Un enfer minier à ciel ouvert : à Yidéré, l’industrie du pillage et de la terreur signée Wagner

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Pendant que les regards des chancelleries occidentales et des ONG restent rivés sur le chantier minier de Ndachima, dans la Ouaka, un drame d’une ampleur tout aussi colosale et peut-être plus effroyable encore se joue à l’abri des projecteurs, dans l’ouest de la République centrafricaine. À Yidéré, au cœur de la commune de Niem-Yéléwa (préfecture de la Nana-Mambéré), le groupe paramilitaire russes Wagner a bâti une véritable usine du pillage à ciel ouvert, organisant un véritable désastre écologique et une terreur sanglante.
Une exploitation industrielle monstre tournée 24h/24
Loin des méthodes d’orpaillage artisanal, Wagner a déployé à Yidéré une artillerie lourde industrielle :
Norias de camions et tapis roulants : Une vingtaine de gros camions-bennes effectuent des rotations ininterrompues pour déverser des tonnes de minerai dans des broyeurs géants, relayés par un réseau de tapis roulants qui alimentent le cœur de l’usine.
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Un rythme infernal : L’installation tourne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Jour et nuit, de sombres colonnes de fumée s’élèvent du site, matérialisant l’activité frénétique d’une extraction qui mêle or et mercure.
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Pont aérien : Tous les deux jours, des hélicoptères décollent et atterrissent pour évacuer les ressources brutes vers les circuits de contrebande, scellant le vol caractérisé des richesses du sol centrafricain.
Le trophée macabre : régner par la barbarie
Pour préserver leur pré carré, les mercenaires ne s’embarrassent d’aucune humanité. Récemment, quatre jeunes Centrafricains, venus tenter de fouiller les résidus de gravier rejetés par le site, ont été sauvagement exécutés par les mercenaires.
Pour marquer les esprits et instaurer un climat de terreur absolue, les miliciens ont tranché la main d’une autre victime avant de la suspendre à un câble en hauteur, la transformant en un sinistre « trophée » visible de tous. Un avertissement sanguinaire destiné à traumatiser toute la population locale.
La curée internationale et l’ombre du pouvoir
Yidéré n’est plus un village, c’est une curée où se bousculent prédateurs étrangers et intérêts hauts placés :
Les mercenaires russes, fer de lance du pillage et de la répression.
Des entreprises chinoises exploitant massivement le sous-sol.
Des opérateurs burkinabés, où la rumeur publique et plusieurs sources locales pointent la participation financière directe de l’une des épouses du président Faustin-Archange Touadéra.
L’exploitation minière par Wagner à Yidéré engendre un pillage massif des ressources, exacerbant les violences et le terrorisme dans la région.
Demain, la terre brûlée ?
Face à ce maillage industriel destructeur, les cratères béants qui éventrent la terre de la Nana-Mambéré laissent entrevoir un avenir sombre. Que restera-t-il de ce pays dans quelques années, lorsque les filons seront taris, les sols empoisonnés au mercure et la terre éventrée ? L’histoire retiendra qu’à Yidéré, sous les yeux aveugles de la communauté internationale, on aura bradé l’avenir d’un peuple dans l’indifférence et le sang.
Par Alain Nzilo
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