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RCA : Abdoulaye Hissen et Crépin Mboli-Goumba pressentis pour entrer dans le prochain gouvernement

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Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 08:36:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En RCA, tout commence par le Président de la République.

Faustin Archange TOUADERA, réélu pour un second et dernier mandat,  s’apprête à lancer le 30 mars 2021 son nouveau quinquennat.  Entre-temps, loin des micros et caméras, il mène discrètement des consultations de toute nature pour son nouveau gouvernement, et des noms commencent à circuler. Lesquels ?

 

Le chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Monsieur Abdoulaye Hissen est pressenti de faire son entrée dans le prochain gouvernement d’union nationale qui sera probablement mis en place par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après son investiture le 30 mars prochain. Même si le nom de futur Premier ministre n’est pas encore connu jusqu’à ce jour, Monsieur Abdoulaye Hissen est pressenti de remplacer monsieur  Maxime Mokome au poste du ministre du Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).

Il est à rappeler que monsieur Abdoulaye Hissen, depuis le forum de réconciliation des populations du Nord qui s’est tenu à Bangui du 9 au 10 novembre 2020, n’est pas rentré chez lui à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Il continue de passer ses nuits dans des hôtels à Bangui avec les frais de l’État centrafricain.

Un deuxième nom pressenti pour rentrer dans le gouvernement de Touadera est celui du Maître Crépin Mboli-Goumba,Président du parti PATRIE.

L’homme est particulièrement apprécié par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA parmi tous ses opposants du moment. Selon un conseiller du chef de l’État, Maître Crépin Mboli Goumba serait d’accord sur plusieurs points avec le chef de l’État, et il est donc très probable qu’il fasse son entrée dans le prochain gouvernement d’union nationale.

Il y’a lieu de rappeler que le nom de l’opposant Crépin Mboli Goumba a été mainte fois au centre d’échange entre le chef de l’État et ses proches collaborateurs. Et à chaque fois, le Président de la République annonce à ces derniers qu’il fera tout pour travailler avec Maître Crépin Mboli Goumba qui serait un jeune « respectueux et gentil », comparativement à d’autres opposants comme Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye  et Anicet Georges Dologuélé.

 

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un père de famille froidement abattu par les « requins » au quartier PK13

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 février 2021, 06:08:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le nombre de meurtres et d’arrestations arbitraire commit par la milice du pouvoir, les « requins » s’élargit depuis l’instauration du couvre-feu et de l’État d’urgence  en République centrafricaine. Le cas palpable est celui de l’assassinat d’un père de famille du quartier PK13 dans la nuit du samedi à lundi 15 février 2021 par les miliciens requins. Que s’est-il passé ?

 

Tout tourne désormais autour du respect du couvre-feu décrété par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour faire face, selon la présidence, à une éventuelle attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement dans la capitale. Or, le meurtre de ce père de famille comme celui bien d’autres montre aussi bien l’excès des ailes des forces de l’ordre et des miliciens du pouvoir.

En effet, le dimanche 14 février dans la soirée, alors qu’il faisait 19 heures, un jeune homme du quartier PK13 sur la route de Boali, se trouvait avec ses amis à l’extérieur en train de balader. Comme par malheur, ils ont été repérés par une patrouille des miliciens « Requins » qui se lance à leur poursuite. L’un des adolescents, qui n’habite pas loin du coin, ouvre la porte et pénètre dans la maison. Aussitôt, son père, qui entend le bruit de la porte principale qui se produit tout à coup, se lève soudainement pour aller vérifier. C’est ainsi qu’il ouvre la porte principale, et les requins, qui poursuivaient ses enfants, l’ont vu et tirent  immédiatement à sa direction. Par malheur, le père s’écroule au sol après avoir été touché par des projectiles des requins.

Une triste histoire de ce père de famille qui a été assassiné à cause d’un fait qu’il n’avait pas participé.

Interrogé par CNC, le chef de la milice requins du PK13 explique avoir agi ainsi vite pour se protéger d’abord parce qu’ils ne savent pas ce que la personne qui ouvre la porte tenait dans les mains. Peut-être une arme?

Pour la famille du défunt, la disparition de ce père de famille est une perte inoubliable.

 

 

La campagne contre la désinformation en République Centrafricaine

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Jean-Fernand Koïna, la radio Ndèkèluka

 

Jean Fernand Koena, journaliste de Radio Ndeke Luka / Fondation Hirondelle dit stopAtènè = STOP aux rumeurs et à la désinformation en République Centrafricaine.
Merci de partager en soutien à la campagne contre la désinformation en République Centrafricaine

Bangassou, des rebelles centrafricains aux Casques bleus, l’éternel recommencement

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Bangassou, des rebelles centrafricains aux Casques bleus, l’éternel recommencement

Bangui ( République centrafricaine ) – Un mois qu’elle n’était pas sortie de la base des Casques bleus de la force de l’ONU en Centrafrique. Escortée par leurs blindés, Pierrette Benguere descend de son pick-up. Madame la préfète du Mbomou est venue dans la forêt environnant Bangassou pour tenter de rassurer les déplacés.

Comme plus de 200.000 Centrafricains, depuis une offensive rebelle déclenchée il y a deux mois, juste avant la présidentielle – et comme un tiers de la population dans tout le pays en sept années de guerre civile -, ces déplacés ont fui cette bourgade lorsque les rebelles y sont entrés le 3 janvier./////////////.

Là, à 700 kilomètres à l’est de Bangui, des milliers de familles se terrent en forêt sous des abris de branchages. Bangassou, cité commerçante d’environ 30.000 âmes, s’est transformée en ville-fantôme./////////////.

Mi-décembre, six des 14 groupes armés qui occupaient deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile en 2013, ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra./////////////.

Ce qui ne l’a pas empêché d’être réélu une semaine plus tard, mais dans un scrutin très contesté: moins d’un électeur sur deux a eu la possibilité de voter en raison de l’insécurité./////////////.

– Semblant d’autorité-/////////////.

La situation de Bangassou est à l’image de celle de nombreuses villes depuis sept ans. Les groupes armés contrôlent plus ou moins l’essentiel d’un vaste pays peu peuplé et couvert de forêts et de brousse./////////////.

L’Etat tente de maintenir des enclaves de semblant d’autorité administrative, policière et judiciaire dans ces bourgades, grâce à quelques fonctionnaires qui doivent vivre et travailler avec des rebelles omniprésents ou infiltrés. Et se réfugier chez les Casques bleus de la Mission de l’ONU (Minusca) au moindre problème./////////////.

Le 3 janvier, plusieurs centaines d’hommes lourdement armés ont attaqué, dans Bangassou, les positions des militaires centrafricains et de leurs alliés paramilitaires de la société de sécurité privée russe Wagner, dont les effectifs soutiennent le gouvernement Touadéra et ont reçu d’importants renforts dépêchés par Moscou fin décembre, à la rescousse d’une armée nationale mal équipée et peu formée./////////////.

Après plusieurs heures d’affrontements, la Minusca a volé à leur secours et ramassé les blessés, les valides et toutes les autorités de la ville. Direction la base des Casques bleus. Ils ont retrouvé la préfète qui s’était réfugiée là une semaine plus tôt./////////////.

“Nous sommes en pleine bataille et la Minusca ne va pas m’abandonner”, clame Pierrette Benguere à l’adresse des déplacés venus s’agglutiner autour d’elle en ce début de février. “Qu’ils le veuillent ou non, les rebelles vont finir par quitter la zone”, tente-t-elle, sans guère convaincre./////////////.

Car, s’ils ont quitté la ville le 15 janvier après un ultimatum de la Minusca, les groupes armés sont toujours présents alentours, dans la brousse et les villages, et contrôlent les axes routiers. /////////////.

Leur général autoproclamé Mahamat Saleh commande une troupe de quelques dizaines de combattants installés dans la paroisse catholique de Niakari. Un village désert, comme toutes les localités avoisinantes depuis leur arrivée dans la zone./////////////.

-Ecoles fermées-/////////////.

“Nous ne sommes pas là pour attaquer la population”, se défend-il, dans un entretien accordé à l’AFP fin janvier, en tenue civile, entouré de jeunes hommes lourdement armés. “Nous avons attaqué Bangassou parce que le président Touadéra a vendu la Centrafrique”, assène-t-il. Leur objectif ? “La démission de Touadéra”./////////////.

A Niakari et les villages alentours, les commerces sont fermés, comme les écoles, et les centres de santé ne fonctionnent plus. Les miliciens en armes font peur./////////////.

“S’ils ne quittent pas ces localités, il sera difficile de reprendre les cours et si les enfants restent à la maison, ce sont les rebelles de demain que nous allons fabriquer”, se lamente la préfète./////////////.

Victoire Ngokpou a choisi de mettre sa famille à l’abri, juste de l’autre côté de la rivière Mbomou, en République démocratique du Congo (RDC)./////////////.

Psychologue à l’hôpital de Bangassou, elle loue une chambre dans une maison en terre battue, désormais cernée par un camp de réfugiés. “Mais certains de mes collègues de l’hôpital sont entassés à plus de 15 dans des abris en bâches de plastique”, lâche-t-elle./////////////.

Chaque matin, Victoire fait le trajet inverse en pirogue pour aller au travail. Sur l’autre rive, elle enfourche une moto sous le regard des Casques bleus marocains qui gardent l’entrée du pays./////////////.

A l’hôpital, soutenu par Médecins sans frontières (MSF), son bureau est cerné par des déplacés venus chercher une protection. “Pas mal de gens ont perdu leurs biens, leurs parents. Et puis même, entendre les crépitements des armes, certains ne le supportent pas”, explique la psychologue./////////////.

Mme Benguere a fini sa visite, elle salue les déplacés et repart avec son escorte. Elle voudrait voir les rebelles partir aussi, mais bon nombre sont des enfants de la région… /////////////.

C’est tout le problème. Le gouvernement égrène depuis 10 jours les villes “reprises” grâce à ses “alliés” russes et rwandais, mais à Bangassou, comme dans d’autres villes, tant que la présence de l’Etat n’y sera pas durablement rétablie, la vie normale ne reprendra pas. Les rebelles sont partout, en armes en brousse ou incognito dans leurs villages.

Avec AFP

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Alerte info : déclenchement d’une offensive contre des positions de l’UPC à Bambari

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bambari, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 14:01:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les soldats de l’armée nationale, appuyés par les gendarmes, les rwandais et les mercenaires russes ont mené, il y’après d’une heure, une offensive contre les positions des rebelles de l’UPC à Bambari. La Minusca demande à tout le monde de se mettre à l’abri, et les détonations d’armes de feu se poursuivent.

 

Quelques heures après l’entrée à Bambari d’une dizaine des camions remplit des mercenaires russes, rwandais et les militaires de l’armée nationale en provenance de Bangui, une offensive musclée est menée dans le quartier musulman de Bambari où se trouve la base militaire de l’UPC.

Actuellement, l’offensive des forces loyalistes se poursuit au quartier Bornou, élevage où se trouve la résidence privée du chef rebelle Ali Darassa.

Rappelons que le renfort des forces loyalistes est arrivé aujourd’hui  vers 8 heures du matin, et l’offensive est déclenchée vers 13 heures.

Cependant, au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre, les forces loyalistes ont contre attaqué les positions des rebelles. L’affrontement est aussi en cours.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’insécurité dans les périphéries de Bangui, près d’un millier des déplacés appellent à l’aide

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Débandade au quartier PK12 lors des affrontements opposant les rebelles de la CPC et les forces de l’ors le 13 janvier 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 04:05:16 ( Corbeaunews-centrafrique ). Près d’un millier des déplacés des quartiers Yassara, Yassinda,  Voudambala, Nguito-source, Bangui Kpoka  et Gbogboro appellent le gouvernement et les ONG nationales internationales à l’aide humanitaire d’urgence. Leur condition de vie se détériore chaque jour depuis leur arrivée dans une église à Gobongo 2, dans le huitième arrondissement de Bangui.

 

L’aggravation de la situation dans les quartiers nord-Est de Bangui, notamment à Yassara, Yassinda,  Voudambala, Nguito-source, Bangui Kpoka  et Gbogboro, ou la violence a déjà forcé plusieurs milliers des personnes à fuir leur foyer ces deux derniers mois, préoccupe plus d’un.

Les attaques menées par des groupes armés contre les positions des forces de l’ordre depuis le 13 janvier 2021 dans la périphérie  de Bangui ont déplacé des femmes, des hommes et des enfants vers d’autres quartiers de la capitale. Mais depuis une semaine, à l’église Christ de Gobongo 2, dans le huitième arrondissement de Bangui, près d’un millier des déplacés des quartiers nord-Est de la  capitale qui ont trouvé refuge au sein de  ladite église ont appelé le gouvernement à l’aide. Ils plaident pour les conditions de leur vie qui se détériorent chaque jour.

« C’est vraiment déplorable. Des enfants et des femmes enceintes vivent dans des conditions difficiles. Elles n’ont pas de nappes, de l’eau pour se laver, de nourriture, voir même des médicaments. Vraiment il ne faut pas les oublier », déclare Monsieur Patient Sanga, l’un des habitants du quartier Yassinda.

Le nombre de ces déplacés augmente du jour en jour, et les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles.  c déplacés du site de l’église Christ n’ont reçu aucune aide humanitaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Le Président du CICR appelle les porteurs d’armes au respect du droit international humanitaire

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Le Président du CICR Peter Maurer, le 12 février 2021. Photo CNC/ Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, a achevé le vendredi 12 février 2021 sa visite de quatre jours en République centrafricaine. Lors de cette visite, le patron du CICR a rencontré le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, les représentants du gouvernement et s’est entretenu avec les leaders communautaires. Il s’est également rendu à Kaga-Bandoro, où l’accès aux soins de santé reste un défi majeur.

 

En fin de visite en Centrafrique, le Président du CICR a présidé avec le Chef de la délégation du CICR-RCA et le Président de la Croix Rouge Centrafricaine, une conférence de presse. Lors de cet échange avec les professionnels des médias, plusieurs points ont été abordés, dont l’un est le respect du droit international humanitaire, surtout dans un contexte marqué par la recrudescence des violences armées dans le pays.

Pendant que les affrontements entre les forces loyalistes et négatives se poursuivent dans plusieurs parties du pays avec en toile de fond la dégradation de la situation humanitaire de plusieurs personnes qui ont quitté leur foyer pour trouver ailleurs un semblant de sécurité.  Cette situation préoccupe le CICR qui appelle les porteurs d’armes au respect du droit international humanitaire.

« Quand le président du CICR vient dans un tel contexte, c’est pour parler du droit international humanitaire dans son ensemble. La protection des populations civiles, des hôpitaux, du traitement humain des détenus et de la conduite des hostilités selon les règles du droit international humanitaire se sont tous des chapitres dont nous parlons depuis avec les acteurs du conflit armé », a réitéré Peter Maurer, Président du CICR.

Dans ce contexte marqué par les combats armés entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les forces gouvernementales, le CICR compte formuler des recommandations visant à toucher d’avantage les acteurs armés sur les théâtres de combats.

« La persistance des combats depuis le mois de décembre dernier. Il avait une pertinence encore plus accentuée de parler ou de faire des recommandations et de voir comment on peut atteindre d’avantage d’acteurs armés pour assurer ce respect au droit international humanitaire », a dit le président du CICR.

Par ailleurs, le CICR rappelle à toutes les parties impliquées dans les violences la nécessité d’avoir des comportements conformes et respectueux et de veiller à ce que les personnes civiles et hors de combat, de même que des biens individuels et collectifs soient respectés et épargnés.

Le président du CICR dénonce les intimidations, menaces et attaques contre les travailleurs humanitaires qui selon lui, deviennent monnaie courante et mettent en péril l’assistance qu’ils veulent apporter. « Les violences signalées contre les humanitaires ont augmenté de 40% entre 2019 et 2020 », a-t-il conclu.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : les rebelles de la CPC affirment avoir pris un mercenaire russe en otage

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Bambari, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 08:56:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont affirmé à CNC avoir pris un mercenaire russe en otage, puis assassiné plusieurs d’autres  dans les combats qui les ont opposé aux forces gouvernementales le 10 février à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy.

 

Le mercredi 10 février, vers 10 heures du matin, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les mercenaires russes de la société Wagner, ont mené une opération de démantèlement d’une barrière illégale érigée par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy. Au cours de cette opération des forces loyalistes, deux rebelles auraient été capturés, ce qui n’aurait pas plu à ses camarades rebelles  qui ont contre-attaqué  les positions des forces gouvernementales qui ont réussi à repoussé l’attaque, mais aussi mettre en déroute les assaillants qui ont du fuir leur principale base logistique et opérationnelle au profit des forces loyalistes qui renforcent désormais leur position dans le secteur, selon le gouvernement. Mais l’une de nos équipes, qui est arrivée sur le lieu, a constaté la présence toujours des rebelles de la CPC dans le secteur.

«  Le mercredi et jeudi dernier, il y’avait eu bel et bien un affrontement ici, mais nous avons mis en échec les mercenaires russes et leurs alliés », a indiqué un officier de la CPC interrogé par CNC.  « Nous avons pris un mercenaire russe en otage, et assassiné plusieurs d’autres. Nous avons également détruit leur camion », poursuit-il.

Cependant, à la Croix-Rouge et au MSF, on nous confirme qu’il y’avait eu bel et bien des corps qui sont amenés à la morgue ce jour, mais notre interlocuteur ne nous confirme pas le nombre exact.

Pour l’heure, la tension est toujours vive entre les forces loyalistes et les rebelles à Bambari et ses localités. Mais dans un mémorandum adressé à la Minusca,  une partie des habitants de Bambari demandent à la Minusca de prendre sa responsabilité pour la sécurisation de la population dans la ville. Elle dénonce les présumées « exactions » commises sur les civils par les mercenaires russes dans la ville et ses localités. Elle demande également le retrait des mercenaires russes de leur ville. D’après les signataires,  les mercenaires russes ne sont intéressés que par le sous-sol du pays et non à la sécurisation de la population, comme témoigne leur intérêt pour la ville minière de Ndassima (exploitée par la société « MIDAS RESSOURCE », réputée proche de la Russie, mais aussi les localités de la Lobaye, où la forêt est exploitée par la société russe Lobaye Invest ».

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un colonel des eaux et forêts assassiné à son domicile du PK13 par les requins

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Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 février 2021, 06:35:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme a été froidement abattu chez lui en présence des membres de sa famille dans la nuit du vendredi à samedi 13 février 2021. Ses assassins, identifiés comme des éléments de la milice « requins », ont lancé un mot choquant aux membres de sa famille alors qu’ils venaient juste de l’abattre de plusieurs projectiles.

 

Le domicile de la victime est situé à l’entrée  de la résidence de l’ancien ministre Sylvain Ndoutingaye au quartier PK13 sur la route de Boali.

D’après certains témoins de la scène interrogés par la rédaction du CNC, la victime aurait eu une altercation avec un membre d’autodéfense de son quartier quelques heures plutôt avant son assassinat par les « requins ». On ignore s’il y’a un lien entre les deux faits, mais une chose est sure, la milice d’autodéfense du quartier PK13 semble travailler la main dans la main avec la milice du pouvoir les « requins ». Mais le plus étonnant et plus choquant dans cette affaire, après l’assassinat de cet officier paramilitaire, les assassins ont pris le soin de dire aux membres de sa famille que « c’est bien fait pour sa gueule, et il n’a rien vu encore ». C’est qui montre clairement que l’origine de son meurtre au premier degré est probablement liée à l’altercation qu’il avait eu quelques heures plutôt avec un membre de la milice d’autodéfense du quartier PK13.

Notons que depuis l’instauration du couvre-feu et de l’État d’urgence dans le pays, l’assassinat extrajudiciaire, l’arrestation et la détention arbitraire se multiplient quotidiennement dans le pays.

Affaire à suivre…

 

 

RCA : Aliou Bobili, une figure du camp de la paix s’est éteinte à Bria

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Monsieur Aliou Bobili

 

Bria, République centrafricaine, lundi 15 février lundi, 15 février 2021, 18:51:32 ( Corbeaunews-centrafrique ). Monsieur Aliou Bobili, figure centrale  du mouvement pour la paix intercommunautaire à Bria est décédé le vendredi 12 février à Bria à l’âge de 54 ans, a annoncé sa famille.

 

 

De nationalité centrafricaine, Monsieur Aliou Bobili est issu de la communauté Peul de la Haute-Kotto. Il est surtout connu pour son engagement pour une solution pacifique à la crise qui a secoué le pays, mais également pour ses efforts en faveur d’une véritable réconciliation intercommunautaire à Bria au plus fort de cette crise.

Âgé d’une cinquantaine d’année, Monsieur Aliou Bobili est décédé à l’hôpital préfectoral de Bria dans la journée du vendredi 12 février 2021 de suite d’une courte maladie.

En effet, selon ses proches interrogés par CNC, Monsieur Aliou Bobili s’est rendu en personne quelques heures plutôt à l’hôpital pour son soin post opératoire, en particulier le changement du pansement suite à une intervention chirurgicale qu’il avait subi trois jours plutôt. Mais contre toute attente, c’est l’hôpital qui appelle sa famille pour leur annoncer son décès.

Pour les membres de la communauté musulmane et chrétienne de Bria, la disparition de Monsieur Aliou Bobili est non seulement douloureuse pour sa famille, mais est également une lourde perte pour les différentes communautés de Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

11 civils, trois soldats tués dans une attaque

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RDC : 11 civils, trois soldats tués dans une attaque

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins onze civils et trois soldats ont été tués dimanche dans une attaque attribuée au groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) en Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, selon l’armée qui affirme avoir tué quatre assaillants.

Les ADF ont fait incursion dans la localité de Ndalya et “ont tué au moins onze personnes”. Dans les combats qui ont suivi, “trois éléments des forces armées sont tombés” tandis que l’armée a “neutralisé quatre éléments ADF”, a déclaré à l’AFP le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée dans la province de l’Ituri./////////////.

“L’ennemi s’est retiré dans la brousse, nous continuons à le poursuivre pour que nous puissions mettre notre population hors du danger”, a-t-il ajouté./////////////.

La localité de Ndalya est située dans la chefferie de Walese Vonkutu, dans le territoire d’Irumu, à une centaine de km de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri./////////////.

Les ADF sont à l’origine des rebelles musulmans ougandais, installés dans l’Est de la RDC depuis 1995. Ils n’attaquent plus l’Ouganda voisin depuis des années, mais commettent régulièrement des massacres depuis octobre 2014 dans la région de Beni, lesquels ont fait plus d’un millier de morts./////////////.

Ces combattants sont considérés actuellement comme les plus violents dans le territoire de Beni. Leurs attaques touchent depuis quelques mois les territoires voisins d’Irumu et Mambassa dans la province de l’Ituri./////////////.

Après quelques semaines de relative accalmie, des attaques attribuées aux ADF ont repris dans les territoires de Beni et d’Irumu./////////////.

Entre juillet et décembre 2020, des attaques attribuées aux combattants ADF ont fait “468 (…) tués dont 108 femmes et 15 enfants” dans les territoires de Beni, Irumu et Mambassa, selon un récent rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme./////////////.

Dans le territoire de Beni, l’armée a lancé, fin octobre 2019, des opérations d’”envergure” avec pour objectif de mettre fin à l’activisme des ADF dans la région. Les forces gouvernementales avaient ensuite affirmé avoir délogé les ADF de tous les sanctuaires qu’ils occupaient./////////////.

Les combattants ADF opèrent désormais en “petits groupes mobiles”, ont affirmé des experts des Nations unies dans un rapport adressé au Conseil de sécurité en décembre.

Avec AFP/VOA
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La Guinée en “situation d’épidémie Ebola”, l’OMS envoie de l’aide

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La Guinée en “situation d’épidémie Ebola”, l’OMS envoie de l’aide

Bangui ( République centrafricaine ) – “Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience”, a déclaré devant la presse le professeur Alfred George Ki-Zerbo à l’issue d’une réunion avec les autorités sanitaires de ce pays d’où était partie en 2013 la pire épidémie d’Ebola.

“L’arsenal est aujourd’hui plus étendu et nous devons en tirer profit pour pouvoir circonscrire cette situation le plus rapidement possible. L’OMS est alertée à tous les niveaux, au niveau du siège et en lien avec le fabriquant (de vaccins), pour que les doses nécessaires soient mises à disposition le plus rapidement possible pour aider à cette riposte”, a-t-il ajouté./////////////.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’actuelle République démocratique du Congo (RDC)./////////////.

Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique./////////////.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins, l’épidémie en Afrique de l’Ouest s’était achevée en 2016 après avoir atteint 10 pays, dont l’Espagne et les Etats-Unis, provoquant plus de 11.300 morts pour quelque 28.600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone./////////////.

La Guinée est à nouveau en “situation d’épidémie” de fièvre hémorragique Ebola, après l’apparition ces derniers jours dans le sud-est du pays de sept cas, dont trois mortels, déclaré à l’issue de cette réunion d’urgence le patron de l’agence sanitaire guinéenne, Sakoba Keïta./////////////.

“La situation par rapport à 2014 est très différente, puisqu’à l’époque, on avait mis 3,5 mois pour le diagnostic alors que cette fois-ci on a mis moins de deux semaines”, a-t-il relevé./////////////.

“Sans compter que le vaccin aussi existe et est à portée de main à Genève”, le siège de l’OMS, a-t-il ajouté.

Avec Lalibre.be
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au moins 11 morts dans des attaques à Lubumbashi

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RDC : au moins 11 morts dans des attaques à Lubumbashi

Bangui ( République centrafricaine ) – Des miliciens indépendantistes Bakata-Katanga ont lancé un assaut très tôt dimanche matin sur deux camps militaires de la ville.

Lubumbashi s’est réveillé ce dimanche matin au bruit des balles. Dans plusieurs quartiers du chef-lieu de la province du Katanga, au sud de la RDC, des habitants racontent avoir entendu des tirs./////////////.

A l’origine se trouvel’attaque très tôt au lever du jour de deux sites militaires par des miliciens indépendantistes Bakata-Katanga, comme le rapportent plusieurs sources. “Il s’agit du camp militaire de Kimbembe et de celui de Kibati”, explique Jeff Mbiya Kadima, un responsable de la société civile. /////////////.

Lubumbashi est la deuxième ville de la RDC/////////////.

Selon Radio Okapi, les attaques ont notamment visé des dépôts d’armes au camp de Kimbembe/////////////.

“Pour l’instant, le bilan fait état de onze morts, dont six morts du côté des insurgés, quatre éléments des forces de l’ordre et un civil”, a déclaré le maire de la ville de Lubumbashi, Ghislain Robert Lubaba Buluma./////////////.

Ce bilan pourrait cependant encore évoluer. D’autres sources évoquent en effet un bilan de 12 morts. /////////////.

Le calme était cependant revenu en ce début d’après-midi, comme nous le confirme notre correspondant sur place Patrick Kasondé. Le maire a par ailleurs appelé les habitants de la ville à retourner vaquer à leurs occupations./////////////.

A Lubumbashi, qui se trouve dans la riche région minière du Katanga, des incursions des milices indépendantistes sont régulières. Lors de la précédente attaque le 26 septembre 2020, deux policiers et un soldat avaient été tués.

Avec DW français
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Alerte info  : environ 5 jeunes hommes kidnappés par les rebelles de la CPC à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun

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Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.

 

Béloko, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 11:31:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les faits se sont produits il y’a quelques minutes au plein centre-ville de Cantonnier, une ville centrafricaine à la frontière avec le Cameroun.

 

Selon les témoins de la scène, l’acte de kidnapping a eu lieu non loin du Motel Kadéi, ou les rebelles ont fait leur apparition aux environs de 16h40. L’âge des otages varie de 16 à 19 ans, selon des sources locales qui évoque également la scène de panique et d’émotion au sein de leur famille.

D’après les rumeurs qui circulent en ce moment à Cantonnier, ces jeunes ont été kidnappés  pour la simple raison qu’ils avaient manifesté leur joie au moment de l’arrivée des soldats FACA et les russes dans la localité. Ils ont tous été menottés avant d’être emmenés à une destination inconnue. Mais d’autres sources parlent du Cameroun.

Pour l’heure, les Mercenaires russes, basés à Béloko, viennent d’arriver à Cantonnier, et ils comptent pourchasser les ravisseurs afin de libérer les cinq jeunes hommes pris en otage.

Notons que les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes et rwandais ont repris le contrôle total du corridor Bangui – Béloko et Cantonnier il y’a quelques jours. Mais à leur arrivée, ils se sont basés qu’à Béloko et non à Cantonnier, dernière ville centrafricaine avant la frontière du Cameroun.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

à Bouar, une accalmie après une visite des responsables religieux

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Centrafrique : à Bouar, une accalmie après une visite des responsables religieux

Bangui ( République centrafricaine ) – Du 8 au 9 février 2021, les leaders de la Plateforme des confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) ont effectué une mission de paix à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. À cette occasion, ils ont demandé aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) de ne pas privilégier les armes comme moyen de résolution des différends.

Alors que la Centrafrique vit une période de grande instabilité depuis la veille des élections du 27 décembre 2020, des membres la Plateforme des confessions religieuses se sont rendus à Bouar, dans l’Ouest de la Centrafrique, première ville garnison du pays, les 8 et 9 février./////////////.

De violents affrontements y avaient eu lieu le 9 et 17 janvier entre troupes de la Coalition des groupes armés pour le changement (CPC) et forces de l’ordre. Cette situation avait poussé plusieurs milliers de personnes à quitter leur domicile pour se retrancher dans des camps./////////////.

La délégation de la Plateforme des confessions religieuses qui s’est rendue sur les lieux en médiatrice, comptait six membres. Il s’agit, pour le compte des Églises protestantes, de l’apôtre Nicolas Ngbangou Nguerekoyame, du pasteur Nicolas Simplice Singa Gbazia, président des alliances évangéliques en Centrafrique (AEC) et pour le compte des musulmans, de l’imam Abdoulaye Ouasselegue et de l’imam Houssein. Les catholiques étaient représentés par Clarisse Manehou, présidente des femmes chrétiennes catholiques et par l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga/////////////.

Une situation humanitaire désastreuse/////////////.

« Notre but était de rencontrer nos frères et sœurs de Bouar qui, depuis un mois, étaient dans une prison à ciel ouvert. Ils ne pouvaient plus sortir ni vaquer à leurs activités champêtres, explique le cardinal Dieudonné Nzapalainga qui décrit une situation humanitaire catastrophique. Nous avons trouvé des femmes qui venaient d’accoucher dans des conditions très difficiles. Six nouveaux-nés nous ont été présentés faisant vraiment penser à la situation de Jésus dans la crèche »./////////////.

En outre, de nombreux déplacés dorment sous des arbres car n’ayant plus de place dans les salles du site d’hébergement. La route pouvant permettre aux humanitaires d’accéder au camp de réfugiés a été bloquée par les rebelles, coupant totalement les déplacés du reste du pays. « Le programme alimentaire mondial avait distribué de la nourriture qui a été vite consommée et depuis près d’un mois, il n’y a plus rien, alerte encore l’archevêque de Bangui. À notre arrivée, la foule criait ‘nous avons faim’! »/////////////.

Lueur d’espoir/////////////.

Petite lueur d’espoir, à l’annonce de l’arrivée de la délégation de la Plateforme des confessions religieuses, les troupes du groupe armé 3 R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) – membres de la CPC- qui assiégeaient Bouar, avaient accepté de quitter la ville. « Nous avons eu au téléphone les responsables de ce groupe qui nous ont dit ‘on a appris que des hommes de Dieu arrivent, nous ne voulons pas la guerre, nous allons donc nous retrancher’ », assure la Plateforme des confessions religieuses./////////////.

Les 8 et 9 février, une accalmie s’est effectivement installée durant la visite des chefs religieux. Le 9 février, les forces loyalistes ont repris la ville et le porte-parole des 3 R a publié un communiqué assurant que les humanitaires ne seraient pas inquiétés./////////////.

Lucie Sarr

Avec LaCroix

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RCA : la ville de Bozoum sous tension d’attaque, les rebelles du CPC se positionnent

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Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Paoua, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 07:03:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bozoum, située à environ 385 kilomètres au nord-ouest de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé est sous tension d’attaque depuis 48 heures. Les rebelles se positionnent partout dans la ville, et une opération de réquisitionnent des motos des particuliers ont également été menées par les rebelles dans la ville.

 

 

Si les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, chassés des villes de Yaloké, Bossemptélé, Baoro et Bouar   par les forces gouvernementales, nombreux se sont repliés dans la ville de Bozoum après leur fuite.

Selon des rumeurs qui circulent dans la ville, les forces gouvernementales vont bientôt pénétrer dans les préfectures de l’Ouham-Péndé et de l’Ouham afin de chasser les rebelles du CPC de ces localités, et la porte d’entrée est la ville de Bozoum selon leur propre terme.

D’ores et déjà, les rebelles se positionnent et ils ont incendié le pont de Bambalou, situé sur l’axe Bossemptélé. Et depuis jeudi, on voit arriver à Bozoum des renforts des rebelles venus de Koui et  de Bossangoa pour attendre une éventuelle attaque des forces loyalistes.

Alors, la question qui est sur toutes les lèvres est celle du deuxième tour du scrutin législatif et des partielles dans ces localités. Comment le gouvernement va-t-il organiser ces élections dans des circonstances pareilles ?

Affaire à suivre…

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : reprise des combats vendredi soir à Ndassima entre les rebelles de l’UPC et les FACA appuyés par les mercenaires russes

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Bambari, République centrafricaine, samedi, 13 février 2021, 06:29:08 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats étaient très violents ce vendredi matin et soir entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) appuyés par les paramilitaires Russes  de la société Wagner. Les forces loyalistes contrôlent toujours la localité minière de Ndassima, mais les rebelles sont aussi dans le parages.

 

Si les forces loyalistes, soldats FACA et Mercenaires russes ont pu progresser jusqu’à Ndassima au milieu d’une résistance farouche des rebelles de l’UPC, ce vendredi, ces derniers ont reçu des renforts venus de Bria et mènent à nouveau des attaques contre les forces loyalistes basées à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy jusqu’à la ville minière de Ndassima.

Selon des témoins de la scène, en dépit de l’intervention des hélicoptères russes dans le combat ce vendredi, les rebelles ont pu calciner et détruire quelques véhicules des forces loyalistes à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy. Ils ont mené aussi des offensives à Ndassima, mais les forces loyalistes repoussent l’attaque et contrôlent toujours la zone.

Ce vendredi 12 février 2021 aux environs de 19 heures, les combats ont repris à Ndassima entre les belligérants avant de cesser vers 23 heures.

Pendant ce temps, à Bambari, c’est l’inquiétude qui domine au sein de la population. On redoute un embrasement de la situation dans la ville.

Pour l’heure, l’école, les hôpitaux et l’administration sont paralysés à Bambari centre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’ancien Président François Bozizé ainsi que ses enfants , sans oublier monsieur Maxime Mokome sont radiés de l’armée

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments. 

Bangui, République centrafricaine, samedi 13 février 2021, 23:44:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le décret de radiation de l’armée de l’ancien Président François Bozizé  et ses enfants ainsi que monsieur Maxime Mokome, l’ancien ministre du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) et autres militaires en rébellion  ou impliqué a été diffusé à la radio nationale par le porte-parole de la présidence, Albert Yaloké. Un signal fort du chef de l’État à l’endroit de l’ancien Président   et ses amis de la coalition des patriotes pour le changement qu’il y’aura pas d’un dialogue comme l’a recommandé les chefs d’État et du gouvernement lors de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs  le 29 janvier dernier en Angola.

 

Selon le décret lu ce vendredi 12 février à la radio nationale, l’ancien Président François Bozizé et ses deux enfants ainsi que l’ex-ministre du DDRR Maxime Mokome sont définitivement radiés de l’armée nationale. Motifs évoqués : atteinte à la sureté de l’État,  association des malfaiteurs et  appartenance à la rébellion de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Ancien auxiliaire de la police nationale, puis intégré dans la fonction publique au grade du commissaire de police par le ministre Jean-Serge Bokassa, Monsieur Maxime Mokome, ex-chef milicien Anti-Balaka  avait été nommé ministre du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 06 février 2019.

En fonction au moment de sa fuite vers Bossangoa il y’a près de deux mois, le ministre Maxime Mokome et son chargé de mission, Monsieur Igor Lamaka, ex-porte-parole de la milice Anti-Balaka, sont désormais accusés formellement par le gouvernement d’être complices de l’ancien Président François Bozizé, qui, à son tour, accusé d’être l’auteur de trouble postélectoral qui secoue actuellement le pays.

Soutenu par ses deux enfants, à savoir Francis Bozizé, l’ancien ministre, et Rodrigue Bozizé, capitaine de la gendarmerie, ainsi que d’autres militaires de l’armée nationale, l’ancien Président François Bozizé est rentré au maquis au mois de novembre après l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre dernier  par la Cour constitutionnelle  . Il a ouvertement soutenu une coalition des rebelles dénommée CPC, créée le 17 décembre 2020 qui réunit sept groupes armés du pays engagé dans des hostilités contre le pouvoir du Président Faustin Archange TOUADERA.

Le 13 janvier 2021, le CPC a mené une offensive contre les positions des forces de l’ordre dans la périphérie de la capitale. Celle-ci avait été repoussée par les forces loyalistes, suscitant la colère du pouvoir qui se met résolument à sanctionner les présumés auteurs de ces violences, allant jusqu’à les radier de l’armée nationale.

Le vendredi 29 janvier 2021, les chefs d’État de la région des Grands Lacs, lors de leur dernière conférence qui s’est tenue en Angola,  ont condamné les exactions commises et renouvelé leur engagement à privilégier le dialogue et la concertation pour sortir le pays de la crise actuelle.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : L’OIM lance le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans la région de l’Ouham-pendé

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De gauche à droite le chef de la mission par intérim de l’OIM-RCA , Kamara Mohamed et le chargé de communication Léo Torréton. Copyright CNC Jefferson
Cyrille YAPENDE.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 février  2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et ses partenaires lancent le projet d’amélioration de la résilience des communautés marginalisées dans les régions de l’Ouham-pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

L’annonce officielle du lancement de ce projet a été faite ce vendredi 12 février 2021 à Bangui par Kamara Mohamed, chef de mission par intérim de l’OIM-RCA.

Ce projet financé par l’Agence de Coopération Internationale Coréenne (KOICA), vise à renforcer un appui aux autorités locales et administratives, aux organisations de la société civile, aux comités locaux et les membres des différentes communautés de cette contrée de la Centrafrique.

Pour la réalisation de ce projet, trois sous-préfectures de l’Ouham-pendé : Paoua, Bozoum et Bocaranga seront ainsi couvertes par les multiples actions visant à améliorer la résilience des communautés marginalisées. Et ceci, grâce à une approche participative qui selon l’OIM rassemblera les autorités locales, les ministères compétents et les communautés pour rétablir les services de base et l’autonomisation économique des jeunes.

Kamara-Mohamed, Chef de mission par intérim de l’OIM-RCA a justifié ce projet comme un moyen permettant de renforcer la responsabilité du système administratif politique, appuyer l’autonomisation économique pour l’égalité des genres et aussi fédérer les énergies pour mobiliser les citoyens et les politiques au niveau régional.

« L’OIM est convaincue que les avancées en faveur de l’autonomisation des jeunes, en particulier en République centrafricaine constituent un levier déterminant pour des sociétés justes et durables. Ces avancées ne pourront que s’il existe une société civile diversifiée, robuste et capable de conduire des actions collectives »a rassuré le chef de mission par intérim.

Par ailleurs, l’OIM a déjà réalisé à travers ce projet plusieurs activités entre autres, la présentation du projet aux autorités locales et administratives des trois (3) sous-préfectures ; la mission d’évaluation et de ciblage des zones du projet durant laquelle 988 personnes dont 457 femmes ont été enquêtées et l’identification de 1500 bénéficiaires et le profilage de 885 bénéficiaires dont 440 femmes et 445 hommes sur l’ensemble des 2 000 bénéficiaires dudit projet.

Le projet qui, normalement devrait débuter en 2019 pour s’achever au courant de l’année 2022, a pris du retard  à cause de la pandémie du COVID-19 qui n’a pas épargné la République centrafricaine, et aussi la situation dégradante de la sécurité dans le pays. Le coût total de ce projet s’élève à 4,65 millions de dollars.

  

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tel : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE : LES NÉGOCIATIONS AMBIGUËS DE LA DIPLOMATIE SOUS RÉGIONALE AU CŒUR D’UN DIALOGUE POLITIQUE SANS NATURE NI FORMAT. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 21:49:54 ( Corbeaunews-centrafrique ). Au demeurant de la longue et historique crise politique centrafricaine, les autorités légitimes issues des élections groupées du 30 mars 2016 ont pris unilatéralement l’initiative de négocier exclusivement avec les groupes armés devenus par le succès forcé de l’événement un partenaire incontournable du quinquennat. L’on se souvient encore de la rencontre de Lyon en 2019 avec la diaspora centrafricaine où le chef de l’état était tellement confiant aux termes de l’accord de Khartoum qu’il a déclaré que si c’était à refaire, il allait le faire.

 

La cohabitation avec les groupes armés non conventionnels qui ne respectent pas leurs engagements à grippé le processus électoral et le président de la république a été réélu aux forceps nonobstant des manquements graves et multiples à la législation électorale.

En conséquence de ce qui précède, les partis politiques qui représentent l’ossature de l’opposition démocratique ont rejeté unanimement les résultats des élections proclamés par la cour constitutionnelle qu’ils accusent d’être inféodée au simulacre. Dans les mêmes circonstances de temps, les groupes armés non conventionnels réunis dans une nouvelle coalition encadrée par l’ancien président Bozizé s’inscrivent dans la même logique et réclament comme les partis politiques l’annulation des élections et la tenue d’une concertation nationale. Le pouvoir de Bangui voulant s’entêter a précipitamment cédé sous de multiples pressions sur le principe du dialogue politique. C’est ainsi que dans son discours du 6 février marquant la deuxième anniversaire de l’accord de Khartoum, le chef de l’état a officiellement annoncé la tenue d’une concertation politique avec les forces vives de la nation sans déterminer les termes de référence afin d’enclencher le processus de dégel de la crise politique.

Dès lors, beaucoup de fanatiques et surtout ceux qui se réclament centrafricains que d’autres se focalisent sur le personnage hybride de Bozizé sans connaître la définition étymologique, le contexte et l’aboutissement d’un dialogue politique.

A l’origine, le concept lexical de « dialogue politique » désigne un générique médiatique pour désigner simplement une négociation entre les parties en conflit. Ainsi, lors d’une guerre ou d’un malentendu politique, deux (2) ou plusieurs groupes qui ont une vision et compréhension différente du problème discutent pour aboutir à un solution politique consensuelle autrement appelée compromis. Ce compromis est ainsi revêtu d’une force légale qui s’impose à l’architecture juridique nationale pour le bien être du peuple.

Parallèlement à l’annonce du président de la république sur la tenue d’un dialogue inter-centrafricains, les émissaires des chefs d’état de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) sans avisés les autorités centrafricaines rencontrent une délégation des groupes armés sur le territoire tchadien avec un ordre du jour non connu à ce jour alors que nul n’ignore que « ce qui se fait sans nous est toujours contre nous »…ce comportement ambigu sans dépasser le seuil du tolérable s’apparente à une ingérence portant atteinte à la souveraineté de notre chère nation.

Choqué par cette démarche mafieuse, le citoyen lambda s’interroge :

Quelles sont les véritables attentes ou les objectifs recherchés de ce dialogue politique ? Ce dialogue politique se tiendra où et quand ? Ce dialogue sera encadré par quel organisme qui nous promettra un gage d’impartialité et de neutralité ? Quelles seront les participants concernés par le dialogue ? Le caractère inclusif du dialogue concerne t-il aussi les groupes armés ? Sinon, la capacité de nuisance de la coalition des forces négatives ne sera pas un obstacle au résultat escompté et à l’efficacité du dialogue politique ?

Par ailleurs, pourquoi et pour quels intérêts les émissaires de la CEEAC ont organisé une rencontre mafieuse avec les groupes armés et surtout à l’insu des autorités centrafricaines ? Enfin, ce dialogue politique tant souhaité va t-il respecter l’esprit et la lettre du forum de Bangui de 2015 ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes, il apparaît important de souligner que par principe nous ne partageons pas l’idée de dialoguer ou de négocier avec les fossoyeurs de la république mais il y’a des circonstances qui imposent la sauvegarde des intérêts supérieurs de la nation d’où la nécessité de pactiser avec le diable sans amnistie ni impunité. Nous sommes sans ignorer que le but recherché du dialogue politique n’est pas de gérer les conséquences de la crise mais d’extirper les causes profondes afin de pérenniser la paix facteur de tout processus de développement.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 12 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA :  Du diagnostic à la thérapie, l’an II de Khartoum à peine voilé ?

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 21:57:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). S’il est un détail important qui aurait échappé aux commentateurs de l’actualité centrafricaine, c’est surement le diagnostic de la mise en œuvre de l’accord de Khartoum fait par le Président Touadéra qui n’a pas permis de proposer la thérapie conséquente à ce mal dont souffrent les centrafricains.

 

Finalement, pour peu d’honneur que l’on pourrait donner à la ligne politique des autorités centrafricaines, la célébration du deuxième anniversaire de l’accord dit de Khartoum avait bien eu lieu ce 06 Février 2021 ; du moins quelques chefs rebelles loyaux ont promis de croire à la logique de Khartoum ; ca rassure et Monsieur Touadéra y met sa foi.

Deux après, au lieu de la dissolution pure et simple des groupes armés, l’on a assisté plutôt à une alliance contre nature entre ceux qui se regardaient jadis en « chiens de faïence ». Cependant, le Chef de l’Etat aussi bien que son Premier-ministre crie au satisfécit, ignorant que Khartoum a été tout sauf un accord.

Non ! Il ne faut pas perdre de vue que le Chef de l’Etat centrafricain avait fait le mini-diagnostic de l’APPR/RCA ; des chefs rebelles nommés aux hautes fonctions de la République ; le Désarmement des groupes armés amorcé, les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité mises en place ; bref, Touadéra a dit avoir fait sa part de job face à la roublardise de des ex-partenaires. Mais est ce que cette litanie de réalisations gouvernementales permet-elle de soigner le mal dont le souffre le pays ?

Vigoureusement, encore non ! De nombreux enjeux se sont invités dans l’accord politique de Khartoum, le deal n’a pas marché et on est retourné à la case de départ. La vraie question à laquelle le dirigeant centrafricain devrait y répondre, c’est plutôt que faire pour permettre de rectifier les tirs ?

Pourtant, curieusement, le Chef de l’Etat laisse entendre que sa main reste encore tendue pour permettre aux rebelles de revenir dans l’accord ? Cette fois, ca tombe net, puisque tel un diacre, le prince de Bangui attendrait-il les chefs rebelles habitués aux millions russes revenir dans cet accord. Dingue n’est-ce pas ? Car, revenir dans la République pour ces groupes armés, ce serait donc dire à un scorpion de ne point piquer, connaissant bien sa nature. Il se passe de choses curieuses sous nos cieux !

A ce niveau, les lecteurs impatients nous demanderont, que proposons-nous dans ce cas de figure pour permettre de redresser le pays et rétablir la sécurité ? La réponse est simple et c’est ce que le Chef de l’Etat centrafricain semble avoir déjà trouvé.

Il faut ouvrir sincèrement le dialogue avec les forces vives de la nation, car cette guerre que nous annoncions ne se gagnera pas sans les forces politiques du pays. Si nous sommes en guerre, ce n’est pas seulement contre le fauteuil de Touadéra, c’est bien contre la stabilité des institutions de la République ; une raison de plus de mobiliser toutes les forces de la République pour gagner.

Mais, est-ce que le rassemblement de toutes les forces politiques permettra-t-elle de gagner la guerre par coups de bâton magique ? C’est à cela qu’il faut à nos autorités se poser, s’entourer de gens compétents, relancer la machine diplomatique, plaider pour la levée totale de l’embargo, cesser de faire tous compromis parallèles avec les forces rebelles, définir une nouvelle politique sécuritaire adaptée à notre contexte afin de mettre hors d’état de nuire les rebelles sans foi, ni loi.

Touadéra saura-t-il engager le nécessaire et sincère dialogue pour sauver son pays ? Tel un bateau, l’homme du 30 Mars a donc le gouvernail quitte à lui de sauver ce qui est possible pour notre survie.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

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Contrebande : des ressortissants chinois interpellés avec 140 millions de Fcfa de lingot d’or

Bangui ( République centrafricaine ) – Les prises s’enchaînent pour les douanes camerounaises. La prouesse émane du Bureau principal des douanes hors classe de Garoua Boulai. Ce poste douane placé sous le commandement de Médard Feko, Chef de Bureau, a intercepté un important stock d’or illicite: 8 lingots au total: «une saisie exceptionnelle», d’après le Chef de Bureau principal. C’est lors d’une fouille minutieuse de bagages que la curieuse cargaison a été découverte. Transportée par un opérateur économique de nationalité chinoise, réfugié au Cameroun et en provenance de la République centrafricaine. Les faits rendus publics seulement ce 10 février 2021 par les douanes camerounaises, se sont déroulés en réalité le 28 janvier 2021. D’après les responsables des douanes camerounaises de Garoua Boulai, le stock de lingot d’or saisi est approximativement évalué à 140 millions de FCFA.

De mémoire de saisies douanières, la prise de Garoua Boulai n’est pas inédite. Le 3 août 2019, une importante cargaison en provenance, une fois de plus, de la Région de l’Est, avait été stoppée net par les douanes camerounaises à l’aéroport international de Douala. Alors que ses détenteurs s’apprêtaient à prendre la destination de la Chine et des Emirats Arabes Unis, munis de la cargaison évaluée à 1,5 milliard de FCFA. 60 kilogrammes d’or au total. L’affaire avait provoqué un quasi-incident diplomatique entre le Cameroun et l’Éthiopie, dont la compagnie aérienne, Éthiopian Airlines, était impliquée. Il aura fallu un grand sens de la négociation de S.E Michael Muguleta Zewdie, l’Ambassadeur d’Éthiopie au Cameroun avec résidence à Abidjan, ainsi qu’une pondération diplomatique du ministre des Finances Louis Paul Motaze pour faire retomber la tension. 20,266 kilogrammes d’or de contrebande avaient par la suite été interceptés à l’aéroport international de Douala, le 27 octobre 2020. Soit 38 lingots d’une valeur de plus de 650 millions de FCFA. De sources douanières, la suite de la procédure prévoit soit le paiement de 10% de la valeur du colis, le pourcentage compromis ou une pénalité au Trésor public camerounais. Mais le stock d’or peut être également confisqué provisoirement pour besoin d’enquêtes ou rétrocédé à la Rca, ajoute une source. /////////////.

A la faveur de la crise en République centrafricaine, plusieurs centaines de réfugiés en provenance de ce pays voisin du Cameroun ont franchi les villes de Garoua Boulai, Kentzou ou Mbaiboum. Dont des opérateurs économiques chinois. Dans le même ordre, la Brigade mobile de Bonaberi, dans l’Arrondissement de Douala 4ème, a procédé ce 11 février 2021 à la saisie de 114 casiers de produits Guinness de contrebande en provenance du Nigeria. «La cargaison n’était couverte par aucun document de douane», apprendra-t-on d’un responsable de cette unité douanière. En 2020, dans le cadre de l’opération Halte au commerce illicite (Halcomi), les douanes camerounaises ont saisi des marchandises de contrebande d’une valeur de 10 milliards de FCFA. La contrebande et le trafic illicite de marchandises font perdre annuellement, indiquent les douanes camerounaises, plus de 200 milliards de FCFA. Le Nigeria demeure le principal point de départ de la contrebande et du commerce illicite, alors que la ville de Douala constitue la plaque tournante commerciale de ces produits: pièces d’étoffe, vins et spiritueux, explosifs, drogues, véhicules, téléphones portables, écailles de pangolin, huiles végétales, carburant frelaté etc….

— Fin de l’article —

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le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

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RCA : le HCR plaide pour un meilleur accès humanitaire alors que les déplacements de population s’intensifient

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 107.000 Centrafricains ont franchi les frontières du pays pour se réfugier dans les pays voisins. La majorité d’entre eux s’est retrouvée en République démocratique du Congo (RDC), qui a accueilli plus de 92.000 réfugiés, suivi du Tchad (6.726), du Cameroun (5730) et de la République du Congo (2.984).

De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires(OCHA) estime que plus de 100.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la RCA depuis le début de la crise en décembre. /////////////.

« La plupart vivent dans des conditions déplorables dans la brousse par crainte de nouvelles attaques contre leurs villages », a déclaré Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR./////////////.

Des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture/////////////.

Cela porte le nombre total de Centrafricains déplacés dans leur pays et dans la région à plus de 1,5 million. Il s’agit du près d’un tiers de la population totale du pays, qui s’élève à 4,8 millions d’habitants. /////////////.

Sur le terrain, les équipes du HCR ont fait état « de violations récurrentes des principes humanitaires sur les sites de déplacés ». /////////////.

D’une manière générale, l’agence onusienne continue de recevoir des rapports faisant état de graves violations des droits humains, notamment des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture. Le HCR signale aussi des cas d’extorsion, de vol à main armée, d’agression, de restriction de mouvement, d’expropriation et de pillage. /////////////.

« Les violences sexuelles – y compris contre de jeunes enfants – sont en augmentation en raison de l’insécurité régnante qui engendre un climat de non-droit et d’impunité », a ajouté M. Cheshirkov. /////////////.

Par ailleurs, les organismes humanitaires redoutent déjà les conséquences de la multiplication des attaques contre les travailleurs humanitaires et le blocage des principales voies d’approvisionnement. /////////////.

La flambée des prix peut atteindre 240% pour les aliments de base importés/////////////.

Une telle situation entrave la capacité du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations humanitaires à venir en aide aux Centrafricains déplacés à l’intérieur du pays. /////////////.

D’autant plus que la situation humanitaire sur le terrain s’est détériorée, aggravant les souffrances d’une population déjà vulnérable. Des organisations humanitaires ont été prises pour cible et ont vu leurs bureaux pillés et leurs véhicules volés. /////////////.

Selon l’OCHA, 66 incidents de ce type se sont produits en janvier, le nombre le plus élevé jamais enregistré en un mois en RCA. /////////////.

« En décembre 2020, un travailleur humanitaire a été tué et cinq autres blessés », a dit à la presse le porte-parole du HCR./////////////.

Plus largement, les affrontements, les opérations militaires et les barrages le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun empêchent la livraison des marchandises et provoquent « une flambée des prix dans les zones touchées qui peut atteindre 240% pour les aliments de base importés et jusqu’à 44% pour les produits locaux ». /////////////.

Le HCR est venu en aide à 740 foyers à Bouar/////////////.

« Cela a également un impact sur l’acheminement de l’aide humanitaire depuis la capitale, Bangui, avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui ont des besoins urgents en nourriture, en soins de santé, en eau et assainissement,en articles ménagers essentiels et en abris », a fait valoir M. Cheshirkov. /////////////.

Malgré toutes ces difficultés, l’agence onusienne travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales, ses partenaires humanitaires et la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca) pour continuer à distribuer des articles de première nécessité sur les sites accessibles. La semaine dernière, le HCR a pu approvisionner quelque 4.600 personnes réparties dans 740 foyers à Bouar, une ville située à 450 kilomètres de Bangui. /////////////.

Le HCR lance un appel pour qu’un meilleur accès humanitaire et en faveur d’un véritable dialogue pour apaiser les tensions. /////////////.

« Nous réitérons notre appel pour un soutien durable et solide de la communauté internationale afin de garantir la reprise d’une réponse humanitaire adéquate et de renforcer les perspectives de solutions », a insisté M. Cheshirkov.

— Fin de l’article —
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RCA : une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade des rebelles du CPC à gallo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari-450×338.jpg” alt=”Des soldats FACA à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021″ width=”450″ height=”338″ />

 

Bouar, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:53:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un convoi d’une vingtaine des véhicules a quitté ce vendredi matin la ville frontalière de Garoua – Boulaï pour venir à Bangui. Cependant, un affrontement entre les rebelles du CPC et les forces loyalistes a été signalé sur l’itinéraire du convoi, au niveau de falaise Garga, bloquant le convoi à Baboua. À une centaine de kilomètres de Bouar.

 

 

Selon des sources locales, le déplacement de ce convoi des vingt véhicules conteneurs a été facilité par l’arrivée jeudi 11 février 2021 des soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais dans  les localités de Béloko et cantonnier, à la frontière avec le Cameroun.

Cependant, de l’affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement et les forces gouvernementales  sur l’itinéraire du convoi, précisément dans les falaises de Garga, non loin de la ville de gallo, située à 65 kilomètres de Béloko sur l’axe Bouar.

Pour l’heure, la situation est calme après le survol des hélicoptères russes dans la localité, et tous les véhicules du convoi sont bloqués à Baboua.

Jointe au téléphone, une source locale parle  d’une patrouille des soldats FACA qui serait tombée dans une embuscade des rebelles.

Affaire à suivre.

 

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

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RCA : manifestation à Bangui devant le siège de la CEEAC pour dire non au dialogue avec les groupes armés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/centre-ville-de-Bangui-avec-immeuble-Écobank-et-orange-au-complet-450×196.jpg” alt=”Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”196″ />
Ville de Bangui, le 01 août 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 09:06:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus d’une  centaine des jeunes proches du pouvoir ont manifesté vendredi à Bangui pour dire non au dialogue avec les groupes armés initié par la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

Des jeunes, des adultes et des femmes ont répondu présents pour dire non à l’initiative de la CEEAC. Laquelle initiative vise à entamer des dialogues avec les groupes armés.

Sur les bouts de cartons et des banderoles tenus par les manifestants,  on peut lire : « non au dialogue », « pas de concertation avec les tueurs du peuple », « CEEAC, peuple refuse votre initiative contre lui ».

Martial Donidé, l’un des organisateurs devant la presse : « nous ne sommes pas d’accord. Nous voulons manifester notre mécontentement. Les dialogues, nous en avons assez », explique-t-il.

Sur place, un point de presse est organisé par la plateforme « Génération consciente » pour expliquer là les raisons de sa déclaration à la communauté internationale et nationale. Alain Dekouma, coordonnateur  de la plateforme « Génération consciente » : il est hors de question de continuer à dialoguer avec les terroristes. Il est hors de question à continuer à tendre la main aux gens qui sont depuis fort longtemps dans la fourberie, et qui à chaque fois, pour des questions qui ne relèvent pas de la République, des questions personnelles, et qu’ils profitent de ça pour torpiller l’esprit de la République. Et ça le peuple centrafricain n’en veut plus….  Non, le pays doit avancer ! On ne doit pas tout le temps reculer ! », défend-il.

Il y’a quatre jours, la CEEAC avait organisé au sud du Tchad une rencontre à hui clos avec les leaders de la coalition des patriotes pour le changement, ceci à l’insu  des autorités centrafricaines. Ce qui a provoqué des tollés au milieu politique centrafricain.

Ce vendredi matin, le conseiller russe de la sécurité du chef de l’État a publié un communiqué  sur l’accord de paix et son application. Il se dit attaché au processus de paix mené par le Président Faustin Archange TOUADERA et fustige les agissements de certains leaders des groupes armés.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

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Dominic Ongwen : d’enfant enlevé à commandant rebelle

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Dominic Ongwen : d’enfant enlevé à commandant rebelle

Bangui ( République centrafricaine ) – Dominic Ongwen est le premier commandant de la LRA à comparaître devant la Cour pénale internationale

Connu sous le nom de “fourmi blanche”, Dominic Ongwen, le criminel de guerre condamné aurait eu entre neuf et 14 ans lorsqu’il est enlevé par l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) alors qu’il se rendait à pied à l’école dans le nord de l’Ouganda – devenant au cours des 27 années suivantes un commandant rebelle impitoyable. /////////////.

Avertissement : certaines personnes peuvent trouver les détails de cette histoire bouleversants/////////////.

“C’est l’histoire d’un enfant, comme beaucoup de membres de la LRA, forcé de grandir à l’image de ses oppresseurs”, explique le groupe de campagne LRA Crisis Tracker./////////////.

Peu après son enlèvement en 1987 ou 1988, il tente de s’échapper avec trois autres personnes et lorsqu’ils ont échoué, il est forcé d’écorcher vif l’une des autres personnes enlevées en guise d’avertissement, affirme un psychiatre lors de son procès pour crimes de guerre à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye./////////////.

“Ils ont écorché cette personne, lui ont enlevé les intestins et l’ont mise sur des arbres”, explique Dickens Akena à la Cour. “Et il [Ongwen] dit qu’il ne mangerait pas de viande pendant deux à trois mois.”/////////////.

Ongwen – dont le nom de famille signifie “né à l’époque de la fourmi blanche” – a rapidement gravi les échelons dans les rangs des rebelles, devenant brigadier à la fin de la vingtaine après avoir gagné la confiance du chef de la LRA Joseph Kony, selon le LRA Crisis Tracker./////////////.

Mais il a eu une relation houleuse avec le chef de guerre de la LRA, réussissant à échapper à ses griffes en 2015 lorsqu’il s’est rendu – 10 ans après que lui, M. Kony et trois autres hauts commandants ont été inculpés par la CPI./////////////.

Kony est l’un des fugitifs les plus tristement célèbres au monde/////////////.

Il est aujourd’hui reconnu coupable de 61 des 70 chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis entre juillet 2002 et décembre 2005./////////////.

Ils concernent des attaques contre quatre camps, gardés par les forces de sécurité, mis en place pour les personnes forcées de fuir leurs maisons en raison des raids des rebelles. Il est aussi condamné pour esclavage sexuel, conscription et utilisation d’enfants de moins de 15 ans dans des hostilités./////////////.

Prétendant se battre pour un État biblique, la LRA a tué plus de 100 000 personnes et enlevé plus de 60 000 enfants au cours du conflit qui a duré trois décennies et qui s’est étendu à plusieurs pays voisins de l’Ouganda. /////////////.

Ongwen, qui plaide non coupable, annonce qu’il aurait dû être considéré comme une victime lui aussi, en s’adressant au tribunal : “je suis l’une des personnes contre lesquelles la LRA a commis des atrocités.”/////////////.

Décrit comme un enfant calme et enjoué, son oncle, Johnson Odong, témoin au tribunal, affirme que les parents d’Ongwen sont tous deux morts moins d’un mois après son enlèvement – sa mère aurait été matraquée par les rebelles et son père pris pour un rebelle par les forces de sécurité./////////////.

P’Atwoga Okello, professeur d’école primaire, dans une déclaration de témoin de la défense, indique que le garçon aimait les cours de danse culturelle “et d’autres domaines des arts”./////////////.

Son professeur au sein de la LRA était Vincent Otti, qui est ensuite devenu l’adjoint de M. Kony, avec qui il a vécu après son enlèvement, selon l’universitaire Erin K Baines./////////////.

Un bon professeur pouvait faire preuve d’une loyauté farouche après avoir endoctriné les captifs par des passages à tabac et des rituels brutaux – suivis d’un entraînement militaire et de raids de pillage, dit-elle. /////////////.

Le commandant de la LRA Vincent Otti a été le premier mentor du jeune captif/////////////.

Ongwen était apparemment désireux de plaire, mais il a d’abord dû faire face aux exigences de la vie sur le pouce – les longues distances parcourues à pied, et un témoin de la CPI rapporte qu’il a dû être transporté à travers de grandes rivières. /////////////.

Au milieu des années 1990, il s’installe dans ce qui est aujourd’hui le Sud-Soudan, d’où la LRA menait ses opérations. En 2001, il était commandant sur le terrain et il s’est fait connaître pour avoir reconstitué les forces par des raids d’enlèvements en Ouganda, explique Mme Baines./////////////.

“[Il] a acquis la réputation de pouvoir sortir de la plus sanglante des batailles avec peu de pertes parmi ses combattants”, dit le Projet Enough, un autre groupe de campagne./////////////.

Dominic Ongwen en un coup d’œil ://///////////.

• Enlevé par la LRA alors qu’il se rende à l’école/////////////.

• Rampe pour devenir commandant en chef/////////////.

• Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, y compris l’esclavage/////////////.

• La CPI émet un mandat d’arrêt contre lui en 2005/////////////.

• Les États-Unis offrent une récompense de 5 millions de dollars (+2 milliards FCFA) pour toute information menant à son arrestation en 2013 /////////////.

• Transféré à la CPI en 2015 après sa reddition. Reconnu coupable de crimes de guerre en 2021./////////////.

Une ancienne victime d’enlèvement l’a qualifié de “combattant acharné qui était toujours en mouvement” – bien qu’il boite à cause d’une mauvaise blessure à la jambe./////////////.

Pendant le procès, l’accusation a présenté les communications radio de la LRA interceptées par les agences de sécurité ougandaises, montrant comment M. Kony – qui a convaincu son armée de personnes enlevées que ses “esprits” pouvaient lire dans leurs pensées – gardait un commandement et un contrôle serrés sur ses bataillons. /////////////.

La LRA est connue pour couper les lèvres, le nez et les oreilles des civils/////////////.

“Les commandants qui ont réussi ont été félicités par Kony et d’autres officiers supérieurs. Je me souviens que Dominic Ongwen, appelé Odomi, était souvent loué”, se rappelle un officier de surveillance radio, dont l’identité était tenue secrète./////////////.

Mais Ongwen avait également une relation instable avec M. Kony, s’opposant à l’exécution d’Otti en 2007 après que les deux se soient brouillés dans l’impasse des pourparlers de paix. /////////////.

“Les transfuges de la LRA rapportent qu’Ongwen était le seul commandant qui a plaidé auprès de M. Kony pour épargner la vie d’Otti, une démarche qui a affaibli son influence au sein de la LRA”, indique le LRA Crisis Tracker./////////////.

“Cependant, Kony a épargné à Ongwen la purge ultérieure des loyalistes d’Otti en raison de la valeur d’Ongwen pour la LRA, en particulier sa capacité à diriger des troupes dans des missions audacieuses.”/////////////.

De nombreux villages ont été détruits dans le cadre du conflit/////////////.

L’initiative de paix s’est déroulée dans une clairière de la jungle à la frontière de la République démocratique du Congo et de ce qui est aujourd’hui le Sud-Soudan – avec des images incroyables des rebelles interagissant avec les médiateurs./////////////.

Avec ses dreadlocks et ses airs de garçon, Ongwen regarde avec prudence la procédure, qui, selon les observateurs, a finalement échoué en raison du refus de retirer les actes d’accusation de la CPI de 2005./////////////.

Pour certains – dont sa “femme de brousse”, Florence Ayot – c’était une injustice. /////////////.

“Dominic nous disait qu’il avait été enlevé quand il était très jeune. Tout ce qu’il a fait était au nom de Kony, donc il est innocent”, dit-elle à la BBC en 2008./////////////.

Amnistiée après s’être échappée de la LRA en 2005, elle avait été enlevée à l’âge de neuf ans et était devenue la “femme” du commandant de la LRA Obwong Kijura, qui l’avait violée à l’âge de 13 ans./////////////.

Après sa mort, elle confie à la CPI qu’elle était devenue volontairement la “femme” d’Ongwen car le chef de la LRA ne permettait pas aux femmes de vivre seules./////////////.

Elle dit qu’il avait traité son fils comme ses propres enfants par ses trois autres “femmes” de l’époque et qu’il n’avait jamais été violent envers elle. Ils ont eu deux enfants ensemble./////////////.

“Je l’aimais à cause de la façon dont il vivait avec les gens. Il n’était pas querelleur, et je sentais que c’était bon pour moi d’aller le voir. Il n’y avait rien que je n’aimais pas chez lui parce que je n’avais pas vu ce qu’il avait fait de mal auparavant… Nous vivions heureux ensemble.”/////////////.

Cela a été mis en doute par le témoignage de sept autres personnes au procès, dont le témoin P-227, une autre des “épouses” d’Ongwen. Enlevée en avril 2005, elle aurait été forcée d’avoir des relations sexuelles avec Ongwen un mois plus tard : “je me suis mise à pleurer, je hurlais et ma voix était vraiment forte”. /////////////.

“Il m’a demandé pourquoi je pleurais ; il m’a dit que si je continuais à pleurer – il m’a montré son arme… J’avais l’impression que tout mon corps était en train de se déchirer.” Elle dit qu’elle a été violée à plusieurs reprises jusqu’à son évasion en 2010./////////////.

Le procès est suivi dans le nord de l’Ouganda/////////////.

Et s’échapper était une entreprise dangereuse – la LRA menacerait de détruire votre village si vous le faisiez. Selon le témoignage de Mme Ayot, Ongwen et elle ont effectivement comploté pour s’enfuir en 2003, mais leur plan a été découvert et son “mari” a été placé “en état d’arrestation” par Otti pendant plusieurs semaines. /////////////.

Certains psychiatres présents au procès ont estimé qu’Ongwen souffrait de stress post-traumatique et d’un trouble dissociatif de l’identité au moment des attaques sur les camps, alors que l’accusation soutient qu’il était commandant de bataillon dans la brigade Sinia – dont il est devenu le commandant général en mars 2004./////////////.

Les procureurs de la CPI citent des témoignages selon lesquels il aurait, au moins une fois, ordonné à ses hommes de “tuer, cuisiner et manger des civils”./////////////.

Plus de 4 000 victimes ont participé au procès – représentées par deux équipes juridiques – dont la plupart sont d’anciens résidents du camp – et le procès a détaillé les vies perdues, les destructions, les enlèvements et les dommages psychologiques subis par ces communautés dans le nord de l’Ouganda./////////////.

Rangs sur les appels téléphoniques de la famille/////////////.

Les informations sur son assassinat en 2005 s’étant avérées fausses, Ongwen est resté en fuite pendant de nombreuses années encore, alors que les rebelles se déplaçaient vers l’ouest, en RD Congo et chez ses autres voisins./////////////.

En 2013, les États-Unis – qui s’étaient joints à la chasse aux commandants de la LRA – ont offert une récompense de 5 millions de dollars (+2 milliards FCFA) pour toute information menant à la capture d’Ongwen. /////////////.

Dominic Ongwen aurait eu une relation instable avec le leader de la LRA Joseph Kony (photo)/////////////.

Un évadé de la LRA prétend que M. Kony a ordonné qu’Ongwen soit sévèrement battu pour insubordination à la fin de 2014./////////////.

En mauvais état, il a fini par s’échapper du camp de la LRA au Darfour, pour se rendre du Soudan en République centrafricaine (RCA) voisine, où il a été placé en détention./////////////.

A l’époque, il a demandé pardon au peuple ougandais, mais dans les dix jours qui ont suivi, il a été transféré à la CPI. /////////////.

Selon Justiceinfo.net, pendant son incarcération avant le procès, il a semblé profiter de sa chance de poursuivre ses études, y compris des leçons de piano./////////////.

Bien qu’il ait menacé de se suicider et qu’il ait entamé une grève de la faim en 2016, en faisant la queue pour téléphoner à sa famille, on lui avait d’abord interdit de parler à ses enfants./////////////.

Dominic Ongwen a généralement suivi les procédures de la CPI en toute tranquillité/////////////.

Certains affirment que le procès a été une poursuite par procuration de M. Kony, dont le mouvement rebelle est beaucoup plus faible ces jours-ci, mais qui est toujours actif en dehors de l’Ouganda./////////////.

Néanmoins, deux versions d’Ongwen ont émergé au cours de son procès : l’une d’un tueur brutal, l’autre d’un enfant soldat traumatisé qui a grandi dans un climat de conflit./////////////.

Son équipe de défense soutient qu’il devrait maintenant être renvoyé chez lui pour que les chefs Acholi locaux supervisent la justice par le biais de leurs rituels de réconciliation traditionnels – comme cela a été fait avec des milliers d’autres combattants avant lui./////////////.

90% des victimes de violences sexuelles en Ouganda ont moins de 18 ans.

Avec BBC Afrique
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RCA : Bangui, Dialogue républicain, faire tomber les masques ?

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 22:05:22 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le dirigeant centrafricain avait donné le ton alors qu’il devrait se prononcer sur la mise en œuvre en deux (2) ans de l’APPR/RCA. Il y aura d’ici peu un dialogue républicain entre le prince du moment et l’ensemble des forces vives de la nation. C’est l’occasion où à jamais on doit faire tomber les masques.

 

Touadéra avait promis « main sur le cœur » ouvrir un dialogue républicain avec ses adversaires politiques ainsi que l’ensemble des acteurs publics. Même si le Chef de l’Etat n’a pas répondu à la question de quand et comment, il faudrait bien croire que l’homme de Bangui ne pouvait pas se montrer aussi autiste vis-à-vis des appels incessants au dialogue et au consensus.

Sans anticiper sur le temps et les évènements, le Chef de l’Etat nouvellement reconduit va devoir jeter les bases nécessaires pour favoriser ce dialogue « nez à nez » avec ceux qui ne jurent que par son départ.

Foncièrement, de l’eau a coulé sous le pont ; l’on ne parvient toujours pas à expliquer cette opposition si rude entre le Chef de l’Etat centrafricain, les leaders de l’opposition démocratique et les autres observateurs.

Il devrait certainement y avoir quelque chose que les hommes de presse ne voient pas. Si les opposants qualifient Touadéra « d’incompétent et d’illégitime », le Président par contre assimile ses opposants aux branches politiques de la rébellion qui milite pour son départ militaire et forcé.

Sans que les acteurs ne s’en rendent comptent, cette opposition frontale fait payer le lourd tribut à l’équilibre démocratique et à la grande réconciliation nationale qui devrait déjà être amorcée.

Dieu merci, ce dialogue se tiendra ; ce sera l’occasion pour les uns et les autres de se dire les vérités en face. Il en faut ainsi pour laisser respirer un peu le peuple. Puisque « larmes au cœur », l’on est tenté de croire que si le pays va mal, c’est à cause de la division de ses dirigeants.

C’est vrai qu’en démocratie, le Gouvernement pose des actes et l’opposition s’oppose ; cependant, pour un « PETIT PAYS » avec de grands problèmes (sécurité, habitat, alimentation…), il faut du moins un peu d’humanité pour concilier les esprits et faire le combat démocratique.

A ce niveau, l’exercice de la politique devra se faire pour le Gouvernement dans le respect des acteurs démocratiques, et pour les opposants dans le respect des institutions de la République. Car, dans l’histoire des démocraties, les opposants finissent par être des gouvernants, et les gouvernants finissent aussi par devenir des opposants. Il y a donc une loi de relativité qui existe et qui s’impose à tous.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : élections législatives, les députés sollicitent l’exécutif pour une session extraordinaire pour se statuer  sur les conditions des prochaines opérations électorales

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De gauche à droite, Bernard Dillah, Martin Ziguélé s’exprimant aux populations et Germaine Ziguélé

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 février 2021, 02:04:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Plus de 90 élus de la nation ont déjà signé la requête pour demander au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de convoquer une session extraordinaire sur les élections de second tour et les partielles qui auront lieu dans quelques semaines dans le pays.

 

Selon le député Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, cette initiative parlementaire permettra aux députés d’apprécier le climat sécuritaire en prélude aux prochaines élections.

« Aujourd’hui, personne ne peut dire le contraire que nous vivons dans le pays une situation difficile. Nous sommes en guerre, et il y’a un problème de sécurité qui se pose. Et l’Assemblée nationale est en droit de convoquer cette session extraordinaire pour réfléchir, faire des propositions. Je crois que l’ensemble des députés, toutes tendances confondues,  et je le répète, toutes tendances confondues : les députés de la majorité, les députés de l’opposition et tous les partis politiques, qui, au nombre de 91, ont sollicité cette session extraordinaire pour  réfléchir,  et sur le problème de sécurité, et sur le fonctionnement des élections qui se pointe à l’horizon. Nous sommes dans une situation sécuritaire difficile.

Les élections, selon les calendriers proposés par l’autorité nationale des élections, la campagne électorale pour les partielles va commencer le 27 février prochain, et nous allons essayer de voir ensemble avec les autorités, peut-être pour leur faire des propositions.

Est-ce que la situation sécuritaire sera garantie pour ces élections ? Donc je crois qu’il n’y a aucune  motivation malsaine dans ce que les députés revendiquent »

notons que l’honorable Bernard à

est le député sortant du parti MLPC dans la première circonscription de Ngaoundaye. Il est candidat à sa propre succession dans la même circonscription de Ngaoundaye 1.  Lors du premier tour des législatives du 27 décembre dernier, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ont empêché la  tenue de scrutins dans plusieurs localités du pays, dont sa circonscription de Ngaoundaye. Donc la problématique de la sécurisation du deuxième tour des législatives, y compris les partielles tient à cœur certains députés sortants ayant postulé à ces élections.

 

  1. Y. Ibrahim avec RNL

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : l’UPC perd sa principale base dans la périphérie de Bambari après de violents combats avec les FACA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 23:22:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après un violent affrontement ayant opposé les forces loyalistes aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du mercenaire Ali Darassa ce mercredi 10 février 2021

à 10 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, de violents combats ont repris ce jeudi matin dans le secteur, poussant les forces loyalistes à déloger les rebelles de leur importante base militaire dans la périphérie de Bambari.

 

Le mercredi 10 février, vers 10 heures du matin, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les Mercenaires russes de la société Wagner, ont mené une opération de démantèlement d’une barrière illégale érigée par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) au village Kombélé, situé à 10 kilomètres de Bambari centre sur l’axe Ippy. Au cours de cette opération des forces loyalistes, deux rebelles auraient été capturés, ce qui n’aurait pas plu à ses camarades rebelles  qui ont contre-attaqué  les positions des forces gouvernementales qui ont réussi à repoussé l’attaque, mais aussi mettre en déroute les assaillants qui ont du fuir leur principale base logistique et opérationnelle au profit des forces loyalistes qui renforcent désormais leur position dans le secteur.

Pendant ce temps, à Bambari centre, la ville est calme, mais l’inquiétude domine au sein de la population qui redoute une nouvelle flambée des violences qui pourrait perturber leur tranquillité.

Affaire à suivre…

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

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Centrafrique : que demande le peuple ?

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Circulation à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 10 février 2020. Photo CNC / Michael Kossi.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 22:10:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Peine pour le peuple, pain pour les dirigeants ». Permettez qu’on reprenne in texto un des titres écrits il y a de cela plusieurs mois par notre éditorialiste. Puisqu’en réalité, si les gouvernants sont contents du bilan de leur gouvernance, le son de cloche est tout à fait contraire pour un peuple qui ne vit pas, mais survit.

 

Depuis quelques temps, le pays est gouverné pas des surhumains, c’est vrai ; car, s’il en était autrement, nos dirigeants auraient longtemps démissionné. Au demeurant, comment se complaire si ses gouvernés vivent la peur au ventre, le ventre à sac, s’amuse à compte-gouttes pendant que les autres festoient chaque année un (1) milliard de Francs CFA comme frais spéciaux ?

A un moment, l’humanité aurait du moins poussé les dirigeants de la rca à se poser la question mise en titre : « Que demande le peuple (sic) » ? Des accords sur accords ? Des dialogues sur dialogues ? Des contrats d’exploitation minière et pleins d’autres ?

On dit que le pays riche ; pourtant ceux qui bénéficient des richesses du pays sont scientifiquement sélectionnées et NE sont personnes d’autres que les élites. Oui, il y a bien des gens à qui ce pays a tout donné et continue encore à en donner sans qu’ils en soient rassasiés.

Voilà un quinquennat qui vient de finir avec son lot de scandales économiques, bozoumgate, Mapenzigate, Renaissancegate et que savons-encore ? Pourtant, de ce dernier quinquennat et de ce nouveau que nous allons amorcer, il y a eu et il y aura spéciale prime à l’impunité. Des élites qui s’amusent avec l’argent public pendant que le peuple meure de faim et mendie son pain.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : déplacements de population et réfugiés, les conséquences de la crise sécuritaire

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Panique au PK11 quartier Sassara lors des affrontements des forces loyalistes avec les rebelles de la CPC le 13 janvier 2021. Photo par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 23:35:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). Suite aux élections présidentielles du 27 décembre 2020 et refusant les résultats rendus par la Cour Constitutionnelle, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) tentent d’asphyxier le pays en bloquant la principale route d’approvisionnement et en se rapprochant de Bangui afin de renverser le pouvoir. La crise sécuritaire provoque alors des déplacements de population à l’intérieur du pays comme dans les pays voisins.

D’après des chiffres de l’ONU, plus de 240 000 Centrafricains se seraient déplacés suite aux violences et aux combats survenus dans le contexte des élections présidentielles.

La moitié seraient rentrés chez eux ces dernières semaines, mais plus de 117 000 restent à l’heure actuelle sans logement, vivant dans des conditions de forte misère dans la brousse ou la forêt entourant leurs villages. La présence des groupes armés à proximité des sites où les réfugiés ont trouvé refuge met en péril leur sécurité. Le risque de recrutement forcé, de pillages et de violences demeure très important. La majorité a rejoint la RDC en traversant les rivières Oubangui, Mbomou et Uélé, frontières naturelles avec la Centrafrique. Ils nécessitent d’urgence une aide humanitaire.

Cette nouvelle vague de violences et de déplacements a commencé mi-décembre, avant les élections présidentielles et dans un contexte de pandémie mondiale, portant les besoins humanitaires en Centrafrique à un très haut niveau. Les humanitaires à destination de la capitale ont subi des attaques de groupes armés lors de leur passage sur la route entre Bangui et Garoua-Boulaï, et n’ont pas pu apporter leur aide à une population qui en a pourtant bien besoin.

Par Adama Bria

Journaliste

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RCA : l’aide humanitaire arrive au compte-gouttes à Bangui

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Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 21:24:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La population de Bangui espère que l’ouverture annoncée de l’axe routier Boulaï-Bangui par la CPC viendra soulager la situation dans la capitale centrafricaine.

 

Selon le lieutenant-colonel Abdelaziz Fall, l’approvisionnement est en cours :

“La force de la Minusca a fourni des escortes de sécurité et a permis la sécurisation du premier convoi d’aide humanitaire sur le corridor Beloko-Bangui la semaine passée. Les casques bleus continuent à assurer la sécurité de la population civile et l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat”

Toute l’économie sanctionnée

Au Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), l’activité est néanmoins au point mort. Sany Yalo, président du conseil d’administration du BARC, déplore les pertes économiques liées à la fermeture de cet axe routier important :

“Il ne faut pas parler seulement des transports, il faut également parler des activités connexes qui sont également liées au transport. Le transporteur apporte les marchandises et on lui paye son transport. Mais pour le contexte économique ce sont des centaines de milliards qui sont perdus. Que ce soit l’Etat, le commerçant, l’importateur… Vous faites la somme et c’est beaucoup d’argent de perdu parce que les gens sont capricieux.”

Les combats se poursuivent

Sur le terrain, les combats qui opposent les FACA – les forces armées centrafricaines – aux hommes de la CPC se poursuivent le long de cet axe routier stratégique, comme l’indique la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara :

“Nous en profitons aussi pour vous annoncer les nouvelles du jour. Nos forces ont déjà quitté Bouar et sont en marche pour l’ouverture du corridor de Beloko. Ils sont aussi sur le théâtre des opérations à Bambari, jadis ville sans arme mais aujourd’hui inondée par les armes.”

Depuis l’annonce de la ministre, la situation a encore évolué puisque l’armée centrafricaine est parvenue à Beloko dans l’après-midi à la frontière avec le Cameroun.

 

DW Français

RCA : les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont repris la ville de cantonnier, à la frontière avec le Cameroun

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Bouar, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 08:43:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la ville de Bouar, reprise le mardi 9 février aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, puis celle de Baboua, ce jeudi 11 février dans la matinée, c’est le tour de cantonnier, ville frontalière avec le Cameroun cet après-midi.

 

Alors que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement se sont retirés hier de la ville de Baboua hier mercredi vers 11 heures pour se retrouver au village Zoungou situé à 5 kilomètres sur l’axe Besson, les forces gouvernementales et leurs alliés russes et rwandais  se sont emparés de la ville sans aucune résistance des rebelles.  À leur  arriver ce jeudi matin dans la ville, une liesse populaire les attend aux abords de la route par les populations locales.

L’hélicoptère russe est descendu dans la ville avant de poursuivre son vol jusqu’à la frontière avec le Cameroun cet après-midi, suivi des véhicules des patrouilles des forces coalisées du gouvernement.

Maintenant, la ville de Cantonnier est sous contrôle de l’armée nationale, et la voie est libre, il ne reste qu’aux autorités camerounaises d’ouvrir sa frontière au millier des véhicules des marchandises en provenance du Cameroun qui se sont bloqués du côté camerounais.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

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Inclusion, compétence, oui ! Inclusion, complaisance, non !

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Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 00:14:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Et c’est parti, d’ici l’investiture du Président Touadéra, l’on dira adieu au Gouvernement Ngrébada I et bienvenue à un nouveau gouvernement inclusif tant les circonstances politiques du pays l’exigent. Mais, à l’inclusion, complaisance, non !

Les jours sont désormais comptés du bout de doigt ; bientôt on dira « Bye bye » Gouvernement Ngrébada I et bienvenue au royaume pour un nouveau gouvernement qui sera sauf dispositions contraires issue du dialogue républicain que compte organiser le Chef de l’Etat.

 

D’aucuns commencent déjà à se frotter les mains pour s’asseoir à la mangeoire et profiter des gros privilèges que la gestion de l’Etat accorde.

Cependant, face à la nécessité pour la Centrafrique de sortir de sa crise multiple et difficilement explicable, il va falloir constituer un Gouvernement composé d’hommes compétents pour permettre de redresser le pays. Une histoire de rappeler aux actuels dirigeants les mécanismes mis en place par KOLINGBA relatif au Comité National pour le Redressement National.

Le Chef de l’Etat centrafricain saura-t-il se départir de la politique de meute pour faire appel aux dignes fils du pays en vue de la gestion de son nouveau mandat ?

En tout cas, c’est ce à quoi tout le monde s’attend pour le moment. Mais, en attendant, INCLUSION+COMPETENCE, oui ! INCLUSION+COMPLAISANCE, non !

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : dialogue de sourds entre l’opposition et la population…

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). En Centrafrique, l’on ne cesse d’enregistrer des cas de violation des libertés publiques, l’opposition démocratique sans force se met à l’affut et dénonce le régime policier. Pourtant, les acteurs démocratiques semblent se butter par l’incompréhension d’un peuple qui ne veut plus entendre parler des confrontations politiques. Dans cette atmosphère politique morose, l’opposition et le peuple ne s’entendent pas ou plus…Mais pourquoi ?

 

Les violences politiques s’accentuent après des élections générales fortement contestées par une bonne partie de l’opposition démocratique ainsi que certains observateurs ; mais les voix discordantes de la vie publique centrafricaine ne désarment pas ; la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 ne manque aucune occasion d’attirer l’attention des autorités sur les multiples cas de violation de la Constitution et des libertés publiques chères à toute démocratie.

Depuis quelques temps, le pays a connu de nombreuses arrestations arbitraires,  enlèvements, et assassinats contre des personnes jugées proches des leaders de l’opposition ou toutes autres voix discordantes au pouvoir de Bangui. La majeure partie des opposants au régime du Professeur Touadéra sont aujourd’hui contraints à la clandestinité ou empêchés dans leurs libertés de s’exprimer sur les faits politiques même les plus mineurs.

La mise en place du BIT7, (un nouveau bataillon militaire composé des ex éléments d’autodéfense du KM5) par un décret du Président de la République n’a fait qu’exacerber le climat de grande peur qui caractérise désormais l’animation de la vie publique en Centrafrique.

Dans ce jeu dangereux, les professionnels de médias ne sont pas aussi épargnés ; les sbires du régime ne manquent jamais aucune occasion à coller des étiquettes à ceux qui défendent les droits humains dans ce pays pris en otage par la semi-dictature. « Nouveaux opposants » ou encore « alliés médiatiques des rebelles de la CPC », c’est bien souvent le qualificatif que le pouvoir et ses branches médiatiques donnent aux voix discordantes même dans les discours officiels.

La grande crainte se situe bien au niveau de la prolongation de l’état d’urgence où se dégage un fort pressentiment d’accentuation des rappels judiciaires pour la plupart sans fondements.

Malgré ce péril démocratique en la demeure, les opposants centrafricains ne reculent pas, ces intrépides animateurs de la jeune démocratie centrafricaine foncent mais se buttent à l’incompréhension d’une population à majeure partie analphabète (70% selon les chiffres officiels).

C’est la caricature d’un peuple visiblement lassé qui préfère le STATUT QUO à la place du combat démocratique pour la vraie liberté dans le pays. Bien souvent, c’est le bas-peuple qui lance des invectives contre les dirigeants de l’opposition. Des contrastes difficilement explicables dans un pays où malgré les multiples aides internationales, les autorités en place n’ont pu fournir aux populations le pain moyen pour leur survie.

Le silence ou l’inaction des acteurs internationaux inquiète à juste titre d’autant plus que l’on doit s’attendre cinq (5) ans plus tard à des communiqués « médecin après la mort » pour dénoncer avec la plus fine hypocrisie l’âme sacrifiée d’un peuple totalement abandonné.

Qui doit rappeler les hommes qui tiennent le pouvoir à l’ordre ? La justice ? Elle semble être inféodée au régime. Les médias ? Ils sont quelque peu instrumentalisés et la voix des plus résistants semble être étouffée par la fréquence du mal. Cependant, il faut poursuivre l’œuvre de la liberté de la presse même lorsqu’on ne sait pas si après ce reportage l’on serait rappelé auprès de Dieu.

Un dossier que notre rédaction suit avec circonspection !

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : affrontement entre les rebelles et les forces de l’ordre à la sortie nord de Bambari sur l’axe Ippy

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 01:09:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le seul objectif pour les paramilitaires Russes, dégager les rebelles de l’UPC de la zone minière de Ndassima, dans la région de Bambari, dans le centre du pays, ou la société « MIDAS RESSOURCE », réputée proche de la Russie, y exploite  les gisements miniers depuis 2019.

 

En  effet, ce mercredi 10 février 2021, dans les environs de 11 heures,  au PK10 sur axe Bambari-Ippy , juste au niveau du croisement Ndassima, des coups de feu ont été  entendus. Ces échanges de tir ont eu lieu entre les éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les soldats des forces armées centrafricaines ( FACA ), appuyées par leurs alliés les Mercenaires russes de la société Wagner.

Les combats ont duré une trentaine des minutes, et les soldats FACA avec leurs alliés russes contrôlent le secteur occupé peu avant par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Pour l’heure, tout est redevenu normal, et les forces gouvernementales multiplient des patrouilles dans la zone et à Bambari centre.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain x

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RCA : rencontre de la CEEAC avec les leaders des groupes armés, une initiative mal appréciée par les autorités centrafricaines

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Madame-la-ministre-des-Affaires-Etrangeres-et-des-Centrafricains-de-lEtranger-Sylvie-Baipo-Temon-dans-la-salle-de-conference-dudit-departement-copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-YAPENDE-450×301.jpg” alt=”Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger – Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE” width=”450″ height=”301″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 23:14:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est désormais clair, le gouvernement centrafricain s’oppose à  l’initiative de la communauté économique des États de l’Afrique centrale  (CEEAC ) sur la crise politico-militaire en République centrafricaine.

 

Quatre jours après les axes de dialogues tracés par le Président Faustin Archange TOUADERA, annonçant que ce dialogue avec les forces vives de la nation qui n’est pas une faiblesse, la communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), une Institution faisant partie intégrante des garants et facilitateurs, multiplient de son côté des contacts.

Ces émissaires  ont rencontré ce mardi 9 février 2021 des représentants de François Bozizé dans le sud du Tchad, à la frontière avec la RCA. Cette rencontre inattendue n’est pas le goût de Bangui.

La ministre des Affaires étrangères, Madame Sylvie BAÏPO TEMON a, dans un tweet, poussé le curseur pour parler de la réforme même de l’ONU.

Même son de cloche du côté du ministère de communication ou un message a été publié indiquant que «  toutes discussions menées avec des parties prenantes à l’extérieur  ou à l’intérieur du pays sans que le gouvernement centrafricain ne soit informé ne l’engagent nullement. Pour l’heure, le gouvernement s’attelle à sécuriser le pays jour après jour ».

Cette position vient renforcer le doute non officiel de Bangui à aller à un dialogue avec les groupes armés dont les enjeux ne sont pas clairs.  Cela se traduit par la marche observée dans la ville de Bangui au même moment où le Président tend la main à un dialogue.

 

  1. Y. Ibrahim avec RNL

Journaliste rédacteur

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« Rachetez le temps, car les jours sont mauvais… » A l’exégèse de l’Apôtre Paul…

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-vehicules-dans-leau-a-Bangui-le-23-aout-2020-450×253.jpg” alt=”Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020″ width=”450″ height=”253″ />
Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février 2021, 00:00:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A y voir de près ce passage biblique cité par l’Apôtre Paul qui s’adressait aux chrétiens d’Ephèse, l’on prendrait le risque de le ramener dans le contexte centrafricain au prix du lynchage des hérétiques les plus fins…A Bangui, il faut « racheter le temps, car les jours sont mauvais ».

 

Depuis la reconduction bon gré, mal gré du Président Touadéra, tout se passe désormais en Centrafrique, course contre la montre. Tout est désormais urgent, la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la levée totale de l’embargo, la relance socioéconomique, le dialogue politique, l’éducation, les logements, la santé, les infrastructures sociales de base.

Bref, les restrictions sécuritaires prises par le Gouvernement semblent avoir donné le ton de l’extrême urgence dans ce pays où tout est à faire et à refaire. Le facteur temps n’est plus probant pour aussi bien les touristes que les politiques. L’exigence est absolue pour les promenades au-delà de dix-huit (18) heures, délai du couvre-feu.

Le panier des réalisations du NOUVEAU REGIME est bien plein. Il va falloir tout retirer dans le sac pour permettre de tout redresser. Mais, le Président Touadéra semble avoir renversé la courbe en faisant la guerre avant la paix. Tant, l’urgence politico-sécuritaire l’exigeait.

Cependant, désormais, le temps n’est plus aux simples paroles, il faut passer sans doute à l’action, car l’on ne sait pas ce que nous réserve les prochains jours qui frisent l’incertitude la plus aigue.

DIALOGUE, un comité de préparation doit être urgemment mis en place pour rassembler les idées essentielles de ce débat républicain ;

INTERMEDIATION, les autorités du pays doivent se référer à leurs contacts au niveau national, à l’UA ou encore à l’ONU pour entamer les pourparlers nécessaires à la libération du pays ;

EDUCATION, il ne faut pas laisser pourrir la mangue ; l’école centrafricaine va du tout mal ; les enfants des provinces en sont privés, il faut un plan pour permettre d’adapter l’année académique aux réalités du moment ;

SECURITE, l’urgence demeure la levée totale de l’embargo sur les armes en République centrafricaine, puisque visiblement notre armée ne saurait faire le poids à elle seule face aux menaces imposées par les ennemis de la paix ;

RELANCE SOCIOECONOMIQUE, finies déjà les élections, le peuple doit vivre, mais il ne faut pas surtout attendre la rupture du contrat social pour agir, la relance socioéconomique c’est maintenant ou jamais. Au demeurant, l’on est sans ignorer que le chômage est une bombe à retardement ;

LES INFRASTRUCTURES SOCIALES DE BASE, la dernière crise sécuritaire nous a révélé la fragilité des infrastructures sociales que dispose le pays ; des ponts cassés, des structures administratives totalement absentes dans les régions du pays, l’école aux abonnées absentes ; tout est urgent, il faut s’y mettre.

Que « Diacre » Touadéra ne soit pas un hérétique, l’Apôtre Paul avait bien parlé de l’urgence du temps face au lendemain menacé des chrétiens d’Ephèse, les centrafricains ne sont pas pour autant épargnés, l’on doit se raviser à tout rattraper même dans ce temps de confusion politico-sécuritaire.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : le KNK réfute les accusations présentant Bozizé comme responsable de la CPC

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 23:24:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans son communiqué, le parti de François Bozizé accuse le gouvernement de le présenter comme le fondateur de la coalition rebelle, responsable de ses actions.

 

Son appel au boycott des élections de décembre et son soutien aux positions idéologiques des rebelles, affirme le KNK, ne doit pas être vu comme une revendication du leadership de cette coalition.

Le communiqué signé par le porte-parole du mouvement Christian Guénébem condamne la reprise des hostilités, réfute les accusations portées à l’encontre de son président, tout en précisant que celui-ci a été approché par les leaders de la CPC mais « qu’il n’a toujours pas donné de suite ».

Cependant, dans un sonore qui a circulé sur les réseaux sociaux mardi soir, François Bozizé appelait les Centrafricains à soutenir la coalition armée.

Le KNK réaffirme toutefois sa volonté d’une concertation des forces vives de la nation.

Ce communiqué est publié alors que des échanges et discussions semblent avoir lieu en coulisses. Le gouvernement faisait savoir mercredi soir que toutes discussions menées sans qu’il en soit informé ne l’engage nullement, ajoutant que pour l’heure, il s’attelle à sécuriser le pays jour après jour.

Les autorités ont repris de nombreuses villes sur l’axe principal de ravitaillement dont la ville de Bouar mardi. Mercredi, Abakar Sabone un des portes paroles de la CPC indique, lui, que la coalition a entrepris de desserrer l’étau autour de Bangui et de se retirer de certaines villes suite aux recommandations du sommet en Angola afin de faciliter les discussions.

 

RFI

RCA : Les députés appellent à sécuriser les élections

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 février2021.  Alors que la reprise des combats menace la tenue du second tour des élections législatives, certains députés réclament un renforcement des mesures de sécurité.

 

L’état d’urgence sera sans doute encore en vigueur lors du second tour des élections législatives qui doit se dérouler avant le 2 mai, date de la fin du mandat des députés en place.

118 postes de députés restent à pourvoir avant le 2 mai et l’opposition s’est retirée du processus électoral en dénonçant les fraudes.

En dépit de la contre-offensive engagée par les forces gouvernementales qui ont repris la ville de Bouar ce mardi (09.02.2021), certains députés réclament une session extraordinaire qui fasse le point sur le plan de sécurisation des élections.

La pétition a recueilli 90 signatures

Dans le couloir de l’Assemblée nationale, Bernard Dillah, premier secrétaire parlementaire, recueille des signatures en faveur de cette session. Depuis les élections du 27 décembre, explique-t-il, “il y a des difficultés de procéder librement à l’expression et au choix de ses responsables politiques. Donc tenant compte de ces difficultés, nous avons réfléchi à la possibilité de demander une session extraordinaire”.

Il rappelle que plusieurs députés ont perdu leur véhicule durant la campagne et que “certains ont échappé à des tentatives d’assassinat”. Selon Bernard Dillah, “le peuple dans son choix a été menacé”.

Plus de 90 signatures sont déjà enregistrées et la pétition sera présentée au gouvernement.

Karl Blagué, sociologue et observateur de la scène politique en Centrafrique, pense que les responsables politiques doivent tenir compte du contexte pour éviter à l’avenir une contestation des résultats électoraux, comme ce fut le cas pour l’élection présidentielle.

“Malgré les garanties que la Minusca avait données, je pense qu’il faudrait qu’il y ait une sécurité absolue”, affirme le sociologue.

“Par rapport à la déclaration du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qu’il va falloir tenir compte de tous ces aléas, il faudrait que le pays soit sécurisé à 100% pour ne pas qu’il y ait un bis repetita.”

L’Autorité nationale des élections (ANE), en charge de l’organisation de ce scrutin, souhaite aussi une amélioration du plan de sécurisation.

 

Recul des groupes armés

Sur le terrain, la Coalition des groupes armés pour le changement, parvenue aux portes de Bangui il y a quelques semaines, recule désormais devant l’avancée des forces gouvernementales.

La Minusca, la force des Nations unies, ne souhaite pas s’exprimer sur l’initiative des élus réclamant plus de sécurité mais confirme que le travail se poursuit.

“Dans le cadre des élections, la direction de la police poursuit les rencontres, notamment pour une sécurisation renforcée du second tour des législatives”, a indiqué Vladimir Montéiro, le porte-parole de la Minusca.

 

DW Français