Quatre morts et dix blessés dans une attaque des bandits soudanais près de Birao

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Une attaque nocturne de bandits soudanais a fait quatre morts et dix blessés dans le village d’Amkroumay, proche de Birao, dans l’extrême nord centrafricain.
Une trentaine de bandits soudanais lourdement armés, traversant la frontière pour venir sur le territoire centrafricain, ont attaqué le village d’Amkroumay dans la nuit de samedi à dimanche 27 juillet 2025. Ce village, situé à 35 kilomètres de Birao, et à 30 kilomètres d’Amdafock, se trouve dans l’extrême nord de la République centrafricaine, à plus de 1100 kilomètres de Bangui.
L’assaut a commencé vers 4 heures du matin, surprenant la population endormie. Les tirs ont commencé à retentir dans le village. Au même moment, monsieur Lundi, un milicien d’autodéfense locale âgé d’une quarantaine d’années, a tenté de résister aux assaillants. Il a abattu l’un d’eux avant d’être tué à son tour. La panique s’est emparée du village. Les habitants ont fui en catastrophe sous les balles, abandonnant leurs biens derrière eux.

Sur place le bilan s’établit à deux morts et onze blessés. Parmi les victimes figure monsieur Lundi et un bébé qui a été touché par balle perdue alors qu’il était entre les mains de sa maman. Au même moment, onze personnes ont été blessées par les projectiles durant cette attaque sanglante.
Les onze blessés ont été évacuées vers Birao à bord de motos tricycles. Arrivée près de Matala, 25 kilomètres sur l’axe de Birao, deux autres blessés ont succombés de leur blessure, portant au total le nombre des morts à 4 personnes. Parmi les deux dernières victimes, figurent un homme de 47 ans et une jeune femme. Donc au total, deux femmes et deux hommes tués dans cette attaque. Sur place à l’hôpital de Birao, une autre jeune fille d’environ 25 ans a été admise d’urgence au bloc opératoire. L’épouse de l’homme de 47 ans, décédé en cours de route, est aussi dans un état critique à l’hôpital de Birao.

Sur place dans le village, les bandits armés soudanais, après l’attaque, ont récupéré de force un cheval et une charrette à un villageois avant de transporter leur mort abattu par le courageux Lundi. Les jeunes d’Amkroumay, rejoints par ceux d’Amdafock et de Matala, ont poursuivi les assaillants dans la brousse. Des échanges de tirs ont eu lieu. Un blessé a été ramené le soir même à Birao.
Ce qui est très étonnant, les gendarmes et militaires sont arrivés après les faits. Ils se sont contentés d’établir un constat avant de repartir, laissant les groupes d’autodéfense poursuivre seuls les criminels. Cette attitude passive et honteuse des soldats FACA et des gendarmes mécontente les habitants qui dénoncent l’inaction des forces de sécurité basées à Birao et à Amdafock.
Indignée, la population locale réclame l’envoi de renforts militaires et de forces de sécurité capables d’intervenir rapidement. Ces attaques se multiplient dans cette zone frontalière avec le Soudan, semant la terreur parmi les communautés rurales. Les habitants estiment que les autorités « ne font rien » pour assurer leur protection face à ces incursions répétées.
Cette nouvelle agression souligne la vulnérabilité des populations civiles dans cette partie reculée du territoire centrafricain, où l’État peine à faire respecter son autorité.
Aux dernières nouvelles, parmi les miliciens d’autodéfense partis pour traquer les bandits en question, l’un est blessé et ramené à l’hôpital de Birao le même jour, dimanche, vers 22 heures.
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)