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Elysée Nguimalé : “Le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections  sont totalement sous contrôle du pouvoir

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Elysée Nguimalé : “Le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections  sont totalement sous contrôle du pouvoir

 

Elysée Nguimalé : “Le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections sont totalement sous contrôle du pouvoir
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lors de l’émission débat Patara diffusée sur la radio Ndèkè -Luka, Elysée Nguimalé de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique a dénoncé la mainmise du pouvoir exécutif sur les institutions censées garantir l’équilibre démocratique. Selon lui, la Constitution de 2023 a restructuré le Conseil constitutionnel et l’Autorité Nationale des Élections (ANE) de manière à les placer sous le contrôle du président Touadéra.

 

 

Elysée Nguimalé commence par comparer les deux textes constitutionnels : “Dans la constitution de 2016, la composition du Conseil constitutionnel était au moins équilibrée avec neuf membres. Il n’y a que deux, peut-être trois, qui sont issus des autorités politiques parce que le Président de la République nomme un membre, le Président de l’Assemblée nomme un membre et il y avait le Sénat aussi. Donc ça fait trois qui viennent de l’autorité politique et les six sont issus des entités vraiment indépendantes qui les ont choisies. Mais tel n’est pas le cas pour le conseil constitutionnel actuel”.

 

Cette différence de composition est au cœur du problème selon Nguimalé. La Constitution de 2016 garantissait une majorité de membres nommés par des entités indépendantes – enseignants, magistrats, avocats. La Constitution de 2023 inverse cet équilibre en donnant la majorité au pouvoir politique.

 

Le résultat est sans appel : “C’est pourquoi aujourd’hui, le BRDC demande que ces institutions-là soient réformées”. Cette exigence de réforme témoigne de la perte de crédibilité de ces organes censés superviser le processus démocratique.

 

Elysée Nguimalé  insiste sur le caractère systématique du problème : “C’est le plan institutionnel. Voilà le problème de Conseil constitutionnel et de l’ANE, ça pose problème au regard de la nouvelle constitution”. Les deux institutions clés – celle qui tranche les litiges constitutionnels et celle qui organise les Élections,  souffrent du même vice : une composition qui favorise le pouvoir en place.

 

L’opposition maintient une pression constante sur cette question : “Nous pouvons aller dans ce sens en demandant, comme l’opposition même du BRDC continue de demander, la refonte même du conseil constitutionnel et de l’ANE. Tout cela aussi pose un certain nombre de questions sur la clarté et la crédibilité des institutions mises en cause”.

 

Le manque de clarté et de crédibilité n’est pas accidentel. Il découle directement des choix opérés dans la Constitution de 2023. En restructurant ces institutions de manière à les aligner sur les intérêts du pouvoir exécutif, le texte fondamental les a rendues partiales.

 

Elysée Nguimalé  identifie le mécanisme précis de cette partialité : “Pour le pouvoir public, vous savez qu’il y a une majorité, c’est un pouvoir qui est fixé par la constitution. Et c’est ça. Et c’est la majorité, si le pouvoir a déjà la majorité, c’est ça qui cause le problème”.

 

La Constitution de 2023 donne au pouvoir public une majorité structurelle dans la composition du Conseil constitutionnel. Cette domination mathématique garantit que les décisions de l’institution pencheront systématiquement en faveur du régime.

 

William Ndjapou tente de défendre l’indépendance du Conseil en arguant que ses membres sont désignés par des entités indépendantes : enseignants, magistrats, avocats. Nguimalé rejette cet argument : “Vous pensez que pour le BRDC, les enseignants vont aller changer, les magistrats également, les avocats également. Mais cette désignation n’est pas faite par le pouvoir public, ce sont des entités qui constituent le conseil constitutionnel.”

 

Cette réponse pointe du doigt la différence entre l’apparence et la réalité. Formellement, des entités indépendantes désignent certains membres. Mais structurellement, la Constitution donne au pouvoir public une majorité qui annule cette pseudo-indépendance.

 

Ndjapou mentionne que le Conseil constitutionnel est “déjà opérationnel” et que “les autres institutions se mettent progressivement en place”. Mais il ne répond pas aux accusations de partialité ou de manque d’indépendance. Cette absence de contre-argument renforce les critiques de Elysée Nguimalé.

 

La question du Conseil constitutionnel et de l’ANE cristallise les défauts de la Constitution de 2023. Ces deux institutions jouent un rôle capital : l’une interprète la Constitution et tranche les litiges électoraux, l’autre organise matériellement les scrutins. Si elles sont sous contrôle du pouvoir en place, aucune élection ne peut être libre et transparente.

 

La composition déséquilibrée du Conseil constitutionnel contraste directement avec la Constitution de 2016 qui assurait une majorité de nominations indépendantes. Cette régression institutionnelle n’est pas accidentelle : elle vise à garantir que le Conseil valide systématiquement les décisions du pouvoir.

 

L’influence politique excessive dans ces institutions compromet leur impartialité. Quand le pouvoir nomme la majorité des membres du Conseil constitutionnel, comment espérer que cet organe le sanctionne en cas de violation constitutionnelle?

 

Cette perte de confiance affecte toute la crédibilité du processus démocratique. Des Élections supervisées par une ANE sous contrôle politique et dont les résultats sont validés par un Conseil constitutionnel aux mains du pouvoir ne peuvent convaincre personne de leur sincérité.

 

Les demandes répétées du BRDC et de l’opposition pour une refonte de ces institutions témoignent de leur rejet par les forces démocratiques. Ces organisations comprennent qu’aucun progrès n’est possible tant que les institutions censées garantir l’équilibre des pouvoirs restent sous la coupe de l’exécutif.

 

La Constitution de 2023 apparaît ainsi comme un texte conçu pour verrouiller le système politique au profit du président Touadéra. En s’assurant le contrôle du Conseil constitutionnel et de l’ANE, le régime se garantit qu’aucune contestation institutionnelle ne pourra prospérer.

 

Cette critique du Conseil constitutionnel et de l’ANE s’inscrit dans une méfiance plus large envers la Constitution de 2023, perçue comme un outil de consolidation du pouvoir présidentiel. Suppression des garde-fous anti-corruption, réhabilitation des criminels économiques, bradage des ressources, et maintenant contrôle des institutions de régulation – tout concourt à renforcer l’autoritarisme.

 

Les Élections de décembre 2025 se dérouleront donc sous la supervision d’institutions biaisées. Le Conseil constitutionnel validera probablement tous les choix du pouvoir. L’ANE organisera le scrutin selon les directives présidentielles. Et l’opposition devra constater son impuissance face à cette architecture institutionnelle verrouillée.

 

Tant que la Constitution de 2023 restera en vigueur avec ses institutions aux mains du pouvoir, la République centrafricaine ne pourra prétendre à une vie démocratique normale. Les appels du BRDC et de la société civile pour une refonte du Conseil constitutionnel et de l’ANE resteront lettre morte tant que ce texte fondamental garantira la domination présidentielle sur tous les contre-pouvoirs.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Sam-Ouandja : quand Wagner coupe les réseaux téléphoniques et Internet pendant 21 jours

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Sam-Ouandja : quand Wagner coupe les réseaux téléphoniques et Internet pendant 21 jours

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Pylone-reseau-telephonique-mobile-GSM.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sam-Ouandja : quand Wagner coupe les réseaux téléphoniques et Internet pendant 21 jours
Pylone de réseau téléphonique mobile GSM

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la ville de Sam-Ouandja, située dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la RCA, les Mercenaires russes de Wagner ont coupé les réseaux téléphoniques et Internet pendant 21 jours. Ils viennent de les rétablir il y a quelques jours. Pourquoi ces mercenaires coupent-ils les réseaux à leur volonté ?

 

 

Ce n’est pas seulement à Sam-Ouandja. Partout dans le pays, dès qu’ils veulent faire une opération, ils coupent les réseaux téléphoniques. La nuit, ils partent et coupent les réseaux. Dès qu’ils veulent arriver dans un village ou dans une ville, ils coupent les réseaux.

 

C’est une technique connue de tous les groupes armés et des rebelles. Dès que les réseaux coupent, les rebelles savent que les mercenaires russes sont déjà arrivés et qu’ils préparent des opérations.

 

Pour Wagner, les rebelles ont leurs informateurs dans les villes. Donc dès qu’ils arrivent ou dès qu’ils partent pour faire des opérations, ces informateurs vont appeler les rebelles pour les prévenir qu’il va se passer quelque chose. C’est pour cette raison qu’ils coupent les réseaux.

 

Mais à Sam-Ouandja, ça a duré 21 jours. Pas de téléphone. Pas de réseau internet. Rien. Ils ont tout coupé.

 

Voilà comment les mercenaires russes agissent dans le pays. Pour eux, le pays n’est rien. Ils font ce qu’ils veulent. Priver la population de communication, ils s’en fichent.

 

Pour aller attaquer les rebelles du PRNC, ils ont décidé de couper les réseaux. Donc ils ont coupé les réseaux, ils sont partis fouiller jusqu’à retrouver l’ancienne base des rebelles du PRNC.

 

Sauf que les rebelles du PRNC ne restent jamais longtemps au même endroit. Quand ils font une base, c’est juste pour 3 ou 4 jours, puis ils changent. Ils se déplacent constamment.

 

Wagner est arrivé à l’ancienne base. Ils n’ont trouvé personne. Alors ils ont tiré des armes en l’air pendant plus d’une heure, peut-être deux heures. Ils ont tiré, tiré, tiré. Et après ils sont rentrés.

 

Pour Wagner, le réseau téléphonique est leur principal ennemi. Parce que parfois quand ils vont sur le terrain, les rebelles les prennent en embuscade. Wagner pense qu’on les a trahis. Qu’on a appelé les rebelles pour les prévenir.

 

Parfois lors de ces embuscades, des mercenaires russes sont tués. Ils ont peur. Leur seul moyen de se protéger, c’est de couper les communications. Mais même comme ça, ils ont du mal à faire face à ces groupes armés sur le terrain.

 

Cette coupure des réseaux pendant 21 jours à Sam-Ouandja a eu des conséquences graves pour la population. Les habitants ne pouvaient plus appeler leurs proches. Les commerçants ne pouvaient plus passer leurs commandes ou recevoir des transferts d’argent par mobile money.

 

Et qui a autorisé Wagner à couper les réseaux ? L’opérateur Orange, Télécel et Moov sont des entreprises privées. Wagner n’a aucune autorité légale pour ordonner à Orange de couper ses services. Seul l’État centrafricain pourrait légalement demander une telle coupure, et seulement dans des circonstances exceptionnelles très strictement encadrées par la loi.

 

Mais Wagner n’a pas besoin d’autorisation. Les mercenaires russes font ce qu’ils veulent en Centrafrique. Ils ordonnent. Et les opérateurs téléphoniques obéissent. Parce que tout le monde a peur de Wagner.

 

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DDRR : Les membres du comité consultatif paralysent la coordination de Bangui pour réclamer près de deux ans d’arriérés

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DDRR : Les membres du comité consultatif paralysent la coordination de Bangui pour réclamer près de deux ans d’arriérés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/Entree-du-ministere-du-DDRR-bloquee-par-les-grevistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>DDRR : Les membres du comité consultatif paralysent la coordination de Bangui pour réclamer près de deux ans d’arriérés
Entrée de la coordination du DDRR bloquée par les grèvistes, membres du comité consultatif du suivi du désarmement à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La coordination du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) à Bangui a de nouveau été bloquée ce mardi 11 novembre par les membres de son comité consultatif de suivi, mécontentés par près de deux ans d’impayés de leurs indemnités.

 

 

Les grèves se succèdent sans que les autorités ne trouvent de solution pérenne. Mardi 11 novembre dernier, les membres du comité consultatif du suivi du DDRR ont totalement paralysé, dès 8 heures du matin,  l’accès à la coordination, brandissant une revendication aussi légitime qu’urgente : le paiement de leurs arriérés d’indemnités accumulés depuis bientôt deux ans.

 

Selon les représentants des grévistes contactés par la rédaction de CNC, ces agents se heurtent automatiquement au même scénario spectaculaire. Quand ils sollicitent le coordinateur, la réponse est invariablement la même : “revenez demain”. Et ce “demain” n’arrive jamais. Depuis près de deux ans, cette litanie de promesses creuses se répète, transformant l’espoir en amertume.

 

Les démarches auprès du Trésor public et du ministère des Finances n’ont pas donné plus de résultats. Aucune perspective de règlement ne se profile à l’horizon. Face à cette impasse administrative, la grève s’impose comme l’ultime recours pour des agents qui sacrifient leur temps au service d’un programme que l’État semble incapable de financer correctement.

 

Le paradoxe est étonnant : comment peut-on poursuivre un programme aussi stratégique que le DDRR sans honorer les engagements envers ceux qui le font fonctionner ? Si les caisses sont vides au point de ne pouvoir payer les membres du comité consultatif, la question mérite d’être posée : l’État centrafricain a-t-il les moyens de ses ambitions en matière de désarmement et de réintégration des ex-combattants ?

 

La récurrence de ces mouvements de grève confirme une gestion chaotique du DDRR, programme pourtant capital pour la stabilisation du pays. Tant que cette question salariale ne sera pas réglée, les paralysies continueront, compromettant davantage un processus déjà fragile.

 

Par Brahim….

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L’éducation financière : un pilier invisible de la stabilité économique du pays

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L’éducation financière : un pilier invisible de la stabilité économique du pays 

  

Dans les nouvelles comme dans la rue, on parle souvent de croissance, d’investissement ou de taux d’intérêt mais bien plus rarement de ce qui soutient tout cela : la connaissance. La stabilité économique ne vient pas seulement des grandes décisions politiques ou des marchés internationaux, mais aussi et peut-être surtout de l’éducation financière des citoyens.

Si l’argent circule plus vite que l’information, comprendre les bases de la gestion, de l’épargne et de l’investissement devient une forme de pouvoir tranquille. Ce savoir, une fois diffusé, crée les fondations d’une économie durable et résiliente.

Le savoir comme moteur d’indépendance

Apprendre à gérer son budget, à anticiper les imprévus, à distinguer un placement risqué d’un investissement solide, voilà des compétences autrefois réservées aux initiés. Aujourd’hui, elles deviennent indispensables à chacun. L’école, les médias, les associations et même les réseaux sociaux participent à cette démocratisation des savoirs économiques.

Et la curiosité joue un grand rôle. Beaucoup de jeunes, par exemple, découvrent la finance à travers des sujets plus concrets ou inspirants : l’immobilier, les start-ups ou les cryptomonnaies. Ces dernières, souvent perçues comme complexes, offrent pourtant un formidable terrain d’apprentissage.
Savoir dans quelle crypto-monnaie investir n’est pas seulement une question de rentabilité, c’est aussi une manière d’apprendre à évaluer un marché, à suivre des tendances, à mesurer le risque, bref, à développer une forme d’intelligence économique accessible à tous.

En Centrafrique, cette ouverture vers de nouvelles formes de finance pourrait d’ailleurs jouer un rôle clé dans la structuration d’une économie plus autonome, moins dépendante des grands circuits bancaires traditionnels.

De la théorie à la pratique : une culture à construire

L’éducation financière ne doit pas rester dans les manuels. Elle prend vie dans les gestes du quotidien : savoir comparer les offres de crédit, planifier un projet professionnel ou simplement comprendre sa fiche de paie.

Ce qui manque souvent, ce n’est pas la volonté, mais les outils. Dans bien des régions, le manque de ressources pédagogiques freine l’accès à ces connaissances. Pourtant, les initiatives locales se multiplient : programmes de sensibilisation dans les écoles, formations courtes pour adultes ou encore applications mobiles conçues pour apprendre à gérer ses finances personnelles.

Et l’effet est visible, car une population informée réagit mieux aux crises, dépense plus intelligemment et s’endette moins. Telle une chaîne vertueuse, plus les citoyens maîtrisent les mécanismes économiques, plus l’économie du pays gagne en stabilité.

Parler d’argent reste parfois tabou, mais c’est un langage qu’il faut réapprendre, dans les familles comme dans les entreprises. Ce n’est pas une question de chiffres, mais de confiance pour savoir quand investir, quand attendre et comment épargner sans se priver.

Les nouvelles générations abordent ce sujet avec moins de gêne. Elles s’informent, expérimentent, échangent et c’est cette curiosité collective qui redessine peu à peu notre rapport à la finance.

En somme

L’éducation financière n’est pas un luxe réservé aux économistes, il s’agit d’une nécessité publique. Dans un monde où les décisions individuelles ont un poids collectif, apprendre à gérer son argent, c’est aussi apprendre à stabiliser son avenir et, par extension, celui de son pays.

En Centrafrique comme ailleurs, cet apprentissage progressif peut devenir une force. Une façon d’équilibrer le présent tout en préparant demain. Car la véritable richesse, au fond, ne se compte pas seulement en chiffres, elle se construit dans la connaissance partagée et dans la confiance qu’elle inspire.

Ma Chance Casino : Revue Complète et FAQ 2025

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Le monde des casinos en ligne ne cesse de croître, offrant une myriade de plateformes, chacune prétendant être meilleure que la précédente. Parmi ces nombreuses options, Ma Chance Casino se démarque comme un établissement de jeu en ligne français qui attire une large base d’utilisateurs. Que vous soyez un joueur débutant ou un passionné à la recherche d’une nouvelle expérience, Ma Chance Casino mérite une attention particulière pour sa diversité de jeux, ses bonus attractifs et sa sécurité. Dans cet article, nous vous offrons une revue détaillée de ce casino, accompagnée d’une FAQ complète pour répondre à toutes vos interrogations.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/ma-chance-casino-j-revue-complete-et-avis-2025.png” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/ma-chance-casino-j-revue-complete-et-avis-2025-450×300.png” alt=”Ma Chance Casino j, Revue complète et avis 2025″ width=”450″ height=”300″ />
Ma Chance Casino j, Revue complète et avis 2025

 

Présentation générale de Ma Chance Casino

Ma Chance Casino est un casino en ligne opérant principalement pour le marché francophone. Grâce à une interface conviviale et un design élégant, la plateforme parvient à combiner simplicité d’utilisation et richesse fonctionnelle. Le site propose une large gamme de jeux de casino, allant des machines à sous aux jeux de table, en passant par des options de casino en direct.

Créé avec l’objectif de proposer une expérience immersive et fluide, Ma Chance Casino s’appuie sur des logiciels développés par des fournisseurs de renom tels que Betsoft, iSoftBet, Play’n GO et bien d’autres. Cela garantit non seulement la qualité des graphismes, mais aussi l’équité des résultats.

Bonus et promotions : ce que Ma Chance Casino propose

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Cette diversité de promotions permet aux joueurs de tirer pleinement parti de leur temps sur la plateforme.

Sélection de jeux : un catalogue varié et de qualité

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La navigation entre les jeux est fluide, grâce à une interface bien pensée et un système de recherche efficace.

Sécurité, équité et confidentialité

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De plus, le casino est licencié et réglementé par une autorité compétente, ce qui ajoute un gage supplémentaire de fiabilité.

Méthodes de paiement et retrait

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Avec des délais de traitement relativement rapides et une sécurité renforcée, les opérations financières sont gérées de manière transparente et efficace.

Jouer sur mobile : une plateforme responsive

Ma Chance Casino est parfaitement optimisé pour les appareils mobiles. Que vous utilisiez un smartphone Android ou un iPhone, la navigation reste fluide, sans perte de fonctionnalités. Aucune application n’est nécessaire : le site mobile est accessible directement depuis un navigateur, ce qui permet de jouer en toute liberté, où que vous soyez.

Service client : disponible et professionnel

Un service client réactif est crucial en cas de problème ou de question. Sur ce plan, Ma Chance Casino assure un support de qualité.

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FAQ

Pour répondre aux préoccupations les plus courantes, voici une FAQ complète :

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Bangui, quand le ministre Bertrand Arthur Piri, invité dans une église des frères de Bégoua,  annonce  aux fidèles des  choses dangereuses  qui vont arriver après les élections du décembre prochain. Quelle surprise ?

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Bangui, quand le ministre Bertrand Arthur Piri, invité dans une église des frères de Bégoua,  annonce  aux fidèles des  choses dangereuses  qui vont arriver après les Élections du décembre prochain. Quelle surprise ?

 

Bangui, quand le ministre Bertrand Arthur Piri, invité dans une église des frères de Bégoua, annonce aux fidèles des choses dangereuses qui vont arriver après les élections du décembre prochain. Quelle surprise ?
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La visite de Bertrand Arthur Piri à l’église évangélique des frères du quartier PK15, sur la route de Boali, s’est transformée la semaine dernière en un moment de malaise généralisé.

 

 

En effet, le ministre de l’Énergie et neveu du président Touadéra, également candidat aux législatives dans la circonscription de Bégoua, a tenu des propos qui ont glacé tous les fidèles de cette église des frères.

 

Invité exceptionnel du culte du dimanche dernier, le ministre Bertrand Arthur Piri, par ailleurs musicien et animateur radio,  a pris la parole après les prières pour lancer un appel pressant aux fidèles. « Il faut beaucoup prier pour le pays », a-t-il martelé, avant d’ajouter que « ce qui va arriver après les Élections risque d’être très, très dangereux pour le pays ». Bertrand Arthur Piri est allé jusqu’à évoquer une situation « pire que celle de 2013 en Centrafrique », référence directe à la crise qui avait secoué le pays après la prise du pouvoir de la Séléka qui avait chasser le président François Bozizé du pouvoir.

 

Après les propos glaçants du ministre Bertrand Arthur Piri , le silence s’est abattu dans l’église. Les fidèles, venus pour un culte dominical ordinaire, se sont retrouvés face à un membre du gouvernement leur annonçant des « choses violentes » à venir après les Élections groupées de décembre.

 

« Ça sent très, très mal », a insisté le ministre, multipliant les appels à la prière.

 

Ces Élections groupées – qui doivent réunir les présidentielles, législatives, municipales et régionales,  sont déjà au cœur d’une crise politique majeure. Le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro  y brigue un troisième mandat, en violation de la Constitution centrafricaine de 2016 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. C’est précisément cette candidature illégale qui cristallise les tensions et fait redouter une explosion post-électorale.

 

À la sortie du culte, la stupéfaction a laissé place à l’indignation. « Quelle est cette histoire ? », se demandaient les fidèles entre eux. Nombreux sont ceux qui y voient un aveu : le gouvernement serait lui-même à l’origine des crises qu’il prétend redouter. « Ils sont au pouvoir, ils ont tout. Ce sont eux-mêmes qui créent les crises », résumait un fidèle. « Ils ne veulent pas que l’opposition aille aux élections, ils créent personnellement les crises post-électorales, et maintenant ils viennent nous demander de prier pour eux ? »

 

La comparaison utilisée par les fidèles est cinglante : ils se sentent comme des chercheurs d’or qu’on fait travailler avant de leur confisquer le fruit de leur labeur. « Ils sont au pouvoir, ils bénéficient, ils mangent, ils construisent des immeubles partout, ils ne pensent même pas à la population. Et maintenant ils viennent demander à cette même population de prier pour eux ? Leur intérêt, c’est seulement de protéger leur richesse ».

 

Le contexte politique donne du poids à ces accusations. À quelques semaines des élections groupées de décembre, le pays connaît déjà une crise pré-électorale avec le boycott de l’opposition, hostile au troisième mandat du président Touadéra. Dans un climat où les tensions sont palpables et où de nombreux acteurs politiques sont écartés du processus électoral, les propos alarmistes d’un ministre en campagne prennent une résonance particulière.

 

« Tout le monde sait que le pays ne va pas bien », confiait un autre fidèle à la sortie de l’église. « Le pays va bien pour ceux qui sont au pouvoir. Pour le reste, c’est le chaos. Routes, écoles, rien ne fonctionne. La vie est dure et chère. Et ils viennent à l’église annoncer des mauvaises nouvelles ? »

 

La visite de Bertrand Arthur Piri au PK15 a donc eu l’effet inverse de celui probablement escompté. Au lieu de rassurer ou de mobiliser les fidèles, le ministre a alimenté la colère d’une population qui se sent instrumentalisée par un pouvoir qu’elle accuse de préparer le terrain d’une crise dont il serait lui-même l’artisan. En évoquant le spectre de 2013, année noire de l’histoire centrafricaine, Piri a involontairement révélé les craintes d’un régime conscient de jouer avec le feu en maintenant un troisième mandat inconstitutionnel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Sur France 24, Touadera rebaptise Wagner “coopération sécuritaire”. Eh! Baba Kongoboro, arrête de te ridiculiser honteusement devant le monde  

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Sur France 24, Touadera rebaptise Wagner “coopération sécuritaire”. Eh! Baba Kongoboro, arrête de te ridiculiser honteusement devant le monde

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur France 24, Touadera rebaptise Wagner “coopération sécuritaire”. Eh! Baba Kongoboro, arrête de te ridiculiser honteusement devant le monde
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Invité sur la chaîne de télévision française France 24, Faustin-Archange Touadéra a offert un numéro d’équilibriste face aux questions sur Wagner. Le président centrafricain a tout nié, tout esquivé, tout reformulé. Interrogé sur la pression de Moscou pour officialiser un accord avec Afrika Korps,  la structure qui a remplacé Wagner après la mort de Prigojine , il s’est retranché derrière la dénonciation d’une « désinformation » occidentale. Puis il a exigé qu’on cesse ces « propos pour décourager les gens », avant de se réfugier dans le vocabulaire aseptisé de la diplomatie : son pays entretient une simple « coopération » avec la Fédération de Russie.

 

 

Ce mot – coopération – est devenu le paravent d’une réalité que tout le monde connaît. Derrière cette formule lisse, la Centrafrique paie désormais 10 milliards de francs CFA par mois à la société Afrika Korps. Soit 120 milliards par an. Une somme colossale pour un État qui peine à exécuter son budget. Cette facturation mensuelle ne concerne pas une hypothétique assistance technique ou une formation ponctuelle. Elle finance la présence permanente de milliers de combattants russes qui contrôlent la garde présidentielle, les sites miniers stratégiques, certaines prisons et la totalité de l’appareil sécuritaire du pays.

 

Wagner n’a jamais quitté le terrain. Le groupe s’est simplement rebaptisé Afrika Korps après la disparition de Prigojine, conservant les mêmes hommes, les mêmes méthodes et les mêmes zones d’influence. Nos précédentes enquêtes ont montré comment ces mercenaires opèrent dans des régions entières sans contrôle institutionnel visible, comment ils assurent la sécurité rapprochée de Touadéra, comment ils interviennent dans des affaires judiciaires ou dans la gestion de l’exploitation aurifère. Rien de tout cela n’a changé avec le nouveau nom. Seule la facture mensuelle a été officialisée.

 

Sur le plateau de France 24, Touadéra refuse de prononcer les mots « Wagner » ou « Afrika Korps ». Il parle de « pays amis », de « soutien armé », de « partenariat stratégique ». Lorsque le journaliste insiste pour savoir s’il a signé un nouvel accord avec Moscou, le président se ferme immédiatement : « Ce n’est pas sur votre plateau que je vais m’étaler sur ces questions-là. » Cette réponse marque la frontière entre la posture publique et le secret d’État. Elle confirme surtout que des engagements ont été pris, mais qu’ils ne peuvent être assumés devant les caméras.

 

Le langage diplomatique sert ici à voiler une tutelle russe payante. En refusant de nommer Wagner ou Afrika Korps, Touadéra tente de légitimer une occupation déguisée en partenariat bilatéral. Pourtant, aucun État souverain ne paie 10 milliards par mois à des forces étrangères pour assurer sa propre sécurité sans que cela ne relève d’une forme de protectorat. Aucun gouvernement indépendant n’accepte que des combattants privés, sans uniforme national et sans mandat international, contrôlent ses infrastructures vitales et la personne même du chef de l’État.

 

Touadéra présente cette dépendance comme un choix souverain. Mais la réalité est inverse : sans Afrika Korps, son régime ne tiendrait pas. Les Élections de 2023 ont été boycottées par l’opposition, les zones hors contrôle gouvernemental restent nombreuses, et la légitimité du pouvoir repose désormais sur la force d’une milice étrangère. Le mensonge diplomatique remplace la vérité politique. Le mot « coopération » devient le masque d’un pouvoir sous tutelle payante.

 

Moscou a trouvé en Centrafrique un modèle économique rentable : facturer la protection d’un régime fragile tout en exploitant les ressources du pays. Afrika Korps n’est pas une force d’interposition neutre. C’est une entreprise militaire privée qui vend ses services à un État incapable de se défendre seul, et qui profite de cette faiblesse pour s’implanter durablement. Les 10 milliards mensuels ne sont que la partie visible d’un système où les concessions minières, les accords commerciaux et l’influence politique constituent la vraie contrepartie.

 

En refusant de répondre clairement sur France 24, Touadéra confirme ce qu’il nie. Son irritation face aux questions, son vocabulaire évasif et son refus de nommer les acteurs réels de sa sécurité révèlent l’ampleur du malaise. La Centrafrique n’a plus de souveraineté militaire. Elle loue sa défense à une société étrangère, et son président refuse d’en parler publiquement. C’est cela, la « coopération » : un euphémisme pour une subordination totale, maquillée en partenariat entre États amis.​​​​​​​​​​​​​​​​

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Ernest Mada, ministre voleur du gouvernement, dont le salaire est saisi par le trésor public, veut devenir député de Bria

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Ernest Mada, ministre voleur du gouvernement, dont le salaire est saisi par le trésor public, veut devenir député de Bria

 

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Ernest Mada, ministre en charge du secrétariat du gouvernementScreenshot, pris en flagrant délit du vol au ministère de l’éducation

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ernest Mada n’a aucune honte. Condamné à rembourser les 90 millions de francs CFA qu’il a volés au ministère de l’Éducation, ce ministre voleur se présente aujourd’hui aux législatives à Bria 1. Rejeté par les militants du MCU lors des primaires, il revient par la petite porte comme candidat indépendant. Dans la Centrafrique de Touadera, même les voleurs avérés et les faux diplômés peuvent espérer siéger à l’Assemblée nationale.

 

 

Ernest Mada connaît bien les dossiers de corruption. Quand il était directeur de cabinet au ministère de l’Éducation nationale, les partenaires internationaux ont fait des dons importants : de l’argent, des kits scolaires, du matériel destiné aux élèves centrafricains. Plus de 90 millions de francs CFA devaient servir à acheter des livres scolaires et des motos pour le personnel éducatif. Mais Ernest Mada a préféré rediriger cet argent vers ses propres comptes.

 

Quand l’affaire a éclaté en 2023 grâce au courage du journaliste Fiacre Salabe, Mada a d’abord nié. Il a affirmé publiquement qu’il s’agissait d’un autre Ernest Mada, pas lui. Une défense pathétique qui n’a trompé personne. L’Inspection générale d’État, mandatée par le président Touadera, a enquêté et rendu son verdict : Ernest Mada devait rembourser les fonds détournés. Au lieu de le sanctionner véritablement, le système s’est contenté d’organiser un prélèvement automatique sur son salaire. Chaque mois, le Trésor public coupe une partie de sa paye pour récupérer l’argent volé.

 

Mais voilà qu’aujourd’hui, ce cleptomane ministre se présente aux Élections législatives dans la circonscription de Bria 1, chef-lieu de la Haute-Kotto. Il n’est même pas candidat officiel du MCU, le parti au pouvoir. Les militants de Bria l’ont battu sèchement lors des primaires. La population locale a clairement exprimé son rejet. Qu’à cela ne tienne : Ernest Mada revient comme candidat indépendant, utilisant sa position privilégiée au sein de l’appareil du parti pour manœuvrer.

 

Car Ernest Mada occupe un poste stratégique : directeur de cabinet du directeur national de campagne du MCU. Ce directeur national de campagne n’est autre que le président de l’Assemblée nationale et premier secrétaire général du MCU. Avec de tels appuis, Mada pense pouvoir contourner le verdict des urnes et manipuler le processus électoral à son avantage. Une manœuvre mafieuse qui permet aux voleurs de rester dans le système, voire de grimper les échelons.

 

Sa récente mission à Bria du 7 au 12 mars 2025 confirme cette stratégie. Dans les communes de Daumbutu et Dabanidu, Mada a joué les héros de la paix devant les médias. Il a assisté à la destruction de 250 armes artisanales et vanté les succès du programme de désarmement. Il a parlé de relèvement, de stabilisation, de vision présidentielle. De beaux discours pour un homme dont le salaire est amputé chaque mois parce qu’il a volé l’argent des écoliers.

 

Quand Mada évoque les défis de l’éducation et de la santé dans la région, on se demande s’il se moque du monde. Comment peut-il disserter sur l’éducation alors qu’il a privé des milliers d’élèves de leurs livres scolaires ? Comment peut-il parler de développement alors qu’il a détourné des fonds destinés à équiper le personnel éducatif en motos ? Cette hypocrisie atteint des sommets rarement égalés.

 

Le journaliste Fiacre Salabe a payé cher son courage. Après avoir révélé les détournements de Mada avec des documents authentiques et vérifiés, il a reçu des menaces des partisans du président Touadera. Mada lui-même a refusé de répondre à ses questions et l’a menacé lors d’une apparition à l’Assemblée nationale. Voilà comment ce régime traite ceux qui osent dire la vérité : on menace les journalistes et on promeut les voleurs.

 

Car depuis que l’affaire a éclaté, Mada n’a cessé de monter : directeur de cabinet du Premier ministre, puis ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement. Touadera fait la promotion des détourneurs de deniers publics. C’est un signal envoyé à toute l’administration : volez tranquillement, vous serez récompensés.

 

Cette candidature pose aussi la question du rôle de la Cour constitutionnelle. En 2020, sous la présidence de Danielle Darlan, plusieurs candidatures avaient été invalidées. Madame Darlan avait rejeté les dossiers d’anciens rebelles, de miliciens, de détourneurs, de personnes ayant fait plusieurs fois la prison. Elle n’avait pas la visibilité sur tous les candidats, mais elle avait au moins sanctionné bon nombre de profils incompatibles avec le mandat législatif.

 

Aujourd’hui, la Cour constitutionnelle accepte la candidature d’Ernest Mada sans broncher. Un homme dont la culpabilité est établie par un rapport officiel de l’Inspection générale d’État. Un homme dont le salaire est saisi mensuellement pour rembourser ses vols. Un homme rejeté par sa propre formation politique lors des primaires. Et pourtant, il peut se présenter devant les électeurs comme si de rien n’était.

 

À Bria, les habitants n’oublient rien. Ils savent qui est Ernest Mada. Ils l’ont déjà rejeté une première fois. Mais avec les moyens de l’État à sa disposition, avec ses connexions au sommet du parti au pouvoir, avec la complicité silencieuse de la Cour constitutionnelle, Mada espère forcer son passage vers l’hémicycle.

 

Pendant que des Centrafricains luttent pour survivre dans un pays aux infrastructures délabrées et aux services publics en ruines, Ernest Mada se pavane et prépare sa campagne électorale. Pendant que des élèves n’ont toujours pas les livres qui devaient leur être distribués, Mada rêve de devenir député. Pendant que le peuple souffre, les voleurs gouvernent et se présentent aux Élections.

 

Ernest Mada devrait être devant un tribunal, pas sur une liste électorale. Mais dans le pays de Barthelemy Boganda, devenu depuis neuf ans une entreprise mafieuse où les criminels économiques dictent leur loi, même les voleurs les plus notoires peuvent briguer des mandats législatifs. Et c’est toute la République qui s’effondre un peu plus chaque jour.

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : la santé de Jackson Mazette, ancien vice-président du MLPC et le mercenaire en chef de Touadéra se dégrade  grave. La trahison paie toujours comptant

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Centrafrique : la santé de Jackson Mazette, ancien vice-président du MLPC et le mercenaire en chef de Touadéra se dégrade  grave. La trahison paie toujours comptant

 

Centrafrique : la santé de Jackson Mazette, ancien vice-président du MLPC et le mercenaire en chef de Touadéra se dégrade grave. La trahison paie toujours comptant
Monsieur Jackson Mazette

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires politiques de Touadéra découvrent que la trahison finit toujours par se retourner contre ceux qui la pratiquent. Jackson Mazette, l’ancien deuxième vice-président du vrai MLPC de Martin Ziguélé devenu l’un des plus zélés traîtres au service du président Touadéra, voit aujourd’hui sa santé se dégrader gravement pendant que ses commanditaires l’abandonnent à son triste sort.

 

 

En effet, la semaine dernière, Jackson Mazette a été admis en urgence à la clinique Sainte-Blondine, située derrière le commissariat du 4ème arrondissement de Bangui. Selon nos sources, sa situation était si critique qu’il fallait trois personnes pour le soutenir et l’accompagner jusqu’à l’établissement hospitalier. Un spectacle pathétique pour celui qui se proclamait encore récemment “président fondateur” du MLPC fantoche.

 

Ce nouvel épisode médical intervient quelques jours seulement après le retour de Jackson Mazette du Maroc, où il venait de subir des interventions chirurgicales pour des problèmes graves de prostate et de cœur. Ces opérations coûteuses avaient été financées avec l’argent que Touadéra lui avait remis pour organiser le congrès du MLPC fantoche,  20 millions de francs CFA détournés de leur objectif initial.

 

Mais visiblement, les soins reçus au Maroc n’ont pas suffi. L’état de santé de Mazette nécessite maintenant un nouveau retour au Maroc pour des soins complémentaires. Problème : il n’a plus d’argent. L’homme qui a trahi son parti et ses anciens camarades pour quelques millions se retrouve aujourd’hui démuni, obligé de mendier l’aide de son “patron” Faustin-Archange Touadéra.

 

Abandonné et humilié par ses maîtres, Jackson Mazette est totalement paniquée. En effet, le plus ironique dans cette histoire c’est le retournement de l’histoire. . La semaine dernière, le président Touadéra a convoqué à la présidence plusieurs mercenaires politiques du MLPC fantoche, notamment Jean-Édouard Koyambounou, Christian Gonénderé et d’autres traîtres. Lors de cette réunion, le Président Baba Kongoboro leur a remis 4 millions de francs CFA  en espèce, ils se sont partagés le butin : 350 000 francs pour certains, 150 000 pour d’autres.

 

Jackson Mazette, lui, n’était pas parmi les invités.

 

Cet homme qui s’est proclamé “président fondateur” du MLPC fantoche, qui a organisé des putschs internes, qui a éjecté et nommé des dirigeants à sa guise, n’a même pas été convoqué pour recevoir sa part du butin. Est-ce Koyambounou qui l’a retiré de la liste ? Est-ce Touadéra qui ne veut plus de lui ? Mystère.

 

Ce qui est certain, c’est que l’humiliation est totale pour Jackson Mazette. Récemment, Josephat Tagoto ,  ce SDF que Mazette avait lui-même fait élire lors d’un congrès bidon,  a publié une décision le nommant simple “suppléant du 3ème vice-président” du MLPC fantoche. De “président fondateur” autoproclamé à simple suppléant d’un vice-président : la chute est vertigineuse.

 

Rappelons le parcours de cet homme pour comprendre où la cupidité et la trahison l’ont mené.

 

Jackson Mazette était le deuxième vice-président du vrai MLPC dirigé par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé. Un parti historique, respecté, porteur d’une vraie vision pour la Centrafrique. Mais Mazette a préféré l’argent à l’honneur. Il a quitté le MLPC en prétendant être le “fondateur” du parti et détenir ainsi son monopole.

 

Avec le soutien financier et moral de Touadéra, Mazette et d’autres traîtres comme Jean-Édouard Koyambounou (ancien premier vice-président) et Étienne Malekoudou (ancien secrétaire général) ont d’abord créé le “MLPC Courant Originel”. L’objectif était clair : semer la confusion, diviser l’opposition, et affaiblir le vrai MLPC.

 

Mais cette stratégie a échoué. Le vrai MLPC est resté solide derrière Martin Ziguélé. Alors Jackson Mazette  a changé de tactique. Il a décidé de ne plus parler de “MLPC Courant Originel” mais simplement du “MLPC”, pour tenter de s’approprier totalement le nom du parti historique.

 

Touadéra lui a remis 20 millions de francs CFA pour organiser un grand congrès et donner de la crédibilité à cette imposture. Que fait Mazette ? Il prend l’argent, file au Maroc se faire soigner, et utilise les fonds pour ses dépenses personnelles et la construction de sa maison à Bangui.

 

Pendant son hospitalisation au Maroc, ses complices paniquent. Ils craignent la colère de Touadéra qui attend son congrès. Alors ils organisent une parodie de réunion dans une salle de la CNSS à Bangui avec moins de 10 personnes. Ils appellent ça un “congrès” et élisent Josephat Tagoto,  un sans-domicile-fixe originaire de Markounda – comme président du MLPC fantoche.

 

Quand Mazette apprend ça depuis son lit d’hôpital au Maroc, c’est la panique. Dès son retour à Bangui, il accuse Tagoto de détournement et l’éjecte de la présidence. Il nomme à sa place son propre neveu, Christian Gonénderé Kossi, un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son baccalauréat.

 

Mais Tagoto ne se laisse pas faire. Il publie des décisions administratives, suspend des partisans de Jackson Mazette, et finit par humilier son ancien mentor en le nommant simple suppléant d’un vice-président.

 

Dans cette guerre fratricide entre mercenaires, une figure mérite une attention particulière : Jean-Édouard Koyambounou. Cet homme détient un record peu enviable : c’est la troisième fois qu’il se fait éjecter d’une structure politique.

 

Première éjection en 2022 : suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé pour indiscipline et trahison.

 

Deuxième éjection : éjecté par Étienne Malekoudou du “MLPC Courant Originel” qu’ils avaient pourtant créé ensemble.

 

Troisième éjection : suspendu par Josephat Tagoto du MLPC fantoche.

 

Au lieu de rester dans le MLPC Courant Originel qu’il avait créé avec Malekoudou, Koyambounou a préféré se rallier à Jackson Mazette, laissant Malekoudou seul dans sa structure. Et aujourd’hui, il se retrouve suspendu par Tagoto dans le MLPC fantoche. Vraiment, cet homme n’a pas de chance – ou plutôt, il récolte ce qu’il a semé.

 

Cette histoire de Jackson Mazette est l’illustration parfaite d’une vérité universelle : la trahison finit toujours par se retourner contre le traître.

 

Jackson Mazette a trahi Martin Ziguélé et le vrai MLPC pour de l’argent. Il a accepté de devenir le mercenaire de Touadéra. Il a créé une structure fantoche pour diviser l’opposition. Il a détourné l’argent du congrès pour ses soins personnels et sa maison.

 

Et aujourd’hui ? Il est malade, abandonné par ses commanditaires, humilié par ceux qu’il avait lui-même mis en place, sans argent pour se soigner. Même ses maîtres ne le convoquent plus aux réunions de distribution d’argent. Il est devenu inutile, encombrant, embarrassant.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Centrafrique : bientôt toutes les écoles vont fermer leurs portes dans les provinces

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Centrafrique : bientôt toutes les écoles vont fermer leurs portes dans les provinces

 

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Les élèves dans la cour de l’école de Baboua centre . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lundi 3 novembre. À Baboua, les élèves des écoles Centre 1 et Œuvre sont restés chez eux. Pas de grève, pas d’épidémie, pas de problème de sécurité. Leurs enseignants sont partis passer des tests sur tablette pour devenir agents recenseurs. Tous, sans exception. Les directeurs d’école compris. À Bouar, même scénario dans les écoles publiques et au lycée moderne. Les classes vides, les enfants livrés à eux-mêmes, les parents obligés de se débrouiller.

 

 

Pendant ce temps, dans ces mêmes villes de la Nana Mambéré, des centaines de jeunes diplômés cherchent du travail. Des gens disponibles, capables d’apprendre à utiliser une tablette, prêts à parcourir les quartiers pour compter les habitants. Mais non. L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Économiques et Sociales a préféré mobiliser ceux qui ont déjà un emploi. Un emploi, en plus : former les enfants.

 

L’argument officiel ? Les enseignants ont le niveau requis pour ce travail technique. Admettons. Mais depuis quand les chômeurs centrafricains n’ont-ils pas de diplômes ? Des licenciés qui attendent une opportunité, il y en a dans chaque ville de province. Ce recensement, le quatrième du genre, aurait pu être l’occasion de leur donner un revenu temporaire. Au lieu de ça, on organise une redistribution bizarre : on retire les enseignants des écoles pour les transformer en recenseurs, on laisse les élèves à la maison, et on ignore les sans-emploi.

 

Les parents se demandent : qui a pensé ce système ? Qui a décidé qu’en pleine année scolaire, il était acceptable de vider les établissements de leurs enseignants ? Le RGPH4 est prévu pour octobre 2025. Les préparatifs traînent depuis des mois. Personne n’a jugé utile de programmer ces formations pendant les vacances ? Personne n’a considéré l’impact sur le calendrier scolaire ?

 

Dans un pays où le taux de scolarisation reste fragile, où beaucoup d’enfants abandonnent l’école en cours de route, chaque semaine de classe compte. Les enseignants le savent. Les parents aussi. Apparemment, pas ceux qui organisent le recensement. L’éducation attendra. Les statistiques démographiques, elles, ne peuvent pas patienter.

 

Certains parents à Bouar commencent à parler de fermeture prolongée des écoles si cette mobilisation continue. On n’en est pas encore là, mais l’inquiétude monte. Les évaluations de fin de trimestre approchent. Les programmes ne sont pas bouclés. Les enfants accumulent du retard. Et pour quoi ? Pour compter la population, alors qu’on aurait pu embaucher des gens qui ont besoin de ce travail.

 

Le comble, c’est que ce recensement est censé aider à planifier le développement du pays. Mais quel développement peut-on bâtir en négligeant l’éducation des générations futures ? Les données du RGPH4 vont servir à établir des politiques publiques, à allouer des ressources, à orienter les investissements. Très bien. Sauf qu’on sacrifie aujourd’hui ce qui devrait être la première des priorités : la formation de ceux qui porteront ces politiques demain.

 

L’ICASEES publiera bientôt les listes des candidats retenus comme agents recenseurs. On verra alors combien d’enseignants ont été sélectionnés, et combien de chômeurs. Les paris sont ouverts. En attendant, les écoles des villes de provinces comme Baboua et Bouar fonctionnent au ralenti. Les élèves perdent des jours d’apprentissage qu’ils ne rattraperont jamais vraiment. Les familles s’adaptent comme elles peuvent.

 

Ce qui se passe dans la Nana Mambéré n’est qu’un exemple. D’autres provinces vivent la même situation. Partout, le même choix incompréhensible : prendre ceux qui travaillent déjà plutôt que ceux qui cherchent du travail. Vider les services publics plutôt que de créer des emplois temporaires. Perturber l’année scolaire plutôt que d’attendre le bon moment.

 

Anselme Mbata….

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Bossemptélé : quand la police transforme les cartes d’identité en machine à racketter la population

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Bossemptélé : quand la police transforme les cartes d’identité en machine à racketter la population

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bossemptélé : quand la police transforme les cartes d’identité en machine à racketter la population
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les policiers de Bossemptélé ont trouvé depuis quelques temps un nouveau moyen facile de voler les citoyens centrafricains. Les cartes d’identité confectionnées et payées sont bloquées au commissariat. Pour les récupérer, chaque demandeur doit verser à nouveau de l’argent aux policiers. Un racket massif qui gangrène tout le pays : Boda, Yaloké, Paoua, Ndélé, Bozoum, partout la police pille la population.

 

 

En effet, pour obtenir une carte nationale d’identité en Centrafrique, les citoyens doivent payer environ 4 000 FCFA, auxquels s’ajoutent les frais de photo et autres documents requis. Au total, chaque demandeur dépense une somme importante avant même que son dossier ne soit envoyé à Bangui. La société libanaise Almadina, qui détient le monopole de la fabrication des cartes nationales d’identité en Centrafrique, envoie régulièrement des agents en province pour collecter les dossiers. Ces agents vérifient les pièces, ramassent les documents, puis les acheminent à Bangui où les cartes sont produites. Une fois confectionnées, les cartes sont renvoyées dans les villes concernées pour être distribuées gratuitement aux demandeurs.

 

Justement, à Bossemptélé, les agents d’Almadina ont passé plusieurs semaines sur place pour collecter les dossiers, les ont acheminés à Bangui pour la fabrication, puis les cartes terminées ont été ramenées à Bossemptélé et déposées au commissariat de police pour distribution. C’est là que commence le racket. Au lieu de remettre les cartes gratuitement aux demandeurs qui ont déjà tout payé, le commissariat exige un paiement supplémentaire de 2 000 FCFA par personne. Pour mieux organiser cette extorsion, les policiers ont divisé la ville par quartiers. Chaque quartier se voit attribuer un jour précis pour venir récupérer les cartes. Les habitants doivent se présenter avec leurs 2 000 francs, sinon leur document leur est refusé.

 

“On a déjà payé tout ce qu’on nous a demandé. Maintenant ils veulent encore 2 000 francs juste pour nous remettre notre propre carte. C’est du vol”, dénonce un habitant de Bossemptélé. Dans un pays où la majorité des citoyens vivent avec moins de 1 000 FCFA par jour, ces 2 000 francs supplémentaires représentent une charge insupportable. Et sans carte nationale d’identité, les Centrafricains deviennent des cibles faciles pour les militaires, les gendarmes, y compris les mêmes policiers qui leur ont refusé leur document. Lors des contrôles routiers, aux barrages, ceux qui n’ont pas de carte se font racketter, arrêter, humilier. C’est un système pervers où les policiers créent délibérément le problème pour ensuite exploiter leurs victimes à chaque occasion.

 

Ce système de racket n’a rien de nouveau et surtout, il n’est pas rare. À Paoua, le commissaire adjoint et le commandant du corps urbain imposent exactement la même arnaque. À Ndélé, les gendarmes exigent 5 000 FCFA à ceux qui n’ont pas de carte. À Boda, à Yaloké, à Bozoum, à Berberati, partout dans le pays, les forces de l’ordre utilisent les cartes nationales d’identité comme moyen d’extorquer de l’argent aux citoyens. Depuis deux à trois ans, ces pratiques sont dénoncées régulièrement. Les habitants se plaignent, les articles sont publiés, les témoignages s’accumulent. Mais rien ne change.

 

Le directeur général de la police laisse faire. Pire, son silence ressemble à une autorisation. Comme si ces rackets étaient tolérés, voire encouragés au plus haut niveau. Dans chaque ville, les policiers continuent tranquillement de transformer un service public en source de revenus illégaux, sans la moindre sanction. Les citoyens n’ont aucun recours. Se plaindre ne sert à rien. Les autorités locales ferment les yeux. Le directeur général à Bangui fait semblant de ne rien voir, alors que ces pratiques sont connues de tous depuis des années.

 

À Bossemptélé comme ailleurs, les policiers impliqués dans ce racket opèrent en toute impunité. Le commissariat continue de bloquer les cartes, d’organiser la distribution par quartiers pour mieux contrôler le racket, d’exiger leurs 2 000 francs à chaque citoyen. Les habitants se retrouvent piégés, obligés de payer une deuxième fois pour récupérer un document qu’ils ont déjà payé. Certains attendent depuis des mois, mais refusent de céder à cette extorsion. D’autres cèdent, résignés, sachant qu’ils n’ont pas d’alternative.

 

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UN REGARD A 360° SUR L’ENTRETIEN DE       M. TOUADERA SUR LE PLATEAU DE FRANCE24 LE 03/11/2025

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UN REGARD A 360° SUR L’ENTRETIEN DE       M. TOUADERA SUR LE PLATEAU DE FRANCE24 LE 03/11/2025

 

UN REGARD A 360° SUR L’ENTRETIEN DE M. TOUADERA SUR LE PLATEAU DE FRANCE24 LE 03/11/2025
Le Président Baba Kongoboro fait la prière pour ses moments difficiles

 

Rédigé le .

Par : un contributeur de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis 2016, la trajectoire politique, de mon pays, la Centrafrique s’est durcie : recentrage du pouvoir à la présidence, affaissement des contre-pouvoirs et dépendances sécuritaires externes. L’interview de M. Faustin-Archange Touadera à France24 expose un récit d’un “ordre retrouvé” – Élections « transparente(s), sécurisée(s) et paisible(s) », DDR « historique », détente diplomatique – qui contraste avec les analyses et faits discutés. La présente note est le fruit de ma modeste réflexion et un regard à froid sur cette entretien…                                                                                                      

 

 

Ai-je bien compris la profondeur des propos du président ?

Voici ma lecture serrée de cet entretien…

 

CE QUE DIT L’ENTRETIEN (ET CE QUE CELA VAUT)

 

De l’organisation des Élections de la diplomatie

  • “Le 28 décembre, l’ANE organisera des Élections sûres, transparentes et paisibles.”
    C’est l’affirmation centrale du président (« …de manière transparente, sécurisée et paisible… »)

 

Or un Expert indépendant de l’ONU, M. Yao AGBETSE a, le 26 juin 2025, alerté sur les « sérieux obstacles opérationnels » de l’ANE et mis en doute sa capacité à tenir les délais et les standards requis (logistique, inclusivité, sécurité). Il faut rappeler que dans un scrutin, il faut 15mn à l’électeur lettré pour voter. Un illettré a besoin de 20 à 30 mn pour un scrutin, donc pour 4 scrutins, il faut 1h par électeur dans l’arrière-pays. A cela s’ajoute la question de l’identité des électeurs car en province on ne délivre pas l’actes de naissances depuis les années blanches. Pire les candidats sont binationaux dans la plupart… d’où problème. Combien de personnes auront vite avant 17h avant le décompte des voix à 18h sans lumière, pas d’électricité ???

 

De plus, l’opposition démocratique (plateforme BRDC) a annoncé boycotter le quadruple scrutin du 28 décembre 2025 en dénonçant un processus « verrouillé » – exactement l’objection que l’interview évacue.

 

Qualifier l’opposition de “non constructive” parce qu’elle refuse de participer à des Élections truquées d’avance est un sophisme autoritaire.

 

L’affirmation que “cette opposition n’est pas suivie par la population” est contredite par les manifestations réprimées et l’espace politique rétréci.

 

Son indifférence – “ceux qui ne veulent pas participer, on n’oblige pas” – montre son mépris du pluralisme démocratique.

 

  • “Je tends la main, l’accord de N’Djamena d’avril 2025 est un tournant.” Une communication qui remplace la réalité.

Vous rappelez l’accord du 19 avril 2025 (UPC et 3R) et l’initiation du désarmement ‘’ …grâce à l’entremise du président Déby… ‘’.

Les faits : l’accord a bien été signé à N’Djamena le 19 avril et les deux groupes ont été officiellement dissous en juillet, avec des opérations DDR lancées mi-juillet et en octobre 2025 (UPC à Maloum ; redditions 3R appuyées par la MINUSCA). C’est un progrès réel, mais un progrès qui cache un agenda, autre que les intérêts de notre pays…
Mais, disant le, la réalité est fragile : factions 3R rivales se sont encore affrontées à Bozoum en juin (civils tués, milliers de déplacés), et des éléments de la CPC restent actifs.

Donc, présenter les accords de N’Djamena comme un succès alors que les violences persistent dans de nombreuses régions relève de la désinformation.

 

La mention de “11 groupes sur 14” désarmés est non vérifiée par les observateurs internationaux, qui documentent plutôt la recomposition des groupes armés.

 

Définitivement cette narration optimiste contraste avec les rapports de l’ONU sur la recrudescence des exactions contre les civils.

Bref : avancée tactique, pas de stabilisation stratégique.

 

  • “La coopération russe : on discute, pas de ‘pressions’, je n’en dirai pas plus.” Une souveraineté vendu et un déni de vassalisation

Dans l’interview, le M. TOUADERA élude (« …ce n’est pas sur votre plateau… »)

Or, depuis 2024-2025, Moscou pousse au basculement de Wagner vers “Africa Corps”, avec négociations financières et demande de contractualisation ; plusieurs enquêtes et dépêches décrivent ces pressions et l’entre-deux actuel sur le terrain. Ici il faut se rappeler que longtemps, le gouvernement ne voulait pas reconnaître s’être trompé avec Poutine qui avait envoyé Wagner, force non conventionnelle. Le même gouvernement a peur de remplacer Wagner par Africa Corp.

Parallèlement, des abus graves et un contrôle controversé de sites aurifères/diamantifères par des entités liées à Wagner persistent (Ndassima, Lobaye Invest, etc.).

La non-réponse (ou refus de clarification) présidentielle sur Africa Corps relève moins de la « courtoisie » que d’un déficit de transparence sur un enjeu souverain clé. Elle confirme que la RCA est devenue un protectorat mercenaire.

 

Sa colère feinte quand on évoque les “pressions” russes trahit un complexe d’infériorité et une paranoïa caractéristique des régimes dépendants.

 

L’affirmation “nous sommes un pays fragile” qui accepte toute aide est la capitulation assumée de sa souveraineté nationale.

  • “Avec la France, nous avons renoué et tout va très bien.” Un double jeux diplomatique soit un opportunisme cynique.

Oui, feuille de route bilatérale validée à l’Élysée le 17 avril 2024, et reprise de coopérations ciblées ; Paris a même rouvert des appuis techniques/financiers.

Mais ce réchauffement n’efface pas l’empreinte russe (militaire, sécuritaire, minière) ni les inquiétudes démocratiques internes.

Après des années d’anti-français virulent instrumentalisé par Wagner, le soudain “les choses se passent très bien” avec Macron révèle un opportunisme sans principe. Après avoir insulté la France, après avoir traité la France de tous les noms, il revient aux bons sentiments et comme la France a des problèmes structurelles et diplomatiques, elle mobilise  ORANO et les autres au détriment du payeur d’impôt en France

 

Son “je ne suis l’otage de personne” sonne particulièrement faux quand on connaît le contrôle exercé par les mercenaires russes sur les mines et les institutions.

 

 

Bilan depuis 2016 : gouvernance, État de droit, dérive autoritaire

  • Révision constitutionnelle (30 juillet 2023), une autocratie masquée : suppression des limites de mandats, mandat porté à 7 ans, création d’une vice-présidence nommée, affaiblissement du contrôle parlementaire sur les contrats miniers, recomposition de la Cour constitutionnelle. Validation des résultats malgré boycott et contestations. C’est une concentration de pouvoirs conforme à une personnalisation du régime.

Le tout intervient après la révocation de la présidente de la Cour constitutionnelle, Danièle Darlan, en octobre 2022 – signal majeur d’atteinte à l’indépendance de la justice.

  1. TOUADERA esquive honteusement en invoquant “on ne peut pas savoir ce qui se passe dans 7 ans”, alors qu’il a personnellement piloté la révision constitutionnellepour conserver le pouvoir.

 

Son accusation “infantilisation” de la Centrafrique, mon pays, est particulièrement hypocrite venant d’un leader qui traite son peuple comme des enfants en refusant toute alternance démocratique.

 

Cette manœuvre s’inscrit dans la tradition des dictatures constitutionnelles africaines qu’il prétend pourfendre.

 

Qualifier l’opposition de “non constructive” parce qu’elle refuse de participer à des Élections truquées d’avance est un sophisme autoritaire.

 

L’affirmation que “cette opposition n’est pas suivie par la population” est contredite par les manifestations réprimées et l’espace politique rétréci.

 

Son indifférence – “ceux qui ne veulent pas participer, on n’oblige pas” – montre son mépris du pluralisme démocratique.

Espace civique et médias : la Centrafrique reste classée 72ᵉ/180 à l’Index RSF 2025 (score 60,15) – loin d’un environnement libre et sûr pour la presse.

Ressources & intégrité : la RCA a été temporairement suspendue de l’EITI fin 2024, ce qui interroge la transparence du secteur extractif (déjà sous influence d’acteurs russes liés à Wagner).

 

Le verdict final sur l’interview : éléments de langage vs. faits

  1. Élections “sûres et transparentes” : l’affirmation est faiblement crédible au regard des signaux d’alerte de l’ONU, des incohérences de l’ANE, des contradictions sur la nationalité des candidats, du nombre fictif des électeurs car sans preuve de centrafricanité et du boycott de l’opposition. La confiance dans l’ANE ne se décrète pas ; elle se démontre.
  2. Accord DDR “historique” : oui, utile, mais partiel et réversible. Le pouvoir survend sa portée.
  3. Russie/Africa Corps : l’esquive publique masque une réalité de pressions et de contreparties – sécurité contre rentes minières – qui mine la souveraineté qu’on revendique.
  4. “Nous relevons la tête” sur l’économie et le social : le diagnostic officiel ne cadre pas avec les indicateurs (croissance molle, pauvreté massive, besoins humanitaires élevés). Narratif optimiste, réalité austère.
  5. Gouvernance/État de droit : la réforme constitutionnelle + la mise au pas de la Cour constitutionnelle = dérive hyper-présidentialiste. Régression démocratique, même si l’emballage reste électoral.

 

En bref, depuis 2016, la Centrafrique a centralisé le pouvoir exécutif, affaibli des contre-pouvoirs clés, externalisé sa sécurité et peu amélioré la condition sociale moyenne. L’interview défend un récit d’“ordre retrouvé” et de “coopérations apaisées”, mais les indicateurs (État de droit, transparence extractive, pauvreté, dépendance sécuritaire) racontent plutôt une normalisation de la dérive autoritaire sous vernis électoral et des reculs socio-économiques persistants.

 

Par : monsieur A. T. BENGUEWE DAMARAS

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Hugues Francis Mongombé : « Une mission suicidaire pour des élections groupées irréalisables….

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Hugues Francis Mongombé : « Une mission suicidaire pour des Élections groupées irréalisables….

 

Hugues Francis Mongombé : « Une mission suicidaire pour des élections groupées irréalisables….
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des Élections …

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Hugues Francis Mongombé dénonce le calendrier électoral du 28 décembre 2025 comme une « mission suicidaire », accusant le gouvernement Touadera d’improvisation et de fraude électorale en préparation….

 

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè-Luka, animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, a livré une critique virulente du processus électoral centrafricain, qualifiant le calendrier fixé au 28 décembre 2025 pour les Élections groupées (présidentielle, législative, municipale et régionale) de « mission suicidaire ». Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), Hugues Francis Mongombé a dénoncé un processus entaché par l’improvisation, le manque de transparence et une volonté évidente du gouvernement du président Touadera de manipuler les Élections pour asseoir son pouvoir. Ses propos montre clairement une crise de légitimité qui menace la démocratie centrafricaine, révélant un système où les institutions sont instrumentalisées pour servir les intérêts du régime de Baba Kongoboro….

 

Hugues Francis Mongombé  commence par souligner l’irréalisme du calendrier électoral. Organiser quatre scrutins simultanés en seulement quatre mois pour une population d’environ 6 millions d’habitants, répartie sur 623 000 kilomètres carrés, est, selon lui, une entreprise vouée à l’échec. Il pointe l’état délabré des infrastructures routières, particulièrement en saison pluvieuse, qui rend la logistique électorale quasi impossible. « Comment humainement ils vont réussir un tel pari ? », s’interroge-t-il, accusant l’ANE et le gouvernement de sous-estimer les défis techniques et financiers. Cette précipitation, loin d’être un simple manque de compétence, reflète, selon Hugues Mongombé, une stratégie délibérée pour marginaliser l’opposition et fausser le jeu démocratique. Il voit dans ce calendrier un outil conçu pour désavantager les adversaires politiques du président Touadera, limitant leur capacité à organiser une campagne efficace….

 

L’absence de concertation avec les acteurs politiques et la société civile est un point central de sa critique. La constitution et le code électoral exigent un cadre de concertation permanent réunissant le gouvernement, les partis politiques et la société civile pour garantir un processus transparent et inclusif. Pourtant, Mongombé affirme que ce cadre est devenu un « pot de fleur », une coquille vide où les décisions sont prises unilatéralement par le pouvoir en place. Il accuse le gouvernement Touadera de contourner ce mécanisme pour imposer un chronogramme irréaliste, conçu pour désavantager les opposants et limiter leur capacité à mobiliser. Cette marginalisation des voix dissidentes, selon lui, est une preuve de l’autoritarisme du régime, qui privilégie son agenda politique au détriment de la démocratie….

 

Un autre grief majeur concerne la gestion du fichier électoral. Hugues Francis Mongombé  s’indigne de la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en utilisant des pièces d’état civil. Il qualifie cette mesure de « nid à la fraude », arguant qu’elle viole l’article 29 du code électoral, qui exige des garanties de fiabilité pour toute modification des règles d’identification des électeurs. Cette décision, validée par le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, sans consensus préalable, est perçue comme une tentative claire de manipuler le scrutin. Hugues Francis Mongombé affirme que le pouvoir cherche à faire voter des individus non identifiés pour gonfler les résultats en faveur du président Touadera. « Aujourd’hui, on écarte tous les acteurs, on décide seul », martèle-t-il, dénonçant une gouvernance autoritaire qui sacrifie l’état de droit pour des intérêts partisans….

 

Hugues Francis Mongombé va plus loin, qualifiant le processus électoral de « campagne de chicote électorale », une métaphore saisissante pour décrire une entreprise punitive visant à intimider et marginaliser l’opposition. Il accuse le gouvernement de transformer les élections en un outil de répression plutôt qu’en un exercice démocratique. Cette « punition » se manifeste par des décisions unilatérales, comme la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour modifier le code électoral en pleine période pré-électorale. Mongombé y voit une atteinte grave à l’état de droit : « Lorsqu’on tripote tous les jours une loi, cette loi n’est plus une loi pour tous. […] Elle est construite pour plaire à une personne ou une catégorie de personnes ». Cette personnalisation de la loi, selon lui, sert directement les intérêts du président Touadera et de son entourage, au mépris des principes d’impartialité et de généralité qui doivent régir un cadre légal….

 

L’improvisation et la précipitation dénoncées par Hugues Francis Mongombé  sont également illustrées par les problèmes techniques rencontrés par l’ANE. Les tablettes vétustes utilisées pour le recensement électoral ont empêché la biométrisation de milliers d’électeurs, un échec que Davy Yama attribue à des contraintes techniques, mais que Mongombé considère comme un symptôme d’une mauvaise gouvernance systémique. Il critique l’ANE pour son manque de proactivité, arguant que ces problèmes auraient pu être anticipés et résolus en amont si le gouvernement avait pris ses responsabilités. « Gouverner, c’est prévoir », répète-t-il, accusant le pouvoir de n’avoir ni prévu ni mobilisé les ressources nécessaires pour des élections crédibles. Cette négligence, selon lui, reflète l’incapacité du régime Towa à assumer ses obligations régaliennes, préférant s’appuyer sur des bailleurs étrangers plutôt que de mobiliser des ressources nationales….

 

Hugues Francis Mongombé  prédit que ce processus vicié conduira à une crise post-électorale. « Nous sommes déjà en crise », affirme-t-il, pointant une crise juridique née du non-respect des textes légaux. Les modifications incessantes du code électoral, les décisions unilatérales et l’exclusion des acteurs de l’opposition et de la société civile créent un « schéma chrysogène » qui, selon lui, est délibérément orchestré par le gouvernement. Il avertit que les frustrations engendrées par l’impossibilité pour certains électeurs de voter, ou pour des candidats de se présenter dans des conditions équitables, pourraient déboucher sur des tensions politiques majeures, voire un boycott par l’opposition. Le BRDC, coalition de partis d’opposition, a déjà exprimé son manque de confiance en l’ANE et le Conseil constitutionnel, renforçant les craintes d’un scrutin contesté….

 

Face à ces accusations, Davy Yama adopte une posture défensive, insistant sur le respect des délais constitutionnels et la nécessité de tenir les élections pour éviter un vide institutionnel. Il affirme que l’ANE travaille dans le respect des lois et que les difficultés techniques, comme les problèmes de biométrisation, ont été présentées en toute transparence lors des journées d’information du cadre de concertation. Cependant, Mongombé rejette ces justifications, les qualifiant de prétextes pour masquer l’incompétence et les intentions manipulatrices du pouvoir. Il reproche à l’ANE sa proximité avec le gouvernement, qui compromet son indépendance et sa crédibilité. Selon lui, l’institution, censée être un organe technique impartial, est devenue un instrument au service du régime Touadera, incapable de garantir un processus électoral transparent….

 

Hugues Francis Mongombé  insiste sur l’urgence d’une concertation nationale pour redéfinir les règles du jeu. Il rappelle que la loi prévoit un cadre de concertation pour résoudre les blocages, mais que le gouvernement l’a ignoré, préférant imposer ses décisions. Cette absence de dialogue, combinée à des ressources insuffisantes – notamment un déficit de financement de plus de 2 milliards pour le matériel électoral – renforce l’impression d’un processus biaisé. Mongombé souligne que même des pays mieux équipés financent leurs élections avec leurs propres moyens, critiquant la dépendance de la Centrafrique aux bailleurs étrangers, un autre signe de la faiblesse de la gouvernance sous Towa. Il déplore que le gouvernement n’ait pas anticipé ces défis, laissant le pays dans une situation de vulnérabilité à quatre mois des échéances.

 

La suite dans le prochain article sur CNC

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Soudan : Des réfugiés centrafricains dénoncent le détournement de l’aide humanitaire à leur détriment

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Soudan : Des réfugiés centrafricains dénoncent le détournement de l’aide humanitaire à leur détriment

 

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Un réfugié centrafricain au Soudan

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un responsable des réfugiés centrafricains au Soudan dénonce sur les réseaux sociaux l’exclusion méthodique de ses compatriotes des distributions d’aide humanitaire malgré leur recensement officiel à plusieurs reprises.

 

 

Une déclaration relayée massivement sur les réseaux sociaux découvre les conditions difficiles des réfugiés centrafricains au Soudan. Un vieux papa, responsable des réfugiés centrafricains, installés au Soudan près de la frontière, a dénoncé publiquement les pratiques de certaines organisations humanitaires dans ce pays voisin qui excluent les Centrafricains des distributions d’aide.

 

Notons que ces réfugiés avaient fui leur pays en 2020 lors des violents affrontements intercommunautaires qui avaient opposé les Rounga, les Kara appuyés par les Goula dans toutes les régions du nord de la RCA. À cette époque, la situation était devenue incontrôlable avec des armes qui crépitaient de partout, poussant de nombreuses familles à abandonner leurs foyers.

 

Devant cette violence, beaucoup s’étaient d’abord regroupés devant la base de la Minusca avant de prendre la décision difficile de franchir la frontière pour chercher refuge au Soudan. Une fois arrivés dans ce pays voisin, ils avaient été dûment recensés et identifiés comme réfugiés centrafricains par les autorités compétentes et les organisations humanitaires présentes sur place.

 

Le processus d’enregistrement s’était déroulé normalement. Les organisations humanitaires avaient pris leurs noms, établi des listes et promis une assistance régulière sous forme de distributions de vivres et d’autres produits de première nécessité. Ces réfugiés centrafricains pensaient alors avoir trouvé un refuge temporaire en attendant le retour de la paix dans leur pays.

 

Mais la réalité s’est avérée tout autre. Selon le témoignage de ce papa refugiés centrafricain, quand arrivent les moments de distribution des kits alimentaires ou autres, les refugiés Centrafricains se retrouvent exclus. Lorsqu’ils se présentent avec leurs noms, on leur répond invariablement que ces noms ne figurent pas sur les listes de distribution.

 

Cette situation se répète à chaque distribution d’aide. Les réfugiés centrafricains voient arriver les équipes humanitaires, assistent aux distributions, mais n’y ont jamais accès. Quand ils s’approchent pour recevoir leur part, on leur oppose l’absence de leurs noms sur les listes, alors même qu’ils avaient été enregistrés lors des recensements précédents.

 

Le phénomène est si organisé qu’il ne peut relever du simple hasard ou de l’erreur administrative. Selon le responsable des réfugiés, tous les produits distribués sont accaparés uniquement par les Soudanais présents sur le site, tandis que ses compatriotes repartent les mains vides à chaque fois.

 

Cette exclusion a poussé les réfugiés centrafricains à remettre une dernière fois leurs noms sur les listes, estimant que la situation était devenue intolérable. Beaucoup de Centrafricains présents sur les lieux de distribution n’ont jamais reçu, selon l’expression du responsable, “aucune soupe sur leur cuillère ”, autrement dit aucune aide concrète.

 

Cette affaire montre clairement un phénomène plus large de détournement de l’aide humanitaire qui ne se limite pas à la République centrafricaine. Au Soudan aussi, certaines organisations semblent utiliser les noms des réfugiés pour obtenir des financements et des donations, tout en redistribuant l’aide selon des critères qui ne correspondent pas aux listes officielles.

 

Cette pratique constitue une forme de détournement particulièrement cynique. Les noms des réfugiés centrafricains servent à justifier l’obtention d’aide internationale, mais ces mêmes réfugiés n’en bénéficient jamais. Cette utilisation frauduleuse de leur identité les transforme en victimes deux fois : d’abord de la guerre qui les a chassés de chez eux, puis de la corruption qui les prive de l’aide qui leur est destinée.

 

La situation de ces réfugiés est d’autant plus tragique qu’ils ne peuvent pas facilement rentrer chez eux. Bien qu’ils souhaiteraient regagner la République centrafricaine, les conditions sécuritaires actuelles ne le permettent pas. Le pays connaît toujours des déplacements massifs de populations, avec des incursions répétées de bandits soudanais qui terrorisent les communautés frontalières.

 

À ces menaces s’ajoutent les agissements des mercenaires russes dans la Vakaga qui sèment également la terreur parmi les populations civiles. Cette insécurité permanente empêche tout retour serein des réfugiés vers leurs villages d’origine, les contraignant à rester au Soudan malgré les difficultés qu’ils y rencontrent.

 

Même si le Soudan offre plus de sécurité que leur région d’origine, les conditions de vie y restent précaires pour ces réfugiés. Privés de l’aide humanitaire qui leur revient de droit, ils doivent survivre avec leurs propres moyens dans un pays qui traverse lui-même de nombreuses difficultés.

 

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Affaire Armel Sayo : Son avocat, maître Arlette Sombo-Dibele,  dénonce les conditions inhumaines  de sa détention et l’impossibilité d’accéder à son client. D’après lui, Armel Sayo est encore introuvable

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Affaire Armel Sayo : Son avocat, maître Arlette Sombo-Dibele,  dénonce les conditions inhumaines  de sa détention et l’impossibilité d’accéder à son client. D’après lui, Armel Sayo est encore introuvable

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le colonel Armel Sayo devant le juge d'instruction au TGI de Bangui le 28 août 2025
Le colonel Armel Sayo devant le juge d’instruction au TGI de Bangui le 28 août 2025

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maître Arlette Sombo-Dibele, avocat de l’ancien ministre Armel Sayo, accuse le ministre de la Justice de violations graves des droits de la défense. Dans une lettre datée du 20 octobre 2025, elle explique que son client est introuvable entre l’OCRB et le camp de Roux, et décrit des conditions sanitaires inquiétante.

Depuis sa constitution le 22 août 2025 par le Doyen des Juges, Maître Arlette Sombo-Dibele  n’a jamais pu entrer en contact avec son client Armel Sayo Mingatoloum. Cette impossibilité d’exercer les droits de la défense, expliquée dans un courrier adressé au ministre de la Justice, confirme les craintes exprimées depuis des mois par l’opposition et la société civile sur le sort réservé à l’ancien ministre.

 

 

Le 24 septembre 2025, l’avocat s’est rendu à l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour rencontrer son client. On lui a affirmé qu’Armel Sayo ne s’y trouvait pas, mais plutôt au Camp de Roux. Arrivé au Camp de Roux, les éléments du service pénitentiaire lui ont assuré le contraire : « Depuis son exfiltration le 7 juillet 2025 pour l’OCRB, mon client n’avait jamais été ramené dans leur centre de détention ». Ils sont même allés jusqu’à l’accompagner à l’OCRB pour indiquer que l’information donnée sur la présence de Sayo au Camp de Roux était fausse.

Le samedi 4 octobre 2025, Maître Arlette Sombo-Dibele  s’est rendu à nouveau au Camp de Roux pour exercer son droit de visite. La réponse resta identique : le détenu Sayo Mingatoloum n’a jamais été ramené dans ce centre depuis que les éléments de l’OCRB l’avaient conduit dans leur service. Pourtant, selon le mandat de dépôt délivré par l’un des juges, Armel Sayo devait être détenu au Camp de Roux.

La dernière personne à avoir vu Armel Sayo était sa tante, le 29 août 2025, alors qu’il était officiellement dans les locaux de l’OCRB. L’avocat rapporte des détails précis sur l’état de son client : « Il se dégageait de sa personne une odeur nauséabonde et l’un de ses bras semblait fracturé sous sa tenue et elle avait remarqué divers plaies sur lui ». Armel Sayo a confié ne pas avoir accès aux douches.

Dans sa lettre, Maître Sombo-Dibele qualifie le lieu de détention de son client de « camp de concentration susceptible d’atteindre jusqu’à sa santé mentale ». L’avocat précise que son client, malade, ne bénéficie d’aucune des garanties que lui reconnaît la Charte africaine en tant qu’être humain, et que « l’isolement dans lequel il est tenu confiné s’apparente à une incarcération dans un camp de concentration ».

Déjà en août 2025, informé par la famille de son client, l’avocat avait signalé l’état de santé préoccupant d’Armel Sayo au Directeur Général des Services Pénitentiaires. Cette demande, formulée à deux reprises, d’abord le 1er septembre puis le 15 septembre 2025, est restée sans réponse. Les parents de l’ancien ministre, inquiets, observent la détérioration de l’état de santé de leur fils. Le ministre d’État à la Justice ignore leurs inquiétudes.

Maître Arlette Sombo-Dibele  fonde sa plainte sur des textes juridiques précis. Il rappelle que la République centrafricaine a ratifié la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples le 26 avril 1986, s’engageant ainsi au respect de cet instrument. Conformément à l’énoncé de l’article 1 du Chapitre 1er de cette Charte, la RCA « reconnaît les droits, devoirs et libertés qui y sont énoncés ». L’article 5 proscrit la torture morale, physique et les traitements cruels, inhumains et dégradants. L’article 16 garantit à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre.

« Monsieur le Ministre de la Justice Chargé de la Promotion des Droits Humains, je ne vous ferai pas l’offense d’oser croire que vous ignorez que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples exige que des mesures soient prises par les États-Parties pour rendre effective l’indépendance de la justice par sa promotion et sa protection », écrit l’avocat. Il poursuit : « Promouvoir la justice passe également par le respect des droits reconnus aux Avocats pour la défense de leur client ».

Dans sa lettre, Maître Arlette Sombo-Dibele  interpelle directement le ministre : « Vous conviendrez, Monsieur le Ministre d’État, qu’il n’y a, dans ce comportement des officiers de police judiciaires, rien qui respecte les engagements souscrits par notre État ». Il termine avec une formule de politesse : « Je vous saurais, dès lors, gré de bien vouloir donner les ordres nécessaires pour que ces violations multiformes des Droits de la défense prennent définitivement fin. Dans cette attente, je demeure votre bien dévoué et vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État l’expression de ma parfaite considération ».

Le courrier, copie envoyée au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, porte le cachet « Ministère de la Justice – Courrier arrivé – Date : 28/10/25 », attestant que les autorités ont bien reçu cette dénonciation.

Cette lettre de Maître Arlette Sombo-Dibele  confirme ce que Corbeau News Centrafrique documente depuis des mois : Armel Sayo a disparu des circuits judiciaires normaux. Extrait illégalement de la prison du camp de Roux le 7 juillet 2025 pour l’office central pour la répression du banditisme, remis aux Mercenaires russes du groupe  Wagner  dans la nuit du 7 au 8 juillet pendant plus de 21 jours, il réapparaît brièvement  à deux reprises avant de replonger dans une détention dont personne ne connaît les contours.

Les déclarations de Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, affirmant qu’Armel Sayo aurait demandé pardon au président Touadéra, prennent une autre dimension avec ces révélations sur les conditions de détention de l’ancien ministre. Comment un détenu maintenu dans des conditions dégradantes, sans accès à son avocat, sans soins médicaux appropriés, pourrait-il exercer librement sa volonté ? Comment un homme décrit avec un bras possiblement fracturé, dégageant une odeur nauséabonde faute d’accès aux douches, peut-il être considéré comme s’exprimant en toute liberté ?

La justice centrafricaine se transforme en instrument d’oppression. Le droit de la défense, pourtant garanti par tous les textes nationaux et internationaux, devient une fiction. Un avocat, constitué selon les formes légales, se voit refuser l’accès à son client pendant des mois, ballotté entre deux lieux de détention qui se rejettent mutuellement la responsabilité. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, dispose désormais de cette lettre dans ses archives. Mais en réalité, il maîtrise parfaitement l’endroit où l’ancien ministre Armel Sayo est détenu clandestinement.

 

Par Gisèlef = MOLOMA….

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ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.  

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ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/henri_koulayom_pca_de_acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.
Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des moments où on se demande si les gens qui dirigent ce pays comprennent encore ce qu’est la justice, la procédure, le droit. À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi, communément appelée ACFPE, le président du conseil d’administration, un certain Henri Koulayom qui se fait appeler “professeur”,  un titre qui n’a rien d’académique mais qui sonne bien dans ce pays où les titres ronflants remplacent souvent la compétence,  vient de publier une note à l’attention de la presse nationale et internationale.

 

 

Dans cette note, Monsieur le “professeur” Henri Koulayom  claironne sa victoire. L’ACFPE a gagné, dit-il. La délégation du personnel a porté plainte au tribunal administratif et ils ont perdu. Victoire totale. La preuve que les employés ne comprennent rien. Qu’ils ont mal interprété la situation. Qu’ils racontent des mensonges. Sauf que voilà, il y a un petit détail que le “professeur” Henri Koulayom  omet soigneusement de mentionner dans sa communication triomphale : le tribunal administratif ne s’est pas prononcé sur le fond. Il ne s’est pas déclaré en faveur de l’ACFPE. Il ne s’est pas prononcé contre les employés. Non. Le tribunal s’est tout simplement déclaré incompétent pour juger cette affaire. Incompétent. C’est-à-dire qu’il a refusé d’examiner le dossier. Il a renvoyé tout le monde chez lui sans trancher. Mais pour Henri Koulayom et sa bande, ça, c’est une victoire éclatante.

 

Le tribunal ne s’est pas prononcé ? On a gagné. Le tribunal refuse de juger ? On a gagné. Le tribunal se déclare incompétent ? On a gagné, on a gagné, on a gagné. Et maintenant, ils se tapent la poitrine partout. La directrice générale par intérim, cette fameuse Renée Bimbo placée là par sa grande sœur la ministre Annie Michelle Mouanga, se permet même de chanter victoire devant le personnel lors de réunions. On a gagné, on a gagné. Comme une chanson du matin au soir. Bienvenue dans la Centrafrique de Touadéra, où l’incompétence juridique devient un trophée et où des soi-disant “professeurs” transforment le refus d’un tribunal de se prononcer en victoire éclatante.

 

Rappelons d’abord l’histoire depuis le début, parce que le “professeur” Henri Koulayom  espère peut-être que les gens ont oublié.

 

Il y a un peu plus d’un an, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga a nommé sa petite sœur, Renée Bimbo, directrice générale par intérim de l’ACFPE. Sans consultation. Sans transparence. Sans processus de sélection. Juste un népotisme assumé, tranquille, comme si c’était normal de caser sa sœur à la tête d’une agence publique.

 

Renée Bimbo n’a qu’une licence en ressources humaines. Pas de grande expérience. Pas de parcours exceptionnel, en plus très incompétente, très rancuneuse. Mais elle a quelque chose de mieux : une grande sœur ministre qui peut la placer où elle veut.

 

Après l’avoir installée comme directrice générale par intérim, le ministère du Travail a lancé un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire. Mais les employés de l’ACFPE ont vite compris que cet appel était bidon. Les termes de référence étaient taillés sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartaient délibérément tous les autres candidats potentiels, y compris des cadres expérimentés qui travaillaient déjà à l’ACFPE depuis des années.

 

C’était une parodie. Une mascarade. Un appel à candidature arrangé pour que la petite sœur de la ministre soit la seule candidate viable.

 

Face à cette manipulation grossière, la délégation du personnel a décidé de réagir. Ils ont d’abord interpellé le président de la République, le Premier ministre, le ministre contrôleur du secteur parapublic, l’Inspection générale d’État. Mais personne n’a réagi. Personne n’a bougé. Le népotisme était tellement assumé que même les plus hautes autorités du pays n’ont pas daigné intervenir.

 

Alors, en dernier recours, les employés ont saisi le tribunal administratif. Ils ont déposé une plainte demandant l’annulation pure et simple de cet appel à candidature truqué. Ils ont dénoncé les incohérences dans les termes de référence. Ils ont contesté la légitimité du cabinet CIFOM chargé du recrutement. Ils ont rappelé que selon l’accord collectif d’établissement de l’ACFPE, le recrutement du directeur général doit se faire par le conseil d’administration, pas par un cabinet externe choisi par la ministre.

 

Le tribunal administratif a examiné le dossier. Et au lieu de se prononcer sur le fond, au lieu de dire si oui ou non cet appel à candidature était légal, au lieu de trancher entre les arguments des employés et ceux de la direction, le tribunal a choisi la solution de facilité : il s’est déclaré incompétent.

 

Incompétent. C’est-à-dire qu’il a refusé de juger l’affaire. Il a dit que ce n’était pas à lui de se prononcer sur ce type de litige. Il a renvoyé tout le monde chez soi sans trancher.

 

C’est une technique classique des tribunaux centrafricains quand ils veulent éviter de froisser le pouvoir. Au lieu de juger une affaire embarrassante, au lieu de risquer de contrarier une ministre, femme, comme vous le savez la suite, on se déclare incompétent. Comme ça, on ne prend position pour personne. On ne fait pas de vagues. On reste tranquille.

 

Mais Henri Koulayom et ses complices à l’ACFPE ont transformé cette incompétence juridique en victoire. Ils crient partout qu’ils ont gagné le procès. Que la délégation du personnel a lamentablement échoué. Que c’est la preuve que les employés racontent des mensonges et ne comprennent rien.

 

Le “professeur” Henri Koulayom  a même publié une note pour dire que ce que l’opinion nationale entend sur l’ACFPE, ce sont juste des malentendus, des incompréhensions de la part de la délégation du personnel. Et la preuve, selon lui, c’est qu’ils ont perdu au tribunal.

 

Sauf qu’ils n’ont pas perdu. Le tribunal ne s’est pas prononcé. Il ne s’est pas déclaré en faveur de l’ACFPE. Il ne s’est pas prononcé contre les employés. Il s’est juste déclaré incompétent.

 

Mais pour des gens comme Koulayom, ça suffit pour crier victoire. Le tribunal refuse de juger ? C’est qu’on a raison. Le tribunal se déclare incompétent ? C’est qu’on a gagné. La logique est imparable. Tordue, mais imparable.

 

Et maintenant, ils se pavanent. Renée Bimbo, lors de sa dernière réunion avec le personnel, s’est permis de taper la poitrine en disant “on a gagné, on a gagné, on a gagné”. Comme une chanson. Du matin au soir. On a gagné, on a gagné.

 

Gagné quoi exactement ? Le droit de continuer à gérer l’ACFPE comme une affaire de famille ? Le droit de bafouer l’accord collectif d’établissement ? Le droit de ne pas payer les frais médicaux du personnel ? Le droit de ne pas payer les heures supplémentaires ? Le droit de transformer une agence publique en fief personnel ? Yaka ti a koya ti ala?

 

Parce que c’est ça, la réalité à l’ACFPE. Pendant que Henri Koulayom  et Renée Bimbo chantent victoire, l’agence sombre. Les employés ne sont pas payés correctement. Les frais médicaux ne sont pas remboursés. Les heures supplémentaires ne sont pas honorées. L’accord collectif d’établissement est bafoué quotidiennement. Mais tout va bien. On a gagné au tribunal.

 

Ce qui est le plus choquant dans cette histoire, c’est que des gens qui se disent “professeurs”, qui se disent “intellectuels”, qui sont censés avoir un certain niveau d’éducation, se permettent de parler comme ça. De transformer une incompétence juridique en victoire. De mentir effrontément à l’opinion publique. De manipuler la vérité pour protéger leur petit arrangement familial.

 

Henri Koulayom a même une école privée, une école de formation supérieure. On imagine ce qu’il enseigne à ses étudiants avec ce niveau de compétence et d’honnêteté intellectuelle. Peut-être qu’il leur apprend que quand un tribunal refuse de juger votre affaire, ça veut dire que vous avez gagné. Peut-être qu’il leur apprend que le népotisme, c’est normal. Peut-être qu’il leur apprend qu’on peut placer sa famille partout et que c’est ça, la gouvernance moderne.

 

Tout le monde en Centrafrique connaît le système judiciaire. Tout le monde sait comment ça fonctionne. La justice est aux ordres du pouvoir. Les tribunaux évitent soigneusement de contrarier les puissants. Quand une affaire embarrasse un ministre, un directeur général bien connecté, ou n’importe qui de proche du régime, les tribunaux trouvent toujours une astuce pour ne pas trancher. L’incompétence juridique est leur arme favorite.

 

Qui ne comprend pas ça en Centrafrique ? Personne. Même un bébé qui vient de naître comprend comment fonctionne notre justice. Peut-être que la CPI ne comprend pas. Peut-être que la Cour Pénale Spéciale ne comprend pas. Peut-être que Poutine ne comprend pas. Mais tous les Centrafricains comprennent parfaitement.

 

Alors quand Henri Koulayom vient nous raconter que l’ACFPE a gagné au tribunal, personne n’est dupe. Tout le monde sait que le tribunal s’est juste déclaré incompétent pour éviter d’avoir à trancher une affaire qui aurait contrarié la ministre du Travail.

 

Imaginez la situation. Un problème administratif surgit dans une agence publique. Les employés saisissent le tribunal administratif, qui est précisément fait pour juger ce genre de litiges. Mais le tribunal dit qu’il n’est pas compétent. Alors où peuvent aller les employés ? Si le tribunal administratif refuse de juger un problème administratif, qui va le juger ? Personne. C’est ça, la réponse. Personne. Les employés sont coincés. Et pendant ce temps, les voleurs de l’ACFPE se tapent la poitrine et crient victoire.

 

Par Banafio

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : Comment le commandant LAMTAGUÉ a transformé le chantier minier chinois de Rondi en business personnel avec des travailleurs camerounais sans papiers

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : Comment le commandant LAMTAGUÉ a transformé le chantier minier chinois de Rondi en business personnel avec des travailleurs camerounais sans papiers

 

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Sur le chantier minier chinois de Rondi, dans la sous-préfecture de Abba dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Rondi, village situé à 45 kilomètres d’Abba dans la Nana-Mambéré, un officier des FACA dirige un trafic de main-d’œuvre étrangère. Le commandant LAMTAGUÉ recrute personnellement des Camerounais à Garoua-Boulaï, les fait travailler sans papiers sur un chantier minier chinois, et prélève des rétro-commissions sur leurs salaires. Notre enquête exclusive montre un système parfaitement criminel d’enrichissement personnel.

 

 

Abba elle-même se trouve à 81 kilomètres du goudron après Bouar, en direction de la frontière camerounaise. Notre équipe a découvert une réalité qui dépasse l’entendement. Sur ce site d’exploitation minière contrôlé par des Chinois, c’est un officier des Forces Armées Centrafricaines qui a mis en place un véritable trafic de main-d’œuvre étrangère. Le commandant LAMTAGUÉ, chef militaire déployé sur ce chantier, a créé de toutes pièces une agence de recrutement clandestine. Il s’est rendu personnellement et régulièrement à Garoua-Boulaï, ville frontalière camerounaise, pour recruter des dizaines de travailleurs qu’il ramène ensuite en territoire centrafricain et les impose aux exploitants chinois.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur le site de Rondi, sous l’autorité nominale de l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et de son adjoint l’adjudant BANAMAYE, travaillent 7 conducteurs de poclins, tous camerounais, payés 500 000 FCFA par mois. Le commandant LAMTAGUÉ prélève 100 000 FCFA sur chaque salaire. On trouve également 3 conducteurs de pelles chargeuses, également camerounais, rémunérés 350 000 FCFA mensuels. Le commandant empoche 50 000 FCFA sur chacun de leurs salaires. Il y a aussi 26 chauffeurs pour 13 camions bennes fonctionnant en deux équipes, jour et nuit. Parmi eux, 19 Camerounais et seulement 7 Centrafricains.

 

Au total, le commandant LAMTAGUÉ s’enrichit mensuellement de 850 000 FCFA uniquement sur les commissions prélevées sur les salaires des conducteurs d’engins. Sans compter les autres arrangements financiers dont notre enquête révélera l’ampleur dans les prochains volets.

 

Le constat est grave : sur ce chantier en République centrafricaine, les travailleurs camerounais sont plus nombreux que les Centrafricains. Le chef de garage ? Camerounais. Le chef soudeur ? Camerounais. Le délégué des chauffeurs ? Camerounais. Et aucun d’entre eux ne dispose d’un laissez-passer ou d’une carte de séjour du travail. Ils travaillent en toute illégalité sur le territoire national, sous la protection d’un officier de l’armée censé défendre la souveraineté du pays.

 

Notre équipe s’est rendue discrètement dans cette localité dirigée par le chef de village nommé WAMBETO. Ce qu’elle y a découvert témoigne d’un effondrement total de l’autorité de l’État dans cette zone frontalière. Comment un officier de l’armée nationale peut-il se permettre de créer une agence de recrutement clandestine ? Comment peut-il faire venir des dizaines d’étrangers sans papiers, les payer mieux que les nationaux, et prélever au passage des commissions sur leurs salaires ? Comment une telle situation peut-elle perdurer sans que personne ne réagisse ?

 

“On ne pense jamais qu’un Centrafricain pourrait faire ce genre de choses”, nous confie une source sécuritaire locale. “C’est incroyable. C’est comme si le pays n’existe plus”.

 

Ce premier volet ne montre qu’une partie du scandale. Les pratiques du commandant LAMTAGUÉ et de son équipe sur ce site minier vont bien au-delà du simple recrutement illégal. Les prochains épisodes de cette enquête dévoileront des faits encore plus graves, des comportements criminels qui n’ont leur place dans aucun pays au monde. Seulement dans ce pays chaotique qu’est devenue la République centrafricaine.

 

**À suivre : Les dégradations environnementales et les autres crimes commis sur le site minier de Rondi. Du jamais vu.**

 

Par Arsène Mafio…

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Le HCR abandonne les refugiés centrafricains en Mauritanie , et leur calvaire s’aggrave, même un adolescent centrafricain de 17 ans menotté pendant 10 heures par la police  mauritanienne

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Le HCR abandonne les refugiés centrafricains en Mauritanie , et leur calvaire s’aggrave, même un adolescent centrafricain de 17 ans menotté pendant 10 heures par la police  mauritanienne

 

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Les refugiés refoulés de la Mauritanie à la frontière du Mali et du Sénégal

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Acceptée dans des universités en France, Allemagne, Turquie, Nouvelle-Zélande et Australie, Mariam Mahamat ne peut aller nulle part : le HCR refuse de lui délivrer un document de voyage. À quelques kilomètres de là, le fils de Oscar Dodi, 17 ans et malade, a été menotté pendant 10 heures dans un commissariat de Nouakchott. Deux cas qui confirment le calvaire quotidien des réfugiés centrafricains en Mauritanie, abandonnés par l’institution censée les protéger.

 

 

Il est presque 23 heures à Nouakchott quand Mariam Mahamat répond au moins à la sollicitation de la rédaction du CNC depuis Bangui. Elle s’excuse du retard. Elle a attendu que la nuit tombe, que le quartier se calme, pour pouvoir parler sans crainte. Sa voix est basse, presque un murmure. Mais ses mots portent le poids d’une colère trop longtemps contenue.

“Le HCR nous a abandonnés depuis plus de deux ans. Du côté de la santé, du côté de l’éducation, de tout. Nous les réfugiés centrafricains, on souffre ici à Nouakchott depuis 2017. On a subi beaucoup de choses, beaucoup de violences. Le HCR nous a acceptés, il nous a donné la carte, mais à la fin, on est exposés à tous les risques“.

 

Contactée par téléphone, Mariam Mahamat accepte de livrer son calvaire à CNC. Son témoignage dresse un tableau accablant de la situation des réfugiés centrafricains en Mauritanie. Et surtout, il pointe du doigt l’institution qui devrait les protéger : le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

 

Le HCR a coupé toute assistance depuis deux ans

Depuis 2023, le HCR a pratiquement cessé toute forme d’assistance aux réfugiés urbains à Nouakchott. Pas d’aide alimentaire. Pas d’aide au logement. Pas de soutien pour l’éducation. Pas de prise en charge médicale. Les réfugiés se débrouillent seuls pour survivre.

 

“C’est nous-mêmes qui payons notre loyer. C’est nous-mêmes qui cherchons à manger. C’est nous-mêmes qui devons nous protéger. C’est Dieu qui nous garde ici. On n’a pas de sécurité, on n’a pas de droits”, explique Aminata.

 

Mais le pire, selon elle, c’est la santé. Le HCR a coupé l’accès des réfugiés aux hôpitaux depuis l’année dernière. Plus de prise en charge médicale. Plus de médicaments. Plus rien. “Si on est malade, on reste à la maison. Si on prend des tisanes, c’est tout ce qu’on peut faire. Certains qui n’ont même pas été soignés sont en train de mourir comme ça. Personne ne dit rien. Le HCR ne voit même pas.”

 

Cette politique d’abandon a des conséquences grave. Des réfugiés meurent de maladies qui pourraient être soignées. Des enfants ne sont pas vaccinés. Des femmes enceintes accouchent sans assistance médicale. “Il y a des fièvres qui durent depuis des mois. Ça tombe tout sur les réfugiés. On n’a même pas l’accès à l’hôpital”, déplore Mariam Mahamat.

 

Le cas de Mariam Mahamat : une étudiante licenciée bloquée malgré des opportunités à l’étranger

Mariam Mahamat est arrivée en Mauritanie en 2017. Elle avait fui la guerre en Centrafrique. Elle cherchait la sécurité, la protection. Elle pensait que le HCR serait là pour l’aider à reconstruire sa vie. Elle s’est inscrite à l’université. Elle a étudié malgré les difficultés. L’année dernière, elle a obtenu sa licence.

C’est là que son rêve a pris forme. Continuer ses études à l’étranger. Se donner les moyens de réussir. Elle a postulé en France. Campus France l’a acceptée. Elle a fait toutes les démarches pour le visa. Tout était prêt. Il ne manquait qu’une chose : un document de voyage délivré par le HCR.

 

“Je suis allée au HCR en octobre dernier pour qu’ils me délivrent ce papier. Ils m’avaient dit que quand j’aurais besoin de ces documents, ils me les donneraient. Mais quand je suis revenue leur demander, ils ont refusé. Ils ont dit que l’État mauritanien a décidé que les gens ne doivent pas voyager, qu’on doit attendre le nouvel ordre”.

 

Le refus du HCR a brisé net le projet de Mariam Mahamat. Elle ne peut pas aller en France. Elle ne peut pas poursuivre ses études. Elle est coincée à Nouakchott, avec un diplôme qui ne lui sert à rien et des opportunités qu’elle ne peut pas saisir.

 

Mais ce n’est pas tout. Mariam Mahamat a aussi reçu des offres pour étudier et travailler en Allemagne. En Turquie. En Nouvelle-Zélande. En Australie. Cinq pays différents lui ont ouvert leurs portes. Cinq opportunités de construire un avenir. Mais sans passeport ni document de voyage délivré par le HCR, elle ne peut aller nulle part.

 

“J’ai des diplômes. J’ai des opportunités à l’étranger. Mais je n’ai pas de passeport. Et le HCR refuse de m’aider. Pour retourner en Centrafrique faire un passeport, je n’ai pas les moyens. Comment je vais faire ? Je me retrouve dans une impasse. Je ne peux pas partir. Je n’ai pas accès à l’université ici pour faire mon master. Je ne continue pas mes études. Je ne trouve pas de travail. Je suis là, comme ça, bloquée“.

 

Cette politique du HCR est incompréhensible. L’institution censée protéger les réfugiés les empêche maintenant de partir vers des pays qui leur offrent des perspectives. Au lieu de faciliter leur mobilité et leur réinsertion, le HCR les enferme en Mauritanie, où ils n’ont accès ni à la santé, ni à l’éducation, ni à un emploi décent.

 

“On a fui la guerre en Centrafrique. On cherchait la sécurité, la protection. On pensait que le HCR était là pour nous protéger, pour nous soutenir. Mais à la fin, on est exposés à tous les risques, à toutes les violences. Le HCR ne nous aide pas, il nous emprisonne”, lâche Mariam Mahamat.

 

Les nouveaux bacheliers privés d’université

Le blocage de Mariam Mahamat n’est pas un cas exceptionnel. Cette année, le gouvernement mauritanien a changé les règles d’inscription dans les universités publiques. Désormais, tous les étudiants doivent s’inscrire en ligne avec une carte d’identité nationale mauritanienne.

Les réfugiés n’ont pas de carte d’identité mauritanienne. Ils ont des cartes de réfugiés délivrées par le HCR. Mais ces cartes ne permettent plus de s’inscrire à l’université publique. Résultat : tous les jeunes Centrafricains qui ont obtenu leur baccalauréat cette année se retrouvent sans possibilité d’étudier.

 

“Les nouveaux bacheliers n’ont pas eu l’accès pour s’inscrire cette année. Les universités privées coûtent entre 40 000 et 50 000 francs CFA par mois. Nous n’avons pas cet argent. Le HCR ne nous aide pas. Comment on va faire ?”, demande Mariam Mahamat.

 

Une génération entière de jeunes Centrafricains réfugiés en Mauritanie est ainsi sacrifiée. Ils ne peuvent plus étudier. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas partir. Ils sont coincés, sans avenir, sans perspectives.

 

Le cas du fils de Oscar Dodi : un adolescent de 17 ans menotté 10 heures…

Pendant que Mariam témoigne de son calvaire administratif, un autre drame se joue à quelques kilomètres de là.

Oscar Dodi, un autre réfugié centrafricain à Nouakchott, a accepté de témoigner sur ce qui est arrivé à son fils.

 

Le 31 octobre 2025, à 9 heures du matin, son fils de 17 ans a été arrêté par la police mauritanienne devant le commissariat de Cité Plage. Les policiers l’ont menotté. Et pendant plus de dix heures, de 9 heures du matin à 19h30 le soir, l’adolescent est resté les mains attachées dans les locaux du commissariat.

 

Dix heures. Les mains menottées. Pour un adolescent de 17 ans. Malade. Sous traitement médical.

 

“L’enfant qui est sous traitement, parce qu’il est malade. Jusqu’à là où je vous parle, l’enfant est traumatisé. Depuis lundi, il refuse d’aller à l’école parce qu’il a eu peur de la police”, explique Bernard Dobi dans son témoignage.

 

L’adolescent ne va plus à l’école. Il a peur de sortir de chez lui. Il a peur de croiser la police. Il a peur que cela recommence. À 17 ans, il est traumatisé par une violence qu’il n’aurait jamais dû subir.

 

Ce qui est arrivé au fils de

Oscar Dodi 

n’est pas un simple incident. C’est le signe d’une politique qui s’est durcie de manière forte contre les réfugiés en Mauritanie. Et les Centrafricains sont particulièrement visés.

 

Des réfugiés traqués, arrêtés, abandonnés dans le désert

Le gouvernement mauritanien a lancé une campagne de répression contre les migrants irréguliers. Cette campagne se fait sous la pression de l’Union européenne, qui finance les pays d’Afrique de l’Ouest pour qu’ils empêchent les migrants de traverser vers l’Europe.

Mais cette campagne vise aussi les réfugiés, même ceux qui ont des cartes délivrées par le HCR. Les réfugiés sont arrêtés dans la rue. Ils sont détenus dans des commissariats. Parfois, ils sont expulsés aux frontières.

 

“Maintenant, le gouvernement mauritanien veut rapatrier tous les étrangers sans papiers. Mais nous, les réfugiés, on a notre statut de réfugié, on a les cartes, on a des droits. Mais ils ne respectent rien”, témoigne Junior Kaba.

 

Certains réfugiés ont déjà été expulsés vers les frontières. “Certains de nos enfants se retrouvent au niveau des frontières. Ils ne connaissent même pas où ils sont. Ils sont là, dans le désert. Ils n’ont plus de papiers. Ils n’ont rien. Ils ne peuvent ni retourner en Mauritanie, ni rentrer en Centrafrique. Ils sont abandonnés”, explique Kaba.

 

La semaine dernière, CNC avait déjà dénoncé l’expulsion de plus de 1000 réfugiés et demandeurs d’asile par les autorités mauritaniennes. Parmi eux, au moins 7 Centrafricains. Ces personnes avaient été arrêtées à Nouakchott, leurs cartes de réfugiés avaient été retirées par la police, et elles avaient été abandonnées aux frontières du Mali et du Sénégal sans aucun document.

 

La Mauritanie, c’est un pays très raciste”

Oumar Ali, un centrafricain résidant en Mauritaniene mâche pas ses mots. “La Mauritanie, c’est un pays très raciste. Il y a beaucoup de violence. Parfois, ils tuent nos gens comme si c’étaient des animaux. On souffre ici. Mais on supporte, comme nous sommes des réfugiés, on doit absolument supporter tout ce qu’on subit”.

 

Cette résignation est douloureuse à entendre. Ces personnes ont fui la guerre en Centrafrique. Elles cherchaient la sécurité. Elles pensaient trouver la protection en Mauritanie. Mais elles se retrouvent exposées à une autre forme de violence : la discrimination, le rejet, l’humiliation quotidienne.

 

“On n’a pas de sécurité, on n’a pas de droits. Si on emmène le problème au HCR, ils ne font rien. Ils vont te dire : vous êtes des réfugiés, vous devez rester comme ça. Donc on est vraiment comme des animaux. On n’a rien. On supporte tout”, dit Junior.

 

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À Berbérati, même les fous réclament le départ de Touadéra  du pouvoir : le régime répond par un délire sur un complot européen

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À Berbérati, même les fous réclament le départ de Touadéra  du pouvoir : le régime répond par un délire sur un complot européen

 

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Le jeune homme, petit fou de Berberati qui crie au nom de Touadera de quitter le pouvoir

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une vidéo devenue virale montre un homme ayant perdu la raison qui crie que le président doit quitter le pouvoir. Quelques heures plus tard, le ministère de la Défense publiait son communiqué sur des “vidéos falsifiées” par des Européens. La coïncidence interroge.

Depuis vendredi, une vidéo circule massivement sur les réseaux sociaux. Elle a été filmée à Berbérati et montre une scène qui a ému beaucoup de Centrafricains. Un homme d’environ 35 ans, visiblement perturbé mentalement, est entouré par des habitants du quartier qui tentent de le maîtriser. Il s’agite, il crie, et dans ses cris désordonnés revient sans cesse le même message : le président Touadéra doit partir, il doit quitter le pouvoir, il a fait du mal aux Centrafricains.

La scène est authentique. Les habitants de Berbérati qui connaissent cet homme ont confirmé qu’il n’y a aucune mise en scène. C’est vraiment quelqu’un qui a perdu la raison, et qui exprime dans sa folie ce que beaucoup de Centrafricains pensent tout bas. Pas de réalisateur, pas de scénario, juste un drame humain qui se déroule dans une rue de la deuxième ville du pays.

Mais ce qui a frappé les esprits, c’est le timing. Quelques heures après que cette vidéo soit devenue virale, le ministère de la Défense publiait son communiqué ahurissant sur des “experts européens” venus en Centrafrique pour diffuser des “vidéos manifestement falsifiées”. Le hasard fait parfois bien les choses, ou plutôt mal les choses pour le gouvernement.

On peut se demander si c’est cette vidéo précisément qui a paniqué le pouvoir. Un homme qui a perdu la tête demande le départ du président. Des milliers de Centrafricains partagent la vidéo, la commentent, y voient un symbole terrible : même ceux qui n’ont plus toute leur raison comprennent que Touadéra doit partir. C’est embarrassant pour un régime qui prétend avoir le soutien populaire.

Alors que faire ? Nier que la vidéo est authentique ? Difficile, trop de témoins. Ignorer? Impossible, elle tourne en boucle sur tous les téléphones. La solution trouvée par le gouvernement est surréaliste : publier un communiqué dénonçant des vidéos falsifiées par des Européens, sans jamais nommer précisément ces vidéos, sans donner aucun exemple concret. Une manière détournée de semer le doute sur tout ce qui circule, y compris cette scène filmée à Berbérati.

Les habitants de Berbérati sont formels. Cet homme existe, il vit dans leur quartier, et sa crise n’a rien de fabriqué. Personne ne lui a mis un texte dans la bouche. Personne ne l’a payé pour crier contre le président. Dans son état, il a simplement exprimé ce qu’il ressentait, et ce qu’il ressentait, c’est que Touadéra devait quitter le pouvoir et laisser les Centrafricains tranquilles.

L’ironie de la situation est terrible pour le régime. On peut arrêter des opposants, intimider des journalistes, acheter des militants, mais on ne peut pas négocier avec quelqu’un qui a perdu la raison. Cet homme n’appartient à aucun parti politique, il ne reçoit pas de financement de l’étranger, il n’a aucun agenda caché. Il crie simplement ce qu’il pense dans sa folie, et ce qu’il pense correspond exactement à ce que pensent des millions de Centrafricains sains d’esprit.

Le communiqué du ministère de la Défense prend alors une dimension pathétique. Il parle de “provocations mensongères” et d’”ennemis de la paix”. Mais quel ennemi de la paix dans cette vidéo? Un homme malade qui exprime sa souffrance et celle de son pays? Quelle provocation mensongère? Des gens qui filment une scène réelle dans leur quartier?

Le gouvernement voit des complots partout. Il voit la main de l’Europe, des experts étrangers, des manipulations. Il ne voit pas ce qui est pourtant évident : les Centrafricains en ont assez. Ils en ont assez des promesses non tenues, de la corruption, de l’insécurité, de la misère. Et quand même un homme ayant perdu la raison le crie dans la rue, ça devrait alerter les autorités sur l’état réel du pays.

Mais non. Au lieu de se remettre en question, au lieu de se demander pourquoi même les fous demandent le départ du président, le régime préfère inventer des histoires de vidéos falsifiées. C’est plus confortable que d’admettre que le rejet est massif, qu’il traverse toutes les couches de la société, jusqu’aux plus vulnérables.

Cette vidéo de Berbérati restera dans les mémoires. Pas parce qu’elle est spectaculaire ou violente. Mais parce qu’elle montre à quel point le divorce entre le pouvoir et la population est total. Quand quelqu’un qui ne contrôle plus ses actes exprime spontanément ce que tout le monde pense, c’est que le problème est profond.

Le ministère de la Défense peut publier tous les communiqués qu’il veut, dénoncer tous les complots imaginaires qu’il souhaite. La réalité est là, filmée dans les rues de Berbérati. Un homme malade qui crie que le président doit partir. Pas d’expert européen derrière lui, pas de vidéo trafiquée, pas de complot. Juste la vérité brute d’un pays qui n’en peut plus.

Faustin Archange Touadéra et son entourage feraient mieux d’écouter ce que disent les Centrafricains, même ceux qui ont perdu la raison. Parce qu’au fond, ils disent exactement ce que pensent ceux qui l’ont gardée. Le président doit quitter le pouvoir. Il a fait son temps, il a fait du mal, et il doit partir.

Cette vidéo virale de Berbérati a au moins le mérite de rappeler une chose : on peut tromper longtemps une partie du peuple, on peut tromper un temps tout le peuple, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Pas même avec des communiqués sur des complots européens. Pas même en traitant de falsification ce qui est authentique.

Les Centrafricains savent reconnaître la vérité quand ils la voient. Et la vérité, c’est qu’à Berbérati comme ailleurs dans le pays, tout le monde attend la même chose : que ce cauchemar prenne fin, que Touadéra parte, et que la Centrafrique puisse enfin respirer.

—

**Corbeaunews-Centrafrique** a vérifié auprès de sources fiables à Berbérati l’authenticité de cette vidéo. Tous les témoignages confirment qu’il s’agit d’un incident réel impliquant un habitant du quartier connu des résidents locaux. Aucune manipulation, aucune mise en scène. Juste la triste réalité d’un pays à bout de souffle.
Par Anselme Mbata….

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MLPC fantoche : Touadéra convoque ses mercenaires en urgence pour calmer Tagoto qui frappe tout le monde.  Koyambounou balance sur les 2 millions détournés

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MLPC fantoche : Touadéra convoque ses mercenaires en urgence pour calmer Tagoto qui frappe tout le monde.  Koyambounou balance sur les 2 millions détournés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise.jpg” data-wpel-link=”internal”>MLPC fantoche : Touadéra convoque ses mercenaires en urgence pour calmer Tagoto qui frappe tout le monde. Koyambounou balance sur les 2 millions détournés
Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise – Centrafrique : Touadera au chevets de Koyambonou et sa bande, coincés

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le président Touadéra a convoqué en urgence ses mercenaires politiques la semaine dernière. Koyambounou et les autres traîtres qui ont quitté le vrai MLPC de Martin Ziguélé pour créer leur structure fantoche étaient là. L’objectif de la rencontre ? Comprendre pourquoi tout part en chaos au sein de leur MLPC bidon. Pourquoi ils se déchirent publiquement. Pourquoi la presse parle de leurs divisions.

 

 

La rencontre s’est tenue la semaine dernière à la présidence. Touadéra a convoqué Koyambounou  et les autres mercenaires du MLPC fantoche. Il voulait comprendre ce qui se passait. Pourquoi ils se déchiraient publiquement. Pourquoi la presse parlait de leurs divisions. Pourquoi tout ce chaos.

 

Koyambounou a pris la parole. Il a dit à Touadéra que le problème n’était pas lui. Ni Mazette. Ni les autres. Le problème, c’est Josephat Tagoto. Ce SDF qu’ils ont élu président lors de leur congrès bidon en septembre 2025.

 

Koyambounou a expliqué qu’ils ne connaissaient pas vraiment Tagoto avant. Ils pensaient que c’était juste un type tranquille. Un homme sans domicile fixe qui serait reconnaissant d’être nommé président d’un parti. Un homme qu’on pourrait facilement manipuler. Un homme qui obéirait.

 

Mais dès que Tagoto a été élu, il a changé complètement. Il a sorti toutes ses griffes. Il a commencé à frapper tout le monde. À publier des décisions dans tous les sens. À exclure des gens. À suspendre des militants. Il est devenu incontrôlable.

 

Touadéra a voulu comprendre. Il a demandé d’où venait le problème. Qu’est-ce qui avait déclenché tout ce chaos. Pourquoi Tagoto était devenu comme ça.

 

Et là, Koyambounou a lâché le morceau. Il a raconté l’histoire des 2 millions. Deux millions de francs CFA que Touadéra leur avait donnés.

 

Voici ce qui s’est passé. Touadéra avait donné 2 millions aux mercenaires du MLPC fantoche. Cet argent devait être partagé entre eux. Mais à ce moment-là, Jackson Mazette était au Maroc. Il se soignait. Il avait des problèmes de prostate et de cœur.

 

Pendant son absence, Koyambounou et les autres ont reçu les 2 millions. Mais ils n’ont pas donné sa part à Mazette. Ils ont gardé l’argent pour eux. Ils se sont partagé les 2 millions sans inclure Mazette.

 

Quand Mazette est revenu du Maroc, il a appris ce qui s’était passé. Il a appris que les autres avaient reçu les 2 millions et qu’ils ne lui avaient rien donné. Il est entré dans une colère noire.

 

Mazette a voulu se venger. Il a décidé d’éjecter Tagoto de la présidence du MLPC fantoche. Même si Tagoto avait été élu lors d’un congrès. Même si c’était censé être démocratique. Mazette s’en fichait. Il voulait éjecter Tagoto.

 

Et Tagoto, pour se défendre, a sorti ses griffes. Il a commencé à publier des décisions. Il a exclu des partisans de Mazette. Il a suspendu des militants. Il a frappé dans tous les sens.

 

Maintenant, c’est la guerre totale. Mazette contre Tagoto. Tagoto contre Mazette. Koyambounou coincé au milieu. Et tous les autres mercenaires qui ne savent plus où se mettre.

 

Koyambounou a expliqué tout ça à Touadéra. Il a dit que Tagoto était devenu incontrôlable. Qu’il publiait des décisions tous les jours. Qu’il frappait tout le monde. Qu’il ne comprenait rien à ce qui se passait.

 

Touadéra a écouté. Et il a dit qu’il fallait calmer Tagoto. Qu’il fallait lui parler. Qu’il fallait arrêter ce chaos.

 

Mais Koyambounou a répondu que c’était peut-être à Touadéra lui-même de parler à Tagoto. Parce que Tagoto ne les écoutait plus. Il était devenu trop puissant. Trop arrogant. Trop incontrôlable.

 

Touadéra a essayé. Il a dit qu’il allait parler à Tagoto. Qu’il allait le calmer. Mais tout le monde sait que c’est difficile. Parce que Tagoto a compris quelque chose. Il a compris qu’il avait du pouvoir. Il a compris qu’il pouvait frapper tout le monde. Et maintenant, il ne veut plus s’arrêter.

 

Cette histoire montre à quel point le MLPC fantoche créé par Touadéra est un échec total. Les mercenaires qu’il a recrutés se déchirent maintenant entre eux. Pour de l’argent. Pour du pouvoir. Pour des miettes.

 

Rappelons comment on en est arrivé là. Touadéra voulait affaiblir le vrai MLPC de Martin Ziguélé. Alors il a corrompu des cadres du parti. Il leur a donné de l’argent. Il leur a promis des postes. Et ils ont quitté le vrai MLPC pour créer leurs propres structures fantôches.

 

Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambounou, Étienne Malekoudou, tous ces traîtres ont quitté le vrai MLPC. Ils ont créé le MLPC Courant Originel. Puis ils ont voulu créer le MLPC tout court. Pour semer la confusion.

 

Touadéra leur a donné 20 millions de francs CFA pour organiser un congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son absence, les autres ont organisé un congrès bidon dans une salle de la CNSS à Bangui. Avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé ça un congrès. Et ils ont élu Josephat Tagoto, un SDF, comme président.

 

Quand Mazette est revenu et a appris ça, il a paniqué. Il a accusé Tagoto de détournement. Il a dit que Touadéra avait donné de l’argent à Tagoto pour être candidat à la présidentielle mais que Tagoto avait gardé l’argent pour lui.

 

Mazette a éjecté Tagoto. Et il a nommé son propre neveu, Christian Gonénderé Kossi, comme président du MLPC fantoche. Ce Gonénderé est Un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son bac.

 

Tagoto a riposté. Il a publié des décisions. Il a exclu des partisans de Mazette. Il a suspendu Koyambounou. Il a suspendu Gonénderé. Il a frappé tout le monde.

 

Et maintenant, c’est le chaos total. Trois factions se déchirent. Le clan Mazette. Le clan Tagoto. Et un troisième clan mené par Vokpomapa qui a suspendu Tagoto.

 

Chaque faction publie des décisions. Chaque faction exclut les autres. Chaque faction se proclame légitime. Et Touadéra ne sait plus quoi faire avec ces mercenaires qu’il a créés.

 

Koyambounou est dans une position particulièrement pathétique. C’est la troisième fois qu’il se fait éjecter. La première fois, c’était en 2022 quand il a été suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé. La deuxième fois, c’était quand Malekoudou l’a éjecté du MLPC Courant Originel. Et maintenant la troisième fois, Tagoto l’a suspendu du MLPC fantoche.

 

Cet homme n’a vraiment pas de chance. À chaque fois qu’il rejoint une structure, il finit par se faire éjecter. C’est presque comique.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Un leadership respecté. Des centaines de milliers de militants fidèles.

 

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a financé des congrès bidons. Il a corrompu des cadres. Et au final, ces mercenaires se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Alain Nzilo

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ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX

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ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX

 

ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Rédigé le .

Par :  un contributeur de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son entretien consacré au projet de chemin de fer reliant la République centrafricaine au port de Kribi, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du Président Faustin-Archange Touadéra, présente une série de promesses ambitieuses censées transformer l’économie nationale : voie ferrée internationale, nouveaux hôpitaux, nouvelle université, emplois massifs, financements étrangers, travaux imminents.

 

 

Pourtant, derrière le discours, on retrouve le même schéma que depuis 2016 : grands projets annoncés, aucune preuve, aucune documentation publique, aucune transparence. L’entretien se résume à un mélange d’imprécisions techniques, de contradictions, d’exagérations et de mensonges destinés à nourrir une communication politique à l’approche des Élections du 28 décembre 2025.

 

  1. UNE ÉTUDE DE FAISABILITÉ « PAR SATELLITE » : ABERRATION TECHNIQUE ET MENSONGE ÉVIDENT

Le conseiller affirme que l’étude de faisabilité du chemin de fer a été “faite par satellite”, en secret. Les satellites servent uniquement à la cartographie préliminaire, pas à valider une construction ferroviaire. Techniquement impossible. Une vraie étude ferroviaire demande:

– relevés topographiques de terrain,

– sondages géotechniques,

– étude hydrologique,

– étude d’impact environnemental et social (ESIA),

– publication publique,

– consultations citoyennes.

Rien de tout cela n’a été publié. Aucune entreprise n’est citée. Aucun rapport n’existe. Cette histoire de satellite sert uniquement à masquer le fait que le projet n’existe pas.

Résultat : l’affirmation est fausse et dissimule le vide du projet.

 

  1. FINANCEMENT FANTÔME : 4 MILLIARDS DE DOLLARS INVENTÉS

Gouandjika annonce 4 milliards de dollars “déjà mobilisés” avec des “bailleurs anglais” et des “ingénieurs chinois”. Pourtant :

– aucun bailleur n’est nommé,

– aucun contrat n’a été présenté,

– aucun document officiel n’a été publié.

Rappel essentiel: le PIB annuel de la Centrafrique est inférieur à 3 milliards de dollars. Annoncer 4 milliards sans preuve est une insulte à l’intelligence du peuple. Aucun organisme financier sérieux ne mettrait des milliards sur un projet invisible. Un mensonge évident.

 

C’est du pur marketing politique, pas un montage financier réel.

 

  1. LE PROJET EST ÉCONOMIQUEMENT ABSURDE

– Un chemin de fer n’est rentable que s’il transporte des volumes importants (minerais, conteneurs, vrac industriel, etc.). La RCA n’a pas la production nécessaire pour justifier une ligne de plus de 1 000 km. Pire encore, Même au Cameroun, le port de Kribi n’est pas relié au réseau ferroviaire national. Le train n’existe ni au départ, ni à l’arrivée. Promettre “Bangui–Kribi en un jour” relève de la fiction politique.

– Il n’existe aucun contrat minier ou logistique garantissant du trafic.

Estimation réaliste :

  • Entre 2 et 7 milliards de dollars uniquement pour la voie ferrée,
  • Sans matériel roulant, sans terminaux, sans entretien.

 

Aucune exportation actuelle ni projection économique ne peut justifier une telle dépense.
Donc, Rentabilité : impossible.

 

  1. CONTRADICTIONS FLAGRANTES ET ABSURDITÉS DANS LE DISCOURS

– Il dit que l’étude existe depuis 2016 → mais aucune publication en presque 9 ans.

– Il affirme que la première pierre est posée → puis admet qu’il s’agit de la pose… d’une étude. On « inaugure » une étude? C’est du théâtre politique.

– Il parle de travaux imminents → mais ne donne aucune date, aucune entreprise, aucun chantier.

– Il promet « Bangui–Kribi en un jour » → Sans rail existant, sans tracé validé, sans matériel roulant, sans chantier.

Tout ceci relève de la science-fiction politique, pas d’un projet gouvernemental sérieux. C’est un scénario imaginaire repassé à chaque élection.

 

  1. UNIVERSITÉ, HÔPITAUX, INFRASTRUCTURES : PROMESSES DEPUIS 2016, RÉSULTATS NULS

À chaque sortie médiatique, le régime promet les mêmes infrastructures comme depuis 10 ans : université moderne, nouveaux hôpitaux, routes, technologie, emplois. Pourtant :

– aucun chantier majeur n’a été livre. Promesses vagues

– aucun bailleur sérieux n’est cite. Grande annonces

– aucune preuve matérielle n’existe. Aucun fiche projet, aucun bailleur, aucune date.
C’est du copier-coller des promesses faites en 2016, en 2020 et en 2023.

 

L’État ne parvient même pas à fournir un système de santé fonctionnel ou système éducatif à terre, étudiants sans moyens, on ne construit pas des trains imaginaires quand les hôpitaux manquent de médicaments et de lits, les routes sont non pratiquables et, avec des fonctionnaires impayés ou précaires.

 

  1. LES « ACCORDS COLONIAUX SECRETS » : ARGUMENT MENSONGER POUR EXPLIQUER L’ÉCHEC

Dernière manipulation : le conseiller affirme que la France aurait empêché la RCA de construire son chemin de fer depuis 1960 à cause “d’accords secrets”. C’est un mensonge historique et politique.

– Aucun traité international ne l’interdit.

– Aucun document n’existe dans ce sens. Et meme s’il existait, pourquoi ne pas dénonces ses dispositions comme les accords de defense et de sécurité???

– Aucun expert en droit, aucune organisation internationale, aucun gouvernement n’a confirmé cela.

 

Cet argument sert simplement à détourner la responsabilité du régime. Plutôt que d’assumer son incapacité à gouverner, il invente un ennemi invisible. C’est une technique classique des régimes qui échouent : quand on ne peut pas montrer des réalisations, on invente un coupable.

 

  1. OBJECTIF RÉEL : PROPAGANDE AVANT L’ÉLECTION DE 2025

Les Élections arrivent. Après presque dix ans de pouvoir, le régime Touadéra n’a aucun bilan concret à présenter. Il faut donc fabriquer des illusions : milliards imaginaires, projets invisibles, infrastructures fantômes. Ce discours ne vise pas le développement du pays, il vise la manipulation de l’opinion publique.

Ce n’est pas un projet.
C’est un outil de propagande
.

 

 

CONCLUSION

Le discours de Fidèle Gouandjika n’a aucune valeur technique, économique ou politique. Il repose sur :

– des mensonges,

– des chiffres inventés,

– des affirmations sans preuve,

– des contradictions évidentes,

– des promesses impossibles.

 

C’est un mélange de mensonge politique, de manipulation médiatique et de mépris pour l’intelligence des citoyens.

C’est une insulte à la population centrafricaine, qui mérite des écoles, des hôpitaux, des routes, des emplois et un État transparent — pas des mirages électoraux. Un gouvernement sérieux publie des études, signe des contrats, construit et livre. Le régime Touadéra se contente de parler, promettre, inventer, accuser et mentir. La vérité est simple: s’il n’y a pas de chemin de fer en RCA, ce n’est pas à cause des “accords coloniaux”, c’est parce que ce pouvoir est incapable de développer le pays.

Cet entretien ne prouve qu’une chose :
Le régime Touadéra n’a rien réalisé et n’a plus rien à proposer, il mise sur les mensonges pour survivre politiquement en 2025.

Par                                                                                         un contributeur A.T. BENGUEWE DAMARAS

 

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Crise au Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique : deux jours après avoir offert 30 millions à Touadéra, la guerre de succession éclate pour éjecter Rator

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Crise au Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique : deux jours après avoir offert 30 millions à Touadéra, la guerre de succession éclate pour éjecter Rator

 

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Ahmat Deleric Rator

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique est en pleine crise. Deux jours seulement après la remise médiatisée d’un chèque de 30 millions de francs CFA au président Touadéra alias Baba Kongoboro pour soutenir sa candidature à un troisième mandat, la structure islamique implose. Le président du comité, M. Rator, fait face à une rébellion interne menée par l’analphabète  Aroufaï ABDEL AZIZ. Ses opposants au sein du comité ont créé un comité ad hoc pour préparer une nouvelle élection visant à l’éjecter de son poste.

 

 

Cette crise montre que la transformation du Comité Islamique en groupe de soutien politique au président Touadéra a créé des tensions insupportables au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Les querelles de pouvoir et d’argent ont explosé au grand jour, avec des échanges d’une violence verbale extrême sur les réseaux sociaux.

 

  1. Rator a transformé le Comité Islamique en machine de propagande pour le régime Touadéra. Il a publiquement revendiqué son soutien à 100% au président. Il a mobilisé le comité pour cette remise de chèque de 30 millions qui était en réalité un chantage déguisé en don. Il a instrumentalisé la religion musulmane pour servir les intérêts politiques du MCU.

 

Mais cette instrumentalisation a créé des divisions profondes. Tous les membres du comité ne sont pas d’accord avec cette politisation. Certains pensent que le comité devrait rester neutre politiquement et se concentrer sur les affaires religieuses et sociales de la communauté musulmane. D’autres, comme Aroufaï ABDEL AZIZ tout en soutenant Touadéra, veulent simplement remplacer Rator pour contrôler eux-mêmes les bénéfices politiques et financiers de cette proximité avec le pouvoir.

 

Le principal opposant à Rator n’est autre que le vice-président du comité, M. Aroufaï ABDEL AZIZ. Ce dernier a été placé comme chargé de mission à l’Assemblée Nationale par le parti MCU. Selon nos sources, “il ne sait même pas écrire son nom” mais il occupe un poste rémunéré à l’Assemblée grâce à ses connexions politiques. C’est lui qui mène maintenant la bataille contre Rator pour prendre le contrôle du Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique.

 

Cette bataille n’a rien de spirituel. C’est une guerre de pouvoir pure. Deux hommes qui ont tous les deux instrumentalisé la religion pour obtenir des positions et de l’argent du régime se battent maintenant pour savoir qui va contrôler le comité et continuer à bénéficier des largesses du pouvoir.

 

Les opposants à Rator ont mis en place un comité ad hoc pour organiser une nouvelle élection. Ce comité ad hoc est composé de neuf membres qui ont pour mission de préparer le renouvellement du bureau du Comité Islamique et l’éviction de Rator.

 

Voici la composition de ce comité ad hoc :

 

  1. Président : El-hadj Abakar Nyakanda
  2. Vice-président : Aroufaï Abdel Aziz 1. Rapporteur général : Kalite Deya 1. Rapporteur général adjoint : Abdel Aziz Zitongo 1. Trésorier général : Abakar Djabi 1. Trésorière générale adjointe : Hadja Zenaba Katara 1. Chargé de communication : Abdel Aziz Magba Gakara 1. Conseiller juridique : Maître Idriss Zakaria 1. Conseiller islamique : Imam Oumar Sarako

 

La question maintenant est de savoir si M. Rator va accepter cette nouvelle élection organisée pour l’éjecter. Va-t-il reconnaître la légitimité de ce comité ad hoc ? Va-t-il participer aux nouvelles Élections ? Ou va-t-il contester la procédure et refuser de quitter son poste ?

 

Connaissant la nature de ces batailles de pouvoir, il est probable que Rattour va résister. Il va probablement contester la légalité du comité ad hoc. Il va probablement dire que seul le bureau actuel a le pouvoir d’organiser des Élections. Il va probablement mobiliser ses partisans pour boycotter les nouvelles Élections ou pour perturber le processus.

 

Le résultat sera probablement deux comités islamiques parallèles : celui de Rator et celui de Aroufaï ABDEL AZIZ. Chacun prétendra être le légitime. Chacun essaiera d’obtenir la reconnaissance du gouvernement. Et le gouvernement Touadéra choisira celui qui lui est le plus utile politiquement.

 

Ce qui est frappant dans cette crise, c’est la violence verbale des échanges entre les deux camps. Sur les réseaux sociaux, Rator et Aroufaï ABDEL AZIZ  s’affrontent avec des propos d’une violence extrême. Chacun publie des messages vocaux incriminant l’autre. Chacun accuse l’autre de corruption, de détournement, de manipulation.

 

Ces échanges montrent que nous ne sommes pas en présence de guides spirituels préoccupés du bien-être de la communauté musulmane. Nous sommes en présence de politiciens véreux qui utilisent la religion comme couverture pour leurs combines. Leurs propos sont ceux de criminels, pas ceux d’hommes de Dieu.

 

Quand on écoute ces messages vocaux, on se demande si ces gens prient vraiment, s’ils croient vraiment en Dieu, s’ils ont la moindre notion de ce que signifie être un guide religieux. Leur vocabulaire est celui des voyous. Leurs menaces sont celles des gangsters. Leur comportement est celui de gens qui se battent pour contrôler un business lucratif, pas celui de religieux qui servent leur communauté.

 

La réconciliation entre Rator et Aroufaï ABDEL AZIZ  semble totalement impossible en ce moment. Les deux hommes se détestent. Ils se sont publiquement insultés. Ils ont déballé publiquement des informations compromettantes l’un sur l’autre. Il n’y a plus aucune confiance possible entre eux.

 

Cette crise montre les dégâts causés par l’instrumentalisation de la religion par le régime Touadéra. Le MCU a acheté les leaders religieux. Il leur a donné de l’argent, des postes, des privilèges. En échange, ces leaders devaient mobiliser leurs communautés pour soutenir Touadéra.

 

Mais cette corruption des leaders religieux a créé des monstres. Des hommes qui n’ont plus aucune crédibilité morale. Des hommes qui se battent publiquement comme des chiffonniers pour contrôler l’argent et le pouvoir. Des hommes qui ont transformé leurs structures religieuses en machines politiques.

 

Le Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique n’est plus une institution religieuse respectable. C’est devenu un groupe de soutien politique qui se déchire maintenant pour savoir qui va contrôler les bénéfices de ce soutien. C’est une honte pour la communauté musulmane centrafricaine. C’est une honte pour l’Islam.

 

Il faut rappeler que lors de la remise du chèque de 30 millions à Touadéra, la grande majorité des personnes présentes n’étaient même pas des Centrafricains d’origine. C’étaient en grande partie des Tchadiens. Des commerçants tchadiens venus s’installer en Centrafrique il y a quelques années. Seule une personne parmi les présents était réellement centrafricaine de souche.

 

 

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Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards

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Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La feuille de route de Luanda de 2019 fait l’objet de vives critiques de la part d’universitaires centrafricains, Dr Paul-Crescent Beninga.

 

Paul-Crescent Beninga, enseignant à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a formulé des critiques acerbes contre la feuille de route de Luanda lors d’une intervention sur la radio Ndékè Luka. L’universitaire dénonce un processus qui a coûté des “centaines de millions” aux bailleurs de fonds angolais sans produire les résultats escomptés. Ces fonds ont été versés à des chefs de groupes armés comme Ali Darassa de l’UPC, Bobo du 3R et François Bozizé dans le cadre de l’initiative angolaise visant à “acheter la paix”.

 

 

L’accord de 2019 devait permettre la réintégration de ces groupes armés dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR). Pourtant, Paul-Crescent Beninga  constate que les bénéficiaires comme Darassa et Bobo ont rejoint la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en 2020, rompant ainsi avec l’APPR. Cette évolution remet en question l’efficacité de la stratégie gouvernementale et justifie, selon lui, l’interrogation sur la nécessité de nouveaux accords comme celui de Ndjamena du 19 avril 2025.

 

L’universitaire pointe également les défaillances méthodologiques de la feuille de route. Il explique que le processus a créé une hiérarchisation artificielle entre les groupes armés, privilégiant ceux jugés “importants” comme l’UPC et le 3R au détriment d’autres formations. Cette approche a engendré ce que Beninga qualifie de “cacophonie” et de “désordre bien organisé” dans la gestion du processus de paix par le gouvernement.

 

La persistance des groupes armés malgré les milliards investis témoigne, selon Beninga, de l’incapacité du gouvernement à s’attaquer aux causes profondes du conflit. Il dénonce aussi l’absence de transparence dans la mise en œuvre de la feuille de route, estimant que les autorités n’ont pas rendu compte de l’utilisation des fonds alloués ni des résultats obtenus.

 

Cette opacité, combinée à l’échec de la feuille de route à empêcher le réarmement de groupes comme l’UPC et le 3R, interroge sur l’engagement réel du gouvernement dans un processus de paix durable. Paul-Crescent Beninga appelle à une refonte de l’approche gouvernementale, exigeant une reddition de comptes sur les fonds dépensés et une stratégie privilégiant une réconciliation authentique plutôt que des accords temporaires et coûteux avec les groupes armés….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Affaire Fatime Alim : quand le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène transforme la justice centrafricaine en marché aux enchères

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Affaire Fatime Alim : quand le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène transforme la justice centrafricaine en marché aux enchères

 

Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses mercenaires russes
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’affaire qui secoue en ce moment le système judiciaire du pays dépasse l’entendement. Elle montre un système où les décisions judiciaires s’achètent et se vendent comme de vulgaires marchandises, et où le ministre de la Justice, un grand mafieux trafiquant,  dirige ce trafic en toute impunité.

 

 

Au cœur de ce scandale : Fatime Alim, fille de l’homme d’affaires Ali Babolo, connu pour avoir construit la célèbre mosquée Ali Babolo du KM5, aujourd’hui victime d’une machination judiciaire montée de toutes pièces par le ministre de la justice lui-même.

 

C’est un véritable pactole de l’héritage qui attise les convoitises des mafieux criminels de la capitale. En effet, tout a commencé avec le décès, au début de cette année, d’un riche homme d’affaires d’origine nigériane, Alhadji Biri, propriétaire d’un  empire commercial dans la capitale et de la célèbre boutique Africa Auto installées partout à Bangui. Cet entrepreneur, qui brassait des milliards, laisse derrière lui quatre enfants issus de différentes unions et un patrimoine considérable réparti entre la Centrafrique et le Nigeria.

 

Fatime Alim, sa dernière compagne avec qui, selon elle, il a eu un enfant, décide de réclamer sa part d’héritage. Résidant au Cameroun, elle se rend à Bangui et dépose plainte au tribunal pour faire valoir ses droits et ceux de son enfant.

 

Justement à ce moment là précis que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène entre en scène, et débute le marchandage.

 

Ce konon, de son vrai nom Arnaud Djoubaye Abazène, attiré par la beauté incroyable de la jeune femme très belle, commence à lui poser de question sans détour : “Si je fais pencher l’affaire en ta faveur, qu’est-ce que tu va me donner ?”

 

Fatime Alim, naïve ou désespérée, accepte le deal. Elle propose, en cas du succès dans l’affaire, au ministre une concession du riche homme d’affaire situé au centre-ville de Bangui, un bien qui vaut des centaines de millions de francs CFA. En réponse, le ministre donne son accord. Il lui demande même de ramener l’enfant du Cameroun à Bangui pour renforcer son dossier devant la justice.

 

Pour faciliter les transactions, le ministre utilise les services d’un intermédiaire : monsieur Ndongossindo. C’est ce dernier qui récupère l’argent et les promesses de biens entre les mains des parties pour les amener au ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Un système bien installé qui permet au ministre de garder ses mains propres en apparence.

 

Mais les enchères ne font que commencer. La famille du défunt homme d’affaires, informée de la manœuvre, décide de jouer le même jeu. Ses membres se présentent devant le ministre et lui proposent un marché bien plus juteux : trois fois ce que Fatime Alim avait offert au ministre au départ. Deux terrains au centre-ville, au kilomètre 5, et des sommes importantes en liquide.

 

Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène n’hésite pas une seconde. Il change complètement de camp et se retourne désormais contre Fatime Alim. La voilà désormais accusée de faux et usage de faux, d’escroquerie, et même de détournement de mineur.

 

Ainsi, le 13 mai 2025, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, lors d’un procès express,  condamne Fatime Alim à trois ans d’emprisonnement. Elle fait appel de cette décision. Le 3 septembre 2025, lors de l’audience à la Cour d’Appel, le parquet général, suivant les instructions du ministre, ajoute une nouvelle accusation : détournement de mineur, une infraction qui dépend normalement de la cour criminelle.

 

Mais le 10 septembre 2025, la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Bangui rend son arrêt. Elle relaxe Fatime Alim des accusations de détournement de mineur et d’escroquerie. Elle ne retient que le faux et usage de faux, et réduit considérablement la peine : huit mois d’emprisonnement et 100.000 francs CFA d’amende.

 

Fatime Alim est incarcérée à la maison centrale de Bimbo. Elle purge sa peine. Le 5 novembre 2025, elle doit retrouver la liberté. Sa détention aura pris fin.

 

Mais le ministre de la Justice ne l’entend pas ainsi. Il ne peut accepter que sa “marchandise” lui échappe sans avoir payé. Le 11 septembre 2025, par un simple message porté, le parquet général, sous la pression du ministre Abazène,  ordonne au régisseur de la maison d’arrêt de Bimbo de maintenir Fatime Alim en détention “jusqu’à nouvel ordre”, prétextant une “erreur judiciaire”.

 

Ce mercredi 5 novembre 2025, jour où elle devait sortir, Fatime Alim reste derrière les barreaux. Sans base légale. En violation totale de l’arrêt de la Cour d’Appel.

 

Pendant ce temps, le Directeur Général des services pénitentiaires, Alfred Ndakala, a rédigé un rapport détaillé daté du 3 novembre 2025, adressé au ministre de la Justice. Ce document, dont Corbeau News-Centrafrique a obtenu copie, est sans appel.

 

Le magistrat y explique point par point l’illégalité de cette détention. Il rappelle que l’article 422 du code de procédure pénale liste de manière limitative les titres en vertu desquels une personne peut être détenue : un arrêt ou jugement de condamnation, une ordonnance de prise de corps, un mandat de dépôt ou d’arrêt. Un simple message porté du parquet général ne figure pas dans cette liste.

 

“Le message porté du 11 septembre 2025, mesure purement administrative, ne constitue pas un titre de détention”, écrit le directeur général. Il ajoute que “le maintien en détention à l’expiration de sa peine est arbitraire” et rappelle que toute personne qui détient quelqu’un sans titre légal peut être “poursuivie et punie comme coupable de détention arbitraire”.

 

Le rapport précise également que l’administration pénitentiaire n’a reçu aucune notification d’un pourvoi en cassation qui serait le seul motif légal pour prolonger la détention, puisque le pourvoi en cassation a un effet suspensif en matière pénale.

 

Cette affaire montre à quel point la justice centrafricaine est devenue un “grand marché ouvert”, pour reprendre les termes utilisés dans les milieux judiciaires de Bangui. Les magistrats, les procureurs, et même le ministre de la Justice vendent leurs services au plus offrant, sans aucune considération pour le droit ou la justice.

 

Pendant ce temps, les autorités centrafricaines, du président au porte-parole du gouvernement, continuent de proclamer que “le pays est un pays de droits où tout fonctionne bien”. La réalité dans les prisons et les tribunaux raconte une histoire bien différente.

 

Fatime Alim, qui aurait dû être libre mercredi 5 novembre 2025, croupit toujours en prison. Victime non pas de la justice, mais d’un système corrompu jusqu’à la moelle, où les puissants font et défont les lois selon leurs intérêts personnels.

 

L’empire commercial laissé par le défunt homme d’affaires Alhadji Biri continue de générer des milliards. Mais sa dernière compagne, mère de son dernier enfant, paie le prix d’avoir cru qu’elle pouvait obtenir justice dans un pays où la justice elle-même s’est vendue au plus offrant.

 

Igor Passi….

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Avancements bloqués et favoritisme ouvert à l’ACFPE, les employés en colère, la réunion du 23 octobre tourne au fiasco

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Avancements bloqués et favoritisme ouvert à l’ACFPE, les employés en colère, la réunion du 23 octobre tourne au fiasco

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo-450×424.jpg” alt=”La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo” width=”450″ height=”424″ />
La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les agents de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) dénoncent une injustice persistante dans la gestion des avancements. Selon les représentants du personnel, aucune commission paritaire n’a été convoquée depuis quatre ans, alors que les textes prévoient une révision automatique tous les deux ans. Cette inaction prive de nombreux employés d’un gain financier estimé à 20 000 francs CFA par palier d’ancienneté.

 

 

Pendant que la majorité du personnel attend toujours leur avancement, certains proches de la direction auraient été promus de façon exceptionnelle. Le cas le plus cité est celui d’un comptable récemment recruté, promu à deux grades supérieurs après seulement un an de service, une progression normalement acquise après quatre ans. Cette promotion rapide a provoqué un vif mécontentement au sein de l’agence.

 

Interrogée lors de la réunion du 23 octobre 2025, la directrice générale Renée Bimbo a défendu sa décision en invoquant son “pouvoir discrétionnaire”. Une explication jugée inacceptable par les délégués du personnel, qui rappellent que ce pouvoir ne s’applique pas aux avancements collectifs mais uniquement aux nominations ou affectations. Pour eux, cette interprétation personnelle de la réglementation confirme un favoritisme assumé au profit de quelques employés privilégiés.

 

Plusieurs sources internes affirment que ces promotions ciblées concernent des agents liés à la direction ou à la tutelle ministérielle. Le personnel, lui, se dit fatigué de réclamer en vain l’application de règles pourtant claires. En l’absence de réaction de la direction générale, les agents menacent désormais de saisir à nouveau l’inspection du travail pour exiger la reprise régulière des avancements bloqués depuis 2021.

 

Les textes sont clairs. Les avancements à l’ACFPE doivent être examinés tous les deux ans par une commission paritaire. Cette commission est composée de représentants de la direction et de représentants du personnel. Elle examine les dossiers de tous les agents éligibles et décide qui peut avancer de grade en fonction de l’ancienneté, de l’évaluation et des critères établis.

 

Mais depuis quatre ans, cette commission n’a jamais été convoquée. Renée Bimbo refuse d’organiser ces avancements collectifs. Résultat : des dizaines d’agents qui devraient avoir avancé depuis 2021 ou 2023 restent bloqués au même grade. Ils perdent 20 000 francs CFA par mois, soit 240 000 francs CFA par an. Sur quatre ans, certains ont perdu près d’un million de francs CFA.

 

Mais pendant que le personnel attend ses avancements, Renée Bimbo promeut ses proches de façon exceptionnelle. Un comptable recruté le 5 septembre 2024 a été promu à deux grades supérieurs après seulement un an de service. Normalement, il faut quatre ans pour obtenir ces deux avancements. Mais ce comptable, qui est apparemment un proche de la direction, les obtient en un an. Comme on le dit souvent dans le pays, un coup Chaos. Donc le comptable, il a fait un an, il obtient deux crans, c’est incroyable.

 

Comment est-ce possible ? Parce que Renée Bimbo décide seule. Elle ne convoque pas la commission paritaire. Elle ne respecte pas les règles. Elle promeut qui elle veut, quand elle veut.

 

Quand les délégués du personnel lui ont demandé des explications lors de la réunion du 23 octobre, elle a invoqué son “pouvoir discrétionnaire”. Elle prétend qu’en tant que directrice générale, elle a le pouvoir de promouvoir qui elle veut sans consulter personne.

 

C’est faux. Le pouvoir discrétionnaire d’une directrice s’applique aux nominations et aux affectations, pas aux avancements collectifs. Les avancements sont régis par des règles précises. Il y a des critères d’ancienneté, d’évaluation, de performance. Et c’est la commission paritaire qui doit examiner tous les dossiers et décider collectivement.

 

Une directrice ne peut pas décider seule de promouvoir un agent à deux grades supérieurs en un an alors que les autres attendent depuis quatre ans. C’est du favoritisme pur et simple. C’est de la discrimination. C’est de l’injustice.

 

Selon plusieurs sources internes interrogées par CNC, les promotions exceptionnelles concernent uniquement des agents liés à la direction ou à la tutelle ministérielle. Les proches de Renée Bimbo avancent rapidement. Les proches de sa sœur la ministre Annie Michelle Mouanga avancent rapidement. Mais le reste du personnel reste bloqué.

 

Ce système à deux vitesses crée une injustice profonde au sein de l’ACFPE. Les agents qui travaillent correctement depuis des années ne sont pas récompensés. Mais les nouveaux venus qui ont des connexions politiques ou familiales obtiennent des promotions express.

 

Comment voulez-vous que le personnel soit motivé dans ces conditions ? Comment voulez-vous qu’ils respectent une directrice qui pratique ouvertement le favoritisme ? Comment voulez-vous qu’ils aient confiance en une direction qui refuse d’appliquer les règles pour tout le monde ?

 

Le personnel de l’ACFPE est fatigué. Fatigué de réclamer ses droits. Fatigué de voir les règles violées. Fatigué de subir l’injustice.

 

Les délégués du personnel ont raison de menacer de saisir à nouveau l’inspection du travail. L’inspection doit intervenir. Elle doit obliger Renée Bimbo à convoquer la commission paritaire. Elle doit exiger que les avancements bloqués depuis 2021 soient enfin traités. Elle doit faire respecter les règles.

 

Et si l’inspection ne fait rien, le personnel devrait envisager d’autres moyens de pression. Une grève, par exemple. Parce qu’à force de subir l’injustice, il arrive un moment où il faut dire stop.

 

Brahim

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Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi, un gros illettré,  insulte et menace des chefs de quartier : “Votez Touadéra! Sinon, Dieu vous frappera”

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Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi, un gros illettré,  insulte et menace des chefs de quartier : “Votez Touadéra! Sinon, Dieu vous frappera”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-sous-prefet-de-bambari-martin-kossi-en-train-de-decorer-les-nouveaux-chefs-des-quartiers-de-bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi en train de décorer les nouveaux chefs des quartiers de Bambari
Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi en train de décorer les nouveaux chefs des quartiers de Bambari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Kossi, sous-préfet de Bambari, a franchi toutes les limites de l’absurde. Après avoir extorqué les nouveaux chefs de quartier, il les décore en les insultant publiquement. Il les appelle “les chefs malheureux” et les menace ouvertement : si vous ne votez pas Touadéra, “Dieu qui est au ciel va vous frapper”. Le pays sombre dans le chaos total.

 

 

Le sous-préfet de Bambari, Martin Kossi, a menacé publiquement quatre chefs de quartier nouvellement élus lors de leur cérémonie de décoration la semaine dernière. Dans une vidéo captée par notre équipe des journaliste lors de la cérémonie, on le voit insulter ces autorités locales et les menacer de sanction divines s’ils ne votent pas pour le maire Matipata et pour le président Touadéra. Mais ce que les gens ne savent  pas, c’est ce qui s’est passé avant  cette cérémonie : Martin Kossi a exigé de chaque chef de quartier un pot-de-vin. Les chefs, qui ont gentiment répondu à Monsieur Martin Kossi qu’ils n’ont pas d’argent de lui verser, ont tout de même lui fait un geste symbolique de  30 000 francs CFA chacun.  Martin Kossi, qui n’est pas du tout content de la somme versée par chaque chef du quartier, demande à nouveau à chaque chef une somme de 60 000 francs CFA et un chèvre avant d’accepter de les décorer. Les chefs ont toujours refusé de lui verser cette somme jusqu’à ce jour. Ce qui a poussé le sous-préfet Martin Kossi de tenir un tel propos en public contre ces quatre chefs de quartier.

 

Il y’a lieu de rappeler que Martin Kossi est un ancien sous-préfet de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé. Il avait assuré l’intérim du Préfet de Lime-Pendé jusqu’à sa nomination à Bambari comme Sous-Préfet. Ainsi, dès son arrivée dans la capitale de la Ouaka, , il a montré de quel bois il se chauffe. Quand quatre nouveaux chefs de quartier ont été élus, il a exigé qu’ils lui versent un pot-de-vin avant leur décoration officielle.

 

Après avoir tenter d’extorquer massivement  ces chefs des quartiers, Martin Kossi a finalement organisé la cérémonie de décoration. Et c’est là que les choses deviennent surréalistes. Au lieu de féliciter les nouveaux chefs de quartier, au lieu de les encourager dans leurs nouvelles fonctions, Martin Kossi les a insultés publiquement. Il les a appelés “chefs malheureux”. Il les a menacés. Il les a humiliés devant tout le monde.

 

Voici ce qu’il a dit, mot pour mot, lors de la cérémonie :

 

“J’étais nommé à Paoua, j’étais sous-préfet de Paoua, puis Préfet  de Lim-Pendé et on m’a encore nommé ici à Bambari comme sous-préfet. Et c’est la première fois que je décore certains chefs de quartier malheureux. Mais merci à Matipata, le maire de Bambari, monsieur Matipata, qui vous a défendu”.

 

Il commence par les insulter. “Chefs de quartier malheureux.” C’est comme ça qu’il les appelle. Des gens qui viennent d’être élus par leur communauté. Des gens qui ont accepté de servir leur quartier. Et le sous-préfet les traite de “malheureux”.

 

Puis il continue :

 

“Les Élections vont venir d’ici le mois de décembre prochain, mais tant que vous ne portez pas votre voix sur cet homme, vous ne le soutenez pas, c’est que vous allez voir avec votre dieu”.

 

Il les menace. Si vous ne votez pas pour le maire Matipata, vous allez “voir avec votre dieu”. C’est une menace à peine voilée. Votez pour Matipata ou vous aurez des problèmes.

 

Et il ne s’arrête pas, d’ailleurs il continue :

 

“Et si vous ne votez pas aussi le président Touadéra, si vous ne votez pas en décembre prochain le président Touadéra, je vous ai décoré aujourd’hui, moi-même, si vous ne le faites pas pour voter Touadéra, en tout cas, vous allez voir avec votre dieu”.

 

Encore une menace. Si vous ne votez pas pour Touadéra, vous allez “voir avec votre dieu”. Il ne dit pas exactement ce qui va leur arriver, mais le message est clair : votez pour Touadéra ou il y aura des conséquences.

 

Puis il justifie ses insultes :

 

“Parce que je dis que c’est la première fois que je décore les chefs malheureux. J’ai fait 9 ans dans ce travail de sous-préfet. J’ai fait 9 ans. Et ce n’est pas la première fois ici à Bambari. J’ai fait 9 ans. Vous ne m’apprenez rien”.

 

Il se vante de ses neuf ans d’expérience. Comme si neuf ans de corruption et d’extorsion étaient quelque chose dont on peut être fier. Il dit que c’est la première fois en neuf ans qu’il décore des “chefs malheureux”. Pourquoi ? Parce que c’est la première fois que des chefs de quartier refusent de payer facilement ? Parce que c’est la première fois qu’ils osent se plaindre ?

 

Il continue :

 

“Mais grâce au maire de Bambari, monsieur Matipata, aujourd’hui, vous êtes décoré. C’est grâce à lui que vous avez cette médaille. Et vous devez lui remercier de ça”.

 

Il veut que les chefs de quartier soient reconnaissants envers le maire Matipata. Pourquoi ? Parce que Matipata a “défendu” ces chefs auprès du sous-préfet ? Parce que Matipata a négocié avec le sous-préfet pour qu’il accepte finalement de les décorer après avoir demandé les pots-de-vin ?

 

Et puis vient la partie la plus surréaliste :

 

“Mais vous démarrez très très mal, vous démarrez très très mal. Mais quand vous finissez mal, quand vous finissez mal avec votre population, mais le dieu là, le dieu va vous frapper. C’est moi, le sous-préfet, c’est moi qui le dis. Parce que vous démarrez déjà très très mal. Mais il ne faut pas que vous allez souffrir votre population. Mais tant que vous souffrez la population, Dieu qui est au ciel là, il va vous frapper”.

 

Martin Kossi, qui vient d’extorquer chaque chef de quartier, qui vient de les insulter publiquement, qui vient de les menacer s’ils ne votent pas pour Touadéra, ce même Martin Kossi leur fait maintenant la leçon sur la morale. Il leur dit de ne pas “souffrir la population”. Il leur dit que “Dieu va les frapper” s’ils font du mal à la population.

 

C’est à mourir de rire. Ou à pleurer. Martin Kossi, qui incarne tout ce qui ne va pas dans l’administration centrafricaine : corruption, extorsion, menaces, impunité – se permet de donner des leçons de morale à des chefs de quartier qu’il vient d’humilier.

 

Et il termine :

 

“Je vous remercie. Avec le soutien du maire, je vous décore de cette médaille.”

 

Voilà. La cérémonie est terminée. Les chefs de quartier sont décorés. Après avoir payé leurs pots-de-vin. Après avoir été insultés publiquement. Après avoir été menacés s’ils ne votent pas pour Touadéra. Bienvenue dans l’administration centrafricaine sous le régime Touadéra.

 

Cette histoire résume tout ce qui ne va pas dans ce pays. La corruption est généralisée. Les autorités extorquent ouvertement les citoyens. Les sous-préfets se comportent comme des seigneurs de guerre qui exigent des tributs. Et en plus, ils menacent les gens s’ils ne votent pas pour le président.

 

Martin Kossi a fait neuf ans comme sous-préfet. Neuf ans à extorquer les populations. Neuf ans à se comporter comme un bandit en uniforme administratif. Et il n’a jamais été sanctionné. Au contraire. On le nomme d’un poste à un autre. De Paoua à Bambari. Toujours sous-préfet. Toujours en train d’extorquer. Toujours en train de menacer.

 

Et maintenant, il utilise sa position pour faire campagne pour Touadéra. Il menace les chefs de quartier : votez pour Touadéra ou “vous allez voir avec votre dieu”. C’est une instrumentalisation éhontée de l’administration publique à des fins électorales. C’est une violation flagrante du code électoral. C’est un abus de pouvoir caractérisé.

 

Mais qui va sanctionner Martin Kossi ? Personne. Parce qu’il fait exactement ce que le régime attend de lui. Il extorque les populations pour s’enrichir. Il menace les électeurs pour qu’ils votent Touadéra. Il humilie les autorités locales pour qu’elles comprennent qui est le patron. C’est exactement le profil que le régime Touadéra recherche chez ses sous-préfets.

 

Les quatre chefs de quartier de Bambari sont maintenant décorés. Mais à quel prix ? Ils ont dû payer. Ils ont été insultés publiquement. Ils ont été menacés. Et maintenant, ils savent qu’ils sont sous surveillance. Qu’ils doivent voter pour Touadéra. Qu’ils doivent faire voter leur quartier pour Touadéra. Sinon, ils vont “voir avec leur dieu”.

 

C’est ça, la Centrafrique de Touadéra. Un pays où les sous-préfets extorquent les chefs de quartier. Un pays où les autorités administratives menacent ouvertement les électeurs. Un pays où la corruption est si normalisée qu’on peut extorquer des pots-de-vin, insulter les gens publiquement, et ensuite leur faire la leçon sur la morale, tout ça devant les caméras.

 

Le pays part à la dérive. Complètement. On ne comprend plus rien à ce qui se passe. Les institutions sont pourries. L’administration est gangrenée par la corruption. Les autorités se comportent comme des bandits. Et personne ne fait rien. Parce qu’il n’y a plus de contrôle. Il n’y a plus de sanction. Il n’y a plus de justice. Chacun fait ce qu’il veut. Et les Martin Kossi de ce pays continuent d’extorquer, de menacer, d’insulter, en toute impunité.

 

Par Sylvain Malar, depuis Bambari….

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Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2

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Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des Élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2

 

Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2
Evariste-Ngamana-entoure-de-monsieur-Aurelien-Zingas-et-de-Timoleon-Mbaikoua – Évariste Ngamana détourne l’attention des Centrafricains avec des mensonges lors d’une conférence de presse entouré de marionnettes affamées

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Élections législatives et présidentielle du 28 décembre 2025 en Centrafrique ne seront qu’une parodie, une dense des sorciers du régime destinée à légitimer le maintien au pouvoir du régime Touadéra. Ce ne sont pas de vraies Élections. C’est un coup d’État déguisé en processus démocratique. Et la communauté internationale, à travers la Minusca et d’autres institutions, croise les bras, applaudit même, et continue de financer cette comédie.

 

 

L’exemple le plus récent de cette farce électorale vient de Paoua, dans Lim-Pendé, où le ministre Aurélien-Simplice Zingas  a menacé ouvertement le président du démembrement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) de Paoua pour lui imposer Edgar et Timothée Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et Paoua 2.

 

Selon des informations exclusives obtenues par Corbeau News Centrafrique, lors de la visite du président Touadéra à Paoua pour inaugurer des CPR et lancer l’année scolaire 2025 – 2026, le ministre Zingas s’est permis le luxe de tenir une réunion à 21 heures avec le président de l’ANE locale, qui n’est autre que l’inspecteur d’académie de la région.

 

Lors de cette réunion nocturne, Zingas a été clair et menaçant : Edgar Mbaïkoua et Timothée Mbaïkoua sont candidats aux législatives respectivement pour Paoua 1 et Paoua 2. Et ce sont eux qui doivent être déclarés gagnants, peu importe les résultats réels du vote. Le président de l’ANE ne doit entendre le nom d’aucun autre candidat comme gagnant. Seuls les noms des deux frères Mbaïkoua doivent être annoncés comme députés élus de Paoua.

 

“Arrangez-vous. Si ce ne sont pas ces deux noms qu’on entend sur ces deux circonscriptions, vous n’avez qu’à plier bagages parce que moi, je ne vais pas vous rater”, a déclaré Aurélien-Simplice Zingas  au responsable de l’ANE de Paoua. Cette menace n’était pas voilée. Elle était directe, brutale, sans ambiguïté.

 

Et cette menace porte d’autant plus que le président de l’ANE locale est également inspecteur d’académie, donc un fonctionnaire du Ministère de l’Éducation Nationale. Il relève directement du ministre de l’Éducation, qui est lui – même  Aurélien-Simplice Zingas.

 

Le message de Zingas était donc doublement menaçant : non seulement tu truques les résultats en faveur des Mbaïkoua, sinon tu perds ton poste de président de l’ANE locale, mais en plus, si tu désobéis, je m’arrange pour que tu perdes aussi ton poste d’inspecteur d’académie. Ta carrière professionnelle entière est en jeu.

 

Face à une telle menace, que peut faire ce pauvre fonctionnaire ? Il sait qu’il n’a aucune protection. Il sait que s’il refuse d’obéir, il sera effectivement révoqué. Il sait que personne ne viendra le défendre. Alors il obéira. Il truquera les résultats. Il annoncera que Edgar Mbaïkoua a gagné à Paoua 1 et que Timothée Mbaïkoua a gagné à Paoua 2, même si les vrais résultats sont différents.

 

Cette information a circulé à Paoua après que la réunion nocturne a fuité. Les habitants de Paoua savent maintenant que les résultats des Élections législatives dans leurs circonscriptions sont déjà décidés. Edgar et Timothée Mbaïkoua seront les députés. Peu importe pour qui les électeurs voteront le 28 décembre, ce sont ces deux noms qui seront annoncés comme gagnants.

 

L’information a été transmise au président de l’Assemblée Nationale à Bangui. Mais personne ne fera rien. Parce que c’est exactement comme ça que fonctionne le système Touadéra. Les élections sont truquées d’avance. Les ministres imposent les candidats du MCU et de leurs alliés. L’ANE exécute les ordres sous la menace. Et ensuite on présente cela comme une victoire démocratique.

 

Il faut bien comprendre ce qui se passe ici. Edgar et Timoléon Mbaïkoua sont déjà candidats officiels aux législatives. Ce sont des candidatures légitimes, enregistrées selon les procédures. Mais ce qui ne l’est pas, c’est qu’un ministre du gouvernement dicte d’avance au responsable de l’ANE qu’ils doivent être déclarés gagnants.

 

Dans une vraie démocratie, les candidats se présentent, font campagne, et c’est le vote des électeurs qui détermine qui gagne. L’organe électoral compte les votes et annonce le gagnant en fonction des résultats réels. Mais en Centrafrique sous Touadéra, les ministres décident d’avance qui doit gagner, puis menacent les responsables de l’ANE pour qu’ils truquent les résultats en conséquence.

 

Pourquoi le régime tient-il tant à faire élire les frères Mbaïkoua à Paoua ? Plusieurs raisons. D’abord, la famille Mbaïkoua s’est déjà vendue à Baba Kongoboro. Leur mère est maire de Paoua. Ils contrôlent une partie de la vie politique et économique de la région. Faire d’eux des députés consoliderait leur loyauté au régime et leur donnerait l’immunité parlementaire.

 

Ensuite, Edgar et Timoléon Mbaïkoua reçoivent déjà de l’argent de Touadéra. Le président les a donné 8 millions de francs CFA pour les activités du MCU et du mouvement MTech à Paoua. Bien que Touadéra se soit rendu compte lors de sa visite que cet argent n’avait pas été utilisé correctement et que la mobilisation populaire promise n’existait pas, il a quand même besoin de la famille Mbaïkoua pour contrôler Lim-Pendé.

 

Enfin, Lim-Pendé est une région stratégique. C’est une zone frontalière avec le Tchad contrôlée depuis des décennies par le MLPC, parti d’opposition. Le régime a besoin de députés loyaux dans cette région pour tenter de renverser la tendance à sa faveur et justifier sa mainmise sur la zone.

 

Mais les électeurs de Paoua, eux, veulent-ils vraiment être représentés par les frères Mbaïkoua ? Personne ne leur demande leur avis. On leur impose ces candidats. On truque les élections d’avance. On menace les responsables de l’ANE pour garantir que les résultats seront conformes aux désirs du régime.

 

Le ministre Zingas joue un rôle central dans cette manipulation électorale à Paoua. C’est lui qui est venu personnellement menacer le président de l’ANE. C’est lui qui a pris le risque de tenir cette réunion à 21 heures, sachant que cela pourrait fuiter. C’est lui qui a prononcé les menaces explicites.

 

Ce qui se passe à Paoua se passe partout dans le pays. Dans chaque préfecture, dans chaque circonscription, des ministres, des préfets, des responsables du MCU menacent et soudoient les responsables de l’ANE pour truquer les résultats. L’Autorité Nationale des Élections n’est qu’un appendice du gouvernement. Elle n’a aucune indépendance. Elle exécute les ordres du régime sous la menace.

 

Et pendant ce temps, la communauté internationale fait semblant de croire que ces élections sont légitimes. La MINUSCA apporte un appui logistique à l’organisation des élections. L’Union Européenne finance une partie du processus. Les organisations internationales envoient des observateurs qui produiront des rapports diplomatiques notant “quelques irrégularités” mais concluant que “dans l’ensemble le processus s’est déroulé dans le calme”.

 

C’est de l’hypocrisie pure. Tout le monde sait que ces élections sont truquées. Tout le monde sait que le régime Touadéra dicte les résultats d’avance. Mais personne ne veut l’admettre ouvertement parce que cela obligerait à prendre des mesures, à sanctionner le régime, à suspendre l’aide.

 

Alors on continue le mensonge collectif. On fait semblant que la Centrafrique organise des élections démocratiques. On applaudit le “processus électoral”. On félicite le gouvernement pour son “engagement envers la démocratie”. Et on finance cette mascarade avec l’argent des contribuables européens et des Nations Unies.

 

Ces élections du 28 décembre ne sont pas des élections. C’est un coup d’État constitutionnel. C’est une manière pour Touadéra de prolonger son pouvoir en se donnant une apparence de légitimité démocratique. Aujourd’hui il truque pour sept ans supplémentaires. Demain il trouvera un autre prétexte pour rester encore sept ans. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il meure au pouvoir ou soit chassé par la force.

 

Les vrais coups d’État ne se font plus avec des tanks dans les rues. Ils se font avec des constitutions trafiquées, des élections truquées, des opposants écartés par des manipulations juridiques, des résultats falsifiés annoncés par des institutions aux ordres. Et des ministres comme Zingas qui menacent à 21 heures des fonctionnaires terrifiés pour qu’ils truquent les résultats.

 

Le coup d’État de Touadéra est en cours depuis 2023 avec sa Constitution illégale. Il continue avec l’élimination de Dologuélé et d’autres opposants. Il se poursuit avec les menaces contre les responsables de l’ANE comme à Paoua. Il se concrétisera avec les élections truquées de décembre. Et il se terminera avec l’annonce que le MCU a “gagné” une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale et que Touadéra peut donc continuer à gouverner avec un “mandat démocratique”.

 

Et la communauté internationale continuera à financer ce coup d’État permanent à travers la MINUSCA, à travers les programmes de l’Union Européenne, à travers tous les mécanismes qui prétendent “soutenir la transition démocratique” mais qui en réalité légitiment la dictature.

 

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Baboua : Bras de fer entre le procureur et le commandant de Brigade de la Gendarmerie de la ville

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Baboua : Bras de fer entre le procureur et le commandant de Brigade de la Gendarmerie de la ville

 

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Le Procureur de la République près du tribunal de grande Instance de Baboua, dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident survenu dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025 dans un débit de boissons de Baboua a dégénéré en conflit ouvert entre le procureur de la République près le tribunal de grande instance, Joffre DEGRAAF, et le commandant de Brigade de la gendarmerie locale. Au cœur de cette affaire : des humanitaires de l’ONG internationale Solidarité, basée à Bouar, venus en mission de travail dans la sous-préfecture.

 

 

En effet, les faits se sont déroulés dans un bar où plusieurs agents de l’État prenaient du bon temps. Le procureur DEGRAAF s’y trouvait en compagnie de son aide de camp, du commandant de Brigade de la gendarmerie, ainsi que de douaniers de Baboua. Dans le même établissement, des membres de l’ONG Solidarité sont venus retrouver la copine de l’un d’entre eux, qui travaille comme vendeuse dans les lieux.

 

La soirée a basculé lorsque cette dernière, la vendeuse bien sur,  a quitté la table du procureur pour rejoindre celle de son compagnon et de ses collègues humanitaires. Visiblement contrarié par ce geste, le procureur a dépêché son aide de camp pour surveiller les conversations des humanitaires.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-commandant-de-la-brigade-de-la-gendarmerie-a-baboua-dans-la-nana-mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le commandant de la brigade de la gendarmerie à Baboua, dans la Nana-Mambéré
Le commandant de la brigade de la gendarmerie à Baboua, dans la Nana-Mambéré

 

Lorsque la jeune femme vendeuse a voulu présenter le magistrat à ses compagnons en le qualifiant de personnalité de la République,  « kota zo » en sango, son copain, animé par la jalousie, l’a interrompu. Pour lui, dans un débit de boissons, il n’y a pas de place pour le culte de personnalité. Cette remarque a déclenché la colère de l’aide de camp qui suivait la scène, provoquant une altercation.

 

Le procureur DEGRAAF est alors intervenu personnellement. Les humanitaires, déjà informés par leur amie des attentions que le magistrat et le président du tribunal Rodrigues YAGOA lui portaient, n’ont pas mâché leurs mots face au procureur. Furieux et dépassé par la jalousie, le procureur a appelé la police pour interpeller les humanitaires.

 

C’est l’intervention du commandant de Brigade de la gendarmerie qui a permis aux membres de l’ONG d’échapper à l’arrestation. Ce geste de protection a transformé l’incident en bras de fer entre les deux hommes : le procureur a promis de dresser un rapport contre le commandant de Brigade.

 

Malgré cette intervention, le magistrat a maintenu sa pression, instruisant la police de rechercher et d’interpeller les humanitaires. Face à la menace, l’ONG Solidarité a réagi rapidement : l’un des membres a été dépêché à Bouar, tandis que les autres se sont mis en retrait dans l’attente de la fin de leur mission.

 

Affaire à suivre par CNC….

 

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Sam-Ouandja : quand les gendarmes deviennent pires que les rebelles

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Sam-Ouandja : quand les gendarmes deviennent pires que les rebelles

 

 

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Brigade de gendarmerie de Sam-Ouandja dans la Vakaga à gauche

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des moments où les mots manquent. Des moments où la réalité dépasse tellement l’entendement qu’on se demande si on parle vraiment de la Centrafrique ou d’un pays imaginaire quelque part entre l’enfer et l’absurde. À Sam-Ouandja, dans la Vakaga, les habitants ont commencé à dire quelque chose d’hallucinant : ils préféraient vivre sous les rebelles.

 

 

Oui, vous avez bien lu. Les rebelles. Ces hommes armés qu’on accuse de tous les maux. Ces groupes qu’on présente comme la source de tous les problèmes du pays. Eh bien, à Sam-Ouandja, les gens disent qu’avec eux, au moins, on pouvait vivre. On pouvait respirer. On pouvait travailler. Mais avec les forces de l’ordre, avec les gendarmes, les policiers, les soldats de l’armée nationale, c’est devenu l’enfer. Un enfer où chaque barrière est une razzia. Où chaque uniforme est une menace. Où chaque moto qui transporte des marchandises doit cracher 6000 francs ou voir ses bagages pourrir sous la pluie pendant que les gendarmes regardent, les bras croisés, sans le moindre scrupule. Bienvenue à Sam-Ouandja, où les forces de l’ordre sont devenues pires que les rebelles.

 

La population se plaint. Tout le monde se plaint. Mais personne n’écoute. Parce que les gendarmes, les policiers, les soldats s’en fichent totalement. Ils savent qu’il n’y a pas de sanction dans ce pays. Ils savent qu’ils peuvent faire n’importe quoi sans risquer quoi que ce soit. Ils savent que le gouvernement les laisse faire. Alors ils continuent. Ils pressent. Ils rackettent. Ils volent. Tranquillement. Méthodiquement.

 

Les habitants de Sam-Ouandja disent qu’avec les rebelles, ils étaient totalement libres. Libres comme des électrons. Ils pouvaient circuler. Ils pouvaient commercer. Ils pouvaient vivre. Mais maintenant, avec les forces de l’ordre, c’est fini. Chaque déplacement est un calvaire. Chaque transport de marchandises est une ruine financière.

 

Si on racontait aujourd’hui ce qui se passe à Sam-Ouandja à des Centrafricains d’autres régions, ils diraient peut-être que ce n’est pas possible. Que c’est exagéré. Que ça doit être un autre pays. Un pays sous terre ou au ciel. Parce que ce qui se passe là-bas dépasse l’imagination.

 

Pendant la saison sèche comme pendant la saison pluvieuse, le ravitaillement de Sam-Ouandja et de beaucoup d’autres villes de la région se fait par motos. Les taxis-motos. Ces jeunes hommes courageux qui prennent des risques énormes pour transporter des marchandises. Ils chargent leurs motos avec des sacs de vivres, des bidons, des marchandises diverses. Et ils partent. Sur des pistes défoncées. Sous le soleil brûlant ou sous la pluie battante. Avec le risque d’être attaqués par des bandits. Avec le risque d’avoir un accident. Avec le risque de tomber en panne au milieu de nulle part.

 

Ils prennent tous ces risques pour ravitailler leurs compatriotes. Pour que les gens de Sam-Ouandja puissent manger. Pour que les commerçants puissent vendre. Pour que l’économie locale puisse tourner. Si on calcule ce qu’ils gagnent par rapport aux risques qu’ils prennent, on comprend vite que ce n’est pas l’argent qui les motive. C’est le service. C’est la solidarité. C’est le sens du bien commun.

 

Prenons un exemple concret. Un taxi-moto part de Bria avec des marchandises pour Sam-Ouandja. De Bria à Sam-Ouandja, il faut traverser plus de 350 kilomètres. Il faut passer par Ouadda-Maïkaga. Et tout au long du trajet, à chaque barrière des forces de l’ordre, à l’entrée et à la sortie de chaque ville, il faut payer. 2000 francs. Puis encore 2000 francs. Puis encore 2000 francs. À chaque barrière. Sans exception. Sans négociation.

 

C’est énorme. Mais le pire, c’est à l’arrivée. Quand le taxi-moto arrive enfin à Sam-Ouandja, après avoir payé partout, après avoir roulé pendant des heures sur des pistes impossibles, après avoir risqué sa vie, il tombe sur les gendarmes de Sam-Ouandja. Et là, on ne parle plus de 2000 francs. Non. Les gendarmes demandent 6000 francs. Le triple. Pour quoi ? Pour rien. Juste pour passer. Juste pour entrer dans la ville. C’est ce qu’ils appellent “la formalité”.

 

La formalité. Un mot criminel inventé par les forces de l’ordre pour légitimer leur racket. Quand tu veux traverser une barrière, il faut payer quelque chose. Ce paiement, c’est “la formalité”. Pas une taxe officielle. Pas un droit enregistré quelque part. Non. C’est du vol pur et simple déguisé en procédure administrative.

 

Mais hormis cette “formalité” de 6000 francs, il y a encore autre chose. Il faut aussi payer pour les marchandises. Il faut payer selon ce que tu transportes. Comme si tu passais une frontière internationale. Comme si tu faisais de la contrebande. Alors qu’en réalité, tu transportes des marchandises d’une ville centrafricaine à une autre ville centrafricaine. Sur le territoire national. Mais il faut payer une sorte de “douane”. Une douane intérieure. Une taxe inventée par les gendarmes pour remplir leurs poches.

 

Comment un pays peut-il fonctionner comme ça ? Comment peut-on accepter qu’un commerçant qui transporte des marchandises d’une ville à une autre du même pays soit rackettée comme s’il traversait une frontière internationale ? C’est du délire. C’est du banditisme institutionnalisé.

 

Et le plus choquant, c’est que même à l’époque des rebelles, ça ne fonctionnait pas comme ça. Même les rebelles n’étaient pas aussi gourmands. Même eux avaient une certaine retenue. Parfois, ils demandaient 500 francs. Parfois 1000 francs. Et parfois, quand tu n’avais rien, tu pouvais négocier. Tu pouvais expliquer ta situation. Parfois, tu passais gratuitement.

 

Mais avec les forces de l’ordre, il n’y a pas de gratuité. Il n’y a pas de négociation. Le prix est fixe. Minimum 2000 francs sur la route. Et 6000 francs à Sam-Ouandja. Point final. Tu paies ou tu ne passes pas.

 

Et si tu n’as pas l’argent ? Eh bien, ils te bloquent. Ils prennent ta moto en otage. Avec tes marchandises dessus. Et tu dois aller chercher l’argent. Pendant ce temps, ta moto reste là. Avec tes bagages. Sous le soleil. Sous la pluie. Peu importe.

 

Le dimanche 19 octobre dernier, plusieurs motos qui transportaient des marchandises de Bria vers Sam-Ouandja sont arrivées à la barrière des gendarmes. Les chauffeurs n’avaient pas les 6000 francs. Alors les gendarmes ont bloqué les motos. Avec les marchandises. Et ils ont dit aux chauffeurs d’aller chercher l’argent.

 

Les chauffeurs sont partis à pied pour aller chercher l’argent en ville. Pendant ce temps, il a commencé à pleuvoir. Une grosse pluie. Une de ces pluies tropicales qui trempe tout en quelques minutes. Les marchandises sont restées sur les motos. Sous la pluie. Les sacs de farine, de riz, de sucre, tout a commencé à être trempé. Abîmé. Détruit.

 

Les gendarmes regardaient. Tranquillement. Sans bouger. Sans couvrir les marchandises. Sans les mettre à l’abri. Ils regardaient la pluie tomber sur des marchandises qui représentaient peut-être tout l’investissement d’un petit commerçant. Tout le fruit du travail d’un taxi-moto qui avait risqué sa vie pour transporter ces bagages. Et ils s’en fichaient. Complètement. Totalement.

 

Parce qu’ils n’ont pas de cœur. Parce qu’ils savent que ce pays est maintenant livré aux criminels économiques. Au voyoutisme. Aux mafieux. Ils savent qu’il n’y a pas de sanctions. Ils savent que le gouvernement ne fera rien contre eux. Alors ils font ce qu’ils veulent. Ils rackettent. Ils volent. Ils détruisent. Sans aucune conséquence.

 

C’est pour ça que les habitants de Sam-Ouandja disent qu’ils préféraient vivre avec les rebelles. Parce qu’au moins, avec les rebelles, il y avait une certaine logique. Une certaine prévisibilité. Tu savais à quoi t’attendre. Tu savais ce qu’ils allaient demander. Et souvent, tu pouvais négocier. Tu pouvais expliquer. Tu pouvais trouver un arrangement.

 

Mais avec les forces de l’ordre, c’est pire. Parce que ce sont eux qui sont censés protéger la population. Ce sont eux qui portent l’uniforme de la République. Ce sont eux qui touchent un salaire de l’État. Et pourtant, ce sont eux qui terrorisent la population. Ce sont eux qui rackettent. Ce sont eux qui détruisent l’économie locale.

 

Vraiment, c’est grave. C’est plus que grave. C’est une catastrophe. Parce que quand les forces de l’ordre deviennent pires que les rebelles, ça veut dire que le pays est foutu. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’État. Qu’il n’y a plus de règles. Qu’il n’y a plus de protection. Que c’est la loi de la jungle. La loi du plus fort. La loi du plus armé.

 

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Batangafo-Kabo : Le chauffeur du district sanitaire braqué entre Dékoa et Bouca

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Batangafo-Kabo : Le chauffeur du district sanitaire braqué entre Dékoa et Bouca

 

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Entrée de la ville de Bouca, en République centrafricaine. CopyrightCNCa-entree-de-bouca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le chauffeur du District Sanitaire de Batangafo-Kabo a été braqué ce jeudi 7 novembre 2025 entre Dékoa et Bouca. L’agent revenait de Bangui à moto avec des pièces de rechange pour réparer un véhicule du district immobilisé à Bouca.

 

 

En effet, après son départ de Bangui, le chauffeur est arrivé à Dékoa quand il voudrais prendre le court chemin entre Dékoua et Bouca qui est distant de 110 kilomètres. Il a choisi de passer par le village Tèlè, 55 kilomètres de Dékoua  pour atteindre la ville de Bouca. Mais quand il a pris cette route très dégradée et qui est réservée uniquement aux motos, vélos  et piétons depuis 2015, il n’a pas le temps d’aller loin. Il a été rattrapé très vite par des bandits qui sont d’ailleurs très nombreux dans cette zone. des hommes armés non identifiés . Ces malfrats l’ont arrêté à quelques dizaine de kilomètres de Dékoua, et ont pris les pièces de rechange ainsi que son téléphone. La victime n’a pas été blessée, et heureusement il  va bien.

 

Ce braquage frappe un district sanitaire déjà aux prises avec des problèmes de transport. Le véhicule en panne à Bouca devait justement reprendre du service grâce à ces pièces. Sans ce matériel, les équipes de santé auront du mal à assurer leurs tournées de supervision et à livrer les médicaments et vaccins dans la zone.

 

L’axe Dékoa-Bouca connaît régulièrement ce type d’attaques organisés par des bandits. Les agents de santé qui parcourent ces longues distances pour leur travail se retrouvent de plus en plus exposés à ces braquages qui perturbent le fonctionnement du système sanitaire dans une région où les besoins restent importants.

 

Junior Benam….

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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine occupe la 150ᵉ place sur 163 pays dans l’Indice de paix mondiale 2025 publié par l’Institut pour l’économie et la paix. Ce classement catastrophique place le pays parmi les États les plus dangereux du monde. Le régime du président Touadéra préférerait que cette information passe inaperçue, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

 

 

L’Indice de paix mondiale évalue trois grands critères : le niveau de conflits en cours, la sécurité dans la société, et le degré de militarisation. Sur chacun de ces points, la République centrafricaine obtient des scores désastreux qui expliquent son positionnement au bas du classement.

 

Le rapport souligne que le pays s’enfonce dans une spirale de conflits internes. Les groupes rebelles contrôlent toujours des portions importantes du territoire. Les affrontements se poursuivent régulièrement dans plusieurs préfectures. Les populations civiles paient le prix de cette violence chronique qui empêche tout retour à la normale.

 

Dans l’Ouham, la Bamingui-Bangoran, le Haut-Mbomou  et la Vakaga, les combats continuent. Ces zones connaissent des déplacements répétés de populations, des pillages, des massacres. La crise humanitaire s’aggrave pendant que le gouvernement prétend avoir pacifié le pays.

 

L’instabilité politique permanente constitue un autre facteur de ce mauvais classement. Le pouvoir de Touadéra ne tient pas grâce à un consensus national ou à une légitimité démocratique, mais par l’appui massif de Mercenaires russes. La présence de Wagner dans les villes et sur les routes, ainsi que l’omniprésence des forces rwandaises, ne garantissent pas la paix. Ces forces étrangères renforcent au contraire la dépendance du régime et créent de nouvelles sources d’insécurité.

 

La note de la Centrafrique s’effondre particulièrement sur le critère de la sécurité sociétale. Le racket aux barrages routiers est devenu une norme. La criminalité s’est banalisée dans les villes comme dans les campagnes. Les enlèvements et les violences quotidiennes plongent la population dans une peur permanente.

 

Chaque déplacement entre deux villes devient une épreuve où les voyageurs risquent d’être dépouillés par des hommes en uniforme ou par des bandits. Chaque sortie au marché comporte des risques. Cette insécurité généralisée détruit la vie économique et sociale du pays.

 

Sur le plan économique, le rapport pointe les dépenses militaires disproportionnées d’un pays appauvri. Pendant que les hôpitaux manquent de médicaments de base et que les écoles s’écroulent faute d’entretien, les budgets sont engloutis dans la sécurité présidentielle et les équipements militaires qui profitent surtout aux intérêts étrangers.

 

Ces dépenses militaires ne servent pas à sécuriser la population. Elles financent Wagner et maintiennent le régime au pouvoir. Le pays s’appauvrit pendant que l’argent coule vers les mercenaires russes.

 

L’Indice 2025 rappelle aussi l’ampleur de la crise humanitaire : plus d’un quart des Centrafricains vivent déplacés ou réfugiés. Cette proportion énorme témoigne de l’échec total du régime à garantir la sécurité de base à ses citoyens. Des centaines de milliers de personnes ont dû abandonner leurs maisons pour fuir la violence.

 

Cette tragédie nationale n’a pas empêché le régime de multiplier des annonces grandioses : cité futuriste, aéroport moderne, éco-cité. Ces projets existent uniquement dans les discours officiels et sur les maquettes présentées lors des cérémonies. Sur le terrain, rien ne change. Le pays continue de reculer dans tous les classements internationaux pendant que le gouvernement vend des rêves impossibles.

 

Ce classement de 150ᵉ sur 163 place la République centrafricaine dans la catégorie des États faillis où la violence règne et où les institutions ne fonctionnent plus. Seuls treize pays dans le monde obtiennent des scores pires. Cette compagnie peu glorieuse – Yémen, Syrie, Soudan du Sud, Afghanistan – regroupe les zones de guerre les plus actives de la planète.

 

Le régime Touadéra réagira probablement à ce classement en accusant la communauté internationale de complot contre le pays. Cette stratégie habituelle consiste à rejeter toute critique externe comme une manipulation politique. Mais l’Indice de paix mondiale repose sur des critères objectifs et mesurables. On ne peut pas accuser un institut de recherche indépendant de comploter simplement parce qu’il publie des données défavorables.

 

Les trois piliers de l’indice : conflits en cours, sécurité sociétale, militarisation – correspondent exactement aux trois échecs majeurs du régime actuel. Le gouvernement n’a pas réussi à pacifier le territoire. Il n’a pas garanti la sécurité quotidienne des citoyens. Il a militarisé le pays au profit d’intérêts étrangers sans améliorer la situation sécuritaire.

 

Ce classement désastreux aura des conséquences concrètes pour le pays. Les investisseurs fuient les zones de conflit. Les touristes n’iront jamais dans un pays classé parmi les plus dangereux du monde. Les organisations humanitaires elles-mêmes hésitent à déployer leur personnel dans des environnements aussi hostiles.

 

La ministre du Tourisme peut bien se plaindre que le pays soit stigmatisé. Mais comment attirer des visiteurs dans un État classé 150ᵉ sur 163 pour la paix ? Comment convaincre des investisseurs de venir dans une zone où les conflits armés continuent et où la sécurité sociétale s’effondre ?

 

Ce classement constitue aussi un camouflet pour la stratégie sécuritaire du régime. Après neuf ans de présidence Touadéra, après des années d’intervention de Wagner et des forces rwandaises, après des milliards dépensés en sécurité, le pays occupe toujours une place catastrophique dans les indices internationaux de paix.

 

Cette stagnation – ou cette régression – dans les classements démontre l’échec de l’approche sécuritaire actuelle. Multiplier les forces étrangères, militariser le pays, réprimer l’opposition n’a pas créé la paix. Ces stratégies ont au contraire enfoncé le pays dans une spirale de violence et de dépendance.

 

Les Centrafricains vivent quotidiennement cette réalité que l’indice mesure. Ils connaissent l’insécurité permanente, les déplacements forcés, la peur constante. Pour eux, ce classement de 150ᵉ sur 163 ne constitue pas une surprise mais une confirmation de ce qu’ils subissent chaque jour.

 

Le président Touadéra peut continuer de détourner le regard. Il peut continuer de faire des discours triomphants sur la paix retrouvée et le développement en marche. Mais les faits restent têtus. Son pays occupe la 150ᵉ place mondiale pour la paix. Seuls treize États font pire. Après neuf ans au pouvoir, ce classement constitue son véritable bilan.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/photo-de-famille-a-la-fin-de-l-atelier-organise-par-le-cicr-a-Bangui-organise-par-le-cicr.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de famille à la fin de l'atelier organisé par le CICR à Bangui organisé par le CICR.
Photo de famille à la fin de l’atelier organisé par le CICR à Bangui organisé par le CICR. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les 5 et 6 novembre 2025, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réuni des professionnels des médias centrafricains pour un atelier de deux jours consacré aux principes humanitaires, au droit international humanitaire et à la prévention de la désinformation dans l’action humanitaire.

 

 

L’événement s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel deux Saisons à Bangui. L’objectif affiché était de renforcer la compréhension du rôle des médias dans la diffusion des principes humanitaires et la promotion du respect du droit international humanitaire (DIH).

 

Pour le CICR, il faut nécessairement mener un dialogue permanent avec les acteurs d’influence.

Photo prise lors de l'atelier organisé par le CICR.
Photo prise lors de l’atelier organisé par le CICR. Photo CNC

 

“Les professionnels des médias sont des acteurs très importants. Pour le CICR, c’est important d’avoir un dialogue avec tous les acteurs d’influence”, a déclaré Gbate Cyrille Jean Noël, coordinateur communication du CICR en République centrafricaine. Selon lui, cette initiative vise à “renforcer la collaboration qui existe déjà” avec les médias dans le cadre de la diffusion des messages clés et de la promotion du DIH.

 

Le coordinateur communication a souligné les risques liés à la désinformation : “Nous pensons que la désinformation peut constituer un facteur d’insécurité pour le personnel humanitaire et pour l’action humanitaire”. Il a rappelé qu’une “bonne information peut sauver des vies”, tout en reconnaissant qu’une information erronée peut avoir “un impact négatif sur l’accès humanitaire”.

 

Philippe Beauverd, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, a justifié cette formation par l’évolution rapide des technologies. “Il y a des technologies qui se développent extrêmement rapidement”, a-t-il noté, soulignant l’importance d’aider les journalistes “à pouvoir faire la part des choses et puis à pouvoir communiquer des événements après les vérifications d’usage”.

 

Le diplomate suisse a reconnu que la désinformation est un phénomène universel : “Malheureusement, la désinformation, moi je suis Suisse et il y en a aussi en Suisse”. Il a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias d’apprendre “à pouvoir analyser ce que vous voyez avant d’y travailler” et de sensibiliser leurs publics.

 

Les organisateurs se sont déclarés satisfaits de la participation. “Nous avons trouvé la session très interactive et nous avons vu que vraiment les médias se sont intéressés”, a affirmé Gbate Cyrille Jean Noël. Le CICR envisage d’organiser d’autres sessions similaires, notamment “une autre session spécifique sur le droit international humanitaire et la protection des journalistes”.

 

Cette démarche intervient dans un contexte où l’action humanitaire en Centrafrique fait régulièrement l’objet d’informations contradictoires, notamment concernant les opérations dans les zones de conflit et l’accès aux populations vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

L’avocat et leader politique, Crépin Mboli-Goumba,  dénonce la légitimité de la Constitution de 2023 et l’inefficacité de l’ANE.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors d’un point de presse tenu à Bangui, Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a livré une analyse sans complaisance du cadre constitutionnel et électoral centrafricain. Pour ce juriste expérimenté et ancien ministre d’État, la Constitution adoptée en 2023 souffre d’un vice de forme rédhibitoire.

 

 

“Une constitution issue d’un coup de force n’est pas une constitution”, martèle l’ancien ministre d’État. Cette position tranche avec la version officielle qui présente le texte comme adopté démocratiquement par référendum. Crépin Mboli-Goumba  conteste cette légitimité en invoquant les conditions de son adoption qu’il qualifie de forcées.

 

La nouvelle loi fondamentale divise les Centrafricains en deux catégories distinctes, une innovation que l’opposant juge “très fâcheuse” et “dangereuse pour l’idée qu’on se fait de la République”. Cette stratification citoyenne constitue selon lui une rupture avec les principes égalitaires républicains et porte “les germes d’une déflagration de la nation”.

 

L’Autorité Nationale des Élections cristallise également les critiques du BRDC. Crépin Mboli-Goumba  dresse un bilan accablant de son action, évoquant le “hold-up électoral” de 2020-2021 où, selon ses termes, “il n’y a pas eu d’Élections”. Les dysfonctionnements techniques persistent avec 777 bureaux de vote non résolus et des tablettes défaillantes lors de l’enrôlement des électeurs.

 

L’institution électorale s’obstine pourtant à maintenir son calendrier, une attitude que l’avocat Crépin Mboli-Goumba  oppose “au bon sens le plus élémentaire” et aux recommandations des experts internationaux. Cette précipitation risque de reproduire des “Élections bâclées” similaires à celles de 2020-2021.

 

Les critiques internationales renforcent cette position. L’expert indépendant des Nations Unies a pointé “l’incompétence” de l’ANE. Le représentant américain au Conseil de sécurité plaide pour un dialogue politique préalable. L’Union Européenne partage cette analyse selon Crépin Mboli-Goumba.

 

Le leader du BRDC établit un lien direct entre processus électoral et légitimité politique. “La légitimité d’un pouvoir est importante parce qu’il faut que le peuple se reconnaisse son lieu”, explique-t-il. La candidature annoncée du président Touadéra, rendue possible par la Constitution de 2023, relève selon lui d’une “politique de coup de force”.

 

Face à ces défis, Crépin Mboli-Goumba préconise une suspension de toute action électorale jusqu’à l’obtention d’un consensus politique. Cette approche vise à garantir l’inclusivité et l’intégrité du scrutin de 2025. Sans cette refonte, aucune élection crédible n’est envisageable selon le BRDC.

 

L’avocat Crépin Mboli-Goumba  plaide pour un retour à la Constitution de 2016 et une réforme profonde du système électoral. Cette position fait du BRDC un acteur incontournable du débat politique centrafricain, alors que les échéances électorales approchent dans un climat de tensions persistantes.

 

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : voilà comment le Président Touadera avait réclamé 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : le Président Touadera réclame 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

 

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Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Incroyable mais vrai : après avoir fait évaporer plus de 1 000 milliards de FCFA depuis 2016 dans le cadre du RCPCA, le Président centrafricain Faustin-Archange Touadera revient encore avec un nouveau programme. Cette fois, le Président promet une “rupture” avec l’humanitaire et réclame 7 000 milliards de FCFA supplémentaires pour son nouveau Plan national de développement. Même méthode, mêmes promesses, mais montant encore plus énorme.

 

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 18 août dernier, le ministre et ex-détenu Maxime Balalou a dévoilé la nouvelle stratégie du gouvernement  pour soutirer encore plus d’argent aux bailleurs internationaux. Écoutez bien ce numéro parfaitement calculé : « Au cours de ces échanges en marge du sommet de TICAD 9 au Japon il y’a quelques jours, madame Catherine Chanson de l’OIM a salué les efforts du gouvernement sous la vision éclairée du président de la République en faveur de la paix et de la sécurité. Elle a également réaffirmé l’engagement de l’OIM à accompagner notre pays dans le retour durable des déplacés et refugiés tout en soutenant bien sûr l’intégration communautaire des ex-combattants ».

 

Voilà le préambule habituel : on salue la “vision éclairée” du président, on parle de paix et de sécurité, on évoque les déplacés et les ex-combattants. Le vocabulaire est parfaitement calibré pour émouvoir les donateurs internationaux. Mais attendez, le meilleur arrive.

 

Et voici la phrase magique qui doit faire tomber les milliards du ciel : « On doit rompre avec l’humanitaire. C’est ça la vision dans le cas du PND, je vous l’ai déjà dit. On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement. C’est une nouvelle approche qui conditionne même les propositions que nous allons faire à la table ronde de Casablanca», déclare  le porte-parole du gouvernement.

 

Magnifique ! Une “rupture” avec l’humanitaire pour “entrer dans le développement”. Comme si les 1 000 milliards précédents avaient été de l’humanitaire de base, et que maintenant, avec 7 000 milliards, on allait enfin faire du vrai développement. Le ministre nous explique doctement qu’il faut changer d’approche, mais curieusement, il ne dit jamais ce qui est arrivé à l’approche précédente et à son argent.

 

Mais le spectacle continue, car le ministre enchaîne sur la vision grandiose de Touadera du pays. « Cette table ronde qui va faciliter le financement du plan national de développement sera une étape importante dans le cadre de la mort de ces stables publics avec une vision du président de la République qui est de rendre prospère ce pays et amener chaque fils de ce pays maintenant à s’engager pleinement dans le processus de reconstruction de notre beau pays, la République Centrafricaine ».

 

Notez le vocabulaire : “étape importante”, “vision du président Touadera  “, “rendre prospère”, “reconstruction”. Exactement les mêmes mots utilisés en 2016 quand ils réclamaient les premiers milliards du RCPCA. Mais cette fois, c’est différent, c’est une “nouvelle approche”, paraît-il.

 

Le ministre poursuit avec son catalogue de promesses toutes faites : « Ça s’agit aussi entre autres à travers les principaux enjeux de renouveller ce partenariat autour des priorités nationales, à savoir l’accès à l’eau potable et à l’énergie, l’accès aux infrastructures, aux soins de santé, à l’éducation et surtout à l’emploi des jeunes ».

 

Tiens donc, exactement les mêmes priorités qu’il y a dix ans : eau potable, énergie, infrastructures, santé, éducation, emploi des jeunes. On se demande bien ce qu’ont fait les 1 000 milliards précédents s’il faut encore financer ces mêmes secteurs. Peut-être qu’ils sont partis en fumée ?

 

Et pour faire moderne, le ministre sort son manuel du parfait développeur durable : « L’autre aspect lié à la résilience climatique et au développement durable. Dans ce cadre-là, on doit tirer profit des expériences aussi japonaise ou faire face aux changements climatiques et à la protection de l’environnement. »

 

Voilà le nouveau packaging : résilience climatique, développement durable, expérience japonaise. Les donateurs adorent ces mots-clés. Ajoutez-y quelques références aux ODD et à l’Agenda 2063, et le tour est joué.

 

D’ailleurs, le ministre n’oublie pas de citer ses références internationales : « Également de travailler pour consolider la paix et la gouvernance inclusive en mettant en action dans la dynamique même de l’agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs du développement durable, les ODD ».

 

Parfait ! Agenda 2063, ODD, gouvernance inclusive… Tous les buzzwords y passent. Il ne manque plus que la “transformation numérique” et le “genre” pour avoir le bingo complet du développement international.

 

Mais le plus beau, c’est la conclusion du ministre sur le “nouveau paradigme centrafricain” : « Openure diplomatique, il faut le noter pour notre pays avec la diversification des partenariats de notre pays au-delà de ses alliés traditionnels tout en renforçant ce que nous appelons ici dans la coopération internationale le nouveau paradigme centrafricain ».

 

Le “nouveau paradigme centrafricain” ! Rien que ça ! Après avoir fait disparaître 1 000 milliards, ils inventent un nouveau paradigme pour en faire disparaître 7 000 autres. L’audace est remarquable.

 

La réalité, elle, est têtue : seuls 600 milliards des 7 000 demandés ont été obtenus pour l’instant. Soit 10% du montant réclamé. Mais qu’importe, le gouvernement a déjà commencé à promettre monts et merveilles avec cet argent pas encore reçu.

 

Pendant que le ministre parle de “désenclavement des territoires” et d’”autosuffisance alimentaire”, les Centrafricains attendent toujours les résultats des investissements précédents. Où sont les routes construites avec les milliards d’avant ? Où sont les hôpitaux ? Où sont les écoles ? Où sont les emplois pour les jeunes ?

 

Au lieu de répondre à ces questions gênantes, le gouvernement préfère lancer un nouveau plan avec de nouveaux milliards. C’est plus simple que de rendre des comptes sur l’utilisation des fonds précédents. Et manifestement, ça marche : les bailleurs continuent de donner.

 

Il faut reconnaître une chose au gouvernement centrafricain : il maîtrise parfaitement l’art de recycler les mêmes promesses avec un vocabulaire légèrement différent “. Rupture avec l’humanitaire”, “nouveau paradigme”, “table ronde de Luxembourg”… Les mots changent, mais le système reste le même : promettre, encaisser, faire disparaître, recommencer.

 

Les Centrafricains, eux, peuvent toujours attendre leur eau potable, leurs routes et leurs emplois. Le ministre a d’autres priorités : préparer le prochain plan de développement avec les prochains milliards à faire évaporer.

 

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

 

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Évariste Ngamana

 

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana vante les “réalisations” de Touadéra pendant que le pays s’enfonce dans le chaos.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Évariste Ngamana persiste à défendre l’indéfendable : un bilan présidentiel qui peine à convaincre au-delà des cercles du MCU.

 

 

Évariste Ngamana a récemment offert un spectacle édifiant lors d’une interview à la radio Ndèkè – Luka. Ce premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du MCU a réussi l’exploit de justifier l’injustifiable avec un aplomb déconcertant.

 

Quand le journaliste lui demande pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat pour la septième république, Ngamana répond sans gène : “Pourquoi choisir un autre candidat ? Le président a réalisé un travail unanimement reconnu au sein du MCU”. Il ajoute qu’il faut “lui donner encore la possibilité de parachever ce qu’il a commencé“.

 

Cette réponse explique un problème majeur : Ngamana et ses collègues du MCU vivent dans une bulle hermétique aux réalités centrafricaines. Car sur le terrain, les Centrafricains attendent toujours l’eau potable, l’électricité stable et des routes praticables.

 

Prenons l’exemple du Rwanda pour mesurer l’ampleur du décalage. En 1994, ce pays sortait d’un génocide épouvantable. Paul Kagame l’a redressé en quelques années. Routes modernes, accès à l’électricité, transition linguistique du français vers l’anglais : tout a été réalisé avec une efficacité remarquable. Vingt ans plus tard, Kigali fait figure de modèle continental.

 

Et la RCA ? Après presque dix ans de pouvoir de Touadéra, où sont ces fameuses réalisations que Évariste Ngamana évoque avec tant de conviction ? Dans les quartiers de Bangui, les habitants naviguent toujours entre les flaques d’eau stagnante. L’accès à l’eau potable relève du parcours du combattant. L’électricité reste un luxe réservé à quelques privilégiés.

 

Ngamana parle d’un “travail unanimement reconnu”. Par qui exactement ? Le cercle restreint du MCU qui refuse de voir la réalité en face ? Les chiffres de la Banque mondiale montrent une dette publique à 56,5% du PIB en 2024. L’insécurité persiste dans plusieurs régions malgré les promesses de retour à la paix.

 

Quand il évoque les routes en construction ou l’organisation du caucus africain comme des exploits, on s’interroge sur sa perception des priorités. Ces routes existent-elles vraiment ? Ce caucus change-t-il quelque chose au quotidien des Centrafricains qui peinent à joindre les deux bouts ?

 

La question du journaliste était pourtant simple : pourquoi pas une alternance ? Pourquoi ne pas permettre à d’autres voix de porter les aspirations nationales ? Cette interrogation légitime révèle les limites du MCU. Au lieu d’une vision renouvelée, le parti propose la continuité d’un système qui montre ses faiblesses.

 

Évariste Ngamana qualifie l’opposition de “trouble-fêtes” sans projet. Mais où est le projet concret du MCU au-delà des discours ? Où sont les réformes structurelles qui transformeraient durablement le pays ? Cette stratégie de disqualification de l’adversaire cache mal l’absence d’une feuille de route claire pour l’avenir.

 

Le plus préoccupant dans cette posture, c’est qu’elle traduit une déconnexion totale entre la classe dirigeante et les attentes populaires. Pendant que Ngamana vante des succès hypothétiques, les Centrafricains font face à des défis concrets : accès aux soins, éducation de qualité, opportunités économiques.

 

Cette attitude explique parfaitement les dérives d’un pouvoir qui s’autosatisfait. Au lieu d’une autocritique salutaire, on assiste à une fuite en avant dans l’autojustification. Cette approche ne peut que creuser le fossé entre gouvernants et gouvernés.

 

La comparaison avec d’autres expériences africaines de redressement national souligne l’urgence d’un sursaut. La RCA dispose de toutes les ressources nécessaires pour décoller. Il lui manque juste une vision audacieuse et des dirigeants à la hauteur de ses défis.

 

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Centrafrique : quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

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quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

 

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Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de la ville de Boda. Photo: RNL/Destin de Bonheur Wilikon

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de Boda, a abordé la question des arriérés de salaires des employés municipaux lors d’une interview récente. Ses déclarations confirment une situation déjà connue dans de nombreuses communes centrafricaines : des agents publics qui travaillent sans être payés pendant que leurs responsables se contentent de constater l’impuissance.

 

 

Interrogé sur les arriérés de salaires du personnel municipal, le maire Aimé Barthélémy Pilapédé répond : “Pour ces arriérés là, c’est partout, dans toutes les communes ça existe, mais nous faisons avec le peu que nous avons”.

 

Cette réponse commence par minimiser le problème en le généralisant. Puisque toutes les communes connaissent cette situation, cela devient presque normal, acceptable. Cette normalisation de l’impayé des salaires témoigne d’une résignation face à un dysfonctionnement qui devrait provoquer l’indignation.

 

Le maire poursuit : “On n’a pas d’autre chose à faire. On continue d’éponger petit à petit parce que la commune est vraiment à terre. Vous savez qu’il n’y a plus de bureau d’achat, il n’y a plus de subventions, l’état civil est gratuit. Donc ce sont les recettes qui aident la mairie à avancer, mais en ce moment c’est un peu difficile”.

 

Cette explication détaille les contraintes financières de la commune. L’absence de bureaux d’achat,  ces structures qui achetaient autrefois les produits agricoles – prive la mairie d’une source de revenus. L’arrêt des subventions gouvernementales coupe une autre source de financement. La gratuité de l’état civil, mesure sociale en apparence, réduit encore les recettes municipales.

 

Ces contraintes sont réelles. Mais elles ne justifient pas qu’on demande aux employés de travailler sans salaire. Un employeur qui ne peut pas payer ses employés devrait arrêter de les faire travailler, pas leur demander de continuer gratuitement en attendant des jours meilleurs qui ne viendront peut-être jamais.

 

Le maire Aimé Barthélémy Pilapédé ajoute une phrase qui résume toute l’absurdité de la situation : “Tous ces personnels municipaux là, ils savent ce problème, on est habitué et puis on fait avec parce que le gouvernement nous a placé confiance de gérer notre localité”.

 

Les employés municipaux “sont habitués” à ne pas être payés. Cette phrase devrait provoquer un scandale. Comment peut-on s’habituer à travailler sans salaire ? Comment peut-on normaliser cette situation au point de la présenter comme acceptable ?

 

La référence à la “confiance” du gouvernement sonne comme une manipulation. On demande aux employés de continuer à travailler gratuitement au nom d’une confiance abstraite accordée par un gouvernement qui, lui-même, ne leur verse pas les subventions promises.

 

Sur les solutions envisagées, le maire reste vague : “Nous on se bat avec le peu que nous avons en main, avec les recouvrements des boutiques qui se passent à chaque mois mensuellement, nous essayons de diminuer ces arriérés”.

 

Les taxes collectées mensuellement auprès des boutiques locales servent à “éponger” progressivement les arriérés. Mais ces montants restent dérisoires face à l’ampleur des dettes accumulées. Cette stratégie d’épongement progressif signifie concrètement que les employés municipaux attendront des mois, voire des années avant de récupérer l’intégralité de ce qui leur est dû.

 

Cette situation des employés municipaux de Boda se répète dans des dizaines d’autres communes centrafricaines. Partout, des agents publics locaux travaillent sans salaire ou avec des mois de retard, pendant que leurs responsables se contentent de gérer la pénurie.

 

Ce système d’exploitation des employés municipaux repose sur leur absence d’alternatives. Dans des villes comme Boda, les emplois sont rares. Les gens acceptent de travailler sans être payés parce qu’ils espèrent toucher un jour leurs arriérés et parce qu’ils n’ont pas d’autres opportunités.

 

Cette précarisation des agents publics locaux compromet la qualité des services municipaux. Comment des employés qui ne sont pas payés depuis des mois peuvent-ils rester motivés et efficaces ? Comment peuvent-ils subvenir aux besoins de leurs familles tout en continuant à se présenter au travail ?

 

La responsabilité de cette situation dépasse le maire de Boda. Le gouvernement central a coupé les subventions aux communes sans se préoccuper de leur capacité à fonctionner. Cette décentralisation sans moyens transforme les communes en structures fantômes où les employés travaillent gratuitement pendant que les services se dégradent.

 

Le maire Pilapédé ne propose aucune solution concrète à court terme. Il se contente de “faire avec” en attendant que les recettes locales permettent d’éponger progressivement les arriérés. Cette résignation face à une situation inacceptable témoigne de l’impuissance des autorités locales.

 

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

 

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Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 1 128 kilomètres de Bangui, les jeunes de cette localité frontalière de Sikikédé  rêvent d’un avenir stable.

 

 

Malik Yakoub porte la parole d’une génération fatiguée. Président du collectif des ressortissants de Sikikédé, cette localité de la préfecture de la Vakaga, située aux confins du Tchad et du Soudan, il traduit l’aspiration profonde de ses pairs : vivre enfin en paix.

 

Cette communauté, située à 55 kilomètres de Boromata et à 18 kilomètres de Gordile, a traversé de longues années d’instabilité. Les conflits ont laissé des cicatrices profondes dans les esprits. Pourtant, loin de se complaire dans l’amertume, les jeunes de Sikikédé ont fait un choix : celui de l’espoir.

 

“La jeunesse a trop souffert”, confie Malik Yakoub. Cette souffrance, plutôt que de les paralyser, les a galvanisés. Ils refusent désormais de subir. Leur message est simple mais puissant : ils veulent tourner la page de la violence pour écrire celle du développement.

 

Cette transformation ne relève pas du simple vœu pieux. Les jeunes s’organisent, réfléchissent et proposent. Ils comprennent que leur localité, carrefour commercial naturel entre trois pays, possède des atouts considérables. Le commerce transfrontalier pourrait prospérer si la sécurité était garantie. Les activités pastorales pourraient reprendre leur rythme normal. L’agriculture, secteur vital pour les populations, pourrait enfin être pratiquée sans crainte.

 

Malik Yakoub insiste sur cette dimension économique. Pour lui, la paix ne se résume pas à l’absence de conflit. Elle doit permettre à chaque jeune de “faire quelque chose d’avancé”. Cette vision pragmatique révèle une maturité remarquable. Ces jeunes ne se contentent pas de rêver : ils planifient.

 

L’engagement de cette génération transcende les clivages. Qu’ils soient éleveurs, commerçants ou agriculteurs, tous partagent la même conviction : Sikikédé peut devenir un modèle de coexistence pacifique. Cette unanimité constitue un capital précieux pour l’avenir de la localité.

 

Les défis restent nombreux. Les axes routiers nécessitent une sécurisation constante. Les infrastructures de base font défaut. Les opportunités d’emploi demeurent limitées. Mais la détermination de ces jeunes compensent ces handicaps. Ils savent que rien ne sera facile, mais ils sont prêts à relever le défi.

 

Le témoignage de Malik Yakoub résonne au-delà de Sikikédé. Il incarne l’espoir d’une jeunesse centrafricaine qui refuse la fatalité. Ces jeunes, forgés par l’adversité, possèdent une force particulière : celle de ceux qui ont tout à reconstruire et rien à perdre. Leur message mérite d’être entendu, car il porte en lui les germes d’un renouveau possible pour cette partie oubliée du territoire national.

 

 

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Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

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Les compétitions tête-à-tête impliquant des équipes ou des individus sont la norme dans le secteur des paris sportifs. On peut dire qu’elles représentent une sous-catégorie d’événements, car il n’y a pas de favori ni d’outsider défini. Les deux camps ont des cotes équilibrées, généralement proches de 2,00, ce qui signifie que le résultat peut dépendre de détails insignifiants.

 

Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

Face à face : qu’est-ce que c’est ?

Pour commencer, il serait bon de savoir ce qu’est un match face à face. Un match équilibré est un scénario dans lequel les cotes d’un bookmaker pour la victoire d’une équipe ou d’un athlète sont presque égales aux cotes de l’autre équipe. Par exemple, 1,95 pour l’équipe A et 2,00 pour l’équipe B. Les matchs face à face s’appliquent aux équipes ayant des compétences similaires.

Des cotes égales ou proches suggèrent qu’il existe un équilibre des forces et que le degré d’incertitude est élevé. Néanmoins, grâce à une analyse adéquate, le parieur 1xbet Android peut prendre en compte les nuances que le bookmaker a sous-estimées et les exploiter à son avantage.

Facteurs clés pour analyser les matchs à égalité

Si vous avez opté pour un match à égalité, vous devez prendre en considération quelques facteurs décisifs.

  • Matchs face à face. L’avantage psychologique d’une équipe peut être clairement observé dans l’historique des matchs face à face. Certaines équipes perdent toujours contre certains joueurs, même si elles sont plus fortes dans tous les aspects majeurs ;
  • Forme actuelle. La situation de l’équipe et des joueurs individuels doit être prise en considération. Les blessures sportives, l’épuisement causé par un calendrier chargé et les remplacements imprévus dans l’équipe de départ peuvent tous influencer les performances ;
  • La motivation et le classement. La motivation est importante dans les matchs équilibrés. Lorsqu’une équipe a atteint tous ses objectifs dans le tournoi et que l’autre ne les a pas atteints, cette dernière sera évidemment désavantagée.
  • Le style de jeu. Leurs styles peuvent être parfaitement compatibles ou déséquilibrés. Par exemple, lorsqu’un joueur de tennis possède un service puissant, il aura l’avantage sur son adversaire qui devra disputer de longs échanges.

Il faut également tenir compte du facteur du terrain et d’autres facteurs externes, tels que les conditions météorologiques, les conflits internes au sein de l’équipe, etc.

Stratégies populaires pour parier sur des matchs serrés

Aucune stratégie ne garantit une victoire à 100 %. De plus, le bookmaker a toujours le dernier mot. Néanmoins, votre objectif est de préserver votre capital et de maximiser vos chances de gagner. Pour y parvenir, utilisez des stratégies acceptables et efficaces.

Lorsqu’il y a des matchs serrés, il est prudent d’utiliser les stratégies suivantes :

  • parier à contre-courant de l’opinion populaire ;
  • parier sur la valeur ;
  • situations d’arbitrage ;
  • parier en direct.

Ces deux stratégies comportent un certain degré de risque. Par conséquent, tenez compte des facteurs primaires et secondaires, et respectez les principes du jeu responsable et de la gestion de la cagnotte.

Erreurs courantes

Certaines erreurs que les parieurs commettent généralement doivent être évitées lorsqu’ils font des pronostics sur des matchs serrés.

  1. Négligence du facteur psychologique. Même de petites transformations émotionnelles et un stress léger peuvent rendre les athlètes nerveux et les amener à commettre des erreurs dans des situations critiques. Cela a une influence directe sur le résultat.
  2. Confiance excessive dans les statistiques. Les données des matchs précédents ne sont pas sans importance, mais elles ne garantissent pas que la même situation se reproduira.
  3. Tentatives de récupérer les pertes. Prendre des décisions précipitées sans les analyser au préalable est le meilleur moyen d’aggraver les pertes.

Si vous parvenez à les éviter, vos chances de gagner des paris, même lors de matchs très serrés, seront beaucoup plus élevées.

Conclusion

Lorsque vous pariez sur des matchs serrés, il est nécessaire de procéder à une analyse approfondie, de rester patient et d’être très discipliné. Il est tout à fait inadmissible de se fier uniquement à son intuition. Ce n’est qu’en tenant compte des détails dont les bookmakers ne sont pas conscients que le succès sera possible.

 

 

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

 

 

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A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

La diaspora centrafricaine regroupée au sein des “12 Apôtres” a mandaté le cabinet Larochelle Avocats pour déposer auprès de la Cour pénale internationale (CPI) une communication dénonçant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en République centrafricaine depuis 2018. Ce document accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra, plusieurs membres de son gouvernement et les dirigeants du groupe Wagner d’avoir mis en place une Politique d’État de répression et de pillage. Le CNC a rencontré le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbayapour décrypter la portée Politique et judiciaire de cette plainte.

 

 

CNC : bonjour Dr Gazagbaya.

Dr Gazagbaya: bonjour madame la journaliste.

 

CNC : Que représente concrètement cette plainte déposée à La Haye ?

Dr Gazagbaya: C’est une démarche juridique sérieuse, fondée sur l’article 15 du Statut de Rome. Elle ne correspond pas encore à une enquête officielle, mais elle oblige la Cour à examiner les éléments transmis. Le dossier est dense : il documente des meurtres, des disparitions, des tortures, des viols et des pillages commis par les forces du régime et les mercenaires de Wagner.

En clair, c’est un acte d’accusation structuré qui décrit une Politique d’État. Si le procureur estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que ces crimes relèvent de la compétence de la Cour, il pourra ouvrir une enquête, voire demander des mandats d’arrêt.

 

CNC : Le président Touadéra est-il nommément visé ?

Dr Gazagbaya: Oui. Le document met clairement en cause le chef de l’État. Il démontre que les crimes commis depuis 2018 s’inscrivent dans une Politique de maintien au pouvoir par la terreur, avec la complicité du groupe Wagner. On y trouve une chaîne de commandement précise : Touadéra, ses conseillers, des ministres et des officiers de la garde présidentielle. Tous sont cités dans les témoignages recueillis.

 

CNC : L’entourage présidentiel affirme que la CPI ne fera rien, car Touadéra a rencontré plusieurs fois le procureur Karim Khan.

Dr Gazagbaya: C’est un discours de façade. Les rencontres diplomatiques n’effacent pas la responsabilité pénale. Le procureur agit selon le Statut de Rome, pas selon les amitiés politiques. Si les éléments sont jugés recevables, il peut rouvrir une procédure. D’ailleurs, la CPI a déjà indiqué qu’elle pouvait reprendre des enquêtes lorsqu’il existe de nouveaux crimes documentés. Le fait que Touadéra ait rencontré le procureur n’est pas une protection, c’est au contraire une trace publique de ses relations avec un organe judiciaire international.

 

CNC : Si la CPI ouvre une enquête et délivre un mandat d’arrêt, que se passe-t-il concrètement ?

Dr Gazagbaya: À partir de là, tout change. Un mandat d’arrêt international crée une obligation de coopération pour tous les États signataires du Statut de Rome. Cela veut dire qu’à tout moment, le président peut être arrêté s’il quitte le territoire national. Il ne pourra plus voyager librement, ses avoirs et ceux de ses proches peuvent être gelés, et le régime perd sa légitimité internationale.

C’est exactement ce qui est arrivé à Jean-Pierre Bemba ou à Laurent Gbagbo : des hommes politiques qui pensaient intouchables ont fini à La Haye.

Le cas centrafricain est encore plus grave. Les crimes documentés dépassent en ampleur ceux pour lesquels Bemba a été jugé. Le dossier parle de massacres, de viols collectifs, de disparitions forcées, de tortures systématiques. Ce n’est pas une série d’incidents isolés, c’est une machine d’État.

 

CNC : Peut-on dire que les crimes commis en RCA sont parmi les plus graves de la région ?

Dr Gazagbaya: Oui, sans hésitation. Ce que le groupe Wagner et les forces du régime ont fait dépasse en intensité les faits déjà jugés par la CPI dans d’autres pays africains. Les rapports de l’ONU, d’Amnesty International et du cabinet Larochelle convergent : on parle de villages rasés, d’exécutions sommaires, de viols utilisés comme armes de guerre, de pillages de sites miniers entiers.

En tant que Centrafricain, on sait ce qu’on a vu et ce qu’on a vécu. C’est plus qu’un conflit : c’est une entreprise organisée de terreur.

 

CNC : Peut-on imaginer l’arrestation effective d’un président en exercice ?

Dr Gazagbaya: Oui, si le contexte politique s’y prête. Ce n’est pas immédiat, mais c’est possible. La CPI ne reconnaît pas d’immunité pour les crimes de guerre ou contre l’humanité. Si un mandat est délivré, chaque déplacement devient un risque.

Ceux qui croient qu’un chef d’État peut échapper à la justice internationale oublient que plusieurs présidents ou ex-présidents africains ont été arrêtés. Tout dépendra du courage des États africains et de la pression internationale. Mais le message est clair : l’impunité n’est pas éternelle.

 

CNC : Certains accusent la diaspora d’utiliser cette plainte pour affaiblir le régime.

Dr Gazagbaya: C’est une erreur d’interprétation. La diaspora ne cherche pas la vengeance, elle cherche la justice. Les “12 Apôtres” ont simplement agi là où les institutions nationales refusent d’agir. La justice centrafricaine n’a ni les moyens ni la volonté d’enquêter sur des crimes commis par le pouvoir. Alors la CPI devient un recours légitime.

Et c’est d’autant plus important que la peur a paralysé la société civile dans le pays.

 

CNC : Quelles sont les chances que la CPI ouvre réellement une enquête ?

Dr Gazagbaya: Les chances sont réelles. Le document remplit trois critères essentiels : la gravité des crimes, leur caractère systématique et l’incapacité de la justice nationale à agir. Ce sont exactement les critères que le procureur examine.

S’il ouvre une enquête, cela débouchera probablement sur des mandats d’arrêt. Et à partir de ce moment-là, le régime Touadéra sera sous pression constante, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

CNC : Donc, cette plainte est une menace directe pour le pouvoir ?

Dr Gazagbaya: Oui. C’est une menace politique, diplomatique et judiciaire. Elle ne renversera pas le régime demain, mais elle fissure son image. Chaque dirigeant cité sait qu’il pourrait un jour être poursuivi.

La justice internationale avance lentement, mais elle ne recule jamais. Les crimes du régime Touadéra sont désormais consignés, documentés, et transmis à une instance indépendante. C’est la première étape vers la vérité et la responsabilité.

CNC : Dr Cyriaque Gazagbaya, merci.

Dr Gazagbaya : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

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Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

 

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Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) vient de déposer une requête au Conseil Constitutionnel demandant l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra. Les arguments juridiques avancés posent des questions fondamentales sur la légalité de cette candidature.

 

 

Dans un document déposé le 3 novembre 2025, l’OGDC, représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimale, attaque frontalement la candidature du Président Touadéra  sur trois fronts majeurs : l’incompatibilité constitutionnelle, l’origine centrafricaine douteuse et la complicité avec des groupes armés.

 

Le premier grief repose sur une lecture stricte de la Constitution de 2016. L’OGDC argue que Touadéra, élu sous l’empire de cette Constitution qui interdit formellement plus de deux mandats consécutifs, demeure soumis à ses dispositions jusqu’au 30 mars 2026. La nouvelle Constitution du 30 août 2023, qui autorise théoriquement un nouveau cycle de mandats, ne s’appliquerait qu’après prestation de serment sur ce nouveau texte.

 

Cette argumentation juridique expose ce que beaucoup considèrent comme une manipulation constitutionnelle. Le pouvoir aurait monté une révision de la loi fondamentale essentiellement pour permettre au président sortant de contourner la limitation des mandats. L’OGDC estime que le Président Touadéra aurait dû démissionner au moins 90 jours avant le dépôt de sa candidature pour être éligible.

 

Plus spectaculaire encore, le document s’interroge sur la nationalité centrafricaine d’origine du président. Selon l’article 67 de la Constitution de 2023, le candidat doit être “centrafricain d’origine” avec une ascendance entièrement centrafricaine. L’OGDC demande que le Président Touadéra présente les actes de naissance de ses grands-parents paternels et maternels.

 

L’organisation va jusqu’à suggérer que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” et que le nom “Touadéra” signifierait en langue Ngbaka-Mandja “qui est chez l’oncle maternel”, impliquant traditionnellement un père inconnu.

 

Le troisième volet de la requête touche à un sujet particulièrement sensible : les liens avec les groupes armés. L’OGDC pointe du doigt la nomination au gouvernement d’Assane Bouba, ancien chef de guerre de la Seleka connu pour ses exactions à Ippy et Alindao.

 

Le document rappelle que Bouba, extrait de la prison du camp de Roux alors qu’il était poursuivi par la Cour Pénale Spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a été maintenu dans le gouvernement malgré ces poursuites. Cette situation ferait de Touadéra un complice au sens de l’article 13 du code pénal, selon l’OGDC.

 

Cette requête place le Conseil Constitutionnel face à ses responsabilités. L’institution dispose de quinze jours pour statuer, conformément au code électoral. Sa décision sera scrutée comme un test de l’indépendance de la justice centrafricaine face au pouvoir exécutif.

 

Les précédents ne sont guère encourageants. Les institutions censées garantir l’équilibre des pouvoirs ont trop souvent démontré leur incapacité à résister aux pressions politiques. Le risque est grand de voir cette requête, aussi solide soit-elle juridiquement, rejetée pour des raisons purement politiques.

 

L’élection du 28 décembre s’annonce sous les pires auspices. Entre manipulations constitutionnelles, zones d’ombre sur l’éligibilité du candidat sortant et compromissions avec d’anciens chefs de guerre, la démocratie centrafricaine semble à nouveau sacrifiée sur l’autel des ambitions personnelles.

 

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