Les étudiants centrafricains en Russie crient leur désespoir
Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie” width=”450″ height=”299″ />
L’Association des Étudiants Centrafricains en Russie (AECAR) lance un appel au secours. Dans une lettre adressée au Ministère des Affaires étrangères, ces jeunes dénoncent l’abandon total du gouvernement centrafricain et réclament leur rapatriement immédiat.
Bangui, 27 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un rêve des étudiants centrafricains en Russie qui vire au cauchemar.
Partis étudier en Russie grâce à des bourses de coopération, ces étudiants se retrouvent aujourd’hui dans une situation dramatique. “Nous sommes à bout de souffle et faisons face à de multitudes difficultés à cause des sanctions infligées à la Russie”, écrivent-ils. La hausse vertigineuse du coût de la vie les plonge dans la précarité.
Étudiants centrafricains en Russie , des promesses non tenues.
Le gouvernement centrafricain brille par son absence. Malgré les engagements du Président Baba Kongoboro en 2019, les bourses promises n’ont jamais été versées. Sur 55 étudiants sélectionnés en 2021-2022, seuls 9 ont reçu un soutien. Les autres se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources.
Une santé en péril.
L’AECAR alerte sur des “cas de maladies sans traitement adéquat par manque de moyens”. Les assurances fournies s’avèrent insuffisantes. Certains étudiants n’ont même pas de couverture médicale, une situation inacceptable en pleine crise sanitaire.
L’indifférence des autorités.
Malgré de multiples courriers, leurs appels restent lettre morte. Même la visite récente du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji à Moscou n’a rien changé. Les étudiants dénoncent le “mépris” des responsables, citant des propos choquants de l’ex-Directeur Général des bourses.
Un rapatriement urgent.
Désabusés, ces jeunes ne voient plus d’autre solution que le retour au pays. Ils demandent au gouvernement centrafricain et aux autorités russes d’organiser leur rapatriement, pour qu’ils puissent “continuer [leurs] études à l’université de Bangui”.
Ce cri d’alarme prouve une fois de plus l’échec cuisant de la coopération russo-centrafricaine dans le domaine éducatif. Il est temps que les autorités prennent leurs responsabilités pour sortir ces étudiants de l’impasse. Leur avenir en dépend.
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)