Les Enseignants contractuels de la Vakaga appellent à l’aide face à leurs conditions de vie difficiles

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une soixantaine d’enseignants contractuels déployés dans la préfecture de la Vakaga alertent les autorités sur leurs conditions de vie dégradées et sollicitent une assistance immédiate.
La rentrée scolaire en République Centrafricaine est souvent synonyme d’espoir, mais pour une soixantaine d’enseignants contractuels déployés dans la préfecture reculée de la Vakaga, elle rime avec des conditions de vie extrêmement difficiles. Ces professionnels de l’éducation lancent un cri du cœur au gouvernement et à la Banque Mondiale pour obtenir de l’aide, alors qu’ils peinent à assurer leur quotidien dans cette région où la vie est particulièrement chère.
Sur les 149 enseignants contractuels affectés dans les sept secteurs scolaires de la préfecture : Ouandja , Ouanda-Djallé, Boromata, Sikikede, Tiringoul, Birao 1 et Birao 2, une soixantaine d’entre eux se trouvent dans une situation critique. Leur déploiement depuis Bangui s’est effectué dans des conditions improvisées, avec une délivrance tardive des billets d’avion.
Les conditions d’hébergement s’avèrent particulièrement difficiles. Ces enseignants sont contraints de dormir sur des surfaces en contreplaqué, sans équipements de protection contre les moustiques. La précarité financière les oblige à mutualiser leurs maigres ressources pour s’assurer un repas quotidien.
“Nous qui sommes des responsables, nous sommes devenus maintenant comme des prisonniers. Nos conditions de vie sont devenues défavorables”, témoigne l’un d’entre eux, montrant le sentiment d’abandon qui prévaut au sein du groupe.
Bien que l’inspecteur d’académie de la Vakaga, Lucien Gamba, ait procédé à leur accueil initial, aucune assistance concrète n’a été apportée par les autorités locales et administratives. Cette absence de soutien contraint les enseignants à interpeller directement le gouvernement depuis Bangui et la Banque Mondiale, partenaire financier du programme des contractuels.
La situation géographique de la Vakaga constitue un facteur aggravant. Le coût de la vie y est sensiblement plus élevé que dans les vingt autres préfectures du pays, créant des disparités importantes entre les enseignants contractuels selon leur zone d’affectation.
Cette crise dévoile les lacunes du système de déploiement des enseignants contractuels et interroge sur la prise en charge des professionnels de l’éducation dans les zones reculées. Elle révèle l’urgence d’adapter les modalités d’accompagnement aux réalités locales pour garantir l’efficacité de la mission éducative.
Les enseignants de la Vakaga attendent désormais une réponse rapide des autorités compétentes et des bailleurs de fonds pour stabiliser leur situation et leur permettre d’exercer leurs fonctions dans des conditions acceptables….
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![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)