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Les chinois, encore les chinois. À Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère  

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Les chinois, encore les chinois. À Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les chinois, encore les chinois. À <a href=Mbaïki, une altercation s’éclate sur le chantier des travaux routier du corridor 13 avec les chinois, les centrafricains en colère” width=”400″ height=”311″ />
Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un simple salut entre deux collègues centrafricains a déclenché une altercation violente sur le chantier routier du corridor 13, dans le sud-ouest centrafricain. Le 3 décembre, un chef de chantier chinois a jeté une pierre sur le camion d’un conducteur centrafricain, brisant son pare-brise, déclenchant une altercation verbale intense.

 

 

L’incident s’est produit dans une carrière des travaux routiers du corridor 13 située vers Mbaïki, là où l’on extrait et broie les graviers destinés à la construction de la route nationale 13, cet axe qui relie la frontière congolaise à Bangui. Des bennes géantes transportent ces matériaux vers le tracé routier en cours d’aménagement. Mais ce jour-là, un chauffeur centrafricain a stoppé son gros camion pour échanger quelques mots avec un compatriote, lui aussi au volant de son camion chargeur. Une pause amicale, simple en apparence.

 

À quelques mètres, le responsable chinois du chantier observe la scène. L’arrêt du camion ne lui convient pas. Il ramasse un caillou et le lance en direction du conducteur. La pierre fracasse le pare-brise. La discussion tourne aussitôt à l’affrontement. Le chauffeur descend, cherche à comprendre ce geste. Le Chinois répond par des insultes et un rappel ferme : il faut travailler, pas bavarder. Le délégué des conducteurs accourt pour calmer les esprits, mais la tension reste vive.

 

Un témoin a filmé l’altercation. La vidéo circule désormais sur les réseaux sociaux entre les ouvriers, qui parlent ouvertement de ce qu’ils endurent. Selon les témoignages recueillis, les conditions de travaux sur ces chantiers chinois frôlent l’esclavage. Les journées s’enchaînent sans répit, de jour comme de nuit, avec des pauses réduites au minimum. Une halte pour saluer un collègue devient un motif de réprimande.

 

Les mêmes reproches remontent également aux exploitations minières, des autres chantiers routiers, partout où travaillent des Centrafricains sous encadrement chinois. Beaucoup dénoncent une maltraitance quotidienne, un mépris affiché, des ordres hurlés, une absence totale de considération. Les centrafricains expliquent souvent que les chinois importent régulièrement des prisonniers de leur propre pays pour effectuer les tâches les plus pénibles, habitués à une discipline de prison qu’ils tentent d’imposer à tous.

 

Du côté de l’inspection du travail, rien ne se passe. Aucune visite, aucun contrôle, aucune sanction. Les conducteurs et manœuvres évoquent cette administration comme on parle d’un fantôme : elle existe peut-être sur le papier, mais personne ne l’a jamais vue débarquer sur un chantier. Le ministère du Travail reste silencieux. Les plaintes s’accumulent, les vidéos circulent, et pendant ce temps, les fonctionnaires concernés regardent ailleurs. Ils croisent les bras pendant que la population s’enflamme.

 

Les travailleurs du corridor 13 se demandent combien de pare-brise brisés, combien de gifles, combien d’heures de travail sans pause il faudra encore avant qu’un responsable du ministère du travail daigne se déplacer. Ils aimeraient comprendre pourquoi leurs autorités acceptent ce traitement. Pour l’instant, ils filment, partagent, espèrent qu’un jour ces images forceront une réaction. En attendant, les camions continuent de rouler, les graviers continuent de tomber, et les pierres continuent de voler quand un ouvrier ose ralentir​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Mbilo….

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Bossangoa : une femme tuée à coups de couteau par son mari dans le quartier Bonoï

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Bossangoa : une femme tuée à coups de couteau par son mari dans le quartier Bonoï

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/hotel-de-ville-de-Bossangoa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bossangoa
Hôtel de ville de Bossangoa

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un homicide conjugal a endeuillé le quartier Bonoï cette nuit. Une habitante de Bossangoa a perdu la vie sous les coups de son époux vers une heure du matin, ce lundi.

 

 

Les faits se sont produits dans la préfecture de l’Ouham, au cœur de cette agglomération centrafricaine du nord-ouest. Selon les premières informations  recueillis par la rédaction du CNC, un désaccord entre les deux conjoints a dégénéré. L’homme aurait alors saisi une arme blanche et porté plusieurs coups mortels à sa compagne.

 

Après avoir commis son acte, le meurtrier présumé s’est enfui du domicile conjugal. La police n’a pas encore procédé à son arrestation. Les habitants du secteur ont découvert le corps sans vie de la victime peu après le drame vers 1 heure du matin. La communauté locale reste sous le choc de ce décès violent.

 

Les violences au sein des foyers demeurent une réalité inquiétante en République centrafricaine. Les statistiques montrent que de nombreuses femmes subissent des agressions de la part de leur partenaire. Les commissariats et brigades de gendarmerie reçoivent régulièrement des plaintes liées à ces situations dangereuses.

 

L’identité complète de la défunte n’a pas été communiquée par la police judiciaire. Ses proches pleurent maintenant la disparition d’un membre de leur famille dans des circonstances particulièrement pénibles. Le mobile exact de l’altercation reste flou pour le moment.

 

Les enquêteurs vont devoir reconstituer le fil des événements qui ont précédé le meurtre. Des témoins du voisinage pourraient apporter leur contribution aux investigations. La traque de l’assaillant se poursuit activement dans les environs de Bossangoa​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Anselme Féimonazoui….

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Djema : Fuite massive de la population face à l’incursion des mercenaires russes du groupe Wagner

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Djema : Fuite massive de la population face à l’incursion des Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/A-Djema.jpg” data-wpel-link=”internal”>Djema : Fuite massive de la population face à l’incursion des mercenaires russes du groupe Wagner
À Djema, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud de la République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis une semaine, les mercenaires russes du groupe Wagner ont investi Djema, sous-préfecture du Haut-Mbomou, en provenance de Zémio. Leur présence a provoqué une fuite massive des habitants vers la brousse.

 

 

Avec les mercenaires russes, pas de pitié. Ils sont prêts à tuer, même pour rien. Et la population de Djema a raison. En effet, les habitants ont pris la poudre d’escampette par crainte des exactions habituellement associées aux opérations des Wagner dans le Haut-Mbomou.

 

Dans les villages environnants de Djema, le même scénario se répète : dès l’approche des mercenaires russes, les habitants abandonnent leurs domiciles pour se réfugier dans la forêt.

 

Les raisons exactes de cette opération restent floues. Les habitants se demandent pourquoi Wagner a débarqué dans leur ville. Personne ne comprend ce que les mercenaires cherchent exactement.

 

Cette opération intervient peu après la libération du capitaine des FACA Gilles Siméon Yassolo, enlevé il y a plusieurs semaines par les miliciens Azandé. Il a été ramené à Bangui par hélicoptère Wagner il y a un peu plus d’une semaine. Les circonstances de sa libération posent question : s’est-il vraiment échappé comme l’affirme la version officielle ? Beaucoup en doutent.

 

Pour cette opération du groupe Wagner à Djema, une hypothèse circule : Wagner aurait interrogé le capitaine à Bangui, possiblement au dispensaire du camp de Roux, pour obtenir des renseignements sur les positions des miliciens Azandé. Cette piste expliquerait la présence subite des mercenaires dans la zone de Djema.

 

Pour l’instant, la vie est totalement paralysée à Djema. Les habitants effectuent de périlleuses navettes entre la brousse et leurs champs. La peur domine la ville.

 

Rappelons que le député de Djema, Lambert Akovourou, arrêté en mai dernier dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du sous-préfet Dieudonné Zangbe Nguilelo, est toujours détenu à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui.

 

Par Marcelin Ndarata….

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À Djotoua- Banguerem, le  chaos persiste, les 3R sèment la pagaille

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À Djotoua- Banguerem, le  chaos persiste, les 3R sèment la pagaille

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/Scene-de-Vie-dans-le-Village-de-Bangarrem-dans-la-prefecture-de-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Djotoua- Banguerem, le chaos persiste, les 3R sèment la pagaille
Dans le village Djotoua-Banguerèm, dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis leur incursion sanglante du 3 décembre, les ex-rebelles du mouvement 3R maintiennent leur emprise terrifiante sur le village de Banguerem, dans la commune de Djotoua Banguerem, préfecture de la Nana-Mambéré, plongeant la population dans un cauchemar qui ne semble pas vouloir finir.

 

 

La nuit du vendredi a été très terrifiante avec de nouvelles détonations des armes lourdes et légères ininterrompues. Les détonations ont résonné pendant des heures, semant une panique indescriptible parmi les villageois en débandade générale. Beaucoup ont choisi de fuir dans l’obscurité, abandonnant tout derrière eux, y compris parfois leurs propres enfants dans la bousculade générale.

 

Le samedi matin a révélé l’ampleur du désastre humain. Des familles se sont retrouvées séparées dans la confusion de la fuite précipité. Des parents ont couru dans une direction tandis que leurs enfants partaient dans une autre, chacun tentant d’échapper aux rafales qui continuaient de trouer le silence du village. Cette dispersion forcée confirme le degré de terreur qui règne dans cette localité autrefois paisible.

 

Parmi les cas les plus déchirants figure celui de la matrone du village, cette femme qui assumait le rôle de sage-femme et accompagnait les accouchements. Dans sa course éperdue vers Bouar, elle a abandonné son propre enfant. La panique était telle qu’elle n’a même pas pu emporter le petit avec elle. Ce sont des voisins qui ont récupéré l’enfant abandonné et ont entrepris de le ramener à sa mère dans la ville de Bouar 24 heures plus tard.

 

Ces scènes de fuite désordonnée se multiplient depuis plusieurs jours maintenant. Les routes menant hors de Banguerem sont empruntées par des groupes de villageois hagards, portant sur leur dos le strict minimum, parfois même rien du tout. Certains marchent pieds nus, d’autres portent encore leurs vêtements de nuit, n’ayant pas eu le temps de se préparer avant de partir.

 

Les combattants du 3R semblent installés pour durer. Leur présence s’étend maintenant sur plusieurs jours et leurs intentions restent floues pour la population civile qui subit leurs actions. Ils patrouillent à moto, armes en évidence, continuant de tirer sporadiquement sans qu’on comprenne vraiment pourquoi ni dans quel but précis. Cette imprévisibilité ajoute à l’angoisse ambiante.

 

Les quelques habitants qui n’ont pas encore fui restent terrés dans leurs maisons, n’osant plus sortir même pour les besoins essentiels. Les commerces sont fermés, les activités agricoles suspendues, la vie normale complètement arrêtée. Le village ressemble désormais à une coquille vide où ne circulent plus que des hommes armés et quelques civils pétrifiés.

 

Jusqu’à dimanche soir en milieu de soirée, rien n’indiquait un apaisement de la situation. Les coups de feu continuaient de retentir par intermittence, entretenant le climat de peur.

 

Cette situation interroge sur le contrôle réel exercé sur ces groupes armés qui continuent d’agir en toute liberté malgré leur intégration supposée dans le processus de paix. Les habitants de Banguerem paient le prix fort de cette confusion administrative et Politique, coincés entre des promesses de paix qui tardent à se concrétiser.

 

Les familles dispersées tentent de se retrouver à Bouar, où beaucoup ont trouvé refuge chez des proches. Mais l’inquiétude reste entière pour ceux qui n’ont pas encore donné de nouvelles, pour les enfants séparés de leurs parents, pour les personnes âgées ou malades qui n’ont peut-être pas pu fuir assez vite​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Ghislain Guéré

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Vakaga : L’insécurité reprend avec la mort d’un homme de 50 ans tué par des soudanais à Amdafock

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Vakaga : L’insécurité reprend avec la mort d’un homme de 50 ans tué par des soudanais à Amdafock

 

Vakaga : L’insécurité reprend avec la mort d’un homme de 50 ans tué par des soudanais à Amdafock

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La saison sèche qui s’installe dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine ramène son lot habituel de violence. Dans la soirée du 4 novembre 2025, un homme de 50 ans, identifié sous le nom de Guindj Kété, a été tué à Gnalinda, aux abords d’Amdafok, près de la frontière avec le Soudan.

 

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, la victime aurait été abattue par des individus décrits comme des éleveurs arabes. Cet acte criminel s’inscrit dans une série d’exactions commises régulièrement par des bandits venus du Soudan, qui profitent de la porosité de la frontière pour commettre meurtres et violences sur le territoire centrafricain.

 

Cette région frontalière connaît depuis des années des tensions liées à la cohabitation entre communautés agricoles centrafricaine et pastorales soudanaise, aggravées par l’insécurité transfrontalière. Les actes de banditisme et les conflits intercommunautaires y sont récurrents, alimentés par la circulation d’armes et la faiblesse des moyens de sécurité de nos forces de défense nationale.

 

Avec l’arrivée de la saison sèche, les habitants d’Amdafock et des localités environnantes redoutent un nouveau cycle de criminalité. Les populations de l’extrême nord-est de la République centrafricaine restent exposées au danger face à ces incursions meurtrières qui se répètent année après année.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

De Amdafock, Firmin Ngala….

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Centrafrique : un chasseur abattu par des écogardes de WCS près des zones protégées de Bamingui-Bangoran

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Centrafrique : un chasseur abattu par des écogardes de WCS près des zones protégées de Bamingui-Bangoran

 

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Dans le Parc Saint-Floris Manovo Gonda dans la Bamingui

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La préfecture de Bamingui-Bangoran s’étend sur 58 200 kilomètres carrés dans le nord-est de la République centrafricaine, avec Ndélé pour chef-lieu . Et dans la nuit du lundi à mardi dernier, un habitant du village de Huiffrane, situé à 8 kilomètres de Ndélé a trouvé la mort lors d’une expédition de chasse qui a viré au cauchemar pour les victimes.

 

 

Ce père de famille avait rejoint plusieurs jeunes de sa communauté pour une sortie nocturne dans les environs. Le parc national de Bamingui-Bangoran couvre 1 070 000 hectares et constitue une zone protégée majeure dans cette région . L’équipe de chasseurs aurait pénétré dans le périmètre surveillé, déclenchant l’intervention des gardes forestiers. L’organisation Wildlife Conservation Society (WCS) gère le plus vaste complexe de zones protégées du pays dans le nord-est , employant des agents paramilitaires chargés de combattre le braconnage.

 

Les pisteurs ont repéré le groupe et lancé une poursuite. Plusieurs coups de feu ont déchiré la nuit. Les compagnons du défunt ont fui en catastrophe tandis qu’un projectile atteignait le chasseur qui s’est écroulé. Son cadavre est resté dans la brousse jusqu’à ce que les villageois viennent récupérer la dépouille le mardi 2 décembre pour l’enterrement familial.

 

Les témoins présents cette nuit-là affirment à CNC qu’aucun affrontement armé n’a précédé les tirs. Dès l’apparition des gardes, le groupe aurait décampé sans riposter. Certains membres jurent qu’ils empruntaient simplement un passage longeant la réserve, sans vouloir braconner. D’autres éléments laissent néanmoins penser à la rédaction du CNC qu’une incursion effective dans le territoire protégé a pu se produire.

 

L’incident pousse à s’interroger sur les prérogatives accordées aux surveillants. Peuvent-ils ouvrir le feu sur des personnes en fuite qui ne représentent aucune menace directe ? L’emploi d’armes létales dans de telles circonstances devrait normalement obéir à des règles d’engagement strictes.

 

Notons qu’en 2018, WCS a signé un partenariat public-privé avec le gouvernement centrafricain pour gérer pendant 25 ans le complexe du Nord-Est et son paysage fonctionnel , lui conférant la responsabilité complète de la gestion.

 

Les relations entre WCS et les communautés locales connaissent régulièrement des moments de vive tension dans cette région . En juin 2024, des habitants mécontents ont même pillé une base de l’organisation après l’arrestation d’un garde forestier originaire de Bamingui. Les autorités avaient dû organiser une médiation gouvernementale pour apaiser les esprits. Plus récemment, le licenciement de trente surveillants-pisteurs expérimentés a créé de nouvelles frictions inquiétantes dans la zone .

 

Désormais, la famille du défunt attend des éclaircissements sur ce qui s’est exactement passé cette nuit-là. Les autorités locales n’ont pour l’instant émis aucune communication officielle. Le village de Huiffrane, 8 kilomètres de Ndélé, vit des heures pénibles, plongé dans l’incompréhension face à cette disparition qui laisse une veuve et des orphelins. L’homme abattu pratiquait régulièrement la chasse pour nourrir les siens, comme beaucoup d’habitants de cette région reculée où les moyens de subsistance restent limités

 

Par Barthelemy Koffi….

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Les règles de bonus casino qui fonctionnent encore pour les jeux de show en direct

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Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC

 

Les jeux de show en direct représentent aujourd’hui l’un des segments les plus dynamiques du marché des casinos en ligne. Selon les dernières données de l’ARJEL, ce secteur a connu une croissance de 37% en 2024, et les prévisions pour 2025-2026 suggèrent une accélération supplémentaire de 45%. Dans cet environnement en pleine expansion, les opérateurs adaptent constamment leurs offres de bonus, mais certaines règles avantageuses persistent malgré le resserrement général des conditions. Examinons les opportunités qui demeurent accessibles aux joueurs avisés.

L’évolution des conditions de mise pour les jeux de show en direct

Les exigences de mise (ou “wagering requirements”) constituent le premier obstacle à franchir pour transformer un bonus en gains réels. En 2025, la tendance générale montre un durcissement des conditions, mais des exceptions notables existent encore.

Les multiplicateurs raisonnables encore disponibles

Alors que la moyenne du secteur se situe désormais autour de 40x, certains opérateurs comme Betify Casino maintiennent des conditions plus favorables pour les jeux de show en direct :

  • Bonus avec multiplicateur 25x : principalement sur les plateformes spécialisées dans le live
  • Bonus à faible mise (15-20x) : souvent liés à des dépôts plus importants
  • Offres sans wagering : rares mais existantes, généralement limitées en montant

La contribution variable des jeux en direct

Un aspect crucial concerne le pourcentage de contribution des mises sur les jeux de show en direct pour satisfaire aux exigences de mise :

Type de jeu de showContribution moyenne 2024Contribution prévue 2026Meilleure offre actuelleDélai moyen de mise
Crazy Time10%5%25%30 jours
Dream Catcher15%10%30%21 jours
Monopoly Live10%5%20%30 jours
Lightning Dice20%15%40%14 jours
Gonzo’s Treasure Hunt25%20%50%14 jours

Les bonus sans dépôt pour les jeux en direct : une espèce en voie de disparition

Les bonus sans dépôt constituent une opportunité rare mais précieuse. Leur application aux jeux de show en direct devient de plus en plus restrictive.

Les dernières offres viables en 2025

Selon l’Observatoire du Jeu en Ligne, seuls 7% des bonus sans dépôt sont désormais applicables aux jeux de show en direct sans restriction. Néanmoins, certaines offres demeurent intéressantes :

  • Les free spins convertibles en crédit pour jeux en direct
  • Les bonus d’inscription avec plafond de gains raisonnable (généralement 100-150€)
  • Les crédits de jeu limités à certains shows spécifiques

Stratégies d’optimisation pour les joueurs

Pour maximiser ces bonus :

  • Privilégiez les jeux à faible avantage maison
  • Concentrez-vous sur les jeux à contribution élevée
  • Respectez scrupuleusement les limites de mise maximale, souvent fixées à 5€ par tour pour les bonus

Les programmes de fidélité et cashback adaptés aux jeux de show

Les programmes de fidélité représentent désormais une alternative intéressante aux bonus traditionnels pour les amateurs de jeux de show en direct.

Les systèmes de points favorables en 2025-2026

D’après les projections du cabinet Eilers & Krejcik Gaming, les programmes de fidélité deviendront la principale source de valeur pour 43% des joueurs réguliers d’ici 2026. Les caractéristiques les plus avantageuses incluent :

  • Accumulation de points accélérée pendant les périodes promotionnelles
  • Conversion de points sans exigence de mise
  • Niveaux VIP avec taux de conversion améliorés pour les jeux en direct

Le cashback sans condition : la nouvelle tendance

Le cashback sans condition de mise gagne en popularité, offrant un retour garanti même en cas de pertes :

  • Taux moyens entre 5% et 15% selon le statut VIP
  • Versement hebdomadaire ou mensuel
  • Application directe aux jeux de show, sans restriction

Les limites temporelles et géographiques à connaître

La dimension temporelle et les restrictions géographiques affectent significativement l’accessibilité des bonus pour les jeux de show en direct.

Délais d’utilisation optimisés

Les délais d’utilisation varient considérablement :

  • Bonus d’inscription : généralement 7 jours
  • Bonus de dépôt : entre 14 et 30 jours
  • Cashback : souvent limité à 7 jours après crédit

Restrictions territoriales en évolution

La réglementation européenne continue de se fragmenter, avec des implications directes sur les bonus :

  • France : conditions strictes mais protection accrue des joueurs
  • Belgique : interdiction progressive des bonus à partir de 2026
  • Suisse : nouvelles licences prévues avec conditions de bonus allégées

En définitive, malgré un environnement réglementaire de plus en plus contraignant, des opportunités substantielles demeurent pour les joueurs qui savent naviguer dans la complexité des règles de bonus appliquées aux jeux de show en direct. La clé réside dans une lecture attentive des conditions générales et une approche stratégique de ces promotions.

Flash info : un braquage nocturne vise un staff humanitaire à Zemio

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Flash info : un braquage nocturne vise un staff humanitaire à Zemio

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cette nuit du dimanche à lundi 8 décembre à Zemio a basculé dans la violence lorsque des hommes armés ont attaqué la résidence où logent les équipes de l’ONG Alertes Humanitaires. Les assaillants ont ouvert le feu à travers une porte, blessant gravement un gestionnaire de l’hôpital secondaire de Zémio.

 

Les bandits, lourdement armés,   ont frappé dans un premier temps à la porte du gestionnaire financier de l’hôpital secondaire, pensant sans doute trouver de l’argent. Face au silence de l’occupant, effrayé, ils ont tiré plusieurs rafales à travers le battant. Les balles ont touché le gestionnaire qui se trouvait de l’autre côté.

 

Le chef de projet de l’ONG, Junior Nambeï, occupait la chambre adjacente. Appliquant les consignes de sécurité, il s’est allongé au sol pendant l’assaut. Les agresseurs ont également visé sa chambre, mais les tirs n’ont fait aucune victime dans son cas.

 

Malgré la rapidité des faits, les assaillants ont emporté quand même des biens et équipements dans la maison avant de s’évaporer dans la nature. Les forces de l’ordre stationnées à Zemio sont intervenues rapidement, empêchant l’extension des dégâts. Après l’attaque, plusieurs corps d’enquête se sont rendus sur place : la gendarmerie, les casques bleus népalais, le maire et le greffier de la ville.

 

Pour plus des détails sur cet acte criminel, suivez nous sur CNC…

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Vous avez dit enquête ? Quelle comédie ! Antoine Raphaël, le chef de base haïtien de la Minusca à Bouar sera-t-il réellement visé par une enquête interne ?

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Vous avez dit enquête ? Quelle comédie ! Antoine Raphaël, le chef de base haïtien de la Minusca à Bouar sera-t-il réellement visé par une enquête interne ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/antoine-raphael-camp-manager-de-la-base-minusca-de-bouar-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’affaire du chef de base de la Minusca à Bouar continue d’alimenter les discussions. Après l’Ivoirien autoritaire muté à Bria, son successeur haïtien Antoine Raphaël accumule les dysfonctionnements sans qu’aucune mesure disciplinaire ne soit prise contre lui.

 

 

Au sein de la mission des Nations Unies en République Centrafricaine, Minusca, un malaise profond continue de pourrir les relations entre personnel expatrié et agents centrafricains. Les pratiques observées dépassent l’entendement de toutes personnes humaines qui ont du sang dans leur corps. Cette organisation internationale applique une méthode particulièrement digne de la mafia mexicaine dans la gestion de ses ressources humaines centrafricaines.

 

Pour comprendre l’ampleur des choses, il faut prendre un cas totalement simple. Prenant l’exemple des employés centrafricains occupent parfois certaines fonctions au sein de la Minusca durant deux, trois, parfois même six années consécutives avec un statut d’intérimaire. Ces professionnels centrafricains maîtrisent parfaitement leurs dossiers, connaissent les moindres rouages de leur service et assument l’intégralité des responsabilités attachées à leur poste. Ils se démènent quotidiennement pour assurer la continuité des activités dans leurs secteurs respectifs.

 

Puis arrive un moment décisif où la Minusca décide brusquement d’internationaliser le poste occupé par un employé centrafricain. Elle lance alors un recrutement pour faire venir un expatrié qui remplacera le Centrafricain ayant tenu la fonction pendant toutes ces années. Le travailleur centrafricain qui s’est investi corps et âme se retrouve relégué au rang d’assistant pendant que le nouveau venu occupe le même poste et empoche un salaire multiplié par dix, quinze, voire vingt fois. Cette pratique se reproduit d’ailleurs dans de nombreux services de la Minusca à travers le pays, créant une frustration immense parmi le personnel centrafricain.

En plus, l’expatrié fraîchement débarqué ne possède généralement aucune connaissance du contexte centrafricain ni des particularités du terrain. Il découvre un environnement du travail totalement nouveau, des procédures qu’il ignore, des enjeux locaux qu’il ne comprend pas. Face à cette ignorance manifeste, il sollicite rapidement le centrafricain qu’il vient officiellement de le remplacer. Le Centrafricain continue donc d’accomplir toutes les mêmes missions opérationnelles pendant que l’expatrié titularisé  se contente d’apposer sa signature sur les travaux finalisés. Les apparences restent sauves mais la réalité demeure criante. L’expatrié touche un salaire conséquent pour un travail qu’il ne réalise pas véritablement. Il devient un simple donneur des tâches, confortablement installé dans son bureau climatisé, parcourant ses réseaux sociaux et ses messages personnels pendant que son collègue centrafricain transpire sur des dossiers complexes du jour.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,

 

Cette situation transforme beaucoup d’expatriés de la Minusca en figures décoratives, aux fleurs de beauté. Ils circulent dans de gros véhicules tout-terrain, participent à des réunions où ils répètent ce que leurs assistants leur ont expliqué la veille, et rentrent tranquillement dans leurs résidences sécurisées en fin de journée. Pendant ce temps, les véritables chevilles ouvrières centrafricaines restent dans l’ombre, sous-payées et sous-estimées, accomplissant l’essentiel du travail sans recevoir la moindre reconnaissance.

 

Justement, la base de la Minusca installée à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, incarne parfaitement cette dérive institutionnelle. Avant l’arrivée d’Antoine Raphaël comme chef de base, un Ivoirien occupait cette même base avec des méthodes dictatoriales. Cet homme traitait le personnel avec un mépris ahurissant. Il multipliait les humiliations publiques, haussait constamment le ton, rabaissait ses collaborateurs devant leurs collègues. Le respect n’existait tout simplement pas dans son vocabulaire professionnel. Il se comportait comme un petit dictateur dans son fief, persuadé que sa position lui conférait tous les droits sur les êtres humains placés sous son autorité. Ses agissements ont progressivement créé une atmosphère insupportable sur la base. Les employés centrafricains commençaient à craquer nerveusement sous la pression de ce management toxique.

 

Les protestations ont fini par enfler au point de devenir impossibles à ignorer. Face à cette grogne grandissante, la Minusca aurait dû normalement ouvrir une enquête sérieuse sur la gestion calamiteuse de cet individu. Une investigation approfondie s’imposait pour établir les faits, recueillir les témoignages et prendre les sanctions appropriées. Mais la Minusca a préféré la solution de facilité. Elle a simplement muté l’Ivoirien à Bria, une autre ville du pays.

 

C’est dans ce contexte que l’haïtien Antoine Raphaël fait son entrée à Bouar. Ce ressortissant haïtien occupe le poste de chef de base de la Minusca dans cette ville. Au départ, son arrivée provoquait quelques espoirs parmi le personnel meurtri par l’expérience précédente du dictateur ivoirien. Peut-être que ce nouveau responsable apporterait un management plus humain, plus respectueux, plus efficace. Mais ces espoirs ont rapidement été déçus. Malheureusement pour les agents centrafricains, si les méthodes diffèrent légèrement, les problèmes de fond demeurent intacts.

 

Antoine Raphaël ne maîtrise strictement rien. Comme beaucoup d’expatriés parachutés dans la Minusca. Son incompétence professionnelle était d’ailleurs déjà connue à Bangui, où il avait exercé auparavant. Ses supérieurs hiérarchiques le savaient pertinemment mais ont quand même décidé de le nommer à Bouar. Aucune évaluation sérieuse, aucune remise en question, aucune mesure préventive. La Minusca se contente de déplacer les éléments problématiques d’un endroit à un autre en espérant que les choses s’arrangeront miraculeusement.

 

À Bouar, Antoine Raphaël reproduit exactement le schéma décrit précédemment avec le dictateur ivoirien. Il délègue l’intégralité du travail effectif à ses assistants centrafricains. Ces derniers font pratiquement tout le boulot à sa place, traitent les dossiers sensibles, gèrent les urgences quotidiennes,. Pendant ce temps, leur chef Antoine reste les bras croisés dans son bureau. Lorsqu’un document lui parvient pour validation, il adopte une méthode expéditive qui en dit long sur son approche professionnelle. Il lit rapidement le titre pour identifier de quoi il s’agit. Il parcourt l’introduction en diagonale pour saisir vaguement le contexte. Puis il saute directement à la conclusion pour connaître la recommandation finale. Il valide ensuite sans jamais examiner le contenu réel du document, sans vérifier les données, sans s’interroger sur la méthodologie employée.

 

Cette pratique expéditive ne caractérise pas uniquement Raphaël. Elle s’observe chez nombre de responsables expatriés au sein de la Minusca. Ils survolent l’essentiel, ignorent les détails cruciaux qui font toute la différence, et apposent leur paraphe comme si tout avait été minutieusement vérifié. Cette légèreté dans le traitement des dossiers peut avoir des conséquences graves sur le terrain. Des décisions importantes se prennent sur la base de lectures superficielles, sans que personne ne s’en inquiète vraiment.

 

Mais nos deux précédentes publications sur le comportement de monsieur Antoine Raphaël avaient déjà pointé du doigt les carences professionnelles de cet individu. Nous avions documenté son incompétence, son manque d’implication, sa dépendance totale vis-à-vis de ses collaborateurs centrafricains. Depuis ces révélations, des informations en provenance de la base de Bouar indiquent que la Minusca envisagerait de lancer une commission d’enquête sur son comportement. Le conditionnel s’impose car cette initiative tarde considérablement à se concrétiser. On en parle, on y réfléchit, on évalue l’opportunité, mais rien ne se passe véritablement.

 

Cette lenteur administrative est le contraire de la rapidité déployée quand il s’agit de sanctionner un employé centrafricain. Lorsqu’un travailleur national commet la moindre erreur, même mineure, les sanctions tombent dans les vingt-quatre heures. Mise à pied immédiate d’une semaine, deux semaines avec retenue sur salaire. Parfois même un licenciement pur et simple sans préavis ni enquête préalable. Aucune procédure contradictoire, aucun droit de défense, aucune possibilité de s’expliquer. On vous convoque, on vous notifie votre sanction, et vous devez quitter les lieux.

 

L’exemple palpable des quatre contractuels de la Minusca de Bangui demeure dans toutes les mémoires. Ces travailleurs journaliers ont perdu leur emploi sur la base d’accusations jamais vérifiées. Personne n’a pris la peine d’investiguer sérieusement pour établir la réalité des faits reprochés. On les a accusés, et ils ont été licenciés dans la foulée. Aucune hésitation, aucun délai de réflexion, aucune humanité. Pour les expatriés, le processus diffère radicalement. On parle alors de vérifications nécessaires, d’enquêtes approfondies, de procédures à respecter. Mais concrètement, rien ne bouge pendant des semaines, des mois parfois.

 

Cette inégalité de traitement alimente un sentiment d’injustice grandissant parmi les travailleurs centrafricains. Ils observent quotidiennement cette double mesure sans pouvoir réagir efficacement. Leurs réclamations se heurtent à un mur d’indifférence institutionnelle.

 

La Minusca fonctionne comme un clan mafieux où les protections s’activent selon l’origine géographique de chacun. Les mafieux se protègent mutuellement entre eux. Quand l’un d’eux commet une faute grave, on arrange les choses en interne. Les agents nationaux subissent une rigueur implacable tandis que leurs homologues étrangers bénéficient d’une mansuétude incompréhensible. Cette logique à deux vitesses mine la crédibilité de l’organisation auprès du personnel national  et de la population.

 

Lorsqu’un expatrié accumule les dysfonctionnements avérés, la Minusca préfère systématiquement le muter ailleurs plutôt que de le sanctionner comme il le mériterait. L’individu recommence alors dans un nouveau lieu avec exactement les mêmes travers. Il commet d’autres fautes, génère d’autres plaintes, provoque d’autres tensions. Et à nouveau, on le déplace vers une troisième destination. Ce carrousel arrange tout le monde dans la hiérarchie expatriée, sauf évidemment les populations locales et les employés centrafricains qui endurent les conséquences directes de ces incompétences protégées.

 

L’Ivoirien qui terrorisait le personnel à Bouar avant Raphaël n’a jamais fait l’objet de poursuites disciplinaires. Son transfert à Bria a permis de clore administrativement l’affaire sans que justice soit rendue aux victimes de ses abus répétés. Ces personnes ont souffert psychologiquement pendant des mois sous son autorité toxique. Certaines ont développé des troubles anxieux. D’autres ont envisagé de démissionner malgré leurs besoins financiers. Mais leur bourreau s’en tire sans la moindre conséquence négative sur sa carrière. Il continue tranquillement son parcours professionnel dans une autre ville, probablement en train de reproduire les mêmes comportements avec de nouvelles victimes.

 

Les procédures disciplinaires au sein de la Minusca manquent totalement de transparence et d’équité. Les responsables expatriés doivent fournir des justifications, produire des rapports détaillés, répondre à des interrogatoires serrés avant qu’une quelconque sanction ne soit envisagée à leur encontre. Pour les centrafricains, toutes ces exigences s’évaporent mystérieusement. La décision de sanction tombe immédiatement.

 

Le code du travail centrafricain existe pourtant bel et bien. Ses dispositions sont claires et devraient s’appliquer à toutes les structures opérant sur le sol national, y compris les organisations internationales comme la Minusca. Faire occuper un poste en intérim pendant plusieurs années constitue une violation manifeste de ce code. Au-delà de deux ans, la législation impose normalement une titularisation ou un recrutement définitif. Mais l’organisation onusienne semble considérer qu’elle évolue au-dessus de ces règles nationales. Elle s’octroie une immunité juridique qui lui permet de bafouer impunément les droits des travailleurs centrafricains.

 

Les autorités nationales, qui devraient normalement faire respecter le code du travail, gardent un silence embarrassant face à ces irrégularités massives. La ministre du travail, cette dame très corrompue,  ne dit rien. La ministre des affaires étrangères, cette mafieuse de Grimari,  non plus. Ces deux personnalités sont dans la poche de l’organisation onusienne, achetées par les avantages que procure la complicité avec cette institution puissante. Les démarches entreprises après le licenciement abusif des quatre journaliers à Bangui n’ont débouché sur strictement aucune action concrète. Personne parmi les responsables politiques n’ose élever la voix contre cette impunité organisée. Ils préfèrent préserver leurs bonnes relations avec la mission plutôt que de défendre les droits de leurs compatriotes exploités.

 

La situation observée à Bouar n’est qu’un exemple parmi une multitude d’autres à travers le territoire centrafricain. D’innombrables bases connaissent des problèmes similaires mais restent dans l’ombre médiatique. Personne n’en parle, personne ne les documente, personne ne s’en indigne. Les victimes souffrent en silence, craignant des représailles si elles osent témoigner publiquement. Cette omerta profite évidemment aux responsables défaillants qui peuvent continuer leurs pratiques sans être inquiétés.

 

Une question se répète inlassablement dans l’esprit des observateurs : pourquoi ne pas confirmer définitivement un agent qui a fait ses preuves durant plusieurs années au lieu d’importer quelqu’un qui coûtera infiniment plus cher et ne connaîtra jamais le contexte aussi bien? Cette interrogation reste sans réponse satisfaisante de la part de l’organisation. La logique voudrait qu’on valorise la compétence et l’expérience acquises sur place. Un employé centrafricain qui a tenu un poste pendant cinq ans connaît forcément mieux les réalités qu’un expatrié débarquant pour la première fois. Il maîtrise les langues locales, comprend les codes culturels, a tissé des relations avec les interlocuteurs clés. Tous ces atouts devraient peser lourd dans une décision de recrutement rationnel.

 

Mais la Minusca privilégie systématiquement le recrutement international coûteux et souvent inefficace. Cette préférence traduit probablement un mépris latent pour les compétences nationales. On considère implicitement qu’un Centrafricain, aussi qualifié soit-il, ne peut égaler un expatrié dans les fonctions de responsabilité. Ce préjugé colonialiste structure toute l’organisation du travail au sein de la Minusca. Les postes stratégiques restent réservés aux étrangers pendant que les nationaux se voient cantonnés dans des rôles subalternes, quelle que soit leur qualification réelle.

 

Les assistants d’Antoine Raphaël à Bouar connaissent chaque dossier par cœur. Ils peuvent réciter de mémoire les détails des situations complexes, expliquer les tenants et aboutissants de chaque problématique. Ils accomplissent quotidiennement l’intégralité des tâches techniques, analytiques, rédactionnelles. Leur chef se contente d’une lecture superficielle de quelques lignes avant d’apposer sa signature comme si tout le travail venait de lui. Cette imposture ne choque personne dans la hiérarchie. Bien au contraire, le système encourage cette répartition inégale où le mérite revient à celui qui ne produit rien pendant que les véritables artisans restent invisibles et sous-payés.

 

Les employés centrafricains développent logiquement une amertume grandissante face à ce traitement discriminatoire qui ne dit jamais son nom. On ne leur explique jamais franchement qu’ils sont considérés comme inférieurs. On enrobe cette réalité dans des discours technocratiques sur les grades internationaux, les procédures de recrutement, les standards onusiens. Mais le résultat demeure identique : exploitation maximale du personnel local avec rémunération minimale, pendant que les expatriés touchent des salaires mirobolants pour des prestations souvent médiocres.

 

Antoine Raphaël continue ses activités quotidiennes à Bouar sans être le moins du monde inquiété malgré nos révélations publiques. La fameuse commission d’enquête annoncée demeure totalement fantomatique. Personne ne sait si elle sera réellement constituée un jour, ni quand elle commencera éventuellement ses travaux, ni quelles conclusions elle pourrait produire. Cette incertitude permanente arrange évidemment ceux qui préfèrent que rien ne change. Le temps passe, les scandales s’accumulent, mais l’organisation poursuit tranquillement sa route sans se remettre en question

 

Par Brahim….

 

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Gravement malade, le capitaine Eugène Ngaïkosset transféré à l’hôpital communautaire de Bangui

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Gravement malade, le capitaine Eugène Ngaïkosset transféré à l’hôpital communautaire de Bangui

 

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Le capitaine Eugène Ngaïkosset

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le capitaine Eugène Ngaïkosset se trouve actuellement à l’hôpital communautaire de Bangui où son état de santé nécessite une surveillance médicale rigoureuse. Celui que l’on surnomme le “boucher de Paoua” a été extrait de la prison du Camp de Roux il y a quelques semaines après avoir fait une crise cardiaque.

 

Arrêté par les gendarmes centrafricains, l’ancien officier de la garde présidentielle fait face à des accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité devant la Cour pénale spéciale. Son placement en détention fait suite aux événements sanglants qui se sont déroulés à Paoua sous sa direction, lorsqu’il servait encore sous la présidence de François Bozizé. L’opération militaire qu’il a menée dans cette ville du nord-ouest du pays avait causé de nombreuses victimes civiles, des incendies de villages et des destructions massives.

 

L’accident vasculaire cérébral dont il a été victime en prison a contraint la CPS à le transférer vers une structure médicale équipée. Depuis près d’un mois, il reçoit des soins dans cet établissement hospitalier, sa condition cardiaque exigeant une attention constante. Le pronostic vital reste engagé, la survie après ce type de pathologie dépassant rarement un ou deux ans sans traitement approprié, avec des risques de rechute fréquents.

 

Pour les juges de la cour pénale spéciale, la détention au Camp de Roux ne permettait pas d’assurer le suivi médical indispensable à son état. Les autorités de cette structure judiciaire doivent désormais composer avec cette situation sanitaire délicate pendant que la procédure pénale suit son cours devant la juridiction spéciale chargée des crimes internationaux commis en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : nouveau massacre des mercenaires russes sur les éléments rebelles du MPC de Mahamat Al-Khatim, plus de 11 morts

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Centrafrique : nouvelle frappe des Mercenaires russes contre les positions du MPC de Mahamat Al-Khatim, plus de 11 morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : nouvelle frappe des mercenaires russes contre les positions du MPC de Mahamat Al-Khatim, plus de 11 morts
Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent de frapper à nouveau les éléments rebelles du Mouvement patriotique pour la Centrafrique du général Mahamat Al-Khatim à Yassa, une localité située à vingt-huit kilomètres de la frontière avec le Tchad. L’attaque remonte au samedi 6 décembre 2025.

 

 

Le retournement spectaculaire. Mahamat al-Khatim, chef du MPC, s’était pourtant rallié aux forces russes du groupe Wagner depuis quelques mois. Son mouvement collaborait étroitement avec Wagner, fournissant des renseignements et facilitant même leurs opérations dans la zone. Mais depuis une semaine, les mercenaires russes ont changé de cap et visent désormais les hommes de leur ancien allié. Alors, pourquoi ? C’est Mahamat Al-Khatim qui voudrait frapper ses propres hommes ? Difficile de le savoir. Mais le checkpoint attaqué samedi contrôlait l’accès à des sites miniers gérés par les rebelles d’Al-Khatim. Le point de contrôle est situé à environ une trentaine de kilomètres du premier chantier. Si une personne en provenance du Tchad veut se rendre sur des chantiers miniers de la localité, elle devait automatiquement s’acquitter d’un droit de passage avant de poursuivre sa route vers les mines. C’est précisément à ce point de contrôle que Wagner a mené son opération meurtrière samedi 6 décembre dernier.

 

Cette attaque n’est pas la première du genre. Quelques jours auparavant, Wagner avait déjà frappé deux autres positions du MPC sur deux chantiers miniers, faisant plus de sept morts parmi les combattants d’Al-Khatim. Et l’histoire se répète : par le passé, après la signature d’un accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les hommes d’Al-Khatim avaient déposé les armes pour travailler sur des chantiers miniers. Wagner en avait profité pour mener un raid, tuant une cinquantaine de personnes.

 

Rappelons que depuis l’attaque de samedi, les mercenaires russes ont pris le contrôle total de la route menant au site minier. Ils y ont installé leurs propres postes de contrôle, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines. Plus personne ne circule dans la zone. Les civils, les motocyclistes, les commerçants : tous ont disparu. Le silence règne maintenant sur ces pistes autrefois animées. Wagner semble vouloir désormais exploiter directement les ressources minières, sans intermédiaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Sylvain Passi….

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Berengo : La faim et les brimades russes poussent les ex-rebelles du 3R à bout

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Berengo : La faim et les brimades russes poussent les ex-rebelles du 3R à bout

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-rebelles-de-3r-en-formation-a-berongo-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de 3R en formation à Berongo. Photo CNC
Les rebelles de 3R en formation à Berongo. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le processus d’intégration des ex-rebelles vire au désastre dans le camp militaire de Berengo. Les anciens combattants du mouvement 3R, censés bénéficier d’une formation professionnelle suite à l’accord d’avril dernier, endurent la faim et les maltraitances quotidiennes des instructeurs russes du groupe Wagner. Leur seule nourriture : des boules de manioc servies quotidiennement.

 

Le camp d’entraînement militaire de Berengo, situé à 80 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, est devenu un centre de torture morale et psychologique. Les ex-combattants du mouvement 3R actuellement en formation y subissent des conditions d’existence particulièrement rudes.

 

Ces hommes, après leur désarmement, ont été  intégrés dans le programme de formation militaire, et  peinent à ce jour à se nourrir convenablement. Leur quotidien alimentaire se limite à un seul plat : les boules de manioc accompagnées de feuilles de manioc préparées avec de l’huile de palme, du sel et un peu de pâte d’arachide. Ce régime monotone, servi jour après jour, épuise moralement les stagiaires qui espéraient des conditions plus acceptables lors de leur engagement dans le processus de démobilisation.

 

La disette alimentaire atteint un niveau critique. Face à cette pénurie, les ex-rebelles ont contacté leur coordinateur, Sembé Bobo, plus connu sous le nom de Bobo, actuellement établi à N’Djamena. Ils lui ont demandé une aide financière urgente pour acheter de quoi se nourrir. Leur patron a répondu à cet appel de détresse en leur transférant 300 000 francs CFA, somme qui leur permet de tenir provisoirement.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/seance-sportive-des-ex-rebelles-de-3r-en-formation-a-berongo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Séance sportive des ex-rebelles de 3R en formation à Berongo
Séance sportive des ex-rebelles de 3R en formation à Berongo

 

Les conditions de vie difficiles s’ajoutent aux méthodes d’instruction particulièrement violentes employées par les Mercenaires russes chargés de leur formation. Ces derniers imposent aux stagiaires des épreuves qu’ils présentent comme des “baptêmes” destinés à distinguer les véritables combattants. Parmi ces exercices figure le défrichement de vastes espaces avec des machettes intentionnellement rendues inutilisables, aux lames émoussées qui ne coupent rien.

 

Les ex-combattants reçoivent ces outils défaillants et doivent accomplir des tâches impossibles. Lorsqu’ils tentent de défricher l’herbe, les lames refusent de trancher quoi que ce soit. Ils signalent le problème aux instructeurs russes, expliquant que les machettes ne fonctionnent pas. La réponse demeure invariable : “Il faut travailler, il faut faire. C’est le moment de connaître celui qui est homme et celui qui ne l’est pas. On n’est pas dans votre brousse là-bas, on est ici.”

 

Cette pression constante vise davantage l’humiliation que la formation professionnelle. Les mercenaires russes rappellent régulièrement aux stagiaires leur passé de rebelles. “Vous faisiez la gueule dans vos brousses, maintenant c’est différent”, leur lancent-ils fréquemment. Cette approche traduit une volonté de revanche plutôt qu’un objectif pédagogique réel.

 

Les ex-rebelles perçoivent ces épreuves comme une stratégie délibérée pour les briser psychologiquement. Pourtant, malgré la faim tenace et les brimades quotidiennes, ils maintiennent leur présence au camp. Ils endurent ces difficultés, déterminés à achever leur formation. L’essentiel pour eux reste de terminer le programme d’instruction et d’obtenir leur intégration définitive dans les forces régulières.

 

Cette nouvelle promotion n’est pas la première à traverser de telles épreuves. Lors d’une vague précédente de formation, neuf ex-combattants avaient fui le camp de Berengo, incapables de supporter plus longtemps les traitements qu’ils subissaient. Ces hommes ont disparu dans la nature sans que personne ne connaisse leur localisation actuelle. Leur départ avait déjà alerté sur les problèmes du processus de réintégration, sans que des corrections soient apportées.

 

Le programme d’intégration des ex-rebelles découle de l’accord de cessation d’hostilités signé le 19 avril entre le gouvernement centrafricain et les mouvements 3R et UPC d’Ali Darassa. Cet accord prévoyait le désarmement progressif des combattants et leur incorporation dans l’armée régulière. Le processus, lancé en juin, devait pacifier les territoires contrôlés par ces groupes armés et ramener la stabilité dans les régions longtemps troublées.

 

Les réalités du terrain contredisent les espoirs nourris par cet accord. Les méthodes employées à Berengo questionnent profondément l’approche choisie pour transformer d’anciens adversaires en soldats loyaux. Former des hommes sortant d’années de conflit nécessite des compétences particulières et une approche psychologique adaptée. Les techniques de brimade et d’humiliation produisent l’effet inverse de celui recherché, créant des traumatismes supplémentaires chez des personnes déjà marquées par la violence.

 

Le moral des stagiaires subit les contrecoups de ces conditions difficiles. Leur adhésion au processus de réintégration s’effrite progressivement. Sans amélioration rapide de leur situation, d’autres départs risquent de se produire dans les semaines à venir, fragilisant davantage un processus de paix déjà fragile.

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : les ex-combattants du 3R sèment la panique à Banguerem

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Centrafrique : les ex-combattants du 3R sèment la panique à Banguerem

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les ex-combattants du 3R sèment la panique à Banguerem
Les mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mercredi 3 décembre dernier, une dizaine d’anciens combattants du mouvement 3R ont débarqué lourdement armés dans le village de Banguerem, commune de Djotoua Banguerem, à une soixantaine de kilomètres de Bouar dans la Nana-Mambéré, créant une ambiance de chaos total.

 

Arrivés à moto, ces hommes armés ont adopté les tactiques des mercenaires russes du groupe Wagner. Dès leur entrée dans le village, ils actionnent leurs armes. Des rafales ont retenti partout dans le village, terrifiant les habitants qui se sont enfuis ou barricadés chez eux. Après avoir semé la terreur pendant plusieurs heures, les assaillants ont rassemblé le lendemain tous les habitants encore présents dans le village pour leur transmettre un message pathétiques concernant les troupes du général Ndalé Adamou.

 

Leurs exigences tournaient autour d’une question dont on ignore exactement le but : pourquoi les éléments du général Ndalé Adamou de la CPC refusent-ils de rendre leurs armes ? Ces ex-rebelles de 3R menaçants affirmaient connaître les cachettes de ces combattants Anti-Balaka et promettaient de les traquer sans relâche. Ils ont averti qu’ils se tenaient prêts à les poursuivre partout s’ils persistaient dans leur résistance.

 

Il y’a lieu de préciser que le général Ndalé Adamou commande une milice anti-balaka de la Nana-Mambéré qui appartenait à la Coalition des Patriotes pour le Changement, cette même alliance dont faisaient partie le mouvement 3R.

 

Mais le 19 avril dernier, le gouvernement a négocié séparément avec les 3R et l’UPC sous l’égide du Président tchadien, aboutissant à un accord qui a permis le désarmement progressif de ces groupes. Certains ont rejoint l’armée régulière, d’autres sont partis en formation au Maroc, tandis que quelques-uns continuent de circuler librement avec leurs armes dans les villages.

 

Cette proximité passée entre les 3R et les forces du général Ndalé Adamou  leur donne une connaissance précise du terrain et des positions. Ils savent exactement où chercher, comment manœuvrer dans cette région qu’ils connaissent intimement puisque la majorité d’entre eux sont peuls. Les tactiques employées semblent directement inspirées de l’entraînement reçu des Wagner, qui les utilisent désormais pour traquer leurs anciens compagnons d’armes de la CPC.

 

L’incursion des éléments de 3R a fait une victime civile, un mort, et les menaces ont continué de planer sur le village jusqu’à ce jour, où les éléments de 3R restent encore présents dans ce village. Mais ce qui a vraiment stupéfié tout le monde, c’est la déclaration qu’ils ont faite ensuite.

 

Les ex-rebelles du 3R, lors du rassemblement avec les habitants, ils  ont affirmé qu’ils ignoraient auparavant l’origine ethnique du président Faustin-Archange Touadéra. Ils ont raconté qu’ils croyaient qu’il était chrétien, alors qu’en réalité son père est peul, donc il est Peul. Cette découverte tardive changerait tout selon eux : Touadéra appartient à leur communauté, ils doivent donc collaborer avec lui, garantir la paix et le maintenir au pouvoir aussi longtemps qu’ils vivront, même jusqu’à sa mort si nécessaire.

 

Cette révélation tardive laisse sans mot les habitants. Comment ont-ils pu combattre pendant des années au sein de la CPC sans jamais s’interroger sur l’identité ethnique du chef de l’État ? Lorsqu’ils portaient les armes contre le gouvernement, cette question ne se posait apparemment pas. Et pendant toute cette période de rébellion, personne n’a fait pression sur les 3R pour les contraindre à signer l’accord de paix sous la menace. Les négociations se sont déroulées normalement, jusqu’à ce qu’ils acceptent volontairement de déposer leurs armes et de rejoindre le camp du pouvoir.

 

La même démarche devrait s’appliquer aux groupes du général Ndalé. Si celui-ci accepte de négocier et consent à désarmer ses hommes, le problème trouvera sa solution. Et surtout, si le chef de la CPC, François Bozizé, engage des pourparlers et donne son accord, tous les combattants suivront naturellement. Mais au lieu de privilégier cette voie diplomatique, certains choisissent l’intimidation et la violence.

 

Ce revirement inquiète profondément. Ces mêmes personnes qui ont souffert de discriminations par le passé, qui ont crié à l’injustice lorsqu’on les ciblait en tant que peuls, retournent aujourd’hui leur violence contre les communautés chrétiennes. Après avoir signé avec le gouvernement, ils changent de cible et commencent à menacer d’autres populations. La stratégie devient claire et dangereuse.

 

Cette manière de procéder ne mène nulle part. Transformer les victimes d’hier en bourreaux d’aujourd’hui crée un cycle sans fin. Les habitants de Banguerem restent traumatisés, coincés entre des groupes armés qui règlent leurs comptes en utilisant l’appartenance ethnique ou religieuse comme prétexte. Le village demeure sous tension, les familles vivent dans la crainte d’une nouvelle incursion, et personne ne sait vraiment ce qui va se passer dans les jours qui viennent​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Mbila….

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Ndélé : un père de famille agressé par deux policiers et jeté au sol dans le marché Sarah, la population en colère

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Ndélé : un père de famille agressé par deux policiers et jeté au sol dans le marché Sarah, la population en colère

 

 

Ndélé : un père de famille agressé par deux policiers et jeté au sol dans le marché Sarah, la population en colère
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une opération de racket  policière a dégénéré en violence au marché Sarah de Ndélé. Au cours de ce contrôle, les policiers ont agressé un père de famille qui ne possédait pas de carte nationale d’identité. Refusant de payer 10 000 francs CFA, l’homme a été frappé et projeté au sol devant les commerçants et son épouse.

 

Depuis plusieurs semaines, les policiers détachés à Ndélé multiplient les opérations de racket des citoyens dans toute la ville. Jour et nuit, ils bloquent les routes et patrouillent sur les marchés pour vérifier les documents des habitants. Ces contrôles permanents visent à extorquer de l’argent aux citoyens qui ne possèdent pas de carte nationale d’identité.

 

La situation devient invivable pour les habitants de Ndélé, chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran. Cette ville se trouve à 654 kilomètres de Bangui, la capitale.

 

En effet, pour obtenir une carte d’identité, un habitant de Ndélé doit effectuer un long trajet vers la capitale Bangui. Le coût du transport et les multiples allers-retours nécessaires rendent cette démarche impossible pour la majorité de la population.

 

La société Almadina fabrique les cartes nationales d’identité à Bangui. Elle n’a jamais organisé de mission de collecte de dossiers à Ndélé, contrairement à ce qu’elle a fait dans d’autres villes du pays. Les habitants qui se rendent à Bangui reviennent souvent sans leur carte. Les exigences administratives et les demandes de documents supplémentaires les obligent à faire plusieurs voyages. Beaucoup abandonnent face aux coûts et aux complications.

 

Les policiers connaissent parfaitement ces difficultés. Ils savent que la majorité des habitants ne peut pas se procurer de carte d’identité. Mais ils ont trouvé dans cette situation une source de revenus facile. Ils refusent les certificats de nationalité et les cartes d’électeur comme pièces justificatives. Seule la carte nationale d’identité leur convient.

 

La semaine dernière, les policiers ont organisé un contrôle au marché Sarah, dans le quartier du même nom. Ils ont interpellé un homme accompagné de son épouse. Les agents lui ont demandé sa carte d’identité. L’homme n’en possédait pas. Il a sorti son certificat de nationalité et sa carte d’électeur.

 

Les policiers ont refusé ces documents. Ils ont exigé uniquement la carte nationale d’identité. L’homme a expliqué qu’il n’en avait pas. Les agents lui ont alors réclamé 10 000 francs CFA. Le père de famille a répondu qu’il ne possédait pas cette somme.

 

Un policier a alors brutalisé l’homme. Il l’a frappé violemment. L’homme est tombé au sol devant les regards des commerçants et des clients du marché. Son épouse assistait à la scène. Elle a vu son mari jeté au sol par le policier.

 

La femme est entrée en colère. Elle a ramassé un bâton qui traînait sur le marché. Elle a frappé le policier qui venait d’agresser son mari. Elle s’est ensuite attaquée aux autres agents présents. Les policiers ont pris la fuite. Ils sont partis en courant du marché Sarah.

 

Les agents sont retournés à leur poste. Ils ont raconté à leurs collègues qu’ils avaient été agressés. Ils ont indiqué l’endroit où s’était déroulé l’incident. Un groupe de policiers est revenu au marché Sarah. Ils sont arrivés à moto, en nombre.

 

Le couple avait déjà quitté les lieux. Les policiers n’ont pas trouvé l’homme et son épouse. Alors ils ont arrêté d’autres personnes. Ils ont interpellé des commerçants et des clients qui se trouvaient sur le marché. Ces personnes n’avaient rien à voir avec l’incident. Elles n’avaient pas participé à l’agression des policiers.

 

Les agents ont emmené ces innocents au commissariat. Ils demandent à ces malheureux de leur verser chacun une somme de 5 000 francs CFA pour être libérée. Les policiers ont ainsi transformé leur humiliation en nouvelle source de revenus.

 

Cette méthode criminelle de policiers est le contraire des attitudes des gendarmes déployés à Ndélé. Les habitants apprécient ces gendarmes malgré leurs défauts.

 

Pour les jeunes interrogés, les gendarmes saluent militairement les personnes qu’ils contrôlent. Ils demandent les documents avec respect. Ils ne brutalisent pas les citoyens.

 

Les policiers de Ndélé agissent différemment. Ils n’ont aucune courtoisie. Ils agressent directement les gens. Personne ne sait où ils ont appris ces méthodes. Leur formation ne les a visiblement pas préparés à servir la population.

 

Le directeur général de la police à Bangui ne réagit pas à ces dérives. Il reste les bras croisés pendant que ses agents sèment le désordre dans les provinces. Le ministre Michel Nicaise Nassin dirige le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il ne prend aucune mesure contre ces abus.

 

Le Président Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, garde également le silence. Les autorités centrafricaines abandonnent les habitants de Ndélé aux mains de policiers qui se comportent comme des diables racketteurs.

 

Par Barthelemy Bosso….

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Sam-Ouandja : une nouvelle agression violente d’un jeune par des soldats FACA après une provocation gratuite

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Sam-Ouandja : une nouvelle agression violente d’un jeune par des soldats FACA après une provocation gratuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-positionnes-a-Paoua-dans-la-prefecture-de-lim-pende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA positionnés à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé
Les soldats FACA positionnés à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la soirée du dimanche dernier, vers 21 heures, un jeune homme du nom de Cyrille a été sauvagement frappé par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) à Sam-Ouandja. L’agression s’est déroulée alors qu’il rentrait tranquillement du marché avec sa belle-sœur.

 

 

En effet, le jeune Cyrille venait d’effectuer quelques achats au bord de la route, où l’animation nocturne attire habituellement les clients en quête de provisions. Sur le chemin du retour, dans le quartier, des soldats FACA, retranchés dans un coin nocturne,  ont soudainement braqué leurs torches sur le visage du couple, sans bouger ni prononcer un mot. Leurs faisceaux lumineux aveuglaient Cyrille et sa belle-sœur.

 

Choqué par ce comportement bizarre, Cyrille s’est demandé qui pouvait agir ainsi en torchant sur les passants comme des voyous criminels. Alors que ce sont bien des soldats FACA. Ils restaient immobiles, leurs torches toujours dirigées vers Cyrille et sa belle sœur. Cette dernière a voulu fuir cette situation inconfortable, pensant à des agresseurs, mais Cyrille l’a retenue, préférant la calmer. Les deux préfèrent  continuer leur chemin normalement. Les soldats ont alors éteint leurs lampes.

 

Arrivé à proximité de l’église catholique de Sam-Ouandja, l’un des soldats a brusquement sorti de l’ombre derrière cyrille et le frappe dans le dos avec un bâton. Le coup était violent et totalement inattendu. Le jeune homme ne comprenait absolument rien à cette agression gratuite.

 

Surpris et sous le choc, Cyrille s’est retourné pour identifier son agresseur. Il a découvert qu’il s’agissait d’un soldat FACA. Par réflexe d’un homme, il a riposté en frappant le militaire, qui est tombé immédiatement au sol comme un gros sac de manioc  de 100 kilos. Pour mieux le salir, Cyrille l’a frappé avec un coup de pied, et le soldat commence à pleurer.

 

Aussitôt, en écoutant le cri de leur collègue, une dizaine d’autres soldats ont surgi de l’obscurité. Ils étaient nombreux, cachés dans l’ombre depuis le début. Ils ont encerclé Cyrille, l’ont capturé et se sont mis à le tabasser violemment à plusieurs reprises. Après cette correction collective, ils l’ont traîné jusqu’à la gendarmerie.

 

À la gendarmerie, les gendarmes ont interrogé le jeune homme sur les circonstances de l’incident. Cyrille a expliqué les faits dans leur intégralité. Les gendarmes ont rapidement compris qu’il n’avait commis aucune faute et que les soldats avaient délibérément provoqué l’altercation sans aucun motif valable. Ils avaient amené le jeune pour rien. Cyrille a été libéré immédiatement. Par contre, aucune poursuite n’a été engagée contre les soldats FACA impliqués dans cette agression. Ces militaires circulent toujours librement à Sam-Ouandja.

 

Rappelons que cette agression de Cyrille intervient quelques heures seulement après un autre incident impliquant des soldats FACA dans la même localité. Dans l’après-midi du même dimanche, vers 16 heures, un jeune dénommé Moussa avait déjà été violemment frappé par onze militaires, fait sur lequel nous avons publié un article mardi dernier. Selon nos informations, ces militaires, qui font face à des difficultés financières suite au non paiement de leurs primes d’alimentation, reçoivent parfois une aide alimentaire de la Minusca sous forme de sardines et de riz. Cherchant à revendre ces denrées pour acheter de la viande, ils avaient sollicité Moussa pour écouler leur marchandise. Le jeune homme avait décliné la proposition, expliquant qu’il devait accomplir un travail urgent. À son retour de cette course, les soldats l’ont intercepté sous un prétexte fallacieux : ses cheveux seraient trop longs et il devrait se faire couper la tête. Les soldats, munis d’un rasoir, ont commencé à brutaliser le jeune pour raser sa tête. Le jeune a eu des blessures partout dans sa tête.  Aussitôt, il a menacé d’alerter leur supérieur hiérarchique. Mais au cours de route,  les onze militaires lui ont coupé le trajet et l’ont roué de coups avant de le tondre les cheveux de force.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Moïse Banafio…

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Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes

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En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes

 

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la ministre toto du tourisme et de la culture

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La Ministre des Arts et de la Culture, Ngola Ramadan-Mamata, vient de signer le 3 décembre 2025 une décision qui ridiculise ouvertement deux décisions de la justice centrafricaine. En validant administrativement un prétendu bureau de l’Union des Musiciens de Centrafrique (UMC) dirigé par Saint-Juste Exupéry Gueret-Mbenzi Omby, elle défie frontalement l’autorité judiciaire centrafricaine et prouve que l’anarchie administrative règne désormais en maître dans ce pays.

 

 

Cette validation intervient après que le Tribunal Administratif de Bangui ait, par deux fois, stoppé net les manœuvres de Philippe Bokoula et de sa bande de faussaires. La première fois, le 29 octobre 2025, la justice avait ordonné le sursis à exécution de la note circulaire convoquant des Élections parallèles. La seconde fois, la justice a carrément invalidé le bureau issu de l’Assemblée Générale clandestine organisée en violation de cette décision judiciaire.

 

Malgré cela, la Ministre ose apposer sa signature sur un document qui entérine une parodie électorale. Ce geste constitue un acte de rébellion caractérisé contre l’autorité judiciaire. Dans un État de droit fonctionnel, un tel comportement aurait déjà valu à son auteur une révocation immédiate. Mais en République Centrafricaine, visiblement, chacun fait désormais ce qui lui plaît sans craindre la moindre sanction.

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Ngola Ramadan-Mamata n’a jamais fréquenté les grandes écoles universitaires. Elle ne détient aucun diplôme supérieur qui pourrait lui permettre de comprendre les subtilités juridiques de ce dossier. Tout le monde le sait à Bangui. Mais cette ignorance ne peut servir d’excuse à une dérive aussi grave. Une Ministre de la République, quelle que soit sa formation, a le devoir de s’entourer de conseillers compétents et intègres. Elle a l’obligation de refuser de signer des documents manifestement illégaux que lui présentent ses collaborateurs.

 

Au lieu de cela, Ngola Ramadan s’est laissée berner par les magouilles de Philippe Bokoula, ce chargé de mission véreux qui manipule son ministère depuis des mois pour servir les intérêts de son copain Dany Ngarasso. Elle a transformé sa signature en instrument de validation d’une fraude administrative monumentale. Elle porte désormais l’entière responsabilité de cette dérive qui déshonore son ministère et humilie la justice centrafricaine.

 

Le prétendu bureau qu’elle valide n’a rien d’un organe représentatif des musiciens centrafricains. Regardons de plus près qui sont ces gens que Bokoula fait passer pour des “musiciens” : ce sont des choristes des places mortuaires, ces personnes qu’on voit débarquer avec des tam-tams lors des places mortuaires, ou des événements officiels, auxquelles on offre quelques cafés et quelques billets de banque avant de les renvoyer chez elles. Ils ne sont que trois, quatre ou cinq individus à avoir participé à cette parodie électorale du 31 octobre 2025.

Centrafrique : En pleine rébellion contre la justice, la Ministre de la Culture valide un bureau fantôme de l’UMC composé de choristes
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique

 

Ces gens ne représentent personne. Ils n’ont aucune légitimité dans le milieu musical centrafricain. Aucun artiste sérieux ne reconnaît leur autorité. Aucune structure musicale professionnelle n’accepte de travailler avec eux. Ce sont des figurants recrutés par Bokoula pour donner une apparence de démocratie à un coup de force administratif.

 

L’élection authentique, celle du 30 août 2025, avait rassemblé les véritables musiciens centrafricains dans une Assemblée Générale respectant scrupuleusement les statuts de l’association. Armand Touaboy avait été élu dans la transparence, sous le contrôle d’un comité électoral indépendant. Aucune irrégularité n’avait été constatée. Les professionnels du secteur avaient exercé leur droit démocratique de choisir leurs représentants.

 

Mais Dany Ngarasso, incapable d’accepter sa défaite, avait refusé de faire la passation de service au nouveau bureau. Son ami Philippe Bokoula s’était alors mis en action, utilisant sa position au Ministère de la Culture pour organiser une contre-offensive administrative. Dès le 25 août, avant même l’élection du 30 août, Bokoula avait rédigé une note circulaire visant à empêcher le scrutin. Cette première tentative avait échoué.

 

Le 2 septembre, le Ministère était revenu à la charge en contestant officiellement les résultats de l’élection. Puis était venue la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 convoquant une nouvelle Assemblée Générale Élective pour le 31 octobre. Le bureau Touaboy avait saisi la justice. Le 29 octobre, le Tribunal Administratif avait rendu sa décision : sursis à exécution de la note ministérielle.

 

Cette décision judiciaire était sans ambiguïté. Elle ordonnait la suspension immédiate de tout processus électoral parallèle organisé par le Ministère. Aucune Assemblée Générale ne pouvait légalement se tenir tant que le tribunal n’aurait pas statué au fond sur la légalité de l’intervention administrative. Le message de la justice était limpide : le Ministère de la Culture outrepassait ses prérogatives et devait cesser immédiatement ses ingérences.

 

Qu’ont fait Bokoula, Ngarasso et leur petite clique ? Ils ont craché sur cette décision de justice. Le 31 octobre 2025, soit deux jours après l’interdiction judiciaire, ils ont organisé leur simulacre d’Assemblée Générale. Cette réunion clandestine, tenue en violation d’une décision de justice, a prétendument élu le bureau Gueret-Mbenzi que la Ministre vient aujourd’hui de valider.

 

Cette Assemblée Générale du 31 octobre n’avait aucune valeur juridique. Organisée en dépit d’une interdiction judiciaire formelle, elle constituait un acte de rébellion contre l’autorité de la chose jugée. Les personnes qui y ont participé se sont placées en situation d’outrage à magistrat. Le procès-verbal qui en est issu ne vaut pas plus que le papier sur lequel il est imprimé.

 

 

La justice centrafricaine a d’ailleurs tiré les conséquences de cette fraude en invalidant le bureau issu de ce scrutin illégal. Une deuxième décision judiciaire est venue confirmer ce que tout le monde savait déjà : ce prétendu bureau n’a aucune légitimité légale. Il est le produit d’une manipulation administrative orchestrée par des individus qui se moquent éperdument du droit et de la démocratie.

 

Et voilà que la Ministre Ngola Ramadan, trois mois après la première décision judiciaire et malgré la seconde décision invalidant ce bureau fantôme, apposer sa signature au bas d’un document qui le reconnaît officiellement. Ce geste dépasse l’entendement. Comment une Ministre de la République peut-elle valider ce que la justice a explicitement rejeté ? Comment peut-elle cautionner une élection organisée en violation d’une décision de justice ?

 

La réponse est simple et terrifiante : parce qu’elle peut le faire sans craindre la moindre sanction. Parce que personne ne commande vraiment en République Centrafricaine. Parce que l’anarchie administrative s’est installée au point que chaque ministre se croit autorisé à faire ce que bon lui semble, même si cela implique de piétiner les décisions de justice.

 

Cette dérive montre clairement l’état de déliquescence avancée des institutions centrafricaines. Quand l’exécutif défie ouvertement le judiciaire sans conséquence, quand une ministre peut impunément valider ce que les tribunaux ont invalidé, c’est que l’État n’existe plus. Ce n’est plus qu’une coquille vide, une façade derrière laquelle règne le chaos institutionnel.

 

Le Ministère de la Culture n’est pas une “institution” au sens constitutionnel du terme. C’est une simple administration qui doit se soumettre à la loi et aux décisions de justice comme n’importe quel citoyen. En aucun cas, un ministère ne peut se placer au-dessus de l’autorité judiciaire. En aucun cas, une décision administrative ne peut annuler ou contourner une décision de justice.

 

Pourtant, c’est exactement ce que vient de faire Ngola Ramadan. En validant le bureau Gueret-Mbenzi que la justice a invalidé, elle affirme implicitement que son ministère se situe au-dessus des tribunaux. Elle envoie le message que les décisions judiciaires peuvent être ignorées quand elles contrarient les plans de l’administration. Elle dynamite les fondements mêmes de l’État de droit.

 

Les conséquences de cette rébellion administrative seront désastreuses. Comment les citoyens centrafricains peuvent-ils encore croire en la justice si ses décisions sont ouvertement bafouées par les ministres ? Comment peuvent-ils accepter de se soumettre aux jugements des tribunaux si l’administration elle-même refuse de les respecter ? Cette dérive alimente le cynisme généralisé qui gangrène déjà la société centrafricaine.

 

Les partenaires internationaux de la Centrafrique regardent ce spectacle avec consternation. Les bailleurs de fonds qui soutiennent le secteur culturel se demandent comment continuer à travailler dans un pays où les règles les plus élémentaires du droit ne sont plus respectées. Cette insécurité juridique chronique décourage tous les investissements et condamne le pays à rester dans le sous-développement.

 

La décision ministérielle du 3 décembre invoque pompeusement “la nécessité de structurer et dynamiser le secteur musical en Centrafrique à travers des instances représentatives et efficaces”. Quelle hypocrisie ! Comment peut-on prétendre dynamiser un secteur en y installant de force un bureau illégitime composé de figurants sans aucune crédibilité professionnelle ? Comment peut-on parler d’efficacité quand on crée délibérément une situation de chaos institutionnel ?

 

Le texte ministériel ose également mentionner “le caractère démocratique et participatif des Élections tenues lors de l’assemblée générale permettant ainsi la légitimité du nouveau bureau”. Cette phrase insulte l’intelligence. Une élection organisée en violation d’une décision de justice, avec une poignée de choristes comme participants, n’a rien de démocratique. C’est une farce grotesque montée par Bokoula pour donner une apparence de légalité à son coup de force.

 

La décision se réfère au “procès-verbal de l’assemblée générale élective de l’Union des Musiciens de Centrafrique UMC, tenue le jeudi 31 octobre 2025”. Ce procès-verbal n’a aucune valeur puisqu’il documente une réunion organisée en violation d’une interdiction judiciaire. Le brandir comme justification de la validation ministérielle revient à utiliser une pièce à conviction d’un délit pour justifier ce même délit.

 

Philippe Bokoula, l’architecte de toute cette parodie, doit se frotter les mains. Après des mois de manipulations, il est enfin parvenu à ses fins : installer son ami Ngarasso aux commandes d’une structure fantôme qu’il fait passer pour l’UMC légitime. Peu lui importe que la justice ait invalidé cette imposture. Peu lui importe que les véritables musiciens centrafricains rejettent cette mascarade. Il a obtenu la signature de la Ministre, c’est tout ce qui compte pour lui.

 

Cette victoire de Bokoula n’est pourtant qu’apparente. La reconnaissance administrative d’un bureau illégitime ne transforme pas ce bureau en instance légitime. Les musiciens professionnels centrafricains continueront de reconnaître le bureau Touaboy, élu démocratiquement le 30 août et conforté par les décisions judiciaires. Aucun artiste sérieux n’acceptera de collaborer avec la bande de Gueret-Mbenzi.

 

Les vrais musiciens centrafricains savent qui les représente. Ils savent que le bureau Touaboy est celui qu’ils ont choisi en toute conscience lors d’une élection transparente. Ils savent que le prétendu bureau Gueret-Mbenzi n’est qu’une création administrative sans aucun ancrage dans la réalité professionnelle du secteur. Cette lucidité collective rend vaine la manœuvre de Bokoula et de la Ministre.

 

Mais le mal est fait. La Centrafrique se retrouve avec deux prétendus bureaux de l’UMC, créant une confusion administrative qui paralysera le secteur pendant des mois. Les partenaires institutionnels ne sauront plus avec qui négocier. Les subventions et financements destinés au secteur musical resteront bloqués faute d’interlocuteur clairement identifié. Les projets culturels seront retardés ou annulés.

 

Cette situation arrange probablement certains. Dans le chaos administratif, il devient plus facile de détourner des fonds, d’attribuer des marchés à des copains, de distribuer des avantages à des clients politiques. Le désordre institutionnel profite toujours aux mêmes : ceux qui ont transformé l’administration publique en instrument de prédation.

 

Albertine Ouaboua, la Directrice Générale des Arts et de la Culture qui avait signé la note circulaire suspendue par la justice en octobre, recommande aujourd’hui à la Ministre de valider le bureau issu de l’élection illégale du 31 octobre. Cette femme accumule les violations du droit sans jamais être inquiétée. Elle devrait déjà avoir été révoquée pour avoir engagé l’État dans une démarche juridiquement infondée. Au lieu de cela, elle continue tranquillement à signer des documents illégaux.

 

Cette impunité généralisée explique l’audace croissante des fonctionnaires véreux. Quand on sait qu’on ne risque rien, même en bafouant ouvertement la loi, pourquoi se gêner ? Bokoula, Ouaboua, tous ces gens savent parfaitement qu’ils violent le droit. Mais ils savent aussi qu’aucune sanction ne viendra jamais les frapper. Alors ils continuent leurs magouilles en toute tranquillité.

 

Le bureau Touaboy va-t-il retourner devant la justice ? Va-t-il déposer un nouveau recours pour faire annuler cette décision ministérielle qui bafoue les décisions judiciaires précédentes ? Techniquement, il le peut et il le devrait. Cette validation administrative constitue un excès de pouvoir caractérisé qui doit être sanctionné par le juge administratif.

 

Mais combien de temps encore faudra-t-il aller devant les tribunaux ? Combien de décisions judiciaires faudra-t-il obtenir avant que l’administration accepte de s’y plier ? À quoi sert de gagner devant la justice si les ministres peuvent impunément ignorer les jugements ? Ces questions hantent certainement les membres du bureau Touaboy qui commencent à mesurer l’ampleur de l’anarchie institutionnelle à laquelle ils sont confrontés.

 

Le Tribunal Administratif de Bangui sera-t-il saisi une troisième fois ? Et si oui, sa décision sera-t-elle enfin respectée ou subira-t-elle le même sort que les deux précédentes ? Ces magistrats qui ont eu le courage de stopper les manœuvres de Bokoula en octobre doivent aujourd’hui se sentir bafoués. Leur autorité vient d’être publiquement humiliée par une ministre qui se moque de leurs décisions.

 

Cette humiliation de la justice administrative centrafricaine constitue peut-être le dommage le plus grave causé par cette affaire. Les juges administratifs ne sont pas nombreux en Centrafrique. Ils travaillent dans des conditions difficiles, avec des moyens dérisoires. Quand ils rendent courageusement des décisions qui défient l’administration, ils prennent des risques personnels considérables. Et voilà qu’une ministre vient pulvériser leur travail d’un trait de plume.

 

Comment ces magistrats peuvent-ils continuer à exercer leur mission quand leurs décisions sont ainsi piétinées ? Comment peuvent-ils maintenir leur motivation quand ils constatent que leur autorité n’est qu’une fiction ? Cette démoralisation de la justice administrative servira demain de prétexte aux citoyens pour ne plus respecter les décisions judiciaires qui les contrarient.

 

La République Centrafricaine glisse inexorablement à un pas vers un état d’anarchie institutionnelle où chacun fait ce qu’il veut sans se soucier du droit ni des décisions de justice. Les ministres défient les tribunaux. Les fonctionnaires violent impunément la loi. Les hauts responsables transforment l’administration en instrument de leurs combines personnelles. Et tout cela se passe dans l’indifférence générale.

 

Où est le Premier Ministre dans cette affaire ? Où est le Président de la République ? Comment peuvent-ils tolérer qu’une ministre de leur gouvernement bafoue ouvertement l’autorité judiciaire ? Leur silence équivaut à une validation de cette dérive. En ne sanctionnant pas Ngola Ramadan pour cet acte de rébellion contre la justice, ils encouragent tous les autres ministres à suivre son exemple.

 

Ce laisser-faire présidentiel envoie un message catastrophique : en Centrafrique, les décisions de justice ne comptent pas vraiment. On peut les ignorer sans risquer de sanction. Cette dévaluation de l’autorité judiciaire annihile toute possibilité de construire un État de droit fonctionnel. Un pays où la justice n’est pas respectée par ceux-là mêmes qui sont censés l’incarner est un pays condamné au chaos.

 

Par Alain Nzilo….

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Bangui : Une altercation entre deux élèves devant le lycée de Miskine finit au commissariat du huitième arrondissement

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Bangui : Une altercation entre deux élèves devant le lycée de Miskine finit au commissariat du huitième arrondissement

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce samedi 6 décembre vers 11 heures du matin, un garçon scolarisé au lycée Barthélémy-Boganda a parcouru près d’un  kilomètre pour rejoindre le lycée de Miskine, avec des intentions  criminelle qui vont rapidement dégénérer par un acte violent. Et ce, devant une équipe des journalistes du CNC.

 

 

Dès son arrivée dans la cour du lycée de Miskine, le jeune garçon repère une élève et l’aborde sans ménagement. C’est là que la situation bascule complètement, car il porte la main sur les seins de l’adolescente, un geste déplacé qui déclenche aussitôt la fureur de cette dernière. Devant la justice, on peut parler aisément d’un attouchement sexuel qui pourrait le conduire devant le barreau. Mais face à cette provocation gratuite et déplacée, les deux jeunes en viennent aux mains sous les yeux des autres lycéens qui assistent à la scène. Heureusement, le proviseur du lycée intervient rapidement et parvient à calmer les esprits, séparant les protagonistes avant que la rixe ne prenne trop d’ampleur.

 

Seulement voilà, le bandit refuse catégoriquement de partir. Il fait la tête. Au lieu de regagner son propre établissement comme on aurait pu s’y attendre, il reste planté devant le portail du lycée de Miskine, attendant visiblement que les cours se terminent. Quelques heures plus tard, la jeune fille sort enfin du lycée pour rentrer chez elle, espérant sans doute que l’incident est définitivement clos. Malheureusement pour elle, c’était une erreur de jugement, puisque le garçon bandit la suit discrètement dans la rue. Une fois arrivés devant le restaurant-bar le Mirandela, à environ 3 cents mètres de là, il passe à l’action et l’attaque de nouveau.

 

Cette fois-ci, les coups pleuvent vraiment et la violence redouble d’intensité. Le garçon frappe l’adolescente avec acharnement, la projetant violemment au sol où elle reste étendue, complètement sonnée et incapable de se relever immédiatement. Pendant ce temps, les passants commencent à se rassembler autour d’eux, certains visiblement choqués par l’acharnement du jeune agresseur. C’est à ce moment précis qu’une équipe de journalistes du CNC qui circulait dans le secteur tombe sur cet attroupement et décide d’intervenir sans attendre. Ils prennent aussitôt en charge la situation, récupèrent le garçon fermement et décident de l’emmener directement au commissariat du huitième arrondissement.

 

Entre-temps, la jeune fille gît toujours par terre, désorientée et visiblement très affectée par les coups reçus. Voyant cela, des témoins s’approchent doucement pour lui porter assistance et l’aider à reprendre ses esprits. Petit à petit, elle commence à bouger et parvient finalement à se redresser tant bien que mal. Pendant que tout ceci se passe, les journalistes qui sont déjà en route vers le commissariat avec l’agresseur reçoivent un appel des camarades de la victime qui réclament également de l’aide pour elle. Sans hésiter, notre véhicule fait demi-tour et revient sur les lieux pour embarquer la jeune fille ainsi que plusieurs de ses amies qui tiennent absolument à l’accompagner dans cette épreuve.

 

Finalement, tout ce petit monde débarque ensemble au poste de police où les agents prennent immédiatement l’affaire en main. Le garçon est retenu dans les locaux et longuement interrogé sur les véritables motifs de son comportement incompréhensible. Les policiers écoutent attentivement les différentes versions des faits, examinent minutieusement l’état de la victime et tentent de démêler patiemment cette histoire qui commence par une simple tentative de drague maladroite pour finir en agression bien caractérisée.

 

Désormais, les parents du lycéen devront très certainement se déplacer au commissariat pour tenter de tirer leur fils de ce mauvais pas dans lequel il s’est mis tout seul. Au-delà du cas particulier, cette agression explique malheureusement à quel point certains adolescents peinent vraiment à gérer leurs pulsions et leurs frustrations amoureuses. Normalement, quand une fille refuse les avances d’un garçon, ce dernier devrait tout simplement accepter le refus avec dignité et passer à autre chose sans insister. Mais dans ce cas bien précis, le jeune homme a préféré choisir l’escalade dangereuse, transformant ainsi un rejet tout à fait banal en une agression violente qui risque maintenant de lui coûter très cher sur le plan judiciaire.

 

Il faut aussi noter que toute la scène s’est déroulée en plein jour, dans des lieux particulièrement fréquentés, ce qui prouve malheureusement que même en ville et en présence de très nombreux témoins potentiels, ce genre de débordement peut quand même survenir sans difficultés. D’ailleurs, beaucoup de lycéens ont directement assisté à cet épisode particulièrement violent qui amène forcément à s’interroger sérieusement sur le comportement inquiétant de certains jeunes face au simple refus ou à la moindre contrariété sentimentale. Dans cette affaire, le garçon a manifestement perdu absolument tout contrôle de lui-même, allant même jusqu’à poursuivre sa victime bien au-delà de l’enceinte de l’école et à l’agresser physiquement à plusieurs reprises malgré l’intervention initiale du directeur​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI

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Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-famille-apres-la-reunion-avec-madame-alyson-king-ambassadrice-plenipotentiaire-et-extraordinaire-de-grande-bretagne-a-kinshasa-en-mission-a-b.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : rencontre entre l’ambassadrice britannique et les ambassadeurs de justice de la CPI Photo de famille après la réunion avec Madame Alyson KING, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne à Kinshasa en mission à Bangui
Photo de famille après la réunion avec Madame Alyson KING, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne à Kinshasa en mission à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce mercredi 3 décembre 2025, une rencontre importante s’est tenue à Bangui entre Madame Alyson King, Ambassadrice plénipotentiaire et extraordinaire de Grande-Bretagne basée à Kinshasa, et les ambassadeurs de justice de la Cour pénale internationale (CPI) en République Centrafricaine.

 

 

Alors, pour comprendre les choses, il convient de préciser que la Grande-Bretagne ne dispose pas d’ambassade permanente en République Centrafricaine. C’est l’ambassade britannique en République Démocratique du Congo qui assure également la représentation diplomatique auprès de la RCA. C’est dans ce cadre que l’ambassadrice effectuait une visite de travail à Bangui.

 

Lors de cette rencontre organisée au siège de la CPI en RCA, les ambassadeurs de justice ont partagé avec Madame King leurs expériences acquises lors de leur séjour à La Haye, aux Pays-Bas, ainsi que leurs activités de sensibilisation menées sur le terrain auprès des populations centrafricaines. Les ambassadeurs de justice jouent un rôle important dans la sensibilisation du public centrafricain aux questions de justice internationale. Ils contribuent activement à informer la population sur le fonctionnement et le rôle de la CPI.

 

Au cours des discussions, les ambassadeurs de justice ont profité de l’occasion d’exhorter l’ambassadrice britannique à renforcer l’appui du Royaume-Uni au bureau de la CPI en République Centrafricaine. Cet soutien permettrait d’élargir le programme des ambassadeurs de justice et d’offrir à davantage de Centrafricains l’opportunité d’y participer.

 

La rencontre s’est déroulée en présence de M. Mike Cole, chef du bureau de la CPI en République Centrafricaine, et de Mme Faida Rahmanović, nouvelle cheffe de la communication et de la sensibilisation de la CPI en RCA.

 

Cette visite témoigne de l’engagement continu de la Grande-Bretagne en faveur de la justice internationale et du soutien aux initiatives de la CPI en Centrafrique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Appel citoyen à l’unité nationale avant les élections du 28 décembre

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Appel citoyen à l’unité nationale avant les Élections du 28 décembre

 

 

Appel citoyen à l’unité nationale avant les élections du 28 décembre
Madame Nadine KOSSI, Présidente de l’association Action Solidaire

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques semaines du scrutin du 28 décembre, la voix de la société civile s’invite dans le débat public à travers le message adressé par Nadine Kossi. Cette intervention met en avant la nécessité de préserver la paix, de valoriser la tolérance et de renforcer le respect mutuel dans un contexte politique chargé. Elle rappelle le rôle déterminant des citoyens et des acteurs communautaires dans la préservation de la cohésion nationale.

Voici l’intégralité du message :

 

 

Message de paix, de tolérance et de respect de la part de Nadine KOSSI

 

Chères Centrafricaines, chers Centrafricains, Frères et sœurs de notre belle nation,

À l’aube de la campagne électorale et en prélude des Élections groupées du 28 décembre, je prends la parole aujourd’hui non pas en tant qu’acteur politique, mais en tant que membre de la société civile. Une citoyenne parmi tant d’autres, profondément attachée à la paix, à la dignité humaine et à l’avenir de notre République centrafricaine.

 

Notre rôle, en tant que société civile, est clair :

Défendre la nation, protéger le vivre-ensemble et rappeler à chacun l’importance du respect et de la tolérance. Nous sommes la voix des citoyens, la voix de la paix, la voix de la conscience collective.

 

Ces Élections doivent être un moment de démocratie véritable, un moment où chaque Centrafricain se sent libre d’exprimer son choix en toute souveraineté. Elles ne doivent en aucun cas devenir un prétexte à la division, à la haine ou à la manipulation.

 

J’appelle à la paix

Aucun développement, aucune justice, aucun progrès n’est possible sans la paix. Que chaque citoyen, chaque activiste, chaque candidat et chaque jeune s’engage à rejeter la violence sous toutes ses formes.

La paix n’est pas seulement l’absence d’armes : c’est la présence du respect, du dialogue, et de la responsabilité.

 

J’appelle à la tolérance

Nous n’avons pas tous les mêmes opinions, et c’est normal.

La tolérance, c’est accepter l’autre, même lorsqu’il pense différemment. C’est refuser les discours de division, de haine et de manipulation qui divisent nos quartiers, nos villages, nos familles. C’est reconnaître que nous sommes un seul peuple, avec un seul destin.

 

J’appelle au respect mutuel

Respectons nos institutions républicaines.

Respectons les candidats, quels que soient leur appartenance.

Respectons les électeurs et leur liberté de choix. Respectons aussi nos différences ethniques, religieuses et culturelles, car elles sont une richesse et non un motif de conflit.

 

J’appelle à la responsabilité citoyenne

À vous, leaders communautaires, jeunes, femmes, organisations locales : Notre influence est grande.

Utilisons-la pour apaiser, pour conseiller, pour sensibiliser. Refusons la manipulation et la propagation de fausses informations. Soyons des messagers de compréhension, de vérité et d’unité.

 

  • Les Élections passent.
  • Les tensions politiques passent.
  • Mais la Centrafrique reste, et elle restera notre héritage commun.

 

Ne laissons personne déchirer le tissu social que nous tentons de réparer depuis tant d’années. Au contraire, faisons de ces Élections un moment historique où la société civile joue pleinement son rôle :

celui de gardienne de la paix, de la dignité humaine et du vivre-ensemble.

 

Ensemble, faisons de ce processus électoral un moment de fierté nationale, un moment de maturité citoyenne, un engagement ferme pour un Centrafrique uni et indivisible, apaisé et tourné vers l’avenir.

 

Que Dieu bénisse la République centrafricaine.

 

Nadine Kossi

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Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement

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Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/voiture-accidente-dans-la-nuit-du-vendredi-5-au-samedi-7-decembre-2025-au-croisement-du-huitieme-arrondissement-de-Bangui-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un nouveau crash nocturne fait tomber la statue des victimes de Wagner  au croisement du huitième arrondissement
Voiture accidenté dans la nuit du vendredi 5 au samedi 7 décembre 2025 au croisement du huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la capitale centrafricaine, les accidents de circulation se multiplient sans qu’on puisse en établir un décompte précis. La nuit du vendredi au samedi 6 décembre 2025 vient d’ajouter un épisode supplémentaire à cette longue liste d’accidents routiers.

 

 

Samedi dernier, vers une heure du matin, un véhicule, à bord des hommes totalement ivres,  quitte le croisement Oumar Bongo, dit croisement Marabéna. Le conducteur et ses passagers semblent dans un état second, complètement désorientés. Le véhicule file à toute vitesse vers le carrefour du huitième arrondissement sans ralentir. L’impact devient inévitable.

 

Le monument érigé en mémoire des victimes des Mercenaires russes du groupe Wagner se dresse au milieu du carrefour. La voiture le percute de plein fouet. La structure se détache complètement de son socle et valdingue sur plusieurs mètres. Le choc s’avère tellement violent que le véhicule effectue une rotation complète sur lui-même, un tête-à-queue parfait qui le repositionne dans la direction opposée. Parti du carrefour Marabéna vers le quartier Combattant, il se retrouve orienté comme s’il venait du quartier Combattant et se dirigeait vers Marabéna.

 

Le véhicule demeure immobilisé sur place, endommagé. Des jeunes du voisinage arrivent rapidement et commencent à pousser l’épave. Ils la traînent jusqu’au commissariat du huitième arrondissement tout proche.

 

Dans le quartier du huitième, les bruits de couloir circulent déjà. Le véhicule appartiendrait à une ministre du gouvernement. Ce serait son fils ou son compagnon qui tenait le volant au moment du crash.

 

La capitale Bangui connaît une recrudescence inquiétante de ces incidents. Chaque jour apporte son lot de collisions, de tonneaux et de sorties de route. Les chiffres exacts restent flous car aucun organisme ne compile ces données de manière rigoureuse.

 

Par Anselme Mbata….

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Centrafrique : le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de Crépin Mboli-Goumba

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le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/mahamat-kamoun.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le BRDC accuse le directeur général de la police d’avoir ordonné une perquisition illégale au domicile de <a href=Crépin Mboli-Goumba” width=”376″ height=”334″ />
mahamat-kamoun, Coordinateur adjoint du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 3 décembre 2025, selon le communiqué signé par Mahamat Kamoun, coordonnateur adjoint du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), deux véhicules de l’OCRB et du CNS, remplis d’agents lourdement armés, ont fait irruption au domicile de Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du mouvement. Le communiqué affirme que l’opération s’est déroulée alors que l’opposant se trouvait à l’étranger, laissant sur place son épouse, ses enfants et le personnel de la maison.

 

 

Le communiqué du BRDC signé par Mahamat Kamoun précise que dès leur arrivée au domicile de maître Crépin Mboli-Goumba, les policiers ont immédiatement exigé les pièces d’identité du personnel présent, sous les yeux des enfants décrits comme choqués. Toujours selon ce communiqué, l’épouse de Crépin Mboli-Goumba, Professeure en médecine,  a réclamé la présentation d’un mandat de perquisition, ce qui aurait poussé les policiers à se retirer après avoir déclaré s’être trompés d’adresse. Le BRDC indique pourtant que ces agents avaient confirmé au préalable qu’ils exécutaient une instruction du directeur général de la police, le mafieux Bienvenu Zokoué.

 

En s’appuyant sur l’article 47 du Code de procédure pénale, le BRDC rappelle dans son document qu’une perquisition au domicile d’un avocat doit être conduite sous le contrôle d’un magistrat et en présence du bâtonnier ou de son représentant. Le texte signé par Mahamat Kamoun souligne qu’aucune de ces garanties n’a été respectée lors de l’intervention au domicile de Crépin Mboli-Goumba.

 

Le communiqué attribue directement au pouvoir exécutif la responsabilité de cette opération. Le BRDC y affirme que le mouvement « condamne fermement » l’intrusion menée au domicile de son coordonnateur et « dénonce l’acharnement du pouvoir » contre ses membres. Dans la même logique, le document signé par Mahamat Kamoun impute à Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement la responsabilité des méthodes utilisées par les forces placées sous leur hiérarchie, méthodes que le BRDC qualifie de dérives dirigées contre les acteurs démocratiques.

 

Par Anselme Mbata….

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De la nationalité de Anicet Georges DOLOGUÉLÉ à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion

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De la nationalité de Anicet Georges Dologuélé à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>De la nationalité de Anicet Georges DOLOGUÉLÉ à sa candidature : droit, vérité et tentatives d’exclusion
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : A.T. BENGUEWE DAMARAS , contributeur de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, un débat inattendu ressurgit : Anicet Georges DOLOGUÉLÉ serait-il toujours juridiquement Centrafricain ?

 

 

L’opinion s’interroge, les réseaux s’enflamment, et certains médias relayent subitement l’idée que l’ancien Premier ministre aurait perdu sa nationalité du fait de sa nationalité française.
Pourtant, le droit dit autre chose. Et fidèlement, clairement, méthodiquement, la vérité juridique rétablit les faits.

 

Cette réflexion revient point par point sur les arguments légaux, constitutionnels et politiques démontrant qu’Anicet-George DOLOGUELE est Centrafricain d’origine, qu’il n’a jamais perdu cette qualité, et qu’il remplit pleinement les conditions pour être candidat à l’élection présidentielle de décembre 2025

 

  1. Sur la qualité de Centrafricain d’origine

Le Code de nationalité de 1961 est formel.

  • Article 6 : « Est Centrafricain tout individu né en République Centrafricaine d’un parent centrafricain. »
  • Article 8 : « Est Centrafricain l’individu né hors du territoire de la République Centrafricaine d’un parent centrafricain. »

 

Anicet Georges DOLOGUELE :

  • Né le 17 avril 1957,
  • De père et mère centrafricains,
  • N’a jamais contesté cette origine.

Il est donc Centrafricain d’origine à vie.
Cette qualité de naissance ne s’éteint pas par la seule obtention d’une autre nationalité. En droit international moderne, la nationalité d’origine est imprescriptible.

 

  1. Sur l’acquisition de la nationalité française : elle n’était pas volontaire

Certains invoquent l’article 46 du Code de nationalité de 1961, qui prévoit la perte de la nationalité centrafricaine en cas d’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère.

Le mot important est : VOLONTAIRE.

Or, M. DOLOGUELE a obtenu la nationalité française par mariage avec une Française.

  • Ce n’est pas une demande volontaire de naturalisation
  • C’est une attribution automatique prévue par la loi française
Référence juridique :
✅ Code civil français – Article 21-2 :
« L’étranger qui épouse un conjoint de nationalité française acquiert la nationalité française par déclaration. »
Ce que cela signifie :
✔ Ce n’est pas une naturalisation volontaire
✔ C’est une acquisition automatique, dérivée, liée au mariage
✔ Aucune procédure d’abandon de la nationalité centrafricaine n’a été effectuée
Donc :
➡️ L’article 46 ne s’applique pas
➡️ La perte de nationalité centrafricaine n’a jamais été déclenchée
➡️ DOLOGUELE a conservé sa nationalité d’origine sans interruption
➡️ Ni en droit, ni en fait, il n’a cessé d’être Centrafricain

Ce point à lui seul suffit à détruire tout l’argument Politique d’exclusion.

 

  1. Sur la renonciation à la nationalité française

L’Article 10 de ‘’leur Constitution’’ de 2023 exige désormais la nationalité exclusive pour être candidat à la présidence.

  1. DOLOGUELE a donc renoncé à la nationalité française dans le strict respect de la Constitution.

La conséquence juridique est immédiate :

  • La double nationalité s’éteint
  • Ne subsiste plus que la nationalité d’origine
  • Aucun autre texte n’impose une procédure de réintégration

Le Code de 1961 exige deux conditions pour perdre la nationalité centrafricaine :

  1. Une acquisition volontaire d’une nationalité étrangère
  2. Un acte étatique constatant la perte (décret, publication, notification)

Or :

  • Aucun décret de déchéance,
  • Aucune publication au Journal officiel,
  • Aucune notification de l’État.

 

  • Sans acte étatique, il n’y a pas de perte de nationalité,
  • Et après renonciation à la nationalité française, il ne reste que la nationalité centrafricaine

 

 

 

  1. La Constitution prime sur les lois ordinaires

D’après la hiérarchie des normes au sommet se trouve la constitution, puis les conventions, puis les lois et enfin les règlements…

‘’Leur Constitution’’ de 2023 n’interdit pas d’avoir eu une double nationalité par le passé.
Elle impose seulement de ne plus en avoir au moment de la candidature.

Aujourd’hui :

  • Centrafricain d’origine,
  • Nationalité exclusivement centrafricaine,
  • Renonciation formelle à la nationalité française,
  • Aucun obstacle constitutionnel.

Le Code de 1961 ne peut pas contredire la Constitution.
La hiérarchie des normes est claire : la Constitution domine.

 

  1. Le Code de 1961 est obsolète

Ce texte a été rédigé juste après l’indépendance, dans un contexte très différent.
Il ne tient pas compte :

  • De la diaspora,
  • Des mariages mixtes,
  • Des évolutions internationales,
  • Des pratiques des États africains modernes

Aujourd’hui :

  • L’Union Africaine,
  • La CEMAC,
  • Et le droit international moderne,

considèrent que la nationalité d’origine n’est pas perdue automatiquement.

‘’Leur Constitution’’ de 2023 abroge toute disposition antérieure contraire.

 

Ma modeste conclusion : droit, transparence et vérité

Les faits sont simples :

  • DOLOGUELE est Centrafricain d’origine,
  • Il n’a jamais perdu cette nationalité,
  • Il a renoncé à la nationalité française conformément à leur Constitution,
  • Il remplit toutes les conditions pour être candidat.

Toute tentative d’empêcher sa participation est :

  • Anticonstitutionnelle
  • Discriminatoire
  • Politiquement motivée
  • Contraire au pluralisme et à l’État de droit

On ne peut être Centrafricain pendant 60 ans, servir l’État comme ministre, premier ministre, député (encore en exercice), président d’institutions régionales (BDEAC comme centrafricain) …
et cesser de l’être au moment précis où l’on se présente contre le pouvoir en place, M. TOUADERA.

Ce n’est pas du droit.
C’est une tentative d’exclusion politique.

La démocratie centrafricaine ne peut être crédible que si le droit s’applique de manière identique à tous.
Et le droit, ici, ne souffre d’aucune ambiguïté :
ANICET GEORGES DOLOGUELE est centrafricain, et il a le droit d’être candidat.

 

 

Par A.T. BENGUEWE DAMARAS….

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : dans le village Rondi, les Chinois rasent des kilomètres de forêts pendant que les soldats FACA frappent les villageois qui ramassent du bois abandonné

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : dans le village Rondi, les Chinois rasent des kilomètres de forêts pendant que les soldats FACA frappent les villageois qui ramassent du bois abandonné

 

 

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Sur le chantier minier chinois à Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec des machines prêtes à l’emploi

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La dévastation de la forêt autour du village Rondi dépasse tout ce qu’on peut imaginer. Les Chinois coupent tout sur leur passage. Mais le plus choquant reste à venir : ils interdisent aux villageois de récupérer le bois abattu. Les soldats centrafricains déployés sur place font respecter cette interdiction à coups de matraque.

 

 

Quand notre équipe d’investigation arrive sur les zones d’exploitation minière chinoise autour du village  Rondi, le spectacle dépasse ce qu’on peut imaginer. Des kilomètres et des kilomètres de forêts dévastées. Des hectares entiers transformés en désert lunaire. Ce pays deviendra un désert d’ici quelques années si ça continue avec cette ampleur. Et pourtant, le gouvernement se présente fièrement aux sommets internationaux sur l’environnement, réclame même des financements pour la préservation des forêts. Mais sur le terrain, ce même État assiste sans réagir à la destruction massive de l’environnement par les exploitants chinois.

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Sur le chantier minier de Rondi, dans la Nana-Mambéré, avec les chinois qui dévastent massivement la forêt

 

Le processus de dévastation suit toujours le même schéma. D’abord, les Chinois rasent la forêt. Tout y passe. Les grands arbres, la végétation, tout est coupé, arraché, détruit. Ensuite, les machines arrivent pour retourner le sol, creuser, extraire l’or. Elles avancent, avancent, avancent. Des kilomètres et des kilomètres. Rien ne les arrête.

 

Quand les engins tombent sur les champs des cultivateurs, les champs de manioc, les cultures vivrières dont dépendent les familles, les Chinois ne ralentissent même pas. Avec leurs grosses machines, ils commencent à tout dévaster. Le cultivateur s’alarme, vient protester. On lui donne quelques billets, une compensation dérisoire pour des années de travail détruites en quelques heures. Si le cultivateur refuse, s’il insiste pour garder son champ, alors les soldats des Forces Armées Centrafricaines interviennent.

 

Sous les ordres du commandant LAMTAGUÉ, avec l’adjudant-chef KOTA MABOKO et l’adjudant BANAMAYE qui appliquent sur le terrain, les militaires menacent les cultivateurs. S’ils continuent de résister, les soldats les torturent, les tabassent. Résultat : silence total. Les cultivateurs acceptent les quelques francs qu’on leur lance et regardent leurs champs disparaître sous les pelleteuses.

Sur le chantier minier chinois de Rondi. Photo CNC
Sur le chantier minier chinois de Rondi. Photo CNC

 

Mais ce qui choque encore plus, c’est le sort réservé aux arbres abattus. Des milliers d’arbres coupés, jetés au sol. Les villageois veulent récupérer ce bois pour cuisiner, pour se chauffer, pour vendre et gagner un peu d’argent. Cent francs par morceau, deux cents francs, n’importe quoi pour acheter de quoi manger. Mais les soldats FACA les chassent. Sur ordre des Chinois, ils interdisent aux villageois de ramasser le moindre bout de bois. Les militaires frappent ceux qui tentent de récupérer quelques morceaux.

 

Et ce bois reste là, au sol, à pourrir. Des tonnes et des tonnes de bois qui pourraient servir aux familles, qui pourraient être vendues, qui pourraient au moins avoir une utilité. Mais non. Les Chinois préfèrent que tout pourrisse. Les soldats font respecter cette absurdité à coups de matraque.

 

Récapitulons ce qui se passe à Rondi. Les exploitants chinois ont pris les terres minières des villageois. Quand les villageois veulent récupérer les graviers restants, les “poubelles”, le commandant LAMTAGUÉ leur fait payer 1 000 FCFA par tour. Quand les Chinois coupent des milliers d’arbres, les soldats empêchent les villageois de ramasser le bois pour survivre. Ils veulent quoi exactement ? Que les gens meurent de faim ? Qu’ils disparaissent ?

 

Notre équipe a pu observer l’ampleur de cette dévastation. C’est énorme. Des zones entières transformées en terres mortes. Mais ce n’est pas tout. Les Chinois utilisent massivement des produits chimiques pour extraire l’or. Du mercure et du cyanure. Ces produits empoisonnent le sol, s’infiltrent dans les cours d’eau, contaminent les sources d’eau potable. Les conséquences à long terme seront dramatiques pour toute la région.

 

Le mercure permet d’amalgamer l’or dans les graviers. Le cyanure dissout l’or dans les minerais. Ces deux produits sont extrêmement toxiques. Ils détruisent les écosystèmes aquatiques, empoisonnent la faune, contaminent les cultures. Les populations qui vivent en aval des sites miniers boivent cette eau polluée. Les poissons qu’ils pêchent sont contaminés. Les légumes qu’ils cultivent poussent dans des sols empoisonnés.

 

Les exploitants chinois ne prennent aucune précaution. Ils versent ces produits directement dans le sol, dans les cours d’eau. Aucun système de traitement, aucune mesure de protection environnementale. Le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes, censés représenter l’État, ne disent rien. Ils ne contrôlent rien. Ils regardent. Ou plutôt, ils sont trop occupés à taxer les villageois et à rendre leur justice personnelle pour s’inquiéter de l’empoisonnement de toute une région.

 

À Abba, la commune dont dépend Rondi, personne ne bouge. Les autorités administratives semblent ignorer ce qui se passe à 45 kilomètres de leur siège. Ou alors elles savent et ferment les yeux. À Bouar, la préfecture de la Nana-Mambéré, même silence. À Bangui, au ministère des Mines, au ministère de l’Environnement, au ministère de la Défense, personne ne semble se préoccuper de ce qui se déroule dans cette zone frontalière.

 

Pendant ce temps, les Chinois continuent d’avancer. Leurs machines progressent chaque jour. La forêt recule chaque jour. Les sols s’empoisonnent chaque jour. Les villageois s’appauvrissent chaque jour. Et le commandant LAMTAGUÉ s’enrichit chaque jour.

 

Dans quelques années, il ne restera rien de cette région. Plus de forêts, plus de terres cultivables, plus de cours d’eau propres. Juste des étendues dévastées, des sols morts, une population qui aura tout perdu. Les Chinois seront partis avec l’or. Le commandant LAMTAGUÉ et ses hommes seront mutés ailleurs. Et les habitants de Rondi resteront avec un désert empoisonné.

 

C’est ça, le développement minier en République Centrafricaine ? C’est ça, la gestion des ressources naturelles ? C’est ça, la protection de l’environnement dont le gouvernement parle dans les conférences internationales ?

 

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Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner

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Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner

 

Bangui-janvier2018-cnc-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Comment Touadéra a chassé TotalEnergies pour offrir le secteur pétrolier centrafricain à Wagner
station essence Total 4e arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 30 juin 2022, un soldat se présente à l’aéroport international de Bangui M’Poko muni d’une lettre du ministère de l’Énergie ordonnant la réquisition de 110 000 litres de carburant d’aviation Jet A-1. Un employé du géant pétrolier français TotalEnergies refuse de remettre les deux camions de carburant destinés aux opérations humanitaires des Nations unies. Il demande à contacter ses supérieurs pour obtenir des instructions. Le soldat ne lui en laisse pas le temps : l’employé est arrêté sur-le-champ. Les militaires réquisitionnent les deux camions et les déplacent vers une zone d’accès restreint de l’aéroport, hors de portée du personnel onusien. Ce carburant, qui devait permettre aux avions humanitaires de la Minusca de voler, aurait été détourné pour soutenir les opérations militaires aériennes du groupe Wagner.

 

 

Cet incident n’est pas un acte rare des soldats indisciplinés. Il s’inscrit dans une campagne organisée depuis des mois par le président Touadéra et ses alliés russes pour chasser TotalEnergies de la République centrafricaine. Depuis février 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine et la flambée des prix mondiaux du pétrole, des groupes soutenus par l’État accusent publiquement TotalEnergies de négliger délibérément le marché centrafricain. Les réseaux sociaux se remplissent de messages accusant l’entreprise française de saboter l’approvisionnement pour punir le gouvernement de son alliance avec la Russie.

 

Ces campagnes de désinformation portent la signature de Wagner. Radio France Internationale et plusieurs médias spécialisés documentent le rôle de Blaise Didacien Kossimatchi, un propagandiste proche de la présidence, dans la diffusion de contenus anti-français et pro-Wagner. Kossimatchi anime le groupe Facebook Tongolo Ti BeAfrica qui publie en juin 2022 un message accusant TotalEnergies de vouloir détourner le ravitaillement de Bangui vers l’Ouganda. Radio Ndeke Luka, financée par les Nations unies, dément formellement cette fake news, mais le mal est fait : l’opinion publique centrafricaine est convaincue que TotalEnergies affame délibérément le pays.

 

Le président Touadéra ne fait rien pour calmer le jeu. Au contraire, il laisse ses relais médiatiques poursuivre leurs attaques contre l’entreprise française. Cette passivité complice envoie un message clair à TotalEnergies : vous n’êtes plus les bienvenus. L’entreprise comprend qu’elle ne peut plus opérer dans ces conditions. Entre juin et septembre 2022, TotalEnergies commence à annoncer son retrait du pays. En septembre, la décision est définitive : après plus de vingt ans de présence en République centrafricaine, le principal fournisseur de carburant quitte le marché.

 

L’éviction de TotalEnergies n’est que le dernier épisode d’une purge systématique des intérêts économiques français en République centrafricaine. Dès avril 2022, la filiale locale du groupe Bolloré, la Société centrafricaine des transports fluviaux (SOCATRAF), perd son contrat de logistique fluviale avant la date prévue. SOCATRAF gérait le transport de marchandises par voie fluviale depuis près de deux décennies, un rôle stratégique dans un pays enclavé où le fleuve Oubangui constitue l’une des principales artères commerciales. Le contrat est attribué à Mercure Logistics, une société libanaise sans expérience comparable dans la région.

 

Le remplacement de SOCATRAF par Mercure Logistics obéit à une logique purement politique. Le gouvernement veut effacer toute trace de l’influence française dans les secteurs stratégiques. Peu importe que Mercure Logistics soit moins compétente ou moins fiable que SOCATRAF. L’essentiel est que l’entreprise ne soit pas française et qu’elle accepte de jouer le jeu imposé par le régime Touadéra. Les conséquences sur la qualité du service importent peu : les élites qui prennent ces décisions ne dépendent pas du transport fluvial pour leurs besoins quotidiens.

 

Les actifs de TotalEnergies sont transférés en août 2023 à Rochefort International, une société britannique détenue par le banquier français Enguerrand Rochefort. L’entreprise est rapidement rebaptisée TransAfrica Market Oil (TAMOIL). Le conseil d’administration de TAMOIL compte parmi ses membres des personnalités bien connues du monde politique centrafricain : Marie-Noëlle Koyara, ancienne ministre de la Défense, et Amédée Boniface Fanga M’Bourounda, premier conseiller à l’ambassade de la RCA au Tchad. Mais la présence la plus révélatrice est celle d’Antoine Ndzengue, le directeur de Neptune Oil, qui siège au conseil d’administration de TAMOIL avant de quitter cette fonction.

 

Cette configuration démontre que le rachat de TotalEnergies par TAMOIL a été organisé  en coulisses avec l’approbation du ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri. Ndzengue n’est pas là par hasard : sa présence au conseil d’administration permet de préparer la suite du plan. TAMOIL hérite des infrastructures de TotalEnergies, mais l’entreprise est privée de la capacité logistique qui faisait la force de son prédécesseur. Sans les moyens de SOCATRAF pour acheminer le carburant par voie fluviale, TAMOIL doit se tourner vers les importations terrestres depuis le Cameroun.

 

C’est exactement ce que le gouvernement voulait. En coupant TAMOIL de la voie fluviale et en la forçant à dépendre des routes terrestres, le régime crée les conditions d’un nouveau monopole. Neptune Oil apparaît comme le sauveur providentiel, le seul opérateur capable de garantir des livraisons régulières via le Cameroun. Le ministre Piri présente cette solution comme une nécessité technique, mais la réalité est qu’il a lui-même créé le problème pour justifier la solution qu’il impose ensuite.

 

TAMOIL peine rapidement à maintenir des niveaux d’approvisionnement constants. Neptune Oil, qui était initialement présentée comme simple partenaire d’approvisionnement, commence à retarder ou limiter ses livraisons aux stations TAMOIL, perturbant délibérément leurs opérations. Le ministre Pin impute publiquement ces difficultés au fait que TAMOIL aurait hérité des dettes impayées de TotalEnergies. Cette version arrange le gouvernement qui cherche un prétexte pour passer à l’étape suivante : la confiscation pure et simple des stations-service.

 

En juin et juillet 2024, moins d’un an après le rachat des actifs de TotalEnergies, le gouvernement réquisitionne les dix stations-service exploitées par TAMOIL. Sept se trouvent à Bangui, trois en province. Ces stations représentent environ la moitié de l’infrastructure nationale de vente au détail de carburant. Leur confiscation permet au régime de contrôler directement la distribution du carburant dans la capitale et de confier la gestion à des fidèles : Prisca Mamadou, épouse du chef d’état-major, et Souleymane Bassou, un opérateur malien lié depuis des décennies aux élites centrafricaines.

 

Le cycle est bouclé. En deux ans, de juin 2022 à juillet 2024, le président Touadéra a réussi à évincer complètement TotalEnergies et à transférer le contrôle du secteur du carburant à un réseau de sociétés et d’individus politiquement connectés. Le monopole d’importation revient à Neptune Oil, une entreprise camerounaise. La distribution passe sous le contrôle de l’épouse du chef d’état-major et d’un proche du régime. L’approvisionnement logistique de Wagner est assuré par Petrolex et Capex, deux sociétés écrans du groupe. Les intérêts français ont été totalement éliminés.

 

Cette purge des entreprises françaises s’inscrit dans un basculement géopolitique plus large. Après que la France a mis fin à l’opération Sangaris fin 2016 et échoué à livrer une cargaison d’armes au gouvernement centrafricain, le président Touadéra s’est tourné vers la Russie pour sceller une coopération en matière de sécurité. Moscou est intervenue presque immédiatement pour fournir des armes et des instructeurs militaires. Les paramilitaires du groupe Wagner ont rapidement suivi. En échange, les sociétés associées à Wagner ont obtenu l’accès à des concessions minières lucratives, dont la mine d’or de Ndassima qui rapporte plus de 100 millions de dollars par an.

 

L’opération Sangaris, déployée en décembre 2013 pour stopper l’escalade de violence sectaire entre la Séléka et les Anti-balaka, avait permis de stabiliser temporairement le pays. Mais Paris n’avait jamais eu l’intention de s’installer durablement. Le retrait français en 2016 a créé un vide sécuritaire que la MINUSCA n’a pas pu combler. Touadéra, menacé par les groupes armés qui contrôlaient 80% du territoire, avait besoin d’un partenaire militaire prêt à s’engager massivement. La Russie s’est présentée comme ce partenaire, sans les scrupules que la France aurait pu avoir concernant les méthodes employées.

 

Le refus de la France de livrer une cargaison d’armes au gouvernement centrafricain a achevé de convaincre Touadéra que Paris n’était pas un allié fiable. Ce refus s’expliquait par les préoccupations françaises concernant le respect des droits humains et le risque que ces armes soient utilisées contre des civils. Mais pour Touadéra, ces considérations morales étaient secondaires face à l’urgence militaire. Il voulait des armes sans conditions, et la Russie les lui a fournies.

 

Wagner ne s’est pas contenté de livrer des armes. Le groupe a déployé des centaines de mercenaires qui ont combattu aux côtés des FACA contre les rebelles. Ces opérations conjointes ont été marquées par de graves violations des droits humains documentées par les Nations unies et plusieurs ONG : massacres de civils, torture, violences sexuelles. Mais ces exactions n’ont pas empêché Wagner de consolider son emprise sur le pays. Au contraire, la brutalité des opérations a permis de reprendre rapidement du terrain aux groupes armés et de sécuriser les axes stratégiques.

 

Le carburant occupe une place centrale dans la stratégie de Wagner en République centrafricaine. Le groupe ne peut pas mener ses opérations militaires et minières sans un approvisionnement constant et fiable. TotalEnergies, en tant que principal fournisseur du pays, représentait un obstacle potentiel. L’entreprise française aurait pu refuser de vendre du carburant à Wagner sous la pression des sanctions internationales ou des autorités françaises. Elle aurait pu exiger des garanties sur l’utilisation du carburant et refuser de livrer des quantités excessives destinées manifestement à des opérations militaires.

 

En chassant TotalEnergies et en installant un système contrôlé par des acteurs complices, Touadéra a garanti à Wagner un accès illimité au carburant sans risque d’interruption. Petrolex, la société écran de Wagner, importe directement du carburant via le Cameroun. Neptune Oil fournit les volumes nécessaires aux stations confisquées qui redistribuent une partie aux forces de sécurité via les bons d’essence. Le dépôt national SOCASP livre le carburant d’aviation Jet A-1 nécessaire aux avions de Wagner. Toute la chaîne d’approvisionnement est verrouillée.

 

Les campagnes de désinformation contre TotalEnergies ont été menées avec un professionnalisme qui trahit l’implication de spécialistes russes de la guerre informationnelle. Les messages diffusés sur les réseaux sociaux suivaient des patterns identifiés ailleurs en Afrique où Wagner opère. Les mêmes techniques de manipulation ont été observées au Mali, au Burkina Faso et en Libye : accusations infondées contre les entreprises occidentales, fake news sur des complots pour piller les ressources naturelles, promotion d’un narratif anti-occidental et pro-russe.

 

La France a accusé publiquement le gouvernement centrafricain de complicité dans cette campagne de désinformation. En juin 2021, Paris suspend une partie de son aide au développement pour protester contre les attaques coordonnées visant les intérêts français. Mais cette réaction tardive ne change rien : Touadéra a déjà fait son choix. Il a décidé de s’aligner totalement sur Moscou et d’accepter toutes les conséquences de cette alliance, y compris la rupture avec ses partenaires occidentaux traditionnels.

 

L’éviction des entreprises françaises ne s’est pas limitée au secteur du carburant et de la logistique. D’autres sociétés françaises ont quitté le pays ou ont vu leurs contrats résiliés dans des conditions douteuses. Le message était clair : les intérêts économiques français ne sont plus les bienvenus en République centrafricaine. Cette politique a été présentée par le régime comme une réaffirmation de la souveraineté nationale et une libération du néocolonialisme français. La propagande officielle célèbre le départ des entreprises françaises comme une victoire de l’indépendance économique.

 

La réalité est que la République centrafricaine a simplement échangé une forme de dépendance contre une autre. Les entreprises françaises ont été remplacées par des opérateurs libanais, camerounais ou russes qui ne sont ni plus compétents ni plus respectueux des intérêts centrafricains. La seule différence est que ces nouveaux acteurs acceptent de participer aux systèmes de corruption et de détournement mis en place par le régime, alors que les grandes entreprises internationales comme TotalEnergies étaient soumises à des contraintes de conformité qui limitaient leur capacité à payer des pots-de-vin ou à fermer les yeux sur des pratiques illégales.

 

Le départ de TotalEnergies a été présenté comme une décision de l’entreprise face aux difficultés du marché. La vérité est que TotalEnergies a été chassée par une campagne délibérée de harcèlement, de désinformation et d’obstacles administratifs qui ont rendu ses opérations impossibles. L’incident de l’aéroport M’Poko en juin 2022 n’était qu’un exemple parmi d’autres des pressions exercées. Les retards dans les paiements gouvernementaux, les accusations publiques de mauvaise gestion, les complications douanières artificielles : tous ces éléments ont contribué à rendre la position de l’entreprise intenable.

 

Mercure Logistics, qui a remplacé SOCATRAF, n’a jamais réussi à assurer un service de transport fluvial comparable à celui de son prédécesseur. Les livraisons par voie fluviale se sont raréfiées, les délais se sont allongés, les coûts ont augmenté. Cette dégradation du service a servi les intérêts du gouvernement qui voulait justifier le basculement vers les importations terrestres via le Cameroun. Moins le transport fluvial fonctionne, plus Neptune Oil devient indispensable. L’échec de Mercure Logistics n’est pas un accident : c’est le résultat voulu d’une stratégie qui vise à concentrer tous les flux entre les mains d’un nombre réduit d’opérateurs contrôlés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?

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12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>12 milliards dans l’ombre : Touadéra s’endette massivement auprès des Libanais. Touadera paie-t-il ses mercenaires avec de la dette cachée ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Selon des informations obtenues auprès du service financier de plusieurs opérateurs économiques libanais établis en Centrafrique, le président Faustin-Archange Touadéra aurait accumulé une dette de près de 12 milliards de francs CFA. Mais personne ne sait vraiment à quoi sert cet argent. Personne ne sait si cette dette est personnelle ou si elle engage l’État centrafricain. Personne ne sait comment elle sera remboursée.

 

 

Douze milliards de francs CFA. C’est une somme énorme pour un pays comme la Centrafrique. C’est l’équivalent de plusieurs mois de salaires de la fonction publique. C’est plus que le budget annuel de plusieurs ministères. Et pourtant, cet argent a été emprunté dans la plus grande discrétion, sans aucune transparence, sans aucun contrôle parlementaire.

 

La question qui se pose : pour quoi faire ? Touadéra ne construit pas d’hôpitaux. Il ne pave pas de routes. Il ne paie pas les salaires des enseignants contractuels à temps. Alors où passe cet argent ?

 

La réponse la plus probable pointe vers les Mercenaires russes du groupe  Wagner et des troupes rwandaises. L’entretien de ces milliers de soldats étrangers déployés sur le territoire centrafricain coûte une fortune. En 2023, le CNC avait révélé que le président Touadéra retirait 400 millions de francs CFA par semaine du Trésor public pour financer les besoins de Wagner : logement, nourriture, carburant, munitions, équipements.

 

Quatre cents millions par semaine. Faites le calcul : c’est 1,6 milliard par mois. Près de 20 milliards par an. Rien que pour nourrir et loger des mercenaires étrangers pendant que les Centrafricains meurent de faim et que les enseignants contractuels et certains fonctionnaires attendent leurs salaires pendant des mois.

 

À l’époque, le FMI avait tiré la sonnette d’alarme. Après vérification, l’institution financière internationale avait confirmé l’information. Le Premier ministre Félix Moloua, qui était à New York, était rentré précipitamment à Bangui. Et au lieu de corriger la situation, il avait convoqué les fonctionnaires du ministère des Finances pour les menacer. Il les avait traités de traîtres. Il leur avait interdit de fournir la moindre information sur le financement de Wagner.

 

Le message était clair : silence total. Clandestinité absolue. Personne ne devait savoir combien coûtent réellement les mercenaires russes au peuple centrafricain.

 

Mais depuis cette alerte du FMI, le régime a changé de stratégie. Au lieu de retirer ouvertement l’argent du Trésor public, Touadéra se tournerait désormais vers les opérateurs économiques libanais. Le système serait simple : les Libanais fournissent des biens et des services (nourriture, logement, équipements) aux mercenaires russes. En échange, le régime leur accorde des exemptions douanières massives sur leurs importations.

 

Résultat : Wagner est payé. Les Libanais récupèrent leur argent en ne payant pas de taxes. Et l’État centrafricain perd des dizaines de milliards en recettes douanières. Tout le monde est gagnant, sauf le peuple centrafricain qui se retrouve avec un État endetté et sans ressources.

 

Ce système expliquerait les écarts énormes constatés par le FMI dans les recettes de l’État. Les prévisions ne sont jamais atteintes. Les recettes douanières s’effondrent. Mais personne ne donne d’explications. Parce que tout se passe dans l’ombre, loin des circuits officiels, loin de tout contrôle.

 

Les mercenaires russes dorment-ils dans les hôtels des Libanais ? Mangent-ils dans leurs restaurants ? Utilisent-ils leurs équipements ? Et la dette s’accumule-t-elle mois après mois sans qu’aucun remboursement ne soit prévu ? Personne ne peut répondre à ces questions parce que tout est gardé secret.

 

L’autre question importante reste sans réponse : cette dette de 12 milliards est-elle personnelle à Touadéra ou engage-t-elle l’État centrafricain ? Autrement dit : est-ce que Touadéra emprunte en son nom propre ou est-ce que ce sont les Centrafricains qui devront rembourser après son départ ?

 

Le flou est total. Aucun document officiel. Aucun contrat public. Aucune trace dans les comptes de l’État. Tout se fait de manière informelle, sur la base d’arrangements opaques entre le président et les hommes d’affaires libanais.

 

Cette absence de transparence est dangereuse. Si cette dette engage l’État, les générations futures de Centrafricains devront la rembourser. Ils paieront pour financer des mercenaires qui les terrorisent aujourd’hui. Ils paieront pour enrichir des opérateurs économiques qui profitent du système de corruption mis en place par Touadéra.

 

Et si la dette est personnelle, alors Touadéra utilise sa position de président pour emprunter de l’argent qu’il ne remboursera jamais. Il transforme la présidence en une entreprise personnelle d’enrichissement. Il utilise les ressources de l’État comme garantie pour ses affaires privées.

 

Dans les deux cas, c’est de la corruption. Dans les deux cas, c’est du détournement. Dans les deux cas, c’est un crime contre le peuple centrafricain.

 

Touadéra contracte des dettes partout. Auprès des Libanais. Auprès des partenaires financiers internationaux. Auprès de tous ceux qui acceptent de lui prêter de l’argent sans poser de questions. Et pendant ce temps, les Centrafricains s’enfoncent dans la misère.

 

La France porte une lourde responsabilité dans cette situation. C’est la France qui a imposé Touadéra au pouvoir en 2016. C’est la France qui l’a maintenu en 2020. Et maintenant, la France regarde le pays s’enfoncer dans le chaos sans rien faire.

 

On n’a jamais vu ça dans l’histoire de la Centrafrique. Même sous les dictatures les plus corrompues, il y avait un minimum de respect des formes. Mais avec Touadéra, tout est permis. La dette s’accumule sans limite. La corruption se fait au grand jour. Les mercenaires russes tuent et massacrent tout en contrôlant le pays.

 

Le FMI doit intervenir. L’institution doit exiger que le gouvernement centrafricain explique cette dette de 12 milliards. À quoi sert cet argent ? Comment sera-t-il remboursé ? Qui en bénéficie réellement ?

 

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Nouvelle attaque sanglante des mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts

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Nouvelle attaque sanglante des Mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Sur-le-site-minier-de-Kouki-dans-la-prefecture-de-lOuham-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine-apres-un-incendie-provoque-par-les-canons-tires-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nouvelle attaque sanglante des mercenaires russes sur des chantiers miniers dans l’Ouham, plusieurs morts
Sur-le-site-minier-de-Kouki-dans-la-prefecture-de-lOuham-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine-apres-un-incendie-provoque-par-les-canons-tires-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner- – Markounda, une opération des Wagner sur des sites miniers locaux tourne au fiasco, plusieurs morts

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ce mercredi matin, deux sites miniers artisanaux de la préfecture de l’Ouham, dans l’ouest de la République Centrafricaine, ont été la cible d’une violente offensive. Les mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés et soutenus par des hélicoptères de combat, ont frappé simultanément les sites minier de Balaka et de Akoro, causant des morts et des blessés parmi les populations présentes.

 

 

En réalité, les raisons exactes de cette attaque restent floues, mais les informations recueillies par la rédaction du CNC pointent vers une manipulation du chef rebelle Mahamat al-Khatim, dirigeant du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Ce dernier aurait transmis aux mercenaires russes de fausses informations pour déclencher cette opération militaire ayant couté la vie à des dizaines des personnes.

 

L’attaque a été d’une violence rare. Bien avant le début de l’assaut, vers 7 heures, la nouvelle de l’arrivée imminente des Wagner s’était répandue sur des chantiers miniers de la région, provoquant une fuite massive des populations. Ces sites miniers regroupent normalement une foule considérable : artisans miniers, commerçants, vendeurs,  une véritable petite ville. Lorsque l’attaque a débuté vers 7h45, les hélicoptères ont ouvert le feu depuis les airs tandis que les mercenaires, à moto et à pied, progressaient en tirant dans tous les sens. La violence de l’offensive a pris tout le monde de court.

 

D’après des sources proches des Wagner, toute cette opération repose sur un mensonge. Les mercenaires auraient reçu l’information selon laquelle Florent Kema, chef d’état-major de la coalition CMSPR, aurait établi un campement sur ces sites miniers avec ses hommes. Cette information aurait justifié l’intervention militaire des Wagner. Or, la réalité sur le terrain était toute autre. Les sites de Balaka et de Akoro étaient en réalité occupés par les combattants du MPC, le propre mouvement de Mahamat al-Khatim. Aucune trace des rebelles de CMSPR de Florent Kema.

 

Tout porte à croire que Mahamat al-Khatim a délibérément induit les mercenaires russes en erreur. En prétendant que Florent Kema avait installé sa base sur ces sites, il a en fait envoyé les Wagner attaquer ses propres hommes. Les raisons de cette manœuvre restent mystérieuses : s’agit-il d’une volonté d’éliminer certains éléments de son propre mouvement ? D’un règlement de comptes interne ? D’une stratégie plus complexe ? Les habitants de l’Ouham et les travailleurs des sites miniers ont payé le prix fort de cette manipulation. Le bilan exact des victimes n’est pas encore connu, mais l’attaque a semé la terreur dans toute la région.

 

Il faut rappeler que Mahamat al-Khatim n’en est pas à son premier coup. Il a déjà poussé les mercenaires russes à arrêter deux de ses propres officiers par le passé. Ces deux hommes ont été emmenés vers Kaga-Bandoro, puis plus personne n’a eu de leurs nouvelles. Ont-ils été emprisonnés à Bangui ? Ont-ils été éliminés ? Personne ne le sait. Même leurs familles ignorent où ils se trouvent aujourd’hui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Marc Kolingbo….

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Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes

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Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : nouvel affrontement à Samassimé entre la CPCF et des mercenaires russes
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des combats violents ont opposé mardi 2 décembre les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement Fondamental (CPCF) à des mercenaires russes dans le village de Samassimé, situé à 45 kilomètres de Sikikédé et 45 kilomètres de Harazé Mangaï.

 

 

Ces affrontements font suite à une embuscade survenue le lundi 1er décembre vers 7 heures du matin, au cours de laquelle un mercenaire russe a été tué et deux autres blessés.

 

Après cette attaque, le lendemain, les forces russes ont poursuivi leur progression pour débusquer les rebelles de la CPCF. Les combats à Samassimé ont duré plusieurs minutes avec l’usage d’armes lourdes. Un mercenaire russe a été légèrement blessé.

 

Les mercenaires se sont repliés sur Sikikédé dans la soirée du mardi. Le mercredi 3 décembre, ils ont rejoint Ndélé avant de quitter la localité en direction de Bangui ou Bambari le mercredi vers midi.

 

Les deux camps maintiennent leurs positions dans la région depuis plusieurs jours. La situation reste tendue dans cette partie de la Vakaga.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Mongaï….

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Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus

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Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-depute-de-mala-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre MARA interpelle le Président Touadéra : Sibut ne doit pas être un décor politique de plus
Le député de Mala, Jean-Pierre Mara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien député de la Kémo dénonce la manipulation des populations de sa région à l’approche de la campagne présidentielle. Entre promesses non tenues et réalités socio-économiques difficile, il exige des engagements palpables pour le développement de la Kémo et de la Nana-Gribizi plutôt que des cérémonies sans lendemain.

À lire ci-dessous, l’intégralité de la lettre ouverte  des ressortissants de la Nana-Gribizi et de la Kemo :

 

Lettre ouverte de ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi
au président Touadera

Fait le 3 décembre 2025

 

À l’attention de l’opinion publique centrafricaine,

Aux autorités nationales et locales,

Aux médias publics et privés,

Depuis quelques jours, une lettre présentée comme émanant des « enfants » de préfecture de la Kémo et de la Nana-Gribizi » circule sur les réseaux sociaux et dans certains médias, accusant des cadres et élus de nos préfectures d’avoir mobilisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne du Président Faustin-Archange Touadéra, alors que nos villages continuent de croupir dans l’abandon et la pauvreté.

En tant que ressortissants de ces deux préfectures, attachés à la vérité, au dialogue et à la dignité de nos concitoyens, nous tenons à préciser qu’il existe une branche importante des fils et filles de la Kémo et de la Nana-Gribizi qui ne se reconnaît ni dans ces pratiques, ni dans la façon dont cette mobilisation a été présentée comme « l’expression » de nos régions.

  1. Une minorité ne peut parler au nom de tous

Selon les informations publiquement relayées, environ 70 à 80 personnes auraient contribué à cette collecte et organisé la réception du Président à l’école de Gobongo dans l’arrondissement du 4eme2, à Bangui. A cette occasion, cette élite politique membre du parti présidentiel  aurait retenu Sibut comme ville devant accueillir les cérémonies  du lancement de la campagne présidentielle le 13 décembre 2025 prochain.

 

Nous rappelons que ces personnes, pour respectables qu’elles soient, ne représentent pas la totalité des ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi, ni sur le plan démographique, ni sur le plan sociologique. Elles engagent avant tout leur propre choix politique, ce qui est leur droit le plus strict dans un État démocratique.

De la même manière, il est de notre droit, en tant que citoyens centrafricains, de rappeler que toutes les sensibilités politiques et toutes les composantes sociales de nos préfectures doivent pouvoir s’exprimer librement, y compris lorsqu’elles ne partagent ni les priorités, ni la méthode, ni le calendrier retenu.

  1. Sibut, ville choisie pour le lancement de la campagne 2025: une cohérence à justifier

Le choix de Sibut comme ville de lancement de la campagne présidentielle n’est pas neutre. Il intervient dans une histoire longue où notre région a souvent été utilisée comme vitrine politique sans retombées structurelles durables pour les populations en extrême pauvreté et manipulée, voir exploitées pour leur ignorance de la situation qui prévaut ailleurs comme au Burkina ou des jeunes dirigeants se soucient et s’occupent réellement de leur peuple et leur population.

A Sibut on se souvient qu’en 1972, le président Jean-Bedel Bokassa alors dans sa gloire de Président à Vie ( extrêmement craint pour sa violence  mais pas encore couronné Empereur) avait proclamé Sibut « capitale du coton », à la suite d’une production record dans la Kémo-Gribingui. Le maire de l’époque, M. Yangakola (un autre ancien Combattant de la France Libre), avait publiquement interrogé ce choix, soulignant le décalage entre les discours et l’absence d’investissements concrets en faveur de la préfecture. La cérémonie s’était achevée dans la confusion, sans suite réelle.

Plus récemment, en décembre 2020, le programme PAPEUR (Programme d’appui à la promotion de l’entreprenariat en milieu rural) avait choisi Sibut pour lancer officiellement ses activités en faveur du monde rural centrafricain, par ce que Mala produisait beaucoup de Maïs. Là encore, l’événement avait été récupéré dans un contexte de campagne électorale, sans que l’on puisse aujourd’hui identifier clairement les réalisations tangibles de ce programme dans la Kémo. Le producteur de maïs et paysan de Mala, celui de Ngreko, le pêcheur de Possel ou Ndjoukou encore moins l’éleveur de Katakpa ou de Ndenga ou des Mbrès n’ayant vu aucun des tracteurs distribués à la suite du projet PAPEUR. Tout le monde se demande ce qu’il en est de relance de l’usine d’egrenage de Guiffa ou de la réouverture des CREF de Ngoumbéle, Tilo ou Mala . Ces Centres Ruraux d’Educations et de Formation étaient censés être financés par le projet PAPEUR.

En 2025, alors que la Coalition Touadéra 2025 revendique une forte mobilisation populaire à l’approche de l’élection présidentielle, il est légitime et même nécessaire que les ressortissants de la Kémo et de la Nana-Gribizi puissent s’interroger en demandant des éclaircissements publics sur le choix de Sibut comme lieu de lancement de  campagne, et surtout sur ce que cela signifie concrètement pour le développement de la région.

  1. Une réalité socio-économique et éducative alarmante

Derrière les cérémonies, les banderoles et les discours, la réalité quotidienne de nos populations est connue de tous :

  • Les lycées de Sibut, Dékoa et Kaga-Bandoro et du collège de Mala fonctionnent avec très peu de professeurs titulaires formés dans des établissements pédagogiques reconnus.

Dans plusieurs établissements, ce sont des maîtres-parents, parfois au niveau académique limité, qui assurent même les classes d’examen, y compris l’enseignement de la philosophie en Terminale.

  • Les hôpitaux préfectoraux et les principaux centres de santé de la région sont, pour l’essentiel, soutenus par des ONG, avec un appui très insuffisant et irrégulier de l’État, tant en infrastructures qu’en équipements et en personnel qualifié.
  • La route nationale n°2, reliant Sibut à Bambari, est dans un état déplorable, compromettant les échanges commerciaux, l’évacuation sanitaire et la circulation des personne vers l’extrême EST de la RCA.
  • L’axe Bouca-Daya-Dékoa-Tilo-Mala-Grimari stratégique pour le commerce depuis le Nigeria en passant par Mbaïboum, Bambari et Bangassou. En direction de Bangui, nous avons l’axe Galafondo, Possel-Ndjoukou. Ces axes sont aujourd’hui des exemples typiques de pistes rurales abandonnées ou la population est oubliée•
  • L’axe Bangui–Damara–Sibut, est unique en son genre pour les activités génératrices de revenus à travers la production et la vente de bois de chauffe pour alimenter la capitale. Cette économie de survie contribue à la déforestation, et représente l’activité contradictoire à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique sans qu’un véritable plan de transition, de reboisement ou de diversification économique soit mis en place.

Dans ce contexte, voir des millions de francs CFA mobilisés par l’elite politique régionale qui gravite autour du pouvoir s’activer pose problème. Pour une cérémonie politique, l’élite contributrice se doit d’annoncer clairement son programme chiffré qui justifierai l’adhésion de cette population manipulée. Il lui est prié de dévoiler le plan de développement réel pour la Région 4 (Kémo, Ouaka, Nana-Gribizi, Bamingui, etc.).

La population locale attend plus  que la distribution planifiée du sucre, du sel, des T-Shirts et des pagnes à effigies.  Elle s’interroge profondément sur l’avenir après dix ans passées à attendre.

  1. Ce que la population attend d’une venue présidentielle à Sibut

Nous tenons à préciser que nous ne contestons pas le droit du Président de la République, candidat ou non, de se rendre à Sibut ni de lancer sa campagne là où il le souhaite. Ce que nous contestons, c’est l’instrumentalisation de nos populations comme simples décors de communication, alors que leurs besoins prioritaires et primordiales restent ignorés.

La RCA n’est pas seulement Bangui mais bien plus. Dans les provinces, Bambouti, Nola, Mala, Ndjoukou, Nguia, Mbali, Ouandago, Yaligaza, Mouka, Mangamba, Birini, Yalinga, Darafou, Dambia, Kafjema, Doum, Bangoran, Sabot, Adoumandjali, Balangba, Kpalinda, etc..font encore partie de la République centrafricaine.

Si Sibut doit servir de ville pour le lancement de campagne, nous demandons que cet évènement soit le signal clair d’un tournant et non une promesse sans le demain comme les autres dans le passé :

  • Annonce et début effectif de programmes de modernisation des hôpitaux et centres de santé de la région (bâtiments, équipements, personnel, médicaments).
  • Plan concret pour la réhabilitation et l’équipement des lycées de Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro, avec un calendrier de recrutement et d’affectation de professeurs titulaires.
  • Engagement chiffré pour la réfection des routes structurantes de la région, notamment la RN2, avec un suivi public des travaux.
  • Construction ou réhabilitation des logements de fonctionnaires, ainsi que des bureaux dignes pour le gouverneur de région, les préfets et les conseillers régionaux, afin de garantir une présence effective de l’État.

Sans ces réponses précises et vérifiables, la venue du Président à Sibut ne sera, aux yeux de beaucoup de citoyens, qu’un épisode de plus dans une longue histoire de promesses non tenues et de communications sans lendemain.

  1. Questions adressées aux autorités et aux élites locales

En tant que ressortissants responsables et attachés à la paix, nous appelons à un débat public, non violent et argumenté, autour des questions suivantes :

  • Combien de bâtiments neufs ont été construits ou réhabilités au lycée de Sibut
  • Combien de professeurs titulaires y sont effectivement en poste aujourd’hui ?
  • L’état réel de l’hôpital de Sibut en terme de lits, salles équipées, personnels qualifiés, maternité, matériel d’urgence
  • Le gouverneur de région et les préfets disposent-ils de bureaux et de logements adaptés à leurs fonctions ?
  • Quels sont, noir sur blanc, les projets structurants prévus pour Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro et l’ensemble de la Région 4 dans les trois à cinq prochaines années (éducation, santé, routes, économie rurale, culture et Art local) ?

Nous invitons les cadres, élus et responsables qui ont porté ce projet de réception présidentielle à répondre publiquement, par la voie des médias centrafricains et des réseaux sociaux, à ces interrogations légitimes.

Cette lettre ouverte ne vise pas à attiser la haine, ni à opposer les Centrafricains entre eux, mais à rappeler que la politique, en République centrafricaine, doit d’abord être au service du développement concret des populations et du respect de leur dignité.

À l’heure où les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la construction de l’opinion, nous appelons chacun – responsables politiques, journalistes, militants, citoyens – à plus de responsabilité, de transparence et de vérité dans la manière de parler au nom des régions et de leurs habitants.

Fait le 3 décembre 2025 par le porte-parole des sans Voix, et les Représentants des ressortissants sans accès à l’électricité et aux Réseaux Sociaux de la Kémo et de la Nana-Gribizi non-affiliés au MCU et attachés à l’intérêt général.

P.I.

Jean-Pierre MARA,

Ancien Député de la nation

 

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Bambouti : Une mère de famille hospitalisée après avoir été agressée violemment par des soldats FACA

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Bambouti : Une mère de famille hospitalisée après avoir été agressée violemment par des soldats FACA

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bambouti connaît depuis plus d’un an une paix précaire. Cette sous-préfecture du Haut-Mbomou, située à la frontière avec le Soudan du Sud, a été libérée des mains des rebelles de l’UPC par les combattants Azandé et les Mercenaires russes du groupe Wagner en mai 2024. Le déploiement des casques bleus des nations unies et des soldats de Forces armées centrafricaines dans la ville devait théoriquement ramener la sécurité. Mais dans les faits, la réalité est totalement différente. Les habitants de Bambouti affirment qu’une multiplication des violences à l’encontre des civils par ces soldats de forces armées centrafricaines est quasi-quotidienne.

 

 

L’agression de Mborinani Sonia, survenue mardi 2 décembre dans le quartier Gbaria, en constitue le plus récente exemple de la barbarie de ces militaires centrafricains. Cette mère de famille, qui subvient à ses besoins en vendant de l’alcool traditionnel, demeure hospitalisée à l’hôpital de Bambouti après avoir été violemment battue par des militaires de forces armées centrafricaines.

 

En effet, pour comprendre les faits, il faut remonter un peu en arrière. Ces événements débutent, d’après des témoignages recueillis,  par un différend commercial banal. Un client, un homme d’une trentaine d’année,  avait consommé chez Mborinani Sonia sans régler sa dette. Mardi 2 décembre, dans la matinée, la commerçante part à sa recherche pour obtenir paiement. Elle finit par le retrouver et engage la conversation. L’homme adopte aussitôt une attitude bizarre, lui répond avec mépris. Les échanges s’enveniment rapidement.

 

C’est à ce moment que des soldats FACA, passant dans les parages, interviennent dans la dispute. Sans dire un mot, ils empoignent Mborinani Sonia et la frappent avec acharnement. La femme s’effondre, inconsciente. Des voisins la transportent d’urgence à l’hôpital où elle reçoit actuellement des soins.

 

Dans le quartier, personne ne parvient à expliquer cette violence disproportionnée. Les témoins de la scène demeurent interdits. Le client lui-même, pourtant impliqué dans l’accrochage initial, affirme ne pas comprendre pourquoi les militaires s’en sont pris à la commerçante avec une telle fureur.

 

Une enquête de proximité de la rédaction du CNC  auprès de plusieurs résidents du quartier livre cependant un éclairage claire. Selon leurs témoignages concordants, l’agression ne relèverait nullement d’une coïncidence mais d’une vengeance longuement préméditée.

 

Pour comprendre les faits, madame Mborinani Sonia accueille chez elle plusieurs jeunes filles de sa famille, des cadettes et des nièces dont elle assure la tutelle. Depuis plusieurs mois, des soldats FACA multiplient les passages devant son domicile, cherchant à engager ces adolescentes dans des relations. La commerçante a opposé un refus catégorique à ces sollicitations. Elle entend que ses protégées achèvent leur scolarité et se construisent un avenir respectable, loin des liaisons précaires avec des militaires de passage.

 

Les jeunes filles ont respecté les consignes de leur tutrice. Confrontées aux avances des soldats, elles déclinaient poliment en invoquant l’interdiction formelle de Mborinani Sonia. Ce barrage a provoqué la colère des militaires, désireux de faire fléchir la résistance de cette femme qui s’opposait à leurs desseins.

 

L’altercation du 2 décembre leur a offert l’opportunité attendue. En neutralisant physiquement la commerçante, en l’envoyant à l’hôpital pour une durée indéterminée, les soldats éliminent l’obstacle qui protégeait les jeunes filles. L’impunité dont jouissent les soldats FACA face à la justice leur garantit l’absence de poursuites. Pendant que Mborinani Sonia gît sur un lit d’hôpital, incapable de veiller sur son foyer, les militaires disposent désormais d’un accès libre aux adolescentes restées sans gardienne.

 

 

Par Faustin Moussa….

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Une image de banderole pro-Dondra  prise à Gordile publiée au nom de Ndifa crée un malaise dans la Vakaga

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Une image de banderole pro-Dondra  prise à Gordile publiée au nom de Ndifa crée un malaise dans la Vakaga

 

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Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la préfecture de la Vakaga, une banderole de soutien à l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra attribuée au village de Ndifa circule depuis quelques jours sur les réseaux sociaux alors qu’aucun habitant de Ndifa ne se reconnaît sur l’image prise à Gordile.

 

 

À trois semaines du démarrage officiel de la campagne électorale, un incident inhabituel crée des remous entre différentes communautés villageoises de la Vakaga. Une photographie circulant sur les réseaux sociaux montre un groupe de personnes tenant une banderole au nom du candidat Henri-Marie Dondra, présentée comme émanant de la population de Ndifa. Or, les habitants de ce village affirment n’avoir aucun lien avec cette initiative.

 

L’image en question a été prise dans les villages de Gordile, situés à environ 23 kilomètres de Ndifa. Les personnes apparaissant sur la photographie sont toutes originaires de ces deux localités. Gordile est notamment le village d’origine du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, l’une des figures importantes  du parti MCU au pouvoir. Les individus photographiés sont identifiés comme des proches de ce ministre ainsi que du ministre Djono Ahaba.

 

À Ndifa même, la réaction est unanime. Les chefs de village et les habitants interrogés sur place par nos correspondants expriment leur incompréhension.

 

“Ici, nous n’avons aucun différend avec qui que ce soit. Nous ne nous réclamons d’aucun parti Politique. Quand un candidat vient mener sa campagne, il est libre de le faire. Chacun vote ensuite selon sa conscience. C’est le choix personnel de chacun”, expliquent-ils.

 

Aucun habitant de Ndifa ne figure parmi les personnes photographiées. La banderole elle-même n’a jamais été déployée dans leur village. Pourtant, la publication sur les réseaux sociaux l’attribue explicitement à la section UNIR de Ndifa, créant ainsi une association que la population locale rejette totalement.

 

Cette situation génère plusieurs interrogations. Pourquoi des habitants de Gordile, distants de 23 kilomètres de Ndifa, ont-ils choisi de présenter leur soutien politique comme provenant d’un autre village ? Quelle finalité recherchaient-ils en publiant cette image sous une fausse attribution géographique ? Les motivations derrière cette démarche demeurent floues.

 

Certains observateurs avancent une hypothèse : il pourrait s’agir d’une tentative de démontrer aux Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro que le village Ndifa soutient largement l’ancien premier ministre Marie-Henri Dondra, et les habitants dudit village sont contre le régime en place, autrement dit contre le MCU. Pour ces observateurs, les auteurs de cette image tente vraisemblablement de justifier leur mensonge auprès du Président Touadera.

 

Notons que cette démarche provocatrice intervient dans un contexte électoral où, selon de nombreux observateurs, le résultat est déjà connu d’avance.

 

“Tout le monde sait que Touadéra a déjà gagné ces Élections avant même le début du vote. Pourquoi alors créer ce genre de situation  pour provoquer les autres pour rien ?”, s’interroge-t-on localement. L’élection présidentielle est perçue par beaucoup comme une simple formalité administrative, les scores étant déjà établis d’avance.

 

Les habitants de Ndifa craignent maintenant que cette attribution erronée ne crée des divisions inutiles entre leurs communautés respectives. Ils redoutent également que des accusations leur soient adressées pour des prises de position qu’ils n’ont jamais exprimées. Le risque existe que des tensions se développent entre villages sur la base d’un malentendu créé artificiellement.

 

Par Vivien Ndarata…

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Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

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Grave accident de circulation entre deux motos-taxis sur le pont de Sayévoire à Bangui

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un grave accident de la route impliquant deux motos-taxis s’est produit ce mercredi 3 décembre dans la matinée à proximité du pont de Sayévoire, dans le cinquième arrondissement de Bangui, aux alentours de 07h12 du matin.

 

 

Selon les témoignages recueillis sur place par une équipe du CNC, l’accident s’est produit à l’intersection de la rue Madou et de la grande avenue Koudoukou qui longe le quartier Miskine. Une première moto-taxi transportant un passager sortait de la rue Madou et s’apprêtait à s’engager sur l’avenue Koudoukou en direction du croisement du cinquième arrondissement.

 

Au même moment, une seconde moto arrivait à vive allure du côté de Miskine, pour bien comprendre, du côté de Taratara en direction du commissariat du  cinquième arrondissement. La collision a été extrêmement violente, les deux véhicules se percutant de plein fouet à l’intersection.

 

L’impact a été dévastateur pour les victimes. Le conducteur de la moto venant du côté de Miskine a été projeté en l’air, sa chute ayant causé des blessures importantes. Le passager de l’autre moto-taxi, celle sortant de la rue Madou, a subi de graves traumatismes au niveau des jambes et des pieds.

 

Quant au conducteur de cette dernière moto, il présente des blessures considérables au cou et au nez suite au choc. Les victimes ont été rapidement évacuées vers l’hôpital, certaines transportées à moto, d’autres en véhicule. Leur état de santé reste pour l’instant inconnu.

 

Cet accident s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant pour la sécurité routière à Bangui. Le nombre d’accidents de moto enregistrés quotidiennement dans la capitale atteint des proportions inédite, frôlant l’hécatombe selon certains observateurs.

 

Cette situation s’explique en grande partie par l’absence de régulation effective du secteur des motos-taxis. La circulation anarchique de milliers de deux-roues sans panneaux de signalisation, souvent conduits par des personnes dépourvues de permis de conduire, constitue un danger permanent pour les usagers de la route.

 

Le système de délivrance des permis de conduire lui-même pose problème. Contrairement aux normes en vigueur, ces documents ne sont pas systématiquement obtenus après une formation en auto-école, mais peuvent être acquis directement auprès du ministère concerné moyennant paiement, sans véritable test de conduite ni formation préalable.

 

Par Anselme Mbata…

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

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Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

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Lim-Pendé : Une équipe d’ONG braquée par un élément du mouvement 3R sur l’axe Paoua-Bambara

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’insécurité continue de marquer le quotidien  des centrafricains dans la région de Paoua. La raison en est que le mardi 2 décembre 2025, une équipe humanitaire a été arrêtée et braquée sur la route menant à Bambara. L’auteur serait un élément 3R, ce qui pose des interrogations sur le processus de désarmement en cours dans la zone.

 

 

En effet, l’incident s’est déroulé le mardi 2 décembre vers 15 heures sur l’axe Paoua-Bambara. Selon des sources sécuritaires locales, une équipe d’une ONG en mission dans la zone a été arrêtée et braquée par un homme armé identifié comme faisant partie des éléments du mouvement 3R. L’opération a duré environ cinq minutes. Heureusement, aucune violence physique n’a été exercée contre les membres de l’équipe humanitaire, mais l’événement confirme la fragilité de la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

 

Par ailleurs, des nombreux témoins contactés par la rédaction du CNC affirment un important regroupement d’éléments du mouvement 3R à Bambara, situé à 25 kilomètres de Paoua. Cette concentration de combattants armés inquiète les populations locales qui vivent dans la peur quotidienne depuis des mois.

 

Rappelons que le mouvement 3R est l’un des signataires d’un accord de paix avec le gouvernement le 19 avril 2025 à Ndjamena, au Tchad. Suite à cet accord, plusieurs combattants se sont présentés pour le désarmement, tandis que d’autres ont rejoint Berengo pour suivre une formation militaire dispensée par des instructeurs russes du groupe Wagner. Toutefois, une partie importante des éléments 3R demeure en liberté dans diverses localités de la région.

 

À Bocaranga, à Paoua et dans les villages environnants, ces hommes armés continuent de circuler librement avec leurs armes. Cette situation crée un climat d’insécurité permanente pour les populations civiles qui ne comprennent pas comment fonctionne réellement le processus de désarmement annoncé. Les habitants se demandent pourquoi ces individus gardent leurs armes alors qu’ils sont censés les rendre aux autorités.

 

Le braquage du 2 décembre n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des actes commis par ces éléments qui n’ont visiblement pas respecté les termes de l’accord de paix. Les organisations humanitaires, déjà face à de nombreux défis dans leur travail d’assistance aux populations vulnérables, voient leurs missions compliquées par cette insécurité persistante.

 

Par Florent Mbaïssa….

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Comparateur de casinos virtuels : Bien débuter le jeu en ligne

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Image du Comparateur de casinos en ligne. Photo CNC

Le monde des jeux d’argent en ligne peut sembler intimidant pour les nouveaux joueurs. Entre les centaines de sites disponibles et les offres qui se multiplient, comment faire le bon choix ? Les comparateurs de casinos virtuels deviennent alors des alliés précieux pour naviguer dans cet univers en constante évolution.

 

Pourquoi utiliser un comparateur ?

Avant de créer un compte sur la première plateforme venue, prenez le temps de consulter les plateformes de jeux numériques optimaux. Ces outils vous permettent de comparer rapidement les bonus de bienvenue, la variété des jeux proposés, et surtout la réputation des sites. Un bon comparateur analyse les licences, vérifie les mesures de sécurité et compile les avis d’autres joueurs.

 

La transparence reste le maître-mot. Les meilleurs comparateurs affichent clairement leurs critères d’évaluation : conditions de mise, délais de retrait, qualité du service client, et compatibilité mobile. Ces détails font toute la différence entre une expérience agréable et une déception totale.

 

Les critères essentiels à vérifier

La sécurité arrive en tête de liste. Assurez-vous que le casino possède une licence reconnue délivrée par une autorité réputée comme la Malta Gaming Authority ou la UK Gambling Commission. Le cryptage SSL pour protéger vos données personnelles et bancaires n’est pas négociable.

 

Les méthodes de paiement disponibles méritent aussi votre attention. Plus elles sont variées, plus vous aurez de flexibilité. Cartes bancaires, portefeuilles électroniques, virements bancaires, voire cryptomonnaies pour certains : la diversité témoigne du professionnalisme d’un opérateur.

 

Les bonus peuvent paraître alléchants au premier regard, mais lisez toujours les conditions attachées. Un bonus de 500 € avec des exigences de mise raisonnables (par exemple x30) vaut largement mieux qu’un bonus de 1000 € impossible à débloquer avec des conditions draconiennes (x60 ou plus).

 

Le jeu responsable : un principe fondamental

Le point important à retenir : le casino en ligne doit rester un divertissement, une activité purement ludique. Il ne s’agit jamais d’une source de revenus fiable ou d’un moyen de résoudre des problèmes financiers. Cette réalité doit rester présente à votre esprit en permanence.

 

Fixez-vous un budget strict avant de commencer et ne le dépassez jamais, quelles que soient les circonstances. Considérez l’argent misé comme dépensé, au même titre qu’une sortie au cinéma ou au restaurant. Si vous gagnez, tant mieux, mais ce n’est jamais garanti.

 

Les plateformes sérieuses proposent des outils de jeu responsable : limites de dépôt quotidiennes ou mensuelles, auto-exclusion temporaire ou permanente, et liens vers des organismes d’aide spécialisés. Ces fonctionnalités témoignent du sérieux d’un opérateur qui se soucie réellement du bien-être de ses utilisateurs.

 

La diversité des jeux disponibles

Au-delà des machines à sous classiques, les casinos modernes proposent une gamme impressionnante de divertissements. Les jeux de table en direct avec croupiers réels recréent l’atmosphère des casinos terrestres grâce à des caméras haute définition et des interactions en temps réel.

 

Roulette, blackjack, baccara, poker : chaque jeu possède ses variantes et ses subtilités. Certains opérateurs proposent même des jeux télévisés comme le Monopoly Live ou le Crazy Time, qui ajoutent une dimension spectaculaire à l’expérience.

 

Comment démarrer intelligemment

 

Pour vos premiers pas, commencez par les versions démo. Elles vous permettent de découvrir les règles, de tester différentes stratégies et de vous familiariser avec l’interface sans risquer un centime. C’est la meilleure école qui soit.

 

Profitez également des bonus sans dépôt quand ils sont disponibles. Ces offres vous donnent quelques euros ou tours gratuits simplement pour votre inscription, sans obligation de déposer de l’argent. Une excellente façon d’explorer un casino sans engagement.

 

Rejoignez les communautés de joueurs en ligne pour échanger des conseils et partager vos expériences. Comme dans n’importe quel domaine – que ce soit le cyclisme ou le secteur de l’immobilier – les retours d’expérience d’autres passionnés s’avèrent précieux et vous évitent bien des erreurs de débutant.

 

Les comparateurs facilitent grandement vos débuts dans l’univers des casinos virtuels. Ils vous font gagner un temps considérable et vous aident à éviter les sites peu recommandables ou carrément frauduleux. Utilisez ces outils à bon escient, prenez le temps de bien comparer, et gardez toujours en tête que le jeu doit rester un plaisir occasionnel, jamais une nécessité financière ou une obsession.

 

 

Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

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Paris en direct Megapari CI : comment utiliser le live sur mobile

 

Les paris en direct font partie des options les plus utilisées par les parieurs ivoiriens. L’application Megapari, disponible via Megapari APK télécharger, met en avant une interface simple, rapide et suffisamment stable pour suivre un match et placer une mise dès que la cote évolue.

Cette section présente le fonctionnement du LIVE, les disciplines disponibles, les options particulières et les bonus utilisables en temps réel.

Fonctionnement des paris en direct dans l’application

Avant de placer un pari, il est essentiel de comprendre comment la section En direct est organisée sur mobile. L’accès se fait via l’onglet dédié, où s’affichent l’ensemble des rencontres en cours, les variations de cotes et les événements importants du match. Les utilisateurs disposent également d’outils qui facilitent la prise de décision au bon moment :

  • Mise à jour Automatique des cotes pendant toute la durée du match ;
  • Affichage Des actions clés sous forme de timeline dynamique ;
  • Consultation Rapide des statistiques (possession, tirs, fautes, séries, forme récente) ;
  • Création De combinés en direct avec plusieurs sélections ;
  • Utilisation Du cashout pour sécuriser un gain ou limiter une perte lorsque disponible.

Grâce à ces outils, l’utilisateur peut réagir lorsqu’un match change de rythme ou lorsqu’une situation devient favorable.

Sports populaires disponibles en LIVE chez Megapari

La section En direct regroupe les disciplines les plus suivies en Côte d’Ivoire. L’application propose un large choix de tournois africains, européens et internationaux. Les sports les plus actifs en live sont :

  • Football Avec les compétitions CAF, la Ligue 1 ivoirienne, la Ligue des Champions et les grands championnats européens ;
  • Basketball Incluant la NBA, les matchs africains et diverses compétitions internationales ;
  • Tennis Avec les tournois ATP, WTA et les rencontres challengers ;
  • Volleyball, Handball Et hockey sur glace ;
  • Esport Comme Dota 2, CS2, League of Legends en format temps réel.

Chaque rencontre affiche les options de marché les plus utilisées : vainqueur, totaux, handicaps, but suivant, période spécifique, score exact et autres variantes propres au live.

Comment placer un pari en direct sur mobile

La procédure est rapide et conçue pour fonctionner même avec une connexion mobile instable. Après avoir choisi un match, les marchés disponibles s’actualisent automatiquement. Les étapes principales sont les suivantes :

  • Ouvrir La section En direct dans l’application ;
  • Sélectionner La discipline puis la rencontre souhaitée ;
  • Observer Les statistiques et les fluctuations de cotes ;
  • Choisir Un marché (1X2, total, handicap, but suivant, etc.) ;
  • Indiquer Le montant de la mise ;
  • Confirmer Le pari avant que la cote ne change.

Si une variation survient pendant la validation, un message apparaît pour confirmer ou annuler la mise.

Outils supplémentaires pour mieux suivre un match en direct

Megapari ajoute des fonctions utiles qui renforcent l’analyse rapide pendant un match. Elles sont intégrées directement dans l’application, sans avoir besoin d’ouvrir une page externe.

  • Filtrage Des événements pour afficher seulement les sports préférés ;
    Distinction Visuelle des moments clés : cartons, penaltys, changements, temps forts ;
  • Suivi Complet de l’historique des paris précédents ;
  • Alertes Personnalisées lorsque certaines cotes atteignent un niveau donné ;
  • Indicateurs En direct pour évaluer la dynamique de l’équipe soutenue.

Ces outils permettent aux utilisateurs d’adopter une stratégie simple sans perdre le fil du match.

Bonus utilisables pour les paris en direct

Même si Megapari n’offre pas de bonus exclusivement réservés au live, les offres sportives classiques peuvent être utilisées sur les paris en temps réel.

Le bonus de bienvenue Sport propose jusqu’à 140 000 XOF répartis sur les deux premiers dépôts. Chaque dépôt est doublé à 100 %, dans la limite de 70 000 XOF par étape. Le montant doit ensuite être misé cinq fois en paris combinés avec au moins trois sélections, chacune avec une cote minimale de 1.40.
Les paris en direct peuvent être inclus librement dans ces combinaisons.

Les utilisateurs peuvent également profiter du free bet de 65 570 XOF, équivalent à 15 % du premier dépôt. Cette offre peut être utilisée sur n’importe quel pari sportif, y compris en live, tant que les conditions de cote sont respectées.

Utilité du cashout en direct

Le cashout est particulièrement apprécié en Côte d’Ivoire, car il permet d’ajuster une mise en fonction du déroulement du match. Il devient souvent disponible lorsque la dynamique change soudainement. Il peut être activé lorsque :

  • L’Équipe soutenue mène mais perd en intensité ;
  • Une Sélection d’un pari combiné devient risquée ;
  • La Cote devient instable après un événement majeur (but, carton, blessure).

Le cashout s’exécute instantanément et le montant proposé dépend du moment où le joueur prend la décision.

FAQ

Puis-je utiliser un bonus pour parier en direct ?

Oui. Les bonus sportifs s’appliquent aussi au live, tant que les conditions de mise sont respectées.

Les cotes changent-elles très rapidement ?

Oui. Les variations sont fréquentes dans les sports comme le football ou le basketball. Une notification apparaît si la cote évolue juste avant la confirmation.

Le cashout fonctionne-t-il sur tous les matchs ?

Il n’est pas disponible sur tous les événements, mais il apparaît sur la majorité des rencontres populaires en Côte d’Ivoire.

Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

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Le parrain de Boy-Rabe : regarder comment le criminel Aziz Nassour conseille le président Touadéra

 

 

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Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon des informations dignes de foi en possession de CARnews, le président Faustin-Archange Touadéra, le prétendu candidat de la rupture et de la culture, entretient des relations plus que fraternelles avec un certain Aziz Nassour, de nationalité libanaise. Encore un Libanais, connu comme étant un véritable mafioso trafiquant d’armes, de diamants et de drogue, activement recherché par Interpol. Il l’a reçu à plusieurs reprises et le reçoit actuellement chez lui à Boy-Rabe et parfois au palais de la Renaissance.

 

 

CARnews explique qu’en dépit de mandats constitutionnels, le président lui a promis l’attribution de beaucoup de centrales et de permis dont les objets et les domaines ne seraient pas à ce jour connus. Mais il lui a déjà délivré un permis, celui d’exploration et d’exploitation du pétrole.

 

Cette manœuvre de pacte avec la pègre locale et internationale autour du président Touadéra est incarnée et activement défendue par un conseiller de la cause collective ou de la famille, par son directeur de cabinet, dont la morale heurte étrangement sans pareil et se mêle de diplomatie, et surtout en plus de la personnalité du président de la République. Par son intermédiaire et sous sa pression régulière, de grosses sommes d’argent ont été données par ce mafioso à certains membres du cabinet présidentiel, à quelques ministres et autres chargés de missions, et à certains puissants membres de la famille acquis à la cause de Touadéra. Ces gratifications continuent d’être distribuées à d’autres pour que la mafia puisse arracher des juteux marchés dans les domaines économiques les plus sensibles et même les plus stratégiques, s’installer solidement dans l’âme de la République, et prendre commande de la gestion des affaires de la Nation.

 

Une information qui fait peur et qui inquiète même la plupart des Centrafricains qui ont fait confiance au candidat Touadéra, qui lui ont confié la gestion de leur destinée, mais qui commencent à douter de sa capacité réelle et de sa détermination à incarner la rupture comme il aime le dire, à se départir de ses mauvaises habitudes.

 

Mais qui est donc M. Aziz Nassour ? Un homme dont la responsabilité est établie dans des actes de liquidation de la République, dont il reste bien des plaies du sang des Centrafricains, et dont la seule évocation du nom fait rappeler les causes des terribles tragédies qui ont secoué l’âme de la République et mis à genoux tout un peuple sur sa propre terre, celle de ses ancêtres et de ses aïeux. Autant les combattants de la liberté qui sont les yeux, les oreilles et la bouche de tout un peuple, longtemps soumis et longtemps brimé par tous, sont disposés à soutenir toute décision courageuse prise par Touadéra pour le bien-être du peuple centrafricain, autant ils ne sauraient se taire ou rester insensibles à ce type de relations qui, sous d’autres cieux, insérerait un pays de l’attaque susceptible d’appel à la démission et qui risque de décrédibiliser une fois de plus l’homme de Boy-Rabe et ternir son image dans la conscience collective.

 

Selon les investigations menées et consolidées par les plus crédibles journaux internationaux cités par CARnews, notamment « Le Monde », cet ancien conseiller de Mobutu est devenu l’un des criminels les plus complets des clients de HSBC : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi donné un coup de main à Al-Qaïda, sans que la banque ne s’en émeuve.

 

Le président Touadéra a donc intérêt à se ressaisir avant qu’il ne soit trop tard, de refuser de fréquenter et de serrer les mains à tous les bourreaux du peuple centrafricain. Jugez-en vous-mêmes. Shimon Yelinek est un homme d’affaire israélien basé au Panama, rapporte CARnews. Derrière ce masque anodin se cache en vérité l’un des criminels les plus polyvalents que l’on trouve parmi les clients de HSBC à savoir : trafiquant d’armes, de diamants et de drogue. Il a aussi participé au financement du terrorisme. Son plus grand fait d’arme ? L’opération Otterloo.

 

Fin 2001, un chargement de 3 117 kalachnikovs et 5 millions de cartouches quitte le navire Otterloo dans le port de Turbo, en Colombie. Achetées à l’armée du Nicaragua, les armes étaient destinées en théorie à la police du Panama. Yelinek s’arrange en fait pour les livrer aux Autodefensas Unies de Colombie (AUC), un groupe paramilitaire d’extrême droite. Ses compétences et son réseau de trafiquant d’armes s’expliquent par son parcours. Yelinek, né en Israël en 1961, se développe en Afrique entre 1980 et 2001. Dans les années 80 et 90, Yelinek est le chef de la sécurité de Mobutu Sese Seko, le dictateur du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo.

 

C’est là qu’il se lie d’amitié avec Aziz Nassour, un diamantaire libanais, précise CARnews citant Le Monde. Proche collaborateur du dictateur Mobutu, ce dernier exporte à Anvers des pierres du Libéria et de Sierra Leone, entre autres. Les deux hommes sont très servis par HSBC. Al-Qaïda a besoin de diamants. En 2000, Al-Qaïda prend contact avec Aziz Nassour. La raison ? Le groupe terroriste désirait sortir son argent des banques pour acheter des diamants, afin d’éviter d’éventuelles sanctions bancaires. Le groupe terroriste, qui avait déjà frappé les deux ambassades américaines de Tanzanie et du Kenya, avait besoin de préserver ses liquidités en préparation des attentats du World Trade Center en septembre 2011. Le marché du diamant en Afrique de l’Ouest était une cible parfaite, comme le souligne un rapport de l’organisation non-gouvernementale Global Witness cité par CARnews, qui dévoile les étapes de cette affaire.

 

En décembre 2000, deux membres d’Al-Qaïda, Ahmed Ghailani et Fazul Abdullah Mohammed, approchent donc Nassour à Kinshasa. Ils sont notamment connus pour leur participation aux attentats d’ambassades de Dar es Salaam et Nairobi en août 1998. Un contact se révèle prometteur. À l’époque, Aziz Nassour montait une opération avec son cousin Samih Ossaily pour acheter des diamants au Revolutionary United Front (RUF). Soutenu par Charles Taylor, le RUF tentait de répliquer en Sierra Leone le coup d’état réussi de ce dernier au Liberia. L’affaire était donc conclue d’avance : le RUF avait besoin de vendre des diamants et Al-Qaïda était preneur.

 

Les remords d’un diamantaire. Quel rôle Yelinek joua-t-il dans cette affaire ? Dans une des clauses de l’accord, Nassour s’engageait à procurer des armes au Président Taylor et aux rebelles qu’il soutenait, les RUF. Fin 2000, Nassour contacte son vieil ami Yelinek. Alors basé au Marriott de Miami et répondant au téléphone sous le nom de code « Sierra », le trafiquant israélien transmet la demande à son collègue Ori Zoller. Ancien membre des forces spéciales israéliennes, ce dernier exerce dans le commerce des armes au Guatemala. Le choix n’est pas sans raison. Zoller prend part à l’opération Otterloo qui est en train de se dérouler. Cependant, l’affaire s’effondre.

 

Début 2001, Ali Darwish, un diamantaire de Sierra Leone, décide de se repentir, rapporte toujours CARnews. Il avait notamment mis en lien Nassour avec Ibrahim Bah, confident du Président Charles Taylor et proche des rebelles du RUF. Il informe les autorités américaines du trafic d’armes illégal. Celles-ci n’agissent pas mais la confiance ne règne plus entre RUF, trafiquants et diamantaires. Au même moment, la découverte du chargement de l’Otterloo fait scandale dans la presse latino-américaine.

 

Yelinek est sous le feu des projecteurs. Après avoir été incarcéré au Panama entre 2002 et 2004 puis relâché grâce à des pots-de-vin virés de son compte HSBC, il disparaît dans la nature. Il refait surface en 2011. Il est alors le sujet d’une enquête de l’United States Drug Enforcement Administration (DEA) et du Département du Trésor des États-Unis pour ses liens supposés avec le réseau de trafic de drogue colombien de Cifuentes Villa. Ce dernier est affilié au fameux et violent cartel mexicain de Sinaloa. Les données recueillies par Le Monde dans les documents « SwissLeaks » indiquent que Yelinek a pu maintenir des comptes chez HSBC Private Bank (PB) jusqu’en 2007. À cette époque, Yelinek possédait encore 860 000 dollars dans cette institution. Ses comptes étaient liés à des sociétés écrans : Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc.

 

Avec la collaboration de journalistes de la Süddeutsche Zeitung, Le Monde s’est procuré les certificats de constitution de ces entreprises, précise CARnews. Possédant déjà des entreprises écrans au Panama, Yelinek ne voulut varier. D’après les documents originaux, Ubicon Corp. et Fenco Holding Inc. furent créées en avril et juin 2004 dans les îles Vierges britanniques, respectivement au nom de Yelinek et sa femme, Limor Yelinek. Malgré son profil de trafiquants d’armes et de blanchisseur d’argent pour le compte d’un cartel colombien, la filiale de HSBC PB n’a pas ordonné la fermeture des comptes de Yelinek. Elle ne pouvait cependant pas ignorer les agissements de son client. Il avait été fiché à plusieurs reprises entre 2000 et 2011 par des agences de sécurité américaines, belges et latino-américaines.

 

Plus accablant encore pour HSBC, le Washington Post avait mentionné Yelinek dans l’enquête menée sur la filiale diamantaire d’Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest début 2000. Après l’affaire Otterloo en 2001, son nom était partout dans la presse latino-américaine. HSBC PB semble donc fautive de complicité. Consciente ou pas ? Cela reste à définir. Pour autant de signaux d’alertes, l’ignorance n’est cependant pas une excuse valable, conclut l’enquête d’Aliaume Leroy citée par CARnews.

 

Affaire à suivre…

 

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Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

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Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI

 

Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa. Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique
Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera – RCA : qui sont les mercenaires présents en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a la guerre. Et il y a le pillage. En République centrafricaine, les deux sont indissociables. Depuis l’arrivée du Groupe Wagner en 2018, le pays est devenu un vaste terrain de razzia où tout ce qui a de la valeur est systématiquement volé : l’or des mines, les diamants des gisements, le bétail des éleveurs, les récoltes des paysans, les marchandises des commerçants, les biens des civils, l’aide humanitaire des ONG. Même les morts sont dépouillés.

 

 

La communication déposée le 8 octobre 2025 à la Cour pénale internationale (CPI) documente l’ampleur du système de pillage organisé mis en place par le régime Touadéra et le Groupe Wagner. Ce n’est pas le pillage chaotique d’une armée en déroute ou le banditisme opportuniste de groupes armés incontrôlés. C’est un pillage méthodique, planifié, coordonné depuis le sommet de l’État, dont les bénéficiaires sont clairement identifiés : Faustin-Archange Touadéra, son cercle restreint, et les mercenaires du Groupe Wagner.

 

Les témoignages recueillis auprès de trente témoins, dont d’anciens miliciens, des membres des Forces armées centrafricaines (FACA), des victimes et des proches de victimes, établissent que le pillage constitue à la fois un objectif stratégique (s’emparer des ressources minières du pays), un mode de rémunération (les miliciens et les FACA ne sont pas payés, on leur donne le droit de piller), et une arme de terreur (piller pour appauvrir, affamer et chasser les populations civiles des zones convoitées).

 

Dès 2018, la pratique du pillage était institutionnalisée au sein de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), le mouvement politico-militaire dirigé par Ali Darassa et Hassan Bouba, qui collaborait étroitement avec le Groupe Wagner et le régime Touadéra. Des anciens éléments de l’UPC opérant en tant que “Wagner noirs” et impliqués dans de nombreuses attaques, dont celles de Seko et Alindao, ont confirmé que les éléments de l’UPC pillaient tout ce qu’ils pouvaient lorsqu’ils menaient des attaques. Étant donné que les éléments de l’UPC ne recevaient pas de salaires, il était entendu que la pratique du pillage leur tiendrait lieu de rémunération.

 

Lors du massacre d’Alindao le 15 novembre 2018, les éléments de l’UPC ont procédé à des pillages systématiques des biens des personnes déplacées, ainsi que des biens de l’église d’Alindao. De nombreux bâtiments ont également été détruits, y compris l’église et une partie de la cathédrale. Le pillage faisait partie intégrante de l’opération militaire : tuer, brûler, voler. Dans cet ordre ou dans le désordre, peu importe. L’essentiel était que rien ne reste.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Image d’illustration du village Bowaye incendié par les mercenaires russes du groupe Wagner le 8 avril 2025. CopyrightCNC

 

Cette logique du pillage comme mode de rémunération s’est étendue à l’ensemble des forces combattant pour le compte du régime Touadéra après le déclenchement de la contre-offensive contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) en décembre 2020. Les mercenaires de Wagner, les FACA, les Forces de sécurité intérieure (FSI), la Garde Présidentielle et les “Requins” se sont lancés dans une vaste campagne de pillage à travers tout le territoire centrafricain. Dès mars 2021, le Groupe de Travail des Nations Unies sur l’Utilisation de Mercenaires rapportait des actes de pillage de biens privés et publics commis par des mercenaires de Wagner dans des villes et villages repris à la CPC, notamment dans les préfectures de Lobaye, Ombella-M’Poko, Nana-Mambéré et Ouham.

 

Le Groupe d’experts des Nations Unies sur la République centrafricaine et le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme ont également recueilli de nombreux témoignages faisant état de pillages systématiques des biens de civils ou d’ONG humanitaires commis dès 2021 par des FACA et des instructeurs russes dans plusieurs localités où ils avaient été déployés ou avaient transité, notamment à Bambari, Bouar, Berbérati, Boyo et Bossangoa. Ces pillages concernaient des biens divers, tels que de l’argent, des téléphones, des motocyclettes, des stocks de nourriture ou des animaux d’élevage. Ils ont eu lieu lors de fouilles de domiciles, à des points de contrôle, ou après des meurtres de civils. Le pillage suit toujours le massacre. Ou le précède. Ou l’accompagne.

 

Dans un rapport relatif à des attaques commises par les FACA en décembre 2021 à Boyo et dans d’autres villages à proximité de Bambari, le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies a rapporté que des FACA et des mercenaires de Wagner avaient recruté plusieurs dizaines de combattants appartenant à des milices, telles que des Anti-Balaka et des éléments de l’UPC, ainsi que des civils, en leur offrant la possibilité d’intégrer les FACA et de conserver les biens pillés lors des attaques. Le pillage n’est pas un effet secondaire de la guerre : il est l’incitation principale au recrutement. On ne paie pas les miliciens. On leur donne le droit de voler.

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Quelques victimes des mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Lors de l’attaque de Boyo, les assaillants ont également incendié 547 maisons, ciblant spécifiquement des habitations appartenant à des musulmans. Le pillage s’accompagne toujours de destruction. Il ne s’agit pas seulement de voler : il s’agit de tout prendre, puis de tout brûler. De ne rien laisser. De rendre impossible le retour des populations déplacées.

 

De nombreux témoins ont rapporté des actes de pillages commis de la même manière par les mercenaires de Wagner sur la population civile depuis 2021, y compris des pillages généralisés d’habitations et de bâtiments publics dans les préfectures de la Haute-Kotto, de Nana-Mambéré, de l’Ouham et de la Vakaga, respectivement à Bria, Baboua, Bongboto, Batangafo et Gordile, ainsi que des pillages de bétails et de champs agricoles dans la préfecture de l’Ouham, à Bossangoa et à Bongboto.

 

Lors de missions conjointes effectuées par les mercenaires de Wagner et des éléments de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) aux fins de procéder à des arrestations arbitraires à Bangui en 2022-2023, un témoin ayant participé à ces missions a confirmé que les mercenaires de Wagner effectuaient des pillages systématiques chez les personnes qui faisaient l’objet des missions. On arrête, on torture, et on vole. Le trio gagnant.

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
Le corps des victimes des russes à Besson, dans la Nana-Mambéré

Tel que rapporté par des témoins, les FACA ne s’opposent pas aux mercenaires de Wagner lorsqu’ils pillent les marchandises de la population dans des habitations, sur des marchés ou dans des boutiques. Au contraire, lorsque les FACA et les FSI opèrent avec les mercenaires de Wagner, elles reçoivent pour ordre de leur part de piller des biens, tels que de l’or, des motos, du bétail, des articles ménagers et des appareils électroménagers. Le pillage est une instruction opérationnelle, pas un dérapage.

 

Des témoins ont également rapporté que les mercenaires de Wagner et les FACA effectuent des opérations conjointes visant à piller l’or des mineurs ou leur argent, sur des lieux de gisements d’or, tels que celui de Kouki, dans la région de Bossangoa. Une enquête conjointe menée par l’ONG The Sentry et CNN en 2021 révélait déjà que les mercenaires de Wagner étaient responsables de pillages systématiques, en particulier dans des zones riches en ressources minérales, telles que des mines d’or et de diamants.

 

Des témoins ont confirmé que les mercenaires de Wagner utilisent des drones pour faire du repérage sur les zones à piller, telles que des gisements miniers et des champs agricoles. Les mercenaires de Wagner envoient ensuite des mercenaires à motos et en hélicoptères pour piller les endroits repérés, notamment l’or et les diamants récoltés par les mineurs sur les gisements miniers. Des témoins ont confirmé que les biens pillés par les mercenaires de Wagner sur les chantiers miniers de Kouki et Ndassima sont revendus par eux respectivement à Bossangoa et à Bangui. Le pillage est une industrie. Une chaîne de valeur. De la mine au marché, en passant par l’hélicoptère.

 

Ce qui distingue Wagner des autres groupes armés opérant en RCA, c’est l’articulation entre pillage et contrôle territorial des sites miniers. Wagner ne pille pas au hasard. Wagner pille stratégiquement, en ciblant les zones riches en or et en diamants, en chassant ou en tuant les mineurs qui y travaillent, puis en s’appropriant les gisements pour les exploiter directement via des sociétés écrans. Le pillage est à la fois un objectif immédiat (voler ce qui a déjà été extrait) et un moyen pour atteindre l’objectif stratégique (contrôler les gisements).

 

Dès 2018, le Groupe Wagner a occupé des sites miniers stratégiques pour servir ses propres intérêts économiques avec l’approbation de Touadéra et de ses proches collaborateurs. Le contrôle des ressources minières a permis à l’engagement du Groupe Wagner en RCA de prendre une tournure plus publique, avec la conclusion de contrats octroyant le contrôle des mines d’or et de diamants aux sociétés liées au Groupe Wagner. Le Groupe Wagner a acquis un contrôle substantiel des gisements miniers et n’est soumis à aucune taxe sur l’exploitation des gisements.

 

Des sociétés minières affiliées au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest, Midas Resources et Diamville, ont obtenu des licences et autorisations d’exportation sur des gisements miniers en RCA. Ces sociétés minières étaient liées à des entités légales russes, à Evgueni Prigojine (le fondateur de Wagner, décédé en août 2023) ou à des ressortissants russes. En particulier, Dimitri Sytyi, l’un des trois dirigeants du Groupe Wagner en RCA, a été impliqué dans la structuration économique servant le Groupe Wagner et gère depuis lors les compagnies d’extraction minières qui appartiennent au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest dont il était devenu actionnaire dès le 10 août 2018.

 

Dès 2018, les Dirigeants du Groupe Wagner et Touadéra ont également entamé une collaboration avec l’UPC, dirigée par Ali Darassa et Hassan Bouba. Cette collaboration s’est matérialisée par la vente au Groupe Wagner de gisements miniers dans la région de Bambari. En particulier, en fin d’année 2019, des négociations ont abouti à la vente par l’UPC au Groupe Wagner du gisement minier de Ndassima, le principal gisement minier en RCA. Le gisement minier de Ndassima n’est depuis lors soumis à aucune surveillance administrative de la part des autorités centrafricaines. C’est un territoire russe en terre centrafricaine. Un État dans l’État. Un gisement où Wagner fait ce qu’il veut.

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra, documenté par la communication de Maître Philippe Larochelle devant la CPI
les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155 – RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

 

Les zones où le Groupe Wagner a concentré de nombreuses opérations militaires depuis décembre 2020 correspondent exactement aux sites miniers stratégiques gérés par lui. Entre décembre 2020 et août 2023, au moins 17 batailles pour des sites miniers ont eu lieu à travers le pays. Wagner était impliqué dans 70% de ces événements. Des affrontements autour de gisements miniers ont eu lieu dans les préfectures de l’Ouham, de la Ouaka, de la Haute-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Lobaye et de la Vakaga et ont entraîné de nombreuses violences de la part des mercenaires de Wagner visant des mineurs.

 

Les mineurs sont fréquemment la cible de violences lors d’affrontements entre les mercenaires de Wagner et d’autres groupes se disputant le contrôle des gisements miniers. Les mercenaires de Wagner utilisent également la terreur pour réprimer les populations vivant dans les zones minières et les forcer à partir. Un témoin a déclaré que la cartographie des lieux du territoire centrafricain où les mercenaires de Wagner sont majoritairement présents et ont commis des exactions peut être définie sur base de la localisation des gisements miniers en RCA. Là où il y a de l’or, il y a Wagner. Et là où il y a Wagner, il y a des massacres.

 

Depuis la mi-2021, des mercenaires de Wagner, des FACA et des “Wagner noirs” ont commis de nombreux meurtres contre les rebelles et la population locale afin de les chasser de la zone du gisement minier de Ndassima, occupée par le Groupe Wagner. Les “Wagner noirs” ont également assassiné de nombreux Peuhls travaillant sur les gisements d’or et de diamants afin de piller leurs récoltes. En mars 2023, les exploitants chinois du site minier de Chimbolo, dans la région de Bambari, ont été les victimes d’une attaque des mercenaires de Wagner, au cours de laquelle neuf ont perdu la vie. Chimbolo était exploité par des Chinois. Wagner voulait Chimbolo. Wagner a tué les Chinois. Wagner a pris Chimbolo.

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le corps sans vie de maman Thérèse, violée par les mercenaires russes dans son village en 2022, exposé par sa famille avant son inhumation. CopyrightCNC

 

Un témoin a rapporté le viol d’une tante par des mercenaires de Wagner lors d’une opération militaire menée contre le groupe armé 3R à Kaita, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, ainsi que le viol de civils lors d’attaques menées sur le gisement minier de Kouki, dans l’Ouham. Le viol est une arme. Le pillage est une arme. Le meurtre est une arme. Tout est bon pour chasser les populations des zones minières.

 

Les exactions commises en RCA ont provoqué l’indignation de la communauté internationale. L’ONG The Sentry a déclaré : “Touadéra et le Groupe Wagner ont mis en place une machine à tuer et à piller qui sert les intérêts de Touadéra aux fins de se maintenir au pouvoir et ceux du Groupe Wagner par le biais de l’exploitation des richesses minières du pays”. Selon elle, les civils sont chassés “comme des animaux” en RCA et le “modèle de pillage” mis en place a apporté la “mort et la dévastation” tout en sapant la paix et la sécurité globales tant en RCA que dans l’Afrique centrale dans son ensemble.

 

Le pillage n’est pas un crime mineur. Le pillage est un crime de guerre au sens de l’article 8 du Statut de Rome. L’article 8(2)(e)(v) du Statut criminalise expressément “le pillage d’une ville ou d’une localité, même prise d’assaut” dans le cadre d’un conflit armé non international. Les éléments constitutifs de ce crime sont : (i) l’auteur s’est approprié certains biens ; (ii) l’auteur avait l’intention de priver le propriétaire de ces biens et de se les approprier à des fins personnelles ou privées ; (iii) l’appropriation a été commise sans le consentement du propriétaire ; (iv) le comportement a eu lieu dans le contexte de et était associé à un conflit armé ne présentant pas un caractère international ; (v) l’auteur avait connaissance des circonstances de fait établissant l’existence d’un conflit armé.

 

Tous ces éléments sont réunis en RCA. Le pillage est systématique. Il est organisé. Il est commandé par les supérieurs hiérarchiques. Il se produit dans le cadre d’un conflit armé non international opposant les mercenaires de Wagner, les FACA, les FSI et les “Requins” à divers groupes armés non étatiques, notamment la CPC. Et les auteurs – Touadéra, son cercle restreint, les Dirigeants de Wagner, les commandants des FACA, les chefs des “Requins” – ont pleine connaissance de ces pillages.

 

Touadéra et les Dirigeants de Wagner n’ont mis en place aucune action punitive ou préventive vis-à-vis des pillages commis par leurs subordonnés. Au contraire, le pillage est encouragé comme mode de rémunération des combattants. Le pillage est organisé via des opérations de repérage par drone et de raid en hélicoptère. Le pillage est monétisé via la revente des biens volés sur les marchés de Bossangoa et Bangui. Le pillage des gisements miniers est institutionnalisé via l’octroi de licences d’exploitation à des sociétés écrans liées à Wagner.

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Un mercenaire russe du groupe Wagner dans un pick-up des rebelles de l’UPC vers Ndachima, près de Bambari, en 2019

 

En tant que supérieurs hiérarchiques au sens de l’article 28 du Statut de Rome, Touadéra, Hassan Bouba, Jules Wananga, les Dirigeants de Wagner (Zakharov, Sytyi, Perfilev), le Ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau, le Chef d’État-Major des FACA Zéphirin Mamadou, et le Directeur Général de la Police Bienvenu Zokoué sont pénalement responsables des pillages commis par leurs subordonnés. Ils avaient connaissance de ces pillages. Ils avaient le pouvoir de les empêcher ou de les punir. Ils n’ont rien fait. Pire, ils les ont encouragés, organisés, monétisés.

 

Le pillage de la République centrafricaine par le régime Touadéra et le Groupe Wagner n’est pas une figure de style. C’est une réalité documentée par l’ONU, par les ONG internationales, et désormais par une communication officielle à la CPI appuyée sur trente témoignages. Depuis 2018, Wagner a pris le contrôle des principaux gisements miniers du pays : Ndassima, Kouki, Chimbolo, Lobaye. Wagner exploite ces gisements via des sociétés écrans : Lobaye Invest, Midas Resources, Diamville. Wagner ne paie aucune taxe à l’État centrafricain. Wagner exporte l’or et les diamants vers la Russie sans aucune surveillance. Wagner utilise les profits pour financer ses opérations militaires en RCA, au Mali, au Burkina Faso, au Soudan, et pour soutenir l’effort de guerre russe en Ukraine.

 

Touadéra, en échange, paye 10 milliards de francs CFA par mois (environ 15 millions d’euros par an) pour fermer les yeux et garantir l’impunité totale de Wagner. Touadéra permet à Wagner de piller, tuer, violer sans aucune conséquence. Touadéra ordonne aux FACA, à la police, à la gendarmerie, à la Garde Présidentielle de collaborer avec Wagner dans ces opérations de pillage et de terreur.

 

Le peuple centrafricain, lui, ne voit rien des richesses de son sous-sol. Les mineurs artisanaux sont chassés, dépouillés, assassinés. Les paysans voient leurs récoltes et leur bétail volés. Les commerçants voient leurs marchandises pillées. Les civils voient leurs maisons brûlées après avoir été vidées de tout ce qu’elles contenaient. Les ONG humanitaires voient leurs stocks de nourriture et de médicaments volés aux points de contrôle.

 

La République centrafricaine est l’un des pays les plus pauvres du monde. Mais son sous-sol regorge d’or et de diamants. Ces richesses devraient profiter au peuple centrafricain. Elles profitent à Touadéra, à son cercle restreint, et surtout au Groupe Wagner.

 

Dans sa Résolution 2759 du 14 novembre 2024, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est dit “profondément préoccupé par la situation humanitaire et sécuritaire en RCA” et a réaffirmé l’importance de traduire en justice de toute urgence tous les responsables de violations du droit international humanitaire, sachant que certains de ces actes peuvent être constitutifs des crimes listés dans le Statut de la CPI.

 

Le pillage fait partie de ces crimes. Le pillage de Seko. Le pillage d’Alindao. Le pillage de Boyo (547 maisons incendiées après pillage). Le pillage de Bongboto. Le pillage de Gordile. Le pillage de Ndassima. Le pillage de Kouki. Le pillage de Chimbolo. Le pillage systématique à Bangui lors des missions conjointes Wagner-OCRB. Le pillage de l’aide humanitaire. Le pillage des marchés. Le pillage des champs. Le pillage du bétail. Le pillage de tout.

 

La Cour pénale internationale est saisie. Les auteurs sont identifiés. Les victimes ont témoigné. Les faits sont établis.

 

Mines, marchés, aide humanitaire : Wagner pille tout en Centrafrique avec la complicité de Touadéra.

 

Il est temps que les pilleurs rendent des comptes.

 

Par Alain Nzilo

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Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

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Quand le ministre Bruno Yapandé assume ouvertement la dictature du régime de Touadera et menace Élysée Nguimalé en ce terme : « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/bruno-yapande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l'administration du territoire
Bruno Yapandé, ministre centrafricain de l’administration du territoire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans une interview accordée il y’a quelques semaines à la radio Ndèkè-Luka, le ministre de l’Administration du territoire et porte-parole par intérim du gouvernement, Bruno Yapandé, a franchi un nouveau cap dans la répression des voix dissidentes en Centrafrique. Ses déclarations contre Élysée Nguimalé , président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), dévoilent sans détour la nature autoritaire d’un régime qui ne tolère aucune contestation.

 

 

Interrogé par le journaliste Armando sur la requête déposée par l’OGDC auprès du Conseil constitutionnel pour demander l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, Bruno Yapandé a livré une réponse qui résume à elle seule l’état de la dictature de Baba Kongoboro  . « C’est un monsieur qui se trouve dans une situation tout à fait illégale. C’est un monsieur qui n’a pas droit à la parole devant nos médias, que ce soit privé comme public », a-t-il déclaré sans la moindre gêne.

 

Le ministre a expliqué que l’OGDC avait sollicité un agrément auprès de son département en janvier-février 2024, mais que le ministère de la Justice avait émis un avis défavorable. Selon Yapandé, cette décision administrative suffirait à interdire à Élysée Nguimalé  de s’exprimer dans les médias et même d’agir en justice. « Son association, sa structure n’a pas sa raison d’être, n’a pas un socle juridique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « C’est un rejet systématique et attaquer la personnalité d’une institution parce que le président de la République, c’est une institution. Est-ce que ce monsieur a ce droit d’agir au nom d’un soi-disant observatoire ? »

 

Mais Bruno Yapandé ne s’est pas arrêté là. Il a annoncé que des poursuites judiciaires seraient engagées contre Élysée Nguimalé. « Il mérite ce qui doit lui arriver parce que la justice fera son travail. Il y a eu des accusations aussi graves contre la personne du chef de l’État et cela a été déjà mentionné au niveau du parquet. Il répondra de ses actes devant la justice pour cette accusation aussi boiteuse, aussi irresponsable », a-t-il lancé, dans ce qui ressemble davantage à une menace qu’à une déclaration d’un ministre de la République.

 

Lorsque le journaliste Armando lui a rappelé qu’un citoyen centrafricain reste libre de déposer une requête au Conseil constitutionnel même si son association n’a pas reçu d’agrément, le ministre a botté en touche. « Je ne rentre pas dans le fond en ce moment mais je reste sur la forme. La requête est là, je peux vous donner copie. Il n’a pas agi en son nom mais au nom d’une association, d’une organisation appelée Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique », a-t-il répondu, contournant ainsi la question de fond.

 

Ces déclarations interrogent sur plusieurs points juridiques et démocratiques fondamentaux. D’abord, depuis quand le refus d’agrément d’une association priverait-il un citoyen de son droit constitutionnel à la liberté d’expression ? La Constitution centrafricaine depuis l’indépendance garantit ce droit à tous les citoyens, qu’ils appartiennent ou non à une association agréée. En affirmant qu’Élysée Nguimalé « n’a pas droit à la parole devant nos médias », Bruno Yapandé dévoile la conception totalitaire que le régime Touadéra a de la liberté d’expression : elle ne s’exerce qu’avec l’autorisation du pouvoir.

 

Ensuite, le droit de saisir le Conseil constitutionnel est un droit individuel reconnu à tout citoyen centrafricain. Qu’Élisée Nguimalé l’ait fait au nom de son association ou à titre personnel ne change rien à la légitimité de sa démarche. En contestant ce droit, le ministre remet en cause l’un des piliers de l’État de droit : l’accès à la justice constitutionnelle pour contester la légalité d’une candidature présidentielle.

 

Les menaces de poursuites judiciaires contre Élysée Nguimalé montrent parfaitement l’instrumentalisation de la justice par le régime Touadéra. Déposer une requête au Conseil constitutionnel pour contester la constitutionnalité d’une candidature présidentielle ne constitue en aucun cas une infraction pénale. C’est au contraire l’exercice normal d’un droit démocratique. Transformer cet acte citoyen en « accusation grave contre la personne du chef de l’État » relève de la pure intimidation.

 

Cette affaire rappelle étrangement le cas de Joseph Bendounga, cet autre citoyen courageux décédé le 5 janvier 2025, qui avait régulièrement osé contester les présidents centrafricains devant la cour constitutionnelle. Président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Évolution de Centrafrique (MDREC), Bendounga avait traîné successivement Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza et Touadéra devant la justice constitutionnelle pour haute trahison ou violation de la Constitution. Comme Élysée Nguimalé  aujourd’hui, Bendounga avait été arrêté, menacé, poursuivi en justice pour avoir simplement exercé ses droits constitutionnels. Mais jamais il n’avait renoncé à son combat pour le respect de la Constitution.

 

Les propos de Bruno Yapandé montrent aussi le double standard pratiqué par le régime. Le ministre évoque le refus d’agrément de l’OGDC pour justifier son interdiction de parole, mais le gouvernement n’a eu aucun scrupule à accorder des agréments à des dizaines de partis politiques fantômes et d’organisations bidons créées uniquement pour servir la propagande du régime. Ces structures, dont certaines n’existent que sur le papier, bénéficient de toutes les facilités administratives pendant que les voix critiques sont étouffées.

 

En déclarant publiquement qu’un citoyen « n’a pas droit à la parole », en annonçant des poursuites judiciaires contre quelqu’un qui a simplement exercé son droit de recours constitutionnel, Bruno Yapandé a dévoilé le vrai visage du régime Touadéra : celui d’une dictature assumée qui ne supporte aucune contradiction. Ces méthodes rappellent les heures les plus sombres de l’histoire centrafricaine, quand le pouvoir politique utilisait la justice comme une arme pour faire taire toute opposition.

 

Le message envoyé par le ministre est clair : quiconque ose remettre en question la volonté du président Touadéra de se maintenir au pouvoir au-delà des limites constitutionnelles sera réduit au silence, par tous les moyens. Mais comme l’a rappelé un observateur après avoir écouté cette interview, « il y a un début et une fin. Vous allez tous revenir devant la justice que vous manipulez là. Vous allez revenir devant cette justice un jour. »

 

Les déclarations de Bruno Yapandé contre Élysée Nguimalé  ne sont pas qu’une simple intimidation. Elles constituent une violation caractérisée des libertés fondamentales garanties par la Constitution centrafricaine et les conventions internationales ratifiées par la Centrafrique. Elles démontrent que le régime Touadéra a abandonné toute prétention démocratique et assume désormais ouvertement sa dérive autoritaire.

 

À quelques semaines du scrutin présidentiel, cette affaire montre le climat de terreur dans lequel se déroule la campagne électorale. Quand un ministre peut impunément menacer un citoyen de poursuites judiciaires pour avoir exercé ses droits constitutionnels, quand il peut décréter qui a le droit ou non de s’exprimer dans les médias, c’est la démocratie elle-même qui est morte.

 

Élysée Nguimalé, à l’instar de Joseph Bendounga avant lui, paie le prix de son courage. Mais son acte citoyen restera comme un témoignage précieux pour l’histoire : celui d’un homme qui a osé défier un régime autoritaire au nom du respect de la Constitution. Les menaces de Bruno Yapandé ne pourront effacer cette réalité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

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Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU,  pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire

 

Législatives 2025 : regarder comment Daniel Nzéwé, candidat du MCU, pris en flagrant délit de faux et usage de faux document judiciaire
Nzéwé Daniel, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, né à Bambari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un document prétendument émis par la Cour d’appel de Bangui circule depuis le 10 novembre 2025 sur les réseaux sociaux pour tenter d’effacer le lourd passé judiciaire et criminel de Daniel Nzéwé, candidat aux législatives du 20 décembre. Cette ordonnance sur requête, censée émaner du deuxième vice-président du Tribunal de Grande Instance Okacha Alamine, constitue un faux grossier destiné à contourner les critères d’éligibilité au scrutin parlementaire qui n’existent plus d’ailleurs.

 

 

Le document affirme que Daniel Nzéwé n’a “jamais fait l’objet d’une condamnation définitive par la justice centrafricaine”. Plus grave encore, il présente des informations biographiques erronées. L’homme serait né le 11 décembre 1979 à Bimbo, alors que Daniel Koli Kanga ,  son véritable nom,  est né à Bambari. Cette première falsification trahit la nature frauduleuse de l’ensemble du dossier. Soit la justice centrafricaine a produit un faux document, auquel cas elle devient complice d’usage de faux, soit Daniel Nzéwé a lui-même fabriqué cette pièce, confirmant ainsi sa réputation d’expert en documents frauduleux.

 

L’intéressé n’en est pas à son premier faux. Surnommé dans les milieux mafieux “Directeur de l’Université de Miskine” en référence à sa maîtrise dans la fabrication de documents falsifiés, Daniel Nzéwé a bâti sa carrière sur l’escroquerie et la contrefaçon. Né sous le nom de Daniel Koli Kanga, il a accumulé tellement de condamnations dans sa jeunesse qu’il s’est vu contraint d’abandonner son patronyme. Il a alors adopté un nouveau nom, qu’il a baptisé le nom de son père, Nzéwé, pensant ainsi effacer ses traces dans les registres judiciaires.

 

La manœuvre n’a pas suffi. Entre 2014 et 2016, sous la présidence de transition de Catherine Samba-Panza, Daniel Nzéwé a été incarcéré à la prison centrale de Ngaragba pour avoir escroqué des investisseurs chinois de plusieurs centaines de millions de francs CFA. Son nom apparaît également dans l’affaire de l’ancien ministre Regis Lionel Dounda, dont le véritable auteur du crime est Daniel Nzéwé. Ces condamnations, largement documentées par la presse et les archives judiciaires, rendent impossible toute prétention à un casier vierge.

 

Le document du 10 novembre 2025 présente pourtant un bulletin n°3 du casier judiciaire, portant le numéro 13746 et prétendument délivré par le Chef de Service du Casier judiciaire Central et d’Entraide Pénale International. Ce bulletin serait totalement vierge. La fabrication est tellement grossière qu’elle comporte des erreurs factuelles vérifiables en quelques minutes : le lieu de naissance erroné, l’absence de toute mention des séjours en prison pourtant attestés par les registres pénitentiaires, la présentation d’un parcours immaculé pour un homme dont les activités criminelles ont fait la une des journaux pendant des années.

 

Deux hypothèses s’offrent aux observateurs. Soit un magistrat a effectivement signé ce document, auquel cas il devient auteur de faux et usage de faux et doit être poursuivi pénalement. La fabrication d’un acte judiciaire mensonger par un officier de justice constitue une infraction grave qui mine la crédibilité de toute l’institution. Soit Daniel Nzéwé a fabriqué lui-même cette pièce, ajoutant ainsi un nouveau chapitre à son catalogue d’escroqueries. Dans les deux cas, le document n’a aucune valeur légale et son utilisation pour valider une candidature aux législatives relève de la fraude électorale.

 

Le Conseil constitutionnel se trouve au cœur de cette manipulation. En 2020, cette même institution avait invalidé la candidature de Daniel Nzéwé précisément en raison de son casier judiciaire chargé. L’équipe qui avait pris cette décision,  Danièle Darlan comme présidente, Jean-Pierre Waboué comme vice-président , connaissait parfaitement le dossier pénal du candidat. Aujourd’hui, Jean-Pierre Waboué préside le Conseil constitutionnel. Parent du président Faustin-Archange Touadéra et originaire du même village que le chef de l’État, il s’apprête à valider la candidature d’un homme que sa propre institution avait jugé inéligible cinq ans plus tôt.

 

Ce revirement ne peut s’expliquer que par la transformation du Conseil constitutionnel en instrument au service du pouvoir. L’institution a cessé de défendre la légalité pour devenir une chambre d’enregistrement des volontés du régime. Le faux document concernant Daniel Nzéwé lui fournit simplement un prétexte pour avaliser une candidature qui, selon les critères appliqués en 2020, devrait être rejetée sans discussion possible.

 

La rapidité du processus trahit également la nature frauduleuse de l’opération. Entre le 7 novembre, date de la requête, et le 10 novembre, date de l’ordonnance, trois jours seulement se sont écoulés. La justice centrafricaine, habituellement d’une lenteur proverbiale, fait preuve d’une célérité stupéfiante quand il s’agit de blanchir un candidat du pouvoir. Les citoyens ordinaires attendent des années pour obtenir des décisions judiciaires sur des dossiers simples, mais Daniel Nzéwé obtient en soixante-douze heures un document qui efface deux décennies d’activités criminelles.

 

L’affaire dépasse largement le cas individuel. Elle expose les méthodes par lesquelles le régime Touadéra manipule les institutions pour organiser une parodie électorale. Après la mise en place de candidats fantômes financés par le pouvoir, après les révélations sur la corruption dans plusieurs ministères, voici maintenant la fabrication de faux documents judiciaires pour valider des candidatures impossibles à défendre légalement. Le Conseil constitutionnel, censé garantir la régularité du processus électoral, participe activement à cette fraude généralisée.

 

Les archives existent pourtant. Les registres de la prison de Ngaragba conservent la trace du séjour de Daniel Nzéwé entre 2014 et 2016. Les dossiers judiciaires concernant l’escroquerie des investisseurs chinois dorment dans les armoires du Palais de Justice. Les articles de presse relatant ses démêlés avec la loi sont consultables dans les archives des médias centrafricains. La décision du Conseil constitutionnel de 2020 invalidant sa candidature reste accessible. Tous ces documents prouvent la fausseté du bulletin n°3 du casier judiciaire présenté le 4 novembre 2025.

 

Daniel Koli Kanga, devenu Daniel Nzéwé Aziagbia, a fait de la fabrication de faux documents sa spécialité. Son surnom d’“Université de Micky” témoigne de son expertise reconnue dans ce domaine. Qu’il ait fabriqué lui-même ce dernier faux ou qu’il ait obtenu la complicité d’un magistrat corrompu pour le produire ne change rien au fond : le document est une contrefaçon destinée à tromper le Conseil constitutionnel et, à travers lui, le peuple centrafricain.

 

La manipulation est d’autant plus audacieuse qu’elle intervient à quelques semaines du scrutin. Le régime Touadéra, engagé dans une course contre la montre pour organiser des Élections favorables à son maintien au pouvoir, ne peut se permettre de voir certaines candidatures écartées pour des motifs juridiques valables. Il préfère fabriquer des documents frauduleux plutôt que de respecter les règles qu’il a lui-même édictées. Cette pratique transforme les Élections législatives du 20 décembre en simple exercice de validation d’un pouvoir qui refuse de se soumettre à la loi.

 

Le magistrat dont le nom apparaît sur ce document – s’il l’a effectivement signé – engage sa responsabilité pénale. Produire un faux acte judiciaire constitue un crime passible de poursuites, quelle que soit la qualité de son auteur. La justice centrafricaine ne peut tolérer que ses propres membres participent à la falsification de documents officiels sans réagir. Le parquet devrait ouvrir une enquête pour déterminer l’origine exacte de cette ordonnance et identifier les responsables de sa fabrication.

 

Cette affaire confirme que les Élections de décembre 2025 ne répondent à aucune norme démocratique acceptable. Quand un candidat peut présenter un faux document pour masquer son casier judiciaire, quand le Conseil constitutionnel valide cette fraude en toute connaissance de cause, quand la justice devient complice de la falsification, le scrutin perd toute légitimité. Daniel Nzéwé Aziagbia ne devrait même pas être candidat. Son parcours criminel, ses condamnations multiples, ses séjours en prison le disqualifient automatiquement pour un mandat parlementaire.

 

Mais dans la Centrafrique de Faustin-Archange Touadéra, les règles s’appliquent différemment selon l’appartenance politique. Les opposants font face à des obstacles insurmontables pour se présenter aux Élections, tandis que les criminels proches du pouvoir bénéficient de faux documents judiciaires pour blanchir leur passé. Cette asymétrie dans l’application de la loi électorale transforme le scrutin du 20 décembre en simple opération de propagande destinée à légitimer un régime qui bafoue toutes les règles démocratiques.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

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Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-le-site-minier-de-gomon-vers-gaga-dans-la-commune-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinoisSur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2
Sur le site minier de Gomon, vers Gaga, dans la commune de Yaloké 2. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Douze heures de travail par jour, sept jours sur sept, aucune fête nationale respectée. Voilà la réalité quotidienne des Centrafricains employés dans les mines contrôlées par des exploitants chinois. Une exploitation qui perdure sous le regard passif d’un ministère du Travail incapable d’imposer ses propres textes.

 

 

Les exploitants chinois présents en République Centrafricaine semblent faire fi des dispositions légales du pays. Leur méconnaissance apparente du cadre réglementaire centrafricain crée un problème majeur, particulièrement dans le secteur minier où leur présence est importante.

 

Ces investisseurs emploient aussi bien des Centrafricains que des travailleurs venus de Chine, du Cameroun, du Burkina Faso ou du Tchad. Pourtant, ils ignorent les règles élémentaires du droit du travail centrafricain. Les jours fériés n’existent pas dans leur vocabulaire. Leur unique objectif reste la rentabilité financière, au mépris des dispositions sociales et environnementales.

Jours fériés ignorés, 12 heures de travail quotidien : le calvaire des ouvriers centrafricains sur les sites miniers chinois
Site d’exploitation minière chinoise de Gaga. Photo CNC

 

Une enquête menée par la rédaction du CNC sur plusieurs sites miniers exploités par des entreprises chinoises démontre cette réalité. Le respect de l’environnement ne figure pas parmi leurs priorités. Mais le plus inquiétant concerne le traitement réservé aux employés centrafricains lors des jours fériés nationaux.

 

Le 1er janvier, jour de l’an, les ouvriers doivent se présenter au travail. Le 25 décembre pour Noël, même exigence. Le 1er mai, fête du travail, aucun repos n’est accordé. Le 1er décembre, fête nationale, pareille. Toutes les célébrations nationales sont traitées de la même manière. Même lors des scrutins électoraux, des opérations de recensement ou des référendums, le travail continue sans interruption.

 

Cette situation atteint son paroxysme le lundi dernier, lors de la fête nationale du 1er décembre 2025. Ce lundi-là, les employeurs chinois ont obligé l’ensemble de leurs salariés à se rendre sur les chantiers, provoquant des mouvements de protestation. À Gaga, localité située à quelques kilomètres de Zawa dans la commune de Yaloké 2, les travailleurs ont déclenché une grève. À Aba, dans la Nana-Mambéré, même scénario. Les employés ont refusé de travailler, mais les responsables chinois ont maintenu leur position, affirmant ne reconnaître aucune obligation de repos légal.

 

Le ministère du Travail publie pourtant régulièrement des arrêtés précisant les jours chômés et payés ou non payés. Mais ces textes restent sans effet pour les exploitants chinois. Aucun mécanisme de contrôle ne semble fonctionner sur le terrain. Les autorités en charge de veiller au respect du code du travail se contentent d’une gestion administrative depuis Bangui, sans vérifier la mise en œuvre effective des dispositions qu’elles édictent.

 

Les Centrafricains qui travaillent dans ces entreprises subissent des conditions difficiles. Les mouvements de protestation qui éclatent régulièrement restent peu médiatisés, comme si ces sites d’exploitation fonctionnaient en dehors du territoire national. Les employeurs chinois imposent leurs propres règles, et personne ne vient contrôler ce qui se passe réellement dans ces zones d’extraction minière. Les responsables gouvernementaux semblent davantage occupés par d’autres considérations que par la défense des droits des travailleurs centrafricains face à des pratiques qui violent ouvertement la législation nationale. Les services censés assurer le suivi restent à Bangui, loin des réalités du terrain, pendant que les abus se multiplient sans que quiconque ne soit inquiété.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

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Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affrontement armé près du village de Ndah : la CPC-F revendique une attaque contre des forces russo-centrafricaines
une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio – RCA : le processus du désarmement contesté à Bria

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 1er décembre 2025, aux premières heures du jour, un accrochage armé s’est produit dans la zone de Sikikédé, située à environ 18 kilomètres de Ndah. La Coalition des Patriotes pour le Changement – Fondamental (CPC-F) a publié un communiqué le 2 décembre pour revendiquer cette action.

 

 

Dans son communiqué, la coalition rebelle affirme avoir tendu une embuscade à une patrouille composée de Mercenaires russes et de soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Son porte-parole, Aboubakar Siddick Ali, déclare que l’opération a causé la mort de trois combattants russes et fait plusieurs blessés.

 

La CPC-F justifie cette attaque comme une démonstration de sa capacité militaire et de son implantation. Le mouvement accuse le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro d’avoir cédé la souveraineté du pays à des puissances extérieures.

 

Le message adressé aux autorités de Bangui est sans équivoque : « Nul besoin de venir nous traquer. C’est nous qui approchons », prévient le porte-parole, ajoutant que la chute du régime actuel serait inévitable.

 

S’adressant à la population centrafricaine, la CPC-F promet de poursuivre son combat jusqu’à ce qu’elle considère comme « la libération totale du pays ». Le groupe qualifie l’administration Touadéra de « régime tyrannique et corrompu » et dit vouloir rétablir la dignité et la souveraineté nationale.

 

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