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De retour de France, le pasteur Moussa Faki attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui

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De retour de France, le pasteur Issene FAKI attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui

 

De retour de France, le pasteur Issene Faki attaque en plein culte le journal Corbeau News Centrafrique et relance le débat sur les accusations portées par ses fidèles contre lui
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le pasteur Issene FAKI a fait son retour à Bangui le dimanche 22 juin dernier après un mois passé en France. Aussitôt, l’église a annoncé qu’il ferait une prédication le dimanche 29 juin 2025. Dès ce premier sermon, il s’en est pris directement à Corbeau News Centrafrique, sans aborder les accusations graves que portent contre lui les membres de sa propre église.

 

Issene Faki dirige l’église baptiste Euphèbe Bataillon 2 dans la capitale centrafricaine. Il était parti en France pour une réunion de la confédération des églises. Mais avant son départ, il avait prévu d’organiser une rencontre nocturne à la maison Dorcas, dans le quartier Boy-Rabe (4e arrondissement). L’objectif était de répondre aux accusations diffusées par Corbeau News Centrafrique et sur les réseaux sociaux. Quelques heures avant l’événement, il a annoncé son voyage et reporté la réunion de dix jours. Cette décision a déçu les fidèles, déjà mécontents de sa façon de diriger l’église.

 

Alors que son retour à Bangui avait été annoncé le dimanche 22 juin dernier, l’église a annoncé que le pasteur Issene FAKI ferait une prédication le dimanche 29 juin 2025.

 

Ainsi, ce dimanche 29 juin 2025, après neuf mois d’absence de la chaire suite à un accident de moto sur la route de Bambari, les fidèles attendaient le retour de leur pasteur pour diriger les activités de l’église. En plein culte, le responsable des activités a annoncé qu’il allait passer la parole au pasteur Issene Faki. Surprise : c’est Simon Narcisse Sakama qui s’est levé, universitaire et anthropologue de formation. Il était visiblement entendu avec Faki depuis le début. Sous le thème de la « repentance », le sermon de Sakama a été perçu par plusieurs comme une manœuvre.

 

Après que Sakama ait terminé sa prédication, ce dernier a dit : « Je vais laisser la parole au pasteur Issene Faki, comme il vient de revenir de France, il va saluer les fidèles ». Mais quand ce pasteur a pris la parole pour saluer son retour, il a transformé le moment en attaque contre Corbeau News Centrafrique et en véritable procès dans l’église. « Je suis de retour, et je vais régler le problème de Corbeau News. Ils racontent des mensonges sur moi ! Ceux qui parlent dans mon dos, le micro est là, venez parler devant moi ! », a-t-il lancé avec défi. Il a transformé l’église en système de procès, alors qu’il avait lui-même programmé une réunion pour le 5 juillet où il avait prévu de convoquer l’entrepreneur chargé de la reconstruction de l’église.

 

Ces propos ont perturbé le culte ce jour. Des murmures ont circulé, certains fidèles se demandant s’il n’a pas pris de la drogue, tandis que d’autres y ont vu une tentative désespérée pour détourner l’attention des accusations : détournements de fonds, gestion autoritaire et comportement inadéquat.

 

L’incident de Bambari qui a tout changé

 

Rappelez-le, neuf mois plus tôt, Issene FAKI avait eu un accident de moto sur la route de Bambari. Transporté à Bangui pour des soins, il avait reçu la visite de fidèles venus prier pour lui. Au lieu de montrer de la reconnaissance, il les a insultés et accusés sans raison apparente. « Nous sommes venus le soutenir, et il nous a traités comme des ennemis. Quel pasteur fait ça ? », raconte un membre présent. Cet incident a renforcé l’image d’un homme incapable de respecter ceux qui lui tendent la main. Tout le monde pense que ce comportement ce dimanche là n’est pas une exception.

 

L’affaire du terrain de Samba

 

Comme le pasteur Issene FAKI demande à ses membres de lui sortir des preuves, les fidèles commencent à murmurer. Certains se sont rappelés de l’affaire de l’achat d’un terrain au village Samba, sur la route de Mbaïki pour des œuvres sociales. C’était en 2022 quand l’église avait chargé Issene Faki d’acquérir ce bien pour la construction d’une école pour l’église. Mais Issene FAKI a finalement acheté le terrain, mais à son nom propre. Il l’a enregistré à son nom personnel, un acte que les fidèles considèrent comme une tentative de s’approprier un bien de l’église. Face à l’indignation, des négociations ont été menées pour transférer le titre au nom de l’église, mais des doutes persistent sur la réalisation effective de ce changement.

 

« Il a voulu prendre un terrain qui appartient à l’église. C’est l’acte d’un voleur, pas d’un serviteur de Dieu », dénonce une fidèle de longue date.

 

La disparition de 3 millions de FCFA

 

Comme le pasteur Issene FAKI demande de preuves, CNC peut le rappeler de l’histoire de la disparition de 3 millions de francs CFA de l’église. Souviens toi FAKI, en 2023, un autre scandale a éclaté avec la disparition de 3 millions de FCFA du coffre-fort de l’église. La trésorière générale, diaconesse Yvette Lavodrama, était partie en Côte d’Ivoire pour un deuil familial. Elle avait laissé le coffre dans le bureau du pasteur Moussa FAKI, avec la clé confiée à son adjointe, la diaconesse Rose AGOUBEYO. Avant son départ, madame Lavodrama avait vérifié, en présence de madame AGOUBEYO, que les 3 millions étaient bien là.

 

Une fois que la trésorière était partie en Côte d’Ivoire, Pasteur Issene FAKI a insisté à la diaconesse AGOUBEYO  pour déplacer le coffre à son domicile, sous prétexte de sécurité. « Ce n’est pas sûr ici, il faut le mettre dans ma chambre », avait-il déclaré. Quand il l’a ouvert avec Madame Agou pour recompter l’argent, tout semblait intact.

 

Lorsque la diaconesse Yvette Lavodrama est revenue à Bangui de son voyage en Côte d’Ivoire, elle a demandé à son adjointe, la diaconesse Rose Agoubeyo, de lui restituer le coffre-fort qu’elle lui avait confié. Cette dernière a expliqué que le coffre avait été déplacé chez le pasteur Issene FAKI pour des raisons de « sécurité ».

 

Ainsi, une rencontre a été organisée pour récupérer le coffre. À l’ouverture, stupeur : les 3 millions de FCFA, soigneusement comptés auparavant par Lavodrama et Faki en présence d’Agoubeyo, avaient disparu. Interrogée, Agoubeyo a déclaré ignorer ce qui s’était passé, rappelant que le coffre était sous la garde de Faki, dans sa chambre. Face aux questions pressantes, Issene Faki, avec le soutien du secrétaire général Norbert Ngueto, a étouffé l’affaire, déclarant qu’il fallait « arrêter le problème pour éviter de troubler les fidèles ». Ngueto, en connivence avec Faki, a participé à cette tentative de dissimulation. Les quatre personnes informées de l’existence de cet argent – Faki, Ngueto, Lavodrama et Agoubeyo – doivent des explications. Cette disparition, restée secrète pour beaucoup de fidèles, est une preuve accablante des agissements douteux du pasteur, que Corbeau News Centrafrique entend révéler au grand jour.

 

Une réunion programmée pour le 5 juillet

 

Face à la pression, Issene Faki a convoqué une réunion pour le 5 juillet 2025 à la maison Dorcas. Y seront présents les responsables des organes de l’église (chorale, jeunesse, femmes, comité de prière) et l’entreprise chargée de la reconstruction de l’église. Il prétend vouloir interroger le responsable de l’entreprise sur l’utilisation des fonds, mais les fidèles y voient une diversion.

 

« Il a imposé l’offre à 600 millions de FCFA, ignorant celle à 300 millions, plus abordable. Maintenant, il fait semblant d’enquêter ? C’est du théâtre ! », dénonce un membre du comité de gestion. L’appel d’offres pour la reconstruction avait reçu trois propositions : 300, 400 et 600 millions de FCFA. Malgré l’avis des fidèles pour l’option la plus économique, Faki a choisi la plus chère, alimentant les soupçons de rétrocommissions.

 

Ses projets personnels, comme une école privée à Voudambala et une ferme sur la route de Damara, sont soupçonnés d’être financés par ces fonds détournés.

 

Un règne par la peur

 

Depuis son arrivée en 2019, imposée par des proches au sein de l’Union des Églises Baptistes (UFEB), notamment Maurice Gazayeke et Ambeka, Faki dirige par la peur. Avec l’aide de Simon Narcisse Sakama, il surveille les fidèles, enregistre leurs conversations et punit toute critique par des exclusions ou des humiliations publiques.

 

L’église, qui comptait 1 000 fidèles avant 2019, n’en a plus qu’environ 200. « Il a transformé notre sanctuaire en prison. On ne peut plus parler librement », confie une femme de la chorale.

 

En mars 2025, sa participation à une prière publique pour le président Faustin-Archange Touadéra, lors des neuf ans de son pouvoir, a choqué les fidèles, qui y voient une tentative de s’attirer des faveurs politiques pour couvrir ses méfaits.

 

Un défi lancé aux détracteurs

 

Issene Faki a transformé le culte du 29 juin en tribune pour défier ses détracteurs, les invitant à « venir au micro ». « S’il a des réponses, pourquoi ne pas attendre la réunion du 5 juillet ? », s’interroge un fidèle. Ses propos incohérents ont conduit certains à questionner son état mental.

 

Les fidèles, exaspérés, exigent le départ de Faki et un nouveau pasteur pour restaurer l’unité. Ils accusent l’UFEB de protéger Faki malgré leurs plaintes. « Il pille l’église, sème la discorde et agit comme un bandit. L’UFEB doit intervenir avant que Bataillon 2 ne s’effondre », avertit une fidèle.

 

Vers un affrontement inévitable ?

 

La réunion du 5 juillet s’annonce tendue, les membres promettant de confronter Faki avec des preuves : le terrain de Samba, les 3 millions disparus, l’appel d’offres truqué. « Il demande des preuves ? Nous en avons beaucoup ! », déclare un membre du comité de gestion.

 

En s’attaquant à Corbeau News Centrafrique, Faki sous-estime la détermination des fidèles et des médias. « Il pense pouvoir intimider tout le monde, mais la vérité finira par sortir », conclut un fidèle.

 

Sans action rapide de l’UFEB, Issene FAKIrisque de laisser une communauté brisée par ses abus, sa cupidité et son mépris pour ceux qui lui faisaient confiance….

 

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Au cœur de la mafia du détournement au sein des entrepôts de la MINUSCA à Bangui

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Au cœur de la mafia du détournement au sein des entrepôts de la Minusca à Bangui

 

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‎tony Mushimbelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Durant deux semaines, une investigation menée par la rédaction du CNC au sein des entrepôts de la Minusca à Bangui  dévoile un système sophistiqué de malversations et du détournement massif organisées.

 

Des détournements répétés touchent les entrepôts logistiques de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Ces installations, situées à PK4 sur l’avenue Barthélémy Boganda et à l’aéroport de Bangui Mpoko, subissent des vols organisés depuis plusieurs années. Notre investigation établit la responsabilité directe de Tony Mushimbelé, ressortissant congolais de la RDC qui occupe le poste de chef du plan de stock.

 

Des vols sans trace d’effraction

 

Les deux entrepôts de PK4 sur l’avenue Barthélémy Boganda et de l’aéroport de Bangui Mpoko stockent du matériel de grande valeur : batteries sèches, panneaux solaires, équipements médicaux, carburant et engins lourds. Ces installations sont organisées en trois sections :  ingénierie, approvisionnement et médical,  protégées par des systèmes de verrouillage électronique.

 

Tony Mushimbelé possède une clé électronique universelle qui ouvre tous les conteneurs. Cette clé lui donne un contrôle total sur les stocks. Malheureusement, ce système de protection n’a pas garanti une sécurité optimale aux équipements de la Minusca. Depuis 2020, plusieurs vols ont été découverts sans qu’aucune porte ou conteneur ne soit forcé. Pourtant, sur le système informatique, le logiciel du stock affiche des inventaires complets alors que les conteneurs sont vides ou partiellement vidés. Ceci dit, le système de contrôle de la comptabilité n’a pas fait correctement son travail.

 

En droit, quand des vols se produisent dans un entrepôt sécurisé sans effraction, la responsabilité revient aux détenteurs des clés. Tony Mushimbelé, seul possesseur de la clé universelle, porte donc aussi la responsabilité première de ces dysfonctionnements.

 

Une série de vols sophistiqués

 

Les incidents de vols dans les entrepôts de PK4 et Mpoko sont nombreux et suivent un schéma récurrent. À PK4, des batteries sèches, essentielles pour les opérations logistiques, ont disparu sans que les conteneurs ne soient forcés. À Mpoko, des panneaux solaires et des équipements valant des millions de dollars se sont volatilisés. Des témoignages rapportent que des responsables ont été vus la nuit chargeant des véhicules avec des marchandises extraites des entrepôts. Ces opérations, menées discrètement, échappent à tout contrôle.

 

Un ancien employé, Marius Lakouéténé, arrêté pour vol de carburant, a été libéré après quelques jours de détention. Mais la suite de l’enquête reste sans suite sans que les responsabilités ne soient bien établies.  Tous les employés pointent du doigt Tony Mushimbelé d’être impliqué. Craignant des représailles, Marius a fui et refusé de témoigner officiellement, un signe du climat de peur qui règne au sein de la mission.

 

Ces vols, réalisés sans effraction, indiquent une manipulation interne. En droit, l’absence de traces d’entrée forcée pointe vers une utilisation abusive des clés électroniques, dont Tony Mushimbelé est le principal détenteur. En tant que chef, il est responsable de la supervision des accès et de la sécurité des stocks. Sa non-sanction, malgré ces incidents, suggère une protection institutionnelle qui viole les principes de responsabilité et de transparence attendus d’une mission onusienne.

 

Des boucs émissaires pour couvrir les coupables

 

En 2020, des panneaux solaires disparaissent de l’entrepôt de l’aéroport de Bangui Mpoko. Étienne Bissakounou, simple employé de la section ingénierie, est arrêté pour ce vol. Il passe quinze jours en détention à la Section des recherches et investigations (SRI) puis est libéré sans explication et sans procès.

 

Cette arrestation pose question. Tony Mushimbelé, responsable direct des stocks volés, n’a fait l’objet d’aucune investigation. Pourtant, sa fonction de chef du plan de stock et sa possession de la clé universelle auraient dû en faire le premier suspect. L’arrestation de Bissakounou semble avoir servi à détourner l’attention du véritable responsable.

 

Une mafia de protection institutionnelle

 

L’unité de conduite et discipline de la MINUSCA, dirigé par Adama Ndao et Diakaridja Bakayoko, est censée enquêter sur les manquements. Pourtant, des témoignages indiquent que Tony Mushimbelé bénéficie d’une protection verrouillée . Un membre de l’unité nous a révélé en privé que Tony Mushimbelé serait impliqué dans de multiples délits, mais que son dossier est systématiquement étouffé.

 

En droit, l’inaction de l’unité de conduite et discipline constitue une faute grave. Les responsables de cette unité sont tenus de mener des enquêtes impartiales et de sanctionner les coupables, quel que soit leur statut. La protection apparente de Mushimbelé viole les principes de gouvernance des Nations Unies et suggère une complicité institutionnelle.

 

Favoritisme et abus de pouvoir

 

Tony Mushimbelé, également responsable des opérations logistiques, contrôle l’attribution des permis de conduire internes de la MINUSCA, nécessaires pour opérer les engins lourds. Ces permis sont distribués de manière sélective à un cercle restreint de proches, souvent des jeunes chargés de tâches personnelles pour Mushimbelé, comme des courses ou des livraisons. Les employés de la section ingénierie, souvent marginalisés, sont cantonnés à des travaux pénibles, tandis que les favoris bénéficient de privilèges. Par exemple, certains jeunes, recrutés par Mushimbelé, ont obtenu des postes et des permis sans qualifications, tandis que des employés expérimentés, comme un témoin ayant sept ans d’ancienneté, n’ont jamais eu accès à ces opportunités.

 

Un cas notable concerne Irène Gondjia, ancienne agente de sécurité privé FOX recrutée par Mushimbelé. Elle a perdu son emploi dans des circonstances troubles, possiblement pour couvrir les agissements de ce dernier. Ce système de favoritisme, combiné à des recrutements douteux, illustre un abus de pouvoir institutionnel. En droit, de telles pratiques constituent une violation des principes d’équité et de mérite dans la gestion des ressources humaines, engageant la responsabilité du chef.

 

 

Un enjeu de crédibilité

 

Cette affaire dépasse le simple cas de détournements. Elle questionne la capacité de la MINUSCA à contrôler ses propres services et à prévenir les malversations. Les dysfonctionnements révélés nuisent à la crédibilité de la mission auprès des Centrafricains.

 

La MINUSCA a été déployée pour stabiliser le pays et accompagner les institutions. Comment peut-elle remplir cette mission si elle ne parvient pas à assurer la transparence de sa propre gestion ? Les citoyens centrafricains sont en droit d’exiger une utilisation rigoureuse des ressources destinées à leur pays.

 

Tony Mushimbelé, par ses fonctions et son contrôle exclusif des accès, porte la responsabilité principale de ces détournements. Les preuves rassemblées – vols sans effraction, témoignages concordants, système de protection – établissent son implication. Sa maintien en poste constitue une anomalie qui doit cesser.

 

Par ailleurs, les autorités onusiennes à New York doivent intervenir rapidement. La réputation des Nations Unies en République centrafricaine dépend de leur capacité à traiter cette affaire avec la rigueur requise. Les Centrafricains observent et jugent l’efficacité de la mission à l’aune de sa capacité à respecter ses propres principes.

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui mandate la MINUSCA, doit exiger des comptes. Les ressources allouées à la stabilisation de la République centrafricaine ne peuvent être détournées sans conséquences. La communauté internationale investit dans cette mission pour la paix et la stabilité, non pour enrichir des individus sans scrupules.

 

Cette enquête révèle un système de détournements organisés au sein de la MINUSCA. Tony Mushimbelé, chef du plan de stock, occupe une position centrale dans ce système. Sa responsabilité est établie par les faits : contrôle exclusif des accès, vols sans effraction, témoignages convergents, protection institutionnelle….

 

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Birao : quand un soldat Faca sème la panique avec des tirs intenses dans la ville

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Birao : quand un Soldat FACA sème la panique avec des tirs intenses dans la ville  

 

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Le marché de Birao. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mardi 1 juillet 2025, à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique, un incident grave a perturbé la tranquillité des habitants. Un soldat des forces armées centrafricaines (Faca), visiblement sous l’emprise de l’alcool traditionnel local communément appelé Djoukoulouma dans un quartier de Birao, a perdu tout contrôle en rentrant vers sa base.

 

L’homme s’est mis à tirer un premier coup de feu en l’air, puis un deuxième, troisième, ainsi de suite,  et ce, dans une zone résidentielle de Birao, déclenchant immédiatement la panique. Les résidents, pensant à une attaque, se sont terrés chez eux. L’atmosphère s’est tendue en quelques minutes dans ce secteur habituellement calme.

 

Alertés par les tirs, plusieurs collègues du militaire se sont précipités sur les lieux. Malgré leurs efforts pour le raisonner et lui retirer son arme, le soldat a persisté dans son comportement dangereux. Son état d’ébriété avancé rendait toute négociation impossible. Les autorités locales, y compris le préfet et les forces de gendarmerie, ont exprimé leur indignation face à cet acte irresponsable.

 

Cette situation rappelle les tensions qui minent le moral des troupes stationnées à Birao. Déployés depuis près de quatre mois, ces soldats n’ont toujours pas reçu leur solde ni leurs primes. Éloignés de Bangui où s’effectuent normalement les versements de leur salaire, ils vivent dans des conditions précaires qui alimentent leur frustration.

 

Les responsables militaires reconnaissent que les missions de détachement ne devraient pas excéder trois mois. Au-delà, les problèmes disciplinaires se multiplient. Ce contingent, arrivé le 11 janvier, frôle maintenant les quatre mois de déploiement, une durée qui explique en partie ces débordements récurrents.

 

Les habitants de Birao voient leurs relations avec les militaires se détériorer progressivement. Ces incidents répétés, parfois impliquant des armes lourdes, créent un climat de défiance qui pourrait avoir des conséquences graves. Sans changement rapide dans la gestion de ces troupes, la situation risque de s’envenimer davantage dans cette région déjà fragile du pays….

 

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Tragédie à Nola : Deux Jeunes Garçons Retrouvés Morts sur la Rivière Sangha

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Tragédie à Nola : Deux Jeunes Garçons Retrouvés Morts sur la Rivière Sangha

 

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Une-pirogue-remplie-de-passagers-traversant-la-riviere-Mambere.-CopyrightRNL – Rivière Mambéré : Centre vital de la vie quotidienne à Nola

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Nola, capitale provinciale de la Sangha-Mbaéré,  au sud-ouest de la RCA, vit des heures difficiles après la découverte de deux corps d’enfants sur les berges de la rivière Sangha.

 

Les deux victimes, toutes deux des garçons, ont été trouvées sans vie près de la rivière qui traverse cette localité de la préfecture de la Sangha-Mbaéré. La nouvelle s’est répandue dans la ville, créant une vive émotion parmi les habitants.

 

Pour l’instant, les causes de ces décès demeurent inconnues. Les autorités compétentes ont été informées et une enquête a débuté pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Les familles touchées par cette perte attendent des réponses, tout comme l’ensemble de la population locale.

 

Notre équipe sur place, qui suit cette affaire de près depuis plusieurs jours, continue de recueillir des informations sur cette situation. Les habitants de Nola espèrent que les investigations permettront de faire la lumière sur les événements qui ont conduit à cette tragédie.

 

Cette découverte rappelle aux familles de la région l’importance de la vigilance, particulièrement aux abords des cours d’eau. La rivière Sangha, bien que constituant une ressource importante pour la communauté, peut présenter des risques qu’il convient de ne pas négliger.

 

Les autorités locales n’ont pas encore communiqué de détails supplémentaires sur l’enquête en cours. La population attend avec anxiété de connaître les résultats des investigations pour comprendre ce qui s’est réellement passé….

 

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Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante

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Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante

 

Avec la suspension de l’aide américaine, la Centrafrique tend vers une implosion sociale inquiétante
malnutrition-infantile à l’hôpital pediatrique de bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Édifice fragile, la Centrafrique tenait par l’étaiement de l’aide internationale. Suite à la décision de l’administration Trump de retirer ce pilier, la structure craque et l’implosion menace.

 

Le Tsunami Humanitaire : La Première Vague de la Catastrophe

La première onde de choc de la décision de Washington est concrète, brutale et mortelle. L’aide américaine, représentant une part colossale du soutien mondial, n’était pas une option ; c’était la ligne de survie. En Centrafrique, son retrait a provoqué un arrêt cardiaque des services vitaux. Les entrepôts du Programme Alimentaire Mondial se vident, les distributions de nourriture cessent, et la famine menace des centaines de milliers de personnes.

Si quelques organisations comme Médecins Sans Frontières (MSF) luttent héroïquement, elles ne peuvent absorber le désert sanitaire qui s’étend, avec la fermeture de dizaines de cliniques et l’arrêt des programmes de vaccination et d’accès à l’eau potable, ouvrant la voie à des épidémies dévastatrices.

 

La Paralysie Économique : L’Asphyxie d’une Nation

Au-delà du choc humanitaire, une seconde vague, économique celle-là, submerge le pays. La suspension de l’aide a détruit le fragile moteur qui fonctionnait en dehors de l’État. Les plus de 1000 emplois qualifiés perdus dans le secteur humanitaire ne sont qu’un début. Ces salaires soutenaient des écosystèmes familiaux entiers, y compris dans la capitale, Bangui. Leur disparition va provoquer certainement une asphyxie économique généralisée : les commerçants n’ont plus de clients, les propriétaires plus de locataires. L’argent, qui irriguait la société, a cessé de circuler.

 

La Faillite de l’État

L’édifice centrafricain s’écroule sur ses propres fondations. Cet effondrement survient dans un contexte politique déjà tendu, avec le discours souverainiste du Président Touadéra, souvent critique envers les partenaires occidentaux qu’il accuse d’ingérence. En s’appuyant sur la rhétorique de l’indépendance nationale, le pouvoir se retrouve aujourd’hui face à une contradiction: comment prôner l’indépendance quand le départ d’un seul partenaire étranger suffit à paralyser le pays ? L’État, incapable de prendre le relais, voit son impuissance et sa dépendance exposées au grand jour, et sa légitimité s’éroder davantage.

 

L’Explosion Sécuritaire : Milices et Criminalité

Le vide laissé par le retrait de l’aide et l’impuissance de l’État est immédiatement comblé par le chaos. Ce vide devient un terreau fertile non seulement pour le recrutement par les milices armées, mais aussi pour une explosion de la criminalité de survie. Les braquages sur les routes se multiplient, les vols et les violences urbaines augmentent, car pour beaucoup, l’illégalité devient la seule option pour survivre. La décision américaine n’a pas seulement créé de la pauvreté, elle a activement fabriqué de l’insécurité pour tous.

 

Le Pari Russe : Un Partenaire Face à ses Responsabilités

Face à ce retrait américain, les regards se tournent inévitablement vers le partenaire privilégié et affiché du pouvoir de Bangui : la Russie. Le discours officiel s’appuie sur Moscou et son soutien sécuritaire via les structures de Wagner, mais le partenaire russe peut-il, et surtout veut-il, remplacer le pilier américain ?

Le défi est immense et va bien au-delà de la simple sécurité. Il ne s’agit pas, comme le dénoncent de nombreux Centrafricains, de simplement monter des entreprises de production d’alcool frelaté comme Africa ti l’or ou Wanawa, qui anesthésient une jeunesse désœuvrée. Il s’agit maintenant pour la Russie de prouver qu’elle peut être un partenaire de développement. Il faut que la Russie vienne créer de l’emploi normal et digne pour les milliers de scientifiques, d’ingénieurs, de logisticiens et de gestionnaires aujourd’hui sur le carreau. La rhétorique doit se transformer en action concrète et en investissements durables.

 

Ce pari est d’autant plus risqué que la situation est encore plus fragile qu’il n’y paraît. Car si l’aide américaine était vitale, l’aide européenne représente encore plus de 50% de l’aide humanitaire totale en Centrafrique. Si l’Europe, lassée par ce jeu géopolitique absurde et le discours anti-occidental de Baba Kongoboro, venait à son tour à réduire massivement son soutien, aucune aide russe ne pourrait combler un tel gouffre. Ce serait alors la catastrophe totale et définitive, l’effondrement final….

 

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Birao : Les Réfugiés Déçus par un Accueil Corrompu par l’ONG PAREC

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Birao : Les Réfugiés Déçus par un Accueil Corrompu par l’ONG PAREC

 

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Bâtiment de la préfecture de la Vakaga-

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Birao, les réfugiés centrafricains de retour du Tchad dénoncent les pratiques corrompues de l’ONG PAREC, accusée de mal gérer leur accueil.

 

En 2013, la République centrafricaine  a traversé une crise profonde qui a poussé des centaines de milliers des centrafricains à fuir vers les pays voisins : Tchad, Cameroun, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo (RDC) ou encore Soudan. Parmi eux, beaucoup de Centrafricains installés au Tchad ont fait face à des tensions, souvent mal accueillis par les tchadiens eux-mêmes. Avec le retour progressif de la paix en RCA, certains ont choisi de rentrer chez eux, espérant retrouver une vie meilleure. Mais à Birao, dans la préfecture de Vakaga, leur retour est loin d’être un soulagement.

 

À leur arrivée, ces retournés se tournent vers l’ONG nationale PAREC, basée en face de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Birao, pour obtenir de l’aide. Cette organisation est censée les accompagner avec des abris, comme des bâches, des kits alimentaires (riz, huile, etc.) ou, dans certains cas, un petit soutien financier pour repartir de zéro. Mais les témoignages des réfugiés racontent une tout autre histoire. Pour s’inscrire auprès de PAREC et accéder à ces aides, certains disent qu’on leur demande de payer des frais. Oui, de l’argent pour être enregistrés comme retournés ! C’est un choc pour beaucoup, qui trouvent ça injuste et anormal.

 

Pire encore, même après s’être inscrits, plusieurs affirment ne rien recevoir. Ils découvrent parfois que leurs noms sont sur des listes, marqués comme ayant déjà récupéré des bâches ou des kits alimentaires, alors qu’ils n’ont rien eu entre les mains. Cette situation pousse certains à se demander si l’ONG fonctionne vraiment pour aider ou si elle cache autre chose. Les gens parlent entre eux, se posent des questions : comment une organisation censée soutenir des personnes démunies peut-elle agir ainsi ?

 

Sans abri ni ressources, beaucoup de ces retournés se retrouvent à dormir chez des proches ou des habitants de Birao. Mais compter sur la générosité des autres n’est pas une solution durable, surtout quand tout le monde lutte pour joindre les deux bouts. Déçus, certains envisagent même de repartir au Tchad. Ils disent préférer les difficultés là-bas à cette situation où ils se sentent abandonnés dans leur propre pays.

 

Avant, c’était M. Avalench qui dirigeait le bureau de PAREC à Birao. Les plaintes des retournés visaient surtout son mandat. Il a depuis été transféré à Bangui, et M. Princile  a pris sa place. Les réfugiés espèrent que ce changement apportera un peu d’ordre et de transparence, mais pour l’instant, ils restent méfiants. Ce qu’ils veulent, c’est simple : un accueil organisé, des aides distribuées correctement, sans avoir à payer ou à courir après des promesses non tenues. Pour l’instant, à Birao, le retour des réfugiés ressemble plus à une épreuve qu’à un nouveau départ….

 

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Touadéra s’acharne à nous vendre son délire minable : Neuf groupes armés fantômes dissous dans le cadre de l’APPR

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Touadéra s’acharne à nous vendre son délire minable : Neuf groupes armés fantômes dissous dans le cadre de l’APPR

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/portugais-ndele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra s’acharne à nous vendre son délire minable : Neuf groupes armés fantômes dissous dans le cadre de l’APPR
Photo d’illustration de la patrouille de la Minusca. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain continue de nous servir ses salades sur la paix. Cette fois, il déclare que neuf groupes armés se sont autodissous dans le cadre de l’APPR-RCA. Mais quel centrafricain peut encore avaler ce tissu de mensonge grotesque ?

 

Le vendredi 30 mai dernier, dans la salle de cinema du palais de la renaissance à Bangui, Faustin-Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro,  a une fois de plus sorti sa partition favorite devant les journalistes.

 

« Neuf groupes armés sur quatorze ont déclaré leur autodissolution », a-t-il martelé avec cette assurance qui caractérise les dirigeants africains quand ils annoncent des victoires que personne ne voit sur le terrain.

 

Le président centrafricain, confortablement assis dans son fauteuil présidentiel, continue de vendre son Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) signé à Khartoum en 2019 comme la panacée universelle. Selon ses dires, cet accord béni par l’Union Africaine, la CEEAC et les pays voisins constitue sa “boussole” vers la paix. Une boussole qui semble pointer dans toutes les directions sauf vers la réalité.

 

Quand la communication présidentielle rencontre la vérité du terrain

 

Sur le terrain, l’histoire est tout autre. Ces fameux “groupes dissous” dont se vante le locataire du palais de la renaissance ? Des coquilles vides pour la plupart, existant principalement sur des papiers, créés de toutes pièces pour faire plaisir aux oreilles des diplomates occidentaux en mal de bonnes nouvelles africaines.

 

Prenez le cas du RPR de Djono Ahaba, ancien chef rebelle du nord. Officiellement, son groupe est dissous. Dans la réalité ? Ses hommes ont simplement changé de casquette pour créer le PRNC sous la houlette de Nourd Gregaza. Changement de nom, même business. C’est le recyclage version centrafricaine !

 

Et que dire d’Armel Sayo, cet ancien ministre qui a créé son mouvement Révolution Justice ? Oui, il l’a dissout quand il fut ministre de Touadera, mais crée un autre quelques mois plus tard. Aujourd’hui il est où? Pensionnaire de la prison du camp de Roux après son extradition de Yaoundé.

 

L’argent russe, carburant de la guerre

 

Parlons cash, car c’est là que ça devient intéressant. Nos confrères d’Africa Intelligence ont mis le doigt sur un secret de Polichinelle : les centaines de millions déversés par le groupe Wagner pour acheter les signatures de ces groupes armés lors des négociations soudanaises.

 

Pendant que Touadéra gonfle les muscles devant les caméras, les vrais patrons des milices comme Noureddine Adam du FPRC, l’UPC et les Anti-Balaka continuent leurs petites affaires. Et dans le Haut-Mbomou, les Azandé ont créé leur propre mouvement. La RCA est devenue une véritable “usine à groupes armés”, une industrie qui tourne à plein régime.

 

Le bal des hypocrites internationaux

 

Le plus cocasse dans cette histoire, c’est que tout le monde fait semblant d’y croire. L’ONU, l’Union Africaine, la CEEAC, l’Union Européenne… Tous continuent de soutenir cet APPR bancal, trop fiers pour admettre qu’ils se sont fait rouler dans la farine par des Centrafricains plus malins qu’eux.

 

Car reconnaissons-le, nos dirigeants africains excellent dans l’art de dire aux Blancs ce qu’ils veulent entendre. Touadéra maîtrise parfaitement cette partition : des annonces ronflantes pour les médias internationaux, des rapports enjolivés pour les chancelleries, et pendant ce temps, le peuple centrafricain continue de subir l’insécurité.

 

Alors que le président se vante de ses succès fictifs depuis son palais de la renaissance, les Centrafricains ordinaires continuent de vivre sous la menace constante. Cette prétendue autodissolution des groupes armés ressemble davantage à un tour de passe-passe qu’à une véritable démobilisation.

 

Pour que la paix devienne réalité en RCA, il faudrait arrêter de jouer à cache-cache avec la vérité. Il faudrait une transparence totale sur le rôle de Wagner, un vrai désarmement des combattants et surtout, arrêter de prendre les Centrafricains et la communauté internationale pour des imbéciles….

 

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Le capitaine de police José Christian Betorngaye Lamane  est parti. Il s’est suicidé tragiquement devant sa maison

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Le capitaine de police José Christian Betorngaye Lamane  est parti. Il s’est suicidé tragiquement devant sa maison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/le-capitaine-de-police-qui-sest-suicide.jpg” data-wpel-link=”internal”>Portrait du capitaine José Christian BETORNGAYE LAMANE, devant son domicile du quartier PK16
Le capitaine José Christian BETORNGAYE LAMANE

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le capitaine José Christian Betorngaye Lamane, intérimaire à l’école nationale de police, s’est suicidé devant chez lui, laissant sa famille et ses collègues en deuil.

 

Dans la nuit du mardi à mercredi de juin 2025, un drame choquant a bouleversé lest habitants du quartier PK16. Le capitaine José Christian Betorngaye Lamane, officier de police judiciaire et membre de la promotion 1994 dite « Kaki Nzela » sous la présidence de Patassé, s’est donné la mort. Il assurait également l’intérim du Surveillant Général à l’École Nationale de Police (ENP), située au PK10 sur la route du 15 mars, à la sortie nord de Bangui.

 

Le capitaine résidait avec sa famille au quartier PK16, sur la route de Boali, à proximité de l’école Abed Négo. Dans la nuit fatidique, c’est-à-dire dans la nuit du mardi à vendredi, il dormait paisiblement chez lui avec sa femme et ses enfants. Vers 3 heures du matin, il s’est levé discrètement, a pris une corde et s’est rendu à un arbre situé à environ 20 mètres de son domicile, notamment à proximité de l’école Abed Négo. Là, il a attaché la corde autour de son cou, provoquant sa mort par pendaison. Son décès est survenu aux alentours de 4 heures du matin.

 

Vers 5 heures du matin, son épouse, inquiète de son absence, a ouvert la porte pour le chercher. Elle a découvert avec horreur son mari suspendu à l’arbre. Ses cris de détresse ont alerté les voisins, et un maçon résidant à proximité est intervenu rapidement, coupant la corde et descendant le corps de la victime. Le corps a ensuite été transporté à l’hôpital, où le décès a été confirmé.

 

La mort soudaine du capitaine José Christian Betorngaye Lamane a profondément choqué sa famille, ses collègues et les voisins. Officier respecté, il était connu pour son dévouement au service de la nation et son rôle dans la formation des jeunes recrues à l’ENP. Les raisons de son geste restent inconnues, et aucune déclaration officielle n’a encore éclairci les circonstances de ce drame. Seul une publication lapidaire du ministère de la sécurité publique sur sa page Facebook, sans expliquer les vraies circonstances du drame….

 

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Bangui : un motocycliste, impliqué dans un grave accident sur l’avenue des martyrs, gravement blessé, appelle à l’aide, pendant que les forces de l’ordre parlent de problème de carburant  

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Bangui : un motocycliste, impliqué dans un grave accident sur l’avenue des martyrs, gravement blessé, appelle à l’aide, pendant que les forces de l’ordre parlent de problème de carburant  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/accident-moto-sur-avenue-des-martyrs-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : un motocycliste, impliqué dans un grave accident sur l’avenue des martyrs, gravement blessé, appelle à l’aide, pendant que les forces de l’ordre parlent de problème de carburant
La victime d’un accident sur l’avenue des martyrs à terre en train de crier de l’amener à l’hôpital. Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un accident de moto survenu le 30 juin 2025 dans la capitale centrafricaine a tourné au drame en raison des délais d’évacuation. La victime, Gaëtan Mbaerassem, a dû être amputée d’une jambe après avoir attendu des secours à quelques mètres de l’hôpital.

 

L’histoire de deux drames en une journée

 

Le lundi 30 juin 2025, la République centrafricaine a vécu deux accidents graves. D’abord à Tédoua, sur l’axe Bangui-Béloko, où un car de l’agence Avenir s’est impliqué dans un  accident qui a fait plusieurs morts et des blessés. Puis, le même jour dans la capitale, sur l’avenue des Martyrs près de l’hôpital communautaire, un autre accident a failli coûter la vie à Gaëtan Mbaerassem, un jeune homme qui habite le quartier Galabadja, dans le 8e arrondissement.

 

 « Amenez-moi à l’hôpital, mon cas est grave ! »

 

Une vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux montre Gaëtan, très mal en point après son accident de moto. Couché au sol, il crie sa douleur et demande qu’on l’emmène à l’hôpital. Mais les forces de l’ordre, présents également au tour de la victime, se contente de discuter entre eux calmement. Les gens autour de lui ne bougent pas non plus. Pendant ce temps, des discussions inutiles commencent  entre les forces de l’ordre : manque de carburant, pas de moto pour le transporter. Pourtant, l’hôpital communautaire se trouve juste à côté. Cette indifférence devant une urgence médicale laisse sans voix.

 

Un sauvetage tardif aux conséquences lourdes

 

Après un délai beaucoup trop long, Gaëtan finit par être emmené à la clinique de Médecins Sans Frontières près du terrain Bonga Bonga à Sica. Ses blessures sont si importantes qu’il faut l’amputer de sa jambe. Les médecins confirment que cette amputation est définitive. Malgré tout, il s’en sort et reste en soins intensifs sous surveillance constante. Une chance dans cette série noire qui frappe le pays.

 

Une vague d’accidents qui interroge

 

Le pays traverse une période difficile avec une multiplication d’accidents mortels. « Morts, accidents, morts, accidents », les témoignages se multiplient et le décompte des victimes devient difficile à tenir. Ces événements posent une question importante : que se passe-t-il en Centrafrique ?

 

L’attitude des forces de l’ordre et l’indifférence de certains témoins montrent une inquiétante banalisation de la souffrance. Touadera, et son gouvernement sont aussi insensible aux douleurs des centrafricains. Que s’est-il passé dans le pays ce dernier temps ?

 

 

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Centrafrique : la MINUSCA lance des matchs éliminatoires dans les prisons de Bangui en prélude à la Journée Mandela

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Centrafrique : la Minusca lance des matchs éliminatoires dans les prisons de Bangui en prélude à la Journée Mandela

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/match_de_football_a_la_prison_de_ngaragba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la MINUSCA lance des matchs éliminatoires dans les prisons de Bangui en prélude à la Journée Mandela
Détenus de la prison de Ngaragba célébrant avec un trophée après un match de football organisé par la MINUSCA pour la journée de Mandela. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) a commencé cette semaine une série de tournois de football dans les prisons de Bangui. Ces compétitions préparent la célébration de la Journée internationale Nelson Mandela qui aura lieu le 18 juillet prochain.

 

Trois établissements pénitentiaires participent à ces tournois : la prison du Camp de Roux pour les hommes, celle de Bimbo pour les femmes, et la prison de Ngaragba dans le septième arrondissement de la capitale. L’objectif de ces rencontres sportives est de favoriser l’esprit d’équipe entre détenus, d’encourager des relations pacifiques et de donner un peu de réconfort aux personnes incarcérées.

 

Le premier match a eu lieu mardi 1er juillet au Camp de Roux. Les détenus ont joué contre les gardiens de prison, qui ont remporté la partie 7 buts à 1. Le principe est simple : les équipes s’affrontent lors de matchs à élimination directe jusqu’à la grande finale programmée pour le 18 juillet.

 

Après la rencontre, la MINUSCA a distribué des kits d’hygiène aux détenus. Chaque kit contenait du savon, une brosse à dents et du dentifrice. Ce geste témoigne de l’attention que porte la mission au bien-être des prisonniers et de sa volonté d’améliorer leur quotidien.

 

D’autres matchs sont prévus dans les prochains jours dans chacune des trois prisons participantes. La finale viendra couronner ces journées sportives et célébrera la Journée Mandela, une date qui rappelle les valeurs de solidarité et de respect de la dignité humaine chères à l’ancien président sud-africain….

 

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L’énigme de l’intérim présidentiel en Centrafrique : Quand la Constitution du 30 août 2023 révèle ses failles face à la maladie du Président Touadera….

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L’énigme de l’intérim présidentiel en Centrafrique :  Quand la Constitution du 30 août 2023 révèle ses failles face à la maladie du Président Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Qui dirige actuellement la Centrafrique? L’énigme de l’intérim présidentiel – Quand la Constitution du 30 août 2023 révèle ses failles face à la maladie du Président
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.

 Le président Faustin-Archange Touadéra est malade. Son évacuation en urgence vers Bruxelles montre les carences de la nouvelle Constitution, plongeant le pays dans l’incertitude durant une semaine quant à son leadership.

 

Le 21 juin dernier, à 3 heures du matin, le président Touadéra a été évacué en urgence vers la Belgique, et son hospitalisation à Bruxelles était confirmée. Il a souffert d’un cancer de colon, incluant vomissements et diarrhées hémorragiques, ainsi qu’une chute. Cette situation, extrêmement sérieuse pour le Chef de l’État, place la République Centrafricaine dans une position délicate, d’autant plus que le poste de Vice-Président de la République est actuellement vacant.

 

En effet, la nouvelle Constitution, adoptée par référendum en juillet 2023, devait apporter clarté et stabilité institutionnelle. Pourtant, c’est elle qui est aujourd’hui pointée du doigt pour son imprécision concernant la suppléance du Président en cas de vacance ou d’empêchement, surtout en l’absence d’un Vice-Président.

 

L’Article 81 de la Constitution détaille les conditions de vacance de la présidence (décès, démission, destitution, condamnation ou empêchement définitif). Il stipule clairement qu’en cas de démission, destitution, empêchement définitif ou décès du Président, le Vice-Président de la République assure l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau Président. Le même article ajoute que si le Vice-Président est lui-même empêché (décès, démission, empêchement absolu), le Président de la République nomme un nouveau Vice-Président….

 

C’est ici que l’ambiguïté surgit, créant un véritable casse-tête juridique et politique :

 

Le Président est malade et potentiellement empêché.

 

Il n’y a pas de Vice-Président en fonction.

 Qui, dans ce cas, est habilité à nommer un nouveau Vice-Président si le Président actuel est incapable de le faire ?

La Constitution prévoit que le Président de l’Assemblée Nationale assure l’intérim uniquement “en cas de décès ou d’invalidité” du Président élu, et ce, dans le délai entre la proclamation des résultats de l’élection présidentielle et la prestation de serment (Article 71, alinéa 5). Or, la situation actuelle concerne un Président en exercice….

Par conséquent, dans le scénario actuel d’un Président malade et d’un poste de Vice-Président vacant, la Constitution ne fournit pas de réponse explicite quant à la chaîne de commandement. C’est un véritable vide juridique qui laisse le pays dans une situation de flou institutionnel total….

 

L’ambiguïté de cette nouvelle Constitution, censée organiser et encadrer l’exercice du pouvoir, est désormais pleinement exposée. Il est impératif que les autorités centrafricaines clarifient rapidement la situation pour éviter dans l’avenir proche une crise institutionnelle majeure et restaurer la confiance dans le fonctionnement de l’État.

 

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Les Ancêtres Commencent-ils à Frapper les Criminels colons Russes en Centrafrique  ?

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Les Ancêtres Commencent-ils à Frapper les Criminels colons Russes en Centrafrique  ?

 

Les Ancêtres Commencent-ils à Frapper les Criminels colons Russes en Centrafrique ?
Les mercenaires russes lourdement armés dans les rues de la capitale Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ces dernières années, une suite d’événements étranges et dramatiques touche les Russes en République Centrafricaine. Simple malchance ou le début d’une vengeance venue de nos ancêtres, face à leurs exactions sur les paisibles citoyens centrafricains ?

 

Depuis quelques années, la République Centrafricaine voit défiler une série de fins tragiques pour des ressortissants russes, laissant derrière elles plus de questions que de réponses. L’idée d’une justice qui dépasse l’humain, celle des ancêtres, prend de l’épaisseur à mesure que ces histoires se multiplient.

 

L’histoire a commencé vers le début de l’année 2021  dans plusieurs villes du pays. Pour rappel, en 2021, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, vers Bouar. Dans cette localité, quatre Russes sont morts dans un grave accident de la route. Leur véhicule est tombé simplement d’un pont, une scène aussi terrible. Le plus spectaculaire est celui qui s’est passé en 2022 à Sibut, chef-lieu de la préfecture de Kémo, située à 185 kilomètres de Bangui.

En effet, ce jour, un véhicule de patrouille des hommes de Wagner, à bord duquel il y’avait  une dizaine des combattants, en provenance de Damara, était arrivé à Sibut. Une minute plus tard, les gens étaient surpris d’entendre un coup de feu. Sur place, un mercenaire de Wagner s’effondre au sol. Ses collègues sont stupéfaits. Que sest-il passé réellement? Jusqu’à  ce jour, aucune explication sur ce qui s’est passé.  Les circonstances de la mort de ce mercenaire de Wagner à Sibut restent floues, et personne ne sait ce qui s’est réellement passé. Mais pour les centrafricains, sans doute, ce le dernier coup de frappe de nos ancêtres.

 

Et ce n’est pas tout! En2022, un autre incident étrange a eu lieu à Bambari, en plein centre-ville la nuit. Plusieurs Russes ont bu un mélange dangereux, de la vodka coupée avec d’autres produits. Résultat : quatre d’entre eux sont tombés dans le coma, et 3 autres sont morts par la suite. Cet épisode a fait beaucoup parler, et même si les chiffres varient, le fait est que de nombreuses vies ont été perdues dans des circonstances on ne peut plus troubles.

 

Et très récemment, le 6 juin 2025 à Bangui, un ressortissant russe a perdu la vie d’une façon effrayante. Il roulait tranquillement dans un minibus de livraison de la bière  Africa ti l’or. Soudain, la portière de son véhicule s’est ouverte. Il est tombé sur la route et un camion lui a roulé sur la tête. Son corps a été retrouvé en morceaux. C’est un accident d’une violence inouïe qui a plongé les Russes dans une colère palpable envers les Centrafricains. Personne ne comprend vraiment pourquoi cette colère, ni qui ils tiennent pour responsable.

 

Face à toutes ces morts, qui arrivent de différentes manières : accidents de la route, arme qui se retourne contre soi, empoisonnement, chute d’un véhicule, on ne peut s’empêcher de se demander si le hasard est le seul coupable. Est-ce une coïncidence si fréquente ? Ou y a-t-il quelque chose de plus profond qui se joue ici, comme si une force invisible cherchait à équilibrer les comptes après les violences de ces mercenaires sans foi ? La question des ancêtres, gardiens de la terre et de la justice, trouve un écho particulier dans cette série d’événements….

 

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 « Le mal est dans la tête » : la Commission des droits de l’Homme diagnostique la police centrafricaine

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 « Le mal est dans la tête » : la Commission des droits de l’Homme diagnostique la police centrafricaine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/general_fabrice_assap_directeur_de_la_compagnie_nationale_de_securite.jpg” data-wpel-link=”internal”>« Le mal est dans la tête » : la Commission des droits de l’Homme diagnostique la police centrafricaine
general_fabrice_assap_directeur_de_la_compagnie_nationale_de_securite – Le naufrage de la Compagnie Nationale de Sécurité  (CNS) : gestion catastrophique et corruption endémique

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au-delà des formations et des recyclages, c’est un problème de mentalité qui gangrène les forces de l’ordre  centrafricaines, selon Ossen Yackoisset Wessekpama, Président de la Commission des droits de l’Homme.

 

Dans les studios de la radio Guira FM, une question traverse l’air : pourquoi les policiers continuent-ils de torturer malgré toutes les formations reçues ? Ossen Yackoisset Wessekpama, président de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, n’hésite pas une seconde. Sa réponse tombe comme un couperet : « C’est un problème de mentalité. »

 

Cette analyse va au cœur du mal qui ronge les commissariats de Bangui. Car les formations existent bel et bien. Les policiers apprennent les droits de l’Homme dès leur formation de base. Les sessions de recyclage se multiplient à tous les échelons, de l’agent de terrain au commandant. La hiérarchie militaire n’est pas oubliée dans ces programmes de sensibilisation.

 

Quand la formation ne suffit plus

 

Pourtant, dans les cellules des commissariats, la réalité reste inchangée. Les coups pleuvent encore. Les « frais de geôle » se perçoivent toujours. Les registres demeurent vides quand il faudrait y consigner les arrestations. Cette persistance des abus malgré les efforts de formation interroge.

 

Wessekpama n’y va pas par quatre chemins : « Nous avons affaire à un dysfonctionnement mental profondément ancré ». Cette formule, qui peut paraître dure, reflète pourtant une réalité que beaucoup observent sur le terrain. Les agents formés aux droits de l’Homme retournent dans leurs commissariats et reproduisent les mêmes schémas violents.

 

L’uniforme qui transforme

 

Cette mentalité problématique se manifeste dès qu’un citoyen franchit le seuil d’un commissariat. L’uniforme semble conférer un pouvoir absolu à celui qui le porte. Le justiciable devient alors un suspect, le témoin un coupable potentiel. Cette transformation psychologique explique pourquoi un homme venu témoigner dans une affaire de bagarre peut se retrouver tabassé par quatre policiers.

 

Les « attitudes et comportements » dénoncés par le président de la Commission révèlent une conception déformée du métier de policier. Au lieu de protéger et servir, certains agents considèrent leur fonction comme une licence pour extorquer et brutaliser.

 

Une formation qui bute sur les mentalités

 

Les formateurs en droits de l’Homme le savent bien : transmettre des connaissances ne suffit pas toujours à changer les comportements. Quand la mentalité reste figée, les techniques apprises en formation s’évaporent face aux vieux réflexes.

 

Cette situation place la Commission des droits de l’Homme face à un défi de taille. Comment transformer des mentalités ancrées depuis des décennies ? Comment faire qu’un policier formé aux droits de l’Homme les respecte vraiment une fois de retour dans son commissariat ?

 

Au-delà du diagnostic

 

Le diagnostic de Wessekpama a le mérite de la clarté. Il pose le problème dans sa dimension psychologique et culturelle. Mais il ouvre aussi une question cruciale : que faire maintenant ? Car identifier un « dysfonctionnement mental » ne suffit pas. Il faut des solutions concrètes pour transformer ces mentalités.

 

La Commission devra peut-être repenser son approche. Au lieu de multiplier les formations classiques, ne faudrait-il pas s’attaquer directement à ces mentalités ? Cela pourrait passer par un accompagnement psychologique, un changement des méthodes de recrutement, ou encore une réforme profonde de la culture policière.

 

Le mal à la racine

 

En pointant ce problème de mentalité, Wessekpama touche peut-être à la racine du mal. Car tant que les policiers considéreront les citoyens comme des ennemis plutôt que comme des concitoyens à protéger, les formations resteront lettre morte.

 

Cette analyse interpelle aussi la société centrafricaine dans son ensemble. Ces mentalités ne naissent pas dans les commissariats. Elles se forment ailleurs, dans les familles, les écoles, la rue. Changer la police, c’est peut-être aussi changer la société qui la produit.

 

La Commission des droits de l’Homme vient de poser un diagnostic. À elle maintenant de proposer le traitement….

 

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Université de Bangui : Le Chaos Persiste à la Faculté des Lettres, les Étudiants Naviguent en Plein Désordre.

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Université de Bangui : Le Chaos Persiste à la Faculté des Lettres, les Étudiants Naviguent en Plein Désordre.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye-450×450.jpg” alt=”Portrait de monsieur Jean-Claude Azoumaye , Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bangui.” width=”450″ height=”450″ />
Professeur Jean Claude azoumaye, Doyen de la faculté des letttres et des sciences humaines

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un climat de confusion perdure au sein de la Faculté des Lettres de Bangui. La gestion actuelle des cours et examens plonge les étudiants dans une incertitude préjudiciable à leur apprentissage et à leur avenir.

 

À la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Bangui, la tension est palpable. Le doyen, Jean-Claude Azoumaye, s’est mis une pression considérable pour que les enseignants achèvent leurs programmes avant la fin mai 2025, fixant les examens dès début juin de la même année. Une décision administrative rigide qui se heurte violemment aux réalités pédagogiques.

 

Sur le terrain, la situation est inquiétante. Les problèmes logistiques, notamment le manque criant de salles de classe, ont empêché de nombreux enseignants de terminer leurs cours. Certains n’ont même pas pu couvrir un tiers du programme prévu. Face à cette impasse, une demande légitime a été soumise au doyen : accorder un délai supplémentaire de deux semaines pour permettre aux professeurs de rattraper le retard et garantir aux étudiants une assimilation correcte des connaissances.

 

La réponse de Jean-Claude Azoumaye fut un refus catégorique. Il campe sur sa position initiale, ignorant les difficultés rencontrées par les enseignants et les conséquences désastreuses pour les étudiants. Ce dogmatisme interroge sur la capacité du doyen à appréhender les enjeux concrets de sa faculté.

 

Le problème des salles de classe n’est pas un secret. Avec seulement six espaces, amphithéâtres compris, pour neuf à dix départements, la pénurie est chronique. Les étudiants de tous les niveaux peinent à trouver des lieux pour leurs cours. Pire encore, le Doyen  met en location de temps en temps de l’unique amphithéâtre à des entités externes, privant davantage les étudiants de leurs espaces d’apprentissage.

 

Malgré ce contexte tendu, Jean-Claude Azoumaye a maintenu son calendrier, contraignant les enseignants à précipiter la fin des cours et ouvrant la voie à des examens dans des conditions déplorables. Le constat est sans appel : en première année, particulièrement, de nombreux cours n’ont pas été dispensés. L’exemple frappant de la matière d’informatique en Lettres Modernes, où les étudiants devront passer l’examen après seulement deux semaines de rattrapage, explique l’absurdité de la situation. On assiste à un cycle infernal : interruption des cours, examens partiels, reprise des cours, puis nouvel examen. Une organisation chaotique qui dévoile un manque sérieux de planification et de gestion de la part du doyen.

 

Jean-Claude Azoumaye ne s’arrête pas là. Des pratiques de surveillance des examens pour le moins surprenantes ont été instaurées. Au lieu de confier cette responsabilité aux chefs de département et aux enseignants, comme le prévoit l’usage, le doyen s’appuie sur des étudiants pour surveiller leurs pairs. Une méthode qui pousse à s’interroger. Cette tâche, qui incombe normalement aux responsables académiques, est déléguée à des étudiants, parfois en échange de promesses obscures.

 

Le fonctionnement de la faculté semble otage des décisions unilatérales d’un doyen qui apparaît de plus en plus déconnecté des réalités. Son refus d’écouter les doléances des enseignants, son entêtement face aux problèmes logistiques et ses méthodes de gestion contestables plongent la Faculté des Lettres et Sciences Humaines dans une crise profonde. Les questions fusent : dans quelle université sommes-nous ? Avec quelle logique ce doyen opère-t-il ? Son incapacité à se remettre en question et sa “tête dure” mettent en péril l’avenir des étudiants et la crédibilité de l’institution.

 

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Le passeport centrafricain, un nouvel instrument de surveillance politique sous la Septième République ?

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Le passeport centrafricain, un nouvel instrument de surveillance politique sous la Septième République ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-Une.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/specimen-de-passeport-centrafricain-a-la-Une-450×402.jpg” alt=”Spécimen d’un passeport centrafricain, illustrant l’article sur Le passeport centrafricain, un nouvel instrument de surveillance politique sous la Septième République ?” width=”450″ height=”402″ />
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous la Septième République de Touadera, l’obtention d’un passeport centrafricain se complique. Certains citoyens sont ciblés par une vérification de leurs origines familiales, hors de tout cadre légal.

 

Cette pratique ciblée se manifeste de manière concrète et déroutante. Le nom de famille d’un demandeur paraît suffire à éveiller une suspicion au sein de l’administration, qui lance alors une vérification d’ascendance.

 

La semaine dernière, une jeune femme de 24 ans en a fait l’amère expérience. Convoquée en urgence après le dépôt de son dossier, elle s’est vu réclamer les papiers d’identité de son père. Ce témoignage fait écho à d’autres expériences similaires, touchant des citoyens de tous âges, y compris des personnes approchant la cinquantaine. Le point commun n’est pas l’âge, mais le fait d’être sélectionné, sur la base de critères opaques, pour un contrôle supplémentaire.

 

Pour de nombreux Centrafricains, en particulier ceux venus de l’intérieur du pays, cette exigence est non seulement abusive, mais matériellement impossible à satisfaire. Dans un pays qui a connu des décennies de troubles, beaucoup de familles ont perdu leurs archives et leurs documents dans les conflits. Exiger d’un citoyen qu’il retrouve des pièces d’identité que ses parents, parfois décédés, n’ont peut-être jamais eues ou qu’il les récupère à des centaines de kilomètres de la capitale est une demande déraisonnable. Elle crée de fait un blocage administratif insurmontable pour une partie de la population.

 

Cette nouvelle forme de surveillance administrative remet en question la manière dont certaines décisions sont prises dans ce pays, d’autant plus que celle-ci est récente. En effet, elle a commencé à être observée il y a environ cinq mois, coïncidant avec la prise de service d’une nouvelle société en charge de la confection technique des passeports, un opérateur réputé proche des intérêts russes. Cette coïncidence temporelle amène les observateurs de la vie politique centrafricaine à s’interroger. Cette doctrine de contrôle est-elle impulsée par ce nouveau partenaire étranger ? Ou est-elle plutôt l’expression d’une volonté interne du pouvoir en place qui, fort d’une nouvelle Constitution controversée, chercherait à asseoir son autorité et à ficher la population ?

Quelle que soit son origine, la démarche se situe en marge de la légalité. La procédure officielle pour l’obtention d’un passeport est précise et le certificat de nationalité est la seule preuve légale requise de l’appartenance à la nation. Toute demande additionnelle de ce type relève de l’arbitraire, car elle n’est fondée sur aucun texte de loi de la République.

 

Devant cette situation, les citoyens se retrouvent pris au piège. Le climat de méfiance envers les institutions dissuade toute forme de contestation. Les victimes de ces pratiques craignent, en cas de plainte, de voir leur dossier définitivement mis de côté ou de subir d’autres formes de représailles. Ce sentiment d’impuissance contraint la plupart à tenter l’impossible ou à abandonner leur droit, validant de fait une pratique qui fragilise leur citoyenneté.

 

En définitive, cette condition non-écrite transforme une procédure administrative en une possible enquête politique sur les origines des citoyens. Les questions de fond, adressées aux tenants du pouvoir de la Septième République, demeurent. Qui est à l’origine de ces instructions ? Poursuivent-elles un objectif sécuritaire ou un agenda de surveillance politique non-avoué ? Le passeport est-il en train de devenir un document qui certifie non plus une nationalité, mais une “conformité” des origines au regard du régime ?

 

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Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés

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Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Héritier Doneng fabrique une fausse lettre de “30 supporters” pour défendre sa gestion contestée et pathétique du football centrafricain. Une manipulation indigne.

 

Une lettre fabriquée pour occulter l’échec

 

Le 19 juin 2025, une lettre étrange arrive sur le bureau du Premier ministre Félix Moloua. Signée par les prétendus “30 supporters sportifs centrafricains sur 2 millions”, elle défend bec et ongles le ministre de la Jeunesse Héritier Doneng. Le problème ? Ces supporters n’existent nulle part. Les noms comme “Tengo Igor”, “Selepondo Wenry Ndakala Juilly” ou “Ngrekamba Junior” sont des inventions pures et simples. Cette supercherie révèle un ministre aux abois, prêt à tous les mensonges pour sauver sa peau.

 

Cette lettre, enregistrée sous le numéro 6967 CAB le 20 juin, applaudit les décisions “courageuses” de Héritier Doneng, notamment la suspension des dirigeants de la Fédération centrafricaine de football (FCF). Mais derrière ces louanges bidons se cache une réalité bien différente : un ministre incompétent, attaqué de toutes parts, qui préfère inventer des soutiens plutôt que de reconnaître ses erreurs.

 

Un ministre dos au mur

 

Doneng se trouve dans une position délicate. Le 10 juin 2025, il suspend unilatéralement Célestin Yanindji, président de la FCF, ainsi que plusieurs dirigeants. Cette décision fait suite au boycott des Fauves de Bas-Oubangui lors d’un match contre la Tunisie. Les joueurs, menés par Geoffrey Kondogbia, Vianney Mabidé et Vénuste Baboula, refusent de jouer à cause de primes impayées et d’un manque de suivi médical.

 

Au lieu de régler ces problèmes réels, Doneng choisit l’affrontement. Il accuse la FCF de tous les maux, oubliant que c’est son ministère qui doit financer correctement le football national. La FIFA et la CAF condamnent cette ingérence politique, rappelant que les gouvernements ne doivent pas s’immiscer dans la gestion des fédérations sportives. Mais Doneng persiste, espérant que sa fausse lettre de soutien lui donnera raison.

Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés
L’ancien ministre Célestin Yanindji, Président de la fédération du football centrafricain

 

Des noms bidons pour une crédibilité fictive

 

L’aspect le plus risible de cette affaire concerne les signataires de la lettre. “Mahoundo Landry”, “Pitonzona Chamberlin”, “Agoro Jérôme” : ces noms ne correspondent à aucun supporter connu du football centrafricain. Leurs affiliations supposées à des clubs comme AS Tempête ou Fatima semblent sorties de l’imagination fertile de quelqu’un au ministère.

 

Certains noms paraissent tellement inventés qu’ils feraient rire un enfant. “Selepondo Wenry Ndakala Juilly” sonne comme le résultat d’un générateur automatique de pseudonymes du quartier Boy-Rabe. Cette liste grotesque insulte les vrais supporters, ceux qui se déplacent malgré l’état lamentable des stades et le manque de moyens chronique du football centrafricain.

Héritier Doneng et sa comédie des “30 supporters” : Quand un ministre s’invente des alliés
Lors de la conférence de ppresse du collectif des supporteurs des fauves

 

L’Assemblée nationale sur le dos

 

Cette manipulation intervient alors que Doneng fait face à une enquête parlementaire. Le 2 juin 2025, une commission d’enquête dirigée par le député Guy Samuel Nganatoua se penche sur les 400 millions de francs CFA alloués à la réhabilitation du stade Barthélémy Boganda. Ces travaux traînent depuis des mois, et le stade reste inutilisable.

 

En mai 2025, Doneng a encore aggravé son cas en tenant des propos déplacés contre un député, puis en refusant de répondre à une convocation, prétextant un voyage à l’étranger. Les parlementaires réclament maintenant son départ, convaincus que sa gestion nuit au sport centrafricain. Face à cette pression, la fausse lettre apparaît comme un dernier recours désespéré.

 

Une menace pour le football national

 

La lettre demande la création d’un comité de normalisation pour la FCF, invoquant les statuts de la FIFA. Cette proposition masque mal une volonté de contrôle total du football par le ministère. Or, la FIFA interdit formellement ce type d’ingérence. La Centrafrique risque une suspension internationale, ce qui priverait le pays de la CAN 2025 et affecterait les compétitions jeunes.

 

Les vrais joueurs, ceux qui portent le maillot national, n’ont pas demandé cette intervention. Ils réclament des moyens, des infrastructures décentes et des primes payées à temps. La lettre fictive prétend parler en leur nom, mais elle ne fait qu’aggraver leurs difficultés en créant une crise institutionnelle.

 

Une insulte à la jeunesse centrafricaine

 

Le ministère de la Jeunesse devrait porter l’espoir d’une génération qui représente la majorité de la population centrafricaine. Au lieu de cela, Doneng en fait un symbole de manipulation et d’incompétence. Les jeunes Centrafricains méritent des dirigeants transparents, pas des ministres criminel qui fabriquent de faux témoignages pour se justifier.

 

Les vrais supporters n’ont pas besoin de lettres bidons pour exprimer leur ras-le-bol. Ils voient bien que les stades tombent en ruine, que les équipes manquent de tout et que les conflits se multiplient. Cette comédie les ignore totalement, préférant inventer des voix qui n’existent pas.

 

Un passé qui rattrape le présent

 

Cette manipulation s’inscrit dans un parcours déjà contesté. Ancien chef de la milice “Requin”, Doneng traîne des accusations de violence politique. En plus de cela, l’homme est aussi titulaire d’une fausse licence en droit obtenu frauduleusement à l’université de Bangui, sans qu’il y mette les pieds ….

 

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L’état catastrophique des routes à Bria, cimetière à ciel ouvert pour les conducteurs des motos qui meurent chaque jour dans l’indifférence

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L’état catastrophique des routes à Bria, cimetière à ciel ouvert pour les conducteurs des motos qui meurent chaque jour dans l’indifférence

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’état catastrophique des routes à Bria, cimetière à ciel ouvert pour les conducteurs des motos qui meurent chaque jour dans l’indifférence
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto, les accidents mortels de moto se multiplient, causés par des routes délabrées et l’absence de signalisation, semant peur et mystère.

 

La ville de Bria, située au centre-nord de la République centrafricaine, est devenue un véritable cimetière à ciel ouvert pour les conducteurs de motos. Les accidents mortels, impliquant conducteurs et passagers, se produisent presque quotidiennement, plongeant la population dans une crainte grandissante. L’état catastrophique des routes, combiné à l’absence totale de panneaux de signalisation, aggrave une situation déjà difficile. Les habitants, inquiets, se demandent s’il ne s’agit pas d’un phénomène mystérieux et mystique propagé par le régime, tant les drames se répètent dans des circonstances troublantes.

 

Trois cas spectaculaire expliquent la gravité de la situation. Tout d’abord, Kossingou Judicaël, directeur régional du Cadastre à Bria, a perdu la vie dans un accident de moto au croisement Sodiam. Les circonstances de sa mort, qualifiées de bizarres par la population, alimentent les spéculations. Ensuite, Bichara Mahamat, un collecteur de diamants domicilié au quartier Fadama, a trouvé la mort près de la barrière d’entrée de la ville, au niveau du garage Hafiz. Cet homme, qui venait d’inaugurer une mosquée face à la base des Mercenaires russes à Bria, a percuté un cycliste avant de chuter lourdement, sa tête heurtant le sol, entraînant son décès sur le champ. Enfin, un taximan du nom de Djimaria, originaire de Nzacko dans le Mbomou, a péri dans un accident au quartier Mandé 3, près de la maison de M. Fata, peu après son arrivée à Bria en passant par une route menant par l’aérodrome. Ces drames, survenus à quelques jours ou semaines d’intervalle, ont choqué la communauté.

 

L’absence de panneaux de signalisation dans la ville et dans l’ensemble du pays est un facteur aggravant. À Bria, les routes, souvent non goudronnées, sont jonchées de nids-de-poule et d’obstacles, rendant la conduite extrêmement périlleuse, surtout pour les motos, moyen de transport privilégié par beaucoup. Cette situation est encore aggravée par le manque de sensibilisation au code de la route et l’absence de mesures de sécurité, comme le port du casque, rarement respecté. Les habitants pointent du doigt l’inaction des autorités face à cette hécatombe, certains allant jusqu’à parler de fatalité programmée.

 

La récurrence de ces accidents mortels, souvent dans des circonstances jugées étranges, nourrit un sentiment d’insécurité et de méfiance au sein de la population. Les routes dégradées et l’absence d’infrastructures routières adéquates continuent de faire des victimes, transformant le pays en un symbole tragique des défis de la sécurité routière en République centrafricaine. Sans interventions urgentes, comme l’amélioration des routes et l’installation de signalisation, le bilan risque de s’alourdir davantage, laissant les habitants dans une angoisse permanente face à ce fléau….

 

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Trafic illicite de carburant en Centrafrique : l’incendie du camion d’Abdoulaye Sossal révèle l’impunité d’une mafia pétrolière

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Trafic illicite de carburant en Centrafrique : l’incendie du camion d’Abdoulaye Sossal révèle l’impunité d’une mafia pétrolière

Trafic illicite de carburant en Centrafrique : l’incendie du camion d’Abdoulaye Sossal révèle l’impunité d’une mafia pétrolière
Camion incendié au PK12 dans la nuit du vendredi à samedi 28 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le trafic illicite de carburant continue de prospérer sous le nez des autorités centrafricaines, malgré les prétendues mesures prises par le ministre des Hydrocarbures, Arthur Bertrand Piri.

 

Un arrêté ministériel de décembre 2022, interdisant formellement le transport et le stockage de carburant dans des fûts par des particuliers, n’est qu’une coquille vide. Le récent incendie d’un camion appartenant à un cousin du ministre de l’élevage,  un certain Abdoulaye Sossal, chargé de fûts de gazole à destination d’un chantier chinois, dévoile l’ampleur de ce trafic mafieux et l’inaction complice du ministre de l’énergie.

 

En effet, dans la nuit du vendredi au samedi, vers 19h20, un camion appartenant à Abdoulaye Sossal, chargé de fûts de gazole, a pris feu au niveau de PK12, près de la brigade de la gendarmerie territoriale. Ce camion, qui avait quitté le quartier PK5 dans le 3e arrondissement, transportait illégalement du carburant, prétendument destiné à alimenter un chantier chinois. Selon des témoins, le camion a frôlé la catastrophe à PK5 en tentant de prendre feu, avant d’être éteint par les travailleurs. Mais une fois arrivé au PK12, le camion a rapidement pris feu et s’est rapidement propagé aux kiosques qui sont installés aux abords de l’avenue du 15 mars au PK12.

 

Cependant, la destination réelle de ce camion fait l’objet de plusieurs versions contradictoires. Certaines sources parlent du ravitaillement d’un site minier chinois dans une ville de province. D’autres sources au ministère de l’Énergie évoquent plutôt un ravitaillement du groupe Wagner aussi dans une ville de province. L’absence de déclaration officielle des autorités sur cette affaire et leur silence persistent alimentent cette dernière hypothèse. Le fait qu’aucune communication n’ait été faite malgré les dégâts occasionnés pourrait indiquer que cette livraison concernait effectivement le groupe Wagner.

 

Cette situation rappelle l’arrêté du ministre des Hydrocarbures Arthur Bertrand Piri de décembre 2022. Ce texte interdit aux particuliers de transporter et stocker du carburant dans des fûts. Pourtant, cette pratique continue dans plusieurs quartiers de la capitale.

 

Rappelez-vous, en décembre 2022, un incendie similaire s’était produit à Ramandji. Plus de 600 fûts de carburant stockés illégalement avaient pris feu. Zenaba Hissène avait perdu sa maison et 800 000 FCFA d’économies dans cet accident. D’autres cas ont été enregistrés depuis.

 

Une mafia pétrolière protégée par le ministre Piri

 

Le Groupe de travail de la société civile a publié un rapport en octobre 2024 sur le secteur pétrolier centrafricain. Ce document examine l’attribution du contrat d’importation de carburant à Neptune Oil, une entreprise camerounaise, depuis septembre 2023.

 

Selon ce rapport, le contrat aurait été signé sans appel d’offres. Les auteurs estiment que cette situation coûte environ un milliard de FCFA par mois en pertes fiscales à l’État. Le ministre Piri a rejeté ces accusations qu’il juge politiquement motivées.

 

Pendant ce temps, le prix du carburant reste élevé à Bangui. Pendant les périodes de pénurie, comme en avril 2023, les vendeurs informels pratiquent des prix entre 2 000 et 2 500 FCFA le litre.

 

Ce que disent les règlements

 

L’arrêté ministériel de décembre 2022 existe bel et bien. Il fixe des règles précises pour le transport de carburant. Les particuliers n’ont pas le droit de transporter ou stocker du carburant dans des fûts sans autorisation spéciale.

 

Les entreprises qui ont besoin de carburant pour leurs activités doivent passer par les circuits officiels. Ces circuits existent et fonctionnent, même si l’approvisionnement connaît parfois des difficultés.

 

Les forces de sécurité effectuent des contrôles sur les routes. Mais visiblement, certains transports continuent de bénéficier de complicités….

 

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Déposer les Armes : Les déclarations hypocrites du Sous-Préfet de Mboki

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Déposer les Armes : Les déclarations hypocrites du Sous-Préfet de Mboki

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Azandé avec leurs anciens alliés mercenaires russes en patrouille dans l'Ouham, illustrant l'article sur Centrafrique : la nouvelle coalition CRSP-Azandé Déclare la Guerre à Touadéra
Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Mboki, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, ravagée par des années de conflits, est à l’agonie. L’appel du sous-préfet Christian Kadayombo aux groupes armés pour qu’ils déposent les armes est une imposture, un ramassis de mensonges destiné à masquer la vérité : les vrais responsables du chaos actuel sont les mercenaires russes du groupe Wagner, soutenus par le président Faustin Archange Touadéra.

 

Christian Kadayombo, dans une tentative pathétique de détourner l’attention, ignore les exactions massives de Wagner, qu’il devrait exhorter à cesser leurs atrocités et à quitter la préfecture pour sauver la vie des citoyens de sa localité, victimes de la trahison du régime de Bangui.

 

La préfecture du Haut-Mbomou a été dévastée depuis des décennies par des violences successives. D’abord, la Lord’s Resistance Army (LRA) de Joseph Kony a semé la terreur avec ses enlèvements et massacres. Ensuite, l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa, impliquée dans le trafic illégal de ressources, a commis des exactions contre les populations, poussant les jeunes du Haut-Mbomou à former des milices d’autodéfense Azandés pour protéger leur territoire. Ce soulèvement a dégénéré en conflit. Touadéra a alors envoyé les mercenaires Wagner pour former ces miliciens Azandés  et les déployer contre l’UPC. En mai 2024, avec l’appui des miliciens, Wagner a repoussé les rebelles de l’UPC, qui a déposé les armes par la suite. Les miliciens Azandés et Wagner cohabitaient alors, mais l’arrestation arbitraire de dix leaders azandés à Bangui par les mercenaires russes a déclenché le conflit actuel. Aujourd’hui, ce sont les mercenaires du groupe Wagner qui sèment le chaos à Mboki, Zemio et Obo, égorgeant et tuant les civils. Kadayombo, en glorifiant les « forces de sécurité » de Touadéra, ment effrontément en omettant ces atrocités.

 

L’insécurité règne, mais contrairement aux mensonges de Kadayombo, ce ne sont pas les routes bloquées ou les pillages par d’autres groupes qui causent la souffrance. Ce sont les mercenaires Wagner, avec leurs meurtres et leurs exactions, qui plongent la population dans la terreur, provoquant une pénurie alimentaire dramatique et des prix exorbitants. Kadayombo, au lieu de dénoncer Wagner comme les seuls coupables, préfère vanter les comités préfectoraux de paix, une initiative creuse du président Touadéra. Ces comités, composés de civils risquant leur vie pour dialoguer avec leaders religieux, membres des FACA et notables, sont impuissants face à un gouvernement qui refuse tout dialogue avec les miliciens Azandés  ou d’autres groupes centrafricains, comme les anti-balaka, le FPRC, le PRNC  ou la CPC de François Bozizé.

 

En ciblant uniquement les miliciens Azandés  dans son appel à « déposer les armes », Kadayombo ment avec aplomb. Il ignore les crimes de Wagner, tout en passant sous silence les revendications légitimes des miliciens Azandés : la libération ou l’explication publique du sort de leurs dix leaders arrêtés par Wagner. Le gouvernement préfère négocier avec des groupes étrangers comme l’UPC, signataire d’un accord de paix le 19 avril 2025 à Ndjamena, tout en marginalisant les Centrafricains. Cette discrimination alimente les critiques à travers le pays : pourquoi Touadéra refuse-t-il de discuter avec les milices azandées ou la CPC, alors qu’il pactise avec des chefs rebelles étrangers ? La réponse est évidente : il s’appuie sur les mercenaires Wagner pour écraser ses citoyens, laissant le Haut-Mbomou dans un bain de sang.

 

L’objectif de Kadayombo est clair : détourner l’attention des exactions de Wagner et des échecs du gouvernement. Malgré la présence des FACA et des Casques bleus de la Minusca à Mboki, les habitants, terrorisés par les violences des mercenaires russes. Cet appel à la « réconciliation » est une insulte. Pour une paix véritable, Kadayombo devrait exiger que Wagner cesse ses exactions et quitte le Haut-Mbomou, libérer les leaders azandés arrêtés, et ouvrir un dialogue inclusif avec tous les groupes centrafricains….

 

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Importer des semences de coton du Cameroun est-il la meilleure option pour sauver la filière cotonnière de la RCA?

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Importer des semences de coton du Cameroun est-il la meilleure option pour sauver la filière cotonnière de la RCA?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-ministre-Guismala-Amza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-ministre-Guismala-Amza-450×396.jpg” alt=”Journée mondiale de l’alimentation” width=”450″ height=”396″ />
Le ministre Guismala Amza de l’agriculture

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Importer des semences de coton du Cameroun est-il un sursaut ou un aveu d’échec pour une filière cotonnière centrafricaine à l’agonie ?

 

Le Conseil des ministres du 15 mai 2025 a validé l’importation de 50 tonnes de semences de coton Irma Q302, produites au Cameroun, pour sauver la campagne agricole 2024-2025. Cette mesure, présentée comme une bouée de secours, trahit l’effondrement d’une filière jadis vitale pour la République centrafricaine. Le constat est inquiétant: les variétés chinoises F135 A et B, utilisées depuis les années 1990, affichent un « potentiel de production quasiment nul ». Mais ce n’est pas une surprise. En 2023, la production cotonnière a chuté à 8 000 tonnes, contre 12 000 en 2022, et 2024 n’a guère fait mieux, avec 9 000 tonnes prévues, selon le ministère de l’Agriculture. Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé la filière s’effondrer avant d’agir ? Cette négligence est une honte nationale, qui condamne les cotonculteurs à la misère.

 

Le coton, autrefois « or blanc » de la RCA, est aujourd’hui un exemple d’abandon. Dans les années 1980, la production dépassait 50 000 tonnes, soutenant des milliers de familles. Aujourd’hui, les paysans, privés d’intrants, de routes praticables et de formations, survivent à peine. L’importation d’Irma Q302, vantée comme une relance, n’est qu’un pansement sur une plaie béante. Sans réformes structurelles, cette mesure ne fera que prolonger l’agonie d’une filière sacrifiée par l’inaction.

 

Une dépendance humiliante

 

En se tournant vers le Cameroun pour des semences, le gouvernement renonce à l’autonomie agricole, une insulte au potentiel centrafricain. L’Institut Centrafricain de Recherche Agronomique (ICRA), créé dans les années 1960, était censé développer des variétés nationale. Sous Jean-Bedel Bokassa, il a produit le maïs Ngakoutou par l’ancien Président Ange-Félix Patassé, ingénieur agronome. Cette qualité de maïs,  exporté en Afrique et utilisé par les États-Unis pour des hybrides, revendus aujourd’hui en Afrique. Quelle ironie ! La RCA, berceau de telles innovations, mendie désormais des semences chez ses voisins. Pourquoi l’ICRA, exsangue faute de financements, est-il relégué au second plan ? Cette dépendance est une capitulation, qui contraste avec l’ambition de Bokassa de valoriser les compétences nationales.

 

L’accord avec la Société des cotons du Cameroun, pour des semences produites à Guidar, est opaque. Quel est le coût de ces 50 tonnes ? Quelles garanties assurent la qualité ou l’adaptabilité d’Irma Q302 aux sols centrafricains ? Sans tests locaux rigoureux, le risque d’échec est immense. Le Cameroun, avec ses propres défis agricoles, n’est pas un modèle. En misant sur des importations, la RCA s’enferme dans une spirale de soumission, où son agriculture dépend du bon vouloir d’autrui.

 

Le compte rendu du conseil des ministres admet un « léger retard » dans la campagne 2024-2025, une litote qui masque une désorganisation criminelle. Les cycles agricoles ne pardonnent pas les erreurs de calendrier. Ce retard, causé par une planification défaillante, menace les rendements et la survie des paysans. En 2023, l’insécurité dans les zones cotonnières comme Ouham-Pendé a réduit de 20 % les surfaces cultivées, selon la FAO. En 2024, la situation s’est à peine améliorée, avec des attaques persistantes de groupes armés. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas anticipé le remplacement des semences chinoises, obsolètes depuis des années ? Cette improvisation est une constante, qui transforme chaque campagne en pari hasardeux.

 

Le président Touadéra, fidèle à son habitude de survaloriser les annonces, présente cette importation comme un levier pour « relancer la compétitivité » du coton et soutenir les cultures vivrières associées (haricot, arachide, petit pois). Mais ces promesses ronflantes éludent les véritables obstacles : routes dégradées, absence de marchés structurés, et manque de crédit pour les paysans. Sans investissements massifs dans les infrastructures rurales – routes, entrepôts, unités de transformation – les nouvelles semences, même performantes, ne changeront rien. Le gouvernement préfère des solutions tape-à-l’œil à une réforme globale de la filière.

 

L’importation d’Irma Q302 est censée dynamiser la filière cotonnière, mais le compte rendu reste muet sur la manière dont la production sera écoulée. Le marché mondial du coton, dominé par des géants comme la Chine et l’Inde, est impitoyable pour les petits producteurs comme la RCA. Sans stratégie pour protéger les cotonculteurs des fluctuations de prix ou pour valoriser le coton local (par exemple, via une industrie textile naissante), cette relance risque de s’effondrer face à la concurrence. Le gouvernement semble croire que de nouvelles semences suffiront à ressusciter la filière, une naïveté qui frise l’irresponsabilité.

 

Le ministre des Finances est chargé de mobiliser un budget pour cette opération, mais dans un pays où les ressources publiques sont exsangues, cette injonction sonne creux. Les partenaires internationaux, souvent sollicités, ne peuvent financer indéfiniment les lacunes de l’État. En l’absence d’un plan clair pour rentabiliser la filière – via des coopératives, des subventions ciblées ou des contrats d’achat garantis –, les cotonculteurs resteront vulnérables, et l’investissement dans les semences, un gâchis.

 

Une gouvernance agricole à la dérive

 

Cette importation s’inscrit dans une longue série d’échecs agricoles, où les annonces triomphales masquent l’inaction. La réhabilitation des infrastructures routières, évoquée en passant, est un vœu pieux dans un pays où les axes ruraux sont impraticables six mois par an. L’appui aux cotonculteurs, mentionné sans détails, se limite souvent à des distributions sporadiques d’intrants, insuffisantes et mal gérées. Cette approche clientéliste, où les aides sont distribuées pour calmer les mécontentements, ne peut remplacer une politique agricole cohérente.

 

Le gouvernement, sous pression pour montrer des résultats avant les échéances électorales, mise sur des mesures visibles mais inefficaces. Les cotonculteurs, principaux concernés, n’ont pas été consultés sur le choix d’Irma Q302, une exclusion qui renforce leur sentiment d’abandon. Cette gouvernance autoritaire, où les décisions tombent d’en haut sans dialogue, est à l’image d’un État déconnecté des réalités rurales.

 

 

En réalité, l’importation de semences Irma Q302 est une capitulation face à l’effondrement de la filière cotonnière, un scandale qui trahit le potentiel agricole de la RCA. Pourquoi l’ICRA, capable sous Bokassa de prouesses, est-il aujourd’hui ignoré ? Pourquoi importer ce que nous pourrions produire ? Le gouvernement doit investir dans la recherche nationale, les infrastructures et les paysans, sous peine de condamner l’agriculture centrafricaine à une humiliation sans fin….

 

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Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition

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Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition

 

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Les agitateurs du MLPC dit MLPC-CO reçus par Touadera le 27 décembre 2024. Au milieu, Chantal Jean-Édouard Koyambonou Andjikoua

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Fragilisé par son cancer, Touadéra mise sur un congrès dissident pour diviser le MLPC et neutraliser l’un de ses rivaux , Martin Ziguélé.

 

Un scandale politique d’une ampleur sans précédent menace la démocratie à l’approche des élections présidentielles de 2025 en RCA. Le président Faustin-Archange Touadéra, affaibli par un cancer  de colon qui limite ses capacités à gouverner, organise discrètement une offensive vicieuse contre le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), pilier de l’opposition dirigé par Martin Ziguélé.

 

Une faction dissidente autoproclamée, le « MLPC-CO » (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain – Courant Originel), conduite par des exclus du parti :  Jacquesson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou,  tente d’organiser un congrès parallèle illégitime en septembre 2025 pour usurper l’identité du MLPC. Financée à hauteur de 30 millions de FCFA par Touadéra, cette entité fantôme cherche à morceler le parti, à bloquer son congrès légitime prévu pour le mois d’octobre prochain, et à neutraliser Ziguélé, un adversaire redoutable pour un troisième mandat controversé. Soutenus par le ministre de l’Administration du Territoire, Bruno Yapandé, et le chef de cabinet particulier de Touadera, Ruffin Claude Mandé Maléumbo, ces agissements rappellent la tactique utilisée par le Président Touadera contre le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Ce complot, instrumenté depuis le palais présidentiel, est une attaque éhontée contre la démocratie centrafricaine.

Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition
De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Une dissidence illégale sans fondement statutaire

 

Les statuts du MLPC, adoptés lors de son 4e Congrès ordinaire du 2 au 5 mars 2020 à Bangui, établissent des règles strictes pour l’organisation d’un congrès. L’Article 12 stipule que le Congrès, instance suprême du parti, ne peut être convoqué que par le président légitime, Martin Ziguélé, ou à la demande des 2/3 du Conseil Politique National (CPN) ou des Unions Fédérales/Fédérations. L’ordre du jour doit être communiqué trois mois à l’avance pour une session ordinaire, ou un mois pour une session extraordinaire. L’Article 13 précise que les délégués sont désignés par les Unions Fédérales, sur proposition des Fédérations et des organes intégrés, tels que le Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) et le Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine (MLJC). Les Articles 1 à 4 protègent le nom officiel (« Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain »), l’emblème (un livre ouvert sur fond vert ovale, bordé de jaune-or, avec une houe et une truelle) et la devise (« Justice – Liberté – Travail »), réservant leur usage aux organes officiels du parti.

 

Le MLPC-CO, créé en 2022 par des membres exclus pour indiscipline caractérisée, est une entité sans légitimité statutaire. Un procès-verbal d’huissier du 14 mars 2024, signé par Maître Gabriel Gauvin Kowomba, atteste que le MLPC-CO n’a ni agrément ni récépissé légal, le qualifiant d’« entité fantôme ». Jacquesson Mazette, suspendu le 9 mars 2023 pour avoir défié les instances du parti et tenté de déstabiliser Ziguélé, s’autoproclame « premier responsable » en invoquant un prétendu statut de membre fondateur, une revendication grotesque que les statuts ne reconnaissent pas. Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, également exclus, n’ont aucune autorité pour agir au nom du MLPC. Leur tentative d’organiser un congrès parallèle en septembre 2025 viole l’Article 12 et constitue une usurpation d’identité, punissable selon l’Article 22 de la loi du 11 juin 2020 sur les partis politiques, qui interdit l’usage des sigles et emblèmes d’un parti existant par une entité non reconnue.

 

La Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA) (Article 54) est habilitée à s’autosaisir pour sanctionner de telles violations et adresser des rapports au Bureau Politique. Le communiqué du MLPC du 9 mars 2023, signé par le Bureau Politique dirigé par Ziguélé, a dénoncé une tentative d’assemblée générale illégale par le MLPC-CO et appelé les militants, y compris les Conseillers Politiques Nationaux, les membres des Bureaux Nationaux du MLFC et MLJC, et les responsables des Fédérations, Sous-Fédérations, Sections et Cellules, à ne pas y participer. Le MLPC-CO, dépourvu de bases militantes reconnues (comme celles listées dans l’Annexe des statuts, incluant les Fédérations de Bangui, Ouham, Ouham-Pendé, Lim-Pendé, Mbomou, Ouaka, ou à l’étranger), n’a ni la structure ni la légitimité pour convoquer un congrès.

Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Touadéra, affaibli, mise sur la division pour survivre politiquement

 

Fragilisé par un cancer de colon qui limite ses capacités physiques et politiques, Faustin-Archange Touadéra déploie une stratégie désespérée pour conserver le pouvoir. Le 27 décembre 2024, il a reçu une délégation du MLPC-CO au palais de la renaissance, conduite par Chantal Jean-Édouard Koyambonou, pour valider un soi-disant « bureau politique intérimaire » fictif, composé de personnes sans ancrage dans les structures légitimes du MLPC. Selon des sources crédibles contactées par la rédaction du CNC, Touadéra a alloué 30 millions de FCFA à cette faction, dont 15 millions ont été dilapidés pour tenter de créer de fausses bases militantes dans les quartiers de Bangui et les provinces, comme à Bossangoa ou Bambari. Les 15 millions restants sont réservés pour financer un congrès parallèle illégitime en septembre 2025, conçu pour concurrencer le congrès légitime du MLPC  prévu pour le mois d’octobre prochain et semer la confusion parmi les militants et les électeurs.

 

Ces fonds, gérés par Ruffin Claude Mandé Maléumbo, chef de cabinet particulier de Touadéra, sont une insulte au peuple centrafricain, qui souffre de la pauvreté et de l’insécurité pendant que des ressources publiques sont détournées pour des manœuvres politiques. Le MLPC-CO a tenté de recruter des « militants » fictifs dans les quartiers et les provinces, fabriquant des noms pour simuler une base populaire. Le 18 février 2025, une manifestation instrumentée de jeunes prétendant représenter le MLPC, arborant des tee-shirts et banderoles avec le logo du parti, a soutenu la candidature de Touadéra, une provocation dénoncée par Ziguélé comme une tentative de « semer le désordre ». Cette stratégie, financée par l’argent du contribuable centrafricain, vise à donner l’illusion d’un soutien populaire à Touadéra tout en discréditant l’opposition.

Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition
Désiré Kolingba

 

Un précédent inquiétant : l’exemple du RDC

 

La manœuvre du MLPC-CO n’est pas sans précédent. En 2022, après le décès de son Président, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) de l’ancien président André Kolingba avait été affaibli par une stratégie similaire par Touadera. Des membres du RDC avaient été cooptés par le régime en échange de faveurs, neutralisant le parti comme force d’opposition. Aujourd’hui, Touadéra reproduit ce schéma avec le MLPC, finançant des dissidents exclus pour créer une faction parallèle et diviser les rangs de l’opposition. Le MLPC-CO, dépourvu de légitimité légale ou populaire, est un outil du palais présidentiel pour fragiliser le MLPC et bloquer la route à Martin Ziguélé, un leader charismatique et ancien Premier ministre, perçu comme une menace sérieuse pour le projet de troisième mandat de Touadéra.

 

Bruno Yapandé et Maléumbo : Les complices d’un régime corrompu

 

Bruno Yapandé, reconduit ministre de l’Administration du Territoire depuis le 4 janvier 2024, est un acteur clé de ce complot. Une correspondance scandaleuse du 25 mars 2024, signée par son ministère, a invité le MLPC-CO à des célébrations officielles, offrant une légitimité imméritée à une entité sans existence légale. En tant que responsable de l’enregistrement des partis politiques, Yapandé avait l’obligation légale de rejeter toute reconnaissance du MLPC-CO, qui n’a jamais été enregistré auprès de son ministère. Son inaction, voire sa complicité, est une trahison de son mandat et une tentative éhontée de légitimer une faction illégale pour servir les intérêts de Touadéra. Cette provocation a redoublé les tensions, poussant le MLPC à intensifier son offensive judiciaire.

 

Ruffin Claude Mandé Maléumbo, chef de cabinet particulier de Touadéra, est le financier de la guerre interne au MLPC. Accusé de gérer les 30 millions de FCFA alloués au MLPC-CO, il joue le rôle de distributeur d’argent sale, achetant des dissidents pour fabriquer un bureau politique fictif et des bases militantes inexistantes. Ces fonds, détournés des caisses publiques, auraient dû être utilisés pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains, confrontés à la misère et à l’insécurité chronique. Maléumbo, en se prêtant à ce jeu, se rend complice d’une entreprise criminelle visant à museler l’opposition et à consolider un régime autoritaire.

Touadéra, Fragilisé par son cancer de colon, Relance la Guerre Interne au MLPC en Soutenant un Congrès Illégitime pour tenter de fragiliser l’opposition
L’ancien batonnier centrafricain, Nicolas Tiangaye, Président de CRPS

 

Une justice muselée pour protéger les usurpateurs

 

Face à cette usurpation, le MLPC, dirigé par Martin Ziguélé, a saisi le Tribunal de Grande Instance de Bangui par l’intermédiaire de Maître Nicolas Tiangaye. La requête exige l’interdiction de l’usage des sigles MLPC et MLPC-CO, la restitution des archives sous astreinte de 100 000 FCFA par jour, et un franc symbolique de dommages et intérêts. Le procès-verbal d’huissier du 14 mars 2024 constitue une preuve accablante que le MLPC-CO n’a aucune existence légale. Pourtant, l’examen de l’affaire est retardé, une inertie qui trahit l’influence de Touadéra sur le ministre de la Justice et les magistrats. Cette politisation de la justice, qui protège les dissidents et permet au MLPC-CO de poursuivre ses activités illégales, est une atteinte grave à l’État de droit et à la liberté d’association en RCA.

 

Touadéra cible Ziguélé après avoir neutralisé Dologuélé et Mboli-Goumba

 

La stratégie de Touadéra s’inscrit dans une campagne plus large pour éliminer ses rivaux avant 2025. L’interdiction de la double nationalité dans la nouvelle constitution, adoptée sous son impulsion, a déjà écarté des figures majeures comme Anicet-Georges Dologuélé et Crépin Mboli-Goumba, accusés de détenir des nationalités étrangères. Martin Ziguélé, qui échappe à cette mesure, est désormais la cible principale. Incapable de le disqualifier directement, Touadéra mise sur la division interne du MLPC en finançant le MLPC-CO pour créer une crise artificielle. Le congrès parallèle du MLPC-CO vise à contester la légitimité de Ziguélé, à retarder le congrès légitime du MLPC, et à semer la confusion parmi les électeurs. Le 31 décembre 2024, Ziguélé a dénoncé ces manœuvres lors d’un point de presse, accusant Touadéra de chercher à « fragiliser le MLPC pour bloquer sa route » à l’élection présidentielle. Le soutien du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), dirigé par Mboli-Goumba, montre que l’opposition commence à se mobiliser face à cette menace.

 

Un régime de voyous qui trahit le peuple centrafricain

 

Le régime de Touadéra, soutenu par des complices comme Bruno Yapandé et Ruffin Claude Mandé Maléumbo, incarne une gouvernance corrompue et autoritaire. En détournant 30 millions de FCFA pour financer une faction illégale, Touadéra prive les Centrafricains de ressources vitales, alors que le pays est ravagé par la pauvreté, l’insécurité et le sous-développement. Yapandé, en légitimant le MLPC-CO par des invitations officielles, trahit son rôle de gardien de la légalité et se fait le valet d’un régime prêt à tout pour conserver le pouvoir. Maléumbo, en distribuant l’argent du contribuable à des dissidents exclus comme Mazette, Koyambonou et Malekoudou, se comporte comme un mercenaire politique, sacrifiant l’intérêt national pour des gains à court terme. Ces pratiques, dignes des pires dictatures, sont une insulte au peuple centrafricain, qui aspire à la justice, à la liberté et à une démocratie véritable.

 

Le scandale du MLPC-CO révèle l’ampleur de la dérive autoritaire de Touadéra. Affaibli par sa santé, il mise sur des tactiques désespérées pour diviser l’opposition et assurer un troisième mandat illégitime. En soutenant un congrès parallèle illégal, en manipulant la justice et en finançant des dissidents, Touadéra et ses complices bafouent les idéaux républicains et sapent les espoirs d’un avenir démocratique pour la RCA….

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : retour de la loi sur les agents étrangers  avec  une nouvelle version remaniée sous le nom de projet de loi sur les influenceurs

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retour de la loi sur les agents étrangers  avec  une nouvelle version remaniée sous le nom de projet de loi sur les influenceurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : retour de la loi sur les agents étrangers avec une nouvelle version remaniée sous le nom de projet de loi sur les influenceurs
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En Centrafrique, le projet de loi sur les influenceurs, adopté le 12 juin 2025 par le conseil des ministres, reformule le controversé projet sur les agents étrangers, renforçant les craintes de répression dans le pays.

 

En octobre 2024, l’Assemblée nationale centrafricaine a examiné un projet de loi sur les « agents étrangers », dénoncé comme liberticide par la société civile. Ce texte, inspiré de la législation russe de 2012, ciblait les organisations et individus recevant des financements étrangers, avec des définitions vagues et des sanctions sévères visant à museler les voix critiques avant les élections de 2025. Face à une forte opposition, notamment une pétition signée par 44 plateformes d’associations, la commission parlementaire a renvoyé le projet au gouvernement pour révision. Mais le 12 juin 2025, le Conseil des ministres a adopté un nouveau projet de loi, intitulé « projet de loi sur les personnes menant des activités d’influence », présenté comme une mesure pour protéger la souveraineté nationale. Ce texte reformule le projet initial, déplaçant l’accent vers l’espace numérique tout en poursuivant des objectifs similaires de contrôle de l’expression publique.

 

Le projet de 2024 définissait comme « agent étranger » toute personne physique ou morale recevant un « soutien ou assistance » étranger, notamment ceux menant des « activités politiques » ou diffusant des « messages insurrectionnels ». Selon l’article 4, les critères incluaient toute activité « contribuant à l’affaiblissement de la souveraineté », une formulation vague permettant de cibler ONG, médias indépendants, ou activistes. Les obligations imposées étaient draconiennes :

– Déclaration semestrielle des activités et financements.

– Publication trimestrielle de rapports dans les médias nationaux.

– Interdiction de participer à des activités politiques ou éducatives auprès des mineurs.

– Sanctions incluant amendes de 4 millions de FCFA, confiscation de biens, ou dissolution judiciaire.

 

Le ministère de l’Administration territoriale obtenait un pouvoir discrétionnaire pour surveiller, sanctionner ou dissoudre les organisations, provoquant des inquiétudes sur une dérive autoritaire sous influence russe, notamment via des conseillers liés au groupe Wagner.

 

Cependant, le projet adopté le 12 juin 2025 vise à réguler les « personnes menant des activités d’influence » sous « direction ou contrôle d’une influence étrangère ». Présenté par le ministre Bruno Yapandé comme une mesure de protection nationale, il reste flou sur la définition d’« influence étrangère » et sur les critères désignant un « influenceur ». Ce texte semble cibler les blogueurs, journalistes indépendants et activistes actifs sur les réseaux sociaux, notamment sur X et Facebook, où les critiques contre le régime Touadéra – sur la gestion des ressources minières, les crises humanitaires ou les alliances avec la Russie – se multiplient. Bien que les détails précis ne soient pas encore publics, le projet impose probablement des obligations similaires à celles du texte de 2024, telles que l’enregistrement obligatoire et des rapports réguliers, avec des sanctions pour non-conformité. L’accent mis sur l’espace numérique reflète une adaptation aux nouvelles dynamiques de contestation.

 

Par ailleurs, le projet de 2024 s’inspirait directement de la loi russe de 2012, qui définit comme « agent étranger » toute entité recevant un soutien étranger et exerçant une « activité politique ». En Russie, ce texte a permis de fermer des organisations comme Memorial et de museler des médias indépendants en imposant des contraintes administratives et des amendes. Le projet centrafricain de 2024 reprenait cette approche avec des définitions vagues et des sanctions similaires, sous l’influence de conseillers russes. Le projet de 2025, bien que présenté comme inspiré de lois de « pays développés », conserve des similitudes avec le modèle russe, notamment dans son utilisation de termes ambigus pour justifier une surveillance accrue. Cependant, il élargit son champ d’application aux individus actifs en ligne, contrairement à la loi russe qui cible principalement les organisations.

 

La loi française de 2023 sur les influenceurs définit l’« influence commerciale » comme une activité visant à promouvoir des biens ou services en ligne contre rémunération, avec des mesures pour protéger les consommateurs et encadrer les mineurs. Elle impose des obligations claires, comme l’affichage de bandeaux publicitaires, et n’a pas pour but de restreindre la liberté d’expression. En revanche, le projet centrafricain de 2025 utilise une rhétorique de « souveraineté » pour cibler les critiques politiques, sans lien avec la régulation commerciale. Alors que la loi française repose sur des critères précis et un débat public, le texte centrafricain risque de servir de prétexte à la censure.

 

Les deux projets, bien que reformulés, partagent un objectif commun : consolider le pouvoir du régime Touadéra en muselant les voix indépendantes. Le projet de 2024 ciblait les organisations, tandis que celui de 2025 s’adapte à l’ère numérique en visant les individus actifs en ligne. Les deux s’appuient sur des définitions floues et des sanctions sévères, menaçant la société civile, les médias et l’aide humanitaire essentielle dans un pays en crise. Cette dérive autoritaire, soutenue par l’influence russe, compromet l’observation électorale indépendante et l’accès à une information libre à l’approche des élections de 2025….

 

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Forages à Bangui, aéroport moderne, +40 % de salaires : les promesses en série de Touadéra avant 2025

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Forages à Bangui, aéroport moderne, +40 % de salaires : les promesses en série de Touadéra avant 2025

 

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Essai du forage en présence de Touadera

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre Bertrand-Arthur Piri vient d’annoncer la construction de 100 forages dans les villes de Bangui, Bimbo et Bégoua. L’opération a démarré dans le quatrième arrondissement de Bangui, avec tous les honneurs. Mais cette fois-ci, va-t-on vraiment voir quelque chose de concret ?

 

Les chiffres du passé parlent d’eux-mêmes

 

Revenons un peu en arrière. En 2020, le gouvernement promettait 5000 châteaux d’eau et forages à travers tout le pays. Aujourd’hui, combien en compte-t-on ? Un seul. Un unique forage inauguré sur la route de Damara à PK 26. Voilà le bilan de quatre années de promesses.

 

Le château d’eau de Bimbo raconte la même histoire. Lancé en 2021, il attend toujours d’être terminé. L’excuse officielle ? Un entrepreneur arrêté à l’aéroport alors qu’il tentait de fuir. Pendant ce temps, les robinets restent secs.

 

La nouvelle répartition

 

Cette fois, le plan prévoit 30 forages dans les quatrième et septième arrondissements, 30 autres confiés à India Africa Investment dans le huitième arrondissement, et 40 dans les troisième et sixième arrondissements. Sur le papier, tout semble bien organisé.

 

Les maires locaux affichent leur satisfaction. Alexandre Waboua, représentant du maire du troisième arrondissement, parle de promesses tenues. Le conseiller du huitième arrondissement applaudit déjà le projet. Mais ces déclarations arrivent avant même que les travaux ne commencent vraiment.

 

Les vraies questions

 

Plusieurs points méritent qu’on s’y attarde. D’abord, le financement : qui paie quoi ? Les détails restent flous. Ensuite, les délais : quand ces forages seront-ils vraiment opérationnels ? Enfin, la MAINTENANCE : qui s’occupera de l’entretien une fois les forages terminés ?

 

L’implication d’India Africa Investment dans une partie du projet pose aussi des questions. Comment cette entreprise a-t-elle été choisie ? Les procédures d’attribution ont-elles été transparentes ?

 

L’eau, un besoin urgent

 

Les habitants de Bangui, Bimbo et Bégoua vivent avec une pénurie d’eau chronique. Certains quartiers passent des semaines sans eau courante. Les familles doivent acheter l’eau à prix d’or ou creuser des puits de fortune. Cette situation dure depuis des années.

 

Face à cette réalité, chaque nouvelle promesse est accueillie avec un mélange d’espoir et de scepticisme. Les Centrafricains ont appris à ne plus croire aux grandes annonces sans voir les résultats.

 

Le calendrier politique

 

L’annonce de ces 100 forages arrive à un moment particulier. Les échéances électorales approchent, et les grands projets d’infrastructure fleurissent dans les discours officiels. Cette coïncidence n’échappe à personne.

 

Les Centrafricains ont déjà vécu cette situation. À chaque période électorale, les promesses se multiplient. Puis, après les élections, les projets traînent ou disparaissent purement et simplement.

 

Pour que ce programme réussisse là où les autres ont échoué, plusieurs conditions semblent nécessaires. D’abord, publier un budget détaillé avec les sources de financement. Ensuite, établir un calendrier précis avec des étapes vérifiables. Puis, créer un système de suivi indépendant. Enfin, impliquer les communautés locales dans le processus….

 

Au final, ce programme sera jugé sur ses résultats concrets. Peu importe la qualité des discours ou l’enthousiasme des cérémonies d’inauguration. Ce qui compte, c’est l’eau qui coulera dans les foyers.

 

Les prochains mois nous diront si cette initiative rejoint la longue liste des promesses oubliées ou si elle marque enfin un tournant dans la gestion des services publics centrafricains. Les citoyens attendent, observent et gardent espoir. Ils méritent mieux que de nouveaux discours….

 

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Mambéré : Les Rebelles du Mouvement 3R Sèment le Chaos à Gadzi

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Mambéré : Les Rebelles du Mouvement 3R Sèment le Chaos à Gadzi

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Centre-de-sante-de-Gadzi-vue-de-loin-fait-le-10-avril-2022.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mambéré : Les Rebelles du Mouvement 3R Sèment le Chaos à Gadzi
Centre de santé de Gadzi

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Gadzi, dans la commune de Topia, préfecture de Mambéré, les rebelles du mouvement 3R terrorisent la population locale. Les habitants font face à des agressions répétées et des assassinats, alors que les promesses de désarmement tardent à se concrétiser.

 

Dans la commune de Topia, située dans la préfecture de Mambéré, à l’ouest de la République centrafricaine, la ville de Gadzi traverse une période difficile. Les combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) s’approchent de plus en plus de la ville, créant un climat d’insécurité pour les habitants.

 

Ces rebelles étaient pourtant censés participer au processus de désarmement prévu par l’accord de paix de N’Djamena signé en avril 2025. Au lieu de respecter ces engagements, ils continuent leurs activités criminelles et menacent directement la vie des civils.

 

Les témoignages des habitants révèlent une situation inquiétante. Les femmes et les jeunes filles subissent des agressions à répétition. Toute la population vit dans l’apeure permanente. Un récent  événement a particulièrement ému la communauté : samedi dernier, un jeune ouvrier minier qui se rendait sur son lieu de travail a été tué par des présumés éléments du 3R. Son corps a été ramené à Gadzi pour les funérailles, plongeant les habitants dans la tristesse et la peur.

 

Un autre incident a touché un homme qui rentrait chez lui après sa journée de travail sur le chantier minier de Gbabo. Attaqué par les mêmes rebelles, il a reçu une balle dans la jambe mais a réussi à s’échapper et survivre. Ces événements montrent bien la menace qui pèse désormais sur la population.

 

Le processus de désarmement des rebelles du 3R et de l’UPC ne progresse pas malgré l’accord de cessez-le-feu. Les habitants reprochent au gouvernement centrafricain son manque d’action. Ils accusent les autorités de laisser les rebelles se rassembler et continuer leurs exactions sans réagir. “Nous avons peur tous les jours. Le gouvernement doit envoyer plus de FACA, de gendarmes et de policiers, et désarmer ces criminels sans attendre”, explique un habitant de Gadzi.

 

La présence des rebelles autour de Gadzi devient de plus en plus menaçante. Les demandes d’intervention se multiplient dans la population.

 

Les crimes du 3R ne sont pas nouveaux. En 2016, Human Rights Watch avait déjà dénoncé les meurtres, viols et pillages commis par ce groupe dans le nord-ouest du pays.

 

À Gadzi, la population réclame des mesures concrètes : plus de forces de sécurité gouvernementales sur le terrain et une application rapide du désarmement promis.

 

La commune de Topia, et en particulier Gadzi, fait face à une menace constante des rebelles du 3R. Les habitants, victimes d’agressions et d’assassinats, demandent une intervention rapide du gouvernement pour retrouver la sécurité. Sans une action immédiate pour désarmer ces combattants, la situation risque de s’aggraver et de mettre en danger la vie des civils de la préfecture de Mambéré….

 

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Ça chauffe au MCU : la primaire du 6e arrondissement de Bangui tourne au fiasco

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Ça chauffe au MCU : la primaire du 6e arrondissement de Bangui tourne au fiasco

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Siege-du-MCU-lieu-denlevement-du-commercant-Issa-MANU.jpeg” data-wpel-link=”internal”>Ça chauffe au MCU : la primaire du 6e arrondissement de Bangui tourne au fiasco
Le siège du parti MCU

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le parti MCU est en pleine tempête : la primaire du 6e arrondissement de Bangui s’achève dans la confusion, avec tensions et retraits fracassants.

 

À  l’approche des élections législatives et présidentielle de 2025, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, traverse une crise interne qui fait jaser. Les primaires, organisées pour choisir les candidats aux prochaines échéances, sont censées montrer l’unité du parti. Mais c’est tout le contraire qui se passe. Après des remous à Boali et Mbaïki, c’est maintenant à Bangui, dans le 6e arrondissement, que les choses dérapent sérieusement.

 

Dans la deuxième circonscription de sixième arrondissement, Igor Gildas Tolakogadou a été déclaré vainqueur d’une primaire qui a laissé un goût amer. L’élection, qui s’est tenue devant une poignée de membres du bureau politique, a vite tourné à la polémique. Tolakogadou, tout sourire, a remercié les militants pour leur confiance, mais son triomphe cache mal les fissures au sein du parti. Tout le monde n’a pas applaudi, loin de là.

 

Roselyne Émilienne Masyuka, une autre candidate, a jeté l’éponge en plein processus, écœurée par ce qu’elle a vécu. Dans une déclaration à cœur ouvert, elle a lâché : « Je suis démoralisée. Là, franchement, je laisse le maire et le bureau politique se débrouiller. Je ne comprends plus rien à ce qui se passe ». Elle a ajouté, visiblement agacée : « Le bureau politique et le grand patron doivent prendre leurs responsabilités. Moi, j’en ai marre, je me casse ». Ses mots, crus et directs, laissent penser qu’elle s’est sentie mise à l’écart, voire sabotée par des poids lourds du parti. Elle n’a pas donné plus de détails, mais son départ fait du bruit.

 

De son côté, Igor Gildas Tolakogadou a choisi de ne pas s’exprimer, selon la Radio Centrafrique. Ce silence, alors que les critiques fusent, ne fait qu’alimenter les rumeurs sur ce qui s’est vraiment passé en coulisses. À Boali, des tensions similaires ont déjà éclaté autour de l’organisation des primaires. À Mbaïki, c’est Kakpayen, un cadre du parti, qui a claqué la porte, dénonçant un processus biaisé. À Bangui, la situation est encore plus tendue, car le 6e arrondissement est un fief électoral stratégique pour le MCU.

 

Ces primaires, qui devaient renforcer le parti, exposent au grand jour ses divisions. Les militants et les candidats écartés ne cachent pas leur frustration, et beaucoup pointent du doigt le bureau politique, accusé de favoriser certains au détriment des autres. Le MCU, déjà critiqué pour sa mainmise sur le pouvoir, donne l’impression de se déchirer de l’intérieur. Les prochaines primaires, prévues dans d’autres villes de province et à Bangui, s’annoncent tout aussi compliquées.

 

Si le parti ne parvient pas à calmer le jeu rapidement, il risque de se fragiliser encore plus. L’opposition, à l’affût, guette ces faux pas pour marquer des points en vue de 2025. Ce qui se passe dans le 6e arrondissement n’est pas qu’une simple dispute interne : c’est un signal d’alarme pour un parti qui doit se ressaisir s’il veut garder la confiance de ses militants. Pour l’instant, le MCU semble plus occupé à gérer ses querelles qu’à préparer l’avenir….

 

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Explosion au lycée Boganda  de Bangui : les communicants du régime tentent de rejeter la faute sur l’opposition

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Explosion au lycée Boganda  de Bangui : les communicants du régime tentent de rejeter la faute sur l’opposition

 

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La foule des élèves au lycée Barthelemy Boganda de Bangui ce mercredi 25 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’explosion qui a coûté la vie à 29 élèves au lycée Barthélemy Boganda continue de faire des remous dans le paysage politique centrafricain. Alors que les familles continuent de pleurer leurs enfants et que les questions techniques sur les causes de l’accident restent sans réponse, les partisans du régime criminel de Touadera lancent une guerre de communication sur les réseaux sociaux pour déterminer qui porte la responsabilité de ce drame.

 

En effet, le 28 juin 2025, la cellule de communication du MCU, basée dans le quartier Boy-Rabe à Bangui, a diffusé un texte ramassé accusant Thierry Patient Béndima, directeur général de l’ENERCA, et son équipe d’avoir provoqué l’explosion dans un objectif politique lié à Martin Ziguelé et au BRDC. Ce message, repris par des réseaux proches de Wagner, arrive à un moment où l’opinion publique réclame des comptes sur la gestion des établissements scolaires et du réseau électrique.

 

Mais ce que ces apprentis criminels des réseaux sociaux du quartier  Boy-Rabe oublient, c’est que depuis plusieurs années, le ministre de l’Énergie Bertrand Arthur Piri exerce un contrôle total sur l’ENERCA. Il place ses proches aux postes clés, à l’exemple de son directeur de cabinet qui l’a fait nommé PCA du conseil d’administration. Piri supervise personnellement les contrats, les nominations au sein de l’ÉNERCA et même confier la sécurité de l’ÉNERCA à sa propre agence de gardiennage. Cette emprise complète a favorisé l’arrivée de personnel insuffisamment formé pour des missions techniques délicates, ce qui a conduit à l’explosion des câbles électriques au lycée Boganda le 25 juin dernier.

 

Et ce n’est pas tout! Le ministre de l’Éducation Aurélien Simplice Zingas porte également une responsabilité importante dans cette tragédie. Il a rassemblé plus de 5 000 candidats dans un établissement déjà saturé, sans disposer des infrastructures ni des dispositifs de sécurité nécessaires. Cette décision a aggravé les conséquences de l’accident.

 

Plutôt que de reconnaître leurs erreurs, Piri et Zingas permettent à leurs relais de répandre des accusations sans fondement contre l’opposition, dans une tentative évidente de camoufler leur mauvaise gestion. Cette stratégie de communication révèle l’ampleur des dysfonctionnements au niveau gouvernemental et les risques permanents auxquels sont exposés les jeunes Centrafricains….

 

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Pillage à Bombissie et Koun-Mbam 2 : les mercenaires Russes annoncent vouloir sanctionner les villageois accusés de vendre aux rebelles de 3R

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Pillage à Bombissie et Koun-Mbam 2 : les Mercenaires russes annoncent vouloir sanctionner les villageois accusés de vendre aux rebelles de 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/village-Loura-bocaranga-centrafrique-corbeaunews.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pillage à Bombissie et Koun-Mbam 2 : les mercenaires Russes annoncent vouloir sanctionner les villageois accusés de vendre aux rebelles de 3R
Village Loura, proche du village Bomboussi , dans la préfecture de l’Ouham-Pendé

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires Russes du groupe Wagner et les soldats FACA dévastent Bombissie et Koun-Mbam 2, accusant les villageois de complicité avec les 3R pour des ventes ordinaires.

 

Dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, les villages de Bombissie et Koun-Mbam 2 ont été secoués par une vague de pillages et de violences. Le 13 juin 2025, des mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), qui ont préalablement quitté la ville de Bocaranga, sont arrivés à Bombissie, près de Loura à bord du véhicule et des motos. Mais bien avant leur arrivée dans ces deux villages, ils ont fait stop à Loura. Sur place, ils sont informés que les rebelles du mouvement 3R étaient de passage à Bombissi, où ils faisaient leur course dans des boutiques et le marché. Aussitôt informés, ces criminels russes et leurs alliés soldats FACA foncent plus vite vers ces villages, où Ils réagissaient d’une manière violente. Pourtant, selon les habitants interrogés par la rédaction du CNC, ces rebelles ont effectué des achats tout à fait normaux, payé, puis quitté le village sans causer de problèmes, peut-être pour rejoindre un site de désarmement. Mais ce simple passage a déclenché une opération violente de la part des Russes et des FACA.

 

À Bombissie, tout a basculé dès l’arrivée des forces. Ils ont pris d’assaut les boutiques et les maisons, cassant les portes, vidant les caisses, emportant argent et marchandises. Moïse Moguembo, un habitant en situation de handicap connu sous le surnom de « Moguembo », a vu sa maison forcée et ses économies volées. Les petits commerçants, qui se battent pour faire vivre l’économie locale, ont vu leurs boutiques saccagées, leurs moyens de subsistance réduits à néant. Les forces ont accusé les villageois d’être complices des rebelles 3R pour leur avoir vendu des produits. Les habitants, eux, expliquent qu’ils n’ont pas le choix : refuser de vendre, c’est risquer de perdre leur commerce ou de s’attirer des ennuis avec des groupes armés.

 

Les mêmes scènes se sont répétées à Koun-Mbam 2, un village voisin. Sous prétexte de chercher des armes, les Russes et les FACA ont forcé les portes des maisons, pris argent et objets de valeur, et laissé les lieux en désordre. Aucune arme n’a été trouvée, d’après les témoignages des habitants, qui dénoncent une opération sans fondement. « Si on refuse de vendre, on perd tout. Si on vend, on nous accuse de collaborer. Comment faire ? », s’interroge un commerçant de Bombissie.

 

Ces événements dans l’Ouham-Pendé touchent des communautés déjà fragiles, aux prises avec la pauvreté et l’insécurité. Les victimes, dont Moïse Moguembo, qui s’était déplacé à Bocaranga avant que les russes sont allés pillés sa boutique derrière lui..

 

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Centrafrique : le gouvernement célèbre la journée des veuves, mais laisse Wagner continuer de créer des femmes veuves dans le pays

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le gouvernement célèbre la journée des veuves, mais laisse Wagner continuer de créer des femmes veuves dans le pays

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/les-femmes-avec-leurs-bebes-par-msf.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le gouvernement célèbre la journée des veuves, mais laisse Wagner continuer de créer des femmes veuves dans le pays
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pour la première fois, la République centrafricaine a commémoré la Journée internationale des veuves. Une initiative qui interroge quand on connaît la situation sécuritaire actuelle du pays, où les Mercenaires russes continuent leur production industrielle des femmes veuves en Centrafrique.

 

Au Complexe OMNISPORTS de Bangui, plus de 800 femmes ont répondu à l’appel des autorités. Jean-Willybiro Sako, ministre d’État chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement, présidait la cérémonie aux côtés de Marthe-Augustine Kirimata, ministre de la Promotion du genre. Le thème retenu portait sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des veuves.

 

La désignation du ministre Sako pour présider cette journée mérite attention. Pourquoi confier la célébration d’un événement dédié aux droits des femmes à un responsable du désarmement plutôt qu’à la ministre directement concernée par ces questions ? Cette décision pousse à s’interroger sur la cohérence de l’approche gouvernementale.

 

Wagner : une machine à créer des veuves

 

Depuis 2018, les éléments du groupe Wagner opèrent sur le territoire centrafricain dans le cadre de l’accord de coopération militaire russo-centrafricain. Leur mode opératoire cible principalement les populations civiles, transformant des épouses en veuves et des enfants en orphelins.

 

Les témoignages se multiplient. En janvier 2025, une jeune femme de Nana-Bakassa avait lancé un cri d’alarme sur les réseaux sociaux : “Wagner va tuer tous nos hommes. Qu’est-ce qu’on va devenir ?”. Cette déclaration prenait tout son sens face aux exactions des russes documentées dans le pays.

 

Sur WhatsApp,  une autre femme, revenue de France,  avait réagi à une vidéo montrant la torture d’un civil par des éléments Wagner. Les images montraient l’utilisation de bouteilles plastiques enflammées, le plastique fondu étant versé sur la victime. Face à ces pratiques, elle avait déclaré : “Wagner tue tous nos hommes”.

 

Actuellement, dans la région du Haut-Mbomou, notamment à Zémio, les opérations Wagner s’intensifient contre les populations civiles. Les victimes ne sont ni des rebelles ni des combattants, mais des pères de famille, des cultivateurs, des citoyens ordinaires. Chaque homme abattu laisse derrière lui une veuve et des orphelins.

 

Les défis des veuves centrafricaines

 

Selon les statistiques internationales, près de 258 millions de femmes vivent en situation de veuvage dans le monde. En Centrafrique, ce phénomène prend une dimension particulière compte tenu de la présence des mercenaires russes du groupe Wagner et du contexte socio-économiques dur.

 

Les femmes qui perdent leur époux se retrouvent souvent démunies, avec des enfants à charge, dans un environnement où les filets sociaux restent insuffisants. L’accès à la terre, aux crédits et aux opportunités économiques demeure problématique pour cette catégorie de population.

 

Une célébration paradoxale

 

Cette première commémoration de la Journée des veuves révèle un paradoxe. D’un côté, les autorités organisent une cérémonie pour soutenir les femmes endeuillées. De l’autre, elles tolèrent la présence d’une force qui contribue directement à multiplier le nombre de veuves sur le territoire national.

 

Comment expliquer cette contradiction ? Pendant que 800 veuves se rassemblaient au Complexe OMNISPORTS, d’autres femmes pleuraient leurs maris dans les régions où Wagner intensifie ses opérations, comme à Ndélé, où deux jeunes chasseurs, pères de familles, ont été égorgés par les mercenaires russes. Cette situation interroge sur la sincérité de l’engagement gouvernemental en faveur des droits des veuves….

 

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Centrafrique : Un columbarium d’incompétents

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Un columbarium d’incompétents

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/12/robert-enza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un columbarium d’incompétents
Robert ENZA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 RCA, un pays d’insécurité historique depuis sa création. L’insécurité de la RCA n’est pas exclusivement territoriale, elle est extrêmement cérébrale. Et nos dirigeants vivent dans cette insécurité cérébrale (incompétence). Ils ne peuvent ni créer ni changer quelque chose de nouveau. Ils vivent dans l’insécurité cérébrale. Nous avons des dirigeants non émancipés. Ils sont des villageois. Tous des perdants, des kakistocrates. Ils ont étudié mais ils n’ont rien appris.

 

Ce qui s’est produit au Lycée Barthelemy  Boganda est une suite d’actes insensés des incompétents. D’abord les agents de l’ENERCA, ignorant tout risque et incompétents au métier, s’engagent à la réparation dans une cabine électrique sur un site bondés de 5 131 jeunes, font exploser un transfo et puis l’organisation de la sécurité des examens par le ministère de l’éducation ; entassés 5131 jeunes désabusés par des crépitations des armes sur un seul site sans mesures de sécurité et comme si rien n’allait arriver, le ministre de l’éducation est responsable. Quelques éléments de la police dans la cours de l’établissement auraient pu assurer la sécurité des lieux, et éviter ou limiter ce drame qui a été très victimisant.

 

Le Lycée est non loin de la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, la police, les FACA, des hôpitaux de la ville. Les victimes transportées par les taxi-motos dans les centres santé sont vides de soignants. L’Etat a été défaillant dans les secours.

 

La RCA est très malade, il faut de grands soins. Arrêtons la blague du semblant de gérer le pays. Engageons des mesures en charge de notre destin avec nos sobres moyens ; nous en sommes capables. Le pays est un columbarium d’incompétents.

 

J’ai vu le PM Mouloua distribuer aux victimes des enveloppes de quelques billets de banques, quelle est cette méthode ? Quel scrupule ? Regardez-moi ça, encore une corruption ! La gestion traditionnelle de l’Etat. L’Etat centrafricain se gère dans des mains des individus. Plus de règles de déontologie d’Etat.

 

Par Robert ENZA

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Dimitri Mozer, le Russe belge qui a sauvé Touadéra de justesse : mais qui est vraiment cet homme de l’ombre ? Pourquoi choisit-il cette clinique belge ?

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Dimitri Mozer, le Russe belge qui a sauvé Touadéra de justesse : mais qui est vraiment cet homme de l’ombre ? Pourquoi choisit-il cette clinique belge ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6mars2019-à-Bruxelles..jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6mars2019-à-Bruxelles.-450×300.jpg” alt=”Faustin Archange Touadera et Dimitri Mozer, le mercredi 6 mars2019 à Bruxelles.” width=”450″ height=”300″ />
faustin-archange-touadera-et-dimitri-mozer-le-mercredi-6mars2019-à-Bruxelles. – Sommet Russie-Afrique à Sotchi : de la poudre aux yeux ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’évacuation sanitaire du président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bruxelles a dévoilé en public un homme discret mais omniprésent : Dimitri Mozer, financier officieux du pouvoir de Bangui, diplomate centrafricain de l’ombre.

 

Dimitri Mozer , l’homme de confiance de deux présidents centrafricains

 

Dimitri Mozer est aujourd’hui l’un des personnages les plus influents dans l’entourage immédiat du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Ce Russo-Belge, discret mais omniprésent, a d’abord été introduit à Bangui sous le régime de François Bozizé, qui l’a nommé consul honoraire de la République centrafricaine à Liège au début des années 2000. Officiellement chargé de faciliter les relations diplomatiques et commerciales entre la Centrafrique et la Belgique, Mozer s’est rapidement imposé comme un relais incontournable du régime.

 

Lorsque Faustin-Archange Touadéra accède au pouvoir en 2016, Dimitri Mozer non seulement conserve sa fonction, mais renforce considérablement son influence. Il devient le logisticien attitré de la présidence, organisant les moindres déplacements officiels à l’étranger et s’imposant comme le gestionnaire discret de nombreuses dépenses de l’État, en particulier dans les relations extérieures.

 

Un rôle central dans l’évacuation médicale du chef de l’État

 

Le 21 juin 2025, à l’aube, vers 3 heures du matin, un jet privé médicalisé décolle de Bangui à destination de Bruxelles avec, à son bord, le président Touadéra, victime de malaises sévères. Ce vol de la dernière chance a été organisé en urgence par Dimitri Mozer. L’appareil – un Bombardier Challenger – a été affrété depuis la Belgique par le groupe Forrest International, mais c’est Dimitri Mozer qui a pris en charge les coûts initiaux, coordonné la logistique depuis Bruxelles et supervisé discrètement l’ensemble de l’opération.

 

Touadéra était accompagné de son médecin personnel, de sa seconde épouse Tina Touadéra et de Dimitri Mozer lui-même à destination de l’hôpital Delta de Bruxelles, un établissement privé réputé pour ses services en soins intensifs et en oncologie.

 

Un financier officieux de l’État centrafricain

 

Depuis plusieurs années, selon des sources concordantes, c’est Dimitri Mozer qui prend en charge une grande partie des dépenses liées aux missions officielles du gouvernement centrafricain à l’étranger. Qu’il s’agisse du déplacement de ministres, comme Sylvie Baïpo-Temon,  aux Nations unies à New York, d’une visite présidentielle à Dubaï, ou de la participation d’une délégation au sommet UE-UA à Bruxelles, les billets d’avion, les hôtels, les frais de représentation sont régulièrement avancés par Mozer, avant d’être remboursés,  parfois avec intérêts,  par l’État centrafricain.

 

Cette pratique, loin d’être symbolique, témoigne de son rôle clé dans le fonctionnement quotidien du régime. Mozer est décrit par plusieurs diplomates comme “le véritable payeur du gouvernement centrafricain à l’étranger”. Il est également celui qui, dans l’urgence, sait débloquer des fonds pour éviter à un ministre de rater une session diplomatique, ou pour faciliter un achat sensible à l’étranger. Dans les couloirs du pouvoir, on le surnomme parfois “le ministre officieux des Finances extérieures”.

 

Un empire discret, mais solide

 

Pour comprendre comment ce financier occulte peut assumer ces dépenses, il faut se pencher sur son patrimoine en Belgique. Dimitri Mozer dirige le groupe Mozer International SA, héritier d’une entreprise familiale fondée en 1945 à Liège. Il possède plusieurs sociétés de transport, de logistique et de relogement, dont :

  • Mozer Belux SRL (déménagements, installations spécialisées), • Mozer Technologies SRL (logistique de matériel sensible), • Facility + SA (conseil, fret diplomatique), • et Move Relocation NV, active en Flandre.

 

Son groupe emploie plus d’une centaine de salariés, possède une flotte d’une cinquantaine de camions et opère à Bruxelles, Liège et Anvers. Il préside également la Belgian Chamber of Movers, consolidant ainsi sa place dans le secteur de la mobilité internationale.

 

Pourquoi Dimitri Mozer  a choisit l’hôpital Delta ?

 

Le choix de l’hôpital Delta à Bruxelles pour traiter le président centrafricain ne doit rien au hasard. Inauguré fin 2017, cet établissement privé du groupe CHIREC est l’un des plus modernes de Belgique. Il dispose de 545 lits, de blocs opératoires digitalisés et d’un service d’oncologie réputé.

 

C’est dans ce cadre que les médecins, après examens approfondis, ont détecté un cancer du côlon chez le président Touadéra. Celui-ci a été pris en charge par le Professeur Dominique Bron, oncologue de renom, assisté par la docteure Céline Closset, tous deux spécialistes des cancers digestifs. Les soins sont dispensés dans une unité protégée, avec accès restreint, sous la surveillance du service de soins intensifs.

 

Selon une source proche de l’hôpital, l’état du président, jugé stable mais préoccupant, nécessitera plusieurs jours de suivi, avec des examens complémentaires et, possiblement, une chimiothérapie.

 

Le contraste avec les hôpitaux centrafricains

 

Pendant que le président est soigné dans les meilleures conditions en Europe grâce à un mécène privé, la situation sanitaire en Centrafrique demeure catastrophique. À Bangui, les hôpitaux publics manquent de médicaments, de gants, de poches de sang, parfois même d’eau potable. Les malades sont souvent couchés à même le sol dans les couloirs, sans soins ni personnel qualifié. Les familles doivent payer elles-mêmes les seringues, les pansements et même la chambre d’hôpital afin d’avoir un lit.

 

L’hôpital communautaire, principal centre de référence de la capitale, est une “zone sinistrée”. Le matériel y est vétuste, les appareils radiologiques souvent en panne, et les salles d’opération fermées faute de courant ou d’anesthésiant. Des médecins courageux y travaillent dans des conditions difficiles, pendant que leurs patients meurent de maladies évitables.

 

Un système à deux vitesses assumé

 

Le contraste est cruel. D’un côté, un président transporté en avion privé, accompagné de son entourage, soigné dans une clinique haut de gamme, aux frais de l’État centrafricain. De l’autre, des citoyens centrafricains abandonnés dans un système de santé à l’agonie, sans médicaments, sans électricité, sans espoir.

 

Pendant que Touadéra et Mozer se déplacent entre Bruxelles et Dubaï, les Centrafricains, eux, continuent de mourir dans les couloirs des hôpitaux-poubelles de Bangui….

 

Par Alain Nzilo….

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Est-ce que la mort de Boganda, Dacko et Bokassa a enterré les diplômes dans la Lobaye ?

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Est-ce que la mort de Boganda, Dacko et Bokassa a enterré les diplômes dans la Lobaye ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/Bruce-Kevin-Kakpayen.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/Bruce-Kevin-Kakpayen-450×251.png” alt=”Est-ce que la mort de Boganda, Dacko et Bokassa a enterré les diplômes dans la Lobaye ?” width=”450″ height=”251″ />
Bruce Kévin Kakpayen, député de Mbaïki 1, lors de sa conférence de presse, le 26 mai 2022

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis 2016, la lobaye est représentée à l’assemblée nationale par des députés sans baccalauréat. Alors, on se demande si  Boganda, Dacko et Bokassa sont-ils partis avec le savoir de leur région ?

 

La Lobaye, cette préfecture du sud-ouest  de la Centrafrique, a donné au pays trois figures historiques  et très respectées : Barthélemy Boganda, prêtre catholique et père de l’indépendance, David Dacko, instituteur devenu premier président, et Jean-Bédel Bokassa, militaire au parcours controversé, mais bâtisseur  de la nation. Ces hommes, tous nés dans la Lobaye, avaient un point commun : ils incarnaient une forme de savoir, une ambition intellectuelle qui faisait la fierté de leur région. Mais aujourd’hui, quand on regarde les députés qui représentent la Lobaye, élus en 2016 et soutenus à nouveau par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) pour les législatives de 2025, on se demande : où sont passés les diplômes ? Pourquoi la région semble-t-elle dirigée par des élus qui, pour beaucoup, n’ont pas le baccalauréat, voire aucun bagage scolaire solide ?

 

Prenons quelques noms. Magloire Makango, député actuel de Mbaïki 5, est pointé du doigt par son collègue Brice Kevin Kakpayen pour n’avoir aucun diplôme de niveau baccalauréat. Narcisse Dambalet à Boda, Jean-Claude Ngonga à Mbaïki, Michael Yengbé du village Boganda, qui n’aurait pas dépassé le CE1, et même Ngoïta, musicien à Mongiumba, forment une liste d’élus ou de candidats reconduits par le MCU sans répondre aux exigences de la Constitution de 2023. Ce texte, adopté en août 2023, demande pourtant un baccalauréat ou équivalent pour tout candidat à l’Assemblée nationale (article 153). Alors, comment ces élus, déjà en place depuis 2016, peuvent-ils être soutenus pour un nouveau mandat ?

 

La réponse semble tenir en un nom : Donatien Maleyombo, directeur du cabinet particulier du président Faustin-Archange Touadéra. Ces députés sans diplômes, par coïncidence, tous étaient des signataires d’une pétition contre l’obligation du baccalauréat, bénéficient de son appui. Pour beaucoup dans la Lobaye, cela montre une chose : le pouvoir préfère des élus loyaux à des élus compétents. Brice Kevin Kakpayen, député de Mbaïki 1, l’a appris à ses dépens. En dénonçant Makango et en critiquant les règles du jeu au sein du MCU, il s’est vu poussé vers la sortie. Résultat : il a quitté les primaires du parti et se présente comme indépendant pour 2025, dénonçant un système qui favorise les « sans-diplômes ».

 

Mais revenons à la question qui fâche : pourquoi la Lobaye, berceau de leaders instruits, en est-elle là ? Boganda, Dacko et Bokassa, malgré leurs différences, représentaient une aspiration à l’éducation. La région a des écoles, des familles qui ont vu leurs enfants réussir, une histoire riche. Pourtant, les élus actuels donnent l’impression que tout ça a disparu. « Est-ce que ces trois présidents sont morts avec les diplômes de la Lobaye ? » demandent certains habitants, mi-amers, mi-ironiques. La réalité, c’est que l’éducation n’est plus une priorité pour ceux qui choisissent les candidats. Le MCU, en soutenant des figures comme Yengbé ou Ngoïta, semble dire que le savoir ne compte pas face à la fidélité politique.

 

Cette situation pose un problème plus large. La Constitution de 2023, en exigeant un baccalauréat, voulait donner une image de sérieux à l’Assemblée nationale. Mais si le parti au pouvoir ferme les yeux sur ses propres élus, à quoi sert cette règle ? L’opposition, déjà méfiante, y voit une preuve que les lois ne s’appliquent qu’à ceux qui dérangent. À Mbaïki, comme à Boali où l’ancien Premier ministre Firmin Ngrébada fait face à des tensions similaires, le MCU montre des signes de division. Ces querelles, ou « coup bas » comme on dit localement, risquent de coûter cher au parti en 2025.

 

Pour les habitants de la Lobaye, c’est une question d’honneur. Leur région a porté des hommes qui ont façonné la Centrafrique. Voir des députés incapables de lire un texte de loi, c’est comme une insulte à cet héritage. Ils se demandent si l’école, jadis un moteur de fierté, a été abandonnée. Et ils pointent du doigt le pouvoir, incarné par Touadéra et son entourage, qui semble instrumenter cette baisse de niveau pour mieux contrôler la région….

 

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Premier ministre Félix Moloua : malade mental ou geste pathétique face à une tragédie nationale ?

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Premier ministre Félix Moloua : malade mental ou geste pathétique face à une tragédie nationale ?

 

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Le premier ministre Félix Moloua avec l’une des mères des victimes du drame du lycée Barthelemy Boganda de Bangui, ici, à l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après la mort d’au moins 29 élèves dans une bousculade au lycée Boganda, le Premier ministre Félix Moloua a choqué l’opinion par une distribution publique d’argent.  

 

Le 25 juin 2025, plus de 5 000 candidats au baccalauréat s’étaient massés dans l’enceinte du lycée Barthélémy Boganda, situé à 300 mètres de l’Assemblée nationale, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Un transformateur électrique manipulé quelques heures plutôt par les techniciens de l’ÉNERCA a explosé à la remise du courant, provoquant un mouvement de panique généralisé, commençant par les forces de l’ordre, suivi des enseignants et des élèves. Dans la bousculade qui s’en est suivie, des élèves ont chuté dans les escaliers, d’autres ont sauté du premier étage. Le bilan est lourd : au moins 29 morts , plus de 250 blessés . Un deuil national a été décrété, mais la réponse du gouvernement a provoqué encore plus d’indignation.

 

Devant cette tragédie d’origine clairement institutionnelle :  absence d’un plan d’urgence, équipements défectueux, sureffectif non encadré,  le Premier ministre Félix Moloua s’est présenté à l’hôpital, devant les caméras, pour remettre des enveloppes d’argent en main propre aux blessés et aux familles endeuillées . Une mère aurait même publiquement refusé l’enveloppe , choquée par l’indécence du geste. Cette scène, captée par les médias, a amplifié la colère d’une population déjà habituée à la désinvolture de ses dirigeants.

 

En République centrafricaine, la remise d’enveloppes par les autorités n’est pas un fait nouveau. Le Premier ministre Félix Moloua lui-même est coutumier de ce type d’actes : lors d’une rencontre avec des jeunes proches de l’opposition, il avait déjà exhibé publiquement une liasse d’argent sur son bureau, suggérant qu’il était prêt à les « aider » personnellement. Ce réflexe permanent d’utiliser l’argent comme réponse politique, même dans les pires contextes, explique une vision rétrograde et profondément insultante de la gouvernance. En pleine crise nationale, offrir de l’argent à des familles meurtries, et surtout le faire en public, devant micros et caméras , revient à transformer une tragédie collective en scène de charité humiliante. Ce n’est pas un soutien institutionnel, encore moins une politique de réparation. C’est un mépris déguisé en compassion , une mise en scène où le Premier ministre Félix Moloua s’érige en donateur plutôt qu’en responsable d’un État qui a failli.

 

Dans n’importe quel pays doté de principes républicains, une telle catastrophe aurait entraîné la démission du ministre de l’Éducation, l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante, la suspension des responsables techniques et une réforme d’urgence du dispositif d’accueil des examens. En Centrafrique, on improvise des visites, on distribue des billets, et l’on espère faire taire la douleur des familles avec 10 000 ou 20 000 francs CFA . Cette logique infantilisante, paternaliste, confond solidarité et humiliation publique. Il ne s’agit pas ici de refuser que les familles soient aidées. Mais de dénoncer la forme et le moment , ainsi que l’intention qui semble guidée moins par l’empathie que par la peur de la révolte. Ce n’est pas en exhibant des gestes pseudo-humanitaires que l’on reconstruit la confiance brisée entre un État et ses citoyens. Ce n’est pas avec des enveloppes que l’on panse les plaies d’un drame national causé par l’irresponsabilité et l’incompétence.

 

Tant que des dirigeants comme Félix Moloua continueront à gérer la République comme un patrimoine personnel, à sortir des liasses pour acheter le silence, à transformer chaque drame en théâtre de propagande, le pays restera prisonnier d’une gouvernance malade. Une gouvernance qui, au lieu de réparer, insulte. Qui, au lieu d’organiser, improvise. Et qui, face à la mort d’enfants innocents, ne trouve rien de mieux qu’un geste pathétique ….

 

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La honte d’un pays vendu  à l’ASECNA : au cœur de la mafia foncière en Centrafrique  

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La honte d’un pays vendu  à l’ASECNA : au cœur de la mafia foncière en Centrafrique  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/arnaud-djoubaye-abazene.jpg” data-wpel-link=”internal”>La honte d’un pays vendu à l’ASECNA : au cœur de la mafia foncière en Centrafrique
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis quelques semaines, au pays de Boganda, une affaire d’une ampleur rare secoue la nation. Des terrains stratégiques, propriétés de l’État, sur décision de justice, doivent être illicitement transférés à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), une organisation internationale. Ce pillage organisé, ordonné sur la base d’une vaste corruption impliquant ministres, juges et hauts fonctionnaires, menace la souveraineté du pays. Des décisions judiciaires controversées, des titres fonciers falsifiés révèlent une trahison profonde des intérêts nationaux.

 

Imaginez un pays où ses propres fils bradent son patrimoine aux intérêts étrangers. En République centrafricaine, c’est exactement ce qui se passe. Des terrains appartenant à l’État, situés au cœur de Bangui, près de l’aéroport, de l’avenue de l’Indépendance ou encore des ministères des Transports et de la Défense, doivent être transférés à l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Cette organisation internationale, censée utiliser ces espaces pour ses activités, revendique aujourd’hui leur propriété pleine et entière. Mais la réalité est crue : l’ASECNA n’a jamais acheté ces terrains. Aucun document, aucun acte de vente ne justifie ses prétentions. Ce qui se joue ici, c’est une vaste opération de pillage, instrumentée par une corruption qui gangrène le pays.

 

Tout commence il y a des décennies, quand l’État centrafricain met des terrains à disposition de l’ASECNA, comme il le fait pour d’autres organisations internationales, telles que l’OMS ou la FAO. Ces concessions, prévues par des accords clairs, n’ont jamais impliqué un transfert de propriété. Pourtant, l’ASECNA agit comme si ces terres lui appartenaient. Le 20 février 2025, le Tribunal de Grande Instance de Bangui prend une décision qui fait scandale : il ordonne que les titres fonciers numéros 957, 1487 et 2308 soient enregistrés au nom de l’ASECNA. Une autre décision, datée du 10 mai 2024, ajoute les titres 357 et 1431 à la liste. Ces jugements s’appuient sur des textes comme la loi de 1963 sur le domaine national ou la Convention de Vienne de 1961, mais ils passent sous silence un fait essentiel : l’ASECNA n’a aucun titre foncier préalable. Ces terrains sont publics, point final.

 

Derrière ces décisions, la corruption bat son plein. Les ministres des Transports, d’hier et d’aujourd’hui, touchent des sommes colossales pour fermer les yeux. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, fait pression sur les juges pour obtenir des verdicts favorables à l’ASECNA. Ces magistrats, payés pour leur silence, rédigent des jugements qui trahissent la nation. La justice demande même honteusement aux anciens ministres impliqués dans cette affaire en 2011 de payer une somme astronomique d’un milliard de francs CFA de dédommagement à l’ASSECNA. Cette situation est une insulte au peuple centrafricain, qui lutte déjà pour survivre dans un pays où la pauvreté touche plus de 70 % de la population.

 

Les conséquences sont dramatiques. Ces terrains, situés dans des zones stratégiques, sont vitaux pour le pays. Près de l’aéroport, sur l’avenue de l’indépendance ou à côté du ministère de la Défense, ils représentent le cœur du patrimoine national. Si l’ASECNA parvient à ses fins, d’autres organisations pourraient suivre son exemple. L’OMS, la FAO ou le PNUD pourraient demain revendiquer des terrains offerts pour leur fonctionnement, vidant l’État de ses ressources. Déjà, l’ASECNA loue certains de ces espaces en face de l’hôtel Ledger à des privés, empochant des profits qui devraient revenir au peuple. Cette spoliation menace la souveraineté même de la RCA.

 

Ce scandale ne sort pas de nulle part. La corruption est un mal profond en Centrafrique, touchant tous les niveaux de l’État. Chaque ministre, chaque juge impliqué dans cette affaire contribue à détruire l’avenir du pays. Les décisions judiciaires, bien que contestées en appel, montrent à quel point le système est vérolé. Le peuple, lui, regarde, impuissant, ses terres vendues à une organisation qui agit comme un prédateur. Cette honte nationale doit cesser.

 

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Trois Réfugiés Soudanais Interpellés à Birao, un Détenu pour Soupçons de Crimes Graves

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Trois Réfugiés Soudanais Interpellés à Birao, un Détenu pour Soupçons de Crimes Graves

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/des_refugies_soudanais_a_birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les forces de sécurité ont procédé ce jeudi à l’interpellation de trois ressortissants soudanais résidant sur le site de réfugiés de Korsi, dans le cadre d’une opération de routine. Si deux des interpellés ont été remis en liberté après vérification, le troisième demeure en garde à vue suite à la découverte d’éléments troublants dans son téléphone.

 

L’opération s’est déroulée dans la matinée du 26 juin au niveau du site de Korsi, structure d’accueil mise en place par le HCR en partenariat avec les autorités nationales. Ce site héberge actuellement près de 18 000 personnes déplacées du conflit soudanais, principalement originaires du Darfour.

 

Selon les sources sécuritaires contactées par la rédaction du CNC, les trois individus ont été conduits à la brigade de gendarmerie de Birao pour les vérifications d’usage. L’examen des documents et l’interrogatoire préliminaire ont permis la libération de deux d’entre eux, leur situation administrative ne présentant aucune anomalie.

 

Le troisième mis en cause fait l’objet d’une procédure approfondie après la découverte, lors de la fouille de son téléphone portable, d’images et de séquences vidéo de nature violente. Ces contenus, dont la provenance reste à déterminer, montrent des scènes de violence extrême et provoque des interrogations sur leur origine et les circonstances de leur acquisition.

 

Les enquêteurs s’emploient désormais à établir si ces documents sont liés à des faits survenus sur le territoire centrafricain ou proviennent du pays d’origine de l’intéressé. La question de l’authenticité du statut de réfugié de cet individu fait également partie des axes d’investigation, les autorités n’excluant pas une possible infiltration d’éléments indésirables parmi les populations déplacées.

 

Cette affaire intervient dans un contexte où la préfecture de Vakaga fait face à des défis sécuritaires et humanitaires considérables liés à la gestion de l’afflux massif de réfugiés soudanais. Les autorités locales, appuyées par les partenaires internationaux, maintiennent une vigilance constante pour préserver la stabilité de la région et assurer la protection des populations vulnérables.

 

L’enquête se poursuit sous la supervision de la gendarmerie. Les résultats des investigations détermineront les suites judiciaires à donner à cette affaire qui pose des questions importantes sur les mécanismes de contrôle et de sécurisation des sites d’accueil de réfugiés dans le nord-est du pays….

 

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Regardez Touadéra! 30 élèves meurent à Bangui, lui, il sourit à Bruxelles

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Regardez Touadéra! 30 élèves meurent à Bangui, lui, il sourit

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/touadera-sourit-a-bruxelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/touadera-sourit-a-bruxelles-238×450.jpg” alt=”Regardez Touadéra! 30 élèves meurent à Bangui, lui, il sourit” width=”238″ height=”450″ />
Le drame national ne les intéresse pas. Ils sourient comme s’ils se foutent de ce qui s’est passé tragiquement la veille . Touadera se soigne à l’étranger alors que nos enfants meurent sans soins à Bangui. En plus il a le sourire…

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En pleine tragédie au lycée Barthélémy-Boganda, Touadéra choque avec un sourire insensible depuis Bruxelles.

 

Alors que la République centrafricaine pleure encore la tragédie survenue le 25 juin 2025 au lycée Barthélémy-Boganda de Bangui, où au moins 29 élèves ont perdu la vie et plus de 260 autres ont été blessés lors d’une bousculade provoquée par l’explosion d’un transformateur, une image choc circule, provoquant indignation et colère. Sur cette photo, prise à Bruxelles le 26 juin, on voit le président Faustin-Archange Touadéra et Wilfriedo Mescheba, ancien militant de l’URCA, se serrer la main avec des sourires détendus, comme si de rien n’était. Le texte accompagnant l’image, signé Mescheba, affirme avec une légèreté indécente : « Je suis venu vérifier pour vous. Il va très très bien ». Ces mots, publiés à peine 24 heures après le drame qui a coûté la vie à des dizaines de jeunes venus composer leur baccalauréat, sonnent comme une gifle aux familles endeuillées.

 

Cette insensibilité est d’autant plus insupportable que Touadéra a été amené en urgence dans un jet médicalisé à Bruxelles pour des raisons médicales. Pendant que les parents pleurent leurs enfants, écrasés dans la panique ou grièvement blessés, il pose avec Mescheba, qui a publié la photo pour « vérifier sa santé », révélant une indifférence choquante dans un cadre luxueux, loin des hôpitaux surchargés et en manque des médicaments de Bangui.

 

Cette attitude alimente les critiques d’une opposition qui dénonce un « État démissionnaire » et renforce le sentiment d’abandon parmi les Centrafricains.

 

L’explosion du transformateur, survenue lors des épreuves du baccalauréat, a révélé les failles criantes de l’infrastructure et de la gestion publique. Plus de 5 300 élèves, pris au piège de la panique, ont vu leur avenir brisé par l’incompétence ou la négligence des autorités. Pourtant, au lieu de compatir avec les familles endeuillées Touadéra et Mescheba choisissent de projeter une image de normalité, voire de triomphe, à l’étranger. Cette juxtaposition pousse les centrafricains à s’interroger: comment un dirigeant peut-il afficher une telle indifférence face à une catastrophe qui a endeuillé des milliers de foyers ?

 

Cette photo n’est pas qu’une maladresse : elle symbolise une déconnexion totale entre les élites politiques et le peuple. Alors que des élèves sautaient par les fenêtres pour échapper à la mort et que des familles s’effondrent de douleur, le sourire de Touadéra devient un symbole d’insensibilité….

 

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La célébration de la journée de l’enfant africain en Centrafrique a-t-elle encore un sens ?

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La célébration de la journée de l’enfant africain en Centrafrique a-t-elle encore un sens ?

 

La célébration de la journée de l’enfant africain en Centrafrique a-t-elle encore un sens ?
Enfants faisant du triage dans les détritus au risque de se contaminer par le matériel médical déversé sur le site du collège de Gobongo. Photo CNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La République centrafricaine vient de célébrer la Journée internationale de l’enfant africain, qui rappelle chaque 16 juin le sacrifice des écoliers de Soweto en 1976. Plan International, en collaboration avec le ministère de la Protection de l’enfant, a organisé cette rencontre qui a rassemblé des jeunes de plusieurs localités du pays dans la capitale.

 

Depuis onze ans, Plan International intervient dans onze préfectures centrafricaines. L’organisation construit des écoles, des centres de formation et des points d’eau. Ces réalisations ont leur importance, mais elles ne compensent pas les carences de l’État dans la protection de l’enfance.

 

L’acte de naissance reste un véritable problème en Centrafrique. Ce document, qui devrait être gratuit, est payant dans tout le pays. En province, les familles peinent d’ailleurs à faire enregistrer leurs enfants. Beaucoup grandissent sans identité légale, ce qui les prive d’accès à l’école et aux services publics. Cette situation crée un cercle vicieux dès la naissance.

 

Dans le domaine éducatif, la situation préoccupe. L’État laisse l’enseignement primaire et secondaire entre les mains des “maîtres-parents”, des personnes sans formation pédagogique. Ces volontaires font de leur mieux, mais leurs limites sont évidentes. Les enseignants contractuels, financés par la Banque mondiale, eux, de leur côté, attendent parfois des mois avant de recevoir leurs salaires. Cette précarité affecte directement la qualité de l’enseignement.

 

Les enfants de la rue, appelés “Godobé”, vivent dans des conditions difficiles. Ils dorment sous les boutiques et n’ont aucune protection. Même l’accès aux soins leur est refusé : à l’hôpital, ils doivent payer des frais de consultation qu’ils n’ont pas. Ces enfants évoluent dans l’abandon total.

 

Cette journée commémorative pose une question simple : à quoi servent les célébrations si rien ne change ? Les discours se succèdent, mais les actions tardent. L’État centrafricain doit assumer ses responsabilités : garantir la gratuité de l’état civil, recruter et payer correctement les enseignants, protéger les enfants vulnérables.

 

Les efforts de Plan International et d’autres organisations méritent respect, mais ils ne peuvent suppléer indéfiniment aux défaillances publiques. Les enfants centrafricains ont besoin de politiques cohérentes et durables, pas seulement de programmes d’urgence d’une organisation non gouvernementales .

 

Tant que les autorités ne prendront pas la mesure de leurs obligations, cette journée restera un rendez-vous manqué….

 

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Les commerçants du 3e arrondissement exaspérés par l’amoncellement des ordures : L’échec retentissant de l’opération “Kwa Ti Kodro”

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Les commerçants du 3e arrondissement exaspérés par l’amoncellement des ordures : L’échec retentissant de l’opération “Kwa Ti Kodro”

 

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Dans le marché Mamadou Mbaïki et Kokoro de Bangui dans le troisième arrondissement

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le troisième arrondissement de Bangui, les commerçants expriment leur profond mécontentement face à l’accumulation persistante des ordures, qui envahissent sans relâche les abords des marchés Kokoro et Fodé. Malgré l’opération “Kwa Ti Kodro”, une initiative de nettoyage citoyen présentée comme une solution nationale, les canaux d’évacuation restent désespérément obstrués et les tas d’immondices s’amoncellent, créant des conditions sanitaires déplorables et des risques inquiétants pour la santé publique.

 

Un problème récurrent malgré des milliards investis : Un fiasco total

 

Les vendeurs dénoncent l’absence de suivi dans l’enlèvement des déchets, et ce, en dépit de la présence récente de figures officielles telles que le ministre de l’Agriculture, Guismala Hamza, et son collègue de l’Élevage, Hassan Bouba , lors d’une opération de nettoyage de Kwa ti kodro. “Ces ordures attirent les moustiques et les rats par milliers. Nos clients hésitent à venir, et certains de nos produits pourrissent à cause de cette odeur insoutenable qui imprègne tout”, témoigne, désespéré, un boutiquier du marché Kokoro.

 

Plus préoccupant encore, l’opération “Kwa Ti Kodro”, censée transformer la salubrité du pays, est financée à hauteur de 5 milliards par an, dont plus de la moitié provient de partenaires internationaux comme la Banque Mondiale et l’Union Européenne. Pourtant, sur le terrain, cette initiative est un véritable gaspillage total et un fiasco retentissant. Bien que la radio d’État, Radio Centrafrique, tente de présenter une amélioration dans certains quartiers, la réalité dans la capitale contredit amèrement ce discours officiel, dépeignant un chaos persistant et une opération qui semble n’avoir aucune emprise sur la réalité quotidienne des centrafricains.

 

Malgré les promesses d’évacuation prochaine des déchets formulées par les membres du gouvernement, les commerçants ne cachent plus leur scepticisme. “On nous dit toujours que ça va être nettoyé, mais rien ne change, c’est toujours la même histoire”, soupire, lasse, une vendeuse de feuilles de manioc. Nombreux sont ceux qui appellent désormais à une gestion plus rigoureuse des bennes à ordures et à la mise en œuvre d’actions véritablement pérennes, allant bien au-delà des campagnes ponctuelles et coûteuses qui n’apportent aucun changement durable.

 

Si le gouvernement affirme que cette initiative citoyenne lancée par le président Touadéra a pu, selon le coordinateur Bruno Yapandé, apporter des améliorations dans d’autres quartiers. Mais  son impact réel, selon les banguissois, est non seulement limité, mais il est perçu comme totalement inefficace, voire inexistant. Les habitants réclament désespérément davantage de moyens logistiques – brouettes, poubelles, véhicules adaptés – et une implication concrète et renforcée des services municipaux, qui semblent brillent par leur absence. Pour beaucoup, “Kwa Ti Kodro” est une opération qui, malgré son financement colossal, n’a même pas de raison d’exister tant son inefficacité est patente partout.

 

 

En attendant, les monticules de déchets continuent de s’élever, symboles criants d’un problème urbain qui, loin d’être résolu, semble s’aggraver, dépassant largement le cadre des simples opérations de sensibilisation et des discours officiels….

 

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Les Enseignants contractuels de la Vakaga  appellent à l’aide face à leurs conditions de vie difficiles

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Les Enseignants contractuels de la Vakaga  appellent à l’aide face à leurs conditions de vie difficiles

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une soixantaine d’enseignants contractuels déployés dans la préfecture de la Vakaga alertent les autorités sur leurs conditions de vie dégradées et sollicitent une assistance immédiate.

 

La rentrée scolaire en République Centrafricaine est souvent synonyme d’espoir, mais pour une soixantaine d’enseignants contractuels déployés dans la préfecture reculée de la Vakaga, elle rime avec des conditions de vie extrêmement difficiles. Ces professionnels de l’éducation lancent un cri du cœur au gouvernement et à la Banque Mondiale pour obtenir de l’aide, alors qu’ils peinent à assurer leur quotidien dans cette région où la vie est particulièrement chère.

 

Sur les 149 enseignants contractuels affectés dans les sept secteurs scolaires de la préfecture : Ouandja  , Ouanda-Djallé, Boromata, Sikikede, Tiringoul, Birao 1 et Birao 2,  une soixantaine d’entre eux se trouvent dans une situation critique. Leur déploiement depuis Bangui s’est effectué dans des conditions improvisées, avec une délivrance tardive des billets d’avion.

 

Les conditions d’hébergement s’avèrent particulièrement difficiles. Ces enseignants sont contraints de dormir sur des surfaces en contreplaqué, sans équipements de protection contre les moustiques. La précarité financière les oblige à mutualiser leurs maigres ressources pour s’assurer un repas quotidien.

 

“Nous qui sommes des responsables, nous sommes devenus maintenant comme des prisonniers. Nos conditions de vie sont devenues défavorables”, témoigne l’un d’entre eux, montrant le sentiment d’abandon qui prévaut au sein du groupe.

 

Bien que l’inspecteur d’académie de la Vakaga, Lucien Gamba, ait procédé à leur accueil initial, aucune assistance concrète n’a été apportée par les autorités locales et administratives. Cette absence de soutien contraint les enseignants à interpeller directement le gouvernement depuis Bangui et la Banque Mondiale, partenaire financier du programme des contractuels.

 

La situation géographique de la Vakaga constitue un facteur aggravant. Le coût de la vie y est sensiblement plus élevé que dans les vingt autres préfectures du pays, créant des disparités importantes entre les enseignants contractuels selon leur zone d’affectation.

 

Cette crise dévoile les lacunes du système de déploiement des enseignants contractuels et interroge sur la prise en charge des professionnels de l’éducation dans les zones reculées. Elle révèle l’urgence d’adapter les modalités d’accompagnement aux réalités locales pour garantir l’efficacité de la mission éducative.

 

Les enseignants de la Vakaga attendent désormais une réponse rapide des autorités compétentes et des bailleurs de fonds pour stabiliser leur situation et leur permettre d’exercer leurs fonctions dans des conditions acceptables….

 

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 « Nous vous souhaitons bon rétablissement, longue vie », déclare la directrice de Gavi au Président Touadera. Que cela veut dire ? 

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 « Nous vous souhaitons bon rétablissement, longue vie », déclare la directrice de Gavi au Président Touadera. Que cela veut dire ? 

 

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Faustin Archange Touadera avec Dr. Sania Nishtar lors du sommet de Gavi à Bruxelles le 25 juin 2025

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Pendant que Touadéra, atteint du cancer du colon,  joue la comédie à Bruxelles, des dizaines d’élèves meurent à Bangui en plein jour.

 

Le 25 juin 2025 à Bruxelles, en marge du sommet mondial sur la vaccination, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a rencontré la directrice exécutive de Gavi, Sania Nishtar. Une séquence vidéo de leur échange, diffusée par la présidence, a déclenché une vague d’interrogations à Bangui.

 

Faustin-Archange Touadéra déclare lors de cette rencontre de mise en scène avec la Directrice :  Nous savons que votre journée est très chargée, mais je tenais à vous rencontrer aujourd’hui.

 

Sania Nishtar lui répond  :  ” Merci pour le soutien que vous avez apporté à Gavi. Nous prions pour votre santé, pour un bon rétablissement et une longue vie.  Votre présence ici est très importante”.

 

Traduction exacte : « We pray for your health, for your recovery and a long life ».

 

Aucun mot du président en réponse. Silence total.

 

Pendant que la vidéo tentait de rassurer l’opinion, le message en anglais est limpide pour ceux qui comprennent la langue. Souhaiter à quelqu’un « un bon rétablissement », c’est bien reconnaître qu’il revient d’un épisode médical grave. Mais la version officielle à Bangui parle d’une simple visite médicale de routine. Pourquoi alors embarquer dans un avion médicalisé dans la nuit du 21 juin ? Pourquoi l’assistance médicale renforcée ? Pourquoi ce silence autour de l’état de santé réel du chef de l’État ?

 

Au sein de la population, l’indignation est forte. Ce n’est pas parce que l’échange a eu lieu en anglais que personne ne comprend. Ce n’est pas parce qu’on affiche un sourire en vidéo qu’on efface la réalité de la maladie. Ce n’est pas parce qu’on maquille un séjour médical en mission officielle que la vérité s’efface.

 

Au même moment, à Bangui, le lycée Barthélémy Boganda vivait une tragédie. Le 25 juin , alors que Touadéra faisait sa comédie à Bruxelles, un transformateur électrique a explosé à proximité de l’établissement , créant un mouvement de panique. Les policiers, les gendarmes, les enseignants, et les élèves, qui étaient en pleine composition du baccalauréat, ont été pris de panique, courant en masse vers les escaliers. Plusieurs ont chuté violemment. Le bilan est lourd : plusieurs morts , des centaines de blessés .

 

Le contraste est choquant. Pendant que des enfants meurent dans une école publique, sans secours rapide, sans prévention, sans encadrement, le président est en déplacement à l’étranger, entouré de caméras, organisant une mise en scène qui se retourne contre lui.

 

Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika a parlé d’une simple consultation de routine. Mais selon plusieurs sources internes, le diagnostic posé serait un cancer du côlon , avec traitement en urgence et port de dispositifs médicaux, dont une couche médicale  en continus. Ce que la population voit, ce n’est pas une gestion responsable. Ce qu’elle entend, ce sont des mensonges.

 

La communication présidentielle, en voulant produire un coup médiatique, a exposé au contraire l’opacité et l’improvisation qui entourent la santé du chef de l’État. La présidence ne maîtrise ni les mots, ni les images, ni le timing. Pendant que l’on filme un échange poli en anglais, le pays s’enfonce dans le chaos.

 

Personne ici ne réclame un miracle. Mais la transparence, elle, est un devoir….

 

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Sortie massive des rebelles à Zakoundou, les FACA en fuite vers 15 kilomètres

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Sortie massive des rebelles de 3R à Nzakoundou, les FACA en fuite vers 15 kilomètres

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après l’accord de N’Djamena, les rebelles du mouvement 3R envahissent Nzakoundou, poussant les FACA à fuir vers une localité à 15 kilomètres, laissant le village sous contrôle rebelle….

 

La signature de l’accord de paix le 19 avril 2025 à N’Djamena, capitale du Tchad, entre le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) et les groupes armés Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) et Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) a marqué un tournant dans la quête de paix en Centrafrique. Facilitée par le président tchadien Mahamat Idriss Déby, cette entente vise à réintégrer les rebelles dans la vie civile et à dissoudre leurs mouvements, conformément à l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) de 2019. Cependant, la sortie massive et rapide des rebelles, notamment à Nzakoundou dans la préfecture de Lim-Pendé, a pris de court les autorités, révélant une impréparation criante dans la gestion du processus de désarmement….

 

À Nzakoundou, situé à 54 kilomètres de Paoua, dans la commune de Yeme, et intégré à un réseau de plusieurs villages, les rebelles du 3R ont émergé en grand nombre. Leur présence massive, avec des armes toujours en leur possession, a submergé les Forces armées centrafricaines (FACA). Dépassées par l’ampleur de la situation, les FACA ont fui Nzakoundou  pour se replier à 15 kilomètres sur l’axe de Paoua, laissant le village sous le contrôle des rebelles en attente de désarmement. Ce retrait a semé la peur parmi les habitants, qui craignent une escalade des tensions si les besoins primaires des rebelles ne sont pas satisfaits….

 

Cette dynamique n’est pas qu’à Moyo. Dans la région de la Ouaka, les rebelles de l’UPC ont entamé le processus de leur désarmement à Bokolobo et Maloum, tandis que dans le Mbomou, à Nzacko et Bangassou connaissent une activité similaire. Ces combattants, motivés par les promesses de réintégration, déposent leurs armes mais se heurtent à des défis immédiats : le manque de nourriture et d’eau potable. À Yaloké, à 225 km de Bangui, les ex-miliciens Anti-balaka du général Jeudi, désarmés, se plaignent de l’absence de rations alimentaires et d’accès à l’eau, un problème récurrent dans de nombreux sites prévus pour le désarmement. À Moyo, la situation est particulièrement inquiétante, car les rebelles, toujours armés et livrés à eux-mêmes, contrôlent le village, créant un climat d’insécurité….

 

L’impréparation de l’État centrafricain est au cœur du problème. Le programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), en place depuis 2017, a permis de désarmer plus de 5 000 combattants et de dissoudre, selon Touadera,  neuf groupes armés, mais il est aujourd’hui débordé par l’afflux de rebelles. À Moyo, l’absence de zones de cantonnement et de ressources pour nourrir les combattants désarmés paralyse le processus. Cette situation est aggravée par la faiblesse des FACA, incapables de sécuriser des localités comme Nzakoundou, où les habitants vivent dans la crainte d’actes de violence, d’autant plus qu’en 2023, les 3R avaient incendié plusieurs habitations et tuant des civils, poussant la            Minusca à se déployer dans le village et ses environs….

 

Le vide laissé par la fuite des FACA expose un dilemme majeur : si les rebelles rendent leurs armes, l’État doit assumer leur prise en charge. Sans nourriture ni perspectives d’intégration, ces ex-combattants risquent de se livrer à des actes de banditisme pour survivre, comme des braquages nocturnes contre les populations locales. Ce phénomène, observé dans des localités comme Dawala, Thika ou Sataigne, pourrait transformer une nécessité vitale en nouvelle source de violence, compromettant les progrès de l’accord de N’Djamena…….

 

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