Violents affrontements à Ngaoukala, les mercenaires Wagner tentent une revanche après leur défaite
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Les Mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par plusieurs centaines des éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), ont lancé une offensive à Ngaoukala, à 20 kilomètres de la ville de Man dans la préfecture de Lim-Pendé. Cette attaque intervient deux semaines après leur défaite humiliante dans cette même zone.
Affrontements à Ngaoukala , de combats d’une rare intensité
Des échanges de tirs nourris résonnent actuellement dans les montagnes de Ngaoukala, où les forces rebelles de 3R, membre de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), opposent une forte résistance aux assaillants. Les tentatives des mercenaires Wagner d’atteindre les positions rebelles en hauteur se sont soldées par des nouveaux échecs, les contraignant à battre en retraite, ,ettant fin à ce violent affrontements à Ngaoukala.
« Les détonations d’armes de cet affrontements à Ngaoukala créent une véritable psychose dans la ville de Man et les villages environnants. Sans la présence rassurante des FACA autour de la montagne, la population aurait déjà fui massivement », témoigne un habitant de Man sous couvert d’anonymat.

Une revanche après une défaite cuisante
Cet affrontements à Ngaoukala semble motivée par la volonté de Wagner d’effacer l’humiliation de leur dernière défaite. Lors de leur fuite précipitée il y a deux semaines, les mercenaires avaient abandonné un important arsenal militaire, notamment des drones et des munitions de fabrication chinoise.
« Dans leur fuite désordonnée, les Wagner ont dû abandonner leurs équipements lourds, notamment les drones, pour pouvoir s’échapper plus rapidement. Leur peur était tellement visible qu’ils ont préféré sauver leur vie plutôt que leur matériel », raconte une source militaire locale présente lors de cet affrontements à Ngaoukala.
Un déploiement aérien massif
Les forces aériennes sont massivement mobilisées dans cet affrontements à Ngaoukala, avec deux hélicoptères survolant continuellement la zone des combats. Cette démonstration de force témoigne de la détermination des mercenaires Wagner à reprendre le contrôle de ce territoire stratégique.
Les affrontements se poursuivent alors que la population civile retient son souffle, craignant une nouvelle escalade de violence dans la région.
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Cliquez sur ce lien pour vous Abonnez à la chaine WhatsApp de Corbeau News Centrafrique
Invitation à suivre la chaine du CNC
Cliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :
Rappelons que dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Et c’est réservé uniquement aux articles du CNC.




![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)