lundi, septembre 14, 2026
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Le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim  dévoile la faillite totale de l’éducation en Centrafrique

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Le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim  dévoile la faillite totale de l’éducation en Centrafrique

 

Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas , illustrant l'article sur Le dernier rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim dévoile la faillite totale de l’éducation en Centrafrique
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim vient de tomber comme un couperet : 0 sur 100 pour la qualité du système éducatif centrafricain. Un score nul qui place le pays au 52ème rang sur 54 pays africains, révélant l’ampleur d’une catastrophe éducative sans précédent.

 

L’ÉCOLE DE LA MISÈRE

 

Les chiffres sont accablants. L’égalité en matière d’éducation en Centrafrique s’effondre avec une chute de 5,4 points en dix ans, pour atteindre le score dérisoire de 17,6/100, reléguant le pays au 52ème rang continental. La scolarisation, malgré un score de 41,3 points, masque une réalité bien plus sombre : l’absence totale de données sur l’achèvement des études et les ressources humaines dans l’enseignement, révélant un système en état de mort cérébrale.

 

UN CORPS ENSEIGNANT ABANDONNÉ

 

L’absence complète de données sur les ressources humaines dans l’enseignement n’est pas un hasard. Elle traduit le chaos total dans la gestion du personnel éducatif. Les enseignants, quand ils existent, évoluent dans des conditions indignes. Le score de 0/100 pour la qualité du système éducatif reflète cette réalité catastrophique où l’improvisation remplace la pédagogie.

 

LA DOUBLE PEINE DES INÉGALITÉS D’ÉDUCATION EN CENTRAFRIQUE

 

Le rapport dévoile une discrimination systémique d’éducation en Centrafrique. L’égalité en matière d’accès aux services publics s’est effondrée de 18,7 points, atteignant le score alarmant de 10,4/100. Dans ce contexte, l’éducation en Centrafrique devient un luxe réservé à une minorité, condamnant toute une génération à l’illettrisme et à la précarité.

 

UN AVENIR HYPOTHÉQUÉ

 

Les conséquences de cette faillite éducative sont déjà visibles. Avec un PIB par habitant de 445 dollars, l’un des plus faibles d’Afrique, la RCA s’enfonce dans un cercle vicieux où l’absence d’éducation en Centrafrique nourrit la pauvreté. La fiabilité des opportunités d’emploi atteint à peine 9,9 points, condamnant les jeunes à un chômage structurel.

 

Cette catastrophe éducative n’est pas une fatalité, mais le résultat d’une négligence criminelle. Pendant que le gouvernement accumule une dette de 50,7% du PIB, une génération entière se voit privée de son droit fondamental à l’éducation. L’aide internationale, pourtant substantielle avec 122,4 dollars par habitant, semble se perdre dans les méandres d’un système gangrené par l’inefficacité.

 

L’urgence d’une refonte totale du système éducatif centrafricain n’est plus à démontrer. Sans une action immédiate et radicale, c’est l’avenir même du pays qui est compromis. La communauté internationale doit conditionner son aide à des réformes structurelles profondes dans le secteur éducatif. Le temps des constats est révolu, place à l’action avant qu’il ne soit trop tard.

 

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Akroussoulback : Des savonnettes pour compenser la mort d’enfants tués par un soldat FACA

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Akroussoulback : Des savonnettes pour compenser la mort d’enfants tués par un soldat FACA

 

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L’une des blessés d’l’une des blessées de massaccre d’Akroussoulback

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans la nuit du 9 au 10 novembre à Akroussoulback, le soldat Kada, alias marabout, a lancé une grenade sur des enfants pendant une danse traditionnelle de pleine lune. Deux jeunes de 12 et 14 ans sont morts. En réponse, le gouvernement envoie une délégation ministérielle distribuer du savon aux familles endeuillées.

 

Akroussoulback : # un criminel en uniforme

 

Ancien milicien Anti-Balaka du quartier Galabadja 3 dans le 8ème arrondissement de Bangui, Kada a délibérément attaqué un groupe d’enfants lors d’une soirée culturelle traditionnelle. Cette pratique ancestrale, courante pendant la saison sèche, s’est transformée en tragédie quand ce soldat des FACA a choisi de lancer des grenades sur des jeunes qui dansaient.

 

Une mission ministérielle controversée

 

Le ministre d’État Aurélien Simplice Zingas, à la tête d’une délégation ministérielle, dépêché sur place, a déclaré venir sur instruction présidentielle pour “apaiser les cœurs”. La délégation propose aux familles endeuillées des savonnettes “pour que les enfants se lavent avant l’école” et quelques enveloppes, une réponse qui choque par son inadéquation face à la perte de vies humaines.

 

Un drame instrumentalisé

 

La composition de la délégation révèle des motivations politiques : outre les autorités administratives locales, la présence imposée du président local du parti MCU transforme cette visite de condoléances en opération électorale à peine voilée.

 

L’impunité persiste

 

Ni l’état-major des FACA ni la hiérarchie militaire, incluant l’adjudant-chef responsable du détachement, n’ont pris de mesures visibles contre le meurtrier. Cette inaction prolonge la souffrance des familles qui attendent toujours justice.

 

Cette distribution de savon aux familles endeuillées d’Akroussoulback démontre l’incapacité des autorités à apporter une réponse appropriée à la mort violente d’enfants. Les parents réclament justice, on leur offre des produits d’hygiène. Cette démarche dérisoire aggrave l’offense faite aux victimes de ce drame. ”

 

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Centrafrique : Des agents de l’AENE dépouillés par des malfrats à Koui

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Des agents de l’AENE dépouillés par des malfrats à Koui

 

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Un homme armé à Koui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une équipe de huit agents de l’Autorité Nationale des Elections (AENE), incluant leur chauffeur, a subi une attaque ce lundi 02 décembre sur l’axe menant à Koui, située à environ 532 km de Bangui. Les assaillants ont dérobé la totalité de leur matériel de travail, notamment les tablettes numériques, ainsi que leur argent.

 

L’équipe se dirigeait vers Boukaya au moment des faits. Cette nouvelle agression survient quelques jours seulement après une attaque similaire contre une vingtaine d’agents tablettes sur l’axe Benzambé-Batangafo dans la préfecture de l’Ouham-Fafa.

 

Ces incidents répétés perturbent sans doute le travail de l’AENE dans les zones reculées. La route Koui-Bocaranga, longue de 53 km, est particulièrement vulnérable aux actes de banditisme.

 

A noter que Koui dispose d’une importante commune d’élevage selon le découpage administratif officiel du territoire centrafricain. La région connaît des tensions récurrentes liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs.

 

L’ANE n’a pas encore communiqué officiellement sur cet incident ni sur les mesures envisagées pour renforcer la sécurité de ses agents sur le terrain.

 

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Obsèques de Jacques Duchemin à Paris : la RCA rend hommage à son ancien ministre

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Obsèques de Jacques Duchemin à Paris : la RCA rend hommage à son ancien ministre

 

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Jacques Duchemin le 24 juin 2023 lors la rencontre du Président Touadera avec la diaspora centrafricaine à Roissy en France.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’ambassadeur de Centrafrique en France, Flavien Mbata, a représenté lundi le président Touadéra aux obsèques de Jacques Duchemin, décédé le 13 novembre à l’âge de 92 ans. Ancien ministre de la communication sous le régime impérial et ambassadeur de la RCA à l’ONU, cet historien avait servi la Centrafrique pendant plusieurs décennies.

 

La cérémonie s’est déroulée ce lundi 2 décembre 2024 en l’église Notre-Dame-de-Compassion à Paris, en présence de nombreuses personnalités. L’ambassadeur Mbata a remis un message personnel du président Faustin Archange Touadéra à la famille du défunt.

 

Dans son éloge funèbre, Joël Ranc , a salué “un homme d’État remarquable, seul au monde à avoir exercé des responsabilités ministérielles dans quatre pays différents”. Il a rappelé le parcours de Jacques Duchemin, de ses débuts comme journaliste jusqu’à ses fonctions diplomatiques.

 

Un parcours intellectuel remarquable de Jacques Duchemin

 

Comme l’a souligné Joël Ranc dans son éloge funèbre, Jacques Duchemin était un érudit doté d’une formation universitaire atypique. “Je me considère comme un historien. Cependant, ma formation universitaire n’est pas celle d’un historien. Elle est comme celle d’Umberto Eco. Une formation de linguiste et de sémiologue”, avait-il confié lors d’une interview à Al Watan en 2006. Il avait notamment étudié à l’École des langues orientales, apprenant le chinois et le tibétain.

 

Sa carrière a pris un tournant décisif en 1954, lors de son premier voyage officiel en Afrique. Alors jeune chef de cabinet du président du Conseil général de la Seine, il découvre l’Algérie où il visite Oran, Alger et Constantine. Cette expérience le pousse à renoncer à une carrière de haut fonctionnaire parisien pour embrasser l’aventure du journalisme en 1958, recruté par Paris Match et Jour de France à la demande de Jacques Le Bailly et Marcel Dassault.

 

Un homme de culture et de foi

 

Jacques Duchemin était profondément attaché au 17e arrondissement de Paris, où il résidait près du Collège et Lycée Notre-Dame de Sainte-Croix de Neuilly. Féru de littérature, il aimait évoquer l’écrivain Henry de Montherlant qui s’était inspiré de ce lieu pour sa pièce “La ville dont le prince est un enfant”.

 

Croyant fervent, il ne manquait jamais la messe dominicale, la suivant à la télévision quand il ne pouvait se déplacer. Cette foi profonde l’accompagna jusqu’à ses derniers jours, comme l’a rappelé son médecin personnel, le docteur Olivier Labrosse, qui l’a soigné dans les derniers instants.

 

Historien et écrivain reconnu, Jacques Duchemin avait notamment publié “L’Empereur” aux éditions Albin Michel, un ouvrage consacré à la période impériale centrafricaine. Après avoir servi comme ministre sous l’empereur Bokassa Ier, il avait poursuivi sa carrière diplomatique comme ambassadeur sous la présidence de David Dacko.

 

Les honneurs rendus par la RCA à cet ancien serviteur de l’État témoignent, selon Dr Dominique ERENON , de “la nécessité d’honorer les anciens au-delà des considérations politiques”. Jacques Duchemin laisse dans le deuil son fils Christian et ses petites-filles Camille et Julia, ainsi qu’un héritage intellectuel et diplomatique considérable tant pour la France que pour la République centrafricaine.

 

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Centrafrique : Le commerce s’organise à Boali

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Le commerce s’organise à Boali

 

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Un pêcheur vend du poisson aux voyageurs à deux kilomètres de la ville de Boali, à 9d5 kilomètres à l’entrée nord de la capitale Bangui.. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un nouveau bureau des commerçants vient de voir le jour ce vendredi à Boali, localité située à 95 kilomètres de Bangui. Neuf membres composent cette équipe élue pour un mandat de trois ans renouvelable, lors d’une réunion tenue dans la cave Aïcha.

 

Cette structure vise à encadrer les activités commerciales jusqu’ici menées de manière désordonnée dans la ville, selon Ernest Pani, le président nouvellement élu : “Notre objectif est d’organiser et diriger certaines activités commerciales à Boali. Nous allons réunir tous les commerçants pour établir des règles communes”.

 

Le bureau prévoit de collaborer avec l’ensemble des acteurs économiques de Boali. “C’est un bureau général ouvert à tous les commerçants de Boali. Nous souhaitons travailler en synergie avec eux pour développer le secteur”, précise Mathurin Sanzé, secrétaire général de la nouvelle équipe.

 

Les responsables élus entendent redynamiser l’activité commerciale dans cette ville, carrefour important sur l’axe Bangui-Bouar. “Notre travail est capital pour la population. J’exhorte les commerçants à s’investir davantage dans leurs activités, car ils fournissent des produits essentiels comme la nourriture et les vêtements”, souligne le président Ernest Pani.

 

Ce bureau des commerçants constitue une première à Boali. Son installation s’inscrit dans une démarche de structuration du commerce local, secteur vital pour l’économie de cette ville des Plateaux centrafricains.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Incompétence et luttes de pouvoir :  jusqu’où ira la descente aux enfers de la Police nationale  centrafricaine ?

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Incompétence et luttes de pouvoir :  jusqu’où ira la descente aux enfers de la Police nationale  centrafricaine ?

 

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Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des lettres incendiaires circulent depuis quelques semaines dans les corridors de la police nationale centrafricaine. Le Directeur général et ses adjoints s’affrontent par correspondances interposées, chacun accusant l’autre d’incompétence et de manœuvres déloyales. Les documents que nous publions aujourd’hui dévoilent l’ampleur d’une crise qui paralyse l’appareil sécuritaire du pays.

 

LA POLICE NATIONALE centrafricaine À LA DÉRIVE

 

Une institution fracturée

La lettre du Directeur adjoint de l’Immigration ne laisse aucun doute sur la profondeur des divisions. Au cœur du conflit, la gestion des textes réglementaires et la réforme de la police nationale centrafricaine. Le Directeur général, Bienvenu Zokoué, accusé d’incompétence notoire, n’aurait pas su exécuter les missions confiées par le ministre de l’Intérieur. Trois rejets successifs de ses travaux par la Commission d’évaluation témoignent de ses lacunes.

La descente aux enfers de la Police nationale centrafricaine: Incompétence et luttes de pouvoir
Bienvenu Nguimalet, directeur de l’immigration . CopyrightCNC

 

Des enjeux de pouvoir destructeurs

La bataille ne se limite pas aux textes juridiques. L’affaire du contrat avec la société GEN-KEY Solutions, censée remplacer AFRICARD-CO pour l’impression des passeports, cristallise les tensions. Le Directeur général de la police nationale centrafricaine, général Bienvenu Zokoué, , envoyé en mission de contrôle, s’est vu reprocher son incapacité à mener cette tâche élémentaire. Plus grave encore, des accusations de dénigrement sur les réseaux sociaux empoisonnent désormais les relations entre les responsables.

 

Une autorité contestée

Le Directeur adjoint de l’Immigration rappelle avec insistance sa participation à l’élaboration des textes officiels important : la loi organique d’avril 2023, le décret de mars 2024 sur l’organisation du ministère, et celui de juillet 2024 sur l’application de la loi organique. Ces références répétées aux textes fondamentaux visent à démontrer l’illégitimité du leadership du général Bienvenu Zokoué.

 

Les conséquences désastreuses

Cette guerre des chefs handicape gravement le fonctionnement de l’institution. Les agents, témoins impuissants de ces querelles au sommet, perdent leurs repères hiérarchiques. La chaîne de commandement, fragilisée par ces divisions, peine à assurer ses missions. La sécurité publique, déjà précaire, souffre de cette désorganisation chronique.

La descente aux enfers de la Police nationale centrafricaine: Incompétence et luttes de pouvoir
Le ministre chargé de la sécurité publique, Nicaise Nassin

 

L’urgence d’une intervention

Le ministre de l’Intérieur, conscient de la gravité de la situation, a dû retirer certains dossiers au Directeur général de la police nationale centrafricaine pour les confier à d’autres services, selon les propos du directeur de l’immigration. Cette mesure exceptionnelle traduit l’exaspération des autorités face à une crise qui n’en finit pas.

 

Des réformes indispensables

La refonte des textes régissant la police nationale centrafricaine ne suffira pas. C’est toute la gouvernance de l’institution qui doit être repensée. La définition claire des attributions de chacun, des mécanismes de contrôle efficaces et une dépolitisation des nominations s’imposent comme des priorités absolues.

 

L’avenir de la sécurité nationale dépend de la capacité des autorités à restaurer l’ordre dans la maison police. Sans une intervention énergique, ces querelles d’ego continueront de miner une institution vitale pour la stabilité du pays. Le temps presse. La population attend des actes forts pour mettre fin à ce spectacle désolant.

 

UN SYSTÈME GANGRENÉ À TOUS LES NIVEAUX

 

L’ambition démesurée du Directeur de l’Immigration

Le Directeur adjoint de l’Immigration, qui se présente en gardien des textes, cache mal ses propres ambitions. Ses lettres, truffées de références aux textes qu’il aurait contribué ou non à rédiger, trahissent un ego surdimensionné. Cette autopromotion permanente masque difficilement ses manœuvres en coulisse. Des sources internes rapportent des pratiques douteuses dans la gestion des dossiers d’immigration, où les passe-droits remplacent souvent les procédures légales.

 

Un ministre fantôme

Le ministre de l’Intérieur, censé arbitrer ces querelles, brille par son absence. Son cabinet, véritable coquille vide, ne prend aucune décision significative. Les vraies directives viennent directement de la présidence de la République, transformant ce ministère régalien en simple boîte aux lettres. Cette démission politique explique la multiplication des conflits entre ses subordonnés, livrés à eux-mêmes dans une bataille d’influence sans fin.

 

La présidence de la République aux commandes

Le ministère de l’Intérieur fonctionne sous perfusion. Les décisions stratégiques, les nominations, les orientations politiques – tout se décide dans les bureaux feutrés de la présidence de la République. Cette gestion à distance, contraire aux principes élémentaires de gouvernance, crée une confusion permanente dans la chaîne de commandement.

 

Une police otage des rivalités

Entre un Directeur général de la police nationale centrafricaine dépassé, un Directeur de l’Immigration aux ambitions mal dissimulées, et un ministre absent, la police nationale ressemble à un navire sans capitaine. Les agents de terrain, abandonnés par leur hiérarchie, improvisent au quotidien. Les syndicats, muselés par la peur des représailles, n’osent plus dénoncer ces dysfonctionnements.

 

Le règne de l’incompétence

L’incompétence, érigée en système, gangrène tous les étages de l’institution. Le Directeur général, Bienvenu Zokoué,   accumule les échecs dans la réforme des textes. Le Directeur de l’Immigration transforme son service en fief personnel de la mafia organisée. Le ministre se contente d’un rôle de figurant. Cette faillite collective menace directement la sécurité nationale.

 

La dérive mafieuse

Des réseaux d’influence se sont constitués à chaque niveau hiérarchique. Les nominations obéissent à des logiques clientélistes. Les marchés publics, comme celui des passeports, deviennent des enjeux de pouvoir. L’argent public se volatilise dans des projets mal ficelés. La corruption, devenue systémique, ronge l’institution de l’intérieur.

 

L’urgence d’un grand nettoyage

La situation exige plus qu’un simple replâtrage. C’est toute l’architecture sécuritaire qui doit être repensée. Le retour à une gestion ministérielle effective, la nomination de responsables compétents, la restauration d’une vraie chaîne de commandement – autant de chantiers prioritaires pour sauver l’institution.

 

En réalité, l’état de délabrement de la police nationale reflète la faillite d’un système où l’incompétence le dispute à l’arrivisme. Entre les guerres d’ego et les manœuvres mafieuses, c’est la sécurité des citoyens qui est sacrifiée. Sans une reprise en main énergique, cette institution vitale risque l’effondrement total. Le pays ne peut plus se permettre le luxe de cette mascarade sécuritaire.

 

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Un candidat mystérieux aux allures de pantin présidentiel, monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin,  dévoile le jeu trouble de Touadera sur les réseaux sociaux….

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Un candidat mystérieux aux allures de pantin présidentiel, monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin,  dévoile le jeu trouble de Touadera sur les réseaux sociaux….

 

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monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des promesses recyclées, un parcours politique et académique contradictoire et des attaques ciblées contre l’opposition démocratique. Une figure surgie de nulle part sur les réseaux sociaux s’autoproclame candidat potentiel à la présidentielle 2025 – 2026. Cet homme, qui s’appelle monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin , se présente comme diplômé en sciences politiques de l’Université Paris-Nanterre, a déroulé un programme qui ressemble trait pour trait aux promesses non tenues de Faustin Archange Touadera via son ministre conseiller des grands travaux Mr Pascal Binda Koyagbélé surnommé Banque des Wali Gara, Banque Tourougou, Banque des investisseurs.   Notre enquête révèle les contours d’une manipulation politique manifeste.

 

monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin : un clone programmatique présidentiel qui dévoile un jeu trouble de Touadera…

 

Le discours fleuve d’une heure diffusé sur les réseaux sociaux par ce mystérieux candidat monsieur Mouamar Bengué Bossin  reprend point par point les engagements jamais tenus de M. Pascal Binda Koyagbélé  au nom de Faustin Archange Touadera. La rhétorique anti-française et le positionnement comme “candidat de la vraie décolonisation” masquent mal un programme vide de substance et de propositions concrètes.

 

Des contradictions qui trahissent le jeu trouble de Touadera 

 

monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom  Mathurin Bengué Bossin , se présentant comme un intellectuel diplômé de Sciences Po Paris-Nanterre et expert en décolonisation, ce monsieur multiplie les incohérences. Il admet des rencontres répétées avec Touadera à Damara tout en prétendant incarner un vrai changement avec les russes pour le pays. Son discours attaque systématiquement les figures crédibles de l’opposition comme Anicet Georges Dologuelé, Nicolas Tiangaye, maître Crépin Mboli-Goumba  ou Martin Ziguelé, les accusant d’être “manipulés par la France”. Plus troublant, le mystérieux sauveur à la sauce Binda Koyagbélé tente de se légitimer en multipliant les références à ses prétendues relations avec d’anciennes personnalités politiques comme François Bozizé, Ange Félix Patassé, ou encore Abel Goumba et David Dacko. Il était même sur le point de parler de son amitié direct avec le père fondateur Barthelemy Boganda.

 

Une stratégie politique à la Poutine

 

Cette candidature qui dévoile le jeu trouble de Touadera  intervient dans un contexte particulier. Faustin Archange Touadera a fait adopter le 30 août 2023 une nouvelle constitution contestée qui pourrait écarter ses principaux opposants. La promotion d’un candidat sorti de nulle part avec un discours pro-Wagner, aux critiques calibrées contre les vrais opposants et au financement mystérieux, rappelle des pratiques observées dans d’autres pays comme la Russie, le Rwanda, la Corée du nord, où le pouvoir fabrique sa propre opposition.

 

Des moyens suspects pour un candidat “de décolonisation “

 

Les ambitions affichées de présenter une centaine des candidats aux législatives et un autre à la présidentielle s’interroge sur l’origine des financements. Comment un simple vendeur de livres et de 2 ou 3 voitures d’occasion d’Europe pourrait-il supporter le coût astronomique d’une telle campagne ? La réponse semble évidente pour de nombreux Centrafricains : derrière ce candidat se cache la main du pouvoir.

 

Une mascarade qui ne trompe personne

 

Devant cette tentative grossière de manipulation de l’opinion, les citoyens centrafricains ne sont pas dupes. Sur les réseaux sociaux, beaucoup dénoncent cette manœuvre politique visant à créer de toutes pièces une opposition de façade pour le scrutin à venir. Le véritable enjeu sera de préserver l’intégrité du processus électoral face à ces stratagèmes.

 

Le choix d’un inconnu, surtout un pro-Wagner, financé en coulisses par Wagner et Touadera,  et surtout chargé de tenir un discours critique mais contrôlé, révèle la volonté du pouvoir de garder la main sur le jeu politique. Alors que les véritables enjeux du pays – développement, sécurité, services publics – restent sans réponse, cette manipulation électorale précoce augure mal de la sincérité du futur scrutin.

 

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Le message de Bambari au Président Kongoboro : la patience du peuple atteint ses limites face aux exactions des mercenaires russes

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Le message de Bambari au Président Kongoboro : la patience du peuple atteint ses limites face aux exactions des mercenaires russes.

 

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Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les écoliers de Bambari viennent de délivrer sans détour un message au Président Baba Kongoboro. L’opposition spontanée des jeunes élèves aux forces russes, ce vendredi 29 novembre 2024, exprime une vérité que la population centrafricaine retient depuis des années.

 

Désormais, les actes des mercenaires russes excèdent la population. Et c’est trop. Chaque jour apporte son lot d’incidents impliquant des mercenaires russes qui détériorent la vie des citoyens centrafricains. À Bangui, au mois de mai dernier, les retraités manifestaient pacifiquement devant le Trésor public pour leurs pensions impayées. Les forces russes du groupe Wagner étaient venus à bord de leur véhicule 4×4 disperser brutalement ces personnes âgées, provoquant l’indignation des femmes présentes qui ont dénoncé ouvertement ces agissements.

 

Imaginez-vous, sur les différentes routes du pays, les conducteurs subissent régulièrement des violences injustifiées de la part des mercenaires russes du groupe Wagner. Si par malheur, un chauffeur, dont le véhicule était bloqué dans un trou sur la route, et que les Wagner le retrouve, c’est la mort. Ils vont accuser le conducteur d’avoir délibérément bloqué la route et celui-ci est passible de chicotte grave. Si un autre, ralenti par une panne de moteur, il doit aussi passer au tabac. Ces actes, loin d’être isolés, constituent une pratique quotidienne qui terrorise les transporteurs. Le cas récent est celui de l’assassinat d’un conducteur camerounais par les mercenaires russes qui l’ont froidement abattu avec leurs armes de service, pour la simple raison que celui-ci roule trop lentement.

 

Ceci dit, la réaction des élèves de Bambari représente la goutte d’eau. Leur refus de céder le passage aux forces russes pendant la répétition du défilé national traduit l’exaspération générale. Les jeunes ont dit tout haut ce que leurs parents pensent tout bas : les Centrafricains ne supportent plus cette présence militaire des Wagner qui bafoue leur dignité.

 

Le Président Baba Kongoboro doit comprendre ce signal d’alarme. L’Histoire centrafricaine montre que les mouvements lycéens ont souvent précédé les grandes révoltes populaires. En 1979, la contestation des élèves marquait le début d’une période tourmentée pour le pays. Aujourd’hui, cette nouvelle génération exprime la même exaspération face aux abus de pouvoir.

 

La question de la légitimité des forces russes se pose avec acuité. La population observe que ces mercenaires agissent en territoire conquis, ignorant les lois et les traditions nationales. Même une cérémonie officielle comme la préparation de la fête nationale ne trouve pas grâce à leurs yeux. Cette attitude révèle un mépris profond pour la souveraineté centrafricaine.

 

Le gouvernement de Baba Kongoboro ne peut ignorer cette situation explosive. Les forces de sécurité nationales, en choisissant de protéger les intérêts russes plutôt que leurs compatriotes, creusent un fossé dangereux avec la population. Cette rupture du contrat social menace la stabilité même du pays.

 

L’incident de Bambari dépasse le cadre d’une simple manifestation estudiantine. Il représente un avertissement clair au pouvoir. Les Centrafricains, à travers leurs enfants, signifient leur refus de vivre plus longtemps sous le joug d’une force étrangère qui ne respecte ni leurs droits ni leur dignité.

 

Le Président Baba Kongoboro doit agir avant que cette colère ne dégénère en crise majeure. Les jeunes de Bambari ont parlé au nom de tous les Centrafricains. Leur message est simple : la patience du peuple atteint ses limites face aux exactions des mercenaires russes.

 

L’avenir de la République centrafricaine ne peut se construire sur l’humiliation permanente de ses citoyens par les forces de Wagner. Le pouvoir doit choisir entre écouter la voix de son peuple ou risquer des conséquences plus graves. La balle est dans son camp, mais le temps presse.

 

Cette nouvelle génération d’écoliers prouve qu’elle n’acceptera pas la soumission que leurs aînés ont dû endurer. Leur courage face aux forces russes annonce peut-être un tournant dans l’histoire récente du pays. Le pouvoir de Baba Kongoboro serait avisé d’en tenir compte avant qu’il ne soit trop tard.

 

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Centrafrique, base arrière de la propagande russe

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Centrafrique, base arrière de la propagande russe

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Voici-une-belle-photo-de-famille-qui-reunit-lambassadeur-de-Russie-les-Russes-de-la-Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Centrafrique, base arrière de la propagande russe” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Depuis leur arrivée en Centrafrique en 2018, les Russes ont éprouvé mille et une méthodes de désinformation. Après avoir fait de ce pays un véritable laboratoire, ils se cachent de moins en moins.

 

La Centrafrique n’est plus un laboratoire mais le terrain de jeu favori de la propagande et de la désinformation russes. Depuis sept ans, après que les mercenaires de Wagner (devenu Africa Corps) y ont mis le pied, les officines du Kremlin ont pu penser, planifier, et mettre en œuvre tout un arsenal visant à manipuler les esprits, des habitants lambda aux  élites du pays. Ce que le monde occidental subodorait  depuis des années a éclaté au grand jour, fin novembre, avec la publication du témoignage d’un « repenti », Ephrem Yaliké Ngonzo, dans Forbidden Stories, un collectif de journalistes d’investigation. Reporter au Potentiel centrafricain, un journal favorable aux autorités en place, Ephrem Ngonzo est approché par un certain « Michel » avec lequel il prend un café, en compagnie de l’interprète de ce dernier. « Michel s’est présenté à moi comme le directeur de la communication et des relations publiques de la mission russe en Centrafrique. », précise-t-il à Forbidden Stories.

Le « Michel » en question s’appelle en fait Mikhaïl Prudnikov. C’est un proche  du groupe paramilitaire russe Wagner fondé par Evgueny Prigojine. Très rapidement, Ephrem est sollicité pour écrire des articles valorisant les Forces armées de RCA (FACA) qui sont entraînées par Wagner puis pour publier dans le Potentiel, sous pseudonyme, d’autres articles rédigés par « Michel ».  Cette prestation est très bien rémunérée : 200 000 FCFA (300 euros) par mois, soit deux fois et demie son salaire de rédacteur en chef et 8,5 fois plus que le salaire moyen ! La machine est enclenchée. Elle prend son rythme de croisière quand Ephrem se voit proposer à l’automne 2020 de quitter son poste pour devenir « responsable des relations de Wagner avec les médias locaux ». Le salaire à la clef est alléchant : 500 000 FCFA (760 euros). A ce prix, il organise aussi des manifestations devant des sites miniers tenus par des entreprises occidentales, devant la base des casques bleus de Mbaïki. Ephrem confesse avoir payé « 2.000 FCFA chaque jeune pour tenir des pancartes sur les Russes avaient écrit ‘Non à la Minusca’ et ‘Minusca dégage’ ». Ephrem prend des photos, rédige le texte. Le tout est ensuite diffusé via son réseau de journalistes locaux et relayé sur les réseaux sociaux.

Patron du renseignement russe en Centrafrique

 

Cette propagande se double d’un verrouillage de l’information. La population centrafricaine déjà touchée par un taux important d’analphabétisme (80%) n’accède pas non plus à une large palette de médias libres et pluralistes. Les principales télévisions (2 chaînes), les radios (plusieurs dizaines) et les journaux sont pro-gouvernementaux, c’est-à-dire régulés en sous-main par les supplétifs russes et diffusant par conséquent des informations orientées. En effet, selon les bilans annuels de nombreuses ONG, les journalistes centrafricains font l’objet de nombreuses pressions, soit sur eux-mêmes soit sur leurs proches. Ceux qui sont tentés de trop creuser l’information sont intimidés, parfois emprisonnés et même éliminés. Même les étrangers sont ciblés, à l’image des trois journalistes russes venus enquêter en juillet 2018 sur les mercenaires de…. Wagner. « Personne n’a osé en parler, ni cherché à enquêter » par crainte de représailles, confie Ephrem Ngonzo. Une fois les journalistes soumis ou réduits au silence, les officines russes approchent des artistes, des activistes, des leaders d’opinion, des cadres politiques et des dirigeants d’association pour en faire des relais d’influence, toujours dans l’intérêt de faire avancer les intérêts russes dans le pays. Les élites deviennent ainsi sensibles aux messages diffusés. C’est ce qui explique que Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du chef de l’État, se soit mis en scène et ait diffusé une photo de sa personne portant un T-shirt : « Je suis Wagner ». Infuser les esprits passe aussi par la couverture culturelle. A Bangui, la Maison russe, centre culturel de Moscou en RCA, est dirigée par Dmitri Sytyi qui entend « poursuivre l’œuvre » engagée par son ancien mentor Evgueni Prigogine, fondateur de Wagner. C’est aussi la mission de Viktor Lukovenko, un ancien de Wagner, qui a été propulsé à la tête d’African Initiative, une « agence de presse russe sur les événements du continent africain ». Celle-ci ne cache pas son tropisme particulier : saper « l’héritage néocolonial contre lequel les pays africains luttent depuis des décennies », et valoriser « les activités » des « militaires, hommes d’affaires, médecins et journalistes »russes. Les activités de ces « ambassadeurs culturels » trompent peu de monde, surtout pas l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara. Pour lui,  Dmitri Sytyi est clairement « le patron du renseignement militaire russe » à la tête d’une organisation qu’il juge « bien huilée. C’est bien caché, c’est très difficile [à percer] … c’est opaque quoi », a-t-il déclaré au site DW.com.

 

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Les Centrafricains, étrangers dans leur propre pays, selon Maître Crépin Mboli-Goumba

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Les Centrafricains, étrangers dans leur propre pays, selon Maître Crépin Mboli-Goumba

 

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Maitre Crépin Mboli-Goumba, leader du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une réalité qui fait froid au dos s’installe depuis plusieurs années en République centrafricaine : ses citoyens sont devenus étrangers sur leur propre sol. Comme l’a si justement relevé l’opposant Crépin Mboli-Goumba, les Centrafricains constituent paradoxalement la plus importante diaspora… en Centrafrique même. Une situation qui défie l’esprit humain et mérite une analyse approfondie.

 

L’analyse des données économiques prouve cette dépossession. À Bangui, la capitale, moins de 5% des commerces appartiennent à des Centrafricains. Dans le secteur minier, les sociétés étrangères détiennent 95% des permis d’exploitation. Le secteur bancaire compte 4 institutions, mais aucune banque nationale. Les chiffres du cadastre national indiquent que seuls 8% des Centrafricains possèdent un titre foncier en règle.

 

Cette exclusion économique touche tous les secteurs. Les jeunes diplômés centrafricains trouvent difficilement des emplois dans les entreprises qui exploitent les ressources de leur pays. Les ONG internationales recrutent massivement des étrangers. Les commerçants centrafricains qui réussissent à bâtir un vrai commerce le ferment aussitôt et se retrouvent dans les quartiers à tenir de petits kiosques, incapables de rivaliser avec les importateurs libanais et syriens qui monopolisent les circuits de distribution.

 

Le phénomène s’aggrave d’année en année. En 2023, la Banque mondiale recensait 62% de Centrafricains sous le seuil de pauvreté. En 2024, ce chiffre atteint 67%. Le revenu moyen par habitant a baissé de 15% en deux ans. Les petites entreprises centrafricaines disparaissent au rythme de fermetures par mois.

 

Mboli-Goumba note un autre aspect de cette crise : “ils sont occupés à couper les têtes qui sortent”. Les initiatives économiques des Centrafricains échouent systématiquement. Un commerçant prospère subit des contrôles fiscaux répétés. Un agriculteur qui développe son exploitation n’a pas accès au financement bancaire.

 

Les conséquences de cette situation pèsent sur toute la société. Les familles centrafricaines vivent dans la précarité. Même pour avoir un repas par jour est très difficile. Les enfants quittent l’école faute de moyens. Les malades renoncent aux soins dans les hôpitaux et se retournent chez les guérisseur traditionnel. La cohésion sociale se dégrade, avec les attaques intercommunautaires qui se multiplient dans le Haut-Mbomou. La violence augmente dans les différents quartiers de la capitale avec la multiplication de braquage à mains armées, souvent commis par des éléments de forces de l’ordre.

 

Les chiffres du développement humain prouvent cette régression sociale. Le taux d’alphabétisation a reculé de 5% en trois ans. La mortalité infantile augmente depuis 2022. L’espérance de vie stagne à 53 ans. Le nombre de Centrafricains avec accès à l’eau potable et à l’électricité diminue chaque année.

 

Cette situation existe nulle part ailleurs en Afrique centrale. Au Cameroun voisin, 45% des entreprises appartiennent aux nationaux. Au Congo, la loi impose 30% d’actionnariat local dans les sociétés étrangères. Au Gabon, les citoyens possèdent 60% des terres agricoles.

 

Les solutions existent. D’autres pays africains ont réussi à inverser ce processus. Le Rwanda a créé un fonds souverain qui finance les entrepreneurs locaux. Le Ghana impose des quotas d’emplois locaux dans les entreprises étrangères. Le Botswana garde le contrôle de ses ressources minières via des partenariats public-privé.

 

“Tant qu’on n’en prendra pas conscience, pas de progrès !”, avertit Mboli-Goumba. Cette prise de conscience demande des actions concrètes : réforme du code des investissements, création d’une banque de développement nationale, protection légale des entrepreneurs centrafricains , formation professionnelle adaptée aux besoins du pays.

 

Sans ces changements fondamentaux, les Centrafricains resteront étrangers chez eux. L’économie continuera de profiter aux autres. Le pays perdra ses forces vives. La pauvreté s’aggravera. L’avenir des nouvelles générations se jouera ailleurs.

 

La République centrafricaine doit redevenir la terre des Centrafricains. Son développement appartient à ses citoyens. Sa richesse doit servir sa population. Son futur dépend de la capacité de ses enfants à vivre et prospérer sur leur sol natal.

 

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Ces préfectures fantômes qui tuent la RCA : La décentralisation, ce mensonge d’État

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Ces préfectures fantômes qui tuent la RCA : La décentralisation, ce mensonge d’État

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/eric-sorongope-450×419.jpg” alt=”Portrait d’Eric Sorongopé, gouverneur de Bazoubangui, assis à son bureau, portant une chemise traditionnelle bleue et blanche, illustrant l’article sur Le gouverneur de Bazoubangui, Éric Sorongopé, en spectacle contre les taxis-motos” width=”450″ height=”419″ />
Eric Sorongopé, gouverneur de BazoubanguiLégende pour eric-sorongope.jpg dans l’article

 

Voyage au cœur d’un pays qui n’existe plus au-delà de Bangui

 

Bangui, CNC. “À 100 kilomètres de Bangui, vous entrez dans un no man’s land administratif.” Cette phrase glaciale d’un préfet, recueillie par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), résume l’ampleur du désastre. Alors que les textes officiels décrivent une République décentralisée avec ses préfectures, sous-préfectures et communes, la réalité est celle d’un État qui s’arrête aux portes de la capitale. Un simulacre de décentralisation qui transforme les territoires en zones abandonnées, où l’État n’existe plus que sur le papier. Chronique des préfectures fantômes de la RCA.

 

Les préfectures fantômes , véritable mirage de la décentralisation

 

Des textes sans réalité

Le paradoxe centrafricain :

– Une constitution qui promet l’autonomie locale

– Des lois de décentralisation jamais appliquées

– Des collectivités territoriales fantômes

– Un État central omnipotent mais absent

 

“Nous avons les plus beaux textes d’Afrique sur la décentralisation“, ironise un ancien ministre cité par OUEIFIO, “mais pas un seul fonctionnaire pour les appliquer sur le terrain”.

 

L’effondrement territorial en chiffres

 

Le désert administratif des préfectures fantômes

L’état des lieux est accablant :

– 60% des sous-préfectures sans administrateur

– 80% des mairies sans budget de fonctionnement

– 90% des services déconcentrés inexistants

– Des préfets qui n’ont jamais visité leur territoire

 

OUEIFIO rapporte le témoignage effarant d’un maire : “Ma commune fait la taille d’un département français. Mon seul moyen de transport est un vélo. Mon bureau ? Une paillote. Mon budget ? Zéro franc CFA depuis trois ans“.

 

Les conséquences concrètes des préfectures fantômes

Le quotidien des populations est marqué par :

– L’absence totale de services publics

– L’impossibilité d’obtenir des documents administratifs

– Des routes impraticables faute d’entretien

– Des écoles et centres de santé abandonnés

 

Le règne de l’improvisation

 

Les “solutions” de fortune

Face au vide administratif :

– Des “délégués spéciaux” nommés sans moyens

– Des chefs traditionnels devenus administrateurs par défaut

– Des ONG qui se substituent à l’État

– Des groupes armés qui imposent leur “administration”

 

La débrouillardise locale

Les populations s’organisent :

– Comités villageois d’auto-gestion

– Systèmes parallèles de justice traditionnelle

– Collectes informelles pour les services essentiels

– Réseaux de solidarité communautaire

 

Les causes profondes des préfectures fantômes

 

L’asphyxie financière

Un système voué à l’échec :

– Absence de transfert de ressources

– Fiscalité locale inexistante

– Détournement des fonds au niveau central

– Impossibilité d’investir localement

 

La mainmise du pouvoir central

Une centralisation déguisée :

– Nominations politiques des responsables locaux

– Blocage des initiatives locales

– Contrôle excessif des décisions

– Refus de partager le pouvoir

 

Les territoires abandonnés des préfectures fantômes

 

Des zones entières hors contrôle

La réalité du terrain :

– Régions entières sous contrôle rebelle

– Administrations parallèles

– Population livrée à elle-même

– Services publics inexistants

 

Le cercle vicieux de l’abandon

Un processus d’effondrement :

– Fuite des fonctionnaires

– Fermeture des services

– Découragement des populations

– Montée des tensions sociales

 

L’impact sur le développement

 

Le blocage économique

Des conséquences désastreuses :

– Impossibilité d’investir localement

– Paralysie des initiatives économiques

– Fuite des entrepreneurs

– Paupérisation accélérée

 

La fracture territoriale des préfectures fantômes

Un pays à plusieurs vitesses :

– Bangui versus le reste du pays

– Zones “utiles” et zones abandonnées

– Développement déséquilibré

– Tensions croissantes

 

Les solutions proposées par OUEIFIO

 

Réformes urgentes

Des mesures immédiates :

– Redéploiement massif des fonctionnaires

– Budget minimal garanti pour chaque collectivité

– Formation des élus locaux

– Équipement des services de base

 

Changements structurels

Une refonte complète des préfectures fantômes  :

– Nouvelle répartition des compétences

– Autonomie financière réelle

– Élections locales régulières

– Contrôle citoyen renforcé

 

La dimension sécuritaire

 

Rétablir l’autorité de l’État

Priorités d’action :

– Sécurisation des territoires

– Protection des fonctionnaires

– Réhabilitation des bâtiments administratifs

– Restauration des services essentiels

 

Réconciliation locale

Initiatives nécessaires :

– Dialogue intercommunautaire

– Participation citoyenne

– Médiation des conflits

– Projets fédérateurs

 

Reconstruire par la base

 

La reconstruction de la RCA passe impérativement par :

– Une décentralisation effective

– Des moyens réels pour les territoires

– Une autonomie locale véritable

– Une présence administrative permanente

 

Comme le souligne OUEIFIO : “Un État qui abandonne ses territoires se condamne à disparaître. La décentralisation n’est pas une option, c’est une question de survie nationale.”

 

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L’indépendance et la fête nationale : deux dates distinctes pour la République centrafricaine

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L’indépendance et la fête nationale : deux dates distinctes pour la République centrafricaine

 

L'indépendance et la fête nationale : deux dates distinctes pour la République centrafricaine
Jean-Pierre-Mara-Ancien-Depute-de-la-Republique-Centrafricaine – Mouji Mad Ngar » : De l’Art de la Flatterie des Dignitaires à l’Aliénation par Jean-Pierre Mara

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La République centrafricaine célèbre deux dates majeures dans son histoire : le 1er décembre 1958, proclamation de la République par Barthélémy Boganda, et le 13 août 1960, déclaration de l’indépendance par le général de Gaulle. Cette distinction, souvent méconnue, révèle la complexité du processus d’émancipation du pays.

 

À l’époque coloniale, le territoire portait le nom d’Oubangui-Chari. Le 1er décembre 1958, Barthélémy Boganda proclame la République centrafricaine, donnant au pays son nom actuel, alors qu’il demeure sous administration française. Cette date devient la fête nationale, marquant un tournant dans l’identité du pays.

 

L’indépendance intervient plus tard, le 13 août 1960, lors d’une série de cérémonies organisées par le général de Gaulle dans plusieurs colonies : le 9 août au Tchad (Fort-Lamy), le 11 août en Centrafrique (Bangui), et le 15 août au Congo-Brazzaville.

 

En 1977, l’empereur Bokassa modifie temporairement la célébration de la fête nationale. Souhaitant associer son couronnement aux festivités du 1er décembre, il déplace la date au 4 décembre, le 1er décembre 1977 tombant un jeudi. Cette décision montre la personnalisation du pouvoir sous son règne.

 

Un épisode particulier entoure ce couronnement : Bokassa souhaitait initialement être couronné à la cathédrale de l’Immaculée-Conception de Bangui par le Pape. Monseigneur Joachim Ndayen, alors archevêque de Bangui, lui conseilla d’opter pour le stade Omnisport, considérant que la cathédrale ne convenait pas pour un souverain musulman dirigeant un pays multiconfessionnel.

 

La fête nationale retrouve sa date originelle du 1er décembre après la chute de Bokassa, perpétuant ainsi la mémoire de la proclamation de la République par Boganda.

 

Voici l’extrait du texte de l’ancien député Jean-Pierre Mara :

 

Confusion nationale ou confusion chez certain Centrafricain.

‘‘

Si vous voulez cacher une Information, écrivez la dans un livre’’

L’indépendance de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 13 août 1960 par le general De Gaulle (il avait declaré ces indépendance à la chaîne : 9 Aout , le 11 Août Fort Lamy, le 23 Août Bangui, le 15 Août Brazza Ville)

Bien avant, La République Centrafricaine a été proclamée le 1er décembre 1958 par Boganda alors que le pays n’était pas encore indépendant.

L’information ici c’est que la Fête nationale n’est pas la fête de l’indépendance.

En 1977 Bokassa se proclame empereur et souhaitait que son couronnement  et celui de l’impératrice se fassent par le Pape en la cathédrale de l’immaculée-Conceotion de Bangui. Feu Monseigneur Joachim NDayens à l’époque archevêque de Bangui lui expliqua que musulman, il ne serait pas opportun de se faire couronner dans l’église catholique car les membres de son parti n’étqient pas tous musulman. Il lui conseilla le stade Omnisport pour le couronnement et la cathédrale pour la bénédiction. Dans les faits Bokassa savait que chaque année l’église organisait une messe à l’occasion de la fête nationale  du premier décembre. Il voulait faire coïncider son couronnement avec celle-ci mais vu que la date du premier décembre de 1977 tombait un jeudi il fallait décaler pour que les cérémonies aie lieu le dimanche 4 décembre 1977. C’est pourquoi pendant la toute la période de son règne, la fête nationale était célébrée le 4 décembre.

 

Reference : Livre ’’Racines croisées, je suis venu, j’ai u , j’ai vecu’’ paru aux éditions Baudelaire 2023, chapître 2, tendre vers l’utopie’

La République centrafricaine a pour ainsi dire deux (2) événements différents :

La fête de la proclamation de son Indépendance et la journée de fête nationale pour l’adoption du nom qui remplaçant le nom colonial.

Jean-Pierre MARA, ancien député

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Les transporteurs camerounais du corridor Douala-Bangui paralysent le trafic à la frontière

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Les transporteurs camerounais du corridor Douala-Bangui paralysent le trafic à la frontière

 

Les transporteurs camerounais du corridor Douala-<a href=Bangui paralysent le trafic à la frontière” width=”450″ height=”326″ />
Les camions de transports camerounais sur le corridor Béloko – Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les transporteurs camerounais  ont bloqué les voies entre Garoua-Boulaï au Cameroun et Béloko en Centrafrique après l’assassinat d’un de leurs collègues par les Mercenaires russes de Wagner près de Bangui.

 

Les transporteurs camerounais dénoncent l’insécurité persistante sur l’axe routier. Un chauffeur camerounais présent sur place lors de la réunion avec les autorités frontalières camerounaises rapporte trois cas récents d’agressions contre des transporteurs camerounais : “Parmi les camions qui étaient en panne de l’autre côté, il y a eu des attaques à 50 km de Baboua, mais aussi vers Bossembélé et à 95 km de Bangui également. Les agresseurs ont volé argent, téléphones et matériel.”

 

Les transporteurs exigent des garanties de sécurité des autorités centrafricaines et réclament justice pour leur collègue tué. “On ne peut pas reprendre la route sans solution. Les gens censés nous protéger sont ceux qui nous tuent”, déplore un des leaders du mouvement.

 

Le blocus affecte l’approvisionnement de Bangui. Des camions transportant des denrées périssables comme le poisson sont bloqués à la frontière camerounaise. Mais les chauffeurs restent fermes : “Même si les cargaisons se gâtent, nous ne bougerons pas sans garanties“.

 

Les grévistes regrettent l’absence de dialogue avec les autorités centrafricaines. “Lors des funérailles de notre collègue, des responsables centrafricains étaient présents – douaniers, policiers. Ils pleuraient avec nous. Mais aujourd’hui, personne ne vient nous parler”, déplore un camionneur.

 

Ce blocage survient dans un contexte de tensions croissantes autour de la présence des mercenaires russes en Centrafrique. Les transporteurs camerounais se disent particulièrement ciblés sur cet axe routier stratégique pour l’approvisionnement de Bangui. Une délégation des autorités centrafricaines est attendue pour négocier une sortie de crise.

 

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Crypto Assets Institute : la France se dote d’un institut de recherche sur la Blockchain et les crypto actifs

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Centrafrique.org/?p=”12201"” target=”_blank” rel=”noopener external noreferrer” /=”” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.org/pourquoi-leconomie-numerique-est-plus-cruciale-que-les-ressources-naturelles-pour-la-centrafrique/” /=”” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/image-de-bitcoin-450×253.jpg” alt=”Crypto Assets Institute : la France se dote d’un institut de recherche sur la Blockchain et les crypto actifs” width=”450″ height=”253″ />
image-de-bitcoin – Le 5 septembre, jour noir pour Bitcoin et la crypto aux Etats-Unis ?

 

Le 8 novembre, le Crypto Assets Institute a officiellement ouvert ses portes au centre Léonard de Vinci, situé dans le quartier financier de la banlieue parisienne. Cet institut, une première en son genre, se consacrera à la recherche sur la blockchain et les cryptomonnaies.

Le comité scientifique de l’Institut regroupe 11 experts issus de prestigieuses institutions françaises, notamment le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’École polytechnique. Par ailleurs, un comité composé de six professionnels, incluant Nicolas Bacca, cofondateur de Ledger, et Pierre Noizat, fondateur de Paymium, supervisera ses travaux.

D’après Cyril Grunspan, directeur de l’Institut, son objectif principal est éducatif :
“Notre objectif n’est pas de faire du lobbying, mais de créer un espace de discussion sur les actifs cryptographiques.”

Dans un contexte d’ambition numérique, la France vise un rôle de leader européen. En 2023, 27% des nouveaux investissements dans le secteur FinTech ont été captés par des entreprises françaises. L’éducation est un aspect majeur de l’adoption de la Blockchain. L’une des premières étapes est d’aider les utilisateurs dans la sélection des wallets crypto. Ensuite, il faudra leur apprendre à les utiliser de manière sécurisée. Ce nouvel institut a de nombreux défis à relever. Heureusement, il peut compter sur ses nombreux experts.

Grâce à une combinaison d’institutions proactives, de soutien gouvernemental et d’événements phares, le pays a créé un écosystème florissant pour les initiatives liées à la blockchain. Au cœur de ce succès se trouve désormais cet institut de recherche sur la blockchain et les crypto-monnaies.

 L’Institut des cryptoactifs : pour la recherche sur la blockchain et les crypto-monnaies

Il joue un rôle central dans l’avancement de la technologie blockchain en France. Créé pour favoriser l’innovation et la collaboration, l’institut se concentre sur des domaines clés tels que la recherche, l’éducation et les partenariats industriels. En investissant dans des solutions blockchain de pointe, il collabore avec des universités, des entreprises technologiques et des entreprises pour relever les défis en matière d’évolutivité et de sécurité.

L’institut donne également la priorité à l’éducation, en proposant des programmes de formation de développeurs, d’entrepreneurs et de décideurs politiques. Au-delà de l’éducation, l’institut travaille activement avec les industries pour intégrer la technologie blockchain dans des secteurs comme la finance, la santé et la logistique. Son influence soutient la croissance des startups et aide les entreprises établies à adopter la blockchain.

Dans cette lourde mission de vulgarisation des cryptoactifs, on compte d’autres acteurs majeurs tels que la Fédération Française des Professionnels de la Blockchain. Cette organisation réunit les professionnels de la blockchain, offrant une plateforme de collaboration.

En outre, la fédération organise des événements et favorise les opportunités de réseautage qui relient les startups, les investisseurs et les entreprises établies, renforçant ainsi encore l’écosystème.

Justement, la France est connue dans l’industrie Blockchain pour l’organisation de certains évènements de grande importance. L’un d’entre eux est la Paris Blockchain Week. C’est l’un des plus grands événements blockchain d’Europe. Il attire des milliers de participants et experts du monde entier. En effet, l’événement rassemble des leaders du secteur, des startups et des investisseurs. Il accueille des intervenants experts de grandes entreprises comme Binance, Ledger et Ethereum, offrant un aperçu des tendances et des technologies émergentes.

Le “Blockchain Week Summit” quant à lui, se concentre sur les solutions blockchain d’entreprise. Il met en lumière les applications concrètes de la blockchain dans la finance, la gestion de la chaîne d’approvisionnement et les services publics. Ces événements renforcent non seulement le profil de la France, mais créent également des opportunités de partenariats et de financement, alimentant l’innovation dans le secteur de la blockchain.

Le gouvernement français a, lui aussi, joué un rôle déterminant dans la création d’un environnement favorable au développement de la blockchain. L’introduction de la loi Pacte en 2019 a établi un cadre réglementaire pour les offres initiales de pièces de monnaie (ICO) et a clarifié les règles relatives à la garde des cryptoactifs. Cela a apporté la stabilité et la confiance indispensables aux entreprises et aux investisseurs.

De plus, les programmes de financement gouvernementaux ont aidé les startups blockchain à accéder aux ressources dont elles ont besoin pour innover et se développer. Ces initiatives démontrent l’engagement de la France à devenir une nation favorable à la blockchain, encourageant les acteurs locaux et internationaux à investir dans le pays.

Sans surprise, ces efforts conjugués ont favorisé une croissance rapide de l’écosystème blockchain français. Avec plus de 600 startups blockchain opérant dans le pays, le secteur est en plein essor. Entre 2019 et 2023, les entreprises blockchain ont levé plus d’un milliard d’euros de financement, ce qui reflète la forte confiance des investisseurs. Cette croissance s’est également traduite par des opportunités d’emploi, le secteur soutenant plus de 20 000 emplois.

CENTRAFRIQUE : LA RESSURECTION DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016 S’AFFIRME DÉSORMAIS COMME UNE VÉRITÉ NON NÉGOCIABLE.

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LA RESSURECTION DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016 S’AFFIRME DÉSORMAIS COMME UNE VÉRITÉ NON NÉGOCIABLE.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/image-bernard-doudou-drapeau-centrafrique-450×253.jpg” alt=”LA RESSURECTION DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016 S’AFFIRME DÉSORMAIS COMME UNE VÉRITÉ NON NÉGOCIABLE.” width=”450″ height=”253″ />

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Depuis notre accession à la souveraineté internationale, la constitution du 30 mars 2016 parmi tant d’autres revêt un caractère historique puisqu’elle est la derivée d’une large consultation populaire à la base.

En moins d’une décennie et nonobstant qu’elle a permis deux (2) prestations de serment, les nouvelles autorités de Bangui ont procédé à sa révision sur des procédures illégales prétextant non seulement qu’elle n’est pas l’apanage du peuple mais qu’elle est incohérente et freine le développement socio-économique.

Ainsi, la nouvelle constitution qui consacre la septième République a été adopté par voie référendaire sur un score soviétique.

Il faut souligner qu’il s’agit d’une loi fondamentale taillée sur mesures, ouvrant la voie à un troisième mandat et surtout discriminatoire car les binationaux sont interdits de competir à la magistrature suprême, d’occuper de hautes fonctions politiques, civiles et militaires…

Ainsi, pendant que les légataires du père fondateur de la République Barthélémy Boganda découvrent les frasques de la septième République, l’opposition démocratique demeure sous l’emprise de l’ancienne constitution c’est-à-dire qu’elle refuse de reconnaître le nouvel ordre constitutionnel, proclame solennellement son attachement à la constitution du 30 mars 2016 par voie d’une conférence de presse et exige sa restauration.

En conséquence de ce qui précède, l’opposition démocratique conditionne toutes collaborations avec le pouvoir de Bangui à un dialogue constructif axé substantiellement sur la restauration de la constitution du 30 mars 2016, la réforme de l’organe de gestion des opérations électorales…

Fort de ce constat de bras de fer qui s’apparente à un blocage au bon fonctionnement des institutions républicaines, le citoyen lambda s’interroge :

– Faisant l’économie du potentiel gagnant, à qui profite ce bras de fer mortifere ?

– Sachant que les Élections groupées se profilent à l’horizon, le pouvoir quasi monarchique de Bangui peut-il tout se permettre sans la collaboration de l’opposition démocratique ?

– Dans cette perspective, qu’en sera t-il de la notion de légitimité ?

Dans le statuquo, quelles seront les conséquences sur l’avenir de la démocratie ?

En toute réalité, une crise majeure se profile en filigrane avec effet immédiat sur le calendrier électoral.

En effet, un glissement de calendrier électoral peut ouvrir droit soit à une suppléance de pouvoirs selon les dispositions constitutionnelles soit à une transition consensuelle où les modalités seront définies par les forces vives de la nation.

Par ailleurs, nous tenons à rappeler que dans cette cacophonie brouillardeuse la grande muette peut prendre ses responsabilités si elle est professionnelle et loyale aux intérêts du peuple.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 30 novembre 2024

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

J

 

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Centrafrique : attaques de la CPC contre les FACA à Yadé près de Koui

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attaques de la CPC contre les FACA à Yadé près de Koui

 

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Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les rebelles du mouvement 3R ont lancé une offensive contre la position des FACA à Yadé, à 6 kilomètres de Koui sur l’axe Bocaranga, ce 1er décembre 2024 vers 3 heures du matin. Les combats se poursuivent alors que les Centrafricains célèbrent la fête de la proclamation de la République.

 

Les éléments de forces armées centrafricaines positionnés à Koui, parties en renfort vers la zone des combats, sont tombées dans une embuscade. Le bilan des affrontements reste pour l’instant inconnu, les réseaux de télécommunication étant coupés dans la localité.

 

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans une série d’offensives menées par les rebelles de la CPC dans le secteur. Les localités de l’Ouham-Pendé et de Lim-Pendé subissent des assauts réguliers des éléments rebelles de la CPC contre les positions de l’armée nationale.

 

L’axe Bocaranga-Koui constitue une zone stratégique où les FACA tentent de maintenir leur présence face aux incursions rebelles. Les populations locales vivent dans l’insécurité permanente, coupées du reste du pays par les perturbations des réseaux de communication (routes et téléphone).

 

Les attaques du 1er décembre interviennent au moment même où la capitale Bangui et plusieurs villes du pays organisent les cérémonies officielles de la fête de la proclamation de la République. Cette journée symbolique pour la nation centrafricaine est ainsi signée par de nouveaux affrontements armés.

 

L’absence de communications avec la zone des combats empêche d’établir un bilan précis de la situation sur le terrain. Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué sur le sort des soldats pris dans l’embuscade ni sur l’état des positions attaquées.

 

Le nord-ouest du pays reste ainsi une région d’instabilité où les FACA peinent à sécuriser durablement le territoire et à protéger les populations civiles face aux groupes armés.

 

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Centrafrique : Une vingtaine d’agents tablettes pris en otage sur l’axe Benzambé-Batangafo

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Une vingtaine d’agents tablettes pris en otage sur l’axe Benzambé-Batangafo

 

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le général du FPRC ABA-assis au milieu de ses garde du corps

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les agents tablettes qui se rendaient à Batangafo pour leurs opérations de recensement ont vécu des moments d’horreur ce dimanche. Au volant de quatre véhicules, ce groupe d’une vingtaine d’agents a été intercepté par des hommes armés peu après la localité de Benzambé.

 

Les assaillants ont soumis ces agents à des actes de torture avant de les dépouiller de leurs équipements de travail, notamment les tablettes numériques destinées à la collecte des données. Ces outils technologiques, nécessaires à leur mission, ont été emportés avec d’autres effets personnels.

Parmi les victimes, on compte 5 agents grièvement blessés, dont 2 avec une arme blanche.

Après cette douloureuse épreuve, les agents ont finalement pu rejoindre la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Fafa, traumatisés mais en vie. Cet incident dévoile les conditions périlleuses dans lesquelles ces agents tablettes doivent accomplir leur travail sur le terrain.

 

Cette attaque pousse à s’interroger sur la sécurisation des opérations de recensement dans les zones reculées du pays. Les agents tablettes, déployés à travers le territoire, se retrouvent exposés aux dangers alors qu’ils effectuent une mission d’intérêt public conformément à leur mission.

 

La recrudescence d’actes de violence ciblant les agents tablettes compromet sérieusement le bon déroulement des opérations de recensement en cours. Sans mesures de protection adéquates, ces agents risquent de devenir des cibles faciles pour les groupes armés qui sévissent dans le pays tout entier.

 

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Le MCU ridiculisé sur l’avenue des martyrs : des faux militants payés pour défiler en boucle

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Le MCU ridiculisé sur l’avenue des martyrs : des faux militants payés pour défiler en boucle

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Faustin Archange Touadera en revue de troupes sur l’avenue des martyrs avant le lancement du défilé du 1er décembre 2024

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des figurants payés qui défilent en boucle, des t-shirts du parti MCU distribués à des gamins, une mise en scène grotesque du soutien populaire au Président Baba Kongoboro. Le défilé de la fête de la République s’est transformé en comédie ivoirienne organisée par le parti présidentiel MCU. En effet, L’image est gravée dans toutes les mémoires : ce 1er décembre 2023, les mêmes visages ont défilé en boucle devant la tribune présidentielle. Une trentaine de jeunes, recrutés à coups de billets, ont rejoué la même scène pendant des heures. Hier, tous les médias nationaux, y compris la radio Ndékè Luka en direct, ont documenté cette manipulation grossière qui salit notre fête nationale.

 

Les faits sont accablants. Après chaque passage, ces gamins, faux militants du MCU payés 500 francs CFA quittaient discrètement le cortège, changeaient de position, puis redéfilaient. Un manège répété plusieurs fois sous les yeux des journalistes et de milliers de Centrafricains venus assister aux célébrations sur l’avenue des Martyrs.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Defile-du-1er-decembre-2024-sur-lavenue-des-martyrs-avec-les-douaniers-450×338.jpg” alt=”Le MCU ridiculisé sur l’avenue des martyrs : des faux militants payés pour défiler en boucle” width=”450″ height=”338″ />
Défilé du 1er décembre 2024 sur l’avenue des martyrs avec le passage des douaniers

 

La supercherie a éclaté au grand jour quand les reporters de radio Ndékè Luka ont commencé à décrire la scène en direct. D’autres médias ont rapidement confirmé : le parti présidentiel, faute de vrais soutiens, payait des figurants pour gonfler ses rangs. 250 francs par passage – voilà le prix de la dignité selon le MCU.

 

Les organisateurs, pris en flagrant délit, ont d’abord tenté de nier l’évidence. Puis, acculés par les commentaires cinglants des journalistes en direct, ils ont ordonné aux forces de l’ordre de bloquer leurs propres “militants” pour stopper ce cirque devenu incontrôlable. Une décision qui n’a fait qu’amplifier le scandale.

 

Ce défilé du 1er décembre rassemble traditionnellement des milliers de participants : militaires au pas cadencé, fonctionnaires en tenue, écoliers fiers de représenter leur établissement, étudiants brandissant les couleurs nationales. Hier, le MCU a transformé cette célébration en vulgaire combine politique.

 

La population ne s’y est pas trompée. Tout au long de l’avenue des Martyrs, les commentaires fusaient : “Même pas capables de rassembler 100 vrais militants”, “Ils en sont réduits à payer des gamins“. La risée était générale.

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L’ancien Président de transition Michel Djotodia sur la tribune du défilé sur l’avenue des martyrs le 1er décembre 2024

 

Cette mascarade prouve l’état de décomposition avancée du parti présidentiel. Au moment où le président Baba Kongoboro prépare son troisième mandat, son parti ne peut même plus aligner quelques centaines de supporters sincères pour un défilé national.

 

L’argent public, qui aurait dû servir à améliorer le quotidien des Centrafricains, finance désormais des figurants pour maintenir l’illusion d’un soutien populaire. Une stratégie qui a spectaculairement échoué hier, sous les yeux de tout le pays.

 

Cette fête nationale, symbole de notre unité, a été réduite à une pitoyable mise en scène. Le MCU vient de démontrer qu’il ne recule devant rien pour masquer sa perte d’influence, même au prix du ridicule et de la honte nationale.

 

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Un motocycliste décède sur la route Baboua-Berra après une collision avec une antilope

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Un motocycliste décède sur la route Baboua-Berra après une collision avec une antilope

 

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Croisement Baboua-Berra. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un accident mortel s’est produit mercredi dernier sur la route reliant Baboua à Berra, à environ 20 kilomètres de cette dernière localité. Yerehoule Ferdinand, un moto-taxi, a perdu la vie après avoir percuté une antilope.

 

Selon Pâté Noël, agent recenseur et premier témoin sur les lieux, l’accident s’est produit aux premières heures de la matinée : “J’ai découvert la victime vers 5h20 alors que je me rendais à Baboua. L’homme gisait sur la route, sa moto renversée à ses côtés, ainsi qu’une antilope. Nous avons d’abord transporté le blessé au village de Yezou avant de l’évacuer vers l’hôpital de district de Baboua, où il a malheureusement succombé à ses blessures”.

 

Les corps de la victime et de l’animal ont été transférés à Cantonnier. Cet axe routier, qui relie les villes de Baboua et Berra distantes de 104 kilomètres, est particulièrement fréquenté par les motos en raison d’une activité commerciale intense dans cette zone minière.

 

Ce nouvel accident mortel intervient une semaine après une collision entre deux motos qui avait déjà coûté la vie à quatre personnes sur le même tronçon. La route Baboua-Berra, qui fait partie de l’axe principal menant jusqu’à la frontière camerounaise à Garoua-Boulaï située à 610 km de Bangui, continue d’enregistrer un nombre inquiétant d’accidents.

 

Les autorités sous-préfectorales de Baboua appellent les usagers, notamment les moto-taxis, à redoubler de vigilance sur cet axe, particulièrement aux heures où la visibilité est réduite. La présence d’animaux sauvages reste un danger permanent dans cette région.

 

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La CPC-F dénonce le massacre de Bria-Ippy et réclame une enquête internationale

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La CPC-F dénonce le massacre de Bria-Ippy et réclame une enquête internationale

 

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un taxi moto sur une route boueuse

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le sang coule encore sur les routes centrafricaines. Dans un communiqué publié le 28 novembre depuis May-mbaya, la Coalition des Patriotes pour le Changement-Fondamentale (CPC-F) dénonce l’assassinat de dix conducteurs de moto-taxis sur l’axe Bria-Ippy, survenu le 26 novembre 2024.

 

ABOUBAKAR Siddick Ali, porte-parole général de la CPC-F, établit un lien direct entre cette tragédie et les opérations des forces Wagner dans la région. Le mouvement rappelle notamment l’assassinat récent d’un chauffeur camerounais sur l’axe Béloko – Bangui  le 18 novembre, attribué aux mêmes forces du groupe Wagner.

 

“La terreur et les exactions de Wagner, tant les blancs que ceux surnommés Wagner noir, continuent d’endeuiller notre nation”, souligne le communiqué. Face à cette situation, la CPC-F lance un double appel : aux instances internationales pour diligenter une enquête approfondie, et à la population pour se mobiliser contre ces violences.

 

Le mouvement inscrit ces événements dans un contexte plus large de lutte contre ce qu’il qualifie de “dictature de Touadera” et la présence des forces Wagner sur le sol centrafricain. Ces nouvelles violences ravivent les tensions dans une région où la paix reste fragile.

 

Les routes centrafricaines, véritables artères économiques du pays, deviennent progressivement des zones de non-droit où les civils paient le prix fort des affrontements entre les différentes forces en présence.

 

Source : Communiqué N°006/CPC-F/CG/BPP/S.G-24 de la CPC-F, signé par ABOUBAKAR Siddick Ali.

 

 

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LA DETTE CENTRAFRICAINE  s’enflamme  à 1000 milliards de francs CFA : les bébés, les vieillards doivent désormais aussi payer 75 000 CFA chaque année aux créanciers….

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LA DETTE CENTRAFRICAINE  s’enflamme  à 1000 milliards de francs CFA : les bébés, les vieillards doivent désormais aussi payer 75 000 CFA aux créanciers….

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf-450×301.jpg” alt=”Deux jeunes femmes avec leurs bébés par MSF Centrafrique , illustrant l’article sur LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA ” width=”450″ height=”301″ />
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Fondation Mo Ibrahim vient de jeter un pavé dans la mare. Son rapport 2024 dévoile une réalité qui glace le sang : chaque Centrafricain, du nourrisson au vieillard, porte sur ses frêles épaules une dette de 122 dollars, soit environ 75 000 francs CFA. Une sentence qui frappe avant même le premier cri de vie d’un bébé.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite, illustrant l'article sur LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

LA DETTE CENTRAFRICAINE  : UNE NATION SOUS LE JOUG DES CRÉANCIERS

 

L’histoire retiendra que sous le régime Touadera, la République Centrafricaine s’est enfoncée dans les abysses de l’endettement avec une désinvolture déconcertante. Les emprunts se multiplient dans l’opacité la plus totale pour financer la présence des Mercenaires russes et des contingents rwandais. Ces “protecteurs” aux services grassement rémunérés étouffent l’économie nationale, pendant que nos richesses minières s’évaporent dans des circuits obscurs.

 

Les contrats avec le groupe Wagner et le Rwanda, véritables trous noirs budgétaires, engloutissent des sommes faramineuses dont le montant réel échappe à tout contrôle. Cette dette vertigineuse n’est que la partie visible de l’iceberg. Les arrangements financiers secrets qui lient le pouvoir à ses “partenaires” militaires dépassent probablement les estimations les plus pessimistes.

Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à <a href=Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair, illustrant l’article sur LA DETTE CENTRAFRICAINE s’enflamme à 1000 milliards de francs CFA ” width=”450″ height=”345″ />
Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

LA DETTE CENTRAFRICAINE : LE PRIX DE L’ASSERVISSEMENT

 

Les conséquences de cette politique suicidaire sont dévastatrices. Les hôpitaux de Bangui et des provinces croulent sous le manque de tout. Les établissements scolaires ressemblent à des ruines abandonnées. Les routes, artères vitales du développement, demeurent dans un état de délabrement chronique. L’accès à l’eau potable, encore moins de l’électricité  reste une illusion pour la majorité de la population.

 

Pendant ce temps, les mercenaires paradent dans leurs véhicules rutilants. Les millions de DETTE CENTRAFRICAINE   engloutis dans leur entretien auraient pu construire des dizaines d’écoles, équiper des centres de santé, réhabiliter le réseau routier, installer des points d’eau potable. Le développement est sacrifié sur l’autel d’une prétendue sécurité qui n’a apporté que plus de misère.

 

LA DETTE CENTRAFRICAINE : L’HYPOTHÈQUE D’UNE GÉNÉRATION

 

Cette dette centrafricaine colossale n’est pas qu’un chiffre abstrait. Elle représente un fardeau bien réel qui pèsera sur plusieurs générations. Chaque enfant qui naît aujourd’hui en Centrafrique porte déjà sur sa petite tête chauve et ronde le boulet de 75 000 francs CFA, avant même d’avoir prononcé son premier mot de vie devant les seins de sa maman. Une somme considérable dans un pays où la majorité de la population vit avec moins de 500 francs CFA par jour.

 

Cette situation inique condamne notre jeunesse à rembourser des emprunts dont elle n’a tiré aucun bénéfice. Les ressources qui devraient servir à construire leur avenir sont englouties dans une spirale d’endettement sans fin. Le pays s’enfonce dans une dépendance financière qui compromet gravement sa souveraineté.

 

UN AVENIR CONFISQUÉ

 

L’ampleur de la dette centrafricaine révélée par le rapport Mo Ibrahim sonne comme un signal d’alarme. Notre pays court à sa perte si rien n’est fait pour stopper cette hémorragie financière. Les créanciers qui nous tendent aujourd’hui des lignes de crédit avec empressement seront demain les fossoyeurs de notre indépendance.

 

Le peuple centrafricain doit exiger la transparence sur l’utilisation de ces fonds qui hypothèquent son avenir. La nation ne peut continuer à s’endetter pour entretenir des forces criminelles étrangères dont la présence n’a pas apporté la paix promise. Le temps est venu de briser ce cycle infernal qui mène tout droit vers la banqueroute.

 

L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront précipité la Centrafrique dans cet abîme d’endettement. Pendant qu’une poignée s’enrichit, c’est tout un peuple qui s’appauvrit, tout un pays qui s’enfonce. La dette par habitant n’est pas qu’un indicateur économique, c’est le symptôme d’une gouvernance qui sacrifie l’avenir sur l’autel d’intérêts personnels.

 

Par Dr. Alain Nzilo

Corbeaunews Centrafrique

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Les panafricanistes retournent leurs armes d’attaque contre Touadera : la trahison des espoirs d’un peuple

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Les panafricanistes retournent leurs armes d’attaque contre Touadera : la trahison des espoirs d’un peuple

 

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Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des jets privés, du champagne et du caviar pendant que les élèves étudient à même le sol. Le ministre des Grands Travaux Binda Koyagbélé s’affiche dans un luxe indécent sur les réseaux sociaux. Pendant ce temps, le président Touadera mendie honteusement 10 millions d’euros d’aide financière à la France.

 

Touadera, un Président qui perd ses soutiens panafricanistes

 

La déliquescence du régime de Touadera atteint un point critique. Les plus fidèles partisans du président Touadera, les soi-disant panafricanistes,  commencent à lui tourner le dos. Cette fracture au sein même du camp présidentiel témoigne de l’ampleur du désastre. D’anciens alliés politiques, écœurés par tant de gabegie, rompent publiquement avec un système qu’ils ne peuvent plus cautionner.

 

Un pays livré au pillage

 

La Centrafrique agonise sous le poids d’une administration prédatrice. Après près de dix années au pouvoir, le bilan du régime de Touadera est accablant : pas un seul kilomètre de route construit dans la capitale, pas un seul hôpital public fonctionnel, des écoles délabrées. Les ministres paradent dans des véhicules luxueux pendant que la population meurt de maladies curables.

 

Le gouvernement actuel de Faustin Archange Touadera a transformé les institutions en machines à enrichissement personnel. Les détournements de fonds publics atteignent des sommets vertigineux. Les caisses de l’État sont vides mais les comptes privés des dignitaires débordent.

 

La faillite morale du régime

 

Dans les provinces, la situation est encore plus dramatique. Les populations sont abandonnées, sans infrastructures de base, sans eau potable, sans électricité. Pendant ce temps, les enfants des ministres étudient dans les meilleures écoles à l’étranger.

 

Le cynisme des dirigeants n’a plus de limite. Ils osent parler de “révolution” alors qu’ils ont trahi tous les espoirs placés en eux. La corruption gangrène chaque niveau de l’administration. Les nominations aux postes clés se monnaient. Les marchés publics sont détournés.

 

Un système organisé de prédation

 

Les preuves s’accumulent d’un pillage organisé des ressources nationales. Les fonds destinés au développement disparaissent systématiquement. La dilapidation des deniers publics est devenue la norme.

 

Le pays s’enfonce chaque jour davantage dans la misère pendant que ses dirigeants s’enrichissent de manière éhontée. Les populations sont réduites à la mendicité pendant que leurs gouvernants festoient dans un luxe obscène.

 

Cette classe politique corrompue jusqu’à la moelle n’a qu’un objectif : se maintenir au pouvoir pour continuer le festin. Elle a trahi les idéaux de changement et de progrès. Elle a trahi son peuple.

 

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La grande déroute nationale : comment la Centrafrique   bascule directement au Bord du Gouffre, selon l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique

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La grande déroute nationale : comment la Centrafrique   bascule directement au Bord du Gouffre, selon l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique

 

Le Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue, illustrant l'article sur comment la Centrafrique   bascule directement au Bord du Gouffre, selon l'Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La publication de l’Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique (IIAG) 2024 sonne comme un verdict implacable pour la Centrafrique   . Avec un score global de 31,5 sur 100 et une 49ème place sur 54 pays africains, le pays s’enfonce dans une crise de gouvernance sans précédent. Le professeur Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale, qualifie cette situation de “naufrage institutionnel complet”.

 

L’Effondrement de la Centrafrique

 

La déliquescence des institutions de la Centrafrique    atteint des niveaux alarmants. Le système judiciaire, avec un score catastrophique de 25,9/100, illustre l’érosion continue de l’État de droit. En plus de cela, les libertés fondamentales s’étiolent dangereusement : le score nul en matière de libertés d’association et de réunion témoigne d’une dérive autoritaire alarmante.

 

La corruption gangrène l’appareil étatique de la Centrafrique   , comme l’atteste le score de 23,2/100 en matière de lutte contre ce fléau. Les contrepouvoirs institutionnels s’affaiblissent dramatiquement (-22,8 points en dix ans), laissant la place à l’arbitraire et à l’impunité.

Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d'une conférence internationale, illustrant l'article sur comment la Centrafrique   bascule directement au Bord du Gouffre, selon l'Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Une Population Abandonnée

 

Les conséquences pour les citoyens sont désastreuses. La protection sociale atteint le niveau le plus bas du continent avec un score de 17,3/100, traduisant l’abandon total des plus vulnérables. L’accès aux infrastructures de base reste dramatiquement limité (11,6/100), plaçant le pays au 53ème rang.

 

La situation sanitaire est tout aussi alarmante : dernier rang continental avec un score de 28,7/100. L’accès aux soins de santé se dégrade (-8,4 points), tandis que le contrôle des maladies contagieuses atteint un niveau critique (19,3/100).

 

Le Développement de la Centrafrique    en Panne

 

L’économie de la Centrafrique    suffoque sous le poids des dysfonctionnements structurels. L’accès aux services bancaires est quasi inexistant (0,8/100), paralysant toute initiative entrepreneuriale. Les infrastructures de transport et de communication demeurent embryonnaires, isolant des régions entières.

 

L’éducation, clé du développement, est sinistrée. La qualité du système éducatif affiche un score nul, hypothéquant l’avenir de toute une génération. Les inégalités socioéconomiques se creusent dangereusement, avec un score de 4,5/100 en matière d’opportunités, le plus bas d’Afrique.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite, illustrant l'article sur  comment la Centrafrique   bascule directement au Bord du Gouffre, selon l'Indice Ibrahim de la Gouvernance en Afrique
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Les Germes d’une Catastrophe Sociale

 

Cette faillite systémique nourrit les tensions sociales. La détérioration continue des indicateurs d’inclusion et d’égalité (-9,3 points en dix ans) fait planer le spectre d’une implosion sociale. Les droits fondamentaux reculent inexorablement : -10,3 points pour les libertés individuelles, -7,5 points pour la liberté d’expression.

 

La situation des femmes reste particulièrement inquiétantes, avec un score nul en matière d’accès aux services publics, malgré l’existence d’une législation contre les violences.

 

Quelques Lueurs d’Espoir

 

Dans ce tableau sombre, quelques évolutions positives méritent d’être soulignées. L’économie rurale progresse (+15,3 points), portée notamment par un meilleur accès aux marchés. La sécurité s’améliore légèrement, avec une réduction significative des violences contre les civils (+39,3 points).

 

L’Urgence d’une Refondation de la Centrafrique

 

L’heure n’est plus aux demi-mesures. la Centrafrique    se trouve à la croisée des chemins. Sans une refondation profonde de sa gouvernance, le pays risque de sombrer définitivement dans le chaos. Les autorités doivent prendre la mesure de l’urgence et engager des réformes structurelles ambitieuses.

 

La communauté internationale ne peut rester spectatrice de cette dérive. Un soutien renforcé, conditionné à des réformes concrètes, s’impose pour éviter l’effondrement total d’un État déjà fragilisé. L’avenir de millions de Centrafricains en dépend.

 

Par Dr. Alain Nzilo

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Le cauchemar sans fin des étudiants en anthropologie de l’université de Bangui

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Le cauchemar sans fin des étudiants en anthropologie de l’université de Bangui

 

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La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des étudiants prisonniers de leurs études depuis sept ans. À la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui, les inscrits en anthropologie de 2017 n’entrevoient toujours pas la fin de leur Master 2. Notre enquête révèle un système kafkaïen où de nouvelles matières surgissent chaque année, condamnant les étudiants à une perpétuelle fuite en avant.

 

Des études qui n’en finissent pas à l’université de Bangui

 

Les étudiants entrés en première année en 2017, 2018 et 2019 sont toujours là. Ils suivent encore des cours, comme s’ils étudiaient la médecine générale. Le Master 2 devrait durer cinq ans depuis la première année. Il en prend maintenant sept, huit, parfois plus.

 

“Je ne comprends plus rien dans cette histoire de l’université de Bangui “, dit Martial, étudiant depuis 2019. “Quand nous finissons une matière, le département en ajoute une autre. Nous tournons en rond”.

 

Les étudiants ne peuvent même pas protester. Ceux qui osent parler risquent des sanctions. Alors ils se taisent et subissent.

Le cauchemar sans fin des étudiants en anthropologie de l’université de Bangui
Département d’Anthropologie de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

Un département hors du temps

 

l’université de Bangui a déjà commencé son année 2024 – 2025. Mais le département d’anthropologie n’a pas fini 2023 – 2024. Les cours continuent sans fin. Les examens s’enchaînent. Les nouvelles matières s’accumulent.

 

“Nous venons en cours, nous écoutons, nous attendons”, explique Marie, inscrite depuis 2018. “Personne ne sait quand nous pourrons finir à l’université de Bangui. Nos parents ne comprennent pas pourquoi nous étudions encore, tandis que nos enfants vont sans doute nous retrouver ici à l’université”.

 

l’université de Bangui : une machine à broyer les ambitions

 

Ces retards infinis créent des problèmes concrets. Les étudiants ne peuvent pas chercher du travail. Ils dépendent de leurs familles plus longtemps. Leurs projets personnels restent en suspens.

 

“J’ai 35  ans maintenant, et bientôt 40 ans “, témoigne Paul, entré en 2017. “Mes amis dans d’autres départements travaillent déjà, d’autres sont devenus même des avocats. Moi, je suis encore père étudiant. Je ne peux rien faire dans ma vie avec une telle situation “.

 

Un système à revoir

 

Le département change les règles comme il veut. Il n’existe aucun planning clair. Les étudiants découvrent les nouvelles matières au dernier moment. Personne ne leur explique les raisons.

 

Cette situation existe uniquement en anthropologie. Dans les autres départements, les étudiants finissent leurs études dans les temps normaux.

 

Des questions sans réponses

 

Pourquoi le département ajoute-t-il sans cesse des matières ? Qui décide ces changements ? Comment justifier sept années pour un Master 2 ? Le Dr MIGAKINI-LAÏ ne répond pas à ces questions. Le doyen AZOUMAYE non plus.

 

Les étudiants attendent des explications. Ils veulent savoir quand ils pourront enfin terminer leurs études. Pour l’instant, seul le silence leur répond.

 

Cette situation ne peut pas continuer. Les étudiants perdent leurs meilleures années. L’université perd sa crédibilité. Le département d’anthropologie doit revoir son fonctionnement. Les étudiants méritent de savoir quand ils pourront enfin commencer leur vie professionnelle.

 

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Expropriation sauvage d’un terrain familial à Bimbo : le conseiller Bida Koyagbelé traduit en justice par Fred Patrice Zemoniako

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Expropriation sauvage d’un terrain familial à Bimbo : le conseiller Bida Koyagbelé traduit en justice par Fred Patrice Zemoniako

 

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Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un octogénaire dépouillé de son terrain familial par la force à Bimbo. Fred Patrice Zemoniako Liblakenze, ancien ministre et ancien maire de Bangui, traîne en justice le conseiller présidentiel Pascal Bida Koyagbelé. L’enquête d’Axiome Alternative Media démontre comment les terres sont confisquées au profit des puissants du régime Touadera.

 

Les manœuvres d’un conseiller présidentiel

 

La scène se joue à Bimbo, dans la banlieue de Bangui. Un terrain de 240 mètres carrés, propriété légale d’un ancien serviteur de l’État, devient la cible d’une mainmise autoritaire. Pascal Bida Koyagbelé, ministre conseiller aux grands travaux à la présidence, lance la construction d’un château d’eau sur ce terrain sans l’ombre d’un accord avec son propriétaire.

 

Le projet “Zo Kwé à  gnon nzoni  ngou “, censé apporter l’eau potable aux populations de Bimbo, cache une réalité plus trouble. Les documents judiciaires montrent que depuis juin 2021, Bida Koyagbelé ignore délibérément les demandes répétées de la famille Zemoniako pour régulariser la situation.

 

Des promesses enterrées sous le béton

 

Les témoignages recueillis percent le voile. “Il avait promis de contractualiser l’affaire avant la pose de la première pierre”, raconte un proche de la famille. Deux ans plus tard, aucun accord signé. Le ministre conseiller préfère le fait accompli aux procédures légales. Les travaux avancent pendant que les droits du propriétaire reculent.

 

Fred Patrice Zemoniako  engage la justice face au pouvoir

 

Le tribunal de Grande Instance de Bimbo examine ce dossier le 28 novembre 2024. L’ordonnance signée par le président du tribunal, Bienvenu Scieur Wanambom, autorise Fred Patrice Zemoniako Liblakenze à assigner l’État centrafricain et l’entreprise Consortium des Entreprises de Construction. Les articles 544 et 545 du Code Civil ainsi que la loi de 1964 sur le domaine public protègent ses droits de propriété. Une astreinte journalière de 100.000 francs CFA pèsera sur chaque jour de travaux illégaux. Cette bataille juridique dépasse le simple cas d’un terrain spolié – elle teste la capacité de la justice centrafricaine à faire respecter la loi, même face aux plus hauts dignitaires de l’État.

 

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Centrafrique : Violence conjugale à Bangui,  une femme tuée sous les coups de son mari

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Violence conjugale à Bangui,  une femme tuée sous les coups de son mari

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La regrettée GADENGA MAMISSO Habiba, victime de violence conjugale

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une femme, GADENGA MAMISSO Habiba, est décédée dimanche dernier à Bimbo, à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui, après avoir été violemment battue par son conjoint. Le drame s’est produit au domicile conjugal.

 

Le suspect, qui partageait la vie de la victime et avait des enfants avec elle, l’aurait rouée de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les motivations de cet acte restent pour l’instant inconnues.

 

La famille de la victime réclame une action ferme de la justice. “Nous demandons que le suspect soit sévèrement condamné. Les faits sont établis puisque c’est lui-même qui a porté les coups mortels“, déclare un proche de la victime qui souhaite garder l’anonymat.

 

Ce meurtre interroge à nouveau sur des actes de violences conjugales dans la capitale centrafricaine, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation des organisations gouvernementales.

 

Les obsèques de GADENGA MAMISSO Habiba sont prévues pour le samedi 30 novembre 2024.

 

À noter que Bimbo, une des deux communes limitrophes de Bangui avec Bégoua, fait partie de la région du Bas-Oubangui selon la nouvelle Constitution illégale fabriquée par Baba Kongoboro promulguée en août 2023.

 

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CPI : la phase finale du procès Yekatom-Ngaïssona s’approche

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CPI : la phase finale du procès Yekatom-Ngaïssona s’approche

 

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Yekatom-Ngaïssona

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La Cour pénale internationale (CPI) programme du 9 au 12 décembre 2024 les déclarations de clôture dans le procès d’Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona, accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine.

 

Selon le bureau d’information publique et de sensibilisation de la Cour pénale internationale   à Bangui, ces quatre jours d’audiences publiques au siège de la CPI à La Haye permettront au Bureau du Procureur, aux Représentants légaux des victimes et à la Défense de présenter leurs conclusions orales finales. La Chambre pourra ensuite poser des questions aux différentes parties.

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Un panneau vert et violet avec du texte blanc dessus Texte possible DÉCLARATIONS DE CLÔTURE. YEKATOM ET NGAISSONA. du 9 au 12 décembre 2024. Cour pénale internationale. Restez branchés. CopyrightCNC

 

Le jugement sur la culpabilité ou l’innocence des accusés n’interviendra pas lors de ces audiences. Les trois juges de la Chambre de première instance V entameront leurs délibérations à l’issue des plaidoiries finales. Selon monsieur Won-Nzerinta Gama Uziel , chargé de communication du bureau pays de la          CPI, le Guide pratique de procédure, leur verdict devrait être rendu dans les dix mois suivant ces déclarations.

 

Une audience supplémentaire concernant une possible peine est déjà programmée pour le 8 janvier 2025. ‘Cette audience permettra d’examiner les arguments des parties sur la question de la peine, et se tiendra sans préjudice de la décision finale sur la culpabilité’, précise monsieur Won-Nzerinta Gama Uziel.

 

Rappelons que les victimes devront patienter davantage pour d’éventuelles réparations. ‘Cette phase ne pourra débuter qu’après une condamnation définitive’, explique le bureau pays de la CPI. Les réparations peuvent prendre la forme d’indemnisations, de restitutions ou de mesures de réhabilitation.

 

Il est à noter que depuis l’ouverture du procès le 16 février 2021, 78 témoins ont été entendus par la Cour. La présentation des preuves s’est achevée fin août 2024 avec la déclaration non assermentée de Patrice-Edouard Ngaïssona.”

 

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De la fierté à la honte : Comment l’administration territoriale centrafricaine s’est effondrée

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De la fierté à la honte : Comment l’administration territoriale centrafricaine s’est effondrée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/madame_genevieve_ngbadin_prefet-450×294.jpg” alt=”Portrait de Geneviève Chour Ngbadin, préfète de l’Ouham-Pendé, en tenue traditionnelle brune madame_genevieve_ngbadin_prefet La nouvelle préfète de l’Ouham-Pendé, Geneviève Gbadin,  sème le trouble à Bocaranga” width=”450″ height=”294″ />
madame
Geneviève Ngbadin prefet, Préfete de l’Ouham-Pendé

 

Chronique d’une mort administrative annoncée

 

Bangui, CNC. Dans les années 1960, un préfet centrafricain connaissait le nom de chaque chef de village de sa juridiction. En 2024, certains préfets n’ont jamais mis les pieds dans leur préfecture. Ce contraste saisissant, rapporté par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre l’effondrement spectaculaire de l’administration territoriale centrafricaine. Une débâcle qui transforme des pans entiers du territoire national en zones de non-droit.

 

L’âge d’or de l’administration territoriale centrafricaine

 

Le modèle d’excellence (1960-1974) de l’administration territoriale centrafricaine

Une organisation exemplaire :

– Préfets formés à l’excellence

– Maillage territorial complet

– Services publics fonctionnels

– Autorité de l’État respectée

 

“Un chef de canton de l’époque avait plus d’autorité et d’efficacité qu’un préfet d’aujourd’hui”, témoigne un ancien administrateur cité par OUEIFIO. “C’était l’époque où l’administration faisait la fierté de la nation.”

 

La mécanique du désastre de l’administration territoriale centrafricaine

 

La politisation destructrice

Un processus de décomposition systématique :

– Nominations basées sur le clientélisme

– Préfets transformés en agents électoraux

– Compétence sacrifiée sur l’autel du politique

– Autorité administrative discréditée

 

OUEIFIO rapporte les propos d’un préfet en poste : “Aujourd’hui, on nous demande d’être des militants plutôt que des administrateurs. Notre mission n’est plus de servir l’État mais de servir le parti au pouvoir“.

 

L’abandon matériel de l’administration territoriale centrafricaine

Une asphyxie programmée :

– Bureaux en ruine

– Absence de moyens de transport

– Communications impossibles

– Archives abandonnées

 

Le quotidien d’une administration territoriale centrafricaine  fantôme

 

L’impuissance administrative

Des représentants de l’État démunis :

– Préfets sans moyens d’action

– Sous-préfets réduits à l’impuissance

– Chefs de poste abandonnés

– Services techniques inexistants

 

“Mon bureau est une paillote,” confie un sous-préfet. “Je n’ai ni véhicule, ni téléphone, ni même un stylo. Comment voulez-vous que je représente l’État dans ces conditions ?”

 

La perte d’autorité

Un effondrement hiérarchique total :

– Ordres non exécutés

– Décisions ignorées

– Populations désobéissantes

– Autorité bafouée

 

Les conséquences sur le terrain

 

Le vide administratif

Des territoires abandonnés :

– Zones entières sans présence étatique

– Services publics inexistants

– Population livrée à elle-même

– Développement local impossible

 

L’émergence des pouvoirs parallèles

Dans le vide laissé par l’État :

– Groupes armés faisant la loi

– Chefs traditionnels dépassant leurs prérogatives

– ONG se substituant à l’administration

– Réseaux mafieux contrôlant les territoires

 

L’impact sur la population

 

Le désarroi citoyen

Une population abandonnée :

– Impossibilité d’obtenir des documents administratifs

– Absence de services essentiels

– Conflits non résolus

– Insécurité grandissante

 

La rupture du lien État-citoyen

Une fracture profonde :

– Perte de confiance dans l’État

– Recours aux solutions alternatives

– Développement de systèmes parallèles

– Contestation de l’autorité étatique

 

Les tentatives de réforme avortées de l’administration territoriale centrafricaine

 

Les échecs successifs

Des réformes sans lendemain :

– Programmes de formation abandonnés

– Équipements jamais livrés

– Réorganisations territoriales inachevées

– Financements détournés

 

Les résistances au changement

Des obstacles multiples :

– Intérêts politiques contraires

– Corruption endémique

– Manque de volonté réelle

– Absence de vision

 

Les solutions proposées par OUEIFIO

 

Réformes urgentes de l’administration territoriale centrafricaine

Mesures immédiates :

– Redéploiement des fonctionnaires

– Équipement minimal garanti

– Formation continue

– Restauration de l’autorité

 

Changements structurels de l’administration territoriale centrafricaine

Pour le long terme :

– Dépolitisation des nominations

– Autonomie administrative

– Contrôle efficace

– Modernisation des services

 

La reconstruction nécessaire

 

Restauration de l’autorité

Actions prioritaires :

– Formation des cadres

– Moyens d’action effectifs

– Protection des fonctionnaires

– Sanctions exemplaires

 

Modernisation administrative

Innovations requises :

– Informatisation des services

– Communication moderne

– Procédures simplifiées

– Services de proximité

 

L’urgence d’agir

 

La reconstruction de l’administration territoriale nécessite :

– Une volonté politique forte

– Des moyens conséquents

– Une vision claire

– Un engagement durable

 

Comme le conclut OUEIFIO : “Sans une administration territoriale forte et respectée, la RCA restera un État fantôme, incapable d’assurer sa mission première : servir ses citoyens et développer son territoire.”

 

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Cantonnier : Une ville frontalière très importante entre la RCA et le Cameroun

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Cantonnier : Une ville frontalière entre la RCA et le Cameroun

 

Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun Le défi de l'organisation urbaine à Cantonnier : Centralisation contre Expansion
Cantonnier-juste-a-La ville de Cantonnier, juste à la frontière avec le Cameroun

 

Bangui, CNC. Située à l’ouest, à la frontière entre la République centrafricaine (RCA) et le Cameroun, Cantonnier est une ville centrafricaine de la commune de Koundé, sous-préfecture de Baboua(Préfecture de la Nana-Mambéré ). Elle incarne les défis et les opportunités uniques des zones frontalières d’Afrique. Cette petite localité, souvent confondue avec sa ville voisine de Béloko, joue un rôle important dans les relations transfrontalières entre ces deux nations.

 

Cantonnier : Histoire et géographie

 

Fondée au début du XXe siècle, Cantonnier doit son nom à son rôle initial de poste de contrôle routier. Située stratégiquement le long de la frontière entre la Centrafrique et le Cameroun, la ville s’est développée progressivement, devenant un point de passage important pour les voyageurs et les commerçants.

 

Avec une population estimée à environ 4000 habitants, Cantonnier est caractérisée par sa diversité ethnique, en majorité des Gbaya et des Mboum, reflétant les influences culturelles des deux pays qu’elle relie.

Centrafrique.org/cantonnier-entre-fetes-et-dechets-leternel-conflit/dans-une-partie-du-marche-de-cantonnier/” rel=”attachment wp-att-71104″ data-wpel-link=”internal”>Dans le marché de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun Dans-une-partie-du-marche-de-Cantonnier Cantonnier, entre fêtes et déchets : l'éternel conflit
Dans-une-partie-du-marche-de-Cantonnier – Cantonnier, entre fêtes et déchets : l’éternel conflit

 

Importance économique de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.

 

L’économie de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun,  repose principalement sur le commerce transfrontalier. Le marché local, animé, est le cœur battant de la ville, où les produits centrafricains et camerounais s’échangent quotidiennement dans la confusion. Les principales marchandises incluent :

 

– Produits agricoles (manioc, bananes plantains, arachides)

– Bétail

– Produits manufacturés de base

 

La ville sert également de point de transit pour des biens circulant entre les grandes villes des deux pays, Douala pour le Cameroun, et Bangui pour la Centrafrique, renforçant son importance économique régionale.

 

Vie quotidienne à Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.

 

La vie à Cantonnier est rythmée par les flux transfrontaliers. Les habitants, habitués à naviguer entre deux systèmes administratifs, ont développé une résilience et une adaptabilité remarquables. Le bilinguisme (français et diverses langues locales comme Gbaya et Mboum ) est courant, facilitant les échanges.

 

Les défis quotidiens incluent :

– La gestion des différentes devises (Franc CFA du Cameroun et de la RCA)

– La négociation des formalités douanières, policière et autres

– L’accès aux services de base (santé, éducation) très limité dans cette localité

Image du centre de santé de Cantonnier avec des personnels de santé et des soldats à l’extérieur. Centre-de-Sante-de-Cantonnier-en-Activite Viol aggravé sur une mineure de 5 ans à Cantonnier : le suspect arrêté par la police
Centre de santé de Cantonnier. CopyrightCNC

 

Défis et opportunités.

 

Comme de nombreuses villes frontalières, Cantonnier fait face à des défis significatifs :

 

  1. Sécurité : La gestion des flux migratoires et la lutte contre les trafics illicites sont des préoccupations constantes.
  2. Infrastructures : Les routes et les équipements publics nécessitent souvent des améliorations.
  3. Coordination administrative : La collaboration entre les autorités centrafricaines et camerounaises est essentielle mais parfois complexe.

 

Cependant, ces défis s’accompagnent d’opportunités uniques :

 

  1. Développement économique : Cantonnier pourrait devenir un hub commercial régional avec les investissements adéquats.
  2. Coopération internationale : La ville offre un terrain propice aux projets de coopération bilatérale.
  3. Échanges culturels : Sa position favorise un riche mélange culturel, potentiellement bénéfique pour le tourisme et l’éducation.

 

L’avenir de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun.

 

L’avenir de Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun,  dépendra largement de la stabilité politique de la région et des investissements dans les infrastructures. Des projets de modernisation du poste-frontière et d’amélioration des routes sont en discussion, laissant entrevoir un potentiel de développement prometteur.

 

Ceci dit, Cantonnier, ville frontalière entre la RCA et le Cameroun , bien que petite par sa taille, joue un rôle disproportionné dans les relations entre la RCA et le Cameroun. Cette ville frontalière incarne les complexités et les espoirs de l’intégration régionale en Afrique centrale, faisant d’elle un sujet d’étude fascinant pour comprendre les dynamiques transfrontalières du continent.

Dans nos prochains articles, nous allons devélopper les parties économique et les activités sociales.

 

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Des camions détournés, des centaines des millions disparus, des coffres-forts cassés, le scandale terrifiant au ministère de l’urbanisme, organisé par Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet   

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Des camions détournés, des centaines des millions disparus, des coffres-forts cassés, le scandale terrifiant au ministère de l’urbanisme, organisé par Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet   

 

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Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet au ministère de l’urbanisme et de l’habitat

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des centaines de millions de francs CFA évaporés, un directeur de cabinet qui règne en maître absolu, des coffres-forts fracturés. Notre enquête exclusive lève le voile sur l’ampleur du système de détournement systématique installé par son directeur de cabinet, Alexandre Pamphile Maleyombo  au ministère de l’Urbanisme, de la reforme foncière, de la ville et de l’habitat  à Bangui.

 

Alexandre Pamphile Maleyombo : l’homme fort qui fait trembler le ministère de l’urbanisme

 

Le ministère de l’Urbanisme, de la reforme foncière, de la ville et de l’habitat  est devenu le fief d’un seul homme : M. Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet. Fort de ses liens ethniques avec le président Kongoboro, il a instauré un véritable système parallèle de gestion des fonds publics. La ministre Nicole Koé elle-même, pourtant sa supérieure hiérarchique, se trouve réduite au silence face à cet homme qui se considère intouchable.

 

Un système sophistiqué de détournement mis en place par Alexandre Pamphile Maleyombo

 

L’enquête du CNC révèle un mécanisme bien huilé de captation des recettes issues de la vente des terrains. Au mépris des procédures légales qui imposent que ces fonds soient versés au Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), le directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo a installé son propre coffre-fort dans son bureau. Les sommes collectées échappent ainsi totalement au contrôle du Trésor public.

 

Les montants détournés par Alexandre Pamphile Maleyombo  et ses complices donnent le vertige : chaque parcelle est cédée à plusieurs millions de francs CFA, générant des centaines de millions qui s’évaporent dans ce circuit occulte. Le responsable financier officiellement mandaté par le Trésor public se retrouve totalement marginalisé, réduit à une présence fantomatique dans l’institution.

 

Les antécédents troublants du FAEU

 

Cette dérive s’inscrit dans un contexte déjà marqué par des actes criminels. Récemment, le directeur général du FAEU lui-même, Patrice Yarkokpa, organisait le braquage des coffres-forts de son institution, s’emparant de 26 millions de francs CFA. Cet acte, resté sans conséquence judiciaire, a manifestement ouvert la voie à des malversations encore plus importantes du directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo.

 

Le scandale des équipements détournés par Alexandre Pamphile Maleyombo

 

L’investigation de Corbeaunews-Centrafrique dévoile également un volet édifiant concernant l’acquisition d’équipements. Une commande de véhicules pour 700 millions de francs CFA à Douala s’est traduite par l’achat de matériel de piètre qualité. Plus grave encore, une partie significative de ces véhicules, notamment des camions destinés aux travaux publics, a été détournée au profit de l’entreprise privée de BTP du directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo.

 

Un système bien rodé de justifications

 

Pour justifier ces détournements, le directeur de cabinet Alexandre Pamphile Maleyombo  lui-même fait circuler des rumeurs selon lesquelles ces fonds serviraient à financer les groupes Wagner et les troupes rwandaises, sur instruction de son oncle Touadera. Cette situation prouve non seulement l’ampleur de la corruption mais aussi l’effondrement des mécanismes de contrôle au sein de l’administration.

 

Le mécanisme de la spoliation foncière

 

Le système s’appuie sur une politique agressive de découpage et de vente des terrains à Bangui et dans sa périphérie. Les citoyens sont contraints de débourser des sommes considérables pour obtenir des documents officiels, sous peine de voir leurs terrains confisqués. Cette pratique génère un flux continu d’argent liquide qui disparaît dans les circuits parallèles mis en place, peut-être pour financer le groupe Wagner, selon les propos du directeur de cabinet Alexandre Maleyombo.

 

Un pillage organisé des ressources publiques

 

Le détournement des véhicules et équipements explique parfaitement la logique prédatrice à l’œuvre. Les tracteurs destinés au découpage des parcelles sont utilisés pour des chantiers privés. Les camions acquis sur fonds publics servent aux activités commerciales personnelles du directeur de cabinet, qui a créé sa propre entreprise de travaux publics.

 

L’ampleur des sommes détournées

 

Les montants en jeu sont considérables. Les ventes de terrains génèrent quotidiennement des dizaines de millions de francs CFA qui échappent totalement au contrôle du Trésor public. À cela s’ajoutent les 700 millions engloutis dans l’achat d’équipements de mauvaise qualité, dont une partie significative a été détournée.

 

Un système qui s’auto-entretient

 

La force de ce système réside dans son caractère tentaculaire. Du découpage anarchique des terrains à la vente forcée aux citoyens, en passant par le détournement des équipements publics, chaque maillon de la chaîne contribue à enrichir les protagonistes tout en appauvrissant l’État.

 

Les montants colossaux ainsi détournés permettent d’acheter les silences nécessaires et de maintenir en place ce système mafieux qui gangrène l’une des institutions clés de l’État centrafricain.

 

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Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo : on passe désormais de la jalousie à la sorcellerie dans le conflit qui oppose l’ONASPORT au centre culturel Missy Momo

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Le directeur de l’ONASPORT tape le sol, lève ses 2 mains en l’air, et menace physiquement le promoteur du centre culturel Missy Momo : on passe désormais de la jalousie à la sorcellerie dans le conflit qui oppose l’ONASPORT au centre culturel Missy Momo

 

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Le directeur de l’ONASPORT, monsieur Sévérin Lidamon

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une scène inhabituelle s’est déroulée week-end dernier au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui : le directeur de l’ONASPORT, Séverin Lidamon, s’est livré à un geste spectaculaire de sorcellerie en tapant le sol et en levant les mains vers le ciel avant de proférer des menaces directes contre le promoteur du centre culturel Missy Momo, Armand Touaboy : « tu vas payer cher avec ta peau ».  Ces menaces ont été proférées devant plusieurs témoins, dont un journaliste de CNC.

 

En effet, le dernier conflit trouve son origine dans la fermeture, le 29 octobre 2024, de l’ensemble du complexe sportif Barthélemy Boganda, qui comprend le stade de 20 000 places et ses installations annexes. Dans cette opération, le centre culturel Missy Momo s’est retrouvé inclus dans le périmètre de fermeture, malgré sa localisation à 800 mètres des infrastructures principales.

 

La tension commence à grimper d’un cran quand le directeur de l’ONASPORT a permis à plusieurs commerces de s’établir sur l’avenue Touadera, à proximité immédiate du centre culturel, maintenant ce dernier sous scellés. Face à la dérogation faite à d’autres établissements entourant le centre culturel Missy Momo, le promoteur, Armand Touaboy, afin de préserver les activités pédagogiques et artistiques, a tenté d’aménager un accès secondaire destiné aux étudiants en informatique et aux artistes de venir reprendre leurs activités pédagogique.

 

Mais contre toute attente, cette initiative a provoqué une mobilisation spectaculaire des forces de sécurité et l’intervention du ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng. Cependant, le ministre Doneng est revenu très vite à la raison après avoir constaté lui-même la réouverture sélective de certains établissements à proximité du centre culturel Missy Momo. Ainsi, le ministre a exigé au directeur de l’ONASPORT Sévérin Lidamon soit l’autorisation d’accès au centre culturel, soit la fermeture de tous les commerces du périmètre.

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Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika au centre culturel Missy Momo

 

Malgré la directive ministérielle ordonnant une fermeture générale, le directeur de l’ONASPORT, dans un premier temps, a appliqué la décision du ministre, puis  il a rouvert ces commerces quelques heures plus tard, tout en maintenant le centre culturel Missy Momo inaccessible. La situation a pris un tournant inquiétant le mardi 26 novembre 2024, lorsque Séverin Lidamon a annoncé sur les antennes de la Radio Guira FM son intention de détruire le centre sous 48 heures.

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réouverture de Fine service, voisin du centre culturel Missy Momo

 

Or, entre temps, le dimanche dernier, l’escalade s’est poursuivie avec l’arrestation par les gendarmes des employés du centre culturel sur ordre du directeur de l’ONASPORT, avant leur libération suite à l’intervention du ministre des Sports. Ces arrestations arbitraires explique sans doute un usage abusif de l’autorité et une instrumentalisation des forces de l’ordre.

 

Cette persécution organisée par le Directeur de l’ONASPORT contre le centre culturel Missy Momo depuis 2021 persiste malgré le soutien explicite accordé au centre Missy Momo par le président Touadera et le ministre conseiller Fidel Gouandjika . Le centre, qui propose des formations en informatique et héberge diverses activités artistiques, constitue un pôle culturel important pour la jeunesse banguissois.

 

L’attitude du directeur de l’ONASPORT pousse de nombreux  centrafricains à s’interroger sur son geste rituel  purement mystique: taper le sol et lever les mains au ciel en jurant sur ses ancêtres – suivi de menaces de mort à peine dissimulées contre le promoteur du centre culturel Missy Momo, transforme un simple différend administratif en conflit personnel aux accents mystiques. Cette escalade inquiétante, qui mêle désormais jalousie et pratiques occultes selon certains observateurs, pose question sur les véritables motivations de ce haut responsable de l’ONASPORT.

 

Cette obstination à vouloir détruire une structure éducative et culturelle, contre l’avis des plus hautes autorités de l’État, interpelle la communauté banguissoise. Les gestes et menaces du directeur de l’ONASPORT, particulièrement ses démonstrations publiques d’hostilité, dépassent le cadre d’un simple différend administratif. On passe maintenant de la jalousie à la sorcellerie.

 

Corbeaunews Centrafrique

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La Grande Démission : Comment l’État centrafricain a abandonné son peuple

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La Grande Démission : Comment l’État centrafricain a abandonné son peuple

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/IMG-20240220-WA0065-450×283.jpg” alt=”Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale” width=”450″ height=”283″ />
Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complètement lors d’une conférence internationale

 

Anatomie d’un effondrement institutionnel programmé d’un État centrafricain

 

Bangui, CNC. Dans son ouvrage révélateur “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), Élie OUEIFIO dissèque avec une précision chirurgicale le processus de démission de l’État centrafricain. À l’heure où les services publics les plus élémentaires ne sont plus assurés, son analyse permet de comprendre comment l’État est passé d’une administration modèle à une structure fantôme.

 

L’effondrement de l’autorité de l’État centrafricain

 

La perte du monopole régalien

 

– Incapacité à assurer la sécurité

– Absence de contrôle territorial

– Paralysie de la justice

– Effondrement du système fiscal

 

La dilution du pouvoir

 

– Multiplication des centres de décision

– Influence des groupes armés

– Ingérences étrangères

– Perte de souveraineté effective

 

La désagrégation administrative

 

Une administration fantôme

 

– Fonctionnaires absents

– Services publics inexistants

– Corruption endémique

– Désorganisation systémique

 

La rupture territoriale

 

– Préfectures abandonnées

– Sous-préfectures non administrées

– Services déconcentrés inexistants

– Collectivités locales dysfonctionnelles

 

Le naufrage des institutions de l’État centrafricain

 

Un exécutif affaibli

 

– Perte d’autorité présidentielle

– Gouvernement inefficace

– Ministères désorganisés

– Décisions non appliquées

 

Un législatif défaillant

 

– Parlement déconnecté

– Lois non appliquées

– Contrôle inexistant

– Représentation fictive

 

La faillite des services publics

 

Éducation en péril

 

– Écoles fermées dans la plus part de nos villages

– Enseignants non qualifiés

– Matériel inexistant

– Générations sacrifiées

 

Santé sinistrée

 

– Hôpitaux presque non fonctionnels

– Personnel médical absent

– Médicaments manquants

– Populations abandonnées

 

Les causes profondes

 

La déliquescence morale

 

– Perte des valeurs

– Corruption généralisée

– Impunité systémique

– Démission éthique

 

L’échec du leadership

 

– Vision absente

– Incompétence

– Intérêts personnels

– Manque de courage politique

 

Les manifestations quotidiennes

 

Dans la capitale

 

– Services municipaux défaillants

– Voirie dégradée

– Éclairage public inexistant

– Insalubrité généralisée

 

Dans les provinces

 

– Isolement administratif

– Services inexistants

– Population livrée à elle-même

– Autorité de l’État centrafricain  absente

 

Le coût humain

 

Impact social

 

– Services essentiels non assurés

– Protection sociale inexistante

– Populations vulnérables abandonnées

– Cohésion sociale détruite

 

Conséquences économiques

– Activités paralysées

 

– Investissements impossibles

– Initiatives découragées

– Pauvreté généralisée

 

Les mécanismes de la démission de l’État centrafricain

 

Au niveau central

 

– Absence de vision

– Nominations partisanes

– Gestion chaotique

– Démotivation généralisée

 

Au niveau local

 

– Représentants absents

– Moyens inexistants

– Autorité bafouée

– Services abandonnés

 

Les solutions proposées par Élie OUEIFIO

 

Restauration de l’autorité de l’État centrafricain

 

– Réhabilitation des services publics

– Formation des fonctionnaires

– Rétablissement de la discipline

– Contrôle effectif du territoire

 

Réformes structurelles

 

– Réorganisation administrative

– Redéploiement des services

– Restauration de la hiérarchie

– Revalorisation de la fonction publique

 

L’urgence d’un sursaut

 

La démission de l’État centrafricain n’est pas une fatalité mais le résultat d’un processus qui peut être inversé. Les solutions existent et passent par :

– La restauration de l’autorité de l’État

– La réhabilitation des services publics

– Le rétablissement de la discipline administrative

– La revalorisation de la fonction publique

 

Comme le souligne Élie OUEIFIO, la reconstruction de l’État est la condition préalable à toute perspective de développement. Sans un État fort et fonctionnel, la RCA ne pourra pas sortir de sa dépendance et retrouver le chemin du progrès.

 

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Le Ministère des PME : Une Coquille Vide au Service du Népotisme

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Le Ministère des PME : Une Coquille Vide au Service du Népotisme

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hyppolite-Ngatte-ministre-des-petites-et-moyennes-entreprises-450×300.jpg” alt=”Le Ministère des PME : Une Coquille Vide au Service du Népotisme” width=”450″ height=”300″ />
Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le spectacle est consternant. Alors que le secteur privé centrafricain agonise, Hyppolite Ngatté, ministre des PME et de la Promotion du secteur privé, incarne parfaitement l’essence d’une gouvernance basée sur le népotisme et l’incompétence.

 

 

Hyppolite Ngatté , un ministre sans vision

 

Neveu du Président Touadéra, sa nomination apparaît clairement comme une récompense pour son engagement dans la campagne référendaire qui a ouvert la voie à une présidence à vie.

 

Depuis sa prise de fonction en janvier dernier, le bilan est d’une simplicité déconcertante : absolument rien. Pas une seule initiative. Pas un projet de loi. Pas une réforme. Pas même une tentative de réflexion sur le développement du secteur privé.

 

Hyppolite Ngatté  préfère la parade plutôt que l’action…

 

Le ministère des PME, pourtant capital pour l’économie nationale, est réduit à une simple vitrine permettant à son titulaire, monsieur Hyppolite Ngatté,  de parader dans un véhicule officiel aux plaques GM.

 

L’ironie est cruelle. Pendant que le ministre s’affaire à collectionner les selfies et à organiser des marches de soutien aux mercenaires de Wagner, le secteur privé centrafricain s’enfonce dans l’abîme.

 

LE RÈGNE DU PARAÎTRE

 

Plus préoccupant encore est l’absence totale de réaction face à cette situation. Le ministre Hyppolite Ngatté  a transformé son portefeuille en sinécure, se contentant d’apparitions protocolaires où sa seule activité consiste à multiplier les séances photos.

 

Cette attitude traduit une dérive inquiétante où l’image prime sur l’action, où le paraître l’emporte sur l’être.

 

Hyppolite Ngatté , un SYMBOLE DE DÉCADENCE

 

Cette paralysie d’un ministère clé démontre parfaitement la déliquescence de la gouvernance du régime de Baba Kongoboro en République centrafricaine. Un pays où les compétences sont sacrifiées sur l’autel du clientélisme familial, où les postes ministériels deviennent des récompenses pour services rendus plutôt que des responsabilités au service de la nation.

 

L’histoire retiendra que sous le mandat d’Hyppolite Ngatté, le ministère des PME aura été réduit à sa plus simple expression : une plaque sur une porte, un bureau vide, et un ministre plus préoccupé par son image que par sa mission. Une situation qui serait risible si elle n’était pas aussi tragique pour l’avenir économique du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Route fantômes , réseau morts, électricité :  QUAND la Centrafrique RETOURNE À l’âge de pierre avant Jésus-Christ grâce au régime de Touadera

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Route fantômes , réseau morts, électricité :  QUAND la Centrafrique RETOURNE À l’âge de pierre avant Jésus-Christ grâce au régime de Touadera

 

rondpoint centre-ville avec l'affiche de dologuelé au coin, illustrant l'article sur QUAND la Centrafrique RETOURNE À l’âge de pierre avant Jésus-Christ grâce au régime de Touadera
rondpoint centre-ville avec l’affiche de dologuelé au coin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Avec un score catastrophique de 11,6 sur 100, la Centrafrique se classe 53ème sur 54 pays africains en matière d’infrastructures. Le rapport 2024 de la Fondation Mo Ibrahim dévoile l’ampleur d’une déconnexion qui isole toute une nation du monde moderne.

 

UN RÉSEAU DE TRANSPORT FANTÔME

 

Les chiffres sont accablants. En République centrafricaine, Le réseau de transport plafonne à 5,6 points sur 100, plaçant la Centrafrique au 49ème rang continental. Plus alarmant encore, le réseau postal et de transport atteint à peine 0,3 point, démontrant l’isolement quasi-total des populations. En une décennie, la situation s’est détériorée de 0,2 point, signalant l’abandon progressif des infrastructures existantes.

 

LA CENTRAFRIQUE PLONGE DANS LE NOIR QUASI-TOTAL

 

L’accès à l’énergie en République centrafricaine démontre une situation dramatique avec un score de 6,5 points sur 100 (51ème rang). Cette pénurie énergétique chronique paralyse tout développement économique et social. Malgré une légère amélioration de 2,1 points en dix ans, la Centrafrique reste plongé dans une obscurité qui hypothèque son avenir.

 

LA FRACTURE NUMÉRIQUE COMME SYMBOLE D’EXCLUSION

 

Le secteur numérique illustre parfaitement cette déconnexion. Avec un score de 2,9 points pour l’accès numérique (dernier rang continental), la Centrafrique vit à l’âge de pierre digital. Même les communications mobiles, avec 42,7 points, restent largement insuffisantes pour une population assoiffée de connexion avec le monde extérieur.

 

DES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES NÉFASTES

 

Cette paralysie infrastructurelle étouffe tout développement de la Centrafrique. Avec un PIB par habitant de 445 dollars, la Centrafrique s’enlise dans un cercle vicieux où l’absence d’infrastructures nourrit la pauvreté. L’environnement des affaires en pâtit directement, avec un score médiocre de 27,8 points (50ème rang).

 

L’URGENCE D’UN ÉLECTROCHOC

 

Cette situation n’est pas une fatalité mais le résultat d’années d’abandon. L’aide internationale (122,4 dollars par habitant) semble insuffisante face à l’ampleur des besoins. Sans un plan Marshall des infrastructures, la RCA risque de rester définitivement à l’écart du développement mondial.

 

Le temps des demi-mesures est révolu. La reconstruction des infrastructures vitales nécessite une mobilisation sans précédent de la communauté internationale et un engagement ferme des autorités nationales. L’avenir de toute une nation en dépend.

 

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Arrestation du chef de détachement militaire à Sam-Ouandja, les Wagner tentent de se dédouaner

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Arrestation du chef de détachement militaire à Sam-Ouandja, les Wagner tentent de se dédouaner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/ladjudant-chef-Tom-Bertrand-chef-du-detachement-des-FACA-a-Sam-Ouandja-338×450.jpg” alt=”Arrestation du chef de détachement militaire à Sam-Ouandja, les Wagner tentent de se dédouaner” width=”338″ height=”450″ />
l’adjudant-chef Tom Bertrand, chef du détachement des FACA à Sam-Ouandja. Photo d’archives

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Du scotch, un sac sur la tête et des liens aux mains et aux pieds. C’est ainsi que l’adjudant-chef Tom Bertrand, chef de détachement militaire de Sam-Ouandja, a été traité par les mercenaires Wagner lors de son arrestation la semaine dernière. Face à l’indignation générale, les mercenaires russes cherchent maintenant à justifier leurs actes barbares.

 

L’affaire a pris une tournure particulièrement choquante quand les détails du traitement infligé à ce sous-officier centrafricain ont émergé. Ligoté comme un vulgaire colis, l’adjudant-chef a été transporté de force en hélicoptère depuis Sam-Ouandja vers Bria, puis Bambari, dans des conditions qui violent toutes les conventions militaires.

 

Confrontés à la montée des critiques sur les réseaux sociaux, les Wagner ont rapidement changé de tactique. Après avoir détaché des scotchs autour de leur prisonnier dans leur base de Bambari, ils ont tenté de rejeter la responsabilité sur la hiérarchie militaire centrafricaine, prétendant agir sur ordre de l’état-major. Selon leur version, l’officier aurait été ciblé pour des liens présumés avec des groupes armés, et qu’il serait à l’origine de mutinerie des soldats à Sam-Ouandja, réclamant leurs primes globales d’alimentation (PGA) non payées depuis plusieurs mois.

 

Cette tentative de justification dévoile les méthodes douteuses du groupe Wagner. Même si tout le monde sait que c’est            Wagner qui commande et donne des ordres à nos dirigeants, rien ne peut légitimer le traitement brutal infligé à un sous-officier supérieur des FACA. Le recours à des méthodes d’intimidation dignes de groupes criminels pose de sérieuses questions sur le véritable rôle de ces mercenaires en République centrafricaine.

 

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Le mathématicien sud-africain Daniel Oluwole Makinde remporte le premier Prix N’GUÉRÉKATA

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Le mathématicien sud-africain Daniel Oluwole Makinde remporte le premier Prix N’GUÉRÉKATA

 

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Le Professeur Daniel Oluwole Makindé de University of Cape Town, South Africa, Premier gagnant du Prix N’Guerekata pour l’Excellence en Mathématiques ce Samedi 23 Novembre 2024 a l’Université Abdou Moumouni de Niamey. le Pr. Makinde est auteur de 145 pu. Photo profil Facebook du Professeur Nguerekata

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le Professeur Daniel Oluwole Makinde de l’Université Stellenbosch en Afrique du Sud a reçu le 23 novembre 2024 le premier Prix N’GUÉRÉKATA pour l’Excellence en Mathématiques lors d’une cérémonie à l’Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger. Cette distinction, qui porte le nom du mathématicien centrafricain Gaston Mandata N’GUÉRÉKATA, récompense l’excellence de la recherche mathématique en Afrique.

 

Créé en novembre 2014 à Kigali par la Commission pour la Recherche et l’Innovation en Sciences Mathématiques de l’Union Mathématique Africaine, ce prix exige des candidats au moins dix publications de haut niveau dans des revues internationales et une recommandation d’un mathématicien de renommée mondiale.

 

Le lauréat, qui compte plus de 145 publications référencées dans la base de données MathSciNet de la Société Mathématique d’Amérique, s’est distingué par son importante contribution à la formation des mathématiciens africains.

« J’ai eu l’honneur de former 47 docteurs en mathématiques et 75 masters issus de plusieurs universités du continent », a déclaré le Professeur Makinde lors de la cérémonie.

 

Un comité de cinq mathématiciens non-africains, originaires des États-Unis, d’Inde, de Chine et d’Allemagne, a sélectionné le lauréat parmi les candidats. Cette récompense représente une première mondiale, aucun prix mathématique de cette envergure ne portant jusqu’alors le nom d’un scientifique africain.

 

Le Professeur Makinde, qui figure parmi les 2% des scientifiques les plus influents au monde, a déjà reçu plusieurs distinctions prestigieuses, notamment le Prix scientifique continental Kwame Nkrumah de l’Union Africaine en 2011.

 

La cérémonie de remise du prix s’est déroulée en présence du Professeur Gaston Mandata N’GUÉRÉKATA, dont le nom est désormais associé à cette distinction qui valorise l’excellence mathématique africaine.

 

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Centrafrique : quand  L’eau de la SODECA est devenu  premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui

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quand  L’eau de la SODECA est devenu  premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/leau-de-la-SODECA-coule-au-robinet-338×450.jpg” alt=”Centrafrique : quand L’eau de la SODECA est devenu premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui” width=”338″ height=”450″ />
l’eau sale de la SODECA coule au robinet dans le sixième arrondissement le vendredi 22 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 L’eau qui coule des robinets de Bangui constitue un poison quotidien pour la population. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) persiste dans une négligence qui menace la santé publique, malgré les aides ponctuelles d’organisations comme le CICR et la banque mondiale.

 

En effet, ce vendredi 22 novembre 2024, le cas du 6e arrondissement à 8 heures prouve, une fois de plus, cette réalité accablante. L’eau distribuée par la SODECA présentait une saleté dépassant même celle des eaux de l’Oubangui. Les habitants n’avaient d’autre choix que d’attendre des heures pour que les impuretés se déposent au fond des récipients avant de faire bouillir cette eau douteuse.

 

Ce problème ne date pas d’hier. La société BIVAC, chargée du contrôle qualité, avait déjà donné l’alerte il y’a quelques années. Les analyses de l’eau de la SODECA avaient révélé une telle toxicité que la direction de BIVAC avait formellement interdit sa consommation à ses employés pendant plusieurs mois.

 

Mais la distribution de l’eau sale par la SODECA ne concerne pas seulement que le sixième arrondissement de Bangui. L’eau impropre coule dans tous les quartiers de la capitale. Les techniciens puisent directement dans la rivière Oubangui sans disposer des moyens nécessaires pour un traitement correct. La direction de la SODECA – DG, DRH et directeur financier – poursuit leurs activités toxiques sans se préoccuper de cette catastrophe sanitaire.

 

Les subventions des partenaires internationaux n’améliorent en rien la qualité du service. La population boit une eau plus sale que celle de la rivière Oubangui . Les maladies hydriques se multiplient. Les habitants doivent décanter puis bouillir cette eau avant toute utilisation, une procédure qui n’offre aucune garantie sanitaire.

 

Cette situation perdure depuis des années sans qu’aucune autorité n’intervienne. La SODECA continue de distribuer une eau dangereuse pour la santé publique. Les responsables de l’entreprise ignorent les plaintes des usagers et les risques sanitaires qu’ils font courir à la population.

 

L’absence de réaction des autorités de tutelle pose question. Comment accepter qu’une entreprise publique empoisonne ainsi les citoyens ? Les moyens existent pour traiter correctement l’eau. Les fonds des partenaires devraient servir à moderniser les installations et améliorer le traitement.

 

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Centrafrique : Pendant que la population souffre, le MCU s’affaire à sa réorganisation politique à Nola

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Centrafrique : Pendant que la population souffre, le MCU s’affaire à sa réorganisation politique à Nola

 

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Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans une Sangha-Mbaéré défoncée par la flambée des prix et les difficultés quotidiennes des populations, le Mouvement Cœurs Unis (MCU) poursuit sa campagne de restructuration politique. Une mission conduite par le superviseur adjoint Crespin Valère KPANGBA s’est déployée dans la circonscription de Nola 2, après avoir déjà visité Nola 3 la semaine précédente.

 

Cette dynamique de réorganisation des organes de base du parti au pouvoir intervient dans un contexte social particulièrement très difficile. Alors que les habitants de Nola, et particulièrement ceux de Loppo ainsi que de toute la préfecture de la Sangha-Mbaéré peinent à se procurer les produits de première nécessité en raison de l’inflation galopante, et que de nombreuses localités manquent de routes et même d’accès à l’eau potable, le MCU concentre ses efforts sur le renforcement de son appareil politique.

 

La nomination d’un nouveau président sous-fédéral à Nola 2, NDOUMOU Kolo Olivier Bienvenu, s’inscrit dans cette stratégie d’expansion politique. Le vice-président fédéral August MASSENGUE a présenté cette restructuration comme une priorité, tandis que la mission doit se poursuivre vers Bambio et Bayanga.

 

Cette mobilisation politique massive contraste fortement avec l’absence de réponses concrètes aux défis quotidiens des populations. Le parti semble privilégier le renforcement de son emprise territoriale, créant un système où l’adhésion politique devient parfois le seul moyen d’accéder aux ressources et aux opportunités.

 

La stratégie rappelle les pratiques observées lors du récent référendum, où la transparence du processus électoral avait été largement questionnée. Cette restructuration apparaît ainsi moins comme une démarche de développement local que comme un renforcement du contrôle politique, pendant que les populations continuent de faire face à des difficultés de tout genre.

 

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Sangha-Mbaéré : Flambée des prix inquiétante à Loppo à l’approche des fêtes

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Sangha-Mbaéré : Flambée des prix inquiétante à Loppo à l’approche des fêtes

 

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Rondpoint de la ville de Nola, au sud-ouest de la RCA. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À dix kilomètres de Nola, le village de Loppo connaît une hausse fulgurante des prix des produits de première nécessité à l’approche des célébrations du 1er décembre. Cette situation inquiète particulièrement les habitants de cette localité centrafricaine.

 

Le manioc, aliment de base des Centrafricains, a connu une augmentation significative de son prix sur le marché local. Cette hausse touche également d’autres denrées essentielles comme l’huile, le riz et la viande de bœuf, pesant lourdement sur le budget des ménages.

 

Devant cette situation exceptionnelle, où les prix dépassent même ceux pratiqués dans des villages plus isolés, le chef de groupe par intérim, August DAÏTO, a lancé un appel pressant aux autorités locales. Il demande leur intervention rapide pour trouver une solution à cette inflation qui affecte durement le pouvoir d’achat des habitants.

 

La proximité avec la ville de Nola, qui devrait théoriquement faciliter l’approvisionnement et maintenir des prix raisonnables, ne semble pas jouer en faveur des consommateurs de Loppo. Cette situation paradoxale pose des questions sur les mécanismes de fixation des prix dans la région.

 

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FLASH INFO : Nouvelle attaque des FACA sur l’axe Bambari-Bria, l’instabilité s’aggrave

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FLASH INFO : Nouvelle attaque des FACA sur l’axe Bambari-Bria, l’instabilité s’aggrave

 

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Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des hommes armés ont lancé une attaque ce mercredi 27 novembre 2024 à l’aube contre une position des FACA (Forces Armées Centrafricaines) au PK50 dans le village de Goboundo, sur l’axe Ippy-Bria. Cette nouvelle agression s’inscrit dans une série d’incidents violents qui ensanglantent cet axe stratégique depuis deux semaines.

 

L’attaque de ce matin contre la position des éléments de forces armées centrafricaines, dont le bilan n’est pas encore connu, intervient à peine 48 heures après un massacre qui a coûté la vie à une dizaine de personnes dans le même secteur. Lors de cet incident, des conducteurs de taxi-moto ont été assassinés et leurs engins incendiés par des assaillants.

 

Rappelons que cet axe Bambari – Bria connaît une escalade alarmante des violences :

– Il y a une semaine : enlèvement d’un policier retrouvé mort, disparition d’un second agent

– Dans les jours suivants : incendie criminel d’un camion de transport

– Plus récemment : attaque contre une opération des Wagner et leur supplétifs russes noirs, causant la mort d’un mercenaires russes du groupe Wagner et un russe noir en blessant plusieurs autres

 

Notons que l’axe Bambari-Bria, important pour le commerce et la circulation des personnes dans le centre du pays, semble désormais sous la menace constante de groupes armés. Cette détérioration sécuritaire rapide entraine de vives inquiétudes pour la stabilité de ces localités.

 

Nous suivrons l’évolution de la situation et communiquerons les informations officielles dès qu’elles seront disponibles concernant l’attaque de ce matin.

 

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