Crépin Mboli-Goumba conteste l’interprétation juridique bancale du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé et lui rappelle brutalement l’autorité de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 14 novembre 2025.
Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, l’avocat et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) revient sur les règles applicables à la nationalité et sur les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel dans le dossier Dologuélé.

Sa réponse intervient après les déclarations douteuses du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, qui affirme sans sourciller que Dologuélé doit obligatoirement adresser une demande de réintégration au président Faustin-Archange Touadéra. Selon le porte-parole du gouvernement, l’absence de cette démarche signifierait que l’ancien Premier ministre n’a « aucune nationalité » et ne pourrait plus continuer à siéger à l’Assemblée nationale.
Pour Crépin Mboli-Goumba, cette présentation absurde ne peut pas être détachée de ce que le Conseil constitutionnel a déjà tranché souverainement.
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Le Conseil constitutionnel au centre du débat
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Dans son aide-mémoire, Crépin Mboli-Goumba commence par rappeler le rôle du Conseil constitutionnel.
Il souligne que cette institution est chargée de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la constitutionnalité des lois et de trancher certains contentieux électoraux. Il insiste surtout sur son rôle dans le contentieux de l’élection présidentielle.
Dans la décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour examiner les contestations relative aux candidatures à la présidentielle.
Cette précision est déterminante dans le dossier Dologuélé. La question de sa nationalité avait précisément été soulevée pour contester son éligibilité à l’élection présidentielle de décembre 2025.
Le Conseil constitutionnel avait donc été appelé à examiner cette question dans le cadre de ses compétences constitutionnelles.
Une décision qui ne dit pas la même chose que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
C’est sur le contenu de cette décision que Crépin Mboli-Goumba concentre sa réplique cinglante.
Le Conseil constitutionnel avait examiné l’argument selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française et devait, pour cette raison, demander sa réintégration.
Selon l’aide-mémoire, le Conseil a relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.
Le Conseil a également considéré que la perte de nationalité par l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne revêtait pas, dans les circonstances examinées, un caractère automatique.
Cette appréciation est au cœur de la contradiction étalée au grand jour par Mboli-Goumba.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana part aujourd’hui d’un principe biaisé selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité et qu’il doit donc demander sa réintégration.
Le Conseil constitutionnel, lui, avait rejeté le recours contestant la candidature de Dologuélé et considéré qu’en l’absence de l’acte juridique constatant la perte de nationalité, l’intéressé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration.
La question préalable : Dologuélé a-t-il juridiquement perdu sa nationalité ?
Pour Crépin Mboli-Goumba, c’est cette question qu’il faut régler avant de raconter des absurdités sur une prétendue réintégration.
Le Code de la nationalité prévoit bien une procédure de réintégration par décret après enquête. Sur ce point, le juriste ne nie pas l’existence des dispositions invoquées par le gouvernement.
Mais la procédure de réintégration concerne une personne qui a effectivement perdu sa nationalité et qui souhaite la recouvrer.
Le débat porte donc sur le préalable.
Si aucune décision juridique n’a formellement constaté la perte de la nationalité de Dologuélé dans les conditions retenues par le Conseil constitutionnel, sur quelle base peut-on lui imposer aujourd’hui de demander sa réintégration ?
C’est précisément cette articulation que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana s'avère totalement incapable de régler dans son intervention amateur.
Le porte-parole du gouvernement cite la procédure de réintégration. Mboli-Goumba lui oppose sèchement la décision constitutionnelle qui avait écarté son application à Dologuélé dans le contentieux électoral.
Le Tribunal de grande instance et le Conseil constitutionnel
L’aide-mémoire ne passe pas non plus sous silence la décision du Tribunal de grande instance de Bangui rendue le 16 octobre 2025.
Cette juridiction avait annulé le certificat de nationalité centrafricaine de Dologuélé. Elle avait notamment retenu l’acquisition volontaire de la nationalité française et les dispositions du Code de la nationalité relatives à la perte de la nationalité.
Cette décision existe et fait partie du dossier.
Mais elle n’est pas la dernière décision institutionnelle intervenue sur la question.
Quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel a examiné la contestation de la candidature de Dologuélé à la présidentielle. Il s’est déclaré compétent et a rejeté la requête visant notamment son éligibilité.
C’est cette seconde décision que Mboli-Goumba place au centre de son raisonnement pour terrasser les manœuvres du gouvernement.
Il ne prétend pas effacer l’existence de la décision du tribunal. Il rappelle que le contentieux a ensuite été examiné par le Conseil constitutionnel dans le cadre de sa compétence électorale supérieure.
L’article 147 de la Constitution comme réponse au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
L’argument le plus fort développé dans l’aide-mémoire concerne l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.
Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.
Pour Mboli-Goumba, cette disposition ne permet donc pas de traiter la décision du 14 novembre 2025 comme une simple opinion juridique sans valeur.
Le Conseil constitutionnel a rendu une décision définitive dans le cadre de sa compétence sur le contentieux de l’éligibilité présidentielle.
Cette décision a ensuite été notifiée aux autorités concernées et publiée au Journal officiel.
La question posée au gouvernement devient alors directe : comment une autorité administrative peut-elle aujourd’hui présenter Dologuélé comme une personne ayant nécessairement perdu sa nationalité et lui imposer une procédure de réintégration après une décision du Conseil constitutionnel portant précisément sur cette question ?
« Il doit écrire au Président » : le point de friction
C’est ici que les gesticulations du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana et l’analyse rigoureuse de Mboli-Goumba se rencontrent frontalement.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme sans honte : Dologuélé a perdu sa nationalité, il doit demander sa réintégration et écrire au président de la République.
Mboli-Goumba rappelle la réalité du droit : le Conseil constitutionnel a considéré que Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration en l’absence de l’acte juridique constatant sa perte de nationalité.
Les deux raisonnements ne peuvent donc pas être présentés comme une seule et même lecture du droit.
L’un part d'une pirouette politique sans fondement et d'une perte de nationalité considérée à tort comme acquise.
L’autre rappelle avec force que cette perte devait être juridiquement constatée et que le Conseil constitutionnel avait précisément écarté l’argument tiré de l’absence de réintégration pour invalider la candidature de Dologuélé.
De la nationalité au mandat de député
La déclaration du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana prend une dimension déplorable lorsqu’il affirme que le refus de Dologuélé d’écrire au président signifierait qu’il n’a « aucune nationalité pour continuer à siéger à l’Assemblée nationale ».
Cette affirmation opportuniste fait passer le dossier à une autre étape.
La question n’est plus seulement celle du passeport ou du certificat de nationalité. Elle concerne désormais directement le mandat parlementaire de Dologuélé.
Pour Mboli-Goumba, cette évolution rend encore plus nécessaire le respect scrupuleux de la décision du Conseil constitutionnel.
Dologuélé a été autorisé à concourir à l’élection présidentielle après validation de sa candidature. Il est ensuite devenu député de la Nation.
S’il existe aujourd’hui un fondement juridique permettant de remettre en cause son mandat sur la base d’une perte de nationalité, celui-ci doit être clairement identifié et articulé avec les décisions déjà rendues.
Une simple déclaration médiatique et biaisée du porte-parole du gouvernement ne suffit pas, à elle seule, à mettre fin au mandat d’un député.
Une procédure de réintégration n’est pas une reconnaissance politique
Le débat comporte également une dimension politique évidente.
Quelques jours avant la sortie du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, Fidèle Gouandjika avait publiquement demandé à Dologuélé de reconnaître la victoire de Touadéra et de solliciter sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.
Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme de son côté que la demande ne serait pas destinée à obtenir une faveur présidentielle ou à reconnaître la victoire de Touadéra, mais simplement à respecter la loi.
Cette tentative de rattrapage est révélatrice.
Dans les faits, deux responsables du pouvoir interviennent successivement sur le même dossier pour orchestrer des pressions et demandent à Dologuélé d’adresser une demande personnelle au président de la République.
La première déclaration avait clairement établi un lien avec la reconnaissance de la victoire présidentielle. La seconde insiste maladroitement sur une prétendu obligation juridique d’écrire au chef de l’État.
La question politique demeure donc entière : pourquoi la question de la nationalité d’un opposant devenu député est-elle transformée en une demande personnelle d'allégeance adressée au président de la République ?
Une bataille juridique qui devient une bataille institutionnelle
L’intervention de Crépin Mboli-Goumba déplace ainsi le débat et fait tomber le masque du régime.
Il ne s’agit plus seulement de discuter de l’article 42 ou des règles de réintégration du Code de la nationalité.
Il s’agit de savoir quelle décision doit être prise en compte dans le traitement actuel du dossier Dologuélé et quelle autorité est compétente pour en tirer les conséquences.
Le Tribunal de grande instance a rendu une décision en octobre 2025.
Le Conseil constitutionnel a ensuite rendu sa propre décision définitive dans le contentieux de l’éligibilité présidentielle.
La Constitution prévoit par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent strictement aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.
C’est sur cette base incontestable que Mboli-Goumba met le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana face à la contradiction centrale de son discours manipulatoire : comment exiger de Dologuélé une réintégration en le présentant comme ayant définitivement perdu sa nationalité alors que le Conseil constitutionnel, dans le contentieux de son éligibilité, a précisément rejeté cette logique ?
Derrière cette bataille juridique se trouve désormais une autre question, plus politique : la controverse sur la nationalité est-elle en train de devenir le fondement d’une procédure abusive destinée à remettre en cause le mandat de Dologuélé à l’Assemblée nationale ?
Par Alain Nzilo
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