpétuation  du chaos centrafricain. La France, son grand ami qui le soutient dans ses aventures sanglantes en Centrafrique. Devrait lui conseiller de cesser ses agressions impérialistes au pays des Bantous.  Le soutien de la France à Déby, qui veut annexer la RCA est un geste inamical. Tant que les envies d’annexion de la Centrafrique par Déby le pousseront, à faire de la République Centrafricaine un protectorat, tant que le soutien de la France lui sera acquis. L’aube n’est pas prête de se lever sur la terrible nuit centrafricaine.

DES AFFRONTEMENTS SANGLANTS A BRIA ET A N’DELE
Ces combats acharnés que se livrent les factions armées sont destinées à prendre le contrôle des mines de diamant et d’or. L’or et le diamant sont vitaux pour la potentialité militaire des ex-Sélékas et des Antibalakas.  C’est aussi un manque à gagner pour les caisses de l’Etat centrafricain. Sans les régions minières qu’ils occupent, il y’ a fort longtemps que les groupes armés se seraient rendu. Si à l’époque les forces internationales et les Casques bleus, ne les avaient pas laissé sortir de Bangui avec armes et bagages. Le pays ne serait pas aujourd’hui, plongé dans ce chaos qui n’en fini pas. Avec les revenus de ce commerce illicite et infâme, les terroristes ne pourront pas s’équipent au Tchad, au Soudan et au Cameroun. Ce sont les ex-Sélékas qui contrôlent les villes Bria et de N’Délé. A 18 heures c’est le couvre- feu décrété par les seigneurs de la guerre. Les rues sont désertes. Les commerces fermés. Les habitants terrorisés rackettés  se barricadent chez eux. Des maisons sont pillées et incendiées. Des populations effrayées ont fui en forêt. Des cadavres jonchent encore les rues. L’ordre nouveau des bandes armées règnent sans partage. C’est Noureddine Adam avec son organisation le FPRC qui contrôle les villes de Bria et de N’Délé dont il se dit originaire. Les Antibalakas affrontent les ex-Sélékas pour les empêcher de transformer Bria et N’délé en Califats. La population pâti durement  de ces combats des bandes armées. Un dicton africain dit ceci : « Quand deux éléphants se battent ce sont les herbes qui souffrent »

UN PARTITION EN MARCHE ?
Au lieu des chamailleries entre l’exécutif et le législative (Lutte acharnée du Président Touadera et du Président de l’Assemblée Nationale Meckassoua). Au lieu de passer son temps, barricadé dans les bureaux climatisés de Bangui. Au lieu de laisser le pays se transformer en une terre de malfrats internationaux blancs. Au lieu de sacrifier les nombreuses victimes sur l’Autel de la paix et de la réconciliation nationale comme cela semble se présager. Le Président et le Gouvernement doivent tenir compte de la gravité des menaces et prendre à bras le corps les problèmes qui minent la République Centrafricaine.

A PROPOS DU DÉPLOIEMENT DES FACAs A BANGASSOU
C’est une excellente nouvelle. Enfin ! Les forces nationales entre en action. Il y ’a si longtemps que les Centrafricains attendent l’engagement de leur Armée Nationale. Les Russes y sont pour quelque chose. Le Réseaux de Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) rapporte la liesse qui a étreint les habitants de Bangassou. Notre confrère du RJDH cite un leader de la jeunesse qui exulte : «Tout le monde est joyeux. Les femmes posent leurs pagnes par terre en signe de liesse totale, les conducteurs des moto-taxis ont accompagné le convoi de ces forces. Vraiment les mots me manquent pour vous rapporter  le soulagement des communautés de Bangassou »  Vivement que l’intervention des FACAs s’étende sur tout le territoire. Surtout, à Bria et à N’délé pour mettre fin aux agissements infâmes des bandes armées.

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (22/JUIN/2018)

Centrafrique : Arrivée des FACA à Bangassou sous l’applaudissement de la population

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Des FACA en formation de l’Ue, EUTM au camp Kassai, CNC.

 

 

Centrafrique : Arrivée des FACA à Bangassou sous l’applaudissement de la population

 

 

Bangui, 23 juin 2018 /

 

Tout autant que les Banguissois qui applaudissaient le départ du convoi des Forces armées centrafricaines (FACA), il y a une semaine dans la capitale, la population de Bangassou a été toute enthousiaste de revoir son armée à ses côtés après pratiquement un quinquennat d’abandon. C’est finalement ce jeudi 21 juin que le convoi des FACA est entré dans la ville de Bangassou.

Cette mission de déploiement des FACA, faut-il le rappeler, a du franchir des obstacles sur obstacles pour atteindre sa destination finale, notamment les villes de Bambari et d’Alindao réputées bastions des groupes armés. Parlant justement d’obstacles, point n’est besoin de rappeler ici que l’essentiel des villes de provinces de la République centrafricaine sont sous contrôle des groupes armés majoritairement des séléka. Sur l’axe Bangui-Bangassou, les rebelles de l’aile séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du criminel nigérien Ali Darass règnent en maître, avec comme leur base principale la ville de Bambari, chef-lieu de la Ouaka.

C’est justement à Bambari que le convoi des FACA s’est buté à la résistance des éléments de l’UPC. Les FACA qu’appuyaient les Instructeurs Russes, ont échappé belle à une attaque, le 10 juin dernier, alors qu’ils traversaient seulement la ville pour Bangassou. La riposte des FACA à cette attaque provocatrice a fait plusieurs morts parmi les assaillants, ainsi que des blessés légers du côté des FACA iper formés par la mission de formation opérationnelle de l’Union européenne (EUTM), puis entraînés par les Instructeurs Russes. Les négociations ouvertes aux uns et aux autres ont permis d’éviter le pire.

D’ailleurs, c’est cet incident qui occasion le retard enregistré par la mission de Bangassou. « Ce n’est pas du temps perdu pour rien, car l’attitude patiente mais ferme du Président Touadera, de la Ministre de la défense et de la Minusca, ainsi que la disponibilité pour le dialogue avec les habitants de Bambari, de Ali Darass et de Hassan Bouba, ont pu résoudre ce problème pour ainsi permettre la poursuite du convoi des FACA à destination de Bangassou », a confié une source proche de la Présidence de la République.

Le convoi de Bangassou est un vrai espoir pour le rétablissement de la paix en RCA. Il y a un an en arrière, il était encore impossible de s’imaginer quelque chose pareille. L’on est en train de voir que lentement, mais sûrement, le chemin vers la paix est en train de se bâtir.

Rappelons qu’il y a un peu plus d’un mois, sous les auspices des leaders religieux dont le Cardinal Dieudonné Nzapalainga et l’Imam Omar Kobine Layama, musulmans et chrétiens de Bangassou avaient signé un accord de paix en demandant par mémorandum aux autorités de déployer les FACA le plus rapidement possible à Bangassou. La promesse de Touadera de répondre favorablement à cette sollicitude est finalement devenue réalité avec le succès de ce déploiement. Voilà qui rassure quant à la vision du Chef de l’Etat qui avait insisté pour que la République centrafricaine dispose d’une « armée de garnison », après le déploiement de Paoua et de Sibut.

 

Un texte de : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Une vingtaine de morts dans un affrontement FPRC/séléka tchadiens à Ndélé

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Centrafrique : Une vingtaine de morts dans un affrontement FPRC/séléka tchadiens à Ndélé

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC)

D’intenses combats ont été enregistrés dans la localité de Ndélé dans le Bamingui-Bangoran plus au nord entre les séléka du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique) et les séléka tchadiens. A en croire les premiers bilans de ces échauffourées, ce sont une vingtaine de combattants qui ont été tués dans les deux camps.

 

Selon différentes sources, les tchadiens en  cause dans cette scène de violence séjournent à Ndélé au soin des leaders du FPRC qui les avaient appelés à combattre dans leur rang. Mais, depuis que le projet de la nouvelle marche sur Bangui ne fait plus rêver à partir de Kaga-Bandoro, les combattants du FPRC autochtones se sont retournés au bercail y compris leurs alliés tchadiens. In situ, réflexe de survie aidant, les tchadiens se sont vus obligés de ratisser les villages environnants  pour vivre. Selon le sultan de Ndélé, ces tchadiens n’en sont pas à leur première scène de pillage des villages sur l’axe Ndélé – Kaga Bandoro.

Pour cette dernière attaque, les séléka du FPRC n’arrivent plus à supporter que des alliés s’en prennent à leurs parents, une opposition qui a déclenché l’affrontement. Les habitants de Ndélé vivent dans la psychose avec à l’esprit l’idée d’un problème renfort des tchadiens, eu égard à la porosité de la frontière entre le Tchad et la RCA toujours au profit des tchadiens. 

A la dernière nouvelle, des sages de la localité ont pris l’initiative d’une médiation entre les belligérants. L’on n’est pas dans les mystères des dieux pour prédire ce qu’adviendra la situation d’un moment à l’autre.

Centrafrique :Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation des services publics, Vers la nouvelle Administration centrafricaine.

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Centrafrique :Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation des services publics, Vers la nouvelle Administration centrafricaine.

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC) /

 

On peut commencer par ramasser en désordre tout ce que les Experts de la diabolisation disent de notre pays : la RCA est un État qui n’existe pas ; la RCA est un État qui n’est que l’ombre de lui-même ; la RCA est un État coquille vide ; la RCA est un des États le plus pauvre du monde ; etc.

Cela suffit pour confirmer l’accablante réalité de tous les temps, que la faiblesse de l’Etat est réputée être en Centrafrique un facteur capital qui empêche et qui méconnait à la fois les mécanismes nécessaires au développement de ce pays.

 

Construite dans la précipitation à cause de l’indépendance, notre administration n’a pas de prises avec les réalités économiques, politiques et sociales du pays. Elle a été faite pour répondre exclusivement aux besoins de l’État, c’est-à-dire une administration de fiscalité que de société.

L’administration a fonctionné et fonctionne sans aucune relation bi-associative avec la population. Il ne fait aucun doute que le manque de relation de créativité entre l’État et la population soit à l’origine de sa fragilité constante.

La faiblesse de l’État est vécue tous les jours comme étant la faible capacité pour les pouvoirs publics d’assurer l’unité et la stabilité des structures opérationnelles.

La faiblesse de l’Etat constitue une réalité avérée récursive. Elle est favorisée par la distribution asymétrique des institutions étatiques sur l’ensemble du territoire national et renforcée par le manque chronique des compétences (humaines, matérielles et financières) disponibles; la répartition inadaptée des institutions publiques ne permet pas à l’Etat d’assurer une forte mobilisation des forces vives dans la mise en valeur des immenses potentialités du pays en vue de s’inscrire dans la dynamique de développement.

Tous les projets initiés par l’État n’ont jamais été portés à leur réalisation et ni ceux des particuliers qui n’aboutissent pas à cause des agents d’une administration qui considèrent tout projet privé porté à leur connaissance comme une occasion de versement de pot-de-vin.

On en arrive à compter combien de résolutions de dialogues inclusifs, de conférences-débats, des états généraux, des forums, des séminaires et des réunions sur des sujets cruciaux, pourrissent dans les tiroirs sans être traités et combien de projets privés n’ont pas vu jour à cause de manque d’accompagnement de la part l’État ou si non, ont simplement échoué à cause des turpitudes et la médiocrité des agents de l’État.

Ainsi, on est dans une situation telle, la faiblesse de l’Etat et le sous-développement, se nourrissent mutuellement. L’impasse sociale qui en résulte est très déplorable, favorisée par des décennies de crises politiques et militaires répétitives, rendant irréversible l’instabilité des institutions de l’Etat.

Rien ne permet d’envisager une issue favorable de cette impasse en cette période cruciale où la crise mine toutes les actions de l’Etat et aggrave de façon considérable le sous-développement.

L’état de l’administration aujourd’hui suite à la crise des cinq dernières années montre l’ampleur de la désorganisation de celui-ci. Mais aussi l’ampleur des besoins au moment où il est question d’essayer de restaurer l’autorité de l’Etat.

Le gouvernement s’attèle à ramener l’Etat partout sur le territoire pour rassurer les populations. Et plusieurs nominations ont déjà été faites dont notamment celles des Préfets et des Sous-préfets figures représentatives de l’autorité de l’État dans les provinces.

 Mais la situation du pays est encore préoccupante, caractérisée par l’absence de l’autorité de l’Etat et des services publics sur la majorité du territoire national occupée par les groupes armés qui ont saccagé et détruit la plupart des établissements publics.

Bangui, la capitale, est la seule ville qui détient l’essentiel de l’administration, l’ensemble du pays est privé de la présence efficace de l’Etat.

C’est dans ces contextes que le Président de la république a décidé de la création d’un nouveau Département ministériel dédié à la modernisation de l’administration et de l’innovation des services publics, une option politique visant une gestion de participation et d’inclusion sociale pour plus d’accès aux services publics par les citoyens et pour plus d’efficacité de la politique de l’État.

L’organisation dudit ministère est entrain de se mettre en place afin d’entamer le projet de transformation de l’administration publique centrafricaine, un projet au demeurant difficile.

 

Un texte de : Robert ENZA,

organisation & management.

 

 

 

Centrafrique : Les scouts et flambeaux invités par la Minusca à contribuer au retour de la paix

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Centrafrique : Les scouts et flambeaux invités par la Minusca à contribuer au retour de la paix

 

 

Bangui, 22 juin 2018 (CNC) :

Ils sont quelque 2000 jeunes, garçons et filles issus des mouvements du Scoutisme et de la Jeunesse évangélique africaine (JEA) à se mobiliser à l’appel de la Minusca pour consolider les pré-requis de la paix et de la cohésion sociale détectés en eux. C’est à l’Omnisport que s’est déroulé, ce mercredi 21 juin, la cérémonie de clôture de la campagne de quatre mois menée sur la paix et la cohésion sociale.

 

En effet, beaucoup s’accordent à dire que la jeunesse centrafricaine a été de beaucoup dans la dernière crise que le pays a connue, puisqu’Acteur d’un côté et Victime de l’autre. Voilà qui a guidé la Minusca à accorder plus d’attention à cette frange sensible de la population dans sa dynamique de recherche des voies et moyens pour une sortie durable de crise.

« Au niveau de la Minusca, nous avons initié une campagne pour sensibiliser la jeunesse pour leur inculquer des valeurs de la non-violence, de la libre circulation des personnes, de la promotion de la diversité, de la dignité et le respect de la vie humaine. Tout de suite, nous avons remarqué que les Scouts et la JEA partagent déjà ces valeurs d’où notre attirance envers eux pour travailler ensemble dans cette optique. Il s’agit précisément de redynamiseret développer davantage les valeurs qui existent en eux, afin qu’ensemble, nous puissions sensibiliser la population d’une manière générale pour que les jeunes centrafricains dans leur globalité épousent ces valeurs », a déclaré Aliao Biliaminou, Chargé de Communication à la Minusca.

Ce dernier s’est fait compléter par sa collaboratrice, Mme Laure Stella Omissé qui précise par ailleurs que cette campagne de sensibilisation a pris en compte un certain nombre d’activités intenses, depuis quatre mois, dont les ateliers de réflexion et les sensibilisations de masse sur la culture de la paix et la gestion des conflits. « Les thématiques défendues étaient essentiellement basées sur les valeurs de ces mouvements des jeunes, notamment le Scoutisme et la JEA qui sont les valeurs de la paix », a ajouté Mme Laure Stella Omissé.

Rodrgique Yaonéndji, Chargé de communication de l’Association des Scouts catholiques centrafricains (ASCCA) s’est réjoui que le projet de sensibilisation initié par la Minusca à l’endroit des Scouts et de la JEA a permis de « renforcer significativement notre manière d’entrevoir les possibilités d’un retour durable à la paix et au vivre ensemble dans notre pays », a-t-il déclaré.

Notons que la campagne de sensibilisation qui a pris fin ce mercredi a visé les Scouts et la JEA des 3ème, 4ème, 5ème et 6ème arrondissements de Bangui. Mme Laure Omissé a annoncé l’ouverture très prochaine d’une campagne dans les autres arrondissements restants, ainsi que dans les villes de province.

 

Un texte de : Fred Krock, CNC.

 

Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi.

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Centrafrique : déploiement des soldats FACA à Bangassou, des forces spéciales de la MINUSCA au renfort pour sécuriser le convoi.

 

 

Bangui, le 21 juin 2018 (CNC) – En route pour la ville de Bangassou, au sud-est du pays dans la préfecture de Mbomou, une unité des forces armées centrafricaine (FACA), composée d’une centaine des soldats et escortée par les forces spéciales de la MINUSCA se trouve actuellement à quelques kilomètres de leur point d’arrivée.

 

Alors que la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation en Centrafrique), dans un communiqué publié, a mis en garde les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa contre toute tentative visant à entraver le mouvement des FACA vers Bangassou, une unité d’élite des forces parachutistes de la MINUSCA, en couverture aérienne, sécurise le convoi depuis la ville de Bambari.

Les rebelles, de leur côté, auraient reçu une instruction formelle de leur hiérarchie de libérer la voie au convoi des FACA, selon une source proche du mouvement rebelle contactée par CNC au téléphone.

Entre temps, l’un de deux chars blindés de la MINUSCA, remis aux FACA à Bambari pour se protéger au cas ou, est tombé en panne dans le village « GBOKOLOGBO », proche de Bambari, où séjourne actuellement le criminel chef de guerre Ali Darassa, le patron du mouvement UPC.

Bizarrement, les rebelles, qui étaient furieux à l’arrivée des soldats FACA à Bambari, semblent coopérer cette fois à l’arrivée des FACA à GBOKOLOGBO. Certains ont même proposé leur service pour aider les FACA à réparer l’un des VAB tombé en panne à seulement quelques mètres d’eux.

Finalement, tout se passe bien et le convoi des soldats FACA se trouve avant-hier mardi 19 juin dans la sous-préfecture d’Alindao, proche de Bangassou.

Déjà à Bangassou, la population civile, y compris les déplacés de l’Église catholique, attend avec espoir l’arrivée des soldats FACA afin de sécuriser définitivement la ville.

 

Un texte de : Gisèle Moloma, CNC.

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Centrafrique : passeports diplomatiques à vendre.

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CENTRAFRIQUE : PASSEPORTS  DIPLOMATIQUES  EN  SOLDE

 

 

Bangui, 21 juin 2018 (CNC) – UN TRAFIC FLORISSANT

         

L’information est à peine croyable ! On en reste abasourdi ! Le site d’investigation Mondafrique vient de révéler une farce des plus sinistres.

          Un pays, la République Centrafricaine, brade ses passeports diplomatiques ! Et ce, à des voyous, des rufians, des trafiquants internationaux – ou encore aux visiteurs du soir des chancelleries. Tous, des malfrats notoires, dont certains sont recherchés par INTERPOL.

          Sous le règne du tandem Bozizé /Touadera (2008-2018), le commerce des passeports diplomatiques aura donc atteint des sommets inimaginables ! Quelle ignominie ! Un pays dont les dirigeants, possédés par l’appât du gain, se livrent à de pareilles infamies, a perdu son honneur. Des gouvernants, capables de telles prévarications, usurpent leurs fonctions et ne méritent pas leur peuple. 

          Ce commerce indécent et déshonorant avec la pègre internationale est, incontestablement, une des causes de la descente aux enfers de la Centrafrique. Les dirigeants qui le pratiquent ne méritent pas les mandats que le peuple leur a confiés. Ce sont de véritables receleurs, passibles d’une comparution devant les tribunaux.

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA MIS EN CAUSE

Boris Becker, l’ex-gloire des courts de tennis, ruiné et en faillite, traqué par les tribunaux en raison de ses dettes, évoque, pour sa défense, une immunité diplomatique centrafricaine ! Elle lui aurait été accordée avec un passeport diplomatique délivré par le président Faustin- Archange Touadera. Si ces accusations s’avèrent, celui-ci devra, immédiatement, s’en expliquer devant son peuple.

          Il est à noter que ces crapules internationaux, ces trafiquants d’armes, à qui le gouvernement centrafricain vend des passeports diplomatiques, sont quasiment tous blancs. Habitués du Palais de la Renaissance, ils manipulent les autorités et s’enrichissent au détriment des Centrafricains. Une nouvelle preuve vient d’en être donnée : les transactions du diamant centrafricain ont été récemment confiées à un certain Peter Meeus, ancien président de la Bourse du diamant de Dubaï ! Comment peut-on confier à un étranger la gestion  d’une des ressources essentielles de la nation ? On peut dire que la République Centrafricaine est véritablement livrée par ses dirigeants à des prédateurs blancs. Le complexe d’infériorité organisé par les colons pour mieux assujettir les Oubanguiens, fait toujours des ravages dans les têtes.

          Heureusement, tous les Centrafricains ne sont pas corrompus. Les jeunes diplômés du pays, qui croupissent dans un chômage endémique, seraient prêts à assumer les responsabilités qu’on serait bien avisé de leur confier pour sortir le pays de la détresse.

         Car il n’y a rien de plus choquant que de constater que, de nos jours encore, les blancs tiennent le haut du pavé en Centrafrique. Les dirigeants centrafricains ne parviennent toujours pas à faire confiance à leurs concitoyens. Ils font partie d’une société minée par les jalousies et les prévarications de toutes sortes. Leurs comportements de prédateurs qui règnent dans les rouages de l’État et la tutelle des puissances étrangères mise en œuvre par des hommes de main, entravent le développement de la Centrafrique.

 

LA FRANCE TENUE  EN PARTIE RESPONSABLE  DE L’INSTABILITÉ

Les Centrafricains, à tort ou à raison, pensent que leurs malheurs sont en partie dus à la gestion coloniale qui a laissé un pays exsangue. Depuis l’indépendance, les forces françaises stationnent dans le pays en permanence, pour protéger ses intérêts et ses ressortissants.

          On est donc en droit de se demander pourquoi la France ne dénonce pas ces trafics de passeports diplomatiques. N’est-ce pas elle qui a la haute main sur les dirigeants et la politique du pays ? Elle qui fait et défait les présidents ? La France doit changer de paradigme en Centrafrique. Si elle ne le fait pas, elle risque de perdre la bataille d’influence de Bangui face aux Russes. N’oublions pas que ce sont eux qui, déjà, assurent la protection du président Touadera.

          Quoi qu’il en soit, il ne faut pas que la République Centrafricaine devienne un pays où les prédateurs feraient la loi, un pays pris en otage par la pègre internationale. Il faut mettre fin à ce détestable commerce de passeports. Que ceux qui sont impliqués dans ce trafic indécent s’expliquent devant les Centrafricains. C’est devenu une honte que le pays ne peut tolérer !

 

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(20 juin 2018)

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Cahiers Economiques de la RCA, Briser le Cycle des Conflits et de L’instabilité.

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Centrafrique : Cahiers Economiques de la RCA, Briser le Cycle des Conflits et de Linstabilité.

 

Rapport : la persistance des conflits et de linstabilité pèse sur le redressement de la Centrafrique.

 

 

Bangui, 21 juin 2018 (CNC) – Selon la première édition des Cahiers économiques de la République Centrafricaine (RCA) publiée aujourd’hui par la Banque mondiale, la détérioration des conditions de sécurité et de la situation humanitaire compromet les espoirs d’une reprise économique vigoureuse en Centrafrique. Après avoir culminé à 4,8% en 2015, la croissance a ralenti à 4,5% en 2016 et à 4,3% en 2017. Malgré le climat d’optimisme qui prévaut depuis l’élection présidentielle de 2016 et la politique d’assainissement budgétaire prometteuse du gouvernement, la RCA reste un État fragile qui pourrait s’inspirer de l’expérience réussie d’autres pays fragiles pour pérenniser ses efforts de pacification et de redressement.

Intitulée « Briser le cycle des conflits et de l’instabilité », la publication annuelle de la Banque mondiale analyse en profondeur les facteurs de fragilités et propose quelques pistes de redressement économique. Elle identifie notamment trois conditions indispensables pour briser la spirale de l’instabilité et du conflit : rétablir la sécurité, lutter contre l’impunité en garantissant la réparation des préjudices subis par les victimes, et promouvoir un développement économique et social équitable et inclusif.

« L’insécurité persistante est sans doute l’obstacle le plus important à la réduction de la pauvreté car chaque nouvel affrontement violent entre groupes armés provoque des déplacements supplémentaires, détruit des biens privés et complique les efforts des organisations humanitaires », explique Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Centrafrique. « La crise sécuritaire prolongée en RCA pèse sur la capacité de l’État à fournir des services et des biens publics essentiels dans les domaines de la santé, l’éducation et l’eau ».

Le rapport suggère de tirer les enseignements d’autres pays post-conflits tels que le Ghana, le Libéria et le Rwanda qui sont parvenus à sortir de longues périodes d’instabilité.

« L’expérience de ces pays souligne l’importance de favoriser le développement de la société civile pour consolider les acquis démocratiques, de renforcer la responsabilité publique et d’améliorer la transparence, tout en adoptant un ensemble pragmatique d’initiatives politiques et institutionnelles pour augmenter progressivement mais constamment la qualité de l’administration publique», souligne Souleymane Coulibaly, économiste en chef de la Banque mondiale pour la RCA et coordinateur des édition Cahiers économique.

Cette nouvelle série des Cahiers économiques de la République centrafricaine examinera annuellement les tendances économiques du pays pour aider le gouvernement, et ses partenaires de développement, à identifier de nouvelles opportunités et à relever les défis persistants.

 

Avec Relief Web

Centrafrique/Bossangoa : ‘’Plan international’’ à l’œuvre pour le rétablissement du système éducatif

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Centrafrique/Bossangoa : ‘’Plan international’’ à l’œuvre pour le rétablissement du système éducatif

 

 

 

Bangui, le 20 juin 2018, CNC :Une nouvelle école de plus vient d’être inaugurée, lundi 18 juin 2018, dans le village Kana Oga situé à 25 km de Bossangoa sur l’axe Bangui. Il s’agit d’une œuvre de l’Ong ‘’Plan international’’ qui vient renforcer un dispositif compact d’appui au rétablissement du système éducatif national d’ores et déjà très dynamique.

Deux ministres, à savoir M. Moukadas Noure de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation et Mme Gisèle Pana de la Promotion de la femme ont procédé à la coupure du ruban symbolique de cette nouvelle école, en présence de M. Henri Noël Tatanga, Directeur régional de Plan International en visite de travail en Centrafrique qu’accompagnaient le Directeur-pays, M. Rotimi Djossaya et le Chef de Sous-bureau de Bossangoa, M. Jada Ambe.

«  Nous sommes comblés de joie, parce que nous assistons aujourd’hui à l’œuvre concrète de la coopération internationale à notre côté à travers ce que l’Ong Plan International a réalisé dans notre localité », a déclaré le Sous-préfet de Koro-Mpoko qui s’est compléter par le Préfet de l’Ouham, Commandant Marcel Guella qu’« une école, c’est une grande richesse, car elle garantie pour nous l’avenir du pays et de notre localité par la génération de futures cadres centrafricains qui naitra de cette école ».

Le Directeur-Pays de l’Ong Plan International, M. Henri Noël Tatanga pour sa part, a fait savoir que la remise de l’école de Kana Oga n’est que symbolique de l’immense réalisation de ladite Ong au profit de l’éducation et de la protection de l’enfant en RCA. « C’est un réel plaisir de nous retrouver aujourd’hui ici à Kana Oga à l’occasion de la remise officielle des salles de classes ici présentes. Comme vous pouvez encore le constater, l’école de Kana Oga était juste un petit abri entièrement construit en paille, ce qui était très indécent pour l’éducation de nos enfants », a-t-il rappelé avant de se réjouir qu’ « avec la bonne collaboration de la communauté locale, ce qui est très particulier, parce que la communauté a fait une contribution très significative, nous sommes fiers d’arriver à cette réalisation ».

Occasion pour le Directeur-pays de rappeler qu’actuellement, son Ong est en train de soutenir une cinquantaine d’écoles dans la préfecture de l’Ouham ; une vingtaine d’écoles en plein appui dans la Nana Gribizi ; une vingtaine d’écoles dans la Mambéré Kadéi et ; quelques écoles dans la Lobaye et à Bangui la capitale. Selon M. Henri Noël Tatanga, ces réalisations sont une grande participation aux côtés du Ministère de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation pour que les enfants d’aujourd’hui soient bien préparés à prendre la relève. Voilà qui cadre avec les objectifs que s’est fixés l’Etat centrafricain, notamment le relèvement rapide et durable du système éducatif.

Interrogé à la fin de la cérémonie par L’Hirondelle, M. Rotimi Djossaya, Directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de Plan International est revenu sur l’enjeu de son déplacement à Bossangoa : « Je tiens venir personnellement aux côtés des Ministres ici à Bossangoa pour toucher du doigt les réalisations de Plan International dans la zone et de rencontrer les acteurs et voir la situation sur le terrain ». Il a indiqué en plus qu’il a été très émerveillé de voir l’ardeur des populations depuis les enfants jusqu’aux autorités en passant par les acteurs locaux du système éducatif. « Je voudrais les remercier pour ce travail », a-t-il noté.

A en croire M. Rotimi Djossaya, à travers la cérémonie de remise de l’école Kana Oga, Plan International réitère son engagement à poursuivre l’accompagnement au niveau de la République centrafricaine. Il a terminé par la motion spéciale de remerciement dédiée aux autorités centrafricaines pour, dit-il, tous les efforts qu’elles ont consentis et pour tous les efforts de collaboration mis en place pour faciliter le travail avec ladite Ong. Quant à M. Henri Noël Tatanga, dans la perspective d’appui au système éducatif a déclaré : « On espère que notre contribution va aider à relever le système éducatif dans le pays, en plus des activités de protection de l’Enfant que nous menons pouvant permettre de protéger les enfants contre les différentes formes d’abus auxquels ils ont été victimes dans le passé et que certains vivent encore cela aujourd’hui. Nous allons continuer à apporter cet appui », a-t-il rassuré.

Pour sa part, le Ministre de l’Enseignement primaire, secondaire, technique et de l’alphabétisation, M. Moukadas Noure a témoigné sa gratitude au nom du Gouvernement à l’Ong Plan International pour son énorme contribution au développement du système éducatif national en particulier et plus généralement au développement et à la protection de l’enfance. Le Membre du gouvernement a, par ailleurs sauté sur le problème des Enseignants titulaires affecté dans l’Ouham et qui répondent à l’abonné absent. « Il est inadmissible que tout un établissement scolaire soit tenu que par des Maitres-parents, alors que l’Etat a déjà affecté des Enseignants titulaires ! Une fois à Bangui, je m’occuperai personnellement de ce dossier. », a-t-il martelé sous l’applaudissement des habitants de Kana Oga et autres invités venus d’ailleurs pour la cérémonie.

 

Un texte de Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : RUMEURS INQUIÉTANTES

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CENTRAFRIQUE : RUMEURS INQUIÉTANTES

 

 

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA ISOLÉ ET MENACE ?

         

Bangui, le 20 juin 2018, CNC : La rumeur ne cesse d’enfler. La panique gagnerait les proches du pouvoir et les ministres qui craignent pour leur place. En tout cas, un quotidien de Ouagadougou, Le Ouagalais, publie un éditorial inquiétant et sans détour pour le pouvoir centrafricain. Intox ? Ou information fondée ?

D’après notre confrère, Marcel Kabore, du quotidien précité, le président Faustin-Archange Touadera serait isolé et menacé d’un coup de force. La dernière tournée africaine du ministre français des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, s’est effectuée sans passer par Bangui. Est-ce que cet éloignement sonnerait le glas des relations avec la Centrafrique ? Que se sont dit les autres chefs d’État de l’Afrique centrale et Le Drian ? Auraient-ils cherché les moyens de permettre un changement de pouvoir à Bangui ?

          Quoi qu’il en soit, les pays membres de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale), inquiets de l’instabilité chronique et contagieuse de la RCA, accentuent l’isolement du président Touadera. La délocalisation du siège de la CEMAC de Bangui à Malabo, capitale de la Guinée Équatoriale, est un signe qui ne trompe pas.

          Ajoutez à cela l’animosité profonde du président guinéen, Teodoro  Obiang  Nguéma Mbasogo, à l’égard de Touadera qu’il soupçonne d’avoir soutenu le coup d’état destiné à le renverser. Il a juré depuis d’avoir sa tête.

 

LES MANŒUVRES DE LA FRANCE

Depuis le retour en force des Russes en Centrafrique, le torchon brûle entre Faustin-Archange Touadera et Emmanuel Macron. Pour les autorités françaises, ce retour des Russes dans leur pré carré est ressenti comme une agression. Le déplacement de Jean-Yves Le Drian en Afrique Centrale sans passer par Bangui ne serait-il pas un signe fort chargé de menace ? 

C’est, en fait, par N’Djamena, chez son grand ami Idriss Déby Itno, que le ministre des Affaires étrangères de la France a entamé son voyage.

          N’oublions pas que les changements du personnel politique en Centrafrique ont été, pour la plupart, manigancés à partir de Paris et de N’Djamena. Souvenons-nous de la destitution spectaculaire de l’ex-président Michel Djotodia et de la mise en place du gouvernement de la Transition, sans que les Centrafricains aient été consultés. C’est le duo Hollande-Deby qui en avait pris la décision.

          La France a toujours vu en Idriss Déby Itno un exécuteur de sombres traquenards en RCA. Depuis que l’armée tchadienne intervient au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane, aux côtés des forces françaises, il est devenu incontournable. Les autorités françaises pensent – à tort – que Déby détiendrait les clés de la fin du drame centrafricain. Le sort réservé à l’ancien président Djotodia serait-il envisagé par la France et le Tchad pour Touadera ? Celui-ci va-t-il être la nouvelle victime de la Françafrique ?

Vexée par le retour des Russes à Bangui, la France fera tout pour punir les responsables de ce qu’elle considère comme un affront et une trahison. Touadera et son équipe sont en sursis.

 

LES CENTRAFRICAINS ÉCARTÉS DE LA RECHERCHE DES SOLUTIONS

          De leur côté, les Centrafricains tiennent Déby pour un des responsables, sinon LE responsable, de leurs malheurs. Les victimes de ses soldats ont constitué un dossier afin d’ester auprès de la Cour Pénale Internationale. L’ONU a même dressé la liste des exactions de la soldatesque tchadienne en Centrafrique. Tant qu’Idriss Déby sera au pouvoir aux bords du lac Tchad, les Centrafricains pensent que leur pays ne pourra aller que de Charybde en Scylla.

          Il faudrait que le président Touadera associe ses concitoyens aux débats pour la recherche de la paix et de la réconciliation nationale. Ils  devraient être avant tout l’affaire des Centrafricains. Les forces étrangères n’ont pas à prendre le pays en otage. L’instabilité chronique et l’impossible paix sont dues, en grande partie, aux intrusions intempestives exogènes.

 

DEVANT CES RUMEURS DE DÉSTABILISATIONS, SILENCE DU GOUVERNEMENT

« Attendre et voir » : telle est son habitude. Pas de commentaires, pas de recherche sur l’origines des rumeurs. Aucun démenti. Le lourd silence  de la présidence peut s’avérer, in fine, suicidaire.

          Mais les ennemis se comptent aussi à l’intérieur du pouvoir. L’entourage immédiat du président Touadera est en effervescence. Le vent de la trahison souffle en rafale dans les couloirs des ministères. De hauts responsables, assoiffés de pouvoir, complotent au cours de messes basses, nouent des alliances occultes, pactisent avec le diable, concoctent des revirements et pensent déjà aux présidentielles de 2021 – l’important étant, le moment venu, de sauver sa tête et de rester autour de la marmite. Le président Touadera doit se rendre compte que le danger viendra aussi de tous les aigrefins qui l’entourent.

         Ces rumeurs sont les signes avant-coureurs d’un sauve-qui-peut imminent. Certains ministres, sous le sceau de l’anonymat, avouent craindre qu’une foule de jeunes en colère ne vienne mettre le feu à leurs villas et s’en prennent à leur personne, suite à un changement brutal du pouvoir.

          La situation qui prévaut dans le pays interdit toute dispersion des forces vives capables de tout faire pour parvenir à la paix. Il faut qu’elles se  concentrent sur l’essentiel pour sauver le pays : la paix et la réconciliation nationale. C’est l’affaire de tous les Centrafricains.

 

Un texte de : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOAWE A BANGUI

(19 juin 2018)