Bangui, CNC. Une embuscade mortelle a coûté la vie à deux soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à deux kilomètres du village de Zarami, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays.
Les informations parvenues à la rédaction de Corbeau News Centrafrique indiquent que les deux militaires circulaient à moto sur l’axe Gallo-Abba. Ils se rendaient au chantier Lambi lorsque des hommes armés non identifiés les ont attaqués.
Les corps des victimes se trouvent actuellement à Bouar, chef-lieu de la préfecture. Cette nouvelle attaque démontre la persistance de l’insécurité dans cette zone proche de la frontière camerounaise.
« La situation reste sous contrôle, excepté quelques actes de banditisme » , déclarent les autorités centrafricaines. Cependant, les attaques contre les FACA se multiplient dans la zone, menaçant sérieusement la vie des militaires.
Un habitant de Zarami témoigne : « Nous vivons dans l’angoisse permanente des attaques » .
Les forces de l’ordre peinent à assurer la sécurité dans cette partie du territoire, où les actes de banditisme se multiplient. La population attend des mesures concrètes pour mettre fin à ces violences qui endeuillent régulièrement les familles des militaires. Rappelons que sur ce même secteur qu’un capitaine de l’armée nationale avait été tué il y’a quelques mois dans un scénario pareil.
Notons que la zone limitrophe avec le Cameroun devient de plus en plus dangereuse pour les FACA qui y effectuent leurs missions. Cette situation inquiétante requière une réponse urgente des autorités centrafricaines.
Les États-Unis renforcent leur coopération sécuritaire avec la Centrafrique
L’ambassadrice américaine en Centrafrique et le ministre de la sécurité publique lors de la remise de don américain des véhicules aux forces de sécurité intérieure à Bangui
Bangui, CNC. Les États-Unis intensifient leur coopération sécuritaire avec la Centrafrique. L’ambassadeur américain Patricia Mahoney a remis, ce mardi 22 octobre à Bangui, dix véhicules destinés aux unités spéciales de la police et de la gendarmerie nationales.
« Notre engagement auprès du gouvernement centrafricain s’inscrit dans une vision à long terme du renforcement de la sécurité nationale », a déclaré Patricia Mahoney lors de la cérémonie officielle.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Michel Nicaise Nassin, a salué cette initiative qui renforce le dispositif sécuritaire national. Cette dotation s’accompagne d’un programme de formation pour 300 officiers centrafricains, axé sur le leadership et l’engagement citoyen.
Un projet ambitieux de contrôle frontalier dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire
Cette coopération sécuritaire américaine avec la Centrafrique arrive au moment où la RCA déploie sa nouvelle stratégie nationale de gestion des frontières. Le pays partage plus de 5 000 kilomètres de frontières avec ses voisins, notamment le Tchad au nord, le Soudan à l’est, et le Congo au sud.
Le programme de cette coopération sécuritaire avec la Centrafrique prévoit la réhabilitation des postes-frontières et le renforcement des capacités opérationnelles des unités déployées dans les zones périphériques. Des actions prioritaires concernent particulièrement les régions des Plateaux et de l’Équateur, zones stratégiques pour la sécurité nationale.
Dans la région de Yade, à 560 kilomètres de Bangui, les forces de sécurité œuvrent déjà pour contrer les mouvements transfrontaliers illégaux. “Nos unités ont besoin de moyens logistiques adaptés pour couvrir efficacement ces vastes territoires”, précise un officier de la gendarmerie nationale sous couvert d’anonymat.
Les États-Unis renforcent leur coopération sécuritaire avec la Centrafrique
Une diversification des partenariats
Cette coopération américaine marque une évolution notable dans la stratégie sécuritaire centrafricaine. Elle intervient dans un contexte où le pays maintient également des accords de défense avec la Russie, notamment via la présence des paramilitaires du groupe Wagner.
Le président Faustin Archange Touadéra, alias “Baba Kongoboro”, poursuit ainsi sa politique de la roublardise, c’est-à-dire d’ouverture aux partenariats internationaux. Une approche qui vise à renforcer les capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité nationales.
Un programme de formation structuré
Le volet formation du programme américain comprend la certification d’instructeurs nationaux et la mise en place de curricula standardisés. Ces formations seront déployées dans l’ensemble des régions administratives du pays.
Les autorités centrafricaines et américaines prévoient d’étendre ce programme dans les prochains mois. L’objectif : former un corps d’officiers capable d’assurer la sécurité du territoire national et de ses populations.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large de la réforme du secteur de la sécurité en RCA, pilotée par le ministère de l’Intérieur. Elle vient compléter les efforts déjà engagés pour la professionnalisation des forces de l’ordre centrafricaines.
De Bangui à Birao, en passant par Bambari et Berberati, ce programme de coopération devrait permettre d’améliorer significativement les capacités opérationnelles des forces de sécurité centrafricaines dans les mois à venir.
De Boali à Yaloké : Le Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale évalue son programme dans le cadre de son mandat d’assistance.
Les victimes bénificiants du programme de fonds au profit des victimes de la cour pénale internationale . CopyrightCNC
De Boali à Yaloké : Le Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale évalue son programme dans le cadre de son mandat d’assistance.
Bangui, CNC. Le Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale a effectué une mission d’évaluation dans trois localités situées sur l’axe Bangui-Bouar. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un partenariat avec l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC) initié depuis février 2021.
Bangui-450×253.jpg” alt=”Le logo de la cour pénale internationale accroché sur le mur de l’hôtel de la ville de Boali, à 95 km de Bangui illustrant l’article sur la sensiblisation de la CPI auprès des victimes” width=”450″ height=”253″ />Le logo de la cour pénale internationale accroché sur le mur de l’hôtel de la ville de Boali, à 95 km de Bangui, le 17 octobre 2024. CopyrightCNC
Boali : Des résultats encourageants pour le programme d’assistance du Fonds au Profits des Victimes de la Cour pénale internationale
À 95 kilomètres de Bangui, la ville de Boali démontre des avancées significatives dans la prise en charges des survivantes. Le programme d’assistance mis en œuvre par l’AFJC et financé par le Fonds au Profit des Victimes de la cour pénale internationale, offre un accompagnement médical, psychologique et socio-économique.
« À Boali, nous avons établi des partenariats avec les structures hospitalières locales pour assurer un suivi médical régulier des survivantes » explique Irène Moussa Kembe, présidente de l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique. Les survivantes reçoivent notamment une prise en charge pour les séquelles physiques et les maladies opportunistes.
Une habitante de Boali, qui participe au programme, partage son expérience et dit sa satisfaction : « Je suis soutenue depuis 2021 par le programme, j’ai pu bénéficier des soins médicaux gratuites. Grâce à une compensation financière, je gère aujourd’hui un commerce, je scolarise mes neuf enfants et j’ai construit une maison. J’ai retrouvé ma place dans la communauté ».
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Bossembélé : Un Agent Psychosocial soutient les survivantes sur le chemin vers la guérison
Dans cette ville située à 157 kilomètres de la capitale, l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique a mis en place un centre psychothérapie aux profits des survivantes. Cette structure propose des séances de psychothérapie individuelles et collectives, complétée par des activités de réinsertion socio-professionnelle. Le pays compte en tout quatre centres des psychothérapies dans quatre villes différentes dont Bégoua, Damara, Boali et Bossembélé.
« À Bossembélé, nous organisons des formations en coupe-couture et d’autres activités génératrices de revenus, notamment la coiffure, les petites commerces » précisé madame Irène Moussa Kembe. Le programme inclut également un volet psychothérapie et des séances de psychoéducation visant à restaurer l’équilibre psychosocial des survivantes.
Les interventions s’étendent à la médiation familiale, particulièrement important pour l’intégration des enfants nés des viols. L’AFJC accompagne les démarches administratives pour l’obtention des actes de naissance de ces enfants.
Les autorités locales, les forces de l’ordre et les participants réunis lors de la mission d’évaluation de la CPI à Boali” . CopyrightCNC
Yaloké : Autonomisation économique et sociale
Yaloké illustre un exemple de l’approche intégrée et holistique de programme financé par le Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale. Les survivantes bénéficient d’une formation en gestion des petits commerces, suivie d’un soutien matériel ou financier pour démarrer leurs activités.
Le Programme encourage la création d’Association Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC). « Ces groupements permettent non seulement l’accès au crédit mais contribuent aussi à réduire la stigmatisation » souligne la présidente de l’AVEC. Cette AVEC est un exemple de succès pour les villageoises.
Le Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale soutient des initiatives dans six préfectures en RCA
Le Fonds finance des programmes d’assistance dans : l’Ombella-M’poko, la Lobaye, l’Ouham, la Lim-Pendé, l’Ouham-Pendé ainsi que Bangui.
« C’est avec émotion que nous venons d’entendre les témoignages des souffrances physiques et morales endurées par les survivantes, qu’elles disent avoir pu transcender avec abnégation. Les témoignages de ces survivantes sont positifs et démontrent à suffisance qu’elles ont atteint un niveau de résilience et d’autonomisation socio-économique », indique Bertin Lukeba le Chargé du programme du Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale en République centrafricaine. Il a d’ailleurs repris les témoignages fait par les survivantes au cours d’une scénette pour traduire leur résilience : « Nous les avons entendu dire qu’elles étaient appelées des victimes. Aujourd’hui elles se considèrent comme des vainqueurs et plus que jamais débout. Nous mesurons qu’il leur a fallu du courage pour combattre la stigmatisation et de l’espoir pour se reconstruire et poursuivre inlassablement cet accomplissement »
Le partenariat entre le Fonds au Profits des Victimes de la Cour pénale internationale et l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique, renouvelé annuellement depuis 2021, permet d’assurer la continuité des services. Cette collaboration garantit un suivi régulier des survivantes du programme d’assistance du Fonds au Profit des Victimes de la CPI et l’adaptation des interventions aux besoins spécifiques de chaque localité.
La mission d’évaluation dans la préfecture de l’Ombella-M’poko permet au Fonds d’ajuster ses interventions et de renforcer son impact auprès des survivantes. Les témoignages recueillis attestent de l’efficacité du programme dans la restauration de la dignité et de l’autonomie des survivantes au programme d’assistance du Fonds au Profit des Victimes de la Cour pénale internationale en République centrafricaine.
Bangui, CNC. Une mission gouvernementale chargée de l’organisation de la journée mondiale de l’alimentation à Kaga-Bandoro en route vers Bangui a connu un incident sérieux ce mardi 22 octobre 2024. L’équipe de presse du ministère, qui s’était détachée du convoi principal, est tombée dans une embuscade tendue par des bandits armés au PK 18 de Dékoua .
Déroulement des événements de Dékoua à Sibut-
Le voyage de Kaga-Bandoro, chef lieu de la Nana-Gribizi, à Bangui, la capitale centrafricaine, qui devait être une simple formalité pour la délégation gouvernementale, a pris une tournure inattendue. Après une halte de la délégation à Dékoa, l’équipe de presse du ministère s’est détachée de l’équipe et a décidé de prendre de l’avance sur le reste du convoi, avec l’intention d’attendre la délégation à Sibut.
Cependant, à 18 kilomètres de leur départ, c’est-à-dire de Dékoua, le groupe de journalistes s’est retrouvé face à des hommes armés non identifiés. Ces derniers, décrits comme des “coupeurs de route” plutôt que des rebelles organisés, ont rapidement dépouillé les victimes de leurs biens de valeur et de leur argent.
L’ironie de la situation n’a échappé à personne : le reste du convoi, comprenant les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) et les Forces Armées Centrafricaines (FACA), est arrivé sur les lieux peu après l’incident. Malheureusement, les assaillants s’étaient déjà évaporés dans la nature environnante.
Implications pour la sécurité
Cette attaque souligne les défis persistants en matière de sécurité sur les routes centrafricaines, même pour les convois officiels. Elle pose également des questions sur l’efficacité des forces de l’ordre face à ces menaces. Bien que les FSI et les FACA soient théoriquement équipées pour faire face à ce type de situation, leur capacité d’intervention rapide et efficace semble limitée.
La région, bien que non touchée par une présence rebelle active, reste vulnérable aux actions de petits groupes armés opportunistes. Ces derniers profitent de l’vaste territoire et des ressources limitées des forces de sécurité pour mener leurs activités criminelles.
Cet incident rappelle l’importance d’une stratégie de sécurité globale, capable de protéger non seulement les grandes villes, mais aussi les axes routiers vitaux pour le pays. Il souligne également la nécessité d’une meilleure coordination entre les différentes forces de sécurité présentes sur le territoire centrafricain.
Alindao : décès de GAWANE Yacoub, accusé de crimes contre l’humanité par la CPS
Centrafrique.org/Centrafrique-la-cour-penale-speciale-concretise-les-reparations-aux-victimes-de-Paoua/dans_la_salle_de_la_cour_penale_speciale/” rel=”attachment wp-att-83459″ data-wpel-link=”internal”>Dans la salle de la cour pénale spéciale – Centrafrique : la Cour pénale spéciale concrétise les réparations aux victimes de Paoua
Bangui, CNC. GAWANE Yacoub, inculpé pour l’attaque meurtrière du site des déplacés de l’église catholique d’Alindao en 2018, est décédé ce matin du 19 octobre 2024 dans un hôpital de Bangui. L’annonce a été faite par la Cour pénale spéciale (CPS) dans un communiqué.
Selon le communiqué de la cour pénale spéciale, l’inculpé, qui se trouvait en liberté provisoire sous contrôle judiciaire depuis le 27 septembre 2024, avait été admis à l’hôpital le 15 octobre dernier. Il avait bénéficié de plusieurs hospitalisations avant son décès. Cette disparition met fin aux poursuites judiciaires engagées contre lui.
Les faits pour lesquels il était poursuivi remontent au 15 novembre 2018. GAWANE Yacoub était accusé d’avoir participé à l’attaque du site des déplacés internes situé dans l’enceinte de l’église catholique d’Alindao, à 505 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Basse-Kotto. Les charges retenues contre lui incluaient des crimes contre l’humanité (meurtres, emprisonnement et autres actes inhumains) ainsi que des crimes de guerre (meurtres, atteintes à la santé mentale et physique, attaques contre la population civile et les lieux de culte).
Le procès, qui se déroulait devant la CPS, une juridiction hybride créée en juin 2015 au sein du système judiciaire centrafricain, se poursuivra pour les autres inculpés. Cette cour spéciale, située rue Martin Luther King à Bangui, a pour mandat d’enquêter et de poursuivre les crimes de droit international commis en République Centrafricaine depuis 2003.
Interpellé le 12 avril 2023 à Alindao en exécution d’un mandat d’arrêt de la CPS, GAWANE Yacoub avait été inculpé deux jours plus tard. La CPS n’a pas communiqué les causes exactes de son décès, survenu durant sa dernière hospitalisation.
L’instruction judiciaire suit son cours à l’égard des autres accusés dans cette affaire qui avait marqué la ville d’Alindao, située dans la préfecture de la Basse-Kotto.
Les ambassadeurs de la santé mentale poursuivent leur aide à Bossemptélé
Centrafrique.org/rencontre-des-membres-de-lassociation-de-la-sante-mentale-soutenue-par-action-contre-la-faim/” data-wpel-link=”internal”>Groupe de personnes assises en cercle lors d’une réunion organisée par l’association des ambassadeurs de la santé mentale et Action Contre la Faim. CopyrightACF
Bangui, CNC. L’association des ambassadeurs de la santé mentale, créée par Actions Contre la Faim depuis près de deux ans, maintient son engagement bénévole dans la sous-préfecture de Bossemptélé, située à 298 km de Bangui.
“Notre mission s’articule autour de trois principes essentiels : observer, écouter et mettre en contact les personnes souffrant de troubles mentaux avec les services appropriés”, explique Constant Andjibaïda, secrétaire général de l’association.
Les bénévoles interviennent auprès des populations vulnérables dans les quartiers et villages environnants. Ils apportent un soutien psychologique aux personnes traumatisées par les crises successives qu’a connues la région. “De nombreuses personnes présentent des signes de stress post-traumatique et se retrouvent isolées. Notre rôle consiste à les identifier, les accompagner et les orienter vers les structures sanitaires ou les ONG spécialisées en santé mentale”, précise M. Andjibaïda.
L’association tient ses réunions bimensuelles pour coordonner ses actions et partager les expériences de terrain. Les ambassadeurs recensent les cas identifiés et évaluent les besoins d’accompagnement dans leur zone d’intervention.
Cette initiative, entièrement bénévole, répond à un besoin déterminant de prise en charge psychologique dans une région marquée par l’instabilité. L’association complète ainsi le dispositif sanitaire existant en servant de relais entre la population et les structures de santé mentale.
La parabole du colibri de Martin Ziguélé : un miroir tendu à la presse centrafricaine
Centrafrique.org/martin-ziguele-denonce-le-referendum-constitutionnel-comme-une-escroquerie-politique/martin-ziguele-president-du-parti-mlpc-et-porte-parole-du-brdc/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC-450×284.jpg” alt=”Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC Martin-Ziguele-President-du-parti-MLPC-et-porte-parole-du-BRDC Martin Ziguelé dénonce le référendum constitutionnel comme une escroquerie politique” width=”450″ height=”284″ />Martin Ziguelé, Président du MLPC
Bangui, CNC. Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, député, président du MLPC et porte-parole du BRDC, a captivé son auditoire lors d’une récente conférence de presse à Bangui. L’homme politique chevronné a utilisé la parabole du colibri pour évoquer la responsabilité de chacun dans la construction d’une société meilleure, un message qui résonne particulièrement pour la presse centrafricaine.
Ziguélé a raconté l’histoire d’un petit (oiseau ), le colibri qui, face à un incendie de forêt dévastateur, s’efforce d’éteindre le feu en transportant de l’eau dans son minuscule bec. Moqué par les autres animaux pour son action apparemment dérisoire, le colibri répond simplement : “Je fais ma part.”
L’ancien Premier ministre a poursuivi en imaginant ce qui se passerait si les grands animaux, comme les buffles capables de transporter 200 litres d’eau, suivaient l’exemple du petit oiseau. Cette image a déclenché des rires dans la salle, soulignant l’efficacité de la métaphore.
Cette parabole, au-delà de son aspect humoristique, porte un message profond sur l’importance de l’engagement individuel, qui s’applique particulièrement bien au contexte de la presse centrafricaine.
Certains médias, à l’instar du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), jouent déjà le rôle du colibri. Avec des moyens limités, ils mènent des enquêtes approfondies et publient des rapports critiques, contribuant ainsi de manière significative au débat démocratique. Leur travail, bien que modeste en apparence, est crucial pour la vitalité de la société centrafricaine.
En revanche, d’autres organes de presse semblent adopter l’attitude passive des grands animaux de la parabole. Disposant parfois de ressources plus importantes, ils se contentent souvent de relayer l’information sans investigation approfondie.
La métaphore de Ziguélé pose également la question de l’indépendance de la presse. Les médias qui se satisfont des “petits moyens” fournis par le pouvoir ou des groupes d’influence comme Wagner risquent de compromettre leur intégrité journalistique. L’histoire du colibri nous rappelle que même avec des ressources limitées, il est possible – et nécessaire – de contribuer activement à l’information du public.
La parabole peut être interprétée comme un appel à la responsabilité pour tous les acteurs de la presse centrafricaine. Plutôt que d’attendre passivement que d’autres fassent le travail, chaque journaliste, chaque média, est invité à faire sa part, aussi modeste soit-elle.
Pour la presse centrafricaine, l’enseignement du colibri pourrait se traduire par une quête accrue d’indépendance, notamment en diversifiant ses sources de financement et en osant aborder des sujets sensibles. Il s’agit de comprendre que la transformation d’une société ne repose pas uniquement sur les actions grandioses, mais sur l’accumulation de petits gestes courageux.
En utilisant cette parabole, Martin Ziguélé a non seulement adressé un message à l’opposition et aux citoyens, mais a également tendu un miroir à la presse centrafricaine. Dans un paysage médiatique complexe, chaque journaliste, chaque organe de presse, est invité à réfléchir à sa contribution à la démocratie et au développement du pays.
La leçon du colibri est claire : chaque goutte compte dans l’océan du changement. Pour la presse centrafricaine, cela signifie que chaque article, chaque reportage, chaque investigation, aussi modeste soit-elle, participe à la construction d’une société plus informée et plus démocratique.
En définitif, la parabole de Martin Ziguélé résonne comme un appel à l’action pour une presse plus engagée, plus courageuse et plus indépendante en République centrafricaine. Elle rappelle que le rôle des médias va au-delà de la simple transmission d’information : il s’agit de contribuer activement à l’édification d’une société meilleure, une goutte à la fois.
Fiscalité en déroute : L’incompétence du Ministère des Finances centrafricain vide les caisses de l’État
Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>Herve-Ndoba-modifie – Missions d’études diagnostic du FMI en RCA, les experts découvrent des faits inattendus
Bangui, CNC. Le Ministère des Finances centrafricain s’enfonce dans l’absurde. Depuis un mois, des dizaines d’agents percepteurs des régions frontalières et des villes de province sont bloqués à Bangui pour “récupérer de nouveaux quittanciers”. Cette décision irrationnelle paralyse la collecte des recettes et ouvre grand la porte à la fraude, alors que l’État croule déjà sous les dettes.
Un rappel injustifié par le ministère des finances centrafricain qui coûte des milliards
Le prétexte invoqué par le Ministère des Finances centrafricain pour ce rappel massif est aussi ridicule que ruineux. Un cadre du ministère, sous couvert d’anonymat, révèle : “Cette opération de distribution de quittanciers aurait pu se faire en quelques jours. Bloquer nos agents un mois entier est d’une inefficacité criminelle“.
Pendant ce temps, les postes-frontières et les bureaux régionaux tournent au ralenti. Un agent frontalier de Béloko confie : “Nous fonctionnons comme nous pouvons le faire. Mais le seul problème, il y’a ici de la mafia qui ne dit pas son nom qui roule aux yeux de tout le monde “.
La fraude explose au Ministère des Finances centrafricain, l’État reste les bras croisés
Cette désorganisation au Ministère des Finances centrafricain aggrave un problème déjà endémique de fraude fiscale. L’Inspection Générale des Finances a récemment démantelé un réseau de faux quittanciers impliquant des agents des douanes et des impôts. Malgré l’ampleur du scandale, aucune sanction n’a été prise.
“Le Ministère des Finances centrafricain préfère désorganiser nos services plutôt que de s’attaquer aux vrais fraudeurs qui sont là”, dénonce un agent dudit ministère. “C’est de l’incompétence, voire de la complicité“.
Des pertes abyssales pour un État déjà exsangue
Les conséquences de cette gabegie sont catastrophiques. Un économiste centrafricain estime : “Chaque jour de perception réduite représente des centaines de millions de francs CFA perdus. Sur un mois, nous parlons de près d’un milliard qui échappe à l’État”.
Cette hémorragie financière provoquée par le Ministère des Finances centrafricain frappe un pays déjà au bord du gouffre. Un haut fonctionnaire du ministère des finances centrafricain alerte : “Nous peinons déjà à payer les salaires et à financer les services essentiels. Cette désorganisation pourrait être le coup de grâce pour nos finances publiques“.
Le silence assourdissant du gouvernement
Face à ce fiasco, le Ministère des Finances reste muet. Nos multiples demandes d’explications sont restées lettre morte. Ce silence ne fait que confirmer l’impression d’un gouvernement dépassé, incapable de gérer efficacement les maigres ressources du pays.
Un ancien inspecteur des impôts, contacté par nos soins, ne mâche pas ses mots : “C’est de l’amateurisme pur et simple. On ne rappelle pas des agents percepteurs en pleine période de collecte. C’est comme si on fermait les caisses des supermarchés en plein rush de Noël“.
L’urgence d’une réforme en profondeur
Cette crise au Ministère des Finances centrafricain dévoile la nécessité d’une refonte complète de l’administration fiscale centrafricaine. Formation des agents, modernisation des procédures, lutte implacable contre la corruption : les chantiers sont immenses.
Un spécialiste centrafricain en gouvernance publique conclut : “Sans une réforme radicale, la Centrafrique continuera de se priver de ressources vitales. C’est l’avenir même du pays qui est en jeu“.
Alors que la Centrafrique fait face à des défis sécuritaires et humanitaires colossaux, cette paralysie administrative autodestructrice ne fait qu’enfoncer un peu plus le pays dans la crise. Il est urgent que le gouvernement prenne enfin la mesure du désastre et agisse pour mettre fin à ce sabordage financier.
Un mercenaire tchadien au cœur du pouvoir centrafricain
Centrafrique.org/le-chef-rebelle-tchadien-hassane-bouba-ministre-centrafricain-lelevage-rend-hommage-aux-mercenaires-russes-tues-a-kaga-bandoro/” data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes tués à Kaga-Bandoro Le-chef-rebelle-tchadien-Hassane-Bouba-ministre-centrafricain-lElevage-rend-hommage-aux-mercenaires-russes-tues-a-Kaga-Bandoro” width=”450″ height=”345″ />Le chef rebelle tchadien rend hommage aux mercenaires russes tués à Kaga-Bandoro
Bangui, CNC. La présence d’Hassan Bouba, un mercenaire tchadien, comme ministre de l’Élevage et de la santé animale en République centrafricaine (RCA) prouve l’emprise totale de Wagner sur le pays. Cet ancien rebelle tchadien accusé par la cour pénale spéciale de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité a été imposé au gouvernement par le groupe paramilitaire russe, faisant de la RCA une véritable colonie de Moscou au XXIe siècle.
Un parcours criminel d’un mercenaire tchadien
Hassan Bouba, originaire du Tchad, a combattu au sein de la rébellion de l’UPC en Centrafrique comme Un mercenaire tchadien avant d’intégrer le gouvernement. En 2021, il a été arrêté par la cour pénale spéciale et inculpé pour crimes de guerre. Après une semaine de détention à la prison du camp de Roux, Bouba, Un mercenaire tchadien, a été libéré sur ordre direct de Wagner, démontrant le pouvoir absolu des mercenaires russes sur la justice centrafricaine.
L’emprise de Wagner sur le pouvoir
Dans un récent article, The Economist rapporte les propos révélateurs de Hassan Bouba :
“Les vrais amis sont ceux qui sont à vos côtés dans les moments les plus difficiles. Et la Russie était avec nous dans les moments les plus difficiles”, a déclaré le ministre, buvant dans une tasse à l’effigie de Vladimir Poutine.
Ces déclarations, surtout d’un mercenaire tchadien, prouvent l’allégeance totale du ministre envers Wagner et la Russie, au mépris des intérêts centrafricains.
Un gouvernement sous tutelle russe
La présence d’un mercenaire tchadien coupable de crimes au sein du gouvernement démontre la perte totale de souveraineté de la RCA. Wagner a imposé la nomination de Bouba, Un mercenaire tchadien, pour servir ses propres intérêts, notamment celui du recrutement des ex-rebelles de l’UPC pour aller combattre en Ukraine comme mercenaires, mais également l’exploitation illégale des ressources du pays.
“La situation est catastrophique. Nous avons un mercenaire tchadien comme ministre, qui doit sa position à Wagner. Notre pays est devenu une colonie russe“, affirme un avocat centrafricain sous couvert d’anonymat.
Un mercenaire tchadien au gouvernement, l’impunité comme système
L’exemple de Bouba, Un mercenaire tchadien, montre l’impunité totale dont bénéficient les alliés de Wagner en RCA. Malgré ses crimes avérés, le ministre reste en poste, protégé par ses maîtres russes. Cette situation a détruit l’État de droit et institutionnalisé la corruption au plus haut niveau.
La présence de Bouba, Un mercenaire tchadien au gouvernement prouve que la RCA est désormais un simple pion dans la stratégie néocoloniale russe en Afrique. Wagner contrôle l’armée, l’économie et le gouvernement. Le pays est devenu une colonie de Moscou, sa population otage des intérêts russes.
le combat acharné de Laurent Ragba Foutour contre le sultan de Ndélé pour récupérer son terrain confisqué illégalement
Centrafrique.org/ragba-foutour-juriste-specialiste-en-droit-humanitaire/” data-wpel-link=”internal”>Laurent Ragba Foutour, juriste, spécialiste en droit humanitaire
Bangui, CNC. À 67 ans, Laurent Ragba Foutour, réfugié centrafricain au Tchad, s’engage dans un bras de fer juridique contre la mairie de Ndélé, sa ville natale. Ce différend, qui porte sur la propriété d’un terrain au cœur de la cité, expose les défis complexes de la gouvernance locale et des droits fonciers en République centrafricaine. L’affaire dévoile les tensions entre les initiatives de développement privées et les actions des autorités municipales, dans un contexte national encore marqué par l’instabilité.
Laurent Ragba Foutour : un parcours dédié au développement local.
Né le 3 mars 1956 à Alliou, un village proche de Ndélé, Laurent Ragba Foutour, juriste de formation, spécialisé dans le droit humanitaire au Pays-Bas, a consacré une grande partie de sa vie au développement de sa région natale. En 1994, il fonde l’Association pour le Développement de la Zone Villageoise (ADZV), une structure reconnue officiellement par les autorités centrafricaines.
“J’ai un plan de développement pour la masse paysanne. J’ai beaucoup œuvré dans le Bamingui-Bangoran et dans la Vakaga”, explique M. Ragba Foutour. Il évoque notamment son implication dans la création de postes de santé et d’écoles dans plusieurs localités.
Parmi ses réalisations, il mentionne un projet de reboisement d’une valeur de 108 millions de francs CFA. “J’ai investi à partir de mon bolot [mes propres moyens] tous les postes de santé, les hôpitaux et les écoles. Les infrastructures que vous voyez en briques jusqu’au niveau de l’abattoir à Domindou, c’est un projet que j’ai monté”, affirme-t-il.
Un conflit foncier avec monsieur Laurent Ragba Foutour au cœur de Ndélé.
Le différend actuel concerne un terrain situé au rond-point des Martyrs à Ndélé. M. Ragba Foutour assure en être le propriétaire légitime et présente une autorisation d’installation datée du 10 avril 1995 pour étayer ses dires.
En mai 2016, il propose d’y établir un marché pour les commerçants soudanais. “J’ai demandé à monsieur Alkhali Ahmat, délégué des Soudanais, d’organiser le marché sur ma parcelle, par amour et par pitié pour les frères soudanais qui ne trouvaient pas d’emplacement pour leur marché”, explique-t-il.
Cependant, la situation prend une tournure inattendue. Selon M. Ragba Foutour, la mairie de Ndélé a pris le contrôle du terrain en janvier 2017 pour y installer un marché, sans son accord. Il dénonce “des décisions unilatérales” prises “en temps de crise”, qu’il considère comme “préjudiciables”.
Une demande de compensation financière de monsieur Laurent Ragba Foutour.
Dans plusieurs courriers adressés aux autorités de Ndélé entre janvier et avril 2017, M. Ragba Foutour réclame une compensation financière pour l’utilisation de son terrain. Il demande “5 millions de francs CFA par mois sur 6 mois, soit 30 millions de francs CFA” pour la saison commerciale des commerçants soudanais.
Face à l’absence de réponse, il a porté l’affaire devant la justice. “J’ai formulé une demande de saisine conservatoire en justice, j’ai payé les frais”, indique-t-il. Il affirme également avoir saisi la Cour de Justice de la CEMAC à N’Djamena.
Des craintes pour sa sécurité.
Réfugié au Tchad depuis 2014, M. Ragba Foutour exprime des inquiétudes quant à sa sécurité s’il devait retourner à Ndélé. Il évoque des “menaces” et une situation tendue avec les autorités locales.
“Quand je vais [à Ndélé], c’est des menaces. J’étais allé juste pour une visite de courtoisie, visiter ma fille, visiter mon neveu”, raconte-t-il à propos d’un récent séjour en juin. Il affirme que sa présence à Ndélé avait provoqué de nouvelles actions sur le terrain contesté.
Centrafrique.org/vaste-etendue-du-terrain-de-monsieur-ragba-foutour-confisque-par-la-ville-de-ndele/” data-wpel-link=”internal”>Vaste étendue du terrain de monsieur Laurent Ragba Foutour, située sur l’avenue des martyrs de Ndélé, confisqué illégalement par le sultan de la ville . CopyrightCNC
Laurent Ragba Foutour appelle à l’intervention de la Minusca.
Dans ce contexte, M. Ragba Foutour sollicite l’intervention de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Il a tenté de contacter les responsables de la mission à Ndélé pour exposer sa situation.
“Je tiens à m’entretenir, c’est-à-dire à nous faire écouter par voix buccale de tout ce qui m’est entouré”, déclare-t-il dans un message adressé à un responsable de la MINUSCA. Il espère que la mission onusienne pourra jouer un rôle de médiation dans ce conflit.
Un différend révélateur des défis de gouvernance.
Cette affaire expose les difficultés de gouvernance et de gestion foncière en République centrafricaine, en particulier dans les villes secondaires comme Ndélé. Elle pose une fois de plus des questions sur la sécurisation des droits de propriété, la gestion des espaces publics et les relations entre les autorités locales et les acteurs privés du développement.
Le cas de M. Ragba Foutour témoigne également de la situation précaire des réfugiés centrafricains au Tchad. “On glince les dents, on n’a pas de travail, le Tchad ne donne pas du travail au réfugié, on n’est pas assisté”, témoigne-t-il.
En attendant une décision de justice, ce différend reste une source de tension à Ndélé. Il rappelle l’importance d’une gouvernance transparente et d’un système judiciaire efficace pour résoudre les conflits fonciers et maintenir la cohésion sociale dans les villes centrafricaines.
Bangui, CNC. Une nouvelle preuve de la dérive autoritaire du régime Touadéra vient d’éclater au grand jour. Le 18 octobre 2024, le Quotidien de Bangui a publié un communiqué dithyrambique envers le parti au pouvoir MCU, signé par une obscure entreprise privée. Cette manipulation grossière de l’information révèle l’étendue du système mafieux mis en place par les vautours du régime pour piller les ressources du pays.
Des “entrepreneurs” mafieux au service du régime dans Le Quotidien de Bangui.
Le communiqué, signé par un certain Guerson Nganadekoe se présentant comme PDG d’International Trading Service, et publié par Le Quotidien de Bangui , encense de manière éhontée les militants du MCU à Bossangoa. Ce texte digne des pires dictatures salue leur “soutien indéfectible” au président Touadéra.
« Ce type de communiqué payant est devenu monnaie courante dans la presse centrafricaine », révèle un journaliste sous couvert d’anonymat. « Le pouvoir utilise des sociétés-écrans pour faire passer sa propagande dans la presse. C’est un véritable système mafieux où l’argent public est détourné pour financer ces opérations ».
De fait, cette “International Trading Service” n’a aucune existence légale connue. Tout porte à croire qu’il s’agit d’une coquille vide utilisée par le régime pour blanchir de l’argent et financer sa communication.
« Ces soi-disant entrepreneurs ne sont que des prête-noms au service du pouvoir », dénonce Jean-Pierre Zala, un militant de l’opposition démocratique centrafricaine. « Ils servent d’intermédiaires pour piller les ressources du pays et financer la propagande du régime. C’est un système profondément corrompu ».
Un pouvoir aux abois.
Cette manipulation grossière de l’opinion publique dans Le Quotidien de Bangui témoigne de la fébrilité d’un régime aux abois. Face à la grogne sociale grandissante et à l’échec de sa politique, le pouvoir de Kongoboro tente désespérément de redorer son image.
« Le régime Touadéra est à bout de souffle », analyse Marie Sonia Sambia. « Il n’a plus d’autre recours que la propagande et la répression pour se maintenir. Ces méthodes dignes des pires dictatures ne font que précipiter sa chute ».
De fait, la publication de ce communiqué dans Le Quotidien de Bangui intervient alors que le pays traverse une grave crise économique et sécuritaire. Le chômage explose, l’insécurité règne et les services publics sont à l’abandon. Face à ce bilan désastreux, le pouvoir tente de faire diversion en saturant l’espace médiatique de sa propagande.
Un système mafieux bien rodé.
Cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. Depuis des mois, le régime multiplie les manœuvres pour museler toute voix critique et façonner l’opinion à sa guise.
« C’est un véritable système mafieux qui s’est mis en place », dénonce un activiste de la société civile qui préfère garder l’anonymat par peur des représailles. « Le pouvoir s’est entouré d’une clique de profiteurs qui pillent les ressources du pays. Cet argent sert ensuite à acheter les consciences et à financer la propagande du régime ».
Intimidations des opposants, corruption de journalistes, création de médias fantômes : les méthodes du pouvoir pour contrôler l’information sont dignes des pires kleptocrates. Cette dérive autoritaire ne fait qu’accroître le fossé entre le régime et la population.
Face à ces dérives mafieuses, il est urgent que les Centrafricains se mobilisent pour exiger la transparence et mettre fin à ce système de prédation des ressources nationales. L’avenir du pays en dépend.
Bangui, CNC. La ministre de l’Action humanitaire, Lina Josiane Bemakasoui, se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique qui secoue à nouveau le régime de Baba Kongoboro. Le lundi passé, le journaliste Jean Kombo, chargé de communication du ministère, a été arrêté sur ordre de la ministre et détenu pendant trois jours à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie pour une supposée “faute professionnelle” dont la nature reste floue.
Cette arrestation, qui outrepasse les procédures administratives normales, provoque de sérieuses questions sur l’exercice du pouvoir au sein du ministère et l’utilisation des forces de l’ordre à des fins personnelles. Le traitement réservé à M. Kombo, un fonctionnaire nommé par décret, s’apparente davantage à une mesure d’intimidation qu’à une sanction professionnelle légale.
L’implication troublante de la gendarmerie dans l’Action humanitaire.
L’utilisation de la SRI pour régler un différend interne au ministère de l’Action humanitaire est particulièrement inquiétante. Cette unité d’élite de la gendarmerie, normalement dédiée aux enquêtes criminelles complexes, se voit détournée de sa mission première pour servir les intérêts personnels d’un membre du gouvernement. Me Basile Koyasa, spécialiste centrafricain en droit du travail, exprime son indignation :
“Cette situation est un parfait exemple de l’instrumentalisation des forces de l’ordre à des fins politiques. Une faute professionnelle, si elle est avérée, doit être traitée par des procédures administratives, pas par une détention arbitraire”.
Un ministère de l’Action humanitaire sous tension.
L’arrestation de Jean Kombo n’est que la partie visible d’un malaise profond qui règne au sein du ministère de l’Action humanitaire. Plusieurs sources internes, s’exprimant sous couvert d’anonymat par crainte de représailles, décrivent un climat de travail délétère. Un fonctionnaire dudit ministère témoigne :
“La peur s’est installée partout dans nos bureaux. Chaque jour, nous craignons d’être la prochaine cible d’une mesure arbitraire de cette dame à la moralité douteuse. Par ailleurs, cette atmosphère paralyse notre travail et compromet notre mission auprès des populations vulnérables“.
Cette gestion administrative par l’intimidation déclenche des inquiétudes au sein des employés quant à l’efficacité du ministère dans un domaine aussi capital que l’action humanitaire, particulièrement dans un pays qui fait face depuis des années à de nombreux défis.
La ville de Boda frappée par une pénurie de Carburant
Bangui-le-16-octobre-2022-afp-barbara-debout/” rel=”attachment wp-att-61889″ data-wpel-link=”internal”>Vente de carburant a la sauvette devant une station service fermee a Bangui.
L’approvisionnement en carburant reste chaotique dans de nombreuses villes centrafricaines, malgré les promesses du gouvernement. Dans la ville de Boda, située à moins de 200 km à l’ouest de Bangui, une grave pénurie paralyse l’économie locale depuis deux semaines. Cette situation dévoile l’échec de la politique de distribution des produits pétroliers mise en place par les autorités.
Un monopole de Neptune Oil inefficace dans la ville de Boda
Le gouvernement a attribué de manière contestable le monopole de la distribution du carburant sur l’ensemble du territoire à une seule entreprise, Neptune Oil, une société mafieuse camerounaise. Selon le ministère de l’Énergie, cette décision devait garantir un approvisionnement régulier et mettre fin aux files d’attente dans les stations-service. La réalité sur le terrain démontre le contraire.
“Nous n’avons plus de carburant super depuis deux semaines dans la ville de Boda. Les jeunes sont obligés d’aller s’approvisionner à Bangui avec leurs motos”, déplore Abdousalim Aboubacar, vendeur de carburant au centre-ville de Boda.
Dans la ville de Boda , l’économie est lourdement impactée
Cette pénurie frappe durement l’économie de la ville de Boda, ville minière réputée pour ses gisements de diamants et d’or. “Le manque de carburant paralyse nos activités d’extraction. Nous ne pouvons plus faire fonctionner nos machines”, explique Hassan, exploitant minier.
La hausse des prix qui en découle affecte l’ensemble des secteurs économiques. Les commerçants voient leur chiffre d’affaires chuter tandis que les transporteurs peinent à maintenir leur activité.
Un problème récurrent dans les régions
La situation de la ville de Boda n’est pas un cas isolé. De nombreuses villes comme Obo, Zémio, Rafaï, Birao, Paoua, Berberati, Bouar ou ailleurs dépendent toujours de l’importation informelle de carburant depuis les pays voisins. Le gouvernement semble ignorer cette réalité, focalisé uniquement sur la capitale.
“Le monopole accordé par l’État ne profite qu’à une poignée d’individus à Bangui. Dans les régions, nous sommes abandonnés à notre sort”, dénonce Jean-Baptiste Mboli, commerçant à Paoua joint au téléphone par la rédaction du CNC.
Devant une telle situation alarmante, le gouvernement doit urgemment revoir sa politique de distribution des produits pétroliers. L’approvisionnement régulier en carburant de l’ensemble du territoire est une nécessité vitale pour le développement économique du pays.
Bangui, capitale du danger routier : l’inconscience au volant tue
Bangui-quand-limprudence-tue/” data-wpel-link=”internal”>La Jungle Routière de Bangui , Quand l’Imprudence Tue. Copyright Christian Aimé Ndota
Bangui, CNC. À Bangui, prendre la route relève du parcours du combattant. La capitale centrafricaine est devenue le symbole d’une anarchie routière meurtrière où le code de la route semble avoir été oublié. L’accident survenu dimanche dernier à Bimbo, dans le 10e arrondissement, en est la preuve manifeste.
Bangui, capitale du danger routier : des pratiques mortelles banalisées
Les rues de Bangui offrent un spectacle ahurissant d’imprudence, au point de devenir une capitale du danger routier. Les motos-taxis, principal moyen de transport, se muent en véritables menaces ambulantes. Des femmes n’hésitent pas à s’y entasser à trois, avec des nourrissons attachés dans le dos ou juchés sur leurs genoux. Cette insouciance met en péril non seulement leur vie, mais aussi celle des autres usagers.
Un habitant de Bangui, sous couvert d’anonymat, déplore : « On voit des femmes avec des bébés nourrissons, ils s’attachent dans leur dos et puis ils montent sur les motos, ou parfois ils mettent sur leurs genou, ils montent sur les motos, deux ou trois, la sécurité n’est pas garantie » .
L’incompétence au volant dans la capitale du danger routier
La situation s’aggrave par l’inaptitude criante des conducteurs dans la capitale du danger routier. La majorité des chauffeurs, de motos comme de voitures, n’ont jamais passé leur permis de conduire. Ils l’obtiennent par des moyens frauduleux, sans connaître les règles élémentaires de la circulation.
Le même témoin ajoute : « La quasi-totalité n’ont pas de permis, ils n’ont pas passé leur permis, en Centrafrique on connaît le système, ils ne passent pas vraiment leur permis, ils achètent seulement et puis ils conduisent le véhicule, donc ils connaissent pas ce qu’on appelle la règle de conduite, la priorité » .
Cette ignorance des bases de la conduite transforme chaque trajet en un jeu de hasard mortel pour tous les usagers de la route dans cette capitale du danger routier.
L’inertie coupable des autorités
Les autorités brillent par leur absence dans ce chaos routier dans la capitale du danger routier. Aucune campagne de sensibilisation d’envergure n’a été lancée. Les contrôles routiers sont quasi inexistants, sauf pour racketter les usagers, laissant libre cours à toutes les dérives. Le ministre des Transports reste muet devant l’hécatombe quotidienne qui se déroule sous ses yeux.
Un bilan humain et économique catastrophique
Les conséquences de cette anarchie sont désastreuses. Au-delà des pertes humaines, dont le nombre précis demeure inconnu faute de statistiques fiables, l’impact économique est considérable. Les accidents répétés engendrent des coûts médicaux importants, sans compter les pertes de productivité liées aux blessures et aux décès.
Le témoignage du journaliste Christian Aimé Ndota sur l’accident de Bimbo est glaçant : « J’ai vu deux corps voltiger en l’air et retomber sur la voie. Il y avait un bébé et une fille (qui est en fait la mère de l’enfant), une autre femme et le conducteur qui gisait au sol avec une fracture au pied » .
L’urgence d’agir se fait sentir à chaque coin de rue de Bangui. Sans une prise de conscience collective et des mesures drastiques de la part des autorités, la capitale centrafricaine continuera d’être le lieu d’une hécatombe routière silencieuse. Il est grand temps que le gouvernement assume ses responsabilités et mette en place un véritable plan d’action pour sécuriser les routes de Bangui. La vie des Centrafricains en dépend.
Bangui, CNC. La rentrée scolaire 2024 – 2025 en République centrafricaine (RCA), lancée en grande pompe le 16 septembre à Bambari par le président Kongoboro, se révèle être un fiasco dans de nombreuses régions du pays. Alors que le gouvernement cherche à présenter l’image d’un système éducatif fonctionnel, la réalité sur le terrain est tout autre, notamment dans les zones rurales où l’école reste un mirage pour de nombreux enfants.
À Kouango et ses communes : un mois perdu et un trimestre menacé
« Nous avons déjà perdu un mois. Le mois d’octobre est déjà perdu et nous tendons maintenant vers le mois de novembre », déplore Jean Daniel Yokanga, chef du secteur scolaire de la sous-préfecture de Kouango. Cette situation catastrophique installe un risque sur l’ensemble du premier trimestre, compromettant gravement l’année scolaire pour des milliers d’élèves de Kouango et ses communes.
Dans la sous-préfecture de Kouango, située à une centaine de kilomètres de Bambari, la rentrée scolaire reste lettre morte dans la majorité des établissements.
« Le plus pire des cas c’est dans les écoles rurales, dans les villages tels que Yangasso, les écoles de Yangasso, Yamaka, Ngadja, sur l’axe bianga, nous avons les écoles comme Maïgari, Ngadja, Gawa, Gwase, etc. », énumère Yokanga.
Un phénomène qui dépasse Kouango et ses communes
Ce constat alarmant ne se limite pas à Kouango et ses communes. Ailleurs dans tout le pays, c’est le même constat. Un autre exemple est à Koundé, dans la préfecture de Nana-Mambéré, l’école n’a toujours pas repris depuis la rentrée officielle. Cette situation se répète dans de nombreuses communes et villages à travers le pays, créant un fossé éducatif entre les grandes villes et les zones rurales.
« À part certaines villes, telles que Bangui, Bouar, Bambari, Berberati, et certaines grandes villes, certaines préfectures et sous-préfectures, l’école fait semblant d’être reprise. Mais, en réalité, dans les communes, les villages, ailleurs, là, c’est zéro », témoigne un observateur centrafricain.
Un ministère déconnecté de la réalité
Face à cette situation critique, le ministère de l’Éducation, dirigé par Aurélien Simplice Zingas, semble vivre dans une réalité parallèle. Alors que le taux de réussite au baccalauréat plafonne à 18%, les établissements scolaires manquent de tout : enseignants, salles de classes, outils pédagogiques etc…, le ministre et ses proches vantent sur les réseaux sociaux une prétendue amélioration du système éducatif sous sa gouvernance.
Cette déconnexion entre le discours officiel et la réalité du terrain pose des questions sur la compétence et l’intégrité des responsables en charge de l’éducation nationale.
Des obstacles multiples à surmonter à Kouango et ses communes
Les raisons de ce désastre éducatif sont multiples. À Kouango et ses communes, Jean Daniel Yokanga évoque « les phénomènes d’enlèvement des sexes masculins » largement propagé dans la zone, aurait freiné en partie la reprise scolaire cette année. Malgré les efforts de sensibilisation des autorités locales, la peur persiste et empêche de nombreux parents d’envoyer leurs enfants à l’école.
À ces craintes s’ajoutent d’autres problèmes structurels : manque d’enseignants qualifiés, infrastructures délabrées, absence de matériel pédagogique, et difficultés d’accès dans certaines zones rurales, selon le chef du secteur.
Un appel à une réponse urgent
Face à cette débâcle éducative, Jean Daniel Yokanga lance un appel pressant : « Je compte vraiment lancer ce vibrant appel à l’endroit des autorités communales des trois communes que regorge Kouango […] de conscientiser les parents et de s’investir vraiment sur l’éducation dans leur commune ».
Cet appel résonne bien au-delà de Kouango. Il dévoile l’urgence d’une mobilisation nationale pour sauver l’année scolaire et, plus largement, l’avenir de toute une génération d’enfants centrafricains privés de leur droit fondamental à l’éducation.
La rentrée scolaire 2024-2025 en RCA apparaît comme un échec cuisant, révélateur des profondes failles du système éducatif national. Alors que le gouvernement se gargarise de succès imaginaires, des milliers d’enfants restent sur le bord du chemin, otages d’une administration incapable de garantir leur accès à l’éducation. Sans une prise de conscience rapide et des actions concrètes à tous les niveaux, c’est l’avenir même du pays qui est en jeu.
L’Égypte, pays phare du football africain et arabe, a vu émerger plusieurs footballeurs de talent au cours des années 2000. De nos jours, les utilisateurs ont la possibilité de placer vos paris sportif Côte d’Ivoire sur divers événements de foot auxquels les clubs pour lesquels ils ont joué participent.
Voici les trois joueurs égyptiens les plus emblématiques de cette période :
milieu offensif Mohamed Aboutrika ;
milieu de terrain Ahmed Hassan ;
attaquant Hossam Hassan.
De nos jours, les utilisateurs peuvent en Côte d’Ivoire placer vos paris sportifs sur divers événements de foot auxquels les clubs ou ces footballeurs ont joué participent. Mohamed Aboutrika, Ahmed Hassan, et Hossam Hassan ont marqué le football égyptien et africain dans les années 2000 par leurs performances exceptionnelles et leur longévité au plus haut niveau. Leurs succès en club et en sélection nationale les ont placés parmi les meilleurs joueurs non seulement de leur pays mais aussi du continent africain.
Comment et où ont-ils développé leur carrière ?
Mohamed Aboutrika a commencé sa carrière professionnelle en 1997 au Tersana SC, un club basé au Caire. Sur www.1xbet.ci/fr/line il y a la possibilité de placer des paris sur de nombreux événements de foot auxquels les clubs pour lesquels il a joué prennent part. Il s’est fait rapidement remarquer par ses qualités techniques, son intelligence de jeu, et sa capacité à marquer des buts en tant que milieu offensif.
En 2004, Aboutrika rejoint Al Ahly SC, l’un des clubs les plus prestigieux d’Égypte et d’Afrique. C’est là que sa carrière a véritablement décollé. Avec Al Ahly, il a connu un immense succès, remportant de nombreux titres nationaux et continentaux, dont cinq Ligue des champions de la CAF (2005, 2006, 2008, 2012, 2013). Sur 1xBet les utilisateurs peuvent placer des paris sur de nombreux événements auxquels les clubs de foot nommés prennent part.
Ahmed Hassan a commencé sa carrière au Ismaily SC, un club réputé en Égypte, où il s’est rapidement imposé comme un milieu de terrain polyvalent. Ses performances avec Ismaily lui ont ouvert les portes de l’équipe nationale égyptienne, où il a commencé à s’affirmer dans les années 1990. Hassan s’est ensuite tourné vers l’Europe, rejoignant d’abord le Kocaelispor en Turquie en 1998, puis le club turc Besiktas en 2000, où il a remporté la Coupe de Turquie.
Hossam Hassan a débuté sa carrière professionnelle au Al Ahly SC en 1985, où il a rapidement montré son talent pour marquer des buts. Il a remporté trois Coupes d’Afrique des nations (1986, 1998, 2006) avec l’équipe nationale d’Égypte et est l’un des meilleurs buteurs de l’histoire de la sélection égyptienne avec 68 buts.
En parlant des meilleurs représentants du football aux Pays-Bas, il est possible de nommer de nombreux sportifs performants. De nos jours, sur le site de paris sportif en ligne 1xbet.bj/fr les utilisateurs ont la possibilité de parier sur de nombreux évènements de foot se passant aux Pays-Bas.
Voici le top 3 des footballeurs néerlandais qui ont marqué les années 2000, tant par leurs performances sur le terrain que par leur impact sur le football international :
attaquant Ruud van Nistelrooy ;
attaquant Arjen Robben ;
milieu de terrain Rafael van der Vaart.
Sur le site 1xBet il est possible de placer des paris sportifs en ligne sur de nombreux événements de foot auxquels les clubs pour lesquels ces footballeurs ont joué participent.
Qu’est-ce qu’il est important d’apprendre à propos de Ruud van Nistelrooy ?
Ruud van Nistelrooy a été l’un des attaquants les plus redoutés des années 2000. Il a connu un immense succès à Manchester United, où il a été le meilleur buteur de la Premier League à plusieurs reprises (de 2001 à 2006). Sur 1xbet.bj/fr/line/football – pari sur le football peut être facilement place sur tout match auquel le club nommé prend part. Son sens du but et sa capacité à marquer dans des situations cruciales ont fait de lui une légende du football.
Voici les clubs pour lesquels il a également joué lors de son parcours sportif professionnel :
Real Madrid de 2006 à 2010 ;
Hamburger SV de 2010 à 2011 ;
Malaga de 2011 à 2012.
De nos jours, il est possible d’effectuer un pari sur le football 1xBet sur de nombreux événements auxquels les clubs sportifs nommés prennent part.
Les principales informations sur Arjen Robben et Rafael van der Vaart
Arjen Robben a émergé comme l’un des meilleurs ailiers de sa génération dans les années 2000. Il a remporté des titres dans plusieurs pays, notamment en Premier League et en Bundesliga. En décidant de jouer jeux de machines à sous, les utilisateurs ont la possibilité de parier simultanément sur les matchs se déroulant lors de la Premier League. Sa vitesse, sa technique et sa capacité à marquer des buts décisifs ont fait de lui un joueur clé pour chaque équipe qu’il a intégrée.
Rafael van der Vaart a été un milieu de terrain créatif et talentueux, jouant un rôle important dans les succès de ses clubs, ainsi que dans l’équipe nationale des Pays-Bas (2001-13). En choisissant des jeux de machines à sous jouer, il est possible de parier simultanément sur les matchs auxquels l’équipe nationale des Pays Bas prennent part.
Les paris en ligne sont aujourd’hui très populaires. Chaque utilisateur adulte peut s’inscrire sur la plateforme du meilleur bookmaker 1xBet et gagner des prix en espèces. Inscription aux paris sportifs permet à ceux qui connaissent les tournois de football de gagner de l’argent grâce à leurs compétences.
Le Championnat d’Angleterre de football rassemble tous les meilleurs joueurs de l’ère moderne. Il y a de la place pour les records et les anti-records. À la fin de la campagne 2023/2024, la pire équipe de l’APL était Sheffield United. Le club a concédé 104 buts, a terminé à la dernière ligne du classement et a établi un anti-record absolu pour toute la durée de la compétition. Une inscription simple et rapide vous permettra d’utiliser vos atouts aux paris sportifs et de gagner, si vous prédisez correctement l’issue de telle ou telle confrontation. Il est plus pratique de faire des prédictions via l’application mobile, disponible pour installation sur n’importe quel smartphone moderne.
Le problème de “Sheffield” était aussi le fait que l’équipe marquait moins d’un but par match, si bien qu’elle a terminé la saison à la dernière place. Les fans ne peuvent que deviner qui sera capable de dépasser cet anti-record et si le club sera capable de se réhabiliter dans de nouvelles confrontations.
Qu’est-ce qui a manqué à Sheffield United pour obtenir de meilleurs résultats ?
Si nous parlons d’un match en particulier, il peut mal se passer. Mais sur le long terme, il y a des problèmes systémiques. Prêtez attention à application 1xBet original, si vous êtes intéressé par le football européen et souhaitez parier sur vos favoris. Ici, il est facile de prédire les résultats de n’importe quel match, alors ne manquez pas l’occasion de faire un autre pari.
Si nous parlons de l’anti-record de “Sheffield”, parmi les principales raisons d’un tel échec de la défense de l’équipe, il convient de noter :
le manque de défenseurs pour assurer une défense solide ;
une compréhension insuffisante entre les joueurs ;
des ratés réguliers et des défaillances ;
le manque de confiance en leurs propres capacités ;
un plan tactique infructueux ;
un manque de motivation et d’envie de gagner.
Il est impossible de qualifier la performance du Sheffield FC cette saison-là autrement que d’échec, mais elle a marqué l’histoire du championnat d’Angleterre. Ce qui arrivera au club à l’avenir, vous pouvez le prédire sur la plateforme de paris. Inscrivez-vous, faites un dépôt, téléchargez l’application original et commencez, car 1xBet offre de nombreuses opportunités de profit. Il est important de choisir un match avec une cote élevée et de faire une prédiction précise.
Les années 90 ont été une période de transition pour le football polonais, marquée par la fin de l’ère communiste et les débuts de la réorganisation du football dans le pays. Les utilisateurs peuvent jouer avec 1xBet online en pariant sur divers événements de foot auxquels les joueurs et les clubs polonais prennent part.
algré un relatif manque de succès au niveau international pour l’équipe nationale polonaise, plusieurs footballeurs polonais se sont distingués pendant cette décennie. Voici quelques-uns des meilleurs footballeurs polonais des années 90 :
Andrzej Juskowiak ;
Jerzy Brzęczek ;
Tomasz Wałdoch.
Les utilisateurs peuvent avec 1xBet online placer des paris sur les matchs auxquels les clubs ou ces footballeurs ont joué prennent part.
Qu’est-ce qu’il faut en savoir ?
Andrzej Juskowiak a été un attaquant prolifique dans les années 90. Il a commencé sa carrière au Lech Poznań avant de jouer en Europe, notamment pour le Sporting CP au Portugal, le Borussia Mönchengladbach en Allemagne, et l’Olympiakos en Grèce. Les utilisateurs peuvent 1xBet apk download sur votre téléphone pour placer des paris sur divers événements auxquels les clubs nommés prennent part.
Capitaine de l’équipe polonaise lors des Jeux Olympiques de 1992, Jerzy Brzęczek a été un milieu de terrain combatif et influent. Il a joué pour plusieurs clubs en Pologne (GKS Katowice 1994-95), en Israël (Maccabi Haïfa 1999-00) et en Autriche (FC Karnten 2003-04). Les utilisateurs modernes ont la possibilité de download apk 1xBet sur votre téléphone pour placer des paris sur divers événements auxquels les club nommés prennent part. Brzęczek a également eu une carrière d’entraîneur et a été sélectionneur de l’équipe nationale polonaise de 2018 à 2021.
Les principales informations à propos de Tomasz Waldoch
Tomasz Wałdoch a été un pilier de la défense polonaise dans les années 90 et 2000. Les utilisateurs peuvent placez pari de foot sur divers événements sportifs auxquels les clubs pour lesquels il a joué prennent part.
Il a joué en Pologne pour le Górnik Zabrze (1988-95) avant de partir en Allemagne, où il a passé la majeure partie de sa carrière avec le VfL Bochum (1995-99) et Schalke 04 (1999-06). Connu pour sa solidité défensive et son leadership, Wałdoch a été un joueur clé pour Schalke, remportant la Coupe UEFA en 1997. Les fans de foot ont la possibilité de placer des paris sur divers événements de foot auxquels les clubs sportifs nommés prennent part.
Bangui, CNC. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance (HABG) en République centrafricaine, censée être le fer de lance de la lutte anticorruption, se révèle être un colosse aux pieds d’argile. Paul-Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile, n’y va pas par quatre chemins en la qualifiant d’institution “mornée”. Ce terme, euphémisme à peine voilé, traduit l’inefficacité totale de cet organisme supposé être le gardien de l’intégrité nationale.
La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance , une institution sans mordant.
Créée en grande pompe pour terrasser l’hydre de la corruption, la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance s’avère être un tigre de papier. Les scandales financiers qu’elle a elle-même dévoilés restent lettre morte, sans aucune suite judiciaire. Un observateur, préférant garder l’anonymat, déclare : “La Haute Autorité de Bonne Gouvernance ferme les yeux sur beaucoup de faits. Le peu de cas décelés dans son rapport ne déclenche aucune poursuite devant les tribunaux.”
La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance muette, et une justice aux abonnés absents.
Plus inquiétant encore, la justice centrafricaine brille par son mutisme dans cette bataille contre la gabegie. La Haute Autorité de la Bonne Gouvernance ne saisit pas la justice, et cette dernière ne s’autosaisit pas non plus des affaires mises au jour. Ce silence assourdissant laisse planer le spectre d’une possible connivence avec les hauts responsables impliqués dans ces malversations.
Un ancien ministre intouchable.
Un exemple criant démontre cette impunité rampante. Un ancien ministre de la Défense, accusé d’avoir détourné près d’un milliard de francs CFA via des chèques frauduleux, échappe à toute poursuite malgré un rapport accablant de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance . Notre source insiste : “C’est la preuve concrète. Christian Beninga a raison de dire que la Haute Autorité de Bonne Gouvernance est morte, totalement morte.”
Une Haute Autorité de la Bonne Gouvernance fantôme, une brigade anti-fraude de façade.
La récente création d’une brigade anti-fraude apparaît comme un écran de fumée supplémentaire. Au lieu de s’attaquer aux gros bonnets, cette unité se contente de sanctionner des policiers subalternes pour des peccadilles. Un activiste local s’insurge : “C’est une insulte à l’intelligence des Centrafricains.”
Le détournement érigé en sport national.
La corruption semble s’être muée en véritable discipline olympique en Centrafrique, pratiquée avec zèle jusqu’aux plus hautes sphères de l’État. Notre informateur n’hésite pas à pointer un doigt accusateur vers le sommet de la pyramide : “Ça commence par le président lui-même. C’est un champion toutes catégories. Le numéro 11, c’est l’attaquant vedette de l’équipe des détourneurs et des mafieux.”
D’autres personnalités haut placées sont également dans le collimateur :
“Ernest Mada, ministre chargé du Secrétariat du gouvernement, a détourné 65 millions de francs CFA quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Éducation. Aujourd’hui, il est ministre sans qu’aucune enquête n’ait été diligentée”, révèle notre source.
Une impunité endémique.
Cette impunité généralisée gangrène l’ensemble de l’appareil étatique. Notre informateur déplore : “Tout le monde est devenu voleur. La Haute Autorité de Bonne Gouvernance reste muette.” Cette situation alarmante pousse la société civile centrafricaine à réclamer une refonte totale des institutions de lutte contre la corruption, seule planche de salut pour espérer endiguer ce fléau qui sape les fondements mêmes du développement national.
Des témoignages accablants.
Un fonctionnaire du ministère des Finances, sous couvert d’anonymat, témoigne : “Les détournements sont devenus monnaie courante. Chaque jour, nous assistons impuissants à des manœuvres frauduleuses. Personne n’ose parler par peur des représailles.”
Un entrepreneur centrafricain ajoute : “Pour obtenir un marché public, il faut obligatoirement verser des pots-de-vin. C’est un système bien rodé qui profite à une poignée d’individus au détriment du développement du pays.”
Une société civile mobilisée mais impuissante.
Face à ce constat accablant, la société civile centrafricaine tente de sonner l’alarme. Plusieurs organisations non gouvernementales ont multiplié les rapports et les dénonciations, en vain. Un membre d’une ONG locale confie : “Nous avons l’impression de prêcher dans le désert. Les autorités font la sourde oreille à nos appels répétés.”
Un avenir incertain.
L’inaction persistante de la HABG et de la justice centrafricaine laisse présager un avenir sombre pour le pays. Sans une volonté politique forte et des actions concrètes, la corruption risque de continuer à prospérer, minant les efforts de développement et de reconstruction post-conflit.
Paul-Crescent Beninga conclut : “Si rien n’est fait rapidement, notre pays court à sa perte. Nous avons besoin d’une véritable révolution morale et institutionnelle pour espérer sortir de cette spirale infernale.”
L’heure est grave pour la République centrafricaine. La lutte contre la corruption nécessite une mobilisation sans précédent de toutes les forces vives de la nation. Sans cela, le pays risque de s’enfoncer davantage dans une crise morale et économique dont les conséquences pourraient être désastreuses pour les générations futures.
L’hypocrisie de l’État centrafricain face aux alcools frelatés de Wagner
Arrivée du camion d’alcools frelatés de Wagner à Cantonnier. CopyrightaCNC
Bangui, CNC. La lutte contre les alcools frelatés en République centrafricaine prend des allures de farce tragique. Alors que le gouvernement multiplie les opérations coup de poing contre les produits illicites importés, il ferme les yeux sur la production massive d’alcools frelatés de Wagner . Cette situation ubuesque révèle l’emprise des Mercenaires russes sur l’État centrafricain, au mépris de la santé publique et de l’État de droit.
Alcools frelatés de Wagner : une production hors de tout contrôle.
Depuis deux années, le groupe Wagner inonde le marché centrafricain d’alcools frelatés produits dans le pays, sans aucun contrôle sanitaire. Leur produit phare, baptisé “Wanawa”, est commercialisé en sachets de 100 FCFA. L’étiquette annonce un degré d’alcool de 45 à 50°, mais la réalité pourrait être bien plus alarmante.
« Personne ne peut vérifier le degré réel d’alcools frelatés de Wagner dans ces sachets. Ça pourrait être 150 ou 200 degrés, c’est extrêmement dangereux » , s’alarme un médecin de l’hôpital communautaire de Bangui sous couvert d’anonymat. « Wagner ne subit aucun contrôle sur sa production. Leurs usines sont des zones de non-droit » .
La gamme de produits Wagner ne s’arrête pas là. Des bouteilles d’un litre sont vendues 1000 FCFA, présentées comme de la bière Africa ti l’or à 6 degrés. « C’est un mélange de vodka et d’eau avec des additifs douteux. Ils appellent ça de la bière, mais c’est une arnaque qui peut tuer » , témoigne un ancien employé de l’usine Wagner.
Ces breuvages sont distribués massivement dans tout le pays, y compris dans les zones frontalières où les autorités prétendent lutter contre les trafics. « À Cantonnier, Wagner a installé son bar d’alcools frelatés de Wagner juste à côté du poste-frontière. Ils vendent de l’alcool frelaté en masse sous les yeux des douaniers qui n’osent rien dire » , rapporte un commerçant local.
sachet_vodka_wanawa-_vendu_par_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Alcools frelatés de Wagner : l’omerta des autorités.
Face à cette situation, le silence des autorités centrafricaines est assourdissant. Malgré les nombreuses alertes lancées par des travailleurs et des médecins, aucune enquête n’a été ouverte sur les activités de Wagner dans ce domaine.
« Le gouvernement a peur de Wagner. Personne n’ose contrôler leurs activités par crainte de représailles » , explique un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. « Wagner est au-dessus des lois en Centrafrique. Ils font ce qu’ils veulent » .
Cette impunité contraste violemment avec le zèle déployé contre les produits importés. Le mardi 15 octobre dernier, les autorités ont organisé une opération médiatique de destruction d’alcools frelatés saisis à la frontière camerounaise, plus précisement à Cantonnier. Des centaines de sachets et bouteilles ont été brûlés publiquement.
« C’est du théâtre. Pendant qu’ils brûlaient quelques cartons de produits camerounais, les camions de Wagner déversaient des milliers de litres d’alcool frelaté dans tout le pays » , dénonce un leader d’une association de la jeunesse centrafricaine. « Le gouvernement fait semblant de lutter contre ce fléau, mais il laisse Wagner empoisonner la jeunesse centrafricaine » .
sachet_vodka_wanawa_de_wagner – Wagner rend la jeunesse centrafricaine accro à ses poisons alcoolisés
Une campagne de sensibilisation hypocrite.
Comble de l’ironie, le gouvernement centrafricain a récemment lancé une campagne de sensibilisation sur les dangers de l’alcool frelaté. Des diffusion radio et des affiches mettent en garde contre ces « poisons qui détruisent notre jeunesse » .
« Cette campagne a été imposée par Wagner » , révèle une source au ministère de la Santé. « Ils veulent éliminer la concurrence des produits importés pour avoir le monopole du marché. C’est du cynisme pur » .
En effet, la campagne ne mentionne jamais les produits Wagner, pourtant omniprésents dans le pays. « On nous dit de ne pas boire les alcools en provenance du Cameroun ou du Congo, mais on ne parle pas du Wanawa qui coule à flots » , s’indigne un jeune de Bangui. « Tout le monde sait que c’est du poison, mais c’est moins cher alors les gens en boivent quand même » .
Alcools frelatés de Wagner : Un enjeu de santé publique ignoré.
Au-delà des considérations politiques et économiques, c’est la santé des Centrafricains qui est en jeu. Les alcools frelatés causent chaque année des milliers de décès et d’intoxications graves dans le pays.
« Nous voyons de plus en plus de patients, surtout des jeunes, avec des lésions hépatiques et neurologiques irréversibles » , alerte un médecin de l’hôpital général de Bangui. « Beaucoup meurent dans d’atroces souffrances. C’est une catastrophe sanitaire silencieuse » .
Malgré l’ampleur du problème, les autorités sanitaires semblent paralysées face aux activités de Wagner. « Nous n’avons pas le droit d’analyser leurs produits ou de mener des enquêtes épidémiologiques » , confie un cadre du ministère de la Santé. « C’est frustrant de voir qu’on sacrifie la santé de notre peuple pour des intérêts obscurs » .
La-biere-de-Wagner-baptise-Africa-ti-lor – De l’alcool russe qui tourne au vinaigre…
L’État de droit bafoué.
Cette situation dévoile l’étendue de l’emprise de Wagner sur l’État centrafricain. En violant ouvertement les lois du pays sans être inquiétés, les mercenaires russes démontrent qu’ils sont au-dessus de toute autorité légale.
« C’est un cas d’école de capture de l’État par des intérêts privés étrangers » , analyse un diplomate occidental en poste à Bangui. « Wagner a réussi à se placer au-dessus des lois, au-dessus du gouvernement même. C’est extrêmement préoccupant pour l’avenir de la Centrafrique » .
L’alcool frelaté n’est qu’un exemple parmi d’autres des activités illégales de Wagner en Centrafrique. Exploitation minière sauvage, trafics en tous genres, exactions contre les civils : la liste des crimes impunis s’allonge. Jusqu’à quand l’État centrafricain laissera-t-il ces mercenaires bafouer sa souveraineté et mettre en danger sa population ?
La mafia du secteur pétrolier assèche les caisses de l’État centrafricain, selon le FMI
Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>Herve-Ndoba-modifie – Missions d’études diagnostic du FMI en RCA, les experts découvrent des faits inattendus
Bangui, CNC. Le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Centrafrique dévoile une situation économique alarmante. La gestion opaque du secteur pétrolier par le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, prive l’État de ressources vitales et plonge le pays dans une crise financière sans précédent.
Les caisses de l’État centrafricain : un effondrement des recettes pétrolières,.
Les chiffres sont accablants. La contribution du secteur pétrolier aux caisses de l’État centrafricain s’est effondrée, passant de 20-25% à un maigre 9%. Cette chute vertigineuse trouve son origine dans les pratiques douteuses dénoncées par le Groupe de travail de la société civile (GTSC).
Un haut responsable du secteur, sous couvert d’anonymat, explique : « Le ministre Piri a octroyé de manière illégale un monopole de distribution des produits pétroliers à l’entreprise camerounaise Neptune Oil. Cette décision prive les caisses de l’État centrafricain de revenus essentiels tout en maintenant des prix à la pompe parmi les plus élevés au monde » .
Une croissance en chute libre pour les caisses de l’État centrafricain.
Les répercussions de cette gestion désastreuse se font durement ressentir sur l’ensemble de caisses de l’État centrafricain. Le FMI a revu drastiquement à la baisse ses prévisions de croissance pour 2024, les ramenant à un piteux 1%. Le rapport pointe « l’environnement défavorable aux affaires, l’instabilité réglementaire et l’insécurité qui plombent lourdement l’activité économique » .
les caisses de l’État centrafricain sont vides, et un gouvernement dans le déni.
Malgré la gravité de la situation, le gouvernement semble plus préoccupé par son image que par la mise en place de réformes structurelles. Le président Kongoboro persiste dans ses voyages coûteux à l’étranger, puisant dans les maigres ressources de l’État.
Un opposant politique fustige : « Leur priorité n’est pas le développement du pays mais le pillage jusqu’à l’épuisement des ressources. Avec les Russes comme complices, ils excellent dans la tromperie. Mais cet édifice de mensonges finira par s’effondrer » .
Des pratiques mafieuses dans le secteur pétrolier.
Le récent rapport du GTSC lève le voile sur les méthodes mafieuses qui gangrènent le secteur pétrolier centrafricain. L’attribution illégale d’un monopole à Neptune Oil par le ministre Piri est au cœur du scandale. Cette décision a non seulement privé les caisses de l’État centrafricain de recettes cruciales mais a également entraîné une hausse vertigineuse des prix à la pompe.
Un expert du secteur déclare : « Les exonérations fiscales accordées à Neptune Oil sont un véritable hold-up sur les finances publiques. Pendant que l’État se vide de ses ressources, une poignée d’individus s’enrichit de manière éhontée » .
Tentatives d’étouffement des critiques par le ministre mafieux Piri.
Face à ces révélations accablantes, le ministre mafieux Piri tente désespérément de faire taire les voix critiques. Un journaliste centrafricain témoigne : « Il finance des journaux, des étudiants, profère des menaces envers les radios et le groupe de travail. Son agitation trahit sa panique devant les révélations sur sa gestion opaque du secteur » .
Le FMI tire la sonnette d’alarme.
Face à ce constat alarmant, le FMI appelle à un retour urgent à l’orthodoxie financière. L’institution internationale insiste sur la nécessité d’une reprise en main du secteur pétrolier et d’une lutte acharnée contre la corruption.
« Une amélioration significative à court terme des recettes intérieures ne sera possible qu’avec une contribution plus élevée de la fiscalité pétrolière » , martèle le rapport du FMI. L’institution exhorte le gouvernement à « s’assurer de la mise en œuvre effective de ses engagements de réformes dans le secteur des produits pétroliers, afin de réduire les coûts d’importation, augmenter les recettes de l’État et alléger les coûts pour les populations et entreprises centrafricaines » .
Un appel à l’aide internationale.
Le FMI souligne également l’urgence d’un soutien accru de la communauté internationale. « Malgré la reprise des appuis budgétaires par certains bailleurs, l’enveloppe globale reste bien en deçà des niveaux historiques, et par conséquent des besoins de stabilisation des finances publiques » , note le rapport.
L’institution appelle « l’ensemble des bailleurs à soutenir les efforts de stabilisation et de réformes des finances publiques en cours en RCA par l’apport en dons et en financement fortement concessionnel » .
Un avenir incertain.
L’économie centrafricaine se trouve à un tournant critique. Sans une refonte en profondeur de la gestion du secteur pétrolier et une lutte implacable contre la corruption, le pays risque de s’enfoncer davantage dans la crise.
L’avenir de la Centrafrique dépend désormais de la volonté politique de ses dirigeants à assainir la gestion des finances publiques. Le temps presse, et les citoyens centrafricains attendent des actions concrètes pour sortir leur pays de l’ornière économique dans laquelle il s’enlise.
La communauté Goula dans la tourmente d’une éventuelle “opération hibou
Centrafrique.org/arrestation-a-bangui-dahmat-adjibane-lancien-chef-detat-major-du-prnc/arrestation-dahmat-adjibane-lancien-chef-detat-major-du-prnc-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-84152″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Arrestation-dAhmat-Adjibane-lancien-chef-detat-major-du-PRNC-a-Bangui…-332×450.jpg” alt=”Portrait d’Ahmat Adjibane, ancien chef d’état-major du groupe armé PRNC, portant un t-shirt orange” width=”332″ height=”450″ />Ahmat Adjibane alias Ama, ex-chef d’état-major du PRNC, peu avant son arrestation par la gendarmerie centrafricaine
Bangui, CNC. Une vague d’angoisse déferle sur la communauté Goula en République centrafricaine. Des rumeurs persistantes évoquent un plan d’élimination instrumenté par le président Baba Kongoboro et les Mercenaires russes du groupe Wagner. Cette “opération hibou”, comme la nomment certains, viserait les jeunes de cette ethnie du nord-est du pays, y compris ceux ayant déposé les armes.
Un climat de terreur au sein de la communauté Goula.
Depuis près d’une semaine, la peur s’est emparée des membres de la communauté Goula de Centrafrique. Un jeune activiste Goula déclare : « Nous vivons dans une terreur constante. Même ceux qui ont intégré l’armée nationale après avoir abandonné la rébellion craignent pour leur vie » . Cette atmosphère délétère se nourrit d’événements récents qui semblent confirmer les pires craintes.
Des arrestations troublantes au sein de la communauté Goula.
L’arrestation de huit jeunes Goula la semaine dernière à Bangui, dans le quartier Malimaka du cinquième arrondissement a mis le feu aux poudres. Parmi eux, trois ex-rebelles du groupe PRNC ayant rejoint l’armée nationale après avoir déposé les armes en avril dernier. Si des sources au sein de la gendarmerie invoquent un mandat de la Cour pénale spéciale, de nombreux Goula y voient la preuve d’une persécution ciblée.
Le cas de M. Nour Gregaza , un citoyen centrafricain de l’ethnie Goula arrêté à l’aéroport de Bangui après son retour de France et détenu au camp de Roux, ajoute à l’inquiétude. Un proche de M. Nour témoigne : « Le procureur dit qu’il est le chef du groupe PRNC, mais en réalité c’est faux. Son seul crime est d’appartenir à notre communauté. C’est une chasse aux sorcières » .
Un gouvernement muet, une communauté Goula divisée.
Devant une telle crise, le silence des membres Goula du gouvernement est assourdissant. Leur inaction est perçue par certains comme une trahison. Un ancien combattant intégré dans l’armée nationale exprime sa déception : « Nos représentants au gouvernement nous ont abandonnés. Ils collaborent avec ceux qui veulent notre perte » .
Cette situation révèle les profondes divisions au sein de la communauté et l’échec du processus de réconciliation nationale. Les ex-rebelles ayant accepté le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) se sentent particulièrement vulnérables.
Des accusations graves.
Les allégations contre le régime Touadéra sont d’une extrême gravité. Selon des sources anonymes, un plan systématique viserait l’élimination des jeunes Goula, y compris ceux ayant intégré l’armée nationale. Si ces accusations s’avéraient fondées, elles constitueraient une violation à grande échelle des droits humains.
L’implication des mercenaires russes du groupe Wagner dans ce plan ajoute une dimension internationale à cette crise. Leur présence controversée en Centrafrique fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la communauté internationale.
Touadera transforme ses alliés dissidents du MLPC en rivaux déchirés.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Etienne-Malekoudou-coordonnateur-du-MLPC-CO-450×410.jpg” alt=”Portrait d’Étienne Malekoudou, coordonnateur du MLPC-CO, portant une chemise bleue et un béret noir devant une fenêtre grillagée.” width=”450″ height=”410″ />Étienne Malekoudou, coordonnateur de la faction du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – courant originel (MLPC-CO), pris en photo à Bangui .
Bangui, CNC. Un nouveau coup de tonnerre secoue l’alliance des dissidents du MLPC, utilisés par Touadera pour fragiliser son ancien allié, l’honorable Martin Ziguélé. Engagés dans une bataille acharnée pour le contrôle de leur mouvement, Jackson Mazette, Chantal Jean-Edouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, autrefois unis contre leur leader Ziguélé, sont désormais des rivaux déchirés, en guerre ouverte les uns contre les autres.
Tout a commencé lorsque le président putschiste Faustin-Archange Touadera, dont l’ascension doit beaucoup à Ziguélé, avait essayé de semer la discorde dans le parti de ce dernier. En cherchant à affaiblir son ancien faiseur de roi, Touadera n’avait certainement pas anticipé que ses actions créeraient de nouveaux adversaires, bien plus divisés et hostiles les uns envers les autres que jamais.
Dans une déclaration bouleversante signée par Étienne Malekoudou, au nom de sa filiale du MLPC-CO, cet avocat de profession, Étienne Malekoudou en rivaux déchirés avec ses amis fondateurs, n’a pas mâché ses mots pour qualifier les comportements autoritaires et troublants de ses frères d’armes, Chantal Jean-Edouard Koyambonou et Jackson Mazette, qui, selon nos informations, doit défendre leurs intérêts devant la justice contre une action intentée par le MLPC, dirigé d’une main de fer par Martin Ziguélé.
Contre Jackson Mazette, Étienne Malekoudou n’a pas hésité un seul instant pour qualifier sa démarche tendant à mettre en place un soi-disant Bureau politique provisoire du MLPC, de farfelue. Il lui rappelle à l’ordre que les statuts du MLPC, notamment son article 12 qui stipule que seul un congrès peut organiser la direction du parti, et que la création d’un bureau politique provisoire est hors des prérogatives de tout groupe de militants :
« Les statuts et le règlement intérieur du MLPC, amandé et adopté par les deux derniers congrès ordinaires, notamment les dispositions pertinentes de l’article 12 des statuts dispose « le congrès est l’instance suprême du Parti. Il se réunit en session ordinaire tous les 3 ans sur convocation du président du parti. Toutefois, à la demande du conseil politique national (CPN), ou des 2/3 des unions fédérales ou des fédérations, le congrès se réunit en session extraordinaire ».
Étienne Malekoudou de rappeler à Mazette que les dispositions des articles 16 et suivantes n’ont prévus de droit, un bureau politique provisoire même en cas de crise au sein du MLPC.
Quant à son ami co-fondateur du MLPC-CO Chantal Jean-Edouard Koyambonou qui a quitté le navire de l’UFDO pour une destination inconnue, Etienne Malekoudou l’accuse de naviguer de manière opportuniste dans l’arène politique et le décrivant comme un “danseur de TANGO et VALSA, qui partent de gauche à droite et reviennent en arrière », dans le but de divertir la classe politique centrafricaine en s’autoproclamant coordonnateur et autre appellations.
Mais ce qu’Étienne Malekoudou semble oublier, c’est qu’aucune des dispositions des textes qu’il cite ne lui confère le droit de mettre en place ce qu’il qualifie de « comité ad hoc » pour changer la direction de ce parti, et ce, en méconnaissance des autres dispositions de ces mêmes statuts qu’il prétend interpréter, notamment l’article 24 et suivants, qui confèrent aux instances du parti, à l’issue de leur mandat de trois ans, le pouvoir de poursuivre leurs missions jusqu’à la tenue d’un nouveau congrès. Plus incompréhensible encore, Étienne Malekoudou se proclame coordonnateur d’un parti inexistant, le « MLPC-CO », tout comme son ami Chantal Jean-Edouard Koyambonou, un parti qui n’est reconnu ni dans le pays, ni par l’Internationale socialiste qu’ils mettent son nom en bas de leur logo.
Ce qui rend cette sortie encore plus absurde et idiote, c’est qu’Étienne Malekoudou qui assurera la défense de ces dissidents rivaux déchirés devant la justice centrafricaine. Comment va-t-il plaider leur cause s’il admet, avant même le procès, l’illégalité totale de leur action ? Cette confusion démontre parfaitement une fois de plus le chaos qui règne sur la scène politique centrafricaine, où les alliances et les trahisons s’enchaînent à un rythme effréné, au détriment de la stabilité du pays.
Touadéra, le président voyageur: L’opposition dénonce un luxe présidentiel sur le dos des Centrafricains
Centrafrique.org/touadera-en-voyage-officiel-zero-impact-et-les-derives-dun-president-nomade/retour_de_touadera_de_voyage_officiel/” rel=”attachment wp-att-77594″ data-wpel-link=”internal”>La valse diplomatique de Touadera : Coûts exorbitants, résultats nuls” width=”450″ height=”298″ />Retour de Touadera de voyage à l’étranger
Bangui, CNC. Les déplacements incessants du président Kongoboro à l’étranger provoquent l’ire de l’opposition centrafricaine. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dénonce des dépenses jugées exorbitantes, au moment où le pays traverse une crise économique et sociale sans précédent.
Le président voyageur , un agenda international chargé au détriment des priorités nationales.
L’ancien premier ministre Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du BRDC, a vivement critiqué le rythme effréné des voyages présidentiels : « De janvier à octobre, Touadéra a déjà fait plus de 30 voyages à l’extérieur. Et chaque voyage ne coûte pas moins de 500 à 600 millions de francs CFA » .
L’opposition s’interroge sur la pertinence de ces déplacements alors que des problèmes urgents persistent dans le pays. Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, déclare : « Pendant que le président voyageur parcourt le monde, nos concitoyens souffrent des inondations, du manque d’infrastructures et de la hausse du coût de la vie » .
Le président voyageur , un coût astronomique pour les finances publiques.
Le BRDC a fait ses propres calculs et estime que les voyages présidentiels ont déjà coûté plus de 18 milliards de francs CFA depuis le début de l’année. Maître Nicolas Tiangaye, président du CRPS, s’indigne : « C’est un véritable scandale ! Avec cet argent, on aurait pu construire des écoles, des hôpitaux, ou venir en aide aux sinistrés des récentes inondations » .
L’opposition exige la publication détaillée des frais de déplacement et des résultats concrets obtenus lors de ces voyages. « Le peuple centrafricain a le droit de savoir ce que ces déplacements lui rapportent réellement » , insiste Martin Ziguélé.
Des résultats diplomatiques contestés.
Si le pouvoir justifie ces voyages du président voyageur par la nécessité de renforcer la position diplomatique de la RCA, l’opposition reste sceptique quant aux bénéfices réels pour le pays. Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, s’interroge : « Où sont les investissements étrangers promis ? Où sont les accords de coopération qui devaient sortir notre pays de la crise » ?
Le BRDC pointe également du doigt ce qu’il considère comme un isolement croissant de la RCA sur la scène internationale, malgré la frénésie des déplacements présidentiels.
Le président voyageur , une exigence à recentrer les priorités.
Face à cette situation, l’opposition centrafricaine appelle le président voyageur Kongoboro à se recentrer sur les problèmes intérieurs du pays. Martin Ziguélé propose : « Il faut supprimer les voyages du président de la République. Dans une République, quand un chef d’État voyage, il revient, il y a un communiqué de presse de la présidence qui dit que le président de la République a été à tel endroit. Il a fait ça, il a fait ça, il a fait ça, il a fait tel accord, il a noué tel programme, il a fait telle chose » .
Le BRDC demande la mise en place d’un mécanisme de contrôle parlementaire sur les déplacements présidentiels et l’utilisation des fonds qui y sont alloués. « Nous ne pouvons plus accepter ce gaspillage alors que notre peuple souffre » , martèle l’ancien premier ministre Maître Tiangaye.
Une gestion des priorités remise en question.
Pour l’opposition, ces voyages incessants du président voyageur sont symptomatiques d’une gestion défaillante des priorités nationales. Maître Mboli-Goumba conclut : « Notre pays a besoin d’un président présent, à l’écoute de son peuple, et non d’un globe-trotter en quête de reconnaissance internationale » .
Le BRDC appelle le gouvernement à rediriger les fonds du président voyageur utilisés pour ces voyages vers des projets de développement concrets et à impact immédiat pour la population centrafricaine.
Alors que la polémique enfle, le pouvoir reste pour l’instant silencieux sur ces accusations. La question des voyages présidentiels s’ajoute à la longue liste des points de friction entre le gouvernement et l’opposition, dans un contexte politique et social déjà tendu en République centrafricaine.
Boda : Récit glaçant d’une tentative de meurtre intrafamiliale
Centrafrique.org/lobaye-lhopital-de-boda-deborde-par-la-gastro-enterite/personnel-medical-en-action-a-lhopital-de-boda/” rel=”attachment wp-att-76397″ data-wpel-link=”internal”>Personnel soignant à l’hôpital de Boda
Bangui, CNC. Un drame familial a bouleversé la paisible ville de Boda, située à 192 km de Bangui, mardi dernier. Poutou Paulette, une cultivatrice, a échappé de justesse à une tentative de meurtre perpétrée par son beau-fils, Nicodème Gédéon alias Nico, âgé de 27 ans. Ce dernier a ensuite tenté de mettre fin à ses jours. La victime, aujourd’hui hors de danger, nous livre un témoignage détaillé sur cette soirée qui a failli lui coûter la vie.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : contexte de l’affaire
L’histoire de cette tentative de meurtre intrafamiliale à Boda commence quelques jours plus tôt, lorsque Poutou Paulette et son mari travaillaient dans leur ferme. “J’étais avec mon mari au champ. On a passé plusieurs jours là-bas, dans notre ferme”, explique Paulette. “Puis il est sorti pour rentrer à la maison. Il y a trois jours, il est sorti, et moi je suis restée seule à la ferme“.
Après trois jours de solitude, Paulette décide de rentrer chez elle lundi. ” Le lundi, j’étais sortie à la maison, puis on est venu, on a tout préparé, mangé, il n’y a aucun souci entre nous”, raconte-t-elle, soulignant l’absence apparente de tensions familiales avant cette tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : déroulement des événements
Le lendemain, mardi, Paulette retourne à la ferme pour une tâche spécifique. “Puis je rentrais encore au champ pour aller sécher des maniocs, des tubercules de manioc. Donc je suis allée au champ pour les sécher. Puis j’ai ramené une partie”, détaille-t-elle.
À son retour à la maison, Paulette découvre que l’une de ses filles a pris l’initiative de préparer le repas. “Pendant ce temps, l’une de mes filles a fait des choses à préparer pour qu’on puisse manger”, explique-t-elle. Voulant compléter le repas, Paulette envoie sa fille cadette accomplir une tâche supplémentaire : “Bon, j’ai dit à sa cadette d’aller écraser des maniocs à la machine, pour en faire de la farine pour préparer et manger“.
Pendant que sa fille cadette s’occupe de la farine, Paulette commence la préparation de la boule de manioc, un plat traditionnel centrafricain. “Pendant ce temps, moi-même, j’ai mis de l’eau au feu pour faire la boule de manioc”, précise-t-elle.
C’est à ce moment-là que Paulette remarque l’absence de son beau-fils, Nicodème, surnommé Nico, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda. “Et puis j’ai demandé aux enfants, ‘Votre frère Nico, il est où ?’ Parce que depuis que je suis venue, je ne l’ai pas vu”, raconte-t-elle. Les enfants lui répondent qu’il est parti depuis le matin et qu’ils ne l’ont pas revu.
Centrafrique.org/les-mercenaires-russes-de-wagner-diversifient-leurs-affaires-en-Centrafrique-des-charbons-de-bois-aux-khanda-ngoundja/rond-point-de-la-ville-de-boda-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64857″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes de Wagner diversifient leurs affaires en Centrafrique : des charbons de bois aux « Khanda Ngoundja »” width=”450″ height=”338″ />CopyrightCNC
L’agression et la fuite de Paulette
Vers 18 heures, alors que Paulette poursuit la préparation du repas, Nicodème, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, fait son apparition. “Ah, je l’ai vu, j’ai dit, je l’ai demandé, ‘Mais Nico, comment ça ? Tu es parti, j’ai demandé à tes frères, à tes sœurs, tu es où ?’” se souvient Paulette. Nicodème lui répond qu’il était parti au champ pour faire quelque chose.
C’est à ce moment que Paulette remarque l’état inhabituel de son beau-fils. “Pendant ce temps, il a récupéré un petit banc pour s’asseoir, mais il s’est glissé pour tomber au sol”, raconte-t-elle. Comprenant que Nicodème est probablement sous l’influence de l’alcool, Paulette le taquine gentiment : “J’ai dit, mais ah, tu as passé la fête là-où? Je l’ai taquiné, on s’est souri un peu”.
Paulette continue la préparation du repas, versant la farine de manioc dans l’eau pour faire la boule. Elle coupe une portion pour Nicodème et lui prépare également de la sauce pour accompagner le manioc. C’est à ce moment précis que la situation bascule tragiquement vers une Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
“Automatiquement, il m’a demandé , maman, papa, il est où ?’” se rappelle Paulette. Elle lui répond que son père est sorti et qu’il n’est pas encore revenu à la maison, ajoutant qu’il est parti à la garde.
Soudainement, sans raison apparente, Nicodème se lève. “Il a dit, ‘Bon, je vais te tuer. Avant que ton mari vienne, je le tue. Après, je me tue.’” raconte Paulette, encore sous le choc. “Et c’est là qu’il m’a poignardé. Il m’a poignardé immédiatement avec un couteau“, accomplissant sa Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda.
La fuite et l’hospitalisation de la victime
Terrifiée, Paulette réussit à s’enfuir. “J’ai couru, couru, couru”, dit-elle. Par chance, un homme à moto la remarque et vient à son secours. “Il y a un monsieur avec une moto. Il m’a pris avec sa moto. Il m’a amené à l’hôpital”, explique Paulette, reconnaissante envers ce sauveur providentiel.
À l’hôpital, Paulette vit un nouveau choc. “J’étais à l’hôpital. Subitement, je l’ai vu en train de soigner à l’hôpital. J’ai dit, ‘Qu’est-ce qui s’est passé ?’” raconte-t-elle, découvrant que son agresseur, auteur de cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, avait lui aussi été admis pour des soins, probablement suite à sa tentative de suicide.
Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda : Absence de conflit préalable
Malgré cette Tentative de meurtre intrafamiliale à Boda, Paulette insiste sur l’absence de conflit préalable avec son beau-fils. “J’ai parlé avec lui. Il n’a même pas de problème avec moi. Je n’ai même pas de problème avec lui”, affirme-t-elle. “Bon, c’est après moi que les enfants m’ont dit telle ou telle chose. Mais on n’a même pas de problème avec nous. Bon, je ne sais pas ce qui lui est arrivé“.
Contexte de violence à Boda
Cette affaire tragique s’inscrit malheureusement dans une série d’actes violents récents à Boda, surnommée “Boda la belle”. Elle rappelle notamment le meurtre d’une jeune fille peule sur la route de la rivière Louamé, un événement qui avait déjà secoué la communauté locale.
Les autorités de Boda n’ont pas encore fait de déclaration officielle concernant cette tentative de meurtre intrafamiliale. Une enquête approfondie devrait être ouverte pour élucider les circonstances exactes de cet acte de violence inexpliqué et déterminer si l’abus d’alcool ou d’autres facteurs ont pu jouer un rôle dans ce drame.
En attendant, les habitants de Boda restent sous le choc, s’interrogeant sur les raisons qui ont pu pousser un jeune homme à s’en prendre ainsi à sa belle-mère, dans un contexte familial apparemment sans tension préalable. Ce drame rappelle la fragilité des liens familiaux et l’importance de rester vigilant face aux signes avant-coureurs de comportements violents, même au sein des foyers les plus paisibles en apparence.
Bangui, CNC. L’incurie du gouvernement Touadéra atteint de nouveaux sommets. Le 17 octobre, les ingénieurs pakistanais de la MINUSCA ont dû prendre en charge la réhabilitation d’un pont stratégique à 35 km de Rafai, sur l’axe Rafai-Bangassou, dans la préfecture du Mbomou. Cette intervention, qui devrait relever des compétences de base de l’État, montre de manière criante l’abdication du pouvoir de Bangui face à ses responsabilités les plus élémentaires.
Un gouvernement Touadéra en roue libre depuis 2016
Le gouvernement Touadéra, aux commandes depuis 2016, s’illustre par une inertie chronique en matière d’infrastructures. Les promesses pompeuses de reconstruction et de développement se sont évaporées, laissant place à un paysage de désolation. Routes défoncées et ponts chaotiques sont devenus le symbole d’un État en déliquescence, incapable d’assurer la libre circulation de ses citoyens et de ses marchandises.
Jean-Pierre, habitant de Rafai, ne cache pas son amertume : “Voilà huit ans que nous attendons en vain le moindre chantier d’envergure dans notre région. Nos infrastructures tombent en ruine pendant que le gouvernement se tourne les pouces“.
La MINUSCA, béquille involontaire d’un État défaillant du gouvernement Touadéra.
Face à cette carence du gouvernement Touadéra qui confine à l’abandon de poste, la MINUSCA se retrouve, bon gré mal gré, à endosser des responsabilités qui incombent normalement à l’État centrafricain. La remise en état du pont près de Rafai n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce glissement inquiétant des responsabilités.
Ahmed, s’exprimant au nom du contingent pakistanais de la MINUSCA, ne cache pas son embarras : “Notre mission est d’épauler le gouvernement Touadéra, pas de nous y substituer. Malheureusement, l’état catastrophique des infrastructures nous contraint à agir pour faciliter nos propres déplacements et venir en aide à la population“.
Un pays au développement entravé
Cette démission de l’État face à ses devoirs les plus basiques plombe lourdement les perspectives de développement de la République centrafricaine. L’isolement de pans entiers du territoire, conséquence directe du délabrement des voies de communication, asphyxie l’activité économique et prive de nombreux citoyens d’accès aux services essentiels.
Un rapport confidentiel de la Banque mondiale, dont nous avons pu prendre connaissance, dresse un constat accablant : “L’incapacité du gouvernement centrafricain à entretenir et développer ses infrastructures ampute le pays d’environ 2% de croissance économique chaque année“.
La République centrafricaine humiliée, faute du gouvernement Touadéra
Le spectacle d’une force internationale contrainte de pallier les carences flagrantes du gouvernement Touadéra en matière d’infrastructures de base constitue une humiliation cuisante pour de nombreux Centrafricains.
Marie, commerçante à Bangassou, ne mâche pas ses mots : “C’est une honte sans nom. Notre gouvernement est tellement incompétent qu’il faut faire appel à des étrangers pour construire nos ponts. Que fait-on de l’argent de nos impôts ?”
Dans un pays toujours aux prises avec de multiples défis sécuritaires et humanitaires, l’incapacité manifeste du gouvernement à remplir ses missions les plus élémentaires soulève de graves questions quant à sa légitimité et son efficacité. Sans un sursaut rapide et décisif des autorités nationales, la République centrafricaine risque de s’enliser durablement dans une dépendance malsaine à l’aide internationale, même pour les tâches les plus fondamentales de l’État, perpétuant ainsi son statut peu enviable d’État failli.
Le député de Boali, Firmin Ngrébada, promet des tables-bancs pour une école rurale
Centrafrique.org/rca-lancien-premier-ministre-firmin-ngrebada-souhait-t-il-quitter-le-navire-touadera/le-president-touadera-et-lancien-premier-ministre-elu-depute-de-boali-firmin-ngrebada/” rel=”attachment wp-att-49413″ data-wpel-link=”internal”>Le president Touadera et lancien Premier ministre elu deputé de Boali Firmin Ngrebada
Bangui, CNC. Firmin Ngrebada, ancien premier ministre de Touadera, député de Boali, s’engage à fournir prochainement des tables-bancs à l’école Bounguendet, située à 5 km de Boali sur la route de Bossembélé. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Boali vendredi.
“Dans les jours à venir, je viendrai remettre à l’école de Bounguendet quelques tables-bancs pour permettre à nos enfants d’aller à l’école”, a déclaré le député.
Firmin Ngrebada a également évoqué la situation des fonctionnaires affectés à Boali : “Le Président de la République a fait des efforts et on a envoyé des fonctionnaires ici. Il y a deux ou trois semaines, j’ai échangé avec l’inspecteur d’académie de l’Ombella -Mpoko sur la situation de l’école”.
Le député Firmin Grebada a souligné sa présence sur le terrain : “Je vis en circonscription. Avant de repartir sur Bangui, je vais examiner les problèmes liés à la rentrée scolaire et nous tenterons d’apporter des solutions concrètes pour permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école“.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à résoudre certains problèmes sociaux de la circonscription de Boali, à 95 km au nord-ouest de Bangui.
Le BRDC dénonce une gestion calamiteuse et des perspectives sombres pour l’économie centrafricaine
Centrafrique.org/la-dette-colossale-de-la-rca-senflamme-quel-avenir-pour-le-pays/herve-ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget/” rel=”attachment wp-att-75193″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget-450×345.jpg” alt=”Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair Herve-Ndoba-ministre-centrafricain-des-finances-et-du-budget La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays ?” width=”450″ height=”345″ />Hervé Ndoba, ministre des finances en RCA
Bangui, CNC. Bangui, CNC. L’opposition centrafricaine, réunie au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dresse un tableau apocalyptique de l’économie centrafricaine. Entre faibles recettes, endettement croissant et gestion opaque des ressources, le BRDC estime que la République centrafricaine se dirige tout droit vers une catastrophe économique.
L’économie centrafricaine : des recettes en chute libre.
L’ancien premier ministre Mahamat Kamoun, l’un des leaders influent du BRDC, s’alarme de la baisse drastique des recettes de l’État : “En période normale, la fiscalité pétrolière rapportait quelque chose comme 4 milliards de francs CFA par mois, dont Total payait la moitié. Maintenant, c’est tombé à 1 milliard” .
Cette chute vertigineuse des revenus de l’État inquiète l’opposition, qui y voit les conséquences d’une gestion hasardeuse du secteur pétrolier, notamment depuis l’attribution du monopole à la société Neptune.
L’économie centrafricaine : un endettement qui explose.
Mahamat Kamoun, ancien Premier ministre, pointe du doigt l’augmentation inquiétante de la dette publique : “Vous connaissez le niveau d’endettement du pays ? Justement, dès lors, ils perdent un pan entier de leurs ressources, mais ils sont obligés de s’adresser aux ressources de la sous-région” .
Le BRDC dénonce le recours systématique à l’endettement pour combler les trous budgétaires, une stratégie qu’il juge insoutenable à long terme. “C’est vous qui allez payer. Vous les jeunes, comptant son dette, c’est un impôt différé” , avertit Kamoun.
L’économie centrafricaine , une croissance en berne.
L’opposition s’inquiète également de la stagnation économique du pays. Mahamat Kamoun livre un constat alarmant : “Vous connaissez le taux de croissance ? Le PIB de la RCA à la fin 2023, on est à 0,5. Donc il y a un rythme, il y a le ralentissement avéré des activités économiques” .
Cette croissance anémique, bien en deçà des prévisions gouvernementales, est perçue par le BRDC comme le symptôme d’une économie centrafricaine au point mort, incapable de générer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des Centrafricains.
Un pillage organisé des ressources naturelles.
Martin Ziguélé dénonce ce qu’il considère comme un bradage des richesses du pays : “Au centre de notre pays, dans la Ouaka l’Ouaka, il y a la plus grande mine d’or d’Afrique centrale qui a été confiée au groupe russe Wagner, qui l’exploite. D’après ce qu’on a appris, même le ministre des mines a été là-bas, ils l’ont chassé. Il ne paye pas un centime de ressources à l’État” .
L’opposition accuse le gouvernement de dilapider le patrimoine national au profit d’intérêts étrangers, privant ainsi le pays de ressources cruciales pour son développement.
L’économie centrafricaine , un budget de l’État famélique.
Le BRDC s’alarme de la faiblesse du budget national dans l’économie centrafricaine. Martin Ziguélé dresse un parallèle saisissant : “Hier, je suivais Africa Business à la télévision. La Société nationale de télécommunications du Sénégal a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 377 milliards de francs CFA. Et elle va distribuer cette semaine des bénéfices de 188 milliards de francs CFA. Dans le collectif budgétaire qui est arrivé à l’Assemblée nationale avant-hier, les recettes propres de l’État centrafricain pour 2024 sont de 160,1 milliards de francs CFA” .
Cette comparaison dévoile, selon l’opposition, l’incapacité du gouvernement à générer des ressources suffisantes pour financer le développement du pays.
Des dépenses somptuaires injustifiées.
Le BRDC fustige ce qu’il considère comme des dépenses excessives et injustifiées, notamment les nombreux voyages présidentiels. Martin Ziguélé s’indigne : “De janvier à octobre, Touadéra a déjà fait plus de 30 voyages à l’extérieur. Et chaque voyage ne coûte pas moins de 500 à 600 millions de francs” .
L’opposition estime que ces dépenses somptuaires sont incompatibles avec la situation de l’économie centrafricaine et appellent à une réallocation des ressources vers des investissements productifs.
Un appel à la mobilisation.
Face à ce tableau sombre, le BRDC appelle à une prise de conscience collective. Martin Ziguélé conclut par une mise en garde : “Nous ne sommes que cinq millions et nous sommes pauvres à côté de ce sac d’or. Parce que tout simplement, il existe des économies dans notre pays, une économie officielle dont les ressources vont au budget et une économie underground qui sert à financer toutes ces lobby que vous voyez là” .
L’opposition centrafricaine exhorte la population à se mobiliser pour exiger une gestion plus transparente et efficace des ressources du pays. Elle appelle également la communauté internationale à se saisir de la question économique centrafricaine, estimant que la stabilité de la région en dépend.
Alors que la République centrafricaine peine à se relever de décennies de conflits, la question économique s’impose comme un défi majeur pour l’avenir du pays. Entre un gouvernement qui se dit sur la voie du redressement et une opposition qui dénonce une gestion catastrophique, le débat sur l’avenir économique de la RCA ne fait que commencer.
Économie, sécurité, démocratie : le réquisitoire de Ziguélé Martin contre Touadéra
Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-martin-ziguele-devoile-sa-profession-de-foi/martin-ziguele-pour-la-profession-de-foi-2020/” rel=”attachment wp-att-41901″ data-wpel-link=”internal”>RCA : présidentielle du 27 décembre, Martin Ziguélé dévoile sa profession de foi” width=”450″ height=”318″ />
Bangui, CNC. Plus de 30 ans après l’instauration du multipartisme, la République centrafricaine sombre à nouveau dans les travers du parti unique sous le règne de Faustin-Archange Touadéra. C’est le constat alarmant dressé par Ziguélé Martin , ancien Premier ministre et président du MLPC, dans une interview exclusive à la radio Ndékè Luka.
Ziguélé Martin : un pouvoir qui étouffe toute opposition.
“Ce pouvoir veut tout l’exécutif, tout le législatif et contrôler d’autres contre-pouvoirs comme les médias”, dénonce Ziguélé Martin . L’Assemblée nationale, jadis espace de débat démocratique, est désormais muselée : “Pour la première fois en 31 ans, il n’y a plus de groupes politiques de l’opposition à l’Assemblée nationale. Nous sommes tous des députés non inscrits”.
Cette situation résulte d’une stratégie délibérée du pouvoir, qui n’hésite pas à recourir à des méthodes peu républicaines : “Ils ont parachevé leurs œuvres en achetant, en débauchant des députés de l’opposition”, affirme l’ancien Premier ministre.
Une sécurité en trompe-l’œil, selon Ziguélé Martin .
Malgré les discours officiels vantant les progrès sécuritaires, la réalité sur le terrain est tout autre. Ziguélé Martin dresse un tableau accablant :
“J’ai vu des brigades de gendarmerie, des détachements militaires qui n’ont même pas de PGA, qui n’ont même pas de carburant, qui n’ont même pas de véhicule et qui sont obligés d’aller demander aux jeunes qui font taxi moto de les transporter pour faire des opérations militaires“.
Cette situation catastrophique perdure malgré le vote d’une loi de programmation militaire, dont le bilan reste opaque. “Où est la prochaine loi de programmation militaire ? Quel est le bilan du passé ? Nous n’avons aucune information”, s’indigne le président du MLPC.
Une économie en berne, selon Ziguélé Martin .
Avec une croissance quasi-nulle de 0,7% prévue pour 2024, l’économie centrafricaine est au point mort. Pour Ziguélé Martin , le diagnostic est sans appel : “Toutes les filières agricoles dont vivent, dont se nourrissent 70% à peu près de la population centrafricaine […] n’ont pas de revenu”.
Le secteur cotonnier, autrefois florissant, est exsangue : “La production de coton ne dépasse pas 2000 tonnes”, déplore-t-il. Quant au café, fleuron de l’économie centrafricaine, sa production est désormais inexistante dans certaines régions.
Face à ce marasme, l’ancien Premier ministre fustige l’inaction du gouvernement : “Ce gouvernement ne s’occupe pas de la production des richesses agricoles comme le faisait Bokassa ou d’autres régimes par la suite. D’où viendrait la richesse, d’où viendra la croissance ?”
Un pouvoir sourd aux souffrances du peuple.
L’indifférence du régime Touadéra aux difficultés de la population est incroyable. Ziguélé Martin cite l’exemple des victimes récurrentes d’inondations à Bangui : “Tous les deux ou trois ans, ils sont inondés. En saison sèche, qu’est-ce que le gouvernement a fait pour les reloger ?”
Cette absence de réponse aux catastrophes naturelles illustre, selon lui, le mépris du pouvoir pour l’intérêt général : “Aujourd’hui, nous sommes arrivés vraiment dans une situation où on se pose la question si l’intérêt général a une signification pour le pouvoir en Centrafrique.”
Face à ce sombre tableau, Ziguélé Martin lance un cri d’alarme : “Les acquis de la démocratie centrafricaine sont en train de disparaître sous nos yeux par la volonté unique du président de la République”. Un constat qui appelle à une réaction urgente de la communauté internationale pour éviter que la Centrafrique ne sombre définitivement dans l’autoritarisme.
Centrafrique : mort suspecte d’un détenu de la prison du Camp de Roux
Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. CopyrightCNC
Bangui, CNC. Le Camp de Roux, l’une des prisons politiques de Bangui, se transforme en mouroir pour détenus. Le décès de Yacoub Gawame le 19 octobre 2024, privé de soins médicaux urgents, dévoile l’ampleur des dysfonctionnements d’un système pénitentiaire centrafricain à la dérive, où la vie des prisonniers ne vaut rien.”
Mort d’un détenu de la prison du Camp de Roux : des négligences fatales.
D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’état de santé de Yacoub Gawame s’était considérablement dégradé ces derniers jours. Malgré les alertes, l’administration pénitentiaire aurait refusé de le transférer vers un hôpital, préférant le garder dans l’infirmerie de la prison, notoirement sous-équipée et mal entretenue.
« Les autorités ferment les yeux sur la situation sanitaire désastreuse de détenu à la prison du Camp de Roux. Le service médical de la prison manque de tout, c’est criminel de laisser les prisonniers y mourir » , dénonce un avocat sous couvert d’anonymat.
Cette négligence apparente pose de graves questions sur le respect des droits fondamentaux de détenu à la prison du Camp de Roux, en particulier leur droit à la santé et à la dignité.
Centrafrique.org/lentree-de-letat-major-des-faca-au-camp-de-roux-caracterisee-par-une-arche/” data-wpel-link=”internal”>L’entrée du camp militaire de Roux. CopyrightCNC
Une pratique systémique.
Le cas de Yacoub Gawame ne serait pas isolé. Selon plusieurs témoignages concordants, l’administration du Camp de Roux refuserait systématiquement les transferts de détenu à la prison du Camp de Roux malades vers les hôpitaux de la capitale. L’exemple palpable est celui du député Dominique Yandocka, malade, mais toujours détenu dans la prison sous équipée.
« C’est une pratique courante ici. On préfère laisser mourir les prisonniers plutôt que de les soigner correctement » , affirme un ancien détenu du Camp De Roux. Cette politique meurtrière viserait notamment à limiter les risques d’évasion, au mépris de la vie des prisonniers.
Le cynisme mortel de l’administration pénitentiaire
Des informations d’une source judiciaire obtenues par notre rédaction dévoile une fois de plus l’ampleur du scandale. D’après des témoignages concordants, l’administration du Camp de Roux aurait libéré Yacoub Gawame in extremis, alors que son état de santé était déjà critique. Le détenu a été transféré à l’hôpital de l’Amitié dans le 4ème arrondissement, où il est décédé une semaine plus tard.
Cette manœuvre de l’administration pénitentiaire apparaît comme une tentative désespérée d’échapper à ses responsabilités. « Ils ont préféré se débarrasser d’un homme mourant plutôt que d’assumer les conséquences de leur négligence » , dénonce un avocat spécialisé dans les droits des détenus. Ce comportement témoigne d’un mépris total pour la dignité humaine et d’une volonté manifeste d’étouffer un potentiel scandale, au détriment de la vie d’un homme.
Cette affaire expose au grand jour les dysfonctionnements profonds du système carcéral centrafricain et l’urgence d’une réforme en profondeur pour garantir le respect des droits fondamentaux des détenus.
Le corps de Yacoub Gawame a été transféré dans la matinée du 24 janvier à la mosquée Ali Babolo du quartier PK5, sans qu’aucune autopsie n’ait apparemment été pratiquée. Cette précipitation provoque des interrogations sur la volonté des autorités de faire toute la lumière sur ce décès.
Le décès de Yacoub Gawame dévoile les conditions de détention déplorables qui prévalent au Camp de Roux, et plus largement dans le système carcéral centrafricain. Il est urgent que les autorités prennent des mesures concrètes pour garantir le respect des droits fondamentaux des détenus, à commencer par leur droit à la santé.
L’ONU ignorée : des avertissements restés sans effet.
Le drame de détenu à la prison du Camp de Roux confirme les inquiétudes exprimées par le Secrétaire général de l’ONU il y a quelques mois. António Guterres avait alors dénoncé « les conditions de détention inhumaines et dégradantes » dans les prisons centrafricaines, appelant le gouvernement à prendre des mesures urgentes. Force est de constater que cet avertissement est resté lettre morte, avec des conséquences aujourd’hui fatales pour Yacoub Gawame et potentiellement pour d’autres détenus.
La sourde oreille du gouvernement face à la détresse des détenus.
Les prisonniers eux-mêmes, y compris de détenu à la prison du Camp de Roux, tentent désespérément d’alerter sur leur sort. « Plusieurs mouvements de grève de la faim ont été organisés ces derniers mois pour dénoncer nos conditions de détention, mais le gouvernement reste sourd à nos appels » , témoigne un détenu sous couvert d’anonymat. Cette indifférence des autorités face à la détresse des prisonniers traduit un mépris flagrant pour la dignité humaine et les droits fondamentaux. Le décès de Yacoub Gawame n’est que la partie émergée d’une crise humanitaire qui couve dans les geôles centrafricaines.
Conseil constitutionnel centrafricain : Faustin-Archange Touadéra parachève sa mainmise avant les élections de 2025
Centrafrique.org/jean-pierre-waboue-trahison-et-indecence-a-la-cour-constitutionnelle/professeur-jean-pierre-waboue-president-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-62993″ data-wpel-link=”internal”>Jean Pierre Waboué, trahison et indécence à la Cour Constitutionnelle” width=”450″ height=”397″ />Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain
Bangui, CNC. Le président putschiste centrafricain Faustin-Archange Touadéra vient de franchir une nouvelle étape dans son contrôle des institutions clés du pays. Par décret n°24.243 du 2 avril 2024, il a nommé de nouveaux responsables au sein du Conseil constitutionnel, écartant l’ancienne équipe perçue comme proche de Danièle Darlan, ex-président de la Cour constitutionnelle. Cette manœuvre s’inscrit dans une stratégie de longue haleine visant à verrouiller le système judiciaire en prévision des élections de 2025.
Conseil constitutionnel centrafricain : un noyautage méthodique.
Le décret présidentiel nomme aux postes stratégiques du Conseil constitutionnel centrafricain des personnalités réputées très proches du pouvoir :
– Bipoki Sylvère Mbedjane, Directeur de Cabinet
– Nadie Célestine Nam, Chef de Service du Secrétariat Particulier
– Fernande Ouassongo née Zoumandji Binoua, Directeur des Services Administratif et Financier
– Firmin Naissem, Directeur des Affaires Juridiques, de la Documentation et des Publications
– Serge-Freddy Bemana-Malo, Greffier en Chef
Un haut fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, déplore : « C’est un noyautage en règle du Conseil constitutionnel centrafricain. Les nouveaux responsables sont tous des fidèles du président ou des proches des juges qu’il a nommés. Même le traitement des dossiers de candidatures sera orienté ».
Chronique d’une reprise total en main du Conseil constitutionnel centrafricain.
Cette restructuration du Conseil constitutionnel centrafricain est l’aboutissement d’un processus entamé en octobre 2022. À l’époque, la Cour constitutionnelle, présidée par Professeur Danièle Darlan, avait invalidé le comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution. Cette décision avait provoqué l’ire du président Kongoboro .
Un magistrat explique : « Mme Darlan s’était opposée à toute modification de la Constitution permettant à Touadéra de briguer un troisième mandat. Elle aurait même repoussé des avances de Wagner, le groupe paramilitaire russe, qui proposait des solutions pour maintenir le président au pouvoir ».
Face à cette résistance, Touadéra a immédiatement instrumenté le limogeage de Danièle Darlan. Jean-Pierre Waboué, ancien vice-Président de la cour, a été immédiatement nommé président par intérim de la Cour constitutionnelle, a ensuite validé le projet de nouvelle Constitution, ouvrant la voie à une refonte complète de l’institution.
La nouvelle Constitution, promulguée en août 2023, a transformé la Cour constitutionnelle en Conseil constitutionnel centrafricain. Le nombre de juges est passé de 9 à 11, permettant au régime en place de nommer une majorité de magistrats qui lui sont favorables.
Un constitutionnaliste centrafricain analyse : « Le but est clair : permettre à Touadéra de se maintenir indéfiniment au pouvoir. La nouvelle Constitution a verrouillé le système et le Conseil constitutionnel, dans sa composition actuelle, ne s’opposera à rien ».
Vers des élections totalement sous contrôle.
À l’approche des élections générales de 2025, les forces vives de la nation s’inquiètent des conséquences de cette mainmise sur les institutions. Un membre de la société civile déclare : « Comment espérer des élections libres et transparentes dans ces conditions ? Le Conseil constitutionnel centrafricain est censé être le garant de la démocratie, mais il est devenu un instrument au service du pouvoir ».
Le contrôle exercé sur le Conseil constitutionnel centrafricain pose en effet de sérieuses questions sur l’intégrité du processus électoral à venir. L’institution joue un rôle déterminant dans la validation des candidatures et la proclamation des résultats. Avec une équipe entièrement dévouée au président en place, les garde-fous semblent avoir disparu.
Touadera s’inspire du contexte régional.
Cette situation n’est pas sans rappeler les manœuvres observées dans d’autres pays africains où des présidents ont modifié la Constitution et pris le contrôle des institutions pour se maintenir au pouvoir. En République centrafricaine, le processus semble bien engagé, au détriment de la démocratie et de l’État de droit.
Un diplomate occidental en poste à Bangui s’alarme : « La communauté internationale doit rester vigilante. La stabilité de la Centrafrique est décisive pour toute la région. Un glissement vers l’autoritarisme pourrait avoir des conséquences désastreuses ».
Alors que le pays peine encore à se relever des années de conflit, cette concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme et de ses proches fait craindre un retour en arrière démocratique. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir politique de la République centrafricaine.
La chasse aux humanitaires à Ngaoundaye : enquête sur Belkpi Luc , un maire xénophobe
Centrafrique.org/belkpi-maire-de-ngaoundaye-en-fonction/” data-wpel-link=”internal”>Le maire de Ngaoundaye, M. Belkpi Luc, photographié lors d’un événement
Bangui, CNC. La commune de Ngaoundaye, située dans la préfecture de Lim-Pendé, se trouve au cœur d’une polémique qui menace gravement l’aide humanitaire dans la localité. Le maire, Belkpi Luc, adopte depuis plusieurs mois une attitude hostile envers les travailleurs humanitaires non originaires de sa localité, entravant ainsi des projets essentiels au développement et au bien-être de sa population.
En novembre 2023, Belkpi Luc a expulsé l’équipe d’enquêteurs de l’ONG Danish Refugee Council (DRC). Récemment, il a récidivé en chassant les membres de l‘International Rescue Committee (IRC) venus évaluer l’impact de projets humanitaires. D’autres organisations comme Action Contre la Faim, ALIMA et Médecins avec l’Afrique ont également été victimes de cette politique discriminatoire.
La nécessité des activités humanitaires pour comprendre au maire Belkpi Luc.
Les activités menées par ces ONG, telles que les études de référence (Baseline),le suivi post-distribution (PDM) et les évaluations finales (Endline), sont déterminantes pour mesurer l’efficacité des projets humanitaires. Ces données permettent d’ajuster les interventions aux besoins réels de la population et d’optimiser l’utilisation des ressources.
Jean-Marc Kongo, expert en aide humanitaire à Bangui, explique :
« Ces activités de collecte de données sont indispensables pour garantir la pertinence et l’efficacité de l’aide apportée. Sans elles, nous travaillerions à l’aveugle, risquant de gaspiller des ressources précieuses sur des projets inadaptés ».
Le défi des compétences locales.
Le maire Belkpi Luc exige que seuls les habitants de Ngaoundaye soient recrutés pour les projets locaux, ignorant les compétences spécifiques requises. Cette approche pose un problème majeur dans une région où les ressources humaines qualifiées sont rares.
Marie-Claire Kossi, spécialiste en ressources humaines, précise :
« Les enquêtes humanitaires nécessitent des compétences pointues en méthodologie, analyse de données et utilisation d’outils spécifiques. Ces profils sont rares, même dans les grandes villes. Exiger un recrutement exclusivement local compromet la qualité et la fiabilité des données collectées ».
Le comportement du maire Belkpi Luc menace la cohésion nationale.
Le comportement du maire de Ngaoundaye, Belkpi Luc, pousse les centrafricains à s’interroger sur l’unité et la solidarité nationales. Son exigence de n’employer que des locaux va à l’encontre des principes fondamentaux de la République centrafricaine. Pierre Kourou, sociologue à l’Université de Bangui, s’alarme de cette situation :
« Imaginons qu’un diplômé originaire de Ngaoundaye trouve un emploi à Bambari, Bria ou Berberati, et qu’on le chasse sous prétexte qu’il n’est pas natif de ces villes. Ce serait inacceptable. Tous les Centrafricains ont le droit de travailler partout dans leur pays. L’attitude du maire Belkpi Luc est non seulement illégale, mais aussi dangereuse pour la cohésion sociale et le développement du pays. Exiger que seuls les ressortissants d’une localité y travaillent est une forme de discrimination qui n’a pas sa place dans notre République. C’est un comportement malhonnête qui va à l’encontre de nos valeurs nationales ».
Des conséquences graves pour la population.
L’attitude du maire Belkpi Luc prive sa commune d’une aide précieuse. Le Dr. Simplice Bero, médecin, s’inquiète :
« En chassant ces équipes qualifiées, le maire empêche l’évaluation correcte des besoins sanitaires de sa population. Cela peut avoir des conséquences dramatiques, notamment pour les programmes de vaccination ou de lutte contre la malnutrition ».
Nécessité d’une intervention des autorités face au comportement du maire Belkpi Luc.
Face à cette situation alarmante, de nombreuses voix s’élèvent pour exiger une réaction des autorités nationales. Maître Paul Mbari, avocat spécialisé en droit administratif à Bangui, analyse la situation :
« Les agissements du maire de Ngaoundaye, Belkpi Luc, sont manifestement illégaux. Il outrepasse ses prérogatives en entravant le travail d’organisations légalement autorisées à opérer sur le territoire national. Le ministère de l’Administration du territoire doit intervenir rapidement pour mettre un terme à ces pratiques discriminatoires qui nuisent gravement à l’image et au développement de notre pays ».
Si rien n’est fait, Ngaoundaye risque de se retrouver isolée et privée d’une aide vitale pour son développement. Il est urgent que les autorités compétentes agissent pour faire respecter les principes de solidarité nationale et d’ouverture, essentiels au progrès de la République centrafricaine.
Bayanga : Une bavure des forces de l’ordre déclenche un conflit communautaire
Centrafrique.org/un-gendarme-violemment-agresse-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa/deux-gendarmes-centrafricains-en-poste-a-yaloke/” rel=”attachment wp-att-75395″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes à Nana-Bakassa” width=”407″ height=”450″ />CopyrightCNC
Bangui, CNC. La tension est à son comble à Bayanga, préfecture de la Sangha-Mbaéré, après qu’un gendarme a grièvement blessé par balle un jeune homme soupçonné de vol d’arme. Cet incident, survenu dans la nuit du mercredi 16 octobre dernier, révèle une fois de plus l’incapacité des autorités à maintenir l’ordre sans recourir à une violence excessive.
Conflit communautaire : des méthodes policières archaïques et dangereuses.
Au lieu d’enquêter de manière professionnelle sur la disparition présumée d’une arme de service, le gendarme a choisi de faire justice lui-même. Cette réaction disproportionnée a conduit à l’usage inconsidéré de son arme, blessant gravement un jeune dont la culpabilité n’était pas établie. La balle a traversé la cuisse de la victime, nécessitant son évacuation d’urgence vers Bangui pour des soins.
Une riposte violente et conflit communautaire.
La famille du jeune blessé, révoltée par cet acte, a riposté en s’en prenant physiquement au gendarme. Ce dernier, blessé à son tour, a dû être transféré à Nola pour recevoir des soins médicaux. Cette escalade de conflit communautaire témoigne de la méfiance croissante entre les forces de l’ordre et la population.
Conflit communautaire à Bayanga : un échec cuisant des autorités locales.
L’incapacité des autorités locales à désamorcer rapidement la situation est grave. Aucune médiation efficace n’a été mise en place pour apaiser les tensions entre la communauté et les forces de l’ordre. Ce manque de réactivité risque d’aggraver le climat de conflit communautaire déjà tendu dans la localité.
« Les gendarmes se croient tout permis ici. Ils nous traitent comme des criminels sans preuve », témoigne un habitant de Bayanga sous couvert d’anonymat. « Comment pouvons-nous faire confiance à ceux qui sont censés nous protéger s’ils nous tirent dessus ? »
Une formation des forces de l’ordre à revoir d’urgence.
Cet incident pousse à s’interroger sur la formation et le professionnalisme des forces de l’ordre en République centrafricaine. L’usage disproportionné de la force et l’incapacité à gérer pacifiquement les conflits sont des problèmes récurrents qui minent la confiance de la population.
Le silence assourdissant des autorités nationales sur cette affaire est tout aussi inquiétante. Aucune enquête indépendante n’a été annoncée pour faire la lumière sur les circonstances exactes de cet incident et établir les responsabilités.
Sans une refonte en profondeur des méthodes policières et une véritable politique de rapprochement entre les forces de l’ordre et la population, de tels incidents risquent de se multiplier, fragilisant encore davantage la stabilité précaire de la région.
Bangui, CNC. La crédulité envers les pratiques occultes continue de semer le chaos en République centrafricaine, menaçant la fragile cohésion sociale du pays. Deux incidents récents, l’un à Boganangone dans la Lobaye, l’autre à Ouanda-Djallé, dans la Haute-Kotto, illustrent les dangers de cette tendance alarmante.
Tensions intercommunautaires à Boganangone.
À Boguéré, sous-préfecture de Boganangone (Lobaye), une prétendue voyante sexagénaire a failli déclencher un conflit intercommunautaire aux conséquences potentiellement désastreuses. L’incident trouve son origine dans le désarroi d’un homme natif de Boguéré, en proie à des problèmes d’impuissance sexuelle depuis plusieurs mois.
Désespéré par sa situation, l’homme a choisi de consulter une soi-disant “tradipraticienne” du village, une femme d’une soixantaine d’années réputée pour ses dons de voyance. Lors de la consultation, cette prétendue guérisseuse a livré une “révélation” explosive : elle a accusé sans preuves des musulmans récemment revenus à Boganangone , notamment dans le village d’avoir “volé” mystiquement la puissance sexuelle de l’homme pour en faire leurs activités rituelles maléfiques dans l’extraction du diamant et or.
« La voyante a affirmé au monsieur que son problème était dû aux pratiques malsaines des musulmans retournés à Boguéré. Elle a dit qu’ils avaient échangé sa puissance sexuelle contre de l’or et des diamants », témoigne une source locale jointe par la rédaction du CNC.
Suite à cette révélation, l’homme au sexe prétendument ensorcelé s’est mis à la recherche du musulman accusé, dans l’intention de le tuer. Cette chasse à l’homme a provoqué une vague de panique au sein de la communauté, ravivant des tensions latentes entre chrétiens et musulmans à Boganangone.
« Ces accusations sans fondement sont extrêmement dangereuses. Elles peuvent facilement dégénérer en violences intercommunautaires », déclare Jean Mopoko, chercheur spécialisé dans les conflits en Centrafrique.
Face à la montée des tensions, les autorités ont placé la fausse voyante en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Boganangone. Cependant, cette mesure n’a pas apaisé la situation. Des proches de la détenue rôdent désormais autour de la mosquée centrale, menaçant de l’incendier si leur mère n’est pas libérée immédiatement.
« La situation reste très tendue. Nous craignons que le moindre incident ne déclenche des violences généralisées », confie un notable musulman de la ville sous couvert d’anonymat.
Avant celui de Boganangone , un Meurtre d’un innocent à Ouanda-Djallé toujours à cause de marabout.
Un incident encore plus grave s’est produit quelques jours plus tôt dans la préfecture de la Haute-Kotto. Le chef du détachement militaire à Ouanda-Djallé a abattu un jeune homme avec son arme de service, sur la base des accusations d’un marabout.
Le militaire, souffrant d’incontinence (pipi, caca dans le pantalon à chaque fois) et de vomissements, avait consulté un charlatan qui a désigné un jeune de Ouanda-Djallé comme responsable de ses maux par sorcellerie. Sans autre forme de procès, le FACA a exécuté l’innocent.
« C’était un acte criminel d’une extrême gravité. Un militaire censé protéger la population a tué un civil innocent sur la base de superstitions », s’indigne Crépin Balézou,.
L’ignorance, terreau fertile du charlatanisme.
Ces incidents dévoile la persistance alarmante des croyances irrationnelles en Centrafrique. Selon l’ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, « 80% des Centrafricains sont illettrés ». Ce manque d’éducation les rend particulièrement vulnérables aux manipulations des charlatans.
« Beaucoup de Centrafricains croient naïvement aux pouvoirs des marabouts et des guérisseurs. Cette crédulité est exploitée par des escrocs qui s’enrichissent en semant la discorde », explique Marie Bertin, sociologue centrafricaineBangui.
Un pays au bord de chute libre.
L’impact de ces croyances irrationnelles va bien au-delà des conflits locaux. Elles paralysent le développement du pays tout entier.
« Pendant que certains se perdent dans des prières farfelues ou consultent des marabouts, la Centrafrique s’écroule. Il n’y a plus personne pour réfléchir sérieusement à l’avenir du pays », s’alarme Cyrille Jaïrus, analyste politique.
Sans un sursaut d’intelligence collective et un renforcement urgent du système éducatif, la Centrafrique risque de rester prisonnière de ces croyances archaïques qui la maintiennent dans le sous-développement. Le temps presse pour mettre fin à ce fléau qui gangrène la société centrafricaine depuis trop longtemps, avant que d’autres vies innocentes ne soient sacrifiées sur l’autel de l’ignorance.
violent affrontement entre les rebelles et les Wagner à Nzako
Centrafrique.org/rca-reprise-de-la-ville-de-mbres-par-les-rebelles-de-la-cpc-les-mercenaires-russes-quittent-la-ville/les-mercenaires-russes-a-alindao-2/” rel=”attachment wp-att-45542″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes à Alindao les-mercenaires-russes-a-Alindao-1 RCA : reprise de la ville de Mbrés par les rebelles de la CPC, les mercenaires russes quittent la ville” width=”450″ height=”433″ />CopyrightCNC
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, CNC. Pendant que les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) restaient confinées dans Nzako par peur des rebelles, les mercenaires russes de Wagner menaient l’assaut le 17 octobre dernier. Cet épisode dévoile une fois de plus la dépendance persistante de la Centrafrique envers des mercenaires étrangers, malgré les discours rassurants du pouvoir sur le renforcement de la puissance de l’armée nationale.
À Nzako : une armée nationale confinée.
Depuis plusieurs mois, les FACA stationnées à Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma, sont incapables de sécuriser ne serait-ce qu’un kilomètre autour de la ville. Un soldat interrogé, sous couvert d’anonymat, confie : « Nous sommes pratiquement prisonniers ici à Nzako. Les rebelles nous encerclent et nous n’osons pas sortir afin d’éviter d’être attaqués » . Cette situation démontre l’inefficacité criante des forces armées nationales.
Wagner à la rescousse des FACA à Nzako.
Face à cette inertie, ce sont les mercenaires russes qui ont pris l’initiative d’affronter les rebelles. Partis de Bria dans la Haute-Kotto, ils ont attaqué les positions ennemies à 12 km de Nzako le jeudi dernier. Un habitant témoigne : « Sans les Russes, rien ne bougerait ici. Nos soldats restent terrés en ville pendant que Wagner fait le sale boulot » . Cette dépendance envers des mercenaires étrangers questionne la souveraineté même de l’État centrafricain.
Un bilan humain quand-même lourd.
L’opération aurait fait deux morts du côté des rebelles, mais aussi trois à quatre civils blessés, évacués vers l’hôpital de Bakouma à 60 km. Ces victimes collatérales témoignent des risques que font courir ces interventions militaires pour la population.
La propagande gouvernementale démentie.
Le gouvernement ne cesse de vanter une prétendue « montée en puissance » des FACA. Or, les faits sur le terrain démontrent le contraire. Un analyste militaire indépendant déclare : « Les discours officiels sont en total décalage avec la réalité. Les FACA restent une force symbolique, incapable d’assurer seule la sécurité du pays » .
Cette situation expose la fragilité persistante de l’État centrafricain, toujours dépendant de forces étrangères pour assurer le contrôle de son territoire. L’incapacité du gouvernement à construire une armée nationale efficace hypothèque gravement l’avenir du pays.
Arrestations d’ex-rebelles du PRNC à Bangui : la Cour Pénale Spéciale n’est pas impliquée
Centrafrique.org/rca-bria-un-homme-froidement-assassine-par-les-rebelles-du-prnc-au-village-gbali/deux-rebelles-seleka-discutent-avec-des-gens-a-bria-corbeaunews-Centrafrique-4/” rel=”attachment wp-att-39673″ data-wpel-link=”internal”>FPRC parlent avec des passants à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”345″ />À Bria, dans la Haute-Kotto. CopyrightCNC
Bangui, CNC. La récente vague d’arrestations d’anciens membres du PRNC à Bangui prouve une fois de plus les failles profondes de la politique de réintégration des ex-combattants dans le pays de Barthelemy Boganda. Cette opération, menée dans des circonstances troubles, interroge sur les fondements mêmes de la politique du désarmement des rebelles dans le pays.
Contrairement aux informations initiales publiées par Corbeaunews-Centrafrique, la Cour Pénale Spéciale (CPS) n’a joué aucun rôle dans ces arrestations. Suite à une enquête menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le porte-parole de la CPS, M. Gervais Bodanga, a formellement démenti toute implication de l’institution dans cette affaire.
« La Cour Pénale Spéciale n’est en aucun cas impliquée dans ces arrestations », a déclaré M. Gervais au CNC. « Nous n’avons émis aucun mandat et n’avons pas été consultés sur cette opération ».
Cette révélation jette un nouvel éclairage sur la nature de l’opération, qui semble être le fruit d’une initiative unilatérale du gouvernement centrafricain. Elle pose de sérieuses questions quant au respect des procédures judiciaires et des accords de paix en vigueur dans le pays.
Le cas d’Ahmat Adjibane, ex-chef d’état-major du PRNC, est particulièrement révélateur de cette situation. Après s’être rendu en avril dernier, il avait intégré l’armée nationale suite à une formation de trois mois. Son arrestation soudaine, alors qu’il effectuait des démarches administratives, démontre l’ambiguïté de la position des autorités.
Un ancien cadre du programme national de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR), s’exprimant sous couvert d’anonymat, a confié au CNC :
« Ces arrestations contredisent totalement la politique de désarmement et de réintégration que nous avons mise en place. Nous avons passé des années à convaincre les groupes armés de déposer les armes, en leur promettant une réinsertion pacifique. Ces actions sapent tous nos efforts et risquent de pousser d’autres combattants à reprendre les armes par peur de représailles » .
Cette situation met en évidence les contradictions de la politique gouvernementale envers les ex-rebelles. D’un côté, les autorités prônent la réconciliation et offrent des opportunités de réinsertion. De l’autre, elles semblent revenir sur leurs engagements en procédant à des arrestations ciblées.
Un spécialiste centrafricain en résolution de conflits, requérant l’anonymat par crainte de représailles, a analysé pour le CNC les conséquences de ces arrestations :
« Ces actions compromettent gravement le processus de paix. Quel rebelle acceptera maintenant de déposer les armes, sachant qu’il risque d’être arrêté à tout moment ? Le gouvernement sabote ses propres efforts de réconciliation nationale » .
L’implication du groupe Wagner dans cette affaire ajoute une dimension inquiétante à la situation. Plusieurs sources évoquent une possible « vaste opération d’assassinat » planifiée conjointement par le gouvernement et ses partenaires russes pour éliminer tous les jeunes Goula , y compris ceux qui sont dans l’armée nationale.
Si ces allégations venaient à être confirmées, elles indiqueraient une dérive autoritaire inquiétante et criminelle du régime de Baba Kongoboro, prêt à éliminer physiquement ses opposants sous couvert de justice.
L’imprimerie centrafricaine au bord de l’asphyxie : 19 mois d’arriérés de salaires impayés
Centrafrique.org/impremerie-centrafricaine-copyrightrnl/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/10/Impremerie-centrafricaine.-CopyrightRNL-450×337.jpg” alt=”Impremerie centrafricaine, bâtiment blanc avec la couleur du drapeau centrafricain. CopyrightRNL” width=”450″ height=”337″ />Impremerie centrafricaine. CopyrightRNL
Bangui, CNC. L’imprimerie centrafricaine se trouve dans une situation catastrophique, avec ses employés accumulant plus de 19 mois d’arriérés de salaires. Cette crise profonde intervient dans un contexte où d’autres entreprises publiques, comme la SOCATEL, font face à des difficultés similaires, témoignant d’une gestion désastreuse des finances publiques sous le régime de Touadera.
Le personnel de l’imprimerie centrafricaine au bord du chaos .
Les agents de l’imprimerie centrafricaine , mécontentés par des mois d’attente et de vaines promesses, ont décidé de passer à l’action. Après une première grève de trois jours la semaine dernière, ils viennent de déposer un nouveau préavis de huit jours, menaçant de prolonger leur mouvement si aucune solution n’est apportée.
Privat Serge Loma Bendere, délégué du personnel de l’imprimerie centrafricaine, expose la situation dramatique des employés :
« Les gens viennent le matin à pied. Ils sont là, rien à faire. A partir de 11 heures, ils commencent à prendre le chemin du retour à pied. Vous voyez, chaque fois, on crie, on crie, on crie. La rentrée, nos enfants n’ont plus droit à l’éducation. Nous sommes là à la maison avec nos enfants » .
Une gestion calamiteuse aux conséquences désastreuses.
Cette situation dévoile l’incapacité du gouvernement Touadera à gérer les entreprises publiques et à honorer ses engagements envers ses propres fonctionnaires. Le cas de l’imprimerie centrafricaine s’ajoute à celui de la SOCATEL, dont les employés accumulent plus de 60 mois d’arriérés de salaires, démontrant un problème systémique dans la gestion des finances publiques.
L’impact de cette crise dépasse largement le cadre de l’imprimerie centrafricaine. Elle affecte directement des centaines de familles, privées de revenus depuis plus d’un an et demi, et met en danger l’éducation de nombreux enfants. De plus, le dysfonctionnement de cette institution essentielle entrave le bon fonctionnement de l’administration et des services publics dépendant de ses prestations.
Face à l’inaction gouvernementale, les employés de l’imprimerie centrafricaine n’ont d’autre choix que d’intensifier leur mouvement de grève. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, le pays risque de se retrouver confronté à une paralysie totale de cette institution clé, avec des répercussions graves sur le fonctionnement de l’État.
La crise de l’imprimerie centrafricaine n’est que la partie émergée de l’iceberg d’une gestion catastrophique des entreprises publiques en République centrafricaine. Elle exige une réaction immédiate et des mesures concrètes de la part du gouvernement Touadera, faute de quoi le pays s’enfoncera davantage dans une crise sociale et économique aux conséquences imprévisibles.
Bangui, CNC. L’inaction complice du gouvernement centrafricain face aux inondations récurrentes à Bangui plonge dans l’inquiétude des milliers de vies. Alors que les eaux de l’Oubangui et de la Mpoko montent inexorablement, engloutissant maisons et infrastructures, les autorités brillent par leur absence.
La galère des banguissois : une catastrophe annoncée.
À Sapéké 2, dans le 2ème arrondissement de Bangui, la situation est alarmante. Hippolyte, un riverain, témoigne : “C’est depuis trois ans que nous subissons ces inondations. L’eau s’approche de ma maison et je sais que je dois partir. Donc, je m’apprête”. Cette déclaration souligne l’impuissance des habitants face à un phénomène devenu tristement prévisible de la galère des banguissois.
À Mpoko Bac, le tableau est tout aussi désolant. Natacha Gomore, sur le point d’évacuer, décrit : “Les maisons de mes voisins sont inondées. Je suis en train d’arranger mes bagages. D’ici peu, je vais aussi les suivre“. Ces déplacements forcés, qui se répètent année après année, témoignent de l’incapacité chronique du gouvernement à mettre en place des solutions durables pour faire face à cette galère des banguissois.
La galère des banguissois : Infrastructures submergées, vies bouleversées.
La montée des eaux ne se contente pas de chasser les habitants de leurs foyers. Elle paralyse également les infrastructures vitales. À Bimbo, le pont permettant aux résidents de circuler est submergé. Jobet Zaho, un habitant impliqué dans sa construction, lance un appel désespéré : “Maintenant que le pont est inondé, nous demandons au gouvernement de penser à sa reconstruction pour atténuer cette galère des banguissois “. Une requête qui risque fort de rester lettre morte, au vu de l’inertie gouvernementale face à cette galère des banguissois.
L’économie locale n’est pas épargnée. Jean-Pierre Mandaba, délégué des extracteurs de sable à Poko, déplore : “Nous avons de sérieux problèmes, l’eau a dépassé le niveau à partir duquel les enfants peuvent plonger. Après un ou deux tours, ils ont mal aux oreilles, ils s’en coulent dans les narines, ils ne peuvent pas continuer de travailler“. Ces travailleurs, déjà précaires, voient leur gagne-pain menacé par les inondations, sans aucune perspective d’aide gouvernementale.
Un gouvernement aux abonnés absents de la galère des banguissois.
Face à cette situation critique, le silence assourdissant des autorités est révoltant. Roger Magugbanoko, chef du quartier Orkide, tente de rationaliser : “Cette montée des eaux est un problème mondial. La partie aux autorités de Bangui de sillonner certains quartiers, de constater les dégâts et de s’y trouver des solutions“. Une déclaration qui souligne l’attentisme coupable du gouvernement.
Pourtant, les signes avant-coureurs étaient là. Les inondations sont un phénomène récurrent à Bangui, frappant les mêmes quartiers année après année. L’absence de plan d’action concret pour prévenir ces catastrophes ou en atténuer les effets démontre un mépris flagrant pour la sécurité et le bien-être des citoyens.
Les riverains, livrés à eux-mêmes, n’ont d’autre choix que de fuir, abandonnant leurs biens et leurs moyens de subsistance. Pendant ce temps, le gouvernement reste muet, incapable de proposer ne serait-ce qu’un plan d’évacuation ou des abris temporaires pour les sinistrés.
Cette inaction chronique face aux inondations n’est qu’un symptôme parmi d’autres de la défaillance générale de l’État centrafricain. Incapable d’assurer la sécurité la plus élémentaire de ses citoyens, le gouvernement démontre une fois de plus son incompétence et son indifférence envers les souffrances de la population.
Alors que l’eau continue de monter, emportant avec elle les espoirs et les biens des Banguissois, une question s’impose : combien de temps encore le peuple centrafricain devra-t-il subir l’inertie criminelle de ses dirigeants ?
Élections locales en RCA : Un financement gouvernemental dérisoire, symbole d’une souveraineté en péril
Des électeurs en rang devant un bureau de vote le 31 mars 2016.
Bangui, CNC. Le gouvernement centrafricain vient de poser un acte qui frise le ridicule dans sa tentative désespérée d’organiser des Élections locales en juillet 2025 en RCA. Vendredi dernier, le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapendé, a remis un chèque de 400 millions de francs CFA au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), censé représenter la contribution de l’État à ces scrutins. Cette somme dérisoire révèle l’amateurisme et l’incompétence d’un pouvoir aux abois.
Élections locales en RCA : un financement gouvernemental indigent, symbole d’une souveraineté en péril
Le Premier ministre Félix Moloua tente de justifier cette aumône en évoquant un “contexte international difficile”. Pourtant, les experts estiment le coût réel de ces Élections locales en RCA entre 4 et 9 milliards de francs CFA. Le gouvernement prétend participer à un événement majeur avec à peine 10% du budget nécessaire, une aberration qui en dit long sur le sérieux de l’opération.
“C’est une honte nationale de voir notre gouvernement mendier pour organiser ses propres Élections”, s’indigne Firmin Jean Mbeko, analyste politique à Bangui. “Comment peut-on parler de souveraineté quand on dépend à ce point de l’aide étrangère pour un acte aussi fondamental que des élections locales ?”
Certes, d’autres contributeurs comme l’Union Européenne, certains pays africains voisins comme le Cameroun, les Nations Unies et la Minusca ont également promis leur soutien. Mais le fait que l’État centrafricain ne puisse apporter qu’une fraction du budget nécessaire soulève de graves questions sur sa capacité à gouverner.
Élections locales en RCA : une légitimité constitutionnelle douteuse
Ces Élections locales en RCA , les premières depuis plus de 30 ans, sont censées valider la nouvelle Constitution promulguée le 30 août 2023. Or, ce texte fondamental est contesté par l’opposition qui dénonce son illégalité et refuse de participer au scrutin.
“Le pouvoir cherche à légitimer sa Constitution bancale à travers ces élections factices”, affirme un activiste de la société civile centrafricaine. “Nous ne cautionnerons pas cette mascarade électorale qui bafoue les principes démocratiques“.
Un PNUD complice d’une opération douteuse
Le rôle du PNUD dans cette opération pose également des questions. L’organisation onusienne accepte de cautionner un processus électoral manifestement sous-financé et contesté, au risque de compromettre sa crédibilité.
“Le PNUD se rend complice d’une opération qui n’a aucune chance d’aboutir à des élections crédibles”, dénonce Salomon Bara Ngoulo. “Cette institution devrait au contraire exiger des garanties de transparence et un financement adéquat”.
Élections locales en RCA : un avenir démocratique en péril
“Si le gouvernement peine déjà à financer des Élections locales en RCA , comment fera-t-il pour les législatives et la présidentielle prévues en décembre 2025 ?”, s’interroge Marie Mbari. “On se dirige vers des simulacres d’élections, comme le référendum de juillet 2023.”
Le spectre d’élections factices plane en effet sur ces scrutins. Le président Kongoboro lui-même n’avait-il pas déclaré qu’il avait “besoin seulement des urnes au bureau de vote, mais pas des électeurs” ? Cette attitude méprisante envers le processus démocratique laisse présager le pire pour l’avenir politique du pays.
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) prétend se préparer à la révision du fichier électoral. Mais avec quels moyens ? Cette annonce semble relever davantage de la communication que d’une réelle préparation technique.
Le gouvernement centrafricain, en organisant cette parodie d’élections locales, démontre son mépris pour la démocratie et les aspirations du peuple. Ce simulacre électoral à 400 millions ne trompera personne et ne fera qu’aggraver la crise de légitimité qui mine les institutions du pays. La République Centrafricaine mérite mieux qu’un pouvoir incapable d’assumer ses responsabilités les plus élémentaires.