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ACFPE : le défilé du 1er décembre transformé en business personnel par la directrice Renée Bimbo

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ACFPE : le défilé du 1er décembre transformé en business personnel par la directrice Renée Bimbo

 

 

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Défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), la préparation du défilé du 1er décembre, journée de la République, est devenue un véritable marché noir interne, dénoncé par le personnel comme une manœuvre de la direction pour en tirer profit. Ce qui devait être une activité institutionnelle est aujourd’hui perçu comme une opération commerciale organisée depuis le bureau de la directrice générale Renée Bimbo.

 

 

Selon plusieurs agents, la directrice a confisqué la gestion des tenues du défilé, écartant les délégués du personnel du processus habituellement participatif. Autrefois, les employés choisissaient ensemble les modèles et les couleurs avant la commande. Désormais, seule la directrice décide. Les agents se contentent d’indiquer une couleur générale, tandis que les tissus, les fournisseurs et les prix sont fixés par la direction, sans aucune consultation.

 

Le système de la mafia traditionnelle, connu dans plusieurs institutions publiques et parapubliques, ou privées, prévoyait que les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristournes au service des ressources humaines, une pratique officieuse mais répandue. “C’est un business interne, tout le monde le sait, même dans les autres structures publiques, c’est le service RH qui gère ce pourcentage”, explique un agent interrogé par la rédaction du CNC. Mais à l’ACFPE, la directrice aurait voulu s’approprier ces marges pour son propre compte. Plusieurs employés affirment qu’elle a écarté les ressources humaines pour contrôler seule le marché des tenues et encaisser directement les 10 à 20% de bénéfice.

 

Certains soupçonnent même un réseau personnel autour d’elle : “C’est peut-être elle qui achète les tenues à bas prix par ses proches et les revend à l’agence comme si c’étaient des fournisseurs indépendants ”, rapporte un employé de l’agence contacté par CNC. Les prix pratiqués confirment ces doutes : des habits coûtant 15 000 à 20 000 francs CFA sur le marché sont revendus jusqu’à 140 000 francs à l’agence. “C’est de la pure spéculation interne”, résume un autre cadre.

 

Cette situation a provoqué un boycott silencieux du défilé par une partie du personnel. Plusieurs employés ont refusé de participer, estimant qu’ils ne pouvaient cautionner un système injuste. Interpellée sur la question lors de la réunion du 23 octobre dernier, la directrice a affirmé que le défilé n’était pas obligatoire, une réponse qui a davantage choqué les agents. Pour eux, cette déclaration prouve son incompétence administrative, car chaque institution reçoit un quota officiel, souvent fixé à cinquante participants. “Si les employés refusent de défiler, elle fera venir ses proches ou les nouveaux recrutés pour combler les rangs”, ironise un agent.

 

Le défilé du 1er décembre est une tradition en Centrafrique. Toutes les administrations publiques, les entreprises parapubliques, les forces de défense et de sécurité défilent pour célébrer la proclamation de la République. Chaque institution reçoit un quota de participants. Pour l’ACFPE, c’est généralement cinquante personnes.

 

Normalement, le service des ressources humaines organise la commande des tenues. Le personnel choisit ensemble les modèles et les couleurs. On identifie des fournisseurs. On négocie les prix. Et effectivement, comme dans beaucoup d’institutions publiques, les fournisseurs reversent entre 10 et 15% de ristourne au service RH. C’est une pratique officieuse mais connue de tous.

 

Mais Renée Bimbo a décidé de changer le système. Elle a écarté le service des ressources humaines. Elle a pris le contrôle total de la commande des tenues. Elle décide seule des modèles, des tissus, des fournisseurs, des prix. Le personnel n’a rien à dire. On leur demande juste de donner une couleur générale, et c’est tout.

 

Pourquoi ce changement ? Parce que Renée Bimbo veut récupérer les 10 à 20% de ristourne pour elle-même. Elle ne veut pas que le service RH touche cet argent. Elle veut le garder pour son compte personnel.

 

Plusieurs employés soupçonnent même que Renée Bimbo a monté un système encore plus lucratif. Elle achèterait les tenues à bas prix par l’intermédiaire de ses proches. Ensuite, elle les revendrait à l’agence comme si c’étaient des tenues officielles confectionnées par des fournisseurs externes. Comme ça, elle empoche à la fois la marge sur l’achat des tissus et la ristourne sur la vente des tenues.

 

Les prix pratiqués confirment ces soupçons. Des tenues qui coûtent normalement entre 15 000 et 20 000 francs CFA sur le marché sont vendues jusqu’à 140 000 francs à l’ACFPE. C’est sept fois le prix normal. Où va la différence ? Dans la poche de Renée Bimbo et de ses complices.

 

Et maintenant, elle transforme le défilé national en business personnel. Elle utilise une activité institutionnelle pour s’enrichir. Elle arnaque son propre personnel en leur vendant des tenues surfacturées. Et elle garde les bénéfices pour elle.

 

C’est de la corruption pure et simple. C’est du détournement. C’est de l’abus de fonction. Renée Bimbo utilise sa position de directrice générale pour s’enrichir au détriment du personnel et de l’institution qu’elle dirige.

 

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Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine

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Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine

 

Vakaga : la communauté Sara, un groupe ethnique très marginalisé sous le régime de Touadera, se demande actuellement si elle fait encore partie de la République centrafricaine
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les Mercenaires russes à Bangui,

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la préfecture de la Vakaga, la communauté Sara se pose une question qui résonne comme un cri d’alarme : fait-elle encore partie de ce pays ? Absente de tous les postes de responsabilité dans l’administration Touadéra, cette communauté frontalière vit une marginalisation organisée par un petit groupe ethnique qui veut désormais confisquer tout le pouvoir et écrase toute tentative de la communauté Sara de se relever.

 

 

La communauté Sara de Centrafrique, particulièrement celle de la Vakaga, ne se retrouve plus dans la gestion des affaires publiques. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et dressent un tableau glaçant : sur 32 ministres, aucun Sara. Sur 7 gouverneurs, aucun Sara. Sur 16 préfets, aucun Sara. Sur 83 sous-préfets, aucun Sara. Dans les rangs des conseillers à la présidence, des conseillers à l’Assemblée nationale, des conseillers à la primature, aucun Sara. Même dans l’intégration en cours dans la fonction publique, les Sara brillent par leur absence.

 

Cette population frontalière, installée depuis des siècles dans le pays, notamment à la frontière avec le Soudan et le Tchad, se demande aujourd’hui si elle fait vraiment partie de la République centrafricaine. Les Sara sont nombreux dans le pays, mais depuis quelque temps, ils semblent volontairement mis à l’écart partout. À l’Assemblée nationale, aucun député Sara. Dans les municipalités, aucun maire Sara, aucun secrétaire général de mairie Sara. Dans les directions générales, aucun Sara. C’est bizarre et cette population se demande ce qu’elle a fait pour mériter un tel traitement.

 

Pourtant, la communauté Sara ne manque pas de compétences. Elle compte des intellectuels, des diplômés d’université, des cadres formés qui ont toutes les qualifications pour occuper des postes de responsabilité. Ces diplômés Sara existent, ils sont là, mais on ne leur donne aucune chance. Pire encore, les Sara ont massivement soutenu le président Touadéra lors de son élection. Ils ont voté pour lui, ils ont cru en lui, ils ont participé à sa victoire. Mais aujourd’hui, ce même président qu’ils ont soutenu les a complètement oubliés dans la distribution des postes. C’est comme si leur soutien ne comptait pas, comme si leurs votes n’avaient aucune valeur.

 

Le slogan “tout zo a tè yé” (tous les Centrafricains doivent manger ) qui résonnait comme une promesse d’unité nationale sonne désormais creux pour les Sara. Cette marginalisation n’est pas qu’une question de statistiques. Elle traduit une exclusion méthodique d’une communauté entière des processus de décision qui affectent son propre territoire et son avenir. Les Saras constatent amèrement que certaines communautés sont largement représentées dans l’administration Touadéra, mais pas la leur.

 

Pour comprendre l’ampleur de cette frustration, il faut regarder ce qui s’est passé à Amdafock, localité frontalière avec le Soudan, dans la sous-préfecture de la Vakaga. Un homme nommé Wouya Mocko Abel, membre de la communauté Sara, avait décidé de se porter candidat au poste de maire de cette ville. Conscient de la marginalisation de sa communauté, il voulait se frayer un chemin pour relever la tête. Il avait manifesté sa volonté de postuler et devait se rendre à Bangui pour finaliser les formalités auprès de l’Autorité nationale des Élections.

 

Mais Wouya Mocko Abel n’a jamais pu déposer son dossier. Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025, des mercenaires russes l’ont arrêté à Bangui. Depuis, il est porté disparu. On ne sait pas où on l’a emmené, probablement dans le sous-sol de la prison de Wagner au camp de Roux. Aucune information sur les raisons de cette arrestation. Aucune nouvelle de lui. C’est comme si un membre de la communauté Sara qui ose vouloir postuler pour un poste de responsabilité doit être immédiatement éliminé.

 

Cette arrestation montre clairement une réalité inquiétante : dans la Vakaga, on dirait qu’une seule ethnie veut dominer toutes les autres. Un petit groupe s’est accaparé tous les postes, toutes les responsabilités, tous les leviers du pouvoir. Si une autre ethnie tente de se frayer un chemin pour se relever, ce petit groupe va l’écraser. C’est exactement ce qui se passe avec les Sara. L’absence totale de Sara partout dans l’administration n’est pas un hasard. C’est le résultat d’un système où un groupe ethnique minoritaire a confisqué le pouvoir et bloque l’accès à tous les autres. Même pour de simples postes comme directeur régional ou directeur d’école à Birao, aucun Sara. Même dans les candidatures actuelles pour les Élections municipales et régionales, aucun Sara. Il y a un problème, mais les Sara se demandent ce qu’ils ont fait.

 

La frustration est immense dans la communauté Sara, et l’arrestation de Wouya Mocko Abel, candidat déclaré qui a été arrêté avant même le dépôt de sa candidature, a provoqué une colère profonde. Les Sara vivent sur ce territoire depuis des siècles, ils sont Centrafricains au même titre que les autres, mais ils sont traités comme des citoyens de seconde zone dans leur propre pays. Cette marginalisation pose une question fondamentale sur l’application du principe “tout zo a tè yé” dans la République centrafricaine d’aujourd’hui.

 

Les Sara ne demandent pas de privilèges. Ils réclament simplement leur place légitime dans la gestion de leur pays. Ils veulent pouvoir se présenter aux Élections sans être arrêtés par des mercenaires étrangers. Ils veulent être représentés dans les institutions nationales et locales. Ils veulent que leurs enfants puissent aspirer à devenir ministres, préfets, maires ou directeurs généraux comme les enfants des autres communautés. Ils ont soutenu Touadéra, ils ont voté pour lui, ils ont des diplômés compétents, mais pour l’instant, la réalité est implacable : la communauté Sara est mise à l’écart, écrasée par un petit groupe ethnique qui a confisqué tous les leviers du pouvoir dans la Vakaga, et toute tentative de s’affirmer est brutalement réprimée par les mercenaires russes.

 

Cette situation est intenable et ne peut pas durer indéfiniment. Les Sara ont le droit de se demander si le slogan “tout zo a tè yé” les concerne vraiment. Jusqu’à quand cette marginalisation va-t-elle continuer ? Jusqu’à quand un petit groupe va-t-il pouvoir écraser toute une communauté ? Affaire à suivre.

 

 

Par Florent Bingui.

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MINUSCA : Un panneau routier hideux devient le symbole d’une mission onusienne qui a perdu le sens de ses priorités

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Minusca : Un panneau routier hideux devient le symbole d’une mission onusienne qui a perdu le sens de ses priorités

 

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Carrefour , Attention ! La route tue, construit par la MINUSCA à Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Sur les réseaux sociaux centrafricains, un panneau de sensibilisation routière financé par la MINUSCA provoque l’hilarité et l’indignation. Laid, mal conçu, probablement coûteux, ce panneau concentre toutes les critiques contre une mission qui engloutit plus d’un milliard de dollars américains par an sans résultats tangibles pour la population.

 

 

Mais au-delà de l’anecdote esthétique, ce panneau pousse bon nombre des centrafricains à s’interroger : que fait réellement la MINUSCA en Centrafrique?

 

Le gaspillage comme marque de fabrique….

Avec un budget annuel dépassant le milliard USD, la MINUSCA dispose de moyens colossaux. Pourtant, sur le terrain, les Centrafricains peinent à identifier les bénéfices concrets de cette présence. La sécurité ne s’améliore pas, les infrastructures restent défaillantes, et voilà que la mission finance des panneaux de sensibilisation routière d’une laideur consternante.

 

Ces dépenses montrent une mauvaise allocation chronique des ressources. Pendant que des fonds sont dilapidés dans des projets cosmétiques, les priorités urgentes de protection des civils et de stabilisation du pays passent au second plan.

 

Une mission qui a oublié son mandat….

Le mandat initial de la MINUSCA était clair : protéger les populations civiles contre les menaces, même pour les mercenaires russes, , faciliter l’accès humanitaire, soutenir la transition politique et accompagner le processus de réconciliation nationale. La mission a dérivé de ces objectifs fondamentaux.

 

Aujourd’hui, la MINUSCA semble davantage préoccupée par des campagnes de communication que par sa mission de stabilisation. Pendant ce temps, l’insécurité persiste, la gouvernance ne s’améliore pas, et le pays reste enlisé dans une crise multidimensionnelle.

 

Le soutien inquiétant à un processus électoral controversé….

 

Plus grave encore, la MINUSCA s’apprête à cautionner des Élections que toute l’opposition centrafricaine dénonce comme non-inclusives. Malgré les appels répétés de l’opposition à ne pas soutenir ce simulacre électoral, la mission onusienne maintient son engagement.

 

Les faits sont là : le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’accroche au pouvoir pour un troisième mandat anticonstitutionnel, l’opposition est méthodiquement bloquée et marginalisée, le Conseil constitutionnel est aux ordres, et l’administration électorale manque de toute indépendance et transparence.

 

Plusieurs experts des Nations Unies ont d’ailleurs exprimé leurs réserves sur ce processus électoral biaisé. Certains observateurs internationaux, y compris au sein du système onusien, reconnaissent l’impossibilité d’organiser des Élections crédibles dans ces conditions. Pourtant, la MINUSCA persiste à soutenir cette parodie.

 

Une complicité dans la dérive autoritaire….

En choisissant de soutenir ces Élections truquées d’avance, la MINUSCA devient complice de la consolidation d’une dictature. Elle répète les erreurs tragiques du passé, notamment celles commises au Rwanda, où l’inaction et les mauvais choix des missions onusiennes ont eu des conséquences catastrophiques. Ironie du sort, la cheffe de la Minusca est une rwandaise en plus.

 

La MINUSCA finance aujourd’hui, de facto, le régime de Touadéra dans sa dérive autoritaire. Elle légitime un pouvoir qui piétine la Constitution, musèle l’opposition, et transforme le processus électoral en simple formalité administrative pour reconduire un président déjà illégitime.

 

Trump a-t-il raison…?

Dans ce contexte, la position du président américain Donald Trump de réduire, voire de couper l’aide américaine aux missions onusiennes comme la MINUSCA mérite réflexion. Si ces missions coûtent des milliards sans apporter de solutions, si elles gaspillent les ressources dans des projets futiles, si elles soutiennent des régimes autoritaires plutôt que de défendre les valeurs démocratiques qu’elles sont censées promouvoir, à quoi servent-elles?

 

La MINUSCA devait être un instrument de paix et de stabilisation. Elle est devenue une bureaucratie coûteuse, inefficace, et maintenant complice d’une dérive dictatoriale. Ce panneau hideux sur une route de Bangui n’est que le symptôme visible d’un dysfonctionnement bien plus profond.

 

Par Alain Nzilo….

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MPC en crise : Mahamat Al-Khatim nomme Dianga Cyrano Ibrahim  alias Mahmoud, un réfugié au Cameroun pour sauver son mouvement

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MPC en crise : Mahamat Al-Khatim nomme Dianga Cyrano Ibrahim  alias Mahmoud, un réfugié au Cameroun pour sauver son mouvement

 

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Monsieur Dianga Cyrano Ibrahim , nouveau chargé de relation avec le monde arabe du MPC nommé par Mahamat Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), vient de nommer Dianga Cyrano Ibrahim alias Mahmoud  comme “Conseiller en charge des Relations avec le Monde Arabe”. La nomination intervient alors que la quasi-totalité des cadres du mouvement ont abandonné leur chef.

 

 

La décision de Mahamat Al-Khatim de nommer Dianga Cyrano Ibrahim à ce poste pour le seconder confirme son isolement croissant. Réfugié centrafricain qui vit actuellement au Cameroun, Dianga Cyrano Ibrahim est un ancien cadre du mouvement qui avait pris ses distances avec la structure ces dernières années. La nomination ressemble moins à un renforcement stratégique qu’à l’appel au secours d’un dirigeant en pleine débâcle. Mahamat Al-Khatim se retrouve aujourd’hui pratiquement seul à la tête d’un mouvement qui se vide progressivement de ses membres et cadres historiques.

 

Le constat est sans appel : le MPC traverse la période la plus difficile de son existence. Après avoir été l’un des groupes armés les plus actifs dans le nord de la Centrafrique, le mouvement subit une hémorragie de ses effectifs et de ses responsables comme ses éléments rebelles . Les départs se sont multipliés ces derniers mois. Des cadres ont choisi de tourner le dos à leur chef pour se diriger vers d’autres activités civiles. Cette vague de désertions a laissé Mahamat Al-Khatim dans un isolement quasi-total, sans le soutien des hommes qui l’ont accompagné pendant des années.

 

Le choix de nommer Dianga Cyrano Ibrahim, actuellement en exil au Cameroun, montre le manque d’options dont dispose désormais le chef du MPC. En faisant appel à un ancien cadre démissionnaire et réfugié à l’étranger, Al-Khatim confirme indirectement l’étendue de sa solitude et l’absence de personnalités crédibles encore disposées à le soutenir au sein du mouvement. Le titre de “Conseiller en charge des Relations avec le Monde Arabe” relève davantage d’une stratégie de communication que d’une véritable fonction opérationnelle. Dans les faits, Dianga Cyrano Ibrahim est appelé à devenir le principal lieutenant, voire le second d’un chef de mouvement qui n’a plus personne sur qui s’appuyer.

 

Au-delà de la question des cadres, le problème auquel fait face Mahamat Al-Khatim est bien plus profond. Toute la base du mouvement semble avoir perdu confiance en son leadership. Actuellement, le chef du MPC ne dispose d’aucun soutien significatif au sein même de sa structure pour mener ses démarches politiques ou militaires. La faillite organisationnelle transforme le MPC en une coquille vide, une structure qui n’existe plus que par le nom et quelques tentatives désespérées de son chef pour maintenir une apparence de légitimité. La nomination de Dianga Cyrano Ibrahim apparaît ainsi comme un ultime effort pour donner l’illusion d’une continuité et d’une dynamique qui n’existent plus.

 

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Reportage entre Obo et Bambouti : quand 110 kilomètres d’enfer devienenent un calvaire pour les voyageurs

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Reportage entre Obo et Bambouti : quand 110 kilomètres d’enfer devienenent un calvaire pour les voyageurs

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/les-commercants-sud-soudanais.jpg” data-wpel-link=”internal”>Reportage entre Obo et Bambouti : quand 110 kilomètres d'enfer devienenent un calvaire pour les voyageurs
Les commerçants, sur velo, en provenance du Sud-Soudan jusqu’à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

Deux localités du Haut-Mbomou, Obo et Bambouti,  séparées par 110 kilomètres de route impraticable toutes saisons confondues.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Les 110 kilomètres qui séparent Obo de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, transforment un simple trajet en véritable expédition. Situées respectivement à 1320 et 1429 kilomètres de Bangui, ces deux localités vivent dans un isolement géographique qui s’aggrave chaque année. Sur ce parcours difficile, deux villages servent de repères aux voyageurs téméraires : Ngoumé, à 7 kilomètres d’Obo, et Ligwa, à 25 kilomètres plus loin.

 

 

En saison sèche, le voyage reste pénible. Les véhicules progressent lentement sur une piste défoncée, parsemée de nids-de-poule et de ravines. Mais quand les pluies s’abattent sur cette partie reculée du territoire centrafricain, la route devient un piège mortel. La terre rouge se transforme en bourbier visqueux, avalant roues et essieux. Les voyageurs peuvent mettre trois semaines à un mois pour boucler un trajet qui devrait normalement se faire en quelques heures. Le rythme de progression tombe parfois à deux ou trois kilomètres par jour, transformant chaque kilomètre en conquête douloureuse.

 

Cette situation d’enclavement extrême pousse les populations du Haut-Mbomou vers une dépendance totale au Soudan du Sud voisin. Sucre, carburant, sel, savon, ciment, médicaments : tous les produits de première nécessité franchissent la frontière depuis le pays voisin. L’État centrafricain brille par son absence dans cette zone stratégique, laissant ses citoyens se tourner vers l’étranger pour leurs besoins les plus élémentaires.

 

Les préparatifs d’un voyage sur cet axe ressemblent à ceux d’une expédition en terre inconnue. Vivres pour plusieurs semaines, bidons d’eau potable, ustensiles de cuisine, matériel de couchage : tout doit être soigneusement calculé et emporté. Vélos renforcés, motos tout-terrain ou robustes camions allemands MAN chargés de marchandises s’engagent sur cette piste incertaine, où les embouteillages naturels, la boue collante et les coupures multiples transforment chaque déplacement en loterie dangereuse.

 

 

“S’il n’y avait pas le Soudan du Sud, on vivrait ici comme à l’époque des premières civilisations”, confie amèrement un habitant  d’Obo interrogé par l’équipe de reportage du CNC. Cette phrase résume parfaitement l’ampleur de la dépendance. Le carburant atteint des prix prohibitifs qui étranglent l’économie locale : 2000 francs CFA le litre d’essence, jusqu’à 3500 francs pour le gasoil. Ces tarifs explosent littéralement les budgets familiaux et paralysent toute activité économique. La Minusca et les organisations humanitaires elles-mêmes s’approvisionnent depuis le Soudan du Sud, reconnaissant implicitement l’incapacité de l’État centrafricain à desservir cette partie de son territoire.

 

Cette situation génère une inflation galopante qui frappe de plein fouet les populations les plus vulnérables. Un sac de ciment, vendu entre 11000 et 12000 francs à Bangui, grimpe à 40000 francs en saison sèche et peut atteindre 50000 francs quand les pluies rendent la route totalement impraticable. Les tôles ondulées de 3 mètres passent de 7500 francs dans la capitale à 30000, voire 40000 francs à Obo. Ces prix astronomiques rendent la construction d’un logement décent pratiquement impossible pour la majorité des habitants. Construire devient un privilège réservé aux plus fortunés, condamnant les autres à vivre dans des habitations précaires.

 

Le prix des denrées alimentaires suit la même courbe ascendante vertigineuse. Un sac de riz qui coûte 25000 francs à Bangui peut atteindre 45000 francs à Obo. L’huile de cuisine, le sucre, la farine voient leurs prix doubler ou tripler selon les saisons et l’état de la route. Cette hausse constante du coût de la vie pousse de nombreuses familles vers la malnutrition et la pauvreté extrême.

 

Aux difficultés logistiques majeures s’ajoutent les pratiques douteuses et systématiques de certains agents de l’État. À l’entrée d’Obo, policiers, gendarmes et soldats des Forces Armées Centrafricaines organisent des fouilles minutieuses et imposent leurs propres “taxes douanières” informelles. Ces prélèvements frappent tous les moyens de transport : 7500 francs CFA pour un simple vélo, davantage pour une moto, et des sommes considérables pouvant atteindre plusieurs centaines de milliers de francs pour les camions de marchandises.

 

Cette économie parallèle florissante enrichit quelques individus au détriment de l’intérêt général, au lieu d’alimenter les caisses de l’État. Dans une ville frontalière au potentiel économique important, l’absence criante de la douane officielle laisse le champ libre à tous les abus imaginables. Ceux qui devraient faire respecter la loi et protéger les citoyens se transforment en collecteurs privés sans scrupules, vidant de son sens la notion même de service public et d’équité fiscale.

 

Les commerçants qui tentent de faire des affaires entre ces deux localités subissent un véritable racket organisé. Ils doivent négocier à chaque contrôle, payer des “facilitations” multiples, et supporter des délais imprévisibles qui peuvent anéantir leurs bénéfices. Beaucoup préfèrent abandonner cette activité ou se tourner vers les circuits informels, privant l’État de recettes fiscales légitimes.

 

Cette situation d’abandon territorial a des conséquences dramatiques sur l’accès aux services sociaux de base. L’éducation souffre énormément : les enseignants refusent souvent d’être affectés dans ces zones reculées, et quand ils acceptent, ils peinent à recevoir leurs salaires. Les fournitures scolaires, quand elles arrivent, coûtent une fortune. De nombreux enfants abandonnent l’école, perpétuant le cycle de la pauvreté et de l’ignorance.

 

Le système de santé n’est pas en reste. Les médicaments essentiels manquent cruellement, et leur acheminement depuis Bangui coûte si cher que les prix deviennent inabordables pour la population. Les évacuations sanitaires vers la capitale relèvent de l’exploit, condamnant de nombreux malades à mourir faute de soins appropriés. Les femmes enceintes accouchent dans des conditions précaires, sans assistance médicale qualifiée.

 

L’agriculture, pourtant prometteuse dans cette zone fertile, pâtit également de cet enclavement. Les paysans ne peuvent écouler leurs productions vers les marchés urbains à cause des coûts de transport prohibitifs. Ils se contentent de l’autoconsommation ou de la vente locale à des prix dérisoires, décourageant toute ambition de développement agricole à grande échelle.

 

Le Haut-Mbomou est un exemple parfait de l’abandon de pans entiers du territoire centrafricain par un État défaillant. Entre Obo et Bambouti, ces 110 kilomètres d’enfer racontent l’histoire douloureuse d’un gouvernement qui a renoncé à désenclaver ses propres citoyens, les condamnant à vivre aux marges géographiques et économiques de leur propre pays. Cette négligence administrative et politique transforme des Centrafricains en étrangers sur leur propre terre, obligés de se tourner vers un pays voisin pour satisfaire leurs besoins les plus élémentaires.

 

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Centrafrique : La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien

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La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/le-faux-loic.jpg” data-wpel-link=”internal”>La justice russe convoque l’imposteur Loïc Ouangapou. L’homme disparait de la Russie après l’affaire du soldat centrafricain mort au front ukrainien
C’est Mr Loïc Ouangapou Fortuné, conseiller consulaire et social au sein de l’ambassade de la RCA en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La convocation judiciaire russe visant Loïc Ouangapou après la mort de Derrick Agoma a précipité sa fuite de Moscou.

 

 

À Moscou, le nom de Loïc Ouangapou est désormais associé à une imposture sans précédent. Déjà éclaboussé par des accusations de détournement des dons présidentiels, d’usurpation de fonction et de fraude sur les bourses étudiantes, il a franchi un cap avec l’affaire tragique de Derrick Agoma, ce soldat centrafricain enrôlé clandestinement et retrouvé mort sur le front russe.

 

Face à la gravité de ce dossier, la justice russe a émis une convocation officielle. Mais au lieu de répondre aux enquêteurs, Loïc Ouangapou a choisi la fuite. Il a disparu de Moscou dans des conditions opaques qui ajoutent une dimension criminelle à son parcours déjà chargé.

 

Selon des sources proches de l’ambassade de Centrafrique en Russie jointes au téléphone par la rédaction du CNC, les autorités judiciaires russes avaient accumulé des preuves compromettantes sur son rôle direct dans l’enrôlement illégal de Derrick Agoma. Son faux statut de représentant estudiantin, utilisé pour tromper étudiants et autorités, ne tenait plus face à l’ampleur des révélations.

 

L’affaire était prête à être instruite, mais l’intéressé, averti par des complicités, a pris la fuite avant de se présenter devant les magistrats. Cette disparition précipitée confirme l’image d’un fugitif, plus proche d’un criminel organisé que d’un étudiant en difficulté.

 

Pour de nombreux étudiants centrafricains à Moscou, cette fuite sonne comme une trahison supplémentaire. Déjà traumatisés par la mort de Derrick Agoma et par la peur d’être instrumentalisés dans les combines macabres de Loïc Ouangapou, ils voient désormais dans sa disparition une preuve de culpabilité.

 

Car un homme innocent n’abandonne pas son poste, son entourage et ses prétentions de leader estudiantin face à une convocation de justice. Cette cavale met à nu l’étendue d’un réseau de mensonges et confirme que ses actions n’étaient pas celles d’un étudiant, mais bien d’un manipulateur protégé par des appuis politiques douteux.

 

Les autorités russes, embarrassées par cette fuite, considèrent désormais Loïc Ouangapou comme un individu en rupture avec la loi. À Bangui, le silence officiel persiste, malgré l’évidence d’un scandale qui engage la réputation du pays à l’international.

 

Comment un simple étudiant a-t-il pu accumuler autant de pouvoirs frauduleux, détourner des fonds, manipuler les bourses, et jusqu’à livrer un soldat centrafricain à la mort, sans jamais être inquiété ? Comment a-t-il pu quitter Moscou alors qu’il était visé par une convocation judiciaire ?

 

Ces interrogations pointent vers les complicités et la couverture dont il a bénéficié dans les cercles du pouvoir centrafricain. Sa fuite n’aurait pas été possible sans des appuis logistiques et financiers importants. Qui l’a aidé à échapper à la justice russe ? Quels réseaux ont facilité sa disparition ?

 

La fuite de Loïc Ouangapou ne marque pas la fin de cette affaire, mais l’aggrave considérablement. Elle confirme qu’il ne s’agissait pas seulement d’un escroc étudiant, mais d’un acteur central d’un système de corruption transnationale qui mêle argent, bourses, et vies humaines sacrifiées.

 

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Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

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Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ministre-piri-dans-le-studio-de-sa-radio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les généraux du carburant : quand l’armée et le MCU se partagent le butin de la mafia du carburant, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime

Le ministre centrafricain de l’énergie, Bertrand Arthur Piri dans le studio de sa radio privée

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Derrière la façade des stations-service confisquées à TAMOIL se cache un système de pillage organisé qui enrichit les cadres militaires et les dirigeants du Mouvement Cœurs Unis. L’enquête de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime expose un mécanisme bien connu où l’argent du carburant finance directement le parti du président Touadéra, le MCU.

 

 

Le dispositif repose sur un circuit simple mais efficace. Des agences publiques liées au ministère de l’Énergie délivrent des bons d’essence officiels, soi-disant destinés aux besoins opérationnels des forces de sécurité. Ces bons sont ensuite échangés contre de l’argent liquide dans les stations-service confisquées. Selon plusieurs fonctionnaires et opérateurs économiques qui connaissent le système de l’intérieur, ces paiements en espèces sont redistribués à de hauts fonctionnaires, dont de nombreux membres du parti au pouvoir.

 

Les profits sont colossaux. Chaque camion-citerne de 35 000 litres revendu dans ces stations rapporte environ 14 millions de francs CFA, soit 25 000 dollars américains. Cette marge s’explique par les prix gonflés appliqués par Neptune Oil, auxquels s’ajoutent les taxes et droits d’importation non payés grâce aux exonérations frauduleuses. Si la moitié des importations de Neptune Oil en 2024 – soit environ 1 200 camions-citernes – a transité par les stations confisquées, les bénéfices excédentaires dépassent 30 millions de dollars américains.

 

Au cœur de ce système figure le général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines. Son épouse Prisca Rosaline Mamadou contrôle quatre des dix stations-service confisquées, toutes situées à Bangui. Le général n’est pas qu’un simple bénéficiaire : il est identifié comme l’un des principaux bailleurs de fonds du MCU, le parti présidentiel. Son ascension au sein de l’appareil militaire s’accompagne d’une mainmise économique qui lie étroitement pouvoir militaire et intérêts financiers.

 

Le partage du butin s’inscrit dans un système pyramidal de rétrocommissions qui a rapporté entre 17,5 et 30 millions de dollars américains en 2024. Les services de sécurité figurent parmi les principaux bénéficiaires, aux côtés des acteurs politiques clés du MCU et des opérateurs économiques. Ce réseau fonctionne avec l’approbation tacite du sommet de l’État, transformant le secteur du carburant en machine à cash pour financer le parti au pouvoir.

 

Les six autres stations confisquées ont été attribuées à Souleymane Bassou, un ressortissant malien entretenant depuis des décennies des liens étroits avec les élites politiques et économiques de Bangui. Bassou est propriétaire d’Inter-Oil Centrafrique, une société qui ne dispose même pas de licence de commercialisation valide selon le registre du commerce centrafricain. Cette anomalie n’empêche nullement ses stations de fonctionner et de vendre du carburant au prix fort.

 

Le rapport de la GI-TOC révèle également que ces stations confisquées vendent du carburant provenant d’importateurs non agréés, en violation directe des directives gouvernementales. Le ministère de l’Énergie interdit explicitement l’intégration de ce carburant au réseau officiel de distribution, mais la règle ne s’applique manifestement pas aux protégés du régime.

 

Au-delà du réseau formel, le carburant circule aussi par des vendeurs non agréés et des dépôts clandestins apparus lors de la crise de 2022. Ces points de vente illégaux, identifiés à plusieurs endroits de Bangui, approvisionnent principalement les chauffeurs routiers et les vendeurs ambulants. Là encore, les bénéfices sont prélevés et redistribués sous forme de paiements en espèces aux autorités complices, selon plusieurs acteurs économiques du secteur interrogés par les enquêteurs.

 

Le comité anti-fraude du ministère de l’Énergie participe activement à ce système. Officiellement chargé de lutter contre l’importation frauduleuse de carburant, ce comité détourne en réalité une partie des fonds collectés. Les transporteurs d’autres marchandises qui emportent du carburant supplémentaire pour refaire le plein en cours de route versent régulièrement des pots-de-vin aux agents pour éviter des sanctions. Ces recettes extrabudgétaires servent à financer les opérations et les salaires du comité, et sont réparties de manière informelle entre les hauts fonctionnaires du ministère.

 

Le comité opère dans une zone grise sur le plan juridique malgré son rôle prépondérant. Sur ses 90 agents recensés, moins de la moitié sont effectivement actifs, et aucun n’est sous contrat officiel. Cette absence de transparence et de supervision permet au comité de devenir un maillon supplémentaire d’une économie du carburant où se mêlent légalité, pouvoir étatique et profit.

 

Prisca Rosaline Mamadou n’est pas une novice dans les cercles du pouvoir. Ancienne directrice du budget à la gendarmerie et ex-directrice financière au ministère de la Sécurité publique, elle connaît parfaitement les rouages de l’administration. Sa nomination à la tête des stations-service les plus rentables de la capitale confirme la fusion totale des sphères politique, militaire et économique sous le régime Touadéra.

 

Le ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri, secrétaire exécutif adjoint du MCU, joue un rôle central dans ce dispositif. C’est lui qui a supervisé l’attribution des stations confisquées, justifiant la mesure par des dettes impayées et une mauvaise gestion de TAMOIL. Mais les faits montrent que cette réquisition visait surtout à renforcer la centralisation du contrôle du secteur entre les mains d’acteurs politiquement connectés.

 

Les forces de sécurité profitent directement du système grâce aux bons d’essence qui leur permettent de convertir le carburant en liquidités. Ce mécanisme garantit la loyauté de l’armée et des services de renseignement envers un régime qui les enrichit. Le carburant devient ainsi un outil de patronage politique, un moyen d’acheter les fidélités et de maintenir le pouvoir.

 

Le rapport estime que ce système a privé l’État centrafricain de recettes fiscales essentielles tout en remplissant les poches d’un cercle restreint de privilégiés. Les recettes gouvernementales issues du carburant sont passées de 41,6 millions de dollars américains en 2021 à seulement 29,5 millions de dollars en 2024, malgré une reprise quasi complète des volumes d’importation. Cette baisse préoccupante s’explique en grande partie par l’évasion fiscale sur le chiffre d’affaires et les exonérations dont bénéficie Neptune Oil, avec la complicité des hauts responsables.

 

Les Centrafricains paient le prix fort à la pompe pendant que les généraux et les cadres du MCU s’enrichissent. Le gazole coûte toujours 2,17 dollars américains le litre, un prix inabordable dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Cette situation ne résulte pas d’une simple défaillance du marché, mais d’une captation délibérée de l’État par des réseaux criminels qui opèrent sous couvert de l’autorité publique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : quand un soldat FACA, en colère, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement  

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Centrafrique : quand un soldat FACA, malade mental, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement

 

Centrafrique : quand un soldat FACA, en colère, tire sur Mahamat Khèr, un jeune de Ouadda -Maïkaga et le blesse gravement
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans le Mbomou, au sud-est de la RCA. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le capitaine Brice Zingas, chef du détachement des Forces Armées Centrafricaines à Ouadda-Maïkaga dans la préfecture de la Haute-Kotto, vient de franchir un nouveau cap dans la criminalité.

 

 

Les faits remontent à la semaine dernière, plus précisément le 9 novembre 2025. Un soldat FACA basé à Ouadda-Maïkaga a ouvert le feu sur Mahamat Khèr , un jeune habitant de cette sous-préfecture située au nord de la République centrafricaine. La balle a atteint la victime à la jambe, lui infligeant une blessure grave nécessitant des soins urgents. Jusqu’à présent, personne ne connaît les raisons qui ont poussé ce militaire à utiliser son arme de service contre un civil. Était-ce une dispute ? Un racket qui a mal tourné ? Une simple démonstration de force ? Le mystère demeure entier. Ce qui est certain, c’est qu’un soldat censé protéger la population a tiré sur un jeune sans défense. Mais selon une source sécuritaire locale, le militaire aurait demandé un service à monsieur Mahamat Khèr lorsque celui-ci voudrais se rendre à une invitation. Le militaire lui aurait demandé de le déposer quelque part, mais monsieur Khèr a refusé, disant qu’il n’a pas de carburant nécessaire pour faire cette course supplémentaire. Pris de colère, le militaire sort son arme de service et tire sur monsieur Mahamat Khèr simplement, sans raison.

 

Mais face à la gravité de la blessure, les proches de la victime ont naturellement voulu transférer Mahamat Khèr   vers Bria, le chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, où se trouve un hôpital capable de le soigner. Rappelons que Bria se situe à environ 204 kilomètres d’Ouadda-Maïkaga, une distance qui peut se parcourir en quelques heures en motos, mais pas en véhicule. Mais le capitaine Brice Zinga en a décidé autrement. De manière totalement arbitraire et criminelle, il a bloqué le transfert sanitaire. Il a refusé que le jeune blessé soit évacué vers Bria. Il l’a condamné à rester à Ouadda-Maïkaga, dans une localité qui ne dispose d’aucune infrastructure médicale adaptée pour traiter ce genre de blessure par balle.

 

Cette décision relève du crime. Refuser des soins médicaux à une personne grièvement blessée équivaut à une tentative de meurtre. Le capitaine Brice Zinga sait pertinemment qu’une blessure par balle à la jambe non traitée rapidement peut entraîner des complications mortelles : infection, gangrène, septicémie. Il sait aussi que même si le jeune survit, l’absence de soins appropriés pourrait nécessiter une amputation. Mais cela ne le concerne pas. Ce qui compte pour lui, c’est étouffer l’affaire. Empêcher que le crime commis par son soldat ne soit connu à Bria ou à Bangui. Faire disparaître le problème en laissant le jeune agoniser tranquillement à Ouadda-Maïkaga, loin des regards.

 

La question qui se pose est simple : de quel droit un militaire peut-il autoriser ou interdire le transfert sanitaire d’un civil ? Depuis quand un chef de détachement militaire décide-t-il qui peut ou non recevoir des soins médicaux ? Le capitaine Brice est devenu un petit dictateur local qui s’arroge tous les pouvoirs, y compris celui de vie ou de mort sur les habitants.

 

Le capitaine Brice Zinga ne s’est pas arrêté là. Conscient que son crime et celui de son soldat pourraient être dénoncés sur les réseaux sociaux, il a mis en place une stratégie d’intimidation et de censure digne d’une dictature. Quelques minutes après que son soldat ait tiré sur Mahamat Khèr , le capitaine Brice Zinga et deux de ses hommes se sont rendus discrètement au marché central de Ouadda-Maïkaga, où il y’a un point wifi public. Ce point wifi se trouve au marché, dans une boutique d’un commerçant qui laisse sa connexion internet ouverte aux jeunes pour qu’ils puissent se connecter, regarder des vidéos, communiquer avec leurs familles, consulter les réseaux sociaux.

 

Le capitaine Brice Zinga et ses deux hommes se sont installés là, ont pris des chaises, et ont fait semblant de communiquer normalement sur leurs téléphones. Ils feignaient de regarder des vidéos, d’envoyer des messages à leurs proches, comme n’importe quel civil. Mais en réalité, ils surveillaient. Ils écoutaient. Ils épiaient tous les jeunes qui venaient se connecter. Leur mission était claire : identifier toute personne qui tenterait de publier l’information sur les réseaux sociaux ou de la transmettre par téléphone à Bangui. Et immédiatement l’arrêter.

 

Cette présence militaire au point wifi a eu l’effet escompté. Les jeunes ont rapidement compris le jeu du capitaine Brice Zinga. Ils ont vu ces militaires installés là, faussement détendus mais en réalité aux aguets. Ils ont compris qu’ils risquaient l’arrestation s’ils tentaient de dénoncer le crime. Alors ils sont partis tranquillement, sans rien publier. Le capitaine Brice peut maintenant se féliciter : sa stratégie a fonctionné. L’information n’est pas sortie sur les réseaux sociaux. Elle n’a pas été relayée par les médias. Le crime de son soldat et son propre refus criminel d’évacuation sanitaire restent dans l’ombre. La censure par l’intimidation a réussi.

 

Cette surveillance du wifi n’est pas nouvelle pour le capitaine Brice Zinga. Il utilise régulièrement cette tactique pour étouffer les informations sur ses exactions. À Ouadda-Maïkaga, il n’y a que quelques points d’accès à internet. La Minusca dispose d’un wifi, mais sa base se trouve à environ 5 kilomètres de la ville, ce qui est trop loin pour la plupart des habitants. Le seul point wifi facilement accessible se trouve donc au marché, dans les boutiques de commerçants qui ont installé des antennes.

 

Les jeunes viennent régulièrement à ces points pour se connecter. Cinq ou six jeunes à la fois se rassemblent là pour consulter les réseaux sociaux, regarder des matchs de football, communiquer avec leurs familles à Bria ou Bangui. Le capitaine Brice Zinga a compris que c’est par ces points wifi que les informations sur ses crimes peuvent sortir. Alors il a systématisé la surveillance. À chaque fois qu’il commet une exaction ou que ses hommes se rendent coupables d’abus, il envoie ses soldats surveiller le wifi. Ils s’installent discrètement, font semblant d’être des utilisateurs normaux, mais en réalité ils espionnent et intimident.

 

Cette stratégie vise à bloquer toute tentative de dénonciation à la source. Puisque le capitaine Brice Zinga ne peut pas couper physiquement la connexion internet comme il l’a déjà fait par le passé, il opte pour une surveillance rapprochée. Il transforme les points wifi publics en zones surveillées où personne n’ose plus rien publier.

 

Ce nouveau crime s’ajoute à une longue liste d’exactions commises par le capitaine Brice et ses hommes à Ouadda-Maïkaga. Nos lecteurs se souviennent que ce même capitaine Brice avait déjà ordonné la coupure du réseau internet à Ouadda après la publication par Corbeau News d’un article dénonçant les désertions massives de soldats FACA affamés dans cette garnison. Furieux de voir son nom associé à cette situation catastrophique, il avait puni toute la population en coupant internet et en exigeant qu’elle paie pour la réinstallation du réseau.

 

Le capitaine Brice a également instauré un système de racket. Il taxe la population d’Ouadda-Maïkaga à hauteur de 200 000 francs CFA par semaine, soit 800 000 francs par mois, prétendument pour “nourrir l’armée”. Mais cet argent ne parvient jamais aux soldats. Il l’empoche pour son enrichissement personnel pendant que ses hommes crèvent de faim. Sous son commandement, sept civils ont déjà été tués par les FACA à Ouadda-Maïkaga : Romaric, Paterne, Paquet Maurice, Yaya Adam, Lindi, Adam Bienvenu, et un maçon d’ethnie Nzakara. À ces sept morts s’ajoute maintenant Mahmat Nour, qui risque de mourir des suites de sa blessure non soignée.

 

Rappelons que les soldats FACA, il y’a quelques mois,  ont également arrêté et torturé dix civils qu’ils accusaient de “sorcellerie” après qu’un de ses soldats en ait tué un autre lors d’une dispute alcoolisée. Une femme est morte sous la torture. Trois chefs traditionnels ont été battus et emprisonnés.

 

Ce qui permet aux soldats FACA de continuer leurs crimes en toute tranquillité, c’est l’impunité totale dont il jouit. À Bangui, le chef d’état-major général Zéphirin Mamadou reste muet face aux exactions de son subordonné. Le ministre de la Défense ne bronche pas. Le président Touadéra ne dit rien. Au niveau local, le sous-préfet, le maire et le député d’Ouadda-Maïkaga gardent un silence complice. Le capitaine Brice le sait. Il sait qu’il ne sera jamais sanctionné. Il sait qu’il peut tuer, torturer, voler, censurer sans que personne ne l’inquiète. Alors il continue. Il intensifie même ses exactions, convaincu de son impunité.

 

Cette situation démontre parfaitement la faillite de l’État centrafricain. Dans un pays normal, un officier qui refuse l’évacuation sanitaire d’un blessé grave serait immédiatement relevé de ses fonctions, traduit en cour martiale, et condamné. Dans un pays normal, un militaire qui surveille les points wifi publics pour censurer l’information serait sanctionné pour atteinte aux libertés fondamentales. Mais la Centrafrique n’est pas un pays normal. C’est un pays où les militaires font régner la terreur sur les populations qu’ils sont censés protéger. Un pays où des officiers criminels deviennent des petits dictateurs locaux. Un pays où l’uniforme FACA sert de licence pour tuer et voler en toute impunité.

 

Le cas du capitaine Brice démontre que les FACA comptent dans leurs rangs des criminels en uniforme. Des hommes qui utilisent leur position militaire non pour servir leur pays, mais pour terroriser, piller et assassiner. Le soldat qui a tiré sur Mahamat Khèr   est un criminel. Il a utilisé son arme de service contre un civil sans raison apparente. Il mérite d’être jugé et condamné. Le capitaine Brice est un criminel. En refusant l’évacuation sanitaire, il s’est rendu complice de tentative de meurtre. En surveillant le wifi pour censurer l’information, il viole les libertés fondamentales. En rackettant la population, il se livre au banditisme. En empochant l’argent destiné à nourrir ses soldats, il détourne des fonds publics. Mais aucun des deux ne sera inquiété. Parce que dans le régime Touadéra, l’impunité des militaires est la règle.

 

Par Moïse Banafio….

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Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao

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Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-officiers-rebelles-du-FSR-soudanais-en-conclave-dans-la-ville-soudanaise-dAmdafock.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, es-tu fier des massacres que les drones de tes amis Wagner commettent au Soudan ? Des centaines de civils tués avec des armes livrées depuis Birao
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Touadéra, regarde ce que tu as fait. Des centaines de civils massacrés au Soudan. Des femmes. Des enfants. Des personnes âgées. Tués par des drones que Wagner a livrés aux rebelles FSR depuis Birao. Avec ton accord. Avec la complicité de ton ministre Hassan Bouba. Es-tu content maintenant ?

 

 

Depuis le déclenchement de la guerre au Soudan, tout le monde sait que tu es impliqué personnellement. Ton entourage. Les Mercenaires russes de Wagner. Les Rwandais. Tout ce beau monde soutient les rebelles des Forces de Soutien Rapide. Ils leur fournissent des armes. Des munitions. Des drones. Depuis ta base de Birao. Avec ton autorisation.

 

On ne sait pas pourquoi tu fais ça. Pourquoi tu t’impliques dans une guerre qui ne te concerne pas. Pourquoi tu livres des armes à des rebelles qui massacrent des civils au Soudan. Quel est ton intérêt ? L’argent ? L’or soudanais ? Une alliance stratégique avec Wagner ? Ou simplement la soumission totale aux ordres de Moscou ?

 

Mais aujourd’hui, ce n’est plus une simple guerre. C’est un génocide. Un nettoyage ethnique. Des massacres graves de civils à El-Fasher, Bara et El-Obeid. Des centaines de morts. Des femmes enceintes tuées. Des enfants bombardés. Des personnes âgées égorgées. Tout ça avec des armes que tu as permis de livrer.

 

Le 31 octobre 2025, l’ambassade du Soudan en France a publié un communiqué accablant. Elle dénonce les massacres commis par les FSR à El-Fasher. Elle parle de crimes terroristes, de massacres sanglants, de nettoyage ethnique à grande échelle. Et ces massacres sont commis avec des drones. Des drones qui viennent de Birao. De ta base. Avec ton accord.

 

Il y a quelques semaines, des rebelles soudanais des FSR sont arrivés à Birao. Ils sont venus dans la base de Wagner. Ils ont rencontré les mercenaires russes. Et ils sont repartis avec un arsenal complet. Des armes. Des munitions. Des drones de combat. Des équipements militaires sophistiqués.

 

Ces drones ont été transférés aux FSR. Les mercenaires russes ont formé les rebelles. Ils leur ont montré comment utiliser ces drones. Comment les piloter. Comment cibler. Comment bombarder. Et maintenant, ces drones massacrent des civils au Soudan.

 

À El-Fasher, les FSR ont utilisé ces drones pour bombarder des quartiers résidentiels. Des marchés. Des hôpitaux. Des écoles. Des centaines de civils tués. Des familles entières décimées. Des enfants arrachés à leurs mères. Des personnes âgées brûlées vives.

 

À Bara et El-Obeid, c’est la même horreur. Les FSR ciblent les civils. Ils les bombardent avec des drones. Ils les tuent par centaines. Et ensuite, ils filment leurs crimes. Ils les partagent sur les réseaux sociaux. Ils s’en vantent.

 

Touadéra, tu as vu ces vidéos ? Tu as vu les corps déchiquetés ? Tu as vu les enfants morts ? Tu as vu les femmes qui pleurent leurs maris, leurs fils, leurs frères ? Tu as vu les vieillards qui ont tout perdu ? Es-tu fier de ce que tu as fait ?

 

Parce que c’est toi qui as permis ça. C’est toi qui as autorisé Wagner à livrer ces drones aux FSR. C’est toi qui as envoyé ton ministre Hassan Bouba à Birao pour sceller le deal. C’est toi qui as cédé ta base de Birao à Wagner pour en faire une plaque tournante du trafic d’armes vers le Soudan.

 

Hassan Bouba, ton ministre de l’Élevage, est allé à Birao il y a quelques semaines. Officiellement pour des questions d’élevage. Mais personne n’est dupe. Il est allé rencontrer les chefs rebelles soudanais des FSR. En présence des mercenaires russes. Pour négocier. Pour sceller le deal. Pour autoriser le transfert de drones et d’armes.

 

Pourquoi Hassan Bouba ? Parce que c’est un mercenaire politique. Un ancien chef rebelle de l’UPC. Un Tchadien d’origine. Un agent de renseignement tchadien. Un homme qui sert plusieurs maîtres en même temps. Et maintenant, il sert d’intermédiaire entre toi, Wagner et les rebelles soudanais.

 

Tu pensais qu’on ne saurait pas ? Tu pensais pouvoir te cacher derrière Hassan Bouba ? Tu pensais que personne ne ferait le lien entre les drones livrés à Birao et les massacres au Soudan ? Tu te trompes. Tout le monde sait. Tout le monde voit. Et maintenant, tout le monde accuse.

 

Le gouvernement soudanais accuse. L’ambassade du Soudan en France accuse. Les organisations internationales commencent à comprendre. Et bientôt, la Cour Pénale Internationale va s’intéresser à ton rôle dans ces massacres.

 

Parce que tu n’es pas juste complice. Tu es coauteur. Tu as fourni les armes. Tu as autorisé le transfert. Tu as cédé ta base. Tu as envoyé ton ministre négocier. Tu es aussi responsable que les rebelles qui appuient sur la gâchette.

 

Depuis le début de la guerre au Soudan, tu soutiens les FSR. Pourquoi ? Personne ne comprend. Tu n’as pas d’intérêt stratégique évident. Alors pourquoi ?

 

Certains disent que c’est l’or. Que les FSR te promettent de l’or soudanais en échange des armes. D’autres disent que c’est Wagner qui te l’impose. Que tu n’as plus ton mot à dire. Que tu obéis simplement aux ordres de Moscou. Que tu as vendu ton pays et ta souveraineté aux Russes.

 

D’autres encore disent que tu te prépares. Que tu soutiens les FSR pour qu’ils te renvoient l’ascenseur un jour. Si jamais tu perds le pouvoir. Si jamais tu dois fuir Bangui. Tu auras un refuge au Soudan. Chez les rebelles que tu as soutenus. Chez les massacreurs que tu as armés.

 

Quelle que soit la raison, le résultat est le même. Des centaines de civils massacrés. Des femmes violées. Des enfants orphelins. Des familles détruites. Des villes rasées. Un génocide en cours. Et toi, tu es complice.

 

Au Soudan, le conflit n’est pas seulement politique. Il est racial et ethnique. Les Arabes soudanais, ou ceux qui se considèrent comme Arabes, méprisent les autres ethnies qu’ils appellent “les Noirs”. Pourtant, eux aussi ont la peau noire. Mais ils se disent Arabes. Ils se considèrent supérieurs. Et ils veulent éliminer “les Noirs”.

 

C’est ce qui s’est passé au Darfour il y a vingt ans. Un génocide. Des centaines de milliers de morts. Des villages entiers brûlés. Des populations entières déplacées. Et la communauté internationale n’a rien fait. Elle a regardé. Elle a condamné. Mais elle n’a rien fait.

 

Et maintenant, ça recommence. À El-Fasher. À Bara. À El-Obeid. Les mêmes massacres. Les mêmes méthodes. Les mêmes motivations. Et toi, Touadéra, tu fournis les armes.

 

Quand les FSR ont repris deux villes importantes au Soudan grâce aux drones que tu as livrés, leurs combattants basés à Markounda en Centrafrique ont célébré toute la nuit. Ils ont tiré en l’air. Ils ont dansé. Ils ont crié de joie. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux.

 

Pourquoi des combattants basés en Centrafrique célèbrent-ils la prise de villes soudanaises ? Parce que ces combattants sont eux-mêmes soudanais. Ils font partie des FSR. Ou ils en sont sympathisants. Et ils célèbrent la victoire de leurs frères. Une victoire obtenue grâce aux armes que tu as fournies.

 

Touadéra, es-tu content maintenant ? Es-tu fier de ce que tu as fait ? Quand tu te regardes dans le miroir le matin, que vois-tu ? Un président ? Un chef d’État ? Ou un complice de génocide ? Un homme qui a vendu son âme pour quelques lingots d’or ? Un homme qui a livré des armes à des massacreurs ?

 

Les aéroports que tu as cédés à Wagner. Les bases que tu as mises à leur disposition. Les facilités que tu leur accordes. Tout ça pour quoi ? Pour qu’ils puissent livrer des armes aux rebelles soudanais ? Pour qu’ils puissent massacrer des civils ? Pour qu’ils puissent commettre un génocide ?

 

Le sang des victimes soudanaises est sur tes mains. Les cris des femmes violées résonnent jusqu’à Bangui. Les pleurs des orphelins t’accusent. Et un jour, tu devras répondre de tes actes. Devant la justice internationale. Devant l’histoire. Devant Dieu.

 

Alain Nzilo

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Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne pour les élections législatives et promet du pétrole. Mais le village natal de son père n’a ni école ni poste de santé

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Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne et promet du pétrole – mais son village natal n’a ni école ni poste de santé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/chinois-capture-et-libere-par-les-rebelles.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : Issaka Loïc, le “Chinois Ndoka” binational, ouvre des bureaux de campagne pour les élections législatives et promet du pétrole. Mais le village natal de son père n’a ni école ni poste de santé
Le chinois capturé par les rebelles dans une embuscade près de Koundé le 31 octobre 2024 et libéré le 01 novembre 2024. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dimanche dernier à Ndélé, les partisans d’Issaka Loïc ont ouvert un bureau de cellule politique au quartier Golomandjia. D’autres bureaux vont suivre dans les jours à venir dans différents quartiers de la ville. Issaka Loïc, surnommé “Chinois Ndoka” par les habitants du Bamingui-Bangoran, prépare sa candidature aux Élections législatives. Il veut être député de la nation. Mais il y a un problème. Plusieurs problèmes même.

 

 

Premier problème : Issaka Loïc est binational. Il est chinois, en même tant centrafricain. Mais la loi de 1961 brandi par le régime est claire : ce chinois n’est plus centrafricain. Soi il est chinois, soi il est centrafricain. Mais le fait de prendre la nationalité chinoise de sa mère, il perd automatiquement la nationalité centrafricaine. Mais comment, dans ce contexte, il peut se présenter aux Élections? Avec quelle nationalité ?

 

Deuxième problème : les promesses qu’il fait aux populations de Ndélé sont totalement déconnectées de la réalité. Lors de l’ouverture de son bureau dimanche, ses représentants ont informé les populations qu’Issaka Loïc va créer beaucoup d’écoles dans le Bamingui-Bangoran. Beaucoup d’écoles. Alors que le village natal de son papa n’a même pas une école. Ni un poste de santé. Ni même un petit bâtiment de deux mètres carrés en tôle.

 

Comment peut-on promettre de créer beaucoup d’écoles dans toute une préfecture quand on n’a même pas été capable de construire une seule école dans son propre village natal ? Comment peut-on se présenter comme le sauveur de l’éducation dans le Bamingui-Bangoran quand on laisse les enfants de son propre village dans l’ignorance totale ?

 

Troisième problème : Issaka Loïc promet d’exploiter le pétrole de Gaskaye, situé à 225 kilomètres de Ndélé. Avec la complicité de Touadéra, dit-il. Voilà une promesse intéressante. Exploiter le pétrole. Comme si c’était aussi simple. Comme si un député pouvait décider seul d’exploiter du pétrole. Comme si les populations du Bamingui-Bangoran allaient bénéficier de cette exploitation.

 

Nous connaissons la chanson. Nous avons vu ça partout en Centrafrique. Des promesses d’exploitation de ressources naturelles. Du pétrole. De l’or. Des diamants. Et au final, ce sont toujours les mêmes qui s’enrichissent. Les populations locales ne voient jamais la couleur de cet argent.

 

Dans le Bamingui-Bangoran, l’éducation avance très lentement. Malgré le courage des jeunes volontaires qui se trouvent dans les différentes villes et villages. Ces jeunes ne sont pas bien formés. Ils n’ont pas les qualifications nécessaires. Mais ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord.

 

Au total, dans le Bamingui-Bangoran, il y a 198 maîtres parents. Des enseignants communautaires qui ne sont pas payés par l’État. Ce sont les parents d’élèves qui les paient chaque fin de mois. 198 maîtres parents qui font tourner le système éducatif d’une préfecture entière. Parce que l’État a abandonné le Bamingui-Bangoran.

 

Et maintenant, Issaka Loïc arrive avec ses belles promesses. Il va créer beaucoup d’écoles. Il va exploiter le pétrole. Il va développer la région. Tout ça pour obtenir les voix des électeurs. Tout ça pour devenir député. Et après ? Après, comme tous les autres, il va s’installer confortablement à Bangui et oublier Ndélé.

 

Issaka Loïc veut être député de la nation. Comment va-t-il faire ? Va-t-il renoncer à sa deuxième nationalité ? Va-t-il présenter de faux documents ? Va-t-il compter sur la complicité du régime Touadéra pour contourner la loi ?

 

Parce que c’est ça, la réalité. Le régime Touadéra ferme les yeux sur les binationaux qui le soutiennent. Et beaucoup d’autres dans le gouvernement et à l’Assemblée. La loi s’applique seulement aux opposants comme Dologuélé. Mais pour les partisans du régime, tout est permis.

 

Mahamat Sallé

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Centrafrique : 4 orpailleurs tués dans un éboulement d’un site minier à Sikikédé

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4 orpailleurs tués dans un éboulement d’un site minier à Sikikédé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/sur-le-chantier-minier-de-sikikede-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-a-l-extreme-nord-est-de-la-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le chantier minier de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga, à l'extrême nord-est de la République centrafricaine
Sur le chantier minier de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quatre jeunes artisans miniers ont trouvé la mort jeudi dernier dans un éboulement de terre survenu sur un chantier aurifère à Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Cette tragédie rappelle les conditions périlleuses dans lesquelles opèrent les orpailleurs artisanaux dans cette région reculée du nord-est de la Centrafrique.

 

 

L’accident s’est produit alors que les victimes étaient en pleine activité d’extraction aurifère. Selon les informations recueillies sur place, l’éboulement de terre a enseveli les quatre jeunes travailleurs, ne leur laissant aucune chance de survie.

 

La nouvelle a plongé l’ensemble du chantier dans une profonde tristesse. Dans un geste empreint de solidarité et de douleur, les camarades des victimes ont procédé à leur inhumation dans la foulée, témoignant de l’urgence et de l’émotion qui ont marqué cette journée tragique.

 

La Vakaga n’en est malheureusement pas à son premier accident mortel de ce type. La préfecture a déjà enregistré plusieurs éboulements meurtriers par le passé, notamment à Sikikédé même, à Tiringoulou et dans d’autres localités aurifères de la région.

 

Ces incidents récurrents pousse les centrafricains à s’interroger sur les conditions de sécurité dans lesquelles travaillent les artisans miniers. L’absence de normes de sécurité, le manque d’encadrement technique et l’utilisation de méthodes d’extraction rudimentaires exposent quotidiennement des centaines de travailleurs à des risques mortels.

 

Il y’a lieu de rappeler que dans la Vakaga comme dans d’autres régions aurifères de la Centrafrique, l’orpaillage artisanal attire de nombreux jeunes en quête de revenus. Toutefois, cette activité se déroule souvent dans des conditions extrêmement difficile, sans équipements de protection ni respect des normes minimales de sécurité.

 

Les excavations profondes réalisées sans étayage adéquat, l’absence de systèmes d’alerte et le manque de formation aux risques géologiques constituent autant de facteurs aggravants qui transforment régulièrement ces chantiers en pièges mortels.

 

Ce nouveau drame souligne l’urgence d’une meilleure régulation du secteur minier artisanal en Centrafrique. Les autorités sont appelées à renforcer les mesures d’encadrement et de sécurisation des sites d’orpaillage, afin d’éviter que de nouvelles familles ne soient endeuillées par des accidents qui pourraient être évités.

 

Pour l’heure, quatre familles pleurent leurs proches, victimes d’une quête de l’or qui se montre trop souvent mortelle dans les contrées reculées de la Vakaga.

 

 

Par Mahamat Idriss Junior….

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Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain

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Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Appel à l’unité lancé par l’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé après la validation de sa candidature à la présidentielle du décembre prochain
Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’équipe d’Anicet-Georges Dologuélé a lancé un appel à l’unité après la validation de sa candidature pour l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Depuis septembre, le candidat faisait face à une procédure judiciaire qui avait invalidé sa nationalité centrafricaine, malgré sa renonciation à la nationalité française pour se conformer aux exigences de la nouvelle constitution instaurée par le chef de l’État Baba Kongoboro. Malgré cette décision, le Conseil constitutionnel a surpris en approuvant sa candidature. Cette annonce a conduit son entourage à inviter la société civile, l’opposition et la diaspora à se rassembler autour de cette campagne présentée comme déterminante pour la suite du processus politique.

Lire ci-dessous l’intégralité de la lettre :

 

 

APPEL A L’UNITE POUR LA RENAISSANCE DE LA Centrafrique

 

Camarades Centrafricains,

Peuple centrafricain, aujourd’hui, nous nous trouvons à un tournant décisif de notre histoire. Après le long, rude et juste combat mené par Anicet-Georges DOLOGUÉLÉ pour faire triompher sa ‘’centrafricanité’’, sa candidature, qui représente bien plus qu’une simple option pour un vote vient, enfin, d’être validée pour les Élections présidentielles du 28 décembre 2025. C’est l’écho des aspirations profondes de notre peuple, un appel à la résistance et à l’espoir après des années d’injustices, de souffrances et de désespoir.

Aujourd’hui, un nouvel horizon s’ouvre pour notre pays. Il est temps de nous lever, tous ensemble ! Je, viens par ce message, lancer un vibrant appel à la société civile, à l’opposition démocratique, au BRDC dont nous partageons les mêmes convictions, à tous ceux qui se sont senti trahis par le régime en place (MCU compris), à la jeunesse pleine d’énergie et d’espoir d’un avenir meilleur, à notre diaspora qui, jour après jour, porte en elle l’espérance d’une Centrafrique renouvelée et, à tous les citoyens sincèrement épris de justice, de liberté, de démocratie et de développement.

Rejoignons-nous tous pour ce combat final, celui de la conquête du pouvoir, un pouvoir qui sera synonyme de justice, de liberté et de démocratie. Nous avons suffisamment souffert sous le règne mafieux de Faustin Archange TOUADERA et de son parti, le MCU, dont le bilan en dix ans n’est qu’un catalogue d’échecs, de désolation, de paupérisation et de souffrances infligées à notre peuple. Pendant que, Faustin Archange TOUADERA et son entourage se sont livrés à un enrichissement ostentatoire et indécent dans l’arrogance et le mépris total du peuple.

Cela doit cesser !

Ce combat, ce n’est pas seulement celui d’un homme, c’est celui de tout un peuple. Notre victoire ne sera pas seulement celle d’Anicet Georges Dologuélé mais celle de tout un pays, celle de la restauration de nos droits, de nos valeurs, de notre dignité, celle du retour de la démocratie, de la renaissance de la République.

Ensemble, faisons entendre notre voix.

Ensemble, redonnons à la Centrafrique sa grandeur perdue.

Unis, nous vaincrons !

AGD, Le pays !

 

A T BENGUEWE DAMARAS

 

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Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

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Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

 

Centrafrique : une délégation de voyous et de soûlards du MCU est arrivée a Birao pour la précampagne électorale, mais une surprise attend les habitants

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Convoqués pour un financement agricole, les habitants de Birao ont assisté fâcheusement à un meeting de campagne pour le troisième mandat de Baba Kongoboro.

 

La Centrafrique vit depuis bientôt sept ans sous le règne du mensonge institutionnalisé. Depuis que les hommes de Wagner ont débarqué en 2018, le pouvoir en place a progressivement abandonné toute prétention à la sincérité. Dix années de gouvernance ont transformé le régime en machine à tromper, capable de dire n’importe quoi pour tenter de sauver une popularité en chute libre. Les Centrafricains ne reconnaissent plus leur pays dans cette succession de fausses promesses et de manipulations grossières qui insultent leur intelligence.

 

 

Dans ce contexte de désillusion générale, la pré-campagne électorale a débuté sur les mêmes bases : le mensonge. Ainsi, le vendredi 14 novembre 2025, une délégation du MCU, parti présidentiel, a quitté la capitale pour Birao, chef-lieu de la Vakaga. Les habitants de cette région isolée allaient faire les frais d’une nouvelle tromperie.

 

Quelques heures avant l’arrivée de la délégation à Birao, les chefs de quartiers avaient appelé la population pour assister à une présentation d’un financement agricole de l’ACDA, censé provenir directement de la présidence. Dans cette région isolée où l’agriculture constitue la principale activité économique, l’annonce a provoqué un déplacement massif. Les villageois sont venus en nombre, espérant obtenir des informations sur les modalités d’attribution de cette aide promise et sur le partage éventuel des fonds.

 

Mais une fois que les habitants sont arrivés sur le lieu indiqué, aucun projet agricole n’a été présenté. Aucun financement n’a été annoncé. La réunion s’est transformée en meeting Politique entièrement consacré à la promotion du président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro et à la préparation de sa candidature pour un troisième mandat controversé.

 

La composition de la délégation expliquait d’emblée la nature réelle du déplacement. Elle était menée par Albert Toumou Deya, ministre délégué au désarmement et ex-chef rebelle du MLCJ, intégré au gouvernement après les accords de paix. À ses côtés figurait Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, chef de la milice Requin, une milice armée au service du régime connue pour ses méthodes particulièrement violentes.

 

Le groupe comprenait également Euloge Doctrouvé, surnommé “l’insulteur public” pour ses attaques quotidiennes contre les centrafricains sur les réseaux sociaux, ainsi que Blaise Didatien Kossimatchi, connu sous le surnom de “Le Soûlard”. Ce dernier s’est rendu célèbre par ses menaces répétées, notamment celle de “broyer les tibias des jeunes de l’opposition”. Ces profils sont largement documentés sur internet et dans l’espace public centrafricain.

 

Sur place, les discours n’ont porté que sur la nécessité de soutenir le président sortant et de mobiliser pour les échéances électorales. La délégation a procédé à la validation d’associations et de comités de soutien à la candidature de Touadéra, comme l’attestent les publications diffusées ensuite sur les réseaux sociaux par les militants du MCU. “Birao, chef-lieu de la Vakaga, a vibré ce jour au rythme de la validation des Associations et Comités de soutien à la candidature du Professeur Faustin Archange Touadéra”, pouvait-on lire sur leurs pages.

 

Les habitants, interrogés par la rédaction du CNC,  expriment leur colère face à cette manipulation. “On nous a fait croire qu’on venait pour l’agriculture et l’argent du président. Mais c’était juste pour nous forcer à écouter leur tas de mensonge ”, témoigne l’un d’eux.

 

En effet, après dix ans de pouvoir, le régime peine à mobiliser sans recourir à ces stratagèmes. La popularité du président a chuté et les populations ne répondent plus aux convocations politiques classiques du régime. Les gens n’aiment pratiquement plus le président Baba Kongoboro.

 

Pour tenter de créer une apparence de soutien populaire, le pouvoir multiplie les mensonges. À Birao, la méthode a fonctionné : les villageois sont venus massivement, attirés par la promesse d’un financement. Mais une fois sur place, piégés, ils ont dû subir un meeting électoral qu’ils n’étaient pas venus entendre.

 

L’envoi de cette délégation composée d’anciens chefs de guerre reconvertis en ministres, de responsables de milices armées et de militants connus pour leur agressivité démontre la nature de cette pré-campagne. Dans une région déjà marginalisée économiquement, l’utilisation d’une fausse promesse agricole pour organiser un rassemblement politique constitue une forme supplémentaire de mépris envers les populations.

 

Le régime a hérité des méthodes de Wagner : mensonge sur mensonge, tromperie sur tromperie. Les autorités ne savent même plus dire la vérité, même une seule fois. Cette machine du mensonge tourne à plein régime, épuisant une population qui ne croit plus aux promesses officielles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot 

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République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/republique-centrafricaine-vivre-avec-le-diabete-a-carnot.jpg” data-wpel-link=”internal”>République centrafricaine Vivre avec le diabète à Carnot
Photo MSF

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En République centrafricaine vivre avec le diabète représente un vrai défi. L’accès aux traitements est limité, les médicaments (l’insuline) sont coûteux et souvent difficiles à trouver, et les programmes de prise en charge des patients sont rares. A Carnot, au sud-ouest du pays, Médecins Sans Frontières (MSF) en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Population (MSP), assure une prise en charge médicale gratuite à de nombreuses personnes vivant avec le diabète. Depuis le début de la mise en place du programme en 2019, 245 patients diabétiques ont été accompagnés par MSF et le MSP.  


 

Apprendre à vivre avec le diabète…. 

Adolphe Andoa, 22 ans, vient de Nola, à plus de 200 kilomètres de Carnot. Diagnostiqué diabétique de type 1 il y a cinq ans, il avait du mal à se procurer de l’insuline dans sa ville. « J’étais constamment fatigué, je buvais beaucoup d’eau et j’avais toujours faim », se souvient-il. « J’ai dû arrêter l’école en classe de 5ᵉ à cause de ma maladie. »

Grâce au soutien de MSF à la Clinique de Suivi de l’Hôpital de District de Carnot, Andoa reçoit désormais un traitement gratuit et a été formé à surveiller sa glycémie et à s’injecter lui-même l’insuline à domicile. « Aujourd’hui, je me sens beaucoup mieux », explique-t-il. « J’ai repris l’école en 2024 et je mène une vie normale. Mon rêve est de devenir médecin pour aider d’autres enfants diabétiques. »

Le diabète de type 1 est une maladie chronique dans laquelle le pancréas ne produit plus d’insuline, une hormone essentielle qui régule le taux de sucre dans le sang. Sans insuline, le glucose s’accumule dans le sang au lieu d’être utilisé comme source d’énergie, ce qui peut provoquer de graves complications, voire mettre la vie de la personne en danger. Le traitement repose donc sur des injections quotidiennes d’insuline et un suivi régulier de la glycémie (taux de sucre dans le sang).

Dans un contexte comme celui de la République centrafricaine, où l’insuline reste très coûteuse et où les structures de santé sont limitées, cette maladie représente une véritable épreuve pour les patients et leurs familles. Par ailleurs, le traitement doit être pris à vie par le patient, ce qui constitue une charge financière difficile à assumer pour beaucoup d’entre eux.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/msf-diabete-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>République centrafricaine : Vivre avec le diabète à Carnot
Photo MSF

 

 

Autonomiser les patients et leurs familles…. 

Pour les adultes comme Calvin Bedagba, 34 ans, apprendre à gérer le diabète a été une transformation majeure. Diagnostiqué en 2021, il était au début très anxieux. « Mes parents pensaient que le diabète était synonyme de mort », raconte-t-il. Grâce aux sessions de sensibilisation de MSF, Calvin a compris ce qu’est réellement le diabète et comment vivre avec. Aujourd’hui, il contrôle sa glycémie, s’injecte lui-même l’insuline à la maison et se rend chaque mois à la clinique pour son suivi.

Les parents ressentent également l’impact du programme. Emmanuel Warassio est le père de Carole, une jeune fille de 18 ans atteinte de diabète de type 1. Pendant des années, il devait l’accompagner à la clinique matin et soir pour ses injections. Aujourd’hui, Carole fait partie du programme d’autonomisation des patients, qui lui permet de gérer son traitement à domicile. « Seule MSF fournit l’insuline à Carnot », explique Warassio. « Nous espérons qu’à l’avenir, d’autres acteurs pourront renforcer cet appui afin que tous les enfants aient un accès durable aux soins dont ils ont besoin. »

 

Un programme qui change des vies…..

Le programme de MSF à Carnot se concentre sur l’autonomisation des patients. Les patients nouvellement diagnostiqués reçoivent un kit médical complet : glucomètre, insuline, seringues, lancettes et pots en argile pour conserver l’insuline. Ils apprennent à contrôler leur glycémie et à s’injecter eux-mêmes l’insuline. Les suivis mensuels et les visites à domicile garantissent que les patients maintiennent leur autonomie tout en bénéficiant d’un accompagnement professionnel.

Étive Marvin Houboutouni, responsable du programme diabète de MSF, explique : « Ce programme permet aux patients de stabiliser leur santé et de reprendre l’école, le travail et leur vie familiale.  Aujourd’hui, 245 patients sont pris en charge, dont 63 enfants et 182 adultes. Parmi eux, 80 ont été autonomisés, dont 11 enfants. »

 

Regarder vers l’avenir…. 

Malgré les défis, comme la distance à parcourir pour se rendre à la clinique et la difficulté de se procurer leur traitement de façon abordable en dehors de MSF, ces histoires témoignent de l’espoir et de la résilience des patients diabétiques à Carnot. Grâce à l’éducation et à l’accès gratuit aux traitements, MSF améliore non seulement la vie des patients aujourd’hui, mais les prépare également à gérer leur diabète de manière durable demain. Toutefois, de nombreux défis restent à relever à l’échelle nationale afin que davantage de patients puissent bénéficier de ce type de soutien et accéder durablement aux soins dont ils ont besoin.

 

Par MSF

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CENTRAFRIQUE : UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?

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UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR Politique PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL AUX ORDRES DU POUVOIR POLITIQUE PEUT-IL GARANTIR DÉMOCRATIQUEMENT UN PROCESSUS ÉLECTORAL ?
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La décision N014 du conseil constitutionnel en date du 14 novembre 2025 portant proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 était attendue comme la fumée blanche qui s’échappe traditionnellement de la cheminée à Rome lors du conclave des cardinaux pour l’élection d’un nouveau souverain pontife.

 

 

Cette décision inédite qui s’apparente à une victoire pour les uns, un leurre ou un piège pour les autres soulève des interrogations nées de l’incompréhension car incohérente, illogique et illisible alors que l’intelligentsia centrafricaine avait la soif, un désir impatient de s’approprier les problématiques de binationalité, de centrafricain d’origine ainsi que des origines douteuses du président de la République.

Le conseil constitutionnel a bien fait de rappeler l’article 67 de la constitution du 30 août 2023 pour rassurer l’opinion qui était partagée car l’on s’interrogeait si c’est l’ancienne ou la nouvelle constitution qui servait de fondement juridique à cette décision.

 

En plus, l’on se questionnait également de ce que le conseil constitutionnel a fait des articles 10 et 183 de la constitution du 30 août 2023 ainsi que des théories juridiques de la hiérarchie des normes, du parallélisme des formes, de la séparation de pouvoirs etc…pour pondre une telle décision dépourvue de mécanismes, de méthodes et de pédagogies.

 

Cet état de fait n’est nullement une surprise mais la résultante de la totale subordination au pouvoir exécutif du collège des juges constitutionnels qui par voie de conséquence perd son prestigieux caractère juridictionnel et sa noble mission d’arbitre des processus électoraux.

Il apparaît important de rappeler que le conseil constitutionnel, la plus haute juridiction dans l’architecture juridique représente la plus haute garantie de la démocratie électorale car il veille sur la régularité des opérations électorales, tranche les contentieux électoraux et veille à la bonne application de la loi fondamentale.

À ce titre, le conseil constitutionnel devrait éviter d’utiliser le droit à des fins politiques et ainsi fragiliser la stabilité constitutionnelle et démocratique.

Perdu dans cette cabale médiatique où tout le monde s’improvise en juristes chevronnés pour interpréter les textes de loi, le citoyen lambda s’interroge :

1- La décision du conseil constitutionnel portant proclamation de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle clôt-il le débat politico-juridique sur la notion de binationalité et de centrafricain d’origine ?

2- Déclarer les candidatures éligibles suffit-il à baisser les tensions palpables et multidimensionnelles dans le pays ?

3- Pourquoi le conseil constitutionnel n’a pas donné les détails de la conformité de chaque candidature aux exigences de l’article 37 alinéa 2 du code électoral ?

4- Un conseil constitutionnel aux ordres du pouvoir Politique peut-il garantir efficacement et démocratiquement un processus électoral ?

En tout état de cause, la décision rendue par le conseil constitutionnel sur la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 est tout sauf une œuvre juridique qui obéit à des règles strictes de forme et de fond. C’est un parfait habillage juridique d’une solution politique telle que annoncée la veille par le ministre conseiller spécial du président de la République sur les ondes de la radio ndeke luka.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Attention Monsieur le président, ce peuple facilement domptable de l’Afrique qui n’aspire qu’à la paix risque par vos chroniques turpitudes de retomber dans les frasques du passé.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge instructeur.

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 15 novembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Troisième mandat : quand le Président Touadéra s’invente un peuple reconnaissant pour justifier sa nouvelle candidature

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Troisième mandat : quand le Président Touadéra s’invente un peuple reconnaissant pour justifier sa nouvelle candidature

 

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Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Invité de la chaine française France 24, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a affirmé que sa nouvelle candidature répondait à “la volonté du peuple”. Interrogé sur la pauvreté persistante, l’absence de routes, d’écoles et d’hôpitaux, il a rejeté ces critiques d’un ton désinvolte, demandant si ces constats relevaient de “l’opinion” du journaliste ou des Centrafricains eux-mêmes. Il a présenté la République centrafricaine comme un pays “qui revient de loin”, évoquant un “État failli” dont il aurait permis le redressement, sans donner le moindre exemple concret.

 

 

Après dix ans de pouvoir, le Président Touadera alias Baba Kongoboro assure que le pays “relève la tête” et qu’il faut “continuer”. Pour justifier sa candidature, il invoque des “marches” et des “demandes” venues de la population, parlant d’un “peuple qui le sollicite”. Aucun chiffre. Aucune pétition. Aucune donnée électorale ne vient étayer cette prétendue mobilisation populaire. La formule sert à masquer l’absence de résultat et à transformer un bilan vide en preuve d’amour national.

 

Face à la question précise de son échec économique, le Président Touadéra s’est contenté d’un argument circulaire : “Nous avons progressé”. Il a présenté la survie du pays comme une réussite historique, évoquant la confiance dans les institutions et dans l’Autorité nationale des Élections pour organiser un scrutin “transparent et sécurisé”. Dans un pays où la majorité vit sans accès à l’eau potable, sans hôpital fonctionnel et sans routes praticables, l’affirmation sonne comme une provocation.

 

L’interview, censée être un échange sur les priorités de l’État, s’est transformée en monologue d’autosatisfaction. Le Président Touadéra a refusé de reconnaître l’échec de ses politiques publiques, préférant décrire la misère actuelle comme la preuve d’un chemin parcouru. L’idée d’un peuple “reconnaissant” devient un outil de légitimation, un bouclier contre toute critique, et le seul argument d’un dirigeant qui n’a plus rien d’autre à offrir que sa propre survie au pouvoir.

 

Regardons les faits. Dix ans de pouvoir. Dix ans pour construire des routes. Dix ans pour ouvrir des écoles. Dix ans pour bâtir des hôpitaux. Dix ans pour donner accès à l’eau potable. Dix ans pour créer des emplois. Et qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ? Rien. Ou presque rien.

 

Les routes centrafricaines sont dans un état catastrophique. Même l’axe Bangui-Berberati, considéré comme prioritaire, reste impraticable pendant la saison des pluies. Les écoles manquent de tout. Les enseignants ne sont pas payés. Dans certaines régions, ce sont les parents d’élèves qui paient des maîtres parents pour que leurs enfants puissent étudier. Les hôpitaux sont des mouroirs. Notre reportage à l’hôpital pédiatrique de Bangui l’a montré : des bébés qui agonisent pendant deux heures sans voir un seul médecin.

 

Et Touadéra nous parle de progrès. Il nous parle d’un pays qui relève la tête. Il nous parle d’un peuple reconnaissant qui le supplie de continuer.

 

Quel peuple ? Où est ce peuple reconnaissant ? Est-ce que Touadéra parle des mamans qui ont vu leurs bébés mourir à l’hôpital pédiatrique parce qu’aucun médecin n’était présent ? Est-ce que Touadéra parle des enseignants contractuels qui ne sont pas payés pendant des mois ? Est-ce que Touadéra parle des commerçants massacrés sur les routes par des groupes armés ? Est-ce que Touadéra parle des jeunes qui fuient le pays parce qu’il n’y a aucun avenir ici ?

 

Non. Touadéra parle d’un peuple imaginaire. Un peuple qu’il s’est inventé pour justifier sa candidature. Un peuple qui n’existe que dans son discours et dans les meetings organisés par son parti avec des figurants payés pour applaudir.

 

Le journaliste de France 24 a posé les bonnes questions. Les questions que tout Centrafricain se pose. Pourquoi, après dix ans de pouvoir, le pays est-il toujours aussi pauvre ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de routes ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’écoles fonctionnelles ? Pourquoi n’y a-t-il toujours pas d’hôpitaux dignes de ce nom ?

 

La réponse de Touadéra a été méprisante. Il a demandé si ces constats relevaient de “l’opinion” du journaliste ou des Centrafricains eux-mêmes. Comme si les faits pouvaient être des opinions. Comme si la misère pouvait être une question de point de vue.

 

Les routes en ruine ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. Les écoles sans enseignants ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. Les hôpitaux sans médecins ne sont pas une opinion. Ce sont des faits. La pauvreté généralisée n’est pas une opinion. C’est un fait.

 

Touadéra refuse de voir la réalité. Ou plutôt, il refuse de l’admettre. Parce qu’admettre l’échec de son bilan, c’est admettre qu’il n’a aucune raison légitime de se représenter. Alors il s’invente un autre récit. Un récit où la Centrafrique était un “État failli” en 2016 et où, grâce à lui, le pays a été redressé.

 

Redressé comment ? Avec quels résultats concrets ? Touadéra ne le dit pas. Il se contente de formules creuses. “Nous avons progressé”. “Le pays relève la tête”. “Il faut continuer”. Des mots vides qui ne correspondent à aucune réalité vécue par les Centrafricains.

 

La vérité, c’est que Touadéra a échoué. Sur tous les plans. Économiquement, le pays est au même point qu’en 2016. Peut-être même pire. Socialement, les inégalités se sont creusées. Sécuritairement, des pans entiers du territoire sont contrôlés par des Mercenaires russes de Wagner. Politiquement, les libertés ont reculé. Les journalistes sont intimidés. Les opposants sont arrêtés. La société civile est muselée.

 

Et maintenant, Touadéra veut un troisième mandat. Pour faire quoi ? Pour continuer à échouer pendant cinq ans de plus ? Pour continuer à enrichir son entourage pendant que le peuple meurt de faim ? Pour continuer à vendre le pays aux Russes ?

 

Il invoque “la volonté du peuple”. Il parle de “marches” et de “demandes” venues de la population. C’est vraiment pathétique cet homme.

 

Il n’y en a pas. Parce qu’elles n’existent pas. Ce que Touadéra appelle “la volonté du peuple” n’est rien d’autre que la volonté de son parti. La volonté de ses conseillers. La volonté de Wagner. La volonté de tous ceux qui profitent de son pouvoir et qui veulent continuer à en profiter.

 

Le vrai peuple centrafricain, lui, n’a rien demandé. Le vrai peuple centrafricain souffre. Il a faim. Il est malade. Il n’a pas d’école pour ses enfants. Il n’a pas d’hôpital quand il est malade. Il n’a pas de routes pour transporter ses marchandises. Il n’a pas de travail. Il n’a pas d’avenir.

 

Le vrai peuple centrafricain ne demande pas à Touadéra de continuer. Il demande à Touadéra de partir. De laisser la place à quelqu’un d’autre. À quelqu’un qui aura peut-être de meilleures idées. De meilleurs résultats. De meilleures intentions.

 

Mais Touadéra refuse de partir. Il s’accroche au pouvoir. Il viole la constitution. Il manipule les institutions. Il organise des meetings bidons. Il s’invente un peuple reconnaissant. Et il vient à la télévision internationale raconter ses mensonges.

 

L’idée d’un peuple “reconnaissant” est devenue son principal argument. Son seul argument. Parce qu’il n’a rien d’autre. Pas de routes à inaugurer. Pas d’écoles à montrer. Pas d’hôpitaux à visiter. Pas d’usines à ouvrir. Pas d’emplois à créer. Rien.

 

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Touadera joue avec le feu : des élections du décembre prochain préparées sur la fraude massive

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Touadera joue avec le feu : des Élections du décembre prochain préparées sur la fraude massive

 

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Des électeurs en rang devant un bureau de vote le 31 mars 2016.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À trois mois des Élections prévues le 28 décembre 2025, le pouvoir en place, dirigé par Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro manipule les règles pour imposer un scrutin taillé sur mesure. Dans l’émission Patara du samedi 27 septembre 2025 sur la radio Ndèkè -Luka, Joseph Bindoumi et Chantal Touabéna ont démonté point par point la fraude électorale organisée par l’Autorité Nationale des Élections (ANE), instrument du régime Touadéra.

 

 

Joseph Bindoumi, président du réseau Arc-en-ciel, a dénoncé la violation claire du code électoral par l’ANE, qui refuse d’afficher publiquement les listes alors que l’article 19, alinéa 2 l’impose sans ambiguïté. « Ce sont des choses graves », a-t-il martelé, soulignant que l’ANE invente des prétextes mensongers pour cacher son forfait : « Vous ne pouvez pas dire que comme ils ont fait l’objet de révision, il faut attendre l’année prochaine ». En supprimant l’affichage obligatoire, l’ANE ouvre volontairement la porte à des irrégularités massives.

 

Chantal Touabéna, présidente des femmes leader Aouline, a qualifié cette manœuvre de supercherie pure et simple : « Envoyer les gens vérifier le fichier électoral sur Internet, ce n’est pas possible pour tout le monde ». Elle rappelle que les populations rurales, de Pavoie aux communes les plus enclavées, n’ont aucun accès à ces outils numériques. L’ANE a volontairement écarté des millions de Centrafricains, préparant une élection réservée à une minorité contrôlée par le pouvoir. « Moi, en tant que citoyenne, je veux voir mon nom affiché et vérifier si exactement mon nom y figure », a-t-elle insisté.

 

En foulant aux pieds la loi, l’ANE ne se comporte plus comme une institution neutre, mais comme la machine électorale du régime. Le pouvoir de Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro fabrique un scrutin frauduleux qui ne repose plus sur la volonté populaire mais sur la manipulation et l’exclusion. Ces Élections sont préparées non pour renforcer la démocratie, mais pour confisquer la souveraineté du peuple centrafricain.

 

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Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures

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Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/rebelles-upc-ali-darassa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accord de paix centrafricain : quand la diplomatie ignore les vraies blessures
Les rebelles de l’UPC du général Ali Darassa lors de leurs désarmements à Maloum

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’accord de paix centrafricain signé à N’Djaména cache les fractures ethniques et économiques du pays.

 

 

L’accord de paix centrafricain paraphé le 19 avril 2025 entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC est un exemple parfait de l’art de soigner les apparences sans toucher au fond. Ce document, négocié sous médiation tchadienne, promet cessez-le-feu, désarmement et intégration des rebelles dans l’armée nationale. Une recette éprouvée qui a déjà échoué plusieurs fois dans ce pays meurtri par des décennies de violences.

 

Les termes de cet accord de paix centrafricain suivent un schéma prévisible. Cantonnement des combattants en trois mois, désarmement en quinze jours, transformation des chefs de guerre en officiers respectables. Ces mesures techniques occultent volontairement les véritables moteurs du conflit : les rivalités ethniques et la course aux ressources naturelles qui déchirent la société centrafricaine depuis l’indépendance.

 

Les tensions communautaires ne figurent nulle part dans ce texte consensuel. Pourtant, l’antagonisme entre Peuls, chrétiens et musulmans alimente directement les recrutements des groupes armés. Ces fractures identitaires, entretenues par des générations de politiciens opportunistes, nécessitent un travail de réconciliation de longue haleine. L’accord de paix centrafricain de Ndjamena préfère ignorer cette réalité dérangeante pour se concentrer sur des aspects plus facilement négociables.

 

La dimension économique du conflit disparaît également des radars diplomatiques. Les 3R ne contrôlent pas l’Ouham-Pendé par idéalisme mais pour exploiter les mines d’or  près de Bozoum et ailleurs. L’UPC domine certaines zones de la Basse-Kotto et de la Haute-Kotto pour les mêmes raisons prosaïques. Ces groupes fonctionnent comme des entreprises mafieuses dont la violence constitue le principal outil commercial. Leur transformation en gardiens de l’ordre public relève de la pensée magique.

 

L’intégration promise aux leaders rebelles dans les institutions traduit une conception archaïque de la paix. Cette politique du partage du gâteau entre élites armées récompense la rébellion et décourage l’engagement démocratique. Elle perpétue un système où seule la force ouvre les portes du pouvoir, condamnant le pays à revivre indéfiniment les mêmes tragédies sous des formes légèrement différentes.

 

Le calendrier fixé par les négociateurs révèle leur déconnexion du terrain. Comment cantonner des milliers de combattants dispersés sur un territoire immense quand l’État centrafricain peine à sécuriser sa propre capitale ? Comment organiser un désarmement crédible sans moyens logistiques ni garanties sécuritaires ? Ces questions pratiques, pourtant essentielles, ne trouvent aucune réponse satisfaisante dans le document final.

 

L’histoire centrafricaine regorge d’accords similaires qui ont produit des trêves temporaires avant que les violences ne reprennent avec une intensité renouvelée. Chaque cycle de négociations reproduit les mêmes erreurs : privilégier l’urgence sur la durée, les élites sur les populations, les symptômes sur les causes. Cette approche cosmétique satisfait les chancelleries occidentales sans résoudre les problèmes de fond.

 

La médiation tchadienne, bien qu’appréciable par son pragmatisme régional, ne peut suppléer aux carences de vision des protagonistes principaux. N’Djaména dispose certes d’une influence sur les groupes armés centrafricains, mais cette influence reste limitée face à des dynamiques internes complexes que seuls les Centrafricains peuvent dénouer.

 

Les défis structurels demeurent intacts. Comment construire une identité nationale inclusive dans un pays fragmenté ethniquement ? Comment redistribuer équitablement des richesses naturelles considérables mais mal gérées ? Comment édifier des institutions crédibles après des décennies de prédation ? L’accord de paix centrafricain esquive ces interrogations fondamentales pour se cantonner dans l’immédiat et le superficiel.

 

Cette fuite en avant diplomatique condamne la Centrafrique à reproduire mécaniquement le même scénario : signature d’accords en grande pompe, mise en œuvre chaotique, retour progressif aux violences. Les populations civiles, otages de ces jeux d’élites, continuent de payer le prix fort d’une instabilité organisée par ceux-là mêmes qui prétendent la combattre.

 

L’accord de paix centrafricain signé à N’Djaména ne constitue qu’un nouvel épisode de cette tragédie à répétition. Sans courage politique pour s’attaquer aux racines du mal, sans vision à long terme pour réconcilier les communautés, sans stratégie économique pour partager les richesses, ce document rejoindra bientôt la longue liste des occasions manquées qui jalonnent l’histoire mouvementée de ce pays au potentiel immense mais constamment gâché….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Germain Nadjibe, le précipité candidat déclaré de la « Conquête inclusive du bonheur » , sort son dernier joker pour le problème économique du pays. Comment …?

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Germain  Nadjibe, candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » , sort son dernier joker pour le problème économique du pays. Comment ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/germain-nadjibe-president-du-mouvement-Politique-conquete-inclusive-du-bonheur.jpg” data-wpel-link=”internal”>Germain Nadjibe, président du mouvement politique « Conquête inclusive du bonheur ».
Germain Nadjibe, président du mouvement Politique « Conquête inclusive du bonheur ».

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Germain Nadjibe s’attaque maintenant à l’économie centrafricaine. Le candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » promet de résoudre la hausse des prix qui étouffe les ménages. Ses recettes restent pourtant bien vagues.

 

 

Germain Nadjibe diagnostique le problème : « Le circuit de distribution est très mal organisé ». Il dénonce les monopoleurs et la spéculation. Ses observations ne surprennent personne. Tous les Centrafricains savent que les intermédiaires s’enrichissent pendant que les consommateurs paient toujours plus cher. Mais identifier un problème connu de tous ne constitue pas une solution.

 

Sa proposition se résume à « réorganiser le circuit de distribution avec efficacité ». Comment ? Mystère total. Quelles mesures concrètes ? Quel budget ? Quels partenaires financiers ? Germain Nadjibe  reste muet sur l’essentiel. Il se contente de promettre qu’il va « réduire toutes ces difficultés » sans expliquer par quels moyens.

 

L’homme mise sur sa proximité avec les acteurs du secteur informel. Il rencontre les « Koli et wali gara » et les « Boubanguéré » pour les sensibiliser à « la nécessité de s’organiser ». Cette approche montre une méconnaissance profonde des mécanismes économiques. Comment des discussions informelles avec quelques commerçants peuvent-elles transformer un système économique national ?

 

La naïveté de son approche interpelle. Nadjibe semble croire qu’une simple réorganisation du circuit de distribution résoudra l’inflation. Il ignore les causes structurelles : mauvais état des routes, coût du transport, taxes multiples, faiblesse de la production locale, dépendance aux importations. Ces facteurs nécessitent des investissements massifs et des réformes profondes qu’un simple réaménagement commercial ne saurait corriger.

 

Son plan manque cruellement de substance technique. Aucune étude économique, aucun chiffrage, aucune timeline. Comment compte-t-il financer cette réorganisation ? Quelles institutions solliciter ? Quels partenaires internationaux mobiliser ? Le silence sur ces questions pratiques trahit l’amateurisme de sa démarche.

 

D’autres questions surgissent naturellement. Pourquoi les commerçants accepteraient-ils de réduire leurs marges sur sa simple demande ? Comment imposer une discipline collective dans un secteur traditionnellement individualiste ? Quels mécanismes de contrôle mettre en place ? Germain Nadjibe  n’apporte aucune réponse convaincante.

 

Cette approche simpliste des enjeux économiques inquiète. L’économie centrafricaine nécessite des réformes structurelles, des investissements considérables et une expertise technique pointue. Les belles paroles sur l’organisation des commerçants ne créeront ni emplois ni richesses. Elles ne réduiront pas non plus le coût de la vie.

 

Au bout du compte, les promesses économiques de Germain Nadjibe  ressemblent à ses autres engagements : beaucoup de mots pour peu de substance. Les Centrafricains qui peinent à boucler leurs fins de mois méritent mieux que des discussions de marché. Ils ont besoin de politiques économiques cohérentes, chiffrées et réalisables. Le candidat de la « Conquête inclusive du bonheur » n’en propose aucune.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : quand le gouvernement transforme le projet de la télévision TNT en mirage politique de 28 millions de dollars

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quand le gouvernement transforme le projet de la télévision TNT en mirage Politique de 28 millions de dollars

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/image-tvca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Médias publics centrafricains : une journée chaotique lors de la retransmission du 1er mai 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement vient d’ajouter un nouveau chapitre à son catalogue de promesses irréelles. Dans sa conférence de presse, le porte-parole Maxime Balalou a présenté la télévision numérique terrestre (TNT) comme une « révolution » qui garantirait à chaque citoyen centrafricain l’accès universel à l’information. Le projet est annoncé à hauteur de 28 millions de dollars, mais son discours montre surtout une propagande maladroite et grossière, à la limite de la folie.

 

 

Selon Balalou, le numérique serait désormais « au cœur du dispositif » du Plan national de développement (PND). Il a promis que la TNT allait bouleverser le paysage médiatique, offrir « de nouveaux audits » et permettre à chaque citoyen, où qu’il vive, de regarder la télévision et d’écouter la radio. Une déclaration qui frôle l’indécence dans un pays où l’électricité reste rare, où des villes entières n’ont même pas de réseau stable, et où la majorité de la population survit sans accès aux services publics de base.

 

En présentant ce chantier comme un « projet révolutionnaire », le ministre a tenté de convaincre que la communication est devenue la clé de voûte du PND. Il a même pris en exemple la retransmission en direct de la table ronde de Casablanca pour montrer « la force de la communication ». Mais derrière ces effets d’annonce, chacun sait que cette prétendue révolution numérique n’est rien d’autre qu’une mise en scène politique. La priorité du gouvernement n’est pas de rapprocher l’information des citoyens, mais de contrôler le message, d’imposer sa propagande à grande échelle et de maquiller son inaction.

 

Balalou est allé jusqu’à affirmer que la TNT ouvrirait la voie à « une participation plus active des citoyens à la vie publique et économique ». Comment peut-on sérieusement parler de participation citoyenne quand la liberté d’expression est constamment menacée, quand les journalistes sont intimidés et quand les médias publics servent uniquement de caisse de résonance pour le pouvoir ? La TNT, loin d’être un outil d’ouverture, risque de devenir l’arme parfaite pour verrouiller encore davantage l’espace médiatique.

 

Le ministre a présenté ce projet comme un investissement stratégique de 28 millions de dollars, mais aucune explication claire n’a été donnée sur sa faisabilité technique, ni sur la capacité réelle du gouvernement à assurer sa mise en œuvre. Les Centrafricains n’ont pas oublié les promesses précédentes : 5 000 forages jamais construits, un aéroport moderne au PK-28 encore à l’état de rêve, et une cité futuriste sur l’île des Singes transformée en mirage électoral. Aujourd’hui, c’est la TNT qui est brandie comme une nouvelle vitrine, mais rien ne garantit que ce projet dépasse le stade des discours.

 

Cette mise en scène démontre à quel point la communication officielle est déconnectée de la réalité. Alors que la population attend des solutions concrètes à la crise sécuritaire, au chômage, à la pauvreté et à l’absence de services de base, le gouvernement préfère se vanter d’un projet technique de 28 millions de dollars, qui n’aura sans doute d’impact que sur les écrans de propagande.

 

En répétant que « la TNT révolutionnera le paysage médiatique », Balalou croit sans doute convaincre que le pays avance. En réalité, il illustre le fossé grandissant entre les annonces officielles et la vie quotidienne des Centrafricains. Cette nouvelle promesse rejoint la longue liste des illusions fabriquées pour distraire, manipuler et préparer les Élections. La propagande atteint désormais des sommets de folie. Et ceux qui portent ce discours semblent bel et bien être, comme le disent les Centrafricains, « nés avant la honte ».

 

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L’importance de la sécurité en ligne pour les utilisateurs africains quotidiens d’Internet

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L’importance de la sécurité en ligne pour les utilisateurs africains quotidiens d’Internet

 

Avec la croissance rapide de l’accès numérique, la sécurité en ligne est devenue un enjeu pressant pour les utilisateurs africains. Chaque jour, des millions de personnes se connectent pour travailler, apprendre ou effectuer des transactions, laissant des traces numériques précieuses.

La diversité des usages, du commerce électronique à la communication privée, expose désormais les internautes à des risques croissants de fraude, de vol d’identité et d’arnaques. Comprendre la valeur des données personnelles, adopter des pratiques sécurisées et promouvoir une culture collective de la protection numérique sont indispensables pour accompagner ce développement numérique en toute confiance.

La montée du numérique et les défis de la confiance

Les services connectés en Afrique s’inspirent parfois d’industries à forte exigence technologique, notamment des plateformes de jeux et de paris en ligne qui illustrent la question du contrôle d’identité, des paiements sécurisés et de la gestion des données financières.

Dans le secteur du casino en ligne, la vérification KYC (Know Your Customer) est souvent perçue comme un équilibre entre transparence et respect de la vie privée. Les opérateurs mettent en œuvre des processus rigoureux pour sécuriser les transactions, réduire la fraude et maintenir la confiance de l’utilisateur.

Pour l’Afrique, cette approche illustre comment la régulation de l’identité numérique peut être adaptée à divers domaines tout en maintenant un haut niveau de fiabilité technologique. De plus, des politiques inspirées de ces modèles favorisent la création de plateformes locales plus sûres et dignes de confiance.

(Source: https://www.escapistmagazine.com/fr/guides/casino-sans-kyc/)

Technologie mobile et responsabilité individuelle

La majorité des connexions africaines se font via le téléphone portable, rendant sa sécurité critique. Trois éléments dominent : la prudence dans l’installation d’applications, le contrôle des autorisations et la mise à jour régulière des logiciels. Les utilisateurs se fient souvent à des liens ou téléchargements non vérifiés, ouvrant la porte aux cyberattaques.

La responsabilité individuelle devient alors une mesure de défense essentielle. Des comportements simples, comme vérifier les sources des messages ou activer la double authentification, préviennent une grande partie des risques.

Dans certains contextes urbains, la montée du paiement mobile a renforcé cette prise de conscience : protéger ses identifiants revient à protéger ses finances. Mais l’éducation aux bonnes pratiques doit aussi se diffuser dans les zones rurales, où l’enthousiasme pour les innovations technologiques dépasse souvent la connaissance des menaces numériques.

La confiance des consommateurs et l’innovation africaine

Les start-up africaines jouent un rôle déterminant dans la protection des utilisateurs. En développant des solutions de chiffrement, des outils de gestion d’identité ou des systèmes d’authentification biométrique, elles appliquent la technologie locale à des besoins spécifiques du continent. Cette innovation renforce la confiance du consommateur, pilier fondamental du commerce en ligne.

L’intégration de protocoles de sécurité dès la conception des plateformes devient une tendance affirmée, influencée par les modèles adoptés dans les fintech internationales. Par ailleurs, la collaboration entre États, incubateurs et universités stimule une recherche appliquée sur la cybersécurité, adaptée aux réalités africaines.

Dans ce contexte, la sécurité n’est plus un simple service additionnel mais une caractéristique centrale de la croissance numérique. Plus les entreprises considèrent la protection des données comme une valeur ajoutée, plus l’écosystème digital se renforce et s’ouvre à la confiance régionale.

Jeux en ligne, transactions et responsabilité partagée

Les plateformes de divertissement numérique, notamment celles liées aux jeux, illustrent la nécessité d’un équilibre entre fluidité d’usage et sécurité des comptes. Les opérateurs doivent garantir des transactions protégées, éviter la manipulation des résultats et prévenir l’usage frauduleux des moyens de paiement.

 

Dans les milieux urbains africains, ces services connaissent un essor rapide, souvent accompagné d’un encadrement juridique variable. Comprendre la mécanique derrière les protocoles de sécurisation permet aux utilisateurs de mieux juger la fiabilité d’un service.

 

La généralisation de technologies de vérification automatisée, proche de celles utilisées dans d’autres industries, démontre l’importance de la responsabilité partagée : les entreprises assurent la protection technique, tandis que les usagers restent vigilants face aux manipulations sociales. À travers cet équilibre, la confiance numérique s’étend bien au-delà du jeu, irrigant toute la sphère en ligne africaine.

 

 

 

Centrafrique : les conseillers de Dologuélé alertent la communauté internationale sur une dérive du processus électoral

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Centrafrique : les conseillers de Dologuélé alertent la communauté internationale sur une dérive du processus électoral

 

Nationalité de Dologuélé : Ses conseillers saisissent le Conseil Constitutionnel
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une lettre adressée aux principaux partenaires internationaux, et signée par des proches conseillers d’Anicet-George Dologuélé, signale un risque de dérive dans le processus électoral centrafricain. Le document évoque des démarches administratives pouvant empêcher l’ancien Premier ministre de participer à la présidentielle de 2025, malgré sa renonciation formelle à toute nationalité étrangère conformément à la Constitution de 2023. Les signataires demandent une réaction rapide des institutions internationales afin de garantir la transparence des décisions liées aux candidatures.

Voici l’intégralité de la lettre ci-dessous :

 

LETTRE AUX PARTENAIRES INTERNATIONAUX CONCERNANT UNE PROBABLE DANGEUREUSE DERIVE DU PROCESSUS ELECTORAL EN CENTRAFRIQUE

À:

  • Monsieur le Président de la République française / Madame la Ministre des Affaires étrangères,
  • Monsieur le Secrétaire d’État (ou Secrétaire) aux Affaires étrangères des États-Unis,
  • Madame la Présidente de la Commission européenne, Monsieur le Haut Représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité,
  • Monsieur le Président de la Commission de l’Union africaine,
  • Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,
  • Monsieur le Président de la Banque mondiale, Madame la Directrice générale du FMI,
  • Madame la Présidente de la Commission de la CEMAC / du Conseil de la CEEAC,
  • Monsieur/Madame le/la Représentant(e) du Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme,
  • Organisations internationales et ONG partenaires (Amnesty International, Human Rights Watch, International Crisis Group),
  • Ambassades accréditées à Bangui.

 

Objet: Alerte urgente — tentative d’exclusion politique de M. Anicet-George DOLOGUÉLÉ (RCA) — demande d’intervention, de pression diplomatique et de mesures conditionnelles

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Nous nous adressons à vous en urgence et avec la plus grande gravité au nom de la démocratie, de l’état de droit et du respect des libertés politiques en République centrafricaine (RCA).

 

Résumé du cas.

  1. Anicet-George DOLOGUÉLÉ, ancien Premier ministre, ancien ministre des Finances, dirigeant politique reconnu et député en exercice, est né de parents centrafricains et a longtemps servi la République centrafricaine dans des fonctions d’État et régionales.

 

Pour se conformer aux dispositions de la Constitution de la VIIᵉ République (30 août 2023) exigeant la nationalité exclusive pour prétendre à la magistrature suprême, M. Dologuélé a formellement renoncé à sa nationalité française. Malgré ce geste de conformité, des autorités et acteurs administratifs de Bangui cherchent à l’écarter de la course présidentielle 2025 par des arguments purement administratifs des interprétations sélectives et futiles du droit de la nationalité.

 

Notre appréciation.

Au regard des textes (Constitution 2023, Code de la nationalité, conventions, etc.) et des faits avérés — naissance centrafricaine, renonciation à toute nationalité étrangère, absence de décret officiel constatant une perte de nationalité centrafricaine — toute tentative d’invalidation de sa candidature relève d’une instrumentalisation politique des procédures administratives. Un tel acte serait une rupture du pluralisme politique et porterait atteinte aux standards internationaux de gouvernance démocratique pour lesquels vos pays et vos institutions portent une responsabilité morale et politique.

 

Face à cette situation qui menace la tenue d’Élections libres, inclusives, équitables et crédibles, nous sollicitons solennellement que vous mettiez en œuvre, sans délai, les actions suivantes:

  1. Déclaration publique conjointe (immédiate) — Exhortez les autorités centrafricaines à garantir l’égalité d’accès aux Élections et à s’abstenir de toute décision administrative visant à empêcher la participation de candidats remplissant les conditions constitutionnelles. Une déclaration forte des grandes démocraties et des institutions multilatérales aura un effet dissuasif immédiat.
  2. Observation renforcée et demande de transparence — Demandez, à titre d’observateur indépendant, l’accès total et immédiat aux dossiers administratifs et judiciaires relatifs à la nationalité, aux candidatures et à tout arrêté visant la disqualification d’un candidat; demandez la publication intégrale de tout décret ou décision administrative invoquée.
  3. Missions d’enquête / observation électorale — Soutenez et déployez une mission conjointe d’observation/mission d’évaluation du respect des standards (Union africaine, CEDEAO/ECCAS/CEMAC, ONU, UE) pour garantir l’impartialité du processus.
  4. Pression diplomatique coordonnée — Engagez, en coordination multilatérale, un canal de dialogue avec les autorités de Bangui pour exiger que toute contestation de candidature soit traitée exclusivement par les voies juridictionnelles compétentes, conformément à la Constitution, et non par simples manœuvres administratives.

Si malgré ces démarches la candidature de M. Dologuéle est invalidée pour des motifs administratifs ou politiques manifestement infondés, nous demandons que la communauté internationale mette en œuvre des mesures restrictives ciblées, comprenant notamment:

  • Sanctions individuelles ciblées: gel des avoirs et blocage des comptes bancaires à l’étranger des responsables centrafricains directement impliqués, interdiction de visa pour eux et leurs proches directs sur le territoire des États membres signataires.
  • Suspension ou révision conditionnelle de l’aide budgétaire et financière.
  • Sanctions économiques ciblées.
  • Mesures de suspension de coopération sécuritaire.
  • Mesures diplomatiques d’isolement.

 

Nous sommes conscients que des sanctions peuvent avoir des effets économiques et sociaux sur la population. C’est pourquoi nous privilégions des mesures ciblées visant les responsables, et non des embargos généralisés.

Cependant, l’absence d’action face à un détournement du processus démocratique aurait, à moyen terme, des conséquences encore plus graves: perte de confiance des investisseurs, réduction de l’aide multilatérale, isolement diplomatique, et une crise économique prolongée.

Nous vous demandons, Excellences, Mesdames et Messieurs, de considérer la présente comme un appel solennel et urgent. Le silence des grandes démocraties sera interprété comme une complicité et brisera la confiance dans les valeurs démocratiques dont vous êtes les défenseurs.

Nous proposons immédiatement:

  • Une déclaration publique conjointe dans les heures avenir, après reception de ce courrier;
  • Un canal diplomatique pour exiger la communication de tout acte administratif relatif à la nationalité et aux candidatures;
  • L’activation d’un mécanisme de sanctions graduelles si l’invalidation est confirmée par des motifs arbitraires.

 

Veuillez agréer, Excellences, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre haute considération.

 

A T BENGUEWE DAMARAS

Paris le 13 Novembre 2025

 

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Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité.  Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya

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Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité.  Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Plainte à la CPI : une riposte gouvernementale sans crédibilité. Entretien avec le Dr Cyriaque Gazagbaya
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 27 octobre, le ministère de la Justice a publié un communiqué en réponse à la plainte déposée à la CPI contre le président Touadéra et certains membres du gouvernement. Le texte, long de plusieurs pages, rejette les accusations, accuse les auteurs de la saisine de “manipulation politique” et vante la justice nationale. Une position jugée “pathétique” par plusieurs juristes, qui y voient une tentative d’étouffer la vérité. Le politologue Dr Cyriaque Gazagbaya livre ici son analyse.

 

 

CNC :  Bonjour, Dr Gazagbaya. Le ministère de la Justice a publié un long communiqué dénonçant la plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) par le collectif des Douze Apôtres. Quelle première impression ce texte vous laisse-t-il ?

 

Dr Cyriaque Gazagbaya :  Franchement, ce communiqué ressemble à une justification politique plus qu’à une réponse juridique. Le ministère tente de défendre l’indéfendable : il parle de souveraineté judiciaire alors que la justice centrafricaine ne peut, dans les faits, ni enquêter ni juger le président de la République et ses proches. C’est une manœuvre classique pour détourner l’attention, sans jamais répondre au fond des accusations.

 

CNC : Le gouvernement affirme que la justice nationale est “pleinement compétente” et que la Cour pénale spéciale suffit. Est-ce exact ?

 

Dr Gazagbaya : Non, pas du tout. La Cour pénale spéciale (CPS) ne peut pas juger le chef de l’État, ni ses ministres en fonction. Elle est limitée à certains crimes commis par des groupes armés, pas aux crimes d’État. Or, la plainte à la CPI vise précisément des crimes commis par les autorités elles-mêmes, avec le concours de forces étrangères. C’est donc une affaire qui dépasse totalement la compétence de la CPS.

 

CNC :  Le communiqué évoque une “cabale médiatique orchestrée depuis l’étranger”.

 

Dr Gazagbaya : C’est une expression politique, pas juridique. La CPI accepte les communications venant de tout individu ou organisation qui détient des informations crédibles sur des crimes graves. Parler de cabale, c’est chercher à intimider les plaignants et à diaboliser la diaspora. C’est aussi oublier que la majorité des victimes vivent encore dans la peur à Bangui et ne peuvent pas parler librement.

 

CNC :  Le ministère assure que les juridictions nationales sont actives et que les crimes graves sont déjà poursuivis.

 

Dr Gazagbaya :  C’est faux. Prenons un seul exemple : le cas d’Assane Bouba, arrêté en novembre 2021, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, puis libéré quelques jours plus tard. Aujourd’hui, il est membre du gouvernement. Si la justice nationale était indépendante, cette situation serait impossible. Ce cas illustre parfaitement la protection politique accordée à certains responsables.

 

CNC :  Le communiqué met aussi en cause l’avocat Philippe Larochelle, qu’il présente comme défenseur des groupes armés.

 

Dr Gazagbaya :  Là encore, on détourne le débat. Me Larochelle agit en avocat, pas en chef de rébellion. Le droit international reconnaît à toute victime ou organisation le droit de mandater un avocat pour saisir la CPI. L’attaquer personnellement montre la nervosité du régime. Quand un gouvernement commence à insulter les avocats au lieu de contester les preuves, c’est qu’il n’a plus d’arguments.

 

CNC :  Le ministère promet de “punir les auteurs d’incitation à la haine et à la révolte”.

 

Dr Gazagbaya : Ce passage est révélateur. Le pouvoir ne parle pas des massacres, des exécutions ou des disparitions forcées ; il parle d’“incitation”. C’est une inversion totale des priorités. En réalité, cette menace vise à faire taire toute voix critique. Dans un pays où la justice est sous contrôle du pouvoir et de ses alliés étrangers, ce genre de phrase annonce souvent des arrestations arbitraires.

 

CNC : Le gouvernement réaffirme sa “coopération exemplaire” avec la CPI.

 

Dr Gazagbaya : La coopération ne se mesure pas avec des mots mais avec des actes. Où sont les transmissions de dossiers, les demandes d’entraide, les procès des responsables ? Aucun haut fonctionnaire ni ministre n’a jamais été inquiété. Les seules procédures visent des opposants ou des chefs rebelles. La justice nationale sert de bouclier, pas de garde-fou.

 

CNC :  Certains estiment que la saisine de la CPI fragilise la paix sociale.

 

Dr Gazagbaya :  La paix sans justice est une illusion. Tant que les auteurs des crimes les plus graves resteront protégés, aucune réconciliation n’est possible. Le rôle de la CPI, c’est justement de garantir une justice là où les tribunaux nationaux sont soumis au pouvoir exécutif. En Centrafrique, ce n’est un secret pour personne : la justice est sous tutelle politique et, désormais, militaire.

 

CNC : Vous voulez dire qu’il est impossible que la CPS juge un jour le président ?

 

Dr Gazagbaya :  C’est juridiquement et politiquement impossible. Le président Touadéra contrôle le Conseil supérieur de la magistrature, le parquet et la police judiciaire. Aucune procédure ne peut aboutir sans son aval. Parler de “justice nationale” dans ce contexte relève de la fiction. Le régime se cache derrière des institutions paralysées pour échapper à la justice internationale.

 

CNC :  En conclusion, comment interprétez-vous cette sortie du ministère ?

 

Dr Gazagbaya :  C’est une réaction de panique. Le gouvernement sait que la plainte touche le cœur du système : les exactions commises sous couvert de sécurité nationale. Au lieu de répondre point par point, il brandit la souveraineté pour détourner le débat. Mais le droit international est clair : lorsqu’un État protège ses auteurs de crimes graves, la CPI devient compétente. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique.

 

CNC : Dr Gazagbaya , CNC vous remercie vivement de votre analyse jugée très pertinente pour les centrafricains.

 

Dr Gazagbaya : c’est à moi de vous remercie madame la journaliste.

 

Entretien réalisé par le journaliste Gisèle MOLOMA, responsable de service d’investigation du CNC.

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ACFPE : la ministre Annie-Michelle Mouanga retire discrètement le dossier de recrutement après avoir découvert que sa sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence alors qu’elle avait exigé un master dans le profil

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ACFPE : la ministre Annie-Michelle Mouanga retire discrètement le dossier de recrutement après avoir découvert que sa sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence alors qu’elle avait exigé un master dans le profil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale de l'ACFPE, Madame Renée Bimbo
La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La comédie continue à l’ACFPE. Mais cette fois, elle prend une tournure encore plus grotesque. Après avoir taillé sur mesure un appel à candidature pour sa petite sœur Renée Bimbo, après avoir truqué les termes de référence pour éliminer tous les autres candidats potentiels, après avoir confié le dossier au cabinet CIFOM pour donner un vernis de légitimité à cette parodie, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga vient de réaliser qu’elle a fait une grosse erreur. Une erreur qui pourrait tout faire capoter.

 

 

Dans le profil qu’elle a soigneusement concocté pour sa sœur Renée Bimbo, elle a exigé un diplôme de master. BAC+5. Obligatoire. Le problème ? Sa petite sœur Renée Bimbo n’a qu’une licence. Une simple licence en ressources humaines obtenue quelque part dans une école dont personne ne connaît vraiment la valeur. Pas de master. Rien. Alors maintenant, panique à bord. La ministre a discrètement retiré le dossier de recrutement auprès du cabinet CIFOM. Sans explication. Sans communication officielle. Juste comme ça. Et selon les informations concordantes qui nous parviennent du ministère du Travail, Renée Bimbo est actuellement en train de chercher désespérément un master. Vite fait. Dans une école privée. Une de ces écoles où tu payes, tu ne vas jamais en cours, et à la fin de l’année, tu reçois ton diplôme. Tout le monde connaît le système. Parce qu’il faut un master. Pour mettre dans le dossier. Pour sauver la face. Pour continuer la manipulation. Bienvenue dans la Centrafrique de Touadéra, où les ministres fabriquent des diplômes pour leurs sœurs comme on fabrique des faux bulletins de vote.

 

Rappelons comment nous en sommes arrivés là. Il y a plus d’un an, Annie Michelle Mouanga a placé sa petite sœur Renée Bimbo comme directrice générale par intérim de l’ACFPE. Sans processus de sélection. Sans consultation. Juste un placement familial assumé, tranquille, comme si c’était la chose la plus normale du monde.

 

Renée Bimbo n’avait qu’une licence en ressources humaines. Pas une grande expérience. Pas un parcours exceptionnel. Mais elle avait le meilleur atout possible : une grande sœur ministre qui pouvait la placer où elle voulait.

 

Après l’avoir installée comme intérimaire, la ministre a décidé de régulariser la situation. Il fallait transformer l’intérim en nomination définitive. Mais il fallait faire semblant de respecter les procédures. Alors elle a lancé un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire.

 

Sauf que cet appel était truqué de A à Z. Les termes de référence étaient taillés sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartaient délibérément tous les autres candidats potentiels. Âge entre 45 et 55 ans. Au moins 10 ans d’expérience professionnelle. Au moins 1 an à un poste de directeur général. Et surtout, un diplôme BAC+5, c’est-à-dire un master.

 

Tous ces critères correspondaient parfaitement au profil de Renée Bimbo. Enfin, presque. Parce que voilà, il y avait ce petit détail du master. Ce diplôme BAC+5 que la ministre avait exigé dans le profil. Ce master que Renée Bimbo n’a pas.

 

La ministre a confié le dossier de recrutement au cabinet CIFOM. Ce cabinet était censé gérer le processus, recevoir les candidatures, faire les entretiens, sélectionner le meilleur candidat. Tout ça dans la transparence, bien sûr. Avec professionnalisme. Avec sérieux.

 

Mais au ministère du Travail, des cadres supérieurs ont commencé à se poser des questions. Ils ont regardé le profil exigé. Ils ont regardé le CV de Renée Bimbo. Et ils ont réalisé le problème : la directrice par intérim n’a qu’une licence. Pas de master. Comment va-t-elle postuler à un poste qui exige un master si elle n’a qu’une licence ?

 

La nouvelle est remontée jusqu’à la ministre Annie-Michelle Mouanga. Panique. La manipulation était sur le point d’être découverte. Parce que si Renée Bimbo postulait sans master, tout le monde verrait qu’elle ne remplissait pas les critères. Et si elle ne postulait pas, tout l’appel à candidature devenait inutile puisque l’objectif était de la recruter.

 

Alors la ministre Annie-Michelle Mouanga a pris une décision radicale : elle a discrètement retiré le dossier auprès du cabinet CIFOM. Personne ne sait exactement où ce dossier est maintenant. Peut-être dans un tiroir du ministère. Peut-être détruit. Peut-être en train d’être refait. Mais une chose est sûre : il a été retiré.

 

Et maintenant, selon les informations que nous recevons de sources concordantes au ministère du Travail, Renée Bimbo est en train de chercher un master. Rapidement. Dans une école privée. Une de ces écoles où l’argent fait tout.

 

Parce qu’il faut comprendre comment ça marche. Pour passer d’une licence à un master, il faut normalement deux ans. Master 1, puis Master 2. Deux années d’études. Des cours. Des examens. Des mémoires. C’est le parcours normal.

 

Mais dans les établissements d’enseignement supérieur en Centrafrique, on peut court-circuiter tout ça. Tu payes. Tu ne vas jamais en cours. Et à la fin, on te donne ton diplôme. Tout le monde le sait. Tout le monde connaît le système. C’est comme ça que des députés qui n’ont jamais dépassé la classe de sixième se retrouvent avec des baccalauréats. C’est comme ça que des candidats à la présidentielle qui n’ont jamais mis les pieds dans un collège déposent des dossiers avec des licences auprès de l’ANE.

 

La nouvelle constitution de Touadéra exige un baccalauréat pour les candidats aux législatives et une licence pour les candidats à la présidentielle. Alors le MCU, le parti au pouvoir, a fabriqué des diplômes en masse. Lors des examens de baccalauréat des deux dernières années, c’était la pagaille. Des députés qui n’avaient jamais franchi la classe préparatoire deuxième année se sont retrouvés avec des baccalauréats. Avec mention. Écoutez bien : avec mention.

 

D’autres ont reçu leur baccalauréat sous la table. Sans passer l’examen. Juste comme ça. Parce qu’ils en avaient besoin pour se présenter aux Élections.

 

Pour la licence, c’est pareil. Des candidats à la présidentielle qui n’ont même pas terminé le collège ont déposé leurs dossiers avec des licences. On se demande où ils ont trouvé ces diplômes. La réponse est simple : dans des écoles privées qui les fabriquent sur commande.

 

Et maintenant, c’est le tour de Renée Bimbo. Elle a besoin d’un master. Rapidement. Pour pouvoir postuler au poste de directrice générale de l’ACFPE que sa sœur a taillé pour elle. Alors elle va aller dans une école privée. Elle va payer. Et dans quelques semaines, elle aura son master. Fraîchement imprimé. Avec un beau tampon. Et une belle signature.

 

Et personne ne posera de questions. Personne ne vérifiera si elle a vraiment suivi les cours. Personne ne demandera à voir ses notes. Personne ne contrôlera la légitimité de ce diplôme. Parce que dans ce pays, les diplômes ne servent qu’à remplir des dossiers. Ils ne reflètent aucune compétence réelle.

 

Ce n’est même pas nouveau dans l’entourage d’Annie Michelle Mouanga. Le chargé de mission de la ministre, ce faussaire notoire, Aristide Olivier Ganabo était parti en France. Il n’a pas fait d’études. Il est revenu à Bangui. Il passait son temps à jouer au basket dans son quartier. Et puis un jour, Annie-Michelle Mouanga est nommée ministre du travail, elle l’a récupéré pour le nommer chargé de mission.

 

Mais il n’avait pas de diplôme. Alors il est allé voir Henri Koulayom, ce fameux “professeur” qui dirige une école privée et qui est maintenant président du conseil d’administration de l’ACFPE. Koulayom lui a fabriqué une licence. Rapidement. Le chargé de mission a déposé cette licence au ministère de la Fonction Publique. Et on l’a intégré. Comme ça. Sans vérification. Sans contrôle.

 

Voilà comment ça marche. Les diplômes se fabriquent. Les CV se gonflent. Les compétences s’inventent. Et tout le monde fait semblant de ne rien voir.

 

Alors maintenant, Renée Bimbo va suivre le même chemin. Elle va aller voir une école privée. Elle va payer pour un master. Elle va recevoir son diplôme sans jamais avoir suivi un seul cours. Et ensuite, elle va postuler au poste de directrice générale de l’ACFPE avec son beau master tout neuf.

 

La ministre Annie-Michelle Mouanga va alors relancer l’appel à candidature. Ou peut-être qu’elle va juste dire que le processus suit son cours normal. Le cabinet CIFOM va recevoir les candidatures. Renée Bimbo va postuler avec son master fraîchement fabriqué. Et miracle, elle va être sélectionnée. Parce que son profil correspond parfaitement aux critères. Critères qu’on avait taillés pour elle dès le départ.

 

Et Henri Koulayom, le président du conseil d’administration, va valider cette nomination. Il va signer les documents. Il va féliciter la nouvelle directrice générale. Et il va expliquer à tout le monde que c’était un processus transparent, professionnel, exemplaire.

 

Pendant ce temps, les employés de l’ACFPE continueront de subir. Ils ne seront toujours pas payés correctement. Leurs frais médicaux ne seront toujours pas remboursés. Leurs heures supplémentaires ne seront toujours pas honorées. Mais Renée Bimbo sera officiellement directrice générale. Avec un master. Un beau master fabriqué dans une école privée, ou peut-être à l’université de Miskine.

 

Par Anselme Mbata

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ACFPE : 22 millions FCFA détournés sur le budget communication du projet ICOMPETE

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ACFPE : 22 millions FCFA détournés sur le budget communication du projet ICOMPETE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Directrice générale de par intérim de l'ACFPE, madame Renée Bimbo
La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après avoir révélé le chaos organisationnel qui a conduit le recrutement des candidats du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), Corbeau News-Centrafrique dévoile aujourd’hui les dessous financiers de ce scandale. Une enquête menée par notre équipe d’investigation montre qu’un détournement de 22 millions de francs CFA, destinés à la communication du projet, a été instrumenté par une véritable mafia impliquant le chargé de mission au ministère du Travail Aristide Ganabo, la directrice générale de l’ACFPE Renée Bimbo (sœur de la ministre du Travail), le directeur comptable de l’ACFPE et la cheffe de communication Mbalanga Evodie.

Dans notre précédent article, Corbeau News Centrafrique a exposé le désastre organisationnel du projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés. Ce projet qui devait être une bouée de sauvetage pour les jeunes centrafricains âgés de 18 à 25 ans a viré au cauchemar : délai de dépôt des candidatures réduit à moins d’une semaine, saisie monopolisée par Monga Aubin (directeur de la Formation) qui a transformé le processus en machine à cash (500 FCFA par fiche de candidat), affichage des listes le samedi à 11h pour une composition le dimanche, listes désorganisées sans ordre alphabétique avec des milliers d’omissions, et plus de 500 jeunes arrivés trop tard à cause d’une communication inexistante.

Aujourd’hui, notre investigation explique pourquoi cette communication a été si catastrophique : les 22 millions de francs CFA prévus pour sensibiliser les populations ont été purement et simplement détournés.

La première révélation choc de notre enquête concerne le profil de Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet ICOMPETE. Cette dernière n’a aucune formation en communication. Mbalanga Evodie est diplômée en géographie.

Comment une géographe se retrouve-t-elle à diriger la communication d’un projet de plusieurs millions financé par la Banque mondiale ? La réponse tient en un nom : Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail. C’est lui qui a imposé cette nomination.

Le projet ICOMPETE prévoyait un budget de 22 millions de francs CFA pour la communication. Cet argent devait financer :

– Une campagne intensive d’une semaine dans la capitale
– Location de plusieurs véhicules pour couvrir tous les quartiers de Bangui
– Carburant en quantité suffisante
– Campagnes radio sur les stations les plus écoutées
– Mobilisation des ONG nationales pour sensibiliser dans les quartiers
– Affiches, dépliants et supports de communication

La réalité découverte par notre investigation est terrible:

Durée de la campagne réduite à : 48 heures au lieu d’une semaine

Véhicules mobilisés : seulement deux véhicules. Le premier appartenait déjà à l’ACFPE (donc aucun coût de location). Le second était un pickup appartenant à un parent ou proche des organisateurs, loué de manière complaisante.

Couverture : deux allers-retours dans Bangui, incapables de couvrir correctement tous les quartiers.

Campagne radio : réduite au strict minimum.

 

Aucune trace de spots publicitaires.

ONG mobilisées : zéro. Aucune organisation n’a été contactée ni sous-traitée.

Supports de communication : zéro. Pas d’affiches, pas de dépliants, rien.

Si on évalue généreusement les dépenses réelles – location d’un pickup pendant 48 heures, carburant pour deux véhicules – on arrive au maximum à 500 000 francs CFA ou 1  million de francs CFA. Il manque donc au moins 21 millions de francs CFA. Cet argent a été détourné.

La mafia à quatre têtes….
Notre investigation établit que ce détournement n’est pas le fait d’une personne. C’est une opération collective impliquant quatre acteurs clés :

1. Aristide Ganabo – Le parrain

Chargé de mission au ministère du Travail, c’est lui qui a imposé Mbalanga Evodie au poste de cheffe de communication malgré son profil inadéquat. Ganabo détient une influence considérable au ministère et intervient dans les nominations à l’ACFPE. Il est le cerveau de l’opération qui a permis de capter les 22 millions.

2. Renée Bimbo – La directrice générale complice

Sœur cadette de la ministre du Travail Anne-Michelle Mwanga, Renée Bimbo dirige l’ACFPE. En tant que première responsable, elle a validé le budget de 22 millions, accepté la nomination de Mbalanga Evodie malgré son incompétence, et certifié les rapports d’exécution mensongers. Sans sa complicité institutionnelle, le détournement aurait été impossible. Au lieu de sanctionner les responsables du chaos, elle a préféré mettre à pied cinq délégués du personnel qui dénonçaient ces dérives.

3. Le directeur comptable de l’ACFPE – Le facilitateur

C’est lui qui a validé les dépenses fictives, signé les ordres de paiement et certifié les rapports financiers mensongers. Son rôle était de contrôler les dépenses et de garantir leur conformité. Au lieu de cela, il a trahi sa mission en fabriquant ou en validant de fausses pièces justificatives pour faire croire à la Banque mondiale que les 22 millions avaient été correctement dépensés.

4. Mbalanga Evodie – L’exécutante

Placée à ce poste grâce à sa relation avec Aristide Ganabo, cette géographe sans expérience en communication a été l’outil du détournement. Elle a signé des rapports d’activité mensongers et s’est pliée aux instructions de ses protecteurs. Son double statut (cheffe de communication et membre du conseil d’administration) lui permet d’échapper aux contrôles.

Pendant que ces quatre personnes se partageaient les 22 millions, plus de 500 jeunes se sont présentés à l’ACFPE après la clôture des inscriptions, ignorant totalement l’existence du projet. Des milliers d’autres dans les quartiers périphériques n’ont jamais su que cette opportunité existait.

L’absence de communication n’était pas une incompétence ordinaire. C’était le résultat voulu d’un détournement planifié. Moins il y avait de communication, plus il était facile de justifier des dépenses fictives et d’empocher la différence.

Alors, la Banque mondiale doit exiger cet audit avant tout nouveau décaissement. Le procureur de la République doit ouvrir une enquête pénale pour détournement de fonds publics. Les responsables identifiés – Aristide Ganabo, Renée Bimbo, le directeur comptable et Mbalanga Evodie – doivent être suspendus de leurs fonctions et poursuivis en justice.

Les sommes détournées doivent être restituées au projet, et une nouvelle campagne de communication, cette fois sérieuse et transparente, doit être lancée pour donner une seconde chance aux milliers de jeunes qui ont été exclus.
Par Alain Nzilo….

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Affaire ACFPE : deux mois après, les couturiers toujours dans l’impasse face au silence d’Annie Michelle Mouanga

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Affaire ACFPE : deux mois après, les couturiers toujours dans l’impasse face au silence d’Annie Michelle Mouanga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/les-gendarmes-centrafricains-en-intervention-dans-enceinte-de-acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l'ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC
Les gendarmes, appelés en urgence par la ministre du travail Annie Michelle Mouanga pour venir déloger les couturiers stylistes au sein de l’ACFPE le vendredi 12 septembre 2025. Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux mois. Cela fait exactement deux mois que les couturiers stylistes formés à l’ACFPE errent dans les quartiers de Bangui sans moyens, sans travail, sans perspectives. Leurs machines à coudre restent enfermées dans les locaux de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi. Leur équipement, leur gagne-pain, tout est bloqué. Et pendant ce temps, la ministre Annie Michelle Mouanga, celle qui les a recrutés en 2022 avec de belles promesses avant de les exploiter pendant trois ans et demi, fait comme si ces jeunes n’existaient pas.

Souvenez-vous, le 12 septembre dernier, sur ordre de la ministre Annie-Michelle Mouanga, la gendarmerie avait expulsé ces artisans de leurs ateliers. Depuis, ces jeunes ont tout tenté pour faire entendre leur voix, pour récupérer leurs outils, pour obtenir justice. Mais ils se heurtent partout au même système : la dictature du silence.

Fidèle Gouandjika : “On ne peut pas critiquer les ministres” sur mes antennes….
Après leur expulsion, les couturiers ont d’abord voulu alerter l’opinion publique sur leur situation. Ils se sont rendus à la radio de Fidèle Gouandjika, le ministre conseiller spécial du président Faustin-Archange Touadéra, qui anime lui-même son antenne. Les jeunes pensaient trouver là une oreille attentive pour exposer leur situation.

Voici l'atelier de couture installé au sein de l'ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités
Voici l’atelier de couture installé au sein de l’ACFPE, où les couturiers stylistes centrafricains font leurs activités. Photo CNC

Fidèle Gouandjika les a effectivement reçus. Il leur a posé des questions. Il a écouté leur histoire. Mais quand ils ont voulu parler de la responsabilité de la ministre Annie-Michelle Mouanga, la réponse a été cinglante : “Sur mon antenne, on ne peut pas critiquer les ministres. On ne peut pas critiquer Mme Mouanga quand vous n’êtes pas membres de sa famille, et elle accepte de vous héberger gratuitement à l’ACFPE, vous devez dire merci seulement  “.

Et le ministre conseiller spécial du président a poursuivi, avec un cynisme désarmant : “Elle a bien fait de vous héberger à l’ACFPE pendant trois ans pour vous former. Maintenant c’est fini. Elle vous chasse peut-être pour récupérer la salle pour d’autres activités. Ou peut-être qu’elle veut ramener des membres de sa famille. C’est son droit, c’est la ministre“.

Autrement dit : circulez, il n’y a rien à voir. Une ministre peut exploiter des jeunes pendant trois ans, capter tous les financements internationaux destinés à leur formation, puis les jeter à la rue comme des malpropres. Et il faudrait se taire parce que “c’est la ministre”.

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Les couturiers stagiaires

La radio Ndèkè-Luka : la peur de la censure….
Face à cette fin de non-recevoir de la part du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, les couturiers se sont tournés vers la radio Ndèkè-Luka, une station qui se présente comme indépendante. Là au moins, ils ont pu raconter leur histoire. Les journalistes de cette station ont enregistré l’information, pris leurs témoignages, documenté leur situation.

Mais pour diffuser, il fallait respecter les règles du journalisme : recouper l’information, demander la version de la ministre. Les journalistes de Ndékéluka se sont donc rendus au ministère du Travail pour solliciter une interview avec Annie Michelle Mouanga.

Résultat : silence radio. La ministre refuse de recevoir les journalistes. Elle ne répond pas aux demandes d’interview. Et quand les journalistes insistent, on leur explique que “la ministre est à l’étranger”, “la ministre est occupée”, “la ministre est sortie”. Ou alors : “Voyez avec le directeur.” Mais le directeur lui aussi est “occupé”, lui aussi refuse de parler.

Face à ce mur de silence, la radio Ndèkè-Luka a compris le message. Publier ce reportage sans la version de la ministre serait trop risqué. Dans la Centrafrique de Touadéra, critiquer un ministre peut vous coûter votre antenne. La radio Ndèkè-Luka a donc préféré ranger le reportage dans un tiroir.

Comme l’explique un membre de la société civile centrafricaine avec amertume : “C’est la dictature. Même les radios indépendantes doivent se taire. Parfois tu joues du côté du gouvernement, parfois tu joues dans le milieu. Mais tu ne peux jamais vraiment critiquer”.

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Les couturiers avec leur formatrice

Le médiateur renvoie vers le Premier ministre….
Devant l’impossibilité de faire entendre leur voix dans les médias, les jeunes couturiers ont décidé de saisir les institutions. Ils se sont rendus chez le médiateur de la République, Laurent Gon-Baba, espérant trouver là quelqu’un capable d’arbitrer ce conflit.

Le médiateur les a reçus. Il a écouté leur histoire. Et sa réponse a été diplomatique : “De mon côté, je prends note de votre dossier. Mais je vous conseille d’aller voir le Premier ministre. Expliquez-lui votre situation. C’est lui le chef hiérarchique de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga “.

Autrement dit, le médiateur de la République considère que ce conflit dépasse ses compétences. Il renvoie les couturiers vers la Primature. Message implicite : si même le médiateur n’ose pas affronter Annie Michelle Mouanga, c’est que cette femme dispose d’une protection solide.

À la primature, un colonel qui enregistre les couturiers … puis plus rien….
Les couturiers ont suivi le conseil du médiateur. Ils se sont rendus au cabinet du Premier ministre. Là, ils n’ont pas été reçus par le chef du gouvernement lui-même, mais par un colonel chargé de gérer les conflits et les doléances.

Ce colonel les a écoutés attentivement. Il a même enregistré leurs voix sur son téléphone, expliquant qu’il allait faire écouter ces témoignages au Premier ministre pour l’informer de la situation. Les jeunes sont repartis avec un espoir : enfin, leur dossier allait remonter jusqu’au sommet de l’État.

Quelques jours plus tard, ils ont rappelé le colonel pour connaître la suite. Sa réponse les a remplis d’espoir : “Le Premier ministre a demandé à Mme Annie Michelle Mouanga de vous rencontrer pour débattre du problème. Elle doit vous recevoir.”

Mais les jours ont passé. Les semaines ont passé. La ministre n’a jamais contacté les couturiers. Elle n’a jamais fixé de rendez-vous. Elle fait comme si l’instruction du Premier ministre n’existait pas.

Quand les jeunes ont rappelé le colonel pour s’en plaindre, il leur a promis de faire un nouveau compte rendu au Premier ministre. C’était il y a plus d’une semaine. Depuis, silence total. Le colonel ne rappelle pas. La ministre ne bouge pas. Et les couturiers attendent.

Le bras de fer d’une ministre contre des jeunes impuissants
Cette situation est proprement scandaleuse. Annie Michelle Mouanga, ministre de la République, mère de famille comme elle aime le rappeler, fait un bras de fer avec des jeunes qu’elle a elle-même exploités pendant trois ans et demi.

Ces jeunes n’ont rien fait de mal. Ils ont répondu à un appel du ministère du Travail en 2022. Ils ont accepté de suivre une formation. Ils ont cru aux promesses de la ministre. Ils ont travaillé pour elle, cousu des uniformes, participé à des défilés. Et quand elle n’a plus eu besoin d’eux, quand elle a voulu récupérer leurs ateliers pour installer son restaurant privé, elle les a jetés à la rue.

Et maintenant, elle verrouille tout. Elle refuse de les rencontrer. Elle refuse de parler aux journalistes. Elle ignore les instructions du Premier ministre. Elle se comporte comme une intouchable, persuadée que sa proximité avec la famille Touadéra la met au-dessus des lois.

Pendant ce temps, ces jeunes couturiers souffrent. Ils ont des familles à nourrir. Ils ont des enfants qui attendent. Mais leurs machines restent sous scellés à l’ACFPE. Leur matériel est bloqué. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas gagner leur vie. Et personne ne leur vient en aide.

Comme le dit l’un d’eux avec colère : “Elle dit qu’elle est ministre. Elle dit qu’elle est mère de famille. Mais les enfants des autres, elle veut juste les exploiter. C’est comme si tu tiens un citron : tu presses le jus et tu jettes l’écorce. Nous, on est l’écorce.”

Combattre une femme ministre avec tous ses attribues, c’est difficile”…
Dans les quartiers de Bangui, certains commentent cette affaire avec un certain fatalisme. Comme le dit Solonge Seregaza , un cadre de la fonction publique : “Combattre une femme ministre, c’est difficile. Une femme, c’est une femme d’abord. Elle fait la bataille avec ses attributs que Dieu lui a donné. En plus une ministre, ses attribues ont plus de valeur… “.

Cette remarque, aussi maladroite soit-elle, pointe vers une réalité : Annie Michelle Mouanga utilise tous les leviers à sa disposition pour écraser ces jeunes couturiers. Sa position de ministre. Sa proximité avec le pouvoir. Les protections dont elle bénéficie. Et face à elle, des jeunes désœuvrés, sans moyens, sans avocats, sans défenseurs.

Mais comme le rappellent les couturiers eux-mêmes : “Tout n’est pas éternel. Il y a eu un début, il y aura une fin. Aujourd’hui elle est au pouvoir et elle fait sa médecine. Demain elle ne sera plus au pouvoir. Elle dira quoi ?”

Cette phrase contient une vérité essentielle : les pouvoirs passent, mais les actes restent. Annie Michelle Mouanga ne sera pas ministre toute sa vie. Le jour où elle perdra cette protection, le jour où elle se retrouvera elle aussi citoyenne lambda, elle regrettera peut-être d’avoir traité ces jeunes avec autant de mépris.
Par Alain Nzilo

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Centrafrique : bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas

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bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : bataille contre les murs de la justice, Dologuélé persiste et signe, le Procureur ne le lâche pas
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, le Procureur de la République Guy Martial Damanguère obtient l’annulation d’un certificat de nationalité d’Anicet Georges Dologuélé. Le Premier Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Bangui, Roger Poussinga, a signé jeudi 7 novembre une ordonnance qui invalide le certificat délivré le 6 août 2025.

 

 

Cette nouvelle offensive judiciaire intervient après une première tentative d’annulation en octobre. À l’époque, le procureur avait visé le certificat délivré en 2012. Dologuélé avait alors obtenu un nouveau certificat en août dernier. Mais le parquet ne désarme pas et revient à la charge avec une nouvelle requête.

 

Le procureur s’appuie toujours sur le même argument : Dologuélé aurait perdu automatiquement sa nationalité centrafricaine en 1994 lorsqu’il a obtenu la nationalité française. L’article 46 du code de nationalité centrafricaine stipule qu’un citoyen majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère perd sa nationalité d’origine.

 

Damanguère accuse l’ancien Premier ministre d’avoir caché sa nationalité française pour obtenir deux certificats distincts : le premier en octobre 2012, le second en août 2025. Le document judiciaire parle de manœuvres frauduleuses et demande la nullité du certificat du 6 août.

 

L’ordonnance montre un autre élément. Le 25 août 2025, le gouvernement français a libéré Dologuélé de son allégeance par décret. Mais pour le tribunal, cette démarche ne suffit pas à lui restituer automatiquement la nationalité centrafricaine. La loi impose une procédure de réintégration prévue aux articles 32 et suivants du code de nationalité que Dologuélé n’aurait pas suivie.

 

Le procureur a utilisé la procédure d’urgence de l’ordonnance sur requête. Cette procédure permet au tribunal de statuer sans entendre la partie adverse lorsque les circonstances l’exigent. Dologuélé n’a donc pas été entendu avant cette décision qui déclare son certificat nul et de nul effet.

 

Cette bataille juridique répétée montre la détermination du parquet à contester la citoyenneté de l’opposant. Chaque tentative de Dologuélé pour régulariser sa situation se heurte à une nouvelle action du procureur. Les frais de procédure sont mis à la charge du procureur, conformément à la pratique habituelle en matière d’ordonnance sur requête.

 

L’affaire prend une dimension Politique dans un contexte où Dologuélé cherche à participer aux échéances électorales. Le bras de fer entre l’ancien candidat à la présidentielle et les autorités judiciaires se poursuit depuis des mois sans qu’aucune solution durable ne se dessine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Fuite du certificat de nationalité du candidat Anicet Georges DOLOGUÉLÉ en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?

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Fuite du certificat de nationalité du candidat, Anicet Georges Dologuélé en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?

 

Fuite du certificat de nationalité du candidat, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ en RCA : un manquement grave à l’impartialité électorale ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’approche des Élections en République centrafricaine (RCA), le respect de la neutralité et de la transparence des institutions électorales est au cœur des préoccupations démocratiques. Dans ce contexte, une question sensible a émergé :

 

 

La fuite du certificat de nationalité d’un candidat à la présidence, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, qui aurait été communiqué à l’un de ses concurrents via des responsables institutionnels (Cour Constitutionnel ou Autorité Nationale des Élections).

 

Un tel acte, qui est d’ailleurs bien avéré, soulève un débat majeur :

Constitue-t-il une violation de l’obligation d’impartialité exigée de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) ou du Conseil constitutionnel (CC) ?

 

L’analyse juridique ci-dessous permet de comprendre ce qu’impliquerait une telle situation au regard de la Constitution, du code électoral, des lois organiques et des normes internationales applicables.

 

1. Cadre juridique national : neutralité, indépendance et transparence

La Constitution de la République centrafricaine (2023)

Elle institue l’Autorité Nationale des Élections comme organe pérenne, autonome et indépendant chargé de l’organisation des scrutins. Même si la Constitution ne mentionne pas explicitement le terme « impartialité » dans un article clairement identifié, cette neutralité est un principe constitutionnel implicite : aucun organe de gestion électorale ne peut favoriser un candidat au détriment d’un autre.

 

Le Code électoral (loi n° 24.007 du 02 juillet 2024)

Ce texte régit les règles de dépôt de candidatures, la gestion des listes, la publication de documents électoraux et l’ensemble du processus. Il doit être appliqué conformément à la Constitution et impose le respect de l’égalité des candidats ainsi que la transparence de la procédure.

 

La loi organique n° 20.022 du 07 août 2020 encadrant l’ANE.

Cette loi précise que l’Autorité doit garantir un scrutin crédible, impartial et équitable. Elle fait peser sur ses dirigeants et membres une obligation de neutralité fonctionnelle et politique.

 

2. L’obligation d’impartialité : une exigence juridique essentielle

L’impartialité électorale n’est pas une simple valeur morale : c’est une obligation légale. Elle implique notamment que :

  • Toutes les candidatures soient traitées de manière égale ;
  • Aucune information confidentielle concernant un candidat ne puisse être transmise à un autre, hors cadre légal ;
  • Les autorités électorales (ANE, CC) ou judiciaires ne puissent en aucune façon favoriser un camp.

La fuite d’un certificat de nationalité – document confidentiel placé dans un dossier de candidature – vers un concurrent, serait donc en contradiction directe avec cette obligation. Par voie de conséquence, la combinaison de la loi organique, du code électoral et des principes fondamentaux de l’État de droit permet de qualifier un tel acte COMME UN MANQUEMENT ÉVIDENT, GRAVE.

3. Application au cas, stricto sensu, évoqué : la question d’un traitement inégal des candidats

Dans le cas hypothétique où le dossier de candidature d’Anicet Georges DOLOGUÉLÉ a (aurait) été divulgué au profit de Faustin Archange TOUADERA, ou par l’intermédiaire d’un président d’institution électorale ou judiciaire (via le garde des sceaux/le procureur), plusieurs problèmes juridiques surgissent (surgiraient) :

  • Divulgation d’informations confidentielles ;
  • Rupture de l’égalité de traitement entre candidats ;
  • Atteinte à la neutralité des institutions garantes de l’élection ;
  • Possible abus de fonction ou instrumentalisation de l’appareil électoral.

Dans un tel cas, on peut (pourrait) invoquer une violation des droits du candidat concerné, un manquement à la transparence du processus et une atteinte à la crédibilité du scrutin.

4. Références au droit international

Les normes internationales – notamment celles défendues par les Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie – rappellent que les Élections doivent être :

  • Libres,
  • Équitables,
  • Transparentes,
  • Organisées par une autorité impartiale.

L’égalité de traitement entre candidats et la protection des données confidentielles sont des prérequis essentiels dans toute démocratie. Une rupture de ces principes expose l’État à des critiques internes et internationales.

5. Voies de recours possibles

Étant donné que la fuite est prouvée (puisque le procureur de la République, DAMANGUÉRÉ s’en est servi pour pondre son torchant de requête en annulation), le candidat, Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, lésé dispose de plusieurs options :

  • Saisir le Conseil constitutionnel ou la juridiction compétente pour contester la régularité de la procédure. Problème, toutes ces institutions ou juridictions sont soumises au pouvoir en place ; je veux dire TOUADERA,
  • Demander l’annulation de l’acte ou de la décision qui en découle,
  • Invoquer une irrégularité grave susceptible d’affecter la validité du scrutin.

En théorie, une violation de cette nature pourrait même conduire à l’annulation ou la requalification d’une élection, si l’atteinte à l’équité est démontrée.

 

 

En résumé, si l’Autorité Nationale des Élections ou un membre du Conseil constitutionnel a délibérément transmis une pièce confidentielle d’un candidat, en l’occurrence Anicet Georges DOLOGUÉLÉ, à un concurrent, Faustin Archange TOUADERA, il s’agirait d’un manquement grave à l’obligation d’impartialité électorale. Un tel acte compromettrait la neutralité du processus, porterait atteinte à l’égalité entre candidats et pourrait faire l’objet d’un recours juridictionnel.

Dans un pays où l’enjeu majeur est la consolidation des institutions démocratiques, la transparence et la neutralité des organes électoraux demeurent non seulement, une exigence juridique, mais aussi une condition indispensable pour préserver la confiance politique, l’unité sociale et la légitimité du pouvoir issu des urnes.

 

NB : Je ne suis pas un juriste mais, j’observe la vie politique de mon pays. Donc, Cette réflexion ne constitue en aucun cas avis juridique rigoureux et officiel, mais une analyse sur la base des textes disponibles et des principes généraux du droit électoral et constitutionnel centrafricain…

 

 

Rédigé par                                                                                                        A. T. BENGUEWE DAMARAS

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Bamingui-Bangoran : neuf bandits tchadiens du gang d’Al Habo sortent du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement

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Bamingui-Bangoran : neuf bandits tchadiens du gang d’Al Habo sortent du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après l’arrestation de leur chef Al Habo  à Ngarba au Tchad par les forces tchadiennes, neuf de ses hommes viennent de sortir du maquis à Akroussoulback, dans le Bamingui-Bangoran. Le village est situé à une centaine de kilomètres de Ndélé. Et ces bandits tchadiens demandent maintenant leur désarmement à la Minusca.

 

 

L’histoire serait presque comique si elle n’était pas aussi révélatrice. Al Habo, ce chef de gang tchadien qui terrorisait le nord de la Centrafrique depuis des années, a été arrêté il y a quelques jours à Ngarba alors qu’il tentait de faire entrer au Tchad un stock d’armes acheté au Soudan. Désormais, sans leur chef, ses hommes ne savent plus quoi faire. Alors ils sortent du maquis. Et ils demandent à être désarmés.

 

Mais voilà où l’affaire devient absurde. La MINUSCA et les Mercenaires russes se font maintenant concurrence pour aller désarmer ces neuf individus. La MINUSCA a été contactée en premier la semaine dernière. Les mercenaires russes ont aussitôt voulu prendre l’affaire en main. Chacun veut être celui qui désarmera ces bandits tchadiens. Comme si c’était un trophée.

 

Sauf que tout le monde semble oublier un détail essentiel. Ces neuf hommes ne sont pas des rebelles centrafricains. Ce sont des criminels tchadiens. Ils ne parlent même pas sango. Peut-être qu’ils se débrouillent un peu, mais ce sont des Tchadiens. Leur chef tchadien vient d’être arrêté au Tchad et transféré à la prison centrale de Ndjamena  dans la nuit du lundi à mardi 11 novembre. Et maintenant ces bandits armés tchadiens veulent bénéficier du processus de désarmement centrafricain. Peut-être pour intégrer les forces armées nationales. Peut-être pour toucher des kits de réinsertion. On ne sait pas exactement ce qu’ils espèrent.

 

Mais la question reste posée. Depuis quand désarme-t-on des bandits étrangers qui ont passé des années à braquer, kidnapper et assassiner sur le territoire centrafricain? Al Habo envoyait régulièrement ses hommes commettre des crimes sur l’axe Ngarba-Ndélé, sur l’axe Ouanda-Djallé, sur l’axe Miamani. Ces neuf individus faisaient partie de ce gang. Ils ont du sang centrafricain sur les mains.

 

Et aujourd’hui, parce que leur chef s’est fait attraper au Tchad, ils sortent tranquillement du maquis à Akroussoulback pour demander leur désarmement. Comme si de rien n’était. Comme si les années de terreur qu’ils ont fait subir aux populations du Bamingui-Bangoran pouvaient s’effacer d’un simple geste de reddition.

 

La MINUSCA et les mercenaires russes feraient bien de se rappeler qui sont ces hommes avant de se disputer l’honneur de les désarmer.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Le monstre juridique de Touadéra : quand un député en exercice déclaré apatride, ou comment le régime crée des absurdités pour éliminer ses adversaires

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Le monstre juridique de Touadéra : un député en exercice déclaré apatride, ou comment le régime crée des absurdités pour éliminer ses adversaires

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” alt=”Le monstre juridique de Touadéra : un député en exercice déclaré apatride, ou comment le régime crée des absurdités pour éliminer ses adversaires” width=”318″ height=”344″ />
Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans sa lettre du 14 octobre 2025, Anicet-Georges Dologuélé soulève une question juridique qui devrait stupéfier tous les observateurs : comment peut-on être simultanément député en exercice et apatride ? Cette situation absurde, ce monstre juridique créé par le régime Touadéra, montre à quel point le gouvernement est prêt à violer toute logique légale pour éliminer ses adversaires politiques.

 

 

Voici ce que dit Dologuélé : “Quand on voit sur sa page Facebook, le courrier, que le ministère de l’administration de l’éducation, le ministère de la sécurité publique l’a envoyé, qu’il ait déclaré selon lui apatride, ça veut dire un député en exercice qui est apatride, comment comprendre cela aujourd’hui ? C’est ça le paradoxe et les gens se demandent pour quelles raisons».

 

Et plus tôt dans sa lettre, Dologuélé rappelle : “C’est toujours mon certificat de nationalité qui m’a permis de briguer la circonscription électorale de Bocaranga 1 et d’y avoir été élu Député de la Nation depuis bientôt dix ans».

 

Analysons cette situation ubuesque. Anicet-Georges Dologuélé est député de la circonscription de Bocaranga 1 depuis bientôt dix ans. Il a été élu en 2016, réélu en 2020. Il siège à l’Assemblée Nationale. Il participe aux débats parlementaires. Il vote les lois. Il représente officiellement les citoyens de Bocaranga 1 au sein de l’institution législative de la République Centrafricaine.

 

Pour être député, il faut remplir des conditions constitutionnelles strictes. L’une des plus fondamentales est d’être citoyen centrafricain. Un apatride, par définition, ne peut pas être député. Un étranger ne peut pas être député. Seul un citoyen centrafricain peut représenter le peuple centrafricain à l’Assemblée Nationale.

 

Dologuélé a rempli toutes ces conditions quand il s’est présenté aux élections législatives en 2016 et en 2020. Il a fourni son certificat de nationalité. La Cour Constitutionnelle a validé sa candidature. Les électeurs de Bocaranga 1 l’ont élu. Il a prêté serment comme député. Il exerce son mandat parlementaire depuis bientôt dix ans.

 

Et maintenant, le gouvernement Touadéra déclare que ce même homme est apatride. Qu’il n’a pas de nationalité. Qu’il n’est citoyen d’aucun pays.

 

Cette déclaration crée une situation juridique absurde qui soulève des questions vertigineuses :

 

Si Dologuélé est apatride, comment peut-il continuer à siéger comme député ? Un apatride ne peut pas être député selon la Constitution. Donc logiquement, si Dologuélé est vraiment apatride, son mandat parlementaire devrait être immédiatement annulé. L’Assemblée Nationale devrait le déchoir de son siège. On devrait organiser des élections partielles à Bocaranga 1 pour le remplacer.

 

Mais rien de tout cela ne se passe. Dologuélé reste député. Il continue d’exercer son mandat. Le gouvernement ne demande pas l’annulation de son mandat parlementaire. Pourquoi ? Parce que le gouvernement sait parfaitement que Dologuélé n’est pas apatride et que cette déclaration est un mensonge politique qui ne résisterait pas à un examen juridique sérieux.

 

Si Dologuélé était apatride quand il s’est présenté aux élections, pourquoi sa candidature a-t-elle été validée ? La Cour Constitutionnelle, devenue aujourd’hui Conseil Constitutionnel, a examiné son dossier de candidature en 2016 et en 2020. Elle a vérifié qu’il remplissait toutes les conditions d’éligibilité, notamment la condition de nationalité. Elle a validé sa candidature.

 

Si vraiment Dologuélé était apatride depuis 1994 comme le prétend maintenant le gouvernement avec la loi de 1961, alors la Cour Constitutionnelle aurait dû rejeter sa candidature. Le fait qu’elle l’ait validée deux fois prouve que Dologuélé était reconnu comme citoyen centrafricain.

 

Si Dologuélé est devenu apatride entre son élection et aujourd’hui, par quel processus juridique ? Une personne ne devient pas apatride du jour au lendemain par décret administratif. Il faut une procédure judiciaire. Il faut une décision de justice qui retire la nationalité. Il faut respecter les droits de la défense, permettre à la personne concernée de contester, donner des preuves, faire appel.

 

Rien de tout cela ne s’est produit dans le cas de Dologuélé. Aucun tribunal ne l’a convoqué. Aucun juge n’a examiné son dossier. Aucune décision de justice n’a retiré sa nationalité. Un beau jour, le Ministère de la Défense lui envoie une lettre lui disant qu’il a perdu la nationalité centrafricaine. C’est tout. Pas de procès. Pas de jugement. Juste une lettre administrative.

 

Comment les électeurs de Bocaranga 1 doivent-ils comprendre cette situation ? Ils ont élu Dologuélé pour les représenter à l’Assemblée Nationale. Ils ont voté pour lui en 2016 et en 2020. Ils lui ont fait confiance pour porter leur voix, défendre leurs intérêts, voter les lois en leur nom.

 

Maintenant on leur dit que l’homme qu’ils ont élu est apatride. Qu’il n’a pas de nationalité. Donc logiquement, il ne devrait pas pouvoir être leur député. Mais en même temps, il continue d’être leur député. Il siège à l’Assemblée. Il vote les lois.

 

Les électeurs de Bocaranga 1 doivent se poser des questions légitimes : leur vote a-t-il été valide ? Leur député est-il légitime ? Sont-ils vraiment représentés à l’Assemblée Nationale ? Ou ont-ils été trompés ?

 

Comment l’Assemblée Nationale elle-même peut-elle tolérer cette situation ? L’institution parlementaire devrait avoir un minimum de cohérence juridique. On ne peut pas avoir simultanément un député en exercice et un apatride. C’est une contradiction logique fondamentale.

 

L’Assemblée Nationale devrait se saisir de cette question. Elle devrait demander des clarifications au gouvernement. Elle devrait vérifier le statut de Dologuélé. Si vraiment il est apatride, elle devrait prononcer la déchéance de son mandat. Si au contraire il est citoyen centrafricain, elle devrait condamner le gouvernement pour avoir diffusé de fausses informations.

 

Mais l’Assemblée Nationale sous Touadéra n’est plus une institution indépendante. Elle est contrôlée par le MCU. Elle fait ce que le régime lui dit de faire. Si le régime veut que Dologuélé reste député tout en étant déclaré apatride, l’Assemblée accepte cette absurdité sans broncher.

 

Comment la communauté internationale doit-elle interpréter cette situation ? Les partenaires de la Centrafrique, les organisations internationales, les observateurs étrangers voient ce spectacle grotesque : un gouvernement qui déclare apatride l’un de ses propres députés en exercice, sans procédure judiciaire, par simple lettre administrative.

 

Que doivent-ils penser de l’état de droit en Centrafrique ? Que doivent-ils penser du système juridique centrafricain ? Que doivent-ils penser de la démocratie dans ce pays où un député peut être déclaré apatride sans jugement ?

 

Cette situation détruit complètement la crédibilité des institutions centrafricaines. Elle montre que le droit n’existe plus, que tout est politique, que le régime peut créer n’importe quelle absurdité juridique pour servir ses intérêts.

 

Le monstre juridique créé par Touadéra dans le cas de Dologuélé montre la méthode du régime : créer des situations absurdes, juridiquement incohérentes, qui violent toute logique légale, mais qui servent l’objectif politique d’éliminer les adversaires.

 

Peu importe que ce soit absurde. Peu importe que ce soit incohérent. Peu importe que ce soit illégal. L’important, c’est que Dologuélé soit empêché de se présenter à l’élection présidentielle. Et si pour cela il faut créer un monstre juridique – un député apatride – le régime n’hésite pas.

 

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Batangafo : Plus de 300 ménages déplacés commencent à recevoir de l’aide après la destruction de leurs abris par les pluies

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Batangafo : Plus de 300 ménages déplacés commencent à recevoir de l’aide après la destruction de leurs abris par les pluies

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/distribution-des-kits-humanitaires-aux-deplaces-de-batangafo-dans-la-prefecture-de-l-ouham-fafa-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Distribution des kits humanitaires aux déplacés de Batangafo, dans la Préfecture de l'Ouham-Fafa, en Centrafrique
Distribution des kits humanitaires aux déplacés de Batangafo, dans la Préfecture de l’Ouham-Fafa, en Centrafrique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les récentes intempéries qui se sont abattues sur la préfecture de l’Ouham-Fafa ont causé des dégâts considérables parmi les populations les plus vulnérables. À Batangafo, chef-lieu de ladite préfecture, située au nord de la République centrafricaine, plus de 300 ménages de personnes déplacées ont vu leurs abris complètement détruits par les pluies diluviennes.

 

 

Devant cette situation d’urgence humanitaire, l’ONG InterSOS est intervenue la semaine dernière pour apporter une assistance concrète aux sinistrés. Grâce au financement du Fonds humanitaire centrafricain (CBPF), l’organisation a distribué des matériaux de construction aux familles affectées, leur permettant de reconstruire leurs habitations et de retrouver un minimum de dignité.

 

Cette catastrophe naturelle vient aggraver les conditions de vie déjà difficiles des déplacés internes qui ont trouvé refuge à Batangafo, une zone qui accueille depuis plusieurs années des milliers de personnes fuyant les violences dans d’autres régions du pays. La destruction massive des abris expose ces populations à des risques sanitaires accrus et compromet leur sécurité.

 

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies en Centrafrique (OCHA CAR),  souligne l’ampleur des besoins humanitaires dans cette partie du territoire. L’intervention d’InterSOS, bien que salutaire, ne représente qu’une réponse d’urgence face à une crise qui nécessite des solutions durables pour protéger les populations déplacées des aléas climatiques récurrents.

 

Cette situation confirme la fragilité des conditions d’existence dans les sites de déplacement à travers le pays, où des milliers de Centrafricains vivent dans des abris de fortune particulièrement vulnérables aux intempéries.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Azoumi Cyrille….

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Comment sont calculées les cotes de pari sportif en Belgique ?

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Les cotes de paris sportifs fascinent autant qu’elles intriguent les parieurs belges. Derrière ces chiffres apparemment simples se cache un système complexe qui mêle statistiques, analyses et stratégie commerciale. Comprendre leur fonctionnement permet de mieux appréhender l’univers des paris et de parier de manière plus éclairée.

 

Les fondamentaux du calcul des cotes

Les bookmakers belges utilisent principalement trois formats de cotes : les cotes décimales (les plus répandues en Europe), les cotes fractionnaires (britanniques) et les cotes américaines. En Belgique, le format décimal domine largement. Une cote de 2,50 signifie qu’un pari de 10 euros rapportera 25 euros en cas de victoire (mise incluse).

Le calcul initial d’une cote repose sur la probabilité estimée d’un événement. Si une équipe a théoriquement 50% de chances de gagner, la cote “pure” serait de 2,00 (100 divisé par 50). Mais les bookmakers ajustent systématiquement ces valeurs pour intégrer leur marge commerciale, appelée “vig” ou “juice”. Cette marge garantit leur rentabilité à long terme, quelle que soit l’issue du match.

Pour choisir un bookmaker fiable, les parieurs peuvent consulter le meilleur comparateur de bookmakers en Belgique qui permet d’évaluer les différentes offres disponibles sur le marché. De la même manière que pour les salles de jeux virtuelles belge, la comparaison des opérateurs reste essentielle.

 

Les facteurs qui influencent les cotes

Plusieurs éléments entrent en jeu dans la détermination des cotes. Les statistiques historiques constituent la base : performances passées des équipes, confrontations directes, statistiques à domicile ou à l’extérieur. Les algorithmes modernes analysent des milliers de données pour établir des probabilités initiales.

L’actualité sportive joue également un rôle crucial. Une blessure d’un joueur clé, un changement d’entraîneur ou des conditions météorologiques peuvent faire varier les cotes en temps réel. Les bookmakers emploient des traders spécialisés qui ajustent continuellement les valeurs selon les informations disponibles.

Le comportement des parieurs influence aussi les cotes. Si une majorité mise sur une équipe, le bookmaker peut réduire sa cote pour limiter son exposition financière, tout en augmentant celle de l’adversaire pour encourager les paris équilibrés. Ce mécanisme s’apparente aux ajustements observés sur les autres jeux de hasard, comme le blackjack sur internet, où les probabilités restent un élément central.

 

La marge du bookmaker

La marge intégrée par les opérateurs constitue leur principal levier de rentabilité. En additionnant les probabilités implicites de tous les résultats possibles d’un événement, on obtient généralement un total supérieur à 100%. Cette différence représente la marge du bookmaker, qui varie habituellement entre 5% et 10% en Belgique.

Par exemple, pour un match avec des cotes de 2,00 pour chaque équipe (incluant la marge), les probabilités implicites totalisent 105% au lieu de 100%. Ces 5% supplémentaires constituent la commission du bookmaker.

 

Un divertissement avant tout

Il convient de rappeler que les paris sportifs doivent rester un divertissement occasionnel à but strictement ludique et non rémunérateur. Les cotes sont calculées pour favoriser l’opérateur sur le long terme, rendant les gains réguliers statistiquement improbables. Pour profiter d’un meilleur site de divertissement en ligne en toute sécurité, la prudence et la modération demeurent essentielles pour préserver le plaisir du jeu sans risquer des pertes financières significatives.

 

 

Nationalité de Dologuélé : Ses conseillers saisissent le Conseil Constitutionnel

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Nationalité de Dologuélé : Ses conseillers saisissent le Conseil Constitutionnel

 

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L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans un mémoire de plusieurs pages déposé le 11 novembre 2025 auprès du Conseil Constitutionnel, les conseillers politiques d’Anicet-George DOLOGUÉLÉ lancent un cri d’alarme juridique et démocratique. L’ancien Premier ministre et candidat déclaré à la présidentielle se retrouve au cœur d’une bataille constitutionnelle sans précédent : sa nationalité centrafricaine, reconnue sans interruption pendant 40 ans par l’État, est aujourd’hui contestée.

 

 

Ministre des Finances, Premier ministre, député de la Nation, directeur de la BDEAC… Pendant près de sept décennies, aucune autorité n’a jamais remis en question la qualité de Centrafricain d’origine de DOLOGUÉLÉ. Pourtant, à quelques mois d’un scrutin présidentiel décisif, son éligibilité est désormais contestée au motif qu’il aurait “perdu” sa nationalité en épousant une Française.

Le mémoire, signé par Arsène Thierry BENGUEWE, dénonce une “manœuvre d’éviction Politique” et invoque le droit international, notamment la Convention de 1961 sur l’apatridie. L’argument central : aucun décret, aucune publication officielle, aucun acte légal n’atteste d’une perte de nationalité. Pire encore, priver DOLOGUÉLÉ de sa nationalité centrafricaine alors qu’il a renoncé à la nationalité française le rendrait apatride, ce qui constituerait une violation flagrante du droit international.

Le Conseil Constitutionnel est désormais saisi. Sa décision pourrait redéfinir les contours de la démocratie centrafricaine.

 

Voici l’intégralité du mémoire adressé au Conseil constitutionnel :

 

MÉMOIRE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Objet : Recours en interprétation de la Constitution et en constatation de la qualité de citoyen centrafricain d’origine de M. Anicet-George DOLOGUÉLÉ

À

Monsieur le Président du Conseil Constitutionnel,
Mesdames et Messieurs les Conseillers,

 

Les soussignés, Arsène Thierry BENGUEWE, conseillers politique de Monsieur Anicet-Georges DOLOGUÉLÉ et, les partisans et sympathisants du parti politique URCA, ont l’honneur d’exposer, en droit et en faits, ce qui suit :

I – Sur la qualité de Centrafricain d’origine

Anicet-George DOLOGUÉLÉ est né en 1957, de père et de mère centrafricains, en conformité avec l’Article 8 du Code de la nationalité de 1961, disposant :

« Est centrafricain l’individu né hors du territoire de la République Centrafricaine d’un parent centrafricain. »

Depuis 66 ans, sa qualité de Centrafricain d’origine n’a jamais fait l’objet de contestation.
Elle a été reconnue et exercée par l’État comme en attestent :

  • Sa nomination comme Ministre des Finances,
  • Sa nomination comme Premier Ministre,
  • Son élection comme Député de la Nation,
  • Sa nomination à la tête de la BDEAC, poste réservé aux citoyens centrafricains (à l’époque).

L’État a donc reconnu, validé et exercé sa nationalité pendant des décennies.
Il n’est pas juridiquement admissible qu’un État nie aujourd’hui ce qu’il a reconnu publiquement et sans interruption pendant plus de 68 ans.

II – Sur l’acquisition de la nationalité françaiseD

DOLOGUÉLÉ a acquis la nationalité française du fait de son mariage avec une ressortissante française.

Or, l’article 46 du Code de la nationalité de 1961 ne concerne que les cas d’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère, impliquant un choix personnel conscient de se défaire de sa nationalité d’origine.

La nationalité obtenue par mariage est, en droit français, une attribution dérivée (Code civil français – Article 21-2 : « L’étranger qui épouse un conjoint de nationalité française acquiert la nationalité française par déclaration. »), et non une démarche volontaire d’abandon de sa nationalité centrafricaine.

Ainsi :

  • L’article 46 n’est pas applicable,
  • Aucune volonté explicite d’abandon n’a été exprimée,
  • Aucune perte automatique de nationalité ne peut être retenue.

III – Sur l’absence de tout acte légal de perte de nationalité

Les articles 48, 50 et 51 du Code de 1961 sont sans ambiguïté :

  • La perte de nationalité doit être constatée par décret, publié, notifié et opposable.

Or :

  • Aucun décret présidentiel,
  • Aucune publication au Journal Officiel,
  • Aucune notification administrative,
  • Aucun acte légal,

…n’atteste d’une quelconque perte de nationalité.

En droit, la nationalité ne se présume pas perdue.
Elle ne disparaît que si elle est légalement constatée.
À défaut : la nationalité demeure.

IV – Sur la renonciation à la nationalité française

Depuis l’adoption de la Constitution du 30 août 2023, M. DOLOGUÉLÉ a officiellement renoncé à la nationalité française.

L’article 67 exige uniquement :

« Le candidat doit être Centrafricain d’origine et ne détenir que la seule nationalité centrafricaine. »

Aujourd’hui :

  • Il est Centrafricain d’origine,
  • Il ne détient plus qu’une seule nationalité,
  • Il remplit toutes les conditions constitutionnelles.

La Constitution ne prévoit nulle part qu’un citoyen né centrafricain doive “REACQUERIR” une nationalité qu’il n’a jamais perdue légalement.

V – Sur la supériorité de la Constitution             (Hiérarchie des normes)

La Constitution est la norme suprême de l’État. Aucune loi antérieure, y compris le Code de 1961, ne peut empêcher l’application directe d’un droit constitutionnel.

Toute interprétation restrictive empêchant la candidature d’un citoyen remplissant l’article 67 serait une violation évidente de la Constitution et du pluralisme démocratique.

VI – Analyse juridique au regard de la Convention de 1961 et du droit international

La République centrafricaine a ratifié la Convention de 1961 sur la réduction de l’apatridie le 7 septembre 1962. Elle y est donc juridiquement liée.

► Principe fondamental – Article 8(1)

Un État ne peut priver une personne de sa nationalité si cette privation la rend apatride.

Seule exception :

  • Fraude,
  • Fausse déclaration,
  • Ou mauvaise foi.

Or :

  • M. DOLOGUÉLÉ est né en RCA,
  • De parents centrafricains,
  • Reconnu comme tel pendant toute sa vie publique,
  • Aucune fraude n’est alléguée (comme le prétend le Procureur de la République),
  • Et il ne possède aujourd’hui aucune nationalité étrangère.

Toute décision ayant pour effet de le priver de la nationalité centrafricaine LE RENDRAIT APATRIDE, ce qui est explicitement interdit par la Convention.

► Déclaration universelle des droits de l’homme – Article 15

  1. « Tout individu a droit à une nationalité »,
  2. « Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité ».

Une exclusion sans base légale, sans décret, ni procédure contradictoire serait une privatisation arbitraire, condamnée par le droit international.

Conclusion internationale

Ainsi, retirer la nationalité à M. DOLOGUÉLÉ serait :

  • Une violation de la Convention de 1961,
  • Une création illégale d’apatridie,
  • Une privation arbitraire d’un droit fondamental,
  • Un acte internationalement illicite engageant la responsabilité de l’État Centrafricain.

VII – Sur le risque d’instrumentalisation politique

Pendant 40 ans, l’État a reconnu la nationalité de M. DOLOGUÉLÉ.
Ce n’est que lorsqu’il se présente à nouveau contre le pouvoir que certains redécouvrent subitement un “problème”.

Ce n’est pas du droit.

C’est une manœuvre d’éviction politique, contraire :

  • À la Constitution,
  • Au pluralisme démocratique,
  • Au droit international.

CONCLUSION & DEMANDES

Nous demandons au Conseil constitutionnel de :

  • Constater que M. Anicet-George DOLOGUÉLÉ est Centrafricain d’origine ;
  • Constater qu’il ne détient plus aucune nationalité étrangère ;
  • Dire qu’il remplit toutes les conditions constitutionnelles pour se présenter à l’élection présidentielle ;
  • Refuser toute tentative d’exclusion illégale ou politiquement motivée.

La Centrafrique vous regarde, le monde vous observe, l’histoire se souviendra de votre décision…

Fait à Paris, le 11 novembre 2025
Pour droit et justice.T

T. BENGUEWE Damaras

 

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Haut-Mbomou : le député de Zémio Éric Kpiodigui recherché par les mercenaires russes.  L’ancien sous-préfet Romaric Sangou Zirani déjà arrêté

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Haut-Mbomou : le député de Zémio Éric Kpiodigui recherché par les Mercenaires russes.  L’ancien sous-préfet Romaric Sangou Zirani déjà arrêté

 

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le député de Zémio, Monsieur Éric Kpiodigui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis les violences qui ont débuté dans la ville de Zémio le 4 avril dernier et dans le Haut-Mbomou en général, les mercenaires russes cherchent à mettre la main sur certaines personnalités issues de cette région. L’ancien sous-préfet, Romaric Sangou Zirani, a été piégé et attrapé par les mercenaires russes. Il est actuellement détenu à la Section des Recherches et d’Investigation de la Gendarmerie.

 

 

Le député de Zémio, Éric Kpiodigui, est également recherché. Il vit dans la peur. Il se cache. Il craint pour sa vie. Les mercenaires russes veulent l’arrêter.

 

On ne sait pas exactement ce que ces mercenaires russes veulent au juste. Pour eux, ce qui s’est passé à Zémio est la responsabilité du député, de l’ancien sous-préfet et de certaines personnalités locales. Ils pensent que ces personnes sont derrière les événements.

 

C’est pourquoi monsieur Tisso René , un conseiller de la mairie de Zemio, a été enlevé et tué par les mercenaires russes du groupe Wagner. Certains commerçants ont été enlevés et tués. Les mercenaires russes n’ont aucun respect pour la vie humaine. Ils arrêtent qui ils veulent. Ils tuent qui ils veulent. Et personne ne dit rien.

 

Le régime Touadéra avale tout ce que Wagner fait. Il n’a aucune volonté de dire non à ces criminels russes. Il n’a aucune capacité de limiter les actions des mercenaires russes. Wagner arrête des députés, des sous-préfets, des conseillers municipaux, des commerçants. Wagner tue. Wagner emprisonne. Et le gouvernement centrafricain ne dit rien.

 

Le régime ne peut même pas protéger un député élu. Éric Kpiodigui représente la population de Zémio à l’Assemblée nationale. C’est un député de la République. Mais il est recherché par des mercenaires étrangers et le gouvernement ne fait rien pour le protéger.

 

Romaric Sangou Zirani était sous-préfet. C’est un fonctionnaire de l’État. Mais il a été arrêté par des mercenaires étrangers et détenu à la gendarmerie. Sur ordre de qui ? Wagner n’a pas d’autorité légale en Centrafrique. Les mercenaires russes ne peuvent pas légalement arrêter des citoyens centrafricains et les mettre en prison.

 

Mais ils le font quand même. Parce que le régime Touadéra leur a donné tous les pouvoirs. Wagner fait ce qu’il veut en Centrafrique. Les mercenaires russes sont devenus la vraie autorité du pays. Ils arrêtent. Ils emprisonnent. Ils tuent. Et personne ne peut rien dire.

 

Voilà le pays de Touadéra. Un pays où des mercenaires étrangers ont plus de pouvoir que les institutions nationales. Un pays où un député doit se cacher pour échapper à des mercenaires. Un pays où un ancien sous-préfet est arrêté et détenu sans que personne ne connaisse les charges retenues contre lui.

 

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ACFPE : Quand le projet ICOMPETE, destinés aux jeunes déscolarisés et financés par la Banque mondiale, vire au scandale de détournement et de mauvaise gestion

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ACFPE : Quand le projet ICOMPETE, destinés aux jeunes déscolarisés et financés par la Banque mondiale, vire au scandale de détournement et de mauvaise gestion

 

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La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des millions de la Banque mondiale dilapidés dans un chaos administratif du jamais vu à l’Agence dirigée par la sœur de la ministre du Travail, madame René Bimbo.

 

 

Le projet ICOMPETE (Projet d’Investissement de Compétitivité des Entreprises pour l’Emploi), financé par la Banque mondiale et destiné à former des milliers de jeunes centrafricains déscolarisés, est devenu le terrain d’un scandale de détournement et de mauvaise gestion à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). Une enquête menée par le service d’investigation du CNC montre clairement l’ampleur d’un désastre organisationnel qui prive des milliers de jeunes d’une opportunité de formation tout en enrichissant une poignée de responsables corrompus.

 

Un projet vital transformé en machine à cash….

Le projet ICOMPETE devait être une bouée de sauvetage pour les jeunes centrafricains. Son objectif : former 2 000 jeunes déscolarisés âgés de 18 à 25 ans, ayant au moins le niveau CM1 jusqu’à la classe de cinquième, dans des métiers porteurs comme la menuiserie, la couture, le carrelage ou la mécanique. Ces formations devaient permettre à une génération sacrifiée par les crises successives du pays de se reconstruire un avenir.

 

Mais au lieu d’un programme d’insertion sociale, c’est une véritable mafia qui s’est organisée au sein de l’ACFPE, dirigée par Renée Bimbo, sœur cadette de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Sous couvert d’un projet financé par la Banque mondiale, plusieurs responsables ont transformé cette initiative en un système de prédation financière sophistiqué.

 

Une communication sabotée dès le départ….

Le premier maillon de cette chaîne de dysfonctionnements se nomme Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet ICOMPETE. Placée à ce poste grâce à la bénédiction d’Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail, cette dernière ne cache pas son incompétence. “Tout le monde sait qu’elle ne vaut rien, mais elle est protégée par Ganabo, c’est pourquoi elle fait les choses à sa façon sans avoir peur”, confie un cadre de l’ACFPE sous couvert d’anonymat.

 

Le projet prévoyait pourtant une communication massive : sensibilisation dans les quartiers via des ONG nationales, campagnes radio, affichages publics. La Banque mondiale a débloqué des millions de francs CFA pour cette composante essentielle. Résultat : zéro communication digne de ce nom.

 

Au lieu d’une campagne de plusieurs semaines permettant aux jeunes vulnérables de se préparer, Mbalanga Evodie a bâclé son travail. Le délai de dépôt des candidatures ? Moins d’une semaine. Trois à cinq jours tout au plus. Un timing aberrant pour un projet censé toucher les populations des quartiers les plus reculés de Bangui.

 

Les conséquences de cette légèreté criminelle se sont fait sentir immédiatement. Alors que les dossiers avaient été clôturés en catastrophe, plus de 500 jeunes se sont encore présentés le lundi suivant la composition pour déposer leur candidature, ignorant que le délai était dépassé. Ces centaines de jeunes, déjà frappés par la galère, se sont vu refuser une chance de formation à cause d’une communication défaillante.

 

La mafia de la saisie : 500 FCFA par candidat….

Si la communication a été un désastre, la phase de traitement des candidatures a viré au scandale pur et simple. Sur les quelque 11 000 dossiers reçus dans ce délai éclair, la direction de la Formation, menée par Monga Aubin, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisation, a instrumenté un détournement de fonds méthodique.

 

Le scénario était bien calculé : officiellement, l’ACFPE aurait recruté un “cabinet informatique” pour saisir les noms des candidats et traiter les dossiers. Dans les faits, Monga Aubin et son équipe ont recruté quelques agents de saisie à la volée dans les quartiers, puis se sont enfermés dans les bureaux pour effectuer eux-mêmes la majorité du travail.

 

La raison de cette monopolisation ? Une manne financière alléchante. Chaque fiche de candidat saisi rapporte 500 FCFA. Avec 11 000 candidatures, c’est un pactole de 5,5 millions de francs CFA qui était en jeu. Les cadres de la direction de la Formation, pourtant bien rémunérés, n’ont pas résisté à l’appât du gain. Ils ont écarté les autres agents de l’ACFPE et se sont partagé le gâteau entre amis et complices.

 

Pire encore, les quelques agents externes qu’ils avaient recrutés se sont fait duper. On leur avait promis 500 FCFA par fiche, mais au moment du paiement, ils n’ont reçu que 350 FCFA. Une différence de 150 FCFA empochée par les organisateurs de cette fraude. Une fausseté pure qui transforme un projet humanitaire en racket organisé.

 

Parmi les acteurs de cette dérive, on retrouve également Kizima Guy, chef de service de la Formation Continue, complice de ce système de captation des fonds. Le chef de projet ICOMPETE, nouvellement recruté et inexpérimenté, a été complètement manipulé et écarté par ces vieux routiers de la corruption administrative.

 

Un affichage dans le chaos : samedi 11h pour composer dimanche….

Après des heures de saisie clandestine dans les bureaux fermés de la direction de la Formation, le samedi précédent, vers 11 heures du matin, l’ACFPE a finalement affiché la liste des candidats admis à composer. Mais au lieu de respecter les procédures habituelles qui exigent un affichage trois à quatre jours avant le test, et surtout un affichage dans tous les centres de composition, la direction a choisi le chaos.

 

Un seul point d’affichage : le siège de l’ACFPE au centre-ville de Bangui. Des centaines de jeunes, arrivés dès 6 heures du matin, ont dû attendre cinq heures sous le soleil pour découvrir si leur nom figurait sur les listes. Certains agents ont finalement pris l’initiative d’aller afficher les listes dans quelques lycées (Boganda, Bimbo, Miskine) dans l’après-midi, mais le mal était fait.

 

Et la composition ? Fixée au dimanche, soit moins de 24 heures après l’affichage. Un délai dérisoire qui traduit l’improvisation totale de l’organisation. C’est également le samedi, à la dernière minute, que les responsables de l’ACFPE sont allés négocier avec les proviseurs de lycées pour obtenir des salles de classe. Aucun contrat n’avait été signé au préalable, aucune préparation n’avait été faite.

 

Résultat : les candidats se sont retrouvés dans des salles sales, non nettoyées. Les récentes pluies avaient rendu les locaux boueux et insalubres. Normalement, les établissements scolaires auraient eu le temps de préparer leurs installations, de nettoyer les tables et les chaises. Mais avec un préavis de quelques heures, impossible d’assurer des conditions décentes de composition.

 

Des listes catastrophiques : même numéro pour cinq candidats….

Lorsque les candidats ont pu consulter les listes, l’horreur a continué. Les noms n’étaient pas classés par ordre alphabétique. Pour vérifier si son nom figurait, un candidat dont le patronyme commence par “B” devait parcourir l’intégralité de la liste, car les noms étaient mélangés dans un désordre absolu : A, puis Z, puis E, puis P…

 

Comment un service informatique peut-il produire un tel résultat ? C’est la question que se posent encore aujourd’hui les agents de l’ACFPE écartés du processus. La réponse est simple : ceux qui ont effectué la saisie dans la précipitation et le secret n’avaient qu’un objectif, toucher leur 500 FCFA par fiche, pas produire un travail de qualité.

 

Autre aberration qui défie l’entendement : plusieurs candidats se sont retrouvés avec le même numéro d’enregistrement. Dans certains cas, quatre à cinq personnes portaient le numéro 555, par exemple. Une situation du jamais vue qui traduit l’amateurisme total du système mis en place.

 

Les omissions ont été massives. Des milliers de candidats qui avaient déposé leur dossier dans les délais ne figuraient nulle part sur les listes. Face à l’afflux de réclamations, l’ACFPE a dû créer en catastrophe un service de contentieux. Ces jeunes omis ont été autorisés à composer, mais leur avenir reste incertain : leurs noms ayant été exclus du système, rien ne garantit que leurs copies seront prises en compte lors de la correction.

 

Le dimanche de la honte : des candidats perdus dans Bangui….

Le jour de la composition a été le théâtre d’un chaos indescriptible. Les candidats ont couru dans tous les sens, cherchant désespérément leur centre d’examen. Les listes mal organisées ne précisaient pas clairement les affectations. Des jeunes habitant du quartier Bimbo ont dû parcourir 10 kilomètres pour se retrouver à Boganda, d’autres de Ouango  ou Kassaï se sont retrouvés au PK16. Sans information claire, sans organisation logique par quartier de résidence, le dimanche s’est transformé en calvaire pour ces candidats déjà éprouvés par la vie.

 

Dans les centres de composition, le spectacle était tout aussi désolant. Salles bondées, bureaux sales, désorganisation totale. Monga Aubin, directeur de la Formation, au lieu de rassurer les candidats perdus et stressés, s’est montré agressif. Au lieu d’apaiser les tensions et de reconnaître les défaillances du système, il s’en est pris aux jeunes qui cherchaient leurs noms, grondant même sur certains personnels de l’ACFPE tentant de gérer le chaos.

 

Népotisme et complaisance : un projet familial….

Derrière ce désastre organisationnel se cache une réalité bien connue en Centrafrique : le népotisme et la gestion clanique des institutions publiques. Le projet ICOMPETE n’échappe pas à cette règle. Les postes clés sont occupés par des proches de la directrice générale Renée Bimbo et de sa sœur, la ministre Annie-Michelle Mouanga.

 

Mbalanga Evodie tient son poste uniquement grâce à sa relation avec Aristide Ganabo. Les membres de l’équipe du projet sont des amis, des parents, des obligés. Le mérite et la compétence n’entrent pas en ligne de compte. Ce qui compte, c’est la proximité avec le pouvoir et la possibilité de s’enrichir rapidement sur le dos d’un projet financé par la Banque mondiale.

 

Les véritables agents de l’ACFPE, ceux qui connaissent les procédures et qui auraient pu assurer une gestion saine du projet, ont été écartés. Ils n’ont pas été associés au processus, car leur présence aurait rendu plus difficile les détournements et les magouilles. Le personnel qualifié a été mis à l’écart pendant que des incompétents et des corrompus se partageaient le butin.

 

La correction : un nouveau scandale en gestation ?

Depuis le lundi suivant la composition, la phase de correction a débuté. Mais après le chaos de la saisie, de l’affichage et de la composition, peut-on espérer une correction impartiale ? Les mêmes personnes qui ont monopolisé la saisie dans leurs bureaux vont-elles assurer une correction transparente ?

 

Les questions se multiplient. Comment seront traitées les copies des candidats omis qui ont finalement composé ? Leurs noms n’étant pas dans le système, leurs résultats seront-ils validés ? Ou servira-t-on la pirouette habituelle : “Désolé, vous n’avez pas réussi” ?

 

Les milliers de jeunes qui se sont présentés après la clôture du délai, victimes d’une communication défaillante, seront-ils purement et simplement oubliés ? L’ACFPE prendra-t-elle la responsabilité de rouvrir un second cycle d’inscription avec une communication digne de ce nom ?

 

L’indifférence coupable de la hiérarchie….

Face à cette accumulation de dysfonctionnements, d’irrégularités et de détournements, la direction de l’ACFPE et le ministère du Travail brillent par leur silence. Renée Bimbo et sa sœur Annie-Michelle Mouanga n’ont pris aucune mesure corrective. Aucune enquête interne n’a été diligentée. Aucun responsable n’a été sanctionné.

 

Au contraire, le vendredi précédant la composition chaotique, après une réunion avec les représentants syndicaux de l’ACFPE, la direction a infligé une mise à pied de huit jours à cinq délégués du personnel. Ces représentants, qui défendent les droits des agents de l’ACFPE et dénoncent les dérives, ont été punis. Une mise à pied qui aura des conséquences financières sur leurs salaires, alors que les véritables responsables du chaos – Mbalanga Evodie, Monga Aubin, Kizima Guy et leurs complices – continuent de travailler tranquillement, protégés par leurs réseaux.

 

Cette inversion des sanctions est révélatrice d’un système où les lanceurs d’alerte sont punis pendant que les corrompus sont récompensés.

 

Un gâchis humain et financier….

Le projet ICOMPETE devait être une chance pour des milliers de jeunes centrafricains. Avec les crises successives qui ont déchiré le pays, des générations entières ont été privées d’éducation. Beaucoup errent dans les rues de Bangui, sans perspectives, sans avenir. Ce projet de formation professionnelle était une opportunité de leur donner des compétences, de leur ouvrir des portes, de leur redonner espoir.

 

Au lieu de cela, l’incompétence, la corruption et le népotisme ont transformé cette initiative en une farce tragique. Les jeunes ont été humiliés, baladés, exclus. Les millions de la Banque mondiale ont été détournés pour enrichir quelques individus sans scrupules. Les 500 FCFA par fiche de candidat, les pots-de-vin sur les contrats de location des salles, les faux cabinets informatiques : autant de petites et grandes magouilles qui, mises bout à bout, représentent des sommes considérables.

 

Par Alain Nzilo….

Directeur de publications du CNC…

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Akandji-Kombé : Touadéra a transformé la Centrafrique en goulag tropical vendu à Wagner

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Akandji-Kombé : Touadéra a transformé la Centrafrique en goulag tropical vendu à Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une émission exceptionnelle sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé et Jean-François Akandji-Kombé ont dressé un réquisitoire accablant contre dix ans de présidence Touadéra. Leur diagnostic converge : la Centrafrique est devenue un “goulag tropical” où une milice étrangère contrôle tout pendant que la population s’enfonce dans la misère.

 

 

Avec un bilant économique totalement catastrophique. Martin Ziguélé s’appuie sur les chiffres de la Banque mondiale : “Quand le président Touadéra est arrivé au pouvoir en 2016, il y avait 53% des Centrafricains qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Dix ans après, cette proportion est passée à 67%. Sous Touadéra, la population s’est appauvrie de 15 points de plus. C’est sans appel”.

 

L’ancien Premier ministre compare avec d’autres pays africains : “En Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Congo, les présidents qui modifient la constitution construisent des routes, des infrastructures. Vous arrivez en Centrafrique, c’est l’inverse : la pauvreté augmente, il n’y a pas de route.”

 

Le constat sur les infrastructures est accablant : “Depuis que Touadéra est au pouvoir, il n’a pas reconstruit 10 kilomètres de route sur le budget national”. Martin  Ziguélé raconte : “De Sibut à Bambari, 200 kilomètres, ils ont fait 16 heures. Une route qui se pratiquait en 3 heures.”

 

En plus, c’est un pays sans vision. Au lieu d’investir dans les routes, les écoles, les hôpitaux, le régime lance des projets fantaisistes : “Qu’est-ce que le gouvernement fait ? De la crypto-monnaie. Le sango coin, le meme coin. Cette fébrilité cache l’impuissance et l’absence de vision”.

 

Dans l’éducation, malgré le profil universitaire du président : “Au bout de dix ans, pas une seule université construite à l’intérieur du pays”. Dans la santé : “Pas un seul grand hôpital. C’est Dieu qui protège les Centrafricains, ce n’est pas le système de santé.”

 

Wagner : le mal total pour la Centrafrique. Le Professeur Akandji-Kombé qualifie Wagner de “mal total” : “Cette milice privée est comme un monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. La politique, l’économie, la sécurité”.

 

Le professeur décrit la condition des Centrafricains : “Dans toutes les régions où il y a la présence massive de Wagner, les Centrafricains sont réduits à l’esclavage. Il faut se souvenir de la colonisation avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation dans les provinces”.

 

Ziguélé dénonce un “schéma colonial” : “Wagner fonctionne dans l’économie de traite, l’économie de rente. Ils sont le centre, nous sommes la périphérie. Ils exploitent l’or, le diamant directement sans investir pour transformer”.

 

Avec une armée nationale sous contrôle étranger. Akandji-Kombé s’insurge : “Notre armée nationale est sous les ordres de Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi”.

 

Pour Ziguélé, cette situation résulte d’un “poker menteur” : “La fédération de Russie nous a donné des mercenaires à la place des conseillers militaires. Aujourd’hui, c’est le chef de guerre ici.”

 

Pour ne pas aller loin, c’est tout simplement un président anti-national. Akandji-Kombé porte une accusation grave : “Il y a à la tête de notre pays un pouvoir anti-national par ses actions et par sa politique. Touadéra se met à vendre à la découpe son pays. Ses meilleurs amis sont tous les prédateurs du monde entier. Il est plus à l’aise dans les palais des pays du Golfe parce qu’il va vendre notre pays à vil prix”.

 

Ziguélé complète : “Moi, je n’arrêterai jamais de dénoncer le silence de tous par rapport à cette recolonisation de notre pays par le groupe Wagner. C’est comme le virus du sida : il entre dans les gènes, les transforme, pour affaiblir l’État, désosser l’État, désarticuler l’État”.

 

En fin, le pays est devenu un goulag tropical. Ziguélé emploie une métaphore forte : “Nous sommes dans un goulag, une sorte de goulag tropical. Moi je suis interdit d’expression sur la radio de mon propre pays, interdit de participation à un débat à la télévision d’État.”

 

L’ancien Premier ministre décrit la régression : “Regardez le chemin parcouru en renversant l’Empire, en restaurant la République, en instaurant la démocratie, en créant une alternance démocratique. Et regardez le recul aujourd’hui”.

 

Les médias publics sont “transformés en radio-collines” selon Ziguélé, référence aux médias rwandais qui ont diffusé la propagande du génocide.

 

Une Constitution taillée pour l’impunité. Akandji-Kombé dénonce la Constitution de 2023 : “On a enterré la constitution de 2016 non pas au profit d’un nouvel état de droit mais au profit d’un no man’s land juridique”.

 

Ziguélé précise : “Cette Constitution parle de Centrafricains d’origine, donc il y en aurait d’autres qui ne seraient pas d’origine. Elle est inacceptable”.

 

Le dialogue, seule issue. Face à cette situation, les deux hommes appellent au dialogue. Ziguélé : “Notre demande de dialogue n’est pas tactique. Elle va à l’essence même de la République et de la Nation. Il nous faut nous réconcilier.”

 

Akandji-Kombé insiste sur l’urgence : “Il y a urgence à restaurer notre pays, à le libérer. Ce que les Centrafricains vivent est un retour au temps de la colonisation. Le défi, c’est de reprendre notre destin en main.”

 

Ziguélé conclut par un message d’espoir : “Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lève toujours. Les graines que nous semons pousseront et donneront de bons fruits. Dieu nous a tout donné. Il reste que nous devons travailler sur le capital humain. Mais cela n’est possible que si nous nous faisons confiance, que si nous sommes unis, réconciliés”.

 

Cette intervention croisée de Ziguélé et Akandji-Kombé dresse le portrait d’un pays à la dérive sous contrôle étranger, où un président sans vision vend les ressources nationales pendant que sa population s’appauvrit massivement et que l’espace démocratique se ferme totalement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Suite à l’embuscade de la CPC-Fondamentale à Saraïbo ayant coûté la vie à trois Wagner, six jeunes de Vakaga arrêtés par les Russes à Birao

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Suite à l’embuscade de la CPC-Fondamentale à Saraïbo ayant coûté la vie à trois Wagner, six jeunes de Vakaga arrêtés par les Russes à Birao

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Plusieurs-rebelles-de-la-cpc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Suite à l’embuscade de la CPC-Fondamentale à Saraïbo ayant coûté la vie à trois Wagner, six jeunes de Vakaga arrêtés par les Russes à Birao
Plusieurs-rebelles-de-la-cpc – Centrafrique : violent affrontement  à 100 kilomètres de Bria, près de 50 morts

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, les Mercenaires russes du groupe Wagner ont essuyé une défaite cuisante à Saraïbo. Trois d’entre eux, dont leur chef de mission, ont été tués par la CPC-Fondamentale. De retour à Birao, les Wagner ont arrêté six jeunes de l’ethnie Sara dans la ville de Birao. Ils sont accusés de détenir des armes de guerre.

 

 

En effet, la semaine dernière, le revers cuisant  des mercenaires russes à Saraïbo face aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement-Fondamentale (CPCF)  a marqué définitivement les esprit des russes. Le bilan était lourd : trois Wagner tués dont leur chef de mission, et plusieurs blessés. Les Russes avaient fui en catastrophe vers Birao.

 

De retour dans la ville de Birao, les Wagner tentent désormais de rejeter leur échec sur la population locale. C’est dans ce contexte qu’ils ont prétexté organiser une réunion de sécurité avec la population locale. Or, leur objectif est totalement autre. Quand les gens se sont rassemblés pour cette réunion, les mercenaires russes en ont profité pour mettre la main sur six commerçants et cultivateurs de l’ethnie Sara. Après leur arrestation, les russes ont sorti une fausse accusation de leur chapeau. Ils les ont accusé de détenir des armes de guerre en leur possession.

 

Les six victimes ont rejeté ces accusations. Ils affirment être de simples cultivateurs et commerçants qui n’utilisent pas d’armes. Les Russes ont refusé de les croire et les ont maintenus en détention.

 

Après 48 heures d’emprisonnement, les Wagner ont fixé un ultimatum : soit les détenus sortent les armes qu’ils cacheraient prétendument, soit ils doivent payer le montant de ces armes. Le prix fixé par les mercenaires russes : 430 000 francs CFA par personne.

 

Ces pauvres cultivateurs n’ont pas une telle somme. Finalement, les parents de deux des victimes ont réussi à réunir des fonds. Ils sont allés payer aux mains des mercenaires russes les 430 000 francs CFA par personne. Les Russes ont libéré ces deux jeunes.

 

Il reste quatre autres détenus, tous des cultivateurs. Les Russes refusent de les relâcher. Et pour aggraver leur situation, les Wagner ont ajouté une nouvelle accusation contre eux. Selon les mercenaires russes, ce seraient ces quatre hommes qui auraient trahi leur position aux rebelles de la CPC-Fondamentale.

 

Les Russes soutiennent que lorsqu’ils avaient quitté Birao pour attaquer les positions de la CPC-Fondamentale à Saraïbo, les rebelles étaient déjà bien informés de leur arrivée. Ils avaient pu se positionner et tendre leur embuscade qui s’était révélée catastrophique pour les Wagner.

 

Actuellement, les quatre victimes arrêtées frauduleusement et illégalement par les mercenaires russes restent en détention à Birao, entre les mains des Wagner.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Moïse Banafio….

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La torture mentale comme arme politique : Dologuélé accuse Touadéra de pratiquer une violence qui détruit l’âme des Centrafricains

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La torture mentale comme arme politique : Dologuélé accuse Touadéra de pratiquer une violence qui détruit l’âme des Centrafricains

 

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Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans sa lettre du 14 octobre 2025 adressée au président Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé formule une accusation d’une gravité exceptionnelle qui dépasse largement sa situation personnelle. Il accuse le régime Touadéra de pratiquer une forme de violence psychologique qui détruit non seulement les corps, mais surtout les esprits, la dignité humaine, et l’âme même des Centrafricains.

 

 

Voici les mots exacts de Dologuélé : “Il est à la fois surprenant et consternant de noter qu’au cours de cette décennie à la tête de notre pays, tous vos actes et décisions n’ont été guidés que par des sentiments négatifs : la rancune, la méchanceté, le désir d’écraser, d’humilier et de réduire à néant vos adversaires ou quiconque émet un avis qui vous contrarie. En généralisant cette pratique dans le fonctionnement de l’État, vous avez changé le logiciel éducatif des citoyens et réussi à détruire tous les fondements culturels de la société centrafricaine. Cette pratique est une forme de violence pire que la violence armée, car elle ne détruit pas seulement le corps, elle détruit la dignité de l’homme, son esprit et son mental”.

 

Cette analyse de Dologuélé mérite qu’on s’y arrête longuement. Ce qu’il décrit ici n’est pas simplement de la répression politique classique. Ce n’est pas simplement de l’autoritarisme ordinaire. C’est quelque chose de plus profond, de plus insidieux, de plus destructeur : une violence psychologique institutionnalisée qui vise à briser l’esprit des citoyens, à détruire leur dignité, à les réduire à l’état de masses apeurées et soumises.

 

Dologuélé identifie les sentiments qui guident tous les actes de Touadéra : la rancune, la méchanceté, le désir d’écraser, d’humilier, de réduire à néant. Ce ne sont pas des motivations politiques rationnelles. Ce ne sont pas des stratégies de gouvernance. Ce sont des pulsions destructrices, des affects négatifs qui transforment l’exercice du pouvoir en une entreprise de démolition psychologique des adversaires et de tous ceux qui osent exprimer un désaccord.

 

La rancune d’abord. Touadéra ne pardonne jamais. Il n’oublie jamais. Chaque critique, chaque opposition, chaque désaccord est enregistré, catalogué, conservé dans sa mémoire comme une offense personnelle qui appelle vengeance. Des années peuvent passer, mais la rancune reste intacte. Et un jour, quand l’occasion se présente, la vengeance tombe. Brutale. Disproportionnée. Implacable, exactement comme il l’a fait avec l’ancien Président François Bozizé.

 

La méchanceté ensuite. Pas simplement la dureté ou la fermeté qu’on pourrait attendre d’un dirigeant. Non, une méchanceté gratuite, un plaisir pris à faire souffrir, à humilier, à détruire. Dologuélé parle d’une “image de méchanceté primitive qui commence à coller à la peau” de Touadéra. Primitive, c’est le mot juste. Une cruauté instinctive, non raffinée, qui ne cherche même pas à se justifier par des raisons d’État.

 

Le désir d’écraser, d’humilier, de réduire à néant. Touadéra ne cherche pas simplement à neutraliser ses adversaires, à les écarter de la scène politique. Il veut les détruire complètement. Les anéantir. Les effacer. Les réduire au silence définitif. Et surtout, les humilier publiquement avant de les éliminer. Parce que l’humiliation fait partie du processus. Elle est essentielle. Elle sert d’exemple aux autres. Elle dit : voilà ce qui arrive à ceux qui osent s’opposer à moi.

 

Mais ce qui est encore plus grave, selon Dologuélé, c’est que Touadéra a “généralisé cette pratique dans le fonctionnement de l’État”. La violence psychologique n’est pas réservée aux opposants politiques de haut niveau. Elle est devenue la norme dans toutes les institutions. Tous les fonctionnaires, tous les agents de l’État, tous les citoyens qui interagissent avec l’administration sont soumis à cette violence.

 

Les Centrafricains qui vont dans les ministères sont humiliés par des fonctionnaires qui ont appris que l’humiliation est la manière normale de traiter les citoyens. Les enseignants contractuels qui demandent leurs salaires sont écrasés par une administration qui trouve normal de les laisser sans revenus pendant des mois. Les malades qui cherchent des soins dans les hôpitaux publics sont traités avec mépris par un système qui ne voit en eux que des nuisances. Les commerçants sont rackettés par des agents qui considèrent que leur pouvoir leur donne le droit d’écraser économiquement les faibles.

 

Cette généralisation de la violence psychologique dans tout l’appareil d’État a, selon Dologuélé, “changé le logiciel éducatif des citoyens”. Cette expression est puissante. Le “logiciel éducatif”, c’est la manière dont une société apprend à ses membres comment se comporter, quelles valeurs adopter, comment interagir les uns avec les autres.

 

Avant Touadéra, le logiciel éducatif centrafricain, malgré toutes ses imperfections, contenait encore des valeurs de solidarité, de respect mutuel, de dignité humaine. On apprenait aux enfants à respecter les aînés, à aider les faibles, à dire la vérité, à tenir ses engagements. Ces valeurs étaient transmises dans les familles, dans les écoles, dans les églises.

 

Touadéra a reprogrammé ce logiciel. Le nouveau programme apprend aux Centrafricains que la force écrase le droit, que l’humiliation est normale, que le mensonge est acceptable si on a le pouvoir, que la trahison est récompensée, que la cruauté est une vertu si elle sert le pouvoir. Les enfants qui grandissent sous le régime Touadéra apprennent que pour réussir dans la vie, il faut être prêt à écraser les autres, à mentir, à voler, à trahir.

 

Dologuélé va encore plus loin : Touadéra a “réussi à détruire tous les fondements culturels de la société centrafricaine”. Les fondements culturels, ce sont les croyances profondes, les valeurs partagées, les normes sociales qui permettent à une société de fonctionner, de maintenir sa cohésion, de se reproduire génération après génération.

 

Quand ces fondements sont détruits, la société se fragmente. Les gens ne se font plus confiance. Les familles se déchirent. Les communautés se divisent. Chacun devient un loup pour les autres. La loi de la jungle remplace les règles sociales. C’est exactement ce qu’on observe en Centrafrique aujourd’hui après dix ans de Touadéra.

 

Mais l’accusation la plus grave de Dologuélé est celle-ci : “Cette pratique est une forme de violence pire que la violence armée, car elle ne détruit pas seulement le corps, elle détruit la dignité de l’homme, son esprit et son mental

 

Pire que la violence armée. Réfléchissons à ce que cela signifie. La violence armée tue, mutile, fait souffrir physiquement. C’est horrible. C’est condamnable. Mais selon Dologuélé, la violence psychologique pratiquée par Touadéra est encore pire. Pourquoi ?

 

Parce qu’un corps blessé peut guérir. Un corps mutilé peut s’adapter. Même un corps mort ne souffre plus. Mais un esprit détruit, une dignité anéantie, un mental brisé, cela ne guérit pas facilement. Cela laisse des cicatrices invisibles mais profondes qui durent toute une vie, qui se transmettent même aux générations suivantes.

 

La violence psychologique tue quelque chose de plus fondamental que le corps : elle tue l’humanité de la personne. Elle détruit sa capacité à se voir comme un être humain digne de respect. Elle brise sa confiance en elle-même, sa confiance dans les autres, sa confiance dans la possibilité même d’une vie meilleure.

 

Quand Touadéra humilie publiquement un opposant, quand il le déclare apatride après des années de service à la nation, quand il le persécute méthodiquement pendant des années, il ne cherche pas simplement à l’éliminer de la scène politique. Il cherche à briser son esprit, à détruire sa dignité, à le réduire psychologiquement à rien.

 

Et les millions de Centrafricains qui observent ce spectacle apprennent la leçon : voilà ce qui arrive à ceux qui osent défier le pouvoir. Ils apprennent à courber l’échine, à accepter l’inacceptable, à vivre dans la peur permanente. Leur esprit est dressé comme on dresse un animal : par la peur de la punition, par l’humiliation répétée, par la destruction de toute velléité de résistance.

 

Cette violence psychologique a des conséquences concrètes sur la société centrafricaine. Dologuélé l’identifie clairement : “Du fait des pratiques de votre régime, la politique est devenue dans l’imaginaire collectif centrafricain synonyme de tout ce que l’on réprouve : mensonge, manipulation, intérêts personnels, trahison, injustice, violence, roublardise, corruption, débauche, machiavélisme…”

 

La politique, qui devrait être l’art de gouverner pour le bien commun, est devenue synonyme de toutes les pires qualités humaines. Les jeunes Centrafricains qui observent la scène politique ne voient que des menteurs, des manipulateurs, des voleurs, des traîtres. Comment voulez-vous qu’ils aient envie de s’engager en politique ? Comment voulez-vous qu’ils croient encore en la possibilité d’un changement positif ?

 

Cette destruction de l’image de la politique est peut-être le crime le plus grave de Touadéra. Parce qu’elle hypothèque l’avenir du pays. Si les jeunes Centrafricains associent la politique au mensonge et à la corruption, ils n’essaieront jamais de changer le système. Ils deviendront cyniques, apathiques, résignés. Ou pire, ils décideront que pour réussir en politique, il faut être encore plus menteur, encore plus corrompu, encore plus cruel que Touadéra.

 

La violence psychologique institutionnalisée par Touadéra crée ainsi un cercle vicieux qui menace de détruire durablement la société centrafricaine. Les valeurs morales sont inversées. Le vice devient vertu. La cruauté devient force. La trahison devient intelligence. Et les jeunes générations intériorisent ces valeurs inversées.

 

Dologuélé, dans sa lettre, identifie aussi le paradoxe le plus choquant du régime Touadéra : les démonstrations publiques de piété religieuse. “Vous nous habituez pourtant à visionner sur les réseaux sociaux des scènes de démonstration publique de votre piété et de votre dévotion à l’Éternel, notamment la dernière qui vous montre à genoux, en train de recevoir la bénédiction de pasteurs et de dignitaires religieux. Mais ces scènes sont malheureusement aux antipodes des réalités que vous faites vivre aux Centrafricains.

 

L’accusation de Dologuélé est donc bien plus qu’une plainte personnelle d’un opposant persécuté. C’est un diagnostic lucide sur la nature profonde du régime Touadéra et sur les dégâts qu’il inflige à la société centrafricaine. C’est aussi un avertissement : si nous ne mettons pas fin à cette violence psychologique institutionnalisée, elle détruira durablement l’âme de la nation centrafricaine.

 

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Le BRDC exige des poursuites après le rapport accablant sur les hydrocarbures

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Le BRDC exige des poursuites après le rapport accablant sur les hydrocarbures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le BRDC exige des poursuites après le rapport accablant sur les hydrocarbures
Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution monte au créneau. Dans un communiqué rendu public le 11 novembre 2025, la coalition de l’opposition démocratique centrafricaine  réagit vivement au rapport du GI-TOC sur la gestion mafieuse du secteur pétrolier et exige que la justice centrafricaine se saisisse de l’affaire.

 

 

Ce qui indigne particulièrement l’opposition, c’est l’absence totale de réaction du gouvernement. Depuis la publication début novembre du rapport de l’Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale, aucune déclaration officielle n’a été faite. Pire encore, sur le plan judiciaire, aucune enquête ne semble avoir été ouverte malgré les accusations de dilapidation de deniers publics.

 

« Paradoxalement, aucune réaction officielle du gouvernement n’a encore été enregistrée à ce jour », constate le BRDC dans son communiqué. Ce mutisme face à des allégations aussi graves interroge. Quand un organisme international parle de gestion « mafieuse » et d’implication « profonde » de l’État dans la criminalité organisée, le silence vaut réponse.

 

La coalition d’opposition rappelle que ces révélations ne sortent pas de nulle part. Plusieurs missions du Fonds Monétaire International ont demandé avec insistance au gouvernement de revoir la structure des prix des hydrocarbures, qui demeurent les plus élevés d’Afrique centrale. Ces experts internationaux réclamaient également un retour au niveau des ressources fiscales liées aux hydrocarbures historiquement inscrit au budget général de l’État. Mais ces recommandations ont été méthodiquement ignorées par le régime Touadéra.

 

Pour le BRDC, la persistance de prix exorbitants alors que les recettes budgétaires continuent de fondre année après année prouve la non-transparence des politiques publiques dans le secteur pétrolier. Une opacité qui se retrouve également dans d’autres domaines comme les mines et les forêts, précise le communiqué.

 

Devant cette situation, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution formule des exigences claires. La coalition demande que les institutions nationales de contrôle et la justice centrafricaine s’autosaisissent de cette affaire « afin que toute la lumière soit faite dans le cadre du devoir de reddition qui est un principe cardinal en République ». Cette demande d’auto-saisine traduit le peu de confiance de l’opposition dans la volonté du pouvoir de faire la lumière sur ces allégations. En l’absence de plainte formelle ou de pression Politique, les autorités judiciaires devront prendre l’initiative si elles veulent que justice soit faite.

 

Le communiqué du BRDC ne se contente pas de réclamer des enquêtes. Il condamne « avec la plus grande fermeté toute forme avérée d’institutionnalisation de la mafia dans la gestion de la chose publique ». Une formulation qui pointe directement la transformation de l’appareil d’État en instrument de captation de ressources au profit d’un clan. Martin Ziguélé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, Mahamat Kamoun et autres se disent solidaires du peuple centrafricain qui souffre du chômage, de la vie chère, de la précarité quotidienne, de la maladie et du délabrement des infrastructures routières. Autant de maux aggravés par la dilapidation des ressources publiques dénoncée dans le rapport du GI-TOC.

 

Le BRDC va plus loin en rendant le président Touadéra personnellement responsable de « la montée en flèche de la misère dans notre pays depuis dix années consécutives ». L’opposition accuse le chef de l’État d’avoir pour « seule obsession désormais connue la confiscation du pouvoir de l’État ». Le rapport du GI-TOC estime les pertes fiscales à 30 millions de dollars, soit plus de 17 milliards de francs CFA détournés par des systèmes opaques au profit de proches du pouvoir nommément cités. Cette prise de position du BRDC place les institutions centrafricaines face à leurs responsabilités et leur degré d’indépendance face au pouvoir exécutif.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Anselme Mbata….

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