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À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des élections et un dialogue inclusif

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À 3 semaines du scrutin, le KNK exige un report des Élections et un dialogue inclusif

 

L'ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK
L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président intérimaire du parti KNK a profité de la visite du représentant personnel d’Antonio Guterres pour dresser un réquisitoire contre la gestion des crises en Centrafrique et réclamer un nouveau délai électoral.

 

 

Dans une déclaration solennelle adressée au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU, Elie Ouéifio, président intérimaire du parti Kwa Na Kwa (KNK), a exprimé de sérieuses réserves sur la tenue des Élections groupées prévues le 28 décembre 2025, tout en plaidant pour un dialogue national inclusif qu’il présente comme la seule voie vers une paix durable.

 

S’exprimant devant le représentant personnel d’Antonio Guterres, Elie Ouéifio a rendu hommage aux efforts déployés par l’ONU depuis 1996 pour restaurer la paix en Centrafrique, avant d’établir un constat d’échec. Selon lui, malgré des “efforts multiformes et colossaux”, le pays n’a pas retrouvé la stabilité espérée, faute de “thérapies adaptées et adéquates” aux diagnostics posés.

 

Le président intérimaire du KNK a énuméré plusieurs occasions manquées de pacification, citant notamment les directives de l’ancienne représentante spéciale Marguerite Voks au temps du BINUCA, diverses missions de médiation auprès des groupes armés (Baba Laddé à Kaga-Bandoro, Abdoulaye Miskine avec Antonio Guterres lui-même à Paoua), et les négociations avec l’APRD, l’UFDR et les 3R.

 

Élie Ouéifio a particulièrement insisté sur la demande formulée par Sidiki Abass des 3R à Bouar avant les Élections de 2020, réclamant un désarmement général suivi d’un dialogue inclusif, proposition restée sans suite selon lui.

 

Le leader du KNK a identifié deux facteurs expliquant l’inefficacité des interventions onusiennes. D’une part, la combinaison entre la souveraineté étatique centrafricaine et la crise de confiance avec l’ancienne puissance coloniale française empêcherait les dossiers centrafricains d’être correctement présentés au Conseil de Sécurité de l’ONU.

 

D’autre part, il pointe un décalage entre les objectifs de création de l’ONU,  bannir les conflits et promouvoir la paix,  et leur mise en œuvre opérationnelle sur le terrain, donnant lieu à une “interprétation erronée” de la mission onusienne.

 

Tout en affirmant ne pas s’opposer aux Élections du 28 décembre, le KNK émet de fortes réserves sur leur organisation. Élie Ouéifio a rappelé que l’Autorité Nationale des Elections (ANE) avait elle-même annoncé le 7 mai 2025, après une réunion avec le cadre de concertation des élections, un report à 2026 pour diverses raisons, notamment financières.

 

Le parti s’interroge sur le “miracle” qui aurait permis de revenir sur cette décision, alors que le président Touadéra continue d’évoquer publiquement l’indisponibilité des fonds attendus. Queifio soulève plusieurs questions techniques : la sensibilisation suffisante des électeurs majoritairement analphabètes au système de vote groupé, l’état des listes électorales toujours en attente, et la publication des bureaux de vote qui devrait intervenir soixante jours avant le début des campagnes selon les dispositions légales.

 

Le président intérimaire du KNK a également interpellé la médiation de l’ONU sur l’absence apparente de démarches auprès de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Alors que des bons offices ont permis aux 3R et à l’UPC d’adhérer aux processus de paix, Élie Ouéifio demande si un travail similaire a été entrepris avec la CPC, qui regroupe notamment l’ancien président François Bozizé et de nombreux militaires “en pleins soucis constants pour leurs enfants, femmes et parents”.

 

Cette question, selon lui, mériterait d’être communiquée au “peuple souverain” si des raisons particulières justifient cette différence de traitement.

 

Face à ces interrogations, le KNK demande officiellement au Secrétaire Général Adjoint de l’ONU d’envisager avec le président Touadéra “l’éventualité d’un décalage de quelques mois seulement” des élections, afin de permettre à l’ANE de “rattraper des situations ratées”. Citant un dicton centrafricain, Queifio affirme qu’“un jour de plus ne pourrit jamais le rat”.

 

Ce délai supplémentaire permettrait également, selon lui, aux partenaires financiers de revoir avec l’ANE les modalités de proclamation des résultats à l’ère technologique, suggérant que les résultats soient transmis par smartphones androïdes dès la fin des dépouillements par tous les représentants des candidats.

 

Quelle que soit l’issue du scrutin, le KNK réaffirme sa position historique en faveur d’un dialogue national inclusif, présenté comme “seul gage d’une paix durable en Centrafrique”. Elie Ouéifio cite en exemples le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Allemagne et la France pour justifier cette approche.

 

Dans sa vision post-électorale, le parti estime que les Centrafricains devront être “appelés à un dialogue inclusif pour exorciser les démons de la division et des crises”, tout en maintenant les questions de réparations et dommages qui relèvent de la justice.

 

Cette déclaration du KNK intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de l’organisation des élections groupées, et constitue une prise de position publique majeure d’un parti d’opposition face à la communauté internationale représentée par l’ONU.

 

Par Anselme Mbata…..

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Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola 

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Comment l’exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/04/chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment l'exploitation chinoise de la Sanga asphyxie la ville de Nola
chantier-des-mines-de-la-sous-préfecture-de-Aba-exploité-par-des-chinois-par-cnc – Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’exploitation minière chinoise paralyse la navigation sur la Sanga, isolant Nola et provoquant une crise économique majeure dans cette ville forestière de la RCA.

 

 

La rivière Sanga agonise sous les coups de boutoir de l’exploitation minière chinoise. À Nola, située à 720 kilomètres de Bangui, cette mort annoncée d’une voie navigable stratégique plonge 45 000 habitants dans un isolement économique sans précédent. Le rétrécissement progressif du cours d’eau, causé par les activités extractives, a définitivement fermé la liaison fluviale Brazzaville-Nola via Salo, condamnant cette ville forestière à l’asphyxie commerciale.

 

Aloïse Mokomitobi, chef de quartier, observe impuissant la transformation de sa ville. Les bateaux qui approvisionnaient régulièrement la zone depuis le Congo ont disparu du paysage. Cette rupture des échanges commerciaux provoque une flambée des prix vertigineuse. Une palette de poissons, vendue 50 000 FCFA il y a quelques années, atteint aujourd’hui 250 000 FCFA. Le carburant devient une denrée de luxe. Odette Mwangimba, commerçante locale, témoigne de cette transformation: “Avant, nous vivions bien grâce au commerce fluvial. Aujourd’hui, tout manque”.

 

L’exploitation minière chinoise détruit méthodiquement l’écosystème fluvial. Les dragages intensifs modifient la morphologie de la Sanga, créent des bancs de sable et réduisent la profondeur navigable. Cette activité industrielle, menée sans contraintes environnementales, transforme un fleuve en obstacle. Les autorités centrafricaines, pourtant garantes de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles selon l’article 9 de la Constitution de 2023, restent silencieuses face à cette destruction programmée.

 

Le port pétrolier de Salo, deuxième réserve énergétique du pays, symbolise cet abandon institutionnel. Cette infrastructure stratégique, capable de dynamiser l’économie régionale, demeure inexploitée. L’État centrafricain, qui devrait valoriser ce potentiel pour le bien-être de ses citoyens, laisse cette richesse nationale en friche pendant que des intérêts étrangers pillent d’autres secteurs.

 

L’effondrement de la navigation fluviale expose la fragilité des infrastructures nationales. Les routes reliant Nola à Bangui, dans un état de délabrement avancé, ne compensent pas la fermeture de la voie d’eau. Cette situation crée un cercle vicieux : l’isolement géographique aggrave la crise économique, qui à son tour empêche tout investissement dans les infrastructures de transport. Les habitants se retrouvent prisonniers de leur propre territoire.

 

Les services des voies navigables tentent de maintenir une activité minimale. Achille Poulzy et Arnaud-Serge Guy Akoumung-Pamako évoquent des opérations de balisage et d’entretien, mais leurs moyens restent dérisoires face à l’ampleur des dégâts. Les brigades de Bommassa et Ubongi, censées surveiller le trafic fluvial, manquent d’équipements et de personnel. Cette situation témoigne d’un désengagement de l’État de ses missions régaliennes.

 

La fermeture des sociétés forestières Efbaka, Karambua et Sésame a porté un coup supplémentaire à l’économie locale. Ces entreprises généraient des emplois et maintenaient une activité commerciale. Leur disparition, combinée aux difficultés de transport, transforme Nola en zone économiquement sinistrée. Les jeunes partent chercher des opportunités ailleurs, vidant la ville de ses forces vives.

 

Cette crise de la Sanga dépasse le cadre local. Elle illustre la incapacité de l’État centrafricain à protéger ses ressources naturelles et à garantir le développement équilibré de son territoire. Pendant que Bangui se concentre sur les enjeux politiques nationaux, les villes de province comme Nola sombrent dans l’oubli, abandonnées aux appétits des exploitants étrangers.

 

L’avenir de Nola dépend d’une prise de conscience urgente. La restauration de la navigation sur la Sanga nécessite des investissements massifs et une régulation stricte des activités minières. L’État doit reprendre le contrôle de ses ressources hydrographiques et imposer des normes environnementales aux entreprises étrangères. Sans cette réaction, Nola continuera de s’enfoncer dans l’isolement, victime d’un système qui sacrifie les populations locales sur l’autel des intérêts économiques extérieurs….

 

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Centrafrique : la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

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la campagne électorale démarre en vitesse avec l’opération Kwa-Ti-Kodro

 

Le Président Baba Kongoboro lors de l'opération kwa-ti-kodro au lycée d'État des rapides au quartier Ouango
Le Président Baba Kongoboro lors de l’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides au quartier Ouango

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opération Kwa-Ti-Kodro (Quartier Propre en sango), lancée par le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et censée assainir la capitale centrafricaine, s’est transformée depuis quelques mois en véritable opération de mobilisation électorale. Ce qui devait être une initiative citoyenne hebdomadaire de nettoyage urbain n’est plus qu’un meeting politique déguisé, financé par la Banque mondiale et l’Union européenne à hauteur de 5 milliards de francs CFA par an.

 

 

Dès le lancement du programme Kwa-ti-kodro en 2023, le gouvernement et toutes les institutions ont été mobilisés de force. Chaque samedi, ministres et hauts fonctionnaires sont présents, non par conviction, mais parce que le président l’exige. Tout le monde au sommet de l’État savait depuis le départ que cette opération servirait de tremplin électoral. Ce n’est pas une improvisation de dernière minute, c’était prévu, calculé, organisé dans les moindres détails.

 

La population générale, elle, refuse massivement de participer à cette manipulation. Les citoyens ordinaires ne sont pas dupes et boudent l’opération. Alors le régime a trouvé la parade : mobiliser ses propres troupes. Les participants qu’on voit chaque samedi ne sont pas les habitants des quartiers concernés. Ce sont les militants du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel, les membres des comités de soutien du président, les jeunes de ces organisations créées de toutes pièces autour de la présidence, les membres de l’église du Président.

 

Ces mêmes personnes sont transportées en bus d’un quartier à l’autre, chaque semaine. On les paie 500 à 1000 francs CFA par opération, on les amène en masse, et quand le président passe, ils dansent, tapent des mains, crient leur soutien. Puis la semaine suivante, on retrouve les mêmes têtes dans un autre arrondissement. Le système est simple mais efficace : transporter, payer, faire danser, filmer, et présenter cela comme un élan populaire spontané.

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L’opération kwa-ti-kodro au lycée d’État des rapides dans le septième arrondissement au quartier Ouango de Bangui

 

Les habitants des quartiers où se déroulent ces opérations le confirment  à chaque fois : ce ne sont pas des gens sortis dans le coin. Ce sont des visages qu’on a l’habitude de voir à chaque opération Kwa-ti-kodro d’une semaine à l’autre. La supercherie est connue de tous dans la capitale. Même les organisateurs ne se donnent plus la peine de la cacher vraiment.

 

Le nettoyage lui-même ? Anecdotique. La musique couvre tout, les haut-parleurs hurlent, les gens dansent. Des pères de famille, des mères, des personnes âgées, tous militants payés, qui dansent pendant que le reste du pays souffre. Un diplomate africain en poste à Bangui résumait récemment la situation : “C’est étrange de voir dans ce pays, au moment où les gens souffrent réellement, d’autres organiser des fêtes.”

 

C’est dans ce contexte que la semaine dernière, , l’opération s’est tenue dans le 9ème arrondissement de Bangui, puis au lycée d’État des Rapides dans le quartier Ouango. Devant les caméras, le président Touadéra alias Baba Kongoboro s’est félicité de “l’adhésion de toute la population” et de voir “la population en liesse, très encouragée, très motivée”. Il a promis de faire clôturer et réhabiliter le lycée des Rapides où il dit avoir étudié, promesses qui ressemblent fort à des annonces de campagne électorale. D’ailleurs, ce n’est pas pour la première fois qu’il fait une telle annonce. Tout le monde se souvient de l’école Gobongo qu’il avait promis la clôture. Mais jusqu’à présent, rien du tout.

 

Cette instrumentalisation de Kwa-ti-kodro à une opération de campagne électorale place les bailleurs internationaux dans une position inconfortable. Les fonds de la Banque mondiale et de l’Union européenne, censés financer un programme d’assainissement urbain, servent à payer des militants pour danser et créer une illusion de soutien populaire à quelques semaines des Élections de décembre. L’Union européenne, qui cherche à conserver son influence face à la présence russe croissante, continue de financer sans broncher. La Banque mondiale fait de même, ses milliards coulant sans véritable contrôle.

 

Le régime Touadéra prouve une fois de plus sa capacité à détourner l’argent international à des fins politiques. L’opération Kwa-Ti-Kodro n’est qu’une mise en scène de plus, un théâtre électoral monté avec l’argent des bailleurs, où les mêmes figurants payés jouent la comédie du soutien populaire d’un quartier à l’autre.

 

 

Par Anselme Mbaa….

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J’ai enlevé les sous-titres, corrigé les faits selon vos précisions (mobilisation forcée du gouvernement vs refus de la population, système de transport des militants), et travaillé le langage pour qu’il soit naturel, sans expressions robotiques. L’article est maintenant rédigé en prose continue. Souhaitez-vous d’autres ajustements ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

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Alerte info : perquisition en cours au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/maitre-creprin-mboli-goumba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les éléments de la police centrafricaine mènent en ce moment une vaste perquisition au domicile du coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), Maître Crépin Mboli-Goumba. Les agents se sont présentés à son domicile situé non loin du commissariat du deuxième arrondissement de Bangui alors qu’il n’est pas présentement dans le pays. À l’intérieur de la maison, seule son épouse se trouvait avec les enfants lorsque les policiers ont commencé à fouiller les pièces.

 

Aucune explication n’a été fournie par les forces de l’ordre sur l’objectif de cette intervention. Les policiers déployées disent rechercher un élément non précisé, sans indiquer ce qui motive la visite ni quel lien serait établi avec l’activité politique du coordinateur. L’absence de justification alimente un climat déjà chargé où les actions coercitives se multiplient à l’encontre des opposants politiques.

 

Cette opération de pression politique s’ajoute aux tensions croissantes observées depuis plusieurs semaines. La pression exercée sur des responsables du BRDC et des autres leaders de société civile nourrit la crainte d’un durcissement pire du pouvoir et renforce l’idée d’un pays tiré vers une spirale dangereuse, avec des familles prises au dépourvu, comme celle de Mboli-Goumba, qui font face à des interventions sans motif clairement annoncé.

 

Aux dernières nouvelles, Les policiers de la CNS et de l’OCRB ont déjà quitté le domicile du Coordinateur du BRDC. Avant leur départ, il déclarent se tromper de la cible. Quelle ironie ?

À suivre….

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Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique et criminelle d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

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Kidnapping, meurtre d’un l’imam : les fausses accusations pathétique d’un ex-colonel du 3R contre l’ex-député DONON à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ex-depute-donon-invalide-suite-a-la-requettte-d-un-ex-colonel-du-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ex-député DONON invalidé suite à la requettte d'un ex-colonel du 3R
L’ex-député DONON invalidé suite à la requettte d’un ex-colonel du 3R

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dr Jonas DONON, ancien député et candidat aux législatives à Bouar, a été invalidé sur la base d’accusations formulées par un ex-chef rebelle du 3R. Corbeau News Centrafrique a mené l’enquête sur ces charges : complicité de kidnapping, meurtre, incitation à la haine. Des allégations que la justice a avalé sans la moindre vérification.

 

Les Élections centrafricaines se déroulent désormais selon des règles que personne ne comprend plus. Un candidat peut être éliminé de la course sur la base d’une simple accusations sortie d’une casquette pourrie, sans qu’aucune enquête ne soit menée, sans que la moindre preuve ne soit exigée. Il suffit qu’un adversaire dépose un recours devant la Cour constitutionnelle pour que celle-ci tranche, souvent en faveur du plaignant, surtout quand ce dernier bénéficie du soutien du pouvoir.

 

À Bouar, quatrième circonscription de la Nana-Mambéré, cette mécanique a fonctionné parfaitement. Souleyman Bi Hassan, ancien colonel du mouvement rebelle 3R et nouveau candidat du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), a déposé un recours contre le Dr Jonas DONON. Quatre accusations graves figurent dans le document. Corbeau News Centrafrique s’est procuré le détail de ces charges.

les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l'ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4
les rebelles de 3r reçus au palais de la renaissance par Touadera. Parmi eux, figure l’ex-colonel du 3R, le nouveau candidat du MCU à Bouar 4

 

Première accusation : le Dr DONON aurait créé la division entre les communautés à Bouar. C’est vraiment de la folie. Rien ne vient étayer cette affirmation. Aucun incident précis, aucune date, aucun témoignage. Juste une phrase sur un bout de papier. Les habitants de Bouar, toutes communautés confondues, connaissent le médecin depuis des années. Peulhs, musulmans, chrétiens. Interrogés par la rédaction du CNC, pourtant Personne ne se plaint de lui. La population locale dément formellement cette accusation.

 

Deuxième accusation : complicité dans le kidnapping de ressortissants chinois sur l’axe Niem-Yelewa. Des travailleurs chinois ont effectivement été enlevés dans cette zone par des hommes armés. L’affaire est connue. Mais aucun élément du dossier n’établit le moindre lien entre le Dr DONON et cet enlèvement. Pas d’échange téléphonique suspect, pas de témoin, pas de preuve matérielle. Alors, comment Souleyman Bi Hassan sait-il que DONON est complice ? Sur quelle base affirme-t-il cette complicité ? Le recours ne le précise pas. La Cour constitutionnelle n’a pas jugé utile de poser la question.

 

Si des preuves existent contre le Dr DONON dans cette affaire de kidnapping, elles doivent être transmises au parquet. Une enquête judiciaire doit être ouverte. Des poursuites pénales doivent être engagées. C’est ainsi que fonctionne un État de droit. On ne peut pas accuser quelqu’un de complicité dans un enlèvement sans apporter la moindre preuve, sans que la justice ordinaire ne soit saisie.

 

Troisième accusation : le Dr DONON aurait assassiné l’imam de Niem et deux autres musulmans. Cette charge est peut-être la plus grotesque du dossier. Elle confirme la folie de cet ex-chef rebelle du 3R. Il est vrai, L’imam de Niem a effectivement été tué. Mais son assassinat est documenté par la rédaction du CNC, mais également par les Nations Unies. La Minusca a publié un rapport détaillant les circonstances de ce meurtre. Ce sont des mercenaires russes du groupe Wagner qui ont exécuté l’imam. Toute la Centrafrique le sait. Les organisations internationales l’ont confirmé. Même un enfant connaît la vérité sur cette affaire.

 

Accuser le Dr Jonas DONON d’avoir commis ce crime revient à nier une réalité établie par des enquêtes officielles. C’est un mensonge pur et simple. Mais ce mensonge figure dans le recours déposé devant la Cour constitutionnelle. Et la Cour l’a accepté sans mener enquête.

 

Le Dr DONON est médecin vétérinaire. Il est également licencié en droit, spécialisé en relations internationales. Il a siégé à l’Assemblée nationale comme député de la majorité parlementaire, allié du MCU. Il a toujours soutenu les actions du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro.

 

Quatrième accusation : le Dr DONON n’aimerait pas le MCU dans sa circonscription. Cette dernière charge achève de démontrer l’absurdité du dossier. Comment peut-on reprocher à un député de la majorité parlementaire, allié officiel du MCU, de ne pas aimer le MCU ? Jonas DONON a voté avec le gouvernement pendant toute la législature. Il a défendu les projets présidentiels à l’Assemblée. Son bilan parlementaire le prouve.

 

Face à ces quatre accusations, le Dr DONON a proposé des vérifications concrètes. Son téléphone portable est disponible pour consultation. Les relevés d’appels peuvent être examinés par n’importe quelle commission d’enquête. Une mission d’investigation peut se rendre à Bouar pour interroger les habitants, vérifier les faits, recueillir des témoignages. Le terrain est accessible. La population peut s’exprimer librement.

 

Rien de tout cela n’a été fait. La Cour constitutionnelle n’a envoyé aucune mission sur place. Elle n’a demandé aucune pièce complémentaire. Elle n’a confronté aucun témoignage. Elle a simplement tranché en faveur de Souleyman Bi Hassan. L’ancien colonel du 3R a eu gain de cause. Le médecin a été éliminé. En plus, cette conseil constitutionnel est censé appliqué la loi. Comment un chef rebelle peut-il être candidat ? Un chef rebelle qui a tué au tant des centrafricains.

 

Ce qui est sur, cette décision ne vient pas de Bouar. Elle vient de Bangui. C’est une manipulation préparée au plus haut niveau de l’État. Les juges de la Cour constitutionnelle ont reçu des instructions. Souleyman Bi Hassan porte les couleurs du MCU, le parti présidentiel. Il doit être maintenu sur la liste électorale. Le Dr DONON gêne, pour des raisons qui restent obscures. Il doit disparaître de la course.

 

Le régime ne se cache même plus. Il assume publiquement de recycler les criminels de guerre, de leur donner des investitures, de leur offrir l’immunité judiciaire. Et quand ces anciens rebelles ont besoin d’éliminer un concurrent, la justice se met à leur service. Elle fabrique des dossiers, elle valide des mensonges, elle bafoue toutes les règles.

 

À Bouar comme partout ailleurs dans le pays, la population attend le jour où ce cauchemar prendra fin. Le jour où les vrais criminels seront jugés au lieu d’être élus. Le jour où les fausses accusations ne suffiront plus à détruire une carrière politique. Le jour où la Centrafrique redeviendra un État de droit.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Bertrand Somboy….

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Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

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Affrontement meurtrier entre les Mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement meurtrier entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les rebelles de la CPCF dans la Vakagacombats de ndélé du 29 avril 2020, des rebelles du FPRC en position des tirs et sur des pick-up des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.
des-rebelles-du-FPRC-en-position-des-tirs-et-sur-un-pickk-up-armé-lors-des-combats-de-Ndélé-le-29-avril-2020.-CNC – RCA : Ndélé, pillage de marché central, et deux ONG braquées par les groupes armés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un violent affrontement a opposé des mercenaires russes du groupe Wagner et des combattants rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF) ce lundi 1er décembre au matin, vers 7 heures, au village de Domboloye. Cette localité se trouve à une quinzaine de kilomètres de Sikikédé, dans la sous-préfecture du même nom, en pleine préfecture de la Vakaga, au nord de la République centrafricaine.

 

Les échanges de tirs, selon des sources sécuritaires contactées par la rédaction du CNC,  ont duré plusieurs minutes, avec l’utilisation d’armement lourd et légères des deux côtés. Le bilan humain fait état de trois mercenaires touchés : un mort et deux blessés. Les combattants de la CPCF ont pris les forces russes par surprise durant cette opération.

 

Les victimes, du côté des Wagner,  ont été rapidement évacuées. Le mercenaire décédé et les deux blessés ont d’abord été transportés à Ndele, avant d’être acheminés par avion vers Bangui.

 

Cet accrochage s’est produit alors que les Centrafricains s’apprêtaient à célébrer ce lundi matin la fête nationale du 1er décembre. Les mercenaires russes menaient leurs opérations sans tenir compte de cette journée particulière. Toutefois, leur mission s’est soldée par une embuscade qui leur a coûté cher, voir même très chèr.

 

Il convient de noter que la situation sécuritaire reste difficile dans cette région du nord, où les groupes armés conservent une présence active malgré les patrouilles régulières des forces russes.

Par Barthelemy Mbério…

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Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

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Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tentative de corruption en cours à la CPI : le président centrafricain Faustin Archange Touadera à la manœuvre
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après Madame ISOPI, ancienne cheffe de mission de l’Union européenne en Centrafrique, italienne d’origine, qui a été suffisamment gâtée en lingots d’or et dame-jeanne de diamants gros calibres par Touadéra entre 2017 et 2020, une corruption ayant permis d’étouffer les affaires de détournements de fonds publics et de crimes de guerre dont sont mouillés le président TOUADERA et ses complices qui tiennent actuellement les rênes du pouvoir en Centrafrique, c’est le tour du procureur de la Cour Pénale Internationale, monsieur Karim KHAN d’être à son tour dans la nouvelle ligne de mire de Touadera.

 

Damanguéré est léger, mais Abazen est il vraiment un poids lourd de la corruption?

Selon les informations dignes de foi, face au risque évident d’émission d’un mandat d’arrêt international contre le président TOUADERA pour donner suite à la plainte déposée par l’association des 12 apôtres représentés par l’éminent Maître Larochelle, le président centrafricain a d’abord essayé, il y a peu, d’entrer personnellement en contact avec l’avocat Larochelle dans le but vraisemblablement de lui faire des propositions alléchantes, sans succès.

C’est ainsi que la semaine dernière, il a décidé de lancer toutes ses forces dans la bataille, en dépêchant le procureur de la république le magistrat DAMANGUERE à la Haye en vue de prendre attache avec le cabinet du procureur Khan. Mais face aux difficultés rencontrées sur place à la Haye par le procureur fraichement nommé à ce poste, considéré comme un néophyte en la matière, étant donné qu’il aurait essuyé une fin de non-recevoir, le président Touadera décide à nouveau de déployer l’artillerie lourde, en missionnant son ministre d’Etat à la justice, monsieur Abazen DJOUBAYE dans le but de défoncer les portes fermées de la CPI. Mais Abazen va-t-il vraiment prouver à la CPI que c’est lui le véritable poids lourd de la corruption transfrontalière ?

 

Des lingots d’or et des diamants gros calibres pour bloquer tout mandat d’arrêt de la CPI

L’objectif principal  de Touadera : proposer des lingots d’or et des dame-jeanne de diamants centrafricain à monsieur le procureur de la CPI afin d’obtenir le classement sans suite de cette affaire 12 apôtres face à Touadera. La question que le centrafricain se pose est la suivante :  Monsieur Karim Khan va-t-il accepter de jouer avec sa crédibilité en tombant dans le piège de Touadera? Monsieur Khan acceptera-t-il d’être un procureur corrompu, à l’image de Mme ISOPI, ancienne ambassadrice de l’union européenne en centrafrique, laquelle eut trahi sa mission en acceptant d’être corrompu par monsieur Touadera en contrepartie d’une omerta face aux graves dérives économiques et criminelles du pouvoir de Bangui entre 2017 et 2020 ?

 

Monsieur le procureur, ne faites pas comme l’ambassadrice ISOPI de l’UE.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’entre 2017 et 2020, la République centrafricaine a connu une forte instabilité avec d’importantes violences politiques, des conflits armés et des dérives économiques et criminelles, notamment liées au contrôle illégal des ressources naturelles (diamants, or) et à la corruption au sein du pouvoir, phénomène rapporté par diverses analyses et enquêtes indépendantes et internationales. Ce contexte de forte opacité ou silence entretenu par certains acteurs dont Mme ISOPI a bel et bien été documenté dans cette période.

 

Ce qui est sûr, les caméras sont embarquées : Gare au petit malin.

Maintenant, cap sur la CPI, les caméras du peuple sont désormais braquées sur le procureur Karim Khan et tous ses collaborateurs. Le suspense reste entier !

Monsieur le procureur Khan, allez-vous sacrifier la justice sur l’autel de la corruption et du diamant de sang centrafricain ? Accepteriez-vous de recevoir le corrupteur et envoyé spécial monsieur Abazen ? Wait and see !

Affaire à suivre !!!

 

Par Sosthène Azoumi….

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Sam-Ouandja : la sauvage agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

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Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sam-Ouandja : L’agression gratuite d’un jeune homme par des soldats relance le débat sur la dérive des FACA
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les images qui nous parviennent de Sam-Ouandja glacent le sang. Un jeune homme, tabassé sauvagement par des soldats pour avoir simplement gardé ses cheveux longs, rappelle que l’uniforme est devenu en Centrafrique un passeport pour l’impunité totale des voyous de la République.

 

En effet, le samedi dernier, dans les rues de Sam-Ouandja, préfecture du nord-est centrafricain, un jeune homme circulait tranquillement. Il portait ses cheveux longs, comme à son habitude. Ses proches le connaissent ainsi, ses voisins aussi. Personne dans son quartier ne trouve à redire sur sa coiffure. Mais ce samedi, trois soldats FACA en ont décidé autrement.

 

Ils l’interpellent brusquement. « Eh toi, viens ici ! ». Le jeune homme s’approche, sans méfiance. « Pourquoi tu as laissé tes cheveux pousser comme ça ? ». La question tombe, spectaculaire. Le jeune répond simplement qu’il aime les porter ainsi. Les militaires ne l’entendent pas de cette oreille. « Il faut venir ici raser ta tête des cochons ». Le ton n’admet aucune réplique. Le jeune tente quand même de négocier : « Je vais le faire à la maison ». Trop tard. Les soldats ont déjà sorti une lame de leur poche.

 

Ils l’attrapent. Le maintiennent. Commencent à lui raser le crâne de force, là, en pleine rue. Mais une lame dans des mains brutales ne pardonne pas. La peau se déchire, le sang commence à couler. Des entailles apparaissent sur le cuir chevelu du jeune homme. La douleur le fait réagir. Il s’énerve, proteste. Alors il prend une décision : il veut aller voir leur chef.

 

Le jeune se met en route vers la base militaire. Il veut expliquer ce qui vient de lui arriver. Dénoncer ce traitement absurde. Obtenir réparation. Mais les trois soldats comprennent vite où il va et ce qu’il compte faire. Impossible de le laisser parler au chef. Ils se concertent rapidement, puis filent par un autre chemin. Leur objectif : arriver avant lui sur la route qui mène à la base et lui couper le passage.

 

Le piège se referme. Quand le jeune homme arrive à leur niveau, ils surgissent. Le capturent. Et là, ce qui était déjà une agression devient un véritable lynchage. Les coups pleuvent. Des bâtons, des gros bâtons, s’abattent sur sa tête. Une fois, deux fois, dix fois. Le sang gicle, se répand sur son visage, coule le long de son cou. Tout en le frappant, ils continuent à lui arracher les cheveux, à lui raser le crâne dans une rage qui n’a plus aucun lien avec leur prétexte initial.

 

Les photos que nous avons obtenues parlent d’elles-mêmes. On y voit un jeune homme défiguré par la violence. Le visage gonflé, tuméfié. Des plaies ouvertes sur le crâne. Du sang partout, frais ou déjà séché. Son maillot de football porte les traces de cette sauvagerie. Il gît là, brisé par des hommes censés protéger la population.

 

Cette scène nous ramène à une interrogation qui hante le pays depuis plusieurs années : que sont devenues les Forces armées centrafricaines ? Où est passée l’armée républicaine que les Centrafricains appelaient autrefois de leurs vœux ? À Sam-Ouandja comme ailleurs, les soldats se comportent désormais en bandes organisées, terrorisant les civils pour des motifs dérisoires. Un refus, un regard, une coiffure suffisent à déclencher des représailles d’une violence inouïe.

 

Depuis 2019, un changement profond s’est opéré. L’arrivée des instructeurs russes du groupe Wagner devait professionnaliser les FACA. Le résultat sur le terrain raconte une tout autre histoire. Dans les casernes, le chanvre indien circule librement. Les drogues aussi. Les soldats sortent en ville dans des états seconds, prêts à en découdre pour un oui ou pour un non. Le respect du civil a disparu. À la place, une brutalité qui ne connaît plus de limites.

 

On se demande ce que ces formateurs russes enseignent vraiment. La discipline ? Les techniques de combat ? Ou simplement les méthodes expéditives des groupes armés ? Car à observer le comportement des soldats formés par les Russes, on penche pour la seconde hypothèse. Partout où ils passent, les plaintes s’accumulent. Rackets, extorsions, passages à tabac. Les témoignages affluent de toutes les provinces.

 

Mais le plus glaçant dans cette affaire reste l’absence totale de réaction des autorités. Le chef d’état-major ne dit rien. Le président de la République, qui commande pourtant ces forces armées, garde un silence absolu. Le ministre de la Défense, dont dépendent ces hommes, ne bronche pas. Comme si tout cela était normal. Comme si un jeune Centrafricain pouvait être réduit en charpie pour une histoire de cheveux sans que cela ne pose le moindre problème.

 

Ce silence équivaut à un encouragement. Il dit aux soldats qu’ils peuvent tout se permettre. Qu’aucune sanction ne viendra jamais sanctionner leurs débordements. Que l’uniforme leur confère une immunité absolue. Alors ils continuent. Ils frappent, ils volent, ils huent. Et le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans le chaos.

 

À Sam-Ouandja, ce jeune homme a échappé de peu à la mort. D’autres, ailleurs, n’ont pas eu cette chance. Combien de Centrafricains ont déjà payé de leur vie l’arrogance de soldats ivres de pouvoir ? Combien d’autres devront encore subir ces violences avant qu’enfin, quelqu’un, quelque part dans la hiérarchie militaire ou Politique, décide de dire stop ?

 

Par Moïse Banafio….

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Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

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Après l’ACFPE, Annie Michèle Mouanga arrive à la CNSS, et c’est le chaos. La ministre du travail est citée à nouveau dans une affaire du détournement des fonds à la CNSS

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre du travail, Annie Michèle Mouanga , soeur ainée de la directrice générale de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La ministre du travail, Annie-Michelle Mouanga

 

 

Rédigé le .

 

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection sociale, Annie Michèle Mouanga, est désormais enveloppée dans un très sale drap et ça pue grave, même à 2 kilomètres. À la CNSS, les accusations  de complicité dans les malversations financières au sein de la Caisse nationale de sécurité sociale sont directement portées contre elle.

 

Pour rappel, il convient de noter que la CNSS croule sous le poids de dysfonctionnements financiers qui durent depuis des années. L’argent collecté auprès des employeurs et des salariés centrafricains ne parvient plus aux bénéficiaires. Des milliards de francs CFA ont disparu des caisses de l’organisme, laissant les retraités, les veuves et les orphelins dans une situation difficile. Les rapports internes, dont CNC a obtenu copie,  parlent de fuites massives et de circuits financiers douteux impliquant des personnalités proches du pouvoir, et la ministre en fait partie.

 

Annie Michèle Mouanga, qui supervise directement cette institution, est aujourd’hui montrée du doigt. Son silence devant ces irrégularités répétées alimente les soupçons. Pire encore, son entreprise de restauration qu’elle a installée au cœur de la CNSS continue d’empocher des contrats juteux auprès de cette institution sociale, ce qui aggrave d’ailleurs les accusations de conflit d’intérêts.

 

Pour tenter de se voiler la face et redorer son blason, la ministre a voulu d’abord tenter d’organiser une grande conférence africaine sur le dialogue social en RCA. Le projet a capoté, faute de budget crédible et de soutien du gouvernement. Plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes de la CNSS, elle s’est tournée vers une autre option : accueillir le Conseil des ministres de la CIPRES, qui regroupe 14 pays africains.

 

Le hic, c’est que plusieurs capitales africaines ont refusé d’organiser ce conseil, trouvant les dépenses trop lourdes pour leurs institutions sociales déjà précaire. Pourtant, Bangui, dont la CNSS ne parvient même pas à payer les pensions à temps, s’apprête pourtant à débourser des sommes colossales pour recevoir des délégations étrangères. L’absurdité de la situation n’échappe à personne.

 

Pendant que les préparatifs de ce grand raout avancent, les retraités n’ont pas encore touché leurs pensions depuis des mois. Les veuves et les orphelins qui dépendent des allocations familiales sont dans le désarroi. Comment justifier qu’on dépense autant pour un événement de prestige alors que des familles entières n’ont plus de quoi manger ?

 

Les syndicats, qui osent à peine parler ouvertement par peur de chicotte de leur maître, expriment quand même leur colère.

 

D’ailleurs, un économiste centrafricain, contacté par la rédaction du CNC,  estime que ce projet arrive au pire moment. “Le pays se prépare pour des Élections tendues, la population survit à peine, et on va claquer des centaines de millions pour impressionner des visiteurs étrangers dans nos rues chaotiques. C’est du gaspillage pur et simple”, analyse-t-il.

 

Les questions sont nombreuses et les réponses inexistantes. Où sont passés les milliards de francs CFA détournés à la CNSS ? Pourquoi les responsables de ce détournement n’ont -t-il pas étés sanctionné ? Pourquoi la ministre ferme-t-elle les yeux sur ces dérives tout en continuant à profiter du système ? Qui va vraiment payer pour ce conseil de la CIPRES, sachant que la RCA dépend à 80% de l’aide étrangère ?

 

Pour l’instant, à la CNSS, des voix s’élèvent pour réclamer un audit indépendant pour retrouver la trace de l’argent volé et identifier toutes les entreprises qui ont profité du pillage. D’autres demandent que la ministre soit suspendue le temps que les enquêtes avancent. L’annulation pure et simple du conseil de la CIPRES est aussi sur la table, tant l’événement paraît indécent dans le contexte actuel. Un fonds d’urgence devrait être créé pour sauver ce qui peut encore l’être et garantir le paiement des prestations sociales.

 

Cette affaire démontre une fois de plus comment fonctionne le système en République centrafricaine. Les dirigeants s’agitent pour soigner leur image à l’extérieur pendant que la population plonge dans la misère. Les institutions s’effondrent, l’argent public s’évapore, mais personne ne rend jamais de comptes.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025

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Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections du 28 décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Jean-Pierre-Waboue-et-Faustin-Archange-Touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des élections du 28 décembre 2025
le président du Conseil constitutionnel centrafricain, Jean-Pierre Waboué, salue Faustin-Archange Touadéra, au palais de la renaissance, comme un sujet devant son roi. Deux mains tendues, le dos courbé, les yeux baissés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un collectif de cadres et d’élites centrafricains réclame l’annulation des Élections prévues le 28 décembre 2025. Leur appel, publié ce mardi 25 novembre par “Le Reflet” et signé par Me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et président du groupe “Capital Synergies”, pousse les centrafricains à s’interroger : comment autoriser un scrutin quand le système judiciaire censé le garantir a perdu son indépendance ?

 

L’appel du collectif commence par un retour en arrière. En 1990, trois magistrats centrafricains ont refusé d’exécuter ce qu’on appelait alors une “lettre de cachet” contre un avocat de premier plan. C’était l’époque du CCCCN, ce Comité de Coordination pour la convocation d’une Conférence Nationale, où le pays bouillonnait de tensions mais aussi d’espoir. Ces juges ont choisi l’honneur plutôt que la servitude, le droit plutôt que la peur. Leur délibéré du 30 octobre 1990 reste dans les mémoires parce qu’il était inattendu, presque déroutant dans ce contexte de pressions politiques.

 

Trente-cinq ans plus tard, le collectif constate que ce souffle d’indépendance s’est éteint. Depuis 2018, le paysage judiciaire centrafricain a changé. Les poursuites expéditives contre des adversaires politiques se multiplient. Les avocats reçoivent des menaces. Les décisions constitutionnelles et judiciaires deviennent incompréhensibles. Le pouvoir politique s’infiltre dans les rouages du droit, au point qu’on murmure que certaines décisions constitutionnelles se “téléphonent” avant même les délibérés, dans un amas d’irrégularités.

 

La justice vacille, écrit le collectif, non par faiblesse intrinsèque mais par l’audace de ceux qui veulent la dompter. Le communiqué du 23 février 2024, perçu comme une tentative d’intimidation, reste dans les esprits. Les procédures bâclées, les condamnations dictées, tout cela forme un tableau inquiétant.

 

C’est dans ce contexte que revient cette question posée jadis en 1990 : où est l’honneur ? L’honneur n’est pas dans les communiqués de presse menaçants, ni dans les procédures judiciaires expédiées, ni dans la validation d’un processus électoral que le collectif qualifie d’invalide. L’honneur, explique le texte, c’est la main qui tient la balance malgré le vent. C’est la voix qui dit le droit malgré les pressions. C’est le juge qui refuse de prêter serment au pouvoir politique plutôt qu’à la loi.

 

L’appel s’adresse directement aux juges constitutionnels, judiciaires et administratifs, mais aussi à chaque citoyen et citoyenne. La formule est claire : “La justice n’est grande qu’à la condition que ceux qui la portent le sont.” Un pays n’est libre que si sa justice l’est. Pour le collectif, autoriser les Élections du 28 décembre 2025 dans ces conditions reviendrait à trahir la nation.

 

Le document porte le slogan “Une justice sans conscience n’est que ruine de la nation” et se présente comme l’expression d’un “Collectif des Élites et des Cadres de Centrafrique Acquis à la Réforme de l’État et au Renforcement de la Démocratie”. Son message est sans ambiguïté : tant que l’indépendance de la justice ne sera pas restaurée, aucun scrutin ne peut prétendre à la légitimité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par la rédaction du CNC

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Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

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Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Bangui, un gardien de la paix poignardé à mort par sa compagne dans le septième arrondissement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le dimanche 30 novembre, Arsène Ngainei, gardien de la paix de la police nationale centrafricaine, a trouvé la mort après avoir été poignardé par sa compagne. Ce drame familial a plongé ses collègues et proches dans une profonde tristesse.

 

Le samedi 29 novembre, Arsène Ngainei avait participé à la cérémonie officielle de remise de médailles sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Après cette cérémonie, il était sorti avec sa femme avant de rentrer à leur domicile situé dans le septième arrondissement de Bangui. Une fois à la maison, une dispute a éclaté entre le couple pour des raisons qui restent encore à déterminer.

 

Selon les informations recueillies, la femme du défunt l’aurait alors poignardé avec un couteau à dents au niveau de la poitrine gauche. Le coup porté a provoqué une hémorragie interne qui s’est avérée fatale pour le policier.

 

Notons que le gardien de la paix Arsène Ngainei faisait partie de la promotion 2018 de l’école nationale de police, baptisée au nom du Général Louis Ferry Mazangue. Il laisse derrière lui sa compagne, qui n’était pas encore officiellement mariée avec lui selon les informations disponibles.

 

Le corps du gardien de la paix repose actuellement à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui. Sa compagne a été placée en garde à vue au commissariat central de la capitale, où elle fait l’objet d’une enquête approfondie pour établir les circonstances exactes de ce drame conjugal.

 

Par Brahim….

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Centrafrique : à 3 semaines des élections, l’Autorité nationale des élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

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à 3 semaines des Élections, l’Autorité nationale des Élections est plongée dans le chaos total et cherche à bricoler les photos des candidats  

 

Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections   (ANE) dans son bureau à Bangui
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le communiqué officiel publié le 27 novembre par l’Autorité nationale des Élections exige que les candidats se rendent en urgence à Bangui pour vérifier leurs photos, leurs logos et leurs noms sur les maquettes des bulletins de vote. Cette annonce, lancée à quelques jours d’un scrutin regroupant présidentielle, législatives, municipales et régionales, confirme une institution dépassée qui tente d’improviser un processus qu’elle aurait dû maîtriser depuis plusieurs mois.

 

D’abord, la question de la liste électorale, censée être réglée depuis longtemps, explique parfaitement l’incapacité de l’organe électoral. Pendant près d’un an, des financements ont été fournis pour actualiser le fichier, corriger les doublons et rendre la base fiable. Aucune amélioration n’a été constatée. L’Autorité nationale des Élections a produit une version présentée comme définitive, mais cette liste n’a jamais été consultable de manière accessible pour la population. Au lieu de proposer un affichage dans les mairies ou dans les sous-préfectures, l’institution a annoncé que la consultation se ferait uniquement en ligne. Dans un pays où l’accès à Internet reste limité, cette méthode exclut la majorité des électeurs, notamment ceux des zones rurales qui ne disposent ni de connexion ni d’outils numériques. Beaucoup ne savent toujours pas s’ils sont inscrits ou non, et aucune campagne de vérification sur le terrain n’a été organisée.

 

À cela s’ajoute le fait que les cartes d’électeurs ne sont toujours pas prêtes. Aucun citoyen n’a reçu de carte à trois semaines du vote. Cette absence de documents essentiels montre que la préparation réelle n’a jamais commencé. Les délais nécessaires à la production, à la distribution et à la vérification de millions de cartes sont désormais impossible à respecter. L’organe électoral persiste pourtant à annoncer que tout est sous contrôle, alors que rien ne prouve que la logistique ait été engagée.

 

Le communiqué sur les photos des candidats ajoute une couche supplémentaire à ce désordre. Les dossiers ont été déposés depuis longtemps, avec les images fournies par chaque candidature. Malgré cela, l’Autorité nationale des élections demande aux candidats ou à leurs représentants de parcourir des centaines de kilomètres pour venir à Bangui valider une photo censée être déjà intégrée dans le matériel électoral. Pour les législatives, on compte plus de sept cents candidats ; pour les municipales et régionales, des centaines d’autres. Beaucoup vivent dans des préfectures éloignées. Les obliger à se déplacer à Bangui en urgence pour un simple contrôle prouve que l’institution n’a pas de système interne fiable et qu’elle ne possède aucun mécanisme de vérification structuré.

 

Le contraste entre l’ampleur de la tâche et le niveau de préparation est évident. Les bulletins de vote ne sont pas imprimés. Les cartes d’électeurs n’existent pas. Les listes des bureaux de vote ne sont pas disponibles. Et l’organe chargé d’assurer la fiabilité du scrutin en est encore à tenter de corriger des détails graphiques, alors que l’ensemble du processus reste à construire. Chaque étape qui aurait dû être engagée depuis des mois a été repoussée, improvisée ou annoncée publiquement au dernier moment.

 

Les partenaires internationaux, qui financent depuis plus d’un an les travaux liés au fichier électoral, n’ont exigé aucun résultat concret. La Minusca, pourtant impliquée dans l’appui technique, accepte ce fonctionnement sans demander de comptes. Ses rapports répètent les mêmes déclarations rassurantes alors que la réalité montre un retard considérable dans l’organisation du scrutin. Cette attitude entretient l’idée que le système fonctionne sans contrôle et que les faiblesses de l’Autorité nationale des élections sont tolérées malgré leurs conséquences.

 

L’opposition, qui alerte depuis des mois sur le manque de préparation, voit ses inquiétudes confirmées par le simple contenu du communiqué du 27 novembre. Une institution qui demande encore la validation d’une photographie à trois semaines d’élections groupées montre qu’elle n’a maîtrise ni du calendrier, ni des procédures, ni de la logistique nécessaire. Les tâches les plus simples, déjà ratées au moment de la mise à jour du fichier électoral, ont été suivies par une succession de décisions improvisées. Le processus électoral avance ainsi vers un point où les erreurs, les contestations et les dérives seront inévitables, dans un pays où les citoyens n’ont toujours pas la certitude de figurer sur la liste ou de recevoir une carte leur permettant de voter.

 

Par Anselme Mbata….

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Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

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Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Hugues Francis Mongombé dénonce le processus électoral comme une « campagne de chicote électorale », accusant le gouvernement Touadéra de réprimer l’opposition par des pratiques antidémocratiques.

 

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè -Luka, animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, a livré une critique cinglante du processus électoral centrafricain, qualifiant les Élections prévues pour le 28 décembre 2025 de « campagne de chicote électorale ». Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Mongombé a dénoncé un système conçu pour punir et marginaliser l’opposition, accusant le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra de manipuler les règles électorales pour consolider son pouvoir. Ses propos, ancrés dans une analyse des pratiques autoritaires du régime, mettent en lumière une tentative délibérée de fausser le jeu démocratique, menaçant la stabilité et la légitimité des institutions centrafricaines.

 

Hugues Francis Mongombé utilise la métaphore de la « chicote électorale » pour décrire un processus qu’il juge punitif, destiné à intimider les adversaires politiques du président Touadéra. « Malheureusement, comme vous le constatez, ces Élections, si elles apparaissent pour ceux qui vont l’organiser comme une mission suicidaire, mais pour les électeurs et ceux qui veulent le pouvoir, c’est vraiment, comme je pourrais le dire, une campagne de chicote électorale. Allez-y, allez-y, allez-y, tant pis, si ça va ou ça va pas, allez-y », déclare-t-il. Cette image puissante suggère que le gouvernement impose un calendrier et des conditions électorales intenables, non pas pour garantir un scrutin équitable, mais pour désavantager les opposants et les pousser à l’échec. Selon Mongombé, cette approche reflète une stratégie délibérée du régime Touadéra pour réprimer toute voix dissidente, transformant les Élections en un outil de contrôle politique plutôt qu’en une expression de la volonté populaire.

 

Un des points centraux de sa critique porte sur l’absence de concertation dans la prise de décisions électorales. La constitution et le code électoral exigent un cadre de concertation permanent, réunissant le gouvernement, les partis politiques et la société civile, pour garantir un processus transparent et inclusif. Pourtant, Mongombé affirme que ce cadre a été réduit à un rôle décoratif, vidé de sa substance par un pouvoir qui refuse d’écouter les autres acteurs. « Vous voyez, aujourd’hui, on écarte tous les acteurs, on décide seul », martèle-t-il, dénonçant l’unilatéralisme du gouvernement Touadéra. Cette marginalisation des voix de l’opposition et de la société civile est, selon lui, une preuve de l’autoritarisme croissant du régime, qui privilégie son agenda politique au détriment des principes démocratiques fondamentaux.

 

La gestion du fichier électoral constitue un autre sujet de préoccupation majeur. Mongombé s’insurge contre la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en s’appuyant sur des pièces d’état civil. Il qualifie cette mesure de « nid à la fraude », arguant qu’elle viole l’article 29 du code électoral, qui exige des garanties de fiabilité pour toute modification des règles d’identification des électeurs. Cette décision, validée par le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapande, sans consensus préalable, est perçue comme une tentative claire de manipuler le scrutin. Mongombé suggère que le régime Touadéra cherche à faire voter des individus non identifiés pour gonfler les résultats en sa faveur. « Il n’appartient pas à un ministre de prendre unilatéralement cette décision », insiste-t-il, accusant le gouvernement de saper l’état de droit pour servir ses intérêts partisans.

 

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Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

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Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Alors que le défilé du premier décembre continue sur l’avenue des martyrs, un véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale tombe dans un trou au quartier Benz-vi

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un accident s’est produit ce lundi 1er décembre 2025 devant l’école maternelle Vie Espoirs à Benz-vi. Le véhicule de la sécurité du Président de l’Assemblée nationale, Simplice-Mathieu Sarandji, s’est retrouvé coincé dans un trou sur la chaussée.

 

 

L’accident s’est produit alors que les plus hautes autorités du pays, dont le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale, assistaient au défilé de la fête nationale sur l’Avenue des Martyrs. Pendant ce temps, le véhicule de sécuritédu Président de l’assemblée nationale, un 4×4 de luxe, à bord duquel se trouvaient le commandant de la gendarmerie et des membres de la sécurité, circulait dans les environs du quartier Benz-vi.

 

Selon les témoins qui ont assisté à la scène, le véhicule aurait quitté l’Avenue des Martyrs pour se rendre au quartier Benz-vi sauvage, avant de faire demi-tour en direction du croisement Sika-Benz-vi . Sur place, les éléments de sécurité à bord du véhicule ont pris leur temps dans un débit de boisson avant de rebrousser chemin vers le croisement Miskine. Justement c’est à cet instant que l’accident s’est produit juste devant l’école Vie Espoirs.

 

Il a fallu plus de 30 minutes aux dépanneurs et aux riverains rassemblés sur place pour extraire le véhicule du trou. Le 4×4, endommagé, nécessitera des réparations coûteuses qui seront prises en charge par l’État bien sur, puisqu’il s’agit d’un véhicule de fonction.

 

Beaucoup se demandent pourquoi ce véhicule officiel circulait loin de la cérémonie alors qu’il était censé être en service.

 

 

Par Alain Nzilo…

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Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

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Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dominique-desire-erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La garde à vue du Dr Dominique Désiré ERENON, spécialiste de la constitution centrafricaine, dure maintenant, si l’on regarde le chrono, près de deux mois à la prison de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

 

En effet, cet universitaire centrafricain reste, depuis son arrestation le 3 octobre dernier, détenu dans des circonstances qui poussent les Centrafricains à s’interroger. Mais depuis quelques jours, le blogueur Joseph Prudence Maïté, connu sous le sobriquet de Kerembesse, a récemment diffusé sur les réseaux sociaux des informations concernant cette affaire. Mais nos investigations, menées auprès de différentes sources, démontrent catégoriquement que l’ensemble de ces propos contredit clairement la réalité des faits que nous avons recueillis.

 

Pour comprendre le début de ces rumeurs, il faut remonter à la source. Joseph Prudence Maïté, dans son live en direct, prétend que le Président Faustin-Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, aurait donné la semaine dernière des directives au juge d’instruction gérant le dossier ERENON. D’après ses dires, basés sur des sources qu’il qualifie de « concordantes », le Président aurait estimé que deux mois d’enfermement du juriste Dominique Désiré ERENON à la gendarmerie dépassaient la mesure raisonnable. Kerembesse, toujours dans son live, affirme que Touadéra aurait ordonné la comparution du Dr ERENON devant le juge immédiatement après la fête du 1er décembre, pour un placement sans délai à la maison d’arrêt de Ngaragba ou au camp de Roux sous mandat de dépôt. Ces propos, qu’il a lui-même partagés sur les réseaux sociaux, ont été repris par d’autres personnes et circulent, de bouche à oreille, dans le pays.

 

Ensuite, le blogueur Joseph Prudence Maïté tente d’expliquer à sa manière la rigueur du traitement réservé au dossier. Il assure, la main sur le cœur, que le Président n’aurait jamais accepté la rupture d’ERENON après une supposée collaboration avec Évariste Ngamana sur le projet constitutionnel.

 

Sur ce premier point, nous avons vérifié, et tout tombe à l’eau. C’est totalement faux. Nos recherches approfondies à la rédaction de CNC exposent une erreur chronologique claire : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, n’avait aucun rôle dans l’élaboration du projet de constitution lorsque le Dr ERENON séjournait à Bangui. C’est uniquement deux années après le départ d’ERENON vers la France que Touadéra a confié à Ngamana la responsabilité du comité chargé de la rédaction de la nouvelle constitution, opération menée discrètement avec l’appui des mercenaires du groupe russe Wagner. La prétendue coopération entre les deux hommes, incluant de nombreux déplacements à Mandjo, s’avère donc chronologiquement inexacte.

 

Nos investigations montrent que tout a commencé avec des déplacements à Boali. C’était en présence du directeur de cabinet du Président, Obed Namsio, du ministre Arnaud Djoubaye Abazène et d’autres figures dont CNC se réserve de dénoncer publiquement les noms. Mais parler de Mandjo, encore moins de Ngamana, c’est une erreur grave. Cet homme n’est pas directement lié à la rédaction de la nouvelle constitution. C’est juste un figurant que Touadera a mis à la tête du comité chargé de la rédaction du projet de la nouvelle constitution.

 

Les propos de Joseph Prudence Maïté deviennent encore plus erronés lorsqu’il évoque un prétendu accord passé entre le Dr Dominique Désiré ERENON et Faustin-Archange Touadéra à Bruxelles, arrangement qui aurait facilité le retour du docteur au pays. Là encore, c’est totalement faux. Nos sources confirment l’absence totale de ce voyage à Bruxelles pour rencontrer le Président. Cet épisode, ainsi que le prétendu accord qui l’accompagne, n’ont jamais existé.

Joseph Maïté va jusqu’à prétendre que les mercenaires du groupe Wagner auraient découvert dans l’ordinateur du Dr ERENON un plan de renversement du gouvernement, impliquant des participants abkhazes, polonais et russes. Selon lui, ce scénario ferait écho à une mission confiée, au nom du Premier ministre, à Dominique Désiré ERENON et Sylvestre Vivien Goro, respectivement ministre directeur de cabinet et chef de cabinet du Premier ministre Firmin Ngrébada. Cette mission en Abkhazie aurait provoqué l’irritation de Wagner et conduit Touadéra à destituer les deux responsables de leurs fonctions.

 

Pour tenter de comprendre les faits, notre équipe d’investigation a interrogé des sources proches du dossier. Mais tout tombe complètement à l’eau. Nos informateurs crédibles au sein de la justice contestent formellement ces affirmations. D’après ces sources, l’intégralité des déclarations de Maïté sur ce point constitue une fabrication destinée à exercer peut-être une pression sur le Dr ERENON.

 

Pour aller plus loin, nous avons tenté de comprendre cet acharnement contre le Dr Dominique Désiré ERENON. La véritable raison de cette campagne de fausses informations serait, selon certaines sources de la rédaction de CNC, le refus du Dr ERENON de s’associer au mouvement des « 12 apôtres », une organisation reconnue pour son opposition au pouvoir en place. Les « 12 apôtres », dont Kerembesse fait partie, auraient reproché au Dr ERENON d’avoir décliné la rédaction d’une plainte de l’association contre le Président Touadéra devant la Cour pénale internationale.

 

« Techniquement, cette plainte ne peut aboutir », aurait expliqué le Dr ERENON, précisant qu’une simple association ne dispose pas de la capacité juridique de saisir la CPI par une plainte directe. Il faut nécessairement un cabinet d’avocats, et c’est ce que les 12 apôtres ont finalement fait avec le cabinet du maître Philip Larochelle. C’est d’ailleurs une excellente démarche très appréciée par la rédaction du CNC.

 

Pour plusieurs proches ainsi que pour la famille du Dr ERENON contactés par la rédaction, les prétendues informations de Kerembesse n’auraient d’autre but que de salir la réputation du docteur et d’exploiter l’affaire comme moyen de vengeance.

 

Le 1er décembre est maintenant passé. L’avenir demeure incertain : le Dr Dominique ERENON reste enfermé à la prison de la gendarmerie, et son dossier continue de refléter une situation où la réalité des faits se trouve noyée dans une guerre de l’information et une intrusion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires.

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

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Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner
le colonel Martiano Édouard Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le colonel Martiano Édouard Yalengue, directeur général adjoint de la garde présidentielle (GSPR), a été passé à tabac samedi dernier par des Mercenaires russes au camp de Roux, à Bangui. L’agression s’est produite au cœur même de la base de la garde présidentielle, où sont stationnées les unités chargées de la protection rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Plusieurs militaires centrafricains étaient présents, mais aucun n’est intervenu.

 

 

Il convient de rappeler que le camp de Roux abrite à la fois l’État-major de forces armées centrafricaines, la garde présidentielle, une prison et des éléments russes du groupe Wagner. C’est là que le colonel Yalengue exerce ses fonctions quotidiennes.  Mais le samedi 22 novembre dernier, le chaos s’installe.  Les demi-dieux de Bangui, ces voyous de Poutine, ont décidé de frapper dur, et ils l’ont fait d’ailleurs. Selon plusieurs témoins militaires contacté par la rédaction du CNC, une altercation verbale a d’abord éclaté entre des mercenaires russes et l’officier avant que ces derniers ne le frappent à plusieurs reprises, en pleine base militaire comme un bébé. Un homme qui est frappé comme un bébé devant tout le monde, c’est la honte à vie. Pourtant, ses gros bras centrafricains, qui faisaient de gros dos dans les rues de la capitale, et qui n’hésitent pas à agresser les civils, deviennent miraculeusement des femmes devant les russes. Ils observent d’ailleurs cette agression sans même lever leur très petit doigt en l’air pour séparer cette agression honteuse d’un officier supérieur.

 

Un militaire qui affirme avoir vu l’agression résume ce qu’il a constaté : le directeur général adjoint de la garde présidentielle, censé être l’un des hommes les plus protégés du dispositif sécuritaire national, a été battu publiquement dans sa propre base, sous les yeux de ses éléments, sans réaction de la hiérarchie sur place. Cette affaire confirme le degré de domination exercée par les mercenaires russes sur l’armée nationale centrafricaine, y compris celles directement liées à la sécurité du chef de l’État.

 

Pour de nombreux officiers, cette agression est d’autant plus marquante que le colonel Yalengue  est lui-même un homme de main des russes. C’est lui qui exécute des ordres de Wagner au sein de la garde présidentielle.

 

Rappelons que le colonel était à l’origine de l’arrestation du capitaine Sabeyang en décembre 2023 à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ce jour, le capitaine Sabeyang, spécialiste des drones au ministère de la Défense nationale, avait été désigné pour diriger une mission officielle de cartographie aérienne. Il travaillait alors avec une équipe composée d’agents du ministère de l’Urbanisme et de représentants de la Banque mondiale. Leur objectif était de réaliser des prises de vue aériennes des zones inondables de Bangui afin de mieux planifier les infrastructures urbaines. La mission était connue des autorités compétentes et s’inscrivait dans un cadre de coopération avec un partenaire international.

 

Au cours de cette opération, l’équipe utilisait un drone pour obtenir des images des quartiers concernés. C’est à ce moment-là que le colonel Yalengue était intervenu, accompagné de ses éléments lourdement armés. Selon les témoignages recueillis à l’époque, il avait immédiatement ordonné la saisie du matériel de tournage, notamment le drone et les équipements de la Banque mondiale. Il avait ensuite accusé le capitaine Sabeyang et l’équipe de vouloir filmer la résidence présidentielle et certains points stratégiques de la capitale dans le but de préparer un attentat contre le chef de l’État.

 

C’est ce même colonel Yalengue, qui avait contribué à cette arrestation très critiquée, qui se retrouve aujourd’hui victime de violences au camp de Roux. Pour plusieurs militaires, le contraste est frappant : un officier qui exerçait une autorité sévère contre ses propres collègues se retrouve lui-même exposé à une brutalité ouverte de la part d’étrangers sur une base centrafricaine, sans réaction de protection institutionnelle.

 

Depuis l’agression de samedi, ni la direction de la garde présidentielle ni l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont diffusé de communiqué.

 

À Bangui, plusieurs sous-officiers et officiers reconnaissent qu’ils préfèrent désormais éviter tout conflit avec les Russes, même lorsqu’ils estiment qu’une situation est injuste ou contraire à la hiérarchie militaire nationale. Un sous-officier en poste dans la capitale décrit un climat de retenue permanente : chacun pèse ses mots, évite les prises de position publiques et se contente d’exécuter les ordres transmis, quels qu’en soient les auteurs.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a pas pris publiquement position sur l’agression du colonel Yalengue. L’absence de réaction officielle, que ce soit de la présidence, de la garde présidentielle ou de l’état-major, laisse en suspens une question centrale pour les militaires comme pour la population : qui exerce réellement l’autorité dans les bases stratégiques du pays, et jusqu’où les mercenaires russes peuvent-ils aller, y compris contre les plus hauts cadres du dispositif sécuritaire national ?

 

Par Anselme Mbata….

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Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

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Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes à Bangui,

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes viennent de faire ressortir les deux Centrafricains qu’ils avaient arrêtés illégalement et portés disparus pendant plusieurs semaines. Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock, et Anour, jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui, ont été sortis de la prison secrète de Wagner et amenés à la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie.

 

 

Attention, les deux hommes ne sont pas totalement libérés. Ils ont été sortis de la prison secrète de Wagner, mais ils se trouvent maintenant à la SRI. Les mercenaires russes les ont fait ressortir de leur propre prison et les ont transférés à la gendarmerie.

 

Wouya Mocko Abel n’était pas seul lors de son arrestation. Il avait été enlevé avec Anour, un jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui dans la même maison à Bangui. Les deux hommes ont été détenus dans la clandestinité totale, au sous-sol du camp de Roux, dans la prison secrète de Wagner.

 

Selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique, ils ont été torturés sauvagement pendant leur détention. Les traces de torture sont visibles sur leurs corps.

 

Il convient de rappeler que les mercenaires russes disposent de deux prisons secrètes dans la capitale. Il y en a peut-être ailleurs, mais dans la capitale, l’une des prisons se trouve au camp de Roux. C’est la prison souterraine, au sous-sol du camp de Roux. Les mercenaires russes ont transformé l’ancien bunker de l’empereur Bokassa en prison clandestine. Bokassa avait construit ce bunker sous-sol qui était relié à l’ambassade de France. Depuis que ce passage est fermé, Wagner a transformé ces sous-sols en prison.

 

Les deux hommes sont maintenant à la section de recherche et d’investigation. Les Wagner les ont sortis de leur propre prison et les ont amenés à la SRI.

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Manifestation à Amdafock pour demander la libération immédiate de monsieur Wouya Mocko Abel, arrêté par les mercenaires russes à Bangui. Photo CNC

 

Rappelons les faits : Wouya Mocko Abel avait été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes, alors qu’il venait de déposer son dossier de candidature à la mairie d’Amdafock auprès de l’Autorité Nationale des Élections.

 

Son enlèvement est intervenu quelques jours après des menaces explicites du sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader, qui avait déclaré par téléphone : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un de mes fils militaires pour te kidnapper.”

 

Depuis son arrestation, le candidat et Anour sont restés portés disparus pendant plusieurs semaines. Ils n’apparaissaient ni à la SRI, ni à la prison du Condorou, ni à la prison de Ngaragba, ni à l’OCRB. Nos enquêtes avaient montré qu’ils étaient détenus au sous-sol du camp de Roux, dans la prison clandestine des mercenaires russes.

 

La durée exacte de leur détention peut être vérifiée : ils ont été arrêtés début octobre et sont ressortis fin novembre. Ils ont donc passé près de deux mois dans les geôles de Wagner.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont des criminels de la pire espèce. Ils ont arrêté ces deux Centrafricains sur simple dénonciation, sans aucune procédure légale. Ils les ont détenus au sous-sol du camp de Roux pendant des semaines, les ont torturés sauvagement, et maintenant ils les transfèrent à la SRI comme si de rien n’était.

 

C’est incroyable. Le régime de Touadéra se glorifie pourtant, prétend respecter les droits humains, prétend être un État de droit. Ils pensent que le monde est bizarre, que le monde est sourd et aveugle. Ils pensent que les gens ne savent pas ce qui se passe dans ce pays.

 

Vous terrorisez la population. Vous pensez que les informations ne passent pas. Vous perdez votre temps. Ce régime perdra son temps à essayer de cacher ces crimes.

 

Un jeune d’Amdafock, contacté par CNC, explique ceci : Tôt ou tard, tout régime a une fin. Vous connaissez déjà des régimes qui ont duré 40 ans, mais qui ont fini. Donc ce que vous faites là, vous voulez durer 60 ans, mais vous allez finir. Un jour, vous allez finir. Ou si vous ne finissez pas vous-mêmes, vos proches vont payer les conséquences.

 

Souleyman, un autre habitant de Birao, dégage sa colère : ce que ce régime fait aux Centrafricains est incroyable. Imaginez des pères de famille comme ça. On les prend, on les amène ailleurs, on les torture sauvagement. Leurs proches ne savent rien pendant des semaines. Ils manifestent, on les ignore. On ne dit rien. C’est quel pays, ça ? Dans quel pays normal des candidats aux Élections sont-ils enlevés, torturés pendant des semaines, puis transférés à la gendarmerie sans aucune explication ?

 

Comme Corbeaunews-Centrafrique l’avait déjà rapporté dans ses enquêtes précédentes, cet enlèvement porte toutes les marques d’un complot politique. Le timing est clair : Wouya Mocko Abel a été arrêté précisément au moment où il s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’ANE.

 

L’objectif était évident : l’empêcher de se présenter aux Élections municipales de décembre 2025 à Amdafock, où il jouissait d’une forte popularité. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, ses commanditaires l’ont effectivement disqualifié sans avoir à l’affronter dans les urnes.

 

Le sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’ancien député de Birao Goumba Valentin, cousin de Wouya Mocko Abel, sont directement pointés du doigt par la famille et les habitants d’Amdafock.

 

La population d’Amdafock avait organisé une manifestation massive devant le bureau de la Minusca pour exiger la libération de leur candidat. “Nous, la population d’Amdafock, sommes particulièrement tristes. Abel Mokouya est un homme simple, sympathique, reconnu par la population d’Amdafock comme candidat au maire”, avaient déclaré les manifestants.

 

Les habitants avaient lancé un appel direct au gouvernement : “Si vous reconnaissez qu’Amdafock peut soutenir le président Touadéra à l’élection qui vient, libérez Abel Mokouya.”

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin, tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

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Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo-450×424.jpg” alt=”Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie” width=”450″ height=”424″ />
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le scandale du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) prend une nouvelle tournure explosive. Après avoir détourné des millions lors de la phase de correction des copies, Monga Aubin, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisation, tente maintenant d’escroquer les agents de saisie des notes. Une manœuvre qui a provoqué la colère des agents et bloqué la publication de la liste définitive des candidats présélectionnés.

 

 

Dans nos précédentes investigations sur le projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés, nous avions exposé deux scandales majeurs.

 

D’abord, le détournement de 22 millions de francs CFA du budget communication par Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet, en complicité avec Aristide Ganabo (chargé de mission au ministère du Travail), Renée Bimbo (directrice générale de l’ACFPE) et le directeur comptable de l’agence. Ce détournement a eu pour conséquence une communication bâclée de moins d’une semaine au lieu des campagnes massives prévues, privant des milliers de jeunes de l’opportunité de candidater.

 

Ensuite, la mafia de la saisie des noms des candidats menée par Monga Aubin. Alors que le tarif contractuel était de 500 FCFA par fiche de candidat saisie, le directeur de la Formation a monopolisé cette tâche lucrative avec sa copine travaillant à la direction générale et quelques proches. Sur les 11 000 candidatures reçues, ils se sont partagé le pactole de 5,5 millions de francs CFA. Pire encore, Monga Aubin n’a versé que 350 FCFA par fiche aux quelques agents externes qu’il avait recrutés, empochant la différence.

 

Après la saisie des noms des candidats est venue la phase de correction des épreuves, puis maintenant la saisie des notes sur ordinateur pour affichage. C’est cette dernière étape qui provoque aujourd’hui un nouveau conflit entre Monga Aubin et les agents de l’ACFPE. Le directeur de la Formation et sa compagne ont participé à la correction des copies, puis maintenant à la saisie des notes, toujours dans le même but : empocher un maximum d’argent. Mais comme ils n’ont pas fait beaucoup de travail, ils tentent maintenant une nouvelle escroquerie pour se faire payer sans avoir réellement travaillé.

 

Selon les Termes de Référence (TDR) du projet ICOMPETE, la saisie des notes sur ordinateur devait être rémunérée à hauteur de 500 francs CFA par fiche de candidat. Un tarif qui permettait de motiver les agents tout en respectant les standards de rémunération pour ce type de travail.

 

Les corrections des épreuves se sont terminées après plusieurs jours de travail intensif. Il fallait maintenant saisir les notes de tous les candidats sur ordinateur pour pouvoir afficher les résultats et publier la liste définitive des présélectionnés. Plusieurs agents de l’ACFPE ont été mobilisés pour cette tâche. Certains, particulièrement assidus, ont réussi à saisir entre 500 et 1 000 fiches pendant ces trois journées. À 500 FCFA la fiche, ces travailleurs méritants devaient logiquement percevoir entre 250 000 et 500 000 francs CFA pour leur labeur.

 

Mais Monga Aubin et sa copine de la direction générale avaient un problème : eux aussi avaient participé à la saisie des notes, non pas par sens du devoir, mais pour s’octroyer une part supplémentaire du gâteau. Sauf que, contrairement aux autres agents, ils n’ont saisi que très peu de fiches. Une dizaine tout au plus, peut-être quelques dizaines. Si le paiement se faisait à la fiche comme prévu dans les TDR, leur participation dérisoire serait exposée au grand jour et ils ne toucheraient que quelques milliers de francs CFA.

 

Face à cette situation embarrassante, Monga Aubin a imaginé une combine aussi grossière qu’injuste. Plutôt que de respecter le tarif contractuel de 500 FCFA par fiche saisie, il a décidé d’imposer un forfait journalier : 50 000 francs CFA par jour et par agent, soit 150 000 FCFA pour les trois jours de travail.

 

La manœuvre est limpide. En établissant un tarif forfaitaire identique pour tous, Monga Aubin cherche à noyer dans le même compte les agents qui ont abattu un travail colossal et ceux qui, comme lui et sa compagne, n’ont fait que de la figuration. Peu importe que vous ayez saisi 10 fiches ou 1 000 fiches : tout le monde touche 150 000 FCFA. Une égalité mathématique qui cache une inégalité scandaleuse.

 

Prenons l’exemple d’un agent qui a saisi 600 fiches sur les trois jours. Au tarif contractuel de 500 FCFA par fiche, il devrait percevoir 300 000 francs CFA. Avec le forfait imposé par Monga Aubin, il ne touchera que 150 000 FCFA. Soit un vol pur et simple de 150 000 FCFA sur son salaire légitime.

 

Inversement, Monga Aubin et sa copine, qui n’ont saisi qu’une dizaine ou quelques dizaines de fiches – soit au maximum 5 000 à 10 000 FCFA de travail effectif – vont empocher 150 000 FCFA chacun. Un enrichissement injustifié de 140 000 à 145 000 FCFA par personne, prélevé directement sur le travail des autres.

 

Les agents de l’ACFPE ne sont pas dupes. Ils connaissent parfaitement les habitudes de leur directeur de la Formation. Ils savent qu’il place sa compagne et ses proches dans tous les dispositifs lucratifs du projet. Ils ont vu comment il a monopolisé la saisie des candidatures pour s’enrichir. Ils ne sont pas prêts à se laisser voler une deuxième fois.

 

Face à cette tentative d’escroquerie caractérisée, les agents chargés de la saisie ont unanimement refusé l’offre de Monga Aubin. Leur position est claire et légitime : ils exigent le respect du contrat initial, soit 500 francs CFA par fiche saisie. Pas question d’accepter une combine qui les dépouille de leur dû pour enrichir un directeur corrompu et sa clique.

 

“Nous avons fait le maximum de travail pendant trois jours. Certains d’entre nous ont saisi 500, 600, voire 1 000 fiches. On nous doit 250 000 à 500 000 francs CFA selon le nombre de fiches que chacun a traitées. Et maintenant on voudrait nous donner 150 000 FCFA pour noyer le directeur et sa copine qui n’ont rien fait ? C’est impossible, nous refusons catégoriquement”, confie un agent sous couvert d’anonymat.

 

Ce refus collectif a plongé la suite du processus de sélection dans un chaos total. Sans accord sur les modalités de paiement, les agents maintiennent leur position et refusent de finaliser l’affichage des résultats. La liste définitive des candidats présélectionnés, qui devait être publiée dans les jours suivant la saisie des notes, reste bloquée.

 

Des milliers de jeunes qui ont composé il y a plus d’une semaine attendent dans l’angoisse de connaître leur sort. Certains appellent quotidiennement l’ACFPE pour savoir s’ils sont retenus. D’autres se présentent physiquement aux bureaux de l’agence dans l’espoir de trouver leur nom sur une liste qui n’existe toujours pas. Ces jeunes, déjà fragilisés par des années de déscolarisation et de précarité, subissent une fois de plus les conséquences de la corruption et de l’incompétence de ceux qui sont censés les servir.

 

L’atmosphère au sein de l’ACFPE est explosive. Les agents lésés ne cachent pas leur colère contre Monga Aubin. Certains employés de l’agence, excédés par les pratiques de leur hiérarchie, expriment ouvertement leur soutien aux agents spoliés. “Le directeur de la Formation continue de voler comme il l’a fait avec la saisie des candidatures. Il crie sur les candidats pendant les examens au lieu de les apaiser. Il crie même sur le personnel. Et maintenant il veut nous voler notre argent. Ça suffit”, témoigne un employé de l’ACFPE.

 

Le comportement de Monga Aubin lors du projet ICOMPETE dresse le portrait d’un responsable qui a transformé sa fonction en machine à enrichissement personnel. Depuis le début du projet, il a détourné, manipulé et escroqué à chaque étape.

 

Affaire à suivre….

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Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

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Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

 

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Un casque bleu de la Minusca en route pour Zangba en 2021

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des habitants de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, font état depuis plusieurs jours de mouvements d’hommes armés venus du Soudan du Sud dans les zones boisées proches de la frontière. Les premiers signalements décrivent des individus équipés de fusils d’assaut circulant en petits groupes sans contact avec les autorités locales.

 

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces hommes seraient en majorité issus de l’ethnie Balanda, opposée au pouvoir de Juba. Leur arrivée dans cette localité isolée reste sans explication officielle. Les villageois qui vont régulièrement aux champs observent leurs déplacements sans savoir s’ils traversent simplement la zone ou s’ils comptent s’y installer durablement.

 

Les raisons de leur présence divisent la population. Certains redoutent des actes de braquage visant les villages environnants. D’autres estiment que ces groupes cherchent un point de repli de l’autre côté de la frontière pour mener des actions dans leur propre pays. Les autorités administratives n’ont pas communiqué d’éléments précis, et les forces de défense en poste à Bambouti ne disposent que d’un effectif limité.

 

En cas d’attaque ou de débordement, ces soldats FACA ne pourraient opposer aucune résistance sérieuse. L’unique recours éventuel viendrait des Mercenaires russes du groupe Wagner basés à Zémio, qui pourraient intervenir par hélicoptère si la situation l’exige. Cette dépendance à un groupe paramilitaire étranger traduit l’état de délabrement des capacités militaires nationales. Les forces armées centrafricaines ne disposent ni des effectifs, ni de l’équipement, ni de la logistique nécessaires pour sécuriser les zones périphériques du pays. La sécurité des citoyens repose ainsi sur des acteurs extérieurs dont les priorités ne correspondent pas toujours aux intérêts de la population.

À Bambouti, les familles continuent de se fier aux informations circulant entre villages pour suivre les déplacements observés dans la brousse, sans indication claire sur la suite des événements.

 

Par Antoine Mbélézou….

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Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

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Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/ange-maxime-kazagui-à-cap-corbeaunews-15-septembre-2017-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ange-Maxieme Kazagui, ancien ministre de communication, et responsable de Kara Investissement
Ange-Maxieme Kazagui, ancien ministre de communication, et responsable de Kara Investissement

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les initiatives de mobilisation financière et de partenariat économique se multiplient en Centrafrique depuis plusieurs mois. Après la Table Ronde Internationale de Casablanca qui avait permis d’obtenir des engagements financiers autour du Plan National de Développement 2024-2028, le pays cherche à concrétiser ces promesses par des réalisations tangibles. Le Forum sur l’Investissement et les Partenariats, qui vient de se tenir à Bangui, s’inscrit dans cette dynamique de transformation des paroles en actes.

 

 

Le commissaire général du Forum, Maxime  Kazagui, l’ancien ministre et porte-parole du gouvernement, dresse un bilan enthousiaste de ces deux journées d’échanges qui se sont déroulées les 22 et 23 octobre 2025. Dans son rapport exécutif daté du 30 octobre, il qualifie l’événement de “rendez-vous d’affaires historique réussi” qui a bénéficié d’une “participation active, des contributions constructives et une grande énergie collective”. Le FIP avait pour ambition explicite d’aller plus loin que Casablanca en transformant “ces engagements en projets concrets, en renforçant la concertation entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers”.

 

Pendant quarante-huit heures, Bangui est devenue “la capitale du dialogue économique et du partenariat stratégique”, selon les termes du rapport. Les organisateurs rapportent avoir entendu “des témoignages d’acteurs engagés, des idées nouvelles, des expériences concrètes, et surtout, une volonté commune d’agir pour accélérer la croissance, créer des emplois et bâtir une économie plus résiliente et inclusive”.

 

La première journée, placée sous “le signe de la confiance et de la relance”, a permis de dresser le bilan de la Table Ronde de Casablanca avec la présentation des engagements et accords signés. Les participants ont mis en avant la feuille de route post-TRI, décrite comme une “véritable boussole pour transformer les promesses en réalisations”. Les débats ont porté sur le climat des affaires et les réformes prioritaires, “avec un accent particulier sur les Partenariats Publics Privés (PPP), la transparence et la crédibilité institutionnelle”. La question de la bancarisation a également occupé une place centrale, avec les interventions d’Ecobank et Orange Money sur leur rôle “dans la dynamisation de l’économie réelle et l’inclusion financière”.

 

La seconde journée s’est concentrée sur “la croissance productive et aux moteurs de développement durable”. Les ministères sectoriels ont présenté “les chaînes de valeur prioritaires – agriculture, mines, sylviculture”. Un dialogue stratégique sur “les facteurs clés de succès des Zones Économiques Spéciales (ZES)” a eu lieu, incluant la participation du secteur privé représenté par le GICA. Les échanges ont également porté sur “la formation du capital humain, la montée en compétences des MPME et la structuration de la sous-traitance locale”. Le Fond National de Garantie des Investissements (FNGI) a été évoqué “comme une des solutions pour l’accès au financements des entreprises et à l’inclusion financière”.

 

Trois messages principaux émergent de ces discussions. Premièrement, “la nécessité de renforcer la confiance entre les acteurs – investisseurs, État, secteur privé – à travers la transparence, la stabilité et le respect des engagements”. Deuxièmement, “l’urgence de former, structurer et accompagner nos entreprises locales”, car “la réussite du développement centrafricain passera par la montée en puissance d’un secteur privé national compétitif, intégré dans les chaînes de valeur régionales et internationales”. Troisièmement, “la conviction partagée que la croissance durable doit être inclusive”, chaque projet d’investissement devant “créer des opportunités pour les jeunes, les femmes, les entrepreneurs, et contribuer à un développement équilibré sur tout le territoire”.

 

La participation internationale a été notable. Le Canada, la France, le Cameroun, le Royaume-Uni, le Tchad, la Tanzanie et la RDC ont envoyé des délégations. Du côté des institutions internationales, “la Banque Mondiale, la FMI, la BADEA, le PNUD, la BAD, l’Ambassade des Etats-Unis” ont pris part aux travaux, aux côtés d’institutions nationales comme l’ACFPE, le CAPMEA, la CCIMA, le GICA, le GUFE et l’UNPC. Plus d’une quarantaine d’intervenants “du secteur privé, des banques, des enseignants, des experts et consultants, responsables de groupements et associations ont pris la parole pendant les ateliers et conférences”.

 

Le rapport indique qu’“une dizaine de projets de partenariats ont été noués pendant le Forum et seront présentés au fur et à mesure de leurs états d’avancement”. Pour assurer la continuité de cette dynamique, plusieurs mesures sont prévues : “la mise en place d’un mécanisme de suivi des recommandations du FIP, piloté conjointement par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale et les acteurs du secteur privé”, “la consolidation des partenariats financiers et techniques initiés à Casablanca”, et “la préparation du Forum FIP 2026, qui permettra d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer les synergies entre acteurs”. Maxime A. Kazagui insiste sur le fait que “ce forum n’est donc pas une fin, mais un point de départ vers une nouvelle étape de mise en œuvre et d’investissement”.

 

Dans ses remerciements, le commissaire général adresse “une mention spéciale à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, pour son leadership et sa vision de transformation économique”. Il salue également le Premier Ministre et l’ensemble du gouvernement, “tout particulièrement au Ministre des Finance et du Budget qui a cru à ce projet dès son annonce ainsi qu’aux ministres des PME/PMI et du Commerce qui l’ont accompagné”. Les partenaires techniques et financiers sont remerciés, “en particulier SCI Capital et I-Compete, ainsi que la Banque Mondiale, la SFI, la BAD, la BADEA, le PNUD et l’ensemble des institutions présentes”.

 

Kazagui conclut son rapport en affirmant que “le succès de ce Forum est avant tout celui des invités, participants et intervenants très engagés avec leurs contributions et idées”. Pour lui, “le FIP a démontré, à la suite des événements qui l’ont précédés, que la République Centrafricaine avance, avec confiance, vers un développement fondé sur l’investissement productif, le partenariat et le travail collectif”. Reste maintenant à transformer ce nouveau round de discussions en réalisations concrètes sur le terrain, l’éternel défi de ce type de forum économique où les intentions affichées doivent se traduire par des investissements effectifs et des emplois créés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Centrafrique : L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les élections du décembre prochain

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L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les Élections du décembre prochain

 

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L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La livraison par avion des urnes et des isoloirs destinés aux prochaines Élections en Centrafrique a été dénoncée par l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, qui y voit le signe d’un pays en faillite, incapable d’assurer la fabrication d’objets simples nécessaires à ses propres scrutin.

 

 

Dans son message partagé sur les réseaux sociaux, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, expert en télécommunication, estime que l’État devrait pouvoir produire localement ce type de matériel. Il affirme que les artisans et les petites structures du pays disposent des compétences suffisantes pour fabriquer des urnes et des isoloirs, ce qui permettrait de réduire les dépenses liées aux importations. Il souligne que cette production nationale offrirait également des possibilités d’emploi dans les zones où l’activité économique reste limitée.

 

L’ancien député met en avant l’idée qu’un pays qui organise des Élections devrait s’appuyer sur ses propres moyens pour préparer le matériel de vote. Pour lui, le recours à l’étranger montre un manque de confiance dans les structures locales et un affaiblissement de la capacité de production du pays. Il décrit cette pratique comme un indicateur du fonctionnement actuel des institutions chargées d’organiser les scrutins.

 

Jean-Pierre Mara appelle à une réflexion sur la manière dont la Centrafrique peut renforcer ses propres compétences techniques. Il insiste sur la nécessité d’encourager une production locale qui réponde aux besoins électoraux du pays, afin de limiter la dépendance extérieure et de consolider les mécanismes internes d’organisation des Élections.

 

Par Brahim….

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Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

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Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

 

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L’homme criblé par des décharges électriques ce samedi 30 novembre 2025 au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un homme, distributeur grossiste de l’ÉNERCA,  a trouvé la mort, ce samedi 30 novembre 2025, aux environs d’après-midi, vers 14h20 dans le quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, victime d’une électrocution lors d’un branchement illégal au réseau électrique.

 

Le drame s’est produit avenue Mbaikoua, avant le rond-point du 8ème arrondissement, en face de l’église Apostolique Emmanuel. Selon les informations recueillies, la victime s’adonnait à la distribution illicite de courant électrique lorsqu’elle a été foudroyée par une décharge électrique alors qu’elle effectuait un branchement.

 

Des témoins sur place ont assisté impuissants à la scène qui s’est déroulée en pleine journée. Malgré l’intervention rapide des secours du quartier, l’homme n’a pas survécu à l’électrocution. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet accident mortel rappelle les dangers liés aux branchements clandestins, une pratique répandue dans la capitale centrafricaine où de nombreux quartiers souffrent d’un accès limité ou irrégulier à l’électricité. Ces connexions illégales, souvent réalisées sans équipement de sécurité adéquat et par des personnes non qualifiées, représentent un risque majeur tant pour ceux qui les effectuent que pour les riverains.

 

La Société nationale d’électricité ENERCA met régulièrement en garde ses grossistes distributeurs contre ces pratiques dangereuses qui causent également des pertes importantes au réseau et compromettent la qualité de la distribution électrique dans la ville.

 

Par Brahim….

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Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

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Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/au-croisement-du-huitieme-arrondissement-de-Bangui-lors-du-retour-du-president-touadera-de-batangafo-le-vendredi-18-novembre-2025-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC
Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le vendredi 28 novembre 2025 vers 18h39, le retour du président Faustin-Archange Touadéra de Batangafo a provoqué une pagaille générale au croisement du 8e arrondissement de Bangui. Cette visite à Batangafo s’inscrivait dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle pour le scrutin de décembre 2025, une démarche inhabituelle pour un chef d’État qui privilégie désormais les déplacements intérieurs depuis les informations déposées contre lui auprès de la Cour pénale internationale.

 

Faustin-Archange Touadéra multiplie depuis peu les visites dans les villes de province. Après Bayanga dans la Sangha-Mbaéré, c’est à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa  qu’il s’est rendu vendredi dernier. Un changement de stratégie pour un président qui évite désormais de sortir du pays et qui n’avait jamais vraiment pris le temps de sillonner les localités centrafricaines.

 

Pour sécuriser son passage, pour le départ comme pour le retour, les forces de l’ordre ont bouclé l’itinéraire présidentiel depuis l’aéroport, en passant par le marché Combattant et le croisement du 8e arrondissement jusqu’au croisement Marabéna, puis vers sa résidence à Boy-Rabe. Les gendarmes ont fermé tous les points de passage, créant un embouteillage monstre.

 

Mais voilà, au croisement du 8e arrondissement, des véhicules venant de Miskine vers Gobongo se sont retrouvés bloqués, tout comme ceux circulant en sens inverse. Les automobilistes qui devaient rejoindre l’aéroport depuis le croisement Marabéna se sont également retrouvés coincés au niveau du restaurant Mirandela. Finalement, le cortège présidentiel est arrivé. Il est passé sans problème, suivi par différentes délégations du Premier ministre  et de plusieurs ministres.

 

C’est à ce moment que tout a déraillé. Apparemment mal informées ou ayant reçu des consignes floues, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation juste après le passage du cortège présidentiel. Résultat : une confusion totale au niveau du croisement du 8e. Le cortège du Premier ministre et d’autres délégation se sont retrouvés bloqués, incapable d’avancer. Plusieurs ministres ont subi le même sort.

 

Quand les gendarmes ont tenté de libérer à nouveau le passage pour les autorités, les véhicules civils s’étaient déjà engouffrés dans tous les sens. Des files de voitures s’étendaient sur 500 mètres. Impossible de faire machine arrière. Les forces de l’ordre ont bataillé pendant une trentaine de minutes avant que le Premier ministre ne parvienne enfin à se dégager.

 

Cette situation interroge plus d’un : à quoi bon bloquer toute la circulation au nom de la sécurité si, au final, le Premier ministre reste planté au milieu d’un embouteillage pendant une demi-heure ? L’argument sécuritaire ne tient pas. S’il y avait vraiment un risque d’attentat, ces trente minutes d’immobilisation auraient été les plus dangereuses. Mais il ne s’est rien passé.

 

Cette gabegie démontre que ces mesures de sécurité excessives n’ont aucun sens. Le président et le Premier ministre pourraient circuler normalement comme tous les Centrafricains, sans paralyser la capitale à chaque déplacement. Au lieu de cela, on assiste à des opérations mal coordonnées qui finissent par piéger les autorités elles-mêmes dans le chaos qu’elles ont créé.

 

Ceci dit finalement que le retour de Batangafo aura donc transformé le croisement du 8e arrondissement en parking géant pendant près d’une heure. Une situation absurde qui interroge sur l’efficacité réelle de ces dispositifs de sécurité. Quand les mesures censées protéger les hautes autorités finissent par les bloquer dans les embouteillages qu’elles ont elles-mêmes provoqués, il est temps de revoir la méthode.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

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En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Defile-du-1er-decembre-2024-sur-lavenue-des-martyrs-avec-les-douaniers.jpg” data-wpel-link=”internal”>En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs
Défilé du 1er décembre 2024 sur l’avenue des martyrs avec le passage des douaniers

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La traditionnelle cérémonie de décoration des mérites centrafricains, organisée ce samedi 29 novembre 2025 sur l’avenue des Martyrs en prélude aux célébrations du 1er décembre, s’est transformée en spectacle désolant. Plus de 3000 personnes convoquées pour recevoir leurs insignes, un rang interminable s’étirant sur plusieurs centaines de mètres au-delà de l’hôpital communautaire, et une confusion généralisée qui a contraint le Premier ministre Félix Moloua à abandonner la tribune.

 

L’événement, censé honorer fonctionnaires, agents de l’État, militaires et personnalités civiles méritants, a rapidement basculé dans l’anarchie. Sous un soleil de plomb, serrés dans leurs costumes et cravates, les impétrants massés à l’arrière du dispositif ont perdu patience. Excédés par l’attente interminable, nombre d’entre eux ont brisé les rangs pour se frayer un passage vers l’estrade, déclenchant une bousculade généralisée.

 

Le chef du gouvernement, Félix Moloua, après avoir décoré quatre ministres dans les règles, a assisté impuissant à la débâcle. Face à cette marée humaine impossible à canaliser, il a choisi de déléguer la suite des opérations à d’autres membres de l’exécutif avant de quitter les lieux. Un départ qui en dit long sur l’ampleur du fiasco.

 

Cette pagaille pousse les centrafricains à s’interroger : comment peut-on convoquer 3000 personnes sans prévoir un minimum de logistique? L’étirement du cortège sur une distance démesurée, l’absence de gestion des flux, le manque criant d’encadrement – autant de carences qui transforment un moment protocolaire en foire d’empoigne.

 

Les organisateurs semblent avoir oublié que derrière chaque décoration se trouve un être humain, debout depuis des heures, épuisé par la chaleur et l’inconfort. Cette négligence n’est pas un simple raté technique. Elle confirme l’incapacité chronique du régime à planifier, à anticiper, à respecter ceux-là mêmes que l’on prétend honorer.

 

Le gouvernement centrafricain excelle dans les annonces et les cérémonies d’apparat. Mais dès qu’il s’agit de les mener à bien, c’est l’improvisation qui prime. Cette désorganisation patente, visible sous les yeux de milliers de Centrafricains, en devient presque une insulte. Comment prendre au sérieux des distinctions honorifiques distribuées dans de telles conditions?

 

Les autorités multiplient les célébrations nationales, les défilés, les remises de médailles. Mais elles peinent à garantir le minimum de dignité à ces événements. Ce samedi 29 novembre restera comme un nouveau cas d’école du désordre institutionnel centrafricain, où même l’acte simple de décorer ses serviteurs se solde par un naufrage organisationnel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

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Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/mokpem.png” data-wpel-link=”internal”>Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition
Albert Yaloké Mokpeme, inistre et porte-parole de la présidence centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des moments dans l’histoire d’un pays où un seul mot, une seule distinction inscrite dans une loi, peut faire basculer toute une nation dans le chaos. La Centrafrique vient d’atteindre ce point de bascule.

 

Faustin-Archange Touadéra, après avoir instrumentalisé les clivages religieux et ethniques pour se maintenir au pouvoir, vient d’ouvrir un nouveau front : la guerre des origines. Sa constitution du 30 août 2023 crée deux catégories de citoyens : les “Centrafricains d’origine” et les autres, ceux qu’on pourrait appeler les “Centrafricains de pacotille”. Les premiers auraient tous les droits. Les seconds seraient tolérés, mais exclus des fonctions politiques majeures. Cette distinction, apparemment technique, cache en réalité une mécanique redoutable : éliminer l’opposition en la disqualifiant sur des critères d’appartenance ethnique et nationale.

 

Aujourd’hui, c’est Anicet-Georges Dologuélé qui tombe. Demain, ce sera n’importe qui ayant un ancêtre étranger, un parent binational, ou un passeport obtenu ailleurs. Des listes circulent déjà. Des dénonciations fusent. Des ministres du régime appellent à étendre la purge. Pendant ce temps, Hassan Bouba, mercenaire tchadien, siège tranquillement dans les structures de campagne de Touadéra. Bienvenue dans la Centrafrique de l’absurde, où les vrais étrangers occupent les institutions pendant qu’on chasse les opposants au nom de la pureté des origines.

 

La Constitution du 30 août 2023 promulguée par Touadéra contient des dispositions qui créent une hiérarchie entre les citoyens. L’article 10 stipule que “la nationalité centrafricaine est une et exclusive”. L’article 183 réserve aux seuls “Centrafricains d’origine” le droit de se présenter aux Élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Cette distinction entre “Centrafricains d’origine” et les autres crée une catégorie de citoyens de seconde zone. Ceux qui ont acquis la nationalité centrafricaine par naturalisation. Ceux qui ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Ceux dont les parents ou grands-parents sont nés à l’étranger.

 

Tous ces gens sont désormais suspects. Ils doivent prouver qu’ils sont de “vrais” Centrafricains. Et s’ils ne peuvent pas le prouver, ils perdent leurs droits politiques. Ils ne peuvent plus se présenter aux Élections. Ils deviennent des citoyens diminués.

 

Cette logique est dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes les manipulations. À toutes les dénonciations. À toutes les vengeances politiques.

 

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Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

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Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur-richard-filakota-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra est Un président qui vit de chiffres propagandistes
professeur-richard-filakota-bon – L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine s’enlise dans la manipulation statistique selon l’opposant Dieudonné Ngoumbango.

 

Dieudonné Ngoumbango ne mâche pas ses mots. Le coordinateur de la plateforme des partis centristes s’attaque frontalement à la méthode Touadéra lors de l’émission Patara. Pour lui, le chef de l’État survit grâce à des statistiques venues d’ailleurs, déconnectées de la réalité centrafricaine.

 

“Chaque fois que les Africains, au lieu de statuer avec des moyens propres à eux, importent des moyens pour mesurer leur avancée économique ou sociale, c’est toujours avec beaucoup d’erreurs”, martèle l’opposant. Cette dépendance aux indicateurs occidentaux permet selon lui de maquiller un bilan catastrophique.

 

Les chiffres officiels parlent pourtant d’eux-mêmes. Avec 71% de Centrafricains vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, la République centrafricaine affiche le PIB le plus faible de la CEMAC : 2,752 milliards de dollars seulement. La croissance de 2,1% en 2025 peine à suivre l’explosion démographique de 3,1% annuel.

 

Sur le terrain, la réalité tranche avec les rapports enjolivés. Le système de santé s’effondre avec un taux de mortalité infantile de 123 pour 1000 naissances. L’éducation souffre sous des classes de 150 élèves. L’accès à l’eau potable et à l’électricité demeure un luxe même à Bangui.

 

Dieudonné Ngoumbango  pointe l’incohérence entre les moyens disponibles et les résultats. Les 1500 milliards de dollars du plan RCPCA et les 365 milliards promis par la Banque africaine de développement n’ont pas transformé le quotidien des Centrafricains. Ces ressources considérables se sont évaporées sans trace tangible.

 

L’opposant questionne la légitimité d’un troisième mandat. “Avec tous ces éléments, est-ce qu’on peut dire que le président Touadéra doit encore se représenter ?”, lance-t-il. Le Mouvement Cœurs Unis, qui soutient cette candidature, mise sur des indicateurs flatteurs élaborés par des organismes internationaux plutôt que sur l’amélioration concrète des conditions de vie.

 

Cette stratégie de communication basée sur des données importées permet d’éviter l’examen minutieux de la gouvernance locale. Les populations de Bambari (385 km de Bangui), Berberati (584 km) ou Bossangoa (305 km) vivent une réalité bien éloignée des tableaux de bord colorés présentés aux partenaires internationaux.

 

La critique de Dieudonné Ngoumbango  touche au cœur d’un problème plus large : l’inadéquation entre les outils de mesure conçus pour d’autres contextes et les besoins spécifiques centrafricains. Cette approche permet de noyer les échecs dans un flot de statistiques rassurantes pour les bailleurs de fonds, mais trompeuses pour les citoyens.

 

Face aux Élections de 2025, cette polémique pose une question essentielle sur l’évaluation de l’action publique en République centrafricaine. Entre les chiffres rassurants des rapports officiels et la pauvreté persistante, l’écart grandit, alimentant une défiance croissante envers un pouvoir accusé de vivre dans l’illusion statistique plutôt que dans la transformation effective du pays.

 

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui-450×323.jpg” alt=”Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités” width=”450″ height=”323″ />
Monsieur Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lorenzo Ganazoui critique ouvertement les programmes de la Banque mondiale en Centrafrique, estimant qu’ils ignorent les besoins réels des populations….

 

 

Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale, a exprimé des réserves importantes concernant les projets de développement menés par la Banque mondiale en République centrafricaine. Sa critique porte principalement sur l’inadéquation entre les programmes proposés et les besoins concrets des communautés locales….

 

Selon monsieur Lorenzo Ganazoui, les initiatives financées par l’institution internationale souffrent d’une approche uniformisée qui ne prend pas en compte les spécificités régionales du pays. Cette méthode standardisée applique les mêmes solutions à des contextes différents, sans considérer les particularités culturelles, sociales et économiques de chaque zone géographique….

 

Le dirigeant de Constellations internationale observe que les projets conçus pour des régions relativement stables comme la Lobaye ne peuvent pas fonctionner de la même manière dans des zones plus fragiles comme la Vakaga ou le Mbomou. Cette différence de contexte nécessite des approches adaptées, ce que les programmes actuels ne proposent pas suffisamment….

 

Lorenzo Ganazoui souligne également le manque de consultation des populations concernées lors de l’élaboration des projets. Les communautés bénéficiaires se trouvent souvent en position de simple réception des programmes, sans avoir été consultées sur leurs priorités réelles. Cette absence de participation active des populations dans la définition des besoins compromet l’efficacité des interventions….

 

La critique porte aussi sur la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement. Lorenzo Ganazoui  note que la collaboration entre la Banque mondiale, les organisations non gouvernementales et les autorités locales reste insuffisante. Cette faiblesse organisationnelle affecte la cohérence des actions menées sur le terrain….

 

Pour le président de Constellations internationale, une réforme des méthodes de planification s’impose. Il préconise une approche qui place les communautés au centre du processus de conception des projets, permettant ainsi de mieux répondre aux attentes locales et d’assurer une meilleure durabilité des interventions….

 

Cette position de Lorenzo Ganazoui renvoie un débat plus large sur l’efficacité de l’aide internationale en Centrafrique, où la question de l’adaptation des programmes aux réalités nationales reste un enjeu permanent pour les bailleurs de fonds et les organisations de développement….

 

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Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

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Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

 

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Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique,  un pays en état de ruine totale, Euloge Doctrouvé Koï ose publier un torchon infâme, « Pr Faustin Archange Touadéra, une figure emblématique à l’opposé des antivaleurs », sanctifiant un président qui a réduit le pays à néant. Ce livre pathétique, délire d’un griot servile, glorifie un Faustin Archange Touadéra dont le règne est une catastrophe, un faux dieu trônant sur les ruines d’une nation trahie.

 

 

Euloge Doctrouvé Koï dépeint Touadéra comme un “rassembleur”, un sauveur ayant posé les “fondements” d’un avenir radieux. Quelle imposture répugnante ! Neuf ans après son arrivée, la Centrafrique est un champ de décombres, annihilée par l’incompétence et l’indifférence de Touadéra. Les routes, comme celle du pont Jackson à l’hôpital, vantées par Euloge Doctrouvé Koï comme des exploits, ne sont que des miettes cosmétiques dans un réseau infrastructurel en ruines. Les hôpitaux, qualifiés de “mouroirs” par un peuple désespéré, sont des tombeaux où les Centrafricains succombent faute de médicaments, d’équipements ou d’espoir. Euloge Doctrouvé Koï  a l’audace de présenter l’hôpital des grandes endémies comme une prouesse, mais cette coquille vide est une gifle aux mourants d’un système sanitaire en décomposition.

 

Les “cinq verbes” de Boganda, que Euloge Doctrouvé Koï  attribue à Touadéra : nourrir, vêtir, soigner, instruire, loger,  que Koï brandit comme des triomphes, sont une moquerie cruelle. Les marchés suffoquent sous des denrées inaccessibles, les écoles s’effondrent sous l’abandon, les logements décents sont un fantasme. La flambée des prix des carburants étrangle les ménages, et Euloge Doctrouvé Koï, dans son zèle abject, demande au peuple de “patienter” pendant que Touadéra achève de pulvériser la nation. La sécurité ? Koï admet des “poches d’insécurité” mais compare la Centrafrique à la France pour minimiser un chaos endémique. Ce cynisme est une trahison, une preuve que Touadéra, loin de restaurer la paix, a plongé le pays dans un abîme de violence et de désespoir de ses alliés du  groupe Wagner.

 

Euloge Doctrouvé Koï accuse les opposants de Touadéra d’être des “champions du chaos”, des “insulteurs publics” semant la division. Mais le véritable criminel, c’est lui ! Son livre est une offense nationale, un délire pathétique qui réécrit l’histoire pour diviniser un président ayant réduit la Centrafrique à néant. En qualifiant les organisations féminines et l’opposition d’attaques contre une “institution”, Koï révèle son vrai visage : un valet servile prêt à calomnier quiconque ose dire la vérité. Son auto-proclamation comme “fils de la République”, prêt à “se jeter à l’eau” pour défendre Touadéra, n’est qu’un masque pour dissimuler sa complicité dans un régime destructeur. Euloge Doctrouvé Koï  ne protège pas une institution ; il vénère un faux dieu, Touadéra, dont le bilan est une catastrophe : un pays en cendres, un peuple abandonné, une nation brisée.

 

Le livre de Koï n’est pas un hommage, mais un acte criminel. En glorifiant un Touadéra qui a anéanti la Centrafrique et tuer des milliers des centrafricains via ses mercenaires du groupe Wagner, il alimente une illusion mortifère, prolongeant la souffrance d’un peuple trahi. Touadéra, loin d’être le “fondement” vanté par Koï, est l’architecte d’un désastre : un pays où l’insécurité règne, où la misère explose, où les promesses s’effritent. Koï, en chantre de cette imposture, est le complice d’un génocide silencieux de l’espoir centrafricain. Son appel à la “patience” est une insulte, une invitation à accepter l’inacceptable pendant que Touadéra et ses acolytes achèvent de piller une nation agonisante….

 

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CENTRAFRIQUE : Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

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Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

 

 

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Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé, déclaré apatride par le régime Touadéra alias Baba Kongoboro après avoir renoncé à sa nationalité française, a déposé mercredi 12 novembre une plainte auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, selon la radio France internationale (RFI). Une démarche qui marque un tournant dans la stratégie de cet ancien Premier ministre de Patassé qui se bat désormais moins pour le fauteuil présidentiel que pour un simple document de voyage devenu très important pour lui.

 

 

Selon le ministre conseiller du Président Touadera, Fidèle Gouandjika, Anicet-Georges Dologuelé déclarait il y a quelques mois  “que le pays n’est pas gouverné, que le fauteuil présidentiel est vide”, fait aujourd’hui face à un sérieux problème dans son propre pays. Le mafieux Fidèle Gouandjika lui avait même dit d’écrire au président Touadéra avec toutes les expressions protocolaires de soumission.  “J’ai l’honneur”, “expression de ma haute considération”.  Toutes ces formules que Fidèle Gouandjika propose à l’opposant d’utiliser pour reconnaître que le fauteuil présidentiel n’est finalement pas vide.

 

Selon l’Agence France Presse (AFP), Anicet-Georges Dologuelé attend de cette plainte à l’ONU “que sa nationalité et son passeport lui soient restitués” et de pouvoir se présenter aux Élections présidentielles prévues le 28 décembre. Mais derrière l’objectif électoral affiché, une réalité plus prosaïque et bien plus urgente : l’ancien candidat à la présidentielle de 2020 a besoin de ce passeport pour aller se soigner à l’étranger.

 

Le régime le sait. En le déclarant apatride le mois dernier, après qu’il ait renoncé à sa nationalité française pour se conformer aux exigences constitutionnelles, les autorités n’ont pas seulement compliqué ses ambitions électorales. Elles l’ont condamné à l’assignation à résidence sanitaire. Sans passeport d’aucun pays, Anicet-Georges Dologuelé ne peut plus voyager pour consulter ses médecins en France où il doit se rendre régulièrement.

 

L’opposant, qui avait déposé sa candidature pour la présidentielle de décembre prochain, multiplie désormais les recours et les sollicitations internationales. Dans ses déclarations à l’AFP, il affirme que “la justice centrafricaine subit des pressions” et “a besoin d’un coup de main international”. Une façon élégante de reconnaître que le combat judiciaire en Centrafrique est perdu d’avance.

 

Le piège s’est refermé parfaitement. Le procureur Guy Martial Damanguere, un neveu du Président Touadera,  a obtenu le 7 novembre l’annulation du certificat de nationalité que Dologuélé avait réussi à obtenir en août. Chaque tentative de régularisation se heurte à une nouvelle action du parquet. Le régime joue avec la loi comme avec un élastique : quand Anicet-Georges Dologuelé avait la double nationalité, on lui disait qu’il ne pouvait pas se présenter ; maintenant qu’il a renoncé à la nationalité française, on lui dit qu’il a perdu la nationalité centrafricaine.

 

La plainte déposée à l’ONU apparaît donc comme un appel au secours international. Mais les décisions du Comité des droits de l’Homme ne sont pas contraignantes juridiquement. Et selon les règles de procédure, le plaignant doit avoir épuisé toutes les voies de recours locales pour que sa plainte soit recevable,  ce qui n’est pas évident dans le cas présent.

 

Entre les sollicitations internationales et l’urgence sanitaire qui le presse, Anicet Georges Dologuélé découvre que le combat politique en Centrafrique se joue désormais sur un terrain bien plus basique : celui du droit d’exister juridiquement et de pouvoir sortir du pays pour se soigner.

 

Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, qui s’était publiquement moqué de l’opposant en octobre dernier, doit savourer la situation : celui qui prétendait que “le fauteuil présidentiel est vide” se retrouve dans une position où certains lui conseillent de supplier le président Touadéra de lui restituer un simple passeport. La chute est rude pour l’ancien Premier ministre, arrivé second face à Touadéra en 2020 avec plus de 21% des voix.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

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Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/mahamat-said-abdel-kani.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mahamat Saïd Abdel Kani
Mahamat Saïd Abdel Kani

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Du 25 au 27 novembre 2025, la Cour pénale internationale a organisé une retransmission publique des déclarations de clôture dans l’affaire Mahamat Saïd Abdel Kani. La salle d’audience de la Cour pénale spéciale à Bangui a accueilli les représentants de la société civile, les ambassadeurs de la justice de la CPI et les médias pour suivre en direct les plaidoiries finales prononcées depuis La Haye.

 

 

L’événement s’inscrit dans un calendrier judiciaire précis, les déclarations étant prévues à partir de 9h30 dans la salle d’audience 1 du siège néerlandais de la Cour. Mahamat Saïd Abdel Kani, ancien commandant présumé de la Séléka, fait face à des accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Les charges retenues incluent l’emprisonnement, la torture, la persécution et d’autres actes inhumains, ainsi que des traitements cruels et des atteintes à la dignité. Ces faits auraient été commis en 2013 à l’Office Central de Répression du Banditisme à Bangui.

 

Le procès a débuté le 26 septembre 2022. L’accusation a présenté ses preuves pendant plus de deux ans, terminant le 15 novembre 2024 après avoir fait témoigner 58 personnes. La défense a commencé à appeler ses témoins le 17 mars 2025 et a conclu sa présentation des preuves le 2 septembre suivant. Les mémoires de clôture de l’accusation et du représentant légal des victimes ont été déposés le 25 septembre 2025.

 

Durant les deux journées de retransmission, le bureau du procureur de la CPI a pris la parole en premier, suivi des représentants légaux des victimes le mardi. Le mercredi 26, l’équipe de défense de Mahamat Saïd a présenté ses arguments. Les juges peuvent ensuite poser des questions avant d’entamer leurs délibérations. La Chambre de première instance VI est composée de la juge Miatta Maria Samba en tant que présidente, accompagnée de la juge Socorro Flores Liera, du juge Sergio Gerardo Ugalde Godínez, et du juge Keebong Paek comme suppléant.

 

Pendant ce temps, ici à Bangui, Mike Cole, chef du bureau de la CPI en Centrafrique, a rappelé une distinction fondamentale lors d’un entretien avec CNC. Les plaidoiries finales ne constituent pas un verdict. Seuls les juges décideront sur la base des faits et du droit. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts judiciaires. Des fugitifs comme Nouradine Adam et Joseph Kony doivent encore être arrêtés. Ce procès démontre ce qui devient possible lorsque les suspects comparaissent devant la Cour.

 

Dans son allocution d’ouverture prononcée le 25 novembre, Cole a développé trois thèmes principaux devant les autorités centrafricaines et les représentants de la société civile. Le courage nécessaire pour participer à ce processus, que ce soit pour un État, les témoins, les victimes ou les journalistes. Participer signifie refuser de se cacher du passé et accepter un examen transparent d’allégations graves. La clarté ensuite, car le procès affirme que les accusations de crimes les plus graves ne seront pas ignorées. La responsabilité collective enfin, car garantir que les mécanismes judiciaires reconnaissent les victimes et préviennent de futures atrocités est un poids partagé.

 

Faïda Rahmanović, nouvelle cheffe de sensibilisation et de l’information publique de la CPI en République centrafricaine, a expliqué le rôle de son équipe. Elle doit veiller à ce que toute la population reçoive des informations claires et accessibles sur le déroulement des audiences. Son travail consiste à soutenir la compréhension du processus par les victimes, garantir la transparence vis-à-vis du public, et expliquer comment la Cour assure un procès équitable tout en respectant les droits de l’accusé. Elle a annoncé sa volonté de travailler étroitement avec les médias et la société civile durant les trois jours d’audience.

 

Mike Cole a conclu son allocution en citant Martin Luther King, qui affirmait en 1963 que l’injustice constitue une menace pour la justice partout où elle se trouve. Il a également rappelé les mots de Kofi Annan lors de la création de la CPI en 1998, déclarant que cette cause était celle de toute l’humanité. La présence collective dans la salle d’audience de la Cour pénale spéciale envoie un message au monde entier sur l’importance de la justice, de la responsabilité et de l’état de droit.

Par Brahim….

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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de franchir une nouvelle ligne dans l’absurde et dans l’injustice. Le Tribunal de Grande Instance de Bangui, à travers son Cabinet d’Instruction, a émis un mandat d’arrêt international contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte, l’un des douze apôtres de la diaspora qui ont déposé plainte contre le président Touadéra auprès de la Cour Pénale Internationale.

 

 

Le document, signé par le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi, accuse Mayte Rodrigue de sept chefs d’accusation : injures, diffamation, offense par des publications sur les réseaux sociaux, incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques, diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public, et association de malfaiteurs. Les articles du Code Pénal invoqués sont les 133, 135, 136, 145, 146, 292, 295, 411 et 412.

 

Un mandat d’arrêt international pour des publications sur les réseaux sociaux. Voilà où en est la justice centrafricaine sous le régime Touadéra. On émet des mandats d’arrêt internationaux contre des activistes de la diaspora qui dénoncent les crimes du régime, mais on ne fait rien contre les Mercenaires russes qui massacrent quotidiennement des civils centrafricains.

 

Prudence Joseph Rodrigue Mayte fait partie des douze apôtres de la diaspora qui ont initié la plainte contre Touadéra à la CPI, avec leur avocat canadien Philippe Larochelle. Ces douze Centrafricains de la diaspora ont eu le courage de saisir la justice internationale pour dénoncer les crimes commis en Centrafrique avec la complicité du président. Ils ont documenté les massacres de Wagner. Ils ont rassemblé les preuves. Ils ont déposé une plainte en bonne et due forme.

 

Et quelle est la réponse du régime Touadéra ? Pas d’enquête sur les crimes dénoncés. Pas de poursuites contre les auteurs des massacres. Non, le régime lance des mandats d’arrêt internationaux absurdes contre ceux qui ont osé porter plainte. C’est la logique criminelle inversée : on poursuit les victimes et les témoins au lieu de poursuivre les bourreaux.

 

Le mandat d’arrêt contre Maître Rodrigue est révélateur de plusieurs choses. D’abord, il montre que le régime Touadéra considère les publications sur les réseaux sociaux comme une menace plus grave que les massacres de civils. Maître Rodrigue n’a tué personne. Il n’a violé personne. Il n’a pillé aucun village. Il n’a massacré aucune famille. Son seul “crime” est d’avoir utilisé les réseaux sociaux pour dénoncer ce qui se passe en Centrafrique.

 

Et pour cela, il mérite un mandat d’arrêt international ? Pendant ce temps, les mercenaires de Wagner qui ont massacré des milliers de Centrafricains, circulent librement dans le pays. Ils contrôlent les mines. Ils rackettent la population. Ils violent les femmes. Ils tuent les hommes. Et aucun mandat d’arrêt n’est émis contre eux.

 

La justice centrafricaine est aveugle. Elle ne voit pas les massacres de Wagner dans tout le pays. Elle ne voit pas les militaires centrafricains qui commettent des exactions partout. Elle ne voit pas les ministres qui détournent des millions de francs CFA. Elle ne voit pas le régime qui affame le peuple, qui vole les ressources, qui détruit le pays.

 

Mais elle voit parfaitement les publications sur Facebook. Elle voit les tweets. Elle voit les vidéos YouTube. Elle voit les dénonciations sur les réseaux sociaux. Et là, soudainement, la justice se réveille. Elle ouvre des dossiers. Elle mène des enquêtes. Elle émet des mandats d’arrêt internationaux.

 

C’est de la folie pure. C’est l’injustice portée à son paroxysme. C’est une justice manipulée par Wagner et mise au service de la répression contre toute voix dissidente.

 

Regardons les chefs d’accusation contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte. “Injures” et “diffamation” : autrement dit, il a dit des vérités désagréables sur le régime. “Offense par des publications sur les réseaux sociaux” : il a utilisé Facebook, Twitter ou YouTube pour s’exprimer. “Incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques” : il a critiqué le gouvernement et le président. “Diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public” : il a dénoncé les crimes du régime et ces vérités dérangent. “Association de malfaiteurs” : il fait partie des douze apôtres qui ont porté plainte à la CPI.

 

Aucun de ces chefs d’accusation ne constitue un véritable crime. Ce sont tous des délits d’opinion, des crimes de parole, des infractions qui ne devraient pas exister dans une démocratie digne de ce nom. Dans un pays libre, critiquer le gouvernement, dénoncer les crimes du régime, utiliser les réseaux sociaux pour s’exprimer, tout cela fait partie des droits fondamentaux protégés par la Constitution.

 

Mais la Centrafrique de Touadéra n’est pas un pays libre. C’est un pays où la liberté d’expression est criminalisée. Où dénoncer les crimes du régime vous vaut un mandat d’arrêt international. Où la justice est un instrument de répression au service du pouvoir.

 

Le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi qui a signé ce mandat d’arrêt porte une responsabilité personnelle dans cette injustice. Il a accepté de prêter son nom, sa fonction, son autorité judiciaire à cette farce. Il sait très bien que Maître Rodrigue n’est pas un criminel. Il sait que les vrais criminels sont ceux qui massacrent des civils, pas ceux qui dénoncent ces massacres.

 

Mais Mathieu Nana Bibi a choisi son camp. Il a choisi de servir le régime plutôt que de servir la justice. Il a choisi d’émettre des mandats d’arrêt contre des activistes pacifiques plutôt que de poursuivre les vrais criminels. Son nom restera dans l’histoire comme celui d’un juge qui a trahi sa mission.

 

Le mandat d’arrêt précise qu’il s’agit d’un “mandat d’arrêt international”. Cela signifie que le régime Touadéra demande à tous les pays du monde d’arrêter Maître Rodrigue s’il se présente sur leur territoire. C’est grotesque. Aucun pays démocratique ne donnera suite à ce mandat ridicule. Parce que les chefs d’accusation ne constituent pas des crimes dans les démocraties. Parce que tout le monde sait que c’est une persécution politique déguisée en procédure judiciaire.

 

Mais l’objectif du régime n’est pas vraiment d’arrêter Maître Rodrigue. L’objectif est d’intimider. De terroriser. D’envoyer un message à tous les Centrafricains de la diaspora : si vous dénoncez le régime, si vous portez plainte à la CPI, si vous utilisez les réseaux sociaux pour dire la vérité, vous aurez un mandat d’arrêt international contre vous.

 

C’est une stratégie de terreur. Le régime veut faire taire toutes les voix dissidentes. Il veut que les Centrafricains de la diaspora aient peur de s’exprimer, peur de dénoncer, peur de porter plainte. Il veut créer un climat où personne n’ose plus critiquer, où tout le monde se tait par peur des représailles.

 

Mais cette stratégie ne fonctionnera pas. Parce que les Centrafricains de la diaspora sont hors d’atteinte du régime. Ils vivent dans des pays démocratiques qui protègent la liberté d’expression. Ils peuvent continuer à dénoncer les crimes du régime sans risquer d’être physiquement arrêtés.

 

Le mandat d’arrêt contre Rodrigue est donc un aveu de faiblesse plutôt qu’une démonstration de force. Le régime est tellement désespéré face aux dénonciations qui viennent de la diaspora qu’il n’a d’autre recours que d’émettre des mandats d’arrêt ridicules qui ne seront jamais exécutés.

 

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

 

Centrafrique.org/centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous les regards fatigués des Centrafricains, Élie Ouéifio dégaine en janvier 2025 son nouveau livre : Quand la politique des mains tendues. Verdict ? Les députés bloquent tout, la paix reste une chimère.

 

 

Sous le ciel menaçant de Bangui, les espoirs de paix s’effilochent comme un vieux tissu. Élie Ouéifio, ancien ministre et observateur lucide, sort en janvier 2025 un pavé qui secoue : Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations et réflexions !!!. Dedans, il met les pieds dans le plat et accuse : le Parlement, censé être le pouls du peuple centrafricain, est devenu une entrave. “Un pouvoir législatif sans vertu”, écrit-il (p. 24), voilà ce qui coince la paix dans un pays déjà à genoux.

 

Ouéifio ne fait pas semblant. Quand Faustin Archange Touadéra brandit ses “mains tendues” depuis 2016, il voit un président qui veut recoller les morceaux d’une nation éclatée. Mais à l’Assemblée nationale, c’est une autre chanson. Là, les élus, censés représenter les cris des villages et des quartiers, se regardent le nombril. “Ils sentent, touchent et vivent les drames de leurs électeurs au quotidien”, note Ouéifio (p. 24), mais au lieu d’agir, ils préfèrent jouer les figurants. Il les compare à la “femme vertueuse” des Proverbes (31:10-31), sauf que celle-ci, au moins, faisait tourner la maison. Eux ? Ils laissent la baraque s’effondrer.

 

Le constat est rude. Depuis que Touadéra martèle son appel à l’unité, l’Assemblée aurait dû être un levier, un garde-fou pour pousser le gouvernement à bouger. Rien de tout ça. “Dans ce paradoxe théâtral qui se joue depuis le 30 mars 2016”, écrit-il (p. 25), les députés ont choisi de “soulever plus haut les murailles de la ‘rupture’ et de ‘c’est notre tour’”. Traduction : ils ont mis leurs intérêts avant ceux du pays. Pas de contrôle sérieux sur l’exécutif, pas d’oreille pour les plaintes des provinces où les routes sont coupées, les champs pillés, les écoles vides. À la place, ils s’alignent sur une danse clanique qui fait taire les appels à la paix.

 

Ouéifio va plus loin : ce n’est pas juste de la paresse, c’est un sabotage. Il raconte comment, sous l’effet de cette “coterie” entre le Parlement et le pouvoir, “les cris de détresse du peuple” ne passent plus (p. 24). Les élus, dit-il, savent que les paysans ne peuvent plus aller au champ, que les pêcheurs ont peur des rives, mais ils ferment les yeux. Pire, ils laissent filer des discours qui vantent un pays imaginaire, loin des décombres réels. “Ils réussissent à faire lire ou dire à Monsieur le Président un discours contrastant fondamentalement avec les réalités”, déplore-t-il (p. 25). Une mascarade qui tue l’espoir.

 

Et Touadéra dans tout ça ? Ouéifio ne lui jette pas la pierre directement. Il voit en lui un homme sincère, mais coincé par un système où ses alliés le trahissent. Le Parlement, censé être la voix des citoyens, devient un mur. “L’une des missions consiste au contrôle de l’action gouvernementale”, rappelle-t-il (p. 19), mais ce contrôle, il n’existe pas. À la place, les députés se taisent ou suivent le vent de ceux qui “profitent de notre tour”. Résultat ? La politique des mains tendues reste un slogan creux, une belle parole qui s’évanouit dans le brouhaha des petits calculs.

 

Pour Ouéifio, c’est un gâchis qui ne date pas d’hier. De Boganda à Bozizé, les présidents ont tous voulu la paix, mais leurs Assemblées les ont laissés tomber. “Ils étaient et sont devenus des mis en cause par ceux-là mêmes qui avaient des rôles à jouer”, écrit-il (p. 7). Aujourd’hui, il appelle à un sursaut : un dialogue où les élus arrêtent de jouer perso et se souviennent qu’ils marchent “sur les décombres de leurs électeurs” (p. 25). Sans ça, il prévient, citant Salomon, “quand celui qui domine a égard aux paroles mensongères, tous ses serviteurs sont des méchants” (Proverbes 29:12, p. 32). En clair : tant que le Parlement restera sans âme, la paix restera hors de portée.

 

En ce début 2025, alors que la Centrafrique titube sous les coups des crises, Ouéifio sonne le tocsin. Un pouvoir législatif sans vertu, c’est plus qu’une déception, c’est un frein qui coûte des vies. “Ils devraient déverrouiller ces obstacles”, insiste-t-il (p. 26), mais pour l’instant, ils préfèrent regarder ailleurs. Et pendant ce temps, le pays attend, les mains vides.

 

—

 

### Notes :

– **Introduction originale** : Pas de “République centrafricaine” en entrée brute, mais une image (ciel lourd, tissu effiloché) qui plante un décor vivant et actuel.

– **Ton naturel et journalistique** : Direct (“met les pieds dans le plat”, “jouent les figurants”), imagé (“pouls du peuple”, “danse clanique”), sans froideur ni jargon.

– **Pertinence et fidélité** : Tout vient du livre, surtout p. 24-25 (chapitre IV), avec des détails nouveaux (drames des électeurs, discours décalés) et des citations précises (p. 24, p. 32).

 

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

 

Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un conducteur de taxi-moto a été percuté par un véhicule des Mercenaires russes du groupe Wagner, le conducteur décède sur place.

 

Il y’a quelques minutes, un accident mortel a eu lieu au plein centre Bangui, impliquant un véhicule des mercenaires russes. La victime, un conducteur de taxi-moto au volant de son engin. Il a été  sauvagement percuté et a trouvé la mort sur place. L’accident a eu lieu au croisement du 8e arrondissement de Bangui, en face du commissariat de police.

 

Selon les témoins présents sur les lieux, le mercenaires russes, au volant du véhicule qui a causé l’accident, n’a pas pris son temps pour s’arrêter après l’impact. La victime a rendu l’âme immédiatement après le choc.

 

Cet accident mortel intervient alors que les déplacements des éléments russes du groupe Wagner dans la capitale provoque régulièrement des plaintes de la population. Plusieurs accidents impliquant leurs convois ont été signalés ces derniers mois dans différents quartiers de Bangui.

Plus des détails dans nos prochain article sur CNC.

 

Par Anselme Mbata…

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

 

Centrafrique : Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Décret N°24.149, portant nomination des

Gouverneurs

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées aux postes de Gouverneurs, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

Monsieur DOKOMBO Joseph

REGION N°2 : EQUATEUR

Monsieur DINDY BOMONGO Martial

REGION N°3 : YADE

Monsieur WILIKON Barthélémy

REGION N°4 : KAGAS

Madame BAKA née GUERET Cécile

REGION N°5 : FERTIT

Lieutenant-Colonel NGOMBE Jacques

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Monsieur BISSEKOIN Victor

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

Monsieur SORONGOPE ZOUMANDJI Eric.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.150, portant nomination des Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Préfets, les personnalités dont les noms suivent:

REGION N°1 : PLATEAUX

Préfecture de la Lobaye : Madame GAHORO SOULOU Lydie

REGION N°2 : EQUATEUR

Préfecture de la Sangha Mbaeré : Monsieur KPOKA Louis Marie

Préfecture de la Mambere : Monsieur CLEMENCEAU Arnold Guy

Préfecture de la Nana Mambere : Madame SARAVENDA Mirabelle Rita

REGION N°3 : YADE

Préfecture de l’Ouham-Fafa : Monsieur NGATE Henri

Préfecture de l’Ouham-Pende : Madame CHOUR née GBADIN Géneviève

Préfecture de Lim Pende : Madame BENGUERE Pierrette

REGION N°4 : KAGAS

Préfecture de la Nana-Gribizi : Monsieur NINO DANGOUA Pierre Honoré

Préfecture de la Ouaka : Monsieur PAMALL Pascal

REGION N°5 : FERTIT

Préfecture de la Vakaga : Lieutenant-Colonel NGAYAKON Judes

Préfecture de la Bamingui-Bangoran : Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Préfecture de la Basse-Kotto : Monsieur OUIABONA-YAKOM-BONA Victor De Pascal

Préfecture du Haut Mbomou : Colonel MBELE Léonard.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Faut à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.151, portant nomination des

Sous-Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Sous-Préfets, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

PREFECTURE DE L’OMBELLA M’POKO

1- Sous-Préfecture de Boali : Madame SOZA MAKANDA MOKOLO MBOKA Solange

2- Sous-Pr2fecture de Damara : Madame BALLY Eugénie

3- Sous-Préfecture de Bogangolo : Monsieur Dote Honoré

4- Sous-Préfecture de Bossembele : Madame NAMKONA Béatrice

5- Sous-Préfecture de Yaloké : Monsieur BELTOUNGOU Abel

PREFECTURE DE LA LOBAYE

6- Sous-Préfecture de M’BAIKI : Monsieur NGODI Juvénal Silvère

7- Sous-Préfecture de Mongoumba : Monsieur MANGAO Jean-Marie

8- Sous-Préfecture de Boda : Monsieur DAMBALE Crépin

9- Sous-Préfecture de Boganangone : Madame SEMKOMANA Angèle

10- Sous-Préfecture de Boganda : Madame THALO née CONDOMAT Lydie Josiane

11- Sous-Préfecture de MOBOMA : Monsieur MOKONDAYEN Josas

REGION N°2 : EQUATEUR

PREFECTURE DE LA SANGHA MBAERE

12- Sous-Préfecture de Nola : Monsieur SELEDONON Janvier

13- Sous-Préfecture de Bambio : Monsieur MEMORY POUBOLO YACKYZ

14- Sous-Préfecture de Bayanga : Monsieur BOULEMBE Stanislas

PREFECTURE DE LA MAMBERE-KADEÏ

15- Sous-Préfecture de Berberati : Monsieur GOUNINDJI Jacques Antoine

16- Sous-Préfecture de Gamboula : Monsieur MAKEMBA Paul

17- Sous-Préfecture de Sosso-Nakombo : Monsieur YAKORO MOUSSA Wilson Ulrich Ephrem

18- Sous-Préfecture de Dédé Mokouba : Monsieur YANANDE Hervé

PREFECTURE DE LA MAMBERE

19- Sous-Préfecture de Carnot : Madame YAKENDE Clarisse

20- Sous-Préfecture d’Amanda-Gaza : Monsieur BAKA Dieudonné

21- Sous-Préfecture de Gadzi : Monsieur YIKA Lucien

22- Sous-Préfecture de Senkpa-Mbaere : Monsieur DOTOUA Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-MAMBÉRE

23- Sous-Préfecture de Bouar : Monsieur BOUAKA Jean Michel

24- Sous-Préfecture de Baoro : Monsieur GBAPELET POKOSSI James Chantal

25- Sous-Préfecture de Baboua : Monsieur NIENDE Norbert

26- Sous-Préfecture d’Abba : Monsieur BIRI MAZOU Ousmane

REGION N°3 : YADE

PREFECTURE DE L’OUHAM

27- Sous-Préfecture de Bossangoa : Monsieur BANDORE Jean Claude

28- Sous-Préfecture de Nana-Bakassa : Monsieur NAMKONA Edgard Marcien

29- Sous-Préfecture de Markounda : Monsieur NGAIKOUTO Roger

30-Sous-Préfecture de Nangha-Boguila : Monsieur BEAMKONAM Arthur

PREFECTURE DE L’OUHAM-FAFA

31- Sous-Préfecture de Batangafo : Capitaine FAYANGA Achille

32- Sous-Préfecture de Bouca : Monsieur KOUZOUHORO Achille Paulin

33- Sous-Préfecture de Kabo : Monsieur MBAINANI Maxime

34- Sous-Préfecture de Sido : Monsieur ACTAR MAHAMAT SALE

PREFECTURE DE L’OUHAM-PENDE

35- Sous-Préfecture de Bozoum : Monsieur GBANNE Esaïe

36- Sous-Préfecture de Bossemptele : Monsieur YANIKOUZOU Jean Loïc

37- Sous-Préfecture de Bocaranga : Monsieur KONGOVOULOU KASSAMOU Crépin Bonaventure

38- Sous-Préfecture de Koui : Monsieur NORDINE MAHALBA Larry

PREFECTURE DE LIM-PENDE

39- Sous-Préfecture de Paoua : Monsieur BISSADET Boniface Désiré

40- Sous-Préfecture de Ngaoundaye : Monsieur BLINDEPO Saint Sylvestre

41- Sous-Préfecture de Ndim : Monsieur GANAMO Evariste

42- Sous-Préfecture de Kodi : Monsieur REMAKON Sylvain

43- Sous-Préfecture de Taley : Monsieur NDOFARA Samuel

REGION N°4 : KAGAS

PREFECTURE DE LA KEMO

44- Sous-Préfecture de Sibut : Monsieur MONDJOU-OUAKA Ernest

45- Sous-Préfecture de Dekoa : Monsieur LEPPA Basile Cyriac

46- Sous-Préfecture de Mala : Madame NGOKO Maurile Peguy

47- Sous-Préfecture de Ndjoukou : Monsieur POUNATONGO Jean-Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-GRIBIZI

48- Sous-Préfecture de Kaga-Bandoro ! Monsieur MALEYOMBO Jean Marie

49- Sous-Préfecture des Mbrès : Monsieur MBETIGAZA Yves

50- Sous-Préfecture de Nana-Ouata : Monsieur NGUENGO Dieudonné

PREFECTURE DE LA OUAKA

51- Sous-Préfecture de Bambari : Monsieur KOSSI Martin

52- Sous-Préfecture de Bakala : Monsieur AWAT Mahamat

53- Sous-Préfecture de Grimari : Monsieur GBOLOKOUZOU Maxime

54- Sous-Préfecture de Kouango : Monsieur BOUDOU AFAMIKA Lambert

55- Sous-Préfecture d’Ippy : Monsieur YOMBENENDJI Charles Chrysler

REGION N°5 : FERTIT

PREFECTURE DE LA HAUTE-KOTTO

56- Sous-Préfecture de Bria : Monsieur ABDOULAYE Brahim

57- Sous-Préfecture d’Ouadda : Monsieur YONABA Ghislain Edgard Stéphane

58- Sous-Préfecture de Yalinga : Madame AKANI Gwladys Natacha

59- Sous-Préfecture d’Ouandja-Kotto : Monsieur GOSNGAR-KER Kévin

PREFECTURE DE LA VAKAGA

60- Sous-Préfecture de Birao : Monsieur NZANGUE BABAKRI DJABALDINE

61- Sous-Préfecture d’Ouada-Djalle : Monsieur KOUZOUGALA Idriss

62- Sous-Préfecture d’Ouandja : Monsieur ONGNEGAWA NAHORDJI Bonanne

63- Sous-Préfecture d’Amdafoc : Monsieur ABDEL KADER RAMADANE

PREFECTURE DE LA BAMINGUI-BANGORAN

64- Sous-Préfecture de Ndele : Monsieur TEBEFRA Dieu Beni

65- Sous-Préfecture de Bamingui : Monsieur GANDOLA Théophile

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

PREFECTURE DE LA BASSE-KOTTO

66- Sous-Préfecture de Mobaye : NGOUKA Saturnin

67- Sous-Préfecture d’Alindao : Monsieur GBANGOUDOU Jean Gilbert

68- Sous-Préfecture de Kembe : Monsieur NOUIDEMONA Richard

69- Sous-Préfecture de Mingala : Monsieur BALABANGA Bernard

70- Sous-Préfecture de Zangba : Monsieur BADELA Serge Fortune

71- Sous-Préfecture de Satema : Monsieur IMBI Benjamin

PREFECTURE DU MBOMOU

72- Sous-Préfecture de Bangassou : Monsieur KARAKOMBO OPKEAMA Bertin

73- Sous-Préfecture de Ouango : REKOUANE Paul Gérard

74- Sous-Préfecture de Gambo : Monsieur OUENENGAISSE Dieudonné

75- Sous-Préfecture de Rafai : Monsieur GBAKE Simon-Pierre

76- Sous-Préfecture de Bakouma ; Monsieur KAMEGBA MAKIMBA Serge Didier

PREFECTURE DU HAUT-MBOMOU

77- Sous-Préfecture d’Obo : Monsieur SODJI Roger

78- Sous-Préfecture de Bambouti : Monsieur NDIAYE KOUMBA

79- Sous-Préfecture DE Zemio : Monsieur SANGOU6ZIRANI Parfait Achille, limogé déja et remplacé

80- Sous-Préfecture de Djemah : Monsieur LENGUE OMO Jean Louis

81- Sous-Préfecture de Mboki : Monsieur KADAYOMBO Christian Jonas

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

PREFECTURE DE Bangui

82- Sous-Préfecture de Bangui-Rapides : Monsieur GOUNDOU Michel Fernand

83- Sous-Préfecture de Bangui-Fleuve : Monsieur BALEGBAYA Albert

84- Sous-Préfecture de Bangui-Centre : Madame DEMBA Florence

85- Sous-Préfecture de Bangui-Kagas : Madame ANDARA née PASSIRI Brigitte Isabelle.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 mai 2024

Pr. Faustin Archange Touadéra.

 

Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre  

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quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE, livre des yaho-yaho à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre
La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La colère gronde à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). Après avoir imposé des tenues de défilé à des prix exorbitants pouvant atteindre 140 000 francs CFA, la directrice générale Renée Bimbo vient de livrer des habits qui provoquent un tollé général parmi le personnel. Des “zagbo”, mal taillés, aux couleurs douteuses, que les employés comparent aux uniformes de prisonniers américains ou aux tenues de travailleurs saisonniers dans les champs mexicains.

 

La scène de l’essayage, organisée sur ordre de la directrice, a viré au cauchemar pour les agents. Hommes et femmes ont découvert avec stupéfaction des kimonos aux tailles complètement inadaptées. Une employée portant normalement du 38 se retrouve avec du 50. Un homme de taille moyenne hérite d’un habit si large qu’il doit le tenir à deux mains pour éviter qu’il ne tombe. “C’est comme les uniformes qu’on voit dans les prisons américaines, avec des tailles bizarres qui obligent les détenus à tenir leur pantalon pour ne pas qu’il glisse”, témoigne un cadre de l’agence interrogé par la rédaction du CNC.

 

“Elle nous traite comme des boys, comme des esclaves dans ses champs personnels”, lance une employée révoltée. Pour beaucoup d’agents, le choix de ces “zagbo” n’est pas un accident. C’est un message. Un message d’humiliation délibérée envoyé par une directrice qui ne supporte pas la contestation et qui veut rappeler à son personnel qu’ils sont sous sa domination totale.

 

La situation est particulièrement difficile pour les femmes. Les tenues qui leur ont été attribuées sont décrites comme “le pire du pire”. Des coupes bizarres, des couleurs criardes, des tissus de mauvaise qualité. Plusieurs employées sont allées protester directement auprès de la directrice. Sa réponse a glacé tout le monde : “Maintenant je connais mes ennemis. Je sais qui sont mes ennemis dans cette agence.”

 

Autrement dit, venir se plaindre des habits équivaut à se déclarer ennemi de Renée Bimbo. Contester la qualité des tenues, c’est rejoindre le camp des opposants. Le message est clair : vous acceptez ce qu’on vous donne, ou vous êtes marqués comme hostiles.

 

“Comment une personne qui prétend savoir s’habiller peut-elle nous imposer de telles horreurs ?”, s’interroge un employé. La directrice, qui affiche pourtant une certaine élégance dans sa tenue personnelle, semble avoir délibérément choisi les pires modèles possibles pour ses subordonnés. “Si elle savait vraiment s’habiller, jamais elle n’aurait validé de tels habits. C’est impossible. Ça prouve soit son incompétence totale en matière de style, soit sa volonté de nous humilier”, analyse un autre agent.

 

Face au désastre, certains employés ont annoncé qu’ils iront chez un couturier à leurs propres frais pour faire reprendre les habits. D’autres, majoritaires, refusent catégoriquement de défiler avec ces tenues. “On va devenir la risée de Bangui si on sort comme ça le 1er décembre. Les autres institutions vont se moquer de nous. C’est inacceptable”, prévient un cadre.

 

Mais Renée Bimbo a déjà anticipé ce boycott. Elle a prévenu qu’en cas de refus massif du personnel, elle fera appel aux demandeurs d’emploi inscrits à l’ACFPE pour remplacer ses propres agents lors du défilé. Une déclaration qui a achevé de démontrer, aux yeux du personnel, le mépris total de la directrice pour les gens qu’elle est censée diriger.

 

“Elle va ramasser des chômeurs pour défiler à notre place ? C’est pathétique. Ça montre qu’elle ne comprend rien au fonctionnement d’une administration. Le défilé du 1er décembre, c’est la représentation de l’institution, pas un casting de figurants qu’on remplace comme on veut”, s’insurge un employé.

 

Cette affaire des “zagbo” vient s’ajouter à une longue liste de griefs contre Renée Bimbo. On se souvient qu’elle avait confisqué la gestion des tenues de défilé pour s’approprier les ristournes de 10 à 20% normalement destinées aux activités sociales du personnel. Elle avait imposé des prix délirants – jusqu’à 140 000 FCFA pour des habits valant 15 000 à 20 000 FCFA sur le marché – tout en écartant le service des ressources humaines du processus de commande.

 

Aujourd’hui, le résultat est là : des habits indignes, des employés humiliés, une directrice qui traite ses agents en ennemis dès qu’ils osent protester. L’ambiance à l’ACFPE est explosive. Plusieurs sources évoquent des discussions entre délégués du personnel pour envisager des actions collectives si la situation ne change pas rapidement.

 

Le défilé du 1er décembre, censé être une célébration de la République, risque de devenir le théâtre d’un fiasco monumental pour l’ACFPE. Une agence publique dont la mission est de former des professionnels et de faciliter l’emploi, mais qui n’est même pas capable d’habiller décemment ses propres employés. Une agence dirigée par une femme qui transforme chaque activité institutionnelle en opportunité d’enrichissement personnel et qui traite son personnel avec un mépris que même les administrations les plus dysfonctionnelles du pays n’oseraient pas afficher aussi ouvertement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

 

Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la Minusca à Bouar, instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bouar, Antoine Raphaël règne en maître sur ses esclaves centrafricains, protégé par toute la hiérarchie de la MINUSCA qui organise depuis des années le vol généralisé.

 

 

Comme tout le monde le sait, les missions onusiennes de maintien de la paix, quand elles  arrivent dans des pays fragilisés, c’est pour  un mandat clair : protéger les populations civiles, faciliter la stabilisation, incarner les valeurs des Nations Unies. La MINUSCA, déployée en République centrafricaine depuis 2014, devrait suivre ce schéma. Sur le terrain, la réalité prend une tournure différente.

 

Les institutions internationales fonctionnent avec du personnel expatrié qui bénéficie de privilèges et d’immunités. Ces garanties visent à protéger les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Dans certains contextes, elles créent aussi des zones d’impunité où les abus deviennent possibles sans contrôle réel.

 

À Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, un responsable haïtien de la MINUSCA a transformé son bureau en machine à exploiter les Centrafricains. Cet homme, c’est Antoine Raphaël. Un terrible. Un extra-terrestre qui a été recruté en 2014 comme Camp Manager à Bangui. Pendant sept années dans la capitale, il a développé des méthodes particulières de gestion. La mission n’a pas jugé nécessaire de le sanctionner. En novembre 2021, elle l’a relocalisé à Bouar. Cette relocalisation n’était pas une mutation ordinaire. Antoine Raphaël avait semé le chaos à Bangui. Ses supérieurs le savaient. Au lieu de le renvoyer, ils l’ont envoyé en province, loin des regards, où il pouvait continuer tranquillement.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

À Bouar, il a bénéficié du soutien de deux complices centrafricains : Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Le trio a mis en place un système d’une précision industrielle. Pour obtenir un emploi de journalier à la MINUSCA Bouar, il faut d’abord payer. Le montant est fixe : 50 000 francs CFA. Cette somme n’apparaît dans aucun document officiel de la Minusca. Elle se verse discrètement, sous la table, de main à main. Sans ce paiement, pas de recrutement.

 

Une fois recruté, le travailleur découvre le deuxième volet du système. Les bulletins de paie mentionnent un certain montant. L’argent réellement versé est toujours inférieur. La différence varie selon les employés. Certains perdent 10 000 francs CFA par mois. D’autres 15 000, 20 000, ou même 35 000 francs. Les chiffres sont ajustés en fonction de critères connus seulement d’Antoine Raphaël et de ses deux complices. Les fiches de présence font l’objet d’une falsification continue. Des personnes absentes y figurent comme présentes. Des employés décédés continuent d’être enregistrés. Chaque mois, environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar disparaît ainsi.

Antoine Raphaël a aussi développé une stratégie de recrutement particulière. Il favorise les journaliers venus de Bangui plutôt que les habitants de Bouar. Cette préférence a un but précis. Les travailleurs déracinés sont plus faciles à contrôler. Ils n’ont pas de famille sur place pour les soutenir. Ils ne connaissent pas les autorités locales. Ils sont isolés, vulnérables, moins susceptibles de se plaindre.

 

Les conditions de travail imposées dépassent largement ce que prévoient les contrats. Antoine Raphaël exige des heures supplémentaires sans compensation. Il ne tolère aucune contestation. Un employé qui demande le respect de ses droits contractuels s’expose à des représailles immédiates. Le licenciement peut tomber du jour au lendemain, sans préavis, sans justification. Les travailleurs doivent se soumettre, accepter en silence, remercier même pour des salaires amputés. Cette soumission forcée rappelle des pratiques d’un autre temps.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Mais Antoine Raphaël ne règne pas seul. Il bénéficie de la protection assumée de sa supérieure hiérarchique directe : Jasminka Kumbric, ressortissante suisse, Cheffe de bureau MINUSCA de la Région Équateur dont dépend la Nana-Mambéré. Cette dame blanche soutient son protégé haïtien dans toutes ses dérives. Après la publication de notre première enquête sur les abus commis à Bouar, Jasminka Kumbric a refusé catégoriquement d’ouvrir une investigation interne de la MINUSCA sur Antoine Raphaël. Sa position est claire : tout ce qui est révélé concernant son protégé est “nul et sans effets, non fondé et dépourvu de preuves tangibles”. Cela alors même que les victimes sont encore là, au sein de la MINUSCA Bouar, prêtes à témoigner.

 

Dans son bureau et auprès de ses collègues de la direction de la MINUSCA, Jasminka Kumbric raconte que nos enquêtes ne sont que “des radios de portoir, des calomnies, des rumeurs”. Elle tente de discréditer Corbeau News Centrafrique, de s’attaquer à notre crédibilité journalistique. C’est une couverture pure et simple. Une complicité de vol aggravé. Jasminka Kumbric n’est pas qu’une responsable qui ferme les yeux. Elle est une voleuse active dans cette colonie de voleurs et de voleuses que la MINUSCA est devenue.

Le système fonctionne exactement comme l’esclavage à l’époque coloniale. Une dame blanche, Jasminka Kumbric, donne les ordres. Un homme noir haïtien, Antoine Raphaël, exécute la sale besogne en exploitant ses frères noirs centrafricains. Et des complices centrafricains comme Kolondengue et Yapoutou mettent leurs propres compatriotes en esclavage. Tout le monde prend sa part. Tout le monde se protège. Cette Suissesse passe son temps au téléphone, en appels vidéo avec ses amis, au lieu de s’occuper du travail de la MINUSCA. Elle se contente uniquement de parler au téléphone pendant que les travailleurs centrafricains souffrent sous l’exploitation qu’elle couvre.

 

Jasminka Kumbric nous provoque. Elle devrait rester tranquille dans son bureau. Nous avons des dossiers énormes sur elle, sur la manière dont elle gère la MINUSCA dans la région Équateur. Nous gardons ces informations pour le moment, mais si elle continue de raconter ses bêtises, si elle continue de nous attaquer, nous reviendrons spécialement sur son cas dans notre prochaine enquête. Elle est même pire qu’Antoine Raphaël. Nous la prévenons publiquement : qu’elle ne nous provoque pas davantage. Nous savons tout. Nous avons des informations précises et détaillées sur chaque personne de la MINUSCA. Nous reviendrons sur son cas personnel.

Madame Olga Lubazandio lors de l'assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca
Madame Olga Lubazandio lors de l’assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca. Photo CNC

 

Nos investigations montrent que le cas d’Antoine Raphaël s’inscrit dans un schéma plus large. La MINUSCA fonctionne selon une logique de protection mutuelle entre expatriés. Lorsqu’un responsable étranger accumule les abus, ses supérieurs ne le sanctionnent pas. Ils le déplacent. Cette rotation permet de préserver les apparences tout en maintenant le système intact.

 

La protection vient du sommet de la hiérarchie. Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, dirige la mission depuis sa nomination. Sous son mandat, les détournements se multiplient sans sanction. Les expatriés continuent d’exploiter les Centrafricains. Les plaintes des victimes restent sans réponse. Valentine Rugwabiza a connaissance de la situation à Bouar. Elle a connaissance de la situation à Bangui. Elle a connaissance de ce qui se passe dans tous les bureaux de la MINUSCA. Aucune mesure n’est prise.

Juste en dessous de Valentine Rugwabiza dans la hiérarchie se trouve le Département de Management et Support, connu sous son sigle anglais DMS. Ce département coordonne toutes les opérations administratives de la mission. Il supervise les ressources humaines, la logistique, les finances. C’est lui qui valide les recrutements, approuve les contrats, contrôle les paiements. En théorie, le DMS devrait être le gardien de la transparence et de la légalité. En pratique, il est devenu le verrou qui protège tous les abus.

Sory Sangaré tente d'étouffer le dossier des licenciements collectifs de la MINUSCA
Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

La Section des Ressources Humaines, appelée SRG, dépend directement du DMS. C’est elle qui gère le personnel local de la MINUSCA. C’est elle qui devrait veiller au respect des droits des travailleurs centrafricains. Mais la SRG fait exactement le contraire. Elle couvre les violations, elle bloque les recours, elle empêche toute organisation collective des victimes. Quand les contractuels individuels ont voulu renouveler leur bureau syndical en 2023, la SRG et le DMS ont refusé d’approuver le dossier. Ils ont bloqué l’organisation d’Élections. Ils ont torpillé le droit syndical de ces travailleurs jusqu’en octobre 2025.

 

Ce blocage s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels de réclamer justice pour les vols qu’ils ont subis. Pendant six années, de 2017 à 2023, un réseau mafieux organisé au sein de la MINUSCA et de l’UNOPS a volé les salaires de milliers de contractuels. Les bulletins de paie affichaient 36 000 francs CFA par jour. Les employés recevaient 20 000 francs. La différence partait dans les poches de responsables expatriés et de quelques complices centrafricains.

 

Ce système mafieux avait été implanté par trois personnes clés : Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ces trois noms reviennent constamment dans les témoignages des victimes. Olga Lubazandio représente l’UNOPS dans ses relations avec les contractuels. C’est elle qui organise les assemblées générales. C’est elle qui donne les explications aux travailleurs. Quand le scandale des bulletins falsifiés a éclaté, c’est elle qui est venue annoncer que le montant de 36 000 francs était “une erreur depuis New York”. Elle a dit aux victimes qu’elles n’avaient droit à rien, qu’elles devaient accepter les 20 000 francs, que c’était ce qui était écrit dans leurs contrats.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Cette ligne de défense est juridiquement intenable. Un contrat ne peut pas légaliser un vol. Un bulletin de paie officiel qui affiche 36 000 francs engage l’employeur. Dire “c’était une erreur” après six années ne change rien à l’obligation de payer. Mais Olga Lubazandio sait qu’elle est protégée. Elle sait que le DMS, la SRG, Valentine Rugwabiza et toute la hiérarchie onusienne la couvrent. Elle peut donc mentir tranquillement aux victimes, sachant qu’aucune sanction ne viendra.

 

L’affaire d’Antoine Raphaël à Bouar n’est qu’un exemple parmi d’autres. À Bangui, Tony Mushimbete contrôle la section logistique depuis 2015. Il décide qui travaille, qui obtient une promotion, qui reçoit un contrat permanent. Les recrutements passent tous par lui. Il place des femmes de son entourage personnel. Il place des membres de son église, y compris son pasteur. Il place des personnes analphabètes dans des postes techniques. Les bulletins de paie mentionnent parfois des titres inventés : technicien, logisticien, médecin. Les personnes concernées occupent en réalité d’autres fonctions, souvent celle de chauffeur.

Les procédures de recrutement sont truquées dès le départ. Tony Mushimbete prépare les tests. Il siège dans les panels d’entretien. Il influence les résultats. Les candidats indépendants n’ont aucune chance. Le processus n’est qu’une formalité administrative destinée à donner une apparence de légalité à des décisions déjà prises.

 

En octobre 2023, Tony Mushimbete a suspendu quatre contractuels. Ces hommes :  Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia,  avaient contesté ses méthodes. Ils avaient annoncé leur intention de saisir la justice. Tony Mushimbete a transformé cette démarche légitime en menace criminelle. Il les a fait suspendre sans salaire, puis licencier. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien. Leurs familles souffrent. Tony Mushimbete continue de régner sur le Warehouse avec la protection de toute la hiérarchie.

 

Les marchés publics de la MINUSCA font l’objet de manipulations répétées. Les attributions suivent rarement les règles de transparence. Des entreprises sans expérience obtiennent des contrats importants. Du matériel disparaît des entrepôts. Des véhicules sont vendus. Le carburant est détourné. Chacun prend sa part. Du sommet jusqu’à la base, l’organisation fonctionne comme un réseau de prédation.

 

Cette protection mutuelle explique l’impunité dont bénéficie Antoine Raphaël à Bouar. Elle explique pourquoi Tony Mushimbete peut licencier abusivement à Bangui sans conséquence. Elle explique pourquoi Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio ont pu voler pendant six ans les salaires de centaines de contractuels sans jamais être inquiétés. Le système se maintient parce que tous les responsables expatriés y trouvent leur intérêt. Ils forment une sorte de franc-maçonnerie. Les voyous en col blanc se protègent mutuellement sous le drapeau des Nations Unies.

 

Dans les villes de province, les abus atteignent des proportions encore plus importantes. Les responsables expatriés savent qu’ils peuvent tout se permettre. La distance géographique les protège. L’isolement des victimes les protège. L’absence de relais médiatiques les protège. Personne ne viendra contrôler. Personne ne viendra sanctionner. Antoine Raphaël exploite cette situation à Bouar. Il terrorise, il vole, il exploite, sachant que Jasminka Kumbric, Valentine Rugwabiza, le DMS, la SRG et toute la hiérarchie le couvrent.

 

Les employés centrafricains n’ont aucun recours. Se plaindre en interne conduit au licenciement immédiat. Saisir les autorités locales ne sert à rien parce que la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Alerter les médias expose à des représailles. Les victimes sont piégées dans un système où les prédateurs ont tous les droits et elles aucun.

 

Une réforme technique pourrait limiter les dégâts. Le paiement en espèces des journaliers doit cesser. À Bangui comme à Bouar, ce système facilite tous les vols. L’argent liquide transite par trop de mains. Antoine Raphaël et ses complices prélèvent leur commission au passage. Les victimes n’ont aucune trace de ce qu’elles reçoivent réellement. Orange Money ou virements bancaires directs créeraient une traçabilité. Chaque transaction serait enregistrée. Les preuves existeraient. Les voleurs devraient changer de méthode.

 

Mais la vraie réforme doit venir d’en haut. Valentine Rugwabiza préside à un système de vol institutionnalisé. Tous les responsables expatriés impliqués dans cette organisation devraient être sanctionnés et renvoyés. Jasminka Kumbric devrait répondre de sa complicité active dans l’exploitation des travailleurs de Bouar. Antoine Raphaël devrait répondre de l’esclavage moderne qu’il impose aux travailleurs. Tony Mushimbete devrait répondre de ses licenciements abusifs. Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio devraient répondre des centaines de millions de francs CFA volés pendant six ans. Le DMS et la SRG devraient être réformés de fond en comble. Les centaines de contractuels volés devraient être intégralement remboursés.

 

Les Nations Unies doivent choisir. Soit elles maintiennent une mission de paix en Centrafrique. Soit elles maintiennent une organisation criminelle. Les deux ne peuvent pas coexister. La MINUSCA est devenue une machine à voler et à exploiter les Centrafricains sous couvert de maintien de la paix. Si les autres missions onusiennes dans le monde fonctionnent sur le même modèle, alors les Nations Unies devraient cesser d’envoyer ces missions à l’étranger.

 

Le cas de la Centrafrique est révélateur d’un problème institutionnel profond. Tout le monde vole. Tout le monde se protège. Personne n’a pitié des Centrafricains. La mission de paix s’est transformée en réseau mafieux généralisé. Du passage des marchés au vol du matériel, de l’exploitation des employés au détournement des salaires, tout est pourri. Le vol partout, tout le temps, à tous les niveaux. Des criminels en col blanc cachés derrière le drapeau bleu des Nations Unies organisent le pillage d’un pays déjà à genoux. Antoine Raphaël à Bouar n’est que le produit de ce système, le bébé chéri de cette mafia qui règne sans partage sur une mission devenue hors de contrôle.

 

Par Brahim…. CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE…. WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un.

 

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de donner raison à un ancien chef de guerre contre un médecin dans la course aux législatives. Souleyman Bi Hassan, ex-colonel du mouvement rebelle 3R, a obtenu l’invalidation de la candidature du Dr Jonas DONON à Bouar. Le docteur n’a même pas été informé de la décision.

 

 

Les anciens rebelles ont retrouvé leur place dans la vie politique centrafricaine depuis quelques années. Le président Touadéra leur ouvre grandement les portes, leur offre des investitures, leur garantit l’impunité. Ce qui était interdit hier devient la norme aujourd’hui. Les hommes qui ont semé la terreur dans les préfectures se retrouvent candidats aux Élections, portés par le parti présidentiel lui-même.

 

Souleyman Bi Hassan ne cache pas son passé. Le recueil officiel de la Cour constitutionnelle le présente comme « conseiller politique du Mouvement 3R ». Ce groupe armé a multiplié les dégâts dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré pendant des années. Massacres de civils comme à Koundili ou à Lemouna , pillages, déplacements forcés de populations. Le bilan est connu de tous.

 

Pourtant, cet homme figure sur la liste du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), le parti du chef de l’État Baba Kongoboro, pour les législatives du 27 décembre 2020. Circonscription de Bouar, quatrième du département de Nana-Mambéré. L’investiture officielle du parti présidentiel. Personne ne s’en émeut. Les institutions valident.

 

Le candidat numéro 2 dans cette même circonscription s’appelle Jonas DONON. C’est un docteur. Pas de casier judiciaire, pas de sang sur les mains, pas de villages brûlés à son actif. Un citoyen ordinaire qui se présente aux Élections.

 

Souleyman Bi Hassan dépose un recours contre lui devant la Cour constitutionnelle. Les motifs du recours ne sont pas publics. Peu importe d’ailleurs. La Cour tranche. Elle invalide la candidature du Dr DONON. Décision prise, affaire réglée.

 

Le docteur n’est jamais informé. Aucune notification ne lui parvient. Il apprend son élimination de la course par des tiers, par le bouche-à-oreille, peut-être par hasard. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée. Le droit de se défendre n’existe plus.

 

Un ancien chef rebelle qui attaque un docteur devant les tribunaux et obtient gain de cause. La scène se passe en Centrafrique, pas dans un roman d’anticipation. C’est la réalité du système judiciaire sous Faustin Archange Touadéra.

 

La Cour constitutionnelle est censée garantir le respect de la loi fondamentale. Elle devient l’instrument du pouvoir. Les juges suivent les consignes. L’ancien rebelle vient du MCU, donc la Cour lui donne raison. Le médecin ne bénéficie d’aucun appui politique, donc il disparaît de la liste électorale. Simple et efficace.

 

Faustin Archange Touadéra a choisi son camp. Celui des hommes en armes, des chefs de guerre reconvertis, des criminels recyclés en politiciens. Le discours officiel parle de réconciliation nationale, de réintégration des combattants, de paix durable. La pratique montre autre chose. L’impunité totale pour ceux qui ont détruit le pays.

 

Le régime actuel efface toutes les lignes rouges. Hier, appartenir à un mouvement rebelle constituait un obstacle juridique à toute candidature. Aujourd’hui, cela devient un atout. Le parti présidentiel recrute ses candidats parmi les anciens chefs de guerre. La justice valide ces candidatures et écarte les citoyens respectables.

 

À Bouar comme ailleurs, les Centrafricains constatent l’absurdité du système. Un homme qui a porté les armes contre l’État peut briguer un siège de député. Un médecin qui a servi la population se voit éliminé sans explication. Le message est limpide : dans la Centrafrique de Touadéra, le crime paie mieux que le service public.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Consolation-mutuelle-entre-deux-ministres-limoges-dans-la-septieme-republique.-Reboas-et-Djorie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le stratagème est audacieux. Faustin-Archange Touadéra a distribué 80 millions de FCFA à quatre candidats fantoches pour la présidentielle : Ghislain Djori, Aristide Briand Reboas, Tanza Saint-Cyr et Eddy Symphorien Kpparkouti. Notre enquête montre que ces hommes violent les exigences constitutionnelles. Certains louent des cabanes sans posséder de propriété bâtie, d’autres affichent des diplômes suspects, tous manquaient cruellement d’argent avant cette généreuse injection présidentielle de Baba Kongoboro.

 

 

Les informations recoupées par Corbeau News Centrafrique indiquent que chacun de ces quatre hommes a reçu exactement 20 millions de FCFA. Le calcul est simple : 15 millions servent à payer le cautionnement exigé par la Cour constitutionnelle, les 5 millions restants doivent financer leur campagne. Une somme dérisoire pour prétendre à la magistrature suprême, mais apparemment suffisante pour des candidatures qui n’ont d’autre ambition que de remplir les rangs d’une compétition électorale vidée de sa substance.

 

Ghislain Djori, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement jusqu’à son limogeage en janvier 2024, fait partie des bénéficiaires. Lui au moins possède deux propriétés bâties à Bangui, dont l’une à Gobongo, et l’autre aux 100 logements. Sur ce point, aucun problème apparent. Mais pour les trois autres, la situation devient franchement problématique.

 

Aristide Briand Reboas, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, ne possède aucune propriété bâtie dans la capitale. Il louait une petite maison près du lycée de Miskine dans le 5ème arrondissement. Faute de pouvoir payer le loyer, il a été expulsé de ce logement. Comment un homme sans toit peut-il prétendre candidater à la présidence de la République alors que la Constitution exige la possession d’une propriété bâtie ? La question reste posée. Des documents ont-ils été fabriqués pour contourner cette exigence ? Nos investigations se poursuivent sur ce point.

 

Le cas de Tanza Saint-Cyr confine à l’absurde. Cet homme vit dans une cabane qu’il loue. Pas de propriété, pas de titre foncier, rien. Il n’avait même pas, selon plusieurs sources concordantes, 500FCFA pour subvenir à ses besoins quotidiens il y a quelques mois. Pourtant, depuis qu’il a reçu les 20 millions présidentiels, Tanza Saint-Cyr roule dans une Mercedes avec chauffeur mis à sa disposition. Il paie maintenant son cautionnement, il fait des déplacements, il joue au candidat. Le contraste entre sa situation d’hier et celle d’aujourd’hui dit tout de l’origine de ses moyens.

 

Eddy Symphorien Kparkouti, actuellement président de l’Union des Forces Démocratiques pour l’Opposition (UFDO), complète ce quatuor. Kparkouti disposerait d’une maison familiale au 5ème arrondissement, en face du commissariat du huitième arrondissement. Cette propriété familiale pourrait éventuellement lui permettre de satisfaire à l’exigence de propriété bâtie, bien que la question de savoir s’il en est légalement propriétaire ou simple occupant demeure floue.

 

Au-delà de la question immobilière, celle des diplômes pose également problème. La loi électorale exige un niveau licence pour se présenter à la présidentielle. Djori et Reboas peuvent vraisemblablement justifier d’un BTS ou d’une licence. Mais pour Tanza Saint-Cyr et Kparkouti, plusieurs observateurs s’interrogent. Leur niveau d’études réel correspondrait difficilement aux exigences légales. Là encore, des arrangements ont-ils été trouvés ? Des diplômes ont-ils été produits sans vérification sérieuse ?

 

Cette opération de fabrication de candidatures permet surtout à Touadéra d’éviter d’affronter des adversaires sérieux. Martin Ziguélé du MLPC, Nicolas Tiangaye, Anicet-Georges Dologuélé, Mahamat Kamoun, Crépin Mboli-Goumba et d’autres figures de l’opposition se retrouvent ainsi écartés par divers moyens pendant que des hommes sans moyens, sans programme et sans base électorale bénéficient d’un financement direct du président sortant.

 

La Cour constitutionnelle doit valider les candidatures dans les prochaines semaines. Elle aura à vérifier que chaque candidat remplit effectivement les conditions légales : propriété bâtie, niveau d’études, casier judiciaire. Les Centrafricains attendent de voir si l’institution fera son travail de garde-fou démocratique ou si elle validera ces dossiers en fermant les yeux sur leurs faiblesses.

 

Le schéma est bien connu : on écarte les opposants crédibles, on finance des candidats sans envergure, on leur donne juste assez d’argent pour payer leur cautionnement, et on organise une élection dont le résultat est connu d’avance. Les 80 millions de FCFA distribués à ces quatre hommes ne sont pas un investissement électoral, c’est le prix à payer pour transformer un scrutin présidentiel en simple formalité administrative.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

 

Bangui-route-boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme
Pose de première pierre de la construction du siège de la société Trans African Railways au village Pani au Pk30 de Bangui route Boali

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des histoires qui donnent le vertige. Pas par leur complexité, mais par leur bêtise répétée. L’histoire de Saifee Durbar en République centrafricaine appartient à cette catégorie. Cet homme d’affaires condamné à trois ans de prison par la justice française pour escroquerie et fraude financière n’en est pas à son premier passage à Bangui. Ce n’est pas non plus la première fois qu’il vend du vent aux autorités centrafricaines. Mais ce qui rend cette affaire particulièrement stupéfiante, c’est que l’homme qui lui déroule aujourd’hui le tapis rouge est exactement le même qui a déjà payé le prix de ses promesses creuses il y a quinze ans.

 

Le 1er novembre 2025, le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est déplacé personnellement au PK-30 pour poser la première pierre du siège social de Trans African Railway Systems LTD. Durbar promet cette fois un train reliant Bangui à Douala via le Cameroun. Les discours ont été grandioses. Les engagements solennels. Tout le monde applaudit. Sauf que personne ne semble avoir vérifié une chose : Touadéra et Durbar se connaissent déjà. Et leur première rencontre ne s’est pas franchement bien terminée.

 

Nous sommes en 2009. François Bozizé est président. Faustin-Archange Touadéra occupe alors le poste de Premier ministre, chef du gouvernement. Durbar débarque à Bangui avec ses grands projets et ses belles paroles. Il utilise ses réseaux pour approcher le gouvernement. Son objectif ? Obtenir l’hôtel du Centre. Il promet à Touadéra, alors Premier ministre, de transformer cet établissement délabré en un palace rivalisant avec le Georges V de Paris. Rien que ça. Le Conseil des ministres accepte. Durbar obtient l’accord. Il prend possession de l’hôtel.

 

Et puis ? Rien. Strictement rien. Pas un clou planté. Pas une vitre changée. Pas le moindre début de travaux. L’hôtel du Centre est resté dans l’état où Durbar l’avait trouvé jusqu’à la fin du régime Bozizé. Le palace promis n’a jamais existé que dans les discours de son promoteur.

 

Mais Durbar ne s’arrête pas là. En parallèle, il lance une deuxième promesse, encore plus ambitieuse. Cette fois, il annonce la construction d’un hôtel comparable au Baccarat Hotel & Residence de New York, sur le site de l’aéroport Bangui M’poko, face à la Direction générale de l’ASECNA. Un projet pharaonique. Des maquettes peut-être. Des rendez-vous sûrement. Mais sur le terrain ? Toujours rien. Pas une pierre posée. Pas un mètre carré de béton coulé. Juste des paroles. Encore et toujours.

 

Pendant ce temps, Touadéra signe les autorisations, valide les projets, fait confiance. Il est Premier ministre, chef du gouvernement. C’est sous son autorité directe que ces accords sont conclus. Et c’est sous sa direction que ces deux projets tombent à l’eau sans qu’aucune sanction ne soit prise contre leur promoteur fantôme.

 

La suite, on la connaît. En décembre 2009, Durbar se rend à Paris. Peut-être pour des affaires. Peut-être en toute naïveté. Ou peut-être en pensant qu’il était intouchable. Mais la police française l’attendait. Le 2 décembre 2009, il est arrêté à l’aéroport. La justice française confirme qu’il est condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie et fraude financière. Durbar brandit un passeport diplomatique délivré par le régime Bozizé. Il invoque l’immunité. La France refuse de le protéger. Elle lève cette prétendue immunité et confirme que sa condamnation reste valable.

 

Durbar devait aller en prison. Il n’y est jamais allé. Il a disparu. Personne ne sait exactement comment. Peut-être grâce à des complicités. Peut-être en exploitant des failles administratives. Pendant quinze ans, on n’a plus entendu parler de lui.

 

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce 1er novembre 2025, où il réapparaît à Bangui avec un nouveau projet. Cette fois, ce n’est plus un hôtel. C’est un train. Un chemin de fer reliant Bangui à Douala. Les mêmes promesses grandioses. Les mêmes discours sur le désenclavement. Les mêmes certitudes affichées. Et surtout, le même promoteur qui n’a jamais rien construit.

 

Ce qui est stupéfiant dans cette affaire, ce n’est pas que Durbar revienne. Les escrocs reviennent toujours là où ils ont déjà réussi. Ce qui est stupéfiant, c’est que celui qui l’accueille aujourd’hui est précisément celui qui a déjà été victime de ses mensonges. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de transformer l’hôtel du Centre. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de construire un palace à l’aéroport. Touadéra était Premier ministre quand Durbar n’a absolument rien fait.

 

Alors, la question se pose avec une acuité particulière : est-ce qu’un homme change sa manière de travailler parce que son interlocuteur a changé de titre ? Est-ce que Durbar va soudainement tenir parole parce que Touadéra n’est plus Premier ministre mais président ? Est-ce que les trains vont surgir de terre là où les hôtels n’ont jamais été construits ?

 

La réponse est dans l’histoire. Durbar a toujours été le même. Un vendeur de vent. Un illusionniste. Un homme qui sait exactement comment séduire les autorités avec des projets impossibles et des promesses creuses. Il l’a fait sous Bozizé. Il l’a fait avec Touadéra Premier ministre. Il le refait aujourd’hui avec Touadéra président.

 

Ce qui a changé, ce n’est pas Durbar. C’est le niveau de naïveté qu’on accepte d’afficher. Parce qu’en 2009, on pouvait encore dire qu’on ne savait pas. Qu’on découvrait l’homme. Qu’on lui donnait sa chance. Mais en 2025, après deux projets fantômes, après une condamnation en France, après une fuite pour échapper à la prison, après quinze ans de disparition, qu’est-ce qui justifie qu’on lui déroule le tapis rouge ?

 

Le président Touadéra a fait le déplacement personnellement pour légitimer cette mise en scène. Il a posé la première pierre d’un siège social qui ne verra peut-être jamais le jour. Il a offert à un escroc international la crédibilité d’un investisseur officiel. Et ce faisant, il a envoyé un message aux Centrafricains : peu importe votre passé, peu importe vos échecs, peu importe vos condamnations, tant que vous promettez de grands projets, vous serez les bienvenus.

 

À Bangui, beaucoup s’interrogent. Comment un homme condamné pour fraude peut-il revenir sous les projecteurs sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve ? Pourquoi l’État valide-t-il des projets sans existence juridique ni garantie de financement ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui vous a déjà trompé une fois, quand vous étiez Premier ministre, et qui revient vous proposer exactement la même chose maintenant que vous êtes président ?

 

Durbar promet un train. Mais avant de parler de trains, il faudrait peut-être demander où sont passés les hôtels. Ceux qu’il avait promis à Touadéra quand ce dernier était encore Premier ministre. Ceux pour lesquels il avait obtenu tous les accords. Ceux qu’il n’a jamais construits.

 

Parce qu’au final, la vraie question n’est pas de savoir si Durbar va tenir ses promesses cette fois-ci. La vraie question est de savoir combien de fois on acceptera de se faire avoir par le même homme avant de comprendre qu’il ne changera jamais.

 

On verra, comme dit l’expression. Mais franchement, on a déjà vu. Et ce qu’on a vu n’était pas un train. C’était du vent.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”
Les Mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et membre du BRDC, a livré une analyse sans concession de la présence du groupe Wagner en République centrafricaine. Pour lui, cette milice privée russe constitue “le mal total” pour le pays.

 

Jean-François Akandji-Kombé  commence par clarifier sa position : “Wagner est un mal pour notre pays. Je dirais même plus loin, c’est le mal total». Il explique pourquoi cette présence est inacceptable : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée. C’est une milice privée qui a fait l’objet d’un recrutement certes, mais une milice privée qui a des appétits d’ogre».

 

 

Cette qualification de “milice privée aux appétits d’ogre” n’est pas une figure de style. Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit Wagner comme “une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays, grâce ou par la faute de Wagner».

 

L’emprise de Wagner dépasse le domaine politique. Jean-François Akandji-Kombé  énumère : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité». Cette occupation totale de tous les leviers de l’État transforme la Centrafrique en territoire sous contrôle étranger.

 

Sur le plan politique, le professeur Jean-François Akandji-Kombé  dénonce : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique, museler la parole politique».

 

Concernant la sécurité, Jean-François Akandji-Kombé  rejette l’idée que Wagner aurait apporté la paix : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit la situation des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Aujourd’hui, quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a des exploitations, où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».

 

Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».

 

Jean-François Akandji-Kombé  attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec en partie également les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre qui est apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre qui est apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».

 

Cette mainmise de Wagner s’étend jusqu’aux forces armées nationales. Akandji-Kombé s’insurge : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi qui ne se caractérisent que par les crimes qu’ils ont commis à travers le monde».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  souligne le paradoxe de Wagner : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».

 

Jean-François Akandji-Kombé accuse directement les dirigeants centrafricains : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».

 

La situation actuelle rappelle selon lui les pires moments de l’histoire coloniale : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner. Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  conclut par un appel : “Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».

 

L’analyse d’Akandji-Kombé dresse le portrait d’un pays occupé où une milice privée étrangère contrôle la politique, l’économie, la sécurité et même l’armée nationale. Cette occupation transforme les Centrafricains en esclaves sur leur propre terre pendant que leurs dirigeants se vantent de cette situation.

 

La présence de Wagner ne constitue pas selon lui une aide sécuritaire mais un changement d’occupant : les groupes armés centrafricains ont été remplacés par une milice russe qui poursuit la même prédation avec des moyens supérieurs.

 

Le projet de dépossession des terres dans l’est du pays, mené avec la complicité du président Touadéra et des forces rwandaises, montre que Wagner ne se contente pas d’exploiter les ressources minières. La milice russe vise une appropriation territoriale qui passe par le déplacement des populations locales.

 

Cette guerre contre les Centrafricains pour contrôler leurs terres rappelle les heures les plus sombres de la colonisation où les sociétés concessionnaires disposaient d’un droit de vie et de mort sur les populations. Wagner reproduit ce modèle colonial avec l’aval du gouvernement centrafricain.

 

La soumission de l’armée nationale aux ordres de Wagner constitue pour Akandji-Kombé l’humiliation suprême. Un État souverain dont l’armée obéit à une milice privée étrangère n’est plus un État mais un territoire occupé.

 

L’analyse du professeur Akandji-Kombé démontre que Wagner ne représente pas une solution aux problèmes centrafricains mais leur aggravation. Le pays a troqué l’instabilité des groupes armés contre l’occupation d’une milice russe prédatrice qui transforme les citoyens en esclaves et confisque leur terre avec la bénédiction de leurs propres dirigeants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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