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Approche stratégique de la sécurité intérieure en République Centrafricaine.

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Approche stratégique de la sécurité intérieure en République Centrafricaine

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Monsieur Godefroy GONDJÉ. Photo personnelle.

Bangui, le 31 janvier 2017. 14:44′.

La République Centrafricaine est l’un des pays qui se trouve en Afrique subsaharienne, elle est victime d’une destruction inexplicable suite à des multiples crises politico-militaires, dont les principaux acteurs sont souvent les seigneurs de guerre. Malgré le retour à la légalité Constitutionnelle, la situation sécuritaire est toujours volatile et constitue un défi majeur pour les autorités actuelles.

Dans le but d’apporter des solutions à cette crise récurrente, les tributaires du pouvoir public de l’heure font usage de dialogue social, en vue de convaincre les bandes armées à adhérer au processus de désarment, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) ; les groupes s’opposent à cette vision pacifique et optent toujours pour une stratégie d’autodestruction des collectivités territoriales et la politique de terreur sur la population civile dans des zones occupées.

La sanction onusienne dite « embargo » qui pèse sur les Forces de Défense Nationale prive les autorités de remplir totalement leur mission régalienne qui consiste d’assurer la protection de la population.

En effet, la sécurité intérieure se définie étant comme l’ensemble des instruments juridiques ou des moyens opérationnels qui permettent à un Etat ou une organisation (par exemple, l’Union africaine) de pouvoir s’en servir dans le but de garantir et assurer la sécurité d’un Etat, de la population et des biens.

Fort de ce qui précède, il m’a été donné de constater que la République Centrafricaine manque d’une approche stratégique efficace pour répondre aux agressions intérieure et extérieure, qui devrait être en principe une stratégie ambitieuse et une réponse musclée face aux groupes armés.

Le manque de cette prise de température géostratégique fait de sorte que le déficit du système sécuritaire se fait remarquer par l’absence l’autorité de l’Etat, la porosité des frontières, devenue incontrôlable et constitue une source de convoitises à la fois géopolitique et géostratégique.

En revanche, de manière géopolitique certains pays voisins et limitrophes de la République Centrafricaine se servent de cette situation d’insécurité pour booster stratégiquement leur « machine économique ». N’oubliant pas que la sécurité est une question de souveraineté, dont sa stratégie a pour objectif de parer aux risques ou menaces susceptibles de porter atteinte à la vie de la nation, ce qui serait judicieux de définir les principaux axes stratégiques permettant à l’Etat de restaurer la sécurité dans le pays.

Face à cette préoccupation sérieuse, je mets à contribution quatre grandes stratégies :
La création d’une unité d’élite unifiée et opérationnelle des forces de la défense de sécurité intérieure ;
La mise en place d’un centre de formation et de renforcement de capacité des forces de sécurité intérieure ;
L’augmentation de l’effectif des forces de défense de sécurité intérieure et le renforcement de la capacité de frappe en moyens de dissuasion ;
La mise en place des unités de police de proximité sur l’ensemble du territoire.

« Qui prépare la paix, prépare sa stratégique de défense et de dissuasion » .

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

Expert Analyste et Consultant International en gestion des crises politico-militaires.

Le Saint-Siège: mESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA CÉLÉBRATION DE LA 50e JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2017.

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Le Saint-Siège: mESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA CÉLÉBRATION DE LA 50e JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2017.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1203.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Papa François. Copyright2015Wikipedia.
Papa François. Copyright2015Wikipedia.

 

Bangui, le 31 janvier 2017. 14:22′.
Par: medias Vatican.
«La non-violence: style d’une politique pour la paix»
1. Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »[1] et faisons de la non-violence active notre style de vie. Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d’une manière très claire le fait que la paix était l’unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d’un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l’équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant

Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l’amour de la paix,
fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l’amour »[2]. L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.

2 À cette occasion, je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !

Un monde en morceaux
2. Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux. Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communication modernes et la mobilité qui caractérise notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle. De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : guerres dans différents pays et continents ; terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. À quelle fin ? La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ? La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle, de beaucoup, voire de tous.

La Bonne Nouvelle
3. Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5,

3 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : « La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs »[3]. Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de nonviolence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle « est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d’injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu’en lui opposant un supplément d’amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu »[4]. Et il ajoutait avec une grande force : « Pour les chrétiens, la non-violence n’est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d’être de la personne, l’attitude de celui qui est tellement convaincu de l’amour de Dieu et de sa

puissance, qu’il n’a pas peur d’affronter le mal avec les seules armes de l’amour et de la vérité.
L’amour de l’ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ »[5]. Justement, l’évangile du

aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la magna charta de la non-violence
chrétienne » ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf.

Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice »[6]. Plus puissante que la violence
4. La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi. Lorsque Mère Térésa a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979, elle a livré clairement son message de non-violence active : « Dans notre famille, nous n’avons pas besoin de bombes et d’armes, de détruire pour apporter la paix, mais uniquement d’être ensemble, de nous aimer les uns les autres […]. Et nous pourrons vaincre tout le mal qu’il y a dans le monde »[7]. Car, la force des armes est trompeuse. « Tandis que les trafiquants d’armes font leur travail, il y a les pauvres artisans de paix qui, seulement pour aider une personne, une autre, puis une autre, puis une autre, donnent leur vie » ; pour ces artisans de paix, Mère Térésa est « un symbole, une icône de notre temps »[8]. En septembre dernier, j’ai eu la grande joie de la proclamer sainte. J’ai loué sa disponibilité envers tous par « l’accueil et la défense de la vie humaine, de la vie dans le sein maternel [et] de la vie abandonnée et rejetée. […] Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes – de la pauvreté qu’ils ont créée euxmêmes »[9]. En réponse, sa mission – et en cela, elle représente des milliers, voire des millions de personnes – est d’aller à la rencontre des victimes avec générosité et dévouement, en touchant et en pansant tout corps blessé, en guérissant toute vie brisée.

4 La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente (pray-ins) obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria. Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe. Les communautés chrétiennes ont apporté leur contribution par la prière insistante et l’action courageuse. Le ministère et le magistère de saint Jean-Paul II ont exercé une influence particulière. En réfléchissant sur les événements de 1989 dans l’Encyclique

Centesimus annus (1991), mon prédécesseur soulignait qu’un changement historique dans la vie
des peuples, des nations et des États se réalise « par une lutte pacifique, qui [utilise] les seules armes de la vérité et de la justice »[10]. Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l’action non violente d’hommes qui, alors qu’ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ». Et il concluait : « Puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice, en renonçant à la lutte des classes dans les controverses internes et à la guerre dans les controverses internationales »[11]. L’Église s’est engagée pour la réalisation de stratégies non-violentes de promotion de la paix dans beaucoup de pays, en sollicitant même les acteurs les plus violents dans des efforts pour construire une paix juste et durable. Cet engagement en faveur des victimes de l’injustice et de la violence n’est pas un patrimoine exclusif de l’Église catholique, mais est propre à de nombreuses traditions religieuses pour lesquelles « la compassion et la non-violence sont essentielles et indiquent la voie de la vie »[12]. Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste »[13]. La violence est une profanation du nom de Dieu[14]. Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »[15].

La racine domestique d’une politique non-violente
5. Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. C’est une composante de cette joie de l’amour que j’ai présentée, en mars dernier, dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, en conclusion de deux ans de réflexion de la part de l’Église sur le mariage et la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la

5 force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon[16]. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société[17]. D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère. En ce sens, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique[18]. Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants. Le Jubilé de la Miséricorde, conclu en novembre dernier, a été une invitation à regarder dans les profondeurs de notre cœur et à y laisser entrer la miséricorde de Dieu. L’année jubilaire nous a fait prendre conscience du grand nombre et de la grande variété des personnes et des groupes sociaux qui sont traités avec indifférence, sont victimes d’injustice et subissent la violence. Ils font partie de notre ‘‘famille’’, ils sont nos frères et nos sœurs. C’est pourquoi les politiques de nonviolence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine. « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »[19].

Mon invitation
6. La construction de la paix au moyen de la non-violence active est un élément nécessaire et cohérent avec les efforts permanents de l’Église pour limiter l’utilisation de la force par les normes morales, par sa participation aux travaux des institutions internationales et grâce à la contribution compétente de nombreux chrétiens à l’élaboration de la législation à tous les niveaux. Jésus luimême nous offre un ‘‘manuel’’ de cette stratégie de construction de la paix dans le Discours sur la montagne. Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice. C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres. Un défi à construire la société, la communauté ou l’entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix ; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d’endommager l’environnement et de vouloir vaincre à tout prix. Cela demande la disponibilité « [à] supporter le conflit, [à] le résoudre et [à] le transformer en un maillon d’un nouveau processus »[20]. Œuvrer de cette façon signifie choisir la solidarité comme style pour écrire l’histoire et construire l’amitié sociale. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est

6 vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié[21]. Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente, de façon que « les tensions, et les oppositions [puissent] atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie », en conservant « les précieuses potentialités des polarités en opposition »[22]. J’assure que l’Église catholique accompagnera toute tentative de construction de la paix, y compris par la non-violence active et créative. Le 1er janvier 2017 naît le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui aidera l’Église à promouvoir de manière toujours plus efficace les « biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création » et de la sollicitude envers les migrants, « les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture »[23]. Chaque action dans cette direction, aussi modeste soit-elle, contribue à construire un monde libéré de la violence, premier pas vers la justice et la paix.

En conclusion
7. Conformément à la tradition, je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide. « Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »[24]. En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix »[25].

Du Vatican, le 8 décembre 2016
Franciscus   [1] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228. [2] Message pour la célébration de la 1ère Journée de la Paix, 1er janvier 1968. [3] « Légende des trois compagnons », n. 58, Sources franciscaines, Cerf/Éditions franciscaines,

7 2010, p. 1146. [4] Angelus, 18 février 2007. [5] Ibid. [6] Ibid. [7] Mère Térésa, Discours pour le Prix Nobel, 11 décembre 1979. [8] Méditation « La route de la paix », Chapelle de la Domus Sanctae Marthae, 19 novembre 2015. [9] Homélie pour la canonisation de la bienheureuse Mère Térésa de Calcutta, 4 septembre 2016. [10] N. 23. [11] Ibid. [12] Discours lors de l’Audience interreligieuse, 3 novembre 2016. [13] Discours à la 3ème Rencontre mondiale des mouvements populaires, 5 novembre 2016. [14] Cf. Discours lors de la Rencontre avec le Cheikh des Musulmans du Caucase et avec des Représentants des autres communautés religieuses, Bakou, 2 octobre 2016. [15] Discours, Assise, 20 septembre 2016. [16] Cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 90-130. [17] Cf. Ibid., nn. 133.194.234. [18] Cf. Message à l’occasion de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014. [19] Lett. enc. Laudato si’, n. 230. [20] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 227. [21] Cf. Lett. enc. Laudato si’, nn. 16.117.138. [22] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.

8 [23] Lettre apostolique sous forme de ‘‘Motu proprio’’ par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, 17 août 2016. [24] Regina Caeli, Bethléem, 25 mai 2014. [25] Appel, Assise, 20 septembre 2016.

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Centrafrique : Quand un rapport détaillé du groupe des Experts des Nations-Unies accuse implicitement l’ancien président François Bozizé d’être le père géniteur de la Séléka.

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Centrafrique : Quand un rapport détaillé du groupe des Experts des Nations-Unies accuse implicitement l’ancien président François Bozizé d’être le père géniteur de la Séléka.

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L’ancien président Centrafricain le général François Bozizé.

Bangui, le 31 décembre 2016. 09:44′.

Si certains Centrafricains ont été savamment intoxiqués que les anciens Premier ministre Martin Ziguélé et Maitre Nicolas Tiangaye auraient été tous deux les pères géniteurs de la rébellion des Séléka, un rapport des Experts des Nations-Unies sur la Centrafrique révèle que l’ancien président François Bozizé aurait contribué à sa chute lui-même et à travers sa milice anti-balaka aurait contribué à la décomposition de la Centrafrique.

Décryptage

Lors d’un débat dénommé “Patara” sur les antennes de la station radio Ndéké-Luka il y’a près de deux semaines, le Ministre-Révolutionnaire et Milliardaire de Boy-Rabe Fidèle Ngouandjika, l’un des anciens ténors avérés du régime défunt du Général François Bozizé, avait déclaré ouvertement, à qui veut l’entendre et devant 3 de ses compatriotes, aussi invités au débat dont le président par intérim du Kwa na Kwa (KNK) ancien Parti au pouvoir du président François Bozizé, que la majorité des combattants de la Séléka était des Libérateurs de 2003 (allusion faite aux rebelles de l’ancien président Bozizé).

Cette déclaration, loin d’être une blague comme d’habitude, n’est autre que les révélations du vécu et les éléments de preuve contenus dans le rapport du panel des Experts des Nations-unies sur la Centrafrique.

D’après l’analyse des enquêtes de ces Experts compilées dans un rapport mis en ligne sur le site des Nations-Unies, le 5 décembre 2016, dont CNC a pu procurer une copie et les documents ci-attachés, tous les chefs de la séléka, les généraux et les colonels, sont des FACA incorporés sans une formation disciplinaire dans les forces armées centrafricaines, en 2003 et 2004 par l’ancien président Bozizé. D’autres, comme le colonel DJIMA Achiber, a été incorporé en 2012 dans la garde présidentielle pour combattre la rébellion séléka en route pour Bangui.

Si l’on en croit aux documents ci-attachés, sur 378 éléments de FACA désertés, décédés ou radiés, plus de 200 sont des sujets tchadiens et soudanais, naturalisés centrafricains et incorporés dans l’armée nationale centrafricaine en 2003 et 2004 par François BOZIZE lui même après sa prise de pouvoir. Tel est le nombre et l’année de matricule que l’on peut lire sur l’annexe 2.9 attachés dans le rapport de la page 84 à 86.

Après leur repli, 46 éléments sur les 200, tous des FACA promotion 2003 et 2004, ont quitté MPC,  pour la « Séléka rénovée » du général DAFANE MAHAMAT. Annexe 2.7 , page 74 du rapport et la lettre des délégués des officiers Ex-séléka adressée au bureau de la MINUSCA à Kaga-bandoro le 21 janvier 2016. le document mi-bas.

Qui sème le vent, récolte la tempête 

François Bozizé, Pasteur de son état, savait qu’en recrutant des mercenaires soudanais et tchadiens pour chasser son beau-frère Ange Felix PATASSE du pouvoir savait qu’un jour il partira de la même façon en application d’une autre parole biblique « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », mais ignorerait par contre qu’il ramenait à son peuple des graines du blé des incas  du désert infertiles sur le sol centrafricain. Celles qui pousseront ne donneront point des feuilles, et s’il y en avait, les étrangers les dévoreront tous puis qu’il a semé du vent d’après ce que dit la Bible dans Osée 8 :7  : « Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête ; ils n’auront pas un épi de blé ; Ce qui poussera ne donnera point de farine, Et s’il y en avait, des étrangers la dévoreraient ».

Pour une première fois fin 2003-2004, François Bozizé, en se rappelant qu’il était en train de préparer et former l’embryon d’une autre rébellion, s’est réveillé tardivement de sa bêtise et ordonna le rapatriement vers le Tchad de la moitié d’effectifs de ses mercenaires. Ces éléments, une fois arrivés au Tchad, ont tous brondi aux autorités tchadiennes leurs identités centrafricaines que François Bozizé leur avait remises. Sous la colère, le président tchadien Idriss Déby avait déclaré sur les antennes de RFI que François Bozizé, leur avait envoyé au Tchad que des Centrafricains et donc ils doivent être rapatriés dans leur pays la Centrafrique.

« Bozizé a invoqué son propre adultère pour demander le divorce avec ses éléments à ses propres torts » ironisait un juriste tchadien à l’époque en citant, pour conclure, l’expression latine « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans » (nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude).

Ajoutant à cela, le jeu de double-face du président François Bozizé sur le désarmement. Ce double jeu, selon les experts, aurait contribué à sa chute comme un château de cartes. François Bozizé avait déshabillé Pierre (APRD de Demafouth) pour habiller Paul (UFDR de Damane) nous disait à l’époque un homme politique de sa majorité présidentielle. Mais pourquoi s’acharner sur Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye?

Accuser l’autre, c’est s’innocenter.

L’avantage de François Bozizé et son entourage, c’est qu’ils disposent des cerveaux en hyperactivité constante. Tandis que les autres croupissent dans le silence,  eux, ils  réfléchissent en permanence. “Mentir en politique c’est pas un art”  affirme un cadre du KNK.

Quand aujourd’hui certaines personnes proches de François Bozizé tentent par tous les moyens de culpabiliser d’autres hommes politiques dont Martin Ziguélé d’être les créateurs de la Séléka, c’est juste une stratégie de communication pour elles, de nuire aux autres et innocenter l’ancien président François Bozizé de ses erreurs afin d’obtenir la faveur du peuple. D’autres le font pour se venger de leur situation politique contre Martin Ziguélé et Maitre Nicolas Tiangaye.

Un proverbe rwandais disait: “Le mensonge dure des jours, il ne dure pas une année”

Arrivé au pouvoir, en 2003, grâce sa rébellion dévastatrice dans laquelle on compte près de 3 000 combattants étrangers, le président déchu François Bozizé avait même sous-traité sa protection rapprochée aux commandos tchadiens qui ont suffisamment commis de désordre en Centrafrique sous l’œil bienveillant de leur Patron Bozizé. Après être contraint, par ses anciens compagnons de la Séléka, à fuir le pays, en 2013, il s’est réfugié en Ouganda et tente par tous les moyens de reprendre son fauteuil présidentiel en vain par une milice armée qu’il a créée et dressée contre ses anciens amis et tombeurs de la Séléka. Plus de 10 000 morts ont été enregistrés dans cette malheureuse crise dont la Justice internationale tente de traduire ses auteurs devant elle.

Lien du rapport à lire absolument:

http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2016/1032 la version anglaise et la version française. sur

http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2016/1032&referer=/english/&Lang=F

La requête annonçant la désertion des généraux séléka de MPC

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Centrafrique: LA FIN DE L’ANNÉE, LE MOMENT DE L’AUTO-ÉVALUATION ET DES RÉSOLUTIONS.

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Centrafrique: LA FIN DE L’ANNÉE, LE MOMENT DE L’AUTO-ÉVALUATION ET DES RÉSOLUTIONS.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1056.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.
Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

Bangui, le 30 décembre 2016. 10:44′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Dans les sociétés traditionnelles africaines et plus particulièrement en Centrafrique, les fêtes de fin d’année sont des occasions opportunes pour faire la paix, aplanir les différends familiaux, des problèmes conjugaux, des problèmes de bon voisinage etc…et tout cela dans l’optique de prendre des résolutions, des engagements pour les années à venir. Cette épreuve est présidée généralement par le chef traditionnel, le chef de tribu, l’aîné de la famille, le tout dans le strict respect des rites traditionnels respectifs. Ainsi, s’inscrivant dans la logique de cette formule imagée, l’Etat, personne morale de droit public, détenteur de la souveraineté nationale confiée par le peuple et incarnée par le President de la République élu démocratiquement se doit de se prêter moralement à cet exercice pour améliorer sa compétitivité au plan national et international : c’est de l’auto-évaluation. L’auto-évaluation par définition est une démarche qui vise à examiner par soi-même ses capacités ou à noter ses propres résultats. C’est un regard critique sur soi. Les centrafricains comprennent à l’évidence que les intentions factuelles du chef de l’Etat ne suffisent pas car à travers cette crise, les centrafricains ont changé, dans notre nouvelle société férue de diplômes, l’obligation de résultat fait appel aux approches normatives et comparatives. Dans le contexte étatique, l’auto-évaluation permet d’identifier les défis majeurs, les attentes de la population, les priorités managériales etc…afin d’améliorer qualitativement et quantitativement ses prestations en prenant en conscience avec soi-même des résolutions pour l’avenir. L’heure du mini bilan est alors arrivé. Ainsi, qu’est-ce qui a marché ou pas ? Est-ce que nos choix politiques ont été à la hauteur des attentes de la population ? Est-ce que mes stratégies et modes de gestion sont adaptés ? Est-ce que nous sommes en communion ou en symbiose avec le peuple ? Est-ce que nous sommes à l’écoute du peuple ? Est-ce que le début de mon mandat incarne réellement la rupture ? Peut-on parler de rupture quand on prend les mêmes et on recommence ? Aux États-Unis, est-ce que Donald Trump a récupéré les collaborateurs d’Obama pour la prochaine mandature ?Est-ce les centrafricains ont le sentiment de vivre le renouveau ? Toutes les personnalités étatiques soumises à la déclaration de patrimoines imposée par la constitution se sont exécutées ? Aux termes des trois trimestres de gouvernance, la constitution a été respectée ? Les droits de l’homme ont été respectés ? Pas d’arrestations arbitraires ? Ni de prisonniers politiques ? Quelles sont les réformes et modernisation entreprises par l’Etat ? Quelles sont les approches de solutions au problème de désert de compétences ? De désert de cadres ? Concernant le DDRR, quelles sont les actions déjà entreprises ? Le calendrier est-il respecté ? Quels sont les leviers à corriger ou à ajuster ? Le mathématicien de Boyrabe va t-il continuer à gérer le pays sans son propre parti politique ? Toutes les institutions prévues par la constitution à savoir le sénat et les municipales seront effectives dans le délai ? Les partis politiques d’opposition jouent-ils librement leur rôle de contrepoids ? Quels sont les rapports entre les partis politiques d’opposition et le pouvoir ? Les parlementaires jouent-ils librement leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale ? Quels sont les niveaux de rapport entre le pouvoir et le parlement ? A nos jours, combien de projets ou de propositions de lois ont été étudiés par les parlementaires ? Où est ce que nous en sommes avec la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance ? Les trois trimestres de gouvernance ont-ils des impacts sur le quotidien de la population ? En faisant une projection sur le rythme et le reste de la mandature, pensez-vous que vos ambitieux projets de société sont encore réalisables ? La délégation centrafricaine était euphorique après la table ronde de Bruxelles alors que vous êtes sans ignoré que l’argent ne veut pas entendre les bruits des armes, pensez-vous que cet enthousiasme est toujours le même ? Toutes les tentatives de négociations avec les groupes armés ont échoué et ces derniers continuent de se construire une fortune faramineuse au détriment du trésor public, maintenez-vous toujours l’approche de négociation avec les groupes armés ? Êtes-vous tenter de changer de stratégie pour suivre l’avis des experts en sécurité et désarmement qui privilégient l’épreuve de force ? Ces innombrables questions qui demeurent sans réponses et qui font l’objet de notre auto-évaluation sont aussi valables pour les parlementaires, le gouvernement, la hiérarchie militaire et même la communauté internationale car la Minusca doit remplir pleinement son mandat tel que défini par la résolution du conseil de sécurité de l’ONU en se muant de force de maintien de la paix en force d’imposition de la paix. Il faut noter enfin que l’auto-évaluation ne se limite pas seulement à l’auto correction car cette dernière à elle seule ne suffit pas. Il faut en complément revoir sa politique managériale et aussi les approches et méthodes. Souvenez-vous que l’intérêt supérieur de la nation passe en priorité. A l’occasion, nous saisissons l’opportunité pour souhaiter de bonnes et joyeuses fêtes de fin d’année à nos autorités, de la présidence à la primature, en passant par les parlementaires, la hiérarchie militaire, l’administration centrale…bref tous les centrafricains. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 24 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062

Centrafrique : échec de la célébration de l’arbre de noël à la présidence avec les enfants vulnérables.

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Centrafrique : échec de la célébration de l’arbre de noël à la présidence avec les enfants vulnérables.

 

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Madame Brigitte Touadera et les enfants à Bangui.

Bangui 26 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La fête de noël, fête religieuse de la naissance de Jésus Christ symbolisant la fête des enfants a été célébrée avec succès à travers le monde. La célébration de cette fête a permis aux enfants à travers le monde de retrouver le sourire à travers des jouets qui leur sont offerts. A Bangui, en Centrafrique, les enfants vulnérables qui devraient bénéficier des jouets de noël, lors de la célébration de l’arbre de noël à la présidence, n’ont tous retrouvé ce sourire comme d’autres enfants bénéficiaires de jouets.
Des centaines d’enfants venus de tous les 8 arrondissements de la ville de Bangui et ses environs étaient conviés à partager la joie au tour de l’arbre de noël à la Présidence de la République appelée Palais de la Renaissance. Ces enfants sont identifiés notamment dans les sites des personnes déplacées internes et dans les centres d’orphelinat. Ils ont des orphelins, handicapés et des minorités. Pendant que certains ont pu partager cette joie de noël les autres enfants ont partagé le chagrin au moment de la distribution des jouets.
En effet, la cérémonie de l’arbre de noël s’était déroulée en présence de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de la première dame de la République, Brigitte Touadera, la présidente de l’Autorité nationale de Transition, des ministres de l’environnement, des affaires sociales et de la réconciliation nationale, de la vice-présidente de la délégation spéciale de ville de Bangui, des épouses des membres du cabinet de la primature, de la présidence et des membres du gouvernement.
Comment comprendre qu’un tel effectif des personnalités citées n’a pas permis à tous les enfants conviés à cette cérémonie de recevoir les jouets distribués ? L’argent d’achat des jouets leur manque-t-il ? Une quatre vingtaine d’enfants n’a pas pu bénéficier de jouets car pendant la distribution, les jouets étaient insuffisants à l’effectif des enfants conviés alors que certains partenaires ont contribué à la mobilisation des jouets pour ces enfants. A l’exemple de l’ONG Maxi Pauvre qui a sollicité l’appui de la société des téléphones mobiles AZUR pour offrir des cadeaux de noël à ces enfants démunis.
En réalité, la célébration de l’arbre de noël a été une occasion de la première dame de la République, Brigitte Touadera, des épouses des membres du cabinet de la primature, de la présidence et des membres du gouvernement de se partager les billets de banque. Car à la fin de la cérémonie, des femmes des personnalités conviées ont reçu chacune des enveloppes pour leur participation à l’évènement.
A quoi de mobiliser les enfants vulnérables une célébration de honte qu’à la fin ils ne sont pas tous satisfaits. Or par le passé, à l’époque de la transition de Catherine Samba-Panza, les enfants vulnérables ont reçu en abondance des cadeaux de noel de bonne qualité car l’ex présidente a mobilisé des partenaires pour la réussite de la célébration de l’arbre de noël.

Centrafrique / Faits divers : Prise du sang contre une portion de terre riche en Or et Diamants, deux dieux nigérians séjournent dans le pays à Bossangoa

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Centrafrique / Faits divers : Prise du sang contre une portion de terre riche en Or et Diamants, deux dieux nigérians séjournent dans le pays à Bossangoa.

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Bangui, le 27 Dicembre 2016. 14:53′.

En Centrafrique, les rumeurs courent plus vite que la réalité et si elles se concrétisent, à chaque fois en fin de compte, les conséquences, quant à elles, sont parfois dangereuses pour la tranquillité de la population centrafricaine. Depuis quelques semaines, on apprend partout dans Bangui l’arrivée à Ndjo, un village situé à environ 45 km de Bossangoa, de certains sujets Nigérians, spécialistes des pratiques occultes. Selon ces informations, des futurs candidats au Club des millionnaires se font prélever leurs sangs par ces Nigérians contre la promesse de richesse viagère, notamment une portion de terre remplie de l’or et des diamants. Une de nos équipes, soucieuse de vous informer, penche sur cette situation qui pourrait alimenter une autre crise si le gouvernement ne réagit pas.

Entre 450 et 500 ml de sang prélevés, équivaut à 525 mètres carrés d’une portion de terre supposée riche en Or et Diamant. C’est cette information qui circule à Bangui depuis quelques semaines. Selon cette information, les faits se sont déroulés à plus de 300 km au Nord de Bangui dans la Commune de Ndjo, située à seulement 45 km de Bossangoa où, selon les informations, deux Nigérians, venus directement de leur pays, auraient installé leur bureau occulte. Dans ce bureau, ils reçoivent sans cesse des centaines des personnes, vieilles comme jeunes, hommes ou femmes, très pauvres et qui souhaitent devenir riches à seulement deux conditions:

1 – Le candidat devrait être capable de supporter le prélèvement, à jeun, de son sang à hauteur de 450 à 500 ml, parfois plus. Et une fois le prélèvent effectué avec succès ;

2- Il aura droit à une portion de terre dans la forêt délimitée par ces supposés Nigérians et qu’il doit l’exploiter à seul jusqu’à la fin de sa vie.

Cette partie de terre ainsi délimitée et qui ne doit pas excéder 600 mètres carrés aura de ces dieux nigérians après traitement occulte, un pouvoir d’attraction de l’Or et des Diamants de la région. Déjà, d’après les informations en notre possession, plusieurs centaines des jeunes auraient abandonné leurs villages pour la ville fétiche de Ndjo pour l’achat par le sang de cette terre de richesse, dans une des conditions encore floues : «exploitation à seul… »

Rappelant que l’absence de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays et l’incapacité du gouvernement SARANDJI à se mettre au travail contribuent à la fertilisation du terrain par des malfrats de tous genres. Des faits les plus graves comme celui-ci, plus grave qu’un coup d’Etat ou une rébellion, ne doivent pas passer sous silence du Gouvernement.

Nous rappelons à nos lecteurs que pour une prise du sang entre 450 et 500 ml, le donneur devrait peser au minimum 50 kg, car cette quantité prélevée représente environ 13% de son sang. La récupération pourrait se faire automatiquement, sinon, la vie du donneur serait compromise. Hormis cette disposition technique, les conditions sanitaires des matériels et du prélèvement devraient faire l’objet d’un contrôle strict des professionnels de santé. En dehors de tout cela, la question sur la destination des sangs prélevés se pose aussi. En tout cas, le gouvernement doit être vigilant de cette pratique mystique dans notre pays.

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Centrafrique : Grogne chez les FACA, le Président TOUADÉRA accusé du népotisme par les militaires.

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Centrafrique : Grogne chez les FACA, le Président TOUADÉRA accusé du népotisme par les militaires.

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Bangui, le 26 décembre 2016. 12:21′.

Comme si dans le milieu des Forces Armées Centrafricaines, la promesse de rupture prônée par le président de la République Faustin archange TOUADÉRA semble être prise au sérieux par nos soldats qui attendent en vain sa concrétisation depuis plusieurs mois. Chose étonnante et ahurissante pour eux, ce n’est plus question de la rupture, mais de la continuité à la puissance “n” de la politique basée sur le népotisme de ses prédécesseurs qu’il applique sans vergogne. Il y’a quelques semaines, le président TOUADÉRA n’a pas manqué de prouver aussi publiquement son clanisme en montant d’un seul coup par deux fois le grade de ses gardes rapprochés. Pour leurs compagnons d’armes des FACA, c’est un geste de trop. Comment la Tortue Nationale va-t-elle réagir pour calmer cette situation embarrassante pour elle?

De l’Empereur Jean-Bedel Bokassa jusqu’aux Présidents Ange-Félix Patassé et François Bozizé en par André Kolingba, sans oublier ceux de la dernière transition comme Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, le népotisme, le clanisme étaient au centre de leurs pouvoirs. Si l’Empereur Jean-Bedel Bokassa à l’époque faisait moins le népotisme comme sa ligne de la politique Nationale, pour ses prédécesseurs, par contre, c’est véritablement le contraire.

Dans le milieu militaire à l’époque, les grades se donnent par faciès, par appartenance ethnique ou régionale. Parfois, cela peut se faire d’une manière trop arbitraire, comme celui du Général François Bozizé qui passait du grade de Lieutenant à celui du Général sans passer par les grades intermédiaires, grâce au sentiment inexplicable de l’ancien Empereur Bokassa dont il fut son Garde du corps. Comme l’élève a toujours tendance à copier son Maître, le fameux Général Bozizé, une fois au pouvoir à son tour en 2003, il avait reproduit cette pratique d’une grave intensité avec tous les éléments de sa rébellion qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir.

Son fils Francis Bozizé, qui fut caporal dans l’armée française avant 2003, bénéficiait lui aussi de largesse de son père François pour devenir Colonel des FACA aussi arbitraire.

Le sieur Danzoumi YALO, un mécanicien au Km5 qui faisait partie des Chefs Rebelles de son Patron Bozizé en 2003, passait lui aussi de Mécanicien des voitures au grade du Colonel des FACA, toujours grâce à François Bozizé. La liste est très longue pour ne citer que ces deux exemples du temps de ce dernier. Durant la transition, les deux gestionnaires, malgré leur courte durée au pouvoir, n’ont pas aussi échappé à cette pratique honteuse.

Le président Faustin Archange TOUADÉRA, qui criait comme slogan de sa campagne électorale “Rupture” ce qui signifie rompre avec les mauvaises pratiques politiques de ses prédécesseurs, une fois élu, grille les disques et emboite le pas les pas de son maître François Bozizé. Il y’a quelques semaines, Le président Faustin Archange TOUADÉRA alias la « Tortue » a procédé discrètement à la distribution des grades aux éléments FACA, de la Police et Gendarmerie qu’il avait choisis personnellement pour sa garde rapprochée. Chaque élément a droit à deux grades, c’est ce qu’on appelle à Bangui “2 SIM”. Ce passage de Papa Noël avant l’heure n’a pas fait que des heureux parmi leurs collègues d’armes. Des langues commençaient à délier, certains auraient même accusé le président Faustin Archange TOUADÉRA de népotisme, d’autres de la haute trahison en lien avec sa promesse de campagne.  Pour l’heure, c’est de l’incompréhension et la colère au sein de notre armée.

Ainsi, on se demande finalement de quelle manière la Tortue Nationale va-t-elle résoudre cette colère des FACA ? Seul l’intéressé serait en mesure de répondre à cette interrogation.

Autres pratiques scandaleuses qui persistent et signent au sein de Forces armées centrafricaines, la gestion des Primes Générales d’Alimentation (PGA). Les PGA des hommes du rang en faction, officiellement fixées à 2.500 F CFA par homme, quittent le Trésor comme il est prévu mais arrivent aux mains des intéressés, après un jour de périple, à 1.000 F CFA.

« En faisant une promesse on contracte une dette ». En promettant ciel et terre au peuple centrafricain, président Faustin Archange TOUADÉRA contracte ainsi une dette qu’il a intérêt à commence le remboursement.  Certes, de promesse à l’acte, il y’a une distance mais il faut commencer  la marche pour gagner en distance.

Arrivé au pouvoir il y’a 9 mois, le président Faustin Archange TOUADÉRA, conformément aux engagements des Nations-Unies, les Soldats Rwandais de l’Unité d’élite de l’armée rwandaise et déployés dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique, assurent sa protection. Toutefois, certains éléments des Forces Armées Centrafricaines, appuyés par leurs frères gendarmes et policiers, sont aussi affectés pour sa protection en complément d’effectifs des Soldats rwandais sur place.

CopyrightCNC@2016.

Afrique : les Chefs d’Etats de la CEMAC cherchent à stabiliser l’économie à travers des réformes.

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Afrique : les Chefs d’Etats de la CEMAC cherchent à stabiliser l’économie à travers des réformes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1152.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Henri-Mari Dondra, Ministre Centrafricain des Finances. Photo: Éric Ngaba. Copyright2016CNC.
Monsieur Henri-Mari Dondra, Ministre Centrafricain des Finances. Photo: Éric Ngaba. Copyright2016CNC.

Bangui 25 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Les chefs d’état des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se sont réunies à Yaoundé le 23 décembre 2016 pour discuter des problèmes économiques de la sous-région. Durant cette conférence à laquelle ont pris le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera et le ministre du budget et des finances Henri Marie Dondra, les Chefs d’Etats ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles au niveau de la zone.
L’économie des pays de la sous-région de l’Afrique centrale a connu une baisse importante à la suite de chute de prix des produits pétroliers dont les pays dont tributaires. A cet effet, les dirigeants de la sous-région ont décidé de procéder à certaines reformes structurelles. D’après le ministre centrafricain du budget et des finances, ces reformes porteront notamment sur l’assainissement de l’environnement des affaires, l’amélioration de la bonne gouvernance publique, le renforcement de l’intégration sous régionale, et la lutte contre la corruption.
Tributaires des revenus pétroliers, les États de la sous-région sont confrontés à de nombreux défis. Il s’agit de taux de croissance estimé pour 2016 à 0,7%, déficit budgétaire 9% du PIB contre 1,8% en 2016, solde courant de la balance de paiement 7% PIB en 2014 contre 14,8% en 2016. Il a été constaté lors de cette conférence de la CEMAC que la dégradation de l’environnement international a mis à rude épreuve tous les États de la sous-région confrontés à des tensions sécuritaires importantes. Ce qui a fait que certains pays ont eu recours à un endettement massif intérieur et extérieur pour couvrir les programmes d’investissement sans cesse croissant.
Face à des perspectives économiques mondiales incertaines, les États de la CEMAC ont pris ce jour d’importantes décisions afin d’éviter le pire aux peuples de la sous-région en cas de récession. Parmi ces mesures figurent la mise en place d’un programme avec le Fonds Monétaires International (FMI) en prenant en compte la spécificité de chaque Etat, une ouverture plus large aux ressources du FMI entre autres. Par ailleurs, France s’engage pour la stabilité de la monnaie, le franc CFA en relation avec ces réformes.
Selon le ministre centrafricain de budget et des finances, une structure ministérielle aura la charge de veiller au suivi de ces réformes. « J’avoue que ces réformes ne seront pas simples. Tout en saluant les efforts d’assainissement en Centrafrique que mène le président Faustin Archange TOUADERA la Directrice Générale Christine Lagarde sera à Bangui en janvier 2017 » a affirmé le ministre centrafricain de budget et des finances, Henri Marie Dondra.
Cette conférence monétaire a été également l’occasion pour le membre du gouvernement de la République Centrafricaine de quitter la présidence du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale ainsi que la présidence du conseil d’administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
« Je formule le vœu que les réformes entreprises au niveau de la banque centrale se poursuivent réellement et la rendent encore plus performante dans ses missions », a ajouté Henri-Marie Dondra.

Centrafrique: Christian Aimé Ndotah – alias Sandrine Wazoua -Chris Can le messager de la haine : Mais pourquoi cet éternel acharnement contre le député Martin Ziguélé ?

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Christian Aimé Ndotah – alias Sandrine Wazoua -Chris Can le messager de la haine : Mais pourquoi cet éternel acharnement contre le député Martin Ziguélé ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/Sekode-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sekode

Bangui, le 24 décembre 2016. 10:33′.

Alors que le président TOUADERA réclame de la classe politique centrafricaine l’union sacrée, seule condition de bouter hors de notre pays toutes les forces du mal qui continuent de semer l’horreur et la terreur dans plusieurs régions de la Centrafrique, certaines personnes mal intentionnées, dont Christian Aimé Ndotah alias Sandrine Wazoua- Chris Can, passent leur temps sur les réseaux sociaux à dénigrer, à insulter et à provoquer celles et ceux qui se battent réellement sur le terrain aux côtés des populations meurtries, fatiguées par l’insécurité généralisée.

Regardez la haine dans ses yeux !

Le dernier article truffé de haine est signé d’une certaine Sandrine Wazoua, ce compte avatar géré et animé par le seigneur de l’ombre Christian Aimé Ndotah qui se prenant pour « madame soleil », se permet le luxe de porter des accusations calomnieuses contre le M.L.P.C et le camarade Martin Ziguélé : « Martin Ziguele d’ici le 5 janvier au plus tard sera le futur remplaçant de Simplice Mathieu Sarandji à la primature ?

Dans ce post, l’auteur fait d’abord allusion au dernier conclave du M.L.P.C le 17 décembre à Bangui qu’il considère comme une manœuvre politique visant à désigner, je ne sais par quels moyens juridiques, Martin ZIGUELE comme le futur Premier Ministre , en remplacement de Simplice Mathieu SARANDJI. Puis il en remet une couche en faisant le procès en incompétences de Martin ZIGUELE, en qualifiant de « grave erreur et trahison » toute volonté du pouvoir en place de travailler avec ce dernier.

Monsieur NDOTAH alias Sandrine WAZOUA, ce conclave du M.L.P.C n’avait pas comme objectif la nomination de Ziguélé en qualité de futur premier ministre, comme vous le dites.

Ce qu’il faut retenir dans ce post dénigreur et faux, c’est son caractère haineux. Mr NDOTAH, ce conclave du M.L.P.C que vous qualifiez de « rapide et éclair » n’avait pas vocation la promulgation d’un décret de nomination de Ziguélé en qualité de futur premier ministre. Ce conclave, dont le calendrier a été décidé de longue date, avait pour but:

1- l’évaluation sans complaisances des résultats obtenus par le Parti aux dernières élections ;

 

2- la relance vigoureuse des activités du Parti.

Mon cher Christian Aimé NDOTAH alias WAZOUA Sandrine, votre article est stupide dans le fond car vos arguments avancés sont d’une qualité médiocre

Ce n’est pas un Parti politique qui nomme les premiers ministres. Cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État. Et jamais, à aucun moment de ce conclave, il a été question d’une quelconque nomination de Martin Ziguélé à la primature comme vous l’évoquez. Alors, permettez-moi de vous dire, cher Christian Aimé NDOTAH, que votre article est stupide dans le fond, c’est maladroit dans la façon de le présenter et finalement les arguments que vous avez avancés sont d’une qualité tout à fait médiocre.

Monsieur NDOTAH, nous savons tous le rôle que vous avez joué et continuez de jouer dans cette campagne de dénigrement contre Martin Ziguélé et le M.L.P.C. Vous n’êtes qu’un petit agent de renseignements au service des adversaires politiques du MLPC. Tout le monde sait que dénigrer et calomnier les autres sur la toile est votre seul fonds de commerce, puisque c’est de cela que vous vivez et êtes aussi parvenu à avancer dans construction de votre maison à Bimbo.

D’ailleurs, ne me faites pas croire que vous méritez votre poste d’animateur pour la cohésion sociale à la Minusca, étant donné que vous vous cachez bien souvent sous des noms d’emprunt pour pondre vos mensonges sur la toile. Si c’est cela votre conception de la cohésion sociale, eh bien c’est pas la mienne !

Regardez la haine dans ses yeux ! Jusqu’à quand arrêterez-vous vos chicayas de basse-cour contre le M.L.P.C?

La vérité, c’est que vous semblez avoir un problème personnel avec Ziguélé. Sinon affichez-vous clairement et que l’on débatte au corps-à-corps sur des vraies questions, sur des idées, des propositions. Je vous donne donc rendez-vous chez Chantal « Bistrot Au Fort de l’Eau »à SICA 1, là où vous avez l’habitude de quémander de la bière, de toujours supplier les autres qui sont véhiculés de vous déposer chez vous. Du haut de vos cinquante ans, vous refusez de grandir et voulez toujours vivre au dépens des autres. Regardez la haine dans ses yeux ! Pour l’essentiel, le MLPC, rappelons-le, est un grand allié de TOUADERA. Le MLPC fait partie de la majorité.

Et si le pouvoir en place décidait de faire confiance au M.L.P.C, en lui confiant des responsabilités. Mais où est le problème ? Mais qu’est-ce qui est gênant dans tout cela? Le M.L.P.C a fait alliance avec Touadera et appartient à la majorité. Jusqu’à la preuve du contraire, chaque centrafricain a toute sa place dans la République. Mais pourquoi cet acharnement contre le MLPC?

Cher Christian Aimé NDOTAH alias SANDRINE WAZOUA , quittez vos habits de marchand de haine car ça abaisse le pays.Comprenez aujourd’hui que vous êtes démasqué et qu’il n’y aura plus de cadeau. Nous avons une batterie de dossiers sur vous et vous observons. Attendez-vous à plusieurs épisodes.

Par pudeur et respect pour le Père Noël, l’épisode 1 s’arrête là aujourd’hui. A bon entendeur salut !

Joyeux Noël !

Fait à Bangui-sica, le 24 décembre 2016.

Chancel SEKODE « le militant engagé»

 

Centrafrique : MARTIN ZIGUELE, LE GRAND BAOBAB POLITIQUE CENTRAFRICAIN QUI RECOIT CONTINUELLEMENT ET TRES INJUSTEMENT DES COUPS DE PIERRE

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Centrafrique : MARTIN ZIGUELE, LE GRAND BAOBAB POLITIQUE CENTRAFRICAIN QUI RECOIT CONTINUELLEMENT ET TRES INJUSTEMENT DES COUPS DE PIERRE

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Bangui, le 24 décembre 2016. 11:05′.

En Afrique, on ne jette les coups de pierre que sur les arbres fruitiers tels que le baobab et le manguier.

Martin ZIGUELE, ancien Premier Ministre, ancien candidat à la présidentielle de 2015 et 2016, actuel Député de Bocaranga 2, Président de la Commission Finances à l’Assemblée Nationale, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est, depuis des années, victime d’une campagne de diabolisation. Martin ZIGUELE est très injustement victime d’une manipulation et intoxication politiques savamment orchestrées par certains de ses rivaux politiques qui croient ainsi parvenir à le salir et à l’effacer de la scène politique centrafricaine.

Certains hommes politiques qui n’arrivent pas à égaler Martin ZIGUELE et qui sont très loin d’’avoir sa stature enviable d’homme d’Etat, sa notoriété internationale, choisissent de s’adonner à des mensonges grossiers et ridicules qu’ils diffusent çà et là, sur les réseaux sociaux, de bouche à oreille et dans les presses papiers acquises à leur cause. Cette méthode de faire de la politique qui est le propre de piètres politiciens sans foi ni loi a visiblement fonctionné avant et pendant la dernière campagne électorale.

Depuis la fin des dernières élections générales, les centrafricains, avec le recul, ont aujourd’hui compris qu’ils avaient été politiquement manipulés et ensuite égarés par une véritable campagne de diabolisation à l’endroit de Martin ZIGUELE qui est très incontestablement la référence et le poids lourd de la politique centrafricaine.

Mais ces derniers temps, on observe sur les réseaux sociaux et presse papier la résurgence des gros et purs mensonges et des accusations sans fondement visant la personnalité de Martin ZIGUELE.

Sur facebook, Monsieur Christian Aimé NDOTAH croyant agir cagoulé en usant de multiples avatars tels que Chris CAN et Sandrine WAZOUA, s’attaque de façon injustifiée à Martin ZIGUELE en essayant de diffuser dans l’opinion une image négative de ce grand leader. Ce sinistre monsieur qui travaille actuellement à la Minusca ignore que, de par sa position professionnelle, il est astreint à un devoir de stricte neutralité politique, principe fondamental s’imposant à tous les fonctionnaires internationaux.

Il n’y a pas pire ennemis de la nation centrafricaine que ceux qui passent le plus clair de leur temps à monter et à distiller des mensonges grossiers sur des personnalités politiques de premier plan telles que Martin ZIGUELE qui est pourtant résolument engagé dans la reconstruction nationale et dans l’union sacrée comme on l’a vu à Bruxelles en novembre dernier.

Martin ZIGUELE est un digne fils du pays qui travaille au quotidien, avec beaucoup d’humilité et assiduité à l’Assemblée Nationale, ainsi que sur le terrain pour aider au retour de la paix et de la cohésion sociale notamment à Kabo, Paoua, Bocaranga, et Koui.

Les menteurs et les manipulateurs politiques finissent toujours par être confondus par le jaillissement de la vérité avant de disparaitre sur cette terre.

La pierre qu’on rejette peut parfois devenir la pierre d’angle. De même, les détritus peuvent être transformés en humus pour la fertilité du sol favorable à la germination des plantes pour la survie humaine.

Pépin Martial NZELABE


 

Centrafrique : le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre SARANDJI s’activent pour la mise en place de leur Parti avant fin mars 2017.

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Centrafrique : le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre SARANDJI s’activent pour la mise en place de leur Parti avant fin mars 2017.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image39.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadera aux Etats-Unis.
Touadera chez lui

Bangui, le 26 décembre 2016. 11:33′.

Après la promesse des bailleurs de fonds lors de la conférence des donateurs de la Centrafrique le mois dernier qualifiée, de très positive par l’ensemble du peuple centrafricains et qui a fait remonter, d’un cran, la côte de popularité du président Faustin Archange TOUADÉRA ces dernières semaines, le Premier Ministre SARANDJI et quelques proches parents et amis de la Tortue Nationale, s’activent depuis fin novembre, à mettre en place, aussi vite que possible, la Grande Coalition Politique du soutien au président TOUADÉRA, en format KNK de la famille Bozizé. Une date butoir a été fixée par le président TOUADÉRA en personne. Ainsi, on Se demande si le pouvoir de la Tortue retrouve déjà son poil de bête ?

Si le temps à Bangui se normalise peu à peu pour les Banguissois qui ont commémoré hier la naissance du Christ et qui se préparent à célébrer les fêtes des fins et début d’année, dans le camp du président Faustin Archange TOUADÉRA par contre, c’est le moment opportun pour eux de réfléchir sur la forme et le fond du nouveau Parti politique qu’ils vont créer dans les mois à venir.

Du Palais de la Renaissance à la résidence du président Faustin Archange TOUADÉRA à Boy-Rabe et dans les hôtels et restaurants à Bangui comme à l’extérieur, les gens se bousculent indéfiniment pour se faire une place dans ce futur parti politique de la Tortue nationale. Parmi eux, on note la présence de certains cadres du Parti Kwa na Kwa (KNK) et des nombreux députés indépendants.

D’après les informations en notre possession, le Premier Ministre sortant Simplice Mathieu Sarandji et le Ministre Conseiller Spécial, chargé des relations avec les organisations nationale Fidèle GOUANDJIKA, tous deux, initiateurs de la création de ce mouvement politique dont le nom serait encore en discussion, se battent pour prendre la tête du parti. Plusieurs Ministres sortant du Gouvernement SARANDJI se battent le pavé pour avoir une chaise sur les 33 dans le navire.

Un nouveau parti à visée électoraliste

Selon certains observateurs avertis, l’idée d’avoir un parti pour le président TOUADERA n’est autre que celle de préparer le deuxième, voire le troisième mandat de ce dernier à travers les élections communales et régionales de l’année prochaine. Il compte dans leurs actions, reprendre le perchoir de l’Assemblée nationale ; la Primature et contrôler toutes les communes.

Mais d’après nos informations, le nombre total des députés partants pour ce nouveau parti présidentiel en gestation serait insignifiant pour former une majorité parlementaire afin d’imposer un Premier Ministre au président TOUADERA et voter un nouveau Président de l’Assemblée nationale comme ils pensent. Des démarches, selon la même source, pour dépouiller du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, tous ses soutiens sont en cours.

« Pour un hold-up électorale sécurisé en 2021, il faudra que nous aurons, sous nos contrôles administratifs et politiques, toutes les communes de plus de 10.000 habitants » a averti un future cadre du parti présidentiel. Ainsi, une quarantaine des députés et candidats malheureux aux dernières législatives ont été consultés pour prendre la tête des listes du nouveau parti touaderiste.

Annoncé et reporté à plusieurs reprises depuis près de 4mois, le nouveau parti Présidentiel qui verra le jour avant avril 2017, d’après les instructions du chef, le président Faustin Archange TOUADÉRA, ressemblera probablement à son papa géniteur le Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien président de la République François Bozizé. Une dizaine des micro-partis politiques ont été contactés pour rejoindre le Mouvement TOUADÉRA en Marche (MTM), tandis que d’autres viennent d’eux même. Un Kwa na Kwa (KNK) dans UN Kwa na Kwa (KNK).

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Centrafrique: quand Meckassoua nourrit l’avidité financière des députés alors que la population souffre.

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Centrafrique: quand Meckassoua nourrit l’avidité financière des députés alors que la population souffre.

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Bangui 24 décembre 2016, CNC.
Par Gisèle MOLOMA.
La nouvelle assemblée nationale de la République centrafricaine se transforme depuis le retour à l’ordre constitutionnel en triangle des Bermudes du peuple centrafricain. Mettre fin à la gabegie, et envisager une reconstruction matériel, politique et économique de la république Centrafricaine passe par la promotion de la bonne gouvernance économique et financière. Les hautes autorités centrafricaines doivent faire de la réduction du train de vie de l’Etat leur cheval de bataille car, le plus souvent, c’est la misère et la mauvaise gestion qui créent des sentiments de mécontentements.
Durant cette période difficile que traverse la République Centrafricaine, il est tout à fait normal que des mesures rigoureuses soient prises afin de reconstruire l’économie de ce pays. alorque les autorités du pays cherchent par tous les moyens de redresser l’économie du pays, les gens cherchent pendant ce temps à gonfler leur compte.
L’époque où les plus hautes autorités entretenaient la misère du peuple pour se tailler une place du seigneur dans la société plutôt que de penser sur des stratégies de faire sortir le pays de la situation actuelle au regard de la souffrance du peuple doit être déclarée obsolète et combattu avec vigueur.
Cependant les salaires accompagnés d’indemnités pharamineuses des députes Centrafricains est plus qu’insultante pour ce pays qui fait parti des pays pauvres et endettés. La Centrafrique traverse une période complexe et difficile de son histoire, mais la préoccupation des ses députés est apparemment aux émoluments pour s’enrichir davantage au détriment du peuple.
Selon les investigations CNC, les indemnités des députés passeraient de 1 450 000 F CFA à 2 000 000 F CFA le mensuel. Nonobstant le fait que l’économie du pays est en difficulté et que l’Etat peine à assumer ses charges régaliennes, les députés seraient dans une logique qui consiste à s’attribuer des primes faramineuses, oubliant leurs promesses de défendre les intérêts du peuple et de travailler pour améliorer sa condition sociale.
Un zoom sur les salaires des autorités centrafricaines est nécessaire pour confirmer les affirmations recueillies. Selon des sources sûres, le président de la République touche 2. 700.000 F CFA pendant que le Président de l’Assemblée nationale s’enrichit avec 7. 000. 000 F CFA. Or les Députés 1 450 000 F CFA. Les Ministres gagnent 1.000.000 FCFA. Les DG des sociétés étatiques sont entre 2 000 000 F CFA et 5 000 000 F CFA, pour ne citer que ces salaires.
D’après nos investigations, cette augmentation visualisée, d’environ 72% des indemnités et primes des députés serait à l’origine d’un « combat sans merci » entre le Président de l’Assemblée Nationale qui prend fait et cause pour les députés avides et le ministre des finances, militant de la bonne gouvernance financière.
Selon une information à notre disposition, le ministre Dondra aurait refusé de cautionner l’opacité en rejetant ou en retardant le payement d’une prime qu’il juge injustifié. Cette histoire d’honteuse et révoltante prime non payée aux députés par le ministre des finances serait à l’origine d’une silencieuse guerre entre le ministre Dondra et les élus de la nation alliés au perchoir du parlement.
Pour matérialiser leur volonté de creuser la tombe du peuple centrafricain, les députés tentent de transformer l’hémicycle de l’assemblée nationale en triangle des Bermudes du projet de lois des finances 2017. Pour tuer son chien, on l’accuse de rage. Les députés s’appuient sur l’absence du ministre des finances et du budget pendant la présentation sans débat du projet de lois de finances pour trouver un prétexte.
Les membres du bureau du président de l’Assemblée nationale (AN) ont estimé qu’il s’agissait d’un affront du ministre et d’un manque de respect vis-à-vis des élus du peuple. Selon les informations à notre disposition, le ministre était en mission, et le bureau de l’assemblée nationale était au courant de cette mission, mais aurait exigé une saisine par voie officielle.
Nous nous interrogeons donc : le principe de la solidarité gouvernemental n’est plus valable ? Le ministre du plan, de l’économie et de la coopération n’avait-il pas les qualités et compétence pour représenter son collègue au nom du gouvernement ?
Rappelons que pendant son règne à la tête du Burkina Faso, pays pauvre à l’époque comme la Centrafrique, Thomas Sankara avait drastiquement fait baisser le salaire des fonctionnaires burkinabés d’au moins 22% afin de transférer les économies à des postes budgétaires jugés vitaux comme la construction d’infrastructures sanitaires modernes, la construction de salles de classe, renforcement de la sécurité des habitants, etc.
Il avait même interdit aux autorités de rouler sur des voitures hautes gammes. Il les contraignait également à consommer local en s’habillant avec des vêtements traditionnels confectionnés par des artisans Burkinabés et avec du Cotton cultivé au Burkina.
Alors, à quand des autorités politiques Centrafricaines avec une telle mentalité, surtout en ces temps de crise ? A quoi doit-on accorder la priorité, le bien du peuple ou celui des élus de la nation ?
C’est très dommage de voir une institution mis en place par le peuple qui crée la tombe de ce peuple en bloquant le processus permettant au partenaire financier de mettre de l’argent à la disposition de la Centrafrique. Pour l’heure, le ministre Dondra serait à Yaoundé pour présider les réunions de la CEMAC en prélude de la rencontre avec la directrice générale du FMI Lagarde et les Chefs d’Etats de la CEMAC.
Les arbitrages budgétaires se poursuivent afin de ramener les différentes parties à la raison. Le président de la commission finance, Martin Ziguélé a bien fait pour concilier les points de vue et ramener tout le monde à la raison en attendant le jour du vote du budget. En attendant Meckassoua et Dondra, le feuilleton budgétaire continue et la population en serait victime de cette avidité financière.

COP22 : le bilan de la mobilisation significative de la société civile.

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COP22 : le bilan de la mobilisation significative de la société civile.

 

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Les journalistes africain au Maroc

Bangui 20 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Un mois après la clôture de la 22e Conférence des Parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le pôle Société civile du Comité de pilotage de la COP22, conduit par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) du Maroc, dresse son bilan.

Le président de CNDH souligne qu’en mobilisant en amont de la COP22 la société civile et les acteurs non étatiques nationaux et internationaux, le pôle Société civile a permis un engagement très significatif de ces parties prenantes pour la lutte contre les changements climatiques. Un programme riche en rencontres, débats, activités, conférences et événements parallèles a démontré l’implication des organisations de la société civile et des acteurs non étatiques pour une action climatique efficace et urgente.

Une mobilisation en amont de la COP22 et qui se poursuit au-delà de la COP22

Afin de préparer la participation des acteurs de la société civile à la COP22, le pôle Société civile a accompagné l’organisation de la Med COP Climat et de 6 rencontres régionales au Maroc. Cette dimension régionale continue puisque d’autres rencontres seront organisées dans les autres régions du Royaume. D’après Driss El Yazami, la présidence marocaine de la COP22 a fait de la mobilisation des organisations de la société civile une priorité. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire des COP, a-t-il informé, une rencontre aura lieu début 2017 entre la présidence marocaine et la société civile. Les 9 constituantes seront ainsi réunies pour faire le bilan de la COP22 et étudier les différentes facettes de la collaboration avec le Maroc tout au long de sa présidence.

« La COP22 a montré une mobilisation remarquable de la société civile marocaine, africaine et internationale qu’il s’agit maintenant de prolonger. Il s’agit de capitaliser et de prolonger cet acquis. La COP22 a marqué un tournant dans la mobilisation des acteurs non-étatiques», déclare Driss El Yazami.

La mobilisation de la société civile en chiffres

Situé dans la Zone Verte du site de Bab-Ighli qui a accueilli la COP22 du 7 au 18 novembre derniers, l’espace société civile et autres acteurs non étatiques, d’une superficie de 10 000m2, a connu la participation de plus de 300 exposants répartis sur 152 espaces, d’après Le président de CNDH. Il poursuit que 680 activités, débats et conférences ont été organisées durant la COP22. Au total, 60 nationalités ont été représentées. Intéressées par les initiatives et les actions de la société civile, 24 000 personnes en moyenne par jour, avec un pic de 27 000 le 15 novembre, ont visité cet espace, à croire le président de CNDH.

Conscients de l’importance des actions menées par la société civile dans la lutte contre les changements climatiques et considérant que les objectifs de l’Accord de Paris ne pourront être réalisés sans un renforcement de la collaboration entre les acteurs étatiques et non-étatiques, des personnalités de haut niveau, comme Son Altesse Royale Lalla Hasnaa, le président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, le président français François Hollande et le président des Comores, Azali Assoumani, les maires de Paris et Bruxelles, Mme Anne Hidalgo et M. Yvan Mayeur, entre autres, ont visité la Zone verte.

Par ailleurs, le président de CNDH a souligné que la présence des acteurs de la société civile à la COP22 s’est aussi observée au-delà du site de Bab-Ighli notamment à travers la grande marche de l’action climatique dans la ville de Marrakech qui a vu la participation, le 13 décembre, de plus de 7 500 personnes.

Dix faits marquants de la société civile pendant la cop22 :

1- Mobilisation des universités marocaines avec une rencontre de 160 présidents des universités du monde et 30 chanceliers d’Académies d’Afrique qui ont adopté une déclaration commune ;

2- COY12 : plus de 2000 participants de plus de 30 pays ;

3- Une COP culturelle, avec une dizaine d’expositions (arts plastiques, photos, deux grands concerts, deux concours de films courts réalisés par des enfants et des jeunes en partenariat avec l’UNICEF et l’ambassade de France au Maroc) ;

4- Une grande rencontre syndicale, en présence de 40 syndicats d’Afrique et la secrétaire générale de Confédération Syndicale Internationale ;

5- La 2ème édition du Sommet des Élus Locaux et Régionaux pour le Climat, qui a rassemblé plus de 1100 participants dont 114 pays représentés par plus de 780 élus locaux et régionaux. Le continent africain a été mis à l’honneur avec des élus locaux et régionaux de 50 pays, et 11 États insulaires. Avec une feuille de route sur le financement climatique des territoires ;

6- Rencontre des présidents des régions de la méditerranée, en vue de la 3ème Medcop-Climat qui se tiendra en Sicile en juillet 2017 ;

7- Rencontre internationale de 37 institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des Objectifs de Développement Durable ;

8- Séminaire international des parlementaires, organisé par le Parlement marocaine et l’Union Interparlementaire ;

9- Présence marquante de toutes les agences des Nations Unies sur les deux zones du village de la COP ;

10- Plus de 500 activités autogérées organisées à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech par la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC) et des coalitions internationales.

Centrafrique : Quand un article du magazine Jeune Afrique a failli capoter la table ronde de Bruxelles du 17 novembre dernier.

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Centrafrique : Quand un article du magazine Jeune Afrique a failli capoter la table ronde de Bruxelles du 17 novembre dernier.

 

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Bangui, le 22 décembre 2016. 12:34′.

Publié le 14 novembre dernier par le Magazine panafricain Jeune Afrique et intitulé ” Conférence des Bailleurs, des perfusions à fonds perdus pour la Centrafrique”, cet article numérique relayé le lendemain par Corbeau News Centrafrique a failli, selon nos informations, rendre les négociations difficiles pour la délégation centrafricaine à Bruxelles. C’est grâce à la réponse intelligente d’une personnalité politique influente de la Centrafrique faisant partie de la délégation aux inquiétudes des donateurs présents ce jour que les choses s’étaient rentrées dans l’ordre. Ainsi, on se demande si vraiment peut-on se fier à un article de presse au détriment de la vie des millions de personnes ?

Tout comme à la bourse ou un inattendu du marché peut chuter les valeurs, les négociations avec les bailleurs de fonds ou investisseurs ne doivent pas, elles aussi, faire la route avec des mauvaises nouvelles comme l’insécurité, la fraude ou la corruption qui peuvent impacter sur le résultat escompté. Nos confrères de l’hebdomadaire Jeune Afrique, qui connaissaient la sensibilité, avaient publié la veille des travaux en coulisse, un article remettant en cause l’incapacité du nouveau régime à ramener la paix dans le pays.

Cet article, qui a l’air banal, simple comme tout autre article de presse, avait été interprété diversement par les potentiels donateurs de Centrafrique.

Dans cet article de nos confères de Jeune Afrique, il était question de l’environnement économique et sécuritaire du pays dans lequel l’auteur avait tenté, malgré lui, de retracer les forces et faiblesses du pouvoir du président Faustin archange TOUADÉRA tout en expliquant, avec une simplicité sous accusation de corruption voilée, comment les différentes tables rondes des donateurs dans le passé consacrées exclusivement sur la situation en République Centrafricaine, n’arrivaient pas à résoudre les problèmes centrafricains.

Après avoir lu l’article, la quasi-totalité des bailleurs auraient émis un sérieux doute sur le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA et les garantis offerts par ce dernier aux donateurs surtout sur les réformes envisagées et le profil du prochain gestionnaire.

Après des tracasseries en coulisse les 15 et 16 novembre avant l’ouverture officielle le 17 novembre dernier, un homme politique et proche allié du président TOUADÉRA avait réussi à contenir les inquiétudes visibles de ces bailleurs.

Grâce à cette union sans opposition aucune autour du président, la délégation a eu à mobiliser plus de 2,2 milliards de dollars en promesse de financement à la Centrafrique. La balle est désormais dans les mains du gardien du Temple, le président Faustin Archange TOUADÉRA. Pour ne pas écoper un carton, il a intérêt à la tirer ses coéquipiers de Bruxelles afin de relancer le jeu tant attendu.

Les roublardises, les mauvais jeux ne seront tolérés et par les donateurs et par ses compatriotes qui l’attentent, pieds fermes, pour siffler la fin du jeu.

Organisée le 17 novembre 2016 à Bruxelles en Belgique, la conférence des bailleurs de fonds consacrée à la situation de la République Centrafricaine avait permis de lever 2,2 milliard de promesse pour le relèvement du pays durant les trois prochaines années (2017-2020). La seule question désormais est de savoir si le pays va-t-il se relever avec ce financement ? Rien n’est garanti surtout que le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji « sortant » frotte ses mains et rentre en résistance avec son ami TOUADÉRA.

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Centrafrique : le gouvernement et la Minusca saluent les progrès en 2016 en dépit de nombreux défis.

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Centrafrique : le gouvernement et la Minusca saluent les progrès en 2016 en dépit de nombreux défis.

 

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Les porte-parole du gouvernement et de la Minusca. Photo: Éric Ngaba. Copyright2016CNC.

Bangui 21 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Le gouvernement centrafricain et la Minusca parlent d’importantes avancées enregistrées au cours de l’année 2016 en République centrafricaine. Toutefois, les défis à relever restent nombreux, ont affirmé les porte-paroles du Gouvernement centrafricain, Théodore Jousso, et celui de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, mercredi dernier à Bangui, lors de la conférence de presse conjointe. Les deux parties se disent déterminer à poursuivre leurs efforts conjoints et réaffirmé la solidité de leur partenariat.

« Le Gouvernement est en train travailler d’arrache-pied avec les partenaires et les résultats ne peuvent pas être toujours visibles du jour au lendemain », a annoncé Théodore Jousso tandis que Vladimir Monteiro a rappelé la volonté de la MINUSCA « à poursuivre ses efforts en partenariat avec les responsables et le peuple centrafricains, pour la protection des civils, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité».

Le porte-parole de la Mission a ainsi rappelé les contacts réguliers entre la MINUSCA et l’État centrafricain sur le plan politique, avec les consultations réunissant ses responsables, le Président de la République et le Premier-ministre. Il a aussi rappelé sur le plan opérationnel, dans le cadre du comité composé du Commandant de la Force et le Commissaire de Police de la MINUSCA, le Chef d’Etat-major des FACA, les DG de la Police et Gendarmerie et le Chef  de l’EUTM et qui se réunit toutes les semaines pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays et coordonner leurs actions.

Les progrès notés concernent la conclusion des élections et la mise en place des institutions, le début du dialogue sur le DDRR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement) ainsi que la Conférence de Bruxelles alors que les violences restent un important défi.

« Les violences perpétrées par les groupes armés – anti-Balaka, Ex-Séléka et autres groupes criminels, – contre les populations civiles, notamment à Kaga Bandoro, Ndomete, Kouango ou Bria ont causé plusieurs dizaines de victimes et des milliers de déplacés », a regretté Monteiro, pour qui « les groupes armés n’ont aucune raison de continuer à utiliser leurs armes pour faire avancer leurs agendas ». Il a rappelé le rôle de la Force pour mettre fin aux exactions et ajouté que la MINUSCA reste déterminée à protéger les populations civiles et les institutions par tous les moyens dont elle dispose.

De son côté, Jousso a indiqué que la collaboration entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines en 2016 a déjà commencé à porter des fruits car « le début du retour à la normalité, quelques fois pénible, commence à s’observer à l’intérieur du pays, même si cela n’est pas visible à Bangui », a-t-il noté.

Les deux porte-paroles ont par ailleurs souligné l’importance du dialogue dans la recherche de solution aux cycles de violence en RCA.

« C’est par le dialogue que nous allons résoudre les problèmes de ce pays. C’est un travail complexe, long et qui est en cours », a précisé Jousso, appelant les groupes armés à accepter la main tendue des autorités et à s’engager dans la voix du dialogue et celle du processus de DDRR. Pour sa part, Monteiro a cité la résolution 2301 qui souligne l’importance d’un dialogue inclusif notamment dans le cadre du DDRR.

Interrogés sur les violences contenues dans le dernier rapport de la MINUSCA sur la situation des droits de l’homme en RCA entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016 ainsi que la présence sur le territoire de leaders de groupes armés sur qui pèsent des mandats d’arrêt, Théodore Jousso et Vladimir Monteiro ont fait savoir que la lutte contre l’impunité est essentielle.

« Les violations ne resteront pas impunies. Les crimes feront l’objet de procès », a lancé le porte-parole du Gouvernement tandis que son homologue de la MINUSCA a précisé que l’opérationnalisation prochaine de la Cour pénale spéciale sera un important atout dans cette lutte.

Le porte-parole de la MINUSCA a finalement rappelé que les visites en 2016 de plusieurs hauts responsables des Nations Unies en RCA, dont le Vice-Secrétaire Jan Eliasson, témoignent de l’engagement de l’organisation envers les autorités et le peuple centrafricains.

Centrafrique : le coordonnateur humanitaire évalue la situation a Batangafo.

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Centrafrique : le coordonnateur humanitaire évalue la situation a Batangafo.

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Le Coordonnateur humanitaires en Republique Centrafricaine.

Bangui, 19 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, s’est rendu le 16 décembre à Batangafo dans la préfecture Ouham où l’on compte encore 24 122 déplacés depuis la crise qui a touché le pays en 2013. Cette visite avait pour objectif d’appréhender les conditions de vies des déplacés, de prendre acte de l’impact de la réponse humanitaire et l’étendu des besoins. Elle intervient également quelques semaines après le retour des humanitaires dans la sous-préfecture suite à une suspension temporaire de leurs activités en raison d’attaques qui ont ciblé particulièrement leurs installations.

Les agressions contre les déplacés notamment les femmes, la violation du caractère civil des sites en raison de la présence d’éléments armés, les capacités d’accueil largement dépassées ainsi que l’obsolescence des infrastructures des sites ont été au cœur des échanges avec les représentants des déplacés, des autorités locales et des leaders communautaires. Selon un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le Bureau des affaires humanitaires (OCHA) estime que même si la situation sécuritaire s’est améliorée à Batangafo, les conditions ne permettent toujours pas le retour des déplacés et constituent un défi de taille pour la protection des civils. Le niveau d’insécurité continue aussi d’empêcher la reprise des activités économiques pour 90% de la population qui tiraient ses revenus des activités agricoles et pastorales.

D’après le communiqué, Fabrizio Hochschild a assuré ses interlocuteurs de la disponibilité des humanitaires à continuer à apporter une aide humanitaires à la population de Batangafo. Il a toutefois exhorté les représentants des communautés qu’il a rencontrés à participer au plaidoyer en faveur de l’accès humanitaire et de la sécurisation des acteurs. Sur les axes routiers autour de Batangafo, l’insécurité et la vétusté des infrastructures empêchent les travailleurs humanitaires d’atteindre des populations qui sont pourtant dans un grand dénuement.

Le coordonnateur humanitaire a également appelé les leaders de la société civile à user de leur autorité pour faire respecter le caractère civil des sites, des écoles et des structures de santé. Il les a fortement encouragés à faire prévaloir le pacte de non-agression signé par les différentes communautés pour qu’aucun groupe ne soit discriminé en raison de son appartenance ethnique et/ou religieuse. A cet égard, il a insisté sur la force du dialogue et de la concertation en vue de restaurer la sécurité que tous appellent de leurs vœux.

Il convient de rappeler qu’en l’absence de capacités et de ressources étatiques, les partenaires humanitaires fournissent la majorité des services sociaux de base. A titre d’exemple, 190 m3 d’eau potable sont distribués quotidiennement à la population dans les sites. A court terme, l’objectif est d’atteindre une capacité de 270 m3 par jour.

D’autre part, sur financement du Fonds humanitaire, la réparation de la barge sur la rivière Ouham sera effective au début du deuxième trimestre 2017. Cette réparation permettra, selon OCHA, aux partenaires humanitaires d’accéder aux axes Ouogo et Kambakota où sont observés d’importants mouvements de retours de personnes déplacées.

Centrafrique : Audit de la transition, Catherine Samba-Panza et ses amis peuvent souffler actuellement.

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Centrafrique : Audit de la transition, Catherine Samba-Panza et ses amis peuvent souffler actuellement.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/CATHE-ET-TOUAD-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CATHE ET TOUAD

Bangui, le 21 décembre 2016. 16:15′.

Si certains bruits à la Présidence de la République tentent de nous faire croire que l’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza serait actuellement interdite de quitter le territoire centrafricain, en raison de l’audit de la gestion de la période de la transition dont elle était la maitresse, dans une autre Institutions comme la Cour de compte, c’est tout autre son de cloche qu’on l’entendait. L’audit de la transition, cher au Président TOUADÉRA, semble se rediriger vers un cul de sac. Pour quelle raison ? Détail.

L’ancienne présidente de la transition, la femme la plus riche d’Afrique centrale et de la Centrafrique, semble devenir de moins en moins bavarde et de plus en plus discrète ces derniers mois. L’une des raisons, selon la Présidence de la République, serait les enquêtes de la Cour des comptes sur son présumé enrichissement illicite durant la période de la transition dont elle avait la commande et que plusieurs milliards de franc CFA ont été portés disparus dans des conditions très obscures. Or selon certains proches de l’ancienne Dame de fer, contactés par CNC, cette dernière serait toujours libre de son mouvement et l’histoire de cet audit serait rentrée dans son cahier d’histoire. Cette information semble se confirmer au niveau de la Cour des comptes où certains magistrats nous ont confirmés l’existence d’un gros bras derrière le dossier qui les empêche de travailler sereinement. Qui a ce gros bras qui pèse plus que ceux des Magistrats ?

Selon nos informations recueillies auprès de la famille du président Faustin Archange TOUADÉRA, l’ancienne présidente Catherine Samba-Panza n’aurait pas manqué de mettre la pression familiale sur sa sœur, l’actuelle épouse numéro 1 du président TOUADÉRA afin qu’elle mette à son tour une pression multiforme sur son époux pour qu’il étouffe ce dossier.

Cette pression familiale, ajoutée à celles du président Equato-guinéen auraient poussé, la Tortue nationale le président Faustin Archange TOUADÉRA à avoir ce gros bras en main aimantée, pour mettre, comme un caillou, sur le dossier à la Cour de Compte, institution autorisée en lieu et place d’une commission indépendante, a auditer la Transition.

« Un électroaimant est sur le dossier, tout le monde a désormais peur de l’enlever » a minimisé un Avocat contacté par CNC.

Cette main aimantée sur le dossier a fait sauter certains symptômes d’émotion installés sur le corps de Catherine Samba – Panza lors de l’annonce de l’audit. Catherine Samba-Panza, tout comme ses anciens collaborateurs qui ont œuvrés pour recadrer ce dossier, ont retrouvé leur liberté d’aller et de venir à Bangui.

Pour certains hommes politiques, son mécontentement ayant entrainé le lâchement de certains secrets d’Etat lors de sa brève arrestation à l’aéroport de Bangui peu de temps après sa passation de service, aurait largement contribué à souhaiter bye bye au ce fameux audit de la transition.

Après la brève prise du pouvoir chaotique de la Séléka entre mars et décembre 2013, Madame Catherine Samba-Panza, ancienne Maire de la ville de Bangui sous le tombeur de Bozizé, Michel Djotodia , avait désignée par le Conseil National de Transition (CNT) comme Présidente de la transition en janvier 2014. Durant cette période de la transition jusqu’aux dernières élections de 2016, elle avait réussi à transformer la RCA à son champ personnel de cola où toutes les recettes de l’Etat étaient sous le contrôle total de sa famille. Ce qui a entraîné de fait leur enrichissement à seulement deux ans du pouvoir. Considérée comme la femme la plus riche de Centrafrique, Maman Cathé, surnom qu’elle s’est fait attribué, détient encore tous les attributs d’un Chef de l’Etat chez elle : Service sécuritaire et protocolaire, Service de la Communication et bien d’autres qu’elle paye. Vive les longues mains !

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Centrafrique : la ville de Berberati après la crise militaro-politique.

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Centrafrique : la ville de Berberati après la crise militaro-politique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1114.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les autorités deux la ville de Berberati en Centrafrique. Copyright2016CNCEricNgaba.
Les autorités deux la ville de Berberati en Centrafrique. Copyright2016CNCEricNgaba.

Bangui 20 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La ville de Berberati, localité située à l’ouest de Centrafrique dans la région de Mamberé Kadéî, a renoué avec son ambiance de la ville flamboyante. Les activités administratives, commerciales ont résolument repris sur fond de stabilité grâce au travail remarquable des forces de sécurité intérieure et de bataillon congolais de la Minusca dans la région. L’ambiance de la ville est marquée par le climat de la cohésion sociale entre les communautés, et la relance des activités minières comme activités principales de la population locale ont permis.
A la suite des évènements malheureux ayant fragilisé la République Centrafricaine, certaines régions du pays se relèvent depuis le retour à l’ordre constitutionnel. La ville de Berberati a retenu son souffle après les moments de trouble survenus dans le pays. L’autorité de l’Etat en place, la cohésion sociale et l’appui considérable de la Minusca ont permis le climat de stabilité dans la région. Cette stabilité détermine la ferme volonté des populations de la région de Mamberé-Kadéî à mettre fin aux violences ayant déchiré le tissu social et endeuillé plusieurs foyers.
« Je puis vous affirmer que la ville de Berberati est une ville de paix grâce à une franche collaboration entre les acteurs étatiques, les notables et la Minusca nous a fortement appuyé dans divers domaines. La Minusca nous a aidé à mettre la main sur les fauteurs de troubles car la ville de Berberati comme vous le savez dans son histoire, est une ville de non-violence mais qui a malheureusement connu un moment de violence durant la crise dans le pays. Vous voyez aujourd’hui qu’il y a la stabilité, le vivre ensemble et la reprise des activités économiques à Berberati, ce qui témoigne la ferme volonté des filles et fils de la région à enclencher le processus du développement», a témoigné Roger Bandiba, Chef de la délégation de la ville de Berberati.
Aujourd’hui, Berberati fait une exception d’où son appellation de zone verte. Elle est considérée comme un modèle des villes de paix en République centrafricaine. C’est un indice qui a convaincu le Processus de Kimberley afin de déclarer Berberati la zone conforme à l’exploitation de diamants bruts.
Les activités minières, principales activités quotidiennes de la population, vont bon train suite à la levée partielle de sanction sur le diamant centrafricain par la décision du Processus de Kimberley dont la ville de Berberati a été la première zone minière déclarée zone conforme à l’exploitation de diamant.
L’autorité de l’Etat, une réalité à Berberati
Le processus de l’extension de l’autorité de l’Etat centrafricain après la crise est un franc succès dans la préfecture de la Mamberé-Kadeî. Les acteurs étatiques sont en leur poste de travail et remplissent leur mission régalienne. Grâce à l’appui de la Minusca qui a réhabilité les bâtiments administratifs dans le cadre de ses projets à impact rapide, les autorités civiles et militaires déployées par le gouvernement rassurent la présence de l’Etat dans la région en dépit de moyens limités.

Des infrastructures administratives dont la sous-préfecture, le commissariat de police et la maison d’arrêt de Berberati en état de délabrement avancé, ont été réhabilitées et remiss jeudes aux autorités de la préfecture de la Mambéré-Kadéï. En tout, huit projets ont été réalisés notamment la réhabilitation des bâtiments de la sous-préfecture, de la mairie, du commissariat de police et de la maison d’arrêt ainsi que la construction de 30 kiosques dans les deux grands marchés de ville dont le Marché central et Marché de Poto-poto.

Par ailleurs, les projets ont permis la construction de la paillote de l’Organisation des Femmes Centrafricaines de la Mambéré-Kadei ainsi que des latrines modernes dans la mairie, le Lycée Barthelemy Boganda et les deux grands marchés de Berberati. Aujourd’hui à Berberati, la population est confrontée aux difficultés routières. Toutes les infrastructures sont en état de dégradation, ce qui ne favorise pas la libre circulation et l’acheminement des produits commerciaux dans la région.

Centrafrique : Jean Francis Bozizé touchera bientôt près de 40 millions de FCFA de l’Etat Centrafricain.

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Centrafrique : Jean Francis Bozizé touchera bientôt près de 40 millions de FCFA de l’Etat Centrafricain.

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Bangui, le 19 décembre 2016. 14:11′.

Depuis son retour organisé par le Chef de l’Etat à Bangui en août dernier, suivi de sa brève et simulacre arrestation par la Minusca, le fils ainé du général en fuite et l’ancien président de la République le Général François Bozizé, le colonel Jean Francis Bozizé n’a jamais cessé d’intimider le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA. Son mécontentement après son arrestation par la Minusca, sa présence signalée à Bossangoa à la tête d’une importante troupe des Balaka en formation militaire, puis la pression psychologique de son père sur le président Faustin Archange TOUADÉRA, ce dernier n’aurait plus le choix que de faire la paix et normaliser sa relation avec la famille Bozizé. La réintégration du colonel Francis Bozizé dans le corps des officiers supérieurs des FACA suivi de l’appel au dialogue inter centrafricain par son père François Bozizé montre à quel point les relations entre la famille Bozizé et le président TOUADÉRA tentent depuis quelques semaines à reprendre sa forme initiale. Mais avec quel prix pour le peuple centrafricain ?

Si le fils aîné de l’ancien président François Bozizé, le Colonel Francis Bozizé, a été réintégré dans les Forces Armées Centrafricaines par le président Faustin Archange TOUADÉRA, beaucoup ignore que cette décision politique, concrétisée par un décret présidentiel signé par la Tortue, a un effet rétroactif. C’est à dire que Jean Francis Bozizé, colonel de son état et ancien ministre de la défense va être rétabli dans tous ses droits et avantages depuis le jour qu’il a pris fuite avec son papa et radié du contrôle de l’armée pour désertion en avril 2013.

D’après nos informations, Jean Francis Bozizé qui fût l’ancien ministre de la défense et à ce titre avait autant d’indemnités liées à sa responsabilité, gardera toutes ces indemnités jusqu’à la date de signature du décret. Ainsi, ces droits et avantages couteront au Trésor public plus de 38 millions de FCFA équivalant de 31 mois de salaires bien bloc pour un colonel responsabilisé.

Une rémunération qui ouvre une boite à pandore

Cet important remboursement non sans décision de justice soulève déjà à Bangui une polémique sans précédente, obligeant le conseil du prévenu Jean Francis Bozizé a monté au créneau.

Selon certains analystes, Jean Francis Bozizé est encore sous sanction bien que mis en liberté provisoire après son arrestation en août dernier à Bangui en vertu d’un mandat d’arrêt international décerné contre lui, son papa et plusieurs autres chefs rebelles pour crime. Ses avoirs gelés sur toute la planète Terre, il ne doit en aucun cas, être ravitaillé financièrement par aucun Etat.

Cette grâce, loin d’être une grâce présidentielle juridiquement parlant, ouvre une autre boite à pandore dans le pays. Pour certains centrafricains, ce geste s’apparente à une rémunération d’un service rendu. Lequel ? Pour d’autres, une rémunération de ses nombreux crimes contre l’humanité sur les paisibles citoyens centrafricains.

« Francis est récompensé de son engagement à soutenir le Chef de l’Etat à travers ses anti-balaka » répondaient certains étudiants à CNC.

Ce pardon rémunéré donnerait des occasions, sans doute, aux autres Chefs de guerre, notamment ses frères d’arme de la séléka, à exiger, eux aussi avant de déposer les armes, cette même faveur. « Une centaine de mes frères d’armes de l’ethnie du nord dans la séléka sont radiés du contrôle de l’armé » a renchéri, sous couvert de l’anonymat, un maréchal de logis chef contacté par CNC, contraint de fuir la capital en raison de son ethnie et qui vit depuis 2014 à Bria.

Pourquoi une telle faveur à l’égard du fils aîné de François Bozizé et les autres ?

Difficile de répondre à une telle interrogation. Mais ce qui est sûr, Faustin Archange TOUADÉRA encore 2ème Vice-président du parti KNK, n’a rien désappris de ce qu’il a mémorisé comme doctrine à l’école boziziste,

Le père fondateur de cette école, François Bozizé, a fait de ses enfants et neveux Jean Francis BOZIZE ; Papy BOZIZE ; Sylvain NDOUTINGAÏ ; Olivier KOUDEMON et bien d’autres proches parents des officiers supérieurs dans l’armée nationale au détriment de ceux enrôlés dans la rébellion en même temps qu’eux en 2002 comme  Al KATIM, Ali DARASS Tome HUSSEIN, Mahamat TAHER. Ces derniers sont restés caporaux durant tout son règne et c’est ce qui les a poussés à reprendre le maquis pour chasser François Bozizé du pouvoir afin de devenir des généraux.

Faustin Archange TOUADÉRA, devenu Chef de l’Etat ne fait qu’appliquer cette doctrine. Plusieurs de ses proches, comme à l’école boziziste, forment des cellules pour filtrer les noms proposés aux postes de responsabilité.

Selon d’autres informations à notre possession, le Chef de bataillant de la Gendarmerie, un autre fils de Bozizé, Aimé Papy Bozizé, actuellement à Kinshasa en RDC, s’apprête à rentrer au pays via le fleuve Oubangui pour porter son grade du Lieutenant-Colonel dans les prochains jours.

A quel jeu joue actuellement la Tortue avec ce pays ? C’est la folie des milliards promis par les Bailleurs ? En tout cas le gaspillage commence bien pour ces milliards promis.

Le Colonel Jean Francis Bozizé, plusieurs fois nommé Ministre Délégué à La Défense de son père François Bozizé entre 2003-2012, a été radié du rang des Officier de l’armée Centrafricaine après que la Séléka a chassé son père François Bozizé en mars 2013. Apres un bref séjour dans son pays la France dont il a la nationalité et le gel de ses avoirs dans ce pays, il s’est envolé dans des pays africain en quête de moyen de vivres. Il est l’un des fondateurs de la milice la milice Anti-Balaka et son principal bailleur. Vues les atrocités commises par cette milice sur la population civile, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies avait décidé en 2014 de le sanctionner avec son père François Bozizé et autres personnes. Contraint de retourné en Centrafrique au mois d’août dernier afin d’échapper à la justice internationale le moment venu, il n’a jamais cessé d’inquiéter le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA par ses multiples visites aux anti-balaka D’où peut-être cette faveur incompréhensible et choquante pour le peuple Centrafricain, victime de ses crimes.

Copyright CNC@2016.

 

Centrafrique : le KNK insiste toujours sur la tenue d’un dialogue politique inclusif.

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Centrafrique : le KNK insiste toujours sur la tenue d’un dialogue politique inclusif.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1120.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les militants du parti  Kwa na Kwa (KNK) lors du Défilé du 1 décembre 2016. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC2016.
Les militants du parti Kwa na Kwa (KNK) lors du Défilé du 1 décembre 2016. Photo: Éric Ngaba. CopyrightCNC2016.

Bangui 18 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La République Centrafricaine continue de faire face aux défis sécuritaire et humanitaire en dépit des efforts consentis par les autorités et les partenaires en faveur de la paix et la cohésion sociale. Les groupes armés continuent de créer l’insécurité dans le pays malgré les engagements pris pour le processus du DDRR comme condition sine quoi none au retour de la stabilité du pays. Les deux ex présidents centrafricains François Bozizé et son tombeur de pouvoir Michel Djotodia manifestent leur désire de retourner au bercail. A cet effet, le parti Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien président François Bozizé, insiste sur la tenue d’un dialogue politique inclusif inter-centrafricain pour ramener la paix définitive dans le pays à travers le retour du Général Bozizé et de Michel Djotodia au pays.
Lors d’une conférence de presse tenue à son domicile à Bangui le mercredi 14 décembre dernier, le Secrétaire Général du parti KNK Bertin Béa réitère les vœux du parti à la tenue d’un dialogue politique inclusif inter-centrafricain. Pour le KNK de François Bozizé, le retour à la paix définitive dans le pays implique la participation de tous les Centrafricains sans exclusif. De l’avis de ce parti qui a perdu le pouvoir en mars 2013 par le coup de force de la coalition seleka, la mise à l’écart de son patron François Bozizé dans le processus de la paix en Centrafrique qui a faussé toutes les données.

Le parti KNK estime pour sa part qu’il y un injuste acharnement à l’endroit de certains acteurs de premier plan dans la résolution de la crise centrafricaine au rang desquels figure son patron le général d’Armée François Bozizé Yangouvnda, ancien président de la République Centrafricaine. Cet acharnement consacre de manière non dissimulée la politique de 2 poids 2 mesures menées à l’encontre de certains fils du pays depuis plus de 3 ans où le parti s’est écroulé. A cet effet, il faut, d’après le parti travailliste KNK, un dialogue politique inclusif inter-centrafricain dont la participation du Général Bozizé et de son tombeur de pouvoir Michel Djotodia.

Cette position est, sans doute, l’expression des travaillistes de vouloir faire rentrer les deux protagonistes au bercail afin de peser de leurs poids à la restauration de la paix dans le pays. L’opinion nationale et internationale a toujours pointé le doigt accusateur François Bozizé et Michel Djotodia d’être derrière la pérennisation de la crise dans le pays vue leur appartenance aux antibalaka et selka de part et d’autre.

« C’est pourquoi, fort de ce qui précède et considérant le risque de bégaiement de l’histoire en République Centrafricaine et d’embrasement de la situation au détriment des populations civiles déjà lourdement impactées, le Kwa Na Kwa et son président Fondateur, le général d’Armée François Bozizé Yangouvonda réitèrent l’absolue nécessité de la tenue d’un dialogue véritablement inclusif devant nous amener poser les bases de la réconciliation sincère entre les centrafricains, gage d’un retour définitif de la paix dans notre pays », lit-on dans le mémorandum signé François Bozizé, président fondateur du parti KNK.

Pour les leaders du KNK, seul le dialogue inclusif entre tous les vrais Centrafricains est gage du retour définitif de la paix dans notre pays. Toutefois, souligne le mémorandum, le KNK, réitéré son entière disponibilité à œuvrer sans relâche jusqu’à ce que la paix et la réconciliation véritables soient effectives en Centrafrique.

« C’est en effaçant, dans notre effort commun, tous les obstacles qui peuvent nous empêcher d’atteindre cet objectif noble qui est de vivre ensemble dans nos diversités que nous retrouverons la fraternité sincère, dans la paix, comme cela l’a été avant les événements douloureux et regrettables cités plus haut » conclue le mémorandum.

Depuis le 10 décembre 2012 et le lancement de l’offensive de la coalition Séléka ayant à l’éviction du Général Bozizé au pouvoir le 24 mars 2013, le parti travailliste KNK s’est effondré et tient toujours au retour de son président fondateur. L’exclusion de Bozizé dans le processus politique du pays est mal gobée par le KNK. Le parti avait suspendu sa participation au Forum national de Bangui tenu du 4 au 11 mai 2015, se justifiant la non présence de Bozizé.

Tout porte à croire que le KNK s’inscrit dans une posture, François Bozizé ou rien. « On ne doit pas laisser de côté certains fils du pays. Que ça soit Bozizé ou Djotodia, tout le monde doit revenir au pays. Pendant qu’on continue de se quereller, nos richesses sont volées et transportées dans les pays voisins. Il est temps de se mettre au tour de la table pour se parler », a martelé le Secrétaire Général de KNK, Bertin Béa aux journalistes lors de cette conférence de presse.

Selon le KNK, le risque de conflits en République Centrafricaine et d’embrasement de la situation au détriment des populations civiles déjà lourdement impactées, pourra affecter toute la sous-région d’Afrique centrale déjà très fragile et en proie à l’incertitude à cause de la menace que constitue la secte Boko Haram.

En rappel, les deux ex présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia sont sous sanction du Conseil de Sécurité des Nations Unies avec interdiction de voyager et gel des avoirs pour leur implication dans la crise en République Centrafricaine.

Centrafrique: « Il est temps de sortir de nos moments de détresse pour un présent et un lendemain meilleur » dixit le Cardinal Nzapalainga.

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Centrafrique: « Il est temps de sortir de nos moments de détresse pour un présent et un lendemain meilleur » dixit le Cardinal Nzapalainga.

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Le Cardinal Nzapalainga. Photo: Eric Ngaba. CopyrightCNC2016

Bangui 16 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.

Le cardinal centrafricain Dieudonné Nzapalainga appelle le peuple centrafricain à sortir des moments de détresse et de pleur. Un appel lancé lors de sa première messe d’action de grâce célébrée le 11 décembre 2016 au stade complexe 20 milles places à Bangui en présence du président de la République, du président de l’Assemblée nationale et du premier ministre ainsi que les membres du gouvernement.

Le cardinal Nzapalainga estime que le peuple centrafricain a beaucoup souffert et continue à se faire du mal. Trop de sang coule encore, les dégâts sont énormes d’après lui. Et pourtant, a-t-il rappelé, l’histoire enseigne qu’en Afrique centrale, la République Centrafricaine était parmi les tous premiers pays à avoir, la télévision et l’université. La capitale du pays, s’appelait Bangui la Coquette, un pays hospitalier, la Suisse africaine.

Il a martelé que le président fondateur Barthélémy Boganda, le père de la nation centrafricaine, a pourtant tracé le chemin de l’Unité, de la Dignité et du Travail pour la grandeur de la République centrafricaine. De son avis, le pays regorge d’énormes ressources qui sont objet de convoitise. Le cardinal renchérit que la mauvaise gouvernance, la pauvreté, le tribalisme, le népotisme, la corruption et bien d’autres maux qui gangrènent la société centrafricaine sont sources de malheur qui frappe les Centrafricains.

« Après 58 ans de la proclamation de la République où en sommes-nous ? Comment Imaginez-vous que jusqu’aujourd’hui, beaucoup de fonctionnaires de l’Etat habitent encore dans des maisons coloniales ? Il n’est pas ici question de pointer le doigt accusateur vers l’autre. Je veux ici au nom du peuple centrafricain, demander pardon à Dieu. Pardon pour les jeunes qui n’ont connu que coup d’état, les mutineries et les rebellions. Peuple de Centrafrique, Dieu ne nous a pas abandonné. Il continue d’accomplir des merveilles à nos yeux » s’interroge Dieudonné Nzapalinga.

Le tout jeune des cardinaux nommés par le Pape François en novembre 2016 pense que le temps de salut du peuple centrafricain est arrivé car Dieu continue de faire grâce à République Centrafricaine. « L’heure de notre libération a sonné. Il est temps de sortir de nos moments de détresse, de pleurs, de malheurs, pour un présent et un lendemain meilleur. Il est temps d’avoir des yeux qui voient et des oreilles qui entendent. Le Seigneur a posé son regard miséricordieux sur nous et nous a sorti de notre gouffre », a-t-il affirmé en ajoutant que « durant l’année sainte de la miséricorde, le Seigneur a fait grâce à notre région, à l’Afrique centrale, à notre Eglise de Centrafrique, en lui donnant un Cardina ».

Par ailleurs, il a demandé aux Centrafricains de cesser aux violences qui divisent et continuent d’endeuiller les familles. Pour lui, il faut le dialogue, la justice et la réconciliation pour reconstruire le pays.

«Chers frères et sœurs, vous tous hommes et femmes de bonnes volontés, enterrons nos haches de guerre, eu nom de la paix en Centrafrique. Il est temps de faire de la bonne politique. Tirons les leçons du passé. Promouvons le dialogue, la justice, la réconciliation. Le monde nous regarde. On sauvera le Centrafrique ensemble, étant uni. La division est une œuvre du diable », a-t-il insisté.
Mais qu’est-ce que qu’un Cardinal, et quelles sont ses fonctions ?

Pour la promotion au cardinalat, le Pape choisit librement, ceux qui sont constitués, au moins dans l’ordre du presbytérat, même si de manière habituelle, il crée Cardinaux, ceux qui sont déjà Evêque. Et donc, il s’agit d’un choix absolument libre du Pontife Romain. Les Cardinaux, à travers leurs fonctions, apportent leur aide au Pape. Ils sont tenus par l’obligation de coopérer étroitement avec le Saint Père.

Ceux qui sont Evêques diocésains ; c’est-à-dire, qui ne travaillent pas dans les dicastères de la curie romaine, mais ont le charge d’un diocèse, se rendront à Rome chaque fois qu’ils sont convoqués par le Père. Le Saint Père peut aussi demander à un Cardinal de le représenter dans une messe solennelle ou dans une assemblée comme son alter ego. Enfin, à la mort du Pape, les Cardinaux qui ont l’âge canoniquement requis, entrent en conclave pour élire un nouveau Pape.

« La tâche est lourde. Je me confie humblement à vos prières. Lors de mon récent retour à Bangui, je me suis recueilli en prière devant le monument Boganda. Cet illustre et digne fils de la nation, fut le premier prêtre centrafricain. Il a donné sa vie », s’est-t-il confié.

RCA: LA COUR PÉNALE SPÉCIALE CENTRAFRICAINE, MODE D’EMPLOI.

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RCA: LA COUR PÉNALE SPÉCIALE CENTRAFRICAINE, MODE D’EMPLOI.

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Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

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Bangui, le 19 décembre 2016. 08:11′.
Par: Bernard Solembi-Doudou.

Après la conférence de la Baule en France et le vent des démocraties en Afrique, LA République centrafricaine a organisé les premières élections démocratiques, libres et transparentes. Cette ascension à la démocratie est suivie de cycle de violences nées de multiples mutineries, de tentatives de coups d’Etat avec de représailles sanglantes et in fine l’accession à la magistrature suprême par la voie des armes de la coalition de la rébellion qui a plongé le pays dans les ténèbres. Des destructions systématiques des biens publics et privés ont été enregistrées, des viols, des meurtres, des traitements dégradants et inhumains, des coups, blessures et même des actes qui s’apparentent à un génocide. Ainsi, dans le cadre de la lutte contre l’impunité, la réconciliation nationale et la justice sociale, une cour pénale spéciale centrafricaine a été créée par la loi organique du 03 juin 2015. C’est la première fois en Afrique que les autorités nationales créent une structure de ce genre pour juger des crimes internationaux commis sur leur propre territoire. Cette cour a vocation ou compétence de juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les crimes de génocide. En clair, elle va enquêter, instruire, juger les infractions graves du droit international humanitaire et de violation des droits de l’homme. Cette cour fait partie intégrante des institutions du droit positif centrafricain, elle appliquera le code pénal et le code de procédure pénale centrafricain. Elle a pour objectif de réparer les préjudices subis par les victimes, d’apaiser le cœur des victimes, de restituer la dignité humaine, le rétablissement de la paix, la restitution de la vérité, la cohésion sociale, elle permet aux victimes de tourner la page et de faire leur deuil. Elle n’a pas vocation à dessaisir les tribunaux nationaux déjà saisis sur certaines affaires mais simplement pour les compléter. Cette noble institution judiciaire est financée par le concours des États-Unis et de la communauté internationale. En ce qui concerne la durée, LA cour pénale spéciale est mise en place pour une période de cinq ans renouvelable. Mais renouvelable combien de fois ? Le texte qui l’a institué est muet sur le nombre de renouvellement. S’agissant de la période couverte par la cour, la loi portant création de la cour spéciale a retenu une fourchette allant de 2003 à nos jours. Mais pourquoi seulement à partir de 2003 ? Pourquoi pas avant ? S’agit-il d’un règlement de compte par voie légale ? Cela concerne t-il des personnalités pré-identifiées ? Dans l’affirmative, cette situation enlève le caractère impersonnel que doit revêtir toute loi. Qu’en est-il de l’incursion des troupes incontrôlées de Mbemba ? Nous vous rappelons en effet que la période d’avant 2003 est couverte par la loi d’amnistie de 2008. L’amnistie est un acte politique qui a une valeur juridique considérable. Par définition, l’amnistie est un pardon légal. L’amnistie prononcée par le parlement sous forme de loi n’efface pas les faits matériels et leurs conséquences civiles mais éteint l’action publique et efface la peine prononcée. C’est une mesure d’ordre collectif qui concerne une certaine catégorie de personnes. Il est alors important de distinguer l’amnistie de la grâce car le premier est prononcé par voie législative tandis que le second est pris par le President de la République au bénéfice d’un condamné désigné individuellement ou collectivement. S’agissant de la composition, la cour pénale spéciale centrafricaine est composée des juges nationaux et internationaux. Il en sera de même pour les avocats. Ainsi, il y aura un procureur qui sera un international et un President qui sera un juge centrafricain, des greffiers…bref les mêmes structures que les tribunaux traditionnels. Ce tribunal temporaire, mixte et hybride aura sa propre police bien formée, son parquet et de tous les degrés de juridiction jusqu’en appel. C’est dans cette optique que le garde des sceaux a lancé un appel à candidature pour recruter les membres de cette prestigieuse cour. Connaissant le fonctionnement de la machine administrative centrafricaine et surtout dans le domaine de recrutement, qui va choisir équitablement les membres de cette cour ? Peut-on parler de transparence dans le mode de recrutement ? Les dés ne sont-ils pas pipés ? Qu’en est-il des juges qui ont déjà travaillé en coulisse sur les dossiers préparatoires de la cour ? Il faut noter que la cohabitation des juges nationaux et internationaux nous permettra de jauger l’école nationale de la magistrature centrafricaine ainsi que la capacité et l’aptitude de nos juges. Dans le cadre de la coopération, la cour pénale spéciale va collaborer avec la cour pénale internationale sur tous les dossiers. En cas de télescopage ou de concurrence entre la cour pénale spéciale et la cour pénale internationale sur le même dossier, la priorité sera donnée à la cour pénale internationale contrairement au principe de complémentarité prévu par les statuts de Rome qui donne la priorité aux juridictions nationales. Alors, quel est le mode de saisine de la cour ? La cour est saisi par la victime soit par plainte ou dénonciation, soit par constitution de partie civile au procès pénal. L’Etat et le parquet peuvent aussi déclencher l’action publique. Les demandeurs ou plaignants sont exonérés des frais de justice et des frais d’avocats. Ces frais sont pris en charge par le budget de financement de la dite cour. Nous allons maintenant aborder l’épineuse question de la victime. Qui est victime et qui ne l’est pas ? La victime par définition est toute personne qui s’estime léser, qui a subi un préjudice. La victime doit avoir la capacité d’ester en justice et avoir un intérêt pour agir. Les mineurs seront représentés par leurs représentants légaux. Nous estimons que tous les centrafricains ont subi d’une manière ou d’une autre un préjudice moral. Alors, comment les juges vont s’y prendre ? La charge de la preuve incombant toujours au demandeur, certaines victimes auront des difficultés à prouver leur préjudice. Ce phénomène sera une porte ouverte aux fausses victimes. Certaines catégories de victimes auront peur de se manifester d’où la problématique de la sécurité des victimes et des témoins. Quelles en seront les garanties de sécurité ? Pour finir et en guise de recommandations, nous demandons au pouvoir de faire un choix stratégique favorable à la sécurité en ce qui concerne le choix du siège de la cour. Au besoin, le garde des sceaux peut décider de la rénovation des anciens bâtiments administratifs. Parallèlement, nous soulignons le problème de la capacité d’accueil et d’entretien des maisons carcérales. Ces dernières doivent s’adapter aux normes internationales et surtout entretenu dans le strict respect des droits des détenus. La réussite des travaux de cette cour pénale spéciale centrafricaine édifiera et servira de cas d’école pour les autres États africain. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 17 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.

Centrafrique: FACE À CETTE CRISE L’ÉTAT ET MÊME LES ÉGLISES, LES MOSQUÉES ONT ÉCHOUÉ.

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Centrafrique: FACE À CETTE CRISE L’ÉTAT ET MÊME LES ÉGLISES, LES MOSQUÉES ONT ÉCHOUÉ.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/ENZA-ROBERT-lUSD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ENZA ROBERT lUSD-COMODE
Bangui, le 19 décembre 2016. 11:55′.
Par: Robert Enza. CNC.

Quel est donc ce pays qui depuis 50 ans, l’État n’arrive pas à marquer son territoire, et tout ce qui préside à sa destinée est aléatoire, éphémère et superflus ; un État caricatural, un refus d’auto-détermination en soi-même.
Les évènements qui ont caractérisé cette crise et qui n’en finissent pas, nous interroge. Pourquoi notre société n’a pas trouvé des ressources internes pour atténuer en grande partie le choc de la crise. Quand un mauvais vent comme celui-là qui a frappé notre pays, c’est de l’intérieur que la société devrait retrouver ses forces, pour s’organiser et résister.

Malheureusement, notre société n’a pas trouvé de forces centripètes. Elle est restée stéréotypée et pétrifiée. Mais d’où vient cette faiblesse qui a permis à cette tempête meurtrière de s’abattre sur le pays dont les eaux ont inondé le paysage et provoqué des immondices plus hautes que la colline de Bas-Oubangui, qu’il sera bien difficile de les nettoyer à fond.

Nous avions cru que la culture occidentale allait nous sauver de notre indigénat ; c’était une illusion ; elle n’a pas apporté de nouvelles valeurs morales, elle a déraciné notre société fixée sur nos traditions très influentes, gardiennes de la cohésion sociale et d’accueil de l’étranger ; en un mot le sens de l’humain.
Les gardiens de la société, c’étaient les Chefs traditionnels et leurs condisciples qui avaient de vrais pouvoirs sur la société traditionnelle, un gouvernement social établi sans contrainte mais sur la base de la morale. Rien ne se passait dans la société sans leur regard.

Aujourd’hui le rôle de gardien de la société est joué par l’État, les églises et les mosquées. Les actions de l’Église, de la mosquée et de l’État nous ont influencé, certes, mais sans grands rapports moraux ; leurs actions sont restées, sommes toutes, insuffisantes et peu pénétrantes ; à l’église comme à la mosquée, les rites répétés par les adeptes, ils ne se les appliquent pas. Les églises et les mosquées paraissent être des lieux de rencontres joyeuses que de pratique de la foi véritable avec ses principes doctrinaires. Dire qu’on est chrétien ou musulman, c’est juste une couleur, c’est comme le cheval blanc, or ce qui dénote de la couleur ne dénote pas de la forme, le cheval blanc peut ne être pas un cheval blanc, il peut être un cheval noir.

L’église et la mosquée, elles ont la mission sociale, assurer la paix sociale entre les Hommes, le sens de l’humain. Mais comment, en est-on arrivé à plonger dans ce désastre inhumain où plus de 7 000 personnes, des innocentes pour la plupart ont perdu leur vie dans une atrocité inouïe et que les églises et les mosquées n’ont pas pu voir venir ce drame.
Et dire que ce sont des croyants qui s’entretuent, sans aucune cause de rivalité religieuse, c’est hallucinant. Les églises et les mosquées sont faibles, surtout quand des individus armés utilisent le nom de leur ministère pour agir à leurs propres comptes ; et à tord on a accusé cette crise, de crise inter-communauté religieuse et aussi c’est à tord quand on dit que la population représente 90% de chrétiens et 10% d’islamisés, c’est faux. En réalité, il y a 80% d’athées, 15% de chrétiens et 5% d’islamisés.
Et en temps normal 95% des centrafricains confondus, poussés par le désarroi social et à la recherche du réconfort social dans les religions vivent entre l’athéisme et la religion sans aucune véritable conviction spirituelle. De ce que nous constatons, l’action de l’église et de la mosquée doit porter plus dans la pénétration spirituelle.

En effet, nos rites et nos traditions étaient des lois qui contraignent, éduquent et corrigent les comportements ; malheureusement nos Doyens traditionnels qui avaient le devoir de les enseigner, ont disparus de notre société, que les églises, les mosquées et l’État n’arrivent pas à les suppléer.

L’église nous a éconduit à détruire les totems et abandonner les rites. Or ces choses là étaient d’une grande importance dans notre société traditionnelle. L’ensemble des rites et de ces pratiques ressemblerait aujourd’hui à ce que nous appelions la constitution.

Ceux qui enseignaient et faisant répéter les rites de la tradition, détenaient un réel pouvoir sur la société et étaient considérés comme des maîtres, des Chefs. Ils étaient respectés et écoutés. Ils vivent dans la société et leurs comportements étaient irréprochables car ils sont des exemples et des modèles à suivre. Ils sont le symbole même de la valeur.

A plus de 50 ans en arrière, il n’ y avait ni vols, ni viols, ni violences, ni corruption ; les gens agissaient avec honnêteté et responsabilité, c’est grâce aux enseignements traditionnels.
Ce qu’on a appris des parents constitue notre culture. Ce qu’on a appris de l’église, de la mosquée et de l’école est nécessaire pour notre développement social.

Et l’église a introduit l’argent comme monnaie de culte, objet d’offrande en lieu et place des vivres alimentaires qu’on offrait et déposait aux pieds de nos totems représentant Dieu. La demande de l’argent est très expansive dans l’église, qu’il a ainsi créé le matérialisme et l’individualisme, nouveau comportement tourné vers l’extérieur et à l’intérêt personnel.

Les enseignements venant de nos parents, de nos ancêtres paraissent être les nôtres. Si nous connaissons et que nous les suivons fidèlement, alors nos sentiments retrouvent la paix. Si nous répétons les rites comme ce que dit le doyen qui les détient, nos connaissances égalent les siennes.
Les rites et les enseignements sont ceux par quoi, on se corrige. Ils évoquent des règles de conduites sociales.
Celui qui ne respecte pas les rites de la tradition se voit viré de la société. Et par contre celui détient les rites ancestraux est considéré comme celui qui détient les valeurs de la société.

Donc l’église et la mosquée doivent faire une revisite de leur rôle et apporter plus de valeurs morales et d’éducation dans notre société. De part leur rôle, elles sont à la base de notre société matérialiste actuelle.
L’État est le principal fossoyeur, naufrageur de notre société. Les villages et les quartiers, là où doit commencer la gestion sociale, les gestionnaires communautaires sont sans pouvoirs. Ils sont de simples piquets délimitant les agglomérations d’habitations.
Comment peuvent-ils agir en amont, avant que l’État n’intervienne. Comment peuvent-ils avoir les pouvoirs que jadis avaient les Chefs traditionnels.
Il faut renforcer leurs capacités et leur donner plus de pouvoirs dès au départ. Leur rôle serait plutôt préventif que curatif absolument.

Notre population à 80% est à dominante rurale et vit dans l’illettrisme ; dans ce cas les Chefs de villages ont un rôle clé à jouer. Il faut repartir à la base pour reconstruire notre société sur des bases plus solides où des pouvoirs seront reconnus aux gestionnaires communautaires. Et derrière, un État fort qui rassure et qui assume ses responsabilités.

Nous plaidons pour une stratification et une ramification sociale à la base dont seront responsables les gestionnaires communautaires appelés Chefs de groupes avec des pouvoirs réels. La gestion sociale doit commencer par le bas et non par le haut vers le bas, cette dernière méthode a échoué.

Ce que nous disons ici doit faire penser à la nouvelle société née des cendres de cette crise et d’avoir une vision d’organisation la plus dynamique possible afin de bâtir une société plus humaine basée sur l’obligation des droits et des devoirs, et les administrations la charge d’assurer la sécurité et la protection à tous.
Robert ENZA

Centrafrique : Assemblée Nationale, les députés s’impatientent de la promesse de Abdoul Karim MECKASSOUA.

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Centrafrique : Assemblée Nationale, les députés s’impatientent de la promesse de leurs 140 Pick-Up.

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Bangui, le 16 décembre 2016. 12:44′.

Lors de la campagne électorale pour le Perchoir de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, actuel président de l’Assemblée Nationale, avait promis pour chaque député, s’il est élu bien sûr, un Pick-Up 4×4 tout neuf au nom de l’Assemblée Nationale, et ce, avant la fin de l’année 2016. Où en est-on avec cette promesse électorale de grande envergure ?

Cette promesse inédite du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, réitérée plusieurs fois dans son discours d’investiture au perchoir au mois de mai dernier, sonne aujourd’hui comme l’une des plus grandes promesses fallacieuses des dix dernières années en Afrique. Selon son initiateur, chaque député devrait avoir avant la fin de l’année 2016, son propre véhicule 4×4. Sur 140 députés, le total fait en tout 140 véhicules Tout-Terrains pour l’ensemble des nouveaux élus pour un fardeau estimé à 8,5 milliards de F CFA.

Un fardeau sans tête porteuse

8,5 milliards de F CFA c’est une charge qu’l faut décharger le plus tôt que possible afin de permettre à son porteur de respirer. Mais qui est ce porteur ? Tous les contribuables ou seulement son initiateur le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA ? Difficile de répondre à cette question.

D’après nos informations, son initiateur souhaite faire porter l’ensemble du fardeau au Trésor public centrafricain. Ce qui a choqué son ami Faustin Archange TOUADERA et tous ses collaborateurs à la présidence. « Nous allons travailler pour son départ dès la fin du premier trimestre 2017 » clament certains conseillers du Chef de l’Etat.

Pour l’entourage du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, contacté par CNC, celui-ci compte solliciter l’appui financier de certains bailleurs privés et de certains de ses amis maçons. Et d’ajouter que la promesse est une dette et que le président Abdoul Karim MECKASSOUA, un homme de parole et d’honneur, saurait comment tourner la terre pour concrétiser sa promesse électorale au plus tard début de 2ème trimestre 2017.

La fin du premier trimestre 2017 s’annonce mouvementée et constituera le nouveau sens giratoire de la crise politique et institutionnelle dans le pays.

Pour les centrafricains anonymes, c’est l’image du président MECKASSOUA qui risquerait d’écorner vis-à-vis, non seulement de ses collègues députés, mais aussi de l’ensemble des Centrafricains qui suivent avec attention l’évolution de cette histoire digne d’un film comique.

Avec cette promesse, une chose est sûre, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA est désormais assis sur un fauteuil mouvant. Ceux qui l’ont fait assoir sur ce fauteuil, de la même manière, ils le feront partir de là. L’idéal serait de continuer à débourser.

Élu à une large majorité dès le Premier tour face à ses concurrents, le Députés du 3e arrondissement de Bangui l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA s’est retrouvé seul devant la réalité de ses nombreuses promesses électorales dont la concrétisation devient plus que difficile pour lui. Va-t-il vendre le pays pour équiper ses 140 collègues députés ? C’est l’une des grandes inconnues de cette promesse.

Copyright CNC@2016.

Centrafrique : Un projet de loi portant Code de Justice Militaire adopté en Conseil des Ministres.

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Centrafrique : Un projet de loi portant Code de Justice Militaire adopté en Conseil des Ministres.

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Bangui, le 15 Décembre 2016

Après divers ateliers regroupant les experts de l’EUMAM RCA, EUTM RCA et les officiers supérieurs de l’armée nationale, un nouveau projet de Code de Justice Militaire a été adopté en Conseil des Ministres et sera transmis l’an prochain, pour amendement et adoption, aux élus de la Nation.

Ce nouveau projet de Code de Justice Militaire dont CNC a pu avoir une copie, permettra de mettre hors d’état de nuire les militaires et personnes  assimilées le cas échéant, qui commettront de délits, crimes et autres bavures.

Dans ce projet de Code de Justice Militaire, un sort spécial est réservé aux militaires qui prendront la poudre d’escampette devant les ennemis.

D’après les experts et rédacteurs de ce nouveau projet de Code de Justice Militaire, une fois adopté par le Parlement, aidera à l’instauration d’une armée républicaine, moderne et forte.

Ci-dessous le communiqué de presse signés des Ministres régaliens de la République notamment le Ministre de la Défense et me Ministre de la Justice dans ce sens.

COMMUNIQUE PRESSE 1

COMMUNIQUE PRESSE 2

Copyright CNC@2016.

 

Centrafrique : la foire culturelle, d’arts contemporains et de la télécommunication s’ouvre ce vendredi avec des spectacles.

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Centrafrique : la foire culturelle, d’arts contemporains et de la télécommunication s’ouvre ce vendredi avec des spectacles.

 

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Bangui 13 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

Ce vendredi 16 décembre 2016 à Bangui, sera une soirée de haut niveau à la Foire culturelle, d’arts contemporains et de télécommunication (FOCACTE). L’ouverture de la FOCACTE, plusieurs manifestations culturelles y sont prévues. Des artistes de la capitale passeront au tour de rôle sur la scène pour agrémenter la soirée.

Losseba Ngoutiwa et son orchestre Sapeke Maison Mère sera de la partie. Par ailleurs, l’orchestre Zokela Hity Ma Ity, Goevanni, et la troupe théâtrale Linga Théâtre feront de part et d’autres leur show au public attendu.

Située en face de la tribune du défilé sur l’avenue des martyrs dans la concession de l’ambassade du Nigeria à Bangui, la Foire réserve au public banguissois des surprises avec des spectacles artistiques et culturels ce vendredi.

Centrafrique: près de 24 ONG nationales et internationales réaffirment leur engagement à soutenir la RCA.

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Centrafrique: près de 24 ONG nationales et internationales réaffirment leur engagement à soutenir la RCA.

 

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Les enfants déplacés à Bangui.

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Les ONG ont réaffirmé leur engagement à soutenir le relèvement de la RCA, lors de la Journée des ONG, célébrée le 13 décembre 2016 au Palais des sports.

Bangui, le 14 décembre 2016 – Le Comité de Coordination des ONG internationales (CCO)[i]en RCA, et des ONG nationales ont célébré la Journée des ONG, le 13 décembre 2016 au Palais des Sports, sous le thème « ONG, avec vous pour le relèvement de la RCA ».

C’est à travers des expositions sur leurs réalisations que près de 24 ONG nationales et internationales ont voulu montrer aux visiteurs, leur engagement pour le relèvement de la RCA. La cérémonie d’ouverture de cette Journée a été marquée par les discours de M. Olivier BOURGOIN, Coordinateur du CCO, de Mme Diane ADOUM, Coordonnatrice a.i. de l’ONG Zo Kwe Zo Initiative et de S.E.M Félix MOLOUA, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale. Des sketchs, des danses et des jeux-concours ont également ponctué cette journée qui visait à rassembler et à sensibiliser les visiteurs et plus largement les centrafricains sur le travail des ONG. Les visiteurs des stands étaient entretenus sur les activités pendant que les gagnants des jeux-concours remportaient, entre autres, des cahiers, des radios à manivelle ou la bande dessinée du CCO « L’Humanitaire».

Ces expositions et animations couronnent une semaine d’activités entièrement dédiées à la valorisation du travail des ONG. En effet, une session de sensibilisation aux principes humanitaires et à la redevabilité a été organisée le 5 décembre 2016 au CCO. Une conférence de presse, organisée avec l’appui de l’ONG Prospérité, s’est tenue, le 6 décembre 2016 à l’ENAM. Le CCO est ensuite allé à la rencontre du Président de l’Assemblée Nationale, S.E.M Abdou Karim Meckassoua, pour échanger entre autres sur la coordination avec les représentants de l’Etat et la participation des ONG aux efforts de relèvement et de paix en RCA. Avec le soutien de l’ONG IRC, un match amical de football mixte, joué le 10 décembre 2016, au stade municipal, a permis aux personnels des ONG, hommes et femmes, d’illustrer leur engagement pour un but commun. Il s’est conclu sur le score de 5 buts partout.

La Journée des ONG intervient dans un contexte de multiplication et de systématisation d’attaques, menaces et braquages contre les ONG. Elle a donc été également une occasion de rappeler les valeurs et principes d’actions qui guident les ONG et d’insister sur l’importance des efforts de tous dans la création des conditions favorables pour l’accomplissement de la mission des ONG au bénéfice des centrafricains et des centrafricaines dans le besoin d’assistance ou d’appui.

[i] Le CCO compte 49 ONG Internationales dont 44 membres actifs et 5 membres observateurs.

A partir du 1er décembre 2016, les comptes de messagerie du CCO passeront de @gmail à @ccorca.org
Merci de noter qu’à cette date, mon adresse email sera désormais communication@ccorca.org
Farah Nguegan
_______________________________

Chargée de Communication et du projet point focal ONG
Comité de Coordination des ONGI en RCA (CCO)
427, avenue de la Victoire, BP1214 – Bangui
Tel: (+ 236) 70 10 36 87 / (+236) 72 55 30 09
Skype: ari6sen
Email: communicationcco.rca@gmail.com

Centrafrique : La Cour Pénale Internationale (CPI) dispose d’une dizaine des mandats d’arrêt prêts pour les auteurs présumés des crimes de masse en RCA.

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Centrafrique : La Cour Pénale Internationale (CPI) dispose d’une dizaine des mandats d’arrêt prêts pour les auteurs présumés des crimes de masse en RCA.

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Bangui, le 14 décembre 2016. 11:43′.

Depuis l’ouverture de deux enquêtes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la CPI après des multiples assassinats et tortures commis sur le sol Centrafricains entre 2012-2016 par les différents groupes armés, une dizaine des mandats d’arrêt et d’amener pour les présumés auteurs de ce massacre serait déjà disponible au Parquet de ladite Cour. Certains mandats seraient transmis au Service d’Interpol français de Lyon discrètement il y’a quelques jours. Si ces informations se confirment, ces mandats, en toute logique, feront énormément du bruit dans les mois à venir.

Dans l’un de nos précédents articles, nous avions annoncé l’arrivée à Bangui de quelques enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour boucler les toutes dernières enquêtes sur les présumés crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur le sol Centrafricain entre 2012-2016 par les groupes armés. Lors de cette enquête, des preuves palpables qui corroborent les soupçons des différents crimes graves relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale (CPI) avaient été retrouvées et confisquées. Pour les enquêteurs de cette haute Institutions judiciaire, la plus importante partie du boulot est déjà faite et il est donc nécessaire de passer à la phase suivante, celle qui pourrait faire énormément du bruit.

D’après nos informations, 6 mandats d’arrêt environ et visant quelques Chefs Séléka étaient déjà disponibles au bureau du Procureur de la CPI, sans pour autant les déclencher. Ils préféraient attendre ceux visant les chefs Anti-Balaka. Désormais chose faite.

Selon nos sources à la Cour Pénale Internationale (CPI), cinq noms sur 45 chefs identifiés et connus des Anti-Balaka sont ajoutés aux 6 de la séléka. Au total, 11 mandats d’arrêts en bonne et due forme sont déjà disponibles pour faire voyager à la Haye certains barrons de la guerre dans le pays.

Les sous-chefs et exécutants de la barbarie seront pris en charge par la Cour Pénale  Spéciale pour la Centrafrique (CPS) en phase finale de sa création en dépit de léger retard occasionné conformément au chronogramme établi en amont.

Pour des raisons de sécurité et du secret d’instruction, nous avons préféré de ne pas diffuser des noms dans cet article. Ce qui est sûr, il y’aura de la surprise contrairement à ce que certaines personnes le pensent.

En 2013, la rébellion de la Séléka avait renversé le pouvoir du Général François Bozizé tout en prenant à partie la population civile qui n’avait d’autre choix que de fuir dans les pays voisins. Quelques mois plus tard, une milice armée a été créé par le camp Bozizé dénommée Anti-Balaka pour venger. Plus violente comme la Séléka, ces miliciens utilisent les machettes et couteaux pour commettre des crimes relevant de la compétence de la CPI. Plus de 7000 morts ont été officiellement reconnus.

Copyright CNC@2016.

 

Centrafrique : 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire avec l’UE.

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Centrafrique : 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire avec l’UE.

 

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Drapeau Union Européenne

Communiqué
Relatif à la 3ème réunion du comité conjoint de mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire entre l’Union européenne et la République centrafricaine sur l’application des réglementations forestières,

la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés vers l’union européenne
(apv-flegt)

Bangui, le 9 décembre 2016
La troisième réunion du comité conjoint de mise en œuvre (CCMO) de l’accord de partenariat volontaire signé entre l’Union Européenne et la République Centrafricaine s’est tenue le vendredi 9 décembre 2016 dans les locaux du Ministère de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche à Bangui. Cette réunion visait de façon globale à faire le point avec toutes les parties prenantes, sur la mise en œuvre de l’accord afin de garantir la transparence dans ce processus qui vise la délivrance des “autorisations FLEGT”.

Plus spécifiquement, il s’agissait d’échanger sur les priorités et perspectives en matière de politique et législation forestières en RCA, sur les programmes d’aide au développement sectoriel qui concernent le partenariat RCA-UE, sur l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’APV et sur les perspectives à venir en 2017 et au-delà.

Coprésidée par Madame Arlette SOMBO-DIBELE, Ministre de l’environnement, du développement durable, des eaux, forêts, chasse et pêche pour la partie centrafricaine et Monsieur Jean-Pierre REYMONDET-COMMOY, Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RCA pour la partie européenne, conformément à l’article 19 de l’APV-FLEGT, les travaux de cette réunion se sont déroulés en deux phases : une session technique (7 et 8 décembre) au cours de laquelle un consensus s’est dégagé autour des principaux sujets ayant débouché sur la rédaction du projet d’aide-mémoire. Une session formelle où l’aide mémoire a été adoptée et signé par les deux parties.

A l’issue des travaux, les deux parties ont réitéré leur engagement à poursuivre la mise en œuvre de l’accord. Elles ont aussi convenu entre autres de :

Prendre les dispositions nécessaires pour formaliser la désignation des représentants des communautés locales et autochtones (CLA) et leur permettre de participer au prochain CCMO ;
Réévaluer l’ambition des objectifs assignés à la convention de financement, tout en validant la réorientation de celle-ci et la réaffectation budgétaire correspondante (6,7 millions d’euros) ;
Prendre les dispositions nécessaires pour accélérer les étapes préparatoires au démarrage du projet et demander la levée de la suspension de la convention de financement au cours du second semestre 2017 ;
Retenir les options d’un fonctionnement souple de la structure de gestion du système de vérification de la légalité avec une équipe restreinte tout en impliquant un représentant de l’autorité contractuelle dans l’organigramme pour assurer le contrôle de la qualité du travail et des produits fournis ;
Examiner et valider les termes de références d’une étude pour la pérennisation du système de vérification de la légalité avant son lancement ;
Poursuivre les réunions du comité national de mise en œuvre et de suivi (CNMOS), afin de renforcer la coordination entre les acteurs.

Centrafrique : la concertation nationale des chefs traditionnels.

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CCentrafrique : la concertation nationale des chefs traditionnels.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_10891.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo concertation nationale des Chefs traditionnels

Bangui 13 décembre 2016, CNC.

Avec le soutien du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés HCR) et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA), organisera, le 16 décembre 2016 à Bangui, la concertation nationale des chefs traditionnels. Cette concertation est une grande première en République centrafricaine où le patrimoine traditionnel a été détruit par la colonisation et les nombreux conflits armés.

A cette concertation, environ 150 participants sont attendus. Ils proviennent des royaumes, sultanats, lamida et autres chefferies du pays. Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, présidera personnellement l’ouverture des travaux afin de montrer son appui et celui de son gouvernement au projet de réhabilitation de l’autorité traditionnelle mise à l’ombre depuis 1894.

Cet événement accomplit ainsi l’une des recommandations du Forum de réconciliation de Bangui, tenu du 4 au 11 mai 2015, qui a insisté sur la nécessité de rechercher la cohésion sociale par la base. Il survient après deux années de travail des équipes de ASA au sein des communautés et avec les autorités politiques.

« Le système des chefferies traditionnelles a été dénaturé avec le temps, privant les communautés de ce premier échelon administratif qui permettait de régler à l’amiable les litiges et les griefs au sein des communautés ou entre elles », regrette le gouvernement centrafricain dans son « Plan national de relèvement et de consolidation de la paix », rédigé en collaboration avec la Banque Mondiale et l’Union européenne, rapporté par l’ONG ASA dans un communiqué presse de parvenu à notre rédaction.

La concertation nationale des chefs traditionnels est organisée à la suite de la concrétisation du projet de « la case des chefs », initié par ASA depuis deux ans et qui a vu la construction des permanences pour les autorités traditionnelles dans certaines localités du pays

Afrique Secours et Assistance est une ONG internationale, créée en 1998 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se trouve son siège social. ASA cumule une expérience dans le domaine de la protection, de la prise en charge des populations vulnérables, de la recherche et de la consolidation de la cohésion sociale.

Centrafrique: Éminence le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA préside une Messe en la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

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 Centrafrique: Éminence le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA préside une Messe en la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/NZAPA-LAHINGA-2-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>NZAPA LAHINGA 2

« Honos onus : L’honneur est chargé de responsabilité »

 Messe présidée par son Éminence

Monsieur le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA

En la paroisse Sainte Bernadette à Champigny-sur-Marne (94)

Le dimanche, 17 novembre 2016

 Allocution introductive intégrale de son excellence

 

Monseigneur Joachim NDAYEN, Archevêque émérite de Bangui

Éminence, Monsieur le Cardinal,

Excellence Monseigneur STENGER, Évêque de Troyes,

Chers Pères et Sœurs,

Monsieur l’ambassadeur de Centrafrique en France et ses collaborateurs,

Chers amis,

Éminence, permets-moi de continuer à utiliser le « TU » pour m’adresser à toi, même en public ; à toi le CADET ou le FILS que tu fus et demeures encore bien qu’élevé à une très haute dignité de l’Église.

Nous avons appris avec une très grande joie ton élévation au cardinalat. La surprise en même temps, en fut telle, que le journal LA CROIX, a écrit, rapportant les paroles de quelqu’un, « qu’il vaut mieux venir d’un diocèse perdu des périphéries pour avoir le chapeau »de cardinal. Cette personne oublie probablement que le Pape fait, paradoxalement, de la circonférence le centre du cercle : les périphéries sont au cœur de son action. Il honore ainsi un diocèse, ou un pays plus que moyen en termes de chrétienté en y mettant un Cardinal, un prélat de haut rang !

Dès que j’ai appris la bonne nouvelle, j’ai demandé à l’inarrêtable père Irénée de proposer à la diaspora centrafricaine et à d’autres, qui le désirent, le voyage de Rome, afin de participer « de visu », à la cérémonie et procurer du réconfort à notre Cardinal ; puis de prévoir la célébration de ce dimanche à Champigny ou ailleurs !

******

Quelques jours seulement avant cette nomination, des compatriotes qui me rendaient visite à Paris me demandaient désespérément pourquoi nous n’avions pas de Cardinal en Centrafrique ?

Je leur répondis, agacé, que ce n’est pas ce qu’il y avait de plus urgent et de plus important dans notre Église ; que cette nomination était à l’entière discrétion du Pape seul, même si ses collaborateurs pouvaient lui faire des suggestions. Souvent, nous croyons que tout se passe dans l’Église comme dans l’armée ou dans l’administration, où l’on avance en grade après un nombre précis d’années de service ! Non ! C’est l’Esprit de Dieu qui propose telle ou telle personne à telle ou telle fonction ou service.

J’ai, cependant, remarqué une chose. C’est que les Papes respectaient jusqu’ici, en Afrique, un équilibre régional dans la nomination des Cardinaux :

  • L’Afrique de l’ouest
  • L’Afrique centrale
  • L’Afrique de l’est
  • L’Afrique du sud
  • L’Afrique du nord (parfois) qui est plutôt musulmane
  • Et les Îles (Madagascar, Maurice…)

En même temps, j’ai observé qu’ils tenaient compte d’un certain équilibre linguistique entre francophones, anglophones et lusophones.

Il y avait pourtant un léger déficit en Afrique centrale. Cette fois-ci, une correction positive a été apportée, mais en faveur de Centrafrique.

Je puis ainsi vous indiquer que les Papes ont créé des Cardinaux, s’agissant de l’Afrique noire francophones, dans les pays suivants :

  • Au Sénégal (2 fois)
  • Au Burkina-Faso (2 fois)
  • En Guinée-Conakry (1 fois)
  • En Côte d’Ivoire (3 fois)
  • Au Bénin (1 fois)
  • Au Cameroun (1 fois)
  • Au Congo Brazzaville (1 fois)
  • Au Congo RD (Congo-Kinshasa) (3 fois)
  • A Madagascar (2 fois !!)
  • A l’Île Maurice et enfin en Centrafrique (1 fois)

Manquent à l’appel :

  • Le Mali
  • Le Niger
  • Le Togo
  • Le Tchad
  • Le Gabon
  • Le Rwanda
  • Le Burundi

NZAPA 222 Autrefois, la France avait beaucoup plus de villes où siégeaient des Cardinaux. Je pense à Lille, au Mans, à Toulouse, à Marseille, j’en oublie…

Il y a des villes où le siège parait être cardinalice ; c’est-à-dire qu’il est destiné à un Évêque qui sera cardinal.

Il me semble qu’en Afrique noire francophone, Kinshasa aura peut-être toujours un Cardinal, de même Abidjan. Probablement Dakar, grâce au renom de la ville, tête de pont de l’Afrique, et non pas pour l’importance de la chrétienté.

En France, il y aura évidemment Paris, capitale de la France, la fille aînée de l’Eglise ; et Lyon, le primat des Gaules. Bordeaux parait être un accident, c’est la 3ème ville où siège un Cardinal.

De toute façon les Papes cherchent à nommer de moins en moins de Cardinaux dans les anciens pays catholiques, et en créer un peu plus dans les nouveaux continents. Cependant, que de résistances, en Italie particulièrement, qui regorge de Cardinaux et qui, de ce fait, avait plus de chance de voir un des leurs devenir Pape !

Les derniers Papes ont souvent été très sensibles aux pays ou Eglises qui souffrent de guerres intestines ou de persécutions, dont quelquefois les pasteurs sont emprisonnés. Pour leur donner du moral, une création au cardinalat fait du bien et remonte le moral.

Le Pape François a vécu lui-même la dictature des colonels, les disparitions d’hommes et de femmes. Il se sentait ainsi à égalité avec nous si son pays, l’Argentine, est plus connu ; ne serait-ce que par le football.

******

Qui sont-ils, le Pape et les Cardinaux ?

  1. Le Pape

Le Pape ou le « St Père », « sa Sainteté Pape» vient de tout simplement de « Pappa » (Papas chez les grecs ; Pope chez d’autres peuples, prêtre orthodoxe) que disent les enfants. En« sango », ce serait « Baba ». On appelait ainsi tous les Évêques (IIIème – VIème s), puis on le réserva exclusivement au St-Père, l’Évêque de Rome.

De nos jours, élu par les Cardinaux, le Pape, occupe le siège de Pierre à Rome ; Pierre qui fut à la tête de ses frères, les Apôtres. De ce fait, il jouit d’un charisme particulier qui est de conserver le dépôt de la Foi et de conforter l’Église, par l’enseignement, le gouvernement.

Si le Pape veut consulter toute l’Église (catholique), il convoque tous les Évêques du monde. C’est alors un CONCILE ŒCUMENIQUE.

S’il ne veut consulter que des représentants des conférences épiscopales, c’est un SYNODE.

S’il ne veut s’en tenir qu’aux Cardinaux, c’est un CONSISTOIRE.

Et enfin, s’il s’agit d’un rassemblement de tous les Cardinaux pour élire un nouveau Pape, c’est le Cardinal Doyen du Sacré collège des Cardinaux qui procède à un CONCLAVE.

  • Les Cardinaux

NZAPA 33L’histoire peut en être longue, mais je vais résumer. Autrefois c’étaient les fidèles et le clergé qui élisaient leur Évêque, y compris l’Évêque de Rome, le Pape.

Puis ce fut réduit aux Curés des principales paroisses et aux diacres qui assistaient le Pape. Ce furent les CARDINAUX car tous les services dépendaient d’eux, ils servaient de charnière à la vie de la communauté (Cardo, en latinveut dire Gond).

Plus tard les Évêques des villes entourant Rome vinrent se joindre à ce groupe. Ils étaient alors CARDINAUX-ÉVÊQUES. On finit par évincer le peuple de la nomination de l’Évêque de Rome (Nicolas II en 1059), pour la réserver aux seuls Cardinaux. Le peuple n’aura qu’à acclamer.

Actuellement dans certains services d’Église qu’on appelle « Congrégations » ou « Dicastères », la direction est assumée par des Cardinaux qui, eux, résident à Rome et ne sont pas chargés de diocèses.

On peut observer que certaines nominations sont purement à titre honorifique.

Les Cardinaux ne reçoivent pas un Sacrement, pas plus que le Pape lui-même. Il n’y a pas qu’une cérémonie de prise de charge d’un service.

Le Sacrement de l’Ordre concerne les Diacres, les Prêtres et les Évêques.

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Eminence, monsieur le Cardinal, tu as 49 ans et tu es le plus jeune des Cardinaux du monde ; comme à l’époque, à 34 ans, j’étais le plus jeune Évêque du monde. Nous avons ensemble le charisme de la précocité en la matière… Ce qui te laisse présager, quant à toi, une relative longévité qu’il faudra assumer comme Prélat de haut vol. En sango, je dirais : « Yéso a ti na ndo ti é so, gui lo oko ‘NZAPALAINGA’ !… »NDAYEN

Éminence, je note que tu as été créé Cardinal au même âge qu’avait le le Président B. Boganda à sa mort, à 49 ans. C’est un présage qui insinue que, sur le plan pastoral, tu es appelé à avoir un rayonnement aussi grand qu’il en a eu sur le plan politique et dans le domaine social.

Ta nouvelle fonction, en plus de celle d’Archevêque de Bangui, t’amènera à participer à plus de réunions à Rome et de par le monde (par exemple pour représenter le Pape à tel ou tel Congrès International).

Chaque Cardinal a un diocèse, une paroisse ou une diaconie dont il est titulaire à Rome : ce qui montre que tu es citoyen du Vatican et vraiment collaborateur du Pape. C’est un atout appréciable pour des soutiens multiformes de ton activité pastorale et sociale en Centrafrique.

Par ailleurs, j’ai observé pendant que j’étais encore « en service », comme l’on dit, qu’auprès des organismes catholiques internationaux et autres, l’on ne refusait pratiquement rien à ceux d’entre nous qui étaient Cardinaux. Il te sera plus facile d’achever les chantiers, de consolider ce qui existe, d’entreprendre ce qui est en gestation. Il y a donc de mon point de vue, une lueur d’espoir à entretenir dans ce contexte nouveau.

******

Enfin, cette nomination a, avant tout, une consonance religieuse. Nous en attendons une forte relance dans la diffusion de la Parole de Dieu.

Il nous été donné, dans des circonstances souvent difficiles, de jeter en terre les germes de l’Église en Centrafrique, en assurant un minimum de structures de formation, et en faisant appel à des congrégations masculines et féminines. J’ai la certitude qu’il y aura encore de nouvelles fondations pour une pastorale plus diversifiée.

Je termine en rappelant, Eminence, que lors de l’imposition du pallium à Rome, une délégation centrafricaine t’avait accompagné. Une dame, médecin de sa fonction, te félicita et exprima le souhait qu’un jour tu deviennes Cardinal. Vous vous êtes pudiquement embrassés, comme pour conjurer le sort.

Aujourd’hui, c’est chose faite.

Éminence, tu es désormais, plus que par le passé, cette lampe allumée qu’on ne doit pas mettre sous le boisseau ; mais que l’on place sur le meuble pour qu’elle brille et éclaire.

Les Romains disaient : « Honos, Onus »qui reçoit un honneur, hérite en même temps d’une charge.

Que le Seigneur te donne grâce sur grâce, pour mener à bien ta mission.

Amen.15494001_731742900322703_264211303_n

Entrée solennelle pour la messe

Propos transcrits et publiés par

Joseph GRÉLA

L’élève du cours moyen

De l’école indigène de brousse de Bakouté

Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI menace et refuse l’idée de démission.

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Centrafrique : Changement du Gouvernement, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji menace et refuse l’idée de démission.

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Bangui, le 13 décembre 2016. 12:41′.

Promesse d’argent par les bailleurs de fonds, promesse de formation d’un nouveau Gouvernement par le président Faustin Archange TOUADÉRA, telle était la dernière conclusion de Bruxelles le 17 novembre dernier. Mais de retour à Bangui, la promesse de Bangui qui devrait se faire dès le 5 décembre, « Parole du Président », tarde à se concrétiser. Pour cause, l’ancien compagnon de Faustin archange TOUADÉRA exige gros avant de céder l’immeuble Pétroca.

Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI, l’homme politique probablement le plus suivi de ce dernier temps est devenu le plus entêté et couteux pour la République. Et il serait, de ce fait, entré en rébellion contre son ami Faustin archange TOUADÉRA depuis son retour de Bruxelles où il avait conduit la délégation Centrafricaine, sans lui, à la Conférence des Bailleurs du 17 novembre dernier. Les coulisses présidentielles, qui veulent le faire Recteur de l’Université de Bangui, est l’un des points d’achoppement.

Contrairement à la Charte Constitutionnelle de Transition dite « Constitution Djotoja » qui rendait inamovible le poste du Premier Ministre, la nouvelle Constitution Centrafrique dite « Constitution du 30 Mars » émanant du peuple, confère au Chef de l’Etat un pouvoir discrétionnaire de nommer le Premier Ministre ou de le démettre, comme bon lui semble. Ce poste n’est plus inamovible depuis le 30 Mars 2016.

Etant inamovible sous la Transition, le départ du Premier Ministre de son poste était soumis à différentes tractation et exigence de ce dernier et très couteux à l’Etat centrafricain. Cela a fortuné certains anciens Premier Ministre en l’occurrence André NZAPAYEKE.  Ce cas d’école trimballe des idées jurisprudentielles dans les méninges Simplice Mathieu SARANDJI.

D’après nos information, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI exige, sous peine de dénonciation, deux villa dans les quartiers résidentiels à Yaoundé, un pactole d’argent et le poste de Ministre d’Etat, Directeur de cabinet du Chef de l’Etat avant qu’il accepte l’idée de son départ mijoté de part et d’autre.

Pour Simplice Mathieu SARANDJI et son entourage, démissionner n’est pas centrafricain. Il revient au président de la République de prendre sa responsabilité, à ses risques et périls, de le démettre. Pourquoi à ses risques et périls ? Quels sont les secrets qu’il veut mettre sur les voies publiques ?

Simplice Mathieu SARANDJI un politicien serpent

Dès sa nomination comme Premier Ministre en avril dernier, Simplice Mathieu SARANDJI était considéré par certains experts et politologues, comme un « serpent » ; un animal dangereux, qui symbolise les forces du chaos et tout ce qui dérègle les cours de choses. Très vite, les membres du cabinet présidentiel ont aussi fait le même constat.

Pour comprendre le jeu, il serait mieux de revenir un peu plus de 3 mois en arrière où certains Conseillers stratégiques du président Faustin Archange TOUADÉRA, réunis au Palais de la Renaissance, avaient décidé de sceller son sort politique comme Premier Ministre très incompétent à leurs yeux. La proposition de le limoger le plus tôt que possible avait été faite au président de la République, qui n’avait hésité et a pu reporter pour la fin de l’année 2016.

Les Ambassadeurs des pays accrédités en Centrafrique avaient, eux aussi, le font connaitre au Chef de l’Etat lors d’une audience au Palais de la Renaissance. « Nous attendons que vous nommez votre Directeur National de Compagne dans votre cabinet comme Directeur de cabinet par exemple et au poste de PM un de vos alliés politique de poids, mais grande est notre surprise de le voir nommer PM… », avait fait savoir au Chef de l’Etat un ambassadeur de l’Occident.

A Bruxelles, en novembre passé lors de la Table ronde, mêmes remarque et son de cloche sur la tête de SARANDJI. Dans les coulisses, un Représentant d’un Etat contributeur avançait ceci : « Il vous faut, Monsieur le président, un nouveau Gouvernement de Responsabilité pour gérer l’argent promis ». Pour calmer et avancer, le président Faustin Archange TOUADÉRA a promis dans ce sens. Mais, les choses s’annoncent très compliquées pour le Chef de l’Etat une fois de retour à Bangui.

Sentant venir la vague de contestation de son compétence, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI tente par tous les moyens de résister, quitte à rompre ses relations amicales avec le président TOUADÉRA. Il menace et exige des biens matériels. Avec ses proches, il n’a cessé de répéter que tous ceux ou celles qui crient pour son départ qu’ils ne connaissent pas ses relations avec TOUADÉRA. “Laissons les aboyer”. conclu-t-il.

Nommé il y’a près de 9 mois au poste du Premier Ministre, Simplice Mathieu SARANDJI, géographe de formation, a été non seulement l’ancien Directeur de Cabinet du Professeur Faustin TOUADÉRA à la Primature entre 2007-2012, mais aussi son Directeur National de Campagne lors de la dernière présidentielle de 2015-2016. Sa nomination au poste du Premier Ministre a été vue comme une marque de défiance vis-à-vis de la Communauté Internationale qui avait suggéré pour ce poste un Technicien talentueux.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA va-t-il un jour comprendre que la roublardise et la volte-face en politique sont plus dangereuses que tout ?

Copyright CNC@2016.

 

 

Afrique : le Forum du Maroc sur les Droits de l’Adolescence et de la Jeunesse comme pilotes du Développement Durab

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Afrique : le Forum du Maroc sur les Droits de l’Adolescence et de la Jeunesse comme pilotes du Développement Durable

 

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Photos du forum au Maroc

Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Un jeune représentant pour chaque pays du continent africain, des Organisations de la Société Civile, des hauts représentants des Nations Unies, des célébrités ainsi que la jeunesse locale se sont réunis à Marrakech, du 8 au 9 Décembre 2016, sous les auspices de l’Observatoire National pour les Droits de l’Enfant au Maroc.
L’UNFPA et l’ONDE considèrent que les adolescents et les jeunes sont les acteurs clé du changement. Dans l’optique d’adoption de l’agenda 2030, les deux institutions ont collaboré dans une réunion avec les représentants des sociétés civiles arabes et africaines tenue à Rabat sous le thème «enfants et jeunes dans l’Agenda Post 2015» qui s’est conclue avec la Déclarations de Rabat.
Récemment, lors de l’ouverture de la 71ème Assemblée Générale, l’ONDE a réitéré son partenariat avec l’UNFPA, Norad, Y-Peer, le Bureau de l’envoyé du Secrétaire General pour la Jeunesse et le Partenariat sur la Santé Maternelle et Enfantine (PMNCH), afin de s’accorder sur un appel à l’action pour inclure la jeunesse dans le processus des SDG’s.
Par l’organisation de ce forum, le Royaume du Maroc consolidera sa place en tant que leader régional et mondial dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030, et l’ONDE se placera comme étant la plaque tournante de l’action de la société civile régionale dans ce chantier onusien.
Cet élan politique basé sur l’implémentation des objectifs du Développent Durable et les jeunes générations est une opportunité unique pour le nouveau Secrétaire-General afin que lui aussi en fasse sa priorité. Dans cette optique, les intervenants sont appelés à créer une Commission des Nations Unies de haut niveau sur l ‘Adolescence qui mets en priorité ce thème au niveau de l’Agenda 2030 en identifient les interventions intersectorielles appropriées, dans lesquelles les jeunes générations peuvent atteindre leur plein potentiel en contribuant aussi à la création d’économies et de communautés résilientes. L’objectif est d’atteindre un consensus, aux plus hauts niveaux, sur la recherche des moyens matérielles et immatérielles nécessaires pour investir dans l’adolescence, et ce dans le cadre de l’Agenda 2030.
Co-présidé par les Chefs d’État, la Commission comprend des représentants des adolescents et fournit des consultations pour le développement de recommandations stratégiques. Dans cette optique la Commission plaidera pour la promotion des investissements nationaux dans l’adolescence en appuyant les efforts des pays. Elle vérifiera les progrès accomplis et proposera des recommandations pour les actions prioritaires à entreprendre pour la promotion des droits de l’Homme en général, et les droits des adolescents et jeunes en particulier.
Pendant ce Forum, le Maroc servira de modèle pour l’implémentation de l’ICPD post-2014 et de l’Agenda 2030 au niveau national.
UNFPA a et coordonné la préparation substantive et technique du Forum au travers de la Division for Governance and Multilateral Affairs, qui collaborera avec le Bureau Régional des Etats Arabes et la Division Technique ainsi que le Country Office du Maroc.
Le Forum est envisagé comme plateforme pour le lancement à long-terme du partenariat entre les différents acteurs engagés dans l’ICPD et l’Agenda 2030 au niveau continental.  A la fin du forum, les jeunes adolescents africains et arabes ont fait une déclaration en marche vers un développement durable.

Centrafrique : la famille humanitaire s’active pour célébrer la journée des ONG à travers une série d’activités.

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Centrafrique : la famille humanitaire s’active pour célébrer la journée des ONG à travers une série d’activités.

 

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Les enfants déplacés à Bangui.

Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA.
Le Comité de Coordination des ONG internationales (CCO) en République Centrafrique a conféré le 5 décembre dernier avec la presse pour annoncer la célébration de la journée internationale des ONG. L’objectif est de sensibiliser le public centrafricain sur le rôle des ONG, leur mission dans le pays. Plusieurs activités sont prévues dans la semaine en prélude à la commémoration de cette journée dédiée aux ONGs.
Les ONG en République Centrafricaine se plaignent des difficultés que les acteurs humanitaires rencontrent dans l’exercice de leur travail. Des braquages sur leurs bases, des menaces proférées et l’accès à la population sont entre autres des incidents qui rendent difficile le travail des acteurs humanitaires. A l’occasion de la journée du 13 décembre dédiée aux ONGs, les acteurs humanitaires en Centrafrique ont organisé une série d’activités en vue se sensibiliser les autorités, les populations et les groupes armés sur la mission et les activités que mènent les ONGs auprès des populations en situation d’urgence.
« Les activités qui sont prévues dans le cadre de la journée des ONG permettent d’expliquer au plus grand nombre le rôle des ONGs, leur principe d’actions et les activités qu’elles mènent en République Centrafricaine. En amant, le but de cette journée célébrée en une semaine, c’est de mieux nous faire connaître, nous faire comprendre par la population à qui es organisations viennent en aide au quotidien », a expliqué Manon Julie Cabaup, Chargée du plaidoyer et projet du CCO.
La célébration de la journée des ONGs a démarré depuis la semaine dernière en République Centrafricaine à travers une série d’activités de sensibilisations. A cet effet, le CCO a organisé à sa base à Bangui, la journée de sensibilisation sur les principes humanitaires et de recevabilités ayant réuni les personnels d’ONGs nationales et internationales. La situation humanitaire en RCA demeure une priorité absolue une préoccupation pour les acteurs humanitaires. Au cours de leurs activités quotidiennes dans le pays, les acteurs humanitaires se confrontent à des défis sécuritaires.
« L’insécurité dans le pays nous empêche, nous organisations humanitaires de pouvoir éventuellement délivrer l’appui humanitaire tant attendu par la population vulnérable. Et que pouvons-nous faire lorsqu’à Bria l’IMC veut éventuellement aller sauver des vies et qu’il n’y a pas de possibilité d’avoir accès l’hôpital ou que l’hôpital soit assiégé? Voilà quelques défis auxquels nous nous sommes confrontés. Nous les ONGs et agences systèmes des Nations Unies, nous travaillons sur la base de principe humanitaire » a fait savoir Koffi Yao, Chef de mission au Médecin du Monde.
L’ensemble des ONG nationale et internationale va célébrer cette journée du 13 décembre dédiée aux ONGs à travers des expositions sur les stands au complexe Omnisports de Bangui. La semaine d’activités liée à cette commémoration sera bouclée par une rencontre avec le président du parlement centrafricain, et également un match amical de football ce samedi au stade municipal de Bangui. A ce programme de fin de la semaine des ONGs, s’ajoutent une rencontre des ONGs avec le ministre centrafricain du plan et de la coopération internationale et également une conférence débat sur le thème « qu’est-ce qu’une ONG ».

Centrafrique : le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés à respecter le droit international humanitaire

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Centrafrique : le coordonnateur humanitaire appelle les groupes armés à respecter le droit international humanitaire

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1066.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Coordonateur humanitaire en Centrafrique Bangui 12 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA

La ville de Bria, au centre de la République centrafricaine à 600 km de Bangui, la capitale, est depuis le 21 novembre 2016 au cœur d’un conflit d’une violence extrême entre éléments armés rivaux. Ces affrontements ont engendré une nouvelle crise humanitaire avec plus de 12 000 déplacés, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA). Dans un communique de presse parvenu à notre rédaction, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, appelle les parties au conflit à respecter sans délai le Droit international humanitaire (DIH).

Plus de 100 personnes ont trouvé la mort du fait de cette violence à Bria et dans les axes routiers environnants. Ces affrontements ont trouvé une résonance particulière dans la préfecture voisine de l’Ouaka. Au 5 décembre, on dénombrait 1 434 personnes nouvellement déplacées dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture. Ces mouvements de populations font suite aux affrontements dans la zone de Bakala à 60 km à l’ouest de Bambari. Dans les termes les plus forts, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine a condamné les violations du Droit International Humanitaire par les éléments armés. De l’avis Fabrizio Hochschild, leurs agissements violents engendrent de nouveaux défis à la protection des civils et à l’accès aux populations vulnérables. A Bria par exemple, des civils sont confinés dans leurs quartiers et le site de déplacés de PK3 sans possibilité de mouvement à travers la ville, de peur d’être attaqués en raison de leur appartenance ethnique.
«A Bria et à Bambari ainsi que sur toute l’étendue du territoire, ces infractions sont intolérables et constituent un délit au regard de la justice internationale» selon Fabrizio Hochschild qui a ajouté : «J’insiste particulièrement sur la nécessité de respecter le caractère sacro-saint de la vie humaine et de faciliter sans aucune condition l’accès aux populations enclavées et vulnérables».
Ce regain de violence déplorable a contraint les acteurs humanitaires à réduire temporairement l’ampleur de leur présence à Bria et ses environs ainsi qu’à Bambari. «Il convient toutefois de souligner que la famille des humanitaires a réduit sa présence mais ne s’est pas retirée et n’a abandonné ni Bria ni Bambari» a signalé le Coordonnateur humanitaire.
«Malgré les affrontements ouverts à Bria et une situation sécuritaire particulièrement délétère à Bambari, ils ont maintenu la présence nécessaire afin d’être en mesure de répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables » a-t-il précisé.

Magazine Afrique Éducation: le Numero 447 vient de paraître en kiosque

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Le numéro 447 d’Afrique Education est en kiosque depuis le mercredi 7 décembre et y restera jusqu’à la fin du mois.
Commandez-le sur notre site internet (www.afriqueeducation.com) en cliquant sur « boutique » ( puis, suivre les indications mentionnées).
Vous pouvez aussi NOUS CONTACTER par e-mail afriqueeducation@afriqueeducation.com
ou par téléphone au 01 42 53 72 09 pour vous abonner.

 

 

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Cordialement.

Centrafrique: Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique MPC communique

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MOUVEMENT PATROTIQUE POUR REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
LE CENTRAFRIQUE (MPC)

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Unité – Dignité – Travail

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PRESIDENCE
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BUREAU EXECUTIF NATIONAL
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SECRETARIAT GENERAL
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N° __44__ /MPC/ PR/ BE/ SG / 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Bangui, le 10 Décembre 2016

La dernière semaine du mois de Novembre de cette année, la République Centrafricaine a encore vécu des moments très douloureux avec les affrontements armés inter ex séléka à Bria et à Bakala qui ont causé plusieurs pertes en vie humaine.

Nous condamnons fermement cette recrudescence inadmissible de violence qui essaime encore à travers tout le pays. Elle intervient à un moment où la majorité des mouvements politico militaires ont accepté de privilégier le dialogue pour s’orienter résolument vers la mise en application des Accords du DDRR/RSS/RN (Désarmement, Démobilisation Réintégration Réinsertion et Rapatriement/Réforme du Secteur de Sécurité/Réconciliation Nationale).

Ces multiples incidents qui continuent d’accabler la République Centrafricaine déjà meurtrie par des conflits armés, annihileront, si rien n’est fait, les efforts d’un retour à la paix souhaité par toutes les composantes de la Nation, par le Gouvernement et la Communauté Internationale.

Ceux qui ont participé au regroupement de Ndélé n’ont reçu aucun mandat du MPC. En conséquence ils ne peuvent engager l’organisation et s’exposent à des sanctions disciplinaires.

Le Mouvement Patriotique Pour la Centrafrique (MPC), réaffirme ses positions de principe du 25 Juillet 2015, auxquelles il demeure attaché à savoir :

Les Etats Généraux ont (aussi) recommandé d’intensifier la collaboration avec les autorités locales pour la restauration de l’autorité de l’Etat et ils mettront tout en œuvre pour assurer la libre circulation des personnes et particulièrement le bon déroulement de tout le processus électoral.

Fidèles à ses positions de départ les représentants du MPC, ont participé aux différentes manifestations officielles pour la commémoration des festivités du 1er décembre 2016.

Ainsi à Bangui, le Général Abdel Karim MOUSSA était avec les Officiers Généraux Centrafricains aux côtés des plus Hautes Autorités du pays aux cérémonies du 1er décembre 2016.

A KABO, le Général Al KHATIM et KOUCY assistaient aux côtés des autorités locales aux festivités du 1er Décembre 2016. L’honorable Martin ZIGUELE, Président de la Commission Finance de l’Assemblée Nationale avait rehaussé de sa présence cette célébration.

C’est encore par fidélité à nos engagements de départ que nous participons activement à la mise en application des Accords du DDRRR/RSS. Les ex combattants ont ainsi entamé leur formation en informatique, en mécanique et bientôt en agro pastoralisme dans le cadre du projet sur la réduction de la violence.

C’est la preuve que le MPC s’est résolument engagé à privilégier le règlement des différends par le dialogue et à contribuer au règlement pacifique des problèmes.

Ce faisant, le MPC réitère son appui au Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et au Gouvernement pour les efforts de recherche d’une paix durable par le dialogue et la réalisation du programme du DDRR/RSS/RN.

Pour le Bureau Politique

Ont signé :

Le Général Abdel Karim MOUSSA                                                                                                                            Abel BALENGUELE

Le Coordonnateur Général    en matière du DDRRR/RSS                                                                                                 Le Secrétaire Général

 

                                                                                                       Ghislain BRIA

Le Coordonnateur Général Adjoint

Chargé de l’organisation politique et de la Cohésion  Sociale

 

 

 

Centrafrique: le Révérant Père Richard Appora nommé par le Saint Père à la Diocèse de Bambari.

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Centrafrique: le Révérant Père Richard Appora nommé par le Saint Père à la Diocèse de Bambari.

 

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Photos du père Richard Appora O. P.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE.

La Nonciature Apostolique en République Centrafricaine a l’honneur d’annoncer que le Saint-Père François a nommé le Révérend Père Richard APPORA, O.P., (de l’Ordre des Frères Prêcheurs) Evêque Coadjuteur du Diocèse de BAMBARI.
La Nonciature souhaite à l’Evêque élu les bénédictions du Seigneur pour son service pastoral auprès du Peuple de Dieu.

POURQUOI LA NOTION D’URGENCE N’EXISTE JAMAIS EN CENTRAFRIQUE?

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POURQUOI LA NOTION D’URGENCE N’EXISTE JAMAIS EN Centrafrique?

 

Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.
Bernard Selembi-Doudou. Photo personnelle.

Bangui, le 10 décembre 2016. 15:33′.
Par: Bernard Selemby Doudou.

Après les vagues d’indépendance en Afrique, l’administration locale s’est substituée progressivement à l’administration coloniale. Certains États africains et même de la sous-région ont bien emboîté le pas, d’autres piétinent et s’enlisent d’avantage. C’est le cas de notre chère patrie qui avance en reculant avec des successions de coups d’Etat, de mutineries, d’insurrections armées assortis de destructions systématiques de biens publics ou privés. A cela, s’ajoute la nonchalance chronique qui le caractérise. Ce constat nous amène à nous appesantir sur les problématiques suivantes : pourquoi tout doit toujours attendre en Centrafrique ? Pourquoi n’ya t-il jamais d’urgence en Centrafrique ? L’urgence par définition est une situation qui ne doit pas souffrir de retard sous peine d’entraîner un préjudice grave et irréparable. C’est une situation qui nécessite un diagnostic et une solution d’urgence. Par analogie au jargon médical, l’urgence est un état physique qui nécessite de soins immédiats avec abréviation de toute procédure. La politique de rupture prônée par le President de la République n’a t-elle pas encore atteint sa vitesse de croisière ? La notion étymologique de la rupture a été utilisée abusivement par le nouveau pouvoir. La notion du temps et celle du choix du moment manquent cruellement à nos autorités alors que ces deux notions ont fait leur preuve sous d’autres cieux où le temps est précieux. Nous tenons à rappeler qu’en politique, chaque jour qui passe est utile à la construction d’une nation. Pourquoi la notion d’urgence est bannie du vocabulaire centrafricain ? La culture de la corruption et de tripatouillage de dossiers est-elle un début d’explication à cette problématique ? L’espoir des centrafricains au lendemain des présidentielles commence à s’amenuiser et cet espoir se métamorphose en doute ou inquiétude sur la capacité et l’aptitude à gérer un État post crise. Loin de faire le procès de nos autorités, voici le parcours de la nonchalance qui s’est érigé en mode de travail. Après la proclamation des élections, on a pas pensé au choix d’un premier ministre mais de mettre en place un comité de gestion des cent premiers jours. Au passage où est passé ce comité ? À l’arrivée, le chef du gouvernement a été désigné deux jours après son investiture donnant l’impression que c’était le dernier recours suite aux échecs des consultations à la hâte. La mise en place du gouvernement a aussi traîné avant d’être effective. Il était notoire que les nouvelles autorités ont hérité d’un pays agonisant et sous perfusion. C’est une situation d’urgence qui nécessite de mesures urgentes et des priorités chronologiques. Ainsi, qu’est-ce qui a changé dans le dossier des déplacés de l’aéroport Bangui M’poko appelés ironiquement Ledger ? Combien de fois le President de la République a décollé et a atterri au dessus de leur tête ? Quelles seront les premières impressions des expatriés ou investisseurs en tourisme en Centrafrique ? L’aéroport étant la vitrine et le point de contact avec l’étranger, la priorité était de délocaliser les déplacés sur un site transitoire en attendant de statuer sur le fond du dossier. L’indifférence du pouvoir central face aux déplacés a transformé ce site en une forteresse, un ghetto, une zone de trafic tous azimuts où la délinquance infanto-juvénile galope car pas de structures scolaires pour les accueillir. N’oublions pas que ces déplacés ont droit à des logements dignes, le droit à l’éducation et le droit à la santé. Les organisations non gouvernementales nationales et internationales ont pris le dessus là où l’Etat a démissionné. Outre le problème des déplacés, qu’est-ce qui a changé dans le dossier des réfugiés ? Qu’est-ce qui a changé dans la restauration de l’autorité de l’Etat ? Qu’est-ce qui a changé sur le plan sécuritaire ? Quant au programme DDRR, nous sommes convaincus qu’il accompagnera le régime jusqu’à la fin du mandat. Logiquement, un pouvoir issu des urnes et qui n’a souffert d’aucune contestation doit marquer son territoire de ses empreintes, prouver aux voisins qu’il y’a un nouveau locataire. La nomination d’un nouveau premier ministre, La mise en place du gouvernement, les mouvements du personnel dans les ministères pour placer ses hommes de confiance, une nouvelle méthode et stratégie de travail etc…Le changement doit être visible, palpable avec un effet immédiat. Visiblement et en dehors des cabinets, le gouvernement travaille avec les mêmes personnalités désignées par le gouvernement de transition. Ainsi, comment rêver un développement socio-économique pour se mettre au même diapason des États de la sous-région ? A titre d’illustration, lorsque le premier ministre de la France a démissionné pour se présenter aux primaires de la gauche, un nouveau premier ministre a été désigné dans la même journée, un nouveau gouvernement mis en place, le tout couronné par un premier conseil des ministres dans la soirée. Certains nous diront qu’il faut comparer des choses comparables mais nous voulons seulement à travers cet exemple prouver la valeur algébrique du temps. S’inscrivant dans la logique du temps, le pouvoir central doit anticiper sur les éventuels financements suite à la table ronde de Bruxelles pour se poser les bonnes questions : comment la population centrafricaine va bénéficier de cette manne financière ? Quelles sont les garanties de gestion et de transparence ? Comment renforcer la lutte anti-corruption ? Comment lutter efficacement contre les détournements ? Pour finir, nous exhortons les nouvelles autorités de ne pas être fataliste, d’éviter l’attentisme et surtout d’anticiper sur toute chose car à situation urgente, une solution urgente…mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 10 décembre 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062

Centrafrique: Panique à Bozoum, une partie de la population se réfugie dans la brousse.

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Centrafrique: Panique à Bozoum, une partie de la population se réfugie dans la brousse.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/miliciens-anti-Balaka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>miliciens anti Balaka
Bangui, le 10 novembre 2016. 09:32′.
Par: Gisèle MOLOMA.

Si dans certaines villes de province les détonations d’armes automatiques font fuir régulièrement la population civile dans la brousse, dans d’autres par contre ce sont des rumeurs qui font ce travail à la place des fusils de guerre. Cette semaine à Bozoum, une bonne partie des habitants se mettait à courir dans tous les sens, non pas à cause du bruit des fusils d’assaut, mais plutôt suite à des rumeurs non vérifiées qui polluent la région. Que s’était-il passé exactement ?

L’histoire remonte au début de la semaine quand les rebelles de la coalition Séléka-RJ basé à Gouzé ont repris le contrôle de Ndim une ville proche de Bocaranga et l’appel intime de Gabin NAKOMBO Préfet de la région lui demandant de quitter la ville.

Depuis le mardi dernier, à Ndim, des jeunes désœuvrés constituant la milice anti-balaka retombent de plus en plus dans l’activité de vol de bétail. Tandis que certains pourchassaient un éleveur peul jusqu’à son lieu de refuge à l’Eglise catholique, d’autres pillaient son troupeau. Informés de la situation, les éléments de la séléka-RJ basés à Gouzé ont pris d’assaut la ville occasionnant ainsi, comme dans le passé et toujours le cas, des déplacements massifs de la population dans la brousse.

L’écho est arrivé à Bozoum la capitale préfectorale au même moment où la dame du Préfet Gabin NAKOMBO confie à ses proches l’appel de son mari en tournée et bloqué à Paoua lui demandant avec insistance de quitter la ville.

Cette confidence, du type « ne dites à personne », a été très vite diluée dans le vent. Tous ceux ou celle qui aspirent cette partielle de vent contenant cette confidence, confie aux autres. Ce vent, malheureusement s’est transformé en poudre d’escampette pour certains, direction, brousse.

Selon nos informations, le Préfet de l’Ouham-Péndé, Monsieur Gabin NAKOMBO, empêché durant plusieurs heures par les éléments de la Séléka-RJ de se rendre à Paoua, hésite de revenir à Bozoum par cet axe. D’autres informations font état d’un renfort imminent des forces de la Minusca à Bozoum afin de préparer le combat, si besoin, de la libération de l’axe Bozoum-Paoua. Ce qui aurait poussé, selon nos sources, le Préfet à demander à sa femme un repli tactique sur Bangui.

Pour l’heure, aucun affrontement n’est signalé ni dans Bozoum, ni à moins de 90km.

La ville de Bozoum, située à environ 380km au nord-ouest de Bangui, est le Chef-lieu de la Préfecture de l’Ouham-Péndé. Auparavant calme et convivial, elle est devenue déserte depuis le déclenchement de la guerre civile en 2013. La présence massive des Anti-Balaka n’a pas facilité les choses non plus. La paix demeure fragile dans cette partie de la RCA.

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