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CE QUE M’INSPIRE LA DEMANDE DE DÉMISSION DU PM MOLOUA…

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CE QUE M’INSPIRE LA DEMANDE DE DÉMISSION DU PM MOLOUA…

 

Centrafrique.org/rca-pourquoi-touadera-a-t-il-choisi-moloua-pour-la-primature/le-premier-ministre-felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-53779″ data-wpel-link=”internal”>Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

 

Comme on peut le constater ces derniers jours sur les réseaux sociaux, le sujet qui cristallise les débats est ce vœu si cher à certains “communicants” du pouvoir, qui réclament la démission du Premier Ministre Moloua au prétexte que ce dernier plomberait les actions du Chef de l’État (sic !). Avant tout, il est important de reconnaître que toute fonction politique a une date de péremption. Cependant, dans le contexte centrafricain, ramener l’échec de la gouvernance publique à la seule faute du chef du gouvernement semble quelque peu malhonnête.

 

Bangui, 22 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les Limitations du chef du gouvernement en Centrafrique, l’exemple du PM MOLOUA.

 

Quand un Premier Ministre est nommé en Centrafrique, il ne dispose pas souvent d’une marge de manœuvre pour composer son gouvernement. Pire, avec les pratiques instaurées par la “Touaderamanie”, certains ministres dépendent directement du Chef de l’État, ne rendant des comptes qu’à lui, car ils ont été placés là par le président lui-même.

 

Témoignages d’Anciens Premiers Ministres.

 

J’ai récemment lu un bel article de l’ex-Premier Ministre Gbezera Bria (à qui je rends hommage pour la qualité de la réflexion et le souci de rendre justice à l’histoire), paru dans les colonnes du journal “Le Citoyen”. Il y évoque le calvaire des chefs de gouvernement centrafricains, qui vivent quasiment sous le diktat des chefs d’État ou de leurs clans. Dans son pamphlet, il a reconnu que, sous la présidence de Patassé, les chefs de gouvernement disposaient d’une certaine marge de manœuvre pour composer leur équipe ou impulser des actions visant à renforcer l’action publique. Ceci m’a été confirmé par l’ex-Premier Ministre Anicet Georges Dologuélé lors d’un de nos échanges privés. Merci Ange Félix Patassé (AFP) !

 

L’Autorité Concentrée entre les Mains du Président .

 

Bref, il est honnête de reconnaître qu’en Centrafrique, le pouvoir, tout le pouvoir, est dans les mains d’un seul homme, ce qui signifie que Moloua n’est qu’un simple fusible. L’article n’a pas pour but de défendre le Premier Ministre Félix Moloua, bien que celui-ci ait de sérieux manquements, mais de démontrer que le problème des différents gouvernements sous l’ère de Faustin Archange Touadera ne se résume pas uniquement au Premier Ministre. Dakar n’est pas Bangui, où le Premier Ministre Sonko compose lui-même son équipe et a le boulevard pour mettre en œuvre le projet politique. Si l’on veut se séparer de “Félix” à la Primature, il faut le faire de manière plus orthodoxe. Cette vilenie de s’attaquer à un Premier Ministre en fonction par médias interposés n’honore pas la République.

 

Ben Wilson Ngassan

Corbeaunews Centrafrique

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L’alcool frelaté, fléau mortel à la frontière centrafricano-camerounaise

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L’alcool frelaté, fléau mortel à la frontière centrafricano-camerounaise

 

Centrafrique.org/sous-tension-la-biere-de-wagner-wanawa-arrive-a-cantonnier/arrivee-de-la-biere-de-wagner-wa-na-wan/” rel=”attachment wp-att-70665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/arrivee-de-la-biere-de-Wagner-Wa-Na-Wan-450×203.jpg” alt=”L’arrivée à Béloko de la bière de Wagner Wa Na Wa” width=”450″ height=”203″ />
L’arrivée à Béloko de la bière de Wagner Wa Na Wa

 

Dans la région frontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun, l’alcool frelaté fait des ravages, en particulier à Cantonnier. Ces boissons dangereuses, souvent conditionnées dans de petits sachets surnommés “liant d’or”, affluent massivement du Cameroun et du Nigeria, causant d’énormes dégâts sanitaires et sociaux.

 

Bangui, 22 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’alcool frelaté, un commerce florissant malgré les risques.

 

“Ces alcools frelatés se vendent comme des petits pains au Cameroun. Alors forcément, des gens les importent pour les revendre ici à Cantonnier ou les acheminer jusqu’à Bangui”, explique Jean-Pierre, commerçant à Béloko. “Certains en ramènent juste pour leur consommation personnelle, mais beaucoup en font un véritable business, malgré les risques pour la santé”.

 

L’alcool frelaté, la concurrence des alcools Wagner.

 

Mais ce trafic est désormais concurrencé par un nouvel acteur : le groupe paramilitaire russe Wagner, très influent en Centrafrique. “Wagner produit aussi ses propres alcools frelatés qu’ils écoulent dans tout le pays, y compris à Cantonnier”, révèle un habitant sous couvert d’anonymat. “Pour bloquer les importations du Cameroun, ils font pression sur les forces de l’ordre centrafricaines. Il y a maintenant des contrôles systématiques et des confiscations”.

 

Une jeunesse prise au piège.

 

Cette situation impacte durement la jeunesse de Cantonnier, comme en témoigne Paul, éducateur :

 

“Ces alcools font des ravages parmi les jeunes non scolarisés ou déscolarisés. Beaucoup de conducteurs de taxi-moto sont devenus esclaves de ces produits. Et ceux qui tentaient d’en vivre en les revendant se retrouvent sans activité. Le chômage bat des records ici, il n’y a aucun système de formation professionnelle. On interdit aux jeunes de couper du bois pour faire du charbon à cause de la déforestation, on leur confisque l’alcool qu’ils essaient de vendre… Ils ne savent plus quoi faire pour gagner leur vie. C’est un vrai problème social”.

 

Entre santé publique et survie économique.

 

Les autorités se retrouvent face à un dilemme, comme l’explique un responsable municipale de Baboua :

 

“On comprend bien sûr la nécessité de lutter contre ces alcools dangereux pour la santé publique. Mais en même temps, on prive de revenus des familles qui n’ont pas d’autres ressources. Il faudrait pouvoir offrir des alternatives économiques à ces jeunes avant de leur interdire ce commerce. Sinon on ne fait que déplacer le problème”.

 

La situation reste donc très tendue dans cette région frontalière, où l’alcool frelaté cristallise les enjeux sanitaires, économiques et sociaux. Sans politique globale prenant en compte tous ces aspects, il semble difficile d’endiguer ce fléau aux conséquences dramatiques.

 

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Les barrières illégales refont surface à Carnot, la colère monte parmi la population

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Les barrières illégales refont surface à Carnot, la colère monte parmi la population

Centrafrique.org/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere-450×413.jpg” alt=”Barrière multifonctionnelle illégale à la sortie de Carnot avec soldats FACA, policiers, gendarmes, agents phytosanitaires et forestiers” width=”450″ height=”413″ />
La barrière illégale à la sortie de Carnot regroupe toutes les forces de l’ordre et de contrôle, y compris les soldats FACA , les policiers, les gendarmes, les agents phytosanitaires et forestiers. CopyrightCNC
L’ancien ministre Laurent Gomina PampaliMalgré les efforts du gouvernement Moloua pour assainir la circulation routière, les barrières illégales continuent de faire des siennes dans certains coins du pays. À Carnot, chef-lieu de la Mambéré-Kadéï, la situation fait grincer des dents. Les jeunes de la ville crient leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un retour en arrière.

 

Bangui, 22 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

“C’est du n’importe quoi !”, s’exclame Aimé Ngambesso, le délégué des conducteurs de taxi-motos de Carnot. “Le Président Touadéra lui-même a dit que c’était fini les barrières. Les autorités de Bangui sont même venues les enlever. Mais voilà que nos militaires d’ici les remettent comme si de rien n’était. On se moque de qui ?”.

 

Selon Aimé, le problème touche les quatre principaux accès à la ville : “Que tu viennes de Bouar, de Berberati, de Mbelou ou de Gadzi, tu tombes sur une barrière. C’est niet ! On ne peut plus circuler tranquillement”.

 

Pour Narcisse Yaloké, un commerçant de la place, ces barrières sont un véritable frein à l’activité économique : “Chaque fois qu’un camion de marchandises arrive, c’est la galère. Les militaires exigent des sommes folles. Résultat : tout devient plus cher pour le consommateur. C’est nous, la population, qui trinquons”.

 

Le sous-préfet de Carnot, joint au téléphone, reconnaît l’existence du problème : “Nous sommes au courant de la situation. Ces barrières n’ont effectivement aucune base légale. Nous travaillons avec la hiérarchie militaire pour y mettre fin”.

 

Mais sur le terrain, le sentiment d’impuissance domine. “On a l’impression que personne n’ose vraiment s’opposer aux militaires”, confie sous couvert d’anonymat un agent municipal. “Ils disent que c’est pour la sécurité, mais tout le monde sait que c’est surtout pour racketter les gens”.

 

La population, elle, ne décolère pas. “On nous parle de libre circulation des biens et des personnes, mais c’est du pipeau !”, s’emporte Aimé Ngambesso. “Comment veux-tu que le pays avance si on ne peut même pas aller d’une ville à l’autre sans se faire rançonner ?”

 

Les jeunes de Carnot appellent les autorités à prendre leurs responsabilités. “Il faut que ça cesse”, martèle Aimé. “On veut bien garder la barrière du PK5 pour contrôler qui entre et sort de la ville. Mais le reste, il faut tout enlever. On veut pouvoir circuler librement, comme l’a dit le Président“.

 

En attendant une réaction des autorités, la grogne monte à Carnot. Certains évoquent déjà l’idée d’une manifestation si rien n’est fait. “On ne va pas se laisser faire”, prévient Narcisse Yaloké. “Si ça continue comme ça, on va descendre dans la rue. On en a marre d’être les vaches à lait de quelques militaires véreux.”

 

L’affaire des barrières de Carnot prouve une fois de plus une nouvelle fois le fossé qui existe parfois entre les décisions prises à Bangui et leur application sur le terrain. Elle souligne aussi la nécessité d’un contrôle plus strict des forces de l’ordre dans les provinces, pour que les efforts de développement du pays ne soient pas sapés par des pratiques illégales persistantes.

 

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L’état désastreux des routes de Bimbo provoque un pillage de bière, révélateur du désespoir ambiant

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L’état désastreux des routes de Bimbo provoque un pillage de bière, révélateur du désespoir ambiant

 

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Les passants observent la scène d’accident du camio transportant les casiers de Bière à Bimbo

 

La dégradation avancée des routes de Bimbo, commune limitrophe de Bangui, a causé le renversement d’un camion chargé de casiers de bière cette semaine. En quelques minutes, la cargaison a été pillée par la population, démontrant la détresse économique qui frappe le pays.

 

Bangui, 22 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un accident qui tourne au chaos .

 

Le camion revenait de la brasserie Mocaf-Castel quand il s’est renversé  au niveau de Songode. La scène qui a suivi témoigne de l’extrême précarité dans laquelle vit une grande partie de la population.

 

“J’ai vu des gens se ruer sur les casiers comme des fous sur les routes de Bimbo. Hommes, femmes, enfants, tout le monde emportait ce qu’il pouvait. En 10 minutes, il ne restait plus rien“, raconte Simplice, témoin de la scène.

 

Les routes de Bimbo, symbole de la misère quotidienne.

 

Cet incident révèle l’ampleur de la crise qui frappe le pays. Malgré la saison des chenilles, censée apporter un répit alimentaire, la population souffre du manque d’argent et de perspectives.

 

“On ne mange pas à notre faim. Quand une occasion comme ça se présente sur les routes de Bimbo, les gens n’hésitent pas. C’est la survie”, explique Marie N., habitante du quartier.

 

Les routes de Bimbo à l’abandon.

 

L’état déplorable des routes de Bimbo n’est pas nouveau mais s’aggrave d’année en année, paralysant l’économie nationale. Les promesses de réfection restent lettre morte.

 

“Les routes de Bimbo sont une honte. Comment voulez-vous qu’on travaille dans ces conditions ? Les accidents sont fréquents et personne ne fait rien”, s’indigne Paul M., chauffeur de taxi.

 

Les routes de Bimbo, reflet d’une population au bord du gouffre.

 

Le pillage du camion prouve une fois de plus le désespoir d’une population prête à tout pour survivre. La moindre opportunité est saisie, même au mépris de la loi.

 

“Les gens n’ont plus rien à perdre . Ils se battent pour ramasser quelques bouteilles de bière qu’ils pourront revendre. C’est triste mais c’est notre réalité”, constate le chef de quartier.

 

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« C’est quoi la démocratie ? », ainsi parla Félix Tshisekedi !

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« C’est quoi la démocratie ? », ainsi parla Félix Tshisekedi !

Centrafrique.org/droit-de-reponse-au-fameux-professeur-nyamsi-au-sujet-de-la-mise-en-place-dun-conseil-centrafricain-de-resistance-et-de-transition/ben-wilson-ngassan/” rel=”attachment wp-att-58362″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Ben-Wilson-Ngassan-450×253.png” alt=”Ben Wilson Ngassan” width=”450″ height=”253″ />
Ben Wilson Ngassan

 

 

Ce matin, je me suis réveillé avec une publication de mon grand confrère ivoirien Venance Konan intitulée « l’Occident et nous ». Ce pamphlet au vitriol est, à en croire son auteur, une critique vis-à-vis des « valeurs » que les « occidentaux » ont tendance à imposer en Afrique. Dans ce « papier » de deux pages pondu par l’ex directeur du journal abidjanais « Fraternité matin », l’on a eu droit à quelques coupures d’une intervention de l’actuel président congolais Félix Tshisekedi faite sur un média français. Quel bonheur, d’ailleurs pour moi, de me rendre automatiquement sur Youtube afin de suivre l’intégralité de cet autre masterclass signé « Fatshi » comme ses compatriotes ont tendance à l’appeler affectueusement. De là, j’y retiens quelques passages qui ne sont pas que des « punchlines », mais bien plus des sujets à réflexion pour quiconque veut comprendre les mutations en cours et les jeux de puissance dans notre Afrique. Suivons :

 

-Journaliste : comment comprenez-vous que, apparemment, la Russie et la Chine, qui ne sont pas des régimes démocratiques, eux, arrivent à progresser en Afrique ?

-FATSHI : c’est parce qu’ils ne viennent pas avec cette approche-là, ils ne viennent pas avec cette arrogance, cette façon de donner des leçons qui est frustrante… -Vous voulez dire que les Russes et les Chinois se comportent mieux que nous, Occidentaux, actuellement, selon vous ?

-Mais bien-sûr…

-Vous avez condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie mais vous revendiquez la liberté de toujours travailler avec la Russie ?

-Mais bien sûr. Aujourd’hui, en France, on condamne Israël pour certains de ses actes, mais on ne rompt pas les relations avec ce pays… -Qui raflera la mise en Afrique, entre la Chine, la Russie et les islamistes ?

-La Chine et la Russie, eux, ce sont des partenaires qui viennent par la grande porte… -Le fait que ce soit au détriment de la démocratie ne vous gêne pas ?

-C’est quoi la démocratie ?

-Ah, il y a une différence. Quand on vit dans une démocratie ou dans une dictature, je vous assure que ce n’est pas pareil.

-Permettez-moi d’inverser les rôles. C’est quoi la démocratie ? Je me suis rendu en été dernier en Chine, et j’ai discuté avec des chinois en aparté, ils m’ont dit qu’ils étaient heureux de vivre dans leur pays et dans ce système. Qu’y suis-je pour aller juger ce système et dire qu’ils sont malheureux ?

Fin de l’interview ! Sacré « FATSHI » ! Soit on l’aime, soit on le respecte !

 

Voilà ! Vous y avez découvert, certainement comme moi, un Félix Tshisekedi lucide et direct malgré les nombreux clichés que comportent les questions posées par le journaliste. Au-delà de nombreuses vérités révélées par cet entretien médiatique, une seule phrase retient mon attention : « c’est quoi la démocratie ? ». Et, Félix Tshisekedi donne indirectement une réponse à laquelle je souscris : « la démocratie, c’est assurer le bien-être intégral des populations (accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, aux soins appropriés, à la redistribution équitable des biens publics…). Par ailleurs, je profite de l’occasion pour dire que la « démocratie à l’européenne » telle que conçue dans nos Etats est difficilement applicable. Pour preuve, l’Afrique bat le record des putschs. Il est donc grand temps que les africains réfléchissent en toute responsabilité sur le modèle de gouvernance qui leur sied. Et cela doit se faire au cas par cas. Cette épineuse problématique, j’avais déjà commencé à l’approfondir avec mon « compagnon intellectuel » Huguet Francis Mongombe, avec qui on entend bien un jour décliner cela en une offre politique à soumettre à notre Peuple. Ce travail de réflexion doit aussi intéresser nos partis politiques. Même si je conspue la nouvelle génération de panafricains de la trempe de Kémy Séba, Nathalie Yamb et autres Franklyn Nyamsi à cause de leur démarche bancale basée sur la haine de l’Occident et la promotion des putschistes véreux, j’ai néanmoins du respect profond pour Alain Foka, qui sort du lot. Avec son think-thank « Mansah », je pense qu’il relèvera le défi d’une Afrique qui pense par elle-même.

Ne m’appelez pas « panafricain » (les activistes 2.0 l’ont vidé de son sens), appelez-moi plutôt « afro-optimiste ».

 

Africainement votre !

Par Ben Wilson Ngassan

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Déstabilisé par des attaques contre lui sur les réseaux sociaux, le premier ministre Félix Moloua propose un véhicule neuf à Trésor Babo pour acheter son silence

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Déstabilisé par des attaques contre lui sur les réseaux sociaux, le premier ministre Félix Moloua propose un véhicule neuf à Trésor Babo pour acheter son silence

 

Centrafrique.org/lenigme-du-premier-ministre-felix-moloua-une-bouche-toujours-entreouverte-qui-capte-lattention-des-reseaux-sociaux/le-premier-ministre-felix-moloua-la-bouche-entreouverte/” rel=”attachment wp-att-72139″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte-450×300.jpg” alt=”Le Premier ministre Félix Moloua salue, avec mépris, son nouveau ministre de la Jeunesse, le chef de la milicie du pouvoir les requins, Heritier Doneng bouche entreouverte” width=”450″ height=”300″ />
Le Premier ministre Félix Moloua salue, avec mépris, son nouveau ministre de la Jeunesse, le chef de la milicie du pouvoir les requins, Heritier Doneng

 

Le scandale au sein du gouvernement centrafricain atteint un nouveau sommet d’indécence. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, et le Premier ministre Félix Moloua, se trouvent au cœur d’une affaire de corruption qui révèle une fois de plus leur mépris total pour les besoins de la population. Cette fois, ce sont les 30 millions de francs CFA destinés aux athlètes centrafricains pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 qui ont été détournés.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des millions volatilisés : Le tour de passe-passe de Doneng.

 

L’histoire est simple, mais révoltante. Avant les jeux olympiques de Paris, le gouvernement alloue 30 millions de francs CFA pour soutenir les athlètes centrafricains dans leur préparation aux Jeux Olympiques. Pour récupérer cette somme, Héritier Doneng, en personne, se rend au Trésor public. Mais, à son retour, il ne remet pas les 30 millions au Comité National Olympique Centrafricain (CNOSCA) comme prévu. Au lieu de cela, il envoie deux de ses proches collaborateurs, qui ne sont même pas des responsables financiers, pour aller remettre seulement 20 millions de francs CFA  Au CNOSCA. Les émissaires, Sophie Nucci, attachée de cabinet, et Nganahoul-Gbahine Symphorien, chef de service de protocole, sont ainsi les acteurs involontaires d’une manœuvre qui aurait pu passer inaperçue si le président du CNOSCA, Gilles Gilbert Gresenguet, n’avait pas eu vent du véritable montant.

 

Gresenguet, informé par le Premier ministre lui-même que la somme devait être de 30 millions, refuse catégoriquement de décharger les 20 millions remis par les émissaires. Il exige la totalité de la somme. Ce refus prouve une fois de plus une pratique de détournement qui semble être devenue la norme dans ce gouvernement des handicapés intellectuels.

 

30 Millions détournés : Quand le Premier ministre Moloua cherche à acheter le silence avec un véhicule neuf.

 

Face à cette situation, Félix Moloua, qui se trouve dans une position délicate en raison de ses liens familiaux avec Gresenguet, fait pression sur Héritier Doneng pour que les 10 millions manquants soient restitués. Pourtant, loin de se plier aux exigences de son supérieur, Doneng choisit l’affrontement. Il mobilise ses réseaux pour instrumenter une violente campagne de diffamation contre le Premier ministre, l’accusant d’incompétence et réclamant sa démission.

 

Déstabilisé par l’intensité des attaques, Moloua tente d’acheter le silence de ses détracteurs. Il va jusqu’à proposer à Trésor Babo, un des communicateurs de Doneng, deux véhicules neufs en échange de l’arrêt des attaques. Une offre qui sera catégoriquement refusée. Ne s’arrêtant pas là, le Premier ministre mobilise des fonds publics pour financer des avatars sur les réseaux sociaux et des manifestations de soutien en sa faveur, dépensant sans compter l’argent du peuple centrafricain pour se protéger, alors que le pays sombre dans la crise.

 

Corruption généralisée : un gouvernement au service de ses intérêts.

 

Ce scandale n’est pas un simple incident isolé, mais un exemple patent d’une corruption systémique. Moloua, pour qui une villa de plus de 700 millions de francs CFA offerte par des opérateurs libanais n’était qu’un “cadeau” parmi d’autres, montre parfaitement comment les postes de pouvoir sont exploités pour des gains personnels, au détriment des besoins urgents du pays. Pendant que les Centrafricains souffrent, que les militaires ne reçoivent pas leurs primes, et que les fonctionnaires peinent à survivre, leurs dirigeants détournent des millions, distribuent des pots-de-vin, et se livrent à des luttes intestines pour conserver leurs privilèges.

 

Un État en décomposition sous le Premier ministre Moloua.

 

Cette affaire démontre la faillite totale de l’État centrafricain, incapable de protéger les intérêts de ses citoyens. Les détournements de fonds, les conflits internes et les tentatives désespérées de se maintenir au pouvoir révèlent une classe dirigeante pour qui l’intégrité, la responsabilité et la transparence ne sont que des mots vides de sens.

 

La situation est grave : alors que la Centrafrique continue de sombrer dans la pauvreté et l’insécurité, ses dirigeants se livrent à un spectacle honteux de corruption et d’incompétence. Héritier Doneng et Félix Moloua ne sont que les visages les plus visibles d’un système gangrené, qui trahit sans cesse les espoirs et les aspirations du peuple centrafricain. La question qui se pose désormais est simple : combien de temps encore ces hommes pourront-ils se cacher derrière leur pouvoir avant que la vérité n’éclate et que justice soit faite ?

 

Corbeaunews Centrafrique

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Un Retour Déshonorant au Trafic de Visas à l’ambassade de France à Bangui

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Un Retour Déshonorant au Trafic de Visas à l’ambassade de France à Bangui

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-avec-Bruno-Daniel-Jean-Michel-Foucher-lambassadeur-de-450×320.jpg” alt=”Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de” width=”450″ height=”320″ />
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de

 

Le spectre du trafic de visas refait surface à l’ambassade de France en Centrafrique, cette fois sous une forme encore plus choquante. Dix ans après le scandale qui avait éclaboussé l’ancien ambassadeur Charles Malinas, impliqué dans un réseau de corruption avec des figures locales, c’est désormais l’actuel représentant français qui semble avoir repris ce commerce honteux. Ce retour est marqué par une collaboration douteuse avec Héritier Doneng, le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, un homme au passé sombre et au présent tout aussi trouble.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les Jeux olympiques de Paris : Un Prétexte Pour le Trafic de visa.

 

Le prétexte pour ce trafic? Les Jeux Olympiques de Paris 2024. Officiellement, le ministère français de la Jeunesse et des Sports a invité Héritier Doneng à cet événement mondial. Toutefois, cette invitation cache un véritable scandale. Doneng, ancien chef de milice tristement célèbre pour ses exactions, ne se contente pas de sa propre présence à Paris. Il soumet à l’ambassadeur de France une liste de onze personnes, soi-disant supporters des athlètes centrafricains, mais en réalité composée de sa fille, de ses proches, et de plusieurs individus ayant payé cher pour obtenir ce précieux sésame.

 

Ces prétendus supporters ont obtenu leurs visas grâce à l’entremise de Doneng et de l’ambassadeur de France. Pourtant, aucun d’eux n’a réellement l’intention de retourner en Centrafrique. En effet, dès leur arrivée en France, ils se sont éparpillés, probablement pour demander l’asile politique. L’affaire prouve non seulement la corruption qui gangrène les institutions, mais aussi l’impunité dont bénéficient ceux qui, comme Doneng, utilisent leur position pour piller le pays tout en assurant un avenir confortable à leurs proches à l’étranger.

 

Héritier Doneng : Le Porte-Voix de Wagner.

 

Ce qui rend la situation encore plus grave, c’est que le ministre Héritier Doneng était à la tête de la cellule de communication de Wagner, installée à Boy-Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui. C’est lui qui orchestrait les multiples attaques verbales contre la France et les Occidentaux, tout en glorifiant le groupe Wagner. Via son groupe WhatsApp, il s’employait à vilipender l’Europe, les États-Unis et bien sûr, la France. Mais aujourd’hui, avec un retournement diplomatique choquant et un rapprochement de Paris avec le régime criminel de Bangui, Doneng se voit octroyer un visa français, un geste qui illustre à quel point les relations diplomatiques peuvent être manipulées au mépris des principes et des valeurs.

 

Le contraste est saisissant avec la fermeté des États-Unis et du Canada, qui, eux, refusent catégoriquement l’entrée sur leur territoire à toute personne liée à des groupes armés ou ayant un passé criminel. Un exemple frappant est celui de Jean-Jacques Démafouth, ancien ministre conseiller à la présidence durant la transition de Catherine Samba-Panza. Lors d’une mission à New York, il s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis malgré son passeport français, en raison de son passé de chef de groupe armé. La France, en revanche, semble toujours jouer un double jeu, accueillant les mêmes personnes qui, à Bangui, passent leur temps à vilipender ce pays.

 

Trafic de Visas : La France Complice?

 

Comment un pays comme la France, qui se targue de défendre les droits de l’homme, peut-il fermer les yeux sur les agissements d’un homme comme Héritier Doneng? Ce dernier n’est pas un simple ministre; il est aussi le porte-parole officieux du groupe Wagner en Centrafrique, un groupe de mercenaires russes qui a commis de multiples atrocités. La France, pourtant bien informée de la situation, lui déroule le tapis rouge, offrant des visas non seulement à lui, mais aussi à ses proches et complices.

 

Pendant ce temps, des citoyens centrafricains ordinaires, comme cette grand-mère de 70 ans qui souhaitait simplement rendre visite à ses petits-enfants en Espagne, se voient refuser le visa. Ce traitement inégal pose des questions graves sur les priorités de l’ambassade de France et son rôle dans la perpétuation de l’injustice en Centrafrique. Les réseaux sociaux s’enflamment, et le ressentiment envers la France grandit, alimenté par l’incompréhension et la colère face à ces décisions incompréhensibles.

 

Une Déconnexion avec les Réalités Centrafricaines.

 

Les actions de l’ambassadeur de France révèlent une déconnexion totale avec les réalités du terrain en Centrafrique. Tandis que des familles sont séparées par des refus de visas arbitraires, des criminels notoires et leurs proches se voient offrir des opportunités d’évasion dorée vers l’Europe. Ce favoritisme alimente le sentiment d’injustice parmi la population, qui voit une fois de plus ses espoirs piétinés par des élites corrompues en connivence avec des puissances étrangères.

 

En fin de compte, cette affaire de visas n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond qui ronge la société centrafricaine: la corruption et l’impunité à tous les niveaux. Que ce soit à travers des réseaux de trafic de visas ou par le soutien tacite à des figures politiques controversées, la France semble jouer un rôle trouble en Centrafrique, un rôle qui mérite d’être interrogé et dénoncé. Les citoyens centrafricains, eux, n’ont pas fini de s’indigner face à cette situation qui bafoue leur dignité et leurs droits.

 

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Les Mercenaires de Wagner : Boucliers du Régime, Bourreaux du Peuple centrafricain

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Les Mercenaires de Wagner : Boucliers du Régime, Bourreaux du Peuple centrafricain

 

Centrafrique.org/Centrafrique-wagner-bancroft-et-les-jeux-troubles-de-touadera-revelees-par-martin-ziguele/faustin-archange-touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-wagner-en-russie/” rel=”attachment wp-att-73145″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera, dans la salle du groupe Wagner en Russie, et sous la protection des mercenaires russes en Russie. CopyrightDR
Faustin Archange Touadera sous la protection des mercenaires du groupe Wagner en Russie. CopyrightDR

 

 

L’alliance entre le régime de Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et le groupe Wagner n’est pas seulement une affaire de sécurité nationale, c’est un pacte aux conséquences lourdes pour la République centrafricaine. Le groupe Wagner, force paramilitaire russe, s’est imposé en Centrafrique avec une influence grandissante et controversée, décortiquant les tenants et aboutissants dans une étude récente du chercheur Roland Marchai du CERI-Sciences Po. Derrière cette alliance, se cachent des intérêts qui, malheureusement, ne servent pas les Centrafricains.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les Mercenaires de Wagner : Une Alliance Volontairement Cultivée par le Pouvoir de Bangui.

 

Contrairement à une perception d’une aide extérieure spontanée, l’arrivée de Wagner en Centrafrique est le fruit d’une stratégie délibérée du président Baba Kongoboro et de son entourage. D’après Marchai, cette collaboration a été activement recherchée pour consolider un pouvoir de plus en plus impopulaire. Sous couvert de soutien militaire, Wagner a offert au régime une opportunité d’accroître son contrôle sur le territoire par l’usage de la force, laissant de côté les préoccupations légitimes de la population.

 

Les Mercenaires de Wagner : un soutien militaire aux lourdes conséquences.

 

Il est indéniable que Wagner a joué un rôle dans la reprise de certaines régions hors de contrôle, mais à quel prix ? La dépendance croissante du régime de Baba Kongoboro envers ces Mercenaires russes a conduit à une érosion sans doute de notre souveraineté. Marchai souligne les implications préoccupantes de cette collaboration, notamment en termes de respect de nos engagements internationaux. Une situation qui met à mal la légitimité de nos institutions et fait douter de la capacité du pays à se gouverner indépendamment des acteurs étrangers.

 

 Une Ingerénce Économique à Grande Échelle.

 

Au-delà de l’aspect militaire, l’impact économique de Wagner en Centrafrique est tout aussi alarmant. Marchai détaille comment le groupe s’est infiltré dans les rouages économiques, notamment au niveau du commerce de l’alcool, du bois, du diamant, de l’or, même des douanes, où il applique le code douanier avec une rigueur excessive pour maximiser ses profits. Cette mainmise sur un secteur vital de notre économie pose de sérieuses questions sur les réels bénéficiaires de cette coopération, alors que les retombées pour les Centrafricains restent totalement nulles.

 

Une détérioration des relations internationales.

 

Le chercheur souligne que l’alliance de la Centrafrique avec le groupe russe Wagner a entraîné une dégradation des relations de notre pays avec ses partenaires traditionnels. Il observe que “la communauté internationale a fait preuve d’une générosité aveugle après l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016”, mais que la situation a radicalement changé depuis l’arrivée des Russes. Cette dérive diplomatique accentue l’isolement de la Centrafrique, réduisant ses marges de manœuvre sur le plan international.

 

 Des Violations des Droits Humains qui Ne Peuvent Être Ignorées

 

Marchai n’élude pas la question des exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner. Il évoque des comportements inacceptables, souvent amplifiés par une absence de supervision rigoureuse. Ces exactions, loin d’être des incidents isolés, ternissent l’image de la Centrafrique dans le monde et ajoutent une nouvelle couche de souffrance à une population déjà éprouvée par des années de conflit.

 

 Une Union Dangereuse pour l’Avenir du Pays.

 

L’étude de Roland Marchai prouve une fois de plus sur les dangers d’une alliance qui semble profiter davantage à un régime en quête de survie qu’à la population centrafricaine.

 

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L’exode des députés de l’opposition vers le pouvoir : une fuite guidée par la peur

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L’exode des députés de l’opposition vers le pouvoir : Une fuite guidée par la peur

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Le député Percus Ketté, démissionnaire du parti MLPC pour le MCU du Président Baba Kongoboro

 

 

Le vent tourne de plus en plus dans les rangs de l’opposition centrafricaine. Sous la pression d’un régime de plus en plus puissant et dictatorial, certains députés, autrefois figures de proue de la résistance, abandonnent leurs convictions pour des gains matériels. La récente modification de la constitution par Faustin-Archange Touadéra, qui exige désormais un baccalauréat pour les candidats aux législatives, a poussé ces élus à rechercher des moyens de rester dans la course politique. Désillusionnés par une opposition qu’ils croient condamnée, ils se tournent vers le camp présidentiel, espérant sécuriser leurs privilèges en échange de leur loyauté.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’exode des députés : une défection motivée par l’intérêt personnel.

 

À la suite de la révision constitutionnelle initiée par Baba Kongoboro, de nombreux députés de l’opposition comme leurs collègues de la majorité aussi se retrouvent dans une situation délicate. La nouvelle loi impose que chaque candidat aux législatives doit disposer d’au moins un baccalauréat, un diplôme que nombre de ces députés n’ont jamais obtenu. Conscients de la menace que cela représente pour leur carrière politique, ces élus ont choisi de déserter leurs rangs pour rejoindre le camp présidentiel.

 

Ce ralliement n’est pas seulement une question de survie politique, mais aussi un acte de renoncement à leurs idéaux. Attirés par la promesse de recevoir une fausse attestation de baccalauréat de la part du pouvoir, ces députés privilégient leurs intérêts personnels au détriment de la lutte pour la démocratie. En quittant l’opposition, ils espèrent non seulement conserver leurs sièges, mais aussi bénéficier de la protection et des avantages que le régime leur offre.

 

Moïse et Pharaon : Un combat inégal aux leçons intemporelles.

 

L’histoire biblique de Moïse affrontant Pharaon en Égypte offre un parallèle édifiant avec la situation actuelle. Moïse, malgré sa position de faiblesse apparente face au pouvoir redoutable de Pharaon, a réussi à libérer son peuple grâce à sa foi et sa détermination. Pharaon, avec toute sa puissance, n’a pas pu empêcher la libération des Israélites, prouvant que le pouvoir ne garantit pas toujours la victoire.

 

Ce récit biblique montre une vérité universelle : même un régime oppresseur et apparemment invincible peut être renversé par une force moralement supérieure, armée de détermination et de justice. Aujourd’hui, en Centrafrique, cette leçon semble oubliée par certains députés de l’opposition qui, au lieu de persévérer dans la lutte contre le régime de Touadéra, préfèrent se rallier à lui pour sauver leur peau.

 

L’exode des députés : Une fuite guidée par la peur.

 

La peur et le pragmatisme ont conduit plusieurs députés de l’opposition à abandonner la lutte. Le régime de Touadéra, soutenu par des forces militaires étrangères telles que le groupe Wagner et les troupes rwandaises, semble invincible. Cette alliance militaire a créé une aura d’intouchabilité autour du président, rendant toute résistance presque impensable pour ces élus en quête de sécurité.

 

Les députés de Paoua 4, et de Ngaoundaye 3, citant seulement ces deux exemples, démontre bien ce phénomène. Ces élus, craignant pour leur avenir politique, ont décidé de quitter leurs rangs pour se rapprocher du pouvoir. Ils sont convaincus que l’opposition ne pourra jamais renverser un régime aussi bien protégé et soutenu. Cette défection massive ne fait qu’affaiblir davantage une opposition déjà en grande difficulté, la laissant presque sans moyens pour continuer la lutte contre le régime en place.

 

L’espoir de l’opposition : Une résilience encore possible ?

 

Malgré les nombreux départs et l’affaiblissement apparent de l’opposition, l’histoire de Moïse pourrait servir de source d’inspiration pour ceux qui restent. Tout comme Moïse a triomphé de Pharaon, malgré la puissance militaire et politique de ce dernier, l’opposition centrafricaine pourrait encore trouver la force de persévérer. Toutefois, cette résilience requiert une détermination sans faille, une foi inébranlable en la justice, et une capacité à résister même dans les moments les plus sombres.

 

Aujourd’hui, l’opposition est à un point critique. Les départs successifs des députés affaiblissent non seulement leurs rangs, mais sapent également le moral de ceux qui restent. Pourtant, l’histoire nous enseigne que les puissants ne sont pas invincibles, et que la persévérance dans la quête de la justice peut parfois renverser les obstacles les plus insurmontables. Mais pour cela, l’opposition doit redoubler d’efforts, puiser dans ses ressources morales et stratégiques, et continuer à croire en la possibilité d’un changement, même face à un régime aussi puissant que celui de Touadéra.

 

L’avenir de l’opposition.

 

L’avenir de l’opposition centrafricaine reste incertain. Pourra-t-elle surmonter les défis posés par un régime de plus en plus autoritaire et des défections en masse ? La question demeure. Cependant, comme le montre l’histoire de Moïse, la victoire peut parfois venir des endroits les plus inattendus, et même un pouvoir apparemment indestructible peut être ébranlé par une foi et une détermination inébranlables. Seul l’avenir nous dira si l’opposition centrafricaine trouvera en elle-même la force de continuer la lutte ou si elle finira par succomber sous la pression du régime actuel.

 

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Ministre Zingas : une “victoire” éducative qui fait Honte à la nation

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Ministre Zingas : une “victoire” éducative qui fait honte à la nation

 

Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas

 

Le ministre d’État à l’Éducation, Aurélien Simplice Zingas, semble vivre dans une réalité parallèle où un taux de réussite de 18 % au baccalauréat est synonyme de triomphe. Nommé en janvier dernier après avoir opportunément changé de camp politique pour rejoindre la majorité du président Touadéra, Zingas est à la tête d’un ministère qui semble naviguer à vue, loin des attentes éducatives de la nation.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’éducation sous le ministre Zingas : un naufrage national.

 

La nomination de Zingas à ce poste stratégique, malgré son niveau académique limité à un simple baccalauréat, fait se demander comment un individu avec une formation aussi rudimentaire peut-il prétendre diriger l’éducation d’un pays entier. Les résultats catastrophiques du baccalauréat de 2024, où seulement 18 % des candidats ont réussi, selon les statistiques du ministère de l’Éducation, montrent son incompétence. Pourtant, au lieu de reconnaître cet échec cuisant, Zingas et ses avatars sur les réseaux sociaux crient victoire, dans une démonstration de déconnexion totale avec la réalité.

 

Ministre Zingas : des succès imaginaires et des propagandes absurdes.

 

Dans un système éducatif en pleine dérive, Zingas et ses supporters s’accrochent à des “victoires” fictives. Pire encore, des anomalies flagrantes, comme des enfants malades qui n’ont même pas composé le concours d’admission en sixième, mais sont néanmoins déclarés admis, passent sous silence, comme si l’éthique et la rigueur n’avaient plus leur place dans ce ministère. Comment peut-on se glorifier d’un tel fiasco, sinon par pure ignorance ou par un cynisme éhonté ?

 

Les propagandes sur les réseaux sociaux : un mirage qui n’aura qu’un temps.

 

La stratégie de Zingas n’est pas nouvelle. Plusieurs de ses collègues ont usé de la même méthode : une présence bruyante sur les réseaux sociaux, des attaques contre l’opposition, et une auto-congratulation qui frise le ridicule. Mais l’histoire récente montre que ces manœuvres ne garantissent en rien la longévité au sein du gouvernement. L’ancien ministre des Sports, Aristide Briand REBOAS, tout aussi prompt à s’autocélébrer, et l’ex-porte-parole du gouvernement, Serge Ghislain Djorie, qui s’était illustré par des menaces publiques, ont tous deux été éjectés sans ménagement lors du dernier remaniement ministériel de janvier.

 

La vraie victoire sera celle de la compétence.

 

Les ministres de Touadéra doivent comprendre que ce ne sont ni les réseaux sociaux, ni les tapages médiatiques qui garantiront leur poste, mais bien leur capacité à livrer des résultats tangibles et à répondre aux attentes du peuple. Car, au final, c’est ce même peuple qui les jugera. Quant à Zingas, glorifier un taux de réussite de 18 % est non seulement une insulte à l’intelligence des Centrafricains, mais aussi la preuve éclatante que l’éducation nationale est en péril sous sa direction.

 

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Dépendance à l’aide financière: Elie Oueifio exhorte la Centrafrique à valoriser ses propres ressources.

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Dépendance à l’aide financière: Elie Oueifio exhorte la Centrafrique à valoriser ses propres ressources.

 

Monsieur Hervé Ndoba
Monsieur Hervé Ndoba

 

En mars 2023, l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio a publié un document saisissant intitulé “Entre un programme de développement et un projet humanitaire, le président Touadera s’interroge et invite les médias à plus de communications”. Diffusé par le Cercle des Ecrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC), ce texte s’inscrit dans la continuité des questionnements soulevés par le président Touadera lors d’un récent séminaire gouvernemental. Oueifio y développe une analyse approfondie de la situation du pays, mettant en lumière la problématique de la dépendance à l’aide étrangère.

 

L’ancien ministre y pose une question fondamentale : la Centrafrique doit-elle continuer à quémander de l’argent à l’extérieur pour se développer ? Sa réponse, catégorique, est non. À travers ce document, Oueifio livre un plaidoyer passionné pour l’exploitation des richesses nationales et invite ses compatriotes à repenser radicalement leur approche du développement. Son analyse, à la fois critique et constructive, propose une réflexion approfondie sur l’avenir économique du pays et les moyens de sortir du cycle de dépendance.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le paradoxe centrafricain : un pays riche aux poches vides, selon Elie Oueifio.

 

Élie Oueifio dresse un constat amer : la Centrafrique, bénie par la nature, se comporte comme un mendiant à la porte des nations. Il rappelle les immenses richesses du pays : or, diamants, uranium, bois précieux, terres fertiles. Pourtant, ces ressources, au lieu de profiter au peuple, sont soit pillées, soit sous-exploitées.

 

L’ancien ministre fustige ce qu’il considère comme une aberration : un pays regorgeant de trésors qui tend la main pour survivre. Il compare cette situation à celle d’un homme assis sur un coffre rempli d’or, mais qui mendie son pain quotidien.

 

L’aide étrangère : un piège doré, d’après Elie Oueifio.

 

Élie Oueifio n’hésite pas à qualifier l’aide internationale de “piège”. Selon lui, cette assistance, bien que présentée comme une solution, maintient en réalité le pays dans un état de dépendance chronique. Il dénonce un système où l’aide humanitaire se substitue au développement durable, créant une économie artificielle déconnectée des réalités locales.

 

L’ancien ministre va plus loin, suggérant que certains acteurs internationaux auraient intérêt à maintenir cette dépendance pour mieux contrôler les ressources du pays. Il cite des exemples de projets d’aide qui, selon lui, ont plus servi les intérêts étrangers que ceux des Centrafricains.

 

Le devoir d’autonomie : renouer avec la sagesse des anciens.

 

Élie Oueifio puise dans la sagesse traditionnelle pour appeler ses compatriotes à l’action. Il rappelle le proverbe ancestral : “L’eau demandée au voisin ne peut pas cuire la chair du buffle”. Ce dicton, explique-t-il, enseigne l’importance de l’autonomie et du travail acharné.

 

L’ancien ministre exhorte les Centrafricains à retrouver l’esprit d’initiative et de labeur qui animait leurs aïeux. Il insiste sur la nécessité de former une main-d’œuvre qualifiée capable d’exploiter les ressources nationales, plutôt que de compter sur des experts étrangers.

 

Des mesures concrètes pour l’indépendance économique.

 

Oueifio ne se contente pas de critiquer. Il propose des pistes concrètes pour sortir de la dépendance :

– Investir massivement dans l’éducation et la formation professionnelle

– Mettre en place une politique industrielle axée sur la transformation locale des matières premières

– Renforcer les contrôles sur l’exploitation des ressources naturelles pour lutter contre le pillage

– Développer l’agriculture pour assurer l’autosuffisance alimentaire

– Encourager l’entrepreneuriat local par des mesures incitatives

 

Le message d’Elie Oueifio est un appel à la fierté nationale et à la responsabilité. Il invite ses compatriotes à se réapproprier leur destin économique, à cesser de compter sur la générosité des autres pour bâtir leur avenir.

 

L’ancien ministre lance un défi à la nouvelle génération : celui de transformer la Centrafrique d’un pays assisté en une nation prospère et autonome. Il conclut sur une note d’espoir, affirmant que si les Centrafricains se mobilisent, ils ont tous les atouts en main pour réussir cette transformation.

 

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Décès de Madame Maxime Reboas, épouse de l’ancien ministre Aristide Briand Reboas

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Décès de Madame Maxime Reboas, épouse de l’ancien ministre Aristide Briand Reboas

 

Centrafrique.org/ma-lettre-aux-nations/briand-reboas/” rel=”attachment wp-att-38054″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/briand-reboas-450×337.jpg” alt=”Aristid Briand REBOAS” width=”450″ height=”337″ />

 

Madame Maxime Reboas, épouse de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aristide Briand Reboas, est décédée ce lundi 19 août 2024 à Bangui. Elle avait récemment regagné la République centrafricaine pour rendre visite à sa famille.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Résidant depuis quelques années en France avec son époux, Madame Reboas avait vu son état de santé se détériorer rapidement après son arrivée dans la capitale centrafricaine il y a quelques semaines. Bien que des problèmes de santé aient été signalés avant son départ pour Bangui, son état s’est brusquement aggravé dès son arrivée au pays, nécessitant son hospitalisation.

 

L’ancien ministre de la jeunesse et des sports, limogé il y a sept mois, traverse une nouvelle épreuve avec la perte de son épouse. La rédaction de Corbeau News exprime ses sincères condoléances à M. Aristide Briand Reboas ainsi qu’à toute la famille de la défunte.

 

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Les mariages précoces et l’exploitation minière menacent la scolarité des enfants à Bodimba

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Les mariages précoces et l’exploitation minière menacent la scolarité des enfants à Bodimba

 

Centrafrique.org/defis-de-lecole-primaire-de-bessan-temoignage-du-directeur-moussa-zafarou/eleves-en-classe-a-lecole-primaire-de-bessan/” rel=”attachment wp-att-76765″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Eleves-en-Classe-a-lEcole-Primaire-de-Bessan-450×203.jpg” alt=”Des élèves assis dans une salle de classe à l’école primaire de Besson, en République Centrafricaine, écoutant attentivement leur enseignant.” width=”450″ height=”203″ />
Élèves de l’école primaire de Besson lors d’une séance de cours. CopyrightCNC.

 

À Bodimba, les mariages précoces et les activités minières poussent de nombreux enfants à abandonner l’école, compromettant ainsi leur avenir éducatif, selon le directeur de la seule école locale, monsieur Jérémy Aboudou.

 

Bangui, 21 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’école Bondiba, située dans le village de Bodimba à 50 km de Baboua, dans la préfecture de la Nana Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, fait face à de nombreux défis qui entravent la scolarité des enfants. Selon Jérémy Aboudou, directeur de l’établissement, le mariage précoce et les activités minières locales sont parmi les principales causes de l’abandon scolaire. Pour les jeunes filles, une fois qu’elles atteignent un certain âge, elles quittent l’école pour se marier, compromettant ainsi leur avenir éducatif. Le directeur souligne que ce problème est récurrent, en particulier au cours de l’année scolaire 2023-2024.

 

Outre le mariage précoce, les activités minières constituent également un obstacle majeur. Aboudou explique que chaque vendredi, une grande partie des élèves est absente, car ils partent travailler dans les mines ou aider leurs parents dans les champs. Cette situation préoccupe profondément le directeur, qui estime que ces activités privent les enfants d’une éducation nécessaire pour leur futur. Il appelle les parents à encourager leurs enfants à se concentrer sur leurs études, car une éducation solide est essentielle pour surmonter les défis de la vie.

 

Le directeur insiste sur l’importance de l’éducation dès le plus jeune âge, affirmant que sans connaissances, les enfants auront du mal à s’intégrer dans la société et à surmonter les difficultés à l’âge adulte. Ces propos, recueillis par notre correspondant local, montre la gravité de la situation à l’école Bondiba et l’urgence d’une prise de conscience collective pour assurer un meilleur avenir aux enfants de cette région.

 

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Laurent Gomina Pampali : Un Caméléon Politique ou un Stratège Visionnaire ?

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Laurent Gomina Pampali : Un Caméléon Politique ou un Stratège Visionnaire ?

 

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L’ancien ministre Laurent Gomina Pampali

 

 

Laurent Gomina Pampali, un nom bien connu dans les cercles politiques centrafricains, incarne à lui seul le phénomène des métamorphoses politiques qui ont marqué l’histoire contemporaine de la République Centrafricaine. Cet homme, qui a traversé les époques et les régimes en changeant d’allégeances au gré des vents du pouvoir, incite à une analyse plus poussée quant à sa véritable nature : est-il un opportuniste avide de pouvoir ou un visionnaire qui sait s’adapter pour le bien du pays ?

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

De Kolingba à Patassé : Les Premiers Changements de Veste de Laurent Gomina Pampali.

 

Ancien secrétaire général du parti RDC sous l’ère du président André Kolingba, Laurent Gomina Pampali s’est rapidement distingué par sa capacité à se repositionner politiquement. En 1992, alors que l’ancien président Ange-Félix Patassé revenait d’exil du Togo, Pampali n’a pas hésité à user de son influence pour interrompre une interview de Patassé diffusée sur les ondes de Radio Centrafrique. Paul Marin Gouppana, le journaliste responsable de l’interview, en a payé le prix fort : il a été sanctionné et muté à Kaga-Bandoro. Mais le sort a voulu que Patassé remporte l’élection présidentielle en 1993, forçant Pampali à un premier revirement spectaculaire. Il troque alors son soutien à Kolingba pour une nouvelle allégeance envers Patassé.

 

Sous Bozizé, puis Touadéra : Un Caméléon Inarrêtable, Laurent Gomina Pampali .

 

Le changement de régime en 2003, avec l’arrivée de François Bozizé au pouvoir, n’a pas laissé Pampali en reste. Une fois de plus, il a su se repositionner, affichant cette fois son soutien au nouveau président. Puis, après la chute de Bozizé et l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016, Pampali a encore changé de camp. Dans un entretien diffusé sur Radio Centrafrique, il a affirmé son soutien indéfectible à Touadéra, soulignant les qualités intellectuelles de ce dernier et sa proximité idéologique avec Barthélémy Boganda, le père fondateur de la Centrafrique.

 

Dans cet entretien diffusé la semaine dernière à l’occasion du 13 août, Pampali se présente comme un défenseur du panafricanisme et de l’héritage de Boganda, se décrivant lui-même comme un patriote et un universitaire engagé. Pourtant, cette image de l’homme loyal et visionnaire contraste fortement avec ses revirements politiques passés. Beaucoup voient en lui un homme plus préoccupé par la conservation de ses privilèges que par la réalisation d’une véritable vision pour la Centrafrique.

 

Position Ambiguë sur le Référendum Constitutionnel.

 

En 2023, lors du débat sur le projet de modification constitutionnelle initié par Touadéra, Pampali n’a pas hésité à publier une lettre sur Facebook, où il exprime son dilemme face à ce projet controversé. Il y critique ouvertement le processus, dénonçant l’influence d’un petit groupe de personnes proches du pouvoir qui, selon lui, manipulent le président pour servir leurs intérêts personnels. Pampali y exprime également sa déception face à la médiocrité politique qui, selon lui, risque de transformer la Centrafrique en un “non-État”.

 

Malgré ses critiques acerbes, Pampali ne va pas jusqu’à s’opposer frontalement à Touadéra. Il conclut sa lettre en admettant l’inutilité d’une opposition directe à un processus déjà bien avancé, démontrant une fois de plus son retournement politique, que certains qualifieraient de cynisme.

 

Opportunisme ou Vision Stratégique ?

 

Laurent Gomina Pampali est-il un opportuniste avide de pouvoir, prêt à changer de camp au moindre signe de changement de régime ? Ou est-il un visionnaire capable de s’adapter aux circonstances pour mieux servir son pays ? La question reste ouverte, et les opinions divergent.

 

Ce qui est certain, c’est que Pampali a su, tout au long de sa carrière, naviguer avec une habileté remarquable dans les eaux tumultueuses de la politique centrafricaine. Si certains voient en lui un caméléon politique, d’autres y voient un homme d’État qui, malgré ses volte-face, continue de croire en une Centrafrique unie et prospère sous la direction d’un leader faussement intellectuel fort comme le Président Kongoboro, complice des nombreux crimes commis dans le pays sous son régime par les Wagner et les milices du pouvoir.

 

Un Bilan Politique Discutable.

 

Si Gomina Pampali a su naviguer habilement dans les eaux troubles de la politique centrafricaine, son impact réel sur le développement du pays reste discutable. Ses changements d’allégeance semblent avoir davantage servi sa carrière personnelle que les intérêts de la nation.

 

Gomina Pampali incarne les contradictions d’une classe politique centrafricaine souvent accusée de privilégier ses intérêts personnels au détriment du bien commun. Son soutien actuel à un régime Touadéra critiqué pour sa gestion contestable du pays et sa collaboration avec le groupe Wagner incite les centrafricains à des interrogations sur ses véritables motivations.

 

Alors que la Centrafrique fait face à des défis majeurs, le pays a besoin de leaders constants dans leurs convictions, capables de transcender les clivages politiques pour œuvrer au développement national. Le parcours de Gomina Pampali, marqué par l’opportunisme, illustre les obstacles à surmonter pour construire une véritable culture démocratique en Centrafrique.

 

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La guerre des mots autour du Premier ministre Félix Moloua : la communication du régime en pleine crise

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La guerre des mots autour du Premier ministre Félix Moloua : la communication du régime en pleine crise

 

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Le premier ministre Félix Moloua

 

Les récents échanges enflammés sur les réseaux sociaux ont dévoilé un climat de tension extrême au sein de l’appareil communicationnel du régime de Baba Kongoboro. Les critiques acerbes visant le Premier ministre Félix Moloua, diffusées via WhatsApp et autres plateformes, ont provoqué une vive polémique, prouvant une fois de plus un affrontement sans merci entre les partisans du gouvernement et ses détracteurs.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des attaques ciblées contre le Premier ministre Félix Moloua.

 

Tout a commencé avec la diffusion sur WhatsApp d’un message anonyme accusant Félix Moloua d’incompétence et de manque de leadership, des mots qui ont ébranlé la primature. Le message, bien que critiqué pour son anonymat, ne fait qu’exprimer à haute voix ce que beaucoup murmurent : le Premier ministre serait mal préparé pour ses fonctions, souffrirait de graves lacunes en communication, et serait fortement influencé par le groupe paramilitaire Wagner .

 

Les critiques s’étendent au style de leadership de Moloua, décrit comme rigide et peu innovant. Un passage particulièrement frappant du message pointe du doigt son incapacité à s’exprimer correctement, ce qui, selon les auteurs, dénote un manque de compétence inquiétant pour un poste de cette envergure.

 

La riposte des alliés du gouvernement.

 

En réaction, les agents de communication proches du Premier ministre n’ont pas tardé à contre-attaquer. Leur riposte fut tout aussi virulente, visant directement Trésor Babo et Ferdinand Dimbele, accusés d’avoir orchestré cette campagne de dénigrement. Les proches de Moloua ont décrit Babo comme un mercenaire de la communication, proche de la rébellion de l’UPC, et ont affirmé que Dimbele partageait les mêmes « valeurs familiales », qualifiant le clan de « voleurs ». Ces accusations, fondées sur des antécédents familiaux réels , sont clairement destinées à discréditer les deux hommes en les associant à des pratiques illégales et à la rébellion.

 

L’accusation la plus grave à l’encontre de Dimbele concerne un vol d’équipements audio à la primature, perpétré par son frère, ce qui aurait conduit à son licenciement. Cette attaque personnelle vise à démontrer que la famille Dimbele serait rongée par le vol et la corruption, une tentative manifeste de détourner l’attention des critiques dirigées contre Moloua.

 

Une stratégie de communication discutable.

 

Ce duel de mots, instrumenté principalement par les avatars du régime, révèle une stratégie de communication largement inspirée des méthodes apprises auprès de Wagner : attaquer l’opposant en l’associant à des groupes armés pour mieux le discréditer. Cependant, cette stratégie semble contre-productive, renforçant plutôt l’image d’un régime incapable de répondre de manière constructive aux critiques.

 

Il est révélateur que, dans leur hâte à défendre le Premier ministre, ses partisans aient eux-mêmes mis au jour des scandales internes, comme ce vol d’équipements au sein de la primature, qui ternit davantage la réputation déjà fragile du gouvernement. En étalant ces querelles internes sur la place publique, le régime expose ses failles, donnant l’impression d’un système gangrené par la corruption et l’incompétence.

 

Cet affrontement sur les réseaux sociaux n’est que le reflet d’un malaise plus profond au sein du régime de Baba Kongoboro. En tentant de faire taire les critiques par des attaques personnelles et des révélations embarrassantes, les agents du Premier ministre ne font que renforcer l’image d’un gouvernement en pleine dérive, incapable de se remettre en question face à l’accumulation des critiques légitimes. La stratégie de dénigrement adoptée par les proches de Moloua pourrait bien se retourner contre eux, exposant la fragilité d’un régime plus préoccupé par sa survie que par la résolution des problèmes qui minent la République centrafricaine.

 

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Le pacte Touadéra-Wagner : un mariage criminel aux lourdes conséquences pour la Centrafrique

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Le pacte Touadéra-Wagner : un mariage criminel aux lourdes conséquences pour la Centrafrique

 

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

 

L’alliance entre le régime de Faustin-Archange Touadéra et le groupe paramilitaire russe Wagner fait couler beaucoup d’encre. Une enquête approfondie menée par Roland Marchai, chercheur au CERI-Sciences Po, dévoile les dessous de cette collaboration toxique et ses impacts néfastes sur le pays tout entier.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Touadéra-Wagner : un partenariat né de l’opportunisme.

 

Selon Marchai, ce rapprochement avec Moscou n’est pas le fruit du hasard. “Le président Touadéra a su jouer de ses propres faiblesses et d’une configuration régionale et internationale particulière pour contraindre le champ politique et terroriser sa propre population”, affirme le chercheur. En se tournant vers la Russie et son bras armé, Wagner, le régime a non seulement consolidé son emprise, mais s’est aussi affranchi des exigences de transparence et de gouvernance imposées par les partenaires occidentaux.

 

La mainmise russe sur les secteurs stratégiques.

 

L’investigation dévoile l’étendue de l’influence russe au sein de l’appareil d’État centrafricain. Wagner ne se contente pas d’apporter un soutien militaire ; le groupe a également pris le contrôle de secteurs clés, comme le bois, le commerce de l’alcool, le commerce du café et les douanes. “Wagner a pris le contrôle des douanes et appliqué le code douanier dans toute sa rigueur pour obtenir leurs émoluments”, rapporte Marchai. Cette intrusion dans un domaine régalien critique remet en question la souveraineté de la RCA et expose le pays à une exploitation sans précédent de ses ressources.

 

Touadéra-Wagner : un bilan sécuritaire mitigé.

 

Si la présence de Wagner a permis une relative stabilisation dans certaines zones, le prix à payer est lourd. Marchai évoque ” des violations massives des droits de l’homme” impliquant les mercenaires russes. Ces exactions, loin d’être des cas isolés, semblent s’inscrire dans une stratégie de terreur visant à asseoir l’autorité du régime.

 

La diplomatie centrafricaine en eaux troubles.

 

L’étude souligne comment ce virage pro-russe a bouleversé l’échiquier diplomatique. “La communauté internationale a fait preuve d’une générosité aveugle après l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016”, note Marchai, avant d’ajouter que la donne a radicalement changé. La RCA se trouve aujourd’hui isolée sur la scène internationale, prisonnière de son alliance avec Moscou.

 

Les ressources nationales en péril.

 

Marchai prouve par son analyse les conséquences économiques de cette collaboration. “Le nouveau venu russe a ainsi pu se saisir de concessions sur le diamant et l’or tout en mettant en place des partenariats pour le bétail et le bois”, révèle-t-il. Cette mainmise sur nos richesses naturelles pose des inquiétudes légitimes quant à la capacité du pays à financer son propre développement.

 

Un appel à la vigilance citoyenne.

 

Face à ce constat alarmant, l’heure est à la mobilisation. L’analyse de Marchai nous interpelle sur la nécessité d’un sursaut national. Il est impératif que la société civile centrafricaine se dresse contre cette dérive autoritaire et exige plus de transparence dans la gestion des affaires publiques. L’avenir de notre démocratie et le bien-être de notre peuple en dépendent.

 

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Centrafrique : Héritier Doneng dans de sales draps !

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Héritier Doneng dans de sales draps !

 

Centrafrique.org/la-nouvelle-constitution-en-lambeaux-touadera-et-ses-ministres-refusent-de-respecter/heritier-doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports/” rel=”attachment wp-att-72303″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-450×300.jpg” alt=”Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports” width=”450″ height=”300″ />
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports

 

Ayant conduit la délégation centrafricaine lors des derniers Jeux Olympiques de Paris 2024, l’ex chef des requins devenu depuis ministre de la jeunesse en remplacement d’Aristide Brian Reboas, se trouve depuis quelques jours au cœur d’un grand scandale d’État. Et pour cause, des malversations financières diverses dont se serait rendu coupable le “griot zélé” de la 7e République voulue par Touadera. Le numéro un centrafricain aura-t-il le courage de limoger celui dont l’opinion s’accorde à dire qu’il a souillé la noble fonction de ministre ?

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Soupçons de détournements d’une importante somme de 10 millions sur les 30 alloués par le Comité International Olympique (CIO), favoritisme dans la désignation des personnes devant accompagner les athlètes à Paris, népotisme et autres…voilà entre autres griefs que les membres du Comité National Olympique et Sportif de Centrafrique (CNOSCA) ont contre l’ex patron des requins. Et l’affaire n’est pas qu’institionnelle, elle fait aussi grand bruit sur les réseaux sociaux. Dans les groupes whatsap de la capitale, on ne parle que de ça ! Doneng est visiblement dans de sales draps ! Selon certaines indiscrétions, le Premier ministre aurait même ouvert une enquête sur les accusations de détournements massifs dont se serait rendu coupable celui qui se rêvait “Blégoudé” pour Faustin Archange Touadera.

 

Et si seulement ce scandale pouvait être le dernier ?

 

Doneng n’est pas à son premier forfait, depuis qu’il a été bombardé directeur de cabinet puis ministre de la jeunesse. L’on a encore en mémoire le joli détournement de fonds dont se serait rendu coupable le “jeune” comptant pour le décaissement du budget alloué à la rencontre entre la RCA et Angola en 2023. Doneng avait alors inventé “environnement du match” afin de camoufler “artistiquement” sa grosse boutade. Toujours est-il que malgré la puanteur de sa démêlée, le Président Touadera lui renouvelle la confiance au point de le nommer en remplacement de Reboas. Cette couverture politique dont bénéficie Doneng au point de l’immuniser contre toutes poursuites judiciaires serait-elle irréversible ? Les prochains développements dans “l’affaire JO de Paris” nous en dira certainement plus. Dès lors que dans un audio qui circule à présent sur Whatsap, le Trésorier du CNOSCA, Me Mandé Ndjapou, a même menacé de tenir une co conférence de presse afin de “mettre Doneng face à ses mensonges”. Au passage, Mr Mandé Ndjapou a même signifié que c’est queue entre les jambes que Doneng avait dû quitter Paris lors des derniers JO. Ceci pour éviter de se faire interpeller à cause d’une plainte déposée par l’opposant Jean Francois Akandji Kombé contre ce dernier.

Qui donc sauvera le “sinistre”, euh pardon, le “ministre” Doneng ?

 

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Reportage du CNC : la République centrafricaine à l’arrêt,  Le calvaire des routes et l’odyssée des taxis-motos

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Reportage du CNC : la République centrafricaine à l’arrêt,  Le calvaire des routes et l’odyssée des taxis-motos

Motocycliste avançant sur une route rurale boueuse avec de lourdes charges.
un taxi moto sur une route boueuse

 

 

De Bangui à Birao, en passant par Bambari et Berberati, la République centrafricaine (RCA) s’enlise. Avec l’arrivée de la saison des pluies, le pays tout entier se trouve paralysé par un réseau routier en déliquescence, révélant l’ampleur de la crise infrastructurelle qui frappe cette nation enclavée.

 

Bangui, 20  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Calvaire des routes: un pays coupé en deux.

 

À 1078 km au nord-est de Bangui, la ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, est pratiquement inaccessible par voie terrestre. “Avant, on pouvait faire le trajet en deux semaines. Maintenant, c’est une expédition d’au moins six mois, quand on y arrive”, témoigne Adama, chauffeur de camion expérimenté.

 

La situation n’est guère meilleure dans l’ouest du pays. Pour parcourir les 584 km séparant Bangui de Berberati, dans la Mambéré-Kadéï, il faut s’armer de patience et de courage. “On passe plus de temps à pousser les véhicules embourbés qu’à rouler”, explique François, un commerçant habitué de cet axe. “Certains conducteurs abandonnent leurs véhicules enlisés et continuent à pied pour sortir et appeler le propriétaire “.

Voilà la route entre Bambari et Bria
Voilà la route entre Bambari et Bria

 

Les taxis-motos, héros malgré eux.

 

Face à l’effondrement du réseau routier, les taxis-motos sont devenus le seul lien entre de nombreuses communautés isolées. À Obo, à 1320 km à l’est de Bangui, ces conducteurs intrépides bravent tous les dangers. “On transporte tout : des vivres, des médicaments, même des femmes enceintes sur le point d’accoucher”, raconte Ibrahim, un jeune conducteur. “Sans nous, des villages entiers  par exemple sur la route de Zémio ou de Mboki seraient coupés du monde.”

 

Mais ce rôle vital a un coût. Sur l’axe Bambari-Alindao, long de 120 km, les conducteurs font face à des risques mortels. “Entre les groupes armés qui nous rançonnent et les éléments de Wagner qui confisquent nos motos, chaque trajet est un pari sur la vie”, confie Ousmane, président d’une association locale de taxis-motos.

 

Une économie asphyxiée.

 

Les conséquences de cette situation sont désastreuses pour l’économie centrafricaine. À Bouar, à 452 km au nord-ouest de Bangui, le marché autrefois florissant est aujourd’hui moribond. “Les prix ont triplé, quand les produits arrivent”, se lamente Marie, vendeuse de produits agricoles. “Beaucoup de commerçants ont fermé boutique”.

 

Dans la Lobaye, à seulement 192 km de la capitale, la ville de Boda, jadis surnommée “Boda la belle”, voit son économie s’effondrer. “Nos plantations de café pourrissent sur pied”, explique Jean, un producteur local. “Les acheteurs ne viennent plus, les routes sont impraticables”.

La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies
La Dégradation Alarmante de la Route Mbaïki-Boda en Saison des Pluies

 

L’inaction gouvernementale en question.

 

Face à cette crise, l’absence de réaction du gouvernement est flagrante. Le ministre des Transports, Gontran Ndjono-Ahaba, reste muet, malgré nos sollicitations répétées. Cette inaction provoque l’incompréhension et la colère de la population.

Les mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

À Bambari, à 385 km de Bangui, un transporteur exprime son désarroi : “Le gouvernement préfère dépenser des milliards pour Wagner plutôt que de réparer nos routes. C’est comme s’ils voulaient nous isoler du monde.”

 

Calvaire des routes : un avenir incertain.

 

Alors que la saison des pluies s’intensifie, l’inquiétude monte dans tout le pays. À Bangassou, à 750 km à l’est de la capitale, un chef traditionnel livre un témoignage poignant : “Nos ancêtres parcouraient ces routes à pied. Aujourd’hui, avec nos véhicules modernes, nous sommes plus isolés qu’eux. C’est un retour en arrière terrible pour notre pays”.

 

De Paoua (487 km au nord-ouest) à Obo (1320 km à l’est), en passant par Bossangoa (305 km au nord) et Mobaye (611 km au sud-est), c’est tout un pays qui suffoque, coupé de ses voisins et de lui-même par des routes devenues impraticables.

 

Face à l’ampleur de la crise, l’urgence d’une action gouvernementale se fait criante. Sans un plan massif de réhabilitation des infrastructures routières et une véritable stratégie de sécurisation des axes de communication, la République centrafricaine risque de s’enfoncer davantage dans l’isolement et le sous-développement.

 

Le calvaire des routes centrafricaines est bien plus qu’un simple problème d’infrastructures : c’est le symptôme d’une nation au bord du gouffre, où les citoyens ordinaires paient le prix fort de l’inaction de leurs dirigeants. Pendant ce temps, à Bangui, les embouteillages s’allongent et la colère gronde. Comme le résume une vendeuse du marché central : “Nos dirigeants roulent en 4×4 climatisés et ne voient pas notre souffrance. Mais un jour, la route s’arrêtera aussi pour eux.”

 

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À Besson, dans la Nana-Mambéré,  les habitants en fuite

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À Besson, dans la Nana-Mambéré,  les habitants en fuite

 

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Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

À Besson, Nana-Mambéré, les habitants ont déserté leur village, craignant les groupes armés qui rôdent. Pendant que Bangui clame contrôler le territoire, la réalité sur le terrain reste marquée par l’insécurité et la peur.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Désertion forcée à  Besson.

 

Depuis plus de deux semaines, Besson, autrefois animé, est maintenant vide. Les villageois ont quitté leurs maisons, emportant ce qu’ils pouvaient, pour échapper à la menace constante des hommes armés. Ils ne veulent pas prendre le risque de se faire attaquer et préfèrent chercher refuge ailleurs, loin de la terreur qui sévit dans leur localité.

 

Les promesses non tenues.

 

Tandis que les autorités à Bangui se félicitent du contrôle du territoire, à Besson, la réalité est bien différente. Les paroles rassurantes du gouvernement ne résonnent pas chez ceux qui vivent la peur au ventre chaque jour. Les populations de Besson se sentent abandonnées, sans protection face aux dangers qui les entourent.

 

Le contraste frappant.

 

Ce décalage entre le discours officiel et la vie des habitants de Besson montre à quel point la situation sécuritaire est fragile. Les éleveurs peuhls et les autochtones, qui cohabitaient autrefois en paix, sont désormais forcés de fuir pour sauver leur peau. Pour eux, l’espoir d’un retour à la normale reste lointain.

 

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Routes en ruine : la détresse des usagers entre Bouar et Bocaranga

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Routes en ruine : la détresse des usagers entre Bouar et Bocaranga

 

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CopyrightCNC

 

 

La dégradation des routes dans les provinces centrafricaines atteint des niveaux insoutenables, et la route reliant Bouar à Bocaranga en passant par Bohong en est un exemple frappant. L’état lamentable de cet axe vital, autrefois un simple défi pour les chauffeurs, est aujourd’hui une menace réelle pour quiconque s’y aventure.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Bouar et Bocaranga: un parcours semé d’embûches.

 

Rouler entre Bouar et Bocaranga est devenu un cauchemar. Ce tronçon de route est jonché de trous béants et de cailloux éparpillés, transformant le trajet en une véritable épreuve. Même pour les motards chevronnés, la prudence est de mise à chaque mètre. Les pluies saisonnières, qui transforment la terre en boue épaisse, n’arrangent rien. À chaque virage, on croise des camions immobilisés, incapables de continuer leur route.

 

Jeudi dernier, trois camions commerciaux ont été bloqués à seulement 40 km de Bocaranga. En pleine saison des pluies, ce genre d’incident est devenu monnaie courante, plongeant les usagers dans une angoisse permanente. Les chauffeurs, désespérés, savent que la moindre défaillance peut les contraindre à passer des jours, voire des semaines, bloqués en pleine brousse.

 

Un gouvernement absent.

 

Pour les habitants de ces localités, l’abandon du gouvernement est évident. « Ils ont tourné le dos à cette partie du pays », s’indigne un villageois. Beaucoup pensent que l’entretien des routes de province n’est plus une priorité pour Bangui. Ce sentiment de négligence est alimenté par l’inaction des autorités face à l’état catastrophique de cet axe stratégique.

 

Cette situation a des répercussions directes sur la vie quotidienne des populations. À Bocaranga, les prix des produits de première nécessité ont grimpé en flèche, la faute à une chaîne d’approvisionnement ralentie, voire bloquée, par l’état des routes. Les commerçants peinent à s’approvisionner, et ce sont les habitants qui en paient le prix fort.

 

Vers une paralysie totale de routes entre Bouar et Bocaranga ?

 

Si rien n’est fait, la route entre Bouar et Bocaranga risque tout simplement de devenir impraticable. Et avec elle, c’est toute l’économie de la région qui pourrait s’effondrer. Les habitants, déjà épuisés par des années de conflit et de difficultés économiques, redoutent de voir leur région sombrer encore un peu plus dans l’oubli.

 

La dégradation des infrastructures routières en Centrafrique n’est pas qu’une question de confort, c’est une question de survie pour des milliers de familles. Tant que les routes ne seront pas réhabilitées, l’avenir de cette région restera incertain.

 

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Le défi des guérisseurs traditionnels en Centrafrique : Rencontre avec docteur Yaya Abdoulaye

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Le défi des guérisseurs traditionnels en Centrafrique : Rencontre avec docteur Yaya Abdoulaye

 

Portrait de Yaya Abdoulaye, tradi-praticien spécialisé dans les maladies oculaires en Centrafrique.
Yaya Abdoulaye, tradi-praticien centrafricain, lors de notre interview dans son cabinet situé à la frontière nord avec le Cameroun.

 

Yaya Abdoulaye, Tradipraticien  renommé à la frontière nord du Cameroun, nous a accordé une interview exclusive pour parler de son métier, de ses pratiques, et des défis auxquels il est confronté. Avec une expertise particulière dans le traitement des maladies oculaires, il se distingue par son approche traditionnelle, tout en soulignant l’importance d’une connaissance approfondie des plantes médicinales.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le rôle du Tradipraticien, selon Yaya Abdoulaye.

 

Yaya Abdoulaye se définit avant tout comme un “docteur traditionnel”, un guérisseur qui utilise les racines et autres éléments naturels pour traiter ses patients. Il explique que les médicaments modernes, bien que commercialisés sous forme de comprimés, sont également issus de ces racines, affirmant ainsi la validité de sa pratique : « Les médicaments que vous voyez sous forme de comprimés sont souvent faits à base de racines. C’est exactement ce que nous utilisons, mais sans passer par la transformation industrielle».

 

Les bienfaits et les limites de la médecine traditionnelle selon Yaya Abdoulaye.

 

Pour Yaya Abdoulaye, le succès de la médecine traditionnelle repose sur la connaissance précise des plantes utilisées. « Si tu connais bien tes produits, ça ne peut pas causer de problème. C’est comme la médecine moderne : ça soigne ou ça ne soigne pas, mais l’essentiel est de bien connaître ce que tu donnes à tes patients». Il reconnaît néanmoins que, comme en médecine moderne, tous les traitements ne sont pas toujours efficaces, mais insiste sur l’importance de la persévérance et de l’adaptation des traitements.

 

Difficultés rencontrées par les Tradipraticien.

 

L’un des principaux défis pour les Tradipraticien  en Centrafrique est le manque de soutien et de reconnaissance de la part des autorités. Yaya Abdoulaye alias Docta souligne que les Tradipraticien  d’autres pays comme le Cameroun, le Congo ou le Nigeria bénéficient d’un soutien gouvernemental, notamment pour l’emballage et la commercialisation de leurs produits. « Ici, en Centrafrique, nous n’avons pas d’aide, ni des ONG, ni du gouvernement. Cela nous pose de sérieux problèmes, notamment pour la production et l’emballage de nos remèdes».

 

Maladies traitées et spécialisation.

 

Yaya Abdoulaye affirme pouvoir traiter diverses maladies que la médecine moderne peine parfois à soigner, comme les plaies liées au diabète ou les problèmes digestifs. Cependant, il est particulièrement spécialisé dans le traitement des maladies oculaires telles que les tensions oculaires, les cataractes et les glaucomes : « Les maladies des yeux, c’est mon domaine principal».

 

Appel aux autorités centrafricaines.

 

En conclusion de son interview, Yaya Abdoulaye appelle les autorités centrafricaines à reconnaître et à soutenir la médecine traditionnelle, soulignant le retard pris par la Centrafrique par rapport à ses voisins. « Nous demandons aux autorités de nous aider, comme le font d’autres pays pour leurs Tradipraticien. Cela nous permettrait d’améliorer la qualité de nos produits et de mieux servir nos patients».

 

 

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Un vaste réseau criminel de trafic des passeport centrafricains découvert à Bangui

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Un vaste réseau criminel de trafic des passeport centrafricains découvert à Bangui

 

Le colonel Bienvenu Nguimalet de l'immigration

 

Un vaste réseau de trafic de passeports centrafricains, qui permet à des étrangers d’échapper aux interdictions de voyage, prospère dans l’ombre à Bangui. Grâce à la complicité de certains fonctionnaires, des citoyens tchadiens et soudanais parviennent à obtenir des documents officiels falsifiés, une pratique révélatrice du niveau alarmant de corruption qui gangrène les institutions centrafricaines.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Trafic des passeport centrafricains : un réseau bien organisé.

 

L’enquête du Corbeau News Centrafrique (CNC) a révélé une structure bien organisée, où chaque acteur joue un rôle précis. À la tête de ce réseau se trouve un certain ISSA KALLIMI,  tchadien, basé à Douala, résident dans un hôtel local. Il collabore avec un individu à Bangui, un Centrafricain d’origine tchadienne dont le nom reste pour l’instant confidentiel, en raison de la fuite des fraudeurs, qui orchestre la délivrance de passeports centrafricains authentiques mais obtenus par des moyens frauduleux.

 

spécimen de passeport centrafricain à la Une

 

Le trafic des passeport centrafricains : un marché lucratif.

 

Selon nos sources, ce dernier perçoit 300 000 francs CFA par passeport délivré, une somme qui se divise entre les différents acteurs du réseau. « Le monsieur à Bangui récupère 300 000 francs aux mains de ses clients. Il débourse 150 000 pour un passeport au service de l’immigration, et le passeport sort », explique un témoin bien informé interrogé par la rédaction du CNC. Cette somme représente une petite fortune pour beaucoup, mais pour ces étrangers, c’est le prix à payer pour espérer franchir les frontières américaines sans encombre.

 

Les motivations derrière l’achat des passeports.

 

La demande de passeports centrafricains par des ressortissants tchadiens et soudanais n’est pas anodine. En raison des restrictions strictes imposées sur les passeports tchadiens et soudanais, ces derniers ne peuvent plus voyager depuis Douala, une situation qui a poussé ces individus à recourir à des passeports centrafricains. « Les détenteurs de passeports tchadiens et soudanais ne peuvent plus voyager depuis Douala. Ils utilisent donc des passeports centrafricains pour passer sans problème », explique une source officielle camerounaise, mais  qui a préféré garder l’anonymat.

 

Le passeport centrafricain devient ainsi un précieux sésame pour ces voyageurs, leur permettant de prendre un vol pour le Nicaragua, une des rares portes d’entrée vers les États-Unis pour ceux qui envisagent de traverser clandestinement la frontière mexicaine.

 

L'une de copie du passeport centrafricain délivré à un sujet tchadien depuis Bangui, alors que l'intéressé se trouvait à Douala
L’une de copie du passeport centrafricain délivré à un sujet tchadien depuis Bangui, alors que l’intéressé se trouvait à Douala

 

Un exemple concret : Le faux passeport de Mahamat Ahmat Ahmat.

 

Dans le cadre de cette enquête, nous avons obtenu une copie de l’un de ces documents frauduleux. Ce passeport, délivré au nom de Mahamat Ahmat Ahmat, un ressortissant tchadien, démontre parfaitement la corruption qui gangrène les services d’immigration centrafricains. Le passeport en question porte le numéro P CAF 00029256et a été émis le 10 juin 2024, avec une validité jusqu’au 9 juin 2029. Le document a été signé par le ministre de la sécurité publique, monsieur Michel Nicaise Nassin.

 

Ce faux passeport a permis à Mahamat Ahmat Ahmat, enregistré comme étudiant, de voyager sous une fausse identité depuis Douala au Cameroun, destination prisée par ces fraudeurs pour rejoindre les États-Unis via le Nicaragua et le Mexique. La photo de ce document montre un homme en apparence ordinaire, mais qui cache une réalité bien plus complexe, celle d’un citoyen tchadien utilisant des voies illégales pour atteindre des pays occidentaux.

 

Le trafic des passeport centrafricains : complicités au sein de l’administration.

 

L’enquête dévoile aussi l’existence de complicités au sein même des services d’immigration centrafricains. « Ce qui est choquant, c’est que ces documents officiels, censés être rigoureusement contrôlés, sont délivrés à des étrangers sans même qu’ils soient présents dans le pays. Tout se fait à distance, les photos sont envoyées par WhatsApp, et les passeports sont expédiés dans des valises par avion jusqu’à Douala », raconte une source officielle centrafricaine.

 

Cette pratique prouve encore une fois de plus aux yeux du monde l’ampleur de la corruption au sein des institutions centrafricaines. Un exemple frappant est celui de Bienvenu Nguimalé, le directeur de la police chargée de l’immigration, un homme qui, selon plusieurs sources, a réussi à développer un système de corruption solide. « Il se croit demi-dieu. Il bouffe sans problème. Il est là depuis des années, personne ne le change, et il continue à faire ses affaires », déclare un observateur indigné.

 

Une infiltration difficile à enrayer.

 

Malgré la découverte de ce réseau, il semble que les autorités centrafricaines aient du mal à prendre des mesures drastiques pour éradiquer ce fléau. La lenteur des réactions gouvernementales laisse place à une mafia qui ne cesse de se renforcer. « On n’arrive pas à comprendre ce pays. Avec Touadéra, franchement, le laisser-aller atteint son niveau maximum. Tout le monde fait ce qu’il veut », s’insurge un citoyen.

 

Le commerce des passeports centrafricains continue ainsi de prospérer, alimentant une chaîne de corruption qui se développe au détriment de l’intégrité du pays. Pendant ce temps, les citoyens tchadiens et soudanais qui ont déjà obtenu ces passeports se préparent à tenter leur chance pour atteindre les États-Unis, bien loin de la République centrafricaine et des réalités auxquelles elle est confrontée.

 

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Héritier Doneng : Quand un Chef Milicien roule la France dans ses activités Criminelles

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Héritier Doneng : Quand un Chef Milicien roule la France dans ses activités Criminelles.

 

Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l'ambassadeur de
Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de

 

 

Il est inconcevable qu’un individu comme Héritier Doneng, chef de la milice sanguinaire « Requin », puisse encore bénéficier de privilèges diplomatiques. Responsable de massacres, de pillages et de viols en Centrafrique, ce criminel notoire, qui a fait régner la terreur dans les rues de Bangui, a été officiellement invité par la France à assister à l’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. La France, autrefois fière de ses principes républicains et des droits de l’homme, se couche aujourd’hui devant un meurtrier dont les crimes sont bien documentés et connus de tous, y compris des autorités françaises.

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La France : Complice d’un assassin.

 

Héritier Doneng n’est pas un simple ministre au passé douteux. Il est un bourreau, un assassin, dont les mains sont tachées du sang de milliers de Centrafricains. À la tête de la milice « Requin », il a semé la terreur, causant la mort de civils innocents et orchestrant des massacres sans précédent. Les victimes de Doneng sont nombreuses, et leurs cris de justice résonnent encore. Pourtant, la France, en acceptant de l’inviter, en faisant de lui un “diplomate”, se rend complice de ses crimes. Le silence coupable des autorités françaises face à l’horreur de ses actions est une honte pour la République.

 

Un opportunisme diplomatique qui dégoûte.

 

Au lieu de répondre de ses actes devant une cour de justice, Doneng utilise son poste ministériel pour obtenir des privilèges personnels. Récemment, avant le lancement des jeux olympiques de Paris, il a envoyé une note à l’ambassadeur de France contenant une liste de 11 individus, pour demander que ceux-ci reçoivent des visas.

 

Parmi les personnes citées, on retrouve sa propre fille soi-disant, car c’est lui-même qui le précise dans la liste, ainsi qu’un couple d’agriculteurs ses parents et le chef de service de protocole qui fait office de son garçon de course, qu’il l’a qualifié de directeur de protocole. Cette demande est un nouvel affront à la dignité des Centrafricains. Ce n’est pas seulement une preuve d’opportunisme, c’est une insulte à toutes ses victimes. Que viennent faire ces gens dans une délégation officielle censée représenter la Centrafrique aux Jeux Olympiques ? La réponse est simple : il s’agit d’un abus de pouvoir éhonté, d’un stratagème pour permettre à ces individus de fuir le pays sous couvert de diplomatie.

 

Une France déshonorée.

 

En cédant à cette demande, la France ne fait pas que perdre son honneur ; elle se rend complice d’un criminel de guerre. Comment un pays qui se targue de défendre les droits de l’homme peut-il accepter de telles pratiques ? En fermant les yeux sur les atrocités commises par Doneng, la France prouve qu’elle est prête à sacrifier ses valeurs sur l’autel du pragmatisme diplomatique. Elle envoie un message terrible : les droits de l’homme ne pèsent rien face aux intérêts politiques et économiques.

 

La rage du peuple centrafricain.

 

Les Centrafricains en ont assez de ces jeux d’hypocrisie. La publication de la liste des bénéficiaires de visas sur les réseaux sociaux a déclenché une vague d’indignation. La colère du peuple est à son comble. Comment accepter que le bourreau de leurs frères et sœurs puisse profiter d’une escapade à Paris, accompagné de ses proches ? Comment accepter que la France, censée être un bastion de justice, accorde des privilèges à un criminel alors que des milliers de Centrafricains continuent de souffrir des conséquences de ses actions ?

 

Honte à la France, honte à Doneng.

 

Il n’y a pas de mots assez forts pour exprimer la trahison ressentie par les Centrafricains. Héritier Doneng aurait dû être jugé pour ses crimes, et non honoré par une invitation aux Jeux Olympiques. La France, en acceptant de jouer ce jeu pervers, trahit non seulement le peuple centrafricain, mais aussi ses propres principes. C’est une honte internationale, un scandale qui ne peut être ignoré. La complaisance envers les criminels de guerre doit cesser, et cela commence par refuser d’accorder des privilèges à des monstres comme Doneng.

 

Conclusion Intégrée

 

Cette affaire montre à quel point la situation est désespérée. Le peuple centrafricain ne mérite pas que son bourreau soit ainsi honoré. La France doit se ressaisir et montrer qu’elle est encore capable de défendre les valeurs qui ont fait sa réputation. Mais pour cela, elle doit cesser de courber l’échine devant des criminels comme Héritier Doneng. Le temps de l’impunité doit prendre fin. Il est temps de rendre justice à ceux qui ont souffert sous le joug de ce tyran.

 

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Blocage des Routes Migratoires  vers l’Europe : La Diaspora Centrafricaine au Maroc Dénonce la trahison de Mme GAMANA

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Blocage des Routes Migratoires  vers l’Europe : La Diaspora Centrafricaine au Maroc Dénonce la trahison de Mme GAMANA

 

Centrafrique.org/madame_ngamana/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/madame_ngamana-446×450.jpg” alt=”Portrait de Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, consul de Centrafrique au Maroc” width=”446″ height=”450″ />
Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, au cœur d’une polémique au sein de la diaspora centrafricaine au Maroc

 

Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale, Évariste Ngamana, et aussi cousine par alliance du Président Baba Kongoboro, se trouve au centre d’un scandale retentissant au Maroc. Après une nomination contestée en Belgique, c’est désormais au Maroc qu’elle fait parler d’elle, provoquant la colère et l’indignation de la diaspora centrafricaine.

 

Bangui, 20 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une Nomination Entachée par le Népotisme.

 

Madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, a d’abord été nommée en 2022 Conseiller consulaire et social auprès de la Mission diplomatique de la République centrafricaine auprès du Royaume de Belgique, mais les autorités belges ont rapidement bloqué cette nomination. Son mari, Évariste Ngamana, fort de sa position de vice-président de l’Assemblée nationale et du lien familial de son épouse avec le Président Touadéra, avait tenté d’imposer cette nomination dans un contexte de népotisme flagrant. Face au refus de la Belgique, elle s’est retrouvée nommée Consul de Centrafrique au Maroc, une décision qui a rapidement pris une tournure désastreuse.

 

Un Blocage Douloureux pour la Diaspora centrafricaine au Maroc.

 

Arrivée au Maroc, Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, s’est attirée la haine de la communauté centrafricaine. La diaspora centrafricaine au Maroc, composée en grande partie d’étudiants et de citoyens désespérés par la situation catastrophique en Centrafrique, voyait en ce pays une porte potentiellement ouverte vers l’Europe. Nombreux sont ceux qui, via un visa pour Cuba, tentaient de rejoindre l’Espagne et, une fois sur place, demandaient l’asile politique. Cette technique, bien connue, permettait à certains de fuir les conditions de vie précaires en Centrafrique pour se bâtir un avenir meilleur en Europe.

 

Mme GAMANA, lors d’un séjour à Bangui, a pris l’initiative d’alerter le ministère des Affaires étrangères de cette pratique, dénonçant au passage les Centrafricains qui l’utilisaient. Pire encore, elle aurait contacté l’ambassade de France pour s’assurer que cette route soit fermée aux Centrafricains. De retour au Maroc, elle aurait même signalé aux autorités aéroportuaires les manœuvres de ses compatriotes, entraînant un blocage immédiat de leur passage. Ainsi, nombreux sont ceux qui, ayant vendu leurs biens pour financer ce voyage, se sont retrouvés piégés dans les aéroports marocains, incapables de poursuivre leur périple vers l’Europe.

Une Colère Explosive de la Diaspora Centrafricaine au Maroc.

 

La trahison de Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, a provoqué une colère noire au sein de la diaspora. Les Centrafricains bloqués au Maroc  se sentent abandonnés par celle qui aurait dû les protéger. Les manifestations devant l’ambassade centrafricaine à Rabat se sont multipliées, avec des protestations allant jusqu’à menacer de brûler le bâtiment. Les manifestants dénoncent l’acharnement de Mme GAMANA à bloquer leur accès à l’Europe, et l’accusent de sacrifier la diaspora pour satisfaire des intérêts personnels ou pour se faire bien voir par les autorités marocaines et françaises.

 

Un Double Jeu Dangereux.

 

Le comportement de Mme GAMANA est d’autant plus incompréhensible qu’elle semble jouer sur deux tableaux. D’un côté, elle se montre intransigeante et dénonce les Centrafricains qui cherchent à quitter clandestinement le Maroc pour l’Europe, tout en leur coupant les bourses et les aides dont ils bénéficient. D’un autre côté, certains affirment qu’elle aurait elle-même tenté de faciliter sa propre situation en Europe par des voies détournées, notamment lors de son passage avorté en Belgique. Une Centrafricaine témoigne même qu’elle aurait entendu Mme GAMANA menacer de couper les bourses des étudiants qui, une fois au Maroc, se déclaraient réfugiés pour pouvoir bénéficier des aides sociales du HCR.

 

Ce double jeu a non seulement renforcé le sentiment de trahison parmi la diaspora, mais il a aussi amplifier les tensions au sein de la communauté centrafricaine. De nombreux étudiants, privés de bourses depuis plusieurs mois, se retrouvent aujourd’hui sans ressources, alors que la situation en Centrafrique continue de se détériorer.

« Pourquoi Mme GAMANA veut-elle nous punir ? », s’interroge un étudiant en colère. « Nous n’avons rien demandé, si ce n’est de pouvoir vivre dignement. Elle, qui est à l’abri du besoin, veut nous bloquer alors que nous tentons juste de survivre ».

 

Une Situation Explosive au Maroc.

 

Face à la gravité de la situation, l’ambassadeur centrafricain au Maroc a vérifié les faits auprès des autorités marocaines, et tente malgré lui de désamorcer la crise en minimisant l’implication de Mme GAMANA, affirmant qu’un consul n’a pas le pouvoir de donner de telles instructions aux services de l’immigration. Toutefois, cette tentative de dédouanement n’a pas suffi à calmer les esprits. La diaspora, convaincue de la responsabilité directe de Mme GAMANA dans ce fiasco, exige des explications et réclame son départ immédiat du consulat.

 

Ce scandale prouve une fois de plus les pratiques népotiques et les abus de pouvoir au sein du régime Touadéra. Le Président, qui a fait du favoritisme familial une règle de gouvernance, voit aujourd’hui les conséquences de ses choix éclater au grand jour. La colère de la diaspora, couplée à la situation explosive en Centrafrique, pourrait bien marquer le début d’une contestation plus large contre un régime de plus en plus contesté.

 

Alors que les Centrafricains, tant au pays qu’à l’étranger, continuent de souffrir des méfaits d’une gouvernance axée sur les intérêts personnels, Mme GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, incarne aux yeux de beaucoup la trahison ultime. Les prochaines semaines s’annoncent décisives, tant pour elle que pour le régime qu’elle représente.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Derrière les initiatives de paix de Darassa, se cache la main de Wagner : plusieurs officiers de la CPC dénoncent

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Derrière les initiatives de paix de Darassa, se cache la main de Wagner : plusieurs officiers de la CPC dénoncent

 

Centrafrique.org/rca-qui-sont-les-mercenaires-presents-en-Centrafrique/le-general-ali-darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-38984″ data-wpel-link=”internal”>Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.
Au milieu des Mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.

 

 

Le général Ali Darassa, ancien chef d’état-major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), a récemment fait l’objet d’un scandale après avoir proposé des pourparlers de paix avec le gouvernement centrafricain. Cette démarche, rapidement condamnée par les autres leaders de la CPC, n’engage que Darassa lui-même. Face à cette situation, le coordinateur politique de la CPC, le général François Bozizé, a décidé de limoger Darassa de ses fonctions, marquant ainsi une prise de distance nette entre la coalition et celui qui était autrefois l’un de ses piliers.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Dans un contexte où la tension monte au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le général Ali Darassa, autrefois figure incontournable de la rébellion, se retrouve désormais au cœur d’une controverse qui divise les rangs. Ses récentes tentatives de négociation avec le gouvernement centrafricain, interprétées par beaucoup comme un signe de faiblesse, ont déclenché une vague de réactions parmi ses propres alliés. Tandis que les commandants sur le terrain dénoncent ce qu’ils considèrent comme une trahison, Darassa cherche désespérément à justifier ses actions, mais le mal semble déjà fait.

 

Le général Amat Mounir dénonce : « Ce qu’Ali Darassa a déclaré, ça n’engage que lui ».

 

Le général Amat Mounir, l’un des commandants influents de la CPC, a réagi avec fermeté contre les actions de Darassa sur les réseaux sociaux. Dans un audio largement partagé sur WhatsApp, il a dit ceci :

« Ce qu’Ali Darassa a déclaré dans son communiqué, ça n’engage que lui. Nous, nous sommes sur le terrain, et nous n’avons rien vu en tant que tel. Nous allons nous battre jusqu’au bout pour libérer le peuple centrafricain, et non pour nous cacher derrière une fausse paix afin de demander de quoi manger ou des postes politiques. Notre objectif n’était pas cela. Notre objectif simple, c’est de sauver le peuple centrafricain».

 

Mounir a ainsi souligné que les véritables combattants de la CPC ne trahiront pas leur mission pour des intérêts personnels. Il a comparé leur lutte à celle du peuple israélien dans l’Antiquité, affirmant : « Nous sommes comme Moïses et ses partisans qui ont libéré les Israéliens de l’oppression du roi pharaons. Certains ont vu la puissance de Pharaon et ont eu peur, préférant rester esclaves plutôt que de se battre pour leur liberté. Mais nous, nous n’allons pas céder. Nous continuerons à nous battre, même si nous sommes peu nombreux. Dieu est souvent avec ceux qui ont le courage de se lever contre l’oppression».

 

Ces paroles puissantes de Mounir réaffirment la détermination des combattants fidèles à la cause, tout en dénonçant implicitement ceux qui, comme Darassa, pourraient être tentés de trahir cette mission sacrée.

 

Abdoulaye Tago : Des accusations voilées et un appel à la vigilance.

 

Le général Abdoulaye Tago, tout en s’adressant à ses compatriotes et ses frères d’armes, a exprimé son inquiétude face aux récentes divisions au sein des groupes armés. Sans nommer directement Ali Darassa, Tago a laissé entendre que des éléments infiltrés au sein de la CPC compromettaient la lutte. « Mon Général Ahmad Mounir, nous avons écouté ce que tu as dit, mais nous ne sommes pas pressés de tirer des conclusions. Nous avons pris le temps d’analyser la situation et nous avons compris que parmi nous-mêmes, il y a des traîtres. Quand tu penses trop à l’argent, ton combat ne va pas avancer. Comme vous le savez, quand tu manges quelque chose que tu as récolté par ta propre souffrance, tu le digères bien. Mais si tu manges un truc provenant d’un crime, tu ne vas pas le digérer correctement. Tu vas tout vomir. Certains parmi nous, au sein des groupes armés, ont été corrompus par l’argent de Kiriti, l’argent du mensonge, l’argent du crime. C’est pour cela que la CPC est aujourd’hui bloquée. Mais ceux qui ne sont pas complices, ceux qui sont restés fidèles, continuent de se battre pour le peuple centrafricain».

 

Par ces propos, Tago adresse une critique indirecte mais cinglante à ceux qui ont compromis la cause de la CPC pour des gains personnels, sans mentionner explicitement Ali Darassa, tout en appelant à la vigilance et à la fidélité à la cause.

 

Fessal, porte-parole d’Ali Darassa : Une tentative de justification.

 

Face à la controverse croissante, Ali Darassa a tenté de clarifier sa position par l’intermédiaire de son porte-parole, monsieur Fessal, qui a cherché à corriger les malentendus entourant le communiqué initial. « Ce que M. Idriss Amadou a dit à Bangui est une mauvaise interprétation du message du général Ali Darassa. Le communiqué n’avait pas pour but de négocier un désarmement ou de trahir notre lutte, mais simplement de créer des couloirs humanitaires pour permettre aux cultivateurs et aux commerçants de venir en aide à la population centrafricaine». Fessal a ainsi souligné que le représentant de Darassa à Bangui, monsieur Issa Amadou, avait mal compris et agi à l’encontre des directives de Darassa.

 

Pourtant, cette tentative de justification n’a pas convaincu. Beaucoup y voient une manœuvre pour dissimuler les véritables intentions de Darassa, qui semble de plus en plus isolé et en contradiction avec les autres leaders de la CPC, y compris ses propres éléments.

 

Wagner : Le véritable instigateur derrière Darassa.

 

Derrière cette initiative de Darassa, c’est la main de Wagner qui se profile. Selon plusieurs sources, Darassa aurait été manipulé par le groupe paramilitaire russe pour vendre ses combattants, en vue de les envoyer sur le front ukrainien. Wagner, avec l’appui de figures comme Hassan Bouba, cherche à recruter des éléments de l’UPC pour les utiliser dans ses opérations militaires à l’étranger. Cette trahison des idéaux de la CPC a été la goutte d’eau qui a poussé le général François Bozizé à démettre Darassa de son poste de chef d’état-major.

 

La chute de Darassa : Une fin inévitable.

 

Ali Darassa, autrefois figure clé de la CPC, a perdu toute crédibilité au sein de la coalition. Son initiative, motivée par des intérêts personnels et extérieurs, a révélé son isolement. La CPC, quant à elle, reste unie dans son objectif de libérer le peuple centrafricain. Les dirigeants de la coalition ne permettront pas qu’un homme, manipulé par des puissances étrangères, compromette leur lutte. Darassa, désormais déchu et isolé, incarne l’échec de ceux qui, par ambition personnelle, ont tenté de vendre leur cause à l’ennemi.

 

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Touadera et son armée fantôme : La grande illusion post-embargo

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Touadera et son armée fantôme : La grande illusion post-embargo

 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-massacre-de-paoua-le-cnca-pdd-communique/rebelles-3r-bocaranga-img_28mars2018142757-6/” rel=”attachment wp-att-29204″ data-wpel-link=”internal”>Les éléments rebelles du mouvement 3r sur des motos circulant sur la rue principale de Bocaranga, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC
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L’armée centrafricaine, censée être le socle de la défense nationale, se trouve depuis 11 ans dans une situation alarmante. Alors que les discours officiels laissent entendre que tout va pour le mieux, et que l’armée centrafricaine est désormais montée en puissance, sur le terrain, par contre, la situation est toute autre choses. Les soldats continuent de subir humiliations, privations et manque de soutien. Les promesses répétées de renforcement des capacités n’ont toujours pas permis à cette institution capitale de retrouver sa dignité et son efficacité.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un discours déconnecté de la réalité de l’armée centrafricaine.

 

Lors de la célébration du 64ème anniversaire de l’indépendance, le président Baba Kongoboro a prononcé un discours qui ne peut être qualifié que de pathétique. Parlant de renforcement de notre armée, il a dépeint une réalité qui n’existe que dans ses rêves. Ses mots, loin de rassurer, ont révélé une dangereuse déconnexion avec la situation réelle des forces armées. Ce discours n’était qu’une illusion, un mensonge éhonté, une maladie pathétique qui consiste à tromper constamment le peuple centrafricain. Alors que nos soldats sont laissés à eux-mêmes, manquant de tout, le président préfère peindre un tableau fictif, oubliant que les faits sur le terrain démentent chaque parole prononcée.

 

L’armée centrafricaine: les illusions de la levée de l’embargo.

 

Ces dernières années, l’embargo sur les armes avait été progressivement assoupli par le conseil de sécurité des nations-unies, permettant déjà à la République centrafricaine, s’il y’avait de la volonté politique,  de recevoir des équipements et former ses militaires d’une manière professionnelle. Pourtant, cet assouplissement n’a pas apporté les résultats attendus. Les forces armées continuent de manquer cruellement de moyens, et la levée récente de l’embargo n’a, pour l’instant, rien changé. L’armée reste démunie, ses soldats manquant de matériel de base pour accomplir leurs missions.

 

Humiliations et abandons : le prix caché de l’influence russe.

 

Ce n’est pas à cause de l’embargo que les Mercenaires russes de Wagner se permettent de frapper et de sodomiser nos soldats. Ce n’est pas non plus l’embargo qui explique pourquoi nos officiers supérieurs sont souvent arrêtés et maltraités par ces mêmes mercenaires, sans que les autorités centrafricaines n’osent réagir. Ces humiliations répétées ne sont que le reflet d’un abandon total de l’armée par ses propres dirigeants, qui préfèrent ignorer les abus infligés par leurs « alliés » étrangers.

 

Une armée toujours dépourvue de moyens.

 

Depuis des années, l’armée centrafricaine souffre d’un manque chronique de moyens, et les récentes décisions internationales n’ont rien changé à cet état de fait. Les soldats manquent de tout : véhicules, moyens de communication, uniformes… Les équipements roulant fournis par des partenaires comme la Chine ou les États-Unis sont souvent bloqués par les mercenaires russes du groupe Wagner, ou tombés en panne. Ce n’est pas l’embargo qui pousse les soldats à demander de quoi manger à la population, mais bien l’indifférence des autorités.

 

Une formation militaire dévoyée.

 

La formation dispensée par les mercenaires russes est loin d’être à la hauteur des besoins réels de l’armée centrafricaine. En quelques semaines, les soldats reçoivent une instruction superficielle, sans aucun respect pour les valeurs essentielles d’une armée républicaine. Loin de renforcer l’efficacité des forces armées, cette formation ne fait que les affaiblir davantage, en sapant leur discipline et en les humiliant.

 

des promesses vides face à une réalité accablante.

 

Alors que l’armée centrafricaine devrait être une force unificatrice et protectrice, elle reste entravée par un manque criant de soutien et de moyens. Ce n’est pas l’embargo qui a mené à cette situation, mais bien l’abandon des autorités, plus préoccupées par leur propre maintien au pouvoir que par la sécurité nationale. Tandis que les promesses se multiplient, les soldats, eux, continuent de souffrir en silence.

 

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Appel à l’unité et à la réconciliation : les propositions d’Elie Oueifio pour sortir la Centrafrique de la crise

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Appel à l’unité et à la réconciliation : les propositions d’Elie Oueifio pour sortir la Centrafrique de la crise

 

Centrafrique.org/nzila-la-base-de-la-jeunesse-pionniere-cedee-aux-rwandais-un-symbole-national-perdu/touadera_inauguration_base_jpn_de_nzila/” rel=”attachment wp-att-78638″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Touadera et des officiels lors de l'inauguration d'un centre pour la jeunesse
Le Président Faustin-Archange Touadera lors de l’inauguration du Centre de Promotion de l’Entrepreneuriat des Jeunes à Nzila en 2017

 

Dans son document publié en mars 2023, l’ancien ministre centrafricain Elie Oueifio ne se contente pas de dresser un constat alarmant de la situation de son pays. Il va plus loin en proposant une feuille de route pour la réconciliation et la reconstruction nationale. Son appel, empreint d’urgence et de pragmatisme, invite les Centrafricains à transcender leurs divisions pour bâtir ensemble un avenir meilleur. Examinons les principales propositions d’Oueifio pour sortir la Centrafrique de l’ornière.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Retour aux valeurs ancestrales : un socle pour la reconstruction.

 

Oueifio prône un retour aux valeurs traditionnelles centrafricaines comme fondement de la renaissance nationale :

– Réhabilitation de l’éthique du travail et de l’autonomie

– Promotion de la solidarité et de l’entraide communautaire

– Valorisation de la sagesse des anciens dans la résolution des conflits

 

L’ancien ministre estime que ces principes, ancrés dans la culture centrafricaine, peuvent servir de ciment social et moral pour reconstruire le pays.

 

Réforme en profondeur de la gouvernance : les propositions d’Elie Oueifio.

 

Pour Oueifio, une transformation radicale du système politique est indispensable :

– Lutte implacable contre la corruption à tous les niveaux de l’État

– Renforcement de l’indépendance et de l’efficacité de la justice

– Mise en place de mécanismes de contrôle citoyen sur l’action publique

– Promotion de la méritocratie dans la fonction publique

 

Ces mesures consistent à restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions et à créer un environnement propice au développement.

 

Réconciliation nationale : panser les plaies du passé.

 

L’ancien ministre insiste sur la nécessité d’un véritable processus de réconciliation :

– Organisation d’un dialogue national inclusif, impliquant toutes les composantes de la société

– Promotion d’initiatives de rapprochement intercommunautaire au niveau local

 

Oueifio souligne que sans un travail de fond sur les blessures du passé, aucune paix durable n’est envisageable.

 

Les propositions d’Elie Oueifio pour valoriser les ressources nationales

 

Pour sortir de la dépendance à l’aide étrangère, Oueifio propose :

– Investissement massif dans l’éducation et la formation technique

– Développement d’une industrie de transformation des matières premières locales

– Promotion de l’agriculture familiale et de l’agro-industrie pour assurer la sécurité alimentaire

– Mise en place d’une politique énergétique basée sur les ressources renouvelables du pays

 

L’objectif est de créer une économie centrafricaine robuste et autonome, capable de subvenir aux besoins de sa population.

 

Refonte de la politique étrangère : vers une véritable souveraineté.

 

Oueifio plaide pour une révision des relations internationales du pays :

– Réévaluation des accords de coopération pour s’assurer qu’ils servent réellement les intérêts centrafricains

– Diversification des partenariats diplomatiques et économiques

– Renforcement des capacités de négociation du pays face aux acteurs internationaux

– Promotion d’une intégration régionale basée sur des intérêts mutuels

 

L’ancien ministre estime qu’une Centrafrique forte sur la scène internationale sera mieux à même de défendre ses intérêts et ceux de son peuple.

 

Les propositions d’Elie Oueifio constituent un véritable plan Marshall pour la Centrafrique. Elles appellent à une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation pour surmonter les défis actuels. L’ancien ministre invite ses compatriotes à prendre leur destin en main, à rejeter la fatalité et à œuvrer ensemble pour un avenir meilleur.

 

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Yaoundé : Les réfugiés centrafricains de Ndi Samba chassés sans ménagement,  21 familles à la rue

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Yaoundé : Les réfugiés centrafricains de Ndi Samba chassés sans ménagement,  21 familles à la rue

 

Centrafrique.org/famille_refugies_cameroun_chassee/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/famille_refugies_cameroun_chassee-450×338.jpg” alt=”Les bagages d’une famille des refugiés centrafricains à Yaoundé chassée de leur domicile. sans menagement total.” width=”450″ height=”338″ />
Les bagages d’une famille des refugiés centrafricains à Yaoundé chassée de leur domicile.

 

La semaine dernière, à Ndi Samba, un quartier périphérique de Yaoundé, vingt-et-une familles de réfugiés centrafricains ont été brutalement expulsées de leurs domiciles après plus de dix ans de vie sur place. Le plus choquant dans cette affaire ? Ces familles, déjà fragilisées par des années d’exil, n’ont eu qu’une semaine pour quitter les lieux, sans autre recours.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les réfugiés centrafricains : une expulsion précipitée et controversée.

 

Parmi ces familles, celle de KOMAS BAMI a été mise à la rue sans autre forme de procès. Malgré les démarches des réfugiés auprès du procureur de Yaoundé, qui avait demandé aux parties en conflit de patienter pour une décision de justice prévue pour le 19 août 2024, rien n’y a fait. Les bailleurs, prétendant détenir les droits légitimes sur les propriétés, n’ont pas jugé bon d’attendre. Ignorant les procédures en cours, ils ont fait évacuer les maisons en utilisant des moyens de pression que beaucoup jugeraient abusifs.

 

Les réfugiés centrafricains  chassés, le silence assourdissant du HCR.

 

Ce qui ajoute une couche d’injustice à cette affaire, c’est l’inaction du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Saisi depuis le 14 août, le service de protection du HCR à Yaoundé reste muet. Aucune assistance, aucun soutien pour ces 21 familles désormais sans abri. Dans un contexte où les réfugiés sont censés bénéficier d’une protection internationale, la passivité du HCR fait froid dans le dos. Comment une organisation censée protéger les plus vulnérables peut-elle rester indifférente face à une telle situation ?

 

Des réfugiés abandonnés à leur sort.

 

Les familles expulsées ne sont pas des cas isolés, mais elles révèlent le malaise croissant auquel sont confrontés de nombreux réfugiés au Cameroun. Vivre dans un pays qui, en théorie, leur accorde protection et droits fondamentaux, mais qui, en pratique, les laisse à la merci de potentiels abus. Les expulsions forcées, sans égard pour les procédures judiciaires en cours, montrent une réalité inquiétante : celle d’un pays où la sécurité des réfugiés semble devenir de plus en plus fragile.

 

Le Cameroun, un pays de moins en moins accueillant pour les réfugiés ?

 

Cette situation laisse présager le pire pour l’avenir des réfugiés au Cameroun. Le fait que des bailleurs puissent expulser des familles, en dépit d’un processus judiciaire en cours, et que le HCR reste inactif, envoie un message alarmant : celui d’un pays qui devient de plus en plus hostile envers les étrangers sur son propre sol.

 

La communauté internationale, et en particulier les organisations de défense des droits des réfugiés, doivent se pencher de toute urgence sur ces dérives. Sans intervention, de nombreux autres réfugiés risquent de subir le même sort que les familles de Ndi Samba, laissés sans abri et sans espoir d’une protection réelle.

 

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Les stagiaires de l’ENAM, en grève,  crient leur désespoir face au blocage de leurs présalaires

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Les stagiaires de l’ENAM, en grève,  crient leur désespoir face au blocage de leurs présalaires

 

Centrafrique.org/nepotisme-en-haute-cour-lascension-de-nimery-ben-colbert-neveu-de-abazene-dans-la-magistrature-centrafricaine/photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service/” rel=”attachment wp-att-72018″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Photo-de-famille-des-jeunes-magistrats-et-greffiers-le-23-septembre-2023-apres-leur-prestation-de-service-450×300.jpg” alt=”Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de service. CopyrightDiaspora” width=”450″ height=”300″ />
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

Les stagiaires de l’École nationale de l’administration et de la magistrature (ENAM) en République centrafricaine sont à bout de patience. Depuis des mois, ces jeunes professionnels affectés dans diverses branches de la fonction publique, notamment comme statisticiens, greffiers et agents pénitentiaires, attendent en vain le paiement de leurs présalaires. Malgré des manifestations répétées devant le ministère des Finances, leur situation demeure inchangée. L’État, qui leur a promis un soutien financier en attendant leur intégration officielle, ne tient pas parole. Face à ce silence, ces futurs fonctionnaires voient leur avenir devenir de plus en plus incertain.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Des promesses en l’air pour les stagiaires de l’ENAM.

 

D’après les textes en vigueur, les stagiaires de l’ENAM ont droit à un présalaire dès leur prise de fonction, ce qui devrait leur permettre de vivre décemment en attendant leur intégration complète dans la fonction publique. Pourtant, cette promesse reste lettre morte. Dès janvier 2024, les dossiers de présalaire ont été soumis, avec l’assurance que les paiements seraient effectués le mois suivant. Nous voici en août, et ces jeunes n’ont toujours pas perçu un sou. Leur frustration les a poussés à manifester plusieurs fois devant le ministère des Finances, mais leurs revendications n’ont trouvé aucun écho favorable.

 

Le blocage vient d’en haut.

 

Ce retard dans le paiement des présalaires serait, en réalité, lié à des décisions prises au plus haut niveau de l’État. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas uniquement le ministère des Finances qui est en cause, mais une commission présidée par le Président Baba Kongoboro lui-même. Ce dernier, en dépit des conseils de ses collaborateurs, aurait choisi de ne pas donner l’ordre de libérer les fonds nécessaires. Cette situation, marquée par une gestion centralisée et peu transparente des finances publiques, rappelle des pratiques autoritaires d’un autre temps, où les décisions se prenaient en cercle fermé, sans tenir compte des lois en vigueur.

 

L’argent va ailleurs, et les stagiaires de l’ENAM en queue de liste.

 

Pourquoi ces paiements sont-ils encore en suspens ? Selon certaines sources, les finances de l’État sont actuellement sous pression, en partie à cause des engagements envers le groupe Wagner. Ces priorités budgétaires mettraient les stagiaires de l’ENAM en queue de liste, les laissant sans ressource pendant des mois. Une situation difficilement tenable pour ces jeunes qui peinent à subvenir à leurs besoins.

 

Manifestations : un espoir ténu.

 

Malgré leurs manifestations répétées devant le ministère des Finances à Bangui, les stagiaires n’ont toujours obtenu aucun résultat. Désormais conscients que la solution pourrait se trouver à un niveau plus élevé, certains envisagent de déplacer leurs manifestations devant la présidence de la République. Ils espèrent ainsi interpeller directement le Président Baba Kongoboro et faire bouger les choses. Néanmoins, l’issue de cette démarche reste incertaine.

 

Entre-temps, plusieurs stagiaires ont dû chercher du travail dans des ONG pour assurer leur survie, tandis que d’autres gardent l’espoir d’une intégration prochaine. Mais même cet espoir est mince, avec des rumeurs persistantes selon lesquelles seuls les plus “connectés” pourraient bénéficier d’une intégration rapide.

 

Une urgence pour la justice sociale et l’avenir de la fonction publique”.

 

Le cas des stagiaires de l’ENAM prouve encore une fois de plus les dysfonctionnements administratifs et les choix budgétaires douteux qui gangrènent le pays. Ces jeunes, qui devraient être soutenus dans leur entrée dans la vie professionnelle, se retrouvent au contraire négligés, sans salaire, ni perspective claire. Il est plus qu’urgent que les autorités prennent la mesure de cette situation et agissent rapidement pour rétablir l’équité et la justice dans le traitement de ces futurs serviteurs de l’État.

 

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Boali : une mosquée transformée en débit de boissons , La Communauté Musulmane Réclame Ses Droits

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une mosquée transformée en débit de boissons  à Boali , la Communauté Musulmane Réclame Ses Droits

Centrafrique.org/touadera-souvenez-vous-encore-de-votre-promesse-dans-la-mosquee-centrale-de-bangui-en-2016/touadera-a-la-mosquee-ali-babolo-km5/” rel=”attachment wp-att-60717″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Touadera-a-la-mosquee-Ali-Babolo-KM5-338×450.jpg” alt=”Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5″ width=”338″ height=”450″ />
Touadera à la mosquée Ali Babolo KM5 en 2016

 

 

Les violences de 2013 à 2015 en Centrafrique ont forcé des milliers de personnes, y compris la communauté musulmane, à quitter leurs foyers. Les biens abandonnés ont souvent été occupés par d’autres, générant des conflits aujourd’hui. À Boali, un cas particulier montre bien ces tensions foncières, avec une mosquée transformée en débit de boissons.

 

Bangui, 19 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

L’Occupation de Biens Abandonnés.

 

En 2013, la communauté musulmane de Boali a fui les violences, laissant derrière elle des propriétés, dont une mosquée centrale. Avec l’exode massif, ces biens ont été rapidement occupés. Verckys Gbanamikien, un habitant de Boali, a ainsi transformé la mosquée en débit de boissons et dépôt de marchandises, affirmant avoir trouvé le bâtiment abandonné. Les tensions se sont accrues lorsque la communauté musulmane a tenté de regagner ses biens, seulement pour constater que la mosquée avait changé de fonction.

 

Mosquée de Boali, la Tentative de Règlement à l’Amiable.

 

Face à cette situation, le Comité Islamique de Boali, représenté par son président Ibrahim Doumbia, a cherché un règlement à l’amiable avec Verckys Gbanamikien. Des réunions ont été organisées, visant à récupérer la mosquée, mais elles se sont soldées par des échecs. Gbanamikien a refusé de quitter les lieux, affirmant que la mosquée avait été abandonnée sans intention de retour. Ce refus a poussé la communauté musulmane à porter l’affaire devant le Tribunal de Grande Instance de Bossembélé, où ils sont représentés par leur avocat, Maître Ali Idriss.

 

Un Cas Représentatif des Tensions Foncières en Centrafrique.

 

Le conflit à Boali est loin d’être un cas isolé. Partout en Centrafrique, des biens abandonnés par des déplacés internes, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, sont aujourd’hui au centre de litiges. La restitution de ces propriétés devient un enjeu important, non seulement pour les propriétaires d’origine, mais aussi pour la réconciliation nationale. À Boali, la communauté musulmane espère que la justice leur restituera leur lieu de culte, symbolisant à la fois leur identité et leur droit à la propriété.

 

Ce cas montre bien la complexité des litiges fonciers dans le pays. Avec la paix qui revient progressivement, la question de la restitution des propriétés demeure un défi majeur pour le gouvernement et les communautés locales. Le jugement du Tribunal de Grande Instance de Bossembélé sera attentivement suivi, car il pourrait établir un précédent important pour d’autres affaires similaires à travers la Centrafrique.

 

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Twitter : Félix Moloua Applaudit la Recolonisation de la Centrafrique par la Russie

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Twitter : Félix Moloua Applaudit la Recolonisation de la Centrafrique par la Russie

 

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

 

« Je suis content et joyeux d’être né dans un pays libre », a déclaré le Premier ministre centrafricain Félix Moloua sur Twitter, se félicitant de l’indépendance de son pays, la République centrafricaine. Mais derrière cette déclaration optimiste se cache une réalité bien plus sombre. En réalité, la Centrafrique est aujourd’hui sous une nouvelle forme de colonisation, imposée par la Russie via son bras armé, le groupe Wagner.

 

Bangui, 18  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un “Pays Libre” Sous la Botte des Mercenaires russes.

 

Félix Moloua, sur Twitter, déclare ceci  : « C’est un privilège d’être né dans un pays libre. En ce jour du 13 août 2024, nous nous souvenons de nos héros nationaux pour leurs efforts désintéressés au service de notre pays bien-aimé. Unis, nous resterons éternellement . Bonne indépendance. », fin de citation.

Pendant que Moloua se gargarise de liberté fantoche, la République centrafricaine subit une véritable recolonisation par la Russie via le groupe Wagner. Ces mercenaires, loin d’apporter la stabilité promise, ont instauré un régime de terreur. Exécutions sommaires, tortures, viols : la liste des exactions commises par Wagner ne cesse de s’allonger, sous le regard complice du gouvernement Moloua.

 

La Recolonisation de la Centrafrique : un Premier Ministre Complice du Pillage National.

 

Félix Moloua, par son silence et son inaction, se rend complice du pillage massif des ressources naturelles centrafricaines par Wagner. Les mines de diamants et d’or du pays sont désormais sous contrôle russe, privant l’État de revenus cruciaux pour son développement. Pendant ce temps, Moloua préfère jouer les autruches sur Twitter plutôt que de défendre les intérêts de son peuple.

 

La Recolonisation de la Centrafrique : l’Armée Nationale Humiliée, le Gouvernement Muet.

 

Des soldats centrafricains battus, sodomisés et emprisonnés par les Russes ; des officiers supérieurs publiquement humiliés : voilà la réalité que Moloua tente de masquer derrière ses tweets patriotiques. Le gouvernement nie même l’évidence, qualifiant de “mensonges” les preuves accablantes des crimes de Wagner, y compris les images insoutenables de soldats centrafricains décapités à Bouca.

 

Une Indépendance Bafouée, des Héros Nationaux Trahis.

 

En célébrant une indépendance fictive, Moloua et son gouvernement trahissent la mémoire des véritables héros de l’indépendance centrafricaine, comme le Président Barthélemy Boganda. Ce dernier se retournerait dans sa tombe en voyant son pays livré à une nouvelle puissance coloniale, avec la bénédiction de dirigeants corrompus.

 

La Trahison des soi-disant Élites.

 

Ceux qui, aujourd’hui, sont censés défendre l’intégrité et la souveraineté de la Centrafrique, ne font que rééditer les erreurs du passé. Comme à l’époque de la traite négrière, où certains Africains collaboraient avec les colonisateurs pour asservir leurs propres peuples, les élites actuelles répètent cette trahison en permettant à une puissance étrangère de piller et de martyriser la nation.

 

Une Indignation Légitime.

 

Le discours de Félix Moloua, célébré et partagé sur Twitter, ne fait qu’ajouter de l’huile sur le feu d’une situation déjà explosive. Comment peut-on prétendre célébrer la liberté alors que le pays est sous occupation étrangère ? Les Centrafricains, qui voient leur pays sombrer dans le chaos sous la complicité de leur propre gouvernement, ont toutes les raisons d’être indignés par ces déclarations hypocrites. Le silence et l’inaction du gouvernement face à l’oppression russe ne font que renforcer l’idée que la Centrafrique n’a jamais été réellement libre, et ne le sera peut-être jamais tant que ses dirigeants continueront à trahir leur propre peuple.

 

Le Peuple Centrafricain Mérite Mieux.

 

Alors que Moloua se félicite d’être “né dans un pays libre”, les Centrafricains ordinaires souffrent quotidiennement sous l’occupation russe. Chômage, insécurité, pauvreté : voilà la vraie liberté que connaissent les citoyens, bien loin des discours creux de leur Premier ministre.

 

En réalité, la déclaration de Félix Moloua n’est pas seulement une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Elle est la preuve flagrante de la déconnexion totale entre une élite politique vendue à l’étranger et un peuple qui aspire à une véritable indépendance. Il est grand temps que les Centrafricains se libèrent, non seulement de l’emprise russe, mais aussi de dirigeants qui ont trahi leur serment et leur pays.

 

 

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Zémio, la milice Azandé lance une opération du recrutement de 30  jeunes musulmans

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Zémio, la milice Azandé lance une opération du recrutement de 30  jeunes musulmans

 

Centrafrique.org/grande-offensive-des-wagner-ti-azande-et-les-russes-contre-lupc-a-mboki-zemio-et-djema/ecusson-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-75987″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/ecusson-wagner-ti-azande-201×450.jpg” alt=”Écusson brodé noir affichant un crâne avec des fusils croisés, marqué des mots “WAGNER TI AZINDE” en vert.” width=”201″ height=”450″ />
Écusson de ‘Wagner Ti Azinde’, illustrant l’identité visuelle de ce groupe avec un crâne et des fusils, caractéristiques des insignes militaires.

 

Un nouveau chapitre s’ouvre dans la saga troublante de l’influence russe en Centrafrique. À Zémio, ville située à 1113 km de Bangui, la milice Wagner-Ti-Azandé, fruit de la collaboration avec les Mercenaires russes, lance une campagne de recrutement ciblant spécifiquement 30 jeunes de la communauté musulmane. Cette manœuvre inattendue, survenant deux ans après les exactions commises contre cette même communauté, révèle l’emprise grandissante de ces groupes armés sur ces localités éloignées du pays.

 

Bangui, 18 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La milice Azandé : une alliance trouble avec Wagner.

 

Il est important de rappeler que les miliciens Azandé avaient, à l’origine, pour mission de combattre les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dans la préfecture du Haut-Mbomou. Sous l’impulsion du gouvernement, ces miliciens ont été formés à Obo par des instructeurs russes du groupe Wagner. Depuis, ils ont réussi avec l’appui matériels et humain du groupe Wagner à prendre le contrôle des villes de Mboki, Zémio et Djéma, où ils se sont établis solidement depuis mai dernier.

 

Le gouvernement affirme que ces miliciens ont été intégrés aux forces armées nationales, mais sur le terrain, la réalité semble tout autre. Les mercenaires russes continuent de superviser directement les opérations de ces groupes armés, allant même jusqu’à demander aux populations locales de contribuer financièrement et en nourriture pour soutenir les miliciens. Cette situation a déjà conduit à des tensions, notamment lorsque ces derniers ont manifesté à Zémio en tirant en l’air pour réclamer le paiement de leurs soldes.

 

La milice Azandé : un recrutement qui soulève de nombreuses questions.

 

L’annonce du recrutement de jeunes musulmans par Wagner-Ti-Azandé a pris tout le monde au dépourvu. Selon des sources locales, le chef du quartier musulman a reçu l’ordre de lancer un appel public pour recruter 30 jeunes. Cette décision est d’autant plus surprenante que ces miliciens sont censés faire partie des forces armées nationales, dont le recrutement relève normalement du gouvernement.

 

Les raisons de ce recrutement ciblé demeurent floues, laissant place à de nombreuses spéculations. Pourquoi cette milice, censée être une force officielle, continue-t-elle de se comporter comme un groupe indépendant, capable de recruter de manière aussi sélective ? Pourquoi cibler particulièrement les jeunes musulmans, une communauté qui a été durement éprouvée par ces mêmes miliciens il y a à peine deux ans ?

 

La communauté musulmane sur le qui-vive.

 

Face à cette situation, l’inquiétude règne au sein de la communauté musulmane de Zémio. Ses dirigeants ont interpellé les miliciens Azandé sur les véritables objectifs de ce recrutement et son instigateur. L’absence de réponses claires ne fait qu’alimenter les craintes d’une possible manipulation ou d’un regain de violence.

 

Un habitant de Zémio, qui a requis l’anonymat par peur de représailles, a confié : “Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Il y a quelques mois, ces mêmes miliciens nous persécutaient, et maintenant ils veulent recruter nos enfants ? Que se passera-t-il si nous refusons ?”

 

Cette crainte est partagée par de nombreux membres de la communauté, qui se souviennent encore des exactions passées. Un imam local a ajouté : “Nous avons peur que nos jeunes soient utilisés comme chair à canon ou forcés à commettre des actes contre leur propre communauté”.

 

 

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Et si la mobilisation générale de la presse sénégalaise pouvait inspirer en Centrafrique…

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Et si la mobilisation générale de la presse sénégalaise pouvait inspirer en Centrafrique

 

les journaux de Centrafrique
les journaux de Centrafrique

 

Face aux pressions fiscales et aux tentatives d’intimidation diverses exercées par le pouvoir de Diomaye Faye, la presse sénégalaise se montre plus que mobilisée. Elle a organisé une « journée sans presse » le mardi 13 Aout dernier. Si celle-ci a été largement suivie, on est tenté de se demander si les hommes de médias centrafricains pourraient s’inspirer du modèle de leurs confrères sénégalais, en exprimant clairement leurs positions alors que l’Etat se refuse à leur verser les subventions annuelles, pourtant inscrites dans le budget national, ce, au titre de chaque année.

 

Bangui, 18  août 2024.

Par Ben Wilson NGASSAN (Editorialiste et journaliste indépendant).

 

L’occasion peut aussi faire le larron. Si l’actualité sénégalaise est marquée ces derniers jours par le bras de fer entre la presse et les autorités nouvellement élues, l’on ne peut s’empêcher de porter un regard analytique sur la situation plus que catastrophique dans laquelle vivent les hommes de médias centrafricains.

Le Président Touadéra, sur proposition du ministre de la communication Maxime Balalou, a beau organisé ces derniers jours ce qu’il qualifie de « déjeuner de presse », seulement, malgré la « grande fête » et les quelques pas de danse esquissés par le numéro un centrafricain lors de cette rencontre, rien n’occulte le difficile quotidien des hommes de médias centrafricains qui broient le noir depuis bientôt trois ans, sans subventions de l’Etat.

Les responsables des médias privés ont beau interpellé le ministre de tutelle sur cette situation économique exécrable, celui-ci n’a fait que rappeler des promesses toujours loin d’être tenues. Si cela ne frise pas un manque de respect pour les professionnels de médias, c’est certainement l’identité remarquable du pouvoir de Touadéra, basé sur le mensonge, les intimidations et le déni. Qui donc pour sauver les médias centrafricains ?

Si l’on parle, ici, de subventions de l’Etat, l’on ne fait guère appel à une aumône qui conditionne la main qui reçoit. Il s’agit là d’un droit auquel les entreprises de presse doivent se prévaloir. Et cela est inscrit en noir sur blanc sur le budget de l’Etat. Même si l’on peut reprocher d’une certaine façon au régime Bozizé sa phobie pour la presse, l’on se souvient bien qu’à l’époque du « général putschiste », les structures médiatiques percevaient bien leurs subventions, même si celles-ci restent insignifiantes.

Or, force est de constater que depuis son accession au pouvoir, l’administration Touadéra s’est systématiquement donnée pour mission de « sevrer » la presse des subventions que verse l’Etat. Cependant, à l’opposé, de nombreuses entreprises de presse en Centrafrique paient régulièrement leurs impôts. Demandez aux responsables des quotidiens « Le Démocrate », « Le Citoyen » ou encore « L’Hirondelle ».

Il est souvent curieux d’entendre les observateurs porter des critiques sévères contre les médias centrafricains : « partisans », « peu fiables », « peu crédibles », les présente-t-on, cependant, personne n’ose poser le vrai débat sur ce qui est du modèle économique de ces entreprises de presse dans une Centrafrique où l’économie est en lambeaux et/ou l’Etat ne fait absolument rien pour rendre propice le climat d’affaires.

L’on peut beau se « décharger » sur les actuels tenants du pouvoir quant à leur manque criant de considération envers la presse et les journalistes, mais c’est à se demander aussi si les journalistes se prennent déjà au sérieux pour mériter le respect auxquels ils ont droit dans une société dite démocratique.

Dans les Etats « normaux », les journalistes sont les baromètres de la démocratie et de l’Etat de droit. Inutile de rappeler le rôle o combien louable assuré par les médias sénégalais dans la dernière alternance démocratique dans cet Etat frère.

Excusez du peu ce qu’on qualifiera de « crise de lèse-majesté » dans cette tribune, notre seule motivation est de renvoyer chacun à ses responsabilités dans cette Centrafrique que nous voulons tous juste et prospère. Que Dieu veille sur notre Nation !

 

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Mobilisation Générale à Béloko : Le Contingent Rwandais et les Associations Locales Nettoient le Centre de Santé de Cantonnier

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Mobilisation Générale à Béloko : Le Contingent Rwandais et les Associations Locales Nettoient le Centre de Santé de Cantonnier

 

Centrafrique.org/nettoyage-aux-abords_centre-de-sante_decantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Les jeunes de la localité, équipés de gilets de sécurité, nettoient et rénovent les abords du centre de santé de Cantonnier sous la supervision des soldats de la MINUSCA
Les jeunes des associations Waly et Kra nettoient activement les abords du centre de santé de Cantonnier, sous l’œil attentif des soldats de la Minusca.

 

Le contingent rwandais de la MINUSCA, en partenariat avec l’association Koli et Wali Gara, ainsi que les jeunes et les chefs des quartiers, ont uni leurs efforts ce mercredi 14 août 2024 pour remettre en état de propreté le bâtiment du centre de santé de Cantonnier. Cette action s’inscrit dans une initiative du corps des soldats rwandais basés à Béloko, visant à renforcer les infrastructures locales.

 

Bangui, 18 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Encouragements et Appels à la Solidarité Nationale.

 

Jean Sheyaka, major du contingent rwandais, a salué l’implication des participants et les a exhortés à continuer de travailler avec ardeur pour le développement du pays. Il a rappelé que celui qui s’investit dans la construction protège efficacement les fruits de son travail. Jean Kitamber Yambadi, chef de quartier à Oropatu, a exprimé sa satisfaction à l’issue de l’activité et a lancé un appel à l’Union Nationale des Jeunes et au gouvernement centrafricain pour soutenir de telles initiatives.

Réunion de soldats de la MINUSCA et de jeunes locaux pour coordonner l’initiative de nettoyage autour du centre de santé de Cantonnier
Les soldats rwandais de la MINUSCA discutent avec les jeunes de Cantonnier lors d’une initiative de nettoyage des abords du centre de santé de Cantonnier, près de la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

L’Esprit d’Équipe au Service de la Communauté.

 

Cette démarche communautaire est un exemple concret de l’engagement des soldats rwandais et des associations locales à améliorer les conditions de vie dans leur communauté. Des actions similaires ont déjà été menées à Béloko, notamment aux abords du commissariat de police et de l’école Poste, démontrant la volonté collective de construire un environnement sain et sécurisé.

 

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Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

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Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos

 

 

Le 13 août dernier, aux environs de 11 heures du matin, une opération militaire menée par les Mercenaires russes du groupe Wagner a tourné au fiasco sur deux chantiers miniers situés à proximité de Markounda, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Des morts sont à déplorer tant parmi les civils que parmi les combattants.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Les préparatifs de l’opération des Wagner .

 

Tout a commencé vers 10 heures du matin du mardi 13 août lorsque les artisans travaillant sur les sites miniers de Roquette et Bangui ont remarqué que leur réseau téléphonique avait subitement été coupé. Loin d’être une coïncidence, cette coupure était le signe précurseur d’une attaque imminente, une tactique bien connue des mercenaires de Wagner. Comprenant la gravité de la situation, certains ouvriers ont immédiatement fui pour se cacher, tandis que les combattants des groupes armés, identifiés comme ceux du mouvement 3R, qui contrôlent ces zones minières, se sont préparés à résister.

 

Débâcle des forces russes lors de l’opération des Wagner.

 

Les rebelles ont tendu une embuscade à quelques kilomètres du chantier Roquette, attendant l’arrivée des mercenaires russes. Quelques heures plus tard, les premiers Wagner, lourdement armés et  sur des motos, se sont précipités dans le piège tendu par les 3R, déclenchant ainsi un violent affrontement. Malgré leur équipement sophistiqué, les Wagner ont subi de lourdes pertes face à la résistance des 3R.

 

Bilan de l’affrontement.

 

Les rebelles, bien que moins équipés face aux équipement sophistiqués  des Wagner, ont réussi à infliger de lourdes pertes aux mercenaires russes, détruisant 5 de leurs motos et tuant deux d’entre eux sur place, d’autres ont été blessés. Les Wagner, malgré leur recours à des armes lourdes et de précision, n’ont pas réussi à déloger les 3R et ont finalement dû battre en retraite, abandonnant leur objectif initial. Pendant ce temps, les civils et artisans présents sur le chantier de Roquette ont profité du chaos pour s’enfuir vers les villages voisins, certains rejoignant Markounda, d’autres Nanga-Boguila ou Kouki.

 

Massacre de civils.

 

Sur l’autre site minier, surnommé Bangui, la situation a été encore plus tragique. Sans présence de combattants, les civils ont été pris pour cible. Une dizaine d’entre eux ont été tués, d’autres ont réussi à fuir, mais les survivants parlent de véritables massacres perpétrés par les mercenaires russes.

 

Intervention aérienne inefficace.

 

Face à la résistance inattendue sur le chantier Roquette, les mercenaires russes ont été contraints d’appeler des renforts aériens. Deux hélicoptères, stationnés à Bouar,  sont intervenus en fin de journée pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Malheureusement, les rebelles avaient déjà pris la fuite dans la brousse, rendant l’opération aérienne de Wagner inefficace. Les Wagner ont ensuite procédé à des ratissages sur le chantier de 13 à 20 heures, mais sans trouver de traces des combattants ni des civils.

 

Un bilan désastreux.

 

Ces événements montre une nouvelle fois la violence qui règne dans les zones minières du pays, où civils et combattants se retrouvent pris dans un cycle de violence incessant. Les survivants de ces attaques ont raconté leur nuit de fuite, traversant la brousse pour atteindre des lieux plus sûrs, marqués par la peur et la perte de leurs proches. Ces chantiers miniers, sous le contrôle des groupes armés, deviennent de plus en plus des zones de guerre où les civils paient le prix fort.

 

Le chaos qui s’est déroulé ce jour-là près de Markounda n’est que le reflet d’une situation plus large et dramatique, où les ambitions économiques se mêlent aux intérêts militaires, laissant les populations locales démunies face à une violence qui ne faiblit pas.

Le gouvernement centrafricain porte une lourde responsabilité en continuant à s’appuyer sur ces forces incontrôlées.

 

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Tractations et coup bas : Le MCU en pleine tension à l’approche de la Législative 2025

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Tractations et coup bas : Le MCU en pleine tension à l’approche de la Législative 2025

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

À Ouanda-Djallé, une localité de la préfecture de la Vakaga, la bataille pour le contrôle de la circonscription en vue des législatives de 2025 a pris un tournant inattendu. Le Mouvement des cœurs unis (MCU), parti présidentiel, est en proie à de vives tensions internes suite à l’éviction soudaine du député actuel, Adan Idriss, qui a été écarté au profit d’Hassan  Côme, ancien ministre du Commerce.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le MCU: un coup de force qui passe mal.

 

Il y a quelques jours, une mission du MCU devait se rendre dans la Vakaga, incluant des étapes à Ouanda-Djallé, Birao et Amdafock. La délégation devait compter plusieurs députés du parti, dont Adan Idriss, le député en exercice de Ouanda-Djallé. Pourtant, à la veille de leur départ pour l’aéroport de Bangui Mpoko, un changement de dernière minute a bouleversé les plans : Adan Idriss a été retiré de la liste des participants, remplacé par Hassan  Côme, magistrat et ancien ministre du Commerce.

 

Colère et frustration parmi les habitants.

 

Cette modification, qui n’est rien qu’un coup bas du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre résident de la Vakaga, a créé la surprise et provoquer une vive réaction, tant au sein de la délégation que parmi les habitants de Ouanda-Djallé. Une fois sur place, la nouvelle de l’éviction du député Adam Idriss commence à circuler, et la population exprime son mécontentement face à ce qu’elle considère comme une décision arbitraire et injuste.

 

Les habitants de Ouanda-Djallé, qui soutiennent fermement leur député Adan Idriss, ont ressenti cette manœuvre politique comme une trahison. Des jeunes, en colère de ne pas voir leur représentant parmi la délégation, ont même songé à manifester leur frustration. Toutefois, à la demande de leur député, ils ont décidé de garder leur calme, bien que la tension demeure palpable.

 

Un ministre fauteur de troubles, le MCU en crise.

 

Un habitant de Ouanda-Djallé confie  : “C’est une haute trahison” de la part du MCU de nommer Hassan  Côme, un homme qui n’a jamais mis les pieds à Ouanda-Djallé depuis son entrée au gouvernement pour la première fois en 2016. Pour eux, cette nomination est non seulement provocatrice, mais elle pourrait aussi aggraver les tensions déjà existantes dans la région.

 

Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, originaire de la Vakaga, est pointé du doigt comme l’instigateur de cette crise. Ses manœuvres politiciennes ne sont pas nouvelles dans cette région, où il est accusé de manipulation à divers niveau, y compris les exactions du groupe Wagner dans cette préfecture.

 

“Abazène divise plus qu’il ne rassemble”, déclare un cadre du MCU sous couvert d’anonymat. Son comportement risque de redoubler les tensions déjà vives dans cette zone fragile du pays.

 

La population méprisée par le MCU est en colère.

 

coup bas, les habitants de Ouanda-Djallé ont envisagé de manifester leur colère. Seul l’appel au calme du député évincé a permis d’éviter des débordements immédiats. Pourtant, la frustration reste palpable.

 

“On nous traite comme des pions qu’on peut déplacer à sa guise”, fulmine un jeune de la localité. Cette attitude du MCU risque de coûter cher au parti lors des prochaines législatives prévues en 2025. Heureusement, ces élections seront une simple nomination aux postes de député.

 

En imposant un candidat sans ancrage local et en écartant un élu apprécié, le MCU démontre son mépris total pour la démocratie locale. Cette crise révèle une fois de plus les profondes divisions qui minent le parti présidentiel, plus préoccupé par les luttes intestines que par les véritables besoins de la population centrafricaine.

 

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Centrafrique : Le discours de Touadéra, une mascarade face à un pays en lambeaux

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Le discours de Touadéra, une mascarade face à un pays en lambeaux

 

Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou-450×410.jpg” alt=”Touadera en train de faire son discours à Moscou lors du forum consacré à la lutte contre les pratiques contemporaine du néocolonialisme .” width=”450″ height=”410″ />
Touadera en train de faire son discours à Moscou lors du forum consacré à la lutte contre les pratiques contemporaine du néocolonialisme .

 

En pleine célébration du 64e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, le président Faustin Archange Touadéra a une nouvelle fois tenté de rallier les rebelles et l’opposition au processus de paix. Mais derrière ce discours, ses détracteurs voient une manœuvre de diversion, destinée à détourner l’attention des nombreux problèmes qui gangrènent le pays, notamment l’influence grandissante du groupe Wagner et la crise économique qui continue de s’aggraver.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Le discours de Touadéra: un appel à la paix qui cache mal la mainmise de Wagner.

 

Lors de son allocution, Touadéra a exhorté l’opposition armée et politique à rejoindre le processus de paix. Un appel qui, selon Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et actuel président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), relève de l’ironie. « Aujourd’hui, l’ironie du sort veut que le pays soit dirigé de fait par le groupe Wagner », déclare-t-il. Ces mercenaires russes, déjà bien enracinés dans les secteurs sécuritaire et économique, incarnent pour l’opposition une nouvelle forme de colonisation, 64 ans après l’indépendance.

 

Pour Ziguélé, les paroles du président sont vides de sens face à une réalité où l’État de droit est constamment bafoué. La Constitution, que Touadéra a juré de respecter à deux reprises, est selon lui, délibérément piétinée. « Nous ne faisons pas la guerre, nous défendons simplement cette Constitution qui est la base de notre République », souligne-t-il, avant de dénoncer la volonté du président de réinstaurer des pratiques autocratiques sous couvert de République.

 

Une Économie en Chute Libre.

 

Au-delà de la crise politique, c’est l’effondrement économique qui frappe de plein fouet la population. “L’inflation est devenue un fléau dans un pays aux salaires parmi les plus bas d’Afrique”, déplore Ziguélé. L’agriculture, jadis pilier de l’économie, est à l’agonie : “Le coton, le café… tout a disparu”.

 

La corruption gangrène le pays jusqu’aux portes de la capitale. Ziguélé cite l’exemple révoltant d’un barrage de gendarmerie à 9 km de Bangui, où “les moto-taxis sont rackettés quotidiennement”. Un symbole de l’absence totale de volonté politique de changement.

 

Un pays au bord de l’implosion.

 

En guise de conclusion de sa déclaration, Ziguélé avertit des conséquences sociales graves si aucune réforme audacieuse n’est entreprise. « C’est une cocotte-minute prête à exploser », prévient-il. Le manque de routes, l’isolement des régions et la désorganisation complète des infrastructures sont autant de facteurs qui accentuent le sentiment d’abandon ressenti par une grande partie de la population.

 

Il accuse le gouvernement de s’enfermer dans une tour d’ivoire, déconnecté de la réalité quotidienne des Centrafricains. « On se demande même si lorsque le président de la République lit son discours, il est au courant de la réalité du terrain », se demande Ziguélé. Cette déconnexion est d’autant plus criante quand on sait que la plupart des membres du gouvernement, y compris le président lui-même, ne mettent jamais les pieds en province.

 

L’appel à la paix du président Touadéra semble donc destiné à rester lettre morte, faute de réelle volonté de changement. Les Centrafricains, eux, attendent toujours des actions concrètes pour sortir de l’impasse dans laquelle leur pays est plongé.

 

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Centrafrique : une armée en décomposition silencieuse

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une armée en décomposition silencieuse

Centrafrique.org/le-chef-detat-major-le-general-zephyrin-mamadou-est-sous-le-feu-des-critiques-des-faca/le-general-de-corps-darmees-zephirin-mamadou-chef-detat-major/” rel=”attachment wp-att-63842″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-de-corps-darmees-Zephirin-Mamadou-chef-dEtat-major-450×434.jpg” alt=”Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major” width=”450″ height=”434″ />
Le général de corps d’armées Zéphirin Mamadou, chef d’État-major

 

Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou habillé en tenue confectionnée pour la fête et au milieu est à sa droite le ministre de la Défense Biro. 

Malgré la présence de plus en plus croissante des soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) sur la quasi-totalité du territoire national, des dysfonctionnements structurels et des pratiques douteuses menacent leur intégrité et leur efficacité. Ces problèmes résultent de décisions politiques biaisées et d’une gestion chaotique des effectifs militaires, révélant une armée fragile, voire en voie de désintégration, selon un rapport du Crisis Group.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Une armée en décomposition : Un recrutement au mépris de toute légalité.

 

Le gouvernement centrafricain, dans son avidité de pouvoir, piétine allègrement le Plan National de Défense qu’il avait lui-même établi en 2017. Les recrutements, véritables foires au népotisme et au tribalisme, font fi de toute procédure légale. Ce dysfonctionnement est amplifié par la multiplication des lignes de commandement au sein de l’armée, où chaque bataillon semble obéir à une hiérarchie distincte, qu’il s’agisse de l’état-major, du ministère de la Défense, ou de la présidence. Cette mascarade ne produit qu’une armée de façade, plus fidèle aux intérêts personnels qu’à l’État.

Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds/” rel=”attachment wp-att-44280″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR
Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR

 

Une armée en décomposition : une formation expéditive aux conséquences désastreuses

 

Sous la tutelle de mercenaires russes aux méthodes douteuses, la formation des soldats centrafricains est réduite à peau de chagrin. Quelques semaines suffisent désormais pour transformer des civils en “soldats”, une plaisanterie macabre qui envoie ces hommes mal préparés au massacre. Les pertes et les désertions qui en résultent ne semblent guère émouvoir les autorités, trop occupées à s’enrichir. Ces manquements, pourtant très visibles,  fragilisent non seulement l’efficacité des FACA mais amplifient également les tensions au sein des forces armées, rapporte Crisis Group dans son rapport produit en 2022 sur la désintégration de l’armée nationale centrafricaine.

 

Un financement opaque et désastreux

 

La gestion calamiteuse du budget de la défense nationale force les soldats à se muer en racketteurs, braqueurs et autres  pour survivre dans telle condition. Au même moment, la militarisation de la capitale Bangui, combinée à la corruption généralisée, alimente un mécontentement croissant parmi les militaires, qui pourrait, à terme, menacer la stabilité même de la République centrafricaine.

 

L’humiliation des Wagner, ultime affront

 

Comble de l’ironie, les mercenaires russes, censés “assister” les FACA, se comportent en véritables seigneurs de guerre, humiliant ouvertement les soldats centrafricains. Les pratiques brutales et l’humiliation des militaires centrafricains par ces mercenaires du groupe Wagner ont déjà conduit à des arrestations de certains officiers supérieurs et conduits  à Bangui. Le gouvernement, dans sa lâcheté ou sa complicité, reste muet face à ces exactions, préférant sacrifier la dignité de son armée sur l’autel de ses intérêts personnels. Comme l’a dit Crisis groupe dans son rapport, sans une réaction ferme de la part du gouvernement, ces tensions pourraient rapidement dégénérer en un soulèvement au sein de l’armée.

 

Un avenir sombre, une nation en péril

 

Pour éviter une nouvelle désintégration de l’armée, selon les experts militaires, le gouvernement centrafricain doit impérativement se conformer aux principes du Plan National de Défense. Cela inclut un recrutement transparent, une formation adéquate des soldats, et une gestion stricte des ressources financières. Il est également capital de rétablir une coordination cohérente au sein de la chaîne de commandement.

Toutefois, sans un sursaut miraculeux – et peu probable – des autorités, la République centrafricaine court droit à l’abîme. L’effondrement annoncé des FACA n’est que le prélude à un chaos généralisé qui menace d’embraser le pays entier. Le gouvernement centrafricain, par son incompétence crasse et son mépris pour son propre peuple, porte l’entière responsabilité de ce désastre en devenir.

 

Une réforme urgente pour éviter le chaos

 

En réalité, l’état lamentable des FACA n’est que le reflet d’un État failli, incapable de protéger ses citoyens et prêt à vendre son âme au plus offrant. Sans un changement radical – qui semble hors de portée des dirigeants actuels,  la République centrafricaine est condamnée à rester le maillon faible d’une région déjà instable, une poudrière prête à exploser à la moindre étincelle.

 

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La corruption qui gangrène la Centrafrique : les constats alarmants de l’ancien ministre Elie Oueifio

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La corruption qui gangrène la Centrafrique : les constats alarmants de l’ancien ministre Elie Oueifio

 

Monsieur Félix Moloua
Monsieur Félix Moloua. Copyrightprimature centrafrique

 

Dans une analyse sans concession, Elie Oueifio, ancien ministre centrafricain, dénonce l’ampleur de la corruption qui ravage son pays. Ses observations, fruits d’une longue expérience au sein du gouvernement, révèlent un système gangrené où l’intérêt personnel prime sur le bien commun. Son constat est sans appel : la corruption est devenue un cancer qui ronge les fondements mêmes de la République centrafricaine.

 

Bangui, 16  août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un fléau omniprésent : la corruption à tous les étages en Centrafrique.

 

Oueifio dresse un tableau accablant de la situation. Selon lui, la corruption a infiltré tous les niveaux de la société centrafricaine, des plus hautes sphères de l’État jusqu’aux échelons les plus bas de l’administration. Il pointe du doigt un système où les pots-de-vin sont devenus la norme, où les détournements de fonds publics se font au vu et au su de tous.

 

L’ancien ministre n’hésite pas à citer des exemples concrets, évoquant des marchés publics truqués, des nominations basées sur le népotisme plutôt que sur la compétence, et des ressources naturelles pillées au profit d’une poignée d’individus.

 

L’impunité : le carburant de la corruption en Centrafrique.

 

Oueifio fustige ce qu’il considère comme une culture de l’impunité. Il dénonce le fait que les auteurs de malversations, même lorsqu’ils sont identifiés, échappent souvent à toute sanction. Cette absence de conséquences, selon lui, ne fait qu’encourager la perpétuation de ces pratiques néfastes.

 

L’ancien ministre critique notamment l’inaction face aux rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles ces documents accablants restent lettre morte, suggérant que certains hauts responsables pourraient avoir intérêt à étouffer ces affaires.

 

Les conséquences désastreuses pour le pays.

 

Oueifio ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque l’impact de la corruption sur le développement de la Centrafrique. Il estime que ce fléau prive l’État de ressources cruciales, empêchant la mise en place de services publics efficaces et d’infrastructures essentielles.

 

L’ancien ministre va plus loin, affirmant que la corruption contribue à maintenir le pays dans un état de dépendance vis-à-vis de l’aide internationale. Il établit un lien direct entre ce phénomène et la perpétuation des crises qui secouent la nation.

 

Des mesures radicales pour enrayer le fléau.

 

Face à ce constat alarmant, Oueifio plaide pour des actions immédiates et vigoureuses. Il appelle à une refonte complète du système, proposant des mesures concrètes :

– Renforcement des pouvoirs de la justice pour poursuivre les corrompus, quel que soit leur rang

– Mise en place d’un système de contrôle rigoureux des dépenses publiques

– Sensibilisation massive de la population aux méfaits de la corruption

– Valorisation de l’intégrité et de l’honnêteté dans la fonction publique

 

Le cri d’alarme d’Elie Oueifio résonne comme un défi lancé à ses compatriotes. Son message est clair : sans une lutte acharnée contre la corruption, la Centrafrique ne pourra jamais se relever. L’ancien ministre appelle à une prise de conscience collective, estimant que chaque citoyen a un rôle à jouer dans ce combat.

 

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Centrafrique : comment Touadera exploite la misère pour gonfler les rangs du MCU

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comment Touadera exploite la misère pour gonfler les rangs du MCU

 

Centrafrique.org/Centrafrique-une-marche-de-la-fin-et-de-la-honte-en-faveur-du-referendum-constitutionnel/meeting-des-partisans-du-president-touadera-au-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-la-capitale-centrafricaine-bangui/” rel=”attachment wp-att-60427″ data-wpel-link=”internal”>meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui
meeting des partisans du Président Touadera au rondpoint zero du centre-ville de la capitale centrafricaine Bangui

 

Sous le règne de Faustin-Archange Touadera, la jeunesse centrafricaine se voit poussée dans les bras du Mouvement des cœurs unis (MCU) par une pauvreté délibérément instaurée. La misère, loin d’être une conséquence, devient une stratégie politique où le manque de travail et de ressources contraint les jeunes à s’aligner avec le pouvoir en place. Cet article met en lumière cette manipulation cruelle, où l’adhésion au MCU devient une nécessité imposée par la faim et le désespoir.

 

Bangui, 16 août 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

La jeunesse désabusée : entre chômage et survie.

 

La République centrafricaine connaît un taux de chômage alarmant, particulièrement parmi les jeunes. Diplômés ou non, ils peinent à trouver du travail et sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le Mouvement des cœurs unis (MCU), le parti présidentiel, dans l’espoir d’une embauche.

 

« J’ai fait tout ce qu’il fallait pour réussir : études, concours, tout. Mais aujourd’hui, je me retrouve sans emploi, abandonné à mon sort. On m’a dit que rejoindre le MCU était ma seule chance, alors j’ai adhéré, mais rien ne change », confie Étienne, un jeune diplômé en droit, désemparé.

 

Touadera exploite la misère : quand l’espoir se heurte à l’arbitraire

 

L’histoire de Sylvain, professeur d’histoire-géographie, prouve parfaitement la situation. Intégré dans la fonction publique, il a été brusquement radié après avoir refusé une mutation arbitraire à Obo lors du contrôle des effectifs. Désormais sans emploi, il tente désespérément de trouver de l’aide au sein de sa propre famille.

 

« Mon frère est bien placé dans le parti au pouvoir, je pensais qu’il pourrait m’aider à récupérer mon poste. Mais il m’a simplement dit d’attendre. Des milliers de jeunes sont dans la même situation que moi, et le parti ne sait pas quoi faire de nous. C’est comme si notre avenir n’avait aucune importance », raconte Sylvain, visiblement désabusé.

 

Touadera exploite la misère:  le poids du népotisme et du clientélisme.

 

Le témoignage de Sylvain souligne une réalité amère : en Centrafrique, l’accès à l’emploi dépend de plus en plus de son allégeance au régime. Les liens familiaux sont minés par le clientélisme, et même ceux qui sont proches du pouvoir se retrouvent impuissants face à l’arbitraire du système.

 

« Ce n’est pas que je ne veux pas aider mon frère, mais le parti est submergé par les demandes. Les places sont rares et réservées à ceux qui sont prêts à tout sacrifier pour le MCU. C’est une course à l’opportunisme, et ceux qui en sont exclus n’ont aucune chance », explique Lucien, le frère de Marc, potentiel candidat aux législatives sous la bannière du MCU en 2025.

 

L’éducation en péril : une jeunesse sacrifiée.

 

La situation des enseignants en Centrafrique est emblématique du naufrage général du pays. Privés de moyens, soumis à des mutations arbitraires et parfois même radiés sans justification, ils sont le reflet d’un système éducatif à l’agonie.

 

« Nous voulons simplement enseigner, transmettre notre savoir à la jeunesse. Mais comment le faire quand nous avons manqué des moyens éducatifs? Nous sommes sacrifiés sur l’autel d’un pouvoir qui ne voit en nous que des pions à manipuler », déplore une enseignante, qui a souhaité rester anonyme par crainte de représailles.

 

L’avenir en otage : la répression comme ultime recours.

 

Face à une population de plus en plus désillusionnée et révoltée, le régime de Baba Kongoboro s’appuie sur la répression pour maintenir son emprise. Le recours aux mercenaires du groupe Wagner, tristement célèbre pour ses exactions, est devenu monnaie courante pour faire taire toute opposition.

 

« Ici, on ne vit plus, on survit. La peur est omniprésente, et le moindre mot de travers peut vous coûter la vie. On nous terrorise pour nous faire taire, mais même cela ne suffit plus. Le peuple en a assez, mais que pouvons-nous faire contre des armes et des assassins ? », témoigne un habitant de Bangui sous couvert d’anonymat.

 

une nation à reconstruire.

 

La République centrafricaine se trouve à un tournant alarmant de son histoire. La misère, le chômage et la répression ne sont pas des fatalités, mais les conséquences directes d’une gouvernance défaillante. Les témoignages de ces citoyens centrafricains rappellent avec force que derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des espoirs déçus et une jeunesse sacrifiée. Le pays ne pourra se relever qu’en rétablissant la justice, en redonnant à chaque citoyen sa dignité et en offrant à la jeunesse les opportunités qu’elle mérite.

 

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