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ALERTE INFO – Koundé : deux soldats FACA tués, Un Chinois et une Centrafricaine kidnappés, puis libérés

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ALERTE INFO – Koundé : deux soldats FACA tués, Un Chinois et une Centrafricaine kidnappés, puis libérés

 

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Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Une attaque meurtrière s’est produite le 31 octobre aux environs de 16 heures près de Koundé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Des éléments du groupe armé 3R ont tendu une embuscade à un véhicule militaire transportant un ressortissant chinois et une citoyenne centrafricaine, faisant deux morts parmi les Forces armées centrafricaines (FACA).

 

L’adjudant Ali et le soldat de première classe Feigoudouzoui, responsables de la sécurité, escortaient le ressortissant chinois et la citoyenne centrafricaine dans un pick-up, après leur journée de travail sur le site minier de Mbali, situé à 9 kilomètres. L’attaque s’est déroulée près du village Alim, à 5 kilomètres sur la route de Cantonnier.

 

Le bilan de cette embuscade est particulièrement lourd pour les FACA. L’adjudant Ali a péri dans l’incendie du véhicule et son arme a été dérobée par les assaillants. Le soldat Feigoudouzoui, grièvement touché par balle lors de l’attaque, a succombé à ses blessures peu après son transport à l’hôpital, portant à deux le nombre de militaires tués dans cette opération. Les autres occupants du véhicule – le ressortissant chinois, la citoyenne centrafricaine et leur chauffeur – ont été capturés et emmenés en brousse par les éléments du 3R.

Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Une opération de libération a abouti deux jours plus tard près du village de Mballé, dans les environs de Koundé, permettant de secourir les otages sains et saufs. Le corps carbonisé de l’adjudant Ali a été transporté à l’hôpital pour les procédures d’identification et de remise à sa famille.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du Corbeau News Centrafrique, cette attaque s’inscrit dans un cycle de violences et de représailles qui secoue la région depuis plusieurs semaines. Des sources locales rapportent que plusieurs éleveurs musulmans Peuls ont été tués par les FACA et leurs alliés russes lors de leurs déplacements pour s’approvisionner dans les villages environnants.

 

Un incident particulièrement grave aurait mis le feu aux poudres il y a une dizaine de jours. “Un éleveur qui était sorti pour acheter des provisions a été intercepté sur dénonciation du chef du village. Les FACA sont intervenus et l’ont exécuté”, confie une source locale sous couvert d’anonymat. Cet événement aurait déclenché la volonté de représailles du groupe 3R contre les forces armées centrafricaines.

 

Cette nouvelle attaque révèle la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans le nord-ouest du pays, particulièrement autour des zones minières où les intérêts économiques attisent les tensions entre les différents acteurs armés. La présence d’exploitants miniers chinois dans la région ajoute une dimension internationale à ces enjeux locaux déjà complexes.

 

Les autorités militaires n’ont pas encore réagi officiellement à cette attaque qui constitue un revers significatif pour les FACA dans leur mission de sécurisation des zones minières stratégiques.

 

Le Corbeau News Centrafrique poursuit son enquête pour comprendre les circonstances exactes de cette embuscade et ses implications pour la stabilité régionale. Des mises à jour seront publiées au fur et à mesure que de nouvelles informations seront confirmées par nos équipes sur le terrain.

 

Cette attaque ravive les inquiétudes sur la capacité des forces de sécurité à protéger efficacement les sites miniers et leurs personnels, dans une région où les groupes armés maintiennent une présence active malgré les efforts de pacification.

 

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Bain de sang à Satéma : les rivalités ethniques plongent la ville dans le chaos

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Bain de sang à Satéma : les rivalités ethniques plongent la ville dans le chaos

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-450×287.jpg” alt=”Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages. deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir” width=”450″ height=”287″ />
deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes – RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir

 

Bangui, CNC. Un différend entre écoliers a dégénéré en affrontements meurtriers ce jeudi 31 octobre 2024 à Satéma, dans la Basse-Kotto. Des heurts violents opposant les communautés Yakoma et Langbachi ont paralysé la ville, provoquant un exode massif vers la République démocratique du Congo.

 

Une dispute d’enfants transformée en drame à Satéma

 

L’étincelle qui a embrasé Satéma provient d’une banale altercation entre deux élèves. Un jeune Yakoma a poignardé son camarade Langbachi dans l’enceinte de l’établissement scolaire. La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre, déclenchant la fureur des familles Langbachi.

 

« La situation a rapidement dégénéré. Les parents de l’enfant blessé ont mobilisé toute leur communauté pour une expédition punitive contre les Yakoma », témoigne un enseignant de l’école, sous couvert d’anonymat pour des raisons de sécurité.

 

Autorités dépassées, population abandonnée à Satéma

 

L’inaction des autorités de Satéma saute aux yeux. Malgré l’ampleur des violences, aucune mesure de sécurité n’a été mise en place pour protéger les populations. Les appels au calme lancés par l’administration restent lettre morte, pendant que les habitants vivent dans la terreur.

 

Un commerçant de Satéma déplore : « Toute la ville est paralysée. Les boutiques sont fermées, les enfants ne vont plus à l’école. Nous sommes livrés à nous-mêmes pendant que les responsables se contentent de beaux discours ».

 

La fuite comme unique solution

 

Pris de panique, de nombreux membres de la communauté Yakoma ont préféré traverser l’Oubangui pour trouver refuge en RDC. Cette migration forcée rappelle les heures sombres des crises précédentes qu’a connues la Centrafrique.

 

Un notable local dénonce : « Des familles entières abandonnent leurs maisons et leurs biens pour sauver leur vie. C’est un échec cuisant pour nos autorités qui n’ont pas su prévenir ni gérer cette crise ».

 

Les tentatives de médiation en cours peinent à apaiser les tensions. L’absence de bilan officiel des victimes renforce les inquiétudes sur l’ampleur réelle du drame. Cette nouvelle explosion de violence intercommunautaire démontre la fragilité de la cohésion sociale dans une région déjà meurtrie par des années de conflit.

 

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Le Tchad durcit le ton : « La prochaine provocation de Wagner sera la dernière

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Le Tchad durcit le ton : « La prochaine provocation de Wagner sera la dernière

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/des-militaires-tchadiens-450×253.jpg” alt=”Des militaires tchadiens à l’arrière d’un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020 des-militaires-tchadiens Dangereux incident entre le Tchad et la Centrafrique, deux soldats FACA et 3 civils arrêtés” width=”450″ height=”253″ />
Des militaires tchadiens

 

Bangui, CNC. L’escalade des tensions entre le Tchad et la République centrafricaine atteint un point critique. Après deux incursions meurtrières des mercenaires Wagner sur son territoire, N’Djamena adresse un dernier avertissement sans ambiguïté à Bangui. La prochaine provocation de Wagner sera la dernièr !

 

Un ultimatum sans précédent

 

Quelques jours après la dernière provocation de Wagner , les autorités tchadiennes ont convoqué leurs homologues centrafricains pour une réunion d’urgence dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye, située à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Centrafrique. Derrière la cordialité apparente des échanges, le message tchadien est cinglant : la prochaine provocation de Wagner sera la dernière. Ceci dit,  la prochaine violation territoriale par les Wagner déclenchera une riposte d’envergure de la part des autorités tchadiennes.

 

Un officiel tchadien présent à la réunion rapporte : “Nous avons clairement signifié à nos frères centrafricains que notre patience atteint ses limites. La prochaine provocation de Wagner recevra une réponse implacable. Nous ne tolérerons plus ces agressions répétées sur notre sol”.

Les officiels tchadiens et leurs homologues centrafricains réunis dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye le 21 octobre dernier. CopyrightCNC
Les officiels tchadiens et leurs homologues centrafricains réunis dans la sous-préfecture tchadienne de Bitoye, plus précisement à Ngoye le 21 octobre dernier. CopyrightCNC

 

Une chronique d’agressions répétées

 

La tension actuelle s’inscrit dans une série d’agressions qui ont débuté en 2021. Le 30 mai de cette année 2021, les mercenaires Wagner, accompagnés des FACA, avaient perpétré une attaque particulièrement sanglante contre le poste militaire de Sourou.

 

“Les assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et en ont blessé cinq. Cinq autres ont été enlevés pour être ensuite exécutés à Bang du côté centrafricain”, avait alors déclaré Cherif Mahamat Zene, ministre tchadien des Affaires étrangères de l’époque.

 

Cette première agression, qualifiée de “crime de guerre d’une gravité extrême” par N’Djamena, n’avait pourtant pas reçu de réponse du gouvernement centrafricain.

 

La dernière provocation  de Wagner : la goutte d’eau qui risquerait de déborder le vase

 

La récente incursion à Mini, où les Mercenaires russes ont commis d’énormes dégâts, a ravivé les plaies. Les mercenaires Wagner, toujours accompagnés des FACA, ont franchi la frontière et, dans un geste de défi manifeste, ont hissé le drapeau centrafricain en territoire tchadien.

 

Un officier tchadien sous couvert d’anonymat déclare : “Wagner n’a visiblement pas compris que nous avons nos limites. On nous accuse d’avoir déstabilisé la Centrafrique, mais c’est Wagner qui vient nous provoquer, tuer nos militaires sur notre propre sol”.

 

Des conséquences potentiellement dévastatrices

 

Le Tchad a déjà déployé d’importants renforts militaires le long de sa frontière avec la RCA. Un diplomate camerounais averti : “La situation est explosive. Si Wagner persiste dans ses provocations, nous risquons un embrasement régional majeur”.

 

La stratégie de Wagner semble délibérée, visant à maintenir la région dans une instabilité permanente pour justifier sa présence. Pourtant, le Tchad refuse d’être entraîné dans ce jeu dangereux.

 

Le Tchad appelle à la fraternité africaine

 

Les autorités tchadiennes ont rappelé lors de la réunion les liens historiques unissant les deux pays : “Nous sommes des frères africains. Le Tchad et la Centrafrique sont deux pays frères, Ces conflits artificiellement créés par Wagner ne servent ni la Centrafrique, ni le Tchad”.

 

Cependant, cet appel à la fraternité s’accompagne d’un avertissement clair : la prochaine provocation de Wagner  marquera un point de non-retour. Le message est désormais entre les mains des autorités centrafricaines : contrôler les mercenaires Wagner ou risquer une confrontation directe avec l’armée tchadienne.

 

Pendant ce temps, la communauté internationale observe, muette, cette dangereuse escalade qui menace la stabilité de toute l’Afrique centrale.

 

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Centrafrique : voici le détail, point par point, de la nouvelle loi liberticide pour museler la société civile et les médias indépendants

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Centrafrique : voici le détail de la nouvelle loi liberticide pour museler la société civile et les médias indépendants

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime L'appel audacieux de Patricia Dounia : Les armes comme seule solution face à Touadera
Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime – L’appel audacieux de Patricia Dounia : Les armes comme seule solution face à Touadera

 

Bangui, CNC.  Le pouvoir centrafricain vient de proposer à l’assemblée nationale un projet de loi draconienne sur les “agents étrangers”, copie conforme de la législation russe répressive, qui permettra aux autorités de Bangui d’étouffer toute voix critique dans le pays. Ce texte, rédigé sous la supervision directe des conseillers russes et du groupe Wagner, définit comme “agent étranger” toute entité recevant un soutien extérieur. Une stratégie qui vise à anéantir toute forme d’opposition avant les échéances électorales de 2025.

 

Des critères flous d’un projet de loi liberticide pour museler  les opposants

 

La définition d’un “agent étranger” apparaît dangereusement vague et extensive dans ce projet de loi liberticide pour museler. Selon l’article 4 de ladite loi, est considérée comme tel “toute personne physique ou morale qui, sous influence étrangère, exerce des activités qui contribuent à l’affaiblissement de la souveraineté et l’intégrité de l’État”.

 

“Cette formulation dans cette loi liberticide pour museler  permet de qualifier d’agent étranger n’importe quelle organisation recevant des financements internationaux”, dénonce Philip Zongo, spécialiste centrafricain en droits humains. “C’est une épée de Damoclès sur la tête de toutes les ONG et médias indépendants. Le pouvoir pourra décider arbitrairement qui est un agent étranger”, ajoute-t-il.

 

L’article 5 de ce projet de loi liberticide pour museler  précise que l’influence étrangère peut se manifester par des “liens financiers ou économiques”, des “promesses de soutien” ou même des “pressions”. Une définition si large qu’elle permettrait de cibler pratiquement n’importe quelle organisation.

Centrafrique.org/retour-de-bozize-la-societe-civile-appelle-les-militants-de-knk-et-du-mcu-au-calme-et-a-la-retenue/les-deux-leaders-de-gtsc-gervais-lakosso-et-paul-crescent-beninga-par-cyrille-jefferson-yapende-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-35263″ data-wpel-link=”internal”>Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga par cyrille jefferson yapendé pour cnc Les-deux-leaders-de-GTSC-Gervais-Lakosso-et-Paul-Crescent-Beninga-par-cyrille-jefferson-yapendé-pour-cnc Retour de Bozizé, la société civile appelle les militants de KNK et du MCU au calme et à la retenue
Les deux leaders de GTSC Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga

 

La société civile et les médias dans le collimateur de cette loi liberticide pour museler

 

Les premiers visés par cette loi liberticide pour museler  sont les organisations de la société civile et les médias indépendants. Radio Ndèkè Luka, une ONG internationale des médias en Centrafrique, et principal média indépendant du pays financé par la Fondation Hirondelle, et l’union européenne, risque d’être rapidement cataloguée comme “agent étranger”. De même pour les grandes ONG internationales présentes dans le pays.

 

“Cette loi va paralyser notre travail”, déplore Marie-Claire Zato, directrice d’une ONG centrafricaine de défense des droits des femmes. “Nous recevons des financements internationaux car l’État ne nous soutient pas. Comment continuer sans ces fonds ?”

 

Les obligations imposées aux entités visées s’avèrent particulièrement contraignantes :

– Déclaration semestrielle détaillée de toutes les activités et sources de financement

– Publication trimestrielle de rapports d’activités dans les médias nationaux

– Interdiction totale de participer ou d’influencer le processus politique

– Impossibilité de recevoir des aides publiques ou des exonérations fiscales

– Interdiction d’organiser des événements publics sauf culturels

– Interdiction absolue d’activités éducatives auprès des mineurs

 

“Ces contraintes administratives de cette loi liberticide pour museler  sont impossibles à respecter pour de petites structures”, explique Jean-Marc Nzala. “C’est une façon détournée de nous forcer à fermer, ajoute-t-il”.

Bruno Yapandé, Ministre de l’Administration du Territoire, lors de son discours au Sanctuaire Marial de Ngoukomba. bruno_yapende Décentralisation en carton-pâte : Yapendé confirme la faillite de l'État
Bruno Yapendé

 

Un contrôle étatique tentaculaire de cette loi liberticide pour museler les voix critiques

 

Le ministère de l’Administration territoriale obtient des pouvoirs exorbitants pour contrôler ces organisations. L’article 31 de cette loi liberticide pour museler  lui confère un droit de regard total sur les activités des “agents étrangers”.

 

Il peut notamment :

– Décider arbitrairement d’inscrire une entité sur la liste des agents étrangers

– Mener des inspections inopinées à tout moment

– Exiger tout document ou information

– Suspendre les activités en cas de non-respect des obligations

– Confisquer les biens et expulser du territoire national

– Demander la dissolution judiciaire des organisations récalcitrantes

 

“C’est un pouvoir de vie ou de mort sur les organisations indépendantes”, analyse Pierre Béro, juriste centrafricain spécialisé en droit des associations. “Le ministère pourra décider seul qui peut continuer à exister“.

 

Des sanctions financières létales de cette loi liberticide pour museler les opposants

 

Le texte prévoit un arsenal de sanctions redoutables :

– Amendes jusqu’à 4 millions de FCFA pour non-respect des obligations déclaratives

– Confiscation administrative des biens

– Expulsion du territoire national

– Suspension immédiate des activités

– Dissolution judiciaire

 

“Ces sanctions visent clairement à asphyxier financièrement toute voix critique“, poursuit Pierre Béro. “Une ONG ou un média indépendant ne pourra pas survivre face à de telles contraintes administratives et financières. C’est une condamnation à mort déguisée”.

 

La main de Moscou derrière le texte

 

Cette loi calque fidèlement la législation russe sur les “agents étrangers”, utilisée par le Kremlin pour museler toute opposition. “Moscou exporte son modèle répressif pour permettre au pouvoir centrafricain de réduire au silence toute opposition”, explique Joseph Ngaro, chercheur centrafricain en relations internationales.

 

“Le texte a été rédigé directement par des conseillers russes”, confirme sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire centrafricain travaillant  à la présidence de la République. “Même la traduction en français comporte des tournures directement traduites du russe”, explique-t-il.

 

Le timing de l’adoption de cette loi liberticide pour museler, quelques mois avant la présidentielle de 2025, n’est pas anodin. “Le pouvoir cherche à museler préventivement les observateurs indépendants qui pourraient dénoncer d’éventuelles irrégularités électorales”, analyse un diplomate occidental.

 

Un coup fatal pour la prétendue démocratie en Centrafrique

 

Les conséquences de cette loi liberticide pour museler s’annoncent désastreuses pour la prétendue démocratie centrafricaine. De nombreuses organisations essentielles au développement du pays risquent de devoir cesser leurs activités.

 

“Sans société civile forte ni médias indépendants, plus personne ne pourra dénoncer les abus de pouvoir”, prévient Anne Zongo. “C’est un recul démocratique majeur qui nous ramène aux heures sombres des régimes autoritaires des années 1600“.

 

L’impact se fera sentir dans tous les domaines :

– Aide humanitaire compromise dans un pays où 50% de la population en dépend

– Surveillance des droits humains réduite au silence

– Observation électorale indépendante impossible

– Programmes de développement paralysés

– Information indépendante muselée

 

Un délai de mise en conformité de six mois est accordé aux organisations concernées. “C’est une période ridiculement courte”, dénonce Valery Zongo. “De nombreuses structures devront fermer, incapables de s’adapter à temps”.

 

Cette loi marque un tournant inquiétant pour les libertés en Centrafrique. Elle démontre l’influence grandissante de Moscou sur le régime de Bangui et sa volonté d’imposer un modèle autoritaire dans le pays. La société civile et les médias indépendants devront faire preuve d’une résilience exceptionnelle pour survivre à cette attaque frontale contre leurs droits fondamentaux.

 

L’avenir des libertés en RCA s’assombrit dangereusement. Cette loi pourrait sonner le glas de toute voix indépendante dans le pays, laissant le champ libre à un pouvoir de plus en plus autoritaire sous influence russe. La communauté internationale doit réagir fermement pour éviter que la Centrafrique ne bascule définitivement dans le camp des régimes répressifs.

 

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L’opposition centrafricaine : chien de garde ou force de proposition ?

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L’opposition centrafricaine : chien de garde ou force de proposition ?

 

Centrafrique.org/les-leaders-du-brdc-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Les-leaders-du-BRDC-en-conference-de-presse-samedi-11-octobre-2024-a-Bangui-450×207.jpg” alt=”Conférence de presse des leaders de l’opposition centrafricaine BRDC à Bangui"” width=”450″ height=”207″ />
De gauche à droite : les principaux dirigeants du BRDC, dont Martin Ziguélé, Maître Nicolas Tiangaye, Maitre Crépin Mboli-Goumba et Mahamat Kamoun, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Le rôle de l’opposition dans une démocratie est souvent sujet à débat. En République centrafricaine, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) se trouve au cœur de cette discussion, oscillant entre une posture critique envers le pouvoir et une volonté affichée de proposer des solutions concrètes aux problèmes du pays.

 

L’opposition centrafricaine refuse d’être “constructive”.

 

Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, rejette catégoriquement l’idée d’une opposition “constructive” telle que prônée par certains groupes politiques : “Peut-être que vous pouvez aller poser la question à l’UFDO, l’Union des forces démocratiques de l’opposition, puisqu’ils disent qu’ils sont de l’opposition constructive. Ils vont faire des propositions pour une opposition participative et constructive et ils sont nommés ministre d’État au gouvernement “.

 

Le BRDC, l’opposition centrafricaine véritable,  revendique au contraire une posture de vigilance et de dénonciation des dérives du pouvoir. Maître Tiangaye affirme : “Nous sommes une opposition critique. Et si nous avons des choses à faire, nous n’allons pas aider Touadéra“.

 

L’opposition centrafricaine L : la difficile équation entre critique et proposition.

 

Malgré sa posture résolument combative, l’opposition centrafricaine  se retrouve régulièrement face à un dilemme. D’un côté, elle se doit de critiquer les actions du gouvernement qu’elle juge inadéquates. De l’autre, elle est souvent appelée à proposer des solutions alternatives aux problèmes qu’elle dénonce.

 

Le BRDC maintient que son rôle principal est de mettre en lumière les dysfonctionnements de l’action gouvernementale. L’opposition centrafricaine  argue que c’est au gouvernement, élu sur la base d’un programme, de mettre en œuvre des solutions concrètes aux défis auxquels le pays est confronté.

 

“Touadéra prétend qu’il a été élu sur la base d’un programme de société, d’un programme politique, d’un projet de société. Et cela inclut l’ensemble des problèmes auxquels le peuple est confronté”, rappelle Maître Tiangaye.

 

Des propositions malgré tout.

 

Malgré ces réticences, l’opposition centrafricaine  avance ponctuellement des propositions concrètes. Martin Ziguélé, président du MLPC et porte-parole du BRDC, suggère par exemple : “Il faut supprimer les voyages du président de la République. Dans une République, quand un chef d’État voyage, il revient, il y a un communiqué de presse de la présidence qui dit que le président de la République a été à tel endroit. Il a fait ça, il a fait ça, il a fait ça, il a fait tel accord, il a noué tel programme, il a fait telle chose”.

 

Le BRDC plaide également pour une meilleure gestion des ressources naturelles et une plus grande transparence dans les contrats miniers et pétroliers.

 

L’opposition centrafricaine :   un rôle de vigie démocratique.

 

L’opposition centrafricaine revendique avant tout un rôle de surveillance et d’alerte. Crépin Mboli-Goumba  explique : “Notre mission est de pointer du doigt les dysfonctionnements, les abus, les dérives du pouvoir. C’est ainsi que nous contribuons à la vitalité démocratique de notre pays”.

 

Le BRDC insiste sur l’importance de maintenir une pression constante sur le gouvernement pour garantir le respect des principes démocratiques et une bonne gestion des affaires publiques.

 

Vers une opposition plus propositionnelle ?

 

Malgré ses réticences, l’opposition centrafricaine semble prendre conscience de la nécessité d’être plus force de proposition. Martin Ziguélé conclut : “Nous avons une vision pour notre pays. Lorsque nous serons au pouvoir, nous mettrons en œuvre des solutions concrètes pour sortir la RCA de la crise”.

 

Le débat sur le rôle de l’opposition en République centrafricaine est loin d’être clos. Entre vigilance démocratique et force de proposition, le BRDC cherche encore sa voie pour peser efficacement sur la vie politique du pays. Dans un contexte de crise multiforme, l’opposition devra sans doute trouver un équilibre subtil entre critique constructive et propositions alternatives pour convaincre les Centrafricains de sa capacité à gouverner.

 

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Patassé Sylvain : symbole d’une Assemblée nationale en faillite

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Patassé Sylvain : symbole d’une Assemblée nationale en faillite

 

Centrafrique.org/centrafrique-sylvain-patasse-le-prochain-president-du-mlpc-selon-le-president-touadera/sylvain-patasse/” rel=”attachment wp-att-59863″ data-wpel-link=”internal”>Le député Sylvain Patassé sylvain-patasse <a href=Centrafrique : Sylvain Patassé, le prochain Président du MLPC, selon le Président Touadera” width=”450″ height=”319″ />
Patassé Sylvain

 

Bangui, CNC. L’Assemblée nationale centrafricaine traverse une crise de légitimité profonde, incarnée par le cas emblématique de Patassé Sylvain. Le fils de l’ancien président Ange-Félix Patassé expose au grand jour les failles béantes du système politique actuel. Ce député, censé représenter les intérêts du peuple, ne possède même pas un brevet du collège, encore moins un véritable baccalauréat.

 

Patassé Sylvain : Un parcours scolaire entaché de fraudes.

 

L’enquête menée par CNC sur le parcours académique de Patassé Sylvain révèle une série de manipulations scandaleuses. Un proche de la famille Patassé témoigne :

 

« En 1992, son oncle Ngakoutou, surnommé Taïbasse,  vivant actuellement en France, avait convaincu le proviseur du lycée de Miskine de l’inscrire directement en classe de première alors qu’il n’avait que le niveau de cinquième. Quand son père est devenu président en 1993, Sylvain a complètement abandonné ses études  au lycée de Miskine pour des ambiances».

 

Patassé Sylvain : un baccalauréat de troisième tour.

 

Plus grave encore, Patassé Sylvain a obtenu un prétendu baccalauréat de troisième tour dans des conditions plus que douteuses. M. Ringui André-Legaillard, ancien directeur des examens et concours, lui avait délivré ce diplôme du baccalauréat sur mesure à la demande toujours de son oncle Ngakoutou, piétinant ainsi l’intégrité du système éducatif centrafricain.

 

Ce document ne reflète en rien les compétences réelles de Patassé Sylvain. Des témoins rapportent ses difficultés manifestes à s’exprimer en public et à lire des textes simples, aptitudes pourtant essentielles pour un parlementaire.

 

Une Assemblée nationale gangrenée par l’incompétence.

 

Le cas Patassé Sylvain n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon des sources internes, près de 40% des députés actuels sont illettrés. Cette situation alarmante paralyse le fonctionnement de l’institution et compromet gravement l’avenir du pays.

 

Une nouvelle Constitution sur mesure.

 

La récente modification de la Constitution, initiée par le président Kongoboro , exige désormais un niveau minimum de baccalauréat pour les candidats aux élections législatives. Cependant, cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large visant à permettre au président de briguer un troisième, voire un quatrième mandat, avec le soutien du groupe Wagner.

 

Patassé Sylvain, pris au piège.

 

Face à ces nouvelles exigences, Patassé Sylvain se retrouve dans une impasse. Dépourvu des qualifications requises, il s’accroche désespérément au pouvoir en place qui connait son parcours académique parfaitement et le manipule comme une poupée à volonté. Des sources proches du dossier affirment qu’il se laisse volontairement manipulé dans l’espoir de garantir son maintien en politique, malgré son incompétence avérée.

 

Un assainissement urgent mais improbable.

 

L’affaire Patassé Sylvain montre la nécessité impérieuse d’un assainissement de la classe politique centrafricaine. Cependant, dans le contexte actuel d’érosion démocratique, une telle réforme semble peu probable.

 

Le cas Patassé Sylvain démontre comment le népotisme et l’incompétence gangrènent les plus hautes sphères du pouvoir en République centrafricaine. Tant que de telles pratiques persisteront, les aspirations légitimes du peuple à un développement durable et à une gouvernance efficace resteront lettre morte.

 

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique sur les PGA des militaires

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Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve une fois de plus au cœur d’une polémique sur les PGA des militaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Visite-du-Ministre-de-la-Defense-Claude-Rameaux-Bireau-a-Bambari-Mobilisation-des-Forces-Armees-Centrafricaines-450×300.jpg” alt=”Le ministre de la Défense nationale de la République centrafricaine, Claude Rameaux Bireau, entouré par des membres des Forces armées centrafricaines à Bambari, célébrant un moment de cohésion et de soutien.” width=”450″ height=”300″ />
Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, à Bambari, célébrant avec les Forces armées centrafricaines.

 

Bangui, CNC.  Une nouvelle crise secoue l’armée centrafricaine. Le ministre de la Défense nationale, Claude Rameaux Bireau, se retrouve au cœur d’une polémique après des propos irresponsables sur les primes des militaires, suivis d’une tentative maladroite de réconciliation.

 

Claude Rameaux Bireau : des déclarations qui déstabilisent l’armée

 

Le 14 octobre dernier, lors d’un atelier à l’hôtel Oubangui sur le plan stratégique de la défense nationale, le ministre Claude Rameaux Bireau  a provoqué la stupeur en déclarant : « Les primes globales d’alimentation (PGA) ne constituent pas un salaire et ne sont donc pas obligatoires » . Cette prise de position a déclenché une onde de choc dans les rangs militaires.

 

Un officier supérieur témoigne sous couvert d’anonymat : « Cette déclaration irresponsable porte atteinte au moral des troupes. Les PGA représentent un soutien vital pour nos soldats déployés sur le terrain, particulièrement dans les zones d’opérations » .

 

Une tentative de rattrapage du ministre Claude Rameaux Bireau  vire au ridicule

 

Pour tenter d’apaiser la situation, le ministre Claude Rameaux Bireau  s’est rendu à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Sa visite s’est transformée en spectacle grotesque lorsque des militaires l’ont porté et fait sauter en l’air, tournant en dérision l’autorité ministérielle.

 

Un ancien général à la retraite analyse : « Un ministre qui se laisse manipuler de cette façon perd toute crédibilité. Cette scène démontre l’effondrement de la discipline et du respect de la hiérarchie au sein de notre armée » .

 

Une crise révélatrice

 

Ce comportement inadapté reflète une crise plus profonde. Un spécialiste en stratégie militaire explique : « D’abord on nie les droits fondamentaux des soldats, puis on tente de les amadouer par des gesticulations populistes. Cette attitude décrédibilise totalement l’institution militaire » .

 

Une gouvernance en question

 

La gestion de cette crise par le ministre pose des interrogations sur sa capacité à diriger l’armée. Un député membre de la commission défense déclare : « Un ministre de la Défense qui danse avec les troupes après avoir tenté de supprimer leurs primes démontre une incompréhension totale de sa fonction » .

 

Cette série d’événements expose les dysfonctionnements au sein du ministère de la Défense. Pendant que le ministre se livre à des démonstrations folkloriques, les questions capitales sur le financement de l’armée et les conditions de vie des militaires restent sans réponse.

 

Un analyste militaire conclut : « Notre armée a besoin d’une direction forte et responsable, pas d’un spectacle permanent. Cette crise prouve l’urgence d’une réforme profonde de la gouvernance militaire » .

 

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Mafia au ministère de l’Éducation : Des millions détournés sur le dos des enseignants contractuels

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Mafia au ministère de l’Éducation : Des millions détournés sur le dos des enseignants contractuels

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas-450×400.jpg” alt=”Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas La nomination de Mohamadou Bello Saïdou comme porte-parole de la CPC ravive le débat sur la situation sécuritaire en RCA” width=”450″ height=”400″ />
Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale

 

Le vaste projet de recrutement d’enseignants contractuels, financé par la Banque mondiale pour renforcer l’éducation dans les zones reculées de Centrafrique, devient une véritable machine à détournements au ministère de l’Éducation nationale.

 

Amputation des indemnités de formation des enseignants contractuels

 

Le premier scandale éclate avec l’amputation arbitraire des indemnités de formation des enseignants contractuels. « La Banque mondiale avait prévu 45 000 FCFA par enseignant, mais le ministère ne nous a versé que 30 000 FCFA, sans aucune explication sur les 15 000 FCFA restants » . Un autre enseignant dénonce : « Cette coupe brutale démontre l’existence d’un système bien rodé de détournement au sein du ministère » .

 

Trois mois de salaires des enseignants contractuels  détournés

 

Le second volet du scandale apparaît dans le calendrier de déploiement. Alors que les fonds de la Banque mondiale prévoient un démarrage en octobre 2024, le ministère repousse le début des contrats à janvier 2025. Un cadre du ministère révèle sous anonymat : « Les salaires d’octobre à décembre des enseignants contractuels  seront purement et simplement empochés par le réseau mafieux » .

 

L’éducation rurale sacrifiée

 

Dans les zones périphériques, les écoles continuent de fonctionner avec des maîtres-parents bénévoles. « Nos enfants paient le prix de cette corruption. Pendant que certains s’enrichissent, des milliers d’élèves restent sans enseignants qualifiés » , déplore un directeur d’école de la Ouaka.

 

Un système bien huilé

 

Un ancien responsable administratif explique le mécanisme : « Le réseau détourne systématiquement une partie des fonds sur chaque projet. Cette fois, ils ont trouvé deux moyens : couper les indemnités et retarder le démarrage pour empocher trois mois de salaires » .

 

Le ministère refuse de répondre aux questions sur ces accusations. La Banque mondiale, contactée par notre rédaction, n’a pas encore réagi à ces révélations qui démontrent l’ampleur de la prédation dans le système éducatif centrafricain.

 

Les premières victimes de ce pillage organisé restent les élèves centrafricains, privés d’enseignants qualifiés pendant que certains responsables s’enrichissent sur les fonds destinés à l’éducation nationale.

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Mali : Wagner impuissant face à la dégradation de la situation sécuritaire

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Mali : Wagner impuissant face à la dégradation de la situation sécuritaire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/logo-du-groupe-Wagner-450×450.png” alt=”logo du groupe Wagner logo-du-groupe-Wagner Le groupe Wagner, responsable de massacres et exactions, doit être classé comme organisation terroriste, selon les Verts d’Écolo-Groen” width=”450″ height=”450″ />
logo du groupe Wagner –

 

Bangui, CNC. L’augmentation de la violence et les récentes attaques essuyées par le Mali compromet l’efficacité du groupe paramilitaire Wagner, officiellement présent pour aider à lutter contre le terrorisme.

 

Ce mardi 17 septembre à Bamako, une attaque revendiquée par le JNIM (groupe terroriste lié à Al-Qaïda) frappe l’aéroport militaire et l’école de la gendarmerie. Le bilan est très lourd : plus de 70 morts et 200 blessés, ainsi que des dégâts matériels conséquents et la destruction de multiples avions. Habituellement, les assauts des terroristes ne se produisent pas au sein même de la capitale, là où la population est plus nombreuse. Cet attentat sème le doute sur la gestion de la sécurité au sein du pays.

Une incertitude marquée par les sanglants affrontements qui ont eu lieu fin juillet à Tinzaouaten, près de la frontière algérienne. Durant plusieurs jours, les combattants Touaregs du Cadre Stratégique Permanent (CSP) infligent à Wagner sa plus grande défaite. Le bilan fait état de 84 morts du côté des mercenaires de Wagner. Si le groupe paramilitaire russe est officiellement présent au Mali pour prêter main-forte aux autorités contre la menace djihadiste, il semble que les derniers assauts terroristes compromettent, voire décrédibilisent l’efficacité de Wagner.

La situation est critique et prend un tournant international

Depuis 2021, la présence des mercenaires de Wagner au Mali entraîne de nombreuses conséquences concernant la situation sécuritaire de la nation. Prétendant aider l’armée malienne, le groupe paramilitaire russe ne se contente pas de piller les réserves d’or du pays : il se rend coupable d’exactions et de crimes contre l’humanité vis-à-vis de la population. Comme en 2022, lors du massacre de Moura, où 500 personnes sont assassinées. Les violences et les meurtres de Wagner sont aussi, sinon plus, nombreux que ceux perpétrés par les terroristes. Selon les données de l’ACLED, les attaques de ces derniers envers les civils, loin de diminuer depuis l’arrivée de Wagner, ne font qu’augmenter de façon alarmante.

Les dissidences internes au Mali sont exacerbées par les exactions de Wagner. D’une part, la division de la population malienne est aggravée par les meurtres, viols, destructions et pillages du groupe russe. La communauté peule est particulièrement touchée, accusée de complicité avec les djihadistes. D’autre part, le conflit entre les autorités maliennes et le CSP-DPA prend de l’ampleur. Le CSP-DPA est constitué de plusieurs groupes pour la libération de l’Azawad, territoire au Nord du Mali. Ils se sont réfugiés vers Tinzaouaten, à la frontière avec l’Algérie. Les affrontements de juillet entre les rebelles séparatistes, Wagner et les FAMa, attisent un début de tension entre le Mali et l’Algérie.

La récente défaite, la division et le massacre de la population, l’augmentation alarmante des attaques terroristes depuis l’arrivée de Wagner sont autant de preuves que les actions du groupe russe, censé aider les autorités maliennes, ne sont pas d’une grande efficacité, bien au contraire. De plus, leur présence expose le Mali aux conséquences de la guerre russo-ukrainienne.

 

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Le marché Pétévo : L’énième fiasco des opérations Kwa ti kodro de Touadera

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Le marché Pétévo : L’énième fiasco des opérations Kwa ti kodro de Touadera

 

Marché Pétévo dans le sixième arrondissement de <a href=Bangui 24 heures après l’opération Kwa Ti Kodro de Touadera. Des tonnes de poubelles s’entassent” width=”450″ height=”338″ />
Marché Pétévo 24 heures après l’opération Kwa Ti Kodro de Touadera du 19 octobre 2024 par le journaliste Christian Aimé Ndota

 

Bangui, CNC. À l’image des précédents échecs à Gobongo, Combattant et au marché de Boy-Rabe, l’opération Kwa ti kodro du président Kongoboro au marché Pétévo s’avère être un nouveau fiasco retentissant. Deux semaines après le passage médiatisé du chef de l’État le 19 octobre, le marché s’enfonce davantage dans l’insalubrité.

 

Le marché Pétévo , une mise en scène bien rodée

 

Le samedi 19 octobre, selon un scénario désormais familier aux Banguissois, Faustin Archange Touadera s’est rendu au marché Pétévo, escorté par son habituelle délégation ministérielle.

“C’est toujours la même comédie depuis deux ans. Ils viennent, balaient quelques feuilles mortes devant les caméras et disparaissent”, fustige Gisèle Yangongo, une membre de l’association des commerçants du marché. Pétévo

 

Une dégradation chronique au marché Pétévo

 

Notre visite du 20 octobre, au lendemain de Kwa ti Kodro,  révèle une situation encore plus alarmante qu’avant l’opération présidentielle.

“Ils nous ont fait le même coup qu’au marché Mamadou Mbaïki le mois dernier. Après leur passage, personne n’assure le suivi. Les ordures s’accumulent deux fois plus vite”, déplore Marie-Claire Tago, vendeuse de poisson.

Marché Pétévo dans le sixième arrondissement de <a href=Bangui 24 heures après l’opération Kwa Ti Kodro de Touadera. Des tonnes de poubelles s’entassent” width=”450″ height=”338″ />
Marché Pétévo 24 heures après l’opération Kwa Ti Kodro de Touadera du 19 octobre 2024 par le journaliste Christian Aimé Ndota

 

Les images capturées même par le journaliste Christian Aimé Ndota montrent des caniveaux totalement obstrués, des monticules de déchets plus importants qu’avant l’opération, et des commerçants contraints de travailler dans des conditions sanitaires épouvantables.

 

Un gouffre financier sans fin

 

Selon nos investigations, chaque opération Kwa ti kodro engloutit entre 15 et 20 millions de francs CFA.

“Depuis le lancement de cette initiative en 2022, plus de 2 milliards de francs CFA ont été dépensés sans aucun résultat durable”, révèle Albert Kofio, spécialiste en gouvernance locale. Des sommes qui auraient pu financer un véritable programme d’assainissement de la capitale.

 

La corruption paralyse les solutions durables

 

Pendant ce temps, la mairie de Bangui a récemment signé un contrat avec l’entreprise locale SAPRONET pour l’aménagement des canaux. Mais comme pour les précédents projets, la corruption gangrène l’initiative. Un cadre de l’entreprise témoigne :

“À chaque étape, les agents municipaux réclament leur part. C’est incroyable avec ces agents de la mairie de Bangui. Ils menacent à tout moment de réviser notre contrat. C’est d’ailleurs  le même système qui a fait échouer le projet d’assainissement de Boy-Rabe l’année dernière”.

 

Une population désabusée

 

“Quand on a vu le président arriver, on savait déjà que ça ne changerait rien. On a vécu la même chose au marché de Boy-Rabe et au marché Combattant en mai dernier”, raconte Jeannette, vendeuse de légumes à Pétévo. “Ces opérations sont devenues une blague de mauvais goût pour nous”.

 

Certains notables du sixième arrondissement de Bangui  dresse un bilan sanitaire accablant, probablement lié à cette situation, selon eux  : “Nous observons une augmentation des cas de maladies hydriques depuis 2022 dans nos quartiers. Les opérations Kwa ti kodro du Président Touadera n’ont eu aucun impact positif sur la situation sanitaire”.

la réalité des poubelles qui s'entassent au marché Pétévo du sixième arrondissement de Bangui un jour après les travaux de Kwa ti Kodro de Touadera
la réalité des poubelles au marché Pétévo du sixième arrondissement de Bangui. Photo Christian Aimé Ndota

 

Un échec systémique

 

Un activiste de la société civile centrafricaine, sous couvert d’anonymat, analyse : “Le problème n’est pas le manque de moyens, mais l’absence totale de stratégie. Ces opérations Kwa ti kodro ne sont qu’une vitrine politique coûteuse qui détourne l’attention des vrais enjeux”.

 

Le cas du marché Pétévo s’ajoute à la longue liste des échecs des opérations Kwa ti kodro : Gobongo, Combattant, Boy-Rabe, Mamadou Mbaïki, le marché central en mai 2024. Pendant ce temps, Bangui continue de s’enfoncer dans l’insalubrité, victime d’une politique de développement urbain réduite à des coups médiatiques sans lendemain.

 

Alors que la saison des pluies s’intensifie, les commerçants du marché Pétévo, comme leurs collègues des autres marchés “nettoyés” par le président, attendent toujours des solutions concrètes et durables. En attendant, les millions continuent d’être engloutis dans ces opérations de façade, devenues le symbole d’une gouvernance plus soucieuse d’apparences que de résultats.

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Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent

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Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Mokhtar-Bel-Mokhtar-la-chute-brutale-dun-criminel-tres-violent-426×450.jpg” alt=”Mokhtar Bel Mokhtar, ici, assis dans son bureau en costume noir avec une chemise blanche et cravate rouge, symbolisant la chute brutale d’un criminel très violent de la capitale centrafricaine Bangui” width=”426″ height=”450″ />
Mokhtar Bel Mokhtar, la chute brutale d’un criminel très violent

 

Bangui, CNC. Le décès brutal de Mokhtar Bel Mokhtar, membre éminent de la milice Rekin et architecte de multiples assassinats politiques en République centrafricaine, démasque l’existence d’un réseau criminel sophistiqué au cœur même du pouvoir de Faustin Archange Touadera.

 

Des circonstances de décès troublantes du sulfureux Mokhtar Bel Mokhtar

 

La version officielle évoque un malaise à Damara suivi d’un décès à l’hôpital communautaire. Cependant, des sources indépendantes affirment que Mokhtar Bel Mokhtar aurait succombé sur place suite à une réunion houleuse : « Il s’est effondré après une vive discussion. Le verre qu’il venait de boire a mystérieusement disparu, ce qui renforce la thèse de l’empoisonnement », confie un témoin présent sur les lieux.

 

Mokhtar Bel Mokhtar : un architecte de la terreur d’État

 

Nos investigations révèlent l’implication directe de Mokhtar Bel Mokhtar  dans une série de crimes commandités. Frère du sulfureux homme d’affaires Sani Yalo, il coordonnait la branche musulmane de la milice Rekin tandis que Rodolphe Doneng, actuel ministre de la Jeunesse, dirigeait la section chrétienne.

 

Le nom du duo Mokhtar-Doneng apparaît notamment dans l’assassinat atroce de Nadia Carine Fornel Poutou, présidente de l’Association des femmes juristes, brûlée vive avec ses trois enfants en juin 2021. « C’était une mission commandée par Wagner. Pour chaque crime, nous recevions un paiement », avoue un ancien milicien Rekin.

 

Mokhtar Bel Mokhtar : une carrière criminelle documentée

 

Le 20 janvier 2021, Mokhtar Bel Mokhtar  participait à l’enlèvement d’Aladji Issa Manou au siège du MCU au quartier Malimaka. Cette opération, menée avec son frère Sani Yalo, visait à éliminer un concurrent dans le commerce de bétail. Le corps de la victime n’a pas pu être retrouvé jusqu’à ce jour par sa famille. Certains affirment que celui-ci aurait été retrouvé exécutée à Landja-Mboko dans le septième arrondissement de Bangui.

 

Plus récemment, Mokhtar coordonnait avec Wagner des opérations d’enlèvement dans le quartier PK5 du troisième arrondissement de Bangui. Il est notamment impliqué dans l’exécution de dix soldats FACA et la disparition de huit civils début mai 2024.

 

Un système mafieux institutionnalisé

 

À la tête de l’association “Touadera ma Sécurité” (ATS), Mokhtar Bel Mokhtar  bénéficiait d’une protection totale du régime : « Il était l’exécutant parfait pour les basses œuvres du pouvoir. Sa proximité avec Wagner et son frère Sani Yalo lui garantissait l’impunité », explique un analyste politique centrafricain.

 

Son rôle dans les enlèvements, assassinats et rackets démontre l’existence d’un système où crime organisé et politique fusionnent. La présence au gouvernement de ses complices comme Rodolphe Doneng prouve que cette structure reste intacte.

 

Les zones d’ombre sur la mort de Mokhtar Bel Mokhtar  persistent

 

Sa mort soudaine engendre de nouvelles questions : « Qui a commandité son élimination ? Quels secrets risquaient-ils d’être révélés ? », s’interroge un activiste des droits humains.

 

Si certains y voient un règlement de comptes interne, d’autres évoquent une possible purge au sein du système. « Sa disparition arrange beaucoup de monde au sommet de l’État », note un observateur politique.

 

L’urgence d’une enquête internationale

 

Cette affaire démontre la nécessité d’une investigation indépendante sur les crimes politiques en Centrafrique. Seule une enquête internationale permettrait de démanteler ce système mafieux qui gangrène l’État jusqu’à son sommet.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication

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Une mafia d’État démantelée : Daniel Nzéwé, le faussaire qui faisait trembler les hautes sphères de Bangui

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Une mafia d’État démantelée : Daniel Nzéwé, le faussaire qui faisait trembler les hautes sphères de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Nzewe-Daniel-charge-de-mission-au-ministere-de-la-jeunesse-et-des-sports-interpelle-par-la-gendarmerie-dans-une-affaire-de-scroquerie-450×356.jpg” alt=”Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports, interpellé par la gendarmerie dans une affaire de l’imitation de signature du directeur de cabinet de la présidence dans une escroquerie des investisseurs étrangers” width=”450″ height=”356″ />
Nzéwé Daniel, chargé de mission au ministère de la jeunesse et des sports

 

Bangui, CNC. L’interpellation de Daniel Nzéwé par la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie révèle l’ampleur d’un vaste réseau criminel opérant depuis des années au cœur du pouvoir centrafricain. Cet expert en faux documents, membre du parti présidentiel MCU, est accusé d’avoir instrumenté un système d’escroquerie de plusieurs milliards de francs CFA impliquant de hauts dignitaires du régime. Une enquête approfondie du journal Corbeaunews-Centrafrique révèle l’ampleur des dégâts et l’identité de ses nombreux complices toujours en liberté.

 

Daniel Nzéwé , un chef du  réseau tentaculaire au sommet de l’État

 

Au terme d’une investigation de plusieurs mois, notre rédaction a pu reconstituer l’organigramme complet de ce réseau criminel dirigé par Daniel Nzéwé. Au sommet de la pyramide, des personnalités influentes du régime :

 

– Donatien Maleyombo, chef de cabinet à la présidence

– Bruno Danitié, conseiller spécial

– Maxime Namkoïssé, proche collaborateur présidentiel

– Bienvenu Touadéra, présenté comme le frère du président

– Le pasteur Nkoma, intermédiaire clé dans plusieurs escroqueries

– Émeri Denam, chargé de mission à la présidence

 

“Ces individus formaient le premier cercle de Daniel Nzéwé. Ils lui fournissaient les documents officiels qu’il falsifiait ensuite“, révèle un ancien membre du réseau sous couvert d’anonymat.

 

Des escroqueries de Daniel Nzéwé  chiffrées en milliards

 

Le préjudice total est vertigineux. Notre enquête a permis d’identifier plusieurs affaires majeures :

 

  1. L’affaire de l’homme d’affaire malien Bertet (2022) :

– Escroquerie de 750 millions FCFA

– Fausse invitation présidentielle

– Séquestration de la victime à Bangui

– Complicité de hauts fonctionnaires

 

  1. L’affaire des coopératives minières (2024) :

– Plus de 2 milliards FCFA détournés

– Création de coopératives fictives

– Faux documents d’exportation d’or

 

  1. L’affaire des marchés publics :

– 1,5 milliard FCFA de préjudice

– Faux contrats gouvernementaux

– Usurpation de signatures ministérielles

– Détournement de fonds publics

 

Des victimes du réseau de Daniel Nzéwé  sur quatre continents

 

“Nous avons recensé plus de 50 victimes majeures de Daniel Nzéwé  dans 12 pays différents“, explique un enquêteur proche du dossier. Parmi elles :

– Des investisseurs internationaux

– Des diplomates étrangers

– Des hommes d’affaires africains

– Des organisations internationales

– Des ONG humanitaires

 

Réseau de Daniel Nzéwé , une mécanique criminelle sophistiquée

 

Le mode opératoire du réseau de Daniel Nzéwé  était parfaitement rodé :

 

  1. Phase d’approche :

– Utilisation de fausses invitations officielles

– Usurpation d’identités de hauts fonctionnaires

– Mise en scène d’audiences présidentielles

 

  1. Phase d’exécution :

– Production de faux documents administratifs

– Falsification de signatures officielles

– Création de sociétés écrans

– Manipulation de comptes bancaires

 

  1. Phase de couverture :

– Protection par des officiels complices

– Intimidation des victimes

– Neutralisation des enquêtes

 

Les ramifications internationales

 

Le réseau disposait de relais dans plusieurs pays :

– France : 3 complices identifiés

– Cameroun : 4 facilitateurs

 

Les complices toujours actifs

 

Malgré l’arrestation de Nzéwé, de nombreux membres du réseau restent en activité :

 

À la présidence :

– 4 hauts fonctionnaires impliqués

– 3 conseillers compromis

– 2 chargés de mission complices

 

Un système d’impunité bien rodé

 

“La force de ce réseau repose sur ses protections politiques“, explique un magistrat sous couvert d’anonymat. “Chaque fois qu’une enquête progressait, des pressions étaient exercées pour l’enterrer.”

 

Les dégâts collatéraux

 

Au-delà des préjudices financiers, le réseau a causé des dommages considérables :

– Décrédibilisation des institutions

– Perte de confiance des investisseurs

– Affaiblissement de l’État de droit

– Atteinte à l’image internationale du pays

 

L’héritage toxique

 

L’impact du réseau continue de se faire sentir :

– Contrats publics compromis

– Investissements étrangers gelés

– Relations diplomatiques tendues

– Confiance institutionnelle ébranlée

 

Les zones d’ombre persistantes

 

De nombreuses questions restent sans réponse :

– L’ampleur réelle du réseau

– Le montant total des détournements

– L’identité de tous les complices

– La destination des fonds détournés

 

Comme l’avait révélé Corbeaunews-Centrafrique dès 2022, ce réseau criminel représente une menace majeure pour l’État centrafricain. L’arrestation de Daniel Nzéwé ne constitue qu’une première étape. La vraie question reste : la justice osera-t-elle remonter jusqu’aux plus hauts responsables ?

 

Notre rédaction continuera d’enquêter et de révéler la vérité sur ce système mafieux qui gangrène les institutions centrafricaines depuis trop longtemps.

 

 

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Évasion à la prison du camp de Roux : Un dangereux criminel s’échappe avec la complicité du régisseur

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Évasion à la prison du camp de Roux : Un dangereux criminel s’échappe avec la complicité du régisseur

 

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L’entrée du camp militaire de Roux. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Un dangereux criminel s’est évadé dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 octobre 2024 de la prison du camp de Roux à Bangui. Hassan Ibrahim, alias Moudalale, ancien rebelle de la Séléka et braqueur notoire du PK5, aurait bénéficié d’arrangements douteux avec le régisseur de la prison.

 

Un système de corruption bien rodé à la prison du camp de Roux

 

Des sources internes à la prison du camp de Roux  révèlent que le commandant Mougouda Maurice, régisseur de l’établissement pénitentiaire, autorisait régulièrement le détenu à passer ses nuits à l’extérieur moyennant 500 000 francs CFA.

“Le régisseur permettait à Ibrahim de rentrer dormir chez lui puis de revenir le lendemain, comme si la prison était un hôtel”, déclare à la rédaction du CNC un gardien sous couvert d’anonymat.

 

Des pratiques mafieuses généralisées à la prison du camp de Roux

 

Le scandale ne se limite pas à ces permissions de sortie. Le commandant Mougouda exigerait également des pots-de-vin aux détenus malades nécessitant des soins.

“Même pour recevoir une perfusion dans son bureau, le régisseur demande de l’argent aux prisonniers. Sans paiement, pas de traitement. Il utilise son bureau comme une clinique sans médecin “, témoigne à CNC un ancien détenu de la prison du camp de Roux.

 

Une arrestation qui pose question

 

Dans cette affaire, deux soldats du 6e Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT6) ont été arrêtés et placés en détention provisoire à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Pourtant, selon nos sources, ces militaires en faction cette nuit-là à la prison du camp de Roux  n’auraient aucun lien avec l’évasion organisée par le régisseur lui-même.

 

Un fugitif au lourd passé criminel

 

Hassan Ibrahim n’est pas un détenu ordinaire. Ancien rebelle sous les ordres du général Aba Tom du FPRC à Bria, il s’est tristement fait connaître pour ses activités criminelles dans le quartier PK5 de Bangui, notamment des braquages à main armée.

 

L’évasion de ce criminel notoire pose de sérieuses questions sur la gestion de la prison de Roux. Une enquête approfondie s’impose pour faire la lumière sur ce système de corruption qui gangrène l’établissement pénitentiaire et met en danger la sécurité des Centrafricains.

 

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Le système éducatif centrafricain à la dérive : racket généralisé et niveau alarmant au lycée de Gbaloko

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Le système éducatif centrafricain à la dérive : racket généralisé et niveau alarmant au lycée de Gbaloko

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Lycee-de-Fatima-a-Bangui.-CopyrightGuirafm-450×338.jpg” alt=”Lycée de Fatima à Bangui. Copyright radio Guira Lycee-de-Fatima-a-Bangui.-CopyrightGuirafm Crise éducative à Bangui: les élèves du lycée de Fatima face à des conditions désastreuses” width=”450″ height=”338″ />
Lycée de Fatima de Bangui

 

Bangui, CNC. Dans les établissements publics centrafricains, de Bangui aux provinces, le système éducatif centrafricain expose quotidiennement sa déliquescence. À seulement 16 kilomètres de la capitale, le lycée de Gbaloko révèle une pratique devenue systémique : les élèves doivent débourser 100 francs CFA pour participer aux cours d’éducation physique et sportive (EPS), une extorsion qui se répète dans tous les grands établissements de Bangui.

 

Un racket institutionnalisé dans le système éducatif centrafricain

 

Du lycée de Gobongo au lycée de Fatima, en passant par le lycée technique ou Boganda, Miskine, Caron ou ailleurs, , les témoignages recueillis par la rédaction du CNC révèlent un système de taxation parallèle bien rodé. Cette pratique est devenue monnaie courante. Par exemple au lycée de Gbaloko au PK16 de Bangui sur la route de Boali, c’est même devenu alarmant :

« Avec six enfants scolarisés, je dois payer 600 francs CFA uniquement pour les cours d’EPS. Sans compter les autres frais imposés par les professeurs. C’est devenu impossible pour nous », déplore un parent d’élève du lycée de Gbaloko.

 

Plus inquiétant encore, ce phénomène touche toutes les matières du système éducatif centrafricain. Pour l’économie familiale par exemple, au lycée de Gbaloko, les élèves sont contraints de verser parfois entre 500 et 1000 francs CFA. Même la participation aux devoirs est conditionnée au paiement de sommes variant de 100 à 300 francs CFA pour l’achat supposé de copies d’examen, et ce, c’est pratiquement partout dans les établissements scolaires du pays.

 

Un effondrement généralisé du niveau académique : des enseignants aux élèves

 

Dans le quatrième arrondissement de Bangui, le lycée de Gobongo présente les mêmes symptômes que ses homologues du système éducatif centrafricain. Le niveau des enseignants atteint des abysses inquiétant. Au lycée de Gbaloko, un professeur de mathématiques écrit “TEDE” pour “TD” (Travaux Dirigés), révélant des lacunes fondamentales chez les éducateurs eux-mêmes. Cette situation n’est pas isolée mais reflète un problème systémique qui touche l’ensemble des établissements de la capitale.

 

Une autorité de tutelle en plein déni

 

Pendant que les familles s’appauvrissent et que le niveau s’effondre, le ministère de l’Éducation nationale, dirigé depuis 10 mois par un nouveau ministre d’État, vante une prétendue “montée en puissance” du système éducatif. Une communication qui frôle la sorcellerie, où les établissements comme le lycée de Fatima et le lycée technique perpétuent ces pratiques prédatrices depuis des années.

 

La faillite du contrôle

 

L’absence totale de réaction des inspecteurs pédagogiques et des proviseurs face à ces dérives du système éducatif centrafricain  pose question. Cette inertie des organes de contrôle, observée dans tous les établissements de Bangui, suggère soit une complicité tacite, soit une démission pure et simple de l’autorité publique.

 

La capitale centrafricaine, censée représenter une vitrine du système éducatif centrafricain, expose ainsi l’ampleur de la déliquescence de l’école publique. Ce système de racket, parfaitement rodé et généralisé dans tous les grands établissements de Bangui, prospère sous le regard complice des autorités éducatives qui persistent à nier l’évidence.

 

Dans ce contexte, les promesses ministérielles résonnent comme une provocation des sorciers ou des franc-maçon pour les milliers de familles prises en otage par un système éducatif centrafricain  qui a abandonné sa mission d’éducation au profit d’une logique mercantile. Le sort des élèves des lycées de Bangui n’est que la partie visible d’un désastre éducatif national qui hypothèque l’avenir de toute une génération.

 

Sans une intervention urgente et une refonte complète du système de contrôle, l’école publique centrafricaine continuera sa descente aux enfers, sacrifiant au passage les espoirs d’une jeunesse déjà durement éprouvée par des années de crise.

 

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Les forces armées centrafricaines au bord de la crise : suppression imminente des primes globales d’alimentation

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Les forces armées centrafricaines au bord de la crise : suppression imminente des primes d’alimentation

 

Centrafrique.org/zephirin-mamadou-entre-la-corruption-et-le-detournement-un-business-a-grande-echelle/le-general-zephirin-mama/” rel=”attachment wp-att-63493″ data-wpel-link=”internal”>le général d'armée <a href=Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine, en train de faire un discours” width=”450″ height=”300″ />
Le général d’armées Zéphirin Mamadou. Chef d’État-major de forces armées centrafricaines

 

Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain et l’état-major des forces armées envisagent la suppression totale des Primes Globales d’Alimentation (PGA), une décision qui révèle les difficultés financières de l’État et suscite l’inquiétude au sein des rangs militaires.

 

Les PGA, destinées à soutenir les militaires dans leur alimentation en province et sur leurs lieux d’affectation, n’ont pas été versées depuis plus de 18 mois. Cette situation résulte de l’épuisement des fonds publics, en grande partie dû à des dépenses jugées excessives pour des déplacements du Président Kongoboro à l’étranger.

 

Dans ce contexte de crise, le mois dernier, l’état-major a tenté de verser une partie des primes, mais le montant dérisoire a causé un vif mécontentement chez les soldats. Dans certaines villes, comme Birao, dans la préfecture de la Vakaga, des tirs en l’air ont été signalés en guise de protestation.

 

Selon un spécialiste militaire centrafricain, le gouvernement et l’état-major envisagent une suppression pure et simple des PGA, sans compensation salariale. Cette décision maintiendrait le salaire actuel d’environ 50 000 francs CFA, alors qu’une intégration des primes dans la rémunération pourrait le porter à 90 000 francs CFA.

 

Des sources au sein de l’état-major indiquent que cette proposition viendrait des conseillers militaires russes du groupe Wagner. Paradoxalement, ces mêmes conseillers, qui perçoivent des rémunérations mensuelles considérables, n’ont pas proposé la suppression de leurs propres avantages.

 

Cette situation expose les tensions croissantes au sein des forces armées centrafricaines et expose la question de l’influence des acteurs russes du groupe Wagner sur les décisions militaires nationales. L’issue de ce débat, qui dure depuis près de trois ans, pourrait avoir des répercussions significatives sur le moral et les conditions de vie des soldats centrafricains.

 

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Drame des pesticides dans Lim-Pendé : 17 morts en 3 mois, le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye sensibilisent sur les dangers des herbicides toxiques

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Drame des pesticides dans Lim-Pendé : 17 morts en 3 mois, le service de cantonnement forestier de Ngaoundaye sensibilisent sur les dangers des herbicides toxiques

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-femmes-de-Ndim-450×300.jpg” alt=”Deux femmes de Ndim en train de faire la recolte dans leur champ Deux-femmes-de-Ndim Crise à Ndim: Conflits Routiers et Violences Agricoles Menacent une Communauté” width=”450″ height=”300″ />
À Ndim

 

Bangui, CNC. Le service du cantonnement forestier de Ngaoundaye tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation excessive de produits chimiques agricoles dans la préfecture de Lim-Pendé. Cette pratique, généralisée depuis deux décennies, entraîne des dégâts environnementaux et sanitaires sans précédent.

 

Une pratique destructrice bien ancrée

 

Dans les localités de Ndim, Mann, Ngaoundaye et Bang, situées à plus de 480 km au nord-ouest de Bangui, les agriculteurs ont adopté une méthode qui évite le désherbage manuel. “Les cultivateurs utilisent d’abord un herbicide puissant pour détruire toute végétation avant les semis. Puis ils appliquent un second produit nommé ‘Dragon’ pour empêcher la repousse des mauvaises herbes pendant la croissance des cultures”, détaille Mathias Sorohoul, un agent d’agriculture à Ndim.

 

Cette technique, apparue en 2003, s’est rapidement propagée dans toute la région. Les agriculteurs l’appliquent pour diverses cultures : manioc, maïs, haricots et autres produits vivriers qui constituent la base alimentaire locale.

 

À Ngaoundaye, des conséquences alarmantes

 

L’impact sur l’environnement devient visible et inquiétant. “Même en pleine saison des pluies, nos terres ressemblent à des zones désertiques. Les manguiers perdent leurs feuilles comme en saison sèche, et les murs de nos maisons se fissurent”, témoigne Joseph Mbari, un habitant du village de Ndim.

 

Plus inquiétant encore, ces produits affectent directement la santé des populations. Le service sanitaire local a enregistré au moins dix-sept décès ces trois derniers mois, possiblement liés à l’exposition à ces substances toxiques. “Ces produits chimiques s’infiltrent dans les nappes phréatiques et contaminent l’eau de consommation”, alerte le service Cantonnement de Ngaoundaye.

 

Une campagne de sensibilisation d’envergure

 

Pour enrayer ce phénomène, le service forestier de Ngaoundaye déploie une stratégie de sensibilisation à grande échelle. “Notre objectif est d’informer les populations sur les dangers de ces pratiques et de proposer des alternatives écologiques”, explique au micro du CNC le chef du cantonnement forestier de Ngaoundaye.

 

Les agents forestiers organisent des réunions dans chaque village pour démontrer les méthodes traditionnelles de culture et expliquer les avantages du compostage naturel. “Nous devons convaincre les agriculteurs que le retour aux pratiques ancestrales préservera leur santé et la fertilité des sols”, poursuit notre interllocuteur.

 

Vers des solutions durables

 

La préfecture de Lim-Pendé envisage plusieurs mesures pour accompagner cette transition :

– Formation aux techniques d’agriculture biologique

– Distribution de matériel de désherbage manuel

– Création de comités villageois de surveillance

– Mise en place d’un système d’alerte pour signaler l’utilisation d’herbicides

 

“Le changement prendra du temps, mais c’est vital pour l’avenir de notre région”, souligne l’adjoint au maire de Ngaoundaye. Les autorités locales prévoient un délai de cinq à dix ans pour observer les premiers résultats significatifs de cette campagne.

 

Le défi reste considérable dans cette région où l’agriculture représente la principale activité économique. La réussite de cette initiative dépendra de l’adhésion des populations et du soutien continu des autorités nationales pour promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement.

 

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Santé mentale en Centrafrique : un défi majeur pour le système de santé

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Santé mentale en Centrafrique : un défi majeur pour le système de santé

 

a group of people walking down a road
Le centre hospitalier universitaire de Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. La journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, attire l’attention sur les enjeux auxquels la République centrafricaine fait face dans ce domaine. Entre manque de moyens et tabous persistants, la prise en charge des troubles mentaux reste problématique dans le pays.

 

Un système de Santé mentale en Centrafrique  défaillant.

 

“En RCA, il n’y a pas assez d’activités pour les jeunes, ce qui peut engendrer du stress et favoriser la consommation d’alcool et de drogues”, explique Flora Samba Pasquero, psychologue clinicienne. Le chômage et le stress au travail sont également des facteurs de risque importants selon elle.

 

Le pays ne compte qu’un seul hôpital psychiatrique, situé à Bangui. Dans les provinces, la prise en charge est quasi inexistante. “Il faut sensibiliser davantage sur les pathologies mentales, notamment dans le système éducatif”, préconise Mme Samba Pasquero.

 

Des tabous persistants.

 

Malgré les efforts de sensibilisation, les troubles mentaux restent largement tabous en Centrafrique. Les personnes atteintes sont souvent stigmatisées et exclues socialement.

 

“La maladie mentale n’est pas un tabou, elle peut toucher n’importe qui”, rappelle la psychologue. Elle appelle à “parler des symptômes de stress post-traumatique” et à mieux informer sur les structures de prise en charge existantes.

 

Prévention et détection précoce : des enjeux majeurs.

 

Selon les spécialistes, la prévention et la détection précoce des troubles mentaux sont cruciales. Chez l’enfant par exemple, certains signes peuvent alerter :

 

“Un enfant hyperactif qui n’arrive pas à se concentrer à l’école ou qui se plaint régulièrement de maux de ventre peut souffrir d’un trouble mental”, indique Mme Samba Pasquero. Elle recommande aux parents et enseignants d’être attentifs à ces signaux.

 

Santé mentale en Centrafrique , vers une meilleure prise en charge ?

 

Face à ces défis de la Santé mentale en Centrafrique, les autorités centrafricaines tentent d’améliorer la prise en charge. Un plan national de santé mentale a été adopté en 2020, visant notamment à former davantage de personnel spécialisé.

 

Mais les moyens manquent encore cruellement. “Il faut que le gouvernement s’implique plus”, estime Flora Samba Pasquero. Elle plaide pour davantage de sensibilisation et un meilleur accès aux soins dans tout le pays.

 

Prendre soin de sa santé mentale au quotidien.

 

En attendant une amélioration du système, la psychologue livre quelques conseils pour prendre soin de sa santé mentale au quotidien :

 

“Faites du sport, communiquez vos émotions de façon adéquate, prenez soin de vous”, recommande-t-elle. Une alimentation équilibrée et une consommation modérée d’alcool sont également importantes.

 

“Il faut apprendre à prendre soin de soi et aussi proposer son aide aux autres”, conclut Mme Samba Pasquero. Des gestes simples mais essentiels dans un pays où la santé mentale reste un défi majeur de santé publique.

 

Octobre rose : sensibiliser au cancer du sein.

 

Parallèlement à la journée de la santé mentale, le mois d’octobre est aussi consacré à la sensibilisation au cancer du sein. En Centrafrique, cette maladie reste méconnue et le dépistage peu accessible.

 

“Je demande aux professionnels de santé d’informer davantage la jeune génération sur ce fléau”, témoigne Leo Kaditere, une habitante de Bangui. Le manque de matériel de dépistage est également pointé du doigt.

 

Le professeur Richard Norbert Ballet appelle le personnel soignant à systématiser l’examen des seins : “Ne faites jamais un examen chez une femme sans palper le sein. Cela devrait être systématique.”

 

Malheureusement, le centre d’imagerie médicale qui assurait les dépistages dans le pays est actuellement en panne. Un coup dur pour la prévention de cette maladie qui tue chaque jour dans le monde une femme sur huit.

 

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Les milices pro-Wagner terrorisent la population de Zémio

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Les milices pro-Wagner terrorisent la population de Zémio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Les-mercenaires-de-Wagner-et-leurs-allies-a-Zemmio-420×450.jpg” alt=”Un groupe de mercenaires Wagner et des miliciens azandés posant ensemble à Zemmio.” width=”420″ height=”450″ />
Les miliciens Azandé à Zémio

 

Bangui, CNC. La situation sécuritaire se dégrade dangereusement à Zémio, dans le Haut-Mbomou. Les milices pro-Wagner , communément appelés miliciens Azandé, équipés et armés par le groupe Wagner, multiplient les exactions contre les populations civiles. Dans la nuit du lundi au mercredi, ces hommes en armes ont déclenché des tirs nourris avec des armes lourdes, semant la panique parmi les habitants.

 

Des raids meurtriers des milices pro-Wagner  dans toute la région

 

Avant de revenir terroriser Zémio, ces miliciens avaient déjà mené des opérations sanglantes dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Leurs cibles principales : les éleveurs peuls, les réfugiés soudanais et les communautés musulmanes de Démbia et Rafaï.

 

Un ancien responsable local témoigne sous couvert d’anonymat : « Ces miliciens agissent en toute impunité. Ils disposent d’un arsenal militaire fourni par Wagner, avec la bénédiction des autorités. Leurs raids meurtriers se multiplient sans que personne ne puisse les arrêter ».

 

Des milices pro-Wagner intégrées de force dans l’armée

 

Le gouvernement centrafricain tente de légitimer ces milices pro-Wagner  en prétendant les avoir intégrés dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Cette manœuvre permet de justifier l’attribution d’armes lourdes financées par le budget de l’État.

 

« Nos impôts servent à armer des milices pro-Wagner  qui terrorisent leur propre population. C’est un comble », dénonce un activiste des droits humains basé à Bangui.

 

Des nuits d’angoisse pour les habitants

 

Les tirs nocturnes incessants de ces milices pro-Wagner  traumatisent particulièrement la population de Zémio. Un habitant raconte : « Ces milices pro-Wagner tirent sans raison apparente, juste pour nous terroriser. Nos enfants ne dorment plus. Nous vivons dans la peur permanente de ces miliciens qui se comportent comme en territoire conquis ».

 

Cette démonstration de force des milices pro-Wagner dans le Haut-Mbomou révèle l’échec du processus de désarmement et l’incapacité de l’État à protéger ses citoyens. Plus grave encore, elle démontre la dangereuse dérive d’un pouvoir qui arme des groupes incontrôlés au détriment de sa population.

 

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Quand la Centrafrique exporte ses jeunes vers le front ukrainien

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Quand la Centrafrique exporte ses jeunes vers le front ukrainien

 

Centrafrique.org/guerre-en-ukraine-touadera-va-t-il-envoyer-des-renforts-a-poutine/ceremonie-dallegeance-des-soldats-faca-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-sur-leur-place-darmes-a-berengo-en-vue-daller-combattre-aux-cotes/” rel=”attachment wp-att-54625″ data-wpel-link=”internal”>Cérémonie d'allégeance des soldats FACA aux <a href=Mercenaires russes de la société Wagner sur leur place d’armes à Berengo en vue d’aller combattre aux côtés des militaires russes dans la guerre avec l’Ukraine Ceremonie-dallegeance-des-soldats-FACA-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-sur-leur-place-darmes-a-Berengo-en-vue-daller-combattre-aux-cotes Guerre en Ukraine: Touadera va-t-il envoyer des renforts à Poutine?” width=”450″ height=”241″ />

 

Bangui, CNC. Des jeunes Centrafricains envoyés au front ukrainien ? C’est l’inquiétante réalité que révèlent plusieurs enquêtes menées par divers médias africains et occidentaux. Malgré les démentis officiels du gouvernement centrafricain, les témoignages s’accumulent, dépeignant un système de recrutement opaque instrumenté par le groupe Wagner, avec la complicité de certains responsables centrafricains.

 

Un phénomène d’ampleur inquiétante pour la Centrafrique

 

Un reportage vidéo d’une chaine de télévision française, massivement relayé sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une enquête approfondie du magazine panafricain Jeune Afrique, pointent la République centrafricaine comme l’un des principaux pourvoyeurs de recrues pour le groupe paramilitaire russe Wagner. La liste des personnes ciblées s’avère longue : étudiants, anciens détenus, ex-rebelles ayant déposés les armes dans le cadre du DDR et même des militaires en fonction.

 

« Les promesses sont alléchantes  pour ces pauvres ignorants: voiture, maison, promotion… Mais la réalité est tout autre. C’est vers une mort quasi certaine que ces jeunes sont envoyés » , explique un travailleur humanitaire basé à Bangui, capitale de la Centrafrique.

 

Les autorités de la Centrafrique dans l’ambiguïté.

 

Le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole Maxime Balalou, réfute catégoriquement ces allégations. Pourtant, le rôle de certains membres du gouvernement de Moloua, premier ministre de la Centrafrique,  apparaît de plus en plus trouble. Hassan Bouba, ministre de l’Élevage  d’origine tchadienne et ancien chef rebelle de l’UPC, est particulièrement pointé du doigt pour ses liens en bêton avec Wagner.

 

Un diplomate occidental en poste à Bangui, capitale de la Centrafrique,  analyse : « Le silence des autorités est assourdissant. Cette situation s’apparente à une nouvelle forme de mainmise russe sur le pays, avec l’aval tacite du pouvoir en place » .

 

Des méthodes d’une brutalité extrême.

 

Les récits recueillis brossent un tableau effrayant des méthodes employées pour maintenir l’ordre parmi ces recrues souvent inexpérimentées. Toute velléité de désistement serait sévèrement punie.

 

« Une fois enrôlé, c’est un aller sans retour vers la Centrafrique. Les déserteurs risquent torture et pire encore » , affirme ce reportage vidéo, largement partagée de milliers de fois sur les réseaux sociaux.

 

Plus alarmant, ces jeunes seraient propulsés sur le front ukrainien sans formation adéquate, servant de facto de « chair à canon » pour repérer les positions ennemies.

 

Un défi humanitaire et diplomatique majeur

 

L’ampleur du phénomène appelle une réaction internationale. « Une enquête indépendante s’impose pour faire toute la lumière sur ces pratiques et protéger notre jeunesse » , plaide un responsable d’ONG centrafricaine .

 

L’utilisation de mercenaires africains par la Russie en Ukraine pose de graves questions éthiques et juridiques. L’inaction apparente des autorités centrafricaines laisse craindre le sacrifice d’une génération sur l’autel des intérêts géopolitiques russes.

 

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Flash info : violente agression de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala par des éléments de la gendarmerie

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Flash info : violente agression de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala par des éléments de la gendarmerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Lancienne-ministre-Marie-Solange-Pagonendji-Ndakala-356×450.jpg” alt=”Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala chez lui à son domicile de Bangui” width=”356″ height=”450″ />
Portrait de l’ancienne ministre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Bangui, CNC. Une descente musclée des éléments de la gendarmerie cagoulés et lourdement armés au domicile de Marie Solange Pagonendji Ndakala, ancienne ministre et ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale, a dégénéré en scènes de violences spectaculaire ce mardi 29 octobre 2024 à Bangui. L’ancienne ministre et son fils ont été gravement brutalisés lors de cette opération dont les motifs demeurent mystérieux.

 

Des témoins rapportent que les forces de l’ordre ont fait irruption vers 14 heures dans la résidence  de madame Marie Solange Pagonendji Ndakala  située dans l’ancienne cité de l’ASECNA, sur l’avenue de l’Indépendance, aux environs de l’agence Air France dans le premier arrondissement. Sans mandat apparent ni explication, ils ont tenté d’expulser de force l’ancienne ministre et sa famille.

 

Une brutalité gratuite et choquante contre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

« Ces gendarmes cagoulés ont fait preuve d’une violence inqualifiable. Ils ont traîné par terre Madame Marie Solange Pagonendji Ndakala  comme une vulgaire criminelle, alors qu’elle a servi ce pays comme ministre et parlementaire. Ils ont cassé des objets dans la maison et brutalisé les occupants », témoigne à CNC un voisin sous couvert d’anonymat, craignant des représailles.

 

L’ancien membre du gouvernement souffre actuellement de blessures aux côtes suite à ces violences. Son fils, qui tentait de protéger les biens familiaux cassés par les gendarmes, a été roué de coups avant d’être enlevé manu militari vers une destination inconnue.

 

Un acharnement suspect contre Marie Solange Pagonendji Ndakala

 

Cette intervention musclée survient deux jours seulement après une première visite des forces de police au même domicile. La succession rapide de ces descentes pose des interrogations sur les véritables motifs de cet acharnement contre une personnalité qui a occupé des fonctions ministérielles dans les portefeuilles de la Culture et des Affaires sociales dans le passé.

 

Le traitement infligé à Marie Solange Pagonendji Ndakala, qui fut également vice-présidente de l’Assemblée nationale à l’époque du régime du Président François Bozizé, révèle une dérive inquiétante dans l’usage de la force publique. Cette violence disproportionnée contre une ancienne dignitaire de l’État questionne le respect des institutions et de ceux qui les ont servies.

Plus des détails dans nos prochains article sur CNC.

Affaire à suivre…

 

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NGAOUKALA : VASTE OPÉRATION DES WAGNER CONTRE UNE BASE OPÉRATIONELLE DE 3R….

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NGAOUKALA : VASTE OPÉRATION DES WAGNER CONTRE UNE BASE OPÉRATIONELLE DE 3R….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali RCA : vive tension à Bria et à Ndélé, les hommes de Wagner se renforcent dans la ville” width=”450″ height=”266″ />
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route

 

Bangui, CNC. Une vaste opération militaire menée depuis une semaine par les Mercenaires russes du groupe Wagner dans la localité montagneuse de Ngaoukala, à 20 kilomètres de Mann et 80 kilomètres de Bocaranga, dévoile l’incapacité de ces forces criminelles à produire des résultats concrets malgré des moyens considérables mis à leur disposition.

 

UN DÉPLOIEMENT MASSIF ET COÛTEUX À NGAOUKALA 

 

Le groupe Wagner a mobilisé près de 1000 hommes dans cette zone montagneuse de NGAOUKALA  , dans la préfecture de Lim-Pendé : 300 mercenaires russes appuyés par 500 à 600 soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Un jeune commerçant de Mann, contacté par CNC, et qui requiert l’anonymat, précise : « Cette opération démontre une méconnaissance totale du terrain. Déployer autant d’hommes dans une zone montagneuse sans la connaissance du terrain, c’est se condamner à l’échec. Même nous qui sommes ici ce n’est pas facile pour nous, mais combien pour ces soldats ? » .

 

L’arsenal déployé à NGAOUKALA   comprend des véhicules blindés et des moyens aériens, complétés récemment par l’acquisition de 50 motos, financées par le gouvernement centrafricain. Un responsable du ministère de la défense déclare : « Ces dépenses militaires répétées des mercenaires russes grèvent sérieusement notre budget, alors que les résultats restent réellement inexistants » .

 

L’AVEU D’ÉCHEC DE LA STRATÉGIE AÉRIENNE DE WAGNER…

 

L’abandon des opérations aériennes traditionnelles par Wagner au profit d’une approche terrestre marque un tournant significatif. Un spécialiste militaire centrafricain basé à Bouar analyse : « La demande de plus de 50 motos faite par les mercenaires russes du groupe Wagner afin de mener une opération terrestre prouve l’inefficacité de leurs tactiques conventionnelles. Ils reconnaissent implicitement leur échec dans l’utilisation de leurs brouettes volantes qui ne sont même pas adaptées avec le terrain centrafricain ».

 

Le gouvernement a dû acquérir deux nouveaux pick-up début octobre et envoyés à Bocaranga pour soutenir cette réorientation tactique. Un haut fonctionnaire centrafricain confie : « Ces acquisitions successives pompent nos ressources pendant que les services essentiels manquent de tout » .

 

NGAOUKALA  , UN TERRAIN IMPOSSIBLE À MAÎTRISER…

 

La topographie de Ngaoukala, caractérisée par des chaînes montagneuses successives, rend les opérations particulièrement ardues. Un notable local explique : « Ces montagnes forment un véritable labyrinthe naturel. Les rebelles, qui connaissent parfaitement le terrain, se déplacent comme des ombres pendant que les Wagner s’épuisent à gravir les pentes » .

 

Malgré l’utilisation d’hélicoptères pour localiser les positions des 3R, les forces au sol peinent à exploiter ces renseignements. Un officier FACA basé à Mann témoigne : « L’identification des positions ennemies ne sert à rien si nous ne pouvons pas les atteindre rapidement. Le temps que nos troupes arrivent, les rebelles sont déjà partis » .

 

COMMUNICATION INEFFICACE ET RÉSULTATS NULS À NGAOUKALA

 

En août dernier, les Wagner ont tenté une approche psychologique en invitant les rebelles à déposer les armes avant l’offensive. Un analyste politique centrafricain commente : « Cette tentative de communication montre leur désarroi. Ils espéraient une reddition pour masquer leur incapacité à obtenir une victoire militaire » .

 

Après une semaine d’opérations intensives, le bilan reste dérisoire : aucune perte infligée aux rebelles, uniquement la destruction d’une base déjà abandonnée.

 

L’opération de Ngaoukala expose cruellement les limites du groupe Wagner en République centrafricaine. Pendant que les mercenaires russes s’enlisent dans les montagnes, les rebelles conservent leur liberté de mouvement, et le contribuable centrafricain continue de financer ces opérations stériles au détriment des besoins essentiels de la population.

 

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Les Grossières Manipulations de Wagner en Centrafrique : Une Mise en Scène qui Frôle le Ridicule

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Les Grossières Manipulations de Wagner en Centrafrique : Une Mise en Scène qui Frôle le Ridicule

 

Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner Voici-une-belle-photo-de-famille-qui-reunit-lambassadeur-de-Russie-les-Russes-de-la-Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner Comment Wagner et Prigojine ont infiltré l’industrie diamantaire en Centrafrique” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Bangui, CNC. La propagande russe en République centrafricaine atteint des sommets d’absurdité. Une prétendue réunion de “leaders jeunes” à Gobongo, organisée le 20 août 2024, révèle une nouvelle tentative désespérée du groupe Wagner de manipuler l’opinion publique centrafricaine.

 

Un Montage Photo Grotesque

 

Au cœur de cette mascarade, une photo, manifestement trafiquée par le groupe Wagner en Centrafrique,  montre des hommes armés brandissant les drapeaux ukrainien et centrafricain. Cette image grossièrement montée tente d’accréditer la thèse d’une alliance entre rebelles centrafricains et forces ukrainiennes. Une manipulation si évidente qu’elle en devient risible pour tout observateur averti.

 

Des “Leaders Jeunes” Sortis du Néant 

 

Les prétendus témoignages de Stève Youmbi et Gaël Ouayanga, présentés comme des responsables de la jeunesse, illustrent parfaitement la supercherie montée de toute pièce par le groupe Wagner en Centrafrique. “Ces individus n’apparaissent nulle part dans le registre officiel des associations de jeunesse de Centrafrique “, révèle un responsable du Ministère de l’administration du territoire contacté par CNC.

 

Une Mise en Scène Cousue de Fil Blanc

 

“Cette prétendue réunion à Gobongo est une pure invention de Wagner en Centrafrique “, dénonce Euloge Poko, analyste politique centrafricain. “Wagner tente désespérément de justifier sa présence en RCA en créant de toutes pièces des menaces imaginaires. C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains”.

 

Le plus inquiétant dans cette affaire n’est pas tant la grossièreté de la manipulation que la facilité avec laquelle certains médias centrafricains relaient ces fake news sans la moindre vérification. Cette désinformation systématique ternit l’image de la RCA sur la scène internationale.

 

La Crédibilité de Wagner en Centrafrique  en Chute Libre

 

Cette nouvelle tentative de manipulation intervient alors que la présence de Wagner en Centrafrique  est de plus en plus contestée par les centrafricains. “À force de multiplier les mensonges grossiers, Wagner perd toute crédibilité auprès de la population”, analyse Joseph Saragalé, spécialiste centrafricain en sécurité. “Ces méthodes de propagande datées montrent que le groupe paramilitaire russe est aux abois”.

 

Devant ces manipulations qui discréditent la RCA, il est urgent que les autorités centrafricaines prennent leurs responsabilités. La souveraineté d’un pays ne peut se construire sur des mensonges aussi grotesques qu’inefficaces.

 

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Le directeur de la CNS s’auto-glorifie avec un prix suspect d’Afrique du Sud

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Le directeur de la CNS s’auto-glorifie avec un prix suspect d’Afrique du Sud

 

Centrafrique.org/bagarre-et-chaos-a-la-cns-fabrice-assap-doit-etre-defere-a-la-gendarmerie/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap/” rel=”attachment wp-att-77579″ data-wpel-link=”internal”>Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa, en uniforme lors d’une cérémonie le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap Bagarre et chaos à la CNS, Fabrice Assap nargue ses supérieurs et doit être déféré à la gendarmerie.
Le directeur de la CNS, Fabrice Assap

 

 

Bangui, CNC. Le directeur général de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), Fabrice Assap, démontre une nouvelle fois sa propension inquiétante à l’auto-promotion démesurée. Non content d’avoir fait repeindre la façade de son institution aux frais du contribuable, il se targue maintenant d’un prétendu prix d’excellence d’une mystérieuse organisation sud-africaine, avant même sa remise officielle.

 

Un prix douteux d’une organisation fantôme

 

L’International Committee of Excellence (ICE), une structure totalement inconnue basée prétendument à Johannesburg, aurait choisi d’attribuer au général Assap un “Prix d’Excellence et de Leadership en Sécurité 2024”. Cette distinction, censée être remise en novembre prochain à Bangui, fait déjà l’objet d’une campagne d’autopromotion frénétique sur les réseaux sociaux par son supposé lauréat.

 

« Cette prétendue récompense est une mascarade. Comment une organisation soi-disant basée à Johannesburg, et totalement inconnue du public, peut-elle évaluer la sécurité en Centrafrique sans réelle étude du terrain ? » , s’interroge un ancien cadre de la police nationale sous couvert d’anonymat.

 

Une CNS en plein chaos

 

La réalité sur le terrain contraste violemment avec cette autocélébration pathologique du directeur Assap. Selon des sources internes à l’institution, la CNS traverse une crise profonde signée par la désorganisation spectaculaire des services et le mécontentement croissant du personnel.

 

« Le directeur général de la police nationale lui-même a publiquement déclaré que la CNS avait échoué dans sa mission. Au lieu de régler les problèmes, notre directeur préfère se pavaner avec des prix imaginaires » , déplore un agent de la CNS.

 

Une gestion questionnée

 

La récente rénovation de la façade du siège de la CNS pose de sérieuses questions sur l’utilisation des fonds publics. Le directeur tente de capitaliser sur un bref séjour de cinq jours en Chine effectué il y a plusieurs années pour s’ériger en expert, alors que ses agents manquent de moyens élémentaires pour accomplir leurs missions quotidiennes.

 

« Pendant que le directeur repeint les murs et s’autoproclame lauréat de prix douteux, nous n’avons même pas de carburant pour effectuer nos patrouilles » , témoigne un agent de police affecté à la CNS.

 

Entre une communication désordonnée sur les réseaux sociaux et une quête obsessionnelle de reconnaissance, le directeur de la CNS manifeste des signes inquiétants de déconnexion avec la réalité du terrain. Pendant qu’il parade avec un prix imaginaire non encore remis par une organisation mafieuse, la sécurité des Centrafricains, elle, continue de se dégrader dans l’indifférence la plus totale.

 

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Viol collectif à Bangui : les nouveaux protégés de Touadera passent à l’acte au PK12

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Viol collectif à Bangui : les nouveaux protégés de Touadera passent à l’acte au PK12

 

Centrafrique.org/rca-tentative-de-braquage-dune-moto-taxi-a-Bangui-un-sous-officier-de-la-gendarmerie-en-garde-a-vue/olympus-digital-camera-28/” rel=”attachment wp-att-38041″ data-wpel-link=”internal”>La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang. PK12-barrière-1-1 RCA : tentative de braquage d’une moto taxi à Bangui, un sous-officier de la gendarmerie en garde à vue.
À la sortie nord de la capitale Bangui, vers le quartier PK12

 

L’information enflamme les réseaux sociaux depuis jeudi. Trois ressortissants rwandais, anciens Casques bleus de la Minusca reconvertis en commerçants au PK12, ont violé collectivement une jeune Centrafricaine dans la nuit du 23 au 24 octobre 2024. Ces agresseurs, bénéficiaires des largesses foncières du régime Touadera, démontrent une fois de plus l’impunité dont jouissent les étrangers en République centrafricaine.

 

Au PK12, le viol comme récompense

 

Ces trois Rwandais gèrent un dépôt de boisson au PK12, sur un terrain gracieusement offert par le pouvoir. « Ces individus paradent dans notre quartier comme des intouchables depuis qu’ils ont reçu ces parcelles. Maintenant, ils violent nos filles » , déclare un habitant du PK12 sous couvert d’anonymat.

 

Une victime piégée au PK12

 

La jeune fille, attirée par l’un des agresseurs au PK12, ignorait le piège qui l’attendait. Une fois dans la pièce, elle s’est retrouvée à la merci de trois hommes drogués qui l’ont violée pendant des heures. Les cris de détresse de la victime ont alerté les enfants de la rue, permettant l’intervention de la police.

 

Un pays livré aux criminels

 

Cette agression au PK12 s’inscrit dans une longue liste d’exactions commises impunément par des étrangers en Centrafrique. « Notre pays devient un paradis pour des criminels internationaux » , affirme un étudiant en droit à l’Université de Bangui. « Les Wagner pillent nos mines, les Rwandais s’approprient nos terres, et maintenant ils violent nos filles ».

 

Une justice aux ordres

 

L’arrestation des violeurs présumés ne rassure pas la population. « La justice centrafricaine ferme systématiquement les yeux sur les crimes des protégés du régime » , explique un avocat banguissois. « Les dossiers disparaissent mystérieusement quand les accusés appartiennent aux réseaux du pouvoir ».

 

Cette nouvelle affaire au PK12 indigne la population centrafricaine. Sur les réseaux sociaux, les messages de colère se multiplient : « Touadera vend notre pays morceau par morceau. Après les richesses, c’est la dignité des Centrafricains qu’il brade » , peut-on lire sur Facebook et WhatsApp.

 

En outre, les organisations de défense des droits humains ferment également leurs yeux sur cette affaire. D’après un membre interrogé, « Le président privilégie ses relations avec les étrangers au détriment de son peuple » , déplore Marie, une militante centrafricaine des droits des femmes. « Cette politique transforme notre pays en zone de non-droit où les Centrafricains deviennent des citoyens de seconde zone ».

 

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature au Cameroun

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou-450×191.jpg” alt=”Le ministre Maxime Balalou Le-ministre-Maxime-Balalou La déclaration sarcastique du gouvernement face aux accusations de crimes en RCA"” width=”450″ height=”191″ />
Le-ministre-Maxime-Balalou – La déclaration sarcastique du gouvernement face aux accusations de crimes en RCA”

 

Bangui, CNC. Le ministre de la Communication, Balalou Maxime, se retrouve au centre d’activités commerciales douteuses. Son véhicule personnel, confié à une société de location fictive, a disparu dans des circonstances troubles après avoir été transporté frauduleusement au Cameroun.

 

Balalou Maxime, un ministre aux pratiques douteuses

 

Dans une manœuvre déconcertante, le ministre Balalou Maxime a choisi de placer son véhicule privé en location auprès de “Global Group Contractor”, pendant qu’il détourne les véhicules de service pour son usage personnel.

« Cette gestion particulière révèle un abus manifeste des biens publics » , indique une source interne au ministère.

 

Le véhicule de Balalou Maxime introuvable

 

Contrairement aux sept véhicules de luxe récupérés par la gendarmerie camerounaise en août 2024, celui du ministre reste introuvable. « Les recherches se poursuivent sur le territoire camerounais, mais le véhicule pourrait déjà avoir franchi d’autres frontières » , précise une source au sein des forces de l’ordre camerounaises.

 

Détournement systématique des biens publics par Balalou Maxime

 

Notre investigation révèle un système organisé de détournement. Le ministre Balalou Maxime utilise trois véhicules donnés gracieusement par la Minusca destinés aux activités officielles du ministère de la communication : un premier sert à ses courses domestiques et au transport de bois de chauffe pour ses épouses, tandis que deux autres stationnent à son cabinet pour ses déplacements personnels.

 

« Le ministre préfère risquer son véhicule privé dans des locations douteuses plutôt que de l’utiliser, pendant qu’il accapare les véhicules de l’État pour ses besoins personnels » , dénonce un agent du ministère sous couvert d’anonymat.

 

Un passé trouble du ministre Balalou Maxime

 

En 2020, alors ministre chargé du secrétariat du gouvernement, des soupçons de détournement de 400 millions de francs CFA destinés aux festivités du 1er mai pesaient déjà sur lui.

 

Le ministre, sollicité à plusieurs reprises, n’a pas répondu à nos questions sur cette gestion controversée des véhicules publics et privés, qui témoigne d’une moralité défaillante au sommet de l’État centrafricain.

 

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Bocaranga : un soldat FACA a failli abattre un jeune taxi-moto pour sa moto

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Bocaranga : un Soldat FACA a failli abattre un jeune taxi-moto pour sa moto

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/06/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”Les éléments rebelles du mouvement 3r sur des motos circulant sur la rue principale de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la RCA. CopyrightCNC rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757 Centrafrique : massacre de Paoua, le CNCA-PDD communique.” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. Un jeune conducteur de taxi-moto a échappé de justesse à la mort lundi dernier dans la matinée à Bokaranga, dans l’Ouham-Pendé, après qu’un militaire du 9ème Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT-9) a tiré sur lui. Son seul tort : avoir refusé de céder sa moto à un FACA.

 

Une tentative d’homicide pour une réquisition forcée par un FACA

 

Les faits se sont déroulés aux premières heures de la matinée du lundi 28 octobre dans un quartier de Bokaranga. Le jeune conducteur, en pleine activité professionnelle, a été intercepté par des éléments du BIT-9 qui exigeaient la réquisition de sa moto. Face à son refus légitime de céder son outil de travail, l’un des militaires n’a pas hésité à sortir son arme et à faire feu sur le jeune homme. Par miracle, la balle n’a pas atteint sa cible.

 

« Les habitants du quartier sont sortis en masse pour supplier le jeune de céder la moto aux militaires, de peur qu’ils ne lui font du mal réellement », rapporte un témoin de la scène, encore sous le choc.

 

Un détournement des ressources militaires

 

Cette violence extrême d’un FACA intervient dans un contexte particulièrement troublant. Suite à l’attaque meurtrière des rebelles de 3R à Ngoutéré, où des soldats FACA ont perdu la vie, l’état-major avait doté le BIT-9 de nouveaux équipements, notamment deux véhicules et une dizaine de motos, sur instruction directe de Baba Kongoboro . Pourtant, ces dotations n’ont pas mis fin aux réquisitions forcées.

 

« Malgré les motos reçues de l’état-major, ces militaires continuent de nous terroriser pour prendre nos véhicules. La plupart des conducteurs ont désormais peur de circuler et gardent leurs motos à la maison », explique un responsable d’association de taxi-motos qui préfère garder l’anonymat.

 

Un système de racket bien organisé

 

L’enquête du CNC sur cette affaire révèle que ces réquisitions servent en réalité à alimenter un véritable réseau de location illégale. Les motos confisquées par un FACA sont parfois transportées dans des localités voisines comme Ndim et Mann, situées à plusieurs dizaines de kilomètres, où elles sont exploitées comme taxis pendant des semaines, voire des mois.

 

« Quand un FACA prend une moto ici, il prétexte des opérations militaires. En réalité, il l’emmène dans d’autres villes pour la mettre en location. Lorsqu’ils nous la rendent enfin, elle est complètement détruite », dénonce un conducteur de Bocaranga, victime de ces pratiques.

 

Une terreur nocturne

 

Plus inquiétant encore, des témoignages concordants accusent certains militaires de se livrer à des vols à main armée nocturnes. « La nuit, ces mêmes soldats deviennent des braqueurs. Ils n’hésitent pas à menacer de mort les conducteurs pour voler leurs motos », affirme un habitant de Bokaranga.

 

Une impunité qui perdure

 

L’incident de ce lundi matin dévoile une fois de plus l’impunité dont jouissent ces militaires. Malgré la gravité des faits – une tentative d’homicide sur un civil – aucune enquête n’a été ouverte. Le jeune conducteur, sous la pression de la population terrorisée, a été contraint de céder sa moto aux militaires.

 

Cette situation dramatique souligne l’urgence d’une réforme profonde au sein des FACA. L’absence de sanctions contre ces comportements criminels ne fait que renforcer le sentiment d’insécurité parmi la population de Bokaranga, censée être protégée par ces mêmes forces armées.

 

La ville vit désormais au rythme de la peur. Les conducteurs de taxi-motos, principale cible de ces exactions, voient leur activité économique paralysée. Une situation qui aggrave la précarité dans une région déjà durement éprouvée par l’insécurité.

 

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Les “pickpockets”, un danger persistant dans les rues de Bangui

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Les “pickpockets”, un danger persistant dans les rues de Bangui

 

Centrafrique.org/bangui-deux-jeunes-garcons-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cable-electrique/deux-jeunes-garcons-presumes-voleurs-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cables-electrique-au-quartier-benz-vi-a-bangui-le-dimanche-14-avril-2024/” rel=”attachment wp-att-75357″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Deux-jeunes-garcons-presumes-voleurs-pris-en-flagrant-delit-de-vol-de-cables-electrique-au-quartier-Benz-vi-a-Bangui-le-dimanche-14-avril-2024-304×450.jpg” alt=”Deux jeunes garçons présumés voleurs pris en flagrant délit de vol de câbles électrique au quartier Benz-vi à Bangui, le dimanche 14 avril 2024″ width=”304″ height=”450″ />
Deux jeunes garçons présumés voleurs pris en flagrant délit de vol à Bangui, le dimanche 14 avril 2024

 

Bangui, CNC. Dans les rues de la capitale centrafricaine, une menace invisible guette les passants. Tels des araignées tissant leur toile, les pickpockets de Bangui ont fait du vol à la tire un art redoutable. Ce phénomène, qui gangrène le cœur de la ville, prouve aux yeux du monde les défis sociaux auxquels la République centrafricaine est confrontée.

 

Au centre-ville de Bangui, surnommée autrefois “la coquette”, le ballet incessant des petits voleurs est devenu une triste réalité. Souvent mineurs, ces délinquants ont développé des techniques bien rodées pour dépouiller leurs victimes. Un instant d’inattention suffit : un téléphone disparaît d’une poche, un portefeuille s’évapore d’un sac à main.

 

Les zones les plus touchées sont aisément identifiables. Le marché central, que ça soit au centre-ville, au PK12  ou au PK5, véritable poumon économique de la ville, est un terrain de chasse privilégié. Les terminus des transports en commun, où la foule se presse aux heures de pointe, sont également des points chauds. Même les automobilistes peu prudents ne sont pas à l’abri : une main agile peut surgir par une vitre entrouverte et s’emparer d’un objet de valeur en un éclair. Dimitri Sitiy en est un parfait exemple des victimes de ces malfrats de la capitale centrafricaine. Dans les transports publics, il y’a aussi des voleurs. Ils sont partout.

 

Les forces de l’ordre tentent de répondre à cette criminalité endémique. Des opérations ponctuelles sont menées, aboutissant parfois à l’arrestation de ces jeunes délinquants. Mais le système judiciaire, débordé, peine à apporter une réponse durable. Après quelques mois de détention, beaucoup retournent dans la rue, faute d’alternatives.

 

Des associations caritatives s’efforcent d’offrir un autre avenir à ces jeunes. Cependant, le manque de moyens et l’attrait de la rue limitent l’impact de leurs actions. Pour beaucoup de ces enfants, le vol est devenu un mode de vie, difficile à abandonner.

 

Plus inquiétant encore, ce phénomène ne se limite pas aux seuls enfants des rues. Des adultes, venus des quartiers périphériques de Bangui , s’adonnent également à ces pratiques, complexifiant davantage la lutte contre ce fléau.

 

Pour les autorités banguissoises, l’enjeu est de taille. Au-delà de la simple répression, c’est tout un travail de fond qui doit être mené pour offrir de réelles perspectives à cette jeunesse et briser le cycle de la délinquance.

 

En attendant, la vigilance reste de mise dans les rues de Bangui. Habitants comme visiteurs doivent redoubler de prudence pour ne pas tomber dans la toile de ces “araignées” des temps modernes.

 

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Cantonnier, une ville frontalière plongée dans l’obscurité et le silence médiatique

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Cantonnier, une ville frontalière plongée dans l’obscurité et le silence médiatique

 

Centrafrique.org/le-bureau-et-le-groupe-electrogene-de-lenerca-de-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Le bureau et le groupe électrogène de l'ENERCA de Cantonnier Le-bureau-et-le-groupe-electrogene-de-lENERCA-de-Cantonnier
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Bangui, CNC. L’absence totale d’électricité et de médias à Cantonnier, ville frontalière située à plus de 600 km de Bangui, révèle l’ampleur de l’isolement et du sous-développement qui frappent de nombreuses localités centrafricaines. Cette situation alarmante persiste malgré les promesses gouvernementales et les financements internationaux censés y remédier.

 

Cantonnier, une ville frontalière  coupée du monde.

 

Cantonnier, une ville frontalière   stratégique d’entrée vers le Cameroun, reste paradoxalement privée des infrastructures les plus élémentaires. “Cantonnier est isolé et pourtant nous sommes à la frontière. Nous sommes à la frontière où tout le monde doit être éveillé, informé”, déplore Robert Souma, président du conseil paroissial de l’église catholique de Cantonnier.

 

L’obscurité règne dès la tombée de la nuit, à l’exception de quelques commerces équipés de groupes électrogènes. Les services publics, y compris les douanes, fonctionnent de manière intermittente selon la disponibilité de carburant.

 

Le mythe de l’électrification solaire à Cantonnier, une ville frontalière   de Centrafrique.

 

Le gouvernement avait annoncé en grande pompe l’installation de panneaux solaires financés par la Banque mondiale pour électrifier la ville. “Des mensonges, pires mensonges”, fustige notre source locale. En réalité, l’électricité n’est fournie que lors des visites officielles, laissant le reste du temps la population “dans le noir, chaque jour”.

 

Cette situation n’est pas propre à Cantonnier, une ville frontalière  . “Au nord, au sud, à l’ouest, partout dans le pays, c’est comme ça. A Bambari, c’est comme ça, à Berberati, pire, à Bouar, pire, même ailleurs“, constate amèrement notre informateur.

 

En plus de l’électricité, un désert médiatique inquiétant à Cantonnier, une ville frontalière  .

 

L’absence de stations radio et de surcroit de télévision prive les habitants de Cantonnier, une ville frontalière,   d’accès à l’information. “La radio, c’est la source d’information. Mais si nous n’avons pas cet appareil qui doit vraiment chercher à nous édifier, à nous informer, vraiment, je pense que c’est un manque à gagner pour notre localité”, explique Robert Souma.

 

Cette situation s’avère particulièrement problématique à l’approche des Élections locales. “Un candidat qu’on doit choisir, c’est à travers la radio, à travers l’information, qu’on doit connaître au moins la biographie de notre candidat devant nous, qu’on doit vraiment le voter”, souligne le responsable religieux.

 

Un appel pressant au gouvernement.

 

Face à ce constat accablant à Cantonnier, une ville frontalière  , Robert Souma lance un appel au gouvernement : “Mon souhait vraiment est que le gouvernement pense à Cantonnier. Cantonnier, vraiment, ça gorge beaucoup de populations. C’est une grande localité qui est face à face avec le Cameroun”.

 

Il insiste sur l’urgence d’apporter l’électricité et la radio, soulignant le potentiel de création d’emplois pour la jeunesse locale. “Autant, de l’autre côté du Cameroun, en face de nous ici, il y a vraiment la lumière, il y a l’électricité à tout moment et en permanence. Et de l’autre côté, ici, chez nous, vraiment, il n’y a pas cette électricité là, vraiment, ça fait mal”, conclut-il.

 

Le cas de Cantonnier n’est malheureusement pas isolé. Il expose au grand jour l’échec des politiques de développement et d’aménagement du territoire en République centrafricaine. Malgré les financements internationaux, de nombreuses villes restent privées des infrastructures les plus basiques, hypothéquant gravement leur avenir.

 

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À Bayanga, l’école du village Gbokosso : symbole de l’abandon total du système éducatif en Centrafrique

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À Bayanga, l’école du village Gbokosso : symbole de l’abandon total du système éducatif en Centrafrique

 

Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas La nomination de Mohamadou Bello Saïdou comme porte-parole de la CPC ravive le débat sur la situation sécuritaire en RCA
Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale

 

Bangui, CNC. Au village Gbokosso, à 58 kilomètres de Bayanga, une scène désolante traduit l’état catastrophique de l’éducation en République centrafricaine. Les élèves prennent leurs cours dans une église évangélique, après l’effondrement du hangar qui servait de salle de classe pendant les vacances.

 

Un système D qui masque la défaillance de l’État au village Gbokosso

 

L’église de coopération évangélique du village Gbokosso  s’est transformée en salle de classe improvisée depuis la rentrée académique 2024 – 2025. Cette solution de fortune, obtenue grâce à la bienveillance du pasteur local, dissimule mal l’incapacité criante des autorités à garantir des conditions d’apprentissage décentes aux élèves.

 

Ouago Guillaume, directeur de l’établissement scolaire du village Gbokosso, dévoile la précarité de la situation : « Si aujourd’hui nous sommes ici à l’église de coopération, c’est le pasteur qui nous a donné cet accord en attendant de finir la construction. Sans sa générosité, nous accuserions un retard considérable dans notre programme ».

 

Un enseignant seul face à tous les niveaux

 

Plus alarmant encore, l’école du village Gbokosso  ne dispose que d’un seul enseignant pour tous les niveaux, du CI au CM2. Pour gérer cette situation aberrante, le directeur a dû mettre en place un système de rotation : « Je commence le matin et à 9h, je libère les élèves des classes de CI à CE2. De 9 heures à l’après-midi, je continue avec ceux du CE2 à CM2 ».

 

Les parents d’élèves du village Gbokosso, derniers remparts face à la démission de l’État

 

Devant l’inaction des autorités, les parents d’élèves tentent de construire un nouveau hangar avec leurs maigres moyens. Une initiative louable mais qui souligne l’abandon total des zones rurales par le ministère de l’Éducation nationale.

 

Le cri d’alarme du directeur aux autorités résonne comme un appel dans le désert : « S’il y a de grandes vacances, je leur demande de faire des tours dans les écoles pour voir les difficultés et les problèmes de chaque établissement ».

 

Cette situation à Gbokosso n’est malheureusement pas un cas isolé. Elle reflète la réalité brutale d’un système éducatif rural à l’agonie, où des milliers d’élèves centrafricains sont privés de leur droit fondamental à une éducation digne de ce nom. Pendant ce temps, les autorités brillent par leur absence, laissant les communautés locales se débrouiller seules face à ce naufrage éducatif.

 

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Le rôle de 1xBet dans le soutien du football africain par le parrainage et le partenariat

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Le football n’est pas seulement un sport, mais également un pilier social essentiel pour de nombreux pays africains. Ce jeu, qui rassemble des millions de personnes, influence l’économie et la culture du continent. Ces dernières années, des entreprises comme 1xBet ont augmenté leurs investissements dans le football africain, en parrainant des clubs, des ligues et des tournois, contribuant ainsi à la popularisation du sport et au développement de l’infrastructure footballistique. Les utilisateurs peuvent également télécharger l’application 1xBet sur le site https://telecharger-apk.com/ pour un accès pratique aux paris sportifs et aux résultats. Dans cet article, nous examinerons comment 1xBet soutient le football africain grâce à des partenariats et des parrainages.

 

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L’histoire de 1xBet en Afrique

1xBet s’est implantée sur le marché africain en tant qu’entreprise visant non seulement le succès commercial, mais également la création d’un impact positif sur l’industrie sportive. La société accorde une importance particulière au soutien des projets locaux et des initiatives sportives, en investissant dans des clubs de football et des événements. L’une des ambitions de 1xBet est de renforcer sa marque en soutenant le football africain, un sport qui attire des millions de fans sur le continent.

Parrainage des clubs et des ligues de football

L’un des principaux axes d’activité de 1xBet en Afrique est le parrainage des clubs et des ligues de football. La société a conclu des accords avec plusieurs équipes africaines renommées, telles qu’Akwa United au Nigeria. Ce partenariat inclut un financement, la fourniture d’équipements, ainsi qu’un soutien publicitaire et la présence de la marque sur les uniformes de l’équipe. De tels partenariats permettent aux clubs de consolider leur position, d’améliorer leur stabilité financière et de participer à davantage de tournois tout en attirant des joueurs plus qualifiés.

Soutien aux tournois et événements sportifs

1xBet sponsorise activement les principaux tournois de football en Afrique. Par exemple, la société est partenaire officiel de la Confédération Africaine de Football (CAF), ce qui inclut le parrainage de la Coupe d’Afrique des Nations (AFCON), de la Ligue des Champions de la CAF, de la Coupe de la Confédération CAF et de la Supercoupe CAF. La marque 1xBet est visible dans les stades, sur les écrans LED et dans les zones d’interview, renforçant ainsi la notoriété de l’entreprise tout en promouvant le football en Afrique.

Au Kenya, 1xBet soutient la Waziri Super Cup, un tournoi amateur offrant aux jeunes une plateforme pour démontrer leurs talents. 1xBet fournit aux équipes un équipement complet et finance le prix en argent, contribuant ainsi au développement des infrastructures et attirant l’attention des communautés locales.

Initiatives sociales et développement des jeunes

L’un des axes prioritaires de 1xBet est le soutien au football pour les jeunes. La société collabore avec des académies de football et des fonds de développement des jeunes talents. En parrainant des formations et des programmes d’entraînement, 1xBet permet aux jeunes joueurs de développer leurs compétences et d’aspirer à une carrière professionnelle. Par ailleurs, l’entreprise soutient des projets sociaux offrant aux jeunes des plateformes de développement sportif, favorisant à la fois leur croissance sportive et sociale.

Impact de 1xBet sur le développement des infrastructures footballistiques

1xBet influence également le développement des infrastructures footballistiques en Afrique. Grâce à des projets de partenariat, certains pays ont modernisé leurs stades, construit des centres d’entraînement et créé des installations sportives. Le soutien aux infrastructures renforce les clubs africains en améliorant les conditions d’entraînement et de préparation des joueurs, augmentant ainsi la compétitivité des clubs africains sur la scène internationale.

Contribution économique et promotion du football africain

Les investissements financiers de 1xBet jouent un rôle important dans l’économie des pays où la société collabore avec les ligues et les clubs de football. Les accords de parrainage, tels que les partenariats avec les équipes nationales du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, ont permis d’attirer de nouvelles ressources pour le développement des équipes et de promouvoir les équipes et joueurs africains sur la scène internationale, attirant l’attention des recruteurs et investisseurs mondiaux.

Défis et aspects éthiques du parrainage

Comme pour toute collaboration avec des entreprises de paris, le parrainage de 1xBet suscite certaines interrogations. Parmi les aspects éthiques figure l’impact sur les jeunes fans et les risques potentiels liés aux jeux d’argent. Les pays africains ont besoin d’une régulation stricte pour réduire les impacts négatifs sur la population. Il est important que 1xBet respecte les règles du parrainage responsable, propose des programmes éducatifs et participe à des initiatives de prévention de la dépendance au jeu.

Conclusion

Le parrainage et le partenariat de 1xBet ont un impact significatif sur le développement du football africain. Le soutien financier des clubs, des tournois et des programmes sociaux crée des opportunités de croissance et de professionnalisation pour les équipes africaines et les jeunes joueurs. Grâce à cette collaboration, le football africain devient plus populaire et accessible, contribuant ainsi au développement continu du sport sur le continent.

 

 

 

1win et les technologies numériques dans le sport

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À l’ère de la transformation numérique, l’industrie sportive est devenue plus accessible et interactive pour les fans et les utilisateurs de plateformes en ligne. Parmi les entreprises intégrant activement des innovations pour améliorer l’expérience client figure 1win. Cette société offre à ses utilisateurs des outils et des applications numériques, facilitant l’accès aux événements sportifs, aux diffusions en direct et aux analyses. Examinons plus en détail comment 1win utilise les technologies numériques pour élargir les possibilités dans le monde du sport et des paris.

La plateforme numérique de 1win

Le cœur de l’écosystème numérique de 1win est sa plateforme pratique et multifonctionnelle. Le site offre aux utilisateurs une interface intuitive, permettant de trouver facilement les événements d’intérêt, de placer des paris rapidement et de consulter les résultats des matchs. La plateforme propose des milliers d’événements sportifs issus de diverses ligues et tournois, offrant ainsi de nombreuses options de paris aux clients. La rapidité de chargement du site et son adaptation aux différents appareils permettent aux utilisateurs de profiter d’une expérience agréable, quels que soient leurs compétences techniques.

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Applications mobiles 1win et accès aux événements sportifs

L’application mobile 1win pour Android et iOS rend les paris sportifs encore plus accessibles. Grâce à cette application, les utilisateurs peuvent suivre les événements sportifs et placer des paris à tout moment et en tout lieu. L’application propose des fonctionnalités telles que des notifications push sur les matchs importants et les résultats, permettant aux utilisateurs de réagir rapidement aux changements et de parier en temps réel. Cela est particulièrement précieux pour les amateurs de sport souhaitant rester informés de tous les événements en cours et prendre des décisions rapidement.

Les utilisateurs peuvent installer l’application 1win sur leur téléphone en la téléchargeant via le lien 1wintogo.com/app.html et bénéficier d’un bonus de 200 % sur leur premier dépôt ainsi que de 70 tours gratuits, rendant l’utilisation de l’application encore plus attrayante pour les nouveaux utilisateurs.

Diffusions en direct et vidéo-analyse

L’une des fonctionnalités les plus prisées de 1win est l’accès aux diffusions en direct des matchs. Cela permet aux utilisateurs de suivre les jeux en temps réel, créant une immersion totale dans l’événement. La vidéo-analyse proposée par 1win inclut des données statistiques sur les matchs et les joueurs, ainsi que des résumés des rencontres précédentes. Cette analyse aide les utilisateurs à prendre des décisions éclairées, améliorant ainsi la qualité de leurs paris. La possibilité de visionner les diffusions et d’accéder aux analyses sur une seule plateforme fait de 1win un outil pratique et complet pour les fans de sport et les parieurs.

Technologies interactives pour améliorer l’expérience utilisateur

1win utilise également des fonctionnalités interactives pour fidéliser et engager ses utilisateurs. Par exemple, les utilisateurs peuvent participer à des discussions et échanger avec d’autres fans, créant ainsi une ambiance communautaire. La gamification, avec des systèmes de bonus et de récompenses pour l’activité, motive les utilisateurs à rester sur la plateforme et à augmenter leurs mises. La fonction de paris « live » permet de modifier les paris en temps réel, ajoutant excitation et intérêt lors du visionnage des matchs. Ces technologies donnent aux utilisateurs le sentiment d’être impliqués et de participer activement au processus sportif.

Intelligence artificielle et automatisation au service des utilisateurs

L’intelligence artificielle (IA) joue également un rôle crucial sur la plateforme 1win. Grâce à des algorithmes d’IA, 1win analyse le comportement des utilisateurs et propose des recommandations personnalisées sur les paris et les événements sportifs en fonction de leurs préférences. L’automatisation optimise le fonctionnement du service client, assurant une réponse rapide aux demandes des clients et des offres personnalisées. Cela rend l’interaction avec la plateforme plus fluide et rapide, améliorant l’expérience globale des utilisateurs.

Sécurité et protection des données des utilisateurs

1win accorde une grande importance à la sécurité des données de ses utilisateurs, en utilisant des technologies de cryptage avancées pour protéger les informations personnelles et les transactions financières. La protection des données et la confidentialité renforcent la confiance envers la plateforme, ce qui est essentiel pour les utilisateurs qui parient régulièrement et effectuent des transactions financières. Des méthodes de cryptage modernes et une authentification à deux facteurs ajoutent un niveau de sécurité supplémentaire.

Conclusion

Les technologies numériques utilisées par 1win créent un environnement pratique et sécurisé pour les amateurs de sport et de paris. Les diffusions en direct, l’analyse, la gamification et les solutions mobiles font de la plateforme 1win l’une des plus avancées et conviviales pour les utilisateurs. À l’avenir, 1win pourrait introduire encore plus d’innovations, améliorant l’interaction des utilisateurs avec la plateforme et enrichissant leur expérience sportive.

 

La dictature de Liliane GAMANZA au HCR de Bangui : Des milliers de réfugiés privés d’aide sociale

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La dictature de Liliane GAMANZA au HCR de Bangui : Des milliers de réfugiés privés d’aide sociale

 

Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR
Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire HCR

 

 

Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Une enquête exclusive de la rédaction du Corbeau News Centrafrique (CNC) révèle une série de dysfonctionnements graves au sein du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bangui. Des centaines de familles de réfugiés dénoncent un système d’aide défaillant, signé par des pratiques discriminatoires et le comportement controversé d’une responsable de service communautaire, madame Liliane GAMANZA ….

 

L’effondrement du système d’assistance au sein du HCR de Bangui

 

La situation des réfugiés au pays de Barthelemy Boganda atteint un niveau de précarité alarmant. L’assistance, autrefois multidimensionnelle, se réduit aujourd’hui à une aide scolaire partielle et mal gérée.

« Nous n’avons plus aucun soutien médical. Un réfugié peut tomber malade, personne ne l’assistera avec des médicaments. Nous sommes totalement dépourvus », témoigne un représentant de la communauté congolaise à Bangui.

 

Cette dégradation touche particulièrement les familles nombreuses. Une mère de sept enfants, tous exclus du programme d’aide scolaire par le HCR de Bangui, malgré des dossiers complets, partage son désespoir :

« Mes enfants risquent de perdre une année scolaire entière. Quand je me présente au bureau du HCR de Bangui pour des explications, on me considère même pas. D’ailleurs ce que tu dis semble n’avoir aucun échos  auprès des agents, plus pire de madame Liliane GAMANZA ».

Des réfugiés dans le camp d’Inke, en République démocratique du Congo, font leurs adieux à leur famille et leurs amis avant leur rapatriement par avion en République centrafricaine. Des-refugies RCA : le HCR et les Etats voisins s’engagent à accroître l’appui aux personnes déracinées par les crises
Des-refugies – RCA : le HCR et les Etats voisins s’engagent à accroître l’appui aux personnes déracinées par les crises

 

Un processus de sélection chaotique des bénéficiaires d’aides au sein du HCR de Bangui

 

Le système d’attribution des aides au sein du HCR de Bangui expose des défaillances majeures. La procédure, théoriquement claire, devient opaque dès les premières étapes.

« Nous déposons nos dossiers auprès de l’expert en éducation de la CNR, monsieur Jean YAMBOLESSIO. Il établit une première liste transmise au HCR de Bangui pour validation. Mais le processus déraille complètement à ce stade », explique à CNC un père de famille soudanais.

 

Les témoignages concordants décrivent un parcours absurde :

Parfois trois phases ou plus d’affichage des listes, des modifications inexpliquées, des disparitions de noms préalablement validés.

« Mon enfant figurait sur la première liste. J’ai même vérifié son nom. Mais lors du paiement final, il avait mystérieusement disparu », raconte un réfugié rwandais à Bangui.

 

La dictature de Liliane GAMANZA, une  Chargée de service communautaire du HCR de Bangui au comportement spectaculaire

 

Au centre des critiques, Liliane GAMANZA, Chargée de service communautaire  au HCR-Bangui, cristallise le mécontentement. Son attitude envers les réfugiés provoque l’indignation.

« Elle nous traite comme des mendiants. Quand nous demandons des explications sur nos dossiers rejetés, elle nous répond avec mépris, parfois même avec des insultes », dénonce un représentant de la communauté éthiopienne.

 

Une communauté diverse abandonnée par le HCR Bangui

 

L’ampleur du problème touche l’ensemble des communautés réfugiées. Les Congolais, représentant environ 80% des réfugiés à Bangui, sont particulièrement affectés. Mais la situation n’épargne personne : Soudanais, Rwandais, Éthiopiens, Angolais, tous rapportent des expériences similaires.

 

« Sur plus de mille foyers ayant déposé des dossiers, seule une fraction reçoit l’aide scolaire promise. Et même ceux qui sont acceptés doivent supporter des retards inexplicables dans les versements », souligne un membre du comité des réfugiés. De plus, madame Liliane explique à certains refugiés que les dossiers sont clos, et il n’y aura pas de possibilité pour les oublis ou autres d’être régularisés.

 

Une administration dépassée

 

La Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) peine à gérer la crise. Face aux protestations croissantes, la direction tente de temporiser. Le directeur de la protection, lors d’une récente réunion, a proposé d’attendre le retour du Secrétaire Général, actuellement en mission, pour examiner les doléances. Mais au niveau du HCR, madame Liliane bloque déjà la procédure et ferme les dossiers.

 

« On nous fait patienter depuis des mois. Chaque fois qu’on se plaint, on nous demande d’attendre. Pendant ce temps, nos enfants risquent l’exclusion des écoles », s’indigne un parent d’élève.

 

Vers une escalade des tensions

 

La patience des réfugiés atteint ses limites. Des mouvements de protestation se préparent, malgré les risques. « Nous n’avons plus le choix. Si rien ne change, nous descendrons dans la rue », prévient un refugié congolais.

 

Les autorités suivent la situation avec inquiétude. Des sources policières confirment la mise en place de dispositifs préventifs en cas de manifestation.

 

Absence de réponse institutionnelle du HCR de Bangui

 

Les tentatives de notre rédaction pour obtenir des réponses officielles restent vaines. Madame Liliane, partie en congé en Europe selon nos sources, demeure injoignable. Le bureau du HCR à Bangui garde le silence, tandis que la CNR reporte toute communication au retour de son Secrétaire Général.

 

Une urgence humanitaire

 

La situation exige une intervention rapide des instances internationales. Les organisations de défense des droits des réfugiés appellent à une enquête indépendante sur ces dysfonctionnements qui menacent la survie de milliers de personnes vulnérables.

 

La rédaction du CNC poursuit son investigation et promet de nouvelles révélations dans les prochains jours. La rédaction dispose d’autres témoignages et documents qui pourraient éclairer davantage l’ampleur de ce scandale humanitaire au cœur de Bangui.

 

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À 26 ans, Alida Gompoulé, une mère de 2 enfants égorgée par son époux à Cantonnier

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À 26 ans, Alida Gompoulé, une mère de 2 enfants égorgée par son époux à Cantonnier

 

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Commissariat de police de la ville de Beloko à la frontiere avec le Cameroun

 

Bangui, CNC. Un nouveau crime conjugal vient endeuiller la ville de Cantonnier, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Dans la nuit du 26 octobre 2024, Alida Gompoulé, 26 ans, mère de deux enfants, a été sauvagement assassinée par son mari, Aimé Kachou. Ce meurtre particulièrement violent expose cruellement l’incapacité chronique des autorités centrafricaines à protéger les femmes des violences domestiques.

 

La chronologie d’un crime prémédité d’ Alida Gompoulé

 

Les circonstances du drame révèlent une scène d’une violence inouïe. De retour de sa journée d’activité commerciale au chantier d’or vers 20 heures, Alida Gompoulé a découvert son mari en compagnie d’une autre femme dans leur lit conjugal. Face à cette situation, le mari s’est alors livré à des violences d’une rare brutalité. Après avoir frappé sa femme jusqu’à la perte de conscience, Aimé Kachou a achevé son acte criminel en l’égorgeant avec un couteau. Non content d’avoir ôté la vie à la mère de ses enfants, il a dépouillé sa victime de ses gains de la journée avant de prendre la fuite.

 

Des défaillances criantes dans la prévention

 

Les circonstances du drame révèlent une accumulation de défaillances inquiétantes dans la protection des femmes. Les voisins interrogés confirment que la victime subissait régulièrement des violences, sans qu’aucune intervention des forces de l’ordre n’ait été effectuée.

 

> “Nous entendions souvent des cris et des disputes violentes, mais personne n’osait intervenir par peur des représailles”, témoigne un habitant du quartier sous couvert d’anonymat.

 

Une enquête bâclée sur le meurt d’Alida Gompoulé  qui pose des questions

 

La réaction des forces de l’ordre après la découverte du corps provoque de nombreuses interrogations. Ce n’est que le lendemain matin, alertés par l’absence d’activité et la porte hermétiquement close, que les voisins ont découvert l’horrible scène. Au lieu de mettre en place une véritable enquête pour retrouver le meurtrier en fuite, la police s’est contentée de placer en garde à vue les voisins qui ont donné l’alerte. Cette procédure aberrante démontre l’amateurisme des forces de l’ordre dans le traitement des violences faites aux femmes.

 

Un système judiciaire défaillant

 

Le parcours de la victime démontre la faillite totale du système de protection judiciaire. Travailleuse dans un site d’orpaillage, Alida Gompoulé n’avait aucun recours face aux violences qu’elle subissait. L’absence de structures d’accueil pour les femmes battues à Cantonnier, comme dans la majorité des villes centrafricaines, les condamne à rester prisonnières de situations mortifères.

 

L’impunité des auteurs de violences conjugales

 

Le meurtrier court toujours, bénéficiant de la désorganisation des services de police. Cette impunité est symptomatique du laxisme des autorités face aux violences conjugales. Selon les données du Ministère de la Justice, moins de 5% des auteurs de féminicides sont condamnés en République centrafricaine.

 

En attendant, les deux enfants d’Alida Gompoulé rejoignent les rangs des orphelins de féminicides, victimes collatérales d’un système qui refuse obstinément de protéger les femmes centrafricaines.

 

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L’ancien braqueur de Paris, le Camerounais Jules Njawe s’improvise porte-parole présidentiel et étale les failles du régime Touadéra

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L’ancien braqueur de Paris, le Camerounais Jules Njawe  s’improvise porte-parole présidentiel et étale les failles du régime Touadéra

 

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Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé

 

Bangui, CNC. Dans une sortie médiatique qui démontre la dérive du pouvoir centrafricain, Jules Njawe, un Camerounais, de surcoît un ancien braqueur de Paris, récemment apparu sur la scène politique centrafricaine, s’est autoproclamé porte-parole de la présidence. Avec un langage rudimentaire rappelant étrangement la rhétorique des mercenaires russes, il accumule mensonges et contradictions, exposant involontairement les failles béantes du régime.

 

Un passé sulfureux de Jules Njawe   qui interroge

 

Avant de se proclamer voix officielle du président putschiste Touadéra, Jules Njawe s’est fait remarquer par une altercation physique au lycée Barthélemy Boganda lors du référendum constitutionnel de juin 2023. « Un incident violent qui a contraint le président Touadéra à fuir précipitamment les lieux  comme un lapin », témoigne l’un des journalistes du CNC présent ce jour-là. Comment un tel individu peut-il prétendre représenter la plus haute institution du pays ? Plus grave encore, ce monsieur est un ancien blouse noire de Paris, il a commis énormement des dégâts en France.

 

Des mensonges éhontés de Jules Njawe   sur la crise des carburants

 

Jules Njawe tente maladroitement de justifier la flambée des prix du carburant en accusant Total et en manipulant les chiffres. « c’est même le gouvernement lui-même qui a officiellement décrété le doublement des prix à la pompe. Accuser Total est un mensonge grossier et pathétique », explique Jean-Marc Féimonazoui, spécialiste centrafricain en économie. Plus grave encore, il défend le contrat opaque avec la société camerounaise Neptune Oil, une entreprise de son pays d’ailleurs, ignorant délibérément les alertes du FMI sur l’irrégularité de cette transaction. En plus, dans sa tentative de défendre la politique énergétique mafieuse du gouvernement, Njawe avance des chiffres erronés, des explications bancales et volontairement criminelle sur le rôle des banques. En outre, il accuse le FMI de partialité sans apporter la moindre preuve, révélant une méconnaissance totale des mécanismes économiques.

 

Des voyages présidentiels ruineux et sans retombées

 

Le porte-parole improvisé Jules Njawe  justifie les déplacements incessants du président Touadéra à l’étranger par de prétendus négociation pour le bien du pays, en exemple de l’accord sur l’exploitation pétrolière avec la Chine. La réalité est tout autre : chaque voyage présidentiel coûte environ 700 millions de francs CFA aux contribuables centrafricains, sans aucun bénéfice tangible. Depuis 2016, aucun compte-rendu officiel n’a été présenté sur les retombées de ces déplacements dispendieux.

 

Le double jeu avec la France exposé par Jules Njawe   au grand jour

 

La rhétorique anti-française de Jules Njawe révèle l’hypocrisie du régime. D’un côté, il accuse Paris de bloquer les transactions financières pour l’achat de matières premières, paralysant ainsi les travaux routiers dans le pays. De l’autre, le gouvernement continue de solliciter l’appui budgétaire française. « Cette posture est d’autant plus incohérente que le régime vient de s’entendre avec la France  pour un appui budgétaire au gouvernement centrafricain », souligne Pierre Nzala, analyste politique centrafricain.

 

Un bilan catastrophique masqué par des excuses fantaisistes de Jules Njawe 

 

Face aux questions légitimes sur l’absence totale de développement depuis 2016, Jules Njawe  se réfugie derrière l’argument éculé du “chaos hérité”. Or, le président Touadéra a fait campagne en connaissance de cause. « Les fonds qui auraient dû servir à la reconstruction du pays ont été engloutis dans le financement des mercenaires russes », révèle Martin Ziguélé, ancien Premier ministre.

 

Les infrastructures de base toujours en souffrance

 

L’état des infrastructures de base reste désastreux : routes impraticables, coupures d’électricité chroniques, accès à l’eau potable limité. « La population souffre quotidiennement pendant que le pouvoir s’invente des excuses », déplore un enseignant centrafricain, membre de l’Association des Consommateurs centrafricains.

 

Une communication présidentielle aux antipodes des standards

 

Le niveau de langage déplorable de Jules Njawe questionne la crédibilité même du pouvoir. « Comment peut-on confier la communication présidentielle à quelqu’un qui s’exprime comme un écolier ? », s’interroge le Pr Joseph Seregaza de l’Université de Bangui. Ses formulations approximatives, comme « le temps du président n’est pas le temps du peuple », révèlent un amateurisme inquiétant.

 

L’opposition caricaturée pour masquer l’incompétence

 

Face aux critiques légitimes de l’opposition sur la gestion catastrophique du pays, Njawe ne trouve rien de mieux que de les accuser d’avoir « échoué » par le passé. Une rhétorique infantile qui évite soigneusement de répondre aux questions de fond sur l’absence de progrès sous Touadéra.

 

La prestation affligeante de Jules Njawe symbolise la dérive d’un régime aux abois, incapable d’assumer son bilan désastreux. La Centrafrique mérite mieux qu’un porte-parole improvisé au français approximatif, dont les mensonges maladroits ne font que souligner l’ampleur de la crise que traverse le pays.

 

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Payer ou mourir : Les Wagner terrorisent les commerçants de Bokolobo et Bria

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Payer ou mourir : Les Wagner terrorisent les commerçants de Bokolobo et Bria

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/les-mercenaires-de-wagner-a-Bambari-par-cnc-450×347.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine les-mercenaires-de-wagner-a-bambari-par-cnc Wagner : des mercenaires russes impitoyables” width=”450″ height=”347″ />
Les mercenaires russes du groupe Wagner à Bambari par Corbeaunews

 

 

Bangui, CNC. Les mercenaires russes du groupe Wagner intensifient leurs activités criminelles dans le centre et le centre-nord de la République centrafricaine. En l’espace d’une semaine, sept commerçants ont été kidnappés et contraints de verser des rançons totalisant plus de 16,5 millions de francs CFA à Bokolobo, dans la préfecture de la Ouaka, et à Bria dans la Haute-Kotto.

 

Opération Payer ou mourir : une descente brutale à Bokolobo

 

La semaine dernière, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une opération d’intimidation d’une ampleur spectaculaire à Bokolobo, localité située à 60 kilomètres de Bambari. Lors de cette opération Payer ou mourir , cinq commerçants ont été violemment arrachés à leurs activités quotidiennes. Pour chaque otage, les Wagner ont exigé une rançon de 1,5 million de francs CFA, soit un total de 7,5 millions de francs CFA. Les familles, démunies face à cette situation, ont été contraintes de vendre des biens et d’emprunter pour réunir les sommes exigées.

 

« Les Wagner sont arrivés sans prévenir, armés jusqu’aux dents. Ils nous ont accusés de collaborer avec des groupes armés, une accusation totalement fausse qu’ils utilisent pour justifier leurs opération Payer ou mourir», témoigne l’un des commerçants libérés, sous couvert d’anonymat par peur des représailles.

 

Nouvelle opération Payer ou mourir  à Bria

 

Encourageai par le “succès” de leur première opération Payer ou mourir  à Bokolobo, les mercenaires russes ont quitté Bambari ce samedi 26 octobre pour se rendre à Bria, dans la Haute-Kotto. Là-bas, ils ont ciblé deux commerçants connus, Ousmane et Mahamat, exigeant cette fois 3 millions de francs CFA par personne.

 

Cette arrestation n’est pas la première pour ces deux commerçants. Quelques mois auparavant, ils avaient déjà été victimes d’une opération Payer ou mourir. Enlevés à Bria et détenus à Bambari, ils avaient dû verser chacun 5 millions de francs CFA à leurs ravisseurs russes pour leur libération. Les Wagner leur avaient également imposé un “impôt” mensuel à verser, une pratique courante dans leur système d’extorsion.

 

Payer ou mourir : un système d’extorsion sophistiqué

 

À Bria, les Wagner ont mis en place un véritable réseau d’informateurs et un système sophistiqué d’extorsion. Les commerçants et les orpailleurs sont particulièrement ciblés. Les mercenaires surveillent leurs activités et leurs déplacements, créant un climat de terreur permanent.

 

« Ils ont des espions partout », explique un commerçant de Bria. « Dès qu’ils apprennent qu’un commerçant a fait une bonne affaire ou qu’un orpailleur revient du chantier, ils inventent des accusations de complicité avec les rebelles. C’est devenu leur méthode favorite pour justifier les arrestations et les demandes de rançon ».

 

Des méthodes mafieuses bien rodées : Payer ou mourir

 

Les méthodes des Wagner suivent un schéma bien établi : Payer ou mourir. D’abord, ils identifient les commerçants ayant une certaine activité économique. Ensuite, ils procèdent à des arrestations arbitraires basées sur des accusations fabriquées de toutes pièces. Enfin, ils négocient des rançons exorbitantes avec les familles des victimes.

 

« Après avoir payé la rançon, ils nous imposent un tribut mensuel à verser chaque mois », révèle un autre commerçant. « Si nous refusons de payer ou si nous fuyons comme l’ont fait Ousmane et Ali, ils nous pourchassent et nous arrêtent à nouveau avec des rançons encore plus élevées. C’est un cercle vicieux dont nous ne pouvons pas nous échapper ».

 

Une population abandonnée face aux exactions

 

Face à ces exactions répétées, les populations locales se sentent totalement abandonnées. Les autorités centrafricaines semblent impuissantes ou peu disposées à intervenir pour protéger leurs citoyens. Cette situation pose de sérieuses questions sur la souveraineté même de l’État centrafricain sur son territoire.

 

« La France nous a envoyé à la Russie pour nous punir », déclare avec amertume un ancien otage. « Et voilà le résultat : nous sommes devenus les vaches à lait des russes. Notre seule option est de rester tranquilles, de souffrir en silence et d’espérer ne pas être tués par ces barbares ».

 

Cette situation dramatique démontre la mainmise totale des mercenaires russes sur tout le territoire national, où ils agissent en toute impunité comme une véritable force d’occupation prédatrice. Pendant ce temps, Baba Kongoboro et son gouvernement paradent dans la capitale Bangui tranquillement, sans aucune perspective d’amélioration de la situation de ces pauvres à l’horizon.

 

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À Koundé, une famille de neuf âmes vit dans une hutte de deux chambres effondrée

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À Koundé, une famille de neuf âmes vit dans une hutte de deux chambres effondrée

 

Centrafrique.org/kounde-maison-detruite/” data-wpel-link=”internal”>Famille nombreuse devant une hutte en paille partiellement effondrée à Koundé, Centrafriquekounde-maison-detruite kounde-maison-detruite.jpg
À Koundé, dans l’ouest centrafricain, Joël Porro et sa famille de neuf personnes survivent dans une hutte de paille partiellement détruite par les pluies CopyrightCNC

 

Bangui, CNC. À Koundé, un village de la sous-préfecture de Baboua (préfecture de Nana-Mambéré), une famille de neuf personnes survit dans des conditions extrêmement précaires. Leur habitation, une hutte de deux pièces au toit de paille, s’est partiellement effondrée il y a un mois suite à de fortes pluies.

 

Joël Porro, cultivateur et père de famille, témoigne : “Notre maison s’est en partie écroulée. Seule une chambre reste debout, avec un toit intact. Nous sommes neuf à nous entasser dans cet espace réduit”.

a group of people standing in front of a hut
Légende pour kounde-maison-en-paille.jpg dans l’article

 

La famille compte sept enfants âgés de 0 à 9 ans, tous non scolarisés. Esther Doudou, la mère, lance un appel à l’aide : “Nous avons besoin d’assistance pour réparer notre toit. Nous cultivons actuellement pour acheter de la paille, mais c’est insuffisant“.

 

Les parents, démunis, hésitent à solliciter le gouvernement. “Demander de l’aide aux autorités reste souvent sans réponse”, explique Joël Porro. Ils se tournent donc vers les ONG nationales et internationales présentes dans le pays.

 

D’après les habitants de Koundé, situé près de la frontière camerounaise, les victimes de catastrophes naturelles dans la zone sont rarement identifiées, ce qui explique l’absence d’assistance.

 

Cette situation dévoile aux yeux du monde les conditions de vie extrêmement difficiles dans les zones rurales de Centrafrique, où de nombreuses familles vivent dans un dénuement total, privées d’accès aux services de base comme l’éducation ou un logement décent.

 

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La CPI intensifie sa sensibilisation dans l’Ombella M’Poko

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La CPI intensifie sa sensibilisation dans l’Ombella M’Poko

 

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Monsieur Gama Uziel entrain de sensibiliser la population de la ville de Yaloké. CopyrightCNC

 

 

Bangui, CNC. L’équipe d’information publique et de la sensibilisation de la Cour pénale internationale (CPI) vient d’achever une tournée de trois jours dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, du mardi 15 au jeudi 17 octobre . Cette mission de sensibilisation, menée dans trois villes stratégiques, a permis de renforcer la compréhension du rôle de la juridiction internationale auprès des populations locales.

 

La délégation, dirigée par Won-Nzerinta Gama Uziel et comprenant Marise Djimassé ainsi que l’ambassadeur de la justice Abdrahim Yambala, a débuté son périple à Yaloké, à 225 km de Bangui. Dans l’hôtel de ville, l’équipe a rencontré un public diversifié : autorités administratives et militaires, leaders religieux, représentants des associations de femmes et de jeunes, chefs de quartiers et de villages, associations de commerçants et de taxi-motos. La session s’est conclue par un quiz interactif sur les activités de la CPI, où les participants ayant donné les bonnes réponses ont reçu des prix promotionnels : parapluies et t-shirts ornés du logo de la Cour.

 

Le lendemain à Bossembélé, située à 157 km de la capitale, la maison des jeunes a accueilli une réunion similaire. En présence de la nouvelle sous-préfète Béatrice Namkona, les échanges ont réuni le même éventail d’acteurs locaux. L’équipe a repris le format éprouvé la veille, alternant présentations informatives et séances de questions-réponses avec distribution de cadeaux aux participants les plus perspicaces.

 

La tournée s’est achevée jeudi 17 octobre à Boali, à 95 km de Bangui. À l’hôtel de ville, les représentants de la CPI ont poursuivi leur travail de sensibilisation auprès des forces vives de la commune. Comme dans les deux villes précédentes, le programme a associé sessions d’information et activités ludiques, permettant aux participants de tester leurs connaissances sur la juridiction internationale.

 

“Notre objectif est de cultiver une meilleure compréhension du rôle et des principes de la CPI”, explique Won-Nzerinta Gama Uziel. “Ces rencontres directes avec les populations permettent d’entretenir un dialogue constructif avec les communautés affectées.”

Le logo de la cour pénale internationale accroché sur le mur de l'hôtel de la ville de Boali, à 95 km de Bangui illustrant l'article sur la sensiblisation de la CPI auprès des victimes
Le logo de la cour pénale internationale accroché sur le mur de l’hôtel de la ville de Boali, à 95 km de Bangui, le 17 octobre 2024. CopyrightCNC

 

Dans chaque ville, les échanges ont porté sur les mécanismes de la justice internationale et son importance pour la stabilité du pays. Les participants ont montré un vif intérêt, posant de nombreuses questions sur le fonctionnement de la Cour et ses procédures.

 

Cette initiative de proximité témoigne de la volonté de la CPI de maintenir des liens étroits avec les populations centrafricaines. La juridiction internationale poursuit ainsi son travail d’information et de sensibilisation, essentiel pour renforcer la compréhension de son action dans le pays.

 

Les autorités locales ont salué cette démarche qui permet aux citoyens de mieux appréhender le rôle de la justice internationale. La mission envisage déjà de nouvelles tournées dans d’autres préfectures pour poursuivre ce travail de sensibilisation auprès des communautés.

 

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Circulation à Bangui : le cocktail mortel de routes défoncées et d’absence de régulation

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Circulation à Bangui : le cocktail mortel de routes défoncées et d’absence de régulation

 

Centrafrique.org/Centrafrique-accident-de-circulation-a-gobongo-quatre-personnes-dans-un-etat-serieux/accident-circulation-trois-motos-et-un-vehicule-quartier-gobongo-bangui/” rel=”attachment wp-att-26612″ data-wpel-link=”internal”>accident-circulation-trois-motos-et-un-vehicule-quartier-gobongo-bangui Centrafrique : accident de circulation à Gobongo, quatre personnes dans un état sérieux.
accident de circulation impliquant
trois-motos et un vehicule-quartier-gobongo-bangui – Centrafrique : accident de circulation à Gobongo

 

Bangui, CNC. La capitale centrafricaine connaît une hécatombe routière sans précédent. Avec 30 blessés graves recensés quotidiennement à l’hôpital communautaire de Bangui, les accidents de la route, principalement causés par les taxis-motos, sont devenus un véritable fléau de santé publique que les autorités peinent à endiguer. Cette situation catastrophique, qui perdure depuis plus d’une décennie, illustre l’incapacité chronique de l’État à assurer la sécurité de ses citoyens.

 

Accident de circulation à Bangui : un système de santé au bord de la rupture

 

Le service de traumatologie de l’hôpital communautaire de Bangui brosse un tableau accablant. « Chaque matin, nous avons 30 dossiers de victimes graves d’accidents de circulation à Bangui  à traiter, sans compter les blessés légers », révèle le Professeur Bertrand Tekpa, chef du service de traumatologie. Ces chiffres alarmants ne représentent que la partie visible de l’iceberg puisque de nombreuses victimes d’accident de circulation à Bangui  se dirigent vers d’autres structures comme l’hôpital MSF de SICA où les soins sont gratuits.

 

Les statistiques d’accident de circulation à Bangui  sont particulièrement inquiétantes : dès 2012, le service enregistrait déjà 1665 victimes d’accidents graves et 250 décès. Une décennie plus tard, la situation n’a fait qu’empirer. « Les motos sont impliquées dans 75% des accidents, causant principalement des traumatismes graves nécessitant des interventions chirurgicales », précise le Professeur Tekpa. La surcharge des services d’urgence compromet la qualité des soins, tandis que de nombreuses victimes, faute de moyens, renoncent même à se faire soigner.

 

Une régulation inexistante du transport urbain

 

La prolifération anarchique des taxis-motos illustre l’échec cuisant des autorités à organiser le transport urbain. Alors que Bangui, ville de plus d’un million d’habitants, compte moins de 100 taxis automobiles et seulement 70 bus, les taxis-motos se sont multipliés sans aucun encadrement. « Il n’y a aucune réglementation suivie. Ni permis de conduire, ni port du casque, ni respect des rétroviseurs obligatoires », dénonce Karl Blagué, coordonnateur d’organisations de la société civile.

 

Les syndicats de taxis-motos, censés structurer la profession, sont eux-mêmes gangrenés par des querelles politiques. « La plupart des conducteurs n’ont plus confiance en leur syndicat qu’ils jugent politisé », révèle une source interne. Cette politisation empêche toute tentative sérieuse d’organisation du secteur de circulation à Bangui.

 

Circulation à Bangui : des infrastructures routières en décrépitude totale

 

L’état catastrophique des routes aggrave considérablement la situation de circulation à Bangui. « De PK9 pour entrer à Pétévo jusqu’au centre  ville, c’est un calvaire quotidien avec des fossés tellement profonds que les petites voitures y restent coincées », témoigne Antoinette Montaigne, ancienne ministre. Cette dégradation des infrastructures a des conséquences dramatiques, notamment pour les femmes enceintes qui subissent de nombreuses fausses couches à cause des chocs sur les routes défoncées.

 

La situation est encore plus alarmante en province. Sur la route nationale 2, reliant Bangui à la frontière soudanaise, des voyageurs peuvent rester bloqués pendant des semaines dans des zones marécageuses. Les travaux d’entretien routier, pourtant essentiels, semblent avoir été totalement abandonnés par les autorités.

 

Un ministère des transports paralysé par l’inertie

 

Face à cette situation dramatique, la direction générale des transports urbains se contente de vagues promesses. « Nous avons envoyé des termes de référence pour une campagne de sensibilisation », affirme son directeur Nono Wenceslas Nguélékoumo, sans préciser ni calendrier ni moyens concrets. Cette inertie administrative contraste violemment avec l’urgence de la situation sur le terrain.

 

Les recommandations formulées depuis des années restent lettre morte : limitation de vitesse en agglomération à 30-50 km/h, contrôle de l’âge des conducteurs, réglementation des charges transportées. Aucune de ces mesures basiques n’a été mise en œuvre efficacement.

 

Les accidents de la route à Bangui dévoile une triple faillite : celle de l’État incapable d’organiser les transports urbains, celle des infrastructures laissées à l’abandon, et celle du système de santé débordé. Cette situation désastreuse témoigne d’une gouvernance défaillante où les autorités semblent avoir abandonné leurs responsabilités les plus élémentaires envers la population. Pendant ce temps, le bilan humain ne cesse de s’alourdir dans une indifférence qui confine au mépris institutionnalisé.

 

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Nana-Mambéré : le village Douala-Zoungbé   , totalement isolé, est dans le dénuement sévère

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Nana-Mambéré : le village Douala-Zoungbé   , totalement isolé, est dans le dénuement sévère

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/Croisement-koundé-béloko-450×337.jpg” alt=”Croisement Koundé-Béloko-Bouar. Photo CNC / Gervais Lenga Croisement-koundé-béloko RCA : Nana-Mambéré, les rebelles de 3R bloquent les circulations sur l’axe Bouar-Niem et lancent un ultimatum aux habitants du village Abba-Bondiba  de quitter la zone.” width=”450″ height=”337″ />
Croisement koundé Béloko RCA

 

Bangui, CNC. À l’ouest de la République centrafricaine, à la frontière avec le Cameroun, le village de Douala-Zoungbé    et ses environs vivent dans un isolement extrême, privés des services les plus essentiels. Sans école, sans centre de santé ni accès à l’eau potable, les 112 groupements qui composent cette localité tentent de survivre malgré des conditions particulièrement difficiles.

 

« Les enfants du village Douala-Zoungbé    n’apprennent rien, ils grandissent comme ça, sans aucune formation. C’est dangereux pour leur avenir » , déplore Alexis Saïdou, chef du groupe secteur Toumba dans le village Douala-Zoungbé   . L’absence d’infrastructure scolaire condamne toute une génération à l’analphabétisme.

 

La situation sanitaire s’avère tout aussi alarmante au village Douala-Zoungbé  . Les femmes enceintes doivent parcourir plusieurs kilomètres pour atteindre les centres de santé de Koundé (25 kilomètres), Besson  ou Cantonnier  (65 kilomètres). « Certaines femmes perdent leurs enfants, d’autres meurent pendant le trajet. La situation est critique » , précise le chef de groupe.

 

L’enclavement du village Douala-Zoungbé   aggrave ces difficultés. Seules les motos peuvent accéder au village, sur des pistes impraticables pour les véhicules. Une contrainte qui complique davantage l’accès aux soins d’urgence.

 

Par ailleurs, la présence de l’armée camerounaise dans la zone restreint les déplacements des habitants entre les villages frontaliers, tels que Simon, Douala et Besson, ajoutant à leur isolement.

 

Malgré ce contexte difficile, la population tente de s’organiser. « Les jeunes s’activent dans des groupements agricoles et pastoraux pour générer quelques revenus » , indique Alexis Saïidou. Mais sans infrastructures de base ni soutien extérieur, le développement du village reste très limité.

 

Le chef de groupe lance un appel pressant aux autorités et aux organisations internationales : « Une génération entière risque d’être sacrifiée. Notre village pourrait rester des décennies en arrière sans aide pour construire des écoles et des centres de santé » .

 

 

 

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Des violences basées sur le genre explose à  Bayanga  

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Des violences basées sur le genre explose à  Bayanga  

 

Centrafrique.org/Bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>La lettre police sur leur pick-up police-sur-un-vehicule Bangui, une fillette de 12 ans échappe à un viol
police-sur-un-vehicule – Bangui, une fillette de 12 ans échappe à un viol

 

Bangui, CNC. À Bayanga, située à 720 km de Bangui, dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, le centre des droits de l’homme enregistre une moyenne de 40 cas de violences basées sur le genre (VBG) par trimestre, avec une majorité de victimes féminines.

 

“Nous recensons environ 4 cas par semaine, pouvant atteindre 9 à 10 certaines semaines. Sur un mois, cela représente près de 40 cas traités par notre centre”, explique Michelin Limbaya Gbongombe, responsable du centre des droits de l’homme de Bayanga.

 

Les violences à  Bayanga signalées prennent diverses formes. “Nous traitons des cas de coups et blessures où l’homme a exercé une violence physique sur la femme. Mais aussi des cas de déni de ressources, quand l’homme prive délibérément sa conjointe de moyens financiers pour vivre et nourrir la famille”, précise le responsable.

 

Les violences psychologiques  à Bayanga et morales sont également courantes, notamment les injures publiques proférées devant les enfants, portant atteinte à la dignité des victimes.

 

Si les femmes constituent la majorité des plaignants, les hommes victimes de VBG restent peu nombreux à porter plainte. “Les signalements masculins sont rares, environ 2 à 3 cas des violences à  Bayanga par mois. Ils concernent principalement l’abandon d’enfants par leur conjointe”, souligne M. Gbongombe.

 

Le centre préconise le dialogue pour résoudre les conflits de violences à  Bayanga. “Quand plusieurs personnes vivent sous le même toit, les problèmes sont inévitables. Mais la violence n’est jamais une solution”, conclut le responsable.

 

Un phénomène des violences à  Bayanga qui persiste malgré les efforts des autorités centrafricaines pour promouvoir l’égalité homme-femme, comme stipulé dans la nouvelle Constitution illégale promulguée le 30 août 2023 par le président Baba Kongoboro.

 

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