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La Minusca et les droits de l’homme en Centrafrique : des millions pour des ateliers bidons, mais qui protège les victimes ?

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La Minusca et les droits de l’homme en Centrafrique : des millions pour des ateliers bidons, mais qui protège les victimes ?

 

Minusca et les droits de l’homme en Centrafrique : des millions pour des ateliers bidons, mais qui protège les victimes ?
porte-parole militaire de la Minusca lors d’un point de presse à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis plus de dix ans, la Minusca multiplie les formations et ateliers sur les droits de l’homme. Forces armées, gendarmes, policiers, magistrats et agents pénitentiaires y participent régulièrement, financés par des millions de dollars venus de New York. Pourtant, la situation sur le terrain reste inchangée : violences, enlèvements, exécutions sommaires et exactions se poursuivent dans un silence inquiétant.

 

À Bouca, l’année dernière, deux anciens miliciens anti-Balaka intégrés aux Forces armées centrafricaines (FACA) ont été égorgés par des mercenaires russes du groupe Wagner. Leurs têtes coupées ont été placées entre leurs jambes, une scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux par les Wagner eux-mêmes, sans qu’aucune organisation de défense des droits de l’homme n’ose réagir. Près de Bambari, sur le site minier de Ndachima, il y’a quelques jours, une dizaine de civils ont été tués par les mercenaires russes du groupe Wagner, là encore dans un silence total. Dans la ville de Zémio, des mines antipersonnel installées autour de la ville tuent et blessent, sans qu’aucun rapport officiel de la Minusca, des organisations de droits de l’homme ne dénonce ces faits.

 

Les ONG nationales, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) et les partenaires internationaux, tous financés ou appuyés par la Minusca, restent muets. La CNDH, structure étatique largement financée par l’ONU, n’a pas émis la moindre déclaration sur ces crimes. Même constat pour les organisations spécialisées dans la protection des enfants et des femmes : malgré des cas documentés d’incarcération illégale d’enfants de 11 à 15 ans à l’UMIR, aucune prise de position publique n’a été faite par ces organisations prétendument de droits de l’homme.

 

La Minusca y concentre pourtant l’essentiel des moyens. Elle finance et forme toutes les structures nationale : ONG, associations, CNDH, unités spécialisées contre les violences sexuelles. Des millions de dollars sont dépensés chaque année pour ces programmes, mais l’impact réel est invisible. Les rapports sont rares, les dénonciations inexistantes, et la population reste livrée à l’arbitraire des forces de sécurité et des mercenaires russes.

 

Le climat de peur contribue à ce silence. Wagner et ses alliés imposent une terreur qui réduit au silence les organisations nationales. Parler de ces crimes peut signifier une disparition forcée, des passages à tabac, ou des accusations fabriquées de tentative de coup d’État. La disparition d’Armel Sayo, enlevé par des forces russes début juillet 2025, souligne ce mécanisme de peur et d’impunité. Aucune organisation de défense des droits humains n’a exigé d’enquête indépendante, malgré les preuves accumulées.

 

En dix ans, la Minusca a dépensé des sommes colossales pour ces formations. Mais à quoi servent-elles si les violations continuent, si les victimes ne sont pas protégées et si les coupables ne sont jamais inquiétés ? Les atrocités de Bouca, Ndachima ou Zémio, bien que c’est quelques uns parmi un océan des cas,  ne figurent dans aucun communiqué officiel. Les ONG et la CNDH, financées par l’ONU, se contentent d’assister à des ateliers et de produire des rapports internes sans conséquences. Le système semble conçu pour justifier des budgets à New York plutôt que pour défendre les droits fondamentaux des Centrafricains.

 

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Touadéra choisit la ville de Paoua pour lancer l’année scolaire  2025 – 2026 : spectacle électoral à deux mois des élections

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Touadéra choisit la ville de Paoua pour lancer l’année scolaire  2025 – 2026 : spectacle électoral à deux mois des élections

 

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Lycée moderne de Paoua, dans la Lim-Pené, à l’ouest-nord de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro programme son show éducatif pour le 6 octobre dans une ville où les écoles manquent de tout, mais où les caméras captureront parfaitement son message de campagne.

 

Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a trouvé son nouveau décor électoral : Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, accueillera le 6 octobre prochain le lancement solennel de l’année scolaire 2025-2026. Cette ville du nord-ouest, choisie pour sa capacité à incarner les “défis et espoirs” de l’éducation rurale selon la communication officielle, servira de toile de fond à un événement qui tombe à point nommé : quatre mois exactement avant les élections de décembre.

 

L’école préfectorale Mixte 1 de Paoua va vivre sa grande journée médiatique. Les autorités ont choisi ce site avec soin, non pas pour sa modernité ou ses équipements exemplaires, mais pour son potentiel symbolique. Une école de brousse qui permettra au président de jouer la carte de la proximité avec les “vraies difficultés” de l’éducation centrafricaine, tout en évitant soigneusement de montrer l’état réel des infrastructures scolaires du pays.

 

Le Conseil des ministres du 4 septembre a validé cette opération de communication sous une thématique qui sonne comme un slogan de campagne : “Renforcer les connaissances fondamentales à travers la lecture, l’écriture et le calcul pour la réussite de nos élèves”. Derrière cette formule convenue se cache une réalité que le président préfère occulter : des milliers d’élèves centrafricains peinent encore à accéder à ces fameux “fondamentaux” faute d’écoles, de professeurs ou de matériel pédagogique.

 

Bruno Yapandé, ministre de l’administration du territoire, a présenté le dossier en remplacement du ministre de l’Éducation nationale. Ce changement d’interlocuteur en dit long sur la nature politique de l’événement : quand l’éducation devient un enjeu électoral.

 

La mise en scène promet d’être grandiose. Le président compte mobiliser “l’ensemble des corps constitués de l’État”, la “communauté éducative dans son entièreté” et les “partenaires techniques et financiers”. Cette armada de personnalités officielles débarquera à Paoua pour une journée, le temps de quelques discours et photos de groupe, avant de repartir vers Bangui en laissant l’école locale retrouver sa routine quotidienne faite de manques et d’improvisation.

 

Le gouvernement se gargarise également des “enseignants intégrés dans la fonction publique” en 2024-2025, chiffre qui fait mouche dans les statistiques mais qui cache mal les réalités du terrain.

 

L’événement s’inscrit dans ce que les autorités appellent pompeusement la “stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique”. Cette référence aux grands engagements internationaux permet au gouvernement centrafricain de donner une dimension continentale à sa communication, alors que les problèmes restent dramatiquement locaux : classes surpeuplées, absence de manuels scolaires, infrastructures délabrées, enseignants non payés pendant des mois.

 

Le timing de cette cérémonie interpelle. Organiser un grand show éducatif quatre mois avant des élections relève d’un calcul politique évident. Touadéra mise sur l’éducation pour redorer son blason auprès d’un électorat qui n’a pas oublié les promesses non tenues des mandats précédents. Cette stratégie de communication intensive dans un secteur sensible vise à créer une dynamique positive avant les échéances électorales.

 

Le choix de Paoua n’est pas innocent non plus. Cette ville du nord-ouest permet au président de montrer qu’il s’intéresse aux régions périphériques, souvent oubliées par le pouvoir central. Mais ce déplacement présidentiel ne changera rien à la situation éducative locale une fois les caméras parties. Les élèves de Paoua retourneront à leurs difficultés quotidiennes, et le président à ses préoccupations électorales.

 

Cette opération de communication coûtera cher aux finances publiques. Transport du président et de sa délégation, sécurisation du site, organisation logistique, frais de protocole : la facture de cette journée de propagande électorale pourrait financer l’équipement de plusieurs écoles rurales. Mais l’investissement en vaut la chandelle pour un président en campagne.

 

L’ironie de la situation saute aux yeux : un chef d’État qui voyage en hélicoptère Wagner pour éviter les routes impraticables de son pays vient donner des leçons d’éducation dans une ville où les enseignants doivent parfois marcher des heures pour rejoindre leur école. Cette déconnexion entre la réalité présidentielle et celle des acteurs de terrain résume parfaitement l’état de l’éducation en République centrafricaine.

 

Le 6 octobre, Paoua vivra donc sa journée de gloire médiatique. Les discours fusent, les promesses pleuvront, les engagements se multiplieront. Puis le silence retombera sur cette ville qui aura servi de décor à une mise en scène électorale, en attendant peut-être la prochaine opération de communication du pouvoir centrafricain.

 

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Bossangoa : Sept morts dans un accident de camion, les routes centrafricaines continuent de tuer chaque jour

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Bossangoa : Sept morts dans un accident de camion, les routes centrafricaines continuent de tuer chaque jour

 

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Route nationale 1

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un camion dix roues en provenance du marché hebdomadaire de Benzambe s’est accidenté lundi près de Bossangoa, faisant sept victimes et rappelant la tragédie quotidienne des routes centrafricaines.

 

La République centrafricaine vient d’enregistrer une nouvelle tragédie routière qui endeuille la ville de Bossangoa, située à environ 305 kilomètres de Bangui. Un accident impliquant un camion dix roues a coûté la vie à sept personnes, ajoutant ces victimes à la longue liste des morts sur les routes du pays.

 

L’accident s’est produit au PK30, dans le village de Bongueré, alors que le véhicule revenait du marché hebdomadaire de Benzambé. Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, l’accident serait dû à une combinaison de facteurs : la surcharge du véhicule et un problème technique lié à la boîte à air qui aurait lâché. Cette défaillance mécanique a probablement causé la perte de contrôle du camion avec les conséquences dramatiques que l’on connaît.

 

Les sept victimes ont été transportées à la morgue de l’hôpital de Bossangoa. Parmi elles se trouve un jeune homme venu de la capitale Bangui pour vendre des vêtements. Ce commerçant ambulant, comme beaucoup d’autres, utilisait les moyens de transport disponibles pour exercer son activité économique, sans imaginer que ce voyage lui serait fatal.

 

Cet accident tragique montre clairement les multiples problèmes qui gangrènent le transport routier en République centrafricaine. La surcharge des véhicules est devenue une pratique courante, les transporteurs cherchant à maximiser leurs profits en entassant marchandises et passagers bien au-delà des capacités normales de leurs véhicules.

 

Cette pratique dangereuse s’explique en partie par l’état désastreux des routes centrafricaines. Pour se rendre de Bangui à Bossangoa, pourtant distantes de seulement 300 kilomètres, ou de Bossangoa à d’autres localités voisines comme Benzambé ou Nana-Bakassa, il faut faire preuve d’une résistance mentale considérable. Les routes sont dans un état chaotique qui transforme chaque voyage en épreuve d’endurance.

 

Cette situation ne concerne pas uniquement l’axe Bangui-Bossangoa. Dans tout le pays, les routes sont devenues de véritables pièges mortels. Nids-de-poule géants, portions complètement détériorées, ponts endommagés : l’infrastructure routière centrafricaine s’effrite jour après jour, abandonnée à son sort par des autorités qui semblent avoir d’autres priorités qui est le financement des Wagner par milliards par mois.

 

L’état déplorable des véhicules aggrave encore cette situation. Faute de moyens pour entretenir correctement leur flotte, de nombreux transporteurs font circuler des véhicules vétustes, mal entretenus et techniquement dangereux. Les pannes mécaniques comme celle qui a causé l’accident de Bossangoa sont monnaie courante sur les routes centrafricaines.

 

Cette négligence de l’entretien des véhicules découle aussi de la pauvreté générale qui frappe le secteur du transport. Les transporteurs, pressés par la nécessité économique, reportent souvent les réparations indispensables, espérant que leurs véhicules tiendront encore quelques trajets.

 

Le drame de Bossangoa s’inscrit dans une tragédie quotidienne qui frappe la République centrafricaine. Chaque jour, les routes du pays font des victimes. Ces morts répétées transforment les déplacements en loterie macabre où personne ne sait s’il arrivera vivant à destination.

 

Cette hécatombe routière touche particulièrement les populations les plus vulnérables : commerçants ambulants, voyageurs modestes qui n’ont d’autre choix que d’emprunter ces véhicules surchargés et mal entretenus. Pour eux, il n’existe pas d’alternative : c’est prendre ces risques ou renoncer à toute activité économique.

 

L’absence de contrôles techniques réguliers aggrave encore la situation. Les véhicules circulent sans vérification de leur état mécanique, multipliant les risques de pannes graves comme celle qui a provoqué l’accident de Bongueré. Cette carence de l’État en matière de régulation du transport routier fait de chaque voyage un pari sur la vie.

 

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56,2 % d’accès à l’eau potable en RCA : les chiffres douteux de l’ICASEES, une manipulation grossière face à la crise réelle

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56,2 % d’accès à l’eau potable en RCA : les chiffres douteux de l’ICASEES, une manipulation grossière face à la crise réelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-queue-des-bidons-jaunes-a-la-recherche-de-leau-potable-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>56,2 % d'accès à l'eau potable en RCA : les chiffres douteux de l'ICASEES, une manipulation flagrante face à la crise réelle
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les statistiques officielles sur l’accès à l’eau potable en République centrafricaine contredisent la réalité vécue par les populations centrafricaine dans des quartiers et villages.

 

En République centrafricaine, où des millions de citoyens peinent quotidiennement à trouver de l’eau potable, les récentes déclarations de Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), résonnent comme une provocation. Lors d’une interview accordée à la radio Ndékè Luka, Ali a affirmé avec une assurance déconcertante que 56,2 % des ménages centrafricains ont accès à l’eau potable, selon une enquête de son institution.

Ce chiffre, présenté comme une vérité statistique, se trouve en décalage total avec la réalité du terrain. Les données exhale un parfum de manipulation destiné à masquer l’incurie des autorités et à flatter les partenaires financiers internationaux. Une analyse des faits révèle que ces données constituent, au mieux, une distorsion grossière de la vérité, au pire, une tentative délibérée de tromper l’opinion publique.

Les 56,2 % d’accès à l’eau potable vantés par l’ICASEES peinent à convaincre lorsque l’on observe la situation sur le terrain. À Bangui, la capitale, des habitants du quartier Sao, parmi d’autres, continuent de se rendre à la rivière Oubangui pour collecter une eau souvent trouble et insalubre, faute de robinets fonctionnels ou de forages accessibles.

Dans les zones rurales, la situation se révèle encore plus dramatique. Des villages entiers dépendent de puits vétustes ou de sources contaminées, quand ils ne doivent pas parcourir des kilomètres pour trouver de l’eau. Un reportage de RFI datant de février 2025 rappelle que plus de 70 % des ménages centrafricains vivent dans la pauvreté, en grande partie à cause d’un difficile accès à l’eau potable. Cette réalité contredit frontalement l’optimisme des chiffres de l’ICASEES.

Comment Blaise Bienvenu Ali peut-il prétendre que plus de la moitié des ménages ont accès à l’eau potable quand les témoignages des Centrafricains racontent une tout autre histoire ? L’un des aspects les plus inquiétants de cette déclaration réside dans l’absence totale de transparence sur la méthodologie utilisée par l’ICASEES.

Quelle est la définition de l’« accès à l’eau potable » adoptée ? S’agit-il de puits à proximité, de forages fonctionnels, ou d’une simple estimation basée sur des infrastructures théoriquement disponibles ? L’interview ne précise ni la date de l’enquête ni la taille de l’échantillon, laissant planer un doute sérieux sur la rigueur scientifique des données.

Cette opacité n’est pas nouvelle. En juillet 2022, Blaise Bienvenu Ali avait déjà relativisé un rapport du cabinet Mercer sur le coût de la vie à Bangui, arguant que les données internationales ne reflétaient pas l’indice national de consommation. Cette tendance à manipuler les chiffres pour contrer les critiques externes semble être une constante chez le directeur de l’ICASEES, qui privilégie la défense des intérêts politiques à l’objectivité statistique.

L’ICASEES, financé en partie par des partenaires comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, a tout intérêt à présenter des chiffres flatteurs pour justifier les fonds reçus et soutenir l’image d’un gouvernement en progrès. Les 56,2 % d’accès à l’eau potable apparaissent comme une tentative désespérée de faire croire à une amélioration, alors que les efforts du gouvernement en matière de forages et d’infrastructures hydrauliques restent largement insuffisants.

En milieu rural, où Ali admet lui-même que plus de 6 pauvres sur 10 n’ont pas accès à l’eau potable, la situation est catastrophique. Pourquoi alors insister sur un chiffre global aussi optimiste ? La réponse semble évidente : ces données servent à masquer l’incapacité des autorités à répondre à une crise humanitaire majeure, tout en apaisant les bailleurs de fonds qui exigent des résultats concrets.

Pendant que l’ICASEES jongle avec des chiffres douteux, ce sont les Centrafricains qui paient le prix de cette manipulation. Dans un pays où 70 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté, l’accès à l’eau potable n’est pas seulement une question de confort, mais une question de survie.

Les maladies hydriques, comme la diarrhée et le choléra, continuent de faire des ravages, en particulier chez les enfants, en raison de l’eau insalubre. En prétendant que plus de la moitié des ménages ont accès à l’eau potable, l’ICASEES minimise l’urgence de la situation et détourne l’attention des besoins criants des populations. Les rares forages mentionnés par Ali, souvent réalisés par des partenaires internationaux, sont loin de couvrir les besoins réels, et leur MAINTENANCE reste problématique….

 

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Centrafrique : Touadéra, otage de Poutine et de Wagner, signe-t-il l’arrêt de mort de son pays ?

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Touadéra, otage de Poutine et de Wagner, signe-t-il l’arrêt de mort de son pays ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le pari risqué de Touadéra : la dette auprès de Moscou, prix de sa réélection
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Faustin-Archange Touadéra, un tintin devenu président de la Centrafrique par Hazare, est dos au mur. Sous la pression implacable de Vladimir Poutine, il doit se rendre à Moscou pour signer un contrat qui transfère le contrôle de Wagner à Africa Corps, une structure militaire russe encore plus coûteuse et intrusive, selon une révélation faite par Afrique Intelligence, le plus sérieux magazine panafricain.

 

Ce contrat, comme tout le monde le sait d’ailleurs, est imposé par le Kremlin, menace de plonger la Centrafrique dans une crise économique et sécuritaire du jamais vue. Quinze millions de dollars par mois, soit  soit 180 millions par an, l’équivalent de plus de la moitié des ressources domestiques du pays,  doivent être versés en cash à la Russie de Poutine, le nouvel escroc des africains. Un montant exorbitant pour un État déjà à terre à cause des Wagner, où le budget annuel ne dépasse pas 300 millions de dollars et où la croissance économique, bien que timide, reste dépendante de l’aide internationale. Pendant ce temp, Touadéra fait mine de résister parce que ce contrat n’est pas seulement une question d’argent : c’est une question de survie politique. Wagner, dirigé sur place par Dimitri Sytyi,  un homme devenu omniprésent dans les cercles du pouvoir centrafricain –, a tissé un réseau d’influence si profond que le président ne peut plus s’en passer. Sytyi, décrit comme le « vrai maître du jeu » à Bangui, est impliqué dans la sécurité présidentielle, la guerre informationnelle, la répression des rebelles, et surtout, l’exploitation intensive des mines d’or et de diamants. Touadéra sait que sans Wagner, il perd son assurance-vie politique.

 

Mais Poutine ne lâche rien. Le Kremlin veut remplacer Wagner par Africa Corps, une structure plus contrôlée, plus institutionnelle, et surtout, plus chère. Le piège se referme sur un pays déjà à genoux. Dmitri Sytyi n’est pas un simple conseiller. Officiellement directeur de la « Maison russe » à Bangui, il est en réalité le stratège de l’influence russe en Centrafrique. Il a accompagné Touadéra dans ses déplacements en Russie, négocié avec les rebelles, supervisé l’exploitation des ressources minières, et même organisé des opérations de désarmement. Son pouvoir est tel que des députés centrafricains posent avec des t-shirts « Je suis Wagner », et que des ministres ne prennent aucune décision majeure sans son aval. Pour Touadéra, Dmitri Sytyi est un atout : il garantit sa sécurité, contrôle les groupes armés, et assure la stabilité (relative) du pays. Mais pour Moscou, Dmitri Sytyi est un problème : il incarne l’autonomie de Wagner, une autonomie que le Kremlin veut éliminer en imposant Africa Corps.

 

Wagner ne se contente pas de « sécuriser » la Centrafrique. Le groupe contrôle les gisements d’or de Ndassima, l’un des plus riches du pays, et supervise l’exportation des ressources vers la Russie. L’or centrafricain finance la guerre russe en Ukraine, tandis que Bangui ne voit presque rien de ces revenus. Avec Africa Corps, Moscou veut officialiser ce pillage : le contrat prévoit que les mines passent sous contrôle direct d’entreprises russes, en échange d’une « sécurité » dont personne ne croit vraiment à l’efficacité. Résultat : la Centrafrique, déjà l’un des pays les plus pauvres du monde, voit ses dernières richesses s’envoler vers la Russie, tandis que son budget est asphyxié par les exigences du Kremlin.

 

Le contrat imposé par Moscou est un chantage déguisé. Quinze millions de dollars par mois, payables en cash ou en ressources naturelles, un contrôle total des opérations militaires et minières par le ministère russe de la Défense, et aucune garantie que Africa Corps sera aussi efficace que Wagner. Au contraire, les premiers retours du Sahel montrent que cette nouvelle structure peine à contenir les insurrections djihadistes. Pour la Centrafrique, c’est un choix impossible : signer, c’est condamner son pays à la misère et à la domination russe ; refuser, c’est risquer un chaos immédiat du régime.

 

Selon Afrique Intelligence, Touadéra a tout fait pour éviter ce voyage à Moscou. Il a refusé l’invitation pour le 9 mai, puis reporté celle d’août. Il a envoyé des émissaires , son chef de cabinet, sa ministre des Affaires étrangères,  pour négocier, mais Moscou les a reçus avec mépris, exigeant sa présence personnelle. Il a tenté de jouer la carte occidentale, en sollicitant l’UE et les États-Unis, mais sans succès. Son dernier espoir : tenir jusqu’aux Élections de décembre 2025, en espérant que Wagner reste en place jusqu’à son éventuel troisième mandat. La ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, a été contrainte de se rendre à Saint-Pétersbourg en juillet 2025, sous escorte de cadres de Wagner. Un exemple fort : Moscou montre qu’il peut imposer ses décisions, même aux plus hauts responsables centrafricains. Touadéra le sait : s’il signe, il perdra le peu de légitimité qui lui reste. S’il refuse, il risque sa tête. Même les russes pourraient le faire tuer.

 

Quinze millions de dollars par mois pour Africa Corps, c’est plus de la moitié du budget centrafricain. Les mines d’or et de diamants, dernières sources de revenus, passeront sous contrôle russe. L’aide internationale pourrait être suspendue, l’UE et le FMI ne pouvant cautionner un tel gaspillage. Conséquence : un État en faillite, incapable de payer ses fonctionnaires, ses écoles, ses hôpitaux. Africa Corps n’a pas fait ses preuves. Au Mali et au Niger, les Russes peinent à contenir les groupes djihadistes, malgré des moyens considérables. En Centrafrique, où les rebelles sont encore actifs, le risque d’un effondrement sécuritaire est réel. Avec ce contrat, la Centrafrique deviendra un État vassal de la Russie : les décisions militaires et minières seront prises à Moscou, les élites locales seront encore plus inféodées aux Russes, et l’isolement international se renforcera.

 

Touadéra est piégé. Signer, c’est condamner son pays à la misère et à la domination russe. Refuser, c’est risquer un chaos immédiat. Mais une question reste : pourquoi l’UE, la France, les États-Unis laissent-ils faire ? Pourquoi aucun plan B n’est-il proposé à la Centrafrique ? Par peur de la Russie ? Par désintérêt pour l’Afrique centrale ? Une chose est sûre : si ce contrat est signé, la Centrafrique ne s’en remettra pas. Et Touadéra entrera dans l’histoire comme le président qui a vendu son pays.

 

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Aristide Ganabo, le “Wagner de l’ACFPE” : un ancien ramasseur de cartons en France devenu tyran de l’ACFPE grâce à une licence bidon et à la complicité du pouvoir

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Aristide Ganabo, le “Wagner de l’ACFPE” : un ancien ramasseur de cartons en France devenu tyran de l’ACFPE grâce à une licence bidon et à la complicité du pouvoir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/ganabo-aristide-olivier.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aristide Olivier Ganabo, le « Wagner de la CFPE », impose sa loi et plonge l’institution dans la panique
ganabo-aristide-olivier – Aristide Ganabo : Chargé de Mission ou Parrain de la Mafia au Ministère du Travail?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Aristide Ganabo n’a ni diplôme ni compétence administrative, mais il a un talent : terroriser ses collègues et les agents de l’ACFPE, puis s’enrichir sur le dos de cette institution.

 

Aristide Ganabo n’est pas seul. Derrière son règne de terreur à l’ACFPE se cache Annie Michelle Mouanga, ministre du Travail, son allié, sa protectrice, et sa complice dans le pillage de l’agence. Ensemble, ils ont transformé l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi en un champ de ruines, où les postes se monnayent, et les fonds publics disparaissent dans des marchés truqués. Lui, Aristide Ganabo, l’ancien ramasseur de cartons en France, autodidacte en informatique après une formation personnelle basique en traitement de texte, a trouvé en elle la couverture parfaite pour imposer sa loi. Elle, la ministre Annie Michelle Mouanga, utilise son pouvoir pour le protéger, le nommer chargé de mission, et lui permettre de semer le chaos sans jamais rendre de comptes.

 

En effet, Tout a commencé avec la nomination en 2021 de la ministre Annie Michelle Mouanga au poste du ministre du travail, elle nomme aussitôt Aristide Ganabo son chargé de mission bien avant qu’il n’obtienne sa fameuse licence bidon. Chargé de mission sans qualification, il a immédiatement instauré un climat de peur  au ministère du travail et à l’ACFPE : limogeages illégaux, surveillance paranoïaque, et une atmosphère où chacun espionne son collègue pour survivre. Quand les questions sur son incompétence ont commencé à fuser, Henri Koulayom, président du conseil d’administration de l’ACFPE et propriétaire de la Gate School, lui a fabriqué une licence sur mesure. Un diplôme de complaisance, validé par un homme qui devrait incarner la rigueur académique, mais qui préfère jouer les complices. Grâce à ce sésame, Aristide Ganabo a été intégré dans la fonction publique, officialisant ainsi quatre ans de règne sans partage.

 

Mais le vrai problème, c’est le duo qu’il forme avec Annie Michelle Mouanga. Elle le couvre, il exécute. Elle signe les notes de service, il fait régner l’ordre par la terreur. Ensemble, ils ont transformé l’ACFPE en une machine à cash, où les fonds destinés à la formation des jeunes finissent dans des poches privées. Les employés, réduits au silence, assistent impuissants à ce pillage organisé. Les directeurs, terrorisés, préfèrent se soumettre plutôt que de risquer leur poste. Quant aux jeunes Centrafricains, ils continuent de chercher désespérément un emploi, tandis que l’agence censée les aider est devenue le terrain de jeu d’un couple de prédateurs.

 

Le gouvernement, lui, regarde ailleurs. Faustin-Archange Touadéra parle de relance économique, Félix Moloua signe des pactes sociaux, mais personne ne dit mot sur ce qui se passe à l’ACFPE. Personne ne demande comment un ancien ramasseur de cartons, sans diplôme valable, a pu s’imposer comme un seigneur tout-puissant. Personne n’exige de comptes sur les millions qui disparaissent. Pourtant, la réponse est simple : parce que Aristide Ganabo et Mouanga sont intouchables. Parce qu’ils ont transformé une institution publique en fief familial, où la loi du plus fort remplace celle de la République.

 

Il est temps d’arrêter ce cirque. Auditez l’ACFPE. Vérifiez la licence d’Aristide Ganabo. Exigez des comptes à Annie Michelle Mouanga. Et rendez à la Centrafrique une agence qui serve l’emploi, et non les appétits d’un couple de tyrans. Le silence du pouvoir est une complicité. L’heure n’est plus aux discours, mais à l’action.

 

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Attaché par un câble, la tête bloquée par un tabouret, un jeune chargeur torturé à mort par des policiers à Bouca, la population se révolte

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Attaché par un câble, la tête bloquée par un tabouret, un jeune chargeur torturé à mort par des policiers à Bouca, la population se révolte

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le commissariat de police de Paoua
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, des policiers ont torturé mortellement un Bambé accusé de vol, provoquant la colère de la population et des affrontements au commissariat de police de la ville.

 

La ville de Bouca, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, a vécu des heures particulièrement sombres le samedi 20 septembre 2025. Un incident d’une gravité exceptionnelle a touché cette localité lorsque des policiers ont torturé à mort un jeune homme accusé de vol, déclenchant la colère de la population locale.

 

Tout a commencé lorsqu’une femme s’est présentée au commissariat de police pour porter plainte contre un chargeur, appelé souvent dans le pays “bambé”. Ces travailleurs informels se chargent du transport des marchandises dans les camions et constituent une catégorie socioprofessionnelle importante dans le commerce. La plaignante accusait ce jeune homme de lui avoir volé son sac contenant de l’argent.

 

Un policier chargé de l’enquête s’est rendu pour interpeller l’accusé et l’a ramené au commissariat. Dès son arrivée, le jeune homme a nié catégoriquement les accusations portées contre lui, exprimant sa surprise face à ces allégations qu’il jugeait infondées. Mais les policiers ont refusé d’entendre ses explications et ont immédiatement commencé à le torturer.

 

Les méthodes employées par ces policiers témoignent d’une barbarie inouïe. Ils ont utilisé des techniques de torture particulièrement atroces : faire fondre des sacs plastiques et verser les gouttes de plastique brûlant sur le corps de la victime. Cette méthode, d’une cruauté extrême, rappelle tristement les pratiques employées par les Mercenaires russes dans le pays.

 

Les tortionnaires ont également utilisé des chaises pour maintenir et bloquer la tête de leur victime afin de le maîtriser par une technique Kouyou qui consiste à neutraliser l’adversaire en étau. Ils l’ont complètement neutralisé avant de poursuivre leurs sévices. Ces actes de torture se sont prolongés jusqu’à ce que le jeune homme succombe à ses blessures. Les coups répétés ont brisé plusieurs de ses côtes et causé des traumatismes internes mortels.

 

Transporté en urgence à l’hôpital, le jeune chargeur était déjà dans un état désespéré. Les médecins n’ont pu que constater son décès, confirmant cliniquement les conséquences fatales des tortures subies. Cette mort a immédiatement provoqué l’indignation de la population de Bouca.

 

Les jeunes de la ville, informés du décès de leur compatriote, ont décidé de récupérer le corps pour le porter au commissariat de police en signe de protestation. Cette démarche visait à confronter les policiers responsables de cette mort avec les conséquences de leurs actes et à exiger des comptes sur cette bavure policière.

 

Face à cette manifestation spontanée, les policiers ont paniqué et ont commencé à tirer en l’air pour intimider la foule. Ces tirs d’intimidation, loin de calmer la situation, ont au contraire attiré davantage de monde et amplifié la colère des manifestants. La tension est rapidement montée d’un cran.

 

Incapables de contrôler la situation, les policiers de Bouca ont fait appel aux soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) basés à Bocanguolo pour venir les soutenir. Cette demande de renfort confirme l’ampleur de la colère populaire et de l’incapacité des forces de police locales à gérer les conséquences de leurs propres exactions.

 

La population de Bouca exprime aujourd’hui un profond mécontentement face à cette tragédie. Les habitants dénoncent non seulement la mort injustifiée de ce jeune homme, mais aussi l’impunité dont jouissent les forces de l’ordre dans leurs agissements. Cette affaire s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par différents corps en uniforme à travers le pays.

 

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Ndachima : Dix jeunes piégés par les mercenaires russes sur le chantier minier et enfermés depuis plusieurs jours dans des containers

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Ndachima : Dix jeunes piégés par les mercenaires russes sur le chantier minier et enfermés depuis plusieurs jours dans des containers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-à-ndassima.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : Dix jeunes piégés par les mercenaires russes sur le chantier minier et enfermés depuis plusieurs jours dans des containers
un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’UPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Sur le site minier de Ndachima exploité par les Russes, des jeunes récupérant des graviers ont été arrêtés et enfermés dans des containers après avoir blessé un mercenaire russes et un russe noir.

 

Le site minier de Ndachima, situé à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, a été le théâtre de nouveaux affrontements entre des jeunes artisans miniers et les mercenaires russes qui exploitent cette mine d’or depuis 2018. Ces incidents du 18 et 19 septembre 2025 s’inscrivent dans un cycle de violences qui perdure depuis des années sur ce site stratégique.

 

L’origine de ces nouveaux troubles remonte à une pratique devenue courante dans toute la région : la récupération des graviers abandonnés par les machines d’extraction. Quand les compagnies minières exploitent les gisements aurifères, leurs machines rejettent des graviers considérés comme sans valeur commerciale. Ces résidus contiennent pourtant encore de petites quantités d’or que les populations locales tentent de récupérer pour survivre.

 

Cette activité de récupération est devenue l’une des principales sources de revenus pour les familles de Bambari et des villages environnants, y compris celles venant d’ailleurs. Chassées de leurs terres ancestrales par l’attribution de concessions minières aux compagnies étrangères, ces populations n’ont souvent d’autre choix que de fouiller les déchets des exploitations pour espérer trouver quelques grammes d’or.

 

C’est dans cet ordre d’idée que le 18 septembre dernier, une dizaine de jeunes sont entrés sur le site de Ndachima pour récupérer ces graviers. Cette pratique, bien qu’interdite par les exploitants russes, était tolérée tacitement depuis des mois. Mais cette fois-ci, les mercenaires russes présents sur le site ont décidé de durcir leur position. Informés de la présence de ces jeunes dans la mine, ils ont utilisé une machine pour boucher l’entrée, piégeant les intrus à l’intérieur.

 

Cette manœuvre a immédiatement provoqué la colère des autres jeunes présents aux alentours du site. Voyant leurs camarades bloqués dans la mine, ils ont organisé une action de protestation qui a rapidement dégénéré. Les manifestants ont attaqué les mercenaires présents, blessant un mercenaire russe avec une arme blanche.

 

L’affrontement a pris une tournure dramatique quand les jeunes se sont aussi attaqués à un “russe noir”. Cette appellation désigne les anciens rebelles centrafricains qui ont été formés et recrutés par les mercenaires russes pour les accompagner dans leurs opérations. Ces hommes, bien que centrafricains, sont perçus par les populations comme des collaborateurs des forces étrangères. L’un d’eux a été mortellement poignardé au cours de l’affrontement.

 

Face à cette escalade de violence et au décès de leur collaborateur, les mercenaires russes ont organisé une riposte immédiate. Le 19 septembre, vers quatre heures du matin, ils ont lancé une opération de bouclage du secteur pour arrêter les responsables des agressions de la veille.

 

Cette opération punitive s’est soldée par l’arrestation d’une dizaine de personnes. Mais au lieu de les remettre aux autorités judiciaires centrafricaines, les mercenaires ont choisi d’appliquer leurs propres méthodes. Ils ont enfermé les prisonniers dans des containers métalliques, méthode de détention particulièrement inhumaine compte tenu des températures élevées de la région.

 

Ces containers, normalement destinés au transport de marchandises, deviennent de véritables fours sous le soleil tropical. Y enfermer des êtres humains constitue une forme de torture qui peut rapidement devenir mortelle. Cette pratique témoigne du mépris total des mercenaires russes pour les droits humains les plus élémentaires.

 

Après cette détention dans des conditions inhumaines, les prisonniers ont été transférés vers Bambari. On ignore encore s’ils ont été remis aux autorités centrafricaines ou s’ils restent sous le contrôle des mercenaires russes. Cette incertitude sur leur sort ajoute à l’inquiétude des familles et de la population locale.

 

Cet incident de Ndachima s’inscrit dans un schéma qui se répète régulièrement sur les sites miniers contrôlés par des compagnies étrangères en République centrafricaine. Les populations locales, exclues des bénéfices de l’exploitation de leurs ressources naturelles, tentent de survivre en récupérant les miettes laissées par ces exploitations industrielles.

 

La situation devient particulièrement explosive quand ces populations désespérées se heurtent à des mercenaires armés qui n’hésitent pas à employer la force létale pour protéger les intérêts de leurs employeurs. Les autorités centrafricaines semblent impuissantes à réguler ces conflits qui opposent leurs propres citoyens à des forces étrangères sur le territoire national.

 

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Le gouvernement centrafricain pris en flagrant délit de publication d’un faux communiqué rédigé par les mercenaires russes

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Le gouvernement centrafricain pris en flagrant délit de publication d’un faux communiqué rédigé par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Claude-Rameaux-Bireau.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le gouvernement centrafricain pris en flagrant délit de publication d’un faux communiqué rédigé par les mercenaires russes
Le ministre centrafricain de la défense, le douanier Claude Rameaux Bireau

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un communiqué officiel du ministère de la Défense centrafricain sur un prétendu accrochage frontalier avec des “assaillants soudanais” cacherait la réalité d’une attaque de mercenaires russes contre des éleveurs arabes soudanais.

 

Le communiqué publié le 20 septembre 2025 par le ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’armée centrafricain pousse les centrafricains à s’interroger. Ce document officiel raconte un prétendu accrochage survenu le 16 septembre dans la zone de Basham Sher, préfecture de la Vakaga, à environ 15 kilomètres de la frontière soudanaise. Selon la version officielle, une patrouille des forces de défense et de sécurité aurait été attaquée par un groupe armé, ripostant conformément aux règles d’engagement et neutralisant quatre assaillants.

 

Mais des sources locales et les habitants racontent une histoire complètement différente. Selon ces témoignages, ce ne sont pas les forces armées centrafricaines qui étaient impliquées, mais bien des mercenaires russes qui étaient en route vers Amdafock. Ces derniers auraient attaqué des éleveurs arabes soudanais qui marchaient tranquillement le long de la route, à environ 25 kilomètres avant d’atteindre Amdafock.

 

L’attaque s’est déroulée sans aucune provocation. Les mercenaires ont ouvert le feu sur le groupe d’éleveurs, tuant quatre à cinq personnes sur place. Les survivants ont pris la fuite, tandis que les mercenaires sont retournés à leur base de Birao sans continuer leur route vers Amdafock.

 

Cette version alternative des événements publie un processus de manipulation particulièrement bizarre. Après leur retour à Birao, les mercenaires russes ont rédigé un rapport mensonger qu’ils ont transmis à l’ambassade de Russie. Cette dernière a ensuite fait pression sur le ministère centrafricain de la Défense pour qu’il publie ce communiqué trompeur, présentant les mercenaires comme des “forces de défense et de sécurité” centrafricaines.

 

Cette méthode montre comment les autorités russes et leurs mercenaires manipulent les institutions centrafricaines. Au lieu de laisser les autorités nationales communiquer selon leurs propres analyses, ils leur fournissent des communiqués pré-rédigés que le gouvernement centrafricain se contente de publier sans vérification approfondie.

 

Les conséquences de cette attaque non provoquée contre des éleveurs soudanais se sont avérées dramatiques pour les populations locales. L’agression a provoqué des représailles de la part de groupes soudanais qui, pensant que les villageois centrafricains avaient guidé les mercenaires, ont mené des opérations de vengeance. Ces représailles ont visé des villages situés à sept kilomètres d’Amdafock, où trois personnes ont été capturées. Deux ont réussi à s’échapper, mais la troisième a péri dans l’incendie de sa maison.

 

Le communiqué officiel fait également état de la saisie de “monnaies ukrainiennes (hryvnia)” sur les assaillants présumés. Cette mention étonne les observateurs qui s’interrogent sur la présence de cette devise dans une région où même les dollars américains sont difficiles à échanger. Dans une zone où les transactions se font principalement en francs CFA et où même l’euro reste difficile à utiliser, la présence de hryvnia ukrainienne paraît totalement artificielle.

 

Cette “découverte” de monnaie ukrainienne semble être un élément fabriqué pour alimenter un narratif géopolitique particulier. En suggérant une présence ukrainienne hostile à la frontière, les mercenaires russes cherchent à justifier leur présence et à maintenir le gouvernement centrafricain dans une dépendance sécuritaire. Cette stratégie vise à convaincre les autorités de Bangui qu’elles ne peuvent pas assurer leur sécurité sans l’aide des forces russes.

 

L’utilisation de cette devise comme “preuve” démontre le caractère grossier de la manipulation. Comment des éleveurs soudanais auraient-ils pu se procurer et utiliser de la monnaie ukrainienne dans une région où cette devise n’a aucune valeur d’échange ? Cette incohérence souligne le caractère fabriqué de cette “preuve”.

 

Le processus qui a conduit à la publication de ce communiqué montre parfaitement la méthode employée par les Russes pour contrôler la communication officielle centrafricaine. Les mercenaires Wagner rédigent leurs propres versions des événements, les transmettent via l’ambassade russe qui transmet à son tour aux autorités centrafricaines pour qu’elles adoptent cette version sans discussion.

 

Cette pratique transforme le ministère centrafricain de la Défense en simple relais de la propagande russe. Au lieu de mener ses propres enquêtes et de communiquer selon ses propres analyses, l’institution se contente de publier les communiqués préparés par les forces étrangères présentes sur son territoire.

 

Cette affaire démontre l’ampleur de la perte de souveraineté du gouvernement centrafricain dans le domaine de la communication officielle. Quand un pays ne peut plus contrôler sa propre version des événements qui se déroulent sur son territoire, c’est un signe inquiétant de dépendance Politique.

 

Pour les populations locales, cette manipulation de l’information officielle ajoute à leur sentiment d’abandon. Non seulement elles subissent les violences de différents groupes armés, mais elles constatent aussi que leur propre gouvernement relaie des mensonges sur ces violences.

 

L’incident de Basham Sher et sa présentation mensongère dans le communiqué officiel montrent comment les mercenaires russes ont réussi à instrumentaliser les institutions centrafricaines pour servir leurs propres objectifs de communication et de justification de leur présence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Les cinq mercenaires de Touadera radiés définitivement du parti MLPC par le 5e congrès

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Les cinq mercenaires de Touadera radiés définitivement du parti MLPC par le 5e congrès

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Mazette-et-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les cinq mercenaires de Touadera radiés définitivement du parti MLPC par le 5e congrès
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 5ème Congrès ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a prononcé ce vendredi 13 septembre 2025 l’exclusion définitive de six militants considérés comme des agents infiltrés du régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

Cette décision radicale, adoptée à l’unanimité par les congressistes réunis à Bangui, vise Gabriel Jean Edouard Koyambounou, Jacquesson Mazette, Etienne Malekoudou, Christian Gonedere, Gérard Deganendji et Josephat Tagotto. Ces personnalités sont désormais bannies à vie des rangs du parti de Martin Ziguélé.

 

Depuis 2020-2022, ces militants étaient dans le collimateur de la direction du MLPC pour leurs activités jugées suspectes et leur proximité croissante avec le pouvoir en place. Leur mission de déstabilisation interne du principal parti d’opposition centrafricain était devenue un secret de polichinelle dans les milieux politiques de Bangui.

 

L’échec cuisant de leur stratégie s’est manifesté lors de leur tentative d’organisation d’un congrès parallèle le 8 septembre 2025, soit une journée avant le véritable congrès du MLPC. Cette réunion fantôme n’a rassemblé qu’une dizaine de personnes, exposant au grand jour la faiblesse de leur base militante et l’inefficacité de leur entreprise de division.

 

La nomination de Gabriel Jean Edouard Koyambounou au poste de ministre d’État par le président Touadéra avait définitivement confirmé les soupçons de la direction du MLPC sur les véritables allégeances de ce groupe. Cette promotion gouvernementale, loin de légitimer leur dissidence, a plutôt révélé la nature de leurs liens avec le régime.

 

Le nouveau Secrétaire Général du MLPC, Alexis Yanoy Ngandele, a signifié dans le communiqué officiel que toute tentative d’expression “sous de fallacieuses et fantaisistes dénominations” au nom du parti sera désormais poursuivie devant les tribunaux. Cette mise en garde juridique vise directement les exclus qui pourraient encore tenter d’usurper l’identité du mouvement.

 

Cette purge interne permet au MLPC de Martin Ziguélé de retrouver son unité après plusieurs années de tensions internes instrumentées par ces éléments considérés comme des mercenaires politiques au service du pouvoir. Le parti d’opposition sort ainsi renforcé de ce 5ème congrès, débarrassé de ses éléments perturbateurs.

 

La manœuvre du régime Touadéra consistant à infiltrer et diviser l’opposition par l’intermédiaire de ces militants retournés aura finalement échoué face à la vigilance des instances dirigeantes du MLPC.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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ENERCA : L’Arnaque Électrique à Ciel Ouvert,  quand les compteurs chinois et l’Incompétence des techniciens Plongent les familles dans le Noir

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ENERCA : L’Arnaque Électrique à Ciel Ouvert,  quand les compteurs chinois et l’Incompétence des techniciens Plongent les familles dans le Noir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/2-Un-agent-de-lENERCA-travaillant-sur-un-pylone-electrique-sans-casque-sans-veritable-outil-de-travail.jpg” data-wpel-link=”internal”>ENERCA : L’Arnaque Électrique à Ciel Ouvert, quand les compteurs chinois et l’Incompétence des techniciens Plongent les familles dans le Noir
Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La société d’électricité nationale, appelée ENERCA,  organise le vol légalisé de ses abonnés avec des compteurs chinois défectueux, couplés avec l’incompétence de ses techniciens ramassés sur les poubelles du MCU.

 

Imaginez, vous  payez pour un service que vous ne recevez jamais. Acheter du crédit électrique que vous ne pouvez pas utiliser. Vivre dans l’obscurité totale après avoir payé votre facture. Bienvenue dans l’univers de l’ENERCA, où l’escroquerie s’affiche au grand jour et où l’État cautionne le vol organisé de ses citoyens.

 

Depuis quelques années, l’Énergie Centrafricaine (ENERCA) impose aux habitants de Bangui des compteurs prépayés fabriqués en Chine qui tombent en panne quelques mois après leur installation. Quand les usagers se plaignent de la défectuosité de ces compteurs chinois, l’ENERCA leur distribue de nouveaux compteurs accompagnés de claviers externes, eux aussi chinois, eux aussi défectueux. Résultat : des milliers de foyers achètent du crédit qu’ils ne peuvent pas consommer, des quartiers entiers privés d’électricité malgré leurs paiements, et une administration qui fait la sourde oreille.

 

“L’ENERCA a changé nos compteurs analogiques par des prépayés. On ne sait pas quelle firme a fourni ces équipements, si c’est les Chinois ou quel pays”, témoigne Pierre, habitant du quartier Pétévo, interrogé par la rédaction du CNC. “Ces compteurs n’ont même pas résisté une année. Dès que le crédit finit, même si tu achètes du nouveau crédit, tu ne peux pas recharger”.

 

Cette arnaque fonctionne selon un principe simple : vous payez, mais vous ne consommez pas. L’ENERCA empoche l’argent et vous laisse dans le noir. Un business model parfait pour une entreprise publique qui a transformé le service public en racket massive légalisé.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/clavier-compteur-enerca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Voici le compteur clavier fourni par l'ENERCA pour arnaquer ses abonnés centrafricains
Voici le compteur clavier fourni par l’ENERCA pour arnaquer ses abonnés centrafricains. Photo CNC

 

Or, les anciens compteurs analogiques fonctionnaient correctement pendant des décennies. Mais l’ENERCA a décidé de les remplacer par des équipements chinois de très mauvaise qualité, sans consultation des usagers, sans appel d’offres transparent. Ces nouveaux appareils, fournis par des entreprises qui achète ses équipements en           Chine dont les noms restent mystérieux, se dégradent en quelques mois.

 

Face aux protestations, la société a trouvé une solution encore plus absurde : distribuer des compteurs avec des claviers externes pour saisir les codes de recharge. Problème : ces claviers, eux aussi made in China, ne fonctionnent pas mieux. Pour recharger votre crédit, vous devez maintenant vous rendre à l’ENERCA, vous inscrire, donner votre numéro de téléphone et votre code, puis attendre qu’une équipe technique passe chez vous. Une procédure qui peut prendre des semaines.

 

Cette gabegie technique cache une réalité plus grave : la corruption généralisée. Avec des financements des partenaires internationaux, l’ENERCA dispose de moyens considérables. Pourtant, les stocks de compteurs sont vides, les réparations inexistantes, et les usagers abandonnés. L’argent public s’évapore dans les circuits opaques d’une gestion corrompue.

 

Pendant ce temps, à l’ENERCA, les excuses pleuvent. “Ils disent qu’ils n’ont pas de compteurs de réserve. Ils ont commandé les compteurs, mais jusqu’à présent, rien n’est arrivé”, rapporte Mathieu, client exaspéré. “Même chose pour les claviers. Ils ont commandé mais rien n’arrive. Ils n’ont rien en stock”.

 

En plus, il y’a un circuit absurde : payer pour mendier l’électricité, et c’est vraiment pathétique. L’ENERCA a trouvé une solution absurde : “Si tu achètes le crédit, il faut aller dans les services techniques pour te plaindre que tu as acheté ton crédit”, détaille Sylvain, abonné depuis 3 ans. “Ils enregistrent le numéro de code et ton numéro de téléphone sur un papier. Après, une équipe circule dans les quartiers avec des compteurs pour te recharger”.

 

Cette procédure mafieuse transforme chaque recharge en parcours du combattant. “Tu vois le circuit triangulaire : tu achètes, ce n’est pas toi qui recharges. Il faut d’abord s’enregistrer et attendre que l’équipe passe chez toi”, dénonce Christian, habitant de Bimbo.

 

Les conséquences dépassent le simple inconfort. L’absence d’électricité expose les habitants aux vols, et aux agressions. Les quartiers plongés dans l’obscurité deviennent des zones de non-droit où les criminels opèrent en toute impunité. L’ENERCA ne se contente pas de voler ses abonnés : elle met leur vie en danger.

 

Cette situation montre clairement l’état de délabrement des institutions centrafricaines. Une entreprise publique qui organise le vol de ses clients avec la bénédiction de l’État. Des entreprises qui fournissent des équipements défaillants sans assumer leurs responsabilités. Une administration qui ignore les réclamations et méprise les citoyens qu’elle est censée servir.

 

Pendant ce temps, d’autres pays africains ont modernisé leur réseau électrique sans plonger leurs populations dans le chaos. Le Sénégal, le Ghana, le Rwanda ont réussi leur transition vers les compteurs prépayés. Pourquoi la Centrafrique échoue-t-elle là où certains réussissent ? La réponse tient en un mot : corruption.

 

L’ENERCA symbolise un État en faillite qui a abandonné ses citoyens. Une institution publique transformée en machine à cash privée, où les dirigeants s’enrichissent sur le dos d’une population déjà exsangue. Cette situation ne peut plus durer.

 

Pour bon nombre des abonnés, il est plus que nécessaire qu’il ait un audit indépendant de l’ENERCA et de ses contrats. Réclamer des équipements fonctionnels et disponibles en stock. Sanctionner les responsables de cette catastrophe. Impliquer des experts internationaux pour superviser une vraie transition énergétique.

 

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Centrafrique : n mois de coaching fructueux du journaliste Christian Aimé Ndotah  au RJDH.  Bilan d’une mission réussie malgré les obstacles

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n mois de coaching fructueux du journaliste Christian Aimé Ndotah  au RJDH.  Bilan d’une mission réussie malgré les obstacles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/rjdh.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : n mois de coaching fructueux du journaliste Christian Aimé Ndotah au RJDH. Bilan d'une mission réussie malgré les obstacles
Formation des journalistes du RJDH par le journaliste Aimé Ndotah

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La période de coaching de quatre semaines et demie menée par Christian Aimé Ndotah auprès du Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) s’est achevée ce jeudi 18 septembre 2025 par une réception organisée au siège du réseau. Cette mission de formation intensive a permis de renforcer significativement les capacités de l’équipe rédactionnelle.

 

Durant cette période, Christian Aimé Ndotah a travaillé avec l’équipe sur les fondamentaux du journalisme moderne : techniques rédactionnelles, déontologie, vérification de l’information et adaptation aux nouveaux médias. L’engagement des participants a été exemplaire, témoignant de leur volonté d’excellence professionnelle.

 

Cette initiative s’inscrit dans les réformes engagées par le nouveau Conseil d’administration du RJDH, marquant une dynamique positive pour le secteur des médias en Centrafrique.

 

Fort d’une expérience confirmée dans la formation des professionnels de la radio privée, Christian Aimé Ndotah a su adapter son expertise aux besoins spécifiques du RJDH. Malgré certaines résistances du ministère de la Communication, dirigé par Maxime Balalou, qui privilégierait d’autres approches, cette expertise en formation continue de porter ses fruits.

 

Les tentatives de sanctions de l’ex-directeur général de la radio Centrafrique Christian Aimé Ndotah  par le ministre de la communication Maxime Balalou n’entament pas la détermination de l’expert-formateur à accompagner la nouvelle génération des journalistes du RJDH  vers l’excellence professionnelle.

 

Au-delà de cette période officielle, Christian Aimé Ndotah poursuivra l’accompagnement de ces jeunes talents à distance, car investir dans leur formation reste une priorité pour l’avenir du journalisme centrafricain.

 

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Le surpeuplement des écoles : une bombe à retardement ignorée par le ministère de l’Éducation

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Le surpeuplement des écoles : une bombe à retardement ignorée par le ministère de l’Éducation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/IMG-20231027-WA0019.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le surpeuplement des écoles : une bombe à retardement ignorée par le ministère de l’Éducation
Les élèves du lycée de Fatima suivant les cours

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La tragédie du lycée Barthélémy-Boganda dévoile un problème grave et persistant : le surpeuplement scolaire que le ministère de l’Éducation refuse d’affronter depuis des années.

 

Une concentration dangereuse d’élèves

 

L’explosion du transformateur au lycée Barthélémy-Boganda a fait plus de 30 morts et 260 blessés, mais ce bilan tragique trouve ses racines dans une situation que tout le monde pouvait voir venir. Près de 6 000 candidats se trouvaient rassemblés dans un établissement qui n’était pas prévu pour accueillir une telle foule. Hugues Francis-Mongoume, vice-président du parti ITA, a directement pointé du doigt le ministère de l’Éducation qui a autorisé cette concentration massive sans prendre les précautions nécessaires.

 

Quand l’incident s’est produit, la panique s’est répandue comme une traînée de poudre dans cette masse humaine comprimée. Ce qui aurait pu rester un simple incident technique s’est transformé en catastrophe mortelle à cause de cette densité excessive. Le gouvernement sous Faustin-Archange Touadéra connaissait parfaitement ce risque, mais a choisi de fermer les yeux.

 

Des bâtiments qui craquent sous la pression

 

Le lycée Boganda, pourtant considéré comme un établissement de référence, montre tous les signes d’une infrastructure qui n’arrive plus à suivre. Les bâtiments présentent des fissures visibles, témoins silencieux d’une surcharge constante. La direction générale de la protection civile a constaté dans son rapport l’absence totale de plans d’évacuation adaptés à cette population scolaire gonflée artificiellement.

 

  1. Mongoume a rappelé une réalité simple : cet établissement était conçu à l’origine pour accueillir environ 1 000 personnes. Multiplier ce chiffre par six sans adapter l’infrastructure relève de l’inconscience. Le ministère de l’Éducation avait le devoir de construire de nouveaux établissements ou de moderniser ceux existants. Au lieu de cela, il a préféré la solution de facilité : entasser toujours plus d’élèves dans les mêmes murs.

 

Aucune préparation aux situations d’urgence

 

Ce qui frappe dans cette tragédie, c’est l’impréparation totale face à une situation d’urgence. Le rapport de la protection civile le dit clairement : aucune voie de secours n’était prévue, aucun exercice d’évacuation n’avait été organisé. Dans d’autres pays, ces mesures sont obligatoires et régulièrement vérifiées. Ici, rien.

 

  1. Mongoume a utilisé une image parlante : le gouvernement agit “comme un sapeur-pompier après l’incendie”. Cette réaction toujours tardive caractérise l’approche du ministère de l’Éducation. Plutôt que d’anticiper les problèmes, on attend qu’ils explosent au visage. Cette négligence a directement participé à la panique qui a coûté la vie à tant de jeunes gens.

 

Une planification aux abonnés absents

 

Comment peut-on autoriser l’inscription de 6 000 candidats au baccalauréat dans un espace manifestement inadapté ? Cette question centrale révèle l’absence criante de planification du ministère de l’Éducation. M. Mongoume a pointé cette faute majeure : l’État entasse les élèves sans se préoccuper de leur sécurité élémentaire.

 

William Ndjapou, conseiller du président, a bien tenté de défendre quelques aménagements : des clôtures par-ci, des salles supplémentaires par-là. Ces mesures cosmétiques font sourire quand on les compare à l’ampleur du défi. C’est comme mettre un pansement sur une hémorragie. Cette absence de vision à long terme sous la direction de Touadéra montre un mépris évident pour l’avenir des jeunes Centrafricains.

 

Un bilan humain qui aurait pu être évité

 

Le surpeuplement a transformé une panne électrique en piège mortel. Quand l’explosion s’est produite, les élèves ont tenté de fuir, mais l’espace restreint et la densité de population ont rendu toute évacuation ordonnée impossible. Le rapport de la protection civile confirme que cette surcharge a directement entravé l’intervention des secours.

 

  1. Mongoume a lancé un avertissement : ce drame n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si le ministère continue sur cette voie. Les 30 vies perdues sont le prix direct de cette négligence administrative. Pourtant, l’État refuse d’assumer cette responsabilité en qualifiant l’incident d’“imprévisible”. C’est faux : tout était prévisible.

 

Un système éducatif au bord de l’explosion

 

Le cas de Boganda n’est pas une exception. Il révèle une crise systémique que le ministère de l’Éducation préfère ignorer. M. Mongoume a raison de qualifier ce drame de révélateur d’un dysfonctionnement global. L’État centrafricain fonctionne en mode “colmatage” : on bouche les trous au fur et à mesure qu’ils apparaissent, mais on ne s’attaque jamais au problème de fond.

 

Sans investissements massifs dans de nouvelles écoles et des infrastructures sécurisées, la République centrafricaine court vers d’autres catastrophes. Le gouvernement de Touadéra, en négligeant cette situation explosive, joue avec la vie des élèves. Chaque jour qui passe sans action concrète rapproche le pays d’un nouveau drame….

 

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Rentrée scolaire 2025 – 2026 : l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC)  ouvre l’année avec un manuel de culture religieuse et civique

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Rentrée scolaire 2025 – 2026 : l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC)  ouvre l’année avec un manuel de culture religieuse et civique

 

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le nouvel immeuble de-l’école saint Paul à
Ouango-Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC) a lancé l’année scolaire 2025-2026 le 15 septembre, suivant le calendrier fixé par le ministère de l’Éducation nationale. Cette rentrée s’accompagne d’une nouveauté : l’introduction d’un manuel de culture religieuse et civique dans toutes les écoles primaires de l’ECAC. L’objectif est d’ancrer une éducation morale et de promouvoir des valeurs citoyennes. Dans le reste du pays, le retour en classe demeure faible, selon la radio RJDH.

 

Le père Edgar Keke Banda, secrétaire national de l’ECAC, a salué l’ouverture de l’année scolaire : « En ce jour de rentrée, je rends grâce à Dieu pour le souffle nouveau qui nous permet d’ouvrir une année d’apprentissage et de formation intégrale de nos enfants et de notre jeunesse». Il a précisé que le nouveau manuel vise un double objectif : « Renforcer l’éducation religieuse et morale, cœur de notre mission, et promouvoir la culture civique indispensable à la construction d’une société juste et solidaire ».

 

Ce manuel, élaboré après plusieurs mois de concertation, sera intégré dans le programme des écoles primaires. Des formations d’enseignants sont prévues dans les prochaines semaines pour en faciliter l’usage. Selon l’ECAC, il s’agit d’un outil destiné à former des citoyens capables de contribuer au développement d’une société apaisée.

 

En parallèle, la rentrée scolaire peine à s’imposer sur l’ensemble du territoire. Au quartier Yakité, le directeur du collège de proximité, Lionel Oulindi, a déploré le manque d’élèves : « Le constat est timide. Vous pouvez le voir, les classes sont vides malgré les sensibilisations faites à la radio ». Même constat à l’école Yaqui-Teutvoue, où Serge Alexandre Banon-Dédé appelle les parents à envoyer leurs enfants : « Les enseignants sont en place pour toutes les disciplines, mais les élèves ne viennent pas. » À l’école Castor, les professeurs sont présents mais attendent encore leurs élèves.

 

La même situation est observée en province. À Bozoum, les écoles privées ont ouvert, mais les établissements publics attendent toujours leurs directeurs. À Berberati et Bambari, les écoles publiques n’ont pas encore repris, contrairement aux structures privées qui préparent leur redémarrage. À Cheble, dans la Ouaka, les classes restent fermées. Dans d’autres localités comme Koui, Ekolo, Gwandi, Alindaoou le quartier Académie à Bangui, aucune reprise n’est signalée.

 

Le gouvernement avait fixé la rentrée administrative au 8 septembre et la rentrée pédagogique au 15 septembre. Mais dans plusieurs régions, ces directives ne sont pas encore appliquées. Ce décalage contraste avec la dynamique affichée par l’ECAC, qui espère, grâce à son manuel et à ses initiatives, poser les bases d’une éducation intégrale. La réussite de cette rentrée dépend désormais de l’engagement des parents et de la capacité des autorités éducatives à lever les blocages persistants.

 

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Spinsy Casino, la transparence et la sécurité

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Amdafock : Nouvelle attaque soudanaise dans la ville cette nuit, la population en panique fuit en masse vers la base MINUSCA

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Amdafock : Nouvelle attaque soudanaise dans la ville, la population en panique fuit en masse vers la base Minusca

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Les déplacés d’Amdafock se regroupant devant la base de la Minusca dans la ville. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après le massacre des éleveurs arabes soudanais par les Mercenaires russes et les premières ripostes soudanaises sur le territoire centrafricain, une nouvelle attaque nocturne a frappé Amdafock, provoquant l’exode de la population vers la MINUSCA.

 

La frontière entre la République centrafricaine et le Soudan s’enfonce davantage dans la violence. Dans la nuit de dimanche à lundi, une nouvelle attaque soudanaise a frappé Amdafock, aggravant une crise qui s’enlise depuis l’incident du 16 septembre dernier impliquant des mercenaires russes. Cette escalade confirme les prédictions les plus pessimistes sur l’embrasement de cette région frontalière.

 

Cette nouvelle agression s’inscrit dans la continuité directe des événements qui secouent la région depuis plusieurs jours. Tout avait commencé le 16 septembre quand des mercenaires russes avaient tué au moins quatre éleveurs arabes soudanais à 25 kilomètres d’Amdafock. Cette attaque d’une violence rare contre les éleveurs soudanais avait immédiatement déclenché des représailles de la part de groupes soudanais qui, trois jours plus tard, avaient attaqué un village situé à sept kilomètres d’Amdafock côté centrafricain.

 

Mais la spirale de violences ne s’est pas arrêtée là. Cette nuit, du dimanche à lundi 22 septembre, les Soudanais ont lancé une nouvelle offensive, cette fois directement contre la population d’Amdafock. L’attaque s’est concentrée dans la zone de Bilibili, où des affrontements ont opposé les assaillants aux jeunes de la localité. Les combats ont fait des victimes, mais le bilan exact reste encore flou en raison de la confusion qui règne sur place.

 

Zachir Eric Takiya, ancien président du conseil préfectoral de la jeunesse de la Vakaga, joint au téléphone par la rédaction du CNC, a confirmé formellement cette nouvelle agression soudanaise depuis Amdafock même. Selon ses informations, l’attaque a causé des blessés et des morts parmi la population locale, sans qu’il soit possible d’établir un décompte précis dans l’immédiat.

 

Face à cette nouvelle vague de violences, la population d’Amdafock a massivement fui ses domiciles pour chercher refuge auprès de la base de la MINUSCA présente dans la ville. Cette fuite collective témoigne de la terreur qui s’est emparée des habitants, désormais convaincus que leur sécurité ne peut plus être assurée dans leurs propres foyers.

 

Le comportement des Forces armées centrafricaines (FACA) déployées dans la ville a ajouté à la confusion générale. Cette réaction des forces censées défendre le territoire national témoigne de leur incapacité à faire face à la situation.

 

Amdafock se retrouve aujourd’hui dans une situation de paralysie totale. La ville est pratiquement abandonnée par ses habitants et ses défenseurs officiels, tous regroupés autour de la base internationale. Cette situation montre l’effondrement complet de l’autorité de l’État dans cette région frontalière stratégique.

 

Cette nouvelle escalade confirme les analyses de Zachir Eric Takiya, qui avait alerté sur la porosité de la frontière centrafricaine lors du dialogue national républicain en 2022. Selon lui, cette frontière ressemble à “deux passoires” qui permettent aux Soudanais et aux Tchadiens d’entrer comme ils le souhaitent sur le territoire centrafricain. Ces populations étrangères connaissent souvent mieux la région que les Centrafricains eux-mêmes.

 

Pendant que cette tragédie se déroule sur le terrain, le gouvernement centrafricain continue de publier des communiqués trompeurs sur la situation sécuritaire dans la région. Le contraste entre la réalité vécue par les populations et la version officielle des événements devient de plus en plus difficile à dissimuler.

 

Cette crise d’Amdafock démontre l’échec total de la stratégie sécuritaire basée sur les mercenaires russes. Leur attaque initiale contre des éleveurs innocents a déclenché un cycle de représailles qui échappe maintenant à tout contrôle. Au lieu de sécuriser la frontière, leur présence a créé une situation explosive qui menace directement les populations civiles.

 

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Centrafrique : Un sergent de la garde présidentielle agresse son oncle lieutenant en plein quartier de Bangui

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Un sergent de la garde présidentielle agresse son oncle lieutenant en plein quartier de Bangui

 

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Image d’illustration Des mercenaires masqués du groupe Wagner ainsi que des agent de la garde présidentielle

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une altercation familiale entre militaires, notamment un sergent de la garde présidentielle et son cousin lieutenant  choque le quartier Kaya et montre l’indiscipline croissante dans les forces armées centrafricaines (FACA).

 

Une scène d’une violence surprenante s’est déroulée jeudi dernier dans le quartier Kaya du 5ème arrondissement de Bangui, près du pont Ngoubagara. Deux militaires, liés par des liens familiaux, c’est-à-dire les deux cousins, en sont venus aux mains devant une foule nombreuse, démontrant publiquement les dysfonctionnements profonds qui gangrènent l’armée centrafricaine.

 

Les protagonistes de cette altercation ne sont pas de simples soldats. D’un côté, un sergent de la garde présidentielle, unité d’élite chargée de la protection du chef de l’État. De l’autre, un lieutenant détaché à l’ambassade du Soudan pour assurer la sécurité diplomatique. Mais ces deux hommes partagent plus que l’uniforme : ils sont cousins. Le sergent est le fils de la sœur du lieutenant, ce qui rend cette agression d’autant plus incompréhensible.

 

Les circonstances exactes qui ont déclenché cette confrontation restent floues. Nos équipes des journalistes, arrivées sur les lieux après avoir été alertées par le bruit, n’ont pu reconstituer l’origine du différend. Ce qui est certain, c’est que la situation a rapidement dégénéré. Le sergent, dans un accès de colère inexpliqué, s’est levé et a physiquement agressé son supérieur hiérarchique et oncle maternel.

 

L’agression s’est déroulée en plein jour, devant de nombreux témoins médusés. Les habitants du quartier Kaya, habitués aux tensions diverses qui traversent la capitale, n’avaient jamais assisté à un tel spectacle : un sous-officier de l’armée nationale frappant son supérieur en public, sans aucune retenue ni respect pour les règles militaires les plus élémentaires.

 

La gravité de l’acte dépasse largement le cadre d’une simple dispute familiale. En s’en prenant physiquement à un officier, le sergent a commis une faute militaire de la plus haute gravité. Il a violé simultanément la discipline militaire, la hiérarchie des grades et le respect dû aux aînés, principes fondamentaux de toute armée organisée.

 

La situation devient encore plus inquiétante quand on considère les fonctions respectives des deux protagonistes. Le sergent appartient à la garde présidentielle, unité supposée incarner l’élite de l’armée centrafricaine et la discipline la plus stricte. Son rôle consiste à protéger la plus haute autorité de l’État, mission qui exige une maîtrise de soi exemplaire et un respect absolu de la hiérarchie.

 

Le lieutenant, quant à lui, occupe un poste sensible à l’ambassade du Soudan, où il représente l’armée centrafricaine dans un contexte diplomatique délicat. Cette fonction requiert une réputation irréprochable et une autorité morale incontestable, aujourd’hui entachées par cette agression publique.

 

L’audace du sergent montre pathétiquement un problème structurel au sein des forces armées centrafricaines. Comment un sous-officier peut-il oser lever la main sur son supérieur hiérarchique, qui plus est un membre de sa famille censé bénéficier d’un respect particulier selon les traditions centrafricaines ? Cette transgression multiple témoigne d’une dégradation alarmante de la discipline militaire.

 

Sur le plan pénal, les conséquences pour le sergent pourraient être lourdes. L’agression d’un supérieur hiérarchique constitue un crime militaire passible de sanctions sévères. Selon le code de justice militaire, ce type d’acte peut être puni d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à vingt ans, surtout lorsque l’agression se déroule en public et porte atteinte à l’image de l’institution militaire.

 

Cette affaire démontre les faiblesses chroniques de l’état-major des forces armées centrafricaines. L’indiscipline croissante observée dans les rangs explique un relâchement du commandement et une érosion de l’autorité hiérarchique. Quand des militaires se comportent comme des “seigneurs de guerre” ou des “voyous”, selon l’expression de témoins, c’est toute l’institution qui perd sa crédibilité.

 

L’état-major doit impérativement réagir avec fermeté face à de tels débordements. L’impunité dont jouissent certains militaires encourage la reproduction de comportements inadmissibles et transforme progressivement l’armée en collection de milices personnelles plutôt qu’en force nationale disciplinée.

 

Cette altercation du quartier Kaya montre parfaitement la crise de leadership qui traverse l’armée centrafricaine. Entre les pressions extérieures exercées par les partenaires étrangers et les défis internes liés à la reconstruction du pays, les forces armées peinent à maintenir une cohésion minimale et une discipline de base.

 

L’incident pose également des questions sur la formation et l’encadrement des militaires. Comment des soldats peuvent-ils être déployés dans des missions sensibles – garde présidentielle, sécurité diplomatique – sans avoir intégré les principes élémentaires du respect hiérarchique et de la maîtrise de soi ?

 

Au-delà de ce cas particulier, c’est toute la stratégie de reconstruction de l’armée centrafricaine qui doit être repensée. Les autorités militaires ne peuvent plus se contenter de former des soldats techniquement compétents. Elles doivent aussi inculquer les valeurs morales et disciplinaires sans lesquelles aucune armée ne peut fonctionner efficacement.

 

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Évariste Ngamana, le voleur en pleurs : quand les escrocs du régime jouent les victimes

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Évariste Ngamana, le voleur en pleurs : quand les escrocs du régime jouent les victimes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-depute-mafieux-evariste-ngamana.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale centrafricaine
Le député mafieux Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Décidément, le régime centrafricain ne manque pas d’audace. Après avoir volé des centaines de millions de francs CFA, s’être fait escroquer comme un amateur au Cameroun, et avoir transformé l’Assemblée nationale en repaire de corrompus, voici qu’Évariste Ngamana, premier vice-président de cette institution discréditée, tente de se draper dans la dignité bafouée. Une nouvelle tentative pathétique de manipulation, orchestrée par *Corbeaunews* (CNC), ce site qui, ironiquement, fait office de porte-voix officiel des menteurs du pouvoir.

 

On nous ressort le couplet habituel : Le peuple centrafricain n’est pas dupe”, “une ignominie”, “une arnaque colossale”. Mais de quoi parlent-ils ? Des 100 millions que Ngamana a détournés avant de se les faire voler par des escrocs camerounais plus malins que lui ? Des villas qu’il a achetées avec l’argent du contribuable ? Ou de cette comédie électorale que personne ne croit, pas même ceux qui la jouent ?

 

Car oui, parlons-en, de ces Élections. Qui, à part les naïfs et les complices, croit encore à ce théâtre ? Touadéra a déjà acté son troisième mandat, les décrets sont prêts, les urnes ne serviront qu’à entériner une comédie électorale. Le référendum constitutionnel de 2023, truqué à plus de 80 %, a scellé le sort de la République. Alors, épargnez-nous vos pleurnicheries, Ngamana. Vous n’êtes pas une victime, vous êtes un voleur. Un voleur qui pleure parce qu’on lui a volé son butin. Un voleur qui, après avoir pillé la Centrafrique, ose jouer les offensés quand on le traite de ce qu’il est : un escroc.

 

Vous voulez parler de “réussite et d’ascension politique” ? Votre seule réussite, c’est d’avoir réussi à tromper votre monde assez longtemps pour remplir vos poches par des vols et des faux diplômes. Votre ascension ? Celle d’un homme qui a transformé la politique en entreprise criminelle, où les postes se monnayent et les lois se contournent.

 

Alors non, Ngamana, le peuple n’est pas dupe. Il sait que vous n’êtes qu’un pantin de plus dans ce système pourri, où les Élections ne sont qu’une façade pour légitimer une dictature. Vous n’êtes pas un “homme d’honneur”, vous êtes un exemple parfait de la déchéance d’un pays. Et vos larmes de crocodile ne changeront rien à cela.

 

Plutôt que de dépenser de l’énergie à faire des droits de réponse pathétiques, rendez les 100 millions que vous avez volés. Plutôt que de jouer les victimes, assumez : vous êtes un voleur, un complice, et un acteur de cette comédie électorale qui ne trompe plus personne. La Centrafrique n’a pas besoin de vos pleurnicheries. Elle a besoin que des voleurs comme vous disparaissent de la scène politique. Pour de bon. Voleur. Escroc. Complice. Répétez-le jusqu’à ce que ça rentre.

 

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Centrafrique : Massacre d’éleveurs soudanais par des mercenaires russes près d’Amdafock provoque des représailles contre des villageoises centrafricains

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Massacre d’éleveurs soudanais par des mercenaires russes près d’Amdafock provoque des représailles contre des villageoises centrafricains

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une opération meurtrière de mercenaires russes contre des éleveurs soudanais près d’Amdafock a déclenché des représailles sanglantes, laissant les populations civiles centrafricaines exposées aux vengeances transfrontalières impitoyables.

 

La région frontalière entre la République centrafricaine et le Soudan vit des heures difficiles depuis la semaine dernière. Les événements qui se déroulent dans l’extrême nord-est du pays montrent les conséquences graves des méthodes employées par les mercenaires russes.

 

La semaine dernière, les mercenaires russes du groupe Wagner basés à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, ont quitté leur position pour se diriger vers Amdafock. Cette localité centrafricaine se trouve à 62 kilomètres de Birao et donne directement sur la frontière soudanaise. Mais avant d’arriver à destination, à 25 kilomètres d’Amdafock près du village de Guila, ils ont trouvé un campement d’éleveurs arabes soudanais installé dans la brousse.

 

La rencontre a tourné au drame. Les mercenaires ont tué cinq à six éleveurs peuls sur place. Une fois leur action terminée, ils ont immédiatement regagné leur base de Birao, abandonnant complètement la zone.

 

Cette méthode – attaquer puis partir aussitôt – a provoqué exactement ce que craignaient les populations locales. Les groupes soudanais, informés du massacre de leurs compatriotes, ont conclu que les villageois centrafricains avaient aidé les mercenaires à localiser le campement. Leur riposte n’a pas tardé.

 

Les représailles ont visé le village de Goba, situé à sept kilomètres d’Amdafock côté centrafricain. Les assaillants soudanais ont capturé trois habitants. Deux ont réussi à s’échapper, mais l’un d’eux se trouve aujourd’hui à l’hôpital avec des blessures graves après avoir été torturé. Le troisième captif a été tué. D’autres habitants ont fui le village, mais on ne connaît pas le nombre exact de victimes.

 

Toute la région vit maintenant dans la peur. Les populations d’Amdafock ne décolèrent pas et restent en alerte permanente. Quand deux Soudanais sont venus récupérer leur véhicule dans la ville, les habitants les ont immédiatement arrêtés pour les remettre aux Forces armées centrafricaines.

 

Pendant ce temps, les critiques pleuvent sur les mercenaires russes. À Birao, à Amdafock et dans d’autres localités, tout le monde condamne leur façon de procéder. Le reproche principal porte sur leur habitude de frapper puis de disparaître, laissant les populations civiles assumer les conséquences de leurs actes.

 

“Ces mercenaires arrivent, tuent, puis repartent. Pour eux, la mort est une priorité. Ils pensent que faire peur leur donne du pouvoir, mais c’est lamentable”, expliquent des témoins à Amdafock interrogés par la rédaction du CNC. Les habitants estiment que si ces hommes veulent vraiment contrôler la région, ils devraient rester pour sécuriser durablement la frontière, sans s’en prendre aux populations. Mais leur méthode consiste à “agir puis partir”, exposant systématiquement les civils aux vengeances.

 

La situation montre aussi les défaillances des forces officiellement chargées de la sécurité. La Minusca et les Forces armées centrafricaines sont pourtant présentes à Amdafock, mais leur inaction pose question. Les témoins racontent que même quand des incidents se produisent à quelques centaines de mètres de leurs positions, ces forces ne bougent pas.

 

Cette crise montre dans quel piège se trouvent les populations civiles de cette région frontalière. D’un côté, des mercenaires qui tuent puis s’en vont. De l’autre, des groupes armés soudanais qui se vengent sur les innocents. Au final, ce sont toujours les civils qui paient le prix d’un cycle de violences qu’ils n’ont pas voulu.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur  exige une gouvernance apolitique et inclusive

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Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur  exige une gouvernance apolitique et inclusive

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/La-Faculte-des-Lettres-et-Sciences-Humaines-de-luniversite-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dépassés par la situation, le syndicat National des Enseignants du Supérieur exige une gouvernance apolitique et inclusive
La Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Bangui. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Syndicat National des Enseignants du Supérieur revendique une participation directe dans la gestion administrative et dénonce les ingérences politiques qui gangrènent l’institution.

 

Le Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNAES) de l’Université de Bangui monte au créneau. Lors de son assemblée générale du 9 septembre, l’organisation syndicale a adressé un préavis de grève au ministère de l’Enseignement supérieur et au rectorat, portant des revendications qui dépassent les questions salariales habituelles. Le syndicat veut désormais peser dans les décisions qui affectent directement les enseignants et refuse que l’université serve de terrain de jeu aux politiciens.

 

Au cœur des préoccupations du SYNAES figure la question de la participation syndicale dans la gestion des frais de vacations. Le Dr Eddy Wodé Paleme, secrétaire exécutif du syndicat, ne mâche pas ses mots : trop souvent, les décisions concernant ces rémunérations se prennent dans l’opacité, sans consultation des représentants des enseignants. Cette exclusion systématique a créé un climat de méfiance et de frustration parmi le corps professoral. En réclamant un siège à la table des négociations, le SYNAES entend garantir que les intérêts de ses membres soient pris en compte de manière transparente.

 

Plus explosive encore, la sixième revendication du préavis touche un nerf particulièrement sensible : le caractère apolitique de l’Université de Bangui. Le Dr Paleme qualifie ce point de “hautement politique”, une formulation qui traduit toute la gravité de la situation. L’université, selon ses statuts fondateurs, doit rester un sanctuaire dédié à l’enseignement et à la recherche, préservé des influences partisanes et des calculs électoraux.

 

Cette exigence de neutralité politique démontre des tensions profondes au sein de l’institution. Les enseignants dénoncent des ingérences répétées qui transforment progressivement leur université en appendice du pouvoir politique. Nominations contestées, pressions sur les programmes d’enseignement, instrumentalisation des étudiants : les exemples s’accumulent et alimentent la colère du corps professoral.

 

Le combat du SYNAES dépasse les revendications corporatistes classiques pour toucher aux fondements même de l’université publique. En réclamant une gouvernance inclusive et apolitique, les enseignants défendent un modèle où l’excellence académique prime sur les considérations partisanes. Ils veulent une institution où les décisions se prennent selon des critères pédagogiques et scientifiques, non selon les humeurs du pouvoir.

 

L’université centrafricaine traverse une crise qui reflète les maux de l’ensemble du système éducatif national. Entre sous-financement chronique, ingérences politiques et dégradation des conditions de travail, l’institution peine à remplir sa mission. Le préavis du SYNAES constitue un signal d’alarme que les autorités ne peuvent ignorer sans risquer de voir s’effondrer ce qui reste du prestige de l’enseignement supérieur centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui : 2 jeunes torturés sauvagement presque à  la mort par des soldats du BIR basés  à Fodé, au KM5

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Bangui : 2 jeunes torturés sauvagement presque à  la mort par des soldats du BIR basés  au KM5 pour avoir réclamé leurs droits

 

La victime des soldats du BIR au quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui
La victime des soldats du BIR au quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui.Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Des soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) ont sauvagement torturé presque à la mort deux jeunes hommes originaires de la Vakaga au poste de Fodé dans le quartier Gbawara, les envoyant à l’hôpital dans un état critique après une simple réclamation concernant un litige financier.

 

Un acte de barbarie d’une gravité exceptionnelle vient de secouer le troisième arrondissement de Bangui, particulièrement le quartier KM5 et ses environs. Deux jeunes hommes se trouvent actuellement hospitalisés dans un état critique après avoir été sauvagement torturés par ces soldats du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) au poste militaire de Fodé, situé dans le quartier Gbawara. Cette affaire montre clairement une fois de plus les dérives inquiétantes de ces soldats criminels intégrés dans certaines unités des forces armées centrafricaines et leur tendance à régler les différends civils par la violence.

 

L’origine de ce drame remonte à un simple litige financier entre particuliers. Un jeune homme originaire de la Vakaga, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, avait contracté une entente pour l’achat d’un téléphone portable auprès d’une femme d’une valeur de 65 000 francs CFA. Le jeune homme, après avoir conclu la dette, ne parvenant pas à honorer ses engagements dans les délais convenus dans leur contrat.

 

Face aux difficultés de recouvrement de sa créance, la femme a pris la décision de porter l’affaire devant les soldats du BIR du poste de Fodé. Cette démarche, bien que discutable sur le plan juridique, a abouti à l’arrestation du jeune débiteur et à la confiscation de son ordinateur portable flambant neuf en guise de garantie. Les soldats ont exigé le paiement intégral de la somme due avant toute restitution du matériel informatique.

Le dos de l'une des deux victimes des soldats du BIR torturés dans le quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC
Le dos de l’une des deux victimes des soldats du BIR torturés dans le quartier Fodé, dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

Le jeune homme a alors entrepris de rassembler l’argent nécessaire pour régler sa dette. Il a réussi à verser 60 000 francs CFA entre les mains de l’adjudant Kossala qui est d’ailleurs chargé du dossier. Il ne restait donc plus que 5 000 francs CFA à payer pour solder définitivement le litige et récupérer son ordinateur confisqué. Tout semblait en voie de règlement lorsque la situation a basculé dans la criminalité.

 

Entre-temps, l’adjudant Kossala avait été muté dans le cadre des rotations habituelles des soldats du BIR qui se fait chaque semaine. Son remplaçant, un lieutenant, a pris ses fonctions sans avoir été informé de ce dossier en cours. Plus grave encore, les 60 000 francs CFA versés par le jeune homme n’avaient jamais été transmis à la femme, la  créancière, créant une situation où l’argent avait disparu dans les poches de l’adjudant Kossala.

 

Accompagné de son frère, le débiteur s’est rendu au poste de Fodé pour effectuer le versement des 5 000 francs CFA restants et récupérer son ordinateur. À leur arrivée, ils ont découvert que l’adjudant Kossala avait été remplacé et que son successeur ne connaissait rien de cette affaire. Le lieutenant a tenté de joindre Kossala par téléphone, mais ses appels sont restés sans réponse.

 

C’est à ce moment que la situation a dégénéré. Le frère du débiteur, constatant les dysfonctionnements de la procédure, a fait observer aux militaires présents que ce type de litige relevait normalement de la compétence de la police ou de la gendarmerie, et non des forces armées. Il a également souligné le caractère problématique de la disparition de l’argent versé, pointant du doigt l’absence de transmission d’informations entre les agents.

 

Ces remarques, pourtant fondées juridiquement, ont déclenché la fureur des soldats présents. Les soldats sur place, dans leur élan de provocation, ont accusé le jeune, disant que c’est lui qui veut montrer qu’il connait ses  droits . Immédiatement,  ils ont procédé à son arrestation ainsi qu’à celle de son frère. Ce qui a suivi relève de la pure barbarie  humaine : les deux hommes ont été roués de coups et torturés avec une violence inouïe, au point que leur vie se trouve aujourd’hui en danger.

 

Les deux victimes ont été transportées à l’hôpital dans un état critique. Les informations sur leur état de santé restent floues, mais les témoins évoquent des tortures d’une telle violence qu’il n’est pas certain qu’ils survivent à leurs blessures. Cette affaire montre une fois de plus l’impunité dont jouissent certains éléments du BIR, qui agissent en toute liberté sans craindre de sanctions.

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois. Les éléments du  Bataillon d’Intervention Rapide s’est déjà rendu coupable de plusieurs actes similaires par le passé récent. Souvenez-vous, récemment, un soldat de cette unité avait abattu de sang-froid un policier en permission à Bangui, sans que cela n’entraîne de poursuites judiciaires. L’auteur de ce meurtre circule toujours librement dans la capitale, témoignant de l’impunité totale qui règne au sein de cette armée nationale.

 

Les témoignages convergent pour dénoncer les agissements répétés de certains éléments du BIR : vols, braquages, violences diverses sont monnaie courante, sans que l’état-major ne prenne de mesures disciplinaires effectives. Cette situation crée un climat d’insécurité permanent pour les populations civiles, qui se retrouvent à la merci d’hommes en armes agissant en dehors de tout cadre légal.

 

Le sort des deux jeunes torturés reste incertain. Même s’ils survivent à leurs blessures, la question de la restitution de l’ordinateur confisqué et du remboursement de la créancière demeure entière. L’agent Kossala, parti avec les 60 000 francs CFA versés, semble avoir disparu dans la nature, laissant derrière lui un dossier non résolu et des vies brisées.

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : quatre scrutins en une journée? Une supercherie électorale signée Touadéra

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Maître Crépin Mboli-Goumba : quatre scrutins en une journée? Une supercherie électorale signée Touadéra

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Autorité nationale des Élections (ANE) a annoncé que les Centrafricains voteront le même jour pour quatre scrutins : les Élections régionales, municipales, législatives et présidentielle. Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, président du PATRI et coordinateur du BRDC, cette décision n’est pas seulement irréaliste sur le plan technique, elle est surtout une manœuvre politique du régime de Faustin-Archange Touadéra pour manipuler le processus électoral et imposer un simulacre de démocratie.

 

Selon lui, jamais dans l’histoire du pays une telle opération n’a été envisagée. Même dans les démocraties solides, l’organisation de plusieurs scrutins simultanés relève d’une préparation rigoureuse et exigeante. En Centrafrique, où l’ANE peine déjà à organiser un seul scrutin dans des conditions minimales de transparence, annoncer quatre Élections en une journée relève de la provocation et de la supercherie pathétique de Baba Kongoboro.

 

Les experts consultés sont unanimes. Après simulation, ils démontrent qu’un électeur instruit a besoin d’au moins vingt minutes pour accomplir son devoir civique sur les quatre bulletins. Avec une moyenne de 170 inscrits par bureau de vote, seuls 36 électeurs pourraient voter en une journée. Pour permettre à tous de voter, il faudrait cinq jours complets, sans interruption. Or, ce calcul repose sur l’hypothèse idéale où chaque électeur sait lire et écrire.

 

La réalité centrafricaine est tout autre. Plus de 70 % de la population est analphabète. La grande majorité des électeurs n’est pas en mesure de lire correctement les bulletins, encore moins de comprendre et de remplir quatre formulaires différents en un temps réduit. Dans ces conditions, le temps de passage d’un électeur s’allonge considérablement, rendant absolument impossible l’achèvement des scrutins en une seule journée.

 

« Le pouvoir veut faire croire à la communauté internationale qu’il organise des Élections libres et transparentes, alors qu’il met en place un système où le peuple ne peut matériellement pas voter », dénonce Maître Crépin Mboli-Goumba. Pour lui, il s’agit d’une manipulation politique claire, destinée à contrôler le résultat des urnes et à priver les Centrafricains de leur souveraineté.

 

Il souligne que cette comédie électorale, organisée par Touadéra et son régime, vise à habiller d’un vernis démocratique une opération qui bafoue les droits fondamentaux. Derrière les chiffres et les annonces officielles, il ne s’agit pas de donner la parole au peuple, mais de l’empêcher de s’exprimer. « Comment prétendre organiser des scrutins crédibles quand l’ANE ignore la réalité sociale et logistique du pays ? », interroge-t-il.

 

Cette décision, conclut-il, interpelle directement la communauté internationale. Le monde ne peut pas fermer les yeux sur ce stratagème qui risque de marquer d’une tache indélébile l’histoire politique du pays. Organiser quatre scrutins en une journée, dans un pays où la majorité des citoyens n’a pas accès à l’instruction, ce n’est pas un exploit démocratique : c’est un piège tendu à la population pour légitimer un pouvoir illégitime.

 

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Route Bambari-Alindao-Kongbo : Quand les promesses de Touadera s’enlisent dans les nids-de-poule

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Route Bambari-Alindao-Kongbo : Quand les promesses présidentielles s’enlisent dans les nids-de-poule

 

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village-ngouli-a-12-kiloetres-de-alindao-sur-axe-bambari – Bambari – Alindao, 120 kilomètres, 21  jours de voyage en route. À qui la faute ?

 

 

Entre lancement en grande pompe et arrêt des travaux, cette route fantôme entre Bambari-Alindao-Kongbo  révèle-t-elle l’incompétence gouvernementale ou la corruption ordinaire du régime Touadéra ?

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La route Bambari-Alindao-Kongbo ressemble à tout ce que touche l’administration Touadéra : des annonces grandioses suivies d’un échec retentissant. Lancée officiellement par le président en septembre 2024 avec le faste habituel, cette route “essentielle au développement” s’est arrêtée net après seulement dix kilomètres. Abel Matchipata, maire de Bambari, tente tant bien que mal d’expliquer ce nouveau fiasco, mais ses déclarations démontre surtout l’amateurisme d’un gouvernement incapable de mener à bien ses propres projets.

 

Le récit du maire ressemble à une tragédie. “En marge de la cérémonie de rentrée scolaire, le président avait procédé au lancement officiel”, raconte-t-il avec la nostalgie de celui qui se souvient des beaux jours. Quel spectacle ce devait être ! Touadéra coupant le ruban, les discours enflammés, les promesses de développement… Et puis, la réalité : les travaux s’arrêtent brusquement à Liwa, au 10 kilomètre. Dix kilomètres ! Même pour une promenade de santé, c’est court.

 

L’explication de Matchipata sur cet arrêt prématuré frise le grotesque. “D’après certaines informations à notre portée, il se poserait un problème d’argent”, confie-t-il avec la prudence de l’expert en langue de bois. Un problème d’argent ! Comme si l’État centrafricain découvrait soudain qu’il faut de l’argent pour construire une route. L’entreprise aurait utilisé “ses fonds propres” pour commencer les travaux. Traduction : elle a payé de sa poche en espérant être remboursée plus tard. Naïveté ou désespoir commercial ?

 

La suite de l’explication municipale confine au surréalisme administratif. “Il était question que l’on puisse décaisser les moyens financiers à cette entreprise”, explique Abel Matchipata. Il “était question” ! Au conditionnel ! Comme si financer un projet lancé par le président lui-même relevait de l’hypothèse lointaine. Et notre maire de conclure doctement : “La balle est dans le camp de l’État ou du gouvernement”. Génial ! L’État se renvoie la balle à lui-même pendant que la route reste un chantier abandonné.

 

Le plus pathétique dans cette histoire, c’est la découverte tardive de l’état de la route par les autorités. Matchipata explique qu’en voyant “les images sur Facebook”, il s’est rendu compte que l’axe était “vraiment impraticable, impraticable”. Facebook ! Nos dirigeants découvrent l’état des infrastructures nationales sur les réseaux sociaux. Ils gouvernent un pays qu’ils ne connaissent que par écrans interposés. Quatre jours pour parcourir 120 kilomètres, une “route de la mort” selon les usagers, mais nos décideurs l’apprennent en scrollant leur fil d’actualité.

 

L’optimisme du maire frôle l’inconscience politique. “Nous sommes convaincus que ces travaux seront réalisés”, déclare-t-il avec la foi du charbonnier. Sur quoi base-t-il cette conviction ? Sur le fait que “c’est déjà un projet qui a été approuvé” ! Comme si l’approbation présidentielle était une garantie de réalisation sous Touadéra. Des projets approuvés et abandonnés, la Centrafrique en regorge depuis dix ans.

 

Pendant ce temps, Victor Bissekoin, gouverneur du Haut-Oubangui, évoque des “problèmes techniques” sans préciser lesquels. Problèmes techniques ! Le langage politicien pour dire “nous n’avons aucune idée de ce qui se passe, mais ce n’est pas notre faute”. Entre le maire qui parle de problèmes financiers et le gouverneur qui invoque la technique, l’administration Touadéra nous offre un Festival de justifications contradictoires.

 

La réalité sur le terrain est pourtant simple : cette route est vitale pour l’économie régionale, les populations souffrent de son état déplorable, le président l’a lancée en grande pompe, et elle s’enlise dans l’incompétence administrative habituelle. Manioc, arachide, maïs… tous ces produits agricoles pourrissent faute d’une route praticable vers Bangassou. Mais qu’importe ! L’essentiel était de faire le spectacle du lancement.

 

Au final, la route Bambari-Alindao-Kongbo symbolise parfaitement dix années de gouvernance Touadéra : beaucoup de bruit pour rien, des promesses qui s’évaporent, des populations abandonnées, et des responsables qui se renvoient la responsabilité. Abel Matchipata garde “l’espoir” que les travaux reprendront. Un espoir touchant mais dérisoire face à un régime qui a fait de l’inachevé sa marque de fabrique. En attendant, les nids-de-poule continueront de prospérer plus vite que les promesses présidentielles.

 

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Bangui : accident spectaculaire des motos devant la gendarmerie, négociation express et fuite rapide devant la brigade motorisée

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Bangui : accident spectaculaire des motos devant la gendarmerie, négociation express et fuite rapide devant la brigade motorisée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-Begoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : accident spectaculaire des motos devant la gendarmerie, négociation express et fuite rapide devant la brigade motorisée
vehicule-de-la-brigade-motorisee-de-la-gendarmerie-de-Begoua – RCA : un contrôleur des impôts retrouvé mort à son domicile de PK14

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Sur l’avenue de l’Indépendance, juste devant la gendarmerie, deux conducteurs de taxi-moto impliqués dans un accident de circulation, préfèrent négocier en quelques secondes et disparaissent pour éviter la gendarmerie.

 

Ce lundi 8 septembre, sur l’avenue de l’Indépendance. Deux taxi-motos, en provenance du centre-ville,  se percutent à proximité de la brigade motorisée. L’accident paraît simple, quelques égratignures sur les engins, pas de blessé apparent. Mais la suite montre démontre les nouveaux réflexes des conducteurs de moto-taxi dans la capitale.

 

Les deux jeunes descendent de leurs motos, et s’observent rapidement avant de se demander :   “Tu as mal quelque part ?” demande le premier. “Non, ça va”, répond l’autre en vérifiant son genou. Ils examinent leurs motos : phare cassé d’un côté, rétroviseur tordu de l’autre. “On fait comment ?” La négociation dure trente secondes maximum. “Laisse tomber, on arrange ça nous-mêmes.” Ils remontent sur leurs engins et filent dans des directions opposées.

 

Quand les gendarmes de la brigade motorisée arrivent, alertés par le bruit, ils ne trouvent que des débris de plastique sur l’asphalte. Pas de conducteurs, pas de témoins, pas de procès-verbal à dresser. Ils repartent bredouilles vers leur poste.

 

Cette scène se reproduit quotidiennement dans la capitale Bangui. Les conducteurs de taxi-moto ont développé une stratégie d’évitement face aux forces de l’ordre. Dès qu’un accident survient, la priorité devient : négocier vite et disparaître avant l’arrivée des uniformes.

 

“Si les gendarmes ou les policiers nous attrapent, c’est fini”, explique Junior, conducteur de taxi-moto depuis trois ans. “Ils vont demander le permis, l’assurance, les papiers de la moto. Nous, on n’a rien de tout ça“. Comme 80% de ses collègues, il roule sans permis de conduire, sans assurance, parfois même avec une moto sans papiers.

 

La brigade motorisée connaît cette réalité. Quand elle intervient sur un accident, elle sait qu’elle va trouver des conducteurs en situation irrégulière. Permis inexistant, assurance expirée, moto non déclarée : les infractions s’accumulent. Pour les gendarmes, c’est l’occasion de verbaliser oralement, de confisquer des engins, de percevoir des amendes en liquide.

 

“Ils prennent nos motos et nous emmènent au poste”, raconte Freddy, victime d’un contrôle l’année dernière. “Pour récupérer ta moto, tu donnes de l’argent aux gendarmes ou policiers. Parfois, ça fait plus cher que la moto elle-même”. Résultat : beaucoup préfèrent abandonner leur engin plutôt que de payer.

 

Cette peur pousse les conducteurs de taxi-moto vers des arrangements privés. Accident sans blessé ? On négocie sur place. Dégâts mineurs ? Chacun répare de son côté. Accrochage plus sérieux ? On se donne rendez-vous ailleurs, loin des regards.

 

“On a nos propres règles maintenant”, reconnaît Abdoul, un conducteur dans le cinquième arrondissement.

 

Cette justice parallèle fonctionne pour les cas simples. Mais elle montre l’ampleur du fossé entre les taxi-motos et les forces de l’ordre. Ces jeunes, qui représentent des milliers d’emplois dans la capitale, vivent dans la clandestinité permanente.

 

La situation devient absurde. D’un côté, la ville a besoin des taxi-motos pour ses transports. De l’autre, l’État réprime une activité qu’il ne parvient pas à encadrer. Les conducteurs naviguent entre nécessité économique et illégalité administrative.

 

Certains tentent de régulariser leur situation. Ils découvrent alors un parcours du combattant : permis de conduire coûteux, assurance hors de prix, procédures administratives interminables. Pour des jeunes qui gagnent 2000 à 3000 francs CFA par jour, ces démarches restent inaccessibles.

 

“On voudrait bien être en règle”, assure Flavien, conducteur dans le 3ème arrondissement. “Mais avec quoi on paie ? Le permis coûte 50 000 francs, l’assurance 30 000 par an. Nous, on survit au jour le jour“.

 

La brigade motorisée se retrouve dans une impasse. Sa mission consiste à faire respecter le code de la route, mais elle fait face à des milliers de conducteurs qui ne peuvent pas se conformer aux règles. Chaque intervention devient un bras de fer, chaque contrôle une source de tensions.

 

Cette situation profite aux plus malins. Certains conducteurs payent des “arrangements” avec des membres des forces de l’ordre. D’autres développent des systèmes d’alerte par téléphone sur les routes pour éviter les contrôles. La débrouillardise remplace la légalité.

 

L’accident de l’avenue de l’Indépendance représente cette guerre d’usure quotidienne. D’un côté, des jeunes qui cherchent à survivre en évitant les complications. De l’autre, des gendarmes qui appliquent des règles inadaptées à la réalité économique.

 

Tant que l’État n’adaptera pas sa réglementation aux moyens réels des conducteurs, cette fuite continuera. Les accidents se négocieront en trente secondes, les impliqués disparaîtront avant l’arrivée des uniformes, et la brigade motorisée restera spectatrice impuissante d’une ville qui lui échappe.

 

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Kpalongo, 13 km de Bangui, les enfants marchent à pieds des kilomètres pour aller étudier

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Kpalongo, 13 km de Bangui, les enfants marchent à pieds des kilomètres pour aller étudier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/le_village_kpalongo_sur_la_route_de_mbaiki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kpalongo, 13 km de Bangui, les enfants marchent à pieds des kilomètres pour aller étudier
Panneau indiquant l’emplacement futur de l’école St. Joseph Global School au village Kpalongo, sur la route de Mbaïki

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les enfants de Kpalongo risquent leur vie chaque matin et midi pour aller étudier à plusieurs kilomètres de leur village. Est-ce que la Centrafrique est encore un pays ?

 

Dans le village de Kpalongo, situé à 13 kilomètres de la capitale centrafricaine sur l’axe Bangui-Mbaïki, une situation difficile pour les parents perdure depuis des décennies. Chaque matin, des dizaines d’enfants quittent leur foyer pour rejoindre l’école la plus proche, notamment à Nzila, située à plusieurs kilomètres de marche sur une route nationale très fréquentée par des motos, des camions, des voitures.

 

Cette proximité avec Bangui cache une réalité complexe : Kpalongo ne dispose d’aucune école publique depuis des années. Les familles du village, aux revenus limités, ne peuvent pas se permettre les frais des établissements privés. Leurs enfants doivent donc emprunter quotidiennement une voie où circulent camions, voitures et motos à grande vitesse pour aller étudier à Nzila ou ailleurs.

 

“Nous n’avons pas d’établissement public dans notre village”, déclare sur la radio Guira FM, madame Pélagie Dokakama, cheffe du village Kpalongo.

 

“Les écoles privées existent, mais les parents n’arrivent pas à payer les frais de scolarité. Nos enfants partent chaque jour sur cette route dangereuse”.

 

La situation devient encore plus difficile quand on sait que cette route ne possède ni trottoirs ni aménagements de sécurité. Les enfants, parfois âgés de 6 à 7 ans, marchent sur les bas-côtés en évitant les motos et véhicules qui passent à vive allure.

 

Les autorités locales connaissent ce problème depuis plusieurs années. Pour ces familles, l’éducation reste pourtant une priorité absolue. “Malgré les risques, les parents continuent d’envoyer leurs enfants à l’école parce qu’ils croient en l’avenir de leur progéniture”, ajoute la cheffe du village.

 

Cette situation pose question d’autant plus que Kpalongo se trouve dans la périphérie immédiate de Bangui. À une époque où l’accès à l’éducation constitue un droit fondamental, ce village semble oublié par les politiques de développement éducatif.

 

Pélagie Dokakama, sur Guira FM,  adresse un message direct aux autorités : “Nous demandons au gouvernement la construction d’une école publique à Kpalongo. Nos enfants ont besoin d’étudier en sécurité, près de chez eux”.

 

Cette demande se justifie par plusieurs facteurs : la proximité avec la capitale, la taille de la population scolaire du village, et surtout les risques quotidiens encourus par les enfants. Une école publique à Kpalongo permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de garantir une scolarisation normale aux enfants du village….

 

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Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents

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Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents

 

Crise du Ciment en Centrafrique : Le ministre Akoloza pris au piège de ses propres agents
Thierry Patrick Akoloza

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La crise du ciment en Centrafrique pousse  le ministre Akoloza à menacer les commerçants tout en fermant les yeux sur les rackets douaniers.

 

Le prix du ciment en Centrafrique dépasse aujourd’hui 14 000 FCFA le sac, soit 35% de plus que le tarif officiel de 10 500 FCFA fixé par le ministère du Commerce. Cette situation place le ministre Thierry Patrice Akoloza dans une position délicate : comment exiger des importateurs qu’ils respectent un prix alors que ses propres services multiplient les prélèvements illégaux qui rendent ce tarif intenable ?

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Transporter un conteneur de ciment du port de Douala à Bangui coûte désormais 160 000 FCFA, auxquels s’ajoutent 25 000 FCFA d’escorte par camion. Mais le véritable poison réside dans les “contributions” informelles exigées à chaque poste de contrôle. Entre la frontière camerounaise et la capitale centrafricaine, un convoi traverse une quinzaine de barrières où douaniers, policiers et militaires imposent leurs propres tarifs. “Hier, ils nous demandaient 5 000 FCFA par camion. Aujourd’hui, c’est 8 000. Demain, ce sera autre chose”, témoigne un transitaire qui opère sur la route Garoua-Boulaï-Bangui.

 

Cette anarchie administrative transforme chaque importation en parcours du combattant. La douane change régulièrement de procédures sans préavis, exige de nouveaux documents ou applique de nouvelles taxes. À Béloko, principal poste frontalier, les délais s’étirent parfois sur plusieurs jours, générant des coûts supplémentaires de stationnement et de gardiennage. Les importateurs dénoncent un système où chaque responsable local dicte ses propres règles, créant une instabilité permanente des coûts.

 

Face à cette réalité, le ministre Akoloza adopte une posture ambiguë. Il convoque régulièrement les professionnels pour les sommer de respecter le prix officiel et brandit la menace de sanctions. Mais il évite soigneusement d’évoquer les pratiques de ses collègues des Finances, de la Défense ou de la Sécurité publique. Cette stratégie permet au gouvernement de donner l’impression qu’il lutte contre la vie chère tout en préservant un système de prédation qui enrichit illégalement une partie de l’administration.

 

“Le ministre fait de la communication politique sur notre dos”, dénonce un importateur établi à Bangui depuis quinze ans. “Il sait parfaitement que nous ne pouvons pas vendre à perte. Mais il préfère nous accuser de spéculation plutôt que de nettoyer sa propre maison”. Cette stratégie de bouc émissaire permet au pouvoir de détourner l’attention des vraies causes de l’inflation tout en maintenant ses réseaux de prélèvement.

 

La Banque centrale ajoute une difficulté supplémentaire en rationnant l’accès aux devises nécessaires pour les importations. Cette restriction ralentit l’approvisionnement, accentue la pénurie et alimente mécaniquement la hausse des prix. Les importateurs se retrouvent ainsi pris en étau entre la rareté des devises, les coûts croissants du transport et l’exigence politique de maintenir des prix bas.

 

Les conséquences dépassent le simple secteur du bâtiment. Dans les quartiers populaires de Bangui, le Ciment en Centrafrique  est devenu inaccessible aux familles modestes qui souhaitent améliorer leur habitat. Les chantiers publics ralentissent, privant de nombreux ouvriers de leurs revenus. “J’ai dû arrêter de construire ma maison faute de moyens. Le ciment coûte plus cher que le riz maintenant”, confie un fonctionnaire du quartier Fatima.

 

Le ministre promet l’installation prochaine d’une cimenterie locale et évoque des partenariats avec des industriels étrangers. Mais ces annonces restent floues et sans calendrier précis. Les professionnels rappellent que des projets similaires ont été évoqués pendant des années sans jamais aboutir. Entre-temps, la population continue de subir une inflation qui pourrait être rapidement jugulée par une simple remise en ordre de l’administration.

 

La solution existe pourtant. Il suffirait d’harmoniser les procédures douanières, de fixer des tarifs transparents et identiques sur tous les postes de contrôle, et de sanctionner les agents qui s’écartent de ces règles. Une telle réforme réduirait immédiatement les coûts d’importation de 20 à 30%, permettant aux commerçants de respecter les prix officiels sans subventionner leurs ventes.

 

Mais cette approche supposerait que le gouvernement accepte de réduire les revenus informels d’une partie de son administration. Un choix politique que le pouvoir semble peu enclin à faire, préférant maintenir le statu quo tout en désignant les commerçants comme responsables d’une situation qu’ils subissent plus qu’ils ne la créent.

 

La crise du Ciment en Centrafrique  révèle ainsi les limites d’une gouvernance qui s’attaque aux effets sans jamais remonter aux causes. Tant que l’État centrafricain n’imposera pas les mêmes règles à tous ses agents, aucune politique de régulation des prix ne pourra fonctionner durablement….

 

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Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l’opposition démocratique, selon Martin Ziguelé

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Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l’opposition démocratique, selon Martin Ziguelé

 

Centrafrique : Le gouvernement privilégie les rebelles à l'opposition démocratique, selon Martin Ziguelé
Les-leaders-du-Bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-1 – Dossier spéciale : Martin Ziguelé démêle l’influence russe en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le pouvoir de Bangui préfère négocier avec les groupes armés qu’avec ses opposants politiques, affirme l’ancien premier ministre Martin Ziguelé.

 

En République centrafricaine, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra fait face aux accusations du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution. Cette coalition d’opposition reproche au pouvoir de refuser tout dialogue politique tout en maintenant des négociations avec les groupes rebelles.

 

Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et porte-parole du BRDC, exprime cette frustration sans détour. Le gouvernement accepte de s’asseoir avec Ali Darassa ou Mahamat Al-Khatim, des chefs rebelles aux mains tachées de sang centrafricain. Pourtant, il ferme la porte aux formations politiques légales. Cette préférence s’explique par le rapport de force. Les groupes armés disposent d’une capacité de nuisance que l’opposition civile ne possède pas.

 

Les responsables gouvernementaux justifient cette position en contestant la légitimité de l’opposition. Ils estiment que ces formations politiques ne possèdent ni la qualité ni le rang nécessaires pour dialoguer avec le chef de l’État. Cette position traduit une conception particulière de la démocratie où la force prime sur la légalité.

 

L’ironie de la situation frappe d’autant plus que certains membres du BRDC ont soutenu Touadéra lors de son élection en 2016. Ces anciens alliés se voient aujourd’hui écartés au profit d’acteurs armés qui ont combattu l’État. Cette évolution témoigne d’un glissement vers une logique de pouvoir où la violence devient un critère de reconnaissance politique.

 

La nouvelle Constitution adoptée en août 2023 cristallise ces tensions. Ce texte exclut les Centrafricains binationaux du processus électoral, une mesure que l’opposition dénonce comme discriminatoire. Les reports successifs des Élections locales et les critiques sur l’Autorité Nationale des Élections alimentent un climat de défiance générale.

 

Face à cette situation, le BRDC brandit la menace d’un boycott électoral. L’opposition conditionne sa participation à une refonte de l’ANE et à un processus plus inclusif. Elle refuse de cautionner ce qu’elle qualifie d’Élections non équitables.

 

Cette stratégie gouvernementale s’inscrit dans une logique de consolidation du pouvoir par la force plutôt que par le consensus démocratique. En privilégiant les négociations avec les rebelles, Touadéra semble parier sur une stabilité imposée plutôt que sur une légitimité construite. Cette approche comporte des risques majeurs pour l’avenir politique du pays.

 

L’opposition politique centrafricaine se trouve ainsi dans une position paradoxale. Elle doit observer ses anciens ennemis armés recevoir les honneurs diplomatiques tandis qu’elle-même reste aux portes du palais présidentiel. Cette inversion des rôles interroge sur la nature même du système politique centrafricain et ses perspectives d’évolution démocratique….

 

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Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés 14

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Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés soudanais

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle-450×203.jpg” alt=”Après l’attaque du 6 juillet, la ville de Birao toujours endeuillée de ses 3 fils tués par des bandits armés soudanais” width=”450″ height=”203″ />
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Trois miliciens d’autodéfense ont péri dans une embuscade tendue par des bandits armés soudanais à l’entrée de la ville de Birao le 6 juillet dernier.

 

En effet, le dimanche 6 juillet 2025, vers 9 heures du matin, l’honorable Ahamat Tanga, député suppléant de Birao, sur sa moto en allant à sa ferme,  échappe de justesse à une embuscade sur la route de l’aérodrome, à 12 kilomètres de la ville. Des bandits armés venus du Soudan ouvrent le feu sur son véhicule. L’homme abandonne sa moto et fuit dans la brousse pour sauver sa vie.

 

Informés de la nouvelle, les éléments de Forces armées centrafricaines, appuyées par des miliciens d’autodéfense de Birao, se lancent immédiatement à la poursuite des assaillants. À Toumou, une localité située à 1 kilomètre de Birao, , les assaillants ont tendu une embuscade aux forces de l’ordre, provoquant un nouvel échange de tirs qui  tourne rapidement au drame. Trois miliciens autodéfense de Birao perdent la vie, tandis que des pertes sont également signalées du côté des bandits.

 

Les trois victimes étaient toutes des pères de famille et des acteurs clés de la communauté. Un auxiliaire de la douane, chargé d’escorter les véhicules vers les postes de douane, a également été tué dans cet échange avec les bandits armés soudanais. Un autre milicien qui est également un commerçant, âgé  d’une quarantaine d’années, père de 28 enfants et marié à quatre épouses, a également été tué. Le troisième, également commerçant, contribuait activement à la vie économique de Birao. Lui aussi, comme ses collègues, a été tués.

 

La mort de ces hommes a profondément ébranlé la ville. Ces miliciens, souvent des civils contraints de prendre les armes pour protéger leur communauté face à l’absence de sécurité étatique, étaient considérés comme des héros locaux. Leur disparition fragilise davantage une ville déjà éprouvée par la pauvreté et l’insécurité.

 

Mais ce qui est étonnant, la riposte des bandits armés soudanais, ayant subi des pertes, ne s’est pas fait attendre. Armés et motorisés, ils ont incendié des dizaines des villages environnants, forçant des milliers d’habitants à fuir à pied sur des distances de 10 à 28 kilomètres pour rejoindre Birao. Ces attaques, accompagnées de pillages et de destructions, ont amplifié le sentiment d’abandon dans une région où la frontière avec le Soudan permet aux groupes armés de frapper en toute impunité.

 

Cette tragédie s’inscrit dans un contexte régional plus large. La guerre civile au Soudan, opposant les Forces armées soudanaises aux Forces de soutien rapide depuis 2023, déborde sur la République centrafricaine, alimentant l’insécurité dans la Vakaga. Les incursions de groupes armés accentuent la vulnérabilité des communautés frontalières….

Birao continue de pleurer ses enfants tués par des bandits soudanais.

 

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Centrafrique : l’Autorité Nationale des Élections  débordée face au triple scrutin de décembre 2025, malgré les appels au report de l’opposition et de l’ONU

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l’Autorité Nationale des Élections  débordée face au triple scrutin de décembre 2025, malgré les appels au report de l’opposition et de l’ONU

 

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Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des élections …

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Autorité Nationale des Élections (ANE) affronte des défis incroyables pour organiser simultanément trois scrutins.

 

L’Autorité Nationale des Élections (ANE) de République centrafricaine se trouve dans une position délicate. L’institution doit organiser simultanément en décembre 2025 les élections présidentielles, législatives et locales. Cette décision gouvernementale, adoptée après cinq reports des élections locales depuis 2022, place l’ANE devant des défis logistiques et techniques considérables.

 

Le recensement électoral, lancé il y a plus d’un an, présente des résultats mitigés. Sur une population de six millions d’habitants, seuls 2,3 millions d’électeurs ont été recensés, dont 757 866 nouveaux inscrits en 2025. Ces chiffres restent en deçà de l’objectif initial fixé à plus d’un million de nouvelles inscriptions. L’Autorité Nationale des Élections a radié 254 000 électeurs sans fournir d’explications détaillées, ce qui alimente les questionnements sur la transparence du processus.

 

La publication des listes électorales provisoires a exposé des dysfonctionnements majeurs. Des noms fictifs apparaissaient dans ces documents, notamment celui du footballeur Lionel Messi et des stars nigérianes de football. Ces erreurs pose des interrogations sur la fiabilité du système d’enregistrement et laissent planer des doutes sur une possible manipulation des données électorales.

 

Le calendrier impose des contraintes temporelles serrées. Les listes provisoires doivent être affichées dans tous les centres d’enrôlement, y compris dans les ambassades pour la diaspora centrafricaine. Une période de réclamation de dix jours est prévue, suivie de dix à quinze jours pour le traitement des contestations. L’Autorité Nationale des Élections doit publier la liste définitive avant le 23 août 2025.

 

L’organisation d’élections locales représente un défi inédit. Ces scrutins n’ont pas eu lieu depuis 1988, et l’ANE reconnaît son manque d’expérience dans ce domaine spécifique. La population centrafricaine n’est pas familière avec ce type d’élection, ce qui nécessite une sensibilisation approfondie. Les efforts de communication entrepris par l’Autorité Nationale des Élections restent insuffisants à ce jour.

 

Les ressources financières constituent un obstacle majeur. Un déficit de près de neuf millions de dollars persiste, le budget actuel ne couvrant que les élections locales. Les scrutins présidentiels et législatifs nécessitent des financements supplémentaires qui ne sont pas encore garantis. L’ANE dépend fortement de l’aide internationale pour combler ces lacunes budgétaires.

 

L’opposition politique exprime ses réserves face à cette situation. Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution qualifie le calendrier électoral d’irréaliste et demande une refonte complète de l’Autorité Nationale des Élections. Les partis d’opposition dénoncent l’incapacité de l’institution à gérer trois scrutins simultanés, particulièrement après la publication des listes comportant des noms fictifs.

 

Les Nations Unies ont appelé à une réforme institutionnelle urgente de l’ANE. Un expert indépendant de l’organisation a noté que l’Autorité Nationale des Élections n’avait pas publié de liste provisoire avant la date limite du 29 mai 2025. L’ONU avertit que le rythme actuel rend improbable le respect des délais constitutionnels. Elle insiste sur la nécessité d’élections crédibles, transparentes et inclusives.

 

Le gouvernement maintient fermement sa position. Malgré les appels au report émanant de l’opposition et des observateurs internationaux, les autorités refusent tout ajustement du calendrier électoral. Elles insistent sur le respect des échéances constitutionnelles et rejettent les demandes de révision du processus.

 

Les défis sécuritaires compliquent davantage la situation. Des groupes armés contrôlent encore certaines zones minières et des couloirs de transhumance. Cette instabilité limite l’accès aux centres d’enrôlement dans plusieurs régions du pays. Bien que 570 000 nouveaux électeurs aient été inscrits dans onze des vingt préfectures, 58 centres d’enregistrement demeurent fermés pour des raisons de sécurité.

 

Les tensions politiques s’intensifient autour de ces élections. L’opposition accuse le gouvernement de verrouiller le processus électoral à son avantage. La réforme constitutionnelle de 2023, qui a supprimé les limites de mandats présidentiels, alimente ces tensions. Cette modification permet au président sortant de se représenter, ce qui divise profondément la classe politique centrafricaine.

 

L’insécurité persistante dans certaines régions, où des groupes armés contrôlent des zones minières et des couloirs de transhumance, complique l’accès aux centres d’enrôlement. Cette situation compromet la participation électorale dans plusieurs préfectures du pays.

 

L’Autorité Nationale des Élections se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. Le triple scrutin de décembre 2025 pourrait consolider la démocratie et la décentralisation en République centrafricaine. Néanmoins, les retards accumulés, les erreurs dans les listes électorales, les déficits financiers et l’absence de consensus politique menacent la réussite de cette entreprise démocratique. Sans une mobilisation rapide des ressources et une amélioration des pratiques de l’ANE, l’institution risque de compromettre la confiance des Centrafricains et de la communauté internationale dans ce processus électoral, au moment où le pays aspire à retrouver une stabilité politique durable….

 

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Le BRDC obtient le soutien international pour réformer l’ANE

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Le BRDC obtient le soutien international pour réformer l’ANE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/les-leaders-du-brdc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le BRDC obtient le soutien international pour réformer l'ANE
Les leaders du BRDC lors de leur assemblée générale au siège du parti PATRIE à Bangui . Photo CNC

 

La communauté mondiale s’aligne sur les demandes du mouvement politique centrafricain, le BRDC.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Maître Crépin Mboli-Goumba a révélé lors de son passage sur la Radio Ndékè Luka que les principales institutions internationales partagent les positions du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution concernant les dysfonctionnements électoraux centrafricains. L’ONU, les États-Unis et l’Union Européenne convergent vers la nécessité d’une transformation profonde de l’Autorité Nationale des Élections avant le scrutin de 2025.

 

Le leader du BRDC s’appuie sur les déclarations de l’expert indépendant des Nations Unies qui a ouvertement critiqué l’incompétence de l’ANE et réclamé une restructuration complète de l’organe électoral. Cette position officielle témoigne d’une reconnaissance internationale des faiblesses structurelles du système électoral centrafricain, particulièrement après les événements de 2020-2021 que Mboli-Goumba qualifie de “hold-up électoral“.

 

Les États-Unis ont franchi un pas supplémentaire en déclarant au Conseil de sécurité qu’un dialogue politique demeure “impératif” avant toute organisation électorale. Cette exigence américaine s’inscrit dans une logique de conditionnalité : pas d’Élections sans réformes préalables de l’ANE. L’Union Européenne maintient une “position claire” similaire, consolidant ainsi un front international cohérent.

 

Le président du BRDC insiste sur l’urgence d’un dialogue inclusif pour résoudre les questions d’intégrité du fichier électoral et d’accessibilité du scrutin. Il dénonce l’obstination de l’ANE à maintenir son calendrier malgré les 777 bureaux de vote défaillants et les problèmes techniques persistants des tablettes d’enrôlement. Ces dysfonctionnements justifient, selon lui, l’appel international à une suspension temporaire du processus électoral.

 

La convergence entre les revendications du BRDC et les positions internationales constitue un atout diplomatique majeur pour le mouvement politique centrafricain. Cette alliance de fait entre opposition centrafricaine et communauté internationale pourrait contraindre le gouvernement à engager des réformes substantielles de l’appareil électoral pour éviter l’isolement diplomatique.

 

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Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise

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Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio.png” data-wpel-link=”internal”>Elie Oueifio : La vision ancestrale centrafricaine, clé d’unité et de travail pour surmonter la crise
L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’ancien ministre  Elie Oueifio exhume la vision ancestrale centrafricaine, prônant unité et travail pour sortir la RCA de la crise qui le frappe durement.

 

Dans son ouvrage Entre un programme de développement qui procure la paix et assure la stabilité et un projet humanitaire qui favorise l’oisiveté, instaure et entretient les crises, publié en juillet 2025, Elie Oueifio, instituteur, conseiller pédagogique, administrateur civil adjoint, ancien ministre, ancien ambassadeur et coordonnateur du Cercle des Écrivains, Journalistes, Artistes et Chercheurs de Centrafrique (CEJACC) depuis 2017, propose une réflexion puissante : la République centrafricaine  peut surmonter ses crises en s’inspirant de la vision de ses ancêtres. Cette vision, fondée sur l’unité, le travail et la justice, offre une leçon intemporelle pour restaurer la paix et la prospérité.

 

Elie Oueifio souligne que les ancêtres centrafricains, guidés par des valeurs universelles et spirituelles, ont bâti une société où le travail était une vertu cardinale. Dans son ouvrage de juillet 2025, il cite le proverbe « KOI RI GUI NDARA NA » (l’eau demandée au voisin ne peut cuire la chair du buffle), qui incarne l’autonomie et la responsabilité individuelle. Selon Oueifio, cette philosophie, transmise de génération en génération, a permis à la RCA de progresser jusqu’aux années 1970, époque où le pays, surnommé la « Suisse africaine » sous Bokassa, était un havre de paix. Les ancêtres, explique-t-il, valorisaient une éducation rigoureuse, inculquant aux jeunes le sens du devoir et du respect, des valeurs qui, selon Oueifio, ont hissé la nation au seuil de l’émergence.

 

Oueifio insiste dans son document sur l’importance de l’unité nationale, une valeur centrale de la vision ancestrale. Il évoque le proverbe « RIG KIRIG BA KÔ E HO-DENGBE » (le cultivateur a ravi la femme au chercheur d’igname sauvage), qui dénonce la paresse et prône le travail acharné. Pour Oueifio, cette leçon montre comment l’oisiveté, encouragée par l’assistanat humanitaire, a remplacé la culture du labeur. Dans son analyse de juillet 2025, il déplore que les crises actuelles, entretenues par des manipulations internes et externes, aient brisé cette unité. Il cite des exemples concrets, comme le sabotage du processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) à Bocaranga ou le refus d’intégrer des figures comme le général Abdoulaye Miskine, pour montrer comment l’égoïsme et la corruption ont fragilisé la cohésion nationale.

 

L’éducation, pilier de la vision ancestrale, est un autre axe clé mis en avant par Elie Oueifio. Dans son ouvrage, il rappelle le proverbe biblique « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre » (Proverbes 22:6) et le dicton chinois sur l’apprentissage du pêcheur, soulignant l’importance d’une formation de base pour éradiquer les vices comme le vol ou la trahison. Oueifio argue que cette éducation, qui produisait des citoyens patriotes et responsables, a permis à la RCA d’atteindre des sommets dans les années 1966-1974. Cependant, il constate dans son texte de juillet 2025 que l’abandon de ces valeurs au profit de l’assistanat a plongé le pays dans la dépendance, les populations se battant pour des produits du PAM plutôt que de cultiver leurs terres fertiles.

 

Face aux crises actuelles, Oueifio propose des solutions ancrées dans la vision ancestrale. Il appelle à une gouvernance basée sur l’amour, la vérité et la justice, des principes que les ancêtres appliquaient pour maintenir la paix. Dans son ouvrage, il salue les constats du président Touadéra lors du séminaire gouvernemental de mars 2023, notamment sur la corruption qui gangrène le pays. Oueifio insiste sur la nécessité de sanctions rigoureuses pour rétablir la confiance. Il cite l’exemple du Rwanda, où la réconciliation a permis une reconstruction nationale, comme un modèle pour la RCA. Selon Oueifio, les Centrafricains doivent cesser de se voir comme des « enfants » sous tutelle (Galates 4:1-2) et reprendre le contrôle de leurs ressources naturelles, une idée qu’il développe avec force dans son texte de juillet 2025….

 

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Grimari : un hôpital transformé en dépotoir par la négligence de l’État centrafricain

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Grimari : un hôpital transformé en dépotoir par la négligence de l’État centrafricain

 

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Pour illustration, Hôpital de Sibut

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des couvreuses hors service, des instruments chirurgicaux rouillés, pas une goutte d’eau au robinet. L’hôpital de district de Grimari agonise dans l’abandon total des autorités sanitaires. Notre enquête révèle comment l’État centrafricain condamne à mort les populations de la Ouaka.

 

Quand on pousse la porte de l’hôpital de district de Grimari, on comprend immédiatement que quelque chose ne va pas. L’établissement, censé servir toute la sous-préfecture de la Ouaka, ressemble davantage à un dépotoir qu’à un centre de soins. Le Dr Olivier Mowena, qui dirige cette structure depuis plusieurs années, ne peut plus cacher sa détresse face à l’ampleur des problèmes.

 

Dans les salles d’hospitalisation, le spectacle fait mal aux yeux. Les patients s’allongent sur des lits qui ont connu des jours meilleurs. Beaucoup meilleurs même. Le médecin-chef le reconnaît sans fard : « Effectivement, au niveau des salles d’hospitalisation, on a constaté un nombre insuffisant des lits et presque vétustes ». Ces lits, dont certains tiennent encore debout par miracle, accueillent pourtant des malades qui viennent parfois de très loin pour se faire soigner.

 

Les matelas racontent la même histoire de négligence. Usés jusqu’à la corde, ils offrent un confort douteux aux patients déjà affaiblis. Face à cette réalité, l’hôpital essaie de bricoler des solutions. « À propos de la vétusté des matelas, oui, c’est avéré. Là, présentement, l’hôpital a un budget pour acheter quelques matelas pour essayer de remplacer ces matelas vétustes », explique le Dr Mowena. Quelques matelas seulement, alors que tous auraient besoin d’être changés.

 

Au bloc opératoire, la situation devient encore plus inquiétante. Les instruments chirurgicaux, ces outils précieux qui permettent de sauver des vies, accusent leur âge. Le Dr Mowena détaille cette réalité gênante : « Au niveau du bloc opératoire, je peux dire oui, on a les équipements. Mais ce qu’on déploie, c’est que c’est beaucoup plus les boîtes qu’on utilise pour la césarienne, l’hernie, l’huile et la parotomie. C’est des boîtes qui ont duré. Ils sont déjà un peu vêtues. Trouver ces boîtes sur le marché, c’est un peu difficile pour nous. Il fallait faire la commande ailleurs, amener ça jusqu’ici et ça nous met un peu en difficulté ».

 

Voilà bien le problème : ces instruments, utilisés pour des interventions vitales, ont largement dépassé leur durée de vie. Pire encore, les remplacer relève de l’exploit logistique. Il faut commander ailleurs, organiser le transport sur des routes défoncées, gérer les coûts. Autant d’obstacles qui retardent indéfiniment le renouvellement de matériel pourtant indispensable.

 

Pour établir des diagnostics précis, tout hôpital a besoin d’un laboratoire fonctionnel. Pas celui de Grimari. « Pour l’instant, l’hôpital de district de Grimari n’a pas vraiment un laboratoire bien indiqué », avoue le Dr Mowena avec une sincérité désarmante. Cette absence prive les médecins d’un outil fondamental pour comprendre les pathologies de leurs patients.

 

Sans analyses biologiques, comment détecter une anémie, un paludisme grave, une infection ? Les médecins de Grimari travaillent pratiquement à l’aveuglette, posant des diagnostics approximatifs qui peuvent parfois s’avérer mortels.

 

L’histoire de l’approvisionnement en eau de l’hôpital tient du grotesque administratif. Le Dr Mowena raconte cette saga kafkaïenne : « Effectivement, il fut un moment où il y avait un point d’eau avec une pompe mécanique. Ce point d’eau était fonctionnel, c’est avec ça qu’on travaillait à l’hôpital. Alors, le projet Séné avait conclu un marché avec une entreprise pour faire l’installation électrique. Ils ont installé des châteaux, tout ça, mais malheureusement, jusqu’à aujourd’hui, l’entreprise est partie et on est resté sans nouvelles. Donc du coup, l’hôpital de district de Grimari n’a pas un point d’eau ».

 

Comprendre cette histoire, c’est saisir toute l’absurdité de la gestion publique centrafricaine. Une entreprise vient, installe des équipements, encaisse l’argent et disparaît. L’hôpital se retrouve sans eau, les autorités ne réagissent pas, et les patients paient les conséquences de cette escroquerie.

 

Aujourd’hui, l’établissement mendie littéralement son eau auprès d’organisations humanitaires. « Heureusement, on est obligé d’aller se plaindre à nos amis et les casques bleus de la Minusca, c’est eux qui nous ravitaillent en eau. Le problème, c’est qu’eux, ils ont leur agenda. Parfois, ils n’ont pas le temps de venir nous livrer et ça nous met énormément en difficulté », explique le responsable médical.

 

Cette dépendance place l’hôpital dans une position humiliante. Un jour, la Minusca peut livrer l’eau, un autre jour non. Et pendant ce temps, les patients attendent, les opérations sont reportées, l’hygiène devient impossible à maintenir.

 

L’alimentation électrique de l’hôpital relève du bricolage permanent. Des panneaux solaires ont été installés, donnant l’impression d’une modernisation. Mais la réalité déchante rapidement. « On a eu l’installation solaire au niveau de la maternité dispensaire au bloc, mais la capacité ne permet pas de faire fonctionner correctement nos équipements. Par exemple, au niveau de la maternité, on a quatre couvreuses, mais on n’a pas une source d’énergie pour faire fonctionner ces couvreuses », déplore le Dr Mowena.

 

Quatre couvreuses neuves qui ne servent à rien. Ces appareils, destinés à maintenir en vie les nouveau-nés prématurés, restent éteints faute d’électricité suffisante. Les bébés qui auraient pu être sauvés meurent ainsi par négligence technique.

 

La saison des pluies complique encore davantage les choses. « Et comme on est en période de pluie, parfois un ou deux jours, on n’a pas le soleil pour recharger les batteries et du coup, on prend le relais avec les générateurs. C’est avec les générateurs qu’on peut opérer la nuit », précise le médecin. Les interventions chirurgicales dépendent donc du carburant disponible et de l’état des générateurs vieillissants.

 

Avec tous ces dysfonctionnements, l’hôpital de Grimari a pratiquement renoncé à sa vocation première. Les cas médicaux les plus courants nécessitent désormais des évacuations vers Bangui ou Bambari. « S’il y a des cas de fracture, parfois, je demande à mes collègues de Bambari. Ici, MSF peut prendre, on envoie à Bambari, au cas contraire, on évacue directement à Bangui », explique le Dr Mowena.

 

Cette pratique transforme chaque urgence médicale en odyssée périlleuse. Un patient fracturé doit parcourir 305 kilomètres sur des routes cahoteuses pour espérer recevoir des soins appropriés. Combien arrivent vivants à destination ? Le Dr Mowena préfère ne pas y penser.

 

La saison sèche amplifie cette absurdité. « Parce que bientôt, ça sera la saison sèche. Il y a beaucoup de cas de hernie. Ils viennent en masse à l’hôpital pour se faire opérer, mais je vais les opérer pour les mettre où il n’y a pas de lumière aussi dans cette maison. Alors, ça nous met énormément en difficulté », s’inquiète le médecin.

 

Voilà où mène l’incurie des pouvoirs publics : un chirurgien capable d’opérer des hernies mais incapable d’hospitaliser ses patients dans des conditions décentes. Il peut sauver une vie au bloc opératoire mais ne peut garantir les soins post-opératoires faute d’infrastructure. L’hôpital de Grimari n’est plus qu’un symbole de l’abandon des populations par l’État centrafricain. Pendant que le gouvernement dépense des fortunes en voyages officiels et en paiement du groupe Wagner, les structures de santé publique s’effondrent dans l’indifférence totale. Les habitants de Grimari paient de leur vie cette négligence organisée, contraints de mourir faute de soins ou de s’endetter pour des évacuations vers la capitale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dossier spécial : l’ACFPE au bord de l’explosion,  quand le népotisme de la ministre du travail et de la directrice par intérim pousse le personnel à lancer un préavis de grève

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Dossier spécial : l’ACFPE au bord de l’explosion,  quand le népotisme de la ministre du travail et de la directrice par intérim pousse le personnel à lancer un préavis de grève

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Greve-acfpe-Bangui-corbeaunews-krock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dossier spécial : l’ACFPE au bord de l’explosion, quand le népotisme de la ministre du travail et de la directrice par intérim pousse le personnel à lancer un préavis de grève
Image d’illustration de la grève à l’ACFPE. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  L’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) vit ses dernières heures avant l’explosion totale. Cette institution, censée être le fer de lance de la lutte contre le chômage en République centrafricaine, s’est métamorphosée en un véritable laboratoire de corruption où la ministre du travail et sa protégée, la Directrice Générale par intérim, mènent un pillage organisé des deniers publics. Les révélations faites lors de la réunion du personnel du 11 septembre 2025 et les multiples plaintes judiciaires dressent le portrait d’une agence gangrenée par le népotisme, où l’intérêt familial prime sur la mission de service public.

 

Cette dérive institutionnelle puise sa source dans un réseau de complicités qui transforme l’ACFPE en entreprise familiale. La Directrice Générale par intérim mène une politique de recrutement clanique qui défie toute logique administrative. Elle détourne sans vergogne le budget informatique pour embaucher ses neveux et les membres de la famille de sa ministre de tutelle, piétinant allègrement les articles 22, 23 et 24 de l’accord collectif d’établissement. Cette pratique du favoritisme familial empoisonne l’atmosphère de travail et transforme l’agence en fief familial.

 

L’exemple le plus choquant reste l’avancement express et spectaculaire d’un comptable, catapulté à un niveau supérieur après seulement un an de service. Cette promotion scandaleuse, qui ignore totalement l’article 40 exigeant quatre années d’ancienneté pour franchir deux échelons, montre parfaitement la désinvolture avec laquelle la direction foule aux pieds les règles établies. Le népotisme de la ministre du travail et de sa directrice par intérim ne connaît décidément aucune limite.

 

La gestion financière de l’ACFPE relève désormais du pillage organisé, mené par une direction qui transforme les fonds publics en caisse personnelle. La Directrice Générale dilapide méthodiquement les ressources de l’agence pour financer des activités sans rapport avec les missions institutionnelles, violant ouvertement la loi 20.004 du 13 janvier 2020 qui encadre la gestion des institutions parapubliques.

 

L’ingérence du ministère de tutelle, menée tambour battant par Monsieur Aristide Ganabo, chargé de mission, ajoute une couche supplémentaire à cette dérive autoritaire. Cette intrusion permanente dans la gestion quotidienne s’accompagne de pratiques de harcèlement moral qui terrorisent le personnel. Les employés, exaspérés par ces abus, réclament désormais l’intervention urgente de l’Inspection Générale d’État pour mettre fin à cette comédie à l’ivoirienne. La gestion financière et administrative de l’ACFPE ressemble aujourd’hui à un braquage en col blanc commis au grand jour.

 

Le personnel de l’ACFPE subit de plein fouet les conséquences de cette dérive managériale qui bafoue systématiquement ses droits fondamentaux. Depuis mai 2025, la direction a supprimé unilatéralement le remboursement des frais médicaux, violant frontalement l’article 98 de l’accord d’établissement et les articles 305 à 312 du Code du travail centrafricain. Cette mesure punit directement les employés honnêtes au profit des protégés du système.

 

La situation empire avec l’accumulation des arriérés d’heures supplémentaires des conseillers en formation continue pour 2024. Ces sommes, dues selon l’article 71 de l’accord collectif, restent dans les tiroirs de la direction qui préfère financer ses recrutements familiaux. L’absence de commission paritaire d’avancement et le refus obstiné de relire l’accord collectif, en violation de l’article 5, complètent ce tableau désolant.

 

Ces violations répétées ont poussé le personnel à bout, déclenchant un préavis de grève de trois jours du 16 au 18 septembre 2025. Les droits des travailleurs volent en éclats sous les coups de boutoir d’une direction qui méprise ouvertement ses propres employés.

 

La réunion du 11 septembre dans la salle de l’Espace Entreprise a dévoilé le vrai visage autoritaire de la Directrice Générale par intérim. Cette assemblée, organisée après l’audience du 9 septembre avec le Ministre Contrôleur du Secteur Parapublic, devait permettre aux délégués de rendre compte de leurs démarches. Mais la directrice a tout fait pour museler son personnel.

 

Elle envoie d’abord le responsable des ressources humaines pour intimider les employés, puis son protocole avec la même mission répressive. Finalement, elle intervient personnellement pour exiger l’arrêt des discussions, se heurtant à un mur de résistance. Le personnel, solidaire de ses représentants, refuse catégoriquement de plier face à ces méthodes dignes d’un régime autoritaire.

 

Cette confrontation marque la rupture définitive entre une direction corrompue et des employés déterminés à défendre leurs droits. La décision unanime de grève s’accompagne d’une action judiciaire contestant l’appel à candidature pour le poste de Directeur Général, procédure confiée au cabinet CIFOM dont la crédibilité fait l’objet de sérieuses réserves. Une tentative de musellement qui se solde par un échec retentissant.

 

Au-delà des scandales financiers et administratifs, la mission fondamentale de l’ACFPE se trouve sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels. L’agence, créée pour former les Centrafricains et réduire le chômage, voit son efficacité détruite par des décisions managériales aberrantes. La réduction drastique des formations, passées de trois-quatre semaines à deux semaines seulement, témoigne de ce sabotage délibéré.

 

Cette compression temporelle, imposée par la Directrice Générale, rend impossible l’acquisition de compétences essentielles, notamment en informatique. Les bénéficiaires sortent de ces formations tronquées sans qualification réelle, transformant l’ACFPE en une machine à gaspiller l’argent public sans résultat tangible.

 

Le personnel dénonce ce sabotage systématique de la mission institutionnelle, stratégie visant peut-être à justifier la restructuration de l’agence selon d’autres intérêts. La mission publique se trouve ainsi sacrifiée au profit d’une logique purement personnelle et familiale.

 

Les tentatives récentes de médiation entre la direction, les délégués du personnel et les syndicats se heurtent à l’intransigeance d’employés déterminés à obtenir justice. Les discussions, supervisées par des inspecteurs du travail, n’apaisent aucune tension tant la direction refuse de reconnaître ses torts et de changer de cap.

 

Le personnel maintient fermement ses exigences : convocation immédiate de la commission paritaire, respect de la loi 20.004, reprise du remboursement des frais médicaux, paiement des heures supplémentaires et audit exhaustif de l’agence. Face à l’obstination de la direction, ils menacent de porter leur combat directement au Premier Ministre en présence du Ministre Contrôleur.

 

Cette escalade témoigne de la détermination des employés à briser l’omerta qui protège ce réseau de corruption. L’intervention des plus hautes autorités devient incontournable pour éviter l’effondrement total d’une institution stratégique. L’issue demeure incertaine face à une direction qui refuse obstinément de rendre des comptes.

 

L’ACFPE se trouve aujourd’hui au bord du gouffre, victime du népotisme effréné de la ministre du travail et de sa directrice par intérim qui transforment cette institution publique en propriété familiale. Sans une intervention immédiate et radicale du chef de l’État, cette agence sombrera définitivement dans le chaos, privant les Centrafricains d’un outil essentiel de leur développement économique.

 

La résolution de cette crise constituera un test décisif pour le pouvoir en place, appelé à démontrer sa capacité à nettoyer les écuries d’Augias de l’administration publique. L’heure de vérité a sonné pour une République centrafricaine qui doit choisir entre la tolérance envers la corruption et l’assainissement radical de ses institutions.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par AlainNzilo

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Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki

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Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki

 

Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Crise dans le Haut-Mbomou : « c’est le gouvernement qui alimente l’insécurité », dénonce Michel Kombo-Yéki
Les mercenaires russes du groupe Wagner avec leurs alliés Azandé dans le Haut-Mbomou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le Haut-Mbomou, l’insécurité persiste, alimentée par un gouvernement accusé de trahison et d’abandon. Michel Kombo-Yéki dénonce une crise qui sacrifie une région entière.

 

Le Haut-Mbomou, préfecture du sud-est de la République centrafricaine (RCA), est à nouveau plongé dans un cycle de violence et de désespoir. À Obo, Zémio, Mboki et Bambouti, les affrontements entre les éléments de forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes du groupe Wagner, et les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé font rage, laissant derrière eux des morts, des blessés et des centaines de déplacés. Pourtant, pour Michel Kombo-Yéki, ancien porte-parole du groupe Azandé, la véritable source de cette insécurité ne vient pas des milices locales, mais de l’État lui-même. « C’est le gouvernement qui alimente cette insécurité », accuse-t-il avec force lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka. Cette déclaration, appuyée par les critiques acerbes de Dieudonné Ngoumbango, président de la plateforme des partis centristes, dévoile une crise profonde : celle d’un gouvernement qui, par sa mauvaise gouvernance et sa dépendance à des forces étrangères incontrôlées, sacrifie une région entière et trahit ses propres citoyens.

 

Un abandon historique à l’origine de la crise

 

Le Haut-Mbomou n’est pas seulement une région en proie à la violence ; c’est une terre oubliée par Bangui. Comme le souligne Ngoumbango, « ça fait très longtemps que cette population souffre ». Confrontée aux exactions de la LRA de Joseph Kony, puis de l’UPC, elle a dû se débrouiller seule, sans routes, sans infrastructures, et sans présence étatique significative. « Ils ont plus d’échanges avec le Sud-Soudan et l’Ouganda qu’avec la République », note-t-il, révélant l’isolement géographique et politique de la région. Dans ce vide, les Azandé Ani Kpi Gbé ont pris les armes, non par rébellion, mais par nécessité. Avec des machettes et des armes artisanales, ils ont chassé l’UPC, libérant leur préfecture là où l’État était absent.

 

Le gouvernement, alors sous embargo, a reconnu ces efforts. « Les faits d’armes des milices azandés ont été reconnus », admet Marcel Dimassé, ministre résident du Haut-Mbomou, lors du débat. Mais cette reconnaissance s’est vite transformée en une promesse creuse. Sur les 5 000 membres du groupe, seuls 200 ont été formés et intégrés dans les FACA, laissant 4 800 autodéfenses sans encadrement ni perspectives. Cette marginalisation, fruit d’une gouvernance défaillante, a semé les graines de la défiance et de la violence actuelle.

 

La mainmise des Russes : une souveraineté bradée

 

Au cœur de la crise, un acteur domine : les forces russes, alliées du gouvernement, mais accusées d’agir en toute impunité. « Les Russes font ce qu’ils veulent », dénonce Kombo-Yéki, pointant leur rôle dans l’escalade des tensions. Des incidents graves, rapportés dans l’émission, confirment ces accusations : à Mboki, une vingtaine de maisons ont été incendiées ; à Zémio, un chef de village a été abattu après avoir tenté de fuir une interpellation ; des interventions violentes dans une église ont semé la terreur. Ces exactions, attribuées aux Russes et aux FACA sous leur commandement, ont poussé une grande partie de la population à se réfugier en RDC ou dans des lieux de culte.

 

Le ministre Dimassé, interrogé sur ces dérives, nie toute exaction à Obo ou Bambouti, affirmant que le gouvernement contrôle ses alliés. Mais cette dénégation sonne creux face aux témoignages accablants. « Le gouvernement n’a pas de contrôle sur les Russes », assène Ngoumbango, révélant une vérité troublante : l’État centrafricain a bradé sa souveraineté à des forces étrangères, qui opèrent sans rendre de comptes. Cette dépendance, loin de sécuriser la région, alimente la peur et la méfiance, transformant les opérations de ratissage en une menace pour les civils.

 

Une politique de désarmement provocatrice

 

Le point de rupture a été la tentative de désarmement des 200 miliciens Azandé intégrés dans les FACA, une décision perçue comme une trahison. Ces hommes, qui ont servi l’État à travers le pays, se sont vus ordonner de rendre leurs armes sans explications claires ni garanties. « Les gens qui ont été formés n’étaient pas sur le lieu de l’attaque », insiste Kombo-Yéki, dénonçant une confusion entretenue entre les miliciens formés et les autodéfenses non intégrées, responsables de l’attaque contre un convoi de la Minusca. Cette confusion, volontaire ou non, a conduit à une répression indiscriminée, exacerbant les tensions.

 

Ngoumbango qualifie cette démarche de « provocation » : « Désarmer un militaire, c’est l’exclure, le rendre civil ». Les miliciens, déjà marqués par l’arrestation de quatre de leurs leaders et la menace d’un mandat d’arrêt contre Kombo-Yéki, ont fui Zémio pour Obo, emportant leurs armes par crainte d’être abandonnés. « Si on m’arrête, qui va gérer le groupe ? » s’interroge Kombo-Yéki, révélant l’absurdité d’une politique qui criminalise ceux qu’elle a armés et formés. Ce désarmement, loin de restaurer l’ordre, a transformé des alliés en parias, alimentant un cycle de violence.

 

Un dialogue sacrifié au profit de la force

 

Face à cette crise, le gouvernement revendique un dialogue, mais ses actions racontent une autre histoire. Dimassé évoque des discussions avec Kombo-Yéki et une initiative pour désarmer une centaine de jeunes à Obo, mais ces efforts sont tardifs et entachés par les opérations militaires en cours. « Il fallait dialoguer en amont », martèle Ngoumbango, critiquant une stratégie qui privilégie la force au détriment de la négociation. À Zémio et Mboki, les ratissages se poursuivent, semant la peur et paralysant les activités. Obo, vidée de ses habitants selon Kombo-Yéki, vit dans l’attente d’un nouveau convoi russe, symbole d’une menace omniprésente.

 

Les Azandé, eux, sont prêts à dialoguer, mais à des conditions claires : l’arrêt des opérations russes, des garanties de sécurité, et une reconnaissance de leur contribution. « Nous avons travaillé pour l’État, nous avons reconquis une préfecture », rappelle Kombo-Yéki, qui refuse que son groupe soit « jeté dans la poubelle ». Sans un dialogue sincère, incluant les 4 800 autodéfenses laissées pour compte, la paix reste une chimère.

 

Un cri à la mobilisation citoyenne

 

La crise dans le Haut-Mbomou n’est pas seulement une question de sécurité ; c’est un révélateur de l’échec d’un gouvernement qui abandonne ses citoyens, délègue sa souveraineté à des forces étrangères, et réprime ceux qui ont défendu la République. « Quand un pouvoir tourne son canon contre une partie de la population, c’est un échec », conclut Ngoumbango. Cet échec a un coût humain : des villages désertés, des familles déplacées, des vies brisées….

 

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Maxime Balalou,  l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau  de l’ÉNERCA en plein jour

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Maxime Balalou,  l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau  de l’ÉNERCA en plein jour

 

Maxime Balalou, l’ex-détenu et Kitandaire a encore frappé : vol d’un poteau de l’ÉNERCA en plein jour

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En plein cœur de la capitale centrafricaine Bangui, dans le 2e arrondissement, un quartier censé être le poumon économique de la capitale, une grande partie des habitants continuent de vivre dans le noir. Pas d’électricité, pas d’infrastructures, rien. Juste l’abandon. Pourtant, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et candidat du MCU, a trouvé la solution miracle pour sa campagne : voler un poteau solaire appartenant à l’ÉNERCA, l’entreprise publique d’électricité, et le planter devant une petite maison louée, transformée en « siège » de son parti, le MCU. Un « don » à la population, clame-t-il, avec une inscription à son nom, comme si un lampadaire solaire de pacotille pouvait effacer des années de misère énergétique.

Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou
Une maison dans le 2e arrondissement de la ville de Bangui érigée en siège du MCU par le candidat du parti au, Maxime Balalou

 

Mais à qui s’adresse ce pitoyable « don » ? Aux habitants du quartier ? Non. Le poteau a été installé dans l’enceinte même du siège du MCU, une bâtisse modeste que Balalou a louée pour les besoins de sa campagne. Aucun bénéfice pour la population, juste une mise en scène grotesque. Le comble ? Ce lampadaire, une simple veilleuse qui s’allume à peine, est présenté comme une « avancée » pour un arrondissement entier. Une insulte.

 

Depuis dix ans, le MCU et ses sbires sont au pouvoir. Dix ans de promesses non tenues, de projets fantômes, et de corruption éhontée. Et aujourd’hui, à quelques mois des Élections, Maxime Balalou sort son tour de passe-passe : un panneau solaire volé, une plaque à son nom, et des photos pour faire croire qu’il agit. Comme si les Centrafricains étaient assez naïfs pour avaler cette comédie.

 

Le 2e arrondissement, c’est le centre-ville de Bangui, un lieu stratégique, symbolique. Un endroit qui devrait briller, qui devrait être électrifié, qui devrait montrer l’exemple. Mais non. À la place, on a droit à un ministre qui se comporte comme un seigneur féodal, distribuant des miettes comme des faveurs. Un lampadaire solaire, posé devant une maison louée, et présenté comme un « don » ? C’est une provocation. Une moquerie.

La lampe solaire de l'État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui
La lampe solaire de l’État implantée dans la cour du siège du MCU et dite don de Maxime Balalou à la population du 2e arrondissement de Bangui. Photo Christian Aimé Ndotah

 

Maxime Balalou n’a pas honte. Il n’a jamais eu honte. Il a été surnommé « Kitandaire » pour ses arnaques, il a traîné des casseroles judiciaires, et aujourd’hui, il recommence. Il prend ce qui appartient à l’État, le détourne pour sa campagne, et ose se vanter. Comme si le peuple centrafricain était une cour de récréation où l’on peut impunément jouer les bienfaiteurs avec des biens volés.

 

Et pourtant, la République centrafricaine mérite mieux que ces politiciens sans scrupules, qui transforment les deniers publics en outils de propagande. Elle mérite mieux que ces voleurs en costume, qui croient pouvoir acheter des voix avec des clous et des panneaux solaires de récupération. Elle mérite mieux que cette bande de profiteurs, nés avant la honte, qui pillent le pays et sourirent devant les caméras.

 

Le pire ? Ce n’est même pas la première fois. Balalou a un passé, une réputation. On se souvient de ses combines, de ses magouilles, de ses promesses jamais tenues. Et aujourd’hui, il recommence, comme si de rien n’était. Comme si les Centrafricains avaient oublié. Comme si la misère était une toile de fond idéale pour ses petites manipulations.

 

Mais cette fois, c’est trop. Trop de mépris. Trop d’impunité. Trop de mensonges. Un lampadaire solaire devant une maison louée, ça ne fait pas une politique. Ça fait un voleur. Un voleur qui, en plus, se croit malin.

 

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Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue

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Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nana-Mambéré: Wagner terrorise à nouveau le village Bingui et kidnappe trois habitants destination inconnue
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Cinq jours après le village Mboula, les Mercenaires russes du groupe Wagner frappent encore dans la préfecture de la Nana-Mambéré avec la même cruauté, créant la terreur sur l’axe Béloko.

 

En effet, ce mercredi 17 septembre 2025, l’aube n’a pas encore pointé son nez que les mercenaires russes du groupe Wagner quittent déjà la ville de Bouar. Il est entre 3 et 4 heures du matin quand une dizaine d’hommes lourdement sur des motos prennent la direction de la commune de Foh, sous-préfecture de Baboua. Leur destination : le village de Bingui, situé à 85 kilomètres sur l’axe Béloko, après avoir traversé Gallo, qui est à 60 kilomètres de Bouar.

 

Ces bandes des criminels russes font leur incursion dans ce village pendant que la plupart des habitants dorment encore. Les maisons sont forcées une à une, les portes défoncées sans ménagement. Les villageois sont durement tirés de leur sommeil, frappés, menacés. Les cris et les pleurs réveillent progressivement le reste du village, qui comprend rapidement que l’enfer vient de s’abattre sur Bingui.

 

Le pillage méthodique qui suit révèle toute l’organisation de cette expédition punitive. Les mercenaires emportent les motos, arrachent couvertures, draps et effets personnels. Ils mettent le feu à plusieurs habitations, transformant le village en brasier. Chaque geste témoigne d’une violence calculée, destinée à briser moralement une population sans défense.

 

L’acte le plus grave reste l’enlèvement de trois jeunes du village. Sans explication ni motif apparent, les mercenaires les rassemblent et les emmènent en direction de Bouar. Leurs familles ignorent leur sort, leurs proches restent sans nouvelles. Cette pratique du kidnapping s’ajoute désormais à l’arsenal de terreur que Wagner déploie dans la région de la Nana-Mambéré.

 

Cette attaque reproduit exactement le même mode opératoire que celle menée cinq jours plus tôt à Mboula, également un village de la Nana-Mambéré. Même heure d’intervention, même brutalité, même logique de destruction. Wagner perfectionne sa stratégie de la terre brûlée, multipliant les raids pour maintenir les populations dans un état de terreur permanent.

 

L’axe Béloko – Bouar, et Bouar – Baoro  devient progressivement une zone de non-droit où les mercenaires russes imposent leur loi par la violence. Village après village, ils détruisent méthodiquement le tissu social, chassent les habitants, anéantissent les moyens de subsistance. Cette stratégie dépasse la simple recherche de rebelles pour devenir une entreprise de dépeuplement.

 

Les autorités centrafricaines, complices de cette criminalité des Wagner,  restent muettes comme d’habitude face à cette escalade. Aucune condamnation, aucune protection pour ces pauvres populations abandonnées à la merciée de mercenaires qui agissent en toute impunité. Wagner continue de semer la désolation dans la Nana-Mambéré, sachant qu’aucune force ne viendra contrarier ses exactions.

 

Bingui rejoint ainsi la longue liste des villages sacrifiés sur l’autel de la politique du chaos menée par les mercenaires russes en République centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Criminalité transfrontalière  avec le Soudan : quand le gouverneur de Fertit  Thierry Evariste Binguinendji  répond pathétiquement  que “C’est un problème international

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Criminalité transfrontalière  avec le Soudan : quand le gouverneur de Fertit  Thierry Evariste Binguinendji  répond pathétiquement  que “C’est un problème international

 

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Dans la ville de Birao CopyrightAFP

 

Confronté à la question du journaliste, le gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji  refuse d’assumer ses responsabilités sécuritaires dans la Vakaga sur la Radio Ndékè Luka.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Thierry Evariste Binguinendji persiste dans l’inaction malgré l’insécurité grandissante qui frappe sa région administrative depuis des mois.

 

Les journalistes de Radio Ndékè Luka ont posé les bonnes questions à Thierry Evariste Binguinendji. Comment expliquer que des bandits soudanais traversent la frontière sans aucun contrôle ? Pourquoi les populations de Birao vivent-elles dans la peur permanente ? La réponse du gouverneur du Fertit Thierry Evariste Binguinendji  a désarçonné ses interlocuteurs.

 

“Le problème de la frontière, vous savez que c’est un problème international. Ce n’est pas moi qui vais gérer ça maintenant”, a déclaré Binguinendji. Une esquive qui surprend quand on sait que des criminels armés circulent librement dans sa région avec “des motos, des véhicules, à pied comme ils veulent”.

 

Cette dérobade du gouverneur Thierry Evariste Binguinendji  devient encore plus gênante quand il avoue connaître les détails de l’insécurité. Sur les ondes de la Radio Ndékè Luka, Thierry Evariste Binguinendji va plus loin dans ses révélations : “Il y a des complicités au niveau de la ville qui font que ces séries de virus puissent continuer et s’étendre dans beaucoup de villages autour de Birao”.

 

Le gouverneur connaît donc l’existence de réseaux criminels locaux. Il sait que des habitants de sa région collaborent avec les bandits. Pourtant, aucune arrestation n’a eu lieu. Aucune enquête n’a été ouverte. Binguinendji se contente de constater sans bouger le petit doigt.

 

Ce qui choque davantage, c’est que Thierry Evariste Binguinendji prétend que la sécurité frontalière ne relève pas de ses attributions. Cette affirmation tombe à côté. Un gouverneur de région coordonne justement les services de sécurité sur son territoire. Il peut mobiliser la gendarmerie, organiser des patrouilles, renforcer la surveillance des points de passage.

 

L’argument juridique de Binguinendji ne tient pas la route. Aucun texte n’interdit à un représentant de l’État d’agir pour protéger les populations sous sa responsabilité. Au contraire, c’est exactement ce qu’on attend de lui.

 

Mais voilà la réalité depuis que le couvre-feu a été instauré à Birao : pendant que Thierry Evariste Binguinendji  multiplie les interviews radio, les habitants subissent les conséquences de son inaction. Des villages entiers se vident. Les marchés ferment. Les enfants n’vont plus à l’école. La vie normale s’est arrêtée dans cette partie du Fertit. Le gouverneur, le gouvernement central, même le président semblent s’en moquer totalement.

 

Les témoignages remontent régulièrement vers la capitale. Tous décrivent la même réalité : des bandits qui opèrent en toute liberté sur le territoire administré par Thierry Evariste Binguinendji. Une région abandonnée par son premier responsable et par l’ensemble des autorités nationales.

 

Pourtant, les solutions restent à portée de main pour Binguinendji. Il peut demander le renforcement des effectifs militaires. Il peut installer des barrages fixes aux points sensibles. Il peut lancer des opérations de ratissage dans les zones où se cachent les criminels qu’il dénonce publiquement.

 

Le gouverneur du Fertit préfère visiblement les plateaux de la Radio Ndékè Luka aux réunions de crise avec ses services de sécurité. Une priorité discutable quand sa région brûle et que personne au sommet de l’État ne semble s’en préoccuper.

 

L’excuse internationale que brandit constamment Thierry Evariste Binguinendji ne convainc plus personne. Les Tchadiens gèrent bien leur frontière avec le Soudan. Les Camerounais contrôlent leurs passages avec leurs voisins. Pourquoi Binguinendji n’y arriverait-il pas ? Pourquoi l’État centrafricain abandonne-t-il cette région stratégique ?

 

La vérité dérange : le gouverneur du Fertit a abandonné une partie de son territoire aux criminels. Sa déclaration sur Radio Ndékè Luka le confirme noir sur blanc. Binguinendji ne veut pas agir, et visiblement, personne ne l’y oblige.

 

Depuis l’instauration du couvre-feu à Birao, une évidence s’impose : les habitants retiendront cette interview de leur gouverneur sur Radio Ndékè Luka. Ils sauront désormais que Thierry Evariste Binguinendji connaît leurs problèmes mais refuse de les résoudre. Ils comprendront que leur sécurité ne figure ni dans les priorités de leur gouverneur, ni dans celles du gouvernement central, ni dans celles du président de la République.

 

L’insécurité continuera donc de gangrener le Fertit tant que Binguinendji restera sur ses positions et tant que l’indifférence générale persistera au sommet de l’État. Son passage radiophonique restera dans les mémoires comme l’aveu public d’un abandon collectif face au défi sécuritaire de cette région oubliée.

 

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Centrafrique : crise à l’autorité nationale des élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois

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crise à l’autorité nationale des Élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : crise à l’autorité nationale des élections, les employés n’ont pas de salaires depuis 2 mois
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des Élections

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’institution électorale centrafricaine traverse une crise financière qui pénalise directement son personnel depuis plus de deux mois.

 

Deux mois se sont écoulés sans qu’aucun salaire ne soit versé aux employés de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Cette situation perdure malgré les budgets alloués par des partenaires à cette institution publique, créant une tension palpable au sein de l’organe chargé d’organiser les scrutins dans le pays.

 

À la tête de l’ANE, le président Morouba Mathias Barthélemy, entouré de l’agent comptable Alain Endjingbo et du directeur des finances Martial Guénolé Siovene, supervise une institution où l’argent public semble se volatiliser dans des poches des mafieux. Ces 3 responsables gèrent les fonds publics destinés au fonctionnement de l’institution électorale, et Les fonds alloués ne profitent visiblement pas à ceux qui en ont besoin. Les employés, eux, sont laissés sur le carreau.

 

C’est vraiment étonnant. Depuis deux mois, les employés de cette institution publique attendent leurs rémunérations. Aucune explication officielle n’a été communiquée pour justifier ce retard. Les agents continuent de se présenter à leur poste sans percevoir leur dû, une situation qui génère des difficultés personnelles et familiales importantes.

 

L’ANE dispose normalement de ressources budgétaires allouées par l’État centrafricain et des partenaires internationaux. Ces fonds servent à assurer le fonctionnement courant de l’institution, y compris le paiement des salaires du personnel. Le blocage actuel interpelle sur la gestion de ces ressources publiques.

 

Les trois dirigeants :  Barthélemy, Endjingbo et Siovene,  n’ont fourni aucune justification publique concernant cette situation. Leur silence contraste avec les attentes des employés qui souhaitent comprendre les raisons de ces retards de paiement.

 

Cette crise financière survient alors que l’ANE doit assumer ses missions institutionnelles. L’institution électorale centrafricaine joue un rôle central dans l’organisation des scrutins, une responsabilité qui nécessite un personnel motivé et des moyens financiers adéquats.

 

Le personnel de l’ANE, employés dans une institution publique, s’attend naturellement à percevoir régulièrement ses salaires. Ces rémunérations constituent un droit fondamental reconnu à tout travailleur, particulièrement dans le secteur public financé par les contribuables.

 

L’absence d’informations transparentes sur cette situation financière nourrit les interrogations. Dans une institution publique, la gestion des fonds doit faire l’objet d’une communication claire, notamment lorsque des dysfonctionnements affectent directement le personnel.

 

Cette affaire dépasse le simple retard administratif. Elle pose la question de la gouvernance au sein d’une institution stratégique pour la démocratie centrafricaine. L’ANE doit pouvoir compter sur une gestion rigoureuse pour remplir efficacement ses missions.

 

Les employés de l’ANE traversent actuellement une période difficile. Sans salaires depuis deux mois, ils doivent faire face à leurs obligations personnelles et familiales avec des ressources limitées. Cette situation génère un stress considérable et affecte leur moral.

 

La résolution de cette crise nécessite une intervention rapide des autorités compétentes. Le paiement des arriérés de salaires constitue une priorité absolue pour restaurer la confiance du personnel envers leur institution.

 

L’ANE fait face à un test de crédibilité. Une institution chargée d’organiser les Élections doit d’abord démontrer sa capacité à gérer correctement ses propres affaires internes, notamment le paiement de son personnel.

 

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Lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara : Héritier Doneng prend la défense du centre culturel Missy Momo

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Lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara : Héritier Doneng prend la défense du centre culturel Missy Momo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/heritier-doneng.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre de la jeunesse et des sports lors du lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara au centre crulturel Missy Momo à Bangui
Le ministre de la jeunesse et des sports lors du lancement du festival Kota Nguia Ti Ndara au centre crulturel Missy Momo à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La capitale centrafricaine vibre au rythme de la culture. Du 17 au 19 septembre 2025, Bangui devient l’épicentre artistique avec la deuxième édition du festival Kota Nguia Ti Ndara. Un événement qui prend une dimension particulière grâce à l’intervention remarquée du ministre Héritier Doneng, venu plaider la cause du centre culturel Missy Momo. Cette cérémonie d’ouverture coïncide également avec le lancement inaugural du Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques, créant une effervescence culturelle sans précédent.

 

Cette convergence artistique exceptionnelle mérite qu’on s’attarde sur son cadre et ses enjeux. Le mercredi 17 septembre, l’espace culturel Missy Momo s’anime d’une énergie particulière. Situé aux abords du stade omnisport et de 20 000 places, ce lieu emblématique de la capitale accueille simultanément deux manifestations culturelles d’envergure. D’un côté, le festival Kota Nguia Ti Ndara entame sa deuxième édition, de l’autre, le tout premier Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques voit le jour. Cette double célébration au cœur de Bangui attire une pléiade d’artistes, tous unis par la même ambition : faire rayonner la créativité centrafricaine au-delà des frontières.

 

C’est dans ce contexte que se produit un événement politique majeur qui marquera cette soirée. L’assistance n’attendait pas la présence du ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique. Pourtant, Héritier Doneng fait son apparition et transforme cette cérémonie en tribune politique. Son discours résonne comme un plaidoyer passionné pour le centre Missy Momo, qu’il érige en “sanctuaire pour la jeunesse et pour les artistes”. Ses mots portent une conviction profonde : ce lieu transcende sa fonction d’espace culturel pour devenir un véritable laboratoire de créativité, un pont entre les initiatives locales et les collaborations internationales. Le ministre ancre sa défense dans une vision gouvernementale plus large, évoquant l’engagement personnel du président Faustin-Archange Touadéra et le soutien du Premier ministre Félix Moloua. “Le Missy Momo cristallise la détermination présidentielle à valoriser notre patrimoine culturel et à offrir aux artistes un véritable tremplin”, déclare-t-il avec force. L’intervention décisive du ministre Doneng prend tout son sens quand on comprend le contexte tendu qui entoure le centre.

 

En effet, pour saisir la portée de cette déclaration, il faut revenir sur les tensions qui agitent ce dossier depuis plusieurs années. Cette prise de position intervient dans un climat tendu. Depuis quatre longues années, le centre fait face à l’hostilité persistante de Séverin Lidamon, directeur général de l’Office national de sports (ONASPORT). Ce dernier multiplie les démarches pour obtenir l’éviction du centre de son emplacement actuel, allant jusqu’à brandir récemment une nouvelle mise en demeure il y’a environ 4 jours. Malgré des échecs judiciaires répétés, il persiste dans sa démarche diabolique, semant l’inquiétude dans la communauté artistique centrafricaine. Face à cette obstination, l’intervention du ministre Doneng sonne comme un recadrage politique. Sa position tranche nettement avec celle du directeur de l’ONASPORT, marquant une distanciation claire du gouvernement vis-à-vis de cette croisade personnelle. Ce positionnement officiel apporte un réconfort immédiat aux artistes, longtemps préoccupés par l’avenir de leur lieu de prédilection. Un conflit qui perdure trouve ainsi une réponse politique claire et ferme.

 

Au-delà des enjeux politiques, il convient de rappeler pourquoi ce lieu provoque tant d’attachement. Le centre Missy Momo ne se contente pas d’être une simple salle de spectacle. Il fonctionne comme un écosystème culturel complet : lieu de formation, espace de partage, plateforme d’échange et catalyseur de talents. Les jeunes artistes y puisent les ressources nécessaires à leur épanouissement créatif, tandis que les projets de coopération internationale y trouvent un terrain fertile. Un espace vital pour la création qui explique l’émotion suscitée par les menaces qui pèsent sur lui.

 

Les réactions ne se font pas attendre face à cette prise de position gouvernementale. L’allocution ministérielle provoque une onde de soulagement dans les rangs artistiques. Cette reconnaissance officielle constitue bien plus qu’un simple soutien moral : elle représente une garantie institutionnelle pour la pérennité de leurs activités. Cette assurance se voit renforcée par l’appui de figures politiques influentes, notamment le ministre conseiller Fidel NGOUANDJIKA, conseiller spécial à la présidence. Une reconnaissance qui fait écho aux attentes de toute une communauté artistique.

 

Cette soirée inaugure finalement une nouvelle ère pour la culture centrafricaine. L’ouverture conjointe de ces festivals, enrichie par les prestations musicales, les expositions et les rencontres artistiques, inaugure une période prometteuse. L’engagement ferme du ministre redonne espoir aux acteurs culturels, convaincus désormais que le Missy Momo conservera son statut de pilier incontournable de la scène artistique nationale. Parallèlement, le Festival Franco-Centrafricain ouvre de nouveaux horizons de coopération, promettant d’élargir la visibilité internationale de l’art centrafricain. Cette soirée d’ouverture restera gravée comme un moment charnière, où la volonté politique a rejoint l’aspiration artistique pour dessiner l’avenir culturel de la République centrafricaine. Un nouveau souffle pour la culture centrafricaine qui promet de belles perspectives d’avenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : tentative de viol d’une jeune fille à Zemio par un soldat FACA

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Centrafrique : tentative de viol d’une jeune fille à Zemio par un soldat FACA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : tentative de viol d’une jeune fille à Zemio par un soldat FACA
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Zemio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, une affaire de tentative de viol d’une jeune fille par un soldat de l’armée nationale  continue de faire un grand bruit dans la ville.

 

Andréa a 17 ans. Elle habite Zemio, une ville où la vie est déjà assez difficile sans qu’on vienne y ajouter la peur et la criminalité des Mercenaires russes du groupe Wagner et des soldats FACA, y compris les ex-rebelles de l’UPC.

 

En effet, ce mardi 16 septembre, sa mère l’envoie acheter de la levure chez un commerçant. Rien d’exceptionnel. Sauf que cette fois, elle ne rentre pas chez elle.

 

Sa mère attend. Le temps passe. Elle s’inquiète, part à sa recherche et la trouve en pleurs au chemin de retour. Aussitôt, sa maman, paniquée, commence à lui poser des questions pour savoir pourquoi sa fille est-elle traumatisée. Andréa commence à raconter l’histoire,et ça fait froid au dos  : un soldat l’a emmenée de force dans un endroit à l’écart, l’a déshabillée, a essayé de la violer. Elle a crié, le soldat a reculé. Elle a eu de la chance, si on peut dire ça comme ça.

 

L’histoire est simple, criminelle, et elle pousse à s’interroger : que font des hommes comme celui-là dans les forces armées centrafricaines?

 

Rappelons que la mère de la jeune fille Andréa est seule avec ses trois filles et son père malade. Elle n’a pas de temps à perdre avec les procédures, les promesses ou les excuses. Elle veut une chose : que le soldat paie de ce qu’il a fait. La violence sexuelle, même une tentative, c’est un crime, et un crime grave. La maman, choquée par le comportement de ce soldat criminel, est allée voir le commandant des FACA sur place. De suite, on a emmené Andréa à l’hôpital pour vérifier ce qu’elle avait subi. Mais après ? Qui peut lui garantir que ce type ne recommencera pas ? Qui peut lui dire que sa fille sera en sécurité demain  si elle croise ce fameux soldat ?

 

Il y’a lieu de rappeler qu’à Zemio, les gens en ont assez. Assez des soldats FACA avec leur comportement criminel qui profitent de leur tenue pour faire ce qu’ils veulent sur les paisibles citoyens.

 

Pendant ce temps, à Bangui, le gouvernement continue de taper de poitrine sur soi-disant la réforme de l’armée nationale, la montée en puissance des FACA, la discipline des FACA, le respect des droits de l’homme par ces malfrats. Mais sur le terrain, rien ne change. Les soldats qui commettent ces actes savent qu’ils ont peu de risques d’être punis. Alors ils continuent.

 

Ce n’est pas une question de morale, de valeurs ou de grands principes. C’est une question de logique : si un homme en uniforme peut faire ça à une enfant sans conséquences, qui sera la prochaine ?

 

Les FACA sont là pour protéger les centrafricains, pas pour les terroriser. Si elles ne font pas leur travail, à quoi servent-elles ?

 

La mère d’Andréa n’a pas besoin de discours. Elle a besoin que justice soit faite. Pas dans six mois, pas après une enquête interminable. Maintenant.

 

Parce que si on laisse passer ce crime, on dit à tous les autres soldats FACA indirectement que les viols sont permis, les tentatives de viol sont permis, le braquage, le pillage et autres sont autorisés. Et ça, personne ne peut l’accepter.

 

 

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