Publié par: Corbeau News ( Bangui ) 20-08-2014 // L’ex-rébellion centrafricaine Séléka a démenti mardi les informations selon lesquelles son leader, l’ex-président par intérim Michel Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/La-Milice-Séléka-de-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Djotodia, en exil au Bénin, crée un Etat indépendant du nom de Dar el Kouti dans le nord de la République centrafricaine (RCA), en opposition au pouvoir en place à Bangui, dont elle réaffirme le boycott du futur gouvernement d’union en attente.
“Je ne confirme pas cette information. Ce sont des manipulations provenant de personnalités mal intentionnées qui écrivent n’importe quoi sur internet au nom du président. Cela ne vient pas du président Djotodia”, a déclaré à Dimbi (nord) le chef d’état-major de l’ex-rébellion, le général Joseph Zindeko, joint au téléphone par Xinhua.
Porté au pouvoir après la chute du régime de François Bozizé le 24 mars 2013, Michel Djotodia a dirigé la RCA à titre intérimaire avant d’être poussé à la démission, en janvier dernier, par les chefs d’Etat d’Afrique centrale et la France, exaspérés par la persistance des violences dans le pays.
Avant ce retrait, son organisation à dominante musulmane, devenue la cible d’attaques de la part de milices chrétiennes anti- Balakas (anti-machettes), en marge du désarmement lancé par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca), avait menacé de se retirer dans le Nord et de provoquer la partition du pays en deux Etats distincts.
Un décret déclarant la création de l’Etat de Dar el Kouti et attribué à l’ex-chef rebelle et éphémère dirigeant centrafricain ( mars 2013-janvier 2014) a fait sensation dimanche. Selon ce texte diffué sur internet, Djotodia, chef de l’Etat du présumé Etat musulman, est aussi investi comme chef du gouvernement provisoire et leader du Front populaire pour la renaissance de la RCA (FPRC).
Pour le général Zindeko, ces manoeuvres sont le témoignage d’ une campagne de diabolisation de l’ex-alliance rebelle et son dirigeant, au moment où la RCA tente de mettre en oeuvre un fragile cessez-le-feu conclu le 23 juillet à Brazzaville (Congo) pour une sotie de crise symbolisée par la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale.
La publication de ce gouvernement, attendue depuis la nomination de Mahamat Kamoun, ex-directeur de cabinet de Djotodia mais non membre de la Séléka, comme nouveau Premier ministre le 3 août par la présidente de transition Catherine Samba-Panza, coince à cause notamment de la contestation de l’ex-rébellion de ce choix.
“Nous ne sommes pas d’accord avec cette nomination. Il a été dit que le Premier ministre devait être issu de la Séléka. La Séléka ne participera pas à ce gouvernement. Ceux qui vont y participer, ça n’engage que leur responsabilité”, a réaffirmé le chef d’état-major de l’ex-coalition rebelle.
A Bangui, des sources à la présidence annoncent pourtant que beaucoup d’avancées ont été réalisées et que la publication du nouveau cabinet n’est plus qu’une question d’heures. F



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
