mercredi, juin 17, 2026
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Radio Centrafrique : 66 ans dans l’oubli

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Radio Centrafrique : 66 ans dans l’oubli

 

Radio Centrafrique : 66 ans dans l'oubli
Un technicien travaille dans le studio de la Radio Centrafrique, un lieu emblématique de la communication nationale. Photo Cristian Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le 8 décembre 2024 n’a pas résonné dans les micros de Radio Centrafrique. Cette date anniversaire des 66 ans de la radio nationale n’a fait l’objet d’aucune mention à l’antenne. Le ministre de la Communication et la direction n’ont programmé ni événements, ni émissions spéciales pour marquer cette étape.

 

Cette situation interpelle quand on regarde le passé. En 2008, la radio vivait autrement son cinquantenaire. Christian Aimé Ndota, alors directeur général, avait bâti un programme d’activités pour toute l’année : émissions rétro diffusant des archives des années 60 à 90, participation d’anciens journalistes et animateurs, caravanes dans les 16 préfectures du pays. La radio disposait aussi d’un projet de modernisation incluant le passage au numérique et une hausse significative de son budget.

 

Les années ont effacé ces ambitions. Le budget est resté minimal – moins de 20 millions de francs CFA en 2008. Les crédits pour l’entretien des équipements ne dépassaient pas 3,2 millions, tandis que le carburant et les lubrifiants devaient tenir avec 1,5 million. Sans véhicule de reportage ni matériel technique renouvelé, la radio peine à couvrir l’actualité nationale.

 

Cette dégradation progressive n’empêche pas d’autres célébrations médiatiques. En février 2024, la télévision nationale fêtait ses 50 ans. Le ministre Maxime Balalou avait organisé une cérémonie, même préparée à la dernière minute après un rappel du même Christian Aimé Ndota, redevenu simple agent.

 

Le contraste entre ces deux traitements pose question. Radio Centrafrique touchait autrefois tout le territoire grâce à ses émetteurs de 100 kW. Elle diffusait même à l’international via des relais satellite. En 2008, des projets allaient vers internet et la modernisation des 16 stations régionales.

 

Aujourd’hui, les émetteurs affaiblis ne couvrent plus qu’une partie du pays. Les équipements vieillissent sans MAINTENANCE. Le personnel manque de formation continue. L’autonomie de gestion, pourtant vitale, n’a jamais vu le jour contrairement aux radios publiques du Tchad ou du Cameroun devenues des offices.

 

Les auditeurs restent attachés à leur radio nationale. Ils appellent dès qu’une panne interrompt les émissions. Dans les préfectures, beaucoup comptent sur elle comme seule source d’information après 17h. Cette relation de confiance méritait une célébration des 66 ans.

 

Le silence actuel interroge l’avenir de Radio Centrafrique. Sans investissements dans les équipements, sans formation du personnel, sans autonomie budgétaire, comment pourra-t-elle continuer sa mission ? Le gouvernement doit clarifier sa vision pour ce média public historique.

 

Les solutions existent. D’autres pays africains ont transformé leurs radios nationales en entreprises publiques autonomes. Cette évolution permet de générer des ressources propres tout en gardant le service public. Radio Centrafrique pourrait suivre cette voie pour retrouver ses moyens d’action et son rayonnement d’antan.

 

L’anniversaire oublié des 66 ans traduit un besoin urgent de repenser l’avenir de Radio Centrafrique. Le temps presse pour sauvegarder cet outil d’information qui accompagne les Centrafricains depuis 1958.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Neuf ans de pouvoir : Touadera, Entre promesses non tenues et désillusions des centrafricains….

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Neuf ans de pouvoir de Touadéra : Entre promesses non tenues et désillusions des centrafricains….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Les-generaux-centrafricains-saluent-militairement-la-statue-en-memoir-des-createurs-du-groupe-Wagner-450×338.jpg” alt=”Neuf ans de pouvoir de Touadéra : Entre promesses non tenues et désillusions des centrafricains….” width=”450″ height=”338″ />
Le chef d’État-major, les directeurs de la gendarmerie et de la police saluent militairement la statue des créateurs du groupe Wagner à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les espoirs provoqués par l’arrivée au pouvoir de Touadera en 2016 se sont évaporés très rapidement à seulement une année du pouvoir. Mais le plus spectaculaire est qu’après neuf années de gouvernance, le fossé entre les promesses et la réalité quotidienne des Centrafricains ne cesse de s’élargir.

 

‘En 2016, nous avions cru en un changement réel après arrivée au pouvoir de Touadera. Aujourd’hui, notre vie est plus dure qu’avant, même plus dure ‘, affirme Joseph, un fonctionnaire au ministère de la fonction publique à Bangui. Un sentiment partagé par de nombreux citoyens face à la dégradation continue de leurs conditions de vie.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Banque mondiale révèle que plus de 70% des Centrafricains vivent dans l’extrême pauvreté. Le panier de la ménagère se vide, tandis que les prix des produits de première nécessité flambent.

 

L’administration se retrouve politisée à outrance. Les nominations aux postes clés dépendent désormais de l’appartenance au MCU ou aux partis soutenant le pouvoir de Touadera. Les compétences passent au second plan, au détriment du service public.

 

Les libertés publiques reculent. Des leaders politiques et des acteurs de la société civile subissent pressions et menaces. L’espace démocratique se rétrécit, pendant que la nouvelle Constitution de 2023 renforce les pouvoirs de Touadera.

 

Dans les villes de provinces, l’autorité de l’État peine à s’imposer malgré la présence des forces de sécurité. Des régions entières restent coupées des services essentiels : écoles, hôpitaux, électricité, eau potable.

 

La révision constitutionnelle d’août 2023 cristallise les inquiétudes. Elle ouvre la voie à un possible maintien au pouvoir, alors que les conditions de vie des Centrafricains continuent de se dégrader.

 

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À Boria, les Wagner sèment la panique au sein de la population

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À Boria, les Wagner sèment la panique au sein de la population

 

Centrafrique.org/rca-nanga-boguila-les-rebelles-arrivent-en-masse-et-renforcent-leur-position-dans-la-ville/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc/” rel=”attachment wp-att-41563″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”À Boria, les Wagner sèment la panique au sein de la population” width=”450″ height=”337″ />
Marché de Nanga-Boguila, à 12 kilomètres de BBoria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une fois de plus, les villageois de Boria vivent dans la terreur des Mercenaires russes du groupe Wagner. Jeudi dernier, ces criminels de Vladimir Poutine ont encore frappé, abattant froidement deux gros cochons à coups de fusil avant de les emporter dans leur pick-up. Notre correspondant était sur place et raconte comment ces raids répétés affament la population de Boria .

 

En effet, jeudi dernier, notre correspondant à Nanga-Boguila a vécu une scène qui se répète malheureusement trop souvent dans nos campagnes. Les mercenaires russes du groupe  Wagner sont arrivés dans ce petit village de Boria, situé à 12 kilomètres de Nanga-Boguila.

Mais une scène spectaculaire s’est déroulée dans ce village que les centrafricains ne connaissent pas encore. Les villageois, dès qu’ils ont aperçu les pick-up des Wagner en provenance de Paoua, vers 11 heures, ont vite compris ce qui allait se passer. Les jeunes ont aussitôt commencé à faire fuir très rapidement les cabris et les cochons vers la brousse. En quelques minutes, le village s’est vidé :  hommes, femmes, enfants, tous se sont cachés dans la brousse pour certains, dans leur maison pour les autres.

 

Les mercenaires russes, une fois dans le village, sont descendus de leur véhicule, et ont commencer à faire le tour du village avec armes à la main. Très rapidement, ils ont repéré un petit cochon mais l’ont laissé, le jugeant sans doute trop maigre. Ils sont ensuite monté dans leur véhicule et partir vers Nanga-Boguila. Mais ce n’était qu’une ruse  pour tromper les villageois : une heure plus tard, ils sont revenus à Boria. Les bêtes étaient alors de retour au village. Les Wagner se sont précipités vers la brousse où ils avaient repéré les cochons. Cinq minutes plus tard, deux coups de feu ont retenti. Notre correspondant a vu les mercenaires jeter deux grosses truies dans leur pick-up avant de repartir vers Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé.

 

Les villageois nous ont raconté que ce n’était pas la première fois. “Ils font ça depuis des mois, au moins une dizaine de fois ici”, nous ont-ils dit. “Ils viennent de Paoua, ils tuent nos cabris, nos moutons, nos cochons et repartent comme si de rien n’était”.

Rappelez-vous, la même chose s’est produite il y’a quelques mois près de Boda, dans la Lobaye, où ils ont abattu deux vaches. Les villageois étaient en deuil. Ces  bêtes représentaient leurs économies, leur survie.

 

Comment élever du bétail dans ces conditions ? Nos paysans sont déjà pauvres, et voilà que des hommes armés viennent leur voler le peu qu’ils possèdent. Ces animaux, c’est des mois ou des années d’efforts pour les élever. Une truie peut donner plusieurs portées par an, nourrissant ainsi toute une famille. Quand les Wagner la tuent, ils ne volent pas qu’un animal – ils volent l’avenir d’une famille.

 

Dans chaque village qu’ils visitent, c’est la même histoire. Les gens fuient, terrorisés, pendant que les mercenaires se servent comme dans un garde-manger. Personne n’ose protester – comment le pourrait-on face à des hommes armés ? Et pendant ce temps, nos campagnes s’appauvrissent, nos paysans perdent espoir, et la faim gagne du terrain.

 

Les villageois se demandent jusqu’à quand cela va durer. Qui les protégera de ces vols ? Pour l’instant, ils n’ont trouvé qu’une solution : guetter l’arrivée des pick-up et faire fuir leurs bêtes dans la brousse. Mais combien de temps pourront-ils continuer ainsi, à vivre dans la peur, à voir leurs moyens de subsistance disparaître un à un dans les véhicules de Wagner ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Boali : Quand les forces de l’ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté

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Boali : Quand les forces de l’ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté

 

Boali : Quand les forces de l'ordre participent au pillage d’un
camion-citerne accidenté
Les forces de l’ordre présents autour d’un camion citerne accidenté près de Boali, en République centrafricaineScreenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Des images révoltantes circulent depuis ce week-end sur les réseaux sociaux montrant des policiers en uniforme participant activement au pillage d’un camion-citerne accidenté à Boali, à moins de 100 kilomètres de Bangui. Au lieu de sécuriser la zone, ces agents censés protéger la population encouragent des pratiques qui pourraient virer au drame.

 

Le spectacle est aussi surréaliste que dangereux. Un imposant camion-citerne en provenance de Douala au Cameroun gît renversé sur le bas-côté à Boali, son précieux chargement de carburant attirant une foule imprudente. Mais ce qui choque particulièrement, c’est la présence d’hommes en tenue, fusils d’assaut en bandoulière, qui au lieu d’établir un périmètre de sécurité autour de ce camion, font la queue avec des bidons à la main comme de simples pilleurs.

 

Les images partagée sur WhatsApp ne laissent place à aucune ambiguïté : on y voit distinctement des agents en uniforme orange “BOALI” participant activement au pillage. Certains portent même leur arme de service tout en manipulant des contenants pour récupérer le carburant. Cette attitude témoigne d’une déliquescence profonde de l’autorité de l’État.

 

Cette situation fait tristement écho aux nombreuses tragédies survenues dans la sous-région, notamment en République démocratique du Congo, où des scènes similaires se sont soldées par des dizaines de morts. Le moindre incident, une étincelle, suffirait à transformer cette zone en brasier mortel. La mémoire collective semble pourtant incapable de retenir les leçons des drames passés.

Boali : Quand les forces de l'ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté
Les populations de Boali se massent autour de citerne accidenté à Boali

 

Cette scène démontre la profondeur de la crise qui traverse les institutions centrafricaines. Quand ceux qui sont censés faire respecter la loi participent ouvertement à sa violation, c’est tout l’édifice de l’État qui vacille. La précarité économique ne peut justifier une telle démission des forces de l’ordre face à leurs responsabilités première.

 

La gravité de cette situation appelle une réaction forte des autorités. Au-delà des sanctions individuelles qui s’imposent, c’est toute la chaîne de commandement qui doit être questionnée. La sécurité des populations ne peut être sacrifiée sur l’autel des difficultés économiques, aussi réelles soient-elles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Morila : une mine d’or pour financer Africa Corps ?

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Morila : une mine d’or pour financer Africa Corps ?

 

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CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le gouvernement malien vient de boucler le rachat de la mine d’or de Morila située à 150 km au sud-est de Bamako. Cette nationalisation à bas coût va lui permettre d’engranger des recettes supplémentaires pour financer ses projets politiques et sécuritaires. Parmi les bénéficiaires directs : les mercenaires d’Africa Corps (ex-Wagner).

Le dernier obstacle juridique a été levé le 20 novembre, quand la société locale Entreprise Générale Traoré et Frères SARL (EGTF) a retiré la plainte qu’elle avait déposée fin mai contre les compagnies minières australiennes Firefinch et Morila SA qui avaient cessé d’exploiter cette mine en 2022. EGTF poursuivait les deux entreprises pour des impayés liés à des services de sous-traitance fournis pour l’extraction de l’or. Montant de la facture : 12,84 milliards FCFA, soit 21,26 millions de dollars américains (M$). Sans accord entre les parties, le gouvernement ne pouvait pas entrer en possession, via  la Société de Recherche et d’Exploitation des Ressources Minérales du Mali (SOREM-SA), de la mine d’or que le propriétaire, Morila SA, avait cédé début mai pour un dollar symbolique à la SOREM. En devenant officiellement propriétaire de ce gisement aurifère, Bamako devrait en tirer de substantiels bénéfices. En effet, la mine fournit de l’or depuis 21 ans et son potentiel est estimé à au moins 160 000 onces (4,536 tonnes) par an, soit 427,4 M$ de revenus par an (265,3 milliards FCFA) jusqu’en 2030. Cette acquisition s’inscrit dans la droite ligne de la réforme du code minier promulgué en août 2023. Sous le poids des règles plus strictes pour les exploitants étrangers, ces derniers sont contraints de céder leurs mines, parfois à vil prix et après de fortes pressions. Pour ne pas avoir voulu céder aux demandes très exigeantes de Bamako, le PDG du groupe australien Resolute Mining, Terence Holonan, et de deux ses cadres ont été incarcérés le 8 novembre. Ils ont été remis en liberté le 20 novembre, après que la société a payé 80 M$ aux autorités maliennes pour résoudre un différend fiscal et a promis de payer 80 M$ supplémentaires dans les mois à venir.

 

Prise de guerre
Car l’État malien a besoin d’argent. De beaucoup d’argent : Non seulement pour lutter contre une inflation croissante (6,6% en octobre 2024), pour éponger son déficit budgétaire (3,9%) mais aussi pour éradiquer l’insécurité alimentaire qui touche 1,5 million de personnes, notamment dans les zones de conflit. Bamako a besoin d’argent (et d’or) pour payer les mercenaires d’Africa Corps qui lui coûte très cher : environ 10 M$ par mois, 120 M$ par an, pour une efficacité qui reste encore à démontrer. Une partie de cette rémunération pourrait être payée directement en or. L’appétit de la société militaire privée (SMP) russe pour les ressources naturelles et pour le métal jaune en particulier n’est pas à négliger. En effet, selon plusieurs sources maliennes, la SMP russe a repris rien qu’en 2023 au moins trois mines au sud de Bamako : Balandougou, à environ 20 kilomètres de la frontière avec la Guinée; Koyoko, un site d’or à proximité du Cercle de Kangaba; et un troisième site près de Yanfolila. En février dernier, Africa Corps était présent à la mine d’Intahaka, le plus vaste site d’orpaillage artisanal du nord du Mali, à une quarantaine de kilomètres de Gao pour officialiser à cette prise de guerre. Cette soif de l’or a poussé le gouvernement à engager un bras de fer avec le géant canadien, Barrick Gold, qui exploite le site aurifère le plus productif du pays, Loulo-Gounkoto. Le 26 novembre, quatre employés de cette entreprise ont été arrêtés en attendant que Barrick Gold verse « 500 M$ de taxes et impôts impayés »…De quoi déjà financer quatre années  de présence russe au Mali.

(*)Le Mali est le troisième producteur d’or en Afrique. La production annuelle est de 66,5 tonnes, représentant 70 % des exportations, 25 % des recettes fiscales, 10 % du Produit intérieur brut (PIB) et plus de 500 milliards de FCFA de contribution au budget d’État.

 

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Rafaï : 6000 femmes battues en trois mois, la ville où les violences explosent

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Rafaï : 6000 femmes battues en trois mois, la ville où les violences explosent

 

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Bienvenue à Rafaï

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Dans le centre de santé de Rafaï, Aminata ajuste son pagne pour cacher ses blessures. Elle est la quatrième femme battue que l’infirmière reçoit ce matin. Il n’est que 10 heures. “Avant, les hommes se cachaient pour nous frapper”, murmure-t-elle. “Maintenant, ils le font en plein jour. Ils savent que personne ne dira rien.”

 

À Rafaï , les chiffres font froid dans le dos. En à peine trois mois, plus de 6000 cas de violences ont été recensés dans cette petite ville de l’est centrafricain. Derrière ces statistiques glaçantes : 32% de viols, 28% d’agressions physiques, 17% de femmes privées de ressources, 15% de violences psychologiques. Un catalogue de l’horreur qui ne cesse de s’allonger.

 

“Chaque jour à Rafaï, c’est la même chose”, témoigne Sœur Monique, qui gère un centre d’écoute. “Elles arrivent avec des côtes cassées, des brûlures, des traumatismes. Certaines ne peuvent même plus pleurer tellement elles sont épuisées de souffrir“. Dans son cahier, les récits s’accumulent, tous plus terrifiants les uns que les autres.

 

Le plus inquiétant ? L’impunité totale. À Rafaï, pas de tribunal, pas de juge. Les rares gendarmes présents détournent souvent le regard. “Quand une femme vient porter plainte, on lui dit de rentrer chez elle, que c’est une affaire de famille”, explique Mariam, responsable d’une association locale. “Alors les bourreaux continuent, sachant qu’ils ne risquent rien.”

 

Les raisons de cette explosion de violence  à Rafaï ? La pauvreté, l’alcool, la désagrégation des valeurs traditionnelles. “Avant, les anciens intervenaient quand un homme battait sa femme”, raconte le chef de quartier Balaye. “Aujourd’hui, chacun regarde son téléphone pendant qu’une femme crie à l’aide dans la maison d’à côté.”

 

Pourtant, des femmes résistent à Rafaï. Dans chaque quartier, des réseaux de solidarité se créent. Des maisons deviennent des refuges secrets. Des numéros de téléphone circulent de main en main. “On s’organise comme on peut”, confie Josiane, qui héberge régulièrement des femmes en fuite. “Si on ne se protège pas entre nous, qui le fera ?”

 

Le plus révoltant reste peut-être l’âge de certaines victimes. “La semaine dernière, j’ai soigné une fille de 14 ans”, témoigne l’infirmière, la voix brisée. “Son ‘mari’ l’avait battue parce qu’elle voulait retourner à l’école. Elle était enceinte de lui. À 14 ans…”

 

À Rafaï, la nuit tombe. Dans les ruelles, les femmes pressent le pas pour rentrer chez elles. Certaines ne dormiront pas, guettant le retour d’un mari violent. D’autres prieront pour que leurs filles connaissent un jour une vie différente. En attendant, les statistiques continuent leur macabre progression, dans l’indifférence quasi-générale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée

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La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée

 

La Centrafrique, royaume des Wagner où la France de Macron est humiliée
Deux journalistes de la chaîne de télévision française France 24, James Stefan Carstens et Caroline Dumay

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Les hommes de Poutine viennent encore de montrer leur vrai visage démoniaque au monde entier. L’arrestation des deux journalistes de France 24 à Bangassou est un nouvel acte de leur stratégie d’intimidation. À travers Caroline Dumay et James Stefan Carstens, c’est toute la France qui est aujourd’hui transformée en poupée de chiffon dans ce qui fut jadis son territoire.

 

La Centrafrique , un territoire où le cirque Wagner bat son plein

 

Les Mercenaires russes font la pluie et le beau temps dans toute la Centrafrique. Ils créent des histoires de toutes pièces à dormir débout, sortent des accusations de leur chapeau, et jettent en prison selon leur bon vouloir. Cette fois, leur proie : deux journalistes français venus comprendre la réalité centrafricaine. Un péché capital pour les criminels de Poutine qui veulent garder le pays du Président Barthelemy Boganda sous leur cloche.

 

Quand la Centrafrique se plie devant Poutine

 

Le pouvoir centrafricain n’est plus qu’un pantin dans les mains des russes du groupe Wagner. Les autorités courbent l’échine et suivent la partition russe à la lettre, bricolant des contes à dormir debout sur des prétendues interviews d’anciens rebelles à Bangassou. La vérité saute aux yeux : ces journalistes gênaient par leur présence dans une zone que Wagner veut garder totalement dans l’ombre de ses crimes.

 

Macron dort, Poutine avance

 

Pendant que la France reste muette comme une carpe, les Russes tissent leur toile partout au pays de Bokassa, la Centrafrique. L’emprisonnement des deux journalistes de France 24, s’ajoutant à ceux agressés par le ministre de la sécurité publique à Bangui  n’est qu’un crachat de plus au visage de Paris. La France de Macron contemple, les bras ballants, son influence partir en fumée face aux méthodes de voyous des mercenaires russes.

 

La Centrafrique : une nation prise en otage

 

Les Centrafricains regardent, les mains liées, la mainmise des Wagner sur chaque recoin de leur pays, la Centrafrique. Justice, police, armée, finances, mines d’or et diamants,  tout est passé sous la coupe des mercenaires russes. L’arrestation des deux journalistes français de la Chaine France 24 le 13 décembre dernier à Bangassou montre à quel point le pays est devenu le terrain de jeu privé de Wagner, et ce, après l’arrestation en mai dernier d’un belge d’origine portugaise à Zemio par ces mêmes criminels de Poutine.

 

Les jeux sont faits à Bangui. Wagner impose sa loi, remplit les prisons selon ses caprices, et la France reste plantée là, à contempler ce désastre sans bouger le petit doigt. Jusqu’à quand Paris laissera-t-elle Poutine faire de la Centrafrique son nouveau terrain de chasse ? L’histoire jugera cette période où la France a livré définitivement la RCA aux chiens de guerre criminels de Moscou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ces guignols de l’armée qui nous prennent pour des idiots

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Les officiers FACA : Ces guignols de l’armée qui nous prennent pour des idiots

 

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Le lieutenant-colonel Augustin NDANGO-KPAKO, porte-parole de l’état-major des armées centrafricaines

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Un caporal véreux, un soi-disant imitateur de voix, et deux-trois bandits de pacotille. Voilà tout ce que les officiers FACA de l’état-major militaire brandient fièrement devant les caméras. Cette mascarade pitoyable cache mal une triste réalité : notre armée est devenue un repaire de brigands et de malfrats.

 

Le cirque organisé cette semaine par les officiers FACA de l’armée nationale frise le ridicule. On nous sort du chapeau quelques petits voyous en uniforme, comme si le mal ne rongeait pas l’institution tout entière. À Bangui, les habitants le savent bien : des militaires-bandits écument les quartiers, rackettent, terrorisent, en toute impunité. Mais les officiers FACA de l’état-major préfèrent jouer la comédie.

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Le chef de la bande, Vincent Moundjou alias CB, le cerveau.

 

Le pire dans cette farce ? C’est que nos officiers FACA font mine de découvrir aujourd’hui ce que tout le monde sait depuis des années. Ils nous servent leur numéro du “regardez, on a attrapé les méchants”, alors que le recrutement dans l’armée se fait à la va-vite, sans le moindre contrôle. N’importe qui peut enfiler l’uniforme, y compris les pires canailles.

 

Derrière ce désastre, une évidence crève les yeux : Wagner tire les ficelles dans l’ombre. Les Mercenaires russes ont pris les commandes, décident qui entre dans l’armée, qui sort. Le résultat ? Une institution militaire en lambeaux, noyautée par des criminels.

 

Dans les rues de Bangui, c’est la loi de la jungle. Les témoignages affluent sur ces soldats qui terrorisent la population le jour comme la nuit. À Gobongo, à Boy-Rabe, dans tous les quartiers, les habitants vivent dans la peur de ces hommes en uniforme devenus des prédateurs. En province, la situation est encore plus dramatique.

Ces guignols de l'armée qui nous prennent pour des idiots….
Les 6 membres d’équipe des arnaqueurs centrafricains arrêtés par les éléments des FACA.

 

Pendant ce temps-là, nos brillants officiers supérieurs paradent devant les journalistes. Ils nous racontent des sornettes sur un caporal qui aurait mal tourné, sur un chef de bande qui imite les voix, même celles des criquets ou des oiseaux ! Merde, ces tintin de l’armée veulent nous faire quoi . Quelle blague ! La vérité, c’est qu’ils ont laissé pourrir la situation pendant des années.

 

Cette armée-là n’est plus une armée nationale. C’est devenue une bande organisée en uniforme, où les vrais soldats, ceux qui servent leur pays avec honneur, se comptent sur les doigts d’une main. Les autres ? Des voyous qui profitent du chaos ambiant.

 

Le plus navrant dans cette histoire, c’est l’hypocrisie de nos chefs militaires. Ils font semblant de nettoyer les écuries d’Augias en nous montrant deux ou trois lampistes, alors que le problème est bien plus profond. Notre armée a besoin d’être reconstruite de fond en comble, débarrassée de ses éléments criminels.

 

Mais tant que Wagner gardera la main sur le recrutement, tant que nos généraux continueront leur petit théâtre, rien ne changera. Les Centrafricains méritent mieux que cette armée de bandits, mieux que ces officiers qui nous prennent pour des imbéciles. Le temps des mascarades doit cesser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

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Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

 

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Le colonel Patassé avec ses miliciens

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un jeune homme brutalisé pour avoir filmé, un journaliste torturé durant des jours, des citoyens terrorisés pour un simple téléphone. Les forces de sécurité et les mercenaires Wagner traquent sans relâche les prétendus correspondants du média Corbeau News. Notre enquête dévoile une campagne de répression organisé par le pouvoir de Baba Kongoboro, la dernière poupée russe au monde.

 

Les récents événements survenus au Tribunal de Grande Instance de Bangui le 21 juin 2024 démontrent l’ampleur de cette répression. Lors de la présentation de deux ressortissants franco-algériens, Osmani et Bensalem,  arrêtés le 9 juin dernier et placés en détention provisoire à la Section de Recherche et d’Investigation, un jeune homme d’une vingtaine d’année a été brutalement interpellé pour avoir filmé la scène avec son téléphone portable,  alors qu’un des militaires escortant les détenus filmait lui-même l’événement avec son téléphone également.  Mais à la grande surprise, les autres militaires dans l’escorte ont immédiatement accusé le jeune homme d’être un journalistes de Corbeau News. “C’est Corbeau News, c’est Corbeau News !”, ont-ils crié avant de le plaquer violemment au sol, l’étrangler et le rouer de coups. Après avoir confisqué son téléphone, ils l’ont emmené vers une destination inconnue. À ce jour, son sort reste un mystère.

Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui

 

Cette violence n’est pas un cas isolé. L’année précédente, un incident particulièrement grave impliquant le chef d’état-major des forces armées centrafricaines, qui a ordonné l’arrestation d’un journaliste centrafricain travaillant pour la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) basé à Moungoumba, localité située à 189 kilomètres au sud-ouest de Bangui. Transféré dans la capitale, ce professionnel des médias a enduré des séances de torture particulièrement brutales, notamment au “compte de roue”, une technique consistant à attacher la victime dans une position douloureuse. Il a ensuite été incarcéré pendant plusieurs semaines dans les geôles tristement célèbres de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), uniquement pour avoir été accusé de collaborer avec Corbeau News.

Accusé de Corbeau News, un jeune centrafricain a été sauvagement agressé au sein du tribunal à Bangui
Le-general-Zephirin-Mamadou-remerciant-le-president-Touadera-apres-le-port-de-ses-deux-etoiles – Centrafrique : le journaliste Auconfort Shadrack Morouba, accusé à tort par le chef d’État-major d’être un correspondant du CNC, a été arrêté et gravement torturé puis incarcéré à l’OCRB

 

Et ce n’est pas tout ! À Ippy, dans la préfecture de la Ouaka, à 419 kilomètres de la capitale, un autre incident révèle l’absurdité de cette chasse aux sorcières. Un simple passant transportant un ordinateur portable a été arrêté par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et des Mercenaires russes. Sans preuve ni motif valable, ils l’ont accusé d’être correspondant de Corbeau News à Ippy, l’ont passé à tabac avant de le relâcher, non sans avoir confisqué son matériel informatique.

 

Et plus spectaculaire dans cette histoire, la paranoïa atteint son paroxysme au camp de Roux à Bangui, principale base des mercenaires Wagner dans la capitale. Les paramilitaires russes, dans un acte symbolique aussi violent que grotesque, ont abattu deux oiseaux corbeaux qui survolaient leur base, déclarant au passage vouloir “en finir avec tous les corbeaux” qu’ils associent au média d’investigation.  Plus pathétique encore, cette atmosphère de terreur s’étend jusqu’aux axes routiers de Bangui. Près de l’Hôpital Général, en direction du terminus nord des bus, un chauffeur d’ONG a vu son téléphone portable détruit par des mercenaires russes qui l’ont suspecté d’être un indicateur de Corbeau News,  alors que ce monsieur c’est un chauffeur d’une ONG, et qu’il passait simplement un appel.

 

En parallèle de cette répression physique, une campagne numérique coordonnée vise à réduire au silence Corbeau News. Le gouvernement centrafricain, sous la pression manifeste du groupe Wagner, a mis en place des mesures pour bloquer l’accès au site d’information dans le pays depuis 2021. Les mercenaires russes ont également organisé une campagne de signalements massifs auprès de Facebook pour tenter de faire fermer la page du média.

 

Cette répression organisé démontre la dérive autoritaire du régime de Faustin Archange Touadera, surnommé Baba Kongoboro. Avec le soutien des mercenaires Wagner, les autorités ont transformé l’accusation de collaboration avec Corbeau News en un instrument de terreur, permettant d’arrêter arbitrairement et d’intimider non seulement les journalistes mais aussi les simples citoyens. Cette situation inquiète dangereusement la liberté de la presse en République centrafricaine  et souligne l’urgente nécessité d’une mobilisation internationale pour protéger les droits fondamentaux dans le pays.

 

Le climat de peur instauré à Bangui et dans tout le pays rappelle les heures les plus sombres des régimes autoritaires comme ceux de Poutine en Russie et Kagamé au Rwanda, où l’information devient un crime et où la simple possession d’un téléphone portable peut conduire à des violences arbitraires. Cette chasse aux “corbeaux” s’inscrit dans une stratégie plus large visant à contrôler l’information et à étouffer toute voix dissidente dans un pays où les libertés fondamentales se trouvent de plus en plus menacées.

 

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L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits” : le cri d’alarme du Professeur Gaston Nguerekata

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L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits” : le cri d’alarme du Professeur Gaston Nguerekata

 

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Professeur Gaston Mandata Nguerekata

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Depuis les États-Unis où il enseigne les mathématiques dans les plus prestigieuses universités, le Professeur Gaston Nguerekata brise le silence sur la situation catastrophique de l’université centrafricaine. Sa déclaration, d’une rare franchise, fait trembler le pouvoir de Bangui.

 

Un constat accablant d’un scientifique de renommée mondiale, Professeur Gaston Nguerekata

 

“L’Université de Bangui est devenue l’Université de Bandits sous la haute impulsion de sa majesté Touadérale”. Ces mots, prononcés par l’un des plus éminents mathématiciens centrafricains le plus prestigieux au monde, le Professeur Gaston Nguerekata, décrivent une réalité glaçante. Depuis son poste d’enseignant aux États-Unis, ce brillant universitaire observe avec effroi la destruction systématique de l’institution qui l’a formé.

 

Une purge intellectuelle sans précédent

 

La situation qu’il décrit est alarmante. Les meilleurs cerveaux de l’université sont écartés les uns après les autres. Le Dr. Charles Armel Doubane, figure respectée du monde académique centrafricain, en est l’exemple le plus récent. Le message est clair : soit vous vous soumettez au parti-État, soit vous quittez l’université.

 

Une machine à broyer les talents

 

“De nombreuses compétences sont brimées, écartées”, note le Professeur Gaston Nguerekata. Le pouvoir ne se contente plus de contrôler l’administration – il s’attaque maintenant directement aux enseignants. Les cours sont surveillés, les contenus censurés, la pensée critique étouffée. L’excellence académique est devenue un crime.

 

L’espoir malgré tout

 

Pourtant, le Professeur Gaston Nguerekata  refuse la résignation. Citant l’artiste Bhy Gao, il affirme : “Tout est à refaire”. Et d’ajouter avec détermination : “Tout sera refait”. Ces paroles, venant d’un scientifique de son calibre, résonnent comme un appel à la résistance intellectuelle.

 

Un signal d’alarme international

 

Le témoignage du Professeur Gaston Nguerekata  porte d’autant plus qu’il vient d’un homme reconnu mondialement pour ses travaux en mathématiques. Enseignant dans les plus grandes universités américaines, ses recherches font autorité. Quand une telle personnalité prend la parole pour dénoncer la situation à Bangui, le monde académique international ne peut rester sourd.

 

La destruction de l’Université de Bangui n’est pas qu’une tragédie centrafricaine – c’est un désastre pour toute l’Afrique. En massacrant ainsi son élite intellectuelle, le pouvoir centrafricain hypothèque l’avenir de générations entières. Le cri d’alarme du Professeur Nguerekata nous rappelle que la liberté académique n’est pas un luxe – c’est une nécessité vitale pour l’avenir d’une nation.

 

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Bambari : La ville où la liberté se monnaye au prix de la dignité

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Bambari : La ville où la liberté se monnaye au prix de la dignité

 

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patrouille mixte FSI et Minusca à Bambari

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une nouvelle vague d’arrestations massives a déferlé sur Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka,  ce samedi 14 décembre 2024. Les habitants, piégés dans une rafle orchestrée par les forces de sécurité et leurs alliés russes, n’ont qu’une seule issue : payer pour retrouver leur liberté. Une tactique qui rapporte gros aux organisateurs de ces opérations.

 

À Bambari, les scènes se répètent inlassablement. Ce samedi 14 décembre, soixante personnes ont été arrêtées lors d’une prétendue opération de contrôle d’identité. Derrière cette façade légale se cache une réalité bien plus sombre : un commerce lucratif de la liberté humaine.

 

Les habitants de la ville le savent désormais. Qu’ils aient ou non leurs papiers en règle importe peu. Une fois arrêté, chacun devra débourser au minimum quinze mille francs CFA pour retrouver sa liberté. Les plus malchanceux verront la somme grimper jusqu’à cinquante mille francs CFA. Un véritable pactole quand on multiplie ces montants par soixante détenus.

 

Dans les rues de Bambari, personne n’est dupe. Ces opérations, menées conjointement par les Forces de sécurité intérieure et leurs partenaires mercenaires russes du groupe Wagner, n’ont qu’un seul objectif : renflouer les poches de ces  organisateurs criminels. L’argent extorqué se répartit ensuite entre les différents acteurs de ce théâtre honteux :  forces de sécurité, éléments russes, chacun prenant sa part du butin mal acquis.

 

Pour les habitants, déjà écrasés par la précarité quotidienne, ces rançons représentent des sommes colossales. Mais au-delà de la ponction financière, c’est leur dignité qui est bafouée. Être contraint de payer pour sa liberté, dans son propre pays, laisse des cicatrices profondes dans les esprits humains.

 

Cette monétisation de la liberté à Bambari n’est que la partie visible d’un système plus vaste. Les forces censées protéger la population se sont muées en prédateurs. Les contrôles d’identité sont devenus des prétextes pour alimenter une machine à extorquer. Et pendant ce temps, la confiance des citoyens envers leurs institutions s’effrite jour après jour.

 

Dans les rues de Bambari, la peur s’est installée. Non pas celle des malfaiteurs, mais celle des forces censées maintenir l’ordre. Chaque patrouille est désormais perçue comme une menace potentielle, chaque contrôle comme le prélude à une extorsion. Une situation qui en dit long sur l’état d’une nation où les gardiens de la paix sont devenus les bourreaux de leurs concitoyens.

 

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Vendues et sacrifiées avant 15 ans : le drame silencieux de certaines  fillettes centrafricaines

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Vendues et sacrifiées avant 15 ans : le drame silencieux de certaines  fillettes centrafricaines

 

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Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Papa, je ne veux pas me marier, je veux aller à l’école.” Les sanglots d’Adeline, 13 ans, résonnent encore dans son village à près de 200 kilomètres de Bangui, Bossembélé. Ses larmes n’y changeront rien. Dans quelques jours, elle deviendra l’épouse d’un homme de 45 ans, contre trois vaches et quelques billets de francs CFA.

 

Comme Adeline, des milliers de fillettes centrafricaines  voient leurs rêves brisés chaque année, arrachées à leur enfance pour devenir des épouses-enfants. Dans les zones rurales, la tradition transforme ces fillettes centrafricaines  en monnaie d’échange, sous le regard impuissant de celles qui, hier encore, étaient leurs camarades de jeux.

 

“Je pensais que ma vie s’arrêtait là”, confie Marie, aujourd’hui 20 ans, mariée à 14 ans. “Mon corps n’était pas prêt, mon esprit non plus. J’ai perdu mon premier bébé, j’ai failli mourir. Personne ne devrait vivre ça”. Son témoignage glace le sang, mais reflète une réalité quotidienne pour bien des fillettes centrafricaines.

 

Les conséquences sont dévastatrices. Corps meurtris par des grossesses précoces, âmes brisées par des relations forcées, futurs anéantis par l’abandon scolaire. Ces mariages précoces créent une génération de femmes privées de leurs droits les plus fondamentaux, condamnées à perpétuer un cycle de pauvreté et de dépendance.

 

Devant ce drame, des voix s’élèvent. Des associations centrafricaines se battent, village après village, pour changer les mentalités. Des familles commencent à résister, choisissant l’éducation plutôt que la dot. Des survivantes osent témoigner, transformant leur douleur en force pour protéger les fillettes centrafricaines.

 

Mais le chemin est encore long. La pauvreté pousse encore trop de parents à voir leurs filles comme une ressource économique. Les traditions persistent, masquant la violence sous le voile des coutumes. Le silence complice des communautés étouffe les cris de détresse de ces enfants sacrifiées.

 

L’espoir existe pourtant. Chaque fille sauvée du mariage précoce devient une victoire. Chaque famille qui dit non à cette pratique ouvre la voie à d’autres. Chaque voix qui s’élève fait trembler les murs du silence. Le combat pour sauver l’enfance de ces filles est celui de toute une société.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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FACA : Un homme grièvement agressé au fusil par un soldat à Bossangoa

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FACA : Un homme grièvement agressé au fusil par un soldat à Bossangoa

 

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Un Soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des coups de feu en plein jour contre un civil désarmé. En effet, un jeune homme a été grièvement blessé par balle à un checkpoint  des forces de l’ordre près de Bossangoa par un soldat de l’armée nationale censé assurer la protection de la population civile. L’incident survenu mercredi dernier au PK5 démontre une fois de plus la dérive maladive au sein des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Une violence gratuite d’un soldat FACA à Bossangoa

 

La scène s’est déroulée le mercredi 11 décembre vers 13 heures sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa. Une simple altercation verbale a dégénéré lorsque le militaire, manifestement incapable de se défendre par un argument solide face à ce civil qui ne dispose pas d’arme de guerre par devers lui, a fait usage de son arme de service. La victime, touchée à la jambe, a dû être évacuée vers les structures médicales de Bossangoa. Si l’arrestation présumée du tireur par la gendarmerie constitue une première réponse, elle ne peut masquer la gravité de cet énième débordement des soldats FACA.

 

FACA : un symptôme d’une institution malade

 

Cet incident de Bossangoa s’inscrit dans une série effrayante d’abus commis par certains éléments FACA sur les pauvres civils. Le recours aux armes contre les populations qu’ils sont censés protéger prouve une profonde crise disciplinaire au sein de cette armée que le gouvernement ne cesse de parler de sa montée en puissance en carton. D’ailleurs, l’absence de sanctions exemplaires et le sentiment d’impunité qui en découle encouragent ces comportements criminel qui entachent l’image de l’armée nationale fondée par le Président Bokassa.

 

L’urgence d’une refonte profonde

 

La multiplication de ces bavures souligne l’échec patent de la formation et de l’encadrement des forces armées. La restauration de l’autorité de l’État ne peut se faire avec des hommes en uniforme qui terrorisent leurs concitoyens. Une réforme en profondeur du recrutement, de la formation et des mécanismes de contrôle s’impose.

 

Désormais, pas de confiance entre civil et militaire

 

Ces agissements sapent la confiance déjà fragile entre l’armée et la population. Dans une région où la sécurité reste précaire, la transformation des points de contrôle en zones de danger pour les civils constitue un grave recul. La reconstruction du pays ne peut s’accomplir sans une force de défense respectueuse et protectrice de ses citoyens.

 

Si les investigations en cours confirment les faits, cet incident doit marquer un tournant. La reconstruction d’une armée professionnelle et disciplinée est une condition sine qua non de la stabilisation du pays. L’heure n’est plus aux demi-mesures mais à une action déterminée pour restaurer l’honneur des FACA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Croix-Rouge centrafricaine, expulsée de son institut de formation : l’ironie du sort pour l’organisation humanitaire

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La Croix-Rouge centrafricaine, expulsée de son institut de formation : l’ironie du sort pour l’organisation humanitaire

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Les jeunes formés par la croix rouge centrafricaine appuyée par le CICR dans le deuxième arrondissement de Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le tribunal administratif de Bangui a ordonné l’expulsion de l’Institut universitaire de formation paramédicale de la Croix-Rouge des locaux de l’école Bangui-Fleuve dans un délai de 45 jours. Un comble pour l’organisation humanitaire centrafricaine qui, depuis des décennies, vient en aide aux personnes déplacées et sans abri en République centrafricaine.

 

Dans sa décision rendue le 5 décembre 2024, la juridiction rejette l’ensemble des arguments présentés par la Croix-Rouge centrafricaine, estimant l’occupation des lieux “illégale”. Cette décision intervient alors même que l’organisation avait investi dans la construction d’un bâtiment supplémentaire sur le site.

 

L’institut occupait les locaux de l’école Bangui-Fleuve depuis huit ans, après avoir dû quitter son siège initial au kilomètre 5 dans le troisième arrondissement de Bangui pour des raisons sécuritaires. Un déménagement qui s’inscrivait dans le contexte des violences ayant secoué la capitale centrafricaine entre 2013 et 2016.

 

“Cette situation révèle un paradoxe inquiétant. L’organisation qui aide habituellement les déplacés se retrouve elle-même sans locaux”, note un observateur qui préfère garder l’anonymat.

 

Le ministère de l’Éducation nationale revendique la pleine propriété du site et exige sa restitution immédiate pour les besoins scolaires. Une source proche du dossier indique que la Croix-Rouge devra trouver rapidement une solution de relogement pour maintenir la formation de ses équipes paramédicales.

 

La Croix-Rouge centrafricaine n’a pas encore communiqué sur ses options de relogement ni sur un éventuel appel de cette décision. Le délai de 45 jours accordé par le tribunal place l’organisation dans une situation d’urgence pour trouver de nouveaux locaux adaptés à la formation de son personnel paramédical.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Une campagne de vaccination contre la poliomyélite démarre à Bouar

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Une campagne de vaccination contre la poliomyélite démarre à Bouar

 

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Hopital-district-de-la-Nana-Mambere-a-Bouar.-CopyrightDR – La Crise de l’Hôpital de Bouar : Entre Réformes Nécessaires et Mécontentement Populaire

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Le district sanitaire de Bouar-Baoro a organisé jeudi 12 décembre 2024 une importante réunion de plaidoyer à la mairie de Bouar, à 452 km de Bangui, pour lancer une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite. Cette initiative, qui cible les enfants de moins de 5 ans, sera couplée à une distribution de vitamine A essentielle à leur développement.

 

“Nous invitons tous les parents à se mobiliser pour que chaque enfant de moins de 5 ans soit vacciné. La poliomyélite est une maladie contagieuse qui provoque des paralysies et il n’existe aucun traitement curatif. La prévention reste notre meilleure arme”, a expliqué le Dr Placide Wolwol du district sanitaire de Bouar-Baoro lors de son intervention.

 

Pour atteindre le maximum d’enfants, les équipes sanitaires ont élaboré une stratégie de vaccination complète. “Nous allons vacciner porte à porte et dans les lieux de rassemblement comme les marchés, les garderies, les écoles. Nous nous rendrons également dans les chantiers miniers et les campements pour ne laisser aucun enfant de côté”, précise le Dr Wolwol.

 

La réunion, présidée par le sous-préfet de Bouar, a mobilisé les chefs de quartiers et les chefs de groupes de la ville. Leur participation active est considérée comme essentielle pour sensibiliser la population et garantir le succès de cette campagne sanitaire. Les autorités locales se sont engagées à soutenir pleinement cette initiative qui s’inscrit dans les priorités de santé publique de la préfecture de Nana-Mambéré.

 

Un comité de coordination a été mis en place pour suivre quotidiennement l’avancement de la campagne. “Le comité se réunit chaque soir pour évaluer les progrès et identifier les éventuelles difficultés”, indique le médecin chef du district. Cette supervision étroite vise à éviter les obstacles rencontrés lors de la précédente campagne, où quelques cas de refus avaient été signalés avant d’être finalement résolus grâce à la médiation des leaders communautaires.

 

Les autorités sanitaires de Bouar rappellent que cette campagne s’inscrit dans un programme plus large de prévention des maladies infantiles. La distribution simultanée de vitamine A renforcera le système immunitaire des enfants, les protégeant ainsi contre diverses infections. Cette approche intégrée démontre la volonté des services de santé d’optimiser leurs interventions dans une région où l’accès aux soins reste un défi majeur.

 

La mairie de Bouar, qui abrite le siège de la région n°2 (Équateur), joue un rôle central dans la coordination de cette campagne qui touchera également les localités environnantes. Les responsables sanitaires comptent sur l’engagement des communautés et le soutien des autorités traditionnelles pour assurer une couverture vaccinale maximale dans cette partie ouest de la République centrafricaine.

 

Les dates exactes de la campagne seront communiquées dans les prochains jours à travers les canaux habituels de communication, notamment les crieurs publics et les radios communautaires, pour permettre aux parents de prendre leurs dispositions et présenter leurs enfants aux équipes de vaccination.

 

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CENTRAFRIQUE : L’ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES

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CENTRAFRIQUE : L’ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES

Centrafrique.org/scandale-en-Centrafrique-touadera-declare-le-29-fevrier-journee-des-wagner/une-ceremonie-de-letat-major-des-armees-a-lhonneur-des-mercenaires-russes-sous-le-monument-des-russes-du-groupe-wagner-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-74306″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : L'ÉTAT MAJOR DES FORCES ARMÉES AUX ORDRES DE WAGNER EST CONSTITUTIF DE CRIME DE HAUTE TRAHISON PASSIBLE DE POURSUITES
Une cérémonie de l’État – Major des armées a l’honneur des Mercenaires russes sous le Monument des Russes du groupe Wagner a Bangui

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Au lendemain de la valse des indépendances, l’armée nationale centrafricaine fût créée par le feu Colonel Jean Bedel BOKASSA en 1961.
Cette armée embryonnaire, disciplinée et hiérarchiquement structurée était l’incarnation de la loyauté, du respect au niveau de la sous région car certains officiers voire de présidents africains étaient formés à l’académie militaire calquée sur le modèle français de Saint-cyr dénommée École Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA) basée à Bouar.

Il apparaît important de souligner que le prestige transfrontalier de l’armée nationale a mérité sans ambiguïté l’invitation des enfants de troupe qui ont défilé sur les champs elysees à l’occasion de la fête du 14 juillet 1974.
Malheureusement qu’avec la succession des régimes politiques, le tribalisme, la corruption, les mutineries, la mauvaise gouvernance et la politique se sont simultanément invités dans l’arène militaire fragilisant au passage le tissu social…l’armée n’est plus attractive par vocation mais par nécessité.
De nos jours, les nouvelles autorités issues des élections groupées de 2016 ont signé de façon opaque un accord de partenariat militaire avec les Wagners qui sont devenus les nouveaux “maîtres” du pays.
Contrairement aux États de l’Alliance des États du Sahel (AES), l’état-major des forces armées centrafricaines est subordonné aux ordres de Wagner car ils detricotent l’etat de droit, interviennent dans toutes les activités de l’Etat en commettant des exactions, viols, vols, pillages sans rendre compte à personne et le tout au vu et au su des autorités établies.
Horrifié par la braderie de notre souveraineté et la sous-traitance de la sécurité nationale, le citoyen lambda s’interroge :
– L’arrivée des Wagner dans l’arène centrafricaine était-elle débattue et approuvée par l’assemblée nationale ?
– Quelle est la véritable place des Wagners dans le tableau synoptique de la hiérarchie militaire ?
– Les Wagners étaient-ils venus en Centrafrique pour remplacer les forces de défense et de sécurité ?
– Comment comprendre que le président de la République clame haut et fort que l’armée nationale “monte en puissance” alors que sa sécurité est assurée par les Wagners et Rwandais ?
De ce constat, il apparaît de façon notoire que la légitimité de l’armée nationale est atteinte et qu’il faut rappeler que le président de la République est un justiciable comme d’autres mais bénéficie simplement d’une irresponsabilité pénale et civile pour les actes commis dans l’exercice de sa fonction.
Par contre, parallèlement à la procédure devant les juridictions internationales, il peut être poursuivi pour crime de haute trahison en cas de manquement grave à ses devoirs ou d’intelligence avec un lobbys étrangers.
La conséquence de la procédure de trahison n’est autre que la “Destitution”.
Nous vous rappelons in fine de faire attention à un peuple apeuré qui ne parle pas…
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 14 décembre 2024

Bernard  SELEMBY DOUDOU Corbeaunews Centrafrique

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Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut

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Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut

 

Centrafrique.org/Centrafrique-une-tentative-de-braquage-des-eleveurs-peuls-a-bogangolo-tourne-au-fiasco/croisement-a-lentree-de-la-ville-de-damara-a-droite-axe-sibut-et-gauche-a-axe-bogangolo/” rel=”attachment wp-att-53106″ data-wpel-link=”internal”>Des hommes armés sèment la panique près de Libi, entre Damara et Sibut
Croisement à l’entrée de la ville de-Damara a droite axe Sibut et gauche a axe Bogangolo

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 Une traversée d’hommes lourdement armés a provoqué la panique parmi les habitants près de l’école Libi , située à 130 kilomètres de Bangui, dans la nuit du 11 au 12 décembre. Les populations ont temporairement quitté leurs habitations avant d’y revenir, selon des témoignages de convoyeurs recueillis par la rédaction du CNC.

 

Cette localité de Libi, positionnée à 80 kilomètres de Damara et à 50 kilomètres de Sibut, constitue un point de passage stratégique pour divers groupes armés. Elle se trouve dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, sous-préfecture de Damara.

 

“Cette zone de Libi est devenue un lieu de transit pour des hommes armés. Certains l’utilisent pour se rendre vers Bogangolo et Bouca, tandis que d’autres utilisent pour rejoindre Grimari, Bambari,  Kouango et autres villes de l’Est “, explique un habitant qui a requis l’anonymat.

 

L’incident montre la persistance de l’insécurité dans cette zone proche du village natal de la maman du Président Faustin Archange Touadera, surnommé Baba Kongoboro. Damara, située à 75 kilomètres de la capitale, abrite en effet la seconde résidence présidentielle.

 

La présence récurrente d’hommes armés dans ce secteur de Libi inquiète les populations locales, qui rapportent des attaques régulières contre les convois et des actes d’extorsion.

 

Les autorités de Libi, d’une manière générale de l’Ombella-Mpoko,  n’ont pas encore communiqué sur cet incident, dont les auteurs n’ont pas été formellement identifiés.

 

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Paoua : la mairie déblaie les artères principales avant les festivités du 1er décembre

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Paoua : la mairie déblaie les artères principales avant les festivités du 1er décembre

 

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ramassage des ordures sur le marché central de Paoua

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 La mairie de Paoua, située à 487 km de Bangui, a lancé depuis deux jours une opération de déguerpissement des kiosques installés le long des axes routiers. Cette action intervient à quelques jours des célébrations en différé du 66ème anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine.

 

“Nous avons multiplié les campagnes de sensibilisation auprès des commerçants pour libérer les voies publiques. Face à leur réticence, nous avons dû faire appel aux soldats FACA pour appuyer cette opération”, explique Blaise Yatere, Secrétaire Général de la mairie de Paoua.

 

Agnès Mbaïkoua, présidente de la délégation spéciale de la commune centrale de Paoua, profite de ces préparatifs pour interpeller les autorités sur l’état des infrastructures : “Les routes reliant Paoua à Bozoum et desservant la préfecture de Lim-Pende nécessitent des réparations urgentes”, déclare-t-elle.

 

Le ministre résident, Bruno Yapande, présent lors des célébrations en différé dans le chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, indique que “le gouvernement examine les solutions pour améliorer le réseau routier de la région”.

 

Cette intervention municipale s’inscrit dans un programme plus large de réhabilitation urbaine, alors que la ville se prépare à accueillir en différé les festivités du 1er décembre, date officielle de la proclamation de la République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La Cour pénale spéciale condamne les auteurs du massacre de Ndélé

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La Cour pénale spéciale condamne les auteurs du massacre de Ndélé

 

Centrafrique.org/le-proces-de-ndele-1-a-la-cps-entre-contestations-et-plaidoiries-pour-lacquittement/lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-ndele-1-devant-la-cour-penale-speciale/” rel=”attachment wp-att-85340″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-Ndele-1-devant-la-cour-penale-speciale-450×299.jpg” alt=”La Cour pénale spéciale condamne les auteurs du massacre de Ndélé” width=”450″ height=”299″ />
L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.

 

Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.

 La Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a condamné ce vendredi 13 décembre 2024 quatre accusés pour crimes contre l’humanité dans l’affaire dite “Ndélé 1”. Azor Kalite écope de 20 ans de prison, tandis que ses co-accusés Hamat Antar, Moussa Charfadine et Oscar Oumar Wodjonodrogba sont condamnés à 15 ans d’emprisonnement chacun.

 

Les faits remontent au 29 avril 2020 lorsqu’une attaque sanglante dans la ville de Ndélé, située à 535 kilomètres au nord de Bangui, avait causé la mort d’environ 29 personnes au moins, et fait une soixantaine de blessés.

 

Les quatre hommes ont été acquittés par la Cour pénale spéciale  des accusations de crimes de guerre par attaque contre la population civile et pillage. La Section d’assises de la Cour pénale spéciale, présidée par Aimé Pascal Delimo, a estimé que ces chefs d’accusation n’étaient pas constitués au regard du Code pénal centrafricain.

 

Le temps passé en détention depuis leur arrestation le 19 mai 2020 sera déduit de leurs peines respectives. Pour Wodjonodrogba, seules ses périodes de détention du 19 mai 2020 au 15 juillet 2022 puis depuis le 17 janvier 2024 seront prises en compte.

 

Les parties disposent d’un délai de trois jours pour faire appel de cette décision. Dans ce cas, l’affaire sera portée devant la Chambre d’appel de la Cour pénale spéciale  qui statue en dernier ressort.

 

Le verdict sur les intérêts civils pour les victimes a été réservé et fera l’objet d’une procédure ultérieure devant la Section d’assises.

 

La Cour pénale spéciale , juridiction hybride créée en 2015 au sein du système judiciaire centrafricain, est chargée de juger les crimes internationaux commis dans le pays depuis 2003.

 

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Les ligues de basket-ball les plus prestigieuses au monde

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Le basketball figure aujourd’hui parmi les sports les plus appréciés et les plus suivis. Il compte de nombreuses stars admirées dans le monde entier. La discipline bénéficie du rayonnement à l’échelle internationale de la NBA et de l’implication de ses dirigeants pour la promouvoir. Cela profite aux autres ligues grâce à une exposition médiatique plus importante.

 

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La NBA ou National Basketball Association

La National Basketball Association, mondialement connue sous l’abréviation NBA, reste à ce jour la plus prestigieuse des ligues de basketball au monde. Fondée en 1946, puis renommée trois ans plus tard, elle constitue la référence en termes de notoriété et de budget. De même, elle affiche un niveau de jeu supérieur grâce à ses nombreux joueurs d’exception.

La NBA compte actuellement trente franchises, dont les New York Knicks. Créée en 1946 au même moment que la ligue, elle fait partie des deux seules franchises à n’avoir jamais déménagé avec les Boston Celtics. Assister à un match de basket – New York au Madison Square Garden vous plonge dans une ambiance électrique. Ce temple du sport a vu défiler les plus grands joueurs de tous les temps. Les duels entre les Knicks et les Celtics, ou encore les affrontements contre les Lakers, ont marqué des générations de fans.

La BAL ou Basketball Africa League

Compétition créée en 2019 pour remplacer l’Africa Basketball League, la ligue africaine de basketball n’a été lancée qu’un an plus tard. Soutenue par la FIBA et la NBA, la BAL réunit douze meilleurs clubs du continent, six qualifiés d’office et six autres issus de tournois qualificatifs. Chaque équipe compte seize joueurs, dont huit au minimum de la nationalité représentée.

Répartis en deux conférences, les douze clubs disputent dans un premier temps une saison régulière. Les trois premiers de chaque conférence participent ensuite aux playoffs pour déterminer ceux qui vont se qualifier pour le Final Four. En termes de palmarès, l’Égypte domine le classement avec deux titres. Il est suivi par la Tunisie et l’Angola. Depuis sa création, la BAL a rapidement gagné en popularité, tant en Afrique qu’à l’international. Les matchs sont retransmis dans de nombreux pays et les joueurs africains bénéficient d’une exposition médiatique sans précédent.

L’Euroleague basketball

L’Euroleague basketball est l’équivalent de la BAL en Europe et de la Ligue des Champions en football. Son fonctionnement repose aussi sur un modèle de ligue semi-fermée. Elle rassemble les meilleures équipes européennes et celles qui reçoivent des invitations et des wild cards. Au nombre de dix-huit, elles s’affrontent en saison régulière en match aller-retour.

À l’issue des trente-quatre journées, les clubs qui forment le Top 8 se qualifient pour les playoffs. Les vainqueurs des quarts de finales au meilleur des cinq matchs disputent le Final Four. Cet évènement est organisé sur deux jours. Les vainqueurs des demi-finales accèdent à la finale, tandis que les vaincus se contentent du match pour la troisième place. Les matchs sont très disputés et attirent un public nombreux et passionné. Les importants enjeux financiers, couplés à la visibilité internationale, font de l’Euroleague un championnat très attractif pour les joueurs de haut niveau.

 

Un mois de cadeaux généreux de 1xBet : croyez au miracle de Noël et recevez des cadeaux sur les pages officielles des réseaux sociaux de la marque !

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Le Père Noël attèle déjà les rennes à son traîneau magique et se prépare à livrer les cadeaux. La société 1xBet est prête à devenir l’un des elfes assidus du sorcier de l’hiver et à aider le principal architecte de l’ambiance festive à rendre les gens un peu plus heureux avec une brillante promotion festive Advent.

 

ALBUM 1

 

1xBet a préparé pour vous un calendrier de l’Avent passionnant avec des cadeaux. Suivez-nous sur les réseaux sociaux et plongez-vous dans l’ambiance des vacances de Noël. Réalisez vos rêves maintenant sans attendre Noël !

 

Suivez le calendrier des vacances de 1xBet et recevez des cadeaux chaque semaine

 

Noël est une période de miracles, de réalisation de souhaits et d’aventures. La société 1xBet propose aux joueurs de se lancer dans un voyage passionnant pour des émotions vives et des cadeaux généreux.

 

ALBUM 2

 

Du 1ᵉʳ au 31 décembre, ouvrez les cases du calendrier de l’Avent et participez aux tirages hebdomadaires. Suivez 1xBet sur les réseaux sociaux, aimez, repostez et gagnez l’un des précieux prix.

 

Chaque vendredi, les gagnants seront choisis parmi les utilisateurs les plus actifs, qui recevront des cadeaux cachés dans les cases du calendrier de l’Avent festif. Croyez au miracle et profitez de l’esprit de Noël !

 

Père Noël secret de 1xBet

 

Dans le cadre de la troisième semaine de l’Avent, la société 1xBet a préparé une activité spéciale – Secret Santa ! Les utilisateurs qui interagiront activement avec les réseaux sociaux de la marque pourront recevoir des prix physiques.

🎁 Pour rejoindre, suivez simplement les pages de 1xBet, aimez et participez aux discussions.

Les gagnants seront choisis au hasard, et l’annonce des cadeaux et la remise des surprises auront lieu la veille de Noël, les 24 et 25 décembre.

 

Réalisation de rêves

 

La quatrième semaine de l’Avent est le moment de réaliser vos rêves ! Parlez-nous de votre plus grand rêve et 1xBet aidera à le réaliser. Pour cela :

 

  1. Partagez votre rêve sur les réseaux sociaux.
  2. Écrivez comment vous imaginez votre Noël parfait.
  3. Les gagnants seront tirés au sort et leurs rêves deviendront réalité !

 

ALBUM 3

 

Regardez sous le sapin et prenez votre cadeau

 

Plongez-vous dans l’ambiance festive et recevez des prix pour votre participation aux activités de Noël. Des miracles se produisent si vous croyez en Noël et participez aux activités festives de 1xBet !

 

Suivez les liens vers les pages officielles de la marque depuis le site 1xBet et égayez vos vacances d’hiver !

 

Liens vers les réseaux sociaux :

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La dérive inquiétante de Mathurin Bengué Bossin, un homme au bord de la rupture

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La dérive inquiétante de Mathurin Bengué Bossin, un homme au bord de la rupture

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin-450×447.jpg” alt=”La dérive inquiétante de Mathurin Bengué Bossin, un homme au bord de la rupture” width=”450″ height=”447″ />
monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des propos incohérents, des accusations sans fondement, une apologie des massacres de Wagner. Mathurin Bengué Bossin perd pied sur les réseaux sociaux. Ses dernières déclarations, de plus en plus délirantes, trahissent un homme qui s’enfonce dans la dépression.

 

L’homme qui se rêve président de la République centrafricaine en 2025-2026 accumule les dérapages. Dans un long monologue sur les réseaux sociaux, Mathurin Bengué Bossin, oui c’est bien lui,  a d’abord distribué des notes comme un maître-parent  d’école de Baboua, attribuant un surprenant 17/20 au président Kongoboro. Son seul reproche ? Ne pas avoir “totalement décolonisé” le pays de Boganda.

 

La suite de son discours a viré à la psychiatrie. Mathurin Bengué Bossin a déversé sa bile sur les opposants démocratiques, les accusant d’avoir fait venir des rebelles de la SELEKA en 2013 pour tuer des Centrafricains. Plus spectaculaire dans cette mythomanie, notre seul docteur en science politique de l’université Paris Nanterre a défendu les massacres commis par les Wagner sur les paisibles citoyens centrafricains en inversant la réalité : selon lui, Mathurin Bengué Bossin  bien sur, ce sont les Centrafricains qui auraient attaqué les Russes en premier, et ces derniers ne faisaient que se défendre en les corrigeant sévèrement.

 

Son “programme” politique ressemble aussi à un délire fiévreux de la mythomanie rouge de l’époque soviétique. Il projette de rompre tout lien avec l’Occident pour se jeter dans les bras de la Russie, la Chine et l’Iran. Il promet d’exploiter sans limite les ressources du pays – diamants, or, uranium – sans la moindre vision économique cohérente.

 

Les internautes centrafricains ne sont pas dupes. Leurs critiques acerbes sur WhatsApp ont fait vaciller Mathurin Bengué Bossin. Ses réponses, de plus en plus agressives, montrent un homme qui perd ses moyens. Sa dernière sortie médiatique la semaine dernière faisant 17 minutes a franchi un cap dans l’irrationalité. Entre autoglorification maladive et propos déconnectés de la réalité, l’homme semble avoir perdu tout contrôle.

 

Les signes de dépression sont réels. Incapable d’encaisser la contradiction, Mathurin Bengué Bossin  attaque tous azimuts. Ses messages deviennent confus, décousus. La mégalomanie le dispute à la paranoïa. Ce qui aurait pu être une simple candidature fantaisiste vire au drame personnel, exposé sur la place publique. Oh mon pauvre Mathurin !

 

Cette descente aux enfers publique d’un aspirant président interroge sur l’état du débat politique en Centrafrique. Elle rappelle aussi la nécessité d’un vrai projet de société, loin des divagations et des postures extrêmes qui ne font qu’alimenter les tensions dans le pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Du carburant aux ordures : Moloua, champion du mensonge devant les députés

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Du carburant aux ordures : Moloua, champion du mensonge devant les députés

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Trois semaines qui durent depuis deux ans. C’était la promesse du Premier ministre Félix Moloua en août 2022 pour résoudre la crise des ordures à Bangui. Aujourd’hui, la capitale croule plus que jamais sous les déchets, tandis que l’inflation galopante provoquée par la hausse des carburants étrangle la population. Un cas d’école de promesses non tenues et d’incompétence administrative.

 

L’insalubrité galopante au cœur de la capitale

 

Les monticules de déchets qui défigurent Bangui témoignent de la faillite totale des services publics de base. La mairie, paralysée par son inaction, semble avoir abandonné toute ambition de gestion urbaine. Les opérations de nettoyage hebdomadaires organisées par le président Kongoboro relèvent davantage du spectacle médiatique que d’une véritable politique d’assainissement. À peine les caméras éteintes, les ordures reprennent leurs droits, plus envahissantes qu’auparavant.

 

Une crise des carburants aux conséquences dévastatrices

 

L’arrêté interministériel du 3 janvier 2023 du gouvernement Moloua  augmentant les prix des carburants de 80-90% a déclenché un tsunami économique. Cette décision brutale, prise sans considération pour ses impacts sociaux, a provoqué une inflation généralisée qui frappe de plein fouet les plus vulnérables. Plus inquiétant encore, la contribution des revenus pétroliers au budget national s’est effondrée de 20% à 9%, posant de graves questions sur la gestion des ressources publiques.

 

Un théâtre politique de Moloua  aux dépens du peuple

 

L’Assemblée nationale, censée exercer un contrôle sur l’action gouvernementale, s’est muée en chambre d’enregistrement. Les députés, plus préoccupés par leurs intérêts personnels que par leur mission de représentation, se contentent d’applaudir les déclarations gouvernementales sans exiger de résultats concrets. Cette dérive institutionnelle transforme les séances parlementaires en comédie radiophonique où les élus s’adressent aux citoyens sans intention réelle d’action.

 

Une culture du mensonge institutionnalisée

 

La gestion calamiteuse de ces crises révèle une pratique systématique du mensonge d’État. Les promesses gouvernementales se succèdent sans être suivies d’effets, dans une spirale de décrédibilisation du pouvoir. Cette culture de la tromperie, plus grave que jamais dans l’histoire récente de la RCA, sape les fondements mêmes de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

 

Sous Moloua , des perspectives alarmantes

 

L’accumulation des déchets dans la capitale représente une bombe sanitaire à retardement. Les risques d’épidémies s’accroissent, tandis que la qualité de vie des Banguissois se dégrade inexorablement. L’inflation continue d’appauvrir les ménages, creusant les inégalités sociales. Le FMI lui-même s’alarme de l’opacité de la gestion des revenus pétroliers par le gouvernement Moloua, signe d’une gouvernance économique défaillante.

 

La situation actuelle de Bangui démontre dramatiquement la faillite d’un système politique où l’incompétence le dispute au cynisme. Pendant que les autorités excellent dans l’art de la promesse sans lendemain, la population subit quotidiennement les conséquences de leur incurie. L’urgence d’un sursaut dans la gouvernance n’a jamais été aussi criante, sous peine de voir la capitale s’enfoncer davantage dans une spirale de déliquescence aux conséquences imprévisibles.

 

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Dans l’ombre de Caritas-Centrafrique  : Le combat d’un consultant centrafricain impayé après une expertise

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Dans l’ombre de Caritas-Centrafrique  : Le combat d’un consultant centrafricain impayé après une expertise

 

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Un agent de l’ONG catholique est en train d’interviewer un bénificiaire

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une enquête majeure sur la sécurité alimentaire vient d’être menée dans quatre sous-préfectures de la République centrafricaine : Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye, situées le long du fleuve Oubangui. Cette initiative s’inscrit dans un projet plus vaste de Caritas Centrafrique, soutenu par le ministère allemand BMZ, visant à renforcer la résilience des populations déplacées. Or, si l’étude menée par un consultant centrafricain présente un intérêt majeur, les conditions de sa réalisation pose de sérieuses questions éthiques.

 

L’étude, réalisée entre août et septembre 2024, examine plusieurs aspects importants : l’accès à la nourriture, les soins de santé primaires, et les conditions d’hygiène des ménages dans ces régions particulièrement touchées par les déplacements internes.

 

Ce travail de terrain approfondi permet de comprendre les réalités quotidiennes des familles centrafricaines dans ces zones souvent oubliées. Les données collectées serviront à orienter les futures actions humanitaires dans la région. Toutefois, des questions se posent sur les conditions de réalisation de cette enquête.

 

En effet, au cœur de cette histoire, un consultant centrafricain qui accepte, en juillet 2024, cette mission d’évaluation de l’ONG catholique Caritas-Centrafrique   intitulé : » « Rapport d’enquête de collectes des données sur les indicateurs du volet Sécurité Alimentaire, auprès des ménages assistés dans les sous-préfectures de : Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye”. Cependant, une fois le rapport remis par le consultant centrafricain à l’ONG Caritas-Centrafrique, le scénario bascule. Sur les 400.000 FCFA promis au consultant, seuls 105.000 FCFA sont versés. Les responsables du projet deviennent subitement injoignables. Emmanuel, le coordinateur congolais, et son assistant centrafricain ignorent appels et emails.

Plus inquiétant dans cette histoire, le recrutement s’est fait sans contrat formel, uniquement par échanges de courriels.

Bambari-450×300.jpg” alt=”Dans l’ombre de Caritas : Le combat d’un consultant centrafricain impayé après une expertise….” width=”450″ height=”300″ />
CopyrightDR

 

“La nécessité d’avoir un peu d’argent pour nourrir ma famille m’a forcé la main”, explique le consultant interrogé par la rédaction du CNC. Sans contrat formel, avec pour seules garanties des échanges par email, il s’engage dans cette mission importante pour les populations de ces quatre sous-préfectures.

Dans l'ombre de Caritas : Le combat d'un consultant centrafricain impayé après une expertise….
La page de garde du rapport que le consultant a élaboré

 

Le travail est minutieux : questionnaires encodés sur Kobo Collect, analyse des données, rédaction du rapport final. L’étude examine la situation des familles déplacées, leur accès à la nourriture, aux soins de santé et à l’eau potable.

 

Cette situation, qui se déroule sous l’égide de Caritas Centrafrique, pose question sur la gestion des fonds destinés aux projets humanitaires. Le projet lui-même vise pourtant un objectif noble : renforcer la résilience des personnes déplacées à travers la sécurité alimentaire, les soins de santé et l’accès à l’eau.

 

Le paradoxe est frappant : alors que l’étude cherche à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables, les pratiques de gestion du projet semblent elles-mêmes créer de nouvelles victimes parmi les professionnels centrafricains.

 

Dans les villages bordant l’Oubangui, les familles attendent toujours les bénéfices de cette étude. Les données collectées, fruit d’un travail consciencieux, dorment quelque part dans les serveurs de l’organisation. Pendant ce temps, un expert centrafricain compte ses pertes avec des larmes aux yeux.

 

Cette affaire pose des questions sur la gestion des fonds humanitaires. Comment des bailleurs internationaux comme le BMZ peuvent-ils garantir que leur argent sert véritablement les populations ciblées ? Quelle protection pour les experts centrafricains , chevilles ouvrières de ces projets ?

 

Les pistes de recours existent. Le consultant pourrait contacter directement le siège de Caritas ou alerter le BMZ. Les preuves ne manquent pas : emails, rapports, données d’enquête. Mais dans un pays où les structures juridiques restent fragiles, le combat s’annonce difficile.

 

Cette histoire dépasse le cas individuel. Elle démontre les dysfonctionnements d’un système où l’urgence humanitaire sert parfois de paravent à des pratiques douteuses. Les vraies victimes ? Les populations vulnérables qui attendent une aide, et les professionnels locaux qui risquent leur temps et leur argent pour la leur apporter.

 

Dans les sous-préfectures de Ndjoukou, Kouango, Alindao et Mobaye, la vie continue. Les familles déplacées luttent quotidiennement pour leur survie, ignorant les tractations qui se jouent autour de leur sort. Pendant ce temps, un consultant attend toujours son dû, témoignage vivant des zones grises de l’aide humanitaire en Centrafrique.

 

Que faut-il espérer de cette situation ? Peut-être qu’elle servira d’alarme, poussant les organisations humanitaires à revoir leurs pratiques et à mieux protéger ceux qui travaillent sur le terrain. En attendant, les documents de l’enquête témoignent silencieusement d’une mission accomplie, mais d’une promesse non tenue.

 

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FAILLITE MORALE : Les FACA transformées en armée de racketteurs

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FAILLITE MORALE : Les FACA transformées en armée de racketteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/des-faca-a-Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-450×445.jpg” alt=”des FACA à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds, illustrant l’article sur l’armée de racketteurs” width=”450″ height=”445″ />
Des soldats FACA en patrouille à Bambari

 

PAR la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique. GISÈLE MOLOMA

“Mon marché rapporte de l’argent par jour aux militaires. Si je ne paie pas, ils confisquent ma marchandise.” Assise dans son petit étal du marché de Bambari, Mariam. raconte, la voix basse, comment les Forces Armées Centrafricaines (FACA) sont devenues ses nouveaux bourreaux.

 

Une investigation approfondie menée par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique dans cinq préfectures révèle un système de racket généralisé au sein de l’armée nationale. Les FACA, censées protéger la population, se sont transformées en une véritable machine d’extorsion, c’est-à-dire des membres d’une armée de racketteurs.

 

“Le système est simple”, explique un sergent-chef de cette armée de racketteurs. “Nous ne touchons plus nos primes globales d’alimentation (PGA) depuis des mois. Le choix est simple : soit on rackette, soit on meurt de faim“. Le budget de la défense, amputé de 21% en 2024, ne permet même plus d’assurer la solde régulière des troupes.

 

À Bouar, notre équipe a documenté un véritable “tarif officieux” imposé par les soldats de cette armée de racketteurs :

– 500 FCFA obligatoire pour traverser un barrage

– 2 000 FCFA par jour pour les commerçants

– 10 000 FCFA hebdomadaires pour les transporteurs

 

“Les rebelles étaient presque plus corrects que ces éléments de cette armée de racketteurs  “, soupire un chef de village près de Bria. “Au moins, ils avaient un tarif fixe. Les FACA, eux, augmentent leurs prix selon leur humeur“.

 

Un officier de l’État-major, récemment muté pour avoir dénoncé ces pratiques, témoigne : “Sur une prime mensuelle de 45 000 FCFA, nos soldats ne touchent parfois que 25 000 FCFA. Le reste est détourné à tous les niveaux de la hiérarchie. Parfois, ils ne touchent rien du tout. Comment voulez-vous qu’ils survivent ?”

 

Le phénomène de cette armée de racketteurs  s’aggrave avec la militarisation de Bangui. Un tiers des FACA, soit environ 7 500 hommes, se concentre dans la capitale. “Ils se reconvertissent en gardes du corps privés pour les personnalités ou pour les opérateurs économiques libanais “, révèle un ancien ministre. “C’est plus lucratif que de risquer sa vie en province pour une solde impayée”.

 

Plus inquiétant encore, nos sources révèlent que certains officiers de cette armée de racketteurs  vendent des munitions au marché noir. “Une cartouche se négocie entre 500 et 1 000 FCFA”, confie un armurier. “Les acheteurs ? Souvent des bandits ou même des rebelles.”

 

À Bangassou, mais aussi à Kabo, les notables locaux dénoncent: “Les FACA rackettent même les organisations humanitaires. Ils exigent un pourcentage sur chaque distribution d’aide. C’est un comble : l’armée pille ceux qui nourrissent la population“.

 

Monsieur  Emmanuel Mbari, économiste, alerte : “C’est un cercle vicieux mortel. L’État ne paie pas les primes globales d’alimentation (PGA) de ses soldats, qui rackettent la population, qui s’appauvrit et paie moins d’impôts. L’État s’appauvrit davantage et paie encore moins ses soldats…”

 

Pendant ce temps, le pouvoir continue d’augmenter les effectifs des FACA sans se soucier de leur financement. “On recrute à tour de bras”, dénonce un colonel. “Mais chaque nouvelle recrue devient un racketteur potentiel. Nous créons une armée de racketteurs  “.

 

À Bangui, les autorités restent sourdes aux alertes. Le ministère de la défense n’a pas souhaité répondre à nos questions. Pendant ce temps, les FACA continuent de piller ceux qu’elles devraient protéger, transformant l’armée nationale en une force d’occupation de son propre pays.

 

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Tensions frontalières  avec la Centrafrique,  les habitants de Liboko dénoncent un grignotage territorial par le Congo-Brazzaville

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Tensions frontalières  avec la Centrafrique,  les habitants de Liboko dénoncent un grignotage territorial par le Congo-Brazzaville

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-village-Liboko-situe-a-la-frontiere-de-la-RCA-avec-le-Congo-Brazzaville-450×201.jpg” alt=”Tensions frontalières avec la Centrafrique, les habitants de Liboko dénoncent un grignotage territorial par le Congo-Brazzaville” width=”450″ height=”201″ />
Le village Liboko, situé à la frontière de la RCA avec le Congo Brazzaville. Photo de : les autres nouvelle de Centrafrique (LANOCA)

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Une inquiétude majeure agite la localité de Liboko, située à 75 kilomètres de Nola, à la frontière entre la République centrafricaine et le Congo-Brazzaville. Les habitants s’inquiètent d’un déplacement progressif de la frontière à leur détriment.

 

Selon les témoignages locaux recueillies par la rédaction du CNC, notamment celui de Zama Brice, président de la jeunesse de Liboko, la distance historique entre Liboko (RCA) et Boko (Congo-Brazzaville) est de 17 kilomètres. Toutefois, les Congolais ont progressivement avancé leurs limites territoriales, réduisant considérablement cette zone tampon à quelques kilomètres à l’intérieur du territoire centrafricain.

 

Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de défis frontaliers que connaît la République centrafricaine avec plusieurs de ses voisins. Si la frontière avec la République Démocratique du Congo est naturellement délimitée par des cours d’eau, les démarcations terrestres avec le Cameroun, le Soudan et maintenant le Congo-Brazzaville font l’objet de contestations.

 

Devant cette situation, les habitants de Liboko, soutenus par leurs représentants locaux, lancent un appel pressant aux autorités centrafricaines. Ils demandent une intervention rapide pour clarifier et faire respecter les limites territoriales historiques, afin de préserver l’intégrité du territoire national.

 

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Africa Politology : les dessous de la désinformation en RCA

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Africa Politology : les dessous de la désinformation en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Voici-une-belle-photo-de-famille-qui-reunit-lambassadeur-de-Russie-les-Russes-de-la-Minusca-et-les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-450×210.jpg” alt=”Africa Politology : les dessous de la désinformation en RCA” width=”450″ height=”210″ />
Voici une belle photo de famille qui réunit  l’ambassadeur de Russie, les Russes de la Minusca et les mercenaires de la société Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les récentes confessions du journaliste centrafricain Ephrem Yalike ont révélé que des opérations de désinformation liées à un ancien projet d’Evgueni Prigogine sont toujours en activité.

 

« Ce jour-là, il a menacé de me tuer si je ne lui disais pas la vérité ». Le jour où le démenti d’une énième désinformation est publiée dans un journal centrafricain, le journaliste Ephrem Yalike est suspecté de trahison par ses employeurs russes. Enlevé et menacé de mort, il parvient à prouver son innocence. Il finit par quitter le pays, non sans mal, et monte un dossier pour dénoncer les rouages de la propagande orchestrée par Wagner, pour qui il travaille clandestinement de 2019 à 2022. Écrivant pour Le Potentiel Centrafricain, il était chargé de s’informer sur tout ce qu’il se disait des Russes et de rédiger des démentis sur tout ce qui était négatif. Recevant ses consignes principalement par messagerie Telegram, il publiait dans des articles ou sur les réseaux sociaux des contenus dictés par les agents russes de propagande. Il devait veiller à modifier le nom en bas de la page pour masquer la provenance russe. Parfois, il payait des civils pour simuler une manifestation, puis des médias qui se rendaient sur le terrain pour prendre des photos et publier des articles que les médias russes reprenaient à leur avantage.

 

Contrairement à l’agence de presse African Initiative, ces opérations de propagande se déroulent dans le plus grand secret. Le journaliste centrafricain devait rendre des comptes de chaque action, répondre à d’innombrables questions chaque jour, et recevait sa paye de la main à la main. Une véritable loi de l’omerta et un climat de peur entourent ces actes de propagande russe qui correspondent en tous points aux méthodes employées par l’organisme Africa Politology. C’est l’un des nombreux legs de feu le patron de Wagner, pour lequel un dénommé Mikhaïl Mikhaïlovitch Prudnikov, employeur d’Ephrem Yalike, a travaillé au Soudan.

 

L’héritage de Prigojine subsiste grâce à ses représentants
L’un des plus grands projets d’influence du leader de Wagner lui a survécu. En 2013, Prigojine crée le projet Lakhta, qui lui sert à mener des campagnes de désinformation à l’échelle internationale, notamment lors des Élections américaines et dans la guerre menée contre l’Ukraine. Le projet est utilisé en Afrique dans le but essentiel de valoriser le Kremlin et la présence des « instructeurs russes », tout en influant sur la politique des pays et en dénigrant l’ONU, l’Occident, les opposants et les journalistes qui ne répondent pas à leurs critères. Pour cela, de nombreux faux profils et des fausses pages Facebook sont couramment utilisés. Les propagandistes se servent également de la radio, afin de rallier le plus de civils possible à leur cause.
Entre 2018 et 2019, un « bureau Afrique » (ou Africa Back Office) est créé à Saint-Pétersbourg à l’initiative de Wagner. Ce bureau est composé de « politologues » spécialisés sur l’Afrique et seraient officiellement engagés par Prigojine et sa milice afin d’y mener des recherches sociopolitiques sur le continent. Parmi les nombreux projets reliés à ce bureau et à ses succursales établies en Afrique, dont la RCA, se trouve Africa Politology. Très loin d’une étude de recherches, il s’agit surtout d’une opération d’influence russe massive rattachée au projet Lakhta.
De Saint-Pétersbourg aux nombreux pays africains, partout où Wagner se trouve, le projet Africa Politology emploi des hommes pour diffuser la propagande du Kremlin. En RCA, l’organisme met en place des évènements consistant à valoriser le Kremlin auprès des civils et de dénigrer tout acteur dont les propos ou actions seraient contraires aux intérêts russes. Sous les ordres de Wagner, l’opération « Stop MINUSCA », à laquelle participe Ephrem Yalike, est une des nombreuses opérations de désinformation d’Africa Politology, à l’aide d’une mise en scène orchestrée par les agents d’influence russes. Cette décrédibilisation met en danger les civils, qui risquent de se retrouver privés d’accès aux soins, à des formations de sécurité et à l’aide humanitaire. En janvier 2023, Africa Politology est sanctionné par le Trésor américain. Si des doutes subsistaient quant à la disparition du projet Lakhta et de ses diverses divisions avec la mort de Prigojine, les récentes révélations du journaliste centrafricain ont prouvé que non seulement il était toujours en activité, mais aussi que le projet Africa Politology continue d’exister grâce à ses employés.

 

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Les transporteurs camerounais brisent le silence : La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable

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Les transporteurs camerounais brisent le silence : La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/03/camion-routier-camerounais-grève-450×326.jpg” alt=”Les transporteurs camerounais brisent le silence : La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable” width=”450″ height=”326″ />
Les camions de transports camerounais sur le corridor Béloko – Bangui

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 À Garoua-Boulaï, les syndicalistes des transporteurs camerounais ont livré des témoignages émouvants lors des négociations avec les autorités camerounaises et centrafricaines. Au-delà des discussions sur les taxes et les escortes, leurs paroles dévoilent une souffrance profonde et une peur quotidienne sur les routes centrafricaines.

 

“Nous avons déjà rapatrié dix-sept corps de nos frères chauffeurs. Dix-sept familles détruites. Et aujourd’hui, on nous propose une réduction de 10 000 francs sur les frais d’escorte”, témoigne Aladji Babadjika, 75 ans, coordonnateur de l’inter-syndical union pour le transport, la voix tremblante d’émotion.

La colère des transporteurs camerounais : “On nous demande de payer nos bourreaux”

 

Les déclarations des syndicalistes transporteurs à Garoua-Boulaï traduisent une rage contre les russes. “Nos enfants, nos petits frères, nos amis sont morts sur ces routes. Et aujourd’hui, on nous propose quoi ? Une réduction de 10 000 francs sur les frais d’escorte”, dénonce Aladji Babadjika, coordonnateur de l’inter-syndical union pour le transport, 75 ans.

 

Les témoignages s’enchaînent, tous empreints d’amertume. “Dix-sept corps de chauffeurs. Nous avons déjà rapatrié dix-sept corps depuis le début des crises Seleka Antibalaka “, rappelle un responsable syndical. “Et maintenant, un autre de nos frères est assassiné, et on nous parle de destin ?”

 

La révolte gronde dans les rangs des transporteurs. “Nous sommes une coalition de quatre syndicats, quatre grands présidents. Certains pensent pouvoir décider à notre place, mais nous ne pouvons pas accepter”, explique le coordinateur national du syndicat de chauffeur transport routier du Cameroun.

 

Les chauffeurs dénoncent l’hypocrisie des mesures proposées. “Comment peut-on nous demander de payer pour notre protection à ceux qui nous tuent ? Les escortes sont assurées par les mêmes personnes qui nous rackettent et nous assassinent”, s’insurge un transporteur présent aux négociations.

 

La réduction des barrières routières ne convainc personne. “Avant, il y avait trente points de racket. Maintenant, il y en a sept où ils prennent trois fois plus. Rien n’a changé”, témoigne un chauffeur habitué de l’axe Douala-Bangui.

 

Les syndicalistes rejettent les accusations de blocage abusif. “Ce n’était pas un préavis de grève, c’était un volant mort. Les chauffeurs ont décidé spontanément de ne plus traverser. Nous sommes venus les encadrer pour éviter les débordements”, explique un représentant.

 

La mémoire des victimes précédentes pèse lourd. “Pendant la crise des Anti-Balaka, nous avons perdu tant de camarades. Deux chauffeurs sont toujours portés disparus. Et maintenant, on recommence avec les Russes”, se désole un ancien du syndicat.

 

“Le transport est notre vie. Sans nous, pas d’économie. Mais comment travailler quand chaque voyage peut être le dernier ?”, interroge un membre du collectif. Les promesses d’enquête ne rassurent pas : “Qui va enquêter ? Les mêmes qui nous tuent ?”

 

Les transporteurs refusent le chantage humanitaire. “Oui, six millions de Centrafricains dépendent de nous. Mais nos vies comptent aussi. On ne peut pas nous demander de mourir en silence”, affirme un chauffeur.

 

La peur reste palpable. “Demain, nous reprendrons la route. Mais nous savons tous que rien n’a changé. Les Russes sont toujours là, tout-puissants”, murmure un transporteur. Un autre ajoute : “Chaque checkpoint est une roulette russe. Nous prions avant chaque voyage“.

 

Les syndicats restent unis dans leur douleur. “Nous continuerons à défendre nos droits. Un chauffeur mort, c’est une famille détruite”, conclut un responsable. La reprise du trafic ne signifie pas l’acceptation de l’inacceptable.

 

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Hôpitaux de Bangui : L’effondrement sanitaire tue chaque jour, le drame des malades sans soins se poursuit

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Hôpitaux de Bangui : L’effondrement sanitaire tue chaque jour, le drame des malades sans soins se poursuit

 

Hôpitaux de <a href=Bangui : L’effondrement sanitaire tue chaque jour, le drame des malades sans soins se poursuit” width=”450″ height=”375″ />
Intervention chirurgicale a l’hôpital de Bayanga

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les hôpitaux de Bangui montrent un visage désolant. Des patients meurent chaque jour faute d’équipements médicaux de base. À l’hôpital communautaire, dans le cinquième arrondissement de Bangui, des malades attendent leurs soins à même le sol dans les couloirs.

 

‘Mon frère n’est plus là aujourd’hui car les hôpitaux de Bangui n’avait pas d’appareil de dialyse qui marche. Nous avons cherché partout dans le pays, sans succès’, témoigne Pierre M., encore affecté par cette disparition qui aurait pu être évitée. Cette réalité cruelle se répète jour après jour dans les centres de santé de la capitale.

 

Les médecins et infirmiers, malgré leur dévouement, ne peuvent rien faire face aux cas urgents. Dans les services de l’hôpital de l’Amitié et d’Elisabeth Domitien, le personnel soigne avec presque rien. Les appareils de base n’existent pas, les pharmacies sont vides.

 

Un nouveau centre d’imagerie vient d’ouvrir il y’a quelques années au PK22 route de Damara, mais il ne fonctionne pas encore. Cette réalisation pose des questions sur les choix de santé publique. Un seul scanner pour tout un pays de 623 000 km² ne répond pas aux besoins de la population.

 

Les futures mères et les petits enfants n’ont pas droit aux soins sans payer. Les familles s’endettent pour se soigner, quand elles n’abandonnent pas tout espoir de traitement. Les cliniques privées qui poussent partout creusent encore plus le fossé entre riches et pauvres.

 

Dans les régions, la situation sanitaire est bien pire. Des préfectures n’ont aucun vrai centre médical. Les habitants soignent leurs maux avec les plantes, sans autre choix possible.

 

Le gouvernement parle beaucoup de rénover les hôpitaux. Les actes ne suivent pas. Des Centrafricains continuent de perdre la vie à cause de maladies qu’on sait guérir ailleurs.”​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui

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reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/un-artisan-en-train-de-finaliser-ses-oeuvres-dans-la-tranquillite-398×450.jpg” alt=”reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Banguiun artisan en train de finaliser ses oeuvres dans la tranquillité. CopyrightCNC” width=”398″ height=”450″ />
un artisan en train de finaliser ses oeuvres dans la tranquillité dans son atelier de Ngoubagara, dans le quatrième arrondissement de Bangui, derrière l’hôpital de l’amitié. L’homme, qui est en train de travailler c’est le chef d’atelier.

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui,13  décembre 2024 (CNC). Des seaux artisanaux et foyers améliorés à Bangui dans le quartier Nguinda, situé dans le quatrième arrondissement de Bangui, une activité artisanale se développe discrètement. À partir de tôles récupérées, principalement issues de carcasses de voitures et autres matériaux abandonnés, les artisans transforment ces déchets en seaux artisanaux et foyers. Ces objets, indispensables pour la vie quotidienne, sont utilisés par les habitants pour stocker de l’eau ou cuisiner au charbon ou au bois.

 

Fabrication des seaux artisanaux : la collecte des matériaux,  recycler pour créer.

 

Le processus de fabrication des seaux artisanaux  commence dans les rues de Bangui. Samuel, un artisan expérimenté, arpente les rues et les décharges pour récupérer les tôles et autres matériaux. « On trouve souvent des portières de voitures détruites, des morceaux de toitures jetés après des réparations. Tout ce qui est en aluminium également peut nous servir », explique-t-il. Cette collecte est nécessaire , car la matière première est au cœur de leur production artisanale.

reportage dans un atelier de fabrication des seaux artisanaux à Bangui
3 artisans de fabrication des sceaux en train de finaliser leurs matériels

 

Une fois les tôles rassemblées, elles sont ramenées dans les ateliers, situés dans le quartier  Nguinda, quatrième arrondissement de Bangui. Nettoyées et préparées, elles attendent leur transformation en objets utiles, notamment des seaux artisanaux  pour la population de la capitale. Le recyclage de ces matériaux permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de produire à moindre coût des objets nécessaires pour les foyers.

 

La fabrication des seaux artisanaux : un travail de précision.

 

Dans les ateliers de la fabrication des seaux artisanaux, le bruit des marteaux résonne tandis que les artisans façonnent les tôles récupérées. « Nous découpons et martelons les tôles pour leur donner la forme de seaux capables de contenir entre 20 et 25 litres d’eau », explique Martin, un autre artisan. La fabrication des seaux est un travail de précision : chaque pli, chaque soudure doit être parfaitement ajusté pour garantir l’étanchéité.

 

Une fois assemblés, les seaux sont polis pour éliminer les bords coupants, puis mis en vente à des prix variant de 1 500 à 2 000 francs CFA selon leur taille et leur finition. « Nos seaux sont solides et durables. C’est un produit que tout le monde utilise ici », ajoute Martin.

 

Les foyers artisanaux : une alternative économique.

 

Outre les seaux, les artisans de Nguinda fabriquent également des foyers en tôle. Ces foyers, conçus pour la cuisson au charbon ou au bois, sont indispensables dans de nombreux foyers. « Quand les tôles sont insuffisantes pour fabriquer des seaux, on fabrique des foyers. Ils demandent moins de matériau, mais sont tout aussi utiles », explique Firmin.

 

Ces foyers sont conçus pour offrir une chaleur constante et durable, permettant aux familles de cuisiner leurs repas avec efficacité. En fonction de leur taille et de leur complexité, les foyers sont vendus à des prix similaires à ceux des seaux.

 

Diversité des produits : seaux, foyers et autres créations.

 

Les artisans de Nguinda ne se limitent pas à la production de seaux et de foyers. Selon les matériaux disponibles et les demandes des clients, ils produisent également d’autres objets, comme des sols en aluminium ou des bassines. « Nous essayons de diversifier notre production pour répondre à tous les besoins du quartier », explique Ibrahim. Les prix de ces objets varient selon leur taille et leur utilité, offrant ainsi un large choix aux habitants.

 

Un artisanat en péril : les défis de la production.

 

Malgré leur importance pour les citoyens centrafricains, les artisans de fabrication des seaux font face à de nombreux défis. Le plus grand obstacle est la disponibilité des matières premières. « Il devient de plus en plus difficile de trouver des tôles de qualité. La concurrence est rude et les prix augmentent », se plaint Firmin . Cette difficulté à se procurer des matériaux menace la viabilité de l’artisanat dans le quartier.

 

Malgré tout, les artisans de Nguinda continuent à persévérer, soutenus par la demande constante des habitants et par leur savoir-faire transmis de génération en génération.

 

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Bons d’achats et promotions : Comment ne pas se perdre dans les offres des casinos

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Les bonus et les promotions sont des outils puissants utilisés par les casinos en ligne pour attirer de nouveaux joueurs et fidéliser les anciens. Ces offres sont devenues une partie essentielle de l’expérience de jeu, promettant des avantages comme des crédits gratuits, des tours gratuits, des bonus de dépôt et des remises en argent. Cependant, avec la multiplication des offres sur le marché, il peut devenir difficile de savoir comment les exploiter de manière judicieuse. Par exemple, si vous cherchez à profiter des promotions depuis un appareil mobile, betwinner pour iPhone propose une interface optimisée pour naviguer facilement entre les différentes offres. Dans cet article, nous analyserons les différents types de bonus et d’offres disponibles dans les casinos, les stratégies pour les choisir judicieusement et les erreurs à éviter pour ne pas se laisser piéger.

Les bonus et promotions sont souvent perçus comme une excellente occasion d’augmenter ses gains ou de prolonger son expérience de jeu. Mais dans un environnement aussi concurrentiel, les casinos rivalisent d’ingéniosité pour rendre leurs offres attrayantes, parfois au point de rendre leur comparaison difficile. De plus, certaines promotions sont assorties de conditions complexes, qui, si elles ne sont pas bien comprises, peuvent entraîner des frustrations. C’est pourquoi il est essentiel de connaître les différents types de bonus et les critères à prendre en compte avant de s’engager.

Types de bonus dans les casinos

Les casinos en ligne proposent une large variété de bonus et de promotions. En comprendre les différences est essentiel pour maximiser vos gains potentiels tout en évitant les pièges. Voici les types de bonus les plus courants :

  • Bonus de bienvenue : Ce type de bonus est offert aux nouveaux joueurs lors de leur inscription ou de leur premier dépôt. Il peut s’agir d’un bonus de dépôt qui double ou triple le montant que le joueur dépose.
  • Tours gratuits : Souvent associés aux machines à sous, les tours gratuits permettent aux joueurs de faire tourner les rouleaux sans avoir à miser d’argent réel.
  • Bonus sans dépôt : L’un des bonus les plus populaires, car il permet aux joueurs de recevoir un montant d’argent ou des tours gratuits sans avoir à effectuer de dépôt initial. Ce bonus est idéal pour tester un casino sans risque.
  • Bonus de fidélité : Les joueurs réguliers peuvent recevoir des bonus de fidélité sous forme de points de fidélité, de crédits ou de récompenses spécifiques.
  • Cashback : Certains casinos offrent un remboursement en pourcentage des pertes, permettant aux joueurs de récupérer une partie de l’argent qu’ils ont perdu au cours d’une période donnée.

Critères à prendre en compte avant d’accepter une offre

Avant de se laisser séduire par une promotion, il est important de bien comprendre les critères qui l’accompagnent. Voici les éléments à vérifier avant d’accepter une offre :

  1. Les exigences de mise : Les exigences de mise désignent le nombre de fois que vous devez parier le montant du bonus avant de pouvoir le retirer. Par exemple, un bonus de 100 € avec une exigence de mise de 30x signifie que vous devez parier 3000 € avant de pouvoir retirer vos gains.
  2. Les jeux éligibles : Tous les jeux ne contribuent pas de la même manière aux exigences de mise. Par exemple, les jeux de table comme le blackjack ou la roulette peuvent ne pas contribuer du tout, ou seulement à hauteur de 10 %, alors que les machines à sous comptent généralement pour 100 %.
  3. La validité du bonus : Les bonus sont souvent soumis à une date d’expiration. Il est important de vérifier combien de temps vous avez pour utiliser votre bonus et remplir les exigences de mise.
  4. Les limitations de retrait : Certains casinos imposent des limites sur les montants que vous pouvez retirer, même si vous avez rempli les conditions de mise. Assurez-vous de connaître ces limites avant d’accepter un bonus.

Comment choisir les meilleures offres

Avec tant d’offres disponibles, il est crucial de savoir comment les trier pour éviter les mauvaises surprises. Voici quelques conseils pour choisir les offres les plus avantageuses :

CritèreDescription
Offre de bienvenueCherchez les casinos qui offrent un bonus de bienvenue généreux avec des exigences de mise raisonnables.
Taux de conversion des pointsSi le casino offre un programme de fidélité, comparez les taux de conversion des points en argent réel.
Bonus sans conditionsPréférez les offres sans exigences de mise ou avec des exigences de mise faibles.
TransparenceChoisissez un casino transparent qui explique clairement toutes les conditions de l’offre.

Erreurs à éviter lors de l’activation d’un bonus

Bien que les bonus soient attractifs, plusieurs pièges peuvent survenir si vous ne les gérez pas correctement. Voici quelques erreurs courantes à éviter :

  • Ne pas lire les conditions générales : Les joueurs peuvent être tentés d’accepter un bonus sans lire les conditions associées. Cela peut entraîner des surprises désagréables, comme des exigences de mise trop élevées ou des jeux exclus.
  • Se laisser séduire uniquement par le montant du bonus : Il est tentant de choisir l’offre qui semble offrir le plus grand bonus, mais ce n’est pas toujours la meilleure option. Une promotion avec des conditions de mise élevées ou des restrictions sur les jeux peut rendre difficile la réalisation de vos objectifs.
  • Ne pas suivre les exigences de mise : Oublier de respecter les conditions de mise ou de jouer sur les jeux éligibles peut entraîner l’annulation du bonus.
  • Ignorer les dates d’expiration : Beaucoup de bonus viennent avec une période limitée pour remplir les exigences de mise. Ne pas respecter ce délai peut entraîner la perte du bonus et des gains associés.

Conclusion

Les bonus et les promotions jouent un rôle clé dans l’industrie des casinos en ligne en attirant de nouveaux joueurs et en fidélisant les anciens. Cependant, il est important de naviguer prudemment dans cette jungle d’offres pour éviter les erreurs coûteuses. En prenant le temps de lire les conditions, de comparer les offres et de choisir celles qui correspondent le mieux à votre style de jeu, vous pourrez maximiser les avantages tout en évitant les pièges. La transparence, les exigences de mise raisonnables et une bonne gestion de vos attentes sont essentielles pour profiter pleinement des promotions des casinos en ligne.

 

Bengué-Bossin : Portrait d’un candidat mythomane, un pantin de Touadera qui défraye la chronique sur les réseaux sociaux

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Bengué-Bossin : Portrait d’un candidat mythomane, un pantin de Touadera qui défraye la chronique sur les réseaux sociaux

 

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monsieur Mouamar Bengué Bossin, de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Des patients meurent faute de médicaments dans les hôpitaux, les fonctionnaires restent sous-payés, et pourtant, un homme prétend avoir la solution miracle : Mouamar Bengué-Bossin. Cet autoproclamé sauveur de la Centrafrique multiplie les déclarations fracassantes sur les réseaux sociaux, dévoilant son vrai visage de mythomane.

 

Bengué-Bossin : une conversion opportuniste

 

De Mathurin à Mouamar, le changement de nom révèle déjà beaucoup. Ancien chrétien devenu salafiste violent il y’a 30 ans, Bengué-Bossin donne l’exemple parfait d’un opportunisme politique qui caractérise son parcours aux dents de scie.

 

Des promesses irréalistes

 

Dans ses discours enflammés sur les réseaux sociaux, Bengué-Bossin  promet la construction de 315 cantons avec un investissement de 65 milliards de francs CFA chacun. Simple multiplication : cela représente plus de 20 000 milliards de francs CFA, soit près de 10 fois le PIB actuel de la Centrafrique. D’où viendrait cet argent ? Le candidat promet une exploitation miraculeuse de diamants qui atteindrait les deux tiers de la production du Botswana et une production pétrolière comparable à l’Arabie Saoudite, sans jamais expliquer comment.

 

Un CV truffé d’inventions

 

Son curriculum vitae est truffé d’incohérences. Bengué-Bossin  revendique des diplômes prestigieux et des relations privilégiées avec d’anciennes personnalités politiques, mais ses récits sont remplis d’approximations qui trahissent leur caractère fantaisiste. Sa prétendue maison d’édition Zo kwé zo, censée avoir “éduqué” le peuple centrafricain, reste introuvable.

 

La menace autoritaire

 

Plus inquiétant encore, son discours glisse régulièrement vers l’autoritarisme. Bengué-Bossin  menace d’emprisonner ses opposants à Obo, évoque des complots d’empoisonnement, et accuse sans preuve ses adversaires politiques  comme Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye de tous les maux. Cette rhétorique violente rappelle les heures sombres de la République centrafricaine.

 

Bengué-Bossin : Un admirateur inconditionnel de Touadera

 

Malgré l’état catastrophique des infrastructures en Centrafrique :  routes impraticables, hôpitaux sans médicaments, écoles délabrées, coupures chroniques d’eau et d’électricité,  Bengué-Bossin attribue la note exceptionnelle de 17/20 au président Touadera. Cette évaluation fantaisiste contraste avec la réalité quotidienne des Centrafricains.

 

Défenseur des mercenaires russes du groupe Wagner

 

Face aux accusations de crimes commis par le groupe Wagner, Bengué-Bossin prend systématiquement leur défense. Dans ses interventions, il accuse les Centrafricains d’être responsables des violences, exonérant les mercenaires russes de toute responsabilité. “Les Russes sont meilleurs”, affirme-t-il, ignorant les nombreux rapports documentant les exactions.

 

Bengué-Bossin : Un pantin du pouvoir

 

Ses attaques ciblent exclusivement l’opposition démocratique, épargnant systématiquement le président Touadera et son entourage. Ce positionnement partial montre clairement un rôle de faire-valoir au service du pouvoir actuel.

 

Le mirage des éditions Zo kwé zo

 

Pour asseoir sa légitimité, il se targue d’avoir créé une maison d’édition, Zo kwé zo, supposément reconnue internationalement. Pourtant, impossible de trouver trace de ces fameux ouvrages qui auraient « éduqué » le peuple centrafricain. Une mystification de plus dans ce parcours trouble.

 

La stratégie du chaos sur les réseaux sociaux

 

Bengué-Bossin a fait des réseaux sociaux sa tribune privilégiée. Chaque jour, il inonde la toile de nouvelles accusations, de théories du complot et de promesses mirobolantes. Une stratégie qui vise à créer la confusion et à masquer le vide de son projet politique.

 

En réalité, les Centrafricains, déjà fatigués des promesses fantaisistes et pathétiques de Touadera et de ses proches, attendent des solutions concrètes plutôt que des discours enflammés sur les réseaux sociaux. L’heure est aux projets réalistes et aux personnalités rassembleuses, pas aux marchands d’illusions qui divisent le pays.

 

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Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique : Un désastre économique aux répercussions nationales

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Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique : Un désastre économique aux répercussions nationales

 

Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri, illustrant l'article sur Le FMI dévoile la vérité sur le marché des carburants en Centrafrique
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le dernier rapport du Fonds Monétaire International, publié ce 8 novembre 2024, révèle l’ampleur catastrophique de la crise qui ravage le marché des carburants en Centrafrique. Les chiffres attestent d’un désastre sans précédent : les recettes fiscales pétrolières se sont effondrées de 25% à 9% des recettes totales en à peine trois ans. Pendant ce temps, les Centrafricains subissent les prix à la pompe parmi les plus élevés de la planète, tandis que la contrebande prolifère dans tout le pays.

 

La descente aux enfers des finances publiques

 

Le paradoxe est frappant. Malgré une hausse vertigineuse de 40 à 90 % des prix à la pompe depuis 2022, l’État voit ses recettes fiscales s’écrouler. Cette situation aberrante découle directement d’un système gangrené où les marges exorbitantes des importateurs creusent un gouffre béant dans les caisses publiques. Dans son analyse, le FMI dénonce particulièrement l’absence d’une indexation transparente sur les prix internationaux, remplacée par un système opaque basé sur les déclarations des importateurs.

 

Les conséquences de ce système défaillant dépassent largement le cadre strictement financier. L’État, privé de ressources essentielles issues du marché du carburants en Centrafrique, peine désormais à assurer ses missions fondamentales. Les services publics, déjà fragiles, s’en trouvent davantage fragilisés, tandis que les investissements vitaux pour le développement du pays sont reportés ou annulés.

 

Le marché du carburants en Centrafrique : l’échec cuisant du transport fluvial

 

La situation du marché du carburants en Centrafrique  empire avec l’échec répété de la campagne fluviale, pourtant historiquement nécessaire pour l’approvisionnement du pays. Auparavant, le fleuve Oubangui permettait l’acheminement de 80% des importations de carburants, garantissant des coûts raisonnables grâce aux économies d’échelle. Aujourd’hui, le basculement forcé vers le corridor routier Limbe-Bangui provoque une double catastrophe : l’explosion des coûts d’importation et l’accélération de la dégradation du réseau routier national.

 

Cette défaillance logistique majeure dévoile l’incapacité des autorités à maintenir une chaîne d’approvisionnement efficace et économiquement viable du marché du carburants en Centrafrique. Les conséquences se répercutent directement sur l’ensemble de l’économie nationale, paralysant les secteurs productifs et aggravant la précarité des populations.

 

Marché du carburants en Centrafrique : le monopole controversé de Neptune Oil

 

Dans ce contexte déjà critique du marché du carburants en Centrafrique, l’instauration d’un monopole d’importation au profit de Neptune Oil  pose de nombreuses questions. Si le FMI reste diplomatique sur ce point, rappelant qu’il s’agit d’une décision relevant de la souveraineté nationale, l’institution insiste néanmoins sur l’impératif de transparence dans la fixation des prix et le respect strict de la réglementation en vigueur. Le décret présidentiel N°24.157 du 17 juin 2024, censé garantir cette transparence, reste pour l’instant lettre morte.

 

L’impact social dévastateur

 

La population centrafricaine paie chaque jour le prix fort de cette dérive généralisée du marché du carburants en Centrafrique. Les ménages, étranglés par des prix prohibitifs, voient leur pouvoir d’achat s’effondrer. Les entreprises, asphyxiées par les coûts de l’énergie, réduisent leurs activités ou ferment leurs portes. Pendant ce temps, un marché parallèle florissant du carburants en Centrafrique  échappe à tout contrôle, privant l’État de ressources vitales tout en alimentant des réseaux informels potentiellement dangereux.

 

Cette situation critique menace désormais la stabilité sociale du pays. La chute dramatique des recettes fiscales compromet gravement la capacité de l’État à financer les services essentiels :  santé, éducation, sécurité – et les infrastructures indispensables au développement du pays.

 

L’urgence d’une réforme profonde

 

Devant ce constat accablant, les recommandations du FMI dessinent une voie de sortie de crise. L’institution préconise trois axes majeurs de réforme : l’instauration d’une vraie transparence dans la fixation des prix, le plafonnement strict des marges des opérateurs, et la rationalisation du système d’importation.

 

Ces réformes ne constituent pas de simples ajustements techniques. Elles représentent un impératif vital pour la survie économique du pays. Leur mise en œuvre effective déterminera non seulement l’avenir du secteur des carburants mais aussi la capacité de l’État centrafricain à retrouver sa crédibilité et à assurer ses missions fondamentales.

 

L’inaction face à cette crise systémique du marché du carburants en Centrafrique  n’est plus une option. Chaque jour de retard dans l’application de ces réformes aggrave la situation et rapproche le pays d’un point de non-retour. La République centrafricaine ne peut plus se permettre le luxe de l’attentisme devant ce qui constitue, sans nul doute, l’un des plus grands défis de son histoire récente.

 

L’avenir du pays dépend désormais de la volonté politique des autorités à engager ces réformes cruciales. Sans un sursaut immédiat et déterminé, c’est l’ensemble de l’édifice économique et social centrafricain qui risque de s’effondrer, avec des conséquences incalculables pour les générations futures.

 

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Centrafrique : l’opposant Charles-Armel Doubane, silencié par Wagner

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l’opposant Charles-Armel Doubane, silencié par Wagner

 

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Charles Armel doubane, ancien ministres des affaires étrangères

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 La machine répressive de Bangui poursuit son œuvre à l’Université. Charles-Armel Doubane, ancien ministre des Affaires étrangères et professeur au département des sciences juridiques et politiques, en fait les frais. Sur ordre direct du président Touadéra, toutes ses heures d’enseignement viennent de lui être retirées. Le motif invoqué ? Des “activités politiques” présumées dans ses cours.

 

Wagner dicte sa loi dans les amphithéâtres :  Charles-Armel Doubane est l’une des victimes

 

L’université de Bangui devient le nouveau terrain de chasse du groupe Wagner et du pouvoir. Les Mercenaires russes, en étroite collaboration avec le régime, passent au peigne fin les programmes et les enseignants. Dans leur viseur : tout professeur soupçonné de ne pas suivre la ligne officielle. Le résultat ne se fait pas attendre – des cours réattribués, des emplois du temps modifiés, des enseignants écartés sans explication.

 

Les cours au garde-à-vous

 

Dans les salles de classe, l’atmosphère change. Les discussions ouvertes disparaissent, remplacées par un enseignement aseptisé. Les professeurs encore en poste marchent sur des œufs, pesant chaque mot. La peur s’installe. Seuls les enseignants jugés “fiables” par le régime conservent leurs heures. Les autres, comme Charles-Armel Doubane, se retrouvent mis à l’écart, quelle que soit leur expertise.

 

La chasse aux cerveaux s’intensifie

 

Le cas de Charles-Armel Doubane n’est que la partie émergée de l’iceberg. D’autres professeurs subissent le même sort dans un silence pesant. Les critères académiques ne comptent plus – seule la loyauté envers le pouvoir garantit désormais une place à l’université. Cette purge méthodique vide l’institution de ses forces vives, de ses penseurs, de ses voix critiques.

 

Une génération sous contrôle

 

Les étudiants observent, impuissants, ce démantèlement de leur université. Les cours se vident de leur substance critique. Les débats s’éteignent. La formation intellectuelle cède la place à un formatage des esprits. Dans les couloirs, les conversations se font à voix basse. L’université, jadis espace de liberté et de réflexion, se transforme en zone sous surveillance.

 

Cette mainmise du tandem Touadéra-Wagner sur l’université traduit une volonté claire : contrôler les esprits en muselant les intellectuels. En frappant des figures respectées comme Charles-Armel Doubane, le pouvoir envoie un message sans ambiguïté à toute la communauté universitaire. La pensée critique n’a plus droit de cité à Bangui.

 

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CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats

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CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats

 

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Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona lors de sa première comparution devant la CPI

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Le procès d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona entre dans sa phase finale devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Ouvert le 16 février 2021, ce marathon judiciaire s’achève cette semaine avec quatre jours de plaidoiries conclusives, du 9 au 12 décembre 2024.

 

Les deux accusés doivent répondre de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis en République centrafricaine entre 2013 et 2014. Alfred Yekatom, surnommé “Rambo”, ancien caporal-chef des Forces armées centrafricaines devenu député, aurait dirigé un groupe de 3000 combattants Anti-Balaka. Patrice-Édouard Ngaïssona, ex-président de la Fédération centrafricaine de football, est poursuivi pour son rôle présumé de coordinateur des milices anti-balaka.

CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats
Les participants sont entrain de suivre dans la salle d’audience de Cour pénale spéciale la retransmission de l’audience de clôture dans l’affaire le Procureur contre Yekatom et Ngaïssona. CopyrightCNC

 

Au premier jour des plaidoiries finales, le bureau du Procureur a détaillé ses accusations. “Le procureur évoque des transferts d’argent et des achats d’armes sans présenter de bordereaux ou de numéros de série”, déplore Ngaïbona Sampson, secrétaire général du PCUD, le parti de Patrice Édouard Ngaïssona.

 

En près de trois ans d’audiences, l’accusation a fait défiler 75 témoins tandis que la défense en a présenté 19. Les représentants légaux des 1965 victimes participant à la procédure ont pour leur part cité trois témoins. “Nous attendons que la justice fasse son travail avec rigueur“, déclare Francine Evodinde Maté, coordinatrice des associations de victimes.

CPI : Plaidoiries finales dans le procès Ngaïssona-Yekatom après trois ans de débats
Un panneau vert et violet avec du texte blanc dessus Texte possible DÉCLARATIONS DE CLÔTURE. YEKATOM ET NGAISSONA. du 9 au 12 décembre 2024. Cour pénale internationale. Restez branchés. CopyrightCNC

 

Le calendrier judiciaire prévoit les interventions de l’accusation et des victimes lundi et mardi, suivies par les plaidoiries de la défense mercredi et jeudi. Une audience sur l’éventuelle peine est déjà programmée pour le 8 janvier 2025, sans préjuger de la culpabilité des accusés.

 

“Le verdict final devrait être rendu dans les dix mois suivant ces plaidoiries”, précise Won-Nzerinta Gama Uziel, chargé de communication du bureau pays de la CPI. Les trois juges de la Chambre de première instance entameront leurs délibérations à l’issue des débats.

 

Cette phase finale du procès intervient alors que la présentation des preuves s’est achevée fin août 2024 avec la déclaration non assermentée de Patrice-Édouard Ngaïssona. Les victimes devront cependant patienter plus longtemps pour d’éventuelles réparations, qui ne pourront être examinées qu’après une condamnation définitive.

 

Ce procès constitue une étape majeure dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine. Il s’inscrit dans une série de poursuites engagées par la CPI concernant les crimes commis dans ce pays, où les violences intercommunautaires ont fait des milliers de victimes depuis 2012.

 

Les observateurs soulignent néanmoins que d’autres responsables présumés des violences restent hors d’atteinte de la justice internationale, à l’image de Nourredine Adam, considéré par certains comme l’instigateur de la crise de 2013.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Sécurité nationale : quand un député offre trois motos à une armée abandonnée à Nola

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Sécurité nationale : quand un député offre trois motos à une armée abandonnée à Nola

 

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Le lieutenant de police Yaya

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Trois motos pour sécuriser une ville entière. Tel est le “cadeau” dérisoire offert aux forces de défense de Nola par un député local. Cette aumône masque mal l’abandon total des forces de sécurité par l’État centrafricain, qui continue de parler de “montée en puissance” alors que ses hommes manquent du strict minimum.

 

Un État démissionnaire qui se décharge sur les élus

 

L’attribution de trois motos aux unités de police, de gendarmerie et à la région militaire de Nola par le député Djeme Marien Dieudonné dévoile la faillite de l’État dans ses missions régaliennes. Alors que la sécurisation du territoire national devrait relever exclusivement des moyens publics, ce sont désormais les parlementaires qui doivent pallier les carences criantes de l’administration nationale.

 

À Nola, des forces de sécurité réduites à l’immobilité

 

La situation est catastrophique sur le terrain. Les forces censées assurer la protection des populations se retrouvent littéralement clouées sur place, incapables d’effectuer leurs missions les plus élémentaires faute des moyens roulants. Cette paralysie opérationnelle expose les habitants aux menaces qui pèsent sur la région, transformant les forces de l’ordre en spectateurs impuissants.

 

Le mythe de la “montée en puissance”

 

Les autorités ne cessent de vanter une prétendue modernisation des forces armées centrafricaines. Mais la réalité à Nola par exemple dément cruellement cette propagande : malgré la levée de l’embargo sur les armes, les unités déployées en province ne disposent même pas des équipements de base pour accomplir leur mission. Cette situation fait de notre armée la risée de la sous-région d’Afrique centrale.

 

Dans ce contexte, comment garantir la stabilité du pays quand les forces de sécurité en sont réduites à dépendre de dons sporadiques pour obtenir quelques motos ? Cette précarité chronique des moyens compromet sérieusement la capacité de l’État à assurer ses missions et laisse présager de sombres perspectives pour la sécurité des Centrafricains.

 

La remise en grande pompe de trois motos aux forces de sécurité de Nola montre sans doute l’ampleur du désastre. Pendant que les autorités s’évertuent à maintenir l’illusion d’une armée moderne et efficace, la réalité du terrain dévoile un appareil sécuritaire au bord de l’effondrement. Il est temps que cesse cette mascarade.

 

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La souveraineté bradée : Ces accords internationaux qui ont vendu la RCA

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La souveraineté bradée : Ces accords internationaux qui ont vendu la RCA

 

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La cérémonie de signature d’un nouvel accord minier avec la Russie à Moscou par le ministre de la défense, Claude Rameau Bireau, cédant pour 25 ans les sites miniers à la Russie.

 

tutelle…

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 C’est dans un bureau climatisé de Bangui qu’un ministre appose sa signature sur un énième accord international. Dans la pièce, personne ne lit vraiment le document. “De toute façon, nous n’avons pas le choix”, murmure-t-il. Cette scène, rapportée par Élie OUEIFIO dans son ouvrage “La RCA doit-elle toujours dépendre des autres ?” (août 2024), illustre la tragique légèreté avec laquelle la RCA brade sa souveraineté. Un pays qui signe sa propre mise sous tutelle, accord après accord, concession après concession.

 

Dans son enquête approfondie, Élie OUEIFIO expose les nombreuses failles du système actuel. Les accords de financement constituent le premier niveau de cette perte de souveraineté. “Nous signons des documents en anglais que personne n’a vraiment lus”, révèle un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Les implications de ces signatures précipitées n’apparaissent souvent que trop tard.

 

Le secteur minier représente un exemple frappant de cette situation. Les contrats actuels accordent des redevances comprises entre 1 et 2% quand d’autres pays africains obtiennent entre 15 et 20%. “Un gramme d’or extrait rapporte plus en taxes au Mali qu’un kilo en RCA”, souligne un expert minier interrogé par l’auteur.

 

Les accords militaires posent également question. L’installation de bases étrangères permanentes sur le territoire national s’accompagne d’immunités juridiques complètes pour les personnels déployés. Cette présence militaire aboutit souvent à un contrôle de fait des ressources stratégiques du pays.

 

Sur le plan économique, la situation n’est guère plus reluisante. Les privatisations imposées et l’ouverture non contrôlée des marchés ont créé une spirale d’endettement. Les institutions financières internationales exercent une tutelle de plus en plus étroite sur les politiques nationales.

 

Pour sortir de cette situation, OUEIFIO propose plusieurs pistes. Il préconise un audit complet des accords internationaux existants et leur renégociation quand cela s’avère nécessaire. Il recommande également le renforcement de l’expertise juridique nationale et une meilleure formation des négociateurs.

 

L’auteur plaide pour la création d’une commission nationale des accords et un contrôle parlementaire renforcé. Il insiste sur l’importance de la transparence dans les négociations internationales.

 

La solution passe aussi par une nouvelle approche diplomatique. OUEIFIO suggère de privilégier les alliances régionales et de construire des positions communes avec d’autres pays africains. “Un pays qui ne contrôle plus ses accords internationaux n’est plus un pays souverain, mais une colonie moderne”, conclut-il dans son ouvrage.

 

La sortie de cette dépendance nécessitera une volonté politique forte et une expertise nationale solide. Mais surtout, elle exigera une vision claire des intérêts du pays et une véritable mobilisation nationale. L’alternative est simple selon l’auteur : poursuivre dans la voie actuelle de la tutelle ou reprendre en main le destin national.

 

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Bangui croule sous la saleté : la honte d’une capitale de la poussière

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Bangui croule sous la saleté : la honte d’une capitale de la poussière

 

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Voilà comment rouler à Bangui dans la poussière pendant la saison sèche version décembre 2024Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Les Banguissois plongent depuis plusieurs années dans un enfer sanitaire du jamais vu dans leur histoire. Une montagne de déchets vole au-dessus des têtes, les routes se noient sous les eaux en saison pluvieuse, avant de disparaître sous des nuages de poussière dès que revient la saison sèche. Cette catastrophe quotidienne empoisonne la vie de plus d’un million d’habitants, abandonnés à leur sort par des autorités aux abonnés absents.

Bangui croule sous la saleté : la honte d'une capitale de la poussière
Les poubelles dans la capitale Bangui

 

Entre boue et poussière de Bangui, le calvaire sans fin

 

Le spectacle de Bangui donne la nausée. Les pluies transforment la ville en un immense marécage pestilentiel. Les caniveaux, gorgés d’ordures, recrachent leurs eaux nauséabondes dans les rues. Les quartiers se retrouvent coupés du monde, noyés sous des torrents de boue. Les moustiques pullulent, régalant dans ces marécages stagnants à ciel ouvert.

 

Puis vient la saison sèche, et avec elle un autre cauchemar. La poussière règne en maître absolue sur Bangui. Elle s’infiltre partout, dans les maisons, les poumons, les yeux. Les conducteurs roulent à l’aveugle dans ces nuages ocres, au risque permanent de l’accident. Les ordures, elles, restent. Mais désormais, elles voyagent dans les airs, portées par les vents, bombardant les passants de leurs projectiles infectés.

Bangui croule sous la saleté : la honte d'une capitale de la poussière
Inondation sur l’avenue des martyrs niveau marché Combattant, à 300 mètres de l’aéroport international de Bangui Mpoko. CopyrightCNC

 

Le mépris comme seule solution

 

Cette descente aux enfers témoigne du mépris total des autorités centrafricaines pour leur population. Les services municipaux ont disparu depuis belle lurette. Les camions poubelles ? Une légende urbaine que les plus jeunes n’ont jamais vue. Le ramassage des ordures ? Un concept abstrait pour les édiles locaux, trop occupés à leurs petites affaires.

 

Les quartiers populaires trinquent particulièrement. Leurs rues défoncées se transforment en pièges mortels dès la première pluie au début de la saison pluvieuse. Les caniveaux ? De simples fossés à ciel ouvert où stagne une soupe infecte. Le centre-ville n’échappe pas à ce chaos. Les artères principales, comme l’avenue Boganda, des martyrs et de l’indépendance par exemple, censées être la vitrine de la capitale, ressemblent à des décharges sauvages.

 

Une population prise en otage à Bangui

 

Les Banguissois paient au prix fort cette incurie. Les maladies frappent sans répit. Les enfants toussent, la gorge brûlée par la poussière. Les personnes âgées souffrent. Les hôpitaux débordent de cas de paludisme, de infections respiratoires, de maladies diarrhéiques.

 

L’économie centrafricaine agonise. Les commerçants voient leur marchandise souillée par les déchets volants. Les clients désertent les marchés transformés en dépotoirs. Les embouteillages, aggravés par les routes défoncées et la visibilité nulle, paralysent l’activité.

 

Cette tragédie environnementale raconte l’histoire d’une capitale abandonnée par ses dirigeants. Bangui étouffe sous ses propres déchets, se noie dans ses eaux usées, disparaît sous la poussière. Un désastre qui semble s’aggraver d’année en année, sans qu’aucun sursaut ne pointe à l’horizon.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bria : la cité des diamants est désormais entre richesses et turbulences

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Bria : la cité des diamants est désormais entre richesses et turbulences

 

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Bria, une ville noyée dans la boue : Les commerçants sur la rue principale résistent malgré les conditions précaires. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Située à 595 kilomètres au nord-est de Bangui, Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, incarne le paradoxe d’une ville aux ressources abondantes mais au développement contrarié. Cette ancienne perle du diamant centrafricain traverse une période de profondes mutations.

 

Les trois communes qui composent la préfecture  de la Haute-Kotto, Bria, Daba-Nydou et Daho-Mboutou – constituent un territoire stratégique entre le nord et l’est du pays. La ville, autrefois symbole de prospérité grâce à ses gisements diamantifères, voit aujourd’hui son économie traditionnelle bouleversée.

 

Le sous-sol de Bria regorge toujours de richesses, mais la population n’en tire plus les mêmes bénéfices qu’auparavant’, témoigne un ancien artisan minier qui requiert l’anonymat. L’exploitation artisanale, jadis source principale de revenus pour des milliers de familles, subit des restrictions fermes.

Les Mercenaires russes du groupe Wagner, présents depuis 2018 dans le pays, ont modifié la dynamique locale. ‘L’accès aux sites miniers traditionnels devient plus compliqué. Les mercenaires russes ont fermement interdit à tous les jeunes de faire ces activités minières. Mais les artisans, de leur côté,  doivent s’adapter ou abandonner leur activité’, explique un commerçant local. Cette présence militaire, si elle apporte une certaine stabilité de façade, transforme profondément le tissu économique de la Haute-Kotto.

Un ancien collecteur de diamants décrit la situation : ‘Avant, la ville vivait au rythme des découvertes. Chaque nouvelle pierre précieuse faisait circuler l’argent dans toute la communauté de Bria. Aujourd’hui, ce système traditionnel est perturbé par les russes du groupe Wagner.

Sur le plan administratif, Bria conserve ses structures étatiques. Un préfet y représente l’autorité de l’État, conformément à la loi sur les circonscriptions administratives. La ville abrite plusieurs services déconcentrés, dont une antenne stratégique du ministère des Mines.

La nouvelle Constitution de 2023 de Baba Kongoboro a modifié la gouvernance du secteur minier en supprimant le contrôle parlementaire sur les contrats. Cette évolution pousse les centrafricains à s’interroger sur la transparence de la gestion des ressources naturelles, dans une région où les enjeux économiques restent considérables.

Les infrastructures urbaines portent les stigmates de années d’instabilité. Routes, écoles et centres de santé nécessitent des rénovations urgentes. La population, majoritairement jeune, cherche de nouvelles opportunités. ‘Beaucoup de jeunes partent. Ils quittent la ville. Sans accès aux mines, ils ne voient plus d’avenir ici’, confie un enseignant local.

Le commerce, autrefois dynamisé par l’activité minière, se réinvente. Les petits commerçants diversifient leurs activités, tandis que certains quartiers développent de nouveaux marchés. La ville conserve son rôle de carrefour commercial régional, même si les échanges ont diminué.

La présence des forces de sécurité modifie également la vie nocturne. Les habitants évitent certains quartiers après le coucher du soleil. Des incidents sécuritaires sont parfois rapportés, bien que leur fréquence ait diminué.

L’histoire récente de Bria démontre les défis de la République centrafricaine. Cette ville, autrefois symbole de la richesse minière du pays, cherche à présent un nouvel équilibre entre sécurité et développement économique. Sa population s’adapte, entre résilience et nécessité de réinventer son modèle social et économique.

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Violences meurtrières à Mongoumba : Un pygmée Aka tué sous les coups

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Violences meurtrières à Mongoumba : Un pygmée Aka tué sous les coups

 

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des pygmées AKA incorporés dans l’armée nationale par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 Un crime odieux vient d’endeuiller la communauté Aka de Mongoumba. Michel Mopiko, membre de la communauté pygmée Aka  du village Ikoumba1, est décédé samedi matin des suites d’un passage à tabac brutal. Son bourreau, petit-fils d’une autorité locale, a fui vers les pays voisins, narguant les autorités locales impuissantes.

 

La mort d’un pygmée Aka  dans l’indifférence

 

C’était dans la nuit de vendredi. Michel Mopiko, pygmée Aka du village Ikoumba1, arrive à l’hôpital secondaire de Mongoumba vers 20 heures. Son corps porte les marques d’un tabassage cruel infligé par MAZOUT BOUROT, petit-fils du chef de groupe Zilongo. Les coups étaient si violents que la victime avait déjà perdu connaissance. Le lendemain matin, à 9h57, Michel Mopiko rend son dernier souffle.

 

Le règne de l’impunité

 

Cette mort sauvage n’étonne personne à Mongoumba. Les agressions contre les pygmée Aka  se répètent sans que leurs auteurs ne soient inquiétés. Les plaintes restent lettre morte. Les policiers et gendarmes tardent à réagir. Pendant ce temps, les agresseurs courent toujours. MAZOUT BOUROT a tranquillement franchi la frontière, certain de son impunité.

 

Une justice à deux leviers

 

Les pygmées Aka vivent dans la peur permanente. Considérés comme des citoyens de seconde zone, ils subissent violences et humiliations quotidiennes. Les autorités locales ferment les yeux. La justice reste sourde à leurs appels. Cette inaction des forces de l’ordre encourage les criminels.

 

Les pygmées Aka : une communauté torturée

 

L’histoire de Michel Mopiko rappelle celle de tant d’autres pygmée Aka , battus, exploités, tués dans l’indifférence générale. Leur statut d’autochtone ne leur garantit aucune protection. Au contraire, il semble justifier toutes les exactions à leur encontre. Les bourreaux savent qu’ils ne risquent rien.

 

Cette mort tragique exige une réponse forte des autorités. La coopération policière avec la RDC et le Congo-Brazzaville doit s’activer pour retrouver le meurtrier. Les forces de l’ordre doivent enfin protéger efficacement les pygmées. La justice doit frapper les coupables.

 

Car le message actuel est effrayant : en Centrafrique, on peut tuer un Aka et s’en tirer sans conséquence. Cette impunité doit cesser. La vie d’un pygmée vaut celle de n’importe quel autre citoyen. La mort de Michel Mopiko ne peut rester impunie.

 

Les autorités doivent agir maintenant. Retrouver et juger le meurtrier. Protéger les Aka. Punir les violences contre les autochtones. Sans quoi d’autres Michel Mopiko mourront sous les coups, dans l’indifférence générale. Le temps des belles paroles est révolu. Les actes doivent suivre.

 

Car derrière ce meurtre odieux se cache une réalité plus sombre encore : celle d’une société qui tolère le massacre de ses citoyens les plus vulnérables. Cette barbarie institutionnalisée ronge les fondements mêmes de notre République. Elle nourrit les haines, creuse les divisions, prépare d’autres drames.

 

La mort de Michel Mopiko nous oblige tous. Elle rappelle l’urgence de défendre les droits humains les plus élémentaires. Elle exige justice. Elle appelle un sursaut moral et politique. Pour que plus jamais un Aka ne meure sous les coups dans l’indifférence générale.

 

Corbeaunews Centrafrique

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