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Centrafrique : Le parti politique PATRIE offre des actes de naissance aux enfants dépourvus de 8ème arrondissement de Bangui

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Bangui (CNC) – Le bureau politique du parti politique PATRIE a offert d’actes de naissance à une centaine d’enfants dans le 8e arrondissement de la ville de Bangui, samedi 28 septembre 2019. Pour Maitre Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE, offrir un acte de naissance à un enfant c’est l’aider à revendiquer sa part de promesse républicaine d’élévation sociale par le biais de l’école. La cérémonie de remise a eu lieu sur le terrain de Gui Mo Wara en présence des cadres dudit parti, les notables et les parents des enfants.

 

Plus d’une centaine d’enfants dépourvus d’actes de naissance du 8e arrondissement ont bénéficié enfin de ce document d’état-civil par le biais du  parti politique PATRIE de Maitre Crépin Mboli-Goumba, qui inscrit cet acte citoyen sur le compte d’une approche républicaine et de responsabilité sociale que porte une organisation politique digne de ce nom. Les enfants bénéficiaires d’actes de naissance sont issus des 18 quartiers du 8ème arrondissement de Bangui.

« A ses  enfants qui sont nés et dépourvus d’actes de naissance de rêve et de revendiquer une part de cette promesse républicaine de réalisation et d’élévation sociale pour le mérite en passant par l’école », a déclaré Me Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE.

Pour lui, les enfants qui naissent sans acte de naissance, leur avenir est limité, « vous savez, un enfant qui nait sans acte de naissance est un enfant dont l’avenir est déjà bouché. Même pour avoir une pièce d’identité, il faut un acte de naissance, pour avoir un permis de conduire  et même pour aller à l’école, il nécessite obligatoirement un acte de naissance. Nous avons pensé qu’il était important de chercher à réintégrer ses enfants dans la République tous ses enfants qui aujourd’hui sont délaissés pour compte et marginalisés,  peut-être par la deuxième, troisième voire quatrième génération des centrafricains. Certes, ils ne peuvent pas revendiquer leur citoyenneté »,  a-t-il précisé.

Emelie Namssona, un parent d’enfant né en 2014 et jusqu’alors n’a pas d’acte de naissance, elle en profite pour remercier infiniment le président du parti PATRIE pour ce geste, « c’est mon petit fils et quand il était né, on a tenté de lui  faire un acte de naissance mais en vain. On ne sait pas à quel saint se vouer pour en avoir et aujourd’hui, grâce au président, Crépin Mboli – Goumba, mon petit-fils s’est procuré un acte de naissance. Au nom de tous les parents de ces enfants, je le remercie pour cette distribution gratuite d’acte-naissance », s’est-elle réjouie.

Selon, le bureau politique du parti patrie, la distribution gratuite d’actes de naissance avec les enfants va se poursuivre dans tous les arrondissements de Bangui et dans l’arrière-pays.

« Nous allons étendre cela à tous les arrondissements de Bangui et à toutes les préfectures de la République. C’est notre devoir et nous, nous faisons ce que nous sommes censé faire. Cela s’explique par 59 ans d’abandon de notre rêve républicain et une certaine absence de conscience. Nous ne pouvons pas tout et nous ne sommes pas l’Etat mais nous ne pouvons non plus attendre d’avoir la maîtrise de l’appareil de l’Etat pour commencer à aider. Il vous souvient que nous avons déjà mis en place des bourses et c’est dans cette continuité que nous allons le faire pour combler ce désamour entre le « petit peuple » et les élites », a indiqué Crépin Mboli-Goumba.

La crise militaro-politique qu’a connue la RCA a mis en lambeaux l’administration sociale et avec le problème des déplacés internes et externes ou la plupart des enfants nés dans ces endroits de fortune ne disposent pas des documents d’état civil faute des moyens et des conditions d’instabilité dans certaines régions du pays.  Jefferson Yapende

Copyright2019CNC.

Suisse : 25 voitures de luxe de Teodorin Nguema Obiang vendues aux enchères

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Bangui (République centrafricaine) – 29 sept. 2019 10:50

Les voitures, des Lamborghini, Ferrari, Bentley, Rolls Royce et d’autres marques, ont été confisquées dans le cadre d’enquêtes concernant leur propriétaire, qui est vice-président de la Guinée-Equatoriale.
L’enquête suisse sur le fils du dirigeant équato-guinéen, pour blanchiment d’argent et détournement de fonds publics, a été abandonnée en février dernier.
Cet abandon s’explique par la conclusion d’un accord qui prévoit de verser les revenus tirés de la vente de ses biens présumés mal acquis à des œuvres sociales en Guinée-Equatoriale, où la pauvreté est endémique.
Teodorin Nguema Obiang a également fait l’objet en France d’une enquête portant sur des biens présumés mal acquis.
En 2017, un tribunal français lui a infligé une peine de trois ans de prison avec sursis pour corruption.
Teodoro Obiang Nguema, le père du mis en cause, dirige ce pays pétrolier d’Afrique centrale depuis 40 ans.
La Guinée-Equatoriale, une ancienne colonie espagnole, est classé par des organisations spécialisées parmi les pays les plus corrompus du monde.
Qui est Teodorin Nguema Obiang ?
M. Obiang, âgé de 51 ans, est considéré comme le dauphin de son père dont il était le conseiller avant d’être nommé vice-président du pays en 2012. Il a été ministre de l’Agriculture.
Il est souvent critiqué pour ses dépenses et son style de vie jugés extravagants.
Dans un article paru en 2004, le New York Times le décrit comme “un rappeur”, un “amateur de Lamborghini” et de “longs voyages à Hollywood et Rio de Janeiro”.

Avec BBC Afrique

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Centrafrique : Dominique Yandocka dénonce les relations amicales du chef de l’État avec les chefs rebelles.

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Propos liminaires de conférence de presse du 28 Octobre 2019

 

Messieurs les professionnels des médias,

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers (e) compatriotes,

À l’issue des divers constats que nous avons faits, il m’est impératif de prendre la parole à l’heure où notre cher et beau pays est en train de traverser les moments les plus sombres de son histoire.

Depuis le push du 24 Mars 2013 qui a eu des conséquences graves sur le fondement de la Nation, inféodant ainsi les valeurs traditionnelles et Républicaines, détruisant le tissu socio-économique et fragilisant notre fraternité, notre pays est plongé dans le chaos total, notre démocratie a pris un coup et désormais des problèmes multiformes soulignent le quotidien du Centrafricain.

L’élection en 2016, suivi du serment du Président Faustin Archange TOUADERA avait redonné de l’espoir à nos concitoyens qui pensaient renouer de nouveau avec la paix, la sécurité, la stabilité, le développement, etc.

Peu de temps après, l’espoir s’est transformé en désespoir, les relations amicales du Chef de l’état avec les Groupes armés ne sont plus à démontrer. Les exactions graves sont devenues monnaies courantes dans l’indifférence totale de nos gouvernants tout comme la Minusca. Les souvenirs les plus macabres font le quotidien du peuple, je citerai par exemple les exactions lors de   la tenue de la JMA à Bambari, les tueries dans les localités de Boeng, Koundili, Loumouna sans oublier les plus récentes catastrophes qui se sont produites à Birao et Mingala. Le bilan est gravissime avec un tableau plus que sombre.

La souffrance du peuple Centrafricain ne se décroit guerre. Le Gouvernement qui est le 1ér responsable Constitutionnel et qui a prêté serment de protéger la population comme la Communauté Internationale, plus précisément la MUNISCA, ont failli à leurs devoirs de protection du peuple conformément d’une part aux engagements Constitutionnels et d’autre part à la dernière résolution des nations unies (24/48).  La MUNISCA qui devrait être une force d’interposition se présente malheureusement comme une force spectaculaire, assistant impuissant à tous les événements malheureux que subit le peuple.

L’occupation de plus de 80% du territoire national ne peut permettre aux citoyens lambda de vaquer à leurs activités. Les multiples problèmes socio-économiques, commerciaux et sécuritaires ont imposé la nécessité de la tenue d’un dialogue inclusif. Ce qui a amené le gouvernement à organiser le 26 Janvier la maladroite rencontre de Khartoum qui s’est soldée par la mise en place d’un accord précipité et mal ficelé le 06 février de la même année à Bangui, par les parties signataires (Gouvernement et Groupes Armés).

La politique sélective des participants à ce rendez-vous historique a été la pierre d’achoppement de cette rencontre.  La négociation n’a pas tenu compte des réalités Centrafricaines et les gouvernants ont exclu les forces vives de la nation. Tant bien que mal, ils ont cru que cette parodie d’accord pouvait être le garant et l’unique voix de sortie de crise, ou encore un édifice durable pour la paix et la stabilité.

Force est de constater que la fragilité de cet accord n’est plus à démontrer, les violations graves de droit et atteintes sont légion et l’avenir très incertain.

En l’An 2020 nous devrions aller aux élections groupées (présidentielles législatives sénatoriales et Municipales), mais le contexte du moment n’y sied pas. La recrudescence des violences dans l’arrière-pays occasionnant l’insécurité permanente, le désaccord de la classe politique et de la société civile avec le Gouvernement sur le calendrier électoral, l’expiration du mandat des membres de l’ANE quatre (4) jours avant le début du processus électoral, la démission de certains chefs rebelles des hautes  fonctions de l’état où ils ont été nommés pose un problème au processus du désarmement qui devrait être effectif bien avant les élections, selon le calendrier indiqué .

Le Mouvement ITA que j’ai la charge de conduire s’inscrit dans la logique du report de ces opérations électorales pour des raisons déjà cités ci- haut et lance un vibrant appel à toutes les centrafricaines et tous les centrafricains afin qu’ils soient vigilants pour que les ennemis de la démocratie ne nous enfoncent davantage.

Que ceux qui aimeraient se prêter à un quelconque jeu dans le but de procéder soit à la modification de la Constitution, soit au tripatouillage de certaines de ses dispositions pour une prorogation du Mandat du Président de la république et des parlementaires en place se détrompent. Nous leur demandons de relire l’Article 35 de la constitution.

Nous serons aux coté du peuple Centrafricain qui dira non à toute tentative anticonstitutionnel et anti-démocratique envisagée par le pouvoir en place. Ces pratiques dictatoriales et anarchiques relèvent d’une autre ère et contribueront à remettre en cause le processus de la pacification de notre cher et beau pays.

Le Mouvement ITA n’acceptera ni ne tolèrera aucune compromission qui pourrait mettre en danger l’avenir de la République Centrafricaine.

C’est pourquoi, nous en appelons à la conscience patriotique et à l’éveil à l’égard du grand danger à l’horizon.

Le Mouvement ITA reste ouvert et prêt au dialogue en vue d’apporter sa part de contribution à la reconstruction Nationale.

Sauvons la patrie pour que vive la république !

Je vous remercie.

 

 

Fait à Bangui, 28/09/2019

 

 

 

 

 

 Pour le Mouvement ITA

 

 

 

 

Dominique YANDOCKA            1er Secrétaire Général

 

Soudan du Sud : les recrutements d’enfants soldats en hausse

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Bangui (République centrafricaine) – 28 sept. 2019 18:21

“Les milices grossissent à nouveau leurs rangs” titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui se base sur l’enquête de terrain menée par les Nations unies.
“Paradoxalement, le recrutement d’enfants soldats a augmenté depuis la signature de l’accord de paix”, affirme la représentante de la Commission des droits de l’homme au Soudan du Sud.
Cet accord de paix prévoit la création d’une armée unique et comme “les soldats des différentes milices doivent intégrer cette armée commune, elles augmentent leurs effectifs. De cette manière, les différents groupes veulent s’assurer une plus grande influence”.
Profiter de la démobilisation future
La Tageszeitung réagit également à cette information. “La paix devait régner depuis longtemps au Soudan du Sud mais on continue à recruter des enfants soldats.” Car le temps pourrait être compté pour les différents groupes armés avant que ceux-ci se retrouvent dans une des 35 casernes qui ont jusqu’ici été désignées selon la Commission onusienne. “23 casernes seront contrôlées par les rebelles, 10 par le pouvoir”.
Par ailleurs, “la démobilisation des combattants qui ne seront pas intégrés dans la nouvelle armée présente un attrait pour recruter de nouveaux combattants au plus vite”.
En effet, ceux qui ne seront pas retenus pour l’armée espèrent qu’on les aide à se réintégrer dans la société civile. “Certains enfants, qui se présentent volontairement aux forces gouvernementales ou chez les rebelles, espèrent pouvoir profiter de la démobilisation”
1,6 millions d’enfants souffrent de sous-nutrition au Soudan du Sud.
“Les démons de la guerre”
Du Soudan du Sud, à la Sierra Leone, avec le Tagesspiegel. Le reportage du journal est intitulé “les démons de la guerre”.
Les démons, ce sont les dépressions, les psychoses et le stress post-traumatique dont souffrent des centaines de milliers de personnes dans ce petit pays ravagé par la guerre civile, puis plus récemment par le virus Ebola.
“Selon l’Organisation mondiale de la santé, une personne sur dix est touchée, mais le chiffre réel est certainement encore plus élevé. Pendant des décennies il n’y avait qu’un psychiatre dans le pays, aujourd’hui, il n’y en a deux…”
Le ministère a depuis créé un service pour les maladies mentales, mais la prise en charge reste largement insuffisante.
Pendant ce temps les médecins traditionnels, 45.000 en Sierra Leone, sont sollicités par les malades. “Beaucoup abusent du portefeuille des familles”, explique une psychologue revenue au pays.
“Les conditions de vie aussi déclenchent ou renforcent les souffrances mentales.
“Les experts parlent de “daily stressors”, qui sont des menaces existentielles comme la pauvreté, la faim, la violence, ou chez les enfants la perte d’un proche.
Et lorsqu’on ne vit pas des expériences positives en contrepoids, le stress devient toxique”. Les experts, selon le quotidien de Berlin, avaient alerté sur le fait que ces traumatismes menacent la paix fragile. Ils avaient dit la même chose après le passage d’Ebola.
Pour l’Instant, ce n’est pas arrivé. Une spécialiste du pays assure que l’explication tient en un mot : la résilience.

Avec DW français

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Plus de 300 jeunes torturés et violés dans une école coranique

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Bangui (République centrafricaine) – 28 sept. 2019 18:17

Une « maison de l’horreur » à très grande échelle. Le Nigeria a découvert avec effroi vendredi l’existence d’une école coranique à Kaduna (dans le norddu pays), où plus de 300 jeunes, dont de nombreux mineurs, étaient victimes de torture et de viol, avant d’être secourus par la police. Lors d’une descente menée jeudi soir dans une maison du quartier de Rigasa, la police de Kaduna a découvert plus de 300 élèves et étudiants de « nationalités différentes » enfermés et enchaînés.
Les responsables de l’établissement les faisaient vivre dans « des conditions inhumaines et dégradantes sous couvert de leur apprendre le Coran et de les redresser » pédagogiquement, a expliqué le porte-parole de la police locale. Le propriétaire de l’établissement et ses six assistants ont été arrêtés.
Une « chambre de torture »
« Nous avons trouvé une centaine d’étudiants, dont des enfants de 9 ans à peine, enchaînés dans une petite pièce, dans le but de les corriger et de les responsabiliser », a déclaré le responsable de la police. « Les victimes ont été maltraitées. Certaines d’entre elles ont déclaré avoir été violées par leurs professeurs », a-t-il ajouté. La police a également trouvé une « chambre de torture », où des élèves étaient suspendus à des chaînes et battus lorsque les enseignants estimaient qu’ils avaient commis une faute.
Le raid policier a été lancé à la suite de plaintes répétées de voisins qui se doutaient que quelque chose d’anormal se passait à l’intérieur de l’école. Les enfants secourus sont montés par dizaines dans des minibus pour être conduits dans un stade municipal avec leurs affaires personnelles, puis dans un camp près de l’aéroport. La police doit encore procéder à des vérifications et établir leurs identités afin de retrouver et prévenir leurs proches.
Les parents « horrifiés »
L’école, ouverte il y a une dizaine d’années, hébergeait des étudiants amenés par leur famille pour leur apprendre le Coran, et mais surtout pour remettre dans le droit chemin ceux considérés comme des petits délinquants, ou consommateurs de drogues. Les parents de certaines victimes originaires de Kaduna, convoqués par la police, ont dit avoir été « choqués et horrifiés » quand ils ont vu l’état de leurs enfants, car ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils vivaient. « Ils n’étaient pas autorisés à entrer dans la maison pour voir ce qui se passait, les enfants étaient amenés à l’extérieur pour les rencontrer un bref instant », a précisé la police.
Le nord du Nigeria, majoritairement musulman, accueille un grand nombre de « maisons de correction » plus ou moins formelles dispensant un enseignement religieux strict, en l’absence de structures publiques.

Avec AFP

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L’effondrement d’une mine d’or mardi a fait au moins 52 morts

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Bangui (République centrafricaine) – 28 sept. 2019 18:05

L’effondrement mardi d’une mine d’or sauvage dans le nord du Tchad a fait au moins 52 morts, a annoncé vendredi à l’AFP une source gouvernementale qui s’est rendue dans cette zone livrée à différents gangs d’orpailleurs illégaux et d’autres trafiquants.
Le bilan pourrait s’alourdir puisque des corps n’ont pas été retrouvé, a précisé cette source. Une autre personne présente lors de cette mission a confirmé le nombre de décès. “Il y a 37 blessés, dont 21 graves”, a ajouté cette deuxième source.
L’accident s’est produit dans la nuit de lundi à mardi près de la localité de Kouri Bougoudi, tout près de la frontière libyenne, dans la province tchadienne du Tibesti soumise à l’état d’urgence.
– Sous-sol truffé de galeries –
Cette zone du Tibesti qui longe la frontière libyenne échappe en partie aux forces de sécurité de N’Djamena et le sous-sol riche en or, par endroits, est truffé de galeries ou de mines à ciel ouvert à la structure précaire, dans lesquelles opèrent des centaines d’orpailleurs illégaux travaillant pour des gangs locaux qui contrôlent certaines localités. D’autres sont aux mains de divers trafiquants.
Cela explique que les informations soient tardives, parcellaires et difficiles à vérifier.
Mi-août, le président tchadien Idriss Deby Itno avait décrété l’état d’urgence dans trois provinces, dont celle du Tibesti, en proie aux violences entre différents gangs, les orpailleurs illégaux et des rebelles tchadiens qui ont trouvé refuge en Libye et traversent régulièrement la frontière poreuse.
Le nord du Tchad, frontalier avec le Soudan, la Libye et le Niger, est une région extrêmement instable du Sahel, désertique, peu habitée et difficile à contrôler.
Le gouvernement tchadien avait décidé, fin mars, de créer une force de sécurité constituée par l’armée et la police au Tibesti, pour sécuriser la zone. Il avait également annoncé la fermeture de la frontière avec la Libye. Le nord du Tchad est très lié au sud libyen, d’où vient la majorité du ravitaillement en nourriture du Tibesti.
Le centre de commandement de cette nouvelle force de sécurité avait été installé précisément dans la région de Kouri Bougoudi, une zone aurifère théâtre d’affrontements entre des orpailleurs illégaux et l’armée fin 2018 et début 2019.
– Le Tibesti, région frondeuse –
Impliquée dans la lutte contre le trafic de drogue, cette force de sécurité doit également permettre “le désarmement” de la région, “la sécurisation de la frontière” et “la traque contre les bandits et les terroristes”, avait annoncé le gouvernement.
Début mars, l’armée avait aussi annoncé avoir repris plusieurs sites d’orpaillage dans cette région pour le compte du gouvernement. Notamment un site minier dirigé par Abdallah Banda, un chef rebelle soudanais du Darfour poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI). Les militaires l’ont finalement chassé de la région.
Le Tibesti est historiquement une région frondeuse, berceau de plusieurs rébellions majeures depuis l’indépendance du Tchad, en 1960, a expliqué le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) dans un rapport sur le Tibesti.
Depuis la découverte de gisements d’or en 2012, les mines de cette province ont suscité les convoitises de commerçants, de milliers d’orpailleurs, de militaires tchadiens, et de membres de l’opposition armée tchadienne et soudanaise en quête du métal précieux, toujours selon l’ICG. Elle a aussi enclenché une véritable ruée vers l’or de jeunes Tchadiens pauvres du centre du pays, livrés sur place aux gangs pour lesquels ils travaillent dans des conditions très difficiles et de sécurité précaire.

Avec AFP

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“Dialogue national” au Cameroun : les chefs coutumiers jouent leur partition

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Bangui (République centrafricaine) – 28 sept. 2019 17:51

Une “caravane pour la paix et le vivre ensemble” s’est déployée samedi à Bamenda, l’une des principales villes du pays, à l’initiative des gardiens de la tradition venus de tout le Cameroun.
Ils veulent prendre part au “dialogue national” annoncé par le chef de l’Etat, Paul Biya, pour le règlement de la crise dans les régions anglophones du pays.
Des rites traditionnels ont eu lieu, samedi, dans les rues de Bamenda, à l’initiative d’une centaine de chefs traditionnels.
Venus des toutes les régions du pays, ils ont invoqué les ancêtres pour que la paix revienne au Cameroun, surtout dans les zones anglophones secouées par un conflit séparatiste depuis près de trois ans.
“Lorsque notre pays (…) est en danger, il nous revient, à nous les autorités coutumières, de nous lever pour mettre de l’ordre. Nous avons exécuté les rites traditionnels que seuls les chefs coutumiers savent faire (…) pour que la paix revienne”, a expliqué Parfait Mbassi, le coordonateur de la caravane.
Les chefs coutumiers estiment que trop de sang a déjà coulé au Cameroun. Ils veulent donc mettre fin aux violences qui déchirent jour après jour le Cameroun.
“Nous avons perdu des fils, des frères, des femmes”, déplore Mbiyembe Matic Salomon, un chef coutumier de la Sanaga-Maritime, invitant le gouvernement à “écouter” les protagonistes de la crise qui ensanglante les deux régions anglophones camerounaises.
Les chefs coutumiers veulent joindre leurs efforts à ceux du gouvernement, en vue d’un dénouement heureux de cette crise, au terme du “dialogue national” prévu à partir de la semaine prochaine.
La crise sociopolitique dans les régions anglophones du Cameroun a fait près de 2 000 morts et des milliers de déplacés, selon plusieurs organisations non gouvernementales.

Avec BBC Afrique

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Décès des pilotes sénégalais à Bouar, leurs dépouilles quitteront la RCA la semaine prochaine.

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Bangui (CNC) —Les dépouilles de trois Casques bleus du contingent sénégalais de la Minusca morte vendredi dernier à Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, vont quitter le sol centrafricain pour leur pays le Sénégal d’ici la semaine prochaine, a-t-on appris de source diplomatique à Bangui.

 

Selon une autre source proche de la mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) ayant requis l’anonymat, la cérémonie commémorative en l’honneur de trois pilotes de l’armée de l’air sénégalaise de la Minusca, décédée dans le crash de leur hélicoptère de combat à l’aéroport de Bouar le vendredi 27 septembre, sera organisée la semaine prochaine à Bangui, au sein du bureau local de la Minusca sur l’avenue Barthélemy Boganda en présence du Représentant du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye.

C’est à l’issue de cet hommage officiel de la Minusca que les corps du capitaine Gorgui Founé, le copilote Sergent-chef Ndiaw Coulibaly, mécanicien et l’adjudant-chef Mody Coulibaly vont quitter la terre de Boganda pour rentrer au Sénégal, la terre de leurs ancêtres.

Entre temps, le seul soldat survivant serait rapatrié en Ouganda, dans un hôpital des Nations unies pour des soins intensifs.

 

Copyright2019CNC.

 

l’ONU déplore la mort de trois casques bleus sénégalais dans un accident d’hélicoptère

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Bangui (République centrafricaine) – 28 sept. 2019 03:22

Un hélicoptère Mi-24 de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), avec quatre membres de l’Aviation sénégalaise à son bord, s’est écrasé vendredi 27 septembre près de Bouar, dans l’ouest du pays, alors qu’ils tentaient un atterrissage d’urgence en raison du mauvais temps.
Trois des quatre Casques bleus ont été tués. Le quatrième a été grièvement blessé et été évacué à l’hôpital, pour des soins intensifs, a annoncé l’ONU dans un communiqué publié le même jour.
L’hélicoptère fournissait un appui aérien à une opération de sécurité de la MINUSCA en cours dans la préfecture de Nana-Mambéré.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et la Mission ont présenté leurs sincères condoléances aux familles des Casques bleus, ainsi qu’au gouvernement et au peuple du Sénégal. Ils ont souhaité un prompt rétablissement au blessé.
Le chef de l’ONU a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à soutenir le peuple et le gouvernement centrafricain dans leurs efforts de consolidation de la paix.
Le représentant spécial du secrétaire général en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, a salué l’engagement du Sénégal aux efforts de stabilisation de la RCA.
“Cet accident illustre une fois de plus les risques encourus par les Casques bleus dans leur engagement sur le terrain, souvent au péril de leur vie”, a rappelé le chef de la MINUSCA.

Avec Xinhua

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Pourchassés par la Minusca, des centaines des rebelles de 3R se regroupent près de Bocaranga, les populations en fuite.

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Village Sarki à 15 kilomètres de la sous-préfecture de Koui, dans l’Ouham-Pendé le 8 août 2019. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC

 

 

Bouar (CNC) – Des centaines des rebelles du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), pourchassés par les forces de la Minusca dans les trois préfectures du nord-ouest depuis jeudi,  se sont regroupés massivement dans la sous-préfecture de Koui et ses environs. Les populations, prises de panique, quittent leur domicile en débandade.

 

L’opération de la Minusca contre les positions du groupe 3R dans l’Ouham-Péndé, la Nana-Mambéré et la Mambéré-Kadéï, baptisée « Anvil »,  déclenchée

Ce jeudi matin, a permis, selon nos informations, de démanteler plusieurs bases-arrières du mouvement retour, réclamation et réhabilitation (3R)  dans plusieurs localités du nord-ouest de la République centrafricaine.

Cependant, les rebelles, pourchassés ailleurs, se sont massivement regroupés dans la sous-préfecture de koui, dans l’Ouham-Péndé depuis 24 heures.

 

Pendant ce temps, d’autres rebelles, quelques heures après la fin de l’opération de la Minusca, ont progressé, en tenue civile, de koui jusqu’au village Makounzi-Wali, à une soixantaine de kilomètres de Bocaranga.

Les populations, prises de panique, ont dû quitter précipitamment leurs domiciles pour se réfugier à Bouar pour les uns, et Bocaranga pour les autres.

Selon des informations recoupées sur place, de koui jusqu’au village Makounzi Wali, on ne trouve que des rebelles en tenue civile avec leurs armes. Les populations civiles n’y sont plus.

Alors, tout le monde se demande s’il la Minusca va-t-elle poursuivre ses opérations contre les 3R afin de contraindre ces rebelles récalcitrants à se regrouper à koui comme elle avait annoncé ?

 

Affaire à suivre.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : communiqué de presse de la Minusca relatif à ses opérations contre les positions de 3R.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Dans le cadre de son mandat de protection des populations civiles, la MINUSCA conduit une opération militaire dans l’Ouham-Pende, la Nana-Mambere et la Mambere-Kadeï contre le groupe 3R

 

Malgré les efforts constants des garants et facilitateurs de l’Accord de paix ainsi que ceux du gouvernement centrafricain pour persuader, à travers le dialogue, le groupe armé Retour Réclamation Réhabilitation (3R) à respecter les dispositions de l’APPR-RCA, ce groupe armé ne cesse d’accroître ses activités illégales.

Face à la persistance des exactions commises par le groupe contre la population, spécialement après les massacres du 21 mai 2019 dans la préfecture de l’Ouham-Pende, et devant le refus constant de celui-ci à se conformer aux exigences de l’APPR-RCA, la MINUSCA a lancé le jeudi 26 septembre 2019, une opération militaire contre ses bases non reconnues dans les préfectures concernées.

Cette opération dont l’objectif principal est la protection des populations civiles, vise à repousser le groupe 3R dans les zones de déploiement qui lui ont été fixées après les tueries du mois de mai et de lui faire respecter les dispositions de cessation des exactions contre les civils ainsi que celles liées au processus du DDR.

La MINUSCA réitère son appel aux groupes armés à respecter leurs engagements en mettant en œuvre l’Accord de paix. Elle continuera d’user de son mandat de bons offices auprès desdits groupes pour appuyer la mise en œuvre de l’Accord.

La MINUSCA réitère également son engagement à protéger les populations civiles conformément à son mandat.

 

Racisme aux Etats-Unis : des étudiants blancs coupent les dreadlocks de leur collègue noire

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 14:33

Aux Etats-Unis, une fillette de 12 ans accuse trois de ses camarades de classe de l’avoir clouée au sol et d’avoir coupé des dreadlocks avec des ciseaux.
Amari Allen a déclaré que les garçons l’ont traité de “vilaines” et de “nappy” (en référence à ses cheveux naturels).
Selon Amari Allen, l’incident s’est déroulé dans une école privé en Virginie où les frais de scolarité s’élèvent environ à 12.000 $ l’année.
L’attaque présumée a eu lieu à l’école chrétienne Emmanuel, où l’épouse du vice-président américain enseigne.
L’école et la police locale ont confirmé qu’ils enquêtaient sur l’incident.
“Les garçons sont venus me voir et m’ont tendu une embuscade, comme s’ils m’avaient mis en cage “, a déclaré Mlle Allen aux médias locaux.
“Alors ils ont mis leurs mains sur ma bouche. Ils m’ont mis les mains dans le dos, m’ont coupé les cheveux et m’ont dit que j’étais laide.”
“Ils ont pris mon déjeuner et l’ont mangé devant moi et m’ont dit que je ne le méritais pas, que je pouvais mourir de faim et d’autres choses comme ça “, a-t-elle ajouté.
La famille dit que l’incident n’a été découvert que le mercredi lorsque sa grand-mère a remarqué que ses cheveux étaient soudainement de longueurs différentes.
“C’est très douloureux”, a déclaré Cynthia Allen, la mère de la victime, à la presse:
“Je veux qu’ils soient renvoyés de l’école. Je veux qu’on fasse quelque chose.”
Dans une déclaration, l’école a fait savoir qu’elle avait demandé à la police locale d’enquêter sur l’incident et qu’elle prend “au sérieux le bien-être physique et moral” de ses étudiants.
“Nous avons une politique de tolérance zéro pour toute sorte de harcèlement ou d’abus”, a insisté l’école chrétienne Emmanuel.
Karen Pence , la femme du Vice-président américain Mike Pence y enseignait les arts à temps partiel jusqu’au début de l’année.

Avec BBC Afrique

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À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 13:59

Depuis la signature à Bangui, en février dernier, de l’accord pour la paix tant attendu entre le gouvernement et quatorze groupes armés, le niveau de violence a considérablement diminué, a d’emblée constaté le Secrétaire d’État, rappelant que cette crise complexe en République centrafricaine ne pourra pas et ne sera pas résolue par le recours à la violence.
Désormais, dans la perspective des élections de 2020 et 2021, «il est impératif que la période de campagne électorale et le retour aux urnes programmé pour la fin décembre 2020 soient mis à profit pour donner au pays une occasion renouvelée de se route vers la paix et la stabilité durables», a-t-il affirmé.
Dans ce contexte, le diplomate du Saint-Siège attend l’aide de la communauté internationale pour s’assurer de la tenue d’élections sûres, libres, équitables et démocratiques dans le pays.
«Il est essentiel de garantir la protection totale de la population civile et des acteurs humanitaires conformément aux principes du droit international humanitaire. Les groupes armés se sont spécifiquement engagés à respecter ces principes lors de la signature de l’accord. Même si le pays se rapproche de la stabilisation, les besoins humanitaires risquent d’être négligés», s’est inquiété le cardinal italien pointant du doigt le fait que le plan d’intervention humanitaire pour 2019 était financé à moins de 50%.
«En particulier, nous ne pouvons minimiser l’impact du conflit sur les enfants dans un pays où trois millions de personnes, soit les deux tiers de la population, ont encore besoin de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant à cet égard la contribution du Saint-Siège à la réhabilitation générale du seul hôpital pour enfants du pays: le complexe pédiatrique de Bangui.

Avec VaticanNews

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À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 13:56

Depuis la signature à Bangui, en février dernier, de l’accord pour la paix tant attendu entre le gouvernement et quatorze groupes armés, le niveau de violence a considérablement diminué, a d’emblée constaté le Secrétaire d’État, rappelant que cette crise complexe en République centrafricaine ne pourra pas et ne sera pas résolue par le recours à la violence.
Désormais, dans la perspective des élections de 2020 et 2021, «il est impératif que la période de campagne électorale et le retour aux urnes programmé pour la fin décembre 2020 soient mis à profit pour donner au pays une occasion renouvelée de se route vers la paix et la stabilité durables», a-t-il affirmé.
Dans ce contexte, le diplomate du Saint-Siège attend l’aide de la communauté internationale pour s’assurer de la tenue d’élections sûres, libres, équitables et démocratiques dans le pays.
«Il est essentiel de garantir la protection totale de la population civile et des acteurs humanitaires conformément aux principes du droit international humanitaire. Les groupes armés se sont spécifiquement engagés à respecter ces principes lors de la signature de l’accord. Même si le pays se rapproche de la stabilisation, les besoins humanitaires risquent d’être négligés», s’est inquiété le cardinal italien pointant du doigt le fait que le plan d’intervention humanitaire pour 2019 était financé à moins de 50%.
«En particulier, nous ne pouvons minimiser l’impact du conflit sur les enfants dans un pays où trois millions de personnes, soit les deux tiers de la population, ont encore besoin de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant à cet égard la contribution du Saint-Siège à la réhabilitation générale du seul hôpital pour enfants du pays: le complexe pédiatrique de Bangui.

Avec AFP

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CENTRAFRIQUE : QUAND UNE SIMPLE PHOTOGRAPHIE PRISE AU CAFÉ DE LA PAIX À PARIS PERTURBE LA TRANQUILLITÉ DU POUVOIR DE BANGUI.

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Bangui (République centrafricaine) – Les leaders ou ténors de l’opposition centrafricaine, membres respectifs de la naissante plateforme « E zingo biani »se sont rencontrés dans un célèbre café parisien dénommé « café de la paix » sises à la place de l’Opera dans le 9ème arrondissement de Paris.

 

Cette rencontre politique, non loin d’être fortuite a été immortalisée par une image photographique remplie de messages de propagande et digne de pré-campagne électorale. L’ordre du jour non publié de cette réunion ne peut porter sur autre chose que la situation socio-politique de la Centrafrique et plus particulièrement sur les prochaines échéances électorales. Cette banale photo publiée sur les réseaux sociaux a soulevé de vives polémiques et des interrogations dans la classe politique au point de vaciller le pouvoir central de Bangui.

 

Au delà de cette myriades de polémiques, cette image photographique a visiblement volé la vedette et par voie de conséquence a fait un grand ombre aux séjours du Président de la république au 74ème session de l’assemblée générale des Nations-Unies à New-york sur les enjeux climatiques.

 

Animé par le souci de comprendre la légitimité et la quintessence de cette énième polémique, le citoyen lambda toujours curieux s’interroge :

 

Cette photographie aussi banale vaut-elle le tableau de Picasso pour une solennelle exposition au musée du Louvre à Paris ? La paix tant souhaitée par le peuple centrafricain réside t-elle dans ce café parisien ? Choisir un café aux enseignes de la paix relève t-il de la provocation politique ? Au delà des en-dessous de la polémique, pourquoi insinuons-nous en filigrane un potentiel complot de la France à travers cette photographie ? Quelle sera l’autre interprétation politique donnée si cette photographie était prise dans une autre capitale occidentale ?

 

Par ailleurs, au delà de toutes conspirations politiques ou électorales, en quoi l’ordre du jour de cette réunion intéresse t-il le pouvoir ? Se référant aux dispositions statutaires, est-il interdit aux leaders politiques de l’opposition de se rencontrer autour d’un café et de débattre des maux qui gangrènent notre pays ?

 

En outre, se rencontrer ou se rassembler dans un café est-il systématiquement synonyme de coalition ? A l’issue de cette rencontre, peut-on parler d’une potentielle harmonisation synergique de stratégies pour combattre efficacement le pouvoir ? S’achemine t-on vers une candidature unique de l’opposition aux prochaines échéances électorales ?

 

Dans l’affirmative, pourquoi une candidature unique de l’opposition n’est jamais possible en Centrafrique ? Paradoxalement aux messages diffusés en filigrane par cette photographie, nous tenons à rappeler à l’opinion nationale et les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine que les visions politiques des différents acteurs de l’opposition sont diamétralement opposées. N’oublions pas que les deux frondeurs devenus opposants et qui ont servi ce pouvoir à de hautes fonctions politiques étaient des alliés du pouvoir. Ils avaient gaillardement délaissés le malheureux candidat au deuxième tour du scrutin présidentiel qui n’a pas encore à ce jour digéré sa défaite.

 

L’équation de la coalition est extrêmement difficile, complexe et relève même de l’utopie voire de l’hypocrisie. Il est évident qu’en matière de politique, « tous les coups sont permis » mais à quel prix ? La dynamique unitaire est visiblement fragile. Quant à la ténébreuse théorie de coup d’état entretenue par certains polémistes, nous leur rappelons que cette épreuve est révolue et remettra en cause par voie de conséquence nos acquis démocratiques payés au prix du sang du peuple.

 

L’absence de l’ancien Président de l’assemblée nationale dans l’hémicycle et son long séjour en France pour des raisons médicales fait de lui un potentiel putschiste ou un fossoyeur de la république ? Pour finir et en guise de conclusion, nous reconnaissons à travers cette épisode le pouvoir dévastateur de la photographie qui est un outil indispensable de la communication politique. En conséquence de ce qui précède, nous rappelons humblement à la classe politique centrafricaine (majorité présidentielle et opposition) que l’ennemi de la Centrafrique est ailleurs…alors, unissons-nous pour le combattre efficacement.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 27 septembre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

À l’ONU, le cardinal Parolin plaide pour un scrutin libre en République centrafricaine

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 13:25

Depuis la signature à Bangui, en février dernier, de l’accord pour la paix tant attendu entre le gouvernement et quatorze groupes armés, le niveau de violence a considérablement diminué, a d’emblée constaté le Secrétaire d’État, rappelant que cette crise complexe en République centrafricaine ne pourra pas et ne sera pas résolue par le recours à la violence.
Désormais, dans la perspective des élections de 2020 et 2021, «il est impératif que la période de campagne électorale et le retour aux urnes programmé pour la fin décembre 2020 soient mis à profit pour donner au pays une occasion renouvelée de se route vers la paix et la stabilité durables», a-t-il affirmé.
Dans ce contexte, le diplomate du Saint-Siège attend l’aide de la communauté internationale pour s’assurer de la tenue d’élections sûres, libres, équitables et démocratiques dans le pays.
«Il est essentiel de garantir la protection totale de la population civile et des acteurs humanitaires conformément aux principes du droit international humanitaire. Les groupes armés se sont spécifiquement engagés à respecter ces principes lors de la signature de l’accord. Même si le pays se rapproche de la stabilisation, les besoins humanitaires risquent d’être négligés», s’est inquiété le cardinal italien pointant du doigt le fait que le plan d’intervention humanitaire pour 2019 était financé à moins de 50%.
«En particulier, nous ne pouvons minimiser l’impact du conflit sur les enfants dans un pays où trois millions de personnes, soit les deux tiers de la population, ont encore besoin de l’aide humanitaire, dont plus de la moitié sont des enfants», a ajouté le cardinal Parolin, soulignant à cet égard la contribution du Saint-Siège à la réhabilitation générale du seul hôpital pour enfants du pays: le complexe pédiatrique de Bangui.

©AFP

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Gabon : Ali Bongo trompeur !

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Libréville (CNC) – Le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo trompe son peuple. Son directeur de cabinet a fait savoir ce jeudi que son président se porte bien, ce qui en réalité est totalement faux.

 

Les populations gabonaises vivent le calvaire. Elles ne savent plus à quel chemin emprunter. Puisque, les autorités du pays ne tiennent pas le langage de vérité. L’esprit des Gabonais est accaparé par les incertitudes autour de la santé d’Ali Bongo. Il serait illusoire de penser que le chef de l’Etat Gabonais se porte bien. Ce sont des discours politiques que tiennent les tenants du pouvoir. En outre, il semblerait qu’un deal existe entre le président Ali Bongo et la présidente de la cour constitutionnelle Mborantsuo. Au sein de la cour constitutionnelle, le courant ne se passe bien entre les différents juges qui viennent de prêter serment.

Arfang Sagna

 

Copyright2019CNC

Crash d’un hélicoptère de combat de la Minusca, trois soldats seraient morts.

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Une patrouille militaire de la Minusca

 

 

Bouar (CNC) – L’appareil s’est écrasé ce vendredi 27 septembre dans la matinée faisant trois morts. Un autre soldat a été grièvement blessé, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC.

 

Trois soldats de la Minusca seraient  morts et un autre grièvement blessé dans le crash d’un hélicoptère militaire près de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

L’accident, non confirmé pour l’instant par la Minusca, est survenu peu après le décollage de l’appareil à l’aérodrome de Bouar, selon une source militaire qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat à CNC, avant de conclure qu’après l’accident, les autres membres de l’équipages ont été pris en charge très rapidement et évacués vers une structure médicale locale

Depuis hier matin, les forces spéciales de la Minusca ont mené une opération militaire terrestre et aérienne contre les positions des rebelles de 3R dans les préfectures de l’Ouham-Pendé et Nana-Mambéré. L’hélicoptère de combat, qui vient de s’écraser, faisait partie de l’équipe aérienne qui pilonnait les positions des rebelles.

Pour l’heure, les identités des victimes ne sont pas encore connues.

 

Copyright2019CNC.

7 soldats tués dans une embuscade imputée aux djihadistes

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 02:18

Sept soldats maliens ont été tués jeudi dans une embuscade imputée aux djihadistes dans le centre du pays en guerre, ont annoncé les forces armées.
Une mission des Forces armées maliennes (Fama) qui escortait un transport d’engrais entre les localités de Douentza et Sévaré a sauté sur un engin explosif artisanal avant d’être attaquée aux armes à feu, ont dit les Fama, imputant cette attaque “complexe” aux “terroristes”, terme par lequel elles désignent les djihadistes.
“Sept personnels (de l’armée) ont trouvé la mort”, selon les Fama dans cette attaque qui n’avait pas été revendiquée jeudi soir.
Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.
Les djihadistes ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences djihadistes ont persisté, puis se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts.

©AFP

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Grand dialogue au Cameroun: 16 leaders séparatistes exilés invités par le gouvernement

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 02:16

Ces seize invitations officielles du gouvernement, envoyées “sur très haute instruction du président Paul Biya”, ont abondamment circulé sur les réseaux sociaux et leur authenticité a été confirmé jeudi à l’AFP par les organisateurs du Grand dialogue national.
Dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des groupes armés affrontent les forces de sécurité dans des combats meurtriers depuis fin 2017, réclamant la création d’un Etat indépendant dans ces territoires où résident la plus grande partie de la minorité anglophone camerounaise.
En deux ans, le conflit a déjà fait plus de 2.500 morts, selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) et poussé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile, selon l’ONU.
Après avoir fait preuve d’intransigeance, le président Biya a convoqué mi-août ce “grand dialogue national”, qui doit se tenir du 30 septembre au 4 octobre dans la capitale camerounaise.
Parmi les seize leaders séparatistes anglophones auxquels des invitations ont été envoyées, on retrouve des éminents chefs de groupes armés, comme Ebenezer Akwanga et Cho Ayaba, qui ont tous deux annoncé leur refus de participer à ce dialogue.
“Nous, les leaders des différents groupes, organisations et mouvements séparatistes n’avons jamais été invités et nous ne sommes pas intéressés par ce soit-disant +dialogue national+ avec la République du Cameroun”, a réagi M. Akwanga, joint au téléphone par l’AFP.
Avec ce dialogue, le Cameroun veut jeter “de la poudre aux yeux à la communauté internationale plutôt que de trouver une solution complète et durable à la raison pour laquelle nous sommes en guerre: l’annexion de notre patrie, Southern Cameroons”, a-t-il ajouté.
L’une des figures séparatistes les plus influentes sur internet, Mark Bereta, a toutefois posté son invitation sur sa page Facebook. Sans annoncer s’il acceptait l’invitation, il a seulement commenté: “oh Seigneur, les tentations viennent de toute part”.
Les séparatistes plus modérés ont généralement posé comme préalable à l’ouverture de toute discussion avec le pouvoir central la libération de tous les détenus de la crise anglophone et le retrait de l’armée dans les deux régions anglophones.
Dans son discours mi-septembre, le président Biya avait déjà invité les groupes armés au dialogue, et dans le même temps, demandé aux pays étrangers de prendre des sanctions contre les leaders indépendantistes.

©AFP

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L’or maudit du Tchad

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 02:07

Une mine illégale d’or s’est effondrée dans le nord du Tchad. L’accident, très meurtrier – mais on ignore encore le nombre exact de victimes – a eu lieu en début de semaine près de la localité de Kouri Bougoudi, proche de la frontière libyenne, dans la province du Tibesti. L’information n’a été confirmée que ce jeudi (26.09.2019) par les autorités.
Une fois de plus, l’or apporte la désolation dans cette région, soumise à l’état d’urgence suite à des combats entre des groupes rebelles et l’armée nationale tchadienne, qui se disputent les richesses du sous-sol.
La Libye qui déborde
L’Etat tchadien a bien du mal à contrôler cette zone du Tibesti, aux confins du Tchad et de la Libye. Le conflit du voisin du Nord déborde dans la région.
Côté tchadien, l’armée combatà Miski des orpailleurs tchadiens et des pays environnants, des groupes rebelles, des gangs armés venus en partie de Libye et du Soudan, ainsi qu‘un comité d’autodéfense de la population locale teda.
Tous lorgnent sur les gisements d’or.
Des autochtones pourchassés
Mahamat Nour Ibedou, secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’Homme (CTDDH), rappelle l’origine des problèmes du Tibesti et ce qui s’est déroulé dans une autre province, celle du Batha, où les premiers gisements ont été découverts en 2012 :
“La famille présidentielle s’est installée et a exploité l’or à son profit. Quand les autochtones ont voulu faire de l’orpaillage, ils ont été pourchassés. Il y en a même qui ont été tués. Cette expérience a scandalisé les habitants du Tibesti.”
DW: Donc l’exploitation, même légale, de l’or ne se fait pas dans de meilleures conditions que l’exploitation dans les mines clandestines?
Mahamat Nour Ibedou : “Absolument. Les conditions de travail sont effroyables.”
C’est pour obtenir la fin des détournements et une répartition plus équitable des richesses générées par l’exploitation de l’or que s’est créé un comité d’autodéfense.
Des mercenaires accompagnent les orpailleurs jusqu’à des comptoirs en Libye où est vendu l’or tchadien.

©DW français

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Le spleen des militaires burundais

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 02:00

Le 14 septembre dernier, 13 militaires burundais ont été tués en Somalie. Selon les informations obtenues par La Libre Afrique.be, les islamistes Shebabs auraient attaqué un général somalien qui était escorté par un détachement burundais. De manière extraordinaire, seuls les Etats-Unis ont présenté leurs condoléances aux familles des soldats tombés en mission, pas le gouvernement ni l’armée du Burundi. Lors d’une précédente attaque contre le contingent burundais en Somalie, c’est l’Union africaine qui avait présenté ses condoléances, pas la mère-patrie…
L’affaire a provoqué l’indignation sur les réseaux sociaux et dans les casernes burundaises. Selon certaines informations, en effet, l’armée burundaise aurait subi plusieurs revers en Somalie ces derniers temps et nombreuses seraient les voix militaires qui en rejettent la faute sur le chef du contingent burundais en Somalie, le général de brigade Richard Banyankimbona.
Pas fait d’études
Ce dernier fait partie du groupe (majoritaire) de généraux issus de l’ex-rébellion hutue CNDD-FDD. Comme nombre de ces derniers, Richard Banyankimbona ne dispose que d’une très courte formation scolaire (deux années post-primaires) et militaire (rapide mise à jour lors du processus de paix qui a fait entrer d’ex-rebelles dans l’armée professionnelle dominée par les Tutsis à l’époque).
Sous le régime militaire tutsi qui a prévalu jusqu’en 2003, beaucoup de jeunes Hutus étaient privés d’études. Le 15 juin 1995, une centaine d’étudiants hutus ont été massacrés par leurs condisciples tutsis; ceux-ci vengeaient leurs familles décimées par des groupes du parti hutu Frodebu, en représailles à l’assassinat en 1993, lors d’un putsch militaire tutsi, du premier président hutu du pays, Melchior Ndadaye. Ce massacre de 1995 avait poussé de nombreuses familles hutues à retirer leur enfant des études, par peur d’un nouveau génocide des Hutus comme celui de 1972; beaucoup de ces jeunes déscolarisés ont rejoint la rébellion CNDD-FDD, aujourd’hui au pouvoir.
Purges contre les intellectuels
Dans les rouages de l’Etat et au sein du CNDD-FDD, ces ex-combattants ont imposé leur pouvoir – au prix de quelques purges au détriment des « intellectuels » du parti – et n’entendent pas le lâcher. Cela explique que l’un d’eux commande le contingent burundais en Somalie, pourvoyeur de devises dont le régime a désespérement besoin.
Ce dernier « pioche » en effet dans les soldes payées par l’Union africaine pour ces soldats. de plus, par économie, il ne leur fournit pas le matériel dont ils ont besoin. Il y a peu, les militaires burundais en Somalie étaient ainsi privés de blindés. Gitega vient d’en acheter 20 à l’Egypte, dont la moitié auraient été payés par un tiers pays. Et le commandant du contingent est accusé de ne pas être à la hauteur de sa tâche. Pas de quoi entretenir le moral des troupes…

©La libre

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Le Soudan ferme ses frontières avec la Libye et la RCA

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 01:34

Le Soudan a décidé jeudi de fermer ses frontières avec la Libye et la Centrafrique pour des raisons de sécurité, la première mesure du genre depuis la chute en avril du président Omar el-Béchir.
La décision a été prise par le conseil souverain lors d’une réunion à Niyala, la capitale de l’État du Darfour du Sud.
Dans son communiqué, l’organe qui dirige la transition au Soudan affirme avoir ordonné la fermeture des frontières avec la Libye et la Centrafrique, en raison de menaces sur la sécurité et l’économie du pays.
Ces dernières années, les médias ont rapporté que de nombreux rebelles de la région du Darfour, déchirée par la guerre, sont entrés en Libye pour renforcer leurs capacités militaires.
La région du Darfour, dans l’ouest du Soudan, est en proie à une guerre civile depuis 2003 qui a tué des dizaines de milliers de personnes et occasionné le déplacement de plus de deux millions de personnes selon les Nations Unies.
Le Soudan est aussi au cœur des routes migratoires qui relient l’Afrique de l’Est et de l’Ouest à la Méditerranée et à l’Europe.
Des milliers de ressortissants africains tentent chaque année d’atteindre la Méditerranée par le Soudan avec l’intention d’atteindre à terme les côtes européennes.
La semaine dernière, l’armée soudanaise a annoncé l’interpellation de 138 Africains, dont des dizaines de Soudanais, essayant d’entrer illégalement en Libye.

©BBC Afrique

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opération des casques bleus contre un groupe armé

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Bangui (République centrafricaine) – 27 sept. 2019 00:54

“L’attaque a débuté ce matin et s’est poursuivie jusque dans l’après-midi, avec des bombardements aériens”, a déclaré à l’AFP le général Siwo, porte-parole du mouvement Retour Réclamation Réhabilitation (3R), sans préciser le bilan des affrontements dans ses rangs.
Le mouvement 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.
“Nous ne nous retirons pas de l’accord”, a indiqué le général Siwo à l’AFP.
Contactée par l’AFP, la Minusca n’avait pas encore réagi jeudi soir.
Mercredi, le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass “à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua”.
Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités.
Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix.
Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.
Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique.
Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord de son affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays. Quelque 13 000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens.
Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

©AFP

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Lourde perte pour les 3R, Abass Sidiki en fuite dans la brousse.

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Abas Sidiki

 

 

Paoua (CNC) – Ce jeudi 26 septembre, les forces spéciales de la Minusca ont pris d’assaut les bases opérationnelles et stratégiques du mouvement rebelle 3R dans l’Ouham-Péndé, détruisant au passage son haut commandement tactique à Ngawi, dans le département de Mbéré, préfecture de l’Ouham-Péndé, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Même si les raisons de cette attaque des forces spéciales de la Minusca contre les positions de 3R  restent présentement floues pour le commun de mortel, une source gouvernementale, contactée par Corbeaunews-Centrafrique, indique que celle-ci serait liée à une menace directe, sérieuse, voir imminente proférée par les combattants rebelles de 3R à l’encontre d’une délégation ministérielle  conduite par le ministre du Désarmement et de démobilisation, le chef Anti-Balaka Maxime Mokom qui s’est rendue quelques jours plutôt dans l’un des bastions de 3R dans l’Ouham-Péndé pour le désarmement des rebelles.

Alors que les rebelles, qui auraient refusé catégoriquement de se désarmer, auraient proféré des menaces directes et imminentes à l’encontre de la délégation qui a dû quitter précipitamment le lieu pour rentrer à Bangui.

Pour la Minusca, l’entêtement du chef rebelle Abas Sidiki est une violation flagrante et grave de l’accord politique pour la paix qu’il a lui-même signé le 6 février dernier. Et ce, en dépit de l’avertissement des garants dudit accord qui menace de sanctionner tous ceux qui tentent d’entraver l’application de cet accord de paix.

Pour se rendre à l’évidence, la Minusca déploie ses forces d’intervention dans plusieurs bastions de 3R ce jeudi 26 septembre dans l’objectif de pousser et restreindre les éléments de 3R seulement dans la sous-préfecture de Koui.

Selon notre correspondant sur place, l’opération a débuté ce jeudi vers six heures du matin avant de terminer aux environs de 11 heures locales.

Contactée par CNC, une source proche de la Minusca parle dune opération de 48 heures dans les localités de Besson, Nguia-Bouar, Dilapoko et  Koundé, sous le code militaire de «Anvil ».

Le bilan provisoire de ce jeudi fait état du démantèlement total de plusieurs  bases opérationnelles de 3R dans plusieurs localités de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré.

Des véhicules de combat des rebelles ainsi que des armes de tous calibres auraient été saisis par la Minusca lors de l’opération « Anvil ».

Pour certains observateurs nationaux, la réaction de la Minusca serait la suite logique de l’appel de l’honorable Martin Ziguélé, président du parti MLPC,  en faveur de la destruction de la capacité militaire des groupes armés récalcitrants, en particulier celles du mouvement 3R dans l’Ouham-Péndé

En tout cas, la Minusca semble déterminée à faire appliquer de force ou de gré l’accord politique pour la paix et réconciliation signé entre le gouvernement et les groupes armés le 6 février dernier.

 

Attendant la déclaration officielle de la Minusca et du gouvernement sur cette opération militaire à Koui et Ngawi.

 

 

Copyright2019CNC.

Des chefs d’états africains réagissent au décès de Chirac

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 16:57

En Afrique, plusieurs chefs d’état ont réagi à l’annonce de la mort de l’ancien président français ce matin.
Ils l’ont décrit comme un ami du Gabon voire de l’Afrique ou encore une figure emblématique.
Ami du Gabon et père spirituel pour Ali Bongo
Sur Twitter, le président gabonais Ali Bongo a écrit:
” Jacques Chirac était un grand ami du Gabon. Un amoureux sincère de l’Afrique. Il a été pour moi, plus qu’un ami, un père spirituel dont je n’oublierai jamais la bienveillance…”
Jacques Chirac était un grand ami du Gabon. Un amoureux sincère de l’Afrique. Il a été pour moi, plus qu’un ami, un père spirituel dont je n’oublierai jamais la bienveillance. Au nom du peuple gabonais, je présente à sa famille et au peuple français mes plus sincères condoléances
— Ali Bongo Ondimba (@PresidentABO) 26 septembre 2019
De son côté, Macky Sall, président du Sénégal, a reconnu en Chirac un homme d’état hors pair:
” Je rends hommage à un grand homme d’État et figure emblématique des relations franco-africaines”.
J’adresse mes condoléances émues et celles de la Nation au Président @EmmanuelMacron et au peuple français, suite au décès du Président Jacques Chirac. Je rends hommage à un grand homme d’État et figure emblématique des relations franco-africaines.
L’Afrique perd un ami
Toujours sur Twitter, le président tchadien Idriss Deby Itno a salué la mémoire de ” ce grand Homme d’État qui a beaucoup œuvré au raffermissement des relations entre la France et le Tchad”, avant de présenter ses condoléances à la famille de l’ancien président et au peuple Français.
Au Burkina Faso, le président Roch Marc Christian Kabore dit perdre “un ami et partenaire formidable”.

©BBC Afrique

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Le chef de l’ONU salue le rôle de la coopération sino-africaine dans la promotion de la paix

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Centrafrique.com/le-chef-de-lonu-salue-le-role-de-la-cooperation-sino-africaine-dans-la-promotion-de-la-paix/antonio-guteres-de-lonu-3/” rel=”attachment wp-att-32250 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Patron de l'ONU Antonio Gutters
Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

 

 

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué jeudi le partenariat de plus en plus solide entre la Chine et les pays africains.

Dans son message adressé à la réunion ministérielle sur la coopération entre la Chine et l’Afrique en matière de questions soumises au Conseil de sécurité de l’ONU, M. Guterres a déclaré que le partenariat entre l’Afrique et la Chine pour promouvoir la paix et la sécurité sur l’ensemble du continent s’était développé rapidement et de multiples manières grâce à l’engagement de la Chine en Afrique au cours de la décennie écoulée.

Ce partenariat croissant entre la Chine et les pays africains intervient alors que ces derniers renforcent constamment leurs capacités sur l’ensemble du cadre de paix, y compris la prévention des conflits, le rétablissement de la paix et le maintien de la paix, en s’appuyant sur un développement durable ouvert, a souligné le secrétaire général.

L’Afrique, la Chine et les Nations unies sont également en coopération sur un grand nombre de situations spécifiques soumises au Conseil de sécurité, a-t-il ajouté.

Les Nations unies sont partenaires de l’Union africaine et des organisations infra-régionales du continent dans les efforts de médiation en République centrafricaine, à Madagascar, au Soudan, au Soudan du Sud et en Guinée-Bissau, a déclaré le secrétaire général.

Ainsi, au Mali, 421 soldats chinois servent au sein de la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali, la MINUSMA, qui est l’une des opérations de maintien de la paix les plus délicates, a-t-il ajouté.

  1. Guterres a appelé la communauté internationale à poursuivre son soutien à ces pays africains. “Dans un esprit de ‘solutions africaines aux problèmes africains’, les Nations unies restent un partenaire fidèle des pays africains dans la poursuite de leurs aspirations, pour changer les choses et bâtir un avenir de prospérité et de paix”.

Ce message a été lu par la chef de cabinet de M. Guterres, Maria Luiza Ribeiro Viotti. Cette conférence ministérielle a été organisée par le conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères de Chine, Wang Yi.

 

 

Xinhua

Le gouvernement conteste la nomination de François Zahoui

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 08:59

L’arrivée de François Zahoui sur le banc de la Centrafrique débute dans la cacophonie. Effectuée mardi par le président de la Fédération, Célestin Yannindji, la nomination du technicien ivoirien ne rencontre pas l’aval du gouvernement. « Vous savez messieurs les journalistes, je suis le représentant de la République, à ce titre, je ne peux pas faire d’à peu près. J’ai appris à la radio la nouvelle de l’arrivée du nouveau coach de nationalité ivoirienne. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore engagé un entraîneur », a déclaré mercredi à Guira FM et à d’autres médias nationaux le ministre des Sports, Régis Lionel Dounda (photo), pour qui les formes n’ont pas été respectées dans ce dossier.
Des débuts sous haute surveillance
De quoi semer la confusion avant les débuts programmés de François Zahoui sur le banc des Fauves, en novembre prochain dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021. Ceux-ci ne sont toutefois pas remis en cause à ce stade. « François Zahoui sera payé dans un premier temps sur fonds propres de la Fédération, principalement jusqu’aux deux premiers matchs des éliminatoires de cette CAN, au mois de novembre face au Burundi et à la Mauritanie, en attendant que le gouvernement ne prenne le relais », avait d’ailleurs indiqué Célestin Yannindji. Le gouvernement se sent donc mis devant le fait accompli. Autant dire que François Zahoui n’aura pas le droit à l’erreur : la période FIFA du mois de novembre s’apparentera pour lui à une période d’essai.
Le gouvernement centrafricain a exprimé son désaccord avec la nomination de François Zahoui au poste de sélectionneur des Fauves.
L’arrivée de François Zahoui sur le banc de la Centrafrique débute dans la cacophonie. Effectuée mardi par le président de la Fédération, Célestin Yannindji, la nomination du technicien ivoirien ne rencontre pas l’aval du gouvernement. « Vous savez messieurs les journalistes, je suis le représentant de la République, à ce titre, je ne peux pas faire d’à peu près. J’ai appris à la radio la nouvelle de l’arrivée du nouveau coach de nationalité ivoirienne. Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore engagé un entraîneur », a déclaré mercredi à Guira FM et à d’autres médias nationaux le ministre des Sports, Régis Lionel Dounda (photo), pour qui les formes n’ont pas été respectées dans ce dossier.
Des débuts sous haute surveillance
De quoi semer la confusion avant les débuts programmés de François Zahoui sur le banc des Fauves, en novembre prochain dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2021. Ceux-ci ne sont toutefois pas remis en cause à ce stade. « François Zahoui sera payé dans un premier temps sur fonds propres de la Fédération, principalement jusqu’aux deux premiers matchs des éliminatoires de cette CAN, au mois de novembre face au Burundi et à la Mauritanie, en attendant que le gouvernement ne prenne le relais », avait d’ailleurs indiqué Célestin Yannindji. Le gouvernement se sent donc mis devant le fait accompli. Autant dire que François Zahoui n’aura pas le droit à l’erreur : la période FIFA du mois de novembre s’apparentera pour lui à une période d’essai.

©AFP

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Mort de Jacques Chirac : Une fin de vie marquée par quelques apparitions et les confidences de ses proches

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 08:39

Ces dernières années, les apparitions publiques de l’ancien chef de l’Etat se faisaient rares et seuls ses intimes donnaient de ses nouvelles
• Depuis son départ de l’Elysée en 2007, l’ancien chef de l’Etat avait beaucoup fait parler de lui pour son état de santé.
• Son ami Jean-Louis Debré déclarait, en mars dernier au Monde, que « le dialogue est devenu peu à peu impossible ».
• La dernière prise de parole de Jacques Chirac remontait à juin 2011, quand il avait annoncé qu’il voterait pour François Hollande lors de la présidentielle.
C’est le triste épilogue d’une fin de vie marquée par les coups durs. L’ancien président Jacques Chirac, qui aurait eu 87 ans en novembre prochain, est décédé ce jeudi.
Depuis son départ de l’Elysée en 2007, l’ancien chef de l’Etat avait plus fait parler de lui pour son état de santé que pour ses déclarations politiques. Il faut dire que l’accident vasculaire dont il avait été victime en 2005 l’avait fortement affaibli. Et il avait été plusieurs fois hospitalisé. Comme en décembre 2013, où il avait subi une « intervention rénale » à La Pitié-Salpêtrière. En février 2014, il avait également été brièvement hospitalisé à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine à la suite d’une « violente crise de goutte ». Et en décembre 2015, il avait passé une quinzaine de jours dans un hôpital parisien en raison d’un affaiblissement général.
« C’est un homme apaisé »
Jacques Chirac souffrait de troubles de la mémoire et du raisonnement, d’une désinhibition du comportement et d’anosognosie, avait révélé la journaliste du Monde, Béatrice Gurrey dans Chirac, les secrets du clan, publié en 2015. Régulièrement interrogé sur l’état de santé de l’ancien président, son entourage distillait des informations au compte-gouttes.
En septembre 2016, Bernadette Chirac avait évoqué l’état de santé de son mari à Nice matin : « Actuellement, il est à Agadir, au Palais Royal, reçu généreusement et très aimablement par sa Majesté, et il fait la navette entre la plage et la résidence, installé dans un véhicule destiné à le transporter… C’est un homme apaisé ». En avril de la même année, c’était l’un de ses proches, Jean-Louis Debré, qui donnait de ses nouvelles : « Il va aussi bien que possible. Sa maladie est un peu comme une vague qui monte. Il y a parfois un calme plat mais elle ne recule jamais. Mais je vois qu’il souffre et je sais qu’il a de la peine […] Je peux dire aux Français que, pour le moment, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », avait-il indiqué.
Et comme le confiait son épouse Bernadette en 2014, il ne semblait pas conscient de son état : « Il me dit “Je ne suis pas malade, je peux descendre tranquillement l’escalier”. Mais en réalité, il faut qu’il prenne l’ascenseur », avait-elle déclaré. La presse relayait d’ailleurs souvent des propos grinçants qu’aurait tenus son épouse à son égard. Ainsi en juin 2016, VSD affirmait que Bernadette Chirac avait déclaré à ses gardes du corps : « Vous irez acheter un bavoir, parce qu’il me salope quatre costumes par semaine ! ».
Plus récemment, en mars dernier, Le Monde rapportait les propos de Jean-Louis Debré, toujours lui. Rendant visite régulièrement à Jacques Chirac, l’ancien président du Conseil constitutionnel déclarait tristement que « le dialogue est devenu peu à peu impossible ». Et d’ajouter : « Je ne sais pas s’il me reconnaît, j’en ressors moralement épuisé, ça me fait mal de le voir comme ça, mais j’ai la faiblesse de penser que ma présence lui fait du bien ».
Peu de sorties
Habitant depuis 2007 dans un appartement parisien situé en bord de Seine, Quai Voltaire, Jacques Chirac sortait peu de chez lui. Mais chacune de ses apparitions était relayée par les médias. A l’instar de sa visite au musée du quai Branly, qui porte désormais son nom, en juillet 2016, pour y voir l’exposition que lui était consacrée. Accompagné de sa fille Claude Chirac et d’Abdou Diouf, ex-président du Sénégal dont il était très proche, l’ancien chef de l’Etat avait été reçu par Stéphane Martin, le président du musée et par l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, qui a conçu l’exposition « Jacques Chirac ou le dialogue des cultures ». Il s’était montré « amusé » devant les masques traditionnels japonais qui ressemblent beaucoup à sa caricature. Une visite qui n’avait pas donné lieu à des photos dans la presse.
Selon l’ouvrage Chirac, les secrets du clan, l’ancien président ne s’intéressait plus à la politique. Mais il recevrait régulièrement chez lui des visites de personnalités politiques de premier plan, à l’instar de celle de François Hollande.
De rares images dans les médias
Parmi les dernières images que l’on avait de lui, certaines remontaient au mois de mai 2015, quand le site du Point diffusait un extrait d’une rencontre entre Jacques Chirac et son ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin. Des images où l’ancien président apparaissait enjoué.
On avait aussi aperçu quelques photos de lui aux obsèques de sa fille Laurence en avril 2016. L’ancien président était venu dans un fauteuil roulant à l’église Sainte Clotilde, dans le 7e arrondissement de la capitale.
Mais les récentes images de lui les plus touchantes remontaient à novembre 2014. Il avait alors assisté à la remise annuelle du prix de sa fondation, au cours de laquelle le président François Hollande lui avait rendu un hommage appuyé.
Quant à sa dernière prise de parole, elle remontait à juin 2011, quand il avait annoncé, au grand dam de son entourage, qu’il voterait pour François Hollande lors de la présidentielle. Il fallait y voir « de l’humour corrézien », s’était-il rattrapé par la suite… Un épisode qui avait été fortement commenté et avait amusé les Français.

©AFP

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la star de la musique Koffi Olomide entendu par une commission de censure à Kinshasa

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 08:32

La star de la musique congolaise Koffi Olomide a comparu mercredi à Kinshasa devant la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles de la République démocratique du Congo qui a interdit de diffusion plusieurs de ses chansons, ont constaté des journalistes de l’AFP. M. Olomide a été entendu par deux responsables de cette commission lors d’une instruction dans les locaux du ministère de la Justice.
« On ne l’a pas entendu sur procès verbal parce qu’il est malade mais il va revenir pour comparaître de nouveau », a déclaré à l’AFP Didier Kelekelo, directeur de la commission de censure.
« En principe il devrait déposer les supports de ses chansons incriminées pour validation, ce qu’il n’a pas fait. Il fallait un mandat d’amener pour le contraindre de répondre aux faits qui lui sont reprochés », a ajouté M. Kelekelo à l’issu de l’entretien avec M. Olomide.
Accompagné de son avocat, celui qui est devenu le pape de la rumba congolaise depuis la mort de Papa Wemba en 2016 est sorti du ministère en homme libre, sans faire de commentaire.
Huit chansons de Koffi Olomide sont interdites de « diffusion » et de « présentation au public », d’après une lettre de la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles adressée aux chaînes de télévision et aux stations de radio, datée du 13 septembre.
Cette commission reproche à l’artiste de ne pas avoir répondu à ses « invitations ».
« Cette attitude démontre un manque de considération et de civisme de la part de l’artiste qui paraît être récidiviste dans ce genre de comportement », selon le texte.
Tous les musiciens congolais doivent solliciter « une autorisation préalable et écrite » de la commission avant la diffusion de leurs oeuvres.
Instituée par une loi de 1996, la commission entend éviter les incitations à « la haine raciale ou tribale » ou les atteintes aux bonnes moeurs (« débauche, prostitution, divorce, délinquance »).
Vendredi, dans un entretien à l’AFP, M. Olomide avait dénoncé l’interdiction de ses huit chansons et a demandé aux nouvelles autorités de lutter contre les « abus de pouvoir » en RDC.

©AFP

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la police invitée à présenter un « visage humain »

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 08:27

Le ministre congolais de l’Intérieur, Gilbert Kankonde Malamba, a exhorté mercredi les agents de police à donner un « visage humain » à ce corps régulièrement accusé de répression et décrié par les défenseurs des droits humains en République démocratique du Congo (RDC). « Je vous exhorte à privilégier l’éducation du citoyen à la répression, le dialogue à la brutalité » afin « de donner un visage humain à la police nationale congolaise », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie officielle à Kinshasa.
La présence des forces de l’ordre « devrait davantage rassurer les citoyens plutôt que de représenter une menace », a dit M. Kankonde devant des officiers et agents de police.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement certains agissements de la police en RDC: répression des manifestations et arrestations arbitraires notamment.
Ces agissements avaient été systématiquement signalés vers la fin du régime de l’ex-président Joseph Kabila, entre 2015 et fin 2018, dans un contexte politique très tendu lié à la prolongation de son dernier mandat. La situation s’est détendue après la présidentielle du 30 décembre dernier, remportée par Félix Tshisekedi.
Aujourd’hui, « nous devons tous nous engager désormais à mettre fin à ces pratiques » afin de tendre vers un « État de droit qui conduise à la paix, à la sécurité, au bien-être social de nos populations », a ajouté M. Kankonde. « J’insiste sur la discipline au sein de la police nationale congolaise, (…) le policier n’est pas l’ennemi de la population ».
Le ministre de l’intérieur a promis de « mettre un terme à tout comportement de type criminel et à toutes les tracasseries auxquelles se livrent assez souvent nos agents de l’ordre ».
Mardi, le mouvement prodémocratie Lutte pour le changement (Lucha) avait dénoncé la répression de ses « manifestations pacifiques » dans les villes de Butembo, Bukavu (est) et Matadi (sud-ouest). Quatre personnes au moins avaient été arrêtées.
Le président Tshisekedi a promis de faire du respect des droits humains en RDC l’une des priorités de son mandat.

©La libre

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Les membres de la nouvelle CEI connus en Côte d’Ivoire

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 07:01

Les 15 membres de la commission centrale de la Commission électorale indépendante (CEI) de Côte d’Ivoire sont désormais connus.
La liste des 15 commissaires centraux de la nouvelle CEI a été dévoilée mercredi lors du conseil des ministres exceptionnel à Dimbokro.
Le Président Alassane Ouattara et son gouvernement sont présents dans la région du N’zi (200 km au nord d’Abidjan) dans le cadre d’une visite d’Etat.
La nouvelle CEI, adoptée fin juillet, comprend 15 membres, contre 17 auparavant: un représentant du président de la République, un du ministre de l’Intérieur, six de la société civile, six des partis politiques équitablement répartis entre le pouvoir et l’opposition – et un représentant du Conseil supérieur de la magistrature.
Les 3 membres de l’opposition sont Henriette Lajou, ancienne ministre de Laurent Gbagbo et candidate à la présidentielle 2015, Alain Dogou, ancien ministre de Laurent Gbagbo et Daudet Yapi-Yapo, ancien maire de Yakassé-Attobrou (100 km d’Abidjan), considéré comme proche de Gbagbo.
La société civile est représentée par Kouamé Adjoumani Pierre (Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire – POECI), Mme Sanogo Salimata épse Porquet (plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance), Mme Yoli Bi Koné Klintio Marguerite (plateforme de la société civile pour des élections apaisées et équitable en Côte d’Ivoire), Julien Fernand Gauze (groupe de plaidoyer et d’action pour une transparence électorale),
Aucun membre du principal parti d’opposition, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui refuse la nouvelle structure, ne figure dans le quota de l’opposition.
Youssouf Bakayoko, le président de la précédente CEI qui symbolisait l’élection controversée de 2010-2011, n’a pas été reconduit alors qu’il avait présidé la présidentielle de 2015 ou le referendum constitutionnel de 2016.
La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne.
La société civile et l’opposition, qui réclamaient une réforme de la CEI, militaient pour une “CEI équilibrée” comprenant 15 représentants (cinq pour l’opposition, cinq la mouvance présidentielle et cinq pour la société civile) et ont critiqué la nouvelle organisation qu’ils estiment similaire à la précédente.
La Cour africaine des droits de l’Homme avait rendu en 2016 un arrêt jugeant l’ancienne CEI déséquilibrée et demandant au gouvernement de changer sa composition.

©BBC Afrique

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Jacques Chirac est décédé

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 06:58

 

Le 22ème président de la République française, Jacques Chirac, est décédé à l’âge de 86 ans, ce jeudi 26 septembre.

 

L’information a été donnée par son gendre Frédéric Salat-Baroux à plusieurs médias français.
“Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement”, indique l’AFP relayant les propos de M. Salat-Baroux, époux de Claude Chirac.
Par le passé, Jacques Chirac avait été hospitalisé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris pour une infection pulmonaire en 2010, décembre 2015 et septembre 2016.
Acteur majeur de la politique française, Jacques Chirac a lancé sa carrière politique en Corrèze où il est devenu conseiller municipal de Sainte-Féréole en 1965, avant de connaître une ascension rapide.
Il a ensuite été député de la 3ème circonscription de Corrèze en 1967 avant d’entamer une carrière ministérielle à partir de 1971 (Relations avec le parlement, Agriculture puis Intérieur avant de devenir premier ministre en 1974 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing).
Jacques Chirac quitte ensuite l’exécutif pour accéder à la maire de Paris en 1977, avant de revenir en tant que premier ministre lors de la première cohabitation de la Ve République avec François Mitterrand en 1986 et d’accéder à la fonction suprême en 1995.

©AFP

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Un suspect avoue être le tueur en série de Port Harcourt au Nigeria

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Bangui (République centrafricaine) – 26 sept. 2019 06:35

Un suspect clé au Nigeria a avoué avoir tué 15 femmes alors que la police enquêtait sur une série de meurtres dans des hôtels.
Il a été arrêté après que plusieurs femmes ont été retrouvées étranglées de la même manière dans différentes chambres d’hôtel de Port Harcourt, la capitale pétrolière du Nigeria, dans l’État de Rivers, le mois dernier.
Le chef de la police de l’État de Rivers, Mustapha Dandaura, a déclaré que le suspect a initialement admis avoir tué seulement cinq femmes, mais après un nouvel interrogatoire, il a admis que ce nombre était de 15.
“Il nous a emmenés dans toutes les chambres qu’il a réservées et tué ces filles et il a dit qu’il en avait tué neuf [à Port Harcourt].”
Le chef de la police a dit que l’homme avait alors admis qu’il avait assassiné des femmes dans d’autres endroits.
“Il en a tué une à Lagos, une à Owerri, une à Sapele, une à Aba, une au Bénin et une à Ibadan”.
L’homme était confronté a des preuves lorsque des officiers dans d’autres villes, reconnaissant des similitudes avec les affaires sur lesquelles ils enquêtaient, eurent pris contact avec les enquêteurs de Port Harcourt.
“Deux femmes du CID [Département des enquêtes criminelles] sont venues d’Aba [lundi] avec la photo d’une femme qu’il a tuée de la même façon qu’il a tué les autres, les mains et les jambes liées”, a dit le commissaire de police.
“La caméra de surveillance l’a filmé avec le même vêtement qu’il porte, alors j’ai dit qu’ils devraient aller l’interroger. Aussitôt qu’ils l’ont vu, ils ont dit que c’était lui, et il ne l’a pas nié.”
La police a subi des pressions pour arrêter les meurtres à la suite d’une campagne sur les médias sociaux utilisant les hashtags #ProtectPHWomen et #ProtectPhGirls.
Mercredi dernier, plus de 70 groupes de femmes ont défilé à Port Harcourt pour demander à la police de faire davantage pour rendre la ville plus sûre pour les femmes.
En réponse, M. Dandaura a mis en place un groupe de travail spécial chargé d’améliorer la sécurité dans les hôtels, déclarant que ceux qui n’étaient pas conformes aux nouvelles directives, notamment l’installation de caméras de vidéosurveillance et la demande de documentation aux clients lors de leur entrée dans l’établissement, seraient fermés.

©BBC Afrique

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La fallite deThomas Cook, mauvaise nouvelle pour le tourisme en Gambie

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Au Ghana, une tentative de coup d’Etat qui étonne | DW | 24.09.2019

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Bangui (République centrafricaine) : 24 sept. 2019 13:15.
L’opération visait la présidence dans le but de déstabiliser le pays, selon le ministre de l’Information. Trois personnes seraient actuellement aux arrêts et des armes auraient été saisies en rapport avec la tentative présumée.
Les services de sécurité en alerte
D’après les sources officielles, l’arrestation des suspects est le fruit d’une opération coordonnée des services de sécurité.
Cette opération aurait duré quinze mois durant lesquels les activités du groupe de personnes suspectées auraient été surveillées.
Des armes de fabrication locale ainsi que des couteaux et des pistolets auraient été retrouvés et saisis dans un établissement de santé situé en périphérie de la capitale.
Des réactions mitigées
Dans les rues d’Accra, les réactions sont plutôt étonnées voire sceptiques.
D’après Nicholas Martey, un citoyen ghanéen, “le gouvernement s’est un peu précipité parce qu’il faut des investigations pour s’assurer que ces personnes ont réellement l’intention de faire quoi que ce soit. Mais si c’est pour la sécurité du pays, c’est tant mieux.”
Plus scpetique, Jessica Mempasem avoue ne pas comprendre “pourquoi des Ghanéens voudraient commettre un coup d’Etat. Ce n’est pas gai tout ça. On n’est vraiment pas en sécurité.”
Au contraire, Kojo Anim un autre Ghanéen pense que “les services de sécurité ont bien fait de saisir toutes ces armes. Je pense que nous sommes en sécurité et les mesures adéquates sont prises pour éviter que ce genre de choses se répètent.”
Le Ghana doit rassurer
Alors que certains analystes considèrent que les armes saisies sont peu puissantes, d’autres comme Ibrahim Alhassan se disent étonnés car rien ne présageait qu’une telle action pourrait survenir au Ghana, un pays réputé stable.
Cet anaylste trouve “assez curieux de voir le lien qui a été fait entre ce réseau qui est démantelé et une quelconque intention de renverser le gouvernement ou de créer une instabilité au Ghana. Nous ne pouvons que rassurer la communauté internationale sur le fait que nous sommes toujours le pays phare de la démocratie, de la paix et de la stabilité dans la sous région.”
Le dernier coup d’Etat qui a abouti au Ghana date de 1981. Depuis l’adoption d’une nouvelle constitution il y a 27 ans, le pays n’a plus enregistré de tentative de déstabilisation.
L’incident actuel qui intervient à un peu plus d’un an de la prochaine élection présidentielle est peut-être le signe que le pays reste fragile malgré ses progrès démocratiques.

©DW français
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Un nouvel opposant assassiné au Rwanda | DW | 24.09.2019

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Bangui (République centrafricaine) : 24 sept. 2019 13:10.
Les circonstances exactes de cet assassinat n’ont pas été éclaircies. Mais l’opposition parle de mobiles politiques. Mais selon plusieurs sources, Syridio Dusabumuremyi, le coordinateur national du FDU-Inkingi aurait été attaqué lundi soir (23 septembre) par deux hommes dans un magasin où il travaillait.
Victoire Ingabiré, la présidente du parti n’a aucun doute : ce nouvel assassinat s’inscrit dans la série de meurtres non élucidés dont ont été victimes ses partisans. Elle rappelle ainsi l’assassinat en mars dernier de son porte-parole, Anselm Mutuyimana, enlevé puis retrouvé mort dans une forêt de l’ouest du pays.
L’opposante Victoire Ingambiré craint pour sa vie.
“C’est un acharnement contre mon parti, contre l’opposition. En fait, le gouvernement rwandais n’est pas encore prêt à accepter l’ouverture de l’espace politique. Notre vice-président a disparu, mon assistant a été assassiné, notre représentant dans l’est a été assassiné et maintenant c’est le tour de notre coordinateur national, lui aussi assassiné. Comment pouvez-vous appeler ça? C’est un acharnement non ?”, s’interroge l’opposante libérée de prison en septembre 2018, après huit ans de détention.
Solidarité de l’opposition
Dans un communiqué parvenu à la rédaction de la DW et signé de son président, Bernard Ntaganda, le Parti PS Imberakuri “condamne fermement l’assassinat sauvage et lâche de Syldio Dusabumuremyi.”
Il tient aussi à rappeler que “cet assassinat s’ajoute à d’autres qui ciblent les membres éminents de ce parti et porte la marque d’un professionnel bien entrainé pour cet acte ignoble.”
C’est pourquoi, le Parti PS Imberakuri “demande à tous les organes rwandais chargés de sécurité d’éclairer l’opinion sur les circonstances de ces assassinats et d’arrêter les coupables faute de quoi ils seraient tenus pour responsables de ces actes ignobles qui continuent à endeuiller les FDU-Inkingi.”
Enfin, le Parti PS Imberakuri “demande à la communauté internationale de faire des enquêtes sur tous les assassinats politiques qui visent les leaders politiques de l’opposition rwandaise. Car, conclut le communiqué, les organes chargés de sécurité au Rwanda font preuve d’incapacité notoire. Pour preuve aucun coupable de ces actes ignobles n’a été arrêté et traduit en justice.”
Silence des autorités et enquêtes de la police
Joint au téléphone, Jean-Paul Kimonyo, le conseiller spécial de Paul Kagame a déclaré à la DW ne pas disposer d’éléments pour commenter cette actualité.
Le président Paul Kagamé est accusé de fermer l’espace politique de son pays.
Cependant, dans un communiqué, le Bureau d’investigation du Rwanda (RIB) a déclaré avoir arrêté deux suspects en relation avec le meurtre et que des enquêtes sont en cours.
Pour sa part, Albert Rudatsimburwa, journaliste et analyste politique, proche du régime rwandais, estime que l’opposition instrumentalise ces cas de meurtre.
“Je me demande si ce n’est pas une façon de rester toujours dans l’actualité. Je ne vois pas ce que le FDU pèse au Rwanda. Je vois beaucoup plus ça comme une tentative de faire une tempête dans un verre d’eau”, affirme-t-il.
Inquiétudes
L’ONG Amnesty International a qualifié le meurtre de Syldio Dusabumuremyi d’”extrêmement alarmant” et a réclamé une enquête indépendante.
Selon la directrice régionale de l’ONG Joan Nyanyuki “cela est d’autant plus troublant qu’il (le meurtre) faite suite à de nombreuses attaques suspectes. Il est essentiel que le gouvernement du Rwanda protège les droits à la liberté d’expression et d’association, y compris pour les opposants politiques, et mette fin au climat actuel de harcèlement et d’intimidation auquel ils sont confrontés”.
Il est à rappeler qu’un autre membre du parti FDU, Eugene Ndereyimana, a disparu depuis juillet dernier et l’absence de nouvelles, depuis plus de deux mois, laisse redouter qu’il soit mort.

©DW français
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3ème mandat : Alpha Condé évoque un référendum

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Bangui (République centrafricaine) : 24 sept. 2019 12:28.
Le président Alpha Condé a appelé les Guinéens à se préparer à un référendum et à des élections, accréditant encore plus une candidature à sa propre succession malgré l’obstacle constitutionnel, selon une vidéo postée sur les réseaux sociaux.
“Je vous demande de vous organiser et de vous préparer pour le référendum et les élections”, dit M. Condé (81 ans) dans cette vidéo datée du 22 septembre postée sur Facebook et abondamment reprise mardi par les médias guinéens.
M. Condé rencontrait lundi des membres de la communauté guinéenne à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, selon les médias.
La présidence guinéenne n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
Cette vidéo donne encore davantage de corps au projet attribué à M. Condé de briguer à nouveau la présidence.
Alpha Condé, à son poste depuis 2010, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats. Il n’est pas allé jusqu’alors jusqu’à lancer une réforme constitutionnelle. Mais il a mandaté début septembre son Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, pour qu’il organise de larges “consultations” portant en particulier sur la constitution. Ces consultations, qui doivent en principe s’achever mercredi, sont boycottées par les principaux partis d’opposition.
Le chef de l’Etat a aussi prôné la tenue d’élections législatives avant la fin de 2019. Elles étaient initialement prévues en 2018, mais avaient été reportées sine die. Le chef de la Commission électorale a proposé qu’elles se déroulent le 28 décembre, mais les représentants de l’opposition au sein de la commission ont jugé cette date “irréaliste”.
Lors de son séjour aux Etats-Unis, Alpha Condé a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui a appelé à une “transition du pouvoir démocratique et honnête (en Guinée), ce qui impliquera des institutions plus fortes et moins de corruption”, selon le département d’Etat.

©AFP
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Présence massive des éléments rebelles de l’UPC à Kouango.

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

 

 

Bambari (CNC) – depuis quelques jours, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction rebelle de l’ex-coalition Seleka, dirigée par le sulfureux Ali Darassa ne cesse de renforcer ses positions militaires  dans la  sous-préfecture de Kouango, située dans la préfecture de Ouaka, à 419 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

Si l’ensemble des opérations tactiques et militaires du chef rebelle Ali Darassa sur le terrain n’est plus un secret pour les autorités de la Ouaka, celles-ci, par contre,  montrent à quel point Ali Darassa n’est pas prêt pour faire la paix, contrairement à ses nombreuses déclarations publiques.

Souvenez-vous, le 23 août dernier, lors de la réunion de concertation entre les parties signataires de l’accord politique pour la paix et réconciliation tenue à Bangui, en présence des nombreux représentants des groupes armés et du Premier ministre, le chef rebelle Ali Darassa, dans sa déclaration, se disait fermement attaché au processus de paix dans le pays. Or, 24 heures plutôt, lors de sa réunion avec le préfet de la Ouaka au village Ngakobo, à une soixantaine de kilomètres de Bambari, ce même Ali Darassa, qui avait du mal à se justifier de la présence massive de ses mercenaires à Bambari, tenait des propos belliqueux, voir confus devant le Préfet.

Pendant que tout le monde le priait comme un petit prince pour qu’il démantèle ses nombreuses barrières illégales dans la Ouaka et le Mbomou,  Ali Darassa vient à nouveau de prouver le contraire à en renforçant militairement ses positions dans plusieurs villes de l’Ouaka.

La dernière en date, c’est la sous-préfecture de Kouango, au Centre-Est de la République centrafricaine, où la présence massive des mercenaires de l’UPC a été signalée depuis quelques jours.

Finalement, que cherche Ali Darassa ? Prépare-t-il la guerre ou la paix ?

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Enfin, les soldats FACA sont de retour à Bria, les populations très septiques.

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Centrafrique.com/enfin-les-soldats-faca-sont-de-retour-a-bria-les-populations-tres-septiques/entree-des-soldats-faca-a-bria-le-24-septembre-2019-banafio/” rel=”attachment wp-att-32219 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.

 

Bria (CNC) – mardi 24 septembre 2019, les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), sous la bonne escorte des forces opérationnelles de la Minusca, ont fait leur retour par la « petite-porte » à Bria, capitale provinciale de la Haute-Koto, après plusieurs années d’absence, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Après 7 ans d’absence, les soldats FACA sont officiellement de retour à Bria ce mardi 24 septembre 2019.

Accueillis avec soulagement par les habitants du sud de la ville, les FACA sont directement positionnés à l’intérieur de la base de la Minusca quelques minutes après leur arrivée dans la ville.

Ce qui est choquant et incompréhensible pour bon nombre de la population locale interrogée par CNC, c’est la manière dans laquelle les FACA ont fait leur entrée dans la ville.

Alors que des foules se sont massées aux abords de la route pour accueillir, avec une joie collective et débordante l’entrée des soldats FACA positionnés depuis 48 heures à 5 kilomètres de la ville, leur convoi, au lieu de passer par la voie principale pour entrer à Bria, préfère contourner la ville par une petite route secondaire menant à l’aérodrome avant d’être directement dirigée dans la base de la Minusca sous la bonne escorte des mercenaires russes et des soldats portugais de la Minusca. Ce qui a provoqué d’ailleurs, des nombreuses critiques de la part des déplacés du PK3 qui ont surnommé ces FACA « les bébés de la Minusca » avant de se poser des questions sur leurs capacités opérationnelles face aux combattants de la Séléka.

Par ailleurs, à Birao, dans la Vakaga, une délégation ministérielle est arrivée ce mardi dans la ville pour entamer des pourparlers avec les deux factions rivales de l’ex-coalition Seleka qui se sont affrontées militairement depuis le 1er septembre dernier.

D’après une source gouvernementale, les discussions vont débuter jeudi dans la matinée après une visite des camps des déplacés internes ce mercredi.

 

Copyright2019CNC.