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Zémio : la population exige l’arrestation et la mise en examen des soldats auteurs d’incendies, d’arrestations arbitraires, de racket et d’assassinats

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Zémio : la population exige l’arrestation et la mise en examen des soldats auteurs d’incendies, d’arrestations arbitraires, de racket et d’assassinats

 

Zémio : la population exige l’arrestation et la mise en examen des soldats auteurs d’incendies, d’arrestations arbitraires, de racket et d’assassinats
Village Koumboli, situé à 3km de Zemio, après son incendie par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyé par les soldats FACA en juin 2025

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La coupe est pleine à Zémio. Pendant des mois, la population a enduré l’enfer sous la botte de soldats des Forces Armées Centrafricaines qui ont transformé la ville et les villages environnants en terrain de chasse.

 

 

Incendies de maisons. Arrestations. Racket. Vols. Assassinats. La liste des exactions est longue, insupportable, révoltante. Et ce mercredi 19 octobre 2025, alors que 19 de ces soldats viennent de fuir vers Bangui, la population de Zémio lance un cri de détresse et de colère : elle exige leur arrestation immédiate dès leur arrivée dans la capitale et leur mise en examen pour tous les crimes qu’ils ont commis. Parmi ces déserteurs figure le commandant Makasi et ses éléments, ceux-là mêmes qui ont incendié les villages de Koumboli, Kamanda et Kitessa en juin dernier. Mais l’incendie n’est que la partie visible de l’iceberg. Derrière ces flammes qui ont détruit des maisons, il y a des mois de terreur, de brutalité, de crimes impunis. Des civils arrêtés sans raison et jetés en prison. Des commerçants rackettés à chaque coin de rue. Des familles dépouillées de leurs biens. Et même des morts. Des gens assassinés par ceux qui étaient censés les protéger. Voilà ce que la population de Zémio a subi. Et voilà pourquoi elle refuse que ces criminels en uniforme s’échappent une fois de plus sans être jugés.

 

Le mercredi 19 octobre dans la matinée, lors de la relève des policiers et gendarmes, 19 soldats des FACA ont profité du moment de confusion pour déserter. Ils ont abandonné leur poste sans autorisation et ont embarqué dans un vol commercial de la compagnie VIA AIR pour Bangui. Ce n’est pas la première fois que des soldats désertent à Zémio. En mai déjà, plusieurs militaires avaient quitté leurs postes de la même manière. La désertion est devenue presque une routine. Mais cette fois-ci, la population refuse de laisser passer. Parce que ces 19 soldats ne sont pas de simples déserteurs. Ce sont des criminels.

 

Pendant des mois, ces hommes en uniforme ont semé la terreur. En juin dernier, ils ont incendié des dizaines de maisons dans les villages de Koumboli, Kamanda et Kitessa. Des familles entières se sont retrouvées sans toit, sans abri, à la merci des intempéries. Mais l’incendie n’était que le début. Parce qu’avant et après ces flammes, il y a eu bien pire.

 

Les arrestations arbitraires sont devenues quotidiennes. Ces soldats arrêtaient n’importe qui, n’importe quand, pour n’importe quelle raison. Parfois pour aucune raison du tout. Un regard qui ne leur plaisait pas. Un mot mal interprété. Un refus de payer. Et hop, on t’embarque. On te jette en prison. Sans mandat. Sans procédure. Sans avocat. Et là, il faut payer pour sortir. Il faut supplier. Il faut négocier avec des criminels qui portent l’uniforme de la République.

 

Le racket était devenu un reflexe. À chaque barrière, à chaque coin de rue, il fallait payer. Les transporteurs payaient pour circuler. Les simples citoyens payaient pour passer, par exemple entre la RDC et la RCA, pourtant ce sont des centrafricains qui reviennent chez eux. Ceux qui refusaient se faisaient arrêter. Ou tabasser. Ou pire. L’économie locale s’est effondrée sous la pression de ce racket permanent. Les gens n’osaient plus travailler. Les marchés se vidaient. La vie devenait impossible.

 

Les vols étaient quotidiens. Ces soldats entraient dans les maisons, prenaient ce qu’ils voulaient. Nourriture, argent, téléphones, motos. Tout y passait. Si quelqu’un protestait, il se faisait frapper. Ou arrêter. Ou pire. Les familles vivaient dans la peur permanente. Elles ne savaient jamais quand ces hommes armés allaient débarquer pour tout prendre.

 

Et puis il y a eu les assassinats. Oui, des morts. Des gens tués par ces soldats. Des civils innocents dont la seule faute était d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Ou d’avoir osé résister. Ou d’avoir refusé de payer. Les familles pleurent encore leurs morts. Mais personne n’a jamais été inquiété. Personne n’a jamais été jugé. Les tueurs continuaient à patrouiller tranquillement dans les rues de Zémio, en uniforme, armés, payés par l’État.

 

La population a signalé ces crimes aux autorités locales. Elle a alerté les responsables militaires. Elle a demandé que justice soit faite. Mais rien ne s’est passé. Les autorités locales n’ont rien fait. L’État-major des FACA n’a pas réagi. Le ministère de la Défense n’a pas enquêté. Et ces soldats criminels sont restés tranquillement à leur poste. Pendant des mois. Terrorisant la population. Commettant crime après crime. En toute impunité.

 

Aujourd’hui, 19 de ces soldats viennent de fuir vers Bangui. Parmi eux, le commandant Makasi et ses éléments. Ils ont compris qu’avec la relève, ils risquaient enfin d’être jugés. Alors ils ont choisi la désertion. La fuite. Ils ont embarqué dans un avion commercial. Et ils emmènent même un détenu avec eux, un homme qu’ils avaient arrêté arbitrairement à Zémio et qu’ils kidnappent maintenant vers Bangui.

 

La population de Zémio refuse que ces criminels s’échappent une fois de plus. Elle lance une alerte urgente au gouvernement centrafricain, à l’État-major des FACA, au ministère de la Défense nationale, à l’opinion publique nationale et internationale. Elle exige que ces 19 soldats soient arrêtés dès leur descente d’avion à Bangui. Elle exige qu’ils soient mis aux arrêts. Elle exige qu’une enquête soit ouverte sur tous les crimes qu’ils ont commis à Zémio : les incendies de maisons, les arrestations arbitraires, le racket systématique, les vols, les assassinats.

 

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Mauritanie : plus de 1000 réfugiés expulsés vers le Mali et le Sénégal, dont 7 Centrafricains.  Le HCR reste muet face aux violations

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Mauritanie : plus de 1000 réfugiés expulsés vers le Mali et le Sénégal, dont 7 Centrafricains.  Le HCR reste muet face aux violations

 

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Les réfugiés maliens, sénégalais, centrafricain, togolais, béninois, refoulés de la Mauritanie

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La situation des réfugiés et des demandeurs d’asile se dégrade dangereusement en Mauritanie. Les réfugiés urbains centrafricains résidant à Nouakchott sont particulièrement visés. Abandonnés par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), ils sont maintenant traqués, arrêtés et expulsés par la police mauritanienne vers les frontières du Mali et du Sénégal.

 

 

Selon des informations de notre correspondant depuis Nouakchott, plus de 1000 réfugiés ont déjà été refoulés aux frontières. Parmi eux, au moins 7 réfugiés centrafricains. Ces personnes possédaient pourtant des cartes de réfugiés délivrées par le HCR. Mais à la frontière, la police mauritanienne leur a retiré leurs cartes et les a abandonnés sans aucun document.

 

Ces réfugiés centrafricains se retrouvent maintenant au Mali ou au Sénégal sans papiers, sans statut, sans protection. Ils ne peuvent ni retourner en Mauritanie où ils résidaient, ni rentrer en Centrafrique où leur vie est en danger, ni rester légalement dans les pays où ils ont été déposés.

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Les refugiés refoulés de la Mauritanie à la frontière du Mali et du Sénégal

 

Rappelons que la Mauritanie a adopté un décret sous la pression de l’Union européenne pour lutter contre la migration clandestine. L’Union européenne paie les pays d’Afrique de l’Ouest pour qu’ils empêchent les migrants de traverser vers l’Europe. La Mauritanie, comme d’autres pays de la région, reçoit de l’argent européen pour arrêter et expulser les migrants.

 

Mais ce que fait la Mauritanie dépasse largement la lutte contre la migration clandestine. Le pays expulse maintenant des réfugiés reconnus par le HCR. Des personnes qui ont fui la guerre et les persécutions. Des personnes qui ont un statut légal de réfugié. Des personnes qui sont protégées par le droit international.

 

La Convention de Genève de 1951 sur les réfugiés interdit formellement le refoulement. Un État ne peut pas expulser un réfugié vers un pays où sa vie ou sa liberté seraient menacées. La Mauritanie a signé cette convention. Elle est censée la respecter.

 

Mais visiblement, la Mauritanie viole ouvertement le droit international. Elle arrête des réfugiés reconnus par le HCR. Elle leur retire leurs cartes de protection. Et elle les abandonne aux frontières sans aucun document.

 

Ce qui est encore plus choquant, c’est le silence du HCR. Cette institution des Nations Unies est censée protéger les réfugiés. C’est sa mission principale. Le HCR est présent en Mauritanie. Il a un bureau à Nouakchott. Il délivre des cartes de réfugiés aux personnes qui en ont besoin.

 

Mais quand ces mêmes réfugiés sont arrêtés, maltraités et expulsés par les autorités mauritaniennes, le HCR ne dit rien. Il ne proteste pas. Il ne dénonce pas ces violations du droit international. Il reste muet.

 

Comment le HCR peut-il accepter que des réfugiés qu’il a lui-même enregistrés et protégés soient expulsés de cette manière ? Comment peut-il laisser la police mauritanienne retirer les cartes de protection qu’il a délivrées ? Comment peut-il abandonner ces réfugiés sans réagir ?

 

Les réfugiés centrafricains à Nouakchott vivent dans la peur permanente. Ils ont fui la violence en Centrafrique. Ils ont fui les massacres, les pillages, l’insécurité. Ils pensaient trouver la sécurité en Mauritanie. Ils ont fait les démarches pour être reconnus comme réfugiés. Ils ont obtenu leurs cartes du HCR.

 

Mais maintenant, ils sont traqués par la police mauritanienne. Ils ne peuvent plus sortir de chez eux sans risquer d’être arrêtés. Ils ne peuvent plus chercher du travail. Ils vivent cachés, dans la peur constante d’être arrêtés et expulsés.

 

Beaucoup ont déjà été expulsés. Plus de 1000 personnes selon les informations recueillies. Certains ont été déposés à la frontière malienne, dans un pays qui traverse lui-même une grave crise sécuritaire. D’autres ont été déposés à la frontière sénégalaise, sans papiers, sans argent, sans aucun moyen de subsistance.

 

L’Union européenne porte une lourde responsabilité dans cette situation. C’est elle qui pousse les pays africains à durcir leurs politiques migratoires. C’est elle qui paie ces pays pour qu’ils arrêtent et expulsent les migrants. C’est elle qui ferme les yeux sur les violations des droits humains commises au nom de la lutte contre la migration.

 

L’Europe veut empêcher les Africains d’arriver sur son territoire. Alors elle externalise le contrôle de ses frontières. Elle paie des pays comme la Mauritanie pour faire le sale boulot à sa place. Et elle ne se préoccupe pas de savoir ce qui arrive aux réfugiés et aux migrants arrêtés par ces pays.

 

Mais la Mauritanie ne peut pas justifier ses violations du droit international par la pression européenne. Un État souverain est responsable de ses actes. La Mauritanie a signé la Convention de Genève. Elle doit la respecter. Elle ne peut pas expulser des réfugiés reconnus par le HCR, quelle que soit la pression extérieure.

 

Le HCR doit sortir de son silence. L’institution doit publiquement dénoncer ces expulsions. Elle doit exiger que les autorités mauritaniennes respectent le droit international. Elle doit demander que les réfugiés expulsés soient rapatriés en Mauritanie et que leur statut de réfugié soit respecté.

 

Les organisations de défense des droits humains doivent également intervenir. Amnesty International, Human Rights Watch, et toutes les organisations qui défendent les droits des réfugiés doivent documenter ces violations et faire pression sur la Mauritanie pour qu’elle arrête ces expulsions.

 

Les États membres des Nations Unies doivent rappeler à la Mauritanie ses obligations internationales. Un État ne peut pas signer des conventions internationales et ensuite les violer impunément.

 

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Santé mentale en RCA : comment lutter contre la dépression quand Wagner terrorise la population et plante des mines ?

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Santé mentale en RCA : comment lutter contre la dépression quand Wagner terrorise la population et plante des mines ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Dans-la-prison-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Santé mentale en RCA : comment lutter contre la dépression quand Wagner terrorise la population et plante des mines ?
Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mois d’octobre est désormais consacré à la santé mentale en République centrafricaine. À l’occasion de la Journée mondiale du 10 octobre, des actions de sensibilisation et de suivi psychologique sont organisées à Bangui. Au sein de la Cour pénale spéciale (CPS), la psychologue clinicienne Flora Samba décrit un travail quotidien au cœur de la souffrance humaine.

 

 

Pour Mme Samba, la santé mentale n’est pas une option, mais un droit essentiel. « Sans santé mentale, il n’y a pas de santé », explique-t-elle. Être en équilibre psychologique, émotionnel et cognitif permet à chacun de faire face aux défis de la vie. Dans un pays marqué par des années de conflit, cette stabilité est souvent compromise.

 

Depuis la création de la CPS, de nombreuses victimes présentent des troubles de stress post-traumatique liés aux violences subies durant la crise. « Si une personne traumatisée n’est pas prise en charge dans le premier mois, les symptômes s’installent durablement », précise la psychologue.

 

À ces troubles s’ajoutent des cas de dépression, d’anxiété, de psychose et des maladies mentales aggravées par la détention ou l’isolement. Certaines victimes déjà fragiles avant la crise ont vu leur état empirer après avoir subi de nouveaux traumatismes physiques ou sexuels.

 

Seule psychologue en poste à la CPS, Flora Samba reçoit quotidiennement des victimes et des témoins. Elle procède à des entretiens, évalue l’état psychologique et oriente les cas graves vers des structures adaptées.

 

Les consultations durent en moyenne une heure, parfois plus selon la gravité du traumatisme. Pour les personnes peu à l’aise avec la parole, elle recourt à d’autres méthodes : dessins, activités ludiques ou symboliques permettant d’exprimer la douleur autrement.

 

Elle souligne le manque de moyens humains : « Une seule personne pour des milliers de victimes, c’est difficile. Il faut renforcer les équipes avec plus d’agents psychosociaux ». Malgré cela, chaque personne capable d’être suivie reçoit un accompagnement, mais la question du suivi à long terme reste un défi majeur.

 

Le travail de la psychologue ne se limite pas aux victimes. Certains détenus, auteurs de crimes graves, bénéficient également d’un accompagnement psychologique.

 

« Les bourreaux, comme les victimes, restent des êtres humains. Certains ont commis des actes atroces sans mesurer leur gravité. D’autres vivent dans le déni, sans remords », confie Mme Samba.

 

Lorsqu’un détenu exprime des regrets sincères, elle parle de progrès. Mais pour les cas de psychopathie ou d’agressions sexuelles répétées, le suivi peut durer des années et nécessite une injonction thérapeutique avant toute libération pour éviter la récidive.

 

Flora Samba plaide pour la présence de psychologues dans toutes les juridictions du pays. « Chaque tribunal devrait disposer d’un expert capable d’accompagner les victimes, les témoins et même les accusés », insiste-t-elle.

 

Elle appelle aussi à la formation de nouveaux spécialistes, notamment en psychologie criminologique, un domaine encore rare en Centrafrique. Les psychologues ont eux-mêmes besoin de superviseurs pour décompresser et faire face à la charge émotionnelle de leur travail.

 

Malgré le manque de moyens, Flora Samba poursuit sa mission avec détermination. Elle sensibilise aussi les magistrats et le personnel de la Cour à l’importance de la santé mentale. Des séances d’écoute et de partage sont organisées pour prévenir le stress professionnel.

 

« Le personnel de la CPS est souvent confronté à des récits de violence extrême. Il faut leur donner des outils psychologiques pour tenir », souligne-t-elle.

Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique
Pour illustration, les Mercenaires russes à Alindao. Photo CNC

 

Mais quelle santé mentale quand Wagner terrorise la population ?

 

Tout ce travail de la psychologue Flora Samba est louable. Mais parlons franchement. Comment peut-on parler de santé mentale en Centrafrique quand d’un côté on organise des journées de sensibilisation contre la dépression et de l’autre côté, les mercenaires russes de Wagner terrorisent la population et créent des problèmes psychologiques massifs ?

 

Les mercenaires arrivent quelque part et tirent des armes de manière intensive. Ils plantent des mines terrestres qui tuent des civils. Ils égorgent des gens et publient les photos sur Internet pour traumatiser les autres. Ils coupent les réseaux téléphoniques pendant trois semaines. Ils arrêtent des gens au hasard. Ils violent des femmes. Ils massacrent des villages entiers.

 

Comment voulez-vous que la population garde sa santé mentale dans ces conditions ? Comment voulez-vous que les gens ne soient pas déprimés, anxieux, traumatisés quand ils vivent dans la peur permanente d’être tués par Wagner ?

 

Une psychologue seule à la CPS qui reçoit quelques dizaines de victimes par semaine, c’est bien. Mais pendant ce temps, Wagner crée des milliers de nouveaux traumatisés chaque jour.

 

C’est quelle contradiction ? On dit qu’on lutte pour la santé mentale, mais on laisse Wagner terroriser la population. On dit qu’on veut aider les victimes de traumatismes, mais on invite des mercenaires qui créent de nouveaux traumatismes.

 

Si le gouvernement centrafricain voulait vraiment protéger la santé mentale de sa population, il commencerait par chasser Wagner. Il commencerait par arrêter les violences. Il commencerait par créer les conditions de sécurité et de paix qui permettent aux gens de vivre normalement.

 

Mais non. Le régime Touadéra organise des journées de sensibilisation sur la santé mentale pendant que ses mercenaires russes détruisent la santé mentale de milliers de Centrafricains.

 

Si on est vraiment incapable de protéger la population contre Wagner, alors franchement, il n’y a rien à faire. Organiser des journées de sensibilisation sur la santé mentale dans ces conditions, c’est du pur cynisme.

 

Par Alain Nzilo

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Listes électorales : l’ex-détenu Balalou s’enlise dans le mensonge et l’improvisation

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Listes électorales : l’ex-détenu Balalou s’enlise dans le mensonge et l’improvisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interpellé sur les retards dans l’affichage des listes électorales définitives, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a livré une réponse confuse et pathétique. Au lieu d’assumer une violation claire du Code électoral, il a tenté de se défausser en évoquant un affichage « en ligne » qu’il dit avoir consulté lui-même, tout en admettant que l’affichage physique n’a peut-être pas eu lieu.

 

 

Cette contradiction suffit à démontrer le désordre et l’amateurisme du processus. L’article 19 du Code électoral est clair : les listes doivent être affichées publiquement. Les citoyens, souvent sans internet et sans moyens numériques, n’ont pas à se contenter d’un site web inaccessible à la majorité. L’obligation légale est l’affichage papier. Or, ce retard est une violation de la loi.

 

Balalou, incapable de donner une réponse précise, s’est réfugié derrière une promesse grotesque : « je vais prendre l’attache avec l’ANE, je reviendrai la semaine prochaine pour vous rassasier ». Comment un porte-parole du gouvernement peut-il avouer en direct qu’il ne sait rien et qu’il faudra attendre encore, alors que les délais sont déjà dépassés ? Cette improvisation permanente confirme l’incapacité du régime à organiser des Élections transparentes.

 

Dans un exercice de diversion, Balalou s’est « réjoui » que le BRDC s’intéresse au processus électoral, comme si la contestation politique était un simple jeu. Au lieu de répondre sur le fond – le non-respect de la loi – il a lancé un appel maladroit à la participation, transformant un manquement grave en prétexte pour moraliser l’opposition.

 

Le problème est simple : à trois mois des Élections, le gouvernement n’est pas capable de respecter les délais légaux pour un acte aussi fondamental que l’affichage des listes. Si les listes ne sont pas visibles partout dans le pays, comment garantir la transparence du scrutin ? Comment les électeurs peuvent-ils vérifier leur inscription ?

 

La vérité, c’est que Balalou joue un rôle d’écran de fumée. Ses réponses confuses masquent une réalité : l’ANE et le gouvernement manipulent le calendrier électoral et piétinent les règles. Derrière chaque promesse vague se cache une stratégie claire : retarder, brouiller, et préparer une parodie électorale.

 

En répétant que « les listes existent sur le site », Balalou oublie que la Centrafrique n’est pas un pays virtuel. Les électeurs attendent un affichage réel, pas des mots creux. À force de justifier l’injustifiable, l’ex-détenu Balalou illustre la faillite totale d’un régime qui confond communication et gouvernance, et qui prépare les conditions d’un scrutin contesté dès le premier jour.

 

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Centrafrique : après 10 ans au pouvoir, Touadéra et son équipe continuent d’apprendre à gouverner. Nous sommes dans quel pays mon Dieu ?

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Centrafrique : après 10 ans au pouvoir, Touadéra et son équipe continuent d’apprendre à gouverner. Nous sommes dans quel pays mon Dieu ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere-408×450.jpg” alt=”Centrafrique : après 10 ans au pouvoir, Touadéra et son équipe continuent d’apprendre à gouverner. Nous sommes dans quel pays mon Dieu ?” width=”408″ height=”450″ />
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Une décennie au sommet de l’État centrafricain n’aura pas suffi à Faustin-Archange Touadéra et son équipe gouvernementale pour apprendre leur métier. Le décret n°25.321 du 22 août 2025 le prouve une fois de plus : après dix années d’exercice présidentiel, ce gouvernement navigue encore à vue comme des débutants qui découvrent l’administration.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis son accession au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra dirige la République Centrafricaine avec la maladresse d’un novice. Cette inexpérience, qui aurait dû s’estomper avec le temps, s’est au contraire installée comme un mode de gouvernance permanent. Dix années plus tard, cette impression d’amateurisme persiste, transformant chaque décision gouvernementale en exercice de découverte des réalités administratives.

 

L’Autorité Nationale des Élections, sous ce mandat, représente le parfait exemple de cette gouvernance d’apprentis. Conçue pour moderniser le processus électoral, cette institution accumule les dysfonctionnements avec une régularité déconcertante. Incapable d’établir des listes électorales dans les délais légaux, l’ANE fonctionne comme un service dirigé par des stagiaires qui découvrent leurs attributions au fur et à mesure. Cette situation montre une caractéristique du système Touadéra : l’absence totale de maîtrise des processus administratifs de base.

 

Après dix ans au pouvoir, ce gouvernement continue de traiter chaque échéance comme une première expérience, reproduisant les erreurs qu’un exécutif expérimenté aurait depuis longtemps corrigées. Le plus impressionnant dans cette décennie Touadéra réside dans l’absence totale d’évolution. Les mêmes erreurs se répètent avec une constance déconcertante, comme si l’expérience accumulée ne servait à rien. Chaque nouvelle crise administrative est gérée avec la même improvisation que la première.

 

L’ANE, après plusieurs années d’existence, continue de fonctionner avec les tâtonnements d’un service nouvellement créé. Ses responsables semblent découvrir leurs missions à chaque échéance, reproduisant invariablement les mêmes dysfonctionnements sans jamais tirer les leçons du passé. Cette incapacité à progresser transforme l’administration centrafricaine en terrain d’entraînement permanent pour des dirigeants qui n’arrivent jamais à maîtriser leur métier.

 

Cette mentalité d’apprentissage perpétuel se traduit concrètement par une méthode de gouvernance particulière. La méthode Touadéra consiste à adapter constamment les règles aux échecs de son administration. Plutôt que de corriger les dysfonctionnements, ce gouvernement d’éternels apprentis préfère modifier les lois pour légaliser son incompétence. Depuis 2016, le Code Electoral centrafricain ressemble à un puzzle en perpétuelle reconstruction.

 

Chaque nouvelle échéance montre de nouvelles défaillances administratives, aussitôt suivies de modifications législatives censées les corriger. Cette approche transforme la législation électorale en laboratoire d’expérimentation pour des dirigeants qui découvrent les enjeux au fil du temps. Le projet de dérogation actuellement soumis à l’Assemblée s’inscrit parfaitement dans cette logique d’apprentissage permanent : face à l’incapacité de l’ANE à respecter ses obligations légales, le gouvernement choisit de changer la loi plutôt que d’exiger des résultats de ses institutions.

 

Cette décennie a également démontré une autre constante troublante dans la gestion Touadéra. L’improvisation s’est progressivement érigée en principe de gouvernance, créant un climat d’imprévisibilité permanent. L’incapacité du gouvernement Touadéra à anticiper les conséquences de ses décisions frappe par sa persistance. Chaque mesure est prise sans analyse préalable de sa faisabilité, créant un cycle infernal de corrections et de dérogations.

 

Le projet sur la déclaration obligatoire des décès périnataux le montre parfaitement. Dans un pays où 90% de la population vit en zones rurales sans accès aux structures sanitaires, imposer une déclaration hospitalière obligatoire révèle une méconnaissance totale des réalités centrafricaines. Après dix ans au pouvoir, Touadéra et son équipe continuent de gouverner comme s’ils découvraient leur pays, proposant des mesures inapplicables avec l’enthousiasme naïf de novices en politique publique.

 

Au-delà de ces dysfonctionnements ponctuels, c’est l’ensemble de l’équipe gouvernementale qui fonctionne selon cette logique d’apprentissage permanent. L’équipe gouvernementale de Touadéra fonctionne comme un groupe de stagiaires en formation continue. Chaque membre du gouvernement semble découvrir quotidiennement les enjeux de son secteur, multipliant les décisions contradictoires et les revirements de dernière minute.

 

Cette approche d’apprentissage permanent explique l’absence totale de cohérence dans l’action gouvernementale. Sans maîtrise des mécanismes administratifs, sans compréhension des enjeux sectoriels, ce cabinet fonctionne en mode réactif permanent, gérant les crises au coup par coup sans jamais développer de vision d’ensemble. Les ministres changent régulièrement, mais les méthodes demeurent identiques : improvisation, tâtonnement, correction permanente des erreurs précédentes.

 

Cette rotation perpétuelle empêche toute capitalisation de l’expérience et maintient l’administration dans un état d’apprentissage permanent. Une caractéristique révélatrice de cette mentalité de stagiaires mérite d’être soulignée : l’incapacité à prendre des décisions fermes. Tout peut être modifié, dérogé, adapté selon les circonstances. Cette flexibilité permanente révèle en réalité l’absence de convictions fermes sur les orientations à donner au pays.

 

Le recours systématique aux dérogations et modifications révèle un gouvernement qui n’ose jamais assumer pleinement ses choix. Comme des étudiants peu sûrs de leurs réponses, Touadéra et son équipe préfèrent garder toutes les options ouvertes plutôt que de s’engager sur une ligne claire.

 

Ces dysfonctionnements au sommet de l’État ne restent pas sans conséquences sur l’ensemble de l’appareil administratif. Cette gouvernance d’apprentis permanents déstabilise profondément l’administration centrafricaine. Les fonctionnaires, face à des directives changeantes et des objectifs flous, perdent progressivement leurs repères professionnels.

 

L’Autorité Nationale des Elections cristallise tous les dysfonctionnements de cette approche. Créée sans vision claire de ses missions, dotée de moyens inadéquats, dirigée par des responsables en apprentissage permanent, cette institution reproduit fidèlement les méthodes de ses créateurs : improvisation, retard chronique, incapacité à respecter les calendriers. Les agents de l’ANE, comme l’ensemble de la fonction publique centrafricaine, évoluent dans un environnement d’incertitude permanent où les règles changent constamment selon les besoins du moment.

 

Cette instabilité a naturellement des répercussions sur le moral des agents publics. Cette gestion d’amateurs a des conséquences dramatiques sur le moral des agents publics. Comment maintenir sa motivation professionnelle quand les directives changent constamment, quand les objectifs sont flous, quand les moyens ne correspondent jamais aux ambitions affichées ? Dix ans de cette gouvernance ont transformé l’administration centrafricaine en une structure apathique, incapable d’initiative, dépendante des improvisations gouvernementales.

 

Cette situation arrange paradoxalement un pouvoir qui préfère des institutions faibles, incapables de le contraindre ou de le contredire. L’impact de cette gouvernance d’apprentis dépasse largement le cadre administratif pour affecter l’ensemble du développement national. Cette gouvernance d’éternels apprentis maintient la République Centrafricaine dans un état de développement suspendu.

 

Impossible d’avancer quand les dirigeants passent leur temps à apprendre leur métier plutôt qu’à l’exercer efficacement. Chaque secteur accumule les projets de réforme inachevés, les chantiers abandonnés, les initiatives mort-nées. Cette instabilité programmatique décourage les investisseurs, désoriente les partenaires internationaux et maintient le pays dans un état de transition permanente. L’absence de cap clair, conséquence directe de cette mentalité d’apprentis, prive la République Centrafricaine de toute dynamique de développement cohérente.

 

Parallèlement à cette stagnation économique, la confiance des citoyens dans les institutions s’érode progressivement. Cette incompétence chronique érode progressivement la confiance des citoyens dans les institutions républicaines. Comment croire en un système dirigé par des responsables qui donnent constamment l’impression de découvrir leur métier ?

 

Le plus grave réside dans l’accoutumance progressive à cette médiocrité. Dix ans de gouvernance d’amateurs risquent de normaliser l’incompétence comme standard acceptable de gestion publique, hypothéquant durablement l’avenir démocratique du pays. Face à ce constat, une question légitime se pose naturellement. La question légitime que se posent les Centrafricains après cette décennie : quand Touadéra et son équipe finiront-ils leur apprentissage du pouvoir ? Quand passeront-ils du stade de la découverte à celui de la maîtrise ?

 

Les signaux actuels ne sont guère encourageants. Le décret n°25.321 révèle les mêmes méthodes, les mêmes tâtonnements, la même impression de dirigeants découvrant leurs responsabilités au fur et à mesure. Dix ans au pouvoir créent l’illusion de l’expérience sans en apporter la substance. Touadéra et son équipe cumulent les années de mandat sans jamais acquérir la maîtrise attendue de leurs fonctions. Cette situation inédite transforme la présidence centrafricaine en stage permanent non validé.

 

Le décret n°25.321 du 22 août 2025 symbolise parfaitement cette réalité déconcertante : après dix années au sommet de l’État, Faustin-Archange Touadéra et son équipe gouvernent encore comme des stagiaires en formation. Cette situation, unique dans l’histoire politique centrafricaine, prive le pays d’une gouvernance efficace au moment où il en aurait le plus besoin. Entre tâtonnements permanents, bricolages institutionnels et apprentissage sans fin, cette décennie restera comme celle d’une formation présidentielle jamais achevée.

 

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Elie Oueifio : De l’éducation ancestrale à la modernité pour forger une nouvelle génération centrafricaine

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Elie Oueifio : De l’éducation ancestrale à la modernité pour forger une nouvelle génération centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/eleves-dans-la-salle-de-classe-ecole-de-belou-dans-la-commune-de-mbata.jpg” data-wpel-link=”internal”>Elie Oueifio : De l'éducation ancestrale à la modernité pour forger une nouvelle génération centrafricaine
Les élèves de la classe de CM2 entrain de faire cours de français dans l’arrondissement de Belou dans la commune de Mbata. Photo aCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Elie Oueifio veut réconcilier traditions éducatives et modernité pour préparer une jeunesse centrafricaine capable d’autonomie.

 

 

Dans son ouvrage Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises publié en juillet 2025, Elie Oueifio développe une vision éducative pour la République centrafricaine. Coordonnateur du CEJACC, instituteur de formation, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre et ancien ambassadeur, il fait de l’éducation le pilier de la reconstruction nationale.

 

Sa proposition s’appuie sur l’alliance entre sagesse ancestrale et outils contemporains. L’auteur rappelle comment l’éducation traditionnelle façonnait des citoyens intègres grâce à des valeurs comme le travail et le respect mutuel. Il cite le proverbe biblique « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre » pour expliquer comment cette pédagogie a permis à la RCA, entre 1966 et 1974, de connaître une période de prospérité qui lui valait le surnom de « Suisse africaine ».

 

Cette éducation d’autrefois cultivait un patriotisme authentique qui distinguait clairement l’intérêt général des ambitions personnelles. Oueifio regrette la disparition progressive de ces valeurs, remplacées par une mentalité d’assistanat qui paralyse l’initiative individuelle.

 

L’auteur critique notamment la distribution des produits du Programme alimentaire mondial (PAM), qui décourage selon lui les jeunes de s’investir dans l’agriculture et les maintient dans l’attente passive. Il préconise une éducation pratique qui enseigne l’exploitation des ressources naturelles : agriculture, minerais,  en s’inspirant du dicton chinois « Apprends à pêcher plutôt que de donner du poisson ». Cette approche vise à redonner aux jeunes l’envie d’entreprendre et de créer.

 

Pour Oueifio, une éducation modernisée doit intégrer des valeurs civiques solides pour combattre la corruption et renforcer l’unité nationale. Dans son texte de juillet 2025, il défend l’idée de programmes scolaires qui forment des citoyens responsables, capables de relancer le développement du pays. Il évoque l’opération Bokassa comme un exemple historique où l’éducation motivait la jeunesse.

 

L’auteur accorde une importance particulière au rôle des églises dans l’enseignement du pardon et des médias, soutenus par l’État, pour sensibiliser la population. Cette orientation rejoint les recommandations du président Touadéra en mars 2023. Une telle éducation, estime Oueifio, permettra de former une génération qui rompra avec la dépendance extérieure….

 

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Comme Mandela, Mboli-Goumba refuse d’abandonner la Constitution de 2016 et durcie son combat contre la dictature

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Comme Mandela, Mboli-Goumba refuse d’abandonner la Constitution de 2016 et durcie son combat contre la dictature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/maitre-creprin-mboli-goumba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Maître <a href=Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui” width=”397″ height=”450″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

Un avocat centrafricain défend sa lutte constitutionnelle en évoquant l’icône sud-africaine Nelson Mandela.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Dans une déclaration à la radio Ndékè Luka, Maître Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a établi un parallèle entre son engagement politique et le parcours de Nelson Mandela. Cette comparaison intervient alors que son organisation maintient son opposition ferme et dure contre à la Constitution de 2023, adoptée après le référendum de juillet de cette année-là.

 

 

L’avocat centrafricain puise dans l’histoire sud-africaine pour justifier la persistance de son combat. Il rappelle que Nelson Mandela  a passé vingt-sept années en prison pour ses convictions, période durant laquelle beaucoup considéraient sa cause comme perdue. Cette référence historique sert d’argument à Mboli-Goumba pour légitimer la continuité de son action politique, malgré l’adoption officielle du nouveau texte constitutionnel.

 

Le leader du BRDC maintient sa position ferme contre la Constitution de 2023. Il conteste la légitimité du processus qui a mené à son adoption, qualifiant le texte de produit d’un “coup de force”. Cette constitution crée selon lui deux catégories de citoyens, une disposition qu’il juge dangereuse pour l’unité nationale. Son organisation continue de défendre la Constitution de 2016, comme l’indique d’ailleurs l’intitulé même du mouvement.

 

Face aux interrogations sur l’utilité de cette résistance institutionnelle, Mboli-Goumba affirme que sa lutte transcende les considérations temporelles. Il évoque le soutien de compatriotes qui “voient leur pays leur échapper” et présente son combat comme une responsabilité envers ces citoyens. L’avocat soutient que les valeurs qu’il défend dépassent les contingences politiques du moment.

 

Cette stratégie de communication révèle une tentative de légitimation historique d’un combat politique contemporain. En invoquant la figure de Nelson Mandela, Mboli-Goumba cherche à inscrire son action dans une tradition de résistance légitime face à ce qu’il perçoit comme une injustice institutionnelle, tout en mobilisant ses partisans autour d’un idéal de justice constitutionnelle.

 

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Germain Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »     et son institut anti-corruption : Encore une usine à gaz de plus pour le pays…?

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Germain Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »     et son institut anti-corruption : Encore une usine à gaz de plus pour le pays…?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/germain-nadjibe-president-du-mouvement-politique-conquete-inclusive-du-bonheur.jpg” data-wpel-link=”internal”>Germain Nadjibe, président du mouvement politique « Conquête inclusive du bonheur ».
Germain Nadjibe, président du mouvement politique « Conquête inclusive du bonheur ».

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.

 

Germain Nadjibe, Président de  la « Conquête inclusive du bonheur »    veut créer un Institut National de Gouvernance pour lutter contre la corruption. Sa solution ? Regrouper toutes les institutions existantes sous une seule bannière. Cette approche bureaucratique interroge sur sa compréhension réelle du problème….

 

 

Germain Nadjibe  reconnaît lui-même que les institutions actuelles comme l’Inspection Générale d’État ou celles chargées de lutter contre la male gouvernance existent déjà. Il admet qu’elles « ne donnent pas les résultats escomptés par le peuple ». Alors pourquoi créer une énième structure plutôt que de réformer celles qui existent ? Cette logique échappe à la raison….

 

L’homme promet des « stratégies bien définies » et des « personnes outils qui sont bien outillées ». Ces formulations creuses ne disent rien de concret. Quelles stratégies exactement ? Quels outils ? Quels moyens financiers ? Quels pouvoirs juridiques nouveaux ? Le flou artistique règne une fois de plus dans ses propositions….

 

Cette manie de créer de nouvelles institutions montre une vision superficielle des problèmes de gouvernance. La corruption ne disparaîtra pas parce qu’on change l’organigramme administratif. Elle nécessite une volonté politique réelle, des moyens d’investigation conséquents, une justice indépendante et des sanctions effectives. Rien de tout cela ne transparaît dans le projet de Germain Nadjibe….

 

L’histoire centrafricaine regorge d’institutions créées en fanfare pour lutter contre la corruption, puis oubliées ou détournées de leur mission. Combien d’organismes anti-corruption ont vu le jour depuis l’indépendance ? Combien ont réellement fonctionné ? Cette approche institutionnelle a déjà montré ses limites….

 

D’autres questions surgissent naturellement. Qui dirigera cet institut ? Comment garantir son indépendance ? Quel budget lui allouer ? Quels pouvoirs d’enquête et de sanction ? Comment éviter qu’il devienne un instrument de règlement de comptes politiques ? Nadjibe reste muet sur ces aspects pourtant déterminants….

 

Sa proposition sent la récupération électorale. Promettre de lutter contre la corruption plaît toujours aux électeurs. Mais créer une institution supplémentaire ne constitue pas une politique anti-corruption. C’est même souvent le contraire : une façon de donner l’illusion d’agir sans rien changer au fond….

 

Le prétendu candidat semble ignorer que la corruption se combat d’abord par l’exemple. Quelle est sa propre expérience en matière de gestion publique ? A-t-il déjà dirigé une institution ? Géré un budget ? Rendu des comptes ? Son passé d’enseignant et de sportif ne l’a pas préparé à ces enjeux complexes….

 

Cette approche technocratique masque une incompréhension des ressorts profonds de la corruption. Celle-ci prospère dans un environnement de faiblesse institutionnelle, de pauvreté généralisée et d’impunité. Créer un institut de plus n’y changera rien si ces causes structurelles persistent….

 

Au final, la proposition de Germain Nadjibe  ressemble à un gadget électoral. Elle donne l’impression de la nouveauté tout en recyclant de vieilles recettes inefficaces. Les Centrafricains ont déjà vu passer tant d’institutions promises miraculeuses qui n’ont servi qu’à créer de nouveaux postes pour les amis du pouvoir. Cette énième promesse institutionnelle ne les convaincra probablement pas….​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Flash info : près du village Bouboui,  un adjudant des FACA tué dans une embuscade après l’enlèvement d’éleveurs par des hommes armés

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Flash info : près du village Bouboui,  un adjudant des FACA tué dans une embuscade après l’enlèvement d’éleveurs par des hommes armés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : près du village Bouboui, un adjudant des FACA tué dans une embuscade après l’enlèvement d’éleveurs par des hommes armés
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un adjudant des Forces Armées Centrafricaines  a été tué ce matin dans une embuscade tendue par des hommes armés près du marché à bétail de Bouboui, situé au PK 45 sur la route de Boali.

 

Les faits se sont déroulés entre les villages de Kouzoundoro et Malinguinza. Des hommes armés à cheval ont kidnappé plusieurs éleveurs non loin du marché à bétail de Bouboui. Les populations ont immédiatement alerté les FACA basées sur place au marché de Bouboui.

 

Ce matin à 6 heures, les FACA ont organisé une mission de reconnaissance pour retrouver les éleveurs kidnappés. L’opération était dirigée par un adjudant. Mais les soldats sont tombés dans une embuscade tendue par les hommes armés.

 

L’adjudant qui dirigeait l’opération a été criblé de balles. Il est mort sur place. Un soldat de deuxième classe a également été atteint par balle. Son état n’est pas encore connu.

 

Les hommes armés qui opèrent dans cette zone utilisent des chevaux pour se déplacer rapidement. Ils ciblent particulièrement les éleveurs. Les enlèvements contre rançon sont devenus fréquents sur cet axe.

 

Affaire à suivre

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Les nouveautés des entreprises tech dans la prochaine génération de téléphones

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Les téléphones deviennent toujours plus rapides, plus lumineux et plus intelligents. De nouveaux outils sont désormais intégrés directement dans les appareils, sans qu’il soit nécessaire de télécharger quoi que ce soit. Cette évolution vise une utilisation plus fluide, des performances renforcées. Mais aussi une interaction plus simple entre les utilisateurs et ce qu’ils touchent à l’écran.

Les nouveautés des entreprises tech dans la prochaine génération de téléphones

 

Des applications plus fluides et un meilleur retour tactile

Une innovation majeure concerne la manière dont les téléphones réagissent au toucher. Les écrans sensibles à la pression sont capables de détecter différents niveaux d’appui. Une légère pression peut déclencher une action, tandis qu’un appui plus fort peut en activer une autre.

Cela améliore les applications nécessitant de la précision. Les applications de dessin deviennent plus faciles à contrôler, et les outils de navigation offrent une sensation plus naturelle, surtout avec les cartes qui se zooment et pivotent par simple contact.

Cela améliore aussi l’expérience des jeux de casino sur mobile, où la précision et la rapidité sont essentielles. Les machines à sous, notamment, en tirent profit. Grâce à cette technologie, les tours sont plus précis, et les animations restent nettes à chaque interaction. Par exemple, un tout nouveau casino en ligne disponible en France fait partie des plateformes offrant divers avantages. Notamment des récompenses élevées, sans conditions de mise contraignantes, une inscription simplifiée en sept étapes et des jeux à la fois originaux et réactifs

Ces jeux sont conçus pour une utilisation mobile, avec des mécaniques basées sur des tapotements rapides, des pressions longues et une saisie régulière. Cette fonctionnalité soutient la fluidité du jeu, garantit l’exactitude des résultats et donne vie aux animations sans délai.

La recharge ultra rapide sans câbles encombrants ni batteries épaisses

Des changements importants arrivent aussi côté batteries. En 2015, StoreDot a présenté une batterie capable de recharger un Samsung Galaxy S5 de 0 à 100 % en moins d’une minute. Elle repose sur des nanomatériaux initialement étudiés dans le cadre des recherches sur Alzheimer. Cette batterie se recharge très vite, même si sa durée est d’environ deux tiers de celle des batteries classiques. Ce compromis s’améliore déjà.

Samsung a investi dès le départ dans ce projet. Des discussions sont en cours pour intégrer cette technologie dans les téléphones à venir. Il sera possible de brancher son téléphone pendant quelques secondes pour bénéficier de plusieurs heures d’autonomie. Cette batterie est pensée pour les modes de vie où le temps de charge est limité. Elle permet un meilleur contrôle de l’énergie sans rendre l’appareil plus lourd ou plus volumineux. Elle rend aussi les recharges brèves plus efficaces, ce qui convient parfaitement aux déplacements fréquents et aux journées chargées.

Des touches qui s’élèvent à partir de couches liquides

Les écrans tactiles ont dominé les années 2010. Avant cela, les téléphones avaient des touches physiques. Une nouvelle technologie propose désormais une fusion des deux. L’entreprise Tactus Technology a développé un système permettant de remplir à la demande de minuscules cavités avec un liquide. Lorsqu’un clavier s’affiche à l’écran, ces cavités se soulèvent et forment de véritables touches. Lorsque le clavier disparaît, la surface redevient lisse.

Cette couche liquide transforme un écran plat en une surface réactive avec retour tactile. Les personnes qui tapent sans regarder leur téléphone ressentent immédiatement la différence. Le système fonctionne déjà dans une coque pour tablette appelée Phorm. L’intégrer directement dans les smartphones est l’étape suivante. Cela change la manière de taper, de faire défiler ou de rechercher. Ce système est particulièrement utile pour la messagerie, les moteurs de recherche et toutes les fonctions où la rapidité de saisie est cruciale.

Des appareils photo capables de reconnaître instantanément ce qu’ils voient

Les appareils photo apprennent désormais à comprendre leur environnement. En 2015, Qualcomm a présenté un prototype capable d’identifier des objets grâce à une base de données intégrée au téléphone. Ce système fonctionne sans connexion Internet. Il permet de réagir à la scène en temps réel, d’étiqueter les éléments d’une image et même de classer les photos selon leur contenu.

Le logiciel est conçu pour apprendre. Plus il est utilisé, plus il enrichit sa base de connaissances. Il est d’abord formé à reconnaître les objets de base. Ensuite, il peut apprendre à identifier des éléments personnalisés comme des produits, des lieux ou des outils. Google Photos utilise un modèle similaire. Ces caméras intelligentes facilitent la recherche d’images, l’ajout automatique de balises et les traductions instantanées. Elles simplifient aussi la création d’applications en réalité augmentée grâce à l’analyse visuelle en temps réel.

Des écrans qui s’adaptent à la lumière et rendent les couleurs naturelles

Les écrans à cristaux photoniques ne produisent pas leur propre lumière. Ils réfléchissent la lumière ambiante. Cela signifie que l’affichage change en fonction de l’éclairage environnant. Contrairement aux écrans OLED ou LCD, ils n’émettent pas de lumière depuis l’arrière.

En 2013, Samsung a présenté un appareil flexible utilisant ce type d’écran. Apple et Google ont investi lourdement dans la recherche photonique. L’objectif est de réduire les reflets, d’économiser de l’énergie et de rendre l’écran plus lisible en plein soleil. Ce type d’affichage rend aussi les couleurs plus naturelles, sans pousser la luminosité au maximum.

Une commande vocale plus rapide, plus précise et plus pertinente

Les téléphones disposent déjà d’outils vocaux, mais des mises à jour importantes arrivent. Les logiciels de reconnaissance vocale deviennent plus précis et plus utiles dans leurs réponses. Ces systèmes sont formés avec d’immenses bases de données. Cela leur permet de reconnaître les accents, les tournures de phrases et les variations de langage. Ils gèrent les rappels, les recherches, les conversations légères et les calendriers.

De nouvelles puces vont permettre des réponses plus rapides. Cela permet d’utiliser certaines fonctions sans connexion Internet. Les prochains téléphones auront une mémoire locale dédiée aux commandes vocales fréquentes. Cela élimine les délais et rend l’utilisation plus fluide. Plus le système vocal comprend bien l’utilisateur, plus il devient un outil de contrôle intuitif.

Le téléphone devient à la fois l’outil et le canal

Toutes ces avancées vont dans le même sens. Les téléphones réagissent plus vite, se rechargent plus facilement, deviennent plus agréables à utiliser et comprennent mieux la voix et le toucher. Ils ne se contentent plus d’afficher des applications. Ils interagissent avec la vue, le son, la pression et le contexte pour accomplir plusieurs actions simultanément.

Ce progrès constant montre ce que la prochaine génération de téléphones est capable d’apporter. Et explique pourquoi les entreprises technologiques continuent de créer des fonctionnalités qui s’intègrent naturellement à notre quotidien.

 

 

 

 

Face à la rude bataille du perchoir  pour succéder à Sarandji, Évariste Ngamana vise la primature, Piri se bat pour survivre politiquement

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Face à la rude bataille du perchoir  pour succéder à Sarandji, Évariste Ngamana vise la primature, Piri se bat pour survivre politiquement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Honorable-Evariste-Ngamana-designe-president-en-exercice-du-Parlement-de-la-CEMAC-lors-de-son-retour-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Honorable Évariste Ngamana, désigné président en exercice du Parlement de la CEMAC lors de son retour à Bangui Honorable-Evariste-Ngamana-designe-president-en-exercice-du-Parlement-de-la-CEMAC-lors-de-son-retour-a-Bangui Manipulation et opportunisme dans la prétendue déclaration de la population de la Ouaka en faveur de la modification de la constitution
Honorable-Evariste-Ngamana-designe-president-en-exercice-du-Parlement-de-la-CEMAC-lors-de-son-retour-a-Bangui – Manipulation et opportunisme dans la prétendue déclaration de la population de la Ouaka en faveur de la modification de la constitution

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Face à la rude bataille du perchoir, le premier vice-président de l’assemblée nationale Évariste Ngamana lorgne également la primature.

 

 

La guerre de succession à Simplice Mathieu Sarandji au perchoir prend des allures de sauve-qui-peut général. Évariste Ngamana, député de Carnot et premier vice-président de l’Assemblée, change de braquet. Face à l’intensité de la bataille pour le perchoir, il jette également son dévolu sur un autre sommet : la primature.

 

Le député de cette ville située à 431 kilomètres de Bangui affiche ouvertement ses ambitions de premier ministre. Une déclaration qui fait trembler les observateurs politiques. Ngamana n’a jamais occupé de portefeuille ministériel, se contentant d’un poste de chef de cabinet. Son profil académique, titulaire d’un faux diplôme,  et ses capacités d’expression en français questionnent sa légitimité pour diriger un gouvernement.

 

Mais sous Touadéra, tous les scénarios semblent possibles. Le président a habitué le pays à des nominations surprenantes. Évariste Ngamana mise sur cette imprévisibilité présidentielle pour accéder à la primature, abandonnant la course au perchoir qu’il juge trop incertaine.

 

Au même moment, Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, vit une situation inverse. Touadéra lui a signifié la fin de son aventure gouvernementale l’année prochaine. Pour ce ministre aux ressources financières considérables, la députation à Bégoua et la présidence de l’Assemblée représentent ses seules chances de survie politique. Un pari à double détente particulièrement risqué.

 

Le ministre de la Communication, l’ex-détenu Maxime Balalou  traverse lui aussi la même épreuve. Dix années au gouvernement touchent à leur terme. Touadéra a sifflé la fin de règne pour ce fidèle collaborateur, qui se rabat désormais sur le Parlement. Le perchoir devient son dernier refuge politique.

 

Pierre Somsé, ministre de la Santé depuis six ans, subit également cette rotation forcée. Sa longévité gouvernementale arrive à expiration. Comme ses collègues, il mise tout sur la députation et une éventuelle présidence de l’Assemblée.

 

Cette redistribution des cartes gouvernementales transforme la bataille parlementaire en course de survie politique. Les ministres sortants se bousculent vers l’Assemblée nationale, leur dernier espoir de maintenir leur influence. Touadéra orchestre ainsi un renouvellement en profondeur de son équipe, poussant ses anciens collaborateurs vers de nouveaux horizons.

 

La succession de Simplice Mathieu Sarandji dépasse largement le simple changement de président d’Assemblée. Elle redessine l’architecture du pouvoir pour le troisième mandat présidentiel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Je déteste les hypocrites” : Saint-Cyr Tanza insulte celui qui le félicite  de son débat sur la radio Ndèkè-Luka et provoque un fou rire national

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Je déteste les hypocrites” : Saint-Cyr Tanza insulte celui qui le félicite  de son débat sur la radio Ndèkè-Luka et provoque un fou rire national

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Monsieur-Tanza-Saint-Cyr.jpg” data-wpel-link=”internal”>Je déteste les hypocrites” : Saint-Cyr Tanza insulte celui qui le félicite de son débat sur la radio Ndèkè-Luka et provoque un fou rire national
Monsieur Saint-Cyr Tanza, candidat à la présidentielle du décembre 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Saint-Cyr Tanza, le candidat présenté à la présidentielle de décembre 2025 dont toute la campagne est payée par le président Touadéra, continue de faire rire les Centrafricains. Les plateformes des réseaux sociaux explosent littéralement. Dans le pays, dans les quartiers, c’est le rire continu.

 

 

Après le débat à la radio Ndèkè-Luka où Saint-Cyr Tanza avait déclaré “J’ai le copie dans ma bureau” et confondu le Conseil constitutionnel avec un “conseil consultatif”, un coordinateur d’une organisation de la société civile centrafricaine, Monsieur Élysée Nguimalé , lui a envoyé un message sur WhatsApp.

 

Le message disait : “Bonjour monsieur le Président. Félicitations pour ta prestation d’hier à l’émission Patara”.

 

Visiblement, Nguimalé se moquait de lui. Et Tanza l’a compris. Sa réponse a été violente : “Je déteste les hypocrites. Ne m’envoies plus jamais de messages et plus jamais des appelles. Ok ?”

 

Nguimalé a répondu : “Monsieur le Président, je vous félicite pour votre brillant débat sur Patara de Ndeke Luka et vous me traitez d’hypocrite ? Ah désolé ! Excusez moi monsieur le Président.”

 

La capture d’écran de cet échange a été publiée sur les réseaux sociaux. Et depuis, c’est l’explosion. Les Centrafricains partagent, commentent, se moquent. Tanza Saint-Cyr est devenu le symbole national du ridicule.

 

Et ce n’est pas tout! Saint-Cyr envoie une lettre au Conseil Constitutionnel, mais  truffée tellement de fautes.

 

La lettre que Tanza a déposée au Conseil Constitutionnel pour demander l’invalidation des candidatures de Dondra et Dologuélé a également été publiée sur les réseaux sociaux. Et elle est truffée de fautes d’orthographe et de grammaire.

 

Des internautes ont pris leur stylo rouge et ont corrigé la lettre comme un professeur corrige la copie d’un élève de primaire. Ils ont entouré les fautes. Ils ont ajouté des annotations. Ils ont mis des commentaires cinglants.

 

En bas de la lettre corrigée, quelqu’un a écrit : “Appréciation : obligation de reprendre la base (la classe de CI)”.

 

Un autre commentaire dit : “À l’écrit comme à l’oral, ce candidat, Saint-Cyr Tanza, doit remettre sa honte dans son slip et reprendre l’école Bâ-lâ, école des retraités, dans son école d’enfance à Koudoukou”.

 

Ces captures d’écran circulent massivement sur Facebook, WhatsApp, Twitter. Les Centrafricains rient. Ils se demandent : comment un homme qui écrit aussi mal peut-il prétendre devenir président de la République ?

 

Mais le pire n’est pas encore arrivée. Une maison de location, habite Saint-Cyr Tanza,  qui fait pleurer de rire.

 

Les internautes ne se sont pas arrêtés là. Ils ont publié des photos de la maison où habite Saint-Cyr Tanza. Une petite hutte. Une maison de location modeste dans un quartier populaire de Bangui. Avec sa femme et ses enfants devant.

 

Les gens regardent ces photos et se posent des questions. Comment un homme qui vit dans une telle maison peut-il déposer 15 millions de francs CFA pour la caution de candidature à la présidentielle ? Comment un homme qui n’a même pas 10 000 ou 20 000 francs pour manger correctement peut-il payer 15 millions ?

 

La réponse est évidente : c’est Touadéra qui paie. Tanza n’a pas un sou. Il est financé de A à Z par le régime. On lui a donné les 15 millions pour la caution. On lui a probablement donné de l’argent pour ses frais de campagne. Et maintenant, il joue le rôle qu’on lui a demandé de jouer : attaquer Dondra et Dologuélé pour tenter de les disqualifier.

 

Mais pas de propriété bâtie, mais candidat à la présidentielle quand même. Un autre détail fait sourire. Selon la législation électorale centrafricaine, il fallait une propriété bâtie pour être candidat à la présidentielle. Mais Saint-Cyr Tanza  n’a pas de propriété bâtie. Il vit dans une maison de location.

 

Comment a-t-il pu déposer sa candidature ? Mystère. Probablement que le régime a trouvé un moyen de contourner cette exigence. Ou peut-être que cette exigence a été supprimée dans le nouveau code électoral. Mais le fait est là : Tanza n’a pas de propriété bâtie, et pourtant il est candidat.

 

Le résultat? Touadéra humilié par son propre pion. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est que Saint-Cyr Tanza , au lieu de servir les intérêts de Touadéra, finit par l’humilier. Le président a payé un homme pour attaquer ses adversaires. Mais cet homme est tellement incompétent, tellement ridicule, qu’il fait rire tout le pays.

 

Au lieu de nuire à Dondra et Dologuélé, Saint-Cyr Tanza  fait rire d’eux. Au lieu de renforcer la position de Touadéra, il montre à quel point le régime est désespéré et prêt à utiliser n’importe qui, même un homme sans qualification, sans moyens, sans crédibilité.

 

Les Centrafricains se moquent de Saint-Cyr Tanza. Mais derrière Tanza, c’est Touadéra qu’ils visent. Comment un président peut-il financer un candidat aussi ridicule ? Comment peut-il croire qu’un homme qui écrit “J’ai le copie dans ma bureau” peut être pris au sérieux ?

 

En fin, l’école Bâ-lâ pour Saint-Cyr Tanza. Les commentaires sur les réseaux sociaux sont impitoyables. “ Saint-Cyr Tanza  doit retourner à l’école Bâ-lâ”, disent-ils. L’école Bâ-lâ, c’est l’école pour les adultes analphabètes qui veulent apprendre à lire et à écrire. C’est l’école des retraités qui n’ont jamais été à l’école dans leur jeunesse.

 

“Obligation de reprendre la base (la classe de CI)”, dit le correcteur de sa lettre. CI, c’est le Cours d’Initiation, la première année de l’école primaire. Autrement dit : Tanza doit tout recommencer depuis le début.

 

Ces commentaires sont durs. Mais ils reflètent la réalité. Saint-Cyr Tanza n’a pas le niveau pour être candidat à la présidentielle. Il n’a même pas le niveau pour être conseiller municipal. Il a peut-être le niveau pour être gardien ou manœuvre, mais certainement pas pour diriger un pays.

 

Saint-Cyr Tanza  est devenu le symbole de la décomposition du régime Touadéra. Un régime tellement désespéré qu’il finance des candidats ridicules. Un régime tellement corrompu qu’il pense pouvoir acheter n’importe qui pour faire n’importe quoi. Un régime tellement méprisant envers le peuple qu’il croit que les Centrafricains vont gober cette comédie.

 

Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils rient. Ils se moquent. Ils partagent les captures d’écran. Ils commentent. Et derrière les rires, il y a de la colère. De la colère contre un régime qui les prend pour des imbéciles.

 

Par Alain Nzilo

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Quand les documents officiels centrafricains ne valent plus rien : l’ambassade de France rejette en bloc les actes d’état civil de Bangui

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Quand les documents officiels centrafricains ne valent plus rien : l’ambassade de France rejette en bloc les actes d’état civil de Bangui

 

Quand les documents officiels centrafricains ne valent plus rien : l’ambassade de France rejette en bloc les actes d’état civil de Bangui
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’administration centrafricaine vient de franchir un nouveau seuil de discrédit. Ses documents officiels ne sont plus reconnus par l’ambassade de France à Bangui. Actes de naissance, jugements supplétifs, certificats divers : tout est désormais suspect. Pour Paris, un papier estampillé “République Centrafricaine” n’a plus aucune valeur probante.

 

 

Les Centrafricains de la diaspora savent très bien ce qui se passe dans le pays. Les documents officiels de leur pays ne valent plus rien. Ceux qui tentent de faire venir leurs enfants en France découvrent amèrement cette nouvelle réalité. Ils fournissent les actes de naissance. L’ambassade les refuse. Ils produisent des jugements supplétifs. L’ambassade exige des contre-vérifications à la source. Même pour un enfant déjà reconnu français, l’ambassade impose désormais un deuxième acte de reconnaissance établi par la mairie française du lieu de résidence des parents.

 

Cette procédure, inédite dans sa systématisation, sidère les familles. “On nous traite comme des fraudeurs alors que nos documents sont authentiques”, témoigne un parent établi en région parisienne. Beaucoup attendent depuis des mois une réponse de l’ambassade. Leurs enfants restent bloqués à Bangui, séparés de leurs parents, pris en otages d’une crise de confiance administrative sans précédent.

 

Le discrédit ne s’arrête pas aux actes d’état civil. Le permis de conduire centrafricain, jadis échangeable contre un permis français, a perdu toute reconnaissance. Même avec trente ou quarante ans de conduite au compteur, un Centrafricain arrivant en France doit repasser intégralement l’auto-école. Code de la route, conduite accompagnée, examen pratique : tout est à refaire comme un débutant de dix-huit ans.

 

Cette mesure frappe particulièrement les Centrafricains qui s’installent en France pour travailler. Sans permis français, impossible de conduire légalement. Et refaire l’auto-école coûte entre 1 500 et 2 000 euros, une somme inaccessible pour beaucoup.

 

Pourquoi cette défiance ? La réponse tient en un mot : corruption. À Bangui, tout s’achète. Un acte de naissance ? Quelques billets suffisent. Un jugement supplétif antidaté ? Pas de problème si le prix est bon. Un permis de conduire sans jamais avoir touché un volant ? C’est possible aussi.

 

Cette marchandisation généralisée des documents officiels a fini par détruire toute crédibilité de l’administration centrafricaine. Les chancelleries étrangères le savent. Elles ont vu passer trop de faux papiers pour continuer à faire confiance. Résultat : tous les documents centrafricains sont désormais considérés comme potentiellement frauduleux jusqu’à preuve du contraire.

 

L’ambassade de France justifie officiellement son durcissement par “la multiplication des cas de fraude documentaire constatés ces dernières années”. Traduction : trop de faux actes de naissance, trop de jugements supplétifs bidonnés, trop de permis de conduire achetés sans examen.

 

Certains Centrafricains y voient autre chose. Pour eux, ce durcissement est une forme de représailles françaises contre le rapprochement entre Bangui et Moscou. Depuis que le régime Touadéra a choisi Wagner et Poutine, Paris aurait décidé de compliquer la vie administrative des Centrafricains pour manifester son mécontentement.

 

Cette lecture géopolitique n’est pas totalement infondée. La France a effectivement perdu son influence en Centrafrique. Elle ne peut plus intervenir militairement. Elle ne dicte plus les choix politiques. Alors peut-être utilise-t-elle les procédures consulaires comme outil de pression indirecte contre le régime.

 

Mais ce serait une erreur de tout réduire à cette dimension. La vérité, c’est que l’administration centrafricaine est objectivement pourrie. La corruption y est tellement systémique que n’importe qui peut obtenir n’importe quel faux document. Les ambassades étrangères ont des raisons légitimes de se méfier.

 

Ce qui se passe avec l’ambassade de France n’est qu’un exemple d’un problème beaucoup plus large. La Centrafrique est en train de devenir un État failli aux yeux de la communauté internationale. Un pays dont les institutions ne fonctionnent plus. Un pays dont les documents officiels ne valent plus rien. Un pays où tout se négocie, tout s’achète, tout se falsifie.

 

Quand une administration perd toute crédibilité au point que ses actes officiels ne sont plus reconnus par les chancelleries étrangères, c’est que l’État est dans un stade de décomposition avancée.

 

D’autres pays suivront probablement l’exemple français. Les États-Unis, le Canada, les pays européens vont progressivement durcir leurs procédures de vérification des documents centrafricains. D’ailleurs Espagne commence pour elle. Peut-être même qu’à terme, certains pays refuseront purement et simplement de reconnaître tout document émis par l’administration centrafricaine.

 

Le principal responsable de ce naufrage, c’est le régime Touadéra. C’est lui qui a laissé la corruption gangrener toute l’administration. C’est lui qui a nommé des incompétents à tous les postes clés. C’est lui qui a transformé les services publics en mafias où tout se monnaye.

 

Touadéra ne gouverne pas. Il règne sur un système mafieux où chacun se sert. Les directeurs d’administration vendent les postes. Les chefs de service vendent les documents. Les agents vendent leurs tampons. Et tout le monde s’enrichit pendant que l’État s’effondre.

 

Les Centrafricains ordinaires paient le prix de cette débâcle. Leurs documents ne valent plus rien à l’étranger. Leurs diplômes sont suspects. Leurs actes de naissance sont contestés. Leurs permis de conduire sont refusés. Ils sont devenus des citoyens d’un pays fantôme dont même les papiers officiels n’ont plus de valeur légale.

 

Comment sortir de cette situation ? Il faudrait d’abord assainir l’administration. Sanctionner les agents corrompus. Mettre en place des systèmes de contrôle fiables. Numériser les registres d’état civil pour éviter les falsifications. Former les agents. Payer correctement les fonctionnaires pour qu’ils ne soient plus tentés de vendre leurs services.

 

Mais tout cela nécessite une volonté politique. Et cette volonté n’existe pas. Touadéra ne fera rien parce que le système corrompu actuel lui profite. Ses proches en bénéficient. Ses alliés s’en servent. Pourquoi changerait-il un système qui l’arrange ?

 

Alors la Centrafrique va continuer à s’enfoncer. Ses documents officiels vont perdre toute valeur. Ses citoyens vont être traités comme des fraudeurs potentiels partout dans le monde. Et l’État centrafricain va achever sa transformation en État failli, incapable même de produire des papiers officiels crédibles.

 

Alain Nzilo

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Jean-François Akandji-Kombé : “Touadéra vend le pays à la découpe aux prédateurs étrangers”

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Jean-François Akandji-Kombé : “Touadéra vend le pays à la découpe aux prédateurs étrangers”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Monsieur-Akandji-Kombe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Monsieur Akandji-Kombe

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit  a porté des accusations d’une gravité extrême contre le président Touadéra, qu’il qualifie de “pouvoir anti-national” qui “vend à la découpe son pays”.

 

 

Jean-François Akandji-Kombé commence par une affirmation sans ambiguïté : “Il y a à la tête de notre pays, malheureusement, et je pèse mes mots, un pouvoir qui est anti-national par ses actions et par sa Politique».

 

Le professeur .” développe ensuite cette accusation : “Lorsque vous mettez un enfant du pays, parce que je continue à croire que monsieur Touadéra est enfant de ce pays, un enfant du pays à la tête pour protéger la terre et qu’il se met à vendre à la découpe son pays…”.

 

.”identifie les bénéficiaires de cette vente : “Ses meilleurs amis, ce seront qui ? Tous les prédateurs du monde entier. C’est ce que fait Faustin-Archange Touadéra. Il se promène, il est beaucoup plus à l’aise dans les palais des pays du Golfe, dans les palais des puissances étrangères, parce qu’il va vendre notre pays».

 

Le professeur insiste sur les conditions de cette vente : “On ne peut qu’accueillir favorablement quelqu’un qui vend à vil prix, en plus, à vil prix son pays, ses compatriotes, sa citoyenneté, sa nationalité à travers les sango coins, etc».

 

La référence au “sango coin” – la crypto-monnaie controversée lancée par le gouvernement centrafricain,  symbolise selon Akandji-Kombé cette vente du pays aux intérêts étrangers.

 

Le professeur tire une conclusion définitive : “Il ne peut être vu que très bien à l’extérieur. C’est un spécialiste de la non-centrafricanité, c’est un pouvoir anti-national, anti-centrafricain».

 

Cette accusation de “non-centrafricanité” constitue l’une des critiques les plus graves qu’on puisse adresser à un président. Akandji-Kombé affirme que Touadéra a cessé d’agir dans l’intérêt de son pays pour servir des puissances étrangères.

 

Le professeur évoque également le contexte économique : “Nous connaissons une économie du chaos qui profite aux groupes armés, et en fin de compte à Touadéra qui l’instrumentalise».

 

Cette “économie du chaos” décrit une situation où l’instabilité et la prédation des ressources enrichissent certains acteurs – groupes armés, mercenaires, président – au détriment de la nation.

 

Les accusations d’Akandji-Kombé s’appuient sur plusieurs éléments concrets. D’abord, les accords avec Wagner qui donnent à cette milice privée le contrôle de vastes territoires et de ressources minières sans que l’État centrafricain n’en tire bénéfice significatif.

 

Ensuite, les voyages fréquents du président dans les pays du Golfe,  Émirats arabes unis, Qatar – où il négocie des accords dont les termes restent opaques mais qui semblent toujours favoriser les intérêts étrangers.

 

Puis, le projet de sango coin qui visait à faire de la Centrafrique un paradis des crypto-monnaies, initiative lancée sans consultation nationale et qui a rapidement tourné au scandale.

 

Enfin, la présence militaire rwandaise sur le territoire centrafricain, autre forme de vente de la souveraineté nationale à une puissance régionale.

 

Le terme “vendre à la découpe” employé par Akandji-Kombé évoque une image puissante : le pays dépecé et vendu morceau par morceau. Les mines à Wagner, les terres à des investisseurs du Golfe, la sécurité au Rwanda, la monnaie aux crypto-spéculateurs.

 

Cette accusation d’anti-nationalisme place Touadéra dans la catégorie des dirigeants qui trahissent leur pays plutôt que de le servir. Pour Akandji-Kombé, le président centrafricain ne se trompe pas simplement de politique – il agit délibérément contre les intérêts nationaux.

 

La notion de “vil prix” souligne que cette vente ne profite même pas financièrement à l’État. Touadéra braderait les ressources nationales sans négocier de contreparties significatives pour le pays. Les bénéficiaires sont les acheteurs étrangers et peut-être le président lui-même, mais certainement pas la nation centrafricaine.

 

L’aisance de Touadéra “dans les palais des puissances étrangères” contraste avec son absence sur le terrain centrafricain. Comme le notait Ziguélé, le président ne circule plus par route dans son propre pays mais se déplace en hélicoptère. Cette distance physique avec le territoire et la population symbolise sa distance politique et son détachement des intérêts nationaux.

 

Le qualificatif de “spécialiste de la non-centrafricanité” est particulièrement dur. Akandji-Kombé suggère que Touadéra a développé une expertise dans l’art de ne pas servir son pays, dans la négation systématique des intérêts centrafricains au profit d’intérêts étrangers.

 

Ces accusations rejoignent celles portées sur Wagner et sur le bilan économique désastreux. Un président qui laisse une milice étrangère contrôler l’armée nationale, qui abandonne les infrastructures, qui laisse la pauvreté exploser de 53% à 67%, et qui passe son temps à négocier avec des puissances étrangères l’exploitation des ressources nationales mérite-t-il encore le titre de président national?

 

Pour Akandji-Kombé, la réponse est claire : Touadéra dirige un “pouvoir anti-national, anti-centrafricain”. Cette formulation dépasse la simple critique politique pour entrer dans l’accusation de trahison nationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Torturé, puis attaché contre un arbre, un ex-rebelles du MPC tué par ses ex-collègues sur le chantier minier en Centrafrique  

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Torturé, puis attaché contre un arbre, un ex-rebelles du MPC tué par ses ex-collègues sur le chantier minier en Centrafrique  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-victime-des-rebelles-soudanais-du-mpc-d-al-khatim-sur-le-chantier-minier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Torturé, puis attaché contre un arbre, un ex-rebelles du MPC tué par ses ex-collègues sur le chantier minier en Centrafrique
La victime des rebelles soudanais du MPC d’Al-Khatim sur le chantier minier

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Animeri Mahamat a été tué pour une dette de tenues militaires impayées. Les mercenaires soudanais du MPC d’Al-Qatim sont pointés du doigt.

 

 

Dans la nuit du 29 au 30 octobre 2021, Animeri Mahamat n’est pas rentré chez lui. Ce commerçant de 32 ans, ancien combattant du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), faisait des affaires avec ceux qu’il avait côtoyés pendant des années. Son corps a été retrouvé au petit matin, attaché à un arbre dans une base rebelle du MPC.

 

Les faits remontent à plusieurs semaines. Mahamat achetait des tenues militaires d’occasion au Tchad et les revendait aux groupes armés présents sur les sites miniers de la région de Markounda. Un commerce banal dans cette zone où les frontières sont poreuses et les transactions se font au gré des rencontres.

Torturé, puis attaché contre un arbre, un ex-rebelles du MPC tué par ses ex-collègues sur le chantier minier en Centrafrique les rebelles soudanais du MPC en fête sur le chantier minier de Markounda
les rebelles soudanais du MPC en fête sur le chantier minier de Markounda

 

Mais cette fois, l’affaire a mal tourné. Après une première livraison aux hommes du chef rebelle Al-Qatim, Mahamat attend toujours son argent. Les semaines passent, rien ne vient. Quand les mêmes hommes lui passent une nouvelle commande, il accepte de retourner au Tchad. À son retour, les tenues sont là, mais pas question de les donner sans régler l’ancienne dette.

 

La discussion a dégénéré. Les rebelles, selon plusieurs sources locales, l’ont emmené dans leur camp. Ils l’ont attaché à un arbre avec des cordes et l’ont laissé là toute la nuit. Au matin, Mahamat était mort.

 

Ce drame intervient alors que le MPC traverse une période difficile. La plupart de ses combattants ont déserté ces derniers mois. Certains ont déposé les armes, d’autres ont rejoint des groupes rivaux. Pour compenser ces départs, Al-Qatim recrute désormais des mercenaires venus du Soudan voisin. Ce sont justement ces hommes qui sont accusés du meurtre de Mahamat.

 

En 48 heures, deux personnes ont trouvé la mort dans des circonstances similaires. Les populations locales commencent à s’inquiéter de la présence de ces nouveaux venus, réputés pour leur brutalité. Mais dans cette région où l’État est absent et où les groupes armés font la loi, personne ne sait vraiment qui peut intervenir.

 

Animeri Mahamat laisse derrière lui une famille et des questions sans réponses. Combien de temps encore faudra-t-il pour que ces zones échappent au contrôle des hommes en armes ? Pour l’instant, le commerce continue, les dettes s’accumulent, et les morts aussi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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À Zémio, quand un père de famille torturé par les soldats FACA et déporté à Bangui pour le crime de son fils

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À Zémio, quand un père de famille torturé par les soldats FACA et déporté à Bangui pour le crime de son fils

 

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Arrivage-a-laeroport-de-Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens – RCA : colère et stupéfaction au sein de l’armée nationale, plusieurs officiers interpellés par les Mercenaires russes

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des fois, on se dit que rien ne peut plus nous choquer dans ce pays. Qu’on a tout vu. Tout entendu. Et puis une histoire arrive, tellement absurde, tellement cruelle, qu’on se demande dans quel monde on vit.

 

 

Dans un pays normal, quand quelqu’un commet un crime, c’est lui qu’on arrête. Pas son père. Pas sa mère. Pas son voisin. Mais la Centrafrique n’est pas un pays normal. À Zémio, les FACA viennent de donner une nouvelle preuve de cette barbarie ordinaire qui gangrène l’armée.

 

À Zémio, dans le Haut-Mbomou, un jeune homme a volé une arme avec des munitions dans une caserne des FACA.  Ce jeune n’était pas un inconnu pour eux. Au contraire. Il traînait avec les soldats. Il entrait chez eux. Il sortait. Les soldats le connaissaient si bien qu’il a pu prendre leur arme et partir sans que personne ne réagisse.

 

Finalement, quand les soldats ont réalisé que l’arme avait disparu, ils ont commencé à poser des questions. Les voisins leur ont dit : on a vu le jeune entrer chez vous et sortir avec quelque chose. C’est lui.

 

Les soldats ont lancé une chasse. Ils ont fouillé son quartier. Interrogé ses amis. Cherché dans tous les coins. Mais le jeune avait disparu. Peut-être dans la brousse. Peut-être dans un autre village. Impossible à dire.

 

Alors les soldats ont changé de tactique. Puisqu’ils ne trouvaient pas le fils, ils sont allés chercher le père.

 

Le père vit dans un autre quartier. Son fils est majeur. Il a sa propre maison. Sa propre vie. Le père ne sait pas ce qu’il fait. Où il va. Qui il fréquente. C’est un adulte indépendant.

 

Les soldats s’en fichent. Ils débarquent chez le vieux. Ils l’arrêtent. Et ils lui lancent un ultimatum : tu ne sors d’ici que quand tu nous ramènes ton fils avec l’arme.

 

Le vieux essaie d’expliquer. Mon fils n’habite pas chez moi. Il vit ailleurs. Je ne sais pas où il est. Je ne connais pas ses activités. Comment voulez-vous que je le trouve ?

 

Et puis il pose la question qui fâche : si mon fils pouvait entrer dans votre caserne comme chez lui, prendre une arme et partir avec, ça veut dire que vous le connaissiez bien. Vous étiez habitués avec lui. Donc le problème, c’est vous. Pas moi. C’est à vous de le retrouver.

 

Le raisonnement est imparable. Logique. Juste. Comment un jeune peut-il entrer dans une caserne militaire, voler une arme chargée, et partir tranquillement si les soldats ne le connaissaient pas ? S’ils n’avaient pas une certaine complicité avec lui ? S’ils n’avaient pas été négligents ?

 

Mais les soldats n’apprécient pas. Au lieu d’admettre leur part de responsabilité, ils s’énervent. Et ils commencent à frapper.

 

Ils tabassent le vieux. Le torturent. Pendant des heures. Parce qu’il a osé leur tenir tête. Parce qu’il a osé leur dire la vérité. Parce qu’il a osé refuser de porter le chapeau pour une histoire qui ne le concerne pas.

 

Et quand ils en ont fini avec lui, ils l’embarquent. Dans un avion de Wagner. Direction Bangui. Pour l’enfermer. Un vieil homme innocent qui n’a commis aucun crime. Qui ne sait même pas où se trouve son fils. Qui a juste eu le malheur d’être le père d’un jeune qui a volé une arme à des soldats trop négligents.

 

Les gens de Zémio se regardent et se demandent : quel crime ce vieux a-t-il commis ? Qu’est-ce qu’il a fait pour mériter ça ?

 

La réponse est simple : rien. Il n’a rien fait. Mais ici, ça ne compte pas. Ici, quand on ne trouve pas un suspect, on arrête sa famille. On torture ses proches. On les garde en otage jusqu’à ce que le suspect se rende. C’est une méthode de terreur. Une méthode pour forcer les gens à se dénoncer mutuellement. Une méthode digne des pires dictatures.

 

On dit partout que le crime est individuel. Que chacun est responsable de ses actes. Que personne ne doit payer pour les fautes d’un autre. C’est écrit dans toutes les constitutions. Dans tous les codes pénaux. C’est un principe universel du droit.

 

Mais en Centrafrique, ce principe n’existe pas. Ici, le fils vole, le père paie. Le frère tue, la sœur est arrêtée. Le voisin s’enfuit, tu es embarqué. C’est la justice collective. La punition collective. La barbarie collective.

 

Les gens qui vivent à l’étranger et qui suivent les nouvelles de la Centrafrique depuis leurs canapés confortables pensent peut-être que c’est un pays comme les autres. Avec des lois. Une justice. Un État. Mais non. Ce n’est pas un pays. C’est un territoire contrôlé par des hommes armés qui font ce qu’ils veulent. Des gangsters en uniforme. Des voyous avec des grades.

 

Un père qui ne connaît même pas les activités de son fils majeur se retrouve torturé et déporté à Bangui parce que ce fils a volé une arme à des soldats qui le fréquentaient. Le père a osé poser une question logique. Il a osé demander aux soldats d’assumer leur part de responsabilité. Et pour ça, il paie le prix fort.

 

 

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Centrafrique : Le Tribunal Administratif de Bangui ordonne le sursis à exécution de la note convoquant de nouvelles élections à l’UMC, organisée par le ministère du tourisme, Un échec lamentable pour le ministère

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Le Tribunal Administratif de Bangui ordonne le sursis à exécution de la note convoquant de nouvelles Élections à l’UMC, organisée par le ministère du tourisme

 

Centrafrique : Le Tribunal Administratif de Bangui ordonne le sursis à exécution de la note convoquant de nouvelles élections à l'UMC, organisée par le ministère du tourisme
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une décision rendue ce mercredi 29 octobre 2025, le Tribunal Administratif de Bangui vient d’infliger un camouflet retentissant au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme en ordonnant le sursis à exécution de la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 qui prévoyait l’organisation de nouvelles Élections parallèles à l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC).

 

 

Cette décision de justice constitue une victoire juridique éclatante pour le bureau exécutif légitime dirigé par Armand Touaboy, élu démocratiquement le 30 août 2025, et un désaveu cinglant des manœuvres administratives instrumentées par le tandem Philippe Bokoula – Dany Ngarasso pour confisquer le pouvoir au sein de l’organisation des musiciens centrafricains.

 

Le jugement, dont Corbeau News Centrafrique a pu obtenir copie, est sans appel : le Tribunal Administratif se déclare compétent, la requête est recevable, et l’exécution de la note circulaire ministérielle est suspendue. Les dépens sont mis à la charge du Trésor public. Le jugement sera notifié à l’Union des Musiciens Centrafricains représentée par Armand Touaboy et au Ministère en charge des Arts, de la Culture et du Tourisme.

 

Pour comprendre toute la portée de cette décision de justice, il est indispensable de revenir sur l’enchaînement des événements qui ont conduit à ce bras de fer juridique entre une association légalement constituée et une administration qui a largement outrepassé ses prérogatives.

 

Tout commence le 30 août 2025 lorsque l’Union des Musiciens Centrafricains organise son Assemblée Générale Élective conformément à ses statuts et règlements intérieurs. Cette consultation démocratique, supervisée par un comité électoral indépendant, voit l’élection d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC.

 

Le scrutin se déroule dans le respect strict des procédures statutaires de l’association. Les musiciens centrafricains exercent leur droit souverain de choisir leurs dirigeants dans un cadre démocratique et transparent. Aucune irrégularité n’est constatée. Le processus électoral est irréprochable.

 

Cette élection marque normalement la fin du mandat intérimaire de Dany Ngarasso, qui avait assuré une transition après le départ de l’ancien bureau. Conformément aux usages démocratiques les plus élémentaires, Ngarasso aurait dû céder sa place au nouveau bureau légitimement élu et accepter le verdict des urnes.

 

Mais c’est sans compter sur l’ego surdimensionné de Dany Ngarasso et son refus catégorique d’accepter le choix démocratique de ses pairs. Plutôt que de reconnaître sa défaite et de faciliter une passation de pouvoir sereine, l’ancien président par intérim décide de transformer son échec personnel en crise institutionnelle.

 

Incapable d’accepter que les musiciens centrafricains aient choisi un autre leader, Ngarasso refuse obstinément de transmettre les documents officiels et archives de l’UMC au nouveau bureau élu. Cette rétention de documents, qui pourrait constituer un abus de confiance ou un détournement, empêche le nouveau bureau d’exercer normalement ses fonctions.

 

Cette attitude montre une conception profondément antidémocratique du pouvoir. Pour Ngarasso, l’UMC semble être sa propriété personnelle dont il pourrait disposer à sa guise, indépendamment de la volonté exprimée par les membres de l’association. Cette mentalité autocratique est totalement incompatible avec les principes de gouvernance associative basés sur la démocratie et l’alternance.

 

Face à cette impasse créée par le refus de Ngarasso de respecter les résultats électoraux, un nouveau personnage fait son entrée dans cette saga : Philippe Bokoula, chargé de mission au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, et surtout ami personnel de Dany Ngarasso.

 

C’est ici que commence véritablement la dérive administrative qui va transformer un simple conflit interne à une association en affaire d’État mettant en cause l’intégrité même de l’administration publique centrafricaine.

 

Plutôt que de respecter la neutralité et l’impartialité qui devraient caractériser tout fonctionnaire, Bokoula va utiliser sa position administrative pour servir les intérêts personnels de son ami. Il va transformer le Ministère de la Culture en instrument au service d’une vengeance personnelle et d’une ambition contrariée.

 

Révélant une connaissance anticipée du résultat probable de l’élection du 30 août, Philippe Bokoula rédige dès le 25 août une note circulaire ministérielle visant à empêcher la tenue de l’Assemblée Générale Élective de l’UMC.

 

Cette tentative préventive de sabotage électoral échoue. Les musiciens centrafricains, conscients de leurs droits et de l’autonomie de leur association, maintiennent leur consultation démocratique malgré les pressions administratives. Le 30 août, l’élection a bien lieu et Armand Touaboy est élu.

 

Constatant l’échec de sa première manœuvre, Bokoula ne désarme pas. Le 2 septembre 2025, soit trois jours seulement après l’élection, le Ministère de la Culture intervient officiellement pour contester les résultats du scrutin.

 

Cette intervention constitue une ingérence manifeste dans les affaires internes d’une association qui ne relève pas de la tutelle du Ministère de la Culture. Rappelons en effet une vérité juridique fondamentale que l’administration semble vouloir ignorer obstinément : l’Union des Musiciens Centrafricains est une association officiellement reconnue par l’État centrafricain, et cette reconnaissance relève exclusivement du Ministère de l’Administration du Territoire, seule tutelle compétente en matière associative.

 

Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel de l’UMC. Il peut collaborer avec l’association, la soutenir dans ses projets culturels, mais il n’a strictement aucune prérogative légale pour intervenir dans son organisation interne et encore moins pour contester ou invalider ses Élections.

 

Cette confusion des rôles, sciemment entretenue par Bokoula et son équipe, vise à créer un flou juridique permettant de justifier des interventions qui n’ont aucun fondement légal.

 

Ne parvenant pas à faire plier le nouveau bureau élu par ces premières interventions, l’administration franchit un nouveau cap dans l’illégalité. Par la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25, signée par Albertine Ouaboua, Directrice Générale des Arts et de la Culture, le ministère annonce l’organisation d’une Assemblée Générale Élective pour pourvoir “tous les postes prévus par les textes réglementaires de l’UMC”.

 

Cette initiative constitue une provocation caractérisée et une violation manifeste de l’autonomie associative. Comment un ministère qui n’a aucune tutelle légale sur une association peut-il s’arroger le droit d’organiser ses Élections ? Comment peut-il imposer un calendrier, fixer des modalités de candidature et désigner un lieu de vote pour une consultation interne à une organisation indépendante ?

 

Le communiqué ministériel invoque un prétendu “désaccord entre les responsables de l’Union des Musiciens Centrafricains” pour justifier cette nouvelle intervention. Cette formulation est aussi vague qu’elle est trompeuse. Quel désaccord ? Entre quels responsables ? Le ministère se garde bien de préciser, préférant maintenir le flou pour légitimer une démarche qui n’a aucun fondement juridique.

 

La réalité est beaucoup plus simple : il n’y a pas de “désaccord entre responsables”, mais un refus catégorique d’un seul homme, Dany Ngarasso, d’accepter sa défaite électorale. Transformant son échec personnel en prétexte administratif, l’ancien président par intérim bénéficie une fois de plus du soutien actif de son ami Philippe Bokoula pour tenter d’organiser de nouvelles Élections dont il espère sortir vainqueur.

 

La note circulaire fixe des modalités précises pour ce processus électoral parallèle. Les candidatures devaient être déposées au secrétariat de la Direction Générale des Arts et de la Culture, situé au rond-point des Nations Unies, jusqu’au vendredi 25 octobre 2025 à 15h30. L’Assemblée Générale devait ensuite se tenir à l’École Nationale des Arts (ENA).

 

Ces dispositions montre clairement l’ampleur de la dérive administrative. Le ministère ne se contente pas de soutenir l’organisation d’un nouveau scrutin, il en devient l’organisateur direct. Les candidatures doivent être déposées dans ses locaux, sur ses formulaires, selon son calendrier. L’UMC est ainsi dépossédée de la maîtrise de son propre processus électoral au profit d’une administration qui n’a aucune compétence légale en la matière.

 

Face à cette escalade dans l’illégalité, le bureau exécutif légitimement élu de l’UMC, dirigé par Armand Touaboy, choisit la voie de la légalité et du droit. Plutôt que de s’enfermer dans une confrontation stérile ou de céder face aux pressions administratives, il décide de saisir la justice pour faire respecter ses droits et l’autonomie de l’association.

 

Cette décision de porter l’affaire devant le Tribunal Administratif de Bangui révèle une maturité démocratique et une confiance dans les institutions judiciaires centrafricaines qui honorent les dirigeants de l’UMC. Ils démontrent ainsi qu’en République Centrafricaine, même face à l’arbitraire administratif, le droit peut encore triompher.

 

Le recours déposé devant le Tribunal Administratif vise à obtenir le sursis à exécution de la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25. L’objectif est clair : empêcher la tenue de ces élections parallèles illégales et faire reconnaître par la justice l’absence de compétence du Ministère de la Culture pour intervenir dans l’organisation interne de l’UMC.

 

Ainsi, ce mercredi 29 octobre 2025, le Tribunal Administratif de Bangui a rendu sa décision. Et cette décision constitue un désaveu complet et sans appel des manœuvres du Ministère de la Culture.

 

Le tribunal commence par affirmer sa compétence pour juger cette affaire. Cette affirmation est fondamentale car elle signifie que les juridictions administratives centrafricaines considèrent que les actes du Ministère de la Culture à l’égard de l’UMC relèvent bien du contrôle juridictionnel et peuvent être contestés devant la justice.

 

En reconnaissant sa compétence, le Tribunal Administratif établit un principe essentiel : aucune administration ne peut agir en dehors de tout contrôle judiciaire. Tout acte administratif peut faire l’objet d’un recours et être annulé s’il est contraire au droit.

 

Le tribunal déclare ensuite la requête recevable. Cette décision confirme que le bureau élu de l’UMC avait parfaitement qualité pour agir en justice et que les conditions de forme et de procédure ont été respectées.

 

Cette recevabilité n’est pas une simple formalité. Elle signifie que le Tribunal a considéré que la requête était sérieuse, fondée sur des arguments juridiques solides, et méritait un examen au fond.

 

C’est le cœur du jugement. Le Tribunal Administratif ordonne le sursis à exécution de la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 de la Directrice Générale des Arts et de la Culture.

 

Cette décision a un effet immédiat et radical : la note convoquant de nouvelles élections à l’UMC ne peut plus être appliquée. Les élections parallèles que le ministère voulait organiser ne peuvent pas avoir lieu. Le processus électoral illégal est stoppé net.

 

Le sursis à exécution est une mesure d’urgence qui suspend l’application d’un acte administratif lorsqu’il existe un doute sérieux sur sa légalité et que son exécution risque de causer un préjudice grave et difficilement réparable.

 

En accordant ce sursis, le Tribunal Administratif envoie un signal clair : il existe effectivement un doute sérieux sur la légalité de l’intervention du Ministère de la Culture, et l’organisation d’élections parallèles causerait un préjudice irréversible à l’UMC et à son bureau légitimement élu.

 

Alain Nzilo

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Le chèque de la honte : Rator  Ahamat Deleris , ex-braqueur devenu président du comité islamique, rackette les musulmans pour Touadéra

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Le chèque de la honte : Rator  Ahamat Deleris , ex-braqueur devenu président du comité islamique, rackette les musulmans pour Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/don-du-comite-islamique-de-Centrafrique-a-touadera_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>Don du <a href=Comité islamique de Centrafrique à Touadera pour le financement de sa campagne électorale don-du-comite-islamique-de-centrafrique-a-touadera_500″ width=”450″ height=”288″ />
Don du comité islamique de Centrafrique à Touadera pour le financement de sa campagne électorale don-du-comite-islamique-de-Centrafrique-a-touadera_500

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La photo de la remise du chèque de 30 millions de francs CFA à Touadéra le 11 octobre 2025 montre les visages de ceux qui ont organisé ce racket déguisé en “don communautaire”. Corbeau News Centrafrique a identifié plusieurs personnages clés présents sur cette image qui restera dans l’histoire comme un exemple de l’instrumentalisation de la religion et du chantage économique pratiqué par le régime de Touadera.

 

 

Pour bien commencer, il faut regarder la photo de la cérémonie largement partagée sur les réseaux sociaux. Au centre, en tenue bleue, se tient Ousmane Abakar, surnommé “Kourga”, dit “Courage”. C’est lui qui tient le chèque géant aux côtés de Touadéra. Ce personnage fait partie du cercle restreint de ceux qui ont supervisé la collecte forcée des 100 millions auprès des commerçants musulmans tchadiens d’origine. Le surnom “Kourga” prend une dimension ironique dans ce contexte. Quel “courage” faut-il pour racketter des commerçants qui n’ont pas le choix ? Quel “courage” faut-il pour se prosterner devant Touadéra avec un chèque volé dans les poches des petits commerçants du PK5 ? Détail révélateur du niveau des personnages impliqués dans cette opération : Ousmane Abakar occupe un poste au Conseil Économique et Social alors qu’il ne sait ni lire ni écrire.

 

Aroufaï, vêtu de blanc et positionné à côté de Kourga, est un autre acteur majeur de cette opération de racket. Selon nos sources, il fait partie de la direction du comité islamique qui a organisé les “sollicitations” auprès des commerçants. Sa présence aux côtés de Courage pour cette photo officielle montre qu’il est l’un des organisateurs principaux de ce racket présenté comme un acte de solidarité religieuse. C’est un véritable toto qui ne sait même pas écrire son nom, mais qui siège néanmoins comme chargé de mission à l’Assemblée Nationale. Cette situation où des analphabètes occupent les plus hautes fonctions de l’État en dit long sur le niveau de décomposition des institutions centrafricaines sous Touadéra.

 

Mahamat Tahir, alias Koyanga, identifiable à son boubou blanc et son chapeau, est également présent sur la photo. Ce personnage influence joue un rôle important dans les milieux économiques musulmans de Bangui. C’est aussi un véritable toto. Sa participation à cette cérémonie confirme que l’opération a été supervisée par les figures les plus controversées de la communauté musulmane, celles qui ont les moyens de faire pression sur les commerçants pour qu’ils “contribuent”.

 

Un peu derrière, avec une casquette du MCU, c’est Amine, le faux trafiquant de Dubaï. Nos sources le décrivent comme un personnage qui se présente comme un homme d’affaires opérant depuis Dubaï, mais dont la réputation et les activités réelles sont sujettes à caution. Sa présence lors de cette remise de chèque à Touadéra indique qu’il fait partie du réseau de ceux qui ont organisé la collecte.

 

À la droite de Touadéra, portant un chapeau noir, se tient le président des colonies tchadiennes en Centrafrique, mais également le président du parti du président tchadien en RCA. Sa présence est significative. Elle confirme ce que beaucoup soupçonnaient : une partie importante de cette collecte a été effectuée auprès de commerçants d’origine tchadienne installés en Centrafrique. Ces commerçants, souvent stigmatisés et vulnérables, sont particulièrement exposés aux pressions et au chantage. Le fait que le président des colonies tchadiennes soit présent pour cette remise officielle confirme que la communauté tchadienne a été particulièrement sollicitée, peut-être même contrainte, de contribuer massivement à cette collecte.

 

À la gauche de Touadéra se tient Rator  Ahamat Deleris, président du comité islamique de Centrafrique. C’est le principal moteur de ce racket. Ex-braqueur, Rator  Ahamat Deleris est un homme redoutable dans la mafia musulmane du pays. Sa position aux côtés du président confirme qu’il fait partie du cercle restreint qui a supervisé cette opération. Comment un ex-braqueur a-t-il pu devenir président du comité islamique centrafricain ? Cette question en dit long sur l’état des institutions communautaires dans un pays où les criminels peuvent occuper les plus hautes fonctions.

 

Derrière le groupe principal, en boubou chocolat, se tient Sani Yalo, un autre mafieux musulman influent. Sani Yalo est d’origine mixte : son père est nigérien et sa mère tchadienne. Ce personnage joue le rôle de conseiller spirituel de Touadéra, ce qui est en soi une aberration. Comment un président peut-il avoir pour conseiller spirituel un homme connu pour ses activités mafieuses ? Sani Yalo est également directeur de BARC, activité peu compatible avec le rôle de guide spirituel qu’il prétend jouer. Sa présence sur cette photo confirme que cette opération n’a rien de religieux ou de spirituel. C’est une affaire purement mafieuse organisée par des hommes sans scrupules qui instrumentalisent la religion pour servir leurs intérêts et ceux du régime.

 

La cérémonie de la remise du chèque s’est déroulée devant le domicile du président du comité islamique de Centrafrique, monsieur Rator  Ahamat Deleris, sous un chapiteau décoré aux couleurs bleues et blanches. Le décor soigné, les tenues impeccables, les sourires affichés : tout est fait pour donner l’impression d’un événement festif, d’un geste généreux de la communauté musulmane envers son président. Aussi, à côté de la maison de monsieur Rator Ahamat Déléris, se trouve également la maison du président officiel des colonies tchadiennes en Centrafrique, celui-là même qui est en chapeau noir à droite de Touadéra. Cette proximité géographique n’est pas un hasard. Elle montre les liens étroits entre Rator Déléris et la communauté tchadienne, et explique comment la collecte forcée auprès des commerçants tchadiens a pu être organisée aussi efficacement.

 

Mais derrière ces apparences, la réalité est sordide : des commerçants rackettés, des pressions exercées, du chantage économique, une instrumentalisation politique de la religion, et une violation flagrante du code électoral.

 

Absence remarquée : Saboura, président du marché PK5, n’était pas présent à la cérémonie. Cette absence est significative. Le président du marché PK5, qui représente les petits commerçants du quartier, a refusé d’assister à cette mascarade. Son absence montre que même au sein de la communauté musulmane du PK5, tout le monde ne cautionne pas cette opération. Les petits commerçants, ceux qui ont été contraints de payer, ceux qui subissent le racket organisé par Rator Déléris et sa bande, n’étaient pas représentés à cette cérémonie. Seuls les mafieux, les profiteurs, les collaborateurs du régime étaient présents pour sourire devant les caméras. Le peuple du PK5, lui, était absent. Il n’a pas voulu cautionner cette trahison.

 

Les hommes présents sur cette photo ne représentent pas la communauté musulmane centrafricaine. Ils représentent leurs propres intérêts économiques et politiques. Ils ont organisé un racket auprès de commerçants vulnérables pour acheter la protection du régime Touadéra. En agissant au nom de la “communauté musulmane”, ils exposent tous les musulmans centrafricains à être perçus comme des soutiens de Touadéra. Ils instrumentalisent la religion pour servir leurs intérêts personnels. Ils créent des divisions au sein de la communauté entre ceux qui ont été contraints de payer et ceux qui refusent d’être associés à cette manipulation.

 

Ces hommes ont trahi la confiance de leur communauté. Ils ont utilisé leur position de dirigeants du comité islamique pour organiser un chantage économique au profit du régime. Ils ont transformé la religion en instrument politique.

 

Au centre de la photo, Touadéra arbore un large sourire. Il tient le chèque géant avec satisfaction. Ce sourire est celui d’un homme qui vient de réussir un coup : obtenir 30 millions, ou 100 millions selon les sources réelles, en violant le code électoral, en instrumentalisant une communauté religieuse, en faisant chanter des commerçants vulnérables. Touadéra sait parfaitement que cet argent n’est pas un “don volontaire”. Il sait que les commerçants ont été contraints de payer. Il sait que c’est du chantage économique. Mais cela ne le dérange pas. Au contraire, cela le satisfait. Parce que c’est exactement ainsi qu’il gouverne : par le chantage, la pression, la manipulation.

 

Cette photo du 11 octobre 2025 restera dans l’histoire centrafricaine comme le symbole de l’instrumentalisation politique de la religion par un régime autoritaire qui n’hésite pas à manipuler les communautés religieuses pour se maintenir au pouvoir. Elle symbolise le chantage économique pratiqué systématiquement par le régime Touadéra contre les commerçants, les opérateurs économiques, tous ceux qui ont besoin de protections pour continuer à exercer leurs activités. Elle représente la trahison des élites communautaires qui, au lieu de protéger leurs communautés, les vendent au pouvoir pour préserver leurs propres intérêts. Elle montre la violation impunie du code électoral par un régime qui reçoit publiquement des financements illégaux d’organisations religieuses sans que personne ne puisse rien faire. Elle témoigne du mépris du régime pour les lois qu’il est censé faire respecter mais qu’il viole ouvertement quand cela l’arrange.

 

Les musulmans centrafricains qui ne se reconnaissent pas dans cette opération doivent maintenant identifier clairement les responsables. Ils savent désormais qui sont les hommes qui ont organisé ce racket : Ousmane Abakar “Kourga” qui ne sait ni lire ni écrire mais siège au Conseil Économique et Social, Aroufaï qui ne sait même pas écrire son nom mais conseille l’Assemblée Nationale, Mahamat Tahir alias Koyanga, Amine le faux trafiquant de Dubaï, Sani Yalo le mafieux conseiller spirituel de Touadéra, le président des colonies tchadiennes, et Rator Ahamat Déléris l’ex-braqueur devenu président du comité islamique.

 

Ces hommes doivent être tenus pour responsables de cette trahison. Ils ont agi en dehors de tout mandat communautaire. Ils ont rackетté des commerçants. Ils ont instrumentalisé la religion. Ils ont exposé toute la communauté musulmane à être stigmatisée comme soutien de Touadéra. Les fidèles musulmans doivent exiger des comptes. Où sont passés les 100 millions collectés ? Pourquoi seulement 30 millions ont été remis publiquement ? Qui a décidé de cette opération ? Qui a autorisé ces hommes à agir au nom de toute la communauté ?

 

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Centrafrique : la traque des rebelles du PRNC et du général Arda Hakouma dans le nord-Est par les Wagner bat son plein

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Centrafrique : la traque des rebelles du PRNC et du général Arda Hakouma dans le nord-est par les Wagner bat son plein

 

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Le général Arda Hakouma, chef du MDRPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs jours, les Mercenaires russes du groupe  Wagner mènent une série d’opérations militaires dans le nord-est de la République centrafricaine. Leur mission : traquer les combattants du PRNC dans la région de Sam-Ouandja, tout en cherchant à capturer le général Arda Hakouma, chef du Mouvement Démocratique pour le Rassemblement du Peuple Centrafricain (MDRPC), actif entre Ndélé et Bria.

 

 

En effet, dans la localité de Sam-Ouandja, les mercenaires ont d’abord ciblé les positions du PRNC. Ils ont réussi à retrouver leurs ancienne base, mais n’ayant trouvé aucun combattant, ils ont tiré sans interruption pendant près de deux heures, avec des armes lourdes et légères, terrorisant les villageois qui sont dans cette zone. Les balles, les obus et les explosifs ont retenti dans les villages. Un gaspillage inutile de munitions payées par les contribuables centrafricains.

 

Quelques jours plus tard, le samedi 25 octobre, Wagner a lancé une nouvelle expédition vers Boromata, cette fois pour arrêter le général Arda Hakouma. Selon leurs informateurs, le chef rebelle serait arrivé pour se soigner. Mais l’information s’est révélée fausse. Aucun signe de lui. Les mercenaires ont alors fouillé des habitations, tiré en l’air et passé la journée à menacer la population avant de se replier.

 

Le général Arda Hakouma avait pourtant annoncé le dépôt de ses armes et sa volonté d’abandonner la lutte armée au profit d’un combat politique. Au lieu d’encourager cette démarche, le gouvernement centrafricain poursuit, avec Wagner, une logique inverse : éliminer même ceux qui se désarment.

 

Ce paradoxe reflète la politique du régime Touadéra. Alors que le pouvoir appelle publiquement les groupes armés à la réconciliation, il cautionne dans le même temps la traque des chefs rebelles désarmés. Dans le nord-est, la population vit désormais dans la peur permanente : celle des rebelles d’un côté, et celle des mercenaires russes de l’autre.

 

Les habitants de la Vakaga parlent de scènes d’intimidation, de pillages et de coups de feu sans raison. Pour beaucoup, cette violence ciblée contre le PRNC et le MDRPC montre une seule réalité : la guerre n’a plus de logique politique. Elle est devenue un instrument de domination, entretenu par un régime qui s’appuie sur Wagner pour imposer la peur et faire taire toute voix dissidente.

 

Cette situation poussent de nombreux observateurs à se poser des questions. D’abord, quelle est la crédibilité du programme de désarmement du gouvernement si ceux qui désarment sont traqués par Wagner ? Quel rebelle va accepter de déposer les armes en sachant qu’il sera ensuite chassé comme un animal par des mercenaires russes ?

 

Ensuite, pourquoi Wagner mène-t-il des opérations militaires sans coordination avec les FACA ? Où sont les forces armées centrafricaines dans tout ça ? Pourquoi les mercenaires russes ont-ils les mains libres pour aller où ils veulent, tirer sur qui ils veulent, gaspiller les munitions payées par les Centrafricains ?

 

Enfin, qui paie pour ces opérations ? Les munitions que Wagner a gaspillées pendant deux heures à Sam-Ouandja sont payées par l’État centrafricain. C’est l’argent des contribuables centrafricains qui finance ces opérations inutiles. C’est l’argent des Centrafricains qui paie les mercenaires russes pour terroriser les Centrafricains.

 

Le régime Touadéra a perdu tout contrôle. Il ne contrôle plus son territoire. Il ne contrôle plus ses forces armées. Il ne contrôle même plus les mercenaires qu’il a fait venir. Wagner fait ce qu’il veut en Centrafrique. Les mercenaires russes sont devenus la vraie autorité du pays.

 

Cette ambivalence du gouvernement est aussi visible dans le traitement des opposants politiques. Le président appelle les opposants à rentrer au pays. Il promet qu’ils ne seront pas inquiétés. Mais dès qu’ils rentrent, ils sont arrêtés et emprisonnés.

 

Le docteur Dominique Désiré ERENON est rentré à l’appel du président Touadéra. Mais rien qu’à l’aéroport, il a été interpellé. Et il est depuis quatre semaines à la Section des Recherches et d’Investigation, arrêté pour atteinte à la sûreté de l’État, complicité, injure au chef de l’État.

 

C’est un piège. Les appels de Touadéra sont des pièges ouverts à ceux qui veulent l’entendre. Il appelle les rebelles à déposer les armes, puis il envoie Wagner les traquer. Il appelle les opposants à rentrer, puis il les arrête à l’aéroport.

 

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FMI : Quand une simple passation de service devient un outil de propagande d’État en Centrafrique

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FMI : Quand une simple passation de service devient un outil de propagande d’État en Centrafrique

 

Bangui-avec-president-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>FMI : Quand une simple passation de service devient un outil de propagande d’État en Centrafrique
La rencontre des représentants sortant et entrant du FMI par le Président Touadera au palais de la renaissance à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le régime Touadéra vient de transformer une banale passation de service au FMI en victoire diplomatique majeure. Albert Touna Mama cède sa place à Nazim Belhazine comme chef de mission du Fonds Monétaire International pour la République centrafricaine, et voilà que tout l’appareil de propagande gouvernemental s’emballe pour présenter cet événement administratif comme une preuve du soutien international aux “réformes structurelles” du président.

 

 

Dans toutes les institutions internationales, les chefs de mission sont régulièrement remplacés. C’est une rotation normale, une procédure administrative standard qui n’a aucune signification politique particulière. Mais à Bangui, où le régime MCU cherche désespérément à se légitimer avant les Élections de décembre, même le changement d’un fonctionnaire international devient matière à célébration.

 

Les ministres se sont succédé pour saluer cette “transition réussie”. Les médias proches du pouvoir ont relayé cette “bonne nouvelle” comme si le FMI venait d’annoncer des milliards supplémentaires. Les communicants du régime ont présenté cette passation comme une validation de la gestion économique du gouvernement.

 

Cette manipulation grossière vise à faire croire aux Centrafricains et aux partenaires internationaux que le pays est sur la bonne voie, que les réformes fonctionnent, que la confiance règne. La réalité économique du pays raconte une histoire radicalement différente.

 

Depuis 2023, la Facilité Élargie de Crédit (FEC) du FMI a injecté plus de 124 millions de dollars dans le budget centrafricain. Ces fonds considérables ne servent pas à développer le pays, à construire des infrastructures, à créer des emplois ou à améliorer les services publics. Ils comblent simplement les trous béants d’un État incapable de mobiliser ses propres ressources.

 

Le secteur pétrolier, qui représentait autrefois jusqu’à 25% des recettes publiques, ne pèse plus que 9% en 2024. Cette chute vertigineuse témoigne de l’effondrement de la capacité productive du pays. Les pénuries chroniques de carburant paralysent l’économie, la flambée des prix érode le pouvoir d’achat déjà dérisoire des ménages, et l’inflation galopante transforme les salaires en monnaie de singe, pour ne pas dire monnaie des boubou.

 

Pendant que le régime célèbre une passation de service au FMI, plus de la moitié des Centrafricains – soit 3,4 millions de personnes – dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Ce chiffre catastrophique devrait normalement provoquer une remise en question profonde de la politique économique. Au lieu de cela, le gouvernement organise des cérémonies protocolaires et multiplie les communiqués triomphants.

 

Le Fonds Monétaire International se retrouve instrumentalisé par le régime Touadéra qui transforme chacune de ses visites, chaque décaissement, chaque déclaration en caution politique. Le FMI finance un budget national largement dévoyé, soutient des “réformes” qui n’existent que sur le papier, et cautionne indirectement un régime qui organise des Élections illégales.

 

Cette complicité involontaire pose des questions éthiques fondamentales. En continuant à décaisser des fonds sans conditionnalités strictes, le FMI permet au régime MCU de maintenir une façade de légitimité internationale. Les annonces du Caucus Économique Africain ou les tables rondes d’investisseurs sont présentées comme des succès alors qu’elles ne changent rien à la réalité quotidienne des populations.

 

La valorisation excessive de cette passation de service s’inscrit dans une stratégie électorale précise. À moins de trois mois des Élections de décembre 2025, le régime Touadéra cherche désespérément à rassurer ses bailleurs de fonds pour obtenir de nouveaux décaissements. Cette apparence de stabilité économique et de réformes en marche vise à convaincre la communauté internationale que le pays va dans la bonne direction.

 

Mais derrière cette façade soigneusement construite, la corruption prospère sans limite. Les institutions de contrôle comme l’ANIF (Agence Nationale d’Investigation Financière) et la Cour des Comptes sont muselées, incapables de jouer leur rôle de garde-fou. La promesse de “croissance inclusive” répétée dans tous les communiqués reste un slogan vide pendant que les inégalités explosent.

 

La dépendance financière de la République centrafricaine aux décaissements extérieurs atteint des niveaux pathologiques. L’État centrafricain ne survit que grâce aux perfusions régulières du FMI, de la Banque Mondiale, de l’Union Européenne et des autres bailleurs. Cette situation transforme le pays en éternel assisté, incapable de définir sa propre politique économique.

 

Cette perfusion permanente arrange parfaitement le régime MCU qui n’a aucune incitation à réformer véritablement. Pourquoi développer la fiscalité, pourquoi lutter contre la corruption, pourquoi améliorer la gouvernance quand les fonds continuent d’arriver quoi qu’il arrive ? Cette logique d’assistanat institutionnel pérennise l’incompétence et l’irresponsabilité.

 

Le plus révoltant dans cette affaire reste l’utilisation de la misère des Centrafricains comme décor de la propagande officielle. Pendant que le régime célèbre une passation de service au FMI, des mères de famille fouillent les poubelles de Bangui pour nourrir leurs enfants. Pendant que les ministres discourent sur les “réformes structurelles”, des malades meurent dans des hôpitaux sans médicaments. Pendant que les communicants vantent la “confiance des partenaires”, des enseignants font grève pour réclamer leurs salaires impayés depuis des mois.

 

Cette instrumentalisation cynique de la souffrance populaire à des fins de communication politique atteint des sommets de malhonnêteté. Le régime MCU transforme chaque visite d’un fonctionnaire international en “signe de soutien”, chaque décaissement en “succès diplomatique”, chaque rapport technique en “validation de nos politiques”.

 

Une simple passation de service au FMI devient ainsi un spectacle politique soigneusement organisé pour masquer l’échec patent des réformes économiques et maintenir sous perfusion un régime qui survit uniquement grâce aux financements étrangers.

 

La question fondamentale demeure : jusqu’à quand les Centrafricains devront-ils supporter que leur misère serve de décor à la propagande officielle ? Jusqu’à quand le FMI et les autres bailleurs accepteront-ils d’être instrumentalisés par un régime qui transforme chaque geste administratif en victoire politique ?

 

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J’ai le copie dans ma bureau : voilà comment Saint-Cyr Tanza ridiculise Touadéra avec une candidature qui fait rire tout Bangui

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J’ai le copie dans ma bureau : voilà comment Saint-Cyr Tanza ridiculise Touadéra avec une candidature qui fait rire tout Bangui

 

Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA
Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président Touadéra se fait lamentablement ridiculiser en finançant la candidature de monsieur Saint-Cyr Tanza à la présidentielle. Ce dernier était un ex-militant du parti URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain), dirigé par l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé. Il avait été chassé de ce parti. Et maintenant, pour aller aux Élections, le président Touadéra tente de se couvrir en recrutant des gens de gauche à droite pour composer avec sa candidature.

 

 

Il tente de payer et de financer la candidature de certaines personnes pour les présenter à la présidentielle. On ne va pas pour le moment parler des autres candidats. Pour cet article, on va se concentrer sur Monsieur Tanza Saint-Cyr.

 

La candidature de Tanza Saint-Cyr fait l’objet de rires et continue de faire rire partout dans le pays. Dans les quartiers de Bangui, dans la capitale, partout, sur les réseaux sociaux, c’est le rire. Monsieur Saint-Cyr Tanza fait rire et continue de faire rire les centrafricains.  Pourquoi ? Parce que Saint-Cyr Tanza, comme dit l’un de ses voisins au quartier Ramandji, dans le troisième arrondissement de Bangui, c’est un homme qui s’est arrêté à l’école primaire. Il n’a même pas dépassé la classe de C M 2 de l’école primaire.

 

C’est incroyable. Et en plus de cela, pour aller à la présidentielle, il faut avoir au moins une licence universitaire. Mais Saint-Cyr Tanza, est-ce qu’il est arrivé même en classe de secondaire ? On ne sait pas. Même la façon dont il écrit sur les réseaux sociaux fait l’objet de rires. Les gens ont corrigé ses textes. Ils ont mis des stylos rouges. Corriger, corriger. Ça fait rire les gens.

 

Touadéra veut nous amener où ?

 

J’ai le copie dans ma bureau” : la déclaration qui fait le tour des réseaux sociaux

 

Saint-Cyr Tanza a même été invité au débat Patara de la radio Ndèkè-Luka le samedi dernier. Mais il a tenu des propos décousus et bizarres qui font Péter les réseaux sociaux.

 

Voici ce qu’il a déclaré au sujet du supposé passeport congolais du candidat Henri-Marie Dondra :

 

“J’ai le copie dans ma bureau”, a-t-il avancé.

 

“Je ne peux pas aller concourir avec un apatride, ou avec un non Centrafricain parce que c’est une haute responsabilité du pays et qu’il faut que ça soit les Centrafricains d’origine comme moi, père mère arrière père Centrafricains d’origine…”

 

Et d’ajouter : “…de faire ce constat aneur..”, ou encore “..que je viens à toutefois de mettre ça en lumière..”

 

Le Conseil constitutionnel devient pour lui “le conseil consultatif”. Il l’a dit à plusieurs reprises avant d’être corrigé par un débatteur qui lui a rappelé qu’on dit “Conseil constitutionnel”.

 

Ces déclarations ont provoqué un torrent de moqueries sur les réseaux sociaux. “J’ai le copie dans ma bureau” est devenu un mème. Les Centrafricains se demandent : Touadéra nous a amené où avec ce genre de candidat ?

 

Saint-Cyr Tanza  se présente comme président du Rassemblement pour le Centrafrique Nouveau (RCAN). Il prétend avoir déposé une requête au Conseil constitutionnel pour invalider les candidatures d’Anicet-Georges Dologuélé et d’Henri-Marie Dondra.

 

Selon lui, Dondra aurait un passeport congolais, ce qui prouverait qu’il n’est pas centrafricain. “J’ai le copie, j’ai le copie en moi”, déclare-t-il sans jamais présenter de preuve concrète.

 

Pour Dologuélé, il affirme que l’ancien Premier ministre serait devenu “apatride” après avoir renoncé à sa nationalité française et que son certificat de nationalité centrafricaine aurait été annulé.

 

Mais pendant tout le débat, Tanza montre qu’il ne maîtrise ni les concepts juridiques ni le vocabulaire de base. Il confond “Conseil constitutionnel” et “conseil consultatif”. Il dit “le copie” au lieu de “la copie”. Ses phrases sont incohérentes : “de faire ce constat aneur”, “que je viens à toutefois de mettre ça en lumière”.

 

Les contradicteurs se moquent ouvertement de Saint-Cyr Tanza

 

Pendant le débat, Gildas De Carème Benam, qui défendait la candidature de Dondra, s’est moqué ouvertement de Tanza. “Vous voyez déjà que pour parler du Conseil constitutionnel qui est une haute instance de notre pays, cela pose des problèmes”, a-t-il dit après que Tanza ait appelé le Conseil constitutionnel “conseil consultatif”.

 

Les autres participants au débat ont également relevé les approximations et les erreurs de Tanza. Ils l’ont accusé d’être un “pantin” manipulé par le pouvoir pour écarter les vrais opposants.

 

Tanza a tenté de se défendre : “On m’a instrumentalisé. C’est quelqu’un qui est derrière moi. Comme ils ont l’habitude de dire, sans preuve.”

 

Mais personne n’a été convaincu. Comment peut-on croire en la sincérité d’un candidat qui ne maîtrise même pas le français correct, qui confond les institutions de la République, et qui fait des déclarations comme “J’ai le copie dans ma bureau” ?

 

Saint-Cyr Tanza  était un militant du parti URCA d’Anicet-Georges Dologuélé. Il a été chassé du parti. Maintenant, il se retourne contre son ancien leader et dépose une requête pour invalider sa candidature.

 

Cette trajectoire montre clairement qu’il est manipulé par le pouvoir. Touadéra finance sa candidature. Touadéra lui demande de déposer des requêtes contre les vrais opposants. Et Tanza obéit.

 

Mais le problème, c’est que Tanza est tellement médiocre et incompétent qu’au lieu de nuire aux opposants, il ridiculise Touadéra lui-même.

 

Touadéra nous a amené où ?

 

Les Centrafricains se posent la question : Touadéra nous a amené où avec ce genre de candidat ?

 

Un homme qui s’est arrêté en C M 2. Un homme qui ne sait pas écrire correctement. Un homme qui confond le Conseil constitutionnel et un “conseil consultatif”. Un homme qui dit “J’ai le copie dans ma bureau”.

 

C’est ce genre de personne que Touadéra finance pour aller à la présidentielle ?

 

Sur les réseaux sociaux, les réactions sont unanimes. Les gens rient. Ils se moquent. Ils partagent des captures d’écran des textes de Tanza avec des corrections en rouge. Ils créent des mèmes avec sa phrase “J’ai le copie dans ma bureau”.

 

Tanza Saint-Cyr est devenu la risée de Bangui. Et par ricochet, Touadéra aussi.

 

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Mossoro ti Béafrika : la nouvelle arnaque qui fait des ravages en Centrafrique

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Mossoro ti Béafrika : la nouvelle arnaque qui fait des ravages en Centrafrique

 

 

Bangui-avec-des-circulation-des-moto.png” data-wpel-link=”internal”>Mossoro ti Béafrika : la nouvelle arnaque qui fait des ravages en Centrafrique
avenue-benz-vi-a-Bangui-avec-des-circulation-des-moto – Centrafrique : Un Terrible Accident de Circulation Secoue Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une nouvelle forme d’escroquerie vient de débarquer en Centrafrique et commence à faire des ravages dans les ville de provinces. Le jeu s’appelle “Mossoro ti Béafrika” (Trésor de Centrafrique en sango). C’est un jeu de hasard où les participants parient de l’argent sur des numéros ou des matchs de football. Mais derrière l’apparence d’un jeu légal se cache une arnaque pure et simple organisée probablement par des proches du régime.

 

 

Le principe du jeu est simple. Tu choisis 4 chiffres maximum parmi une liste de 50 chiffres. Si ton numéro sort, tu gagnes de l’argent. Plus tu as de numéros gagnants parmi les 4 gagnants, plus tu gagnes. Par exemple, si tes deux numéro qui sont sortis parmi les 4 numéros gagnants, tu gagnes 35 000 francs CFA. Si tes 3 numéro sort parmi les 4 numéros gagnants, tu peux gagner 100 000 francs. Si tes 4 numéros sortent parmi les 4 gagnants, tu peux gagner jusqu’à 2 million de francs CFA.

 

Il y a aussi des paris sur les matchs de football et d’autres variantes. Les règles sont volontairement floues pour permettre aux organisateurs de manipuler le jeu comme ils veulent.

 

Le problème, ce n’est pas la nature du jeu. C’est que c’est une escroquerie organisée. Les organisateurs du “Mossoro ti Béafrika” ont quitté Bangui et traversent maintenant les villes de provinces pour arnaquer les populations. Ils vont de ville en ville, installent leur jeu, ramassent l’argent des gens, et disparaissent.

 

Au début, pour attirer les joueurs, ils laissent gagner quelques personnes. Ton numéro sort et on t’annonce que tu as gagné 5 000 ou 10 000 francs. Tu vas récupérer ton gain et ils te donnent effectivement l’argent. Tu es content. Tu en parles autour de toi. D’autres gens viennent jouer.

 

Mais rapidement, l’arnaque commence. Quand tu gagnes 20 000 francs, tu vas récupérer ton argent et on te donne seulement 1 000 francs. Ou même rien du tout. On te dit que tu as mal compris les règles. Que tu n’as pas vraiment gagné. Que tu dois rejouer pour toucher ton gain. Et tu rejoues. Et tu perds.

 

Ce n’est pas un vrai jeu de hasard. C’est une escroquerie bien organisée. Les organisateurs contrôlent tout. Ils décident qui gagne et qui perd. Ils manipulent les résultats pour s’assurer de toujours gagner de l’argent.

 

Le jeu fait actuellement des ravages à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, à l’extrême nord-est de la Centrafrique. Les habitants de cette ville pauvre se ruinent en pariant leur maigre argent sur le “Mossoro ti Béafrika”. Ils espèrent gagner gros. Mais ils perdent tout.

 

L’arnaque bat son plein. Les gens jouent. Ils perdent. Ils rejouent. Ils reperdent. Et les organisateurs du jeu ramassent l’argent.

 

Tout cela se passe sous les yeux de tout le monde. Les autorités locales savent. Les forces de l’ordre savent. Mais personne n’intervient. On laisse faire comme si c’était un jeu légal et autorisé.

 

Est-ce que ce jeu respecte les lois du pays ? Non. Est-ce qu’il a une autorisation officielle ? Probablement pas. Est-ce que les organisateurs paient des taxes ? Certainement pas. Mais on les laisse opérer tranquillement.

 

Pourquoi ? Parce que les organisateurs sont probablement des proches du régime ou des gens qui ont des protections politiques. Sinon, comment expliquer qu’ils puissent parcourir le pays en toute impunité pour arnaquer les gens ?

 

Cette arnaque rappelle celle des Chinois qui étaient venus il y a quelques années avec leurs jeux de pièces de monnaie. Ils installaient des machines où tu joues avec des pièces de monnaie. Les gens venaient jouer. Les Chinois ramassaient les pièces. Et à un moment donné, il y a eu une crise de pièces de monnaie en Centrafrique parce que les Chinois avaient tout ramassé.

 

Le gouvernement n’avait rien fait à l’époque. Il ne fait rien maintenant non plus avec le “Mossoro ti Béafrika”. On laisse les escroqueurs opérer librement.

 

Ce qui est triste dans cette histoire, c’est que les victimes sont des gens déjà pauvres. La pauvreté pousse les Centrafricains à chercher de l’argent facile dans les jeux et les loteries. Ils espèrent gagner pour sortir de leur misère. Mais au lieu de gagner, ils perdent le peu qu’ils ont.

 

Les Centrafricains sont naïfs. Ils entendent parler d’un jeu où on peut gagner de l’argent facilement et ils se précipitent. Ils ne se posent pas de questions. Ils ne vérifient pas si c’est légal. Ils ne se demandent pas comment c’est possible de gagner autant d’argent en pariant si peu. Ils jouent. Et ils perdent.

 

Les organisateurs du “Mossoro ti Béafrika” profitent de cette naïveté. Ils savent que les Centrafricains sont désespérés. Qu’ils cherchent n’importe quelle solution pour avoir de l’argent. Alors ils leur vendent du rêve. Ils leur promettent qu’ils peuvent gagner des millions. Et les gens y croient.

 

Un État normal protégerait ses citoyens contre ce genre d’escroquerie. Il réglementerait les jeux d’argent. Il vérifierait que les organisateurs respectent les règles. Il sanctionnerait les fraudeurs.

 

Mais en Centrafrique, l’État n’existe pas pour protéger les citoyens. Il existe pour protéger les intérêts de ceux qui sont au pouvoir et de leurs proches. Alors on laisse ces escroqueurs arnaquer la population. Tant que les autorités touchent leur part, tout va bien.

 

Les Centrafricains doivent comprendre qu’il n’y a pas d’argent facile. Les jeux comme le “Mossoro ti Béafrika” sont des arnaques. Si c’était vraiment possible de gagner autant d’argent facilement, tout le monde serait riche. La réalité, c’est que seuls les organisateurs gagnent. Les joueurs perdent.

 

Il faut que les populations cessent de tomber dans ces pièges. Il faut qu’elles comprennent que ces jeux ne sont pas une solution à la pauvreté. Au contraire, ils aggravent la pauvreté en prenant aux pauvres le peu qu’ils ont.

 

Alain Nzilo

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Ça y est! Les Chinois débarquent désormais à Ndélé pour exploiter l’or : Touadéra livre le nord après avoir bradé le sud du pays aux étrangers

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Ça y est! Les Chinois débarquent désormais à Ndélé pour exploiter l’or : Touadéra livre le nord après avoir bradé le sud du pays aux étrangers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/les-5-chinois-kidnappes-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ça y est! Les Chinois débarquent désormais à Ndélé pour exploiter l’or : Touadéra livre le nord après avoir bradé le sud du pays aux étrangers
Image d’illustration des 5 chinois kidnappés dans-la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une nouvelle vague d’exploitation chinoise déferle sur la Centrafrique. Après avoir saccagé les mines de la Ouaka, de la Basse-Kotto, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï, de la Lobaye et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord du pays, précisément dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

 

Depuis la semaine dernière, les 14 et 16 octobre 2025, les Chinois défilent et arrivent en masse à Ndélé, le chef-lieu de la préfecture, pour progresser vers les sites miniers aurifères de la région. Cette invasion minière coordonnée marque une nouvelle étape dans le pillage des ressources centrafricaines organisé par le régime Touadéra.

 

Ndélé, ville du nord-est de la Centrafrique, chef-lieu de Bamingui-Bangoran, vit une transformation rapide. Depuis une semaine, des groupes de Chinois arrivent régulièrement dans la ville, accompagnés des soldats de l’armée nationale lourdement armés. Ils viennent prospecter, visiter les sites miniers, préparer leur installation. Ces exploitants ne sont pas des prospecteurs individuels venus tenter leur chance. Ce sont des groupes organisés, bien financés, qui arrivent avec du matériel, des moyens logistiques, et visiblement avec l’aval des autorités centrafricaines. Leur objectif est clair : prendre le contrôle des mines d’or de Bamingui-Bangoran. Cette région, longtemps épargnée par l’exploitation minière intensive qui a ravagé d’autres parties du pays, est maintenant dans le viseur des exploitants chinois.

 

Selon certains observateurs sur place, ces exploitants chinois ne travailleraient pas pour leur propre compte, mais pour le compte des Russes. Cette information, bien que non confirmée officiellement, circule avec insistance à Ndélé. Plusieurs sources locales soupçonnent que Wagner et les intérêts russes, qui contrôlent déjà une grande partie de l’exploitation minière en Centrafrique, utiliseraient les Chinois comme intermédiaires : les Chinois apporteraient l’expertise technique et la main-d’œuvre, mais travailleraient sous contrat pour les Russes qui contrôleraient les permis et la commercialisation. Cette configuration, si elle se confirme, serait une première en Centrafrique. Jusqu’à présent, les Russes et les Chinois opéraient séparément dans leurs zones respectives. Si effectivement ils collaborent maintenant à Ndélé, cela signifierait une consolidation inquiétante des intérêts russes et chinois dans l’exploitation des ressources du pays.

 

Un détail particulièrement surréaliste de cette invasion minière fait beaucoup parler à Ndélé : l’un des Chinois arrivés le 16 octobre 2025 prétendrait vouloir se présenter aux Élections législatives dans la circonscription de Ndélé 1.

 

Cette déclaration, qui fait rigoler les habitants selon nos sources, montre à quel point la situation est devenue absurde en Centrafrique sous Touadéra. Un Chinois, qui arrive dans une ville pour exploiter les mines, prétend qu’il a des “liens d’attache” à Ndélé et qu’il veut être député.

 

Plusieurs interprétations circulent. Certains pensent que c’est une plaisanterie, une couverture humoristique pour masquer le vrai objectif qui est l’exploitation minière. D’autres y voient une stratégie pour s’intégrer localement et obtenir des facilités. En prétendant vouloir devenir député, le Chinois enverrait le message qu’il ne vient pas juste piller et partir, mais qu’il veut “s’investir” dans la région. L’hypothèse la plus inquiétante, celle que personne n’ose vraiment exprimer ouvertement mais qui traverse les esprits : le régime Touadéra est tellement corrompu qu’il pourrait effectivement envisager de faire élire un Chinois comme député, en truquant les Élections comme d’habitude. Après tout, si on peut déclarer apatride un député centrafricain élu démocratiquement, pourquoi ne pourrait-on pas faire élire un Chinois ? Cette dernière possibilité, bien que semblant absurde, n’est plus à exclure totalement dans la Centrafrique de Touadéra où plus rien ne devrait nous surprendre. Quoi qu’il en soit, cette histoire du Chinois candidat aux législatives montre à quel point les exploitants chinois se sentent en confiance dans le pays. Ils arrivent, ils prennent ce qu’ils veulent, et ils plaisantent même sur la possibilité de devenir députés. C’est le niveau de mépris qu’ils ont pour le pays et ses institutions.

 

Mais au-delà de ces anecdotes, l’objectif réel de cette invasion chinoise reste les mines d’or du Bamingui-Bangoran. Selon des informations crédibles obtenues sur place, les Chinois sont venus pour visiter les sites miniers, évaluer le potentiel, et préparer l’exploitation. Le Bamingui-Bangoran possède des gisements aurifères importants qui n’ont pas encore été exploités de manière intensive. Jusqu’à présent, l’exploitation minière dans cette région était principalement artisanale, menée par des orpailleurs locaux avec des moyens rudimentaires. Mais maintenant que les Chinois arrivent avec leurs machines, leurs techniques d’exploitation intensive, leurs moyens financiers, l’exploitation va changer d’échelle. Les sites seront mécanisés. L’extraction sera massive. Les profits seront énormes. Pour les exploitants chinois. Les populations locales, elles, ne verront rien de ces profits. Comme dans toutes les autres régions où les Chinois et les Russes exploitent les mines, les habitants du Bamingui-Bangoran seront dépossédés de leurs terres, pollués par les produits chimiques utilisés dans l’extraction, appauvris malgré les richesses extraites de leur sol.

 

Cette invasion minière du Bamingui-Bangoran s’inscrit dans une stratégie plus large du régime Touadéra : la distribution massive de permis miniers aux Chinois, aux Russes, et aux Rwandais. Depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir en 2016, et surtout depuis son alliance avec Wagner à partir de 2018, le président distribue les permis d’exploitation minière comme s’il distribuait des bonbons. Les Russes d’abord, puis les Chinois, et même des Rwandais, obtiennent des permis pour exploiter l’or, les diamants, et d’autres ressources du pays. Cette distribution se fait sans transparence, sans appels d’offres publics, sans études d’impact environnemental sérieuses, sans consultation des populations locales. Touadéra signe, et les exploitants chinois et russes arrivent avec leurs machines. Le résultat est catastrophique pour le pays.

 

Les ressources minières, qui devraient enrichir la Centrafrique et financer son développement, sont pillées par les Chinois, les Russes et les Rwandais. L’État centrafricain ne perçoit qu’une fraction minime des profits, souvent sous forme de pots-de-vin versés directement à Touadéra et son clan. Les populations locales sont dépossédées de leurs terres ancestrales. Les orpailleurs artisanaux, qui vivaient modestement de l’extraction d’or, sont chassés des sites par les grandes compagnies chinoises. L’environnement est détruit par les techniques d’exploitation intensive qui utilisent du mercure et d’autres produits toxiques. Et pendant ce temps, Touadéra et son clan s’enrichissent. Chaque permis minier distribué rapporte des millions de francs CFA en pots-de-vin. C’est le business model du régime : vendre les ressources du pays aux Chinois et aux Russes, empocher les commissions, et laisser le peuple dans la misère.

 

Le Bamingui-Bangoran était jusqu’à présent relativement épargné par ce pillage. La région, éloignée, difficile d’accès, moins connue pour ses ressources minières que d’autres parties du pays, n’avait pas encore attiré massivement les exploitants chinois. Mais cette relative tranquillité est en train de se terminer. Les Chinois ont découvert le potentiel aurifère de la région. Ils ont obtenu, ou sont en train d’obtenir, les permis nécessaires auprès du régime Touadéra. Ils arrivent maintenant en force pour commencer l’exploitation. Le Bamingui-Bangoran devient ainsi la nouvelle frontière du pillage minier en Centrafrique. Après avoir saccagé la Ouaka, la Basse-Kotto, la Nana-Mambéré, la Mambéré-Kadéï, la Lobaye, et d’autres régions, les exploitants chinois s’attaquent maintenant au nord. Cette progression géographique du pillage montre que le régime Touadéra est prêt à livrer l’ensemble du territoire national aux Chinois et aux Russes. Aucune région ne sera épargnée. Partout où il y a des ressources minières, les permis seront distribués, les exploitants chinois arriveront, et les populations seront dépossédées.

 

Pour les habitants du Bamingui-Bangoran, l’arrivée des exploitants chinois va transformer radicalement leur vie, et pas dans le bon sens. Les sites miniers seront réquisitionnés par les grandes compagnies chinoises. Les orpailleurs artisanaux locaux qui travaillaient sur ces sites seront chassés. Les terres agricoles proches des mines seront polluées et devenues impropres à la culture. L’exploitation minière intensive utilise des produits chimiques toxiques, notamment le mercure pour extraire l’or. Ces produits contaminent l’eau, les sols, tuent les poissons dans les rivières. Les populations qui dépendent de ces ressources naturelles pour leur survie seront directement affectées. Beaucoup d’habitants du Bamingui-Bangoran vivent de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, et de l’orpaillage artisanal. L’arrivée des grandes exploitations chinoises détruira ces activités traditionnelles sans offrir d’alternatives viables. Contrairement à ce que pourrait prétendre le régime, les populations locales ne bénéficieront pas économiquement de cette exploitation. Les emplois créés seront peu nombreux et mal payés. Les profits iront aux exploitants chinois et aux dirigeants corrompus à Bangui. Les impôts et taxes, s’ils sont payés, ne reviendront jamais dans la région pour financer des écoles, des hôpitaux, des routes. L’exploitation minière attire toujours des populations flottantes, des trafiquants, des groupes armés qui veulent contrôler les sites. La présence de richesses importantes crée des tensions, des conflits, de la violence.

 

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Maxime Balalou, ou l’art de se noyer dans ses propres mensonges : quand un voleur joue les victimes

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Maxime Balalou, ou l’art de se noyer dans ses propres mensonges : quand un voleur joue les victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/don-vol-maxime-balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le don du ministre Maxime Balalou, un bien public volé à l'ENERCA
Le don du ministre Maxime Balalou, un bien public volé à l’ENERCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il fallait oser. Après avoir été pris la main dans le sac, le ministre de la Communication, Maxime Balalou, a cru bon de publier un « droit de réponse » aussi grotesque que méprisant. Un texte qui, loin de le disculper, ne fait que confirmer ce que tout le monde sait déjà : un voleur reste un voleur, même quand il se drape dans des mots creux et des accusations inversées.

 

 

Le vol, c’est un fait. Le reste, c’est du vent. Maxime Balalou nous explique, avec une audace confondante, que les lampadaires solaires installés devant sa résidence et le siège du MCU ont été « achetés à ses frais ». Menteur. Les marquages officiels, les documents du Fonds saoudien et les témoignages des riverains le prouvent : ces équipements étaient destinés à l’éclairage public, financés par un don international. Point. Pas de « don personnel », pas de « générosité privée », juste un vol éhonté, commis avec la même désinvolture que celle d’un pickpocket qui vous regarde droit dans les yeux en vidant vos poches.

 

Et que dire de cette inscription narcissique : « Don de votre frère Maxime Balalou » ? Un voleur qui signe son forfait, voilà qui est rare. Balalou ne se contente pas de voler, il revendique son vol comme une œuvre caritative. La folie a un nom, et elle porte un costume de ministre.

 

« Mes détracteurs sont jaloux » : la défense pathétique des coupables Balalou, dans un élan de paranoïa digne des pires dictateurs, accuse ses « détracteurs politiques » de complot. Classique. Quand on n’a plus d’arguments, on invente des ennemis. Mais voici ce qu’il oublie :

– Où est la plainte pour diffamation ? Si Maxime Balalou est si sûr de son innocence, pourquoi ne pas saisir la justice ? Parce qu’il sait pertinemment que les preuves l’accablent. Un lampadaire marqué « Fonds saoudien » devant chez lui, ce n’est pas une « rumeur », c’est un fait.

– Pourquoi l’ENERCA se tait-elle ? Parce que l’ENERCA, comme tant d’institutions en Centrafrique, est une coquille vide, une entreprise d’État où les responsables ferment les yeux quand les puissants se servent. Maxime Balalou le sait. Il compte là-dessus.

Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou
Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou

 

Et cette perle : « Ce n’est pas encore la période électorale». Ah bon ? Alors pourquoi installer des lampadaires à l’effigie de son parti, le MCU, si ce n’est pour s’acheter des voix avec de l’argent qui ne lui appartient pas ? Maxime Balalou prépare sa campagne sur le dos des Centrafricains. C’est ça, la « générosité » ?

 

La maladie mentale d’un clan de voleurs. Maxime Balalou n’est pas une exception dans de telle affaire. Il est l’exemple parfait d’une épidémie. Son neveu, déjà connu pour ses braquages et vol, a visiblement appris de son oncle. Le vol, chez les Balalou, c’est une tradition familiale. On se souvient de ses  séjours  en prison, de ses micmac passées, de ses promesses jamais tenues. Un récidiviste, voilà ce qu’il est. Et aujourd’hui, il ose jouer les offensés ?

 

CNC va revenir sur cette affaire . Franchement, nous y  reviendrons. Sur ses vols passés, sur ses magouilles, sur ses mensonges. Parce que la mémoire des Centrafricains est longue, et que la justice, un jour, rattrape toujours les voleurs.

 

 

 « Je respecte la liberté de la presse »…. mais pas la vérité. Maxime Balalou termine son torchon en invoquant la « démocratie » et le « débat d’idées ». Hypocrisie. La démocratie, c’est d’abord le respect des biens publics. C’est ne pas voler ce qui appartient à tous pour en faire un outil de propagande. Balalou confond démocratie et impunité.

 

« Chacun sera jugé sur ses réalisations ». Très bien. Alors parlons-en, de ses « réalisations » :

– Des lampadaires volés à l’ENERCA.

– Une inscription mentionnant son nom sur un bien public.

– Des années de promesses non tenues, de corruption assumée, de mépris pour les Centrafricains.

 

Voilà ses « réalisations », Maxime Balalou. Et elles puent le vol, la concussion et l’arrogance.

 

Maxime Balalou, un homme fini, un système à abattre. Comme les centrafricains le disent,  Balalou n’est plus qu’un clown triste, agitant des mots creux pour couvrir sa rapacité. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Un voleur, ça se dénonce. Ça se traîne devant les tribunaux. Ça ne se laisse pas faire.

 

Alors oui, Maxime Balalou, nous reviendrons sur cette affaire. Nous reviendrons sur toutes vos affaires. Parce que les centrafricains méritent mieux que des voleurs en costume-cravate. Ils méritent mieux que des Balalou, père et fils, oncle et neveu, une dynastie de voleurs.

 

La vérité, c’est que vous êtes un voleur. Et un voleur, ça finit toujours par payer.

À suivre. Parce que cette fois, nous ne lâcherons pas.

 

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Basse-Kotto : un homme tue sa femme à Pouloubou  et prend la fuite

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Basse-Kotto : un homme tue sa femme à Pouloubou  et prend la fuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/Les-miliciens-Anti-Balaka-à-Bangui-le-4-fevevrier-2014-afp-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Basse-Kotto : un homme tue sa femme à Pouloubou et prend la fuite
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui pour illustration, le 4 fevevrier 2014 afp

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un homme a tué sa femme mardi 28 octobre à 6h30 du matin dans le village de Pouloubou, situé à 75 km d’Alindao et 25 km de Mingala, dans la préfecture de la Basse-Kotto. Le meurtre serait lié à une histoire d’adultère. L’homme a pris la fuite. La famille de la victime est à sa recherche.

 

 

Pouloubou est une zone minière qui regroupe plusieurs personnes venues de différentes villes pour travailler sur les chantiers d’orpaillage. C’est un village sans administration, sans force de l’ordre, sans aucune présence de l’État.

 

Après avoir tué sa femme, le meurtrier a fui dans la brousse. La famille de la victime et les habitants du village sont partis à sa recherche. Mais sans police, sans gendarmerie, la justice sera probablement rendue par la foule si l’homme est retrouvé.

 

Il n’y a pas de force de l’ordre dans cette localité de la Basse-Kotto. La situation est grave. Tout le monde s’inquiète. Quand un meurtre se produit dans une zone sans présence de l’État, c’est la loi de la jungle qui s’applique.

 

Affaire à suivre…

 

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Le MPC désormais aux mains des rebelles soudanais : Al-Khatim nomme un rebelle soudanais du FSR comme chef d’état-major et remplace ses propres hommes par des rebelles soudanais

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Le MPC désormais aux mains des rebelles soudanais : Al-Khatim nomme un rebelle soudanais du FSR comme chef d’état-major et remplace ses propres hommes par des rebelles soudanais

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le MPC désormais aux mains des rebelles soudanais : Al-Khatim nomme un rebelle soudanais du FSR comme chef d’état-major et remplace ses propres hommes par des rebelles soudanais
Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) n’est plus ce qu’il était. Le chef rebelle Mahamat Al-Khatim vient de franchir une ligne rouge en nommant un rebelle soudanais des Forces de Soutien Rapide (FSR) comme chef d’état-major général de son mouvement. Des centaines de combattants soudanais ont débarqué sur les chantiers miniers de Markounda et de Kouki.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu copie de la note de service n°001/2025 datée du 16 août 2025, signée par le Général Alkatim Mahamat, président fondateur du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique. Ce document officiel nomme le Général Djido Ali comme chef d’état-major général des armées du MPC.

 

Djido Ali n’est pas du pays. C’est un rebelle des Forces de Soutien Rapide (FSR), la milice paramilitaire soudanaise qui se bat actuellement contre l’armée régulière au Soudan dans une guerre civile sanglante. Comment un rebelle d’une milice étrangère peut-il devenir chef d’état-major d’un mouvement rebelle  d’un autre pays ? Comment peut-on accepter qu’un étranger commande des hommes censés se battre pour des revendications locales ?

 

La réponse est simple : le MPC n’existe plus comme mouvement rebelle avec des revendications politiques. Il est devenu une coquille vide utilisée par Al-Khatim pour contrôler les chantiers miniers en partenariat avec Wagner. Et pour maintenir ce contrôle, Al-Khatim a besoin d’hommes armés. Comme les combattants du MPC ont presque tous déserté son mouvement, il fait venir des Soudanais.

 

Avec l’arrivée du Général Djido Ali, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de rebelles soudanais des FSR ont débarqué en Centrafrique. Ils ont été positionnés sur les chantiers miniers que contrôle Al-Khatim, notamment dans la région de Markounda et de Kouki, ainsi que sur le site minier de Fiesi.

 

Ces chantiers produisent de l’or et des diamants. Wagner en assure la sécurité et récupère une part importante de la production. Al-Khatim fournit la main-d’œuvre armée pour protéger les sites et empêcher les anciens combattants de venir réclamer leur part.

 

Mais les rebelles du MPC ont presque tous déserté. Beaucoup sont partis faire du commerce. D’autres ont rejoint l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique), le mouvement rival dirigé par Ali Darassa. D’autres encore travaillent maintenant comme ouvriers sur les mêmes chantiers miniers qu’ils contrôlaient autrefois les armes à la main.

 

Le Général Anour Moussa, ancien chef d’état-major d’Al-Khatim, a fait défection avec une partie importante de ses hommes. Il a refusé de coopérer avec Wagner et de transformer le MPC en milice au service des intérêts miniers russes.

 

Face à cette hémorragie, Al-Khatim a trouvé la solution : remplacer les combattants du MPC par des Soudanais. Des hommes qui ne connaissent rien au pays. Qui n’ont aucun lien avec les populations locales. Mais qui acceptent d’être payés pour garder les chantiers miniers.

 

Lundi dernier, les rebelles soudanais du FSR stationnés sur le chantier minier de Fiesi ont célébré bruyamment la prise de la ville d’El Fasher au Soudan par leurs camarades du FSR. Cette bataille au Soudan a fait des centaines de morts. Des civils ont été massacrés. Mais pour les rebelles FSR en Centrafrique, c’était une victoire à fêter.

 

Ils ont tiré en l’air avec leurs armes automatiques. Pendant des heures. Ils ont fait des vidéos. Ils ont dansé. Ils ont célébré comme s’ils étaient au Soudan, pas en Centrafrique.

 

Ces vidéos ont été partagées massivement sur les réseaux sociaux. On y voit des dizaines d’hommes armés en treillis militaire qui tirent des rafales dans le ciel. On entend les cris de joie. On voit le Général Djido Ali, le nouveau chef d’état-major soudanais du MPC, au milieu d’eux.

 

Ces images ont choqué beaucoup de gens. Comment des rebelles étrangers peuvent-ils célébrer une victoire militaire dans leur pays d’origine en tirant en l’air sur le sol centrafricain ? Comment peuvent-ils transformer un chantier minier en base arrière pour leur guerre au Soudan ?

 

Le lendemain, mardi, un jeune homme qui travaillait sur le même chantier est allé voir les rebelles soudanais. Il était ancien rebelle du MPC avant de quitter le mouvement pour travailler comme ouvrier minier.

 

Le jeune a dit poliment : “Vous avez fait trop de bruit hier. Vous avez tiré en l’air pendant des heures. Ça peut nous créer des problèmes avec les autorités et avec Wagner. Ce n’est pas bien. Vous devez rester calmes.”

 

C’était une remarque de bon sens. Une demande raisonnable. Il ne les insultait pas. Il ne les attaquait pas. Il leur demandait simplement de faire attention.

 

La réaction des rebelles soudanais a été d’une violence inouïe. Ils ont arrêté ce jeune. Ils l’ont attaché avec des câbles métalliques. Ils l’ont torturé. Pendant des heures. Jusqu’à ce qu’il meure.

 

Cet ex-rebelle du MPC est mort mardi sur le chantier minier de Fiesi, torturé à mort par des rebelles étrangers parce qu’il leur avait demandé de ne pas tirer en l’air.

 

Le même jour, les rebelles soudanais et les éléments d’Al-Khatim ont arrêté deux autres anciens combattants du MPC sur le chantier minier de Balaka.

 

Il s’agit de Ridwan, commandant de secteur, et du Général Bourma, son adjoint. Ils ont été arrêtés par le comité mixte composé de Wagner et des éléments d’Al-Khatim. Ils ont été remis aux Mercenaires russes.

 

Ridwan est le frère du Général Anour Moussa, l’ancien chef d’état-major d’Al-Khatim qui a fait défection parce qu’il refusait de coopérer avec Wagner. Visiblement, Al-Khatim règle ses comptes. Il utilise Wagner et ses nouveaux mercenaires soudanais pour traquer tous ceux qui ont quitté son mouvement ou qui appartiennent aux familles de ceux qui l’ont quitté.

 

Le MPC n’est plus un mouvement rebelle avec des revendications politiques ou sociales. C’est devenu une milice étrangère au service des intérêts miniers de Wagner.

 

Son chef d’état-major est soudanais. Ses combattants sont soudanais. Ils célèbrent les victoires des rebelles soudanais au Soudan. Ils torturent des anciens combattants du MPC qui osent les critiquer. Ils arrêtent des ex-rebelles et les livrent à Wagner.

 

Et tout cela se passe sous les yeux du régime Touadéra. Sans que le gouvernement ne réagisse. Sans que l’armée nationale n’intervienne. Sans que personne ne dise : stop, on ne peut pas accepter qu’une milice étrangère torture nos compatriotes sur notre sol.

 

Le régime Touadéra parle de désarmement. Il appelle les rebelles à déposer les armes et à s’intégrer dans l’armée nationale ou dans la vie civile. Al-Khatim a signé un accord de désarmement avec le gouvernement.

 

Alors quand viendra le moment du désarmement, ces rebelles soudanais seront intégrés dans les FACA. Ils demanderont leurs grades. Le Général Djido Ali dira qu’il était chef d’état-major du MPC, donc il veut être intégré comme général dans l’armée. Et le régime acceptera.

 

On aura des généraux soudanais dans l’armée. Des hommes qui ne parlent pas sango. Qui ne connaissent rien au pays. Qui viennent d’une milice paramilitaire impliquée dans des massacres au Soudan. Mais qui porteront l’uniforme des FACA et toucheront un salaire payé par les contribuables.

 

C’est incroyable. Mais c’est exactement ce qui va se passer. Parce que le régime Touadéra a transformé le désarmement en business. Al-Khatim amène des Soudanais, il les inscrit comme membres du MPC, et ensuite il demande leur intégration dans l’armée nationale. Et le gouvernement accepte.

 

L’armée est déjà pleine d’étrangers. Tous sont venus en Centrafrique comme rebelles ou comme mercenaires. Ensuite, ils ont été intégrés dans les FACA avec des grades d’officiers.

 

Maintenant, on va ajouter des centaines de combattants des Forces de Soutien Rapide du Soudan. Des hommes qui se battent actuellement dans une guerre civile au Soudan. Des hommes qui commettent des massacres de civils. Des hommes qui torturent des anciens rebelles du MPC à mort quand ils osent leur demander de rester calmes.

 

Ces hommes-là vont devenir des soldats de l’armée. Ils vont porter l’uniforme national. Ils vont avoir le droit de circuler armés partout dans le pays. Et demain, quand ils commettront des exactions contre la population, on dira : ce sont des soldats des FACA, on ne peut rien faire.

 

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Centrafrique : Dologuélé accuse Touadéra de vouloir devenir un “empereur”

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Dologuélé accuse Touadéra de vouloir devenir un “empereur”

 

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Anicet Georges Dologuele, leader de l’URCA , reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République

 

L’opposant Dologuélé dénonce les dérives autoritaires du président centrafricain et réclame un dialogue politique urgent.

 

Rédigé le 26 août 2025 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Anicet Georges Dologuélé reproche à Faustin-Archange Touadéra de concentrer les pouvoirs et d’ignorer les demandes de concertation politique.

 

 

Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) ne mâche plus ses mots. Dans une interview accordée à Radio France Internationale, Anicet Georges Dologuélé accuse frontalement Faustin-Archange Touadéra de dérive autoritaire, allant jusqu’à évoquer des velléités “impériales” à quatre mois des élections générales de décembre 2025.

 

Au cœur des griefs de l’opposition figure la composition du Conseil constitutionnel. La nouvelle Constitution de 2023 permet au président et à son entourage de nommer six membres sur onze dans cette instance. “Ça fait trop !”, s’exclame Dologuélé, qui y voit une mainmise excessive du pouvoir exécutif sur la justice constitutionnelle. Cette concentration des pouvoirs s’accompagne de restrictions électorales controversées : interdiction faite aux binationaux de briguer la présidence et obligation d’être Centrafricain “d’origine“, c’est-à-dire de père et mère centrafricains.

 

Ces dispositions créent selon le chef de file de l’opposition des “problèmes artificiels” qui visent avant tout à consolider l’emprise présidentielle. Dologuélé dénonce une stratégie délibérée pour écarter les concurrents potentiels et faciliter un éventuel troisième mandat de Touadéra.

 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) cristallise également les critiques. L’institution ne dispose toujours pas de COPEC, peine avec la gestion du fichier électoral et accuse un retard d’un an dans la révision des listes. “Comment aller à des élections en sachant que ça va mal se passer ?“, interroge Dologuélé, qui juge irréaliste l’organisation simultanée de quatre scrutins par une structure défaillante.

 

Cette situation alimente les soupçons sur les intentions réelles du pouvoir. L’absence totale de budget national pour financer les élections – “il y a zéro centime”, révèle Dologuélé, membre de la commission des finances – renforce cette perception. La République centrafricaine dépend entièrement de l’Union européenne, de la France et de la MINUSCA pour organiser ses consultations.

 

“Sans compétiteurs, pourquoi l’UE sortirait-elle l’argent des contribuables pour faire de Touadéra un empereur ?”, lance l’opposant, qui mise sur cette logique pour faire pression sur les bailleurs internationaux. Cette stratégie vise à conditionner le financement extérieur à des réformes préalables.

 

Face au blocage institutionnel, Dologuélé réitère sa demande de dialogue politique, formulée depuis deux ans sans réponse concrète. Le paradoxe atteint son comble lors de la fête nationale du 12 août : Touadéra évoque une “main tendue” tout en qualifiant l’opposition d’”ennemie de la paix”. Cette contradiction illustre selon Dologuélé l’impossibilité de discussions directes.

 

L’ancien Premier ministre propose donc l’intervention d’un médiateur externe, un chef d’État d’Afrique centrale reconnu pour sa neutralité. Cette médiation régionale permettrait de contourner les tensions internes et de créer un cadre propice aux négociations sur les réformes institutionnelles.

 

Sans ce dialogue, l’opposition n’exclut plus un boycott électoral massif. Cette menace place le pouvoir face à ses responsabilités : accepter les concessions réclamées ou assumer l’organisation d’élections contestées qui renforceraient l’image autoritaire dénoncée par Dologuélé.

 

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La transparence dans les marchés publics en Centrafrique? Les voleurs veulent légaliser leurs propres règles

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Centrafrique :  le gouvernement promet la transparence dans les marchés publics… qu’il contrôle lui-même. Autrement dit, Les voleurs légalisent leurs propres règles

 

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Le ministre centrafricain des finances Hervé Ndoba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le gouvernement centrafricain a adopté, lors du Conseil des ministres du 2 octobre 2025, un projet de loi présenté comme une « réforme du code de la commande publique ». Officiellement, l’objectif serait de garantir la transparence, l’équité et la bonne gouvernance. Mais derrière ces grands mots, c’est le même système de détournement qui se recycle sous un nouvel emballage.

 

 

Lors du conseil des ministre du 2 octobre 2025, le ministre des Finances Hervé Ndoba a pris la parole après l’autorisation du Président Touadera pour expliquer que la réforme répondait aux « standards internationaux » et visait à « améliorer le cadre juridique des marchés publics ». En réalité, cette réforme n’est pas née d’une volonté nationale de transparence, mais d’une exigence des bailleurs, notamment la Banque mondiale, lassée de financer des projets absorbés par la corruption. Autrement dit, ce n’est pas l’État centrafricain qui réforme, c’est la Banque mondiale qui impose, et le gouvernement obéit.

 

Le même texte reconnaît que la loi de 2008, censée déjà « mettre le pays au standard international », n’a jamais produit les effets attendus. Quinze ans plus tard, les détournements n’ont pas diminué, les marchés continuent d’être attribués à des proches du pouvoir, et les organes de contrôle, souvent dirigés par les mêmes responsables, ont été incapables de sanctionner quoi que ce soit. Le Conseil parle de « lacunes à corriger ». Mais les lacunes ne sont pas dans le texte : elles sont dans la pratique. Dans un système où la corruption est structurelle, gérée par le Président de la République lui – même, une nouvelle loi devient simplement un nouveau bouclier juridique pour ceux qui détournent.

 

Parmi les « innovations » vantées par le gouvernement figurent la « prise en compte du genre » et le « développement durable ». Des termes séduisants qui n’ont jamais empêché un marché public d’être attribué à un ministre ou à une société écran. Le texte promet aussi de « renforcer les organes de contrôle ». Or ces organes sont nommés directement par l’exécutif — c’est-à-dire par ceux qui signent et profitent des marchés. Qui contrôlera donc les contrôleurs ? Les mêmes qui détournent. Cette réforme, présentée comme un pas vers la transparence, revient à confier la lutte contre la corruption à ceux qui en vivent.

 

La Banque mondiale applaudit la réforme. Le gouvernement parle d’un « pas vers la transparence ». Mais dans les ministères, rien ne change : les appels d’offres continuent d’être truqués, les entreprises proches du pouvoir raflent les chantiers, et les audits restent secrets. Les marchés publics centrafricains sont devenus la première source de financement Politique du régime. Chaque projet financé par l’étranger se transforme en caisse noire, chaque contrat en récompense pour fidélité politique.

 

Le texte sera transmis à l’Assemblée nationale pour adoption. Mais comme toutes les précédentes lois dites « de réforme », celle-ci n’aura d’effet que sur le papier. Ce code, censé corriger les abus, sera utilisé pour justifier les mêmes pratiques, avec plus de formalisme et moins de transparence réelle. La Banque mondiale sera « satisfaite », le gouvernement aura « réformé », et les détournements continueront. La transparence annoncée restera un slogan dans un pays où les voleurs écrivent eux-mêmes les lois contre le vol.

 

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Le Lieutenant-Colonel  WAWODOBOU FÎRMIN , ex-chef du détachement de l’armée nationale à Obo est mort

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Le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN  , ex-chef du détachement de l’armée nationale à Obo est mort

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Le Lieutenant – Colonel WAWODOBOU FÎRMIN , ancien chef du détachement militaire à Obo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN , ancien chef militaire du détachement des soldats de l’armée nationale à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, est décédé le jeudi 24 octobre 2025 à l’âge de 60 ans. Les circonstances de son décès provoque de nombreux doutes parmi les soldats de l’armée nationale.

 

 

Selon les informations recueillies, le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN  faisait partie des six officiers sélectionnés pour aller suivre un stage au Maroc. Subitement, quand il a quitté sa maison pour aller au travail, il a eu un petit malaise et léger problème à la jambe. Suite à ce malaise, il a été conduit à l’infirmerie du camp de Roux. Après, il a été transféré à l’hôpital communautaire. Quelques temps après, c’est sa mort.

 

Le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN  est mort dans des conditions qui interrogent. Un homme en bonne santé, sélectionné pour un stage important au Maroc, qui meurt subitement après un simple problème à la jambe. Beaucoup de soldats émettent des doutes sur les circonstances réelles de son décès.

 

Rappelons que Corbeau News Centrafrique a écrit beaucoup d’articles sur le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN  lorsqu’il était à Obo. La rédaction de CNC est vraiment touchée par cette nouvelle. Un homme qui avait l’avenir devant lui, qui disparaît dans ces conditions, c’est grave.

 

Le Lieutenant-Colonel WAWODOBOU FÎRMIN  était né le 25 septembre 1965. Il laisse derrière lui une carrière militaire respectée et des interrogations sur les causes de sa mort brutale.

 

Paix à son âme.

 

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Centrafrique : retour en force de toutes les  barrières routières dans la Mambéré

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retour en force de toutes les  barrières routières dans la Mambéré

 

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Barrière multifonctionnelle illégale à la sortie de Carnot avec soldats FACA, policiers, gendarmes, agents phytosanitaires et forestiers . CopyrightCNC

 

En Centrafrique, partout en province, les barrières routières illégales refont surface malgré les annonces officielles de leur démantèlement depuis la signature du décret présidentiel de 2023.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des axes secondaires aux grandes routes, les barrières clandestines prolifèrent à nouveau, avec des pratiques organisées de prélèvement illégal des taxes.

 

 

Dans la préfecture de la Mambéré, comme ailleurs dans le pays, les barrages routiers illégaux ont fait leur retour à peine quelques jours après les opérations de démantèlement menées par le gouvernement. Officiellement supprimés, ces checkpoints ressurgissent sur presque tous les axes secondaires et principaux, avec une organisation plus discrète mais cette fois plus structurée et mécaniquement efficace.

 

À Carnot, chef-lieu de la Mambéré, tous les usagers des axes secondaires et principaux dénoncent la présence de plusieurs barrières illégales et abusives. L’un des exemples les plus clairs se trouve à 5 kilomètres de l’entrée de la ville, sur l’axe Baoro. Ce poste, présenté comme une barrière “autorisée” tenue par les douanes, est devenu un point de collecte au profit de plusieurs forces non autorisées à y stationner.

 

Selon des conducteurs de taxi-moto régulièrement contrôlés sur ce checkpoint, les agents des douanes en place réclament désormais 2500 francs CFA au lieu des 1000 francs exigés auparavant. Cette hausse s’explique par un système de redistribution : chaque versement de formalité ( taxe illégale versée par les conducteurs ) est partagé entre les douaniers , les FACA, les gendarmes et les policiers, alors que seuls les agents des douanes sont censés y opérer. Le reste du montant est conservé par ceux qui contrôlent la barrière.

 

Ce modèle s’est répandu dans toute la région, et même au-delà. Sur la route Bangui–Damara, les gendarmes appliquent le même schéma. En cas de contrôle, toute infraction présumée donne lieu à une négociation tarifée, souvent au bénéfice d’une chaîne informelle d’agents. Les montants collectés sont ensuite redistribués entre forces autorisées et non autorisées, y compris des unités comme les phytosanitaires.

 

Des routes secondaires aux plus petits axes, dans la Mambéré comme dans d’autres préfectures, les barrières dites supprimées restent visibles et actives. Les tarifs augmentent, les contrôles se multiplient, et les forces en présence s’organisent pour contourner les mesures officielles. Ce retour massif des barrages met en évidence l’absence de contrôle effectif sur le terrain et la persistance d’un système de prélèvement illégal généralisé.

 

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Le potentiel de la cryptomonnaie pour renforcer la pertinence économique mondiale de l’Afrique

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Dans un monde où les équilibres économiques se redessinent sans cesse, l’Afrique s’affirme peu à peu comme un espace d’initiative et de reconquête. Sur un continent longtemps cantonné au rôle de fournisseur de matières premières, la montée en puissance du numérique ouvre une autre voie : celle de la valeur créée localement.

La cryptomonnaie et la technologie blockchain, loin d’être de simples effets de mode, deviennent des instruments de souveraineté et de croissance. En transformant la manière dont circulent les capitaux, elles offrent aux États, aux entreprises et aux citoyens africains la possibilité de s’insérer dans les échanges mondiaux autrement, plus vite, plus librement, et surtout selon leurs propres règles.

Derriere cette évolution se profile une ambition claire : renforcer la compétitivité du continent tout en bâtissant une indépendance financière et technologique durable.

Les fondements technologiques et la fragmentation des monnaies traditionnelles

Le virage numérique que prend l’Afrique présente des parallèles intéressants avec l’évolution des instruments financiers basés sur la blockchain, tels que l’option sur l’Ethereum. Ce type de produit dérivé illustre comment la technologie peut offrir de nouveaux moyens de gérer le risque, de diversifier les investissements et de renforcer la confiance entre les acteurs économiques.

Dans un continent marqué par la cohabitation de plus de quarante monnaies et des barrières réglementaires multiples, l’expérience de ces outils financiers digitaux met en lumière la recherche d’une intégration plus fluide et transparente des échanges. Elle symbolise aussi la capacité du numérique à contourner la fragmentation monétaire au profit d’une circulation de valeur plus ouverte et interconnectée.

Les tokens, ancrés dans des protocoles ouverts, deviennent des passerelles d’inclusion et d’efficacité. Ils traduisent un même désir : échapper à la lenteur, au coût et à la dépendance d’un modèle financier hérité d’un autre temps.

Une opportunité d’inclusion financière et d’innovation locale

Pour des millions d’Africains restés à l’écart des banques, la cryptomonnaie incarne une révolution silencieuse. Un téléphone portable suffit à ouvrir un portefeuille numérique, à recevoir un paiement ou à lancer un projet. Là où les distances et les formalités ont longtemps été des freins, la technologie supprime les barrières et redonne du pouvoir aux individus. Les microtransactions en stablecoins réduisent les coûts de transfert et protègent de la volatilé des monnaies locales.

Dans cette dynamique, un nouvel écosystème émerge : des start-up, des fintechs, des coopératives inventent des solutions nées du terrain. Les femmes et les jeunes, longtemps exclus du système financier formel, en deviennent les acteurs les plus inventifs. Ce mouvement dépasse la simple inclusion : il redessine la manière de penser l’autonomie économique sur le continent.

La contribution des crypto-actifs aux chaînes de valeur mondiales

La blockchain ne sert plus seulement à envoyer de l’argent : elle réorganise la confiance à l’échelle mondiale. Dans les chaînes d’approvisionnement africaines, des plateformes permettent désormais de certifier l’origine du cacao, du diamant ou du lithium en temps réel. Chaque étape, du producteur à l’exportateur, est enregistrée sur un registre infalsifiable. Ce suivi précis rassure les investisseurs, renforce la transparence et donne plus de poids à la production locale.

Dans l’agriculture comme dans la tech, les contrats intelligents automatisent les paiements et accélèrent la rotation du capital. Cette digitalisation progressive relie les entreprises africaines aux marchés internationaux, améliorant leur visibilité et la valeur perçue de leurs produits. Pour la première fois, la confiance se construit autant par la technologie que par la parole.

Vers une économie numérique inclusive et résiliente

La cryptographie, pilier silencieux de cette transformation, offre à l’Afrique une arme contre la corruption et la défiance. En rendant chaque transaction traçable, elle instaure une discipline nouvelle, une responsabilité économique partagée. Certains gouvernements testent déjà des monnaies numériques de banque centrale, adaptées à leurs besoins internes.

D’autres expérimentent des systèmes hybrides, mêlant innovation privée et régulation publique. La route reste longue : les infrastructures manquent, les compétences aussi. Mais la jeunesse africaine, forte de sa maîtrise du digital et de son appétit d’entreprendre, pousse vers l’avant.

Dans cette énergie collective se trouve peut-être le plus grand atout du continent : transformer la cryptomonnaie non pas en rêve d’évasion, mais en levier de stabilité, de transparence et de prospérité partagée.

 

 

 

 

 

Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine

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Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine

 

Touadéra veut valider la candidature de Dologuélé via le Conseil Constitutionnel pour lui donner un score de 2-3% à la présidentielle prochaine
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Touadéra vient de changer de stratégie. Après des mois à faire déclarer Dologuélé apatride, après avoir utilisé le ministre de la Défense pour dire qu’il n’est plus centrafricain, voilà qu’il veut maintenant que le Conseil Constitutionnel valide sa candidature. Ce revirement n’a rien d’un geste démocratique. C’est une nouvelle manœuvre pour humilier l’opposant.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu des informations précises sur ce qui se trame. Touadéra met la pression sur son cousin Waboué qu’il a placé à la tête du Conseil Constitutionnel. L’objectif : faire valider le dossier de Dologuélé. Pas pour lui permettre de gagner. Pas pour respecter ses droits. Mais pour l’utiliser dans une combine électorale bien ficelée.

 

Le plan est simple. Une fois le dossier validé, Dologuélé participera aux Élections. Il fera campagne. Il mobilisera ses partisans. Mais quand les résultats seront annoncés, on lui attribuera 2% ou 3%. Pas plus. Juste assez pour montrer qu’il y avait un opposant dans la course. Juste assez pour dire à la communauté internationale que les Élections étaient libres.

 

Cette stratégie a été discutée la semaine dernière lors d’une réunion à Damara avec le clan présidentiel. Ils ont pesé les options. Interdire complètement Dologuélé créerait trop de problèmes avec les partenaires internationaux. Mais le laisser gagner est hors de question. Alors ils ont trouvé la solution : le laisser participer et lui donner un score ridicule, et comme ça, cela permettra à Dologuelé de réclamer toujours le statut du leader de l’opposition démocratique.

 

Touadéra pourra ensuite dire : “Regardez, l’opposition a participé. Le Conseil Constitutionnel a validé le dossier de mon principal adversaire. Il est allé aux Élections librement. Et j’ai gagné avec 90% des voix. C’est la volonté du peuple.”

 

Cette technique n’est pas nouvelle. Beaucoup de dirigeants africains l’ont utilisée. Laisser l’opposition participer, mais truquer les résultats pour s’assurer une victoire écrasante. Donner quelques pourcents aux adversaires pour créer l’illusion d’une compétition. Et présenter le tout comme une victoire démocratique.

 

Le cas de Dologuélé est particulier parce que Touadéra a d’abord tout fait pour le détruire. Il l’a fait déclarer apatride. Il a mobilisé toutes les institutions contre lui. Les médias d’État l’ont diabolisé pendant des mois. Et maintenant, on va faire semblant de le réhabiliter. Pourquoi ? Pour mieux l’humilier en lui attribuant un score dérisoire.

 

Si cette stratégie se réalise, ce sera une première en Centrafrique. Un apatride qui participe à une élection présidentielle. Parce que selon le ministre de la Défense, Dologuélé n’est plus centrafricain. Il est apatride. Mais on va quand même le laisser se présenter.

 

Cette contradiction prouve que toute l’affaire de nationalité était politique depuis le début. Si Dologuélé était vraiment apatride, le Conseil Constitutionnel devrait rejeter sa candidature. Mais Touadéra a besoin qu’elle soit validée pour son plan de truquage. Alors le Conseil va l’accepter.

 

Touadéra pense qu’il peut tromper la communauté internationale avec cette combine. Il se dit que tant qu’il y a une apparence de processus démocratique, les partenaires étrangers vont accepter les résultats. Et il a peut-être raison. La communauté internationale ferme souvent les yeux sur les Élections truquées en Afrique quand elle veut éviter une crise.

 

La France, les États-Unis, l’Union Européenne, l’Union Africaine préfèrent souvent la stabilité à la démocratie réelle. Ils acceptent des résultats douteux tant qu’il n’y a pas de violence majeure. Touadéra compte là-dessus.

 

La question maintenant est : est-ce que Dologuélé va accepter de jouer ce rôle ? Va-t-il participer à des Élections en sachant qu’on lui attribuera 3-4% dans les résultats ? Va-t-il accepter d’être utilisé par Touadéra pour donner une légitimité démocratique à une élection truquée ?

 

Le choix est difficile. S’il boycotte, on dira qu’il a abandonné ses partisans. Qu’il n’a pas donné au peuple la chance de voter pour lui. Mais s’il participe, il légitime une élection dont les résultats sont déjà décidés. Il devient un accessoire dans la mise en scène de Touadéra.

 

C’est le dilemme de toutes les oppositions face aux dictatures. Participer ou boycotter ? Les deux options ont leurs risques. Et dans les deux cas, le dictateur trouve son compte.

 

Touadéra affine actuellement sa stratégie. Il veut créer l’apparence d’élections normales tout en contrôlant totalement les résultats. Il veut utiliser Dologuélé comme preuve qu’il y avait de l’opposition, puis l’écraser avec un score ridicule pour montrer sa “popularité”.

 

Les résultats sont déjà décidés. La réunion de Damara l’a confirmé. Le 28 décembre 2025, Touadéra annoncera sa victoire avec environ 90% des voix. Dologuélé aura 3-4%. Les autres candidats se partageront les miettes. Et on appellera ça une élection démocratique.

 

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Centrafrique : l’ACFPE livrée au népotisme et au chaos, même Touadera tourne le dos au personnel

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l’ACFPE livrée au népotisme et au chaos, même Touadera tourne le dos au personnel

 

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Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les employés de l’ACFPE dénoncent un système verrouillé par la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga et sa sœur Renée Bimbo, directrice par intérim.

 

La crise interne de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) prend une tournure inédite. Après avoir sollicité une audience auprès du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro pour exposer les dérives de gestion et le népotisme ambiante qui paralysent l’institution, les délégués du personnel n’ont obtenu aucune suite . Le silence du chef de l’État Baba Kongoboro est interprété comme un feu vert implicite laissé au pourrissement de l’agence.

 

Cette inertie présidentielle est d’autant plus inquiétante qu’au cœur du scandale se trouve la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga, dont la nomination est liée, selon plusieurs sources, à ses liens familiaux avec Tina Touadéra, deuxième épouse du président. Depuis son arrivée au gouvernement en 2021, elle a placé sa propre sœur, Renée Bimbo, au poste stratégique de directrice générale par intérim de l’ACFPE. Plus d’un an plus tard, cette intérimaire est toujours en place, sans élection régulière ni décision formelle du conseil d’administration.

 

Dans ce contexte verrouillé, les employés affirment que les appels à candidature du poste du directeur général ne sont qu’une façade. Ils expliquent que les termes de référence ont été rédigés de manière à exclure la majorité des candidats et à favoriser une seule personne : Renée Bimbo, déjà en fonction. C’est précisément cette manipulation qui a conduit les représentants du personnel à saisir le tribunal administratif pour demander l’annulation pure et simple de l’appel à candidature N°0193/ACFPE/CA .

 

Le dossier prend une tournure encore plus opaque lorsque les agents dénoncent l’intervention du cabinet CIFOM, présenté comme chargé du recrutement, alors que cette mission revient légalement au conseil d’administration. Pour eux, ce recours à un cabinet externe n’est rien d’autre qu’un habillage administratif destiné à légitimer une nomination familiale.

 

La contestation ne se limite pas au terrain judiciaire : le personnel a également notifié un préavis de grève de trois jours pour exiger le respect de la loi, le paiement des frais médicaux et des heures supplémentaires, et l’annulation immédiate de la procédure contestée . Par cette action, ils veulent montrer que la justice n’est pas leur seul recours, mais qu’ils sont aussi prêts à paralyser le fonctionnement de l’agence si rien ne change.

 

Pour les agents, la situation est claire : le président Faustin-Archange Touadéra, en refusant d’entendre leurs doléances, devient complice de ce système de népotisme installé au cœur même de l’État. Son silence équivaut à un aval donné à la ministre Annie Michelle Mouanga et à sa sœur Renée Bimbo, qui contrôlent l’ACFPE en dehors de toute transparence.

 

L’ACFPE, censée être un pilier de la formation et de l’emploi en Centrafrique, se retrouve ainsi prise en otage par des intérêts familiaux et politiques. Et pour les employés qui ont désormais placé leurs espoirs dans les juges, ce conflit ne fait que commencer.

 

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À Libreville, Touadéra négocie l’extradition de Bozizé: l’ingratitude d’un homme qui veut détruire celui qui l’a tout donné

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À Libreville, Touadéra négocie l’extradition de Bozizé: l’ingratitude d’un homme qui veut détruire celui qui l’a tout donné

 

Le Président Touadéra, marchant sur un tapis rouge, arborant des couleurs du drapeau national
Le Président Faustin-Archange Touadera, marchant sur un tapis rouge, arborant des couleurs du drapeau national

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Président  Touadéra vient de franchir une nouvelle ligne. Le média Africa Intelligence a révélé que le président centrafricain s’est rendu au Gabon le 16 octobre 2025 pour une rencontre trilatérale avec le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. L’objectif : négocier l’extradition de l’ancien président François Bozizé, actuellement en exil en Guinée-Bissau.

 

 

Cette démarche n’a rien de légal ou de diplomatique normal. C’est une chasse à l’homme. Le Président Touadéra veut faire à Bozizé exactement ce qu’il a fait à l’ancien ministre Armel Sayo : le faire extrader, le ramener à Bangui, le jeter en prison, puis le livrer à Wagner pour qu’il soit torturé et enfermé dans un cachot.

 

Rappelons ce qui s’est passé avec Armel Sayo. Le Président Touadéra  a négocié avec le Cameroun. Il a fait du jeu doux. Il a probablement versé de l’argent aux commissaires camerounais qui, comme beaucoup dans la région, aiment l’argent. Et le Cameroun a expulsé Armel Sayo vers Bangui.

 

Une fois à Bangui, Armel Sayo a été jeté à la prison de Ngaragba. Mais le 7 juillet 2025 vers 9 heures du matin, il a été enlevé de sa cellule. Les mercenaires russes sont venus vers 23 heures et l’ont capturé. Depuis ce jour, Armel Sayo n’est plus revenu au camp de Roux. Il a été présenté brièvement par deux fois au juge d’instruction, puis ramené quelque part dans un cachot du sous-sol camp de Roux géré par les mercenaires russes comme leur propre prison privée.

 

C’est exactement ce sort que le Président Touadéra  alias Baba Kongoboro réserve à Bozizé. Si l’extradition réussit, on amènera Bozizé quelque part, on le torturera sauvagement. Comme il est âgé, il mourra probablement rapidement. Et c’est ce que Touadéra veut.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus scandaleuse, c’est que Bozizé est celui qui a tout fait pour le Président Touadéra. Qui était Touadéra avant Bozizé ? Personne. Un simple professeur de mathématiques à l’université de Bangui. Un homme pauvre qui roulait avec une vieille Renault 12 grise. Un enseignant ordinaire parmi tant d’autres.

 

C’est Bozizé qui l’a fait recteur de l’université de Bangui. C’est Bozizé qui lui a donné le grade de professeur. C’est Bozizé qui l’a nommé Premier ministre. Et grâce à ce poste de Premier ministre, la France et les militants anti-Balakas l’ont aidé à devenir président en 2016.

 

Le Président Touadéra  doit tout à Bozizé. Sans lui, il serait resté un professeur inconnu dans une université délabrée. Mais aujourd’hui, Touadéra veut capturer celui qui l’a tout donné. Il veut le faire extrader. Il veut le torturer. Il veut le tuer.

 

Ce n’est pas seulement de l’ingratitude. C’est de la malhonnêteté profonde. Quelqu’un te donne à manger. Quelqu’un te forme. Quelqu’un te fait monter. Et toi, une fois au pouvoir, tu te retournes contre lui. Tu le chasses. Tu le pourchasses. Tu veux le capturer et le tuer.

 

Bozizé n’est d’ailleurs pas le seul que Touadéra pourchasse. Tous ceux qui l’ont aidé à devenir président sont maintenant chassés. La France qui l’a aidé à prendre le pouvoir n’a plus aucune influence en Centrafrique. Touadéra l’a chassée au profit des Russes. Au deuxième tour de 2016, c’est Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale qui lui a donné de l’argent et un avion pour l’aider. Mais aujourd’hui, qu’est-ce que le Président guinéen a reçu en retour ? Rien. Touadéra lui retourne son mépris.

 

La rencontre du 16 octobre au Gabon a été organisée à la dernière minute. Brice Clotaire Oligui Nguema, qui essaie de jouer le rôle de médiateur que jouait jadis Omar Bongo dans les crises centrafricaines, a réuni les trois présidents dans le salon présidentiel de l’aéroport Léon-Mba de Libreville.

 

Touadéra a demandé directement à Umaro Sissoco Embaló l’extradition de Bozizé. Il a invoqué le mandat d’arrêt international émis par la justice centrafricaine contre l’ancien président. Il veut mettre la pression sur Bozizé à l’approche de l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Mais Embaló ne semble pas prêt à céder aux demandes de Touadéra. Africa Intelligence note que “la réponse du président Embaló était dans son regard”. Bozizé vit à Bissau conformément aux recommandations de la feuille de route de Luanda signée fin 2021 entre le gouvernement de Bangui et les groupes armés, sous le parrainage de l’Angola. Cette feuille de route demandait que les chefs de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ne s’exilent pas dans des pays frontaliers de la Centrafrique.

 

C’est d’ailleurs sous l’insistance américaine que Bozizé a été transféré de N’Djamena à Bissau en 2023. Les États-Unis ne voulaient pas que Bozizé reste au Tchad où il aurait pu facilement organiser une rébellion contre Touadéra. Ils l’ont donc fait transférer en Guinée-Bissau, un pays éloigné de la Centrafrique.

 

Bozizé tente depuis plusieurs mois de négocier son retour en Centrafrique après l’élection présidentielle de 2025. Il a parlé au téléphone au moins une fois avec Touadéra depuis le début de l’année. Son entourage, dont son fils Jean-Francis Bozizé en exil à N’Djamena, a ouvert des canaux de communication discrets pour préparer un retour en échange d’une amnistie.

 

Mais visiblement, le Président Touadéra  ne veut pas d’amnistie. Il veut l’extradition. Il veut capturer Bozizé. Il veut le ramener à Bangui pour le livrer à Wagner. Il veut l’éliminer physiquement.

 

Cette obsession du Président Touadéra  pour Bozizé s’explique par plusieurs raisons.

 

Il y a peu de chances qu’Embaló accède à la demande de Touadéra. D’abord parce que cela violerait les accords de Luanda. Ensuite parce que les États-Unis, qui ont organisé le transfert de Bozizé à Bissau, ne veulent pas qu’il soit livré à Touadéra. Enfin parce qu’Embaló lui-même a ses propres problèmes politiques en Guinée-Bissau et n’a pas besoin de complications internationales.

 

Mais le simple fait que Touadéra ait fait cette démarche montre son état d’esprit. Il est prêt à tout pour éliminer ses adversaires. Il est prêt à traquer un vieil homme qui l’a tout donné. Il est prêt à violer tous les principes de gratitude et d’honneur pour maintenir son pouvoir.

 

Cette affaire Bozizé s’ajoute à la longue liste des persécutions instrumentées par Touadéra. Armel Sayo torturé dans un cachot secret. Dologuélé déclaré apatride. Les opposants harcelés. Les journalistes menacés. Les défenseurs des droits humains arrêtés. Touadéra transforme la Centrafrique en État policier où personne n’est en sécurité.

 

L’histoire retiendra cette ingratitude. Un homme qui doit tout à un autre, et qui ensuite essaie de le détruire. Un président qui pourchasse celui qui l’a formé, qui l’a nommé, qui lui a donné sa chance. Cette trahison dit tout sur le caractère de Touadéra et sur la nature de son régime.

 

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À Bangui,  en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été  froidement abattu

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À Bangui,  en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été  froidement abattu

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/agents-forestiers.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Bangui, en plein camp Kassaï, un sous-officier de l’armée nationale a été froidement abattu
agents forestiers en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement . Photo CNCScreenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un sous-officier de l’armée nationale centrafricaine a été tué dans la nuit de dimanche à lundi au camp Kassaï, situé dans le 7ème arrondissement de Bangui. Le sergent a été abattu d’une balle dans le dos alors qu’il était parti pour acheter du café.

 

 

Les faits se sont déroulés dans un contexte de préparation du détachement militaire. Des soldats s’étaient regroupés au camp Kassaï avant de partir en détachement dans des villes de province. Alors que tous les soldats se sont regroupés au sein du camp Kassaï, le sergent, envie de boire du café,  a quitté le groupe pour aller prendre du café. C’est au moment du retour à la base qu’il a été abattu par balles dans le dos par un inconnu.

 

La balle a traversé son dos et est ressortie par la poitrine. Le sergent est tombé et est mort sur place. Son corps a été transporté à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui.

 

Une enquête a été ouverte. Mais quelques heures après, un soldat s’est présenté à la gendarmerie. Il a reconnu les faits. Il dit que c’est lui qui a abattu son collègue.

 

On ne sait pas encore pourquoi. Est-ce qu’il a agi seul ? Quelles sont les raisons de ce meurtre ? A-t-il exécuté un ordre de quelqu’un ? L’enquête devra répondre à ces questions.

 

Le corps du sergent est depuis lundi matin à la morgue du CHU de Bangui.

 

Ce qui se passe dans l’armée centrafricaine dépasse l’entendement. Un soldat qui tire sur un autre soldat, ce n’est pas nouveau. Ça se passe régulièrement. Un soldat tire sur son chef et le tue. Ou le chef tire sur son soldat et le tue.

 

Il n’y a plus de respect dans l’armée des Wagner et de Touadera. Dans l’armée centrafricaine, il n’y a aucun respect de la hiérarchie. Il n’y a aucun respect des droits de l’homme. Il n’y a rien. Tout est désordre et chaos.

 

Affaire à suivre…

 

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Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son neveu Christian Gonedere Kossi président du MLPC fantoche

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Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son neveu Christian Gonedere Kossi président du MLPC fantoche

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chaos total chez les mercenaires de Touadéra : Mazette éjecte Tagoto et nomme son gardien président du MLPC fantoche
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le MLPC fantoche créé par les mercenaires politiques de Touadéra pour diviser le vrai MLPC de Martin Ziguélé sombre dans le chaos total. Après avoir organisé un congrès bidon en septembre 2025 pour élire Josephat Tagoto, un SDF, sans domicile fixe, à la tête de leur structure, Jackson Mazette vient de l’éjecter manu militari. Et son remplaçant ? Son neveu, Christian GONEDERE KOSSI, un autre SDF. Voilà le nouveau “président” du MLPC fantoche de Mazette.

 

 

Cette comédie pathétique montre l’état de décomposition des structures parallèles créées par le régime Touadéra pour affaiblir l’opposition authentique. Les mercenaires politiques qui ont quitté le vrai MLPC se déchirent maintenant entre eux pour des miettes. Et pendant qu’ils s’entretuent, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide, inébranlable, porté par des centaines de milliers de militants fidèles.

Rappelons les faits depuis le début pour comprendre cette farce. Jackson Mazette était le deuxième vice-président du vrai MLPC dirigé par Martin Ziguélé. Il a quitté le parti en prétendant qu’il était le fondateur du MLPC et qu’il détenait donc le monopole du parti.

Mais avant lui, Mazette avait déjà manipulé d’autres personnes pour quitter le MLPC. Le premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambounou avait quitté. L’ex secrétaire général du MLPC, Étienne Malekoudou avait également quitté. Ils partaient avec le logo du MLPC pour leur mouvement appelé “MLPC Courant Originel” avec le soutien moral et financier de Touadera.

Mais cette stratégie n’a pas marché, a échoué. Le vrai MLPC est resté solide derrière son président Martin Ziguélé. Alors Mazette et ses complices ont sorti une nouvelle carte. Mazette ne veut plus parler de “MLPC courant originel” mais du “MLPC” tout court, pour tenter de démolir totalement le vrai MLPC. Il a tenté de regrouper Koyambounou, Malekoudou et les autres dissidents pour former ce qu’ils appellent le “MLPC fondation”, selon Mazette.

Touadéra leur a financé 20 millions de francs CFA pour organiser leur congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Christian Gonedéré Kossi au milieu et a gauche de Koyambonou en costume et lunette

Pendant son hospitalisation au Maroc, les membres de son parti se sont dit que s’ils ne faisaient rien, ils auraient des problèmes avec le président Touadéra qui avait donné l’argent pour le congrès. Alors ils ont demandé et obtenu, au nom de Touadera, la salle de conférence de la CNSS à Bangui en vue d’organiser leur réunion avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé cela un “congrès”.

Et pendant que Mazette était à l’hôpital au Maroc, ils ont voté une autre personne à la tête de leur structure : Josephat Tagoto, soutenu fortement par Koyambonou. Ce Tagoto est un SDF, un sans domicile fixe. Il n’a même pas de maison, ni un foyer. Il est originaire de Markounda. C’est ce monsieur qu’ils ont désigné “président” de leur MLPC fantoche.

Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou, l’ancien premier vice-président du vrai MLPC qui avait quitté, actuellement ministre conseiller à la présidence de la République.

Quand Jackson Mazette, à l’hôpital au Maroc, a appris cette nouvelle, il s’est paniqué. Il est entré dans une colère noire. Dès qu’il est revenu à Bangui, il a immédiatement accusé Tagoto de détournement. Il dit que le président Touadéra avait remis de l’argent à Tagoto pour qu’il soit candidat du MLPC fantoche à la présidentielle, mais que Tagoto a bloqué l’argent pour lui. C’est du détournement selon Mazette, donc il faut l’éjecter.

Et voilà que Jackson Mazette, malgré le fait qu’ils ont organisé un soi-disant congrès pour élire Tagoto, décide tout seul d’éjecter Tagoto. Le congrès ne compte pas. Les votes ne comptent pas. Seul Mazette décide. Il a éjecté Tagoto de la tête de leur parti fantoche.

Et qui a-t-il nommé à la place ? Un certain Christian GONEDERE KOSSI. Et qui ce certain?

Christian GONEDERE KOSSI est un ex-coursier de Martin Ziguelé qui n’a même pas eu le bac. Il est l’un des neveux et gardien du temple de Jackson Mazette. Oui, vous avez bien lu. Le gardien u temple de Mazette est devenu président du MLPC de Mazette.

Ce gardien du temple, qui est également neveu de Mazette, qui n’a aucune formation politique, qui n’a aucune expérience, qui n’a même pas terminé ses études secondaires, est maintenant “président” d’un fantôme parti politique. C’est à mourir de rire. Mais c’est aussi terrible parce que ça témoigne de la folie totale qui règne chez ces mercenaires politiques.

Cette situation a créé une tension énorme, même extrême et à vie entre Mazette d’un côté, et Koyambounou et Tagoto de l’autre. Mazette accuse Édouard Koyambounou et Tagoto d’avoir raconté n’importe quoi sur lui. Que ce sont eux qui auraient raconté à la presse qu’il est malade de prostate, qu’il a détourné des fonds et qu’il est parti se soigner au Maroc avec l’argent du congrès.

Mais Jackson Mazette a rétorqué avec une violence inouïe. Il a dit que Koyambounou et Tagoto ne savent pas qu’eux aussi sont malades du Sida. Il a dit qu’ils pensent qu’ils vont mourir avant 2025, donc il faut voler et tout manger avant de mourir, alors qu’ils sont toujours là.

C’est devenu du n’importe quoi. Des accusations de maladie. Des accusations de détournement. Des éjections frontales. Des nominations de parents comme présidents de parti. C’est le chaos total et voulu par le régime. C’est le désordre absolu. C’est la folie.

Et tout cela se passe dans le MLPC fantoche, le MLPC courant originel, toutes ces structures bidonnes créées par les mercenaires de Touadéra. Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste inébranlable. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Un leadership respecté. Des centaines de milliers de militants fidèles.

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a corrompu des cadres du MLPC pour qu’ils quittent et créent leurs propres mouvements. Il a financé des congrès bidons. Il a nommé des SDF comme présidents de parti. Et au final, qu’est-ce que ça a donné ? Rien. Le vrai MLPC est toujours là, plus fort que jamais.

Et maintenant, les mercenaires se déchirent entre eux. Mazette contre Koyambounou et Malekoudou. Mazette contre Tagoto. Koyambounou contre Malekoudou. Tout le monde contre tout le monde. Pour quoi ? Pour des miettes. Pour de l’argent détourné. Pour des postes dans un parti fantoche qui n’existe que sur le papier.

Cette situation est pathétique. Ces hommes qui ont trahi le vrai MLPC, qui ont vendu leurs âmes au régime Touadéra, qui ont accepté l’argent du pouvoir pour diviser l’opposition, se retrouvent maintenant à se battre comme des chiens pour les restes. Des SDF, des illettrés et sans ressources qui deviennent présidents du parti. Un SDF est éjecté après avoir été élu, un autre SDF est nommé à sa place. C’est le cirque complet.

Les vrais militants du MLPC, ceux qui sont restés fidèles à Martin Ziguélé, regardent cette comédie avec un mélange d’amusement et de dégoût. Ils voient ces traîtres s’entretuer. Ils voient ces mercenaires se déchirer. Et ils se disent qu’ils ont eu raison de rester fidèles au vrai MLPC.

Mazette, Koyambounou, Tagoto, Gonénderé, tous ces noms ne sont plus que des curiosités politiques. Des gens qui ont cru pouvoir détruire un parti historique avec l’argent du pouvoir. Des gens qui ont cru pouvoir remplacer des décennies de lutte politique avec des congrès bidons organisés dans des salles louées à la faculté de théologie.

Mais l’histoire leur a donné tort. Le MLPC est toujours debout. Martin Ziguélé est toujours respecté. Les militants sont toujours fidèles. Et les mercenaires ? Ils se déchirent dans l’obscurité, dans le chaos, dans la folie.

 

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Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat

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Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blagué, dans sa dernière déclaration avant sa mort, appelle à une coalition contre le troisième mandat
Paul-Crescent-Beninga-Porte-parol-Gtsc – RCA : arrestation du porte-parole du GSTC Crescent BENINGA, Touadera viole à nouveau la Constitution.

 

Dans sa dernière déclaration publique avant son décès le 16 août 2025, le coordonnateur national du G16, Karl Blagué, avait évoqué la nécessité de former une large coalition incluant la société civile et l’opposition pour faire barrage au projet de troisième mandat.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Malgré son état de santé fragile, Karl Blagué avait donné des instructions claires concernant la stratégie politique à adopter :

 

“On commence à préparer une stratégie sur l’accord, et en cette période, toute stratégie unitaire est la bienvenue“.

 

Il avait également rapporté les propos de Paul Beninga, avec qui il était en contact : “Dans les propos de Beninga, quand il m’a contacté, il m’a dit qu’il était prêt à travailler non seulement avec nous, mais avec toute autre entité politique, s’il le fallait, pour faire front contre ce projet de troisième mandat“.

 

Karl Blagué se félicitait de cette évolution : “C’est déjà bien ainsi, ça germe, ça commence à germer dans les têtes de ceux qui étaient un peu trop solitaires, comme Beninga. C’est bien. Je sens qu’ils se sont rendu compte qu’on ne peut pas progresser seul“.

 

Il prônait une approche inclusive : “Il faut donc avoir une vue d’ensemble dans une dynamique unitaire, c’est bien. Peut-être qu’une certaine partie de la société civile peut s’entendre et gérer la situation avec ceux de l’opposition, pourquoi pas“.

 

Ces déclarations témoignent de la volonté du défunt leader de rassembler toutes les forces d’opposition dans une coalition large pour contrer le projet de troisième mandat, vision qu’il portait jusqu’à ses derniers moments.

CONTACTER CORBEAU NEWS Centrafrique

Centrafrique.org/centrafrique-le-premier-ministre-felix-moloua-est-attendu-a-Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

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Zawa : le député Toranga Richard pousse le maire à l’exil après une réunion du MCU

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Zawa : le député Toranga Richard pousse le maire à l’exil après une réunion du MCU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/le-depute-de-yaloke-2.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député de Yaloké 2, regroupant la commune de Zawa et de Gaga, monsieur Toranga Richard
Le député de Yaloké 2, Toranga Richard, propriétaire éternel du village Gaga

 

Dans la commune de Zawa, une réunion du MCU pour choisir le candidat aux municipales a fini par un affrontement qui a forcé le maire à quitter sa ville.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko, le député Toranga Richard et ses partisans ont attaqué le maire pendant une réunion politique. Le maire a dû partir et vit maintenant à Yaloké depuis plus d’un mois.

 

 

Ce qui devait être une simple réunion du MCU à Zawa s’est transformé en règlement de comptes. Le député Toranga Richard, entouré de ses fidèles, s’en est pris directement au maire devant tout le monde. Un ancien gendarme du village a rejoint les attaques contre l’édile. Face à cette hostilité générale et verbale, le maire a quitté la réunion et n’est plus revenu.

 

Depuis cette altercation, le maire a abandonné Zawa pour aller s’installer à Yaloké, à 225 kilomètres de Bangui. Cette absence dure maintenant depuis plus de deux mois. Le député et ses alliés en ont profité pour imposer leur propre candidat au MCU pour les prochaines Élections municipales.

 

Cette situation prouve une fois de plus un malentendu de taille. En réalité, les maires en Centrafrique sont nommés directement par le président de la République depuis plus de quarante ans. Le député Toranga Richard n’a donc aucun pouvoir officiel pour tenter de déloger un maire ou en installer un autre. Ce conflit relève uniquement d’un règlement de comptes personnel entre les deux hommes.

 

L’attitude du député interroge d’ailleurs beaucoup d’habitants de Zawa. À Gaga, un village situé à 15 kilomètres de Zawa, Toranga Richard se déclare le propriétaire légal de ce village. Il prétend que ses ancêtres ont fondé le village et construit la route qui relie Gaga à Zawa. Sur cette base, il s’approprie illégalement de force les terrains des particuliers à Gaga et menace quiconque qui ose contester son autorité. Ces agissements alimentent un sentiment d’injustice dans la localité et donnent l’image d’un député qui confond son mandat avec un pouvoir absolu digne d’un roi.

 

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Députés endettés : quand l’Assemblée nationale centrafricaine devient un refuge de mauvais payeurs de la République

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Députés endettés : quand l’Assemblée nationale centrafricaine devient un refuge de mauvais payeurs de la République

 

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Lhemicycle-de-lassemblee-nationale-le-jour-de-la-remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution – Le projet de la nouvelle constitution de Touadera : Un festival de fautes d’orthographe

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

60% des députés de la septième législature en Centrafrique accumulent les dettes incroyable et spolient leurs propres électeurs en toute impunité.

 

 

L’Assemblée nationale centrafricaine abrite une catégorie particulière des députés : les mauvais payeurs chroniques. Ces députés transforment leur mandat en bouclier contre leurs créanciers, accumulent les dettes et recommencent à chaque élection. Un système qui appauvrit les citoyens ordinaires tout en enrichissant une élite politique sans scrupules.

 

Les banques ont développé une parade efficace : elles prélèvent directement jusqu’au tiers des salaires parlementaires pour récupérer leurs créances. Mais les petits commerçants, bouchers, conducteurs de motos-taxis et autres Waligara n’ont pas cette chance. Eux attendent, parfois des années, un remboursement qui ne viendra jamais.

 

Le mécanisme est bien connu. Avant chaque campagne, les candidats sillonnent leurs circonscriptions pour emprunter massivement. “Dès mon élection, je vous rembourse”, promettent-ils la main sur le cœur. Une fois installés à l’Assemblée avec leur salaire de trois millions de francs CFA mensuels, ils oublient commodément leurs engagements.

 

L’exemple parfait se trouve à Mbaïki 1, circonscription située à 107 kilomètres de Bangui, offre un cas d’école avec Brice Kakpayen. Ce député sortant avait massivement emprunté de l’argent auprès des taxis-motos, Wali Gara, bouchers, boutiqués etc., en 2020 pour financer sa campagne électoral en tant que candidat indépendant. Cinq ans plus tard, ses créanciers attendent toujours. Certains ont fermé boutique pour quitter la ville pour une autre raison, d’autres survivent difficilement.

 

Kakpayen, désormais rejeté par le MCU, se présente en indépendant et renouvelle ses promesses : “même si je me présente en tant que candidat indépendant, je vais recevoir toujours le soutien du MCU. L’argent du pouvoir arrivera, et là, je réglerai tout”. Cinq ans de dettes non honorées, et il demande cinq ans supplémentaires à ses créanciers d’attendre. Le comble du cynisme politique.

 

Ce phénomène dépasse les cas individuels. Il témoigne d’un système où l’impunité politique protège les mauvais payeurs. Les partis ferment les yeux tant que les voix rentrent. Les électeurs, par résignation ou naïveté, réélisent parfois ceux qui les ont spoliés.

 

Cette classe politique se croit au-dessus des règles élémentaires de probité. L’endettement devient une stratégie de campagne, la parole donnée une simple variable d’ajustement. Les citoyens ordinaires paient l’addition d’un système qui transforme la représentation nationale en sanctuaire de l’irresponsabilité financière.

 

Le 30 décembre prochain, les électeurs auront l’occasion de sanctionner cette dérive. Reste à savoir s’ils choisiront enfin de punir ceux qui les ont trompés ou s’ils leur accorderont une énième chance de les décevoir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des élections illégales.

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Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des Élections illégales.

 

Centrafrique : une dizaine d’organisations de la société civile centrafricaine accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des élections illégales.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel et quinze autres organisations accusent l’ANE de violer le code électoral et d’organiser des Élections illégales.

 

 

Seize organisations de la société civile centrafricaine viennent de porter un coup sévère à la crédibilité du processus électoral en cours. Dans un communiqué rendu public le 22 septembre 2025, la Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel (MOE-RAC) et ses partenaires dénoncent de graves manquements de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui compromettent la légalité des scrutins de décembre.

 

Ces organisations, parmi lesquelles figurent l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-RCA), l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP), et la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), portent des accusations particulièrement graves contre l’institution électorale.

 

La première violation concerne la non-publication des listes électorales définitives. Selon le chronogramme officiel rendu public le 12 août 2025, l’ANE devait publier ces listes le 23 août. Or, les observateurs constatent que l’institution s’est contentée d’arrêter des listes comptant 2 398 158 électeurs sans procéder à leur publication légale.

 

Cette omission viole directement l’alinéa 3 de l’article 11 du code électoral qui dispose clairement : “La liste électorale de la commune est affichée au chef-lieu de cette unité administrative, à un ou plusieurs endroits désignés par l’autorité administrative locale, en rapport avec l’ANE”. Cette obligation légale n’a donc pas été respectée.

 

Les conséquences de cette violation sont importantes. Plusieurs électeurs régulièrement inscrits risquent d’être privés de leur droit de se porter candidats. En effet, l’article 37 du Code Electoral exige la présentation d’un extrait de la liste électorale définitive comme élément constitutif du dossier de candidature, à défaut d’une copie de la carte d’électeur.

 

La deuxième violation porte sur l’application anticipée de dispositions légales non promulguées. Les organisations dénoncent le fait que l’ANE applique déjà les “dispositions dérogatoires visant à faciliter l’organisation matérielle des Élections groupées” adoptées par l’Assemblée Nationale le 3 septembre 2025, alors que ces dispositions n’ont pas encore été promulguées.

 

Cette situation place l’ANE dans une position juridiquement intenable. L’institution applique des textes qui n’ont pas encore force de loi, violant ainsi le principe de légalité qui devrait gouverner toute procédure électorale. Cette pratique constitue un précédent dangereux qui vide de son sens le processus législatif normal.

 

Le communiqué souligne également l’insuffisance d’information des parties prenantes sur la mise en place des délégations électorales. Cette opacité compromet la transparence du processus et empêche un contrôle effectif des opérations électorales par les observateurs et les candidats.

 

Les organisations pointent aussi la faible sensibilisation des électeurs sur le déroulement des Élections groupées, particulièrement concernant les procédures de vote pour les élections municipales. Cette lacune risque d’affecter gravement la participation électorale et la compréhension du processus par les citoyens.

 

Face à ces constats, la MOE-RAC formule plusieurs recommandations urgentes. Elle invite d’abord l’ANE à procéder “sans délai à une publication transparente, complète et accessible des listes électorales arrêtées”. Cette demande vise à réparer une violation du code électoral.

 

Les organisations appellent également les institutions compétentes à “promulguer et publier les dispositions dérogatoires adoptées par l’Assemblée Nationale pour l’organisation des élections groupées afin de garantir la conformité des opérations électorales au cadre légal”. Cette recommandation vise à résoudre le problème de l’application anticipée de textes non promulgués.

 

Le communiqué souligne que “sans une mobilisation et une compréhension claire du processus par les électeurs, la participation restera faible et pourrait ainsi compromettre la légitimité et la crédibilité de ces élections”. Cette observation pose la question de la validité démocratique d’élections mal comprises par les citoyens.

 

Ces critiques de la société civile rejoignent les préoccupations déjà exprimées par d’autres acteurs, notamment le constat d’huissier qui avait démontré la non-publication des listes électorales dans les mairies de Bangui. Cette convergence des critiques renforce la crédibilité des accusations portées contre l’ANE.

 

La gravité de ces violations pousse certains observateurs à questionner la légalité même du processus électoral. Si l’ANE continue d’appliquer des textes non promulgués et refuse de publier légalement les listes électorales, le processus entier risque d’être entaché d’illégalité.

 

Cette situation place les futurs candidats dans une position délicate. Comment peuvent-ils participer à un processus électoral qui ne respecte pas ses propres règles ? Cette question devient d’autant plus pertinente que les violations dénoncées affectent directement leurs droits de candidature.

 

Les seize organisations signataires, par leur diversité et leur représentativité, donnent un poids particulier à ces critiques. Leurs secteurs d’intervention couvrent les droits humains, la justice, la démocratie, les questions de genre et les personnes handicapées, offrant une vision large des enjeux électoraux.

 

Ce communiqué constitue un signal d’alarme majeur pour le processus électoral centrafricain. Il démontre que les défaillances de l’ANE ne passent pas inaperçues et qu’une partie significative de la société civile refuse de cautionner des élections organisées en violation des textes légaux.

 

Pour un commissaire de l’ANE contacté par la rédaction du CNC, : ” l’ANE n’a pas les moyens tant financiers que logistiques pour d’imprimer les listes électorales, les déployer sur l’ensemble du territoire pour affichage. Les partenaires financiers font fi de nos appels”.

 

L’appel final à la mobilisation de tous les acteurs pour “promouvoir un processus électoral inclusif, transparent et crédible, conforme aux principes démocratiques” résonne comme un ultimatum adressé aux autorités électorales. Sans correction rapide de ces violations, la légitimité des élections de décembre risque d’être compromise dès avant leur tenue.​​​​​​​​​​​​​​​​

En claire, si déjà l’ANE s’entête et poursuit ce processus électoral sur la base des dispositions du code électoral révisées alors même que ces dispositions n’ont pas encore promulguées et publiées au journal officiel, c’est que cette ANE travaille en dehors des textes qu’elle est censée les appliquer.

 

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