CENTRAFRIQUE : CARTE D’IDENTITÉ DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DONDRA (Par Médias plus)

Publié le 15 juillet 2021 , 5:26
Mis à jour le: 15 juillet 2021 5:26

Par Mesmin Madidé-Aladila et Jean Bedel Dinga-Kpilè

 

Par décret n°21.146 du 23 juin 2021, le président Faustin-Archange Touadéra a nommé le tout premier gouvernement que dirige Henri-Marie Dondra, qui comprend 3 ministres d’Etat, 28 ministres et 1 ministre délégué. Qui sont-ils? Enquêtes exclusives MEDIAS+.

 

Le gouvernement Dondra au complet avec le chef de l'État Touadera
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance

 

A- LES NOUVEAUX MINISTRES DU RÉGIME TOUADÉRA

 

1-Jean MILLYBIRO-SACKO, ministre d’Etat chargé du Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR) et du suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation; ali de Boali (Ombella-M’Poko), dit-on, 75 ans (né en 1946), serait le fruit d’une immigration choisie au pays boffi allié aux alis à Ndanga/Ngotto dans la sous-préfecture de Boda dans la Lobaye; licencié en criminologie, a démarré comme commis de l’Etat à titre de commissaire de police. Reversé Administrateur civil puis Magistrat dans l’ordre administratif (sans avoir jamais exercé comme tel), a été plusieurs fois ministre (depuis les années 70) sous les différents régimes qui se sont succédés: Bokassa, Dacko, Kolingba, Patassé, Bozizé (ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur puis à l’Administration du territoire) et Touadéra ; a aussi été président de la Commission électorale mixte indépendante (CEMI) de 2004 à 2005 qui avait organisé les élections groupées avec, au final, la victoire du président putschiste François Bozizé (face au « candidat de précaution » du MLPC Martin Ziguélé), lequel Bozizé le nommera Ambassadeur, Haut Représentant de la République centrafricaine en France, de 2006 à 2010 ; a été le chef de la délégation du gouvernement centrafricain et de la majorité présidentielle KNK au Sommet extraordinaire de la CEEAC de Libreville (Gabon) de janvier 2013 où s’étaient tenus les pourparlers entre pouvoirs publics, opposition démocratique et rébellion de la coalition séléka de Michel Djotodia Am-Nondroko; candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2015, il avait soutenu le candidat Touadéra au deuxième tour ; ce dernier l’a remercié en 2016 en le nommant ministre conseiller à la présidence de la République en matière de DDRR, Réforme du secteur de sécurité (RSS) et réconciliation nationale, poste qu’il a occupé jusqu’à sa nomination dans le gouvernement Dondra le 23 juin 2021;

 

2- Claude Rameaux BIREAU, ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée ; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), on le dit très proche parent du chef de l’Etat; titulaire d’un diplôme de maîtrise (bac+4), cet ancien militant des partis MLPC et KNK est inspecteur des douanes et cadre du parti MCU au pouvoir ; a exercé comme ministre conseiller du chef de l’Etat en matière de finances publiques à la présidence de la République de 2016 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement Dondra le 23 juin 2021; fait partie des proches du chef de l’Etat qui lui ont conseillé le chemin de Moscou; il doit s’affirmer;

 

3- Général Michel Nicaise NASSIN, ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), policier de carrière, spécialiste de la mécanique auto et de la réforme des véhicules administratifs, a gravi les échelons jusqu’au grade le plus élevé du corps qui est celui de Contrôleur général de police ; a exercé pendant plusieurs années au Bureau permanent de l’Inspection générale d’Etat (IGE) pour la réforme des véhicules de l’Etat, avant d’être propulsé Chargé de mission au ministère des Affaires étrangères sous le régime Patassé, DG de la police et membre de l’Inspection générale de la police; nommé par Touadéra DG du Bureau national de la Documentation d’Etat (BND) à la présidence de la République depuis 2016 jusqu’à sa première entrée dans le gouvernement ; sa nomination est très contestée par les gendarmes et surtout ses amis policiers qui le taxent d’« incompétent » et de « bouffeur » (sic), ses frères d’armes se fondant sur trois faits à savoir: son incapacité à prévoir et à signaler (i) la guerre de Bambari de janvier 2019 qui avait empêché la tenue de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA), (ii) l’entrée incognito de l’ancien président François Bozizé à Bangui en décembre 2019, et (iii) l’infiltration des rebelles CPC à Bangui le 13 janvier 2021, ce, malgré les moyens financiers, humains et matériels importants qui sont mis à sa disposition; « Grave erreur de casting, le président Touadéra s’est encore trompé de personne », déclare un haut cadre de la police à la retraite qui connaît bien l’homme; pour un haut gradé de la gendarmerie, « si le BND qu’il dirigeait était efficace, les rebelles de la CPC n’allaient pas infiltrer la capitale sans difficulté en janvier 2021. Très étonnant et surprenant que quelqu’un comme ça soit nommé ministre, sinon de l’Insécurité publique », ironise-t-il ;

 

4- Hervé NDOBA, ministre des Finances et du budget ; dagba de Batangafo (Ouham) ; expert comptable et financier, Consultant international, a exercé pendant plus de 20 ans dans le cadre de son Cabinet d’études et de consulting à Abidjan (le Cabinet NH Consulting) pour le compte des Etats, organisations et institutions financières d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, UEMOA, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire, etc.), dans leurs relations avec les organisations et institutions internationales comme la Banque mondiale, le FMI, l’Union européenne, l’OMC, le PNUD, l’USAID, l’AFD, etc.; Abidjan la capitale de la Côte d’Ivoire où il a étudié et a choisi comme résidence est aussi la ville où son père avait travaillé au siège de la compagnie panafricaine Air Afrique). A la demande de son ami HM Dondra alors ministre des Finances et du budget, a donné son expertise pour les réformes financières engagées depuis 2016 et la création des projets et programmes nationaux comme AGIR, PURESU et autres ; détenteur d’un carnet d’adresses étoffé, il n’est pas étranger aux réalités économiques, financières, budgétaires, structurelles et sociopolitiques de son pays;

 

5- Médecin-capitaine Serge Ghislain DJIORIE, ministre de la Communication et des médias, Porte-parole du gouvernement ; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko); ancien EMET devenu capitaine de l’armée et médecin biologiste en service à l’Institut Pasteur de Bangui, c’est un jeune assoiffé de pouvoir et de postes qui se bat depuis 10 ans pour être président de la République; à cet effet, il a créé un parti siglé CNPPRC; candidat malheureux à la dernière présidentielle, il a très tôt fait allégeance au pouvoir Touadéra qui vient de le nommer à titre d’essai à la tête d’un département dont les ministres ont toujours eu maille à partir avec leurs propres collaborateurs immédiats ainsi que les journalistes et professionnels des médias et OPM tant du public que du privé depuis 2013 ; officier de l’armée, il ne doit pas considérer ce département comme une caserne militaire ;médecin biologiste, il aura tort en considérant les hommes et femmes de la communication comme des atomes ou des anticorps des expériences de laboratoire. Trois dossiers sensibles l’attendent à savoir: (i) la réforme générale du secteur des médias en panne depuis les Etats généraux de 2006, (ii) la relecture de la loi du 21 décembre 2020 relative à la liberté de la communication en RCA jugée liberticide, et (iii) la subvention de l’Etat aux médias privés arbitrairement et méchamment supprimée dans la loi précitée par son prédécesseur avec la complicité du Haut conseil de la communication (HCC) et de l’ancien président de la Commission parlementaire Equipement et communication Benjamin Kaigama qui vient heureusement d’être battu aux législatives partielles dans la circonscription de Bouar 2. La malédiction des journalistes et professionnels des médias poursuivra ces assassins de la presse jusque dans leurs tombes;

 

6- Aristide Briand RÉBOAS, ministre de la Jeunesse, des sports et de l’éducation civique; gbaya de Bossangoa (Ouham) ; diplômé des Hautes études de stratégie de défense et de sécurité en France, a fait ses premiers pas comme diplomate dans des institutions internationales comme la Commission de l’Union africaine où il a travaillé comme expert ; ce géopoliticien a été nommé en 2006 par le président François Bozizé au poste de DG du Bureau national de la documentation d’Etat (BND) ; il a été taxé de « grand fichiste de la République » (sic) par des mauvaises langues, et son franc-parler avait mis mal à l’aise des bozizistes zélés qui avaient commencé à lui jeter des peaux de banane et à lui créer des problèmes ; on a encore en mémoire le procès retentissant intenté contre lui à l’époque et qui était devenu pratiquement une affaire d’homme à homme entre lui et le tristement célèbre procureur de la République de Bangui de l’époque, le magistrat Firmin Findiro (un des demi-dieux de la bozizie à l’époque). Son péché? Le fait de dire trop de vérités et de refuser le jeu de clan et d’ethnie contre les citoyens des autres ethnies. Comme son alter ego Serge Ghislain Djiorie, il se bat depuis quelques années pour être président de la République; à cet effet, il a créé un parti dénommé Parti des démocrates chrétiens (PDC); candidat malheureux à la dernière présidentielle et aux législatives à Bossangoa, il a très tôt fait allégeance au pouvoir Touadéra qui vient de le nommer à titre d’essai, à la tête d’un département qui est un véritable panier à crabes. Réussira-t-il?

 

7- Marcel DJIMASSE, ministre de la Fonction publique et de la réforme administrative; gbanziri de Kouango (Ouaka) ; titulaire d’un DESS en comptabilité-gestion en France, a exercé longtemps dans le privé comme expert comptable et commissaire aux comptes ; ancien DAF à l’ENERCA et ancien député de son Kouango natal, il dispense des cours de comptabilité et de gestion dans plusieurs établissements supérieurs publics et privés de la capitale Bangui; sur le plan politique, il fait partie des anciens adulateurs du leader politique progressiste centrafricain feu Abel Nguende Goumba qu’il avait soutenu dans le cadre du parti FPO (devenu FPO-PT puis FPP), et servi comme Directeur de cabinet du temps où le professeur Goumba était Premier ministre puis Vice-président de la République sous le régime Bozizé (avril 2003-juin 2005) ; ministre conseiller à la présidence de la République de sa sœur Catherine Samba-Panza sous la transition de 2014 à 2016, il a pris ses distances vis-à-vis du FPP et a créé le Parti socialiste (PS) sous la bannière de laquelle il avait candidaté à la présidentielle de 2015 marquant la fin de la transition. Comme Jean Willybiro-Sacko, il fait partie de la galaxie des candidats malheureux crédités de -1% qui avaient soutenu Touadéra au deuxième tour de la présidentielle de février 2016 qui l’avait mis aux prises avec le candidat Anicet Georges Dologuélé; nommé au cabinet de la présidence de la République depuis 5 ans, il fait partie des leaders de la nouvelle plateforme de la majorité présidentielle dénommée Bè oko qui soutient le président Touadéra; les travailleurs disent l’attendre de pied ferme sur les brûlants dossiers tels que: la signature des décrets d’application des lois portant Statut général de la fonction publique, du Code du travail, du Statut particulier des journalistes, des Enseignants, du personnel de la santé; l’apurement des arriérés des salaires, etc. Il vient de perdre les élections législatives à Kouango ;

 

8- Mme MBOUA née Léa KOYASSOUM DOUMTA, ministre du Commerce et de l’industrie; kaba de Markounda (Ouham); ancienne institutrice devenue professeure de lycée dans la spécialité Lettres anglaises, titulaire d’un diplôme de Maîtrise ès LA de l’université de Bangui, cette leader syndicale des années 90 à 2000 sous les régimes Kolingba et Patassé est aussi une femme politique engagée. Cofondatrice du Parti pour l’unité nationale (PUN) avec le professeur Jean-Paul Ngoupandé, elle est l’actuelle présidente dudit parti; ministre des Affaires sociales, puis de la Justice, du Commerce et de l’industrie sous le régime Bozizé dont le PUN soutenait le programme politique, elle a été vice-présidente du Conseil national de transition (CNT, le parlement de transition) de 2013 à 2016 ; elle est membre du Comité de suivi du Forum national de Bangui (CSFNB) ; son parti avait soutenu en février 2016 le candidat Touadéra face à AGD et continue de le soutenir dans le cadre de la plateforme majoritaire Bè Oko dont elle assure la présidence depuis sa création en l’an 2020; elle doit assainir le milieu des affaires en annulant les autorisations et permis d’importation du sucre et autres produits de première nécessité que le ministre séléka Yacoub Ataïb avait distribués à tour des bras à des opérateurs économiques indésirables, en vue de mettre terme à la concurrence déloyale, à la contrebande, à la spéculation des prix, et au blanchiment d’argent par des entrepreneurs politiques malveillants qui se cachent derrière les affaires commerciales. Réussira-t-elle à échapper au pouvoir de la corruption qui a affaibli et compromis bon nombre de ses prédécesseurs?

 

9- Arthur Bertrand PIRI, ministre du développement de l’Energie et des ressources hydrauliques; ngbaka-mandja de Damara (Ombella-M’Poko), on le dit proche parent du chef de l’Etat; Inspecteur des impôts, il a été successivement militant des partis MLPC de Patassé, KNK de Bozizé puis MCU de Touadéra dont il est par ailleurs le n°3 dans l’ordre hiérarchique politico-administratif après le Secrétaire exécutif Simplice-Mathieu Sarandji le PAN et le 1er Secrétaire exécutif adjoint HM Dondra le PM. Il est le 2è Secrétaire exécutif adjoint du bureau politique du MCU ; Contrôleur général du secteur public et parapublic à la Primature avec rang et prérogatives de ministre délégué, il avait maille à partir avec les députés de la 6è législature qui lui ont reproché son ingérence intempestive et illégale dans la gestion des entreprises et offices publics ; il a la lourde et urgente mission de mettre fin à la gestion prédatrice et non orthodoxe de l’ENERCA et de la SODECA en envoyant les prédateurs et leurs complices en prison et en renouvelant l’équipe dirigeante des deux sociétés d’Etat à problème. Réussira-t-il face au pouvoir de l’argent de la corruption? Wait and see;

 

10- Hassan BOUBA, ministre de l’Elevage et de la santé animale; peul (mbororo) du Tchad, c’est un semi-lettré qui est roi chez les analphabètes comme Ali Darass. Il bricole le sangö et le français, ce qui fait de lui l’interprète d’Ali Darass. Comme ses coreligionnaires et co-maquisards Ali Darass, Souleymane Daouda et Ahmadou Bi-Aliou,  Hassan Bouba est un criminel-né qui avait œuvré dans le FPR, la rébellion de son compatriote peul tchadien Baba Laddé, avant de suivre Ali Darass à l’arrivée de la coalition séléka au pouvoir en mars 2013 dont il est le Conseiller politique et le n°3 du groupe armé UPC, après Ali Darass et Aliou.  Même s’il n’a jamais mis pied dans une école moderne, il aurait une très grande expérience dans le domaine du négoce et est polyvalent en matière commerciale: des pierres précieuses (or et diamant), des pointes d’ivoire et peau des animaux très prisées, le convoyage des bœufs, le trafic d’armes, etc. Il tue sans pitié. C’est lui qui serait chargé du recrutement les mercenaires étrangers, principalement les peuls du Tchad, du Niger et du Soudan, pour le compte de l’UPC ; c’est lui qui était le second coordonnateur des massacres des populations civiles et des prêtres par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto, le Mbomou et une partie de la Haute Kotto ; il est reconnu comme l’un des instigateurs d’incendie de plus de 300 villages dans le triangle Bambari-Ouaka/Haute Kotto/Haut Mbomou, en passant par la Basse-Kotto et le Mbomou… Nommé depuis 2017 conseiller à la présidence de la République pour faciliter les pourparlers avec l’UPC, il a utilisé cette fonction pour extorquer de l’argent aux autorités nationales, à des chefs des groupes armés et aux riches éleveurs peuls du centre-est et du sud-est, exceller dans l’exploitation et le trafic illicite des pierres précieuses et autres ressources naturelles (pointes d’ivoire, mercure, etc.). Qu’un analphabète et criminel peul étranger soit nommé ministre en RCA, il n’y a qu’en RCA d’aujourd’hui que cela est possible et récurrent !

 

11- Bruno YAPANDÉ, ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du développement local ; banda de Bouca (Ouham) ; Instructeur de jeunesse et d’animation au ministère de la Jeunesse et des sports, devenu Administrateur culturel après une formation spécialisée au Bénin; ancien Animateur de la Fédération nationale des clubs de jeunesse (FNCJ), ancien Chargé de mission au ministère des Arts et de la culture du régime Bozizé pour le compte du parti PNCN allié au KNK de Bozizé à l’époque; ancien ministre de la Communication, puis des Arts et de la culture au titre de PNCN sous la transition de Samba-Panza ; a démissionné du PNCN en janvier 2016 pour soutenir le candidat Touadéra au deuxième tour de la présidentielle de février 2016 ; délégué dans les fonctions d’Inspecteur d’Etat, membre de l’Inspection générale d’Etat (IGE) de 2017 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement le 23 juin dernier, il est cadre du parti MCU créé en 2019 ;

 

12- Pr Jean-Laurent SYSSA-MAGALÉ, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique; de père Gabonais et de mère ngbaka de Bimbo (Ombella-M’Poko) qui est la sœur de feu Général Magalé ; universitaire, a occupé différents postes de responsabilité à la Faculté des sciences dont il a été le Doyen avant d’être nommé Recteur de l’Université de Bangui en fin 2016, poste qu’il a occupé jusqu’à sa récente nomination dans le gouvernement par son ami intime Touadéra; chimiste avec une spécialité professionnelle en pétrochimie, il a été Maître-assistant puis Maître de conférences CAMES, avant d’être nommé Professeur national ; cadre du parti MCU, son départ de l’université est salué par la quasi-totalité de ses collègues enseignants qui ne le portent plus dans leur cœur à cause de sa gestion calamiteuse de la chose universitaire ; à cause de lui, les enseignants de l’université de Bangui militent pour l’élection du Recteur et des chefs d’établissements universitaires (doyens des Fac, directeurs des instituts et grandes écoles universitaires…) ;

 

13- Mme Marguerite RAMADAN née NZAPAOKO, ministre de la promotion du Genre, de la protection de la femme, de la famille et de l’enfant; mandja de Grimari (Ouaka) ; cadre du ministère des Affaires sociales à la retraite, a milité successivement dans les partis RDC, MLPC, KNK et MCU au pouvoir de l’Etat ; elle est la plus contestée des présidentes de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), la structure faitière des organisations féminines du pays; ayant contribué à diviser à outrance l’OFCA, elle est mal placée pour mener une politique de promotion du genre, de la femme, des enfants et de la famille, de la cohésion sociale, de réconciliation nationale, de paix en RCA. Sa nomination est le plus mauvais choix du duo FAT/HMD qui a pourtant besoin des femmes pour réaliser les politiques du moment ; épouse par procuration du défunt médecin chirurgien Gaston Ramadan Mamata dont elle a fabriqué des faux documents pour se faire héritière, elle est en procès depuis des années avec la première vraie épouse de feu Dr Ramadan (la veuve Kiringuinza) et les enfants issus du premier mariage légal qui viennent de gagner la décision judiciaire qui ôte à cette femme la qualité de gestionnaire des biens de feu Dr Ramadan ; en effet, cette femme avait contracté mariage à sa façon en se faisant représenter ainsi que son supposé mari Dr Gaston Ramadan à la mairie de Bimbo par procuration, alors qu’ils vivaient à Bangui: une grande hérésie dont elle s’est prévalue pour se faire appeler Mme Ramadan ; Conseillère à la Primature dans les domaines du Genre, des affaires sociales et de la famille depuis des années, elle est mal placée pour occuper ce poste ; qu’on ne soit pas surpris que la politique du gouvernement dans les domaines qui lui sont confiés, échoue; elle n’a aucune chance d’être réélue présidente de l’OFCA au prochain congrès de l’organisation; en tout cas Touadéra et Dondra se sont trompés de personne pour cette fonction ;

 

14- Rufin BÉNAM-BELTOUNGOU, ministre des Mines et de la géologie; gbaya de Batangafo (Ouham) ; cadre dudit ministère où il a été responsabilisé trop tôt par son parrain politique et coreligionnaire de l’Eglise évangélique des frères (EEF), Sylvain Ndoutingaï, le tout puissant ministre d’Etat du régime Bozizé à l’époque ; a milité successivement dans les partis MLPC, KNK puis MCU; conseiller à la présidence de la République en matière de ressources minières de 2016 jusqu’à sa nomination dans le gouvernement ;

 

15- Eric RÉKOSSE KAMOT, ministre de l’Agriculture et du développement rural; gbanziri de Kouango (Ouaka) ; expert comptable, a été PCA de l’OCSS (actuelle CNSS) ; a un cabinet d’études en France ;

 

16-Mohamed LAWAN, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion du secteur privé;  titulaire d’un BTS  en comptabilité, ancien cadre à l’ex CAISTAB, est vice-président du parti RDC de Kolingba qui vient de rallier la majorité présidentielle ; il représente le parti RDC dans le gouvernement ;

 

17- Mme Vincente Maria Lionele Jennifer SARAIVA épouse YANZERE, ministre des Arts, de la culture et du tourisme; de père Portugais et de mère yakoma de Ouango (Mbomou) ; de la diaspora centrafricaine de France, a créé Actions et soutiens à Touadéra (AST), une association politique qui a œuvré pour la réélection du président Touadéra et qui est soutenue financièrement et matériellement par l’entreprise El-Madina ;

 

18- Mme Nicole NKOUE, ministre de l’Urbanisme, de la réforme foncière, de la ville et de l’habitat; gbaya-boli de Berbérati (Mambéré-Kadéi) comme Dr Somsè, parente de l’ancienne ministre Aline Gisèle PANA ; avait travaillé au ministère du Tourisme avant d’immigrer en France où elle a ouvert un cabinet d’études ; représente le parti RDC dans le gouvernement ;

 

19- Mme Michèle MWANGA, ministre du Travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle; sara-mbaye de Kabo (Ouham), fille du défunt général Gaston GAMBOR (ancienne gloire du basket-ball et ancien ministre de la Jeunesse et des sports) ; ex épouse de Serge DOTE-BADEKARA ; directrice commerciale à la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique d’où elle a démissionné 1 mois avant sa nomination dans le gouvernement ; a le soutien de la 1ère Dame Tina TOUADERA ;

 

B- MINISTRES DU GOUVERNEMENT NGRÉBADA RECONDUITS DANS LE GOUVERNEMENT DONDRA

 

1- Félix MOLOUA,  ministre d’Etat chargé de l’Economie, du plan et de la coopération; banda gbambia de la commune de Korom-M’Poko dans la sous-préfecture de Bossangoa (Ouham); ancien Secrétaire principal de la Fac des sciences de l’université de Bangui devenu ingénieur statisticien démographe, cadre du ministère de l’Economie et du plan où il a gravi tous les échelons: chef de service, directeur et chargé d’études, DG ou Chef de cellule et de division, Expert national, Chargé de mission, Directeur de cabinet, avant d’être nommé ministre dudit département le 11 avril 2016. Militant et cadre successif des partis RDC de Kolingba, KNK de Bozizé, avant de suivre le « candidat KNK de précaution » Faustin-Archange Touadéra, dont il a été le Directeur national adjoint de campagne lors des élections de 2015-2016 marquant la fin de la transition, aux côtés de Dr Simplice-Mathieu Sarandji ; militant de première heure du parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) fondé par le président Touadéra en novembre 2018, il est Conseiller politique chargé des relations avec les autres partis politiques et les Organisations non-gouvernementales du Bureau exécutif, et donc 14è personnalité du parti MCU. Il occupe ce poste ministériel depuis le 11 avril 2016;

 

2- Arnauld DJOUBAYE ABAZÈNE, ministre d’Etat chargé de la Justice, de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, garde des sceaux; goula du village Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka et ancien chef d’Etat de transition Michel Djotodia Am-Nondroko comme les ministres Amza et Djono; magistrat de l’ordre judiciaire, titulaire d’un 3è cycle professionnel de l’ENAM de Bangui – Section judiciaire, et d’un doctorat de droit public obtenu en l’an 2020 à l‘université de Yaoundé 2 au Cameroun; a été de 2004 à 2013 1er substitut du procureur de Bangui puis 1er vice-président du Tribunal de Grande instance de Bangui sous la dictature politico-judiciaire de Bozizé ; ministre des Transports et de l’aviation civile pendant la transition de 2013 à 2016, puis de mars 2019 à juin 2021 par décret de Touadéra; est cité par l’ONG Sentry avec son frère Djono Ahaba comme un chef de groupe armé ayant commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le nord-est ;

 

3- Herbert Gotran DJONO-AHABA, ministre des Transports et de l’aviation civile : goula du village Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodia Am-Nondroko comme Arnaud Djoubaye-Abazène; est juriste titulaire d’un diplôme de Maîtrise semi-professionnelle en droit public de l’Université de Bangui et d’un diplôme de 3è cycle de l’ENAM de Yaoundé (Cameroun), Section des Régies financières, Option: Impôts; inspecteur des impôts, il a été ministre de l’Urbanisme et de l’habitat en 2010-2011 puis député de Birao 2 pendant la législature de 2011 abrégée par le coup d’Etat de son parent Djotodia en mars 2013; ancien soutien politique et combattant du groupe armé UFDR puis de la rébellion dite coalition séléka aux côtés de son frère et idole Djotodia, il avait occupé le poste de ministre de l’Energie et de l’hydraulique sous la brève transition de 2 mois (février-mars 2013) dirigée par Bozizé avec Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre à l’issue de l’Accord de Libreville de janvier 2013. Avec Djotodia au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014, il était le tout puissant ministre d’Etat aux Mines, au pétrole, à l’énergie et à l’hydraulique, et l’homme des gros sous, comme le fut Sylvain Ndoutingaï sous le régime Bozizé. Avec l’éclatement de l’ex coalition séléka, il a créé en 2014 son propre groupe armé, le RPRC, qui a participé à tous les foras, pourparlers et négociations pour la paix en RCA. Ministre de l’Energie et de l’hydraulique de 2017 à 2021, il est l’un des architectes de la guerre de la coalition goula/kara (RPRC.PRCN et MLCJ) contre la coalition rounga/mercenaires soudanais du FPRC d’Adam Nourredine et Abdoulaye Issène qui avait ensanglanté et fait des morts à Birao et Ndélé de 2019 à 2020 ; un des principaux soutiens politico-militaires du régime Touadéra dans la Vakaga, il est cité par l’ONG Sentry avec son frère Djoubaye Abazène comme un chef de groupe armé ayant commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans le nord-est ;

 

4- Sylvie BAÏPO-TÉMON,  ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Centrafricains de l’étranger; mandja du village Baïpo à Kaga-Bandoro centre (Nana-Gribizi); titulaire d’un diplôme supérieur en économie, option banque, elle a travaillé pendant plusieurs années dans plusieurs structures bancaires de France et notamment BNP-Paribas avant d’être catapultée à la tête de la diplomatie centrafricaine en décembre 2019 ; cadre du parti MCU, sa reconduction –la moins attendue- a suscité un véritable tollé et provoqué un deuil au sein de ce département qu’elle a transformé en panier à crabes; son incompétence, sa navigation à vue et son attitude d’exclusion des cadres et agents du département ont joué négativement sur le fonctionnement dudit département ;

 

5- Justin GOURNA-NZACKO, ministre de l’Economie numérique, des postes et télécommunications; mandja de Bouca  (Ouham), ingénieur-administrateur principal des télécom, cadre du ministère des PTT et de la SOCATEL à la retraite, a  été Directeur des Ressources humaines à la SOCATEL pendant longtemps, avant d’être nommé Chargé de mission au ministère des PTT et Chef du Projet Fibre Optique en Centrafrique depuis l’époque Bozizé jusqu’à l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Cadre successif des partis PSD de Lakouè et CRPS de Me Tiangaye sous la bannière de laquelle il a été élu député de la 1ère circonscription de Bouca en 2016, il s’est désolidarisé du président de son parti lorsque que celui-ci s’était retiré en avril 2018 de la majorité présidentielle. Il a intégré le camp Touadéra et son parti, le MCU, sous la bannière de laquelle il a été réélu député de Bouca 1 en décembre 2020; occupe le poste depuis que Touadéra est au pouvoir.

 

6- Dr Aboubakar  MOUKADAS NOURE, ministre de l’Education nationale; haoussa du Lac Tchad mais origine nationale vraiment difficile à tracer en raison de ce que les haoussas vivant dans cet espace régional multiethnique et multiculturel ont une culture quasi commune, qu’ils proviennent du Niger, du Nigeria, du Cameroun ou du Tchad. C’est dire que les haoussas du Lac Tchad n’ont pas d’origine nationale fixe, ce qui les arrange parce qu’ils se disent Tchadiens lorsqu’ils sont au Tchad, Nigériens lorsqu’ils sont au Niger, Nigérians lorsqu’ils sont au Nigeria, Camerounais lorsqu’ils sont au Cameroun. Selon un fin connaisseur du milieu, on reconnaît facilement les haoussas à travers leurs noms. Les Noure par exemple sont à 99% des haoussas. Mais ils sont des grands nomades. On les retrouve dans toute l’Afrique de l’Ouest, au Sahel, en Libye, en Mauritanie, au Soudan arabe, et même en Afrique centrale, surtout au Cameroun et au Tchad. En Centrafrique, ils se sont sédentarisés à Birao où ils seraient un peu plus nombreux que les bornos, eux aussi venus de loin (Nigeria, région des Boko haram). Il paraît que c’est eux qui ont amené le vent de l’islam dans la partie nord-est de la RCA. Mais notre ministre haoussa est né et a grandi au km5 à Bangui, un melting-pot où les musulmans de toutes les origines se trouvent et ont en commun la recherche de l’argent. Docteur en sociologie et Maitre de conférences à l’Université de Bangui, il fait partie des rares cadres musulmans qui honorent l’intelligentsia centrafricaine et la communauté musulmane en Centrafrique par leur brillance intellectuelle, leur sens de la solidarité sans frontières, la non violence, l’acceptation de la différence… Ecrivain et véritable enseignant-chercheur, il est auteur de plusieurs articles de presse et d’ouvrages qui ont le mérite de rappeler et de défendre les bonnes relations historiques entre les chrétiens et les musulmans en RCA d’une part, et la responsabilité de l’intellectuel face aux crises sociopolitiques, d’autre part. Chef du Département  de philosophie puis de sociologie dans les années 96-99, Commissaire électoral (CEMI) de 2004 à 2005, il a été Conseiller national, membre du parlement de transition (CNT) pour le compte de la préfecture de la Nana-Gribizi, représentation qui lui a été contestée par les natifs et ressortissants de cette préfecture qui lui dénient toute origine centrafricaine et notamment nana-gribizienne.  Contrairement à la majorité des cadres musulmans qui ont pris la carte des partis politiques pour manger ou avoir de la place au soleil, cet universitaire a souvent affiché un apolitisme qui a souvent suscité colère et jalousie de ses coreligionnaires et collègues universitaires. Il est celui qui sait « mettre son intellect au service de la masse » (définition de l’intellectuel selon l’éminent sociologue centrafricain feu Alphonse Blagué). Humainement et politiquement plus proche du président Touadéra et du PAN Sarandji qui sont ses collègues d’université, il a adhéré au parti MCU fondé par le président Touadéra en fin 2018 ; il occupe le poste de 1er Rapporteur général adjoint du bureau politique, et donc la 7è personnalité dudit parti. Il fait partie des inamovibles ministres de régime Touadéra ;

 

7- Virginie BAÏKOUA, ministre de l’Action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale; kaba du village Bémaïdé à Paoua (Ouham-Pendé), elle est la fille du défunt général et ex rebelle Alphonse Mbaikoua ; se dit titulaire d’un BTS, a travaillé comme secrétaire de direction dans une mairie de France dans le secteur social et assainissement; candidate malheureuse à la députation dans la circonscription de Bimbo 4 (commune de Bégoua) en 2016, elle vient d’être élue députée pour le compte du parti MCU dont elle est membre mais refuse de siéger à l’Assemblée nationale; elle fait partie des inamovibles  ministres de Touadéra depuis le 11 avril 2016; sa gestion des aides humanitaires est trop critiquée car peu orthodoxe; et si audit il y avait… suivez mon regard ;

 

8- Thierry KAMACH, ministre de l’Environnement et du développement durable; de père Yéménite installé d’abord à Berbérati (Mambéré-Kadéï) d’où sa mère biologique de l’ethnie gbaya est originaire, c’est un enfant de l’immigration choisie opérée par son feu père Joseph Icham Kamach, un gros opérateur économique de la RCA de son vivant.  Titulaire d’un baccalauréat et initié très tôt par son père dans les affaires, il est l’un des dirigeants du Groupe Kamach; ancien président de la  Fédération centrafricaine de football et ancien commissaire de la CAF, a été député du parti PNCN de Cyriac Gonda (parti membre de la majorité présidentielle de Bozizé) dans la circonscription de Berbérati 1, avant de fonder le parti dénommé MOUNI (Mouvement national des indépendants) qui a intégré en 2017 la majorité présidentielle après avoir soutenu le candidat Dologuélé au second tour de la présidentielle en 2016 ; c’est sous la bannière de ce parti qu’il a été élu député de Berbérati 2 en décembre 2020; son parti compte 16 députés à l’actuelle Assemblée nationale; il est à ce poste depuis septembre 2017; son alcoolisme et son absentéisme chronique au bureau sont notoires et prouvent s’il en est besoin que le président Touadéra s’est trompé de personne pour faire partie du gouvernement ;

 

9- Dr Pierre SOMSÈ, ministre de la Santé et de la population; gbaya-boli de gbagbarati dit Berberati (Mambéré-Kadéï). Médecin épidémiologiste, on l’appelait «Monsieur SIDA» en raison des multiples campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation populaires radiodiffusées, télévisées et sur le terrain, qu’il menait dans les années 90 contre le SIDA, avec son binôme, Dr Marcel Massanga du CNLS. Il a fait une carrière internationale au sein de l’OMS d’abord au Bureau régional de Brazzaville puis comme Représentant de ladite organisation en Afrique de l’Est et du Sud pendant plus de 20 ans. Retraité et ami personnel de l’ancien PM et actuel PAN Sarandji, sa délicate mission de faire régner l’éthique et la déontologie professionnelle dans ce secteur, pour mettre terme aux pratiques de tribalisme, de régionalisme, de concussion, de corruption, de violation de serment, d’abus de biens sociaux, de vols et détournements, et de prédation érigés en règle dans le système sanitaire du pays et surtout par ses prédécesseurs et acteurs du secteur santé, a connu un grand couac du fait de sa propre gestion des ressources humaines, matérielles et financières du département et surtout du fonds Covid-19 qui n’est pas orthodoxe, au point d’avoir provoqué plusieurs grèves et manifestations publiques du personnel de la santé dont ses propres collègues médecins, lesquels ont saisi le chef de l’Etat par lettre de dénonciation; sa reconduction est mal gobée par la quasi-totalité du personnel de la santé ;

 

10- Maxime BALALOU, ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement et des relations avec les Institutions de la République; yakoma du village Tondomazoma dans la commune de Ngbandinga, sous-préfecture de Ouango (Mbomou); Inspecteur du Trésor à la retraite; Chargé de mission à la Primature de Touadéra à l’époque (2008-2013), Conseiller en matière des Finances à la Primature pendant la transition (2013-2016); Directeur de cabinet adjoint du Premier ministre Sarandji de 2016 au 03 mars 2019, a passé 11 ans d’affilée à la Primature; frère en Christ du chef de l’Etat (église UFEB), il est membre fondateur du parti présidentiel MCU dont il assure les fonctions de Secrétaire National chargé des Affaires politiques ; candidat malheureux aux législatives dans le 2è arrondissement de Bangui; occupe ce poste depuis mars 2019 ;

 

11- Guismala AMZA, ministre de l’Equipement et des travaux publics; goula de Gordil à Birao (Vakaga) et parent direct du chef de l’ex coalition séléka Michel Djotodoa Am-Nondroko comme Djoubaye Abazène et Djono Ahaba, c’est un instituteur qui aurait étudié le droit, jusqu’à à la maîtrise; a été ministre de développement de l’Energie et des ressources hydrauliques pendant 19 jours (du 03 au 22 mars 2019); envoyé dans le gouvernement en mars 2019 par Nourredine Adam pour le compte du groupe armé FPRC, il a par la suite pris ses distances vis-à-vis du FPRC pour rejoindre ses frères goulas du RPRC et karas MLCJ de Birao pendant la guerre au FPRC dirigé par les roungas de Ndélé et notamment Nourredine Adam  et Abdoulaye Issène; a rejoint le parti MCU;

 

12- Amit IDRISS, ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche; rounga de Ndélé (Bamingui-Bangoran); professeur de sciences de la vie et de la terre (SVT), a fait un  tour au département de droit de l’Université de Bangui; a milité successivement dans les partis MLPC et PAD de Laurent Ngon-Baba, avant de se ranger derrière Nourredine Adam à la prise du pouvoir de la coalition séléka en mars 2013. Ancien chef de cabinet, il a été envoyé par Nourredine dans le gouvernement en mars 2019 pour le compte du groupe armé FPRC; sa gestion de ce département depuis son arrivée en mars 2019 laisse à désirer au point de pousser certains hauts cadres à la démission ; a réformé presque tous les véhicules du ministère pour partir avec, n’étant pas lui-même sûr d’être reconduit ; le président Touadéra, l’Inspection générale d’Etat (IGE), l’IGF, la Cour des comptes et la Haute autorité chargée de la bonne gouvernance ferment les yeux et les oreilles sur sa mauvaise gestion de la chose publique; sa reconduction est une honte pour toute la république et une grave entorse aux règles de la bonne gouvernance; elle a découragé tous les agents et cadres dudit ministère ;

 

13- Gilbert TOUMOU DÉYA, ministre délégué auprès du ministre d’Etat chargé du DDRR et du suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation; précédemment ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec les groupes armés; kara du village Toumou à Birao (Vakaga); niveau 4è des collèges, ni moins ni plus; ce fils d’ancien « auxiliaire des douanes » de Birao originaire du village Toumou à Birao est devenu le chef du groupe armé MLCJ après le Tchadien Abakar Sabone, un kalambou d’Am-Timam. Aimant la facilité comme le lui ont sans doute appris les douaniers à l’époque, la rébellion est devenue pour lui un véritable fonds de commerce, un moyen de vite s’enrichir illicitement, avec des barrières illégales qu’il aimait ériger sur les axes Birao-Am Dafock où ses éléments assurent les fonctions de la douane, des impôts, de la police, de la gendarmerie, des eaux et forêts, des phytosanitaires, etc. Nommé Conseiller à la présidence de la République le 12 septembre 2017 soi-disant pour la cause de la paix, cet homme a déçu plus d’un par son comportement indécent et rétrograde. Grand ivrogne et étranger à la propreté, il est toujours mal habillé et a été le très mal habillé des membres du cabinet présidentiel à l’époque; jugé désordonné, crasseux (le mot n’est pas fort s’il fallait rentrer dans les détails) et ne sachant ni porter une cravate, il est incroyablement vrai lorsqu’il devient ivre. Un exemple: lors d’une soirée à la boîte de nuit Le Zodiac à Bangui fréquentée par des personnalités tant nationales qu’étrangères, il avait sorti sa braguette à côté des toilettes et a crié pour appeler les femmes de plaisir qui le veulent de venir le….. (devinez le reste) moyennant de l’argent ; Toumou Déya est l’un des architectes de la guerre de la coalition goula/kara (RPRC.PRCN et MLCJ) contre la coalition rounga/mercenaires soudanais du FPRC d’Adam Nourredine et Abdoulaye Issène qui avait ensanglanté et fait des morts à Birao et Ndélé de 2019 à 2020; il est aussi l’un des principaux soutiens politico-militaires du régime Touadéra dans la Vakaga; est cité par l’ONG Sentry avec Djoubaye Abazène et Djono Ahaba comme un chef de groupe armé ayant commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans le nord-est;  voilà le monsieur que Touadéra et ses Premiers ministres ont nommé ministre depuis mars 2019: un sans niveau et surtout un ivrogne, un désordonné, un criminel et potentiel client de la CPI et de la CPS, un primitif au comportement indécent ! Quel scandale !

Voilà ce que nous savons des hommes et femmes qui font partie du tout premier gouvernement de Dondra. Tout le monde ou presque s’accorde à dire que ce gouvernement ne va pas durer.

Wait and see.

Mesmin Madidé-Aladila et Jean Bedel Dinga-Kpilè

Source: MEDIAS+ des 30 juin et 1er juillet 2021

 

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