jeudi, mai 7, 2026
Accueil Blog Page 426

Reagan a décrit les Africains à l’ONU comme des “singes”

0
Centrafrique.com/reagan-a-decrit-les-africains-a-lonu-comme-des-singes/lancien-president-americain-ronald-reagan/” rel=”attachment wp-att-30577 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ancien président américain Ronald Reagan
L’ancien président américain Ronald Reagan

 

 

L’ancien président américain Ronald Reagan a décrit les délégués africains à l’ONU comme des “singes” en 1971, alors qu’il était gouverneur de la Californie.

Il a fait ce commentaire raciste au téléphone à Richard Nixon, alors président des USA, qui avait la manie d’enregistrer tous ses appels téléphoniques.

Le gouverneur était furieux que les délégués africains à l’ONU ne se soient pas rangés du côté des États-Unis lors d’un vote visant à reconnaître la Chine et à expulser Taïwan.

Après le vote, les membres de la délégation tanzanienne ont commencé à danser à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Lorsque M. Reagan a appelé M. Nixon le lendemain, il a demandé s’il avait regardé le vote à la télévision.

Il a poursuit en disant : “Voir ces singes, ces singes de ces pays africains, bon sang, ils sont encore mal à l’aise avec des chaussures !”

  1. Nixon en a rigolé.

L’enregistrement a été “déterré” par Tim Naftali, professeur agrégé d’histoire à l’Université de New York, qui avait dirigé la Nixon Presidential Library, qui a conservé toutes les bandes audio enregistrées par M. Nixon, de 2007 à 2011.

A lire aussi

Dans son article publié dans The Atlantic, Naftali explique que l’échange raciste a été retiré de la conversation enregistrée lorsqu’il a été publié en 2000 par les Archives nationales pour des raisons de confidentialité.

  1. Reagan était encore en vie à l’époque.

Naftali souligne qu’à la suite d’une ordonnance du tribunal, les enregistrements ont fait l’objet d’une révision.

“La mort de Reagan, en 2004, a éliminé les problèmes de confidentialité. L’an dernier, en tant que chercheur, j’ai demandé que les conversations concernant Ronald Reagan soient réexaminées et, il y a deux semaines, les Archives nationales ont publié en ligne des versions complètes des conversations d’octobre 1971 concernant Reagan.”

Selon Naftali, M. Reagan avait appelé M. Nixon pour le presser de se retirer de l’ONU, mais dans le discours du président, il dit que les “plaintes de M. Reagan contre les Africains sont devenues le principal sujet de l’appel”.

Dans un récit de la conversation à son secrétaire d’État, M. Nixon dit : “Il a vu ces cannibales… ces cannibales à la télévision hier soir, et il dit : “Jésus, ils ne portaient même pas de chaussures, et ici les États-Unis vont soumettre leur sort à cela”, et ainsi de suite…”.

Naftali affirme que l’enregistrement permet de mieux comprendre le soutien de M. Reagan à la Rhodésie et l’Afrique du Sud qui ont pratiqué l’apartheid plus tard dans les années 1970.

Soudan: une redoutée force paramilitaire s’empare des sièges du parti de Béchir

0

Centrafrique.com/soudan-une-redoutee-force-paramilitaire-sempare-des-sieges-du-parti-de-bechir/siege-du-parti-politique-de-lancien-president-soudanais-el-bechir-occupe-par-les-redoutables-forces-militaire-de-son-pays/” rel=”attachment wp-att-30572 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

Pilier du régime du président soudanais déchu Omar el-Béchir, les paramilitaires des redoutées Forces de soutien rapide (RSF) ont contribué à sa chute et se sont emparés depuis des sièges de son parti à travers le pays.

A Khartoum, les RSF sont visibles à l’intérieur et autour du siège central du Parti du congrès national (NCP), de l’ancien président qui a dominé la vie politique du Soudan pendant trois décennies.

A chaque fois que le portail de ce complexe, situé près de l’aéroport international de Khartoum, s’entrouvre, on aperçoit, dans son enceinte, de nombreux véhicules des RSF lourdement armés.

Des véhicules équipés de mitrailleuses montent la garde autour du complexe, protégé par un mur d’enceinte et qui se trouve près du Club catholique du quartier cossu de Khartoum 2.

Les RSF se sont également emparées des permanences du NCP à travers le pays, selon des sources politiques.

Trois jours après la chute le 11 avril de Omar el-Béchir, destitué par l’armée sous la pression d’un mouvement de contestation déclenché en décembre, le Conseil militaire qui s’est emparé du pouvoir a formé une commission chargée de saisir les biens du NCP.

– Paradoxes –

Le journaliste de renom, Fayçal Mohammed Saleh, souligne les paradoxes de la situation.

Les biens du “parti contre lequel les Soudanais se sont révoltés sont tombés dans les mains d’une force qu’ils haïssent”, analyse-t-il à l’AFP.

Le deuxième paradoxe est que “cette force qui a été construite par Béchir pour le protéger a contribué à sa chute et occupe maintenant les sièges de son parti”.

Dirigées par Mohammed Hamdan Daglo, aujourd’hui numéro deux du Conseil militaire au pouvoir, les RSF sont présentées par certains comme un avatar des milices Janjawid accusées de crimes de guerre au Darfour sous le régime Béchir.

Elles sont également accusées de la dispersion brutale d’un sit-in de manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum, épicentre de la contestation. Le chef des RSF a nié toute responsabilité, dénonçant une tentative de nuire à l’image de ses forces.

Le 3 juin, au moins 127 manifestants ont péri dans la dispersion de ce sit-in, selon un comité de médecins proche de la contestation.

Une enquête officielle a conclu la semaine dernière à l’implication de huit paramilitaires dont des membres des RSF dans cette équipée sanglante.

Déclenchées le 19 décembre 2018 après le triplement du prix du pain, les manifestations se sont rapidement transformées en contestation du régime Béchir. Elles se sont poursuivies après sa destitution pour réclamer un pouvoir civil.

– Milices redoutées –

La méfiance des Soudanais à l’égard des RSF est alimentée par les récits des exactions qu’elles auraient commises au Darfour.

“J’ai vu de mes propres yeux les crimes commis par les Janjawid sur ordre de Béchir”, raconte un fonctionnaire originaire de cette région de l’ouest du Soudan qui se présente sous le nom de Mahmoud.

Omar el-Béchir est recherché par la justice internationale pour des accusations de crimes contre l’humanité et génocide durant le conflit au Darfour entre 2003 et 2008.

Le siège central du parti de Béchir à Khartoum est en chantier. Un bâtiment de plusieurs étages est en construction mais les travaux se sont arrêtés.

En fait, le NCP avait décidé il y a dix ans de construire un siège à l’image de sa puissance. Son vice-président d’alors Ibrahim Mahmoud avait déclaré que la Chine allait financer le projet.

La Chine entretenait de bons rapports avec le régime de Béchir et était le principal partenaire de son gouvernement dans l’exploitation de la richesse pétrolière du pays.

Mais l’essentiel des revenus pétroliers s’est tari depuis que le Soudan du sud, où se trouvent la plupart des gisements, a fait sécession en 2011.

En s’emparant des sièges du Parti du congrès national, “les RSF tentent de consolider leur emprise sur le pays”, estime un homme d’affaires s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Reste que les membres de cette force “recrutés parmi des tribus et peu instruits peinent à gagner la confiance des Soudanais”, relève M. Saleh.

“Les Soudanais voient en eux des milices tribales qui veulent s’imposer par la force”, souligne-t-il.

 

Avec BBC

Centrafrique : mine chinoise à Bozoum, la pollution au mercure confirmée.

0
Bozoum-la-pollution-au-mercure-confirmee/chantier-des-chinois-a-boyele-bozoum-1-4/” rel=”attachment wp-att-30568 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/Chantier-des-Chinois-à-boyele-bozoum-1-450×339.jpg” alt=”chantier minier chinois à Bozoum en Centrafrique ” width=”450″ height=”339″ />
Chantier minier chinois à Bozoum, Centrafrique

 

 

Les activités d’extraction d’or par quatre sociétés minières chinoises à Bozoum, dans le nord de la République centrafricaine, ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, selon un rapport d’analyses divulgué mercredi.

 

Les scientifiques du laboratoire Lavoisier de Bangui, soutenu par l’Unesco, avaient été mandatés par le gouvernement centrafricain au début du mois de juin pour répondre aux inquiétudes de la population de Bozoum, où quatre sociétés chinoises exploitent l’or depuis le mois de février. Les experts ont relevé une concentration de mercure quatre à vingt-six fois supérieure à sa valeur admissible dans les eaux de la rivière Ouham.

«Il convient de noter que la présence de mercure n’était pas détectée en amont du site d’exploitation minière. Donc cette pollution en métaux lourds très toxiques proviendrait des sites d’exploitation», indiquent les auteurs du rapport. Les sociétés chinoises présentes à Bozoum avaient été épinglées par un rapport d’enquête parlementaire publié le 13 juillet. Ses auteurs avaient dénoncé un «désastre écologique» et recommandé l’arrêt de l’exploitation minière. Au cours de leurs entretiens avec les députés, les représentants des sociétés chinoises avaient nié l’utilisation du mercure dans les mines de Bozoum.

Samedi, le ministre des mines Léopold Mboli Fatrane avait contesté le contenu du rapport parlementaire, basé sur des observations visuelles et des témoignages. «Nous devons attendre les résultats des analyses scientifiques», avait déclaré le ministre face à la presse, tout en reconnaissant que les entreprises chinoises avaient «rompu leurs obligations». «Nous avons demandé que des travaux de réhabilitation des sols et des forages d’eau potable soient réalisés immédiatement», avait-il ajouté. Des mesures recommandées par le rapport divulgué mercredi.

Particulièrement toxique, le mercure «s’accumule dans la chaîne alimentaire, notamment dans les poissons ainsi que dans les espèces herbivores, ce qui accroît les risques de contamination des êtres humains vivant plus ou moins loin du lieu de pollution», rappellent les auteurs du rapport d’analyses. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par la guerre, qui a forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile. L’exploitation de ces ressources est difficile à contrôler dans ce pays où l’Etat n’a la main que sur une maigre partie du territoire national.

 

Avec AFP

Centrafrique : décès du maréchal des logis-chef Pounessko dans un accident à Grimari.

0
Centrafrique.com/centrafrique-deces-du-marechal-des-logis-chef-pounessko-dans-un-accident-a-grimari/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019-3/” rel=”attachment wp-att-30559 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui en Centrafrique
Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui, le 12 mai 2019. Crédit photo : Mickael Kossi/CNC

 

Bambari (CNC) – Le maréchal des logis-chef Pounesseko, détaché à Bambari depuis 6 mois, vient de rendre son âme ce mardi dans un accident de route à 5 kilomètres de Grimari, au centre de la République centrafricaine, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

La nouvelle vient de tomber cette nuit vers 22 heures, les forces de sécurité intérieures de Bambari sont en deuil.

Selon nos informations, l’accident a eu lieu vers 21 heures à cinq kilomètres de Grimari, située à 305 kilomètres de Bangui.

En effet, le gendarme maréchal des logis-chef Pounesseko, depuis son détachement à Bambari il y’a six mois, n’avait pas rendu visite à sa famille qui se trouve à Bangui. Pour le faire, il avait sollicité auprès de son commandant une permission de sept jours. Ce qui a été fait.

Finalement, à son retour de Bangui ce mardi 30 juillet que le gendarme, par manque de vigilance, s’est tombé au sol en pleine vitesse depuis l’arceau du minibus qui l’a transporté.

Rappelons que le gendarme Pounesseko est âgé de 43 ans et papa des quatre enfants. Sa mort laisse une place vide au sein de la gendarmerie de Bambari où il est beaucoup apprécié par ses collègues et la population locale.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique / Bambari : un homme criblé des balles devant son domicile.

0
Bambari-un-homme-crible-des-balles-devant-son-domicile/les-habitants-du-quartiers-elevage-de-bambari-qui-sont-ici-tous-des-peuls-hommes/” rel=”attachment wp-att-30539 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/les-habitants-du-quartiers-élevage-de-bambari-qui-sont-ici-tous-des-peuls-hommes-450×270.jpg” alt=”Les habitants du quartier élevage de bambari en Centrafrique ” width=”450″ height=”270″ />
Les habitants du quartier élevage à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua….

 

Bambari (CNC) —Un homme de 35 ans, identifié comme monsieur ADAM MAMOUDA, a été criblé des balles par des inconnus dans la nuit du lundi à mardi au quartier LAPANDERE de Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon les voisins de la victime contactée par CNC, celle-ci travaille à la fois comme couturier et mécanicien des motos au quartier LAPANDERE, dans le secteur de BORNOU quand il a été assassiné.

À en croire aux témoins de la scène, les assaillants seraient quatre sur moto, en tenue civile et en provenance du quartier Parc élevage quand ils cognaient à la porte de la victime vers 22 heures locales.

Sans le savoir, Monsieur ADAM MAMOUDA, père de deux enfants, ouvre sa porte aux assaillants qui l’ont immédiatement criblé des balles avant de quitter le lieu.

Selon nos informations, la victime fut un ex-combattant de l’UPC qui a repris ses activités civiles depuis plusieurs mois, abandonnant ainsi la lutte armée.

Alors que ces derniers temps, Monsieur ADAM MAMOUDA, selon les informations du CNC, serait en désaccord avec ses sœurs concernant leur fréquentation amoureuse avec certains rebelles de l’UPC d’Ali Darassa. Son assassinat, d’après plusieurs sources proches de sa famille, serait lié à ce désaccord.

Le corps sans vie de la victime a été enterré ce mardi 30 juillet vers 8 heures locales.

 

 

Copyright2019CNC.

 

Centrafrique : les auteurs du massacre de Paoua seront jugés par la Cour pénale spéciale

0

Centrafrique.com/centrafrique-les-auteurs-du-massacre-de-paoua-seront-juges-par-la-cour-penale-speciale/le-chef-rebelle-peul-du-3r-abbas-siddiki-img_4113-6/” rel=”attachment wp-att-30550 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Les auteurs présumés du massacre de Paoua, qui avait coûté la vie à 46 civils le 21 mai, seront traduits devant la Cour pénale spéciale (CPS), créée pour juger les auteurs de violations graves des droits humains en Centrafrique, a annoncé mardi le procureur général de la cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

» LIRE AUSSI – Pourquoi les Russes s’implantent-ils en Centrafrique ?

Lundi, le parquet général de Bangui avait transmis le dossier à la CPS et déféré les trois suspects auprès du procureur de la CPS. «C’est un crime de masse qui relève de la compétence de cette cour», a indiqué à l’AFP le procureur général Tambo.

Le 21 mai, des éléments du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation) avaient lancé une série d’attaques contre la ville de Paoua, située dans le nord du pays. 46 civils avaient été tués dans ces attaques, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW). Après un ultimatum de la mission de l’ONU (Minusca) et du gouvernement centrafricain au leader du groupe 3R, Sidiki Abass (aussi connu sous le nom de Bi Sidi Souleymane), trois coupables présumés avaient été livrés par le groupe aux autorités judiciaires du pays.

A ce jour, ces trois suspects sont les seuls mis en cause dans l’affaire. Mais l’enquête de la CPS pourrait remonter jusqu’au leader des 3R, selon une source proche du dossier. Un rapport de HRW publié le 18 juillet avait en effet souligné la responsabilité de Sidiki Abass dans les attaques de Paoua.

Le chef des 3R avait été nommé «conseiller spécial militaire» auprès du premier ministre après la signature, le 6 février, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés qui contrôlent une grande partie de la Centrafrique.

En juin, le ministre de la justice Flavien Mbata avait rappelé que l’accord de Khartoum «ne limite pas les compétences de la CPS». Jusqu’à cette annonce, aucune information n’avait filtré sur le contenu des dossiers instruits par la CPS, créée par décret en 2015, inaugurée en octobre 2018 et composée de juges nationaux et internationaux.

Huit mois après son inauguration, la CPS a instruit quatre dossiers. Trois autres font l’objet d’une enquête préliminaire. Au total, 27 plaintes ont été déposées. La Centrafrique est déchirée par de fortes violences depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé. Les civils sont particulièrement vulnérables aux attaques des groupes armés, et près d’un quart des 4,5 millions d’habitants ont fui leur domicile.

 

 

Avec AFP

Les autorités russes haussent le ton avant une manifestation de l’opposition

0

Centrafrique.com/les-autorites-russes-haussent-le-ton-avant-une-manifestation-de-lopposition/les-autorites-russes-haussent-le-ton-avant-une-manifestation-de-lopposition/” rel=”attachment wp-att-30544 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

Les autorités russes ont haussé le ton mardi contre l’opposition, qui prépare une nouvelle manifestation le 3 août à Moscou pour exiger de pouvoir participer aux élections locales, après un rassemblement fermement réprimée par la police pendant le weekend.

Le Parquet général, le puissant Comité d’enquête et le maire de Moscou se sont succédé mardi pour avertir les partisans de l’opposition, dont les principaux meneurs sont déjà en prison à la suite de la manifestation de samedi dernier.

Celle-ci s’est soldée par près de 1.400 arrestations, du jamais vu depuis le retour du président Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

D’ores et déjà, une menace très concrète et très lourde pèse sur les protestataires puisque les enquêteurs russes ont annoncé avoir ouvert une enquête pour “troubles massifs”, une procédure qui peut aboutir à des peines atteignant 15 ans de prison.

Ils ont également accusé les manifestants de “grossière violation de l’ordre public, de violences contre les forces de l’ordre” et d’avoir perturbé la circulation automobile sur le boulevard périphérique de la capitale russe samedi.

Le Parquet général a de son côté appelé à réagir “avec sévérité” aux prochaines manifestations qui n’auront pas reçu l’aval des autorités. Son patron, Iouri Tchaïka, a invité ses collègues à prendre des “mesures efficaces de contrôle” afin que “les évènements qui se sont récemment produits à Moscou ne se reproduisent pas”.

La manifestation de samedi, non autorisée, avait été fermement réprimée par la police et semble démontrer la détermination des autorités à tuer dans l’oeuf tout mouvement de contestation lié aux élections locales du 8 septembre, auxquelles la plupart des figures de l’opposition moscovite ont été empêchées de participer.

La maire de Moscou, Sergueï Sobianine, loyal au Kremlin, a accusé l’opposition de “préparer une nouvelle provocation” le 3 août et remercié les policiers d’avoir réprimé la manifestation de samedi dernier, au cours de laquelle ils ont, selon lui, “été obligés d’utiliser la force” et se sont comportés “de manière adéquate”.

– Meneurs en prison –

Les tribunaux russes ont annoncé mardi avoir ordonné une soixantaine de détentions provisoires et condamné plus de 160 personnes à des amendes après cette manifestation. Un protestataire accusé d’avoir jeté une poubelle sur un policier a été incarcéré pour deux mois dans l’attente d’un procès dans lequel il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

Avant même le rassemblement de samedi, le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, avait été condamné la semaine dernière à 30 jours de prison pour des appels à manifester. Hospitalisé dimanche à la suite d’une “grave réaction allergique” avant d’être renvoyé en cellule, il n’a pas exclu d’avoir été “empoisonné”.

Plusieurs de ses alliés se sont également vu infliger de courtes peines de détention. Parmi eux, les opposants de premier plan Ilia Iachine, condamné lundi à 10 jours de détention avant de voir sa peine s’alourdir de 10 jours supplémentaires mardi, et Dmitri Goudkov, condamné à 30 jours.

L’opposition dénonce depuis plusieurs semaines le rejet des candidatures indépendantes aux élections locales du 8 septembre, qui s’annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale.

La prochaine manifestation de l’opposition prévue pour le 3 août risque elle aussi de ne pas recevoir le feu vert des autorités, qui ne parviennent pas à se mettre d’accord avec les organisateurs sur l’endroit où elle devrait se dérouler.

L’un des négociateurs de l’opposition, Mikhaïl Svetov, a été interpellé mardi par la police après des pourparlers infructueux avec la mairie de Moscou.

Le mouvement de contestation lié aux élections locales de septembre est l’un des plus importants depuis les actions de protestation contre le retour au Kremlin de Vladimir Poutine, sévèrement réprimées en 2012.

Les candidats indépendants étaient censés obtenir les signatures d’au moins 3% des membres du corps électoral dans la circonscription où ils se présentaient. Mais la commission électorale a rejeté la candidature de toutes les figures de l’opposition ayant franchi cet obstacle, arguant d’irrégularités dans la collecte des signatures.

 

Une attaque de Boko Haram fait 65 morts dans le Nord-Est du Nigeria

0

Centrafrique.com/une-attaque-de-boko-haram-fait-65-morts-dans-le-nord-est-du-nigeria/une-attaque-de-boko-haram-fait-65-morts-le-29-juillet-2019-u/” rel=”attachment wp-att-30524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Boko Haram a tué 65 personnes participant à des funérailles, dans le nord-est du Nigeria.

Les autorités avaient dans un premier temps parlé d’une vingtaine de morts. Mais des dizaines d’autres cadavres ont été découverts par des hommes armés près de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno.

Avec BBC

Accord de partage du pouvoir entre Tshisekedi et Kabila en RDC

0

Centrafrique.com/accord-de-partage-du-pouvoir-entre-tshisekedi-et-kabila-en-rdc/accord-de-partage-du-pouvoir-entre-tshisekedi-et-kabila-en-rdc/” rel=”attachment wp-att-30520 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Pour gouverner, le président Tshisekedi n’a eu d’autre choix que de composer avec le parti de son prédécesseur.

 

Majoritaires au parlement, les partisans de l’ex président Joseph Kabila raflent la plus grosse part du gâteau dans le futur gouvernement de coalition.

D’après cet accord, les partisans de l’ex président Joseph Kabila auront 42 postes au sein du futur gouvernement. Leurs alliés, les partisans du président Félix Tshisekedi se voient attribuer 23 postes ministériels.

Au total, c’est donc un gouvernement de 65 membres qui devrait être publié dans les prochains jours.

L’attente de cet accord a tenu en haleine les Congolais qui, six mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi, n’ont toujours pas de gouvernement.

Lire aussi :

Le premier ministre Sylvestre Ilunkamba a bien été désigné il y a deux mois, mais les tractations pour le partage du pouvoir étaient depuis restés au point mort.

Mais il y a une semaine, le président Félix Tshisekedi a reçu son prédécesseur Joseph Kabila. Une rencontre qui, visiblement a aplani les divergences.

Leader du parti historique de l’opposition, Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 décembre dernier.

Mais les partisans de l’ex président Joseph Kabila ont conservé une écrasante majorité parlementaire.

Lire aussi :

Pour gouverner, le président Tshisekedi n’a eu d’autre choix que de composer avec le parti de son prédécesseur.

Cette situation est inédite dans l’histoire de la RDC. Depuis son indépendance, le pays n’avait jamais connu une passation de pouvoir pacifique entre deux chefs d’Etat élus.

 

AFP/VOA

Centrafrique : attaque contre le village Ngoulaka, 600 bœufs emportés par les assaillants.

0

Centrafrique.com/centrafrique-attaque-contre-le-village-ngoulaka-600-boeufs-emportes-par-les-assaillants/quatre-rebelles-de-la-seleka-centrafrique-en-poster-de-photos-avec-leurs-armes/” rel=”attachment wp-att-30493 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des rebelles de la Seleka en Centrafrique

 

Bambari (CNC) – alors que les premiers éléments d’informations concernant l’attaque des rebelles sur le village Ngoulaka le vendredi dernier, qui faisait état de 2 enfants pris en otage dans un premier temps, vient à nouveau de s’alourdir avec un nouveau bilan de 600 bœufs emportés et 25 bergers pris en otages, a-t-on appris des sources sécuritaires locales. 

 

Selon les mêmes sources, les 600 têtes des bœufs volés par les assaillants, y compris les 25 bergers pris en otages sont arrivés dans la nuit du samedi à dimanche au village Ndassima, une localité sous contrôle des éléments de l’UPC, située à environ 60 kilomètres de Bambari  dans la préfecture de la Ouaka, centre de la République centrafricaine.

Comme nous l’avions annoncé précédemment, le vendredi dernier, les assaillants, identifiés comme des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avaient pour objectif de mettre la main sur l’homme d’affaires Saleh. Comme par hasard, l’homme ne se trouvait pas sur place à son domicile au village Ngoulaka au moment de l’arrivée des assaillants. Évitant de rentrer bredouilles, les rebelles ont mis la main sur deux de ses enfants avant de localiser ses troupeaux de bœufs dans le secteur.

Prenant en otage les 25 bergers avec les 600 têtes des bœufs de l’homme d’affaires Saleh, ils exigent depuis samedi le versement d’une rançon de 10 millions de francs CFA avant que les bétails et les otages soient libérés.

Pendant ce temps, à Bambari, des vois s’élèvent pour demander au chef rebelle Ali Darassa de mettre la pression sur les assaillants afin que les otages soient libérés au plus vite possible. Mais depuis lors, l’homme ne répond plus au téléphone, son portable est éteint.

Contacté à son tour, son conseiller politique, porte-parole de l’UPC, Monsieur Moussa Aliou déclare que son chef Ali Darassa serait en déplacement à Ippy et que lui, il n’a aucune idée sur les identités des assaillants.

Une version très contestée à Bambari, du moment où les ravisseurs, qui se trouvent présentement dans une localité contrôlée par des éléments de l’UPC, ont en leur possession un important nombre des bœufs et des armes.

Pour l’heure, les tractations sont toujours en cours pour tenter de libérer sans danger les 25 bergers ainsi que les 600 têtes des bœufs de l’homme d’affaires Saleh.

Par ailleurs, le chef rebelle Ali Darassa est aperçu ce lundi dans son véhicule sur l’axe Ippy-Bria. Ce qui confirme partiellement les allégations de son porte-parole qui indique que celui-ci n’est pas sur place à Gbokologbo.

 

Copyright2019CNC.

Rencontre entre Gbagbo et Bédié à Bruxelles

0
Centrafrique.com/rencontre-entre-gbagbo-et-bedie-a-bruxelles/lancien-chef-de-larmee-philippe-mangou-a-droite-de-laurent-gbagbo-a-abidjan-le-7-aout-2009/” rel=”attachment wp-att-30514 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ancien chef de l'armée Philippe Mangou-à droite de Laurent Gbagbo-à Abidjan-le 7 août 2009
L’ancien chef de l’armée Philippe Mangou-à droite de Laurent Gbagbo-à Abidjan-le 7 août 2009

 

 

 

La première rencontre depuis 10 ans entre les deux anciens ennemis les ex-présidents ivoiriens Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, lundi à Bruxelles, annonce sans doute la création d’un front contre le camp de l’actuel président Alassane Ouattara pour la présidentielle de 2020.

Bédié (1993-1999, 85 ans) et Laurent Gbagbo (2000-2011, 74 ans), qui attend en Belgique une décision de la Cour pénale internationale, se sont rencontrés lundi à Bruxelles pour la première fois depuis 2010 et la crise post-électorale qui avait fait plus de 3.000 morts après le refus de Gbagbo d’admettre sa défaite face à Ouattara.

Ironie: Bédié avait apporté son soutien à l’actuel président Alassane Ouattara contre Gbagbo au deuxième tour de la présidentielle de 2010. Il a été un allié du président Ouattara, son parti, le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), participant activement à la coalition au pouvoir jusqu’en 2018. Cette coalition a explosé parce que le président Bédié estimait que la coalition devait soutenir un candidat du PDCI en 2020.

“Cette rencontre augure probablement d’une alliance électorale. Il y a des zones de désaccord forcément mais on tait ces zones pour s’unir contre Ouattara. C’est du +Tout sauf Ouattara+ ou son successeur”, estime le consultant Yves Ouya. “Historiquement, deux partis ont besoin de s’allier contre le troisième pour gagner”.

“Le +Tout sauf Ouattara+ est une évidence pour les gens du FPI (Front populaire ivoirien, le parti de Gbagbo) depuis 2010. Pour le PDCI, ils s’estiment floués et veulent désormais être au pouvoir sans le parti de Ouattara”, explique-t-il.

“Cette rencontre a un fort écho car les gens sont inquiets qu’il y ait un remake de 2010”, souligne M. Ouya. “Là on se retrouve 10 ans après avec les mêmes, avec juste un glissement d’un parti vers l’autre. C’est un échec de génération”.

Lors de leur entretien, Henri Konan Bédié “s’est particulièrement réjoui de l’acquittement du président Laurent Gbagbo et lui a vivement souhaité un retour rapide en Côte d’Ivoire”, selon un communiqué commun signé de leurs deux partis.

Acquitté par la Cour pénale internationale, M. Gbagbo, qui était poursuivi pour crimes contre l’humanité, est actuellement en liberté conditionnelle à Bruxelles en attendant un éventuel procès en appel.

– Réforme de la commission électorale –

Les deux anciens chefs d’Etat ont demandé “la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, et le retour en sécurité de tous les exilés”.

“Dans le cadre de l’organisation d’élections justes, transparentes et équitables en 2020”, les deux hommes “ont appelé le gouvernement à procéder à une réforme profonde de la Commission électorale indépendante (CEI) afin qu’elle puisse contribuer significativement à la consolidation de la paix sociale en Côte d’Ivoire”.

L’actuelle réforme de la CEI, qui doit être entérinée dans les prochains jours par l’Assemblée nationale, est décriée par l’opposition qui juge qu’elle ne présente pas les garanties d’indépendance suffisantes.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne.

Pour Jean Alabro, politologue, cette alliance, “même si elle ne donne pas lieu à un pacte électoral”, montre que les opposants “ne veulent pas forcément une belle mariée mais le départ de Ouattara. Ca envoie un signal à tous ceux qui veulent son départ. C’est une dynamique qui se met en marche pour faire partir Ouattara ou son successeur”.

Du côté du pouvoir ou de la coalition Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), aucune réaction n’était disponible dans l’immédiat.

 

AFP/VOA

Appel à de nouveaux rassemblements au Soudan

0
Centrafrique.com/appel-a-de-nouveaux-rassemblements-au-soudan/la-police-dispersent-des-manifestants-a-coup-de-gaz-lacrymogene-a-khartoum-soudan-24-fevrier-2019/” rel=”attachment wp-att-30508 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum-Soudan-24 février 2019
La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum-Soudan-24 février 2019

 

 

Cinq manifestants dont quatre lycéens ont été tués par balles lundi lors d’un rassemblement dans la ville soudanaise d’Al-Obeid, suscitant la colère au sein du mouvement de contestation qui a dénoncé “un massacre” et appelé à de nouveaux rassemblements.

Après ces violences survenues à la veille d’une reprise des négociations entre pouvoir militaire et contestation pour finaliser un accord sur la transition, les autorités ont imposé un couvre-feu nocturne dans la ville d’Al-Obeid et trois autres localités de l’Etat du Kordofan-Nord (centre).

Pays pauvre à l’économie exsangue, le Soudan est en proie à un mouvement de contestation depuis décembre 2018. Déclenchées après le triplement du prix du pain, les manifestations se sont transformées en opposition au régime qui a poussé l’armée à destituer et arrêter le 11 avril le président Omar el-Béchir après 30 ans au pouvoir.

Elles se sont poursuivies après la mise en place d’un Conseil militaire lui ayant succédé, pour réclamer un pouvoir civil et de meilleures conditions de vie.

Lundi à Al-Obeid, “cinq martyrs sont tombés sous les tirs de snipers lors d’un rassemblement pacifique”, a indiqué un comité de médecins proche du mouvement de contestation, faisant état d’un nombre indéterminé de blessés.

Selon Babikir Faisal, un leader de la contestation, “quatre lycéens font partie des cinq martyrs”. Des habitants et un journaliste de la ville d’Al-Obeid ont confirmé ces informations.

La ville n’a pas connu de manifestations importantes depuis le début de la contestation.

Mais un résident joint au téléphone par l’AFP a expliqué que le rassemblement de lundi avait été organisé pour protester contre “une pénurie de pain et de carburant dans la ville ces derniers jours”.

“Les écoliers ont été affectés, en l’absence de transports pour les conduire à l’école”, a-t-il souligné. “Aujourd’hui ils ont manifesté et quand leur marche a atteint le centre-ville il y a eu des coups de feu”.

L’Association des professionnels soudanais (SPA), l’un des principaux membres de la contestation, a dénoncé un “massacre” et appelé à de nouvelles manifestations.

“Nous appelons notre peuple à descendre dans la rue (…) pour dénoncer le massacre d’Al-Obeid et exiger que les coupables soient traduits en justice”, a-t-elle dit dans un communiqué.

Peu après, de nombreux manifestants se sont réunis à Bahari, quartier du nord de Khartoum, ont rapporté des témoins.

La SPA a affirmé que des “balles réelles” avaient été tirées contre ce qu’elle a présenté comme une “manifestation d’écoliers”.

L’association a aussi appelé sur sa page Facebook “citoyens, médecins et secouristes à se rendre aux urgences dans les hôpitaux qui reçoivent les blessés atteints de balles réelles”.

– Appel à suspendre le dialogue –

Un leader de la contestation a aussi appelé à suspendre les discussions politiques entre pouvoir et contestation.

“Nous ne pouvons pas nous assoir à la table des négociations avec ceux qui permettent de tuer des révolutionnaires”, a affirmé dans un communiqué Siddig Youssef.

Mardi, le Conseil militaire et les chefs de la contestation doivent reprendre les négociations pour finaliser certains points en suspens après la conclusion d’un accord de partage du pouvoir le 17 juillet.

Cet accord, obtenu après de difficiles négociations, prévoit un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils qui sera chargé de mener la transition pendant un peu plus de trois ans.

Un comité technique représentant les deux parties doit tenir des discussions préliminaires lundi.

L’appel à de nouveaux rassemblements émis lundi intervient alors que plusieurs manifestations ont eu lieu depuis samedi à Khartoum pour protester contre les conclusions d’une enquête officielle sur la répression meurtrière d’un sit-in de manifestants le 3 juin dans la capitale soudanaise, qui a fait des dizaines de morts.

Cette enquête a conclu samedi à l’implication de huit paramilitaires dont trois au moins sont membres des redoutées Forces de soutien rapide (RSF) dirigées par le numéro deux du Conseil militaire, Mohammed Hamdan Daglo, qui avait auparavant nié toute responsabilité de ses forces.

Selon un comité de médecins proche des protestataires, 127 manifestants ont péri le 3 juin.

Les chefs de la contestation ont rejeté les conclusions de l’enquête, qui évoque un bilan des victimes moins élevé que le leur et exonère la responsabilité du Conseil militaire qui a affirmé n’avoir pas donné les ordres pour la dispersion.

Depuis décembre, la répression de la contestation a fait 246 morts, y compris les 127 manifestants tués le 3 juin, selon le même comité de médecins.

 

AFP/VOA

L’Éthiopie veut planter 200 millions d’arbres en un jour

0

Centrafrique.com/lethiopie-veut-planter-200-millions-darbres-en-un-jour/la-campagne-de-reboisement-vise-a-planter-200-millions-darbres-en-un-jour/” rel=”attachment wp-att-30503 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Une campagne ambitieuse visant à planter 200 millions de plants en une journée est en cours en Ethiopie.

Ce serait un record du monde si cet ambitieux projet était réalisé. En effet, le record du plus grand nombre d’arbres plantés en une journée par un individu, selon le Guiness Book of Records, est détenu par Ken Chaplin du Canada.

Il a planté 15.170 semis de pin rouge en 2001.

L’initiative de l’Ethiopie menée à l’échelle d’un pays s’inscrit dans le cadre de l’initiative Green Legacy du Premier ministre Abiy Ahmed.

Il a lui-même montré l’exemple en plantant quelques semis d’arbre à ArbaMinch, dans le sud de l’Ethiopie, lundi matin.

  1. Abiy a lancé la campagne de sensibilisation sur l’importance de la lutte contre la dégradation de l’environnement dans ce pays quasi désertique de la corne de l’Afrique.

A lire aussi

Sur ses instructions, les services de l’administration publique dans la capitale, Addis-Abeba, ont été fermés pour permettre aux fonctionnaires de prendre part à la campagne de reboisement.

L’ONU affirme que la couverture forestière de l’Éthiopie est passée de 35 % du total des terres au début du XXème siècle à un peu plus de 4 % depuis les années 2000.

Le pays a également connu de graves sécheresses ces dernières années.

Avec une population estimée à 100 millions d’habitants, l’Éthiopie, aurait besoin que chaque citoyen plante au moins deux semis, pour atteindre le record qu’il s’est fixé.

 

Avec BBC Afrique

Une sage-femme kényane sauve des bébés intersexués en les adoptant

0

Centrafrique.com/une-sage-femme-kenyane-sauve-des-bebes-intersexues-en-les-adoptant/une-sage-femme-kenyane-sauve-des-bebes-intersexues-en-les-adoptant/” rel=”attachment wp-att-30498 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Il y a cinq ans, Zainab, une sage-femme kényane, a aidé à l’accouchement d’un enfant venu au monde avec des organes sexuels masculins et féminins.

Le père de l’enfant lui a dit de mettre fin à ses jours, mais elle a refusé, préférant élever le nouveau-né comme son propre enfant.

L’un des accouchements supervisés par Zainab a été difficile.

C’est celui d’un enfant né avec des organes sexuels masculins et féminins.

Un enfant dont le père souhaitait la mort.

Le cordon ombilical de l’enfant s’était enroulé autour de sa tête, et Zainab, la sage-femme, a utilisé une cuillère en bois pour le démêler.

Après avoir nettoyé ses voies respiratoires, elle a lavé l’enfant, coupé et attaché le cordon ombilical.

C’est alors que Zainab a constaté quelque chose qu’elle n’avait jamais vu auparavant.

“Quand j’ai vérifié si c’était un garçon ou une fille, j’ai vu deux choses saillantes. Le bébé avait des parties génitales mâles et femelles”, avait-elle constaté.

“C’est un garçon !” ou “C’est une fille !” avait-elle l’habitude de déclarer aux parents des nouveau-nés.

Mais Zainab a remis l’enfant à sa mère, lui disant simplement : “Voilà ton bébé.”

La mère de l’enfant, elle, était stupéfaite de constater qu’il avait des organes sexuels masculins et féminins.

A la vue du nouveau-né, son père était embarrassé à l’idée de l’emmener à la maison.

“Il m’a dit : ‘On ne peut pas ramener ce bébé à la maison. Nous voulons qu’il soit tué.’ Je lui ai dit que l’enfant était la création de Dieu et ne devait pas être tué. Mais il a insisté. Alors, je lui ai dit : ‘Laisse-moi le bébé, je le tuerai pour toi. Mais je ne l’ai pas tué. Je l’ai élevé.”

Le père est revenu plusieurs fois pour voir si Zainab avait tenu la promesse de mettre fin aux jours de l’enfant.

Elle a caché le bébé, insistant toujours sur la promesse de le tuer, pour tromper la vigilance de son père.

“Ils m’ont dit de ne jamais révéler que le bébé était le leur”

“Un an plus tard, les parents ont appris que leur bébé était vivant et ils sont venus me voir. Ils m’ont dit de ne jamais révéler que le bébé était le leur. J’ai accepté. Et depuis, j’élève l’enfant comme si c’était le mien”, raconte-t-elle.

Dans de nombreuses communautés kényanes, un bébé intersexué est considéré comme un mauvais présage.

Il attire la malédiction sur sa famille et ses voisins.

En adoptant l’enfant, Zainab n’a pas tenu compte des croyances traditionnelles.

Et elle risquait, pour cela, d’être tenue responsable de tout malheur qui arriverait à la famille du nouveau-né.

C’était en 2012.

Mais deux ans plus tard, Zainab a eu la surprise d’assister à l’accouchement d’un deuxième enfant intersexué.

Bien qu’il n’existe pas de statistiques fiables sur le nombre de Kényans intersexuels, les chercheurs pensent que le taux est le même que dans les autres pays.

Selon certaines estimations, cette proportion pourrait atteindre 1,7 % de la population, mais on ne s’entend pas sur ce qu’est l’intersexualité.

“Cette fois, les parents ne m’ont pas demandé de tuer l’enfant. La mère était seule, et elle s’est enfuie, me laissant avec le bébé”, dit Zainab.

Cette fois-ci encore, l’accoucheuse traditionnelle a emmené le bébé avec elle et l’a élevé comme son propre enfant. Mais son mari, pêcheur de son état, n’était pas heureux pour cela.

“Quand il est allé à la pêche et est rentré bredouille, il a tenu les enfants intersexués pour responsables de son malheur”, raconte la sage-femme.

“Il a dit que les enfants nous avaient jeté un mauvais sort. Il m’a suggéré de lui remettre les enfants pour qu’il puisse les noyer dans le lac. Mais j’ai refusé. Je lui ai dit que je n’accepterais jamais cela. Ça l’a rendu mécontent, et on a commencé à nous disputer tout le temps”, se souvient Zainab.

Ne supportant plus le comportement de son mari, elle décide de le quitter et de partir avec les enfants.

“C’était un choix difficile pour moi. Financièrement, j’avais une vie confortable avec mon mari, et nous avions des enfants adultes et même des petits-enfants. Mais on ne pouvait pas vivre dans une telle atmosphère, avec des menaces et des pugilats. J’étais obligée de m’en aller.”

L’accouchement est en train de changer au Kenya.

De plus en plus, les mères accouchent à l’hôpital plutôt qu’au village.

Mais il n’y a pas si longtemps, le recours à des accoucheuses traditionnelles était la règle, et il y avait une entente tacite sur le sort à réserver aux bébés intersexués.

“On avait l’habitude de les tuer”, explique Seline Okiki, la présidente des “Ten Beloved Sisters”, les “Dix sœurs bien-aimées”, un groupe d’accoucheuses traditionnelles vivant dans l’ouest du Kenya.

“Si un bébé intersexué naissait, il était considéré comme une malédiction et n’était pas autorisé à vivre. On s’attendait à ce que l’accoucheuse traditionnelle tue l’enfant et dise à la mère que son bébé était mort-né”, se souvient Seline Okiki.

Dans la langue luo, il y avait même un euphémisme sur la façon dont le bébé intersexué était tué.

Les accoucheuses traditionnelles disaient qu’elles avaient “cassé la patate douce”.

Cela signifiait qu’ils avaient utilisé une “patate douce” pour lui broyer le crâne.

Les parents n’avaient pas eu leur mot à dire dans cette affaire”, affirme la secrétaire des “Ten Beloved Sisters”, Anjeline Naloh.

“On s’attendait à ce que le bébé ne vive même pas assez longtemps pour pleurer.”

Aujourd’hui, les “accoucheuses” traditionnelles envoient les femmes accoucher dans les hôpitaux.

Elles soutiennent les femmes enceintes et sensibilisent les gens à la transmission du VIH.

Mais dans les régions les plus reculées, où les hôpitaux sont difficiles d’accès, les accoucheuses traditionnelles continuent de procéder à l’ancienne, et les “Dix sœurs bien-aimées” croient que l’infanticide est encore pratiquée.

“C’est fait en cachette. Pas comme cela se faisait auparavant”, affirme Anjeline Naloh.

“Ces choses arrivent encore, mais ce sont des secrets maintenant”, confirme Seline Okiki.

Georgina Adhiambo, directrice exécutive de l’organisation caritative “Voices of Women” (les Voies féminines), dans l’ouest du Kenya, affirme que le sujet reste tabou.

“Nous avons rencontré des parents qui ont essayé de cacher leur enfant intersexué ou même de l’enfermer. Certains l’ont fait parce qu’ils avaient honte, d’autres parce qu’ils avaient peur que des voisins essaient de nuire à leur enfant”, explique-t-elle.

“Nous essayons de faire comprendre aux gens ce que sont vraiment les personnes intersexuées. Puisque nous sommes dans une société très religieuse, nous expliquons aux gens que les enfants intersexués aussi sont des créatures de Dieu”, poursuit Georgina Adhiambo.

Mais l’endocrinologue et pédiatre Joyce Mbogo, qui fait partie d’une nouvelle génération de médecins formés spécifiquement pour traiter ce qu’ils appellent les troubles du développement sexuel, affirme que les attitudes envers les personnes intersexuées commencent à changer.

“Nous avons un nouveau groupe de parents qui sont prêts à demander de l’aide”, dit-elle.

“L’Internet est accessible même dans les zones rurales, donc quand ils se rendent compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas, les gens tentent de savoir pourquoi”, explique Joyce Mbogo.

Il existe plusieurs traitements pour les bébés intersexués.

Certains patients n’ont besoin d’aucun traitement.

D’autres ont besoin de médicaments ou d’une hormonothérapie.

D’autres encore ont besoin d’une intervention chirurgicale corrective, bien que cette opération soit souvent retardée jusqu’à la fin de l’âge de la puberté, pour que les enfants puissent décider du genre qu’ils veulent être.

Pour les enfants adoptifs de Zainab, de telles décisions n’ont pas du tout été prises.

Ils sont en bonne santé et heureux.

Quand elle parle d’eux, son visage s’illumine.

Elle est visiblement fière d’eux.

Zainab travaille encore quand on a besoin d’elle, mais l’accoucheuse traditionnelle gagne surtout sa vie en vendant des vêtements.

“Je vois que ce sont des enfants normaux. L’aîné aide aux tâches ménagères, et mon fils les considère tous les deux comme ses frères et sœurs. Ils constituent tous ma famille. C’est un miracle de Dieu”, se réjouit Zainab.

Lorsqu’on lui demande si elle regrette son attitude, Zainab se met à rire.

“Dois-je les rejeter ? Non, je suis leur mère ! Ce sont des êtres humains, et je dois m’occuper de ce que Dieu a créé”, répond-elle

 

Avec BBC Afrique

Cinq médecins tués dans un raid aérien en Libye

0

 

 

 

Le porte-parole du ministère de la Santé du gouvernement d’union nationale accuse l’aviation du maréchal Khalifa Haftar d’être à l’origine de l’attaque, sans fournir de preuves.

Mais les forces pro-Haftar n’ont pas revendiqué cette frappe.

Les ambulances et les hôpitaux près des zones de combats au sud de Tripoli sont fréquemment la cible de frappes aériennes attribuées aux forces du maréchal Khalifa Haftar.

Le 16 juillet, l’hôpital de campagne d’al-Swani, à 25 km au sud de Tripoli, a été visé pour la deuxième fois depuis le début des combats meurtriers autour de la capitale.

L’homme fort de l’Est libyen mène depuis avril une offensive pour conquérir la capitale, où siège le gouvernement d’union nationale

Les combats aux abords de la capitale ont fait 1.093 morts et plus de 100.000 déplacés depuis le début de l’offensive du maréchal Haftar, selon un dernier bilan de l’OMS.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : travail contre nourriture, dernière option de Touadera en province.

0
Centrafrique.com/centrafrique-travail-contre-nourriture-derniere-option-de-touadera-en-province/livraison-des-sacs-du-riz-a-luniversite-de-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-30484 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Livraison des sacs du riz de la présidence à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Acculé de toute part à une année de l’élection présidentielle, le président Faustin Archange Touadera ne cesse de réinventer les roues pour le ramener à bon port en 2021. Des agents rabatteurs sont recrutés et mis sur terrain pour nettoyer les cerveaux des uns et des autres d’une part et d’autre part, il expérimente pour la première fois la politique du « travail contre nourriture » dans son village natal de Damara.

 

Situé à environ 75 kilomètres de Bangui, Damara est le premier village que le président Faustin Touadera et sa première épouse Brigitte Touadera expérimentent pour la première fois leur nouvelle vision sociale et politique de « travail contre nourriture » dans sa riziculture.

 

Dans tous les quartiers de Damara et les villages qui l’entourent, des émissaires du couple Touadera passent, Église par Église, maison des pasteurs par maison des Pasteurs, pour délivrer les messages du président Touadera aux Pasteurs et diacres réunis, qui à leur tour, se chargeront de dire à leurs fidèles.

Ces messages, d’après les propos tenus par les serviteurs de Dieu dans les lieux de cultes, Touadera demande à tous les fidèles, hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, d’aller cultiver son champ de riz à Damara. Ils trouveront à manger sur place du riz, et une partie leur sera donnés chaque jour à la fin du travail. Et une fois les récoltes effectuées et les riz vendus, une partie du bénéfice réalisé servirait à acheter des tôles et des bois qui leur permettront de construire ou d’aménager leur Église avec.

 

Cette pratique est loin d’être une action caritative puisque, pour avoir ces riz, il faut que les fidèles travaillent pour le couple Touadera. « Les riz sont utilisés dans ce cas comme une monnaie par le président Touadera qui veut cultiver ». Nous a clarifié un technicien agricole de Damara.

En outre, il semble que les riz distribués par le couple présidentiel seraient du même lot du riz putréfiés et avariés qui ont été donnés aux étudiants de l’Université de Bangui, mais refoulés.

En sachant très bien au passage que ces riz périmés constituent un danger grave pour la santé publique, le chef de l’État et sa bande de la présidence pourraient être rendus coupables un jour de crimes graves d’atteinte à la santé publique, selon un agent de la santé.

 

Copyright2019CNC.

 

Quinze morts dans une attaque au Burkina Faso

0
Centrafrique.com/quinze-morts-dans-une-attaque-au-burkina-faso/femmes-deplacees-du-nord-du-burkina-faso-le-13-juin-2019-a-ouagadougou/” rel=”attachment wp-att-30479 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>femmes déplacées du nord du Burkina Faso-le 13 juin 2019 à Ouagadougou
Des femmes déplacées du nord du Burkina Faso-le 13 juin 2019 à Ouagadougou

 

Les victimes ont été tuées dans la nuit de jeudi à Dibilou, une localité située dans la commune de Pissila, au nord de Ouagadougou, la capitale.

Selon les autorités locales, l’attaque a été menée par des hommes armés non identifiés.

Les assaillants ont aussi incendié des commerces avant de repartir vers le nord du pays.

C’est la cinquième attaque survenue dans la commune de Pissila, où plus de 15 000 déplacés ont été dénombrés depuis février dernier.

Les attaques armées sont récurrentes au Burkina Faso depuis plusieurs mois. Le pays a été visé plusieurs fois par des attaques djihadistes qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

 

Avec BBC

Centrafrique : Bouar, un pistolet revolver de l’EUTM volé, un suspect arrêté.

0
Centrafrique.com/centrafrique-bouar-un-pistolet-revolver-de-leutm-vole-un-suspect-arrete/pistolet-revolver-image/” rel=”attachment wp-att-30473 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Image d’illustration d’un pistolet. CopyrightDR

 

Bouar (CNC) – Identifié il y’a quelques heures, le suspect a été mis aux arrêts à la gendarmerie de Bouar, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

L’homme, identifié comme monsieur Paulin, venu de Bangui, plus précisément du quartier Combattant, a été identifié et mis aux arrêts par les enquêteurs à la gendarmerie.

Selon les informations du CNC, l’arme volée, un pistolet revolver, appartient aux français de l’EUTM-RCA, une mission d’entrainement de l’Union européenne en République centrafricaine, détachés à Bouar pour la formation des nouvelles recrues des FACA quand il a été dérobé.

Alors que le climat de suspicion  pèse sur les agents de sécurité de la société « Croisement », partenaire de la Minusca, on vient d’apprendre avec surprise l’arrestation de monsieur Paulin, devenu le suspect numéro un  dans cette affaire.

Pour l’heure, on ignore complètement comment le suspect arrive à dérober ce pistolet alors que ces instructeurs français sont logés dans la base de la Minusca depuis leur arrivée à Bouar.

L’enquête, qui progresse à grande vitesse, pourrait déterminer si le suspect a agi seul ou avec des complices.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Tunisie : les funérailles de Béji Caïd Essebsi

0
Centrafrique.com/tunisie-les-funerailles-de-beji-caid-essebsi/des-officiers-militaires-portent-le-cercueil-du-defunt-president-essebsi-lors-de-ses-funerailles-nationales-au-palais-presidentiel-de-carthage-le-27-juillet-2019/” rel=”attachment wp-att-30468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des officiers militaires portent le cercueil du défunt président Essebsi lors de ses funérailles nationales-au palais présidentiel de Carthage-le 27 juillet 2019
Des officiers militaires portent le cercueil du défunt président Essebsi lors de ses funérailles nationales-au palais présidentiel de Carthage-le 27 juillet 2019

 

En hommage au président décédé jeudi à l’âge de 92 ans, de nombreux journaux arborent dans leur édition de ce samedi des unes en noir et blanc pour le deuxième jour consécutif du deuil.

Des policiers étaient déployés le long du trajet que doit emprunter le cortège funéraire, une vingtaine de kilomètres entre le palais présidentiel de Carthage qu’Essebsi occupait depuis 2014, et le cimetière du Djellaz, dans le sud de Tunis.

Une cérémonie officielle est prévue à 11 h locales (10 h GMT), en présence du président français Emmanuel Macron, du chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du président algérien par intérim Abdelkader Bensalah ou encore du secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit.

L’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et le roi Felipe VI d’Espagne, ainsi que le prince Moulay Rachid du Maroc seront également présents, le ministère tunisien des Affaires étrangères.

Après une allocution du président par intérim, Mohammed Ennaceur, les chefs d’Etat présenteront leurs condoléances et accompagneront la dépouille vers la sortie du palais présidentiel.

Le cortège funèbre traversera ensuite la capitale pour se diriger vers le cimetière du Djellaz, où Essebsi sera inhumé aux côtés des membres de sa famille.

De la droite vers la gauche, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, le président français Emmanuel Macron, et le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, qui assistent aux funérailles nationales du président Essebsi, au palais présidentiel de Carthage.

De nombreux Tunisiens sont attendus dans ce vaste cimetière pour faire leur dernier adieu à leur président, décédé le jour où la Tunisie célébrait la proclamation de la République en 1957.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué avoir déployé un important dispositif de sécurité, tout en respectant les “rassemblements spontanés de citoyens”.

Le Premier ministre Youssef Chahed a annoncé des funérailles “grandioses”.

C’est une première pour un président tunisien : le premier dirigeant de la Tunisie après l’indépendance, Habib Bourguiba, avait été enterré en catimini en 2000 sous son successeur Zine-el-Abidine Ben Ali, qui l’avait détrôné.

Ce dernier est toujours en exil en Arabie Saoudite après avoir été chassé du pouvoir.

  1. Caïd Essebsi, qui avait exercé aussi bien sous Bourguiba que sous Ben Ali, a été un acteur crucial dans la stabilisation de la démocratie tunisienne après la révolution de 2011.

Mais il laisse derrière lui d’importants dossiers inachevés, dont la consolidation des institutions garantes de cette démocratie.

La Tunisie a décrété sept jours de deuil en hommage à son président. Des matchs de football, ainsi que des évènements culturels ont été annulés.

Le chef du Parlement Mohamed Ennaceur, 85 ans, qui a prêté serment quelques heures après le décès de M. Caïd Essebsi, est chargé d’assurer la présidence par intérim pour 90 jours maximum, soit jusqu’à fin octobre.

L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a annoncé jeudi une élection présidentielle anticipée “probable” dès le 15 septembre, au lieu du 17 novembre initialement prévu.

De nombreux Tunisiens se sont dit fiers de la transition rapide mise en place dans le pays pionnier des Printemps arabes, dont la fragilité des institutions avait été mise en évidence lors d’une première hospitalisation de M. Essebsi fin juin.

La Tunisie est le seul des pays arabes touchés par les contestations à poursuivre sur la voie de la démocratisation malgré les soubresauts politiques, la morosité économique et les attaques djihadistes.

 

Avec BBC Afrique

Centrafrique : le village Ngoulaka pris d’assaut par 30 hommes lourdement armés.

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-village-ngoulaka-pris-dassaut-par-30-hommes-lourdement-armes/peuls-armes-de-lupc-13/” rel=”attachment wp-att-30440 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des rebelles de l’UPC. CopyrightDR

 

 

Bambari (CNC) – Ils sont tous au nombre de trente (30), identifiés comme des rebelles de l’UPC lourdement armés et  en provenance de la commune de Digui à 40 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon les informations du CNC, les assaillants seraient des éléments rebelles de la faction Seleka de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) basés au croisement de Digui, située à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.

Pendant ce temps, dans la nuit du jeudi à vendredi, ils ont quitté leur poste de Digui avec leurs armes, à bord des motos en direction de Maloum, une commune située sur l’axe Ippy-Bria.

Une fois sur place, ils ont pris en otage un pickup commercial, descendant tous les passagers, avant d’exiger au conducteur de les déposer à 10 kilomètres de poste avancé des soldats FACA et Mauritaniens de la Minusca.

Traversant le secteur à pieds, les assaillants sont sortis directement vers 21 heures au village Ngoulaka, une petite localité située au bord du fleuve Ouaka, 25 kilomètres derrière l’aérodrome de Bambari.

Selon l’information du CNC, l’objectif de ces rebelles était de prendre en otage un homme d’affaires local dénommé Sallet, mais l’opération a échoué. En conséquence, les deux enfants de ce dernier ont fait le frais à la place de leur papa qui se trouvait en ce moment au centre Bambari.

Pour l’heure, les FSI et les soldats de la Minusca sont activement à la recherche des deux victimes qui sont actuellement introuvables, tout comme les ravisseurs.

Selon les autorités locales, des contacts ont été pris avec le chef rebelle Ali Darassa, mais celui-ci disait qu’il n’a aucune idée sur les assaillants.

Aux dernières nouvelles, les ravisseurs exigent de monsieur Sallet de verser une importante somme d’argent que nous ne sommes pas en mesure de le savoir.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LA DÉCONFITURE GRADUELLE DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE SOUS L’ÈRE TOUADÉRA.

0
Centrafrique.com/centrafrique-la-deconfiture-graduelle-de-la-gouvernance-democratique-sous-lere-touadera/doud-bernard-selembi-journaliste-18/” rel=”attachment wp-att-30444 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui (CNC) – Les élections couplées de décembre 2015 c’est à dire les législatives et présidentielles se sont déroulées dans des conditions de transparence peu crédibles. Un pouvoir malgré tout légitime, salué par l’opinion publique et la communauté internationale en est dérivé ouvrant la voie royale aux attributs d’un État dit démocratique.

Toutes les forces vives de la nation c’est dire les partis, mouvements ou associations politiques, les syndicats, la société civile, les congrégations religieuses et autres corps constitués de l’Etat ont accordé un délai de grâce politique au nouveau pouvoir car tous convergeaient dans la reconquête de la paix, condition sine qua non de tout projet de développement. Ces atouts démocratiques associés à l’héritage de la transition devraient marquer le début d’un processus de véritable reconstruction d’un État en perte de repères et déchiré par une longue guerre civile fratricide.

 

Il est important de rappeler que c’était la première fois que la destinée de la nation centrafricaine soit confiée à un universitaire qui a servi par le passé comme premier ministre c’est à dire sensé maîtriser les basiques de l’administration synonyme de la bonne gouvernance. Très vite, les vieux démons ont rattrapé le natif de « Damara »qui jurait au nom de tous les « dieux » ne pas vouloir de supports de propagande à son effigie.

L’ethnicisme et le régionalisme coloré par la notion de « Dénassé » avec le slogan oligarchique de « Mouiller le maillot » sont redevenus à la mode au détriment des attentes prioritaires d’un peuple meurtri. La corruption, les détournements de deniers publics, l’escroquerie à grande échelle, l’envie de vite amasser les fortunes, les maisons et les comptes bancaires à l’étranger que les pouvoirs précédents habite nos autorités. Pour réaliser leur projet macabre sans se heurter au veto des élus du peuple, le Président des « pauvres » a solliciter les services de l’ancien Président de l’assemblée nationale qui était encore un allié du pouvoir pour réécrire les termes de l’article 60 de la constitution par la maudite Cour constitutionnelle. C’est ainsi que tous les scandales politico-financiers et les magouilles de tout envergure de la mandature dont les derniers concernant la délivrance sur fond de braderie des permis miniers et d’exploitation forestière au Chinois trouvent leur source.

Toutes ces magouilles organisées par le pouvoir ont la noble particularité de ne jamais connaître une suite judiciaire paradoxalement à la notion « d’impunité zéro » prônée par nos autorités. C’est dans ce contexte qu’une fameuse et budgétivore Cour pénale spéciale est étouffée dans l’œuf sans appeler un accusé à la barre.

En outre, la magouille née du bradage de notre souveraineté nationale ( pourtant à valeur constitutionnelle ) à travers l’octroi de marchés de délivrance de documents d’identité centrafricaine aux entreprises étrangères n’est que l’aboutissement d’un long processus de déconfiture amorcé par un pouvoir moribond, irresponsable, animé par des amateurs et parvenus de tout bord.

Face à l’autosatisfaction euphorique et démagogique de nos autorités, le citoyen lambda s’interroge :

Ce pays agonisant et sous perfusion internationale mérite t-il ce genre de traitement ? A l’état actuel des choses, que reste t-il de l’héritage de la transition ? Quel changement en terme de valeur ajoutée ce pouvoir a t-il apporté à la Centrafrique ? Que diront nos autorités politiques légitimement élues devant le tribunal de l’histoire ? Quelle est la réaction de la fameuse Cour constitutionnelle devant le bradage de notre souveraineté nationale ? Quelle est l’utilité de cette haute et budgétivore autorité de bonne gouvernance qui ne propose rien du tout au pouvoir ?

A ce stade de déconfiture de la gouvernance, le centrafricain peut-il encore espérer et croire à la justice de son pays ?

Au delà de tout ce qui précède, les autorités légitimement élues doivent réparer sans conditions les préjudices et entorses à la constitution, de traduire les criminels de guerre devenus alliés par la force des choses devant les tribunaux nationaux et internationaux. Cette dernière démarche est le corollaire de l’abrogation des décrets portant nomination des criminels au gouvernement ainsi que dans les hautes fonctions politiques, administratives et militaires. L’élu du peuple doit être en phase avec ce dernier avec des réformes légales adaptées aux attentes prioritaires du peuple. La démagogie et le mensonge ont assez duré…place maintenant à la vérité car le peuple n’est pas dupe et sanctionnera au moment opportun. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 26 juillet 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : Fin de la formation Certificat Technique Elémentaire (CTE) option Administration et Secrétariat aux FACA par EUTM-RCA.

0
Centrafrique.com/centrafrique-fin-de-la-formation-certificat-technique-elementaire-cte-option-administration-et-secretariat-aux-faca-par-eutm-rca/2018-12-06-r379-ceremonie-fin-de-formation-bataillon-amphibie-4/” rel=”attachment wp-att-30448 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
A l’issu de leurs 3 mois d’entraînement opérationnel avec l’EUTM-RCA, le bataillon amphibie des FACA est le 4e bataillon à bénéficier de l’entraînement opérationnel avec les instructeurs européens. La cérémonie militaire a eu lieu sous le haut patronage de son excellence, le président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadera, chef suprême des armées, et aussi en présence de Marie-Noëlle KOYARA, Ministre de la Défense.

 

 

 

EUTM RCA 2019

Mission d’entrainement de l’Union européenne

 

Cellule communication                  

Bangui, le 26 juillet 2019

 

Communiqué de presse

 

Fin de la formation Certificat Technique Elémentaire (CTE) option Administration et Secrétariat

 

Du 17 juin au 26 juillet, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont organisé une formation technique élémentaire dans le domaine de l’Administration et du Secrétariat au profit des personnels occupant un poste administratif au sein de leur unité. Supervisée par les conseillers de l’EUTM, cette formation d’une durée de six (6) semaines avait pour but de délivrer une qualification (Certificat Technique Elémentaire) à quinze (15) militaires des FACA et de la Gendarmerie Nationale, du grade de caporal à celui d’adjudant.

La formation s’est découlé au camp KASSAI au sud-est de Bangui. Elle était encadrée par un (1) formateur de l’EUTM et quatre (4) formateurs issus de différents bataillons des forces armées centrafricaines et de la Gendarmerie Nationale. Ces formateurs centrafricain avaient eux-mêmes bénéficiée d’une précédente formation de l’EUTM qui leurs avaient permis d’être qualifiés comme moniteurs spécialisés dans le domaine de l’administration.

L’objectif de cette formation était double : répondre aux besoins en savoir-faire des stagiaires dans le domaine administratif et confirmer aussi la maîtrise des techniques administratives acquises au préalable par les officiers et sous-officiers moniteurs encadrants.

Comme évoqué par le Colonel Antonio GRILO, officier Portugais du pilier Education de l’EUTM, lors de la remise de diplôme : « les stagiaires ont démontré une ferme volonté de réussir, pendant ces 6 semaines de formation. Je veux saluer votre engagement et votre participation active, qui vous ont permis de réussir brillamment les différentes épreuves de ce stage ».

La formation s’est terminée le 26 juillet 2019 par une belle cérémonie au camp KASSAI où les stagiaires se sont vus remettre fièrement le « Certificat Technique Elémentaire option Administration et Secrétariat »

Sénat congolais : une belle affaire se profile pour Joseph Kabila

0

Centrafrique.com/senat-congolais-une-belle-affaire-se-profile-pour-joseph-kabila/senat-congolais-une-belle-affaire-se-profile-pour-joseph-kabila/” rel=”attachment wp-att-30452 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Quatre mois après les élections sénatoriales ayant suivi la présidentielle de décembre 2018, l’ambiance électorale ne tarit pas en RDC. La bataille est âpre en vue de briguer les sept postes du bureau du Sénat.

Senat in Kinshasa, Demokratische Republik Kongo (AFP/Getty Images/J. D. Kannah)

L’ambiance à Kinshassa ce vendredi (26.07.19) est celle d’une veillée d’arme. Le Front commun pour le Congo (FCC), qui revendique 90 sénateurs sur 108 au total, présente comme candidat au poste de président du Sénat l’ancien ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba. Il a face à lui, l’ex-ministre de l’Économie et du Plan, Modeste Bahati Lukwembo.

Modeste Bahati Lukwebo

Sa candidature lui a valu son exclusion du FCC dont est membre son parti AFDC. Une guerre de positionnement que justifie Bahati Lukwembo :

“Notre combat est un combat d’équité et de justice. On ne fait pas la politique pour finalement servir les autres. On fait de la politique pour avoir de l’espace pour servir ses idées. Mais vous allez les servir comment si on ne vous élève pas à des postes de responsabilité ? Voilà pourquoi nous disons que ce combat que nous menons depuis de longues années, pour que nous puissions le mettre en pratique, il faut que nos membres occupent des postes de responsabilité.”

Outre Alexis Thambwe Mwamba et Modeste Bahati Lukwembo, 16 autres candidats convoitent l’un ou l’autre des sept postes en jeu. C’est le cas de l’ancien ministre de l’Intérieur Évariste Boshab qui recherche le poste de 1er vice-président du Sénat. Mais pour cela, il doit pouvoir battre l’ancien Premier ministre Samy Badibanga.

Demokratische Republik Kongo Justizminister Alexis Thambwe Mwamba (Getty Images/AFP/J. D. Kannah)

A en croire le politologue Jean-Claude Mputu ce sont autant d’hommes politiques qui cherchent à se maintenir sur l’échiquier. Mais ces manœuvres ne visent pas l’intérêt des Congolais :

“Si Thambwe Mwamba est élu président du Sénat, ça veut dire que Joseph Kabila va contrôler l’ensemble des institutions directement, et la présidence avec son allié Tshisekedi. Alors, en ce moment-là, Kabila n’a plus d’intérêt à attendre. Il a accéléré le processus de la mise en place d’un gouvernement pour pouvoir faire élire son candidat à la présidence du Sénat. Comme ça il aura la main sur l’ensemble des institutions du pays.”

Jean-Claude Mputu rappelle que le précédent Sénat a été qualifié par le peuple congolais de refuge des moboutistes. Et il constate que le nouveau Sénat est malheureusement le refuge des Kabilistes.

Ce sont 82 millions de Congolais qui suivent avec attention ces élections en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement, tout en espérant que règnent la paix et la sécurité dans leur pays déchiré par les conflits, et secoué par l’épidémie du virus d’ébola.

 

Avec DW.

Cameroun: des vendredis en noir contre les arrestations arbitraires

0

Centrafrique.com/cameroun-des-vendredis-en-noir-contre-les-arrestations-arbitraires/cameroun-des-vendredis-en-noir-contre-les-arrestations-arbitraires/” rel=”attachment wp-att-30455 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Des Camerounais prévoient de s’habiller en noir tous les vendredis pour protester contre les emprisonnements politiques en vogue au Cameroun.

 

Si vous croisez des Camerounais vêtus de noir, ce vendredi 26 juillet, c’est qu’ils auront probablement suivi l’appel d’Edith Kah Wallah. La présidente du “Cameroon People Party” et de l’ONG “Cameroun O bosso” a appelé ses concitoyens à “se lever contre les arrestations arbitraires et illégales au Cameroun”.

Un appel lancé quelques jours après des mouvements de révolte dans des prisons du pays. Celle des détenus de la prison centrale de Yaoundé, lundi, suivie d’une autre mutinerie à la prison principale de Buea, dans la région du Sud-Ouest.

Les détenus protestaient contre leurs conditions d’incarcération. Des centaines de protestataires ont été interpellés, parmi lesquels des leaders de la contestation séparatiste anglophone.

Mobilisation hebdomadaire pour l’État de droit

 

L’appel vise aussi les arrestations liées à la lutte contre Boko Haram

C’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois que les Camerounais sont appelés à s’habiller en noir.

L’objectif est de protester, pacifiquement et de façon hebdomadaire, contre les arrestations arbitraires et illégales intervenues dans la lutte contre Boko Haram et dans le cadre de la crise post-électorale de 2018, en particulier celle qui secoue les deux provinces anglophones du pays.

“Les prisonniers qui croupissent depuis 10 ans, depuis 15 ans, sans être jugés méritent qu’on les défende”, affirme Franck Hubert Ateba, président éxécutif de l’ONG Afrique Avenir et membre du comité veille civile citoyen au Cameroun.

Il appelle les Camerounais à se mobiliser “pour que l’Etat de droit soit une réalité”.

Hubert Atangana, président du Front des Démocrates Camerounais, exige lui la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques.

 

La prison de Yaoundé, construite pour mille détenus, en accueille plus de 5.000

“Que ce soit les prisonniers de la crise anglophone, ou encore les prisonniers de la crise post-électorale, tous ces gens-là, il faut les libéré pour détendre l’atmosphère politique et aller sur la véritable voie du dialogue qui va provoquer un retour sincère et définitif de la paix dans les deux zones en conflit en ce moment.”

Le pouvoir assure que des mesures sont prises

Au pouvoir on se veut rassurant. Pascal Messanga Nyamding enseignant à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et membre du comité central du RDPC, Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, assure que des mesures sont prises pour améliorer la situation.

“Le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui est à la tête de cette institution depuis le 4 janvier 2018, a entrepris une tournée dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le président, à travers le Premier ministre, a fait savoir aux anglophones que désormais, on pourrait discuter de tout, sauf du séparatisme. C’est une évolution qui promet. Il y a des négociations secrètes à Genève. Le secret espoir est que le dialogue inclusif se mette en place. Ni le RDPC (le parti au pouvoir, ndlr), ni son chef ne sont contre cette initiative.”

Le dialogue, c’est ce que préconise aussi Maurice Kamto, le président du MRC, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis fin janvier 2019.

 

Avec DW

Découverte de 25 bébés morts dans un cimetière en Côte d’Ivoire

0
Centrafrique.com/decouverte-de-25-bebes-morts-dans-un-cimetiere-en-cote-divoire/les-corps-sans-vie-de-25-bebes-ont-ete-decouverts-dans-le-cimetiere-de-gagnoa-image-darchives/” rel=”attachment wp-att-30458 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les corps sans vie de 25 bébés ont été découverts dans le cimetière de Gagnoa. (Image d'archives)
Les corps sans vie de 25 bébés ont été découverts dans le cimetière de Gagnoa. (Image d’archives)

 

 

Les corps sans vie de 25 bébés ont été découverts dans le cimetière de Gagnoa, une importante ville de Côte d’Ivoire, à 230 km au nord-ouest d’Abidjan, a-t-on appris vendredi auprès des autorités municipales.

“Il s’agit de 25 petits corps emballés dans des sachets noirs”, a expliqué à l’AFP Samuel Gnakalé, le troisième adjoint au maire de Gagnoa, joint au téléphone.

Le gardien du cimetière a fait la macabre découverte en prenant son service mercredi matin.

Lire aussi :

  1. Gnakalé a souligné que la mairie avait fait part de son “mécontentement au directeur de l’hôpital public ainsi qu’aux responsables des cliniques privées de la ville”.

Les autorités ont ouvert une enquête.

Selon une source locale, il pourrait s’agir d’”un trafic de bébés décédés” dont les organes peuvent être revendus à l’étranger ou à des fins de rituels.

Deux morts dans une attaque de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria

0
Centrafrique.com/deux-morts-dans-une-attaque-de-boko-haram-dans-le-nord-est-du-nigeria/une-camionnette-de-patrouille-de-police-brulee-reste-abandonnee-sur-le-bord-dune-route-deserte-a-damaturu-dans-letat-de-yobe-au-nigeria-le-7-novembre/” rel=”attachment wp-att-30434 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d'une route déserte à Damaturu dans l'État de Yobe au Nigeria le 7 novembre
Une camionnette de patrouille de police brûlée reste abandonnée sur le bord d’une route déserte à Damaturu dans l’État de Yobe au Nigeria le 7 novembre

 

 

Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’une attaque du groupe islamiste Boko Haram contre un camp de déplacés près de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé vendredi à l’AFP les services de secours locaux.

Vers 18H45 GMT, des dizaines de jihadiste à moto et en tricycles motorisés ont attaqué le camp de déplacés de Dalori, en périphérie de la capitale de l’Etat du Borno.

“Nous avons retrouvé deux cadavres dans l’attaque, qui a également fait des blessés”, a déclaré Bello Danbatta, responsable de la sécurité à l’Agence de gestion des urgences du Borno (SEMA).

“Les insurgés ont pillé et incendié des magasins dans le camp et ont également emporté des vivres dans le hangar principal où est stockée l’aide alimentaire”, a-t-il précisé.

Selon des témoignages d’habitants, les assaillants avaient dans un premier temps attaqué une base militaire proche, où des échanges de tirs ont été entendus.

“Ils (Boko Haram) ont pourchassé les soldats et incendié la base avant de s’introduire de force dans le camp en criant +Allahu Akbar+ (Dieu est grand)”, a raconté à l’AFP une déplacée, Aisa Kyarimi.

“Ils ont commencé à tirer et nous avons tous fui le camp”, a déclaré cette mère de trois enfants.

Hassan Modu, un milicien censé surveiller le camp, s’est retrouvé face aux assaillants alors qu’il tentait de fuir.

“L’un d’eux a dit qu’il fallait tuer l’+infidèle+, mais un autre a dit qu’il valait mieux se concentrer sur leur objectif. C’est comme ça que je me suis échappé”, a déclaré Modu. “Ils étaient sans aucun doute là pour piller des vivres”. Dalori, à environ 15 kilomètres de Maiduguri, abrite environ 50.000 déplacés internes dans des camps de fortune.

La localité et le camp ont été ciblés à plusieurs reprises lors d’attaques de Boko Haram.

En octobre 2018, deux déplacés avaient été tués et une grande partie du camp incendié dans une attaque similaire.

En juin 2017, deux femmes kamikazes s’étaient fait exploser dans le camp, faisant plusieurs blessés, juste après une autre attaque-suicide ayant fait 16 morts dans le village voisin de Kofa.

En janvier 2016, au moins 85 personnes avaient été tuées lorsque des insurgés avaient pris d’assaut Dalori.

En dix ans, le conflit avec Boko Haram a fait plus de 27.000 morts et près de deux millions de déplacés dans la région du lac Tchad.

 

AFP/VOA

Nigéria : Un serpent met des parlementaires en fuite .

0
Centrafrique.com/nigeria-un-serpent-met-des-parlementaires-en-fuite/la-chambre-des-deputes-de-letat-dondo/” rel=”attachment wp-att-30429 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La chambre des députés de l'Etat d'Ondo
La chambre des députés de l’Etat d’Ondo

 

 

 

Un serpent est tombé du toit sur des membres d’un Parlement régional du sud-ouest du Nigeria.

Les députés, qui ont quitté précipitamment les lieux à la suite de l’incident, ne veulent plus y remettre les pieds avant une sécurisation des locaux.

“Nous étions sur le point d’entrer en séance plénière quand un gros serpent est sorti de la chambre. Cela a perturbé notre réunion et nous avons dû quitter les lieux en toute hâte”, a déclaré le porte-parole du Parlement de l’Etat d’Ondo, Olugbenga Omole.

Selon lui, le reptile tombé jeudi du toit à l’intérieur de la chambre n’avait blessé personne avant d’être tué.

Selon le porte-parole, l’incident trouve son origine dans la décrépitude des locaux et le manque d’argent pour leur entretien.

“Cette chambre n’offre plus la sécurité nécessaire au travail législatif, et c’est pourquoi nous avons décidé d’ajourner nos réunions à une autre date”, a-t-il affirmé.

La chambre ne se réunira pas tant que les locaux n’auront pas été l’objet d’une fumigation complète, selon son porte-parole.

 

Avec BBC Afrique

Les impitoyables trafiquants d’or qui dirigent le Soudan

0

Centrafrique.com/les-impitoyables-trafiquants-dor-qui-dirigent-le-soudan/les-impitoyables-trafiquants-dor-qui-dirigent-le-soudan/” rel=”attachment wp-att-30425 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Les Forces de soutien rapide (Rapid Support Forces -RSF) ont été accusées d’exactions de grande ampleur au Soudan, y compris les massacres du 3 juin au cours desquels plus de 120 personnes ont été tuées. Un grand nombre de morts ont été jetés dans le Nil.

L’expert soudanais Alex de Waal dresse le bilan de l’ascension des RSF, qui sont aujourd’hui le véritable pouvoir au Soudan.

 

Il s’agit d’un nouveau type de régime : un mélange de milices ethniques et d’entreprises commerciales, une force mercenaire transnationale qui a pris le contrôle d’un État.

Le général Mohamed Hamdan Hamdan “Hemeti” Dagolo est leur commandant. Lui et ses combattants ont fait du chemin depuis leurs débuts en tant que ”miliciens arabes en haillons” largement dénigrés sous le nom de “Janjaweed”.

Mais le noyau de 5 000 miliciens était armé et actif depuis longtemps.

 

De marchant de chameaux à personnage influent

  • Granditdans le désert du Darfour, il abandonne l’école au primaire
  • Marchand de chameauxpuis chef de milice et marchand d’or
  • Surnommé “Hemeti”(Petit Mohamed) à cause de son visage aux airs de bébé
  • “Himayti” (Mon Protecteur) le surnom donné par l’ex-Président Bashir
  • Aide le coup d’Etat contre M. Bashir
  • Soutenu parl’Arabie saoudite et les EAU. C’est un général puissant

Leur histoire commence en 2003, lorsque le gouvernement de M. Béchir a mobilisé des éleveurs arabes pour lutter contre les insurgés noirs africains au Darfour.

‘Voici les Janjaweed’

Les Janjaweed étaient essentiellement des nomades éleveurs de chameaux, des branches mahamides et mahariya du groupe ethnique des Rizeigat du Darfour-Nord et des régions adjacentes du Tchad. Ils traversaient le désert bien avant que la frontière soit tracée.

Pendant la guerre et les massacres de 2003-2005 au Darfour, le chef janjaweed le plus tristement célèbre était Musa Hilal, chef du Mahamid.

Ces combattants ayant prouvé leur efficacité sanguinaire, M. Béchir les a transformés en une force paramilitaire formelle appelée Border Intelligence Units.

Une brigade active au Darfour-Sud comprenait un jeune combattant particulièrement dynamique, Mohamed Dagolo, surnommé “Hemeti” en raison de son visage de bébé – Hemeti étant un terme affectueux utilisé par les mères, qui signifie “Petit Mohamed”.

Devenu petit commerçant après avoir abandonné l’école, il était membre du clan Mahariya des Rizeigat.

Certains disent que son grand-père était un chef subalterne lorsqu’ils résidaient au Tchad.

Un intermède crucial dans la carrière de Hemeti s’est produit en 2007, lorsque ses troupes étaient mécontentes de l’incapacité du gouvernement à les payer.

Elles avaient l’impression d’avoir été exploitées – envoyées en première ligne, accusées d’atrocités, puis abandonnées.

Ils ont tenté de conclure un accord avec les rebelles du Darfour.

Un documentaire tourné à cette époque, intitulé “Meet the Janjaweed” (A la rencontre des Janjaweed), le montre en train de recruter des volontaires de l’ethnie noire des Fours du Darfour dans son armée, pour combattre aux côtés de leurs anciens ennemis, les Arabes.

Bien que les commandants de Hemeti soient tous de son propre clan, celui des Mahariya, il était prêt à enrôler des hommes de tous les groupes ethniques.

Récemment, les RSF ont absorbé une faction dissidente de l’Armée de libération du Soudan (ALS) – dirigée par Mohamedein Ismail “Orgajor”, un Zaghawa – une autre communauté du Darfour qui avait été liée aux rebelles.

Consolidation du pouvoir

Hemeti est retourné à Khartoum lorsqu’on lui a proposé un accord avantageux : un rappel du salaire de ses troupes, des grades pour ses officiers (il est devenu brigadier général – au grand dam des officiers de l’armée qui étaient allés à l’école d’état-major et avaient gravi les échelons), et une belle somme d’argent.

Ses troupes ont été placées sous le commandement du Service national de renseignement et de sécurité (NISS), qui organisait alors une guerre par procuration avec le Tchad.

Certains combattants de Hemeti servant sous la bannière de l’opposition tchadienne se sont battus jusqu’à N’Djamena, la capitale tchadienne, en 2008.

Pendant ce temps, Hemeti s’est disputé avec son ancien maître, Hilal.

Hilal était un mutin à répétition, et les généraux de M. Béchir trouvaient Hemeti plus fiable.

En 2013, une nouvelle force paramilitaire a été formée sous Hemeti et appelée les RSF.

Le chef d’état-major de l’armée n’a pas apprécié – il voulait que l’argent aille au renforcement des forces régulières – et M. Béchirr craignait de mettre trop de pouvoir entre les mains du NISS, après avoir licencié son directeur, lui reprochant d’avoir conspiré contre lui.

Les RSF ont donc été placées sous la responsabilité de M. Béchir lui-même – le président a donné à Hemeti le surnom de “Himayti”, qui signifie “mon protecteur”.

Des camps d’entraînement ont été installés près de la capitale, Khartoum.

Des centaines de camionnettes Land Cruiser ont été importées et équipées de mitrailleuses.

Les troupes des RSF ont combattu les rebelles dans le Kordofan méridional – ils étaient indisciplinés et n’ont pas accompli correctement leur mission – et les rebelles au Darfour, où ils ont mieux fait.

Ruée vers l’or

La rivalité entre Hemeti et Hilal s’est intensifiée lorsque de l’or a été découvert au Jebel Amir, dans l’État du Darfour-Nord, en 2012.

A cette époque, le Soudan était confronté à une crise économique parce que le Soudan du Sud est devenu indépendant, emportant avec lui 75% du pétrole du pays, ce qui semblait être une aubaine.

Mais c’était plutôt une malédiction.

Des dizaines de milliers de jeunes hommes ont afflué dans un coin reculé du Darfour.

Une ruée vers l’or pour tenter leur chance dans des mines peu profondes avec un équipement rudimentaire.

Certains ont trouvé de l’or et sont devenus riches, d’autres sont morts dans éboulements ou empoisonnés par le mercure et l’arsenic utilisés pour traiter les pépites.

Les miliciens de Hilal ont pris le contrôle de la région par la force, tuant plus de 800 personnes de l’ethnie des Beni Hussein. Ils ont commencé à s’enrichir en exploitant et en vendant de l’or.

Une partie de l’or a été vendue au gouvernement, qui a payé plus cher que le prix du marché en monnaie soudanaise parce qu’il était tellement désespéré de mettre la main sur l’or qu’il pouvait le revendre à Dubaï en devises fortes.

Entre-temps, de l’or a été introduit clandestinement au Tchad, où il a fait l’objet d’un échange rentable dans le cadre d’un racket impliquant l’achat de véhicules volés et leur retour clandestin au Soudan.

Dans les marchés de la zone désertique de Tibesti, dans le nord du Tchad, un 1,5 kg d’or brut a été échangé contre un Land Cruiser modèle 2015, probablement volé à une agence humanitaire au Darfour, qui a ensuite été reconduit au Darfour, équipé de plaques d’immatriculation peintes à la main avant d’être revendu.

En 2017, les ventes d’or représentaient 40% des exportations du Soudan. Et Hemeti voulait les contrôler.

Il possédait déjà des mines et avait créé une société commerciale connue sous le nom d’al-Junaid.

Mais quand Hilal a encore une fois défié M. Béchir, refusant au gouvernement l’accès aux mines de Jebel Amir, les RSF de Hemeti ont lancé la contre-attaque.

En novembre 2017, ses forces ont arrêté Hilal et les RSF ont pris le contrôle des mines d’or les plus lucratives du Soudan.

Pouvoir régional

Du jour au lendemain, Hemeti est devenu le plus grand négociant d’or du pays et – en contrôlant la frontière avec le Tchad et la Libye – son plus important garde-frontière. Hilal reste en prison.

Dans le cadre du processus de Khartoum, l’Union européenne a financé le gouvernement soudanais pour contrôler la migration à travers le Sahara, vers la Libye.

Bien que l’UE le nie constamment, de nombreux Soudanais pensent que cela a permis aux RSF de contrôler la frontière, de prélever des pots-de-vin, des taxes et des rançons – et de faire leur part du trafic également.

Dubaï est la destination de la quasi-totalité de l’or soudanais, officiel ou de contrebande.

Mais les contacts de Hemeti avec les Émirats Arabes Unis (EAU) sont rapidement devenus plus que commerciaux.

En 2015, le gouvernement soudanais a accepté d’envoyer un bataillon de forces régulières pour servir dans les forces de la coalition saoudienne-émiratie au Yémen – son commandant était le général Abdel Fattah al-Burhan, actuellement président du Conseil militaire transitoire au pouvoir.

Mais quelques mois plus tard, les EAU ont conclu un accord parallèle avec Hemeti pour envoyer une force beaucoup plus importante de combattants des RSF au sud du Yémen et dans la plaine de Tahama – qui comprend la ville portuaire d’Hodeidah, théâtre de combats féroces l’année dernière.

Hemeti a également fourni des unités pour aider à garder la frontière saoudienne avec le Yémen.

A cette époque, la force des RSF avait décuplé.

Sa structure de commandement n’a pas changé : tous ses éléments sont des Arabes du Darfour, ses généraux partageant le nom de Dagolo.

Avec 70 000 hommes et plus de 10 000 camionnettes armées, les RSF sont devenus l’infanterie de facto du Soudan, la seule force capable de contrôler les rues de la capitale, Khartoum, et d’autres villes.

Remise d’argent liquide et polissage des relations publiques

Grâce à l’or et à l’activité mercenaire officiellement sanctionnée, Hemeti en est venu à contrôler le plus grand “budget politique” du Soudan – de l’argent qui peut être dépensé pour la sécurité privée, ou toute autre activité, sans avoir à rendre des comptes.

 

Dirigée par ses proches, la société Al-Junaid était devenue un vaste conglomérat couvrant l’investissement, l’exploitation minière, le transport, la location de voitures et la sidérurgie.

Lorsque M. Bashir a été évincé en avril, Hemeti était l’un des hommes les plus riches du Soudan – probablement avec plus d’argent que tout autre homme politique – et se trouvait au centre d’un réseau de népotisme, d’accords secrets de sécurité et de paiements politiques.

Il n’est pas surprenant qu’il ait rapidement pris la place de son mécène tombé au champ d’honneur.

Hemeti a agi rapidement, politiquement et commercialement.

Chaque semaine, il est apparu dans les journaux, remettant de l’argent à la police pour la ramener dans la rue, aux électriciens pour rétablir les services ou aux enseignants pour qu’ils retournent dans les salles de classe.

Il distribuait des voitures aux chefs tribaux.

 

L’icône des manifestations au Soudan

Alors que la force de maintien de la paix de l’ONU et de l’Union africaine se retirait au Darfour, les RSF ont pris le contrôle de leurs camps – jusqu’à ce que l’ONU mette un terme au retrait.

Hemeti déclare qu’il a augmenté son contingent de RSF au Yémen et qu’il a envoyé une brigade en Libye pour combattre aux côtés du général Khalifa Haftar, vraisemblablement sur les rangs des EAU, mais aussi pour gagner la faveur de l’Egypte qui soutient également l’armée nationale libyenne autoproclamée du général Haftar.

  1. Hemeti a également signé un accord avec une firme canadienne de relations publiques pour peaufiner son image et lui donner un accès politique en Russie et aux États-Unis.

Hemeti et les RSF sont en quelque sorte des personnages familiers de l’histoire de la vallée du Nil.

Au XIXe siècle, les mercenaires flibustiers ont traversé le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad et la République Centrafricaine, jurant publiquement allégeance au khédive d’Égypte, mais aussi en établissant et dirigeant leurs propres empires privés.

D’autre part, Hemeti est un phénomène du 21ème siècle : un entrepreneur politico-militaire, dont l’empire d’affaires paramilitaire dépasse les frontières territoriales et transgresse les lois.

Aujourd’hui, ce commerçant et milicien semi-lettré est plus puissant que tout général de l’armée ou chef civil au Soudan.

Son organisation est plus dynamique que toutes les institutions fragiles d’un gouvernement civil.

Alex de Waal est directeur exécutif de la World Peace Foundation à la Fletcher School of Law and Diplomacy de la Tufts University.

 

Avec BBC

Centrafrique: Bouar, un responsable de droit de l’homme de la Minusca impliqué dans un acte de violence.

0
Minusca-implique-dans-un-acte-de-violence/monsieur-boniface-ngoya-responsable-droit-de-lhomme-de-la-minusca-bouar-corbeaunews-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-30402 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Boniface Ngoya,
Monsieur Boniface Ngoya, auteur présumé de l’agression contre l’aide-soignant à l’hôpital de Bouar le 20 juillet 2019. CNC

 

 

Bouar (CNC) – Le responsable de la MINUSCA de la section droite de l’homme de Bouar serait impliqué dans un acte de violence volontaire sur un aide-soignant en plein service à l’hôpital district, a-t-on appris de source policière.

 

Selon docteur Napoléon Nomlo, Médecin chef du district sanitaire de Bouar contacté par CNC, l’acte criminel a eu lieu au moment où la victime était en plein service à l’hôpital. D’après les premiers éléments de l’enquête de la police judiciaire de la Nana-Mambéré, Monsieur Boniface Ngoya, auteur présumé de cet acte criminel, aurait accusé à tort ce jeune aide-soignant d’avoir abandonné, sans s’occuper de lui en urgence, son fils de 2 ans, blessé à la tête quelques heures plutôt à la maison et transporté d’urgence à l’hôpital.Or, à en croire aux versions de la victime, le bambin a été pris en charge immédiatement après son arrivée à l’hôpital, mais il faudrait deux personnes ou plus pour le maintenir au moment du pansement de sa blessure.  « C’est un bébé, il faut bien faire les choses pour éviter toute complication future », conclut-il. D’après nos informations, Monsieur Boniface Ngoya a déjà affiché de comportement agressif partout où il passe. Dans les bars et buvettes, les servantes se plaignent de son comportement. Même au lycée moderne de Bouar et l’école catholique associée, il se comporte de la même manière. Ce qui est étonnant, car le présumé agresseur, Monsieur Boniface Ngoya, est un Responsable de droit de l’homme, de surcroît des nations unies.Quant au DR de l’hôpital district de Bouar, il condamne le comportement répété de ce responsable sur les agents de la santé.Selon nos informations, une plainte a déjà été déposée à la justice par la victime contre son agresseur qui n’est pas à sa première agression contre un agent de l’hôpital à Bouar. Affaire à suivre… Copyright2019CNC.

Centrafrique : affaire société Almadina, une connexion au sommet de l’État. 

0
Centrafrique.com/centrafrique-affaire-societe-almadina-une-connexion-au-sommet-de-letat/sarandji-et-touaddera-4/” rel=”attachment wp-att-30406 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
De gauche à droite l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR.

 

Bangui (CNC) – Depuis quelques semaines, les Centrafricains ont appris avec stupéfaction que la société libanaise Almadina est désormais chargée de la fabrication et la délivrance de la carte d’identité nationale et certains documents officiels centrafricains. Alors, beaucoup se demandent comment on est arrivé à ce niveau. Pourquoi ? Enquête du CNC.

 

De sources digne de foi proche de la présidence de la République et du Ministère de la Sécurité publique, Madame Prisca MAMADOU, directrice administrative et financière du Ministère de l’Intérieur seraient la première connexion de la société libanaise Almadina avec le pouvoir de Bangui. Elle est d’ailleurs considérée comme celle qui serait à l’origine de la donation du marché de conception des cartes d’identité nationale à la société libanaise ALMADINA.

 

Selon l’information du CNC, Madame Prisca MAMADOU aurait pris contacte avec un haut cadre de cette société libanaise lors d’un de ses voyages d’affaires en France. Un premier contact fructueux qu’elle a pris le soin de rendre fidèlement le compte dès son retour au pays au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et  au Premier ministre d’alors Simplice Mathieu SARANDJI.

Après plusieurs échanges discrets entre le pouvoir de Bangui et les hauts responsables administratifs et politiques de cette société libanaise, sur proposition du chef de l’État et du Premier ministre, le ministre des Transports et de l’Aviation civile d’alors Monsieur Théodore Jusso décide de retirer le marché entre les main de Dominique YANDOKA qui devrait élaborer ces document à travers son entreprise Centrafrique Carte Système.

La raison évoquée à la présidence à l’époque était que si YANDOKA, militant du parti MLPC et ami direct de  Jean Serge Bokassa, à l’époque ministre de l’Intérieur, gagnait ce marché, il allait financer la campagne présidentielle de ce dernier en 2021 contre le président Touadera. Cette affaire a été aussi à l’origine de la destitution de Bokassa à la tête du Ministère de l’Intérieur, car il fallait bien qu’il y’ait quelqu’un du cercle vicieux à la tête du département afin de pouvoir faciliter les transactions sans difficulté.

Les procédures ont été longue jusqu’à l’arrivée du Général Henri Wanzet Linguissara, à la tête du département de la sécurité publique qui a repris l’affaire en main avec l’aide de Madame Prisca Mamadou qui va le mettre en contact direct avec le PDG internationale de l’entreprise où il ira le rencontrer au Qatar pour enfin décider des pourcentages qu’ils devront obtenir afin de pouvoir faciliter l’octroi définitif du marché.

Pendant ce temps, à Bangui, des voix s’élèvent au sein de la police nationale, de la société civile et  de l’opposition pour critiquer l’octroi de la fabrication et la délivrance de ce marché des cartes d’identité et d’autres documents administratifs centrafricains à la société libanaise Almadina en accusant, au passage, le ministre de la Sécurité publique sans savoir que la décision venait du chef de l’État en personne.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Plus de 100 migrants portés disparus après un naufrage en Libye

0
Centrafrique.com/plus-de-100-migrants-portes-disparus-apres-un-naufrage-en-libye/une-embarcation-de-migrants-au-large-des-cotes-libyennes-le-5-juin-2019/” rel=”attachment wp-att-30413 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une embarcation de migrants au large des côtes libyennes le 5 juin 2019
Une embarcation de migrants au large des côtes libyennes le 5 juin 2019

 

Plus de 100 migrants sont portés disparus après le naufrage jeudi de leur bateau au large de la Libye, ont indiqué une agence de l’ONU et la marine libyenne en faisant état d’une centaine de rescapés.

“La pire tragédie en Méditerranée cette année vient de se produire”, a déploré le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, sur Twitter.

“Le naufrage est survenu au large de la ville libyenne de Khoms”, à 120 km à l’est de la capitale libyenne Tripoli, a affirmé à l’AFP Safa Msehli, chargée de la communication au bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Libye.

Selon elle, 145 migrants ont été secourus par les gardes-côtes libyens et ramenés vers Khoms. Certains survivants ont raconté que leur bateau avait coulé et qu’il y avait encore à bord quelque 150 migrants, a ajouté Mme Msehli.

Mais selon le général Ayoub Kacem, porte-parole de la marine libyenne, “134 migrants ont été secourus et un corps repêché, alors que 115 migrants sont portés disparus”.

“Une embarcation en bois transportant environ 250 migrants clandestins, dont des femmes et des enfants, (…) a fait naufrage à moins de 5 milles marins de la côte selon les témoignages de migrants rescapés”, a précisé le général Kacem dans un communiqué parvenu à l’AFP.

Avant le naufrage annoncé jeudi, le HCR et l’OIM avaient fait état d’au moins 426 personnes mortes en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l’année.

Malgré une insécurité persistante, la Libye reste un important point de transit pour les migrants fuyant les conflits et l’instabilité dans d’autres régions d’Afrique et du Moyen-Orient et qui cherchent à travailler en Libye ou à rejoindre l’Europe à la recherche d’un avenir meilleur.

Les congolais “seront des cobayes pour Ebola”

0

Centrafrique.com/les-congolais-seront-des-cobayes-pour-ebola/lidee-dun-second-vaccin-inquiete-les-populations-congolaise/” rel=”attachment wp-att-30410 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Un député de l’est de la République démocratique du Congo a mis en garde contre l’introduction d’un deuxième vaccin pour tenter de contenir l’épidémie d’Ebola dans le pays.

Muhindo Nzangi Butondo demande que les tests soient effectués et le vaccin par suite introduit s’ils étaient concluants.

Il a déclaré à BBC Afrique qu’à son avis les congolais “vont être utilisés comme de simples cobayes sans leur consentement” pour le nouveau vaccin.

Cette semaine, le ministre de la Santé, le Dr Oly Ilunga Kalenga Kalenga, a quitté son poste en signe de protestation après la création par le président Felix Tshisekedi d’un nouveau pôle gouvernementale anti-Ebola.

Dr Ilunga dit qu’il a subi des pressions de la part d’acteurs qui “manquent d’éthique” pour permettre l’utilisation du vaccin qui n’a pas encore été homologué.

Quatre vaccins expérimentaux sont actuellement à l’étude pour lutter contre cette épidémie : Merck & Co, Janssen (Johnson&Johnson), CanSino Biologics Inc et Rospotrebnadzo.

Seul le vaccin de Merck & Co a été approuvé par le comité d’éthique de la République démocratique du Congo.

Un fond de soutien de la Banque mondiale

En ce qui concerne la lutte contre Ebola, le Groupe de la Banque mondiale prépare un fonds de 300 millions de dollars de subventions et de crédits pour soutenir la lutte contre le virus Ebola en République démocratique du Congo.

L’institution financière informe que le financement répondra à la moitié des besoins d’un nouveau plan d’intervention Ebola qui doit être approuvé par le gouvernement congolais et un consortium international la semaine prochaine.

L’Organisation mondiale de la santé avait déjà déclaré que la riposte à Ebola nécessiterait des “centaines de millions” de dollars pour le reste de l’année.

 

Avec BBC Afrique

Des militaires proches d’Omar el-Béchir arrêtés au Soudan

0

 

Centrafrique.com/des-militaires-proches-domar-el-bechir-arretes-au-soudan/une-patrouille-de-larmee-soudanaise/” rel=”attachment wp-att-30417 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de l'armée soudanaise
Une patrouille de l’armée soudanaise

 

Les militaires au pouvoir au Soudan annoncent avoir arrêté plusieurs officiers de haut rang et d’influents membres de l’ancien parti au pouvoir, le Congrès national.

Le général Hachim Abdel Mottalib, chef d’état-major des armées, des dirigeants de mouvements islamistes et du Parti du Congrès national de l’ex-président Omar el-Béchir, ont été arrêtés.

Les détenus seront interrogés et présentés devant la justice pour avoir tenté d’organiser un coup d’Etat visant à “aider au retour au pouvoir de l’ancien régime du Parti du Congrès national”, selon les militaires dans un communiqué cité par SUNA, l’agence officielle de presse soudanaise.

Nouvellement nommé chef d’état-major des armées, le général Mohamed Othman al-Hussein a confirmé ces arrestations lors d’une allocution à la télévision d’Etat.

“Notre peuple et les révolutionnaires de notre majestueuse révolution de décembre, vous avez suivi ces dernières semaines l’annonce d’une tentative de coup d’Etat manqué. Et après de gros efforts et des suivis de la part des divers appareils de sécurité, les détails du plan ont été dévoilés. Ils ont été arrêtés et seront jugés. L’objectif de la tentative manquée de coup d’Etat était de faire échouer la glorieuse révolution du peuple et de ramener au pouvoir l’ancien régime du Congrès national, ainsi que de perturber le processus avant la solution politique attendue et qui vise à établir un État civil dont rêvent les Soudanais”.

L’échec du “coup d’Etat” le 11 juillet était intervenu alors qu’une rencontre entre représentants du Conseil militaire et meneurs de la contestation se tenait à Khartoum, pour finaliser les termes d’un accord sur la transition.

Centrafrique : Les inquiétudes des victimes des crises dans le pays.

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-inquietudes-des-victimes-des-crises-dans-le-pays/une-victime-centrafricaine-en-pleure/” rel=”attachment wp-att-30396 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Une victime centrafricaine en pleure. CopyrightDR

 

 

 

Six mois après la signature officielle de l’Accord pour la paix en Centrafrique, les victimes des multiples crises survenues dans ce pays, s’interrogent toujours du travail que fait le comité de suivi dudit accord négocié à Khartoum au Soudan.

Elles sont aujourd’hui des milliers à déplorer l’augmentation sans cesse de leur nombre malgré la signature de l’accord le 06 février 2019.

Elles l’ont signifié lors d’une rencontre d’échange organisée mercredi à Bangui par la Ligue Centrafricaine des droits de l’Homme.

L’espoir suscité par l’Accord politique pour la paix et la réconciliation fait aujourd’hui place à l’incertitude affirment certaines victimes.

Une préoccupation soutenue par les défenseurs des victimes.

Mais le gouvernement se veut rassurant.

Selon, Léonie Banga-Boty, ministre-coordonnatrice du Secrétariat technique du comité de suivi de l’accord, le gouvernement a respecté plusieurs points de ses engagements.

Les autorités disent que les structures d’accompagnement et de soutien aux victimes, multiplient les plaidoyers pour que le comité de suivi accélère sa mission auprès des victimes des crises successives.

 

Avec BBC Afrique

Centrafrique : inauguration du pont de Bamingui, Touadera bloqué à Ndélé.

0
Centrafrique.com/centrafrique-inauguration-du-pont-de-bamingui-touadera-bloque-a-ndele/president-touadera-au-milieu-de-foule-au-cote-de-son-vehicule-avec-des-casques-bleus-8/” rel=”attachment wp-att-30380 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Président Touadera escorté par les soldats Minusca Rwandais.

 

 

Ndélé (CNC) – Pour la première fois depuis son élection à la magistrature suprême de l’État en 2016, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA arrive à Ndélé ce mercredi 24 juillet sous la haute protection rapprochée des éléments rebelles du  FPRC.

 

À la tête d’une forte délégation composée entre autres de pas moins de huit ministres, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA,  qui a quitté Bangui pour la cérémonie d’inauguration du pont de Bamingui, à environ 535 kilomètres au nord de la capitale de la République centrafricaine, s’est arrêté dans la sous-préfecture de Ndélé durant des heures avant de rebrousser chemin vers 17 heures.

Selon le service protocolaire de la présidence, le chef de l’État ne pouvait pas se rendre à Bamingui pour des raisons de sa sécurité qu’il juge critique malgré l’accord du bureau politique et militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigée par Nourredine Adam.

En conséquence, l’inauguration se fait à Ndélé et le pont se trouve à Bamingui, à une centaine des kilomètres du lieu de la cérémonie. Une première dans l’histoire de la République centrafricaine.

Après 2 heures du discours-fleuve, le locataire du palais de la Renaissance a reçu des personnalités locales et les commandants des groupes armés.

Quant au chef rebelle Abdoulaye Hissen qui n’était pas présent à la cérémonie, il se trouve à Birao depuis plusieurs jours, selon une source proche du FPRC.

Pendant ce temps, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, au cœur du scandale minier chinois, faisait partie de cette forte délégation du chef de l’État qui, par ailleurs, l’a chargé de dire aux populations de Bamingui qu’il ne pouvait pas s’y rendre pour le moment. Un aveu d’impuissance qui montre à suffisance qu’une partie des Centrafricains sont malheureusement abandonnés à leur triste sort face  aux groupes armés.

 

Une précampagne du chef de l’État qui commence déjà très mal, selon certains observateurs nationaux.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bangui, une affaire de jalousie tourne à l’agression physique grave.

0
Centrafrique.com/centrafrique-bangui-une-affaire-de-jalousie-tourne-a-lagression-physique-grave/carole-victime-agression-avec-une-lame-par-sa-rival-au-pk12-bangui-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-30383 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Mademoiselle Carole, victime de sa rivale Francine le 23 juillet 2019. Copyright2019CNC.

 

Bangui (CNC) – La victime a été grièvement blessée au visage par une lame à rasoir alors qu’elle était dans son sommeil.

 

Selon le service de police, l’acte criminel s’est produit au domicile de monsieur Regis dans la nuit du lundi à mardi aux environs de 21 heures dans la localité de Begoua-Yémbi 1.

 

En effet, monsieur Regis, qui vivait en couple avec  Mademoiselle Francine depuis plusieurs années, s’est séparé d’elle avant de faire recours trois jours plus tard à son ex épouse Mademoiselle Carole qu’il a déjà eu un enfant.

Alors que mademoiselle Francine croyait encore qu’elle allait regagner son époux après leur séparation, elle a appris de son entourage que monsieur Regis fréquente déjà son ex Carole, ce qu’elle a très mal supporté.

Ainsi, pour pouvoir se venger, mademoiselle Francine s’est introduite discrètement par la fenêtre chez Regis dans la nuit du lundi à mardi vers 21 heures alors que la pluie continue de tomber. Avec une lame rasoir en sa possession, elle s’est mise à balafrer le visage de son rivale Carole alors que le couple était dans leur sommeil.

Sentant de l’eau coule sur son visage, notamment sur la partie latérale de sa bouche, Mademoiselle Carole s’est réveillée pour demander à Regis s’il l’a arrosée avec de l’eau. Évidemment sa  réponse est non.

Avec leur grande surprise, ce n’est pas de l’eau qui coule, mais du sang qui coule partout sur le corps de la victime.

Alors que le couple se demandait encore comment la victime a pu être agressée, Mademoiselle Francine, sortait du noir, disait à haute voix à Regis de voir le visage de  sa rivale. Comme si cela ne suffisait pas, elle disait que c’était elle qui fait le coup à Carole.

Transportée à l’hôpital, la victime a reçu 5 points de fermeture avec agrafe avant de quitter son chirurgien.

Pour l’heure, la présumée criminelle est activement recherchée par la police judiciaire après une plainte de la victime.

Aux dernières nouvelles, on vient d’apprendre du service de police que celle-ci est localisée à Bambari ce mardi 23 juillet  .

 

Copyright2019CNC.

Le nord de Goma paralysé après le meurtre de quatre personnes

0
Centrafrique.com/le-nord-de-goma-paralyse-apres-le-meurtre-de-quatre-personnes/des-policiers-a-goma-nord-kivu-drc-29-decembre-2018/” rel=”attachment wp-att-30386 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des policiers à Goma-Nord-Kivu, DRC-29 décembre 2018
Des policiers à Goma-Nord-Kivu, DRC-29 décembre 2018

 

 

Des habitants d’un quartier de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont barricadé mercredi les routes, paralysant toutes les activités, pour protester contre le meurtre de quatre personnes, dont deux adolescents, tués dans la nuit par des bandits armés.

Des poteaux électriques ont été arrachés pour bloquer toute possibilité de circulation des taxis-motos et des bus dans ce quartier de la capitale du Nord-Kivu, ont constaté deux journalistes de l’AFP.

Des jeunes en colère occupaient les rues en condamnant “l’inaction des autorités face à ces tueries qui durent” depuis le début de l’année et qui ont fait au moins sept morts en six jours, sans que l’identité des assaillants ne soit connue.

“Le soir, un véhicule a déposé des gens qui sont entrés dans un point de recharge de téléphone, ont tiré sur le propriétaire, un adolescent qui tentait de fuir a été atteint à la tête, ensuite ils ont tiré sur une femme qui vendait ses légumes à l’extérieur”, a témoigné à l’AFP Yannick Choukourou présent lors de la fusillade.

“Dans leur fuite, un adolescent qui a crié +au voleur+ dans une maison voisine a été criblé de balles”, a-t-il encore ajouté. Trois autres témoins présents interrogés par l’équipe de l’AFP ont donné une version semblable des faits.

“Comment peut-on faire preuve d’autant d’incapacité à maitriser des criminels qui tuent des enfants ?”, a tempêté entre deux sanglots Janvier Katembo, l’oncle d’un des adolescents tués.

“La police est arrivée après trente minutes. Ils n’ont pas osé poursuivre les bandits armés et ont rebroussé chemin”, a encore déploré M. Katembo. Aucune autorité n’était disponible pour répondre aux sollicitations de l’équipe de l’AFP.

Au moins dix personnes ont été tuées par des bandits armés dans des braquages ou au hasard dans les rues de Goma depuis mars. Les autorités n’ont arrêté ni donné l’identité des assaillants.

Repaire de milices et groupes armés, la province du Nord-Kivu est en proie à une forte insécurité depuis plus de deux décennies.

 

AFP/VOA

Six morts dans l’attentat contre la mairie de Mogadiscio en Somalie

0
Centrafrique.com/six-morts-dans-lattentat-contre-la-mairie-de-mogadiscio-en-somalie/quelques-personnes-portent-le-corps-dune-victime-de-lexplosion-de-voiture-pres-de-lhotel-doorbin-a-mogadiscio-le-24-fevrier-2018/” rel=”attachment wp-att-30389 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Quelques personnes portent le corps d'une victime de l'explosion de voiture près de l'hôtel Doorbin à Mogadiscio-le 24 février 2018
Quelques personnes portent le corps d’une victime de l’explosion de voiture près de l’hôtel Doorbin à Mogadiscio-le 24 février 2018

 

 

Au moins six personnes ont été tuées et six blessées, dont le maire de Mogadiscio, mercredi dans un attentat des militants islamistes shebab contre les locaux de la municipalité de la capitale somalienne, a annoncé le gouvernement.

“Six personnes, dont deux adjoints du maire et trois directeurs (de services) ont été tuées dans l’attaque terroriste de cet après-midi. Six autres ont été blessées, dont le maire de Mogadiscio et d’autres adjoints, qui sont maintenant soignés par l’équipe médicale”, a déclaré le ministre de l’Information, Mohamed Abdi Hayir Mareye.

Selon une source sécuritaire ayant requis l’anonymat, un kamikaze serait entré dans le bâtiment où avait lieu une réception et se serait fait exploser.

A peine une heure plus tôt, le maire de Mogadiscio avait reçu dans ses locaux James Swan, le représentant spécial de l’ONU en Somalie, qui n’était plus là quand l’explosion a eu lieu, a-t-on appris de source onusienne locale.

“Il y a eu une explosion à l’intérieur (de la mairie), mais nous ne savons pas ce qui l’a causée. Certaines informations laissent entendre qu’elle a été causée par un kamikaze qui aurait réussi à entrer dans le bâtiment en se faisant passer pour un membre du personnel et qu’il y a des victimes, des morts et des blessés. Mais je ne peux pas encore vous donner de détails”, a déclaré un responsable sécuritaire, Mahdi Abdirahman.

“L’explosion était très forte et j’ai vu des gens blessés par des éclats fuir le siège” de la municipalité, a indiqué un témoin, Mohamud Shariif.

Mogadiscio est régulièrement la cible d’attentats des militants islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

 

AFP/VOA

l’ex-président Jammeh accusé d’avoir fait tuer des dizaines de migrants ghanéens

0
Centrafrique.com/?attachment_id=30378″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

Une trentaine de migrants originaires du Ghana ont été exécutés sommairement par une unité paramilitaire sur ordre de l’ex-président gambien Yahya Jammeh, ont accusé mardi deux anciens membre de la garde présidentielle, reconnaissant avoir participé au massacre.
Le témoignagne ressort d’une audition publique devant la Commission vérité et réconciliation (TRRC)
Les meurtres, qui remontent à juillet 2005, visaient 30 Ghanéens faisant partie d’un groupe de migrants clandestins –44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais– arrêtés sur une plage de Gambie alors qu’ils tentaient de se rendre en Europe.
“Yahya Jammeh a ordonné l’exécution de ces ressortissants étrangers”, présentés comme des “mercenaires”, a déclaré devant la TRRC Omar Jallow, ex-membre des “junglers”, une unité officieuse de soldats choisis au sein de la garde nationale.
Selon son récit, qui confirme une enquête des ONG Human Rights Watch (HRW) et TRIAL, ces 30 Ghanéens ont été emmenés dans le village du président, Kanilai, avant d’être exécutés de l’autre côté de la frontière sénégalaise.
Les autres migrants ont également été tués, à l’exception d’un unique survivant ghanéen, Martin Kyere, qui avait réussi à sauter du véhicule en marche. Yahya Jammeh, en exil en Guinée Equatoriale, a toujours démenti être impliqué dans ces assassinats.
Un autre militaire, Malick Jatta a également avoué mardi avoir tué l’un des migrants ghanéens, mais assuré avoir épargné un fuyard, dans une probable référence à Martin Kyere.
Omar Jallow a expliqué que leur commandant, le lieutenant Solo Bojang, “nous a dit que l’ordre de l’ancien chef de l’Etat (Yahya Jammeh) était de les fusiller”. “On les a conduits un par un jusqu’au lieu d’exécution et Sanna Manjang et Malick Jatta leur ont tiré dessus et les ont jetés dans un puits”.
Sanna Manjang, déserteur de l’armée en fuite, a été accusé lundi par Malick Jatta d’avoir participé, sur ordre de Yahya Jammeh, à l’assassinat en 2004 du journaliste Deyda Hydara, cofondateur du journal privé The Point et correspondant de l’AFP. M. Jatta a reconnu avoir participé à cet assassinat.
“La question maintenant est de savoir si Jammeh devra rendre des comptes”, a réagi le conseiller juridique de Human Rights Watch Reed Brody.
*- Demi-frère du président -*
Omar Jallow a aussi expliqué que l’un des migrants lui avait donné “100 dollars pour qu’il puisse faire ses prières” mais qu’il avait été immédiatement abattu par Sanna Manjang. “J’ai gardé les 100 dollars”.
L’ancien membre des “junglers” a ajouté avoir participé à l’exécution d’un demi-frère du président, Haruna Jammeh, peu après son interpellation en 2005 par la redoutée Agence nationale du renseignement (NIA).
Le demi-frère du président a été conduit dans une forêt proche de Kanilai, où “Sanna Manjang l’a tué d’un coup sur la nuque”, a dit Omar Jallow.
Arrivé au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en juillet 1994 dans ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, Yahya Jammeh s’était fait élire en 1996 puis réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à l’opposant Adama Barrow.
Les défenseurs des droits de l’Homme accusent son régime de tortures systématiques d’opposants et de journalistes, d’exécutions extra-judiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées pendant ses 22 ans de pouvoir.
Après six semaines d’une crise à rebondissements, il a finalement dû quitter son pays en janvier 2017 à la suite d’une intervention militaire et diplomatique régionale.
Interrogé début 2018 sur une éventuelle demande d’extradition de Yahya Jammeh, Adama Barrow a répondu qu’il attendrait la fin des travaux de la TRRC pour se prononcer.
Avec AFP

“Mauritius Leaks” : les millions perdus des Etats africains

0
Centrafrique.com/?attachment_id=30373″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>

Un Des cocotiers bordent la plage de Flic en Flac sur l’île Maurice.

 

Selon le rapport du Consortium international des journalistes d’investigation, les entreprises et les particuliers utilisent l’île Maurice, nation insulaire de l’océan Indien, pour éviter légalement de payer plus d’impôts dans les pays où ils tirent leurs revenus.

Le rapport est basé sur les 200.000 documents confidentiels reçus qui montrent pour la première fois comment un cabinet d’avocats offshore a aidé ses clients internationaux à éviter des millions de dollars en impôts. L’île Maurice se présente comme une porte d’entrée vers l’Afrique grâce à sa facilité de faire des affaires, ses lois fiscales clémentes et sa démocratie stable, mais un expert a déclaré à la BBC qu’elle offre une porte d’entrée aux fraudeurs fiscaux.

 

Le cache des dossiers confidentiels, des courriels et des archives, appelé les “Mauritius Leaks”, révèle des pratiques juridiques de détournement des recettes fiscales des pays pauvres d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie vers les poches des sociétés occidentales, l’île Maurice prenant son pourcentage au passage. Les documents proviennent du bureau mauricien d’un cabinet d’avocats des Bermudes, Conyers, Dill & Pearman, et couvrent une période allant du début des années 90 à 2017. Les documents contiennent des comptes rendus détaillés qui impliquent de grandes multinationales et des cabinets comptables dans des transactions financières complexes conçues pour éviter de payer des impôts à des pays d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et même des États-Unis. L’enquête indique que les sociétés ont profité des 46 conventions fiscales que l’île Maurice a conclues avec la plupart des pays pauvres, de l’absence d’impôt sur les bénéfices et de la faiblesse de la réglementation pour enregistrer des sociétés fictives dans l’île, même si elles n’y avaient ni personnel ni activités.

, l’île métisse Maurice, l’île métisse Maurice nie tout acte répréhensible et se déclare en conformité avec toutes les lois internationales. Le cabinet d’avocats Conyers a vendu son bureau mauricien à trois anciens employés en 2017 et affirme qu’il est régi par les lois des pays où il opère. La BBC n’a pas examiné les documents de manière indépendante et n’a pas confirmé leur authenticité. Depuis lors, Maurice a resserré ses lois pour les sociétés offshore, mais certains experts fiscaux y voient toujours une façade qui permet l’évasion et la fraude fiscales.
D

 

Avec BBC Afrique