Fête Nationale du Gabon : Ali Bongo s’engage dans les réformes

Publié le 17 août 2018 , 3:35
Mis à jour le: 17 août 2018 3:35

 

 

Fête Nationale du Gabon : Ali Bongo s’engage dans les réformes

 

 

« Le Gabon est engagé résolument sur la voie de la réforme. Un mouvement d’une ampleur inédite qui nous guide vers un tout autre chemin. C’est pour cela que je parle de rupture ». Ce sont les propos du président gabonais Ali Bongo, à l’occasion de la fête de l’indépendance du Gabon.

« Cette rupture n’est pas simplement l’accumulation de réformes, fussent-elles profitables. C’est surtout une révolution des pratiques : la bataille contre le gaspillage qui doit cesser, la lutte contre la corruption que je compte éradiquer, le combat contre la mauvaise gouvernance que j’entends stopper. C’est également une révolution des mentalités : la fin de la culture du tout m’est dû, le recul d’un certain penchant pour l’oisiveté, la disparition de la culture du tout-fonction publique ou encore celle du tout attendre de l’Etat » dit-il. Pour Ali Bongo, lutter contre ces fléaux est fondamental. « Car, mis bout à bout, ils tirent notre pays vers le bas. Ils nous entraînent vers l’abîme.Or, comme le disait feu Son Excellence le Président Omar Bongo Ondimba, “nous n’avons pas le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire”. Gabonaises, Gabonais, réveillons-nous ! » ajoute t-il dans son allocution. D’après lui,c’est cette prise de conscience qui est à l’origine de la mise en œuvre des mesures initiées depuis le début de l’année. A commencer par le retour à une gestion plus rigoureuse. Une réforme indispensable mais qui se heurte à certains corporatismes, à certains archaïsmes. « Prenez le débat sur la mise sous bons de caisse des agents publics. Une réforme, en apparence technique. En réalité, une véritable rupture car elle doit, pour la première fois au Gabon, nous amener à vérifier que ceux qui perçoivent une rémunération sont réellement au travail, au service des Gabonaises et des Gabonais. Même chose avec les fiches de présence mises en place progressivement qui doivent nous aider à réduire considérablement l’absentéisme au sein de notre administration publique. Eh bien, pour certains, une infime minorité, ces décisions qui sont bonnes pour les Gabonaises et les Gabonais, nous ne devrions pas les appliquer. Au moment où légitimement les Gabonais se plaignent du manque d’efficacité de leurs services publics, on refuserait les efforts qui permettraient d’améliorer la performance de ces services publics » poursuit-il. Selon le chef de l’Etat gabonais, ces blocages, signes d’un conservatisme, fussent-ils le fait d’une minorité, sont d’autant plus injustifiables qu’ils visent, d’une part, à défendre les intérêts de quelques-uns au détriment du plus grand nombre. Depuis, fait-il comprendre, y a-t-il eu amélioration de la qualité du service au public alors que les agents de l’Etat ont été fortement augmentés « Hélas, chacun peut constater que non. Prenons le cas des médecins fonctionnaires. Pourquoi font-ils grève ? Pour l’amélioration du service au sein de l’hôpital ? pour une meilleure prise en charge des patients ? Est-ce pour les Gabonais qu’ils bloquent le fonctionnement de l’hôpital ou pour leurs intérêts ? Est-ce pour les gabonais que certains médecins détournent le matériel et les médicaments pour les revendre au prix fort dans les cliniques privées ? Et pourtant on n’a jamais construit autant d’hôpitaux de dernière génération que depuis 2009 » a-t-il indiqué. Gouverner, c’est prévoir. Gouverner, c’est tenir un langage de vérité – dénoncer ce qui ne fonctionne pas – et prendre ses responsabilités pour y remédier.

 

 

Par : Arfang Sagna, Libreville.

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