La fibre optique en Centrafrique : une promesse qui tourne au fiasco
Centrafrique.org/covid-19-inquietude-du-personnel-de-telecel-apres-la-contamination-de-2-agents/siege-social-telecel-centrafrique-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38529″ data-wpel-link=”internal”>siège social de la Télécel à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
La récente annonce de Telecel révèle une réalité amère pour les Centrafricains. Alors que le gouvernement vante depuis des mois l’arrivée imminente de la fibre optique censée révolutionner les télécommunications dans le pays, les abonnés constatent une connexion toujours aussi médiocre.
Le 14 août, Telecel a envoyé le message suivant à ses abonnés :
“Cher abonné, Nous subissons des perturbations sur l’internet depuis ce matin. Telecel s’excuse de ce désagrément causé par la coupure de la fibre côté Cameroun.”
Cette communication a pris de court de nombreux Centrafricains, révélant l’existence d’une infrastructure de fibre optique dont ils ignoraient la mise en service.
Les travaux d’installation des équipements de la fibre optique à Berbérati dans la Mambéré Kadéï
La fibre optique en Centrafrique : une réalité décevante.
Contrairement aux promesses gouvernementales, l’arrivée de la fibre optique en Centrafrique n’a pas amélioré la qualité de la connexion internet. Paul Sango, logisticien à Bangui, témoigne : “Nous n’avons jamais été informés de la mise en service de la fibre optique. La connexion reste aussi médiocre qu’avant”.
Un déploiement opaque de la fibre optique.
Le ministre des Télécommunications, Gourna Zacko, avait annoncé il y a quelques mois l’arrivée imminente de la fibre optique en Centrafrique. Pourtant, les usagers n’ont constaté aucun changement. Marie, enseignante à Berberati, s’indigne : “On nous avait promis une révolution avec la fibre optique, mais c’est tout le contraire”.
L’impact économique d’une fibre optique défaillante
L’absence d’une connexion fiable et rapide, malgré l’annonce de l’arrivée de la fibre optique en Centrafrique, pénalise durement l’économie du pays. Jean, entrepreneur à Bangui, explique : “Avec une connexion aussi instable, il est impossible de travailler efficacement. La fibre optique devait booster notre économie, mais pour l’instant, c’est tout le contraire”.
Le gouvernement et les opérateurs doivent maintenant s’expliquer sur l’état réel de la fibre optique en Centrafrique. Sans une amélioration rapide et tangible du réseau, c’est tout le développement numérique et économique du pays qui risque d’être compromis.
Les étudiants centrafricains en Russie crient leur désespoir
Centrafrique.org/les-etudiants-centrafricains-en-russie-en-colere-contre-le-gouvernement-moloua/rencontre-du-president-de-lassemblee-nationale-simplice-mathieu-sarandji-avec-les-etudiants-centrafricains-en-russie/” rel=”attachment wp-att-64253″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie” width=”450″ height=”299″ />Rencontre du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie
L’Association des Étudiants Centrafricains en Russie (AECAR) lance un appel au secours. Dans une lettre adressée au Ministère des Affaires étrangères, ces jeunes dénoncent l’abandon total du gouvernement centrafricain et réclament leur rapatriement immédiat.
Un rêve des étudiants centrafricains en Russie qui vire au cauchemar.
Partis étudier en Russie grâce à des bourses de coopération, ces étudiants se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique. “Nous sommes à bout de souffle et faisons face à de multitudes difficultés à cause des sanctions infligées à la Russie”, écrivent-ils. La hausse vertigineuse du coût de la vie les plonge dans la précarité.
Étudiants centrafricains en Russie , des promesses non tenues.
Le gouvernement centrafricain brille par son absence. Malgré les engagements du Président Baba Kongoboro en 2019, les bourses promises n’ont jamais été versées. Sur 55 étudiants sélectionnés en 2021-2022, seuls 9 ont reçu un soutien. Les autres se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources.
Une santé en péril.
L’AECAR alerte sur des “cas de maladies sans traitement adéquat par manque de moyens”. Les assurances fournies s’avèrent insuffisantes. Certains étudiants n’ont même pas de couverture médicale, une situation inacceptable en pleine crise sanitaire.
L’indifférence des autorités.
Malgré de multiples courriers, leurs appels restent lettre morte. Même la visite récente du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à Moscou n’a rien changé. Les étudiants dénoncent le “mépris” des responsables, citant des propos choquants de l’ex-Directeur Général des bourses.
Un rapatriement urgent.
Désabusés, ces jeunes ne voient plus d’autre solution que le retour au pays. Ils demandent au gouvernement centrafricain et aux autorités russes d’organiser leur rapatriement, pour qu’ils puissent “continuer [leurs] études à l’université de Bangui”.
Ce cri d’alarme prouve une fois de plus l’échec cuisant de la coopération russo-centrafricaine dans le domaine éducatif. Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités pour sortir ces étudiants de l’impasse. Leur avenir en dépend.
L’échec de la communauté internationale en Centrafrique : de la transition ratée à l’autoritarisme assumé
Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et la diplomate Samula Isopi lors de l’inauguration du bâtiment du siège de l’agence de l’eau à Bangui, le 30 octobre 2020.
Dans son rapport publié en octobre 2023, intitulé “Centrafrique : la fabrique d’un autoritarisme”, Roland Marchai, chercheur au CERI-Sciences Po, dresse un portrait implacable de l’engagement international en République centrafricaine. À travers une analyse minutieuse, il expose les multiples erreurs commises par les acteurs internationaux, erreurs qui ont contribué à plonger le pays dans une spirale autoritaire.
L’un des points les plus critiques du rapport est la gestion de la transition post-2013, décrite comme une période de “stabilisation sécuritaire relative”, qui n’a abouti qu’à un statu quo politique. Marchai souligne que cette période n’a permis ni réformes profondes ni rupture avec les pratiques anciennes des élites, pourtant nécessaires pour sortir le pays de l’ornière. Le processus de transition semble avoir été conçu pour apaiser les élites plutôt que pour répondre aux aspirations du peuple centrafricain.
La précipitation électorale, exigée par la communauté internationale en Centrafrique .
Le chercheur critique vivement la hâte de la communauté internationale à organiser des élections en 2016. Il note que “la France, pressée de clore un exercice militaire peu prisé par son opinion publique, renoua sans peine avec des attitudes anachroniques, imposant de façon prioritaire la tenue d’élections, reconduisant les aveuglements anciens dans ses relations avec les élites politiques et un statu quo pourtant intenable”. Cette précipitation a conduit à un scrutin dont la légitimité était contestable.
Une aide internationale mal orientée par la communauté internationale en Centrafrique.
Le rapport dénonce également l’absence de conditionnalité dans l’aide financière massive accordée après l’élection de Faustin-Archange Touadéra. Marchai parle d’une “générosité aveugle” qui a renforcé un régime de plus en plus autoritaire. Plutôt que de conditionner cette aide à des réformes démocratiques, la communauté internationale a involontairement soutenu la consolidation d’un pouvoir central peu respectueux des droits fondamentaux.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) n’est pas épargnée par les critiques. Marchai pointe un manque flagrant de vision politique et une obsession pour des projets de développement, au détriment d’une réelle résolution des causes profondes du conflit. La MINUSCA, accusée de se concentrer sur son propre fonctionnement, aurait échoué à empêcher les violations répétées des droits humains et des accords de paix.
L’arrivée du groupe Wagner : une inertie internationale coupable.
L’influence croissante de la Russie en Centrafrique, symbolisée par l’arrivée du groupe Wagner, est un autre aspect du rapport qui suscite l’inquiétude. Marchai reproche aux acteurs internationaux leur passivité face à cette ingérence, qui a renforcé le pouvoir autoritaire en place. Le manque de réaction de la communauté internationale à ce tournant stratégique est symptomatique de l’approche désordonnée qui a prévalu jusqu’à présent.
Une diplomatie à courte vue, source de malheurs.
Marchai souligne les conséquences néfastes d’une diplomatie internationale essentiellement fondée sur une vision morale et légaliste des conflits armés. En réduisant les groupes armés à de simples criminels, les acteurs internationaux ont échoué à les intégrer dans un processus politique durable, contribuant ainsi à la perpétuation du conflit. Cette myopie diplomatique a empêché toute transformation des acteurs armés en partis politiques légitimes, une transformation pourtant essentielle pour une paix durable.
l’urgence d’une réévaluation stratégique.
Le rapport de Roland Marchai sonne comme un avertissement pour la communauté internationale. Il plaide pour une révision complète de l’approche en Centrafrique, soulignant la nécessité d’une stratégie à long terme qui prenne véritablement en compte les réalités locales. Seule une approche nuancée, respectueuse de la souveraineté nationale et axée sur la promotion réelle de la démocratie, pourrait permettre de sortir la Centrafrique de l’impasse actuelle.
En fin de compte, le constat dressé est celui d’un échec cuisant, à la fois moral et stratégique, de la communauté internationale en Centrafrique. Si des mesures correctives ne sont pas prises rapidement, le pays risque de s’enfoncer encore davantage dans l’autoritarisme, avec des conséquences dévastatrices pour son peuple.
Report en cascade : Christian Aimé Ndota envisage 2026 pour les prochaines Élections
Un électeur est en train de voter au centre de vote de l’école Koudoukou, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
L’annonce du report des Élections municipales et locales d’octobre 2024 à avril 2025 par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) secoue la République centrafricaine. Le journaliste Christian Aimé Ndota va plus loin en déclarant qu’aucun scrutin n’aura lieu avant 2026, une affirmation qui ébranle les certitudes sur le processus démocratique du pays.
Un financement insuffisant au cœur du problème, annonce Christian Aimé Ndota.
L’ANE explique ce report par un manque de ressources financières. Malgré un don de 250 millions de francs CFA du Cameroun, le budget géré par le PNUD reste trop faible. Cette situation tranche avec les 4 milliards de francs CFA dépensés pour le référendum constitutionnel, ce qui questionne les choix budgétaires du gouvernement.
Des soupçons de stratégies politiques, selon Christian Aimé Ndota.
Christian Aimé Ndota pointe des enjeux politiques derrière ce report. Il mentionne une “précampagne” orchestrée par des ministres pour établir des bases du parti au pouvoir MCU, révélant des dissensions internes. Le journaliste laisse entendre que ce délai pourrait servir à consolider l’emprise du parti unique.
Un agenda électoral flou.
Le report ouvre la porte à d’autres possibles glissements du calendrier électoral. Ndota rappelle la proposition de Joseph Bendounga de regrouper tous les scrutins, une idée qui prend de l’ampleur. Il envisage 2025 comme une période de préparation pour tenir ensemble les Élections présidentielle et locales en 2026.
La crédibilité du processus démocratique en jeu.
Ces reports successifs alimentent les doutes sur la détermination réelle d’organiser des Élections libres et équitables. Le manque de clarté sur le financement et l’organisation des scrutins nourrit les interrogations sur l’engagement démocratique des autorités centrafricaines.
Les propos de Ndota révèlent les obstacles majeurs que la Centrafrique doit surmonter pour garantir un processus électoral fiable. L’opacité et les suspicions de manœuvres politiques menacent de compromettre la légitimité des futures élections, essentielles pour la stabilité du pays.
La Centrafrique veut réinventer son modèle humanitaire
Un Convoi humanitaire. CopyrightCICR
La République centrafricaine fait désormais de la localisation de l’aide humanitaire une priorité. Cette approche vise à donner un rôle central aux organisations locales dans la réponse aux crises, tirant parti de leur connaissance du terrain et de leur proximité avec les populations.
“Les ONG nationales sont présentes sur 96% du territoire centrafricain”, souligne Thierry Adoum, Secrétaire Général du Conseil Inter ONG en Centrafrique (CIONGCA). Leur implication accrue permet donc d’améliorer la réactivité et la pertinence de l’aide dans un pays où près de la moitié de la population reste extrêmement vulnérable.
Des progrès ont été enregistrés en 2023. Le Fonds Humanitaire pour la RCA a augmenté son financement direct aux ONG locales de 7% à 20%. “Nous apprécions cette avancée permettant aux ONG nationales d’être en première ligne de la réponse”, se félicite Anita Bissa de l’ONG Wali Ti Kodro.
Mais le chemin reste long. Si le nombre d’acteurs locaux impliqués augmente, leur part dans le financement global reste faible, à moins de 2% du Plan de réponse humanitaire. “Au-delà du financement, il est essentiel d’inclure les acteurs nationaux dans tout le processus de décision”, insiste Thierry Adoum.
Le renforcement des capacités demeure également un défi pour permettre aux ONG locales d’assumer pleinement des rôles de leadership. La Task Force Localisation mise en place en 2022 s’y attelle, à travers des formations et un meilleur accès à l’information.
L’enjeu est de taille : en valorisant l’expertise locale, la RCA espère une aide humanitaire plus efficace et mieux adaptée aux besoins de sa population. Un pari sur l’avenir dans un pays qui peine encore à sortir de la crise.
Coup de théâtre à Bangui : le communiqué du parquet qui accuse en voulant disculper le ministre Abazène de sa mafia
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Un nouveau rebondissement dans l’affaire des faux billets secoue la capitale centrafricaine. Le communiqué du parquet du Tribunal de Grande Instance de Bangui, publié le 23 août, loin d’éclaircir la situation, semble être une tentative maladroite de disculper le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, pourtant au cœur du scandale.
Le document officiel reconnaît l’arrestation de trois suspects : Moro Dasylva Sylvain, Yaya Saidou Younous et Aboubakar Abdoulaye, en possession de 44 950 000 francs CFA en faux billets. Cependant, il insiste curieusement sur des détails procéduraux, accusant l’officier de police chargé de l’enquête d’avoir déposé les billets à la Banque centrale sans l’aval du parquet.
Plus troublant encore, le communiqué affirme que le ministre Abazène “n’est impliqué ni de près ni de loin dans ce dossier”. Cette déclaration contredit de nombreux témoignages recueillis sur les interventions répétées du ministre pour faire libérer les suspects, dont l’un serait son cousin.
Un magistrat sous couvert d’anonymat déclare : “Ce communiqué pue la manipulation. On tente de noyer le poisson en se focalisant sur des détails de procédure, alors que l’essentiel est ailleurs. Pourquoi le ministre s’acharne-t-il tant à récupérer ces faux billets ?”
Les pressions du ministre Abazène.
Selon plusieurs sources au sein de la police, le ministre Abazène aurait personnellement tenté d’intervenir dès le lendemain de l’arrestation pour obtenir la libération des suspects. Il aurait d’abord exercé des pressions sur un substitut du procureur, puis directement sur le procureur de la République.
Un greffier témoigne : “Ce n’est pas la première fois que le ministre use de son influence pour protéger son parent impliqué dans des activités illégales. Il est habitué à faire libérer des malfrats dans la capitale”.
Un système mafieux bien rodé du
ministre Abazène.
L’affaire lève le voile sur un système impliquant de hauts responsables de l’État centrafricain. Le réseau disposerait de complices au sein même des banques, facilitant l’échange des faux billets contre de vrais.
“Ils ont leurs complices dans des banques. Ils amènent ça à la banque et la banque récupère. Puis ils donnent des vrais billets, un échange rapide. À travers cet échange, ils ont maintenant un faux billet transformé en vrai billet de banque et ça circule”, explique un ancien enquêteur familier de ces pratiques.
Le ministre Abazène utiliserait ce système depuis longtemps pour s’enrichir illégalement. Son acharnement à récupérer les faux billets saisis témoigne de son implication directe dans ce trafic.
Un bras de fer entre police et justice.
Face aux pressions, le chef du service de sûreté urbaine, qui est également l’enquêteur principal du dossier, a pris l’initiative de déposer les faux billets à la Banque centrale, obtenant un reçu officiel. Cette décision a provoqué la colère du parquet, qui a refusé de recevoir le dossier sans les billets en nature.
“Le procureur a dit qu’il faut que le chef du service apporte les 43 millions de faux billets en espèces dans son bureau. Il veut tous les billets en espèces, pas les reçus de la banque centrale”, rapporte une source proche du dossier.
En réaction, le procureur a coupé toute relation avec le commissariat central, paralysant de fait le travail de la police judiciaire. Cette situation révèle les tensions profondes entre institutions et les luttes d’influence qui gangrènent l’appareil judiciaire centrafricain.
Un conflit d’autorité révélateur.
Le communiqué du parquet révèle un autre aspect troublant de l’affaire. Le procureur accuse l’officier de police d’avoir obéi aux ordres du Directeur Général de la police nationale plutôt qu’à ceux du parquet. Cette accusation prend une dimension particulière à la lumière des déclarations du ministre Abazène lui-même.
Selon des sources proches des familles des suspects, le ministre aurait affirmé que c’est le Directeur Général de la police, monsieur Bienvenu Zokoué qui a confisqué les 44 millions de francs CFA en faux billets. Cette contradiction flagrante soulève de sérieuses questions. Pourquoi le ministre cherche-t-il à impliquer le Directeur de la police ? S’agit-il d’une tentative de détourner l’attention de sa propre implication ?
Ce conflit apparent entre le parquet, la police et le ministère de la Justice révèle les luttes intestines qui paralysent l’appareil d’État centrafricain. Il démontre en plus un dysfonctionnement profond du système judiciaire, où les intérêts personnels semblent primer sur la recherche de la vérité et la justice.
Les détails de l’arrestation.
L’affaire a éclaté le 3 août 2024, lorsque les trois suspects ont été appréhendés à la station Relais Sica. L’un d’eux tentait d’écouler un faux billet pour acheter du carburant. La fouille de leur véhicule a révélé l’ampleur du trafic : des millions en fausses coupures, fraîchement importées du Qatar selon les premières informations de l’enquête.
Des questions sans réponses.
Malgré le communiqué du parquet, de nombreuses zones d’ombre persistent. D’où proviennent exactement ces faux billets ? Qui sont les commanditaires de ce trafic ? Pourquoi le ministre de la Justice est-il si désireux de récupérer ces faux billets ?
Le silence du gouvernement sur ces questions cruciales est assourdissant. Le Premier ministre Félix Moloua n’a fait aucune déclaration sur cette affaire qui ébranle pourtant les fondements de l’État.
Un test pour l’État de droit.
Cette affaire constitue un test majeur pour l’État de droit en Centrafrique. La capacité des institutions à mener une enquête impartiale, y compris sur de hauts responsables, est remise en question.
“On dit que la justice c’est la mafia, c’est la mafia, Abazène a instauré la mafia au sein de la justice. Les gens disent que c’est du mensonge. Voilà maintenant une autre preuve”, s’indigne un jeune magistrat centrafricain.
Le président Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, qui a fait de la lutte contre la corruption l’un des axes majeurs de son mandat, se trouve maintenant au pied du mur. Sa capacité à sanctionner un ministre de premier plan impliqué dans une affaire aussi grave sera un test décisif pour la crédibilité de son action.
L’avenir de l’enquête incertain.
Pour l’heure, le bras de fer entre la police et le parquet se poursuit. Le chef de la sûreté urbaine a été convoqué par le procureur, probablement pour subir des pressions. L’issue de cette confrontation sera déterminante pour l’avenir de l’enquête.
Les citoyens centrafricains, eux, attendent des actes concrets pour restaurer leur confiance dans les institutions. L’avenir de l’État de droit en Centrafrique pourrait bien se jouer dans la résolution de ce scandale qui ébranle les fondements mêmes de la République.
Alors que le communiqué du parquet tente maladroitement de blanchir le ministre Abazène, l’opinion publique reste sceptique. La vérité sur cette affaire de faux billets sera-t-elle un jour révélée ? Ou assistons-nous à une énième tentative d’étouffer un scandale d’État ? Seule une enquête indépendante et transparente pourrait apporter des réponses à ces questions cruciales pour l’avenir de la démocratie centrafricaine.
Tourougou Banque, Wali Banque, Masséka Banque : L’Innovation Bancaire de Touadera pour Faire de Bangui la Silicon Valley de l’Afrique, Une Grande Illusion
Monsieur Pascal Bida Koyagbélé lors de son déplacement en Russie
Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadera s’est attaché à une série de promesses spectaculaires, entre rêves utopiques et réalités déconnectées. Derrière l’ambitieux projet de transformation de la République centrafricaine (RCA) en une puissance régionale, se cache une série de mensonges, de projets fantômes, et de promesses non tenues. Parmi les figures centrales de cette grande illusion, Binda Koyagbélé, l’un des hommes de main du régime, incarne parfaitement cette déconnexion avec la réalité.
Binda Koyagbélé : L’Artiste du Mensonge sur l’Innovation Bancaire de Touadera.
Dès sa nomination en tant que ministre conseiller chargé des grands travaux à la présidence, Binda Koyagbélé s’est illustré par ses déclarations extravagantes, souvent sans fondement. En 2022, il a fait la une des médias avec une série d’annonces prétentieuses sur la création de « banques sectorielles » censées révolutionner divers aspects de la vie économique du pays, dont une banque pour l’armée, une pour la jeunesse, et même une banque agricole. Pourtant, ces annonces sont restées dans l’imaginaire.
La Banque de l’Armée : Promesses et Réalités Cruelles sur l’Innovation Bancaire de Touadera.
Koyagbélé avait promis, lors de sa déclaration médiatique, une banque dédiée à l’armée, destinée à sécuriser les soldes des militaires et à faciliter leur accès aux services financiers. Pourtant, les faits démontrent un contraste saisissant. Les soldats détachés dans les provinces peinent à recevoir leurs soldes, un problème récurrent qui montre l’inefficacité totale de cette prétendue “banque”. À Berbérati, Bouar ou Bambari, les militaires doivent souvent parcourir des centaines de kilomètres pour atteindre une succursale bancaire, faute d’infrastructures locales. Ceux qui ne peuvent pas se rendre dans ces villes dépendent d’Orange Money pour toucher leur maigre salaire, illustrant ainsi l’abandon total de l’État.
Grève des Étudiants de l’Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d’études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
La Jeunesse Sacrifiée : La Faillite de la Masséka Banque sur le projet de l’Innovation Bancaire de Touadera.
La “Masséka Banque”, destinée à financer les initiatives des jeunes, n’a jamais vu le jour. Au contraire, sous le régime de Touadera, la jeunesse centrafricaine est plus marginalisée que jamais. Faute de perspectives, les jeunes sont nombreux à tomber dans la délinquance ou à s’exiler. L’éducation, secteur pourtant crucial pour l’avenir du pays, a été totalement négligée. Les infrastructures scolaires sont en ruine, et l’université de Bangui, autrefois fleuron de l’enseignement supérieur en Centrafrique, n’a reçu aucun soutien réel de l’État, malgré les titres prestigieux de Touadera en matière d’éducation.
Le Mythe des Grandes Infrastructures : Entre Mirage et Désillusion.
Faustin-Archange Touadera, alias Baba Kongoboro a annoncé, à travers Binda Koyagbélé, une série de projets pharaoniques, dont la transformation de Bangui en “mégapole” africaine, le développement d’une “Silicon Valley” locale, et la construction de nouvelles villes universitaires. Cependant, ces projets, dont les coûts astronomiques sont estimés à 42 milliards de dollars, semblent plus relever du fantasme que de la réalité.
La rue principale de Kilomètre 5, remplie de déchets. Photo : Aimé Ndota
La Mégapole de Bangui : Une Ville Fantôme Avant Même de Voir le Jour.
La transformation de Bangui en une “mégapole” avec des autoroutes, des tramways, et des zones industrielles modernes, a été présentée comme le pilier du développement économique du pays. Pourtant, sur le terrain, rien ne bouge. Les infrastructures routières actuelles sont dans un état déplorable, et aucune des nouvelles routes ou chemins de fer annoncés n’a vu le jour. La situation économique et sociale du pays continue de se détériorer, avec une pauvreté galopante et une absence totale de perspectives de développement.
La Silicon Valley de l’Afrique : Une Invention de Toute Pièce.
Touadera a également promis la création d’un « village de l’innovation » à quelques encablures de Bangui, censé devenir un centre mondial de la technologie et de l’innovation. Il n’en est rien. Aucun terrain n’a été aménagé, aucune infrastructure n’a été construite, et cette “Silicon Valley” reste un rêve criminel lointain, voire un mensonge éhonté destiné à tromper la communauté internationale et les investisseurs potentiels.
Deux femmes de Ndim en train de faire la recolte dans leur champ
Agriculture et Industrialisation : Des Projets Inexistants.
Un autre axe majeur des promesses de Touadera est la transformation de la RCA en un grenier bio pour l’Afrique, grâce à une “YACA Banque” censée financer les initiatives agricoles. Pourtant, le secteur agricole est en ruine. Le coton, autrefois une des principales cultures d’exportation du pays, n’est plus qu’un lointain souvenir. Les paysans centrafricains, abandonnés par l’État, sont contraints de se débrouiller seuls, sans aucune aide financière ou technique.
L’Industrie : Un Secteur Fantôme.
Touadera avait également annoncé la création de zones industrielles modernes, capables de transformer les matières premières locales en produits finis. Là encore, la réalité est tout autre. Les rares infrastructures industrielles existantes sont vétustes et sous-utilisées, et aucun nouvel investissement n’a été réalisé pour développer ce secteur crucial. La promesse de créer 30 millions d’emplois en 20 ans relève du pur fantasme dans un pays où le chômage touche plus de 90 % de la population active.
La Pyramide de Verre : Symbole de la Mégalomanie de Touadera.
Le projet de construction de la plus grande pyramide du monde, la “Cité de Dieu”, censée devenir un symbole de la renaissance culturelle et spirituelle de la RCA, est un autre exemple flagrant de la mégalomanie du régime. Cette pyramide rêvée, d’une hauteur de 160 mètres, devait être recouverte de panneaux solaires et abriter des lieux de culte pour toutes les religions. Cependant, comme la plupart des projets de Touadera, elle n’existe que sur le papier. Aucun chantier n’a été ouvert, et ce projet ne sert qu’à détourner l’attention des véritables problèmes du pays.
La République Centrafricaine à l’Ère de la Désillusion.
Le régime de Baba Kongoboro s’est spécialisé dans l’art de l’illusion. Sous des airs de grand visionnaire, il n’a fait que multiplier les promesses irréalistes, sans jamais s’attaquer aux problèmes fondamentaux du pays. Le peuple centrafricain, lassé des mensonges et des faux espoirs, continue de souffrir dans un pays où la pauvreté et l’insécurité règnent en maîtres. Le bilan de Touadera, au lieu de refléter une modernisation du pays, prouve une fois de plus une gestion catastrophique marquée par le mensonge, la corruption, et l’incompétence.
Les grands projets annoncés ne sont que des mirages destinés à masquer la réalité : une République centrafricaine en faillite, où les infrastructures sont inexistantes, l’éducation et la jeunesse sacrifiées, et où l’armée, pilier de la nation, est laissée pour compte. Il est temps de faire face à cette vérité dérangeante et de dénoncer ces mensonges d’État qui ne font qu’aggraver la misère du peuple centrafricain. Le régime de Touadera doit être tenu pour responsable de cette grande illusion, qui, loin d’améliorer la vie des Centrafricains, n’a fait que plonger le pays dans une crise sans précédent.
Le CNOSCA déterminé à rapatrier les clandestins envoyés en France par le ministre Doneng
Centrafrique.org/126-millions-de-francs-cfa-disparus-la-mafia-au-coeur-du-cnosca/gilles-gilbert-gresenguet/” rel=”attachment wp-att-77799″ data-wpel-link=”internal”>Le président du CNOSCA Gilles Gilbert GRESENGUET.
Le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) a déclaré son intention ferme de faire rapatrier les membres de la famille du ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wazoumon, qui ont voyagé illégalement en France sous couvert des Jeux Olympiques de Paris 2024. Cette action énergique du CNOSCA fait suite à la découverte d’un stratagème orchestré par le ministre pour faire entrer clandestinement plusieurs de ses proches sur le territoire français.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 26 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Une liste suspecte soumise à l’ambassade de France.
Selon les informations recueillies par le CNOSCA, le ministre Doneng a soumis à l’ambassade de France une liste de personnes prétendument liées à la délégation olympique centrafricaine. Cette liste comprenait sa petite sœur, sa fille de 8 ans, ainsi que d’autres individus sans lien apparent avec l’événement sportif. Le CNOSCA affirme que certains auraient même payé le ministre pour obtenir un visa.
La fuite des “faux athlètes” à leur arrivée en France.
Une fois arrivés en France, ces individus se sont volatilisés, confirmant les soupçons du CNOSCA quant à la nature frauduleuse de leur voyage. Cette disparition a provoqué l’indignation du comité olympique, qui y voit une manœuvre délibérée du ministre pour faciliter l’immigration illégale de ses proches.
Le CNOSCA engage des poursuites judiciaires.
Face à cette situation, le comité olympique national a pris des mesures drastiques. Il a saisi les autorités françaises et la justice pour obtenir le rapatriement rapide de ces personnes. Un avocat français aurait même été mandaté pour accélérer les démarches légales.
Le CNOSCA dénonce les conséquences pour les vrais athlètes.
Un responsable du CNOSCA souligne : “Ces agissements nuisent gravement à nos athlètes légitimes. À l’avenir, les demandes de visa pour nos sportifs risquent d’être systématiquement rejetées à cause de ces abus”.
Le CNOSCA accuse : un ministre aux pratiques douteuses.
Le trésorier du CNOSCA n’a pas hésité à pointer du doigt le ministre Doneng, l’accusant d’hypocrisie. “Il critique publiquement la France et les Occidentaux, mais n’hésite pas à user de ses relations pour faire voyager sa famille illégalement”, a-t-il déclaré.
Le CNOSCA veut faire de cette affaire un exemple.
Le CNOSCA est résolu à faire de cette affaire un cas exemplaire pour dissuader les futures tentatives d’abus de la part des élites centrafricaines. Il s’est engagé à poursuivre ses efforts jusqu’au rapatriement de tous les individus impliqués dans ce scandale.
Pierre Somsé : portrait d’un ministre dépassé par ses fonctions
Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-Bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population
Le système de santé centrafricain est malade, et son médecin en chef semble ignorer jusqu’aux symptômes les plus basiques. C’est le triste constat qui s’impose après l’interview désastreuse accordée il y’a quelques semaines par le Dr Pierre Somsé, ministre de la Santé. Empêtré dans des réponses évasives et dénuées de substance, le ministre a étalé au grand jour son incompétence flagrante, soulevant de sérieuses interrogations sur sa capacité à diriger ce ministère crucial.
Dr Pierre Somsé , un ministre ignorant des réalités sanitaires du pays
Interrogé sur le ratio de médecins par habitant en République centrafricaine, une donnée fondamentale pour évaluer l’accès aux soins, le Dr Somsé s’est montré incapable de fournir le moindre chiffre. Après un silence gênant, il a fini par admettre que son ministère ne dispose pas de cette information essentielle. “On n’a pas encore fait ce calcul parce que la situation n’est pas très stable”, a-t-il balbutié, promettant vaguement des résultats “d’ici fin juin” grâce à un recensement en cours.
Cette méconnaissance totale d’un indicateur aussi basique est sidérante pour un ministre de la Santé en poste depuis plusieurs années. Comment peut-il prétendre élaborer une politique de santé efficace sans connaître les ressources humaines dont il dispose ? Cette ignorance crasse révèle un manque flagrant de sérieux et de professionnalisme.
Dr Pierre Somsé , une gestion de la crise Covid désastreuse.
Lorsqu’on l’interroge sur la gestion de la pandémie de Covid-19 en Centrafrique, le Dr Somsé se dérobe honteusement à ses responsabilités. Au lieu d’exposer sa stratégie et les mesures prises par son ministère, il se contente de déclarer que “le Covid a été géré par le président de la République”. Une façon lâche de se défausser et de nier son rôle central dans cette crise sanitaire majeure.
Le ministre évoque vaguement une “gestion multisectorielle” et un “comité de crise présidé par le président”, sans apporter le moindre détail concret sur les actions menées. Cette réponse creuse et dilatoire démontre soit une incompétence totale dans la gestion de la pandémie, soit une volonté délibérée de cacher la vérité aux Centrafricains.
Des chiffres invérifiables et des affirmations douteuses.
Pour masquer son ignorance, le Dr Somsé se lance dans une énumération d’infrastructures sanitaires prétendument créées ou réhabilitées sous sa houlette. Il cite pêle-mêle un centre d’hémodialyse, un service de neurochirurgie ou encore un “hôpital des grands brûlés”. Mais aucun chiffre précis ni calendrier de réalisation ne viennent étayer ces affirmations.
Le ministre se targue également du retour au pays de médecins formés à l’étranger, parlant même de “patriotisme”. Mais là encore, impossible de vérifier ses dires : combien exactement sont revenus ? Quelle proportion du total des médecins partis se former hors du pays ? Le Dr Somsé reste dans le flou le plus total, se contentant de citer “quatre néphrologues” sans autre précision.
Cette cascade de chiffres invérifiables et d’affirmations non étayées ressemble fort à de la poudre aux yeux pour masquer l’absence de résultats concrets. Un ministre sérieux devrait être capable de fournir des données précises et vérifiables sur l’état du système de santé qu’il dirige.
Un bilan désastreux après des années au pouvoir.
Le Dr Pierre Somsé occupe le poste de ministre de la Santé depuis plusieurs années. Son incompétence manifeste et son incapacité à maîtriser les dossiers relevant de son ministère sont d’autant plus impardonnables. Comment justifier qu’après tout ce temps passé aux commandes, il soit toujours incapable de fournir des données de base sur l’état du système de santé centrafricain ?
Cette interview désastreuse jette une lumière crue du soleil du midi sur le bilan calamiteux de ce ministre. Sous sa direction, le système de santé centrafricain reste l’un des plus défaillants au monde. L’espérance de vie dans le pays stagne autour de 53 ans, l’une des plus basses de la planète. La mortalité infantile demeure dramatiquement élevée. L’accès aux soins de base reste un luxe pour une grande partie de la population.
Pendant ce temps, le Dr Somsé se contente de réciter des éléments de langage creux sur la “gestion de haut niveau” et le “patriotisme” de quelques médecins. Son incapacité à fournir le moindre chiffre précis ou résultat tangible en dit long sur l’absence totale de progrès réels dans le domaine de la santé en Centrafrique.
Un gouvernement d’incompétents qui nuit au pays.
Malheureusement, le cas du Dr Somsé n’est pas isolé au sein du gouvernement centrafricain. De nombreux autres ministres affichent la même incompétence crasse et le même manque total de maîtrise de leurs dossiers. Cette interview désastreuse n’est qu’un exemple parmi d’autres du niveau affligeant des dirigeants actuels du pays.
Comment s’étonner, dans ces conditions, que la Centrafrique reste englué dans le sous-développement et la pauvreté ? Avec de tels incompétents aux commandes, incapables de connaître la réalité du terrain et de mettre en œuvre des politiques efficaces, le pays ne peut que stagner.
Il est grand temps que les Centrafricains ouvrent les yeux sur l’imposture que représente l’actuel gouvernement. Des ministres comme le Dr Somsé sont une insulte à l’intelligence du peuple et un frein au développement du pays. Leur incompétence vraie et leur mépris pour les réalités du terrain sont un scandale qui ne peut plus durer.
La Centrafrique mérite mieux que ces pitres ignorants qui paradent dans les ministères sans rien connaître des problèmes réels du pays. Il est urgent de faire place à une nouvelle génération de dirigeants compétents, formés et dévoués au bien public. C’est à ce prix seulement que le pays pourra enfin sortir de l’ornière et offrir un avenir meilleur à sa population.
En attendant, le spectacle affligeant offert par le Dr Somsé dans cette interview restera comme un symbole de la faillite totale du gouvernement du premier ministre Félix Moloua, aussi incompétent. Son incompétence criante et son absence totale de résultats concrets sont une honte pour le pays. Les Centrafricains méritent infiniment mieux que ces piètres gestionnaires qui les maintiennent dans la misère depuis trop longtemps.
L’opposant Bendounga dénonce le report des Élections locales comme un échec du pouvoir
Paoua-est-un-fiasco-selon-joseph-bendounga/joseph-bendounga-3/” rel=”attachment wp-att-25376″ data-wpel-link=”internal”>L’opposant Joseph BENDOUNGA. CopyrightDR.
Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), critique vertement la décision de reporter les Élections municipales et communales au 6 avril 2025. L’opposant Bendounga y voit la preuve flagrante de l’incompétence du gouvernement et de l’Autorité Nationale des Elections (ANE).
“L’histoire me donne raison”, affirme le député Joseph Bendounga, rappelant ses multiples mises en garde sur l’impossibilité d’organiser des Élections crédibles en octobre 2024. Il pointe du doigt le manque total de préparation, avec un budget dérisoire débloqué tardivement et l’absence d’avancées concrètes dans l’organisation logistique.
Selon l’opposant Bendounga, le président Touadera s’est fait “rouler”.
Le député Joseph Bendounga s’étonne qu’un chef d’État puisse être ainsi trompé par ses propres institutions. “Il n’est pas normal qu’un président de la République puisse se faire rouler par l’autorité nationale des Élections, ainsi que son gouvernement”, déclare-t-il. L’opposant Bendounga estime que dans d’autres pays, une telle situation aurait entraîné la démission du gouvernement et le limogeage des responsables de l’ANE.
Vers une crise institutionnelle ?
Bendounga s’inquiète d’une possible “cascade de violations de la loi”. L’opposant redoute notamment que les Élections présidentielle et législatives prévues en décembre 2025 ne soient également reportées, plongeant le pays dans une grave crise institutionnelle.
Un appel au dialogue.
Face à cette situation, Bendounga exhorte le président Touadera à “reculer intelligemment” en organisant une rencontre avec l’opposition démocratique. “Je demande au président de la République de rencontrer l’opposition démocratique afin que nous puissions débattre des problèmes de fonds de la République”, plaide l’opposant Bendounga.
Ce nouveau report électoral, dénoncé par l’opposant Bendounga, prouve une fois de plus la fragilité persistante des institutions centrafricaines. Il renforce les inquiétudes sur la capacité du pouvoir à mener à bien la transition démocratique, malgré le soutien financier et technique de la communauté internationale. L’opposant Bendounga et d’autres figures de l’opposition continuent d’appeler à des réformes profondes pour garantir des élections véritablement libres et transparentes.
Terreur à Zémio : Les miliciens Azandé sèment à nouveau la panique
Centrafrique.org/les-miliciens-wagner-ti-azande-deployes-dans-louham-avec-leurs-instructeurs-russes/les-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76325″ data-wpel-link=”internal”>Des miliciens de la milice Azandé et un instructeur du groupe Wagner prennent une pause, assis sur un véhicule blindé lors de leur patrouille.
Les habitants de Zémio, ville située à 1113 km de Bangui, ont vécu des heures d’angoisse ce vendredi 23 août 2024. Pendant plusieurs heures, des tirs nourris d’armes lourdes et légères ont résonné dans toute la cité, semant la panique parmi la population.
Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces tirs provenaient exclusivement des miliciens Azandé, surnommés “Wagner Ti Azandé”. Ces combattants exprimaient ainsi leur colère suite au décès de l’un des leurs, blessé lors d’une récente opération contre l’UPC et évacué à Bangui pour des soins.
“On pensait que c’était une attaque rebelle. Les gens couraient dans tous les sens, ne sachant pas où se cacher”, témoigne un habitant sous couvert d’anonymat.
Terreur à Zémio : des autorités dépassées.
Cette démonstration de force incontrôlée pousse une fois de plus les centrafricains à se poser de sérieuses questions sur l’encadrement de ces milices censées être intégrées aux FACA. Un agent de la sous-préfecture de Zémio, contacté par notre rédaction, s’est montré incapable d’expliquer la situation : “Nous aussi, on ne comprend pas ce qui se passe. On attend des instructions de Bangui”.
Un bilan qui s’alourdit.
Cet incident intervient quelques jours après une opération désastreuse menée par ces mêmes miliciens contre l’UPC près du village Guenekoumba, situé à environ 95 kilomètres de Zémio. Le bilan de cette action s’est encore alourdi, passant à 5 morts côté azandé après le décès à Bangui du milicien blessé.
Population prise en otage.
Les habitants de Zémio se retrouvent otages de ces miliciens hors de contrôle. “On ne sait plus qui nous protège et qui nous menace”, déplore un commerçant de la ville. “Ces gens-là tirent n’importe comment, ils peuvent tuer des innocents”.
Cette situation chaotique démontre une fois de plus l’échec du gouvernement à restaurer l’autorité de l’État dans les provinces. Les milices censées suppléer les FACA se comportent comme des bandes armées incontrôlables, terrorisant les populations qu’elles prétendent défendre.
Le retour du corps en décomposition du capitaine KIWENE ZOUNENZAPA révèle la déliquescence de l’armée centrafricaine
Centrafrique.org/paoua-violent-accident-des-russes-le-capitaine-kiwene-zounenzapa-bienvenu-bertin-tue/le_capitaine_pounazapa/” rel=”attachment wp-att-82741″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes” width=”400″ height=”450″ />le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, décédé dans un accident de route près de Paoua avec les mercenaires russes
Le rapatriement de la dépouille du capitaine KIWENE ZOUNENZAPA Bienvenu Bertin, victime d’un accident tragique près de Paoua, s’est transformé en un fiasco logistique qui expose cruellement les défaillances des Forces armées centrafricaines (FACA).
capitaine KIWENE ZOUNENZAPA : un parcours atypique brutalement interrompu.
Le capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, ancien abbé catholique devenu militaire, incarnait un engagement profond pour son pays. Son choix de quitter l’Église pour servir dans l’armée témoignait d’une vocation patriotique peu commune. Cette trajectoire singulière rend sa fin d’autant plus poignante.
Le retour du corps du capitaine KIWENE ZOUNENZAPA , une chaîne de défaillances scandaleuses.
Le véhicule chargé de ramener le corps du capitaine de Paoua à Bangui est tombé en panne en cours de route. L’état-major a dû dépêcher un second véhicule depuis la capitale, entraînant un retard considérable. La chaleur et l’état déplorable des routes ont accéléré la décomposition du corps, qui est arrivé dans un état avancé à Bangui.
L’incompétence chronique de l’état-major.
Ce n’est pas un cas isolé. De nombreux corps de soldats tués au combat ou dans des accidents arrivent régulièrement dans un état de décomposition avancée à Bangui. L’état-major semble incapable d’établir une procédure efficace pour le rapatriement digne des dépouilles de ses hommes.
Une souffrance supplémentaire infligée aux familles.
Cette situation inflige une douleur supplémentaire aux proches des victimes. Voir le corps décomposé d’un être cher qui a tant sacrifié pour son pays est une épreuve insupportable. L’armée centrafricaine bafoue ainsi le respect dû à ses soldats tombés et la dignité de leurs familles.
Un symptôme du délabrement général des FACA.
Cet épisode macabre illustre l’état de déliquescence avancée des forces armées centrafricaines. Manque de véhicules fiables, routes impraticables, absence de moyens de conservation des corps… Les carences sont flagrantes à tous les niveaux.
L’inaction inexcusable des autorités.
Malgré la répétition de ces situations indignes, l’état-major n’a pris aucune mesure pour y remédier. Cette inertie est perçue comme un mépris envers les soldats et leurs familles. Elle mine le moral des troupes et ternit gravement l’image de l’armée auprès de la population.
Le traitement indigne réservé à la dépouille du capitaine KIWENE ZOUNENZAPA n’est qu’un exemple parmi d’autres du sort réservé aux militaires centrafricains morts en service. Une refonte complète des procédures et une allocation substantielle de moyens s’imposent d’urgence pour restaurer un minimum de respect envers ceux qui donnent leur vie pour le pays.
Dans une tribune publiée le 17 juillet 2024, Clotaire Saulet Surungba, ancien conseiller national représentant la diaspora européenne au CNT, appelle à la création d’une 8ème région centrafricaine. L’objectif : intégrer pleinement la diaspora dans le développement du pays.
Selon Clotaire Saulet Surungba, la communauté centrafricaine à l’étranger s’est considérablement développée depuis les années 1960. “Elle compte en son sein des travailleurs, des opérateurs économiques, des ouvriers qualifiés, des artistes etc.”, souligne-t-il. Une ressource précieuse que le pays gagnerait à mieux exploiter.
La diaspora : pilier de la future région centrafricaine.
Pour l’ancien conseiller national, cette 8ème région permettrait de “fédérer la diaspora centrafricaine et le pays”. Clotaire Saulet Surungba cite une étude de la BAD montrant l’importance des transferts d’argent des diasporas africaines vers leurs pays d’origine. Il propose d’aller plus loin en incitant les migrants à “devenir des promoteurs immobiliers, des bailleurs de fonds des projets socio-éducatifs”.
Une structure rattachée au ministère des Affaires étrangères.
Clotaire Saulet Surungba préconise la création d’un gouvernorat de la 8ème région, placé sous l’autorité du ministre des Affaires étrangères. Cette nouvelle entité collaborerait avec l’ensemble du gouvernement et les représentations diplomatiques pour mieux intégrer la diaspora dans le développement national.
À travers cette proposition, l’ancien conseiller national espère faire de la diaspora “un véritable pôle de développement” pour la République centrafricaine. Une initiative qui reste à concrétiser par les autorités.
Voici son texte en intégralité :
PLAIDOYER POUR LA CREATION DE LA 8ème REGION
I-POSITION DU PROBLEME
Le décret signé le vendredi 30 mai 2024 portant nomination des préfets et sous-préfets a consacré la
mise en œuvre de la régionalisation et de la décentralisation, à travers la désignation des sept (07)
Gouverneurs. Ces derniers ont des missions bien définies par la loi et ne semblent pas, à priori,
prendre en compte les préoccupations des Centrafricains établis de manière provisoire ou
permanente, à l’extérieur du pays.
Aujourd’hui, la communauté centrafricaine à l’extérieur qui, au début des années 1960 n’était
constituée que des étudiants et des stagiaires, s’est densifiée et diversifiée sur tous les corps de
métier tout en se répartissant sur presque tous les continents. Elle compte en son sein des
travailleurs, des opérateurs économiques, des ouvriers qualifiés, des artistes etc.
En 2006, l’Union africaine avait décidé d’ériger la Diaspora africaine en sixième Région du continent,
au même titre que l’Afrique australe, l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord, l’Afrique orientale et
l’Afrique de l’Ouest.
La Diaspora centrafricaine peut devenir une 8ème Région après celle des Plateaux, de l’Equateur, de
Yadé, des Kagas, du Fertit, du Haut-Oubangui et du Bas-Oubangui pour peu qu’il y ait la volonté d’en
faire un véritable pôle de développement et non une superstructure administrative ou un nid
d’opposants et encore moins, de partisans.
II-QUEL TYPE DE DIASPORA POUR LE CENTRAFRIQUE ?
Le gouvernorat de la 8ème Région va s’atteler à fédérer la Diaspora centrafricaine et le pays tout en
assainissant les relations entre les centrafricains restés au pays et ceux qui vont être accueillis. Une
étude de la Banque africaine de développement (BAD) de 2014 donne des pistes pour les voies à
emprunter : en 2012, les Africains ont transféré vers leur pays d’origine près de 62,43 milliards de
dollars, soit 58,21 milliards d’euros, bien plus que l’aide au développement en faveur du continent et
même mieux que les investissements directs étrangers chiffrés à 50 milliards de dollars.
Pôle de développement, le Gouvernorat de la 8ème Région doit inciter les migrants à ne pas se
contenter seulement d’envoyer des fonds au village, mais qu’ils deviennent des promoteurs
immobiliers, des bailleurs de fonds des projets socio-éducatifs tels que la construction des écoles,
des centres de santé et la mise à disposition des fournitures scolaires. L’équipement des écoles et
dispensaires en matériel informatique ou la mise périodique d’expertise des migrants pour des
missions médicales, d’enseignement ou de formation peuvent être envisagés.
III-STRUTURE SUCCINTE DU GOUVERNORAT DE LA 8ème REGION
Le gouvernorat de la 8ème Région dont le contour est déjà prédéfini au sein du Ministère des affaires
étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, va être renforcé par l’avènement d’un Gouverneur
avec de nouveaux services, placé sous l’autorité directe du Ministre des affaires étrangères et en
collaboration avec tout le Gouvernement et les représentations diplomatiques et consulaires.
Clotaire SAULET SURUNGBA
Ancien Conseiller National, Représentant de la Diaspora Zone Europe au CNT
Quels Enjeux pour la Paix…Suite à La Levée d’Embargo sur les Armes en République Centrafricaine?
Obo/” rel=”attachment wp-att-50280″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-revenant-de-patrouille-a-Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Bangui, 25 août 2024 (CNC)
Les Questionnements… Et si on le posait différemment cette Problématique dans son ensemble… !
Poser une problématique claire, objective et, stratégique de ce qui va suivre de cette levée de l’embargo au lieu que des effets d’annonce de satisfaction, propagandiste, qui apparaîtront un jour vide de son contenu, de cette ouverture dans rétablissement soit d’équipement de nos FACA’s, …Constat, a l’opposition le total mutisme par ailleurs, est une hantise de part et d’autre. Finalement qu’est-ce qu’on veut pour notre Pays ? La Paix ou le Chao ! Dès qu’il s’agit de travailler ensemble sur une réflexion et, proposition d’une vision politique a proprement dite, en planification a courte, moyenne et, long terme vers un processus d’ensemble, convoquer les états généraux des Armés pour commencer… ! Impliquer tous les acteurs Politiques dans une réflexion globale de sécurisation de notre Pays.
Cette absence de vision et, des méthodes pratiquées de la Gouvernance et de la Politique qu’empruntent les dirigeants pour l’heure complètement son énigmatique ! Or la problématique de l’insécurité déjà pour tous (ttes) est issue du sujet (et de son analyse et des enjeux vitale de la Nation Centrafricaine en péril, de son intégrité territoriale, de l’effondrement économie, de la dégradation de la vie sociale, de fait, l’absence de repère pour la jeunesse Centrafricaine…) et non pas une découverte dans le sujet comme on trouverait une date dans une chronologie historiquement depuis l’indépendance. Il faut donc la définir puis la formuler. Dès lors, comment faire pour poser une bonne problématique le plus juste dans une démarche instructive, et pédagogique pour la jeunesse Centrafricaine, l’avenir et, une projection plus constructive pour le devenir de la République Centrafricaine ?
Les exemples donnés ici veillent s’appuient sur les sujets multiples :
L’enlèvement de l’embargo sur les armes en République Centrafrique
Symptôme persistant de la mauvaise Gouvernance en République Centrafricaine, la corruption et, l’effondrement de l’économie,
De fait les conséquences désastreuses socialement sur la vie des citoyens Centrafricains, de la jeunesse.
Qu’est-ce qu’une problématique soulevée de la levée de l’embargo en Républiques Centrafricaine sous-entendu…Un feu vert pour se procurer des armes a volonté dixit le conseiller spécial du président de la République Centrafricaine, si on veut l’aborder dans un sens le plus littéraire, et non-pragmatique ?
Question posée : Cette levée, ressouderait-elle le problème de l’équilibre social actif/passif et de l’économie Centrafricaine !
Est-ce que…la seule piste de l’emploi pour la jeunesse Centrafricaine est l’enroulement dans l’armée ?
Ce que la problématique n’est pas que pour :
La problématique d’une levée de l’embargo sur la République Centrafricaine et, les présences des groupes armés, les mercenaires de tout genre, n’est pas le seul plan présenté de marnière comme les seules argumentations très souvent mise en avant…de la descente en enfer de la République Centrafricaine. Cette quête des réponses et des résolutions des sujets très épineux sous une forme d’un questionnement discouru ce dernier temps par certains Dirigeants. La problématique n’est pas non plus le sujet reformulé sous l’aspect d’une question énonciatrice. En dehors de quelques cas très particulier sur la mauvaise gouvernance, de manque de vision politique, de la volonté et, des méthodes employés sur le plan d’une direction Politique claire, de prise en compte de l’effondrement de notre Nation complètement en cerclé par des forces nuisibles contre l’intérêt du Pays, des citoyens Centrafricains, de la Nation, ainsi l’encrage et, tentative de division des uns et des autres…, Les dérapages institutionnelles, cette manière de faire n’a aucun sens et ne fait que montrer la déroute de note Nation Centrafricaine par la trajectoire qu’empruntée par ces dirigeants.
La présence de groupes armés non-conventionnelle, et les mercenaires de tout genre… (Factions armées, a cela s’ajoute, les truands de tout bord …)!
A quoi ? Le levé de l’embargo sur la République Centrafricaine ressoudera tous les problèmes politiques, de la mauvaise Gouvernance et les déroutes institutionnelles, économique et, au passage valoriserait-elle l’acheminement de notre Nation à une Paix certaine ?
Approche maladroite des discours sur cette levée d’embargo ou sur le pluralisme de la démocratie en Centrafrique avec des règles complètements pipées et biaisées, les Gouvernants Centrafricains s’entendent-ils quant-ils prononcent des discours éhontés à l’endroit du peuple, citoyen ! De fait la communauté internationale qui nous observe !
Ces impétrants regardent-ils chez les autres les cohérences intellectuelles dans leurs propos, projets politiques et des actes qui suivent ? Car le sujet qu’ils abordent maladroitement part du principe erroné et d’un pilotage a vue (Conduite d’une politique sans principe à priori, uniquement en fonction des circonstances)
La production des discours contradictoires sonne complètement mensonger et de duperie, des faits patentes d’incohérences dans les actes, fait apparaitre de contenue vide. Donc de mettre en avant les éléments rhétoriques permettent de rien dire. De poser des actes plus sincèrement, politiquement, patriotiquement pour la survie de notre Nation sans disqualification des fils et les filles de la Centrafrique.
Dans la conclusion, la réponse soit, la Levée de l’embargo sur les armes en République Centrafricaine ne constitue pas de fait seulement, une victoire peut-être de la diplomatie internationale…et, ne doit pas seulement que sur la monté de l’armée en puissance, en République Centrafricaine sans que, qu’on se prévale, d’un projet de dotation sur les infrastructures de base militaire dans le Pays des casernes, une bonne gestion et de l’intendance militaire …ne serait-ce-que ça ! Avec les moyens valorisants les soldats, ramener une armée disciplinée, valorisée sur les quatre points cardinaux de la République, sans cet aspect des choses, ne servira pas résolument à ramener la Paix dans notre Pays.
Nb) En absence de tout ça ! Tel présenté par le conseiller spécial du président …On va former dans l’arrière Pays sans aucun préalable…Des futurs braqueurs et oppresseurs de la République et des citoyens Centrafricains(es). Bien que l’appréciation, est complètement partielle des situations actuelles de cette Levée de l’embargo pour moi personnellement.
La problématique est un fil rouge de cette Levée d’embargo et, si on ne prête pas attention pour bien faire les choses.
C’est le fil conducteur du raisonnement qui trace un chemin dans les connaissances définies par le sujet donné. C’est un peu comme la route que l’on va suivre en voiture pour aller d’un point A à un point B. Il y a une multitude de chemins possibles, chacun ayant ses particularités et ses étapes.
La problématique a une place et un rôle précis quand on réfléchie bien.
Dans mon introduction, la problématique se situe entre l’amorce et l’annonce du plan. Ainsi, l’amorce permet de bien définir les termes du sujet et les notions qu’il contient. L’annonce du plan met en avant le raisonnement suivi pour répondre à la problématique. La problématique est donc à l’articulation des connaissances que l’on vient de poser et du raisonnement que l’on va suivre. Mais elle est aussi la question que l’on se pose. Elle comporte donc deux aspects de fond et de forme qui se combinent tous deux. La difficulté de la problématique est là !
Par principe d’un raisonnement intellectuel, définir une problématique bien précise.
On ce sujet, le lire… ! Le sujet bien entre les lignes « la Levée de l’embargo ! » et « Discours lors de festivité de l’indépendance 64 nième ans », que de l’ambiguïté dans ce discours des Politiques, jusqu’alors… sur la vision politique prônait par le père fondateur Barthélémy BOGANDA.
C’est prendre le temps de lire mot à mot tout le sujet avant de discourir ou disserter dans le vide, en écoutant l’audio le 13 Août 2024 lors des manifestations de la fête de l’indépendant Centrafricaine me laisse de marbre vue certaines actes posées depuis 64 ans pour le Pays.
Mais c’est aussi prendre conscience de tous les termes et signes de ponctuation dans les actes qui devront être posées politiquement. Aucun élément ne doit être négligé. En effet le risque est grand de ne prendre conscience que d’une partie du sujet en ne s’appuyant que sur un des mots « la (Levée) de l’embargo », et de passer à côté des liens qui unissent l’ensemble des mots.
La présence des Faction-armées non-conventionnelle, des mercenaires, les truands de tout genre : une République complètement anéantis, assiéger qu’on se le dise par les étrangers Mercenaires.
Analyser le sujet de la Levée de l’embargo et c’est prendre conscience, de la direction de la politique dans son ensemble.
C’est donc entrer dans toutes les dimensions du sujet, on le déploie en cherchant tout ce qu’il peut contenir. Mais c’est mettre des définitions derrières les mots. Enfin, c’est aussi aller plus loin dans les notions que le sujet met en avant. Il comporte plusieurs dimensions : la phrase, la ponctuation, les mots, les idées. Les mots renvoient donc aux définitions, les ensembles de mots aux notions et aux idées. La ponctuation permet de relier ces idées en l’isolant, les questionnant, les affirmant et donc fixés des liens entre les mots du sujet.
La levée de l’embargo = elle est à prendre de manière unique ; elle est à considérer dans sa singularité.
La levée de l’embargo = fait suite à la première qui sert de référence. N’a pas de bornes chronologiques. Or dans les faits, cette Levée de l’embargo = voilà ce que l’on vous demande, une bonne direction en vue de la Paix et une bonne Gouvernance
Une = Unité national et de l’Intégrité territoriale, Développement économique et équilibre sociale ? Pluralité = La Nation Centrafricaine a l’unisson, patriotiquement.
Direction Politique respect des institutions et de la démocratie : série de batailles, plusieurs théâtres d’opérations et méthodes dans la manière de Gouverner. Ps) Porte aussi sur les choix politiques et idéologiques qui poussent à ces actions.
Anéantissement du Pays sur le plan, d’intégrité territoriale, institutionnel, économique = va au-delà de la simple Levée de l’embargo. Il s’agit avoir un bon discernement de la politique et ces orientations, décision pour l’avenir de la République Centrafricaine…Avec les « moyens du bord ». Développement, construction des outils de travail pour arriver à ses fins.
Le but n’est pas de gagner, mais de bien faire, de laisser des traces positives, de faire disparaître le sujet qui gangrène notre Nation (Despotismes, Gabegies, Corruptions…).
Repérer les éléments clés du sujet, devrait mener de :
Bien comprendre où le sujet veut nous emmener en ce qui concerne les idées et les enjeux. On ne reprend donc pas le sujet dans son approche superficielle telle que les mots peuvent éventuellement …donner, mais les idées et les relations entre elles qu’il contient. Les mots sont des « boites » contenant des informations et dont la mise en relation éclaire le sujet. La problématique se situe là : dans les relations entre les idées. Ces relations sont multiples, ce qui montre que pour un même sujet il peut y avoir plusieurs problématiques possibles.
Formuler la problématique est un bon exercice intellectuellement qui manque beaucoup sur la scène et sphère Politique Centrafricaine.
Posée une bonne problématique Politique est de faite vitale, qui s’oriente a une analyse, est une question essentielle de la Gouvernance.
En effet c’est plus facile de poser une question car le raisonnement va contenir les éléments de base permettant de formuler la réponse (et non pas la réponse en elle-même, mais ça c’est une autre histoire !). Cependant, il est possible de formuler la problématique sans poser une question. De ce fait, la problématique devient une affirmation que le devoir doit confirmer. Le raisonnement (plan) suivi donne donc les points d’appui de l’affirmation. Mais le problème se pose dans la conclusion. En effet, cette approche est plus délicate et pose le problème de savoir ce que l’on va dire en conclusion !
Une bonne problématique posée, appelle une réponse plus claire et lucide.
La problématique étant une question, il est nécessaire de garder à l’esprit qu’il faudra y répondre dans la conclusion. Donc il faut formuler la question de telle manière qu’elle puisse avoir une réponse claire et simple. Ce peut être une question demandant de répondre par des actes positives ; ou alors une question demandant de faire un choix entre deux éléments et une orientation plus optimale.
La levée de l’embargo…, l’affaiblissement de l’armé suite de l’embargo dû… l’avènement de la prise du pouvoir par des factions armées non-conventionnelle(Séléka), installations des mercenaires et d’anéantissement sur le plan des institutions et de l’économie en République Centrafricaine
Implique d’avoir défini la notion d’anéantissement et d’expliquer que d’autres conflits politiques antérieurs ayant favorisé ou pour ne pas dire des mauvaises Gouvernances en ont temps agies dans le même sens.
La réponse ne doit pas être dans le plan mais dans la conclusion… elle sera couronner par des actes plus pragmatiques, mais devra être complétée par d’autres informations au peuple Centrafricaine, soit dans la conclusion (ce qui est délicat car la place ne le permet pas), soit dans le développement (qui doit être prévu en conséquence).
Les connaissances mises en avant vont aller au-delà de cette levée d’embargo et devront montrer en quoi cette déficiences institutionnelles est particulière (il est possible de garder cet élément de réponse pour la conclusion).
Atout politique de cette Levée : on prend de la distance, ce qui fait du bien car on a une approche globale et d’ensemble comment on peut sortir de l’impasse sur le plan de la politique ; risque : se perdre dans des comparaisons qui n’ont pas lieu d’être.
Nb) Evitant les problématiques toutes faites…Mes conseils adressés aux impétrants de la République, Particulièrement au Conseiller Spécial de la République.
Elles vous entraînent dans des pièges car sont comme des sirènes qui donnent l’impression de poser une bonne question. Dans les faits ces formulations ne sont pas fausses, mais elles sont souvent (très) mal employées. Car ce n’est pas leur expression qui pose problème, mais le fait qu’en posant la question, comme cela on pose une bonne problématique. Donc on évite l’emploi de « en quoi », « dans quelle mesure », « peut-on dire que ». En effet, ces mots clés vous obligent à poser un problème dans l’accroche de l’introduction et donc de valider ou non ce qui est mis en avant.
Cette approche…tergiversante et, de l’anéantissement de la République et des institutions est-elle propre à la chute de l’ancien Président François BOZEZI Par les SELEKA ou n’est-elle que la poursuite et l’aboutissement de la mauvaise Gouvernance en République Centrafricaine ?
Impose d’avoir expliqué dans l’accroche que cette défaillance institutionnelle en République Centrafricains, aussi dû à une manque de vision politique, de la bonne gouvernance, qui engendrerait à une situation de conflit d’anéantissement de la République Centrafricaine, maintenant sous-perfusion de la communauté internationale, et une prise en otage par de Groupes de Factions Armées non-conventionnelle, des Mercenaires, des Truands…J’en passe !.
Implique de montrer que cette situation est associée à une grande défaillance intellectuelle, Politique, des manques des visions politiques,
Mais malheureusement d’idéologiques d’extrémistes et des divisions, souvent d’exclusions, alors en ce moment le Pays a besoin de tous ces fils (filles)…Binationaux ou pas ! de toute intelligence positive. L’exclusion permettant aux belligérants de légitimer leurs existences, a cela s’ajoutent les laveurs(es) notoires inconscients, facebooker excellents(tes) en diffamations, et injures, ces derniers(es) minent l’espace politique et en disqualifiant des politiques au passage, d’ailleurs certains(es) hommes Politiques) aussi médiocres, véreux qu’eux-mêmes ayant encouragés ces laveurs(es) notoires inconscients, facebooker excellents(tes) à Dénigrer, Diffamer, Calomnier certains hommes politiques pour se faire de la place… Erreur !
Conclusion
Peut-être… le Pays est Gouverné par des docteurs, des professeurs de surcroit (…Rire), des scientifiques … Imbus de pouvoir, mais qui connaisse pas forcement la Politique et, manque cruellement de discernement politique et d’analyse. Pourquoi cette problématique de la Levée de l’embargo en Centrafrique et les discours qui suies, ce n’est donc posé dans les actes…Par une convocation des états généraux des armés pour rendre ce caractère solennelle… ! Problématique (sujet), posée devrait être un résultat d’une analyse bien approfondit et de la mise en avant d’un enjeu (lié au sujet) associé à une démonstration (le raisonnement). Conseils, poser une bonne problématique, afin de bien Gouverner, c’est d’emprunter une vision de travailler Orchestrer, Organiser, Structurer sur fond (les connaissances) et la forme (le questionnement) d’un sujet sur le plan de la politique d’une Gouvernance plus humaine.
Poser une bonne problématique demande donc de s’entraîner encore et encore en lisant des problématiques et en réfléchissant à des problématiques, pour réussir sa mission entant que politique, qui est une mission noble.
Les enfants de Bangui sacrifiés pour glorifier Wagner
Centrafrique.org/les_mercenaires_russes_a_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_mercenaires_russes_a_bangui-450×338.jpg” alt=”Les mercenaires russes, ici, à la maison russe, célébrant le premier anniversaire de la mort de leur chef Prigojine mort il y’a un an dans un acccident d’avion près de Moscou , à Bangui.” width=”450″ height=”338″ />Les Mercenaires russes à Bangui, célébrant le premier anniversaire de la mort de leur patron
Une honte nationale s’est déroulée vendredi dernier dans les rues de Bangui. Des dizaines d’enfants de Bangui ont été manipulés pour participer à une marche célébrant l’anniversaire de la mort de Prigojine, le chef des mercenaires russes de Wagner.
L’avenue Touadera et les abords de la Section de Recherche et d’Investigation ont vu défiler un triste cortège. Des enfants de Bangui, pour la plupart issus des quartiers pauvres comme Boy-Rabe, ont été recrutés pour brandir des drapeaux russes et des portraits de Prigojine. Certains n’avaient pas 15 ans.
“Ces enfants de Bangui ne comprennent rien à ce qu’ils font. On leur a promis 100 ou 250 francs pour venir marcher”, dénonce un témoin. “C’est une exploitation honteuse de notre jeunesse”.
Les parents des enfants de Bangui complices par désespoir.
Plus grave encore, des parents auraient envoyé leurs enfants de Bangui participer à cette mascarade en échange de quelques billets. “Certaines familles sont tellement dans le besoin qu’elles sont prêtes à tout pour avoir un peu d’argent”, explique un travailleur social. “C’est la misère qui pousse à ces extrémités”.
Le régime sacrifie l’avenir des enfants.
Cette manifestation révèle l’ampleur de la déchéance morale du pouvoir. “Touadera vilipende franchement l’avenir des enfants de Bangui”, s’indigne un opposant. “Il préfère utiliser nos enfants comme chair à canon plutôt que de leur offrir une vraie éducation”.
Pendant ce temps, les vrais bénéficiaires de la présence russe restent dans l’ombre. “Les officiers et chefs d’armes préparent leurs célébrations en catimini”, affirme une source sécuritaire. “La marche des enfants de Bangui n’est que la partie visible de l’iceberg Wagner”.
Cette manipulation éhontée des enfants marque un nouveau pas dans l’avilissement du pays. Si rien n’est fait, toute une génération risque d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts russo-centrafricains.
Un simulacre électoral coûteux et inutile pour le peuple centrafricain
Centrafrique.org/lemprise-russe-en-republique-centrafricaine-inquiete-paris/touadera-vote-bangui-lycee/” rel=”attachment wp-att-47182″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/touadera-vote-bangui-lycee-450×300.jpg” alt=”Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP” width=”450″ height=”300″ />Un soldat de la Minusca, un paramilitaire russe et un membre de la garde présidentielle montent la garde pendant que Faustin-Archange Touadera vote à Bangui, en République centrafricaine, lors des élections présidentielle et législatives, le 27 décembre 2020. ALEXIS HUGUET / AFP
Le régime de Touadéra s’obstine à organiser des élections municipales en Centrafrique, prévues maintenant pour avril 2025 après plusieurs reports. Pourtant, ces scrutins n’apporteront rien de concret à une population qui souffre de problèmes bien plus urgents.
Le peuple centrafricain négligé : des élections déconnectées des priorités nationales.
La Centrafrique traverse une crise profonde, avec une économie exsangue et des indicateurs de développement alarmants. Dans ce contexte, l’organisation d’élections municipales semble totalement déconnectée des besoins urgents de la population. Comme le souligne l’ancien député Jean-Pierre Mara, “il faut savoir reconnaître l’échec” plutôt que de s’entêter dans une démarche stérile.
Le chômage massif des jeunes, l’inflation galopante, le manque d’accès à l’eau potable et à l’électricité sont autant de problèmes cruciaux qui mériteraient toute l’attention et les ressources du gouvernement. Au lieu de cela, des sommes considérables vont être englouties dans l’organisation d’un scrutin sans réelle légitimité.
Un boulevard pour le pouvoir en place.
Avec le boycott annoncé de l’opposition, ces élections s’annoncent comme une simple formalité pour le régime de Baba Kongoboro. “C’est le boulevard libre pour le régime”, comme le note un observateur. Le pouvoir va ainsi pouvoir placer ses fidèles à la tête des communes sans réelle concurrence.
Cette manœuvre rappelle la nomination directe des maires par le président depuis 2016, y compris à Bangui. Or quel bilan peut-on tirer de cette gestion après 8 ans ? La capitale reste dans un état déplorable, jonchée d’ordures. Comme le résume Jean-Pierre Mara, ces élections ne seront qu’”un simulacre pour récompenser les chanteurs de sirènes”.
Des élus sans moyens ni légitimité.
Même si de nouveaux maires sont élus, de quels moyens disposeront-ils pour mettre en œuvre des projets ? “J’ai toujours demandé qu’on nous dise d’où sortiront les budgets des nouveaux Maires puisque l’économie est en panne”, s’interroge Jean-Pierre Mara, ancien député. Avec un système économique “chaos” selon ses termes, ces élus locaux risquent de se retrouver impuissants.
Par ailleurs, quel crédit accorder à des maires élus dans ces conditions, sans réelle compétition démocratique ? Leur légitimité sera forcément remise en cause. On peut donc s’interroger sur l’intérêt de mobiliser d’importantes ressources pour un scrutin qui n’apportera aucune amélioration concrète pour les citoyens.
Le peuple centrafricain appauvri : des ressources gaspillées pour des élections inutiles.
L’organisation de ces élections va engloutir des sommes considérables, alors même que le pays manque cruellement de moyens pour répondre aux besoins essentiels de sa population. Comme le dénonce Jean-Pierre Mara, “c’est l’argent des Centrafricains qui va être injecté dans cette mascarade”.
Ces fonds seraient bien plus utiles s’ils étaient directement investis dans des projets d’accès à l’eau, à l’électricité ou de création d’emplois. Au lieu de cela, ils vont servir à financer un simulacre démocratique qui ne trompera personne.
Face à ce constat accablant, il est urgent que le pouvoir centrafricain prenne conscience de l’inutilité de ce processus électoral et recentre son action sur les véritables priorités du pays. Seule une politique axée sur l’amélioration concrète des conditions de vie des citoyens pourra sortir la Centrafrique de l’ornière dans laquelle elle s’enfonce.
Zémio : Le bilan s’alourdit à 5 morts après l’opération ratée des miliciens Azandé contre l’UPC
Centrafrique.org/le-prefet-de-louham-decrete-un-couvre-feu-face-aux-rumeurs-dinfiltration-des-rebelles/wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76405″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-ti-azande-450×256.jpg” alt=”Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue” width=”450″ height=”256″ />Des miliciens de la milice Azandé, accompagnés d’un instructeur du groupe Wagner en opération dans l’Ouham
Le bilan de l’opération menée lundi dernier par des miliciens Azandé contre l’UPC près de Guenekoumba s’est alourdi, passant de 4 à 5 morts.
Selon nos informations, le milicien blessé qui avait été évacué vers l’hôpital de Zémio a finalement succombé à ses blessures après son transfert à Bangui.
Pour rappel, une dizaine de miliciens Azandé, surnommés “Wagner Ti Azandé”, étaient tombés dans une embuscade tendue par l’UPC alors qu’ils menaient une opération de ratissage. Quatre d’entre eux avaient été tués sur le coup et un autre capturé par les rebelles.
De retour au village de Guenekoumba, les survivants avaient abattu un jeune civil, portant le bilan total à 6 morts si l’on inclut les victimes civiles.
Le sort de cinq conducteurs de taxi-moto réquisitionnés pour l’opération reste toujours incertain.
Cette lourde perte humaine souligne une fois de plus les limites opérationnelles de ces milices Azandé, que le gouvernement affirme avoir intégrées aux forces armées centrafricaines. L’efficacité de leur formation et de leur équipement semble clairement insuffisante face à des groupes rebelles aguerris comme l’UPC.
Bakouma paralysée : Les FACA en grève bloquent la ville
Centrafrique.org/insecurite-a-bakouma-les-hommes-armes-sement-la-terreur-sur-laxe-bangassou/enseigne-murale-de-bienvenue-a-bakouma/” rel=”attachment wp-att-75879″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Enseigne-murale-de-Bienvenue-a-Bakouma-450×329.jpg” alt=”Enseigne murale de Bienvenue à Bakouma, une ville centrafricaine à l’Est de la RCA..” width=”450″ height=”329″ />CopyrightCNC
Les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées à Bakouma, dans la préfecture du Mbomou, ont déclenché un mouvement de grève qui paralyse totalement la ville. Les soldats, qui n’ont pas reçu leurs primes globales d’alimentation depuis plusieurs mois, ont érigé des barrages sur toutes les voies d’accès.
Bakouma paralysée : Les raisons de la grève des FACA.
Le marché central de Bakouma, habituellement animé, est désert ce vendredi 23 août toute la journée. Les commerçants n’ont pu ouvrir leurs étals, les FACA ayant bloqué l’accès. Même les petites routes menant aux champs sont inaccessibles. Un habitant témoigne : “On ne peut plus circuler ni travailler. Toute la ville est à l’arrêt”.
Impact sur la population : Bakouma paralysée dans ses activités quotidiennes.
La situation des FACA à Bakouma est alarmante. Un observateur local décrit : “Leurs uniformes sont en lambeaux, on voit même leurs sous-vêtements. Certains sont contraints de racketter ou braquer pour se nourrir”.
Les barrages routiers, source habituelle de revenus illicites pour les soldats, ne suffisent plus. “Il n’y a presque plus de circulation, donc plus rien à soutirer”, explique une source sécuritaire.
Bakouma isolée.
Cette ville située à 130 km de Bangassou se trouve coupée du reste du pays. Les approvisionnements ne peuvent plus arriver, aggravant les pénuries existantes.
Les autorités n’ont pour l’instant pas réagi à ce mouvement de grève. Sans paiement rapide des primes dues, la situation risque de s’enliser, au détriment de la population locale prise en otage.
Report des élections locales en Centrafrique : un mal pour un bien. Pourquoi devons-nous dialoguer NECESSAIREMENT…
Ben Wilson Ngassan
Sans surprise, l’Autorité Nationale des Elections (ANE), a annoncé le report des élections locales. Le déficit budgétaire serait la principale raison de cet ajournement. Pour nous, c’est décidément un mal nécessaire pour permettre de réunir tous les acteurs autour de la table afin d’avoir des élections inclusives, libres et transparentes à l’horizon.
La nécessité d’un dialogue pour des élections locales crédibles en Centrafrique.
Avant toutes choses, qu’il nous soit permis de revenir sur un extrait de la dernière interview donnée par Dr Paul Crescent Beninga à la chaine Saprod TV. Interrogé sur la décision de non-participation de l’opposition aux élections locales, le Porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise centrafricaine (GTSC) disait ceci : « L’opposition a des doutes par rapport à la fiabilité des futures élections, je la comprends…ce qui importe pour moi est que nous arrivions à créer un cadre de dialogue, qu’on se parle, pour qu’au sortir de là, on ait des vues conciliables afin que tout le monde aille aux élections ». Fin de citation !
Cette déclaration vaut son pesant d’or, dans un contexte où la non-participation de l’opposition aux prochaines élections locales devait fausser le principe d’inclusivité, gage d’un scrutin réellement crédible et transparent.
Les élections locales en Centrafrique reportées : une opportunité pour le dialogue.
Oui, la Centrafrique traverse depuis 2020 une crise politique majeure, marquée par la violence, la condamnation d’un certain nombre de leaders d’opposition et aussi l’entrée en rébellion pour certains. Cette situation a gravement impacté sur le vivre ensemble et la nécessaire réconciliation des cœurs. La crise politique, si nous n’arrivons pas à la résoudre, risque d’emporter avec elle les fondements de la démocratie et du pluralisme politique chèrement acquis dans notre pays. Pour ce faire, chacun (majorité et opposition) devait faire preuve de dépassement afin de créer un cadre de dialogue véritablement inclusif. L’objectif, in fine, est non seulement de permettre la participation de tous aux prochaines élections, mais surtout de sonner la cloche d’une vraie réconciliation nationale.
Le dialogue, clé pour des élections locales réussies en Centrafrique.
« Toutes les guerres ont toujours fini autour de la table ». Et, la République centrafricaine ne va pas faire l’exception. Le Sénégal l’a démontré à la veille des dernières élections, le reste, nous savons, ce pays a connu la belle alternance démocratique qui continue de servir de miroir en Afrique et au-delà.
À Boyabane , les récoltes menacées par les pluies diluviennes
Paoua-et-bozoum/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/village-Tale-vers-Paoua-et-Bozoum-450×253.jpg” alt=”Le village Talé, situé entre Bozoum et Paoua, dans Lim-Pendé” width=”450″ height=”253″ />CopyrightCNC
À 27 km de l’axe Bozoum-Bossemptélé, le village de Boyabane dans la sous-préfecture de Bobari traverse une période difficile. Les pluies abondantes qui s’abattent sur la région depuis plusieurs semaines détruisent les récoltes, alarmant les habitants.
Guenekoro Désiré, cultivateur, explique : “Nos champs de manioc souffrent énormément. Les tubercules pourrissent dans le sol gorgé d’eau avant même qu’on puisse les récolter”. Le constat s’étend à d’autres cultures. Gomkongo Mathias, conseiller du chef de village, ajoute : “Les arachides subissent le même sort. C’est un désastre pour nos familles qui dépendent de ces récoltes”.
Bien que le village ne soit pas inondé, l’excès d’humidité cause la décomposition rapide des produits agricoles au sol. Cette situation compromet la sécurité alimentaire de Boyabane, le manioc et l’arachide formant la base de l’alimentation locale.
Au-delà des récoltes, les fortes pluies abîment également les routes, aggravant la situation. “L’état des pistes empire chaque jour, entravant l’acheminement de nos produits vers les marchés”, déplore un autre villageois.
Face à cette crise, la population de Boyabane adresse un appel urgent au gouvernement. Les habitants redoutent une pénurie alimentaire si des mesures ne sont pas adoptées rapidement pour épauler les agriculteurs et remettre en état les infrastructures routières.
Cette situation révèle la fragilité des communautés rurales centrafricaines exposées aux caprices du climat et souligne l’importance d’une action rapide pour éviter une crise alimentaire potentielle dans la région.
Centrafrique.org/le_capitaine_pounazapa/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/le_capitaine_pounazapa-400×450.jpg” alt=”le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, décédé dans un accident de route près de Paoua avec les mercenaires russes” width=”400″ height=”450″ />le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, décédé dans un accident de route près de Paoua avec les Mercenaires russes
Le jeudi 22 août 2024 restera gravé dans les mémoires comme un jour sombre pour les Forces armées centrafricaines (FACA). Le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA Bienvenu Bertin, matricule 2011.2 1035, a trouvé la mort dans des circonstances tragiques sur la route menant à Paoua.
Les circonstances de l’accident du capitaine KIWENE ZOUNENZAPA.
Vers 16 heures ce jour-là, un véhicule des mercenaires du groupe Wagner s’est renversé au village Pounaboro, à environ 30 km de la ville de Paoua. L’accident s’est produit sur le pont de Nana, non loin du village Gouzé.
Le Capitaine , qui profitait de cette escorte pour rejoindre son lieu d’affectation à Ngaoundaye, se trouvait à bord du véhicule. Lors de l’accident, l’officier est tombé dans la rivière. Ne sachant pas nager, le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA s’est malheureusement noyé.
KIWENE ZOUNENZAPA : Un parcours atypique : de l’Église à l’Armée.
Le Capitaine avait un parcours peu commun. Avant de rejoindre les rangs de l’armée nationale, il était abbé de l’église catholique. Ce changement de vocation témoigne de son engagement profond pour servir son pays, passant du service spirituel au service armé.
Les défis du transport militaire en Centrafrique.
Cet accident tragique soulève des questions sur les conditions de déplacement des militaires centrafricains. Le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, en route pour son nouveau poste à Ngaoundaye, a dû compter sur l’escorte des mercenaires russes faute de moyens de transport propres aux FACA. Cette situation précaire expose les soldats à des risques supplémentaires lors de leurs déplacements.
Le jour de l’accident, une forte pluie s’abattait sur la région de Bossangoa, rendant les routes encore plus dangereuses. Malgré ces conditions, le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA a choisi de poursuivre son voyage, déterminé à rejoindre son poste.
Les lacunes dans la formation des militaires.
La mort du Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA par noyade révèle un problème plus large au sein des FACA : le manque de formation aux techniques de survie élémentaires. Beaucoup de soldats, à l’image du Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA, ne savent pas nager. Cette lacune peut s’avérer fatale lors de missions ou d’accidents comme celui-ci.
L’absence de formation aux premiers secours est également préoccupante. Si le Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA ou ses compagnons de voyage avaient maîtrisé ces gestes, l’issue aurait pu être différente.
Les suites de l’accident.
Après le drame, le corps du Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA a été repêché et transporté à Paoua. De là, la dépouille a été acheminée vers Bangui pour les obsèques.
Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué officiellement sur les circonstances exactes de l’accident ni sur d’éventuelles autres victimes. Une enquête devrait être ouverte pour faire toute la lumière sur ce drame qui a coûté la vie au Capitaine KIWENE ZOUNENZAPA.
Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène au cœur d’un scandale de faux billets à Bangui
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Un nouveau scandale ébranle les plus hautes sphères de l’État centrafricain. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, se retrouve impliqué dans une affaire de trafic de faux billets qui secoue la capitale Bangui. Cette histoire révèle l’ampleur de la corruption qui gangrène l’appareil judiciaire du pays.
Démantèlement d’un réseau de faux billets à Bangui.
L’affaire a éclaté il y a quelques semaines, lorsque les agents de l’unité de police FICU ont appréhendé trois individus soupçonnés de trafic de faux billets dans les rues de Bangui. Parmi eux, un homme présenté comme le cerveau de l’opération n’est autre que le cousin du ministre Abazène. Selon les informations recueillies lors de l’enquête, ce dernier revenait tout juste d’un voyage au Qatar, où il se serait procuré des faux billets d’une valeur de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
Le coup de filet a eu lieu à la station Relais Sica, où le suspect tentait d’écouler une partie de sa marchandise frauduleuse. “Il a pris l’un des faux billets pour acheter du carburant. Malheureusement pour lui, les agents de la station-service ont détecté que c’était un faux billet”, raconte un témoin de la scène. Alertée, une patrouille de la FICU est rapidement intervenue sur les lieux.
La fouille du véhicule des suspects a permis de mettre la main sur un véritable trésor de guerre : 43 millions de francs CFA en fausses coupures. Les trois individus ont été immédiatement placés en garde à vue au commissariat central de Bangui.
Le ministre de la Justice tente d’étouffer l’affaire des faux billets à Bangui.
Dès le lendemain de l’arrestation , le ministre Abazène aurait personnellement tenté d’intervenir pour obtenir la libération des suspects, en particulier celle de son cousin. Il aurait d’abord exercé des pressions sur l’un des substituts du procureur, le magistrat Issa, pour qu’il ordonne leur remise en liberté.
Un policier témoigne sous couvert d’anonymat : “Ce n’est pas la première fois que le ministre use de son influence pour protéger son parent impliqué dans des activités illégales. Il est habitué à faire des malfrats dans la capitale et on l’a arrêté partout, mais le ministre a appelé à chaque fois qu’on l’a libéré”.
Cette fois-ci cependant, la gravité des faits a poussé le procureur Issa à refuser d’obtempérer dans un premier temps. Le ministre aurait alors changé de tactique en exerçant directement des pressions sur le procureur de la République.
Un bras de fer avec la police.
Le chef du service de sûreté urbaine au commissariat central, chargé de l’enquête, a rapidement saisi l’ampleur de la manœuvre instrumentée par le ministre. Pour préserver les preuves, il a pris l’initiative de déposer les 43 millions de faux billets à la Banque centrale, obtenant un reçu officiel en bonne et due forme.
Mais le parquet, visiblement sous l’influence du ministre, a refusé de recevoir le dossier et les prévenus sans les faux billets en nature. “Le procureur a dit qu’il faut que le chef du service mette les 43 millions de faux billets en espèces, qu’il doit amener dans son bureau. Il veut tous les billets en espèces, pas les reçus de la banque centrale”, rapporte une source proche du dossier.
Le chef de la sûreté urbaine a maintenu sa position, arguant que les faux billets avaient été sécurisés à la Banque centrale pour éviter leur remise en circulation. “J’ai déjà déposé à la banque centrale parce que ce sont des faux billets, pour ne pas que ces billets-là circulent encore. Donc j’ai déjà déposé à la banque centrale et c’est ça le reçu, c’est le montant exact”, aurait-il déclaré au procureur.
En réaction, et pour montrer sa colère au commissariat central, le procureur a coupé toute relation avec le commissariat central, paralysant de fait le travail de la police judiciaire. “Le procureur a dit qu’ils n’auront plus de relations avec le commissariat central. Dans tous les cas de détenus, de prévenus qui sont arrêtés au commissariat central, qui doivent être présentés au parquet, il ne peut pas les recevoir”, explique notre source.
Le système d’écoulement des faux billets à Bangui.
Cette affaire lève le voile sur un système bien rodé impliquant de hauts responsables de l’État centrafricain. Selon nos informations, le réseau dispose de complices au sein même des banques qui facilitent l’échange des faux billets contre de vrais.
“Ils ont leurs complices dans des banques. Donc ils amènent ça à la banque et la banque récupère. Et puis maintenant, ils donnent des vrais billets, un échange rapide. Et à travers cet échange, ils ont maintenant un faux billet transformé en vrai billet de banque et ça circule”, explique un ancien enquêteur familier de ces pratiques.
Le ministre Abazène utiliserait ce système depuis longtemps pour s’enrichir illégalement. Son acharnement à récupérer les faux billets saisis témoigne de son implication directe dans ce trafic. “C’est ça que le ministre, avec son réseau, fonctionne avec ça depuis. Et là c’est maintenant grave”, s’alarme notre source.
La justice gangrenée par la corruption.
Cette affaire jette une lumière crue sur l’état de déliquescence de la justice centrafricaine. “On dit que la justice c’est la mafia, c’est la mafia, Abazène a instauré la mafia au sein de la justice. Les gens disent que c’est du mensonge. Voilà maintenant une autre preuve”, s’indigne un jeune magistrat centrafricain.
Le bras de fer entre la police et le parquet se poursuit. Le chef de la sûreté urbaine a été convoqué par le procureur, probablement pour subir des pressions. L’issue de cette confrontation sera déterminante pour l’avenir de l’enquête.
Un défi pour l’État de droit.
Cette affaire pose la question décisive de l’indépendance de la justice et de l’impunité dont jouissent certains hauts responsables en Centrafrique. Elle appelle une réaction forte de Baba Kongoboro et de son premier ministre pour assainir l’institution judiciaire et lutter efficacement contre la corruption au sommet de l’État.
Le président Baba Kongoboro , qui a fait de la lutte contre la corruption l’un des axes majeurs de son mandat, se trouve maintenant au pied du mur. Sa capacité à sanctionner un ministre de premier plan impliqué dans une affaire aussi grave sera un test décisif pour la crédibilité de son action.
Pour l’heure, le silence du gouvernement sur cette affaire est assourdissant. Les citoyens centrafricains, eux, attendent des actes concrets pour restaurer leur confiance dans les institutions. L’avenir de l’État de droit en Centrafrique pourrait bien se jouer dans la résolution de ce scandale qui ébranle les fondements mêmes de la République.
Bangui, les escrocs du diamant et or poussent le bouchon trop loin en larguant leurs victimes
Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>monsieur Ruffin Benam Beltoungou, ministre des Mines
Une nouvelle arnaque d’une effronterie stupéfiante venait d’éclater dans la capitale centrafricaine il y’a quelques jours après la publication d’un article d’investigation du CNC, révélant l’impunité totale dont jouissent ces malfrats en costume-cravate du régime de Bangui. Après avoir déjà extorqué des milliards de francs CFA à leurs victimes en leur faisant miroiter de l’or, ces escrocs du diamant remettent le couvert avec un stratagème encore plus grossier autour de prétendu or.
les escrocs du diamant , une mise en scène qui frise le ridicule.
Les filous ont eu le culot d’envoyer à leurs pigeons une vidéo censée prouver l’existence de kilos d’or . Or cette soi-disant “preuve” ne montre rien d’autre qu’un quotidien de Bangui filmé de manière confuse. Pas l’ombre d’une pierre précieuse à l’horizon. Cette mascarade ressemble à s’y méprendre à une provocation délibérée, comme si les escrocs prenaient un malin plaisir à narguer leurs victimes en leur signifiant à quel point elles se sont fait rouler dans la farine.
Pour couronner le tout, ces aigrefins affirment avoir confié les diamants à un certain Dimitri, pilote de Wagner, prétendument en route pour Dubaï. Ils poussent même l’outrecuidance jusqu’à fournir un numéro de téléphone fantaisiste : +9688 7899 2136. La ficelle est tellement grosse qu’on se demande comment quiconque pourrait encore mordre à l’hameçon.
Les escrocs du diamant et ors ont aussi envoyé un soi-disant contrat de transport des diamants, commettant l’erreur monumentale de l’envoyer en fichier Word modifiable. Ce document, bourré de fautes et d’incohérences, prétend organiser le transport de 2000 kg d’or de Bangui à Dubaï pour la modique somme de 2,4 millions de dollars.
Une impunité des escrocs du diamant de Bangui qui défie l’entendement.
Le plus révoltant dans cette affaire est l’inertie complète des autorités face à ces agissements criminels pourtant de notoriété publique. Depuis 9 longues années que dure cette vaste entreprise d’escroquerie, pas la moindre mesure n’a été prise pour y mettre un terme.
Pire encore, le président Baba Kongoboro semble fermer les yeux sur ces activités illégales qui engraissent son entourage. Pendant que ses proches érigent des immeubles avec l’argent du crime, le chef de l’État se contente de beaux discours pour endormir la vigilance de la communauté internationale.
Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le pays s’enfonce dans la misère. Pendant qu’une poignée de privilégiés s’en mettent plein les poches sans vergogne, l’immense majorité des Centrafricains peinent à survivre au jour le jour. Le contraste entre les buildings flambant neufs des escrocs et l’état pitoyable des routes et infrastructures du pays saute aux yeux.
Il est grand temps que la justice se saisisse enfin de ce dossier et que les coupables rendent des comptes. La crédibilité même de la Centrafrique est en jeu. Le président Kongoboro doit sortir de son mutisme complice et agir avec fermeté contre cette criminalité en col blanc qui ronge le pays comme un cancer. S’il persiste dans son inaction, il portera lui aussi la responsabilité de ce pillage organisé des maigres ressources nationales.
L’heure n’est plus aux tergiversations. Les Centrafricains exigent que la lumière soit faite sur ces escroqueries à répétition et que les responsables, quel que soit leur rang, soient traduits en justice. C’est à ce prix seulement que le pays pourra retrouver un semblant de crédibilité sur la scène internationale et espérer sortir du marasme économique dans lequel il s’enlise depuis trop longtemps.
L’ancien ministre Lionel Dounda annonce une grève de la faim pour dénoncer son incarcération arbitraire
Centrafrique.org/rca-lancien-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-regis-lionel-dounda-est-place-en-garde-a-vue-a-la-sri/regis-lionel-dounda/” rel=”attachment wp-att-46013″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Régis Lionel Privat Dounda, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, a annoncé qu’il entamera une grève de la faim à partir du 24 août à la prison centrale de Ngaragba pour protester contre son incarcération qu’il juge arbitraire et abusive. Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, M. Dounda dénonce les violations de procédure et l’acharnement dont il estime être victime depuis son arrestation en avril 2021.
Lionel Dounda : un retour à Ngaragba après un bref isolement au Camp de Roux.
Récemment transféré à la prison du camp de Roux où il avait été placé en isolement dans la tristement célèbre “porte rouge”, M. Dounda a finalement été ramené à sa cellule de Ngaragba. Ce transfert temporaire, perçu comme une tentative d’intimidation supplémentaire, n’a fait que renforcer sa détermination à dénoncer les irrégularités de sa détention.
Une détention préventive interminable et un procès expéditif.
Arrêté le 14 avril 2021 par la Section de recherches et d’investigations (SRI), l’ancien ministre croupit en prison depuis plus de 3 ans. Après une longue détention préventive, il a été condamné à 10 ans de prison ferme lors d’un procès expéditif, sans possibilité réelle de se défendre. Malgré ses demandes répétées, aucun appel n’a été autorisé, le laissant dans un vide juridique total.
Des violations de procédure flagrantes.
Dans sa missive, Régis Lionel Privat Dounda fait état de multiples irrégularités dans la procédure judiciaire à son encontre. L’absence d’acte d’accusation formel, le non-respect des délais légaux de détention préventive, et le refus de lui accorder un appel sont autant d’entorses au droit centrafricain. Plus grave encore, le procès-verbal de son jugement initial semble avoir mystérieusement disparu, empêchant toute possibilité de recours.
Un acharnement politique évident.
Tout porte à croire que cette détention s’inscrit dans une logique d’acharnement politique instrumenté par le régime Touadéra. Ancien ministre issu du MLPC, parti passé dans l’opposition après l’élection contestée de 2020, M. Dounda paie visiblement son appartenance politique. Son cas n’est qu’un exemple parmi d’autres des représailles menées contre les membres du MLPC depuis que le parti a osé s’opposer au président Touadéra.
L’inaction coupable du ministre de la Justice.
Malgré les multiples alertes sur l’irrégularité de cette détention, le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazene reste sourd aux appels de l’ancien ministre. Des sources proches du dossier affirment que le ministre aurait personnellement bloqué toute possibilité d’appel ou de libération provisoire pour M. Dounda. Cette obstruction traduit une volonté manifeste d’enterrer ce dossier embarrassant pour le pouvoir.
Un système judiciaire aux ordres.
Le cas Dounda n’est que la partie émergée de l’iceberg d’un système judiciaire totalement inféodé au pouvoir exécutif. Alors que l’ancien ministre croupit en prison, d’autres responsables accusés de malversations bien plus importantes restent en liberté, protégés par leurs connexions politiques. Cette justice à deux vitesses sape les fondements même de la démocratie centrafricaine.
Face à cette situation alarmante, M. Dounda en appelle à la communauté internationale et aux organisations de défense des droits humains. Sa décision d’entamer une grève de la faim le 24 août prochain représente un ultime cri d’alarme. Seule une forte pression extérieure pourra contraindre le régime Touadéra à respecter ses engagements en matière d’État de droit et à mettre fin à cette détention arbitraire qui n’a que trop duré.
La justice centrafricaine prise en otage : quand le pouvoir fait sa propre loi
Centrafrique.org/charlatanisme-sorcellerie-et-autres-affaires-les-enjeux-de-la-prochaine-session-criminelle-en-decembre/le-magistrat-jacques-wakara/” rel=”attachment wp-att-70822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Le-magistrat-Jacques-Wakara-450×337.jpg” alt=”Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour” width=”450″ height=”337″ />Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour. CopyrightCNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNCUn rapport intitulé “Centrafrique : la fabrique d’un autoritarisme”, publié en octobre 2023 par Roland Marchai, chercheur au CERI-Sciences Po, dresse un constat accablant de l’état de la justice en République centrafricaine. Cette étude approfondie révèle comment le régime du président Faustin-Archange Touadéra a progressivement pris le contrôle du système judiciaire, remettant en question l’indépendance des institutions censées garantir l’équilibre des pouvoirs.
La justice centrafricaine prise en otage : une Cour constitutionnelle sous influence.
Marchai ne mâche pas ses mots dans son évaluation de la plus haute instance judiciaire du pays, autrefois bastion de la justice indépendante, mais désormais soumise aux intérêts du pouvoir exécutif. affirme Marchai dans son analyse. Cette situation met gravement en péril l’intégrité de la plus haute juridiction du pays, censée être le garant de la Constitution et de l’État de droit. La subordination de la Cour aux volontés présidentielles crée un dangereux précédent, érodant la confiance des citoyens dans la justice et renforçant le sentiment d’impunité au sommet de l’État.
La justice centrafricaine prise en otage : des procédures judiciaires instrumentalisées.
L’étude ne se limite pas à la Cour constitutionnelle et dévoile comment le pouvoir en place manipule le système judiciaire pour servir ses propres intérêts. Marchai décrit plusieurs affaires où les procédures judiciaires semblent avoir été dévoyées à des fins politiques. L’éviction de Karim Meckassoua de la présidence de l’Assemblée nationale en 2018 en est un exemple frappant. Selon le rapport, cette manœuvre avait pour but d’assurer au président Touadéra une emprise totale sur le législatif, éliminant ainsi toute opposition potentielle. Ce cas montre une tendance inquiétante : l’utilisation des institutions judiciaires pour museler les adversaires politiques, réduisant de facto la séparation des pouvoirs à une simple façade.
L’impunité des élites, un fléau persistant.
Le rapport souligne l’absence de poursuites judiciaires contre des membres du gouvernement, malgré des accusations de corruption bien étayées. L’affaire du ministre Hassan Bouba, brièvement détenu par la Cour pénale spéciale avant d’être libéré de force, puis décoré par le président, est citée comme un exemple flagrant de cette tendance.
Une Cour pénale spéciale en perte de crédibilité.
Créée pour juger les crimes les plus graves commis en Centrafrique, la Cour pénale spéciale (CPS) est également mise en cause par le rapport. Marchai exprime des doutes quant à l’impartialité de cette institution, accusée de sélectionner les affaires en fonction de critères politiques plutôt que juridiques. Si la CPS était initialement perçue comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité, ces révélations jettent une ombre sur son efficacité réelle. Le risque que cette cour devienne un simple outil au service du pouvoir en place est de plus en plus palpable, compromettant ainsi ses objectifs initiaux de justice et de réconciliation nationale.
Une communauté internationale complaisante.
Le chercheur critique les partenaires internationaux de la RCA. Il parle d’une “générosité aveugle” des bailleurs de fonds après l’élection de Touadéra en 2016, laissant entendre que leur soutien financier a involontairement favorisé la mise en place d’un système judiciaire partial.
L’analyse de Marchai représente un signal d’alarme pour la société civile centrafricaine. Le rapport appelle à une prise de conscience collective et à une mobilisation citoyenne pour exiger une réforme en profondeur du système judiciaire, condition sine qua non pour restaurer l’État de droit et la démocratie en République centrafricaine.
Euloge Doctrouvé Koé, un homme qui se prétend intellectuel et docteur, est aujourd’hui au centre d’une controverse qui défie toute décence. À presque 60 ans, il a choisi de salir les réseaux sociaux par des insultes grossières à l’encontre des femmes, des mères, et des jeunes étudiants. Ces derniers, abandonnés par un gouvernement incapable de leur offrir un avenir, cherchent désespérément à améliorer leurs conditions de vie. Et pourtant, c’est sur eux que cet homme, apparemment payé par la grande traitresse Madame Ngamana, s’acharne avec une vulgarité et une malveillance qui révulsent.
Euloge Doctrouvé Koé, un intellectuel ou un vulgaire griot ?
Koé, qui se targue d’être un docteur, ne fait que démontrer son manque total de dignité. Ce personnage n’a rien trouvé de mieux que de se jeter à la gorge des étudiants centrafricains, les traitant d’« idiots » et d’« imbéciles » simplement parce qu’ils osent chercher un avenir meilleur hors du pays. Il va même jusqu’à menacer de bloquer leurs routes vers l’Europe, prétendant qu’il alerterait les autorités marocaines, françaises, espagnoles et même cubaines. Un comportement indigne pour un homme qui a lui-même cherché à obtenir l’asile au Congo il y a quelques années, lorsque son propre pays ne lui offrait aucune sécurité.
Euloge Doctrouvé Koé , une hypocrisie sans limites.
La vraie nature de Euloge Doctrouvé Koé apparaît au grand jour : un opportuniste prêt à tout pour un peu d’argent. Selon plusieurs sources, il serait financé par Madame Ngamana et son entourage pour jouer les griots du régime sur les réseaux sociaux. Un homme qui, autrefois, sollicitait le soutien du Corbeau News Centrafrique pour être reconnu comme réfugié, se transforme en serviteur zélé du pouvoir dès qu’il obtient quelques billets de banque. Mais quelle crédibilité peut-on accorder à quelqu’un qui insulte les mères et les femmes pour quelques miettes ?
Euloge Doctrouvé Koé , la vulgarité comme outil de communication.
Euloge Doctrouvé Koé se permet de parler des sexes des femmes, de la maternité, et de la dignité des autres avec une légèreté qui choque. Il ne s’arrête pas à critiquer les actions politiques ; il attaque la personne, la mère, la femme, le fondement même de ce qui constitue l’humanité et la dignité. Les propos tenus par Koé sur les réseaux sociaux sont indignes, non seulement d’un intellectuel, mais de tout être humain. Quel genre de docteur se permet d’utiliser un langage aussi abject, de menacer des jeunes en quête de vie meilleure, de se moquer de ceux qui n’ont pas eu sa chance ?
L’incohérence personnifiée.
Euloge Doctrouvé Koé prétend défendre les valeurs de la République, mais ses actes trahissent ses mots. Il n’est rien d’autre qu’un bouffon au service d’un pouvoir qui méprise son propre peuple. Il attaque ceux qui cherchent à fuir la misère en les traitant d’idiots, alors que lui-même a fui le pays lorsqu’il était en difficulté. Son discours, loin d’être celui d’un défenseur de la nation, est celui d’un opportuniste dont le seul objectif est de plaire à ses maîtres pour assurer sa propre survie.
Euloge Doctrouvé Koé n’est pas un docteur, ni un intellectuel. C’est un homme sans honneur, un mercenaire de la parole, prêt à tout pour quelques billets de banque. Son langage vulgaire et ses attaques personnelles ne sont que le reflet de son vide intellectuel et moral. Le peuple centrafricain mérite mieux que cela. Il mérite des leaders qui le respectent, qui comprennent ses souffrances et qui travaillent pour un avenir meilleur, et non des individus qui le méprisent et le trahissent pour un peu d’argent.
Pendant que le PM Moloua finance ses manifestations de soutien à coup des billets de banque, les quartiers de Bangui sont noyées complètement sous les eaux
Centrafrique.org/bangui_sous_les_eaux/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/bangui_sous_les_eaux-450×252.jpg” alt=”Commerçant assis sous un parasol dans une rue inondée à Bangui, devant une échoppe de transfert de crédits, après une pluie intense.” width=”450″ height=”252″ />Après la marche financée par le premier ministre pour le soutenir, les centrafricains se retrouvent toujours dans la galère. Un commerçant tente de maintenir son activité malgré les inondations qui ont transformé une rue de Bangui en un véritable bourbier, soulignant la résilience face aux intempéries.
Mardi dernier, les rues de Bangui disparaissent sous les eaux tandis que le Premier ministre Felix Moloua instrumentalise sa propre célébration. Ce spectacle grotesque démontre l’incompétence avérée et l’indifférence criminelle du gouvernement centrafricain.
Bangui noyée sous l’eau , une capitale abandonnée par le PM Moloua.
Les récentes pluies ont transformé Bangui en un vaste marécage urbain. Les quartiers populaires comme Boy-Rabe ou Miskine sont engloutis. Les maisons s’effondrent, les routes sont coupées, l’eau stagnante propage des maladies. Pourtant, le gouvernement reste sourd aux cris de détresse de la population.
Un Premier ministre narcissique et irresponsable.
Pendant que la capitale se noie, Felix Moloua dilapide les maigres ressources de l’État pour financer des manifestations en sa faveur. Cette mascarade pathétique révèle l’étendue de son narcissisme et de son mépris pour les Centrafricains.
Moloua préfère acheter des louanges plutôt que d’investir dans des infrastructures vitales. Le pays manque cruellement de tout : routes, hôpitaux, écoles. Mais le Premier ministre, dans son aveuglement, ne voit que sa propre image.
Cette politique désastreuse peut conduire aux catastrophes l’existence même de certains quartiers de Bangui. Des milliers de vies sont menacées par les inondations et les épidémies qui en découlent. Moloua porte la responsabilité directe de ce désastre annoncé.
Un pouvoir corrompu et criminel.
Le Premier ministre Moloua et le président Baba Kongoboro forment un duo malfaisant, auteurs de corruption et de pillage systématique des ressources nationales. Leur incompétence crasse et leur cupidité sans bornes plongent le pays dans une situation sanitaire et économique catastrophique.
Pendant que la population se débat dans la boue et les eaux usées, Moloua parade, entouré de griots payés pour chanter ses louanges. Cette image résume à elle seule l’indécence et le cynisme d’un pouvoir aux abois.
L’urgence d’un sursaut national.
Il est plus qu’urgent que les Centrafricains ouvrent les yeux sur la réalité de la situation. Moloua et son gouvernement conduisent le pays vers l’abîme. Chaque franc dépensé en propagande est un clou de plus dans le cercueil de la République centrafricaine.
L’heure n’est plus aux demi-mesures. Seul un changement radical de gouvernance pourra sauver Bangui de la noyade. Moloua doit être tenu responsable de ses actions criminelles et de son indifférence meurtrière. L’avenir de la nation en dépend.
Les Woro-woro : L’aventure des taxis-brousse sur la route Bangui-Dékoua
Centrafrique.org/taxi_brousse_au_pk12_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Un taxi-brousse surchargé, transportant passagers et marchandises à la sortie Nord de Bangui, au PK12. CopyrightCNC
À Bangui, la capitale centrafricaine, à peine l’aube pointe à l’horizon, le marché PK12 s’anime déjà dans un joyeux tintamarre. Au milieu des étals multicolores, une foule s’agglutine autour d’une Nissan chargée à ras bord. C’est un “Woro-woro”, le célèbre taxi-brousse centrafricain, qui s’apprête à prendre la route vers Dékoua, à environ 270 km au centre du pays, dans la préfecture de Kémo.
Moussa, le chauffeur chevronné, lance d’une voix forte aux passagers : “En route pour Dékoua ! Pour ceux qui aillent à la destination, c’est 8000 francs par personne, 5000 ou plus pour les gros bagages !” Les “Wali Gbalakouma “, ces commerçantes intrépides, se hissent à l’arrière avec leurs bagages. Elles rêvent déjà d’atteindre vite le lendemain le marché de Dékoua pour acheter des marchandises.
Le véhicule quitte Bangui vers 9 heures finalement pour Dékoua. Nous sommes le lundi 5 août 2024. Mais à peine 22 km parcourus, premier barrage, premier arrêt au PK22. Les gendarmes de la brigade motorisée scrutent le véhicule. “Papiers du véhicule !” ordonne l’un d’eux. Malgré des documents en règle, les tracasseries commencent. “Tournez le volant à gauche, à droite… Klaxonnez !” Moussa s’exécute, sachant bien ce qui l’attend. Finalement : “2000 francs pour la formalité “, exige le gendarme. Moussa paie, résigné.
Quelques kilomètres plus loin, ce sont les soldats FACA qui les arrêtent. Nouveau contrôle, nouvelle “formalité” à payer. À Guerengou, encore une barrière. Les passagers commencent à s’impatienter. Mais comme ils sont déjà habitués, ils sont obligés de patienter.
Arrivée à Damara, 75 km de Bangui. Au péage, c’est 1000 francs CFA. À la sortie, la brigade motorisée attend de pied ferme. Encore un prélèvement pour Moussa.
Le tronçon Damara-Sibut, 110 km théoriquement goudronnés, se révèle un calvaire. “C’est pas une route, c’est un gruyère !” plaisante amèrement une passagère, une Wali Gbalakouma. Le Woroworo avance comme un canard, zigzaguant entre les nids-de-poule. À différents niveau, des jeunes tentent de combler les trous avec du sable et de la latérite, quémandant quelques pièces aux véhicules qui passent.
Sept heures plus tard, vers 17 heures, Sibut est en vue. Nouveau péage : 1000 francs CFA. Les passagers en profitent pour acheter de quoi grignoter et chercher une place pour dormir, car le voyage va reprendre le lendemain.
Justement, le lendemain, à 10 heures, Moussa reprend la route avec ses passagers. Il a reçu quatre nouveaux passagers qui veulent aller à Dékoua. En quittant Sibut, à la sortie de la ville, c’est un Festival de contrôles : gendarmes, policiers, et même les agents des eaux et forêts. Chacun veut sa part du gâteau.
“Accrochez-vous, maintenant ça va secouer !” prévient Moussa, le conducteur à ses passagers. La route goudronnée laisse place à une piste en latérite. La saison des pluies a transformé le chemin en bourbier. Par endroits, des flaques d’eau s’étendent. “On dirait qu’on navigue !” s’exclame une Wali Gara, mi-rieuse, mi-inquiète.
Brusquement, à 30 kilomètres à la sortie de Sibut, à 215 kilomètres de Bangui, un bruit métallique inquiétant se fait entendre. “Panne de moteur !” annonce Moussa. Tout le monde descend. Pendant que le chauffeur et quelques hommes s’affairent sous le capot, les autres passagers en profitent pour se dégourdir les jambes et acheter des fruits aux quelques villageois. Deux heures plus tard, le voyage reprend.
Le Woro-woro avance péniblement, s’enlisant parfois. Tous descendent pour pousser. La solidarité est de mise. “C’est ça, la Centrafrique !” lance fièrement un passager en remontant, couvert de boue.
« Pourtant, le projet Londo a réhabilité cette route il y’a quelques mois. Je ne sais pas ce qui se passe encore », explique une Wali Gbalakouma.
Enfin, après une journée éprouvante, Dékoua est en vue. Mais l’odyssée n’est pas tout à fait finie. À l’entrée de la ville, des hommes se présentant comme agents des impôts arrêtent le véhicule. Dernière ponction avant l’arrivée.
Il est presque 16 heures quand le Woro-woro atteint enfin sa destination. Les Wali Gara descendent, épuisées mais déterminées. Demain, elles seront au marché dès l’aube pour acheter viandes boucanées, manioc et poissons frais.
Moussa, le chauffeur, s’étire et soupire : “Encore une journée sur les pistes de Centrafrique. C’est dur, mais c’est notre vie.” Les Woro-woro, ces héros du quotidien, continuent leur mission : relier les villes, transporter les rêves et les espoirs, faire battre le cœur économique de la Centrafrique, contre vents, marées, nids-de-poule et tracasseries administratives.
Élections municipales en Centrafrique : un report suspect
Dr Barthelemy Mathias Morouba, président de l’Autorité nationale des élections. CopyrightDR
Les élections municipales initialement prévues en octobre 2024 en Centrafrique ont été repoussées à avril 2025, selon les récentes annonces de l’Autorité nationale des élections (ANE). Derrière ce report se cachent des enjeux bien plus complexes que de simples ajustements logistiques. Nombreux sont ceux qui y voient une manœuvre calculée du gouvernement pour maintenir sa mainmise sur le pouvoir, au mépris des principes démocratiques et des attentes du peuple centrafricain.
Depuis plus de quatre décennies, la Centrafrique n’a pas organisé de véritables élections municipales. Le pouvoir en place a pris l’habitude de nommer les maires, contournant ainsi la volonté populaire. Aujourd’hui, les autorités tentent de relancer ce processus électoral, mais beaucoup y voient une simple opération de communication visant à masquer un manque de volonté réelle de réformer le système politique du pays.
Une constitution contestée et imposée.
Le socle de ces élections reportées est une nouvelle constitution, adoptée dans l’opacité la plus totale. Cette loi fondamentale, imposée par un référendum dont la légitimité est largement contestée, a été décriée par l’opposition comme par la société civile. Le limogeage de la présidente de la Cour constitutionnelle, Danielle Darlan, après son opposition à cette constitution, n’a fait qu’accentuer les doutes sur l’intention réelle du pouvoir en place. Le faible taux de participation au référendum confirme le rejet populaire de ce texte.
Un boycott unanime de l’opposition.
En réaction, l’opposition politique a décidé de boycotter ce qu’elle qualifie de “faux-semblant électoral”. Ses leaders réclament un retour à la constitution de 2016, seule base légale, selon eux, pour organiser des élections transparentes et équitables. Le gouvernement, cependant, reste sourd à ces demandes, préférant avancer coûte que coûte, malgré les risques d’isolement accru sur la scène internationale.
Une communauté internationale silencieuse.
Le rôle de la communauté internationale dans cette situation provoque également des interrogations. Au lieu de dénoncer un processus entaché d’irrégularités, certains partenaires, la Minusca en tête, semblent faire preuve d’une complaisance coupable, privilégiant la stabilité à court terme à la défense des principes démocratiques. Cette attitude est perçue comme une trahison par une partie de la société civile, qui attend un soutien clair et sans ambiguïté aux aspirations démocratiques du peuple centrafricain.
Un coût économique et social lourd
Ce report soulève également des questions sur les priorités du gouvernement, alors que le pays fait face à des défis économiques et humanitaires majeurs. Les ressources consacrées à ces élections pourraient être mieux utilisées pour répondre aux besoins urgents de la population. En repoussant ces élections, le pouvoir espère peut-être gagner du temps, mais cette stratégie risque de plonger la Centrafrique dans une instabilité encore plus grande, avec des conséquences imprévisibles pour son avenir.
Ce report des élections municipales n’est pas simplement une question de calendrier, mais le reflet d’une crise politique profonde qui ne cesse de s’aggraver. La Centrafrique se trouve à un tournant crucial, et les choix qui seront faits dans les mois à venir détermineront l’avenir du pays.
des soldats FACA au bord de la mutinerie dans le Nord-Est
Centrafrique.org/affaire-des-4-enfants-tues-le-colonel-omokozoyen-et-lechec-de-la-justice-2/les-soldats-faca-et-leurs-chefs/” rel=”attachment wp-att-73151″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Les-soldats-FACA-et-leurs-chefs-450×300.jpg” alt=”Les soldats FACA du septième b bataillon d’infanterie territoriale (BIT-7)” width=”450″ height=”300″ />CopyrightDR
Dans les préfectures reculées de la Vakaga et du Bamingui-Bangoran, au nord-est de la République Centrafricaine, une tension palpable règne parmi les soldats FACA. À Birao, Ouanda-Djallé, Gordile, Tiringoulou et Ndah (Sikikédé), les militaires centrafricains grondent. La cause de leur colère ? Une réduction drastique de leur Prime Globale d’Alimentation (PGA), essentielle à leur survie sur le terrain.
“Nous sommes censés protéger la population, mais comment le faire le ventre vide ?”, s’indigne le sergent Passi., posté à Birao depuis plusieurs mois. Comme lui, de nombreux soldats FACA témoignent de conditions de vie déplorables. “On nous paye souvent depuis plusieurs années 1500 FCFA par jour pour notre alimentation. Maintenant, l’état-major veut nous donner seulement 1000 FCFA. C’est une honte !”, poursuit-il.
Le caporal Jonas, en poste à Ouanda-Djallé, décrit une situation alarmante : “Beaucoup d’entre nous sont obligés de cultiver les champs des villageois pour survivre. On échange notre travail contre un peu de manioc ou d’arachides. Parfois, on nous donne 500 ou 1000 FCFA pour une journée de labeur. C’est humiliant pour des soldats FACA”.
Cette situation précaire pousse certains militaires à des comportements répréhensibles. Abakar, un commerçant de Ndah, témoigne : “Quelques soldats FACA viennent régulièrement demander des crédits. D’autres sont devenus agressifs et exigent des ‘taxes’ pour assurer notre protection. Ça crée des tensions avec la population”.
Promesses non tenues et soupçons de détournement.
Depuis des années, l’état-major avait initialement fixé la PGA à 1500 FCFA par jour, soit 45 000 FCFA mensuels. Cependant, les soldats FACA n’ont rien reçu depuis plusieurs mois. Récemment, l’annonce d’un versement imminent a ravivé l’espoir, vite douché par la réalité : le montant proposé n’est que de 30 000 FCFA.
“C’est évident que quelqu’un s’enrichit sur notre dos”, accuse un autre soldat en poste à Gordile. “Les 500 FCFA quotidiens manquants sont sûrement dans la poche de nos supérieurs. Ce n’est pas la première fois, mais là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.”
Cette suspicion de détournement alimente la colère des soldats FACA. Le caporal-chef R.L., basé à Tiringoulou, explique : “On nous dit que le Trésor Public a déjà versé l’argent. Alors pourquoi ne recevons-nous pas la totalité ? Nous ne sommes pas dupes. Cette corruption nous tue à petit feu.”
Une armée au bord de l’implosion.
Face à cette situation, les soldats FACA menacent de refuser collectivement le versement partiel de leur PGA. “Nous préférons ne rien recevoir plutôt que d’accepter cette aumône”, déclare un groupe de militaires contactés à Birao. “Si l’état-major persiste, nous envisageons des actions plus radicales.”
Cette crise au sein de l’armée inquiète les observateurs. Mathias Nzapa, analyste en sécurité basé à Bangui, s’alarme : “Comment des soldats FACA affamés et démoralisés pourraient-ils assurer efficacement la sécurité du territoire ? C’est toute la stabilité de la région qui est en jeu”.
Un enjeu national ignoré par Bangui.
Malgré l’urgence de la situation, les autorités à Bangui semblent minimiser le problème. Un haut gradé de l’état-major, sous couvert d’anonymat, affirme : “Nous sommes conscients des difficultés sur le terrain, mais les soldats FACA doivent comprendre que le pays traverse une période économique délicate. Des efforts sont demandés à tous”.
Cette réponse ne satisfait pas les militaires concernés. Le sergent-chef Charli, en poste à Ndah, réagit : “Qu’ils viennent vivre ici, dans nos conditions, et on verra s’ils tiennent le même discours. Les soldats FACA ne sont pas des mendiants, nous méritons le respect”.
L’avenir incertain des soldats FACA dans le Nord-Est.
Alors que le pays peine à se stabiliser après des années de conflit, cette crise au sein des soldats FACA pourrait avoir des conséquences désastreuses. Le risque de mutinerie est réel, avec la possibilité que certains militaires rejoignent des groupes rebelles, attirés par de promesse de meilleures conditions.
La sorcellerie et sous-développement à Béloko : un Marabout Appelé en Renfort.
Centrafrique.org/beloko-les-mercenaires-russes-alertent-le-bureau-de-la-douane-dune-attaque-imminente-des-rebelles-sur-la-ville/a-belokocentre/” rel=”attachment wp-att-56833″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/a-belokocentre-450×386.jpg” alt=”Dans le centre-ville de Béloko, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”386″ />Dans le centre-ville de Béloko, au nord de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Dans la petite ville frontalière de Béloko, à l’ouest de la République centrafricaine, un phénomène insolite attire l’attention depuis quelques jours. Face à un développement économique qui tarde à se concrétiser, les habitants ont décidé de faire appel à des forces occultes pour tenter de débloquer la situation.
Béloko, poste-frontière avec le Cameroun dans la préfecture de Nana-Mambéré, aurait dû connaître un essor significatif ces dernières années. Sa position stratégique en fait un point de passage obligé pour les échanges commerciaux entre les deux pays. Pourtant, la ville semble figée dans le temps, incapable de tirer profit de cet avantage géographique.
Le chômage frappe durement la jeunesse locale. Les infrastructures de base font cruellement défaut. Le projet de construction d’une plateforme douanière moderne, censé dynamiser l’économie locale, est au point mort depuis des années.
Mathias Bédo, secrétaire général de la chefferie du quartier Zaoro-Doa à Béloko, ne cache pas son amertume : “Nous voyons passer les camions et les marchandises, mais rien ne reste ici. Nos jeunes n’ont pas de travail, nos routes sont mauvaises. On nous avait promis le développement avec cette nouvelle plateforme, mais rien ne se passe”.
Dans la ville frontalière de Béloko
La sorcellerie : aa tentation de l’irrationnel.
Face à cette impasse, certains habitants de Béloko ont fini par se tourner vers des explications irrationnelles. L’idée que des forces occultes puissent être à l’origine de ce blocage a progressivement fait son chemin.
“Quand rien ne marche, quand tous les projets échouent les uns après les autres, les gens commencent à penser qu’il y a autre chose”, explique Jean-Baptiste Zotongo, sociologue enseignant à Béloko. “Dans notre culture, l’invisible joue un rôle important. Il est facile alors d’imaginer que des sorciers ou des mauvais esprits puissent être responsables de nos malheurs”.
L’appel aux marabouts.
Face à ce constat, les autorités traditionnelles du quartier Zaoro-Doa ont décidé de passer à l’action. Le 12 août dernier, elles ont fait appel à un marabout réputé, venu spécialement de la préfecture de la Lobaye.
Bengba Blaise Ngofi, c’est son nom, est arrivé avec la lourde tâche de “nettoyer” spirituellement le quartier. Son objectif : lever tous les blocages occultes qui empêcheraient le développement de se concrétiser.
Depuis son arrivée, Bengba Blaise Ngofi mène des rituels quotidiens, assisté par d’autres praticiens traditionnels locaux. Chaque nuit, des cérémonies sont organisées autour d’un grand feu. Le marabout y danse, entre en transe, et prétend communiquer avec le monde des esprits pour identifier les sources du mal.
“Il a ramassé des plantes de blocage, des bouts de ciseaux, des jetons anciens”, énumère Mathias Bédo. “Toutes ces choses auraient été placées là par des sorciers pour freiner notre développement”.
Un phénomène qui divise.
Si une partie de la population semble adhérer à ces pratiques, d’autres voix s’élèvent pour exprimer leur scepticisme, voire leur inquiétude.
Le jeune Firmin Junior, un commerçant de Béloko, se montre très critique : “Ces pratiques sont contraires à notre foi chrétienne. Elles entretiennent la superstition et détournent les gens des vraies solutions à nos problèmes”.
Certains jeunes de la ville partagent ce scepticisme. Alain Magnatou, diplômé de droit public à l’université de Bangui, et originaire de Béloko, au chômage depuis deux ans, ne cache pas son agacement : “C’est ridicule de croire que nos problèmes viennent de la sorcellerie. Le vrai problème, c’est la mauvaise gouvernance, la corruption, le manque d’investissements”.
Un révélateur des difficultés profondes.
Au-delà de son aspect folklorique, ce recours au maraboutage à Béloko révèle des problématiques plus profondes qui touchent de nombreuses régions de Centrafrique.
Pour le sociologue Jean-Baptiste, ce phénomène est symptomatique du désarroi des populations rurales face à un développement qui ne vient pas : “Ces gens se sentent abandonnés, oubliés. Ils ne comprennent pas pourquoi, malgré les promesses, leur situation ne s’améliore pas. Le recours au surnaturel est une façon de reprendre le contrôle, de se dire qu’on peut agir sur son destin”.
Le chercheur pointe également du doigt les carences de l’État dans ces régions reculées : “Quand les services de base ne sont pas assurés, quand l’éducation et la santé sont défaillantes, les gens se tournent naturellement vers ce qu’ils connaissent, vers leurs croyances traditionnelles”.
Des inquiétudes pour l’avenir.
Si le recours au maraboutage semble apporter un certain réconfort à une partie de la population de Béloko, d’autres s’inquiètent des conséquences à long terme de ces pratiques.
Le père Emmanuel de l’église catholique locale craint notamment une montée des tensions communautaires : “Quand on commence à chercher des boucs émissaires, à accuser certains d’être des sorciers, cela peut vite dégénérer. Nous avons déjà vu par le passé où ce genre de chasses aux sorcières pouvait mener”.
Le jeune Alain partage ces même inquiétudes : “Ces histoires de maraboutage peuvent créer des divisions durables dans la communauté. Une fois qu’on a désigné quelqu’un comme sorcier, comment peut-il se défendre ? Comment restaurer la confiance ?”
Zémio: une opération des miliciens Azandé contre l’UPC vire au carnage
Centrafrique.org/le-prefet-de-louham-decrete-un-couvre-feu-face-aux-rumeurs-dinfiltration-des-rebelles/wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76405″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-ti-azande-450×256.jpg” alt=”Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue” width=”450″ height=”256″ />Des miliciens de la milice Azandé, accompagnés d’un instructeur du groupe Wagner en opération dans l’Ouham
Quatre morts et un otage. Tel est le bilan d’une opération de ratissage menée par les miliciens Azandé contre les rebelles de l’UPC, qui a tourné au fiasco lundi dernier près du village de Guenekoumba.
Selon nos sources, une dizaine de miliciens Azandé, rebaptisés “Wagner Ti Azandé“, ont quitté leur base de Zémio à moto pour traquer des éléments de l’UPC signalés dans les environs du village Guenekoumba. Laissant quatre des leurs dans le village, le gros de la troupe s’est enfoncé dans la brousse.
Les miliciens Azandé : embuscade meurtrière.
Manifestement informés de l’arrivée des miliciens, les rebelles de l’UPC leur ont tendu une embuscade. Pris par surprise, les Azandé ont essuyé un feu nourri. Quatre d’entre eux ont péri dans l’affrontement. Les survivants ont pris la fuite en abandonnant un des leurs aux mains de l’UPC qui a été pris en otage.
De retour au village Guenekoumba, les miliciens auraient abattu un jeune civil, probablement par frustration. Ils ont ensuite évacué leur unique blessé vers l’hôpital de Zémio à bord d’une moto.
Questions en suspens.
Le sort de cinq conducteurs de taxi-moto réquisitionnés pour l’opération reste incertain. Ils ne sont pas revenus à Zémio et on ignore s’ils ont fui à pied ou s’ils sont retenus quelque part.
Cette déroute prouve une fois de plus les limites opérationnelles de ces milices Azandé, que le gouvernement affirme qu’ils sont désormais incorporés dans les forces armées centrafricaines.
À une trentaine de kilomètres de Ndélé, sur l’axe Garba, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, la situation reste tendue après une attaque menée ce mercredi 21 août 2024 par des hommes armés identifiés comme des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, un poste avancé des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a été pris pour cible en fin d’après-midi, plongeant la région dans une nouvelle vague d’insécurité.
L’attaque aurait eu lieu ce mercredi 21 août aux environs de 17h30, à Zoukoutounyala, un village situé à 25 kilomètres de Ndele. Des échanges de tirs ont été entendus pendant plusieurs heures, laissant craindre un bilan lourd. Pour l’instant, il est difficile de savoir exactement combien de personnes ont été touchées, mais les premières informations parlent de plusieurs blessés parmi les belligérants. Les populations, déjà éprouvées par les conflits incessants, se trouvent à nouveau en situation de détresse. Certains villageois ont quitté leurs maisons, craignant de nouveaux assauts.
D’après un habitant de la localité, contacté par téléphone, « les rebelles sont arrivés en grand nombre, tirant sur tout ce qui bougeait. Les soldats ont tenté de résister, mais ils ont été débordés». Ce témoin ajoute que plusieurs familles se cachent dans la brousse, sans eau ni nourriture, craignant pour leur vie.
Les autorités locales n’ont pas encore réagi officiellement à cette attaque. Toutefois, des renforts en provenance de Ndélé auraient été envoyés dans la zone pour sécuriser les villages environnants et reprendre le contrôle de la situation. Les habitants, quant à eux, attendent des nouvelles avec angoisse, espérant que la violence ne s’étende pas davantage.
CE QUE M’INSPIRE LA DEMANDE DE DÉMISSION DU PM MOLOUA…
Centrafrique.org/rca-pourquoi-touadera-a-t-il-choisi-moloua-pour-la-primature/le-premier-ministre-felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-53779″ data-wpel-link=”internal”>Le premier ministre Félix Moloua
Comme on peut le constater ces derniers jours sur les réseaux sociaux, le sujet qui cristallise les débats est ce vœu si cher à certains “communicants” du pouvoir, qui réclament la démission du Premier Ministre Moloua au prétexte que ce dernier plomberait les actions du Chef de l’État (sic !). Avant tout, il est important de reconnaître que toute fonction politique a une date de péremption. Cependant, dans le contexte centrafricain, ramener l’échec de la gouvernance publique à la seule faute du chef du gouvernement semble quelque peu malhonnête.
Les Limitations du chef du gouvernement en Centrafrique, l’exemple du PM MOLOUA.
Quand un Premier Ministre est nommé en Centrafrique, il ne dispose pas souvent d’une marge de manœuvre pour composer son gouvernement. Pire, avec les pratiques instaurées par la “Touaderamanie”, certains ministres dépendent directement du Chef de l’État, ne rendant des comptes qu’à lui, car ils ont été placés là par le président lui-même.
Témoignages d’Anciens Premiers Ministres.
J’ai récemment lu un bel article de l’ex-Premier Ministre Gbezera Bria (à qui je rends hommage pour la qualité de la réflexion et le souci de rendre justice à l’histoire), paru dans les colonnes du journal “Le Citoyen”. Il y évoque le calvaire des chefs de gouvernement centrafricains, qui vivent quasiment sous le diktat des chefs d’État ou de leurs clans. Dans son pamphlet, il a reconnu que, sous la présidence de Patassé, les chefs de gouvernement disposaient d’une certaine marge de manœuvre pour composer leur équipe ou impulser des actions visant à renforcer l’action publique. Ceci m’a été confirmé par l’ex-Premier Ministre Anicet Georges Dologuélé lors d’un de nos échanges privés. Merci Ange Félix Patassé (AFP) !
L’Autorité Concentrée entre les Mains du Président .
Bref, il est honnête de reconnaître qu’en Centrafrique, le pouvoir, tout le pouvoir, est dans les mains d’un seul homme, ce qui signifie que Moloua n’est qu’un simple fusible. L’article n’a pas pour but de défendre le Premier Ministre Félix Moloua, bien que celui-ci ait de sérieux manquements, mais de démontrer que le problème des différents gouvernements sous l’ère de Faustin Archange Touadera ne se résume pas uniquement au Premier Ministre. Dakar n’est pas Bangui, où le Premier Ministre Sonko compose lui-même son équipe et a le boulevard pour mettre en œuvre le projet politique. Si l’on veut se séparer de “Félix” à la Primature, il faut le faire de manière plus orthodoxe. Cette vilenie de s’attaquer à un Premier Ministre en fonction par médias interposés n’honore pas la République.
L’alcool frelaté, fléau mortel à la frontière centrafricano-camerounaise
Centrafrique.org/sous-tension-la-biere-de-wagner-wanawa-arrive-a-cantonnier/arrivee-de-la-biere-de-wagner-wa-na-wan/” rel=”attachment wp-att-70665″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/arrivee-de-la-biere-de-Wagner-Wa-Na-Wan-450×203.jpg” alt=”L’arrivée à Béloko de la bière de Wagner Wa Na Wa” width=”450″ height=”203″ />L’arrivée à Béloko de la bière de Wagner Wa Na Wa
Dans la région frontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun, l’alcool frelaté fait des ravages, en particulier à Cantonnier. Ces boissons dangereuses, souvent conditionnées dans de petits sachets surnommés “liant d’or”, affluent massivement du Cameroun et du Nigeria, causant d’énormes dégâts sanitaires et sociaux.
L’alcool frelaté, un commerce florissant malgré les risques.
“Ces alcools frelatés se vendent comme des petits pains au Cameroun. Alors forcément, des gens les importent pour les revendre ici à Cantonnier ou les acheminer jusqu’à Bangui”, explique Jean-Pierre, commerçant à Béloko. “Certains en ramènent juste pour leur consommation personnelle, mais beaucoup en font un véritable business, malgré les risques pour la santé”.
L’alcool frelaté, la concurrence des alcools Wagner.
Mais ce trafic est désormais concurrencé par un nouvel acteur : le groupe paramilitaire russe Wagner, très influent en Centrafrique.“Wagner produit aussi ses propres alcools frelatés qu’ils écoulent dans tout le pays, y compris à Cantonnier”, révèle un habitant sous couvert d’anonymat. “Pour bloquer les importations du Cameroun, ils font pression sur les forces de l’ordre centrafricaines. Il y a maintenant des contrôles systématiques et des confiscations”.
Une jeunesse prise au piège.
Cette situation impacte durement la jeunesse de Cantonnier, comme en témoigne Paul, éducateur :
“Ces alcools font des ravages parmi les jeunes non scolarisés ou déscolarisés. Beaucoup de conducteurs de taxi-moto sont devenus esclaves de ces produits. Et ceux qui tentaient d’en vivre en les revendant se retrouvent sans activité. Le chômage bat des records ici, il n’y a aucun système de formation professionnelle. On interdit aux jeunes de couper du bois pour faire du charbon à cause de la déforestation, on leur confisque l’alcool qu’ils essaient de vendre… Ils ne savent plus quoi faire pour gagner leur vie. C’est un vrai problème social”.
Entre santé publique et survie économique.
Les autorités se retrouvent face à un dilemme, comme l’explique un responsable municipale de Baboua :
“On comprend bien sûr la nécessité de lutter contre ces alcools dangereux pour la santé publique. Mais en même temps, on prive de revenus des familles qui n’ont pas d’autres ressources. Il faudrait pouvoir offrir des alternatives économiques à ces jeunes avant de leur interdire ce commerce. Sinon on ne fait que déplacer le problème”.
La situation reste donc très tendue dans cette région frontalière, où l’alcool frelaté cristallise les enjeux sanitaires, économiques et sociaux. Sans politique globale prenant en compte tous ces aspects, il semble difficile d’endiguer ce fléau aux conséquences dramatiques.
Les barrières illégales refont surface à Carnot, la colère monte parmi la population
Centrafrique.org/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/barriere_a_la__sortie_nord_de_carnot_dans_la_mambere-450×413.jpg” alt=”Barrière multifonctionnelle illégale à la sortie de Carnot avec soldats FACA, policiers, gendarmes, agents phytosanitaires et forestiers” width=”450″ height=”413″ />La barrière illégale à la sortie de Carnot regroupe toutes les forces de l’ordre et de contrôle, y compris les soldats FACA , les policiers, les gendarmes, les agents phytosanitaires et forestiers. CopyrightCNC
L’ancien ministre Laurent Gomina PampaliMalgré les efforts du gouvernement Moloua pour assainir la circulation routière, les barrières illégales continuent de faire des siennes dans certains coins du pays. À Carnot, chef-lieu de la Mambéré-Kadéï, la situation fait grincer des dents. Les jeunes de la ville crient leur ras-le-bol face à ce qu’ils considèrent comme un retour en arrière.
“C’est du n’importe quoi !”, s’exclame Aimé Ngambesso, le délégué des conducteurs de taxi-motos de Carnot. “Le Président Touadéra lui-même a dit que c’était fini les barrières. Les autorités de Bangui sont même venues les enlever. Mais voilà que nos militaires d’ici les remettent comme si de rien n’était. On se moque de qui ?”.
Selon Aimé, le problème touche les quatre principaux accès à la ville : “Que tu viennes de Bouar, de Berberati, de Mbelou ou de Gadzi, tu tombes sur une barrière. C’est niet ! On ne peut plus circuler tranquillement”.
Pour Narcisse Yaloké, un commerçant de la place, ces barrières sont un véritable frein à l’activité économique : “Chaque fois qu’un camion de marchandises arrive, c’est la galère. Les militaires exigent des sommes folles. Résultat : tout devient plus cher pour le consommateur. C’est nous, la population, qui trinquons”.
Le sous-préfet de Carnot, joint au téléphone, reconnaît l’existence du problème : “Nous sommes au courant de la situation. Ces barrières n’ont effectivement aucune base légale. Nous travaillons avec la hiérarchie militaire pour y mettre fin”.
Mais sur le terrain, le sentiment d’impuissance domine. “On a l’impression que personne n’ose vraiment s’opposer aux militaires”, confie sous couvert d’anonymat un agent municipal. “Ils disent que c’est pour la sécurité, mais tout le monde sait que c’est surtout pour racketter les gens”.
La population, elle, ne décolère pas. “On nous parle de libre circulation des biens et des personnes, mais c’est du pipeau !”, s’emporte Aimé Ngambesso. “Comment veux-tu que le pays avance si on ne peut même pas aller d’une ville à l’autre sans se faire rançonner ?”
Les jeunes de Carnot appellent les autorités à prendre leurs responsabilités. “Il faut que ça cesse”, martèle Aimé. “On veut bien garder la barrière du PK5 pour contrôler qui entre et sort de la ville. Mais le reste, il faut tout enlever. On veut pouvoir circuler librement, comme l’a dit le Président“.
En attendant une réaction des autorités, la grogne monte à Carnot. Certains évoquent déjà l’idée d’une manifestation si rien n’est fait. “On ne va pas se laisser faire”, prévient Narcisse Yaloké. “Si ça continue comme ça, on va descendre dans la rue. On en a marre d’être les vaches à lait de quelques militaires véreux.”
L’affaire des barrières de Carnot prouve une fois de plus une nouvelle fois le fossé qui existe parfois entre les décisions prises à Bangui et leur application sur le terrain. Elle souligne aussi la nécessité d’un contrôle plus strict des forces de l’ordre dans les provinces, pour que les efforts de développement du pays ne soient pas sapés par des pratiques illégales persistantes.
L’état désastreux des routes de Bimbo provoque un pillage de bière, révélateur du désespoir ambiant
Centrafrique.org/bimbo-casier-biere/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/bimbo-casier-biere-388×450.jpg” alt=”Les gens se rassemblent pour observer la scène d’accident d’un véhicule transportant des casiers de Bière à Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui, en Centrafrique” width=”388″ height=”450″ />Les passants observent la scène d’accident du camio transportant les casiers de Bière à Bimbo
La dégradation avancée des routes de Bimbo, commune limitrophe de Bangui, a causé le renversement d’un camion chargé de casiers de bière cette semaine. En quelques minutes, la cargaison a été pillée par la population, démontrant la détresse économique qui frappe le pays.
Le camion revenait de la brasserie Mocaf-Castel quand il s’est renversé au niveau de Songode. La scène qui a suivi témoigne de l’extrême précarité dans laquelle vit une grande partie de la population.
“J’ai vu des gens se ruer sur les casiers comme des fous sur les routes de Bimbo. Hommes, femmes, enfants, tout le monde emportait ce qu’il pouvait. En 10 minutes, il ne restait plus rien“, raconte Simplice, témoin de la scène.
Les routes de Bimbo, symbole de la misère quotidienne.
Cet incident révèle l’ampleur de la crise qui frappe le pays. Malgré la saison des chenilles, censée apporter un répit alimentaire, la population souffre du manque d’argent et de perspectives.
“On ne mange pas à notre faim. Quand une occasion comme ça se présente sur les routes de Bimbo, les gens n’hésitent pas. C’est la survie”, explique Marie N., habitante du quartier.
Les routes de Bimbo à l’abandon.
L’état déplorable des routes de Bimbo n’est pas nouveau mais s’aggrave d’année en année, paralysant l’économie nationale. Les promesses de réfection restent lettre morte.
“Les routes de Bimbo sont une honte. Comment voulez-vous qu’on travaille dans ces conditions ? Les accidents sont fréquents et personne ne fait rien”, s’indigne Paul M., chauffeur de taxi.
Les routes de Bimbo, reflet d’une population au bord du gouffre.
Le pillage du camion prouve une fois de plus le désespoir d’une population prête à tout pour survivre. La moindre opportunité est saisie, même au mépris de la loi.
“Les gens n’ont plus rien à perdre . Ils se battent pour ramasser quelques bouteilles de bière qu’ils pourront revendre. C’est triste mais c’est notre réalité”, constate le chef de quartier.
« C’est quoi la démocratie ? », ainsi parla Félix Tshisekedi !
Centrafrique.org/droit-de-reponse-au-fameux-professeur-nyamsi-au-sujet-de-la-mise-en-place-dun-conseil-centrafricain-de-resistance-et-de-transition/ben-wilson-ngassan/” rel=”attachment wp-att-58362″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Ben-Wilson-Ngassan-450×253.png” alt=”Ben Wilson Ngassan” width=”450″ height=”253″ />Ben Wilson Ngassan
Ce matin, je me suis réveillé avec une publication de mon grand confrère ivoirien Venance Konan intitulée « l’Occident et nous ». Ce pamphlet au vitriol est, à en croire son auteur, une critique vis-à-vis des « valeurs » que les « occidentaux » ont tendance à imposer en Afrique. Dans ce « papier » de deux pages pondu par l’ex directeur du journal abidjanais « Fraternité matin », l’on a eu droit à quelques coupures d’une intervention de l’actuel président congolais Félix Tshisekedi faite sur un média français. Quel bonheur, d’ailleurs pour moi, de me rendre automatiquement sur Youtube afin de suivre l’intégralité de cet autre masterclass signé « Fatshi » comme ses compatriotes ont tendance à l’appeler affectueusement. De là, j’y retiens quelques passages qui ne sont pas que des « punchlines », mais bien plus des sujets à réflexion pour quiconque veut comprendre les mutations en cours et les jeux de puissance dans notre Afrique. Suivons :
-Journaliste : comment comprenez-vous que, apparemment, la Russie et la Chine, qui ne sont pas des régimes démocratiques, eux, arrivent à progresser en Afrique ?
-FATSHI : c’est parce qu’ils ne viennent pas avec cette approche-là, ils ne viennent pas avec cette arrogance, cette façon de donner des leçons qui est frustrante… -Vous voulez dire que les Russes et les Chinois se comportent mieux que nous, Occidentaux, actuellement, selon vous ?
-Mais bien-sûr…
-Vous avez condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie mais vous revendiquez la liberté de toujours travailler avec la Russie ?
-Mais bien sûr. Aujourd’hui, en France, on condamne Israël pour certains de ses actes, mais on ne rompt pas les relations avec ce pays… -Qui raflera la mise en Afrique, entre la Chine, la Russie et les islamistes ?
-La Chine et la Russie, eux, ce sont des partenaires qui viennent par la grande porte… -Le fait que ce soit au détriment de la démocratie ne vous gêne pas ?
-C’est quoi la démocratie ?
-Ah, il y a une différence. Quand on vit dans une démocratie ou dans une dictature, je vous assure que ce n’est pas pareil.
-Permettez-moi d’inverser les rôles. C’est quoi la démocratie ? Je me suis rendu en été dernier en Chine, et j’ai discuté avec des chinois en aparté, ils m’ont dit qu’ils étaient heureux de vivre dans leur pays et dans ce système. Qu’y suis-je pour aller juger ce système et dire qu’ils sont malheureux ?
Fin de l’interview ! Sacré « FATSHI » ! Soit on l’aime, soit on le respecte !
Voilà ! Vous y avez découvert, certainement comme moi, un Félix Tshisekedi lucide et direct malgré les nombreux clichés que comportent les questions posées par le journaliste. Au-delà de nombreuses vérités révélées par cet entretien médiatique, une seule phrase retient mon attention : « c’est quoi la démocratie ? ». Et, Félix Tshisekedi donne indirectement une réponse à laquelle je souscris : « la démocratie, c’est assurer le bien-être intégral des populations (accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, aux soins appropriés, à la redistribution équitable des biens publics…). Par ailleurs, je profite de l’occasion pour dire que la « démocratie à l’européenne » telle que conçue dans nos Etats est difficilement applicable. Pour preuve, l’Afrique bat le record des putschs. Il est donc grand temps que les africains réfléchissent en toute responsabilité sur le modèle de gouvernance qui leur sied. Et cela doit se faire au cas par cas. Cette épineuse problématique, j’avais déjà commencé à l’approfondir avec mon « compagnon intellectuel » Huguet Francis Mongombe, avec qui on entend bien un jour décliner cela en une offre politique à soumettre à notre Peuple. Ce travail de réflexion doit aussi intéresser nos partis politiques. Même si je conspue la nouvelle génération de panafricains de la trempe de Kémy Séba, Nathalie Yamb et autres Franklyn Nyamsi à cause de leur démarche bancale basée sur la haine de l’Occident et la promotion des putschistes véreux, j’ai néanmoins du respect profond pour Alain Foka, qui sort du lot. Avec son think-thank « Mansah », je pense qu’il relèvera le défi d’une Afrique qui pense par elle-même.
Ne m’appelez pas « panafricain » (les activistes 2.0 l’ont vidé de son sens), appelez-moi plutôt « afro-optimiste ».
Déstabilisé par des attaques contre lui sur les réseaux sociaux, le premier ministre Félix Moloua propose un véhicule neuf à Trésor Babo pour acheter son silence
Centrafrique.org/lenigme-du-premier-ministre-felix-moloua-une-bouche-toujours-entreouverte-qui-capte-lattention-des-reseaux-sociaux/le-premier-ministre-felix-moloua-la-bouche-entreouverte/” rel=”attachment wp-att-72139″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-la-bouche-entreouverte-450×300.jpg” alt=”Le Premier ministre Félix Moloua salue, avec mépris, son nouveau ministre de la Jeunesse, le chef de la milicie du pouvoir les requins, Heritier Doneng bouche entreouverte” width=”450″ height=”300″ />Le Premier ministre Félix Moloua salue, avec mépris, son nouveau ministre de la Jeunesse, le chef de la milicie du pouvoir les requins, Heritier Doneng
Le scandale au sein du gouvernement centrafricain atteint un nouveau sommet d’indécence. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, et le Premier ministre Félix Moloua, se trouvent au cœur d’une affaire de corruption qui révèle une fois de plus leur mépris total pour les besoins de la population. Cette fois, ce sont les 30 millions de francs CFA destinés aux athlètes centrafricains pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 qui ont été détournés.
Des millions volatilisés : Le tour de passe-passe de Doneng.
L’histoire est simple, mais révoltante. Avant les jeux olympiques de Paris, le gouvernement alloue 30 millions de francs CFA pour soutenir les athlètes centrafricains dans leur préparation aux Jeux Olympiques. Pour récupérer cette somme, Héritier Doneng, en personne, se rend au Trésor public. Mais, à son retour, il ne remet pas les 30 millions au Comité National Olympique Centrafricain (CNOSCA) comme prévu. Au lieu de cela, il envoie deux de ses proches collaborateurs, qui ne sont même pas des responsables financiers, pour aller remettre seulement 20 millions de francs CFA Au CNOSCA. Les émissaires, Sophie Nucci, attachée de cabinet, et Nganahoul-Gbahine Symphorien, chef de service de protocole, sont ainsi les acteurs involontaires d’une manœuvre qui aurait pu passer inaperçue si le président du CNOSCA, Gilles Gilbert Gresenguet, n’avait pas eu vent du véritable montant.
Gresenguet, informé par le Premier ministre lui-même que la somme devait être de 30 millions, refuse catégoriquement de décharger les 20 millions remis par les émissaires. Il exige la totalité de la somme. Ce refus prouve une fois de plus une pratique de détournement qui semble être devenue la norme dans ce gouvernement des handicapés intellectuels.
30 Millions détournés : Quand le Premier ministre Moloua cherche à acheter le silence avec un véhicule neuf.
Face à cette situation, Félix Moloua, qui se trouve dans une position délicate en raison de ses liens familiaux avec Gresenguet, fait pression sur Héritier Doneng pour que les 10 millions manquants soient restitués. Pourtant, loin de se plier aux exigences de son supérieur, Doneng choisit l’affrontement. Il mobilise ses réseaux pour instrumenter une violente campagne de diffamation contre le Premier ministre, l’accusant d’incompétence et réclamant sa démission.
Déstabilisé par l’intensité des attaques, Moloua tente d’acheter le silence de ses détracteurs. Il va jusqu’à proposer à Trésor Babo, un des communicateurs de Doneng, deux véhicules neufs en échange de l’arrêt des attaques. Une offre qui sera catégoriquement refusée. Ne s’arrêtant pas là, le Premier ministre mobilise des fonds publics pour financer des avatars sur les réseaux sociaux et des manifestations de soutien en sa faveur, dépensant sans compter l’argent du peuple centrafricain pour se protéger, alors que le pays sombre dans la crise.
Corruption généralisée : un gouvernement au service de ses intérêts.
Ce scandale n’est pas un simple incident isolé, mais un exemple patent d’une corruption systémique. Moloua, pour qui une villa de plus de 700 millions de francs CFA offerte par des opérateurs libanais n’était qu’un “cadeau” parmi d’autres, montre parfaitement comment les postes de pouvoir sont exploités pour des gains personnels, au détriment des besoins urgents du pays. Pendant que les Centrafricains souffrent, que les militaires ne reçoivent pas leurs primes, et que les fonctionnaires peinent à survivre, leurs dirigeants détournent des millions, distribuent des pots-de-vin, et se livrent à des luttes intestines pour conserver leurs privilèges.
Un État en décomposition sous le Premier ministre Moloua.
Cette affaire démontre la faillite totale de l’État centrafricain, incapable de protéger les intérêts de ses citoyens. Les détournements de fonds, les conflits internes et les tentatives désespérées de se maintenir au pouvoir révèlent une classe dirigeante pour qui l’intégrité, la responsabilité et la transparence ne sont que des mots vides de sens.
La situation est grave : alors que la Centrafrique continue de sombrer dans la pauvreté et l’insécurité, ses dirigeants se livrent à un spectacle honteux de corruption et d’incompétence. Héritier Doneng et Félix Moloua ne sont que les visages les plus visibles d’un système gangrené, qui trahit sans cesse les espoirs et les aspirations du peuple centrafricain. La question qui se pose désormais est simple : combien de temps encore ces hommes pourront-ils se cacher derrière leur pouvoir avant que la vérité n’éclate et que justice soit faite ?
Un Retour Déshonorant au Trafic de Visas à l’ambassade de France à Bangui
Centrafrique.org/le-nouveau-message-de-la-france-aux-centrafricains-une-politique-controversee-du-president-macron/heritier-doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-avec-bruno-daniel-jean-michel-foucher-lambassadeur-de/” rel=”attachment wp-att-72896″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-du-parti-au-pouvoir-ministre-de-la-Jeunesse-et-des-Sports-avec-Bruno-Daniel-Jean-Michel-Foucher-lambassadeur-de-450×320.jpg” alt=”Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de” width=”450″ height=”320″ />Héritier Doneng, le chef de la milice du parti au pouvoir, ministre de la Jeunesse et des Sports avec Bruno Daniel Jean-Michel Foucher l’ambassadeur de
Le spectre du trafic de visas refait surface à l’ambassade de France en Centrafrique, cette fois sous une forme encore plus choquante. Dix ans après le scandale qui avait éclaboussé l’ancien ambassadeur Charles Malinas, impliqué dans un réseau de corruption avec des figures locales, c’est désormais l’actuel représentant français qui semble avoir repris ce commerce honteux. Ce retour est marqué par une collaboration douteuse avec Héritier Doneng, le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, un homme au passé sombre et au présent tout aussi trouble.
Les Jeux olympiques de Paris : Un Prétexte Pour le Trafic de visa.
Le prétexte pour ce trafic? Les Jeux Olympiques de Paris 2024. Officiellement, le ministère français de la Jeunesse et des Sports a invité Héritier Doneng à cet événement mondial. Toutefois, cette invitation cache un véritable scandale. Doneng, ancien chef de milice tristement célèbre pour ses exactions, ne se contente pas de sa propre présence à Paris. Il soumet à l’ambassadeur de France une liste de onze personnes, soi-disant supporters des athlètes centrafricains, mais en réalité composée de sa fille, de ses proches, et de plusieurs individus ayant payé cher pour obtenir ce précieux sésame.
Ces prétendus supporters ont obtenu leurs visas grâce à l’entremise de Doneng et de l’ambassadeur de France. Pourtant, aucun d’eux n’a réellement l’intention de retourner en Centrafrique. En effet, dès leur arrivée en France, ils se sont éparpillés, probablement pour demander l’asile politique. L’affaire prouve non seulement la corruption qui gangrène les institutions, mais aussi l’impunité dont bénéficient ceux qui, comme Doneng, utilisent leur position pour piller le pays tout en assurant un avenir confortable à leurs proches à l’étranger.
Héritier Doneng : Le Porte-Voix de Wagner.
Ce qui rend la situation encore plus grave, c’est que le ministre Héritier Doneng était à la tête de la cellule de communication de Wagner, installée à Boy-Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui. C’est lui qui orchestrait les multiples attaques verbales contre la France et les Occidentaux, tout en glorifiant le groupe Wagner. Via son groupe WhatsApp, il s’employait à vilipender l’Europe, les États-Unis et bien sûr, la France. Mais aujourd’hui, avec un retournement diplomatique choquant et un rapprochement de Paris avec le régime criminel de Bangui, Doneng se voit octroyer un visa français, un geste qui illustre à quel point les relations diplomatiques peuvent être manipulées au mépris des principes et des valeurs.
Le contraste est saisissant avec la fermeté des États-Unis et du Canada, qui, eux, refusent catégoriquement l’entrée sur leur territoire à toute personne liée à des groupes armés ou ayant un passé criminel. Un exemple frappant est celui de Jean-Jacques Démafouth, ancien ministre conseiller à la présidence durant la transition de Catherine Samba-Panza. Lors d’une mission à New York, il s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis malgré son passeport français, en raison de son passé de chef de groupe armé. La France, en revanche, semble toujours jouer un double jeu, accueillant les mêmes personnes qui, à Bangui, passent leur temps à vilipender ce pays.
Trafic de Visas : La France Complice?
Comment un pays comme la France, qui se targue de défendre les droits de l’homme, peut-il fermer les yeux sur les agissements d’un homme comme Héritier Doneng? Ce dernier n’est pas un simple ministre; il est aussi le porte-parole officieux du groupe Wagner en Centrafrique, un groupe de mercenaires russes qui a commis de multiples atrocités. La France, pourtant bien informée de la situation, lui déroule le tapis rouge, offrant des visas non seulement à lui, mais aussi à ses proches et complices.
Pendant ce temps, des citoyens centrafricains ordinaires, comme cette grand-mère de 70 ans qui souhaitait simplement rendre visite à ses petits-enfants en Espagne, se voient refuser le visa. Ce traitement inégal pose des questions graves sur les priorités de l’ambassade de France et son rôle dans la perpétuation de l’injustice en Centrafrique. Les réseaux sociaux s’enflamment, et le ressentiment envers la France grandit, alimenté par l’incompréhension et la colère face à ces décisions incompréhensibles.
Une Déconnexion avec les Réalités Centrafricaines.
Les actions de l’ambassadeur de France révèlent une déconnexion totale avec les réalités du terrain en Centrafrique. Tandis que des familles sont séparées par des refus de visas arbitraires, des criminels notoires et leurs proches se voient offrir des opportunités d’évasion dorée vers l’Europe. Ce favoritisme alimente le sentiment d’injustice parmi la population, qui voit une fois de plus ses espoirs piétinés par des élites corrompues en connivence avec des puissances étrangères.
En fin de compte, cette affaire de visas n’est qu’un symptôme d’un mal plus profond qui ronge la société centrafricaine: la corruption et l’impunité à tous les niveaux. Que ce soit à travers des réseaux de trafic de visas ou par le soutien tacite à des figures politiques controversées, la France semble jouer un rôle trouble en Centrafrique, un rôle qui mérite d’être interrogé et dénoncé. Les citoyens centrafricains, eux, n’ont pas fini de s’indigner face à cette situation qui bafoue leur dignité et leurs droits.