Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:10:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le 5 octobre dernier, vers 13 heures, un convoi des véhicules en provenance de Bambari a été pris pour cible par un groupe d’une dizaine d’hommes armés, occasionnant la mort d’une vingtaine des civils, dont les femmes et des enfants. Mais une semaine après le drame, le doute persiste sur les identités réelles des assaillants. Le gouvernement, de son côté, accuse les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique ( UPC). Mais ces derniers, de leur côté, rejettent les allégations du gouvernement et accusent à son tour les forces gouvernementales d’être derrière ce massacre. Un jeu de ping-pong qui fragilise sans doute la recherche de la vérité sur cet acte criminel. Enquête exclusive du CNC.
Près d’une semaine après le drame qui a occasionné plusieurs dizaines de morts au village Matchika, situé à une vingtaine de kilomètres de Bambari, le parquet près la cour d’appel de Bambari a annoncé l’arrestation des présumés auteurs ayant participé à la commission des faits. Mais grâce aux vidéos de la scène filmée par les assaillants eux-mêmes et partagée sur les réseaux sociaux, nous avons analysé avec le concours de certains observateurs le déroulement de la scène macabre.
De l’avis de plusieurs compatriotes centrafricains de confession musulmane, dans la vidéo, un assaillant avait crié sans cesse en arabe « Allah akbar ». Selon eux, le ton et la prononciation de la personne montrent qu’elle tente d’imiter cette expression avec la tonalité arabe. Pour les chrétiens, ça sonne correcte, mais pour les musulmans, ceci est une vraie imitation.
Voyons avec l’apparence physique des assaillants. D’après l’avis de tous les observateurs, ces derniers ne ressemblent pas aux Peuls, alors que dans l’UPC du sulfureux mercenaire Ali Darassa, les combattants ne sont que des sujets peuls, quelle que soit leur origine : Niger, Cameroun, Tchad, etc.. D’ailleurs l’un des assaillants qui parlaient fort dans la vidéo semble être un militaire ou un ancien militaire de confession chrétienne. Et l’UPC ne dispose pas d’un combattant chrétien dans ses rangs.
En plus, selon Monsieur Julien Azoumi, ancien officier supérieur de l’armée nationale, dans cette vidéo, il semblerait que tout est mis en œuvre pour faire de la comédie à l’ivoirienne, sauf que c’était criminel. D’ailleurs, les tirs se font d’un seul côté. Il n’y’a pas un échange des tirs. Et les assaillants, en faisant cette vidéo, ne se rendaient pas compte de leur supercherie. On voit même une personne en plein milieu de la route en train de filmer avec son téléphone les assaillants.
Les détails sont énormes, mais nous sommes limités dans la rédaction de l’article.
Selon l’avis de ces observateurs, il ne fait aucun doute, l’attaque de Matchika est l’œuvre des individus mal intentionnés qui appartiennent soit à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), soit à l’armée nationale.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 mercredi, 13 octobre 2021, 16:14:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au lendemain de la violente attaque des positions de l’armée nationale dans la ville de Bria par un groupe des hommes lourdement armés identifiés formellement comme des éléments rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC), les forces de défense et de sécurité intérieure, appuyés par les Mercenaires russes de la société Wagner ont procédé ce mercredi à des interpellations massives et aveugles de plusieurs personnes à Bria.
Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC
Ce mercredi 13 octobre 2021 dans la matinée, à Bria, la ville est de nouveau secouée par une opération scorpion menée par les éléments des forces de défense et de sécurité intérieure, appuyées par les mercenaires russes de la société Wagner. Selon les autorités locales, cette opération vise à débusquer les présumés complices et auteurs de l’attaque de la veille qui a occasionné la mort de trois victimes. Malheureusement, cette opération, qui devrait se faire conformément à la loi en vigueur, tourne à une opération de kidnapping de près de 100 personnes, en majorité de l’ethnie peule.
« Uniquement dans le quartier Gobolo ce mercredi, le pick-up des mercenaires russes avait fait quatre tours, rempli des personnes interpellées », déclare un habitant du quartier Gobolo joint au téléphone par CNC.
Tandis que dans d’autres quartiers, les habitants ont quitté en masse pour rejoindre le camp des déplacés de PK 3 sécurisé par les Casques bleus de la Minusca.
Durant plusieurs heures, la ville a été complètement encerclée par les forces de l’ordre et les mercenaires russes qui multiplient des fouilles des maisons porte par porte. Une scène inédite selon plusieurs habitants de Bria.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/Monsieur-Mike-COLE-de-la-CPI-en-RCA-450×383.jpg” alt=”Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA” width=”450″ height=”383″ />Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA
Discours du Représentant pays de la Cour pénale internationale(CPI), Mike Cole, à l’occasion de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le procureur contre M. Mahamat Said, a la Haye, retransmise au Complexe Socioculturel et Sportif du 4e Arrondissement de Bangui(RCA), du 12 au 14 octobre 2021
Mesdames et Messieurs,
C’est avec beaucoup d’émotion que, depuis La Haye, je vous adresse mes salutations, au complexe socioculturel et sportif du 4e Arrondissement de Bangui et en Centrafrique en générale. Bien, que huit mille kilomètres nous séparent, I yeke Oko; nous sommes ensemble. Nous sommes réunis par une même cause: la justice.
Il y a 8 mois, lorsque le procès de Yekatom et Ngaissonna a débuté, une femme centrafricaine m’a dit: ”avec le début du procès, j’ai compris que la dame justice avance, lentement mais sûrement, et que la guérison des victimes a commencé”.
Il n’y a rien de plus vrai aujourd’hui: Dame justice poursuit son élan en Centrafrique. Si nous sommes témoins de cette avancé, aujourd’hui, ici, à Boyrabe, c’est particulièrement grâce à une autre grand dame: la mairesse du 4e Arrondissement.
Madame Andara Isabelle, c’est avec gratitude que je salue votre soutien à la justice, votre désir de porter le système judiciaire comme une puissant catalyseur pour la réconciliation et à la paix en Centrafrique.
Je voudrais prendre un moment pour évoquer une affaire qui, il y a 3 ans, une année après mon arrivée à Bangui, a bouleversé les communautés de la République centrafricaine. En 2018, bien que les juges de la CPI aient reconnu la gravité des crimes commis lors des événements de 2002 et la souffrance des victimes, avec l’acquittement de Jean Pierre Bemba, nous avons été confrontés à la situation déchirante : celle que personne ne soit tenu responsable de ces crimes. J’ai ressenti et partagé l’énorme déception des communautés affectées. Mais malgré cette déception immense et compréhensible, depuis cette époque, j’ai été témoin d’une soif de justice persistante au sein du peuple centrafricain. Pas de vengeance, mais bien de Justice.
Trois années plus tard, ce rendez-vous aujourd’hui, à Boyrabe, est historique et symbolique:
Symbolique parce qu’elle a lieu au cœur de la population affectée qui ont gardé leur soif de justice;
Historique parce qu’elle rassemble non seulement, les différents acteurs de la justice nationale et internationale que nous avons vu lors de l’ouverture du procès de Yekatom & Ngaissona, mais aussi, pour la première fois la commission de Vérité, justice, réparation et réconciliation;
Mesdames et Messieurs,
2021 est une année historique pour la justice en Centrafrique. En 2021 nous avons été témoin:
de la création de la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation;
du lancement du procès de Yékatom & Ngaissona devant la CPI ;
des progrès dans la justice nationale notamment la travaille de la CPS, la reprise des audiences à Berberati en Octobre et, il y a quelque semaine, à Bria, la localité de l’arrestation de Monsieur Saïd plus tôt cette année.
Et aujourd’hui, en ce 12 octobre 2021, à la Haye, s’ouvre l’audience de confirmation des charges dans l’affaire le procureur contre M. Mahamat Saïd. En même temps, en ce 12 octobre 2021 à Boyrabe, la Maison de la justice vient d’ouvrir une nouvelle salle historique, dans laquelle figurent ensemble toutes les communautés affectées.
Dans les années 1950, le président Boganda a écrit ”Il n’y a pas de paix sans justice… pas de justice sans développement’”. Ces mêmes mots ont été repris et renforcés en 2021 par les centrafricains de aujourd’hui. Parmi eux, une femme centrafricaine, elle- même affectée par les événements de 2013-12014, lors de l’ouverture de l’affaire Yekatom & Ngaissona: ”La vérité et la justice sont nécessaires pour la réconciliation et la paix durable”.
La parole se perd mais les écris restent. Nous avons tenu à cristalliser ces mêmes mots de vos concitoyens en les reproduisant et les affichant tout autour de la ville de Bangui. En écrivant ces mots, vos mots, ils sont graver dans l’histoire.
Le rôle de la justice et de la réconciliation est central dans l’engagement du gouvernement centrafricain pour la paix. Dans leur quête de la paix, les autorités centrafricaines ont fait de la lutte contre l’impunité et de la justice leur cheval de bataille. La présence du ministre centrafricain de la Justice à La Haye, au siège de la Cour, pour l’ouverture de ces confirmations de charges est hautement symbolique – elle signifie la détermination à lutter contre l’impunité et la bon coopération entre la CPI et le gouvernement.
A la Cour pénale internationale, nous reconnaissons que les crimes graves menacent la paix, la sécurité et le bien être des communautés. C’est pourquoi, ensemble avec les membres de la maison de justice, nous sommes déterminés à mettre un terme à l’impunité des auteurs de ces crimes et à concourir ainsi à la prévention de nouveaux crimes.
Oui, la route de la justice est longue et difficile, mais ses bras sont plus longs. Et ils sont forts. Ils peuvent toucher les présumés auteurs de crimes atroces ou qu’ils soient. Comme nous le voyons, ici, en Centrafrique, où les accuses ont été interpellées à Bangui, Bria, Birao et à l’étranger.
Mais quel que soit l’endroit où l’accusé est arrêté, les procédures judiciaires doivent être équitables pour tous. Si non ce n’est plus de la justice, mais de la vengeance. Équitable pour l’accusé, qui est présumé innocent jusqu’à une condamnation. Équitable pour chacune des victimes afin que la douleur et la misère puissent guérir. Équitable et sûr pour les témoins de l’accusation et de la défense. Un processus équitable et transparent où les droits de tous les participants sont protégés par la loi et par des juges impartiaux et indépendants. Un processus du Justice.
J’ai confiance, que le son de la justice qui a commencé à résonner dans cette salle de à Boyrabe, ira au-delà des frontières de la Centrafrique.
Et, je le répète : I yeke Oko. Nous sommes ensemble. Notre cause, c’est la justice. Notre cause, est votre cause. Et, cette cause, est la cause de toute l’humanité.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au deuxième jour de la séance de confirmation des charges contre le suspect Mahamat Said poursuivi pour crime contre l’humanité et crime de guerre devant la cour pénale internationale, le collectif des victimes, dans un communiqué de presse dont une copie est parvenu à la rédaction du CNC, menace de se retirer de l’affaire et accuse la cour pénale internationale d’avoir violé leur droit des victimes.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse :
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/general-de-la-seleka-mahamat-said-arrete-par-la-cpi-450×450.jpg” alt=”général de la séléka mahamat saïd arrêté par la cpi” width=”450″ height=”450″ />L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Collectif des victimes de Mahamat Said Abdel Kani devant la CPI
NOUS LES VICTIMES DE Mahamat Said Abdel Kani sommes privés de nos avocats devant la CPI et sommes privés du droit de nous exprimer et de participer à la procédure devant la CPI. La CPI nous impose un avocat de la Haye de leur bureau de TOPCV un avocat que l’on n’a jamais vu ici en Centrafrique en qui nous avons absolument aucune confiance et dont on ne veut définitivement pas. La CPI viole gravement notre droit à choisir librement l’avocat de notre choix. Nous rejetons eh bloc la décision du 6 octobre 2021 évinçant nos avocats centrafricains de la procédure et nous retirons nos plaintes de la procédure Said.
Nous prenons l’opinion nationale et internationale à témoin et nous contestons vigoureusement la légitimité de la CPI. Ainsi nous déclarons que le bureau de la CPI de Bangui est déjà corrompu par Monsieur Said avec son argent.
Nous avons investigué sur le terrain et plusieurs membres de la CPI de Bangui (VPRS) chargés d’assister les victimes, rendent visite régulièrement à la famille de Monsieur Said. Nous savons d’ores et déjà que la décision dans l’affaire Said est déjà rendue en haut lieu pour blanchir Monsieur Said et nous les victimes nous n’aurons rien comme justice et indemnisation comme dans l’affaire Bemba. D’où la volonté de la CPI de nous imposer un avocat basé à la Haye et dépendant de l’OPCV (bureau du conseil public pour les victimes de la CPI) afin de travailler en faveur de Said et contre nous les victimes.
Nous avons déjà tant souffert dans cette affaire et la CPI continue de nous maltraiter en nous imposant un avocat de la Haye pour tenter de blanchir Monsieur Said en rejetant un maximum de dossiers des victimes. C’est scandaleux et ceci constitue une insulte à l’endroit des victimes. Nous retirons en bloc nos plaintes dans l’affaire Said et nous interdisons à l’avocat du bureau du conseil public pour les victimes de la CPI (OPCV) d’intervenir sur nos dossiers. Nous demandons solennellement à la CPI de réviser sa décision du 6 octobre 2021 et de réintégrer nos avocats du Barreau de Centrafrique dans la procédure Said.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Photo-des-enfants-ayant-recus-leurs-kits-scolaires-450×253.jpg” alt=”Photo des enfants ayant reçus leurs kits scolaires” width=”450″ height=”253″ />Photo des enfants ayant reçus leurs kits scolaires. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 14 octobre 2021, 02:13:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La fondation Synthia BOUVIER GAZON, en partenariat avec la mission logistique française a offert ce mercredi 13 octobre à Bangui un don de fourniture scolaire aux enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés dans le cadre des préparatifs de la prochaine rentrée des classes .
Le commandant Eric de la Mislog remet un kit à un élèves
Au nom de la fondation Synthia BOUVIER GAZON, sa coordonnatrice, Madame Léa KONGBO tenait à situer la portée du don :
« C’est un geste d’amour et de partage, car nous sommes conscients que les enfants orphelins, abandonnés et désœuvrés n’ont rien comme kits scolaires complets pour favoriser leur intégration au milieu scolaire et sociofamilial. Je rends du bon hommage au personnel de la Mislog française qui ne ménage aucun effort pour être au côté du peuple centrafricain en général, et aux enfants en particulier ». D’après elle, sa fondation qui mène ses actions depuis 2020 à Bangui intervient dans le secteur de la protection, de la santé et de l’éducation…. Elle répond aux besoins des personnes touchées par les violences sexuelles basées sur le genre…
« La fondation Synthia BOUVIER GAZON a initié ce projet dénommé « I kari na école », en français ça veut dire « retournons à l’école », qui consiste à identifier et enregistrer les mineurs victimes des violences sexuelles liées au conflit et vivant avec le VIH. Parmi ces enfants, il y’a aussi des enfants vulnérables qui sont abandonnés ayant abandonné les études, et/ou n’ayant pas de soutien matériel et financier pour continuer les études », a-t-elle ajouté.
Prenant la parole, le lieutenant-colonel Thomas Debesse tient à indiquer que ce don de kits scolaire est avant tout un kit d’espoir pour favoriser l’apprentissage des enfants.
« Il s’agit pour nous … que ces enfants qui vont bénéficier puissent participer à la reprise des cours dans les meilleures conditions au même titre que les autres enfants de Bangui. L’éducation, c’est donner l’accès au savoir. C’est mettre tout le monde sur le même pied d’égalité et redonner une chance à tous de sortir de la pauvreté », ajoute le lieutenant-colonel Thomas Debesse.
Il y’a lieu de noter que les kits scolaires offerts par la fondation Synthia BOUVIER GAZON avec la mission logistique française sont composés des cartables ou un petit sac à dos, des cahiers, des ardoises de la craie, des gommes, des crayons c et des crayons de couleur. En tout cas, le nécessaire pour que les enfants à bas âge puissent suivre le cours normalement.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 13:53:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville d’Ippy, située à 496 kilomètres au nord de la capitale a été secouée cette nuit par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon les autorités locales, ce sont les positions des soldats FACA dans la ville qui ont été attaquées par les présumés rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC). Ce mercredi matin, la ville retrouve son calme, mais toutes les activités tournent au ralenti.
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Selon des informations recueillies ce matin auprès des autorités locales, c’était hier nuit vers 23 heures que les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), en provenance de l’Est de la ville, ont attaqué une position de l’armée nationale dans la ville. Durant plusieurs heures, c’est la détonation d’armes lourdes et légères qui raisonne dans toute la ville, paniquant davantage les populations civiles.
Pour l’heure, aucun bilan provisoire de l’attaque n’est annoncé, et le calme est revenu à Ippy. Toutefois, les activités administratives et économiques ne sont pas encore reprises.
Rappelons que le mardi dernier, vers 4 heures du matin, les présumés rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa ont attaqué les positions de l’armée nationale dans la ville de Bria. Le bilan faisait état de trois morts et sept blessés.
Cependant à Bangui, les habitants vivent dans une inquiétude générale suite aux rumeurs d’une attaque imminente de la capitale par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 mardi, 12 octobre 2021, 21:21:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après une journée d’affrontement sanglant entre les rebelles et les forces coalisées du gouvernement ce mardi 12 octobre, la ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto retrouve un semblant de calme ce mercredi. Entre-temps, le bilan de l’attaque ne cesse de s’alourdir. Au lieu de trois blessés initialement annoncés, il passe désormais à 3 morts et 7 blessés.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-soldats-FACA-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-Sakai.-Photo-CNC-450×300.jpg” alt=”un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC” width=”450″ height=”300″ />Un soldats FACA regarde dans une jumelle au quartier Sakaï. Photo CNC
Selon des sources sécuritaires locales, deux assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont été tués dans l’attaque. Leurs corps ont été retrouvés à proximité de l’aérodrome de Bria. Entre-temps, un mercenaire russe de la société Wagner a également été tué dans l’affrontement, et quatre autres blessés. Du côté des soldats FACA, on parle de trois blessés, dont deux graves et un léger.
Selon une autre source, les soldats FACA, après la première attaque de leur position au quartier Gobolo vers 4 heures du matin par les rebelles, se sont repliés dans la base des Mercenaires russes avant que ces derniers reprennent le combat à leur place.
Selon le préfet de la Haute-Kotto, les assaillants sont bel et bien des combattants rebelles de l’UPC du sulfureux mercenaires tchado-nigérien Ali Darassa. D’après lui, ce dernier, qui n’a pas véritablement adhéré au programme du désarmement, voudrait coûte que coûte attaquer la ville de Bria, car certains éléments de l’UPC dissidente sont en train de se faire désarmer.
Rappelons que ce lundi 11 octobre, vers 4 heures du matin, un groupe des hommes lourdement armés ont attaqué les positions des soldats FACA dans la ville de Bria et sa périphérie. Le combat a duré plusieurs heures jusqu’à dans l’après-midi.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:49:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Invité à participer à une session de travail avec son homologue gabonais Ali Bongo, le chef de l’État centrafricain, le Professeur Faustin Archange Touadera, lors de son vol ce mardi 12 octobre vers Libreville à bord d’un jet présidentiel gabonais, a été contraint de faire demi-tour sur Bangui. Raison évoquée, l’avion qui le transportait était piégé.
Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.
Selon le programme établi, le vol devrait avoir lieu mardi 12 octobre vers 7 heures du matin dans l’optique de faire un aller-retour rapide sur Libreville. Un avion de Wagner qui devrait venir du Soudan pour le transporter, mais la décision a changé d’un coup depuis Libreville au Gabon qui décide d’envoyer leur propre jet présidentiel sur Bangui afin de le prendre, mais l’appareil a pris du retard pour arriver à l’aéroport international de Bangui Mpoko vers 16 heures. Pendant ce temps, certains conseillers du chef de l’État, très septique, l’ont déconseillé formellement de faire ce voyage qui semble être un piège, mais l’intéressé insiste d’y aller. C’est pourquoi vers 16 heures et demie, il avait pris place à bord du jet présidentiel gabonais. Mais contre toute attente, après quelques minutes de vol sur Bangui, les Mercenaires russes, qui assurent la sécurité rapprochée du chef de l’État, ont constaté un souci sur l’appareil, et obligent le pilote à faire demi-tour et atterrir en urgence sur l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Aussitôt, à Bangui, les rumeurs vont de bon train. Pour les proches du chef de l’État, il ne fait aucun doute, celui-ci échappe bel et bien à un attentat bien orchestré. Tandis que certains observateurs parlent d’une nouvelle manipulation des mercenaires russes qui voient des complots partout.
« Comme leur appareil est interdit d’atterrir à Libreville, ils montent un nouveau scénario pour faire croire au chef de l’État qu’il est exposé à des risques graves en prenant le jet présidentiel gabonais », explique un enseignant à l’université de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:47:33 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une nouvelle fois une triste nouvelle pour la société Wagner en République centrafricaine. Le nombre de ses hommes déployés au côté des soldats FACA dans son offensive contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et tombé sur le champ de bataille ne cesse de s’alourdir. Après la mort de ses trois mercenaires tués dans une l’embuscade des rebelles au village Bombo la semaine passée, cinq autres viennent à nouveau d’être tués dans une autre embuscade dans la localité de banga, dans la Mambéré-Kadéï.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui-450×300.jpg” alt=”Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP ” width=”450″ height=”300″ />Un véhicule des Mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Selon les autorités locales, c’était le lundi 11 octobre vers 15 heures que le convoi militaire des mercenaires de Wagner, composé de quatre motos et de deux véhicules tout terrain, Est tombé dans une nouvelle embuscade tendue par les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 5 kilomètres de banga sur l’axe Bombo, dans la commune de Haute-Bombé. Selon les mêmes sources, 5 mercenaires de Wagner tués, et un autre blessé. Tandis que du côté rebelle, trois combattants neutralisés et trois autres blessés.
Par ailleurs, vers 16 heures, un hélicoptère russe est atterri sur le lieu de l’incident et transporte les corps et le blessé pour les rapatrier dans la capitale.
Pour l’heure, aucune réaction du côté du gouvernement sur ce nouvel incident mortel.
Rappelons que dans la commune de Haute-Bombé, les rebelles de 3R multiplient des embuscades contre les convois des mercenaires russes de la société Wagner. Souvenez-vous, le mardi 21 septembre dernier, lors des affrontements entre les mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA et les rebelles de la CPC au village banga, un renfort des mercenaires russes en provenance de la ville de Bombo est tombé dans une embuscade des rebelles, faisant aussi plusieurs morts du côté des rebelles comme des mercenaires de Wagner.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:55:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une lente érosion qui atteint un point critique. Le constat est implacable : l’hôpital de référence de Bouar souffre ce dernier temps du manque de médecin qualifié. Suite au dysfonctionnement, aux malversations et la mauvaise gestion à l’hôpital de référence de Bouar, l’unique médecin se retire, prétextant être en congé, laissant derrière lui que des infirmiers secouristes. Les malades se plaignent, et le ministère de la Santé semble ignorer leur appel de détresse.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga
Ces dernières semaines, à l’hôpital de référence de Bouar, situé à 450 kilomètres au nord-ouest de Bangui, les observateurs sont tous unanimes : l’hôpital de Bouar connaît ce dernier temps une hausse significative des fréquentations. Selon un observateur, cette hausse subite de fréquentation est constatée suite à la sensibilisation de la population sur le développement du programme de la gratuité ciblée à l’hôpital de Bouar. Malheureusement, les malades, une fois arrivées sur place, constatent avec regret un manque cruel des bras qualifiés pour les prendre en charge. Même les médicaments prescrits aux malades ne sont même pas disponibles dans la pharmacie de l’hôpital alors que c’était prévu que ces médicaments leur soient distribués gratuitement, surtout à ceux qui sont admis dans le programme de gratuité ciblée. D’après certains malades, cela nécessite que le projet SENI, qui est à l’origine de ce programme de gratuité, renforce sa pharmacie avec des médicaments souvent prescrits aux malades.
Toutefois, au-delà des difficultés citées ci-haut, l’hôpital de référence de Bouar souffre aussi des cas des malversations, du licenciement abusif et de la mauvaise gestion à cause de l’absence depuis près de cinq ans du comité de gestion, et que seul le médecin qui gère l’hôpital. C’est ainsi que les malades interpellent le ministère de la Santé et de la Population sur cette situation qui perdure, et qui va de mal en pis.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 octobre 2021, 02:08:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’audience de confirmation des charges contre le suspect Mahamat Said Abdel Kani, poursuivi pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre est ouverte ce mardi 12 octobre à 9 heures et demi devant la chambre préliminaire de la cour pénale internationale (CPI) à La Haye aux Pays-Bas.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mahamat-Said-Abdel-Kani-devant-la-cpi-450×276.jpg” alt=”mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi” width=”450″ height=”276″ />Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.
Selon la cour pénale internationale, l’audience qui est ouverte ce mardi 12 octobre est prévue pour deux jours, jusqu’au 14 octobre 2021. Pendant ce temps, à Bangui, le public suit la transmission en direct organisée par le bureau local de la cour pénale internationale à la maison des jeunes du quatrième arrondissement de Bangui.
Pour cette première journée, l’audience est consacrée aux propos luminaires de chaque partie. D’abord commençant par l’accusation qui tient à démontrer devant la cour que le suspect Mahamat Said Abdel Kani est bel et bien responsable des tortures commises entre autres à l’office central de répression du banditisme (OCRB) et le centre de détention du comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques (CEDAD). Or, pour la défense, l’accusation n’a pas assez d’éléments de preuves crédibles. Elle demande au juge d’éliminer certains chefs d’accusation pour manque de précision. Cependant, du côté des victimes, on tente d’exprimer leur souffrance durant les huit années.
Rappelons que cette audience de confirmation des charges est de déterminer
S’il y’ a des motifs substantiels de croire que le suspect Mahamat Said Abdel Kani a commis chacun des crimes reprochés. Si la chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle enverra l’affaire devant une chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Il est à noter que Mahamat Said Abdel Kani, né le 25 février 1970 à Bria, en République centrafricaine, était un commandant de la Seleka. En cette qualité, il serait responsable des crimes suivants qui auraient été commis à Bangui en 2013 : crimes contre l’humanité, crime de guerre.
Mali : la CMA et la Plateforme s’insurgent contre le colonel major Ismaël Wagué
Bangui ( République centrafricaine ) – Les deux groupes armés accusent le ministre de la Réconciliation de se faire manipuler par des narcotrafiquants. Ils exigent son remplacement. Interview.
Au Mali , plus rien ne va entre l’alliance formée par la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme , et le ministre de la Réconciliation nationale.Les deux groupes armés signataires de l’Accord de paix d’Alger accusent le colonel major Ismaël Wagué d’être manipulé par des trafiquants qui n’ont aucun intérêt à la mise en oeuvre de l’accord de paix. La semaine dernière déjà, ces mêmes groupes ont annoncé leur retrait des discussions avec le gouvernement de Bamako. Ils exigent un autre interlocuteur et menacent, sinon, de ne plus rencontrer le ministre Wagué, pourtant un poids lourd de la junte au pouvoir.”Au sein du cadre stratégique permanent qui regroupe la CMA et la Plateforme, nous avons décidé, après maintes réflexions de suspendre notre participation au cadre inter-malien et de travailler avec le ministre Wagué”, confirme Fahad Ag Al Mahmoud, président de la Plateforme, secrétaire général de Gatia et vice-président du Cadre stratégique permanent (CSP).Plusieurs griefs exposés Les groupes armés estiment que le colonel major Wagué n’a pas les compétences pour exercer les fonctions de ministre de la Réconciliation, chargé de l’Accord d’Alger. “Le ministre Wagué, qui n’a jamais exercé de fonctions politiques, n’a pas les qualités requises pour occuper cette fonction et en plus, il est à la solde de certaines personnes de moralité douteuse qui l’instrumentalisent contre la mise en oeuvre de l’accord. Il y a parmi eux des narcotrafiquants et toutes sortes de personnes”, affirme Fahad Ag Al Mahmoud.”Cela veut dire qu’il ne nous considère plus comme des parties. Il se considère comme l’unique partie qui doit parler avec tout le monde”, s’indigne par ailleurs ce chef de groupe armé.Une telle demande de la part du colonel major Wagué n’a pu être confirmée par ailleurs.
Entrée en fonction du nouveau chef d’état major du Faso
Bangui ( République centrafricaine ) – Le nouveau chef d’état-major de l’armée burkinabè, le général Gilbert Ouedraogo, nommé début octobre, a été chargé mardi de “réorganiser” les forces de défense et de sécurité pour plus d’efficacité dans la “guerre” contre les jihadistes dont les attaques endeuillent régulièrement le pays.
“Nous attendons du nouveau chef d’état major général des armées qu’il remobilise les troupes et réorganise l’ensemble des forces pour les relancer de manière beaucoup plus efficace dans la lutte contre cette menace qui évolue et pour laquelle nous devons nous adapter en permanence”, a déclaré le ministre délégué à la Défense nationale, le général Barthélémy Simporé, à l’issue d’une sobre cérémonie de passation.Nommé le 6 octobre par le président Roch Marc Kaboré, le général Ouedraogo succède au général Moise Miningou qui a passé moins de trois ans à la tête de l’armée burkinabè.Si aucune explication officielle n’a été donnée, ce remplacement à la tête des forces armées est intervenu deux jours après une attaque d’envergure contre le détachement de Yirgou (nord). Quatorze militaires ont été tués et sept blessés lors de cette attaque.”Gardons constamment à l’esprit que nous sommes en guerre”, a déclaré le nouveau chef d’état major.”Ce n’est pas l’apanage des seules forces de défense et de sécurité, encore moins des forces armées nationales. C’est l’affaire de tous. Chaque Burkinabè pris individuellement est un acteur-clé de la lutte. Engagez-vous, chacun avec les armes dont il dispose, pour ramener les frères égarés à la raison et à déposer les armes”, a-t-il ajouté.Pays sahélien pauvre, le Burkina Faso est confronté depuis 2015 à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières de groupes jihadistes affiliés à l’Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, visant civils et militaires.Ces attaques, parfois mêlées à des violences intercommunautaires, ont fait environ 2.000 morts et contraint 1,4 million de personnes à fuir leur foyer.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 07:00:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, située à environ 595 kilomètres au nord de Bangui a été réveillée très tôt ce matin par des détonations d’armes de tout calibre. Selon des sources concordantes, c’est la base des soldats FACA située au quartier Gobolo qui a été attaquée par des hommes armés, identifiés comme des rebelles de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC).
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
« C’était vers 4h20 que notre position au quartier Gobolo a été attaquée par des hommes lourdement armés. Nous avons repoussé la première attaque, mais en ce moment les assaillants, venus en nombre, nous attaquent à nouveau. Le combat est en cours », a déclaré un élément des forces armées centrafricaines (FACA) basées dans la ville de Bria.
Une information confirmée par des sources humanitaires qui précisent par ailleurs qu’un autre groupe des assaillants, venus du côté de l’aéroport, plus précisément du quartier Piango, attaque à nouveau la même position des soldats FACA à Gobolo.
L’affrontement est en cours, mais le bilan provisoire fait état de trois blessés du côté des forces armées centrafricaines. Selon une autre source, tous les blessés sont évacués en ce moment à la clinique du médecin sans frontières pour des soins appropriés.
Du côté des Nations unies, un convoi regroupant tous les travailleurs, et escorté par les Casques bleus de la Minusca va quitter la ville ce mardi vers 8 heures.
Pour l’heure, la ville est calme, mais les détonations se font toujours entendues partout.
Arrestation des opposants tchadiens de Wakit Tamma
Bangui ( République centrafricaine ) – Les leaders de la plateforme politique tchadienne Wakit Tamma ont été arrêtés et sont gardés à vue dans les locaux de la Coordination de Police Judiciaire, indique la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme (CTDDH) dans un communiqué rendu public ce lundi 11 octobre.
Les porte-paroles de la plate-forme Wakit Tamma, Barka Michel, Dr Sitack Yombatina Béni et Marting Félix Kodjiga ont été auditionnés par la police judiciaire puis gardés à vue dans cette structure. Une situation qui fait suite à une plainte du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration.Il leur est reproché l’infraction de trouble à l’ordre public et destruction des biens publics.Tchad Infos indique que des sources au sein de la coordination des actions citoyennes affirment qu’ils seront présentés au procureur ce mardi 12 octobre.Quant aux avocats Me Max Loalngar et Me Koudé Mbainaissem, qui sont également poursuivis, ils sont convoqués devant le Conseil de l’ordre des avocats du fait de leur statut.La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l’homme ( CTDDH) estime que la marche du 9 octobre 2021 organisée par Wakit-Tamma et qui avait été étouffée dans l’œuf par la police ne pouvait pas logiquement entraîner des troubles à l’ordre public du fait qu’elle n’a pas eu lieu, selon les propres termes du gouvernement.La CTDDH exige la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées, jugeant leur arrestation arbitraire. Dans un communiqué datant du 10 octobre, Wakit Tamma dénonçait déjà la répression des manifestations du samedi.“Nul n’est besoin de constater que le CMT s’inscrit résolument dans la posture d’une dictature implacable, avec le dessein inavoué de préserver un pouvoir illégitime au détriment de l’intérêt général du peuple tchadien”, avait écrit la plateforme, en faisant référence au Conseil militaire de transition, le directoire de la junte.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:30:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il ne fait aucun doute, Wagner tente de secouer le pays avec des rumeurs. L’objectif, faire peur aux autorités que leur survie est entre leurs mains et non celles d’autres personnes. En plus, ils tentent d’attiser le climat de méfiance au plus haut sommet de l’État. C’est pourquoi le lundi dernier, ils ont accusé ouvertement le Premier ministre Henri-Marie Dondra de vouloir faire tomber le chef de l’État. Ils exigent son départ de la primature et une compensation financière. Et ce n’est pas tout !
Depuis près de cinq jours, rien ne va plus entre le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Henri-Marie Dondra, accusé de vouloir coûte que coûte faire tomber le régime.
Les Mercenaires russes, qui n’ont pas du tout supporté d’être écartés de la mangeoire de la douane, participent désormais à la bataille des deux anciens premiers ministres contre le premier ministre Henri-Marie Dondra. Ils multiplient de folles rumeurs selon lesquelles celui-ci prépare un coup d’État. En plus, ils exigent du chef de l’État une compensation financière de 40 milliards de francs CFA à verser au plus tard mercredi 13 octobre. Touadera qui sait pertinemment que la caisse de l’État est vide en ce moment, retourne sa colère contre son Premier ministre. Ainsi s’ouvre une période de tension à la tête de l’exécutif.
Pour l’heure, Touadera ne sait pas comment faire pour trouver une grosse somme de 40 milliards en deux jours pour satisfaire les Wagner, d’autant plus que l’Assemblée nationale, qui est actuellement en session parlementaire, tente en vain de trouver 7 millions de francs CFA pour la collation des députés.
Au même moment, à Béloko, les Russes refusent de quitter leur poste à la douane tant que le chef de l’État ne leur verse pas la somme exigée, c’est-à-dire les 40 milliards de francs CFA d’ici mercredi.
À Bangui, dans les rues de la capitale, les forces de défense et de sécurité intérieure sont déployées partout, faisant de telle sorte que la peur s’enflamme dans le pays.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:49:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto, les hommes de Wagner ne passent plus par quatre chemins pour montrer leur visage criminel, voir sadique à toute la jeunesse de cette localité. Même le préfet, le plus haut représentant de l’État dans la région, se dit aussi être en prison à ciel ouvert, dont les hommes de Wagner assurent la garde.
La semaine dernière, Monsieur Alex, le chef des mercenaires de Wagner dans la Haute-Kotto, avait publié un communiqué sur les antennes d’une radio locale, appelant toute la jeunesse locale à participer à une réunion avec lui. C’est ainsi que le week-end dernier, plusieurs dizaines des jeunes se sont mobilisés pour assister à cette fameuse réunion. Mais lors de l’entretien, Monsieur Alex, le mercenaire en chef de Wagner avait réitéré son ultimatum à toute la jeunesse, particulièrement à tous ceux qui s’apprêtent à travailler sur les chantiers miniers.
« Je sais que nous sommes à quelques semaines de la saison sèche, et je tiens à réitérer mon avertissement à l’endroit de tous ceux qui voudraient à nouveau travailler sur les chantiers miniers, ou veulent s’adonner aux activités liées au commerce de diamants, de l’or ou toute autre activité minière. C’est ainsi que je voulais vous dire, et pour la dernière fois, que celui qui sera attrapé en train de chercher, vendre, acheter le diamant ou de l’or sera automatiquement abattu. Et c’est mon dernier avertissement », a déclaré Monsieur Alex aux jeunes de Bria le week-end dernier.
Entre-temps, avant la réunion, Monsieur Alex avait pris le soin d’indiquer dans son communiqué que la présence de tous les jeunes est obligatoire. Celui qui ne sera pas présent aura de sérieux problèmes avec lui. Mais vu la forme et le contenu du communiqué, certains responsables de la jeunesse de Bria sont allés voir vendredi le préfet de la Haute-Kotto, Monsieur Thierry Évariste Binguinenndji pour lui annoncer que Monsieur Alex avait convoqué une réunion avec toute la jeunesse de Bria pour le lendemain, mais le contenu et la forme de son communiqué laisse paraitre une grave menace contre la jeunesse. Mais contre toute attente, la réponse du préfet est aussi surprenant.
« Même moi aussi, en tant qu’autorité suprême de la Haute-Kotto, ils n’ont pas pris leur temps pour m’informer qu’ils veulent organiser une réunion avec la jeunesse. Il faut comprendre une chose que moi aussi ils ne respectent pas mon autorité. Parfois quand je suis allé pour voir Alex, ses hommes me disaient souvent qu’il se repose, il faut l’attendre. Je passe parfois plusieurs minutes, voire des heures avant qu’il ne sorte pour me rencontrer. Je vous le dis sincèrement, je suis aussi dans la même prison que vous. Un prisonnier ne peut pas se plaindre avec son codétenu de sa condition d’incarcération. Le mieux c’est d’aller voir avec les gardiens », répond le préfet de la Haute-Kotto.
Pour les jeunes de Bria, les mercenaires de Wagner ne semblent pas vouloir voir les jeunes à Bria. En sept mois, au moins la moitié des jeunes de la localité a quitté la ville sous la menace des mercenaires de Wagner.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:15:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Trois opérateurs se partagent le marché de la télécommunication en centrafrique. Selon les dernières études publiées de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste) du 3e trimestre 2020, le leader national est Orange avec 50% de part de marché, suivi de Telecel avec 35% et enfin Moov avec 15%.
Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Bien que les chiffres montrent que la majorité des utilisateurs en téléphonie mobile préfèrent Orange, l’opérateur Telecel développe des solutions pour conquérir de nouveaux clients. C’est l’objectif de son nouveau partenariat avec Lynk. Afin de satisfaire l’augmentation de la demande en services télécoms en Centrafrique, dont l’actuelle couverture reste moyenne dans le pays, Telecel s’est associé à un partenaire international Lynk, un fournisseur de connectivité par satellite afin de contourner l’obstacle de couverture.
Annoncé, le 22 septembre, l’accord devrait permettre à Telecel d’étendre son offre de connectivité à davantage de consommateurs dans le pays. Via la technologie proposée, Lynk pourrait donner aux populations la capacité de se connecter directement au réseau télécom satellite depuis un téléphone standard non modifié sans nécessairement passer par une tour télécom au sol. Pour Malek Atrissi, le président-directeur général de Telecel, ce partenariat est « une étape pour garantir à nos clients la meilleure expérience télécoms non-stop possible ».
siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
De son côté, Orange, après avoir subi un incendie en juin dernier a réussi à limiter l’impact économique de ce malheureux incident, grâce notamment à son réseau de partenaires techniques qui s’est rapidement mobilisé afin de proposer une solution provisoire et rétablir au plus tôt, les services vocaux 3G d’Orange auprès de ses abonnés. La réactivité de l’opérateur a porté ses fruits et permet aujourd’hui de bénéficier à nouveau d’un service fiable et compétitif. Régis Delière, directeur général de l’opérateur français s’est dit satisfait et a par ailleurs souligné que de belles années attendent l’entreprise Orange pour développer le plein potentiel du numérique en Centrafrique.
Le leader du marché laisse entendre le développement de nouvelles solutions pour continuer à satisfaire la majorité des centrafricains et faciliter leurs communications dans l’ensemble du pays. De son côté Telecel devra continuer de proposer des tarifs abordables malgré une technologie novatrice et coûteuse s’il veut continuer à gagner des parts de marché.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 octobre 2021, 02:39:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite dimanche 10 octobre dans la localité de Pougole, située à 15 kilomètres de la ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/le-peul-blesse-par-les-faca-a-Pougole-423×450.jpg” alt=”le peul blessé par les faca à Pougole” width=”423″ height=”450″ />Le transport du Peul blessé à l’hôpital
Selon les premiers éléments d’information recueillis par la rédaction du CNC auprès de la victime, le dimanche dernier, peu avant midi, un groupe des éleveurs peuls, en provenance de leur campement, voudraient se rendre au village Bénamkor, situé non loin de Pougole pour se ravitailler au vivres. Pendant ce temps, une patrouille des soldats FACA basés à Pougole les a croisés à moins de quatre kilomètres de Bénamkor sur l’axe Pougole. Subitement, les FACA ont commencé à faire usage de leurs armes et tirent sur eux, tuant un jeune berger sur son âne, et blessé le père qui était à pied.
Atteint par balle, le père a été transféré à l’hôpital de Paoua pour des soins appropriés, tandis que son fils, décédé dans l’attaque, a été inhumé sur le lieu de l’incident.
Pendant ce temps, dans la Mambéré-Kadéï, dans la commune de Haute-Bombé, on apprend la reprise des combats entre les rebelles de 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les Mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par des soldats FACA. Le bilan provisoire fait état de plusieurs morts et des blessés dans les deux camps.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le procès des assassins de l’ancien président révolutionnaire et de douze de ses compagnons débute ce lundi à Ouagadougou.
En tout, 14 des principaux accusés feront face aux juges et sont poursuivis pour “complicité d’assassinats”, “recel de cadavres”, “attentat à la sûreté de l’État”.Au sein de l’opinion publique, certains souhaitent la manifestation de la vérité dans l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons, tout en évoquant déjà une clémence des juges militaires dans la perspective d’une réconciliation nationale.”Les attentes sont grandes, mais espérons que cette montagne judiciaire ne va pas accoucher d’une petite souris”, estime cet habitant Ouagadougou. Pour un autre Ouagalais, le procès doit aussi contribuer à la paix : “Même s’ils sont reconnus coupables, qu’on essaie au moins d’alléger leur peine et si possible pardonner certains en fonction de leur implication”.Blaise Compaoré, absentCe procès s’ouvre sans la présence physique de l’ancien président Blaise Compaoré, considéré comme le principal responsable de cet assassinat. Blaise Compaoré était d’abord un ancien compagnon de Thomas Sankara et vit en exil depuis sept ans en Côte d’Ivoire. Ses avocats ont évoqué par écrit un “procès politique” devant une “juridiction d’exception”.Blaise Compaoré est l’un des principaux accuséUne absence qui pourrait être un obstacle à la réconciliation nationale et au pardon de l’avis du vice-président de la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), Aziz Dabo.Selon lui, “cette absence montre déjà que, avec le processus de réconciliation qui est enclenché, sous le leadership du président Roch Marc Christian Kaboré, il n’y prendra peut-être pas part. L’histoire est expliquée, racontée, par certains acteurs qui n’ont pas forcement joué des rôles majeurs (sous la révolution NDLR). La présence du président Compaoré aurait pu apporter certains éclaircissements par rapport à un certain nombre de choses racontées çà et là”.Pas de retransmission en directIl n’y a pas que l’absence de Blaise Compaoré qui frustre les populations. Des organisations de la société civile exigent une retransmission en direct du procès à la radio et à la télévision à l’image des jugements des tribunaux populaires de la révolution sous Thomas Sankara. La justice militaire est contre cette option. Le porte-parole du Balai Citoyen Kinda Éric Ismaël reste tout de même optimiste.Il estime que “la demande de retransmission en direct n’est pas seulement adressée à la justice militaire. Elle est aussi adressée au procureur, même à l’autorité politique et nous osons d’ici-là espérer qu’une décision politique va sortir admettant ou autorisant la retransmission en direct du procès à la télévision et à la radio.”Assassiné alors qu’il n’avait que 37 ans, Thomas Sankara avait entamé une campagne contre l’impérialisme. Il avait réussi en quatre ans de règne à impulser une dynamique à la gouvernance de la Haute-Volta devenue sous la révolution le Burkina Faso, “pays des hommes intègres”.Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, s’est ouvert sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité dans un pays en proie à la violence djihadiste depuis 2015.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:32:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est une véritable nouvelle bataille politique qui attend le Premier ministre Henri-Marie Dondra à l’Assemblée nationale. Une bataille impliquant deux anciens premiers ministres, à savoir Simplice Mathieu Sarandji, et son successeur Firmin NGRÉBADA, sans oublier d’autres parents du chef de l’État, le tout contre l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra, et ce, dans la perspective de la prochaine présidentielle.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/08/Le-premier-ministre-Henri-Marie-Dondra-a-la-tribune-de-lAssemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement-450×338.jpg” alt=”Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement” width=”450″ height=”338″ />Le premier ministre Henri Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale pour présenter le programme politique générale de son gouvernement le 14 août 2021. Photo CNC
C’est une démarche très inhabituelle quand on sait que l’actuel gouvernement est en place depuis seulement quatre mois. Mais pour les deux anciens premiers ministres, il ne fallait surtout pas laisser l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra passer deux ans à la tête du gouvernement. Il fallait tout mettre en œuvre pour le déstabiliser. Et c’est le point fort de l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA qui hésite depuis plusieurs semaines entre lancer un nouveau parti politique, ou se battre comme un lion dans la formation politique actuelle, le MCU. Entre-temps, l’actuel premier ministre, Henri-Marie Dondra, de son côté, se livre aussi dans la bataille de résistance. Mais son point faible, c’est que l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, l’actuel président de l’assemblée nationale est aussi dans cette bataille de positionnement. C’est pourquoi depuis quelques jours à l’Assemblée nationale, on assiste à une véritable tractation politique en vue de lancer en circulation une motion de censure contre le Premier ministre Henri-Marie Dondra. Dans cette tractation, le nom de Monsieur Sani Yalo, de Monsieur Arthur Piri, Firmin NGRÉBADA, Simplice Mathieu Sarandji figurent parmi les possibles tombeurs de l’actuel premier ministre Henri-Marie Dondra. Au même moment, sur les réseaux sociaux, Firmin NGRÉBADA et Sani Yalo activent aussi leurs bras médiatiques contre Henri-Marie Dondra.
À 4 ans de la prochaine présidentielle, la bataille de la succession du Président de la République s’ouvre déjà dans le camp présidentiel.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:11:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les rumeurs qui circulent depuis trois jours dans la capitale centrafricaine, les Mercenaires russes de la société Wagner, qui combattent les rebelles au côté de l’armée nationale, auraient signé un deal avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ceux de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC). Raisons évoquées, mécontentement suite au dernier rapport de la commission spéciale sur les présumées exactions commises sur la population, mais également la suspension par le gouvernement de la mission d’assistance technique de Wagner auprès des différents postes de la Douane centrafricaine le 10 octobre prochain.
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali
En un mois, la société Wagner a subi deux revers importants en République centrafricaine. Le premier concerne la conclusion du rapport de la commission mixte, bien que bâclé, arrive à pointer en partie la responsabilité des mercenaires de la société russe Wagner dans les exactions commises sur les populations civiles. Ce que Wagner n’aurait pas du tout accepté.
Le deuxième cas cité c’est la suspension par le gouvernement, à compter du 10 octobre 2021, de la mission d’assistance technique de Wagner auprès des différents postes de la Douane centrafricaine. Selon les rumeurs, le double revers subi par la société Wagner en Centrafrique en un mois serait à l’origine de la colère de ses mercenaires sur le terrain. Et ils veulent prouver au gouvernement que c’est grâce à eux que ce régime impopulaire est toujours debout.
C’est pourquoi dans certaines villes de province, quelques heures après leur départ, les rebelles attaquent les positions des soldats FACA dans la ville, paniquant davantage les populations. Hors mis cela, à Bangui, ils actionnent leur bras médiatique sur les réseaux sociaux pour propager des rumeurs selon lesquelles la capitale serait attaquée par les rebelles ce lundi soir. Toujours l’objectif serait de prouver aux yeux des Centrafricains que le pays est toujours menacé s’ils ne sont pas présents, mais également faire peur au chef de l’État que son entourage qualifie d’extrêmement peureux. Des informations confirmées par des sources indépendantes proches de la société Wagner en Centrafrique.
Du côté du gouvernement, aucune action n’est mise en place pour combattre la propagation de ces rumeurs dans la capitale.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:13:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon les informations de l’État major de l’armée, 14 militaires de l’armée nationale ont pris fuite la semaine dernière avec tous leurs matériels de guerre. Ces éléments seraient issus du septième bataillon d’infanterie territorial (BIT 7), nouvellement créé en 2021, et basés au camp RDOT à la sortie nord de la capitale Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)
Le septième bataillon d’infanterie territorial ( BIT 7) est composé pour la plupart des ex-combattants désarmés et démobilisés pour enfin d’être formés, puis incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA). Selon l’État major, les 14 éléments disparus ont été incorporés cette année dans les forces armées centrafricaines, notamment dans le septième bataillon.
Pour l’heure, on n’ignore complètement leur motivation réelle ni leur destination. Mais selon des informations recueillies auprès du service de renseignement militaire du ministère de la défense, les quatorze déserteurs seraient de retour dans le maquis, d’autres affirment qu’ils préfèrent abandonner l’armée pour se consacrer à leurs activités commerciales.
Il y’a lieu de rappeler qu’il y’a un an, Abdel Ambossoro, ex-commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC à Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto. Bénéficiaire du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) en septembre 2020, le tristement célèbre Abdel Ambossoro avait été admis avec ses collègues des groupes armés au centre de formation initiale des militaires au camp Kassaï à Bangui, dans le septième arrondissement. Profitant de l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à la périphérie de Bangui en janvier 2021, l’homme avait pris la fuite et abandonne sa formation initiale au camp Kassaï, et trouvait refuge au quartier KM5 durant un mois avant de décider de quitter la capitale. Malheureusement pour lui, à son retour, il a été capturé à Sibut, à plus de 180 kilomètres de la capitale Bangui. Ramené et placé en détention provisoire au Camp de Roux à Bangui, monsieur Abdel Ambossoro a été libéré et séjourne actuellement au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué publié le 9 octobre 2021, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa condamne avec la dernière rigueur les crimes occasionnés par des individus mal intentionnés, occasionnant le massacre d’une vingtaine de personnes le 5 octobre dans la localité de Bambari, notamment à 15 kilomètres sur l’axe Alindao, plus précisement au village Matchika. Or, d’après le gouvernement, cette attaque mortelle avait été attribuée aux combattants rebelles de l’UPC qui opère dans la région. Mais pour l’UPC, c’est une nouvelle fois une fausse accusation tendant à le décrédibiliser aux yeux de la communauté internationale et nationale.
Le logo officiel de l’UPC
COMMUNIQUÉ
L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’État major, le général d’armée ALI DARASSA MAHAMAT condamne avec la dernière rigueur les crimes occasionnés par des individus mal intentionnés, que nous ignorons les causes et les circonstances qui leurs ont poussé à commettre ces exactions sur la population civile lors de l’accrochage survenu aux abords de la localité de Matchika (axe Alindao, 15km de Bambari) le 05 du mois en cours.
Le mouvement de l’unité pour la paix en Centrafrique(UPC) présente ses sincères condoléances les plus attristées aux familles des victimes de ce crimes odieux et au peuple centrafricain et souhaite bon rétablissement aux blesses.
La coordonnateur militaire et chef d’état-major de l’UPC,le général d’armée Ali DARASSA MAHAMAT s’étonne par ailleurs de ces graves accusations infondées du gouvernement à son encontre, prend à témoin la communauté nationale et internationale et exige qu’une enquête indépendante et transparente soit diligentée pour faire toute la lumière sur ces exactions de plus au bilan humain très lourd. L’UPC est d’ores et déjà prêt à coopérer pour faire éclater la vérité.
Vive la paix, vive la RCA apaisée
Fait à Bokolobo le 09/10/2021
Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-maior de l’UPC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:34:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le samedi 9 octobre 2021, l’artiste Centrafricain Beachman Handicapable avait enflammé la scène de l’alliance française de Bangui avec son nouveau clip spectaculaire dénommée “Tristan”.
Photo de famille des artistes qui ont reçu le trophée. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
En partenariat avec l’alliance française de Bangui et la Mission Logistique Française, l’artiste Beachman l’Handicapable à profiter de l’occasion pour présenter son nouveau clip: “Tristan”, et profiter de la même occasion pour remercier l’Alliance française qui lui a fait un accueille chaleureux de son retour des jeux paralympiques de Tokyo et son parrainage, ainsi que la Mislog qui ne cesse de l’aider dans ses différentes activités.
De la même occasion, il annonce la journée du 03 décembre, qui est une journée des personnes handicapées. L’athlète KANGBAZOU Gaël, qui lui aussi avait pris part aux jeux paralympiques de Tokyo parmi les handicapés, a été présenté aux spectateurs ainsi que sa famille. Des trophées ont été remis aux meilleurs artistes centrafricaines, entre autre Beachman, Chégué-Central, et certains qui sont absents tels que Losseba, Ozaguin et bien d’autre.
Pour le Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François Wittersheim qui ne cesse de rappeler l’importance de ce lieu culturel en rca, l’alliance française est un lieu où se rassemble toute la jeunesse centrafricaine. C’est une maison des artistes, une maison de la culture, une maison où se fait la formation des plus jeunes aux plus âgés…, en un mot un endroit indispensable pour le pays.
En prenant la parole, le commandant Éric de la Mislog française tenait à remercier le public qui a assisté à la scène. D’après lui, la Mislog française est extrêmement fière d’avoir participé au côté de l’alliance française à cet événement parce que de telle sorte ils ont l’impression d’aider à promouvoir la culture centrafricaine, la jeunesse banguissoise.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/10/Les-militaires-francais-et-les-participants-pendant-latelier-dialogue-450×253.jpg” alt=”Les militaires français et les participants pendant l’atelier dialogue” width=”450″ height=”253″ />Les militaires français et les participants pendant l’atelier dialogue. CopyrightCNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 11 octobre 2021, 02:17:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). Sous le thème de l’alphabétisation est ses conséquences, l’alliance française de Bangui réalise chaque samedi, avec la participation des militaires français, le projet Lecture Écriture et dialogue (LED), et ce, pour un cycle normal de cinq semaines.
Les militaires français et les participants de l’atelier écriture
Selon Monsieur Innocent William, coordonnateur de l’espace Pierre Kalck de l’alliance française de Bangui, les apprenants sont de 9 ans à 40 ans, repartis dans 3 ateliers distincts, notamment celui de Lecture, de l’Écriture et du dialogue (LED), avec un encadrant par groupe qui reste le même sur la durée normale du cycle qui est de cinq semaines. L’atelier dialogue se fait avec un nouveau thème chaque semaine dans une ambiance d’écoute et de respect. D’après Monsieur Innocent William, l’objectif du projet c’est d’aider les jeunes en difficulté, surtout ceux qui ne savent pas lire et écrire. C’est aider aussi ceux qui ont des difficultés en compréhension, de mettre à leur disposition des activités. Donc un groupe pour la lecture, un autre pour l’écriture et un autre pour le dialogue. Le but est de faire gagner en confiance les apprenants pour progresser plus rapidement.
Pour cette semaine, le thème est celui d’alphabétisation est ses conséquences.
L’atelier est organisé chaque week-end de 10 heures à 11 heures 30, et ouvert à tous les apprenants, non pas seulement à ceux de l’alliance française, mais à tous ceux qui sont également dans les quartiers, les arrondissements de la capitale.
Il faut noter au passage que les volontaires militaires français, qui veulent aider la jeunesse dans l’apprentissage de la langue française, ont également participé à ce club LED avec l’autorisation de leur hiérarchie.
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Les militaires français et les participants de l’atelier lecture
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 11:44:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Plus d’une centaine de personnes ont péri ou sont portées disparues en RDC après le naufrage d’une embarcation de fortune sur le fleuve Congo dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris samedi auprès des autorités provinciales. Cinquante-et-un corps avaient été récupérés vendredi soir, a précisé par téléphone Nestor Magbado, porte-parole adjoint du gouverneur de la province de la Mongala (nord-ouest), en estimant à 69 le nombre de disparus. Il y a eu 39 survivants, a-t-il ajouté.
En l’absence de manifeste des passagers, le nombre de disparus est une estimation, a-t-il ajouté, au vu du nombre de personnes que l’embarcation concernée pouvait contenir. Il ne s’agissait pas d’un bateau en tant que tel, mais de neuf pirogues motorisées reliées les unes aux autres, a précisé Nestor Magbado. «La surcharge aggravée par le mauvais temps», en pleine nuit, pourrait expliquer le naufrage, selon lui.
L’information sur l’ampleur de l’accident n’a été relayée que vendredi soir par les médias congolais et confirmée samedi matin à l’AFP par les autorités provinciales. Selon Nestor Magbado, la province a informé Kinshasa du naufrage juste après l’événement, «mais nous avions émis des réserves sur le bilan, le temps de réunir tous les éléments», a-t-il expliqué. Les recherches se poursuivent pour récupérer d’autres corps, a ajouté le porte-parole, constatant que l’espoir de retrouver d’autres rescapés «s’amenuise de jour en jour». Un deuil provincial de trois jours sera observé à partir de lundi prochain.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 11:58:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après un cycle infernal de violences caractérisées par des coups d’état, des mutineries ponctuées par l’époustouflant avènement de la nébuleuse coalition des groupes armés « Seleka » dans l’arène politique et surtout en référence à la dernière tuerie sur l’axe routier Bambari– Alindao, la recherche d’une véritable « paix » est devenue un impératif non négociable pour les autorités réélues de la Centrafrique.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, auteur de l’article
Cette démarche salutaire qui s’inscrit dans l’élan d’apaisement du climat social, le renforcement de la cohésion nationale et la stabilité se veut flexible et non cartésienne car elle suppose des concessions mutuelles dans l’humilité, des débats contradictoires dans le respect et l’acceptation de l’autre mais surtout de l’implication de tous les principaux acteurs de la crise y compris toutes les couches constituant la société centrafricaine.
Nul n’ignore que le slogan « républicain » voulu par le président de la république pour caractériser ce dialogue suppose la participation de tous ceux qui se réclament centrafricains car nul n’est plus centrafricain que d’autres.
En outre, certains penseurs et observateurs de la vie politique centrafricaine s’interrogent sur les apports ou la plus-value des précédents dialogues politiques en passant par le forum de Bangui de 2015.
Fort de ce qui précède, il apparaît urgent de rappeler qu’aucun de ces dialogues ne relève d’une initiative et/ou financement local. À l’instar du fameux accord de Khartoum ainsi que celui de Sant’Edigio en Italie, les résolutions ont été dictées et imposées par ceux qui ont financé les différentes rencontres. Ainsi, vous conviendrez très certainement avec nous à travers cette analyse que ces différentes résolutions sont transparentes et parallèles aux réalités socio-politiques ainsi qu’aux attentes du peuple centrafricain. A fortiori, on remarque en filigrane que la qualité de la paix recherché justifierait substantiellement la réussite du défi escompté du quinquennat d’où la nécessité de son caractère inclusif…on ne gère pas efficacement un peuple avec des idées immuables ou inaltérables.
Face aux différents défis et enjeux du dialogue politique, le citoyen lambda s’interroge : Le format du dialogue politique proposé ne vide t-il pas le concept de dialogue de sa définition qui se veut une confrontation d’idées divergentes en vue d’un compromis ? Pourquoi ne pas libérer la parole entre centrafricains sur une initiative ou un financement local ? Quelle est la différence entre un dialogue politique dicté, imposé, financé par la communauté internationale et un dialogue politique dit républicain mais non inclusif ? À défaut d’être décisif, pourquoi ne pas soumettre le choix du format du dialogue politique à un référendum pour jauger les aspirations du peuple ? Au delà de toutes spéculations po et partisanes, le président de la république réélu au suffrage universel est le seul comptable devant le peuple c’est à dire la cheville ouvrière de la qualité de la paix recherché. Ainsi la politique de la « main tendue » du président de la république ne peut être « sélective » car dit-on…la paix n’a point de prix.
Pour finir, nous tenons à rappeler à l’élu de la nation que la démocratie directe suppose la participation de tous les citoyens aux débats publics qui engagent la vie du peuple. La suite logique de cette trajectoire impose aux autorités d’amplifier la participation sans exception de toutes les couches de la société à cette rencontre qui sera organisée sur nos terres natales avec des fonds propres en vue d’extirper définitivement le mal centrafricain…et c’est la Centrafrique qui gagne. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 02:26:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est la colère et la stupéfaction au sein de sa famille à Bangui comme à Dékoua à l’annonce de sa mort. Un jeune de 18 ans, élève au lycée Barthélemy Boganda de Bangui, a été gravement torturé et tué par les Mercenaires russes de la société Wagner ce vendredi après-midi à Dékoua, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Kémo, située à environ 260 kilomètres au nord de la capitale Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis auprès de la famille, le jeune homme de 18 ans, qui devrait composer le baccalauréat scientifique l’année prochaine, est arrivée à Dékoua il y a quelques jours à la demande de l’un de ses cousins qui souhaite lui préparer sa prochaine rentrée scolaire. Mais ce vendredi, le jeune, qui était en train de filmer la ville, n’a pas fait attention au passage du véhicule des mercenaires russes de la société Wagner qui l’ont vu filmer leur passage avec son téléphone. Aussitôt, ils descendent de leur véhicule et l’embarquent. Mais devant le refus du jeune de monter dans leur véhicule, ils commencent à le tabasser et torturer devant tout le monde durant plusieurs minutes avant de le laisser sur place et partir.
Transférés d’urgence à l’hôpital, les médecins ne faisaient que constater son décès. Mais à l’annonce de son décès, c’est toute la ville de Dékoua qui est en deuil. À Bangui comme à Dékoua, sa famille dénonce un crime de trop et exige du chef de l’État des explications.
« Tu nous as amené cette bande des criminels pour nous tuer tous dans le pays. Mais à qui tu vas diriger le pays ? », s’alarme l’une des sœurs de la victime.
Selon la famille, la cérémonie funéraire aura lieu ce week-end à Dékoua.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 02:57:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La scène s’est produite le mardi dernier quand le jeune conducteur de taxi moto, dans ses activités commerciales, a été grièvement agressé par un Soldat FACA dans la commune d’élevage de Niem, situé à environ 90 kilomètres de Bouar sur l’axe Ngaoui ouest.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×428.jpg” alt=”Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews” width=”450″ height=”428″ />
Selon les témoins de la scène interrogés par la rédaction du CNC, le mardi 5 octobre, peu avant midi, un conducteur de taxi moto, qui avait été pris préalablement en course par deux jeunes filles pour aller à l’hôpital, a été sollicité à nouveau par un soldat FACA qui lui demande de le déposer sur le lieu de son rendez-vous. Mais le conducteur, qui a déjà deux jeunes femmes derrière sa moto, répond calmement au soldat FACA qu’il va d’abord déposer ses deux passagers à l’hôpital avant de revenir le prendre. Après quelques minutes d’insistance, le FACA renonce et accepte la proposition du conducteur. Cinq minutes plus tard, le conducteur revient pour prendre le soldat FACA, mais celui-ci, visiblement en colère, tire deux coups de feu dans les jambes du conducteur qui s’effondre subitement au sol.
Transporté d’urgence à l’hôpital qui a aussitôt l’évacuer hors de la ville.
Rappelons que le conducteur est un exilé de retour au pays après plusieurs années passées au Cameroun. C’est ainsi qu’il a décidé d’acheter une moto qu’il a convertie en taxi pour le transport des passagers en vue de se faire de l’argent.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 02:59:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, la situation sécuritaire redevient très préoccupante ce dernier temps au centre et sud-est de la RCA. Après l’embuscade de Matchika, puis l’offensive de Ngakobo, c’est le tour de la ville de Dimbi, située non loin de la ville de Kembé, dans la préfecture de la Basse-Kotto.
Mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi” width=”450″ height=”337″ />Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga
Selon des informations recueillies, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont attaqué, ce vendredi 8 octobre, vers 13 heures les positions des soldats FACA à l’entrée de la ville de Dimbi, au sud-est de la République centrafricaine. D’après les mêmes sources, l’affrontement avait duré un peu plus de deux heures avant que les rebelles s’emparent de la ville vers 18 heures.
On ignore si les rebelles continuent d’occuper toujours la ville, mais certaines sources parlent de leur retrait cette nuit peu avant 20 heures.
De l’autre côté, les soldats FACA, qui étaient minoritaire en effectif, se seraient retirés de leurs positions un peu plus à trois kilomètres de la ville sur l’axe Kémbé. Ils attendent le renfort en effectif qui devrait arriver sur place cette nuit.
Rappelons qu’au mois de mai dernier, la ville de Dimbi avait été reprise aux mains des rebelles par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais après plus de quatre ans d’occupation. Mais la semaine dernière, les mercenaires russes, vus l’urgence sécuritaire ce dernier temps dans la ville de Bambari, se sont retirés précipitamment de la ville de Dimbi pour Bambari, laissant derrière eux que des soldats FACA, considérés par les rebelles comme des moins résistants.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 02:48:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La direction générale des douanes et droits indirects a procédé le mois dernier au quartier Landja, dans le septième arrondissement de Bangui à la destruction symbolique de plusieurs milliers de sachets et bouteille de liqueur dans le cadre de la lutte contre les boissons frelatées. Mais les soldats FACA, présents au moment de la destruction de ces produits, se sont jetés dans le feu pour les ramasser. Un fait insolite et grave.
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
C’était en présence des responsables de la direction générale des douanes et droits indirects, de la mairie de la capitale, des officiers de police judiciaire et d’autres personnalités que ces produits prohibés ont été mis à la destruction.
La consommation abusive d’alcool en général et celle des boissons frelatées en particulier est reconnue comme étant un fléau ayant d’énormes conséquences socio-économiques dont la principale cible reste sans conteste la jeunesse centrafricaine. C’est pourquoi dans un arrêté du ministère du Commerce, il est formellement interdit de produire, d’importer et de consommer ces boissons nocives pour la santé. Ainsi, les forces de l’ordre et les éléments des douanes et droits indirects ont multiplié des saisies depuis l’année dernière de plusieurs milliers des sachets et bouteille de boissons frelaté à la frontière du pays, mais aussi sur les marchés intérieurs.
Même l’année dernière, Le Service des Douanes de Béloko situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La rca, ont procédé à une spectaculaire et importante saisie des produits prohibés (alcools frelatés), dans un camion des forces armées centrafricaines (FACA). Selon les informations recueillies, les trafiquants avaient utilisé les soldats de l’armée nationale pour tenter d’importer frauduleusement ces produits prohibés.
Le mois passé, à Bangui comme à la frontière, les agents de la douane Centrafricaine ont mis la main sur une grande quantité de ces boissons prohibées. Mais lors de la cérémonie de destruction de ces produits prohibés au quartier Landja dans le septième arrondissement de Bangui, une dizaine des soldats FACA, présents sur le lieu pour appuyer la sécurité, ce sont tombé en masse après le retrait des officiels pour aller tirer ces boissons dans le feu pour empocher et charger dans leur sac pour revenir vendre pour des uns et consommer pour les autres.
Un fait inédit, mais fortement dénoncé par quelques éléments des forces de sécurité également présents sur le lieu.
Rappelons que la consommation des alcools frelatés constitue, non seulement un problème de santé publique, mais aussi une source potentielle de conséquences économiques néfastes.
En République centrafricaine, la vente des alcools frelatés remonte à la fin des années 90 avec la libéralisation de l’économie et l’ouverture des marchés intérieurs. Autrefois importé, l’alcool frelaté fait l’objet ces dernières années de production locale dans les principales villes du pays.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 octobre 2021, 02:42:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La nuit du mercredi à jeudi a été très agitée pour les habitants de Bangassou, une ville centrafricaine située à un peu plus de 730 kilomètres de Bangui, au sud-est de la rca. Les populations, très inquiètes des fortes détonations d’armes dans une localité située à 1 kilomètre, ont dû passer leur nuit d’anxiété dans l’incertitude.
Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC
« Depuis 17 heures que nous sommes dans la détonation des armes du côté de la République démocratique du Congo (RDC), et nous sommes paniqués par plusieurs hypothèses », déclare à CNC un habitant de Bangassou dans la nuit du mercredi à jeudi dernier.
Selon des informations recueillies, c’étaient les éléments des forces armées de la République démocratique du Congo et un groupe des commerçants locaux qui se sont affrontées militairement durant plusieurs heures dans le village congolais de Ndou, situé à environ 1 kilomètre de la ville centrafricaine de Bangassou, à l’autre côté de la rive Mbomou.
Rappelons que depuis deux semaines, plusieurs éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont été positionnés au point névralgique de la ville de Bangassou. Les autorités locales, qui n’ont pas tenté de rassurer la population locale sur ce regain brusque de tension, font courir des rumeurs d’une éventuelle attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sur la ville.
Ainsi, les forces de défense nationale positionnées à 7 kilomètres à l’entrée de la ville sur l’axe Alindao sont aussi en alerte renforcée depuis une semaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
La COD-2020 lors de sa réunion ordinaire ce jour 08 octobre 2021, s’est appesantie sur l’actualité concernant les massacres perpétrés le 05 octobre 2021, sur les paisibles populations civiles, passagers des véhicules en partance pour Bangassou et fait le constat suivant :
il y a une similitude entre les massacres de Bambari et ceux perpétrés il y a quelques semaines à Bossangoa ;
c’est souvent lorsque le Gouvernement subit des pressions à propos de la tenue d’un dialogue inclusif que ces tueries interviennent ;
les victimes tant à Bambari qu’à Bossangoa sont toutes civiles ;
tous ces massacres se sont déroulés à moins de 20 kilomètres de ces grandes villes ;
ces coïncidences aussi troublantes soient-elles amènent la COD-2020 à s’interroger sur l’identité réelle des assaillants.
La COD-2020 a toujours recommandé au Chef de l’État la tenue urgente d’un dialogue politique inclusif afin d’abréger la souffrance du peuple centrafricain.
Au regard des faits d’agression récurrents sut l’ensemble du territoire centrafricain qui viennent contredire le discours officiel qui tend à nous faire croire que 90% du territoire national ont été libérés par les FACA et leurs alliés, la COD-2020 s’interroge sur la capacité réelle du Président TOUADÉRA à ramener la paix dans le pays.
Si le Président TOUADÉRA est incapable de ramener la paix et de sécuriser le peuple centrafricain, pourquoi s’obstine-t-il à refuser de faire la paix avec ses adversaires ?
Ces massacres qui sont intervenus alors que le Préfet de la Ouaka avait pris quelques jours auparavant un arrêté instaurant un couvre-feu, prouve qu’une menace pesait sur la population de Bambari et de ses environs.
Pourquoi dans ces conditions laisser partir un convoi de cette taille sans escorte surtout que Bambari a été érigé en région militaire ?
Au regard de tout ce qui précède, la COD-2020 :
condamne fermement les auteurs quels qu’ils soient de ces tueries;
Kwa Na Kwa(KNK) – KELEMBA-PDS (K-PDS) – Union pour le Renouveau Centrafricain (U.R.C.A) – Convention Républicain pour le Progrès Social (C.R.P.S) – Bêafrika Ti é Kwè (B.T.K) – Parti National pour un Centrafrique Nouveau (P.N.C.N) – Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (M.D.I PS) – Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (P.P.L.D) – Congrès des Démocrates pour la Renaissance de Centrafrique (C.D.R.C) – Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (P.C.U.D) – Mouvement pour l’Unité et le Développement (M.U.D) – Union Nationale Démocratique du Peuple Centrafricain (U.N.D.P.C) – Renaissance Laïque de Centrafrique (RLC).
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s’incline devant la mémoire des compatriotes ayant trouvé la mort et souhaite une prompte guérison aux blessés ;
rend responsable le Président TOUADÉRA et le Gouvernement que dirige le Premier Ministre Henri Marie DONDRA pour non-assistance à personnes en danger ;
exige la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les évènements de Bambari afin d’établir les responsabilités.
RDC : où va l’argent de la lutte contre les épidémies ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Un nouveau rapport souligne les problèmes structurels dans la gestion des ressources allouées à la lutte contre les épidémies.
D’Ebola à la rougeole en passant par le choléra, le Groupe d’études sur le Congo de l’Université de New York (GEC) souligne que le système de santé congolais ne peut pas faire face aux épidémies sans les soutiens financiers extérieurs.Pour Trésor Kibangula, chercheur au sein de cette structure, l’une des solutions serait de renforcer le système sanitaire en RDC en instituant un système de redevabilité. Il s’explique dans cet entretien accordé à la DW.Le GEC a récemment sorti un rapport sur le covid business en RDC. Ce n’est malheureusement pas le premier rapport du genre. Il y a quelques mois, votre structure dénonçait le business autour de l’épidémie d’Ebola. Vous parlez même de structures budgétivores mises en place par l’État congolais. Ce dernier est-il de plus en plus gourmand dans la gestion des épidémies ?Trésor Kibangula : Aujourd’hui encore, en 2021, après avoir été confronté à plusieurs flambées épidémiques ces dix dernières années, l’Etat congolais n’est toujours pas parvenu à construire un système de santé capable de faire face à des nouvelles épidémies sans un important soutien financier de ses partenaires extérieurs. Lorsque cet argent arrive, au lieu d’essayer de renforcer les structures sanitaires existantes, les gouvernants créent plutôt d’autres structures ad hoc, souvent budgétivore. Dans la lutte contre le Covid-19 par exemple, on a vu la mise en place tour à tour de comités multisectoriels, d’un secrétariat technique, de conseils consultatifs, dela task force présidentielle et du Fonds national de solidarité contre le coronavirus. Forcément, cette multiplication des structures impacte sur les fonds disponibles pour lutter contre l’épidémie.A qui profite le crime ? A l’État congolais ? Aux bailleurs internationaux ?Trésor Kibangula : en tout cas, aujourd’hui, on sait à qui ces crimes ne profitent pas assez, c’est au système de santé congolais avec une incidence sur la prise en charge des patients et la motivation des personnels de santé. C’est pourquoi notre rapport insiste sur la nécessité d’améliorer la capacité de suivi des fonds alloués à la riposte aux épidémies, tant du côté du gouvernement congolais que des bailleurs de fonds. Il faudrait mettre en place des mécanismes de contrôle.D’une part votre rapport souligne des structures budgétivores en RDC, d’autre part, tous ceux qui dénoncent les malversations de ces structures étatiques finissent en prison. O faudrait-il placer le curseur selon vous ?Trésor Kibangula : Il faut rappeler que deux ministres de la Santé ont aussi été arrêtés, puisque soupçonnés d’avoir détourné des fonds alloués à la riposte aux épidémies. Aussi, il y a eu des progrès dans la gestion de la lutte contre le Covid-19, notamment grâce à plusieurs contrôles de l’Inspection générale des finances et ceux de l’Inspection générale de la santé. Ceci dit, je pense que tout va se jouer demain dans la capacité des dirigeants congolais à engager des réformes structurelles. C’est là qu’il faut placer ce curseur et faire en sorte que ces réformes puissent renforcer l’efficacité et la redevabilité de cette riposte.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président sierra-léonais Julius Maada Bio a promulgué vendredi l’abolition de la peine de mort dans ce petit pays d’Afrique de l’ouest.
“Aujourd’hui, nous écrivons à nouveau une page d’histoire (…) Au bout de vingt ans, nous tenons la promesse que nous nous étions faite en tant que nation: au bout de vingt ans, la peine de mort est enfin totalement abolie en République de Sierra Leone”, a déclaré le chef de l’Etat lors de la cérémonie de signature. Cette promulgation fait suite au vote, le 23 juillet par l’Assemblée nationale, de la loi d’abolition, remplacée par une peine d’emprisonnement à perpétuité ou à un minimum de 30 ans.Cette ancienne colonie britannique d’Afrique de l’Ouest était critiquée par les défenseurs des droits de humains pour n’avoir pas aboli officiellement la peine de mort, bien que les dernières exécutions y remontent à plus de vingt ans et que les condamnations soient généralement commuées réclusion à perpétuité.La Constitution sierra-léonaise de 1991 prévoyait la peine capitale pour le vol aggravé, le meurtre, la trahison et la mutinerie.La Sierra Leone est le dernier pays africain en date à abolir la peine capitale, après le Malawi en avril et le Tchad l’année dernière.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 octobre 2021, 02:51:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gouvernement centrafricain, dans une correspondance adressée au chef de mission économique russe à Bangui, vient de lui signifier la fin de la mission d’assistance technique auprès des différents postes de la Douane centrafricaine le 10 octobre prochain.
Au poste de douane de Béloko un douanier assisté d’un agent russe de la mission économique russe
Le gouvernement centrafricain avait signé en mai 2021 un protocole de collaboration avec la mission économique russe dans le cadre de ses relations avec la Fédération de Russie en vue d’aider à identifier les leviers permettant une mobilisation accrue des ressources domestiques, conformément aux objectifs du programme économique et financier signé avec les partenaires techniques et financiers. Mais cet accord , loin de faire l’unanimité, crée par contre une tension au sein de la douane centrafricaine, mais aussi entre le gouvernement centrafricain et ses partenaires internationaux. Selon la banque mondiale et le FMI, cette Mission économique russe n’est une structure privée, une branche financière de la Société Wagner, qui ne représente pas, et n’est pas soutenue par le Gouvernement de la Fédération de Russie et ne relève pas non plus, d’un accord officiel de coopération entre la Russie et le Gouvernement centrafricain. À cet effet, la banque mondiale et le FMI
afin de mieux évaluer la complémentarité et la compatibilité de cette initiative, ils exigent que le gouvernement leur communique officiellement, et ce dans un bref délai, avant le 07 juin 2021, plus d’informations sur l’les accords entre gouvernement centrafricain et la ” Mission économique russe”.
« Nous aimerions être informés :
(i) du statut juridique de cette organisation (y compris le nom officiel, l’adresse, les noms des principaux responsables, le site Web, numéro d’enregistrement professionnel, qualification et expériences récentes) ;
(ii) des dispositions institutionnelles et de gouvernance du protocole d’accord (y compris les termes de référence détaillés des travaux à mener, les modalités des rapports d’activités, les mécanismes de contrôle de la qualité) ; et
(iii) des dispositions contractuelles et budgétaires (y compris le coût des services rendus ainsi que les modalités de paiement).
Entre-temps, au niveau des postes frontaliers, c’est le désordre total. À Béloko par exemple, les transporteurs et les commerçants se plaignent régulièrement de la nouvelle règle instaurée par ce soi-disant expert douanier russe. À titre d’exemple, ce dernier exige, contrairement à la législation nationale, que le poste de la douane centrafricaine de Béloko s’ouvre à partir de 16 heures avant de fermer à 21 heures plus tard. Cette situation génère de nombreuses frustrations au sein des agents douaniers affectés à Béloko, mais aussi des commerçants et des transporteurs. Et ce n’est pas tout ! Selon certains observateurs, si l’objectif principal était de lutter contre les fraudes douanières, ceci est un véritable échec. En effet, les Mercenaires russes contrôlent totalement les frontières et les contrôles douaniers, et ce sont eux, qui, désormais, détournent les finances douanières. D’après eux, à chaque fois, les Russes repassaient derrière eux pour ajouter des taxes supplémentaires variables sur des marchandises.
Avec la suspension de cette mission économique russe, les centrafricains se disent soulager après plusieurs mois de souffrance totale.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 octobre 2021, 02:01:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par les soldats de l’armée nationale, ont fait à nouveau leur apparition mercredi dans le village Bouzou, situé entre la sous-préfecture de koui et la localité camerounaise de Ngaoui. Plusieurs habitations ont été détruites, dont la mosquée centrale du village.
la mosquée centrale de Bouzou détruite par les soldats FACA et les mercenaires russes de la société Wagner le 6 octobre 2021
Après leur premier carnage dans le village de Bouzou le mois d’août dernier, les mercenaires russes de la société Wagner n’ont pas hésité à retourner de nouveau dans le secteur. Ce mercredi 6 octobre, lors de leur patrouille dans les villages Sanguèrè, Tourwa, Sabewa
et Babba, ils ont fait une incursion musclée dans le village Bouzou, détruisant au passage plusieurs habitations et des bâtiment religieux, poussant les déplacés qui ont trouvé refuge au sein de la mosquée depuis la destruction de leur habitation au mois d’août dernier par les mercenaires russes de quitter précipitamment le lieu. Certains sont obligés de traverser la frontière pour se constituer réfugiée au Cameroun, d’autres ont tout simplement cherché à se retrancher dans des villages périphériques.
Selon un témoin qui a publié une vidéo sur les réseaux sociaux ce jeudi, il n’y a plus personne dans le village.
« En ce moment il n’y’a personne à Bouzou. Les mercenaires russes ont saccagé et détruit notre mosquée. Pour quelle raison ? Je ne sais pas. Peut-être ils veulent se battre avec Dieu parce qu’ils n’ont pas trouvé ce qu’il venait chercher à Bouzou », s’indigne le témoin.
Il y’a lieu de rappeler que le mois d’août dernier, les mercenaires russes de la société Wagner ont massacré une quarantaine des Peuls dans les villages de Bouzou, Sanguèrè, Tourwa, Sabewa et Babba, situées proche de la frontière avec le Cameroun. Le pouvoir de Bangui, de son côté, n’a pas réagi à de nombreux appels des parents des victimes.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 8 octobre 2021, 02:52:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après la violente altercation entre les soldats FACA et les gendarmes / policiers au poste de contrôle de TIRINGOUL au croisement Benz-Vi, un nouvel accrochage impliquant des éléments du septième bataillon de l’armée et les policiers s’est produit ce jeudi après-midi au quartier combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/stationnement-des-taxi-moto-devant-le-marche-combattant-sur-avenue-des-martyrs-proche-de-laeroport-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”stationnement des taxi moto devant le marché combattant sur avenue des martyrs proche de l’aéroport le 15 mai 2020 par trégu” width=”450″ height=”337″ />Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu de l’incident, tout a commencé ce jeudi 7 octobre vers 16 heures par l’interpellation d’un jeune conducteur de taxi-moto et la confiscation de son engin roulant par les policiers au poste de contrôle du quartier Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Mais la moto taximan, après avoir été relaxé par les policiers, les ont promis qu’ils vont voir. Et cela n’a pas tardé. Quelques minutes plus tard, un véhicule de l’armée, de couleur verte, remplie des éléments des FACA lourdement armés avec un jeune sous-lieutenant à bord, est arrivé au poste de police de Combattant avec une intention d’influencer pour contraindre a ces agents de police de les libérer la moto. D’après eux, ils auraient reçu l’ordre de leur chef, un soi-disant colonel YELENGUE de venir prendre de gré ou de force la moto. Et ce n’est pas tout! Les policiers, de leur côté, ont reçu au même moment de renfort à bord de trois pick-up remplis. Aussitôt, la tension monte de plusieurs crans, poussant les passants et d’autres badauds à vider le secteur par peur d’un éventuel affrontement. Mais après quelques minutes de discussion, la moto querellée a été conduite dans une unité de police avant leur retrait .
Cette nouvelle tension montre à quel point les soldats FACA ne sont pas prêts à appuyer leurs collègues de la police dans leurs activités régaliennes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/de-gauche-à-droite-Issa-Bi-amadou-et-abass-sidiki-dans-la-nana-Mambéré-450×315.jpg” alt=”De gauche à droite Lamido issu bi Amadou et Abass Sidiki à Koui en 2019.” width=”450″ height=”315″ />De gauche à droite Lamido issu bi Amadou et Abass Sidiki à Koui en 2019.
La recherche du pouvoir, la recherche des compromis ou la démonstration des rapports des forces ne peuvent en aucun cas justifier les sacrifices des vies humaines et les morts enregistrés dans le pays ce dernier temps en République Centrafricaine.
Le Dialogue demandé avec insistance et accepté par le président de la République Centrafricaine reste et demeure l’un des cadres à privilégier pour porter les revendications légitimes des Centrafricains, qu’elles viennent de l’opposition démocratique ou des groupes armés.
La morts des Centrafricains innocents ne sauraient justifier aucune revendication légitime.
Les Chefs Traditionnels peuls de Centrafrique s’indignent et s’inclinent devant les corps des victimes innocentes dont les vies ont été irréversiblement ôtées par les ennemis de la paix et les opposants au retour de la paix et de la sécurité, par la voie du DIALOGUE RÉPUBLICAIN déjà en cours d’organisation.
Les Chefs Traditionnels peuls de Centrafrique demandent au gouvernement et aux partenaires de la République Centrafricaine de mettre fin à cette spirale de violence qui atteint des limites infranchissables d’ampleur inhumaine observées aujourd’hui.
Pour cela des actions urgentes et vigoureuses doivent être menées par le gouvernement et la communauté internationale pour débarrasser la République Centrafricaine des tous les groupes criminels et terroristes qui empêchent le peuple centrafricain à vivre ensemble en paix.
Pour cela les auteurs de tous les actes criminels identifiés par la commission d’enquête spéciale ainsi que les autres initiatives internationales et qui ont rendu leurs conclusions, doivent être recherchés, Arrêtés et mis à la disposition des juridictions compétentes. Le cas échéant les neutraliser systématiquement.
Le peuple centrafricain veut des actions concrètes et immédiates.
C’est la revendication légitime des Chefs traditionnels peuls de Centrafrique.