Massacre de Bossangoa, le bilan s’élève à 19 morts

Publié le 26 juillet 2021 , 6:02
Mis à jour le: 26 juillet 2021 6:02

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 juillet 2021, 03:39:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toutes les victimes ont été regroupées et exécutées, d’autres ont pris la fuite, mais elles ont été rattrapées puis abattues par leurs bourreaux. Le bilan s’élève d’abord à 12 morts, puis à 13, 14 enfin 19 morts.

Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali

 

Le 21 juillet 2021, deux adolescents étaient venus alerter le bureau local de la Minusca et le préfet de l’Ouham de la mort d’une dizaine des personnes abattues à bout portant par un groupe d’hommes armés identifiés formellement comme des mercenaires de Wagner et les soldats FACA à 12 kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, plus précisément au village Bongboto.

Une patrouille de la Minusca, accompagnée du bureau de droits de l’homme de la Minusca et le préfet de l’Ouham sont arrivés sur le lieu du crime. Treize corps sans vie ont été retrouvés dans la foulée et ramenés à Bossangoa. Le soir, les populations ont découvert encore 4 corps, puis deux corps ensuite. Cela fait en tout 19 corps retrouvés sans vie, abattus à bout portant par leurs criminels.

Selon les principaux témoins, les deux adolescents rescapés ont été sauvés par un soldat FACA   qui faisait partie du groupe des assaillants. Son père témoigne et confirme les faits.

Notons que le lendemain du massacre, le gouvernement pointe du doigt les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’être à l’origine de ce massacre. Tandis qu’à Bossangoa, des sources concordantes parlent des mercenaires de Wagner et les soldats FACA.

La Minusca annonce l’ouverture d’une enquête, de même que l’Assemblée nationale.

Plusieurs partis politiques ont condamné les faits. On parle du parti MLPC dirigé par Martin Ziguélé, le KNK, le MKMKS de l’ancien ministre Bokassa, l’UNDP de Michel Amine, la coalition de l’opposition ainsi que la société civile (GTSC).

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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