vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 604

RCA : QUI SERAIT LE MOISE CENTRAFRICAIN ?

0

Nous, Centrafricains, demandons à la Communauté Internationale de réarmer les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et selon les informations qui serait à notre possession le CONGRES des terroristes et criminels tenu à Birao ce jour a été facilité par le   président dictateur du Tchad, sa volonté expansionniste et le génocide commis en Centrafrique n’en finit pas. Mais à quoi sert l’Union Africaine ? Pourquoi les   Centrafricains sont massacrés sous l’œil impuissant des Forces Internationales qui ont pourtant reçue mandats des Nations Unies ? Cette Communauté Internationale qui est sensée venir protéger la population Centrafricaine,   laisse cette dernière à la merci des sanguinaires, assassins, criminels et le diable la seleka ? Est-ce les Centrafricains mériteraient cela ? Si tout cela est arrivée c’est bien-sur à cause de la haine, d’hypocrisie l’irresponsabilité, l’immaturité de la classe politique Centrafricaine. Pourquoi ces hommes politiques Centrafricains ont hypothéqué l’avenir de la jeunesse ?   La France doit sécuriser notre pays à travers la Sangaris, les Gendarmes, et pourtant nous avons la Misca qui somnole depuis belle lurette. Nous sollicitons les autorités Françaises au réarmement de nos FACA ? L’UA sert vraiment à quoi? Quelle EST la position de l’Union Africaine par rapport aux tueries massives des civiles Centrafricains par les BANDES DE COUPEURS DE ROUTE appelée seleka, sans aucune sanction de la part de l’UA ? Voilà que le forum inter-centrafricain est convoqué à Brazzaville sur la question Centrafricaine il est temps d’arrêter Nourradim Adam et Djotodia qui viennent d’être reconduites à la tète de la célèbre association des criminels c’est une manœuvre politicienne. Le peuple Centrafricain comprend cela ?

NB: Un bon diagnostic médical permet d’apporter un soin approprié à une maladie, ainsi si le peuple Centrafricain ne comprend, ou n’arrive pas à identifier Ses ennemis…. la RCA sera une HISTOIRE….Qu’est ce qu’il faut pour la RCA? Il est incontournable qu’il y ait un leader politique nationaliste capable de CONDUIRE la destinée de tout un peuple (à bannir le népotisme, le favoritisme, le régionalisme et la corruption). Il faut à la RCA un président élu selon la volonté du peuple mais pas un faiseur de profil bas devant les injonctions extérieures. C’est dommage, nous n’avons aucun leader politique en RCA, tous sont en période de dormance, leur réveil probable à l’approche des” élections”. Sauf quelques uns que nous taisons leurs noms. Il faut mettre fin aux ingérences du Tchad voisin, notamment celle du Soudan en Centrafrique. L’ingérence de la République du Tchad   en Centrafrique a crée une tragédie qui ne dit son nom. Le Tchad a joué un rôle clé dans le conflit Centrafricain parce que le gouvernement Tchadien serait animé de haine envers le peuple Centrafricain suite à l’immensité des ressources naturelles.

Koitoua

 

 

 

 

SIMON- KOITOUA

 

Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014

0

Les effectifs de la force Sangaris sont de l’ordre de 2 000 soldats. Les forces françaises sont présentes principalement dans trois zones

– à Bangui et Boda avec le GTIA Acier,
– à l’ouest, de Beloko à Bossembele avec le GTIA de Boissieu,
– et à l’est, dans un triangle Sibut-Dekoa-Bria, avec le GTIA Magenta qui vient de relever le GTIA Scorpion.

Le GTIA Magenta, armé par le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI), mais également par le 501e RCC et le RICM, est aux ordres du colonel Putz. Il succède GTIA Scorpion, armé par le 5e RIAOM et commandé par le colonel Despouys. Ce dernier s’est déployé dans l’est de la Centrafrique à la fin du  mois de mars 2014 afin d’y désarmer les groupes armés et d’y faire accepter la mission des forces de la communauté internationale dans une région marquée d’importantes fractures intercommunautaires.

Les effectifs d’EUFOR-RCA sont de 700 hommes, dont 250 militaires français. Pleinement opérationnelle depuis le 15 juin, EUFOR-RCA a pris le relais de Sangaris pour appuyer la MISCA dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

Les effectifs de la MISCA sont de 5 800 hommes.

A Bangui, avec le GTIA Acier, la force Sangaris maintient des éléments aux côtés des forces de sécurité intérieure (FSI) et de la MISCA à la sortie nord de la ville, à PK12. D’une manière générale, elle est aujourd’hui en posture de réaction rapide (« quick reaction force » ou QRF), en mesure d’intervenir au profit des forces internationales déployées dans la capitale.

Dans la ville, la situation reste stabilisée. La vie a repris (33 centres de santé opérationnels, 75 établissements scolaires rouverts, 24 marchés actifs, 80 vols de compagnies aériennes), même si des pics de tension sont encore observés. Ce fut le cas vendredi 4 juillet sur l’axe routier qui conduit du centre-ville à l’aéroport international de M’Poko. Profitant d’un mouvement de foule initié et instrumentalisé par des Anti-Balaka en réaction à l’arrestation d’un de leur leader, des extrémistes ont lancé une grenade sur des soldats français d’EUFOR RCA. Trois militaires ont été blessés par des projections d’éclats et un quatrième touché par des jets de pierres. L’action du GTIA Acier en liaison avec EUFOR a permis de disperser la foule et de démonter les barricades entravant la circulation.

Les militaires français à Bangui ont par ailleurs accueilli la visite du ministre de la Défense les 7 et 8 juillet. Ce dernier a pris note de la stabilisation de la situation sécuritaire depuis sa dernière visite à Bangui au mois de mai et salué le sang-froid et le professionnalisme des soldats de Sangaris. S’adressant aux autorités politiques, il a mis en avant la nécessité de développer les piliers politique, économique et judiciaire.

Dans l’ouest, le GTIA de Boissieu poursuit son contrôle de zone en appui de la MISCA, mais aussi des forces de sécurité intérieures (FSI). De Bouar à la frontière camerounaise, la situation reste stable avec en particulier un phénomène de rejet des bandes de coupeurs de route par la population. Le trafic commercial sur l’axe routier reliant le Beloko à Bangui demeure toujours aussi important, avec près de 480 véhicules entrés en RCA cette semaine, dont 85% de poids lourds. La grande majorité de ces véhicules ont été escortés par Sangaris ou la MISCA.

Dans le nord et le nord-ouest de la RCA, des missions de reconnaissances sont régulièrement conduites, en particulier au-delà de Bossangoa, où persistent des signes de tension.

A l’ouest de la capitale, la ville de Boda continue de connaître quelques actes isolés de violence. Le GTIA Acier reste ainsi en appui de la MISCA chargée de contrôler la zone.
Dans l’est, la situation reste difficile. Depuis plusieurs semaines les tensions se sont cristallisées autour de la ville de Bambari.

Le 3 juillet, la force Sangaris s’est engagée en appui de la MISCA et des FSI, dans la partie ouest de Bambari. L’arrestation par les FSI d’un meneur anti-balaka a provoqué un mouvement de foule, vraisemblablement instrumentalisée, avec des jets de pierres sur la force. Au moment où les militaires français se désengageaient pour faire retombée la tension, des individus présents dans la foule ont lancé une ou des grenades. Sept militaires français ont été touchés par les éclats, sans gravité.

Le 7 juillet, suite à un renseignement faisant état d’une attaque entre chrétiens et musulmans dans le quartier de l’évêché, la force Sangaris s’est immédiatement déployée afin de s’interposer et de protéger la population. Arrivée sur zone, elle a été prise sous les tirs d’armes légères d’infanterie, auxquels elle a immédiatement riposté, infligeant des pertes au groupe armé à l’origine des tirs. Cette première intervention a provoqué un arrêt des hostilités dont la population a profité pour commencer à se réfugier auprès des camps tenus par les forces françaises et par la MISCA. Plus tard, les affrontements ont cependant repris à proximité de l’évêché. Sangaris a répondu avec l’engagement d’hélicoptères qui ont ouvert le feu sur des individus armés menaçant la population. Des éléments de combat du GTIA Scorpion ont par ailleurs été engagés en direction de l’évêché qu’ils ont contribué à sécuriser au cours de la nuit.

Dès le lendemain matin un retour au calme a été observé. Depuis, Sangaris poursuit son action de sécurisation de Bambari en appui de la MISCA. L’action du GTIA Scorpion se traduit par des patrouilles armées destinées à prévenir les heurts intercommunautaires, ainsi que par l’instauration d’un dialogue avec tous les acteurs locaux.

Plus au nord, à Dekoa, la force Sangaris est intervenue à deux reprises les 6 et 8 juillet pour prévenir des affrontements intercommunautaires. Dans ce secteur, un contrôle de zone renforcé permet de contenir la montée de tension.

 

Sangaris : point de situation du 10 juillet 2014

Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense

Centrafrique : Déclaration du KNK relative aux pourparlers de Brazzaville

0
Le Parti Kwa Na Kwa (KNK) a constamment affirmé son attachement au Dialogue Politique Inclusif comme voie de sortie de la crise politique, sécuritaire et humanitaire que traverse la République Centrafricaine depuis plus d’un an.
A cet effet, le KNK a toujours exhorté son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo et Médiateur de la crise centrafricaine, à s’impliquer pleinement et urgemment dans la résolution de cette crise susceptible de se propager dans les autres Etats de la sous – région d’Afrique Centrale ainsi que ceux du Golf de Guinée et de conduire, à terme, à leur déstabilisation.
Dans le communiqué sanctionnant la concertation de MALABO du 27 Juin 2014, en marge de la 23e session des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA), les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ont demandé au Secrétaire Général des Nations Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire Général de la CEEAC la mise en place urgente, avec l’appui des facilitateurs, d’une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, afin d’aider les Centrafricains à reprendre, en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la Transition.
Ces Chefs d’Etat ont par ailleurs exprimé le vœu de voir l’ensemble des acteurs centrafricains à faire partie de la solution de la crise et contribuer à la réussite de la Transition, et ce, sans préjudice de la présentation de leurs candidatures aux prochaines échéances électorales avec comme corollaire la modification de certaines dispositions restrictives de la Charte Constitutionnelle de Transition.
Le KNK adresse, à nouveau, sa vive reconnaissance à l’ensemble des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC ainsi qu’à la Commission de l’Union Africaine (UA) qui, dans leur quête inlassable d’une solution politique durable à la crise centrafricaine, sont encore au chevet de notre pays, la RCA, à travers leur concours multiforme.
Le KNK accorde du prix à la sage décision prise par les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats Afrique Centrale (CEEAC) et espère que les Autorités de la Transition ainsi que les leaders aussi bien politiques qu’associatifs centrafricains prendront enfin la mesure de l’impérieuse nécessité de travailler dans la dynamique de ce nouvel agenda en vue de l’apaisement, de la réconciliation nationale et d’éviter toutes manœuvres tendant à bloquer le processus de dialogue structuré en trois (3) étapes essentielles, à savoir :
1)Le lancement des pourparlers de Brazzaville en vue de la signature d’un accord de cessez – le – feu dont les travaux sont prévus du 21 au 23 juillet 2014 ;
2)La réconciliation à la base dans les 16 préfectures à travers des consultations populaires en territoire centrafricain;
3)L’organisation de Forum National et de Reconstruction Nationale à organiser sur le sol centrafricain.
Le KNK est convaincu que c’est seulement en amorçant ce processus des pourparlers de Brazzaville (République du Congo) et la signature d’un accord de cessez – le – feu entre les groupes armés que prendront fin les exactions commises sur les populations civiles comme vient de l’exprimer très clairement le Ministre français de la Défense Jean – Yves Le DRIAN lors de sa visite en Centrafrique les 8 et 9 Juillet 2014.
C’est face à la position exprimée du 09 Juillet 2014 par la cinquantaine des partis et associations politiques et de la Plate forme des confessions religieuses jugeant inopportun le déplacement de Brazzaville que le KNK a refusé de signer la déclaration commune initiée par cette nouvelle Plate forme à la suite des discussions organisées à la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB).
Le KNK exhorte la population centrafricaine toute entière ainsi que tous ses militantes et militants à ne pas céder aux intoxications des vendeurs d’illusions, de rester vigilants et d’adhérer à la voie de sortie de crise indiquée par la communauté Internationale en général et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC) en particulier disposées, plus que jamais, à contribuer à la stabilisation de la Situation en République centrafricaine.
Enfin, le Bureau Politique du KNK saisit cette occasion pour condamner les tueries et barbaries causées à la Cathédrale Saint Joseph de Bambari (Préfecture de la Ouaka – Centre Est) par des éléments de la SELEKA en date du 08 Juillet 2014 et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées.
Fait à Bangui, le 10 Juillet 2014
Pour le Bureau Politique,
Le Secrétaire General P.I

Bangui : La classe politique Centrafricaine conditionne le Forum de Brazzaville aux questions de sécurité

0

Bangui, 11 juillet 2014 (RJDH) – Au total 49 partis politiques centrafricains ont accepté d’aller à Brazzaville pour lancer le dialogue inter-centrafricain, « à condition que les échanges n’abordent que les questions sécuritaire et de cessez le feu ». C’est ce qu’à déclaré le porte parole des partis politiques, Cyriaque Gonda au cours de l’audience que leur à accordé la présidente de transition Catherine Samba Panza.

Cyriaque Gonda du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN), porte-parole des partis politiques trouve inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre les problèmes de politique interne de la Centrafrique.

 «Cette rencontre peut se tenir à Brazzaville, si ça doit simplement concerner  la question de  cessez-le-feu, parce qu’il y a des personnes (…) Je ne suis pas sûr qu’un Nourredine Adam peut débarquer à Bangui aujourd’hui sans être coincé, s’ils estiment que Brazzaville, c’est un lieu de sécurité où ils peuvent se déplacer et jurer qu’il n’y aura pas de partition et signer les accords, il n’y aura pas des problèmes. Mais aller discuter des problèmes de nos institutions, des élections, du pardon et autre, ce n’est pas nécessaire », a dit Cyriaque Gonda.

L’objectif de cette rencontre de Brazzaville, soutient Jean-Jacques Démafouth, conseiller à la présidence, est que les mouvements politico-militaires acceptent le cessez-le-feu. «Que les mouvements politico-militaires actuellement en activité cessent les hostilités qu’ils aient un accord entre eux et qu’ils acceptent la démobilisation et le désarmement et qu’on interpelle aussi la communauté internationale, pourquoi les forces internationales n’ont pas appliqué les résolutions, leur mandat avec force, et autres ; on aura aussi des explications là-bas », a dit Jean-Jacques Démafouth.

Pour la plate-forme religieuse, le Pasteur Nicolas Guerekoyame Gbangou estime qu’il serait souhaitable que le médiateur de  la crise centrafricaine le président congolais  Dénis Sassou Nguésso, organise plutôt une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise.

« Nous aussi, plate-forme des confessions religieuses, nous avons dit qu’il faut commencer à discuter des problèmes centrafricains sur le sol centrafricain, plus tard s’il y a besoin de se déplacer à l’extérieur, on pourra s’y rendre juste pour finaliser certaines discussions », a fait savoir Pasteur Nicolas Guerekoyame Gbangou.

Sur le contenu de cette rencontre de Brazzaville, la classe politique et la plate-forme interreligieuse s’opposent à l’idée de la modification de la charte constitutionnelle,  du remaniement ministériel aussi longtemps que les mécanismes de recadrage de la transition sont en place, comme certains l’ont exprimé :  «Nous pensons qu’il y a des mécanismes de recadrage de la transition établi par la Charte constitutionnelle de transition et ça se passe ici, on n’a pas besoin d’aller à Brazzaville (…) puisque le Conseil national de transition (CNT) existe encore, la Cour constitutionnelle existe encore », s’est  étonné Cyriaque Gonda.

Pour Martin Ziguélé président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), si la volonté de tous est d’aider ce pays, il serait souhaitable de trouver des mécanismes d’impliquer la population à la base. « Nous nous sommes dit, dès le moment où la volonté de tous est d’aider ce pays, est-ce qu’on ne peut pas trouver des mécanismes pour que les couches politiques et sociales centrafricaines soient impliquées avant que la communauté internationale intervienne sur les points où l’entente en interne n’est pas possible ? », s’est interrogé Martin Ziguélé.

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver, du 21 au 23 juillet prochain à Brazzaville, pour un forum de réconciliation nationale afin de tenter de ramener la paix.

RJDH

RCA : José Richard Pouambi nommé président du HCCT

0

José Richard Pouambi a été élu président du Haut Conseil de communication de la Transition (HCCT), a-t-on appris vendredi à Bangui au terme d’une réunion de l’instance qui élisait à l’occasion son bureau constitué de trois membres.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Pouambi.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>José Richard Pouambi
José Richard Pouambi

Ainsi, outre le président, le bureau du HCCT comprend un Vice-président ( Tita Samba Solé) et un rapporteur général (Françoise Doninguin).

Fort de huit membres, le HCCT a pour principale mission de ‘’rappeler tous les organes de presse au strict respect de leurs cahiers de charge, au respect de la déontologie et de l’éthique”, a confié à APA José Richard Pouambi.

Selon le 5è président du HCCT de transition, seul le respect des textes réglementaires épargnera les hauts conseillers de la poursuite judiciaire.

Quant à la délivrance des autorisations de publication et l’attribution des fréquences sujette à des poursuites judiciaires, dont le procureur général a fait mention lors de la prestation de serment, il a déclaré : ‘’les dossiers passent toujours par le ministère de la communication, avec qui nous allons travailler en synergie. Et le HCC ne peut statuer sur ces documents après l’avis technique des experts du département de la communication. Pour cela il n’y a pas de souci à se faire”.

L’élection des huit membres du HCCT a été entérinée le 20 mai par un décret présidentiel et ils ont prêté serment le 9 juillet.

 

Par: APA

Centrafrique: pour l’ouverture d’un Bureau des droits de l’homme

0

Amnesty International (AI) souhaite l’ouverture d’un Bureau-pays du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme en Centrafrique. Cette annonce a été faite jeudi à Dakar par le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama, à l’occasion du lancement officiel du rapport produit par l’organisation sur les exactions commises pendant la crise en République Centrafricaine.

Le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama
Le directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal, Seydi Gassama

«Les violations récurrentes des droits humains en Centrafrique sont dues à un déficit criard de culture du respect des droits humains dans ce pays. Pour prévenir ces conflits, il est donc important de développer cette culture, de la consolider et c’est pour cela que nous lançons un appel au Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à ouvrir un Bureau-pays en Centrafrique», a suggéré M. Gassama.

Selon le responsable d’Amnesty Sénégal, ce besoin se fait cruellement sentir en Centrafrique, et l’Organisation des Nations Unies doit y répondre en veillant à doter le Bureau qui sera ouvert de moyens suffisants pour lui permettre de faire un véritable travail de transformation de la société centrafricaine. Selon lui, «c’est la seule manière d’éviter de revenir de façon cyclique aux atrocités et aux tueries que connaît la Centrafrique depuis l’ère du président Bokassa».

M. Seydi Gassama pense que cela aidera au renforcement des capacités de la société civile centrafricaine afin qu’elle puisse faire le monitoring des situations de violation des droits humains dans le pays et veiller à ce que les auteurs rendent compte à la justice.

PANA

La presse allemande se penche sur les foyers de crise en Afrique

0

Des situations délétères et l’insécurité en République Centrafricaine, en Somalie ,au Soudan du Sud et au Nigeria…

Depuis six mois, les habitants de la République centrafricaine sont soumis à une forme de terreur que l’Europe , depuis la guerre des Balkans , qualifie du terme sinistre de „nettoyage ethnique“, relève la Süddeutsche Zeitung. Des milices chrétiennes et musulmanes, des jeunes en majorité, traquent et persécutent des civils du camp opposé. Vengeances personnelles, violences et vols à main armée sont à l’ordre du jour.

Ces derniers temps, les milices musulmanes ont ouvert leurs rangs à des combattants plus endurcis, surtout en provenance du Tchad et du Soudan.

“La guerre civile est devenue une fête pour les milices de brigands et les francs tireurs.”

 

Miliciens chrétiens à Nanga Boguila

Le journal cite Andreas Mehler, directeur de l’Institut d’études africaines de Hambourg selon lequel c’est bien cela le plus gros obstacle pour les pourparlers de paix envisagés.Des représentants des rebelles musulmans de l’alliance Séléka et des milices chrétiennes Anti-Balaka sont convenus de se rencontrer fin juillet à Brazzaville , la capitale du Congo, afin de négocier un armistice. Des entretiens préliminaires ont lieu depuis trois semaines à Bangui, la capitale centrafricaine. Le ministre francais de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui vient de visiter le pays en début de semaine les a qualifiés de « lueur d’espoir ». Mais les représentants de la Séleka se sont entretemps retirés du dialogue, ne réussissant pas à parler d’une seule voix. Le camp adverse leur avait reproché de na pas contrôler les nombreux groupes de franc tireurs étrangers opérant sous le toit de la Séléka, et qui en font à leur tête.

Membres des milices anti-Balaka au nord de Bangui Photo: dpa – Bildfunk

Pendant ce temps les massacres continuent…
L’un des plus grands espoirs est que les combattants de la Séléka mettent de l’ordre dans leurs rangs et prennent des décisions crédibles. Mais un autre espoir est réduit à une peau de chagrin : celui de voir la réussite d’une intervention extérieure. Depuis décembre dernier 6000 soldats de l’Union africaine et 2000 soldats francais qui s’efforcent d’assurer tant bien que mal la sécurité avant tout dans la capitale Bangui ,mais n’ont quasiment rien pu faire dans le reste de ce pays – qui est presque deux fois plus grand que l’Allemagne. En fait l’Union européenne voulait les soutenir et envoyer des renforts. Mais jusqu’ici on ne voit rien venir, constate l’éditorialiste. Les choses pourraient changer en septembre quand ce seront les Nations unies qui prendront en main la mission de paix en Centrafrique. Officiellement les effectifs pour leur mandat comprend 12.000 hommes. Mais , remarque la Süddeutsche Zeitung, ce chiffre ne figure encore que sur le papier…

La taz, die tageszeitung de Berlin revient sur l’attaque de mardi dernier sur la “Villa Somalia”

C‘est par cette attaque spectaculaire sur le palais présidentiel en plein coeur de la capitale somalienne Mogadiscio que la milice islamiste al Shebab se manifeste à nouveau écrit la taz. Après des échanges de tirs de plusieurs heures, avec les forces de sécurité présidentielle et des unités de la troupe africaine d’intervention AMISOM, les assaillants ont finalement été repoussés. Le Président Hassan Sheikh Mohamud ne se trouvait pas sur les lieux au moment de l’attaque.

Attentat du 9 juillet à Mogadiscio

Quelques heures auparavant seulement, venait de se terminer à Mogadiscio même une conférence sur la sécurité , au cours de laquelle le gouvernement , des députés et des représentants des régions se félicitaient des récents succès remportés dans la lutte contre Al Shebab !

Des soldats gouvernementaux sortent du Palais après l’attaque

Et la taz cite un chercheur de l’Institut somalien d‘ Etudes politique Abdirashid Hashid qui rappelle que les Shebab ont promis de laisser éclater leur colère au grand jour pendant le Ramadan et qu’il fallait s’attendre à de nouvelles atttaques .

Dernièrement les attaques islamistes se sont multipliées en Afrique de l’Est. Ainsi dans les régions côtières du Kenya proches de la Somalie, la situation est particulièrement tendue avec des attaques et des attentats quasi quotidiens.

Le Soudan du Sud a trois ans

Le quotidien Die Welt se penche sur le pays qui vient de célébrer le troisième anniversaire de son indépendance…

Célébration des 3 ans d’existence de l’Etat du Soudan du Sud

Les promesses faites par le président Salva Kiir le 9 juillet 2011 sonnent aujourd’hui comme une mauvaise plaisanterie , remarque Die Welt. Kiir avait alors solennellement proclamé :

« Face à notre combat pour la liberté, la démocratie, la justice, l’égalité et la dignité humaine, le Soudan du Sud ne sera pas seulement le plus jeune état du monde, mais aussi sa plus jeune démocratie ! ».
D’abord des disputes au sujet de la répartition des revenus de l‘exploitation pétrolière ont amené le pays au bord de la banqueroute. Au cours des 7 derniers mois la brutale lute pour le pouvoir entre Kiir et son ex-allié et rival Riek Machar, ont coûté la vie à plus de 10.000 personnes et fait un million de sans foyers et de déplacés internes. Maintenant une catastrophe de plus grande envergure encore menace. La guerre civile a largement paralysé la production agricole, si bien qu’à partir du mois d’août, 4 millions de personnes sont menacées de famine au Soudan du sud.

De nombreux champs n’ont pas pu être cultivés en raison des combats. Même si ceux -ci ont baissé d’intensité ces derniers temps, la saison des pluies va rendre l’ensemencement impossible. Par ailleurs des centaines de milliers d’ouvriers agricoles sont dans des camps de réfugiés et les semences – si elles étaient disponibles- seraient probablement volées. L‘un des responsables de la crise, le président Kiir lui même, dit s’attendre à l’une « des plus graves famines des dernières décennies. »

Riek Machar et Salva Kiir

Fragilité des chances de paix

Die Welt doute que la situation ne change rapidement alors que les quatre accords de paix passés cette année ont été foulés au pied alors que l’encre de la signature des parties en conflit n’était pas encore tout à fait sèche.

Ce n‘est que depuis le dernier tour de négociations le 10 juin quand Kiir et Machar sont convenus de mettre en place un gouvernement de transition dans les 60 jours que la situation s’est quelque peu calmée. Mais la production pétrolière a diminué d’un tiers depuis le début des combats en décembre. Le gouvernement a dû emprunter 200 millions de dollars aux sociétés pétrolières et malgré cela a un retard considérable dans le paiement de ses obligations.
Enfin, le journal évoque les appartenances ethniques comme l’une des sources du conflit et constate que ni Salva Kiir, ni Reik Machar n’ont réussi à se transformer de rebelles en dirigeants démocratiques d’un état dont le loyalisme vis-à-vis d’institutions politiques serait plus fort qu’envers la propre ethnie.

Au Nigeria 1500 morts depuis le début de l’ année

Attentat à la voiture piégée à Maiduguri le 1er juillet

Tel est le nombre de ´personnes tuées- hommes ,femmes et enfants – par les islamistes au Nigeria, relève le journal Neues Deutschland. Ces cinq dernières années ce sont des centaines de milliers de Nigérians qui vivent dans la peur face à la terreur que répand le groupe islamiste Boko Haram dans le nord pays où il veut établir un Etat islamique basé sur la Charia, rapporte le journal.
La situation au Nigéria rappelle d’autres foyers de crise récurrents, tels que l’Afghanistan ou l’ Irak. L’état n’est plus en mesure de protéger ses ressortissants. En de nombreux endroits ce sont des milices de citoyens qui tentent d’assurer un minimum de sécurité à la place de l’armée et des forces de l’ordre nationales.

Le Nigéria est –il en train de péricliter, de devenir un Etat failli? Cela est à craindre, conclut l’éditorialiste du Neues Deutschland.

 

Par:   dw.de

RCA : à Birao, Michel Djotodia reconduit à la tête de la Seleka

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/michel-djotodia.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Michel Djotodia
Michel Djotodia

La Seleka vient d’achever son assemblée générale qui se déroulait, ces deux derniers jours, à Birao dans l’extrême nord-est de la Centrafrique. Les cadres du mouvement étaient réunis pour constituer son nouveau bureau politique avec à l’arrivée assez peu de nouvelles têtes dans cet organigramme.

C’est Michel Djotodia qui est reconduit à la tête de la Seleka au terme de cette réunion de Birao. L’ancien président de la transition vit en exil au Bénin depuis sa démission en janvier 2014.

En dessous de Michel Djotodia, on retrouve Noureddine Adam. Celui qui était déjà le numéro 2 du régime Djotodia, visé par des sanctions onusiennes pour son rôle présumé dans des exactions, semble reprendre la main. Le troisième homme, c’est Mohamed Moussa Dhaffane. Il occupait déjà ce poste de deuxième vice-président avant de tomber en disgrâce, il y a un an. La Seleka alors au pouvoir l’avait arrêté l’accusant de préparer des actions de déstabilisations. Il semble que ces griefs soient oubliés. Au total, plus d’une trentaine de noms constituent ce bureau politique.

Qui pour représenter la Seleka à Brazzaville ?

Au terme de cette assemblée générale, Nourredine Adam apparaît comme le grand vainqueur. C’est lui qui avait convoqué cette réunion de Birao et obtenu qu’un certain nombre de cadres réticents se résignent à s’y rendre. En revanche, il faudra attendre encore un peu pour savoir s’il est parvenu à reprendre la main sur le mouvement qui s’était émancipé de sa tutelle s’est dernier mois et si les divergences et les conflits internes qui tiraillent la Seleka depuis quelques mois sont terminés.

En tous les cas, la Seleka a un rendez-vous important. Celui de Brazzaville, du 21 au 23 juillet prochain où elle est censée signer solennellement un cessez-le-feu avec les anti-balaka. Reste à savoir qui représentera la Seleka au Congo. Il est en effet difficile aujourd’hui d’imaginer Nourreddine Adam, interdit de voyager par l’ONU, se rendre au Forum ou encore Michel Djotodia qui ne devrait pas recevoir d’invitation officielle du médiateur Denis Sassou-Nguesso.

 

Par: RFI

CENTRAFRIQUE.Teddy Bozizé vu à Bossangoa en train de former des Anti-Balakas? D’après le monde

0

Amnesty dénonce nommément des personnalités pour leur rôle dans les atrocités, dont les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia.

Des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Depuis le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka, la Centrafrique n’en finit pas de sombrer dans le chaos. Le dernier massacre connu remonte à lundi soir contre un camp de déplacés à Bambari (centre), alors que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en visite à Bangui, soulignait que “sans cessez-le-feu” le pays “n’avait pas d’avenir. Au moins 20 civils sont tués.

Et comme à chaque fois, les auteurs des tueries se sont évaporés dans la nature, se sont fondus dans les populations et échappent toujours à toute poursuite judiciaire. Interrogé, il y a quelques mois, le ministre des Affaires étrangères centrafricain assurait qu’il ne pouvait “pas y avoir d’impunité car c’est l’impunité qui a fait plonger la Centrafrique”.

Amnesty international, dans un rapport publié jeudi 10 juillet, dénonce les crimes de droit international (mutilation, corps démembrés et brûlés, actes de cannibalisme, tortures, disparitions forcées, recrutement et utilisation d’enfants soldats, viols, pillages, destructions et incendies d’habitations, de villages et de lieux de culte…) commis dans le pays entre décembre 2013 et mai 2014 et demande à ce que les responsables de ces crimes soient jugés.

L’organisation, après avoir enquêté auprès des populations, désigne nommément les personnes soupçonnées de crimes, des hommes politiques, des coordinateurs, des chefs de sections, des commandants. “Les auteurs des attaques menées en République centrafricaine agissent généralement à visage découvert et sans témoigner aucune crainte d’éventuelles sanctions. Dans certains cas, ils sont bien connus de leurs victimes et des autorités”, écrit l’organisation.

Bozizé et Djotodia dans le collimateur

Parmi ces visages connus se trouvent les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia. Le premier a été renversé en moins de deux jours par les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, le 24 mars 2013, 10 ans jour pour jour après sa propre prise de pouvoir dans des circonstances comparables. Le second est proclamé alors président de transition, la Séléka qui l’a porté au pouvoir devient la colonne vertébrale temporaire du régime.

Les rebelles se répartissent en plusieurs groupes armés, des seigneurs de guerre font régner la terreur sur des territoires. Beaucoup commettent des exactions contre ceux qu’ils considèrent comme encore liés à l’ancien pouvoir de François Bozizé de confession chrétienne comme la majorité des habitants du pays. Ces violences provoquent la création en face de milices d’auto-défense, les anti-balaka, majoritairement chrétiens qui prennent pour cible les familles musulmanes. La spirale de la violence est enclenchée, la sécurité n’est plus du tout assurée, ce qui restait de l’Etat s’effondre.

Les anti-balaka en contact avec Bozizé

Les anti-balaka sont responsables de nombreux crimes, notamment de l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013. Cet assaut coordonné sur la capitale qui a fait des centaines de morts en quelques jours a fait dire à de nombreux observateurs que les anti-balaka n’étaient plus seulement une coalition de personnes voulant se défendre mais plutôt un groupe bien structuré qui a reçu des ordres.

Amnesty écrit dans son rapport que les anti-balaka sont “très bien équipés” avec des AK47, des lance-roquettes et des grenades. “L’organisation sophistiquée du commandement des anti-balaka porte à croire qu’ils ont été coordonnés par des anciens membres des FACA (l’armée centrafricaine de François Bozizé).” Selon plusieurs informations recueillies par l’organisation, des anciens membres de la garde présidentielle faisaient également partis des miliciens. Certains portaient même leurs anciens uniformes et leurs anciennes casernes servaient aux anti-balaka.

Pour les autorités centrafricaines, françaises et onusiennes, il ne fait aucun doute que François Bozizé a été impliqué dans diverses exactions à travers le pays. Le 9 mai 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU a affirmé que l’ancien président avait, depuis ses pays d’exil “fourni un soutien matériel et financier à des miliciens qui cherchaient à le ramener au pouvoir”. “Le Monde” a rapporté que son neveu Teddy a été vu fin avril à Benzambe, le fief familial, en train de former des combattants. François Bozizé, en exil un temps en Ouganda, après être passé au Kenya et au Cameroun, a toujours nié être responsable.

Parmi les commandants anti-balaka soupçonnés d’exaction, Amnesty citent notamment Richard Bejouane, le colonel Dieudonné Oranti et le colonel “12 puissances”. “Ces hommes sont tellement sûrs de bénéficier d’une impunité totale qu’ils ont souvent parlé ouvertement de leur rôle dans des atteintes aux droits de humains et fait des déclarations publiques incitant à la violence”, écrit l’organisation.

Nourredine Adam visé

Durant les 10 mois à la tête du pays, Michel Djotodia est tenu, de son côté, responsable pour les crimes et crimes contre l’humanité perpétrés par les membres de la Séléka, notamment ceux qui faisaient partie à l’origine du groupe de combattants qu’il avait fondé, les UFDR. Amnesty, qui reconnaît que Michel Djotodia a été débordé par ses combattants, dénonce le fait que son gouvernement n’a pris aucune mesure pour enrayer le cycle de violence dont il était parfaitement conscient. Aujourd’hui, Michel Djotodio vit en exil au Benin. Amnesty rapporte qu’il reste malgré tout en contact étroit avec les commandants de la Séléka présents à Bangui et dans le nord-est de la République centrafricaine.

L’organisation internationale pointe également le rôle de Nourredine Adam, alors qu’il était président du Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques. Selon plusieurs témoins, cet organisme est à l’origine d’une série de violations des droits humains qui vont de la torture, aux arrestations arbitraires en passant par des détentions illégales dans des endroits tenus secrets dans Bangui, alors même qu’il n’avait aucune prérogatives pour enquêter. Par ailleurs, l’ONU, cité par Amnesty, a relevé que Nourredine Adam avait sa propre milice politique. Il serait notamment l’un des responsable de l’attaque de Boy Rabe, un quartier de Bangui, considéré comme un bastion des fidèles de François Bozizé. Enfin, les colonels Bishara, Aba Tom et Yussuf Hamad sont directement cités dans des attaques menées à Bangui.

Actuellement, le nord-est du pays est contrôlé par les ex-Séléka et des éleveurs peuls armés. Ils continuent de commettre de graves exactions sur les territoires qu’ils contrôlent.

Une justice inexistante

Mais comment les poursuivre alors que la justice centrafricaine est inexistante ? Il faudra attendre. La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête sur les crimes commis depuis 2012 en Centrafrique. Une commission de l’ONU mandatée par le Conseil de sécurité est depuis mars sur place pour établir une liste des crimes les plus graves commis depuis début 2013 et de nommer leurs commanditaires.

Dans un premier temps Amnesty appelle à ce que “des mesures soient prises de toute urgence à l’échelle locale, régionale et internationale pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays”. Mais aussi à créer “un tribunal hybride, composé d’experts centrafricains et internationaux, pour juger les crimes de droit internationale et aider à renforcer le système judiciaire national” qui fonctionnerait en parallèle de la CPI. “Les mailles du filet se resserrent autour des responsables d’atteintes aux droits humains. On sait qui ils sont et où ils se trouvent. Leurs crimes sont en train d’être démontrés”, insiste Amnesty international.

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur

CENTRAFRIQUE : UN SOLDAT CAMEROUNAIS DE LA MISCA TUE A BOZOUM

0

Un soldat camerounais de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA) a été assassiné le mercredi dernier dans la ville de Bozoum où est dépêché un contingent de cette force. Le corps de ce militaire a été ramené à Bangui dans la matinée du jeudi. Le soldat camerounais est mort suite à des altercations entre la Misca de la ville et un groupe de jeune assimilé aux Antibalaka. Une autorité de la ville de Bozoum a confié à Centrafrique Libre que le militaire camerounais a reçu des balles au cours d’un affrontement qui a opposé les jeunes aux forces internationales.

Un  responsable de la jeunesse de cette ville contacté par Centrafrique Libre a donné des précisions sur cet événement en ces termes « les jeunes de la ville ont l’habitude de se livrer au jeu des cartes. Le mardi dernier, ces jeunes étaient en train de jouer lorsque des éléments de la Misca camerounaise en patrouille étaient arrivés sur les lieux.

Les éléments de la force internationale ont exigé l’arrêt immédiat de ce jeu mais, les jeunes n’ont pas voulu. Une dispute a suivi et des coups de feu ont commencé à pleuvoir. Sur le champ, un de ces jeunes a été abattu par les forces internationales. C’est dans les combats qui ont suivi cet assassinat que le soldat camerounais a été tué lui aussi.

Il est impossible de connaitre l’auteur de cet acte parce que c’était dans un affrontement. Un jeune qui était sur le sur les lieux a fait ce témoignage «depuis quelques temps, les forces internationales ne cessent de provoquer les jeunes. Pour les éléments qui font la patrouille, tous les jeunes de la ville sont des Antibalaka.

Lorsqu’ils voient un rassemblement des jeunes, ils l’identifient automatiquement aux Antibalaka et n’hésitent pas à ouvrir le feu, c’est ce qu’ils ont fait le mardi dernier. Parmi nous, il y avait beaucoup de blessés en dehors du camarade qui a perdu sa vie. Face à cette situation, nous étions obligés de nous défendre. C’est c’est dans ce contexte que le soldat est mort ». Ce dernier a indiqué qu’ils n’ont jamais voulu attaquer les forces internationales « les jeunes de la ville de Bozoum n’ont jamais voulu s’en prendre aux forces internationales qui protègent leur ville mais c’est elles qui déclenchent souvent les hostilités » a-t-il noté.

Un officier de la Misca de la ville de Bozoum contacté par Centrafrique Libre n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. « Je ne peux pas vous dire quoi que ce soit sur cette affaire. Seuls les responsables de la Misca à Bangui pourront vous dire ce qui s’est passé hier. Mais je puis vous dire que les éléments sont déterminés à appliquer par tous les moyens les résolutions des Nations Unies. Rien ne peut nous faire changer d’avis. Quelque soit la résistance, nous irons au bout » a précisé ce chef militaire.

Il n’a pas été possible de contacter les autorités de la Misca à Bangui pour confirmer cette information. Mais de sources proches de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique contactées par Centrafrique Libre ont confirmé la mort de ce soldat. « Le corps est arrivé à Bangui hier matin à 2 heures. Un avion a été dépêché pour réaliser ce transfert. Je crois qu’il sera rapatrié au Cameroun » a expliqué un personnel de la mission interrogé sur cette affaire. La mort de ce soldat camerounais intervient trois jours après des combats signalés dans la ville de Bambari où est des soldats de la force Sangaris ont été blessés.

Diane LINGANGUE pour Centrafriquelibre

Mali, Centrafrique : un rapport sur l’évaluation du dispositif militaire

0

Un rapport évaluant le dispositif militaire français en Afrique a été présenté le 9 juillet 2014 en commission de l’Assemblée nationale. Il revient notamment sur les opérations au Mali et en Centrafrique (RCA). Dans le même temps, le gouvernement a prévu de supprimer 7.500 postes dans la Défense, chiffre conforme à la loi de programmation militaire pour 2015.

Il aura fallu 6 mois d’auditions et de déplacements au Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Gabon, Centrafrique, Tchad, Emirats Arabes Unis et Djibouti, à Gwendal Rouillard, député PS du Morbihan, et Yves Fromion, député UMP du Cher, avant de présenter leur rapport intitulé Evaluation du dispositif militaire en Afrique et suivi des opérations en cours.

Le vécu des troupes sur le terrain, la compréhension des enjeux stratégiques, les retombées économiques de la présence française en Afrique sont autant d’éléments qui ont été pris en compte par les auteurs pour évaluer la réalité du terrain.

Les effectifs permanents en Afrique
Aujourd’hui, la France est partenaire de l’Afrique car elle intervient ponctuellement à la demande des Etats. Elle dispose d’effectifs militaires permanents en Afrique: 350 hommes à Dakar, 900 à Libreville, 1.950 à Djibouti, 950 au Tchad, 450 en Côte d’Ivoire, 745 à Abu Dhabi, 320 dans le golfe de Guinée (plus 1.900 à Mayotte et à La Réunion).

Economies obligent, des coups de rabot et des redéploiements de troupes sont envisagés. Par exemple, la base de Libreville au Gabon, bien intégrée dans le tissu local, devrait voir ses personnels militaires passer de 900 à 350.

Une réduction d’effectifs est également envisagée à Djibouti (de 1.950 à 1000 hommes). L’analyse des besoins et des ressources du texte prévient toutefois qu’il faut «un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible» dans cet endroit stratégique.

Les militaires Serval au Mali
Les soldats français de l’opération Serval, le 31 décembre 2013 à Gao, au Mali. © JOEL SAGET / AFP

Sortie de crise difficile au Mali
Selon le rapport, la situation est loin d’être stabilisée, notamment au nord du pays. Aujourd’hui, il y a 1.800 militaires français non-permanents dans le cadre du dispositif Serval au Mali, où la sortie de crise est compliquée et sera longue.

Force est de constater que le passage de relais avec les forces maliennes, qui ne sont pas encore efficaces, sera difficile, tout comme le déploiement de la Minusma (force de l’ONU pour la stabilisation du pays) qui tarde.

Au niveau de l’Etat, le processus de réconciliation inter-malien piétine, ce qui ne facilite pas la mise en place d’un processus de normalisation. Les rapporteurs mettent en garde contre «un arrangement  politique mal ficelé», qui aboutirait à «une paix fragile».

Sangaris peu soutenue en Centrafrique
Les 2.000 hommes non-permanents de l’opération Sangaris n’ont quasiment pas d’appuis dans le pays car, en dehors de Bangui, il n’y a pas d’Etat. Les deux camps ennemis (Anti-Balaka et ex-Séléka) se «partagent» le pays. Sur le terrain, les militaires observent une confusion des genres entre lutte politique et banditisme, précise Yves Fromion.

Les Français, qui se retrouvent souvent dans une position inconfortable et tendue, misent sur le déploiement de la Minusca (ONU) dès septembre 2014 pour commencer à construire un Etat viable.

Si la force de l’Union africaine (Misca), environ 5.800 soldats, doit intégrer mi-septembre la Minusca, il reste que les moyens, notamment de commandement, font défaut, insistent les rapporteurs.

Jean-Yves Le Drian en Centrafrique
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian parle avec des soldats français lors d’une visite à la base militaire de la force Sangaris, le 7 Juillet 2014 à Bangui, en République centrafricaine.  © AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Manque d’investissement européen
Cette étude approfondie de l’évolution du dispositif militaire en Afrique via les opérations Serval au Mali et Sangaris en RCA indique que les conditions d’un retrait des troupes françaises ne sont pas réunies pour le moment.

L’expérience des Opex (interventions militaires françaises en dehors du territoire, en collaboration avec les organisations internationales et les armées locales) en Afrique (comme l’opération Epervier menée depuis 1986 au Tchad et Licorne depuis 2002 en Côte d’Ivoire) montre que les troupes françaises stationneront pour un moment encore dans ces deux pays.

Il ressort également que la situation des forces armées en Centrafrique ou au Mali est difficile car les moyens affectés suffisent à peine à maintenir un niveau de sécurité. Les militaires travaillent dans un état de tension extrême, ce qui rend peu opportun l’idée d’une réduction des effectifs.

Les deux députés dénoncent par ailleurs le manque d’investissement européen, que ce soit au Mali ou en Centrafrique, où «personne ou presque ne répond à l’appel».

 

FranceTV

Bangui: le pardon de la compagnie théâtrale «Assoungba Système»

0

Le spectacle de la troupe de l’artiste comédien Yvon Cyrile Gone alias Dr. Mandjeke sera présenté ce samedi 12 juillet au stade de Bangui

 

La compagnie théâtrale ‘’Assoungba Système’’ de l’artiste comédien Yvon Cyrile Gone alias Dr. Mandjeke présente ce samedi 12 juillet à Bangui, un spectacle sur le thème pardon. Selon l’artiste, il s’agit de la contribution de sa compagnie dans le processus de la paix qui devrait passer nécessairement par le pardon. Selon Dr. Mandjeke, la Centrafrique traverse un moment difficile et les artistes sont là pour conscientiser les gens. « Nous sommes là pour mettre la joie dans les cœurs, pour conscientiser la population à travers ce spectacle pour le pardon », a déclaré Alias Dr. Mandjeke.
Pour Mandjeke, la paix doit nécessairement passer par le pardon. «C’est le pardon qui pourra faire revenir la paix dans le pays. Les politiques ont leurs démarches, nous les artistes avons aussi nos stratégies. Le pardon entre les communautés doit être placé au cœur de tout processus de la pacification du pays», a souligné l’artiste Dr. Mandjeke.L’artiste a aussi indiqué dans une interview avec le RJDH que sa compagnie compte sur l’appui des partenaires pour toucher la population de l’arrière-pays sur cette thématique. «Après ce spectacle qui aura lieu au stade 20.000 place à 15H, nous comptons couvrir dans un premier temps tous les arrondissements ainsi que les villes des provinces. Notre objectif est d’amener les peuples au pardon et à la réconciliation », a envisagé l’artiste Dr. Mandjeke.

La compagnie théâtrale ‘’Assoungba Système’’ a été créée en 2000 et cette compagnie a déjà sorti sur le marché trois albums. D’après Dr. Mandjeke, sa troupe ainsi que d’autres contribuent à la recherche de la cohésion sociale en ces moments difficiles que traverse la centrafrique. Le spectacle de ce samedi est gratuit.

 

APA

Centrafrique: Samba Panza appelle Sassou Nguesso à l’aide pour s’en sortir

0

Alors qu’elle tente de motiver les récalcitrants à faire le voyage au Congo le 21 juillet prochain, Catherine Samba Penza compte sur l’aide de Sassou Nguesso pour ramener le calme en Centrafrique et faire signer un cessez-le-feu aux belligérants, anti-balaka et Seleka.

Celle qui voit depuis son arrivée au pouvoir, son pays glisser vers le pire et qui est pointée du doigt pour “incompétence”, s’est entretenue ce jeudi au palais de la renaissance à Bangui avec les responsables d’une quarantaine de partis politiques ainsi que les trois leaders religieux centrafricains en vue de l’acceptation du plan “congolais” et pour qu’ils “apprêtent leur mémorandum de sortie de crise” comme indiqué par la présidente.

Les partis politiques et la plateforme religieuse, c’est-à-dire les leaders des communautés catholique, protestante et musulmane, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils qualifient «d’inopportun» le déplacement à Brazzaville Rechercher Brazzaville pour régler «le problème centrafricain» préférant que cela se fasse depuis le pays et non à l’ “étranger”.

Pour l’heure seule une poignée de partis politiques ont indiqué être prêts à se rendre à Brazzaville Rechercher Brazzaville alors qu’une autre rencontre est prévue pour se tenir d’ici à la semaine prochaine.

Rappelons que dans l’histoire récente des règlements de conflits à l’extérieur, qu’en janvier 2014, le CNT avait été amené par avion à Ndjamena, capitale du Tchad, pour entériner la démission de Michel Djotodia, l’opinion avaient globalement perçu cette manœuvre comme un viol de la souveraineté.

Koaci

Le CICR se préoccupe de la violence en Centrafrique

0

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé une fois de plus jeudi toutes les parties au conflit en République centrafricaine à “respecter la population civile et les blessés, qu’ils soient combattants ou non”

“Nous demeurons vivement préoccupés par la situation humanitaire à laquelle fait face la population centrafricaine, et nous nous attelons sans relâche à y répondre, en collaboration avec la Croix-Rouge centrafricaine et aux côtés d’autres organisations humanitaires”, a déclaré Jean-François Sangsue, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, dans un communiqué de cette organisation dont le siège se situe à Genève.
“Nous réitérons nos appels au respect du droit international humanitaire et des règles les plus élémentaires d’Humanité auprès de tous ceux qui ont une influence sur le sort des civils, des malades et des blessés”, a-t-il noté.
La ville de Bambari, dans le sud de la Centrafrique, et ses environs ont été récemment secoués par des violences qui ont de graves conséquences humanitaires pour la population. Fin juin, des violences ont causé des dizaines de morts et de blessés, et entraîné le déplacement massif de plusieurs milliers d’habitants vers des sites proches des lieux de culte ou des positions militaires internationales.
Actuellement, le CICR oeuvre pour la distribution non seulement de vivres et de l’eau aux personnes déplacées, mais aussi de semences et d’outils à celles qui ont pu revenir chez elles. Fin

Centrafrique: Catherine Panza entame des consultations préalables au forum inter centrafricain de Brazzaville

0

La chef de l’Etat de transition en Centrafrique, Catherine Samba – Panza s’est entretenue ce jeudi au palais de la renaissance à Bangui avec les leaders des partis politiques ainsi que les trois leaders religieux centrafricains.
Selon la présidence, le but de cette réunion de concertation qui fait suite à la sollicitation de la classe politique, est de rendre compte des conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) sur la crise centrafricaine tenu en marge du 23è sommet de l’Union africaine de Malabo (Guinée équatoriale)

Avec ses hôtes, la présidente par intérim de la Centrafrique a échangé et harmoniser ses points de vues sur les enjeux du prochain forum de dialogue inter- centrafricain de Brazzaville (Congo).

Tirant les leçons des précédentes réunions de concertations inter centrafricaines,, la chef de l’Etat, a rappelé que, « les expériences du 2è sommet extraordinaire sur la crise de la RCA à Libreville 11 janvier 2013 montrent qu’il y a une mauvaise préparation et un manque de cohérence au niveau des acteurs nationaux préjudiciable à la conduite de la transition ».

C’est pourquoi a-t-elle expliqué « nous comptons organiser avant le forum de Brazzaville des consultations avec les diverses plateformes politiques, de la société civile pour qu’elles apprêtent leur mémorandum de sortie de crise ».

A en croire Mme Samba-Panza, il est fondamental de se rendre à Brazzaville mais « avec une vision claire et partagée du format de ce forum et que les participants soient bien imprégnés des enjeux du forum »

Pour elle le forum de Brazzaville est capital en ce sens qu’« Il nous a paru important d’informer et de sensibiliser les participants, de définir la liste et les critères de désignation des représentants des forces vives de la nation à ce forum, échanger et harmoniser sur le projet d’agenda de ce forum. »

« Nous allons à Brazzaville pour seulement préparer le dialogue inter centrafricain qui à mon avis doit se tenir à Bangui » a réitéré le président du Parti National pour une Centrafrique nouvelle (PNCN), M Cyriaque Gonda, coordonnateur de l’alliance des forces démocratiques pour la transition (afdt).

APANews

Bangui : chefs religieux et dirigeants politiques s’engagent à faire front commun

0

Des partis politiques et des confessions religieuses se sont engagés mercredi à Bangui  à conjuguer leurs efforts en vue de ramener la paix dans leur pays.

Au terme de trois jours de discussions parfois houleuses, ces chefs religieux et ces dirigeants politiques ont signé une déclaration commune dans laquelle ils soulignent leur détermination à faire front commun désormais, dans l’intérêt suprême de la Nation.

« Nous pensons qu’à un moment nous sommes obligés de nous croiser pour l’intérêt supérieur de la Nation. Les populations centrafricaines sont dans une grande attente, celle de voir la paix revenir dans le pays », a expliqué le pasteur Nicolas Guérékoyamé-Gbangou, président de l’Allianace ds évangéliques en Centrafrique.

Pour Renaldy Sioké, qui représentait le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), « la déclaration signée est une déclaration importante puisqu’elle prend en compte les préoccupations majeures des Centrafricains ».

Ces échanges de trois jours ont porté sur la révision de la charte constitutionnelle de la transition, l’insécurité qui persiste dans le pays, le remaniement du gouvernement, la préparation des prochaines élections et le prochain forum de Brazzaville.

S’agissant de ce dernier point, les signataires de la déclaration indiquent préférer une concertation inter-centrafricaine en terre centrafricaine.

Le Parti travailliste  »K N K », qui n’a pas signé le document, n’est cependant pas de cet avis. « Si, aujourd’hui, l’étape de Brazzaville peut s’avérer nécessaire pour nous aider à sortir de cette situation de chaos, pourquoi ne pas aller à Brazzaville ? Je crois qu’il n’y a pas de sentiment d’humiliation. Le KNK ne signera pas ce document », a déclaré Bertin Béa, qui représentait le parti à cette rencontre.

Pour sa part, le   »Zo Kwe Zo » (Toute personne est une personne) de Moammar Béngué Bossin a claqué la porte avant la clôture des discussions.

Le forum de Brazzaville doit avoir lieu du 21 au 23 juillet.

 

Par: Ndeke-Luka

Pour de meilleures conditions carcérales en Centrafrique

0

Les membres de l’ONG locale « Fraternité des prisons » et les cadres de la direction pénitentiaire se penchent depuis mercredi sur les conditions carcérales en Centrafrique.

Ils sont plus d’une cinquantaine à prendre part à cette réflexion qui durera jusqu’à dimanche. Selon Pauline Zoukota, présidente nationale de la Fraternité des prisons, la plupart des prisonniers vivent dans de mauvaises conditions, en dépit des fonds alloués par le gouvernement.

Etre prisonnier n’est pas synonyme de vivre dans une situation déshumanisante, rappelle-t-elle.

« Nous avons organisé cette semaine pour appeler toutes les associations, tous les organismes de bonne volonté à se joindre à nous pour aller dans les prisons tant à Bangui qu’en province pour relever ce défi », a-t-elle indiqué.

Pour Léa Nontoi, administratrice pénitentiaire, cette rencontre permettra de mieux traiter les détenus. « Ceux qui sont en prison sont des humains comme nous. Un jour, ils seront responsables dans leurs familles. Nous devons donc les traiter en conséquence », a-t-elle dit.

Cela fait plus de deux ans que la Fraternité des prisons n’a pas pu visiter les centres de détention à cause de l’insécurité qui règne dans le pays.

Centrafrique: Amnesty International épingle les donneurs d’ordre des tueries (Vidéo TFI intégrée)

0

Dans un rapport, Amnesty International épingle une vingtaine de personnalités à l’origine des tueries en Centrafrique. 26 personnes ont été tuées ce lundi, et les auteurs ont, comme souvent, disparu. Selon Jean-Yves le Drian, “l’Etat a disparu, il reste une Présidente qui a beaucoup de volonté, mais pas les moyens”.
Source vidéo : centrafrique: Amnesty International épingle les donneurs d’ordre des tueries

Centrafrique : vers un transfert d’autorité entre la Misca et la Minusca

0

Les acteurs de la recherche de la paix en République centrafricaine devront désormais se familiariser avec le vocabulaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) qui prendra, le 15 septembre, le relais de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) sous conduite africaine

Pour préparer le passage de témoin entre la Mission placée sous mandat africain et sa remplaçante chapeautée par l’Organisation des Nations unies (ONU), la Minusca a organisé le 8 juillet à son siège à Bangui, une rencontre avec les représentants de presse et associations des médias. Objectif de la rencontre, « familiariser les participants au mandat de la Minusca, aux principales résolutions du Conseil de sécurité relatives à la mission, ainsi qu’à des sujets d’intérêt, dont le désarmement des groupes armés », indique un communiqué de presse.

À travers la résolution 2149 du 10 avril qui mettait en place cette mission, le Conseil de sécurité confiait, d’ailleurs, à la Minusca d’exécuter immédiatement après l’adoption de la résolution, « les tâches prescrites au moyen de sa composante civile ». Le 15 septembre, elle commencera donc l’exécution de sa composante militaire et de police.

Ayant un caractère multidimensionnel comme l’indique son appellation, le mandat de la Minusca lui confère des tâches multiples, allant de la protection des civils au désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, en passant, entre autres, par l’appui à la mise en œuvre de la transition, à l’extension de l’autorité de l’État et au maintien de l’intégrité territoriale ; la promotion et la protection des droits de l’homme, ainsi que des actions en faveur de la justice nationale et internationale et de l’État de droit.

À propos du désarmement, démobilisation, réinsertion, réintégration et rapatriement, par exemple, la mission onusienne a notamment pour mission d’aider les autorités de transition à élaborer et mettre en œuvre une stratégie révisée de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des ex-combattants et éléments armés, pour traduire les nouvelles réalités sur le terrain, tout en accordant une attention particulière aux besoins des enfants associés à des forces et groupes armés, et appuyer le rapatriement des éléments étrangers.

Elle doit également, dans ce chapitre, aider les autorités de transition à élaborer et à exécuter des programmes de lutte contre la violence communautaire, regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer. Bénéficiant de meilleurs atouts en hommes, matériels et finances, la Minusca a les meilleures chances de remettre la rca sur le chemin de la sécurité et de la paix durable ; ce d’autant plus qu’elle arrive dans une conjoncture de redressement des efforts aussi bien internes qu’externes pour une sortie de crise dans ce pays.

Comme réitéré par les conclusions de la 5e réunion du Groupe international de contact sur la RCA réuni le 7 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique programmé du 21 au 23 juillet à Brazzaville devrait donner une meilleure orientation à ces efforts de pacification et à la décrispation du climat social en Centrafrique. À cet effet, la mise en place d’un gouvernement plus inclusif des forces en présence dans ce pays et l’élargissement et le renforcement de la médiation internationale dirigée par le président Denis Sassou N’Guesso, suggérés par les experts et ministres africains, seront des catalyseurs importants.   

 

Thierry Noungou pour AIAC

Centrafrique: Un compatriote interpelle la Présidente de transition Samba-Panza

0

A
Madame la cheffe de l’Etat de transition de la République centrafricaine,

Madame la cheffe de l’État,il est pour moi un devoir de vous le rappeler que vous êtes élue sur la base de l’article 27 de la charte constitutionnelle de transition par le conseil national de transition,qui a reçu la plénitude du pouvoir de vous élire,avec un semblant mécanisme de la démocratie,et ce conseil national de transition qui vous a élu,était composé aussi bien des musulmans que des chrétiens,par conséquent,tout le peuple doit avoir le même traitement en droit et devoir,quoi de plus normal,car vous n’êtes pas élue pour servir une partie de ce peuple au détriment d’une autre partie.

C’est ainsi que nous avions remarqué une nette partialité dans l’accomplissement de vos tâches,des traitements discriminatoires sont érigés en règle quand-il s’agit des musulmans ou des chrétiens.Suite aux tristes événements qui ont endeuillés la ville de Bambari,comme ceux de l’église notre dame de fatima,vous aviez officiellement décrété respectivement plusieurs jours de deuil national,qui est une volonté d’afficher votre solidarité à l’égard de cette communauté,et l’inverse illustre parfaitement mon observation,au su et au vu de tous,vous aviez assisté aux massacres,aux lynchages,aux destructions des mosquées,au moins 417 ont été détruites,ni vous ni votre gouvernement n’a compati,encore moins prendre un décret de deuil national pour les victimes musulmanes,sachez que le monde entier nous observe,de l’intérieur comme de l’extérieur.

Vous élue Madame la cheffe de l’État pour être au dessus de toute considération partisane,avec mes profond respects.

MAMADOU DANGABO Sanislas.

Sangaris toujours dans la panade (suite)

0

La députée Emilienne Poumirol, qui vient de passer au sas de Chypre avec son collègue Olivier Audibert
Troin a rapporté ce matin les difficultés logistiques persistantes de l’opération Sangaris, qui tranchent un peu avec les propos rassurants entendus à Paris. Elle a expliqué que les 140 militaires qu’elle a rencontrés avec son collègue étaient confrontés aux soucis logistiques quotidiens, contrairement aux antiennes rassurantes qu’on peut entendre à Paris. Certains sont par exemple restés 8 jours sans ravitaillement après que leur campement ait brûlé suite au déclenchement de fumigène.
Conséquence, les colis qui arrivent de France, sur un flot semble-t-il assez limité, selon des informations convergentes, doivent contenir des vêtements, des produits d’hygiène (rasoirs, mousse à raser), et ne permettent pas -c’est pourtant leur vocation originelle- d’améliorer le quotidien, mais juste à peine de l’entretenir. Olivier Audibert-Troin a pour sa part rappelé que seulement 50% des véhicules en rca étaient blindés. 80% des logements sont climatisés (l’EMA avait affirmé il y a déjà plusieurs semaines qu’on approchait les 100%).
“Les soldats que nous avons rencontrés sont épuisés moralement et physiquement” a déclaré le député du Var. Ils travaillent sept jours sur sept, sans après-midi de repos”, a-t-il aussi rappelé. L’Airbus qui les a ramenés de Bangui a d’ailleurs du faire escale à N’Djamena car on manque toujours de tout à Bangui, et notamment de carburant, constate-t-il aussi. “Les conditions de vie de soldats ne sont pas au niveau qui devrait être atteint”, a pour sa part affirmé Yves Fromion.

 

Ligne de denfense

DECLARATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE CENTRAFRICAINE RELATIVE AUX PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE FORMULEES PAR LA CEEAC

0

Le 27 juin 2014, s’est tenu à Malabo en Guinée Equatoriale, le 23e Sommet de l’Union Africaine.

En marge de ce sommet, une concertation des Chefs d’Etat de la CEEAC s’est tenue et à proposer un plan d’action pour une sortie de crise en RCA en 11 points. A l’issue de ce sommet, la ville de Brazzaville en République de Congo est retenue pour abriter un Forum de réconciliation nationale.
Le Forum de Brazzaville que le peuple centrafricain n’a pas demandé, ne résoudra pas durablement la crise ; au regard des points contenus dans le plan d’action de la CEEAC, lesquels sont loin de prendre en compte ses préoccupations fondamentales à savoir : le désarmement des forces négatives conformément aux Résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la relance de l’économie nationale.
Les Organisations de la Société Civile entendent informer le peuple sur les motivations réelles de ce Forum qui a pour but de déstabiliser à nouveau la République Centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 10 juillet 2014

 

Le Président

DECLARATION COMMUNE DES PARTIS ET ASSOCIATIONS POLITIQUES ET LA PLATE-FORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES DE CENTRAFRIQUE

0

CorbeauNews Bangui 10-07-2014

 

Du lundi 7 au mercredi 9 juillet 2014, s’est tenue une importante réunion de concertation des leaders de la plate-forme des Confessions religieuses avec la classe politique Centrafricaine dans la salle de conférences de la Faculté de Théologie Evangélique de Bangui (FATEB).

Présidée par le Rév. Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU, entouré de l’Imam OUMAR KOBINE LAYAMA et du Vicaire Général, Abbé Jésus Martial DEMELE, Représentant l’Archevêque de Bangui, cette rencontre a connu la participation de quarante et neuf (49) partis et Associations politiques dont la liste est jointe en annexe.

Considérant les conclusions de la concertation des chefs d’Etat de la CEEAC à Malabo le 27 juin 2014 en Guinée Equatoriale, en marge de la 23ème session ordinaire du sommet de l’Union Africaine ;

Considérant la profondeur de la crise que vit en ce moment la RCA, qui va en s’aggravant au regard des exactions et tueries intolérables que vivent nos populations dans l’arrière – pays ;

Convaincus du rôle respectif et important que doivent jouer la classe politique et la plateforme des confessions religieuses dans la recherche des solutions de sortie de crise ;

Prenant en compte les différents points du plan d’action pour une sortie de crise en RCA, proposé par les Chefs d’Etat de la CEEAC à Malabo, les Partis et Associations Politiques et la Plateforme des Confessions religieuses déclarent :

  1. Du Forum de Brazzaville :

Les leaders politiques et religieux trouvent inopportun le déplacement de Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain.

Ils prient, Son Excellence Dénis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo, Médiateur dans la crise centrafricaine d’organiser une concertation inclusive sur le sol centrafricain, entre Centrafricains à la base, pour une résolution durable de cette crise.

  1. Du rôle des leaders religieux et politiques Centrafricains

Les leaders religieux et politiques, au regard de cette profonde crise, s’engagent désormais à jouer le rôle qui est le leur pour la paix et le bien du peuple centrafricain.

 

Ils en appellent à la Communauté Internationale de les impliquer à toutes les étapes, sans discrimination dans la prise de toute décision relative au processus de réconciliation en cours.

 

Les leaders religieux et politiques se résolvent à ne plus se soumettre aux humiliations qui leur sont infligées à tout temps quand il s’agit des prises de décisions touchant à la vie nationale, à l’instar des sommets de Libreville, de Ndjamena et de Malabo.

 

Ils s’engagent à former un seul bloc pour donner une image plus responsable à la population et s’imposer égard, respect et dignité.

 

  1. De la modification de la charte constitutionnelle de transition

 

Les leaders politiques et religieux soutiennent que l’idée de cette modification, telle que évoquée dans le plan d’action est contraire aux dispositions des articles 99 et 100 de ladite charte qui est l’expression même de la souveraineté nationale.

 

  1. De la prime à l’impunité

Les leaders politiques et religieux exigent que les différents processus de réconciliation ne doit pas exclure la poursuite des bourreaux des centrafricains devant les juridictions compétentes.

  1. Du remaniement du gouvernement de transition

Les leaders politiques et religieux dénoncent toute formation du Gouvernement fondée sur des bases religieuses, partisanes et ethniques.

Ils demandent que seuls soient pris en compte les critères de compétence, d’intégrité et de représentation régionale.

  1. De la sécurisation des populations centrafricaines

Les leaders religieux et politiques considèrent que la question de sécurisation des populations reste la priorité des priorités.

 

Ils constatent que la situation sécuritaire s’aggrave au jour le jour et particulièrement dans l’arrière – pays, où encore une tuerie en masse vient d’être perpétrée à Bambari.

Ils déplorent la non application des résolutions 2121, 2127 et 2134 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui exigent le désarmement par la force des groupes armés ainsi que le démarrage urgent du processus du DDR, condition sine qua non du retour de la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Par conséquent, les leaders politiques et religieux relèvent et   dénoncent la réticence voire l’opposition de certaines autorités centrafricaines et des partenaires de la RCA à la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA).

Ils soutiennent avec force que le désarmement et les actions de sécurisation du pays ne pourront aboutir sans le concours des forces de défense et de sécurité, notamment des FACA.

  1. Des tentatives de la partition

 

Les leaders politiques et religieux s’opposent et rejettent en bloc le projet funeste de la partition du pays. La RCA reste et demeure une et indivisible.

 

  1. De l’organisation des élections générales en RCA

 

Les leaders politiques et religieux expriment une vivent inquiétude par rapport à l’incertitude qui entoure l’organisation et la tenue des prochaines échéances électorales, tant au niveau du lancement officiel des activités de l’Autorité Nationale des élections (ANE) que des moyens de son fonctionnement.

Fait à Bangui, le 09 juillet 2014

 

Ont signé :

 

  1. Pour la plateforme des confessions religieuses

 

–      Rév. Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU :

 

–      Imam OUMAR KOBINE LAYAMA :

 

–      Monseigneur Dieudonné NZAPALAYINGA

 

  1. Pour les Partis et Associations politiques : voir liste en annexe.

Discours d’ouverture du Président du parti MLPC à l’occasion de la 2ème session de formation des responsables des organes de base du Parti

0

Discours d’ouverture du Président du parti MLPC Martin Ziguelé à l’occasion de la 2ème session de formation des responsables des organes de base du Parti

 

 

Excellences

–         Madame le Ministre de la Communication et de la Réconciliation nationale

–         Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ;

–         Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations nationales et internationales ;

–         Distingués Invités ;

–         Mesdames et Messieurs ;

–         Chers Camarades

 

Avant toute chose, je et , au nom du Bureau Politique du parti et au mien propre, je voudrais demander très respectueusement à l’assistance de bien vouloir se lever et d’observer une minute de silence à la mémoire de nos compatriotes tombés depuis le début de la crise militaro politique , et qui malheureusement continuent de tomber partout en RCA.

Je vous remercie.

Je remercie tout le corps diplomatique, les organisations internationales et nationales, ainsi que tous les leaders des partis politiques qui ont bien voulu faire le déplacement à la présente cérémonie, en dépit de leurs multiples occupations et des préoccupations bien connues de l’heure

En effet, notre cher pays est à la croisée des chemins, au point où certains de ses fils qui ont eu à un moment donné à participer à sa gestion, ont osé d’une part demandé sa partition, tandis que d’autres répondent par des attaques indistinctes contre des communautés entières sur la base du faciès. Que de massacres, que d’assassinats, que de viols, que de voies de fait inconnus dans nos mœurs sur cette terre de Boganda que nous invoquons rituellement mais dont nous trahissons non moins systématiquement les idéaux de paix et de développement dans l’unité, lé dignité et le travail.

Oui Camarades, tous ces crimes de sang, tous ces crimes de guerre, tous ces crimes économiques, tous ces crimes contre l’humanité qui ont plongé et qui maintiennent notre pays dans le chaos sont l’œuvre des ennemis du peuple, qui, pour accéder ou pour revenir au pouvoir ne lésinent sur aucun moyen, sur aucune vie pourvu que cela ne soit pas leur ou celle de leurs propres enfants, pour assouvir de sordides desseins avec le soutien criminel de mercenaires de tous poils.

Ils sont connus et seront entièrement tenus pour responsables des tueries, de pillages, de saccages des cases et greniers, des destructions massives de biens, meubles et immeubles. Les différents rapports rendus publics à ce jour par les Nations Unies, les associations de défense des droits de l’homme et autres centres de recherche sont édifiant à cet effet.

Ces ennemis du peuple sont uniquement obnubilés par la recherche de raccourcis pour atteindre le pouvoir de l’Etat, au mépris royal de l’être humain et des dispositions de la Charte constitutionnelle de transition qui fait du coup d’Etat un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain.

Il était temps pour le MLPC, parti d’avant-garde membre de l’Internationale socialiste, de saisir cette opportunité pour donner de la voix sur les conditions inhumaines et dégradantes imposées à tout un peuple totalement impuissant et à un Etat de facto incapable de garantir la sécurité à ses membres.

En effet, Camarades, depuis notre création dans la clandestinité le 22 février 1979, notre Parti le MLPC s’est donné le temps de bien comprendre les problèmes du peuple centrafricain et de bien s’imprégner de ses attentes légitimes. Tous les peuples du monde, tout être humain dirais-je, aspirent à la paix et au bien-être. C’est pourquoi le MLPC s’est donné aussi comme principe de ne jamais recourir à la violence et aux armes pour accéder au pouvoir car le coup de force par essence ne respecte pas le libre-arbitre du citoyen. En conséquence, le MLPC n’a accédé au pouvoir de l’Etat qu’en 1993 à l’issue des seules élections réellement démocratiques, transparentes et multipartites de notre pays depuis son indépendance, et à l’issue desquelles feu le Président Ange Félix Patassé a accédé à la magistrature suprême de l’Etat. L’histoire le retiendra.

Camarades, le refus de l’alternance pour les uns, le non-respect de la parole donnée et l’esprit de prédation pour les autres, conscients qu’ils ne gagneront jamais des élections démocratiques, sont le carburant utilisé par les ennemis du peuple pour lui imposer toutes sortes de souffrances.

C’est ainsi que nous voyons ce spectacle lamentable offert pas des communautés qui jusque-là vivant en parfaite harmonie et qui sont instrumentalisées et opposées les unes contre les autres, sous de fallacieux prétextes religieux.

Non, notre peuple est un et indivisible dans une république laïque, unie et solidaire. Non notre peuple mérite le respect, et le respect de sa vie, de la part de ceux qui aspirent à le diriger !

C’est donc dans la perspective de la recherche des solutions idoines à ces souffrances multiformes du peuple centrafricain, que votre Parti le MLPC va tenter, non seulement de proposer à travers différents modules que son Ecole a identifiés d’examiner quelques pistes de sortie de crise, mais aussi de donner la parole à une frange de la population dont la liberté de la parole a été retirée depuis longtemps pour se voir imposer le langage des armes qui en réalité ne résout aucun problème.

Le vivre ensemble doit redevenir une réalité pour nous tous, en dépit de ces moments difficiles où la sécurité demeure une denrée rare.

Les centrafricains déplacés internes dans des sites de transit pudiquement appelés « ledger » et ceux de toutes conditions sociales qui souffrent dans les camps des réfugiés à l’étranger doivent regagner dignement leur pays, leur village et leur maison.

Militants du MLPC, que tu sois musulman, protestant, catholique ou athée, tu dois inlassablement œuvrer pour le retour de la cohésion sociale, à cause de tes valeurs progressistes.

Nous reconnaissons les grands efforts, les risques inouïs et les immenses sacrifices consentis par les forces internationales accourues à notre secours, pour éviter la disparition de notre pays, je voudrais parler ici de la MISCA, de SANGARIS, de l’EUFOR et bientôt des forces des Nations Unies : je les prie de trouver ici l’expression de toute notre gratitude et je leur présente à nouveau toutes nos condoléances pour les pertes en vies humaines subies en leur sein. Notre parti leur en serait gré.

J’exhorte également les forces internationales à procéder au désarmement de toutes ces milices qui tuent, pillent et brûlent tous les jours, et ce conformément aux résolutions des Nations Unies, afin de faciliter l’arrêt des hostilités et de permettre ainsi au gouvernement de travailler à un retour à un ordre constitutionnel normal à travers des élections annoncées pour 2015.

Tout cela passe avant tout et nécessairement par un dialogue franc entre les filles et les fils de ce pays, les, ici en terre centrafricaine. Nous nous connaissons tous, partis politiques, société civile, confessions religieuses, ex-séléka, et anti balaka : nos contradictions internes ne sauraient justifier encore longtemps le lourd tribut que nous infligeons à tout le peuple.

C’est pourquoi je lance un vibrant appel à la communauté internationale pour soutenir sans équivoque le peuple dans ces moments difficiles, en facilitant l’organisation d’un Forum de Dialogue inter centrafricain qui pourra utilement se conclure, par la suite seulement, et si cela est nécessaire, hors de nos murs.

Dans un élan de solidarité, j’engage tous les militants à œuvrer pour le retour à la coexistence pacifique de tous et demande par la même occasion aux ex- séléka et aux antibalaka de déposer sans conditions les armes qu’ils tournent contre leur propre peuple, et de leur donner l’opportunité de vaquer librement à leurs occupations, d’aller et de venir dans leur propre pays, bref de revivre et se débrouiller.

C’est à cette condition que nos tous compatriotes déplacés internes et ceux qui sont contraints à l’exil forcé à l’étranger pourront rentrer dans leur patrie et dans leurs foyers.

Ils doivent tous prendre part aux prochaines consultations que je souhaite de tous mes vœux apaisées et transparentes pour épargner à nos concitoyens des contestations post électorales qui pourraient engendre encore une autre crise politique majeure.

Le peuple centrafricain est fatigué et chacun d’entre nous doit faire un effort sur lui-même.

C’est sur cette note d’optimisme que je déclare ouverts les travaux de la 2ème session de l’Ecole du parti pour la formation des responsables des organes de base du parti.

Je vous remercie.

 

Martin ZIGUELE

 

 

 

 

Afrique – France : Les 5 plus gros dérapages diplomatiques de François Hollande en Afrique

0

À l’occasion de la minitournée de François Hollande en Afrique mi-juillet, “Jeune Afrique” revient sur les dérapages, contrôlés ou pas, qui ont marqué les interventions africaines du président français. De Kinshasa à Bangui. Après le Sénégal, la RDC, la Centrafrique, le Mali, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, François Hollande va effectuer une nouvelle tournée en Afrique.

Attendu en Côte d’Ivoire le 17 juillet pour une visite d’État reportée à plusieurs reprises, il se rendra ensuite au Niger et au Tchad avant de se rendre une semaine plus tard à la Réunion, aux Comores et à Mayotte.

Le dirigeant socialiste est arrivé à l’Élysée avec l’ambition affichée – comme son prédécesseur – de tuer définitivement la “Françafrique”. Sa politique africaine a surtout été marquée  par deux interventions militaires conséquentes au Mali et en centrafrique. Et s’il entretient de bonnes relations avec la majorité de ses homologues africains, ses interventions sur ou au sujet du continent n’ont pas échappé à quelques dérapages. Contrôlés ou pas.

L’offense de Kinshasa

L’image a tourné en boucle, reprise par toutes les télévisions. Le 13 octobre 2012, en ouverture du 14è sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande rencontre son homologue congolais, Joseph Kabila. La poignée de main est froide et furtive. Tout juste élu, le chef de l’État français est soucieux de faire comprendre à Kabila qu’il ne passera pas outre la question des droits de l’homme. Mais son comportement est vécu comme une véritable humiliation et irrite les présidents africains présents à Kinshasa.

L’ambiguïté face au MNLA

La politique de la France vis-à-vis du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) n’a eu de cesse d’irriter Bamako. Au moment de l’intervention Serval, les forces françaises participent à la reconquête de Tombouctou et Gao, mais s’arrêtent à Kidal (les Français prennent juste l’aéroport), bastion des rebellions Touaregs. Un peu plus d’un an après, alors que la situation reste toujours tendue dans le Nord-Mali, la position française a été largement critiquée par les autorités maliennes et la population. Lors des récents combats de Kidal, certains officiels maliens n’ont pas caché leur agacement vis-à-vis de l’attentisme français.

La gifle de Neuilly

Entre la France et le Maroc, rien ne va plus. Tout a commencé par l’irruption, le 20 février, d’une escouade de policiers en gilet pare-balles à la porte de la résidence neuilléenne de l’ambassadeur du royaume en France, Chakib Benmoussa. Il y a eu ensuite la fouille au corps de Salaheddine Mezouar, le ministre marocain des Affaires étrangères, en transit à l’aéroport de Roissy. Et enfin, l’irruption de Mustapha Adib, ex-capitaine des Forces armées royales (FAR) et opposant notoire depuis son séjour en prison au début des années 2000, sur le seuil de la chambre du général Abdelaziz Bennani en soins dans un hôpital militaire parisien. Tout pour vexer le Maroc.

La blague de mauvais goût

La plaisanterie présidentielle aura irrité sévèrement l’Algérie pendant plusieurs jours. Prenant la parole le 16 décembre devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), le chef de l’État français avait déclaré avec ironie que Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, était rentré d’Algérie “sain et sauf”. Avant d’ajouter : “C’est déjà beaucoup”.

La saillie de François Hollande a été fort mal accueillie à Alger, où les souvenirs douloureux de la guerre civile, dans les années 1990, restent très vifs. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a estimé qu’il s’agissait d’un “incident regrettable” et d’une “moins-value” pour les liens entre les deux pays.

Face à ces réactions, François Hollande avait exprimé dans un communiqué “ses sincères regrets pour l’interprétation qui a été faite de ses propos”. “Chacun connaît les sentiments d’amitié que François Hollande porte à l’Algérie et le grand respect qu’il a pour son peuple, comme l’ont prouvé la visite d’État qu’il a effectuée en décembre dernier et les discours qu’il a prononcés”, avait ajouté l’Élysée

L’impartialité de l’opération Sangaris

À Bangui, les soldats français sont accueillis en héros. Nous sommes en décembre 2013, la Centrafrique est en plein chaos. L’intervention française évite un véritable bain de sang. Mais un malaise se créée dès les premières opérations de désarmement. L’opération Sangaris cible les ex-rebelles de la Séléka sans en anticiper les conséquences : les populations musulmanes sont immédiatement prises pour cible par les milices Anti-Balaka. Jean-Yves Le Drian le reconnaîtra plus tard : la France a sous-estimé le pouvoir de nuisance des anti-balaka et a mal anticipé le niveau de haine qui parcourt de nombreuses franges de la population.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Afrique – France | Les 5 plus gros dérapages diplomatiques de François Hollande en Afrique | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique.

Par Vincent Duhem

Bangui : les rentrants portent les stigmates d’une opex exténuante

0

Deux députés (Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin) rédigent actuellement un rapport parlementaire sur le suivi des militaires blessés en opérations (dont ceux qui souffrent de PTSD ou blessures invisibles). Leur rapport est attendu pour novembre.

Ils se sont rendus à Chypre, la semaine dernière, pour visiter le sas de Paphos. Ils sont arrivés mercredi soir juste à temps pour assister à l’arrivée de 140 soldats de retour de Bangui (via N’Djamena par manque de kérosène en rca) et qui allaient passer deux jours dans l’île.

Les deux députés (dont l’une est médecin généraliste) ont décrit, devant leurs collègues de la commission de la défense, des “hommes épuisés moralement et physiquement”, qui “travaillent sept jours sur sept”, disposent de véhicules de patrouille dont “la moitié ne sont pas blindés”. Certes 80 % des logements et bureaux de M’Poko sont désormais climatisés mais les conditions climatiques exigeantes se conjuguent à la précarité du quotidien et aux incidents endémiques (escarmouches, prises à parti par des miliciens des deux camps, colis pero de vivres qui n’arrivent pas, pertes d’effets personnels dans des tentes qui brûlent par négligences etc.).

Yves Fromion (député du Cher) qui présentait ce mercredi son rapport (conjointement avec le Lorientais Gwendal Rouillard) sur “l’évaluation du dispositif militaire en Afrique et le suivi des opérations en cours” s’est aussi rendu à Bangui. Il a décrit des soldats qui, pour échapper à l’eau et à la boue, “font des planchers avec des planches et des clous qu’ils récupèrent”. Vantant “la débrouillardise française” et les soldats français qui sont des “gens extraordinaires”, Yves Fromion a rappelé que “ça ne veut pas dire qu’il faut tirer sur la ficelle”.

Amine Michel place la rentrée politique de son parti sous le signe du renforcement de l’action social

0

Bangui, 8 Juil. (ACAP) – Le Président de l’Union National pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), M. Michel Amine, a estimé « qu’au-delà des fonctions régaliennes de l’Etat, il est impérieux que les fonds mobilisés par les bailleurs de fonds soient prioritairement orientés vers le social, à travers une couverture sanitaire de proximité, la construction d’écoles, d’universités, de centres de formation, d’infrastructures sportives dans le cadre d’une politique globale bien définie », lors de la rentré politique du parti, mercredi, 9 juillet 2013.

Cette rentrée politique a pour objectif de permettre aux militants du parti de se rencontrer en vue de se concerter, d’échanger, de dialoguer et de rechercher des solutions appropriées aux problèmes des Centrafricains en prélude à la prochaine élection présidentielle.

Définissant ses objectifs, M. Michel Amine a déclaré que « l’UNDP est un parti de masse, une famille commune à tous les centrafricains, à tous les africains, à tous les citoyens du monde et le programme repose, entre autres, sur l’unité, l’instauration d’une véritable démocratie, la bonne gouvernance, le progrès sous toutes ses formes, le développement humain durable ».

La rentrée politique de l’UNDP est intervenue dans un contexte particulièrement difficile, caractérisé par la grande crise qui a secoué le pays et qui a fait de nombreuses victimes et a engendré la ruine et la misère, d’où le vœu urgent du président du parti de promouvoir « d’enterrer la hache de guerre ».

Pour atteindre ses objectifs électoraux, l’UNDP a misé sur ses ressources humaines qui sont en contact permanent avec les populations. Ces compétences, a indiqué M. Michel Amine, ont subi une récente formation à Douala au Cameroun. La formation elle-même a fait l’objet d’un document de stratégie politique du parti pour la révolution verte en République Centrafricaine. Ce document est disponible sur le site même du parti.

Les grands plans politiques de l’UNDP concerne la sécurité des biens et des personnes, les réformes en vue d’une prospérité économique, l’insertion sociale des personnes impliquées dans les conflits armés, l’organisation des forces de sécurité et de défense, l’instauration d’une véritable démocratie à travers des réformes législatives et institutionnelles, la séparation des pouvoirs, la lutte contre l’injustice sociale comme source de conflits, la bonne gouvernance, l’exploitation rationnelle et la gestion efficiente des multiples ressources dans l’intérêt de tous les Centrafricains.

Bien d’autres secteurs tels que les banques, l’enseignement, le tourisme, etc. ne sont pas omis.

M. Michel Amine a saisi l’opportunité qui lui est offerte pour exprimer sa gratitude à Mme Catherine Samba Panza, Présidente de la République Chef de l’Etat de Transition ; les leaders religieux, à savoir : l’Archevêque de Bangui, Mgr Nzapalaïnga Dieudonné, l’iman de la Communauté Islamique de la République Centrafricaine, Omar Kobine Layama, et le Révérend Pasteur Nguérékoyamé, qui œuvrent au quotidien dans le sens de la réconciliation entre les Centrafricaines et les Centrafricains ainsi que les professionnels des médias nationaux et internationaux.

Par ailleurs, le Président de l’UNDP a été sensible à l’implication des pays et organisations tels que la France, les Nations Unies, l’Union Africaine, la force Sangaris et la MISCA en vue de la restauration de la paix, de la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Par: ACAP

RCA: Ouverture de la 2e session de formation du MLPC

0

Les travaux de la 2è session de formation des militants du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) se sont ouverts jeudi à Bangui où deux jours durant les participants se pencheront sur diverses questions portant notamment sur la laïcité de l’Etat et la coexistence pacifique, l’Etat et la citoyenneté, le multipartisme et les élections, la défense des droits humains en période de crise, marketing politique en période de crise.

A l’ouverture des travaux, le président du MLPC, Martin Ziguélé a affirmé que la connaissance est une lumière et c’est é’à cause de la connaissance que l’occident a inventé aujourd’hui la technologie qui dirige le monde de nos jours”.

é’Il faut connaître avant d’agir, il faut savoir avant d’agir et au MLPC nous avons pensé qu’il n’y a pas de plus grande valeur pou un militant que les connaissances”, a-t-il expliqué.

Ouverte aux militants de tous les âges et sexes, la session de formation prendra fin demain.

Pour sa part, le parti de l’Unité nationale pour le développement et le progrès (UNDP) de Michel Amine a fait sa rentrée politique, en lançant ce jeudi une campagne de gratuité des soins à l’Hôtel Ledger Bangui.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/06/martin-ziguele_0.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé
Martin Ziguelé

CENTRAFRIQUE: UNE MISSION DES NATIONS UNIES PRISES EN OTAGE PAR DES MILICIENS ANTIBALAKA A BOALI

0

Une mission des nations-unies, conduite par la commission d’enquête est tombée dans une embuscade à Boali et prise en otage par des miliciens Anti-Balaka qui manifestaient  après la tuerie  ce matin de mercredi d’un de leurs par les éléments de la Misca.

Un anti balaka a été abattu hier matin par les troupes de la Misca à Boali Poste située à une vingtaine de kilomètres de Boali croisement. Ce drame a suscité des mécontentements des éléments Anti-Balaka qui ont brûlé des pneus sur la voie publique. La population Boali centre s’est une fois de plus retrouvée dans la brousse.

La circulation est suspendue et quelques véhicules des nations-Unies (Minusca et de l’UNICEF) en mission dans la localité aurait été pris en otage par des Anti-balaka. Un passager à bord a juste confié au téléphone que « Nous avons été pris, mais rien de grave, on négocie actuellement ».

Jusqu’en début d’après midi d’hier, la situation était encore très tendue dans la ville, qui se trouve sur l’unique axe de desserte de la capitale en produits divers en provenance du Cameroun.

Centrafriquelibre

Tidiani Moussa Naïbi: «nous prions pour tous les Centrafricains sans distinction»

0

«Nous plaidons pour une paix durable et définitive en RCA et prions pour tous les Centrafricains sans exception», a ajouter l’Imam de la Mosquée centrale de Bangui, dans une interview à Anadolu*

 

Les Imams de Centrafrique ont institué, selon lui, deux jours par semaine de lecture du Coran, notamment le jeudi et le dimanche durant ce mois de Ramadan pour implorer l’aide de Dieu, pour prier pour tous les Centrafricains sans distinction, afin de retrouver le chemin de la cohésion nationale. Il pense, de ce fait, que «la crise centrafricaine n’est pas religieuse, quitte aux politiques de se réconcilier entre eux et de laisser la population centrafricaine dans sa quiétude». Tout autant qu’il minimise les contraintes liées à l’approvisionnement de la communauté musulmane de Km 5 et exhorte les musulmans à tenir ferme dans la foi.
Après une semaine de Ramadan, avez-vous l’impression que les conditions sécuritaires sont propices pour le mois saint au KM5?
Je voudrais tout d’abord dire que parmi les gens qui sont bloqués ici au KM5, il n’y a pas que les musulmans, il y a aussi des chrétiens qui sont bloqués avec nous. Il y a également des gens, chrétiens et musulmans qui demandent de revenir au KM5 après avoir choisi d’aller dans des camps de déplacés. Les musulmans du KM5 sont pour la paix rien que la paix.

Ces derniers temps, de nombreuses initiatives de dialogues sont prises par les uns et les autres. Quelle lecture en faites-vous?
Il y a des personnes qui s’activent dans de multiples tentatives de dialogue entre les musulmans et les chrétiens. Je le disais dans l’une de mes interventions au temps du régime de Bozizé (président centrafricain déchu, ndlr), sur les ondes de la radio « Voix de la paix » qu’il faut éviter à tout prix les conflits dans notre pays. Le Coran nous demande de refuser le langage de la haine et de tout faire pour concilier les gens qui veulent s’entredéchirer. Cette crise n’est pas dans notre intérêt. Les hommes politiques ont provoqué cette situation et malheureusement, ce sont des innocents qui en paient le prix aujourd’hui. Je voudrais dire par là que c’est à ces hommes politiques de se réconcilier et de laisser les paisibles populations dans la quiétude et dans la paix. Il faudrait également que les autorités actuelles du pays, puissent identifier tous les auteurs de cette situation, les traquer s’ils se cachent et les mettre à la disposition de la justice. Ce n’est qu’ainsi que la réconciliation sincère que tout le monde souhaite pourra se faire.

Pendant le mois sacré, nous ne raisonnons pas en termes de conditions de vie, mais plutôt en termes de foi
Tidiani Moussa Naïbi, Imam de la mosquée centrale de Bangui

 

Dans cette situation d’enclavement, comment la communauté musulmane de KM 5 parvient-elle à s’approvisionner en cette période de Ramadan?
Pendant ce mois sacré, Dieu veille toujours sur nous et pourvoit à nos besoins. Le Ramadan est une obligation divine et lorsque nous observons cette période, nous ne raisonnons pas en termes de conditions de vie, mais plutôt en termes de foi. Notre croyance nous guide et nous donne la force de surmonter toute difficulté.

Qu’en est-il des conditions de prière dès lors que la plupart des mosquées ont été détruites?
Vous avez raison de dire que beaucoup de mosquées ont été détruites. Nous ne voulons pas faire le bilan des dégâts qui ont eu lieu en ce qui concerne les lieux de culte tout simplement parce que le fait de dire tel nombre de mosquées a été détruit ou tel nombre d’églises a été détruit, incite l’opinion populaire à la révolte, ce qui alimente les violences. Toutefois, une mosquée, c’est d’abord l’ensemble des personnes qui se sont rassemblées pour prier Dieu, et non la maison. Donc, si nous sommes regroupés ici, rien ne nous empêche de prier. Les constructions qu’ils ont ruinées sont des maisons de Dieu et c’est à Dieu qu’ils rendront compte.

Avez-vous un message particulier?
Tous les Centrafricains doivent beaucoup prier pour ce pays. De notre côté, nous avons institué deux journées par semaine de lecture du Coran, notamment le jeudi et le dimanche. Pendant ces séances, nous prions pour tous les Centrafricains sans distinction. Je tiens également à préciser que la paix et la réconciliation que les musulmans demandent ne sont pas celles du mois de Ramadan, les musulmans veulent une paix durable et définitive pour tous les Centrafricains.

Journal de Bangui

Le ministre estonien de la Défense reçu par Catherine Samba-Panza

0

Le ministre estonien de la Défense, Sven Mikser, en visite de travail de 24 heures à Bangui a été reçu mercredi par la présidente de transition avec qui il a examiné la contribution de l’Estonie dans la stabilisation et la pacification de la RCA, la crise en cours avec les dernières attaques de Bambari et une éventuelle relation de coopération entre les deux pays.
”En tant que ministre de la défense, je suis venu voir mes troupes, comprendre ce qu’elles font sur le terrain et quelle est la situation sur le terrain avant de leur remonter le moral”, a confié à APA le ministre estonien de la défense, Sven Mikser, au sortir de l’audience.

”Je suis venu en même temps rendre une visite de courtoisie à la présidente de transition. Et je suis très heureux d’apprendre que les militaires estoniens ont été bien accueillis”, a-t-il ajouté.

Pour le ministre Mikser, son pays a beaucoup contribué, car il y a une cinquantaine de militaires envoyés au sein de l’Eufor-RCA pour une population d’un million trois cent mille habitants. ‘’C’est déjà suffisant pour nous en tenant compte de nos ressources”, a-t-il commenté.

A la demande de la présidente de transition de voir les troupes estoniennes rejoindre la Minusca, le ministre dit avoir répondu ceci : ‘’On ne peut pas exclure que l’Estonie participe. Mais aujourd’hui il est très tôt pour moi de donner une réponse. C’est le parlement qui a le dernier mot”.

Une rotation des militaires estoniens déployés au sein de l’EuforRCA devra se faire tous les quatre mois, selon un mandat du parlement.

Forum de réconciliation nationale centrafricain : Les parties prenantes au conflit convoquées à Brazzaville

0

Les parties prenantes au conflit en Centrafrique doivent se retrouver, du 21 au 23 juillet, à Brazzaville pour un forum de réconciliation nationale afin de tenter de ramener la paix, a indiqué, hier, le gouvernement congolais.

BRAZZAVILLE – ”Le forum de Brazzaville va logiquement regrouper tous les acteurs centrafricains : les autorités gouvernementales, l’ex-rébellion de la Séléka, les Anti-Balaka, bref, tous les enfants de la centrafrique”, a déclaré Bienvenu Okiemy, ministre de la Communication congolais. ‘
‘Brazzaville sera une étape importante dans la résolution de la crise centrafricaine, car il y sera dégagé les pistes pour sécuriser tout le pays”, a-t-il estimé. “On trouvera un modus vivendi pour que les différentes forces cessent désormais de se regarder en chiens de faïence”. Conformément aux décisions du groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), le “Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique”, placé sous l’égide du président , Denis Sassou Nguesso, doit “convenir de l’arrêt de toutes les violences, à travers la signature, par les entités concernées, d’un accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d’un nouveau cadre politique de la transition”.Le Congo, qui fournit le contingent le plus important de la Misca, la force internationale de maintien de la paix en Centrafrique, avec environ un millier de soldats, joue le rôle de médiateur pour la crise dans ce pays, au nom de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac). Depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par la rébellion Séléka, la Centrafrique vit une crise sans précédent marquée par de terribles violences intercommunautaires ayant fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.Ravagé, le pays connaît une partition de fait.
De nombreux musulmans ont été contraints de fuir des régions entières face aux violences des milices anti-balaka dans le Sud et l’Ouest, tandis que dans l’Est et le Nord, les populations chrétiennes restent sous la coupe de combattants Séléka.

AFP

Tirage au sort des sujets du Baccalauréat centrafricain

0

Les sujets des épreuves écrites du Baccalauréat de l’enseignement secondaire général et technique ainsi que ceux du brevet de technicien en économie, session du septembre 2014, ont été sélectionnés ce jeudi par trois les ministres de l’Education nationale, Gisèle Bédan, de la Santé publique, Docteur Marguerite Samba-Maliavo et de la jeunesse, M Narcisse Léopold Bara.
Durant cette cérémonie qui s’est déroulée au lycée technique de Bangui, chaque sujet tiré au sort par les membres du gouvernement a été automatiquement mis dans une enveloppe scellée revêtue du nom de la filière ou discipline correspondante et introduit précieusement dans de grandes boites fermées hermétiquement à clé.

Selon le président du comité d’organisation du baccalauréat, l’inspecteur général de l’éducation nationale, M. Mada, le tirage au sort des sujets s’est déroulé dans le strict anonymat et le secret, selon l’article 33 de la police des examens.

‘’C’est pour garantir la crédibilité de ces examens que les membres du gouvernement que nous sommes ont accepté de se prêter à cet exercice et pour que le processus lancé ce jour ne souffre d’aucune entorse, ni de fuites et autres », a expliqué la ministre de l’Education nationale, Mme Gisèle Bédan.

Pour elle, il est évident que le gouvernement s’intéresse à ce qui se passe au ministère, parce que ‘’l’aboutissement de tout ce travail fait au sein du département est l’organisation des examens de fin d’année dont le baccalauréat ».

‘’Ce que nous entendons faire c’est redonner une certaine transparence et crédibilité au diplôme centrafricain », a-t-elle ajouté.

6073 candidats doivent subir au mois de septembre les épreuves écrites du baccalauréat en Centrafrique.

Par : APANews

Centrafrique: Amnesty dévoile les noms d’auteurs d’atrocités

0

Amnesty International a décidé, dans un rapport publié jeudi, de dévoiler les noms de personnes soupçonnées d’avoir ordonné ou commis des atrocités en République centrafricaine. L’organisation réclame des poursuites en justice pour les responsables de ces crimes.

Dans son rapport intitulé “République centrafricaine. Il est temps de rendre des comptes”, Amnesty International se concentre sur les crimes de droit international perpétrés en 2013 et 2014 dans ce pays d’Afrique centrale.
Basé sur des récits recueillis auprès de victimes et de témoins, “le rapport désigne nommément des membres et des alliés des milices anti-balaka et des groupes armés de la Séléka soupçonnés d’être impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, soulignant leur rôle et indiquant la responsabilité pénale qui pourrait être la leur”, explique l’organisation.
Des coordonnateurs anti-balaka comme Levy Yakété, des commandants de la Séléka tel que Nourredine Adam et les anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia sont ainsi cités.
Par ailleurs, Amnesty International demande que des mesures soient prises de toute urgence pour reconstruire le système judiciaire et les mécanismes d’application des lois du pays. “Ceux qui font subir à des centaines de milliers d’innocents une violence meurtrière à laquelle ceux-ci n’ont aucun moyen d’échapper ne doivent pas pouvoir échapper à la justice. Seule la fin de l’impunité permettra d’arrêter le cycle de la violence qui sévit en République centrafricaine”, estime Christian Mukosa, chercheur sur la République centrafricaine à Amnesty International.
Le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts et contraint près d’un million de personnes à fuir leur domicile.

Centrafrique : les enjeux de la rencontre de Brazzaville

0

En marge du vingt-troisième sommet de l’Union africaine, tenu les 26 et 27 juin à Malabo, en Guinée équatoriale, les chefs d’État de la Cééac avaient décidé de la convocation à Brazzaville d’une conférence de réconciliation sur la Centrafrique. À deux semaines de l’évènement, en Centrafrique même, les langues se délient pour évoquer l’opportunité de réunir de telles assises hors du pays après les premières retrouvailles organisées pour les mêmes motifs successivement à Libreville (Gabon), en 2013, et à N’Djamena (Tchad) cette année.

C’est une vérité de La Palisse de dire que la Centrafrique va mal. Ce pays va si mal que ses voisins de la sous-région l’avaient compris très tôt et décidé de lui venir en aide dès la rupture, début 2013, du fragile équilibre obtenu, le 11 janvier à Libreville, par les protagonistes de la crise qui enflait bien avant la chute de l’ex-président François Bozizé au mois de mars. Ce soutien s’est manifesté notamment  à travers des apports financiers colossaux et le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique. En l’espace de quelques mois, des changements radicaux se sont produits à la tête de l’État de Centrafrique sans que soit brisé le cycle des violences qui emportent chaque jour de nombreuses vies humaines.

Du surplace…

 

Tombeur de François Bozizé, le 24 mars 2013, Michel Djotodia avait prêté serment sans convaincre de sa capacité à ramener la quiétude dans son pays hanté par le démon de la division. Confronté à des échecs en série, il a été sagement prié de s’en  aller par ses homologues d’Afrique centrale qui, soit dit en passant, tenaient l’essentiel de la bourse qui nourrissait son régime. Aussitôt le chef des milices Séléka parti, la présidence de la transition fut confiée à Catherine Samba-Panda vers qui remontèrent tous les souhaits de succès pour cette délicate mission.

Le constat sur le terrain est que l’ancienne maire de Bangui semble débordée par sa tâche. Sous elle, comme sous son prédécesseur, les politiques centrafricains ont achevé de s’identifier non pas sur la base de leurs idées mais sur celle de leurs croyances religieuses. Il y a réellement péril en la demeure. D’où l’idée émise par les chefs d’État de la Cééac d’offrir une nouvelle occasion de dialogue aux frères ennemis centrafricains.

Pourquoi Brazzaville ?

 

Ceux qui, en Centrafrique, se posent cette question tout à fait normale de savoir pourquoi ne pas réunir ces pourparlers entre Centrafricains en Centrafrique devraient aussi se rappeler une chose. Dans la situation actuelle de ce pays, où les institutions de transition sont en tous points de vue  fragiles et la suspicion entre dirigeants politiques forte, la meilleure façon d’esquisser le premier pas du dialogue est de trouver une zone neutre et un  entremetteur attentif. Les exemples de ce type sont légion dans le monde. Ce lieu « neutre », qui permettrait aussi aux gens qui se regardent en chiens de faïence de changer d’air, ce pourrait être à nouveau Libreville, à nouveau N’Djamena ; peut-être aussi  Yaoundé, Malabo, Bujumbura, Luanda ou Kinshasa.

Le choix porté sur le Congo et Brazzaville par les chefs d’État d’Afrique centrale peut avoir été motivé par le souci de ne pas trop disperser les énergies. Le président du comité de suivi des accords de Libreville et médiateur de la crise centrafricaine étant le chef de l’État congolais,  Denis Sassou-N’Guesso, il est apparu aux yeux de ses pairs que Brazzaville conviendrait mieux de ce point de vue. Il est important de signaler qu’à l’exemple de certaines capitales sœurs de la sous-région,  Brazzaville ne serait pas à sa première réunion de concertation entre les acteurs centrafricains.  Le 15 janvier 2013, c’est bien dans la capitale congolaise que ces derniers accordèrent leurs violons en entérinant la nomination de Me Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement de transition préconisé par les accords de Libreville. Et il est certain qu’une concertation réunissant la classe politique centrafricaine et la société civile en vue de la réconciliation poserait indubitablement des problèmes de sécurité que Bangui, dans sa posture actuelle peut avoir de la peine à résoudre. Des problèmes de sécurité, mais aussi de logistique, tant on imagine la présence des délégués de plusieurs pays et organisations partenaires de la Centrafrique dans ce conflit.

 

En pratique, Brazzaville aiderait à poser les bases d’un consensus qui manque tant aux Centrafricains et Centrafricaines. En son temps aussi, lorsqu’il plongea dans de graves déchirements dans la décennie 1990, le Congo eut recours à la médiation d’un voisin, le Gabon en l’occurrence, et profita avantageusement de la persévérance, de la disponibilité et de la modestie d’un médiateur attachant, feu le président Omar Bongo Ondimba.  La République démocratique du Congo choisit à son tour, en 2003, les bons offices de l’Afrique du Sud. Dans une crise politique de quelque ampleur qu’elle soit, un médiateur est à peu près comme un directeur de mémoire pour un étudiant se préparant à la soutenance. Sa disponibilité est la chose la plus précieuse. Dans le cas de cette crise centrafricaine, non seulement le président Denis Sassou-N’Guesso connaît les acteurs en présence mais en plus, il est disponible et l’a montré depuis le début. Comment ne pas vouloir tenir compte d’un tel préjugé favorable ?

Les questions en débat ?

 

Le coup de force de l’ex-Séléka contre le président Bozizé en mars 2013 avait mis à mal la feuille de route dessinée par les accords de Libreville. De ce point de vue, au regard des évolutions enregistrées dans le processus en cours en Centrafrique, on peut considérer que ce texte a pris quelques rides. Il semble, dans l’hypothèse où les belligérants centrafricains accepteraient de venir à Brazzaville, qu’ils demanderont la relecture de la Charte de la transition centrafricaine, sorte de loi fondamentale en vigueur. Cela aboutirait, peut-être, à la renégociation d’un nouveau consensus au sein des principales institutions du pouvoir de transition, en particulier le gouvernement et le Conseil national de transition. Au-delà des discours, le partage du pouvoir est certainement la pierre d’achoppement de la crise Centrafricaine. Que la conférence de réconciliation soutenue par la Cééac et l’UA se tienne à Brazzaville ou ailleurs, le retour au calme viendra du sérieux que les dirigeants de ce pays mettront dans l’arbitrage des antagonismes qui tuent leur pays à petit feu. Les 12 000 casques bleus de l’ONU attendus au mois de septembre, sur lesquels chacun fonde l’espoir de la renaissance du pays de Barthelemy Boganda, ne réussiront rien tant que les Centrafricains eux-mêmes se contenteront de la besogne de limer le couteau et la machette au petit jour ou à la nuit tombée.

Gankama N’Siah pour Agence d’information d’Afrique Centrale

DECLARATION DE L’ACDP SUR LE FORUM DE BRAZZAVILLE (Enoch DERANT LAKOUE)

0

ALTERNATIVE CITOYENNE POUR LA DEMOCRATIE ET LA PAIX

(ACDP)

 

Le 27 juin 2014, s’est tenue en marge de la 23ème session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine à Malabo en Guinée Equatoriale, une concertation des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, en présence de son Excellence Monsieur Ould Abdel Aziz, Président en exercice de l’Union Africaine à l’effet d’évaluer la situation politique, sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine. Madame Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition a été invitée à présenter une communication et à se retirer. Dans cette communication madame Catherine Samba Panza a notamment précisé à ses pairs ceci : « C’est pourquoi, les propositions que vous aurez à nous formuler pendant ces assises, devront obtenir l’adhésion des acteurs nationaux centrafricains, nous éviter la fragilisation des acquis déjà obtenus au plan institutionnel et permettre le déploiement d’une chaine de solidarité agissante encore plus soutenue ». Cette précision met en exergue la souveraineté des Centrafricains.

A l’issue de leur concertation, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC ont rendu public un communiqué indiquant notamment  qu’ils « ont demandé au Secrétaire général des Nations-Unies, à la Commission de l’Union Africaine et au Secrétaire général de la CEEAC à mettre en place urgemment, avec l’appui des facilitateurs, une médiation internationale sous la conduite du Président Médiateur de la CEEAC, Son excellence Monsieur Dénis Sassou-Nguesso, afin d’aider les Centrafricains à reprendre en terrain neutre, le chemin du dialogue en vue de se doter d’un nouveau cadre politique de gestion consensuelle de la transition et de sortie de crise ».

C’est pour cette raison que le forum de Brazzaville est envisagé du 21 au 23 juillet 2014.

Pour l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP), ce forum doit être compris comme une étape d’un processus devant conduire à une réconciliation nationale entre centrafricains, en terre centrafricaine. C’est une occasion  qui est offerte, sous l’égide de la communauté internationale, pour que les forces vives de la nation Centrafricaine définissent le cadre du dialogue politique à venir qui aura lieu en terre centrafricaine et arrêter ensemble les thèmes principaux des discussions afin que d’une part, cessent définitivement les exactions perpétrées sur notre peuple par les milices  armées et d’autre part, que notre pays reprenne la voix d’un développement harmonieux sur les plans politique, social et économique.

Cette démarche est complémentaire à celle qui vise à refonder les forces armées centrafricaines sur une base républicaine et à lui donner les moyens d’accomplir sa mission.

Cette démarche est par ailleurs souhaitée par la communauté internationale et tous les Etats membres de la CEEAC qui nous accompagnent dans notre quête de paix et de stabilité.

Il ne devra donc nullement être question à Brazzaville d’imposer à notre pays une quelconque solution de sortie de crise, encore moins une modification de notre charte constitutionnelle de transition ou l’effacement déguisé des crimes contre l’humanité en réhabilitant leurs auteurs et leurs complices.

C’est pour cette raison que, tout en comprenant les sentiments légitimes de frustration de certains compatriotes, les membres de l’ACDP estiment qu’il serait contre-productif pour notre pays que les acteurs politiques, associatifs et religieux centrafricains ne participent pas au forum de Brazzaville qui se présente comme une opportunité extraordinaire de réaffirmer nos positions communes et de reprendre en mains la conduite de nos affaires.

Au demeurant, l’ACDP rappelle que d’autres pays qui ont connu avant le nôtre des situations similaires voire plus catastrophiques n’ont pas hésité à participer au déblayage du terrain à l’étranger avant les rencontres décisives sur leurs territoires nationaux respectifs. Ce fut le cas notamment pour le Tchad à Lagos, le Congo Brazzaville à Libreville, le Congo Kinshasa à Pretoria, le Gabon à Paris, le Burundi à Arusha, la Cote d’Ivoire à Marcoussis et le Togo à Ouagadougou.

Aussi l’ACDP lance-t-il cet appel citoyen à nos compatriotes à faire preuve de plus de réalisme et d’objectivité afin de privilégier l’essentiel à savoir la quête de la paix et de la stabilité ainsi que le retour à la concorde nationale.

Fait à bangui, le  9 juillet 2014

 

Pour le bureau de l’ACDP,

Le coordonateur

Enoch DERANT LAKOUE

Les conditions “loin d’être réunies” pour un retrait du Mali et de Centrafrique

0

Les conditions d’un retrait des troupes françaises du Mali et de Centrafrique “sont loin d’être réunies”, selon des députés français de la Commission de la défense, qui soulignent les difficultés pour passer le relais à d’autres forces militaires.

Les opérations “Serval (au Mali) et Sangaris (en centrafrique) sont loin d’être finies: dans un cas comme dans l’autre, les conditions d’un retrait sont loin d’être réunies”, estiment Gwendal Rouillard (socialiste) et Yves Fromion (droite conservatrice), auteurs d’un rapport sur la présence militaire française en Afrique, présenté mercredi en commission à l’Assemblée nationale.

Au Mali, où la France compte encore environ 1.800 soldats, le scénario de sortie de crise reste incertain pour deux raisons principales. D’une part, le “passage de relais” à d’autres forces “paraît pour le moins compliqué”, en raison de la lenteur de la mise en place de la force de stabilisation de l’ONU (Minusma). La deuxième raison est que “le processus de réconciliation entre Maliens piétine”.

Les rapporteurs mettent en garde contre “un arrangement politique mal ficelé”, qui déboucherait “sur une paix fragile”.

En Centrafrique, où se trouvent 2.000 soldats français, la force de l’Union africaine (Misca), d’environ 5.800 hommes, doit intégrer mi-septembre la force de l’ONU, la Minusca.

Mais “quel que soit le dévouement de ces soldats et l’implication politique de l’Union africaine, il faut être lucide: ces forces manquent cruellement de moyens”, notent-ils. “Comme au Mali, le scénario de sortie d’Opex (opération extérieure) est moins que clair”.

L’expérience des opérations militaires françaises en Afrique “montre que l’on peut y être pour longtemps”, soulignent-ils.

Les deux députés, qui ont passé plusieurs mois sur le terrain, dénoncent le manque d’engagement européen. “Quant à l’Europe, on touche le fond”, soulignent-ils.

S’ils se félicitent du bon fonctionnement de la mission européenne de formation de l’armée malienne, ils constatent qu’en Centrafrique, pour une mission tout à fait à la portée des Européens, “personne ou presque ne répond à l’appel”.

Sur la réorganisation générale du dispositif militaire français en Afrique, ils mettent en garde contre une réduction envisagée des effectifs à Djibouti, de 1.950 soldats actuellement à un millier d’hommes. Il faut, selon eux, “un minimum de 1.300 hommes pour rester crédible” sur ce point stratégique où les autres puissances – Etats-Unis, mais aussi Chine et Russie – tentent au contraire de renforcer leur implantation.

Par: AFP

Certains Centrafricains n’aiment pas vraiment leur pays (Le Pays/Actuburkina)

0

Certains Centrafricains n’aiment pas vraiment leur pays. En ce début de ramadan, ils le montrent en intensifiant les hostilités alors qu’on tente désespérément de ramener la paix. Comment comprendre autrement ce regain de violences, qui tend à annihiler les efforts conjugués d’autres concitoyens, des voisins et de la communauté internationale ?

Les Centrafricains persistent à refuser le dialogue et à faire la paix

Pour le ministre français de la Défense : « Il n’y a pas d’avenir pour la Centrafrique s’il n’y a pas de cessez-le-feu » entre les différents groupes armés. Jean-Yves Le Drian a fait cette déclaration, hier mardi, à la radio nationale centrafricaine. En séjour de 48 heures en RCA, il a dû renoncer à l’escale deBambari dans le centre du pays. Il devait pourtant se rendre au chevet de plusieurs soldats français blessés dans des accrochages, la semaine dernière. La visite à Bambari a été annulée, probablement en raison du contexte particulièrement tendu dans cette ville et ses environnants.

Les Centrafricains persistent à refuser le dialogue et à faire la paix. Sinon, comment justifier ces agressions à répétition ? En tout cas, les actions menées sur le terrain sont contraires à la paix. Le gouvernement de Catherine Samba-Panza a sérieusement du mal à assurer la protection des civils, notamment les musulmans. Ceux-ci sont très frustrés et donc très remontés contre les autorités. L’impuissance de l’équipe gouvernementale à agir, donne des prétextes d’intervention aux forces de « l’ex-Séléka ».

Un certain temps, l’on s’était félicité des initiatives prises par les partisans de l’ex-« Séléka » et ceux des « anti-balaka » en faveur de la paix. Aujourd’hui, l’on semble revenu en arrière. Les frères centrafricains seraient-ils incapables de se parler et de trouver remède à leur mal ? Si oui, les forces internationales devront s’assurer que les sites religieux soient vraiment bien protégés. Ceux qui poussent les populations à fuir pour se réfugier dans les camps et les sites religieux n’ont qu’une idée : piller les domiciles une fois désertés. Ils ne sauraient donc être considérés comme des patriotes qui luttent dans l’intérêt de leur pays. Des dispositions doivent être prises pour les neutraliser.

D’où vient-il qu’en ce début de mois de jeûne, après avoir pris l’engagement de faire la paix, les forces combattantes se livrent encore à des exactions, et de surcroît dans des lieux de culte ? La paix tarde à revenir parce qu’entre Centrafricains, peu d’efforts sont investis pour rétablir la confiance. Avec le semblant d’accalmie consécutive aux pourparlers de paix, l’on avait tendance à oublier cette crise centrafricaine. Les belligérants semblent vouloir nous convaincre qu’ils n’aspirent point à la paix ! Mettre en place un gouvernement ouvert à toutes les sensibilités ne semble point convenir à tous. Il faudra pourtant agir vite, afin d’éviter que la RCA ne sombre dans l’abîme ! Le risque de partition de ce pays est réel. Consciemment ou inconsciemment, les antagonistes tendent à imposer la carte d’un pays à disloquer, avec des entités distinctes au nord et au sud. Selon certaines informations, il ne faudrait pas écarter un éventuel retour de Michel Djotodia. A quelles fins, si cela s’avère exact ? Négocier une possible partition de la RCA, ou aider à résoudre la crise ?

La mobilisation des énergies peine à émouvoir le cœur de ceux qui ont choisi la voie des armes

L’on constate qu’en dépit d’une bonne volonté, le gouvernement de Catherine Samba-Panza peine sérieusement à régler les problèmes. Une preuve que les racines du mal sont très profondes. Elles puisent en effet leur énergie à la source de la mal gouvernance qui, depuis les premières années de l’indépendance, a caractérisé la gestion de ce pays. En effet, tous régimes confondus, la classe politique centrafricaine aura énormément contribué à égarer le pays, à le dépouiller sans vergogne de ses ressources, et à abandonner sans aucun état d’âme le peuple à la misère.

Il appartient aux Centrafricains eux-mêmes de se montrer capables de transcender leurs différences et leurs divergences, pour trouver une solution durable à la crise actuelle. Elle exige de la bonne volonté, le dépassement de soi, le renoncement et l’ouverture d’esprit. A défaut de pouvoir y parvenir, on conduira inévitablement ce pays à la partition, condamnant de ce fait son peuple à l’errance.

Ce qui se passe actuellement en RCA n’est vraiment pas digne d’un pays africain. L’éthique africaine recommande qu’on fasse preuve de retenue lorsqu’une médiation entre en scène suite à un litige. A Bangui et à travers le pays, les choses se passent autrement. Des troupes françaises aux autres forces multinationales, des réunions au sommet entre dirigeants de pays de la sous-région et même des émissaires de l’Union africaine (UA), on aura tout essayé. La mobilisation des énergies, la synergie des actions, peinent toujours à émouvoir le cœur de ceux qui ont choisi la voie des armes pour régler leurs comptes. Le peuple centrafricain ne doit pas continuellement souffrir du manque de patriotisme et de l’amateurisme de sa classe politique. Trop, c’est trop ! Si la classe politique centrafricaine n’est pas capable de s’assumer, il conviendrait de mettre officiellement ce pays sous la tutelle des Nations unies. Dans un tel scénario, il faudrait traduire les dirigeants responsables des exactions devant la Cour pénale internationale (CPI).

Une chose est sûre : tous ceux qui profitent de cette guerre doivent pavoiser dans leur coin. Après son éviction, l’ex-président Bozizé avait vite crié « au loup ! », faisant ainsi allusion à une invasion de présumés « djihadistes ». C’est un fait aujourd’hui : il aura, en tout cas, réussi à imposer une guerre religieuse à son pays, ses compatriotes et la communauté internationale. Des « anti-balaka » s’étant réclamés de lui, la question se pose de savoir, jusqu’à quand le peuple centrafricain devra-t-il continuer de souffrir ?

Le Pays/Actuburkina

“Tournons la page” milite pour le retour des chrétiens dans les quartiers musulmans

0
Créé à l’initiative des musulmans de PK5, ce collectif veille sur les maisons abandonnées des chrétiens et procède au nettoyage des quartiers du troisième arrondissement, à majorité musulmane.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/bangui-pk5.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rond point Marché km5
Rond point Marché km5 de Bangui

A l’initiative des musulmans de km 5, un collectif mixte, musulmans-chrétiens,  dénommé TOURNONS LA PAGE a vu le jour dans le 3ème arrondissement. L’association s’est assignée pour mission de créer les conditions favorables au retour des populations de confession chrétienne qui vivait dans les quartiers musulmans plus de cinq mois.

Les biens ainsi abandonnés par ces ménages sont devenus une aubaine pour les pillards qui perpétuent des actes de vandalisme, contribuant ainsi à discréditer la communauté musulmane restée sur place.

«Ce qui nous a poussés à créer le collectif, c’est notre volonté d’inciter nos frères chrétiens à rentrer et prendre soin de leurs maisons.» justifie Moussa Bardé, président de “Tournons la page” «Entre temps, le collectif veille sur les biens des gens qui sont là. Si les bandits volent des choses, nous les récupérons pour les remettre aux Burundais de la MISCA [Force Africaine en Centrafrique] qui sont là.

Pour cette première sortie, le collectif a choisi entre autres objectifs d’intérêt général, la salubrité du 3ème arrondissement, une rubrique qui cadre avec la vocation du projet « Cash for Work » de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui soutient cette initiative, comme l’explique à Anadolu, Mexin Ouadaï chef dudit projet.

« Depuis le mois de mars nous avons lancé ce projet d’appui à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale entre les deux communautés. C’est ainsi que nous avons été très sensibles à l’appel de l’Ong “Tournons la page”, qui a pris l’initiative de réunir musulmans et chrétiens des quartiers du 3ème arrondissement pour nettoyer leur localité. L’OIM les soutient parce qu’il s’agit du même objectif, à savoir la paix, la cohésion sociale. »

Pour ce premier appui de l’OIM, les membres du collectif ont bénéficié des matériels de travail, c’est-à-dire des bennes pour transporter les ordures jusqu’à notre décharge finale, des pioches, des pelles, des râteaux, des balais, des brouettes…

« Notre premier chantier a été le marché Mamadou M’Baïki [le principal marché du Km5] et aujourd’hui, ce marché est propre. Ensuite, l’Avenue Boganda qui part de Km5 vers le 2ème arrondissement, puis l’Avenue Koudoukou qui part du Km5 vers le 5ème arrondissement ont été nettoyées» explique Mansour Amadou Aïdio, membre du staff de l’OIM «Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur le marché de Kokoro, principale cause d’inondations dans le 3ème arrondissement, car les canalisations étaient bouchées et depuis très longtemps, personne n’a daigné les nettoyer. Entre temps, nous avons des équipes mobiles qui sillonnent les quartiers pour collecter les ordures. »

L’adhésion des musulmans à ce projet est manifeste. Pour Charline Kenguelewa, néanmoins, la paix ne peut se faire unilatéralement. “Nous avons encore peur d’aller à d’autres quartiers de Bangui comme Combattant, à Gobongo, à Pk12 et autres” se plaint cette habitante du quartier Yamabassa. “Il faudrait que les Anti-Balaka en fassent autant pour laisser les musulmans circuler dans les autres arrondissements.”

Côté chrétiens, la satisfaction est au rendez-vous. Mirabelle Ngombo est une habitante du quartier Ngbénguéwé qui met les pieds pour la première fois, depuis des mois, dans sa propre maison, abandonnée depuis aux pilleurs.

« Je suis très émue aujourd’hui, car il y a des gens ici que je n’ai pas vue depuis six mois. C’est pourquoi je remercie du fond du cœur le Collectif TOURNONS LA PAGE et l’OIM qui nous a permis de nous rencontrer aujourd’hui. Nous devons comprendre que ce qui est passé est passé, et que nous les chrétiens et les musulmans, puissions nous pardonner et nous réconcilier afin que les familles qui souffrent dans les sites regagnent leurs domiciles.»

Pour Célestin Kparambéti, ce sont de pareilles initiatives qui contribueront à ramener la paix en Centrafrique. Cette habitante chrétienne du Quartier Ramandji exhortent les autorités à ne pas lésiner sur les moyens pour appuyer pareils projets.

« Lorsque nous étions sur le site, on s’interrogeait, à quoi ressemble notre quartier et nos maisons ? Mais, si aujourd’hui grâce à ce collectif, les gens sont sortis pour travailler ensemble, c’est une grande joie pour moi. Je demande que les autorités leur donnent beaucoup de moyens pour continuer ce travail. Ce n’est que par-là que la paix pourrait revenir dans notre pays. »

 

Sylvestre Krock Pour AA