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Disparition d’Armel Sayo : quelle est la responsabilité du Cameroun ?

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Disparition d’Armel Sayo : quelle est la responsabilité du Cameroun ?

 

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L’ancien ministre Armel Sayo dans un local de la police camerounaise après son arrestation à l’aéroport de Douala.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’extradition vers Bangui de l’ex-ministre Armel Sayo sans garanties  de vie pose des questions sur l’engagement international du Cameroun.

 

En effet, tout a commencé le 17 janvier 2025, quand le colonel Armel Sayo, ex-ministre et leader du groupe armé CMSPR, a été arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun. Extradé quatre mois plus tard vers Bangui, malgré les alertes sur les risques d’élimination physique qui planaient sur lui, il a été placé en détention à l’OCRB, où les autorités centrafricaines ont poursuivi leur enquête sur ses activités. On lui reproche, entre autres, d’avoir cherché à renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Après plusieurs semaines à l’OCRB, il a été conduit ce mercredi 28 mai vers 15 heures à la prison centrale de camp de Roux.

 

Le 7 juillet 2025, le directeur de l’OCRB, le général Armel Baraba et ses éléments, l’ont sorti de sa cellule pour le ramener à l’OCRB. Dans la nuit du lundi au mardi, des éléments des forces russes l’auraient enlevé de ce lieu de détention. Depuis cette date, toute trace de lui s’est perdue. Des rumeurs insistantes font état de son exécution. Des images de mauvaise qualité circulent sur les réseaux sociaux, présentant un corps qui serait le sien.

 

Le gouvernement de Bangui n’a diffusé aucun communiqué officiel concernant cette affaire. Aucune autorité n’a infirmé les informations relatives à sa disparition, ce qui nourrit les suspicions d’un assassinat prémédité.

 

Le Cameroun, qui a organisé son extradition, connaissait pourtant parfaitement la situation sécuritaire et judiciaire à Bangui. Yaoundé était informé des activités des Mercenaires russes soutenus par le pouvoir centrafricain et des conditions de détention dans les centres pénitentiaires centrafricains . Pourtant, les autorités camerounaises n’ont réclamé aucune garantie concernant la protection physique de l’ancien ministre.

 

En tant que signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, le Cameroun s’est engagé à ne pas extrader vers un pays où une personne risquerait des mauvais traitements ou une disparition forcée. En remettant Armel Sayo à un système judiciaire opaque sans exiger de protection, l’État camerounais assume une responsabilité directe dans cette affaire.

 

À ce jour, les autorités camerounaises n’ont formulé aucune réaction officielle face à cette disparition inquiétante. Si la nouvelle de son assassinat venait à être confirmée, la famille de l’ancien ministre Armel Sayo  pourrait porter plainte contre le Cameroun devant les instances internationales….

 

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De la gratitude à l’ingratitude : Le paradoxe de Sylvie Naïssem face à Danielle Darlan

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De la gratitude à l’ingratitude : Le paradoxe de Sylvie Naïssem face à Danielle Darlan

 

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Professeur Danielle Darlan, ancien Président de la Cour constitutionnelle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 20 juin 2025, madame Sylvie Naïssem, vice-présidente du Conseil constitutionnel de la République centrafricaine, a adressé une lettre ouverte à Danielle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle.

 

Dans ce document, Sylvie Naïssem  commence par exprimer sa gratitude envers Darlan pour avoir, selon elle, facilité sa nomination à la Cour constitutionnelle en 2017. Mais ce vernis de reconnaissance s’effrite rapidement pour laisser place à des accusations virulentes de persécution, de diffamation et de haine. Ce revirement, d’une gratitude proclamée à une ingratitude affichée, montre un paradoxe troublant Sylvie Naïssem  tente de se poser en victime tout en manipulant les faits pour salir une ancienne professeure. Loin de défendre son honneur, cette lettre expose son incohérence, son incompétence et ses motivations opportunistes.

 

Une gratitude de façade

 

Sylvie Naïssem ouvre sa lettre en remerciant Darlan pour avoir recommandé son nom au président de l’Assemblée nationale de l’époque, Karim Meckassoua, pour sa nomination à la Cour constitutionnelle. Ce récit est un mensonge éhonté. En réalité, Sylvie Naïssem  n’a pas été proposée par Darlan, mais par le chargé de mission juridique de Meckassoua, qui a soumis son nom pour des raisons politiques, et non pour ses mérites. Naïssem, qui a étudié le droit à l’Université de Bangui où Darlan était sa professeure, sait pertinemment que sa nomination est le fruit de tractations politiciennes, et non de l’appui de Darlan. En prétendant le contraire, elle cherche à se donner une légitimité qu’elle n’a jamais eue, tout en accusant celle qu’elle appelle sa bienfaitrice de l’avoir persécutée pendant des années. Cette contradiction criante entre gratitude affichée et accusations venimeuses trahit une démarche opportuniste, où Sylvie Naïssem  manipule les faits pour se poser en victime.

 

Pire encore, Sylvie Naïssem  manque cruellement de compétences juridiques. Connue à l’Université de Bangui, elle a démontré un niveau de connaissance quasi nul. Sa nomination à la Cour constitutionnelle, parachutée grâce à des connexions politiques, n’a rien à voir avec ses aptitudes. Cette incompétence explique pourquoi elle n’a pas rédigé elle-même cette lettre. Le véritable auteur est son compagnon béninois, chargé des élections à la Minusca, qui a prêté sa plume pour masquer l’incapacité de Naïssem à produire un texte cohérent. Cette manipulation grossière ne fait qu’accentuer le caractère pathétique de sa démarche.

 

Une ingratitude au service d’intérêts politiques

 

L’ingratitude de Sylvie Naïssem  ne s’arrête pas à ses accusations contre Darlan. Elle reproche à son ancienne professeure d’avoir instrumenté une campagne de diffamation contre elle, sans jamais fournir la moindre preuve. Elle va jusqu’à accuser Darlan d’avoir rédigé seule la décision de déchéance du mandat de député de Karim Meckassoua, une allégation grave mais risible. Où était Sylvie Naïssem  à l’époque pour dénoncer cette supposée irrégularité ? Son silence d’alors contraste avec son empressement actuel à pointer du doigt Darlan, révélant une tentative désespérée de réécrire l’histoire pour diviser et manipuler l’opinion publique. Cette stratégie est d’autant plus claire quand on sait que Sylvie Naïssem  roule aujourd’hui pour le président Touadéra, soutenue par son compagnon béninois qui travaille étroitement avec le chef de l’État. Sa lettre n’est pas une défense de son honneur, mais une opération politique visant à fragiliser Darlan, une figure respectée, pour mieux servir les intérêts de ses nouveaux alliés.

 

Sylvie Naïssem  accuse Darlan d’avoir fait d’elle un bouc émissaire lors de la crise de la Cour constitutionnelle en 2022, mais ses propres inactions parlent plus fort que ses mots. Elle admet avoir été absente lors d’une réunion clé où les juges ont refusé de publier un communiqué en soutien à Darlan. Plutôt que de prendre ses responsabilités, elle se contente de s’aligner sur la décision collective, tout en insinuant que d’autres juges ont déformé les faits pour l’accuser. Cette passivité, combinée à son incompétence juridique, montre qu’elle n’a jamais été à la hauteur de sa fonction. En attaquant Darlan, elle cherche à détourner l’attention de ses propres failles, utilisant une lettre publique pour régler des comptes personnels et politiques.

 

Une manipulation pathétique qui dessert l’institution

 

La lettre de Sylvie Naïssem  est une manipulation pure et simple, destinée à monter les uns contre les autres et à semer le chaos dans une institution déjà fragilisée. En accusant Darlan de tous les maux – de la gestion « opaque » de la Cour à des complots internationaux – elle tente de salir une ancienne professeure intègre tout en masquant son propre manque de légitimité. Ses attaques, dénuées de preuves, frisent le ridicule, comme lorsqu’elle évoque un prétendu « empire immobilier » de ses enfants ou son inscription à la Bourse de Lagos. Ces déclarations, loin d’impressionner, soulignent son désespoir de se donner une stature qu’elle n’a pas.

 

Cette lettre, rédigée par son compagnon de la MINUSCA, est un aveu d’échec. Sylvie Naïssem, incapable de s’exprimer avec la rigueur attendue d’une juge constitutionnelle, préfère s’en remettre à des stratagèmes pour attaquer Darlan. Elle devrait cesser ces bêtises et assumer son incompétence, plutôt que de s’acharner contre une figure respectée pour servir les intérêts de Touadéra. En choisissant la voie de l’ingratitude et de la manipulation, Naïssem ne fait que ternir davantage l’image de la Cour constitutionnelle, une institution qui mérite mieux que ces querelles pathétiques….

 

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Paoua, les autorités administratives exigent des mercenaires russes le respect de la population

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Paoua, les autorités administratives exigent des Mercenaires russes le respect de la population

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/Pancarte-brigade-de-la-gendarmerie-de-Paoua-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paoua, les autorités administratives exigent des mercenaires russes le respect de la population
Pancarte brigade de la gendarmerie de Paoua

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les autorités de Paoua haussent le ton contre les mercenaires russes du groupe Wagner, réclamant le respect de la population face aux prises forcées de motos qui indignent.

 

À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, les autorités locales s’efforcent de reprendre le contrôle face aux agissements des mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes, déployés pour appuyer les Forces armées centrafricaines (FACA), adoptent des comportements qui troublent profondément les habitants. Ils se livrent notamment à des saisies violentes de motos appartenant à des civils, bloquant souvent des routes pour s’emparer d’engins en bon état, abandonnant les propriétaires sans recours.

 

Ces pratiques jettent une ombre pesante sur la vie quotidienne à Paoua. Les habitants racontent des scènes où, face à l’arrivée des mercenaires, beaucoup prennent la fuite, intimidés par leur attitude autoritaire. Les saisies de motos, menées sans ménagement, privent les gens de moyens de transport essentiels et alimentent un sentiment d’impuissance. Des rapports font aussi état d’autres abus, comme des pillages ou des violences, qui renforcent l’image de Wagner comme un groupe agissant en toute impunité.

 

Pour mettre fin à ces pratiques, les autorités de Paoua ont décidé d’agir. Elles ont instauré une règle claire : les mercenaires doivent désormais passer par la gendarmerie ou la police pour obtenir des motos, plutôt que de les prendre de force aux civils. Cette mesure cherche à apaiser les tensions et à protéger la population d’actes arbitraires. Les responsables locaux ont prévenu que persister dans ces comportements pourrait nuire davantage à la réputation de la Russie auprès des habitants.

 

Pour l’instant, les mercenaires n’ont pas clairement répondu à cette exigence. Leur attitude  arrogante, complique les efforts pour instaurer un dialogue. Des sources, y compris des rapports des Nations Unies, évoquent un passé d’exactions graves attribuées à Wagner, comme des assassinats ou des pillages, ce qui rend la tâche des autorités encore plus délicate.

 

À Paoua, comme ailleurs en République centrafricaine, la présence de Wagner cause des sentiments partagés. Si leur soutien aux FACA a permis de reprendre des zones aux groupes rebelles, leurs méthodes brutales provoquent un rejet croissant. En exigeant le respect des civils, les autorités locales posent un geste audacieux pour ramener un semblant de normalité. Reste à savoir si ces efforts porteront leurs fruits, alors que les habitants attendent des changements concrets pour retrouver leur tranquillité….

 

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Des villages incendiés dans le Haut-Mbomou après une opération punitive menée par Wagner et l’UPC

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Des villages incendiés dans le Haut-Mbomou après une opération punitive menée par Wagner et l’UPC

 

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Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le samedi 19 juillet 2025, vers 4h50, les Mercenaires russes du groupe  Wagner et leurs supplétifs du groupe armé UPC ont mené une incursion dans les villages de Kitessa et Tournant, situés sur l’axe Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, cette attaque serait liée à une fausse alerte faisant état d’une présence supposée des miliciens azande dans ces localités.

 

Sur place, aucune trace des combattants Azandé n’a été retrouvée. En revanche, les éléments de Wagner et de l’UPC ont procédé à des actes de représailles contre les populations civiles, incendiant l’ensemble des habitations dans les deux villages et commettant des actes de torture et de pillage. Des sources sécuritaires locales parlent d’exactions méthodiques contre des civils, accusés à tort de complicité avec les milices rivales.

 

L’opération s’est déroulée à plus de 50 kilomètres de Zémio, alors que, selon les mêmes sources, les véritables groupes armés Azandé sont positionnés à moins de 10 kilomètres de la ville. Ce déplacement disproportionné et mal ciblé des forces pro-gouvernementales interroge sur la qualité des renseignements reçus par ces unités criminelle.

 

Le Haut-Mbomou est devenu ces derniers mois une zone de tensions accrues, caractérisée par la résurgence des affrontements entre les mercenaires russes, leurs alliés de l’UPC, et les milices Azandé. Le contournement des cibles armées au profit de la population civile fait craindre une stratégie punitive visant à dissuader toute forme de soutien aux groupes rebelles.

 

Dans un message transmis à la presse, des habitants dénoncent la responsabilité directe du gouvernement centrafricain dans ces actes. Ils pointent du doigt la chaîne de commandement qui a permis l’intervention de ces forces étrangères, assimilées à des « mercenaires voyous », dans des zones habitées et sans présence avérée de combattants. Des menaces explicites ont également été adressées aux autorités nationales, mettant en garde contre un possible renversement de la situation sécuritaire à Zémio.

 

Des images documentant les destructions sont attendues dans les prochaines heures, promettent les témoins. Cette attaque pousse à s’interroger une nouvelle fois la question du mandat Des mercenaires russes en Centrafrique et de leur encadrement sur le terrain. Sont-ils là pour combattre des groupes armés ou pour terroriser des civils ?

 

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Violences transfrontalières dans la Vakaga : où est le ministre résident Arnaud Djoubaye Abazène pendant que des civils tombent sous les attaques soudanaises ?

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Violences transfrontalières dans la Vakaga : où est le ministre résident Arnaud Djoubaye Abazène pendant que des civils tombent sous les attaques soudanaises ?

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Vakaga endure des attaques soudanaises meurtrières depuis plusieurs mois. Le ministre résident, Arnaud Djoubaye Abazène,  reste étrangement silencieux.

 

Les incursions armées venues du Soudan frappent régulièrement cette préfecture frontalière. Villages brûlés, civils abattus, familles déplacées : le bilan s’alourdit chaque semaine. Face à cette tragédie, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice et ministre résident de la Vakaga, maintient un silence spectaculaire.

 

Sa nomination symbolique comme ministre résident de la Vakaga visait à renforcer la présence étatique dans cette région stratégique. Il devait incarner l’autorité de Bangui, coordonner les réponses sécuritaires et défendre les intérêts de la Vakaga auprès de Bangui. Son mandat l’obligeait à porter la voix de populations vulnérables et à exiger des mesures de protection immédiates.

 

Pourtant, depuis l’attaque multiple des bandits soudanais, aucune déclaration de sa part. Aucun déplacement sur le terrain n’a été organisé. Pas une déclaration publique pour condamner ces agressions ou rassurer les habitants. Cette absence de réaction contraste avec l’urgence de la situation et interroge sur l’efficacité de cette fonction ministérielle.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas davantage réagi. Aucun plan d’urgence n’a été annoncé. Les renforts militaires attendus tardent à arriver. Cette inaction administrative laisse les populations livrées à elles-mêmes face à des groupes armés étrangers.

 

Les habitants questionnent cette passivité. Le ministre subit-il des pressions politiques ? Manque-t-il de moyens d’intervention ? Sa fonction se limite-t-elle à une représentation symbolique sans pouvoir réel ? Au pire des cas, une simple déclaration condamnant ces meurtres devrait en principe calmer la colère de la population de la Vakaga. Mais rien!

 

Cette inertie alimente la frustration dans la Vakaga. Les communautés attendent des actes, non des postes honorifiques. Elles espèrent une autorité capable de mobiliser les ressources nécessaires à leur protection.

 

La Vakaga pleure ses victimes pendant que les responsables politiques maintiennent leur mutisme. Cette attitude nourrit un sentiment d’abandon chez des populations qui méritent mieux qu’une indifférence administrative. L’heure est à l’action, non au silence….

 

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Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique

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Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-du-BRDC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le Président Touadéra est actuellement isolé sur le plan diplomatique
Maître Crépin Mboli Goumba, Coordinateur du BRDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Crépin Mboli-Goumba dénonce l’isolement diplomatique de Touadéra, désavoué par les États-Unis et l’ONU sur les élections.

 

Depuis plusieurs mois, le pays de Boganda traverse une période de tensions politiques intenses. Crépin Mboli-Goumba, l’un des leaders de l’opposition et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a participé à la conférence de presse le 4 juillet 2025 organisée par l’opposition démocratique à Bangui. Prenant la parole, il a fait un constat simple : le président Faustin-Archange Touadéra se trouve désormais isolé par la communauté internationale.

 

Mboli-Goumba s’appuie sur des faits concrets pour étayer son analyse. Les États-Unis et les Nations Unies ont publiquement exprimé leurs doutes sur la possibilité d’organiser des élections crédibles dans les conditions actuelles en République centrafricaine. Cette position officielle des grandes puissances et des institutions internationales constitue, selon le leader de l’opposition, un véritable désaveu du président Touadéra.

 

Le dirigeant du BRDC explique que cette prise de position internationale place le chef de l’État centrafricain dans une situation délicate. En refusant obstinément le dialogue avec l’opposition démocratique, Touadéra se coupe progressivement de ses partenaires traditionnels qui financent les processus électoraux du pays.

 

Mboli-Goumba rappelle que la communauté internationale soutient activement la démarche de dialogue politique inclusif comme solution à la crise centrafricaine. Cette convergence entre les positions de l’opposition et celles des partenaires internationaux renforce la légitimité des revendications du BRDC.

 

Le contraste est frappant avec la position du gouvernement centrafricain. Le porte-parole officiel continue de rejeter l’idée d’un nouveau dialogue, arguant qu’un dialogue républicain a déjà eu lieu. Cette attitude gouvernementale creuse davantage le fossé entre Bangui et ses partenaires internationaux.

 

L’opposition centrafricaine observe avec attention l’évolution de la position internationale. Mboli-Goumba estime que Touadéra risque de perdre définitivement le soutien du “monde civilisé” et des bailleurs de fonds qui accompagnent habituellement les processus démocratiques en République centrafricaine.

 

Cette situation d’isolement diplomatique pourrait avoir des répercussions concrètes sur la capacité du pays à organiser des élections transparentes et crédibles. Les partenaires internationaux conditionnent de plus en plus leur soutien à l’ouverture d’un véritable dialogue politique inclusif.

 

Le coordinateur du BRDC exprime ses préoccupations sur l’affaiblissement progressif des institutions centrafricaines. Il considère que l’entêtement de Touadéra face aux demandes de dialogue fragilise l’architecture constitutionnelle du pays et pourrait déboucher sur un vide institutionnel.

 

Mboli-Goumba insiste sur le fait que plus le président tarde à répondre aux attentes internationales, plus son isolement s’accentue. Cette dynamique négative affaiblit progressivement les institutions de l’État et compromet la stabilité politique du pays.

 

L’opposition centrafricaine trouve dans les déclarations internationales une validation de ses positions. Les prises de position des États-Unis et des Nations Unies confortent Mboli-Goumba dans son analyse : Touadéra s’éloigne des standards démocratiques internationaux et se retrouve en décalage avec ses principaux partenaires.

 

Cette convergence entre les positions de l’opposition et celles de la communauté internationale place le président centrafricain dans une position inconfortable. Il doit désormais faire face à une pression conjuguée de ses opposants internes et de ses partenaires externes.

 

Devant cette situation, Mboli-Goumba appelle à une mobilisation générale en faveur du dialogue inclusif. Il prône une approche alignée sur les attentes de la communauté internationale pour préserver la paix sociale et garantir l’intégrité de l’État centrafricain….

 

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets inadaptés et un plan national de développement en quête de réalité

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Lorenzo Ganazoui dénonce des projets inadaptés et un plan national de développement en quête de réalité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités
Monsieur Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lorenzo Ganazoui critique les projets inadaptés en Centrafrique et un Plan National de Développement déconnecté des réalités locales.

 

Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale, exprime sur la RNL ses préoccupations concernant l’inadéquation des projets de développement et les lacunes du Plan National de Développement (PND). Selon lui, ces initiatives peinent à répondre aux besoins réels des communautés locales.

 

Les projets de développement, souvent financés par des partenaires internationaux, présentent un problème récurrent : ils ne correspondent pas aux besoins spécifiques des populations qu’ils prétendent servir. Ganazoui observe que ces initiatives sont conçues sans tenir compte des contextes socioculturels et géographiques variés du pays, ce qui limite leur efficacité.

 

Le Plan National de Développement, bien qu’ambitieux dans ses objectifs, reste selon lui trop général pour être applicable. Il ne parvient pas à s’adapter aux réalités différentes des régions du pays. La Lobaye, par exemple, bénéficie d’une relative stabilité, tandis que la Vakaga fait face à des défis particuliers. Cette diversité régionale nécessite une approche plus nuancée que celle proposée par le PND actuel.

 

Ganazoui pointe du doigt l’absence de déclinaisons locales dans l’élaboration du PND. Sans plans de développement adaptés à chaque commune, le document national risque de rester une vision abstraite, sortie des ordinateurs des partenaires, éloignée des préoccupations concrètes des populations. Cette situation transforme les communautés en simples spectateurs de leur propre développement, plutôt qu’en acteurs principaux.

 

L’expert propose une refonte des approches de développement. Il recommande des initiatives qui s’appuient sur les réalités locales et impliquent activement les communautés dans le processus de planification et de mise en œuvre. Pour lui, la solution réside dans l’élaboration de plans locaux de développement, alignés sur le PND mais ancrés dans les spécificités de chaque région.

 

Cette approche permettrait à la Centrafrique de bénéficier d’un développement véritablement adapté et efficace, où les projets répondraient aux besoins réels des populations et respecteraient leurs contextes particuliers.

 

Ganazoui insiste sur l’importance de consulter les communautés avant de lancer tout projet de développement. Cette consultation préalable garantirait une meilleure adéquation entre les initiatives proposées et les attentes locales, augmentant ainsi les chances de succès et d’impact positif sur les conditions de vie des populations….

 

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Le Rassemblement Unitaire dénonce un possible assassinat de l’ancien ministre Armel Sayo

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Le Rassemblement Unitaire dénonce un possible assassinat de l’ancien ministre Armel Sayo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rassemblement Unitaire
Le colonel Armel Sayo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Rassemblement Unitaire dénonce le possible assassinat du colonel Armel Sayo, l’ancien ministre des sports, et exige des preuves de vie aux autorités centrafricaines.

 

Le groupe Wagner aurait publié sur sa chaîne Telegram des images montrant l’exécution par décapitation du Colonel Armel Ningatouloum Sayo. Ces informations, diffusées le 18 juillet 2025, ont poussé le Rassemblement Unitaire à publier un communiqué demandant des clarifications urgentes aux autorités de Bangui.

 

Le Colonel Armel Sayo dirigeait le groupe armé CMSPR avant d’être livré par le Cameroun aux autorités centrafricaines le 5 avril 2025. Détenu au Camp de Roux, il était sous la garde directe du pouvoir en place. Par contre, Nourd Gregaza, président du parti PRNC, avait été arrêté par des éléments Wagner et se trouvait en détention depuis neuf mois.

 

Selon le communiqué du Rassemblement Unitaire, les deux hommes auraient été torturés à l’ancien Palais de Berengo après leur passage par l’Office central de répression du banditisme. Plus de 24 heures après la diffusion de ces allégations, aucune réaction officielle n’est venue confirmer ou démentir ces informations.

 

L’organisation politique pointe du doigt ce qu’elle qualifie de “mode opératoire ordinaire” en Centrafrique. Elle rappelle la disparition de Célestin Leman Bakoyogo et Élie Gouegué, leaders du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, enlevés à l’OCRB le 25 janvier 2025 et dont le sort reste inconnu.

 

Le silence des autorités alimente les interrogations. Si ces images constituent une manipulation, le Rassemblement Unitaire dénonce l’utilisation de l’angoisse des familles comme une forme de “traitement inhumain”. Si elles sont authentiques, l’organisation y voit la preuve d’un système judiciaire défaillant où les exécutions extrajudiciaires remplacent les procès équitables.

 

Le document, signé par le Coordinateur Général Pr Jean-François Akandji-Kombé, formule plusieurs demandes précises. Le pouvoir de Bangui doit fournir des preuves de vie crédibles ou remettre les dépouilles aux familles. Le Cameroun, qui a extradé Sayo, et la France, dont ce dernier possède également la nationalité, sont appelés à intervenir.

 

L’organisation réitère sa position sur le traitement des chefs de groupes armés. Elle demande soit leur libération immédiate, soit des poursuites judiciaires impartiales pour tous, y compris Ali Darassa, Ousmane Sembe, Hassan Bouba et Djoubaye Abazen.

 

Le communiqué a été transmis à la Présidence centrafricaine, à l’Ambassade de France, à la Minusca, à l’Union africaine et au bureau du Procureur de la Cour pénale internationale. Cette diffusion large témoigne de la volonté du Rassemblement Unitaire de donner une dimension internationale à cette affaire.

 

L’État centrafricain s’était engagé au respect des conventions internationales sur les droits humains. L’absence de réaction officielle face à ces allégations interroge sur la capacité du gouvernement à garantir la protection de tous ses citoyens, y compris ceux en détention.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de questionnements sur l’état de droit en Centrafrique. Les familles des victimes attendent des réponses concrètes, tandis que la communauté internationale observe l’évolution de la situation avec attention….

 

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RCA-France : nouveau partenariat de 600 million FCFA pour la réforme administrative

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RCA-France : nouveau partenariat de 600 million FCFA pour la réforme administrative

 

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Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République centrafricaine et la France lancent un programme de coopération administrative financé sur deux ans.

 

Le gouvernement centrafricain a officialisé mercredi un accord de coopération avec la France portant sur la modernisation de l’administration publique. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative a présenté ce partenariat lors du Conseil des ministres du 12 juin, détaillant un programme doté d’un million d’euros réparti sur vingt-quatre mois.

 

L’École nationale d’administration française supervise cette initiative qui comprend huit projets spécifiques. Les axes prioritaires concernent l’amélioration de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique et la réhabilitation de l’École nationale d’administration et de magistrature centrafricaine. Cette coopération s’inscrit dans le prolongement de la feuille de route signée en avril 2024 entre les présidents Faustin-Archange Touadéra et Emmanuel Macron.

 

Le Premier ministre a présidé la cérémonie de lancement, marquant ainsi le démarrage effectif des activités. Ce nouveau programme prend le relais du projet Tomboula qui s’achevait. Les autorités centrafricaines considèrent cette coopération comme une opportunité de renforcer leurs capacités institutionnelles, particulièrement dans un contexte où les partenariats internationaux se diversifient.

 

L’initiative intervient alors que Bangui entretient des relations diplomatiques avec plusieurs puissances, notamment la Russie dont la présence s’est accrue ces dernières années. Les responsables centrafricains présentent ce partenariat franco-centrafricain comme complémentaire aux autres coopérations en cours, visant l’amélioration des services publics et de la gouvernance administrative.

 

Les huit projets identifiés cibleront la formation des cadres, la digitalisation des procédures administratives et le renforcement des mécanismes de contrôle interne. L’ENAM bénéficiera d’équipements et d’une assistance technique pour moderniser ses programmes de formation des futurs administrateurs et magistrats centrafricains….

 

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Si Armel Sayo est mort, le président Touadéra peut  désormais être poursuivi clairement devant la Cour pénale internationale

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Si Armel Sayo est mort, le président Touadéra peut  désormais être poursuivi clairement devant la Cour pénale internationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/armel-sayo-corbeaunews-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Si Armel Sayo est mort, le président Touadéra peut désormais être poursuivi clairement devant la Cour pénale internationale
Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ancien ministre arrêté à Douala, extradé à Bangui, puis disparu à l’OCRB : la disparition d’Armel Sayo engage-t-elle la responsabilité pénale du régime ? Ou directement du Président Touadera ?

 

En effet, le 17 janvier 2025, le colonel Armel Sayo est arrêté par la police camerounaise à l’aéroport international de Douala. Quatre mois plus tard, malgré les alertes lancées, il est extradé par le Cameroun vers la République centrafricaine.

 

Accusé de tentative de déstabilisation du régime de Faustin-Archange Touadéra, il est d’abord détenu à l’OCRB, puis transféré à la prison de Ngaragba le 28 mai. Le 7 juillet, il est extrait de sa cellule par les forces de l’OCRB et ramené dans les locaux de cette unité. Dans la nuit, des Mercenaires russes l’auraient enlevé. Depuis, plus aucune trace de lui. Plusieurs sources évoquent son exécution.

 

Selon le Code de procédure pénale centrafricain, une personne placée sous mandat de dépôt devient un détenu sous la garde de l’administration pénitentiaire. Elle ne peut être sortie de prison que par décision motivée du juge d’instruction ou du procureur, dans le cadre d’un transport judiciaire, d’une confrontation, ou d’une commission rogatoire autorisant une audition complémentaire menée par un officier de police judiciaire. Dans tous les cas, la sécurité du détenu relève de la responsabilité de l’État. L’administration pénitentiaire, la police judiciaire et les autorités civiles sont tenues de garantir sa vie, son intégrité physique et son droit à la défense.

 

À cet effet, la disparition d’un détenu extrait sur ordre officiel constitue une infraction pénale en droit centrafricain (enlèvement, séquestration, complicité de crime). Elle engage également la responsabilité internationale de l’État. La Convention des Nations Unies contre les disparitions forcées, ratifiée par la RCA, interdit toute arrestation ou détention suivie d’un refus de reconnaître le sort ou le lieu de la personne disparue. Aussi, le Statut de Rome de la Cour pénale internationale qualifie la disparition forcée de crime contre l’humanité (article 7). Si la mort d’Armel Sayo est confirmée, sa famille pourrait saisir la CPI pour demander l’ouverture d’une enquête.

 

Si des éléments de preuve démontrent que l’exécution d’Armel Sayo a été ordonnée, tolérée ou couverte par les plus hautes autorités, y compris le président de la République, celui-ci pourrait être poursuivi personnellement devant la CPI, même en exercice. Le Statut de Rome ne reconnaît aucune immunité pour les chefs d’État impliqués dans des crimes contre l’humanité. Des précédents existent : Omar el-Béchir (Soudan), Laurent Gbagbo (Côte d’Ivoire), ou encore Uhuru Kenyatta (Kenya) ont été inculpés ou poursuivis pour des faits similaires.

 

Depuis le 7 juillet, ni le gouvernement ni l’OCRB n’ont communiqué officiellement sur la disparition d’Armel Sayo. Ce mutisme, combiné à l’absence d’enquête judiciaire crédible, alimente les soupçons d’un assassinat extrajudiciaire organisé. En droit, cette passivité équivaut à une complicité de crime d’État.

Il faut rappeler que l’extraction de l’ancien ministre Armel Sayo de la prison du camp de Roux avait été ordonné par le conseiller en sécurité du Président de la République. Donc la responsabilité de Touadera est engagée….

 

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Touadéra : si l’ancien ministre Armel Sayo est en vie, pourquoi produire une vidéo en intelligence artificielle  pour tromper les centrafricains ?

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Touadéra : si l’ancien ministre Armel Sayo est en vie, pourquoi produire une vidéo en intelligence artificielle  pour tromper les centrafricains ?

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-364×450.jpg” alt=”Touadéra : si l’ancien ministre Armel Sayo est en vie, pourquoi produire une vidéo en intelligence artificielle  pour tromper les centrafricains ?” width=”364″ height=”450″ />
Le colonel Armel Sayo, menotté dans le bureau du DG de la police Zokoué à Bangui

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain du Président Touadera affirme qu’ Armel Sayo est vivant mais diffuse une vidéo générée artificiellement dans l’intention manifeste de tromper les centrafricains sur le sort de cet homme politique centrafricain.

 

L’ancien ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, Armel Sayo , a disparu dans la nuit du 7 au 8 juillet 2025 après son extraction de la prison du camp de Roux par le général Barrabas Armel, directeur de l’OCRB. Depuis, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra maintient qu’il est en vie sans fournir la moindre preuve. Le 18 juillet, une vidéo générée par intelligence artificielle a été diffusée pour simuler sa présence et tromper l’opinion publique. Cette manipulation numérique pose une question simple : pourquoi recourir à de fausses images si Armel Sayo est réellement vivant ?

 

Les événements se sont enchaînés avec une précision inquiétante. Le 17 janvier 2025, Armel Sayo a été arrêté à Douala au moment d’embarquer dans un avion. Transféré à Yaoundé, il y a été maintenu en garde à vue pendant quatre mois avant d’être remis aux autorités centrafricaines en Mai dernier. Celles-ci l’ont immédiatement placé en détention à l’Office central pour la répression du banditisme, puis transféré à la prison du camp de Roux.

 

Un mois et demi plus tard, le 4 juillet dernier, Cédric Gbaka, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, s’est rendu à la prison du camp de Roux accompagné du directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, de policiers habillés en noir et de Mercenaires russes du groupe Wagner. L’homme d’une quarantaine d’années, mesurant environ 1,70 m, a ordonné l’évacuation de tous les détenus pour procéder à une fouille générale des cellules….

 

Les agents ont passé au crible chaque cellule, fouillant sacs et vêtements. Mais le but principal était bien connue, la cellule occupée par ces deux hommes : Armel Sayo et Nourd Gregaza….

 

Justement, Dans les cellules occupée par Armel Sayo et Nourd Gregaza, monsieur Cédric Gbaka a annoncé d’une manière spectaculaire d’avoir trouvé un téléphone portable et un document….

 

Aussitôt, monsieur Cédric Gbaka a confronté les deux hommes : “C’est ton téléphone, viens le déverrouiller !”, a-t-il lancé à Sayo. Ce dernier a nié : “Ce n’est pas mon téléphone, je n’ai rien à voir avec ça”. Même réponse de Nourd Gregaza quand Cédric Gbaka lui a présenté les objets. Et plus étonnant encore, le document ramené par Cédric Gbaka serait un plan du coup d’État qu’il prétend retrouver dans la cellule de Sayo et Nourd. Sans surprise, les deux détenus ont également refusé de reconnaître le document présenté par Cédric comme un plan de coup d’État…. C’était un plan bien préparé par le Président Touadera. Pour  jouer le jouer, il a envoyé son  conseiller Cédric Gbaka pour faire le simulacre.

 

Selon plusieurs témoins présents au moment de la fouille, le téléphone et le document ont été apportés par Gbaka lui-même. Cette mise en scène visait à créer des preuves contre ces deux opposants politiques. Le motif invoqué – la préparation d’un coup d’État – servait de justification pour les extraire de la prison et les remettre aux mercenaires russes qui vont les torturer….

 

Après la fouille, Cédric Gbaka a contacté le ministre de la Justice par téléphone et lui ordonne la rédaction d’un document d’extraction de ces deux détenus….

 

Finalement, le lundi 7 juillet, le général Barrabas Armel est venu récupérer les deux hommes pour les transférer dans les locaux de l’OCRB. Mais vers 22 heures, des agents russes ont emmené Armée Sayo. Depuis cette nuit-là, plus aucune trace de lui. Nourd Gregaza demeure quant à lui en détention à l’OCRB, selon plusieurs sources carcérales.

 

La pression s’est intensifiée le 17 juillet avec la diffusion d’images montrant un corps ensanglanté présenté comme celui d’Armée Sayo. L’authenticité de ces clichés reste invérifiable, mais leur circulation a accru l’inquiétude publique. Le lendemain, face au silence gouvernemental, une vidéo manifestement générée par intelligence artificielle est apparue sur les réseaux sociaux via des canaux proches du pouvoir. Elle présente une simulation numérique d’Armée Sayo dans une mise en scène artificielle.

 

Pendant ce temps, la seule réaction officielle est venue du procureur de la République qui a déclaré sèchement qu’« Armée Sayo est en vie et en bonne santé ». Aucune image authentique, aucun enregistrement sonore, aucune apparition publique n’accompagne cette affirmation. Le régime se contente de cette déclaration lapidaire sans étayer ses propos.

 

Les enquêtes journalistiques confirment que l’opération du 4 juillet a été planifiée au sommet de l’État. Cédric Gbaka a personnellement dirigé la fouille au camp de Roux et donné les instructions d’exfiltration. Le général Barrabas a exécuté les ordres. La disparition s’est produite quelques heures plus tard dans des circonstances non documentées.

 

Cette affaire pousse à s’interroger sur la gouvernance centrafricaine. Si Armel Sayo est réellement en vie, pourquoi le pouvoir recourt-il à des images de synthèse ? Pourquoi aucune autorité ne produit-elle de preuve directe ? Et quelle est la part de responsabilité du président Touadéra dans cette opération menée depuis le cœur de l’appareil sécuritaire ?

 

L’usage d’une vidéo générée artificiellement pour simuler la vie d’un détenu disparu constitue un précédent inquiétant. Cette manipulation technologique révèle l’embarras du régime face à une situation qu’il peine à expliquer….

 

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« Si l’État veut tuer mes enfants, qu’il me tue aussi, mais à visage découvert », a déclaré la maman de Sayo, Angeline Mougnan

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« Si l’État veut tuer mes enfants, qu’il me tue aussi, mais à visage découvert », a déclaré la maman de Sayo, Angeline Mougnan

 

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Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Angeline Mougnan, la mère de l’ancien ministre Armel Sayo  brise le silence sur le sort de ses trois enfants détenus en Centrafrique.

 

Le cri de détresse d’une mère résonne depuis Paris. Angeline Mougnan sort de son silence pour dénoncer l’arrestation de ses deux enfants, Clarisse et Aristide Sayo, interpellés le 17 janvier 2025 à Bangui. Six mois plus tard, aucune charge précise ne leur a été notifiée.

 

Dans son communiqué du 19 juillet 2025, cette brave femme, Angeline Mougnan,  accuse les autorités centrafricaines de détenir ses enfants sans procès, sans avocat, sans même une audition en bonne et due forme. Leur seul crime présumé : porter le nom de Sayo et être apparentés à Armel, leur frère.

 

Justement, Armel Sayo, ancien ministre, a été arrêté en janvier 2025 au Cameroun avant d’être extradé vers Bangui dans la nuit du 5 mai, après quatre mois de détention. Sa mère reconnaît qu’il doit peut-être répondre de ses actes devant la justice, mais elle dénonce les mauvais traitements infligés et l’absence totale d’informations officielles sur son état.

 

La situation prend une tournure plus sombre. Depuis plusieurs jours, des images d’un corps sans vie, atrocement mutilé, circulent et pourraient correspondre à celui d’Armel. Angeline Mougnan refuse de céder aux rumeurs mais exige des clarifications précises et documentées sur le sort réel de son fils.

 

Sa demande est simple : “S’il est vivant, qu’il soit présenté aux autorités judiciaires dans le respect de ses droits. S’il est mort, qu’on le dise clairement“. Pour elle, le silence actuel constitue une forme de violence.

 

Angeline Mougnan  dénonce également d’autres arrestations qu’elle qualifie d’arbitraires dans cette affaire. Elle réclame que toute la vérité soit faite pour que les innocents soient libérés et que chacun soit traité avec justice et dignité.

 

Son message se fait plus personnel et plus dur : “Ce pays m’a déjà arraché bien des choses. Aujourd’hui, il veut me priver de mes enfants“. Et d’ajouter avec une amertume palpable : “Si elle décide de les faire disparaître, qu’elle me prenne avec eux. Mais qu’elle le fasse sous les yeux du monde, et non dans l’ombre du silence“.

 

Angeline Mougnan s’adresse finalement à tous ceux qui conservent encore foi en la justice. Elle ne quémande ni pitié ni vengeance. Elle réclame simplement la vérité et le respect de la loi….

 

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Centrafrique : les mercenaires russes tirent sur des villageois au site minier de Ndachima, au moins dix morts dont M. Ramadan

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les mercenaires russes tirent sur des villageois au site minier de Ndachima, au moins dix morts dont M. Ramadan

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes ont tué dix villageois venus chercher de l’or à Ndachima, préfecture de la Ouaka.

 

Le jeudi 17 juillet 2025, dans la matinée, des coups de feu ont retenti près du site minier de Ndachima, dans le quartier de Kradja. Les mercenaires russes qui gardent l’exploitation aurifère ont ouvert le feu sur des villageois centrafricains venus extraire de l’or de façon artisanale. Le bilan fait état de dix morts et une vingtaine de blessés par balles.

 

Les victimes venaient d’Ippy, de Bambari centre, de Fangoukota et des villages environnants. Elles tentaient d’accéder aux gisements aurifères malgré l’interdiction formelle des mercenaires russes. Ces derniers monopolisent l’exploitation de la zone et n’hésitent pas à recourir à la force pour écarter les populations locales.

 

Un habitant de Kradja raconte que les mercenaires ont tiré sans avertissement. Les villageois, non armés, n’ont eu aucune chance de fuir ou de se défendre. Six corps ont été récupérés par les familles. D’autres victimes restent introuvables, possiblement ensevelies sous les graviers.

 

Parmi les morts figure M. Ramadan, originaire de Tiringoulou. Touché par deux balles, il a succombé pendant son transfert vers l’hôpital de Bambari. Les blessés ont été dirigés vers les centres de santé de la région. Plusieurs familles ont procédé à des inhumations dans la soirée.

 

Le site de Ndachima recèle d’importantes réserves d’or. Les mercenaires russes y mènent une exploitation industrielle avec des explosifs pour fracturer la roche. L’extraction se déroule dans des grottes et des zones montagneuses selon des méthodes intensives. Toute activité parallèle des populations locales est formellement interdite.

 

Cette fusillade témoigne des tensions autour du contrôle des ressources minières. En écartant violemment les Centrafricains de leurs propres richesses, les mercenaires russes les privent de revenus essentiels. Les autorités nationales gardent le silence sur ces exactions, laissant les mercenaires opérer sans contrainte.

 

L’incident de Ndachima s’inscrit dans une série de violences commise par les forces russes contre les populations civiles dans les zones minières. Ces pratiques alimentent les frustrations des communautés locales qui voient leurs terres exploitées par des étrangers sans en tirer le moindre bénéfice….

 

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Vakaga : l’ancienne préfète Denise Madina Duekoe revient en charge, appelle les femmes et les jeunes à sortir dans la rue pour manifester contre les violences armées

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Vakaga : l’ancienne préfète Denise Madina Duekoe revient en charge, appelle les femmes et les jeunes à sortir dans la rue pour manifester contre les violences armées

 

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Denise Madina Duekoe, l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les attaques transfrontalières de bandits armés soudanais plongent la préfecture de la Vakaga dans une spirale de violence inacceptable.

 

Les incursions répétées de ces groupes armés dans les villages autour de Birao transforment le quotidien des populations en cauchemar permanent. Pillages, incendies volontaires et assassinats contraignent des milliers de familles à fuir leurs foyers. La mort d’un casque bleu zambien de la Minusca en juin dernier témoigne de l’ampleur de cette crise sécuritaire.

 

Devant cette situation, les habitants ont formulé une demande d’autorisation de manifestation pacifique auprès du préfet de la Vakaga. Leur objectif : dénoncer l’inaction des autorités et exiger une protection immédiate. Mais le préfet n’a donné aucune réponse, maintenant un silence absolu sur cette demande légitime.

 

Cette attitude a provoqué la colère de Denise Madina Duekoe, ancienne sous-préfète, préfète et conseillère culturelle à notre ambassade au Congo Brazzaville. Elle exhorte désormais les femmes et les jeunes à descendre dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Pour elle, le silence du préfet équivaut à un consentement tacite à l’inaction.

 

D’après elle, le préfet, représentant de l’État dans la préfecture, doit normalement garantir l’ordre public et protéger les citoyens. Il lui revient également de statuer sur les demandes de manifestation. Denise Madina Duekoe considère que son mutisme traduit soit une complicité, soit un refus déguisé.

 

Elle explique que parfois, certains préfets, par peur des raisons politiques,  contactent Bangui avant de prendre leurs décisions, attendant des instructions du pouvoir de Bangui. Mais parfois, les communications restent coupées, le ministre ne répond pas ou ordonne simplement de ne pas donner suite. Cette pratique abandonne totalement la population à son sort.

 

L’ancienne préfète souligne également l’aggravation de la situation humanitaire à Birao, où la population de réfugiés a explosé pour atteindre plus de 26 000 personnes, dépassant largement les 16 000 à 17 000 habitants de Birao. Cette disproportion crée une situation intenable qu’aucun pays ne peut gérer efficacement. Denise Madina Duekoe s’interroge sur les obstacles qui empêchent le gouvernement de répartir ces réfugiés vers d’autres localités comme Bambari, Berberati, Boda ou Mbaïki, une mesure qui permettrait un meilleur contrôle et une assistance plus efficace. Cette concentration excessive de déplacés dans une seule ville comme Birao, de surcroît située proche de la frontière soudanaise, génère également des problèmes de sécurité supplémentaires pour Birao, aggravant encore la situation déjà difficile pour les populations.

 

Denise Madina Duekoe affirme que la République centrafricaine n’appartient pas à un petit cercle de dirigeants. Le pays constitue un bien commun qui ne peut être confisqué ou traité comme un patrimoine personnel. Elle dénonce le pouvoir actuel comme un groupe restreint qui monopolise le pays et étouffe toute expression populaire.

Selon elle, la population doit se lever pour défendre son avenir et refuser la soumission. Le silence des autorités ne constitue pas une fatalité. Seule la mobilisation peut obliger les dirigeants à assumer leurs responsabilités et à protéger la vie des citoyens.

 

Cette prise de position de l’ancienne préfète intervient dans un contexte où la sécurité se détériore continuellement dans la Vakaga. Les populations attendent des réponses concrètes de leurs dirigeants, non des silences qui aggravent leur détresse….

 

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Centrafrique : Quand les microplastiques deviennent l’alibi d’une mendicité institutionnalisée

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Quand les microplastiques deviennent l’alibi d’une mendicité institutionnalisée

 

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Un tas de poubelle au quartier Combattant. CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les artères de nos corps circulent désormais des particules de plastique. Pendant que la science tire la sonnette d’alarme, Bangui transforme cette tragédie sanitaire en jackpot diplomatique.

 

Le poison invisible qui nous ronge

 

Les laboratoires du monde entier convergent vers une vérité glaçante : nous ingérons l’équivalent d’une carte bancaire en plastique chaque semaine. Ces microplastiques – fragments inférieurs à 5 millimètres – ont colonisé notre chaîne alimentaire avec une efficacité redoutable. Ils naviguent dans notre sang, s’installent dans nos poumons, franchissent la barrière placentaire pour atteindre les fœtus.

 

Même le Dr Sarah Konaté, toxicologue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ne mâche pas ses mots : “Ces particules véhiculent des perturbateurs endocriniens – phtalates, bisphénol A – qui dérèglent nos systèmes hormonaux. Les conséquences ? Cancers, infertilité, troubles neurologiques chez l’enfant”.

 

En Centrafrique, où la gestion des déchets relève du miracle quotidien, cette contamination prend des proportions dramatiques. Les cours d’eau charrient des monticules de sachets plastiques, les marchés en regorgent, les familles les utilisent faute d’alternative. Le pays produit annuellement plus de 50 000 tonnes de déchets plastiques, dont moins d’un % sont recyclés.

 

La stratégie du misérabilisme rentable

 

Devant ce constat alarmant, que fait le gouvernement centrafricain ? Il ouvre grand son carnet de doléances et part en tournée chez les bailleurs de fonds. Le scénario est connu : “Nous sommes un pays pauvre, fragile, les microplastiques menacent notre population vulnérable. Aidez-nous à sauver l’environnement !”.

 

Cette rhétorique de la détresse écologique fait mouche auprès des chancelleries occidentales, sensibilisées aux enjeux climatiques. Les millions pleuvent : Union européenne, coopération française, organismes onusiens… Tous débloquent des enveloppes conséquentes pour “l’urgence environnementale centrafricaine”.

 

Mais où disparaît cet argent ? Dans les circuits d’une administration opacity, entre études fantômes et missions d’expertise qui n’accouchent d’aucune solution concrète. La Centrafrique a érigé la mendicité internationale en art de gouverner, transformant chaque crise en opportunité financière.

 

Une loi de façade pour séduire les donateurs

 

Adoptée en 2020, l’interdiction des sachets plastiques devait marquer l’entrée du pays dans l’ère écologique. Cinq années plus tard, cette loi ressemble à un tigre de papier. Dans les marchés de Bangui : du Kilomètre 5 au grand marché central,  les sachets plastiques s’étalent sans complexe.

 

Interrogé sur cette situation, le ministre de l’Environnement Thierry Kamach botte en touche : “Nous travaillons sur les décrets d’application. Il faut du temps pour changer les mentalités”. Du temps, certes, mais surtout de la volonté politique qui fait cruellement défaut.

 

Car comment interdire sans proposer d’alternative ? Dans un pays où les routes non bitumées génèrent une poussière omniprésente, où l’eau potable reste un luxe, les sachets plastiques constituent l’unique rempart contre la contamination des aliments. Les vendeuses du marché central ne s’y trompent pas : “On nous dit d’arrêter les sachets, mais on nous donne quoi à la place ? Du vent ?”

 

Pendant que les autorités défilent dans les forums internationaux en brandissant leur engagement écologique, la population centrafricaine paie le prix fort de cette imposture. Les microplastiques continuent leur œuvre destructrice, s’accumulant dans les organismes, perturbant les équilibres biologiques.

 

L’impasse d’une gouvernance opportuniste

 

Le paradoxe centrafricain révèle les limites d’une gouvernance qui privilégie l’effet d’annonce sur l’action concrète. Imiter les législations occidentales sans s’adapter aux réalités locales conduit à l’impasse actuelle : des lois inapplicables qui servent d’alibi pour attirer les financements.

 

Cette stratégie du misérabilisme environnemental témoigne d’une conception déviante de la souveraineté. Au lieu d’assumer ses responsabilités devant sa population, l’État centrafricain préfère endosser l’habit du mendiant pour apitoyer la communauté internationale.

 

Les partenaires au développement, aveuglés par leurs propres agendas écologiques, alimentent ce système pervers en débloquant des fonds sans exiger de résultats tangibles. Cette complicité objective entretient un cycle de dépendance qui hypothèque l’avenir sanitaire du pays….

 

 

Armel Sayo : PCS, MDSP et OGDC dénoncent un possible assassinat politique

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Armel Sayo : PCS, MDSP et OGDC dénoncent un possible assassinat politique

 

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Monsieur Chancel Sokodé Ndeugbayi, Président du Parti du Changement social (PCS)

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les formations politiques et de la société civile, le PCS, la MDSP et l’OGDC , exigent la vérité sur la disparition de l’ancien ministre Armel Sayo.

 

Deux partis politiques et une organisation de la société civile accusent directement les autorités d’avoir enlevé Armel Sayo, ancien ministre devenu chef rebelle, disparu de sa cellule de l’OCRB dans la nuit du 7 au 8 juillet 2025. Le Parti du Changement Social, la Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple, ainsi que l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique pointent du doigt ce qu’ils qualifient d’enlèvement politique.

 

Selon le communiqué du PCS signé par Chancel Sekodé le 19 juillet, Armel Sayo aurait été égorgé par des mercenaires Wagner après son enlèvement. Le parti évoque des témoignages concordants sur l’enlèvement nocturne de l’ancien ministre par des éléments russes. Depuis douze jours, ni la famille, ni les avocats, ni l’administration judiciaire n’ont obtenu d’informations sur son sort.

 

L’OGDC, organisation de la société civile, dénonce un “acte visant à étouffer une vérité extrêmement délicate” et réclame des réponses sous 48 heures. L’ONG exige le retrait immédiat des mercenaires Wagner et des FACA de tous les centres pénitentiaires, estimant que ces missions relèvent exclusivement de la police judiciaire.

 

La MDSP, dirigée par Dr Dominique Désiré Erenon, élargit les accusations à la disparition simultanée de Nour Gregaza, co-détenu de Armel Sayo. Le parti évoque des risques de torture et rappelle qu’un détenu doit comparaître devant la justice, non disparaître sans explication.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’Armel Sayo occupait le poste de ministre de la Jeunesse et des Sports durant la transition de 2014, avant d’être nommé conseiller spécial chargé de la coordination de la Jeunesse Pionnière Nationale. Limogé de ses fonctions, il avait créé la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR) avant sa capture par les forces camerounaises et remis aux autorités centrafricaines.

 

Les deux formations politiques et l’organisation de défense des droits transforment cette affaire en test pour l’État de droit centrafricain. Elles dénoncent un système pénitentiaire de plus en plus contrôlé par des forces étrangères et questionnent l’indépendance de la justice. L’absence totale de communication officielle depuis douze jours alimente les soupçons d’élimination physique.

 

Le gouvernement fait face à une pression croissante pour produire des preuves de vie ou expliquer les circonstances de cette double disparition. Dans un pays où les disparitions forcées alimentent régulièrement les tensions, cette affaire teste la capacité des autorités à respecter les procédures légales, même pour leurs opposants les plus radicaux….

 

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Lycée Barthélémy-Boganda : Quand l’État tue ses propres enfants

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Lycée Barthélémy-Boganda : Quand l’État tue ses propres enfants

 

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Drame du lycée Boganda de Bangui, chargement des victimes dans une ambulance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’explosion meurtrière révèle un système éducatif à l’abandon et une gouvernance criminellement négligente.

 

Le 25 juin dernier, le lycée Barthélémy-Boganda s’est transformé en piège mortel. Trente jeunes Centrafricains sont morts, des centaines d’autres ont été blessés. Derrière cette tragédie se cache une vérité glaçante : l’État centrafricain a tué ses propres enfants par négligence.

 

Des murs qui tuent, des dirigeants qui se taisent

 

Les fissures béantes dans les murs du lycée n’étaient pas invisibles. Le transformateur électrique défaillant qui a explosé n’était pas un mystère. Le journaliste Christian Aimé Ndotah, ex-directeur général de la radio Centrafrique, l’avait dénoncé bien avant le drame. Le rapport de la protection civile confirme cette vétusté mortelle. Pourtant, le ministère de l’Énergie et l’ENERCA ont regardé ailleurs, préférant organiser des examens dans un mouroir plutôt que de sécuriser les lieux.

 

Eric Sorongopé –, gouverneur de Bangui, ose questionner “l’opportunité de travaux pendant les examens”. Cette phrase résume à elle seule l’aberration : on préfère risquer des vies plutôt que de reporter un calendrier. William Ndjapou, conseiller présidentiel, parle d’“événement imprévisible”. Mensonge. Cette explosion était aussi prévisible qu’une bombe à retardement.

 

Six mille candidats dans un piège

 

Entasser 6 000 jeunes dans un établissement inadapté, c’est programmer un massacre. Le ministère de l’Éducation a autorisé cette concentration humaine sans aucune mesure de sécurité. Pas de plans d’évacuation, pas d’exercices d’urgence, pas de respect des normes internationales. Juste l’indifférence bureaucratique face à la vie des étudiants.

 

Quand la panne s’est produite, cette masse humaine s’est retrouvée prise au piège. Les quelques aménagements cosmétiques dont se vante le gouvernement – clôtures et salles supplémentaires – sont dérisoires face à l’ampleur du problème. C’est comme mettre un pansement sur une hémorragie.

 

L’incompétence tue aussi

 

Les sapeurs-pompiers étaient à 200 mètres. Ils sont arrivés trop tard. Les hôpitaux ont été saturés au point d’envoyer 16 personnes vivantes à la morgue par erreur. Abel Assaï, directeur de l’hôpital communautaire, témoigne de la lenteur criminelle des services de sécurité.

 

Malgré une supposée “stratégie nationale de gestion des catastrophes”, l’État a brillé par son absence. Comme le dit justement Mongoume, ils agissent “comme un médecin après la mort”. Cette métaphore est cruelle mais juste : face à l’urgence, nos dirigeants sont des cadavres ambulants.

 

Museler les larmes

 

Arrêter le Dr Paul Crescent -Béninga,Gervais Lakosso  et l’avocat Mandéndjapou pour une marche en mémoire des victimes relève de la barbarie morale. Pendant qu’une manifestation similaire était autorisée à Bambari, Bangui subissait la répression. Message subliminal : pleurer nos morts est devenu un acte subversif.

 

Cette “diabolisation de la différence politique” dénoncée par Mongoume révèle un régime qui craint plus la vérité que la mort. Priver les familles d’un espace de recueillement, c’est ajouter la cruauté à l’incompétence.

 

Quand le silence tue

 

L’absence de “communicateur public officiel” pendant la crise a laissé les rumeurs enfler la panique. Les réseaux sociaux ont amplifié la terreur faute d’information officielle. Cette défaillance communication révèle un leadership fantôme, incapable de rassurer sa propre population en détresse.

 

La désinformation a prospéré dans ce vide, transformant une tragédie en chaos généralisé. Gouverner, c’est aussi savoir parler à son peuple dans l’épreuve.

 

Pas même un lieu pour pleurer

 

Bangui reste la seule capitale au monde sans cimetière national. Les 29 familles endeuillées n’ont même pas un lieu digne pour honorer leurs morts. Cette absence symbolise parfaitement l’incapacité de l’État à répondre aux besoins les plus élémentaires de ses citoyens.

 

Mongoume propose la création d’un cimetière national. Une évidence que le président Touadéra devrait saisir s’il lui reste une once d’humanité.

 

Verdict sans appel

 

Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement portent l’entière responsabilité de ce carnage. Infrastructures délabrées, surpeuplement criminel, absence de plans d’urgence, répression des consciences, silence face à la désinformation : tous les ingrédients de la tragédie étaient réunis.

 

Gouverner, c’est prévoir. Nos dirigeants ne font que colmater les brèches après les naufrages. Il faut rénover toutes les écoles, mettre en place de vrais plans d’urgence, libérer les leaders emprisonnés et créer ce cimetière national qui manque cruellement. Sans ces réformes immédiates, d’autres drames suivront inévitablement. Les 29 vies fauchées hanteront ce régime jusqu’à sa chute. Car un État qui tue ses enfants par négligence ne mérite pas de survivre….

 

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Mahamat Fara Ibrahim interpelle Touadera sur le drame de la Vakaga

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Mahamat Fara Ibrahim interpelle Touadera sur le drame de la Vakaga

 

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Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une lettre ouverte de monsieur Mahamat Fara Ibrahim  adressée au président Touadera dénonce l’abandon d’une région livrée aux groupes armés soudanais.

 

Mahamat Fara Ibrahim n’a plus de mots pour décrire ce que vit sa région. Ce fils du village de Boura, dans la commune de Ridina à Birao, a écrit le 13 juillet 2025 une lettre ouverte au président Faustin-Archange Touadera. Son message est simple : la Vakaga brûle et ses habitants meurent sous les coups de groupes armés venus du Soudan.

 

Les villages de cette préfecture du nord-est subissent depuis des années des pillages répétés. Les jeunes hommes sont assassinés, le bétail volé, les champs incendiés. Les femmes comme Amina Youssouf, agricultrice à Ouandja, ne peuvent plus cultiver leurs terres. “Nous ne pouvons plus aller dans nos champs. Les bandits nous menacent, brûlent nos récoltes. Comment nourrir nos enfants ?”, explique-t-elle depuis Birao.

 

Cette situation s’aggrave depuis 2019, date à laquelle les habitants ont alerté Bangui sur la nécessité de déployer des forces gouvernementales à la frontière soudanaise. Leur appel est resté sans réponse. L’escalade de la crise soudanaise en 2023, opposant le gouvernement de Khartoum aux Forces de soutien rapide, a empiré la situation. Les hommes armés traversent une frontière devenue passoire et sèment la terreur dans les villages centrafricains.

 

Fatima Ali, commerçante à Amdafock, observe ce phénomène au quotidien. “Nous voyons des hommes armés traverser la frontière comme s’il n’y avait aucun contrôle. Nos villages sont sans défense, et personne ne vient nous protéger“. Cette porosité permet aux groupes armés de massacrer et piller en toute impunité, profitant de l’absence totale de forces de sécurité.

 

Les conséquences sont terribles. Des villages entiers se vident de leurs habitants. Ouandja, Vokouma, Amdafock : les communes se désertent une à une. Les déplacés affluent par milliers à Birao, seule ville encore relativement sûre de la préfecture. Ils vivent dans des camps de fortune, sans nourriture, exposés aux intempéries et aux maladies.

 

Hawa Mahamat a fui Vokouma après l’incendie de son village. “Nous avons tout perdu. À Birao, nous dormons sous des bâches, sans nourriture ni soins. Nos enfants tombent malades, et nous n’avons rien“. Cette mère de famille fait partie des milliers de déplacés qui survivent dans des conditions précaires, pris en otage par des groupes armés que rien ne semble pouvoir arrêter.

 

Face à cette détresse, Mahamat Fara Ibrahim demande une réaction immédiate du gouvernement. Il réclame le déploiement de forces armées gouvernementales pour protéger les villages et une action d’envergure pour dissuader les groupes armés. Zara Issa, enseignante à Birao, partage cette urgence. “Nos élèves ne peuvent plus aller à l’école en sécurité. Nous avons besoin de protection, de soldats pour repousser ces criminels. Le gouvernement doit agir maintenant“.

L’auteur de la lettre va plus loin dans son avertissement. Si le gouvernement continue à ignorer ces appels au secours, les villageois pourraient prendre les armes pour se défendre.

 

“Si notre gouvernement continue toujours à faire la sourde oreille à ces cris, les villageois eux-mêmes prendront leur responsabilité pour assurer leur défense”, écrit-il.

 

Cette mise en garde pose une question fondamentale sur la capacité de l’État centrafricain à protéger ses citoyens. “C’est le moment de savoir si réellement on est dans un pays avec un gouvernement ou on ne l’est pas”, interroge Mahamat Fara Ibrahim. Cette phrase résume le sentiment d’abandon qui prévaut dans la Vakaga, où les habitants se sentent livrés à eux-mêmes face à la violence.

Mariam Abakar, leader communautaire à Birao, exprime cette lassitude générale. “Nous sommes fatigués de pleurer nos morts. Nous voulons vivre en paix, cultiver nos champs, élever nos enfants. Le président doit entendre ce cri.” La lettre de Mahamat Fara Ibrahim, portée par les voix des femmes de la Vakaga, constitue un ultime appel à l’action pour sauver une région au bord de l’effondrement….

 

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Crise dans le Secteur Forestier en RCA : Entre Fin de Contrat de la SGS et Menace d’Embargo de la CITES

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Crise dans le Secteur Forestier en RCA : Entre Fin de Contrat de la SGS et Menace d’Embargo de la CITES

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L’ex-député Augustin Agou, Directeur adjoint de la société forestière Timberland

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le mois de  Juin 2025 sonne comme un ultimatum pour la filière forestière. Entre le départ annoncé de la SGS et les menaces d’embargo international, l’industrie du bois tremble.

 

Dans les bureaux de la société Timberland, l’atmosphère est lourde. Augustin Agou, directeur général adjoint, ne cache pas son inquiétude : « C’est très, très inquiétant pour nous. » Cette phrase résume l’état d’esprit de toute une filière qui voit son avenir se jouer en quelques semaines.

 

Le secteur forestier centrafricain, deuxième employeur du pays après l’État, traverse l’une de ses crises les plus sérieuses. Deux épées de Damoclès pendent au-dessus de cette industrie qui fait vivre des milliers de familles : le départ imminent de la Société Générale de Surveillance et la menace d’un embargo de trois ans brandié par la CITES.

 

Quand le contrôleur quitte le navire

 

La SGS, cette multinationale suisse fondée en 1878, a décidé de mettre fin à sa mission en République centrafricaine. Son rôle ? Sécuriser les recettes d’exportation forestière et délivrer les documents indispensables au commerce international. Sans ces précieux papiers, impossible d’expédier une seule grume vers l’étranger.

 

Cette entreprise genevoise spécialisée dans l’inspection et la certification était devenue l’œil vigilant du gouvernement centrafricain sur ses exportations de bois. Son départ, prévu pour la fin de ce  mois, laisse un vide béant dans le dispositif de contrôle.

 

Les conséquences se dessinent déjà. Les sociétés forestières risquent de se retrouver dans l’impossibilité d’exporter leurs produits. Les containers s’accumuleront dans les ports, les contrats internationaux ne pourront être honorés, les revenus s’évaporeront.

 

L’emploi en première ligne

 

Derrière ces enjeux techniques se cache une réalité humaine. Quand SGS avait pris ses fonctions, elle avait embauché une partie des techniciens de BIVAC, son prédécesseur. D’autres avaient perdu leur emploi dans la transition. Aujourd’hui, l’histoire risque de se répéter.

 

Le secteur forestier emploie directement et indirectement des milliers de Centrafricains. Bûcherons, transporteurs, agents de contrôle, personnel administratif : toute une chaîne humaine dépend de cette industrie. La paralysie annoncée menace ces emplois déjà fragiles.

 

La course contre la montre

 

Face à l’urgence, le colonel Alfred Sepamio, directeur des forêts, tente de rassurer. Son ministère organise réunion sur réunion pour préparer la transition. Les termes de référence sont revus, les leçons des expériences passées analysées, les faiblesses des anciens contrats identifiées.

 

Cette agitation administrative masque mal l’improvisation. Pourquoi avoir attendu la dernière minute pour anticiper ce départ ? Les acteurs du secteur dénoncent un manque de transparence dans le processus de sélection du futur prestataire. Les critiques fusent sur la gestion de ce dossier sensible.

 

L’épée de Damoclès internationale

 

Comme si cette crise ne suffisait pas, une autre menace surgit de Genève. Le secrétaire général de la CITES, cette convention internationale qui régule le commerce des espèces menacées, a adressé une note glaciale au gouvernement centrafricain.

 

Le message est clair : normalisez votre exploitation forestière ou subissez un embargo de trois ans. Cette ultimatum révèle des pratiques irrégulières et une gouvernance défaillante qui ternissent l’image du bois centrafricain sur les marchés internationaux.

 

La diplomatie du rattrapage

 

Le ministre des Eaux et Forêts, Gervais Mbata, multiplie les initiatives pour éviter la catastrophe. David Wangando, point focal de la CITES en République centrafricaine, évoque les efforts récents du gouvernement. Les contributions en retard depuis 2011 ont enfin été réglées, rouvrant le dialogue avec l’organisation internationale.

 

Ces paiements tardifs en disent long sur la gestion chaotique du secteur. Quatorze ans de retard dans les cotisations obligatoires révèlent un laisser-aller qui coûte aujourd’hui très cher. La CITES a partagé ses griefs, les autorités analysent les documents, préparent leurs réponses. Mais le temps presse.

 

Un secteur à la dérive

 

Cette double crise révèle les maux profonds d’un secteur stratégique livré à l’improvisation. La mauvaise gouvernance, dénoncée depuis des années, rattrape enfin les responsables. Les dysfonctionnements s’accumulent, les solutions se font attendre.

 

L’industrie forestière centrafricaine se trouve aujourd’hui à un carrefour. Elle peut sombrer dans le chaos si les autorités échouent à gérer cette transition délicate. Ou renaître de ses cendres si cette crise devient l’occasion d’une véritable réforme….

 

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CENTRAFRIQUE : LA DISPARITION ORGANISÉE D’UN PRISONNIER EXTRADÉ À LA SAVEUR D’UN ASSASSINAT POLITIQUE.

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LA DISPARITION ORGANISÉE D’UN PRISONNIER EXTRADÉ À LA SAVEUR D’UN ASSASSINAT POLITIQUE.

 

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La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la journée du jeudi 17 juillet 2025, les centrafricains du monde entier sont secoués par une photo d’un PRISONNIER  qui heurte toutes les sensibilités et trés vite devenue virale sur les réseaux sociaux.

 

En effet, il s’agit d’une série de photos qui dépeint une scène post-crime où le corps inerte du commandant Armel Sayo arrêté par les autorités aéroportuaires camerounaises et extradé dans la capitale centrafricaine dans des conditions jugées opaques baignait dans une marre de sang.

 

D’emblée, le premier réflexe était de croiser les informations, de faire des recoupements parfois avec des organes de presse et même de recourir à de personnes ressources pour authentifier les images, reconstituer les circonstances du crime et de circonscrire les mobiles ou motivations.

 

Il apparaît important de souligner que même la famille et les avocats qui logiquement devraient situer l’opinion publique ne sont à mesure de fournir des informations fiables de nature à apaisée les inquiétudes.

 

La stratosphère était sous peu submergé d’un sentiment palpable de colère, de haine, de crainte, d’incertitude d’incompréhension, de doute…amplifié par le mutisme impérial voire complice des autorités de Bangui.

 

Devant le désarroi, certains compatriotes se sont érigés en experts de la police scientifique pour faire des analyses balistiques dignes des séries “Colombo” de Peter Falk des années 60 en calculant l’angle de vue, la position du photographe, les petits détails de la photo etc…

 

D’autres doués en informatique font recours à des logiciels adaptés pour geolocaliser, dater et même de confirmer la véracité de la photo ou de déceler s’il s’agit d’un grossier montage.

 

Au bout de 24 heures d’inertie, les autorités de Bangui s’illustrent comme d’habitude par un communiqué laconique, évasif et creux qui ne rassure.

 

Qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle ou pas et en absence de preuve de vie, cette disparition rappelle la precedente relative à la disparition tragique de l’ancien ministre Charles Massi en 2010 où le gouvernement de l’époque était dans la même posture de distraction de la population.

 

Au delà des rumeurs, qu’il soit mort ou vivant, il urge de rappeler que la rétention des informations liées à un crime et le fait de receler ou de cacher le cadavre d’une personne victime d’homicide ou décédée des suites de violences est constitutif d’une infraction pénale passible de lourdes peines de prison.

 

Cette disparition qui à mon avis ne sera pas la dernière ressasse la problématique des notions de justice et de l’extradition qui s’embourbent dans l’univers de la politique.

 

En outre, l’un des attributs d’un état de droit est l’obligation de ce dernier de rendre des comptes à sa population pour garantir sa quiétude car rassurer la famille dans de pareille circonstance est une nécessité qui s’impose.

 

Ressentant la même douleur de la famille Sayo, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pour donner une légitimité et de crédit au communiqué gouvernemental, pourquoi sa famille et ses avocats ne peuvent-ils pas le voir ?

2- Qu’est-ce que le pouvoir de Bangui perd t-il en fournissant la preuve réelle de vie ?

3- Si ce que nous craignons tous est avéré, l’assassinat de Sayo constitue t-il l’une des exigences du récent accord de paix de Ndjamena ?

4- À ce rythme de disparition de personnes sous protection judiciaire, combien de disparition synonyme d’assassinat comptabilisera le troisième mandat envisagé ?

 

Face à ce silence lourd d’émotions alors qu’il s’agit d’une vie humaine et suite au décryptage des faits et gestes des autorités deBangui, je vous prie de suivre mon regard…les Wagner l’ont certainement assassiné.

 

En tout état de cause et coincé entre le marteau et l’enclume, le pouvoir de Bangui n’a que deux options possibles :

– Donner de signes réels de vie,

– Remettre le cadavre à la famille.

 

En conséquence de ce qui précède, le gouvernement camerounais doit demander des comptes aux autorités de Bangui qui l’avait fourni des garanties nécessaires afin de faciliter l’extradition du 05 avril 2025.

 

Enfin, la victime étant un citoyen français, les autorités françaises doivent prendre leur responsabilité comme la tradition républicaine l’impose.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

Les chants des sirènes et le culte de personnalité ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 19Juillet 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

 

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Armel Sayo porté disparu : le BRDC exige des réponses

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Armel Sayo porté disparu : le BRDC exige des réponses

 

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Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’opposition dénonce l’enlèvement de l’ancien ministre Armel Sayo  de sa cellule au camp de Roux.

 

L’ancien ministre Armel Sayo a disparu dans des circonstances inquiétantes, provoquant une vive réaction du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016 (BRDC). Selon ce mouvement d’opposition, le commandant Armel Sayo  avait été enlevé le 7 juillet de sa cellule au Camp de Roux à Bangui et conduit à l’OCRB. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, il a été à nouveau enlevé par des éléments non identifiés avant d’être porté disparu.

 

Cette disparition intervient après l’arrestation de Sayo à Douala le 17 janvier 2025, puis son extradition vers Bangui où il fut placé en détention provisoire à l’Office Centrafricain pour la Répression du Banditisme (OCRB). Il avait ensuite été transféré au camp de Roux dans la capitale centrafricaine, où il était détenu jusqu’à son enlèvement.

 

Des images de l’ancien ministre Armel Sayo  ont circulé sur internet, montrant selon leurs auteurs un corps sans vie baignant dans le sang. Ces contenus, dont l’authenticité reste à établir, auraient alimenté les rumeurs sur un décès possible du commandant Sayo. Le BRDC affirme que ces vidéos ressembleraient au détenu.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas réagi officiellement à ces allégations. Seul le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a tenté de rassurer en affirmant que le détenu serait toujours vivant. Cette déclaration n’a pas suffi à apaiser les interrogations de la famille et des soutiens d’Armel Sayo.

 

Le BRDC réclame des éclaircissements immédiats sur l’état de santé et la localisation du commandant Armel Sayo. L’organisation exige également sa présentation à sa famille et à ses avocats, invoquant les droits fondamentaux des personnes en détention. Elle rappelle que la RCA a signé plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux protégeant les détenus, indépendamment des charges retenues contre eux.

 

Les accusations pesant sur Armel Sayo incluent des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, la rébellion et l’atteinte à la sûreté de l’État. Ces charges sont notamment liées à une attaque survenue à Markounda en février 2025, au cours de laquelle cinq soldats des Forces armées centrafricaines ont trouvé la mort.

 

Le coordinateur du BRDC appelle à une mobilisation pour faire respecter les droits du commandant Armel Sayo  et exiger la transparence dans cette affaire. Cette réaction de l’opposition intervient dans un contexte de tensions persistantes en République centrafricaine, où les accusations d’ingérence étrangère et de répression politique continuent de fragiliser les institutions. Alors que le pays se dirige vers des échéances électorales, la gestion de ce dossier pourrait peser sur la stabilité politique du pays.

 

L’affaire Armel Sayo s’inscrit dans une série d’événements qui questionnent l’état de droit en République centrafricaine. Les autorités n’ont pas encore fourni d’explications satisfaisantes sur la chronologie des événements du 7 au 8 juillet, laissant place aux spéculations et aux rumeurs. Cette opacité alimente les tensions et nourrit la méfiance envers les institutions judiciaires du pays…….

 

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Le PRNC dénonce un possible assassinat d’Armel Sayo et exige la libération immédiate de Nourd Gregaza

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Le PRNC dénonce un possible assassinat d’Armel Sayo et exige la libération immédiate de Nourd Gregaza

 

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Nourd Gregaza, Président du PRNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Parti pour le rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC),  sort de son silence après la découverte d’un corps sans vie  largement relayé sur les réseaux sociaux ce jeudi 17 juillet 2025.

 

Le Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine a publié ce vendredi un communiqué de presse accusant les autorités d’assassinat politique. L’organisation dénonce la découverte d’un corps aux traits similaires à ceux d’Armel Sayo, chef rebelle disparu depuis plusieurs jours.

Si cette identification se confirmait, le PRNC qualifierait l’acte d’assassinat prémédité, portant atteinte à la stabilité nationale. Le parti condamne ces pratiques qu’il juge d’un autre âge, visant à éliminer des responsables politiques et militaires par des moyens extrajudiciaires.

 

L’organisation politique rappelle que son président Nourd Gregaza reste détenu à l’Office Central de Répression du Banditisme depuis son enlèvement le 7 juillet au camp de Roux. L’homme avait été appréhendé en même temps qu’Armel Sayo dans des circonstances que le parti juge illégales.

 

Le PRNC tient le pouvoir pour responsable de la sécurité de son leader et menace de représailles en cas de préjudice. L’organisation exige la libération immédiate de Gregaza, faute de quoi elle promet d’entraîner le pays dans une escalade dont elle rejette la responsabilité sur le régime.

 

Le parti interpelle la communauté internationale, l’ONU, l’Union africaine et la CEEAC pour qu’ils interviennent et empêchent un embrasement. Il demande au gouvernement centrafricain d’abandonner sa stratégie d’éliminations ciblées et de garantir la sécurité des acteurs politiques.

 

Les militants et combattants du PRNC sont appelés à rester mobilisés, prêts à agir par tous les moyens si leur président n’est pas libéré rapidement. L’organisation prévient que si la voie du dialogue se ferme, elle empruntera celle que le régime lui impose.

 

Le communiqué se termine par un appel à la justice pour Armel Sayo et à la liberté pour Nourd Gregaza, au nom de la paix et de la nation centrafricaine….

 

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À Zemio, la communauté Zandé en colère contre le président Touadera

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À Zemio, la communauté Zandé en colère contre le président Touadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-pris-entre-les-deux-feux-la-population-de-zemio-fuit-en-masse-pour-rejoindre-la-republique-democratique-du-congo/deplacement-massif-de-la-population-de-zemio-vers-la-republique-democratique-du-congo/” rel=”attachment wp-att-89532″ data-wpel-link=”internal”>À Zemio, la communauté Zandé en colère contre le président Touadera
Déplacement massif de la population de Zemio vers la République démocratique du Congo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zemio, les Zandé accusent le président Touadera de laisser les mercenaires Wagner et les soldats FACA s’en prendre aux civils, provoquant une vive colère.

 

Dans la ville de Zemio, tout comme dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, la communauté Zandé est bouleversée par les violences attribuées aux mercenaires russes du groupe Wagner et aux éléments de Forces armées centrafricaines (FACA). Les habitants, en particulier les femmes et les familles, se sentent visés et abandonnés par le président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, qu’ils tiennent pour responsable de leurs souffrances.

 

Ainsi, au petit matin du 3 mai 2025, une mère de famille Zandé a partagé sa colère sur WhatsApp dans un message qui s’est vite répandu sur les réseaux sociaux. Elle a exprimé le désespoir de sa communauté, demandant pourquoi les Zandé sont attaqués et ce qu’ils ont fait pour mériter cela. Elle a accusé Baba Kongoboro d’envoyer les mercenaires russes du groupe Wagner et les soldats FACA, qu’elle dit proches de sa famille, pour tuer des civils. Elle a décrit la peur causée par les armes lourdes, les hélicoptères et les tirs qui détruisent les maisons et terrorisent les habitants de Zemio et d’ailleurs.

 

Cette mère a posé des questions directes. Elle a demandé pourquoi les assaillants n’affrontent pas les jeunes Zandé à mains nues, au lieu d’utiliser des armes puissantes pour bombarder les villages. Elle a dénoncé les morts, la destruction et la panique infligées à sa communauté, pointant du doigt le rôle du gouvernement dans ces actes. Ses mots reflètent un sentiment répandu parmi les Zandé : Touadera les a trahis en laissant des mercenaires russes agir contre eux.

 

Elle a aussi évoqué l’origine de Touadera, comme tout le monde le sait, est nigérienne. Touadera est du père nigérien et de mère centrafricaine. Mais cette mère de famille a dit que Touadera, né en Centrafrique, a grandi dans ce pays, a “bu pour la première fois de sa vie l’eau de Centrafrique”, mais se retourne maintenant contre son peuple pour le faire tuer. Cette accusation montre la profonde méfiance des Zandé envers le président Baba Kongoboro, qu’ils jugent déconnecté de leurs réalités et complice des violences.

 

La population centrafricaine reproche à Touadera son silence face aux drames du pays. Il ne s’exprime jamais sur les événements, que ce soit à Zemio, dans le Haut-Mbomou ou ailleurs en Centrafrique. La mère a dénoncé cette attitude, disant que Touadera laisse Wagner et les FACA tuer pendant qu’il “ferme sa bouche”. Ce silence renforce le sentiment d’abandon des Zandé.

 

En effet, depuis le 30 avril 2025, plus de 3 000 civils Zandé ont fui Zemio et les villages environnants pour chercher refuge en République démocratique du Congo. D’autres se sont rassemblés dans l’enceinte de l’église catholique de Zemio, formant un groupe de personnes déplacées en quête de sécurité. La ville est désormais presque vidée de sa population, à l’exception du quartier musulman où quelques habitants restent encore. Cette fuite massive illustre l’ampleur de la peur et du désespoir qui ont poussé les Zandé à abandonner leurs foyers.

 

Le conflit à Zemio mêle milices Zandé, mercenaires Wagner, FACA et la mission de paix de l’ONU (MINUSCA).

 

À l’approche des Élections de 2025, la fureur des Zandé pose des questions sur l’avenir de Touadera. Beaucoup pensent que le scrutin sera manipulé, avec des résultats fabriqués pour le maintenir au pouvoir. Un observateur centrafricain a qualifié l’élection du décembre prochain de “nomination”, affirmant que Touadera n’a pas besoin des votes des Zandé ni d’autres Centrafricains, car il contrôle les urnes….

 

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Pour le BRDC,  Le dialogue politique est  l’unique solution pour éviter le chaos en RCA

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Pour le BRDC,  Le dialogue politique est  l’unique solution pour éviter le chaos en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/les-leaders-du-brdc-apres-conferece-de-presse-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui
Photo de famille des leaders du BRDC après leur conférence de presse du vendredi 4 juillet 2025 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le leader de l’opposition centrafricaine réaffirme sa position : seule la discussion peut sauver le pays de la crise constitutionnelle.

 

Crépin Mboli-Goumba ne mâche pas ses mots. Lors de la conférence de presse de l’opposition du 4 juillet 2025 à Bangui, le Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a réitéré sa conviction : le dialogue politique demeure la seule voie capable de préserver la République centrafricaine du gouffre.

 

“Nous n’avons pas de plan B”, a-t-il déclaré avec fermeté devant les journalistes. Pour lui, cette position n’est pas un aveu de faiblesse, mais une démonstration de responsabilité face à l’ampleur de la crise qui menace le pays.

 

La RCA traverse une période d’incertitude institutionnelle. Les élections promises tardent à se concrétiser, les institutions républicaines montrent des signes de fragilité, et les questions de sécurité nationale ainsi que les accords avec des entités étrangères  alimentent les interrogations.

 

Mboli-Goumba rappelle que cette dégradation aurait pu être évitée. “Un dialogue organisé plus tôt aurait permis d’atténuer ces incertitudes qui menacent aujourd’hui l’existence même de la structure étatique moderne de la RCA”, explique-t-il.

 

Le leader de l’opposition n’épargne pas le chef de l’État. Il dénonce le refus persistant du Président de dialoguer avec l’opposition démocratique, une attitude qui risque selon lui de plonger le pays dans un vide constitutionnel.

 

Cette position présidentielle inquiète d’autant plus que la communauté internationale, États-Unis et Nations Unies en tête, a clairement exprimé ses doutes sur la faisabilité d’élections crédibles dans les conditions actuelles. “Sans dialogue, le Président risque de s’isoler de la communauté internationale et de ceux qui financent les élections”, prévient Mboli-Goumba.

 

Pour le dirigeant du BRDC, l’absence de dialogue représente bien plus qu’un échec politique. C’est un manquement envers les cinq millions de Centrafricains qui aspirent à la stabilité et à la paix sociale.

 

“Cette attitude constitue un affront à la nation”, affirme-t-il. Les retards dans l’organisation du dialogue fragilisent les institutions étatiques et érodent la cohésion sociale, créant un terreau propice à l’instabilité.

 

Mboli-Goumba rejette catégoriquement l’idée d’un “Plan B”. Pour lui, les plans alternatifs appartiennent à ceux qui cherchent à “confisquer le pouvoir d’État” au détriment des Centrafricains. Cette position reflète sa conviction que seule la voie démocratique peut garantir une sortie de crise durable.

 

Face aux dysfonctionnements de l’Autorité Nationale Électorale (ANE), le leader de l’opposition prône une approche constructive. Plutôt que de se contenter d’exiger des démissions, il propose une refonte complète des structures électorales à travers le dialogue.

 

Il cite l’exemple de la gestion électorale sous l’ère Patassé, où une approche de quasi-parité avait permis une meilleure transparence du processus électoral. “Le BRDC reste concentré sur un dialogue transparent pour protéger la RCA et son peuple”, précise-t-il.

 

Cette position du BRDC s’inscrit dans la droite ligne des appels internationaux pour un processus inclusif de résolution de la crise. La communauté internationale observe avec attention l’évolution de la situation centrafricaine et encourage les acteurs locaux à privilégier la voie du dialogue.

 

Pour Mboli-Goumba, cette convergence de vues entre l’opposition et la communauté internationale renforce la légitimité de sa démarche. Le dialogue n’est pas seulement une nécessité nationale, c’est aussi une attente internationale….

 

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Centrafrique : Le MLPC mobilise la jeunesse contre un retour à l’empire

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Le MLPC mobilise la jeunesse contre un retour à l’empire

 

Centrafrique.org/rca-la-candidature-de-martin-ziguele-a-la-prochaine-presidentielle-reveille-les-vieux-demons/martin-ziguele-750×500/” rel=”attachment wp-att-36620″ data-wpel-link=”internal”><a href=Martin Ziguélé tire la sonnette d’alarme : la Centrafrique croule sous une dette colossale” width=”450″ height=”334″ />
Martin Ziguelé, Président du MLPC, porte-parole du BRDC, député de Bocaranga 3, Membre de la commission finances à l’assemblée nationale

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face au spectre d’un empire en Centrafrique, le MLPC entraîne la jeunesse dans une lutte pour préserver la démocratie.

 

La République centrafricaine (RCA) est à un tournant critique, avec la menace d’un retour à un régime autoritaire évoquant l’empire autoproclamé de Bokassa. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dirigé par Martin Ziguélé, galvanise la jeunesse pour contrer cette dérive et préserver les acquis démocratiques. Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, Ziguélé, également porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dénonce les ambitions du président Faustin-Archange Touadéra, accusé de vouloir instaurer un pouvoir personnel.

 

Ziguélé rappelle l’histoire traumatique de la Centrafrique, caractérisée par le régime impérial de Bokassa, renversé en 1979 au prix du sang de la jeunesse. « Le MLPC est né dans ce combat pour la République », souligne-t-il, voyant dans les manœuvres actuelles de Touadéra un écho dangereux de cette époque. En modifiant la Constitution pour prolonger son mandat, Touadéra trahit, selon lui, son serment et menace de ramener le pays à une autocratie. Ces projets, soutenus par l’influence néfaste de Wagner et de la Russie, visent à consolider un pouvoir absolu, au mépris des principes républicains.

 

Face à ce danger, le MLPC mise sur la jeunesse, fer de lance de la résistance. Lors d’une manifestation organisée par le BRDC le 4 avril 2025, des milliers de jeunes ont défilé à Bangui, chantant l’hymne national à la place Boganda pour proclamer leur refus de la peur. « Plus de 90 % des manifestants étaient des jeunes », se réjouit Ziguélé, saluant leur engagement. Un « giga-meeting » est prévu le 31 mai 2025 dans un quartier populaire pour mobiliser davantage la population en faveur d’Élections transparentes et inclusives en décembre 2025.

 

L’influence russe, via Wagner, aggrave la situation. Ziguélé dénonce leur mainmise sur la mine d’or de Ndassima, dont les revenus (1,5 milliard de dollars par an) échappent à l’État, et sur le secteur des hydrocarbures via la société opaque Neptune Oil. Ces pratiques, qui ont conduit à des tensions avec le FMI et à une crise de trésorerie, fragilisent l’économie et entravent le développement. En outre, des campagnes de désinformation russes, relayées dans la région, cherchent à manipuler l’opinion, bien que certains médias centrafricains résistent.

 

Ziguélé inscrit cette lutte dans un contexte régional troublé, citant le Niger, où le président Mohamed Bazoum reste otage, comme un exemple des dérives autoritaires à combattre. Il appelle à une solidarité internationale pour contrer ce « nouvel impérialisme » et s’inquiète d’une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait déstabiliser la RCA.

 

En un mot, le MLPC, porté par la fougue de la jeunesse centrafricaine, se dresse contre le spectre d’un empire renaissant. Martin Ziguélé appelle à un sursaut démocratique pour préserver la République, dans un combat où la détermination des jeunes pourrait redessiner l’avenir de la Centrafrique….

 

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L’inflation atteint 2,1% en République centrafricaine selon la BEAC

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L’inflation atteint 2,1% en République centrafricaine selon la BEAC

 

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Siège de la BEAC à Bangui. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a publié son rapport économique trimestriel faisant état d’une progression de l’inflation en République centrafricaine. Le taux est passé de 1,1% en 2024 à 2,1% au mois de mars 2025, principalement sous l’effet de l’augmentation des prix des produits alimentaires.

 

Cette évolution intervient dans un contexte où la zone CEMAC enregistre une croissance économique de 2,9% pour l’année 2025, selon les données présentées lors de la dernière session du Comité national économique et financier (CNEF).

 

L’augmentation des prix concerne particulièrement les produits de consommation courante. Les statistiques indiquent une hausse de 3,2% sur douze mois pour les denrées alimentaires. Cette tendance s’observe depuis plusieurs mois consécutifs et affecte directement les conditions de vie des populations.

 

La BEAC attribue cette évolution à plusieurs facteurs structurels, notamment les difficultés d’approvisionnement et les contraintes logistiques qui persistent dans certaines régions du pays.

 

Malgré ces pressions inflationnistes, l’économie centrafricaine présente des signaux positifs. La croissance de la zone CEMAC s’établit à 2,9% contre 2,6% l’année précédente. La République centrafricaine contribue à cette performance à travers une amélioration notable dans les secteurs minier et commercial.

 

La masse monétaire a progressé de 15,8% selon les dernières mesures, témoignant d’une activité économique soutenue. Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, souligne que la stabilisation sécuritaire progressive et les investissements dans les infrastructures contribuent à cette dynamique.

 

Face à ces défis, les autorités centrafricaines étudient plusieurs options. Le ministre des Finances, Hervé Doba, a évoqué la préparation de mesures d’accompagnement sans en détailler le contenu. Les priorités identifiées incluent l’amélioration de la productivité agricole locale et la régulation des circuits de distribution des produits essentiels.

 

Le taux effectif global (TEG) a connu une baisse mais demeure à un niveau qui limite l’accessibilité au crédit pour de nombreux acteurs économiques. Cette situation constitue un frein au développement des activités productives locales.

 

L’évolution de la situation économique centrafricaine s’inscrit dans une tendance régionale de reprise progressive. La sous-région CEMAC affiche une résilience relative face aux défis économiques mondiaux.

 

Toutefois, la maîtrise de l’inflation demeure un enjeu prioritaire pour préserver le pouvoir d’achat des populations et maintenir la dynamique de croissance observée. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité des politiques économiques mises en œuvre.

 

Les détails sur cette inflation viendront dans nos prochains articles sur CNC.

 

**Données économiques clés :**

 

– Inflation RCA : 2,1% (mars 2025) contre 1,1% (2024)

– Croissance CEMAC : 2,9% (2025) contre 2,6% (2024)

– Augmentation des prix alimentaires : +3,2% sur un an

– Progression de la masse monétaire : +15,8%

 

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Revue de Melbet Côte d’Ivoire : Explorer les possibilités de paris, les idées et les avantages

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La plateforme Melbet Côte d’Ivoire se distingue comme une destination complète pour les utilisateurs à la recherche d’une expérience en ligne transparente et engageante. Connu pour son design intuitif, le site web assure une navigation facile, s’adressant à la fois aux nouveaux utilisateurs et aux utilisateurs expérimentés. Il offre une grande variété de fonctionnalités, allant des paris sportifs et des jeux de casino aux événements en direct et aux promotions, toutes conçues pour améliorer la satisfaction de l’utilisateur.

 

La combinaison de visuels vibrants et de pages à chargement rapide rend Melbet très convivial, tandis que sa compatibilité avec les ordinateurs de bureau et les appareils mobiles garantit l’accessibilité en déplacement. Melbet offre un environnement moderne et fiable que les utilisateurs peuvent explorer et apprécier.

Comment créer un compte chez Melbet

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  2. Cliquez sur le bouton d’inscription. Sur la page d’accueil, localisez et cliquez sur le bouton “Inscription”, situé dans le coin supérieur droit de l’écran. Cela vous redirigera vers la page d’inscription, où vous pourrez commencer le processus ;
  3. Remplir le formulaire d’inscription. Fournissez les informations requises dans le formulaire d’inscription. Il s’agit de votre nom complet, de votre adresse électronique, de votre numéro de téléphone et de votre devise préférée. Veillez à saisir des informations exactes afin d’éviter tout problème ultérieur ;
  4. Créez un mot de passe fort. Choisissez un mot de passe sûr pour protéger votre compte. Il est recommandé d’utiliser une combinaison de lettres majuscules et minuscules, de chiffres et de caractères spéciaux pour plus de sécurité ;
  5. Vérifiez vos informations. Vérifiez à nouveau toutes les informations que vous avez saisies pour vous assurer de leur exactitude. Une fois satisfait, cliquez sur le bouton “Inscription” pour confirmer votre inscription ;
  6. Effectuez votre premier dépôt. Une fois votre compte créé, connectez-vous et rendez-vous dans la section des dépôts pour approvisionner votre compte. Sélectionnez votre méthode de paiement préférée et terminez la transaction pour commencer à placer des paris ou à jouer à des jeux de casino.

Comment placer des paris chez Melbet

Placer des paris sur le site de Melbet Côte d’Ivoire est un processus simple et direct, conçu pour offrir aux utilisateurs une expérience de pari agréable et transparente. Que vous soyez un parieur chevronné ou un débutant, la plateforme vous permet d’explorer facilement les différents sports, événements et jeux sur lesquels vous pouvez parier. Suivez les étapes ci-dessous pour apprendre à placer votre premier pari sur Melbet :

 

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  4. Examinez les options de pari. Explorez les marchés de paris disponibles, les cotes et les types de paris proposés pour l’événement ou le match sélectionné ;
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Melbet prend également au sérieux le jeu responsable en mettant en œuvre des mesures conçues pour protéger ses joueurs. Ces mesures comprennent des options d’auto-exclusion, des limites de dépôt et l’accès à des ressources pour le jeu problématique. En encourageant la prise de conscience et en fournissant des outils pour gérer les habitudes de jeu, Melbet favorise un environnement de jeu solidaire et consciencieux, en donnant la priorité au bien-être de ses joueurs.

Service d’assistance à la clientèle

Melbet donne la priorité à la satisfaction de ses clients en offrant un service d’assistance à la clientèle complète et accessible. Les joueurs peuvent demander de l’aide par le biais de différents canaux, notamment le chat en direct, l’email et l’assistance téléphonique, ce qui garantit que l’aide est toujours à portée de clic ou d’appel.

 

De plus, Melbet inclut une section FAQ détaillée sur sa plateforme, offrant des solutions rapides aux questions les plus fréquentes. Cette ressource est particulièrement utile pour les utilisateurs qui recherchent des réponses immédiates sans avoir à contacter directement le support. En mettant l’accent sur le professionnalisme, la patience et la satisfaction des utilisateurs, l’équipe du support client reflète l’engagement de Melbet à fournir une plateforme de jeu fiable et centrée sur l’utilisateur.

 

Questions fréquemment posées

Qu’est-ce que Melbet et comment fonctionne-t-il ?

Melbet est une plateforme de paris en ligne offrant une variété de jeux, d’options de paris sportifs et de divertissements de casino. Les utilisateurs peuvent s’inscrire, déposer des fonds et placer des paris sur leurs jeux ou événements préférés.

Comment puis-je créer un compte sur Melbet ?

Pour créer un compte, visitez le site Web de Melbet, cliquez sur le bouton « Inscription » et remplissez les informations requises, telles que votre adresse électronique et votre mot de passe. Une fois ces informations complétées, votre compte sera prêt à être utilisé.

Quelles sont les méthodes de paiement acceptées sur Melbet ?

Melbet prend en charge plusieurs méthodes de paiement, y compris les cartes de crédit/débit, les portefeuilles électroniques et les crypto-monnaies. Consultez la section « Paiements » de la plateforme pour obtenir une liste complète des options disponibles dans votre région.

Melbet est-elle une plateforme sûre et sécurisée ?

Oui, Melbet utilise un cryptage avancé et des protocoles de sécurité pour garantir que les données et les transactions des utilisateurs sont protégées à tout moment.

Comment puis-je retirer mes gains ?

Pour retirer vos gains, connectez-vous à votre compte, allez dans la section « Retrait », sélectionnez la méthode de votre choix, entrez le montant et suivez les instructions à l’écran.

Comment choisir une plateforme de paris sportifs fiable en 2025

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Aujourd’hui, dénicher une plateforme paris sportifs fiable n’est plus un luxe.  C’est devenu une nécessité. Surtout si vous tenez à profiter de jeux en ligne comme Aviator sans avoir à vous méfier à chaque clic. Le problème? Il y a désormais plus de 300 sites sur le marché, tous en quête de votre attention. Et pour y parvenir, ils rivalisent de promesses. Mais derrière cet emballage séduisant, certaines plateformes cachent des pratiques bien moins reluisantes. Et quand on mise de l’argent réel, ce genre de surprise n’a pas sa place.

 

C’est justement pour éviter ce genre de piège que nous avons creusé le sujet, de façon concrète. À travers un comparatif bookmakers rigoureux, nous vous montrons comment repérer les signaux qui comptent vraiment : ceux qui séparent une plateforme sérieuse d’un site douteux.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/casino-11.jpg” data-wpel-link=”internal”>Guide 2025 : Choisir une plateforme de paris fiable

 

Vérifiez la licence et le statut légal

La première chose que vous devez faire quand vous découvrez un nouveau site ? Descendez tout en bas de la page d’accueil pour chercher le numéro de licence. Si vous ne le trouvez pas, ou s’il est caché quelque part, fermez l’onglet immédiatement.

 

Une licence paris sportif délivrée par une autorité reconnue (UKGC, MGA, Curaçao) est votre première ligne de défense. N’apprenez pas cela à vos  dépens quand vous avez eu des problèmes avec un site sans licence valide, impossible de récupérer vos gains, aucun recours possible.

Les différentes licences de paris sportifs :

 

  1. UKGC (United Kingdom Gambling Commission)

La licence britannique, c’est le Saint Graal. Quand vous voyez un site avec une licence UKGC, vous ne pouvez que dormir sur vos deux oreilles. Ils ont des exigences de dingue.

 

  1. MGA (Malta Gaming Authority)

Malte applique la réglementation européenne avec rigueur tout en restant accessible aux opérateurs internationaux. L’autorité maltaise supervise la protection des données, la sécurité des transactions et l’équité des jeux.

 

  1. Gibraltar Gambling Commission

Les standards britanniques en territoire d’outre-mer.

Gibraltar privilégie une réglementation basée sur les standards britanniques tout en offrant une souplesse accrue aux opérateurs globaux.

 

  1. Curaçao Gaming License

C’est la plus répandue mais variable. Curaçao délivre des licences via plusieurs sous-licences (CEG, Antillephone, Gaming Curaçao), créant des niveaux de qualité différents. Cette licence permet une grande flexibilité opérationnelle mais offre moins de protection aux joueurs que les régulateurs européens.

 

Les plateformes légitimement authentiques mentionnent toujours leurs informations de licence, y compris le numéro et l’organisme de réglementation compétent, sur leur site Internet. Pour être sûr, les vérifications directes peuvent être effectuées sur le site Internet de l’organisme de réglementation pour confirmer la validité de cette information.

 

Priorisez les mesures de sécurité renforcées

Un paris sécurisé commence par le cryptage SSL. Avant de vous lancer dans les jeux d’argent en ligne, prenez un instant pour vérifier les bases. Ce petit détail qu’on oublie trop souvent ? Le cadenas dans la barre d’adresse. C’est le signe que le site utilise un cryptage SSL, un bouclier numérique essentiel pour protéger vos données.

 

Certes, certaines démarches peuvent sembler fastidieuses au moment de l’inscription. Mais elles sont là pour une bonne raison : sécuriser vos informations personnelles et vos transactions. Les sites les plus sérieux appliquent les mêmes standards que les banques. Pas d’approximation possible quand il s’agit de sécurité.

Guide 2025 : Choisir une plateforme de paris fiable

 

Examinez les méthodes de paiement et la rapidité

Puisqu’on parle de confiance, penchez-vous aussi sur les méthodes de paiement paris disponibles. C’est un bon baromètre. Un site fiable vous laisse choisir : carte bancaire, portefeuilles électroniques comme Skrill ou Neteller, voire cryptomonnaie pour ceux qui aiment l’innovation.

 

Mais soyons honnêtes, ce que vous attendez vraiment, c’est de savoir quand vous allez pouvoir toucher vos gains. Les plateformes les mieux établies s’engagent généralement à traiter vos retraits dans un délai de 24 à 48 heures après validation du compte. Rien de plus frustrant qu’un argent bloqué sans explication.

 

Restez vigilant face aux sites qui dissimulent des frais surprises ou qui imposent des seuils de retrait astronomiques. Ces pratiques révèlent généralement une stratégie délibérée pour retenir vos fonds aussi longtemps que possible dans leurs coffres.

 

Décryptez les bonus et leurs conditions

Les fameux bonus inscription paris. Un bonus de 200% avec des conditions de mise à 50x, c’est du marketing, pas un cadeau. Les sites fiables expliquent clairement leurs conditions générales, les exigences de mise et les dates d’expiration. Prenez le temps de lire. Un bon bonus devrait avoir des conditions réalistes, pas des exigences impossibles à remplir.

 

Notre conseil ? Privilégiez les plateformes qui proposent des bonus modestes mais équitables plutôt que des offres spectaculaires avec des conditions impossibles.

 

Pour approfondir vos connaissances sur l’optimisation de vos gains aux paris sportifs, consultez ce guide complet qui complète parfaitement les conseils de sécurité que nous venons de voir

Expérience utilisateur : site web et application mobile

En 2025, toute plateforme qui ne dispose pas d’une application paris mobile performante accuse un retard considérable sur la concurrence. La plateforme fiable  doit être facile à naviguer, avec des temps de chargement rapides. Testez le ticket de pari, les mises à jour des cotes en direct, et la simplicité pour placer ou encaisser vos paris.

 

Si vous galérez pour placer un pari simple sur un match de l’équipe nationale, imaginez quand vous voudrez faire des paris plus complexes. L’interface doit être facile à utiliser, même pour votre grand-père. Les meilleurs sites proposent aussi des versions mobiles optimisées si vous n’aimez pas les applications.

Un service client accessible et réactif

Le service client, c’est votre bouée de sauvetage quand les choses tournent mal. Recherchez un chat en direct 24h/24 et 7j/7, un email réactif, et une FAQ claire.

 

Testez-les avec une question simple avant de commencer à parier sérieusement. S’ils mettent trois jours à répondre à une question basique, fuyez.Un mauvais service client veut dire des maux de tête garantis quand vous aurez un problème de paiement ou technique.

Avis d’utilisateurs réels et réputation

Les avis utilisateurs paris sont une mine d’or d’informations, mais attention aux faux commentaires. Il est possible de reconnaître les vrais des faux en lisant des forums spécialisés et des sites de revues indépendants.

 

Cherchez des retours sur Google, les réseaux sociaux, ou des sites de confiance. Voyez si les utilisateurs se plaignent de retards de paiement, de comptes gelés, ou de bonus truqués. Les vraies expériences sont souvent détaillées et nuancées.

 

Une plateforme avec une bonne réputation aura forcément quelques critiques négatives – c’est normal. Mais si vous ne voyez que des complaintes sur les mêmes problèmes, c’est un signal d’alarme.

Faites un comparatif intelligent

Pour faire un vrai comparatif bookmakers, ne vous contentez pas de regarder les cotes. Créez votre propre grille d’évaluation avec tous les critères importants : licence, sécurité, méthodes de paiement, bonus, service client, avis utilisateurs.

 

Prenez le temps de tester 2-3 plateformes avec de petits montants avant de vous engager sérieusement. C’est comme essayer une nouvelle voiture – vous ne l’achèteriez pas sans l’avoir conduite.

Les signaux d’alarme à ne jamais ignorer

Après toutes ces années, nous avons développé un radar pour détecter les sites paris légaux et les sites douteux. Voici les signaux qui doivent vous faire fuir immédiatement :

 

  • Pas de licence visible ou licence d’une autorité inconnue

Les numéros de licence sont souvent inventés ou font référence à des juridictions fictives. Impossible de vérifier la validité auprès des autorités de régulation officielles.

 

  • Site web amateur avec des fautes d’orthographe partout

Les traductions automatiques ratées trahissent le manque de professionnalisme. Interface utilisateur bancale avec des liens qui ne fonctionnent pas correctement.

 

  • Bonus délirants avec des conditions impossibles

Exigences de mise tellement élevées qu’elles rendent les gains impossibles à retirer. Conditions cachées dans les petits caractères qui annulent tous les avantages promis.

 

  • Pas de service client ou de réponses automatiques uniquement

Les demandes d’aide restent sans réponse pendant des semaines entières. Chat en direct inexistant ou redirigé vers des FAQ inutiles.

 

  • Méthodes de paiement louches ou uniquement crypto

Systématique des cartes bancaires traditionnelles et des virements sécurisés. Wallets cryptos obscurs exigés pour tous les dépôts et retraits.

 

  • Avis négatifs récurrents sur les mêmes problèmes

Forums remplis de témoignages d’utilisateurs frustrés qui n’arrivent pas à récupérer leurs fonds. Plaintes identiques qui se répètent depuis des mois sans résolution.

Guide 2025 : Choisir une plateforme de paris fiable

L’importance de la diversité des paris

La diversité n’est pas un luxe, c’est le standard. Elle révèle l’ambition d’une plateforme et son engagement envers ses utilisateurs. Parce qu’au final, pourquoi se contenter de moins quand on peut avoir tellement plus ?

 

Un meilleur site paris 2025 ne se contente pas de proposer les matchs de la Premier League. Il couvre le football sénégalais, les Lions de la Teranga, et une variété de sports et de marchés.

 

Vraiment dit, vous ne regretterez pas avoir le choix entre les paris classiques et des options plus innovantes. Certains sites proposent même des jeux comme Aviator qui ajoutent une dimension différente à l’expérience de pari. La diversité montre que la plateforme investit dans sa gamme de produits.

Conclusion : Pariez intelligent, pariez sûr

Choisir une plateforme de paris sportifs fiable en 2025, c’est bien plus que regarder les cotes ou les bonus d’inscription. C’est une décision qui peut faire la différence entre des années de plaisir et des mois de galère.

 

Vérifiez la licence d’application paris mobile, testez la sécurité, comparez les options de paiement, et lisez les vrais avis d’utilisateurs. Quand vous pariez sur un site sûr et transparent, vous protégez votre argent et vous profitez vraiment du jeu. Un pari intelligent commence par le choix d’une plateforme intelligente. Prenez le temps de faire vos recherches, vos futures gains vous remercieront.

Enquête exclusive : comment Touadera manipule l’Union européenne pour le financement du DDRR tout en contournant les conditions des occidentaux sur Wagner

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Enquête exclusive : comment Touadera manipule l’Union européenne pour le financement du DDRR tout en contournant les conditions des occidentaux sur Wagner

 

Enquête exclusive : comment Touadera manipule l’Union européenne pour le financement du DDRR tout en contournant les conditions des occidentaux sur Wagner
Les deux chefs rebelles, Sembé Bobo à gauche et Ali Darassa à droite lors de leur arrivée à Bangui pour la fête de l’accord de paix avec Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président Touadéra navigue entre les exigences européennes et la présence des mercenaires russes du groupe Wagner pour financer le désarmement des combattants rebelles de 3R et de l’UPC en Centrafrique.

 

L’accord de cessez-le-feu du 19 avril 2025 à N’Djamena entre le gouvernement centrafricain et deux groupes armés majeurs :  l’Union pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa et le mouvement 3R de Sembé Bobo,  devait relancer le processus de désarmement après treize années de guerre civile. Mais la mise en œuvre de ce Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement bute sur l’absence de financement national et les calculs politiques du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Pour tenter d’y faire face, le 3 juin 2025, Touadéra s’est rendu à Bruxelles pour négocier avec l’Union européenne. Les discussions portaient sur le financement des Élections, des projets comme la construction du pont sur la rivière Oubangui et prioritairement le DDRR des combattants de l’UPC et du 3R.

 

En réponse à la demande du roublard de Bangui, l’UE acceptait de financer le désarmement sous une condition ferme : aucune participation des mercenaires russes du groupe Wagner dans le processus. Touadéra a garanti aux Européens que l’accord restait sous contrôle gouvernemental centrafricain, avec la médiation du président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, excluant totalement Wagner.

 

Cette assurance était nécessaire pour débloquer les fonds européens, l’UE refusant tout financement impliquant des acteurs militaires extérieurs, particulièrement Wagner dont les opérations controversées en Centrafrique sont bien documentées. Touadéra est rentré à Bangui confiant d’avoir obtenu l’engagement conditionnel de Bruxelles.

 

Mais une fois rentrer à Bangui, la réalité a rapidement contredit ses promesses. Lors de la première réunion basée sur l’accord de N’Djamena à Bangui, des représentants du groupe Wagner menés par Dimitri Sytyi assistaient ostensiblement aux discussions. Cette présence violait directement les conditions européennes. Touadéra tentait de minimiser leur implication, mais l’influence Wagner en Centrafrique dépasse souvent celle du gouvernement dans certains domaines sécuritaires.

 

La situation s’est détériorée lors d’une seconde réunion à Bangui. Dimitri Sytyi a pris la parole pour exprimer ses doutes sur la viabilité de l’accord, affirmant qu’Ali Darassa et Sembé Bobo ne contrôlaient pas entièrement leurs combattants. Selon lui, les commandants de terrain pourraient ne pas respecter le cessez-le-feu ni le désarmement. Cette déclaration publique a alarmé Touadéra qui a immédiatement réprimandé Sytyi : « Ce que tu viens de dire n’est pas bon. Tu ne dois pas dire ça ici. Garde ça pour les réunions stratégiques ».

 

Cet échange a exposé la tension entre l’apparence de non-implication du groupe Wagner et leur influence réelle. Après la réunion, Touadéra a contacté Sytyi en privé, s’excusant et expliquant la nécessité de garder Wagner discret pour sécuriser le financement européen. Il a insisté : « Restez en coulisses, observez ce qui se passe et laissez-moi gérer le jeu.  Ce monde, je connais parfaitement et je sais comment je peux jouer ». Le président soulignait que la présence visible de Wagner risquait de compromettre le soutien financier de l’UE, essentiel au DDRR.

 

Cette tension a atteint son paroxysme lors des préparatifs de signature officielle de l’accord, initialement paraphé à N’Djamena. Une réunion clé s’est tenue le 10 juillet 2025 à la Cité des Chefs d’État à Bangui, réunissant Ali Darassa, Sembé Bobo, des ministres tchadien de la défense, et des diplomates incluant des représentants officiels russes. Conscient que la présence Wagner pourrait faire échouer le processus et compromettre le financement européen, Touadéra avait préalablement négocié avec Sytyi pour que le groupe reste en retrait.

 

Grâce à ces efforts, aucun mercenaire russes du groupe Wagner n’assistait à cette cérémonie de signature le 10 juillet, bien que des diplomates russes, en tant que représentants officiels, aient participé à l’événement. Cette absence stratégique de Wagner a permis à la cérémonie de se dérouler sans incident, renforçant l’apparence d’un processus conforme aux exigences européennes. Sur ce point, Touadera a marqué un point. Mais le jeu trouble de Wagner continue.

 

Ce jeu d’équilibriste entre Wagner et l’Union européenne s’est poursuivi avec le désarmement initial de 500 combattants UPC à Maloum, ville située à 55 kilomètres à l’est de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, le 12 juillet 2025. Malgré les assurances de Touadéra, des mercenaires russes du groupe Wagner, informés de la date du désarmement, se sont déployés à Maloum par hélicoptère et positionnés visiblement dans la zone.

 

Leur présence menaçait de faire dérailler le processus car la Minusca, chargée de soutenir le DDRR, a détecté la présence des mercenaires russes du groupe Wagner à Maloum. L’hélicoptère de la Minusca s’est vite atterri à Bambari avec toute la délégation comprenant les ministres centrafricains et tchadiens de la défense, des représentants de UPC et 3R, ainsi qu’Ali Darassa, la MINUSCA a refusé de se rendre à Maloum, invoquant la présence Wagner comme violation des termes convenus.

 

Des négociations frénétiques ont suivi. Des responsables militaires centrafricains et le chef d’état-major ont contacté Touadéra, qui a appelé Sytyi. Touadéra a réitéré la nécessité pour Wagner de se retirer pour garantir le financement européen, déclarant : « On joue un jeu pour que l’UE débloque les fonds ». Sous pression, Sytyi a ordonné aux mercenaires russes du groupe Wagner présents à Maloum de quitter et retourner à Bambari.

 

Après le départ des mercenaires russes de Maloum, l’hélicoptère de la Minusca décolle de Bambari pour Maloum pour la cérémonie symbolique de désarmement. Ali Darassa et d’autres chefs UPC ont remis des armes, dont trois armes collectives – deux lance-roquettes RPG7 et une mitrailleuse DKM -, 145 cartouches et 12 chargeurs, marquant la démobilisation de 18 combattants le 13 juillet, avec 27 autres prévus pour le 14 juillet. La délégation est ensuite retournée à Bambari, puis à Bangui.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont rapidement revenus à Maloum par hélicoptère après le départ de la délégation, soulignant leur influence persistante et le contrôle limité de Touadéra sur leurs actions. Cet incident expose une stratégie plus large : Touadéra tente de satisfaire l’UE en minimisant le rôle visible de Wagner tout en permettant leur implication en coulisses.

 

Le financement européen reste essentiel, mais l’importance stratégique de Wagner pour le gouvernement centrafricain, notamment dans la lutte contre les groupes armés, crée une dynamique complexe. La présence de diplomates russes, mais pas des mercenaires du groupe Wagner, lors de la réunion de signature de l’accord à la cité des chefs d’État à Bangui montre les efforts de Touadéra pour maintenir l’apparence d’un respect des conditions européennes.

 

Cet épisode ne représente que la première phase d’un processus complexe. Bien que le désarmement de l’UPC et du 3R constitue une étape vers la paix, les manœuvres de Touadéra pour sécuriser le financement européen tout en maintenant l’implication Wagner questionnent la viabilité du processus DDRR. La condition européenne d’exclure Wagner est claire, mais la dépendance de Touadéra envers le groupe complique son respect….

 

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Écouter ce que le député Évariste Ngamana a dit sur RFI à propos du drame du lycée Boganda. Une véritable tête vide

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Écouter ce qu’Évariste Ngamana a dit sur RFI à propos du drame du lycée Boganda. Une véritable tête vide

 

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Évariste Ngamana

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Évariste Ngamana, porte-parole du MCU, ridiculise son rôle par son incompétence juridique et factuelle sur la tragédie du lycée Boganda.

 

La tragédie du 25 juin 2025 au lycée Barthélemy-Boganda à Bangui, où un court-circuit dans des câbles électriques a provoqué une bousculade mortelle tuant 20 personnes, expose au passage l’inaptitude abyssale d’Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du Mouvement Cœurs Unis (MCU). Ses déclarations sur RFI, lors d’une interview avec Christophe Boisbouvier le 13 juillet dernier, sont un fiasco, mêlant ignorance juridique, approximations techniques et mensonges sur ses qualifications, confirmant qu’il est un imposteur indigne de représenter le parti au pouvoir, le MCU.

 

Évariste Ngamana a tenté d’expliquer l’enquête sur l’incident en déclarant que Thierry Patient Béndima, directeur général de l’ENERCA, serait « placé sous mandat de dépôt » si sa responsabilité était établie, sinon « il serait purement et simplement relâché ». Cette affirmation est une ineptie juridique. Le mandat de dépôt, ordonné par un juge d’instruction pour placer un suspect en détention provisoire pendant l’enquête, n’est pas une sanction postérieure à un verdict de culpabilité. En réalité, Béndima, arrêté le 26 juin 2025, a passé environ trois semaines en garde à vue à l’Office central pour la répression du banditisme, isolé dans une cellule, avant d’être transféré vers le 6 juillet 2025 à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, sous mandat de dépôt après audition par un juge d’instruction, selon la procédure pénale standard. Pourtant, Évariste Ngamana, qui se vante d’être juriste, ignore cette distinction élémentaire, apprise dès la première année de droit. Cette bourde est d’autant plus grave que son diplôme de maîtrise en droit a été dénoncé comme frauduleux par Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale et ancien secrétaire général de l’Université de Bangui. En 2007, alors que Ngamana tentait d’intégrer l’Assemblée nationale comme employé, Sarandji a certifié, après vérification, que sa maîtrise en droit privé était un faux diplôme, une affaire relayée par les médias nationaux en juin 2022 et connue de tous en Centrafrique. Évariste Ngamana, qui possède une licence mais pas de maîtrise, a acheté ce faux diplôme pour briguer un poste, révélant une malhonnêteté grave de sa part. Normalement, il devrait être arrêté et placé en mandat de dépôt comme il a lui-même dit.

 

Et ce n’est pas tout! Évariste Ngamana aggrave son cas en attribuant la tragédie à une « explosion du transformateur ». Cette affirmation est fausse : des rapports techniques confirment qu’un court-circuit dans des câbles électriques qui a causé une surcharge fatale. Cette erreur est lourde de sens; elle témoigne d’une négligence criminelle dans la vérification des faits. Un porte-parole compétent, surtout face à une crise nationale, devrait s’assurer de la précision de ses propos. Évariste Ngamana, lui, débite des inepties, insultant les victimes et leurs familles par son incompétence. Ses déclarations confuses et erronées sèment le chaos au lieu d’apporter la clarté attendue d’un haut responsable.

 

L’enquête sur Béndima, mentionnée dans la presse, montre que l’équipe dirigeante de l’ENERCA a été arrêtée pour négligence dans l’entretien des infrastructures électriques. Béndima, après une garde à vue prolongée, a été placé sous mandat de dépôt à Ngaragba, une étape que Ngamana semble incapable d’expliquer correctement. Ses propos embrouillés ridiculisent le MCU et trahissent un manque total de crédibilité. En minimisant l’incident et en accusant l’opposition, Ngamana esquive la responsabilité des autorités, notamment celle du ministère de l’énergie et du ministère de l’Éducation, dans cette catastrophe évitable.

 

Ngamana est un désastre ambulant, un tête vide dont chaque intervention discrédite davantage le MCU. Le maintenir à ce poste est une preuve du mépris du parti pour les Centrafricains, qui méritent des représentants capables de s’exprimer avec précision et honnêteté. La tragédie du lycée Boganda exige des comptes, pas des approximations d’un imposteur. Le MCU doit remplacer Ngamana par une voix compétente pour restaurer la confiance et honorer les victimes….

 

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Centrafrique : 1 mort et 2 blessés dans une explosion d’une mine anti-personnelle de Wagner à Zémio

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1 mort et 2 blessés dans une explosion d’une mine anti-personnelle de Wagner à Zémio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/victime-mine-anti-personnelle-de-wagner-a-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 1 mort et 2 blessés dans une explosion d'une mine anti-personnelle de Wagner à Zémio….
L’une des victimes de la mine-anti-personnelle posée par les mercenaires russes du groupe Wagner à Bero, un village situé à 15 kilomètres de Zemio, au sud-Est de la RCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une mine anti-personnelle posée par des mercenaires russes a explosé mardi à Biro, tuant un père de famille et blessant deux personnes.

 

Le 15 juillet 2025, un père de famille centrafricain a perdu la vie dans l’explosion d’une mine anti-personnelle russe à Biro, village situé à quinze kilomètres de Zémio, dans la sous-préfecture du Haut-Mbomou. L’homme, un réfugiés centrafricains fuyant les violence à Zemio pour aller s’établir à Nzapa, en République démocratique du Congo, revenait  dans son village, accompagnait de ses enfants pour récupérer leur récolte d’arachides abandonnée lors des combats qui ont secoué la ville entre avril et mai derniers.

 

Comme l’a expliqué précédemment, cette famille avait rejoint Nzapa, en République démocratique du Congo voisine, fuyant les affrontements entre miliciens Azandé et Forces armées centrafricaines appuyées par des mercenaires russes, des policiers, des gendarmes et des Casques bleus de la Minusca. Le retour progressif du calme à Zémio les avait convaincus de revenir récolter leurs cultures.

 

Alors qu’ils travaillaient dans les champs, le père et ses fils se sont dirigés vers une source d’eau en forêt pour se désaltérer. À quatre ou cinq mètres de son enfant, l’homme a heurté avec son pied un câble relié à une mine anti-personnelle posée par les mercenaires du groupe Wagner. L’explosion a tué instantanément le père. Ses  fils,  positionnés  a environ 4 à 5 mètres  de lui, ont été blessés par les éclats de la mine anti-personnelle. Les blessés, grièvement atteints, ont été évacués vers Nzapa, côté RDC  pour recevoir des soins.

 

Rappelons que les mercenaires russes avaient disséminé il y’a quelques jours ces engins explosifs autour de Zémio et dans des villages environnants pour piéger les miliciens Azandé. Placées dans les champs et sur les sentiers forestiers, ces mines menacent désormais les civils qui tentent de reprendre leurs activités agricoles. Notons qu’il y a quelques semaines, un couple avait déjà trouvé la mort dans des circonstances similaires près de Koumboli, situé entre 3 à 5 kilomètres de Zemio.

 

Ces dispositifs, initialement destinés à neutraliser les combattants, transforment aujourd’hui les zones rurales en pièges mortels pour les populations civiles. Les habitants de Zémio ne peuvent plus cultiver leurs terres ni emprunter les chemins habituels sans risquer leur vie. L’agriculture, principale source de revenus de la région, se trouve paralysée.

 

La MINUSCA doit intervenir rapidement pour déminer la zone et permettre aux populations de reprendre leurs activités sans crainte. Sans action urgente, ces mines continueront de faire des victimes parmi les civils qui n’aspirent qu’à retrouver une existence normale après des mois de violence….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

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Ndélé : après le président du tribunal, le médecin-chef devient la nouvelle cible du sultan et du sous-préfet

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Ndélé : après le président du tribunal, le médecin-chef devient la nouvelle cible du sultan et du sous-préfet

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : après le président du tribunal, le médecin-chef devient la nouvelle cible du sultan et du sous-préfet
Ibrahim Kamoun Senoussi, sultan-maire de Ndélé

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le sultan-Maire  de Ndélé, Senoussi Kamoun et le sous-préfet de Ndélé, Dieubeni Célestin Tebefra, s’attaquent maintenant au médecin-chef de l’hôpital de Ndélé après avoir massivement attaquer et mener des coups bas contre le président du tribunal.

 

Le magistrat, Président du tribunal  de Ndélé avait gagné le respect de la population par son intégrité professionnelle. Son opposition aux transactions foncières frauduleuses et son aide aux déplacés pour récupérer leurs biens avaient provoqué l’hostilité du sultan-maire et de son entourage. Sous la pression, le juge se trouve aujourd’hui à Bangui. Son retour reste incertain, bien qu’aucune décision officielle de mutation n’ait été prise.

 

Le Dr Arnaud Mborohoul, médecin-chef de l’hôpital de Ndélé, fait désormais l’objet d’une campagne de déstabilisation similaire. Des comptes fictifs sur les réseaux sociaux diffusent des messages anonymes l’accusant faussement d’insultes, de détournements financiers et de comportements humiliants. Les auteurs de ces attaques organisent des réunions familiales et communautaires, prétendant défendre “les fils et filles de Ndélé” contre un “étranger”. L’objectif consiste à créer un climat de défiance pour pousser la population à réclamer son départ.

 

Devant cette offensive, le Dr Arnaud Mborohoul maintient sa position sans fléchir. Il continue d’assurer ses fonctions normalement et ne manifeste aucun signe d’intimidation ou d’isolement. Les sources locales confirment sa détermination à ne pas céder aux pressions exercées contre lui. Le médecin-chef ignore délibérément les menaces et les rumeurs fabriquées à son encontre.

 

Cette stratégie, selon nos investigations,  permet au sultan et au sous-préfet de renforcer leur emprise sur l’hôpital, seule infrastructure sanitaire de la région, et de contrôler les ressources financières qui s’y rattachent. Leur rhétorique communautaire, articulée autour de réunions fermées et d’appels à défendre “la famille” ou “la communauté”, reproduit le schéma déjà appliqué contre le président du tribunal.

Les détails de nos investigations seront publiés dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Touadéra, regarde comment tes compatriotes centrafricains souffrent à l’étranger à cause du passeport

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Touadéra, regarde comment tes compatriotes centrafricains souffrent à l’étranger à cause du passeport

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-Une.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, regarde comment tes compatriotes centrafricains souffrent à l’étranger à cause du passeport
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les Centrafricains vivant hors du pays font face à des difficultés majeures pour renouveler leurs passeports. Sans accès aux services consulaires, ils doivent obligatoirement retourner à Bangui, ce qui crée des situations administratives complexes pour des milliers des centrafricains.

 

Partout dans le monde, des compatriotes centrafricains se retrouvent bloqués dans des démarches qui devraient être simples. Leurs documents d’identité arrivent à expiration, et aucune solution n’existe dans les ambassades pour les aider. Cette absence de services consulaires touche particulièrement les étudiants et les travailleurs établis à l’étranger.

 

Prenant le cas des étudiants centrafricains au Maroc qui vivent exactement cette situation. Plusieurs d’entre eux se retrouvent avec des documents expirés, dans l’impossibilité de régulariser leur statut. Ils ne peuvent plus effectuer de démarches administratives normales et vivent dans l’anxiété constante d’un contrôle de police. Le renouvellement de leur titre de séjour devient également problématique.

 

Cette situation contraste avec celle des autres pays africains. Au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal ou en République démocratique du Congo, les citoyens peuvent renouveler leurs passeports directement dans leurs ambassades ou consulats. Ces services diplomatiques prennent en charge les demandes et collectent même les données biométriques sur place.

 

La Centrafrique fonctionne différemment. C’est l’unique pays au monde qui fonctionne à l’envers des autres nations. Le passeport ne peut être délivré qu’à Bangui. Les demandes ne sont acceptées dans aucune ambassade, sauf en France où une mission exceptionnelle se déroule une fois par an – et encore, uniquement si des représentants de l’immigration se déplacent depuis la capitale centrafricaine Bangui. Dans tous les autres pays, aucun mécanisme officiel n’existe.

 

On ne sait même pas quel système guide cette approche. Quel est le problème pour délivrer les passeports dans les consulats et ambassades ? Quel est l’obstacle réel ? Cette situation reste floue et pose un vrai problème pour ce pays.

 

Les citoyens doivent donc voyager jusqu’à la capitale centrafricaine, souvent à leurs propres frais, pour obtenir ce document pourtant indispensable à leur vie quotidienne à l’étranger.

 

Un Centrafricain établi aux Émirats arabes unis décrit sa situation difficile :

 

« Je ne sais plus comment décrire ma situation, mais c’est catastrophique. Mon passeport expire et j’ai entamé les démarches depuis des mois sans succès. Je réside aux Émirats arabes unis et, pour le moment, la situation n’est pas facile pour débourser des centaines de mille juste pour un passeport. Je me demande bien ce qui ne marche pas dans la tête des autorités centrafricaines. C’est très pathétique de voir ses compatriotes vivre dans des situations irrégulières à cause de fins purement politiques. Un État qui s’en fout de ses citoyens… je ne sais plus comment le décrire, mais vous commencez à nous pousser à bout ».

 

Ce témoignage rejoint celui d’autres Centrafricains installés au Maroc, en Turquie, en Tunisie, au Canada ou en Afrique du Sud. Tous dénoncent l’absence totale de services consulaires pour le renouvellement de leurs pièces d’identité. La plupart se retrouvent bloqués, sans solution, et risquent de perdre leur statut légal dans leur pays de résidence.

 

Le coût financier représente un obstacle supplémentaire. Un renouvellement de passeport nécessitant un aller-retour à Bangui peut coûter entre un et deux millions de francs CFA. Cette somme inclut le billet d’avion, l’hébergement, les frais administratifs et les dépenses imprévues. Pour des étudiants ou des travailleurs aux revenus modestes, cette dépense reste inaccessible.

 

Tant qu’aucune réforme du système ne sera mise en place et que les services consulaires ne seront pas organisés efficacement, la diaspora centrafricaine continuera de subir un traitement différent de celui accordé aux ressortissants des autres pays africains. Cette situation administrative crée une inégalité de traitement qui pénalise directement les citoyens centrafricains établis à l’étranger….

 

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Dr Erenon dénonce : “Wagner a confisqué l’armée centrafricaine”

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Dr Erenon dénonce : “Wagner a confisqué l’armée centrafricaine”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/capture-ecran-lors-de-passage-de-docteur-erenon-a-tele-sud.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/capture-ecran-lors-de-passage-de-docteur-erenon-a-tele-sud-450×247.jpg” alt=”Dr Erenon dénonce : “Wagner a confisqué l’armée centrafricaine”” width=”450″ height=”247″ />
Docteur Dominique Désiré ERENON sur le plateau de télévision TélésudDocteur Dominique Désiré ERENON sur le plateau de télévision Télésud

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Dr Erenon accuse Wagner de démanteler la souveraineté militaire centrafricaine et d’humilier l’armée nationale sous le regard passif des autorités centrafricaines.

 

Le Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), ne mâche pas ses mots. Dans une interview accordée à Global Africa Télé-Sud, ce constitutionnaliste livre un réquisitoire sans concession contre la présence de Wagner en République centrafricaine.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra peut se targuer d’avoir amélioré la sécurité. Mais Erenon déconstruit cette version officielle : derrière cette soi-disant amélioration se cache une capitulation militaire. La présence simultanée de Wagner, de la Minusca et des forces rwandaises prouve que le gouvernement a abandonné sa mission régalienne. Plus grave encore, il a bradé la souveraineté nationale.

 

Le diagnostic d’Erenon est implacable : Wagner a pris le contrôle total des opérations militaires, réduisant les officiers supérieurs centrafricains au rang de figurants. “La chaîne de commandement militaire est passée sous l’emprise de Wagner”, dénonce-t-il. Cette mainmise étrangère transforme l’armée centrafricaine en auxiliaire de Moscou.

 

La comparaison avec le Mali est édifiante. Là-bas, l’armée nationale est devenue “supplétive” de Wagner. La Centrafrique emprunte la même voie dangereuse. Les Forces armées centrafricaines (FACA), pourtant compétentes et bien formées, se retrouvent humiliées par cette tutelle étrangère. Les gendarmes subissent le même traitement dégradant.

 

“Il faut confier la sécurité à des mains expertes nationales”, martèle Erenon. Mais le pouvoir a choisi la facilité : confier les clés du pays à des mercenaires russes. Cette décision compromet durablement l’avenir militaire de la Centrafrique.

 

Cette dépendance envers Wagner alarme le constitutionnaliste. Elle consolide l’emprise russe au détriment des institutions nationales. L’armée centrafricaine perd son âme, sa fierté et sa raison d’être. Wagner ne se contente pas d’opérer en Centrafrique : il colonise militairement le pays.

 

Erenon exige une révision complète de la stratégie sécuritaire. Il faut arracher les forces nationales à cette subordination humiliante. Cela nécessite un renforcement massif des capacités de l’armée centrafricaine, pour qu’elle retrouve sa dignité et protège le territoire sans béquilles étrangères.

 

Cette charge, portée par son expertise constitutionnelle, révèle les dangers d’une souveraineté militaire sacrifiée. Un sacrifice d’autant plus dramatique dans un pays déjà meurtri par des décennies de crises. Pour Erenon, la Centrafrique vit un moment de vérité : accepter la vassalisation militaire ou reconquérir son indépendance….

 

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Pour un citoyen centrafricain meurtri :  publié dans le cadre d’un appel à la mémoire républicaine

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Pour un citoyen centrafricain meurtri :  publié dans le cadre d’un appel à la mémoire républicaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/B.BOGANDA-EN-FAMILLE-EN-1958-A-BANGUI.-M.B.BOSSIN.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour un citoyen centrafricain meurtri : publié dans le cadre d'un appel à la mémoire républicaine
Le Président fondateur de la République centrafricaine, monsieur Barthelemy Boganda , ici en FAMILLE, EN 1958, À BANGUI. Photo fournie par M.B.BOSSIN.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Zomasselet Yanoy livre un témoignage émouvant sur l’état de la République centrafricaine aujourd’hui.

 

Dans un élan de détresse et d’espoir, Zomasselet Yanoy, citoyen centrafricain, a choisi de s’adresser directement à l’esprit de Barthélemy Boganda, père fondateur de la République centrafricaine. Cette lettre, écrite depuis Bangui, traduit l’angoisse d’un peuple face aux défis actuels de son pays. L’auteur puise dans la mémoire du premier président pour exprimer ses inquiétudes sur l’évolution politique et sociale de la nation. Voici son témoignage intégral.

 

À l’esprit du feu Barthélemy Boganda,
Président fondateur de la République Centrafricaine,
Depuis les hauteurs de l’Orient éternel.

 

Objet : Appel d’un peuple en détresse

 

Feu Président,

Depuis les profondeurs de la souffrance, je vous écris avec le cœur lourd et l’âme en feu. Vous qui avez rêvé d’une République fraternelle, vous qui avez semé les graines de la dignité, je vous implore : veillez sur nous.

Votre cri “Zo Kwe Zo”,  tout homme est un homme,  est aujourd’hui étouffé par les dérives du pouvoir. Le Président Touadéra, après avoir modifié la Constitution en 2023, prétend à un troisième mandat de sept ans, soutenu par une coalition qui veut le réélire à 99,9 %. Ce pouvoir, concentré entre les mains d’un cercle restreint, instrumentalise les institutions, divise le peuple, et piétine les principes républicains.

Les souffrances de notre peuple sont innombrables. Actuellement, 2,4 millions de Centrafricains – soit 37,5 % de la population – ont besoin d’une aide humanitaire urgente. L’insécurité, les déplacements forcés, la faim, le manque d’eau, l’absence de soins, et l’oubli des plus vulnérables sont notre quotidien. Les ressources sont pillées, les voix dissidentes réduites au silence, et l’espoir s’efface.

Feu Président, nous avons besoin de votre lumière. Que votre esprit souffle sur les consciences endormies, que votre mémoire réveille les dirigeants, et que votre vision rallume la flamme de la justice.

Centrafrique n’est pas morte. Elle est blessée, trahie, mais elle respire encore. Et tant qu’un enfant prononcera votre nom avec foi, il y aura une chance de renaissance.

Veillez sur nous,
Veillez sur la République,
Veillez sur l’idéal que vous avez porté.

 

Par un citoyen centrafricain,
Depuis la terre meurtrie.

Fait à Bangui le 15 juillet 2025
Zomasselet YANOY

 

Cette lettre, dans sa simplicité, porte en elle la voix d’un peuple qui refuse de sombrer dans l’oubli. Les mots de Zomasselet Yanoy résonnent comme un appel à la conscience collective, un pont tendu entre les générations pour que l’idéal de Barthélemy Boganda continue de guider les pas de la nation centrafricaine….

 

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Plan Finances Publiques 2025-2027 : Une réforme peut-elle réussir dans un système rongé par l’impunité  totale en Centrafrique ?

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Plan Finances Publiques 2025-2027 : Une réforme peut-elle réussir dans un système rongé par l’impunité  totale en Centrafrique ?

 

Plan Finances Publiques 2025-2027 : Une réforme peut-elle réussir dans un système rongé par l’impunité totale en Centrafrique ?
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, où corruption et détournements structurent la gouvernance depuis des années, le nouveau plan Finances  peut-il réellement produire un changement durable ?

 

Présenté officiellement à Bangui par le ministre des finances Hervé Ndoba, le Plan Finances Publiques RCA 2025 – 2027 vise à moderniser la gestion budgétaire du pays. Huit axes stratégiques ont été annoncés par le ministre des Finances, Hervé Ndoba, allant de la mobilisation des recettes à la digitalisation du système de dépenses publiques. Doté d’un financement initial de 21,4 millions d’euros, le programme entend marquer une rupture avec la gestion opaque des fonds publics.

 

Mais cette volonté affichée entre en contradiction avec neuf années d’impunité généralisée. Aucun ministre du gouvernement, aucun cadre de l’État, y compris certains fonctionnaires  n’ont  été poursuivi pour détournement, alors que les témoignages d’enrichissement illicite, du détournement massif, , de fausses facturations et de caisses parallèles s’accumulent. L’administration publique centrafricaine est minée par un système informel de prédation, où les fonctions sont utilisées à des fins personnelles, sans mécanisme de contrôle réel.

 

Depuis des années, la chaîne de la dépense en République centrafricaine est régulièrement contournée. Des avances non justifiées, des missions fictives, des marchés publics attribués sans appel d’offres et des doubles paiements sont signalés, sans qu’aucune mesure disciplinaire ne suive. Dans plusieurs ministères, les responsables de la comptabilité générale ont signalé des irrégularités graves, restées sans suite. Ces pratiques sont rendues possibles par l’absence de contrôle indépendant et l’instrumentalisation des institutions de vérification.

 

Le ministre Hervé Ndoba  évoque une boussole pour orienter les finances publiques. Mais une boussole sans gouvernance équitable, sans justice ni sanctions, reste un simple objet symbolique. Dans un tel contexte, la transparence budgétaire ne peut pas reposer uniquement sur des outils numériques.

 

Au Rwanda par exemple, les réformes engagées dans la gestion budgétaire s’appuient sur des fondements solides : tolérance zéro face à la corruption, inspections permanentes et sanctions systématiques. Le système IFMIS (Integrated Financial Management Information System) est utilisé pour tracer toutes les dépenses en temps réel. En 2022, plusieurs hauts fonctionnaires ont été arrêtés pour mauvaise gestion. Ce climat de responsabilité renforce la crédibilité de toute réforme budgétaire.

 

Au Sénégal, la plateforme SUNU Budget permet aux citoyens de suivre l’exécution des dépenses publiques. Les rapports d’audit sont accessibles en ligne, et des organisations de la société civile participent activement au suivi. Bien que la justice sénégalaise reste parfois critiquée pour son inégalité de traitement, des ministres ont été interrogés publiquement et certains dossiers sensibles ont été ouverts.

 

Ces pays montrent que la technologie seule ne suffit pas. La réforme n’est crédible que si elle s’accompagne d’une volonté politique ferme, de mécanismes de contrôle indépendants, et surtout de sanctions effectives contre les gestionnaires fautifs.

 

Dans un pays où l’impunité est devenue norme de gestion, chaque réforme annoncée suscite la méfiance. Le système actuel fonctionne comme une économie parallèle intégrée à l’État : les fonctions publiques sont détournées, les postes achetés ou attribués en échange de loyauté politique, et les ressources détournées sans poursuite. Ce mode de gouvernance ne relève plus seulement d’un dysfonctionnement administratif mais constitue un système de prédation institutionnalisé.

 

Tant que les institutions de contrôle ne sont ni autonomes ni appliquées, tant qu’aucune sanction n’est prise contre les auteurs de malversations identifiés, aucun plan – aussi technique ou soutenu par des bailleurs – ne pourra inverser la tendance. La transparence ne peut pas cohabiter avec l’impunité.

 

Soumis à une crise de gouvernance profonde, le Plan Finances Publiques 2025-2027 peut-il être autre chose qu’un document de communication destiné aux partenaires extérieurs ? À quelles conditions la République centrafricaine pourrait-elle enfin rompre avec un système budgétaire fondé sur le vol organisé… ?

 

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Tragédie du lycée Barthélemy Boganda : la Protection civile pointe un manque de coordination gouvernementale

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Tragédie du lycée Barthélemy Boganda : la Protection civile pointe un manque de coordination gouvernementale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/foule-en-fuite-au-lycee-boganda-lors-dun-court-circuit.jpg” data-wpel-link=”internal”>Explosion au lycée Boganda de Bangui : les communicants du régime tentent de rejeter la faute sur l’opposition
La foule des élèves au lycée Barthelemy Boganda de Bangui ce mercredi 25 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La catastrophe du 25 juin 2025 au lycée Barthélemy Boganda à Bangui continue de faire des remous. L’explosion d’un transformateur électrique, qui a provoqué une bousculade mortelle parmi les candidats au baccalauréat, a exposé des problèmes profonds dans la gestion des urgences en Centrafrique. Thomas Djimassé, directeur général de la Protection civile, ne mâche pas ses mots : le gouvernement a failli à sa mission de coordination.

 

Dans un entretien accordé à la radio Ndékè Luka, Djimassé a pointé du doigt l’absence de collaboration entre les différentes institutions lors de cette tragédie. L’explosion du transformateur, survenue pendant une intervention de la société nationale d’électricité ENERCA, a semé la panique parmi les 5 311 élèves présents pour les épreuves. La situation s’est aggravée avec l’arrivée en masse des parents et des riverains inquiets.

 

« Il y a un manque arrière de coordination entre les acteurs de la gestion des catastrophes en Centrafrique. Et c’est un exemple palpable de ce qui s’est passé au lycée Barthélemy Boganda », a déclaré le responsable. Cette absence de coordination a directement impacté l’efficacité des secours sur le terrain.

 

Les équipes de la Protection civile ont été prises au dépourvu. Arrivées en même temps que la foule, elles n’ont pas réussi à sécuriser les lieux ni à organiser une intervention ordonnée. « Nos équipes sont arrivées, mais face à la foule, nos équipes n’avaient même pas pu intervenir », explique Djimassé. L’absence d’un plan de coordination préalable a rendu impossible le contrôle de la situation.

 

Cette défaillance organisationnelle a empêché l’établissement d’un périmètre de sécurité et d’une réponse structurée. Les secours se sont retrouvés dépassés par les événements, incapables de gérer efficacement l’évacuation des victimes et la gestion de la panique générale.

 

Certes, des réunions ont eu lieu les 25 et 26 juin pour mobiliser les différents acteurs, mais Djimassé regrette que l’accent ait été mis sur la réaction plutôt que sur l’anticipation. « On a voulu guérir au lieu de prévoir », affirme-t-il. Cette approche réactive plutôt que préventive a limité l’efficacité de la réponse d’urgence.

 

Le manque de coordination entre la Protection civile, les services de santé et les autorités nationales a empêché une intervention rapide et organisée. Bien que les ambulanciers aient participé à l’évacuation des victimes vers l’hôpital de Bimbo, l’arrivée désordonnée des secours a ajouté à la confusion générale.

 

Pour Djimassé, cette tragédie révèle un problème structurel dans la gestion des catastrophes en Centrafrique. L’absence de collaboration efficace entre les institutions gouvernementales handicape la capacité du pays à répondre aux crises. Cette situation appelle à une réforme urgente des mécanismes de coordination interinstitutionnelle.

 

La tragédie du lycée Barthélemy Boganda, qui a coûté la vie à plusieurs élèves, devient ainsi un cas d’école sur les défaillances du système. L’appel de la Protection civile à une meilleure organisation résonne comme un avertissement : sans coordination, le pays reste vulnérable face aux catastrophes futures….

 

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Le conseil consultatif de la jeunesse : une véritable marionnette du pouvoir

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Le conseil consultatif de la jeunesse : une véritable marionnette du pouvoir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/conference-de-presse-des-presidents-des-arrondissements-de-la-jeunesse-CNJ-Photo-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>conférence de presse des présidents des arrondissements de la jeunesse CNJ Photo CNC conference-de-presse-des-presidents-des-arrondissements-de-la-jeunesse-CNJ-Photo-CNC POSITION DU COLLECTIF DES PRESIDENTS DES CONSEILS D’ARRONDISSEMENTS FACE A LA FAMEUSE DECISION DU BUREAU EXECUTIF DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE.
conférence de presse des présidents des arrondissements de la jeunesse CNJ Photo CNC conference-de-presse-des-presidents-des-arrondissements-de-la-jeunesse-CNJ-Photo-CNC POSITION DU COLLECTIF DES PRESIDENTS DES CONSEILS D’ARRONDISSEMENTS FACE A LA FAMEUSE DECISION DU BUREAU EXECUTIF DU CONSEIL NATIONAL DE LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mickaël Kikobé, ancien président du Conseil national de la jeunesse, affirme que le conseil consultatif de la jeunesse, créé par le ministre de la Jeunesse, sert les intérêts du pouvoir en Centrafrique.

 

En effet, lors de l’émission politique Patara sur la radio Ndékè Luka, Mickaël Kikobé, ancien président du Conseil national de la jeunesse, dans ses propos,   soutient que cet organe remplace le Conseil national de la jeunesse pour écarter les voix critiques. La mise en place du conseil consultatif découle d’un acte du ministère, un processus que Mickaël Kikobé qualifie d’anticonstitutionnel. La nouvelle constitution réserve au pouvoir législatif la création d’organes consultatifs auprès du gouvernement. Cette initiative du ministre de la Jeunesse reflète une volonté claire du régime. Mickaël Kikobé insiste : des jeunes manipulables intègrent cet organe pour faciliter le contrôle du pouvoir. La dissolution du Conseil national de la jeunesse, structure fédératrice, pave la voie à cette mainmise.

 

Lazare Kianzi, observateur de la vie sociopolitique, renforce cette vision. Il déclare que le système en place maintient les jeunes dans un état de faiblesse. Le régime profite de cette vulnérabilité pour asseoir son autorité. Kianzi affirme que des jeunes reçoivent des responsabilités pour pérenniser ce mécanisme. Ces jeunes, placés à des postes clés, soutiennent activement les intérêts du pouvoir. Le ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique échoue à contrer les dérives. Au contraire, des communicants, acteurs clés de la manipulation, opèrent au sein même de ce département. Kianzi souligne que le régime tire profit de cette dynamique.

 

Mickaël Kikobé révèle des pratiques troublantes lors de la création du conseil consultatif. Des jeunes, conviés à une réunion, acceptent des offres du pouvoir. Ils reçoivent de la nourriture et 10 000 francs pour le transport. Ces gestes les poussent à trahir leurs principes. Mickaël Kikobé affirme que cette tactique illustre la mainmise du régime sur la jeunesse. Le conseil consultatif, dirigé par Thierry Pérol, incarne cette influence. Pérol, plébiscité par ses pairs, défend la légitimité de son organe. Il admet une restructuration sous la tutelle du ministère. Cette dépendance lie directement le conseil au pouvoir. Mickaël Kikobé dénonce cette proximité : le régime façonne un organe docile pour ses besoins.

 

Lazare Kianzi expose une réalité crue. Le système actuel favorise les jeunes qui insultent et manipulent. Ces pratiques garantissent des places auprès du pouvoir. Kianzi affirme que le régime organise et protège ce mécanisme. Les jeunes, sans débouchés, cèdent à ces pressions. Le ministère de la Jeunesse, censé promouvoir l’éducation civique, tolère ces agissements. Des communicants, soutenus par le pouvoir, polluent les réseaux sociaux. Ils diffusent injures et propos haineux pour servir les intérêts du régime. Cette dynamique renforce le contrôle du pouvoir sur la jeunesse centrafricaine….

 

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FLASH INFO : Échange de tirs à Boda entre mercenaires russes et policiers

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FLASH INFO : Échange de tirs à Boda entre Mercenaires russes et policiers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>FLASH INFO : Échange de tirs à Boda entre mercenaires russes et policiers
Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 De violents échanges de tirs ont opposé les mercenaires russes et les policiers centrafricains à Boda, ce mercredi 16 juillet 2025, vers 20h après une altercation.

 

Ce mercredi 16 juillet 2025, vers 20 heures, la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye, à l’ouest de la RCA, a été le théâtre d’un violent affrontement armé entre les mercenaires russes du groupe Wagner et les agents des forces de police centrafricaine. L’incident, qui a duré plusieurs minutes, témoigne de la détérioration continue des relations entre ces deux groupes armés dans cette zone stratégique du pays.

 

Les faits débutent au cours d’une patrouille nocturne des mercenaires russes dans le centre-ville de Boda. Alors qu’ils effectuent leur ronde habituelle, ils tombent sur plusieurs policiers attablés dans un débit de boisson, visiblement sous l’emprise de l’alcool. Les mercenaires interviennent immédiatement, reprochant aux agents leur comportement qu’ils jugent inapproprié pour des représentants de l’ordre. Selon plusieurs témoins présents sur place, ils s’adressent aux policiers en ces termes : « Rentrez ! Ce n’est pas bon, ce n’est pas bon ! Vous encore, vous faites comme hier ! Rentrez au camp, rentrez à la maison, rentrez ! », dans un français approximatif.

 

La réaction des policiers ne se fait pas attendre. L’un d’eux, manifestement agacé par cette remontrance, répond avec une insolence assumée : « Vous êtes qui ? Vous êtes notre directeur général de la police ou quoi ? Ne nous dérangez pas, allez-vous-en ! ». Cette répartie cinglante marque un point de non-retour dans l’escalade des tensions. L’un des policiers a armé son arme et s’est préparé à l’utiliser.

 

Piqués au vif, les mercenaires quittent temporairement le débit de boisson pour se rendre à leur base opérationnelle. Ils reviennent quelques minutes plus tard, lourdement armés et déterminés à en découdre avec les policiers. Entre-temps, ces derniers ont abandonné leur table pour se replier au commissariat central, anticipant probablement la suite des événements.

 

Les mercenaires russes se dirigent alors vers le commissariat de police et commencent à tirer en l’air, dans une démonstration de force destinée à intimider leurs adversaires. La riposte des policiers est immédiate et nourrie. Un échange de tirs intense s’engage, transformant le centre de Boda en zone de combat. Les habitants, surpris par la violence de l’affrontement, se barricadent dans leurs maisons.

 

Le commissaire adjoint, qui dirige le poste en l’absence du commissaire principal parti à Bangui depuis deux mois pour des raisons administratives, perd rapidement le contrôle de la situation. Dépassé par les événements, il abandonne son poste pour chercher refuge à la gendarmerie, laissant ses hommes seuls face aux Russes.

 

L’ampleur de la crise pousse les autorités sous-préfectorales à alerter immédiatement Bangui. Le directeur général de la police et le ministre de la sécurité publique contactent en urgence Dimitri Siti, le commandant des mercenaires russes déployés en RCA. Ce dernier, conscient des risques d’escalade, ordonne à ses hommes de cesser le feu et de regagner leur base sans délai.

 

Bien que cette intervention ait permis un retour au calme apparent, la situation demeure particulièrement tendue. En quittant les lieux, les mercenaires russes ont proféré des menaces explicites, promettant de revenir le lendemain pour « chicoter » les policiers et régler définitivement leurs comptes. De leur côté, les forces de police, humiliées par cet affrontement, ont juré de se préparer à un nouvel affrontement : « Demain, ils vont savoir ! » ont-ils déclaré à plusieurs témoins.

 

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Boda : Intervention Spectaculaire des Mercenaires Russes dans le Commissariat de Police en Plein Chaos

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Boda : Intervention Spectaculaire des Mercenaires russes dans le Commissariat de Police en Plein Chaos

 

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Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commissariat de Boda a été vidé de ses armes par des mercenaires russes face à des policiers totalement endormis.

 

Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi au mercredi à Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Une patrouille de mercenaires russes a pénétré avec une facilité totale dans le commissariat de police local, récupérant armes et équipements pendant que les agents dormaient profondément sur leurs deux oreilles comme des bébés.

 

En effet, depuis près de deux mois, les habitants de Boda dénoncent le comportement des policiers affectés à leur sécurité. Ces derniers passent leurs journées dans l’oisiveté et consomment régulièrement de l’alcool dans les quartiers avant de regagner leurs postes. Cette routine a atteint son point culminant mardi 15 juillet dans la soirée.

 

Cette nuit du mardi au mercredi, les policiers sont partis consommer de l’alcool jusqu’à un point où ils ne se reconnaissent plus. Alors qu’ils étaient totalement en état de chaos, ces policiers rentraient au commissariat. Incapables de tenir debout, ils se sont endormis profondément dans le commissariat, laissant les portes du bâtiment accessibles. Aucune surveillance n’était maintenue. Ils étaient totalement vulnérables à n’importe qui qui pourrait les agresser ou les tuer. C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’une patrouille des mercenaires russes du groupe Wagner est arrivée au commissariat. À leur surprise, ils ont retrouvé le commissariat accessible, mais les agents, qui sont d’ailleurs à l’intérieur, sont complètement endormis.

 

Face à cette situation, les Russes tentent de réveiller les policiers, mais personne ne réagit. Ils ont profondément dormi. Pour ne pas laisser leur vie en danger, les mercenaires russes ont décidé de récupérer leurs armes de service et divers équipements. Mais la seule chose qu’ils ont laissée aux policiers n’était que leur slip. L’opération s’est déroulée dans un silence total, témoignant de l’état de vulnérabilité absolue du commissariat.

 

Dans la matinée, au réveil, les policiers ont découvert que leurs armes n’y étaient pas. Ils commencent à paniquer. L’incident a provoqué leur embarras et leur désarroi. Cette défaillance majeure confirme les dysfonctionnements déjà observés dans cette unité de police.

 

Le commissaire de Boda, appelé d’urgence depuis deux mois à Bangui par le directeur général de police, laisse le commissariat à son adjoint pour la gestion. Mais c’est un chaos total depuis son absence.

 

Cette affaire dépasse le simple incident de service. Elle témoigne d’une dégradation profonde des standards professionnels au sein de cette unité.

Mais CNC va revenir sur le grand désordre observé ces derniers temps dans ce commissariat de police.

 

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