Akandji-Kombé du Rassemblement Unitaire promet d’amplifier la lutte contre le pouvoir de Bangui qu’il juge dictatorial

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis la capitale française, le coordonnateur du Rassemblement Unitaire renouvelle son engagement contre les autorités centrafricaines issues du changement constitutionnel de 2023.
Dans son quinzième communiqué publié ce 9 janvier 2026, le professeur Jean-François Akandji-Kombé ne cache pas sa détermination. Le coordonnateur général du Rassemblement Unitaire annonce que son mouvement va intensifier son action contre le régime de Bangui. Pour lui, la situation actuelle du pays exige une mobilisation accrue de toutes les forces démocratiques.
Cette prise de position intervient après une série de scrutins organisés le 28 décembre 2025 en Centrafrique. Le professeur Akandji-Kombé explique que ces Élections n’ont rien changé à la crise que traverse le pays. Pire encore, elles auraient aggravé les problèmes déjà existants selon l’opposant en exil.
Le Rassemblement Unitaire rappelle les raisons de sa création. Dans son texte, le mouvement indique être né du refus des citoyens face au bouleversement constitutionnel de 2023. Ce changement aurait permis, d’après l’opposition, l’installation d’un régime autoritaire qui viole quotidiennement les droits des Centrafricains.
Les accusations portées par le professeur Akandji-Kombé vont plus loin. Le coordonnateur dénonce ce qu’il appelle le bradage des ressources naturelles du pays à des entités étrangères. Il affirme également que le pouvoir des Centrafricains a été abandonné à ces mêmes intérêts extérieurs, laissant la population dans la misère et l’exclusion.
Pour justifier sa lutte, le Rassemblement Unitaire invoque un texte précis. Le mouvement se réfère aux articles 28 et 29 de la Constitution du 30 mars 2016, seule charte qu’il reconnaît comme valable aujourd’hui. Ces dispositions autorisent, selon l’interprétation du professeur Akandji-Kombé, la résistance face à des autorités devenues illégitimes.
Le coordonnateur général affirme avoir fait serment de combattre jusqu’à faire échec aux autorités qu’il qualifie d’illégitimes. Son objectif déclaré reste le relèvement du pays, ce qu’il nomme dans son communiqué la Renaissance Centrafricaine. Cette vision guide l’ensemble de son action politique depuis Paris.
Concernant les Élections du 28 décembre 2025, le professeur Akandji-Kombé ne mâche pas ses mots. Il qualifie ces scrutins de “mascarade électorale” qui n’a rien résolu. Au contraire, le Rassemblement Unitaire estime que ces Élections ont confirmé les dérives qu’il dénonçait depuis longtemps.
Dans son texte, le mouvement d’opposition parle de dictature installée, “plus brutale et plus liberticide que jamais”. Le professeur Akandji-Kombé accuse le pouvoir d’avoir confisqué la volonté populaire par une “tricherie généralisée et institutionnalisée”. Il dénonce également l’alliance entre ce qu’il appelle une caste de jouisseurs et des entités prédatrices étrangères.
La Constitution de 2023, adoptée par le régime actuel, est particulièrement visée par l’opposition. Le Rassemblement Unitaire affirme que ce texte sème division et exclusion dans le pays. Combinée à la soif de pouvoir absolu des dirigeants de Bangui, cette charte aurait conduit la Centrafrique vers une nouvelle crise selon le professeur Akandji-Kombé.
L’opposant exprime aussi ses regrets face au refus du dialogue. Le Rassemblement Unitaire avait proposé, avec d’autres forces démocratiques, un dialogue politique inclusif avant les Élections. Cette offre aurait pu garantir, selon le coordonnateur général, des scrutins justes, apaisés et crédibles. Mais le pouvoir de Bangui a rejeté cette main tendue.
Malgré ces échecs, le professeur Akandji-Kombé ne compte pas baisser les bras. Dans son communiqué, il “proclame solennellement et à nouveau son engagement à combattre pour le Peuple centrafricain et à amplifier la lutte”. Cette formulation marque une escalade dans la rhétorique de l’opposition basée en France.
Le but final reste inchangé pour le Rassemblement Unitaire. Le mouvement veut faire échec aux autorités qu’il juge illégitimes depuis le changement constitutionnel de 2023. Le professeur Akandji-Kombé considère que ces autorités sont devenues encore plus illégitimes par leur manière de diriger le pays.
La stratégie préconisée par le coordonnateur général passe par l’unité. Dans son texte, le professeur Akandji-Kombé insiste sur la nécessité de rassembler les Forces Vives de la Nation. Il estime que seule cette union permettra de remporter la victoire face au régime actuel. Le Rassemblement Unitaire s’engage à travailler sans relâche pour réaliser cette unification.
Par Éric Azoumi
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Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)