mercredi, juin 17, 2026
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Centrafrique : le DG de la SODIAC, Guy Roger Nelo,  pris en flagrant délit de fraude pour faire voyager sa maîtresse au sommet de l’OACI au Canada

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Centrafrique : le DG de la SODIAC, Guy Roger Nelo,  pris en flagrant délit de fraude pour faire voyager sa maîtresse au sommet de l’OACI au Canada

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/guy-roger-nelo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui
Guy Roger Nelo, Directeur général de la SODIAC dans son bureau à Bangui

 

 

 

Une nouvelle affaire de détournement secoue la SODIAC centrafricaine

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Guy Roger Nelo, directeur général de la SODIAC, a tenté d’inclure frauduleusement sa maîtresse Jeanne Yagoundou dans la délégation officielle centrafricaine pour l’Assemblée de l’OACI prévue du 23 septembre au 3 octobre 2025 à Montréal. Cette manipulation a été déjouée par le directeur général de l’ANAC, créant une forte tension entre les deux responsables.

 

Le procédé utilisé par Nelo est désormais bien connu. L’homme, nommé par le ministre Arnaud Djoubaye Abazène lorsqu’il fut ministre des transports lors de la transition dirigée par son frère Michel Djotodia en 2013, substitue à plusieurs reprises dans les documents officiels du voyage le nom d’Ardin Lakouetene, véritable chef du service IATA, par celui de Jeanne Yagoundou. Cette femme, avec qui Guy Roger Nelo  entretient une liaison depuis plusieurs années, ne possède aucune compétence technique dans l’aviation civile. Elle apparaît pourtant régulièrement comme “chef de service IATA” dans les ordres de mission à l’étranger. Elle a déjà accompagné le directeur général dans plusieurs pays, notamment en France, sous couvert de missions officielles.

 

L’enregistrement informatique de la délégation centrafricaine pour le voyage au sommet de l’OACI au Canada  par l’ANAC a permis de détecter la fraude monter de toute pièce par le DG  Guy Roger Nelo. Le directeur général de l’ANAC a immédiatement refusé cette manœuvre. Nelo a alors exercé des pressions pour maintenir cette nomination frauduleuse, sans obtenir gain de cause.

 

Jeanne Yagoundou, devenue chef du service matériel par nomination directe du directeur général, fait partie d’un cercle restreint de proches placés aux postes stratégiques de la société. Ce réseau de  Guy Roger Nelo  comprend :

 

Ardin Lakouetene, chef du service IATA et parent de l’épouse de Nelo, Krada, chef du service pointage et petit frère de sa femme, Ange Babango, chef de service et petit frère de Nelo, Mauricette, caissière principale, Kambalima Jean, membre de la belle-famille, et Kobenzoni, coiffeur personnel du directeur général promu technicien de surface.

 

La SODIAC fonctionne selon un système clanique bien établi. Le clan de Guy Roger Nelo rassemble sa famille, sa belle-famille et ses proches personnels, ainsi que les membres de son église, tous placés à des fonctions stratégiques. Le clan du ministre Abazène regroupe Djôto, directeur des ressources humaines, Magà, directeur financier, Misral, directeur technique, ainsi qu’Izeri, Radjah, Mamadou, Abrasse, Foctor et Moda Merveille.

 

Rappelons que Guy Roger Nelo doit sa nomination en 2013 à son ami Arnaud Djoubaye Abazène, alors ministre des Transports sous la transition dirigée par Michel Djotodia. Abazène est le petit frère de Djotodia.

 

Alor, le clan Bertrand Arthur Piri, lié à la famille du Président Faustin Archange Touadera, compte Piri Djoskin, Panayo, Fidelia, Sofia, Touadéré Sylvère et Ngaîporo Innocent. Le clan MCU, rattaché au parti au pouvoir, comprend Koundja Geoffroy, Ketengou Nelson, Pedergo, Divine Mbata, fille du directeur général de la SOCASP, et Benam, petit frère du ministre des Mines. Le clan religieux, basé sur l’Église Saint-Jacques de Kpetene où officie le directeur général, rassemble Kolingou Dieubeni, Omokomi Modeste et Etomane Evodie.

 

Et ce n’est pas tout! Le budget interne de la SODIAC cache également une réalité financière inquiétante. Les frais liés aux nombreux voyages de Jeanne Yagoundou sont inscrits comme dépenses techniques, alors qu’ils financent des déplacements personnels avec le directeur général. Leur fils, qui souffre de problèmes de santé, est régulièrement envoyé en France sous couvert de missions fictives, toujours aux frais de la société.

 

La situation financière de la SODIAC s’est dégradée. Les comptes bancaires domiciliés en Suisse ont été verrouillés. Guy Roger Nelo n’a plus l’autorisation de faire appel de fonds extérieurs, après avoir épuisé les lignes budgétaires destinées aux opérations techniques et aux investissements que les partenaires internationaux jugent abusif.

 

D’autres enquêtes sur la gestion interne de la SODIAC, menée par la rédaction du CNC,  seront publiées prochainement dans nos prochains article.  Ce n’est que le début, et on n’est loin de finir avec cette société mafieuse….

 

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Centrafrique : Le câble défectueux du réseau privé du ministre Piri, véritable cause du drame au lycée Barthélémy Boganda de Bangui  

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Le câble défectueux du réseau privé du ministre Piri, véritable cause du drame au lycée Barthélémy Boganda de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/boganda-mort.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, penses-tu que décréter un deuil national répond vraiment aux attentes des familles du lycée Barthélemy-Boganda, toi et ton équipe, vous exagérez ?
Une dizaine des évanouis du drame du lycée Boganda de Bangui déposés directement à la morgue de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 25 juin 2025, 29 élèves sont morts et plus de 260 ont été blessés au lycée Barthélémy Boganda de Bangui.

 

L’enquête menée par le service d’investigation de Corbeaunews Centrafrique établit que la cause du sinistre n’était pas un transformateur endommagé, comme annoncé officiellement, mais un câble électrique de mauvaise qualité. Ce câble de liaison entre le tableau de raccordement et le transformateur a pris feu lors de la remise en service du réseau électrique. Il n’a pas supporté la charge du courant.

Les câbles électriques, auteurs du drame au lycée Barthelemy Boganda de Bangui
Les câbles électriques, auteurs du drame au lycée Barthelemy Boganda de Bangui

 

Les techniciens de l’ENERCA ont constaté que le transformateur lui-même n’a subi aucun dommage. La cellule de protection a disjoncté normalement, prouvant que l’équipement principal fonctionnait correctement. Seul le câble de liaison a explosé, provoquant une détonation violente accompagnée de fumée.

 

La gaine isolante du câble a cédé sous la pression électrique. Les élèves, paniqués par le bruit et la fumée, ont fui en désordre. Certains ont été écrasés contre les murs ou piétinés dans la bousculade, causant les décès et les nombreuses blessures.

 

Cette défaillance technique pose la question de la qualité des matériaux utilisés. Selon nos investigations, ce câble aurait été fourni par l’épouse du ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri. Il s’agit de la seconde fois que des matériaux de qualité douteuse, acquis par cette même personne, sont impliqués dans des incidents majeurs à l’ENERCA.

Local électrique installé au lycée Barthelemy Boganda de Bangui, en Centrafrique.
Local électrique installé au lycée Barthelemy Boganda de Bangui, en Centrafrique.

 

Rappelons le, en avril 2024, l’usine de Boali avait déjà subi une grave panne après l’utilisation d’un lubrifiant de mauvaise qualité. Ce produit avait également été fourni par l’épouse du ministre, après que l’ENERCA eut annulé des commandes auprès de fournisseurs officiels. L’incident avait entraîné l’arrêt de plusieurs transformateurs et des coupures massives.

 

Dans le cas du lycée Barthélémy Boganda, la méthode paraît identique. Les câbles électriques ont été acquis en dehors des circuits normaux de passation des marchés publics. Des sources internes à l’ENERCA confirment que la femme du ministre, également membre influente du MCU, parti au pouvoir, exercerait un contrôle étendu sur les achats stratégiques de l’entreprise publique.

 

Le directeur général de l’ENERCA, Thierry Patient Béndima, a été placé en détention et tenu pour responsable. Pourtant, les documents internes et les témoignages pointent vers un autre scénario. Le ministre Piri, neveu du président Touadéra, utiliserait son influence pour orienter les choix commerciaux et techniques, plaçant ses proches à toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement, y compris dans l’administration et le service technique.

 

Il faut préciser que, selon notre première enquête,  cette panne était de nature technique et ne résulte d’aucune faute des techniciens de l’ENERCA. Ces derniers ont appliqué les procédures normales avec les matériaux qui leur étaient fournis.

 

À Bangui, de nombreux observateurs s’interrogent sur les chances d’une enquête judiciaire indépendante. Le climat politique actuel rend improbable la poursuite du ministre ou de son entourage, protégés par leur proximité familiale avec le chef de l’État. Les familles des victimes continuent d’attendre des explications et des réparations.

 

Le drame du lycée Barthélémy Boganda, causé par un câble de liaison défectueux et non par le transformateur, démontre une gestion opaque des infrastructures vitales du pays. Il expose un système où la protection des intérêts privés et l’enrichissement familial priment sur la sécurité des citoyens, et où les responsables techniques servent souvent de boucs émissaires pour masquer ces circuits….

 

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Bienvenue au royaume des esclaves : la brasserie des Russes, des employés fantômes sans contrat ni protection

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Bienvenue au royaume des esclaves : la brasserie des Russes, des employés fantômes sans contrat ni protection

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/La-biere-de-Wagner-baptise-Africa-ti-lor.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bienvenue au royaume des esclaves : la brasserie des Russes, des employés fantômes sans contrat ni protection
La bière de Wagner baptisé Africa ti l’or

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Au PK 24 de Bangui,  sur la route de Boali, la brasserie des Russes emploie des dizaines des travailleurs fantômes, sans contrat ni protection sociale, défiant ouvertement les lois centrafricaines.

 

La réalité frappe dès qu’on franchit les portes de cette brasserie que les centrafricains appellent “la brasserie des Russes”. Chauffeurs, magasiniers, brasseurs,  tous exercent leur métier depuis quatre, parfois cinq ans, dans un vide juridique total. Ils reçoivent leur salaire en fin de mois, en liquide, sans fiche de paie. Aucune trace officielle de leur activité.

 

Cette pratique va directement contre le Code du travail centrafricain de 2009. L’article 44 oblige tout employeur à déclarer ses salariés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale. Sans cette déclaration, impossible d’accéder aux soins, à l’assurance accident ou à la retraite. À la brasserie Wagner, cette obligation reste ignorée.

 

Les chiffres donnent le vertige. L’article 264 fixe l’amende entre 50 000 et 300 000 FCFA par travailleur non déclaré. Pour cent employés, la facture oscille entre 5 et 30 millions de FCFA. L’article 263 sanctionne plus lourdement encore la non-déclaration à la CNSS : de 100 000 à 1 000 000 FCFA par personne. Au total, Wagner risque jusqu’à 100 millions de FCFA d’amendes, plus le paiement rétroactif de toutes les cotisations sociales non versées.

 

En cas de récidive, l’article 266 double ces sanctions. L’amende peut alors atteindre 2 millions de FCFA par travailleur. Des sommes qui devraient dissuader n’importe quelle entreprise de jouer avec la loi.

 

Mais au-delà des chiffres, ce sont des vies humaines qui pâtissent. Ces hommes et femmes n’ont droit ni aux congés payés, ni à la couverture maladie, ni aux indemnités d’accident de travail. Ils travaillent sans filet de sécurité, dans une précarité totale. L’embauche se fait dans l’ombre, sans annonce publique, souvent par bouche-à-oreille.

 

Cette situation détonne avec celle d’entreprises centrafricaines comme Mocaf, qui respectent leurs obligations sociales et fiscales. Wagner, dont les activités en République Centrafricaine dépassent largement la production de boissons, semble bénéficier d’un traitement de faveur inexpliqué.

 

Le Code du travail donne pourtant aux inspecteurs tous les pouvoirs nécessaires. L’article 243 leur permet de contrôler les établissements, d’examiner les contrats et registres, de dresser des procès-verbaux. Au PK 24, ces contrôles semblent inexistants.

 

Comment expliquer cette inaction ? L’influence de Wagner dans d’autres secteurs économiques du pays pourrait expliquer cette immunité de fait. Pendant ce temps, cent familles centrafricaines subissent quotidiennement cette exploitation.

 

Le recrutement lui-même pose question. Aucune procédure transparente, aucun appel à candidatures public. Tout se décide dans des circuits informels, privant de nombreux compatriotes d’un accès équitable à l’emploi.

 

Cette affaire dépasse le simple non-respect du droit du travail. Elle questionne l’efficacité de nos institutions face à certains opérateurs étrangers. Elle interroge notre capacité à faire respecter notre propre législation sur notre territoire.

 

Les autorités disposent de tous les outils légaux pour faire cesser cette situation. Les textes existent, les sanctions sont prévues, les procédures sont définies. Reste à passer aux actes. Car derrière les articles de loi et les amendes, ce sont des Centrafricains qui voient leurs droits fondamentaux bafoués chaque jour.

 

L’heure des comptes a sonné au PK 24….

 

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Paul-Crescent Beninga Accuse : Le Gouvernement Privilégie les Bourreaux aux Victimes dans l’Accord de Paix de Ndjamena

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Paul-Crescent Beninga Accuse : Le Gouvernement Privilégie les Bourreaux aux Victimes dans l’Accord de Paix de Ndjamena

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/bobo-de-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka
Dépôt de l’arme du général Sembé Bobo, chef rebelle du groupe 3R à la cité des chefs d’État à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord de paix du 19 avril 2025 signé à Ndjamena divise la Centrafrique et attise les tensions politiques.

 

Paul-Crescent Beninga ne mâche pas ses mots. L’enseignant-chercheur à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC a livré une critique acerbe de l’accord de paix signé à Ndjamena entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC et 3R. Lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, il a dénoncé ce qu’il considère comme un renversement des valeurs : un gouvernement qui honore les responsables de massacres tout en ignorant leurs victimes.

L’accueil réservé aux leaders rebelles Ali Darassa de l’UPC et Bobo du 3R a particulièrement indigné Beninga. Une délégation gouvernementale comprenant les ministres de la Communication et de la Défense les a reçus avec tous les honneurs. Ces hommes, rappelle l’universitaire, portent la responsabilité de “centaines de milliers” de morts dans les massacres d’Alindao, Kaga-Bandoro, Lemouna et Bambari. “Personne n’est heureux de voir ces bourreaux sur le tapis rouge alors que leur place est en prison”, a-t-il déclaré. Cette mise en scène constitue selon lui un affront aux familles endeuillées et aux communautés dévastées.

 

L’analyse de Beninga va plus loin. Il accuse le gouvernement de pratiquer une justice sélective qui favorise systématiquement les anciens leaders de la Séléka. Pendant que Ali Darassa, Bobo et Hassan Bouba bénéficient d’une protection tacite, les Anti-Balaka subissent une répression constante.

 

Hassan Bouba, ministre en exercice de l’élevage et de la santé animale, malgré des accusations de crimes graves, symbolise cette partialité. “Les résidus de la Séléka constituent un lobby très fort qui a pris le gouvernement en otage”, affirme Beninga. La présence d’au moins cinq ministres issus de ce mouvement confirme cette emprise.

 

Le sort des victimes préoccupe particulièrement l’universitaire. L’accord prévoit l’intégration des ex-rebelles dans l’armée et l’administration, comme l’a annoncé le porte-parole tchadien Gassim Sherif Mahmat. Mais aucune disposition ne mentionne les réparations pour les veuves, les orphelins ou les communautés détruites. Beninga exige qu’on “donne la parole aux victimes de ces bourreaux-là” pour connaître leur position sur cette intégration. Cette omission témoigne d’une hiérarchie des priorités qui place les chefs de guerre au-dessus des citoyens meurtris.

 

La question de la nationalité des leaders concernés alimente également la polémique. Beninga qualifie Ali Darassa et Bobo d’“étrangers” et de “mercenaires” originaires du Nigeria et du Cameroun, naturalisés sous la Séléka. Plutôt que de les livrer à la justice internationale, le gouvernement est allé les chercher pour négocier. “Si nous ne faisons pas attention, ces étrangers vont commander notre pays pendant 50 ans”, avertit l’enseignant-chercheur. Cette politique compromet selon lui la souveraineté centrafricaine en légitimant des figures non-centrafricaines.

 

Le message envoyé à la jeunesse inquiète Beninga. En récompensant les leaders armés par des postes de pouvoir, le gouvernement fait de “la violence un moyen d’accès à l’arène politique”. Cette approche incite les jeunes à prendre les armes plutôt qu’à s’engager dans le dialogue démocratique. Le contraste est frappant entre l’indulgence envers l’UPC et le 3R et la répression de l’opposition non armée comme le BRDC, assimilée à la rébellion.

 

Les accusations de Paul-Crescent Beninga dessinent le portrait d’un gouvernement qui, au nom de la paix, sacrifie la justice et les victimes. En offrant impunité et responsabilités à des figures comme Ali Darassa et Bobo, tout en marginalisant les souffrances des Centrafricains, le pouvoir compromet toute perspective de réconciliation nationale. La paix ne peut se construire sur l’injustice, rappelle l’universitaire. Il devient urgent de recentrer le débat sur les victimes et de questionner les priorités d’un gouvernement qui semble avoir inversé les rôles entre bourreaux et victimes….

 

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Accord de paix  de Ndjamena : Le G-16 conteste la signature entre Bangui et les rebelles à N’Djamena

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Accord de paix  de Ndjamena : Le G-16 conteste la signature entre Bangui et les rebelles à N’Djamena

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/deux-chefs-rebelles-3r-upc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accord de paix de Ndjamena : Le G-16 conteste la signature entre Bangui et les rebelles à N'Djamena
Les deux chefs rebelles, Sembé Bobo à gauche et Ali Darassa à droite lors de leur arrivée à Bangui pour la fête de l’accord de paix avec Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le mouvement citoyen G-16 questionne l’accord de paix signé entre Bangui et les groupes armés UPC et 3R au Tchad.

 

Le Groupe d’Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (G-16) rejette l’accord de paix signé le 19 avril 2025 à N’Djamena entre le gouvernement centrafricain et les mouvements rebelles UPC et 3R. Dans un communiqué daté du 15 juillet, signé par Ludovic Ledos et Blague Karl, respectivement coordinateur international et national, l’organisation dénonce le manque de transparence qui entoure cet accord de paix.

 

Le G-16 rappelle que la population centrafricaine a découvert l’existence de cet accord de paix par les réseaux sociaux, sans aucune communication officielle préalable des autorités. Cette situation alimente les interrogations sur les conditions de négociation et le contenu réel des engagements pris par les parties.

 

L’organisation exprime ses doutes sur la sincérité des groupes armés, évoquant les violations répétées de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé à Khartoum en février 2019. Ces mêmes formations rebelles ont depuis lors multiplié les exactions contre les populations civiles, causant des centaines de morts et commettant de graves violations des droits humains.

 

Le 10 juillet 2025, une délégation tchadienne comprenant Ali Darassa, chef de l’UPC, et Oumar Abdelkader alias Bobo Sende, dirigeant des 3R, s’est rendue à Bangui pour finaliser l’accord de paix. Selon Gassim Cherif Mahamat, ministre porte-parole du gouvernement tchadien, le gouvernement centrafricain s’engage à protéger les rebelles et à les intégrer dans l’administration publique et les Forces Armées Centrafricaines, avec possibilité de reconnaissance de leurs grades militaires.

 

En échange, les groupes armés promettent de déposer les armes et de se dissoudre. Toutefois, le G-16 déplore l’absence totale de dispositions relatives à la justice dans cet accord de paix pour les crimes présumés commis par ces formations, notamment les crimes contre l’humanité, les violences sexuelles et les massacres de civils.

 

L’organisation s’inquiète également de l’absence de mesures concernant le rapatriement des combattants étrangers présents dans les rangs rebelles, malgré l’existence du programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDR-R). Cette lacune dans l’accord de paix pose des questions sur la durabilité des engagements pris.

 

Le G-16 pose des questions directes : que devient la justice pour les victimes ? Comment les familles endeuillées peuvent-elles obtenir réparation ? L’organisation exige la publication intégrale du contenu de l’accord de paix et demande une rencontre entre les autorités et les familles des victimes.

 

Le mouvement citoyen s’oppose fermement à l’intégration de rebelles, particulièrement étrangers, dans les forces armées nationales. Il considère que l’armée centrafricaine doit demeurer un corps d’élite patriotique, composé uniquement de citoyens centrafricains loyaux.

 

L’implication du Tchad dans ce processus de négociation de l’accord de paix fait également l’objet de critiques. Le G-16 y voit une forme d’ingérence dans les affaires intérieures centrafricaines et une potentielle agression indirecte contre la souveraineté du pays.

 

Dans sa conclusion, l’organisation appelle la population à la vigilance et annonce des actions futures, incluant une demande de démission du président Faustin-Archange Touadera, qualifié de “traître” dans ce contexte. Le communiqué se termine par un appel à la protection divine pour la République Centrafricaine face aux défis que pose cet accord de paix….

 

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Enseignants Contractuels : Quand l’État centrafricain Recrute Sans les Payer

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Enseignants Contractuels : Quand l’État centrafricain Recrute Sans les Payer

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-enseignant-dans-sa-salle-de-classe-a-belou-vers-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Enseignants Contractuels : Quand l’État centrafricain Recrute Sans les Payer
Un enseignant dans une salle de classe. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Six mille enseignants contractuels recrutés, des mois de salaires impayés, des promesses gouvernementales qui s’accumulent. Voilà la réalité du Projet d’appui au recrutement des enseignants (PARE) en Centrafrique, financé par la Banque mondiale à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA.

 

Derrière l’euphorie des chiffres du recrutement se cache un drame humain : des centaines d’enseignants envoyés en province sans salaire, contraints de survivre à crédit ou d’abandonner leurs postes. L’État centrafricain a créé un système pervers où l’on recrute massivement avec l’argent des bailleurs, mais où l’on ne paie pas ceux qui enseignent quotidiennement aux enfants du pays.

 

« Le contrat devait être signé en début d’année, mais nous avons dû attendre plusieurs mois. Certains collègues envoyés en province n’ont toujours pas reçu leur salaire », témoigne cet enseignant contractuel. Son histoire résume celle de milliers d’autres : recrutés dans l’urgence, déployés rapidement, puis oubliés par l’administration.

 

Pendant que les bureaux ministériels de Bangui s’enorgueillissent des statistiques de recrutement, les maîtres d’école de Bambari, Bossangoa ou Bangassou attendent leurs salaires depuis des mois. Certains ont vendu leurs maigres biens pour survivre, d’autres mendient la solidarité villageoise pour se nourrir. C’est cela, la réalité du terrain que les rapports officiels ne mentionnent jamais.

 

La déclaration de Guindoro Rongois, représentant de la Banque mondiale, illustre parfaitement cette irresponsabilité organisée : « Nous apportons les fonds, mais c’est au ministère de l’Éducation de gérer les paiements et la logistique ». Autrement dit : nous donnons l’argent, débrouillez-vous pour le faire arriver aux concernés. Entre l’argent versé et le salaire dans la poche de l’enseignant, il y a un gouffre que personne ne veut combler.

 

Au ministère de l’Éducation, on parle des contractuels comme d’une solution miracle. Sur le terrain, ils découvrent qu’ils sont devenus des enseignants de seconde zone. Pas de sécurité d’emploi, pas d’avantages sociaux, pas même la garantie d’être payé régulièrement.

 

« C’est une bonne chose que le gouvernement recrute, mais nous espérons que les problèmes de paiement seront vite réglés », dit cet enseignant avec une résignation qui en dit long. Car au fond, ils savent tous que ces “problèmes de paiement” ne sont pas des bugs du système, mais des caractéristiques. L’État a choisi de créer une armée d’enseignants précaires plutôt que d’intégrer durablement de nouveaux fonctionnaires.

 

Cette politique de la débrouillardise transformer l’acte d’enseigner en acte de charité. On demande aux contractuels de faire le même travail que les fonctionnaires, mais en acceptant d’être payés… quand c’est possible. C’est le règne du “tu seras payé inch’Allah”, une gestion à l’africaine qui fait du salaire une faveur plutôt qu’un droit.

 

L’histoire la plus cruelle se joue loin de Bangui, dans ces villages où l’État a envoyé ses nouveaux enseignants contractuels. Là-bas, pas de bureau du personnel où aller réclamer, pas de syndicat pour se plaindre, pas de réseau pour faire pression. Il n’y a que la solitude de l’enseignant face à un État qui l’a oublié sitôt recruté.

 

Ces maîtres d’école vivent une double peine : non seulement ils ne reçoivent pas leurs salaires, mais ils doivent faire face aux regards interrogateurs des parents d’élèves qui ne comprennent pas pourquoi “leur” enseignant semble si désabusé. Comment expliquer à une communauté villageoise que l’État qui vous a envoyé ne vous paie pas ?

 

Le représentant de la Banque mondiale l’admet sans détour : « les ressources limitées de la Banque mondiale ne permettent pas de couvrir toutes les demandes, notamment dans les zones reculées comme l’est du pays ». Traduction : on recrute partout, mais on ne garantit le suivi que là où c’est facile. Pour les autres, c’est la débrouille ou la famine.

 

Au final, ce sont les enfants centrafricains qui paient le prix de cette gestion chaotique. Un enseignant qui ne mange pas à sa faim ne peut pas bien enseigner. Un maître qui passe ses nuits à chercher comment joindre les deux bouts n’a plus la tête à préparer ses cours. L’école centrafricaine, déjà fragilisée par des années de crise, subit un nouveau coup avec cette précarisation organisée de ses enseignants….

 

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Yaya Tanguy Mathias dénonce le silence du gouvernement face aux exactions dans la Vakaga

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Yaya Tanguy Mathias dénonce le silence du gouvernement face aux exactions dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/village-boura-incendie-par-les-bandits-soudanais-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Yaya Tanguy Mathias dénonce le silence du gouvernement face aux exactions dans la Vakaga
Le village Boura, situé à 25 kilomètres de Birao sur l’axe de Boromata, incendié par des bandits soudanais

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Yaya Tanguy Mathias, président du MJCP interpelle les autorités centrafricaines sur leur mutisme face aux violences de mercenaires soudanais.

 

Dans une déclaration adressée au Président de la République Faustin Archange Touadera, au Premier Ministre Félix Moloua et aux membres du gouvernement centrafricain, Yaya Tanguy Mathias, président du Mouvement des Jeunes Centrafricains pour la Paix (MJCP), exprime l’indignation des citoyens de la Vakaga face aux violences commises par des bandits armés soudanais dans cette préfecture de l’extrême nord-est du pays. Selon monsieur Yaya Tanguy Mathias, ces actes incluent des meurtres de jeunes innocents et désarmés ainsi que l’incendie de villages, semant la terreur parmi les populations locales.

 

« Les atrocités commises contre nos jeunes frères, innocents et désarmés, ainsi que l’incendie de nos villages, sont des actes de barbarie qui ne peuvent rester impunis », déclare-t-il.

 

Yaya Tanguy Mathias décrit une situation où les habitants de la Vakaga vivent dans la peur, leurs maisons et moyens de subsistance détruits, laissant derrière eux des familles endeuillées, des enfants orphelins et des femmes veuves.

 

« La peur et la terreur règnent dans cette région qui devrait être un havre de paix », affirme-t-il, pointant l’ampleur de la crise humanitaire. Ce qui choque davantage, selon lui, est l’inaction du gouvernement.

 

« Ce qui est encore plus inacceptable, c’est le silence de votre gouvernement face à ces violences », reproche-t-il, dénonçant l’absence de condamnation ferme, de mesures pour protéger les populations ou d’aide humanitaire d’urgence. Pour Yaya Tanguy Mathias, ce silence équivaut à un « manquement grave » aux responsabilités du gouvernement en tant que protecteur de la population et défenseur de la souveraineté nationale.

 

Devant cette situation, Yaya Tanguy Mathias adopte un ton résolu et menace d’une action citoyenne si le gouvernement persiste dans son inaction.

 

« Nous, citoyens, ne pouvons plus accepter ce silence complice », affirme-t-il, dénonçant une Vakaga transformée en « zone de non-droit » où les mercenaires et des bandits soudanais sèment la mort sans crainte de représailles. Il avertit : « Si vous ne prenez pas immédiatement des mesures concrètes pour mettre un terme à ces violences, nous serons contraints de prendre notre destin en main ». Citant la loi du talion – « œil pour œil, dent pour dent » – tirée de la Bible et du Coran, il exprime la détermination des citoyens à défendre leurs vies, leurs familles et leurs biens, tout en précisant qu’une telle extrémité n’est pas souhaitée.

 

Yaya Tanguy Mathias pose un ultimatum clair, exigeant des mesures immédiates : mettre fin aux violences des mercenaires soudanais, protéger les populations de la Vakaga, apporter une aide aux victimes et traduire les responsables en justice «. Nous vous donnons un ultimatum : dans les prochains jours, nous attendons des mesures fortes », insiste-t-il, avertissant que, sans réponse, les citoyens pourraient recourir à des actions de protestation et de résistance pour faire valoir leurs droits. « Trop, c’est trop ! », s’exclame-t-il, résumant le sentiment d’exaspération face à l’inaction et à ce qu’il qualifie de « complicité » du gouvernement.

 

Yaya Tanguy Mathias appelle le Président, le Premier Ministre et les membres du gouvernement à agir sans délai. « La Vakaga et ses populations attendent votre réaction. Nous vous observons », déclare-t-il, soulignant l’urgence et la gravité de la situation….

 

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‘Ils ont voulu nous humilier, mais notre combat pour la mémoire des victimes continue’, déclare Paul Crescent Beninga :

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Paul Crescent Beninga : ‘Ils ont voulu nous humilier, mais notre combat pour la mémoire des victimes continue’

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/beninga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul Crescent Beninga : ‘Ils ont voulu nous humilier, mais notre combat pour la mémoire des victimes continue’
Dr Crescent Beninga, porte-parole du GTSC incarcéré, filmé et exposé sur ordre du DG de la police Zokoué.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur la radio Ndékè Luka, Beninga évoque la tentative pathétique d’humiliation policière organisée par le directeur général de la police et sa détermination pour la mémoire des victimes du lycée Barthelemy Boganda.

 

Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile, s’est exprimé avec force après son arrestation lors d’une marche blanche organisée pour honorer les victimes du drame du lycée Boganda. Invité de la rédaction de Radio Ndékè Luka, il a partagé son expérience et sa détermination à poursuivre son combat malgré les obstacles.

 

Arrêté brièvement et passé une nuit à l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB), Beninga affirme qu’il ne s’est jamais senti emprisonné dans son esprit. « Je me sentais libre d’esprit parce que je ne me reprochais rien », a-t-il déclaré, soulignant que la marche blanche n’avait ni revendication sociale ni politique, mais visait simplement à pleurer les morts lors des trois jours de deuil décrétés par le gouvernement. Selon lui, cette action pacifique ne nécessitait pas d’autorisation, mais un simple encadrement du ministère de la Sécurité.

 

Toutefois, la marche a été doublement interdite, d’abord par le ministre de l’Éducation nationale, qui a fermé l’accès au lycée Boganda pour des raisons d’enquête, puis par le ministère de la Sécurité, qui a tardivement notifié son refus. Beninga, respectueux des lois, a appelé les participants à se disperser pacifiquement, mais la police, sous les ordres du directeur général, a procédé à des arrestations violente . « Gervais Lakosso, leader du GSTC, traîne des blessures au tibia, le journaliste Eric Sabé a une déchirure au dos », a-t-il dénoncé, déplorant la confiscation de téléphones et la violence exercée contre les manifestants.

 

Le leader de la société civile a également révélé un épisode choquant : menotté uniquement pour être filmé, il a vu ses droits à l’image bafoués, les photos étant partagées sur les réseaux sociaux par la police. « Est-ce cela le professionnalisme ? », s’est-il interrogé, accusant le directeur général de la police d’avoir désobéi aux ordres du président de la République, qui aurait demandé leur libération immédiate.

 

Déterminé, Beninga annonce qu’il poursuivra la lutte devant les tribunaux, même si cela prend des années. « Je ne laisserai pas passer cette forfaiture, au prix de ma vie », a-t-il martelé, réaffirmant son engagement à défendre les institutions et à honorer la mémoire des victimes. Son témoignage, poignant et sans concession, résonne comme un appel à la justice et à la dignité face à la répression policière et politique….

 

 

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Centrafrique : les programmes de santé contre le VIH et la malnutrition menacés par la suspension de l’aide américaine

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les programmes de santé contre le VIH et la malnutrition menacés par la suspension de l’aide américaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : les programmes de santé contre le VIH et la malnutrition menacés par la suspension de l’aide américaine” width=”450″ height=”338″ />
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La suspension de l’aide américaine en 2025 met en danger les programmes de santé en RCA, notamment ceux luttant contre le VIH et la malnutrition.

 

La décision de l’administration Trump, en 2025, de suspendre les financements de l’USAID a jeté une ombre sur les efforts de santé publique en Centrafrique. Dans un pays où les hôpitaux et les cliniques manquent souvent de ressources, les programmes soutenus par l’aide internationale, comme ceux contre le VIH/SIDA et la malnutrition, sont vitaux pour des milliers de personnes. L’arrêt de ces fonds risque de laisser des populations vulnérables, en particulier les femmes et les enfants, sans accès à des soins essentiels.

 

Sur la radio Guira FM de la Minusca, un Centrafricain exprime son inquiétude : « Si aujourd’hui ces ONG ne font plus leurs actions pour aider la population centrafricaine, vraiment ça sera un danger ». Ces paroles traduisent une réalité concrète. L’USAID, à travers des initiatives comme le PEPFAR (Plan présidentiel américain pour la lutte contre le sida), finance des traitements antirétroviraux pour les personnes vivant avec le VIH. Ces médicaments, souvent distribués via des cliniques mobiles dans des zones reculées, permettent à des patients de vivre dignement. Sans ce soutien, beaucoup pourraient interrompre leur traitement, augmentant les risques de complications et de transmission.

 

La malnutrition, un autre fléau en RCA, est tout aussi concernée. Les programmes de l’USAID fournissent des aliments thérapeutiques pour les enfants souffrant de malnutrition aiguë, un problème fréquent dans un pays où l’insécurité alimentaire touche de nombreuses familles. Des centres de santé, gérés par des ONG partenaires, distribuent ces produits et accompagnent les mères pour prévenir les rechutes. Un habitant interrogé sur Guira FM souligne l’impact de l’aide internationale : « La question de la nourriture dépend de certaines organisations internationales ». La fin de ces programmes pourrait aggraver la situation, surtout dans les régions où les récoltes sont faibles à cause des conflits ou des conditions climatiques.

 

Le retrait de l’USAID ne se limite pas à une question de budget. Il perturbe un système déjà fragile. Les cliniques mobiles, qui apportent des soins dans les villages isolés, dépendent souvent de ces fonds pour fonctionner. Les ONG, confrontées à des budgets réduits, pourraient réduire leurs équipes ou fermer des centres, comme l’ont déjà signalé des organisations comme Médecins du Monde. Cela touche directement les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes atteintes de maladies chroniques, qui ont peu d’autres options pour se soigner.

 

La Centrafrique, malgré ses richesses naturelles, n’a pas encore les moyens de financer seule ces programmes. Le gouvernement, aux prises avec des défis économiques et une corruption persistante, peine à renforcer le système de santé. Les hôpitaux publics manquent de médicaments, et les médecins sont souvent mal payés. Dans ce contexte, l’aide internationale comble un vide que l’État ne peut pas remplir. Un Centrafricain sur Guira FM résume l’enjeu : « L’existence de ces ONG dans notre pays crée beaucoup d’emplois ». Mais au-delà des emplois, ce sont les services de santé qui sauvent des vies.

 

Cette crise montre l’urgence pour la RCA de diversifier ses sources de financement et de renforcer ses propres structures. S’inspirer de pays comme le Rwanda, qui a rebâti son système de santé après des années difficiles, pourrait être une voie à suivre. En attendant, la suspension de l’aide USAID met des milliers de vies en jeu, et les programmes contre le VIH et la malnutrition risquent de s’effondrer si rien n’est fait pour compenser ce manque….

 

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Ouverture prochaine à Bangui de l’Institut Supérieur Africain d’Économie et de Gestion : Votre Passerelle Vers l’Excellence Professionnelle

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Ouverture prochaine à Bangui de l’Institut Supérieur Africain d’Économie et de Gestion : Votre Passerelle Vers l’Excellence Professionnelle

 

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Copyright Institut Supérieur Africain d’Économie et de Gestion

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Institut Supérieur Africain d’Économie et de Gestion (ISAEG), situé à Bangui, annonce l’ouverture de ses salles de classes pour l’année académique 2025 – 2026.  Cet institut se distingue par son approche innovante de l’enseignement supérieur, plaçant l’insertion socioprofessionnelle au cœur de sa mission éducative.

 

En effet, l’ISAEG compte révolutionner l’enseignement supérieur en proposant trois parcours distincts et complémentaires, chacun spécifiquement conçu pour assurer une véritable insertion dans le monde professionnel :

 

Parcours 1 : De la Licence à l’Emploi

 

Destiné aux bacheliers et nouveaux étudiants

 

Dès la première année, les étudiants bénéficient d’un stage d’observation en entreprise, leur permettant de découvrir concrètement le monde du travail. En deuxième année, l’accompagnement s’intensifie avec la rédaction d’un projet d’insertion professionnelle personnalisé. La troisième année culmine avec un stage de recherche en entreprise, préparant directement à la soutenance de Licence et à l’entrée sur le marché de l’emploi.

 

Parcours 2 : Excellence au Niveau Master

 

Pour les titulaires de Licence

 

L’ISAEG étend son réseau international en proposant des formations de Master, soit sur son campus principal, soit dans ses universités partenaires à l’étranger. Ce parcours combine expérience pratique et recherche académique, avec des stages d’observation et de recherche qui préparent efficacement aux défis professionnels de haut niveau.

 

Parcours 3 : Vers l’Excellence Académique – Le Doctorat

 

Pour les titulaires de Master

 

Le troisième parcours accompagne les futurs docteurs dans leur quête d’excellence académique et professionnelle. Avec des stages d’observation progressifs et une recherche terrain pour la soutenance du Doctorat, ce parcours ouvre les portes de l’enseignement supérieur et de la recherche avancée.

 

Les Atouts Distinctifs de l’ISAEG

 

Insertion Professionnelle Garantie : Chaque parcours intègre des stages pratiques et un accompagnement personnalisé pour l’insertion professionnelle.

 

Dimension Internationale : Partenariats avec des universités étrangères offrant des opportunités d’études à l’international.

 

Formation Progressive : Cursus structuré du Bac au Doctorat avec des passerelles fluides entre les niveaux.

 

Projet Professionnel Personnalisé : Accompagnement individualisé dans la définition et la réalisation du projet de carrière.

 

Liens Entreprises : Stages obligatoires dans chaque parcours pour une immersion professionnelle réelle.

 

Votre Avenir Commence à l’ISAEG

 

Que vous souhaitiez intégrer rapidement le marché du travail après votre Licence, poursuivre vers l’excellence avec un Master, ou vous orienter vers la recherche et l’enseignement avec un Doctorat, l’ISAEG vous accompagne à chaque étape de votre parcours.

 

Informations Pratiques

 

Localisation : Bangui, 4ème Arrondissement, niveau ENERCA de Gobongo

Contact : +236 72 20 20 81

Site Web : http://www.isaeg.edu.com

Pays : République Centrafricaine

 

 

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Des idées originales pour animer vos événements en plein air cet été

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Quand le soleil tape et que les journées s’étirent, rien de tel qu’un bon événement en plein air pour rassembler les copains, la famille ou les collègues. Mais pour que la fête ne se transforme pas en un après-midi ennuyeux, mieux vaut miser sur des idées qui sortent un peu de l’ordinaire, qui créent du mouvement et qui collent un sourire sur les visages. Et ça, ce n’est pas forcément une question de budget, c’est surtout une question d’ambiance.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ete.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ete-450×300.png” alt=”Des idées originales pour animer vos événements en plein air cet été” width=”450″ height=”300″ />

Miser sur le jeu pour faire bouger petits et grands

Une animation réussie, ça commence souvent par une activité qui donne envie de se lever de sa chaise, de lâcher son téléphone et de participer sans trop se poser de questions. Pas besoin d’un concept révolutionnaire, parfois un truc aussi simple que des châteaux gonflables suffit à faire le bonheur des enfants et même des adultes qui ont gardé une âme de gosse et n’attendent qu’une excuse pour s’y jeter.

 

Installer ce genre d’animation, c’est créer un petit centre de gravité autour duquel les gens se croisent, échangent, rigolent et se challengent. L’idée n’est pas de transformer le jardin en fête foraine mais d’offrir un terrain de jeu temporaire, un peu comme une parenthèse qui casse la routine et plante un décor joyeux. On voit d’ailleurs de plus en plus d’anniversaires, de mariages ou même de séminaires d’entreprise qui jouent cette carte et franchement, ça fonctionne.

Penser aussi aux temps calmes

Tout ne doit pas être mouvement et agitation. Pour garder l’équilibre, il faut aussi prévoir des bulles de respiration, surtout quand il fait chaud et que les gens ont besoin de récupérer. Ça peut passer par des coins ombragés bien installés avec quelques transats, une playlist douce qui tourne en fond ou des espaces avec des jeux de société géants comme le puissance 4 ou le jenga en bois.

 

Ce genre de détails donne du relief à l’événement. On se pose, on discute, on grignote un bout, puis on repart dans l’ambiance avec le sourire. Et pour les plus contemplatifs, pourquoi pas prévoir une activité comme un atelier de peinture collective ou une fresque participative où chacun laisse sa trace. Rien de fou, mais ça crée du lien et ça laisse un souvenir sympa.

Le goût au service de l’ambiance

La bouffe, c’est le cœur de tout rassemblement en extérieur. Mais là encore, on peut sortir des sentiers battus sans se compliquer la vie. Plutôt que les éternels sandwichs froids et les chips à la volée, pourquoi ne pas installer une plancha, un bar à salades ou même faire venir un petit food-truck local si le budget le permet. L’idée c’est que ça sente bon, que ça donne envie de goûter à tout et que les gens aient une raison de se lever et d’aller voir ce qui se passe.

 

Et avec ça, quelques boissons bien fraîches, un coin fruits et des glaces à l’italienne, et vous avez déjà fait la moitié du travail pour mettre tout le monde de bonne humeur. Pas besoin de grand discours quand l’odeur d’un bon plat ou le croquant d’un melon bien frais parlent pour vous.

L’importance des petits détails

Les meilleurs souvenirs viennent rarement des grands discours ou des activités ultra préparées. C’est souvent une guirlande accrochée à l’arrache, une partie de pétanque improvisée ou un karaoké qui dérape gentiment qui marque les esprits. Alors oui, organiser un événement demande un peu de logistique, mais faut pas non plus vouloir tout contrôler. Ce sont les moments imprévus, les rires spontanés, les discussions qui dérapent et les copains qui se retrouvent qui font la magie.

 

 

 

 

Casino et paris sportifs sur Guinée Games

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/vrai.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/vrai.png” alt=”Comment jouer au casino et parier sur Guinée Games” width=”451″ height=”301″ />

Guinée Games est l’un des principaux sites de paris et de jeux d’argent en République de Guinée. Ce service combine paris sportifs, casino, loteries et jeux virtuels. Il offre aux joueurs un large choix de possibilités de divertissement et de gains. La plateforme est orientée vers le marché local et permet de parier en francs guinéens (GNF).

Le site officiel https://guinee-games.com/ offre une interface conviviale en français et met régulièrement à jour les événements, les jeux et les promotions. Voyons en détail les possibilités offertes par Guinée Games.

Licence, sécurité et localisation

Guinée Games opère sous licence délivrée par l’Autorité de Régulation des Jeux en République de Guinée (ARSJPA). Cela garantit le respect de toutes les exigences en matière d’équité des jeux, de protection des données des utilisateurs et de transparence des transactions financières.

Le site utilise une connexion Internet sécurisée (cryptage SSL) pour la sécurité des données personnelles et des transactions. Toutes les actions des joueurs, du dépôt de fonds aux paris et aux retraits, se déroulent dans un environnement sécurisé.

De plus, bookmaker guinee-games est entièrement adapté au public guinéen : le site web et l’application mobile sont disponibles en français, prennent en charge les systèmes de paiement locaux et permettent de parier en francs guinéens (GNF).

Paris sportifs et fonctionnalités en direct

Le site Guinée Games propose une large gamme de paris sportifs, couvrant à la fois les compétitions internationales populaires et les tournois locaux. Vous pouvez parier sur le football, le basket-ball, le tennis, le cricket, le volley-ball, ainsi que sur des sports virtuels. Les paris sur les ligues de football européennes, la Ligue des champions, la Coupe d’Afrique des nations et les qualifications pour la Coupe du monde sont particulièrement populaires.

La plateforme prend en charge les paris avant le match et les paris en direct (live). Cela permet d’avoir plus de contrôle sur le résultat du pari, notamment grâce à la fonction cash-out, qui permet de retirer ses gains ou de récupérer une partie de sa mise avant la fin de l’événement.

La fonction Bet Builder est également disponible, elle permet de combiner plusieurs résultats d’un même événement en un seul pari. Par exemple, qui va marquer, combien il y aura de corners et quel sera le score. Cela ouvre la voie à des pronostics complexes mais lucratifs.

Guinée Games propose des statistiques et des analyses intégrées, grâce auxquelles les joueurs peuvent étudier à l’avance la forme des équipes, les résultats des derniers matchs et d’autres données susceptibles d’influencer l’issue d’un événement. Cela est particulièrement important lors des paris en temps réel, où la rapidité de la prise de décision joue un rôle clé.

Casino, casino en direct et jeux virtuels

Outre les paris sportifs, Guinée Games propose une section casino bien conçue, comprenant des machines à sous, des jeux de table, un casino en direct, ainsi que des simulations virtuelles d’événements sportifs. Tout cela est regroupé dans la section « Vegas » du site officiel.

Le catalogue de jeux comprend des centaines de titres provenant de studios renommés : des machines à sous classiques avec des fruits et des jackpots, des machines à sous vidéo avec des tours bonus, ainsi que des jeux tels que la roulette, le blackjack et le baccarat. La plupart des machines à sous ont un taux de retour élevé (RTP) et sont adaptées aux appareils mobiles.

Dans la section casino en direct, vous trouverez des jeux avec de vrais croupiers, tels que la roulette, le poker, le baccarat et la roue de la fortune. Les jeux sont diffusés en direct et donnent aux joueurs l’impression d’être dans un vrai casino sans quitter leur domicile. Tout se passe en temps réel et les utilisateurs peuvent interagir avec le croupier via le chat.

Les jeux virtuels sont de plus en plus populaires en Afrique et sont également disponibles sur la betting Guinée platform. Parmi eux, on trouve des simulations de matchs de football, de courses hippiques, de courses de chiens, ainsi que du cyber-football et du tennis virtuel. Ces jeux sont disponibles 24 heures sur 24 et sont particulièrement prisés lorsqu’il n’y a pas de grands événements sportifs.

Tous les jeux sont disponibles en mode démo (sans paris) et en mode argent réel, ce qui est pratique pour les débutants qui souhaitent d’abord tester le fonctionnement.

Inscription, dépôt et retrait

Guinée Games propose un processus d’inscription simple et rapide, conçu pour les utilisateurs locaux. Pour créer un compte, il suffit de se rendre sur le site officiel Guinée ou dans l’application mobile et de remplir un court formulaire : indiquer son nom, son numéro de téléphone, sa date de naissance et choisir un mot de passe. La vérification prend très peu de temps : il suffit généralement de confirmer votre numéro de téléphone à l’aide d’un code SMS.

Pour approvisionner votre compte, Guinée Games utilise les méthodes de paiement populaires en Guinée :

  • Orange Money ;
  • MTN Mobile Money ;
  • cartes bancaires ;
  • bons physiques vendus dans les points de vente Guinée Games à travers tout le pays.

Le dépôt minimum commence généralement à partir de 5 000 GNF et les fonds sont crédités instantanément. Les retraits sont également effectués via le même moyen de paiement que celui utilisé pour le dépôt. Le temps de traitement dépend de la charge, mais prend généralement entre quelques minutes et quelques heures. Pour les montants importants, une confirmation d’identité peut être requise.

Le site ne prélève aucune commission sur les transactions. L’interface de la caisse est entièrement traduite en français et adaptée aux appareils mobiles.

Bonus et promotions

Guinée Games offre aux joueurs guinéens des bonus attractifs pour les paris sportifs et les jeux de casino. Dès leur inscription, les utilisateurs de Guinée Games peuvent choisir l’un des deux bonus de bienvenue suivants :

  • 100 % de bonus sur les paris sportifs jusqu’à 500 000 GNF et un pari gratuit de 2 200 GNF lors du premier dépôt,
  • ou 200 % de bonus sur le casino jusqu’à 1 000 000 GNF et 50 tours gratuits sur les machines à sous populaires.

Après avoir activé le pack de bienvenue, l’utilisateur doit remplir les conditions de mise : placer des paris d’un montant minimum avec une cote minimale (généralement comprise entre 1,4 et 1,7). Au casino, il faut miser le montant du bonus un certain nombre de fois (par exemple, ×20).

Outre les promotions de lancement, Guinée Games organise régulièrement :

  • des tournois de machines à sous avec des prix en argent ;
  • des remises hebdomadaires sur les pertes ;
  • des bonus express pour les paris sur plusieurs événements ;
  • des jackpots et des tours gratuits certains jours de la semaine.

Les offres actuelles sont toujours publiées dans la section « Promotions » du site web ou dans l’application. Vous pouvez également recevoir des notifications push pour les nouvelles promotions si vous les activez dans les paramètres.

Conclusion

Guinée Games est une plateforme fiable et localisée pour les paris sportifs et les jeux de casino, adaptée aux besoins réels des joueurs guinéens. C’est l’un des meilleurs choix pour les joueurs locaux qui souhaitent profiter de leurs divertissements préférés dans un environnement sûr et confortable.

 

Propagande sur les cadavres  : quand David Doté Koïmara, directeur de la radio Centrafrique,  déshonore le journalisme

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Propagande sur les cadavres  : quand David Doté Koïmara, directeur de la radio Centrafrique,  déshonore le journalisme

 

Propagande sur les cadavres : quand David Doté Koïmara, directeur de la radio Centrafrique, déshonore le journalisme
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Vingt-neuf morts, 260 blessés au lycée Barthélemy Boganda, et Propagande sur les cadavres  : quand David Doté Koïmara, directeur de la radio Centrafrique transforme cette tragédie en hymne à Touadéra. Voilà le journalisme selon Radio Centrafrique.

 

Rarement un éditorial n’aura autant illustré la servilité médiatique que celui de David Doté Koïmara, directeur général de la Radio Centrafrique, publié à la suite de la tragédie du 25 juin 2025 au lycée Barthélemy Boganda. Cet éditorial, censé rendre hommage aux 29 jeunes vies fauchées et aux 260 blessés dans l’explosion d’un transformateur électrique, n’est rien d’autre qu’un exercice éhonté de propagande, une ode grotesque au président Faustin-Archange Touadéra et à son gouvernement. Loin d’être un cri du cœur, cet éditorial est une insulte à l’intelligence collective des Centrafricains, un tissu de flagornerie qui trahit la douleur d’un peuple en deuil.

 

Revenons aux faits.  Le 25 juin 2025, un transformateur explose pendant les épreuves du baccalauréat, causant une panique générale et des victimes par dizaines. Une intervention ratée de l’ENERCA en pleine journée d’examen, des secours qui tardent, une infrastructure vétuste qui cède. Autant d’éléments qui pousse les centrafricains à s’interroger sur les responsabilités. Mais David Doté Koïmara  préfère autre chose : il salue la « compassion » présidentielle et les « qualités humaines » de Touadéra. Ce choix rédactionnel pose problème Non? Mais David Doté Koïmara préfère vanter le « geste paternel » du président. Paternel ? Un père protège ses enfants, il ne se contente pas de pleurer sur leurs cadavres après avoir failli.

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Le voilà qui loue la visite de Touadéra à l’hôpital général de Bangui et sa rencontre avec les familles au palais de la Renaissance. Des « qualités humaines » et une « compassion » qui, selon lui, apaisent les cœurs meurtris. Mais que pèsent ces visites face à l’ampleur du drame ? Des paroles, des poignées de main, des promesses honteuses : voilà ce que Touadéra offre, tandis que les familles pleurent leurs enfants morts dans une bousculade provoquée par l’incompétence de son administration. Le directeur de la radio nationale David Doté Koïmara  préfère parler d’un « contrat social » entre le peuple et son président, on s’interroge sur le contenu de ce contrat. Les familles endeuillées ont-elles signé pour des infrastructures défaillantes ? Les élèves ont-ils accepté de risquer leur vie pour passer un examen ? Cette vision idyllique du lien entre gouvernants et gouvernés détonne avec la réalité des faits. L’explosion du transformateur montre des défaillances dans la gestion des infrastructures publiques, particulièrement dans le secteur de l’énergie, sous la coupe du ministre mafieux Bertrand Arthur Piri.

 

Pire encore, David Doté Koïmara ose invoquer un verset biblique, Romains 12:15, « Pleurez avec ceux qui pleurent », pour draper Touadéra d’une aura divine. Cette récupération éhontée de la foi chrétienne pour justifier l’inaction d’un régime est une profanation. Si le président pleure, c’est après avoir laissé des enfants mourir sous sa garde. Où était cette compassion quand l’ENERCA, sous la coupe du ministre Bertrand Arthur Piri, envoyait des techniciens mal formés réparer un transformateur en pleine journée d’examen ? Où était ce principe divin quand les pompiers, mal équipés, ont mis des heures à intervenir, laissant des élèves suffoquer dans les gaz toxiques ? Duteko-Himara, en citant les Écritures, ne fait que salir la mémoire des victimes pour mieux blanchir un régime corrompu.

 

Mais le comble de l’indécence arrive lorsque David Doté Koïmara s’en prend à ceux qui « descendent dans la rue » pour manifester. Il les accuse de « joie déplacée » et d’indifférence à la douleur des victimes. Quel toupet ! Ces manifestations, loin d’être des provocations, sont l’expression légitime d’une colère populaire face à un gouvernement qui a failli. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a dénoncé, lors d’une conférence de presse le 4 juillet 2025, « l’incompétence notoire » et le « cynisme criminel » des autorités. Des leaders de la société civile, comme ceux arrêtés lors d’une veillée en mémoire des victimes, ont tenté d’honorer les morts, mais ont été brutalisés par la police. Et David Doté Koïmara, au lieu de saluer leur courage, choisit de les vilipender pour mieux glorifier un régime qui réprime la douleur au lieu de l’apaiser. C’est une trahison pure et simple du rôle d’un journaliste.

 

Cet éditorial n’est pas seulement un échec professionnel ; c’est une honte morale. David Doté Koïmara, en tant que directeur de la Radio Centrafrique, avait l’occasion d’élever le débat, de donner voix aux familles, de demander des comptes. Au lieu de cela, il s’est fait le porte-voix d’un pouvoir qui instrumentalise la tragédie pour redorer son blason.  Cet éditorial ressemble davantage à un communiqué de presse présidentiel qu’à une analyse journalistique indépendante.

 

Le timing de cette prise de position pose aussi question. Publier un tel éditorial pathétique au lendemain d’une tragédie, sans laisser le temps aux familles de faire leur deuil, sans permettre aux enquêtes de déterminer les responsabilités, relève d’une précipitation douteuse

 

La profession journalistique exige une certaine distance avec le pouvoir, même en période de crise. David Doté Koïmara a fait le choix inverse : transformer son média en relais officieux du gouvernement. Cette confusion des rôles nuit à la démocratie centrafricaine et prive les citoyens d’une information fiable sur les enjeux qui les concernent.

 

Au final, cet éditorial révèle l’état inquiétant du journalisme d’État en République centrafricaine. Quand une tragédie devient prétexte à communication politique, quand des questions légitimes sont étouffées par la propagande, c’est tout le système qui s’affaiblit….

 

 

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Pourquoi Zéphirin Mamadou et Bienvenu Zokoué ne respectent plus les ordres du Président Touadera ?

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Pourquoi Zéphirin Mamadou et Bienvenu Zokoué ne respectent plus les ordres du Président Touadera ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Le-general-Zephirin-Mamadou-remerciant-le-president-Touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pourquoi Zéphirin Mamadou et Bienvenu Zokoué ne respectent plus les ordres du Président Touadera ?
Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de l’armée centrafricaine.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, Zéphirin Mamadou et Bienvenu Zokoué multiplient les décisions contraires aux ordres du président Faustin Archange Touadera, exposant une crise d’autorité inédite.

 

Depuis  maintenant  plusieurs années, deux hommes occupent des postes sensibles dans l’appareil sécuritaire centrafricain : Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées centrafricaines, et Bienvenu Zokoué, directeur général de la police. Leur comportement pose question. Ils refusent de plus en plus souvent d’appliquer les instructions qui leur viennent directement du palais présidentiel.

 

Cette situation, selon plusieurs observateurs nationaux contactés par la rédaction du CNC,  trouve son origine dans leur durée dans ces même fonctions. Cinq, six  ou 8 ans au même poste, cela leur permet de tisser des liens, de construire des réseaux, d’asseoir une autorité personnelle. Au fil du temps, ces deux responsables ont développé une autonomie qui dépasse largement le cadre normal de leurs fonctions.

 

Prenons l’exemple de Zéphirin Mamadou, chef d’État-major. Le président avait approuvé et signé une liste d’une centaine d’anciens combattants destinés à rejoindre les Forces armées centrafricaines. La procédure était claire : intégrer ces hommes dans les FACA selon un programme de réinsertion bien défini par le Président. Une note officielle est partie du palais vers l’état-major pour application immédiate.

 

Résultat ? Zéphirin Mamadou,  chef d’état-major, a préféré prendre ses propres décisions. Au lieu d’intégrer la totalité des candidats validés, il a choisi de ne retenir que quelques uns, soit deux ex-combattants par groupe armé. Quand l’un d’eux tombait malade  par exemple, un seul était accepté pour ce groupe. Cette approche sélective a vidé le programme de sa substance et laissé la majorité des bénéficiaires sur le carreau.

 

L’attitude de Bienvenu Zokoué, directeur général de la police  s’avère tout aussi problématique. Le 27 juin dernier à Bangui, une marche pacifique était organisée pour honorer la mémoire des enfants morts dans l’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, survenue deux jours plus tôt. L’événement se voulait un hommage respectueux à ces jeunes victimes.

 

Le directeur général de la police en a décidé autrement. Il a ordonné l’arrestation des organisateurs de la marche ainsi que de plusieurs journalistes qui couvraient l’événement. Quand le président l’a personnellement appelé pour exiger la libération immédiate de ces personnes, Zokoué a refusé net. Les détenus ont passé la nuit en garde à vue avant d’être relâchés le lendemain.

 

Ces deux cas montre un phénomène inquiétant: l’émergence d’une autorité parallèle au sein même des institutions. Mamadou et Zokoué agissent désormais selon leurs propres critères, leurs propres priorités, leurs propres calendriers. Ils filtrent les ordres présidentiels, les adaptent, les retardent ou les ignorent purement et simplement.

 

Cette dérive s’explique en partie par leur ancienneté. Rester si longtemps à la tête d’institutions aussi importantes permet d’acquérir une connaissance fine des rouages, de placer ses hommes aux postes-clés, de développer des complicités. Progressivement, ces responsables deviennent indispensables, ou du moins s’estiment tels.

 

Le problème dépasse largement la simple désobéissance. Il touche aux fondements mêmes de l’organisation républicaine. Dans un État de droit, les forces armées et de sécurité restent soumises à l’autorité civile. Quand leurs dirigeants s’affranchissent des instructions gouvernementales, c’est l’ensemble de l’édifice institutionnel qui vacille.

 

La situation actuelle montre aussi la difficulté pour le pouvoir exécutif de renouveler ses cadres. Changer un chef d’état-major ou un directeur de police nationale demande du courage politique. Ces hommes connaissent les dossiers sensibles, maîtrisent les circuits d’information, contrôlent des moyens humains et matériels considérables. Les remplacer représente toujours un risque.

 

Pourtant, maintenir des responsables qui ne respectent plus la chaîne hiérarchique présente des dangers encore plus grands. Cela envoie un signal négatif à l’ensemble de l’administration, encourage les comportements autonomes à tous les niveaux, affaiblit l’autorité de l’État.

 

En Centrafrique, cette crise d’autorité intervient dans un contexte déjà fragile. Le pays sort d’années de conflit, les institutions se reconstruisent difficilement, la confiance entre gouvernants et gouvernés reste difficile. Dans ce contexte, voir des responsables sécuritaires défier ouvertement le président complique encore la tâche de stabilisation.

 

L’enjeu dépasse les personnes de Mamadou et Zokoué. Il s’agit de savoir si le pouvoir civil peut encore exercer son contrôle sur l’appareil sécuritaire. Cette question fondamentale déterminera en grande partie l’avenir institutionnel du pays….

 

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Touadéra lâché par ses anciens alliés panafricanistes : « La main qui donne reste au-dessus »

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Touadéra lâché par ses anciens alliés panafricanistes : « La main qui donne reste au-dessus »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Touadéra lâché par ses anciens alliés panafricanistes : « La main qui donne reste au-dessus »” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les soutiens panafricanistes de Faustin-Archange Touadéra se retournent contre lui, dénonçant sa dépendance envers Paris et ses récents choix d’être soigné dans une clinique belge.

 

Autrefois salué comme un symbole de résistance contre l’influence occidentale, Faustin-Archange Touadéra subit désormais de vives attaques de ses anciens partisans panafricanistes. Le tweet publié le 2 juillet par Herve Patrick Ngao, relayé par plusieurs figures influentes favorables à Moscou, montre cette rupture.

 

Dans ce message, le chef de l’État Faustin Archange Touadera  est accusé d’avoir accepté un prêt français de 16,4 milliards FCFA destiné à soutenir la coopération économique avec Bangui.

 

« Quand on veut s’autodéterminer, on arrête les anciennes habitudes d’esclaves», écrit l’auteur, en affirmant que la France reprendrait le contrôle stratégique, notamment par le retour possible d’une base militaire française à Bangui.

 

Ce ton tranche avec les éloges dont bénéficiait le président Faustin Archange Touadera lors de sa réélection et après son rapprochement avec Moscou. À l’époque, plusieurs activistes panafricanistes le présentaient comme un exemple d’émancipation.

 

La modification constitutionnelle de 2023, qui a permis à Touadéra de prolonger son mandat, a amorcé une première fracture. Depuis, certains militants ont commencé à dénoncer un pouvoir jugé personnel et fermé. L’acceptation d’un financement français relance les critiques, d’autant que la France est régulièrement désignée comme un partenaire à écarter par les panafricains.

 

Le montage publié, qui associe Touadéra à Emmanuel Macron dans un faux échange, évoque aussi l’hospitalisation du président Faustin Archange Touadera à Bruxelles. Il laisse entendre une dépendance totale, politique et sanitaire, affaiblissant l’image d’un dirigeant maître de ses décisions.

 

Ce désaveu public révèle un isolement progressif du chef de l’État Faustin Archange Touadera sur la scène panafricaniste. Alors qu’il comptait sur un appui populaire pour renforcer son pouvoir, il doit désormais affronter une contestation venue de ceux qui, hier, l’applaudissaient sur le continent africain….

 

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MCU : La Bataille des Démons s’intensifie à quelques mois des élections

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MCU : La Bataille des Démons s’intensifie à quelques mois des élections

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-Touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-Simplice-Mathieu-Sarandji.jpg” data-wpel-link=”internal”>MCU : La Bataille des Démons s’intensifie à quelques mois des élections
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au cœur du MCU, une horde de démons et criminels en col blanc livre une bataille impitoyable pour le pouvoir avant les primaires législatives.

 

Le Mouvement des Cœurs Unis (MCU), parti au pouvoir en République centrafricaine, s’est transformé en un cloaque où des démons incultes s’entredéchirent depuis quelques semaines pour des sièges législatifs. Ces prétendus leaders, dépourvus de baccalauréat malgré la constitution illégalement imposée par Touadéra qui l’exige, bafouent sans vergogne la loi qu’ils feignent de respecter. Plus de 80 % de ces diables sont inéligibles, mais ils persistent dans leurs machinations viles, mus par la cupidité et la vengeance.

 

À Mbaïki, le député sortant, Brice Kevin Kakpayen, a dénoncé les attaques démoniaques contre lui, se retirant des primaires MCU pour se présenter indépendamment. À Boali, l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada a abandonné le parti, envisageant peut-être une candidature indépendante. Ces batailles ne sont pas de la politique, mais un cirque d’incompétence et de corruption, où des diables étouffent leurs rivaux pour s’accrocher au pouvoir.

 

Ce clan de criminels en col blanc, déguisés en politiciens, se moque du peuple. Leurs lois fabriquées servent uniquement à protéger leurs intérêts, créant un système où l’éducation et l’intégrité sont ridiculisées. À l’approche des élections législatives, le monde observe ces démons trébucher, leur ignorance et leur criminalité exposées. La guerre interne du MCU est une honte, un témoignage d’un parti pourri jusqu’à la moelle. Nous attendons, le souffle coupé, de voir ces diables récolter le chaos qu’ils ont semé avec Baba Kongoboro….

 

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Tragédie du lycée Barthélemy-Boganda : l’incurie du gouvernement pointée du doigt par Dr Erenon

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Tragédie du lycée Barthélemy-Boganda : l’incurie du gouvernement pointée du doigt par Dr Erenon

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Dominique-Desire-ERENON.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tragédie du lycée Barthélemy-Boganda : l’incurie du gouvernement pointée du doigt par Dr Erenon
Dominique-Desire-ERENON – BIEN ENSEIGNER LES ENFANTS D’AUTRUI COMME J’AIMERAIS QUE MES PROPRES ENFANTS SOIENT ENSEIGNÉS”, DIXIT DR. DÉSIRÉ DOMINIQUE ERENON

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Docteur Dominique Désiré Erenon accuse le gouvernement Touadéra de négligence après la tragédie du lycée Barthélemy-Boganda, dénonçant des défaillances sécuritaires graves.

 

Le Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), a exprimé sa colère dans une interview accordée à Global Africa Télé-Sud. Il tient le gouvernement centrafricain pour responsable de la tragédie qui a frappé le lycée Barthélemy-Boganda, où une explosion a provoqué une panique générale pendant les épreuves du baccalauréat, entraînant des pertes humaines.

 

Pour Dr Dominique Désiré Erenon, ce drame national démontre les graves manquements des autorités. Il vise particulièrement les ministères de l’Éducation nationale et de l’Énergie, ainsi que la société ENERCA. Le président du MDSP reproche aux responsables de n’avoir pris aucune mesure pour sécuriser les infrastructures qui accueillaient plus de 5 000 candidats.

 

Les installations électriques d’ENERCA, anciennes et mal entretenues, représentent selon lui un danger permanent. Ces équipements ont déjà causé des électrocutions par le passé et sont aujourd’hui à l’origine d’un incident qui aurait pu être évité. « Ce drame n’aurait jamais dû se produire », affirme-t-il, reprochant aux services concernés leur manque de vigilance.

 

Dans un pays où les conflits récents ont laissé des traces, où certains bruits peuvent déclencher des mouvements de panique compréhensibles, l’absence d’information préalable sur une activité potentiellement dangereuse constitue une faute grave selon le Dr Dominique Désiré Erenon.

 

Le leader politique exige que les responsabilités soient établies et que des mesures immédiates soient prises pour prévenir de nouveaux drames. Cette tragédie révèle pour lui un dysfonctionnement profond du système sous le régime de Faustin-Archange Touadéra, qui dirige le pays depuis neuf ans.

 

Dr Dominique Désiré Erenon critique une gestion défaillante, incapable de garantir la sécurité des citoyens et de moderniser les infrastructures de base. L’état déplorable du réseau électrique national témoigne selon lui de cette incapacité à répondre aux besoins essentiels de la population….

 

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Dialogue avec le BRDC, le gouvernement centrafricain refuse le débat sur la Constitution de 2016 et annonce que celle-ci est déjà morte depuis 2 ans

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Dialogue avec le BRDC, le gouvernement centrafricain refuse le débat sur la Constitution de 2016 et annonce que celle-ci est déjà morte depuis 2 ans

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/prestation-de-serment-de-touadera-le-30-mars-2021.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dialogue avec le BRDC, le gouvernement centrafricain refuse le débat sur la Constitution de 2016
Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, a rejeté lundi les demandes de dialogue formulées par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Cette prise de position intervient après que le BRDC ait réclamé pour la nième fois, la semaine dernière, un dialogue direct avec le président sur les questions constitutionnelles et institutionnelles.

 

Rappelons que le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a articulé ses revendications depuis plusieurs mois autour de deux axes principaux. D’abord, la reconnaissance de la Constitution de 2016 comme seul texte légitime. Le groupe considère que le gouvernement a abandonné ce texte fondamental en adoptant illégalement la Constitution de 2023. Ensuite, la réforme des institutions, notamment l’autorité nationale des élections et le conseil constitutionnel, que le BRDC estime nécessaire pour assurer une gouvernance démocratique.

 

Le BRDC rappelle que le président a prêté serment deux fois sur la Constitution de 2016 avant de soutenir son remplacement par celle de 2023. Selon le groupe, cette Constitution de 2023 a été adoptée dans des conditions contestables et risque de favoriser une concentration du pouvoir présidentiel. Le BRDC redoute notamment qu’elle ouvre la voie à un troisième mandat ou à une présidence à vie.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de communication et porte-parole du gouvernement,  a exprimé une position sans équivoque lors de sa conférence de presse. Le porte-parole a déclaré que la Constitution de 2016 était “enterrée” et n’avait plus sa place dans les débats actuels. Il a précisé que tout dialogue éventuel avec le BRDC ou d’autres acteurs politiques devrait se dérouler exclusivement dans le cadre de la Constitution de 2023, qu’il présente comme le seul texte applicable.

 

Le porte-parole a également réfuté les accusations du BRDC concernant les réformes institutionnelles, notamment de l’ANE et du conseil constitutionnel. Il a qualifié leurs demandes de manœuvres politiques guidées par des intérêts partisans plutôt que par l’intérêt général.

 

Cette opposition prouve à suffisance un nouveau désaccord profond entre le gouvernement et une partie de l’opposition. Le BRDC maintient sa volonté d’ouvrir un dialogue inclusif pour revenir sur des décisions qu’il juge illégitimes. Le gouvernement, de son côté, refuse toute concession sur la question constitutionnelle et maintient sa ligne politique.

 

Cette situation risque d’approfondir les divisions politiques dans un contexte où les prochaines élections approchent. Les deux camps semblent campés sur leurs positions respectives, rendant difficile toute perspective de compromis à court terme.

 

L’échange entre Maxime Balalou et le BRDC montre ainsi les tensions qui traversent actuellement le paysage politique, particulièrement sur les questions constitutionnelles et institutionnelles. Ces débats continueront probablement à animer la vie politique dans les semaines à venir….

 

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Hilaire Momi, tu n’as pas encore atteint l’âge de la retraite du football ?

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Hilaire Momi, tu n’as pas encore atteint l’âge de la retraite du football ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/international-centrafricain-hilaire-moumi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/international-centrafricain-hilaire-moumi-450×273.jpg” alt=”Portrait de l’international footballeur centrafricain Hilaire Moumi” width=”450″ height=”273″ />
L’international centrafricain Hilaire Moumi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Afrique, certains joueurs de football par exemple refusent de céder la place à la jeunesse, préférant rester titulaires malgré un âge avancé et une baisse de performance.

 

En effet, dans plusieurs pays africains, le football traverse la même crise silencieuse : des cadres historiques s’accrochent aux maillots nationaux, oubliant que le sport exige fraîcheur, vitesse et renouveau. Au Cameroun, Samuel Eto’o a longtemps provoqué le débat en restant en sélection malgré une génération montante. Au Nigeria, certains vétérans ont été gentiment écartés pour laisser la place aux jeunes talents des académies locales.

 

En Centrafrique, la situation n’est pas différente. Hilaire Momi, par exemple, refuse de reconnaître qu’après plus de vingt ans de présence sur le terrain, il serait temps de transmettre le témoin. Officiellement, il affiche 35 ans. Officieusement, tout le monde sait que la vérité dépasse largement ce chiffre. Il n’a plus aujourd’hui la même explosivité ni l’endurance pour affronter des adversaires plus jeunes et plus rapides.

 

Mais que voit-on ? Plutôt que de se préparer à encadrer la relève, certains cadres préfèrent signer des lettres ouvertes pour contester leur mise sur le banc, exigeant d’être titulaires à chaque compétition. Le public, les clubs et les supporters savent pourtant qu’il faut un équilibre : respecter les anciens tout en donnant une chance aux jeunes de se former et de s’imposer.

 

Accepter de passer le relais n’est pas une humiliation. C’est un acte de grandeur. Rester sur le banc, conseiller les plus jeunes, et intervenir quand le collectif a besoin d’expérience sont aussi des rôles honorables et utiles. Dans une équipe moderne, la rotation fait partie de la stratégie, et la force physique ne pardonne pas le mensonge de l’âge.

 

Hilaire Momi doit se souvenir qu’il a inspiré des générations. Mais s’accrocher à tout prix au statut de titulaire bloque la progression de talents plus frais, plus ambitieux. Même le plus grand des joueurs finit par céder la place ; il ne s’agit pas d’un affront, mais d’une loi naturelle du sport.

 

En écrivant une déclaration pour dénoncer son exclusion, il oublie une vérité simple : le football ne se joue pas sur un papier d’état civil, mais sur la pelouse. Un grand-père ne peut pas courir comme un junior. Et chacun doit savoir quand il est temps d’applaudir depuis le banc, au lieu d’exiger une place qu’il n’est plus en mesure d’assumer….

 

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En mémoire des victimes du 25 juin au lycée Boganda, Action solidaire appelle à une journée de commémoration nationale

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En mémoire des victimes du 25 juin au lycée Boganda, Action solidaire appelle à une journée de commémoration nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/drame-du-lycee-boganda-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une vague d’accidents dramatiques frappe le pays en une semaine, près de 50 morts
Drame du lycée Boganda de Bangui, une ambulance remplie des victimes se cherche un passage au sein d’une foule

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Action Solidaire rend hommage aux victimes du 25 juin et propose une journée nationale de commémoration.

 

Lors d’une conférence de presse tenue ce jour du jeudi 4 juillet 2025, Mme Nadine Kossi, présidente de l’Association Action Solidaire, a rendu un vibrant hommage aux victimes de la tragédie survenue le 25 juin 2025 au lycée Barthélemy Boganda de Bangui, capitale centrafricaine. Elle a invité les participants à observer une minute de silence en mémoire des jeunes filles et garçons décédés dans cet événement tragique, survenu « dans la fleur de l’âge et dans l’élan de leur avenir ».

 

Action Solidaire, par la voix de sa Présidente Nadine Kossi,  a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et son soutien aux blessés, qualifiant l’incident de « tragédie nationale » qui interpelle la responsabilité collective. L’association a salué l’élan de solidarité observé à la suite de ce drame et a appelé les autorités centrafricaines à prendre des mesures réelles pour honorer la mémoire des victimes.

 

Au cœur de cette intervention, Mme Nadine Kossi a plaidé pour la reconnaissance officielle du 25 juin comme une journée nationale de commémoration chaque année. Cette initiative vise à garantir que le souvenir de ces jeunes reste gravé dans la mémoire collective et à sensibiliser la population à la nécessité de prévenir de telles tragédies à l’avenir.

 

« Nous encourageons les autorités à prendre des mesures afin que la mémoire de ces jeunes ne soit jamais oubliée », a-t-elle déclaré.

 

L’Association Action Solidaire, connue pour son engagement en faveur des populations vulnérables, positionne cet appel comme un acte de responsabilité nationale, invitant l’ensemble des Centrafricains à s’unir pour rendre hommage à ces jeunes disparus….

 

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Centrafrique : Accusés d’avoir sexuellement agressé des mineures, deux Camerounais placés en détention à la prison centrale de Ngaragba

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Centrafrique : Accusés d’avoir sexuellement agressé des mineures, deux Camerounais placés en détention à la prison centrale de Ngaragba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Accusés d’avoir sexuellement agressé des mineures, deux Camerounais placés en détention à la prison centrale de Ngaragba
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux ressortissants camerounais ont été transférés mardi à la prison centrale de Ngaragba après plusieurs jours de détention à l’Office Central pour la Répression du Banditisme. Ils font l’objet d’accusations d’agressions sexuelles sur des filles mineures dans la capitale centrafricaine.

 

Le mardi 1er juillet 2025, les deux hommes, dont l’identité reste confidentielle, ont été placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction Mathieu Nana Bibi. Leur arrestation remonte à plusieurs jours et portait initialement sur des faits de banditisme selon les premières informations.

 

L’affaire a pris une tournure différente lorsque les accusations se sont précisées vers des agressions sexuelles présumées impliquant des mineures. Les suspects ont été présentés devant le parquet après leur période de garde à vue dans les locaux de l’OCRB au centre-ville de Bangui.

 

Les autorités judiciaires et policières maintiennent une discrétion totale sur cette affaire. Contactés, les responsables de l’OCRB et du tribunal se limitent à indiquer que “l’enquête suit son cours” sans fournir d’éléments sur les circonstances des faits reprochés ou les preuves réunies.

 

Cette absence de communication officielle laisse de nombreuses questions sans réponse concernant la nature exacte des accusations et les éléments qui ont conduit à cette incarcération. Les modalités de l’arrestation restent également floues.

 

La prison de Ngaragba où sont détenus les deux Camerounais connaît une surpopulation chronique. Conçue pour accueillir entre 100 et 300 détenus, elle en abrite actuellement plus de 2000.

 

L’établissement fait face à des défis majeurs : approvisionnement en eau potable insuffisant, installations sanitaires défaillantes et accès limité aux soins médicaux. Ces conditions de détention font régulièrement l’objet de dénonciations par les organisations humanitaires.

 

L’Office Central pour la Répression du Banditisme, responsable de cette arrestation, a fait l’objet de plusieurs rapports critiques. Human Rights Watch avait documenté des cas d’arrestations sans fondement légal et de mauvais traitements dans ses locaux.

 

Plus récemment, en mai 2025, des témoignages recueillis par Corbeau News Centrafrique ont fait état de pratiques d’extorsion et de violences impliquant des agents de l’OCRB, parfois en collaboration avec des éléments du groupe Wagner. Ces précédents alimentent les interrogations sur les méthodes employées dans cette enquête.

 

Les deux suspects demeurent incarcérés actuellement à la prison centrale de Ngaragba en attendant la poursuite de l’instruction. Leur sort dépendra des résultats de l’enquête menée par les autorités judiciaires centrafricaines.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte où la justice centrafricaine fait face à de nombreux défis, notamment en matière de moyens et de conditions de fonctionnement. La société civile locale continue de réclamer plus de transparence dans le traitement des affaires judiciaires, particulièrement celles impliquant des mineurs….

 

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Théodore Kapou, l’Homme de Dieu Qui a Vendu Son Âme au Régime de Touadéra

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Théodore Kapou, l’Homme de Dieu Qui a Vendu Son Âme au Régime de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/marche-de-Damara.jpg” data-wpel-link=”internal”>Théodore Kapou : Du Soutien au Troisième Mandat à la Création d’un Nouveau Parti Politique, Quelle Stratégie Pathétique
Marche du soutien au troisième mandat avec la présence de l’apotre Théodore Kapou à Damara

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Théodore Kapou, apôtre autoproclamé et président-fondateur de la Mission d’évangélisation pour le salut du monde en République centrafricaine, incarne une figure de duplicité dans un pays où la foi et la politique se mêlent souvent à des fins douteuses.

 

Sous couvert de spiritualité, cet homme, qui se présente comme un guide moral, a trahi ses idéaux religieux pour se ranger derrière les ambitions autoritaires du président Faustin-Archange Touadéra, révélant un opportunisme criant. Sa participation à une marche de soutien à la modification constitutionnelle en 2022 à Damara, visant à permettre un troisième mandat présidentiel, et sa récente nomination, il y a trois semaines, à une commission gouvernementale ne font que confirmer son rôle de pion dans les machinations du régime.

 

En 2022, après celle de Damara, Théodore Kapou s’est illustré en rejoignant la marche massive du 8 juillet à Bangui, organisée par le Cercle de Réflexion pour la Constitution Républicaine (CRCR). Environ 500 personnes ont défilé, passant devant le Monument des Martyrs pour rallier le stade 20 000 places, dans le but explicite de soutenir le projet de révision de la Constitution de 2016. Cette initiative, portée par Touadéra et ses alliés, visait à supprimer la limitation des mandats présidentiels, ouvrant la voie à une présidence potentiellement à vie. Kapou, en se joignant à cette manifestation, a prêté sa voix et son image d’homme de Dieu à une cause largement dénoncée par les centrafricains comme une tentative de consolidation dictatoriale. Alors que des voix s’élevaient pour critiquer cette réforme, accusant Touadéra de manipuler le processus démocratique, Kapou a choisi de s’aligner sur le pouvoir, trahissant ainsi les aspirations d’un peuple centrafricain.

 

Cette marche n’était pas un acte exceptionnel. Kapou, en soutenant publiquement le référendum constitutionnel annoncé par Touadéra le 12 août 2022, s’est positionné comme un relais zélé du régime. Ce projet, finalement validé frauduleusement par référendum en juillet 2023 avec soi-disant 95,27 % des voix dans un scrutin boycotté par l’opposition et entaché de fraude, a permis à Touadéra de contourner la Constitution de 2016, qui limitait le nombre de mandats à deux. La participation de Théodore Kapou à cette entreprise frauduleuse, sous prétexte de répondre aux « aspirations profondes du peuple », comme l’affirmait Touadéra, révèle une instrumentalisation de sa stature religieuse pour légitimer un agenda politique.

 

Plus récemment, il y a trois semaines, Kapou a été nommé à une commission liée au pouvoir, un poste perçu comme une récompense pour sa loyauté. Cette démarche opportuniste contraste avec son discours autoproclamé de neutralité, où il prétend, à travers son parti, la Mission d’évangélisation pour le salut du monde en République centrafricaine, vouloir « faire la politique autrement » en éduquant le peuple centrafricain. Comment peut-on prôner l’unité et la justice tout en soutenant un régime critiqué pour son clientélisme, sa corruption et sa dépendance aux mercenaires de Wagner ? Cette contradiction éclaire le véritable visage de Théodore Kapou : un homme qui utilise l’évangile comme un masque pour servir ses ambitions personnelles.

 

Théodore Kapou n’en est pas à son premier flirt avec la politique. En 2015, il avait exprimé des ambitions politiques, se présentant comme porteur d’une vision pour une Centrafrique unie. Ses déclarations de l’époque, où il invoquait des figures bibliques pour justifier son engagement, rappellent celles de 2025, lorsqu’il comparait son action à celle de Martin Luther King ou de Barthélemy Boganda, père fondateur de la RCA. Pourtant, loin de lutter pour la justice ou l’égalité, Kapou semble avoir choisi le camp du pouvoir, s’éloignant des idéaux qu’il revendique. Sa participation à la marche de 2022 et son intégration récente dans une commission gouvernementale ne sont que les derniers chapitres d’un parcours tinté de .

 

En République centrafricaine, où la population endure une insécurité chronique, une pauvreté extrême et une crise humanitaire sans fin, des figures comme Théodore Kapou , qui se drapent dans la foi pour mieux servir les puissants, incarnent une trahison profonde. Alors qu’il prêche l’unité et la citoyenneté, ses actions contribuent à légitimer un système qui marginalise les voix dissidentes et perpétue les divisions. Son soutien à la modification constitutionnelle de 2022 et sa nomination récente montrent qu’il a choisi de marcher aux côtés du régime de Touadéra, au détriment des Centrafricains qui aspirent à une véritable justice et à une démocratie digne de ce nom….

 

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Des Stades Aux Émeutes De Rue : Quand Les Fans De Football Deviennent Des Acteurs Politiques

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/pub-football-mardi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des Stades Aux Émeutes De Rue : Quand Les Fans De Football Deviennent Des Acteurs Politiques

 

 

 

Le football a toujours été bien plus qu’un simple jeu dans de nombreuses régions d’Afrique. Dans des villes comme Bangui, Kinshasa et Abidjan, le stade n’est pas seulement un terrain de sport, mais un espace d’identité sociale, de fierté et de protestation. Lorsque les frustrations sont fortes — que ce soit en raison de troubles politiques, de difficultés économiques ou d’injustice publique — les fans deviennent souvent des voix de résistance. L’énergie collective observée les jours de match peut tout aussi facilement déborder dans les rues lorsque les esprits s’échauffent en dehors du terrain.

Le Football Comme Miroir Du Pouvoir

Historiquement, les régimes autoritaires en Afrique centrale et de l’Ouest ont tenté de récupérer le football à des fins politiques. Du financement des clubs à la présence aux matchs de l’équipe nationale, les dirigeants s’alignent souvent sur les victoires pour gagner la faveur du public. Mais cette alliance est fragile. Lorsque les résultats tournent mal, ou que des frustrations nationales plus profondes émergent, les stades peuvent devenir des points chauds. Les cas de violence entre supporters ou de chants anti-gouvernementaux lors de matchs internationaux sont souvent des avertissements de troubles plus importants à venir.

Paris, Football Et Sentiment Politique

L’essor des paris sur le football en Afrique francophone a créé de nouvelles dynamiques. Pour de nombreux fans, l’issue d’un match n’est pas seulement émotionnelle, elle est aussi financière. Avant les matchs à enjeux élevés, les cotes évoluent rapidement. Beaucoup se tournent désormais vers un bookmaker hors ANJ pour de meilleures cotes et des marchés de paris plus diversifiés que ceux offerts par les plateformes traditionnelles réglementées en France. Ces sites attirent également par la rapidité de leurs paiements et moins de restrictions. Cet écosystème ajoute de l’intensité aux réactions publiques — les pertes sur et en dehors du terrain peuvent faire monter les tensions, surtout dans des climats politiques déjà chargés.

L’Exemple De Kinshasa : Mobutu, Les Léopards Et La Propagande

Sous le règne de Mobutu Sese Seko au Zaïre (aujourd’hui RDC), le football était utilisé comme un outil de théâtre Politique. L’équipe des Léopards de 1974, qualifiée pour la Coupe du Monde, fut célébrée comme un symbole de fierté nationale. Mais lorsque leurs performances furent décevantes, le même régime qui les avait loués devint suspicieux de leur influence. Les fans, déçus par la manipulation et le manque de transparence, commencèrent à utiliser les matchs comme des moments pour exprimer leurs griefs — préfigurant une instabilité sociale ultérieure.

Côte d’Ivoire : Une Nation Divisée, Unie Sur Le Terrain ?

Au début des années 2000, le football est devenu une force unificatrice en Côte d’Ivoire en pleine guerre civile. Pourtant, cette unité était fragile. En 2011, après des Élections contestées, des manifestations et des violences ont éclaté. Les ultras du football, auparavant alignés par la loyauté de leur club, se sont retrouvés entraînés dans des divisions régionales et ethniques. Les espaces de supporters sont devenus des arènes politiquement chargées, démontrant la fine ligne entre le sport et l’identité sociopolitique.

République Centrafricaine : Plus Qu’Un Simple Match

Bien que la RCA n’ait pas connu de violence généralisée liée au football, les tensions autour des performances de l’équipe nationale, des infrastructures médiocres et de l’administration sportive politisée restent élevées. Les clubs de football, souvent soutenus par des dirigeants locaux ou des élites commerciales, reflètent les luttes de pouvoir régionales. En période de pression politique, les chants de stade se font souvent l’écho d’un mécontentement public plus large, révélant à quel point le football est lié à la gouvernance et au moral national.

Conclusion : Le Pouls Du Peuple

Le fandom du football en Afrique est vibrant, mais aussi volatile. Les matchs peuvent révéler le sentiment public plus rapidement que les sondages ou les discours politiques. Alors que les nations continuent de lutter avec la gouvernance, les inégalités et l’identité, les stades resteront plus que des lieux de sport — ce sont des scènes politiques, remplies de voix qui parlent bien au-delà du coup de sifflet final.

 

De l’Europe au monde: comment les talents africains alimentent une nouvelle ère du football

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/photo-pub-mardi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/photo-pub-mardi-450×300.jpg” alt=”De l’Europe au monde: comment les talents africains alimentent une nouvelle ère du football” width=”450″ height=”300″ />

 

 

 

 

Les footballeurs africains ne se contentent pas de jouer en Europe: ils façonnent son avenir. Semaine après semaine, des noms de tout le continent apparaissent dans les onze de départ, les comptes rendus de match et les temps forts de la Ligue des champions. Du Sénégal au Nigeria, du Ghana à la Côte d’Ivoire, un vivier de talents bruts continue d’alimenter les plus grands clubs. Mais cette influence va bien au-delà des exploits individuels. Une nouvelle ère s’ouvre, où le talent africain est non seulement admiré, mais aussi au cœur de l’évolution du football, et l’Afrique centrale est aux aguets.

Cette augmentation de la visibilité s’accompagne d’une augmentation de l’intérêt du public, sur les écrans, dans les conversations etDe plus en plus présent dans les pronostics sportifs. Le succès des joueurs africains sur les grandes scènes a rapproché les matchs, attirant les fans vers les plateformes en ligne où les résultats, les statistiques et les issues ont désormais plus de poids que jamais. Ce lien croissant a également incité davantage de fans à s’engager avec paris sportif retrait instantané outre des paiements rapides, ces plateformes offrent des cotes compétitives sur les ligues majeures, des options de transaction flexibles et des avantages tels que des bonus de bienvenue, des offres de cashback et des paris gratuits. Alors que les stars africaines dirigent des équipes de premier plan en Europe, de nombreux parieurs locaux ressentent un attachement plus fort au jeu.soutiennent leurs favoris avec une confiance croissante.

Des joueurs comme Victor Osimhen, Mohamed Salah et Achraf Hakimi ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Leur succès a redéfini les attentes quant aux performances des athlètes africains au niveau mondial. Mais le mouvement est plus large. On le constate dans les campagnes de recrutement à Douala et dans les camps d’entraînement qui se multiplient autour de Bangui. Les clubs européens investissent directement sur le continent,comprendre que l’Afrique n’est pas seulement une source de joueurs mais une force qui façonne l’avenir même du football.

Pour les Centrafricains, cette vague de reconnaissance est source d’inspiration et de questions. Qu’est-ce que cela signifie pour les jeunes talents en République centrafricaine ? Cette dynamique croissante peut-elle conduire à de meilleures installations d’entraînement, à une plus grande visibilité des recruteurs internationaux et à un soutien renforcé aux clubs et ligues locaux ? Les réponses dépendent en partie des actions des dirigeants sportifs nationaux et en partie de la manière dont les communautés continuent de cultiver l’ambition, la discipline et la fierté de leurs athlètes.

Quelques joueurs centrafricains ont déjà commencé à faire des vagues, modestes mais significatives, à l’étranger. Même s’ils ne sont pas encore en tête des ligues majeures, leur parcours reflète celui d’autres joueurs de nations footballistiques plus prestigieuses il y a à peine dix ans. Des histoires de détermination, des terrains poussiéreux du PK12 aux matchs improvisés du Bimbo, sont le fondement de quelque chose de plus grand. Alors que l’Europe s’intéresse davantage au continent, même des nations sous-représentées comme la RCA pourraient bientôt être mieux représentées sur la scène internationale.

La dynamique du développement du football a également évolué. La technologie, les médias et les plateformes de recrutement numériques ont permis aux clubs européens de découvrir plus facilement des talents issus de régions autrefois négligées. Les vidéos sur les réseaux sociaux d’un but puissant ou d’un arrêt rapide circulent désormais instantanément, attirant l’attention des agents et des recruteurs. Pour les athlètes centrafricains, le rêve européen n’est plus un fantasme. Il apparaît comme un défi, un objectif à atteindre, même si le chemin est semé d’embûches.

Mais le parcours doit aussi être protégé. Derrière chaque réussite se cachent des histoires d’exploitation, de fausses promesses ou de transferts mal gérés. C’est pourquoi les fédérations locales, les entraîneurs et même les familles ont besoin d’un meilleur accès aux conseils juridiques, aux réseaux de mentorat et à des formations pour gérer les négociations ou aborder les offres internationales. Construire l’avenir du football ne signifie pas seulement produire des talents, mais aussi les protéger.

Alors que les stars africaines continuent de briller dans les stades européens, leur impact se répercute sur tous les continents. Cela change la perception de l’Afrique dans le sport mondial. Cela ouvre des portes à la prochaine génération. Et cela rappelle aux communautés centrafricaines que le potentiel existe partout, même dans les quartiers où les ressources sont rares, mais où la passion est profonde.

Le football a toujours été plus qu’un jeu. C’est un symbole d’identité, d’évasion et de fierté. Et aujourd’hui plus que jamais, il est aussi un pont, reliant Bangui à Barcelone et Mbaïki à Milan. L’ère du football africain est en marche, et les voix centrafricaines s’y associent. Avec un soutien adéquat, davantage de joueurs locaux passeront du rêve silencieux à la scène internationale.

 

Une semaine sur AzurCasino : retour complet sur cette expérience de jeu en ligne

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/pub-casino-en-anglais-1.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/pub-casino-en-anglais-1-450×253.png” alt=”Avis AzurCasino : bonus généreux, jeux variés et retraits rapides” width=”450″ height=”253″ />

 

Dans l’univers foisonnant des casinos en ligne, il est parfois difficile de distinguer une plateforme sérieuse d’un simple site d’apparence attrayante. Pour le marché français, Azur Casino s’affiche comme un opérateur de référence, promettant un voyage sous le soleil méditerranéen tout en offrant des services sécurisés et variés. Pour mieux comprendre ce qu’il a réellement à offrir, voici un récit détaillé d’une semaine passée à explorer ses moindres recoins.

Jour 1 : inscription et premières impressions

L’arrivée sur AzurCasino est marquée par une interface au bleu profond, rappelant la Méditerranée, associée à des visuels modernes et bien organisés. L’inscription se fait en quelques clics : il suffit de renseigner une adresse e-mail, un mot de passe et des données personnelles basiques pour créer un compte.

Un e-mail de confirmation permet ensuite de finaliser la création du profil. La fluidité du processus donne d’emblée une impression positive : pas de lourdeur inutile, tout est conçu pour que le joueur puisse rapidement commencer son aventure.

Jour 2 : explorer la ludothèque

Une fois connecté, impossible de ne pas remarquer l’ampleur de la ludothèque d’AzurCasino. Plus de 3000 jeux sont accessibles, allant des machines à sous aux tables en direct.

Avant de détailler les styles de jeux, voici une liste à puces qui résume les grandes catégories disponibles. Elle permet d’avoir un panorama immédiat de l’offre.

  • Machines à sous : classiques, vidéo slots, jackpots progressifs.
  • Jeux de table RNG : blackjack, baccarat, roulette, poker.
  • Casino en direct : avec de vrais croupiers via Evolution Gaming et Ezugi.
  • Jeux à jackpot : pouvant dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros.

Après ce premier repérage, difficile de ne pas saluer la qualité graphique des slots et la variété des thèmes proposés. Chaque session semble pouvoir réserver une surprise.

Jour 3 et 4 : tester les bonus et promotions

C’est souvent au moment des dépôts que l’on découvre la politique commerciale d’un casino. AzurCasino propose un pack de bienvenue attractif, avec un bonus jusqu’à 500 € réparti sur plusieurs dépôts, accompagné de 100 free spins.

Pour mieux visualiser, voici un tableau qui récapitule les grandes lignes de ces offres. Il montre la structuration du package et permet de savoir à quoi s’attendre.

DépôtBonus offertTours gratuits
1er dépôt100% jusqu’à 200 €50 free spins
2e dépôt50% jusqu’à 150 €30 free spins
3e dépôt50% jusqu’à 150 €20 free spins

Ce système progressif incite à poursuivre l’aventure sur plusieurs sessions pour profiter pleinement des avantages.

À noter qu’AzurCasino organise aussi des tournois hebdomadaires et des tirages au sort. Des cashbacks sont par ailleurs proposés chaque semaine pour récupérer un pourcentage des pertes nettes. Autant dire que la plateforme soigne sa clientèle.

Jour 5 : dépôt et premiers retraits testés

Passer à la caisse est toujours un moment sensible. AzurCasino permet d’utiliser un large éventail de méthodes : cartes bancaires, portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller), mais aussi crypto-monnaies comme le Bitcoin ou l’Ethereum.

Voici une liste numérotée qui retrace les étapes suivies pour tester les transactions sur la plateforme, de quoi rassurer sur la simplicité du processus.

  1. Sélectionner la méthode de paiement souhaitée dans la caisse.
  2. Définir le montant à déposer (minimum 10 €).
  3. Vérifier l’application immédiate du crédit sur le solde joueur.
  4. Effectuer quelques mises puis demander un retrait via Skrill.
  5. Obtenir la validation sous 12 heures, réception des fonds le lendemain.

Ce test rapide démontre une bonne réactivité pour les retraits, notamment via e-wallet, qui restent le moyen le plus rapide pour récupérer ses gains.

Jour 6 : immersion dans le casino en direct

AzurCasino tire parti d’éditeurs spécialisés pour son espace live, avec Evolution Gaming et Ezugi en têtes d’affiche. Le résultat : une immersion quasi parfaite, avec des croupiers professionnels qui animent tables de blackjack, roulette et baccarat en temps réel.

L’interface permet même de discuter avec le dealer ou les autres joueurs via un chat intégré, ajoutant une dimension humaine bienvenue. Les parties se déroulent sans coupure, en haute définition, ce qui contribue à renforcer l’illusion d’un vrai casino physique.

Jour 7 : sécurité, support et jeu responsable

Pour conclure cette semaine d’essai, il est important d’évaluer la solidité de la plateforme sous trois angles : la sécurité des données, la qualité du support client et les outils de jeu responsable.

AzurCasino est protégé par un cryptage SSL 256 bits, ce qui garantit la confidentialité des données personnelles et bancaires. Du côté du support, un chat en direct est disponible 24/7, avec des agents francophones, complété par un service par e-mail et une FAQ détaillée.

Enfin, pour le jeu responsable, des fonctionnalités permettent de fixer des limites de dépôt, de perte ou même d’auto-exclusion temporaire. Ces mesures renforcent la crédibilité du site auprès des joueurs attentifs à leur comportement de jeu. Tout ce que vous cherchez est ici.

Bilan final : une expérience riche et fiable

Après sept jours d’exploration, AzurCasino laisse l’image d’un opérateur solide, adapté à un public français exigeant. Sa ludothèque impressionnante, la qualité de son live casino et la réactivité de ses paiements constituent des arguments majeurs.

Ses nombreux bonus et tournois apportent un intérêt supplémentaire sur la durée, tandis que le site, parfaitement optimisé pour mobile, permet de jouer partout, en toute sécurité. En somme, AzurCasino coche toutes les cases pour offrir une expérience divertissante, responsable et pleinement francophone.

Comment utiliser les crypto-monnaies pour libérer tout le potentiel commercial entre les nations africaines ?

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Cryptomonnaies-pourquoi-le-pire-serait-il-encore-a-venir.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Cryptomonnaies-pourquoi-le-pire-serait-il-encore-a-venir-450×300.jpg” alt=”Comment utiliser les crypto-monnaies pour libérer tout le potentiel commercial entre les nations africaines ?” width=”450″ height=”300″ />
Cryptomonnaies-pourquoi-le-pire-serait-il-encore-a-venir – Cryptomonnaies : pourquoi le pire serait-il encore à venir ?

Le commerce transfrontalier en Afrique a longtemps été freiné par la lenteur des systèmes bancaires, la volatilité des devises et les frais de transfert élevés. Mais avec l’essor des cryptomonnaies, la situation est en train de changer. La technologie blockchain est une véritable occasion pour les commerçants africains qui ont besoin de solutions de paiement plus rapides, moins chères et plus fiables.

Le problème des paiements transfrontaliers traditionnels

Envoyer de l’argent d’un pays africain à un autre reste coûteux et lent. De nombreuses banques et opérateurs de transfert d’argent font appel à des chambres de compensation internationales basées en Europe ou aux États-Unis. Cela signifie :

  • Longs délais d’attente (souvent plusieurs jours)
  • Frais élevés (en moyenne 8 à 15 %)
  • Taux de change défavorables

Par exemple, un exportateur nigérian souhaitant recevoir un paiement d’un client ghanéen peut être obligé de convertir des nairas en dollars, puis des dollars en cédis ghanéens. Ce processus complexe augmente les coûts et retarde les transactions.

Pourtant, avec un wallet crypto, ce commerçant peut envoyer et recevoir de l’argent partout dans le monde en appuyant sur quelques boutons. En effet, chaque portefeuille de crypto-monnaies est directement lié à tous les autres.

Comment la crypto simplifie les transactions ?

Lorsqu’on fait ses transactions en crypto, on n’a pas besoin de passer par un intermédiaire comme une banque. Grâce à la blockchain, l’argent passe directement de l’émetteur au destinataire en quelques minutes, et non en quelques jours. Aucune conversion en devises étrangères comme le dollar américain ou l’euro n’est nécessaire.

Ceci est particulièrement utile dans les régions où le taux de bancarisation est faible. Parmi les plus gros avantages de la crypto, on compte :

  • Rapidité : les transactions sont réglées en quelques minutes.
  • Coût : Les frais sont souvent inférieurs à 1 % du montant envoyé.
  • Accès : Toute personne disposant d’un smartphone peut participer.

En pratique, cela signifie qu’un agriculteur kenyan peut vendre à un acheteur en Afrique du Sud et recevoir un paiement en USDT instantanément.

Le Nigéria montre la voie

Le Nigeria est l’un des plus grands pôles crypto d’Afrique. Rien qu’en 2023, les Nigérians ont échangé pour plus de 56 milliards de dollars de cryptomonnaies sur des plateformes peer-to-peer, selon Chainalysis .

Les entreprises nigérianes utilisent désormais les cryptomonnaies pour leurs achats internationaux de matières premières, de services numériques et même de machines. Face à la volatilité du naira, les stablecoins comme l’USDT et le BUSD sont devenus des options privilégiées.
Par exemple, un fabricant de vêtements basé à Lagos commande du tissu en Côte d’Ivoire. Au lieu de payer par l’intermédiaire d’une banque, ce qui peut prendre 5 jours et entraîner des frais de 12 %, il utilise Binance Pay. Le paiement est effectué en moins de 10 minutes, pour un coût quasi nul.

Au-delà du Nigéria : autres cas d’utilisation en Afrique

Plusieurs autres pays africains sont en train de rattraper leur retard.

  • Kenya : les applications crypto mobiles comme Bitnob et Yellow Card gagnent en popularité pour les transferts de fonds transfrontaliers.
  • Afrique du Sud : les régulateurs s’ouvrent à l’utilisation des cryptomonnaies dans les paiements et la fintech.
  • Ghana : les commerçants acceptent de plus en plus les stablecoins de partenaires au Nigeria, évitant ainsi la voie du dollar américain.

Il faut tout de même retenir que la crypto reste une monnaie très volatile. Sa valeur peut brusquement chuter ou grimper. Une solution serait d’utiliser un stablecoin comme Tether.

Fiasco à Maloum : Le Désarmement Symbolique de 500 combattants de l’UPC Échoue

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Fiasco à Maloum : Le Désarmement Symbolique de 500 combattants de l’UPC Échoue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-depose-son-arme-symbolique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fiasco à Maloum : Le Désarmement Symbolique de 500 combattants de l'UPC Échoue
Dépôt de l’arme de guerre du général rebelle Ali Darassa de l’UPC devant Touadera à la cité des chefs d’État à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le désarmement de 500 rebelles de l’UPC à Maloum capote faute de comité de suivi constitué, inscrit pourtant dans l’accord de Ndjamena.

 

En effet, le 10 juillet 2025, à la cité des chefs d’État, le gouvernement centrafricain et deux groupes armés majeurs signent officiellement leur accord de paix à Bangui en présence des diplomates. L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) et le 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) entérinent ainsi le texte paraphé le 19 avril à N’Djamena. Ce document prévoit un cessez-le-feu immédiat, la dissolution progressive des groupes armés et la création d’un comité de suivi conjoint.

 

Pour démontrer sa bonne foi, Bangui programme le désarmement symbolique de 500 combattants de l’UPC à Maloum, localité située à une cinquantaine de kilomètres de Bambari. L’opération, initialement fixée au 11 juillet, est reportée au 12 juillet en raison des intempéries qui empêchent le déplacement de la délégation gouvernementale.

 

Le préfet et le maire de la Ouaka se rendent sur place le 10 juillet pour préparer l’arrivée des officiels.

 

Le 12 juillet, les 500 éléments du groupe armé unité pour la paix en Centrafrique ( UPC) ont été présentés pour le désarmement. La cérémonie s’est déroulée en présence de leur chef , Ali Darassa Mahamat, du ministre des Armées du Tchad Issakha Maloua Djamous et le ministre de la défense de la République centrafricaine, Claude Rameaux Bireau,et ceux de la Minusca.

Mais sur place, l’opération tourne court. Le général commandant les 500 combattants de l’UPC refuse de procéder au désarmement. Sa justification : l’absence du comité de suivi prévu par l’accord signé deux jours plus tôt à Bangui.

 

Les rebelles d’Ali Darassa campent sur leur position. Ils exigent la constitution de cette instance avant tout désarmement massif. Cette approche progressive vise à garantir un processus de démobilisation structuré et transparent.

 

Le gouvernement centrafricain se trouve pris au dépourvu, n’ayant pas anticipé cette exigence pourtant inscrite dans l’accord.

 

Pour sauver la face devant les médias, Ali Darassa effectue un geste symbolique au nom de l’UPC. Plusieurs organes de presse interprètent mal cet acte et annoncent à tort le désarmement complet des 500 combattants. Cette confusion alimente une vague de désinformation.

 

L’épisode expose la précipitation du gouvernement à afficher des résultats sans respecter le cadre négocié. Les groupes UPC et 3R, en s’en tenant aux termes de l’accord, pointent l’omission de Bangui concernant le comité de suivi. Cette instance reste pourtant indispensable pour superviser la démobilisation.

 

Face à cet échec, le gouvernement s’engage à constituer rapidement le comité manquant. Il annonce vouloir relancer le désarmement des 500 combattants dans les prochains jours. L’incident de Maloum rappelle les difficultés inhérentes à la mise en œuvre des accords de paix et l’importance du respect des protocoles établis.

 

La situation demeure incertaine alors que les négociations se poursuivent pour débloquer l’impasse. Le processus de démobilisation reste pourtant vital pour instaurer une paix durable avant les élections de décembre 2025. L’épisode de Maloum servira d’enseignement pour la suite des opérations de désarmement en République centrafricaine….

 

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À Birao, les soldats FACA sèment le chaos : Vol et braquage nocturne

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À Birao, les soldats FACA sèment le chaos : Vol et braquage nocturne

 

Minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte-fsi-minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”À Birao, les soldats FACA sèment le chaos : Vol et braquage nocturne” width=”450″ height=”337″ />
patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Birao, chef-lieu de la Vakaga, des soldats FACA, en difficulté depuis quatre mois, commettent des braquages nocturnes, semant la peur dans cette ville du nord-Est.

 

À Birao, capitale provinciale de la Vakaga, tout au nord-est de la Centrafrique, la situation est devenue explosive. Depuis près de quatre mois, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), issus du 13e bataillon, déployés le 11 avril dernier pour sécuriser cette région isolée, se retrouvent dans une galère sans nom. Manque de moyens, conditions de vie rudes, soutien quasi inexistant : tout ça a poussé certains d’entre eux à franchir la ligne rouge. Résultat, ils se sont mis à braquer les habitants, transformant la ville en un véritable cauchemar.

 

Les témoignages des habitants sont unanimes : la nuit, c’est la peur au ventre. Des soldats armés dévalisent les maisons, sèment la panique. C’est devenu tellement ingérable que le chef du bataillon, le commandant  Guy Sylvain Ngoni, a décidé de désarmer une partie de ses hommes, ceux pointés du doigt pour ces vols violents. Mais franchement, désarmer, c’est juste mettre un pansement sur une plaie béante. Ça ne règle rien de profond, et les victimes, elles, attendent toujours justice.

 

Ce qui rend les choses encore plus dures à avaler, c’est que beaucoup d’habitants pensaient au départ que ces braquages étaient l’œuvre de bandits venus du Soudan, juste à côté. Quelle claque quand ils ont compris que c’étaient les FACA, censés les protéger, qui étaient derrière tout ça ! La confiance envers l’armée, déjà fragile, en a pris un sacré coup. Et que font les autorités locales ? Pas grand-chose, à part ce désarmement qui ressemble plus à un geste pour calmer les esprits qu’à une vraie solution.

 

 

Birao, c’est une ville qui souffre déjà de sa position, loin de tout, à deux pas d’une frontière poreuse où les tensions ne manquent pas. Les FACA, comme les Casques bleus de la MINUSCA, sont là pour stabiliser, en théorie. Mais quand ceux qui doivent protéger deviennent le problème, on est dans une impasse. Les autorités doivent taper du poing sur la table, et vite. Arrêter les coupables, les juger, et s’attaquer aux vraies raisons de ce fiasco : le manque de moyens, l’abandon des troupes sur place. Sinon, Birao va continuer à vivre dans la peur, et ça, personne ne peut l’accepter….

 

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Vakaga : L’ancienne préfète Denise Madina Duekoe accuse Bangui d’abandonner sa population aux bandits soudanais

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Vakaga : L’ancienne préfète Denise Madina Duekoe accuse Bangui d’abandonner sa population aux bandits soudanais

 

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Denise Madina Duekoe, l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Denise Madina Duekoe , ancienne haute fonctionnaire centrafricaine dénonce l’inaction du gouvernement centrafricain face aux violences transfrontalières qui paralyse toute la Vakaga.

 

Denise Madina Duekoe sort de son silence. Cette ancienne préfète, aujourd’hui résidante en France, accuse directement le gouvernement centrafricain d’avoir abandonné les habitants de la Vakaga aux mains de groupes armés venus du Soudan voisin. Sa charge est sans appel : l’État a désarmé les populations locales sans leur offrir de protection en retour.

“Depuis toujours, la Vakaga a été une préfecture qui vit dans l’insécurité”, rappelle cette femme qui connaît intimement les rouages de l’administration centrafricaine. Son parcours professionnel,  sous-préfète, préfète, puis conseillère culturelle  à notre ambassade au Congo, lui confère une légitimité particulière pour analyser la situation de cette région frontalière du Soudan et du Tchad.

 

Native de Birao, elle évoque une époque où les communautés locales assuraient leur propre défense. Sous la présidence d’André Kolingba, des formateurs britanniques avaient même contribué à former les pisteurs du PDRN chargées de protéger la faune et d’assurer la sécurité. “À cette époque les Arabes soudanais n’osaient pas venir déranger les gens dans cette préfecture comme aujourd’hui”, affirme-t-elle, établissant un contraste saisissant avec la situation actuelle.

 

En plus de cela, il y’a un autre point qui a créé ce problème. L’ancienne préfète a également expliqué qu’auparavant, il y’a quelques années,  l’État soudanais avait négocié avec Bangui pour obtenir la délimitation d’un espace libre destiné à l’élevage au Nord-est de la Vakaga. Cette zone, riche en ressources naturelles, notamment pétrolières, attise les convoitises. Les lacs Gatta, Maka et Tadraka sont particulièrement prisés par les éleveurs soudanais et des Émirats arabes unis, car le bétail qui y broute développe une résistance aux maladies et produit des gestations doubles. Ce qui a poussé des nombreux éleveurs arabes soudanais à franchir la frontière pour venir massivement sur le territoire centrafricain. Mais aujourd’hui, cette situation crée de souci à la population de Vakaga qui voit arriver massivement les éleveurs arabes soudanais sans contrôle.

 

Mais hors mis tout cela, le tournant décisif s’est produit après les Élections de 2016. Dans le cadre des efforts de “cohésion sociale”, les autorités ont procédé au désarmement des jeunes formés localement.

 

“Mais si le gouvernement désarme une population, il devrait être en mesure de protéger cette même population exposée aux bandits de tout genre qui peuvent franchir la frontière”, insiste Mme Denise Madina Duekoe.

 

Cette politique s’est avérée désastreuse. Les incursions de groupes armés soudanais se sont multipliées, touchant toutes les sous-préfectures de la Vakaga, notamment  Ouandja, Voukouma, Redina et Amdafock. “On vient chaque fois tuer les pauvres habitants de la Vakaga”, déplore l’ancienne préfète, qui utilise une métaphore saisissante : “On les laisse à la merci des criminels qui viennent les tuer comme des poulets”.

 

L’ancienne préfète dénonce également une asymétrie choquante dans le traitement des victimes. Selon elle, lorsque les forces d’autodéfense locales ou les soldats centrafricains parviennent à neutraliser un assaillant soudanais au cours d’un affrontement, la réaction des arabes soudanais est immédiate et disproportionnée.

 

En plus de cela, “quand ils tuent nos concitoyens, personne ne leur demande de payer, mais eux, si par hasard un Arabe est tué dans l’échange, ils arrivent en masse avec des véhicules lourdement armés pour venir réclamer le paiement de leurs morts”, explique-t-elle avec amertume. Cette pratique traduit, selon Mme Duekoe, un rapport de force déséquilibré où les groupes soudanais se comportent comme s’ils avaient autorité sur les populations locales. “Ils prennent les gens comme leurs esclaves“, s’indigne-t-elle, attribuant cette attitude à l’absence d’autorité étatique effective dans la région, une faiblesse que ces groupes exploitent pour imposer leur loi.

 

La présence de réfugiés soudanais dans la ville de Birao et autres complique encore la situation. Depuis avril 2023, la RCA a accueilli plus de 28 000 réfugiés, dont 20 000 enregistrés biométriquement, principalement dans des localités reculées de la Vakaga. Mme Denise Madina Duekoe  accuse certaines autorités locales de complicité avec ces réfugiés et réclame leur relocalisation. “Ils sont trop proches de la population et ils commettent des exactions sur les autochtones”, affirme-t-elle.

 

La frustration des habitants se heurte à de nouveaux obstacles. Leurs demandes d’autorisation pour manifester restent sans réponse, ce qui prive la population de son droit d’expression. Cette situation nourrit un sentiment d’abandon et de méfiance envers les autorités.

 

L’ancienne préfète Denise Madina Duekoe  établit des comparaisons peu flatteuses pour son pays. “Je prends l’exemple du Tchad et du Soudan. Ils ont leur propre armée qui protège les frontières. Personne ne peut entrer n’importe comment dans ces pays”, observe-t-elle. Cette comparaison souligne l’incapacité de l’État centrafricain à sécuriser ses frontières, malgré la présence de la Minusca.

Les chiffres confirment la gravité de la situation. En 2024, 913 000 personnes dans la région nord de la RCA sont considérées comme particulièrement vulnérables. Les violences basées sur le genre augmentent, aggravées par la crise prolongée. Les attaques contre les Casques bleus se multiplient également, comme celle du 20 juin 2025 à Am-Sissia, où un soldat zambien a été tué.

 

Mme Denise Madina Duekoe  soupçonne le gouvernement de tirer profit de cette violence. “Que ce que le gouvernement touche dans cette violence ? Quel bénéfice il en tire ?”, s’interroge-t-elle.

 

La déclaration de l’ancienne préfète Denise Madina Duekoe  intervient à un moment charnière. Alors que la RCA se prépare aux Élections générales de décembre 2025, la situation dans la Vakaga constitue un test pour la crédibilité du gouvernement. Les habitants de cette région marginalisée attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations sécuritaires.

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La CPC accuse Touadéra de dérive autoritaire et prône la résistance

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La CPC accuse Touadéra de dérive autoritaire et prône la résistance

 

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Les miliciens Anti-Balaka faction du général Jeudi . Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Coalition des Patriotes pour le Changement accuse le président Touadéra de corruption généralisée et appelle à la mobilisation.

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a diffusé le 10 juillet 2025 une déclaration signée par son coordonnateur militaire Ali, alias Dougsaga, qui attaque frontalement la présidence de Faustin Archange Touadéra. Le mouvement, qui regroupe des officiers généraux, des officiers supérieurs et des soldats, alerte sur l’état du pays et redoute que “le contrôle de notre cher pays risque de nous échapper”.

 

La CPC dresse un tableau sombre de la gouvernance actuelle. Elle dénonce une gestion “irresponsable et chaotique” marquée par la corruption, le clanisme et le népotisme. Le communiqué accuse Touadéra de “brader” les terres et les richesses du sous-sol centrafricain. Ces pratiques a plongé la République Centrafricaine dans une crise qui touche tous les secteurs : politique, économique et sécuritaire.

Le mouvement ne mâche pas ses mots concernant le chef de l’État. Il le qualifie de “menteur” et de “manipulateur professionnel d’une cruauté à nul pareil”. La CPC reproche à Touadéra de ne respecter ni ses engagements, ni les accords signés, et de “piétiner la Constitution” selon ses intérêts. L’accusation la plus lourde porte sur sa volonté présumée de briguer un troisième mandat, ce qui constituerait une violation des règles constitutionnelles.

La coalition dénonce également une stratégie de division du peuple. Selon elle, Touadéra cible une communauté spécifique pour s’assurer son soutien électoral. Cette approche fragiliserait l’unité nationale et compromettrait les efforts de réconciliation. La CPC affirme que certains “combattants pour la liberté”, malgré leurs motivations nobles, ont été “abusés et détournés” par des individus guidés par l’appât du gain.

Le mouvement déplore l’échec des initiatives de cohésion nationale. Les efforts menés avec des partis politiques et la société civile, tant au niveau national qu’international, auraient été “battus en brèche” par un pouvoir uniquement préoccupé par “sa survie et son enrichissement”. Cette situation compromet l’avenir de la jeunesse centrafricaine et menace la cohésion du pays.

Face à ce constat, la CPC affiche sa “détermination inébranlable” à “libérer la nation” de ce qu’elle appelle une “tyrannie”. Le communiqué invite ceux qui partagent cette vision à résister aux manipulations du pouvoir en place et à rejoindre “le vrai combat qui commence maintenant”. La coalition mise sur la patience et le soutien du peuple centrafricain pour surmonter ces épreuves….

 

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Maxime Balalou : quand un ministre attaque violemment un journaliste sur Facebook avec un compte avatar  

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Maxime Balalou : quand un ministre attaque violemment un journaliste sur Facebook avec un compte avatar  

 

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Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La publication anonyme qui s’en est violemment prise au journaliste Christian Aimé Ndotah n’a rien d’un simple commentaire isolé. Le ton agressif, les insultes répétées et la stratégie de diversion rappellent la méthode du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, connu pour ses attaques contre ceux qui dénoncent les failles du système.

 

Une polémique secoue les réseaux sociaux centrafricains depuis que Christian Aimé Ndotah, ancien directeur général de la Radio nationale, a publié la liste des élèves décédés dans la tragédie du lycée Barthélémy Boganda. Cette initiative, destinée à honorer la mémoire des victimes, a provoqué une violente réaction de la part du ministre de la Communication, Maxime Balalou.

 

Le 25 juin dernier, l’explosion d’un transformateur électrique au lycée Barthélémy Boganda pendant les épreuves du baccalauréat a causé plusieurs décès d’élèves. Face au silence des autorités, Christian Aimé Ndotah a décidé de publier la première version de liste des victimes. Son objectif était simple : permettre aux familles et à la nation de rendre hommage à ces jeunes vies perdues, et préparer un monument commémoratif.

 

Cette démarche, qui aurait dû recevoir le soutien de tous les centrafricains, y compris les autorités centrafricaines, a déclenché une tempête inattendue. Depuis un compte Facebook avatar connu de tous, une publication particulièrement agressive s’est attaquée au journaliste avec une violence d’une intensité rare.

 

Des attaques personnelles qui portent une signature

 

L’auteur de cette publication anonyme qui n’est rien d’autre que l’ancien détenu Maxime Balalou qualifie le journaliste Christian Aimé Ndotah de « charognard numérique » et de « voyeuriste émotionnel ». Il l’accuse de « mépriser la douleur des familles endeuillées » et affirme qu’« aucune famille digne ne veut voir le nom de son enfant jeté publiquement, sans consentement, au milieu d’un déballage morbide ».

 

Le ton utilisé, les expressions choisies et la stratégie d’attaque rappellent étrangement les méthodes habituelles du ministre et l’ex-détenu Maxime Balalou. Ce dernier a déjà fait parler de lui par ses sorties publiques contre les journalistes et les voix critiques du gouvernement.

 

Dans cette publication, l’auteur va jusqu’à déclarer que « Christian Aimé Ndotah, par son geste honteux, ne mérite ni considération ni excuse » et qu’il « doit répondre devant la conscience collective d’avoir trahi la décence, l’éthique journalistique et le respect dû aux morts ».

 

Pendant que cette polémique artificielle occupe l’espace médiatique, les vraies questions demeurent sans réponse. Comment un transformateur électrique défaillant a-t-il pu causer une telle tragédie ? Pourquoi les établissements scolaires manquent-ils d’équipements de sécurité ? Quelles mesures concrètes sont prises pour éviter de nouveaux drames ?

 

La Radio nationale et la télévision publique, dont Balalou a la tutelle, accumulent les difficultés. Les journalistes travaillent sans moyens suffisants, les coupures d’électricités sont fréquentes, et les équipements tombent en panne régulièrement. La population centrafricaine se retrouve privée d’informations fiables au moment où elle en a le plus besoin.

 

Cette attaque contre Christian Aimé Ndotah dépasse le cadre d’un simple désaccord. Elle montre une volonté d’intimidation des journalistes libres et de tous ceux qui osent poser les bonnes questions. La violence du ton utilisé et le caractère personnel des attaques visent à dissuader d’autres voix de s’exprimer….

 

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Attaque nocturne dans le camp de réfugiés soudanais de Birao : 1 mort et 2 blessés

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Attaque nocturne dans le camp de réfugiés soudanais de Birao : 1 mort et 2 blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/des_refugies_soudanais_a_birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attaque nocturne dans le camp de réfugiés soudanais de Birao : 1 mort et 2 blessés
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une vingtaine d’hommes armés ont tué un réfugié soudanais dans le camp dénommé Farigue en arabe, et en français Bienvenue, à Birao, capitale provinciale de la Vakaga.

 

En effet, l’attaque s’est déroulée dans la nuit du 13 au 14 juillet 2025, vers 23 heures. Une vingtaine d’hommes lourdement armés ont pénétré dans le camp de réfugiés soudanais Bienvenue, établi à Birao, préfecture de la Vakaga. Les assaillants ont d’abord ordonné aux habitants de regagner leurs abris, créant un climat de terreur. Ils ont ensuite visé des personnes précises, abattant un homme qui utilisait un téléphone connecté au wifi et blessant deux autres avant de quitter les lieux.

 

Cette agression éclaire la vulnérabilité des réfugiés soudanais pris en charge par l’État centrafricain et des organisations comme le HCR. Le camp, proche de la frontière soudanaise, subit les répercussions du conflit qui oppose depuis avril 2023 les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo aux Forces armées soudanaises.  On ne sait jamais, la victime aurait été ciblée possiblement pour avoir exprimé des critiques envers les FSR, son téléphone servant potentiellement à transmettre des informations sensibles.

 

La sécurité autour du camp Bienvenue demeure insuffisante. Les réfugiés, qui ont fui la guerre au Soudan, devraient bénéficier d’une protection adaptée. Pourtant, l’accès au site reste libre, permettant aux groupes armés d’opérer sans obstacles. La Minusca, bien que présente dans la ville, dispose de moyens limités face à l’ampleur des besoins. Les Forces armées centrafricaines et les forces de sécurité intérieure peinent également à assurer une couverture efficace, ne garantissant qu’une protection estimée à 1 ou 2 % des besoins réels.

 

Rappelez-vous, le conflits intercommunautaires passés entre les Kara et les Rounga à Birao avaient montré que les déplacés pouvaient bénéficier d’une sécurité relative grâce à la Minusca. Mais dans le cas de ces refugiés soudanais, aucune protection est assurée, d’autant plus que la présence de rebelles soudanais à la frontière pourrait changer la donne et exige des mesures de protection immédiates.

 

Pour Ali Mahamat, un sociologue centrafricain établi à Birao, interrogé par la rédaction du CNC, explique que les autorités centrafricaines et les organisations internationales doivent renforcer la surveillance du camp Farigue, envisager une relocalisation des réfugiés loin de la frontière, et déployer des moyens supplémentaires pour prévenir de nouveaux drames. Sans ces ajustements, d’après lui, d’autres attaques pourraient survenir, menaçant davantage la vie des réfugiés qui cherchent simplement un refuge sûr….

 

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L’Association des Intellectuels Centrafricains Musulmans  propose un Manifeste Commun face à la crise constitutionnelle centrafricaine

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L’Association des Intellectuels Centrafricains Musulmans  propose un Manifeste Commun face à la crise constitutionnelle centrafricaine

 

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Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’Association des Intellectuels Centrafricains Musulmans lance un appel national pour éviter le vide constitutionnel qui menace le pays.

 

L’Association des Intellectuels Centrafricains Musulmans (ICMA) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié le 11 juillet 2025, l’organisation appelle toutes les forces vives du pays à s’unir autour d’un Manifeste Commun pour éviter l’effondrement institutionnel qui guette la République centrafricaine.

 

En effet, la situation se dégrade rapidement. Fin juin 2025, les révélations sur l’état de santé critique du président Faustin Archange Touadéra ont créé un climat d’incertitude. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) ne peut plus respecter le calendrier électoral de 2025. Le pays se trouve au bord d’un vide constitutionnel aux conséquences imprévisibles.

“L’avenir de la République centrafricaine semble devoir ne tenir plus qu’à un fil”, alerte le vice-président de l’ICMA, Cheikh Fari Tahéruka Shabazz. L’association, qui se définit comme “profondément attachée à la paix, à la cohésion sociale et au progrès”, refuse d’assister passivement à cette dérive.

La solution proposée passe par un rassemblement général. L’ICMA invite les partis politiques, les organisations sociales, les communautés religieuses, la société civile et même les groupes politico-militaires à participer à cette démarche. Le Manifeste Commun servirait de base à un Dialogue Politique Inclusif (DPI) destiné à sortir le pays de l’impasse.

Cette initiative s’appuie sur des références spirituelles et intellectuelles. L’organisation cite la sourate Al-Hujurat qui prône la fraternité entre croyants, ainsi que les enseignements de Cheikh Anta Diop sur la nécessité de la solidarité interethnique en Afrique. “L’ICMA s’engage à construire des ponts entre les Centrafricains et non des murs”, précise le communiqué.

L’association ne cache pas sa crainte d’une “nouvelle crise multidimensionnelle qui pourrait nous être cette fois-ci fatale”. Elle rappelle que “les Nations aussi peuvent mourir” et insiste sur l’urgence d’agir. Les défis sécuritaires, économiques et sociaux qui fragilisent déjà le pays risquent de s’aggraver sans une réponse politique coordonnée.

Malgré la gravité de la situation, l’ICMA maintient un discours d’espoir. Avec “une solide volonté et une sincérité sans équivoque”, les Centrafricains peuvent encore bâtir une RCA “unie, pacifiée, résiliente et rayonnante”. Le communiqué, signé depuis Dakar, place la responsabilité collective au centre de cette démarche.

L’appel de l’ICMA intervient à un moment charnière pour la Centrafrique. Entre crise sanitaire présidentielle et blocages électoraux, le pays doit trouver rapidement une voie de sortie. Le Manifeste Commun proposé pourrait constituer une alternative crédible à l’instabilité qui menace. Reste à savoir si les différents acteurs politiques et sociaux répondront à cet appel à l’unité nationale….

 

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Centrafrique : Wagner change de stratégie et intensifie la pose de mines autour de Zémio

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Wagner change de stratégie et intensifie la pose de mines autour de Zémio

 

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Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, le groupe Wagner multiplie la pose de mines antipersonnel depuis plusieurs jours.

 

Après des affrontements violents contre la milice Azandé, les groupes d’autodéfense locaux, ainsi que les soldats de Force armée centrafricaine appuyés par des gendarmes, des policiers, des casques bleus et des mercenaires, la résistance de la milice Azandé a tenu bon face aux forces pro-gouvernementales.

 

Les groupes d’autodéfense ont gardé leurs positions malgré les attaques répétées avec des moyens terrestres et aériens. Devenus malades, les Mercenaires russes changent de stratégie criminelle. Ils optent désormais pour la terreur silencieuse des mines antipersonnel. Depuis le week-end dernier, Des villageois les ont vu,  des mercenaires russes bien sur, enfouillé des engins explosifs dans la forêt et le long des pistes rurales. Ces voyous ne s’en cachent même pas. Ils veulent dire clairement aux miliciens Azandé que vous aimez beaucoup circuler dans la brousse pour venir nous attaquer. Continuez maintenant à le faire. Le danger est désormais devant vous.

 

Rappelons le, la semaine dernière, deux civils,  dont une femme et un homme,  ont trouvé la mort près du village de Koumboli, à environ 5 km de Zémio. Ces victimes revenaient des champs quand elles ont marché sur une mine posée par les mercenaires russes qui a explosé. Elles ne savaient pas que ces criminels voyous de Poutine avaient posé des engins explosifs dans la zone.

 

Désormais, les habitants de Zemio et alentour sont informés de bouche à oreille que les serpents de Poutine posent des mines partout, le long des routes, dans les champs et sur les petites pistes.

 

Rappelons aussi que cette situation n’est pas qu’à Zemio. D’ailleurs cela a commencé depuis dans le nord-ouest, ouest et  centre. Depuis 2021, après l’offensive ratée de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) sur Bangui, Wagner a renforcé sa présence dans plusieurs préfectures de l’est et du sud-est. La pose massive de mines vise à couper les axes de ravitaillement et à limiter les mouvements des groupes armés comme le 3R. Mais ce sont les civils qui payent le prix le plus lourd.

 

Ce que Touadera le sait très bien, mais fait semblant de ne pas le savoir, c’est que l’utilisation de mines antipersonnel viole le Traité d’Ottawa, que la Centrafrique a ratifié en 2002. Ce texte interdit leur emploi, leur production et leur stockage. Pourtant, aucune poursuite judiciaire n’a été engagée. Les autorités ferment les yeux sur ces violations, laissant Wagner agir librement. Les habitants blessés ou amputés restent sans prise en charge, livrés à eux-mêmes.

 

Aucune enquête sérieuse n’a été ouverte par le gouvernement ou les instances internationales. Les alertes publiées par les humanitaires et les missions onusiennes n’ont pas freiné ces pratiques. Cette impunité nourrit un sentiment d’abandon général et renforce la défiance envers l’État et ses alliés étrangers.

 

Désormais, dans les villages du Haut-Mbomou, la vie quotidienne est devenue un parcours dangereux. Les habitants n’osent plus se rendre aux champs ni circuler sur les pistes. La terre, source de subsistance, s’est transformée en piège. Pendant ce temps, Wagner poursuit sa stratégie d’étouffement silencieux, imposant la peur et renforçant son emprise sans être inquiété….

 

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À Bozoum, la police confisque illégalement 500 000 FCFA à un citoyen agressé et lui refuse en plus des soins

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À Bozoum, la police confisque illégalement 500 000 FCFA à un citoyen agressé et lui refuse en plus des soins

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/gendarmerie_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>La brigade territoriale de la gendarmerie nationale de Bozoum, dans la préfecture de l'Ouham-Pendé, qui assure la sécurité et la surveillance dans cette zone stratégique. Ce bureau est un élément central pour les opérations de maintien de l’ordre dans la région. corbeaunews-centrafrique gendarmerie_de_bozoum À Bozoum, un bébé d’un an violé par un jeune homme, la population en colère
Gendarmerie territoriale de Bozoum À Bozoum, un bébé d’un an violé par un jeune homme, la population en colère

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bozoum, des policiers saisissent 500 000 FCFA à un commerçant blessé par des bandits et lui refusent l’assistance médicale.

 

Samedi dernier, un commerçant centrafricain a été victime d’un double préjudice dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Après avoir été poignardé par un chef de milice Anti-Balaka, il s’est vu dépouiller de ses biens par les forces de l’ordre censées le protéger.

 

L’homme exerçait son activité commerciale à Garouaboulaye, puis à Gallo, village distant de 60 kilomètres de Bouar. Ayant constitué des économies, il décide de tenter sa chance dans l’orpaillage à Bozoum. Les résultats n’étant pas au rendez-vous, il reprend la route vers Gallo. Mais une fois en route pour rentrer, sa moto tombe en panne d’essence dans un petit village de Bozoum.

 

Alors que l’homme se préparait pour pousser sa moto et chercher à atteindre le centre Bozoum, un chef de milice anti-balaka surnommé “Kiwi” apparait sur lui. Il l’interpelle alors et l’accuse de vol de moto. Malgré que l’homme nie cette accusation, l’homme est agressé. Kiwi lui plante un couteau dans le bras, près du biceps, provoquant une blessure profonde qui atteint l’os.

 

Étant blessé, les villageois transportent la victime au commissariat de Bozoum pour le présenter aux forces de l’ordre. Une fois arrivé au commissariat de Bozoum, une scène surréaliste s’est déroulée. Au lieu que les policiers lui porter secours ou de l’orienter vers un centre de soins, les policiers se concentrent sur la somme d’argent qu’ils ont retrouvé sur lui. Un montant de 500 000 FCFA qu’il transportait, ainsi que de petites quantités d’or achetées. Aucune justification légale n’accompagne cette saisie. Pourquoi son argent a été confisqué ? Difficile à expliquer.

 

Pendant ce temps, l’homme est retenu au commissariat dans un état nécessitant des soins urgents. Sa blessure reste sans traitement médical. Ses biens confisqués ne lui sont pas rendus. Cette situation perdure jusqu’au lundi 14 juillet sans évolution positive, au moment où nous écrivons cet article.

 

L’incident provoque l’indignation à Bozoum. La victime, connue localement, ne reçoit aucune assistance médicale. Les 500 000 FCFA et l’or demeurent entre les mains des forces de l’ordre.

 

Certaines sources évoquent une possible intervention des mercenaires russes depuis Bocaranga. Ces derniers auraient eu connaissance de l’affaire et envisageraient de se rendre à Bozoum pour récupérer les biens saisis.

 

Selon nos information, la victime serait un ancien combattant rebelle du mouvement 3R ayant déposé volontairement ses armes il y a plusieurs années. Réinséré dans la vie civile, il s’était consacré à son commerce à Garouaboulaye et Gallo ainsi que les environs. L’homme est d’ailleurs bien connu à Bozoum, où il vivait dans le passé.

 

En effet, la situation intervient dans un contexte particulier. Le 11 juillet 2025, le gouvernement et le mouvement 3R ont paraphé un accord de désarmement avec la médiation du Tchad. Pourtant, la sécurité dans l’Ouham-Pendé reste précaire pour les ex-combattants….

 

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Les blessés de Bowaye, sauvagement agressés par les mercenaires russes de Wagner, arrivent à Bossangoa

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Les blessés de Bowaye, sauvagement agressés par les Mercenaires russes de Wagner, arrivent à Bossangoa

 

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Quelques victimes des mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les victimes des violences agressives des mercenaires russes du groupe Wagner à Bowaye, un village de la Nana-Bakassa, ont finalement été transférées à Bossangoa, à 70 km, pour des soins.

 

Le 5 juillet 2025, le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa dans la sous-préfecture de la Nana-Bakassa, au nord-ouest de la République centrafricaine, a été plongé dans l’horreur. Les mercenaires russes du groupe Wagner, arrivés à bord d’une dizaine de motos, ont surpris les 12 000 habitants du village, organisant une séance de torture collective d’une violence inouïe. Des jeunes garçons, des hommes adultes et des vieillards ont été ciblés, attachés à des arbres et sauvagement battus sous les yeux des villageois terrifiés, dans une démonstration de cruauté méthodique.

 

Les mercenaires russes prétendaient chercher le chef de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR), l’ancien député Kema. Pourtant, les habitants de Bowaye, majoritairement agriculteurs, éleveurs et commerçants, affirment n’avoir aucun lien avec des groupes rebelles. Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions répétées de Wagner à Bowaye. Le 10 mars et le 2 avril 2025, les mercenaires avaient pillé le village, tué du bétail et incendié des maisons, dont celle du chef du village. Ces violences ont poussé de nombreux habitants à fuir dans la brousse.

 

Les blessés, gravement touchés, ont été évacués vers Bossangoa pour être soignés à l’hôpital local. Leur transfert a été organisé par le député Sylvain Patassé, qui a pris en charge leur transport et leurs soins. Actuellement, les victimes sont hébergées par un pasteur à Bossangoa en attendant leur rétablissement.

 

Toutefois, le député fait l’objet de critiques. Bien qu’il ait dénoncé il y a deux mois des attaques par des “groupes armés” dans la sous-préfecture de la Nana-Bakassa, il n’a pas explicitement nommé Wagner comme responsable de ces nouvelles exactions. Beaucoup lui reprochent de ne pas s’adresser directement au président Touadéra, allié des Wagner, pour exiger l’arrêt de ces violences répétées sur ces pauvres centrafricains.

 

Rappelez-vous, les habitants de Bowaye pensaient que le cauchemar était terminé après le départ des mercenaires il y a un mois. Ils commençaient à revenir pour reconstruire leurs maisons et reprendre leurs activités. Cette nouvelle attaque a détruit leurs espoirs de paix.

 

La torture publique avec des villageois attachés et battus devant tous constitue un message clair de Wagner : ils peuvent revenir et agir sans conséquences. Selon des rapports, notamment de Boubacar Ould Hamadi, ces tactiques de terreur sont utilisées par Wagner dans d’autres régions africaines, comme au Mali, où des exactions similaires sont documentées.

 

La Cour pénale internationale examine actuellement des rapports sur les crimes de guerre de Wagner en Afrique. Pendant ce temps, les blessés de Bowaye reçoivent des soins à Bossangoa, tandis que leur village reste paralysé par la peur….

 

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Quelle liberté offre la nouvelle loi fondamentale du 30 août 2023, tant vantée par le régime  sur les antennes de la radio Centrafrique ?

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Quelle liberté offre la nouvelle loi fondamentale du 30 août 2023, tant vantée par le régime  sur les antennes de la radio Centrafrique ?

 

Quelle liberté offre la nouvelle loi fondamentale du 30 août 2023, tant vantée par le régime sur les antennes de la radio Centrafrique ?
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Promulguée le 30 août 2023, la nouvelle constitution est présentée comme un gage de liberté par le pouvoir. Pourtant, entre chiffres truqués et répression, les Centrafricains se demandent encore où se cache cette liberté dont le président Faustin-Archange Touadéra se vante tant.

 

Ce lundi 7 avril 2025, vers 8 heures, les auditeurs de la Radio Centrafrique ont eu droit à une émission consacrée à la constitution, à la liberté et à la démocratie dans le pays. Un sujet brûlant, surtout quand on parle de la nouvelle loi fondamentale promulguée en août 2023 sous l’impulsion du président Baba Kongoboro. Mais derrière les mots ronflants et les promesses d’une “septième République” portée par cette constitution, une question persiste : de quelle liberté parle-t-on vraiment ? Et pour qui ?

 

Revenons d’abord sur l’histoire de ce texte. En 2022, la Cour constitutionnelle, alors dirigée par la professeure Danièle Darlan, avait mis un frein aux ambitions de Touadéra. Elle avait rejeté sans ambiguïté un décret présidentiel visant à créer un comité pour rédiger une nouvelle constitution. Motif ? Le processus violait les règles en vigueur, notamment parce que le Sénat, prévu par la constitution de 2016, n’avait jamais vu le jour. Une décision courageuse qui a valu à Danièle Darlan une mise à la retraite forcée, décidée par décret en octobre de la même année. Touadéra, loin de s’arrêter là, a écarté les obstacles en remodelant le Conseil constitutionnel à sa guise. Exit les gêneurs, place à une nouvelle mouture taillée sur mesure pour prolonger son règne.

 

Ce qui frappe dans cette constitution, c’est l’opacité qui a entouré sa rédaction. Peu de Centrafricains savent qui en sont les véritables auteurs, ni dans quelles conditions elle a été élaborée. Le référendum du 30 juillet 2023, qui l’a entérinée, n’éclaire pas davantage. Officiellement, le gouvernement clame une victoire éclatante : 95 % de “oui” avec une participation de plus de 61 %. Des chiffres qui laissent sceptique. Dans un pays où l’insécurité limite l’accès aux urnes et où l’opposition avait appelé au boycott, ces résultats sentent la fabrication à plein nez. Des observateurs locaux estiment que moins d’un tiers des électeurs se sont déplacés, et encore, dans des conditions douteuses, sous l’œil vigilant des paramilitaires de Wagner, alliés incontournables du régime.

 

Mais venons-en à cette fameuse “liberté” dont on parle tant. Sur le papier, la constitution garantit des droits de base, comme celui d’être assisté par un avocat en cas d’arrestation. Une belle promesse, vite démentie par la réalité. Ces derniers mois, les arrestations se multiplient, souvent sans motif clair, et les avocats se heurtent à des portes closes. Les familles des détenus, elles aussi, sont repoussées sans ménagement. Prenez l’exemple récent des deux frères de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, arrêtés il y’a quelques jours. Accusés d’avoir voulu empoisonner le président et fomenter un coup d’État, ils croupissent en détention sans accès à leurs proches ni à une défense digne de ce nom. Avant eux, la sœur et le frère gendarme de l’ancien ministre Armel Sayo ont subi le même sort. Et que dire de Mahamat Abakar, ex-directeur du Trésor et coordonnateur d’un projet de la Banque mondiale, arrêté lui aussi et maintenu au secret à l’Office central pour la répression du banditisme ? La liste est longue, et elle raconte une histoire bien différente de celle servie à la radio ce lundi 7 avril 2025 dans la matinée.

 

Pendant ce temps, d’autres semblent jouir d’une liberté sans entraves. Héritier Doneng, actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, traîne un passé sulfureux. Son nom circule dans des affaires de violences et de détournement de fonds, notamment au Comité national olympique. Pourtant, il reste intouchable. Même chose pour Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Cet ancien fonctionnaire du ministère des Finances, jadis épinglé pour des malversations, parade aujourd’hui en griot du régime, défendant bec et ongles une constitution qu’il présente comme un rempart de la démocratie. Et que dire du ministre Ernest Mada qui a détourné près de 90 millions de francs CFA des partenaires ? Pour le commandant Yarkokpa de la garde présidentielle, connu pour ses activités de vente de la drogue, continue d’agir en toute impunité ? Ces exemples ne sont pas des exceptions : ils sont la règle pour ceux qui gravitent dans les cercles du pouvoir.

 

À écouter Radio Centrafrique ce matin, on aurait presque pu croire à un sursaut démocratique. Mais la vérité est plus crue. Cette constitution n’est pas un outil de liberté pour le peuple centrafricain. Elle est une arme pour museler les voix dissidentes, disqualifier les opposants – comme avec l’interdiction des binationaux à la présidence – et offrir un blanc-seing à Touadéra pour s’éterniser au pouvoir. Les arrestations arbitraires, les chiffres truqués, l’impunité des fidèles du régime : tout cela montre que la “liberté” vantée à l’antenne n’est qu’un mirage réservé à une élite bien choisie.

 

Le peuple centrafricain mérite mieux qu’une émission de propagande et une constitution imposée dans l’ombre. Il mérite une vraie démocratie, pas une parodie orchestrée pour flatter l’ego d’un homme et de ses soutiens. En ce 7 avril 2025, l’heure n’est pas à la célébration, mais à la vigilance. Car derrière les belles paroles, la liberté reste un mot vide pour ceux qui osent défier le système….

 

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Centrafrique : le commandant Simplice Yarkokpa a failli faire un carnage mortel à Gobongo avec son arme de service

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Centrafrique : le commandant Simplice Yarkokpa a failli faire un carnage mortel à Gobongo avec son arme de service

 

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Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le commandant de la garde présidentielle Simplice Yarkokpa a failli faire un carnage mortel au marché Gobongo, à la sortie nord de la capitale Bangui.

 

Le samedi 12 juillet 2023, le quartier Gobongo, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui, a été le témoin d’un incident d’une gravité exceptionnelle. Le commandant de la garde présidentielle, Simplice Yarkokpa, a menacé de mort plusieurs civils réunis devant une boutique sur l’avenue du 15 mars, près du marché Gobongo.

 

En effet, l’affaire trouve son origine dans un simple rassemblement amical. Dongomalé, alias Papy, ancien militaire, s’était retrouvé avec quelques connaissances pour discuter amicalement. Parmi eux se trouvaient l’adjudant Kparambéti, surnommé Ozaguin, Dimanche Yongowana Alfio Valdez, agent de police et cousin du commandant Simplice Yarkokpa. Un sergent, également neveu de commandant Simplice Yarkokpa et fils de son frère aîné, participait également à cette rencontre informelle. Un monsieur nommé Boulba, se tenait avec le groupe devant la boutique.

 

Pendant que le groupe discutait tranquillement entre amis, un jeune homme, nommé Hardy, informateur anonyme recruté par le commandant Simplice Yarkokpa pour surveiller la zone, a observé ce rassemblement depuis son poste d’observation. Interprétant cette réunion comme un possible complot contre le commandant Simplice Yarkokpa, il a immédiatement contacté ce dernier par téléphone pour lui annoncer la nouvelle. Hardy a affirmé au commandant au téléphone que ces individus qui se réunis ici planifiaient un attentat mortel contre lui, Une  information qui s’est avérée totalement infondée.

 

Sans procéder à la moindre vérification, le commandant  Simplice Yarkokpa a quitté l’aéroport en compagnie de ses hommes armés. À bord d’un véhicule militaire, il s’est dirigé vers le marché Gobongo, animé d’une colère visible. Son arrivée sur les lieux a immédiatement créé un climat de terreur parmi les témoins présents.

 

Descendant de son véhicule, le commandant Simplice Yarkokpa a sorti son pistolet de service et a commencé un véritable spectacle de menaces. Il a d’abord pointé son pistolet sur le front de Papy, l’ancien soldat FACA, en criant : “Vous voulez me tuer ? Je suis là, tuez-moi maintenant, sinon c’est moi qui vous tue !”. Il a ensuite dirigé son arme vers l’adjudant Ozaguin, maintenant le canon quelques secondes sur son front avant de se tourner vers Dimanche Valdez.

 

La folie meurtrière du commandant s’est ensuite tournée vers son neveu, le sergent de l’armée nationale. Pointant son pistolet sur le front du jeune militaire, Simplice Yarkokpa a continué ses menaces, n’épargnant même pas les membres de sa propre famille. Cette séquence particulièrement folle a démontré l’état de déséquilibre mental dans lequel se trouvait l’officier.

 

Simplice Yarkokpa a ensuite braqué son pistolet sur Boulba, l’accusant violemment d’appartenir à l’ethnie Kaba et d’avoir voté pour l’opposant Martin Ziguélé lors des élections présidentielles.

 

“Toi, tu es Kaba, tu as voté Ziguélé, je vais te tuer, je vais te tuer, je vais te tuer  !”, a-t-il hurlé en maintenant fermement son arme sur le front de l’homme terrorisé. Cette menace à caractère ethnique a particulièrement choqué les nombreux témoins sur place.

 

La situation a atteint un premier paroxysme quand le fils de Boulba, voyant son père menacé de mort, s’est courageusement interposé. “Tue-moi, laisse mon père !”, a-t-il lancé au commandant. Ce geste héroïque a momentanément déstabilisé le commandant Simplice Yarkokpa, qui a baissé son arme.

 

Dans un geste théâtral, le commandant a porté le canon de son pistolet à ses lèvres et l’a embrassé avant de déclarer à Boulba : “Toi et moi, tôt ou tard, je te tuerai. Tu n’as pas voté Touadéra, tu vas voir !”.

Yarkokpa a ensuite ordonné l’arrestation de Dongomalé, alias Papy. L’ancien militaire a été embarqué dans le véhicule militaire sous les yeux des témoins. Ses hommes se sont saisis de Papy et l’ont poussé de force à l’intérieur du véhicule, malgré l’absence de tout motif légal justifiant cette interpellation.

 

Une fois Papy embarqué, le commandant n’en a pas terminé avec son spectacle macabre. Il est retourné vers Boulba, pointant à nouveau son pistolet sur le front de l’homme prétendument d’ethnie Kaba. “Tu vas voir, je reviendrai te chercher”, a-t-il menacé une dernière fois, réitérant ses menaces de mort. Cette ultime provocation a achevé de terroriser la population présente, qui a assisté impuissante à cette démonstration de force.

 

Le véhicule militaire, avec le commandant Simplice Yarkokpa à bord accompagné de ses hommes en armes et de Papy détenu, s’est ensuite dirigé vers la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie . Dongomalé, alias Papy, a été remis à la section de recherches et d’investigation de la gendarmerie, où il demeure en détention sans qu’aucun chef d’accusation précis ne soit formulé contre lui.

 

Cet incident d’une gravité exceptionnelle pose de sérieuses questions sur les dérives autoritaires au sein des forces de sécurité centrafricaines. Un officier de haut rang de la garde présidentielle ne peut se permettre de menacer de mort des citoyens sur la base de simples soupçons non vérifiés. Les menaces à caractère ethnique proférées par Simplice Yarkokpa constituent une violation des droits humains et une atteinte grave à la cohésion sociale….

 

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Maxime Balalou : pourquoi empoisonner le Président du centre d’examen  et arrêter le Directeur Général de l’ENERCA après le drame du lycée Barthelemy Boganda ?

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Maxime Balalou : pourquoi empoisonner le Président du centre d’examen  et arrêter le Directeur Général de l’ENERCA après le drame du lycée Barthelemy Boganda ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maxime Balalou : pourquoi empoisonner le Président du centre d’examen et arrêter le Directeur Général de l'ENERCA après le drame du lycée Barthelemy Boganda ?
Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de sa conférence de presse hebdomadaire lundi dernier, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement,  a qualifié, de manière pathétique,  l’explosion du 25 juin 2025 au lycée Barthélémy Boganda d’accident imprévisible.

 

En effet, le mercredi 25 juin 2025 restera gravé dans la mémoire collective centrafricaine. Ce jour-là, l’explosion d’un transformateur de l’ENERCA au lycée Barthélémy Boganda à Bangui a déclenché une bousculade qui a coûté la vie à une vingtaine d’élèves et blessé plus de 260 autres en plein examen du baccalauréat. Devant cette tragédie, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a adopté une ligne de défense lors de sa conférence de presse hebdomadaire : présenter l’incident comme un accident imprévisible, allant jusqu’à établir un parallèle avec une catastrophe survenue au Texas pour dégager les autorités de toute responsabilité.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) rejette cette version des faits qu’il juge “pathétique” et accuse le gouvernement de manipulation pour dissimuler les défaillances dans la gestion des infrastructures électriques du pays. Pourtant, cette position officielle de ce gangster Maxime Balalou se heurte à deux éléments troublants : l’arrestation de Patient Béndima, directeur général de l’ENERCA, et l’empoisonnement du président du centre d’examen du lycée.

 

La logique gouvernementale présente des failles évidentes. Si l’explosion relève effectivement d’un simple accident, comme l’affirme l’ex-détenu Maxime Balalou, comment expliquer l’arrestation immédiate de Patient Béndima après le drame ? Le dirigeant de l’ENERCA se trouve détenu à l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) depuis le 27 juin 2025. Le peuple centrafricain y voit une stratégie pour faire de M. Béndima un bouc émissaire, détournant ainsi l’attention des négligences du gouvernement, notamment l’état défaillant des équipements de l’ENERCA. Cette détention qui se prolonge sans perspective de libération révèle que les autorités reconnaissent implicitement des responsabilités internes, ce qui contredit leur discours sur un événement fortuit.

 

L’affaire prend une tournure encore plus inquiétante avec l’empoisonnement du président du centre d’examen du lycée Barthélémy Boganda. Cet acte s’est produit lors d’une réunion avec le ministre de l’Éducation, Aurélien Simplice Zingas, et le ministre de l’Énergie, Bertrand Arthur Piri. Ce crime révèle une volonté délibérée de faire disparaître les preuves et les témoignages qui pourraient révéler les vraies causes du drame, bien au-delà d’un accident technique.

 

Maxime Balalou, ancien détenu , dont le passé judiciaire fait débat, se retrouve au centre des accusations du BRDC qui l’accuse d’instrumenter une manipulation destinée à protéger le pouvoir en place. Un pouvoir qui refuse d’assumer sa responsabilité dans une tragédie qui aurait pu être évitée. Les questions s’accumulent : pourquoi arrêter le directeur général de l’ENERCA si l’explosion constitue un accident, comme l’affirme M. Balalou ? Et pourquoi recourir à l’empoisonnement du président du centre d’examen lors d’une réunion officielle ?

 

L’affaire Boganda dépasse désormais le cadre d’un simple accident technique pour devenir un test de la capacité du gouvernement à rendre des comptes à sa population. Les zones d’ombre qui entourent cette tragédie exigent des réponses claires, loin des discours officiels qui tentent de minimiser les responsabilités politiques et administratives dans ce drame évitable….

 

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Le parlement européen demande la libération du chercheur Joseph Figueira Martin, détenu en Centrafrique. Il menace des sanctions ciblée contre les auteurs de cette violation de droit de l’homme

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Le parlement européen demande la libération du chercheur Joseph Figueira Martin, détenu en Centrafrique. Il menace des sanctions ciblée contre les auteurs de cette violation de droit de l’homme

 

Le parlement européen demande la libération du chercheur Joseph Figueira Martin, détenu en Centrafrique. Il menace des sanctions ciblée contre les auteurs de cette violation de droit de l’homme
Au sein du parlement européen, l’image de Joseph Figueira Martin, chercheur humanitaire belgo-portugais détenu en Centrafrique depuis plus d’un an projetée dans l’hémicycle

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le Parlement européen réclame la liberté immédiate du humanitaire belgo-portugais détenu en Centrafrique depuis plus d’un an.

 

Le 9 juillet dernier, le Parlement européen a voté une résolution pour dénoncer l’emprisonnement de Joseph Figueira Martin, un chercheur humanitaire de double nationalité belge et portugaise. Ce dernier travaille pour l’organisation FHI 360 et se trouve actuellement incarcéré en République centrafricaine.

 

Les faits remontent au 26 mai 2024. Martin a été capturé par le groupe Wagner à Zemio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, avant d’être livré aux autorités centrafricaines à Bangui. Ces dernières l’accusent d’espionnage et de terrorisme, des charges graves qui peuvent conduire à la prison à vie et aux travaux forcés. Pourtant, aucune preuve n’a été présentée pour justifier ces accusations.

 

Le chercheur est enfermé à l’Office central de répression du banditisme à Bangui avant d’être placé en détention à la prison du camp de Roux. Les conditions de sa détention sont particulièrement difficiles. Il a été placé à l’isolement, maltraité physiquement et menacé de mort. Son état de santé s’est considérablement dégradé, au point que des médecins recommandent son évacuation sanitaire d’urgence.

 

Une demande de libération sous caution a été déposée mais n’a reçu aucune réponse des autorités locales. Cette situation va à l’encontre du droit pénal centrafricain. Face à cette impasse, le Parlement européen exige que Martin soit libéré sans condition ni délai.

 

La résolution dénonce fermement les atteintes aux droits de l’homme dont souffre le détenu. Sa vie est désormais en danger. Les députés européens pressent les autorités de Bangui d’assurer à Martin un accès à un avocat, une assistance consulaire et des soins médicaux dignes des standards internationaux.

 

Le Parlement insiste également pour que toute procédure judiciaire respecte les règles du procès équitable prévues par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que par la législation centrafricaine elle-même.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte inquiétant en République centrafricaine. Le pays connaît de nombreuses arrestations illégales menées par des groupes armés. La présence importante de mercenaires du groupe Wagner complique encore la situation. Ces derniers participent à des campagnes de désinformation dirigées contre l’Occident et soutenues par la Russie.

 

Le Parlement européen demande l’arrêt immédiat des attaques contre les travailleurs humanitaires. Il réclame aussi la fin de l’impunité pour les auteurs de ces abus. Les députés renouvellent leur demande d’inscrire le groupe Wagner sur la liste européenne des organisations terroristes.

 

La résolution rappelle l’engagement de l’Union européenne envers la population centrafricaine. Cette aide passe par l’assistance humanitaire, le soutien à la sécurité et au développement. Toutefois, le respect des droits de l’homme reste une condition indispensable à cette coopération.

 

Le Parlement invite la vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères à travailler avec les autorités belges et portugaises. L’objectif est d’obtenir la libération de Martin et de défendre ses droits dans le cadre du dialogue politique avec la République centrafricaine.

 

Si les violations des droits de Martin continuent, l’Union européenne devra prendre des mesures ciblées. Cette position ferme témoigne de la détermination européenne à protéger ses ressortissants et à faire respecter les droits humains.

 

La résolution sera transmise au Conseil, à la Commission, au gouvernement et au parlement centrafricains, ainsi qu’à l’Union africaine et aux Nations unies.

 

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