Ce n’est pas Abdoulaye Hissen, ce seigneur de guerre Séléka de l’irréductible faction du FPRC, mais plutôt Jean Francis Diandi, alias ‘’Ramazani’’, un chef anti-balaka de la carrure de ‘’général Andjilo’’. C’est dans un communiqué laconique que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a annoncé la nouvelle. En effet, la Mission onusienne a mené ce vendredi 16 mars dans la matinée, à Bria (préfecture de la Haute Kotto) une opération qui a abouti à l’arrestation de Ramazani. Il s’agit là de la mise en « application du mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines », précise le communiqué de la MINUSCA.
Toujours selon notre source, Ramazani a été, durant plusieurs mois, responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international dans le camp des personnes déplacées de Bria, parmi lesquelles l’attaque, le 4 décembre 2017, de casques bleus de la MINUSCA qui avait causé la mort d’un policier mauritanien et blessé trois autres. Toutefois, la mission onusienne « invite tous les détenteurs d’armes de participer dans le programme réduction de violences communautaires en cours.
Seulement, faut-il le souligner, beaucoup sont des Centrafricains qui aimeraient qu’après ‘’général Andjilo’’, des grands noms qui sèment la mort et la terreur comme Abdoulaye Hissen, Mahamat Alkatim, Bahar, Nourredine et compagnie puissent dans les mailles de la justice. Dommage ! Les autorités centrafricaines, à commencer par le Président de la République n’ont daigné émettre un mandat d’arrêt contre ces ogres, laissant ainsi le prétexte à la MINUSCA que manœuvrer avec ces donneurs de la mort et tueurs du peuple.
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NDLR : rappelons qu’après son arrestation, des heurts ont éclaté entre les soldats de la Minusca et ses éléments dans la localité de PK3 à la sortie de la ville de Bria.
80% du territoire sous le joug impitoyable d’ex -Sélékas et autres mercenaires, qui les administrent avec leurs propres lois ; le code pénal centrafricain remplacé par la charia, du fait de fanatiques religieux : le pays est désormais « un grand corps malade » qui sombre, inexorablement, dans un coma que les autorités ont du mal à contrôler.
Les Centrafricains ont la douloureuse impression que leur pays leur échappe. La passivité et la complicité des puissances occidentales ne font qu’aggraver la situation. Les gouvernants donnent l’impression d’être en sursis dans une capitale devenue un bunker illusoire.
La Minusca, avec ses menaces que les rebelles balaient du revers de la main, se livre à des manœuvres de diversion, pour dissimuler son échec dans sa mission de paix en Centrafrique. Ses Casques bleus violeurs ont fini par la discréditer aux yeux des Centrafricains.
La France, qui devrait être le fer de lance de la recherche de la paix et qui sait mieux que quiconque l’état de délabrement de la Centrafrique, se livre au contraire à des menaces et des intimidations, n’hésitant pas à évoquer une rupture de ses relations diplomatiques avec la Centrafrique alors que, Paris le sait très bien, sans une implication militaire forte dans le combat contre les rebelles, son ex-colonie risque de connaître le même sort que la Somalie.
Le drame centrafricain, avec environ deux cent mille morts depuis le début du conflit et vingt morts en moyenne chaque jour, n’intéresse apparemment pas l’opinion internationale, qui semble rester indifférente devant les souffrances endurées par la population. L’évêque de Bangassou, Monseigneur Juan José Aguirre, vient pourtant d’accuser les Casques bleus de violences commises sur les femmes. Le contingent pakistanais, en particulier, se serait livré à Bangassou à des actes d’une brutalité intolérable sur une femme enceinte. Démunies de tout, les Centrafricaines se retrouvent souvent obligées de se prostituer pour des rations militaires.
Partout dans le pays, montent les cris de détresse des suppliciés. Partout dans le pays, des milliers de Centrafricains se sont vus contraints de prendre le chemin de l’exil. Et, pour beaucoup, sans espoir de retour.
QUESTIONS ESSENTIELLES A POSER AUX DIRIGEANTS
Alors que le pays brûle, que, tous les jours, les échos sinistres des massacres ébranlent les murs des ministères, le gouvernement demeure particulièrement avare de commentaires et d’initiatives.
Gouverner, c’est aussi informer les citoyens pour qu’ils sachent où en est le niveau des périls. Quel est, par exemple, le degré d’engagement des FACAS face aux rebelles ? A quoi servent les armes et les soldats russes ? Où en est le DDRR qui était censé permettre de trouver le chemin de la paix et de la réconciliation nationale ? A quelle action d’urgence les fonds de l’aide internationale vont-ils être affectés ? Le président Touadera envisage-t-il de changer de gouvernement, puisque celui qui est en place actuellement a apparemment échoué dans sa mission de paix et de désarmement des factions rebelles ? Les chancelleries ont-elles fait pression sur le président centrafricain pour qu’il accepte un indigne statut, avec deux Républiques en Centrafrique : l’une chrétienne, l’autre musulmane ?
Tout se passe comme si un complot détestable avait été ourdi sur le dos des Centrafricains. Si non, pourquoi laisser les bandes armées créer des califats dans les provinces qu’elles occupent ? Pourquoi ne pas engager contre elles des actions militaires fortes pour les désarmer ? De Bambari à Bangassou et jusqu’à Obo, il est à craindre que la partition du pays ne soit en marche. Assurément, la République Centrafricaine est entrée dans une dure et longue nuit, sans qu’aucune aube d’espoir ne semble surgir à l’horizon.
QUE FAIRE POUR ARRÊTER LE DÉCLIN ?
Puisque les rebelles ne veulent pas négocier, si non à leurs conditions, le gouvernement Sarandji 2 va devoir faire son travail de protection des populations et de défense du territoire. Il faudra que la MINUSCA, les FACAS et les forces internationales s’engagent dans des actions militaires fortes, pour arrêter et désarmer les chefs rebelles. L’armada internationale en Centrafrique a les moyens de mettre fin au chaos qui ébranle ce pays. Tout est question, d’abord et avant tout, de volonté politique.
Les Centrafricains ne laisseront jamais leur pays se laisser dépecer par des hordes étrangères. C’est une question d’honneur et de souveraineté. S’il veut sauver son mandat, le président Touadera devra changer de paradigme. Et peut-être songer à une médiation internationale, avec un suivi confié à un Conseil de Sages. L’exemple de l’Afrique du Sud, qui a mis en pratique le concept de Ubuntu pourrait servir de modèle, mettant en exergue des valeurs d’humanité, de mise en commun, de partage, pour le bien de tous.
Centrafrique : Bangassou toujours dans l’œil du cyclone ?
Minusca-province-corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-19583 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/03/patrouille-minusca-province-corbeaunews.-1-1-300×123.jpg” alt=”” width=”300″ height=”123″ />Patrouille des soldats de la Minusca. Copyrightautremedia.
Bangui, le 17 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Les populations de Bangassou, ville à quelque 600 kilomètres à l’Est du pays restent en proie aux groupes armés étrangers qui menacent d’annexer la ville. Tandis que de l’intérieur, les groupes d’autodéfense dictent leur loi ; à l’extérieur, ce sont plutôt des menaces persistantes d’annexion par des troupes de Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui seraient descendus de Bria et composées majoritairement des sujets soudanais et tchadiens lourdement armés.
Anxiété, peur et psychose généralisée, tel est l’état d’esprit actuel des populations de Bangassou et environs, surtout que les stigmates des violents affrontements entre Auto-défense et les hommes de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass, d’une part, et d’autre part, entre Auto-défense et éléments de la MINUSCA, sont béants. Tout se passe comme si tout peut arriver à Bangassou à n’importe quel moment. Des mouvements de protestation sont enregistrés régulièrement par certaines couches de la population, surtout les femmes, à travers parfois des marches pacifiques, à torses nues.
Les Députés de Bangassou, et plus largement ceux de la Région Mbomou et du Haut-Mbomou, à leur tête Serge Singha Bengba n’en pouvant plus, ont décidé de taper du poing sur la table de la MINUSCA. Le 12 mars dernier, les élus de la Nation ont exigé et obtenu un tête-à-tête avec Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSCA.
Après le huit clos, le chef de fil des Députés s’est confié à la presse. « Il était important pour nous de venir vers la MINUSCA pour discuter, échanger et surtout savoir quel était le projet de la Mission pour ramener la paix dans cette région et à Bangassou en particulier », a fait savoir l’honorable Serge Singha Bengba qui indique par ailleurs que « le Représentant spécial nous a garanti que Bangassou est et sera protégée. Comme à Bambari, où la MINUSCA avait tracé une ligne rouge qu’il ne fallait pas traverser, la Mission a également tracé autour de Bangassou une ligne similaire que personne ne pourra plus franchir pour attaquer la ville ».
Signalons qu’au nombre des résolutions et engagements pris par les deux parties à l’issue des discutions, le déploiement prochain des Forces armées centrafricaines aux côtés des éléments de la MINUSCA basés dans la zone.
« Nous prenons tout au sérieux, et nous faisons notre possible pour gérer les problèmes à leur dimension réelle. », a rassuré, pour sa part, Général Balla Keita, Comforce de la MINUSCA qui confirme : « nous allons déployer des troupes nécessaires, en liaison avec les autorités centrafricaines. Les FACA sont en train de se préparer pour nous accompagner comme ils l’ont fait sur d’autres théâtres d’opérations comme Bocaranga ou encore Paoua », a confirmé le chef de la Force de la MINUSCA.
Parallèlement à cette initiative parlementaire qui correspond à s’y méprendre à une expression de ras-le-bol, les leaders religieux, à savoir Dieudonné Cardinal Nzalapainga, Archevêque de Centrafrique et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique de Centrafrique ont été également rencontré le Patron de la MINUSCA pour attirer son attention sur la situation de Bangassou. A ce jour, la ville reste dans l’œil du cyclone.
Centrafrique : violent échange de tirs à Bangassou, 3 ministres sont sur place.
Centrafrique.com/19570-2/ministre-de-linterieur-a-bangassou-img_16mars2018102454/” rel=”attachment wp-att-19572 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Visite du ministre de la sécurité publique à Bangassou l’année dernière. Pho : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis ce matin vers 8 heures , les habitants de la ville de Bangassou se sont réveillés sous le crépitement d’armes lourdes et légères, alors que trois ministres du gouvernement Sarandji sont sur place dans la ville.
Selon une source sécuritaire locale, la ville de Bangassou, située au sud-est de la Centrafrique, s’est basculée brusquement ce matin dans la violence suite à la découverte macabre d’un corps sans tête et sans vie d’un homme violemment assassiné par des inconnus proche du camp des déplacés musulmans.
Pour les Anti-Balaka, il ne fait aucun doute, les commanditaires seraient des criminels musulmans infiltrés parmi les déplacés de l’église catholique de la ville.
Du côté de la population qui a décrété par ailleurs ce vendredi « Journée de la prière » dans toute la ville, découvre non seulement avec stupéfaction la nouvelle de l’assassinat de l’un de leur d’une manière atroce, mais aussi se fait bloquer toute la journée à la maison dans une grosse inquiétude par des détonations d’armes lourdes comme sur un champ de bataille.
Au même moment, l’avion du MSF qui transporte les trois ministres du gouvernement de Sarandji se pose sur la piste de l’aérodrome de Bangassou protégé par les forces de sécurité intérieure .
Cependant, le ministre de la Sécurité publique et ses deux collègues de la santé et des minnes du gouvernement qui ont fait ce déplacement, découvrent pour leur part la réalité de la ville alors que leur objectif c’était de tenter de faire rassurer la population de Mbomou par leur présence, les choses semblent être compliquées pour eux pour le moment.
Entre temps, la journée de prière organisée le 27 décembre 2017 , selon la population locale, aurait permis par la puissance de Dieu la mort de l’un des chefs Anti-Balaka Ngadé et le départ en exil de deux autres chefs le 30 décembre 2017.
Pour cette année, beaucoup espèrent l’arrêt du cycle de la violence dans leur région en proie depuis plus d’une année.
Arrêté et attaché avec des corde ce jeudi 15 mars vers midi par une faction rivale de la milice Anti-Balaka progouvernementale basée au quartier Bangui-ville de Bangassou, le chef de bande et redoutable criminel Pino-Pino a été finalement libéré par ses ravisseurs quelques minutes après avoir compris le jeu.
« Nous l’avons arrêté pour lui faire comprendre qu’il n’est pas intouchable comme il le pense »,a déclaré à CNC un chef de la faction progouvernementale de la milice Anti-Balaka à Bangassou.
Selon des informations recueillies sur place, les faits se sont déroulés au quartier Bangui-ville quand 4 éléments Anti-Balaka proches de Pino-Pino ont été arrêtés par le groupe progouvernemental de la milice à la suite d’une tentative de braquage au centre-ville.
Informé de l’arrestation de ses 4 hommes, le chef de bande Pino-Pino débarque personnellement dans le quartier général de l’autre faction rivale pour tenter de faire libérer ses 4 éléments en arrestation.
Au volant du véhicule de la marque Suzuki de la mission catholique que ses hommes ont braqué quelques jours plutôt, monsieur Pino-Pino se fait pointer immédiatement dès son arrivée par des éléments rivaux progouvernementaux.
Détenu quelques heures, il a finalement été libéré après une discorde prononcée entre ses ravisseurs au sujet de son transfert à la Minusca.
Cependant, le véhicule de la mission catholique conduit par Pino-Pino pour se rendre dans le quartier de ses rivaux, a été confisqué par ces derniers qui, peut-être, vont le remettre à son propriétaire.
Entre temps, la population, abandonnée par le gouvernement, redoute une possible contre-attaque de Pino-Pino, car, l’homme est dangereux pour tous ceux qui le connaîssent.
Centrafrique : plan de sécurisation de la ville de Bangui, une centaine des enfants de la rue arrêtés par les forces de l’ordre.
Centrafrique.com/19544-2/patrouille-des-forces-de-lordre-a-bangui-le-15-mars-img_15mars2018192646/” rel=”attachment wp-att-19561 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des forces de l’ordre dans la ville de Bangui à la recherche des enfants de la rue le 15 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis hier jeudi dans la matinée, une centaine des enfants de la rue, communément appelés « les Godobés », ont été surpris dans leur sommeil par des dizaines des forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui les ont embarqués pour une destination bien connue par les intéressés.
D’après une source proche du ministère de la Sécurité publique contactée par CNC, c’est finalement sur ordre du ministre Wanzet Lingassara, en lien avec son plan de la sécurisation de la ville de Bangui, que la chasse aux enfants de la rue a débuté ce jeudi matin.
Soupçonnés de commettre des nombreuses infractions criminelles, des vols à la sauvette et des violences sur les personnes en plein centre-ville de Bangui, les enfants de la rue font désormais partie de la cible privilégiée du ministre de l’Intérieur.
Sur environ 200 Godobés arrêtés , une partie, surtout ceux qui sont encore mineurs, est actuellement remise au centre « Sara mbi Ga Zo », une ONG spécialisée dans la formation aux métiers d’art des enfants en difficultés. Les autres, qui sont plus ou moins majeurs, sont remis à d’autres ONG qui s’occupent généralement de ce genre des personnes.
Le problème, ces jeunes désoeuvrés, qui sont d’ailleurs habitués à vivre et dormir dans les rues de la capitale, ne vont pas tarder à revenir sur leurs pas une fois le temps serait calme, a expliqué à CNC un employé du centre « Sara mbi ga zo ».
« On a déjà fait dans le passé ce genre d’activité qui consiste à relocaliser tous les enfants de la rue dans des différentes ONG spécialisées, mais le résultat est toujours pareil, ils vont tous retournés dans la rue dans une ou deux semaines »,d’après un commerçant du marché central qui a assisté à la scène.
Pour le ministre Wanzet, pas question de lâcher la pression sur ces personnes qui commettent d’énormes dégâts sur la population, surtout les étrangers qui sont arrivés chez nous et se font piquer leur téléphone ou leur porte-monnaie.
Alors, on se demande à qui la prochaine cible ? Les taxis-motos?
Centrafrique.com/centrafrique-centrafricaines-femmes-debout/marche-des-femmes-de-bangassou-corbeaunews-img_8mars2018183831-3/” rel=”attachment wp-att-19557 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Marche des femmes à Bangassou le 7 mars 2018. Phot : CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.
AMAZONES DE LA PAIX ET DE LA RÉCONCILIATION
Souvenons-nous… Quand Jean-Bedel Bokassa avait osé faire massacrer des enfants à Bangui en 1979, les Centrafricaines, ulcérées, avaient immédiatement envahi les rues de la capitale en se dénudant la poitrine, pour manifester leur colère et exiger le départ de l’implacable tyran. Leur action spectaculaire avait marqué les esprits et, sans doute, porté leurs fruits. Peu de temps après, la France avait organisé l’opération militaire Barracuda, pour chasser Bokassa du pouvoir.
Cette manifestation des Centrafricaines, stigmatisant le funeste dictateur responsable de massacres d’écoliers, est devenu le symbole de la lutte des femmes pour la liberté.
Cette séquence qu’on ne peut oublier semble resurgir aujourd’hui, dans l’implication et la bataille des Centrafricaines pour sortir du chaos. Malgré la misogynie, qui favorise la discrimination sexuelle et la non-parité hommes/femmes, aussi bien dans la fonction publique que dans les instances politiques, les Centrafricaines jouent un rôle primordial dans l’économie nationale informelle et la cohésion du tissu social.
Ce sont souvent elles qui font bouillir la marmite familiale, s’occupent de l’éducation des enfants et nourrissent leur mari frappé par un chômage endémique. Le commerce informel mais vital en RCA, c’est leur affaire. Les échoppes au bord des routes et celles du marché central, qui servent du café au lait accompagné de beignets le matin, de même que les restaurants ambulants, sont tenus par des femmes, qui, tous les jours, affrontent les dures réalités du pays.
LE 8 MARS A BANGUI, FORTE MOBILISATION CONTRE L’INSÉCURITÉ ET EN FAVEUR DE LA PAIX
Ce 8 mars 2018, « journée de la femme » dans le monde entier, les Centrafricaines ont pris des initiatives courageuses pour que reviennent la paix et la réconciliation.
Dans le Memberé-Kadei, c’est la préfète en personne, Philomène Dilapoko, qui a initié des actions susceptibles d’apaiser les esprits. A Bangui, une grande manifestation a été menée par l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA). A Bossangoa, comme ailleurs dans tout le pays, elles se sont aussi fortement mobilisées pour la paix et la réconciliation nationale.
C’est ainsi, dans toute leur diversité, qu’elles veulent être la force nouvelle de résistance au chaos qui étreint leur pays. Souvent, là où les hommes ont échoué, les femmes ont surgi, porteuses d’espoir. Les mamans centrafricaines en ont assez de pleurer leurs enfants, morts ou disparus. Comme jadis, elles vont présenter leur poitrine nue aux envahisseurs étrangers assassins de leur peuple, qui n’auront d’autres moyens que de détourner la tête et de déposer les armes, sachant que, si tu vois la poitrine nue de ta mère, tu seras maudit par les dieux.
Le moment est donc venu, pour les hommes, de faire place aux femmes dans la lutte pour la paix. Ces Jeanne d’Arc du pays des Bantous ont fait leur preuve par le passé, défiant le tyran Bokassa, qui savait terroriser des hommes mais redoutait les femmes. On peut dire que, dans les conflits aigus, les femmes ont toujours joué un rôle primordial pour faire cesser les affrontements.
Le gouvernement centrafricain serait bien avisé de faire appliquer sans tarder la parité femmes/hommes, de façon à ce que les Centrafricaines puissent trouver leur juste place dans les institutions de l’État. Comme le chantait Jean Ferrat : « Lafemme est l’avenir de l’homme… » Amazone de la paix et de la réconciliation, la Centrafricaine va peut-être réussir à changer la destinée du pays.
Centrafrique.com/19552-2/idriss-deby-elysee-france-aout-img_15mars2018184647/” rel=”attachment wp-att-19553 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le président du Tchad, Idriss Déby à l’Elysée, 28 août. Photo Ludovic Marin. AFP Social
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Celian Macé.
Un accord qui prévoit l’annulation de principales mesures d’austérité a été signé avec les syndicats, mettant fin à une longue grève de la fonction publique.
Après sept semaines d’une grève qui a paralysé l’ensemble des administrations tchadiennes, un accord a finalement été signé entre le gouvernement et les syndicats mercredi soir. Le mouvement de protestation avait été déclenché en réaction aux mesures d’austérité entrées en vigueur le 1er janvier. L’Etat tchadien s’est engagé dans une série d’économies drastiques, ses caisses se vidant au rythme de la chute des cours du pétrole, amorcée en 2014. La dureté de la récession conjuguée aux coupes salariales ont débouché sur un mouvement social d’une rare ampleur dans ce pays comptant parmi les plus pauvres du monde.
Les syndicats estiment aujourd’hui avoir obtenu satisfaction. L’accord de trois pages négocié directement avec le cabinet du président tchadien, Idriss Déby, gèle ou annule la plupart des mesures controversées. «Le décret 687 qui prévoyait une réduction de 50% des primes et indemnités ne s ’appliquera pas ni l ’abattement des salaires des fonctionnaires, explique Michel Barka, président de l’Union des syndicats du Tchad et signataire du texte. A partir de mai, les salaires doivent retrouver leur niveau de 2016.» Ce délai de quelques mois est un «compromis» qui doit permettre «un petit temps de respiration financière pour le gouvernement», précise Younous Mahadjir, vice-président de l’UST.
Sérieux tri
Les partenaires sociaux revendiquent deux autres victoires. Le paiement des salaires des grévistes pour le mois de février, ainsi que la suspension du recensement des fonctionnaires lancé en début d’année. Ce programme avait pour objectif de faire le ménage dans une administration pléthorique, aux effectifs artificiellement gonflés par des attributions de postes de complaisance, profitant à des réseaux familiaux ou clientélistes. En période de vache maigre, ces fonctionnaires fantômes pèsent sur le budget famélique de l’Etat tchadien. Le Fonds monétaire international exigeait un sérieux tri avant de débloquer ses prochaines «tranches de financement».
«C’est une réalité. Certains reçoivent leur solde sans être dans le pays, d’autres sont des illettrés qui vivent en brousse, sans parler de ceux qui sont inscrits dans deux ou trois ministères, reconnaît Younous Mahadjir. La revue est nécessaire, mais elle doit se faire avec discernement, notamment le contrôle des diplômes, un sujet sensible dans la fonction publique. Il y a déjà eu sept recensements depuis l’arrivée au pouvoir d’Idriss Déby, en 1990 ! A chaque fois, on découvre que des milliers d’agents n’ont pas de fonction réelle… Mais ils restent en place ou sont remplacés par d’autres.» L’accord prévoit désormais d’associer les syndicats à la commission chargée d’exercer ce recensement.
Géant du trading
Au lendemain de la signature de l’accord, les organisations de travailleurs bombent le torse : «La base est statisfaite», commente Michel Barka, qui précise que les fonctionnaires seront officiellement appelés à reprendre le travail «quand les versements auront été effectués». Comment expliquer ces soudaines concessions gouvernementales ? «Ils ont eu peur d’un embrasement du pays. Les réunions à la Bourse du travail étaient vraiment bouillantes. Les syndicats sont le seul vecteur puissant de mobilisation, au Tchad, bien davantage que les partis d’opposition par exemple, rappelle Younous Mahadjir. Le Président l ’a compris. Il a besoin de paix sociale pour continuer à bénéficier d’une image de stabilité vis-à-vis de la communauté internationale.»
Mais c’est surtout un autre accord signé par N’Djamena, le 21 février, qui a pu décider Idriss Déby à lâcher du lest. Celui-ci a été conclu avec la société de négoce suisse Glencore, qui exploite le pétrole tchadien depuis 2013. La Société des hydrocarbures du Tchad avait contracté un emprunt de 1,45 milliard de dollars (soit 15% du budget de l’Etat) auprès du géant du trading… quelques mois avant la dégringolade du baril. Il est rapidement devenu une montagne impossible à rembourser. Après sept mois de négociations (dans lesquelles Paris aurait lourdement pesé), Glencore et N’Djamena se sont mis d’accord sur une restructuration de la dette : le Tchad gagne un répit de deux ans dans le remboursement, un allongement de la «maturité du prêt» jusqu’à douze ans et une révision à la baisse du taux d’intérêt de 7,5 % à 2%. Une bouffée d’oxygène qui a certainement boosté la lutte des fonctionnaires tchadiens.
RDC : en Ituri, des déplacés tuent un policier et veulent lyncher un ministre
Centrafrique.com/19548-2/les-deplaces-est-de-la-republique-democratique-du-congo-rdc-img_15mars2018184418/” rel=”attachment wp-att-19549 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les réfugiés à l’Est de la RDC.
Bangui, le 16 mars 2018.
CNC.
Les déplacés victimes de la reprise des violences en Ituri (est de la République démocratique du Congo), ont tué jeudi un policier et ont tenté de lyncher un ministre provincial, a-t-on appris de sources concordantes.
Le ministre provincial de la Fonction publique, Didi Angaika, a été visé par des projectiles dans le camp de déplacés de l’hôpital général de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, où il conduisait une mission d’assistance humanitaire, a-t-il affirmé à un correspondant de l’AFP.
Dans ces échauffourées entre la police qui protégeait le ministre et la foule des déplacés, le capitaine de police Nicolas, surnommé “Sarkozy” en référence à l’ancien président français, a été tué, atteint par une pierre au front, a indiqué le colonel Prosper Zombo, commissaire de police à Bunia.
Le camp des déplacés de Bunia abrite des membres de la communauté Hema, qui ont fui les attaques et les incendies de leurs villages attribués à une communauté rivale, les Lendu.
“Il se peut que les déplacés m’aient confondu (avec un chef Lendu) et qu’ils voulaient ma mort. La police m’a sauvé de justesse”, a expliqué le ministre Didi, joint au téléphone par le correspondant de l’AFP.
Le chef lendu est soupçonné par les déplacés d’être l’instigateur des massacres dans le territoire de Djugu qui ont entrainé plus de 130 morts et provoqué la fuite de 200.000 personnes.
Un conflit communautaire pour les terres et l’or, attisé par des acteurs venus de l’Ouganda voisin, avait fait quelque 50.000 morts entre 1999 et 2003.
L’intervention militaire européenne Artémis sous commandement français entre mai et septembre 2003 avait mis fin au conflit mais pas au ressentiment entre Lendu, des cultivateurs, et Hema, des éleveurs.
Centrafrique : marche des déplacés, vol des véhicules des catholiques, menace du FPRC et de l’UPC, Bangassou est dans la tourmente.
Minusca-province-corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-19538 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/03/patrouille-minusca-province-corbeaunews.–300×123.jpg” alt=”” width=”300″ height=”123″ />Patrouille des soldats de la Minusca.
Bangui, le 15 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Après la manifestation des déplacés musulmans et le vol spectaculaire de deux véhicules de la mission catholique, la ville de Bangassou fait face désormais à une possible attaque réelle de deux groupes armés qui s’approchent dangeuresement de la ville.
Même si l’un de deux véhicules tout terrain de la mission catholique braqués par les anti-Balaka a été restitué, le deuxième véhicule, de la marque Suziki, est toujours gardé par les assaillants. Ce qui a d’ailleurs poussé une partie des membres de la mission à quitter la ville ce mercredi 14 mars 2018 pour Bangui.
Entre temps, des combattants de deux factions de l’ex-coalition de la Séléka, le FPRC dirigé par Abdoulaye Hussein et l’UPCd’Ali Darassa sont signalés à quelques centaines de kilomètres de Bangassou ce mercredi 14 mars, poussant ainsi la Minusca à adopter une stratégie d’évacuation de la population au cas où la ville serait attaquée.
Cependant, le dispositif controversé adopté par la Minusca(Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) prévoit deux points focaux pour la mise à l’abri de la population en cas d’attaque. Le premier point focal dans la ville se trouve dans leur base de Tokoyo, tandis que le second se trouve à quelque 7 kilomètres du centre-ville, toujours au sein de leur État-major situé vers l’aérodrome.
Pour la population, ce dispositif, prévoit dans tout le cas que les habitants, qui se voient menacés, traversent la ville par leurs propres moyens avant d’atteindre un point focal, alors que la Minusca, quant à elle, se concentre peut être à protéger ses bases au lieu de combattre les ennemis, conclut-elle.
Par ailleurs, les rebelles de la Séléka, signalés vers Nzako pour le FPRC et proches de Guerekinda pour l’UPC, sont déterminés à progresser jusqu’à Bangassou pour, selon leur propre terme, libérer les déplacés musulmans de l’Église catholique coincée depuis près d’un an dans cette localité. Par contre, le lundi dernier, une marche de la paix a été organisée par les déplacés pour demander l’arrêt des hostilités dans leur ville.
Centrafrique : grosse connerie à la direction générale des examens et concours, la corruption bat son plein.
Centrafrique.com/19533-2/universite-de-bangui-img_14mars2018192830/” rel=”attachment wp-att-19535 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Université de Bangui.
Bangui, le 15 mar
Par : Anselme Mbata, CNC.
Décidément, rien ne va plus dans ce pays classé dernier au monde d’après l’indice du développement humain (IDH) défini par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD). La corruption, le népotisme, le clientélisme et, etc. sont désormais érigés comme mode de gestion, et ce, dans pratiquement tous les services ministériels du pays. Le cas de la direction des examens et concours, qui échappe visiblement à tout contrôle, est encore plus patent que personne n’arrive à le croire.
En effet, selon une décision du ministère de l’Éducation nationale que personne n’arrive à lire la copie, sauf le personnel de la direction des examens et concours,désormais, les copies certifiées conformes du Brevet de collège et celles du baccalauréat établi en dehors de ladite direction ne sont plus valables.
Cependant, cette décision ministérielle, si elle existe vraiment, est tombée comme une bénédiction pour certains agents de cette direction, qui voient derrière un moyen légal et facile pour faire de l’argent.
Ainsi, depuis quelques mois, on ne cesse de compter le nombre croissant des victimes de cette mafia au cœur du système éducatif de la République centrafricaine.
Désormais, il faut non seulement débourser une petite fortune pour se faire contresigner ses diplômes, mais aussi fournir des efforts financiers importants pour les faire approuver comme des vrais diplômes.
D’après notre enquête, sur 100 diplômes présentés pour la légalisation au service des examens et concours (Baccalauréat ou Brevet du collège), 90 sont déclarés faux diplômes au grand dam des récipiendaires. Une surprise de taille pour ces derniers.
Ce phénomène des faux baccalauréats, qui prend de l’ampleur inquiétante dans le pays, commence à faire du remous au sein de la population qui n’apprécie guerre la façon dans laquelle ces diplômes sont vérifiés.
Récemment, un jeune centrafricain qui a eu son baccalauréat en 2001 et une maîtrise en sciences économiques à l’université de Bangui en 2006 s’est confronté à ce phénomène des faux baccalauréats, alors qu’il s’apprêtait pour déposer son dossier pour un emploi quelque part.
Le problème, d’après quelques victimes contactées par CNC, on leur a demandé 50 000 francs CFA en cash pour les faire approuver. Déjà, CNC recense environ 100 cas des vrais faux diplômes rejetés par la direction des examens et concours. Les victimes sont probablement plus nombreuses qu’on l’imagine.
Entre temps, certaines personnes, surtout les victimes de cette mafia, ont projeté une géante manifestation devant le ministère de l’éducation nationale dans les jours à venir afin de demander au gouvernement de revoir leurs fichiers des diplômes obtenus dans le pays.
Que le gouvernement ouvre ses yeux sur cette affaire bien salissante pour son image, a conclu un étudiant de l’Université de Bangui.
RDC : l’opposant en exil Katumbi se dote d’une “machine” à gagner la présidentielle.
Centrafrique.com/19527-2/moise-katumbi-lors-de-son-conclave-en-afrique-du-sud-img_13mars2018081005-2/” rel=”attachment wp-att-19528 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Moise Katumbi lors de son conclave en Afrique du sud.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Ali Kanyemba, CNC.
L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi Chapwe a pris de vitesse ses alliés de l’opposition en lançant lundi depuis l’Afrique du sud une “machine” à gagner l’élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), où il a de nouveau annoncé son retour, pour juin cette fois-ci.
Katumbi, richissime homme d’affaires et ancien allié de poids du président Joseph Kabila, est sous le coup d’une condamnation à trois ans de prison prononcée en 2016. Un dossier qualifié de “mascarade” par les évêques catholiques congolais dans un rapport confidentiel, mais qui lui vaut de risquer la prison s’il pose un pied en RDC.
L’ex-gouverneur de la province du Katanga (sud-est) et président du club du TP Mazembe, l’unde des gloires du football africain, partage aujourd’hui sa vie entre la France, la Belgique, l’Afrique et les Etats-Unis, a-t-il expliqué lundi.
C’est en Afrique du sud, depuis un hôtel de la banlieue de Johannesburg, qu’il a réuni de samedi à lundi ses partisans pour lancer son parti, soutenu par une quinzaine de petites formations congolaises.
“Nous livrerons la bataille de l’alternance et nous la gagnerons”, a lancé M. Katumbi devant quelques centaines de partisans qui arboraient des fanions de la nouvelle formation représentant une poignée de mains.
“Ainsi nous avons décidé de mettre en place un mouvement politique dénommé +Ensemble pour le changement+”, a-t-il déclaré, affirmant que sa “plateforme politique devait gagner” toutes les élections présidentielle, législatives, provinciales et locales du 26 décembre 2018.
Il se présente comme le candidat de l’alternance au président Kabila, qui a plongé la RDC dans une grave crise politique en décidant de se maintenir au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016.
Depuis ce coup de force, le calendrier électoral a été à plusieurs reprises modifié, avec des élections désormais fixées au 23 décembre 2018.
Kabila, arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, n’a pas déclaré publiquement qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat – ce que lui interdit la Constitution – provoquant de fortes tensions dans le pays, où des manifestations de l’opposition sont régulièrement réprimées dans le sang.
Jusqu’à présent, deux opposants ont fait acte de candidature pour la présidentielle de 2018, M. Katumbi et le député Martin Fayulu.
“Les Congolais ont beaucoup souffert à cause d’un individu”, a dit lundi M. Katumbi, en visant sans le citer Kabila. “On tue tous les jours”, a-t-il ajouté, assurant qu’une fois au pouvoir “le Congo ne sera plus jamais un sanctuaire pour les bandes armées”.
Interrogé par la presse, l’opposant en exil a promis de rentrer au pays d’ici juin, estimant que les fondements de sa condamnation étaient “imaginaires”.
“Je n’ai pas peur d’être arrêté”, a-t-il affirmé. “Au mois de juin, les candidats vont présenter leur candidature et je serai là pour présenter la mienne”, a-t-il assuré, reconnaissant par là le nouveau calendrier électoral qu’il avait dans un
premier temps refusé.
“Comme quoi nous avions raison. On a réussi à ramener tout le monde vers le calendrier électoral”, a commenté le ministre congolais de la Communication, Lambert Mende Omalanga, cité par le site Actualité.cd.
Le parti d’opposition traditionnel de l’UDPS ne fait pas partie de la nouvelle plateforme présentée lundi par Katumbi. Mais “tout ce que je fais, tout ce que fait Félix (Tshisekedi, fils du fondateur de l’UDPS Etienne Tshisekedi décédé en 2017), nous le faisons ensemble. Il y a des stratégies que l’on ne peut pas dévoiler pour l’instant”, a déclaré M. Katumbi.
A Kinshasa, l’UDPS explique que Félix Tshisekedi sera lui aussi candidat à la présidentielle quand il aura été désigné président du parti par le congrès qui doit se tenir en mars.
“Nous verrons plus tard comment régler le problème de la candidature de l’opposition. Mais personne n’a en ce moment le droit d’interdire qui que ce soit à annoncer sa candidature à la magistrature suprême”, avait commenté samedi M. Tshisekedi.
Le lancement de “Ensemble pour le changement” s’est fait dans une atmosphère houleuse, obligeant M. Katumbi à interrompre momentanément son discours et contraignant le service de sécurité à fermer à clé la salle de presse.
De jeunes Congolais ont notamment protesté avec virulence après s’être vu refuser l’accès à la salle où le parti était lancé publiquement. Des membres de la sécurité les ont expulsés manu militari. “On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui a été un temps avec le gouvernement en place”, a déclaré un jeune Congolais en exil.
Ndjamena / Tchad : échec de la journée ville-morte.
Centrafrique.com/19523-2/echec-journee-ville-morte-au-chad-img_13mars2018185458/” rel=”attachment wp-att-19524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Échec de la journée ville-morte au Tchad.
Bangui, le 14 mars 2018.
CNC.
La journée « ville morte » pour protester contre les mesures antisociales du gouvernement, à l’appel de la société civile et de l’opposition, n’a pas été suivie lundi à N’Djamena où une grève paralyse le secteur public depuis fin janvier. Les principaux marchés de la capitale tchadienne ont connu la même affluence que d’habitude, le quartier des banques et des affaires en centre-ville a fonctionné normalement tout comme la circulation routière, a rapporté un journaliste de l’AFP.
En revanche, la grève du secteur public continue, avec des écoles fermées et des hôpitaux assurant un service minimum.
« Nous n’allons pas suivre les politiciens, nous aussi nous avons des enfants à nourrir », a estimé Mahamat Issa, la quarantaine, commerçant au marché central de N’Djamena.
« Les partis politiques ne se mettent jamais en première ligne et cherchent a récupérer les actions des autres. Qui va les suivre? « , abonde Jules Nestor, un enseignant en grève.
Le Tchad, auquel le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a réaffirmé son soutien dans la lutte contre le djihadisme durant une visite lundi, est en proie à des tensions sociales et politiques. Elles sont montées d’un cran depuis janvier, après la mise en place de nouvelles mesures d’austérité touchant principalement les fonctionnaires.
RDC: “Soit Kabila propose un dauphin, soit il laisse traîner et il restera au pouvoir”
Centrafrique.com/19519-2/moise-katumbi-lors-de-son-conclave-en-afrique-du-sud-img_13mars2018081005/” rel=”attachment wp-att-19520 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’opposant Moïse Katumbi lors de son conclave en Afrique du sud.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Ghizlane Kounda.
En République démocratique du Congo, les partis politiques se mettent en ordre de marche, en vue des élections présidentielles, législatives et provinciales, prévues le 23 décembre prochain. Les partis ont jusqu’à la fin du mois de mars pour proposer d’éventuelles coalitions, avec à leur tête un candidat. Comment l’opposition s’organise-t-elle face à une majorité toute puissante ?
A ce stade, quatre noms émergent dans l’opposition. Quatre candidats déclarés ou sur le point de l’être.
Moïse Katumbi a choisi Johannesburg, en Afrique du sud, pour organiser son conclave et lancer son parti politique “Ensemble pour le changement”. Depuis hier, avec quelque 200 militants issus du G7 et de l’Alternance pour la République, il planche sur un projet de société. Moïse Katumbi est populaire, il a les moyens de financer une campagne forte. Le problème, c’est qu’il est en exil. Il ne peut pas rentrer en RDC, car il est poursuivi par la justice congolaise.
Félix Tshisekedi est candidat à la succession de son père Etienne Tshisekedi, au poste de Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Selon son entourage, il est donc candidat à l’élection présidentielle.
“77 y a un problème de visibilité, car ces derniers temps, Felix Tshisekedi paraissait comme le soutien de Moïse Katumbi. De plus, la candidature de Moïse Katumbi est portée par le G7, qui est une composante essentielle du Rassemblement de l’opposition, tandis que Felix Tshisekedi est à la tête de ce Rassemblement”, analyse Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue. ”Aura-t- on une opposition entre ces deux figures au sein du Rassemblement ? C’est problématique pour la mobilisation politique.”
Vital Kamerhe était arrivé troisième lors de la présidentielle de 2011. Il a annoncé une alliance entre son parti, l’Union des nationalistes congolais (UNC) et le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti dirigé par Eve Bazaiba et créé par Jean-Pierre Bemba (condamné à 18 ans de détention par la CPI pour sa responsabilité dans les massacres en République centrafricaine).
Martin Fayulu. Lui, n’a jamais travaillé avec Joseph Kabila et pour cette raison, il a plutôt les faveurs de la jeunesse de Kinshasa.
”Aujourd’hui, l’opposition congolaise est très morcelée, constate Dieudonné
Wamu Oyatambwe. Conséquence, la population ne se retrouve plus dans ces
r
figures d’opposition. C’est pour cela que l’Eglise prend une place aussi importante. L ’opposition politique doit prendre conscience de ses responsabilités. Au lieu de former des coalitions et d’annoncer les candidatures, elle devrait s ’inquiéter d’abord du processus électoral. Tel qu’il est annoncé, il ne garantit ni la stabilité, ni la transparence.”
Un processus électoral incertain
Le pays entier sera-t-il prêt matériellement pour organiser ces trois scrutins le 23 décembre ? De nombreux observateurs en doutent.
La CENI, la Commission électorale nationale indépendante qui organise les scrutins, a la réputation d’être du côté de la majorité.
Ensuite, l’enrôlement des électeurs a été fait en RDC, mais il n’a pas commencé à l’étranger, au sein de la diaspora.
Les conditions sécuritaires, surtout dans l’Est du pays et dans le Kasaï ne sont pas réunies.
Et puis, le financement de ces élections peine à se mettre en place. Le budget est estimé à 365 millions d’euros. La communauté internationale a fait des promesses de dons, mais elle reste prudente, tant que le contexte politique n’est pas favorable. Ces derniers mois, trois manifestations ont été violemment réprimées. Les autorités ont tiré à balles réelles, faisant une quinzaine de morts. Sans compter les arrestations arbitraires et les coupures des médias.
Les Congolais veulent s’assurer que Joseph Kabila ne se représentera pas à l’élection présidentielle. La Constitution le lui interdit, son deuxième et dernier mandat ayant pris fin en décembre 2016, mais elle l’autorise à rester au pouvoir tant que son successeur n’est pas élu.
Il y a donc deux scénarios possibles, analyse Dieudonné Wamu Oyatambwe, “soit Joseph Kabila propose un dauphin à sa succession, soit il laisse traîner et il restera au pouvoir”.
Centrafrique : accident mortel devant la Socatel Bangui-Sica, le conducteur en cavale.
Centrafrique.com/19507-2/moto-accidentee-avenue-martyrs-socatel-img_13mars2018170952/” rel=”attachment wp-att-19515 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Moto accidentée sur l’avenue des martyrs devant le stade 20 000 places à Bangui. Photo : Anselme Mbata, CNC.Le Pick-up accidenté sur l’avenue des martyrs devant le stade 20 000 places. Photo : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Deux morts et deux blessés graves, c’est le bilan provisoire d’un accident ce mardi devant le stade 20 000 places, impliquant un camion, un pick-up et une motocyclette.
Si la Centrafrique est connue pour son insécurité chronique à travers les activités criminelles des groupes armés sur son territoire, l’insécurité routière, qui tue plus que tout dans ce pays, semble être totalement oublié par les autorités centrafricaines.
Chaque jour qui passe, les Centrafricains ne cessent de perdre un ou plusieurs proches gratuitement parce que celui-ci, pour une raison quelconque, décide de prendre un moyen roulant de transport pour se rendre quelque part.
Le lundi dernier, on a enregistré deux morts sur l’avenue des martyrs dans un accident de circulation impliquant une moto et un camion-benne. Au même moment à Bouar, juste à la sortie de la ville sur l’axe Garouaboulaye, six personnes ont été grièvement blessées dans un autre accident de route survenu à seulement 7 kilomètres impliquant un véhicule de transport des marchandises conduit par un sujet camerounais. Cette fois, ce mardi 13 mars, la même scène s’est reproduite, sur cette même avenue des martyrs, cette fois devant le stade 20 000 place, impliquant un camion, un véhicule pick-up et une moto.
Selon les témoins de la scène, le camion, qui quitte le rond-point du monument des martyrs pour rejoindre l’avenue du même nom, s’avance lentement en direction de l’université de Bangui.
Pendant ce temps, un autre véhicule, du type pick-up de l’ONG médecin d’Afrique, suivait le camion aussi lentement derrière.
Bizarrement au niveau du stade 20 000 places face à la Socatel de Bangui-Sica, le pick-up décidé de dépasser le camion dans un couloir tout aussi réduit d’environ 4 mètres de large.
Pensant avoir une voie libre pour s’engager, le conducteur du pick-up accélère, et par malheur, se trouve nez à nez avec une moto en provenance de l’université de Bangui. Comme vous le devinez, le pick-up percute frontalement la moto qui transportait 3 personnes à bord.
Sous la force de l’impact, le pick-up quitte la voie publique pour se retrouver derrière un canal qui longe cette voie. De là, une autre personne a été fortement défoncée avant que le véhicule ne percute la clôture de la Socatel.
Entre temps, sur trois passagers de la moto, deux sont morts sur place, le troisième grièvement blessé.
Cependant, la quatrième personne défoncée derrière le canal est aussi grièvement blessée et transportée à l’hôpital.
Troublé, le conducteur du pick-up prend le large et disparaît de son côté dans la nature.
Les forces de l’ordre, appelées en urgence, sont arrivées sur le lieu de l’accident, mais commettent étrangement des gestes proches du voyoutisme.
Selon les témoins, le chauffeur du camion, qui n’a rien à voir avec le geste mortel du conducteur du pick-up, a été tabassé par les forces de l’ordre qui l’ont forcé à les suivre avec son camion au poste.
Des forces de l’ordre qui portent la main sur une victime de l’accident ? Du jamais vu dans le monde.
Les Centrafricains, de leur côté, se la demandent à quoi sert exactement ce gouvernement de Sarandji du moment où des dizaines des personnes perdent leur vie sur nos routes et qu’il garde le silence sans réagir pour prendre une mesure nécessaire afin de ralentir cet élan de mortalité ?
Ce mardi 13 mars, à l’hôpital de l’Amitié à Bangui, la première Dame, Mme Brigitte Touadera, à travers sa fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’ a volé au secours des femmes porteuses des fistules obstétricales. Elle a offert un réconfort aux huit premières femmes malades ayant suivi les soins et recouvré la santé.
« Vous ne pouvez pas imaginer quelle joie je ressens en ce moment de ma sortie de l’hôpital », s’est exclamé Mlle Claudia une malade qui a été opérée et guérie, venue de Mbaïki. Elle qui explique : « j’avais subi une intervention chirurgicale suite à un accouchement difficile, puis après j’ai connu la fistule obstétricale. Mes parents ont bien voulu me soigner, mais le coût de l’opération était très élevé qu’ils ne pouvaient pas. Toutefois, on continuait à mobiliser l’argent lorsque nous avons appris qu’i y a cette session gratuite. Aujourd’hui, je suis guérie, je remercie tous ceux qui m’ont aidée à retrouver la santé et ma dignité de femme, surtout à la Première Dame, Madame Brigitte Touadera ».
En effet, la première session 2018 de la réparation chirurgicale des fistules obstétricales qui vient de connaitre ses premières guérisons, a débuté le 12 février dernier pour prendre fin le 28 du même mois dans le service d’Urologie de l’hôpital de l’Amitié. A en croire le Directeur dudit hôpital, la session devrait concerner que 15 femmes fistuleuses; mais finalement, ce sont 18 femmes qui ont été opérées. Et, elles proviennent principalement de Bangui et certaines villes environnantes comme Mbaïki, Boda, Yaloké et d’autres villes lointaines telles que Bayanga et Cabo.
Selon Brigitte Touadera, à l’instar des autres pays africains, les fistules posent un problème majeur de santé publique en République centrafricaine. « C’est en outre, une source de tragédie humaine et sociale », a-t-elle précisé. Elle a également relevé que les fistules obstétricales compromettent l’état de santé de femmes et détruisent leurs relations avec leur famille et la communauté. « Les femmes porteuses de fistules sont répudiées par leurs conjoints et marginalisées. De ce fait, les fistules obstétricales font partie des causes de mortalité et de morbidité maternelle et infantile », a précisé Mme Brigitte Touadera.
En plus du contexte actuel en Centrafrique marqué par la prolifération des groupes armés, auteurs des violences sexuelles sur les femmes pouvant potentiellement provoquer ces maladies, le Ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé a ajouté les phénomènes croissants de grossesses précoces, la faible connaissance sur la planification des naissances, ayant ainsi un effet négatif direct sur la santé de reproduction de la femme.
La prévention et lutte contre cette maladie semble constituer le cheval de bataille de la Première Dame et sa Fondation. Ce qui fait dire à la Première Dame que ce combat est « l’une des priorités de la Fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’. Par conséquent, la Fondation s’investit particulièrement dans la lutte contre la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation dont les femmes porteuses de fistules sont victimes ».
Le Directeur de l’hôpital de l’Amitié ajoutera plus loin que selon une étude récente menée en 2015 dans son service d’Urologie, l’incidence annuelle des Fistules obstétricales est de 36 cas, alors que le traitement ne peut être que chirurgical.
La Première Dame qui a manifesté son soutien et encouragement aux porteuses de cette maladie de « honte », a lancé un appel patriotique aux Centrafricains et aux partenaires d’apporter leur appui pour restaurer la dignité aux fistuleuses.
Le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti a rencontré le lundi 12 mars 2018 les militantes du Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) du 4ème arrondissement de Bangui.
Leurs échanges qui ont largement été dominés par les questions liées au fonctionnement dynamique des organes ont donné l’occasion au Président du Parti d’appeler ses interlocutrices à s’employer énergiquement à restructurer leurs organes et à les animer.
En outre, il leur a rappelé que le 4ème arrondissement est et reste le berceau historique du MLPC et que leurs actions contribueront à honorer, à renforcer et à enraciner le Parti dans leur arrondissement.
Enfin, il les a exhortées, une fois leur restructuration terminée, à servir de fer de lance pour les organes des autres Fédérations du MLFC de Bangui, Bimbo et partout en RCA.
Bangui, le 13 mars 2018
Aimé DOUNDA
Porte-parole de la Cellule de Communication du Parti
Centrafrique : Bocaranga, une ville sous la coupe du 3R.
Centrafrique.com/19490-2/village-tale-vers-bozoum/” rel=”attachment wp-att-19503 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Village Talé sur la route de Bozoum proche de Paoua dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.
Bangui, le 13 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Sous les coupes réglées du groupe rebelle du 3r, la sous-préfecture de Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé,respire presque à la volonté des éléments de cette rebellion qui ont mis des barrières illégales sur les trois grands axes routiers qui mènent à cette localité.
Alors que le groupe 3R avait signé un accord de paix avec la milice Anti-Balaka dans la préfecture de la Nana-Mambéré il y’a quelques mois déjà, à Bocaranga dans le Ouam penné, c’est une autre politique que mène ce groupe politico-militaire.
Chassé dans la commune frontalière de Bang où il avait instauré ses service des douanes, le groupe 3R qui a perdu beaucoup en terme financier, ne compte rien lâcher et se concentre désormais dans la préfecture de l’Ouam péndé pour tenter de renflouer sa trésorerie.
Dorénavant, pour sortir ou entrer à Bocaranga, il faut se tenir prêt pour faire face aux caprices de ces rebelles, et ce, sur tous les grands axes importants qui mènent à cette ville.
En tout cas, les 3R ne font pas les choses à moitié s’il s’agit de les faire. Sur l’axe Bocaranga-Bozoum, Bocaranga-Bouar, Bocaranga-Bang, le service de la gendarmerie et des douanes des 3R travaillent 24h/24 et 7j/7 pour prélever, taxer et contrôler les marchandises et les passagers qui empruntent ces voies commerciales. Un acte dangereux qui fait penser à la population locale le phénomène des coupeurs de route il y’a quelques années dans le pays.
Contactés par CNC, les commerçants de Bocaranga parlent d’un acte du banditisme que pratique le 3R en ce moment dans leur localité. Le gouvernement doit agir vite pour faire libérer ces voies entre les mains de ces rebelles, concluent-ils.
Cependant, les éléments du 3R, qui sont désormais à une vingtaine de kilomètre de Bocaranga sur l’axe de Bouar, ont été accusé d’avoir tué un jeune-homme d’environ 28 ans au plein centre ville de Bocaranga ce dimanche alors que les forces de l’ordre étaient présents.
Par ailleurs à Gouzé, une localité proche de Paoua toujours dans l’Ouam-péndé, les rebelles du MNLRC, allié des 3R dans la région, viennent de kidnapper trois personnes et tuer 2 autres , vingt-quatre heures après la réunion des notables locaux avec la population qui demandent aux déplacés de la commune de rentrer chez eux.
Ceci montre clairement que ni les 3R ni les MNLRC ne sont prêts pour s’engager vers la pacification de la région.
Comprennent-ils peut-être le langage de la force ?
Centrafrique : deux morts dans un accident de circulation à Bangui.
Centrafrique.com/19495-2/accident-moto-pk11-2-corbeaunews-img_10mars2018184630-2/” rel=”attachment wp-att-19496 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration de l’accident survenu au quartier PK11 sur la route de Damara ce week-end. CopyrightCNC.
Bangui, le 13 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Deux hommes sur une moto sont mortellement fauchés par un camion-benne ce lundi 12 mars sur l’avenue des martyrs à Bangui.
Si le conducteur du camion-benne est hors du danger pour le moment, les deux passagers de la moto, quant à eux, sont morts sur le coup.
Selon les témoins de l’accident contactés par CNC, le conducteur du camion aurait perdu, pour des raisons encore inconnues, le contrôle de son véhicule avant de percuter mortellement la moto-taxi qui roulait en sens inverse pour aller vers l’hôpital communautaire.
Sous la force de l’impact, le camion bélier continu son chemin quelques mètres avant d’arracher un poteau électrique situé à quelques mètres de la Chapelle des vainqueurs et de la Primature.
Cependant, les deux corps, totalement écrasés par la force du véhicule , sont transportés à l’hôpital communautaire avec le conducteur du camion qui, lui aussi, est coincé dans son automobile après avoir percuté violemment le poteau électrique.
Les forces de l’ordre qui sont arrivées sur le lieu de l’accident, ont commencé, de leur côté, l’enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
En tout cas pour la sécurité de tous, le CNC vous recommande la prudence sur la route.
Centrafrique.com/19391-2/le-president-francais-emmanuel-macron-et-son-homologue-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-3/” rel=”attachment wp-att-19392 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président centrafricain Faustin Touadera et son homologue français à l’Élysée.
Bangui, le 13 mars 2018.
Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.
Qui l’eût cru ?
Les rues de Bangui bruissent de rumeurs. On entend parler de divorce. La France et la République Centrafricaine vont-elles rompre leurs relations ? La France a-t-elle menacé de couper tout contact diplomatique avec la RCA ?
Les Centrafricains, martyrisés par des bandes armées adeptes d’un nettoyage religieux radical et d’une partition souhaitée, gémissent dans un désert d’indifférence. Emmanuel Macron semble avoir zappé l’Afrique centrale, et particulièrement la RCA, pour ne porter son attention que sur le Sahel. Au cours de ses déplacements sur le continent, il n’a fait aucune escale dans un pays de l’Afrique Centrale.
Et pourtant, dès l’indépendance, l’Hexagone avait signé des accords de défense avec la République Centrafricaine. Les intérêts de la France ont toujours été immenses dans le pays des Bantous. N’oublions pas, entre autres, que la première Bombe « H » française a été conçue avec l’uranium de Bakouma.
Même souveraine et indépendante, la Centrafrique n’a jamais cessé de subir l’autorité de Paris, qui l’a toujours biberonnée sans cesser d’exercer des pressions constantes sur sa politique. Certains ambassadeurs français à Bangui n’ont pas hésité à imposer telle ou telle personnalité comme ministre ou même chef du gouvernement. Au Palais de la Renaissance, des conseillers français ont toujours été là pour surveiller des dirigeants centrafricains incompétents et serviles d’aprè-s eux. Quant aux fins de mois de la fonction publique, elles ont souvent été assurées par l’ancienne puissance coloniale.
Les coups d’état se sont succédé avec l’appui militaire de la France. Le 21 septembre 1979, David Dacko a pris les rênes du pays grâce à l’intervention des forces françaises Barracuda. Jean-Bedel Bokassa, ancien officier français, s’est emparé à son tour du pouvoir par un coup d’état, chassant ainsi David Dacko. Surpris par ce coup de force, le général de Gaulle qui aimait à le surnommer le « soudard », avait fermé les yeux pour protéger ses ressortissants et ses intérêts dans ce pré carré français, situé au centre stratégique de l’Afrique.
Autant dire qu’aucune politique n’est menée en Centrafrique sans le contrôle de Paris. Le rappel des faits précédents illustre bien l’étendue des relations franco-centrafricaines. Ce sont, en fait, des rapports de dominé à dominant.
RAIDISSEMENT DES AUTORITÉS FRANÇAISES
L’ouverture de la Centrafrique à la Chine, voulue par David Dacko, lui avait valu d’être évincé du pouvoir avec le concours de la France. Aujourd’hui, la présence des Chinois sur le sol centrafricain et leur activisme forcené a fini par faire douter la France à propos de sa coopération jadis flamboyante avec la Centrafrique.
Les relations des deux pays ont toujours été du genre « Je t’aime moi non plus ». Dans aucun pays de l’Afrique francophone, les opérations militaires extérieures françaises n’ont été si nombreuses. On peut considérer la Centrafrique comme le symbole fort de ce qu’on appelle la Françafrique.
Mais le départ de la force française Sangaris semble avoir sonné en quelque sorte le glas des relations franco-centrafricaines.
TEMPS NOUVEAUX
Aujourd’hui, les choses ont évolué. Le président Touadera vient d’oser demander l’aide à la Russie pour tenter de réduire les bandes armées qui menacent l’intégrité du pays. Que la France n’a pas pu, ou voulue empêcher. Les armes russes et les soldats Sont là. Cantonnés au Palais de l’ex- Empereur à Béréngo. La France n’a pas apprécié.
Les temps ont changé. « L’Afrique de papa » a pris conscience de sa puissance à venir en se débarrassant de sa peur de l’occident et de son esprit de servilité. L’heure de l’indépendance véritable a peut-être sonné. Une nouvelle génération d’Africains va entreprendre le nettoyage des scories de l’esclavage et de la colonisation, qui ont miné et avili le Noir. L’Afrique cessera d’être une simple réserve de matières premières pour le développement industriel de l’occident. Une nouvelle politique de coopération, d’égal à égal, sera instituée, pour que les échanges commerciaux deviennent équilibrés. Le continent sortira alors de ces relations inégales, sources de frustrations et d’instabilité. La France doit renforcer sa participation militaire pour combattre les rebelles et aider les Forces Armées Centrafricaines à garantir l’intégrité du teritoire.
NOUVEAUX RAPPORTS ?
La décision prise par Faustin-Archange Touadera, président d’un pays souverain, de demander l’aide de la Russie, était légitime. Elle ne devrait pas irriter la France.
Au contraire, elle aurait pu être soutenue par Paris. Vexée que les soldats russes occupent Béréngo, l’ancien domaine de l’Empereur Bokassa, la France, aurait quand même pu renforcer sa puissance de feu face aux rebelles, en vieille amie de la RCA. On a appris que des altercations ont opposées soldats français et Russes à l’aéroport international Bangui Mpoko. C’est dommage. Le sang froid doit être la règle.
Espérons que la mauvaise humeur de la France ne perdurera pas. On imagine difficilement dans l’immédiat une rupture entre les deux pays. De nouveau rapports ne devraient-ils pas au contraire s’établir entre eux ?
AKOUISSONNE DE KITIKI
(13 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.
Centrafrique : bureau de l’Assemblée nationale, détail du scrutin du 9 mars 2018.
Centrafrique.com/19395-2/lassemblee-nationale-centrafricaine-img_8mars2018154143/” rel=”attachment wp-att-19396 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Immeuble de l’Assemblée nationale centrafricaine.
Bangui, le 11 mars 2018.
Par : Cyrille Jeffersone Yapéndé, CNC.
Le 9 mars dernier, les députés de la nation, réunis en session ordinaire, ont procédé à l’élection du renouvellement du bureau national.
Ci-dessous, la liste complète avec les voix obtenues des membres du nouveau bureau :
VICE-PRÉSIDENCE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
Député indépendant de Bimbo 2, MAPENZI Jean Symphorien est élu au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale avec 97voix contre 37 pour le sortant Zingas Aurélien Simplice.
Bulletin nul 1, Abstention 1 , nombre de votants 135.
2e Vice-président: le député de Sosso Nakombo DIMBELET NAKOE Mathurin. Élu avec 87 voix.
3e Vice-président: le député d’ Obo 1 MIZEDIO Ernest. Réélu avec 105 voix.
4e Vice-président: le député de Nola 2 DJEME Dieudonné Marien. Élu avec 88 voix. Aux
AUX POSTES DE QUESTEURS.
1er questeur: le député de 6e Arrondissement de Bangui 1 ère circonscription TO-SAH-BE-NZA Augustin. Élu avec 96 voix.
2e questeur: le député d’Abba ISSA Marc: Élu par acclamation. Le seul candidat au poste.
3e questeur: le député de Grimari SALL Karim Cedar. Élu avec 96 voix. Aux postes de
AUX POSTES DE SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES.
1er Secrétaire parlementaire : le député de Ngaoundaye 1 DILLAH Bernard. Réélu par acclamation. Seul candidat au poste.
2e Secrétaire parlementaire: le député de Bossangoa 3 GAMBO SOUANINZI Bernadette. Élu avec 100 voix.
3e Secrétaire parlementaire: le député de Bakala TIYANGOU Dorothée. Élue par acclamation après le retrait d’un candidat.
AUX POSTES DE MEMBRES.
1er membre: le député de Baboua 2 NINGA Luc. Élu par acclamation après le retrait d’un autre candidat.
2e membre: le député de Bambouti GBISSIGUI ANIOUE Jean Bernard. Élu avec 77 voix.
3e membre: le député de Carnot 3 GOUVELI Joseph Désiré. Élu avec 90 voix.
4e membre: le député de Ndélé 1 ALIME AZIZA Soumain. Élue par acclamation après les retraits des trois autres candidats.
Par ailleurs, Réélu par acclamation par ses collègues députés au poste de premier Secrétaire parlementaire et porte-parole de l’Assemblée nationale l’honorable député de Ngaoundaye 1 DILLAH Bernard, nous livre ses impressions: ” je ne peux qu’exprimer ici toute ma satisfaction, pour le travail que j’ai effectué avec mes collègues députés. Une année que nous avons passé ensemble, on permit à ces derniers de se rendre compte que j’ai une certaine attitude pour pouvoir porter en avant l’image de notre Assemblée nationale. Ils m’ont encore refait confiance et donc je ne peux qu’être fier de cette confiance. Mais je chercherais comme je l’ai dit toute l’heure à être davantage à la hauteur de cette confiance qu’ils ont placée en moi “.
Portant nomination du Directeur de Cabinet politique
du Président du Parti ;
Le Président du Parti,
Vu les Statuts,
(/Vu le Règlement Intérieur,
DECIDE
Article 1er : Le Camarade Christophe NDOUBA, Membre du Bureau politique est nommé Conseiller Spécial, en charge des affaires politiques et administratives au Cabinet du Président du Parti, cumulativement avec ses fonctions de Coordonateur adjoint de l’Ecole du Parti.
Article 2 : Un texte organique précisera ultérieurement l’organisation et la mission ainsi que les attributions du responsable.
Article 3 : La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.
RDC : l’opposition veut présenter un front uni contre Kbila.
Centrafrique.com/19482-2/kabila-corbeaunews-2-2/” rel=”attachment wp-att-19483 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président congolais Joseph Kabila. Copyrightautremédia.
Bangui, le 12 mars 2018.
CNC.
Les opposants au président Kabila, dont le mandat a pris fin en décembre 2016 se réunissent durant trois jours pour construire une alternance solide avec Moïse Katumbi, opposant en exil réfugié en Belgique.
Des mouvements d’opposition congolais ont entamé ce samedi à Johannesburg des pourparlers avec l’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle en République démocratique du Congo, afin de constituer un front uni en vue de ce scrutin prévu en décembre.
Réunis pour trois jours, plusieurs dizaines d’opposants vont s’efforcer de définir une stratégie pour l’élection présidentielle du 23 décembre destinée à
désigner un successeur au président Joseph Kabila.
« Ce qui nous réunit ici, c’est avant tout le rejet de la dictature qui s’est installée dans notre beau pays et la volonté de bâtir un monde meilleur pour nos compatriotes », a déclaré M. Katumbi devant une centaine de participants.
Des élections prévues en décembre 2018
« Ces trois jours ensemble vont permettre de construire l’alternance de demain et montrer au peuple congolais qu’il n’est pas seul, que nous travaillons et que nous vaincrons », a-t-il ajouté.
« Les conditions qui permettent d’envisager des élections crédibles, justes et honnêtes sont très loin d’être remplies », a souligné M. Katumbi.
Le climat politique est très tendu en RDC où le mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues au plus tard en décembre 2017.
L’opposition accuse le président Kabila de chercher des stratagèmes pour se maintenir au pouvoir.Des participants à la réunion à Johannesburg ont laissé entendre que la plupart des mouvements d’opposition étaient derrière M. Katumbi, ex-gouverneur du Katanga et ex-allié de poids de M. Kabila, passé à l’opposition.
Richissime homme d’affaires, exilé en Belgique depuis mai 2016, officiellement pour s’y faire soigner, M. Katumbi, poursuivi par la justice congolaise craint pour sa sécurité, les autorités congolaises ayant promis de l’arrêter dès son retour au pays.
Depuis décembre, trois marches – interdites par les autorités – se sont déroulées
à l’appel des catholiques pour demander au président Kabila de déclarer publiquement qu’il ne serait pas candidat. Leur répression a fait 17 morts.
RDC : deux millions d’enfants congolais risquent de mourir de faim (ONU)
Centrafrique.com/19478-2/enfants-famine-republique-democratique-du-congo-rdc-img_11mars2018175012/” rel=”attachment wp-att-19479 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des enfants vivant avec leurs parents sans abris le long de l’avenue Poids lourds dans la commune de Limete à Kinshasa, le 13/11/2017. Radio Okapi/Ph. John
Bangui, le 12 mars 2018.
CNC.
En République démocratique du Congo (RDC), plus de deux millions d’enfants risquent de mourir de malnutrition aiguë sévère s’ils ne reçoivent pas l’aide dont ils ont besoin, a mis en garde l’ONU vendredi à Genève.
Le Secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, effectuera une visite du 11 au 13 mars 2018 en RDC où plusieurs provinces ont connu une détérioration des conditions humanitaires ces derniers mois.
« Nous avons une grande responsabilité par rapport à la situation en RDC et il est maintenant temps de maintenir le cap », a déclaré le porte-parole du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Jens Laerke, lors d’un point de presse à Genève. Parmi ces deux millions d’enfants menacés de famine, près de 300.000 enfants sont dans la région du Kasaï, a indiqué de son côté Bettina Luescher, la porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).
Des années d’instabilité et de conflit en RDC ont alimenté l’une des crises humanitaires les plus complexes au monde. « A ce jour, près de 4,5 millions personnes ont été déplacées, faisant de la RDC le pays africain le plus touché par les déplacements internes », a précisé M. Laerke.
Lowcock entend capitaliser sur sa première visite en RDC depuis sa nomination à la tête d’OCHA en vue d’obtenir un appui considérable à la réponse humanitaire, déjà importante dans le pays. Le 13 avril prochain, les Nations unies organiseront la toute première conférence des donateurs pour la RDC à Genève.
En début d’année, la communauté humanitaire de la RDC a lancé un appel de fonds record de 1,68 milliard de dollars afin de répondre aux besoins de près de 10,5 millions de personnes.
Lors de son déplacement en RDC, le chef de l’humanitaire de l’ONU sera accompagné de Sigrid Kaag, la ministre néerlandaise du commerce extérieur et de la coopération pour le développement. Ensemble, ils rencontreront les autorités congolaises à Kinshasa avant de se rendre à Kalemie, dans la province du Tanganyika, pour évaluer la situation humanitaire.
Vendredi à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, s’est déclaré préoccupé de la recrudescence des violences et de l’instabilité en Ituri, dans le territoire de Beni et dans les Kasaï. Une telle insécurité ne crée pas un environnement propice à des élections libres et crédibles, a souligné le chef des droits de l’homme de l’ONU lors d’une conférence de presse.
La Francophonie aux côtés du MASA depuis 25 ans (Abidjan-Côte d’Ivoire du 10 au 17 mars 2018)
Depuis 25 ans, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) accompagne le Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA), espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles.
Le MASA offre une vitrine des meilleures productions africaines contemporaines dans le domaine des arts et du spectacle et favorise la professionnalisation des créateurs et des techniciens.
Cette année encore, la Francophonie sera au rendez-vous pour cette dixième édition autour du thème Quels modèles économiques pour les arts de la scène ?
En plus d’une importante contribution, l’OIF organisera un Colloque international sur la mobilité des artistes et de leurs œuvres ainsi que des Rencontres édition limitée autour de la mode et de l’image (13 mars) ;
Parallèlement à ces rencontres et dans le cadre de son programme d’appui aux lauréats des Jeux de la Francophonie, l’OIF proposera un grand concert avec Fanie FAYARD (Congo Brazzaville), médaille d’or et Moona (Sénégal), médaille d’argent à l’espace lagunaire du Palais de la culture (13 mars) ;
Enfin, le Prix du jeune technicien « Ismaël Diaby », institué par l’OIF et qui offre une dotation et une formation dans un institut spécialisé à un jeune technicien qui s’est distingué pendant le MASA sera remis pour la deuxième année lors de la cérémonie de clôture.
Plus que jamais, la Francophonie partage ce grand moment de rencontres et d’échanges favorisant la mobilité des artistes, des créateurs tout en leur permettant de se renouveler et de s’insérer dans les circuits internationaux de diffusion.
L’OIF compte 58 Etats et gouvernements membres, et 26 pays observateurs. Pour plus de renseignements sur la Francophonie :
Centrafrique : un accident impliquant une moto et un véhicule de la sécurité publique fait deux victimes.
Centrafrique.com/19458-2/accident-moto-le-conducteur-a-lhopital-img_10mars2018185600/” rel=”attachment wp-att-19460 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le conducteur de la moto à l’hôpital communautaire ce samedi 10 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 11 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Ce samedi 10 mars sur la route de Damara au quartier PK11, un accident de circulation impliquant une moto surchargée et un véhicule de patrouille des force de l’ordre a fait deux victimes.
Même si certaines personnes pensent que ce lieu d’accident serait maudit par un esprit maléfique, l’accident d’hier provoqué par une moto avec quatre personnes à bord serait l’œuvre d’une erreur de conduite.
D’après notre journaliste présent sur le lieu de l’accident, un pick-up de la gendarmerie, affecté pour la sécurité du ministre de l’intérieur, en patrouille dans ce quartier résidentiel , en provenance du PK12, s’est mobilisé au milieu de la route tout en clignantant pour emprunter une rue perpendiculaire à gauche. Au même moment, une moto, avec quatre passagers à bord, venait elle aussi du PK12.
Bizarrement, la moto, qui devrait logiquement continuer sa route du côté droit du véhicule de patrouille, car celle-ci est sur le point de quitter la voie à gauche,contre toute attente, elle met la pression pour passer du côté gauche. Sans prendre la précaution de sécurité standard, le conducteur de la moto, percute l’aile gauche du véhicule et progressent environ 100 mètres avant de défoncer une table au bord de la route.
Cependant, la table renversée, appartient à un ex-Séléka cantonné à la base RDOT qu’il utilise pour vendre du carburant avec. Au moment de l’accident, la table est remplie des bouteille d’essence. Le vendeur, qui n’a pas apprecié de perdre son commerce, fait appel à ses collègues ex-Séléka qui sont venus manifesté pour récuperer la moto accidentée. Grâce à l’intervention du chef de sécurité du ministre de l’intérieur appelé en urgence, les choses se sont rentrées dans l’ordre.
Entre temps, un véhicule de la gendarmerie, qui pourchassait cette moto depuis la barrière du PK12, car elle n’a pas obtempéré à leur injonction , est arrivé sur le lieu de l’accident.
Selon notre enquête sur place, le conducteur de la moto serait un mécanicien des deux-roues. D’ailleurs, celle qu’il utilise pour faire accident avec, lui avait été remise pour réparation, mais celui-ci disait au propriétaire qu’il devrait l’essayer avant de lui remettre.
C’est au moment de l’essai qui’il est parti vers PK26 sur la route de Damara. Au retour, ils ont failli faire deux accidents avant de concrétiser le troisième au quartier PK11 devant le bar-restaurant MIRIFIQUE .
Pour l’heure, sur quatre passagers à bord de la moto, deux sont sortis avec une lègère blessure, et les deux autres sont gravement blessés et transportés à l’hôpital Communautaire pour l’un et à la clinique du MSFau centre-ville pour l’autre.
Le conducteur de la moto, qui est parmi les deux blessés graves, est connu pour avoir pris régulièrement du chanvre indien, mais les premiers éléments de l’enquête montrent qu’il a pris de l’alcool.
Pour la sécurité de tous, CNCvous recommande de la prudence au volant.
Copyright2018CNC.
Véhicule de force de l’ordre accidenté le 10 mars 2018 au PK11. Phot : Anselme Mbata, CNC.Moto accidententée sur PK11 10 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.
CENTRAFRIQUE : LES SIGNES AVANT-COUREURS D’UN NAUFRAGE POLITIQUEMENT DÉMOCRATIQUE.
Centrafrique.com/19448-2/bernard-selemby-doudou-500×460-6/” rel=”attachment wp-att-19449 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.
Bangui, le 10 mars 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
La longue crise centrafricaine a connu un épilogue vertueux avec l’organisation des élections couplées sur l’ensemble du territoire national malgré l’occupation d’une bonne partie du territoire par les groupes armés non conventionnels. Le peuple souverain a tranché et la démocratie a triomphé. Un président démocratiquement élu a prêté serment sous le slogan de « Rupture », l’espoir se profilait en filigrane.
Avec le soutien de la communauté internationale, la normalisation a repris son cours avec la mise en place des institutions prévues par la constitution du 30 mars 2016. Animés par l’intérêt supérieur de la nation, les opposants politiques se sont prêtés au jeu démocratique en participant de façon collégiale avec le gouvernement à la table ronde de Bruxelles pour attirer l’attention des investisseurs et les partenaires au développement sur le sort de la Centrafrique agonisante. Cette dernière s’est avérée un fiasco car elle est la conséquence logique des mauvais choix et méthodes, des initiatives hasardeuses, incertaines, médiocres et d’immaturité politique des nouvelles autorités politiques.
Comparativement à la période transitoire, la crise s’est amplifiée au point que la Centrafrique n’attire plus personne et le peuple a cessé de rêver, le seuil de tolérance a été franchi…le pays s’effondre. Le citoyen lambda dont les questionnements chagrinent toujours ne se prive pas de son exercice de prédilection :
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi le pays a connu une déconfiture aussi accélérée ? N’a t-on pas tiré les leçons du passé ? La non préparation à la fonction présidentielle se confirme t-elle ? Des déboires, errements et dérapages records se sont multipliés dans un laps de temps sonnant ainsi le glas d’une descente aux enfers. Animé par le souci de s’éterniser au pouvoir quitte à modifier la constitution, les autorités démocratiquement élues ont déclaré une guerre ouverte et stérile aux parlementaires en tentant de donner une coloration voulue à l’organe exécutif de l’assemblée nationale.
Par ailleurs, des personnalités politiques issues de l’opposition sont accusées à tort ou à raison de coup d’état par une voix non autorités sous le regard complice du pouvoir. Les velléités putschistes se sont manifestées au delà des frontières car malgré les justifications d’innocence du pouvoir de Bangui, les autorités équato-guinéennes ont du mal à croire qu’un protégé du président centrafricain soit soupçonné sans que son mentor ne soit au parfum. Fort de ce qui précède, la délocalisation provisoire du siège de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) à Malabo résulte t-elle de ce crime de lèse majesté ? À cette accusation de coup d’état, s’ajoute l’évasion de deux chefs rebelles de la République démocratique du Congo, l’embauche à la présidence de la république d’un opposant au président de l’autre Congo, l’incompréhensible dossier des militaires russes et enfin le rappel de l’ambassadeur de France accrédité à Bangui confirme sans équivoque l’isolement du pouvoir sur la scène internationale.
Comme si une bêtise en cachait une autre, le comité de soutien au président de la république a ouvert un autre front avec le Haut Conseil de la Communication. La goutte d’eau qui a débordé le vase…Ainsi, la convocation du bureau exécutif du haut conseil devant la cour des comptes relève t-elle d’un hasard du calendrier ? Un communiqué valant convocation judiciaire devant la cour des comptes et surtout par voie presse est-il une innovation ? N’oublions pas qu’après la suspension du président du comité de soutien par le haut conseil, ce dernier a brandi des menaces de représailles en murmurant la vengeance. Des comportements de ce genre et tolérés par le pouvoir sont de nature à fragiliser les institutions étatiques qui sont les garants de la transparence et de la bonne gouvernance.
Le tableau synoptique de pilotage du pays confirme l’irréversibilité de la descente aux enfers. La psychose sécuritaire continue de hanter le peuple au point de l’amadouer mais attention ce dernier n’est pas naïf. En guise de contribution, il est important de rappeler aux autorités démocratiquement élues que rien n’est tard pour contourner son isolement sous régionale qui entraînera évidemment des conséquences drastiques sur l’avenir politique de l’élu de la nation. Nous estimons qu’une nouvelle offensive diplomatique menée par un nouveau premier ministre issu d’une concertation avec l’opposition garantirait la cohésion sous régionale et par voie de conséquence un apaisement politique au niveau national…
mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 10 mars 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Centrafrique : formation des FACA au Soudan, un accident d’avion russe a failli ravager leur campement.
Centrafrique.com/19443-2/204-soldats-faca-dans-un-camp-de-formation-au-soudan-corbeaunews-img_8mars2018014007/” rel=”attachment wp-att-19444 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats FACA en formation militaire au Soudan. Copyright2018CNC.
Bangui, le 10 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Il y’a une semaine, les Centrafricains ont failli apprendre avec consternation la mort de plusieurs soldats centrafricains en formation actuellement au Soudan, ravagés par un accident d’avion russe qui fait la rotation entre Khartoum et le lieu de la formation.
Si dans la bible l’éternel « Dieu des armées » est souvent imploré pour la délivrance de son peuple, les soldats Faca, en formation au Soudan, croient fermement que rien ne peut se passer sans la volonté de ce « Dieu des armées ».
Pour cause, un accident d’avion russe la semaine dernière, à seulement quelques mètres de la base militaire abritant les soldats Faca pour leur formation, a failli écraser un bon nombre de ces derniers.
Selon nos sources sur place, cet accident, qui s’est déroulé à environ 100 mètres des tentes de couchette des soldats centrafricains, a causé d’énormes dégâts matériels dans le camp. D’ailleurs, les membres de l’équipage à bord, qui sont probablement des russes, sont tous morts au moment de l’impact de l’appareil sur le sol.
Rappelons qu’au moins 204 soldats et officiers de l’armée nationale sont actuellement en formation militaire au Soudan dans une localité éloignée proche de l’Égypte dans le désert. Formés par des Mercenaires russes et Yougoslaves employés par une société russe de sécurité privée.
En attendant la fin de leur formation, souhaitons les bonnes chances que le Bon Dieu les protège.
Jean-Prosper Mounoubaï (27 Juillet 1933- 24 Janvier 1966)
Jeunesse.
Jean-Prosper Mounoubaï est né le 27 Juillet 1933 à Bossangoa. Son père, Ndilbe Pendere, né à Paoua, épousa Dondouba Madion, Kaba du village Bélé dans la sous-préfecture de Markounda. Madion devient veuve avant la naissance de leur fils. Après la période de deuil, elle repart chez son grand frère André Ndilbé ‘Pendéré’ à Paoua où celui-ci est installé. C’est en s’y rendant qu’elle donna naissance, en chemin, à son fils qu’elle appela Mounoubaï qui veut dire en langue locale « héritier du pouvoir. » Il fut enregistré à l’état civil de Bossangoa reçut le prénom de Jean-Prosper. Comme de coutume en pareilles circonstances, c’est son oncle Ndilbé qui devint son père nourricier. Mounoubaï a passé son enfance et sa jeunesse à Paoua où il a fait ses études primaires, a passé son certificat d’études. Il s’est trouvé dans cette école en même temps que Patassé mais pas dans la même classe, Mounoubaï étant de trois ans et demi son aîné.
Début de carrière.
Vers la fin de 1949, avant ses 17 ans, Mounoubaï part pour Bangui en espérant devenir infirmier. A Bangui, il se marie le 31 mars 1950 avec Marie-Jeanne Kadja. En fait, sa carrure, sa force physique et la réputation guerrière des Sara l’amenèrent à se diriger vers une carrière dans la police où il est recruté le 1er mai 1950 comme agent de 3ème classe stagiaire avant d’être titularisé le 1er mai 1951. Il débute au commissariat central puis est affecté au commissariat du Km5. Il revient ensuite au commissariat central. Il va ensuite suivre plusieurs formations et stages de perfectionnement à l’école fédérale de police de Brazzaville, ce qui favorise son avancement.
Une ascension qui le propulsera d’abord responsable de la sécurité du Président puis chef de la brigade de sécurité intérieure de l’Etat.
En décembre 1957, il devient assistant de sécurité publique, équivalent à brigadier de police. Bien noté et de carrure impressionnante, il est affecté à la protection de Barthélémy Boganda le 1er décembre 1958. Le destin fait qu’il ne peut l’accompagner à Berbérati le 29 mars 1959 à cause d’une panne de voiture qui l’empêchera de rejoindre l’avion qui s’écrasera dans la Lobaye. Après la mort de Boganda, il deviendra responsable de la sécurité de David Dacko. Il accède au grade d’officier de paix à titre exceptionnel en décembre 1960. Jusqu’en 1965, il porte le titre officiel d’Attaché au cabinet du Président de la République. A cette époque, il part en stage de formation en Israël. Le 9 Août 1963, la Brigade de Sécurité Intérieure de l’Etat (BSIE) est créée. Ce service rattachée directement à la Présidence de la République et est dirigée par Mounoubaï à son retour d’Israël.
Les difficultés du régime jusqu’au coup d’État de la Saint Sylvestre.
Mounoubaï est un fidèle du Président Dacko. Il l’accompagne dans les visites d’État les plus importantes et vit de l’intérieur les défis auquel le régime sera confronté. En 1964, le régime fait face à d’importantes difficultés financières à cause de l’accroissement des dépenses de la jeune République et de la progression de la masse salariale. Le « grand emprunt national » s’ajoute aux impôts directs, taxes et à la cotisation obligatoire au parti unique MESAN (auquel devait adhérer tous les citoyens centrafricains). Ces impôts rentrent mal dans les caisses de l’État et rendent le régime impopulaire. Pour tenter de renflouer les caisses, les autorités négocient, dans le plus grand secret, un rapprochement avec Pékin espérant une assistance financière. Le 29 septembre 1964, à l’occasion de la signature d’accords de coopération sino-centrafricains, le vice-ministre chinois du Commerce extérieur Lu Nsu Chang annonce l’établissement de relations diplomatiques avec la RCA. Entre le 2 et le 9 Janvier 1965, le Président Dacko effectue une visite officielle en France, accompagné du secrétaire général du gouvernement M. Kombot-Naguémon, du conseiller financier du Président M. Joséphine, du chef de cabinet militaire, le commandant Bangui et de Mounoubaï. Dacko s’entretient avec le Ministre des affaires étrangères Couve de Murville, le général de Gaulle, Pompidou, le Ministre de la coopération Triboulet et Foccart. Il indique aux français qu’il a reconnu le gouvernement de Pékin pour satisfaire les aspirations des éléments de la JENCA (Jeunesse Nationale Centrafricaine) le mouvement de jeunes du MESAN mais que cette décision n’est pas de nature à remettre en question les bonnes relations qu’il entretient avec la France. Toutefois, Jacques Foccart manque de certitudes à l’égard du président centrafricain qui lui semble débordé par les progressistes de son entourage.
En avril 1965, Jean Français est le premier diplomate de métier à diriger la représentation diplomatique française à Bangui succédant au fidèle de Jacques Foccart, le militaire Roger Barberot, qui avait une forte influence à Bangui. Un incident marqua le départ de Roger Barberot de la RCA. Le colonel et chef d’État-major Bokassa, voulait remettre à Barberot le titre de caporal d’honneur de l’armée centrafricaine alors que le commandant Georges Bangui s’y opposait farouchement. Finalement, Dacko arbitra en faveur de Bokassa pour ne pas froisser les français.
Le 18 Juin 1965, alors que le Président Dacko est en voyage en Europe, le commandant Georges Bangui, le chef d’escadron, le commandant de la gendarmerie centrafricaine Jean-Henri Izamo et le chef du protocole Jean-Paul Douaté s’opposent à Bokassa pour qu’il puisse lire un texte lors d’une cérémonie de commémoration de l’appel du Général de Gaulle du 18 Juin 1940. Bokassa souhaitait passer derrière le chef de l’Etat dans les cérémonies officielles ce qui valut des discussions houleuses avec Jean-Paul Douaté, directeur du protocole à la présidence qui lui expliqua en vain qu’avant lui passaient le Président de l’Assemblée Nationale, les Ministres d’Etat, les Ministres et qu’il devait prendre place avec les hauts fonctionnaires. Le 23 Juillet, les officiers Jean-Henri Izamo, Georges Bangui et François–Sylvestre Sana dénoncent le comportement du chef d’Etat-major qui menace de les supprime. Ils l’accusent d’être à la solde de l’assistance technique française et demandent au chef de l’Etat sa destitution. Dacko demande alors à l’ambassadeur de faire inviter Bokassa aux cérémonies de commémoration du 14 Juillet et de le garder le plus longtemps possible en France car il sent que l’atmosphère avec sa présence à Bangui est explosive. Il représente la RCA aux cérémonies marquant la fin de l’EFORTOM le 23 Juillet 1965 à Fréjus. Bokassa racontera que durant l’été 1965, il passa de longues journées d’attente tous frais payés au cercle des officiers de la place Augustin avant d’être rappelé par le Président Dacko. A son retour le 30 Juillet, Bokassa fait escale à Fort-Lamy où il est informé via le chef d’Etat-major de l’armée tchadienne le colonel Doumro qu’il a été envoyé à Paris sciemment par le Président Dacko et l’ambassadeur de France à Bangui pour l’écarter. Bokassa craint alors sa mise à l’écart, voire son élimination mais regagne tout de même Bangui le 7 Août…. A ce moment, Mounoubaï est cumulativement chef de la Brigade de sécurité intérieure de l’Etat et responsable de près de 140 agents qui la compose. A ce titre, il exerce une surveillance particulière sur quiconque lorgne sur le pouvoir…..
Mounoubaï prend des positions en fonction de ce qu’il considère comme l’intérêt et la sécurité de la RCA. Il n’hésite pas à aller à l’encontre des intérêts français à Bangui lorsqu’il l’estime nécessaire. C’est ainsi que le 27 Juillet 1965, Mounoubaï informe par courrier l’ambassade de France qu’il va procéder la fermeture des bureaux du S.C.T.I.P (service de coopération technique international de la police) à Bangui au motif que le représentant français M. Allongue est parti en congé sans l’avertir de son départ et sans lui présenter M. Karcher qui assure l’intérim. Une intervention de l’ambassade de France auprès du Président Dacko permet de mettre fin à ce projet de fermeture des locaux du S.C.T.I.P. Il avait aussi fait supprimer le poste d’adjoint dans son bureau réservé à un francais, M. Belot.
Mounoubaï est l’homme de confiance du Président. A la fin de l’été 1965, le grand emprunt national et la corruption alimentent la grogne sociale qui s’intensifie à Bangui. Le 22 Septembre 1965, le Président Dacko ordonne à Mounoubaï, Directeur de la brigade de Sécurité Intérieure de l’Etat, de procéder à une enquête sur les prévarications et les abus de confiance de tous les Ministres et de tout le haut personnel de l’Etat. Une délégation de syndicalistes dirigée par le nouveau directeur de l’agriculture Ange-Félix Patassé et le Directeur Général de la Banque Nationale de Développement Zanife-Touabona est reçue par le Président Dacko en Novembre 1965. Ils lui déclarent qu’un grand mécontentement existe dans le pays en raison de la gestion des mauvais Ministres qui composaient son gouvernement, et son entourage qui tendait de plus en plus à l’isoler de la nation.
Le 26 novembre 1965, un agent israélien est accueilli par le Directeur de le Brigade de sécurité intérieure de l’Etat, Mounoubaï afin de former une douzaine d’agents centrafricains de renseignements. Début Décembre 1965, le Président Dacko annonce à l’un de ses proches qu’il souhaite procéder à la constitution d’un nouveau Ministère d’Etat de la Défense Nationale couvrant l’Intérieur et la Justice et qui devait revenir à Jean-Prosper Mounoubaï qui conserverait la main sur les services de sécurité et de renseignements. Jean-Arthur Bandio proche du capitaine Banza et Ministre de l’Intérieur en 1965 aurait fait les frais de ce remaniement qui finalement n’interviendra jamais… Le 17 décembre 1965, une grève des postes et des télécommunications est déclenché par le Secrétaire Général de l’UGTC Maurice Gouandjia au motif que le Ministre des Travaux Publics refuse de payer une prime de rendement de fin d’année et protester contre une retenue sur salaire de 10% au titre de l’emprunt national. Le 30 Décembre, David Dacko qui préside le Conseil des Ministres décide un abattement de 13% dans le budget de l’armée tandis qu’il prévoit de doter celui de la Gendarmerie de 20 millions supplémentaires, ce qui constitue une provocation pour Bokassa. Furieux de voir le déséquilibre budgétaire qui s’installe entre les fonds alloués à l’armée de terre et à la gendarmerie et convaincu que s’il ne bouge pas avant ses ennemis, il se fera éliminer, Bokassa décidera de passer à l’action….
Le coup d’État de la Saint Sylvestre.
A 19h, alors qu’il fête chez lui le passage à la nouvelle année, le commandant Izamo reçoit un coup de fin du colonel Bokassa qui lui demande au de venir le prendre à sa résidence et aussi « régler des problèmes administratifs urgents ». Celui-ci s’y rend avec son aide de camp et tous deux sont arrêtés à 20h et incarcérés sur-le-champ. Le commandant Bangui, chef du cabinet militaire prévient alors le palais, dont il fait doubler la garde. Mounoubaï qui passait la soirée du côté de l’aéroport apprend qu’un coup d’Etat est en cours. Ce dernier lui a téléphoné pour lui dire que tous les deux étaient convoqués par Bokassa au camp de Roux, celui-lui prétendant se sentir menacé. Mounoubaï ne tombe pas dans le piège et il constate que le coup d’État est en train de réussir, toute résistance à la Présidence ayant déjà cessé… Lors d’un rapide passage chez lui, après minuit, il demande à un chauffeur de prendre sa deuxième femme et ses enfants pour les mettre à l’abri. Sa première femme se trouve alors dans la famille de Mounoubaï à Markounda. Lui-même va chercher refuge au Km5 et y reste caché plusieurs jours avant de passer l’Oubangui vers le Zaïre…
Si Paris a laissé faire le coup d’Etat en RCA sans intervenir, Foccart n’y est certainement pas étranger. Dès le 1er janvier 1966, Jacques explique au général De Gaulle que Bokassa est un officier qu’il « connaît bien, très francophile » et le rassure afin que celui-ci puisse l’accepter comme le nouvel homme fort de Bangui. L’ambassadeur Jean Français qui qualifie dans son livre Foccart « d’orfèvre en coups tordus » semble avoir été totalement doublé par l’ombre de l’ombre de l’Elysée. Dès le 3 Janvier 1966, l’UGTC salue le coup d’Etat de l’armée présenté comme un frein à l’enrichissement de la petite bourgeoisie capitaliste, la fin d’un régime corrompu et le nouveau régime qui s’évertuera à se présenter comme plus vertueux que le précédent…
L’arrestation et l’exécution.
Mounoubaï sera révoqué par Bokassa le 20 Janvier 1966 et Bokassa mettra sa tête à prix promettant 5 millions de FCFA pour sa capture. Mounoubaï est finalement arrêté dans la nuit du 22 au 23 Janvier 1966, alors qu’il tentait de se rendre au Congo-Léopoldville, il est livré à un détachement de l’armée centrafricaine placé sous les ordres du capitaine Banza par des ressortissants du Congo Léopoldville. L’opération s’est déroulée sur les rives de l’Oubangui, aux environ de Mongoumba. Mounoubaï est menotté, ligoté, frappé et ramené au camp Kassaï où son corps sera enseveli au cimetière militaire. Il serait mort le 24 Janvier 1966. Sa femme et ses enfants sont arrêtés le lendemain du coup d’Etat seront alors relâchés.
Thèse du complot déjoué développée par le nouveau régime.
Selon les nouvelles autorités, le coup d’Etat de la Saint-Sylvestre était nécessaire pour déjouer un complot destiné à assassiner le Président Dacko, Bokassa ainsi que les éléments modérés du régime et de l’armée. Ce complot aurait soi-disant été préparé par Jean-Christophe N’Zallat (chef du cabinet politique à la présidence et haut-commissaire à la Jeunesse Pionnière Nationale), Jean-Paul Douaté (chef du protocole), Jean-Prosper Mounoubaï (chef de la Brigade de Sécurité Intérieure), le commandant Georges Bangui et Jean-Henri Izamo (commandant de la gendarmerie centrafricaine) soutenus par la République populaire de Chine. C’est ainsi que décision de rompre les relations diplomatiques avec la Chine populaire fut notifiée par les nouvelles autorités le 7 Janvier 1966. Tous les supposés acteurs de ce soi-disant complot déjoué par Bokassa furent tous liquidés au cours du putsch ou quelques jours après sans aucune forme de procès (sauf Jean-Paul Douaté qui ne mourut qu’en Août 1975 après une longue période d’incarcération)…
Les conséquences de l’exécution et la réhabilitation.
Le Président Tombalbaye alerté de l’assassinat de Mounoubaï en fut fortement affecté ce qui compliqua les relations entre le Tchad et le Centrafrique jusqu’à la mi-mars 1966, où Bokassa le rencontra à Bouca dans l’optique de réchauffer le relations entre les deux Etats. C’est plusieurs mois plus tard lors d’une seconde rencontre à Fort Archambault (aujourd’hui dénommée Sarh au Tchad), que Tombalbaye, obtient que la famille de Mounoubaï puisse quitter la République Centrafricaine vers le Tchad, ce qui sera fait le 12 Août 1966. Après les années passées à Ndjamena, les membres de la famille de Mounoubaï reviendront à Bangui en 1981 à la faveur de du renversement de Bokassa. La situation de Jean-Prosper Mounoubaï est alors régularisée et ses droits à la retraite reconnus. Dacko rend publiquement hommage à sa loyauté et à son dévouement. D’ailleurs un des fils Mounoubaï porte son prénom David et l’une de ses filles s’appelle Florence, comme sa première épouse Florence Yagbao (Florence est aussi la filleule de Madame Yagbao). David Dacko déclare aussi que l’existence d’un pseudo complot financé par la République populaire de Chine n’est qu’un mensonge monté de toutes pièces par Bokassa pour justifier le coup d’État de la Saint Sylvestre.
Mounoubaï était un colosse, au sens figuré comme au sens propre. Il avait le sens du devoir, de la fidélité et de l’honneur. Il était de ces grands patriotes entièrement dévoués au service de leur pays, la République Centrafricaine qu’il a servi avec fidélité jusqu’ au prix du sacrifice suprême.
Centrafrique : Des survivantes décrivent le supplice d’un viol de masse en dehors de Bossangoa
Centrafrique.com/19430-2/marche-des-femmes-de-bangassou-corbeaunews-img_8mars2018183831-2/” rel=”attachment wp-att-19431 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration de la manifestation des femmes à Bangassou. Copyright2018CNC.
Bangui, le 9 mars 2018 .
CNC.
Un viol de masse a été signalé en République centrafricaine (RCA) après que dix survivantes ont été emmenées à l’hôpital de Bossangoa et prises en charge par le personnel de l’organisation médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF).
Le groupe de femmes est arrivé le 3 mars à l’hôpital de Bossangoa, au nord de la RCA. Selon elles, l’attaque a été perpétrée le 17 février près de Kiriwiri, un village situé à 56 kilomètres de Bossangoa. Les dix survivantes ont expliqué qu’elles étaient avec un grand groupe de femmes dans la brousse en train de collecter de l’eau, de nettoyer des vêtements et de s’occuper de leurs récoltes lorsque des hommes en arme les ont prises en otage. Certaines femmes sont parvenues à s’enfuir, mais d’autres ont été enlevées et emmenées au camp du groupe armé, où elles ont été violées à de multiples reprises avant d’être remises en liberté.
Cette attaque n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des violences sexuelles perpétrées contre les femmes dans une logique de violence extrême à l’égard de la population.
En raison d’une combinaison de facteurs, tels que la situation sécuritaire particulièrement volatile, la peur de nouvelles violences sexuelles et les pressions culturelles, les femmes qui ont pu bénéficier de soins médicaux n’ont pas quitté leur village avant le 2 mars, lorsqu’une autre organisation humanitaire est parvenue à envoyer des motos sur place pour les transporter à l’hôpital de Bossangoa, établissement où travaille une équipe de MSF. Les membres de l’équipe leur ont immédiatement fourni les premiers soins, suivis de soins gynécologiques, de vaccins contre le tétanos et les hépatites, ainsi que d’un soutien psychologique. Malheureusement, il était trop tard pour leur administrer le traitement essentiel contre la transmission du VIH, qui doit être pris dans les 72 heures suivant le viol.
« Les femmes que nous avons reçues réagissaient différemment à cette situation, mais toutes étaient très traumatisées. Certaines étaient totalement sous le choc, d’autres paralysées par la peur ou dans l’incapacité de parler de l’incident. Un certain nombre de ces femmes présentaient des plaies ouvertes à l’arme blanche. C’était terrible à voir, ça m’a brisé le cœur. Notre équipe de la maternité les a prises en charge avec dignité et patience, et a mis à leur disposition un espace sûr et confidentiel afin qu’elles puissent commencer à digérer ce qui leur était arrivé »», raconte Soulemane Amoin, la sage-femme de MSF responsable à l’hôpital de Bossangoa.
Selon les survivantes, de nombreuses autres victimes de cette attaque sont restées au village, préférant ne pas se rendre à l’hôpital de Bossangoa par peur de stigmatisation liée au viol, y compris la crainte d’être exclues de leur communauté en cas d’identification en tant que survivantes.
« Nous sommes choqués et très attristés par ce viol de masse, et particulièrement inquiets au sujet des nombreuses femmes toujours sans assistance qui ont besoin de soins médicaux de toute urgence. Cette attaque terrible symbolise bien le quotidien de la population en République centrafricaine, en particulier des femmes et des enfants qui sont les plus vulnérables dans ce conflit », explique Paul Brockmann, chef de mission de MSF en RCA. « Cette attaque est l’une des conséquences de la nouvelle vague de violences aveugles qui a éclaté fin 2016 et se poursuit sans relâche », ajoute-t-il.
Cette dernière attaque porte le nombre total de survivantes de viol et d’agressions sexuelles soignées par l’équipe de MSF à Bossangoa à 56, de septembre 2017 à aujourd’hui, soit beaucoup plus que les treize femmes prises en charge entre janvier et août 2017. Cette augmentation est non seulement le reflet d’une recrudescence de la violence dans la zone, mais aussi d’une intensification des activités du programme de MSF de lutte contre les violences sexuelles.
MSF fournit également des soins et une assistance médicale aux survivantes de violences sexuelles dans d’autres régions de la RCA. En 2018, les équipes de MSF présentes dans l’hôpital SICA de Bangui ont soigné en moyenne 300 survivantes de viols et d’agressions sexuelles par mois. Ces patientes sont originaires de la capitale et de diverses provinces du pays. À la maternité Castors, également à Bangui, environ vingt victimes de violences sexuelles et basées sur le genre par mois ont été prises en charge par les équipes de MSF, et dix autres à la maternité de Gbaya-Dombia. À l’hôpital communautaire de Bangui, que MSF soutient depuis fin décembre, nos équipes ont déjà soigné 147 survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre.
« Mais le plus inquiétant à propos du nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées, c’est que ce chiffre est probablement bien plus élevé. Parfois, nos équipes font face à des patientes qui ont été violées depuis de nombreuses années auparavant, mais qui n’avaient jusque-là jamais eu accès aux services médicaux », explique Paul Brockmann.
« Si nous n’en faisons pas plus, nous craignons qu’avec l’escalade du conflit, le nombre décroissant de professionnels de la santé et l’état de délabrement des infrastructures, les survivantes continuent de subir les conséquences graves du viol en silence car le nombre d’attaques est en augmentation »
Centrafrique : quand les Anti-Balaka font feu sur les gendarmes et policiers centrafricains à Bangassou, bilan incertain.
Centrafrique.com/19422-2/les-forces-de-defense-et-de-securite-a-bangassou-en-patrouille-corbeaunews-img_28janv2018193406-3/” rel=”attachment wp-att-19423 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des forces de sécurité intérieure à Bangassou. CopyrightCNC.
Bangui, le 9 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Ce vendredi vers 11 heures du matin à Bangassou, des forces de sécurité intérieure (Gendarmes et Policiers centrafricains), appuyées par des soldats de la Minusca, se sont rendu sur un lieu de braquage d’une ONG internationale pour un constat d’infraction, mais ils ont été, par surprise, pris sous la pluie de coups de feu des miliciens Anti-Balaka. Bilan, incertain pour le moment.
D’après notre correspondant sur place, tout a commencé par le braquage rocambolesque des locaux de l’ONG Cordaid au centre-ville de Bangassou ce matin du vendredi 9 mars par un groupe des miliciens Anti-Balaka dans lequel, une quantité impressionnante quantité des biens ont été emportés.
Alertés, les éléments des forces de sécurité intérieure composée des gendarmes et policiers centrafricains, appuyés par leurs homologues de la Minusca, se sont précipités pour se rendre sur le lieu du braquage afin de dresser leur constat des faits officiel nécessaire pour la victime.
Entre temps, les braqueurs, qui ont déjà amassé environ 90% des biens entreposés dans ces locaux, sont revenus sur leurs pas afin de balayer probablement les restes des petites choses qui s’y trouvent encore.
Surpris par la présence des forces de l’ordre sur le lieu, les assaillants n’ont pas peur d’ouvrir le feu sur elles.
Les forces de l’ordre de leur côté ont répliqué, faisant du coup un affrontement musclé au plein centre-ville de Bangassou.
Finalement, le rapport de force est favorable aux Anti-Balaka qui ont pu chasser les soldats de la Minusca avec leurs collègues de FSI.
En débandade, les soldats de la Minusca ont réussi à emporter avec eux un véhicule de l’ONG Cordaid parqué à cet endroit pour l’amener dans leur base.
Cependant, trois autres véhicules sont restés derrière eux, probablement ils seront enlevés par les assaillants.
Par contre, une dizaine des moto-cross entreposée dans le bâtiment après le départ précipité du personnel de l’ONG Cordaid hier, elles ont été toutes emportées par les braqueurs Anti-Balaka ce matin.
Rappelons que l’ONG ACTED, qui a aussi entreposé ses équipements dans la concession voisine de Cordaid, vient de les perdre du coup. En conséquence, elle risquerait de plier ses bagages cette semaine pour rejoindre Bangui. Une perte pour la région.
Au même moment, ces même Anti-Balaka sont partis vers 12 heures, attaquer les locaux de l’ONG MSF qui avait quitté la ville et tout ramasser. Ils ont même chasser les FSI qui ont gardé l’endroit depuis 3 mois.
Pour l’heure, tout le monde se la demande comment la Minusca peut-elle prendre la poudre d’escampette devant une milice moins armée qu’elle ?
Selon une source concordante, le chef de bande Pino-Pino serait de retour hier dans la ville de Bangassou après plusieurs mois d’absence. Ses éléments ont fêté son retour par des tirs d’armes de joie dans la ville hier, faisant au passage la panique parmi la population locale.
Pino-Pino qui s’était réfugié à Bema, une commune voisine de Bangassou, serait le seul criminel et auteur de l’assassinat des soldats marocains à être libre ou vivant.
Centrafrique : quand la France menace de couper toutes ses relations diplomatiques avec la RCA.
Centrafrique.com/19391-2/le-president-francais-emmanuel-macron-et-son-homologue-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-3/” rel=”attachment wp-att-19392 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président centrafricain Faustin Touadera et son homologue français à l’Élysée.
Bangui, le 9 mars 2018.
Par : Gisèle MOLOMA,CNC.
Dans un message officiel envoyé par la voie diplomatique au Président Faustin Archange Touadera, le ministère français des affaires étrangères (quai d’Orsay) menace de couper toutes relations diplomatiques et commerciales avec la République centrafricaine. En cause, la diplomatie à double équation menée par le Président Touadera. Ce message, qui sonne comme un avertissement au mathématicien de Boy-Rabe, va-t-il vraiment le faire ralentir dans sa politique de double face ?
Il est incontestable que ce sont plutôt des vrais menteurs éhontés et récidivistes qui parviennent à se hisser au sommet de l’État. Mais le Président Touadera, comparativement aux autres, utilise ce mensonge comme une règle dans toute sa politique internationale, y compris ses relations diplomatiques de haut niveau.
Cette fois, la France, qui l’a aidé à devenir Président de la République, n’en peut plus et lui a fait savoir dans une note diplomatique.
Dans ce message diplomatique envoyé par le Quai d’Orsay il y’a environ un mois que la rédaction du CNC a pu lire le contenu auprès de la primature, il est écrit noir sur blanc que des intérêts français sont menacés dans le pays et ce, volontairement orchestré par le pouvoir en place. Il donne l’exemple de leurs avions qui sont parfois surveillé comme de l’huile sur le feu par des hommes en arms identifiés comme des mercenaires russes sur la piste de l’aéroport Bangui Mpokolors de leur atterrissage.
En conséquence, pour toutes les raisons évoquées dans ce message diplomatique et que si le gouvernement ne prenne pas des mesures pour arrêter cette situation, la France se réserve le droit de rappeler son Ambassadeur et par ricochet, suspendrait toutes ses relations diplomatiques et commerciales avec la RCA.
Entre temps, le Président Touadera et son gouvernement dirigé par son ami Sarandji, qui ont reçu le message, se mettent à se moquer du gouvernement français en expliquant que la vraie raison n’est pas celle mentionnée dans ce message. Ils parlent plutôt de la présence russe en Centrafrique qui choque profondément les Français.
Cependant, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, lors du conseil des ministres, évoque de son côté un autre fait qui serait à l’origine de cette brouille diplomatique entre la France et la RCA. L’homme parle plutôt d’une altercation entre un soldat russe et un soldat français travaillant pour la Minusca à l’aéroport de Bangui Mpoko lors de la livraison des cargaisons d’armes russes.
En tout cas pour le Président Faustin Archange Touadera et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, la menace du Quai d’Orsay n’est pas un événement à craindre. “Avant tout les Russes sont là”, disent-ils en privé.
Par ailleurs, les rumeurs sur limogeage de l’Ambassadeur de France en poste à Bangui sont vérifiées.
Centrafrique : renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale, 74 députés invités par le Président Touadera à Boali.
Centrafrique.com/19395-2/lassemblee-nationale-centrafricaine-img_8mars2018154143/” rel=”attachment wp-att-19396 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Immeuble de l’Assemblée nationale centrafricaine.
Bangui, le 9 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
En conclave depuis jeudi matin , plus de soixante-dix (70) députés de la nation ont été invités par le Président Touadera à se rendre dans la localité de Boali pour tenter de les formater en vue des élections de demain visant à renouveler l’actuel bureau de l’Assemblée nationale.
L’enjeu est crucial, et la bataille politique entre le Président Touadera et le Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua semble rentrer déjà dans sa phase critique.
Le Président Faustin Archange Touadera, pourtant constitutionnellement neutre, préfère violer la loi fondamentale de son pays pour tenter d’organiser lui-même les fraudes électorales visant à faire élire ses proches amis dans le prochain bureau de l’Assemblée nationale qui sera mis en place ce vendredi 9 mars 2018.
Alors que le groupe parlementaire « Cœur uni »,qui soutient la politique du Président Touadera, vient de rendre compte qu’il n’a que quel que 25 députés encore fidèles à lui, son Président Koba Steve, en colère, s’est précipité pour demander l’intervention du Président Touadera en vue de corrompre certains députés pour la bataille électorale de ce vendredi.
Répondant favorablement à cet appel, près d’une centaine des élus de la nation ont été conviés par le Président Touadera à Boali pour tenter d’organiser ce hold-up électoral.
Selon nos sources à Boali, une somme d’environ 2,5 millions de francs CFA seront remis à chaque député présents sur place. Ce qui est contraire à la constitution de la République centrafricaine. En ce qui concerne ces Députés corrompus qui font ce déplacement à Boali, ils ne rentreront à Bangui que ce vendredi matin, et ce, directement dans l’enceinte de l’Assemblée nationale avec un bulletin de vote pré-établi en main.
Entre temps, la division interne concernant la répartition des postes à pourvoir demain va être réglée ce jeudi 8 mars en présence du Président Touadera.
Par ailleurs, la cellule de communication dormante mise en place par les proches du Président Touadera en France en vue de fragiliser l’honorable Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, commence à porter leur fruit. Dans quelques jours, une conférence de presse sera organisée en Paris par des ex-sélékas désormais proches du Président Touadera.
Le président de la République a parfaitement le droit de célébrer l’anniversaire de son accession au pouvoir. Nul ne peut le contester. C’est une manière d’associer tous les citoyens à l’évaluation du travail accompli pendant ces deux dernières années.
Mais le bilan est mitigé et même franchement difficile à évaluer. Certes, le président Touadera a hérité d’un pays à la renverse dans tous les domaines. Un pays à la souveraineté bafouée. Un pays en guerre, où des Centrafricains égarés sont allés jusqu’à s’associer avec des mercenaires étrangers pour saccager leur propre patrie. Un pays frappé par un embargo inacceptable, imposé par l’ONU, qui l’a transformé en proie idéale pour les bandes armées.
Remettre le pays en état s’est donc avéré particulièrement difficile. Mais est-ce raisonnable de festoyer aujourd’hui dans une République Centrafricaine à la dérive ?
Le pays craque de partout. La menace de partition n’a jamais été aussi grande. Depuis la Transition, à part Bangui où règne une illusion de paix, le territoire est à 60% occupé et administré par des ex-Sélékas. Les préfets de la République ne peuvent même pas être installés dans les provinces qui ont été annexées par ces criminels. Ils se retrouvent forcés de rebrousser chemin à cause de ces rebelles, insolents et arrogants. En matière de sécurité, c’est une catastrophe. Une descente aux enfers pour des populations abandonnées et en errance.
Avec tout le respect que vous confère votre fonction, nous ne pouvons que vous interroger sur les festivités organisées pour cet anniversaire. N’est-il pas légitime que le peuple centrafricain s’inquiète ? On annonce 1 milliard et demi de CFA. La Centrafrique, qui survit grâce à l’aumône internationale, peut-elle se payer le luxe d’une telle dépense ? Ceux qui festoieront n’auront-ils pas l’impression de bambocher sur des ossuaires ? Il n’est pas décent, devant un peuple affamé, en souffrance et martyrisé par des bandes armées, d’organiser des agapes de ce genre.
UN AUTRE CHOIX POUR MARQUER CET ANNIVERSAIRE ?
Il pourrait être judicieux, à l’occasion de cet anniversaire, d’inviter les Centrafricains à une journée de réflexion. Cette commémoration serait alors l’occasion d’une réflexion collective sur l’avenir du pays. Et, plutôt que de dépenser sans compter pour festoyer, on affecterait le milliard et demi de CFA aux urgences. Elles sont, malheureusement, bien nombreuses. Dans les provinces, sous le joug des assaillants, l’insécurité est organisée pour, d’une part, terroriser la population et, d’autre part, intimider et impressionner le pouvoir. Il y a donc fort à faire pour redresser le pays.
C’est pourquoi l’opportunité et la justesse de ces festivités n’apparaissent pas comme évidentes. Il faudrait juste convier les Centrafricains à une cérémonie des plus sobres et profiter de cet anniversaire pour renforcer la cohésion sociale du pays.
Monsieur le Président de la République, pourrions-nous respectueusement vous suggérer aussi d’inclure dans cette célébration un juste hommage aux victimes ? Deux cent mille morts environ, en quatre ans de crise et un nombre incalculable d’exilés. Comment les oublier ?
Il faudrait peut-être aussi profiter de cette occasion solennelle pour procéder à la nomination d’un gouvernement d’UNION NATIONALE, avec, si possible, un Premier Ministre issu de l’opposition ou de la société civile. C’est en s’appuyant sur les forces vives de la nation, sur l’intelligence et les ressources de tout un chacun qu’on peut avancer.
Aujourd’hui, c’est bien la survie de la République Centrafricaine qui est en jeu. Et c’est « tous ensemble », comme le disait Barthélémy Boganda, que les Centrafricains sortiront leur pays des abîmes.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI
(9 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
le sur l’anniversaire des ans de pouvoir de TOUADERA Bonne journée
Centrafrique : après la marche du 7 mars, des humanitaires quittent en catastrophe la ville de Bangassou.
Centrafrique.com/19406-2/marche-des-femmes-de-bangassou-corbeaunews-img_8mars2018183831/” rel=”attachment wp-att-19408 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Marche des femmes du 7 mars 2018 à Bangassou pour demander le départ du chef du bureau de la Minusca local. Copyright2018CNC.
Bangui, le 9 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Après la marche populaire du 7 mars dernier organisée par les femmes pour demander le départ du chef du bureau de la Minusca, la ville de Bangassou est plongée à nouveau dans une inquiétude palpable due au départ massif des humanitaires de la région. Que s’est-il passé ?
En tout cas, rien ne va plus à Bangassou, capitale régionale de la province de Mbomou. Tantôt ce sont les habitants qui se mettent à courir dans tous les sens, tantôt les ONG avec leur personnel plient leurs bagages en toute urgence sans donner plus d’explication à la population locale.
À Bangassou, tout peut se passer en quelques minutes sans aucun signe précurseur.
La dernière en date, c’est le départ en catastrophe le mercredi 7 mars dernier du personnel de l’ONG Corpd’aid qui s’occupe de la santé de la population locale avec le MSF qui a quitté depuis aussi la ville.
Selon nos informations, une autre ONG, notamment ACTED (Agence d’aide à la Coopération technique et au développement), va bientôt quitter la ville dans les prochains jours.
Cependant, nous avons tenté de comprendre les raisons de tout ce départ précipité, certains responsables de ces ONG parlent de problème de sécurité dans cette localité.
Entre temps, des rumeurs circulent depuis quelques jours d’une attaque imminente des rebelles de l’UPC qui se trouvent à une centaine de kilomètres de Bangassou.
Déjà avec les départs des ONG, la population de Bangassou commence à être paniquée, d’autant plus que ces ONG sont là depuis des mois alors que la ville était pratiquement vivable à un certain temps.
Contacté par CNC, un habitant de la ville nous a expliqué que les ONG sont beaucoup plus informées, et si elles quittent Bangassou en urgence, c’est qu’il y’a quelque chose en préparation. C’est ce qui panique plus la population.
Rappelons qu’il y’a quelques mois, l’ONG MSF (médecin sans frontière) a lui aussi quitté la ville après des braquages à répétition de sa base locale.
Le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le Camarade Martin ZIGUELE, a pris part le mardi 6 mars 2018 à Rabat (Royaume du Maroc) à la Conférence des experts sur la coopération sino-africaine, organisée par l’Ambassade de Chine au Maroc et l’Institut Amadeus, l’un des think-tanks les plus influents en Afrique et dans le monde arabe.
Cette Conférence des experts sur la coopération sino-africaine, a pour objectif de recueillir les thèmes de discussion et les recommandations en vue du prochain Sommet du Forum sur la Coopération Chine-Afrique (FOCAC) qui se tiendra à Pékin en Septembre 2018. Ce rendez-vous triennal au niveau des chefs d’Etat structure les engagements de coopération entre la Chine et le continent africain.
Réunissant près de 60 invités autour de tables rondes, la conférence des experts a été l’occasion de dresser un bilan de la mise en œuvre des résolutions émises lors de la dernière édition du FOCAC tout en abordant l’ensemble des enjeux sino-africains futurs. Venues de Chine, du Maroc et de divers pays de l’Afrique subsaharienne tels que le Sénégal, le Mali et la République Centrafricaine, plusieurs personnalités politiques, diplomates, opérateurs économiques et experts de haut niveau dont le Camarade Président Martin ZIGUELE ont répondu présents et ont pris part à cette rencontre préparatoire axée sur les quatre piliers de la coopération sino-africaine : coopération économique, dialogue politique, développement humain, paix et sécurité.
Son Excellence Monsieur Li Li, Ambassadeur de Chine au Maroc et Monsieur Brahim Fassi Fihri, Président de l’institut Amadeus ont présidé au lancement de cette initiative, et ont réitéré l’engagement déterminé à soutenir la Coopération sino-africaine, en rappelant la solidité et l’ancienneté des relations entre la Chine et ses partenaires africains. Ils ont évoqué une coopération sino-africaine fondée sur le pragmatisme, l’égalité, et le respect mutuel.
Le Camarade Président Martin ZIGUELE dans toutes ses interventions très remarquées a plaidé pour que la République Populaire de Chine-que le Président David Dacko fut l’un des premiers Chefs d’Etat francophone à reconnaître courageusement en son temps- accroisse son appui multiforme à la République centrafricaine, y compris par une participation effective aux efforts en cours pour le rétablissement de la paix et de l’opérationnalisation des Forces de défense et de sécurité centrafricaines.
Centrafrique : examen partiel des travaux des experts des nations-unies sur la RCA, Bozizé et Nourredine dans le viseur.
Centrafrique.com/19387-2/conseil-de-securite-des-nations-unis-img_7mars2018225400/” rel=”attachment wp-att-19388 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Bangui, le 8 mars 2018.
CNC.
le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a tenu des consultations officieuses pour examiner la mise à jour des progrès du groupe d’experts, qui a été présentée en application de paragraphe 28 d de la résolution 2339 2017.
Dans son exposé aux membres du Comité, le coordonnateur du groupe a donné un aperçu de la mise à jour des progrès réalisés et a souligné ses principales conclusions, notamment celles concernant la sécurité et la situation humanitaire, le processus politique, les armes transfrontalières et le trafic de munitions et la mise en œuvre des mesures de sanctions.
Le groupe d’experts a indiqué que la situation en matière de sécurité dans l’est, le Nord-Ouest et le sud-est du pays est restée volatile et a grandement affecté les civils qui les ont forcés à chercher refuge dans des camps de personnes déplacées et à fuir vers les États voisins, comme le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo. Le groupe d’experts a en outre indiqué que le groupe de facilitateurs de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine avait avancé la feuille de route approuvée par l’Union africaine à Libreville en juillet 2017, et avait lancé le deuxième série de consultations avec 14 groupes armés à la fin de février 2018.
À cet égard, le Comité a fait observer que les groupes armés continuaient de renforcer leur emprise sur de vastes parties du territoire de la République centrafricaine en vue d’accroître leur effet de levier dans le processus politique. Le groupe a également fourni des informations sur le trafic d’armes et de munitions en provenance des États voisins et a souligné que le trafic des ressources naturelles, y compris de l’ivoire de la réserve spéciale de Dzanga Sangha, s’était poursuivi pendant la période considérée. Enfin, le coordonnateur a souligné que les personnes sanctionnées Nourredine Adam et François Bozizé avaient continué de violer l’interdiction de voyager, ce dernier utilisant un passeport diplomatique délivré par le Sud-Soudan (voir communiqué de presse SC/13212).
Les membres du Comité se sont félicités de la mise à jour des progrès accomplis et ont pris note des recommandations formulées par le groupe spécial. Ils ont également appuyé les priorités des travaux du Comité en 2018, comme l’a souligné le Président du Comité, et ont encouragé le Comité à poursuivre ses investigations conformément à son mandat renouvelé en application de la résolution 2399 (2018).
Centrafrique : instauration de la charia vers Kaga-Bandoro par le MPC.
Centrafrique.com/19381-2/le-chef-rebelle-mahamat-al-khatim-du-mpc-2/” rel=”attachment wp-att-19382 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Mahamat Alkhatim entouré de ses gardes du corp. Copyrightautremédia.
Bangui, le 8 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Si beaucoup redoutent la partition de la Centrafrique après le départ de l’ex-coalition de la Séléka du pouvoir en 2013, certains signes précurseurs sur le terrain montrent clairement que celle-ci pourrait s’avérer inévitable dans la tête de certains chefs de l’ex-coalition de la Séléka. Avec l’instauration de la loi islamique sur le territoire contrôlé par une faction de la Séléka, une ligne plus ou moins importante vient d’être franchie.
« La Minusca (la mission de l’ONU en RCA) a un dispositif contre les abus sexuels. Nous Avons également mis en place notre dispositif dans le coran. Le concubinage est considéré un adultère. On demande au couple de respecter ces conditions ». A défendu AmaDama Chaïbou, le vice Président du MPC, à notre confrère de l’AFP dans un entretien.
La Minusca, de son côté, a fermement condamné la mise en place d’un tribunal parallèle sur le térritoire centrafricain lors de la conférence de presse hebdomadaire conjointe avec le gouvernement ce mercredi 7 mars 2018.
Ce dispositif mis en place par le mouvement patriotique pour le Centrafrique((MPC) mi-février 2018, vise principalement les couples mixtes chrétiens-musulmans, qui devraient passer devant un Imam pour officialiser leur union après la conversion du sujet chrétien du couple.
Cette loi islamique instaurée par le MPC, pourrait pousser d’autres groupes armés proches de la Séléka à envisager un tel tribunal islamique dans les localités sous leur contrôle.
Entre temps, le HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), dans un communiqué publié ce mercredi 7 mars, a aussi condamné ce dispositif islamique qu’il juge inacceptable pour la liberté des personnes.
Le gouvernement, qui garde encore le silence, ne peut rien faire devant un tel acte tendant à bafouer la constitution de la République centrafricaine.
Centrafrique : Le HCC convoqué pour ce vendredi devant la Cour des comptes
Centrafrique.com/19289-2/josue-richard-pouambi-president-du-hcc-corbeaunews-jcy/” rel=”attachment wp-att-19290 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.
Bangui, le 8 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Le rocambolesque feuilleton opposant le Haut conseil de la communication (HCC) et les Soutiens de Touadera semble entré dans sa phase critique. Même si le Centrafricain lambda voit dans la convocation du HCC devant la Cour des comptes, pour le vendredi prochain, une simple interpellation, loin s’en faut ! Puisque dans ses dernières parutions, CNC a déjà annoncé un derby entre l’institution de régulation des communications et les Comités de soutien au Chef de l’Etat, et cette convocation tonne comme le compte à rebours.
Visiblement, Touadera s’en est mêlé au bras de fer inauguré entre le HCC et ses comités de soutien. Le communiqué radio signé d’un certain Paulin Polycarpe Yafara en date du 1er mars dernier annonçant en pompe le passage devant le Cour des compte de certains membres du HCC, porte l’attribue ‘’large diffusion’’. Evidemment, le communiqué a été diffusé de manière exagérée sur les ondes de la radio nationale.
Dans le communiqué, l’on retient en substance que le Greffier en chef de la Cour des comptes invite les personnalités ci-dessous à se présenter à l’audience définitive de la 3ème Chambre de la Cour des comptes qui se tiendra au Palais de justice de Bangui, le vendredi 9 mars 2018, à 10 heures, dans la salle de la Cour de cassation.
Il s’agit de Messieurs (1) José Richard Pouambi, Président du Haut conseil de la communication de transition (HCCT) ; (2) Blandin Songuel, Haut conseiller du HCCT ; (3) Jaques Mamadou, Ancien Directeur administratif et financier du HCC ; (4) Sylvain Guimbioko, Directeur administratif et financier du HCC ; (5) Jerry Merlin Wilibona – Modonamsé, Chef de service administratif financier et des ressources humaines du HCC. Outre ces personnalités, un Représentant du Ministère de la Communication et de l’information ; un Représentant du Ministère des Finances et du budget sont également invités.
« Le présent communiqué tient lieu de convocation », conclut de document.
Ce qui parait aberrant, c’est que cette convocation qui correspond à s’y méprendre à des manœuvres ourdies de culpabilisation des anciens Cadres du HCCT, est intervenue au même moment où le HCC, par le bien de son Président, José Richard Pouambi, interdisait au Porte-parole des Comités de soutien du Chef de l’Etat, en la personne de Blaise Didacien Kossomatchi, d’accès aux médias d’Etat, notamment la Radio Centrafrique, la Télévition centrafricaine et l’Agence Centrafrique presse. Voilà qui cache mal l’intention de Touadera de vouloir museler, telle une revanche, le Président du HCC pour la décision qu’il a prise.
Maintenant que le Président de la République s’en mêle au feuilleton, attendons vendredi prochain pour en avoir le cœur net.
C’est avec une grande consternation que le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) a appris la nouvelle de lâches assassinats de six (6) vaillants cadres de la nation en mission à Markounda pour le relèvement des capacités en matière d’Education, secteur profondément touchée par la grave crise que connait notre pays.
Comment comprendre le double langage des groups armés qui d’une part, optent pour le DDR, envoient leurs représentants à la table de négociations, signent des accords pour l’arrêt des hostilités, et de l’autre, posent des actes contraires à leurs engagements?
Pour le PARC, le terrorisme, l’extrêmisme et l’intolérance sous toutes leurs formes, doivent être combattus sans concession et avec la plus grande fermeté, afin que le peuple Centrafricain meurtri, mais plus que jamais uni, reprenne le chemin de la paix et du progrès.
Le PARC adresse ses fraternelles condoléances aux familles endeuillées et à tout le peuple Centrafricain chaque jour éprouvé.