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MCU à Ouanda Djallé : Les militants de base défient Côme Assane et dénoncent une candidature illégale

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MCU à Ouanda Djallé : Les militants de base défient Côme Assane et dénoncent une candidature illégale

 

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Hassan Come, ancien ministre du commerce, et candidat du MCU à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les organes de base du Mouvement Cœur Uni à Ouanda Djallé rejettent catégoriquement la validation de Côme Assane comme candidat et accusent ce dernier de manipulation politique et de division communautaire.

 

Une crise politique majeure traverse le Mouvement Cœur Uni (MCU) à Ouanda Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les organes de base du parti, composés de jeunes et de femmes, viennent de publier une déclaration incendiaire qui remet en cause frontalement la validation de Côme Assane comme candidat officiel du parti. Cette rébellion ouverte contre la hiérarchie nationale du MCU témoigne des tensions profondes qui traversent la formation politique de Faustin-Archange Touadéra.

 

La déclaration du 15 septembre 2025, signée par Mahamat Kalité au nom des organes de base, ne mâche pas ses mots. Les militants locaux accusent directement Côme Assane d’avoir “volé la primaire” et dénoncent sa validation malgré “plusieurs lettres de contestation” envoyées aux responsables nationaux du parti. Cette contestation frontale de la légitimité d’un candidat officiel constitue un camouflet pour la direction nationale du MCU.

 

Les jeunes de Ouanda Djallé reprochent à Côme Assane d’avoir obtenu sa validation “sans consultation” des organes de base. Cette accusation de mise à l’écart des structures locales dans le processus de désignation des candidats pousse à s’interroger sur la démocratie interne du parti présidentiel. Comment un candidat peut-il être validé sans l’aval des militants de base qui sont censés le soutenir sur le terrain ?

 

La situation devient encore plus explosive quand les contestataires accusent Côme Assane d’avoir “son plan de garder l’ancien démembrement” et de considérer “le Président comme leur esclave de Satan”. Ces accusations graves, qui mêlent politique et références religieuses, montrent l’ampleur de la fracture entre les militants locaux et leur candidat officiel. Traiter le président de la République d’”esclave de Satan” dans un document officiel du parti présidentiel confine au surréalisme politique.

 

Le nouveau démembrement de l’Autorité nationale des Élections (ANE), mis en place le 7 septembre 2025 à Ouanda Djallé, cristallise les tensions. Les militants du MCU soutiennent cette nouvelle structure qu’ils considèrent comme “composée d’hommes compétents”, tandis que Côme Assane s’oppose à ce changement. Cette opposition divise profondément les partisans du parti présidentiel dans la localité.

 

Les organes de base accusent Côme Assane de vouloir “diviser la communauté” et affirment que “la population de Ouanda Djallé sont des populations très intelligentes” qui ne se laisseront pas manipuler. Cette confiance dans la sagesse populaire locale contraste avec le mépris affiché envers le candidat officiel, présenté comme un manipulateur sans légitimité territoriale.

 

L’accusation la plus grave porte sur l’absence de “maîtrise du terrain” de Côme Assane. Les militants lui reprochent de “manipuler la vie politique” sans connaître les réalités locales. Cette critique de la déconnexion entre les candidats parachutés et les préoccupations des populations rurales résonne dans de nombreuses circonscriptions centrafricaines où les électeurs se plaignent de candidats imposés d’en haut.

 

La déclaration interpelle directement deux hauts responsables du MCU : le secrétaire exécutif Mathieu Simplice Sarandji et le président de la commission de validation des candidatures Arnaud Djoubaye -Abazène. Les militants leur demandent de “revoir la vie de Ouanda Djallé” et de reconsidérer la validation de Côme Assane. Cette remontée des préoccupations locales vers la direction nationale montre que la base du parti n’hésite plus à contester les décisions prises au sommet.

 

L’absence de réponse aux “plusieurs lettres de contestation” envoyées aux responsables nationaux alimente la frustration des militants locaux. Cette surdité de la hiérarchie face aux préoccupations de la base montre les dysfonctionnements démocratiques qui gangrènent le parti présidentiel. Quand les organes dirigeants ignorent les remontées du terrain, ils créent les conditions de leur propre délégitimation.

 

Les militants de Ouanda Djallé rappellent un principe démocratique élémentaire : “l’élection n’est pas nomination”. Cette formule simple mais percutante résume leur rejet d’un système où les candidats sont désignés par les instances centrales sans consultation véritable des populations concernées. Cette revendication d’une démocratie participative contraste avec les pratiques autoritaires qui caractérisent souvent la vie politique centrafricaine.

 

La crise de Ouanda Djallé dépasse le simple conflit local pour questionner l’ensemble du fonctionnement démocratique du MCU. Comment un parti qui se présente comme le défenseur de la démocratie peut-il imposer des candidats contre la volonté de ses propres militants ? Cette contradiction entre discours démocratique et pratiques autoritaires fragilise la crédibilité du parti présidentiel.

 

La référence explicite au “vol de la primaire” suggère que Côme Assane aurait obtenu sa désignation par des moyens frauduleux. Cette accusation de tricherie interne au parti présidentiel, si elle s’avérait fondée, jetterait une ombre sur l’ensemble du processus de sélection des candidats MCU. Comment faire confiance à un parti qui ne respecte pas ses propres règles démocratiques internes ?

 

L’attitude des responsables nationaux face à cette crise sera déterminante pour l’avenir du MCU à Ouanda Djallé. S’ils persistent à ignorer les contestations légitimes de leurs militants, ils risquent de provoquer une rupture définitive avec leur base locale. Cette base, qui assure le travail de terrain indispensable aux campagnes électorales, pourrait alors se tourner vers d’autres formations politiques.

 

La situation de Ouanda Djallé montre parfaitement les contradictions du système politique centrafricain. D’un côté, le discours officiel prône la démocratie participative et l’écoute des populations. De l’autre, les pratiques réelles privilégient les nominations technocratiques et l’imposition de candidats par les instances centrales. Cette schizophrénie politique mine la confiance des citoyens dans leurs institutions.

 

Les jeunes militants de Ouanda Djallé, en prenant la parole publiquement contre leur hiérarchie, font preuve d’un courage politique remarquable. Dans un contexte où la contestation interne est souvent synonyme d’exclusion, leur démarche témoigne d’une maturité démocratique qui contraste avec l’immobilisme des instances dirigeantes.

 

Cette crise locale pourrait avoir des répercussions nationales si d’autres sections du MCU s’inspirent de l’exemple de Ouanda Djallé pour contester les décisions autoritaires de leur direction. L’effet de contagion démocratique pourrait alors transformer le paysage politique centrafricain en donnant plus de pouvoir aux militants de base.

 

La gestion de cette crise par Mathieu Simplice Sarandji et Arnaud Djoubaye -Abazène sera scrutée attentivement par l’ensemble des militants MCU. Leur réaction déterminera si le parti présidentiel accepte enfin de démocratiser réellement son fonctionnement interne ou s’il persiste dans ses méthodes autoritaires.

 

Pour Côme Assane, cette contestation massive de sa légitimité locale constitue un handicap majeur pour sa campagne. Comment mobiliser efficacement des militants qui vous considèrent comme un “candidat illégal” ? Comment rassembler une population qui vous accuse de manipulation et de division ? Ces défis semblent insurmontables sans un dialogue sincère avec les contestataires.

 

La crise de Ouanda Djallé expose finalement l’état de délabrement démocratique du MCU. Un parti qui ne respecte pas la voix de ses propres militants peut-il prétendre représenter celle des citoyens ? Cette question fondamentale mérite une réponse claire de la part des dirigeants du mouvement présidentiel.

 

Les militants de Ouanda Djallé, en refusant la fatalité de la soumission, ouvrent peut-être la voie à une renaissance démocratique du MCU. Leur exemple pourrait inspirer d’autres sections locales à revendiquer leur droit à la parole dans le choix de leurs représentants. Cette révolution démocratique par la base constituerait un progrès considérable pour la démocratie centrafricaine.

 

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Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré  

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Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/mairie-de-Bouar-par-Privat-du-cnc-IMG_10avr2018215034.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, ton État civil est en ruines à Bouar, dans la Nana-Mambéré
Mairie de Bouar. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Touadera, comment oses-tu t’attribuer le succès de l’UE ? À Bouar, 80 % des enfants n’ont pas d’identité ! Et tu es content.

 

Touadera, as-tu le culot de t’attribuer le mérite d’un projet financé par l’Union européenne pendant que l’état civil s’effondre sous ta présidence ? À Bouar, 80 % des enfants n’ont pas d’acte de naissance, un chiffre accablant révélé par le maire Michel Dieubéni Massina, qui expose l’incurie de ton gouvernement. Huit enfants sur dix grandissent sans identité légale, privés de leurs droits fondamentaux, parce que ton administration a lamentablement échoué à maintenir un service public essentiel. Cette crise n’est pas un simple oubli, mais une honte nationale organisée par ton inaction.

 

Pendant des années, ton gouvernement a imposé des frais de 1000 francs pour déclarer une naissance, une somme rédhibitoire pour les familles pauvres de Bouar. Ce n’est que grâce au projet Civipol de l’UE, qui finance la délivrance gratuite des actes de naissance pour les enfants de 7 mois à 17 ans, que 8000 d’entre eux ont enfin été enregistrés. Mais ce succès appartient à l’UE, pas à toi. Oses-tu vraiment laisser le maire te féliciter pour un travail que tu n’as pas fait ? Ton gouvernement se contente de parasiter l’aide étrangère, incapable de prendre ses responsabilités.

 

Le maire évoque un « manque de connaissance » des parents pour expliquer l’absence de déclarations. Mais qui est responsable de cette ignorance, sinon ton administration, qui n’a jamais lancé de campagne nationale de sensibilisation ? Pourquoi a-t-il fallu attendre l’UE pour équiper la mairie de Bouar avec des panneaux solaires et des ordinateurs ? Ton gouvernement n’a rien fait pour doter les municipalités des moyens nécessaires, laissant les mairies démunies face à un manque à gagner causé par la gratuité des actes. Cette dépendance humiliante à l’UE révèle un État en déroute, incapable de servir ses citoyens.

 

Touadera, chaque enfant sans acte de naissance est une preuve de ton échec. À Bouar, l’état civil est en ruines, et ton silence est une insulte. Combien de temps encore vas-tu laisser l’UE faire ton travail pendant que tu te pavanes ? Cette comédie doit cesser : assume tes responsabilités ou reconnais ta faillite….

 

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FLASH INFO : Enlèvement d’un père de famille par Wagner à Mboki

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FLASH INFO : Enlèvement d’un père de famille par Wagner à Mboki

 

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Pour illustration, les Mercenaires russes à Alindao. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un père de famille a été kidnappé ce jeudi 18 septembre 2025 par des mercenaires russes à Mboki, dans le Haut-Mbomou. L’homme se rendait aux champs avec son épouse quand ils sont tombés sur un groupe de Wagner près de l’aérodrome. Seul le mari a été enlevé, sa femme relâchée sur place. Son sort reste inconnu.

 

Mboki, sous-préfecture du sud-est centrafricain, subit une présence russe massive qui paralyse l’activité agricole. Les mercenaires prétextent la traque de miliciens Azandé pour s’en prendre méthodiquement aux paisibles citoyens.

 

Au lieu d’affronter les supposés combattants qu’ils dénoncent, Wagner kidnappe les paysans qui tentent simplement de cultiver pour nourrir leurs familles. Cette tactique maintient la population dans la terreur et compromet tout retour à la normalité.

 

L’enlèvement de ce père de famille confirme que les habitants de Mboki vivent sous la menace permanente des mercenaires russes qui contrôlent la zone et y imposent leur loi par la violence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Berengo : Neuf ex-rebelles de 3R en formation fuient les tortures des mercenaires russes

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Berengo : Neuf ex-rebelles de 3R en formation fuient les tortures des Mercenaires russes

 

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Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le processus d’intégration militaire des rebelles de 3R et de l’UPC vire au cauchemar dans le camp d’entraînement de Wagner à Berengo.

 

Le camp d’entrainement militaire de Berengo, situé à 82 kilomètres de Bangui dans la Lobaye, connaît une situation inquiétante dans le cadre du processus de réintégration des ex-combattants. Neuf anciens rebelles du mouvement 3R ont pris la fuite après avoir subi des traitements dégradants de la part des instructeurs russes du groupe Wagner chargés de leur formation militaire.

 

Ces hommes faisaient partie de 150 ex-combattants intégrés dans le programme de formation suite à l’accord de cessation d’hostilités signé le 19 avril dernier entre le gouvernement et les mouvements rebelles 3R et UPC d’Ali Darassa. Le processus de désarmement, lancé en juin, avait donné des espoirs de stabilisation du territoire.

 

La réalité sur le terrain dévoile une approche agressive de la formation. Les instructeurs russes imposent aux stagiaires des épreuves qu’ils qualifient de “baptêmes”, destinées selon leurs termes à “séparer les hommes de ceux qui ne le sont pas”. Ces méthodes incluent des travaux de défrichement avec des machettes volontairement émoussées, c’est-à-dire coupe-coupe ni à zapè, rendant la tâche impossible à accomplir.

 

Les ex-rebelles reçoivent ces outils défaillants et doivent défricher de vastes espaces. Quand ils tentent de couper l’herbe, les lames refusent de trancher. Ils signalent le problème aux instructeurs russes, expliquant que les machettes ne fonctionnent pas. La réponse reste implacable : “Il faut travailler, il faut faire. C’est le moment de connaître celui qui est homme et celui qui ne l’est pas. On n’est pas dans votre brousse là-bas, on est ici”.

 

Cette pression constante et ces brimades volontaires ont fini par briser la résistance de neuf stagiaires. Ils ont quitté le camp sans autorisation, abandonnant leur formation militaire. Personne ne connaît leur localisation actuelle. Les autres ex-combattants poursuivent leur instruction dans ces conditions difficiles.

 

Les témoignages recueillis décrivent une atmosphère de revanche de la part des mercenaires russes. Ces derniers rappellent constamment aux ex-combattants leur passé de rebelles. “Vous faisiez la gueule dans vos brousses, maintenant c’est différent”, leur lancent-ils régulièrement. Cette approche vise davantage l’humiliation que la formation professionnelle.

 

La situation compromet gravement les objectifs de l’accord d’avril. Le processus de désarmement, censé pacifier les zones contrôlées par les groupes armés, connaît un ralentissement important. Pendant que ces incidents se multiplient à Berengo, le désarmement général reste bloqué sur le terrain.

 

L’approche adoptée questionne les méthodes de réintégration choisies par les autorités. Former d’anciens adversaires nécessite des compétences spécifiques et une approche psychologique adaptée. Les techniques d’humiliation et de brimade, loin de forger des soldats loyaux, créent des traumatismes supplémentaires chez des hommes sortant d’années de conflit.

 

Le gouvernement centrafricain se trouve face à un dilemme délicat. D’un côté, il doit respecter ses engagements vis-à-vis des mouvements armés signataires de l’accord de paix. De l’autre, il ne peut ignorer les dérives constatées dans les camps de formation. La crédibilité du processus de paix dépend largement de la capacité des autorités à corriger ces dysfonctionnements rapidement.

 

Les ex-combattants restés au camp continuent leur formation dans des conditions qui demeurent inquiétante. Leur moral et leur adhésion au processus de réintégration subissent les contrecoups des méthodes employées. Sans ajustement rapide des pratiques d’instruction, d’autres départs sont à craindre dans les semaines à venir.

 

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Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique

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Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique
ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La CFPE vit sous l’emprise d’un homme qui gouverne par la terreur et l’arbitraire.

 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi, Aristide Olivier Ganabo règne en maître absolu. Officiellement chargé de mission au ministère du Travail et membre du conseil d’administration de la CFPE, il dépasse tous les cadres institutionnels pour exercer un pouvoir sans partage sur cette structure située sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

 

Son arrivée dans les bureaux fait trembler l’établissement entier. Aristide Olivier Ganabo hurle, profère des insultes et brandit la menace de sanctions contre tout le personnel, du plus humble employé aux cadres supérieurs. Il annonce publiquement sa capacité à suspendre n’importe qui pour six mois, court-circuitant l’autorité de la directrice générale et des directeurs en poste.

 

L’homme s’approprie également les décisions financières sans consulter les responsables légitimes. Il ordonne des dépenses comme s’il était le seul détenteur du pouvoir budgétaire, semant la confusion dans une hiérarchie désormais illisible. Les procédures administratives normales disparaissent sous ses interventions intempestives.

 

Cette dérive s’appuie sur la protection de la ministre du Travail, Anne-Michelle Gisèle Mwanga. Ensemble, ils transforment l’ACFPE en entreprise familiale. La ministre a installé sa propre sœur à la direction générale et favorise l’intégration de leurs proches dans tous les services. Des agents compétents sont écartés pour laisser place aux membres de leur clan, privant même les militants du MCU, parti au pouvoir, de leurs espoirs d’emploi.

 

Le parcours scolaire d’Aristide Olivier Ganabo manque de solidité académique, mais ses relations politiques compensent cette faiblesse. Sous François Bozizé, il avait tenté des détournements en exploitant ses connexions. Son passage à l’UNFPA n’avait pas convaincu non plus. Sa rencontre avec Mwanga lui offre aujourd’hui l’opportunité de bâtir un système d’influence redoutable.

 

Les projets financés par les partenaires internationaux tombent également sous son contrôle. Le programme PADECAS de la Banque africaine de développement a cédé la place à un nouveau projet qu’il dirige directement. Les fonds de l’OIT et de l’UNICEF, destinés à la formation des jeunes Centrafricains, passent par le même circuit opaque.

 

L’atmosphère de travail s’est dégradée au point que les employés parlent de panique générale. Les licenciements se multiplient tandis que les recrutements ne bénéficient qu’aux proches du duo Ganabo-Mwanga. Les agents restants subissent marginalisation, mutations forcées ou réduction au silence. L’institution, créée pour servir les Centrafricains, fonctionne désormais comme la propriété privée d’une famille.

 

Cette situation interpelle les autorités du pays : combien de temps ce détournement institutionnel peut-il perdurer sans intervention ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Aristide Olivier Ganabo, le nouveau Wagner de l’ACFPE frappe sans contrôle.

 

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Sory Sangaré : le chef de rouage d’un système corrompu à la MINUSCA

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Sory Sangaré : le chef de rouage d’un système corrompu à la Minusca

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/minusca-directeur.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/minusca-directeur-203×450.jpg” alt=”Centrafrique : comment les réseaux mafieux implantés au sein de la Minusca s’autoprotège” width=”203″ height=”450″ />
Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La MINUSCA détourne ses propres ressources sous la direction de Sory Sangaré depuis avril 2023.

 

Sory Sangaré dirige la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) depuis avril 2023 en tant que Directeur d’Appui à la Mission. Ce Guinéen de Conakry supervise un appareil administratif qui détourne systématiquement les ressources destinées à la stabilisation du pays. Son système exploite les travailleurs centrafricains et prive la population des bénéfices de l’aide internationale.

 

Sory Sangaré a pris ses fonctions après la démission de son prédécesseur serbe. Braima Jamanca, originaire de Guinée-Bissau, a assuré l’intérim et posé les bases du réseau que Sangaré perfectionne aujourd’hui. Ce dispositif implique les services logistiques et les ressources humaines de la mission pour détourner matériel et manipuler les embauches.

 

Le trafic de matériel s’organise depuis le port de Douala. Des conteneurs de ciment, tôles et groupes électrogènes disparaissent des circuits officiels. Ces marchandises, absentes de la base de données Umoja, alimentent le marché noir de Bangui, notamment au Kilomètre 5. Tony Mushimbelé, chef du plan stock et des opérations logistiques, coordonne ces opérations pour le compte de Sangaré.

 

Le directeur Sory Sangaré  crée des entreprises écrans dirigées par ses complices pour capter les marchés de la MINUSCA. Ces sociétés violent les règles onusiennes qui interdisent aux responsables de mission de détenir des intérêts économiques directs ou indirects. Les fonds destinés aux projets humanitaires enrichissent ce réseau parallèle tandis que l’économie centrafricaine reste exclue des retombées.

 

Sory Sangaré  contrôle également les recrutements. Les entretiens d’embauche sont arrangés pour placer des alliés sur les postes sensibles. Des ingénieurs reçoivent des contrats médicaux, des profils inadaptés occupent des fonctions techniques. Cette stratégie écarte les candidats compétents mais indépendants et place des complices capables de couvrir les irrégularités.

 

Les journaliers centrafricains subissent licenciements abusifs et détournements de salaires. Payés officiellement entre 5 000 et 20 000 francs CFA par jour, ils perdent jusqu’à 16 250 francs quotidiens. Sory Sangaré  justifie les licenciements massifs par une baisse de financement, mais ces mesures visent surtout à éliminer les témoins gênants.

 

En 2023, Tony Mushimbelé a expulsé plusieurs journaliers sous contrat avec l’appui d’Olga Lubazandio, responsable congolaise de l’émission des contrats UNOPS. Cette Congolaise de RDC taille les documents sur mesure pour favoriser les protégés du réseau. Les plaintes des travailleurs centrafricains pour licenciements abusifs s’accumulent depuis 2023 sans réponse, Sory Sangaré  protégeant ses alliés dans les sections juridiques.

 

Le déséquilibre salarial accentue les dérives. Un expatrié gagne jusqu’à vingt fois plus qu’un contractuel centrafricain. L’écart entre les montants affichés sur les bulletins de paie et les versements effectifs alimente un vaste système de détournement. La MINUSCA emploie une proportion anormalement faible de personnel centrafricain, privant les Centrafricains d’emplois qualifiés.

 

Sous cette gestion, la MINUSCA échoue dans sa mission de stabilisation. Les ressources destinées à la reconstruction disparaissent dans les circuits parallèles. Les journaliers travaillent sans contrat ni couverture sanitaire, leur santé et leur avenir compromis. L’impunité généralisée affaiblit la crédibilité de la mission auprès de la population centrafricaine.

 

Ce système nécessite un audit international des ressources humaines et de la logistique, mené conjointement avec les autorités centrafricaines. Seule une investigation approfondie peut démanteler ce réseau et restaurer la confiance dans une mission censée servir la paix et le développement de la République centrafricaine….

 

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Centrafrique : pillage, incendie des habitation et assassinat, les mercenaires russes sèment le chaos dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré

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pillage, incendie des habitation et assassinat, les Mercenaires russes sèment le chaos dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/incendie-du-village-mboula-dans-la-nana-mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Incendie du Mboula, dans la Nana-Mambéré, par les mercenaires russes
Incendie du Mboula, dans la Nana-Mambéré, par les mercenaires russes. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le 12 septembre dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué le village de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré). Dix-huit maisons incendiées, des civils torturés, des réserves détruites, des explosifs posés. Le scénario de terre brûlée  que les mercenaires russes font dans le village de Bowaye, 70 kilomètres de Bossangoa, et à Zemio, dans le Haut-Mbomou, s’est répété avec la même brutalité dans le village Mboula.

 

Le vendredi 12 septembre, tôt dans la matinée, plusieurs motos parties de Bouar se sont mises à la direction du village de Mboula . Ces motos, résonnée à distance, siffle comme une alerte de danger à l’oreille des habitants du village de Mboula.   Pour ces dernier, ce bruit familier ne laissait aucun doute : les mercenaires russes arrivaient, et c’est la mort sans doute. La panique s’est immédiatement installée. Certains ont abandonné leurs activités, fuyant vers la brousse. D’autres, surpris, n’ont pas eu le temps de s’échapper.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dans-le-village-mbola.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré, après le passage criminel des russes
Dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré, après le passage criminel des russes

 

Une fois dans le village, les assaillants ont capturé trois jeunes  qui s’apprêtaient à s’enfuir également dans la brousse. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans le filet de ces criminels russes. Regroupés, ces jeunes ont subi  une interrogation musclée sur la présence du général Marcel Ndalé, chef de la CPC dans la Nana-Mambéré. « Où est Ndalé ? », répétaient-ils. Les villageois ont affirmé qu’aucun rebelle ne se trouvait dans leur village. Rapidement, les Wagner sont très mécontents de la réponse, et la tension monte de plusieurs crans.

 

Heureusement pour les trois jeunes, le chef du groupe du village de Mboula est revenu au village avec son fils pour dialoguer avec les mercenaires russes, pensant que ces derniers se contenteraient de poser des questions. Il s’est présenté, mais a été immédiatement capturé, ligoté avant d’être torturé. Son fils, arrêté également à ses côtés, a subi les mêmes sévices corporelle, avec la main fracturée sous les coups. Un autre jeune, nommé Apo, a également été arrêté, attaché avec des câbles et battu.

 

Et ce n’est que le début. Les mercenaires n’en sont pas restés là. Ils ont commencé à incendier environ dix-huit maisons, détruisant les réserves alimentaires que les familles gardaient pour survivre pendant les mois difficiles. Les sacs de sel, les marmites, les ustensiles de cuisine et plusieurs motos ont été pillés par ces criminels russes. Le bétail, notamment des cabris, des poulets, des chèvres, des cochons, a aussi été emporté ou tué. Le pillage a été grave à tel point que le village est devenu très rapidement martyrs et vidé de ses habitants.

 

Avant de quitter Mboula, les mercenaires russes ont posé près d’une dizaine d’explosifs dans les habitations et les alentours. Lorsque les habitants sont revenus, pensant que les russes sont partis, et le village est redevenu calme, plusieurs engins ont commencé à exploser, provoquant de nouvelles victimes et aggravant la panique au sein de la population. Les mines laissées par Wagner continuent de menacer la population, ajoutant la peur permanente aux destructions déjà subies.

 

Rappelons que ce mode opératoire : attaque en motos, interrogatoires violents, tortures, incendies, pillages et minages des villages,  s’inscrit dans une stratégie de terre brûlée que les mercenaires russes ont l’habitude d’ailleurs de le faire dans d’autres localités centrafricaines. À Ouham, près de Bossangoa, dans le village de Bowaye, où les mercenaires russes ont incendié des habitations, torturé les villageois sous prétexte qu’ils cherchent le chef rebelle Florent Kema. Dans la préfecture du Haut-Mbomou, à Zemio, les mêmes pratiques se répètent : incendier, miner, piller, puis repartir.

 

Pour les habitants de Mboula, comme pour ceux d’autres localités, la présence des mercenaires russes est synonyme des violences, impunité et destruction. Les habitants s’interrogent : jusqu’où ces attaques se répéteront-elles sans qu’aucune autorité ne les arrête ?

 

 

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Le regretté Karl Blague, avant sa mort, dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine

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Karl Blague dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Le-President-de-la-Republique-centrafricaine-monsieur-Faustin-Archange-Touadera-lors-de-son-message-a-la-nation-a-loccasion-du-64e-anniversaire-de-la-proclamation-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blague dénonce un océan de corruption qui engloutit la République centrafricaine
Le-President-de-la-Republique-centrafricaine-monsieur-Faustin-Archange-Touadera-lors-de-son-message-a-la-nation-a-loccasion-du-64e-anniversaire-de-la-proclamation-de-la-Republique-centrafricaine – Faustin Archange Touadera : « le BRDC et le CRT sont des associations des malfaiteurs »

 

Touadéra accusé par le sociologue Karl Blague  de transformer le pays en système corrompu généralisé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Karl Blague frappe fort. Le sociologue et coordinateur du groupe G16 des organisations de la société civile a utilisé l’émission Patara pour dénoncer ce qu’il qualifie d’océan de corruption dans lequel baigne désormais la République centrafricaine sous Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, la corruption s’est érigée en mode de gouvernance, noyant le pays dans un marasme dont les conséquences se lisent dans la misère généralisée.

 

“Tout ce que nous connaissons, tous les problèmes que le peuple connaît, c’est-à-dire la paupérisation de la population, misère et autres, c’est le fruit de la mauvaise gouvernance. Impunité, corruption“, assène Karl Blague sans détour. Cette corruption systémique explique, selon lui, pourquoi 71% des Centrafricains survivent avec moins de 2,15 dollars par jour malgré l’abondance des ressources naturelles du pays.

 

L’universitaire Karl Blague  pointe l’ironie amère d’un pays riche en or et diamant dont les populations croupissent dans la pauvreté. “On parlait des diamants et autres. Est-ce que ça profite à la société centrafricaine et à la population ? Non”, martèle-t-il. Ces richesses, au lieu de servir le développement national, alimentent les circuits de détournement au profit d’une élite corrompue.

 

Plus scandalisant encore : la dilapidation des aides internationales massives. Les 1500 milliards de dollars du plan RCPCA et les 365 milliards de la Banque africaine de développement semblent s’évaporer dans les méandres de la corruption. “Qu’est-ce qu’on en fait avec tout ça ?”, interroge Blague, pointant du doigt l’absence d’impact visible de ces fonds sur le quotidien des Centrafricains.

 

Cette corruption généralisée maintient artificiellement la République centrafricaine au rang de parent pauvre de la CEMAC, avec un PIB de seulement 2,752 milliards de dollars. Le déficit budgétaire de 4,9% en 2024 témoigne d’une hémorragie financière que la corruption entretient et aggrave.

 

Blague balaie d’un revers de main les excuses du ministre Mathurin Dimbélé qui invoque encore la crise de 2013. “Chaque fois, c’est la même chanson : le pays revient de loin”, s’indigne-t-il. Cette rhétorique usée ne masque plus, selon lui, l’absence de volonté politique réelle de combattre la corruption.

 

Face à une éventuelle candidature de Touadéra en 2025, soutenue par le Mouvement Cœurs Unis, Karl Blague  crie à la provocation. “Il ne faut pas se moquer du peuple centrafricain”, lance-t-il, dénonçant un pouvoir qui prospère sur la corruption tout en achetant les consciences lors de meetings dispendieux.

 

L’appel de Karl Blague résonne comme un cri d’alarme : la République centrafricaine se noie dans un océan de corruption qui hypothèque son avenir. Reste à savoir si les Centrafricains sauront entendre cet avertissement au moment de choisir leur destin électoral en 2025.

 

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Deux soldats FACA du BIT 9 impliqués dans un braquage violent contre un ex-rebelle démobilisé de l’UPC à Bangui

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Deux soldats FACA du BIT 9 impliqués dans un braquage violent contre un ex-rebelle démobilisé de l’UPC à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/la-victime-des-soldats-faca-bit-9.jpg” data-wpel-link=”internal”>Moubarak, la victime des deux soldats FACA du BIT 9
Moubarak, la victime des deux soldats FACA du BIT 9

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un ancien combattant de l’UPC a été agressé et volé par des militaires du neuvième bataillon à Bangui, au quartier KM5, dans le troisième arrondissement.

 

En effet, le 24 août dernier, aux environs de 19 heures, devant le mythique bar ABC, sur l’avenue Koudoukou,  au quartier KM5, trois démobilisés de l’UPC discutent tranquillement entre eux. L’un d’eux arrache une montre des mains de son camarade, mais Moubarak, l’un des trois démobilisés, la lui arrache aussitôt par la force.

 

Cette dispute attire une autre personne, monsieur Sadam, un soldat des Forces armées centrafricaines en civil du neuvième bataillon. Voyant la scène, il intervient immédiatement. Aussitôt, il demande à Moubarak de lui donner la montre. L’ancien rebelle refuse net, expliquant que l’objet ne lui appartient pas.

 

Sadam essaie de bousculer Moubarak par la force pour récupérer la montre, mais il se rend compte que sa force est nulle devant la puissance musculaire de Moubarak. Il constate par lui-même que l’ancien combattant, plus costaud, ne se laisse pas facilement faire. Le militaire, dépassé par la situation, s’éloigne pour revenir avec un collègue en tenue, armé de son fusil.

 

Le second soldat pointe immédiatement son arme sur Moubarak. Pendant que ce dernier fixe le canon braqué sur lui, Sadam en profite pour le frapper violemment avec un bâton, lui cassant la jambe. Moubarak s’effondre. Les deux militaires lui volent alors sa montre, son téléphone et son argent avant de partir.

 

La victime, immobilisée chez elle, ne sait pas quoi faire. Finalement, il s’est rendu ce lundi 15 septembre à l’unité du Programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) pour informer le service de la situation. C’est en ce moment là qu’on l’ont dirigé vers la justice.

 

Cette affaire pose des questions sur la formation des militaires. Beaucoup se demandent comment des civils deviennent des bandits sitôt incorporés dans l’armée. Certes, quelques soldats gardent une bonne conduite, mais la plupart se comportent en maîtres absolus, utilisant leur uniforme et leurs armes pour racketter la population qu’ils sont censés protéger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le BRDC dénonce l’imposture électorale avec  une pathétique convocation du corps électoral  par l’ANE

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le BRDC dénonce l’imposture électorale avec  une pathétique convocation du corps électoral  par l’ANE

 

Centrafrique : le BRDC dénonce l’imposture électorale avec une pathétique convocation du corps électoral par l’ANE
Les leaders du BRDC lors de leur assemblée générale au siège du parti PATRIE à Bangui . Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposition démocratique accuse l’Autorité nationale des Élections (ANE) d’incompétence et de manipulation face à l’absence de liste électorale définitive.

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) hausse le ton contre l’Autorité Nationale des Élections. Dans un communiqué publié ce lundi 16 septembre, Martin Ziguélé, porte-parole de l’organisation, démonte point par point l’annonce de la convocation du corps électoral pour le 29 septembre et du dépôt des candidatures à partir du 2 octobre.

 

L’accusation principale de l’opposition porte sur un dépassement de compétences. La convocation du corps électoral relève constitutionnellement des prérogatives présidentielles, non de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Cette sortie médiatique constitue, selon le BRDC, une opération de communication destinée à cacher les véritables défaillances du processus.

 

Le cœur du problème réside dans l’inexistence d’un fichier électoral consultable. Malgré les annonces officielles faisant état de plus de deux millions d’électeurs inscrits, aucune liste n’a été affichée publiquement. Les experts électoraux confirment unanimement cette absence de publication de la liste électorale définitive. Comment dès lors convoquer un corps électoral fantôme ?

 

Les calculs de l’opposition montrent une impossibilité logistique majeure. Avec un temps minimal de vingt minutes par électeur et 170 inscrits par bureau de vote, seuls 80 citoyens pourraient accomplir leur devoir civique quotidiennement. L’organisation complète du scrutin nécessiterait cinq journées, dans l’hypothèse optimiste où tous les électeurs seraient alphabétisés.

 

Or, la République centrafricaine compte 67% d’analphabètes selon les statistiques officielles. Ce taux complique considérablement les opérations de vote et rallonge mécaniquement les délais nécessaires au bon déroulement du scrutin.

 

Le BRDC qualifie l’Autorité nationale des Élections (ANE) d’organe “totalement dépassé et irresponsable” qui crée volontairement les conditions d’un processus chaotique. L’organisation pointe également l’absence de financement adéquat et le caractère exclusif des préparatifs électoraux.

 

Cette polémique éclate au moment où s’amorce un dialogue politique entre les différents acteurs. Pour l’opposition, ce communiqué de l’Autorité nationale des Élections (ANE) questionne la sincérité gouvernementale dans la recherche d’un consensus pour des élections inclusives et transparentes.

 

Le BRDC prend à témoin l’opinion nationale et internationale face à cette situation qu’elle juge inacceptable. L’organisation appelle le peuple centrafricain au calme tout en maintenant sa vigilance face aux dérives constatées dans la préparation du processus électoral en cours.

 

Cette nouvelle controverse alimente les tensions politiques dans un pays où la crédibilité des institutions électorales demeure fragile. Chaque dysfonctionnement supplémentaire de l’Autorité nationale des élections (ANE) renforce les doutes sur sa capacité à organiser un scrutin libre et équitable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Justin-Erick TCHINDEPH crache sa vérité dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » et exige la fin du règne Touadéra

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Justin-Erick TCHINDEPH crache sa vérité dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » et exige la fin du règne Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/colonel-armel-sayo-1-336×450.jpg” alt=”Centrafrique : Justin-Erick TCHINDEPH crache sa vérité dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » et exige la fin du règne Touadéra” width=”336″ height=”450″ />
Le colonel Armel Sayo

 

Justin-Erick TCHINDEPH signe un manifeste républicain explosif réclamant la fin immédiate du règne Touadéra.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique », Justin-Erick TCHINDEPH ne mâche pas ses mots : Faustin-Archange Touadéra a, selon lui, piétiné dix années durant la République centrafricaine et trahi l’idéal républicain. Pour Justin-Erick TCHINDEPH, le pays est brisé, politiquement asphyxié, socialement étouffé et économiquement exsangue. Le texte signé par Justin-Erick TCHINDEPH claque comme une gifle politique : trop de mensonges, trop de parjures, trop d’illégalités, trop de trahisons envers le peuple.

 

La « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » de Justin-Erick TCHINDEPH dresse un réquisitoire sans concession : verrouillage de l’espace politique, opposition muselée, meetings interdits, leaders embastillés, milices au service du régime, insécurité persistante malgré la Minusca, le groupe Wagner et les accords de paix. Justin-Erick TCHINDEPH accuse l’Autorité nationale des élections d’être incapable, inféodée et corrompue, et le Conseil constitutionnel d’avoir vendu son impartialité. Chaque ligne de la Proposition républicaine martèle la faillite d’un système dirigé, selon l’auteur, par un président criminel et son entourage servile.

 

Face à ce qu’il décrit comme un chaos républicain organisé, Justin-Erick TCHINDEPH propose dans sa « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » un plan radical : remettre les clés du pouvoir au Commandant Armel Mingatoloum Sayo. L’auteur le présente comme l’homme de la situation, capable de nettoyer l’appareil d’État, de désarmer les groupes armés, de réformer l’ANE et le Conseil constitutionnel, et de ramener les exilés. Condition non négociable selon Justin-Erick TCHINDEPH : ni Sayo ni Touadéra ne devront se présenter aux élections après la transition.

 

Rédigée à Tanger et signée noir sur blanc par Justin-Erick TCHINDEPH au nom du Mouvement de la Jeunesse Consciente Centrafricaine, la « Proposition citoyenne pour une transition républicaine : technique » n’est pas un simple appel au dialogue : c’est une déclaration de guerre politique, un acte de rupture totale avec Touadéra, et un manifeste pour renverser l’ordre établi au nom d’une République républicaine, républicaine, républicaine.

 

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LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION

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LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/monsieur-jean-serge-wafio.jpg” data-wpel-link=”internal”>LA VISION POLITIQUE DE WAFIO JEAN SERGE ET de son parti LE PDCA pour UNE 8ÈME RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE APRÈS LA TRANSITION
monsieur-jean-serge-wafio – EN POLITIQUE, IL Y A TOUJOURS UN DÉBUT ET UNE FIN…

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La vision politique du Parti Démocratique Centrafricain sous la direction de Wafio Jean Serge pour une transition démocratique audacieuse.

 

Le pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo, pays de Dieu,  traverse aujourd’hui l’une des périodes les plus critiques de son histoire contemporaine. Face à la dégradation progressive des institutions, aux dysfonctionnements politiques chroniques et à l’effondrement du contrat social, une nouvelle vision politique émerge pour dessiner les contours d’un avenir démocratique renouvelé.

 

Le Parti Démocratique Centrafricain (PDCA), sous la direction de son Président Fondateur Wafio Jean Serge, présente ici sa conception d’une transition politique inéluctable vers ce qu’il nomme la “8ème République” – une république fondée sur la réconciliation nationale, la participation citoyenne inclusive et la réappropriation populaire du pouvoir politique.

 

Cette vision du PDCA de Wafio Jean Serge, ancrée dans les valeurs traditionnelles oubanguiennes et inspirée par des principes chrétiens de pardon et de miséricorde, propose un modèle de “Renaissance Pénitentielle” comme voie de sortie de crise et de refondation nationale portée par le leadership politique du Parti Démocratique Centrafricain et de son Président Fondateur.

 

À lire le document ici :

 

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

Centrafricaine, Centrafricain

DE L’AUDACE NAÎT L’EXCELLENCE

 

La barbarie sanguinaire, le totalitarisme à la russe, les dysfonctionnements des Institutions Républicaines politicienne ment entretenus, les perpétuelles fuites en avant sur fond de mensonges d’Etat et la néantisation absolue du pays ont créé irrévocablement les conditions d’une fin brutale du régime de Bangui. Depuis le 1er septembre 2025, nous sommes sur la dernière ligne droite qui mène et mènera inexorablement à la fin de la 7ème République ultra sanguinaire et l’inévitable avènement de la 8ème République sous la bénédiction et l’accompagnement divins.

 

Et durant le laps de temps calme avant les troubles conduisant à la chute de l’éphémère 7ème République, nous avons jugé utile de partager avec toi, par moyen de la presse écrite, des réseaux sociaux, notamment nos virtuels supports (WhatsApp, OSER ET REUSSIR sur Facebook, le blog PDCA ACTUALITES -pdca-infos.over-blog.com, soumale.com sur wordpress, chaîne wafio bamboula séré sur You Tube,) quelques idées forces de LA VISION POLITIQUE DU PDCA relative à la TRANSITION POLITIQUE qui s’imposera dès la fin du régime de Bangui, laquelle Transition Politique sera pour nous, Centrafricains, une RENAISSANCE PENITENTIELLE.

 

En tant que Renaissance Pénitentielle, celle-ci nécessitera quelques durs efforts à consentir, exigera une résilience encore plus accrue, une forte détermination commune pour un nouveau vivre ensemble et une participation inclusive sur la base des valeurs traditionnelles positives qui avaient fait la cohésion de nos sociétés oubanguiennes ante coloniales, lesquelles valeurs traditionnelles avaient comme socle central, le Pardon, car le Seigneur JESUS nous enseigne : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Et le reste » – « Remettez et il vous sera remis, Donnez et il vous sera donné ».

 

C’est dire que la 8ème République qui s’instaurera, avec la Transition Politique qui aura comme une de ses fondamentales missions d’objectifs la réconciliation sincère du Peuple Centrafricain avec lui-même, sera la résultante de nos visions communes partagées, et organisée selon notre déterminante volonté de refonder la Nation Centrafricaine éclatée en mosaïques communautaristes; autrement dit, cette Transition Politique devra nous permettre de faire des choix de société pour une nouvelle vie publique nationale participative, inclusive, solidaire et laïque.

 

Pour le dire encore mieux, dans la nouvelle République ou la 8ème République, c’est Toi Centrafricaine, Toi Centrafricain, c’est-à-dire, le Peuple Centrafricain qui sera au centre de la Politique Nationale du pays, en tant que détenteur naturel des pouvoirs politiques, parce que c’est avec Toi, Peuple, que DIEU a fait alliance et non avec le Président de la République qui n’est qu’un serviteur.

 

Donc, la 8ème République, selon LA VISION POLITIQUE DU PDCA, sera la République d’un audace populaire et la République d’une réappropriation populaire des pouvoirs politiques, longtemps usurpés…..

 

WAFIO Jean Serge

Président Fondateur du PDCA

 

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Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques

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Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques

 

Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques
Journée de lancement du Premier Festival Franco-Centrafricain au centre culturel Missy Momo à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dix jours de spectacles gratuits dans la capitale et à Sibut pour célébrer la créativité centrafricaine.

 

Bangui se prépare à vivre un moment historique. Le premier Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques ouvrira ses portes le 17 septembre à Missy Momo, marquant le retour en force de la culture dans la capitale centrafricaine. Cette manifestation inédite s’étendra sur dix jours et proposera plus de soixante événements répartis entre les scènes banguissoises et celles de Sibut, située à 186 kilomètres de Bangui.

 

L’initiative émane du fonds Équipe France, géré par l’Ambassade de France et opéré par l’Alliance française de Bangui sous la direction de son équipe dynamique. Ce festival constitue le dernier grand projet culturel financé par ce dispositif, donnant ainsi une dimension particulière à cet événement fondateur.

 

L’ouverture coïncidera avec une idée originale du patron de Missy Momo : rassembler ponctuellement tous les acteurs culturels centrafricains pour favoriser leur collaboration et leur progression commune. Cette approche collaborative vise à fédérer opérateurs, artistes et intervenants culturels du pays dans une dynamique partagée.

 

La programmation s’annonce exceptionnelle avec la présence des figures emblématiques de la scène nationale : Tropical Fiesta, Canonstar, Evodie, Petit Été, Maître Zemx, Beachman. Le festival accueillera également Lydie Pace, unique cantatrice centrafricaine qui effectue son grand retour, ainsi que Ley Kartel. La dimension internationale sera assurée par de nombreux artistes français et suisses.

 

L’événement bénéficiera de la participation de Mamane, entouré des Perroquets de Bangui et de Dr Mandjeke, qui présentera son dernier spectacle. Cette diversité artistique témoigne de la richesse créative que le festival entend promouvoir.

 

Les représentations se dérouleront dans les principaux lieux culturels des deux villes : Missy Momo, Crea, AB Productions, Cabaret Wassa, Centre Pique-Nique, Yomi et plusieurs MJC à Bangui, ainsi que La Tomi et Kota Guira à Sibut. Cette répartition géographique permet d’offrir une visibilité optimale aux différentes expressions artistiques.

 

Au-delà des spectacles, le festival proposera un programme d’accompagnement riche. L’Alliance française organisera chaque soir un barbecue convivial, créant des moments d’échange informels entre participants. Les centres culturels animeront des tables rondes thématiques et des master classes, occasions privilégiées pour les artistes d’enrichir leurs compétences et d’élargir leurs réseaux professionnels.

 

Cette manifestation représente le plus important événement culturel organisé en République centrafricaine depuis de nombreuses années. Elle témoigne de la capacité mobilisatrice du pays et de la volonté des acteurs locaux de faire rayonner leur patrimoine artistique par la solidarité et la coopération.

 

Le public bénéficiera d’un accès libre et gratuit à l’ensemble des événements, conçus dans un esprit d’ouverture et de convivialité. Le programme détaillé est disponible sur les réseaux sociaux de tous les partenaires impliqués dans cette aventure culturelle.

 

Ce premier festival franco-centrafricain d’arts scéniques s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de culture. Son succès annoncé laisse présager une pérennisation de cet événement qui pourrait devenir une tradition artistique majeure du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le journal du parieur : l’outil oublié pour analyser ses erreurs et progresser

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-du-mardi-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/casino-du-mardi–450×338.jpg” alt=”Le journal du parieur : l’outil oublié pour analyser ses erreurs et progresser” width=”450″ height=”338″ />

 

Dans le monde foisonnant des paris sportifs, dominé par la technologie et l’instantanéité, un outil discret mais redoutablement efficace reste souvent négligé : le journal du parieur. Simple à mettre en place, il offre pourtant un levier stratégique pour comprendre ses actes, éviter les biais communs et corriger les trajectoires perdantes. Là où les plateformes algorithmiques promettent des prédictions millimétrées, tenir un carnet personnel permet de revenir à l’essentiel : la réflexion individuelle, l’analyse sincère et la capacité d’apprentissage.

Comprendre ses décisions pour mieux les ajuster

La pratique du pari sportif, malgré ses apparences ludiques, repose sur une dynamique complexe de décisions, souvent prises sous la pression du temps. Or, sans outil d’introspection, il devient difficile de distinguer ce qui relève d’une stratégie pensée de ce qui tient du réflexe désordonné.

C’est ici que le journal entre en scène. Il s’agit d’un document — qu’il soit manuscrit ou numérique — dans lequel le parieur note systématiquement les détails de ses mises : type de pari, cote, motivation de la sélection, résultat final, mais aussi état d’esprit au moment du choix.

Ces informations, accumulées au fil du temps, constituent une base de données précieuse pour repérer les tendances récurrentes. Pour affiner cette démarche, certains croisent leurs notes avec les analyses disponibles sur un site de paris sportif gratuit, ce qui offre un recul supplémentaire.

Identifier les biais qui altèrent le jugement

Tenir un journal ne permet pas seulement de consigner ses gains et ses pertes. C’est avant tout un moyen de traquer ses propres schémas mentaux, souvent invisibles à l’œil nu. Certains parieurs se surprennent, en relisant leurs archives, à miser excessivement sur des équipes qu’ils affectionnent personnellement. D’autres misent trop souvent après une victoire récente, emportés par une confiance mal fondée. Ces dérives, connues en psychologie comme des biais cognitifs, sont largement répandues dans le domaine des jeux prédictifs.

Un des biais majeurs reste le biais de confirmation : interpréter les événements passés pour valider des croyances préexistantes. Le journal, en fixant les motivations initiales du pari noir sur blanc, force le parieur à confronter ses intentions aux résultats réels, sans échappatoire. Il offre ainsi une photographie fidèle des choix, libérée des reconstructions rétrospectives souvent biaisées.

Construire une stratégie durable sur l’expérience

La régularité du journal permet, au fil des mois, de construire une stratégie de pari véritablement personnelle. Loin d’être figée, celle-ci évolue au rythme des enseignements tirés. Certains parieurs finissent par comprendre qu’ils sont plus performants dans des championnats secondaires, où les volumes de données sont moindres mais les opportunités parfois mieux identifiables. D’autres remarquent que leur taux de réussite augmente lorsqu’ils misent en semaine, moins influencés par la pression sociale du week-end sportif.

Dans une telle logique d’apprentissage, le journal ne se contente pas d’aider à éviter les erreurs. Il devient un outil de consolidation. Un pari réussi est analysé avec le même sérieux qu’un échec : pourquoi cette intuition s’est-elle révélée juste ? Quelles variables ont été correctement interprétées ? Cette démarche méthodique permet de transformer l’intuition en compétence et l’intention en savoir-faire.

Dans certains secteurs voisins, comme le poker ou même les jeux de casino, cette méthode est également pratiquée, bien que sous d’autres formes. Les joueurs professionnels consignent leurs mains emblématiques, les rythmes émotionnels ou les dynamiques de table, toujours dans le but d’optimiser. Le point commun demeure : il ne s’agit pas seulement de jouer, mais de comprendre pourquoi on joue de telle ou telle façon.

Le journal à l’ère numérique : entre discipline et accessibilité

Avec l’avènement des outils numériques, tenir un journal n’implique plus nécessairement un carnet physique ou un tableur complexe. De nombreuses applications permettent aujourd’hui d’enregistrer rapidement ses paris, de classifier les situations, de générer des graphiques et même d’ajouter des commentaires vocaux. Cette accessibilité a levé certains freins logistiques, mais pose de nouveaux défis. L’essentiel reste la rigueur : quelle que soit la technologie utilisée, elle ne remplace pas la discipline de noter et d’analyser régulièrement.

Certaines interfaces vont jusqu’à proposer des alertes comportementales : un pic d’activité ou une série de pertes peuvent déclencher une suggestion d’analyse, incitant à consulter les dernières entrées du journal pour éviter les décisions impulsives. Ces outils, bien que récents, reposent sur une logique ancienne : celle d’écouter sa trajectoire plutôt que ses instincts immédiats.

Une pratique de l’autonomie et de la patience

Au fond, le journal du parieur revalorise une posture souvent mise de côté : celle de l’autonomie face à la complexité. Là où les promesses de gains rapides inondent les réseaux, cette démarche lente mais réfléchie propose un autre chemin. Elle repose sur la patience, la lucidité et l’acceptation de l’erreur comme étape d’un processus.

Dans le climat actuel, où les paris s’enchaînent à un rythme frénétique, cette pause introspective constitue un contrepoids nécessaire. Loin de figer le jeu dans un cadre rigide, elle le rend plus cohérent, plus aligné avec les raisonnements du parieur. Certains y verront une approche presque artisanale, quand d’autres, plus pragmatiques, y détecteront un outil d’efficacité.

 

Évariste Ngamana, voleur ridicule qui regarde les Dodoro du Cameroun s’envoler avec ses 100 millions qu’il a volé, puis revenir pleurer sur les réseaux sociaux

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Évariste Ngamana, ou l’art de se faire voler les 100 millions avec panache, et de mal mentir ensuite

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Abbe-honorable-et-chef-anti-balaka-de-Carnot-Evariste-NGAMANA.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Abbe-honorable-et-chef-anti-balaka-de-Carnot-Evariste-NGAMANA.jpeg” alt=”Centrafrique : Évariste Ngamana, ou l’art de se faire voler les 100 millions avec panache, et de mal mentir ensuite” width=”275″ height=”183″ />
Évariste Ngamana

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quand un voleur se fait voler, la République tout entière devrait pleurer… de rire. L’Honorable Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine, vient de nous offrir une Master class en hypocrisie politique. Après s’être fait escroquer de 100 millions de francs CFA au Cameroun. Une somme qui, rappelons-le, dépasse le budget annuel de plusieurs ministères de son pays, ce gourou mafieux a cru bon de publier un « démenti criard » aussi grotesque que mal écrit. Un texte si pathétique qu’on se demande s’il n’a pas été rédigé entre deux crises de larmes, un genou à terre et l’autre dans une flaque de contradictions.

 

Voilà un démenti à la hauteur de l’homme : pitoyable.  Dans un communiqué digne des pires heures de la propagande scolaire, Évariste Ngamana et ses thuriféraires qualifient Corbeaunews de « torchon » et de « site de désinformation ». Ironie suprême : le seul torchon ici, c’est bien ce démenti, tissé de mensonges éhontés et de phrases creuses. « Un fils digne du pays », « un homme de Dieu », « fidèle au Chef de l’État »… On croirait lire la légende d’un saint sur un calendrier de mama Thérèse dans le village de Carnot. Sauf que les saints, eux, ne se font pas plumer par des escrocs camerounais après avoir tenté d’acheter une villa avec de l’argent dont l’origine sent le détournement à plein nez.

 

Évariste Ngamana, visiblement, a une conception très personnelle de la « dignité ». Pour lui, être « digne », c’est :

  1. Se faire escroquer comme un boubourou du quartier Ngaragba par des dodoro du Cameroun qui lui ont vendu du vent (et une villa imaginaire).
  2. Accumuler des biens immobiliers à Bangui et ailleurs, alors que son salaire de député ne lui permettrait même pas d’acheter un studio à Douala sans recourir à des combines.
  3. Détourner 30 millions de francs CFA destinés aux journalistes lors d’un congrès politique, puis jouer les vierges offensées quand on ose en parler.
  4. Invoquer Dieu pour justifier son impunité, comme si le Tout-Puissant était son complice en vol aggravé.

 

La vérité, c’est cette ennemie qui descend « doucement les escaliers ». Cela fait rire vraiment. Le démenti nous assure que « le mensonge remonte par l’ascenseur, mais la vérité descend doucement les escaliers ». Belle métaphore… sauf que dans ce cas, la vérité a dévalé les escaliers quatre à quatre marches, un sac de 100 millions de francs CFA à la main, pendant qu’Évariste Ngamana courait derrière en slip et larmes aux yeux comme des bébés chopés dans le quartier KM5. Car les faits sont têtus :

– 100 millions envolés : une somme rondelette, même pour un habitué des enveloppes opaques.

Un triplex inoccupé à Bangui : parce que quand on vole, on construit, mais on ne loue pas — ce serait trop banal.

Une villa en construction confié à des Équato-Guinéens : rien de tel que des complices étrangers pour blanchir des fonds douteux.

Un précédent embarrassant : celui de Firmin Ngrebada, autre pilier du régime, qui avait tenté d’exporter 200 000 euros en France pour s’offrir une résidence secondaire. La France, elle, a bloqué l’opération. Le Cameroun, lui, a simplement volé Ngamana. Justice poétique ?

 

L’abnégation, version centrafricaine. Eh oui, Évariste Ngamana se dit « abnégé », prêt à « aider sa patrie ». Drôle de façon de servir son pays que de lui soustraire des millions pour les dilapider à l’étranger. À moins que par « abnégation », il entende « abnéation » — c’est-à-dire renoncer à toute honte. Car il faut une sacrée dose d’audace (ou d’inconscience) pour :

Crier au complot quand on se fait avoir, alors qu’on a passé sa carrière à comploter contre les deniers publics.

Parler de « mauvaise foi » alors qu’on a soi-même la foi d’un receleur et la morale d’un pickpocket.

Invoquer son « mentor », le Chef de l’État, comme un bouclier. Comme si la loyauté se mesurait en villas et en comptes offshore.

 

Le système Évariste Ngamana : voler, se faire voler, et nier. Cette affaire est révélatrice d’un système où l’enrichissement personnel est une fin en soi, et où les élites — quand elles ne volent pas elles-mêmes — se font voler par des escrocs plus malins qu’elles. Évariste Ngamana n’est pas une victime : il est un symbole. Celui d’une classe politique qui pille la Centrafrique, puis pleurniche quand le sort se retourne contre elle.

 

Alors, cher Honorable, si vous voulez vraiment « répondre » à Corbeaunews, voici un conseil : au lieu de pondre des tracts indignés, commencez par expliquer d’où sortent vos millions. Et surtout, la prochaine fois que vous achetez une maison, vérifiez qu’elle existe. Ou mieux : achetez-la en Centrafrique. Au moins, l’argent restera (un peu) dans le pays.

 

En attendant, les Centrafricains, eux, continuent de descendre les escaliers… à pied. Sans ascenseur, sans 100 millions, et surtout, sans illusions.

 

Une question finale aux centrafricains  : Faut-il compatir à l’honorable Évariste Ngamana, ou lui décerner un prix pour sa performance dans l’art de se ridiculiser ? À vous de juger. Mais une chose est sûre : avec des dirigeants comme lui, la Centrafrique n’a pas fini de s’enfoncer.

 

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Issa Bi Amadou Aliou : Le roi des magouilles, ou comment la Centrafrique récompense ses pires prédateurs

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Issa Bi Amadou Aliou : Le roi des magouilles, ou comment la Centrafrique récompense ses pires prédateurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Issa-Bi-Amidou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Issa Bi Amadou Aliou : Le roi des magouilles, ou comment la Centrafrique récompense ses pires prédateurs
Issa-Bi-Amidou – Issa Bi Amadou et les Élections présidentielles de 2026 : Entre ambitions, arnaques et positionnements stratégiques

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Scandales, trafic de visas, alcoolisme notoire… Issa Bi Amadou Aliou, recyclé sans cesse, incarne l’impunité d’un système politique en décomposition avancée.

 

Issa Bi Amadou Aliou, ce nom résonne désormais comme une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Après avoir émergé de l’ombre pendant la transition post-Séléka, il s’est autoproclamé défenseur des « minorités peules », un prétexte commode pour s’infiltrer dans les cercles du pouvoir. Nommé au nom de la communauté Peule Au Conseil national de transition (CNT), où il a occupé le poste de rapporteur général adjoint, il n’a laissé aucune trace de travail  réel pour sa communauté, mais a soigneusement préparé son prochain coup. Car c’est sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, une fois nommé comme ministre conseiller à la présidence,  toujours au nom de la « minorité peule »,  qu’il a déployé son véritable talent : l’escroquerie d’État des visas.

 

Son schéma était simple, cynique et efficace. Sous couvert de venir en aide à des musulmans prétendument persécutés en Centrafrique, il a monté un réseau de trafic de visas vers la France. Le mécanisme ? Des milliers de francs CFA échangeaient de mains en mains, des dossiers bidonnés transitaient par des canaux obscurs, et des familles désespérées se voyaient promettre un eldorado européen en échange de pots-de-vin. L’ambassade de France, alertée par des irrégularités, a fini par serrer la vis. Une enquête interne a révélé l’ampleur de la fraude, et Issa Bi Amadou Aliou a été limogé, dans un scandale qui aurait dû mettre fin à sa carrière.

 

Mais en République centrafricaine, les règles ne s’appliquent pas à ceux qui savent jouer des coudes. Loins de disparaître, il a contre-attaqué en laissant planer la menace d’une candidature à la présidentielle de 2025, comme si le pays lui devait une dette. Pendant ce temps, ses relais politiques œuvraient dans l’ombre pour lui offrir une seconde chance.  Finalement, grâce à l’accord de N’Djamena, signé entre le gouvernement et les groupes armés, dont le redoutable 3R de Sidiki Abass, Issa Bi Amadou Aliou a fait son retour en grande pompe. Non content de récupérer non seulement son poste de ministre conseiller à la présidence, il siège également comme conseiller économique et social. Deux salaires, deux bureaux, deux fois plus d’influence, dans un pays où les enseignants contractuels et les infirmiers assistants peinent à toucher leurs misérables salaires.

 

En plus de cela, il faut ajouter l’alcool comme sa méthode de gouvernance. Oui,  ces proches le décrivent comme un « alcoolorésistant », un euphémisme pour dire qu’il gouverne souvent ivre. Dans un pays où des enfants meurent de faim, un tel personnage cumule les postes et les verres. Qui ose encore parler de dignité ?

 

Et finalement, la question qui tue : qui le protège ? Issa Bi Amadou Aliou n’est pas une exception, mais un exemple parfait d’un système où la corruption et l’impunité règnent en maîtres. Son parcours pose une question glaçante : jusqu’où ira la complaisance de Touadéra envers ceux qui pillent le pays ?

 

Il y’a lieu de rappeler que son cas n’est pas une anomalie, mais la norme. Tant que des hommes comme lui seront protégés, la Centrafrique restera un champ libre pour les prédateurs. Quand est-ce que les Centrafricains diront : « Ça suffit » ?

 

 

 

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Centrafrique : affaire de l’expulsion des couturiers de l’ACFPE, interview exclusive de Legrand Youkoumande , l’un des stylistes chassés

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Affaire de l’expulsion des couturiers de l’ACFPE, interview exclusive de Legrand Youkoumande , l’un des stylistes chassés

 

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Le jeune couturier styliste centrafricain Legrand Youkoumande. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le vendredi 12 septembre, des couturiers-stylistes réunis depuis trois ans à l’ACFPE ont été expulsés par la gendarmerie sur ordre de la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga. Deux jours plus tôt, le 10 septembre, alors qu’ils sollicitaient une audience après avoir reçu une note leur intimant de quitter les lieux sous une semaine, la ministre les avait accueillis en hurlant et en les chassant de son bureau comme une folle enragée. Depuis, les couturiers ont annoncé une grève.

 

Voici l’intégralité de l’interview réalisée par la rédaction du CNC avec Legrand Youkoumande, couturier-styliste et l’un des jeunes expulsés.

 

Corbeau News-Centrafrique (CNC) : Bonjour.

 

Legrand Youkoumande : Bonjour.

 

CNC : Le mercredi 10 septembre, vous avez demandé à rencontrer la ministre. Que s’est-il passé ?

 

Legrand Youkoumande : Nous avions reçu une note officielle signée par la ministre, nous donnant un délai d’une semaine pour quitter l’ACFPE. Nous n’étions pas d’accord. Nous avons donc sollicité une audience pour expliquer notre position. Mais dès qu’elle nous a vus, elle s’est mise à hurler : « Sortez de mon bureau ! Sortez de mon bureau ! ». Elle nous a chassés comme des intrus, en criant si fort qu’on pouvait l’entendre dans tout le bâtiment.

 

CNC : Quels propos a-t-elle tenus ce jour-là ?

Legrand Youkoumande : Elle criait : « Qui vous a embauchés ici ? Vous avez quel contrat ? Sortez d’ici ! ». Pourtant, c’est elle-même qui nous avait fait venir en 2022 et retenus pendant trois ans.

 

CNC : Le chargé de mission de la ministre est ensuite intervenu. Qu’a-t-il dit exactement ?

Legrand Youkoumande : Oui, M. Aristide Ganabo est sorti derrière nous. Il a commencé à nous reprocher d’avoir adressé un recours administratif avec copie aux médias et aux ambassades. Il disait : « Vous êtes malades ou quoi ? Comment vous pouvez mettre les médias dans vos documents ? ». Puis il a ajouté que c’était uniquement par “la bonne volonté” de la ministre que nous étions restés trois ans à l’ACFPE. Il nous a dit : « Vous devez remercier la ministre. Sans elle, vous ne seriez pas là. Vous êtes des incubateurs, elle vous a donné des marchés, vous devez lui dire merci. ».

 

CNC : Comment avez-vous réagi à ces propos ?

Legrand Youkoumande : Nous avons répondu que nous ne voulions pas être des “assistés”, mais des professionnels accompagnés dans nos projets. Lui insistait que tout venait de la ministre et que nous n’avions aucun droit de discuter. Cela montrait bien que tout avait été une manipulation depuis le début.

 

CNC : Revenons au départ. Comment avez-vous été recrutés en 2022 ?

Legrand Youkoumande : En mai 2022, le ministère a lancé un appel à la radio pour une formation avec une styliste ivoirienne. Nous étions nombreux à répondre. La formation a commencé le 16 mai. Après une semaine, nous pensions rentrer chez nous, mais la ministre nous a retenus pour préparer un défilé de mode.

 

CNC : Ce défilé a-t-il eu lieu ?

Legrand Youkoumande : Oui, le 21 juin 2022, à l’hôtel Ubangi, en présence de la Première dame Tina Touadéra et de plusieurs membres du gouvernement. Le lendemain, nous avons reçu des certificats à l’hôtel Ledger.

 

CNC : Ensuite, la ministre vous a encore empêchés de rentrer chez vous ?

Legrand Youkoumande : Exactement. Elle parlait de financements venant de la Banque mondiale, du PAM, de l’UNICEF, de l’UNFPA et de la BAD. Mais nous n’avons jamais rien reçu. Tout passait par la coordinatrice camerounaise, Mme Ouahm-Diane.

 

CNC : Pendant trois ans, avez-vous au moins eu des activités ?

Legrand Youkoumande : Nous n’avons eu que deux marchés. Le principal concernait les uniformes de l’école du président Touadéra à Damara. Mais là encore, la ministre décidait seule du prix et nous donnait des forfaits. Nous n’avions pas notre mot à dire.

 

CNC : Et après l’incident du 10 septembre, qu’a-t-il été décidé ?

Legrand Youkoumande : Le vendredi 12 septembre, la ministre a ordonné à la gendarmerie de nous expulser. Nous avons été chassés comme des malfaiteurs. Après cela, nous avons annoncé que nous allons entrer en grève pour protester.

 

CNC : Cette grève aura-t-elle lieu ?

Legrand Youkoumande : Nous l’avons annoncée, mais pour l’instant je ne peux pas confirmer si elle aura effectivement lieu. Ce qui est sûr, c’est que nous ne resterons pas silencieux face à cette injustice.

 

CNC: Merci beaucoup monsieur Legrand Youkoumande.

Legrand Youkoumande : C’est à moi de vous remercier au nom des collaborateurs aussi madame la journaliste.

 

 

 

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Touadéra, roi de l’arnaque , après le RCPCA, c’est le tour du PND

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Touadéra, roi de l’arnaque , après le RCPCA, c’est le tour du PND

 

Centrafrique.org/touadera-palais-de-la-renaissance-Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Arrivée du Président Touadera au palais de la renaissance pour présider la réunion sur le PND de 7000 milliards de francs CFA
Photo la renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Touadéra vend son PND 2024-2028 comme un miracle, mais c’est un piège à 7 000 milliards pour piller les partenaires via le Maroc.

 

Touadéra, roi de l’arnaque

 

Le 21 mai 2025, le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a vanté son Plan National de Développement (PND) 2024 – 2028 à Bangui, promettant routes, écoles et emplois pour 7 040 milliards FCFA (12 milliards USD). Ce plan, adopté en septembre 2024, compte 543 projets, dont 24 prioritaires à 5,1 milliards, à financer via une table ronde au Maroc. Mais c’est une vraie supercherie. Touadéra n’a jamais voulu développer la RCA. Son précédent plan, le RCPCA (2017 – 2021), avait récolté 1 500 milliards FCFA à Bruxelles. Résultat ? Rien : pas de routes, pas d’hôpitaux, rien. L’argent a été détourné pour payer le groupe Wagner, laissant les Centrafricains dans la misère. Le PND est juste une nouvelle pompe à fric, un piège pour siphonner des milliards.

 

RCPCA, PND : pillage en série

 

Le RCPCA était une masterclass d’arnaque. En 2016, Touadéra a séduit les bailleurs à Bruxelles, Union Européenne en tête, pour 1 500 milliards FCFA. Tout le monde y croyait : opposition, société civile, partenaires. Mais l’argent a disparu. Le ministre actuel de l’Économie, Richard Filakota, a lui-même admis que ces fonds ont été détournés. Cet argent n’a pas construit d’écoles, il a financé Wagner pour protéger Touadéra. Avec le PND, rebelote. L’opposition est écartée, la vraie société civile ignorée. À la place ? Des militants du MCU, le parti de Touadéra, déguisés en “société civile” pour applaudir ses plans bidon. C’est un cirque, et les Centrafricains en sont les dindons.

 

Le Maroc, le mur d’une arnaque géante

 

Touadéra a trouvé un nouvel appât : le Maroc. Grâce à son expérience dans les grands événements, le Maroc accueillera la table ronde des bailleurs en juin 2025. Touadéra compte sur ce paravent crédible pour embobiner l’Union Européenne, la Banque mondiale et autres donateurs. Comme à Bruxelles, il jouera la carte de la “reconstruction” pour soutirer 7 040 milliards FCFA, qu’il détournera ensuite pour ses affaires personnelles. Le Maroc, pensant jouer les leaders africains, risque de se faire rouler dans la farine. Ces milliards ? Ils ne verront jamais une route ou une école. Comme avec le RCPCA, ils finiront dans les poches de Touadéra et de ses complices.

 

Un peuple trahi, des besoins ignorés

 

Pendant que Touadéra prépare son casse, les Centrafricains crèvent. Les hôpitaux manquent de tout, les écoles sont des ruines, l’électricité coupe à chaque instant. On se souvient de François Bozizé, qui promettait une Rue des Martyrs avec échangeur, restée un tas de boue. Touadéra fait pire, vendant un PND à 7 000 milliards qui ne changera rien. L’Union Européenne construit des écoles, mais l’argent du PND, comme celui du RCPCA, s’évaporera. Les Centrafricains veulent des routes, des jobs, des soins, pas des plans bidon qui enrichissent les élites. Ce PND est une gifle, une trahison de plus.

 

Touadéra, tu as beaucoup volé

 

Le PND 2024-2028 de Touadéra est une arnaque à 7 000 milliards, un piège pour voler les Centrafricains en utilisant le Maroc. Après le pillage du RCPCA, où 1 500 milliards ont financé Wagner, Touadéra recommence avec ses faux militants. Assez ! Les Centrafricains méritent des routes, des écoles, du réel. Touadéra, stoppez ce vol, ou le peuple vous jugera….

 

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Bossangoa : les mercenaires russes, les criminels des criminels,  terrorisés par un drone mystique

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Bossangoa : les Mercenaires russes, les criminels des criminels,  terrorisés par un drone mystique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bossangoa : les mercenaires russes, les criminels des criminels,  terrorisés par un drone mystique
Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali, en République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 septembre, aux environs de 23 h, les mercenaires russes déployés à Bossangoa (Ouham) ont vidé leurs chargeurs en l’air, semant la panique dans la ville. Motif invoqué : un “dôme mystique” qui aurait survolé leur base.

 

Le spectacle a tourné au ridicule lorsque ces hommes, censés incarner la force russe , ont tiré sans relâche dans le ciel pour se protéger d’un danger imaginaire. Ils affirment avoir aperçu un objet étrange au-dessus de leur camp, évoquant aussitôt de vieux souvenirs d’une prétendue tentative de bombardement survenue deux ans plus tôt dans la même localité. À l’époque déjà, ils avaient accusé l’OTAN d’avoir envoyé un avion invisible, comme si chaque bruit dans le ciel devenait un prétexte pour justifier leur peur. Donc, les tueurs ont eux aussi peur ? Vraiment Dieu est très fort!

 

Cette peur n’est pourtant pas nouvelle puisque plusieurs bases russes en Centrafrique ont été visées par de véritables drones kamikazes depuis 2022. À Kaga-Bandoro, en décembre 2023, au moins 7 mercenaires russes ont été tués et plusieurs autres blessés. À Ndélé, en juin 2024, d’autres frappes ont touché leur camp, provoquant encore des pertes. À Carnot, Berbérati, Boda et Bossemptélé, d’autres attaques ont également été signalées, confirmant que ces positions militaires, loin d’être imprenables, sont devenues des cibles faciles.

 

Ce qui frappe, c’est la manière dont ces mercenaires changent d’explication au gré des événements. Un jour, ils pointent l’OTAN, le lendemain les rebelles de la CPC, puis les Français. Chaque fois, un nouvel ennemi est inventé pour masquer la réalité : la panique gagne leurs rangs dès qu’un corbeau noir survole le ciel. À Bossangoa, il a suffi d’un vol nocturne pour déclencher une pluie de balles qui n’a visé que les nuages. He! Les criminels, avez-vous aussi peur de votre vie ? Vous pensez que vous êtes intouchables ?

 

La contradiction est d’autant plus spectaculaire que ces hommes se présentent comme invincibles lorsqu’il s’agit de s’en prendre aux populations civiles, mais paniquent comme des bébés dès qu’un oiseau noir, un corbeau passe au-dessus de leur tête. À force d’imposer la terreur à la population sans défense, ils finissent par montrer eux-mêmes leur vulnérabilité, incapables de maîtriser leurs nerfs au moindre signe de menace.

 

Ainsi, la scène de Bossangoa ne fait que confirmer l’image d’un dispositif militaire qui prétend défendre le pays mais passe ses nuits à tirer sur des ombres. Entre accusations contradictoires et rafales insensées, la seule certitude est que les bases russes, de Bossangoa à Berbérati, incarnent moins la puissance que la peur et le désordre qu’ils sèment eux-mêmes.

 

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Violente altercation mortelle sur un chantier minier : un homme tué au village 5 Kilos, dans la Vakaga

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Violente altercation mortelle sur un chantier minier : un homme tué au village 5 Kilos, dans la Vakaga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/sur-le-site-minier-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un jeune Centrafricain, Alex Mandazou, tué par un mercenaire Russe à Ndachima, près de <a href=Bambari” width=”450″ height=”420″ />
Image d’illustration des artisans qui tentent de dégager leurs collègues après un glissement de terrain sur le site minier de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une dispute entre deux ouvriers orpailleurs sur le chantier minier de Mandjame, près du village 5 Kilos,  tourne au drame mortel.

 

Un orpailleur d’une vingtaine d’année est mort lundi matin des suites de blessures à la tête. Les faits se sont produits dimanche sur le site minier de Mandjame, à 12 kilomètres du village 5 Kilos sur la piste rurale pour se rendre à Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga.

 

Tout a commencé par une simple discussion entre deux jeunes travailleurs du chantier. La conversation a mal tourné. Trois compagnons de l’un d’eux, tous venus de Boromata, ont rejoint la dispute pour soutenir leur ami du même village.

 

Face à cette agression à quatre contre un, le jeune homme isolé a saisi une branche d’arbre pour se défendre. Dans la mêlée, il a porté un coup à la tête de l’un de ses agresseurs. La victime s’est effondrée sur le sol, le crâne fracturé.

 

Ses amis l’ont transporté d’urgence au dispensaire du village 5 Kilos, à 12 kilomètres du chantier minier. Les infirmiers ont fait ce qu’ils pouvaient, mais l’état du blessé s’est aggravé durant la nuit. Il est décédé le lendemain matin.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ceremoniefuneraire-5kilos-vers-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>La cérémonie funeraire du décès du jeune tué sur le site minier de 5 Kilos, dans la Vakaga, le lundi 15 septembre 2025
La cérémonie funeraire du décès du jeune tué sur le site minier de 5 Kilos, dans la Vakaga, le lundi 15 septembre 2025

 

La nouvelle de ce décès a électrisé le chantier. Les activités ont été suspendues et la tension règne entre les différents groupes de travailleurs. Au même  moment, l’auteur du coup mortel a disparu. Personne ne sait où il se trouve. Sa fuite a aggravé les tensions sur le chantier. Les activités d’extraction ont cessé. Les différents groupes de travailleurs se regardent avec méfiance.

 

Les familles des deux camps se disputent maintenant. Chacune accuse l’autre d’avoir provoqué le drame. L’atmosphère reste tendue autour du site minier.

 

Dans cette partie reculée du pays, les autorités locales manquent de moyens. Aucun policier ni gendarmes se trouvent dans ce village reculé.

 

Ce type d’incident se répète régulièrement sur les chantiers d’or de la Vakaga, mais aussi dans d’autres localités du pays. Les orpailleurs travaillent dans des conditions difficiles. La concurrence est rude. Les disputes éclatent facilement et finissent parfois mal.

 

Cette mort rappelle la réalité quotidienne de nombreuses localités centrafricaines, où la violence devient trop souvent la réponse aux conflits.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : clash entre deux familles de Ouanda-Djallé après la mort de Delphin Ngrebaye à Bangui

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clash entre deux familles de Ouanda-Djallé après la mort de Delphin Ngrebaye à Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ancien-ministre-hassan-come.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ancien-ministre-hassan-come-337×450.jpg” alt=”Delphin Ngrebaye ” width=”337″ height=”450″ />
Hassan Come, ancien ministre du commerce, et candidat du MCU à Ouanda-Djallé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Bangui, la mort de Delphin Ngrebaye, dit « AMT », provoque une montée de tension entre deux grandes familles originaires de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les proches du défunt accusent l’épouse de l’ancien ministre du Commerce, Hassan Kome, d’avoir proféré des menaces dix jours avant le décès.

 

Selon plusieurs témoins contactés par la rédaction du CNC, Miriam Fautour, épouse de l’ancien ministre Hassan Kome, et sa mère se seraient rendues le premier août dernier au domicile de Mme Fatou Service Sendé, au quartier Combattant, dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui. Elles auraient demandé à Mme Fatou de transmettre un message violent à Delphin Ngrebaye, déclarant que « son mari ne mourra pas, c’est lui qui va mourir avant ». Effectivement, dix jours plus tard, le décès de Delphin Ngrebaye  est intervenu  le 10 août 2025, renforçant les soupçons de préméditation dans la famille du défunt.

 

Mais derrière toutes ces tension, il y’a également une Rivalité politique qui est en arrière-plan. À Ouanda-Djallé, la candidature annoncée de Hassan Kome aux prochaines législatives au nom du MCU accentue les divisions. L’ancien ministre, absent de sa localité d’origine depuis plus de trente ans, a été désigné sans primaire par le MCU grâce au soutien du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène.

 

La mort de Delphin Ngrebaye est désormais au cœur des débats entre clans familiaux. Les proches du défunt annoncent qu’ils attendent l’ancien ministre sur place pour lui demander des explications.

 

Pendant ce temps, à Bangui, il y’a aussi une croisée de Mécontentements dans la capitale. À Bangui, l’affaire alimente des tensions entre familles issues de Ouanda-Djallé. Plusieurs absences à la veillée mortuaire organisée chez Mme Fatou Service Sendé, au quartier Combattant, ont été relevées.

 

Le comptable de la mairie de Ouanda-Djallé, installé à Bangui et logé chez l’ancien ministre Hassan Come, n’a pas assisté aux funérailles. Or, son épouse est la nièce du défunt : sa belle-famille était directement touchée par le deuil. Ce refus de présence est perçu comme un affront.

 

De même, le maire de Ouanda-Djallé, également proche de l’ancien ministre, n’a pas fait le déplacement. Ces absences renforcent l’idée que le camp de Hassan Come et ses alliés se tiennent à distance du drame, ce qui accentue la fracture entre les familles.

 

Ces accusations s’ajoutent à un climat de méfiance avec des paroles jugées menaçantes. Selon les proches de la victime, Mme Miriame Fautour aurait justifié sa position en rappelant ses origines familiales influentes  en matière de sorcellerie. Pour la famille Ngrebaye, ces propos, suivis du décès, constituent une menace grave qui alimente aujourd’hui un conflit politique et familial durable.

 

 

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Une nouvelle vague des centrafricains bloquée au Niger depuis cinq mois attendent toujours leur rapatriement

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Une nouvelle vague des centrafricains bloquée au Niger depuis cinq mois attendent toujours leur rapatriement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-refoules-centrafricains-qui-sont-au-niger.jpg” data-wpel-link=”internal”>Une nouvelle vague des centrafricains bloquée au Niger depuis cinq mois attendent toujours leur rapatriement
L’un des centrafricain refoulé au Niger. Photo de courtoisie.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une nouvelle vague de Centrafricains refoulés d’Algérie se retrouve dans l’attente au Niger, sans réponse des autorités de Bangui.

 

Cinq Centrafricains refoulés des frontières algériennes vivent une situation précaire au Niger depuis maintenant cinq mois, attendant une autorisation de rapatriement de la part des autorités de Bangui qui tarde à venir. Cette nouvelle vague de compatriotes rejoint la longue liste des ressortissants centrafricains qui transitent par le Niger après avoir échoué dans leur tentative de migration vers l’Europe via l’Afrique du Nord.

 

La situation actuelle rappelle les difficultés rencontrées par de précédents groupes de Centrafricains dans la même situation. En juillet 2023, un premier contingent de compatriotes avait déjà lancé un appel au gouvernement après avoir passé plusieurs mois dans des conditions difficiles au Niger. Certains avaient même séjourné jusqu’à trois années dans les camps gérés par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) avant d’obtenir leur rapatriement.

 

Les conditions de vie de ces cinq ressortissants restent particulièrement difficiles selon les témoignages recueillis. Contraints de dormir sur des nattes, ils font face à des problèmes d’approvisionnement en eau et à une alimentation qui ne correspond pas à leurs habitudes alimentaires. L’adaptation au contexte nigérien représente un défi quotidien pour ces personnes qui espéraient initialement atteindre l’Europe en passant par l’Afrique du Nord.

Les refoulés centrafricains actuellement dans un camp de l'OIM au Niger
Les refoulés centrafricains actuellement dans un camp de l’OIM au Niger

 

Parmi ce groupe figure notamment Arouna Mohamed, né en 1988 à Yaloké dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko et ayant grandi dans le quartier Ramandi à Bangui. Comme ses compatriotes, il attend depuis cinq mois une simple autorisation gouvernementale qui permettrait son retour au pays avant les prochaines échéances électorales.

 

La procédure de rapatriement ne présente pourtant pas de complexité majeure selon les explications fournies par l’OIM. L’organisation internationale prend en charge tous les aspects financiers du retour, ne nécessitant qu’une autorisation administrative de la part des autorités centrafricaines. L’absence d’ambassade centrafricaine au Niger complique toutefois les démarches, obligeant les demandeurs à obtenir leur laissez-passer auprès des services d’immigration de Bangui.

 

Un délégué des refoulés centrafricains au Niger, contacté par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) , confirme la situation délicate de ses compatriotes. Il explique veiller personnellement à l’authentification de l’identité centrafricaine des demandeurs de rapatriement, interrogeant chaque personne en sango et vérifiant leurs connaissances sur le pays pour éviter les infiltrations d’étrangers dans le groupe.

 

Cette situation montre clairement un traitement inéquitable entre les différentes nationalités présentes dans les camps de l’OIM au Niger. Alors que les Centrafricains attendent des mois, voire des années pour obtenir leur rapatriement, d’autres ressortissants africains : Camerounais, Nigériens, Togolais et bien d’autres,  voient leurs gouvernements réagir rapidement. Ces derniers quittent généralement les camps en l’espace d’une semaine après l’intervention efficace de leurs autorités nationales respectives.

 

L’ampleur de cette disparité administrative devient particulièrement frappante quand on examine les délais d’attente. Certains Centrafricains arrivés en 2022-2023 ont attendu plus d’une année avant d’être rapatriés en 2024. D’autres, présents depuis 2024, espèrent toujours leur retour. Le groupe actuel, arrivé en 2025, risque d’attendre encore plusieurs mois supplémentaires, l’OIM ayant programmé leur retour pour octobre sans garantie ferme de la part du gouvernement centrafricain.

 

L’Organisation Internationale pour les Migrations a programmé le retour de ce groupe pour le mois d’octobre 2025, sous réserve de l’obtention des autorisations gouvernementales nécessaires. Cette promesse offre un espoir concret aux cinq compatriotes qui pourront ainsi retrouver leurs familles et participer à la vie nationale.

 

L’expérience de ces Centrafricains met en évidence les défis migratoires auxquels font face de nombreux jeunes du pays qui tentent leur chance vers l’Europe via l’Afrique du Nord. Refoulés aux frontières algériennes ou d’autres pays du Maghreb, ils se retrouvent souvent dans des situations de transit prolongé qui nécessitent l’intervention des autorités nationales et des organisations internationales.

 

Cette situation interroge sur la capacité des services consulaires centrafricains à réagir rapidement face aux besoins de leurs ressortissants à l’étranger. La comparaison avec d’autres pays qui rapatrient plus rapidement leurs citoyens dans des situations similaires met en évidence les lacunes du système administratif national.

 

L’issue de cette affaire dépend désormais de la réactivité des autorités centrafricaines qui détiennent les clés du retour de ces compatriotes. L’approche des échéances électorales pourrait constituer une motivation supplémentaire pour accélérer le processus et permettre à ces citoyens de participer à la vie démocratique de leur pays.

 

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Affaire Noureddine Adam : Un collectif de victimes attaque, le FPRC crie à la manipulation

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Affaire Noureddine Adam : Un collectif de victimes l’attaque, le FPRC crie à la manipulation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/antoine-tombet.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affaire Noureddine Adam : Un collectif de victimes l’attaque, le FPRC crie à la manipulation
Monsieur Antoine Tombet, Président du collectif des Victimes de Noureddine Adam

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Un collectif des victimes de Noureddine Adam a publié un communiqué le 9 septembre pour dénoncer les récentes déclarations de l’ancien ministre d’État et ancien leader de la Séléka. De son côté, le FPRC rejette en bloc ces accusations et parle d’une manœuvre du pouvoir.

 

Le collectif dirigé par Antoine Tombet reproche à Noureddine Adam de se présenter comme un artisan de paix tout en passant sous silence ce qu’il appelle ses crimes du passé. “M. Noureddine Adam  omet délibérément les crimes graves qu’il a supervisés, notamment les actes de torture, les exécutions sommaires et les attaques contre des civils innocents”, écrit le groupe dans son communiqué.

 

Le collectif rappelle que la Cour pénale internationale a émis un mandat d’arrêt contre Noureddine Adam  en janvier 2019 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les scellés ont été levés en juillet 2022, mais l’homme reste libre. “Nous considérons ce communiqué comme une tentative de manipulation et de réécriture de l’histoire”, affirme Antoine Tombet, qui appelle la communauté internationale à agir pour que justice soit rendue.

 

La réaction du FPRC ne s’est pas fait attendre. Un général du mouvement contacté par CNC balaie d’un revers de main la crédibilité de ce collectif. “Ce sont des gens manipulés par le pouvoir pour s’attaquer à Noureddine Adam  sans raison valable”, tranche-t-il. Pour lui, cette initiative s’inscrit dans une stratégie bien connue du régime Touadéra : créer des organisations bidons pour salir la réputation de ses opposants.

 

“À chaque fois, ils sortent des inconnus pour attaquer notre leader. Ces gens n’ont aucun lien avec la vraie histoire de notre pays”, ajoute le responsable militaire qui préfère taire son identité.

 

Le FPRC déclare être prêt pour une négociation globale pour la paix dans notre pays. Le mouvement dénonce ce qu’il qualifie de “guerre judiciaire” menée par Bangui contre ses opposants via les instances internationales.

 

“Ce prétendu collectif ne représente personne. Ses animateurs sont payés par le régime pour détruire l’image d’un homme qui a choisi la paix”, conclut la source du FPRC.

 

Cette controverse s’ajoute aux tensions qui persistent entre le gouvernement et certains groupes armés, malgré les efforts de réconciliation en cours dans le pays.

 

Le FPRC demande à la population de ne pas se laisser berner par ces “manœuvres grossières” qui visent à diviser à nouveau les Centrafricains. De son côté, le collectif des victimes de Noureddine Adam  maintient ses accusations et continue de réclamer justice.

 

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Bouar et l’électricité : les promesses tiendront-elles cette fois ?

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Bouar et l’électricité : les promesses tiendront-elles cette fois ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Le-bureau-et-le-groupe-electrogene-de-lENERCA-de-Cantonnier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bouar et l'électricité : les promesses tiendront-elles cette fois ?
Le bureau et le groupe électrogène de l’ENERCA de Cantonnier. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La préfecture de Nana-Mambéré, avec le chef-lieu Bouar,  espère tourner la page de la crise énergétique.

 

“Fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me”, dit l’adage anglo-saxon. À Bouar, cette sagesse populaire résonne particulièrement fort depuis l’annonce du nouveau projet électrique.

 

Le 15 juillet 2025, la ville a officiellement lancé le Projet d’Accès et de Renforcement du Secteur de l’Électricité. Ce programme, financé par la Banque mondiale et confié à la Société Tragédelle pour 16 mois, prévoit la construction de 25 kilomètres de lignes haute tension aérienne, 4 kilomètres de lignes basse tension et 10 postes de transformation, ainsi qu’une centrale de 3,5 MW.

 

Victor Suébois, directeur de l’énergie, a présenté ce projet comme une réponse directe aux difficultés énergétiques de la région. Rita Saravinda, préfète de Nana-Mambéré, a rappelé que l’accès à l’électricité constitue une priorité gouvernementale et un droit fondamental pour les citoyens.

 

L’annonce intervient dans un climat de méfiance compréhensible. Les habitants de Bouar ont observé avec attention l’expérience de Bambari, où une centrale hybride inaugurée en 2023 devait apporter une solution durable aux problèmes d’électricité. Les résultats ont déçu : coupures répétées, système prépayé défaillant où les abonnés règlent leurs factures sans bénéficier du service, et alimentation réservée aux occasions officielles.

 

ENERCA a multiplié les justifications techniques : pannes d’équipement, pénurie de carburant, contraintes liées à la saison des pluies. Ces explications n’ont pas convaincu une population privée d’électricité, laissant commerces, établissements scolaires et ménages dans l’obscurité.

 

Les autorités locales tentent de rassurer en insistant sur l’engagement de la Banque mondiale et la qualité technique du projet. Elles promettent une surveillance accrue de la MAINTENANCE et une gestion plus rigoureuse des installations. Mais les habitants de Bouar, informés des difficultés rencontrées ailleurs, restent prudents.

 

Le succès du PARS dépendra de plusieurs facteurs déterminants : la régularité de la maintenance, la transparence dans la gestion des fonds et la fiabilité de l’approvisionnement en carburant.

 

La population de Bouar garde en mémoire les échecs passés tout en espérant que cette initiative apportera enfin des solutions durables. Les prochains mois diront si ce projet parviendra à rompre avec les dysfonctionnements observés dans d’autres localités centrafricaines….

 

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De couturiers exploités à restaurant mafieux : la ministre Annie Michelle Mouanga veut transformer le foyer de l’ACFPE en machine à cash

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De couturiers exploités à restaurant mafieux : la ministre Annie Michelle Mouanga veut transformer le foyer de l’ACFPE en machine à cash

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Michelle-Mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle-450×300.jpg” alt=”Annie Michelle Mouanga , ministre de l’emploi en Centrafrique” width=”450″ height=”300″ />
Annie Michelle Mouanga , ministre du travail et de la formation professionnelle

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après avoir installé sa pompe à fric à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, la ministre du Travail, Annie Michelle Mouanga  s’apprête à reproduire le même schéma à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE).

 

Annie Michelle Mouanga a trouvé la formule magique pour transformer les institutions parapubliques en distributeurs de billets personnels. Après avoir installé sa pompe à fric à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, la ministre du Travail s’apprête à reproduire le même schéma à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi. Au menu : expulsion des couturiers vulnérables de leur foyer pour y installer un restaurant obligatoire, nouvelle source de revenus garantie.

 

Le système CNSS fonctionne depuis des mois sans accroc. L’entreprise “Diaspora”, propriété de Mouanga, encaisse 15 millions de FCFA chaque mois pour alimenter le restaurant d’entreprise. Les employés de la caisse, contraints de déjeuner sur place, voient automatiquement les frais prélevés de leur salaire. Cette mécanique transforme les cotisations sociales des travailleurs centrafricains en rente privée, sous la supervision complaisante de Henri Koulayom, président du conseil d’administration et homme de confiance de la ministre.

 

L’ACFPE, située dans la capitale Bangui, représente maintenant la nouvelle cible. Depuis trois ans, le foyer de l’agence accueille des couturiers en situation précaire, principalement des jeunes femmes et jeunes hommes issues des quartiers populaires. Ces artisanes ont bénéficié de formations financées par des organismes internationaux, dans le cadre des programmes d’insertion professionnelle. Annie Michelle Mouanga a d’abord empoché les subventions allouées à ces formations, prétextant le développement des compétences locales.

 

Maintenant vient l’heure du grand nettoyage. Les couturiers vont être chassés de leur espace de travail pour faire place à un restaurant imposé aux agents de l’ACFPE. Ces derniers, aux salaires modestes, devront débourser environ 200 000 FCFA mensuels pour des repas obligatoires. La différence avec la CNSS est de taille : l’ACFPE dépend des contributions volontaires d’ONG et d’entreprises privées, contrairement à la caisse qui dispose des cotisations obligatoires. Imposer ce système risque de tarir les financements externes tout en ponctionnant davantage les agents déjà sous-payés.

 

L’opération s’organise en famille. Renée Michèle Bimbo, sœur de la ministre, occupe le poste de directrice générale de l’ACFPE depuis sa nomination litigieuse. Sans expérience particulière dans le domaine, elle a entrepris un remaniement complet des équipes. Les anciens cadres compétents ont été écartés pour laisser place aux proches et alliés, bénéficiant de salaires doublés tandis que les autres subissent une prétendue “crise de trésorerie”.

 

Le réseau familial s’étend bien au-delà de Bimbo. Ledo, autre sœur de Mouanga, facture 7 millions de FCFA pour cinq jours de formation aux inspecteurs du travail, soit 250 000 FCFA par jour. Cette consultante installée en France effectue des missions bimestrielles pour “moderniser les méthodes de travail”. Les marchés publics suivent la même logique : portails facturés 20 millions au lieu de 2, contrats attribués à des entreprises proches du clan, informaticiens qualifiés remplacés par des neveux sans formation.

 

L’ACFPE a perdu sa vocation première. Cette agence, créée pour accompagner les demandeurs d’emploi et organiser des formations professionnelles, s’est muée en entreprise familiale. Les droits sociaux des employés sont bafoués, la compétence sacrifiée au profit des liens de parenté. Un récent appel à candidatures pour le poste de directeur général, rédigé sur mesure pour reconduire Bimbo, écarte délibérément les professionnels du secteur.

 

Les vraies victimes de cette transformation seront les couturiers. Expulsées sans préavis, elles retrouveront le chômage que l’ACFPE était censée combattre. Cette contradiction ne gêne pas Mouanga, qui affiche pourtant sa volonté de réviser le “pacte social” pour intégrer les stagiaires dans le système de protection sociale. Sa conception du pacte social consiste manifestement à protéger sa famille plutôt que les travailleurs centrafricains.

 

Cette dérive s’inscrit dans une logique plus large de prédation des institutions publiques. Le ministère du Travail, théoriquement chargé de défendre les droits des salariés, devient l’instrument d’enrichissement personnel de sa titulaire. Les fonds destinés à lutter contre le chômage et la pauvreté alimentent les comptes familiaux, détournant l’argent public de sa destination sociale.

 

L’impunité règne dans ce système. Mouanga multiplie les “formations” bidons facturées à prix d’or, les recrutements complaisants et les marchés truqués, sans que personne n’intervienne. L’ACFPE agonise sous les coups répétés de cette gestion prédatrice, perdant progressivement sa crédibilité auprès des bailleurs de fonds internationaux.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur des entreprises parapubliques Roméo Gribingui ont encore la possibilité d’agir. L’ACFPE peut être sauvée si les autorités mettent fin à cette dérive népotique. Sans intervention rapide, cette institution rejoindra la liste des agences publiques vidées de leur substance par leurs propres dirigeants.

 

Les couturiers chassés de leur foyer symboliseront alors l’échec d’un État incapable de protéger les plus vulnérables face à l’appétit de ses propres ministres.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Markounda : le désarmement des rebelles du MPC tourne au fiasco, les combattants fuient la faim

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Markounda : le désarmement des rebelles du MPC tourne au fiasco, les combattants fuient la faim

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-rebelles-du-mpc-cantonnes-a-markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-rebelles-du-mpc-cantonnes-a-markounda-450×176.jpg” alt=”Markounda : le désarmement des rebelles du MPC tourne au fiasco, les combattants fuient la faim” width=”450″ height=”176″ />
Les quelques 29 ex-combattants du MPC Cantonnés dans la ville de Markounda pour le désarmement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cantonnés sans vivres depuis deux semaines, cinq ex-rebelles du MPC ont abandonné le processus officiel du désarmement.

 

L’histoire commence le 1er septembre 2025 à Markounda, petite ville de l’Ouham-Pendé située à 457 kilomètres de Bangui, près de la frontière tchadienne. Ce jour-là, vingt-neuf combattants du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique arrivent dans cette localité pour entamer leur désarmement officiel. Ils portent avec eux un ordre de mission signé par leur chef Alkatim Mahamat, document qui liste chaque nom avec une précision militaire.

 

L’accord semblait clair : le gouvernement centrafricain prendrait en charge ces ex-rebelles pendant leur transition vers la vie civile. Les autorités leur avaient promis le gîte et le couvert le temps que les forces russes, et non la Minusca, procèdent à leur désarmement selon les termes négociés entre le MPC et Bangui.

 

Deux semaines plus tard, la réalité a balayé les promesses. Ces hommes armés habitués à vivre de rapines et d’extorsions se retrouvent confinés dans une ville sans ressources. Depuis leur arrivée, ils n’ont reçu que deux ou trois distributions de vivres. Le reste du temps, ils doivent puiser dans leurs propres poches pour acheter de quoi manger, boire et fumer.

 

La situation devient rapidement intenable. Ces combattants n’ont pas d’économies substantielles et comptaient sur l’assistance promise. Obligés de cotiser entre eux pour acheter les produits de première nécessité, ils voient leurs maigres réserves s’épuiser jour après jour. L’attente du désarmement se transforme en épreuve de survie.

 

La semaine dernière, cinq à six d’entre eux ont craqué. Ils ont quitté discrètement Markounda pour retourner vers les sites miniers artisanaux où ils espèrent gagner de quoi subsister. Ces départs marquent l’échec du processus officiel qui transforme le désarmement volontaire en calvaire personnel.

 

Les vingt-quatre combattants restants vivent désormais dans l’incertitude. Ils ne savent pas si les autorités vont finalement honorer leurs engagements ou s’ils devront, eux aussi, abandonner ce cantonnement pour reprendre leur vie d’avant. Chaque jour qui passe érode un peu plus leur confiance dans les institutions.

 

Cette débâcle expose les failles structurelles du processus de paix centrafricain. Le gouvernement signe des accords qu’il n’a pas les moyens de respecter. L’État promet une prise en charge qu’il ne peut pas assurer faute de budget. Les ex-combattants se retrouvent pris au piège d’un système qui les abandonne après les avoir attirés.

 

Le contraste est saisissant entre la bureaucratie militaire de l’ordre de mission et l’improvisation de sa mise en œuvre. Chaque combattant était soigneusement répertorié avec son grade et ses responsabilités, mais personne n’avait prévu le financement de leur alimentation quotidienne. Cette négligence compromet tous les futurs accords de désarmement et nourrit la méfiance des groupes armés envers les promesses gouvernementales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : à Paoua, la mise en place du bureau des démembrements électoraux virent au fiasco dans la Lim-Pendé

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à Paoua, la mise en place du bureau des démembrements électoraux virent au fiasco dans la Lim-Pendé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Paoua-450×281.jpg” alt=”Centrafrique : à Paoua, la mise en place du bureau des démembrements électoraux virent au fiasco dans la Lim-Pendé” width=”450″ height=”281″ />
À Paoua, le 3 février 2025, la manifestation pro-Touadéra n’a rassemblé qu’une poignée de participants, principalement des associations locales mobilisées pour l’occasion. © Corbeau News CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la Lim-Pendé, la mise en place des bureaux du démembrement de l’autorité nationale des élections (ANE) tourne au fiasco. La Préfète de Lim-Pendé, le Président de la jeunesse de Paoua font ce qu’ils veulent, tandis qu’un Président sortant du démembrement de l’ANE, qui devrait se représenter à nouveau, distribue lui-même des mandats électoraux. Un fiasco total qui se joue à ciel ouvert.

 

À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé située à 487 kilomètres de Bangui, la mise en place des bureaux locaux de l’Autorité Nationale des Élections tourne à la manipulation organisée. Dans quatre communes de cette zone frontalière avec le Tchad, le processus démocratique a été détourné par les partisans du pouvoir qui fabriquent leurs propres électeurs pour garantir leur mainmise sur l’institution électorale.

 

L’opération commence de manière classique à Paoua centre. Les mandats sont distribués selon les règles officielles : société civile, autorités et partis politiques reçoivent chacun leurs quotas de représentants. Les organisations de droits de l’homme et l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA) présentent leurs délégués qui obtiennent la validation du responsable de l’ANE venu de Bangui. Tout semble se dérouler normalement jusqu’à l’intervention spectaculaire des partisans du pouvoir.

 

Le président de la jeunesse de Paoua, militant du parti présidentiel MCU, fait irruption dans la salle de réunion accompagné de la préfète de Lim-Pendé. Ensemble, ils procèdent à l’expulsion des représentants légitimes de la société civile. Ces derniers sont remplacés par des militants du pouvoir soigneusement sélectionnés pour voter dans le sens voulu. Cette substitution permet de transformer une élection pluraliste en plébiscite acquis d’avance.

 

Cette manipulation organisée se reproduit dans toutes les communes concernées, mais c’est dans la localité de Benamkor-Bedaya que la situation atteint des sommets d’absurdité. Ici, cinq villages devaient normalement envoyer chacun un représentant pour élire le président du bureau local de l’ANE. Le principe démocratique élémentaire voulait qu’une personne par village obtienne un mandat pour participer au scrutin.

 

Mais contre toute attente, l’ancien président du démembrement de l’ANE, candidat à sa propre succession, a complètement détourné cette règle. Au lieu de respecter l’équité territoriale, il a personnellement distribué les mandats selon ses intérêts électoraux. Dans son propre village de Bedaya, il a attribué quatre mandats à ses partisans. Pour le village de Benamkor, il n’a accordé qu’un seul mandat. Cette répartition truquée lui garantissait mathématiquement la victoire puisque quatre voix sur cinq lui étaient acquises dès le départ.

 

Le cynisme de l’opération dépasse l’entendement : le candidat fabrique lui-même son propre électorat avant de se faire plébisciter par ce dernier. Cette auto-désignation transforme l’élection en mascarade où le résultat est connu avant même le scrutin. Les populations des autres villages se retrouvent marginalisées dans un processus qui devrait pourtant respecter leur représentativité.

 

Cette manipulation provoque la colère des populations locales qui déposent des requêtes auprès du maire pour dénoncer ces irrégularités grave. Le maire, pensant agir dans la légalité, transmet les doléances à la préfète de Lim-Pendé. Mais au lieu d’enquêter sur ces accusations graves, la préfète insulte publiquement le maire pour avoir osé questionner un système manifestement verrouillé d’avance.

 

Cette réaction pathétique de la préfète démontre que la fraude bénéficie de complicités hiérarchiques. Elle couvre les agissements du candidat MCU en humiliant ceux qui s’opposent à cette dérive. Cette protection accordée aux manipulateurs encourage la reproduction du schéma frauduleux dans les autres communes de la préfecture.

 

À Doula, dans la commune de Bimbi, les mêmes pratiques se répètent à l’identique. À Mann, dans la sous-préfecture de Kodi, le scénario se reproduit avec la même méthodologie. Dans la commune de Bah Bessar, les partisans du pouvoir appliquent les mêmes recettes pour s’assurer le contrôle des bureaux électoraux. Partout, les représentants du MCU s’arrogent le droit de choisir leurs propres électeurs avant de se faire plébisciter par ces derniers.

 

Cette fiasco électoral généralisé dans la Lim-Pendé annonce la couleur pour les scrutins nationaux à venir. Si l’ANE, institution censée garantir la transparence des élections, peut être ainsi détournée au niveau local, quelle crédibilité accorder aux futures consultations présidentielles et législatives ? Les populations assistent à la mise en place d’un système électoral biaisé dès sa conception.

 

Le silence complice des autorités nationales face à ces dérives encourage leur généralisation dans d’autres préfectures. Pendant que Bangui proclame son attachement à la démocratie et à l’État de droit, ses représentants organisent méthodiquement la confiscation du processus électoral. Cette contradiction fondamentale mine la confiance des citoyens dans les institutions et compromet définitivement la légitimité des futurs scrutins dans un pays où la fraude devient la norme acceptée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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La guerre des egos dans le MLPC fantoche : Quand Étienne Malekoudou, Chantal Édouard Koyambounou et Jackson Mazette se déchirent pour des miettes

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La guerre des egos dans le MLPC fantoche : Quand Étienne Malekoudou, Chantal Édouard Koyambounou et Jackson Mazette se déchirent pour des miettes

 

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Assis de gauche a droite, Étienne Malekoudou, Chantal Jean Edouard Koyambonou, e Gonidere . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quand le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), dirigé par l’ancien premier ministre Martin Ziguélé reste inébranlable, les trois mousquetaires du MLPC-Courant  originel, dit MLPC-CO, dirigé par Étienne Malekoudou d’une part, Chantal Jean Édouard Koyambounou d’autre part, et Jackson Mazette lui aussi, s’entredéchirent dans une guerre de cloportes. Leur « courant originaire » n’est qu’un château de cartes, leur « congrès » une farce, et leur crédibilité, un lointain souvenir dans le MLPC.

 

Le trio infernal, Malekoudou, Koyambounou, Mazette, trois traitres radiés du MLPC, se batte pour des miettes. Étienne Malekoudou, qui s’est autoproclamé « Coordonnateur National » d’un autre nouveau courant du MLPC, passe désormais ses journées à rédiger des communiqués larmoyants. Il y accuse ses désormais anciens alliés, Chantal Jean-Édouard Koyambounou et Jackson Mazette, de trahison. Il va même jusqu’à dire que l’assise qu’ils ont tenue le 5 septembre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) n’est qu’un jeu de « qui perd gagne » et la considère comme totalement illégale au regard des statuts du MLPC.

En tant que témoin des pratiques au sein du MLPC-CO, Étienne Malekoudou révèle avec justesse que cette assise du 5 septembre n’était rien de plus qu’une réunion d’un petit groupuscule. Selon lui, les militants présents ont été triés sur le volet, recrutés à coups de billets et n’avaient reçu aucun mandat officiel de leurs organes respectifs. Mais qui peut croire un homme qui a lui-même trahi le MLPC pour un titre vide de sens ? Le voilà désormais isolé.

 

Chantal Jean Édouard Koyambounou, hier encore son complice, a retourné sa veste pour organiser, sur décision de Jackson Mazette,  un « congrès » bidon le 5 septembre 2025, avec une poignée des amis du soi-disant leur MLPC. Leur objectif ? S’approprier le vrai MLPC par la force. Résultat : un spectacle pitoyable dans une salle de la CNSS, avec moins de 10 participants. Pendant ce temps, Jackson Mazette, parrain des parrains, lui, reste cloué sur le lit d’hôpital au Maroc, tente de manipuler ses proches pour la tenue de ce congrès bidon. Une nouvelle escroquerie pour justifier leur opportunisme. Mais leur comédie n’a convaincu personne. Leur « Coordination Nationale du MLPC -Courant Originel » est désormais une coquille vide, une bande de frustres qui croient encore pouvoir tromper les centrafricains.

 

Le MLPC de Ziguélé : Solide, légitime, inattaquable. Et c’est vrai. Pendant que ces trois-là s’étripent, le vrai MLPC reste debout. Malgré les millions dépensés par le Président Touadera pour le détruire, malgré les manipulations, le parti historique tient bon, porté par des centaines de milliers de militants fidèles.

 

Moins de 10 dissidents contre des millions de Centrafricains. Cela prête à sourir.  Ils ne sont même pas 20 à suivre ces traînards. Moins de 10 , selon leurs propres chiffres ! Une poignée de marginaux, tandis que le MLPC de Ziguélé continue d’avancer, plus fort que jamais.

 

Leur communiqué ? Une insulte à l’intelligence des Centrafricains.  Oui, il est à noter que leur dernière « déclaration » est une blague. Ils parlent de « légitimité », alors qu’ils n’ont même pas respecté les statuts du MLPC. Leur « congrès » n’est qu’un non-événement, une tentative désespérée de donner un semblant d’importance à leur division.

 

Le MLPC les a déjà oubliés. Le parti que dirige Ziguélé n’a même pas besoin de répondre. Leur guerre ne concerne personne. Ils s’autodétruisent, et c’est tant mieux.

 

À Malekoudou, Koyambounou, Mazette, Tagoto  et leurs complices : les vrais militants et les responsables des organes du MLPC disent que votre guerre ne leur intéresse pas. Vos communiqués ne leur font pas peur. Votre « congrès » n’existe pas. Le MLPC est plus fort que jamais, et vous, vous n’êtes plus que des fantômes.

 

Le peuple centrafricain, les militants et les responsables des organes de ce parti ont déjà tranché. Selon un cadre de CRPS de Maitre Nicolas Tiangaye contacté par la Rédaction. Et ce n’est pas en votre faveur, conclut-il.

 

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Centrafrique : le corps décapité découvert en 2024 près de Ngaoukala  n’est pas un soldat FACA, mais identifié comme un ex-rebelle 3R

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le corps décapité découvert en 2024 près de Ngaoukala  n’est pas un soldat FACA, mais identifié comme un ex-rebelle 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Les-rebelles-de-3R-drone-en-main-apres-les-combats-avec-les-Wagner-et-FACA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le corps décapité découvert en 2024 près de Ngaoukala n’est pas un soldat FACA, mais identifié comme un ex-rebelle 3R
Les rebelles de 3R, drone récupéré en main, après les combats avec les Mercenaires russes du groupe Wagner et FACA à Ngaoukala, près du village de Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, en République centrafricaine.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’homme retrouvé décapité près de Ngaoukala en août 2024 n’était pas un soldat FACA, mais Issa, un ex-combattant du mouvement 3R exécuté par les Wagner.

 

La macabre découverte d’un corps décapité près du village de Ngaoukala, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, avait provoqué un vif émoi en août 2024. À l’époque, tout laissait croire qu’il s’agissait d’un soldat FACA (forces armées centrafricaines), notamment en raison de la tenue militaire et du gilet pare-balles que portait la victime. Mais une enquête approfondie menée par le service d’investigation du CNC révèle aujourd’hui qu’il s’agissait en réalité d’un ex-rebelle du mouvement 3R nommé Issa, capturé et exécuté par les mercenaires russes du groupe Wagner.

Centrafrique : le corps décapité découvert en 2024 près de Ngaoukala n’est pas un soldat FACA, mais identifié comme un ex-rebelle 3R
Le corps de Issa, un ex-rebelle de 3R décapité près du village  Ngaoukala. Photo aCNC

 

Un prisonnier de Wagner au Camp de Roux

Issa avait été capturé plusieurs mois avant sa mort lors de son déplacement vers Koui par les mercenaires russes du groupe Wagner. Après sa capture, il avait été transféré à Bangui et enfermé dans le souterrain du Camp de Roux, une prison secrète et fortement surveillée. Ce site, utilisé comme centre de détention illégal par les mercenaires russes, est composé de cellules exiguës, semblables à des cabines individuelles, où les prisonniers sont isolés et torturés. Issa y a été maintenu pendant des mois, affaibli par les interrogatoires et les mauvais traitements.

 

L’attaque de la colline de Ngaoukala

En juillet 2024, Wagner préparait une offensive contre une base des rebelles du mouvement 3R située sur la colline de Ngaoukala, non loin de Koui. Pour localiser précisément les positions rebelles, les mercenaires ont sorti Issa de sa cellule et lui ont fait miroiter une éventuelle libération en échange de sa coopération. Contraint, il a indiqué l’emplacement de la base ennemie et a été embarqué par les Russes pour les guider.

 

Un affrontement meurtrier

Lorsque le groupe Wagner est arrivé dans la zone, un violent affrontement a éclaté avec les combattants du 3R. L’opération a tourné au chaos, provoquant deux morts et des blessés parmi les mercenaires russes. Furieux d’avoir été pris en embuscade, les Russes ont aussitôt accusé Issa de les avoir mal renseignés ou même trahis.

 

Exécution barbare

Pour le punir, Issa a été enterré jusqu’à la taille dans un sol sablonneux, avant d’être décapité avec un couteau commando. Sa tête a été jetée à plusieurs dizaines de mètres (200 mètres ), tandis que son corps est resté partiellement enterré sur place. C’est dans cet état que des villageois de Ngaoukala l’ont découvert quelques jours plus tard alors qu’ils se rendaient aux champs. L’image du corps sans tête, vêtu d’une tenue militaire, a conduit les premiers témoins, y compris notre journaliste qui est arrivé sur le lieu,  à croire qu’il s’agissait d’un soldat FACA.

 

Une confusion levée après un an d’enquête du CNC

Les gilets pare-balles et autres équipements militaires trouvés sur le corps avaient renforcé cette confusion, certains pensant que la victime était un soldat engagé aux côtés de Wagner. Mais après presque une année d’enquête, il est désormais confirmé qu’il s’agissait d’Issa, un ancien combattant du 3R capturé et torturé par les mercenaires russes.

 

Une méthode qui sème la terreur

Cette exécution rappelle les violences déjà imputées à Wagner dans plusieurs régions du pays, notamment les mutilations et exécutions sommaires visant à terroriser les populations et affaiblir les groupes rebelles. Le Camp de Roux, au cœur de Bangui, est régulièrement cité comme un lieu de détention illégale où de nombreux prisonniers disparaissent sans laisser de trace….

 

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Centrafrique : pour sortir de l’impasse politique, Anicet-Georges Dologuelé mise sur la médiation régionale

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pour sortir de l’impasse politique, Anicet-Georges Dologuelé mise sur la médiation régionale

 

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Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

L’opposant Anicet-Georges Dologuelé propose qu’un Président d’Afrique centrale facilite le dialogue avec le pouvoir de Touadéra avant les élections de 2025.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Anicet Georges Dologuélé veut faire appel à un chef d’État régional pour débloquer les discussions politiques en République centrafricaine.

 

L’ancien Premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuélé a présenté une nouvelle approche lors de son intervention sur Radio France Internationale. Le président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et l’un des chefs de file de l’opposition cherche désormais l’aide d’un dirigeant d’Afrique centrale pour relancer le dialogue avec le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra.

 

Cette démarche répond à un blocage persistant. Depuis deux ans, l’opposition demande des discussions avec le pouvoir sans obtenir de réponse directe. “Nous avons écrit au président, nous avons sollicité la MINUSCA, mais il ne nous répond pas”, explique Anicet-Georges Dologuelé . Le dirigeant oppose les déclarations publiques de Touadéra à ses actes : d’un côté, le président évoque une “main tendue” lors de la fête de l’indépendance du 12 août, de l’autre, il présente régulièrement l’opposition comme des “ennemis de la paix”.

 

Confronté à cette méfiance mutuelle, Anicet-Georges Dologuelé propose qu’un chef d’État de la région, reconnu comme neutre, accueille ces échanges sur son territoire. Cette solution externe permettrait, selon lui, de contourner les tensions internes qui empêchent tout rapprochement.

 

L’urgence se justifie par plusieurs dysfonctionnements institutionnels. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) ne dispose pas, d’après l’opposant, des moyens nécessaires pour organiser simultanément les élections présidentielles, législatives, municipales et régionales prévues en décembre 2025. Par ailleurs, la Constitution adoptée en 2023 pose problème à plusieurs niveaux : elle renforce l’emprise présidentielle sur le Conseil constitutionnel et introduit des restrictions controversées. L’interdiction faite aux binationaux de briguer la présidence, ainsi que l’obligation d’être Centrafricain “d’origine” – c’est-à-dire de père et mère centrafricains – créent selon Dologuélé des divisions artificielles.

 

Le financement des élections constitue un autre point sensible. La République centrafricaine dépend largement de l’Union européenne, de la France et de la MINUSCA pour financer ses scrutins. “Pourquoi les bailleurs sortiraient-ils l’argent des contribuables européens pour financer une élection biaisée ?”, interroge le leader de l’opposition, qui conditionne la crédibilité du processus à des réformes préalables.

 

L’opposition brandit désormais la menace d’un boycott électoral si les conditions d’un scrutin transparent ne sont pas réunies. Cette position traduit l’ampleur de la crise de confiance qui traverse le pays à quinze mois des échéances électorales.

 

La proposition de médiation régionale de Dologuélé représente une tentative de sortir par le haut de cette impasse. Reste à déterminer si le pouvoir acceptera cette médiation et quel dirigeant régional accepterait d’endosser ce rôle délicat dans un contexte politique aussi tendu.

 

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Vakaga : La jeunesse dénonce les nominations du MPC et exige le retour de l’autorité étatique

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Vakaga : La jeunesse dénonce les nominations du MPC et exige le retour de l’autorité étatique

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La tension monte dans la préfecture de la Vakaga où la société civile locale monte au créneau contre les récentes nominations annoncées par le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Dans un communiqué daté du 12 septembre 2025, la Jeunesse Consciente de la Vakaga exprime “une profonde indignation” face à ces désignations qu’elle qualifie de “mascarade”.

 

Cette réaction fait écho aux interrogations grandissantes sur la légitimité de ces nominations. L’organisation de la jeunesse dénonce particulièrement “la prétendue nominations de certains individus, notamment HAMID YOUSSOUF et GONI MOUSSA, au grade « Généraux » par le mouvement MPC dirigé par ALKATIM MAHAMAT, pour servir dans la Vakaga en qualité de comme sectaire”. Le communiqué va plus loin en contestant la légitimité militaire du leader du MPC lui-même : “Il est de notre devoir de rappeler à l’opinion publique nationale et internationale que ces individus en particulier ALKATIM MAHAMAT, Libérateur rebelle, n’ont dépassé le grade de Caporale chef dans les forces armés nationale”.

 

La position de cette jeunesse montre un refus net de voir leur territoire instrumentalisé. “La Vakaga n’est pas une zone à conquérir, ni un refuge pour les provocations des groupes armés”, affirment-ils clairement. Cette déclaration traduit un rejet catégorique de voir leur région utilisée comme enjeu dans les stratégies des mouvements armés. “Nous dénonçons fermement cette mascarade qui ne vise qu’a semé la confusion, à affaiblir l’autorité de l’état et à diviser les communautés de notre région”, poursuit le document, pointant les risques de déstabilisation que représentent ces nominations.

 

L’appel lancé par ces jeunes s’adresse directement aux autorités compétentes. “Nous appelons le gouvernement centrafricains, les autorités locales, les partenaires de paix et la communauté internationale à pendre leurs responsabilités. Il est temps de restaurer pleinement l’autorité de l’état dans la Vakaga et de mettre terme à ces dérives irresponsables”. Le communiqué se termine par une déclaration de principe sans équivoque : “La paix, la dignité, la stabilité et la sécurité de la Vakaga ne sont pas négociable. Nous restons mobilisés pour défendre l’honneur de notre région”.

 

Cette contestation populaire montre les tensions croissantes autour de l’application des accords de paix et montre l’aspiration des communautés locales à voir l’État reprendre effectivement le contrôle de leur territoire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Désiré ERENON dénonce la sélectivité gouvernementale dans l’accord de paix centrafricain

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Désiré ERENON dénonce la sélectivité gouvernementale dans l’accord de paix centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-rebelles-de-3r-se-regroupant-dans-la-ville-de-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Désiré ERENON dénonce la sélectivité gouvernementale dans l'accord de paix centrafricain
Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le constitutionnaliste centrafricain Désiré ERENON  questionne l’exclusion de nombreux groupes armés du processus de négociation du 19 avril.

 

L’accord du 19 avril entre Bangui et les factions UPC d’Ali Darassa et 3R de Sambé Bobo divise. Le Dr Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le constitutionnaliste centrafricain Désiré ERENON  questionne l’exclusion de nombreux groupes armés du processus de négociation du 19 avril.

, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple et constitutionnaliste, dénonce un processus “assez sélectif et discriminatoire” lors de son entretien avec la radio Ndékè Luka.

 

Le choix gouvernemental d’inclure uniquement l’UPC et 3R interroge. De nombreux autres groupes armés opèrent sur le territoire centrafricain : ceux dirigés par Nourredine Adam, François Bozizé, Maxime Mokom, Nour-Gregaza ou les miliciens Azandé. Leur exclusion de ce processus de paix fragilise sa portée globale.

 

“Je ne comprends pas le caractère parcellaire de cet accord”, confie Désiré ERENON. Cette approche fragmentée risque de maintenir des foyers de tension dans les régions où ces groupes exclus continuent d’opérer. Comment espérer une paix durable en ignorant une partie des acteurs du conflit ?

 

L’opacité entourant l’accord aggrave ces interrogations. “Il y a beaucoup de mystères” autour de ce texte non rendu public, observe le constitutionnaliste. Cette absence de transparence empêche toute évaluation objective des critères ayant guidé cette sélection. Pourquoi l’UPC et 3R ont-ils été privilégiés ? Quels mécanismes ont déterminé ces choix ?

 

L’accord prévoit l’intégration d’ex-combattants dans l’armée nationale et le gouvernement. Cette disposition entre en contradiction avec la Constitution centrafricaine de 2023, qui interdit la nomination de membres de groupes armés dans certaines institutions étatiques. “Comment le président s’accommode de la nomination de ces groupes armés avec le respect des dispositions constitutionnelles ?”, s’interroge Hérénon.

 

Cette incompatibilité juridique soulève des questions sur la légalité même de l’accord. Un processus de paix peut-il s’affranchir de la loi fondamentale du pays ? Cette démarche ne risque-t-elle pas de créer un précédent dangereux pour l’État de droit ?

 

Le constitutionnaliste dénonce également la logique gouvernementale qui privilégie le dialogue avec certains groupes armés tout en excluant l’opposition démocratique. “Je ne vois pas de raison de dialoguer avec les groupes armés, de leur faire de la place, de les nommer dans le gouvernement, et refuser de dialoguer avec ceux qui combattent pour la démocratie, les mains nues”, déclare-t-il.

 

Cette exclusion de forces politiques qui militent pour l’État de droit sans recourir à la violence pose question. Elle pourrait exacerber les tensions politiques et compromettre un processus électoral apaisé, pourtant essentiel à la stabilisation du pays.

 

La dissolution et le cantonnement des groupes armés, ainsi que la reconversion de leurs membres, constituent des mesures positives. “Tout ce qui peut aller dans le sens de la paix pour les populations centrafricaines, je suis d’accord”, concède Hérénon. Mais ces avancées perdent de leur impact si elles ne concernent qu’une fraction des acteurs du conflit.

 

Les populations d’Ouham, Bambari, Alindao et d’autres régions continuent de subir les exactions de groupes armés non concernés par cet accord. Leur espoir de paix demeure suspendu à un processus incomplet qui pourrait maintenir des zones d’instabilité.

 

L’accord du 19 avril pourrait constituer une étape vers la pacification du pays. Mais son caractère sélectif, son opacité et ses contradictions constitutionnelles limitent sa crédibilité. Sans approche inclusive englobant l’ensemble des acteurs armés et l’opposition démocratique, cette initiative risque de n’offrir qu’une paix partielle et fragile….

 

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Touadéra restructure son ministère de l’Éducation : nouvelle réorganisation, mêmes problèmes de fond

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Touadéra restructure son ministère de l’Éducation : nouvelle réorganisation, mêmes problèmes de fond

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Aurelien-Nzingas-stop-atene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Aurelien-Nzingas-stop-atene-450×235.jpg” alt=”Touadéra restructure son ministère de l’Éducation : nouvelle réorganisation, mêmes problèmes de fond” width=”450″ height=”235″ />
Aurélien Simplice Zingas, l’actuel ministre d’État à l’éducation

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro adopte un énième décret sur l’organisation du ministère de l’Éducation, espérant faire oublier par la paperasserie administrative l’effondrement du système éducatif national.

 

Le Conseil des ministres du 4 septembre a pondu un nouveau décret sur l’organisation du ministère de l’Éducation nationale. Cette réforme administrative, présentée comme “décisive” et “pivotale” par la communication officielle, cache mal une réalité embarrassante : dix ans après les conflits des années 2010, le système éducatif centrafricain reste dans un état catastrophique que ne sauveront ni les décrets ni les réorganisations bureaucratiques.

 

Faustin-Archange Touadéra, fidèle à sa méthode, préfère créer de nouveaux textes plutôt que d’appliquer ceux qui existent déjà. Ce nouveau décret vient s’ajouter à la pile des réformes annoncées depuis son arrivée au pouvoir, sans que les élèves centrafricains voient la moindre amélioration dans leurs salles de classe. Quand les écoles manquent de tables, de chaises et de craie, le gouvernement produit des décrets sur l’organisation ministérielle.

 

Bruno Yapandé, ministre de l’administration du territoire, a présenté ce dossier en remplacement du ministre de l’Éducation nationale. Ce changement d’interlocuteur en dit long. L’éducation devient ainsi un enjeu de communication gouvernementale avant d’être une priorité opérationnelle.

 

Le gouvernement se vante d’avoir “intégré 6 000 enseignants dans la fonction publique” durant l’année 2024-2025. Ces chiffres impressionnants sur le papier cachent une réalité moins reluisante. Ces nouveaux enseignants, jetés dans des classes sans formation adequate, découvrent un système qui les dépasse et des conditions de travail indignes.

 

La grande innovation de ce décret concerne le transfert des jardins d’enfants vers le ministère de l’Éducation nationale. Touadéra présente cette mesure comme une révolution éducative, alors qu’il s’agit simplement de déplacer des compétences d’un ministère à un autre. Cette opération de prestidigitation administrative permettra au gouvernement de revendiquer une nouvelle fois son engagement pour la petite enfance, sans créer une seule école maternelle supplémentaire.

 

Le président invoque la loi d’orientation scolaire de décembre 1997 pour justifier ce transfert. Curieux de voir le gouvernement centrafricain redécouvrir des textes vieux de près de trente ans quand il s’agit de justifier ses réorganisations, mais rester sourd aux mêmes textes quand il faudrait financer l’éducation publique ou construire des infrastructures scolaires.

 

Cette réforme arrive “à point nommé” selon la communication officielle, juste avant la rentrée scolaire et à quatre mois des élections de décembre. Le timing politique saute aux yeux : Touadéra mise sur l’éducation pour redorer son blason électoral. Plutôt que d’assumer l’échec de sa politique éducative, il préfère créer l’illusion du changement par des réorganisations administratives.

 

Le décret s’appuie sur les “dispositions du décret n° 21.249 du 5 octobre 2021” qui classe le ministère de l’Éducation parmi les “départements structuraux élargis”. Cette référence technique masque mal l’improvisation permanente d’un gouvernement qui change d’organisation à chaque difficulté, espérant que la nouvelle structure résoudra miraculeusement les problèmes que l’ancienne n’a pas su traiter.

 

Les “52 circonscriptions réparties sur les 20 inspections d’académie” mentionnées dans le décret existent surtout sur le papier. Sur le terrain, nombre de ces structures fonctionnent avec des moyens dérisoires, quand elles fonctionnent. Mais peu importe : l’important pour le gouvernement est de pouvoir aligner des chiffres impressionnants dans ses communiqués.

 

Cette manie des réformes administratives permet à Touadéra d’éviter les vraies questions : pourquoi les enseignants contractuels centrafricains passent-ils des mois sans salaire ? Pourquoi les écoles rurales n’ont-elles ni électricité ni eau courante ? Pourquoi les manuels scolaires restent-ils un luxe inaccessible ? Ces problèmes concrets ne se règleront pas avec des décrets sur l’organisation ministérielle.

 

Le Conseil des ministres a adopté ce texte “à l’unanimité”, comme tous les autres projets présidentiels depuis dix ans. Cette unanimité factice cache l’absence de débat réel sur les questions éducatives au sein du gouvernement. Quand tout le monde approuve tout, personne ne pose les vraies questions.

 

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Centrafrique : pourquoi les miliciens Azandé se sont-ils retournés contre leurs alliés russes, soldats FACA et casques bleus ?

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pourquoi les miliciens Azandé se sont-ils retournés contre leurs alliés russes, soldats FACA et casques bleus ?

 

Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : pourquoi les miliciens Azandé se sont-ils retournés contre leurs alliés russes, soldats FACA et casques bleus ?
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis septembre 2024, environ 200 miliciens Azandé, formés par les mercenaires russes et, selon le gouvernement,  intégrés aux Forces armées centrafricaines, se sont rebellés contre leurs alliés russes, provoquant des violences dans le Haut-Mbomou.

 

Formation et déploiement des miliciens Azandé

 

En Mars 2024, près de 200 miliciens de la communauté Azandé, issus de groupes d’autodéfense du Haut-Mbomou, ont été entraînés par les mercenaires russes du groupe Wagner. Le gouvernement centrafricain a annoncé leur intégration aux Forces armées centrafricaines (FACA) pour combattre les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), notamment ceux de l’UPC d’Ali Darassa. Les mercenaires russes, qui les ont surnommés « Wagner ti Azandé », leur ont fourni des uniformes, des armes et un écusson orné d’une tête de mort et de la lettre « W ».

 

Après leur formation, ces miliciens ont été envoyés dans plusieurs villes du Haut-Mbomou, comme Mboki, Zemio, Rafaï, Dima et Bambouti. D’autres ont été déployés dans le nord-ouest, à Bossangoa, Bozoum et dans la Nana-Mambéré, pour appuyer les mercenaires russes et les FACA dans des opérations contre les rebelles, notamment les factions 3R et UPC. Ces missions ont permis de reprendre certaines zones, mais des problèmes sont rapidement apparus.

 

Premiers incidents et montée des tensions

 

La collaboration entre les miliciens Azandé, les mercenaires russes et les FACA a commencé à s’effriter à cause de plusieurs incidents. À Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, un ex-milicien Azandé a été tué par des mercenaires russes près de Ouham-Bac  dans des circonstances peu claires. Cet événement a provoqué la colère des autres ex-miliciens Azandé intégrés aux FACA, qui y ont vu une trahison. Plusieurs d’entre eux ont quitté Bozoum pour se replier à Bossangoa, où les tensions se sont amplifiées.

 

Peu après, à Bangui, dix ex-miliciens Azandé ont été arrêtés par les mercenaires russes, accusés de désobéissance. Ils ont été conduits à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Dans la nuit, deux des dix détenus ont été enlevés par les mercenaires et conduits vers un lieu inconnu, ce qui a alimenté la méfiance. Ces enlèvements ont intensifié la colère des miliciens Azandé, y compris ceux restés dans les milices communautaires non intégrées.

 

Arrestations et frustrations autour des ressources minières

 

La situation s’est aggravée avec l’arrestation d’un leader  de la milice Azandé, le général Limane, figure centrale de la communauté Azandé. Arrêté dans le Haut-Mbomou, il a été transféré à Bangui, un acte perçu comme une tentative de répression. D’autres jeunes Azandé ont également été arrêtés, renforçant le sentiment d’injustice. Parallèlement, les mercenaires russes, appuyés par les ex-miliciens Azandé, ont mené régulièrement des opérations sur des sites miniers à Zemio, Rafaï et Djema. Cependant, ces derniers, malgré leur participation aux opérations à tout moment, n’ont reçu aucune part des butins emportés sur les chantiers miniers, contrairement à ce qu’ils attendaient. Cette situation a alimenté leur frustration et leur sentiment d’être utilisés.

 

Par contre, la population Azandé, notamment à Mboki, Obo, Rafaï, Djema, Bambouti  et Zemio, a soutenu les miliciens, qu’ils soient intégrés ou non. Les arrestations arbitraires, les enlèvements et l’absence de partage des butins illégalement récupérés sur des chantiers miniers d’or et diamants ont provoqué la colère croissante contre les mercenaires russes et les FACA. En conséquence, de nombreux ex-miliciens intégrés aux FACA ont déserté depuis mi-avril 2025 leurs postes à Zemio, Rafaï et Djema et Bambouti  pour se regrouper à Obo. Au même moment, les autres 5 000 miliciens Azandé non intégrés, restés dans la milice, se sont positionnés  tout au tour de Mboki, Zemio, Bambouti et  Djema, y compris Rafaï.

 

Déclenchement des hostilités à Koumboli et Zemio

 

Le 30 avril 2025, la situation a dégénéré à Koumboli, à trois kilomètres de Zemio. Les mercenaires russes et les FACA ont tenté de désarmer des miliciens Azandé soupçonnés de préparer une attaque contre les positions de l’armée nationale. Vers 8 heures, ils ont capturé six miliciens à Koumboli et confisqué leurs armes, prévoyant de les transférer à Bangui. Les miliciens ont refusé, exigeant de rester à Zemio, car, selon eux, quand ils seront envoyés à Bangui, ils seront mis en prison comme les autres. Finalement, les forces gouvernementales ont libéré les six captifs mais gardé leurs armes, avant de retourner à Zemio. Toutefois, une partie des soldats FACA a été positionnés à l’école de Koumboli pour sécuriser la zone.

 

Mais la surprise est de taille pour les soldats FACA. Le même jour, vers 20h30, les miliciens Azandé, furieux du désarmement de leur camarades, ont lancé une attaque surprise contre la position des FACA à l’école de Koumboli. Débordés, les soldats FACA ont abandonné leurs armes et leurs motos, récupérées par les assaillants. Deux soldats ont été blessés. Cet affrontement a signé le début d’une escalade violente.

 

Le lendemain, 1er mai 2025, les mercenaires russes et les FACA ont organisé une contre-offensive à Koumboli pour désarmer tous les miliciens. Mais les Azandé, bien préparés, ont repoussé l’assaut qui tourne au fiasco. Six soldats FACA, dont un gendarme, ont été tués, et un mercenaire russe, Michael, a été gravement blessé au ventre et au cou. Un autre mercenaire a disparu. Les miliciens ont saisi des armes abandonnées, et le corps d’un soldat FACA est resté à Koumboli, les forces gouvernementales n’ayant pas pu le récupérer.

 

Le 2 mai, dans la matinée, les combats se sont déplacés à Zemio, où les miliciens Azandé ont attaqué la base des FACA vers 5 heures. Les affrontements, intenses, ont repris par intermittence entre 5h et 11h. Les mercenaires russes, débordés par l’assaut des miliciens Azandé,  ont appelé des hélicoptères au renfort, et des casques bleus népalais de la Minusca ont appuyé les FACA avec des blindés. Malgré ces renforts, les miliciens Azandé ont maintenu la pression sur les forces gouvernementales. Dans l’après-midi, les combats se sont repris toujours autour de la base des soldats FACA avec une intensité rare. Mais le lendemain, c’est-à-dire samedi, dans la matinée, vers 5 heures, les affrontements ont repris dans le quartier AIM de Zemio. Les casques bleus et les soldats FACA y compris les mercenaires russes ont tenté en vain de déloger les miliciens Azandé du quartier. Vers 7 heures, l’affrontement est terminé.

 

Situation actuelle à Zemio

 

Aujourd’hui, Zemio est divisée en deux. Une partie est contrôlée par les mercenaires russes, les FACA, les casques bleus népalais, les gendarmes et les policiers. L’autre, incluant Koumboli, quartier AIM, Kondo et autres, est tenue par les miliciens Azandé, qui défient les forces gouvernementales. Aucun camp ne contrôle totalement la ville, et la situation reste tendue. Les miliciens, soutenus par la population locale, semblent déterminés à poursuivre leur lutte, tandis que les mercenaires russes et les FACA préparent de nouvelles opérations….

 

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Africa Corps : la Centrafrique paye très cher les exigences du Kremlin

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Africa Corps : la Centrafrique paye très cher les exigences du Kremlin

 

Africa Corps : la Centrafrique paye très cher les exigences du Kremlin

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Alors que Wagner quitte le Mali, le groupe Africa Corps se remet d’une lourde défaite contre le Front de libération de l’Azawad (FLA). Pendant ce temps, Moscou exige du président de la République centrafricaine qu’il accueille Africa Corps à la place de Wagner. Le nouveau groupe paramilitaire, présenté comme plus institutionnel, s’accompagne déjà de revers militaires, d’exactions et d’un fardeau économique qui menace la stabilité du Sahel.

 

De Wagner à Africa Corps : promesses officielles, premiers revers

Le 5 juin, Wagner a annoncé son retrait du Mali, prétextant l’accomplissement de sa « mission ». À peine arrivés au Mali, le groupe Africa Corps essuie une attaque d’ampleur le 13 juin, lorsque l’armée malienne, soutenue par le groupe paramilitaire, a été surprise par le Front de libération de l’Azawad (FLA) près de Kidal. Le FLA a déclaré avoir détruit une vingtaine de véhicules et infligé de lourdes pertes aux forces russes, tandis que les autorités maliennes ne pouvaient qu’affirmer que la situation était « sous contrôle ».

 

Le tournant de Wagner n’a pas apaisé le Sahel. Les revers subis par les mercenaires (notamment l’embuscade meurtrière de juillet 2024 au Mali qui a coûté la vie à plusieurs commandants) ont renforcé le vide sécuritaire, permettant aux groupes djihadistes de regagner du terrain. L’Africa Corps, pourtant promis comme solution, semble reproduire les mêmes lacunes: il n’a pas amélioré la lutte contre le terrorisme, et ses actions, comme celle du 13 juin, ont montré sa vulnérabilité.

 

L’Africa Corps est directement rattaché au ministère de la Défense russe. Créé après le sommet Russie‑Afrique de juillet 2023, il se veut une force officielle, non plus une société militaire privée au statut de « mercenaire ». Cependant, il semble suivre certaines funestes directions empruntées par son prédécesseur.

 

Africa Corps : un danger pour la RCA et le Sahel

En RCA, le Kremlin fait pression sur le gouvernement pour remplacer les paramilitaires de Wagner par ceux de l’Africa Corps. Selon le média Africa Intelligence, il est possible que le président Touadéra se rende prochainement en Russie à propos de cette affaire. Pour la RCA, le coût de ce basculement est astronomique. Moscou aurait demandé à Bangui de couvrir les frais de l’Africa Corps, estimés à plusieurs milliards de francs CFA. Cela présente un risque d’accentuer la dépendance économique à la Russie et de fragiliser davantage le trésor national. Réticent et sous pression budgétaire, le gouvernement négocie plutôt un financement via les ressources minières du pays (or, uranium, fer).

 

Outre la provocation d’un gouffre financier, les revers répétés minent la crédibilité de la « nouvelle » force russe. L’image d’une armée « officielle » est rapidement éclipsée par les échecs tactiques et les violations des droits humains. Au Mali, des militaires d’Africa Corps sont accusés par des sources locales d’exécutions extrajudiciaires et de pillages à Gossi qui ont eu lieu le 12 juillet. Des civils ont été tués et des bâtiments incendiés.

 

En 2024 en RCA, l’Africa Corps a été sous le coup d’une accusation de massacres dans la localité de Kouki, préfecture de l’Ouham. Une vingtaine de mineurs avaient été assassinés. En octobre 2024, pendant près de cinq jours, les mercenaires n’auraient pas hésité à tuer les mineurs et à brûler leurs habitations pour s’emparer des ressources minières.

 

Le remplacement de Wagner par l’Africa Corps ne constitue pas une amélioration mais une continuité d’une politique militaire russe inefficace. Entre coûts économiques écrasants pour la RCA, violations des droits humains et incapacité à contenir le terrorisme, l’Africa Corps s’avère être un poids lourd qui menace de conduire la Centrafrique vers une nouvelle spirale de violence et de ruine.

 

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MPC : entre désarmement annoncé et nominations fantômes, la confusion règne

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MPC : entre désarmement annoncé et nominations fantômes, la confusion règne

 

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Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le MPC, un groupe en processus de désarmement, mais  continue bizarrement de nommer ses cadres territoriaux.

 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique traverse une période d’incohérence administrative totale. Alors qu’Alkatim Mahamat a engagé le processus de désarmement de ses combattants, il continue parallèlement de signer des actes de nomination comme celui du 4 septembre 2025, désignant Hamid Youssouf Hamid Abakar comme “com-sectaire” dans la Vakaga.

 

Cette contradiction exprime les failles d’un système où coexistent plusieurs réalités. D’un côté, des combattants du MPC restent actifs autour des sites miniers vers Kouki et Markounda, dans la préfecture de l’Ouham, proche de la frontière avec le Tchad. De l’autre, le mouvement revendique une présence dans la Vakaga, territoire situé à plus de 1000 kilomètres de la capitale, où aucune implantation réelle n’a jamais été documentée.

 

Le choix de la Vakaga par le MPC n’est pas un fait Hazare. Cette zone constitue le fief historique du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC). Déployer le MPC dans ce secteur pourrait relever d’une stratégie gouvernementale visant à opposer les groupes armés entre eux. Cette manipulation des rivalités permet de maintenir un équilibre précaire tout en évitant l’émergence d’une force dominante.

 

La collaboration entre le MPC et les forces Wagner complique encore davantage la situation. Cette alliance influence les décisions du mouvement et brouille les lignes de commandement. Les nominations émises par Alkatim Mahamat reflètent moins une réalité militaire qu’un jeu d’influences où plusieurs acteurs de l’ombre gouvernementale tirent les ficelles.

 

Le timing de ces annonces interroge. À chaque période pré-électorale, des groupes armés refont surface dans le débat public. Tantôt on parle de leur dissolution, tantôt de leur réorganisation. Cette alternance permanente entre paix et tension maintient un climat d’instabilité favorable à certains intérêts politiques.

 

Les populations de la Vakaga rejettent catégoriquement cette instrumentalisation. Elles refusent de voir leur territoire transformé en terrain de jeu pour des groupes armés manipulés par le pouvoir central. Cette résistance populaire témoigne de la lassitude des communautés face aux manœuvres politiques qui utilisent la guerre comme outil de gouvernance.

 

Pour ces habitants, la nomination d’un responsable MPC dans leur zone constitue une provocation. Ils savent que cette décision ne vise pas à apporter la paix mais à entretenir les tensions avec le FPRC. Cette stratégie du chaos contrôlé permet au gouvernement de justifier l’état d’exception permanent.

 

Le MPC est un exemple parfait de cette politique de l’ambiguïté. Un mouvement qui désarme tout en maintenant ses structures, qui collabore avec des forces étrangères tout en négociant avec l’État, qui nomme des responsables dans des zones qu’il ne contrôle pas. Cette confusion générale sert les intérêts de ceux qui préfèrent gouverner dans l’opacité plutôt que dans la transparence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Quand Maxime Balalou répond aux journalistes comme un enfant qui balbutie ses premiers mots

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Centrafrique : Quand Maxime Balalou répond aux journalistes comme un enfant qui balbutie ses premiers mots

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quand Maxime Balalou répond aux journalistes comme un enfant qui balbutie ses premiers mots
Le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Le porte-parole du gouvernement centrafricain Maxime Balalou a donné une réponse déconcertante lors de sa conférence de presse du 28 juillet.

 

Est-ce la drogue, la folie ou simplement le déni total de la réalité ? En écoutant la déclaration de Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain, lors de sa conférence de presse du 28 juillet, on se demande s’il parlait en toute conscience ou s’il récitait un catéchisme aveugle du pouvoir. Interrogé sur les accusations de manipulation des institutions par le régime de Touadéra, l’homme a répondu sans la moindre once de sérieux, comme si la question portait sur une querelle de cour d’école.

 

À la question pourtant claire d’un journaliste sur les accusations du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), qui reproche au gouvernement et au MCU d’avoir piétiné les règles démocratiques pour verrouiller le pouvoir à vie au profit du président Touadéra, Maxime Balalou répond : « C’est de la fumée, rien d’autre ». Une phrase creuse, jetée à la volée, qui montre à quel point le régime refuse d’assumer ses actes ou d’ouvrir le moindre débat contradictoire.

 

La suite de son intervention enfonce le clou. Le ministre va plus loin en affirmant que « les primaires du MCU sont un exercice de démocratie à la base ». Là encore, on peine à savoir s’il se moque de l’intelligence des Centrafricains ou s’il croit réellement à ce qu’il dit. Car dans un pays où la Commission électorale est aux ordres, où les médias publics sont fermés à toute voix dissidente, et où l’opposition est systématiquement réduite au silence, il faut une dose exceptionnelle de cynisme pour oser parler de démocratie interne.

 

S’agissant de la Constitution de 2023, que le ministre présente comme “adoptée par le peuple”, les faits parlent d’eux-mêmes. Ce référendum s’est déroulé dans des conditions déplorables : absence d’observateurs internationaux reconnus, boycott de l’opposition, intimidations dans les bureaux de vote, et proclamation de résultats sans garantie de transparence. Qualifier ce processus de démocratique constitue une réécriture grossière de l’histoire récente.

 

Le plus troublant dans cette intervention réside dans l’incapacité manifeste du porte-parole à saisir la gravité des enjeux soulevés. Traiter d’accusations documentées comme de simples “troubles” à écarter d’un geste désinvolte démontre une méconnaissance totale de son rôle. Un porte-parole gouvernemental n’est ni un tribun de meeting ni un propagandiste de parti. Sa mission consiste à expliquer l’action publique, à justifier les choix politiques et à maintenir le dialogue avec la société civile.

 

En réalité, Maxime Balalou n’a pas répondu à la question. Il a préféré noyer le poisson, distribuer des slogans creux, et accuser ceux qui dénoncent les dérives de vouloir « semer le trouble ». Cette vieille méthode qui consiste à traiter l’opposition de pyromane, chaque fois qu’elle expose les abus du pouvoir, est usée jusqu’à la corde. Elle ne convainc plus personne.

 

Un porte-parole gouvernemental ne peut pas se permettre de répondre comme un élève mal préparé à son examen. Il n’est ni humoriste, ni poète, ni vendeur de slogans. Il est censé expliquer les choix de l’État et rendre compte à la population. S’il ne sait pas faire la différence entre une question politique sérieuse et une querelle d’adolescents, alors il n’a rien à faire à ce poste.

 

La RCA traverse une crise grave de légitimité politique, et les propos de Maxime Balalou illustrent à quel point le pouvoir vit dans un monde parallèle. Au lieu d’ouvrir le débat, il le ferme. Au lieu d’écouter, il accuse. Au lieu d’admettre les dérives, il fabrique une fiction d’unité nationale que personne ne voit sur le terrain.

 

Et pendant ce temps, les Centrafricains attendent toujours qu’un responsable parle enfin avec clarté, lucidité et responsabilité.

 

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Radio Centrafrique : l’humiliation en direct d’un média national lors du sommet de la CEMAC à Bangui

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Radio Centrafrique : l’humiliation en direct d’un média national lors du sommet de la CEMAC à Bangui

 

Le directteur général de la radio Centrafrique, monsieur David Doté Koïmara
Le directteur général de la radio Centrafrique, monsieur David Doté Koïmara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le service public audiovisuel incapable de couvrir le sommet de la CEMAC à Bangui.

 

Un cri du cœur a retenti sur les ondes de la Radio Centrafrique ce mercredi 10 septembre dernier. En direct, un journaliste de la radio Centrafrique a brisé le protocole pour exprimer son désarroi face à l’état déplorable du média public centrafricain. Sa colère était justifiée : six chefs d’État de l’Afrique centrale se trouvaient à Bangui pour le 16e sommet de la CEMAC du 9 et 10 septembre 2025, mais la Radio Centrafrique ne pouvait pas retransmettre l’événement en direct.

 

L’ironie de la situation confine au grotesque. Pendant que des médias étrangers viennent puiser leurs informations auprès de la Radio Centrafrique et de la Télévision Centrafricaine, ces deux institutions publiques se révèlent incapables de couvrir les activités officielles qui se déroulent dans leur propre capitale. Cette dépendance inversée expose l’effondrement technique et financier du secteur audiovisuel national.

 

Le journaliste n’a pas mâché ses mots : “On va rester toujours derrière les autres ? Ça va finir quand ?”. Sa frustration traduit celle de toute une profession contrainte de voir son outil de travail se déliter jour après jour. La Radio Centrafrique, qui devrait être la voix officielle du pays, ne peut plus assurer ses missions de base faute d’équipements fonctionnels et de moyens financiers.

 

Cette réalité contredit frontalement le discours officiel du ministre de la Communication, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou, qui ne cesse de proclamer que “le pays avance vers l’émergence” et que les médias publics “sont en forme”. Ces déclarations sonnent comme une plaisanterie de mauvais goût quand on connaît l’état réel des infrastructures audiovisuelles nationales.

 

La vérité se cache derrière les façades : la toiture de la Télévision Centrafricaine fuit abondamment lors des pluies, transformant les studios en passoires. Radio Centrafrique subit des coupures d’électricité répétées sans disposer d’un groupe électrogène de secours fonctionnel. Un seul technicien assure tant bien que mal la MAINTENANCE avec un émetteur de cinq gigahertz, équipement dérisoire pour une station nationale.

 

Dans ces conditions, organiser une retransmission en direct relève du parcours du combattant. Les équipes bricolent avec les moyens du bord, réparent avec leurs propres deniers et maintiennent l’antenne par pure volonté professionnelle. Cette débrouillardise héroïque ne peut plus masquer l’abandon systématique dont souffrent les médias publics.

 

Cette défaillance technique prend une dimension politique inquiétante à l’approche des échéances électorales. Dans trois mois, les campagnes démarreront officiellement. Comment le service public audiovisuel pourra-t-il garantir l’équité d’antenne entre les candidats s’il ne dispose même pas des infrastructures nécessaires pour fonctionner normalement ? Cette question hante les professionnels du secteur.

 

L’appel du journaliste s’est adressé directement aux députés de l’Assemblée nationale : “Il faut que ceux qui sont à l’Assemblée nationale nous regardent un peu”. Ce recours aux parlementaires témoigne de l’épuisement des voies hiérarchiques traditionnelles. Les équipes de Radio Centrafrique ont perdu confiance dans leur tutelle directe et espèrent une intervention législative.

 

Le contraste entre les promesses ministérielles d’émergence et la réalité du terrain devient insoutenable. Pendant que Maxime Balalou multiplie les effets d’annonce sur l’avancée du pays, ses propres services publics tombent en ruine. Cette schizophrénie gouvernementale nourrit la colère des agents qui vivent quotidiennement cette contradiction.

 

La gravité de la situation dépasse le simple dysfonctionnement technique. Un pays qui ne peut pas retransmettre ses propres événements officiels perd une part de sa souveraineté médiatique. Cette dépendance vis-à-vis des médias extérieurs compromet le contrôle national de l’information et affaiblit l’image de l’État centrafricain.

 

Le sommet de la CEMAC à Bangui aurait dû constituer une vitrine pour le pays hôte. Au lieu de cela, il met en lumière les carences structurelles du secteur public centrafricain. Les six chefs d’État présents ont pu constater de visu l’état de délabrement des institutions médiatiques nationales, spectacle peu flatteur pour les autorités locales.

 

Cette crise du service public audiovisuel reflète un mal plus profond : l’abandon progressif des missions régaliennes de l’État. Quand une radio nationale ne peut plus remplir ses fonctions élémentaires, c’est tout le système institutionnel qui montre ses failles. Le cri d’alarme lancé en direct constitue un électrochoc nécessaire, mais les réponses tardent à venir pendant que le ministre continue ses discours déconnectés de la réalité.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Touadera, pourquoi tant de mystère autour du contrat de l’Hôtel du Centre avec Elegance Invest ?

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Touadera, pourquoi tant de mystère autour du contrat de l’Hôtel du Centre avec Elegance Invest ?

 

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Panneau illustrant le futur design de l’Hôtel Du Centre en cours de rénovation. CopyrightChristian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le contrat accordé à Elegance Invest pour l’Hôtel du Centre pose des questions dérangeantes. Les Centrafricains attendent des explications de Touadera sur cette attribution directe.

 

En effet, l’Hôtel du Centre de Bangui traîne sa décrépitude depuis des années, témoin silencieux de l’incapacité du gouvernement Touadera à mener à bien ses projets. Le 3 juillet 2025, le Conseil des ministres présidé par Faustin Archange Touadera a validé un contrat de partenariat public-privé avec Elegance Invest pour rénover et exploiter cet établissement. Cette attribution directe, sans appel d’offres public, interroge sur les vraies motivations du gouvernement.

 

L’histoire de cet hôtel ressemble à un feuilleton mal écrit. En septembre 2020, la société congolaise Bac-El, dirigée par le centrafricain Christian Achille Colongo, promettait 3 milliards de FCFA pour remettre l’établissement sur pied avec un contrat de gestion de 20 ans. Le journaliste Jean Fridolin Ngoulou Kengo avait relayé cette annonce prometteuse. Deux ans plus tard, en 2022, le chantier n’avait pas commencé. Le gouvernement a rompu le contrat à l’amiable en janvier 2022, sans donner d’explication publique. Quels problèmes ont conduit à cette rupture ? Combien cette résiliation a-t-elle coûté aux contribuables ? Le silence des ministres concernés laisse planer le doute.

 

Le nouveau contrat avec Elegance Invest pose des questions encore plus troublantes. Cette société reste dans l’ombre : qui la dirige ? Quelles sont ses références ? Pourquoi le gouvernement a-t-il choisi l’entente directe plutôt qu’un appel d’offres transparent ? En 2022, un appel d’offres ouvert (AAOOI n°002/AAOOI/MCAT/DIRCAB/CPMP/2022) avait été lancé, exigeant des candidats des garanties de 20 millions de FCFA et des références solides. Cet appel, clos le 31 octobre 2022, n’a donné aucune suite connue. Le marché a-t-il été attribué à l’époque ? Cette procédure était-elle une façade pour justifier plus tard une attribution directe ?

 

Le moment choisi pour cette décision dérange. Bangui se prépare à accueillir le Caucus africain en juillet-août 2025, avec 400 délégués des 54 pays africains. La capitale manque d’hôtels de qualité, et l’Hôtel du Centre aurait pu répondre à ce besoin s’il avait été rénové comme prévu. Au lieu de cela, le gouvernement compte sur des établissements comme l’Hôtel Oubangui ou le Ledger, dont la capacité reste incertaine. Cette improvisation révèle l’incapacité de Touadera à anticiper et à planifier.

 

Cette affaire éclate dans un contexte particulièrement difficile. Le drame du lycée Barthélemy-Boganda, où 29 élèves ont perdu la vie le 25 juin 2025 dans une bousculade après l’explosion d’un transformateur, a montré l’état inquiétant des infrastructures publiques. L’épidémie de mpox, avec 104 cas confirmés au 23 juin 2025, révèle les failles du système sanitaire. Pourtant, Touadera semble plus préoccupé par des contrats opaques que par ces urgences. Où sont les priorités ? Pourquoi l’argent public est-il engagé dans un projet dont les détails – coût, contributions de l’État, bénéfices pour la population – restent secrets ?

 

Les Centrafricains, dont 71 % vivent dans la pauvreté selon la Banque mondiale, ont le droit de savoir comment leurs ressources sont utilisées. Le discours gouvernemental sur le tourisme comme moteur de développement sonne faux face à cette gestion approximative. La Centrafrique, autrefois appelée “Suisse d’Afrique” pour son potentiel, est aujourd’hui l’un des deux derniers pays les plus pauvres du continent. L’insécurité persistante, l’influence de groupes comme Wagner, et une justice critiquée découragent les investisseurs sérieux. Le départ de Bac-El en est la preuve : sans transparence ni volonté politique, aucun projet ne peut aboutir.

 

Monsieur le Président Kongoboro, l’Hôtel du Centre devient le symbole de votre gestion défaillante. Publiez les détails du contrat avec Elegance Invest : critères de sélection, coût total, calendrier des travaux, bénéfices attendus. Expliquez pourquoi l’entente directe était nécessaire. Organisez un débat public pour éclaircir cette affaire. Sans ces mesures, ce projet restera entaché de soupçons. Les Centrafricains, fatigués par des décennies de crises, ne toléreront plus ces pratiques opaques. Touadera, il est temps de rendre des comptes. La transparence n’est pas un luxe, c’est un devoir….

 

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