Réfugiés soudanais à Bria : des conditions de vie déplorables

Les réfugiés soudanais à Bria, dans la Haute-Kotto, au nombre de plus de 7 000, font face à une précarité alarmante. Installés sur le site de Rabat, ils manquent de nourriture, d’eau potable et de soins médicaux. Le député de Bria exhorte le gouvernement et les ONG à intervenir rapidement pour leur fournir l’aide nécessaire.
Bangui, 14 juin 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Depuis le début du conflit au Soudan, des milliers de réfugiés ont fui les hostilités pour chercher refuge en Centrafrique. À Bria, dans la Haute-Kotto, ils sont plus de 7 000 à s’être installés sur le site de Rabat, situé sur la route de Ouadda. Le député Sylvain Max Balenda, qui représente cette région, tire la sonnette d’alarme sur la situation désastreuse de ces réfugiés.
« Les réfugiés soudanais vivent actuellement dans des conditions de vie déplorables. On leur a attribué une parcelle pour leur réinstallation, mais les habitations de fortune qu’ils construisent ne suffisent pas. Ils ont besoin de toute urgence d’eau potable, de soins médicaux et de nourriture », déclare Sylvain Max Balenda.
Malgré les promesses d’assistance, les réfugiés attendent en vain une aide humanitaire adéquate.
« Ils ont attendu en vain une assistance humanitaire d’urgence. La situation est critique, et nous demandons au ministère de l’Action Humanitaire ainsi qu’aux ONG internationales d’agir rapidement », insiste le député.
Le député Sylvain Max Balenda appelle également à l’aide pour les déplacés internes du site de PK3, dans le centre de Bria, qui vivent dans des conditions similaires.
« Les déplacés de Pekatwa connaissent la même situation. Nous plaidons pour qu’on leur vienne en aide et qu’on mette tout en œuvre pour leur retour au quartier », ajoute-t-il.
Les conditions de vie sur le site de Rabat sont extrêmement précaires. Les réfugiés doivent lutter quotidiennement pour survivre, sans accès à des services de base. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables dans cette crise humanitaire.
L’inaction du gouvernement centrafricain face à cette situation est vivement critiquée par les habitants de Bria.
« Le président de la République ne veut plus entendre parler des sites de déplacés internes, mais il est impératif que des mesures soient prises pour aider ces personnes en détresse », conclut Balinda.
L’appel du député et la détresse des réfugiés soudanais à Bria soulignent la nécessité d’une réponse rapide et efficace pour alléger leurs souffrances et leur offrir une vie digne.
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