La députée de Bayanga Bernadette Gomina-Pampali a livré un réquisitoire accablant contre l’ANE lors du débat Patara du 27 septembre dernier, dénonçant une institution qui bafoue ouvertement ses propres obligations légales.
La phrase de Bernadette Gomina-Pampali résonne comme un uppercut en pleine figure de l’Autorité Nationale des Élections. Lors du débat Patara sur la radioNdèkè -Luka, la députée de Bayanga Bernadette Gomina-Pampali a résumé en quelques mots le paradoxe centrafricain : un pays qui adopte de belles lois mais les viole aussitôt avec un cynisme déconcertant.
Face à Gypsiane Aguené, secrétaire permanente de l’ANE, qui tentait péniblement de justifier l’injustifiable, la députée Bernadette Gomina-Pampali a livré un diagnostic sans appel sur cette institution qui se moque ouvertement de la loi qu’elle est censée appliquer.
“C’est vraiment inquiétant, ce que nous sommes en train de vivre est inquiétant”, a martelé Gomina-Pampali, pointant du doigt une ANE qui agit “comme si tout le monde avait accès à Internet et un niveau élevé d’instruction”. Cette remarque cinglante met à nu l’arrogance d’une institution complètement déconnectée des réalités du terrain.
À Bayanga, circonscription de la députée Bernadette Gomina-Pampali, la population rurale et largement analphabète se retrouve exclue du processus électoral par une ANE qui préfère les solutions high-tech aux obligations légales de base. Pendant que l’institution se gargarise de sa plateforme internet, les citoyens de brousse ne peuvent pas vérifier leur inscription sur des listes électorales qu’ils ne peuvent ni voir ni lire.
Cette situation “désolante” selon les mots de Bernadette Gomina-Pampali montre une stratégie délibérée d’exclusion. L’ANE viole sciemment l’article 11, alinéa 3 du code électoral qui exige un affichage public des listes dans chaque unité administrative. Cette violation n’est pas accidentelle mais témoigne d’un mépris assumé pour la loi et les citoyens.
Joseph Bindoumi, président du réseau Arc-en-ciel, a enfoncé le clou en accusant l’ANE de se “détacher du code électoral”. Cette formulation diplomatique cache une réalité plus crue : l’ANE se torche littéralement avec la loi électorale qu’elle est censée respecter.
“Si nous ratons la gestion du fichier électoral, nous ratons pratiquement les Élections à suivre”, a averti Bindoumi. Cette évidence semble échapper à une ANE qui accumule les ratages avec une régularité de métronome.
Chantal Touabéna, présidente des femmes leader Aouline, a livré les chiffres qui tuent : seulement 5% de la population a accès à Internet et 26% sont analphabètes. Dans ce contexte, la stratégie numérique de l’ANE relève de la pure provocation envers les populations les plus vulnérables.
“C’est un fiasco”, a tranché Touabéna, résumant parfaitement l’état de la gestion électorale centrafricaine. Un fiasco orchestré par une ANE qui transforme chaque obligation légale en option négociable.
L’ironie de la formule de Bernadette Gomina-Pampali prend tout son sens quand on observe cette ANE qui adopte des procédures sophistiquées sur le papier mais les sabote dans l’application. Cette institution maîtrise l’art de créer des règles qu’elle viole immédiatement après.
Le débat de la radioNdèkè -Luka aura au moins eu le mérite de démasquer cette ANE qui prétend moderniser les Élections tout en excluant la majorité des électeurs. Cette modernité de façade cache une volonté délibérée de limiter l’accès à l’information électorale.
Face aux critiques argumentées de ces personnalités respectées, les justifications de Gypsiane Aguené ont sonné comme des excuses de mauvaise foi. Comment défendre l’indéfendable quand les preuves de la violation de la loi s’accumulent ?
Cette ANE qui se “détache du code électoral” selon Bindoumi illustre parfaitement le mal centrafricain dénoncé par Gomina-Pampali. Le pays excelle dans l’adoption de belles lois démocratiques mais les viole avec une créativité qui force l’admiration.
Au final, ce débat aura révélé une ANE qui transforme chaque élection en loterie où seuls les privilégiés ayant accès à Internet peuvent jouer. Cette exclusion programmée des populations rurales pose une question simple : peut-on encore parler d’Élections démocratiques quand l’institution électorale viole délibérément la loi pour empêcher les citoyens d’exercer leurs droits ?
La réponse de Bernadette Gomina-Pampali résonne comme un avertissement : “On est champions en adoption des lois, mais aussi en violation des lois.” Cette ANE en est la parfaite incarnation.
Obo : une ville en prière pour empêcher le retour de Wagner
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/les-miliciens-azande-en-formation-a-obo-en-avril-2024.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Azandé pendant leur formation par les Mercenaires russes de la société Wagner
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Ce mercredi 8 octobre 2025, la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a vécu une journée extraordinaire. Toute la population s’est mise en prière pour demander à Dieu d’empêcher le retour des mercenaires russes du groupe Wagner dans leur ville.
Cette journée a été complètement morte. Personne n’a vendu quoi que ce soit sur le marché, personne n’a circulé dans les bureaux, personne n’a travaillé. Seules les forces de l’ordre ont pu effectuer leurs patrouilles. Tout le reste de la ville était à l’arrêt.
La population a demandé à tout le monde de rester à la maison pour faire la prière contre l’arrivée du mal dans la ville. Car pour les habitants d’Obo, Wagner représente le mal absolu. Ils appellent d’ailleurs ces mercenaires russes “les démons de Touadera ”.
Ils ne veulent pas du retour de Wagner dans leur ville. Les habitants d’Obo savent ce que signifie la présence de ces mercenaires. Ils l’ont déjà vécue et en gardent des souvenirs traumatisants. À Mbokie, à Zémio et partout dans le pays, Wagner a créé le chaos. Même à Obo lors de leur précédent passage, les exactions ont été nombreuses.
La population dit qu’elle a demandé au gouvernement de ne pas ramener Wagner, mais le gouvernement n’écoute pas. Puisque ce sont les autorités qui amènent Wagner, puisque c’est le gouvernement qui fait venir ces mercenaires qui tuent les Centrafricains, la population a décidé de s’en remettre à une autorité supérieure que Touadera : Dieu.
Les habitants d’Obo disent qu’ils vont demander à Dieu d’intervenir. Dieu seul peut les aider. Dieu seul peut décider de bloquer l’arrivée de Wagner dans la ville. Face à un gouvernement sourd à leurs supplications, face à des autorités qui sacrifient leur sécurité pour leur propre survie Politique, ils n’ont plus que la prière.
Le comité d’organisation de cette journée de prière a veillé au respect strict de la consigne. Même certaines ONG qui tentaient de travailler ont dû s’arrêter. Par exemple, l’ONG Alima dont certains employés voulaient distribuer des médicaments a été bloquée. Le comité de gestion leur a demandé de rentrer et de ne pas travailler. La journée de prière devait se terminer à 15 heures. Après 15 heures, ils pourraient reprendre leur travail, ou plutôt le lendemain.
Cette journée a été laissée uniquement à la demande de Dieu. Une ville entière qui s’arrête de vivre pour prier contre le retour de mercenaires étrangers – voilà où en est arrivée la Centrafrique sous Touadéra.
Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de la terreur que Wagner inspire aux populations. Les habitants d’Obo préfèrent perdre une journée de travail, une journée de commerce, une journée de revenus plutôt que de risquer le retour de ces mercenaires dans leur ville.
Les rumeurs annonçant le retour de Wagner à Obo circulent depuis quelques mois. Ces simples rumeurs suffisent à terroriser la population. Les gens se souviennent des assassinats, des viols, des pillages, des humiliations commis par Wagner lors de leur précédent passage.
À Mbokie, à Zémio, dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, Wagner a semé la mort et la terreur. Les populations civiles ont été massacrées, les femmes violées, les biens pillés. Ces mercenaires russes se comportent comme une armée d’occupation qui considère les Centrafricains comme des ennemis à soumettre.
Le fait qu’une ville entière se mette en prière pour empêcher le retour de forces censées assurer sa sécurité montre l’absurdité de la situation. Wagner est présenté par le gouvernement comme un partenaire qui aide à sécuriser le pays. Mais les populations qui ont vécu sous contrôle de Wagner savent la vérité : ces mercenaires sont une menace, pas une protection.
Les habitants d’Obo appellent Wagner “les démons”. Cette qualification n’est pas exagérée. Les exactions commises par ces mercenaires dans tout le pays justifient amplement ce terme. Ils tuent, violent, pillent en toute impunité, protégés par le gouvernement qui les paie 10 milliards par mois.
Cette journée de prière à Obo pose aussi une question politique fondamentale : pourquoi un gouvernement ramènerait-il dans une ville des forces que la population entière rejette et craint ? Pourquoi imposer la présence de mercenaires étrangers à des citoyens qui les considèrent comme des démons ?
La réponse est simple : Wagner ne sert pas à protéger les populations centrafricaines. Wagner sert à protéger le pouvoir de Touadéra. Les mercenaires russes sont déployés non pas là où les populations ont besoin de sécurité, mais là où le régime veut contrôler ou terroriser.
Si Wagner revient à Obo malgré le rejet total de la population, ce sera une nouvelle preuve que le gouvernement centrafricain ne sert pas son peuple mais des intérêts étrangers et sa propre survie.
Les habitants d’Obo ont fait ce qu’ils pouvaient : ils ont demandé au gouvernement de ne pas ramener Wagner, et face au mépris des autorités, ils ont prié Dieu d’intervenir. Cette prière collective témoigne de leur désespoir face à un État qui les abandonne et les livre aux mercenaires.
Que Dieu entende ou non les prières des habitants d’Obo, cette journée du 8 octobre 2025 restera dans les mémoires comme le jour où une ville entière s’est arrêtée de vivre pour supplier qu’on lui épargne le retour des démons.
L’ancien ministre Aristide Briand Reboas met en garde contre les risques d’infiltration étrangère dans l’armée nationale centrafricaine post-accord de Ndjamena.
Aristide Briand Reboas exprime ses réserves sur l’accord de cessez-le-feu signé à N’Djaména, redoutant une stratégie d’infiltration des groupes armés.
L’atmosphère politique centrafricaine s’électrise autour des déclarations fracassantes d’Aristide Briand Reboas. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports ne mâche pas ses mots face au micro de la radio Ndèkè – Luka. Son diagnostic est sans appel : l’accord de cessez-le-feu paraphé le 19 avril 2025 dans la capitale tchadienne pourrait s’avérer être un cheval de Troie pour la République centrafricaine.
Au cœur de ses préoccupations se trouvent l’UPC et le 3R, ces acronymes qui hantent la stabilité centrafricaine depuis des années. Aristide Briand Reboas dépeint un scénario alarmant où des combattants d’origine tchadienne, soudanaise ou nigérienne, sous couvert d’intégration militaire, pourraient infiltrer les rangs de l’armée nationale. Cette stratégie d’infiltration masquerait, selon lui, des ambitions territoriales bien plus vastes que les simples revendications sécuritaires affichées.
L’ancien responsable gouvernemental dresse un parallèle saisissant avec la question kurde, évoquant une quête identitaire et territoriale qui transcende les frontières nationales. Dans cette optique, la Centrafrique ne serait qu’un terrain d’expérimentation pour des groupes cherchant à établir une base arrière durable. Les frontières poreuses du pays offriraient un terreau fertile à ces ambitions expansionnistes.
La mémoire politique de Reboas se révèle impitoyable lorsqu’il évoque l’historique des accords de paix. Dix-huit tentatives précédentes, autant d’échecs cuisants qui alimentent son pessimisme. Les noms de Baba Laddé et Ali Darassa résonnent comme des rappels douloureux d’une récurrence troublante. Ces figures emblématiques de la rébellion, actives depuis 2006, incarnent pour lui la persistance d’une logique de prédation plutôt que de réconciliation véritable.
La situation démographique de Birao cristallise également ses angoisses sécuritaires. Cette ville frontalière, où les réfugiés dépassent numériquement les autochtones dans des proportions inquiétantes, symbolise la vulnérabilité structurelle du territoire centrafricain. Cette configuration démographique atypique créerait, selon Reboas, un environnement propice aux manœuvres déstabilisatrices et aux infiltrations massives des rebelles soudanais.
L’ancien ministre ne se contente pas de diagnostics alarmistes. Il pointe du doigt les carences structurelles de l’accord de N’Djaména. L’absence de garanties contraignantes et l’implication de signataires aux antécédents douteux fragilisent, à ses yeux, toute perspective de paix durable. Sendé Bobo, alias Abdelkader, et Ali Darassa cristallisent cette méfiance institutionnelle, leurs parcours étant jalonnés de parjures répétés.
La critique s’étend également au système judiciaire centrafricain. Reboas déplore l’inexistence d’un code de procédure pénale adapté à la Constitution de 2025, handicap majeur dans la lutte contre l’impunité. Cette lacune juridique compromettrait l’efficacité de toute politique de réconciliation, sacrifiant la justice sur l’autel de compromis politiques hasardeux.
Malgré le respect qu’il affiche envers l’expérience présidentielle de Faustin-Archange Touadéra, Reboas assume pleinement sa posture de conseiller critique. Sa recommandation finale résonne comme un avertissement solennel : face à ces menaces multiformes, le chef de l’État doit maintenir une vigilance absolue, “dormir avec les deux yeux ouverts” pour préserver l’intégrité territoriale et institutionnelle de la République centrafricaine.
Cette prise de position courageuse d’un ancien membre du gouvernement révèle les fissures profondes qui traversent l’élite politique centrafricaine face aux défis sécuritaires. Elle souligne également la complexité des enjeux régionaux où se mêlent questions identitaires, territoriales et géopolitiques dans un contexte sahélo-saharien en pleine recomposition.
Ouadda-Maïkaga : le chef du détachement des FACA continue de terroriser la population comme un chef rebelle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le chef du détachement des Forces armées centrafricaines se comporte exactement comme les chefs rebelles que l’armée est censée combattre. Il impose sa loi par la violence, le racket et le pillage.
Chaque semaine, ce commandant exige des commerçants du marché une cotisation collective de 200 000 francs CFA. Il justifie cette extorsion par l’absence du versement de primes globale d’alimentation pour ses éléments par l’État-major. Tous les commerçants doivent payer, sans exception. Ceux qui refusent ou qui n’ont pas les moyens s’exposent aux conséquences graves.
Ce système de racket organisé transforme les militaires censés protéger la population en prédateurs qui vivent sur son dos. Au lieu de recevoir leurs primes de l’État, ils se servent directement dans les poches des commerçants qui peinent déjà à survivre.
Rappelons – le, il y’a quelques semaines, le commandant avait également envoyé ses hommes dans la brousse pour abattre des dizaines des bœufs appartenant aux éleveurs. Ces vols de bétail rappellent les méthodes des groupes armés de l’UPC qui pillent les troupeaux pour se nourrir ou les revendre. La différence, c’est que ces vols sont commis par l’armée nationale, pas par des rebelles.
Et ce n’est pas tout! Dans cette même sous-préfecture, le chef du détachement exerce une pression particulière sur la famille de Zakaria Damane, ancien premier chef rebelle centrafricain qui avait déposé les armes avant d’être tué par des Mercenaires russes à la sortie de Ouadda en 2022. Pourtant, malgré ces faits, ses proches continuent de subir des pressions alors qu’ils n’ont commis aucun crime. L’un d’eux, un jeune de 35 ans nommé Djouma, a été accusé sans preuve d’être rebelle. Face aux menaces, il a dû fuir dans la brousse pour sauver sa vie. Après son départ, le chef militaire a saccagé sa maison et emporté tout dans sa maison.
Pour renforcer son emprise, le commandant recrute des jeunes qu’il utilise comme informateurs. Ces derniers lui fournissent des renseignements souvent orientés qui servent à justifier des arrestations arbitraires. La semaine dernière, trois jeunes de Ouadda-Maïkaga ont été arrêtés, battus et dépouillés de leurs téléphones portables.
Le chef du détachement ne s’arrêt pourtant pas là! Il a également pillé des boutiques et des dépôts au marché, emportant notamment des sacs de café qu’il revend pour son compte personnel. Ces actes de banditisme en uniforme détruisent l’économie de la ville et ruinent les petits commerçants.
Des cas de violences familiales sont aussi signalés. Des habitants ont été passés à tabac. Plus grave encore, une fillette de moins de 15 ans a été violée par ce criminel en arme. La fillette est actuellement enceinte.
À Ouadda-Maïkaga, la population vit maintenant sous la terreur d’un commandement militaire qui impose son autorité par la prédation. Les habitants ne savent plus vers qui se tourner. L’armée qui devrait les protéger est devenue leur bourreau.
Le comportement de ce commandant ressemble trait pour trait à celui des chefs rebelles. Racket méthodique de la population, vol de bétail, pillage des commerces, arrestations arbitraires, violences contre les civils, viol des fillettes : tous les éléments caractéristiques du banditisme armé sont présents.
La seule différence est que ces crimes sont commis par des soldats de l’armée nationale portant l’uniforme FACA. Cette différence devrait normalement rendre ces actes encore plus graves puisqu’ils trahissent la mission même de l’armée. Mais en République centrafricaine actuelle, porter l’uniforme FACA semble garantir l’impunité plutôt qu’imposer la discipline.
Cette dérive n’est malheureusement pas unique à Ouadda-Maïkaga. Dans plusieurs localités du pays, des soldats FACA se comportent comme des occupants plutôt que comme des protecteurs. Ils rackettent, pillent, violent, tuent parfois, sans que leur hiérarchie ne les sanctionne.
Cette impunité détruit la confiance entre la population et son armée. Comment les habitants d’Ouadda-Maïkaga peuvent-ils faire confiance aux FACA quand leur chef local se comporte comme un bandit ? Comment peuvent-ils dénoncer les groupes armés quand l’armée nationale commet les mêmes exactions ?
Le cas de ce commandant devrait normalement conduire à une enquête rapide, à sa révocation immédiate, et à son jugement devant un tribunal militaire. Ses hommes impliqués dans les pillages et les violences devraient également être sanctionnés. Les victimes devraient recevoir des réparations pour leurs pertes.
Mais l’expérience nous enseigne le scepticisme. Combien de commandants FACA ont déjà été sanctionnés pour des comportements similaires ? Combien de soldats ont été traduits devant la justice militaire pour avoir pillé et violenté des civils ? La réponse est probablement proche de zéro.
Cette impunité encourage la reproduction des exactions. Quand un commandant voit qu’il peut racketter, piller et terroriser une population sans conséquence, il continue et peut-être même intensifie ses pratiques. Quand ses soldats constatent que leur chef agit ainsi en toute impunité, ils se sentent autorisés à faire de même.
Le ministre de la Défense et le chef d’état-major des armées portent la responsabilité de cette situation. C’est à eux de faire respecter la discipline dans les rangs, de sanctionner les officiers corrompus, et de protéger les populations civiles contre les exactions de soldats indisciplinés.
Mais dans un pays où les Mercenaires russes massacrent des civils sans que personne ne les inquiète, où les groupes armés pillent librement après avoir signé des accords de paix, où la corruption gangrène tous les niveaux de l’administration, peut-on vraiment espérer que les autorités militaires sanctionnent un simple chef de détachement ?
Les habitants d’Ouadda-Maïkaga se retrouvent pris au piège. Ils ne peuvent pas fuir car ils perdraient tout. Ils ne peuvent pas se plaindre car le commandant contrôle la localité. Ils ne peuvent pas résister car ils seraient immédiatement accusés de complicité avec les rebelles et subiraient des représailles encore plus graves.
Cette situation d’impuissance totale face à un pouvoir militaire prédateur constitue une négation de tous les droits des citoyens. Dans un État de droit, les forces de sécurité protègent la population. À Ouadda-Maïkaga, elles la terrorisent.
Centrafrique : Le Ministère de la Culture provoque ouvertement le nouveau bureau élu de l’UMC en convoquant de nouvelles Élections
Dany Ngarasso, Président par intérim à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC
À peine un mois après l’élection démocratique d’Armand Touaboy à la tête de l’UMC, le ministère de la culture veut organiser un processus électoral parallèle qui défie toute logique juridique.
Dans un nouvel épisode de cette saga administrative qui n’en finit pas, le Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme vient de franchir un cap supplémentaire dans son ingérence illégale dans les affaires de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Par une note circulaire, l’administration culturelle annonce l’organisation d’une Assemblée Générale Élective pour pourvoir “tous les postes prévus par les textes réglementaires de l’UMC”.
Cette initiative constitue une provocation manifeste à l’égard du bureau exécutif légitimement élu le 30 août dernier. Elle confirme l’analyse que nous avons développée dans nos précédentes publications : nous assistons à une tentative de coup de force administratif organisée par Philippe Bokoula au profit de son ami Dany Ngarasso, qui refuse obstinément de quitter son poste d’intérimaire.
Le communiqué ministériel invoque un prétendu “désaccord entre les responsables de l’Union des Musiciens Centrafricains” pour justifier cette nouvelle intervention. Cette formulation est aussi vague qu’elle est trompeuse. Quel désaccord ? Entre quels responsables ? Le ministère se garde bien de préciser, préférant maintenir le flou pour légitimer une démarche qui n’a aucun fondement juridique.
La réalité est beaucoup plus simple : il n’y a pas de “désaccord entre responsables”, mais un refus catégorique de Dany Ngarasso d’accepter le nouveau burau de l’UMC mis en place. Transformant sa défaite personnelle en prétexte administratif, l’ancien président par intérim bénéficie une fois de plus du soutien actif de son ami Philippe Bokoula pour tenter d’invalider une élection parfaitement régulière.
Le ministère justifie son intervention par la nécessité d’“assurer le respect des procédures électorales et garantir la transparence du processus”. Cette formulation est d’une ironie consommée quand on connaît le dossier. Comment peut-on parler de respect des procédures électorales quand on invalide arbitrairement une élection organisée conformément aux statuts de l’association ? Comment peut-on invoquer la transparence quand on organise un processus parallèle en violation manifeste de l’autonomie associative ?
Cette nouvelle manœuvre révèle surtout l’acharnement d’une administration qui refuse d’accepter que les musiciens centrafricains aient démocratiquement choisi leurs dirigeants en dehors de son contrôle. Le ministère de la Culture semble considérer l’UMC comme sa propriété privée, dont il pourrait disposer à sa guise au mépris des règles de droit les plus élémentaires.
La note circulaire fixe des modalités précises pour ce processus électoral parallèle. Les candidatures doivent être déposées au secrétariat de la Direction Générale des Arts et de la Culture, situé au rond-point des Nations Unies, jusqu’au vendredi 25 octobre 2025 à 15h30. L’Assemblée Générale devrait ensuite se tenir à l’École Nationale des Arts (ENA).
Ces dispositions soulèvent plusieurs questions juridiques fondamentales. De quel droit le ministère de la Culture fixe-t-il les modalités d’organisation d’une élection au sein d’une association qui ne relève pas de sa tutelle ? Comment peut-il imposer un lieu et un calendrier pour une consultation qui devrait être organisée exclusivement par les membres de l’association concernée ?
Plus bouleversant encore, pourquoi les candidatures doivent-elles être déposées au secrétariat du ministère et non auprès des instances de l’UMC ? Cette centralisation administrative transforme de facto le ministère en organisateur direct du scrutin, ce qui constitue une violation claire de l’autonomie associative.
Rappelons une vérité juridique fondamentale que le ministère de la Culture semble vouloir ignorer obstinément : l’Union des Musiciens Centrafricains est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain. Cette reconnaissance relève exclusivement du Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle compétente en matière associative.
Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel de l’UMC. Il peut collaborer avec l’association, la soutenir dans ses projets culturels, mais il n’a strictement aucune prérogative légale pour intervenir dans son organisation interne et encore moins pour organiser ses Élections.
En s’arrogeant ces pouvoirs qu’il ne possède pas, le ministère crée un précédent extrêmement dangereux. Si cette dérive est tolérée, n’importe quel ministère partenaire pourra demain s’immiscer dans la gouvernance interne des associations sous prétexte de “dialogue constructif” ou de “résolution de désaccords”.
Cette situation dépasse largement le cadre de l’UMC et menace les fondements mêmes de la liberté associative en République Centrafricaine. Elle ouvre la voie à une instrumentalisation politique généralisée des organisations de la société civile.
Derrière cette initiative ministérielle se cache toujours le même schéma de manipulation que nous avons révélé dans nos précédentes enquêtes. Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère, utilise sa position administrative pour servir les intérêts de son ami Dany Ngarasso.
Cette complicité est manifeste depuis le début de la crise. C’est Bokoula qui avait rédigé la note circulaire du 25 août dernier tentant d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août. C’est encore lui qui avait instrumenté l’intervention ministérielle du 2 septembre contestant les résultats du scrutin. Et c’est toujours lui qui, aujourd’hui, organise ce processus électoral parallèle destiné à remettre son ami au pouvoir.
Cette instrumentalisation de la fonction publique à des fins personnelles constitue une dérive éthique grave qui nécessite une réaction ferme des autorités compétentes. Comment accepter qu’un fonctionnaire puisse utiliser sa position pour favoriser ses relations personnelles au détriment de l’intérêt général et du respect du droit ?
Le nouveau bureau exécutif de l’UMC, dirigé par Armand Touaboy, se trouve maintenant confronté à un choix difficile. Doit-il ignorer cette convocation ministérielle et continuer à exercer son mandat légitime ? Doit-il au contraire engager un bras de fer juridique avec une administration qui outrepasse manifestement ses prérogatives ?
Quelle que soit la stratégie adoptée, une chose est certaine : les musiciens centrafricains ne peuvent accepter que leur organisation soit confisquée par des manœuvres administratives douteuses. Ils ont démocratiquement élu leurs dirigeants dans le respect de leurs statuts. Cette décision souveraine ne peut être remise en cause par un ministère qui n’a aucune compétence légale en la matière.
L’attitude du bureau élu sera déterminante pour l’avenir de l’autonomie associative en Centrafrique. S’il cède face à cette pression administrative, il créera un précédent catastrophique qui légitimera toutes les ingérences futures. S’il résiste fermement en s’appuyant sur le droit, il défendra non seulement les intérêts des musiciens mais aussi ceux de l’ensemble du tissu associatif centrafricain.
Comment Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, peut-elle continuer à avaliser des décisions manifestement illégales rédigées par son collègue Bokoula ? Comment peut-elle signer des documents qui violent l’autonomie d’une association qu’elle-même avait reconnue comme indépendante ?
Ces questions dépassent le cadre individuel et interrogent le fonctionnement même de l’administration culturelle centrafricaine. Elles appellent une réaction des autorités supérieures pour rappeler à l’ordre un ministère qui s’égare dangereusement hors de ses attributions légales.
Face à cette nouvelle provocation administrative, plusieurs options s’offrent aux musiciens centrafricains et à leur bureau légitimement élu. La voie judiciaire apparaît de plus en plus comme une nécessité pour faire cesser cette ingérence illégale et établir clairement les limites des prérogatives ministérielles.
Un recours devant les juridictions compétentes permettrait de clarifier définitivement la question de la tutelle administrative de l’UMC et de rappeler que le Ministère de la Culture n’a aucune compétence pour organiser les Élections d’une association qui ne relève pas de son autorité.
Au-delà de l’aspect juridique, cette affaire nécessite aussi une mobilisation politique. Les députés, les autorités administratives compétentes et les organisations de défense des libertés associatives doivent être interpellés sur cette dérive qui menace les fondements de l’État de droit.
Les musiciens centrafricains doivent également faire entendre leur voix massivement. Leur refus collectif de participer à ce processus électoral illégal organisé par le ministère constituerait un signal fort que la légitimité démocratique ne se décrète pas depuis les bureaux d’une administration.
En définitive, cette tentative d’organisation d’Élections parallèles par le Ministère de la Culture constitue une provocation caractérisée qui ne vise qu’un seul objectif : annuler par des manœuvres administratives le résultat d’un scrutin démocratique qui n’a pas satisfait les ambitions personnelles de Dany Ngarasso et de son protecteur Philippe Bokoula.
Cette démarche n’a aucune base légale. Elle viole l’autonomie associative garantie par les textes législatifs centrafricains. Elle transforme une administration publique en instrument au service d’intérêts privés. Elle constitue un précédent dangereux pour l’ensemble du tissu associatif du pays.
Les musiciens centrafricains ont fait leur choix le 30 août dernier. Ils ont élu Armand Touaboy et son équipe dans le respect des procédures statutaires de leur association. Cette décision démocratique et souveraine ne peut être remise en cause par des fonctionnaires qui outrepassent manifestement leurs prérogatives.
Il appartient maintenant aux autorités compétentes de rappeler fermement à l’ordre un ministère qui s’égare dans une aventure administrative sans fondement juridique et de garantir le respect de l’autonomie associative, principe fondamental de tout État de droit digne de ce nom.
BRDC : La Minusca doit se garder de cautionner un processus électoral illégal
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’opposition accuse l’ONU d’être complice malgré elle d’un processus électoral jugé anticonstitutionnel et demande à la Minusca de ne pas cautionner le pouvoir en place.
Lors de sa conférence de presse du jeudi 25 septembre 2025 à Bangui, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a lancé une mise en garde directe à la communauté internationale, et en particulier à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Pour l’opposition, l’organisation onusienne prend le risque de légitimer un processus électoral qu’elle qualifie d’illégal, organisé en violation des textes fondamentaux du pays.
Le porte-parole du BRDC a rappelé que le pouvoir, par l’intermédiaire de l’Autorité nationale des Élections (ANE), a publié un chronogramme électoral qu’il juge “caduc et anticonstitutionnel”. Selon lui, ce document repose sur une base juridique inexistante, en raison des contradictions entre la Constitution de 2023 et le code électoral sans cesse modifié au gré des intérêts du régime. L’opposition souligne que ce décalage mine totalement la légitimité du processus et annonce une “liquidation programmée de la démocratie et du pluralisme politique” en Centrafrique.
En mettant en avant ces irrégularités, le BRDC accuse Touadéra de duplicité : d’un côté, il invite les forces politiques au dialogue, et de l’autre, il enclenche un processus électoral destiné, selon l’opposition, à verrouiller les institutions. L’absence de liste électorale définitive et le non-respect du calendrier logistique – notamment la non-commande des matériels électoraux prévue pour le 22 décembre 2025 – viennent, selon l’opposition, confirmer l’illégalité de la démarche.
C’est dans ce contexte que le BRDC interpelle directement la Minusca. “Aucune forme de caution de la communauté internationale ne sera tolérée pour le compte d’un processus électoral organisé en dehors de tout cadre légal”, a déclaré son porte-parole. Pour l’opposition, si la Minusca continue à soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de ce calendrier biaisé, elle endossera une responsabilité politique et morale dans le chaos électoral annoncé.
La critique s’adresse aussi aux partenaires internationaux plus larges. Le BRDC les appelle à ne pas fermer les yeux face à ce qu’il qualifie de “hold-up électoral”, mais à pousser pour un véritable dialogue politique, seul cadre consensuel pouvant restaurer un processus crédible. Pour l’opposition, “sauver la République et la démocratie en Centrafrique” passe par une refondation des règles du jeu, et non par la légitimation d’un calendrier truqué.
En plaçant la Minusca au cœur de son discours, le BRDC frappe fort. L’opposition veut transformer l’institution onusienne, jusque-là perçue comme un simple appui technique, en acteur responsable de l’avenir démocratique du pays. La question désormais est claire : la Minusca assumera-t-elle le risque d’apparaître comme le garant d’un processus électoral illégal ?
Amdafock : à 25 kilomètres, dans le village Bilibili, Abdoul Galli, cultivateur, froidement assassiné par les rebelles soudanais au retour du champ
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-deplaces-interne-de-la-vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les déplacés internes fuyant leurs villages pour se regrouper devant la base de la Minusca à Amdafock, 60 kilomètres de Birao, dans la Vakaga. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Abdoul Galli, un cultivateur a été assassiné lundi 6 octobre 2025 vers 10 heures par des rebelles soudanais dans le village de Bilibili, situé à 25 km de Amdafock, préfecture de la Vakaga.
Le drame s’est produit alors que Abdoul Galli et ses deux confrères cultivateurs revenaient de leurs champs. Les rebelles soudanais avaient tendu un guet-apens sur leur chemin. Dès qu’ils ont aperçu les trois hommes, ils ont ouvert le feu immédiatement. Abdoul Galli a été touché et est mort sur place. Ses deux compagnons ont réussi à prendre la fuite et à regagner le village de Bilibili pour donner l’alerte.
L’information a commencé à circuler à partir de 13 heures, bien que les faits se soient déroulés vers 10 heures du matin.
La Coordination de la Jeunesse Consciente de la Vakaga a réagi dans un communiqué publié le 6 octobre 2025 et signé par son secrétaire général Zoyondoko Hakim Adoum. L’organisation exprime “une profonde tristesse et une grande douleur” face à cette mort tragique.
Dans son communiqué, la Coordination adresse “ses condoléances les plus émues à sa famille éprouvée, ainsi qu’à tous les habitants de la Vakaga”. Elle déplore le nombre croissant de victimes dans cette région frontalière avec le Soudan : “Trop de sang a coulé. Trop de vies innocentes ont été arrachées. Quand est-ce que la Vakaga pourra enfin respirer ?”
La jeunesse consciente de la Vakaga appelle “au respect de la mémoire des victimes et à un réveil collectif pour exiger la paix, la sécurité et la justice dans notre région”. Le communiqué se termine par un hommage au jeune assassiné : “Repose en paix, frère Galli. Ton nom restera gravé dans notre mémoire collective.”
Cet assassinat intervient quelques jours seulement après que le préfet de la Vakaga se soit rendu auprès des rebelles soudanais pour discuter de paix. Ces négociations devaient théoriquement permettre d’apaiser la situation et de protéger les populations civiles. Mais l’assassinat d’Abdoul Galli montre que ces rebelles ne respectent aucun engagement.
À quoi servent les discussions de paix si, quelques jours après, ces mêmes rebelles tendent des guet-apens et assassinent des cultivateurs innocents ? Le préfet négocie pendant que les populations continuent de mourir. Cette situation pose la question de la crédibilité de toute négociation avec des groupes qui ne respectent rien ni personne.
Cet assassinat s’inscrit dans un contexte d’insécurité permanente dans la préfecture de la Vakaga, zone frontalière avec le Soudan. Des bandes armées soudanaises franchissent régulièrement la frontière pour commettre des exactions contre les populations civiles centrafricaines. Ces groupes terrorisent les habitants, pillent les villages, tuent des innocents en toute impunité.
Les Centrafricains de la Vakaga vivent dans la peur permanente, ne pouvant même plus se rendre dans leurs champs sans risquer leur vie. Abdoul Galli travaillait paisiblement ses cultures pour nourrir sa famille. Il revenait du champ avec deux compagnons quand des rebelles soudanais les ont pris pour cibles. Il n’est jamais rentré chez lui.
La question posée par la Coordination de la Jeunesse Consciente résonne douloureusement : “Quand est-ce que la Vakaga pourra enfin respirer ?” Combien de cultivateurs devront encore mourir avant que l’État centrafricain ne sécurise cette région ? Combien de familles devront encore pleurer leurs enfants assassinés par des groupes armés étrangers ?
La présence de Wagner en Centrafrique devait théoriquement sécuriser le territoire national, selon le Président Touadera, papa de ces mercenaires russes. Mais dans la Vakaga, les populations continuent de mourir sous les balles de rebelles soudanais qui opèrent librement. Les mercenaires russes protègent le pouvoir à Bangui pendant que les Centrafricains de la Vakaga se font massacrer aux frontières.
L’appel de la jeunesse de la Vakaga à “un réveil collectif pour exiger la paix, la sécurité et la justice” mérite d’être entendu. Ces jeunes réclament simplement le droit de vivre en sécurité sur leur propre terre, de cultiver leurs champs sans craindre d’être assassinés dans des guet-apens tendus par des rebelles étrangers.
Corbeau News Centrafrique présente ses condoléances à la famille d’Abdoul Galli et à toute la population de la Vakaga. Nous nous associons à l’appel de la Coordination de la Jeunesse Consciente pour que l’État centrafricain assume enfin sa responsabilité de protéger ses citoyens dans cette région martyrisée.
Centrafrique : une nouvelle bavure des gendarmes à Zawa, un jeune pousseur, Dekoyo Hervé, interpellé illégalement et racketté par ces bandits gendarmes pour un simple conseil donné à son ex-belle sœur
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un jeune pousseur de Zawa, monsieur Dekoyo Hervé, a été interpellé illégalement, emprisonné pendant trois jours et rackетté par les gendarmes du poste local pour avoir simplement conseillé à son ex-belle-sœur de ne pas construire sur le terrain de son frère décédé.
Les faits se sont déroulés à Zawa, commune de Guezeli, dans la deuxième circonscription de Yaloké 2, à 245 kilomètres de Bangui sur l’axe de Béloko. Rappelons le, le poste de gendarmerie de Zawa, situé à 20 kilomètres de Yaloké, dépend de la brigade de cette dernière ville.
Pour comprendre les faits, il faut d’embler savoir que Dekoyo Hervé travaille comme pousseur à Zawa. Il transporte les bagages des habitants dans sa pousse-pousse pour déposer à la destination des clienst. C’est un jeune qui se bat pour survire comme des nombreux jeunes comme lui. Il habite à Zawa depuis quelques temps avec son grand frère qui est aujourd’hui décédé. Mais avant la mort de son grand frère, celui-ci avait acheté un terrain et construit une maison où il vivait avec son épouse et leurs quatre enfants.
Moins d’un an après le décès du grand frère de Dekoyo Hervé, la veuve, Ngoubayo Natalie s’est remise rapidement en couple avec un nouveau compagnon. L’homme est venu vivre dans la maison du défunt avec la veuve et les quatre orphelins. Le nouveau couple a eu des enfants ensemble et a ensuite acheté des tôles pour construire une nouvelle maison dans la même concession, sur le terrain du défunt.
C’est à ce moment que Dekoyo Hervé s’est rendu chez son ex-belle-sœur, Ngoubayo Natalie, pour lui parler. Il lui a dit qu’il était heureux qu’elle ait retrouvé un compagnon, car ce n’était pas bien de rester seule. Mais il lui a fait remarquer un problème : construire une nouvelle maison sur le terrain du défunt risquait de créer des conflits futurs.
Le jeune homme lui a expliqué que les enfants du défunt allaient grandir, tout comme les enfants qu’elle avait eus avec son nouveau mari. Un jour, ces deux groupes d’enfants pourraient se disputer l’héritage et le terrain. Il valait mieux que le nouveau couple achète son propre terrain et construise ailleurs, laissant la maison et le terrain du défunt à ses quatre enfants. C’était un conseil de bon sens, dicté par le souci d’éviter des conflits familiaux futurs.
Mais au lieu d’écouter ce conseil sensé, Ngoubayo Natali s’est rendue au poste de gendarmerie de Zawa où elle a remis 20 000 francs CFA aux gendarmes. Sans autre explication, sans plainte formelle, juste 20 000 francs.
Le lendemain matin, les gendarmes ont débarqué chez Dekoyo Hervé. Ils l’ont interpellé et conduit au poste. Sans interrogatoire, sans lui expliquer de quoi on l’accusait, ils l’ont jeté en cellule. Le jeune pousseur est resté trois jours en prison. Trois jours pour avoir donné un conseil à son ex-belle-sœur.
Au bout de ces trois jours d’emprisonnement arbitraire, les gendarmes l’ont fait sortir de cellule. Ils lui ont annoncé qu’il devait payer 20 000 francs CFA pour être libéré. Dekoyo Hervé leur a expliqué qu’il n’avait pas cet argent. Il était simple pousseur, comment pourrait-il trouver une telle somme ?
Face à cette situation injuste, les collègues pousseurs de Dekoyo Hervé ont décidé d’agir. Ils ont fait une collecte entre eux et ont réuni 10 000 francs CFA qu’ils ont apportés aux gendarmes. Ils ont expliqué que leur collègue n’avait pas 20 000 francs, que c’était un pousseur comme eux, sans moyens, et qu’ils ne pouvaient réunir que 10 000 francs.
Les gendarmes ont accepté les 10 000 francs mais ont posé une condition qui transforme leur racket en esclavage moderne : ils ont gardé la carte nationale d’identité de Dekoyo Hervé. Le jeune devait retourner travailler avec sa pousse-pousse, économiser, et revenir avec les 10 000 francs restants. Seulement alors, ils lui rendraient sa carte d’identité.
Cette affaire interroge sur l’état de droit en Centrafrique. Sur quelle base légale Dekoyo Hervé a-t-il été interpellé ? Quel crime a-t-il commis ? Donner un conseil à son ex-belle-sœur constitue-t-il une infraction ? Les gendarmes n’ont procédé à aucun interrogatoire, n’ont établi aucun procès-verbal, n’ont formulé aucune accusation. Ils ont simplement emprisonné un citoyen parce que quelqu’un leur a donné 20 000 francs.
Le système est parfaitement connu et montre l’effondrement complet de l’État de droit : quelqu’un paie les gendarmes, ils interpellent la personne désignée, l’emprisonnent sans motif légal, puis exigent une somme pour la libérer. C’est du racket organisé sous couvert d’autorité publique. La confiscation de la carte d’identité pour forcer le paiement du solde s’apparente à de l’esclavage. Les gendarmes obligent ce jeune à travailler pour leur payer une “dette” qui n’a aucun fondement légal.
Dans un État de droit, les forces de l’ordre interpellent sur la base de preuves d’infraction, interroge les suspects, établit des procès-verbaux, les défère devant un juge. À Zawa, les gendarmes interpellent celui qui paie le moins et libèrent contre rançon. Cette dérive confirme l’effondrement complet de l’État centrafricain. Le directeur général de la gendarmerie laisse le chaos s’installer. Le chef d’état-major ne contrôle rien. Le ministre de tutelle ferme les yeux.
Le président, comme le déclare son ministre conseiller Fidel Gouandjika, considère que “tout le monde doit manger”. “Tout zo à té yé ” sur le dos de pauvres pousseurs qui gagnent péniblement leur vie. “Manger” en rackettant des citoyens qui n’ont commis aucun crime. “Manger” en transformant les postes de gendarmerie en entreprises mafieuses.
La Centrafrique est devenue un pays où la loi n’existe plus, où chacun fait sa propre loi, où les forces de l’ordre sont devenues des gangs en uniforme qui terrorisent et rackettent les populations qu’elles sont censées protéger. Dekoyo Hervé a donné un conseil sage pour éviter des conflits futurs dans sa famille. Pour cela, il a été emprisonné trois jours et rackетté. Sa carte d’identité reste confisquée jusqu’à ce qu’il paie le solde de sa “dette” à des gendarmes qui ont transformé leur poste en boutique de racket.
Flash info : grave accident sur l’avenue David Dacko, trois blessés dans un état critique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/accident-avenue-david-dacko.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les victimes de l’accident sur l’avnue David Dacko transportées à la clinique du MSF à Bongabonga. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un grave accident de la circulation s’est produit ce mercredi sur l’avenue David Dacko à Bangui, faisant trois blessés dont l’état est jugé critique.
Un taxi-moto transportant deux passagères sortait du côté de la Radio sur le Trafic pour s’engager sur l’avenue David Dacko. Une autre moto arrivant à vive allure du côté du centre-ville (Rond-point Zéro) a percuté violemment le taxi-moto.
Le choc a été d’une extrême violence. Le conducteur du taxi-moto et ses deux passagères, y compris le conducteur de la moto qui vient du côté centre-ville ont été projetés au sol. Les deux motos sont complètement détruites, irrécupérable.
Le conducteur de la moto Apache se trouve dans un état très grave et ne parle plus. L’une des passagères a les pieds broyés. Les quatre victimes ont été transportées à la clinique médicale de l’ONG Médecins Sans Frontières à Bongabonga où elles reçoivent actuellement des soins d’urgence.
Cet accident confirme une fois de plus la gravité de la situation de la sécurité routière dans la capitale centrafricaine. Les excès de vitesse, le non-respect du code de la route et l’absence de contrôles efficaces multiplient les accidents mortels sur les axes de Bangui.
Corbo News Centrafrique souhaite un prompt rétablissement aux victimes et appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour faire respecter le code de la route et sanctionner les chauffards qui transforment les avenues de la capitale en circuits dangereux.
Flash info : un auxiliaire de la gendarmerie vient d’être assassiné à Bria
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h.jpg” data-wpel-link=”internal”>Opération des gendarmes au quartier Ginda . Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un auxiliaire de la gendarmerie nommé Aba a été assassiné ce mercredi 9 octobre 2025 vers 14 heures dans le quartier Mandé 3 à Bria, préfecture de la Haute-Kotto.
La victime, identifiée sous le nom d’Aba, s’était rendue au domicile de son ancienne conjointe pour voir leur enfant. Cette femme vit désormais avec un nouveau compagnon nommé Bashir alias diamant taillé dans le quartier Mandé 3.
Mais ce mercredi, vers 13h30, Aba s’est rendu chez le couple pour voir son enfant qu’il a eu avec son ex-épouse. Cependant, lorsqu’Aba est entré dans la concession du couple, Bashir l’a interpellé en lui demandant ce qu’il vient chercher ici chez lui. Aba a expliqué qu’il venait voir son enfant. Bashir a immédiatement sorti un couteau et l’a poignardé. Alors qu’Aba tentait de fuir, Bashir a pris un second couteau et l’a poignardé dans le dos.
Aba s’est effondré au sol. Bashir a pris la fuite. Des témoins ont transporté Aba vers l’hôpital, mais il est décédé en cours de route.
Pour le moment, Bachir est dans la nature, et les forces de sécurité sont actuellement à la recherche du suspect qui reste introuvable. Un quadrillage par les soldats FACA du quartier Mandé 3 est en cours pour tenter de retrouver Bashir.
Ce drame montre une fois de plus les conséquences tragiques de la jalousie et de la violence. Aba voulait simplement voir son enfant. Il a été assassiné par un homme qui ne supportait pas sa jalousie maladive.
Corbo News Centrafrique présente ses condoléances à la famille de la victime et appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour arrêter le meurtrier.
Maxime Balalou, donc tu as volé plus des poteaux qu’on le croyait! Une dizaine! C’est terrible! Un voleur c’est un voleur
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un lampadaire ? Non, des dizaines. Un vol exceptionnel? Non, un pillage organisé par une clique des voleurs. Un ministre malhonnête ? Non, une bande des criminels en col blanc. L’affaire des lampadaires solaires détournés par Maxime Balalou, ministre de la Communication, n’est pas un simple fait divers. C’est un exemple parfait d’un système pourri jusqu’à la moelle, où les biens de l’État deviennent la propriété privée d’une caste de voleurs en costume-cravate.
Les révélations de l’enquête menée par la rédaction du CNC sont clairs : l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication, n’a pas volé un ou deux lampadaires solaires. Il en a détourné des dizaines, avec la complicité active ou passive de ses proches, de ses collaborateurs, et très probablement d’autres membres du gouvernement.
Certains de ces poteaux, financés par le Fonds saoudien pour éclairer les rues de Bangui, ont été retrouvés devant la concession familiale des Balalou que le ministre occupe en ce moment, et d’autres encore chez des alliés politiques du MCU ou des membres de sa famille.
L’éclairage public est devenu un butin privé. Oui! L’État centrafricain, un supermarché des voleurs, surtout ceux dans le gouvernement.
L’affaire de vol des poteaux électrique par l’ex-détenu Maxime Balalou ne se limite pas aux lampadaires. Souvenez-vous, l’année dernière, trois véhicules avaient été offerts gratuitement par la Minusca au ministère de la communication. Mais le ministre Maxime Balalou en a profité pour détourné l’un de ces véhicules au bénéfice de son fils. C’est le fils qui roule paisiblement avec ce véhicule en ce moment comme une voiture privée achetée par son père voleur. Un symbole de plus de l’impunité qui règne : ce qui appartient à tous devient la propriété de quelques-uns. Balalou et ses complices ont transformé les biens publics en héritage familial. Et pendant ce temps, les Centrafricains, eux, restent dans le noir.
Maxime Balalou n’est pas un voleur solitaire. Il est le visage visible d’un système pourri jusqu’à l’os, jusqu’à na ya ti a bio ti ala. Pourtant, dans son droit de réponse pathétique, il avait osé parler de “détracteurs jaloux” et de “manipulations politiques”. Mais les faits sont têtus. Les lampadaires marqués « Fonds saoudien » installés devant chez lui, les témoignages accablants des riverains, les documents de l’ENERCA confirmant leur disparition des stocks, et maintenant, cette découverte : des dizaines de poteaux ont été dérobés, pas un seul. Et Balalou n’est pas le seul impliqué. D’autres ministres, d’autres hauts fonctionnaires, d’autres proches du pouvoir ont bénéficié du même trafic. Qui sont-ils ? Nous le saurons. Parce que cette fois, nous irons jusqu’au bout.
La question qui se pose est simple : à qui appartient la Centrafrique ? Aux Centrafricains, qui paient leurs impôts et attendent des services publics dignes de ce nom ? Ou à une bande de voleurs en costume, qui considèrent l’État comme leur propriété privée, leurs ressources comme leur cagnotte personnelle, et leurs fonctions comme une licence pour piller en toute impunité ?
Balalou et ses comparses ont fait leur choix. Ils ont choisi le vol. Ils ont choisi le mépris. Ils ont choisi de traiter les biens publics comme un butin de guerre, et les Centrafricains comme des sujets à exploiter. Mais ils ont oublié une chose : un peuple qui a faim, qui a soif de justice, et qui en a assez d’être volé, finit toujours par se rebeller.
Alors, que faire ? Exiger des comptes. Exiger la vérité. Exiger que chaque lampadaire volé soit restitué, que chaque responsable soit identifié, que chaque complice soit traîné devant les tribunaux. Maxime Balalou peut toujours crier à la “calomnie”. Les preuves sont accablantes. Les lampadaires sont là, devant chez lui. Les documents sont là, dans les archives de l’ENERCA. Les témoignages sont là, dans la bouche des riverains. Et la colère, elle, grandit chaque jour.
Un ministre qui vole n’a pas sa place au gouvernement. Un ministre qui ment n’a pas sa place dans la République. Un ministre qui transforme les biens publics en héritage familial n’a pas sa place dans une société digne de ce nom. Balalou doit partir. Ses complices doivent être démasqués. Et la justice doit passer. Sinon, il ne restera plus qu’une option : la révolte. Parce que quand les voleurs gouvernent, le peuple n’a plus rien à perdre.
Nous, à CNC, nous ne lâcherons rien. Nous publierons les noms. Nous exigerons des comptes. Nous ferons tomber les masques. Parce que cette fois, la honte ne sera plus du côté de ceux qui dénoncent. Elle sera du côté de ceux qui volent. Et la justice, elle, sera du côté du peuple.
Centrafrique : le procureur de la République sortant, Benoît Narcisse Foukpio, après avoir arrêté sa femme et son bébé à la gendarmerie, récidive à nouveau et fait enlever Son enfant malade par la police
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le magistrat et ancien Procureur de la République, Bénoît Narcisse Foukpiole-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Quatre semaines après notre première publication sur son comportement inadmissible, le même magistrat, Benoit Narcisse Foukpio, ancien Procureur de la République, utilise à nouveau les forces de l’ordre dans son conflit familial avec son épouse. Cette fois, son bébé d’un an a été enlevé et emmené par des policiers du commissariat du deuxième arrondissement pour une destination inconnue.
En effet, tout a commencé ce lundi 6 octobre 2024 dans le quartier Lakouanga, non loin du commissariat du deuxième arrondissement de Bangui. Rappelons le, il y’a quatre semaines, nous avons dénoncé le comportement du même magistrat dans notre précédent article. Voilà que l’affaire que nous avons dénoncée connaît un nouveau rebondissement inquiétant. Le magistrat que nous cherchions à identifier formellement il y’a quatre semaines est finalement l’ex-procureur de la République Benoît Narcisse Foukpio. Il a de nouveau fait intervenir les forces de l’ordre, cette fois dans une situation impliquant toujours et toujours son enfant malade, et âgé de seulement un an.
Selon les informations recueillies par notre équipe présente sur les lieux, l’enfant du magistrat Benoît Narcisse Foukpio souffrait d’une blessure à la jambe nécessitant des soins médicaux, possiblement une radiographie. La mère de l’enfant, résidant dans le 7e arrondissement, a contacté le père, Benoît Narcisse Foukpio, pour qu’il prenne en charge les soins de l’enfant. Mais fait surprenant, Benoît Narcisse Foukpio commence son petit malin. Il joue le jeu comme un petit gamin qui fait la tête et refuse de prendre en charge son propre enfant.
Ainsi, face au refus du magistrat Benoît Narcisse Foukpio de s’occuper de la situation, la mère s’est rendue au domicile du père, situé au quartier Lakouanga , non loin du commissariat du 2e arrondissement. À son arrivée, elle a trouvé un policier devant le portail. Le gardien lui a indiqué que le magistrat était absent. La mère a pris son téléphone et appelle le magistrat. Ils ont parlé longuement.
Après l’échange téléphonique entre la mère et le magistrat, ce dernier, au lieu de venir récupérer son enfant pour le soigner, a fait intervenir les policiers du 2e arrondissement pour arrêter le bébé qui a seulement un an. Ces derniers ont pris l’enfant et l’ont emmené vers une destination inconnue.
Au moment de l’arrivée des policiers, l’une de nos équipes se trouvait justement dans le coin dans le cadre d’une autre enquête. L’équipe s’est rendue rapidement sur le lieu, avec la foule qui observe la scène, commence à documenter l’affaire discrètement. Après le départ des policiers, notre équipe s’est rapprochée de la maman, mais celle-ci se contente de se poser des questions : Où les policiers ont-ils emmené son enfant ? Au commissariat, malgré les moustiques et les conditions inadaptées pour un enfant malade ?Pourquoi le père fait-il systématiquement intervenir les forces de l’ordre (policiers, gendarmes, militaires) au lieu de gérer directement ses responsabilités parentales ?
Notre équipe, présente, a assisté à toute la scène. Nous avons tenté d’interroger la mère sur place, mais elle est restée discrète, évoquant simplement et vaguement “un problème concernant l’enfant”.
C’est d’ailleurs un schéma qui se répète avec le magistrat Benoît Narcisse Foukpio. L’intervention du lundi 6 octobre rappelle celle que nous avons documentée il y a quelques semaines dans le quartier Ngaragba, dans le septième arrondissement, où le même magistrat Benoît Narcisse Foukpio avait fait arrêter la mère et le bébé par des gendarmes, les conduisant à la Section de Recherches et d’Investigation après une dispute liée à l’achat de médicaments pour le bébé.
Un magistrat qui se dit magistrat qui refuse de prendre en charge son enfant malgré avoir donné son nom à l’enfant, une mère seule qui assume les responsabilités, et l’utilisation répétée des forces publiques pour gérer des conflits familiaux, c’est Un comportement indigne de la magistrature.
Comment un magistrat, censé incarner la justice et condamner les comportements répréhensibles, peut-il lui-même agir de cette manière ? L’utilisation des forces de l’ordre comme instrument dans des querelles familiales constitue un détournement de pouvoir et un gaspillage des ressources publiques.
Notre enquête se poursuit dans cette affaire pour établir formellement l’identité de ces policiers qui sont intervenus aux ordre de ce magistrat afin d’arrêter son bébé. Nous allons documenter point par point cette affaire pour en faire un reportage complet dans nos prochain article.
Touadéra piégé par sa propre Constitution, aucun candidat ne peut plus se représenté à la prochaine présidentielle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee.jpg” data-wpel-link=”internal”>Remise du projet de la nouvelle constitution au Président Touadera par son directeur national de campagne Evariste Ngamana-
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans leur stratégie de maintien au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra, les Mercenaires russes du groupe Wagner avaient initialement cherché à réviser la Constitution de 2016, mais leur manœuvre juridique a créé un piège qui pourrait exclure le président lui-même de toute élection future.
Le pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo vit aujourd’hui un paradoxe constitutionnel d’une rare complexité. Ce qui devait être l’arme juridique parfaite pour écarter les opposants politiques de Faustin-Archange Touadéra s’est transformé en un boomerang susceptible de frapper de plein fouet le président actuel et l’ensemble de la classe Politique du pays. Cette situation découle d’une série de manœuvres politiques organisée par les mercenaires russes du groupe Wagner, dont les conséquences juridiques n’avaient manifestement pas été anticipées.
L’histoire de cette dérive constitutionnelle commence par une tentative classique de révision de la Constitution de 2016. Les mercenaires russes, dans leur volonté de pérenniser le pouvoir de Touadéra, avaient d’abord envisagé de modifier le texte existant pour faciliter une réélection. Cette approche se heurtait néanmoins à un obstacle de taille : la Cour constitutionnelle de l’époque, dirigée par la Professeure Danièle Darlan, refusait de cautionner cette démarche. Face à cette résistance institutionnelle, les stratèges du régime ont opté pour une solution radicale : le remplacement pur et simple de la présidente de la Cour constitutionnelle.
Professeure Danièle Darlan a ainsi été limogée et remplacée par son vice-président, Jean-Pierre Waboué, un proche parent du Président Touadera. Ce dernier, soumis à des pressions considérables, a finalement cédé en proposant non plus une révision, mais la rédaction complète d’une nouvelle Constitution. Cette décision marquait un tournant dans la stratégie du pouvoir, qui abandonnait la voie de la modification pour celle de la refondation constitutionnelle totale.
C’est dans l’élaboration de ce nouveau texte que les mercenaires de Wagner ont commis leur erreur fatale. Obsédés par l’idée d’écarter définitivement les principaux opposants de Touadéra de toute compétition électorale future, ils ont inséré dans l’article 10 une disposition particulièrement restrictive. Cette clause exige que tout candidat à la présidence et aux plus hautes fonctions publiques soit de nationalité centrafricaine d’origine. Mais les rédacteurs ne se sont pas contentés de cette formulation générale. Dans un souci de précision qui va se révéler catastrophique, ils ont décidé de définir explicitement dans le texte constitutionnel ce qu’ils entendaient par “nationalité d’origine”.
L’article 10 stipule ainsi que la nationalité centrafricaine d’origine s’obtient exclusivement en étant né de parents eux-mêmes centrafricains d’origine. Cette définition, en apparence logique, cache en réalité une impossibilité mathématique et historique que ses auteurs n’avaient pas perçue. Pour comprendre l’ampleur de cette bévue, il faut remonter aux origines mêmes de l’État centrafricain.
Le territoire qui constitue aujourd’hui la République centrafricaine portait avant 1960 le nom d’Oubangui-Chari et constituait une colonie française. Les habitants de ce territoire possédaient donc la nationalité française, statut qui avait été renforcé et généralisé par la loi Lamine Guèye adoptée en 1946. Cette loi accordait la citoyenneté française à tous les ressortissants des territoires d’outre-mer, ce qui incluait naturellement les habitants de l’Oubangui-Chari.
La République centrafricaine n’a acquis son existence juridique qu’en 1958, dans le cadre de la Communauté française, avant d’accéder à l’indépendance complète le 13 août 1960. C’est seulement à partir de cette date historique que l’on peut légitimement parler de nationalité centrafricaine au sens strict. Avant cette échéance, tous les habitants du territoire étaient juridiquement français, quelle que soit leur origine ethnique ou leur lieu de naissance.
Cette chronologie historique simple crée une impossibilité logique totale pour l’application de l’article 10. Les générations nées avant 1960 étaient de nationalité française et sont devenues centrafricaines par acquisition lors de l’indépendance. Elles ne peuvent donc pas être considérées comme centrafricaines “d’origine” selon la définition stricte retenue par la Constitution. Les enfants nés après l’indépendance sont effectivement centrafricains d’origine par leur naissance, mais leurs parents, nés avant 1960, ne remplissent pas ce critère.
Selon la logique implacable de l’article 10, il faudrait donc attendre l’émergence de la troisième génération post-indépendance pour qu’un citoyen puisse prétendre remplir pleinement les critères d’éligibilité. Autrement dit, seuls les petits-enfants des Centrafricains de 1960 pourraient théoriquement se porter candidats aux plus hautes fonctions de l’État. Cette situation crée un vide juridique total qui frappe l’ensemble de la classe politique actuelle, sans exception.
Le président Touadéra lui-même se trouve pris au piège de cette définition. Né en 1957, il était juridiquement français au moment de sa naissance et n’est devenu centrafricain qu’en 1960, par acquisition de la nouvelle nationalité. Ses parents, nés bien avant l’indépendance, étaient également français. Selon les critères de sa propre Constitution, Touadéra ne peut donc pas se prévaloir de la nationalité centrafricaine d’origine telle qu’elle est définie par l’article 10.
Cette situation concerne également tous les leaders politiques actuels, qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité. L’âge moyen de la classe politique centrafricaine fait que la quasi-totalité de ses membres sont nés avant 1960 ou sont enfants de personnes nées avant cette date. Le verrouillage électoral imaginé pour consolider un pouvoir vacillant a donc créé une impasse juridique qui frappe aveuglément tous les acteurs du jeu politique.
Le Conseil constitutionnel se trouve désormais confronté à un casse-tête juridique d’une complexité rare. Il devra soit interpréter l’article 10 de manière à le rendre applicable, au risque de trahir la lettre de la Constitution, soit accepter que personne ne puisse légalement se porter candidat aux prochaines Élections présidentielles. Cette situation place l’institution dans une position particulièrement délicate, où toute décision risque d’être contestée.
L’ironie de cette situation dépasse le simple aspect technique. Elle montre une méconnaissance profonde de l’histoire du pays de la part de ceux qui ont conçu cette Constitution. Les mercenaires de Wagner, malgré leur influence politique considérable, ont manifestement négligé les réalités historiques et juridiques locales dans leur empressement à verrouiller le système électoral. Cette négligence transforme aujourd’hui leur arme politique en un poison qui menace de paralyser complètement le système démocratique centrafricain.
La manœuvre politique, conçue dans l’ignorance de l’évolution juridique du pays depuis l’indépendance, montre les dangers des manipulations constitutionnelles improvisées. En voulant exclure les adversaires politiques de Touadéra, ses conseillers ont créé un monstre juridique qui pourrait bien exclure tout le monde, y compris leur protégé. L’article 10 n’est plus un outil de contrôle politique, mais un obstacle majeur au fonctionnement normal des institutions démocratiques.
Pont effondré entre Damara et Sibut : le Président Touadera demande aux routiers de cotiser pour les réparations
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/blocage-des-vehicule-entre-damara-et-sibut-apres-effondrement-du-pont.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des camions bloqués sur la route entre Sibut et Damara, dans le village Kangamoté, situé à 10 kilomètres de Sibut après l’effondrement d’un pont
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le pont sur la route nationale entre Damara et Sibut s’est effondré il y a quelques jours, bloquant la circulation sur cet axe stratégique. La réponse du Président Touadera ? Demander aux chauffeurs de camions de cotiser 5 000 à 10 000 francs CFA chacun pour acheter des barres de fer et construire un pont provisoire.
L’effondrement de ce pont montre le visage réel du régime du Président Touadera: pendant qu’il dépense 10 milliards de francs CFA par mois pour payer les Mercenaires russes qui protègent son pouvoir à Bangui, les infrastructures du pays s’effondrent littéralement.
Cet effondrement du pont entre Sibut et Damara, notamment au village Kangamoté, situé à 10 kilomètres de Sibut, a créé un blocage massif avec des dizaines de véhicules coincés de part et d’autre. Au lieu d’intervenir rapidement avec les moyens de l’État, le gouvernement a envoyé des délégations demander aux camionneurs de verser entre 5 000 et 10 000 francs CFA pour acheter des barres de fer permettant de construire un pont provisoire.
Cette demande est d’autant plus scandaleuse que les transporteurs paient déjà des péages sur cet axe. Ils paient pour circuler sur une route non goudronnée, totalement à l’abandon, et maintenant on leur demande de payer pour réparer un pont que l’État aurait dû entretenir.
À quoi servent les péages si ce n’est à entretenir les routes et les ouvrages ? Les transporteurs paient, mais ne voient aucun entretien, aucune amélioration. Les routes se dégradent, les ponts s’effondrent, et on leur demande de payer encore pour réparer ce que l’État a laissé se détruire.
Cette situation dépasse l’entendement. Un gouvernement qui dépense 10 milliards par mois pour des mercenaires de Poutine et demande à des camionneurs de cotiser quelques milliers de francs pour réparer un pont. Les priorités du régime sont claires : protéger le pouvoir de Touadéra plutôt que servir la population.
L’abandon des infrastructures ne se limite pas aux routes. L’éducation, la santé, tous les secteurs sont à l’abandon. Pendant que les pays voisins progressent, la Centrafrique régresse. Le Tchad, qui envoyait ses étudiants se former à Bangui, a aujourd’hui dépassé la Centrafrique dans tous les domaines. Le Cameroun et le Congo ne sont même plus comparables.
Cette régression est le fruit d’une décennie de gouvernance Touadéra. Au Burkina Faso, les présidents précédents avaient construit le pays avant que le pouvoir actuel n’arrive. Au Mali, malgré les difficultés, il existe une vision. En Centrafrique, c’est le chaos absolu.
Et c’est dans ce contexte catastrophique que Touadéra veut un troisième mandat. Un président qui laisse les ponts s’effondrer et demande aux transporteurs de payer pour les réparer veut rester au pouvoir à vie. Un président qui dépense des milliards pour Wagner pendant que le pays s’effondre veut diriger la Centrafrique jusqu’à sa mort.
La campagne de propagande de Wagner et du gouvernement tente de faire croire que tout va bien. Mais la réalité sur le terrain est implacable : routes détruites, ponts effondrés, écoles sans moyens, hôpitaux sans médicaments, population appauvrie.
La Centrafrique a reculé de deux siècles. Pendant que les autres pays africains construisent et progressent, la Centrafrique sous Touadéra détruit et régresse. Un pont qui s’effondre et qu’on demande aux transporteurs de réparer résume parfaitement l’état du pays : un État absent qui se décharge de ses responsabilités sur une population déjà écrasée par la misère.
le coach national Sylvain Lautié accuse la Fédération de basketball de travail non rémunéré et annonce des plaintes pénales en France
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/President-de-la-federation-de-Basketball-centrafricain-Serge-Singha-Bengba.jpg” data-wpel-link=”internal”>President-de-la-federation-de-Basketball-centrafricain-Serge-Singha-Bengba – Centrafrique : dissolution du bureau exécutif de la fédération de basketball sur fonds du détournement des fonds
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le coach de l’équipe nationale de basketball de Centrafrique, Sylvain Lautié, affirme avoir travaillé plus d’un an sans rémunération pour la Fédération Centrafricaine de Basketball (FCBB). Il met en cause le président de la FCBB Serge Singha Bengba, le Directeur technique national Maurice Beyina, ainsi que le ministre des Sports Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wamzoumon Kiki. Il annonce des plaintes pénales en France et la saisine de la FIBA.
Selon sa déclaration joint au téléphone par la rédaction du CNC le 6 octobre 2025, Sylvain Lautié affirme qu’un contrat officiel de deux saisons a été signé par le ministre des Sports. Le chef de cabinet du ministre, Bernard Hamadjida, aurait supervisé la préparation de dossiers et de projets validés avant de cesser tout contact. Pour Lautié, la signature ministérielle devait garantir le sérieux de l’engagement mais elle a entraîné une charge de travail importante sans paiement et bloqué d’autres opportunités professionnelles qui s’offre à lui.
Le coach national Sylvain Lautié revendique plusieurs missions effectuées au profit de la FCBB : suivi individuel du joueur international Allan Dokossi avec plus de 60 séances intensives en six semaines, mobilisation de la filière centrafricaine en France via des échanges avec des agents, travail conjoint avec le capitaine Max Kouguere pour convaincre la quasi-totalité des joueurs disponibles, organisation d’un stage à Nancy avec accès à des infrastructures de haut niveau obtenues gratuitement ou à faible coût, et élaboration de plans de préparation et de stages annulés au dernier moment par la Fédération.
Aucun de ces travaux n’aurait donné lieu à rémunération, affirme Sylvain Lautié. Il évoque également une perte d’opportunités professionnelles et un impact familial. Il indique dans notre échange que son fils, atteint de troubles autistiques, n’a pas pu bénéficier des soins nécessaires faute de moyens, conduisant à une hospitalisation durant l’été.
Dans sa déclaration, le coach Sylvain Lautié met en cause la gestion des engagements publics en République centrafricaine : un ministre signataire qui ne respecte pas le contrat, un chef de cabinet injoignable, et une perte de crédibilité internationale relevée par l’Ambassade de France. Il attribue à ces dysfonctionnements l’absence de paiement et l’interruption des projets annoncés.
Sylvain Lautié affirme également que des crédits destinés à l’exécution du contrat seraient sortis du ministère des Finances puis transférés au ministère des Sports, sous la responsabilité du ministre Héritier Doneng. Il dit n’avoir jamais perçu de paiement et pose la question de la destination des fonds. Il demande des explications sur le circuit financier entre Finances et Sports et l’identification des responsables.
Le coach Sylvain Lautié déclare fermement qu’il déposera prochainement en France des plaintes pour travail dissimulé, tromperie et détournement de fonds publics. Sont cités Serge Singha Bengba président de la FCBB, Maurice Beyina Directeur technique national, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wamzoumon Kiki ministre des Sports, et Bernard Hamadjida chef de cabinet du ministre. Il annonce aussi la saisine de la FIBA pour d’éventuelles sanctions contre la FCBB.
Sylvain Lautié affirme vouloir publier dans les prochains jours un communiqué auprès de grandes agences internationales : AFP, Reuters, AP, EFE, Anadolu, dpa, Euronews, ainsi que Panapress, Africanews, ANA, APS, ANGOP, MAP, NAN, entre autres. L’objectif est d’alerter la communauté sportive et les institutions internationales sur des pratiques jugées contraires à l’éthique.
Cette affaire s’inscrit dans un schéma répétitif en Centrafrique : des contrats signés au plus haut niveau qui ne sont jamais honorés, des engagements pris qui restent lettre morte, des fonds qui disparaissent entre les ministères. Le sport centrafricain, comme tous les autres secteurs, souffre d’une gouvernance catastrophique où la signature d’un ministre ne garantit plus rien.
Un coach français, Sylvain Lautié, accepte de travailler pour l’équipe nationale, signe un contrat avec le ministre, effectue des missions importantes pendant plus d’un an, et ne reçoit jamais un franc. Pendant ce temps, des fonds sortent du ministère des Finances, transitent vers le ministère des Sports, et personne ne peut expliquer où ils sont passés.
Cette situation déshonore la Centrafrique aux yeux de la communauté sportive internationale. Comment convaincre des entraîneurs et des techniciens de qualité de travailler pour les équipes nationales si les contrats signés par les ministres ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits ?
La population d’Amdafock a organisé samedi dernier une importante manifestation devant le bureau de la Minusca pour exiger la libération de Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie de la sous-préfecture, enlevé à Bangui par des mercenaires russes alors qu’il s’apprêtait à déposer son dossier de candidature.
Les manifestants se sont rassemblés devant la base de la Mission des Nations Unies pour remettre un mémorandum et faire entendre leur colère. Plusieurs orateurs ont pris la parole pour dénoncer cette arrestation qu’ils qualifient de “coup monté contre les candidatures de la victime “.
Un premier manifestant a déclaré : “Nous, la population d’Amdafok, sommes particulièrement tristes d’avoir péniblement les douleurs au fond du cœur. Abel Mokouya est un homme simple, sympathique, reconnu par la population d’Amdafok comme candidat au maire. Il n’a aucun problème avec la population. Il représente le meilleur garant de l’avenir des jeunes de la sous-préfecture d’Amdafok“.
Il a poursuivi : “Il a été menacé il y a quelques mois par certains hommes politiques. Et effectivement, il est arrêté à Bangui au moment du dépôt des dossiers. Nous sommes convaincus que c’est un coup monté contre sa candidature.Nous disons non à l’arrestation de ce monsieur au moment du dépôt des dossiers, puisque ce monsieur est le candidat préféré de la population“.
Une manifestante a également pris la parole pour exprimer l’inquiétude de la communauté et demander l’intervention des autorités pour la libération du candidat.
Les habitants d’Amdafock ont lancé un appel direct au gouvernement : “Si vous reconnaissez qu’Amdafock peut soutenir le président Touadéra à l’élection qui vient, libérez Abel Mokouya.”
Cette manifestation témoigne de la forte mobilisation de la population d’Amdafok autour de leur candidat enlevé. L’arrestation de Wouya Mocko Abel intervient dans un contexte où plusieurs candidats de l’opposition ou indépendants sont ciblés en cette période de dépôt des candidatures pour les Élections de décembre 2025.
La population locale considère Abel Mokouya comme “la personne sur qui elle a mis son espoir” et refuse cette arrestation qu’elle perçoit comme une manœuvre pour l’empêcher de se présenter aux Élections municipales.
Au moment de la publication de cet article, Wouya Mocko Abel reste détenu sans que sa localisation exacte ne soit connue de sa famille et de ses partisans.
des ministres candidats aux législatives en violation du Code électoral
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-Arthur-Bertrand-Piri-ngaba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que les législatives sont prévues pour le 28 décembre, plusieurs ministres du gouvernement Touadéra, investis candidats sous la bannière du MCU, refusent toujours de se mettre en disponibilité, en contradiction flagrante avec le Code électoral qu’ils ont eux-mêmes adopté.
En effet, l’article 141 du Code électoral est sans ambiguïté : les membres du gouvernement, tout comme les fonctionnaires, doivent se mettre en disponibilité trois mois avant la date de l’élection. Ce délai n’est pas une option. À défaut de la décision formelle, un simple récépissé du dépôt de la demande, daté d’au moins trois mois avant le scrutin, peut être accepté. Seule exception prévue : les Élections partielles, où le délai est ramené à deux semaines.
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé
Or, le calendrier est clair. Les Élections législatives et présidentielle sont fixées au 28 décembre 2025. Le délai de trois mois imposait donc aux ministres candidats de se retirer au plus tard le 28 septembre 2025. À la date de publication de cet article, aucun n’a quitté son poste.
Pendant ce temps, les ministres qui sont en précampagne bénéficient des moyens de l’État. En restant en fonction, ces ministres cumulent les avantages de leurs portefeuilles et leur statut de candidats. Véhicules administratifs, gardes rapprochés, financements publics : tout leur appareil ministériel sert désormais à des ambitions partisanes. Ce mélange des genres viole l’article 56 du même Code, qui interdit strictement l’utilisation du patrimoine et du personnel de l’État pour une campagne électorale.
Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises
C’est tout simplement une violation grave du code électoral qui discrédite le processus en cours. Comment garantir une compétition équitable quand ceux qui font la loi sont les premiers à la piétiner ? Les ministres candidats du MCU, en refusant de respecter le délai légal de démission, placent les législatives de décembre sous le signe de l’illégalité. Ils confisquent à leur profit les ressources publiques et faussent le jeu prétendument démocratique.
Voilà maintenant une question de légitimité. En s’accrochant à leurs portefeuilles tout en battant campagne, ces ministres créent une situation intenable : comment peuvent-ils prétendre légiférer demain alors qu’ils violent déjà la loi aujourd’hui ? La République centrafricaine peut-elle se permettre que ses propres dirigeants transforment le Code électoral en chiffon de papier ?
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement
Centrafrique : le ministre Bruno Yapandé termine sa tournée européenne de mendicité diplomatique pour financer des Élections après avoir insulté l’Occident toute l’année
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice
Le ministre Bruno Yapandé termine sa tournée européenne de mendicité diplomatique pour financer des Élections que même les États-Unis jugent impossibles à organiser en décembre prochain.
Le ministre centrafricain Bruno Yapandé vient de terminer sa mission à Paris et Bruxelles, une énième tournée de mendicité diplomatique qui en dit long sur les contradictions du régime de Touadéra. Pendant une semaine, du 13 au 20 septembre, ce responsable gouvernemental a parcouru les capitales européennes la main tendue, quémandant des fonds pour organiser des Élections que tout le monde sait impossibles à tenir en décembre.
Cette mission intervient dans un contexte particulièrement cynique. Toute l’année, le gouvernement centrafricain multiplie les discours anti-occidentaux, insultant régulièrement la France et l’Union européenne. Mais dès qu’il s’agit de financer leurs projets, ces mêmes dirigeants n’hésitent pas à faire le tour des chancelleries européennes, casquette à la main.
L’hypocrisie atteint son comble quand on sait que le régime de Touadéra paie actuellement 10 milliards de francs CFA par mois aux Mercenaires russes de l’ex-groupe Wagner, rebaptisé Africa Corps. Ces sommes astronomiques, confirmées par des sources proches du Kremlin, suffiraient largement à financer les Élections dont se préoccupe tant le ministre Bruno Yapandé.
Mais voilà le paradoxe centrafricain : on dépense sans compter pour des mercenaires russes de Poutine tout en mendiant auprès de ceux qu’on insulte publiquement. Cette schizophrénie diplomatique témoigne d’une absence totale de cohérence politique de la part du régime en place.
À Paris, Bruno Yapandé prétend avoir eu des “discussions fructueuses” avec les autorités françaises. Mais ces discussions peuvent-elles vraiment être fructueuses quand elles se déroulent dans un climat de défiance mutuelle ? Comment peut-on demander de l’argent à un pays qu’on accuse régulièrement de néocolonialisme ?
À Bruxelles, la délégation a sollicité “un accompagnement supplémentaire” de l’Union européenne. Cette formule diplomatique cache mal la réalité : le gouvernement centrafricain demande encore de l’argent à une institution qu’il critique constamment dans ses médias officiels et à travers ses avatars sur les réseaux sociaux.
Cette tournée européenne intervient après l’échec de missions similaires dans d’autres capitales. Le Qatar, sollicité récemment par le Président Baba Kongoboro, aurait décliné toute aide financière. Cette multiplication des refus témoigne de la perte de crédibilité internationale du régime de Touadéra.
Car les partenaires internationaux ne sont pas dupes. Ils savent que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) ment sur ses propres réalisations, comme l’a démontré le constat d’huissier sur la non-publication des listes électorales. Ils savent aussi que l’organisation d’Élections crédibles en décembre relève de l’impossible.
D’ailleurs, même les représentants des États-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leurs doutes sur la faisabilité de ces élections en décembre. Quand les Américains, pourtant peu enclins à critiquer publiquement leurs “partenaires” africains, émettent des réserves, c’est que la situation est vraiment préoccupante.
Le régime centrafricain semble avoir choisi de grouper les élections présidentielle, législatives, municipales et régionales non par souci d’efficacité, mais faute de financement suffisant pour les organiser séparément. Cette stratégie du tout-en-un masque mal l’incapacité financière et organisationnelle du gouvernement.
Bruno Yapandé parle de “processus inédit d’élections groupées” comme s’il s’agissait d’une innovation démocratique. En réalité, cette approche répond surtout à des contraintes budgétaires et à l’incapacité chronique de l’ANE à organiser des scrutins séparés.
Les bailleurs de fonds internationaux commencent à comprendre le piège. Ils ne veulent plus financer des mascarades électorales qui ne servent qu’à légitimer un pouvoir contesté. Cette réticence croissante explique la multiplication des missions de mendicité comme celle de Bruno Yapandé.
Le comble de l’hypocrisie réside dans cette double approche : on va chercher l’argent en Europe pour les élections tout en payant des fortunes aux Russes pour la sécurité du régime. Cette schizophrénie budgétaire interroge sur les véritables priorités du régime centrafricain.
Cette situation rappelle un proverbe centrafricain : “On ne peut pas cracher dans la main qui nous nourrit”. Pourtant, c’est exactement ce que fait le régime de Touadéra depuis des mois. Cette attitude explique la lassitude croissante des partenaires traditionnels du pays.
Au final, cette mission de Bruno Yapandé ressemble davantage à un exercice de communication qu’à une véritable recherche de solutions. Le ministre pourra toujours prétendre avoir “sensibilisé” les partenaires européens, mais les résultats concrets risquent d’être décevants.
Car les Européens ont compris que financer des élections bâclées ne sert à rien. Ils préfèrent attendre que le régime centrafricain retrouve un minimum de cohérence dans sa politique étrangère avant d’ouvrir à nouveau leurs bourses aux voleurs de Bangui afin de leur permettre la construction de leurs villas de luxe à la cité de golf.
Cette tournée européenne de mendicité diplomatique confirme l’impasse dans laquelle s’est enfermé le régime de Touadéra. Entre ses contradictions internes et sa perte de crédibilité internationale, le gouvernement centrafricain peine à trouver des solutions durables à ses problèmes chroniques de financement et de gouvernance.
Anicet Georges Dologuélé : “Sans dialogue, le boycott des élections est la seule option sérieuse”
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/De-gauche-a-droite-Le-professeur-Faustin-archange-TOUADERA-Crepin-Mboli-Goumba-et-Anicet-Georges-Dologuele.-Photos-montage-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/De-gauche-a-droite-Le-professeur-Faustin-archange-TOUADERA-Crepin-Mboli-Goumba-et-Anicet-Georges-Dologuele.-Photos-montage-par-CNC-450×142.jpg” alt=”Anicet Georges Dologuélé : "Sans dialogue, le boycott des élections est la seule option sérieuse"” width=”450″ height=”142″ />De-gauche-a-droite-Le-professeur-Faustin-archange-TOUADERA-Crepin-Mboli-Goumba-et-Anicet-Georges-Dologuele.-Photos-montage-par-CNC – Rédaction du projet d’une nouvelle constitution : jeu de ping-pong entre le gouvernement et le BRDC
L’opposant Anicet-Georges Dologuelé conditionne la participation de son parti aux réformes institutionnelles et au dialogue direct avec Touadéra.
Anicet Georges Dologuélé évoque un boycott électoral si le pouvoir refuse les discussions politiques réclamées par l’opposition centrafricaine.
Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) durcit le ton. Anicet Georges Dologuélé ne ferme plus la porte à un boycott des élections de décembre 2025 si Faustin-Archange Touadéra persiste à ignorer les demandes de dialogue de l’opposition. Cette escalation intervient à quinze mois d’un scrutin qui doit renouveler l’ensemble des institutions du pays.
L’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuelé dresse un bilan accablant de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). “L’ANE n’a pas de COPEC, elle ne parvient pas à gérer le fichier électoral, et la révision des listes traîne depuis un an”, affirme-t-il. Cette institution devrait pourtant superviser quatre consultations simultanées : présidentielle, législatives, municipales et régionales. Une mission que Dologuélé juge impossible dans les conditions actuelles.
La Constitution de 2023 concentre également les critiques de l’opposition. Le texte confère au président et à son entourage la nomination de six membres sur onze au Conseil constitutionnel, compromettant l’indépendance de cette instance. Plus controversées encore, les nouvelles règles d’éligibilité excluent les binationaux de la course présidentielle et exigent d’être Centrafricain “d’origine”, avec un père et une mère centrafricains. Ces dispositions créent, selon Dologuélé, des barrières injustifiées à la compétition politique.
Le chef de file de l’opposition rappelle que ses formations politiques sollicitent des discussions depuis deux ans sans recevoir de réponse claire. Le paradoxe touche au symbole : lors de la fête nationale du 12 août, Touadéra a parlé de “main tendue” tout en qualifiant l’opposition d’ennemie de la paix. Pour sortir de cette impasse, Dologuélé maintient sa proposition d’une médiation par un dirigeant d’Afrique centrale.
La dimension financière complique encore la donne. Membre de la commission des finances à l’Assemblée nationale, Dologuélé révèle qu’aucune ligne budgétaire n’est prévue pour organiser les élections. Le pays dépend entièrement de ses partenaires internationaux : Union européenne, France et MINUSCA. “Si les compétiteurs ne participent pas, pourquoi l’UE financerait-elle un scrutin pour faire de Touadéra un empereur ?”, questionne-t-il.
Cette dépendance externe pourrait jouer en faveur de l’opposition. Un boycott massif risquerait de compromettre la légitimité du processus aux yeux des bailleurs de fonds, qui pourraient alors suspendre leur soutien financier. Cette perspective place le pouvoir face à un dilemme : accepter les réformes réclamées ou organiser des élections sans financement extérieur.
La menace de boycott traduit la détermination de l’opposition à ne plus accepter un statu quo défavorable. Dologuélé assume cette stratégie risquée, conscient qu’elle pourrait accentuer les tensions politiques mais convaincu qu’elle représente le seul moyen de forcer les négociations.
Le compte à rebours a commencé. Entre réformes institutionnelles et dialogue politique, le gouvernement centrafricain dispose de quinze mois pour éviter une crise électorale majeure qui compromettrait la stabilité du pays.
quand Marcel Djimassé annonce la création de 480 emplois-types pour mieux piéger la fonction publique ⸻
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708372228235-450×351.jpg” alt=”Centrafrique : quand Marcel Djimassé annonce la création de 480 emplois-types pour mieux piéger la fonction publique ⸻” width=”450″ height=”351″ />
Marcel Djimassé, ministre de la fonction publique a annoncé lors du conseil des ministres du 4 septembre dernier la création de 480 emplois-types dans la fonction publique. Officiellement, il s’agit d’une réforme moderne. En réalité, ce système complique la vie des fonctionnaires et renforce le contrôle du pouvoir sur eux.
Mais qu’est-ce qu’un emploi-type ? En définition simple, un emploi-type, c’est une catégorie de poste standardisée. Par exemple : enseignant de collège, secrétaire administratif, inspecteur des impôts.
Chaque emploi-type regroupe des fonctions similaires et correspond à une grille de salaire.
Normalement, ce système sert à organiser la fonction publique et à rendre les carrières plus claires. Dans beaucoup de pays africains, on compte quelques dizaines d’emplois-types. En Centrafrique, le gouvernement, via son ministre de la fonction publique, en a créé 480, un chiffre énorme et ingérable qui ressemble plus à une usine à gaz qu’à une solution.
Alors, pourquoi en créer autant ? Oui, le ministre de la Fonction publique, Marcel Djimassé, de sa propre bouche, explique que ce guide normatif va :
réduire les inégalités salariales,
améliorer la performance de l’administration, • permettre une meilleure gestion des carrières.
Mais derrière ces beaux mots, le but est clair : multiplier les cases pour mieux contrôler les recrutements et les promotions.
Avec 480 catégories, les fonctionnaires ne savent plus dans quelle case ils se trouvent, ni à quoi ils ont droit. Cela ouvre la voie à des décisions totalement arbitraires et au clientélisme politique.
Alors, c’est finalement une réforme qui étouffe au lieu d’améliorer. Oui, officiellement, le gouvernement veut remplacer le système basé sur les diplômes, jugé injuste. Mais le nouveau système n’est pas plus équitable :
les postes sont définis par des technocrates déconnectés du terrain, • les agents publics sont classés dans des catégories rigides, • les fonctionnaires subissent une gestion lourde et compliquée.
En pratique, les agents auront plus de règles à respecter, mais aucune amélioration dans leurs conditions de travail. Cette réforme ne vise pas à motiver, mais à enfermer les fonctionnaires dans un carcan administratif.
Finalement, c’est un outil politique plus qu’administratif. Sans doute. En reliant les salaires aux postes (et non plus aux diplômes), le régime se donne un nouvel instrument pour maintenir sa mainmise :
récompenser les proches du pouvoir, en les plaçant dans des catégories mieux payées, • punir les opposants, en les bloquant dans des postes sans valeur.
Ce guide normatif n’est donc pas une réforme neutre, mais un moyen de soumission.
Même les partenariats internationaux, comme celui signé avec la France en juin 2025, servent uniquement à donner une façade respectable à une réforme qui n’apporte aucune solution aux problèmes réels : corruption, opacité et incapacité à fournir des services publics.
Définitivement, ce sont finalement des promesses irréalistes. Le gouvernement promet que ce guide réduira de 30 % les inégalités salariales d’ici fin 2025. Mais les vraies inégalités ne viennent pas du classement des postes. Elles viennent d’un système où les promotions et les avantages dépendent surtout de la proximité avec le pouvoir.
Les agents sans protecteurs restent coincés au bas de l’échelle, tandis que les fidèles au régime cumulent les primes et les privilèges.
Les syndicats sont également fragilisés. Avec 480 catégories différentes, il devient presque impossible pour les syndicats de mobiliser tout le monde autour d’une revendication commune. Les fonctionnaires sont dispersés, divisés par leurs statuts, et chacun défend sa petite case.
Cette réforme affaiblit donc le syndicalisme en Centrafrique. Les grèves ou les revendications collectives auront moins de force, puisque le gouvernement pourra toujours jouer sur les différences entre les catégories pour opposer les agents les uns aux autres.
Finalement, c’est une réforme qui ne résout rien à la fin. En clair, ce guide normatif :
ne combat pas la corruption,
ne simplifie pas la gestion de l’État, • ne motive pas les agents, • mais renforce le contrôle politique du régime et divise les travailleurs.
Avec 480 emplois-types, le système devient illisible, injuste et encore plus lourd. C’est moins une réforme qu’une manipulation administrative pour mieux asservir la fonction publique.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro refuse l’ultimatum du Président russe Vladimir Poutine sur le remplacement de Wagner par Africa Corps
Le silence qui durait depuis des semaines s’est rompu le 31 août 2025. Un ultimatum de Moscou est arrivé sur le bureau du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , déclenchant une réaction de colère inhabituelle chez le dirigeant centrafricain. Selon nos sources proches du palais présidentiel, le chef d’État Baba Kongoboro confie désormais en privé qu’il regrette la mort d’Evgueni Prigojine et ne comprend pas pourquoi le chef de Wagner n’avait pas mené sa rébellion jusqu’au bout contre Vladimir Poutine.
Cette amertume trouve sa source dans l’ultimatum russe qui exige la signature d’un nouveau contrat militaire. Moscou veut remplacer la milice Wagner par une structure officielle plus coûteuse : Africa Corps. Pour Touadéra, cette transition représente bien plus qu’un simple changement administratif. Elle signifie la perte de son autonomie et sa transformation en simple exécutant des ordres du Kremlin.
L’alliance entre la République centrafricaine et la Russie s’est construite autour de la présence des mercenaires du groupe Wagner depuis 2018. Ces soldats privés ont assuré la protection personnelle de Touadéra tout en sécurisant et exploitant les mines d’or, de diamants et les forêts du pays, sans oublier le pillage et massacre de la population centrafricaine. Cette collaboration permettait au président centrafricain de maintenir une certaine marge de manœuvre dans ses relations avec Moscou.
Vladimir Poutine souhaite désormais “professionnaliser” cette présence militaire en la plaçant sous le contrôle direct de l’armée russe à travers Africa Corps. Cette nouvelle structure eliminerait l’intermédiaire que représentait Wagner et placerait les forces russes en Centrafrique sous commandement militaire officiel.
La proposition russe pose plusieurs problèmes à Bangui. D’abord, elle est financièrement plus lourde que l’arrangement précédent avec Wagner. Ensuite, elle prive Touadéra de la flexibilité dont il bénéficiait avec Prigojine, qui agissait comme un entrepreneur indépendant capable de négocier directement avec le palais présidentiel. Enfin, elle transforme le président centrafricain en simple relais des décisions prises à Moscou.
Le conseiller militaire russe présent à Bangui, ancien lieutenant de Prigojine, devient dans ce nouveau schéma un représentant direct du ministère russe de la Défense. Cette évolution supprime la relation personnalisée que Touadéra entretenait avec l’organisation Wagner et son défunt patron.
La disparition d’Evgueni Prigojine dans des circonstances troubles a privé Touadéra d’un interlocuteur privilégié. Le patron de Wagner avait développé une relation de confiance avec le président centrafricain, agissant comme un entrepreneur à la fois loyal au Kremlin mais doté d’une indépendance suffisante pour négocier directement avec Bangui.
Prigojine représentait un modèle d’alliance qui convenait parfaitement à Touadéra : un partenaire russe puissant mais pas totalement inféodé à Moscou. Cette configuration permettait au président centrafricain de maintenir une certaine autonomie tout en bénéficiant du soutien militaire russe.
La tentative de coup d’État de Prigojine contre Poutine en juin 2023 avait été suivie avec attention à Bangui. Selon nos informations, Touadéra aurait secrètement espéré que cette rébellion aboutisse, pensant qu’un affaiblissement de Poutine aurait consolidé l’indépendance de Wagner et offert à la Centrafrique un allié plus autonome vis-à-vis du Kremlin.
Aujourd’hui, le président centrafricain réalise qu’il n’est plus considéré comme un partenaire mais comme un tintin, un simple pion dans la stratégie géopolitique russe en Afrique. Cette prise de conscience explique ses regrets concernant l’échec de la rébellion de Prigojine et sa résistance actuelle à l’ultimatum de Moscou.
Le refus de Touadéra de céder immédiatement aux exigences russes place la Centrafrique dans une situation délicate. Moscou dispose de plusieurs leviers de pression pour contraindre Bangui à accepter ses conditions. Le rappel de l’ambassadeur russe constitue la première étape d’une escalade possible.
La Russie pourrait également suspendre son soutien militaire, laissant le gouvernement centrafricain vulnérable face aux groupes armés qui contrôlent encore une partie du territoire. Plus grave encore, Moscou pourrait décider d’armer directement ces groupes rebelles pour déstabiliser le régime de Touadéra.
L’option la plus radicale consisterait pour la Russie à s’emparer directement des sites miniers qu’elle exploite actuellement en partenariat avec le gouvernement centrafricain. Cette mainmise sur les ressources naturelles priverait Bangui de revenus vitaux et démontrerait publiquement l’impuissance du régime.
Face à ces menaces, Touadéra explore discrètement ses options. Un rapprochement avec d’anciens partenaires comme la France reste théoriquement possible, mais il comporterait des risques considérables. Paris a gardé rancune de l’expulsion de ses forces et du choix de Bangui en faveur de la Russie.
L’Italie et les États-Unis représentent des alternatives potentielles, mais aucun de ces pays ne semble disposé à s’engager militairement en Centrafrique avec la même intensité que la Russie. De plus, tout rapprochement avec l’Occident provoquerait une réaction immédiate et probablement violente de Moscou.
La Chine, présente économiquement en Centrafrique, pourrait théoriquement offrir une alternative, mais Pékin évite généralement de s’impliquer dans les conflits internes africains et préfère maintenir de bonnes relations avec tous les acteurs locaux, y compris la Russie.
Le 31 août 2025 pourrait devenir une date historique dans l’histoire récente de la Centrafrique. Pour la première fois depuis l’arrivée de Wagner, le président Touadéra a choisi de résister aux pressions de son protecteur russe. Cette décision témoigne d’une volonté de préserver une autonomie minimale face aux ambitions géopolitiques de Moscou.
L’issue de cette crise déterminera l’avenir des relations russo-centrafricaines et, plus largement, le modèle d’influence russe en Afrique. Si Touadéra cède finalement, il établira un précédent inquiétant pour d’autres dirigeants africains tentés de résister aux exigences de Moscou. Si il maintient sa position, il pourrait ouvrir la voie à une redéfinition des rapports de force entre la Russie et ses alliés africains.
Dans tous les cas, l’ombre de Prigojine continue de planer sur cette crise. Le défunt patron de Wagner incarnait un modèle de partenariat russo-africain que Moscou semble désormais vouloir abandonner au profit d’un contrôle plus direct et plus rigide de ses alliés continentaux.
La renonciation de Dologuélé à sa nationalité française : quand Touadéra transforme sa manœuvre en victoire politique
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La récente renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française montre toute l’habileté politique de Faustin-Archange Touadéra. En contraignant l’un de ses principaux rivaux à abandonner sa double nationalité, le président centrafricain se croit réussir un double coup de maître : éliminer juridiquement ses adversaires tout en récupérant politiquement leurs sacrifices personnels.
Le 27 août 2025, le Journal Officiel français publie le décret de renonciation de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé à sa nationalité française . Une décision que l’ancien Premier ministre qualifie lui-même de douloureuse, prise “avec un lourd cœur” selon ses propres termes. Pourtant, à Bangui, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou applaudit ce qu’il appelle un “geste patriotique qui renforce la souveraineté nationale”.
Cette réaction gouvernementale dépasse l’indécence politique ordinaire. Comment oser se féliciter publiquement d’une renonciation que vous avez vous-même rendue obligatoire ? Comment transformer en preuve de patriotisme ce qui constitue avant tout l’aboutissement d’un chantage institutionnel ?
Pour comprendre ce cynisme, il faut revenir aux origines de cette renonciation forcée. La Constitution de 2023, adoptée lors d’un référendum boycotté par l’opposition le 30 juillet 2023, impose désormais aux candidats présidentiels d’être “Centrafricains d’origine” et de ne posséder que la seule nationalité centrafricaine .
Cette loi fondamentale n’a été rendue publique que le 10 juillet 2023, moins de trois semaines avant le vote, dans un climat de répression des opposants et des médias . Résultat prévisible dans ce contexte : 95% d’approbation pour un texte que l’opposition avait appelé à rejeter .
Plus qu’une simple réforme, cette Constitution représente une ingénierie électorale parfaitement connue de tous. En remplaçant le quinquennat renouvelable une fois par un septennat sans limitation, elle ouvre la voie à une présidence à vie pour Touadéra . Mais elle va plus loin en établissant des critères de nationalité qui écartent mécaniquement plusieurs figures de l’opposition.
Face à cette situation inédite, l’opposition se trouve prise dans un étau juridique et politique redoutable. Dologuélé se retrouve devant un choix impossible : accepter les règles du jeu imposées par Touadéra ou renoncer définitivement à ses ambitions présidentielles . L’ancien Premier ministre choisit la première option, non sans amertume.
“J’ai renoncé à ma nationalité française avec beaucoup de peine”, confie-t-il, tout en dénonçant “l’incompétence et la partialité avouée” de l’autorité électorale . Cette déclaration résume parfaitement le dilemme de l’opposition centrafricaine : comment lutter contre un appareil d’État en acceptant ses règles truquées ?
Certains analystes y voient une “stratégie de projection” pour empêcher un troisième mandat de Touadéra . D’autres dénoncent une capitulation qui légitime de facto une Constitution contestée. Car en acceptant de jouer selon ces nouvelles règles, l’opposition valide l’autorité d’un texte qu’elle refuse pourtant de reconnaître .
Mais c’est la réaction gouvernementale qui pousse le cynisme à son paroxysme. En présentant la renonciation de Dologuélé comme une victoire pour la “souveraineté nationale”, le porte-parole Maxime Balalou dévoile une vision particulièrement tordue de la démocratie.
Selon cette logique, forcer ses adversaires à renoncer à leurs attaches personnelles constituerait un progrès démocratique. Contraindre un citoyen à choisir entre ses liens familiaux et ses droits politiques relèverait du patriotisme. Une interprétation qui transforme l’exclusion en vertu et la contrainte en liberté.
Cette posture gouvernementale traduit surtout une profonde méconnaissance des principes démocratiques. Dans une vraie démocratie, la diversité des parcours personnels enrichit le débat politique au lieu de le limiter. Les liens internationaux d’un responsable politique peuvent constituer un atout plutôt qu’un handicap, à condition qu’ils s’exercent dans la transparence.
Les implications de cette obsession nationaliste dépassent largement le cas Dologuélé. Cette fixation sur la “pureté” nationale rappelle les heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine, quand la question “qui est vraiment centrafricain ?” alimentait les violences intercommunautaires . En ressuscitant ces critères ethniques et nationalistes, la Constitution de 2023 prend le risque de raviver d’anciens démons.
D’ailleurs, l’opposition dénonce déjà l’application sélective de ces règles, pointant du doigt des responsables qui occuperaient des postes élevés sans répondre aux critères d’origine imposés par la Constitution .
Au-delà des manœuvres politiciennes, cette situation interroge l’avenir démocratique du pays. L’expert onusien Yao Agbetse avait prévenu dès 2023 que ce référendum risquait de “compliquer une situation des droits de l’homme déjà extrêmement complexe” . Deux ans plus tard, cette prédiction se vérifie malheureusement.
La Constitution de 2023 continue de diviser les Centrafricains au lieu de les rassembler autour d’un projet commun . Pire, elle transforme chaque candidature d’opposition en parcours du combattant juridique et personnel.
Les Élections de décembre 2025 se profilent dans ce contexte délétère. Touadéra peut d’ores et déjà compter sur des règles du jeu biaisées en sa faveur. Quant à l’opposition, elle devra composer avec un appareil qui transforme ses sacrifices en victoires gouvernementales.
Cette instrumentalisation de la nationalité expose une conception autoritaire du pouvoir. En contraignant Dologuélé à renoncer à sa double nationalité puis en s’en félicitant publiquement, le régime Touadéra montre qu’il préfère la manipulation à la confrontation démocratique loyale.
deux civils froidement assassinés par les Mercenaires russes du groupe Wagner à Ngbafio, dans la Nana-Mambéré
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner ont une nouvelle fois semé la terreur dans la préfecture de la Nana-Mambéré, tuant deux civils dans le village de Ngbafio, commune de Nadjibiro, sous-préfecture d’Aba, situé à 71 km de Gallo, et 130 km de Bouar.
Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, 22 motos et deux véhicules militaires transportant des mercenaires Wagner lourdement armés ont quitté Bouar pour se diriger vers Gallo, à 60 km sur l’axe de Béloko. Arrivée à Gallo, ils se sont dirigés vers Zarami, ils passent pas la commune de Foh pour atteindre le croisement de Kpokoroka. De là, le convoi s’est scindé en deux : un groupe s’est dirigé vers Aba où il a passé la nuit, l’autre vers Méré.
Le groupe qui s’est dirigé vers Méré a commencé au petit matin à terroriser les villageois de manière organisé. Les mercenaires ont progressé de village en village, frappant et tabassant les habitants sans motif apparent jusqu’à Ngbafio. La population paniquée a fui dans la brousse.
Poursuivant leur raid, les mercenaires Wagner se sont enfoncés dans la forêt de Ngbafio , où ils ont découvert une mère de famille en train de cultiver son champ. Ils l’ont abattue sur place.
Trois cents mètres plus loin, ils ont trouvé un homme travaillant également sur son champ. Ils l’ont abattu à son tour.
Après avoir fouillé la forêt sans qu’on sache ce qu’ils cherchaient, les mercenaires ont quitté les lieux, laissant deux morts et une population terrorisée.
Cette opération s’inscrit dans un schéma récurrent d’exactions commises par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la préfecture de Nana-Mambéré. Ces raids meurtriers ne semblent répondre à aucune logique militaire ou sécuritaire, pourtant, aucun groupe armé n’opère dans ces zones paisibles.
Les mercenaires russes agissent comme s’ils éprouvaient du plaisir à terroriser et tuer les populations civiles. Dans des zones où règne la paix, ils créent délibérément le chaos, semant la peur et la mort parmi des cultivateurs sans défense.
Ces assassinats de civils constituent des crimes de guerre. Deux Centrafricains qui travaillaient paisiblement leurs champs ont été exécutés sans raison par des mercenaires étrangers censés assurer la sécurité du pays.
La situation dans la Nana-Mambéré confirme la réalité du contrôle exercé par Wagner sur toutes les régions : loin d’apporter la sécurité, ces mercenaires constituent la principale menace pour les populations qu’ils sont censés protéger.
Zawa : une femme enceinte hospitalisée après des violences à la gendarmerie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/vitime-des-gendarmes-a-zawa.jpg” data-wpel-link=”internal”>La victime des gendarmes à Zawa, dans la commune de Guézéli, Yaloké2, Ombella-Mpoko, à l’hôpital
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une femme enceinte se trouve actuellement hospitalisée à l’hôpital à Zawa, commune de Guezeli, préfecture de l’Ombella-Mpoko, à 245 km de Bangui, après avoir été brutalisée par des gendarmes.
En effet, tout a commencé samedi dernier par une altercation violente sur un chantier minier situé à quelques kilomètres de la ville de Zawa. Deux ouvriers miniers en sont venus aux mains. L’un des belligérants a alors appelé les gendarmes pour intervenir.
À leur arrivée sur le chantier, les gendarmes ont procédé à l’arrestation massive de tous les présents. Parmi les personnes interpellées figuraient non seulement les deux ouvriers impliqués dans la bagarre, mais également des témoins qui assistaient simplement à la scène. Une femme enceinte, de passage, se trouvait parmi ces personnes arrêtées arbitrairement par ces gendarmes.
Tous les interpellés ont été conduits à la brigade de la gendarmerie de Zawa. Arrivés au poste, plutôt que de procéder à un interrogatoire normal pour distinguer les participants à la bagarre des simples témoins, les gendarmes ont immédiatement fixé leurs conditions : 500 000 francs CFA par personne pour être libéré. Ceci dit, leur intérêt n’était manifestement pas de faire la justice, mais de racketter ces personnes.
C’est à ce moment qu’un proche de la femme enceinte est intervenu auprès des gendarmes. Il leur a expliqué que cette dame n’avait aucun lien avec la bagarre, qu’elle n’avait fait que passer et assister à la scène. Il a insisté sur le fait qu’étant enceinte, elle devait être libérée immédiatement. Le proche a également fait remarquer aux gendarmes que puisque l’affaire concernait un conflit minier, elle relevait de la compétence de la brigade minière de Yaloké et non de celle de la brigade territoriale de Zawa.
Ces observations ont provoqué la colère des gendarmes. Ils ont estimé qu’on cherchait à leur apprendre leur métier. Par vengeance, ils ont décidé de garder la femme enceinte en cellule, comme pour punir son proche d’avoir osé leur tenir tête.
Une fois enfermée dans la cellule, la femme a commencé à ressentir des besoins pressants pour faire de pipi. Elle a demandé aux gendarmes de la laisser sortir pour uriner, expliquant qu’elle ne pouvait pas faire ses besoins dans la cellule. Les gendarmes l’ont accompagnée dehors. Elle est revenue en cellule.
Quelques minutes plus tard, la femme a de nouveau demandé à sortir pour uriner. C’était probablement l’effet de la tension et du stress de son arrestation arbitraire. Mais les gendarmes ont interprété cela différemment. Ils ont pensé qu’elle se moquait d’eux, qu’elle faisait semblant d’avoir envie d’uriner pour les déranger.
Lorsqu’elle a demandé une troisième fois à sortir, la situation a basculé dans la violence. Les gendarmes, convaincus qu’elle jouait avec eux, l’ont accompagnée dehors. C’est là qu’ils l’ont giflée violemment. Sous l’impact, la femme enceinte est tombée à terre. Les gendarmes ne se sont pas arrêtés. Ils l’ont brutalisée alors qu’elle était au sol, avant de la ramener de force dans la cellule.
Les autres détenus ont protesté, rappelant aux gendarmes que cette femme était enceinte et qu’il était dangereux de la frapper ainsi. Mais les gendarmes ont répondu qu’ils s’en fichaient complètement. Pour eux, elle faisait semblant d’avoir envie d’uriner et méritait d’être corrigée.
Le commandant de la brigade, un certain Sérégaza, n’était pas présent lors de ces événements. Lorsqu’il a appris ce qui s’était passé, il est immédiatement venu sur les lieux en moto. Arrivé au poste, il a réprimandé ses hommes, leur expliquant que leur comportement était inacceptable et risquait de leur causer de graves problèmes.
Les gendarmes se sont défendus en répétant que la femme faisait semblant, qu’elle n’avait rien de grave. Mais leur commandant a insisté : cette situation pouvait dégénérer et il fallait immédiatement conduire la femme à l’hôpital. Ce qui a été fait.
À l’hôpital, les médecins ont examiné la victime. Leur diagnostic a confirmé la gravité de la situation : la femme avait beaucoup saigné. Son état nécessitait une prise en charge urgente. Les médecins ont placé la femme sous perfusion et l’ont gardée en observation.
Malgré le diagnostic médical formel, certains gendarmes continuent de tourner autour de l’hôpital, persistant à dire que la femme simule. Ils affirment que si elle n’a finalement rien de grave, ils vont “corriger encore beaucoup plus” ce qu’ils ont fait. Cette attitude montre leur refus d’accepter la gravité de leurs actes, même face à l’évidence médicale.
Cet acte criminel montre clairement plusieurs dysfonctionnements graves des forces de l’ordre à Zawa. D’abord, l’arrestation de personnes qui n’étaient pas impliquées dans l’altercation. Ensuite, l’exigence de 500 000 francs CFA par personne, qui s’apparente à du racket pur et simple. Puis, la brutalisation d’une femme enceinte pour avoir simplement demandé à satisfaire un besoin naturel. Enfin, le déni des gendarmes face aux conséquences médicales de leurs violences.
Ces gendarmes, qui devraient protéger les populations, se comportent comme des gangsters. Face aux civils désarmés et vulnérables, ils font preuve d’une violence et d’une arrogance inadmissibles. Mais ce sont ces mêmes hommes qui, face à de véritables menaces, montrent souvent leur faiblesse.
Ce comportement discrédie l’ensemble du corps de la gendarmerie nationale. La population ne peut avoir confiance en des forces de l’ordre qui rackettent, brutalisent et menacent les citoyens qu’elles sont censées protéger.
Pour la population de Zawa, les autorités judiciaires et la hiérarchie de la gendarmerie doivent ouvrir une enquête immédiate sur ces faits. Les gendarmes responsables de cette brutalisation doivent être identifiés, suspendus et traduits en justice. La victime et sa famille méritent justice et réparation.
Bambouti : des soldats FACA désarmés par les casques bleus rwandais après une tentative de viol d’une fillette de 15 ans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Les-soldats-FACA-revenant-de-patrouille-a-Obo.png” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA de retour d’une patrouille à Obo. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été temporairement désarmés samedi dernier à Bambouti, à plus de 1600 km de Bangui, dans la préfecture du Haut-Mbomou, après avoir tenté de violer une fillette de 15 ans et menacé de tuer des civils.
Les faits se sont déroulés samedi dans la journée. Des soldats FACA détachés à Bambouti ont tenté de violer une fille de 15 ans, Viviane Mehinogote, habitant le quartier Gbaria. Aussitôt que la fille est revenue à la maison expliquer les faits à sa maman, la famille de la victime s’est rendue auprès de la Minusca pour dénoncer l’agression. Des membres de la famille ont également interpellé directement les soldats pour leur dire que leur comportement était inacceptable.
La réaction des militaires a été violente. Au lieu de reconnaître leur faute, ils se sont emportés et ont proféré des menaces de mort. Ils ont déclaré qu’ils ne salueraient plus personne et qu’ils allaient tuer des gens.
Face à ces menaces, les casques bleus rwandais de la MINUSCA sont intervenus rapidement. Ils ont procédé au désarmement des soldats FACA impliqués dans cette affaire. Sans leurs armes, ces militaires sont redevenus de simples civils vulnérables, privés de leur capacité de nuisance.
Le soir même, la situation a connu un rebondissement. La préfète du Haut-Mbomou, qui travaille entre Obo et Bambouti, se trouvait ce jour-là à Bambouti pour ses activités administratives. Les casques bleus rwandais ont alors restitué leurs armes aux soldats FACA en leur expliquant que la présence de la préfète nécessitait qu’ils assurent sa sécurité.
Mais les casques bleus ont posé une condition ferme : tout nouveau problème entraînerait des sanctions immédiates. Depuis samedi soir et tout au long du dimanche, la situation est restée calme à Bambouti.
La République centrafricaine a une armée sans éthique. C’est une vérité! Cette affaire dévoile en plus un problème au sein des FACA : le recrutement massif sans enquête de moralité et sans formation appropriée. Les mercenaires russes de Wagner forment ces soldats uniquement au maniement des armes, pas à l’éthique militaire ni au respect des populations civiles.
Le résultat est catastrophique : l’armée nationale est devenue un repère de bandits. Des militaires crapuleux, y compris des officiers, se comportent comme des criminels en uniforme. Ils violent, volent, menacent et terrorisent les populations qu’ils sont censés protéger.
À Bambouti, ces soldats ont tenté de violer une fillette en plein jour. Confrontés à la famille de leur victime, ils n’ont montré aucun remords. Au contraire, ils ont menacé de tuer des civils. Ce comportement traduit une absence totale de discipline militaire et de sens moral.
L’intervention des casques bleus rwandais a été nécessaire pour désarmer ces soldats voyous et protéger la population. C’est une humiliation pour les FACA : des militaires centrafricains désarmés sur leur propre territoire par des forces étrangères parce qu’ils constituent une menace pour leur propre population.
Cette situation n’est pas unique à Bambouti. Partout dans le pays, les populations se plaignent du comportement des soldats FACA. Les exactions se multiplient : viols, vols, racket, brutalités. Les militaires qui devraient incarner l’autorité de l’État et protéger les citoyens sont devenus une source de danger.
La formation dispensée par Wagner produit des tueurs, pas des soldats républicains. Ces mercenaires enseignent le maniement des armes mais ignorent l’éthique militaire, le respect des droits humains, la protection des civils. Ils forment une armée d’occupation, pas une armée nationale.
Le recrutement massif sans vérification des antécédents a permis à des délinquants et des criminels d’intégrer les FACA. Beaucoup de ces recrues n’ont aucune conscience professionnelle, aucun sens du devoir. Ils voient l’uniforme comme un moyen d’exercer un pouvoir sur les populations sans rendre de comptes.
Les autorités militaires ferment les yeux sur ces exactions. Les soldats impliqués dans des viols, des vols ou des violences ne sont presque jamais sanctionnés. Cette impunité encourage les comportements criminels au sein des FACA.
À Bambouti, ce sont des casques bleus étrangers qui ont dû intervenir pour protéger la population centrafricaine contre ses propres soldats. Cette situation est inacceptable. Elle montre l’échec total de la reconstruction de l’armée nationale sous la présidence Touadéra.
Les FACA doivent être réformées en profondeur. Il faut purger les rangs de tous les éléments criminels, établir une véritable formation éthique, sanctionner systématiquement les exactions et reconstruire une armée véritablement républicaine au service de la nation, pas une bande armée qui terrorise sa propre population.
En Centrafrique, ceux qui attendent des élections cette année-là perdent leur temps. Touadéra a bien dit, il a besoin des urnes dans les bureaux de vote, et non des électeurs.
La vice – présidente de l’autorité nationale des élections en Centrafrique
Le président centrafricain a tranché : les urnes lui suffisent pour 2025, peu importe qui y participe.
En effet, l’Autorité Nationale des Élections traverse une crise profonde de compétence. Cette institution ne parvient même pas qui n’a même pas pu produire des listes électorales provisoires en douze mois . Les experts internationaux, notamment ceux des Nations unies, de la Minusca et du PNUD, partagent ce constat. Depuis 2020, chaque échéance électorale tourne au fiasco. Les élections générales ont été entachées d’irrégularités massives. Le référendum constitutionnel de juillet 2024 a confirmé cette défaillance avec une participation dérisoire et des résultats douteux. Même les élections locales, pourtant soutenues par des partenaires internationaux, n’ont pas pu aboutir après deux ans de préparatifs.
L’ANE a reporté les élections locales cinq ou six fois, incapable de produire une liste électorale fiable après plus d’un an de travail. L’expert des Nations unies sur les droits humains, le Togolais Yao Agbetse, estime que la probabilité d’un nouveau report des élections prévues pour décembre 2025 est réelle. Cette situation alimente le scepticisme sur la possibilité d’un processus électoral transparent et démocratique.
Au-delà de l’incompétence, une stratégie délibérée se dessine. Le président Faustin-Archange Touadéra et son entourage organisent cet échec. Il ne s’agit pas d’un manque de moyens ou de capacités, mais d’un calcul politique. Touadéra lui-même a déclaré qu’il n’a pas besoin d’électeurs, mais seulement d’urnes dans les bureaux de vote. Cette affirmation expose une stratégie claire : manipuler les processus électoraux pour garantir des résultats prédéterminés, sans se préoccuper de la participation réelle ou de la légitimité du scrutin.
Le référendum de juillet 2024 témoigne parfaitement de cette tactique. La participation était quasi inexistante, estimée à 1 ou 2 % selon des sources indépendantes. Pourtant, les résultats officiels ont proclamé une approbation massive de la nouvelle constitution, avec plus de 90 % de votes favorables. Ces chiffres, fabriqués de toutes pièces, ont été validés sans contestation sérieuse par la communauté internationale. Ce précédent montre que le pouvoir maîtrise l’art de transformer les scrutins en simples formalités administratives.
Les élections prévues pour décembre 2025, englobant les présidentielles, les législatives et les municipales, ne seront pas des élections au sens démocratique du terme. Elles s’apparentent à une nomination instrumentée par le pouvoir en place. Le président, les députés et les maires seront désignés par décret, selon un scénario déjà écrit. Comme Touadéra l’a clairement indiqué, les urnes suffisent, même si elles sont vides. Les résultats seront fabriqués, et la communauté internationale, malgré quelques réserves, finira par entériner ces chiffres, comme elle l’a fait pour le référendum de 2024.
Ceux qui espèrent un processus électoral équitable, qu’il s’agisse des opposants ou des diplomates, perdent leur temps. Le pouvoir a déjà décidé de l’issue des élections. Les promesses répétées de corriger les failles des scrutins précédents, formulées après les élections de 2015-2016 et 2020, n’ont jamais été tenues. À chaque cycle électoral, la situation empire. En 2025, elle risque d’être encore plus désastreuse, selon les termes d’observateurs locaux.
Comme l’a affirmé l’opposant Martin Ziguelé : « Je crois rêver. Demander à cette ANE qui n’a même pas pu produire des listes électorales provisoires en onze mois de préparer 4 scrutins en un seul jour relève de la plaisanterie ».
Le président Touadéra bénéficie d’ailleurs de certains dictateurs du monde : Vladimir Poutine, Paul Kagamé. Ce soutien extérieur renforce sa position et lui permet de viser une présidence à vie. Les diplomates internationaux, bien qu’informés des dérives du régime, se contentent de rédiger des rapports vagues, mentionnant des irrégularités sans jamais remettre en cause la légitimité des scrutins. Les médias internationaux, comme la Radio France Internationale, relaient docilement les résultats officiels, souvent accompagnés d’une formule stéréotypée : « Touadera est réélu avec 90% des voix, dans un scrutin contesté par l’opposition». Cette phrase, que les dictateurs veulent entendre, répètent chaque fois après les élections en Afrique. Au lieu de dire contestée par la population, on préfère dire contestée par l’opposition.
L’opposition, de son côté, est d’ailleurs très marginalisée et inefficace. Les centrafricains qui envisagent de se présenter aux législatives ou de mobiliser des ressources pour des campagnes électorales en décembre prochain perdent leur temps. Le système est verrouillé : seuls ceux qui ont des connexions au sein de l’appareil du pouvoir peuvent espérer être nommés à des postes législatifs ou communaux. Comme l’a souligné un observateur, « si tu as un bon contact au sein de l’appareil, ils vont mouiller le maillot pour te nommer comme député ou maire». Les autres n’ont aucune chance.
L’idée d’organiser simultanément des élections présidentielles, législatives et municipales en décembre 2025 est irréaliste pour une institution comme l’ANE, qui n’a même pas réussi à tenir des élections locales après deux ans de préparatifs. Cette ambition démesurée cache une intention claire : créer un chaos organisé pour justifier des résultats préfabriqués. Le scénario est déjà écrit : une participation minimale, des urnes vides, et des chiffres truqués proclamant la victoire écrasante de Touadéra et de ses alliés.
Les Centrafricains, désabusés par des années de promesses non tenues, savent que leur voix ne compte pas. Les bureaux de vote seront peut-être garnis d’urnes, mais les électeurs seront absents. Comme Touadéra l’a lui-même déclaré, « ce n’est pas le détail qui compte, mais la fin ». Cette fin, c’est la consolidation de son pouvoir, quelles que soient les apparences ou les critiques.
La communauté internationale, bien qu’au courant de ces manipulations, joue un rôle ambigu. Les rapports des organisations comme la MINUSCA ou le PNUD se contentent de noter des conditions difficiles et appellent à des réformes prochainement. Ces recommandations, répétées depuis 2015, n’ont jamais conduit à des améliorations concrètes. Les diplomates rédigent leurs rapports pour satisfaire leurs supérieurs, sans s’attaquer aux véritables problèmes. Pendant ce temps, les médias internationaux contribuent à légitimer les résultats truqués en les relayant avec des formules vagues.
Ce silence relatif de la communauté internationale permet à Touadéra de poursuivre son agenda. Il savoure les annonces proclamant sa réélection avec des pourcentages écrasants – 70 %, 90 %, voire 99 % – relayées par les médias étrangers. Ces chiffres, bien que déconnectés de la réalité, lui confèrent une aura de légitimité sur la scène internationale, renforçant son emprise sur le pouvoir.
Les élections de décembre 2025 en Centrafrique ne seront ni libres, ni transparentes, ni démocratiques. Elles s’inscrivent dans une stratégie délibérée de manipulation instrumentée par le président Touadéra et son entourage. L’Autorité Nationale des Élections, minée par l’incompétence et instrumentalisée par le pouvoir, n’est qu’un rouage dans cette machine. Les partenaires internationaux, malgré leurs rapports et leurs appels à des réformes, restent complices par leur inaction. Pour les Centrafricains, il ne s’agit pas d’élire, mais d’assister à une nomination déguisée en élection. Le chaos est inévitable, et le cycle de désillusions se perpétue….
Martin Ziguelé détruit méthodiquement les mensonges du pouvoir sur l’ANE
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-450×302.jpg” alt=”Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui” width=”450″ height=”302″ />Le député Martin Ziguelé
L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé pulvérise méthodiquement la propagande gouvernementale sur l’indépendance électorale en Centrafrique.
Martin Ziguélé vient d’asséner une vérité cinglante au régime de Touadéra. Ses propos, d’une précision chirurgicale, démontent méticuleusement l’imposture gouvernementale sur l’indépendance de l’ANE. Face aux déclarations hypocrites du ministre de l’Administration du territoire, l’ancien chef du gouvernement livre une leçon magistrale de lucidité politique.
“Je lui rappelle qu’au moment où je suis en train de parler, le gouvernement est en train de préparer une énième révision de la loi électorale. Les centrafricains peuvent compter le nombre de fois où, depuis 2019, le code électoral a été changé dans tous les sens. Pourquoi le code électoral doit être changé et pourquoi ce qui en découle, c’est-à-dire l’autorité nationale des élections, ne peut pas changer?”, lance-t-il avec une logique imparable.
Le constat est implacable : le pouvoir manipule le code électoral à sa guise depuis 2019 tout en prétendant respecter la loi pour l’ANE. Cette schizophrénie administrative révèle la vraie nature du régime Touadéra, capable de toutes les contorsions pour préserver ses intérêts. Ziguélé expose cette hypocrisie avec une efficacité redoutable.
L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé n’épargne pas non plus la Constitution violée : “Si on était respectueux de la loi, la constitution du 30 mars 2016 ne devrait pas être changée parce que la constitution, les grandes lignes ont été définies dans le forum de Bangui. Et combien de personnes se sont réunies pour décider de changer de conseil?”
L’analyse linguistique de l’ancien Premier ministre frappe dans le mille. Quand le ministre Bruno Yapandé dit “nous” en parlant de l’ANE, il dévoile involontairement la supercherie. “J’ai remarqué que dans l’intervention du ministre, chaque fois qu’il parle de l’ANE, il dit « nous ». Nous avons déjà préparé la liste territoriale. C’est la preuve que l’ANE est un appendice du pouvoir et du ministre de l’administration du territoire et qu’elle n’a donc pas d’indépendance”, assène Ziguélé.
Cette autorité prétendument indépendante n’est qu’une marionnette entre les mains du pouvoir. Martin Ziguelé transforme cette faute de langage en révélation politique majeure : “Lorsqu’il s’approprie les attributions du ministre de l’administration du territoire, il est en train de dire la même chose que le BRDC, à savoir que le processus est mené de bout en bout par le pouvoir politique par le président de la République.”
L’homme d’État ne s’arrête pas là et enfonce le clou avec une comparaison saisissante : “Mais lorsqu’il dit que l’ANE fait partie des institutions de l’État… C’est une institution constitutionnelle, c’est-à-dire elle est inscrite dans la constitution. Elle est une institution indépendante. C’est comme si vous acceptez que le ministre de l’administration du territoire dit que l’Assemblée nationale dépend du ministre de l’administration du territoire”.
Il rappelle avec pertinence les engagements du Forum de Bangui, piétinés par un régime qui modifie la Constitution selon ses besoins. Cette trahison des consensus nationaux montre parfaitement la dérive autoritaire en cours. Touadéra et ses sbires foulent aux pieds les accords qui avaient réconcilié les Centrafricains.
La métaphore religieuse utilisée par Ziguélé résonne comme un avertissement prophétique : “Il faut faire très attention parce que je suis un ancien civiliste et les prêtres disent que le diable est dans le détail. C’est dans le détail des expressions que tout ce qui est caché, comme un éclair dans la nuit, révèle les visages des uns et des autres qui sont cachés dans l’ombre”.
Les masques tombent, les vraies intentions se dévoilent. Ce gouvernement, pris la main dans le sac, ne peut plus cacher sa nature antidémocratique derrière de beaux discours. L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé démontre avec brio comment les mots trahissent les intentions cachées du pouvoir.
L’intervention de Martin Ziguélé sonne comme un électrochoc salvateur. Dans un paysage politique anesthésié par la propagande officielle, sa parole tranchante réveille les consciences. Il démontre qu’une opposition digne et compétente peut encore démasquer les mensonges du pouvoir avec une précision d’orfèvre.
Le régime Touadéra se trouve nu, dépouillé de ses artifices par la rigueur intellectuelle de l’ancien Premier ministre. Cette leçon de vérité politique devrait inspirer tous ceux qui refusent la comédie électorale organisée par un pouvoir aux abois. Martin Ziguelé vient de porter un coup magistral à l’imposture gouvernementale, révélant au grand jour les ficelles de la manipulation institutionnelle.
Ndélé : la population de Mbollo Kpatta accuse Benjamin Mawada, Président sous-fédéral du MCU d’avoir détourné le dossier de candidature de leur candidat préféré, monsieur Ngouvla Dodo
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/mairie-de-ndele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vue extérieure de la mairie de Dar-el-Kouti à N’Délé, République centrafricaine
Dans la commune de Mbollo Kpatta, située à 12 kilomètres de Ndélé sur la route d’Ouanda-Djallé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, une affaire de candidature détournée provoque des tensions depuis l’ouverture du dépôt des candidatures pour les Élections municipales.
La population locale de Mbollo Kpatta avait choisi de porter la candidature de Ngouvla Dodo, un chef de groupement local, pour le poste de maire de la commune. Les habitants avaient constitué son dossier de candidature et l’avaient confié à Benjamin Mawada, président fédéral du MCU de Ndélé, pour qu’il le dépose à l’Autorité Nationale des Élections.
Après avoir confié le dossier à Benjamin Mawada, celui-ci s’est rendu à Bangui avec le dossier dans son sac. Mais la sur prise qu’à son retour quelques jours plus tard, il a annoncé à la population que le dossier de Ngouvla Dodo avait été refusé, mais que seul son dossier, celui de Benjamin Mawada lui-même qui avait été accepté comme candidat à la mairie de Mbollo Kpatta.
Cette annonce a provoqué la colère des habitants. “Comment le dossier du maire que nous avons choisi a été refusé alors que ton dossier à toi a été accepté?” ont demandé les villageois. Pour eux, Benjamin Mawada n’a jamais déposé le dossier de Ngouvla Dodo et a plutôt présenté le sien pour devenir maire de leur commune.
Les habitants de Mbollo Kpatta ont clairement manifesté leur refus. “Comme tu veux devenir maire pour nous commander ici, tu vas voir. Tu ne seras pas maire pour nous commander”, ont-ils dit à Benjamin Mawada. La population a catégoriquement rejeté sa candidature imposée.
Quelques heures après cette confrontation, Benjamin Mawada, de retour à Ndélé, a eu un accident sur la route. Alors qu’il circulait en moto, un gros cabri a surgi devant lui. En tentant de l’éviter, le cabri s’est déplacé dans la même direction et Benjamin a chuté avec sa moto. Les phares de l’engin ont été brisés et lui-même a subi des blessures, notamment aux côtes, aux bras et à la jambe.
Depuis dix jours, Benjamin Mawada est souffrant à domicile. Il se fait soigner par des guérisseurs traditionnels avec des médicaments traditionnels plutôt que de se rendre à l’hôpital.
Benjamin Mawada, depuis son accident, accuse directement les villageois de Mbollo Kpatta d’être responsables de son accident. Il affirme qu’ils auraient fait recours à des forces occultes pour l’attaquer et tenter de le tuer. Cette accusation aggrave les tensions déjà vives entre le responsable MCU et la population locale.
De leur côté, les habitants maintiennent leur position : ils ne veulent pas de Benjamin Mawada comme maire et l’accusent d’avoir détourné le dossier de leur candidat choisi, Ngouvla Dodo, pour présenter le sien.
Cette affaire de Mbollo Kpatta ressemble à d’autres situations dans le pays où des responsables du parti au pouvoir imposent leurs candidatures aux dépens de choix populaires locaux. Le MCU semble décider qui sera maire indépendamment de la volonté des populations.
À Amdafock dans la Vakaga, le candidat populaire Wouya Mocko Abel a été enlevé par des Mercenaires russes après des menaces du sous-préfet. À Mbollo Kpatta, le candidat choisi par la population voit son dossier mystérieusement refusé pendant que celui du responsable MCU est accepté.
Ces incidents montrent que les Élections municipales de décembre ne permettront pas aux populations de choisir librement leurs maires. Le parti au pouvoir impose ses candidats par tous les moyens : enlèvements, refus de dossiers, manipulations administratives.
La tension reste vive à Mbollo Kpatta. D’un côté, une population qui refuse catégoriquement Benjamin Mawada comme maire. De l’autre, un responsable MCU alité qui accuse les villageois de sorcellerie. Cette situation explosive risque de dégénérer si aucune solution n’est trouvée.
Ngaragba : pillage massif lors d’une fouille dans la prison centrale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/match_de_football_a_la_prison_de_ngaragba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Détenus de la prison de Ngaragba célébrant avec un trophée après un match de football organisé par la Minusca pour la journée de Mandela. Photo CNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une fouille d’une violence surprenante s’est déroulée ce jeudi 2 octobre 2025 à la maison centrale de Ngaragba dans le 7ème arrondissement de Bangui. L’opération menée par le régisseur en personne, un capitaine de la gendarmerie, appuyé par son adjoint et les chefs de couloir, a tourné au pillage de grande ampleur des biens des détenus.
Lors de cette opération, tout a été confisqué : réserves alimentaires (tomates, sardines, riz), savons, téléphones et sommes d’argent. Les détenus qui pratiquent de petits commerces pour survivre – souvent grâce aux provisions apportées par leurs familles venues des provinces – ont tout perdu.
Certaines sources évoquent près de 2 millions de francs CFA collectés lors de cette opération, bien qu’il soit difficile de vérifier ce montant. L’ampleur de la fouille et la quantité de biens saisis rendent cette estimation plausible.
Cette confiscation totale s’apparente à un pillage plutôt qu’à une fouille réglementaire. Les détenus, qui avaient pourtant bien accueilli l’arrivée du nouveau régisseur, sont désormais révoltés par ces méthodes.
Cette affaire pousse tout le monde à s’interroger sur les conditions de détention à Ngaragba et sur les pratiques de l’administration pénitentiaire. Les détenus qui tentent de subvenir à leurs besoins par de petites activités commerciales se retrouvent dépouillés de tout, aggravant encore leurs conditions de vie déjà difficiles.
Le Ministère des PME Centrafricain en Difficulté : Neuf Ans Après sa Création, pas des Moyens, pas des véhicules
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/le-ministre-ngatte-dormant-dans-assemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain des PME et de la Promotion du Secteur Privé Hyppolite J.P Ngate-Robard ici entouré dormant dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale
Neuf ans après sa création en 2016, le ministère centrafricain des PME se trouve dans une situation difficile, manquant des ressources les plus élémentaires pour accomplir sa mission auprès des entrepreneurs du pays.
Le 21 juin 2025, lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, une révélation surprenante a été faite par Jean-Paul Ninguia, chargé de mission au ministère des petites et moyennes entreprises. Face aux questions d’Armando Yanguendji, l’animateur, et aux reproches formulés par les invités sur l’inefficacité gouvernementale, M. Ninguia a admis une réalité embarrassante : son ministère ne dispose même pas de véhicules pour se rendre sur le terrain rencontrer les entrepreneurs.
Cette confession intervient alors que Dieubeni Antiga, secrétaire général du collectif des jeunes entrepreneurs centrafricains, et Dieudonné Ngoumbango, économiste et entrepreneur, pointaient du doigt l’inaction du gouvernement face aux difficultés des PME nationales. Ils reprochaient notamment aux autorités de laisser les entreprises centrafricaines sans protection face à la concurrence étrangère et sans solutions pour leurs problèmes de financement et de formation.
La réponse de M. Ninguia a révélé l’ampleur du problème. Comment un ministère peut-il remplir sa mission s’il ne peut pas se déplacer pour rencontrer ceux qu’il est censé aider ? Cette situation explique en partie pourquoi les textes comme le Code de commerce de 2016 restent méconnus des entrepreneurs, et pourquoi des projets comme le fonds national de garantie ou la relance du CAPMEA (Centre d’appui aux petites et moyennes entreprises africaines) peinent à voir le jour.
Les conséquences de ce manque de moyens se ressentent directement dans l’économie. Les entrepreneurs centrafricains se plaignent de ne pas obtenir de réponses à leurs demandes d’exonérations fiscales ou d’aide pour certifier leurs états financiers. Pendant ce temps, les entreprises étrangères continuent de remporter les marchés publics et échappent souvent à leurs obligations fiscales, créant une concurrence déloyale qui affaiblit l’économie nationale.
Cette situation montre un paradoxe troublant : la République centrafricaine a créé un ministère pour développer son secteur privé, mais ne lui donne pas les moyens de fonctionner. Le manque de véhicules n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette administration sous-équipée, qui reste enfermée dans ses bureaux alors qu’elle devrait être sur le terrain.
Le débat a aussi montré le fossé qui existe entre les intentions du gouvernement et la réalité. Des événements comme la Journée nationale de la culture entrepreneuriale sont organisés, mais leur portée reste limitée sans un accompagnement concret et régulier des entrepreneurs. Cette déconnexion empêche le ministère d’être le moteur du développement économique qu’il devrait être.
Les participants à l’émission ont souligné que cette faiblesse institutionnelle a des répercussions directes sur l’économie du pays. Les PME centrafricaines, qui pourraient créer des emplois et générer des revenus, restent fragiles et isolées. Elles ne bénéficient pas de l’accompagnement nécessaire pour se développer et faire face aux défis d’un marché de plus en plus compétitif.
Il y’a lieu de rappeler que neuf ans après sa création, le ministère des PME centrafricain reste paralysé par le manque de ressources. Cette situation prive les entrepreneurs nationaux du soutien dont ils ont besoin et compromet le développement économique du pays. Sans changement rapide, les ambitions de développement du secteur privé centrafricain risquent de rester lettre morte….
Le cancer peut-il être transmis par un simple contact ? Alors, qui a peur de qui ? Touadéra et Valentine Rugwabiza : le mystère du flacon de gel au Palais de la renaissance
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-450×300.jpg” alt=”Madame Valentine Rugwabiza, représentante du Secrétaire général des nations-unies en Centrafrique, assise sur un canapé en cuir marron au palais de la renaissance en face du Président Touadera, avec un châle clair sur l’épaule. Elle porte des lunettes et une tunique blanche ornée de motifs floraux gris et noirs. Elle a les mains croisées sur les genoux et regarde légèrement sur le côté. À droite, on peut regarder aisément une bouteille de gel désinfectant vert sur une table.” width=”450″ height=”300″ />Madame Valentine Rugwabiza, représentante du Secrétaire général des nations-unies en Centrafrique, assise sur un canapé en cuir marron au palais de la renaissance en face du Président Touadera, avec un châle clair sur l’épaule. Elle porte des lunettes et une tunique blanche ornée de motifs floraux gris et noirs. Elle a les mains croisées sur les genoux et regarde légèrement sur le côté. À droite, on peut regarder aisément une bouteille de gel désinfectant vert sur une table.
Les photos officielles d’une rencontre entre le président Faustin-Archange Touadéra et Valentine Rugwabiza, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU, auraient dû immortaliser un moment diplomatique solennel au Palais de la Renaissance. Au lieu de cela, elles ont livré aux Centrafricains et au monde une scène surréaliste : un flacon vert de gel hydroalcoolique trônant fièrement sur la table présidentielle, bien visible, impossible à rater.
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui
Pourtant, dans la plupart des chancelleries du monde, chaque détail d’une photo officielle fait l’objet d’une attention méticuleuse. L’équipe protocolaire vérifie l’angle des drapeaux, l’éclairage, le placement des protagonistes, l’élégance du mobilier. Tout doit refléter la dignité de l’État et la solennité du moment. Au Palais de la Renaissance, visiblement, personne n’a jugé utile de retirer ce flacon de gel avant la séance photo.
Le résultat est embarrassant : un objet que l’on trouve habituellement dans les salles d’attente des hôpitaux s’impose comme la vedette inattendue d’une rencontre diplomatique de haut niveau. Ce flacon pose une question simple : qui a peur de qui dans cette rencontre ?Est-ce Valentine Rugwabiza qui redoute une contamination au contact du chef de l’État centrafricain ? Une telle demande constituerait un affront diplomatique majeur, confirmant que la représentante de l’ONU considère le président comme un risque sanitaire.
L’autre possibilité est tout aussi dérangeante. Touadéra lui-même a peut-être insisté pour avoir ce gel à portée de main, conscient des rumeurs persistantes sur son état de santé. Cette hypothèse transformerait le flacon en aveu involontaire de vulnérabilité, le président se protégeant de ses propres invités par précaution médicale. Les spéculations sur la santé du président circulent depuis des mois, alimentées par ses absences répétées et ses voyages médicaux à l’étranger.
Mais la troisième explication reste la plus probable et la plus accablante. Il s’agit simplement d’une équipe de communication tellement amateure qu’elle laisse traîner dans le cadre des accessoires qui n’ont rien à faire sur une photo présidentielle. Cette incompétence témoigne d’un niveau de professionnalisme dérisoire au sommet de l’État. Ce flacon de gel devient malgré lui la métaphore parfaite du régime MCU.
La présidence reste obsédée par la désinfection de son image publique, mais se montre maladroite dans toutes ses mises en scène. Un pouvoir qui croit contrôler sa communication mais laisse échapper les détails révélateurs de son amateurisme permanent. Comme des enfants qui tentent de cacher leurs bêtises derrière un rideau transparent, l’équipe présidentielle s’efforce de présenter une façade de grandeur tout en laissant visibles les preuves de son improvisation.
Le flacon surgit dans le cadre comme un intrus qui dit la vérité : ici, le protocole n’existe pas, le professionnalisme est un concept étranger, et personne ne vérifie rien avant de diffuser les images officielles. Dans la plupart des pays, une telle bourde aurait entraîné des réprimandes sévères pour l’équipe protocolaire responsable. Des têtes auraient roulé, des procédures auraient été revues, des formations organisées.
Mais en République centrafricaine sous le régime MCU, l’incompétence est devenue si banale qu’un flacon de gel sur une photo présidentielle ne choquera probablement personne au Palais. Cette banalisation de l’amateurisme au sommet de l’État témoigne d’une décomposition plus profonde. Quand même les apparences ne sont plus soignées, quand même la mise en scène minimale n’est plus maîtrisée, c’est que le système tout entier a renoncé à maintenir le moindre standard.
Sur cette image, on cherche la majesté de l’État, on ne trouve qu’un meuble quelconque, un rideau froissé, et ce flacon vert qui s’impose comme le troisième invité de marque. La représentante de l’ONU et le président passent au second plan, éclipsés par cet accessoire sanitaire devenu star involontaire de la rencontre. Cette photo restera comme un exemple d’un régime qui rate même ses mises en scène les plus basiques.
Un pouvoir qui veut projeter l’image de la grandeur mais ne parvient qu’à exhiber son improvisation permanente et son mépris des détails. Le Palais de la Renaissance voulait montrer au monde la dignité de l’État centrafricain recevant une haute représentante des Nations Unies. Il a offert la photo d’un flacon de gel hydroalcoolique, banal, ridicule, et devenu malgré lui la seule chose authentique dans un décor trop mal pensé.
Ce flacon restera dans les annales comme la preuve photographique que même au plus haut niveau de l’État, l’amateurisme règne en maître. Une petite chose insignifiante qui révèle une vérité plus large : dans la République centrafricaine du régime MCU, personne ne fait attention aux détails parce que personne n’est tenu responsable de rien. Et pendant que l’équipe présidentielle laisse traîner des flacons de gel dans les photos officielles, le pays s’enfonce chaque jour davantage dans le chaos, la corruption et l’incompétence généralisée.
Ndachima : un mercenaire russe tué par un chasseur près du village Lougba après une tentative de viol
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/les-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les Mercenaires russes du groupe Wagner en mouvement dans l’arrière pays
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un incident grave s’est produit vendredi 3 octobre 2025 vers 9 heures du matin à Lougba, petit village proche de Ndachima dans la préfecture de la Ouaka, zone d’exploitation aurifère contrôlée par les mercenaires russes.
Le vendredi dernier, vers 9 heures du matin, un jeune chasseur qui rentrait chez lui après une nuit de chasse a été intercepté par trois mercenaires russes en patrouille dans la zone. Après l’avoir interrogé sur ses activités, les mercenaires ont commencer à lui proférer des menaces explicites : soit il acceptait de subir une agression sexuelle que les mercenaires russes appellent Yoba, soit ils le tueraient tout simplement.
Face à cette menace de mort, le jeune homme a fait semblant d’accepter que les russes lui frottent l’anus avec leur sexe. Aussitôt, l’un des mercenaires l’a emmené dans la forêt. Les deux hommes se déshabillent. Le chasseur descend son pantalon, le russe également. Au moment de l’agression sexuelle, le chasseur a vite fait attrapé le sexe du mercenaire. Il commence à appuyer fort jusqu’à ce que le mercenaire pleure à fond. Malgré le cri du mercenaire, le chasseur maintient la pression forte. Le russe ne pouvait plus. Il tombe au sol. Le chasseur sort son couteau et coupe le sexe pour lui montrer sa colère avant de prendre la fuite.
De retour au village Lougba, le jeune homme a alerté la population du danger imminent. Les habitants de Lougba, qui ont compris finalement le danger, ont immédiatement évacué le village, craignant l’arrivée des mercenaire russe.
Justement, quelques heures après, les mercenaires russes sont effectivement arrivés à Lougba. Ils ont retrouvé personne, mais les traces de précipitation des habitants. En colère, ils ont ouvert le feu dans le village désormais vide, tirant dans toutes les directions sans trouver personne. Cette réaction violente confirme les craintes de la population qui avait fui à temps.
Cet incident s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par les mercenaires russes dans les zones d’exploitation minière. À Ndachima et ses environs, l’extraction massive d’or par Wagner s’accompagne d’une terreur quotidienne imposée aux populations locales.
Les mercenaires russes opèrent en toute impunité, n’hésitant pas à menacer, agresser et tuer les civils sans que les autorités centrafricaines n’interviennent. Cette tentative d’agression sexuelle sur un chasseur qui rentrait simplement chez lui montre le niveau de violence auquel sont exposées les populations des zones minières.
La réaction des habitants de Lougba, évacuation immédiate du village, témoigne de la peur permanente dans laquelle vivent ces populations. Ils savent que les mercenaires russes vengent toute résistance par des massacres collectifs.
Les zones d’exploitation aurifère contrôlées par Wagner sont devenues des zones de non-droit où la vie des Centrafricains ne vaut rien. L’or extrait massivement enrichit les mercenaires russes pendant que les populations locales subissent violences sexuelles, menaces de mort et destructions.
À Lougba, le village reste désert 24 heures plus tard. Les habitants ne savent pas quand ils pourront rentrer chez eux sans risquer d’être massacrés par les mercenaires russes. Le jeune chasseur qui a osé se défendre contre une agression sexuelle vit probablement caché, sachant que Wagner le cherche pour le tuer.
Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafok, ville frontalière avec le Soudan dans la préfecture de la Vakaga, a été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes. Sa famille et ses proches ignorent où il se trouve et les raisons de cet enlèvement.
Wouya Mocko Abel jouit d’une forte popularité dans sa localité d’Amdafock où il s’était déclaré candidat à la mairie pour les Élections municipales de décembre 2025. Alors que le 2 octobre dernier, l’Autorité Nationale des Élections avait ouvert le dépôt des candidatures pour les scrutins présidentiel, législatif et municipal, tout a basculer rapidement pour ce candidat qui se trouvait à Bangui.
Le candidat Wouya Mocko Abel s’apprêtait à se rendre à l’ANE pour déposer officiellement son dossier de candidature lorsqu’il a été enlevé par des mercenaires russes dans la nuit du mercredi à jeudi 2 octobre 2025. Depuis, il reste porté disparu. Aucune information n’a filtré sur le lieu où il est détenu ni sur les motifs de cet enlèvement.
Rappelons-le, cet enlèvement intervient quelques jours après une altercation verbale entre Wouya MockoAbel et le sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader. Selon nos sources sur place, le sous-préfet a menacé directement le candidat par téléphone avec des propos criminels.
“Tout ce que je te dis au téléphone, tu peux enregistrer ma voix et fait tout ce que tu veux avec. Tu peux aller le déposer n’importe où, même au tribunal, je m’en fiche”, avait déclaré le sous-préfet à monsieur Wouya Mocko Abel . Ramadan Abdelkader a même ajouté : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un des mes fils militaires pour te kidnapper”.
Le sous-préfet a même également tenté de lui coller une étiquette de “rebelle” au candidat Wouya Mocko Abel, affirmant qu’il serait “ rebelle lui-même ” et qu’il “collabore régulièrement avec des rebelles”. Nos sources indiquent que le sous-préfet a même menacé de faire tuer le candidat Wouya Mocko Abel, se vantant de pouvoir assumer publiquement ses propos devant n’importe quelle autorité.
Quelques jours après ces menaces explicites, Wouya Mocko Abel est effectivement enlevé à Bangui par des mercenaires russes.
Sur place à Amdafock, la tension monte. Les partisans du candidat Wouya Mocko Abel enlevé sont montés au créneau et pointent directement le sous-préfet Ramadan Abdelkader. Ils affirment que si quelque chose arrive à leur candidat, le sous-préfet et ses complices “vont finir mal”.
Cette mobilisation témoigne de la popularité de Wouya Mocko Abel dans sa localité et de la colère provoquée par son enlèvement.
Certains observateurs analysent cet enlèvement comme une stratégie pour disqualifier le candidat populaire. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, les auteurs de l’enlèvement l’empêcheraient de se présenter aux Élections municipales sans avoir à l’affronter dans les urnes.
Cette hypothèse expliquerait pourquoi l’enlèvement s’est produit précisément au moment où le candidat s’apprêtait à déposer son dossier à l’ANE. Si le délai expire pendant sa détention, il sera automatiquement exclu de la course à la mairie d’Amdafock.
Cette affaire s’ajoute pourtant à une longue série d’enlèvements, d’arrestations despotiques et de disparitions qui marquent la période pré-électorale en République centrafricaine. Le Dr Dominique Désiré Erenon, président du MDSP, a été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Bangui. L’homme d’affaires Babanani croupit dans les cellules de l’OCRB après avoir été piégé.
Les mercenaires russes opèrent ouvertement sur le territoire national, enlevant des candidats politiques sans que les autorités centrafricaines ne réagissent. Cette situation transforme la période électorale en règne de la terreur où tout opposant ou candidat indépendant risque l’enlèvement.
Le lien direct entre les menaces du sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’enlèvement de Wouya Mocko Abel interrogent sur la coordination entre l’administration territoriale et les forces étrangères opérant dans le pays. Un sous-préfet peut-il commander l’enlèvement d’un candidat politique par des mercenaires russes?
Cette affaire montre aussi l’impossibilité d’organiser des Élections libres et transparentes dans un pays où les candidats populaires sont enlevés avant même de pouvoir déposer leurs dossiers de candidature. Comment parler de démocratie quand les mercenaires russes kidnappent les candidats qui dérangent?
À Amdafock, ville frontalière éloignée de Bangui, les populations assistent impuissantes à l’enlèvement de leur candidat préféré, Wouya Mocko Abel. Cette situation montre l’abandon total des zones périphériques où les sous-préfets menacent ouvertement de faire tuer les candidats qui leur déplaisent, et où ces menaces se concrétisent quelques jours plus tard par des enlèvements.
La famille de Wouya Mocko Abel attend toujours des nouvelles. Ses partisans à Amdafock réclament sa libération immédiate. Mais dans la République centrafricaine de 2025, les enlèvements politiques se multiplient dans l’indifférence générale pendant que le régime prétend organiser des Élections démocratiques.
Aux dernières nouvelles, selon des informations du CNC, le candidat Wouya Mocko Abel serait maintenu dans le sous-sol du camp de Roux, devenu une prison sécrète des mercenaires russes à Bangui.
Le PCS condamne l’arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon à l’aéroport de Bangui Mpoko
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le constitutionaliste centrafricain, Dr Dominique Désiré ERENON, Président de la MDSP
Le Parti du Changement Social (PCS) a publié ce 3 octobre 2025 un communiqué condamnant fermement l’arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), interpellé le matin même à son arrivée à l’aéroport international de Bangui M’Poko.
Le constitutionnaliste reconnu, Dr Dominique Désiré Erenon, arrivait de Paris en réponse à l’appel du chef de l’État invitant la diaspora centrafricaine à regagner le pays. À sa descente d’avion, il a été conduit d’abord à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), puis à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI), sans qu’aucun motif légal ne soit communiqué.
Dans son communiqué signé par son président Chancel Sekodé-Ndéugbayi, le PCS “exprime sa plus vive indignation” face à cette arrestation qu’il qualifie d’“inacceptable” et qui “constitue une atteinte aux droits fondamentaux, à la liberté d’opinion et au pluralisme démocratique à quelques mois seulement des Élections de décembre”.
Le parti rappelle le parcours du Dr Dominique Désiré Erenon , “ancien fonctionnaire de l’Union africaine injustement écarté sous pression politique” qui “a toujours défendu la démocratie et l’État de droit en Centrafrique.” Pour le PCS, cette interpellation “ne peut être interprétée autrement que comme une manœuvre d’intimidation visant à museler l’opposition et à priver le peuple centrafricain d’un débat électoral libre et équitable.”
Face à cette situation, le Parti du Changement Social formule trois exigences:
La libération immédiate et sans condition du Dr Dominique Désiré Erenon
La prise à témoin de l’opinion nationale et internationale ainsi que des organisations régionales et internationales sur “les violations répétées des libertés fondamentales en Centrafrique”
Un appel aux forces vives de la Nation, à la société civile et aux défenseurs de la démocratie à “rester mobilisés pour exiger le respect de la Constitution, de la loi et des droits humains”
Le communiqué conclut en réaffirmant “la détermination [du PCS] à lutter contre ces pratiques et à œuvrer pour une Centrafrique où règnent la justice, l’égalité et la liberté.”
Cette arrestation du Dr Dominique Désiré Erenon s’inscrit dans une série d’interpellations d’opposants et de candidats politiques en cette période pré-électorale. Elle intervient au moment où l’Autorité Nationale des Élections a ouvert le dépôt des candidatures pour les scrutins de décembre 2025.
La situation présente une contradiction notable : un opposant politique répond à l’appel présidentiel demandant à la diaspora de rentrer au pays et se retrouve immédiatement arrêté à sa descente d’avion. Cette différence entre le discours officiel et la pratique sur le terrain témoigne du climat de tensions qui entoure la période électorale.
Le Dr Dominique Désiré Erenon avait quitté la Centrafrique après son limogeage de son poste du directeur de cabinet à la primature. Son retour volontaire au pays devait marquer sa participation au processus électoral en tant que président de parti politique.
Au moment de la publication de ce communiqué, le Dr Dominique Désiré Erenon reste détenu à la SRI sans que les motifs de son arrestation aient été officiellement communiqués ni à sa famille, ni à ses avocats, ni au public.
Ndélé : foudroyée par la foudre, une femme enceinte de 5 mois est décédée sur place
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Une tragédie a endeuillé la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, ce samedi 4 octobre 2025 vers 13 heures. Une femme enceinte de cinq mois a été foudroyée par la foudre lors d’un orage qui s’est abattu sur la ville.
La victime est décédée sur le coup avec son enfant à naître. Une ambulance a transporté le corps à l’hôpital. Cette perte plonge sa famille dans une douleur immense.
En République centrafricaine, Les orages violents constituent un danger réel pendant la saison des pluies. Les ainés recommandent toujours à la population de se mettre à l’abri dès les premiers signes d’orage et d’éviter de rester en plein air lorsque des éclairs apparaissent.
Corbo News Centrafrique présente ses condoléances à la famille de la victime et à ses proches endeuillés par cette tragédie.
Un pont s’est effondré vendredi dernier sur la route nationale reliant Bangui à Sibut, dans la localité de Kangamoté située à 10 kilomètres de Sibut. Cette infrastructure coupée en deux paralyse totalement la circulation sur cet axe vital qui relie la capitale aux provinces du nord et du nord-est du pays.
Cette route nationale, que certaines sources identifient comme la RN2, constitue l’artère principale vers Bambari, Bria, Birao, Obo, et les localités frontalières avec le Tchad et le Soudan. Des centaines de véhicules, camions de transport, véhicules légers, des Woroworo, ainsi que des bus de passagers se retrouvent bloqués des deux côtés du pont effondré.
Les petites voitures et les camions ne peuvent absolument pas franchir la brèche. Seuls quelques véhicules 4×4 parviennent à contourner l’obstacle en empruntant des pistes de fortune dans la brousse. Mais cette option reste inaccessible à la majorité des usagers.
La situation affecte toutes les localités du nord et du nord-est : Kaga-Bandoro, Batangafo, Bouca, Bambari, Bria, Yalinga, Sam-Ouandja, Ouanda-Djallé, Alindao, Kembé, Bangassou, Obo, Birao. Les voyageurs venus de ces villes se retrouvent coincés à Kangamoté sans possibilité d’atteindre Bangui. Inversement, ceux qui partent de la capitale vers ces destinations sont bloqués à 75 kilomètres de Bangui, contraints de faire demi-tour ou de chercher un hébergement à Damara en attendant une hypothétique réparation.
Ce blocage a créé une concentration inhabituelle de personnes dans la zone. Les jeunes de Damara et des villages environnants ont immédiatement saisi cette opportunité commerciale. Des jeunes filles se sont rendues au marché abattoir de Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, pour acheter de la viande de bœufs qu’elles préparent sur place et vendent aux passagers bloqués. Des restaurants improvisés ont ainsi surgi le long de la route, transformant temporairement la zone en lieu de commerce juteux pour les jeunes de Damara.
Si cette situation profite à certains jeunes commerçants de Sibut et de Damara, elle représente un désastre pour l’économie nationale et pour les milliers de voyageurs et transporteurs immobilisés. Les marchandises ne circulent plus, les passagers perdent leur temps et leur argent, les activités économiques sont gelées.
Face à cette coupure, une seule voie principale reste praticable pour sortir de Bangui vers le nord : l’axe Boali-Yaloké-Bossemptélé -Bouar-Béloko vers le Cameroun. L’autre alternative passerait par Mbaïki, mais cette route ne mène pas loin, soit vers Mongoumba au Congo par une piste difficile, soit vers Berbérati en direction du Cameroun, itinéraire également compliqué.
Cet effondrement de pont n’est pas une surprise. Il témoigne de l’état catastrophique des infrastructures routières centrafricaines après près de dix ans de négligence totale. Pendant que le régime Touadéra verse 10 milliards de francs CFA par mois aux Président russe Vladimir Poutine pour ses mercenaires , les ponts s’effondrent, les routes se dégradent, le pays se délite.
Pas d’eau potable dans les villes, pas d’électricité régulière, pas d’écoles fonctionnelles, pas d’hôpitaux équipés, mais des cérémonies pompeuses pour inaugurer des projets fantômes et 10 milliards mensuels pour Wagner. Les priorités du régime apparaissent clairement : maintenir le pouvoir par la force étrangère plutôt qu’investir dans les infrastructures de base.
Ce pont effondré symbolise l’effondrement général d’un pays abandonné par ses dirigeants. Pendant que Touadéra prépare son troisième mandat inconstitutionnel, les citoyens centrafricains se demandent ce qu’ils ont fait pour mériter une telle punition de la part de Dieu.
La réparation de ce pont nécessitera probablement des semaines, voire des mois, dans un pays où les travaux publics avancent au ralenti faute de moyens et de volonté politique. En attendant, des milliers de personnes resteront bloquées, l’économie continuera de suffoquer, et le pays s’enfoncera un peu plus dans le chaos infrastructurel.
Cette coupure de la route nationale vers le nord intervient au pire moment, en pleine période pré-électorale où la circulation des personnes et des biens devrait être facilitée. Mais en République centrafricaine de 2025, même les infrastructures les plus vitales s’effondrent pendant que le régime dépense des milliards pour des mercenaires étrangers.
Touadéra ne nous ramène pas de succès de Londres, mais une humiliation de plus
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/touadera-et-waboue.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faustin-Archange Touadera de son retour de New York au États-Unis” width=”450″ height=”300″ />Le président du Conseil constitutionnel, M. Jean-Pierre WABOUE accueillant le président de la République M. Faustin-Archange TOUADERA de son retour de New York au États-Unis. Photo la Renaissance
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Trois semaines hors du pays, des millions dépensés en voyages, en hôtels et en cortèges diplomatiques. Le président Faustin-Archange Touadéra est revenu de Londres les mains vides. Pas de contrat signé, pas de projet concret, rien de réel pour le peuple centrafricain. Seulement un discours pathétique où il tente, encore une fois, de transformer l’échec en victoire.
Depuis dix ans, le scénario ne change pas. À chaque déplacement officiel, Touadéra revient avec des annonces grandiloquentes et des phrases répétées. Mais dans les faits, aucune transformation. Pas de routes construites, pas d’usines, pas d’emplois créés. La population reste dans la pauvreté tandis que le chef de l’État multiplie les tournées à l’étranger, absorbant des sommes colossales pour nourrir sa propagande.
Le président Baba Kongoboro affirme que Londres représente une “étape historique” et que des “projets bouleversants” seraient en préparation. Mais aucun détail, aucune preuve, aucune avancée. Dix ans de pouvoir ont montré la mécanique : un voyage, un discours, une promesse, puis le silence et l’oubli. Le pays s’enfonce, mais lui continue d’annoncer des victoires imaginaires.
Cette fois, le mensonge ne peut plus être attribué à Wagner ou à ses ministres chargés de manipuler l’opinion. C’est Touadéra lui-même qui se ridiculise. Devant le monde, il s’accroche à une propagande vide, transformant son incapacité en prétendue réussite. Ce n’est pas une diplomatie constructive, c’est une humiliation assumée.
Dix ans d’échecs maquillés en triomphes. Dix ans d’annonces sans résultats. Dix ans d’un président qui dépense des fortunes pour voyager et qui, de retour, n’apporte rien à son peuple. La Centrafrique n’avance pas, elle piétine. Et le chef de l’État continue d’imposer ses mensonges comme unique horizon Politique.
Fiasco de Kwa Ti Kodro à Bambari : Quand les 5 milliards s’évaporent dans les herbes folles
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-place-du-defile-a-Bambari-par-Corbeaunews.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-place-du-defile-a-Bambari-par-Corbeaunews-450×253.jpg” alt=”Fiasco de Kwa Ti Kodro à Bambari : Quand les 5 milliards s’évaporent dans les herbes folles” width=”450″ height=”253″ />La place du défilé à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Photo par Corbeaunews
Entre promesses présidentielles et réalité du terrain, l’opération de nettoyage citoyenne Kwa ti Kodro montre clairement -t-elle l’incompétence chronique ou la corruption du régime Touadéra ?
Abel Matchipata, maire de Bambari, tente tant bien que mal de sauver les apparences d’une opération “Kwa Ti Kodro” qui sombre dans le ridicule le plus total. Derrière ses déclarations diplomatiques se cache une vérité glaçante : l’une des initiatives phares du président Touadéra, financée à plus de 60% par la Banque mondiale et l’Union européenne pour un coût pharaonique de 5 milliards de francs CFA, n’est qu’un échec retentissant de plus à ajouter au bilan désastreux de ce régime criminel.
Pourtant, les promesses étaient belles au départ. “Il est question que la population puisse prendre son temps, au moins deux heures chaque samedi matin pour désherber les axes”, expliquait le maire avec un optimisme qui fait aujourd’hui sourire. Deux heures par semaine pour nettoyer une ville avec 5 milliards de francs CFA ! Même les calculatrices de Touadéra auraient dû s’affoler devant une telle équation. Mais non, l’argent des bailleurs internationaux coule à flots et personne ne semble s’interroger sur la rentabilité d’une opération qui consiste à faire travailler gratuitement des citoyens déjà à bout du souffle.
Toutefois, la réalité a rapidement rattrapé les rêveurs du Palais de la Renaissance. “L’effectif a commencé par se réduire du fait que les gens pensaient qu’après les travaux de nettoyage, il devait y avoir quelque chose”, avoue candidement le maire. Quelle surprise ! Des citoyens qui peinent à joindre les deux bouts s’attendaient à être rémunérés pour nettoyer leur ville. Mais dans le monde merveilleux de Touadéra, les Centrafricains doivent travailler gratis pour la gloire du régime pendant que 5 milliards disparaissent mystérieusement dans les détours de l’administration.
D’ailleurs, où sont passés ces 5 milliards exactement ? Le maire de Bambari, dans sa grande honnêteté, reconnaît être “dans l’impossibilité de pouvoir payer les gens”. Alors que la Banque mondiale et l’Union européenne ont débloqué des fonds colossaux, les citoyens qui acceptent de participer à cette comédie le font bénévolement. L’argent s’est-il volatilisé dans les comptes offshore de quelques dignitaires ? A-t-il servi à financer les Mercedes de la présidence ? Mystère et boule de gomme, comme dirait l’autre.
Mais le plus grotesque reste à venir avec les “succès” revendiqués par l’équipe municipale. “Le samedi passé, un groupe est allé travailler dans l’enceinte de l’hôpital et le deuxième groupe au niveau du rond-point”, se félicite Abel Matchipata. Un hôpital et un rond-point nettoyés avec 5 milliards de francs CFA ! À ce rythme-là, il faudra un siècle et le PIB de plusieurs pays pour rendre Bambari propre. Mais peu importe, l’essentiel est de montrer aux bailleurs internationaux que l’argent “travaille” sur le terrain.
Pourtant, face à ce naufrage annoncé, le maire continue ses appels pathétiques à la mobilisation citoyenne. “Il y a des bâtiments administratifs occupés par des fonctionnaires, et la devanture est envahie par de hautes herbes”, observe-t-il avec une lucidité tardive. Génial ! Après avoir dilapidé 5 milliards, on découvre que même les fonctionnaires ne nettoient pas devant leurs propre domicile. Quelle vision stratégique ! Il propose même de “copier l’exemple de l’ENI ” où “un personnel nettoie régulièrement”. Un personnel payé, probablement, contrairement à l’opération “Kwa Ti Kodro” où tout le monde travaille pour les beaux yeux du président.
Finalement, cette débâcle de Bambari résume parfaitement dix années de gouvernance Touadéra. Des milliards engloutis, des promesses non tenues, des citoyens abandonnés et des responsables qui continuent à faire semblant que tout va bien. “On ne peut pas tout faire à la fois”, concède le maire avec une modestie qui confine à l’absurde. Effectivement, avec seulement 5 milliards, on ne peut pas espérer nettoyer plus d’un hôpital et d’un rond-point !
L’opération “Kwa Ti Kodro” de Bambari n’est pas qu’un échec, c’est un symbole. Le symbole d’un régime qui transforme l’or en plomb, qui dilapide les financements internationaux et qui demande aux plus pauvres de travailler gratuitement pour voiler son incompétence. Pendant que les bailleurs se demandent où sont passés leurs milliards, les herbes folles de Bambari continuent de pousser, témoins silencieux d’une gouvernance qui a fait de l’échec un art de vivre. Et Abel Matchipata de conclure avec un optimisme déconcertant qu’il faut “raviver l’enthousiasme des citoyens”. Avec quoi ? Avec les 5 milliards qui ont disparu dans la nature ?
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un homme de 35 ans détenu depuis le 25 septembre 2025 à la brigade territoriale de gendarmerie de Landjia dans le 7ème arrondissement de Bangui est décédé ce matin après avoir fait un malaise dans sa cellule.
Le détenu, gardé à vue pour des faits présumés d’abus de confiance, a été pris de malaise samedi matin. Il a été transporté à l’hôpital où il est décédé peu après son admission.
Ce décès a provoqué la colère des habitants du 7ème arrondissement qui ont manifesté leur mécontentement contre les éléments de la gendarmerie basés dans cette brigade. Les circonstances exactes du décès ne sont pas encore établies, mais la population semble imputer une responsabilité aux gendarmes.
Face aux tensions, une équipe de la gendarmerie est venue en renfort pour rétablir l’ordre dans le secteur.
La détention provisoire prolongée dans des conditions souvent difficiles reste un problème récurrent dans les brigades de gendarmerie centrafricaines. Les cellules surpeuplées, le manque de soins médicaux et les conditions sanitaires déplorables contribuent à des incidents tragiques comme celui de Landjia.
Problème d’insécurité en Centrafrique : Germain Nadjibe, Président de la « Conquête inclusive du bonheur » a une solution toute faite pour les centrafricains. Découvrez la !
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/upc-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Germain Nadjibe s’attaque désormais au dossier le plus sensible de la République centrafricaine : l’insécurité. Avec la même désinvolture que pour ses autres promesses, le leader de la « Conquête inclusive du bonheur » prétend détenir les clés pour résoudre un problème qui défie les autorités depuis des décennies.
Monsieur Nadjibe découvre que « le problème de sécurité en Centrafrique est multiple » et évoque la sécurité alimentaire, juridique et judiciaire. Quelle révélation ! Tout Centrafricain sait déjà que l’insécurité touche tous les aspects de la vie quotidienne. Constater que les groupes armés « sont partout dans le pays » et « commettent des violences » relève de l’évidence. Où était-il ces dernières années pour ne découvrir ces réalités qu’aujourd’hui ?
Le plus spectaculaire reste le flou total sur ses prétendues solutions. Nadjibe promet des « réponses précises » pour chaque type d’insécurité, mais ne donne aucun détail concret. Comment compte-t-il démanteler les groupes armés qui terrorisent les populations rurales ? Quel budget pour renforcer les forces de sécurité ? Quels partenaires internationaux mobiliser ? Encore les Wagner ? Encore les Africa Corps ?Silence radio.
Sa solution miracle ? Éliminer la pauvreté et la famine. Encore une fois, Nadjibe enfonce des portes ouvertes. Tous les politiciens centrafricains tiennent ce discours depuis l’indépendance. Mais comment y parvenir concrètement ? Quels programmes économiques ? Quelles réformes structurelles ? Aucune proposition tangible.
Mais prétendre que l’insécurité disparaîtra en « déracinant » la pauvreté révèle une méconnaissance profonde des enjeux sécuritaires du pays. Les groupes armés ne sont pas tous composés d’affamés contraints par la nécessité. Certains sont motivés par des intérêts politiques, ethniques ou économiques bien plus complexes. Cette vision réductrice inquiète sur sa capacité à appréhender la réalité du terrain.
Comment un homme sans expérience militaire, sécuritaire ou gouvernementale peut-il prétendre résoudre l’insécurité là où des présidents successifs, soutenus par des forces internationales, ont échoué ? Sur quelles compétences s’appuie-t-il ? Son passé d’enseignant et de sportif suffit-il pour élaborer une stratégie de sécurité nationale ?
Cette sortie sur la sécurité ressemble davantage à un exercice de communication qu’à une véritable réflexion stratégique. Nadjibe semble découvrir les enjeux sécuritaires au moment où il se lance en politique, comme si ces problèmes n’existaient pas avant sa « révélation ».
Pourquoi ne pas avoir agi plus tôt s’il détient vraiment des solutions ? Quels sont ses conseillers en matière de défense et de sécurité ? A-t-il rencontré les victimes de l’insécurité pour comprendre leurs besoins réels ? Ses promesses ne risquent-elles pas de créer de faux espoirs chez des populations déjà éprouvées ?