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Centrafrique : signature d’un acte d’engagement entre 3R et Anti-balaka pour le retour des déplacés dans la commune de Koui.

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De gauche à droite, le général des anti-balaka Ndaké, puis le sultan de Koui au milieu et le général Abbas Siddiki du 3R lors de la signature du pacte d’engagement à Koui le jeudi 4 octobre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : signature d’un acte d’engagement entre 3R et Anti-balaka pour le retour des déplacés dans la commune de Koui.

 

 

Dans l’un de nos articles publiés récemment, nous avions annoncé la mort du chef rebelle Abba Siddiki du mouvement 3R. Malheureusement, l’homme est toujours vivant et nous l’avons rencontré à Koui lors de la signature d’un acte d’engagement entre la milice Anti-balaka et le mouvement rebelle 3R cette semaine  .

 

 

À l’initiative de l’ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE (ONG) GDAP (groupement du développement agro-pastoral) qui milite pour le retour des déplacés de la sous-préfecture de Koui, un acte d’engagement pour la facilitation du retour des déplacés a été signé entre le chef suprême des Anti-balaka de la Nana-Mambéré le général Ndaké et celui du mouvement  3R le général Abbas Siddiki.

En présence du sultan de Koui Yaya Adamou Daouda et des membres de l’ONG GDAP, les deux parties ont pris un engagement solennel de garantir la sécurité de leurs concitoyens une fois de retour à Koui.

Rappelons que le vendredi 15 décembre 2017, sous la facilitation de la Minusca, un pacte de cessation d’hostilité avait été signé entre les deux groupes rivaux actifs dans la préfecture de la Nana-Mambéré, notamment la milice Anti-balaka locale et le mouvement rebelle 3R.

Ce pacte qui prévoit l’arrêt de toutes provocations et d’affrontement entre les parties signataires jusqu’à l’aboutissement du DDRR, facilite en grande partie l’engagement des deux groupes cette semaine en faveur du retour des déplacés à Koui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Cameroun : Messanga Nyamnding traite Maurice Kamto d’homosexuel

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Monsieur Charles Messanga Nyamding

 

 

Cameroun : Messanga Nyamnding traite Maurice Kamto d’homosexuel

 

 

 

Sur un plateau de la télévision Afrique Media, l’universitaire affirme détenir une vidéo montrant le candidat du Mrc,  en plein relation homosexuel avec un jeune garçon. Maurice Kamto indigné a promis de poursuivre son confrère pour diffamation.

D’après le Pr Charlemagne Messanga Nyamnding, Maurice Kamto est un homosexuel. Par conséquent les camerounais ne devraient pas le voter le 7 octobre comme président de la République du Cameroun.

L’enseignant de science politique et relation international sur un plateau d’Afrique Média il y a quelques jours affirme qu’il détient une vidéo dans laquelle ont voit Maurice Kamto en pleine pratique homosexuel avec un jeune garçon.

« Portez-moi plainte si vous voulez, je vais vous montrer une vidéo du Ministre Kamto nu en pleine relation sexuelle avec un jeune garçon. Et tenez-vous bien le garçon en question vit», a-il-déclaré en direct sur Afrique Media il y a quelques jours.

Face à ces déclarations, le Pr Maurice Kamto de passage sur Canal 2 à l’émission « Face aux électeurs » de Jean Bruno Tagne s’en est indigné. Il a annoncé qu’il porterait plainte pour « diffamation ». sur la toile, sa réaction suscite des remous. De nombreux camerounais estiment que le Cameroun a besoin d’un président tolérant comme Paul Biya qui n’a jamais enfermé quelqu’un malgré de multiple injure au quotidien contre lui et sa famille.

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

France : La plainte de Ferdinand Mbaou classée sans suite

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France : La plainte de Ferdinand Mbaou classée sans suite

 

 

 

Le collectif d’avocat du général congolais qui accuse les autorités de Brazzaville de tentative d’assassinat a appris le 2 octobre que le parquet de pontoise  l’avait classé suite depuis le 6 mars.

La plainte du général congolais Ferdinand Mbaou déposée auprès du parquet de Pontoise en France contre les autorités congolais pour tentative d’assassinat est classée sans suite depuis le 6 mars. Son collectif d’avocat ne l’appris que mardi dernier.

La plainte du général Mbaou portait sur une tentative d’assassinat contre les autorités de Brazzaville en première ligne le président Dénis Sassou Nguesso. A l’issue de cette plainte, une enquête criminelle a été ouverte en novembre 2015.

Le général Ferdinand Mbaou avait même sollicité auprès des autorités françaises, une équipe de policiers pour sa protection, mais sa demande n’a jamais connue une issue favorable. En janvier 2018, l’affaire a été transmise au parquet.

Cependant, de nouveaux éléments pourraient permettre de relancer l’enquête. Il s’agit de celle 12 septembre 2018, faisant état d’une autre tentative d’assassinat.

Celle-ci serait orchestrée par la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français. En effet, on apprend que deux ex-agents de la DGSE soupçonné de tentative d’assassinat ont été inculpés à Lyon pour association de malfaiteurs et détentions d’explosifs.

Avec ces révélations, le général Ferdinand Mbaou et son avocat maître Norbert Tricaud espère que la justice répondra à sa demande de réouverture des l’enquête.

En guise de rappel, le général Ferdinand Mbaou est un farouche opposant au président Dénis Sassou Nguesso. Il vit en exil politique en France car les autorités de Brazzaville l’accusent de terrorisme et de tentative de coup d’Etat. Des faits qu’ils nient toujours.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Karim Meckassoua dos au mur !

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Centrafrique : Karim Meckassoua dos au mur !

 

 

 

Le discours prononcé le 1er octobre par le président de l’assemblée nationale à l’occasion de la seconde session parlementaire dans lequel il affirme ne pas être un agneau sacrificiel qui se laissera conduire sagement à l’autel traduit s’il en était besoin, le grave climat malsain, délétère et pourri qui règne dans cette institution depuis mars dernier où le même PAN a été contraint à la cohabitation au sein du bureau. Dès le lendemain de ce même discours, comme par hasard, Radio France Internationale qui est truffée de journalistes au service de Karim Meckassoua, a embouché la trompette pour alléguer que ce dernier, qualifié de « pro-français », serait « très populaire » dans son fief du PK 5 de Bangui et que ce serait en raison de « son franc-parler » que le pouvoir du président Touadéra chercherait à le destituer pour lui barrer la route de la présidentielle de 2021 etc….

Faut-il rappeler pourtant que ce même Karim Meckassoua n’avait obtenu que 37 947 voix, soit 3,21 % finissant ainsi septième du premier tour d’une élection présidentielle. Il s’était présenté sans étiquette et était persuadé qu’avec le pactole que certains de ses amis ici et là, notamment des chefs d’état africains avaient mis à sa disposition et qu’il a déversé sans compter sur un électorat qui n’en demandait pas tant, la victoire lui allait être assurée dès le premier tour. Mal lui en a pris, lui, intellectuel haoussa d’une communauté musulmane minoritaire dans le pays à qui la rébellion Séléka avait savonné la planche. L’électorat lui a manifestement tourné le dos à la présidentielle. Egalement mal élu aux législatives dans l’une des circonscriptions du quartier musulman du PK 5, le candidat Meckassoua, contre la volonté populaire et la vérité des urnes, a été proclamé élu député de sa circonscription dès le premier tour, avec 39 voix seulement par la Cour Constitutionnelle de Transition qui, pour parvenir à cette fin, a procédé à l’invalidation de la quasi-totalité des bureaux de vote où Meckassoua a été proprement battu par son challenger Lazare Ndjadder du MLPC.

Avec force démagogie, corruption et promesses fallacieuses en direction des députés fraîchement élus, il s’est assuré la victoire à l’élection au perchoir en usant de méthode aussi contestable que l’achat de consciences, persuadé qu’avec de l’argent on peut tout s’offrir dans la vie. Pourquoi gémit-il aujourd’hui lorsque ses adversaires veulent s’offrir sa tête en recourant aux mêmes méthodes dont il n’a eu de cesse de faire usage ? Qui tue par l’épée périra par l’épée, dit un proverbe n’est-ce pas ? Porté au perchoir par la volonté du PM Mathieu Sarandji et le président Touadéra qui voulaient le remercier de ce que naguère où il était ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, il les avait fait nommer par décret de François Bozizé Yangouvonda, secrétaire général pour le premier et recteur de l’université de Bangui pour le second, Karim Meckassoua avait poussé le sens de l’ingratitude jusqu’à vouloir coûte que coûte le départ de la primature de Mathieu Sarandji ainsi que celui de Faustin Touadéra du palais de la Renaissance. Il n’hésitait pas et n’avait de cesse devant ses interlocuteurs députés et autres diplomates, de les traiter de cancres et d’incompétents.

Avec son score de 3,21 % aux dernières présidentielles, sauf un grand miracle, on ne voit pas comment Karim Meckassoua dont l’obsession est certes de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel du palais de la Renaissance, pourrait l’emporter en 2021 malgré ses milliards.  Son discours du 1er octobre est un véritable écran de fumée davantage destiné aux membres du corps diplomatique qu’au peuple centrafricain qui ne le connaît que trop. Manipulateur hors pair et intriguant de grand chemin, de quoi a-t-il peur qui ne cesse de répéter qu’il « ne se laissera pas faire » ou encore qu’il « ne tombera pas tout seul ». Qui ferait-t-il tomber avec lui ? Sarandji ? Touadéra ? Wait and see !  S’il tombe du  perchoir, ce serait pour de banales histoires de détournement de deniers publics et de mauvaise gestion de finances de l’assemblée nationale ce qui n’est pas très glorieux pour quelqu’un qui aspire à diriger le pays. Aux dernières nouvelles, la recevabilité de la demande de destitution par les membres de la conférence des présidents de l’assemblée nationale ne fait plus aucun doute. Celle-ci doit se réunir samedi prochain en principe…. !

 

Par : Édouard Nzouloutoua, Journaliste Chroniqueur, CNC.

Centrafrique : les dessous de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine.

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L’honorable Abdoul Karim Meckassoua, Président de l’assemblée nationale centrafricaine.

 

 

Centrafrique : les dessous de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine.

 

 

Lundi 1er Octobre 2018, jour de la rentrée parlementaire, une lettre appelant à la destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) circulait dans les travées du parlement centrafricain. Derrière cette initiative, des députés indépendants et apparentés la mouvance « cœur uni » reprochant à Karim Meckassoua « des fautes liées à une gestion patrimoniale des finances et des biens de l’Assemblée Nationale. » Cette lettre dénonce ainsi des cas de « marchés publics passés sans appel d’offres », de « détournements de fonds publics », une « gestion clanique de l’institution » et « des abus de pouvoir » notamment dans les nominations « en contradiction avec les statuts de la fonction publique parlementaire ».

 

L’article 12 de la loi n°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que « le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés. » Il y est indiqué que cette demande doit être « motivée et revêtue des signatures des députés et adressés à la conférence des Présidents pour programmation.»

 

En réaction à ce projet de destitution et pour impressionner ses adversaires, Meckassoua évoque les critères limitatifs de cette procédure en soulignant qu’il ne peut y avoir « manquement aux devoirs de sa charge » que dans trois conditions dont aucune ne pourrait lui être opposé.

  1. Si le PAN s’oppose à ce que le Bureau de l’assemblée nationale rende compte aux députés de ses activités et de sa gestion ;
  2. Si le PAN empêche la publication du rapport d’une commission spéciale ou une commission ad hoc ;
  3. Si le PAN refuse de transmettre au Procureur près de la Haute Cour de Justice la résolution de mise en accusation du Président de la République ou la décision de mise en accusation des Députés.

Autre argument avancé auprès des partenaires internationaux, il serait le meilleur Président de l’Assemblée Nationale que la RCA ait connu contrôlant à merveille le gouvernement et assurant ainsi un équilibre des pouvoirs nécessaire au fonctionnement de la démocratie centrafricaine.

Enfin, l’argument mis en avant par Meckassoua (surtout auprès des « partenaires internationaux ») serait celui de la crise confessionnelle qui découlerait de sa destitution avec les groupes armés qui risqueraient de prendre sa destitution comme prétexte pour rompre les négociations en cours avec le gouvernement. Même s’il est fort à parier qu’aucun de ces groupes armés (hormis le MPC d’Al Katim dont Meckassoua a contribué à la création) ne s’offusquera de sa destitution, cet argument est pris très au sérieux par les bailleurs de fonds et diplomates occidentaux qui s’en alarment actuellement en coulisses…

 

Si cette lettre appelant à la destitution du Président de l’Assemblée Nationale signée par 1/3 des députés arrive sur le bureau de la conférence des présidents, elle ouvrira la voie à un vote et les députés qui devront se prononcer sur le cas cette destitution. Il faudra alors le vote d’au moins 105 députés pour acter la destitution du Président de l’Assemblée Nationale.

 

Si cette procédure se concrétise, Meckassoua réalisera que sa destitution est acquise à 80% mais ne s’avouera pas vaincu pour autant. S’il n’accepte pas le vote des députés et refuse de partir en retraite anticipée, il saisira probablement la Cour Constitutionnelle pour contester la procédure sur le fond (il est très proche notamment de sa Présidente Danièle Darlan et a montré par le passé sa capacité à corrompre cette institution, notamment lors du débat sur l’article 60 de la Constitution, pour faire invalider cette procédure).

 

Derrière cette procédure de destitution, deux puissances (Russie, France) s’affrontent en coulisses pour des questions d’influence en Centrafrique. Il n’y a pas que des enjeux économiques (autour de l’article 60 de la Constitution qui donne pouvoir au bureau de l’Assemblée Nationale de valider ou pas les contrats miniers et forestiers). L’enjeu est aussi stratégique dès lors que Meckassoua francophile organise son réseau partir depuis Paris. Touadéra n’est lui pas un initié des cercles politiques parisiens, malgré son passage à la Primature et semble aujourd’hui miser sur une alliance entre la République Centrafricaine et la Russie. Tandis que les français voient dans la procédure de destitution de Meckassoua une attaque à l’un de leur soutien, les russes ne veulent pas d’un francophile qui puisse valider les contrats miniers. Mais il s’agit au fond surtout de positionnement en République Centrafricaine. Les russes veulent démontrer aux français qu’ils sont en net recul dans ce pays et la destitution du Président de l’Assemblée Nationale leur permettrait de marquer un point non négligeable en mettant la main sur la deuxième institution du pays. Ce deuxième volet international plus feutré explique pourquoi diplomates français et africains se pressent actuellement pour rencontrer Touadéra afin d’évoquer en urgence ce dossier sensible. Alors que les « Touaderateurs » semblent déterminés à destituer le Président de l’Assemblée Nationale, l’on peut se demander si ce Président de la République résistera aux pressions car au final ce sera la plus déterminée des deux parties qui prendra l’avantage dans ce combat institutionnel…

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

Centrafrique : Les musulmans du 3ème Arr. de Bangui intègrent le parti de Touadera

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Réunion du parti Cœur Uni du Président Touadera. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Les musulmans du 3ème Arr. de Bangui intègrent le parti de Touadera

 

 

 

C’était ce mercredi 3 octobre, une mobilisation sans précédent des partisans et sympathisants de Touadera a eu lieu dans la salle de conférence du complexe sportif 20.000 Places à Bangui. Cette fois, il s’agit uniquement des leaders du 3ème arrondissement de Bangui, histoire de susciter leur adhésion à l’esprit du ‘’Mouvement Cœur Unis (MCU)’’ – le parti en gestation du Président de la République.

Ils étaient quelques cinq cent (500) leaders d’opinions et d’associations et Ongs du 3ème arrondissement, hommes et femmes, à répondre présents à l’appel de la Coordination générale du ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ de Faustin Archange Touadera. Vous avez parlez de cohésion sociale ? Touadera, en mettant en branle les germes de son parti politique, a lancé une vaste campagne d’imprégnation des futurs militants et sympathisants dudit parti, en commençant par le 3ème arrondissement de Bangui – là où réside la majorité de la communauté musulmane.

Le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ – nom attribué au groupe parlementaire du Président de la République tend à être érigé en parti politique en bonne et due forme. C’est ainsi que deux semaines après que 500 leaders d’associations et Ongs soutenant, depuis 2016, les actions du Président Touadera et venant des huit (8) arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua aient été mobilisé à Bangui, les leaders du 3ème Arrondissement de la capitale eux, se sont réunis spécifiquement dans un échange d’imprégnation de ce qu’adviendra ci-peu, le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’. Il a été question d’ériger l’ensemble des mouvements de soutien du Chef de l’Etat en un parti politique, en prévision de 2021. C’est du moins le message qu’un panel de fondateurs du parti MCU a bien voulu passer aux leaders du 3ème arrondissement.

Evidemment, à la tribune officielle, l’on notait entre autres, la présence du Ministre de l’Education nationale, Moukadas Noure, d’un des soutiens du Président de la République, M. Sany Yalo, du Chef de cabinet du Président, M. Maleyombo, du Directeur de cabinet du Ministère de la Jeunesse, M. Daniel Ngrépayo et de M. Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur général des Associations et Ongs soutenant la vision du Chef de l’Etat était également parmi les officiels.

La salle a été archicomble au point même que certains participants étaient sur pied pour suivre les futurs leaders du parti de Touadera. Il est vrai que d’aucuns ne voyaient le Président de la République venir sur le plan de la création de son propre parti politique. Par contre ces partisans eux, ne laissent passer aucune occasion et se sont déjà lancés dans la bataille pour la présidentielle de 2021.

A la rencontre du mercredi dernier, tour à tour, les futurs cadres du parti de Touadera ont pris la parole dans l’unique objectifs de briefer les futurs partisans et militants des Cœurs Unis. « Le but de notre réunion, c’est de faire adhérer ces leaders ici présents au Mouvement Cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera », a confié Blaise Didacien Kossimatchi, le Coordonnateur général des Associations et Ongs soutenant la vision du Chef de l’Etat. Il s’est fait compléter par le Ministre Moukadas Noure qui a déclaré : « Nous avons pris ce moment pour expliquer les idées fortes qui devront présider à la mise en place de nos textes statutaires – exercice qui nous attend lors des prochaines rencontres ».

In situ, la liste des membres du bureau local du 3ème arrondissement a été rendue publique. Il s’agit de : Coordonnateur général : Aroufeï Abdoulaziz ; 1er Vice-coordonnateur : Sariratou Roufaï ; 2ème Vice-coordonnatrice : Mme Lakoué ; 3ème Vice-coordonnateur : Garba Mbaï ; Rapporteur général : Idriss Mamadou ; Rapporteur adjoint : Ousma Kolingo ; Trésorière générale : Zenaba Ismaël ; TG Adjointe : Kaltouma Salé ; Chargé de mobilisation  et communication : Adel Kader ; Délégué à la jeunesse : Fatou Mahamat ; Délégué Adjoint : Mouktar-Ba et ; Délégué en matière des femmes : Neneguey.

Notons que des descentes dans les quartiers de Bangui et à l’intérieur du pays sont prévues, en vue de sensibiliser sur la formalisation du Mouvement Cœurs Unis.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Nigeria : deux chefs de Boko Haram tués pour trahison

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Nigeria : deux chefs de Boko Haram tués pour trahison

 

 

 

La presse nigériane révèle que les numéros 2 Mamman Nur et 3 Ali Gaga auraient été exécutés il y a quelques semaines par leurs propres frères d’armes. A en croire les médias locaux, leurs camarades les soupçonneraient de vouloir de se rendre aux autorités.

Deux chefs locaux de Boko Haram au Nigeria ont récemment été assassinés par leurs compagnons d’armes. Il s’agit du numéro deux de l’organisation Mamman Nur exécuté au mois d’Août et du troisième chef Ali Gaga tué la semaine dernière.

Mamman Nur aurait été exécuté pour avoir libéré les « filles de Dapchi » sans avoir obtenu la rançon. Tandis que membre du groupe craignaient que Ali Gaga se rende aux autorités. Ces deux chefs apprend-t-on faisaient parties de la ligne des modérés de Boko Haram.

Des sources proche de Boko Haram font savoir que Mamman Nur et Ali Gaga étaient opposés à l’utilisation des fillettes comme Kamikazes. Mais en plus, ils étaient favorables au dialogue avec les autorités.

C’est grâce à eux d’ailleurs qu’une centaines de filles ont été libérés au mois de mars. C’est ce qui explique leur probable exécution.

Les cas de défection dans les rangs de Boko Haram sont régulièrements observés au Nigéria. Plusieurs petits chefs locaux de l’organisation djihadiste ont intégré l’armée nigériane après avoir négocié avec les autorités.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : une spectaculaire réconciliation pacifique entre les Anti-balaka et les Séléka à Bria.

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Retour des déplacés du camp de PK3 de Bria après leur course au centre-ville. Credit photo d: Moïse Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : une spectaculaire réconciliation pacifique entre les Anti-balaka et les Séléka à Bria.

 

 

Si depuis ce mardi matin la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de haute-kotto, retrouve un semblant de calme précaire, c’est évidemment grâce à une spectaculaire réconciliation entre les miliciens Anti-balaka et les combattants rebelles de la Séléka au centre-ville ce jour.

 

Ce mardi 2 octobre vers midi, un groupe d’une centaine des Anti-balaka sur des motos, conduit par leur nouveau chef dénommé Junior, est arrivé au centre-ville de Bria, plus précisément au domicile du commandant de région du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) Damboucha Hassan.

Après une tête-à -tête de quelques minutes, un accord semble être trouvé entre les deux chefs rebelles rivaux.

Même si le contenu de cet accord reste confidentiel, en tout cas pour l’instant, les deux groupes voudraient tout de même préserver ce climat de confiance mutuelle et de paix. Un repas de groupe et une parade en moto ont été organisés à cet effet dans la ville en présence des combattants de deux groupes pour symboliser cette nouvelle réconciliation.

Vers 13 heures locales, une colonne des rebelles de la Séléka a pris le soin d’escorter les miliciens Anti-balaka sur des motos jusqu’au camp des déplacés du PK3, base de la milice, à la sortie sud de la ville.

Depuis lors, la circulation entre le site des déplacés et le centre-ville est fluide et calme. Aucun incident n’a été signalé dans la ville.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

 

CENTRAFRIQUE : NI CHASSE GARDÉE, NI PRÉ CARRÉ, LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST SOUVERAINE

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CENTRAFRIQUE : NI CHASSE GARDÉE, NI PRÉ CARRÉ, LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST SOUVERAINE

 

 

« La Russie ne doit pas s’ingérer dans nos affaires ! »

 

Propos de Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires Étrangères ?

 

CRISE DE NERFS DANS LES RELATIONS FRANCO-CENTRAFRICAINES 

          Ministre de La Défense du président François Hollande, Jean-Yves Le Drian n’a pas cessé de prendre de haut les dirigeants centrafricains et d’accumuler les errements politiques. Intervenant à l’Assemblée Nationale devant les députés français, il avait lancé, hautain et paternaliste, avant l’engagement de la force Sangaris : « ce sera tout au plus une affaire de six mois… » Il considérait, en effet, qu’un vol de Rafale en rase-motte suffirait à mettre en déroute les ex-Sélékas qui avaient envahi la capitale.

          On connaît la suite. La France a dû retirer la force Sangaris sans avoir pu pacifier le pays. En fait, ce sont maintenant les groupes politico-militaires qui occupent les ¾ de la Centrafrique, en les soumettant à l’implacable loi du plus fort.

          Par ailleurs, Le Drian avait fait de son ami Idriss Déby Itno, le président du Tchad, l’homme qui devait faire cesser les massacres et stabiliser la Centrafrique – alors que Déby passe aux yeux des Centrafricains pour un bourreau, à cause des comportements violents de ses soldats en Centrafrique. Là encore, le ministre a essuyé un échec.

 

 

 

A NEW-YORK, UN SERMON QUI NE PASSE PAS DANS LES COULOIRS DE LONU

          Lors de la 27e Assemblée Générale de l’organisation, une scène stupéfiante s’est déroulée dans un des couloirs de l’institution internationale. Une photo a été prise : elle montre, sans contestation possible, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian en train de sermonner le président Touadera, coincé là comme un vulgaire écolier !

          Ils sont tous les deux debout, face à lui : Emmanuel Macron, la mâchoire serrée et le regard dur ; Le Drian, la veste ouverte, les mains dans les poches de son pantalon ; Touadera, de ¾ dos, leur fait face, la main gauche agrippée à une rampe, comme pour éviter de vaciller sous les vociférations des deux Français.

          On a frisé la crise diplomatique ! Ce n’est pas encore le divorce mais on est presque dans l’antichambre du juge. Agression verbale inqualifiable, mépris pour le peuple centrafricain et son président : l’attitude de Macron et de Le Drian est insupportable. A ce rythme-là, c’est à toute la savane centrafricaine qu’ils vont mettre le feu !

 

LE RETOUR DES RUSSES EN CENTRAFRIQUE ? DE LURTICAIRE POUR LES DIRIGEANTS FRANÇAIS !

          Depuis quelque temps, les Russes sont partout en Centrafrique. Du coup, le torchon brûle entre les dirigeants français et le président Touadera. Rien ne va plus entre eux. Les Russes en profitent pour étendre leur emprise sur tout le pays. Abandonnés aux griffes des rebelles malgré les accords miliaires signés avec l’ex-puissance coloniale, déçus par le retrait précipité de la force Sangaris qu’ils ont vécu comme une trahison de la France amie, les Centrafricains ont applaudi la présence massive des Russes.

          A causes de ses errements diplomatiques, la France est en train de perdre son leadership en Centrafrique. Or, c’est bien ce pays qui apparaissait jadis comme le symbole de la Françafrique. Au lieu de perdre ses nerfs à cause de l’intrusion des Russes dans son pré carré, le président Macron devrait essayer de trouver un héritier digne de Jacques Foccart, au lieu de la pâle copie que représente son ministre des Affaires Étrangères.

          En attendant, depuis le retour des Russes, aucun officiel français n’a encore fait le voyage de Bangui alors que la situation l’exigerait. Surprenant !

          La ministre des Armées se rendra probablement en Centrafrique prochainement. Mais n’est-ce pas plutôt le président Macron qui devrait s’y rendre en urgence, pour rencontrer son homologué centrafricain dans un climat de respect mutuel ? La mauvaise humeur et les mouvements de mentons ne font qu’envenimer les situations. Le dialogue ne peut que les apaiser.

                                                                                                                                                             Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                            (02 septembre 2018)

 

                                                                                                                                                              

 

 

Football : La Caf confirme l’organisation de la Can 2019 au Cameroun

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Football : La Caf confirme lorganisation de la Can 2019 au Cameroun

 

 

 

Au sortir dune audience à lui accorder aujourdhui  par le président Paul Biya, le patron de la confédération africaine de football a fait savoir que cette compétition est maintenue au Cameroun.

La Caf ne va pas retirer l’organisation de la Coupe d’afrique des Nations au Cameroun. C’est l’annonce faite ce jour au Palais de l’Unité par le président  Ahmad Ahmad.

Sur invitation du président Paul Biya, ce dernier a été reçu au Palais de l’Unité cet après midi. Au terme d’une audience qui a duré environ une heure, Patron de la Caf a dévoilé son contenu.

Il fait savoir que trois points essentiels étaient à l’ordre du jour. D’abord la question du developpement du football en Arique, la Can 2019 proprement dite et l’avenir du centre d’excellence de la Caf située dans la banlieue Yaoundéenne de Mbankomo.

Sur le premier volet, le patron de la Caf a souligné avec le président Paul Biya la nécessité de faire du football africain un instrument d’épanouissement de la jeunesse africain. Et le président Ahmad pense que ceci ne peut être possible qu’avec l’appui des chef d’Etat africain.

S’agissant de la Can 2019, Ahmad Ahmad a fait savoir que la Caf n’a jamais pensé à un retrait de cette compétition au Cameroun. Qu’elle n’a pas de plan B. Le patron de la Caf a assuré que la Can 2019 aura bel et bien lieu au Cameroun que le président Paul Biya lui a donné des garanties.

Sur le troisième point concernant le futur du Centre d’excellence de la CAF à Mbankomo, la Caf a a marqué son accord pour le rachat de cette infrastructure par le Cameroun afin de l’offrir à la jeunesse.

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Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : Samuel Eto’o porte plainte contre la radio soleil pour « diffamation ».

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Samuel Eto’o

 

 

Cameroun : Samuel Etoo porte plainte contre la radio soleil pour « diffamation ».

 

 

 

Par le biais de son avocat, lex-capitaine des lions indomptables a récemment saisi le conseil national de la communication. Il a également annoncé des poursuites judiciaires à l’encontre cet organe de presse.

L’avocat de Samuel Eto’o, Me Elame Bonny Privat, a déposé une plainte contre Radio soleil auprès du conseil national de la communication pour « diffamation ».

Dans la plainte, l’ancien capitaine des lions indomptable fait savoir qu’il a été diffamé au cours de l’émission dénommée « +sport et investigation » diffusée dans les antennes de cette radio Fm qui émet à Yaoundé.

Il accuse précisement le présentateur de l’émission Pipelassi Michael Doppas et un invité d’avoir tenus des propos portant atteinte à son « image et à sa notoriété ». Le goliador fait savoir qu’il a été accusé « entretenir un réseau de mauvaise mœurs dans la Tanière ».

En plus de la saisine du conseil national de la communication, l’avocat de Samuel Eto’o a fait savoir que ce dernier se reserve le droit de poursuivre le droit de saisir les instances judiciaires afin que justice soit faite.

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Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand l’arrivée de 11 nouvelles recrues à l’école nationale de la police fait monter la tension à Bangui.

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Centrafrique : quand l’arrivée de 11 nouvelles recrues à l’école nationale de la police fait monter la tension à Bangui.

 

 

La semaine dernière, une scène presque surréaliste s’est produite au sein de l’école nationale de la police à Bangui. Ce qui a d’ailleurs occasionné une certaine tension dans la capitale centrafricaine.

 

En formation depuis près de six mois à l’école nationale de la police située au quartier PK10 sur la route de Damara à Bangui, environ 250 élèves policiers vont bientôt quitter les bancs pour la vie professionnelle dans quelques jours.

Cependant, la semaine dernière, quelque 11 autres nouvelles recrues sont arrivées subitement pour une formation au maintien de l’ordre au sein de l’école. Ce qui a provoqué la colère de certains candidats malheureux au dernier concours d’entrée dans la police nationale.

 

D’où viennent ces 11 nouvelles recrues ?

 

Selon nos informations, les 11 personnes en formations à l’école nationale de la police depuis la semaine dernière ne sont pas des élèves policiers, mais plutôt des futurs agents de renseignements du Président Faustin Archange Touadera.

Recrutées par affiliation depuis la présidence de la république exclusivement, ces 11 personnes vont bientôt quitter Bangui pour Congo Brazzaville dans l’objectif de suivre une formation aux techniques de renseignement et de flicage.

Tandis qu’à Bangui, certains jeunes se sont mis en colère contre le jeu mafieux de la Présidence de la République qui tente par tous les moyens de récompenser les proches parents du Président Touadera. Ce qui a provoqué d’ailleurs une manifestation des jeunes, réprimée par les élèves policiers, la semaine dernière à Bangui.

Or, certaines langues tentent malheureusement de faire impliquer le ministre de la Sécurité publique dans l’affaire des recrues de Brazzaville, ce qui est totalement faux, car la liste est fournie exclusivement par la Présidence de la République.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme au quartier Cattin .

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Patrouille de la gendarmerie centrafricaine.

 

 

Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme au quartier Cattin .

 

 

 

Retrouvé coincé au sol dans sa chambre, un maréchal des logis de la gendarmerie nationale est mort suite à un acte plus ou moins criminel encore non élucidé.

 

La victime s’appelle Dula, surnommé Corbeau par ses collègues gendarmes, maréchaux des logis, habitant le quartier Cattin à l’ouest de la capitale centrafricaine. Il a été retrouvé tendu au sol sans vie sans laisser un petit message.

Entre temps, la gendarmerie qui est saisie de l’affaire conclut très rapidement à un acte de suicide suite à quelques éléments de l’enquête dont elle dispose.

Or, l’enquête de la gendarmerie selon laquelle la victime saurait elle-même donner la mort est lourdement contestée par certains parents de la victime qui pense plutôt à un acte criminel d’une tierce ou plusieurs personnes.

Cependant, que ça soit du côté des enquêteurs ou de la famille, aucun mobile justifiant cet acte criminel n’est annoncé. Il s’agit d’un mystère pour tout le monde.

Il y’a lieu de rappeler que le gendarme Dula est affecté à la légion mobile communément appelée LGM de la gendarmerie nationale depuis quelque temps et il est apprécié par ses collègues gendarmes.

Sa disparation pourrait constituer un manque de plus pour la légion mobile qui vient de perdre, comme d’autres corps de la gendarmerie, il y’a quelques semaines son Directeur général.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique : une assemblée nationale des « Béta-Ouali » endeuillée par la mort suspecte d’une membre.

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Image d’illustration d’une organisation des femmes de l’église en Afrique.

 

 

Centrafrique : une assemblée nationale des « Béta-Ouali » endeuillée par la mort suspecte d’une membre.

 

 

Retrouvée inerte dans sa chambre ce lundi, une membre influente de l’organisation des femmes « Béta-Ouali » de l’église baptiste ANEB de Centrafrique vient de rendre son âme dans une circonstance douteuse.

 

À l’ouverture de l’assemblée générale de l’organisation des femmes centrafricaines de l’église baptiste ANEB au quartier Gobongo ce lundi matin,c’est de la stupeur suite à l’annonce de la disparition subite d’une membre influente de l’organisation.

En effet, madame Sengho, épouse du défunt Pasteur Marcel Sengho, fondateur de l’église baptiste ANEB de Malimaka, s’est rendu l’âme, avec sa bible à la main dans la nuit du dimanche à lundi dans une circonstance encore floue.

Selon la famille de la défunte, celle-ci devrait intervenir lors de la conférence de ce lundi 1er octobre à l’église baptiste ANEB de Gobongo dans le 8e arrondissement de Bangui. Sa mort, rendue publique par la famille qui a découvert le corps dans sa chambre le jour de l’ouverture de la conférence, panique profondément les églises baptistes de Centrafrique.

Pour l’heure, la place mortuaire se trouve au quartier Malimaka dans le 5e arrondissement de Bangui.

Rappelons que madame Sengho vient de quitter sa terre natale quatre ans après la mort de son époux le 17 septembre 2014.

Que son âme repose en paix auprès de ses ancêtres.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Afrique centrale : Une feuille de route et un protocole d’accord pour la mise en place du roaming à moindre coût

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Afrique centrale : Une feuille de route et un protocole d’accord pour la mise en place du roaming à moindre coût

 

 

 

La mise en place du service Roaming à moindre coût pour faciliter la communication téléphonique en Afrique centrale a été au cœur de la 1ère Session extraordinaire de la Conférence des régulateurs des télécommunications tenue à Malabo en Guinée Equatoriale du 6 au 7 août dernier. L’ART du Cameroun, l’ART de Centrafrique, l’ARCEP du Gabon, l’ORTEL de la Guinée Equatoriale et l’ARCEP du Tchad ont solennellement pris cette résolution. La République centrafricaine est en pleine déroulée de son Protocole d’accord.

La feuille de route pour la mise en place du roaming à moindre coût en Afrique centrale au plus part au 31 mars 2019 adoptée à Malabo s’est focalisée sur les indications suivantes : (1) chaque régulateur national est invité à obtenir l’accord de son gouvernement pour la signature du Protocole d’accord relatif à la mise en œuvre du roaming à moindre coût entre les pays membres de l’ARTAC (Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale), selon le projet de modèle défini ; (2) les autorités de régulation sont invitées à signer les directives sur la réduction du coût de roaming lors de la prochaine Session ordinaire de la Conférence des régulateurs de l’ARTAC qui se tiendra du 6 au 7 décembre 2018 en Guinée Equatoriale ; (3) les régulateurs veillent à la mis en œuvre de l’implémentation effective du roaming à moindre coût par les opérateurs des pays membres de l’ARTAC au plus tard le 31 mars 2019.

L’adoption de cette feuille de route tient compte d’un certain nombre des acquis, notamment entre autres, le manifeste SMART Africa, adopté le 29 octobre 2013 en marge du Sommet Transform Africa à Kigali au Rwanda ; les conclusions de la conférence de l’Union africaine en sa 22ème Session des 30 et 31 janvier en 2014, en Ethiopie à Addis-Abeba  au cours de laquelle les Chefs d’Etat ont endossé le manifeste SMART Africa ; la recommandation n° 12/COPTAC/14, du 26 avril 2014, à Yaoundé au Cameroun relative à la mise en place d’une politique sous-régionale d’itinérance ; la réunion de Kigali du 18 avril 2016 au cours de laquelle les autorités de régulation nationale ont adopté un cadre régional dénommé « Réseau africain unique », en réponse aux décisions de la 3ème réunion du Conseil d’administration SMART Africa tenu à Addis-Abeba, le 31 janvier 2016.

Au cours de cette 1ère réunion extraordinaire de Malabo, les participants ont pris acte de la déclaration de Brazzaville du Conseil des Ministres des TIC de l’Afrique centrale ; tenant toute de même compte du Communiqué et du rapport final de la conférence sous-régionale sur le développement de l’économie numérique pour les pays de la Sous-région Afrique centrale à Yaoundé du 23 au 25 mai 2018, ainsi que le projet de mise en place d’un réseau unique dans l’espace économique CEMAC.

Les participants ont enfin noté avec satisfaction l’appui des partenaires, notamment de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de la Commission économique de l’Afrique (CEA) pour l’implication du roaming à moindre coût dans le continent africain tout en reconnaissant la nécessité pour les Etat membres de faciliter la modalité des populations à travers le TIC, par la réalisation du roaming à moindre coût. Ils ont avant de terminer, considérer la nécessité de renforcer la coopération et l’intégration entre les Etats de la Sous-région Afrique centrale.

La République centrafricaine, à l’instar des autres pays membres de ARTAC est à pied d’œuvre pour satisfaire aux exigences inscrites dans le Protocole d’accord convenu dans le cadre de la feuille de route pour la mis en place du roaming à moindre coût.

 

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

 

 

 

 

Centrafrique : Ouverture de la 2nde Session ordinaire du parlement sur fond d’appel à la destitution de Meckassoua

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Le Président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Credit photo : Cyrille Jefferson Yapéndé pour CNC.

 

 

Centrafrique : Ouverture de la 2nde Session ordinaire du parlement sur fond d’appel à la destitution de Meckassoua

 

 

 

Les députés ont repris le chemin de l’Assemblée nationale, dans le cadre de la 2nde Session ordinaire du parlement. La cérémonie officielle de l’ouverture présidée par Abdou Karim Meckassoua a vu la présence du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains Membres du gouvernement. Toutefois, cette Session se déroulera sur fond de crise culminée par l’appel à la destitution du Meckassaou au perchoir. D’ailleurs, l’intéressé est revenu longuement sur cet aspect dans son discours d’ouverture dont l’intégralité est publié ci-dessous.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales ;

Messieurs les Présidents et Procureurs Généraux des Cours ;

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Madame, Messieurs les Présidents des Partis Politiques et les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales;

Distingués Invités ;

Honorables Députés et Chers Collègues ;

Le retour des Élus du peuple à l’hémicycle, lieu privilégié du débat démocratique, après des mois passés auprès de leurs électeurs, est un moment propice pour renouer avec l’activité la plus importante de leur mandat, à savoir le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement.

Le travail parlementaire ne trouve son sens et n’atteint sa véritable finalité que dans une judicieuse programmation entre les mois d’intersession consacrés aux contacts avec les électeurs dont la majorité vit dans les provinces et les deux Sessions Ordinaires à l’hémicycle à Bangui. A cela peuvent parfois s’ajouter des Sessions extraordinaires de courte durée !

Aussi, voudrais-je féliciter tous nos collègues qui ont eu l’opportunité, au cours de cette année, de réaliser un tel programme, malgré la situation d’insécurité encore présente dans la plupart de nos régions.

Me tournant vers toutes celles et tous ceux que les situations d’insécurité ou les raisons de santé ont empêché d’aller rencontrer leurs électeurs, je les encourage à espérer des lendemains meilleurs pour leurs circonscriptions ainsi que pour tout l’ensemble du pays.

A vous tous, je souhaite une bonne et fructueuse reprise, pour la poursuite du processus de consolidation des acquis démocratiques dans un État encore soumis au désordre et à la violence en tout genre.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Le rôle premier du Député est d’œuvrer à assurer à la nation des garanties et un socle de vie politique apaisée, en tamisant et en repoussant par les débats d’idées les facteurs de conflits qui sont nombreux dans les communautés.

L’Assemblée Nationale, 2ème Grande Institution de la République n’a pas vocation à s’installer dans une démarche de reproduction des malaises de la société. Nous ne rendrions service ni au peuple ni à la République Centrafricaine si nous optons délibérément pour la politique de haine et de violence à l’Assemblée Nationale.

 

Je veillerai pour ma part à ce qu’une telle ambiance ne gagne pas notre Hémicycle et n’empoisonne pas notre vie et celle de nos compatriotes, surtout l’environnement du travail parlementaire pour lequel nous avons été élus par nos concitoyens.

Je reste profondément convaincu que la connaissance, le respect et l’application des textes qui régissent l’Institution et l’État sont la seule manière pour chaque élu et pour le Président de l’Assemblée Nationale et ses Collègues du Bureau d’éviter de se tromper dans l’exercice de leur fonction.

Il nous faut nous référer systématiquement aux textes qui nous régissent et solliciter l’avis de la Cour constitutionnelle en cas d’incertitude sur l’interprétation d’une disposition de la Loi fondamentale.

Ainsi, les problèmes de personnes ne devraient pas impacter sur la vie de la Représentation Nationale et perturber les élus de la nation dans leur rôle de législateurs. Ils méritent de travailler dans une atmosphère de dignité et de responsabilité !

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La Seconde session ordinaire de l’Assemblée Nationale est une session budgétaire en ce qu’elle est l’occasion d’examiner et de voter le projet de lois des finances de l’année suivante.

Il s’agit là d’un exercice de grande importance pour la vie de la nation parce qu’il permet de doter le gouvernement d’un outil légal, lui permettant de lever l’impôt et d’effectuer des dépenses pour le fonctionnement de l’État.

En effet, le Gouvernement a l’obligation de gérer les finances publiques conformément aux dispositions légales telles qu’adoptées par l’Assemblée Nationale, en vertu de l’article 82 de la Constitution et conformément aux articles 71 et 72 du Règlement Intérieur de notre Institution parlementaire, dans le respect de l’orthodoxie de gestion des finances publiques.

Doivent être également respectés, les termes du dernier Mémorandum de Politique Économique et Financière signé avec le Fonds Monétaire International (FMI) appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) qui a permis à notre pays de disposer des ressources financières conséquentes afin de pallier à l’insuffisance des recettes domestiques, nécessaires au fonctionnement normal de l’État.

Honorables Députés, Chers Collègues,

En déposant dans les délais sur le bureau de l’Assemblée Nationale le projet de loi des finances de l’année 2019, le Gouvernement a fait montre d’une célérité exemplaire qui l’honore et je l’en félicite.

Cependant, l’attention du Gouvernement mérite d’être attirée sur quelques points qui doivent être corrigés à l’avenir.

Le premier point concerne le projet de loi de règlement de l’exercice précédent qui n’a pas été déposé sur le bureau de la Représentation Nationale lors de la première session ordinaire comme le prévoit l’article 82 dernier alinéa de la Constitution de la République, repris à l’article 71 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale. Cette situation ne permet pas aux députés de vérifier à posteriori la pertinence des choix budgétaires ni de fonder leur démarche sur le principe de la sincérité budgétaire.

Le deuxième point est relatif au Règlement N°12/07-UEAC-186-CM-15 portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique qui impose aux États bénéficiaires de l’initiative PPTE de joindre au projet de loi des finances un document de « politique d’endettement » qui expose d’une manière claire les orientations du gouvernement en matière d’endettement. Force est de constater que le gouvernement n’a toujours pas présenté à l’Assemblée Nationale son document de politique d’endettement alors que notre pays présente un risque élevé d’endettement selon nos partenaires techniques et financiers.

Ceci étant, le projet de budget de l’État pour l’année 2019 présente la nomenclature suivante:

En Ressources : 238.692.619.000 FCFA soit une augmentation de 8.79% par rapport à l’année précédente.

Charges : 242.961.521.000 FCFA en hausse de 3.09% par rapport à l’année 2018.

Il se dégage un déficit budgétaire global de -4.268.902.000 FCFA et un déficit primaire en pourcentage du PIB de 1.2% en accord avec l’exigence majeure de l’accord FEC relatif au déficit budgétaire.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Il ne fait pas de doute que des contraintes liées à un environnement complexe tant au niveau national qu’au plan international ont dû impacter l’élaboration de ce projet de budget.

En même temps, il faudrait que les préoccupations du peuple près de deux ans après la Conférence des donateurs tenue à Bruxelles, le 17 novembre 2016, soient prises en compte.

Le budget de l’État doit ainsi faire transparaître les attentes de Bruxelles à travers les trois piliers du Plan National de Relèvement et Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) qui sont, je rappelle :

  • Paix, sécurité et réconciliation ;
  • Contrat social entre l’État et la population ;
  • Relèvement économique et relance des secteurs productifs.

Je vous invite donc à faire montre, comme à votre habitude, Chers Collègues, d’un examen minutieux de chaque ligne budgétaire, afin de vous assurer de la pertinence des crédits alloués et de chaque disposition légale permettant de lever l’impôt pour qu’il soit socialement acceptable, juste et susceptible de réduire la pauvreté.

Par ailleurs, je vous exhorte aussi à faire en sorte que la lutte contre la fraude, la corruption et l’élimination des taxes parafiscales ainsi que le transfert rapide de toutes les ressources au Compte Unique du Trésor, mais aussi la maîtrise des exonérations puissent se poursuivre inlassablement.

L’on constate que le volume des manques à gagner liés aux exonérations s’élevaient à fin juin 2018 à 28,74 milliards de FCFA ; cela veut dire que pour peu que l’on fasse une projection pour l’ensemble de l’année 2018 sur la base des données du premier semestre, ces manques à gagner atteindraient la faramineuse somme de 56 milliards. Plus concrètement cela signifie que les exonérations font perdre à l’Etat d’importantes ressources indispensables à sa reconstruction.

Par conséquent, ceci doit constituer un motif de préoccupation pour l’Assemblée Nationale, mais aussi pour le Gouvernement qui doit prendre les taureaux par les cornes à travers des mesures correctrices car les exonérations constituent des niches de recettes pour l’état.

La présente session devrait également donner l’occasion à la représentation nationale de poursuivre l’examen approfondi du projet de loi portant code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives.

La Commission mixte avait déjà relevé que le projet de loi avait prévu des ressources financières pour les Collectivités territoriales sur la base des recettes fiscales et non fiscales. Cependant, aucune indication précise n’a été mentionnée en ce qui concerne la clé de répartition de ces ressources. Encore faut-il qu’un mécanisme approprié d’exécution de ces lignes budgétaires soit précisé.

Il s’agit ici de préoccupations fortes auxquelles le Gouvernement devra apporter des réponses précises afin de permettre le vote de ce projet de loi important, le moment venu.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Je ne vous apprends rien en disant que la situation de notre pays reste encore fragile. En disant cela, j’ai une pensée pour nos compatriotes de Bria, Gamboula, Gambo, Paoua, Obo et bien d’autres localités encore qui continuent de vivre les affres des agressions barbares. Comme ce 28 Septembre, lorsque le véhicule de Monseigneur Désiré Nestor NONGO AZAGBIA a essuyé des tirs vers 6 heures du matin, dans un village de la sous-préfecture de Markounda, auxquels il a échappé par miracle.

Le prélat se rendait justement de Bossangoa à Markounda pour participer à la Journée Internationale différée de la Paix et pour consolider les accords de paix entre les groupes armés dans le but de permettre à la population de vaquer librement à ses activités. Aussi bien le Prélat que notre Collègue ont assisté à cette violation de l’accord de cessation des hostilités. En un mois entre Nana Bakassa et Kouki, Six paisibles citoyens ont été assassinés.

On constate que nos compatriotes ne peuvent vaquer à leurs activités socio-économiques à cause des exactions de tout genre que leur imposent les groupes armés.

Il est donc plus que temps que le Dialogue politique annoncé qui découle de l’initiative de l’Union Africaine et appuyé par l’ensemble de la Communauté Internationale puisse se tenir et permettre que le processus du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) devienne une réalité. C’est la voie du retour rapide à une paix durable.

La Représentation Nationale suit avec beaucoup d’intérêt les efforts fournis par le Gouvernement pour renforcer, entraîner et équiper nos forces de défense et de sécurité.

De tous mes vœux, j’appelle à la poursuite de ces efforts et à ce que les partenaires bilatéraux et multilatéraux continuent de nous accompagner dans l’opérationnalisation et la redynamisation rapide des forces de défense et sécurité.

Je disais que notre pays est encore hélas en situation de fragilité. La présence nombreuse des pays amis et Institutions Internationales au chevet de notre pays en est un baromètre parlant.

L’urgence d’une sortie de crise n’est plus à démontrer, dans notre pays où le droit à la sécurité s’est imposé comme un impératif concret pour chaque Centrafricain.

Le consensus qui semble s’être enfin dégagé lors de la Rencontre de New York de ce 27 Septembre 2018, autour du processus conduit par l’Union Africaine conformément à la Feuille de route de Libreville, est dans ce contexte un véritable motif de satisfaction.

Je saisis cette occasion pour féliciter le Président de la République, son Excellence Faustin Archange TOUADERA, pour sa prise de position claire et sans équivoque à cet égard, qui contribuera certainement à accélérer le processus.

L’une des dispositions de la Feuille de route de l’Union Africaine souligne la nécessité, pour la réussite de l’initiative, d’inclure tous les acteurs pour en assurer le plein succès. Ces acteurs sont, en plus des autorités exécutives de notre pays, principalement l’ONU à travers la MINUSCA, l’Union Européenne et aujourd’hui la Russie et le Soudan. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce multilatéralisme au bénéfice de notre pays.

Le pilotage du processus de dialogue incombe, comme on sait, au gouvernement et c’est normal. C’est sa responsabilité constitutionnelle. Mais est-il concevable d’exclure du débat la population à travers les partis politiques, les Députés et les organisations de la société civile ?

Monsieur le Premier Ministre, Chef du   Gouvernement ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La place prise par l’appui international dans tous les aspects du relèvement de notre pays nous oblige à développer une diplomatie volontariste. C’est la responsabilité, en premier, de l’Exécutif. Mais dans le monde moderne où nous vivons, et conformément à une pratique internationale désormais largement partagée, l’Assemblée Nationale se doit de contribuer à cette dimension de la politique nationale.

C’est ce qu’on appelle communément la diplomatie parlementaire.

En effet, dans l’univers complexe et mondialisé d’aujourd’hui, le caractère transnational des questions d’intérêt public, comme la sécurité, l’environnement, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, la culture et le commerce, etc. interpelle les parlementaires dans leur travail quotidien.

Ceux-ci se doivent désormais d’échanger avec leurs homologues étrangers sur les enjeux internationaux, spécialement sur les questions d’intérêt commun.

Les groupes d’Amitié Interparlementaires mis en place depuis 2017 par l’Assemblée Nationale revêtent dans ce contexte une importance particulière. Ils nous permettent d’intensifier l’action de la Représentation nationale sur les plans tant multilatéral que bilatéral, notamment dans le cadre des organisations interparlementaires et internationales.

Ceci dit, un examen approfondi de ces groupes nous a amené à constater un dysfonctionnement dans la répartition des Élus de la Nation dans les différents groupes d’Amitié. Cette situation impose donc une révision de la redistribution par secteur afin de permettre une participation globale et effective de tous les Députés à ces différents groupes.

Sur le plan strictement bilatéral, plusieurs Députés ont pris part, soit aux missions d’observation des élections, soit aux conférences internationales, interparlementaires et divers fora ou encore à des visites d’échanges de bonnes pratiques et d’expériences. Toujours sur le plan bilatéral, nous avons eu de fructueux échanges avec les chefs de certaines missions diplomatiques accrédités en Centrafrique, notamment l’Afrique du Sud, la Chine et la France.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du   Gouvernement ;

Honorables Députés,

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La session qui s’ouvre n’est pas, vous l’aurez compris, une session comme les autres. Pas seulement parce qu’elle est une session budgétaire comme nous venons de voir, mais aussi parce qu’elle intervient au milieu de notre mandat. Elle est donc en quelque sorte une session-charnière, le marqueur du fait que nous sommes arrivés au milieu du gué.

Le voyageur averti sait bien que, pour triompher des eaux tumultueuses et atteindre l’autre rive, il se doit, au milieu du gué de rassembler ses forces pour entreprendre le reste de la marche, en se donnant les moyens d’arriver à bon port.

C’est pourquoi, j’estime que, pour nous tous, Parlementaires comme membres du Pouvoir Exécutif, majorité comme opposition, la session qui s’ouvre doit être celle du rassemblement.

Ma conviction est que nous avons l’impérieux devoir de faire bloc pour sortir notre pays de cette crise que nos compatriotes continuent, pour la plupart, de subir dans leur chair, dans leurs biens et dans la restriction voire la suppression de leur liberté de circulation.

Vous m’avez bien entendu : nous devons faire bloc, cela a toujours été ma conviction et cela le reste plus que jamais.

Faire bloc, oui, autour du seul intérêt qui doit compter. Cet intérêt, c’est l’intérêt du pays, l’intérêt national. En disant intérêt national, je vise évidemment cet intérêt qui est celui de tous les centrafricains quels qu’ils soient et où qu’ils soient, pas l’intérêt de groupes partiels ou de groupuscules, pas l’intérêt égoïste de quelques uns qui prendraient notre Etat en otage.

L’intérêt national dont je parle a d’autres noms. Il s’appelle bonne gestion financière de l’Etat, bonne administration, transparence de la gestion publique, redistribution équitable du produit de l’exploitation des richesses de notre pays. Bref, il s’appelle bonne Gouvernance, dans le respect, cela va de soi, de la volonté de nos compatriotes exprimée par la Constitution du 30 mars 2016.

C’est l’occasion ici de rappeler que la Communauté Internationale a fortement investi dans le retour d’un ordre constitutionnel normal en République Centrafricaine et dans l’organisation d’élections crédibles pour la mise en place d’institutions légitimes. Occasion de rappeler aussi que les Centrafricains ont, quant à eux, exprimé leur volonté déterminée de restauration de cet ordre constitutionnel en bravant les armes pour faire des dernières consultations électorales une réussite unanimement saluée. Ces mobilisations internes et externes ne peuvent être tenues pour négligeables. Ils nous obligent, en tant qu’autorités politiques centrafricaines, à donner corps concrètement par notre gouvernance aux espérances qui se sont ainsi exprimées.

Il n’est que temps de le faire, et ceci en ayant bien conscience que seules des institutions stables et la stricte mise en œuvre d’une gouvernance démocratique telle que prévue par la Constitution adoptée par les Centrafricains permettra au pays de sortir durablement de la crise.

C’est pourquoi, notre conviction et notre démarche politiques sont que les institutions légitimes du pays doivent jouer leur rôle, notamment, et j’y insiste, le rôle de contrôle démocratique du pouvoir.

Dans cette œuvre de refondation démocratique, nous avons besoin d’un franc soutien des partenaires internationaux de la République Centrafricaine aux actions tendant à consolider et à rendre effectifs les mécanismes nationaux de surveillance et de contrôle, dans l’intérêt des Centrafricains.

Notre démarche est aussi, dans le même esprit, d’en appeler à ce que la Communauté Internationale ne reconnaisse aucun pouvoir qui aura été établi en dehors des prescriptions constitutionnelles en vigueur.

Faire bloc dans l’intérêt du pays, dans ces conditions, c’est conjuguer les forces de nos institutions ; c’est, en définitive, conjuguer les fonctions de nos institutions et, pour ce qui concerne l’Assemblée Nationale, c’est lui permettre de jouer pleinement son rôle dans toute la gamme de ses attributions, du vote des lois au contrôle rigoureux du gouvernement dans la conduite de la politique nationale, sans oublier la fonction de contribution qui permet aux représentants de la Nation de prendre toute initiative et formuler toute proposition dans l’intérêt du pays.

Honorables Députés, Chers collègues,

L’appel au rassemblement du pays lancé ici ne concerne pas seulement nos institutions, les forces politiques et les citoyens centrafricains. Vu l’état de fragilité persistante de notre pays et, en conséquence, vu le caractère nécessairement massif de la contribution de la Communauté Internationale, nous avons aussi à penser les formes et les modalités de la participation de nos partenaires extérieurs à l’effort national de relèvement.

Autrement dit, nous avons à construire, voire à reconstruire un partenariat international fiable.

A ce propos, il faut commencer par rappeler que le partenariat international est, pour la République Centrafricaine, une nécessité dans la situation d’Etat en grande difficulté où se trouve le pays. Il ne saurait cependant n’être que cela. Pour que ce partenariat puisse produire tous ses effets, il doit procéder d’un engagement politique assumé dans le pays.

J’estime pour ma part que la RCA a besoin aujourd’hui que se construise et se déploie une véritable politique internationale, active et stable, axée sur le développement de relations amicales et de coopération au service des objectifs de paix, de stabilisation politique et sociale, ainsi que de développement économique.

Ce que je nomme reconstruction d’un partenariat fiable passe par la reconnaissance, la valorisation et la stabilisation des relations traditionnelles, régionales et internationales, aussi bien bilatérales que multilatérales, de la République Centrafricaine ; des relations dont nous avons à faire l’axe central et le socle de notre coopération internationale ; les partenariats nouveaux que la RCA sera conduite à nouer ayant vocation à se développer sans préjudice de ces partenariats traditionnels et dans la transparence.

 

Bref, il devrait être considéré comme normal que ceux qui ont soutenu inlassablement notre pays dans la tempête soient nos partenaires prioritaires pour la stabilisation et le relèvement. En disant cela, je pense aux pays de la Sous-Région et aux organisations de cette Sous-Région que sont la CEEAC, la CEMAC, la CIRGL, ainsi qu’à l’organisation panafricaine qu’est l’Union africaine. Je pense aussi, hors d’Afrique, à des Etats comme la France, les Etats Unis, la Chine et à des Organisations comme l’Union européenne, l’OIF et les Nations Unies.

La reconstruction d’un partenariat fiable passe, ensuite, par l’affirmation d’une méthode qui allie franchise, respect mutuel, respect de la parole donnée et respect du cadre et des procédures constitutionnels de la République Centrafricaine.
Il y va non seulement de notre souveraineté, mais aussi d’un exercice responsable de celle-ci.

La reconstruction d’un partenariat fiable passe, enfin, par le fait de mettre au centre de cette coopération internationale les intérêts de notre pays et des centrafricains plutôt que de nous autres, dirigeants.

Excellences,

Distingués Invités,

Honorables Députés,

Chers Compatriotes,

Cet appel au rassemblement des forces, des énergies et des institutions, je ne le lance pas par naïveté ni par peur.

Je sais bien ce qui se trame à l’égard de notre institution et de son Président. Depuis quelques temps, des individus s’agitent dans tous les sens, des groupes sont formés par ci par là, et il ne se passe pas une semaine sans que ne se tiennent des réunions, souvent la nuit, pour dresser des plans. Le tout orchestré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, en mettant en jeu de l’argent, beaucoup d’argent, de l’argent public, l’argent des centrafricains.

Tout cela pour quel projet ?

La destitution du Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua, bien entendu.

Pour cela, on monte des affaires, on crée des incidents, en saccageant par exemple les locaux et les biens de l’Assemblée, on essaie d’instrumentaliser la justice. Et dans tout cela des Députés croient servir la Nation en se faisant commissionnaires des basses œuvres.

A propos de cette fameuse destitution, je veux dire ceci : que ceux qui veulent lancer la procédure le fassent. Je suis prêt.

Ce sera un moment important d’application de nos textes fondamentaux, Constitution et Règlement Intérieur de l’Assemblée. Et ce sera aussi une occasion pour que nos compatriotes soient instruits sur les affaires de l’Etat et la manière dont celles-ci sont conduites.

Dès à présent, je demande par ailleurs que la procédure, si elle venait à être lancée, soit menée dans la plus grande transparence et en permettant à tous nos compatriotes de suivre l’évolution des choses, et notamment de suivre en direct les débats de destitution le moment venu.

Je demande aussi, solennellement, qu’on veille à ce que la procédure, si elle était ouverte, soit strictement conforme à la Constitution et au Règlement intérieur.

Honorables Députés,

Chers Compatriotes ;

Je le proclame bien fort : si la preuve devait être faite, conformément à la Constitution et au Règlement Intérieur de notre Assemblée, que les conditions sont réunies pour que je n’exerce plus les fonctions de Président de l’Assemblée Nationale, ce sera sans hésitation et sans amertume que je m’en irai.

Mais voilà, encore faut-il que ces conditions soient réunies. Et sur ce point, j’attends avec sérénité la démonstration qui devra être faite, en commençant par l’acte destiné à ouvrir la procédure de destitution.

Honorables Députés, Chers Collègues

Chers Compatriotes,

Quels sont, en définitive, les termes du débat ?

Je rappelle que, en vertu de notre Constitution, pour que le Président de l’Assemblée Nationale, dont le mandat est de 5 ans, soit destitué, il faut faire la preuve qu’il a manqué aux devoirs de sa charge. Voilà la règle essentielle.

Le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale est venu compléter les dispositions constitutionnelles et préciser qu’il y a quatre cas, et seulement quatre cas, dans lesquels on peut dire qu’il y a manquement aux devoirs de la charge.

Qu’est ce que cela veut dire ?

Cela veut dire qu’il faudra que les partisans de la destitution arrivent à répondre positivement aux quatre (4) questions suivantes.

Première question et premier cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, je me suis opposé à ce que le Bureau rende compte de sa gestion aux Députés ?

Deuxième question et deuxième cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, j’ai empêché la présentation aux Députés du rapport d’une Commission spéciale d’enquête, ne serait-ce qu’une fois ?

Troisième question et troisième cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, j’ai refusé de transmettre au Procureur Général près la Haute Cour de Justice, une résolution de mise en accusation du Président de la République pour Haute trahison ?

Enfin, quatrième question et quatrième cas de figure : est-ce que, en tant que PAN, j’ai, ne serait-ce qu’une fois, refusé de transmettre une décision de mise en accusation de députés devant la Haute Cour de justice ?

Comme je l’ai déjà dit, j’attends sereinement les réponses que les partisans de la destitution apporteront à ces questions.

J’attends plus précisément qu’on m’explique, qu’on nous explique :

1-           comment celui-là même – je veux dire moi – à qui on reproche de vouloir faire toute la lumière sur des soupçons de mauvaise gestion, pourrait être accusé dans le même temps d’empêcher le Bureau de rendre compte ;

2-           comment on fait pour empêcher la transmission du Rapport d’une Commission spéciale d’enquête, alors qu’aucune Commission de ce type n’a pas été mise en place sous cette législature et que, par conséquent, aucun rapport n’a pu être rédigé ;

3-           comment on fait pour refuser de transmettre une résolution de mise en accusation du Président de la République pour haute trahison quand aucune accusation du Chef de l’Etat n’a été lancée à ce jour ;

4-           comment, enfin, on fait pour empêcher la transmission à la Haute Cour de Justice d’une décision qui n’a jamais été prise encore en ce qui concerne les Députés.

Bref, je souhaite bien du plaisir à ceux qui seront chargés de convaincre les Députés et la Nation du fait que ce dossier est sérieux, qu’il n’est pas vide, désespérément vide.

Honorables Députés, Chers collègues,

Chers Compatriotes,

J’ai dit tout à l’heure que je ne suis pas naïf. Je sais qu’il y a, jusqu’au sein de cet hémicycle, des personnes qui sont décidées à en découdre coûte que coûte avec celui qui assume actuellement les fonctions de Président de l’Assemblée Nationale.

Ces personnes ne renonceront pas. Et on ne peut pas exclure qu’elles veuillent poursuivre la procédure de destitution malgré tout.

Que leur resterait-il finalement pour espérer arriver à leurs fins, si ce n’est invoquer des motifs non prévus par nos textes fondamentaux, pour forcer la décision ?

Je vous le dis tout net, et avec gravité : si tel devait être le cas, et si tel est l’intention de ceux qui rêv

Region anglophones du Cameroun

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Région anglophones du Cameroun : L’heure est au couvre feu

 

Les gouverneurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont décrété chacun aujourd’hui un couvre feu deux jours dans leurs territoires de compétence. Toutes les activités sont en arrêts total.

 

Depuis ce matin, les deux régions anglophones du Cameroun sont sous un couvre feu total. Les gouverneurs des cette parties du territoire nationale ont interdit tout activités.

 

Ainsi, les commerces, transports et autres sont vont rester fermés jusqu’à mercredi. Dans les chefs de ces régions, l’armée à quadrillés les grands artères des villes. On note une présence importante des policiers, gendarmes, et militaires lourdement armée.

Toutefois, les sécessionnistes ont perpétré des attaques aujourd’hui dans la ville de Kumbo où ils ont incendiés des dizaines véhicules.

Les autorités administratives font savoir que ces mesures exceptionnelles visent à contenir les manifestations. Car les sécessionnistes considèrent le 1er octobre comme le jour de déclaration de l’indépendance de leur Etat fantôme qu’ils appellent l’Ambazonie.

Pourtant, ce 1er octobre est aussi un jour historique pour le Cameroun. car c’est le jour de la réunification des deux Cameroun en 1961.

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand les parlementaires de la majorité enclenchent la procédure de destitution du Président Meckassoua du perchoir.

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Installation du Président Abdoul Karim Meckassoua au perchoir de l’Assemblée nationale. Credit photo : Minusca

 

 

 

Centrafrique : quand les parlementaires de la majorité enclenchent la procédure de destitution du Président Meckassoua du perchoir.

 

 

 

Ce jour lundi 1er octobre 2018, c’est le jour de la rentrée parlementaire après trois mois de vacances. Une rentrée parlementaire sans précédente dans l’histoire de la Centrafrique. En cause, le président de cette Institution Abdoul Karim Meckassoua va enfin découvrir les visages de ses vrais adversaires politiques.

Si sur d’autres cieux, les députés passent leurs vacances auprès de leurs électeurs, en Centrafrique, c’est à Bangui et avec les hommes du pouvoir qu’ils se la coulent douce. De la mafia au business en passant par des complots, ces élus de la nation se livrent chacun, selon son profil, à ces exercices pour renflouer leurs poches. La dernière en date, le complot contre Abdoul Karim Meckassoua.

 

Pourchassé depuis deux ans en vain par l’aile politique du président Touadera et dernièrement apostrophé par son aile judiciaire dans l’affaire dite de « Dame Dékono », le très honorable Abdoul Karim Meckassoua président de l’Assemblée nationale a été secouru par la Cour Constitutionnelle. Grâce à cette dernière, il a eu un peu de souffle pour remanier son cabinet. Mais le voilà, à nouveau, devant une autre peine blondie par ceux-là mêmes qui l’ont élu Président de l’Assemblée nationale.

D’après une note restée encore hautement confidentielle et adressée à la très haute attention de la conférence des Présidents de l’Assemblée nationale, une centaine des députés, dans la plupart, des députés indépendants et députés ayant rejoint la mouvance « Cœur uni » avec armes et bagages l’année dernière, ont demandé aux Présidents des Commissions d’engager la procédure de destitution de Abdoul Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale.

Pour les députés signataires de la note à l’attention de leurs collègues députés présidents des commissions demandant la destitution de Abdoul Karim Meckassoua à la tête de l’Institution, celui-ci est coupable, à leurs yeux, de crime de haute trahison.

Des crimes et fautes lourdes cités.

D’après les députés signataires, le fait pour Abdoul Karim Meckassoua alors simple député comme eux, de concocter un marché de fournitures des médailles d’identités des députés, écharpes, sacs de bouche à bouche avec la dame Dekono à hauteur de 322 000 000 F CFA et ensuite la faire payer par l’Institution, constitue, d’après leur compréhension, un crime de haute trahison. Pourtant, « Qui trompe qui peut » ? Avance un soutien de Dologuélé.

Sans le citer nommément dans la note, la nomination du musicien Mandata comme chef de service à l’Assemblée a été aussi relevée comme faute lourde par les élus signataires. Pour eux, la loi de la fonction publique parlementaire est claire. Il n’y a que les fonctionnaires parlementaires hiérarchie A1 qui doivent être nommés Directeur ou Chef de service. Pas des ramassés.

Faisant allusion à la parabole de la paille et de poutre dans l’Évangile de Luc 6 :4, un élu de l’opposition affirme que cette accusation du pouvoir est exactement comme : « Voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voilera poutre dans le tien ».

Alors que des vendeuses des légumes et éleveurs des poulets de chairs sont nommées sous-préfets, chef de service dans l’Administration publique de Touadera, celui-ci se permet malheureusement à faire la leçon de morale et de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut du feu Patassé aux autres. Ajoute cet élu.

D’après une source bien informée, la note demandant le déclenchement de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, fera l’objet du jour l’ordre du jour de la première conférence des Présidents de ladite session. Une réunion, s’il elle se tient, risquerait de finir en queue de poisson et rendra plus délétère, la cohabitation au sein de l’Institution.

Mais si elle se tient sans accroc, c’est la fin pour Abdoul Karim Meckassoua puisque la conférence des Présidents est règlementairement lié à porter l’affaire à la plénière. Une occasion pour Abdoul Karim Meckassoua de découvrir enfin qui est pour lui et qui est contre lui. Pourtant ce sont les mêmes qui l’ont élu président de l’Assemblée nationale sous condition d’avoir les pickups.

Pour un diplomate en poste à Bangui, « si la procédure de destitution est engagée et abouti, ça sera une crise sur des crises. Si elle échoue, c’est ouvrir une porte aux vengeances politiques de deux cotés et c’est le président Touadera qui paiera le lourd tribut».

Rappelant que ces députés ont empoché chacun, selon son gabarit politique, une avance qui varie entre 300 000 à 500 000 F CFA sur les 1 000 000 F CFA promis pour cette action.

Affaire à suivre…

 

Par : Gisèle Moloma, Cnc

 

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CENTRAFRIQUE : SOUPÇONS DE BIENS MAL ACQUIS, CORRUPTEURS ET CORROMPUS

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CENTRAFRIQUE : SOUPÇONS DE BIENS MAL ACQUIS, CORRUPTEURS ET CORROMPUS

 

 

LA RÉPUBLIQUE DES PRÉVARICATIONS ?

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA SOUPÇONNÉ POUR DES BIENS MAL ACQUIS ?

          Même si l’information est à prendre avec des pincettes en attendant d’éventuels démentis ou éclaircissements, même s’il peut s’avérer qu’on a affaire à une grossière manipulation, les Centrafricaines sont en droit d’attendre du président Touadera des informations sur les accusations gravissimes qui pèsent sur lui : aurait-il ou non amassé des biens mal acquis ?  

          Le délit de détournement illicite des deniers publics aurait commencé à l’époque où Faustin-Archange Touadera était Premier ministre de François Bozizé. D’après l’ONG Transparency International, d’origine allemande, le futur président de la République Centrafricaine aurait alors détourné quelques centaines de milliards de franc CFA, ce qui aurait fait de lui la deuxième fortune du pays après Bozizé.

          Nous avions, à juste titre, demandé à l’époque que l’on procède à un audit du patrimoine des députés, des membres du gouvernement et du président de la République, avant leur prise de fonction. Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget, avait ordonné cette action salvatrice et de bonne gouvernance, à laquelle il avait, malheureusement, dû mettre fin à cause des intimidations et des menaces de mort qui lui étaient adressées. Le président fraichement élu, Faustin Archange Touadera, avait lui-même ordonné un audit de son propre patrimoine : il ne l’a jamais fait publier. 

          Il est impossible aux dirigeants centrafricains d’amasser en si peu de temps de telles fortunes, la majorité d’entre eux venant de milieux très modestes. Il est donc à peu près sûr que ce sont les caisses de l’État qu’ils ont ponctionnées pour constituer leurs biens mal acquis.

          Si ces soupçons de corruption se confirmaient, ce serait, pour le président Touadera, une sorte de parjure. N’avait-il pas déclaré, lors de son investiture, vouloir « rompre avec la gouvernance calamiteuse du passé » ?  Saisie par l’ONG Transparency, la justice française avait préféré classer l’affaire. Pourquoi est-elle remise au goût du jour maintenant ? Etant donné l’état exécrable des relations entre Touadera, Macron et le Drian, à cause de la présence des Russes dans le pré-carré français, une machination n’est pas à exclure.

 

LE MINISTRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE SOUPÇONNÉ DE DETOURNEMENT DE FONDS ?

          Si ces soupçons se confirmaient, cela signifierait que la saga des dirigeants corrompus et prédateurs n’a pas pris fin avec l’élection du président Touadera. La traque des mafieux aurait été engagée immédiatement s’il avait eu la volonté de faire cesser des pratiques aussi déplorables.

          Depuis l’indépendance, les Centrafricains voient leur pays pris en otage par une pseudo-élite, corrompue et prédatrice, qui les laisse dans un dénuement abyssal. Ils n’en peuvent plus. Les soupçons de détournements des fonds de l’État par des ministres ou de hauts fonctionnaires malveillants ne cessent de se multiplier. On a l’impression que, dans ce pays, accéder à un poste de ministre ou de haut fonctionnaire est corollaire d’enrichissement. Les Chinois, qui sont passé maîtres dans l’art de corrompre, achètent d’ailleurs à tour de bras les permis d’exploitation des mines de matières premières, privant ainsi l’administration des entrées de fonds.

          Théodore Jousso, l’ancien porte-parole du gouvernement, serait non seulement un adepte des détournements de fonds, mais aussi celui qui aurait laissé s’installer dans son ministère une mafia de prédateurs. Cependant, son cas ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. La présidence, la primature et le corps de hauts fonctionnaires sont gangrenés par une prédation frénétique.

          Il faut que la traque des détournements des fonds de l’État devienne une priorité, au même titre que la recherche de la paix. Les impunités doivent cesser. La justice doit passer.

          Le pays ne sera pas l’éternelle terre des ruffians. Ce qu’il lui faut, c’est une bonne gouvernance, qui lui permettra de se développer et de répondre ainsi à l’attente et à l’espoir de tous les Centrafricains.

                                                                                                                                                        Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                        (30 septembre 2018)

 

 

 

Centrafrique : une rencontre amicale de football tourne à l’affrontement à Bangui.

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Ville de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Centrafrique : une rencontre amicale de football tourne à l’affrontement à Bangui.

 

 

Dans le cadre de la réconciliation et de la paix, un match amical de football a été organisé ce samedi au quartier Lakuanga de Bangui. Malheureusement,celui-ci tourne à un affrontement violent entre les deux équipes.

 

Même si l’initiative de cette rencontre amicale est à saluer, toutes les mesures nécessaires pour éviter certains dérapages n’ont pas été suffisamment prises en compte par les organisateurs, selon un officier de la gendarmerie nationale.

À l’origine, selon nos informations, l’idée est de promouvoir l’interaction entre la population du 3e arrondissement, y compris celle du quartier KM5, à celle des autres arrondissements de Bangui dans une perspective de la réconciliation et de la paix.

En ce sens, un match de football est organisé au quartier Lakuanga dans le premier arrondissement de Bangui entre une équipe du 3e et du premier. Sauf que celui-ci, loin d’obtenir le succès escompté, tourne malheureusement à un affrontement violent entre les deux équipes.

Selon un commissaire de la police contacté par CNC, après la victoire de l’équipe du 3e arrondissement lors de la rencontre, les joueurs du 1er n’ont pas apprécié leur défaite et comptent le faire savoir. Petit à petit, l’interaction tourne à l’affrontement violent. Des armes sont sorties du quartier, des tirs commencent à retentir par moment.

Très vite, les forces de l’ordre sont arrivées sur le lieu. Grâce à la ténacité des organisateurs, le pire a été évité de justesse. Aucun blessé n’est à déplorer malgré la violence de l’affrontement.

Finalement, les joueurs du 3e arrondissement ont été escortés par les forces de l’ordre jusqu’au pont Jackson afin qu’ils rentrent au KM5, tandis que ceux du 1er rentrent chez eux.

Selon la police nationale, les organisateurs n’ont pas informé les forces de sécurité intérieure afin de prendre des mesures nécessaires pour garantir la sécurité des joueurs, y compris les spectateurs.

Du côté des organisateurs, on a tenté en vain de les identifier afin de recueillir leur version des faits.

 

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique : Le village EGTB dispose désormais d’un Centre de santé

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Le nouveau centre de santé du village EGTB. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Le village EGTB dispose désormais d’un Centre de santé

 

 

 

Un centre de santé flambant neuf a été inauguré samedi 29 septembre dernier au profit des habitants du village EGTB – du nom de l’ancienne société forestière ‘’Exploitation générale et transport de bois (EGTB)’’. Il s’agit de l’œuvre patriotique de l’honorable Magloire Joscelin Makango, député de Mbaïki 5. L’assistant du Conseiller russe en matière de sécurité du Président Touadera a remis, à cette occasion, des médicaments et autres kits médicaux audit centre de santé. Une véritable satisfaction pour les habitants venus nombreux en présence de leurs Chefs de Groupements et de villages et biens d’autres autorités locales de la Lobaye invitées à la cérémoni

Grand village de plus de 3000 habitants situé à près d’une dizaine de kilomètres de la ville de Mbaïki sur la route de Bagandou, le village Moto-Wakombo devenu depuis 50 ans village EGTB connait, comme beaucoup des villages centrafricains, d’énormes problèmes liés au manque de services sociaux de base. Pour la santé par exemple, des pertes en vies humaines sont enregistrées malheureusement à cause de la distance reliant le village à l’hôpital de Mbaïki, surtout pour les cas d’accouchements comme l’a relevé Kevin Lamine, Président de la jeunesse dudit village. Il y va de même pour l’école où les petits enfants sont condamnés à marcher quotidiennement sur des kilomètres pour atteindre leurs établissements.

« A chaque fois que nous posons le problème à nos autorités ou à nos partenaires, ils disent que nous sommes proches de Mbaïki et qu’en cas de maladie, nous devons nous y rendre pour se soigner. Malheureusement, beaucoup de gens ont perdu la vie en cours de cette périlleuse route de Mbaïki. Beaucoup de nos enfants ont déserté à cause de la distance… », a indiqué Kevin Lamine.

A en croire le député de Mbaïki 5, promoteur de la création du Centre de santé d’EGTB, les habitants lui en fait parvenir ces besoins en termes de plaidoyers, et il a bien voulu se mettre à l’écoute, mais aussi contribuer à la recherche de solutions aux problèmes énumérés par les habitants.  « Les élus de la nation que nous sommes, avons deux attributions principales, à savoir proposer et voter les lois ; puis contrôler l’action gouvernementale. Mais, vu la situation que traversent nos populations aujourd’hui, nous nous sommes vus dans l’obligation de voler à leur secours dans différents domaines. Voilà pourquoi, je suis là pour remettre officiellement ce bâtiment qui abritera les services de santé au profit des populations de ma circonscription. Je ne resterai pas là, d’autres besoins sont exprimés dont celui de la création d’une école. », a déclaré l’honorable Joscelin Makango. Ce centre de santé a été entièrement construit sur fond personnel du député dont les travaux ont débuté il y a un an.

A l’inauguration du bâtiment, l’Assistant du Conseiller russe en matière de sécurité du Président de la République, M. Kopot, a procédé à la dotation dudit centre hospitalier en médicaments et autres équipements médicaux. « Le bien-être de la population centrafricaine tient à cœur le Président Faustin Archange Touadera, et nous avons estimé qu’il est important d’être plus proches des populations avec notre appui », a-t-il déclaré à l’issue de la cérémonie. Et, de préciser, en ce qui concerne la dotation du centre de santé d’EGTB que « Nous avons été contactés par le Député Joscelin Makango avec qui nous entretenons de bonnes relations. Il nous a fait part de son projet et nous n’avons pas hésité de venir aider les populations ».

Dans les kits médicaux remis au centre de santé d’EGTB, M. Kopot a indiqué sans trop de détail qu’ils sont constitués des tests de malaria, les médicaments de traitement de paludisme… bref, tout ce dont a besoin un Centre de santé.

Sur les traces de leur député, M. Alain Bassangagna, Chef de centre sanitaire d’EGTB a adressé ses remerciements, ainsi que ceux des habitants bénéficiaires, à M. Valery Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera pour l’appui qu’il a accordé en dotation de leur centre de santé.

C’était une occasion pour le Président de la jeunesse d’EGTB, Kevin Lamine, de plaider pour qu’en plus du centre de santé, les habitants de son village soient dotés d’école, et les jeunes en particulier ont grand besoin d’appui dans le domaine agricole – activité principale de la localité. Devant ces nouvelles demandes, M. Kopot a rassuré que la dotation du centre de santé n’est qu’un début d’intervention russe à EGTB et que beaucoup d’autres choses pourront se faire dans la suite.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : COALITION SIRIRI dit non aux fausses nouvelles (Fake News)

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CENTRAFRIQUE : COALITION SIRIRI dit non aux fausses nouvelles (Fake News)  

 

 

COMMUNIQUÉ No.00024/CR/28/09/18 –

 

 

Comme vous le savez, la COALITION SIRIRI est l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain sans aucune forme de discrimination basée, notamment sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses ou autres. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE, l’affirmation de la Cohésion Sociale, l’assurance de l’Unité nationale et la promotion vigoureuse de la Réconciliation Nationale afin de bâtir ensemble notre pays, la République Centrafricaine (RCA), longtemps abandonnés par les Gouvernants que s’y sont succédés.

La COALITION SIRIRI proteste contre la campagne honteuse et les provocations inutiles lancées, ces derniers temps dans les médias, par les ennemis de la Paix, de la Sécurité, ceux qui veulent que notre pays, la République Centrafricaine continue à patauger dans l’insécurité, l’arbitraire, le désordre et la pauvreté.

Une organisation politique comme la COALITION SIRIRI ne prétend pas être l’amie de tout le monde. Elle a ses dénigreurs prêts à colporter de fausses nouvelles de la famille des « Fake News » et qui ne se donnent pas la peine de recouper les sources de leurs informations avant leur diffusion, en flagrante dérogation de la Charte de Munich sur la profession des Journalistes.

Ces journalistes Centrafricains, par leur travail direct d’investigation ou par l’intermédiaire de leurs informateurs, savent que le peuple Centrafricain vit le cauchemar de l’insécurité apparemment encouragée par le Gouvernement du non État en RCA. La population de Gbokologbo et ses environs, dont le bétail est régulièrement raflé en toute impunité, est constamment harcelée par des hordes de gens sans cause. Que doit-elle faire dans ce cas où elle n’a
aucune protection de l’État en RCA? Cette population longtemps abusée, violée, marginalisée, humiliée dont l’Imam venait d’être arrêté à Berberati sans aucun chef d’accusation, qui ne fait pas partie de la COALITION SIRIRI, a dû agir en légitime défense pour sauver la vie de son chef spirituel.

En effet, si ces journalistes n’avaient pas fait en dilettante leur récente nouvelle sur la prise d’otage de Gamboula (RCA), ils auraient pu trouver la vraie nature de cet évènement. Ils auraient pu découvrir ce qu’est vraiment la COALITION SIRIRI, dont la mission et le bien-fondé sont rappelés cidessus, qui est loin d’être un groupe de rebelles sans cause.

La COALITION SIRIRI a une mission trop importante pour notre pays pour se livrer à des kidnappings enfantins. Veuillez arrêter des campagnes de dénigrement contre et des mensonges à l’encontre de la COALITION SIRIRI.

Compte tenu de la tragédie grave que traverse la République Centrafricaine, la COALITION SIRIRI recommande que l’information soit véridique, vérifiable au service de la cause de la PAIX au bénéfice du peuple centrafricain au pays et ailleurs.

 

Fait le 28 aout 2018

 

M. Abdoulaye Hassan GANDI

Coordonnateur en charge de la promotion de la PAIX COALITION SIRIRI

Mail: victoir16@hotmail.com  

Site web: www.cosiriri.net

L’évolution des services financiers sur mobile apporte de nouveaux leviers clés pour le développement économique en Afrique

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L’évolution des services financiers sur mobile apporte de nouveaux leviers clés pour le développement économique en Afrique

 

 

 

Les services financiers sur mobile constituent un relais de croissance et de

diversification naturel pour les opérateurs télécoms sur le continent africain. Cette

croissance va se poursuivre à la fois en termes d’adoption des services (en nombre

de clients et plus encore en nombre de clients actifs) et de richesses fonctionnelles

proposées.

Les récentes initiatives de microépargne, de microcrédit et de microassurance

proposées par quelques opérateurs pionniers, au Kenya et au Ghana notamment,

sont particulièrement porteuses de promesses. Outre la création de revenus

additionnels, ces initiatives devraient entraîner une émulation saine entre acteurs

télécoms et bancaire visant à capter une part croissante dans la chaîne de valeur

des services financiers et ainsi accélérer le développement global de ces services en

Afrique.

Les services « fondamentaux » de dépôt, de retrait et de transfert de cash ont

constitué les premiers pas en faveur de l’inclusion financière. Ils continuent

d’accélérer drastiquement la transformation d’un secteur financier informel en un

secteur formel. Dans de nombreux pays, les services financiers sur mobile sont

devenus, dans la conscience collective, l’accès naturel au secteur financier. 76,4% des

Kenyans citent ainsi « l’agent de mobile monnaie » comme point d’accès aux services

financiers le plus proche et le plus naturel en zone rurale 1 .

Un accès plus large au crédit et à l’assurance va constituer une seconde étape clé.

Celui-ci aura un impact fort sur le développement économique du continent africain

en favorisant aussi bien la consommation et la sécurité des ménages que le

développement du bas de marché entrepris.

Le crédit favorisant l’investissement dans des biens essentiels (habitation,

véhicules…) et l’assurance permettant une meilleure gestion des imprévus sont en

effet deux leviers majeurs pour le développement de classe moyenne dans les pays

émergents et particulièrement en Afrique. Le développement des fonctionnalités de

paiement marchand et de crédit représente également de formidables leviers

soutenant l’essor des TPE et PME.

 

Expert IT, Mamadou Moustapha Ly

Centrafrique : quand les travaux préparatoires de la célébration JMA-2018 à Bambari tournent au fiasco.

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Patrouille mixte FSI-Minusca à Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

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Centrafrique : quand les travaux préparatoires de la JMA-2018 à Bambari tournent au fiasco.

 

 

 

En mission d’évaluation des travaux préparatoires de la journée mondiale de l’alimentation 2018, une forte équipe gouvernementale composée d’au moins 7 ministres s’est  rendu à Bambari au début de cette semaine. Sans surprise, la date prévue pour la célébration de cette journée à Bambari en présence du chef de l’État n’est plus tenable, selon l’équipe d’évaluation. Pourquoi ?

 

Célébrée chaque année dans le monde le 16 octobre, la journée mondiale de l’alimentation, communément appelée « JMA » pilotée par la FAO va être célébrée cette année dans la ville de Bambari, chef-lieu de la Ouaka, en présence du Chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Cependant, les travaux préparatoires de ladite journée, sans surprise, ont pris un sérieux retard dans son exécution. Avec la présence de l’équipe d’évaluation gouvernementale cette semaine dans la région, tout porte à croire que la date du 16 octobre n’est plus tenable en raison de plusieurs facteurs, notamment :

 

Sur le plan sécuritaire,

Certe il y’a des grandes avancées sur ce point avec la présence musclée des forces de sécurité intérieure dans la ville, l’absence des forces de défense nationale n’a pas permis à la ville de retrouver son calme d’avant la guerre civile. Alors que le redéploiement des soldats FACA dans la Ouaka avait été programmé depuis plusieurs mois comme nous l’avons annoncé précédemment dans l’un de nos articles, force est de constater que ce fameux redéploiement a pris du retard insupportable.

 

Sur le volet travaux d’entretien routier

Route reliant Grimari à Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua, CNC.

 

 

 

On peut noter malheureusement que sur ce point rien n’a été fait concrètement comme prévu.

Alors que deux entreprises (Semence et Sofia-TP)ont été choisies pour les travaux d’entretien de la route reliant Sibut à Grimari, puis de Grimari vers Bambari. Sans oublier ceux prévus dans la ville de Bambari.

Force est de constater que sur l’axe Bambari-Grimari, 25 kilomètres de route sont impraticables ni en voiture, ni en blindés militaires. Le mêm

e constat sur celui de Grimari-Sibut avec 18 kilomètres non entretenus après Grimari.

 

 

Sur le plan résidentiel

 

construction résidence des officielles JMA 2018. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

 

Aucune avancée notable n’a été constatée sur place. Alors qu’environ 2 000 chambres ont été prévues pour le logement de la délégation, seulement 376 qui sont déjà prêtes. Incroyable ! À qui la faute ?

 

Sur le plan éducatif

Centre pédagogique régional de Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

 

Le constat est amer. Pour un bon nombre des élèves et professeurs, aller à l’école est synonyme de risque malgré la présence des forces de l’ordre.

Depuis la rentrée scolaire 2018, on compte seulement 3 professeurs présents dans la ville, tandis que les élèves quant à eux ne sont plus visibles dans la cour de l’école.

En un mot, l’école n’existe plus à Bambari faute de la présence des groupes armés.

 

Pour le volet agriculture et élevage,

les deux ministres ont fait leur boulot comme prévu. Certes, on peut noter l’absence des stands posés, mais la majeure partie du boulot est fait correctement.

 

Sur le plan de la communication et marketing,

Le ministre délégué à la Francophonie et ministre résident adjoint de la Ouaka, natif de la région, qui fait partie aussi de la délégation ministérielle d’évaluation, tente de rassurer et sensibiliser la population locale. Les choses avancent de ce côté.

 

Après constat de la mission d’évaluation rendue sur place, la date du 16 octobre n’est plus tenable. Le mieux serait de la repousser pour une date ultérieure si on ne veut pas se retrouver face à un fiasco total comme l’année dernière à Berberati.

Rappelons que la délégation ministérielle d’évaluation est composée de :

 

Honoré Feïzouré, ministre de l’Agriculture;

Bertrand Touaboy, ministre des petites et moyennes Entreprises;

Chancel Sokodé Ndeugbayi, ministre délégué aux affaires étrangères;

Ahmed Senoussi, ministre des Travaux publics;

Yérima Youssoufa Mandjo, ministre de l’élevage et de la Santé animale;

Moukadas Noure, ministre de l’Éducation;

Jacob Mokpème, ministre de la Culture et du Tourisme.

 

Bambari, Bertrand Yékoua pour CNC.

Centrafrique : Après la Sécurité, la Santé et le social, les Russes se préoccupent du développement cognitif des enfants

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Centrafrique : Après la Sécurité, la Santé et le social, les Russes se préoccupent du développement cognitif des enfants

 

 

 

Au moment où nous mettons sous presse, une dizaine des enfants centrafricains participent au Camp international (ARTEK) initié et organisée chaque année par la Russie en faveur des enfants du monde entier. Il s’agit d’un cadre de rencontre et d’échange, et surtout de brassage de culture et d’expérience en milieu enfant.

Les enfants centrafricains ayant la chance de participer à ARTEK – 2018 sont des gagnants du concours “La paix par les yeux des enfants”, qui s’est déroulé dans le pays jusqu’au 10 septembre dernier. Le concours consiste, pour les enfants candidats, à produire des desseins sur la thématique de la paix vue par les enfants, lesquels desseins sont soumis au chois sans complaisance d’un jury compétent. Indiquons au passage que d’entrée de jeu, ce sont plus de 400 œuvres qui ont été présentées au concours, des œuvres provenant des enfants des différentes régions du pays.

« Sur le fond des multiples initiatives qui sont mises en place avec la participation de la Russie, celle-ci est l’une des plus importantes, vue qu’elle donne de l’espoir pour des simples garçons et des simples filles de la RCA, ainsi qu’un rêve – visiter la Russie et faire rencontre avec d’autres enfants de leur âge, qui viennent de différents pays », peut-on lire dans un communiqué rendu publique par la délégation de Russie en Centrafrique.

En effet, les œuvres des participants touchent le sujet de la paix en RCA – un sujet subtile et sensible pour les citoyens lambda, surtout les enfants sont au cœur de ce concours, car il n’est un secret pour personne que la dernière crise a eu un impact sur l’esprit d’un enfant, faisant d’eux des adultes et les oblige d’avoir des vies d’adultes dès leur enfance.

Après des années d’instabilité une génération a déjà pu grandir et cette génération se trouve constamment pendant toutes leurs vies dans une situation de guerre. Pour cela c’est important de montrer au plus jeunes habitants de la RCA que la guerre – c’est pas le seul état des choses, que cela n’est pas normal.

Beaucoup de parties, d’acteurs sont en train d’impliquer des efforts pour restaurer la paix dans le pays et maintenant est la meilleure situation pour régler les anciens malentendus entre les régions du pays. La délégation centrafricaine de ces enfants est constituée des régions du pays. Ce geste de la Russie est un espoir pour le dialogue basé sur le respect mutuel entre les représentants de différentes confessions.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE AU REGARD DES VIOLENCES SUBIES PAR UN PARTI POLITIQUE COALISÉ.

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE AU REGARD DES VIOLENCES SUBIES PAR UN PARTI POLITIQUE COALISÉ.                                                                            

 

 

 

Les élections présidentielles et législatives centrafricaines se sont déroulées dans des conditions particulièrement inédites avec l’émergence singulière des candidatures indépendantes. Le président de la république issu de ces élections en est l’émanation et la mise en place d’une majorité présidentielle en vue de mieux gouverner s’impose.

La démocratie fondée sur le pluralisme des intérêts autorise la compétition de plusieurs partis et l’exercice le plus périlleux au point de s’époumoner est de rassembler par voie d’alliance un certain nombre de partis ainsi que de parlementaires pour partager la vision politique du président de la république en dépit de leurs divergences idéologiques respectives : c’est la notion de la majorité présidentielle qui a un sens arithmétique ou numérique et qui se retrouve au centre du mandat. La pyramide de solidarité prend la forme fictive d’un seul et unique parti pour soutenir les actions du pouvoir. Ce phénomène d’alliance entre les partis politiques prend généralement la démocratie en otage car il empêche le représentant de la nation de remplir sa véritable mission de parlementaire en votant les lois de la république selon le mot d’ordre de la coalition même si cette loi porte atteinte aux intérêts de ses électeurs.

Il faut relever que ces mots d’ordre sont parfois pris sans la consultation de leurs militants. Les partis politiques membres de la majorité présidentielle ne peuvent voter une motion de censure contre le gouvernement ni sanctionner ses membres. On assiste alors par voie de conséquence à une particratie ou partitocratie qui n’est autre qu’un système dans lequel les partis politiques détiennent la plupart ou la totalité du pouvoir.

Ce phénomène novateur crée une nouvelle classe de privilégiés dans le système au détriment de la légitimité du pouvoir, des intérêts du peuple, surtout qu’il porte une atteinte grave au suffrage universel et au célèbre principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu. Le comble de cette problématique est que cette majorité présidentielle est souvent fragilisée par des frondeurs et par des guerres internes de positionnement exposant ainsi le gouvernement sous la menace permanente d’une motion de censure en cas de cassure de cette coalition.

En guise d’illustration, la majorité présidentielle a récemment enregistré une bavure avec les violences subies par les militants ainsi que le président d’un parti coalisé lors d’une rencontre partisane au domicile d’un militant dans le quatrième arrondissement de Bangui. Avec ce régime, la violence semble s’ériger en mode de régulation des opposants et partis politiques car le pouvoir n’est pas à sa première déconvenue. Ces violences gratuites sont infligées délibérément et en guise de représailles aux partis politiques aptes de leur ravir le pouvoir aux échéances électorales de 2021.

Il est important de souligner que ces violences sont administrées en violation des articles 14, 19 et 31 de la constitution qui évoquent les libertés des associations et partis politiques, l’inviolabilité des domiciles et la participation des partis politiques à l’animation de la vie politique. Ces dispositions constitutionnelles sont confirmées par le conseil d’Etat dans « l’arrêt Benjamin » du 19 mai 1933 qui pose le principe de la liberté de réunion. (Cf Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, page 277.) Choqué par les rapports de méfiance entre les partis coalisé de la majorité présidentielle, le citoyen lambda s’interroge :

Quelle raisonnante peut-on attribuer à l’expression d’appartenance à la majorité présidentielle ? L’appartenance de ce parti politique à la majorité présidentielle profite t-elle exclusivement aux dirigeants au détriment de leurs militants ? Ce parti politique est-il en perte irréversible de repères contrairement à la fédération France-Europe qui est solidement installée dans une posture de l’opposition ? L’alliance de ce parti politique avec le pouvoir relève t-elle d’un pacte local ? La récupération de l’incident par bande sonore qui incite à la haine sur les réseaux sociaux est-elle l’œuvre des militants qui ne partagent pas le contenu du communiqué de presse du parti ? Par respect envers le parti violenté, le pouvoir s’est-il publiquement excusé ou du moins a regretté l’incident ? Sommes-nous toujours en République lorsque les partis politiques sont violentés ou interdits de réunions ? Pourquoi certains leaders des partis politiques bénéficient-ils de traitements privilégiés alors qu’ils ont tous les mêmes statuts ? Selon un communiqué, le parti politique victime de violences a minimisé l’incident ou dérapage et a réaffirmé son attachement à la majorité présidentielle. Il urge de rappeler que les dirigeants de ce parti ont majestueusement ignoré par delà les violences le traumatisme, surtout l’humiliation anecdotique de leurs militants. Au passage, nous condamnons avec la dernière rigueur le contenu de cette bande sonore qui profère des menaces sur nos acquis démocratiques. Nous rappelons aux commanditaires que la seule et unique voie royale pour accéder à la magistrature suprême demeure les urnes qui est l’expression de la volonté souveraine du peuple. Nous invitons par voie de conséquence le parquet général de s’approprier cette bande sonore et d’ouvrir une information judiciaire en collaboration avec l’interpole et les experts en interprétation radiophonique en vue d’identifier et de punir conformément à la loi les auteurs et complices de ce macabre projet.

Pour finir et en guise de contribution, nous rappelons au pouvoir que l’approfondissement de la démocratie réside dans la prise en compte et le respect des droits des partis politiques qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance présidentielle. Pour ce faire, nous proposons in fine qu’à l’avenir la présidence de la commission des finances de l’assemblée nationale revienne de droit à l’opposition en vue d’un équilibre et ancrage démocratique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 28 septembre 2018.                                          Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062

 

       

CENTRAFRIQUE : DES MERCENAIRES RUSSES ET UN FRANÇAIS

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Des mercenaires russes à Sibut en Centrafrique. Photo : Corbeaunews.

 

 

CENTRAFRIQUE : DES MERCENAIRES RUSSES ET UN FRANÇAIS

 

 

 

A L’ASSAUT DUNE MINE D’OR !

 

UN COMMANDO INSOLITE

          Il semblerait qu’une escouade de cinq mercenaires russes et d’un Français serait partie à l’assaut de la ville de Ndassima, riche en or.

          Si la nouvelle se confirme, il faut bien dire que la composition de ce commando, un Français aux côtés de Russes, surprend quelque peu. On sait qu’ils ne se font pas la bise tous les jours en Centrafrique. Ils se livrent plutôt à une guerre d’influence, feutrée mais âpre : la France pour protéger son pré carré, les Russes pour avoir une base d’influence et surtout, mettre la main sur les immenses matières premières du pays.

          Parti de Bambari, préfecture de la Haute-Kotto, le commando a été escorté par dix rebelles du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), lourdement armés. La formation s’est ébranlée le 23 septembre, à bord de 4X4 loués par le même FPRC. Assistons-nous là à la constitution insolite d’une association de prédateurs en bande organisée ?

          En tout cas, cette surprenante coalition de nuisibles démontre à souhait que la Centrafrique est devenue la proie de prédilection de la pègre internationale. Si les faits étaient avérés, le gouvernement ne pourrait pas demeurer sans prendre une initiative et demander des explications aux Russes, qui jouent ouvertement la carte des ex-Sélékas. En agissant comme ils le font, ils leur attribuent une légitimité et accréditent la thèse de la partition du pays. Si les Russes ont besoin d’une escorte pour protéger leurs agents, c’est aux FACAS, forces armées nationales, qu’il revient d’assurer cette mission, et non à une bande de hors-la-loi.

 

QUESTIONS

     

1- A quel jeu ambigu se livrent les Soviétiques en Centrafrique ? Ont-ils noué des liens avec les ex-Sélékas ? Aident-ils en catimini les rebelles à s’emparer du pouvoir à Bangui ? Réunir à Khartoum (Soudan) les seuls chefs des factions sélékistes sans inviter le gouvernement légitime centrafricain, c’était se mettre en concurrence avec la concertation initiée par l’Union Africaine à Bouar (Centrafrique). Les autorités centrafricaines sont-elles informées des initiatives russes dans le pays ? Au départ, le président Touadera avait sollicité l’aide des Russes pour mettre fin, militairement, aux agissements criminels et à l’occupation de 80 % du territoire par les groupes politico-militaires. Depuis, rien n’a bougé.

     2- Que faisait le mercenaire français, formellement identifié par la population, aux côtés des mercenaires russes de la société Wagner ? Est-il une taupe des services français ? Ou tout simplement un traitre, qui a trahi pour quelques pépites d’or et quelques carats des diamants de la mort ? La présence de ce mercenaire est incongrue. A moins que des Français ne fassent désormais équipe avec des Russes sans que les autorités centrafricaines en soient informées ?

    3- La population est-elle informée de tous ces traquenards destinés à faire des Russes les nouveaux tuteurs de la Centrafrique ? Le Conseiller russe à la sécurité, nommé par Poutine auprès du président Touadera, donne l’impression de contrôler le pouvoir centrafricain. Terrible et angoissante question : le gouvernement centrafricain a-t-il toujours la maîtrise des affaires ? Où sont donc passés les politiciens du pays ? Leur silence et leur inaction surprennent et inquiètent.

Compte tenu de cet imbroglio, force est de constater que la fin du chaos n’est pas proche. Nous apprendrons malheureusement peut-être bientôt que les rebelles ont obtenu ce qu’ils voulaient, avec l’aide des puissances étrangères qui trament dans l’ombre pour imposer leur paix aux Centrafricains.

          Mais, nous le savons, si règlement du conflit il y a, ce sera par la volonté des Centrafricains, et nul ne l’imposera de l’extérieur.

 

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(27 septembre 2018)

 

Centrafrique : Théodor Jousso et la mafia au MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE.

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Le ministre Théodore Jousso lors de sa conférence de presse à l’hôtel Ledger de Bangui. Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : Théodor Jousso et la mafia au MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE.

 

 

 

Le ministre Théodore JOUSSO est à lui seul une aventure. Depuis sa nomination en 2016 à la tête du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, il a empoché, pour lui seul, plus d’un milliard de francs CFA. Et il serait l’un des véritables bénéficiaires du régime TOUADERA.

Même si l’opinion reproche aux ténors du régime de se lancer dans une course à l’enrichissement illicite et aux rachats des bâtiments et logements publics (dénoncé par la radio par voie de presse) parce qu’ils sont certains de ne pas gagner les prochaines échéances électorales présidentielles, le ministre JOUSSO sort champion dans cette course de détournement des deniers publics. Matière à réfléchir.

Les préjudices causés par JOUSSO à la Société centrafricaine de Fourniture de Documents sécurisés (SOCAFODOS) de Monsieur KALTIMI ABOUKAR, GLOBAL BUSNESS de Monsieur Eric TEYA et Centrafrique carte Système , toutes Sociétés de droit centrafricain n’ont pas suffi à ce dernier. L’Ogre JOUSSO qui mange toujours avec excès, d’où son expression de « TE BIANI », continue d’exceller dans la pratique de corruption et l’attribution des marchés publics de manière anarchique.

Le voilà aujourd’hui devant plusieurs cas de corruptions et de détournement de deniers publics dans les affaires de renouvellement de l’Agrément de Aviation Handling Service (AHS) sans respecter les règles de passation de marchés, le projet de construction de l’immeuble de l’Agence Nationale de l’Aviation civile centrafricaine (ANAC-Centrafrique) dont il a surfacturé le budget, le versement des indemnités par les ASECNA Articles 2 et 10 au ministre JOUSSO, à cela s’ajoute le problème de la mauvaise gestion administrative et de la supposée inauguration de la Société AL MADINA par le Président de la République le Professeur Faustin Archange TOUADERA, dupé pour la deuxième fois par JOUSSO, dont pour la première fois avec l’inauguration des épaves de la Société BENAFRICA amenées à la fourrière par le Maire de la ville de Bangui, Monsieur NAKOMBO.

Voici chers Lecteurs de CORBEAU NEWS les points essentiels de notre enquête du mois au Ministère des Transports et de l’Aviation civile.

La pratique d’escroqueries dans le domaine de passation de marchés publics aux Concessionnaires de l’édition des Titres de Transport et la fourniture des Plaques d’immatriculation

Du 07 septembre 2006 au 06 septembre 2013, le Ministère des Transports et de l’Aviation civile a octroyé à la Société SODISEC de Monsieur MICHELI les Contrats de Concession de service public pour l’édition des Titres de transport et la fourniture des plaques d’immatriculation et d’emboutissage des caractères sur lesdites plaques.

La Société SODISEC a effectivement assuré les services sans rupture et sans contestation de l’Autorité Délégante de l’époque.

La période allant de 2012 à 2013, le même marché a été octroyé à la Société GLOBALE BUSNESS de Monsieur Eric TEYA.

Avec la nomination de Monsieur Théodore JOUSSO à la tête du ministre des Transports et de l’Aviation civile, après le départ du Monsieur MBAYE comme 2e Vice-Premier Ministre au Ministère des Affaires étrangères, le Nouveau Locataire dudit Département, à la suite du refus de Monsieur Eric TEYA de lui verser un pot-de-vin, a accompagné le Directeur gérant de Global BUSNESS avec une Note de suspension des activités de la Société et un Arrêté mettant un terme au Contrat de Concession de Service public pour l’édition des Titres de transport et la fourniture des plaques d’immatriculation.

En 2014, Le Ministère des Transports et de l’Aviation civile ont lancé un Avis à Manifestation (AMI) pour le recrutement d’un Concessionnaire de services publics pour la fourniture des Titres de Transport et des Plaques d’Immatriculation.

Sept (7) Soumissionnaires ont manifesté leur attention pour le marché dont faisait partie, la SOCAFODOS.

À l’issu d’une préqualification, trois (3) Sociétés ont été retenues, y compris la SOCAFODOS.

Le 17 mars 2015, un Avis d’Appel d’Offres N°001/MTAC/DIRCAB/CMTS/15, est émis par l’Autorité Délégante, le Ministère des Transports et de l’Aviation civile à l’endroit des soumissionnaires retenues par leur préfinancement et la rémunération des Usagers.

Après l’évaluation des différentes Offres, le Dossier de la Société SOCAFODOS a été retenu.

D’avis des Experts du Marché qui composent le jury, conformément à l’évaluation et à la comparaison des offres qui étaient basées sur une combinaison optimale de différents critères, la Société SOCAFODOS a répondu valablement aux critères décrits ci-après.

Il s’agite :

  • Le montant total de la redevance demandée par le délégataire en guise de rémunération pour l’exploitation du service public;
  • Les coûts de tarification du service public aux usagers ;
  • Le programme fonctionnel détaillé de la convention de délégation de service public ;
  • Les critères de performances définis par l’Autorité Délégante dans le Dossier de consultation ;
  • Les critères de sauvegarde de l’environnement ;
  • Les critères sociaux de promotion de l’emploi ;
  • Les critères de qualité d’échantillon fourni par les soumissionnaires.

Donc l’Autorité Délégante a attribué la Convention de délégation de service public à la Société SOCAFODOS qui avait proposé l’offre conforme évaluée la moins disant en fonction de critères exprimés en termes monétaires, et qui satisfait aux conditions de qualification.

Donc la SOCAFODOS répond ainsi aux normes des Sociétés légalement constituées décrites ci-après :

  • Aspect juridique et administratif

La SOCAFODOS a fourni tous les Documents inhérents à sa constitution, notamment :

Sur le plan juridique

  • Les Statuts
  • Le Règlement intérieur
  • L’inscription au Registre de Commerce
  • L’Attestation consulaire
  • Les Actes notariaux relatifs à la libération intégrale du Capital social.

Sur le plan administratif

La SOCAFODOS a eu à présenter les textes organiques définissant les différents postes et précisant les attributions des Responsables à savoir :

  • Textes organiques
  • Licence d’exploitation
  • Procédure d’admission à la Charte des Investissements

Les aspects sociaux

  • L’Accord d’établissement qui est en cours de rédaction
  • Le régime de retraite est prévu
  • Le Personnel dispose d’une couverture sanitaire appropriée
  • La Société a conclu un Contrat de travail avec l’ensemble du Personnel
  • Rémunération du Personnel assurée

Les aspects financiers, comptable et technique

  • Sur le plan financier et comptable, la Société a présenté l’ensemble des documents concernant la rémunération du Personnel, les recettes et les autres dépenses.
  • La situation cumulée relative aux investissements effectués depuis le début et les investissements avant le démarrage des activités a fait l’objet de l’approbation du marché.

Les aspects techniques

Conformément aux dispositions conventionnelles de la société et contenues dans les Clauses de la soumission relative à l’engagement, la SOCAFODOS a fourni à l’Administration :

  • Les Lecteurs Code-Barres
  • Les ordinateurs pour la saisie des données, l’observation des données et la validation de signature de l’Autorité compétente en matière de délivrance des Titres de transport avant leur édition par les soins de SOCAFODOS ;
  • La formation et l’encadrement du Personnel des Services des immatriculations, des Permis de conduire et les Autorisations de Transport ;
  • L’aménagement spécifique des locaux et bureaux devant abriter les services informatiques.

CONDITIONS D’EXÉCUTION DE LA MARCHE

Après une nomenclature et un inventaire établis contradictoirement, à l’initiative et aux frais de SOCAFODOS, classant les biens selon les trois catégories (biens de retour, biens de reprise et biens propres), l’Autorité Délégante prépare les Documents suivants pour signatures.

L’entrée en vigueur du contrat de concession comporte :

  • Convention N°01/15/MTAC/DIRCAB/CMTS/SPMP du 13 novembre 2015, signée entre le Ministère des Transports et de l’Aviation civile, l’Autorité Délégante et la Société SOCAFODOS, le Délégataire ;
  • Cahier des Charges paraphé et enregistré à la Direction des Impôts et Domaines ;
  • Arrêté N°058/MTACMDIRCAB/15 du 31 Décembre 2016, portant Agrément Provisoire pour le Financement et l’exploitation de la Convention de Service public pour la Fourniture des Plaques d’Immatriculation et de la Fourniture des Titres de Transport sécurisés, approuvant la Convention de Concession de service public passé entre l’État centrafricain et la SOCAFODOS ;
  • Publication au Journal Officiel et le site Internet de la Direction Générale des Marchés Publics ;
  • Ordre de Service de démarrage des prestations.

SUSPENSION UNILATERALE DES ACTIVITES DE SOCAFODOS PAR LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE

À peine commencer ses activités en Avril 2016, par Communiqué de Presse, le ministre des transports et de l’Aviation civile, sous prétexte de sensibiliser le Public des nouveaux Titres de Transport, a procédé de manière unilatérale et sans fondement à la suspension des activités de la Société SOCAFODOS.

Le 12 Mai 2016, le Conseil des Ministres, réuni sous la très Haute Présidence de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’État, a approuvé la mesure conservatoire précitée et a instruit l’Autorité délégante d’adjoindre l’Association des consommateurs à la démarche prise de sensibiliser les Usagers. La Notification de Décision du ministre, Secrétaire Général du Gouvernement Chargé des Relation avec les Institution de la République et du Suivi-évaluation des Politiques Publiques en date du 20 Mai 2016 a ordonné la reprise des activités de la SOCAFODOS après une campagne de sensibilisation des Usagers et non le recrutement d’un nouveau Concessionnaire.

Par Arrêté N°070/17/METACD/DIRCAB du 10 mars 2017, le ministre des transports et de l’Aviation civile a procédé à la Résiliation de la Convention de Délégation de Services Publics Relative à la Fourniture des Plaques d’Immatriculation et de la Fourniture des Titres de Transport sécurisés, Malgré la Décision du Conseil des Ministres citée ci-haut, le ministre persiste dans ses allégations et refuse la réouverture de la Société.

Face aux allégations du Ministère des Transports et de l’Aviation civile et par ignorance des Textes portant Règlementation des Marchés Publics, le ministre a pris un Arrêté querellé signé le 10 mars 2017. La Société SOCAFODOS, en tant que Société de Droit centrafricain, se voit obligée de saisir le Tribunal administratif le 09 Juin 2017 pour solliciter l’annulation de l’Acte administratif pris par le ministre des Transports et de l’Aviation civile en tant que l’Autorité Contractante lequel Acte qui est susceptible de recours devant le TA et de sur quoi, l’Acte est porté sur l’exécution d’un service public ; qu’il échait de déclarer ledit Tribunal compétent et par la même de recevoir SOCAFODOS dans sa requête.

Au fond, la SOCAFODOS, pour prétendre l’annulation de la Décision portant résiliation de son Contrat, invoque la violation des Clauses du Contrat, la violation du Droit de la défense, du Code des Marchés Publics et des Droits Acquis.

Après une audience publique contradictoire, le TA a reconnu que :

Le ministre des Transports et de l’Aviation civile après avoir accomplis les formalités fixées par le Code des Marchés Publics et qu’il a notifié à la Société SOCAFODOS le Marché, marquant ainsi son entrée en vigueur ; que par simple Communiqué de Presse, il a suspendu de façon unilatérale le Marché ;

Le ministre, sans remettre en cause la nécessité de l’opération de changement des titres de transport sécurisés et de se conformer aux Dispositions de la Convention de Viennes, a violé le Droit de SOCAFODOS ;

Par conséquent, le TA, par Jugement N°102 BG17, en son Audience du publique tenue au Palais de Justice de Bangui, le 30 Août 2017, a annulé pour violation de la Loi, l’Arrêté N°070/17/METACD/DIRCAB du 10 mars 2017, par lequel le ministre des Transports et de l’Aviation civile a résilié l’Agrément Provisoire et mis fin aux activités de la SOCAFODOS. Et par la même a ordonné l’exécution dudit Jugement et que le ministre des Transports et de l’Aviation civile devrait procéder à l’ouverture de la Société.

Malgré, le Jugement et le Certificat de Non Appel N°40/GCCERCA/017 de la Greffe du Conseil d’État, notifiés, le ministre des Transports et de l’Aviation civile persiste dans ses allégations et procède l’attribution du Marché à la Société AL MADINA.

Cependant, Centrafrique Carte Système de Dominique YANDOKA a connu le même sort des autres Sociétés qui se voit très vite retirer son Contrat de Concession par le ministre JOUSSO qui a escroqué Sieur YANDOKA à hauteur de plusieurs millions de francs CFA.

Le 14 septembre 2018, le ministre JOUSSO, avec sa Bande de ravageurs à savoir NGULEKOUMON NONO qui se réclame le neveu du Chef de l’État, avaient mobilisé une importante somme d’argent (44 644 245 FCFA) à l’organisation de l’inauguration de la Société AL MADINA dont a pris part le Président de la République.

La cérémonie a duré une quinzaine de minutes avec beaucoup de manquements comme improvisation.

La délivrance du Premier Permis de Conduire au Chef de l’État est entachée d’irrégularité. Elle s’est faite sans fonds de Dossier préalablement préparer c’est-à-dire le dossier ne comporte pas de Timbre Fiscale et les quittances du Trésor public. Véritable escroquerie.

De l’avis des Experts du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, la Société AL MADINA, présente beaucoup d’insuffisances à savoir :

  • Absence d’une base de données ; les dossiers sont saisis par deux groupes d’Opératrices de saisie dont six cadres des Transports et six autres venus de l’extérieur.
  • Leur travail consiste à saisir les dossiers et les faires scanner.
  • Les Numéros des Titres sont octroyés par la Société et non par les soins des services Compétents des Transports. Alors que les Titres de Transport sont la propriété de l’État centrafricain et non de la Société AL MADINA.
  • Les prix des nouveaux Titres ne sont pas conformes à la Loi de Finance 2018. Au lieu de 15 000 FCFA de Timbre Fiscale et 14 300 FCFA comme frais de l’édition, ils sont maintenant de 15 000 FCFA de timbre Fiscale et 15 000 FCFA (frais hors taxe) de carte.

Les numéros de plaque d’immatriculation ont changé et ne sont pas conformes aux Décrets, les Textes Règlementaires en vigueur en République centrafricaine à savoir :

  • Règlement N°04/01-UEAC-089CM-06, portant adoption du Code Communautaire révisé de la route ;
  • Décret N°05.031 du 14 janvier 2005, portant immatriculation et fixant le système de numérotation alphanumérique des véhicules en circulation en République centrafricaine ;
  • Décret N°05.084 du 27 avril 2005, portant immatriculation des véhicules des personnes de statut diplomatique et assimilées ;
  • Arrêté N°009/05/MET/CAB/SG/DGTS du 13 juin 2005, portant application des Décrets N°05.031 du 14 janvier 2005 et 05.084 du 27 avril 2005, et fixant les modalités de l’immatriculation des véhicules et de confection des plaques d’immatriculation et d’emboutissage des caractères.

Pour votre information, le Comité d’organisation de cette ignoble festivité a fait déplacer les épaves des automobiles de la Société SONATU au niveau de l’ASECNA sans avoir informé le liquidateur de la SONATU. Ces véhicules ont été sabotés, vandalisés et pillés automatiquement par les individus non identifiés. Ce qui explique un acte de sabotage perpétré par le Comité chapoté par JOUSSO Alias « TE BIANI » et le Rongeur NGUELEKOUMON aux incisives tranchantes.

Toute foi, il faut comprendre que le Ministère des Transports et de l’Aviation civile est dirigé par un mauvais sujet qui ne s’y connais pas en droit ni en management.

En conséquence, le Liquidateur de SONATU doit assigner les Responsables de Comité d’organisation pour réparation des préjudices causés à ladite Société.

Un travail bidon, faux et sans valeur donné à la Société AL MADINA par JOUSSO et NGUELEKOUMON

La Société AL MADINA est entrain de peigner la girafe. Pour le Rongeur NGUELEKOUMON, la réforme apportée par les FATISTES au Ministère des Transports consistent à scanner les anciens dossiers qui datent de 2015 à nos jours. Apparemment, le ministre JOUSSO et le Nouveau Riche NGUELEKOUMON sont en train de délivrer des actes de naissance aux mort-nés. Parce que les véhicules présentement enregistrés, sont des véhicules déjà mis sur calle ou ne sont plus en circulation sur le territoire centrafricain.

De l’avis de certains Experts du Ministère des Transports, il est important d’immatriculer que les véhicules dont les Propriétaires se sont présentés au Ministère des transports pour leur immatriculation et non l’enregistrement des véhicules hors d’usage pour montrer aux yeux du Chef de l’État qu’ils sont avancés dans le travail d’immatriculation des véhicules en République Centrafricaine. Il est de même pour les Permis de Conduire et les Autorisation de Transport.

Le rôle d’un Sapeur-Pompier Pyromane qu’a joué le Président de la République en participant à la cérémonie de lancement de l’édition des Titres de Transport et la fournitures des plaques d’immatriculation en République centrafricaine

Le Président de la République en prenant part, sans les Membres du Gouvernement et les Ambassades, à la cérémonie de lancement officiel de la fourniture des Titres de Transport en République centrafricaine, constitue un acte sectaire qui continue de diviser les Centrafricains.

En principe, le Président de la République devrait prendre une Décision pour suspendre les activités de la Société AL MADINA et ordonner la reprise de la Société SOCAFODOS dont son dossier a été retenu lors du premier Avis d’Appel d’Offre lancé en 2015.

De l’avis des Centrafricains interrogés, la Société SOCAFODOS appartenant à Monsieur ABOUKAR KALTIMI, sujet Musulman, n’a pas failli à sa mission. Lui retirer le marché, par simple acte du Chef de l’État d’inaugurer cette cérémonie, c’est encore un acte anti social qui tend à diviser les communautés.

Aussi, il faut préciser que le Chef de l’État n’a pas honoré à ses engagements pris lors des élections Présidentielles de 2015-2016 de réunir les communautés et non les diviser.

L’acte du Chef de l’État ne l’honore pas du tout. Il devrait rétablir la Société SOCAFODOS dans ses droits et faire appliquer rien que la Décision de la justice dans l’affaire SOCAFODOS contre Ministère des Transports, car nul n’est au-dessus de la Loi. Affaire à suivre.

 

Par : Alain Gilles Feïmonazoui, CNC.

 

Cameroun : la gendarmerie nationale désormais équipée d’une salle de vidéo surveillance

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Gendarmerie nationale du Cameroun

 

 

Cameroun : la gendarmerie nationale désormais équipée d’une salle de vidéo surveillance

 

 

 

Le secrétaire d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie (SED), Galax Yves Landry Etoga a reçu le 24 septembre un concentré de technologie dernière génération en la matière.

La vidéo surveillance fait désormais partie des missions de la gendarmerie nationale du Cameroun. Transmission en temps réel des images, des données et éléments sonores quels que soit le lieu, le temps sur toute l’étendue du territoire nationale, les pandores garde un œil sur les camerounais.

Le bâtiment dans lequel est installé le centre de commandement et de contrôle, a en annexe un auditorium modulable d’une capacité de 220 places et 15 bureaux.

Ce centre de commandement et de contrôle est connectés à un command car  équipé de systèmes de communication satellitaire et de cameras de surveillance.

Il (centre) est aussi relié au système national de vidéo surveillance qui à terme va compter 1500 caméras reparties dans tout le pays.

Selon le chef des services de transmission, le Colonel Dieudonné Mevono, Cet outil nous permet de fédérer et de centraliser tous les instruments afin que le décideur qui se trouve à Yaoundé suive et commande en tout temps, en tout lieu et temps réel toutes les unités et toutes les opérations de la gendarmerie.

La gendarmerie nationale dispose actuellement de trois command car  repartis, Yaoundé, Douala et Garoua.

Deux autres command car  vont s’ajouter à la liste pour couvrir les cinq régions de la gendarmerie. Ce bâtiment est le fruit de la coopération  entre le Cameroun et Israël d’une part et entre la gendarmerie et le bataillon d’intervention rapide Bir d’autre part.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Catastrophe ferroviaire d’Eseka : Camrail condamné pour homicide involontaire

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Passenger escape the site of a train derailment in Eseka on October 21, 2016.
Fifty-three were killed and over 300 injured when a packed Cameroon passenger train derailed on October 21 while travelling between the capital Yaounde and the economic hub Douala, state broadcaster Crtv said. The train, crammed with people due to road traffic disruption between the two cities, left the tracks just before reaching the central city of Eseka, Transport minister Edgar Alain Mebe Ngo’o said earlier.
/ AFP PHOTO / STRINGER

 

 

Catastrophe ferroviaire d’Eseka : Camrail condamné pour homicide involontaire

 

 

 

Le tribunal de première instance d’Eseka a rendu son verdict aujourd’hui. Mais la filiale du groupe Bolloré conteste et va faire appel.

La Camrail Railway (Camrail), filiale du Groupe Bolloré a été reconnue coupable « homicide involontaire » aujourd’hui par le tribunal de première instance d’Eseka.

Cette juridiction rendait le premier verdict de l’affaire de la catastrophe ferroviaire d’Eseka survenue le 21 février 2016. Le tribunal a condamné 11 personnes à des peines de prison avec sursis.

Parmi celles-ci, l’ex-directeur général de Camrail qui a écopé de six mois avec sursis. Si la majorité des peines allant de trois à six mois étaient avec sursis, le conducteur du train quant-à-lui a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Ce dernier depuis la catastrophe reste introuvable. Dès que le verdict est tombé, Camrail a vivement contesté. Le transporteur ferroviaire évoque « l’absence d’expertise qualifiée et de compétence ».

La décision a été saluée par la partie civile qui regrette toute de même que le tribunal ne s’est pas prononcé sur la question des dommages et intérêts des victimes.

………..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : bientôt, un projet solaire pour l’électrification du monde rural

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Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : bientôt, un projet solaire pour l’électrification du monde rural

 

 

 

A l’issue de l’atelier tenu le 14 septembre 2018 au siège de la Coordination nationale climat (CN-Climat) à Bangui, les représentants des Ministères et certaines institutions ont recommandé à la CN-Climat d’adresser une « lettre de non objection » à la Banque Mondiale ; laquelle permettra à la Banque de rechercher un financement supplémentaire auprès du Fonds Vert Climat pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP) au profit de 19 pays africains dont la RCA.

Un espoir pour les populations rurales centrafricaines d’accéder à l’électrification à partir de l’énergie solaire photovoltaïque. Les kits solaires qui seront fournis dans le cadre du projet ROGEP permettront d’alimenter les ménages, les petites unités de production, les services ou de satisfaire d’autres besoins encore plus élevés en électricité. Bien plus, ce projet créera « les meilleurs conditions pour le développement des activités nécessaires à une croissance économique soutenue et à l’amélioration des conditions de vie de populations », s’est réjoui le Directeur de cabinet du Ministère de l’environnement et du développement durable, Rubens Nambaï.

Le Projet régional d’électrification hors réseau présente de grands avantages  pour la République Centrafricaine : d’abord, il augmentera le taux d’électrification nationale jusque-là estimé à 20% et qui tend vers 1% dans les zones rurales ; ensuite, il contribuera efficacement à booster l’économie nationale à travers le développement des activités friandes d’énergie ; enfin, il aidera le pays à lutter davantage contre les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts pour ainsi bénéficier des compensations financières internationales.

ROGEP, un projet régional  

Le projet ROGEP était, à l’origine, destiné aux 15 pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). En effet, face au faible taux d’accès à l’électricité et en raison de la dépendance accrue des populations aux combustibles à forte teneur en carbone tels que le bois de chauffe, l’organisation sous régionale, à travers son institution dénommée Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ECREEE), a sollicité et obtenu de la Banque Mondiale le financement, à hauteur de 200 millions de dollars, du projet régional visant la fourniture des services d’électricité durables et abordables aux ménages, aux PME ainsi qu’aux établissements de santé et d’enseignement.

Ce projet sera ensuite étendu aux quatre autres pays frontaliers de la CEDEAO notamment le Cameroun, le Tchad, la Mauritanie et la République Centrafricaine. Ce qui demande une enveloppe supplémentaire. D’où l’avis de non objection que chaque pays bénéficiaire du projet doit adresser à la Banque Mondiale pour autoriser l’institution à lever 150 millions de dollars additionnels nécessaires à la mise en œuvre du ROGEP.

En attendant, les cadres réglementaires des Etats bénéficiaires doivent être améliorés afin d’inciter les entreprises privées à participer aux travaux d’électrification des zones rurales concernées.

Une aubaine pour les entreprises locales !

Les fonds pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau seront logés dans les banques des pays bénéficiaires. Les entreprises éligibles présenteront leurs business plan et, une fois retenus, décrocheront des financements leur permettant d’installer les équipements solaires, fournir de l’électricité aux populations. De leur côté, les agences de régulation du secteur veilleront sur le prix de consommation de ce nouveau produit.

En Centrafrique, les entreprises locales retenues commencent déjà à suivre de formations à l’extérieur du pays pour mieux se préparer à la compétition. Mais, par mesure de précaution, il est envisagé de définir un quota pour ces entreprises enfin qu’elles ne soient pas trop défavorisées.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Pour la facilitation de transports et de transits avec le Congo

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Centrafrique : Pour la facilitation de transports et de transits avec le Congo

 

 

 

Ensemble, on est fort dit-on. C’est dans cette optique que la République du Congo et la République centrafricaine entendent trouver, ensemble, des solutions aux problèmes communs aux deux Etats, en particulier dans le secteur des transports. Un atelier de deux jours relatif à cette préoccupation s’est tenu dans l’hémicycle du Palais de la CEMAC à Bangui, regroupant du 25 au 26 septembre courant, les Ministères des transports des deux pays, ainsi que les Structures connexes du secteur des Transports.

Ce qu’il est convenu d’appeler l’atelier de Bangui s’inscrit dans la suite logique de celui tenu le 30 mai 2018 à Brazzaville – rencontre qui a été sanctionnée par la signature d’une Convention en matière de transports de marchandises entre la République du Congo et la République centrafricaine. A en croire le Ministre centrafricain des Transports et de l’aviation Civile, Théodore Jousso, cette action fondatrice a pu consolider les liens séculaires de fraternité et d’amitié qui ont toujours lié les deux pays et les deux peuples. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Fidèle Dimou, Ministre congolais des Transports, de l’aviation et de marine marchande qu’« en répondant à cette invitation, je ne fais que perpétuer la volonté qui anime les autorités de nos deux Etats d’œuvrer ensemble et de mutualiser nos expériences pour résoudre nos problèmes communs, notamment ceux du secteur des transports dont l’importance au développement socioéconomique de la République du Congo et de la République centrafricaine et de l’intégration de la Sous-région est avérée ».

La convention de Brazzaville, faut il le souligner ici, vise à mobiliser tous les moyens en faveur du désenclavement de la République centrafricaine par la promotion et le développement de transports. A en croire le Ministre Théodore Jousso, « le coût de transport impacte sur la compétitivité de notre économie et que nous devons tout mettre en œuvre pour le réduire, afin de supprimer toutes les barrières physiques et non-physiques qui représentent les facteurs bloquants à la diversification et la facilitation des échanges entre nos deux pays ». Evidemment, le Port du Congo est incontestablement aujourd’hui la porte océane de desserte de la RCA, d’où cet appel de pied de Jousso.

L’atelier de Bangui qui a connu la participation d’une délégation congolaise forte de 40 Membres et des Cadres centrafricains reste le cadre idéal pour débattre des problèmes cruciaux en matière de transport, à savoir les transports maritimes, le transit portuaire, le transport ferroviaire et fluvial, le transport routier, les opérations portuaires et la logistique de transit international et inter-Etat, les procédures douanières et transfrontalières…

C’est pourquoi, les rencontres périodiques entres les Cadres des transports des deux pays revêtent une importance très capitale. Et, le Ministre congolais des transports l’a relevé en disant que « … Nous devons, d’une manière permanente, conjuguer nos efforts, d’échanger régulièrement et rechercher en temps réel les solutions aux problèmes susceptibles de compromettre le transport de surface dans nos deux Etats ». La Commission technique mixte de suivi de la Convention de Brazzaville elle, continuera de travailler sur les axes stratégiques de ladite convention.

En attendant le rapport de ladite rencontre, les participants eux, voient déjà une porte de sortie pour la RCA, à l’image du Commandant adjoint la Compagnie de la circulation routière et des brigades de constat d’accident de la RCA, Lucien-Dieudonné Serré, celui qui a été désigné par son Département en sa qualité de ressortissant de CNESTEN à Rabat au Maroc dans le domaine de la sécurité nucléaire, des transports et de la radioactive, à travers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Pour le Commandant Serré, la facilitation du transport via le Congo va créer une sorte de concurrence entre le Port de Pointe Noire et le Port de Douala dans l’intérêt de la Centrafrique.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Pourquoi la femme centrafricaine reste-t-elle si silencieuse?

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Centrafrique : Pourquoi la femme centrafricaine reste-t-elle si silencieuse?

 

 

 

Dans la célèbre œuvre comique du grand dramaturge grec Aristophane au Ve siècle avant notre ère, une belle femme athénienne du nom de Lysistrata exaspérée par la bêtise des hommes ayant engendré des dégâts humains et matériels lors de la guerre du Péloponnèse, avait réussi à convaincre les femmes de toutes les cités grecques à se refuser à leurs maris (grève de sexe, guerre de sexe, boycott de sexe…) pour exiger la paix et mettre fin aux hostilités meurtrières opposant Athènes et Sparte. Histoire banale, mais cet exemple continue d’être suivi dans le monde et plus particulièrement en Afrique par les femmes libériennes en 2003, par les femmes kenyanes en 2009 pour exiger la paix lors des crises postélectorales puis en 2012 par les femmes togolaises qui exigeaient l’entente entre l’opposition et le parti au pouvoir. Ces cas cités parmi tant d’autres montrent jusqu’où peuvent aller les femmes et leur imagination dans leur lutte pour réclamer la paix, la tranquillité, la cohésion sociale, l’entente quand leurs nations se sentent en danger mettant aussi en danger l’avenir de leurs enfants. Alors que dire de l’implication profonde pour un retour à la paix de la femme centrafricaine première victime de la barbarie que connait ce pays du cœur de l’Afrique?

 

Après la récente opération sécuritaire SOUKOULA au Km5, M. Parfait ONANGA patron de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) a échangé avec les femmes responsables et membres de diverses associations du 3e arrondissement de Bangui ayant pour objectif d’écouter et recueillir leurs préoccupations, un des chemins pour une accalmie de cette crise. Tout part d’un message qu’il a posté le 25 avril 2018 sur sa page officielle twitter https://twitter.com/parfait_onanga/status/989270744860364802 qui se lit par:

…..La voix des femmes, la voie de la paix, de la raison et de l’espoir. Écoutons-les davantage!…

 

Ce message si simple écrit et envoyé officiellement au monde par un homme important dans le processus de résolution de la crise et du maintien de la paix en Centrafrique est une manière internationale très criante de demander encore plus à la femme centrafricaine de s’impliquer sérieusement dans le processus de paix. Et aussi de demander au gouvernement d’associer les femmes dans les pourparlers visant à faire prendre conscience aux ennemis de la paix de la conséquence néfaste de leurs actes brutaux sur l’avenir de cette nation qu’ils prétendent défendre.

Nous savons tous que la Centrafrique en son caractère constitutionnellement laïc contient beaucoup d’associations féminines, de l’Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA) à l’Association Action des Femmes pour le Progrès en passant par L’Association Femme debout de Centrafrique (musulmanes et chrétiennes) ou l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC).

Ces structures féminines regroupent un nombre important de femmes centrafricaines œuvrant dans différents domaines qui peuvent bien peser ou avoir un mot à dire dans le processus de paix en cours en Centrafrique. Il reste toujours possible de crier haut et fort que les femmes et les enfants restent les premières victimes (les violences sexuelles et enrôlements des enfants) de cette tragédie au pays de ZO KWE ZO. Des initiatives probantes visant à rassembler et accompagner les femmes centrafricaines ont été prises, nous nous rappelons et félicitons encore ces jours de 29 et 30 août 2017 ou un atelier de renforcement de capacités a été organisé à Bangui à l’intention de trente (30) femmes membres et responsables des organisations féminines. Cet atelier organisé par la MINUSCA et la Coordination des Réseaux des Femmes Leaders pour la Paix en Centrafrique avait pour objectif de réfléchir sur une stratégie d’implication des femmes dans le processus de paix. Ce serait souhaitable et bénéfique que ces genres de rencontres s’organisent incessamment à l’endroit de toutes les femmes centrafricaines sans tenir compte de bornes religieuses ni sociales.

 

Au sortir de la fête des Mères 2018 célébrée autour du thème: « Mères, actrices de la paix et de la cohésion sociale dans la famille et la communauté.», la situation de la femme centrafricaine reste précaire et dangereuse. Un silence un peu pesant dans ce sens nous interpelle tous à défendre les intérêts de la nation en augmentant le niveau d’implication de la femme. Durant ce jour du 27 mai 2018, dans son allocution, la première dame Mme Brigitte TOUADERA s’est interrogée : « …comment célébrer la fête des Mères dans ces actes habituels ? Comment avoir le cœur à la fête quand ce sont les mamans et les enfants qui paient le fort prix?… » . Puis de continuer en exhortant ces sœurs et filles centrafricaines par ce terme : «… Je vous exhorte à saisir cette occasion (fête des Mères NDLR…) pour rappeler à nos enfants l’importance de la paix dans une famille, dans une communauté, dans un pays… » Le gouvernement a toujours essayé de mettre devant l’avis des victimes, dont les femmes dans les négociations menées sans relâche dans l’espoir de faire revenir à la raison ces fils du pays qui ont préféré prendre les armes pour se faire entendre. La nomination de Mme Noëlle KOYARA  à la tête du Ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée est la preuve de la confiance faite par le présent locataire du palais de la Renaissance de Bangui M. Faustin TOUADERA à la femme centrafricaine dans sa capacité à être debout dans les situations de crise et à participer activement dans sa résolution.

Toutes les grandes vieilles civilisations du monde ont laissé des traces de l’exigence de la protection et du respect de la femme et des enfants lors des crises guerrières, mais il est malheureux de voir des femmes et des enfants maltraités dans cette crise fratricide centrafricaine.

Le vide que laisse la mort des pères de famille dans le cœur des femmes et des enfants est insoutenable et insupportable. Beaucoup de familles sont séparées ou devenues orphelines à cause des violences perpétrées quotidiennement. Il est temps que toutes les femmes centrafricaines se lèvent comme une seule femme sans barrières politiques, ethniques, religieuse… pour dire : stop au massacre du Centrafricain hypothéquant l’avenir de ses enfants !!!

Nous soutenons et croyons aux propos de Mme Gladys ATINGA  la Conseillère Genre de la MINUSCA : ….Afin de permettre aux femmes de s’exprimer comme il se doit, nous nous emploierons à mettre à leur disposition tous les outils possibles…

Par cet article nous dévoilons notre désir de voir toutes les femmes centrafricaines unies, réunies, ensemble main dans la main à défendre pacifiquement, loyalement leur pays pris en otage. Nous voulons les voir mener des actions concrètes dans le but de ramener les protagonistes autour d’une même table pour continuer à discuter afin de trouver une porte de sortie pouvant mettre fin à cette situation qui leur a enlevé déjà de milliers de maris et des enfants. L’heure de rester pleuré à la maison ou passer des heures dans des salles climatisées pour des ateliers est révolue, faites-vous entendre par des actions non violentes et concrètes pour l’avenir de Centrafrique. Que tu sois musulmane, chrétienne ou animiste…centrafricaine, tu dois savoir que tu es accompagnée par le gouvernement et ses partenaires internationaux. Cette barbarie qui ne finit pas t’a été exigée et cela est un danger pour l’avenir de tes enfants alors exige avec force sa fin.

 

Force à la femme centrafricaine première victime d’une guerre inutile !!!!

  

Par : Urbain TABEMARA

Nations Unies : Kabila demande de nouveau le retrait de la Monusco

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Le Président congolais Kabila au siège des Nations-Unies.

 

 

Nations Unies : Kabila demande de nouveau le retrait de la Monusco

 

 

 

Le chef de l’Etat congolais a fait savoir hier du haut e la tribune des Nations Unies que la force onusienne a un bilan mitigé. Il a par ailleurs dénoncé l’ingérence des puissances étrangère en RDC.

La Monusco a un bilan mitigé 20 ans après son déploiement en RDC. C’est ce qu’a fait savoir le président Joseph Kabila hier du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour cette raison, le Chef de l’Etat a demandé à nouveau le départ de cette force multilatérale de son pays. Joseph Kabila exige un retrait total et définitif des effectifs de la Monusco.

Joseph Kabila qui a réaffirmé son attachement aux idéaux de l’Onu a toutefois dénoncé l’ingérence des puissances étrangères en RDC. Pour lui, ceci est une violation grave de la souveraineté de l’Etat congolais.

Le chef de l’Etat est également revenu sur les drames de Béni au Nord-Est du pays et indiquant que cette partie est un foyer du terrorisme. Sur le plan politique, Joseph Kabila a rassuré sur la ténue des élections libres et transparentes cette année.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Espagne: Manuel Valls candidat à la mairie de Barcelone

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L’ancien premier ministre français Manuel Valls

Espagne: Manuel Valls candidat à la mairie de Barcelone

 

 

 

L’ancien-premier ministre a confirmé sa candidature hier à l’élection municipale de 2019 dans la capitale Catalane. Il a par ailleurs annoncé sa démission au poste député de l’Essonne.

Manuel Valls est candidat l’élection municipale de la commune de Barcelone. L’ancien premier ministre a fait part de ses intentions de briguer cette municipalité l’an prochain.

En ce terme il a annoncé, “Je veux être le prochain maire de Barcelone”.  Manuel Valls a par ailleurs annoncé sa démission au siège de député de l’Essonne. Il a également affirmé avoir renoncé à tous les mandats français.

Si les élections municipales en Espagne se tiennent l’année prochaine, plusieurs sondages donnent déjà Manuel Valls vainqueur à cette élection. L’ex-premier ministre de François Hollande à 56 ans part grand favori à ce scrutin.

Ses positions sur l’indépendance de la Catalogne sont autant d’atouts qui font de lui le favori de l’élection. Manuel Valls faut-il le rappeler est favorable au maintient de la Catalogne en Espagne.

Né d’un père Catalan et d’une mère Suisse, Manuel Valls a grandi en France où il a été naturalisé français. Il doit tout à la France car c’est ce pays qui lui a offert toute une carrière politique à travers de hautes fonctions.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : L’opposant Désiré Kolingba restitue la vérité autour de l’incident du 4ème Arrondissement

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Logo du parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Copyrightrdc.

 

 

Centrafrique : L’opposant Désiré Kolingba restitue la vérité autour de l’incident du 4ème Arrondissement

 

 

 

C’est à travers le communiqué de presse n° 002/RDC/BP/P.18 que le Parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a réagi suite au bref incident survenu le jeudi 19 septembre dernier lors d’un meeting présidé par son Président Désiré Zanga Kolingba Bilal, dans le 4ème arrondissement de Bangui. La prise de position du RDC coupe court à toutes les supputations et surtout les velléitaires tentatives d’instrumentalisation de cet incident à des fins purement politiques pour atteindre volontairement les autorités actuelles du pays, à commencer par les Forces de sécurité intérieures qui n’avaient fait qu’accomplir leur mission.

« Après une rencontre fructueuse avec le gouvernement, le RDC Parti épris de paix, condamne vigoureusement cet incident, il réaffirme son appartenance à la Majorité présidentielle et son attachement à la stabilité institutionnelle. Le RDC appelle ses militants au calme et à la vigilance, afin d’éviter toute instrumentalisation de cet incident regrettable du 4ème arrondissement par les fossoyeurs de la démocratie et les ennemies de la paix », c’est en ces mots corsés que le RDC s’est résolu à aplanir toute tentative de manipulation de la conscience collective au tour de cet incident. Et de préciser qu’ « il n’y a eu ni arrestation ni séquestration » de leur leader, Désiré Zanga Kolingba Bilal.

Evidemment, n’eût été cette prompte déclaration du RDC, l’on serait déjà en pleine dérive. La preuve tangible c’est la tentative de récupération à des fins malsaines de cette situation par un certain Dominique Yandoka qui se dit responsable d’une certaine ‘’Initiative pour une transformation par l’action (ITA)’’. Ce compatriote, dans un communiqué de presse signé de lui-même en date du 22 septembre dernier, évoquant insolemment et gratuitement l’Article 14 de la Constitution du 30 mars 2016 et l’Ordonnance n° 05.007 du 2 juin 2005 relatives aux Partis politiques et au statut de l’Opposition en RCA, raconte son histoire : « Le Mouvement Ita… condamne avec force cette dérive totalitaire ; exige que toute lumière soit faite sur cette affaire ; propose que des dispositions fortes soient prises pour éviter de tel actes dans le futur ; en appelle à l’Assemblée nationale, afin d’interpeller le ministre de tutelle (Sécurité publique) sur le respect des textes réglementant le fonctionnement des Partis politiques ; en appelle à la vigilance des Forces vives de la nations afin de sauvegarder les droits fondamentaux acquis après d’âpres souffrances par le peuple centrafricain », peut-on lire dans les extravagances de Yandoka. Une vraie incitation au soulèvement populaire qui s’est révélée fort heureusement obsolète à cause de sa nature incivique et antipatriotique.

Pour mémoire, l’incident qui a eu le 19 septembre dernier, s’est produit entre 16 heures et 17 heures dans la concession du défunt Augustin Ngbanda, sise derrière le bar ‘’Ematus’’ au rond-point du 4ème arrondissement. Alors que quelques heures avant, des individus qui seraient certainement les partisans du RDC se sont regroupés en ce lieu et ont accueilli leur Président avec qui ils ont échangé. Au cours de la réunion, des rumeurs circulent et ont répondu très rapidement telle une traînée de poudre dans les quartiers environnants.

Toute de suite, certains jeunes de la localité ont fait la curiosité de voir de près de quoi s’agissait-il exactement. Sachant que le parti RDC, ce grand parti avait bien le droit de tenir un meeting, soit dans le cadre de campagne électorale, soit pour se positionner sur des questions engageant la vie de la nation. Mais, là n’est pas le problème. Ce qui a suscité la réaction des manifestants, c’est qu’après quelque recoupement, ils se sont rendu compte que personne des autorités locales n’ait été informé. Donc, il s’agit d’une réunion « insolite » et que ses organisateurs devraient être traités comme tel.

De fil en aiguille, l’information tombe dans le rayon de couverture de la police. Le Directeur général adjoint de l’Immigration émigration, Bienvenu Paterne Nguimalé et son binhomme, le Commandant Lucien Serré sont, tout de suite, descendus sur les lieux. Les participants ont été déjà presqu’à la fin de la réunion. Pendant que ces officiers arrivaient sur les lieux, le Président Désiré Zanga Kolingba lui, quittait à peine ses militants. Mais, le leader politique n’ira pas loin, car rappelé sur les lieux et interrogé sur les tenants et les aboutissants de cette réunion.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Les 4 problématiques de l’éducation nationale au cœur de la journée ‘’Porte-ouverte’’ de New Tech Institut

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Monsieur Serge Singa

 

 

Centrafrique : Les 4 problématiques de l’éducation nationale au cœur de la journée ‘’Porte-ouverte’’ de New Tech Institut

 

 

 

En cette période de rentrée scolaire, le Président fondateur de l’établissement scolaire New Tech Institut, l’honorable Serge Singha Bengba a créé un espace d’échanges dit ‘’Journée Porte-ouverte’’ réunissant des Cadres de son établissement, mais aussi de l’administration. Au-delà du fonctionnement interne de New Tech, c’est toute la problématique de l’éducation nationale qui a été soulevée par les participants à ces échanges.

D’emblée, le fond des débats lors de la journée porte-ouverte s’est focalisé sur l’interpellation de l’honorable Serge Singha Bengba par l’assistance constituée du personnel administratif, des étudiants, des invités et des curieux. Principalement, les interventions toutes pertinentes et fructueuse ont concerné les erreurs techniques qui ont émaillé l’organisation du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) de l’année qui vient de s’écouler.

Le Président fondateur, en répondant aux préoccupations exprimées par les uns et les autres, a reconnu qu’il y a eu des erreurs techniques préjudiciables aux étudiants, d’une manière générale. Par ailleurs, il a indiqué qu’une requête sera adressée aux responsables de l’Université de Bangui afin que ceux-ci puissent apporter toute la lumière sur les erreurs qui ont entaché le déroulement du BTS, et proposer des pistes de solutions en vue d’améliorer l’organisation des futurs examens et concours. Et de renchérir qu’au cas où l’Université de Bangui ne donne pas une suite favorable à sa requête, il se réserve le droit de saisir la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Car, le BTS de l’année écoulée a été organisé dans une opacité criarde.

« Il n’est pas normal que des examens et concours soient organisés en dehors des règles de l’art et au préjudice des étudiants. Cette situation tend à donner l’impression que les étudiants sont tétanisés par le phénomène de baisse de niveau. Autant ce phénomène est une réalité dans notre pays, autant les erreurs techniques enregistrées dans l’organisation des examens et concours font parfois le malheur des candidats », a développé Serge Singha Bengba.

L’épineuse et anémique gangrène de corruption ont é été abordée dans les débats. Surtout, certains étudiants plaident pour leur suivi, ce qui a reçu une fin de non recevoir du PF. « Notre établissement ne prône pas ce genre de pratiques, mais le suivi peut être entendu comme la mise à la disposition des élèves et étudiants des moyens nécessaires à leur éducation et à leur formation », poursuit l’honorable qui précise par ailleurs que ce suivi, s’il en est le cas, doit s’opérer dans les règles de l’art.

Somme toute, cette porte-ouverte a permis, dans son sillage, de débattre des abcès qui range le système éducatif national, notamment la corruption, le favoritisme, le clientélisme…

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA quitte enfin la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE).

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Monsieur Jean-Pierre Douzima

 

 

 

 

 

Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA quitte enfin la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE).

 

 

Et pourquoi les gendarmes sont – ils basés à l’Agence ?

 

Ce long métrage a duré 14 années, lorsque le lundi 17 septembre 2018, à l’heure du diner, l’appétit de Jean-Pierre DOUZIMA sera brutalement coupé par le décret présidentiel annonçant son limogeage.

Et ce, en dépit des dizaines de millions de Francs CFA injectés par JP DOUZ au Contrôle Général des Entreprises et Offices Publics, à la Primature, aux administrateurs particulièrement les représentants des centrales syndicales, Noel RAMADAN et Mme GROTT.

Outre cette étape de corruption, JP DOUZ et PIRI vont organiser une semaine lugubre à Moungoumba en passant par PISSA, pour implorer le mystère de la mythologie lobayenne en vue de conserver leur poste.  

Jean-Pierre DOUZIMA, désemparé, méconnaissable, se sentant lâché par tous, cherche vainement une solution de sortie de crise, surtout comment faire pour assurer sa survie étant entendu qu’il est non seulement désormais demandeur d’emploi, mais aussi tout le pactole injecté pour conserver le poste jusqu’en 2020. C’est ainsi que :

Le jeudi 20 septembre 2018, il va mobiliser le Directeur Administratif et Financier, la secrétaire particulière et le planton de la Direction Générale, pour soutirer tous les procès-verbaux et les résolutions des conseils d’administration de 2004 à 2018, les documents comptables tels que les états financiers relatifs aux paiements de ses impôts et ceux du DAF, les surfacturations de la compagnie aérienne RAM, les états financiers des dons et legs, etc…., bref, tous documents compromettant ses 14 années de gestion, pour ainsi les dissimuler ou les bruler.

Le Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, Monsieur Jean Christophe NGUINZA, Ministre de tutelle de l’ACFPE, ayant été informé de la situation a immédiatement pris attache avec le Premier Ministre et son collègue de la sécurité publique, pour dépêcher une brigade de la gendarmerie à l’ACFPE, pour barricader la Direction Générale et sécuriser ainsi les dernières archives de l’Agence, le vendredi 21 septembre 2018.

Ensuite, non content de la décision du Chef de l’Etat, Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA décide, ce même jeudi 20 septembre 2018, avec le Président du Conseil d’Administration Monsieur Noel RAMADAN, d’organiser un conseil d’administration extraordinaire le vendredi 21 septembre 2018, dont l’ordre n’a pas été préalablement soumis à l’approbation du Ministre de tutelle, et aussi Jean-Pierre DOUZIMA n’a plus qualité à exercer en tant rapporteur du Conseil d’Administration puisqu’il n’est plus Directeur Général depuis le 17 septembre 2018.

Encore une fois de plus la vigilance du Ministre de tutelle a prévalu, une équipe des gendarmes fait irruption dans la salle et les éjecte comme des intrus à la recherche des jetons de présence.

Les syndicalistes qui sont présents au sein des Conseils d’administration de l’ACFPE ont pour mission de veiller à la protection des travailleurs conformément aux textes et lois qui les régissent.

Malheureusement RAMADAN et Mme GROTT, ces deux syndicalistes soutiennent DOUZIMA qui est frappé par la loi de la retraite depuis le 30 décembre 2016. Sont-ils réellement des syndicalistes ? Connaissent-ils le rôle d’un syndicaliste ?

Toujours dans ces agitations dilatoires, JP DOUZ sollicite le concours du Maitre APATIO pour venir constater la fermeture, selon lui, de ses biens dans les locaux de l’ACFPE.

En tout cas, le feuilleton DOUZIMA est définitivement fini au quatorzième épisode. Comme tous les films dramatiques, les acteurs principaux finissent toujours en prison. On ne le souhaite pas pour lui.

Le nouveau Directeur Général de l’ACFPE aura du pain sur la planche. Ancien Directeur Général du Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT) basé à Yaoundé au Cameroun, Inspecteur Principal de Travail et des Lois Sociales, il a la carrure indiqué pour redorer le blason de l’ACFPE longtemps terni par l’aventurier Jean-Pierre DOUZIMA.

Le premier acte que Monsieur Pierrot YOELE devrait mettre en chantier, dès sa prise de fonction, probablement dans les prochains jours, c’est de commanditer un audit financier et comptable sur la gestion de son prédécesseur. Des rapports de l’Inspection Générale d’Etat, de l’Inspection Générale des Finances et de la Cour des comptes sont disponibles et pourront aider à faire la lumière.

 

Alain Nzilo

 

Centrafrique : détonation d’armes automatiques au camp des déplacés de Bria.

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Le camp des déplacés du PK3 de Bria.

 

 

Centrafrique : détonation d’armes automatiques au camp des déplacés de Bria.

 

 

Depuis cet après-midi du mardi 25 septembre 2018, les déplacés du camp de PK3 à la sortie sud de la ville de Bria sont surpris par des détonations d’armes des soldats de la MINUSCA.

 

Selon des informations recoupées sur place, tout a commencé par une tentative d’arrestation vers 13 heures locales d’un homme par les soldats mauritaniens de la MINUSCA qu’ils qualifient de semeur de trouble dans le camp des déplacés du PK3.

Malheureusement pour eux, l’homme, identifié comme un milicien Anti-Balaka,  a pu s’échapper dans la foulée, ce qui ne les a pas découragés tout de même à le pourchasser.

Cependant, l’homme pourchassé semble prendre de distance et rapide. En constatant l’écart, ces derniers tentent leur dernière chance en tirant plusieurs coups de feu en direction de l’homme incriminé . Peine perdue, le supposé criminel disparaît dans la nature finalement.

Entre temps, les tirs contre l’homme ont malheureusement touché des passants. Parmi eux, un agent de l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF), grièvement blessé et transporté d’urgence à l’hôpital préfectorale.

Par ailleurs, on note aussi la présence des soldats rwandais de la MINUSCA depuis trois jours dans la ville . Or, les soldats mauritaniens, quant à eux, sont en opération du désarmement forcé des miliciens Anti-balaka dans la ville de Bria.

La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est sous le contrôle de plusieurs groupes armés, dont la milice Anti-balaka, et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigée par l’ex-ministre de Michel Djotodia Nourredine Adam.

La MINUSCA, qui joue le rôle d’une force d’interposition, est aussi présente dans la ville avec une centaine des soldats mauritaniens et rwandais.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

CENTRAFRIQUE : DESIRE ZINGA KOLINGBA BILAL, UNE INTERPELLATION DE TROP ET INUTILE

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D. Z. Kolingba

 

CENTRAFRIQUE : DESIRE ZINGA KOLINGBA BILAL, UNE INTERPELLATION DE TROP ET INUTILE             

                               

 

 

DES PRATIQUES AUTORITAIRES INQUIÉTANTES

          Lors de son investiture, le président Faustin-Archange Touadera avait solennellement déclaré rompre avec un passé calamiteux en matière de gouvernance. Les Centrafricains avaient applaudi la nouvelle ère qui commençait.

          Malheureusement, l’espoir de voir la République Centrafricaine être gouvernée autrement est aujourd’hui écorné par l’arrestation maladroite de Désiré Zinga Kolingba Bilal, président du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Même s’il n’a été que momentanément retenu, il n’en demeure pas moins que cette cabale est déplorable et terriblement compromettant pour le président Touadera.

          Le leader du RDC a été arrêté, mercredi 19 septembre, pendant un meeting qu’il présidait dans le 4ème arrondissement de Bangui. Pour justifier son arrestation, les autorités l’ont accusé d’avoir organisé un rassemblement clandestin.

          Le RDC est un grand parti politique qui a pignon sur rue et qui n’est pas interdit. Jusqu’à aujourd’hui, le parti de Désiré Zanga Kolingba Bilal a organisé des meetings qui se sont toujours déroulés sans incident notoire. Pourquoi, subitement, est-il inquiété par les forces de sécurité ? Zanga Kolingba est un soutien du président Touadera. On murmure même qu’il serait probablement le futur remplaçant du Premier ministre Sarandji. De là à penser qu’il pourrait s’agir d’une cabale montée par ce dernier…On est enclin à se poser la question.

  

UNE ENTORSE A LA DÉMOCRATIE

 

          Arrêter le leader d’un grand parti politique, même brièvement, et l’interroger comme un vulgaire délinquant, quels qu’en soient les motifs, est une atteinte caractérisée à la démocratie et une violation de la Constitution centrafricaine. Rappelons que celle-ci garantit la liberté d’expression et de pensée, ainsi que la liberté de se réunir, qui est une des expressions de la démocratie. Cette dérive autoritaire s’est déjà produite le 11 juin 2018, avec l’arrestation d’un autre leader politique, Joseph Bendounga, au cours d’un rassemblement de protestation.

          Il est difficile d’imaginer que le président Touadera se livre à des dénis de démocratie, eu égard à ses déclarations sur la rupture avec le passé pendant son investiture. En revanche, l’auteur de cette forfaiture peut très bien être un membre du gouvernement. Dans ce cas, il faudrait le désavouer publiquement et le sanctionner.

           C’est, en partie, ce genre de comportement dictatorial qui a mené le pays là où nous sommes. La démocratie ne doit pas souffrir de tels errements. Ce n’est pas en s’attaquant aux opposants que l’on mettra fin aux violences qui plongent la République Centrafricaine dans cette longue et dure nuit qui ne cesse de compromettre le développement du pays.

          Si c’est le conseiller russe qui pousse le président Touadera dans la voie de l’autoritarisme, en prenant exemple sur Vladimir Poutine à Moscou, il fait fausse route. Il ne faut pas faire croire au président Touadera qu’embastiller les opposants politiques ou les faire taire garantit une réélection.

          Car qu’est-ce qui suscite l’adhésion du peuple, sinon le strict respect des libertés publiques et une bonne gouvernance ? Un gouvernement doit être au service du citoyen. Il doit garantir et faire respecter les libertés publiques, protectrices de la démocratie. L’état du pays, avec sa litanie de violences incontrôlables, n’autorise pas le gouvernement à malmener la démocratie.

          Or, c’est bien elle, et elle seule, qui favorise et maintient l’unité d’une Nation face aux périls.                                                                                                                                  

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (25septembre 2018)