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Centrafrique: LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

Bangui, ( RE ), 20-06-2015

Nous n’avons pas encore fini d’ergoter sur la cause de la mort de l’État. Tant qu’on n’aura pas compris beaucoup de choses sur la mort de l’État, jamais nous ne saurions révolutionner notre esprit. Qui a tué l’État ?

Au forum, ils ont parlé de gouvernance comme une des causes cliniquement identifiées ; cependant, ce qu’ils ont oublié d’évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère de chef. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui du peuple dans une cohérence d’objectifs managériaux et, ce n’est pas des idées parachutées.

La gouvernance, il faut savoir le réaliser et il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence à ce sujet. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef quant au destin d’une nation. C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, et sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs et il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.

Nous avons constaté que les candidats aux élections sont encore, pour la plupart, ceux là même qui ont échoué dans la gestion du pays qui parlent de la gouvernance à la télé. Alors qu’ils ont été Premiers ministres, alors qu’ils ont été

Ministres. Ils ont géré l’État et ils ont échoué. Ils sont les responsables inaltérables de cette crise car la crise résulte de ce que nous avons atteint le plateau de l’incompétence vitale dans la gestion de l’État.

Vous êtes étonné de constater que, malgré cet échec cuisant provenant de leur incompétence, ils veulent toujours rester plus haut dans l’échelle sociale. En fait ils refusent de reconnaitre leur incompétence vitale, cause de frustration et d’échec personnel.

L’incompétence n’a rien à voir avec le diplôme. Ce sont des situations d’échec personnel au travail. C’est le manque d’autorité sapientiale et personnelle qui empêche une personne d’assurer correctement les missions d’une fonction donnée.

Ces hommes politiques arrivés au gouvernement, ils deviennent des bons à rien. Ces hommes politiques irrésolus qui se passent pour des hommes d’État, et que la servilité congénitale empêche de gouverner réellement.

En toute vérité, tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants ; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants qui n’ont aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.

Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations passées et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.

Un État qui aime les aides et les dons des autres. Un État fainéant qui aime les fêtes autour du chef de l’État. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, isolé et ignorant de tout concept de modernité. Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter le changement.

L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État. Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances.

En définitif ces politiciens irrésolus ont été promus à des postes ministériels pour lesquels ils sont incompétents. Ils ont été promus Premiers ministres, Ministres, grâce au népotisme et aux accointances clientélistes et non au défi de fournir à l’État un service.

Ce qui fait dire Sidney Smith que, si chacun faisait son métier, les vaches seraient bien gardées. Ceci dit la main qui sait traire les vaches avec compétence risque d’être malhabile pour faire les comptes de la ferme.

Aussi Sidney Smith décrit remarquablement l’incompétence au travail au moyen des images. Cette description reflète la réalité du travail en RCA et à quoi s’ajoute le fait que le centrafricain travaille peu et veut gagner beaucoup, est incontestablement la preuve de l’incompétence. L’incompétent travaille peu et veut toujours gagner beaucoup. Il se plaint tous les jours, il n’est jamais satisfait, en plus il se plastronne.

Cette triste réalité, même si nous en parlons de la gestion de l’État pour la bonne conduite des affaires du pays, elle est la même dans les entreprises privées. C’est un constat. C’est le comportement du centrafricain en général que nous dépeignons.

Selon Sidney, si l’on représente tous les stades de la vie au moyen des trous dans une table. Des trous rond, carré, rectangulaire, triangulaire et des personnes occupant ces stades par des morceaux de bois de formes similaires, nous trouverons généralement que la personne triangulaire a tenté de pénétrer dans le trou carré, la rectangulaire dans le triangulaire et la personne carrée a voulu s’enfoncer dans le trou rond.

Cette réalité de la vie sociale met en évidence que le salarié ne correspond pas toujours à son poste. Donc de la difficulté de pénétrer dans le trou qui ne soit pas le trou dédié, explique la difficulté de ne pas correspondre au poste. Les centrafricains en général, ne correspondent pas à leur poste de travail et c’est au niveau politique et administratif que c’est effarant.

Et comme toujours on arrive à identifier le meurtrier, l’État dans ses derniers soupires a réussi cet exploit en inscrivant sur le mur du palais de la renaissance de Bangui avec son sang: l’incompétence m’a tuer…

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Bangui: Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20 -06-2015

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Mme Eugénie Yarafa a présidé, jeudi 18 juin 2015, au Centre de la mère et l’enfant, une réunion conjointe sur la situation des déplacés de Mpoko. Partenaires humanitaires, représentants des déplacés du camp de l’aéroport et les membres du gouvernement, notamment Mme Eugénie Yarafa et Florence Limbio, respectivement ministre des Affaires sociales et ministre du Plan ont accordé leurs violons au sujet du ‘’désenregistrement’’ des déplacés du site Mpoko.
Ils ont été des dizaines, les représentants des différentes entités constituant la population des déplacés de l’aéroport Mpoko à répondre à l’appel de la Ministre des Affaires sociales pour débattre de la question de leur retour à la maison. Et, d’entrée de jeu, le membre du gouvernement a précisé l’objet de la rencontre : « La politique du retour dans les quartiers des déplacés de Mpoko que le gouvernement a mis en place semble se buter contre une sorte de résistance. Et pourtant tout a été mis en œuvre, en commun accord avec les déplacés pour les accompagner dans ce processus. Nous sachons qu’il y a eu des personnes de qui estiment qu’elles n’ont pas intérêt à ce que les déplacés retrouvent une vie assez normale, c’est-à-dire de retourner chez eux ou dans les quartiers. C’est pourquoi, j’ai convié, et les représentants des déplacés, et les partenaires qui nous soutiennent dans notre démarche, afin qu’on puisse débattre de ce qui bloque réellement le processus. » a affirmé Mme Eugénie Yarafa.
En effet, depuis décembre 2013, plus dix mille banguissois, ressortissants des 8ème, 5ème, 3ème arrondissements ainsi qu’une bonne partie des populations des communes de Bégoua et de Bimbo, ont pris d’assaut le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ceci, pour fuir la flambée de violences qui a explosé dans la capitale centrafricaine avec l’entrée malheureuse en scène du mouvement Anti-Balaka. A la faveur de l’accalmie qui s’impose de plus en plus dans la ville de Bangui, le gouvernement a envisagé de fermer cet important site de déplacés de Mpoko, et ce, depuis novembre 2014 comme l’a indiqué Dr Armand Gadenga, Coordonnateur de la Cellule technique d’appui à l’Action humanitaire. Selon ce dernier, au mois de novembre dernier, le gouvernement a décidé d’aménager un « site alternatif d’AVICOM » pour accueillir essentiellement des déplacés du site de l’aéroport ne pouvant pas encore regagner leur domicile.
La démarche du gouvernement dont il est question consiste à donner des kits, en plus d’une enveloppe de 90 000 F. Cfa à chaque déplacé, en vue de permettre aux uns et aux autres de retourner à la maison et chercher progressivement à se réintégrer dans leur quartier. Il s’agit de l’engament gouvernemental qui a comme obligation d’assurer la protection de la population. C’est du moins ce qu’a réitéré, la Ministre des Affaires sociale : « Le gouvernement est conscient de la souffrance qu’endurent les déplacés de l’aéroport Mpoko, ainsi que ceux des autres sites de la place. C’est une situation qui nous préoccupe au niveau des Affaires sociales à plus d’un titre, étant donné que les conditions de vie sur ce site sont plus que déplorables et vont certainement s’aggraver avec l’avènement des grandes pluies des mois avenirs. C’est pourquoi, le gouvernement a pris la décision d’accompagner le retour de ces déplacés dans les quartiers, afin qu’ils puissent vivre dans un environnement un peu décent. »
Evidemment, il y a une forme de réticence au niveau des déplacés, au point même que l’on n’hésite pas à croire à la thèse de « manipulation » maintes fois revenue sur les lèves lors de la rencontre d’hier. Qui a manipulé qui ? Dans quel intérêt manipuler ? A défaut d’une réponse à ces préoccupations, Mme Florence Limbio, Ministre du Plan qui a pris part à la réunion a préféré donner des conseils aux déplacés de Mpoko en les suppléant en ces termes : « Mes frères et sœurs déplacés, ce n’est nullement par gaieté de cœur que le gouvernement vous demande de retourner dans les quartiers. Mais, il y a un temps pour toute chose, vous aviez été sur le site, mais lorsque le gouvernement fait des efforts pour votre retour en donnant quelques moyens et kits, il vous revient de faire autant et de chercher, ne fut-ce que des maisons provisoires au quartier pour quitter les mauvaises conditions de vie dans lesquelles vous vous trouvez. »
Côté déplacés, Guitimo Bangamayoroma, chef de zone 1 de l’aéroport a salué les efforts entrepris par le gouvernement dans le processus d’accompagnement au retour des déplacés, mais exprime d’autres préoccupations nouvelles. « Nous sommes reconnaissants pour les efforts du gouvernement, mais aujourd’hui, quitter le site est une question délicate. Il se pose un nouveau problème : les déplacés peuvent bien recevoir argent et kits, mais il n’est pas aisé de trouver des maisons de location dans les 5ème, 8ème et 3ème arrondissements. » a-t-il dit.
Notons que trois types de déplacés retournés se retrouvent à ce jour sur le site de Mpoko, à savoir ceux qui ont perçu leurs dus et qui sont retournés sur le site ; il y a des gens qui ont perçu une partie de leurs dus, d’une part ceux ayant perçu le cash sans les kits ; et d’autre part ceux qui ont reçu des kits sans percevoir les cash. Quelques quatre mille personnes sont visées par cette opération.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

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Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Les Forces armées centrafricaines (Faca) viennent ce jeudi 19 juin 2015 de franchir une étape importante voire décisive dans le processus de leur restructuration avec l’accompagnement de la mission européenne de conseil militaire (Eumam-Rca). Il s’agit de la cérémonie de prise d’armes qui a eu lieu au ministère de la défense nationale sous les auspices de la ministre d’Etat à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara et du général de Brigade Dominique Laugel, Commandant de l’Eumam. Cette cérémonie de prise d’armes qui a regroupé des dizaines d’officiers fait suite un atelier sur la question de la restructuration qui a eu lieu la veille – un atelier organisé par le Ministère national de la défense en collaboration avec Eumam.
« Je suis très honoré de prendre part à cette prise d’armes Forces armées centrafricaines. Je suis fier de pouvoir féliciter les Faca du travail accompli ces dernières semaines qui a conduit aux assises de la défense tenues hier (jeudi 18 juin 2015) à Bangui. Une fois de plus, je félicite les Faca pour la qualité des travaux et des débriefings qui ont suscité un large intérêt de l’auditoire. Parce que ce succès s’aligne parfaitement dans la dynamique qui anime les Faca aujourd’hui, fruit d’un travail de groupe, mais aussi des efforts individuels consentis à faire avances les idées, afin d’avancer les Faca de manière générale. » a déclaré le Gl Dominique Laugel avant d’ajouter « La première feuille de route est désormais établie, ainsi que la liste des tâches à accomplir. Cette étape est tout à fait capitale pour tracer le chemin des années avenirs et réformer les forces armées en profondeur. »
La Ministre d’État à la défense nationale Marie Noëlle Koyara a salué cette avancée dans le processus de la restructuration des Faca qu’elle a même qualifiée d’une « étape importante » qui permettra à la RCA de reconquérir sa souveraineté en matière de sécurité et de se prémunir contre les menaces internationales et transfrontalières comme Boko Haram. « Ces assises peuvent être placées dans le sillage de ce qui a déjà été fait, en prenant en compte les recommandations du forum national de Bangui. En tant qu’armée souveraine, quelle serait la place de notre pays face aux menaces que nous connaissons aujourd’hui? Nous avons la situation de Boko Haram qui nous guette et nous ne pouvons pas nous voiler la face. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer ce signal fort, notamment cette prise d’armes aujourd’hui qui marque une étape importante dans notre démarche pour la restructuration des Faca. » a noté le membre du gouvernement.
Quant au Chef d’état-major des Faca, Gl François Mobébou, il a plaidé pour que l’acte qui les Faca ont posé, à savoir la prise d’armes ne puisse pas rester que symbolique. Et de l’avis du général, la traduction en action concrète de cette cérémonie de prise d’armes passe inévitablement par la mise en œuvre effective des recommandations des différents fora du ministère de la défense nationale. « Le séminaire organisé en collaboration avec Eumam a connu un véritable succès sur la question de la restructuration des Faca. Je l’ai déjà dit hier, lors de l’ouverture de ce séminaire que nous devons placer ces assises sous le signe de l’espoir parce qu’il y a eu deux séminaires similaires, à savoir les états généraux de la défense nationale et le séminaire de la défense organisé par les généraux de l’armée ; mais nous n’avons pas pu nous assumer en mettant en œuvre les recommandations de ces séminaires. Mon souhait ultime est de voir les conclusions de ce séminaire d’hier être mises en œuvre, afin de nous permettre d’atteindre les résultats escomptés, à savoir la restructuration des Faca. » a déclaré Gl François Mobebou.
A ce jour, suite à un appel de la Ministre d’Etat à la défense nationale, quelque huit mille (8 000) Faca se sont déjà fait enregistrés et prêts à reprendre le travail. La mission européenne Eumam travail sur cet effectif pour mettre en place une armée nationale républicaine, respectant l’équilibre régional et loyaliste.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Le Comité stratégique de suivi des élections mis en place à la demande de la communauté internationale a tenu, ce jeudi 18 juin 2015, sa réunion hebdomadaire. Au cours de cette réunion présidée par le Premier ministre Mahamat Kamoun dans la salle de conférence de le Primature, Dieu Donné Komboyaya Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) a présenté le nouveau chronogramme qui, selon les termes du communiqué de presse ayant sanctionné la réunion et lu par me Ministre conseiller en communication à la Primature Georges Adrien Poussou, tient « compte des contraintes imposées par le délai imparti pour la fin de la Transition ».
Les dates des opérations inscrites au chronogramme se présentent de la manière suivante : « Les opérations de recensement électoral devront commencer le 27 juin pour s’achever le 27 juillet 2015 au plus tard; le référendum constitutionnel aura lieu le 04 octobre 2015; le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendra le 18 octobre 2015 et le second tour le 22 novembre 2015. » a précisé Dieu Donné Komboyaya.
Il reste cependant, l’épineuse question du bouclage du financement des opérations électorales. Sur un budget global de 23 milliards de Francs Cfa, l’ANE n’a pu mobiliser que les 25%. En tenant compte des promesses faites par les bailleurs, un gap de 47% reste à combler.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

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(Corbeau News Centrafrique)

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FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-06-2015

La réforme des Forces armées centrafricaines, en abrégé FACA, tant attendue par la communauté nationale et internationale, est résolument en marche avec la mise sur pied d’une nouvelle feuille de route de l’armée nationale. Le ministère de la Défense nationale a, cet effet organisé, ce 18 juin 2015, un séminaire avec la collaboration de la Mission militaire de Conseil de l’Union européenne (EUMAM). L’objectif recherché de ces assises est de définir la feuille de route 2015-2016 qui, non seulement précisera les actions à réaliser mais qui permettra également à tous les acteurs du ministère d’avoir une vision globale de la restructuration de l’Armée nationale dans le cadre de la Réforme de Service de Sécurité (RSS).

« En tant que Armée souveraine, quelle serait la place de la RCA face aux différents menaces que nous connaissons aujourd’hui avec la situation de Boko-haram et de la LRA? », c’est le questionnement posé par la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara qui a personnellement ouvert les assises de la défense sur la feuille de route des FACA. La mise en place de cette feuille de route s’est tenue au siège du Conseil national de Transition en présence de nombreux officiels dont une centaine d’officiers généraux des forces armées centrafricaines et des experts militaires de l’EUMAM, officiers généraux et subalternes, les Chefs de corps, les responsables civils

et militaires de la Défense nationale et de l’Etat-major des forces armées centrafricaines. Les assises sont consacrées aux travaux des groupes qui ont développé une série de thématiques dont les conclusions constituent des documents de base afin d’inscrire les actions dans les axes définis. Il s’agit des thématiques : organisation du ministère et de l’Etat-major, gouvernance et doctrine, ressources humaines, préparation opérationnelle, renseignement, communication et enfin la thématique conquête de ressources.

« Nous avons maintenant des recommandations qui sortent de ce Forum de Bangui, et avec cela, il était question que nous puissions maintenant tracer la feuille de route de la défense nationale. C’est pour cela que nos Généraux, ensemble avec nos partenaires de l’Union européenne EUMAM, et bien sûr la Minusca qui sont là pour que nous puissions réfléchir sur les thématiques aboutissant à la feuille de route que nous allons remettre au Chef suprême de l’Armée, au gouvernement, ainsi qu’à nos différents partenaires», a déclaré la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara.

Cette feuille de route servira de document de base pour la réforme et l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines. Dans ce contexte de la réhabilitation des FACA, ce séminaire constitue un rendez-vous majeur qui précise une série d’importantes réformes dans lesquelles va s’engager la ministre Koyara. Ce

qui implique une redéfinition des missions et des tâches au sein du ministère des Forces armées ainsi qu’un renforcement des capacités à divers niveau. Dans cette même lancée, est également impliquée une révision de l’Architecture de commandement, de la préparation opérationnelle, du soutien logistique, du renseignement, de la communication des Armées et de recherche des ressources indispensables à la conduite des activités des FACA.

La tenue de ces assises de la défense avec le concours de l’EUMAM permettent de diagnostiquer les réels problèmes qui gangrènent les Forces armées centrafricaines. Et les actions qui sont définies lors de ces assises seront débouchées sur l’organisation d’une nouvelle armée professionnelle, représentative et disciplinée répondant aux vœux exprimés par les Centrafricains durant le Forum de Bangui et à l’exigence de la communauté internationale. Les conclusions de ce séminaire permettront de mettre en place une nouvelle organisation et une nouvelle procédure de travail qui seront appliquées au sein du ministère de la défense et du Chef d’état-major des armées.

Avant le Forum de Bangui, un premier séminaire du département de la défense sur la stratégie de sortie de crise réunissant les responsables civiles et militaires du ministère de la Défense ainsi que de l’Etat-major des armées en collaboration avec les experts militaires européens s’était tenu, du 22 au 23 février de l’année 2015 au siège du Conseil national de transition. Ce qui

a permis aux responsables militaires d’enrichir les documents de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) et de Réforme de Secteur de Sécurité (RSS) qui avaient été présentés au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015. Plus de deux mois aux cotés de ces responsables civils et militaires de l’armée nationale, les Conseillers militaires de l’EUMAM ont manifesté leur ferme soutien pour accompagner le gouvernement de transition dans ce processus de réhabilitation des FACA.

« Je mesure la volonté des FACA de prendre une part active dans la sécurisation du territoire. Ce qui est réalisé aujourd’hui par des patrouilles conjointes à Bangui ou un déploiement en province. Ces actions ne peuvent être envisagées qu’en parfaite coordination avec les autres forces internationales afin d’éviter tout incident», a fait savoir Dominique Laugel, Général de brigade de la mission militaire européenne EUMAM avant d’ajouter que « Mais dans tous les cas, il est du devoir des responsables politiques et des Chefs militaires de fixer la priorité sur la restructuration des FACA et de mettre en place des bases solides s’appuyant sur les personnels strictement sélectionnés et un entrainement de qualité pour créer un lien régalien au service des institutions républicaines».

La réforme des FACA a entrainé, par ailleurs, une amélioration dans les textes des résolutions prises par le Conseil de sécurité des de l’ONU sur les armes en République centrafricaine. Ces résolutions interdisant à la République centrafricaine de se doter en arme, ont causé du tort aux Forces armées centrafricaines d’être opérationnelles sur les théâtres des opérations. Ce qui a occasionné la prolifération des groupes et l’instabilité sur l’étendue de territoire centrafricain malgré la présence des casques bleus de l’ONU et de force sangaris.

Dès sa prise de fonction dans le gouvernement Kamoun 2, en son titre de ministre d’Etat chargée de la défense nationale, Marie-Noëlle Koyara s’est engagée à redorer le blason des FACA. Cette nouvelle feuille de route aujourd’hui tracée témoigne à suffisance une parfaite

coopération entre le Département de la défense nationale et les forces internationales dont l’EUMAM-RCA et la MINUSCA. C’est aussi le fruit de multiples plaidoyers de la présidente de transition, Catherine Samba – Panza dans ses différentes déclarations devant la communauté internationale pour soutenir le gouvernement de transition dans la réforme totale des Forces armées centrafricaines.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

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(Corbeau News Centrafrique)

Jean Pierre Bemba dans la Salle de la CPI à La Haie

 

L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

Bangui, (CD) 18-06-2015

 

Deux mauvaises nouvelles sont venues ternir les espoirs de libération rapide de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba. Détenu par la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2008, le chef du MLC est accusé de crimes de guerre et crime contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Fin mai, en moins d’une semaine, la CPI a rejeté la demande de libération provisoire du sénateur Bemba et a fixé au 29 septembre 2015, la date d’un second procès pour subornation de témoins. Deux décisions qui repoussent les perspectives d’une libération proche. Un coup dur pour les soutiens du leader du MLC, qui verrait bien Jean-Pierre Bemba jouer les premiers rôles dans la prochaine élection présidentielle, prévue fin 2016.

« On cherche à l’empêcher de participer aux élections »

L’avenir politique de Jean-Pierre Bemba reste donc très incertain. Pour Norbert Tricaud, un avocat international qui connaît bien l’Afrique et le dossier Bemba, la mise à l’écart du sénateur congolais risque d’être encore longue. « Si au final, Jean-Pierre Bemba finira bien par être libéré, il n’y aura aucune décision, avant le printemps 2016 » estime l’avocat. Un délai « serré » pour pouvoir participer à l’élection présidentielle congolaise, normalement fixée en décembre 2016. Selon Norbert Tricaud les charges retenues contre le sénateur Bemba n’ont qu’un seul objectif : « écarter un homme politique populaire de scène politique congolaise ». « Bemba fait de l’ombre à Joseph Kabila et on cherche à tout prix  à l’empêcher de participer aux élections ». Selon l’avocat français « le dossier est vide, les accusations de la CPI sont insuffisantes et les témoignages sans validité ». Pour preuve, Norbert Tricaud avance la requalification des charges contre Bemba : « le sénateur Bemba est désormais indirectement responsable de ce que faisaient ses troupes en Centrafrique ». Et la seconde affaire de subornation de témoins, dans laquelle le bras droit de Bemba, Fidèle Babala et son avocat, Aimé Kilolo, sont accusés d’avoir soudoyé des faux témoignages, ne serait « qu’un moyen pour la CPI de retarder la procédure ».

« Il sera automatiquement libéré »

Si tout le monde ne croit pas au « complot politique », la détention pendant 7 ans de Jean-Pierre pose toutefois plusieurs interrogations. « La justice doit être rendue dans un délai raisonnable, explique Maître Tricaud, et là nous sommes totalement dans le déraisonnable. Ce procès est inéquitable, car instruit uniquement à charge ». Pour les partisans de Jean-Pierre Bemba, la CPI est enlisée dans le procès centrafricain et cherche à sortir « par le haut » en lançant la nouvelle affaire de subornation de témoins ou en faisant « traîner la procédure ». Car, même si au bout du compte Jean-Pierre Bemba est finalement condamné, quelle sera la peine ? « Peut-être 5 ans, répond Norbert Tricaud, mais comme le leader du MLC a déjà fait 7 ans de prison… il sera automatiquement libéré ».

« La CPI pourrait interdire son retour à Kinshasa »

Pourtant, la remise en liberté du sénateur Bemba ne signifie pas forcément un retour aux affaires pour le « chairman » du MLC. Norbert Tricaud croit savoir que la CPI travaille sur un « habillage juridique pour éviter le retour de Bemba en RDC ». Selon l’avocat, la Cour pourrait donc interdire à Jean-Pierre de revenir à Kinshasa : « un pays d’accueil a même été avancé, comme le Vénézuela ». Autre artifice : la privation des droits civiques ou l’inéligibilité du sénateur congolais. Mais là encore, c’est un casse-tête juridique. De son côté, la CPI a toujours réfutée toute idée de « procès politique ». Selon la Cour, la lenteur de la procédure est essentiellement due à la « complexité de l’affaire, aux différentes remises en cause de la compétence de la Cour, à la requalification des charges et au nombre important de témoins ».

Un report des élections pourrait favoriser Bemba

Au Congo, le climat politique se tend à l’approche de la présidentielle de 2016 et le dossier Bemba reste sensible. Une ambiance politique délétère qui pourrait se crisper avec un possible retard dans le calendrier électoral. La Constitution actuelle interdisant Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016, l’opposition redoute que le président congolais ne cherche à se maintenir au pouvoir en retardant le processus électoral. Les prochaines élections locales risquent notamment de ne pas pouvoir se tenir en octobre, faute d’un consensus politique sur la  future répartition des sièges. Un « glissement » du calendrier après 2016, qui pourrait finalement jouer en faveur du sénateur Bemba, qui en aurait alors peut-être fini avec la justice internationale.

 

Christophe RIGAUD, Afrikarabia

 

Bangui: Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

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(Corbeau News Centrafrique)

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Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

Bangui, (DNK) 18-06-2015.

 

Le ton est monté d’un cran mardi et encore mercredi matin à Birao dans la Vakaga à l’est de la Centrafrique. Une partie de la population locale s’est opposée à l’installation de la Force Tripartite, Tchad-Centrafrique-Soudan, déployée ce lundi dans la ville.

Sous la forte pression populaire, la Force Tripartite a quitté Birao aujourd’hui aux environs de 11 heures. Une source proche de la Mission onusienne en Centrafrique, Minusca atteste que les soldats Tchadiens étaient les premiers à plier bagages.

Depuis les premières heures du matin, des barricades ont été érigées par des dizaines de personnes hostiles à la présence de cette force. Les manifestants ont fait usage de projectiles et ont pris à partie les véhicules des soldats Soudanais. Trois soldats soudanais blessés.

Suite à une médiation de la Minusca et au retrait de la Force Tripartite vers la ville d’Amdafock au Soudan voisin, le calme est revenu. Le marché, la mairie de Birao et quelques institutions de la place, fermés depuis hier, ont rouvert leurs portes. Les autres activités ont aussi repris leur cours normal.

La Force Tripartite avait été créée, au cours d’un sommet à Khartoum, le 24 mai 2011 par la Centrafrique, le Tchad et le Soudan pour protéger leurs frontières communes et combattre les activités criminelles transfrontalières.

 

Radio Ndeke Luka

Centrafrique: Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

 

Bangui, (MDA), 18-06-2015

 

Invité à prendre part à la cérémonie d’ouverture du Salon de l’aéronautique et de l’espace aux côtés de François Hollande, le Président de la République a rencontré ce mardi le Premier ministre français quelques heures après avoir été reçu à l’hôtel de Brienne par le ministre de la Défense.

Des entretiens politiques de haut niveau qui interviennent dans le contexte du regain de tension consécutif à l’attentat meurtrier de N’Djamena.

Alors qu’un double attentat-suicide vient de frapper la capitale tchadienne, faisant plusieurs dizaines de morts et une centaine de blessés, tous les regards se tournent vers Boko Haram, un groupe suspecté d’avoir voulu faire d’une pierre trois coups contre le dispositif anti-djihadiste du Tchad, le site d’implantation du poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de l’opération française Barkhane et la ville qui abritera le quartier général de la future force multinationale chargée de lutter contre ce groupe désormais rallié à l’État islamique.

C’est donc autant en qualité de président en exercice de la CEEAC qu’en tant que président de la République gabonaise que le Chef de l’État a conduit une série d’échanges avec l’exécutif français.

Avec Manuel Valls mardi, avec Jean-Yves Le Drian lundi soir, Ali Bongo Ondimba a eu l’opportunité de rappeler ses ambitions à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale : progresser vers l’intégration économique et la mobilité des personnes dans un espace géographique sécurisé.

Comme le Secrétaire général de la CEEAC, le président Bongo Ondimba « condamne avec la plus grande fermeté un acte ignoble dirigé contre les institutions et les symboles de l’État tchadien ainsi que contre des civils innocents ».

Devant ses interlocuteurs français, il a salué l’action des médecins militaires de l’antenne médico-chirurgicale de la force Barkhane qui ont appuyé les secours tchadiens en prenant en charge sept victimes civiles.

Dans le cadre de Barkhane, trois structures de ce type sont déployées pour assurer le soutien médical des militaires engagés dans cette opération : l’une à N’Djamena au Tchad, l’autre à Madama au Niger, la dernière à Gao au Mali.

Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

La présence des forces françaises est maintenue au Mali comme au Tchad, mais les moyens présents dans ces pays sont désormais mutualisés et les zones d’engagement étendues à l’ensemble de la BSS.

Concernant la Centrafrique, autre sujet de forte préoccupation régionale, la France a annoncé la réduction de 1700 à 900 du nombre de ses soldats mobilisés en Centrafrique dans la force Sangaris.

Un certain nombre de sites où étaient présents les soldats français vont passer sous l’autorité de l’Onu.

Avec Manuel Valls, le Chef de l’État a encore évoqué les aspects économiques et commerciaux de la relation bilatérale, souhaitant une attention renforcée des investisseurs français aux opportunités du marché gabonais en pleine phase de diversification.

Des missions ministérielles dédiées et croisées devront garantir ce saut quantitatif et qualitatif.

Il a par ailleurs, en cette année 2015 des choix internationaux pour le climat, souligné son engagement à participer à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques ‘COP 21’ programmée dans six mois à Paris. « Il n’y a qu’une option, la réussite ! ».

Chaleureusement accueilli lundi par Jean-Yves Le Drian dans la cour de l’hôtel de Brienne – où siégèrent Clémenceau et de Gaulle –, Ali Bongo Ondimba a rendu hommage à l’action décisive des Éléments français au Gabon (EFG) depuis plus d’un demi-siècle.

En septembre 2014, les EFG sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale.

Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale, visant plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

Mediapart

Centrafrique: Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC, insiste sur la nécessité d’aller résolument

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Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC,

insiste sur la nécessité d’aller résolument vers la paix

Bangui., (Corbeau News Centrafrique), 18-06-2015

Jusqu’à ce jour, la Séléka continue d’être perçue comme une entité extrémiste en République centrafricaine. Alors que depuis l’Assemblée générale de Bira du 21 au 23 novembre 2014, sanctionnée par la création d’une faction pacifiste de cette Séléka, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) à sa tête, l’ancien ministre d’État Herbert Gotran Djono Ahaba, les donnes changent, et ce, progressivement jusqu’aujourd’hui. L’accalmie observée en République centrafricaine à ces derniers temps, doit beaucoup à l’œuvre patriotique titanesque de cette faction. Mais, la montée en puissance du RPRC en tant qu’interlocuteur politico-militaire valable eu égard à l’option de la paix, de la cohésion sociale, l’unité nationale, la non-partition, a suscité ces derniers temps, des critiques souvent acerbes contre ce mouvement. Face à ces résistants de la paix, Djono Ahaba et le RPRC ne désemparent guère. C’est ce que le leader de ce mouvement confie à Corbeaunews.Centrafrique dans cette interview exclusive.

Corbeaunews.ca (CNC) : Ancien Ministre d’État, vous dirigez désormais un mouvement politico-militaire, le RPRC. Comment concilier les deux obédiences dans la conviction qui est la vôtre ?

Herbert Gotran Djono Ahaba (HGDA) : Je tiens tout d’abord à vous remercier de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer dans vos colonnes. Vous conviendrez avec moi que la crise que notre pays a traversée et continue d’ailleurs de traverser a atteint un stade regrettable, un seuil sans précédent de crises connues dans notre pays. L’unité nationale en péril, à un moment donné, on a vécu une partition de faite, le vivre ensemble a atteint un niveau de non-retour parce que la haine et le rejet de l’autre sont profondément ancrés en nous. C’est pourquoi, j’ai estimé que faire de la politique sous-tend qu’il y a une vision et une idéologie axée sur un projet de société crédible à défendre dans l’intérêt du peuple. Et, ainsi, j’ai décidé, avec certains compatriotes de créer ce mouvement le « Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique ».

Nous nous sommes donnés comme slogan, « Non à la conquête du pouvoir par la force » ; « Non à la confiscation du pouvoir par les armes au détriment du peuple » et ; « Non à la partition », parce que nous devons lutter fort pour la sauvegarde de l’unité nationale, car de tout temps, dans les différents préambules de la Constitution de notre pays, la République centrafricaine est Une et Indivisible.
Mais déjà à court terme, nous avons commencé un travail sérieux de sensibilisation. C’est que pour nous, il faut que nous fassions du sacrifice à tous les niveaux, notamment au niveau de toutes les forces vives de la nation, à savoir la jeunesse, les leaders politiques, les femmes, etc. étant donné que la paix ne se décrète pas, c’est un comportement responsable et quotidien. Pour que le vivre ensemble soit possible, il faut que les uns et les autres, de tout côté, mettent la main à la patte, afin d sauvegarder notre unité nationale. Notre pays a beaucoup de potentialités naturelles, il ne nous reste qu’à se mettre ensemble, de tourner la page et de nous orienter vers l’émergence de notre pays.
Je vous dirais que le combat que nous menons en ce moment commence déjà à payer, parce que l’accalmie générale que le pays connait à ce jour le témoigne. A Bambari par exemple, les ex-combattants Séléka qui se trouvent dans cette ville sous le commandement du général Joseph Zoundeiko ont donné le signal fort, en se réconciliant avec les Anti-balaka. Je crois qu’au regard de la priorité de l’heure qui est la pacification du pays, la réconciliation, la cohésion sociale et la sauvegarde de l’unité nationale, nous sommes sur la bonne voie qui nous conduira à la bonne préparation et l’organisation des élections prochaines.

CNC : A priori, cette vision n’est pas partagée par vos pairs, puisque lors de la signature de l’Accord de DDRR en marge du forum national de Bangui, le général Joseph Zoundeiko a émis un autre son de cloche…

HGDA : Ce n’est rien et je puis vous rassurer qu’il s’agissait juste d’une petite incompréhension. C’est pourquoi nous n’avons pas tardé à mettre fin aux inquiétudes exprimées par les uns et les autres. En moins de 24 heures, le général Zoundeiko a été ramené à la raison. Et la suite logique, c’est que lorsque le général Zoundeiko de retour a fait le compte rendu à Bambari, s’en est immédiatement suivie la réconciliation entre nos éléments et les Anti-balaka.
Mais en tant que leader, je me devais de prouver notre bonne foi à aller vers la paix, en affirmant mon leadership. C’est pourquoi j’étais le premier à signer le document et à encourager les autres à signer cet accord.

CNC : Le RPRC est-il l’aile ‘’Goula de la Séléka ? Dites-nous aussi vous avez une bonne maitrise de vos effectifs ?

HGDA : Depuis l’Assemblée générale qui s’est tenue à Bria du 21 au 23 novembre 2014, où les délégués de Ndélé, Bandoro, Bambari, Bangui, Birao, bref de tous les coins de la RCA se sont retrouvés pour entériner la création du mouvement RPRC, ainsi que la mise en place du bureau politique, un travail a été fait et de façon régulière. C’est ce qui justifie pour la plupart l’accalmie qui a régné. Une accalmie qui témoigne à suffisance que nous avons une parfaite maitrise de nos éléments sur le terrain.
Cela nous a d’ailleurs permis de participer activement aux travaux préparatoires du Forum de Bangui, à travers les Consultations populaires à la base, au niveau de la Commission préparatoire du Forum, au niveau du Comité d’organisation. Nous avons également pleinement participé aux travaux du pré-forum organisés par le gouvernement, ainsi qu’au Forum lui-même. Nous nous réjouissons d’avoir apporté une contribution de taille à la réussite de ces assises nationales. Faut-il que je vous informe ce que nous faisons encore partie du Comité de suivi de ce forum où la contribution du RPRC est attendue.
Je profite de cette occasion pour lever l’équivoque sur un certain nombre de points précis. D’aucuns raisonnent en termes du tribalisme en utilisant gratuitement les expressions ‘’Goula’’, ‘’Rounga’’, etc. Personnellement, je suis au-dessus de la mêlée. Et, je pense qu’un homme politique doit avoir une vision pour la République, c’est pourquoi je ne me retrouve pas dans ces considérations. Notre démarche est inclusive, on ne parle pas en termes de région, à plus forte raison, en termes d’ethnie.

CNC : Comment entendez-vous coopérer avec les circonstances du DDRR, notamment en ce qui concerne les mercenaires étrangers ?

HGDA : Nous venons juste de signer l’Accord DDRR dont le dernier ‘’R’’ parle bien du rapatriement. Le contenu de ce document est clair, je ne vais pas revenir là-dessus. Mais, je pense qu’avec les travaux du pré-DDRR qui sont en train d’être faits en commun accord entre le gouvernement, la Minusca et les groupes armés, des sensibilisations vont être faites pour faire comprendre aux ex-combattants le contenu de l’Accord. Après que ces derniers se seraient familiarisés avec le contenu de ce document, nous allons certainement évoluer vers les autres étapes.
C’est pourquoi, je pense que s’il y a des étrangers dans les rangs des ex-combattants, seul le processus de la mise en œuvre de l’Accord DDRR, à travers les mécanismes mis en place pourrait les identifier. Donc, à supposer qu’il n’y ait pas d’étranger, ce n’est pas à moi d’indexer tel ou tel de l’être. Qu’à cela ne tienne, je crois que la majorité des gens qui sont avec nous sont des fils du pays qui se sont sentis frustrés quelque part et qui ont manifesté leur mécontentement. Il serait mieux de venir vers ces gens et de chercher, ensemble avec eux, de trouver des réponses durables à leur problème.

CNC : S’achemine-t-on vers la conversion du RPRC en parti politique ?

HGDA : Je pense que nous sommes en train de travailler. Et, en temps opportun, c’est le peuple qui jugera, sur la base du résultat que nous aurons par rapport à l’idéologie que nous défendons. Donc, nous allons examiner les choses au fur et à mesure et on avisera.

CNC : Monsieur Djono a-t-il une ambition présidentielle ?
HGDA : C’est une question, je dirais, prématurée en ce moment. Aujourd’hui, la priorité, c’est de pacifier le pays, afin de permettre de restaurer l’autorité de l’État et que nous puissions avoir les conditions réunies, afin que nous ayons des élections crédibles, transparentes et acceptées par tous.

CNC : La dernière ligne droite du processus de la transition en cours étant les élections, quelles sont, selon vous, les conditions requises pour la réussite de cet exercice ?

HGDA : Ce qui est important aujourd’hui, c’est que l’Autorité nationale des élections (ANE), les autorités de la transition, le Groupe international de contact, la médiation internationale dans la crise centrafricaine ainsi que la CEEAC de manière générale puissent harmoniser leur point de vue, afin que nous ayons un calendrier électoral clair, bien défini et réaliste. Et ce, tout en tenant compte des ressources financières à mobiliser, ainsi que le matériel électoral. Cela permettra aux uns et aux autres de se préparer. Nous ne devons pas continuer à tergiverser autour de l’essentiel.

CNC : Monsieur, Herbert Gotran Djono Ahaba, merci.

Bangui, Fred  KROCK Pour CNC

Bangui: A une semaine de Ramadan, les Banguissois du PK5 restent enclavés

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(Corbeau News Centrafrique)

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A une semaine de Ramadan, les Banguissois du PK5 restent enclavés

Bangui, (P.P), 13-05-2015

Le quartier musulman de Bangui reprend, progressivement, vie alors que ses habitants y demeurent cloîtrés se disant menacés

Alors que le quartier PK5 à Bangui reprend, progressivement, vie, ses habitants, des musulmans pour la majorité, y demeurent cloitrés ne réussissant toujours pas à circuler librement en dehors de leur enclave.

Dès qu’ils sortent du quartier, ils se sentent menacés, confient des habitants du quartier à Anadolu, un commerçant du marché local, rappelle qu’un jeune musulman qui a récemment essayé d’aller au delà du PK5, précisément vers la quartier “Fatima”, a été, “sauvagement assassiné par des anti-Balaka” ( milices chrétiennes) du secteur.

C’est par peur de trouver le même sort que les musulmans du PK5 préfèrent ne pas quitter leur quartier, souligne Alkaly Alim, un autre habitant du quartier ajoutant que la peur persiste en dépit de la signature par les différents groupes armés d’un accord de désarmement (en marge du forum de Bangui-mai 2015).

Cependant si les musulmans du PK5 se terrent dans leur quartier, ils accueillent, les bras ouverts, un grand nombre de non musulmans qui viennent, chaque jour s’pprovisionner dans ce quartier célèbre pour son marché, où une grande variété de marchandises est proposée.

En effet, le marché du PK5, qui a sombré dans la désolation durant les deux années de crise alimentée par un conflit interconfessionnel, a, depuis un mois, commencé à revivre. Ses commerçants, majoritairement de confession musulmane ont réinstallé leurs étals et redonné une belle figure à leurs boutiques. Aujourd’hui, les deux communautés musulmane et chrétienne, longtemps séparées, s’y côtoient de nouveau sous l’oeil vigilant des agents de la Mission onusienne en RCA (Minusca), des miltaires français évoluant en Centrafrique et des forces centrafricaines qui assurent la sécurité dans ce quartier, longtemps considéré comme le plus périlleux de la capitale centrafricaine.

Alkaly Alim se réjouit de la réconciliation des deux communautés pointant du doigt certaines parties qui ont selon lui “alimenté les animosités et les conflits entre musulmans et chrétiens”. Il affirme à Anadolu: “aujourd’hui tout est fini, le PK5 est un quartier où on accueille, généreusement, tous les Centrafricains”.

Ali Utche, un autre musulman, vendeur d’épices dans le marché de PK5 se désole, pour sa part, du fait que “les musulmans ne peuvent toujours pas se rendre dans les quartiers des chrétiens au risque de se voir agressés.

Nadège, chrétienne qui dit avoir repris le chemin du PK5 depuis peu affirme, de son côté, “désormais tout est oublié, ce qui compte maintenant c’est de la reconstruction du pays”.

“Aujourd’hui, le KM5 est l’un des points les plus sécurisés de la ville de Bangui. Il y a deux mois, nous avons procédé à l’ouverture du commissariat du 3ème arrondissement et mis en place un comité de prévention de la délinquance avec l’appui de la jeunesse, des femmes, de tous les chefs religieux et les notables de la localité”, avait, récemment, déclaré à la presse, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou.

Profitant de ce regain de stabilité et de sécurité, la Commercial Bank of Central africa (CBCA) a, récemment, ré-ouvert son agence dans le quartier PK5 pour le grand bonheur des habitants du quartier qui étaient, jusqu’alors, obligés, pour faire toute opération bancaire ou retrait d’argent de se rendre en ville.

Le maire du 3ème arrondissement de Bangui dont relève le PK5, Adairou Balla-Dodo , explique à Anadolu que les habitants de ce quartier avaient beaucoup de peine pour se rendre en ville souligant que beaucoup d’entre eux se faisaient accompagner par des militaires moyennant de l’argent.

Mahamat Goni, chef de l’agence de la CBCA du quartier relève, pour sa part: “le Km5 est le poumon des activités économiques de la ville de Bangui. lorsque cette agence était fermée, les clients et les notables de cet arrondissement se sont tous mobilisés pour demander sa réouverture”.

Le quartier KM5 de Bangui, à majorité musulmane a été, durant le conflit interconfessionnel qui a secoué la RCA depuis décembre 2013, le théâtre de violenecs opposant Séléka ( groupes politico-militaires musulmans) et anri-Balaka (milices chrétiennes).

Ce conflit intercommunautaire s’est soldé par 5 mille morts et près d’un million de déplacés, selon un récent constat des Nations-Unies.

Par Pacôme Pabandji, 12-06-2015

Centrafrique: L’UE et l’Unicef signent une convention de financement de 25 d’Euros avec le gouvernement

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L’UE et l’Unicef signent une convention de financement de 25 d’Euros avec

le gouvernement en faveur des enfants

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-06-2015

La signature de la convention de financement d’un montant de 25,5 d’Euros a eu lieu ce vendredi 12 juin au siège de l’Union européenne à Bangui. La convention comporte deux composantes : une composante éducation et une composante santé, en faveur des enfants centrafricains, rendus plus vulnérables par la crise en cours. Le document a été paraphé par Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en RCA et Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef à Bangui. C’est le Ministre de l’éducation Eloi Anguimaté qui a représenté le gouvernement centrafricain à cette occasion.
En effet, doté d’un budget de 21 millions d’Euros, entièrement financé par l’Union européenne, le programme éducation vise à appuyer la reprise et le renforcement des services d’éducation de base, dans le préfectures de l’Ombella M’poko, Kemo, Nana Gribizi, Bamingui-Bangoran et à Bangui. Il consistera en plusieurs volets, parmi lesquels la réhabilitation et l’équipement de plus de 300 écoles, la formation et le déploiement des enseignants, la prise en charge des enfants libérés des groupes armés et l’appui aux associations des parents d’élèves.
Le programme santé, avec un budget de 4,5 millions d’Euros dont 3 millions financés par l’Union européenne et le reste par l’Unicef, sera concentré dans les zones les plus vulnérables (Nana-Mambéré, Nana-Gribizi, Ouham, Ouaka, Bamingui-Bangoran et Haute Kotto). Il vise à la prise en charge des enfants de moins de cinq ans (paludisme, infections respiratoires, diarrhée et malnutrition aigüe sévère), y compris au travers de structures communautaires. Ce financement vient en complément des 15 millions d’Euros fournis par l’Union européenne aux Ong au travers du Fonds Békou, destiné à soutenir les efforts du gouvernement pendant la période de transition.
Selon Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en RCA, 350 000 enfants y compris ceux ayant été intégrés aux groupes armés seront touchés par ce projet : « Le succès reconnu du Forum de Bangui montre un réel désir d’engagement de toute la société centrafricaine dans la voie de la paix et d’un développement durable […] Le soutien de l’Union européenne aux secteurs de l’éducation et de la santé, avec le financement de ces deux projets qui vont de manière concrète améliorer la vie de plus de 350 000 enfants, dont un millier issus des groupes armés et des milices locales, témoigne de notre engagement à accompagner les autorités de transition centrafricaines dans leurs efforts pour entamer une reconstruction durable du pays. »
Les enfants étant les principales victimes des conflits, la meilleure manière de leur faire justice est cependant de jeter les bases d’un développement durable, afin de leur permettre d’accéder aux services sociaux de base, indispensables à leur plein épanouissement, comme l’a souligné Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef à Bangui : « Maintenant que la République centrafricaine s’engage sur le chemin de la paix, il faut penser à la reconstruction durable des services sociaux de base. Les enfants ont été les premières victimes de la crise, ils ont été privés d’écoles, de soins de santé, toutes choses indispensables à leur survive, leur développement et leur protection. C’est pour cela que nous saluons cet engagement majeur de l’Union européenne à investir sur l’avenir du pays que représentent les enfants. »
Au nom du gouvernement centrafricain, Eloi Anguimaté Ministre de l’éducation nationale a estimé que cette aide pourra redonner espoir à tout un peuple et prévenir des conflits futurs par une prise en compte des enfants soldats : « Investir dans la santé, investir dans l’éducation, c’est donner l’espoir à un peuple, c’est construire un avenir meilleur pour un pays, c’est enfin s’occuper des enfants et des jeunes qui seront appelés demain à prendre la relève et d’aller de l’avant. La République centrafricaine souffre de sa richesse, notamment sa jeunesse et ses enfants qui représentent plus de 70% de la population. Malheureusement dans notre système éducatif, seulement 1/3 de cette frange de population est prise en charge, ce qui fait que les 2/3 sont dans la nature et ce sont ceux-là qui alimentent, malheureusement les récurrentes crises que nous connaissons dans ce pays. Avec cette aide qui vient à point nommé, nous allons certes nous occupés des enfants qui sont dans le système éducatif, mais nous n’allons pas perdre de vue les 2/3 qui sont en dehors du système »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Offensive diplomatique de la RCA en marge du sommet de l`UA

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(Corbeau News Centrafrique)

Catherine Samba-Panza à Bangui

 

Offensive diplomatique de la RCA en marge du sommet de l`UA

Bangui, (UA), 12-06-2015

Une importante délégation de la transition centrafricaine, avec à sa tête la présidente Catherine Samba-Panza, est en ce moment à Johannesburg. Et ce alors que la RCA est toujours suspendue des instances de l’Union africaine, réunie en sommet. Une offensive avec un double objectif : obtenir de l’argent pour financer les élections et le programme de désarmement des groupes armés. Mais aussi repartir à la conquête des investisseurs, notamment sud-africains.

L’objectif de cette offensive diplomatique, c’est de rassurer. Rassurer les partenaires de la RCA sur la capacité de la transition à mettre le pays sur les rails.

D’abord à travers des élections pour mettre fin à cette transition au plus tard d’ici la fin de l’année. C’est ce qu’a expliqué la présidente Samba-Panza lors d’une rencontre dédiée à la Centrafrique dans l’un des grands hôtels de Pretoria. Autre gros chantier : le désarmement des groupes armés. Mais dans un cas comme dans l’autre, il faut de l’argent, les ressources propres de la transition restent insuffisantes.

« Il y a déjà les Nations unies qui ont commencé en mobilisant un peu de ressources, nous avons aussi certains pays africain, dont l’Angola, qui a fait un geste. Et nous pensons qu’il est important que nous puissions boucler ce financement, qui tourne autour de 8 millions de dollars. Pour l’instant on n’a pas le montant. […] Un appui de l’Union africaine serait important pour nous afin de pouvoir boucler vraiment cette phase de pré-DDR », explique la ministre d’État en charge de la Défense, Marie Noëlle Koyara.

Malgré les retards et soubresauts, mais forte des résultats du forum national de Bangui, la délégation est donc là pour convaincre ses partenaires, l’Union africaine, les pays de la région, de la nécessité de mettre une fois de plus la main à la poche pour venir en aide à la RCA.

Développement et investissements

Mais lors de la rencontre de jeudi à Pretoria, il y a été aussi question de développement. Un développement et des investissements qui seraient aujourd’hui à nouveau envisageables grâce au déploiement des forces onusiennes mais aussi de l’armée centrafricaine, a expliqué la ministre de la Défense, dans les zones dites vertes.

C’est pour ces zones, dans l’ouest du pays, que le processus de Kimberley pourrait autoriser une levée partielle de l’interdiction d’exporter les diamants centrafricains d’ici la fin du mois, a affirmé le ministre des Mines, Joseph Agbo.

« Aujourd’hui le stock est évalué à 4 milliards. Voilà tout de suite ce stock qui pourra bénéficier de la levée de la sanction. C’est très important, parce que le diamant constitue, avec le bois, les deux produits à l’exportation de la RCA. Déjà on ne vivait que sur un seul produit. Si maintenant le diamant se remet à apporter des finances à l’Etat, c’est extraordinaire. Ça va au moins nous aider à répondre à nos charges régaliennes. »

Une reprise d’activité annoncée et un appel aux investisseurs, surtout sud-africains. Car cette rencontre leur était destinée, afin de leur redonner confiance, eux qui s’étaient désengagés après la chute de l’allié d’alors, François Bozizé.

Centrafrique: Des casques bleus mis en cause par un rapport de l`ONU

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Aéroport bangui M'Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC
Aéroport bangui M’Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC

 

Des casques bleus mis en cause par un rapport de l`ONU

 

Bangui, (AFP), 12-06-2015

 

Des Casques bleus ont échangé de l’argent ou des téléphones contre des faveurs sexuelles de centaines de femmes en Haïti et au Liberia indique un rapport interne des Nations unies, par ailleurs vivement critiquées pour leur gestion d’accusations d’agressions sexuelles d’enfants en Centrafrique.

L’expérience des missions de paix de l’ONU en Haïti (Minustah) et au Liberia (Unmil) “démontre que ces échanges à caractère sexuel sont répandus et pas assez dénoncés”, souligne le rapport des services de contrôle interne de l’ONU (OIOS).

Le document, encore confidentiel et daté du 15 mai, a été obtenu par l’AFP et doit être publié sous sa forme définitive la semaine prochaine.

La divulgation de ce rapport intervient quelques jours après la décision du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de lancer une enquête externe indépendante sur la façon dont l’organisation internationale a géré une affaire d’agressions sexuelles présumées d’enfants en République centrafricaine par des soldats étrangers, notamment français, non mandatés par l’ONU.

Selon le rapport de l’OIOS, 231 femmes haïtiennes ont indiqué avoir eu des relations sexuelles avec des Casques bleus en échange de services ou de biens matériels (chaussures, vêtements, téléphones, ordinateurs portables, parfums).

Pour les femmes en zone rurale, ce sont “la faim, le manque d’abri et la pénurie de produits de première nécessité et de médicaments qui sont fréquemment cités comme facteur déclenchant”.

Selon une autre enquête menée à Monrovia auprès d’un échantillon de 489 femmes âgées de 18 à 30 ans, “plus d’un quart (…) avaient procédé à des transactions sexuelles avec les Casques bleus, généralement pour de l’argent”.

Il s’agit d’une violation flagrante des règles des Nations unies, qui affirment pratiquer une “politique de tolérance zéro” envers les abus sexuels dans leurs missions et “réprouver fermement les relations sexuelles” entre les Casques bleus et les populations qu’ils protègent.

A Haïti, seulement sept femmes connaissaient ces règles onusiennes et aucune n’avait connaissance de l’existence d’une ligne téléphonique confidentielle pour dénoncer de tels abus

Le problème reste récurrent dix ans après le lancement par l’ONU d’une stratégie pour lutter contre les abus sexuels dans ses missions, qui regroupent aujourd’hui près de 125.000 Casques bleus à travers le monde.

– Un tiers de mineurs –

Les accusations d’abus ou d’exploitation sexuels –480 recensées entre 2008 et 2013– sont en baisse depuis 2009, mais une hausse a été constatée en 2012 et 2013. Sur la période 2008-2013, elles concernent pour un tiers des mineurs.

Quatre des 16 missions de l’ONU sont particulièrement concernées: Haïti, République démocratique du Congo, Liberia, et Soudan et Soudan du Sud. Ces accusations visent en premier lieu les militaires. Mais les civils, qui représentent 17% du personnel des missions, génèrent 33% des accusations.

En réaction au rapport, un haut responsable du département de Maintien de la paix de l’ONU, Atul Khare, a fait valoir auprès de l’AFP que la baisse du nombre des plaintes “tendait à prouver que les efforts de l’ONU pour prévenir l’exploitation sexuelle dans ses missions produisaient certains résultats positifs”.

Le rapport a estimé que les enquêtes menées sur ces accusations prenaient “beaucoup trop de temps” (16 mois en moyenne), déplorant que l’ONU doive s’en remettre aux pays d’origine des coupables pour les sanctions, ce qui entraîne “de grandes différences”.

Les civils sont le plus souvent congédiés tandis que soldats et policiers sont renvoyés dans leur pays avec interdiction de participer à une autre mission onusienne.

Le rapport a également estimé que les commandants de ces contingents étrangers ne sont “pas assez” contrôlés et forcés de rendre des comptes.

La semaine dernière, la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur un nouveau cas d’agression sexuelle présumée sur une enfant, impliquant l’un de ses Casques bleus

L’ONU avait auparavant été très critiquée pour sa gestion de l’affaire des agressions sexuelles présumées d’enfants dans ce pays, par des soldats français et africains entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

Centrafrique: Le Parti, USD-COMODES : ET SI JUSTICE Y AVAIT

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Le Parti, USD-COMODES : ET SI JUSTICE Y AVAIT

Bangui, (RE), 12-06-2015

C’est toute la période de Dacko2 à Samba-Panza qu’il fallait juger. C’est la période la plus ladre où notre pays a développé tous les vices les plus déjetés au monde qui ont conduit à la faillite de l’État. Il faut marquer notre État du sceau de la justice. Sans justice il n’y a pas d’État républicain.

C’est un nettoyage de toutes les affaires judiciaires qui ont été négligées volontairement au profit des gens intouchables et corrompus. Notre peuple a beaucoup souffert et cela ne date pas de l’ère de l’avènement séléka. Il faut remonter un peu plus loin pour se rendre compte de ce que la magistrature judiciaire a causé comme dégâts à nos concitoyens et qu’ils ont gardé silence, ne sachant sous quel autre justicier y aller pour se plaindre. Il faut faire parler les victimes et les auteurs de crimes.

L’heure est venue de rendre justice à ceux qui n’en croyaient pas et de mettre sous verrous ceux qui se croyaient des plus intouchables. Les victimes ne sont pas que les simples citoyens, il y a également l’État qui a souffert des actes d’atrocité; ces actes qui ont appauvri l’État. Ces actes de vols et de détournements publics ont été d’une extrême violence. Les malfrats se sont roués sur l’État à grand coup de vols et de détournements. On peut évaluer à des milliers de milliards de FCFA les préjudices. La cour des comptes doit sortir les dossiers et relancer les poursuites contre les contrebandiers. Les dossiers existent.

C’est toute la période de Dacko2 à Samba-Panza qu’il faut juger. C’est la période de la dérive, de la mégalomanie, de la catastrophe, de la tragédie, du narcissisme et de la profitabilité. Cette période est la période de la défaite de l’État.

Après cette crise si nous voulons prendre une orientation résolument républicaine il nous faut repartir sur une base juridique implacable. Et les crimes de toute nature devraient être jugés.

Nous entendons par là, toutes les malversations économiques et financières qui ont été commises dans la période sus visée et dont les auteurs ou les coupables n’ont été nullement inquiétés.

Ils doivent être jugés et condamnés. Il faut qu’ils rendent à l’Etat les ressources nécessaires à son développement qu’ils lui ont volé. C’est eux qui ont sevré l’État du lait nécessaire à son développement. Les auteurs peuvent être jugés par contumace ou à titre posthume.
Car la justice éduque pour le présent et pour le futur. La justice rend l’État respectable. La délinquance de l’État comme celle des citoyens nait de la faiblesse de la justice, si elle n’est pas appliquée avec rigueur et vigueur.

Il nous faut créer un État de droit et c’est maintenant. Un État de droit est un État politique, un pacte politique où tout chacun met en commun sa personne et toute sa puissance sous la direction de la volonté générale qui sous-tend protection et justice.

Ce pacte politique règle à la pichenette certaines questions cruciales liées à la sécurité, la liberté, et l’égalité entre les hommes civils. Les individus unis sont des citoyens qui forment ainsi un peuple souverain et la souveraineté résulte de l’obéissance volontaire de chacun à la loi. La loi est le ciment de l’association politique, elle est le garant de la liberté.

Les Gouvernements qui dirigent la république doivent à la base exercer en tout état de conscience moral. C’est-à-dire, ils doivent agir conformément à la loi et appliquer à eux-mêmes la loi et l’on ne peut s’empêcher de signaler le limogeage de monsieur KOYIT et de madame MONTAIGNE même si c’est un coup d’épée dans la mer. Cependant, nous ne croyons pas qu’ils aient été livrés au risque de désigner l’acte comme une exclusivité. Leur conduite par rapport à la règle de droit se doit d’être irréprochable. La règle de droit est le seul critère permanent de mesure de ce qui est mal de ce qui est bien et elle doit être vécue dans toutes les instances de l’État.

Les gouvernements doivent non seulement agir dans la transparence mais également rendre compte de leurs actes de gestion de la chose publique au peuple et c’est ainsi, qu’on pourra asseoir la justice dans notre pays.
Pour l’heure la justice est véritablement de faciès et de frimousse.

Il nous faut entrer et agir maintenant sous des lois qui garantissent à chacun la liberté et la sécurité et qui donnent la possibilité aux citoyens de contester le gouvernement lorsqu’ils estiment que les actes du gouvernement sont contraires à l’impératif de protection et de la justice.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Programme de mise en bière et levée de corps du regretté Christian Aimé MBERYO décédé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Programme de mise en bière et levée de corps du regretté Christian Aimé MBERYO

décédé le 4 juin 2015 à Bordeaux.

 

Bangui'(D.B), 11-05-2015

 

Vendredi 12 juin 2015- Dépositoire de l’Hôpital Pellegrin de Bordeaux
• 15h00- Mise en bière
• 15h15- Prières, recueillement et chants
• 15h30- Fermeture du cercueil
• 16h30- Collation au 24, Rue Camille Pelletan- 33150 Cenon
Tram Ligne A Direction Draveront Arrêt : Palmer
• 20h30- Remerciements
• 201h00- Fin de Cérémonie
Samedi 13 juin 2015- Pompe Funèbre ROC-ECLERC 20, Rue Emmanuel Rain- 95500 Gonesse.
• 15h00- Exposition
• 15h15- Prières, Recueillement et chants

• 16h00- Fin de Cérémonie.

Dokoula, Boris

Bangui: Retour de la paix, la contribution de David Trezeguet et la Juventus de turin

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(Corbeau News Centrafrique)

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Retour de la paix, la contribution de David Trezeguet et la Juventus de turin

 

Bangui (APA ) 11-06-2-15

L’ancien international français de football, David Trezeguet, séjourne à Bangui, avec son ancien club italien de la Juventus de Turin, à l’invitation de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), dans le cadre d’une opération destinée à contribuer au retour de la paix en Centrafrique.
Trézeguet est arrivé mardi dernier dans la capitale, centrafricaine pour une visite de 48 heures en Centrafrique au cours de laquelle il doit livrer un match de gala et animer des stages de formation au profit de jeunes footballeurs centrafricains de moins de quinze ans.
Outre ce stage de football, Trézéguet et la Juve vont également remettre des équipements sportifs à  des associations de jeunes et jouer un match de gala.
La Juventus de Turin finance, depuis un certain temps, la formation de jeunes centrafricains à  l’école des métiers et des arts de Bangui par le biais du bureau de l’Unesco en Centrafrique.
L’appui du club italien a pour but d’aider les jeunes centrafricains à  sortir de la pauvreté et de la précarité grâce à  l’apprentissage d’un métier qui leur permettrait de gagner honnêtement leur vie, afin de ne plus être à  la merci des bandes armées.
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CENTRAFRIQUE: Canada : Entretien avec l’artiste Laetitia Zonzambe CENTRAL AFRICAN

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : Canada : Entretien avec l’artiste Laetitia Zonzambe CENTRAL AFRICAN

 

Bangui, (M.T.F) 11-06-2015

 

Habituée des grandes scènes musicales, Laetitia Zonzambé offre à travers sa voix puissante et séduisante, des chansons riches d’une Afrique qui exprime sa créativité dans tous les sens et dans toute son essence.

Sa musique est un moment privilégié alliant les chants aux accents traditionnels venus du cœur de l’Afrique aux chansons modernes d’influences diverses, Soul, Funk, Pop, Rythmes & Blues. Elle est à l’image de l’histoire personnelle de l’artiste grandie dans une culture aux échanges et influences artistiques mondialisées.

Bonjour et merci d’avoir accepté de vous plier à cet exercice en répondant à nos questions.

Qui est réellement Laetitia Zonzambe ?
Je suis tout simplement une artiste chanteuse, née à Bangui en république centrafricaine, qui évolue en ce moment à Montréal (QC) au Canada et qui continue à partager  et vivre sa passion pour la musique et l’art en général.

Pourquoi êtes-vous « Mbi Nzè » (épuisée) ? Parlez nous un peu de cette chanson.
Personnellement, même s’il m’arrive parfois d’être épuisée, ce n’est pas un épuisement lié à celui dont il est question dans la chanson.
La chanson « Mbi nzè » est une berceuse, un chant de consolation, interprété en sango, la langue nationale de la république centrafricaine.
C’est un chant de consolation pour les vivants, de celui qui après avoir vécu une longue vie, s’en va pour toujours.
Cette chanson parle de la mort inéluctable, de la mort paisible dont on rêve tous, du départ définitif d’un être cher qui laisse un vide immense dans nos cœurs et qui a besoin d’être apaisé.

La mélodie et le rythme ont été crées lors d’un voyage dans une municipalité du Québec au Canada qui s’appelle « Les Escoumins » au camping « Mer et monde ». J’étais assise sur un rocher très tôt le matin au bord du fleuve Saint-Laurent pour voir les baleines. L’environnement marin était apaisant et c’est là que l’inspiration est arrivée ! Je pense que le texte parlera plus que moi, en voici la traduction en français :
 
Les années se sont écoulées
Mes cheveux sont devenus blancs
Comme les rayons du soleil

Je vais me coucher doucement

Mon corps est plus léger
Mon esprit est déjà loin
Comme tout ce qui s’enterre
Je vais retourner à la terre

Refrain :
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)
Je m’en vais car je suis épuisé(e)
Je laisse les petits tracas de la vie
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)

J’ai vu mes petits enfants
J’ai eu une vie bien remplie
De bons et de mauvais moments
Aujourd’hui je m’en vais en paix

Je vous en prie
Ne pleurer pas trop
Je vous aime chère famille
Et je veillerai sur vous

Refrain :
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)
Je m’en vais car je suis épuisé(e)
Je laisse les petits tracas de la vie
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)

Quand sortira le clip officiel de cette chanson ?

Je compte travailler sur plusieurs clips cet été, si tout va bien. Les clips des chansons Sanza,  Mbi nzè et Ta Gni seront disponibles en ligne bientôt.
J’essaye de me donner les moyens, et je prends surtout le temps qu’il faut pour faire avancer mes projets musicaux.
Ce n’est pas évident de vivre de la musique et de faire avancer ses projets artistiques lorsque l’on est indépendant.

Parlez nous un peu de votre nouvel album.
Pour parler de l’album « Sanza », je dirais qu‘il est la suite logique d’un travail de recherche et création que j’ai commencé vers la fin l’année 2012 grâce a une subvention du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

J’ai crée pendant quatre mois un nouveau répertoire de chansons originales s’inspirant et s’appuyant sur la richesse rythmique, mélodique et poétique de la musique Centrafricaine en particulier et Africaine en général ; à  travers les contes, les polyphonies vocales pygmées, les berceuses, etc.
Je me suis aussi  inspirée d’une forme plus contemporaine de l’oralité, le beat-box, qui est une technique vocale qui permet de créer une bande orchestrale en imitant différents instruments avec la voix pour créer mes chansons.

Pour ce faire, j’ai pris des cours de beat-box avec un beat-boxer (Régis Archambault).
J’ai  ensuite pu tester les chansons sur quelques scènes à Montréal avec les musiciens « Festival Francofolies », «  Festival MMM » (musique multi Montréal), festival Kultrun (Ontario) lors d’une tournée en Colombie Britannique (« Harrison festival of arts », « Vancouver folk music festival »,  kelowna « parks alive ») etc.
Ce n’est qu’en 2014 que j’ai choisi 4 des chansons de mon travail de recherche et création  pour l’enregistrement de l’album «  Sanza ».

Que signifie « Sanza » ?
Le «Sanza» désigne en langue sango (parlée en République centrafricaine) un vêtement fait de différentes pièces de pagnes colorés.
IL symbolise ma démarche artistique qui est la recherche de l’équilibre et de l’authenticité, dans l’intégration et l’assemblage de différents éléments  musicaux hérités, empruntés et assimilés au fil du temps dans mes créations musicales (rythmes, mélodies, timbre, phrasés, etc., d’origine et de cultures diverses).
Le projet fusionne ainsi avec les accents traditionnels bantous et des influences plus contemporaines (soul, pop et rhythm’n’blues).
J’ai travaillé avec des personnes talentueuses que j’appréciée et respecte énormément et je suis très fière et très heureuse du résultat de ce travail qui me résume bien en tant qu’artiste.

Quand Laetitia Zonzambe ne chante pas, que fait-elle ?
Beaucoup de choses … .

Qui est votre muse ? Et pourquoi ?
La vie est ma muse, elle est inspirante et a toujours quelque chose à nous apprendre.

Chacun de nous a sa propre définition de la culture, et vous comment la définissez vous ?

La culture est la façon dont nous exprimons nos idées, nos valeurs, etc. C’est un vaste champ dans lequel nous trouvons les racines de ce qui a été planté avant nous, par nous et qui sera planté après nous.

Où peut-on se procurer vos cds?
L’album “SANZA” est disponible sur les sites de téléchargement : ITunes Et Amazon. Mes cds sont pour l’instant uniquement disponibles à Montréal (Québec) au « Archambault Berri ».

Petit récapitulatif de vos précédents concerts non exhaustifs :

  • Le 26 fevrier 2015 à la Maison de la culture de Frontenac à Montreal au Quebec
  • Le 13 Février 2015 au  Festival Del Mundo au Chili
  • Le 04 Septembre 2014 au festival Western Arts Alliance à Seattle, États-Unis
  • Le 22 Août 2014 au Centropolis de Laval, Québec
  • Le 02 Août 2014 au Festival Rythmes d’Afrique à Sherbrooke, Québec
  • Le 30 avril 2014 au Old Town School of Folk Music de Chicago, États-Unis.

Avez-vous déjà vos dates de concerts pour 2015 ? Pouvons-nous en savoir d’avantage ?
Pour avoir tous les renseignements sur les prochaines dates de concerts, les lecteurs peuvent se rendre sur mon site internet ou ma page facebook:
Merci !!!!!! .

Quels messages, conseils, voulez –vous partager avec vos fans et lecteurs ?
Je souhaite tout simplement  à chacun de briller de toutes les manières possibles tant que le souffle de vie l’habite, d’être une source de lumière, de bonheur, de joie, de paix.
J’en profite aussi pour dire un grand merci à tous ceux qui me soutiennent depuis longtemps et inviter les lecteurs qui  me  découvrent à travers cet article à partager ma musique au maximum dans leur entourage s’ils aiment.

Michel Tagne Foko

CENTRAFRIQUE: ANTOINETTE MONTAIGNE LIMOGEE POUR MALVERSATION FINANCIERE

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(Corbeau News Centrafrique)

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ANTOINETTE MONTAIGNE LIMOGEE POUR MALVERSATION FINANCIERE

Bangui,Corbeau News Centrafrique, 11-06-2015

Madame Moussa Montaigne, la ministre conseillère de Samba-Panza qui veut maintenir la presse centrafricaine dans la misère et l’éternel recommencement a été relevée de ses fonctions par la Cheffe de l’Etat de transition qui a finalement compris qu’il y a des brebis galeuses au tour d’elle. Elle a été limogée pour des malversations financières notamment des fonds alloués à la presse qu’elle soit nationale et internationale. Comme si c’est prévisible pour Corbeau News qui, rappelez-vous, a publié un article titré « détournement des fonds alloués à la presse pour la couverture de Forum ».

La nouvelle de limogeage de la dame de fer, Antoinette Moussa Montaigne qui se croyait intouchable au Palais présidentiel, a surpris plus d’un. Mais rien de surprenant pour les hommes de médian car quelle que soit la durée de la nuit, le soleil va apparaitre. En tout cas, la présidente de la transition a désormais les yeux ouverts sur les charognards qui l’entourent et constituent un handicap à la bonne marche de la transition qu’elle est entrain de conduire en bon été tombée sur les ondes de la radio nationale à travers la lecture des textes officiels. Mais il ne suffit pas seulement de limogeage en matière de malversations financières. La poursuite judiciaire doit s’en suivre au nom de « l’impunité zéro » tant recommandé par les Centrafricains durant le Forum national de Bangui.

A en croire plusieurs sources présidentielles, Madame Montaigne auraient détourné, dans un premier temps, les fonds alloués à la presse à l’occasion de la célébration de cent jours d’accession au pouvoir de Catherine Samba-Panza. Certaines sources parlent-elle, dans un deuxième temps, de détournement des fonds alloués à la presse nationale et internationale pour la couverture médiatique du Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015. Même si les informations de la raison de limogeage de la tristement célèbre Antoinette Montaigne semblent être encore de rumeurs, les témoignages des collaborateurs de la ministre deux fois limogée peuvent rassurent. Car selon eux, un détournement de fonds bien organisé par Antoinette Moussa Montaigne avec ses complices dans le cercle du Comité Technique d’Organisation (CTO) du forum et du service de financier a été opéré en plein moment du forum de Bangui. Dans cette mafia de haute taille, le nom de Margueritte Samba Maliavo est également cité.

Détournement de fonds alloués à la presse pour la couverture du Forum de Bangui

« Je vous paie l’argent de l’ouverture et de la clôture du Forum », c’est là en substance ce qu’a dit Madame Montaigne Moussa, la ministre conseillère en communication à la présidence aux Journalistes de la presse nationale lors du versement de fonds alloués à la presse nationale. 10.000 FCFA par organe alors que

chaque participant au Forum touche 8.000 FCFA par jour durant les huit jours des assises. Or la presse étrangère conviée à couvrir l’événement aurait bénéficié d’une somme de 50.000.000 FCFA, selon certaines sources présidentielles.

Le versement d’une misérable somme de 10.000 FCFA à chaque organe de presse pour une semaine de couverture médiatique au Forum national de Bangui, du 04 au 11 mai 2015, témoigne à suffisance les manœuvres de Madame Montaigne qui veut maintenir la presse centrafricaine dans l’éternel recommencement. Car au Palais de la Renaissance (Présidence) de Samba-Panza il n’y a rien de secret. A en croire d’autres sources à la Présidence, les fonds alloués à la presse nationale fait état de 1.000.000 FCFA.

“Allez-vous faire éduquer avant de venir dans la presse”, c’est ce qui sort de la bouche de soit disant ministre Conseillère à la Présidence, plus grave, en matière de communication. Comment peut-on comprendre que celui qui prétend être Conseillère d’un Chef d’Etat puisse tenir de tel propos aux Journalistes? Quel genre de conseils donne-t-elle, avec sa bouche de venin sans le respect d’autrui, au Chef d’Etat ?

Certes, la transition renferme des opportunistes tels qu’Antoinette Montaigne qui crée de réseau sur des fonds alloués à la presse. L’occasion pour les vampires de se faire de places pour s’enrichir avec les amis(e) et connaissances. Le limogeage de madame Montaigne Moussa à la tête de département de la Communication pour incompétence notoire était un ouf de soulagement. Limogée au poste de ministre de la communication pour incompétence notoire afin de se retrouver à la présidence de transition comme conseillère en communication, la dame de fer se croit demeurer intouchable Illusion !

“Ce n’est pas moi qui suis chargée de vous payer vos frais de couverture médiatique” a indiqué madame Montaigne aux Journalistes dans la salle de Banquet du Palais du CNT (Conseil national de Transition) durant le Forum. Alors que les Journalistes voulaient enlever la voile sur l’ambiguïté qui planait sur le décaissement de leurs fonds. En s’approchant de Madame Montaigne, membre du Présidium du Forum, celle-ci voulait faire croire qu’elle n’était pas la personne chargée de la gérance de fonds des hommes de média. Grossièreté de mensonge! Or, à la fin du Forum, c’est bel et bien Madame Montaigne qui est chargée de

verser aux Journalistes leur frais.Pour réussir le coup, elle a fait venir au Forum une équipe des Cameramen soit disant d’une chaîne de télévision dénommée “Zo voko TV” qui ne fait que son éloge.

Par ailleurs, les Journalistes ne sont pas les seuls à se retrouver dans cette situation, beaucoup de participants au Forum se sont plaint eux aussi du versement de leur frais qu’ils n’ont pas jusque-là perçu. Si certains opportunistes de la transition cherchent à préparer leur bonheur après la transition, ce n’est pas non plus sur le dos des gens qu’ils s’enrichissent. Car tôt ou tard, l’histoire les rattrapera. Madame Moussa Montaigne en est déjà rattrapée. 99 jours pour Antoinette Montaigne et un jour pour Catherine Samba-Panza.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE No 002/ CNSP / CP/10/06/15/NG

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE No 002/CNSP/ CP/10/06/15/NG

Bangui, (CNCP), 11-06-2015

Le forum de Bangui avait été prévu et tenu par le gouvernement de la transition  afin de réconcilier les Centrafricains. Mais malheureusement, du fait des calculs politiciens des acteurs de la transition, celui-ci n’a pas abouti à grand-chose (sauf qu’il a abouti à l’expression par le peuple centrafricain dans son ensemble de la soif de justice). En principe, ce forum devrait être le lieu de:

– Faire le diagnostic de la crise c’est-à-dire de chercher à savoir « pourquoi » et « comment » en ait-on arrivé là?

– Mettre en place des préalables politiques et sécuritaires indispensables pour la mise en place d’un sentiment de confiance partagé et qui favorisera la libération des axes routiers, la reprise des trafics interurbains, le retour  des personnes déplacés et exilées à leur lieu d’habitation en un mot, ce qui favorisera ainsi le retour de concorde civile;

– Adopter des mesures pouvant endiguer la crise et favoriser la refondation dune nouvelle République Centrafricain par l’adoption d’un contrat social où les normes identitaires et citoyennes sont clairement définies, reconnues et acceptées par tous;

– Définir un Cadre Stratégie et Républicain permettant de trouver un dosage assurant l’équilibre des sensibilités régionales, ethniques et religieuses (dans leur effectif, composition et répartition) pour la mise en service des Forces de Défense et de la Sécurité Nationale (Police, Gendarmerie et Armée), ce qui garantira la représentativité de toutes les composantes de la société Centrafricaine;

– Adopter des mesures pouvant assister les victimes civiles et militaires de l’actuelle crise qui sont lâchement assassinées, violées, violentées ainsi que ceux qui ont perdu leur capital de production;

– Adopter des mesures pouvant favoriser la reconstruction du pays (par exemple la suppression provisoire des droits de douanes sur les matériaux de construction, de consommation de base etc) et la relance du secteur agricole (poumon de l’économie centrafricaine) etc

Ce sont tous ces ensembles de mesures (non exhaustives) qui permettrons de détendre le climat politique, sécuritaire et social et pouvant enclencher la confiance réciproque et la concorde nationale.

Mais, hélas CSP (Catherine SAMBA PANZA) et sa bande de profiteurs avaient décidés autrement. Ceux-ci avaient ainsi fait fi des revendications sécuritaires et juridiques légitimes du peuple Centrafricain pour se borner à mise en place des stratagèmes qui leur permettront au terme du forum d’obtenir l’extension du mandat (qui peut leurs permettra de conserver un peu plus le pouvoir).

L’autrepoint phare du forum de Bangui est la signature de l’accord (obtenu aux forceps par la Ministre de la Défense Nationale) entre des fractions de Séléka et Anti-balles AK et qui est accompagné de l’accord DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement). Cet accord en réalité n’est rien d’autre que « l’accord de Brazzaville » signé bis répétait.
En effet, bien que laccord DDRR dans sa conceptualisation paraisse noble et important pour la pacification de notre cher et beau pays le Centrafrique, mais, malheureusement une fois de plus, cet accord DDRR nest pas sincère, réaliste et applicable. Ceci étant, il connaitra le même sort quavait connu par le passé celui de Brazzaville.

Afin d’éviter que cet Accord DDRR puisse connaitre le même sort que celui de Brazzaville et afin d’enclencher une réconciliation nationale sincère (du fond du cur) et crédible, le gouvernement de la transition, les partis politiques, la société civile, les leaders de l’opposition armée, les chefs religieux et les chefs coutumiers doivent se retrouver une fois de plus autour de la table pour aplanir les divergences politiques et adopter des mesures pouvant décrisper l’atmosphère politique. Au cours de cette rencontre, ils devront appliquer les mesures suivantes :

– Prêter un serment national solennel (écrit) bannissant la discrimination identitaire des citoyens quel que soit leur appartenance religieuse, ethnique et régionale c’est-à-dire de traiter dune manière égale et équitable tout Citoyen Centrafricain en droit et en devoir lors de toutes les occasions et rendez-vous électorales tant locales que nationales permettant ainsi de débarrasser le peuple Centrafricain des démons de la division (dans toutes ces formes);

– Trouver un dosage équitable pour la mise en place des forces de défenses et de sécurités Centrafricaines qui tient compte de toutes les sensibilités régionales, ethniques et religieuses (dans leur effectif, composition et répartition);

– Reconnaitre officiellement les grades que portent les chefs des groupes politico-militaires ainsi que ceux de membres de leurs états-majors;

– Réinsérer socialement et équitablement les cadres et combattants des groupes armés non retenus dans les rangs de la nouvelle armée Centrafricaine (ceci dans l’intérêt suprême de la paix et de la sécurité nationale);

– Permettre la transformation de tous les mouvements armés en partis politiques afin qu`ils puissent prendre activement part aux différentes consultations électorales inclusives à venir;

– Rédiger une loi électorale offrant une chance équitable à tous les groupes ethniques afin qu`ils aient leurs propres représentants à la future Assemblée Nationale Centrafricaine et ainsi que des représentants dans les communes, sous-préfectures, les préfectures et dans toute ladministration Centrafricaine;
Appuyer la société civile, les religieux et les chefs coutumiers afin qu`ils puissent travailler pour la pacification des curs et des esprits de l’ensemble des citoyens Centrafricains et ce, avant les élections;

– Simplifier l’établissement des pièces d’identités et passeports à tous les citoyens Centrafricains demandeurs et ayant l’âge requit ;

– Adopter de plans de désenclavement de tous les préfectures avec la capitale Bangui;

– Organiser et brasser les activités rurales notamment l’agriculture et l’élevage qui constituent les poumons de l’économie Centrafricaine;

– Réactiver les communes rurales d’élevages à travers des micro-projets de développement afin de permettre aux éleveurs d’organiser leur vie et leurs communautés;

– Rouvrir, sécuriser et réorganiser tous les corridors et circuits commerciaux du bétail vers les différents marchés à bétail locaux ainsi que vers les pays voisins;

– Appuyer substantiellement toutes les organisations politiques afin de leur permettre de se déployer sur le territoire national pour affronter les élections à venir etc…

Ainsi, nous, membre de la Coordination Nationale pour le Salut de la Patrie ( CNSP ), pensons fermement que le retour  de la paix et de la concorde nationale est encore possible. Mais, celles-ci ne se réaliseront qu`au prix et à la volonté d’appliquer les mesures et ensemble d’agrégats que nous venons d’énumérer ci-haut. Par conséquent, nous nous estimons prêts à nous engager dans un débat politique franc et sincère qui puisse permettre l’établissement de cette paix effective et durable sur l’ensemble du pays.

Cependant, la véritable réconciliation nationale ne s’enclenchera dune façon légale quine fois que la Cours Suprême de l’état, légiféra la « Réconciliation Nationale » et le « Pardon » au nom du Peuple Centrafricain de manière impersonnelle et ce, comme étant « une loi qui s’impose à tous ». En outre, celle-ci ne se renforcera que si les états généraux de la justice sont tenus, que si les victimes de la crise sont dédommagées et/ou indemnisées et que si les auteurs de ces crimes abominables sont renvoyés en prison.

Pour cela, nous estimons que si nous voulons réellement sortir de cette crise nauséabonde, un forum Politique inclusif ou une Conférence Nationale Souveraine dune durée de trois à quatre semaines (21- 30 jours) doit être initier afin de permettre à toutes les composantes de la société centrafricaine de s’ouvrir le cru et d’adopter des vraies mesures qui permettrons au pays daller de lavant.

Par ailleurs, la Communauté Internationale, les Amis du Centrafrique, les Partenaires au Développement du Centrafrique, les Pays de la CEEAC ne devraient pas lésiner sur les moyens matériels et financiers pour accompagner le Centrafrique vers une sortie de crise réelle et durable.

Pour des amples explications, veuillez nous joindre au (+236) 72714172 ou au hickramkpemwei@gmail.com.
Fait à MBrés, le 10 juin 2015

M. Hickram KPEMWEI
Coordonnateur General du CNSP

Ampliations :
– Médiation Nationale et Internationale,
– Présidente de la Transition Nationale,
– Conseil National de la Transition,
– Primature,
Minusca,
– Union Européenne (UE),
– Union Africaine (UA),
– Ambassade de France,
– Ambassade des Etats-Unis,
– PNUD
– OCI (Organisation de la Conférence Islamique),
– OCDH,
– LCDH,
– Presse Nationale et Internationale.

Bangui: Madame la Présidente Catherine Samba-Panza s`envole pour Afrique du sud

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(Corbeau News Centrafrique)

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Madame la Présidente Catherine Samba-Panza s`envole pour Afrique du sud

Bangui, (RDK), 10-06-2015

 

Invitée par la Présidente de la Commission de l’Union Africaine Docteur Nkosazana Dlamini Zuma comme observatrice au 25ème Sommet de l’Union Africaine (UA) prévue du 7 au 15 juin 2015, Catherine Samba-Panza, chef d’Etat de la transition quitte Bangui en principe ce mardi, 09 juin 2015 pour  Johannesburg – la Capitale Sud-africaine.
Au menu des débats de ce 25ème Sommet de l’Union Africaine, le thème “Autonomisation des Femmes, l’égalité des genres et développement pour la réalisation de l’Agenda 2063 en Afrique “. Une thématique qui cadre avec les aspirations du continent telles que contenues dans l’Agenda 2063 adopté le 31 janvier 2015 à Addis-Abeba.
La présidente de la Commission de l’UA, Docteur Nkosazana Dlamini Zuma a, à cet effet, invité les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA à “redoubler d’efforts cette année pour augmenter la représentation des femmes au sein du gouvernement, dans le système judiciaire et d’autres institutions publiques et privées et leur participation aux tables de négociations de paix”.
Ce qu’est l’Agenda 2063
L’Agenda 2063 est à la fois l’expression d’une vision et un plan d’action qui  traduit la volonté de l’Afrique, unie autour d’un programme de développement commun. Les axes de cette vision globale sont, entre autres : le panafricanisme, le sens de l’unité, l’autonomie, le commerce intra-africain florissant, la démocratie et la parité, l’intégration, la solidarité des peuples africains et le développement durable. Des axes à intégrer dans les plans  nationaux de développement et dans un programme global de transformation  économique et sociale de l’Afrique.
Outre ce débat consacré à l’autonomisation des Femmes, l’égalité des genres et développement pour la réalisation de l’Agenda 2063 en Afrique , Catherine Samba-Panza pourra profiter de la réunion de haut niveau sur le thème touchant à « l’inclusion financière des femmes dans le secteur de l’agroalimentaire ». Une thématique qui  représente un enjeu considérable pour les pays en développement comme la République Centrafricaine.
Tant, l’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique des populations. Elle permet à un plus grand nombre de personnes notamment les femmes de disposer de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire. Avec en toile de fonds, la possibilité pour celles-ci de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit leur savoir faire dans le domaine agroalimentaire.

Radiondekeluka.org

Centrafrique: Novartis organisations une rencontre panafricaine enfin d`accélérer l`élimination de paludisme

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(Corbeau News Centrafrique)

palu

 

 

 

COMMUNIQUE

Novartis organisations une rencontre panafricaine enfin d`accélérer l`élimination de paludisme

Bangui, (APO) ,10-06-2015

• Les experts en paludisme et les dirigeants de plus de 35 pays africains se réunissent pour étudier des stratégies innovantes afin de passer du contrôle du paludisme à son élimination.

• Cette réunion, organisée par Novartis, encourage le partage des bonnes pratiques et aide à accélérer les mesures pour atteindre le nouvel objectif de l’OMS qui souhaite réduire la charge du paludisme de 90 % d’ici 2030.

• Des menaces croissantes, parmi lesquelles un financement insuffisant, l’apparition d’une résistance aux médicaments et la progression de maladies comme Ebola, pourraient anéantir les efforts faute de réaction.

MAPUTO, Mozambique, 10 juin 2015/ — Novartis (NVS) (http://www.novartis.com) lance aujourd’hui le 14e Atelier de partage des meilleures pratiques des Programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP). L’Afrique est à un carrefour dans la lutte contre le paludisme. Cette rencontre permettra aux experts en paludisme de plus de 35 pays africains de discuter de la nécessité de disposer de nouveaux outils et stratégies innovants pour éliminer le paludisme.

« Cette discussion ne pouvait pas mieux tomber dans la mesure où la Communauté de développement de l’Afrique australe a déjà avancé dans le programme d’élimination en sélectionnant huit pays pilotes pour la campagne d’élimination », a déclaré Nazira Abdula, la ministre mozambicaine de la Santé.

Cet atelier de trois jours, organisé par Novartis, avec le soutien d’organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le Malaria Consortium, se concentrera sur la « stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 » de l’OMS qui vise à accélérer les progrès dans la lutte contre le paludisme. Les responsables des PNLP discuteront des progrès techniques réalisés à ce jour et de la manière dont ces outils peuvent être mis en œuvre et améliorés pour atteindre le nouvel objectif de l’OMS qui souhaite réduire la charge de morbidité et de mortalité due au paludisme de 90 % d’ici 2030(1).

« Novartis est fière de proposer cette plateforme unique, a déclaré Linus Igwemezie, responsable de l’initiative Novartis contre le paludisme (Novartis Malaria Initiative). Ces rencontres ont été conçues pour les membres des PNLP par des membres des PNLP afin d’élaborer de nouvelles idées et stratégies pour éliminer cette maladie mortelle. »

La réunion des PNLP survient alors que le monde a atteint une étape décisive dans la lutte contre le paludisme : depuis 2000, à l’échelle mondiale, le taux de mortalité du paludisme a diminué de 47 %1, ce qui a aidé la communauté qui lutte contre le paludisme à comprendre que l’élimination est possible. Cependant, de nouvelles menaces, comme un financement insuffisant, l’apparition d’une résistance aux médicaments et la progression de maladies comme Ebola, pourraient anéantir les efforts faute de réaction.

Simon Kunene, responsable du PNLP du Swaziland a déclaré : « Ces réunions des PNLP sont des plateformes importantes pour partager les meilleures pratiques à l’échelle du continent et accélérer le progrès. Le Kenya, par exemple, a amélioré de manière significative la qualité de sa gestion des cas de paludisme depuis la mise en œuvre de la nouvelle politique qui requiert un test de diagnostic avant le traitement. Il en va de même dans toute la Communauté de développement de l’Afrique australe qui a apporté des améliorations considérables à la gestion des cas après avoir harmonisé les protocoles de traitement dans la région. Dans mon pays, le Swaziland, nous avons fait d’énormes progrès en vue de l’élimination du paludisme grâce à une meilleure surveillance de la maladie, un élément crucial puisqu’il permet aux responsables du programme d’affecter leurs ressources. »

Depuis le premier atelier en 2006, cet événement unique constitue une plateforme pour partager les expériences et les meilleures pratiques en matière de gestion du paludisme. Des projets révolutionnaires ont vu le jour grâce à ces rencontres, comme le programme « SMS for Life » destiné à mieux gérer les stocks dans les dispensaires ruraux et le développement de Coartem® Dispersible, la première ACT (association thérapeutique à base d’artémisinine) pour nourrissons et enfants (de 5 kg ou plus) mise au point en collaboration avec Medicines for Malaria Venture (MMV).

 African Press Organization

Centrafrique: Diaspora : deux grands Béninois sur les routes du Monde

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(Corbeau News Centrafrique

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

Diaspora : deux grands Béninois sur les routes du Monde

 

Bangui, ( L.M.T ), 10-06-2015

 

Le premier s’appelle Bienvenu Laurent Jimaja ; il vient d’être élu Conseiller administratif de la Commune du Grand Saconnex en Suisse, et devient ainsi le premier noir élu à cette responsabilité dans cette région.

Le second  est Aurélien Agbénonci, récemment nommé par le Secrétaire Général des Nations Unies , Représentant Spécial Adjoint de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine,  Représentant du PNUD et Coordonnateur résident des agences du Système des Nations Unies dans ce pays. Depuis le 27 mai 2015,  de nouvelles charges viennent de lui être confiées : Aurélien Agbénonci est Coordonnateur Humanitaire pour la Centrafrique.

Deux profils, deux itinéraires, mais une similitude de visions pour la grandeur de l’Afrique et pour l’idée qu’ils se font du prestige et de la fierté d’être noir. Le second est venu soutenir le premier à l’occasion de sa prestation de serment dans la prestigieuse Cathédrale St Pierre de Genève.

Son patronyme signifie « que la pluie ne tombe pas ! » ; elle a pourtant bien semblé lui tomber dessus en ce soir du 10 mai (ça nous rappelle une autre histoire…) 2015 où il découvre les résultats de l’élection. La pluie de la grâce certes, pour ce béninois de 55ans, de taille moyenne et au grand

sourire, qui après deux tentatives infructueuses accède enfin au Conseil Administratif du Grand Saconnex . C’est la branche exécutive de l’entité communale. Ici, Laurent Jimaja, «  Bilau » pour les intimes, sait qu’il peut contribuer à changer plus efficacement les choses dans le sens des valeurs écologiques sous la bannière desquelles il s’est présenté devant les genevois. Mais pas seulement : porteur de valeurs morales et de la pertinence de tout ce que peut enrichir la diversité, il sait que son combat se fera aussi de ce côté-là, dans un pays où les préjugés ont aussi la vie dure.

Arrivé à Genève en 1989 après des études à Dakar, Laurent a travaillé dur pour se faire une respectabilité dans un environnement plutôt frileux à l’altérité. Mais il s’installe dans une commune généreuse et hospitalière ; il y fonde sa famille et devient un fils du pays. Son honnêteté, son goût pour le travail bien fait, son affabilité naturelle et sa grande intelligence, auront tôt fait de construire pour lui des  lendemains qui aujourd’hui, le comblent.

Le 29 mai 2015, Laurent Jimaja, le nouveau maire, prête serment en la Cathédrale Saint Pierre devant de nombreux Genevoix qui viennent saluer une ascension méritée. Le Grand Saconnex, cette commune de plus de 12000 habitants et qui comprend l’aéroport International de Genève, est mobilisé pour rendre un hommage franc à ce quinquagénaire noir qui va désormais contribuer à l’orientation de ses destinées.

Dans l’assistance, Aurelien Agbénonci. ;  Homme discret, subtil et brillant qui depuis les années 90 fait la fierté du Bénin au sein des Nations Unies, et formate au quotidien l’image de prestige de l’intellectuel africain et du fonctionnaire modèle. Ce spécialiste des questions de conflits formé tour à tour à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Université de Nanterre dans la banlieue parisienne, a été dans plusieurs pays dont le Rwanda et le Congo, Coordonnateur-résident des agences du système des  Nations Unies et Représentant –Résident du PNUD. Au Mali, de 2012 à 2013, il a été Coordonnateur Humanitaire, Coordonnateur –Résident des agences du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD. En 2014, le Secrétaire Général des Nations Unies, le nomme en République Centrafricaine en tant que Représentant Spécial adjoint chargé de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation (MINUSCA),  Coordonnateur résident des Agences du Système des Nations Unies et représentant du PNUD. Le fonctionnaire  dynamique et prospectif maîtrise si bien la problématique centrafricaine que le 27 mai 2015, il est nommé, en plus de ses responsabilités actuelles, Coordonnateur Humanitaire en RCA, avec effet immédiat. Les responsables centrafricains et internationaux, à divers niveaux, sont unanimes pour saluer la compétence  de cet homme plutôt pondéré, affable mais ferme, qui gère de main de maître, le retour à la normalité en Centrafrique depuis 2014.

Agbénonci et Jimaja ont fait un long chemin ensemble depuis Dakar ; les mêmes rêves pour un Bénin grand et prestigieux les habitent depuis les bancs de l’Université et les virées dans les quartiers populaires de Dakar où ils ont appris à sentir le pouls du peuple ; à pressentir ses drames et à épouser ses angoisses. Le premier a su trouver les routes  de l’univers international où l’on ne parle plus d’un pays mais d’un continent entier affecté par la pauvreté, la corruption et l’impuissance à exister en tant que peuple véritable. Il sait les responsabilités qui sont les siennes et les défis que lui imposent ses chances exceptionnelles. Le second a semblé trouver un ersatz à cet engagement dans l’accomplissement d’un destin plus personnel : la cause des autres et du devenir du monde n’a pas tardé à l’accaparer.

Le Bénin va mal ; ses dirigeants ont dévoyé l’idéal politique pour des arrangements subalternes et triviaux ; les combats essentiels ont été oubliés et  la bête immonde de la médiocrité a pris d’assaut les arènes de l’univers politique et social.  Les deux hommes en sont ulcérés ; les contingences qui plombent leurs rêves sont de nature herculéenne ; mais ils savent ce qui parfois surgit des lendemains de souffrance ; et ils savent que tout est encore possible. Sans doute pour y arriver, faudra t-il être au cœur de l’action ! Pourquoi pas ! Les temps sont proches, semble t-il, d’un engagement plus concret. Après les routes du monde, pourquoi pas les chantiers des origines ? Au fond, à eux d’en décider !

Pour l’heure, les deux éminents Béninois militent au sein de la même association dénommée Action Bénin Pluriel. Association non lucrative créée le 06 Août 2011 et promouvant une citoyenneté responsable par l’affirmation du leadership dans une perspective de développement durable. Action Bénin Pluriel œuvre pour la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale et se veut un creuset de formation à la citoyenneté  et à la solidarité.

Et les routes de demain commencent peut être là…

 

Le Nouvelle Tribune

 

 

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ CNSP / CP/06/15/NG

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(Corbeau News Centrafrique)

Drapeau de l'Union Européenne pour la Centrafrique

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ CNSP / CP/06/15/NG

Bangui, ( CNSP ), 09-06-2015

Afin d’harmoniser nos positions, lutter contre la désagrégation des mouvements politico-militaires du Nord et du Nord-Est du pays, davoir des interlocuteurs crédibles et représentatifs du mouvement, nous, Représentants Politiques du Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) et de l Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), réunis à Mbrés en ce jour du 07 mai 2015,  avons décidés conjointement la création dune Coordination politique dénommée «COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle «  CNSP ».

Cette coordination politique sera chargée d’animer la vie politique et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. En outre, cette coordination travaillera aussi pour la convocation dune assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise sous un commandement unifié de nos forces (chaine de commandement militaire).

En outre, nous invitons tous les autres mouvements politico-militaires de se joindre à nous afin de baliser ensemble les voies et moyens de pacifier le pays et dy ramener la paix, la cohésion et la concorde nationale.
Ainsi, nous tenons à informer tant l’opinion nationale internationalement que cette décision de mise en place de la Coordination Politique prend effet à compter de la date de sa signature et abroge toutes décisions antérieures contradictoires.

Se trouve joints au Communiqué de Presse, les documents de base de la dite Coordination Politique, à savoir lacte constitutif ainsi que les statuts de la coordination.

Pour des amples explications, veuillez nous joindre au (+236) 72714172 ou au hickramkpemwei@gmail.com.

Fait à Mbrés, le 07 mai 2015
 Hickram KPEMWEI

 Ampliations :
– Médiation Nationale et Internationale,
– Présidente de la Transition Nationale,
– Conseil National de la Transition,
– Primature,
Minusca,
– Union Européenne (UE),
– Union Africaine (UA),
– Ambassade de France,
– Ambassade des États-Unis,
– PNUD
– OCI (Organisation de la Conférence Islamique)
– OCDH,
– LCDH,
– Presse Nationale et Internationale

ACTE CONSTITUTIF DE LA COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE ( CNSP ).

– Considérant que les deux mouvements (MRDP et UPC) sont animés par une volonté manifeste et indéniable de travailler pour un retour de la paix effective et durable dans notre pays la République Centrafricaine;

– Considérant qu’une multitude de mouvements politico-militaire n’offre ni une grille de lecture claire et effective de la réalité socio-politique de la République Centrafricaine ni ne facilite la résolution de l’équation;

– Considérant que le regroupement ou l’agrégation des mouvements politico-militaires offre tant aux partenaires internationaux de la RCA impliqués dans la recherche de la paix durable en Centrafrique, au gouvernement de la Transition et aux mouvements politico-militaires concernés une facilité en termes d’accès à des interlocuteurs représentatifs et crédibles;

– Considérant qu’une mise en commun de nos forces nous permettra d’adresser collectivement et efficacement aux difficultés qui peuvent se présenter aux deux mouvements concernés;

– Considérant que les conclusions des assises du forum de Bangui sont porteuses des germes de divisions et crédibilises l’échec de la politique de la réconciliation nationale menée par le gouvernement de la transition.

Par conséquent, nous, responsables politiques des mouvements politico-militaires « Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) » et « l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) », réunis ce jour 07 mai 2015 à Mbrés (Préfecture de la Nana-gribizi), décidons unanimement et solidairement d’unir nos efforts par des actions communes en vue de la mise en place une seule Coordination Politique dénommée «COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP ».

Cette coordination politique sera chargée d’animer la vie politique et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. En outre, celle-ci se chargera de convoquer très prochainement (selon un calendrier et un ordre de jour déterminé par celle-ci) une assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise en place d’une chaine de commandement militaire.

En outre, les modalités de fonctionnement de cette Coordination Politique sont déterminées par les Statuts du Mouvement ainsi crée.

   Fait à Mbrés, le 07 mai 2015

                                                            M. Hickram KPEMWEI
                                                            Coordonnateur General du CNSP                                          

Ont soussigné avec nous les personnalités suivantes :

  Pour l’UPC
M. Ardo Baléri BOUBA
Chef de la délégation UPC

Pour le MRDP
M. Nour SALMANE
Chef de la délégation MRDP

STATUT JURIDIQUE DE CONSTITUTION DE LA CNSP

CHAPITRE I: DE LA CRÉATION ET DU SIÈGE
  
ARTICLE 1: DE LA CREATION
Nous, les responsables politiques du Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) et de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), réunis en ce jour du 07 Coordination Politique dénommé « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP».

ARTICLE 2 : DU SIEGE
La COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP», aura provisoirement son quartier général (QG) installé dans la ville de Bambari (Préfecture de la Ouaka, centre de la RCA). Toutefois, le QG peut être transféré dans une autre ville sur décision du Coordonnateur Général, après concertation avec les membres de la Coordination Politique.

CHAPITRE II : DU FONDEMENT IDÉOLOGIQUE
 
ARTICLE 3 : FONDEMENT IDÉOLOGIQUE
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est un bureau politique qui vise à animer la vie politique du groupe et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. Il sera chargé de convoquer très prochainement (selon un calendrier et un ordre de jour déterminé par celui-ci) une assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise en place d’une chaine de commandement militaire.

Ainsi, ce bureau s’attèlera à travailler pour la refondation d’un « État» dans ses frontières telles qu’héritées depuis l’indépendance, d’un « État» réconcilié avec lui-même où toutes les communautés religieuses vivent en paix et en harmonie, d’un « État» Démocratique sur la base d’élections libres et transparentes et dont les droits de l’homme et des libertés individuelles et religieuses sont strictement respectés.

ARTICLE 4 : ACTION POLITIQUE
En vue de parvenir à cette fin, La « COORDINATION NATION POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) s’appuiera sur la lutte sous toutes ses formes pour la refondation de l’État et la mise en place d’un dialogue politique où toutes les composantes du pays seront présentes et auront leurs mots à dire dans la définition du nouveau pacte social. Son action s’appuiera sur le soutien de tout le peuple Centrafricain à travers des programmes axés sur la jeunesse et le renouvellement de la classe politique centrafricaine.

ARTICLE 5 : DOCTRINE
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) base sa doctrine sur la Probité morale, la Responsabilité et le Travail.

CHAPITRE III : DES OBJECTIFS DU MOUVEMENT
 
ARTICLE 6 :
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  s’est assigné comme objectifs de:
– Travailler pour l’adhésion totale du peuple Centrafricain à l’Unité nationale, à l’Intégrité du territoire et à la Refondation de l’Etat Centrafricain.
– Lutter pour l’éradication de la dictature, de la fratrie et de la marginalisation sous toutes ses formes;
– Instaurer un État de droit;
– Garantir les libertés fondamentales;
– Défendre l’unité et promouvoir la concorde nationale;
– Lutter contre la mauvaise gouvernance et ses corollaires, particulièrement la corruption, le tribalisme, le népotisme, les trafics d’influence; l’exclusion;
– Mettre en place les forces de défense et sécurité (purement nationales) qui auront pour mission d’assurer la sécurité et la défense, ainsi que la reconstruction du pays sans complaisance;
– Ramener et assurer la sécurité et la défense de l’intégrité du territoire national c’est-à-dire ramener et assurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire hérité de l’indépendance;
– Assurer une juste redistribution de la richesse nationale et lutter contre la pauvreté;
– Mettre en place les conditions du retour de la croissance économique en mettant en place les mécanismes permettant la stabilité politique, l’ordre public et la sécurité juridique des biens et des personnes, qui sont les incubateurs de la restauration de la confiance des opérateurs économiques, du retour des investissements privés (vecteurs d’emplois et de revenus) et de la croissance économique;
– Contribuer à la création d’un espace régional de développement économique en Afrique Centrale.La devise de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  est : « Fraternité- Travail- Progrès ».

Article 10 : DU SLOGAN
Le slogan de la« COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est : « Ensemble pour bâtir un Centrafrique nouveau »

CHAPITRE VI : DE LA STRUCTURE ORGANIQUE
 
ARTICLE 11 : DES ORGANES
Au niveau national, la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est constitué de trois (3) organes :
– La Coordination Politique (CP)
– Le Conseil Militaire (CM)
– Le Collège des Conseillers (CC).

ARTICLE 12 : DE LA COORDINATION POLITIQUE
La Coordination Politique est animée par le « Coordonnateur Général » et « son Adjoint » qui sont entouré par un Cabinet dirigé par un « Directeur de Cabinet », appuyé par un « Assistant », par un « Secrétaire Particulier » et un « Porte-parole ». Cependant, l’exécution de cette fonction nécessite l’avis et implication du Conseil Militaire (CPM) et du Collège de Conseillers (CC).
 
ARTICLE 13 : DU COORDONNATEUR GENERAL DU MOUVEMENT
Le Coordonnateur Général du Mouvement est le chef de la branche politique et le Commandant en Chef de l’Armée du mouvement. En outre, toutes ses décisions fondamentales doivent requérir l’avis favorable des trois instances de décisions. Par conséquent, il s’occupe des taches suivantes :
– En tant que Commandant en Chef de l’armée, il définit la politique générale des opérations du Mouvement et détermine les objectifs.
– Il est responsable de la Sécurité des Territoires libérés.
– Il convoque et préside les réunions de sécurité et les réunions du Secrétariat Général.
– Après avis du Conseil Militaire, il nomme et démet les membres du Mouvement.
– Il approuve et entérine les accords avec les partenaires extérieurs.
– Il approuve et signe les accords de défense avec les partenaires extérieurs.

Le Coordonnateur Général du mouvement qui est aussi le Président de séance d’assemblée générale, sera désigné par les membres présents lors de cette Assemblée Générale. Les décisions de l’Assemblée Générale sont prises à la majorité simple des voix des membres présents. Il est secondé dans l’exécution de sa tâche par son Adjoint. Ce dernier est son proche collaborateur dont ils s’associent pour bien orienter la stratégie d’ensemble du groupe.

En l’absence du Président, trois représentants issus de chacune des trois structures du Mouvement (CC, CM et Cab) sont habilités à convoquer collégialement le Conseil.

ARTICLE 14 : DU CONSEIL MILITAIRE
Le Conseil Militaire (CM) applique l’orientation politique et militaire décidé par le Coordonnateur Général. Il est composé de deux (2) branches distinctes mais complémentaires : l’Armée et le Secrétariat Général. Les membres de ces banches sont désignés lors de l’Assemblée Générale. Ce Conseil siège mensuellement sur convocation de son Président.

ARTICLE 15 : DE L’ARMÉE DU MOUVEMENT
La branche armée du Mouvement est placée sous le commandement en chef de l’armée (Coordonnateur Général). L’état-major de l’armée est composé de :
– Chef d’état-major des Armées (CEMGA) qui est le Commandant de l’Armée et subordonnée du Commandant en Chef. Il est chargé de coordonner les activités de l’État-major et des troupes. Il exécute les décisions du Commandant en Chef de l’armée. A ce titre, il prépare les décisions du Commandant en Chef, coordonne les activités de l’État-major, et rend compte au Commandant en Chef de l’exécution des ordres transmis.

– Chef d’état-major des Armées 1er Adjoint (CEMGA 1A) qui est chargé du Personnel,

CHAPITRE IV : DES MOYENS
 
ARTICLE 7 :
Pour atteindre les objectifs assignés, La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) se dote de deux moyens :
– La lutte politique afin de mobiliser tant la population nationale que les acteurs politiques autour de nos objectifs en vue de mettre en place un cadre élargit et consensuel pour la mise en place d’un nouvel ordre politique et institutionnel en Centrafrique;

– La lutte armée pour défaire les forces armées négatives qui entretiennent ou soutiennent la situation de chaos ambiant dans lequel le pays se retrouve et garantir la création d’une armée Républicaine au service du peuple.

De ce fait, la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  dispose d’une part, d’une branche armée dénommée « Conseil Militaire » (CM) qui s’occupe de la gestion territoriale et administrative des hommes et des biens du mouvement et d’autre part, d’une branche politique dénommée « Coordination Politique », CP en sigle qui s’occupe du volet politique du mouvement.

 
CHAPITRE V : DE L’EMBLÈME ET DE LA DEVISE

ARTICLE 8 : DE L’EMBLEME
L’emblème de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est la « Fourmi » de la famille formicidés ou formicidae. Celle-ci est le symbole de l’organisation, de l’abnégation, du courage, de la solidarité, de la cohésion sociale, de l’énergie et du travail. Les qualités de cette fourmi doivent être aussi celles des combattants et de tous les membres du Mouvement.

ARTICLE 9 : DE LA DEVISE

– Chef d’Etat-major-Général des Armées 2eme Adjoint (CEMGA 2A) qui est chargé du Renseignement Militaire.

– Chef d’Etat-major-Général des Armées 3eme Adjoint (CEMGA 3A) qui est chargé des Opérations du mouvement.
Chargé de la Logistique du mouvement.
Chargé des Affaires Civiles et Politiques.

Tous sont nommés et relevés de leur poste par le Commandant en Chef de l’armée (Président ou Coordonnateur Général) après avis favorable du Conseil Militaire (CM).

ARTICLE 16 : DU PRÉSIDENT DU CONSEIL ET DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
Le Président du Conseil est assisté dans sa tâche par le Secrétariat Général du Conseil. Le CM peut aussi saisir le Président du Conseil ou un de ses membres sur toutes les questions ayant trait à la vie du Mouvement, particulièrement à la discipline au sein du Mouvement.

Le Secrétariat Général est la branche politique et exécutive du Mouvement. Il est composé d’un Secrétaire Général (SG), d’un Secrétaire Général Adjoint (SGA), d’un Porte-parole, d’un Rapporteur, et d’un Chargé de Suivi. Le Président du Conseil convoque hebdomadairement le Secrétariat Général.

– Le Secrétaire Général (SG) coordonne les activités du Secrétariat Général et il est chargé d’en assurer l’administration au quotidien. Il soumet au Président du Conseil et aux membres du CM le programme d’action du Secrétariat Général. Il assure le suivi de l’installation du Mouvement dans les Territoires libérés, et assiste le Président dans les contacts avec les responsables des autres mouvements politiques. Il est assisté dans la  réalisation de sa tâche par le SGA.

– Le Porte-parole est le premier responsable de la communication (tant interne qu’externe) du Mouvement. Il doit travailler en étroite collaboration avec le SG, le Président du Conseil et le Coordonnateur Général du Mouvement.

– Le Rapporteur est chargé de faire le compte-rendu des séances de rencontres hebdomadaires et/ou mensuelles. Il est aussi le responsable du suivi des activités du Mouvement. Pour ce faire, il est chargé de vérifier et suivre la bonne marche et l’harmonie dans l’exécution des taches.

CHAPITRE VII : DE LA CONDITION D’ADHÉSION DES MEMBRES

ARTICLE 17 :
Toute personne physique et/ou morale, majeure et saine d’esprit, de nationalité Centrafricaine, si elle fait acte d’adhésion, peut devenir membre de la Coordination du Mouvement.

ARTICLE 18 :
L’acte d’adhésion consiste à introduire un dossier contenant un formulaire d’adhésion dûment rempli joint à un curriculum vitae. Le Secrétariat Général est responsable du recrutement et il est chargé d’établir les registres et de conserver les informations sur les membres.

ARTICLE 19 :
Dans l’octroi de la qualité de « Membre », le Secrétariat Général proscrit toute forme de discrimination de sexe, de tribu, de religion, de race et /ou de niveau d’études.

CHAPITRE VIII : DES DROITS ET OBLIGATIONS DES MEMBRES

ARTICLE 20 :
Les membres de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) ont le droit de :
– Demander et disposer de toutes les informations sur la marche et l’évolution du Mouvement.
– Poser toutes les questions relatives au fonctionnement de leur Coordination Politique.
Êtreélecteur et éligible à tous les postes dans la hiérarchie du Mouvement pourvu qu’ils remplissent les conditions exigées.
– Bénéficier équitablement de tous les avantages que pourraient offrir le statut de membre du Mouvement.

ARTICLE 21 :
Quelles que soient la fonction occupée dans la hiérarchie du Mouvement, tous les membres sont égaux et ont le même droit.

ARTICLE 22 :
Afin d’être électeur ou éligible, le membre doit être dûment enregistré et en ordre de cotisation éventuelle.

ARTICLE 23 :
Le montant de la cotisation des membres est décidé par le Coordonnateur Général du mouvement.

ARTICLE 24 :
Les membres du Mouvement ont l’obligation de :
– Payer leur cotisation éventuelle pour le bon fonctionnement du Mouvement.
– Mobiliser et convaincre autour des idéaux du Mouvement.
– Cultiver l’esprit de fraternité, de solidarité et Consensus.
– Respecter et protéger les biens publics ainsi que la propriété privée.
– Montrer dans leur vie quotidienne leur attachement aux valeurs du changement fondamental.
– Dénoncer et combattre la corruption, le tribalisme, le népotisme et le trafic d’influence.
– Eduquer les masses, particulièrement la jeunesse, en vue de favoriser le rétablissement de l’échelle des valeurs, la culture sociale et de la cohabitation pacifique.
– Accueillir les personnes extérieures au Mouvement, écouter et rester ouvert au monde tout en défendant le Mouvement partout où on se trouve.

CHAPITRE IX : DU PATRIMOINE DU MOUVEMENT

ARTICLE 25 :
Le Patrimoine du Mouvement est constitué de :
– Cotisations éventuelles des membres.
– Dons et legs provenant des sympathisants du Mouvement.
– Activités propres au Mouvement.
– Assistance provenant des autres mouvements politiques et partenaires extérieurs.

CHAPITRE X : DE LA PERTE DE LA QUALITÉ DE MEMBRE

ARTICLE 26 :
La qualité de membre du Mouvement se perd par décès, démission ou exclusion.

ARTICLE 27 :
Pour les militaires, les dispositions du code de conduite précisent les conditions d’exclusion.

Pour les civils, l’exclusion du Mouvement est décidée par le Président du Mouvement qui statue après avis motivé du Conseil Militaro-politique de la Libération.

CHAPITRE XI : DE LA TRANSFORMATION OU DE LA DISSOLUTION DU MOUVEMENT

ARTICLE 28 :
L’éradication de la dictature, de la mal-gouvernance, la libération intégrale du pays et l’instauration d’un nouvel ordre politique fondé sur les valeurs démocratiques consacrées par les élections libres et transparentes conduiront à la mutation du Mouvement Politico-militaire en « Parti Politique ».

ARTICLE 29 :
Le Président du Mouvement et les membres du Conseil Militaire peuvent décider de la transformation ou de la dissolution du Mouvement aux conditions reprises à l’article précédent des présents statuts.

CHAPITRE XII : DES DISPOSITIONS PARTICULIÈRES

ARTICLE 30 :
Les présentes dispositions du Statut Juridiques du Mouvement peuvent être revues et amendées ultérieurement conformément aux contextes sociaux, économiques, politiques et culturels du pays.

ARTICLE 31 :
Les membres de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) regroupés au sein de toutes les structures nationales, des représentations régionales et locales du Mouvement ainsi que les combattants du Mouvement, ont choisi M. Hickram KPEMWEI en qualité de « Coordonnateur Général du Mouvement et Commandant en Chef de l’Armée du Mouvement », de M. Ahmat ALI en qualité de « Vice- Coordonnateur Général du Mouvement et Commandant en Chef Adjoint de l’Armée du Mouvement », de M. Ahmad NAJAT en qualité de « Porte-parole de la Coordination Politique du Mouvement » et de M. Nouredine HISSEINE en qualité « d’Assistant de la Coordination Politique du Mouvement ». Les autres membres de la Coordination Politique (à savoir le Dircab et le Secrétaire Particulier) seront désignés ultérieurement.

    Fait à Mbrés, le 07 mai 2015
 

– Pour le MRDP
M. Nour SALMANE
Chef de delegation MRDP

– Pour l’UPC
M. Ardo Baléri BOUBA
Chef de la délégation UPC
 

CENTRAFRIQUE: COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS

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(Corbeau News Centrafrique)

Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015
Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS 5 ,6 et 7 JUIN 2015

 

LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Comme vous le savez sans doute, suite aux élections générales organisées en mars 2011 par François Bozizé, alors Président de la République, le pays s’enfonça dans une grave crise politique parce que ces élections ont été marquées par des fraudes massives jamais connues en RCA. Non seulement François Bozizé avait prétendu avoir obtenu plus de 62% des voix dès le premier tour, mais en plus l’Assemblée nationale issue de cette mascarade électorale était composée uniquement de ses partisans et des membres de sa proche famille.

L’opposition démocratique, réunie au sein du « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de janvier 2011 » en abrégé FARE avait décidé de ne pas reconnaître les institutions issues de ces élections et nous avons appelé à leur reprise intégrale après un dialogue politique. Le pouvoir était resté sourd à nos demandes malgré des recommandations amicales internationales.

C’est dans ce contexte que des groupes de rébellion résiduels qui n’avaient pas été démobilisés parce que les fonds destinés au programme de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) étaient détournés par le pouvoir, se sont coalisés sous l’appellation de SELEKA (soit Alliance en langue nationale sango) et ont déclenché une guerre contre le pouvoir central en décembre 2012.

Les partis politiques de l’opposition démocratique ont alors exigé que les forces politiques et sociales, c’est-à-dire toutes les forces vives de la Nation, soient impliquées aux pourparlers convoqués par les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à Libreville en janvier 2013, pour sortir de cette crise.

C’est ainsi que furent conclus les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui décidèrent de la mise en place d’une période de transition politique devant s’achever en mars 2016, avec des élections auxquelles ne pourraient participer ni le Président Bozizé, ni le Premier Ministre issu de l’opposition et son gouvernement.

Cette transition démarrera dans d’énormes difficultés politiques qui entraîneront la reprise des hostilités et la prise du pouvoir par Michel DJOTODJIA, leader de la coalition Séléka qui renversera le Président François BOZIZE le 24 mars 2013.

Les Chefs d’Etat de la CEEAC se réuniront à Ndjamena pour décider de la poursuite de la transition sans François Bozizé et l’adoption d’une Charte de Transition qui devra élire le Chef d’Etat de transition, et mettre en place le Conseil National de Transition.

Michel DJOTODJIA fut élu Chef d’Etat de Transition ainsi que Alexandre Ferdinand NGUENDET à la tête du parlement de transition, le Conseil National de Transition, et Maître Nicolas Tiangaye reconduit Premier Ministre.

Cependant le pays plongea dans une grave crise sécuritaire, marqué par des violences jamais égalées dans le pays, et exercées initialement par les rebelles de la Coalition Séléka, contre lesquelles progressivement des mouvements de riposte s’organisaient.

Devant cette situation, les forces de la CEEAC présentes dans le pays, la MICOPAX ne pouvait assurer l’ordre et la sécurité. C’est ainsi que dès avril 2013, du haut de la tribune des Nations Unies à New-York le Premier Ministre Nicolas Tiangaye appela à une intervention internationale pour sauver la RCA et arrêter les violences.

La CEEA s’emparera en urgence de ce dossier et en attendant une réaction de l’ONU, l’Union Africaine lancera sur le terrain la force MISCA. Les violences persisteront malgré l’entrée en force de cette mission militaire. Devant le chaos sécuritaire et l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013 par les Anti-Balakas, les autorités françaises, sur la base d’une résolution des Nations Unies, déploieront la force française baptisée Sangaris le 8 décembre 2013. Les forces françaises SANGARIS, et la MISCA feront face en ces mois de décembre 2013 et de janvier 2014, à une situation de guerre civile ouverte.

La situation politique était extrêmement fragile, et une fois de plus fut convoqué un sommet de chefs d’Etat de la CEEAC en janvier 2014 à Ndjamena pour demander et obtenir la démission de Michel Djotodjia. Le Premier Ministre Nicolas Tiangaye fut également contraint à la démission.

Un nouveau Chef d’Etat de transition, Madame Catherine SAMBA-PANZA sera élue par le Conseil National de Transition (CNT) fin janvier 2014, et un nouveau Premier Ministre, André Nzapayéké fut désigné. Les Nations Unies voteront trois résolutions successives pour la mise en place d’une force internationale, la MINUSCA, qui commencera son déploiement courant 2014, tant à Bangui que dans les villes de l’intérieur.

Cette présence militaire et leurs actions sur le terrain ont permis de percevoir courant 2014 les signes d’une amélioration progressive de la situation sécuritaire et économique après qu’en 2013, le PIB ait reculé de 36% !

C’est dans ce contexte qu’un Accord de cessation des hostilités a été signé par les factions militaires à Brazzaville en juillet 2014, pour baliser le terrain à un forum de dialogue politique intercentrafricain à Bangui et créer les conditions de celui du programme DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et rapatriement des mercenaires)

A la suite de la signature de cet accord, les violences résiduelles et localisées persistèrent, mais un nouveau gouvernement fut mis en place, et avec le soutien financier plus affirmé de la communauté internationale, des progrès notables ont été réalisés par rapport à l’exécution de la feuille de route du gouvernement.

Le Forum national de réconciliation de Bangui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015, et a regroupé plus de 700 participants venus de tout le pays et de la diaspora. Il a débouché sur la signature d’un Accord par tous les groupes rebelles pour s’engager dans le programme DDRR, préalable indispensable pour une sécurisation optimale du pays en vue d’avancer sur le front du processus électoral, de la stabilisation économique et du retour des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers

A l’occasion de ce Forum, le constat a été fait que le chronogramme électoral qui prévoyait des élections générales en juillet 2015 ne pouvait plus être respecté pour des raisons à la fois financières et sécuritaires. Un gap de 49% reste non couvert dans le budget électoral, et la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire n’est pas totalement assurée.

Face à ce constat, le Forum a souhaité que ces élections soient tenues avant la fin de 2015, et que la période de transition qui devait s’achever en août 2015 soit ajustée à ce calendrier avec le maintien en fonction des autorités actuelles de la transition par soucis de stabilité des institutions. Et d’ailleurs, la Conférence de la C.E.E.A.C., qui vient de se réunir à N’Djamena ce lundi 25 mai 2015 a entériné ce vœu en approuvant le prolongement technique de la transition et le report subséquent du référendum et des élections.

Le gouvernement centrafricain, après le sommet de Ndjamena, a annoncé la tenue d’un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la C.E.E.A.C. à Libreville au GABON dans la première quinzaine du mois de juin 2015, pour trouver une solution appropriée à la question du financement des élections en R.C.A, car 21,160 millions dollars restent à mobiliser à cet effet.

Si cette question financière trouve une réponse rapide, et que les groupes armés rebelles sont effectivement cantonnés très rapidement, le référendum constitutionnel pourrait être organisé en octobre-novembre 2015, et, dans la foulée, les élections générales groupées pourraient suivre avant fin décembre 2015.

Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.), membre de l’Internationale socialiste, m’a déjà désigné et investi comme son candidat à l’élection présidentielle au cours de notre Congrès extraordinaire du 22 novembre 2014. Nous nous mobilisons pour la paix, la réconciliation et le rassemblement de nos compatriotes, et une transition stable et apaisée, dans l’attente de ces échéances.

Je remercie toute la communauté internationale et notamment la France, pour leur soutien multiforme et conséquent à mon pays et à notre peuple meurtri, et vous exhorte à continuer à nous soutenir, pour que de cette longue nuit se lève un soleil brillant pour la République centrafricaine.

 Je vous remercie.

Martin ZIGUELE,

Président du M.L.P.C.

Propos recueilli par Gisele MOLOMA

Poitier pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE CONTRE LES CASQUES BLEUS A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE CONTRE LES CASQUES BLEUS A BANGUI

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-06-2015

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec la dernière énergie l’attaque perpétrée, le 3 juin 2015 au quartier Boy-Rabe au Nord de Bangui, contre des Casques bleus, par des éléments armés. Une condamnation faite dans un communiqué presse parvenu à la rédaction de Corbeau News, ce 05 juin 2015.

L’incident est survenu alors que les Casques bleus finalisaient une opération de récupération d’un véhicule volé un groupe d’hommes aarmé assimilés aux ex Antibalaka. Arrivés à proximité du Lycée Boganda, ils ont essuyé des tirs nourris de criminels qui ont utilisé les élèves comme boucliers humains.

Les coups de feu ont créé une panique générale et occasionné des dizaines de blessés parmi les élèves dont certains graves. Deux Casques bleus ont été atteints dont un par balle. Les soldats de la paix ont réussi à maitriser la situation et évacuer les élèves blessés vers les structures hospitalières.

La MINUSCA s’est dit être indignée par l’usage lâche par les criminels des écoliers comme boucliers au détriment de leur droit à la vie. La Mission rappelle également que l’attaque contre les Casques bleus est assimilée à un crime de guerre. Par conséquent, leurs auteurs seront recherchés et remis aux autorités centrafricaines pour les poursuites nécessaires.

La MINUSCA réitère sa ferme détermination à poursuivre son appui aux forces de défenses et de sécurité nationales dans la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, conformément à son mandat. Cet appui donne des résultats tangibles et incontestables car la situation sécuritaire à Bangui ne cesse de s’améliorer.

La MINUSCA, par ce communiqué de presse, lance un appel à la population dans son ensemble, aux autorités et aux leaders d’opinion pour davantage renforcer la collaboration avec les forces internationales ainsi que les forces de sécurité intérieure en vue d’arrêter ces criminels qui ne respectent ni la loi centrafricaine ni la loi internationale, les règles qui régissent la vie en société et le droit à la vie.

Bangui Eric NGAGA Pour CNC

Bangui, COMMUNIQUE DE PRESSE FEDERATION MLPC EAAMOO

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Corbeaunews Centrafrique

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COMMUNIQUE DE PRESSE

« PLACE A LA JEUNE GENERATION ! »

Par Décision du 30 mai 2015 du Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et signée du Président du Parti, Martin ZIGUELE, le camarade Christian TOUABOY a été désigné Directeur National de Campagne du MLPC pour les élections présidentielle et législatives de 2015 devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel dans notre cher pays, la République Centrafricaine.

D’une part, la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE du MLPC :

–          Adresse ses CHALEUREUSES FELICITATIONS au Directeur National de Campagne Christian TOUABOY. Cette désignation est avant tout le signe de la reconnaissance par le MLPC du parcours militant du camarade Christian TOUABOY, lequel fut jusqu’ici le Porte-Parole du Président du MLPC ;

  • Assure le Directeur National de Campagne, le camarade Christian TOUABOY, de son plein soutien dans l’accomplissement des lourdes tâches qui lui sont confiées par le Parti en vue d’une victoire aux élections présidentielle et législatives de 2015.

D’autre part, la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE du MLPC :

–          Considère qu’à travers la désignation du camarade Christian TOUABOY, c’est toute la jeunesse centrafricaine qui est ainsi valorisée et honorée par le Président et Candidat du MLPC, le camarade Martin ZIGUELE. Nul n’ignore aujourd’hui l’appel général et pressant à une plus forte responsabilisation de la jeunesse centrafricaine. Par la désignation du camarade Christian TOUABOY, le MLPC, parti d’avant-garde traduit ainsi en acte sa volonté d’être toujours en phase avec les aspirations du peuple centrafricain en général, et celles de la jeunesse en particulier.

–          Appelle la jeunesse centrafricaine à prendre suffisamment conscience de l’heureuse portée politique de la désignation du jeune Christian TOUABOY comme Directeur National de Campagne du MLPC, c’est-à-dire s’approprier ce grand message, plein de sens politique, du MLPC et de son candidat Martin ZIGUELE : « Confiance et place aux jeunes ! » ;

  • Invite vivement la jeunesse à se mobiliser fortement lors des échéances électorales de 2015.

Enfin la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE (EAAMOO) du MLPC  appelle tous les militantes, militants et sympathisants à se lever comme un seul homme, et à se mobiliser massivement au côté du Directeur National de Campagne, le camarade Christian TOUABOY, pour une victoire éclatante du MLPC aux élections présidentielle et législatives de 2015.

« TOUS UNIS NOUS VAINCRONS ! »

Fait à Paris, le 7 juin 2015

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure

Bangui: POURQUOI ABDOUL KARIM MECKASSOUA EST-IL PERSONA NON GRATA EN CENTRAFRIQUE ?

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(Corbeaunews Centrafrique)

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                 POURQUOI ABDOUL KARIM MECKASSOUA EST-IL PERSONA NON GRATA EN CENTRAFRIQUE ?
L’opinion publique centrafricaine sait aujourd’hui que l’ancien Ministre d’Etat Abdoul Karim Meckassoua et la Cheffe de l’Etat de Transition Catherine Samba-Panza ne s’apprécient pas du tout. On se souvient par exemple que le 12 mai 2015, le passeport d’Abdoul Karim Meckassoua a été confisqué par le Commissaire de l’aéroport Bangui-M’Poko, semble t-il sur instruction de Catherine Samba-Panza. Catherine Samba-Panza et son entourage voient en Karim Meckassoua leur plus grand détracteur. Ce dernier est accusé de travailler secrètement à la déstabilisation de Catherine Samba-Panza, depuis Brazzaville auprès de son grand mentor Denis Sassou Nguesso, Médiateur International dans la crise centrafricaine.

On entend beaucoup de choses dans l’entourage de Catherine Samba-Panza sur Karim Meckassoua. Ainsi, Karim Meckassoua ne serait même pas né en Centrafrique, et ne pourrait pas dire aux centrafricains où est situé son village. Ses parents, Nigérians d’ethnie haoussa, sont arrivés en Centrafrique par l’intermédiaire du grand transporteur Alladji Dodo très connu au KM5 à Bangui. Meckassoua était alors âgé de 12 ans. Son père qui s’installe en RCA travaille auprès de Jean Bedel Bokassa comme agent de renseignements, ce qui lui aurait permis d’avoir la nationalité Centrafricaine.

Devenu citoyen centrafricain par naturalisation quelque mois avoir foulé le sol centrafricain, il a obtenu une bourse d’études de l’Etat centrafricain pour étudier en France. Dans ce pays, il était hébergé par l’un des leaders étudiants de l’époque, lequel sera même arrêté une fois rentré au pays, sur dénonciation du même Karim Meckassoua. Ce leader étudiant n’a la vie sauve que grâce à l’intervention de la France. Tout comme son père, il espionnait les étudiants centrafricains et fournissait des renseignements sur ces derniers à l’empereur Jean Bedel Bokassa.

Karim Meckassoua, après avoir terminé ses études, est resté en France et a mis son vaste carnet d’adresses au service du général François Bozizé pour la réalisation du coup d’Etat du 15 mars 2003. Convoitant la nationalité congolaise, il a préféré créer une société créer une entreprise au Congo Brazzaville plus JesuisàBanguien2015tôt qu’en Centrafrique.

Le camp Catherine Samba-Panza reprocherait ainsi à l’ancien Ministre d’Etat Abdoul Karim Meckassoua, un « nigérian » naturalisé centrafricain à 12 ans, le fait qu’il ait été boursier du gouvernement centrafricain, qu’il ait par la suite décidé de vivre à l’étranger au lieu de rentrer au pays travailler, Abdoul Karim Meckassoua se serait résolu de vivre à l’étranger, et de ne rentrer en Centrafrique que pour commander (Ministre), comme il l’a prouvé par le passé sous les Présidents Ange Félix Patassé et François Bozizé. Selon le camp Catherine Samba-Panza, et depuis la démission du Premier André Nzapayéké, Abdoul Karim Meckassoua serait très actif auprès du Président Denis Sassou Nguesso pour obtenir le départ du pouvoir de Catherine Samba-Panza afin de s’installer dans son fauteuil, d’instaurer une troisième transition et manœuvrer pour s’imposer ensuite comme le futur Président de la République. D’aucuns parlent même d’un véritable hold-up que Abdoul Karim MECKASSOUA voudrait réaliser pour évincer Catherine Samba-Panza, neutraliser les principaux favoris à la présidentielle et prendre le pouvoir sans trop d’efforts, c’est-à-dire sans passer par les urnes en contournant le peuple centrafricain.

Meckassoua n’a pas de parti politique ni ne milite dans aucun parti politique mais il est dans la politique par l’entremise des groupes armés qu’il soutient. Les libérateurs en 2003, séléka en 2012, FDPC de Abdoulaye Miskine et maintenant il cumule Séléka-Antibalaka pour assoir son appétit politique.

Certains vont même jusqu’à dire que Meckassoua méprise les centrafricains, qu’il les traite de grands enfants, fainéants et n’a pas d’attache dans le pays alors qu’il veut les gouverner. En plus, ce que les Centrafricains ne savent pas c’est que Meckassoua ne jure qu’au nom de l’Arabie Saoudite et du Qatar pour déverser des dollars aux centrafricains et en contre partie islamiser en douce le pays. Aux centrafricains de faire très attention et d’ouvrir les yeux sur ce Centrafricain de « papier » qui n’a aucune attache avec leur pays. Ainsi, ceux qui le connaissent bien le qualifient d’un monsieur gonflé, orgueilleux, et narcissique, bref sûr de son coup.

C’est ainsi qu’après avoir soutenu le général François Bozizé depuis Gonesse dans son coup d’Etat du 15 mars 2003, Meckassoua s’est retrouvé avec les Séléka, puisque ces derniers l’ont même adoubé en vain pour remplacer André Nzapayéké, mais c’était sans compter avec la vigilance de Catherine Samba-Panza qui lui a préféré Mahamat Kamoun.

Outre son soutien connu à ceux qui se lancent dans la déstabilisation de la RCA, Karim Meckassoua serait aujourd’hui accusé d’instrumentaliser les Antibalaka et Séléka pour faire échouer la transition, et faire tomber Catherine Samba-Panza. Celle-ci et son camp n’hésitent pas à voir en Meckassoua le commanditaire de l’insécurité afin de retarder au maximum la tenue des élections jusqu’au jour où les rapports de force seront en sa faveur. Meckassoua veut gouverner la RCA en s’appuyant sur l’étranger au détriment des centrafricains, et en garantissant les intérêts de ses amis étrangers. « Mais pour qui se prend t-il » répète le camp Catherine Samba-Panza à propos de Meckassoua. Est-il normal que les seules fois que Meckassoua soit descendu en Centrafrique, c’était juste pour être Directeur de Cabinet du Premier Ministre Jean-Paul Ngoupandé, ou Ministre et Ministre d’Etat sous le Président François Bozizé ! Quand il a été remercié, Meckassoua a chaque fois disparu du pays pour l’étranger. Mais, grâce à son grand carnet d’adresses, il négocie continuellement auprès de ses soutiens en France et en Afrique pour redevenir membre du gouvernement.

Le camp Catherine Samba-Panza jure en off de faire payer à Meckassoua son combat pour une transition sans Catherine Samba-Panza. Il se dit même que Meckassoua a beau avoir le soutien de Sassou Nguesso, mais Samba-Panza jure de ne jamais le nommer Premier ministre de transition. Et que si Sassou le veut il n’a qu’à le nommer Premier Ministre des Congolais ou lui céder son propre fauteuil Présidentiel. Car celui-ci n’a pas un parcours de combattant politique comme les autres pour pouvoir lorgner le fauteuil présidentiel en République Centrafricaine.

 

Marcellin KOYANGBO

Bangui pour CNC

Bangui: 23,3 tonnes de produits toxiques et drogues prohibés saisis et détruits par la douane

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(Corbeau News Centrafrique)

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23,3 tonnes de produits toxiques et drogues prohibés saisis et détruits par la douane

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique,06-07-2017

 

La Direction générale des Douanes et droits indirects, sous la houlette de Mme Rachel Ngakola, la DG a procédé vendredi 5 juin dernier, à la destruction par incinération d’une importante quantité de produits alcoolisés et drogues prohibés par l’État centrafricain. Cette opération de destruction massive a eu lieu dans le 2ème arrondissement de Bangui en présence du Colonel Guy Bertrand Damango, Directeur général de la Gendarmerie nationale ; de Ghislain Gresenguet, Procureur de la République ; de Madame Christine Tétéya, Maire du 2ème arrondissement et ; de Dr Jean Patrick Kouma, Directeur général de l’Unité de cession de médicament (UCM).
Ce sont au total 23,3 tonnes de produits alcoolisés et drogues prohibés par l’État centrafricain qui ont été saisis par les services de la douane nationale dont l’opération de destruction a eu lieu vendredi dernier. En détail, il s’agit de 310 sacs de chief de 4 kg, soit 13,330 tonnes ; 07 balles de chief de 150 kg soit 1,05 tonnes ; 600 cartons de megor de 14 kg, soit 8,4 tonnes ; 05 colis de tramadole de 50kg, soit 250 kg ; 09 cartons de dypironne de 30 kg, soit 270 kg. Mme Rachel Ngakola Directrice générale des Douanes et droits indirects replace le contexte de l’opération en question qui selon elle, s’inscrit dans le cadre des missions assignées à son institution : « Dans le cadre de sa mission régalienne de protection, non seulement de l’économie du pays, mais aussi de la population centrafricaine, la douane à travers ses services douaniers compétents a pu saisir une quantité importante de ces produits que nous sommes en train de détruire. Il s’agit des produits alcoolisés et prohibés pour l’importation et la commercialisation sur le territoire centrafricain. »
Evidemment, ces produits interdits représentent un danger de la santé publique. Ils détruisent dans un premier temps, la santé de leur consommateurs directs comme l’a souligné Dr Jean Patrick Kouma, Directeur de l’UCM (Unité de session de médicaments) qui note que « c’est un grand risque que courent les consommateurs de ces produits. Le dypironne par exemple, est une molécule hémato-toxique, c’est-à-dire que lorsqu’on l’utilisait, les cliniciens ont remarqué qu’il détruisait les globules rouges. Comment voulez-vous que de tels médicaments puissent continuer à être utilisé dans le pays ? C’est justement pour cela que le Ministère de la Santé publique a pris la décision d’interdire l’utilisation de cette molécule dans le pays. » Entre temps, sur un tout autre plan, notamment du point de vue de la sécurité publique, la consommation des drogues en question représentent un danger. Le témoignage du Colonel Guy Bertrand Damango, Directeur général de la gendarmerie est plus éloquent : « 23 tonnes de produits toxiques, c’est énorme et c’est un grand coup d’accélérateur au processus de sécurisation intérieure de notre pays. Ces derniers temps, les conducteurs de moto-taxis, voire des conducteurs de taxis et bus sont toujours sous l’emprise de ces produits nocifs et nuisibles pour leur propre santé, d’où plusieurs accidents que nous avons connus qui sont d’ailleurs très élevés dans les statistiques. L’action d’aujourd’hui, va donc motiver davantage les agents de répression que nous sommes, d’aller à la recherche et à la saisie de ces produits, afin justement d’épargner notre jeunesse de cette auto-destruction qui a de graves conséquences sur la sécurité intérieure. » a indiqué le DG avant d’ajouter en ce qui concerne la responsabilité directe de son institution que « Si on un seul mois on arrive à une saisie de 23 tonnes, cela veut dire que notre action doit se focaliser à ce niveau, mais de plus en plus, il faut se baser au niveau des frontières, étant donné que ces produits ne soient pas fabriqués localement, ils sont importés. C’est pourquoi, je pense que la contribution de la Gendarmerie doit être de 90%, car en œuvrant aux côtés de la douane, nous sommes tenus de suivre le respect strict des instructions prises par les ministères du Commerce et celui de la Santé qui ont ordonné l’interdiction formelle de la circulation et de la consommation de ces produits sur l’ensemble du territoire centrafricain. Je rassure ici, que nous allons tout mettre en œuvre pour que ces mesures soient respectées à la lettre. »
A l’issue de l’opération de destruction, la Directrice générale des Douanes et droits indirects, Mme Rachel Ngakola a tenu à remercier les grandes personnalités concernées par les questions des drogues, de la criminalité et de la sécurité intérieure qui ont rehaussé de leur présence l’opération. « Votre présence à cette opération que je salue, témoigne parfaitement, non seulement de l’intérêt que vous portez à la mise en œuvre permanent de ces mesures d’interdiction, mais aussi de la vigilance dont nos services respectifs font preuve dans leurs tâches quotidiennes, ainsi que de la qualité de collaboration qui existe entre eux. »
Notons au passage que les populations environnantes du site de destruction de ces produits ont boudé le fait que l’incinération a été faite en plein air provoquant une pollution dans leur quartier du fait de la fumée, alors de telles opérations devraient se faire en dehors de la ville.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Musulmans et chrétiens, autour du sport, préparent le terrain au Ramadan dans le KM5

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(Corbeau News Centrafrique)

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Musulmans et chrétiens, autour du sport, préparent le terrain au Ramadan dans le KM5

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-07-2015

Ils étaient plus d’un millier, les spectateurs venus des huit arrondissements de Bangui pour prendre part à la grande manifestation sportive et culturelle de cohésion sociale organisée par ‘’Les Ambassadeurs de la paix’’ ce samedi 6 juin 2015, à l’école Koudoukou, en plein KM 5 dans le 3ème arrondissement. Match de football regroupant tous les équipes de ‘’AS-Kangba’’ (équipe des vieux) des huit arrondissements de Bangui ; des prestations musicales par le célèbre et jeune musicien centrafricain Losseba Ngoutiwa ; des danses traditionnelles sont autant d’activités qui marquent cette grande rencontre.
L’honorable député, Anatole Koué est le président de l’organisation ‘’ Les Ambassadeurs de la paix’’ qui a initié la rencontre qui n’est pas d’ailleurs une première du genre. Il revient sur l’objectif de la manifestation qui s’inscrit non seulement dans le cadre de la cohésion sociale, mais aussi dans le cadre des préparatifs des consciences en prélude au mois de Ramadan en République centrafricaine, plus particulièrement au niveau de Bangui. « Premièrement, je ne vais pas ici me mettre à faire l’historique de ce que notre pays vient de connaitre. Nous revenons de très loin. Pour cela, il ne faut pas baisser la garde, il nous faut chercher tous les jours et petit-à-petit, à chasser le démon qui a pénétré notre pays. C’est cela le sens que nous donnons à cette manifestation aujourd’hui, afin de rassurer les populations, que ce soit chrétienne, musulmane ou animiste que le KM 5 aujourd’hui n’est pas un couloir de la mort comme d’aucuns le pensent. Il y a l’expression du vivre ensemble. Deuxièmement, nous pensons qu’à l’approche du mois de Ramadan, il est important de rapprocher de plus en plus les populations des autres arrondissements à celles du 3ème arrondissement majoritairement musulmanes, afin que les questions d’approvisionnement en nourritures, de sécurité ou de cohésion sociales puissent être suffisamment minimisées permettant ainsi à nos frères de la communauté musulmane de passer un bon Ramadan. Et, nous pensons que ce message pourrait aisément et bien passer à travers le football et les activités artistiques et culturelles auxquelles vous assistez. »
Selon Mamadou Khalil, le président d’organisation de ladite manifestation, ce sont soixante joueurs sélectionnés dans tous les arrondissements de Bangui, à raison de six joueurs par arrondissement qui se sont affrontés lors du match de football. Ces derniers se sont mélangés avant d’être répartis en deux équipes, et ils s’échangent sur le terrain en sorte que tous puissent jouer.
Algoni Hissen, Conseiller à la Mairie du 2ème arrondissement salue l’initiative et se réjouit de ce qu’elle intervient dans une période prè-Ramadan. « Nous nous réjouissons de ce qu’à la différence des autres actions menées en faveur de la cohésion sociale dans notre arrondissement, celle qui nous réunit ce jour, se tient à pratiquement une semaine avant le début du Ramadan. C’est une occasion pour rappeler une énième fois à tous les centrafricains que nous devons oublier tout ce qui s’est passé pour nous tourner vers le futur et de préparer un bon avenir à nos enfants, à partir de l’expérience douloureuse que nous avons connue avec cette crise. Je remercie, au nom de toutes les autorités du 3ème arrondissement, les Ambassadeurs de la paix pour leur initiative. » a-t-il déclaré.
Quant à Apollinaire Yamba, 2ème Adjoint au Maire du 2Eme arrondissement, le choix du 3ème arrondissement par ‘’Les Ambassadeurs de la paix’’ pour abriter ce grand événement revêt, outre l’aspect de la cohésion sociale, un caractère économique indéniable : « Ce n’est un secret pour personne que le 3ème arrondissement est et reste le poumon économique de notre pays. Alors que si le pays s’est confronter à un problème soit-il militaro-politique à connotation confessionnelle, nous devons beaucoup plus œuvrer à un retour rapide à la cohésion sociale. D’où tout le mérite salutaire de l’initiative des Ambassadeurs de la paix qui ont créé ce cadre de rencontre entre les communautés musulmane et chrétienne. »
De son côté, Aïssatou Ngabana, une spectatrice habitante du KM5 n’a pas minimisé pour autant la portée pré-Ramadan de cette manifestation, car dit-elle, « les gens ont commencé petit-à-petit à fréquenter le KM 5, mais beaucoup ont encore peur. Alors qu’au moment de Ramadan qui est un grand moment de prière pour nous, nous les musulmans, devons montrer notre bonne fois à aller vers la paix, à aller également vers les autres ; mais comment cela va se faire si nos frères et sœurs chrétiens continuent de nous fuir ? Je trouve que le match d’aujourd’hui va encourager beaucoup de gens à fréquenter le KM 5 dans les jours avenirs et pendant le Ramadan. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: En route vers les élections : pas de place pour les opportunistes !

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(Corbeau News Centrafrique)

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En route vers les élections : pas de place pour les opportunistes !

 

Bangui, (B.K) 06-07-2015

 

Le Forum de Bangui est bel et bien terminé, et a ouvert la voie aux échéances électorales. La transition mènera aux élections qui devraient se tenir dans les mois à venir, ce qui validera le retour à la normalité de la République Centrafricaine. Après des années de conflit, le temps n’est plus aux calculs personnels mais à la reconstruction nationale et à la paix. Pourtant certains semblent manigancer des accords secrets à des fins personnelles, sans considération pour la population qui se bat courageusement pour le retour à une vie normale. L’ancien ministre d’état Herbert Gontran Djono Ahaba pourrait en faire partie. Connu pour aimer les palaces et la compagnie des jolies femmes, il avait déjà fait parler de lui avec des trafics de diamants bruts quand il était ministre d’état aux mines et au pétrole en 2013. Il avait alors écouler de grandes quantités de diamants de façon illégale, et on s’interroge toujours sur la destination des fonds qui est sans doute liée à son oncle et mentor, Michel Djotodia.

Mais le pays a besoin d’hommes intègres à sa tête alors que les centrafricains se relèvent avec fierté de la crise. Quand on a du mal à joindre les deux bouts pour nourrir et vêtir correctement sa famille il est douloureux de considérer les sommes collossalles évoquées dans certaines affaires. Les révélations sur des négociations secrètes menées par Gontran Djono sur les cessions pétrolières aux chinois en sont la dernière illustration : 7 milliards 200 millions de francs CFA sur des comptes à l’étranger ! De quoi faire frémir plus d’un centrafricain harassé par les difficultés du quotidien. Les hommes et les femmes politiques centrafricains ont un devoir d’exemplarité. Leur tache est noble, il doivent en être à la hauteur et digne de confiance. Les élections seront la prochaine étape vers la reconstruction nationale, elles suscitent beaucoup d’espoir. Il ne s’agit pas de laisser les velleités personnelles prendre le dessus.

BK

 

 

Bangui: Viols en Centrafrique : l’enquête interne de l’armée déclassifiée

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(Corbeau News Centrafrique

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Viols en Centrafrique : l’enquête interne de l’armée déclassifiée

Bangui, (L.E.F) 06-06-2015

 

L’affaire vise 14 militaires français accusés de viols sur des enfants centrafricains entre 2013 et 2014. En parallèle, l’ONU a annoncé l’ouverture d’une enquête externe sur sa propre gestion de l’affaire.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a accepté mercredi que l’enquête interne de l’armée sur les accusations de viols d’enfants par des militaires français en Centrafrique soit déclassifiée. « Le ministre a répondu favorablement à la demande de la justice » après « avis favorable » de la Commission consultative du secret de la défense nationale, ont révélé des personnes dans son entourage.

Ce feu vert est important pour les suites judiciaires de l’affaire.  le 29 avril dernier, l’affaire avait suscité  En juillet 2014, Le ministère de la Défense, informé d’accusations par l’ONU de viols d’enfants centrafricains par des soldats de l’armée française avait saisi la justice et lancé une enquête interne pour vérifier s’il y avait eu dysfonctionnement de la chaîne de commandement. Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire le 7 mai.

L’accord de Jean-Yves Le Drian intervient peu après que Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a exhorté plusieurs Etats à intensifier leurs efforts pour enquêter sur des allégations de crimes commis par leurs soldats déployés en République centrafricaine. « Dans certains cas, les protecteurs tant espérés se sont transformés en prédateurs », avait-il ajouté.

14 militaires français mis en cause

Selon une source judiciaire, 14 militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans. Ces derniers dénoncent des faits commis entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014, au début de l’opération française Sangaris en Centrafrique. Des enquêteurs de la gendarmerie prévôtale et de la section de recherches de la gendarmerie de Paris se sont déplacés à Bangui début août 2014. « Ils ont procédé à un certain nombre de vérifications » selon le parquet, mais aucun enfant ni aucun militaire mis en cause n’a été entendu.

Début mai, le ministère de la Défense avait indiqué que la justice avait demandé à avoir accès à l’enquête interne de l’armée et que le processus de déclassification était en cours.

L’ONU annonce une enquête indépendante sur sa gestion de l’affaire

Le secrétaire général de l’ONU a décidé de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l’organisation internationale a géré cette affaire d’agressions sexuelles présumées sur des enfants. «  L’intention de [Ban Ki-moon] est de faire en sorte que les Nations Unies ne déçoivent pas les victimes d’abus sexuels, en particulier lorsque ces abus sont commis par ceux qui sont censés les protéger », a expliqué le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

CENTRAFRIQUE: LA COORDINATION NATIONALE DES EX ANTIBALAKA REMET EN CAUSE LA MISE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA COORDINATION NATIONALE DES EX ANTIBALAKA REMET EN CAUSE LA MISE EN PLACE D’UNE AUTRE COORDINATION

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique

 

Rien ne va plus au sein du mouvement ex Antibalaka si bien que l’on se retrouve aujourd’hui avec deux coordinations pour l’unique mouvement. Ces derniers temps, il y a de malentendus et tiraillement entre les ex combattants Antibalaka qui ont conduit à la création d’une seconde coordination ayant pour coordonnateur national, Maxim Mokom et Joachim Kokaté son adjoint, parallèlement à la coordination pilotée par Edouard Patrice Ngaissona.

Par une conférence de presse tenue ce 1er juin 2015 à l’Hôtel Azimut à Bangui, la coordination de l’aille Ngaissona reconnue sur le plan national et international a rejeté en bloc la mise en place de cette coordination nouvellement créée le week-end dernier par une franche des ex Antibalaka qualifiés de pro Bozizé.

La mise en place de la seconde coordination de l’ex mouvement Antibalaka a surpris plus d’un. Car depuis l’existence de ce mouvement, il n’y a qu’une seule coordination connue du public centrafricain. Mais après le déplacement d’une franche des représentants des ex antibalaka à Nairobi, la division surgit au sein dudit mouvement où l’on se retrouve avec deux coordinations. Cette nouvelle coordination a vu le jour à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire organisée par une équipe des ex Antibalaka en tête Maxim Mokom et Joachim

Kokaté de leur retour de Nairobi au Kenya. Quelle ironie du sort ?

A en croire la coordination pilotée par Ngaissona, cette franche des ex combattants antibalaka ayant fait le déplacement à Nairobi s’est ralliée au président déchu Francois Bozizé pour soutenir les accords de Nairobi rejetés par le gouvernement centrafricain alors que les ex combattants Antibalaka demeurent fidèles à Patrice Edouard Ngaissona, le coordonnateur national légalement désigné par les membres du mouvement.

«Nous, Com-zones des ex combattants Antibalaka, de Bangui et province, avons appris avec étonnement et stupeur la mise en place qu’une fameuse coordination a été mise place. Nous tenons à préciser à l’attention de la communauté internationale et nationale qu’aucune Assemblée générale extraordinaire ne s’est tenue la semaine passée convoquée par les Antibalaka. Nous dénonçons avec forces le contenu de ce qui a été publié dans la presse. Que les signateurs de ce document se doivent se rendre et seront punis pour leur acte posé » a déclaré Igor Lamaka, porte-parole des ex Antibalaka.

La coordination nationale a réaffirmé toujours, dans sa déclaration, l’entière loyauté des ex combattants antibalaka au coordonnateur légalement désigné, Eudouard Ngaissona. Elle a, en outre, mis en garde ceux qu’elle qualifie des appentis sorciers, manipulateurs et pompiers pyromanes dont les manœuvres dilatoires ont toujours contribué à mettre la République centrafricaine à sang et à feu.

Pactole du DDDR, source de cette discorde?

La coordination a par ailleurs considéré la création d’une autre coordination qui a pour coordonnateur Maxim Mokom et Joachin Kokaté son adjoint, comme des élucubrations juste pour saper le morale des Centrafricains et boycotter, d’après elle, les efforts fournis par la coordination des ex Antibalaka pilotée depuis toujours par Edouard Ngaissona pour un retour véritable à la paix et pour le processus de DDR.

« Il y a un temps pour tout, il y a un pour faire la guerre, il y a un temps les divisions, il y a un temps pour faire la paix et il y a un temps pour la réconciliation nationale » a-t-il ajouté.

Dans cette affaire qui a fait de remous au sein des ex Antibalaka, la médiation de la crise centrafricaine a été mise en cause. Pour les membres de la coordination l’aille Ngaissona, Adèle Christ serait à l’origine de la création de la seconde coordination ex Antibalaka. La question que les Centrafricains se posent aujourd’hui si cette discorde au sein des ex Antibalaka témoigne à suffisance une guerre d’intérêt à l’approche du DDRR où certains ex combattants cherchent à tirer profit. Alors qu’au-delà de tout ce qui se passe, l’on se souvient que l’ex mouvement Antibalaka a été transformé au parti politique par son coordonnateur Patrice Edouard Ngaissona.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Deux cubitainers d’eau offerts à la paroisse de FATIMA par la brasserie MOCAF

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(Corbeau News Centrafrique)

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Deux cubitainers d’eau offerts à la paroisse de FATIMA par la brasserie MOCAF

 

 

Bangui,Corbeau News Centrafrique, 05-06-2015

 

Jeudi 4 juin 2015, la brasserie MOCAF a offert deux cubitainers aux prêtres de la paroisse FATIMA à Bangui. Antoine Nbgakoyen, chef de services des ventes à MOCAF a remis, le don au père Jonas Bekas, Vicaire à la paroisse Notre Dame de FATIMA, au sein de la dite paroisse. Il s’agit d’un geste social de MOCAF, en faveur non seulement des prêtres, mais aussi des déplacés accueillis par cette paroisse depuis décembre 2012 ainsi que les populations environnantes.
Si l’eau c’est la vie, cela passe inéluctablement par la disponibilité et la qualité de cette denrée. C’est à cela que la brasserie MOCAF a volé au secours de la paroisse FATIMA. En substance, deux grands cubitainers d’une capacité de mille (1 000) litres chacun ont été remis hier, par cette société à l’église catholique de FATIMA. Les déplacés, ainsi que les prêtres jadis approvisionnés en eau par l’unique forage et l’appui des humanitaires, vont devoir réserver quelque deux mille litres d’eau en permanence, grâce à l’appui de la brasserie MOCAF.
Cela a été un motif de satisfaction pour le Vicaire de la paroisse de FATIMA, le Père Jonas Bekas qui n’a pas caché sa joie. « C’est un sentiment de satisfaction que nous exprimons ce jour, parce que la demande que nous avons introduite auprès de la société MOCAF a eu une réponse favorable. » s’est réjoui le prêtre qui précise : « C’est depuis 5 décembre quand nous avons accueilli les déplacés ici, alors que nous les prêtres n’avons pas l’eau à l’intérieur. Nous ne profitons que de l’eau que l’OXFAM nous livre. Nous sommes donc allés demander l’aide à la société MOCAF qui nous a donnés ces cubitainers. Grâce à cette aide qui vient renforcer les forages que nous avons déjà ici, notre problème en eau sera sensiblement diminué. Car, ne dit-on pas que l’eau c’est la vie ? Vraiment tous nos remerciements à la brasserie MOCAF pour ce geste. »
La valeur ajoutée de ce geste est plus que jamais grande à en croire l’homme de Dieu qui explique que « Ces cubitainers vont nous permettre d’augmenter la capacité de l’eau, afin de permettre aux quelques deux cents déplacés qui sont encore dans la concession de la paroisse. Aussi, les populations environnantes pourront également avoir de l’eau. »
Quant au sens que MOCAF donne à ce geste, le Chef de services des ventes, Antoine Ngbakoyen met sur le compte de la participation citoyenne de la société à la recherche des solutions aux problèmes nationaux. Evidemment, figure en bonne place, les difficultés liées à l’eau décriées presque partout en RCA. Et, à travers le don qui a été fait à la paroisse Notre Dame de FTIMA, le Chef de service des ventes a estimé que l’acte posé ne fait que réjouir MOCAF qui ne regrettera pas d’avoir fourni ces cubitainers. « Nous sommes une grande société dans la localité, c’est d’ailleurs pour cela que les prêtres de la paroisse Notre Dame de Fatima ont bien voulu se référer à nous pour solliciter cette aide. Et tout naturellement, en tant que société citoyenne, nous ne pouvons pas rester insensibles à un besoin si vital que celle d’aider la population à avoir de l’eau. C’est pourquoi, nous avons accordé une priorité au traitement de la demande des pères qui accueillent des déplacés dans leurs locaux, en vue de donner un avis favorable d’où le don que nous faisons aujourd’hui. Et, nous en sommes fiers, puisque symboliquement nous espérons avoir contribué à l’amélioration des conditions de vie des personnes qui se trouvent dans notre localité. » a déclaré Antoine Ngbakoyen.
Mais, l’homme ne compte pas reste pas là, car dit-il, « Nous n’agissons pas en termes de projets, mais lorsque des besoins salutaires comme celui-ci nous nous parviennent, nous ne pouvons pas nous empêcher d’intervenir, ne fut-ce que ponctuellement pour sauver des personnes en détresse. »
Rappelons que MOCAF vient à peine de célébrer la fête des mères avec les mamans de Bimbo, où la boisson a coulé et que des T-shirts ont été remis aux mamans pour la circonstance. Aussi, cette société entretient en ce moment, l’équipe CASTEL-FOOT, ce club de football qui se positionne sur le terrain de la cohésion sociale et de la paix dans la commune de Bimbo toute entière. Alors que d’autres projets sont en passe d’être ficelés, en vue de pourvoir de l’emploi aux jeunes de la localité- histoire pour MOCAF d’apporter sa modeste contribution à l’épineux problème national de chômage, cause par excellence des récurrentes crises que connait la RCA.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PARTI, USD-COMODES : L’ÉVEIL D’UN ÉTAT D’ESPRIT INTELLECTUEL CENTRAFRICAIN.

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(Corbeau News Centrafrique)
Un rebelle seleka en Centrafrique
Un rebelle seleka en Centrafrique

 

 

LE PARTI, USD-COMODES : L’ÉVEIL D’UN ÉTAT D’ESPRIT INTELLECTUEL CENTRAFRICAIN.

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-06-2015

Comme l’affaire Dreyfus a fait naitre l’engagement de l’intellectuel français, l’avènement de la rébellion SÉLÉKA aura marqué l’éveil d’un état d’esprit centrafricain.

En effet, une des causes profonde de cette crise que personne n’a remarquée, c’est l’absence d’un état d’esprit centrafricain qui devrait être mené par un pouvoir intellectuel. Cet état d’esprit qui devrait se nourrir de la confrontation entre le pouvoir et les intellectuels est inexistant, laissant toute action au pouvoir et à lui seul, car les intellectuels ont préféré intégrer le gouvernement pour s’enrichir.

Le jugement critique des intellectuels de l’action du pouvoir qui aurait pu modeler puissamment le pouvoir politique et également l’esprit centrafricain, a été délaissé par ces derniers qui ont choisi le matériel et non la littérature, récusant cette dernière de ne conduire qu’à la pauvreté. Le pouvoir a maté et corrompu le pouvoir intellectuel, le pouvoir intellectuel est à sa solde.

Conséquence, la pensée unique qui consiste à se servir de l’État nous a conduit à la ruine. L’édifice de l’État est ruiné. La RCA n’a plus de projet de société pour son peuple, plus de modèle, plus d’utopie pour les jeunes. L’État centrafricain n’existe que de nom, il est le plus faible de la sous-région.

Il faut que les intellectuels montent au créneau pour créer un pouvoir intellectuel de fronde à l’action du pouvoir ; avoir une attitude partagée entre rivalité et refus. Le pouvoir politique doit redouter « l’opinion publique » nécessaire à la vie en société. C’est la responsabilité des intellectuels de dire la vérité et de dévoiler les mensonges, les manœuvres, les magouilles et les corruptions. En effet de lutter contre tout ce qui est de nature à nuire à la valeur humaine et universellement.

Aujourd’hui, ce pouvoir intellectuel est là, et il est en marche. Il est sur tous les fronts de la vie politique et sociale de notre pays où il donne son point de vue.

C’est l’avènement de la rébellion séléka qui est l’acte fondateur de ce réveil. Il aura créé une nouvelle espèce de centrafricain. Une espèce qui est engagée au nom des valeurs et entend jouer un rôle de vigie morale et politique.

D’une initiative isolée comme le faisait le feu magistrat « François GUERET » qui a écrit la lettre ouverte au Président Kolingba, on est nombreux aujourd’hui à écrire, à critiquer, à dénoncer en posant notre signature. On passe ainsi à une intervention collective des intellectuels dans la sphère civique. En signant les écrits en nos noms que ça soit sur la toile que dans les journaux locaux, nous nous engageons à éclairer nos compatriotes.

Au niveau où nous sommes arrivés, nous devons de nous considérer comme des défenseurs des valeurs, portant l’idéologie des valeurs universelles. La république a besoin de l’engagement de tous pour être solide. L’avènement séléka a révélé tous nos manquements et nos ignorances en un mot la faiblesse de tout un peuple et de son État.

Il nous faut pour ce nouveau départ mettre en place toutes les forces collectives d’intervention et de reconstruction, sachant que la parole est également créatrice. Le pouvoir ne doit plus gouverner seul sans la force de l’opinion publique.

Comme dirait Emile ZOLA, des intellectuels engagés : se compter pour ne pas s’en laisser conter, se grouper sur des grandes causes, elles-mêmes sous-tendues par la défense des valeurs. Les intellectuels ont aussi un devoir de vigie avec la prise de positions vigoureuses sur les évènements, qu’ils soient politiques, économiques et sociaux.

Cet appel est formulé à l’endroit de tous les compatriotes qui veulent à ce que la république soit vécue comme une réalité ; un lieu de partage de valeurs humaines. Si on n’occupe pas le terrain maintenant, c’est le mal-pouvoir qui reprendra ses droits sur la population comme toujours.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

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(Corbeau News Centrafrique

neuf Camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

COMMUNIQUE DE PRESSE N°04 /FDPC/02/06/2015

Bangui, ( FDPC), 04-06-2015

J’ai pris la résolution formelle de me taire, après le pseudo forum raté de Bangui, organisé avec un air de fatuité par ce groupe d’aventuriers qui ne veulent pas voir mon pays la République Centrafricaine sortir de cette longue et fatigable crise qui oxyde et martyrise de jours en jours le peuple.
Je voulais devenir un simple spectateur du jeu trouble et hideux que se livrent actuellement ceux qui ont la lourde responsabilité, devant l’histoire de mon pays, de sortir la RCA de cette imposture chimérique. Mais c’était sans compter sur vos multiples interpellations des horizons divers et multiformes, à rester un acteur privilégié, attentif et à l’écoute des cris et de la cause centrafricaine.
C’est d’ailleurs cette sollicitation légitime qui me vaut cette communication impérieuse et capitale car le Front Démocratique du Peuple Centrafricain est devenu aujourd’hui une « marque politique et militaire » qui est jaloux de son image.
Les récentes attaques perpétrées sur l’axe Bouar-Garoua Boulai ne sauraient être imputées au FDPC qui jusqu’ici joue un rôle majeur et prépondérant pour la préservation de la paix et l’intégrité des citoyens dans les différentes zones occupées par ses hommes et abandonnées par ce faible et maléfique gouvernement actuel. Je veux rappeler par cette communication, et qu’il soit su une fois pour toute, que le FDPC ne doit être ni de loin, ni de près assimilé aux bandes rebelles qui écument les no man’s land crées et entretenues par la faiblesse politique et administrative des acteurs gouvernants de l’heure.
Est-il un secret que de dire que depuis le début de la crise en RCA, le pays est devenu un réceptacle, un vivrier et un dépôt d’armement ultra meurtrier à la portée de qui veut ?Qui me contredira si j’affirme que les armes se sont fait livrer au millimètre carré près en RCA pendant ces durs jours d’épreuves ? Y’a-t-il une seule zone dans mon cher et brave pays ou les armes n’ont pas circulé ?
D’ailleurs rien que sur l’axe Bouar-Beloko, on dénombre plus de sept groupes armés qui y opèrent et dont certains appartiennent ou sont financés et entretenus par des hauts dignitaires proche de l’actuelle Présidente de Transition. Il faut également citer des éléments de Boko Haram défaits au Nord du Cameroun et qui ont trouvé un terrain propice pour se faire du sang neuf.
Sur l’axe Baboua-Abba-Biti(RCA), la majorité des bandits qui y opèrent sont des peuls de nationalité camerounaises qui attaquent, brulent des villages et tuent des civils. Et il ne peut passer 72 heures sans que ces étrangers n’attaquent nos positions. Le FDPC détient suffisamment de preuves tant humaines que matériels.
Et fort de ceci, je souhaite que la cabale lancée contre le FDPC s’arrête et l’audience des fatrasies qu’on lui fait également s’estompe ; car il ne s’agit pas d’une milice, ni d’une bande armée, mais d’un mouvement politico-militaire responsable et aguerri prêt à défendre le peuple centrafricain et qui, jusqu’ici, a su préservé les jeux des équilibres pour que la RCA ne s’enfonce pas plus que ce qui est déjà et ne disparaitre.
Le FDPC n’est pas né des derniers troubles .Il a et indépendamment de la mauvaise foi manifeste de certains acteurs politiques, plus d’une décennie d’existence.
La recrudescence des échauffourées peut s’expliquer par l’échec de l’esprit du Forum de Bangui, car à la vérité, loin d’être une occasion de règlement de compte orchestrée par certains et de positionnement maléfique envisagé par d’autres, le VRAIE FORUM de Bangui aurait été une activité politique INCLUSIVE. Il était question de réunir Tous les acteurs, sans distinction et sans discrimination de bord social, politique, ni religieux. La représentation de ces différents acteurs ne devait pas tenir compte des critères discriminatoires comme cela l’a été pendant ce Forum arrangé et taillé sur mesure.
Actuellement, la politique de musèlement pratiquée à Bangui ne saurait donner ni refléter l’image politique de notre pays à l’extérieur.
Pourquoi nos fils et filles, investis de l’ambition de faire avancer leur pays doivent-ils être inquiété par des mesures dilatoires taillées à la grandeur des hommes et femmes du gouvernement actuel ? Il me semble que c’est la source d’un autre futur conflit, car comment vont-ils gérer ces frustrations dans l’avenir proche ? C’est l’expérience du terrain, du bureau et de la cosmogonie centrafricaine qui me permet d’exprimer ces quelques mots.

Par ailleurs, je réitère mon engagement militaire qui m’intime le devoir de ne combattre que lorsque la cause est noble et justifiable à savoir défendre le peuple, l’intégrité du territoire nationale et détruire l’illégalité, les abus, la supercherie, le clanisme, le tribalisme, le sectarisme, le régionalisme, les détournements des fonds publics etc.

Plusieurs fois nous avons tendus la main sans succès à ceux qui se disent investis du pouvoir divin d’assurer la transition en RCA (confère le communiqué de presse N°02/FDPC/01/05/2015 d’avant Forum).Plus pire, chaque fois qu’un évènement se produit, ils sont les premiers à accuser notre mouvement. S’ils ont des preuves, qu’ils les présentent ! Ce qui est incompréhensible, ils sont incapables de sécuriser Bangui la capitale du pays et sont prêt à crier pour des choses se produisant dans des régions dont ils n’ont même pas accès. Tout ceci pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’ils ont la maitrise de la situation.
Si nous avons pris les armes s’est pour dire non à l’illégalité et donc défendre ce que le peuple centrafricain a choisi. Dans les zones sous nos contrôles, nous continuons à protéger sans ambiguïté la population centrafricaine. En aucun cas, nous allons tuer les centrafricains ni commettre sur eux des sévices quelconque. Depuis onze ans nous ne l’avons pas fait ; ce n’est pas aujourd’hui que nous allons le faire. Si nous ne défendons pas ce peuple ; pourquoi alors prendre les armes !
J’en appelle donc aux autorités de Bangui, « investis des pouvoirs divins »pour gérer éternellement la transition, à

contrôler leurs accusations à notre endroit et de cesser d’intimider ou de menacer nos représentants et sympathisants à Bangui et sur toute l’étendue du territoire national car n’est-ce pas là jouer avec le feu ! Ce sont les factures impayées de leur inefficacité politiques, sécuritaires et militaire que le peuple est en train de payer. Et même je me pose la question de savoir si cette situation n’est pas voulue et souhaitée par cette piètre transition pour non seulement agrandir la mangeoire mais prolonger et préparer le dilatoire politique ?
Le grand jour n’est plus loin ou centrafricaine et centrafricain marcheront bientôt tête haute, à l’abri de l’inconfort idéologique et des ambitions démesurées du « politiquement correct ».
Vivement que force revienne à l’État.

Fait-le 03-06-2015

Le Président du FDPC

Le Général de Division

Martin KOUMTA MADJI (Abdoulaye Miskine)

Bangui: Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés suite à des échauffourées

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Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés

suite à des échauffourées entre les Anti-balaka et la Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-06-2015

 

Les épreuves sportives du Brevet des collèges qui se déroulaient ce mercredi 3 juin 2015 au Lycée Barthelemy Boganda, dans le 4ème arrondissement ont tourné au drame. Les échanges de tirs entre les Anti-balaka et la Minusca dans le périmètre, ont semé la panique au sein des candidats. La débandade qui s’en est suivie a fait des blessés tantôt graves, tantôt légers par traumatisme ou chute libre. La récupération par la Minusca et parqué par les Anti-balaka dans leur quartier-général de Boy-Rabe a été à l’origine des tirs.
A l’Hôpital Communautaire de Bangui où sont admis les victimes, un des enseignants, venu au chevet de ses élèves et qui a requis l’anonymat a livré le témoignage suivant à CNC : « Nous avions démarré très bien les épreuves. Subitement vers les 10 heures, on voyait des mouvements insolites de véhicules de la Minusca qui allaient vers le quartier Boy-Rabe, cela nous inquiétait déjà. Peu de temps après, ce sont des Anti-balaka qui sont sorti derrière nous et qui ont commencé à tirer des kalachnikovs. On pensait qu’ils voulaient attaquer le lycée pour boycotter les épreuves sportives du Brevet des collèges. Les enfants commençaient à courir dans tous les sens, nous-mêmes, on ne savait pas quoi faire. On cherchait à se protéger. Dans la foulée, les élément de la Minusca ont eux-aussi ouvert le feu, et tellement que leurs armes tonnaient fort, cela a causé de traumatisme chez certains enfants, même certains professeurs. »
Arlette Deyema est candidate aux épreuves sportives du BC. Elle s’est remise de son traumatisme et a pu témoigner à CNC les faits, tels qu’elle les a vécus : « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Tout ce que je sais, c’est que j’ai passé l’épreuve de ‘’Course de 100 mètres’’, puis le ‘’Saut en hauteur’’. Je m’apprêtais pour faire la ‘’Gymnastique’’ quand brusquement il y a eu une explosion près de nous. J’étais tombée. Mais, quand je me suis réveillée, je me suis trouvée ici à l’hôpital. »
CNC a également recueilli le témoignage de Docteur Joachim Tembéti, qui donne avec précision le nombre des cas enregistrés par ses services, ainsi que les résultats des premiers diagnostics et soins apportés aux patients : « J’aimerais d’abord préciser que ce sont tous les élèves de l’Inspection académique de Bangui qui étaient en train de composer les épreuves physiques des Brevets des collèges au sein du Lycée Barthelemy Boganda. C’est à partir des 11 heures 30 qu’on a commencé à voir arriver vers nous les premières victimes, garçons et filles confondus. A l’heure où je vous parle, nous avons accueilli au total soixante-onze (71) cas dont deux dans un état sérieux, parce que le premier a eu une fracture de la clavicule droite dont nos services sont en train de mettre le plâtre; et l’autre qui convulse par la suite de stress, elle est sous oxygène. On est en train de les suivre. »
Dieu-merci, l’État centrafricains et les partenaires au développement ont doté le service des Urgences de l’Hôpital Communautaire en médicaments, en prévision des cas similaires, en vue de la gratuité des soins. « Dès que nous avons constaté que le nombre des cas allait crescendo, j’ai tout de suite mobilisé l’essentiel du personnel y compris les partenaires du CICR (Comité international de la Croix rouge) au niveau des urgences. On essaie de voir, cas par cas et on réanime et on prend en charge gratuitement avec les médicaments que les partenaires et le gouvernement ont mis à notre disposition pour les cas d’urgence. Certaine victimes ont commencé à se remettre. » a déclaré le Directeur de l’Hôpital.
Malgré tout, la capacité d’accueil des services d’Urgence ne permet pas au Dr Tembeti et ses agents de répondre efficacement à ces cas, comme l’a souligné le Directeur : « La manière dont notre Urgence a été construite ne permet pas d’accueillir un nombre important d’accidents de masse. C’est qui fait que face à ce genre de cas, nous sommes obligés de mettre d’abord les victimes sur des planchers, à même le sol, afin de voir leur situation, cas par cas. C’est pourquoi, nous sommes en train de voir comment réaménager les Urgences. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Fête des mères à Marseille (France)

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Fête des mères à Marseille (France)

Bangui, (A.S.D.C)04-05-2015

 

LES ASSOCIATIONS DE SOLIDARITE CENTRAFRICAINE DE LA REGION PACA (CASC-PACA) : MOUVEMENT CITOYEN FINI KODE, A SEWA TI BE AFRICA, LES AMIS DE SILOE CENTRAFRIQUE, MARSEILLE CENTRAFRIQUE SOLIDARITE, LES AMIS DE LA CENTRAFRIQUE, JEUNESSE CENTRAFRICAINE EN ACTION (JAC), CENTRAFRIQUE SANZA, CELEBRENT LES MERES CENTRAFRICAINES ET D’AILLEURS

En ce 31 mai 2015, à l’occasion de la fête des mères, la diaspora centrafricaine de la ville de Marseille, réunie au sein du collectif des Associations de Solidarité Centrafricaine Provence-Alpes Côte d’Azur (CASC-PACA), une structure regroupant sept entités totalement autonomes a décidé pour la première fois de célébrer cette journée dédiée à toutes les mères de Centrafrique et d’ailleurs.

C’est ainsi qu’en cette fin de matinée ensoleillée, plusieurs familles centrafricaines de la région PACA et leurs amis ont répondu présents à l’appel du collectif pour se retrouver dans l’enceinte du parc du grand séminaire, sis, rue Paul Coxe, 13 014 à Marseille.
Placée sous le signe des retrouvailles, de la convivialité et de la cohésion sociale, plusieurs matchs de football ont été organisés, avec la participation des mères de famille et de leurs enfants. Un grand buffet garni et varié avec un service à volonté a été dressé pour l’occasion.
Cette première édition de la fête des mères, organisée par le collectif CSAC-PACA a tenu, à la grande surprise des organisateurs toute sa promesse. Les participants ont manifesté d’une manière unanime leur satisfecit pour ce grand moment de partage, d’échange et de célébration de la Fête des mères.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi , après avoir chanté l’hymne national que les participants se sont séparés avec la promesse de renouveler l’expérience et de l’étendre sur d’autres manifestations culturelles ou sportives afin de rassembler toute la diaspora centrafricaine de la région PACA.

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Fête des mères à Marseille (France)

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Des mères Centrafricaines avec des roses blanches à la main, entourées de leurs familles sont à l’honneur

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Après l’effort, le réconfort, autour du grand buffet garni. L’infirmerie était aussi sollicitée pour des petits « bobos »

Centrafrique: Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

Bangui, (M.A.L) 02-05-2015

 

Signé le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, et son homologue malien, le colonel-major Bah N’Daw, l’Accord de défense entre le Mali à la France remplace l’Accord de coopération de sécurité qui liait les deux pays depuis le 6 mai 1985. Mais à peine signé, l’Accord est violé allègrement par cette l’ex-métropole coloniale.

Le Traité commence par autoriser la France à déployer ses hommes, matériels et installations sur le territoire malien. Aux termes des articles 8 et suivants, les militaires  français sont libres de porter leur uniforme, leurs armes; ils cionduisent librement leurs engins au Mali. Et réciproquement. Il s’agit là d’une disposition nécessaire car sans libre circulation des forces françaises et de leurs engins roulants et volants, on ne voit pas à quoi leur servirait un accord de défense. Cependant, dans quelle éventualité la même faveur serait accordée aux forces maliennes ? Cela relève de la science-fiction!

Si le séjour des militaires français doit dépasser, au Mali, six mois dans le cadre d’une formation, leur hébergement et leur entretien sont pris en charge par le Mali. Dans ce cadre, et selon l’article 12 du Traité, le Mali soigne gratuitement les militaires français présents sur son sol. Certes, la réciprocité est prévue, mais elle est purement théorique : on imagine mal un militaire malien dispenser une formation de six mois ou plus à des collègues français.

Bien que durablement établis au Mali, les militaires français et leurs proches paient leurs impôts et taxes en France (article 14 du Traité).Cela va de soi car lesdits militaires ne sont pas censés exercer un commerce sous nos cieux.

Les militaires français opérant au Mali sont, en principe, justiciables des juridictions françaises. S’il leur arrive de commettre des infractions pénales au Mali, ce pays est prié par l’article 15 du Traité de« renoncer à son droit » de les juger et de laisser ce soin à Paris. Au cas où, par extraordinaire, le Mali tiendrait absolument à juger sur son sol un militaire français, il devrait observer un long catalogue d’exigences : juger le prévenu dans un délai raisonnable; le faire assister par un avocat et un « interprète compétent »;  le laisser communiquer avec un représentant de l’Ambassade; laisser ce représentant assister aux débats; informer le prévenu, avant l’audience, des accusations portées contre lui; le confronter aux témoins à charge; ne pas le poursuivre pour tout acte non incriminé par une loi préalable… On aura remarqué que ces exigences relèvent des règles procédurales de base dans tout Etat de droit et que leur énumération traduit, en soi, le peu de confiance qu’inspirent à la France les juridictions maliennes. Bien entendu, la peine de mort n’étant plus en vigueur en France, le Mali s’engage à ne pas la requérir, ni à la prononcer, ni à l’exécuter  contre un quelconque militaire français.

L’article 16 du Traité engage le Mali à « renoncer à tout recours » contre les forces françaises au cas où celles-ci, même par négligence, causeraient des dommages aux biens ou au personnel malien. Cette disposition s’applique même aux homicides  non intentionnels; seule la faute intentionnelle des Français  est poursuivable. Mais si les forces françaises causent un dommage à un tiers (non-malien), le Mali réparera le tort à la place de la France.

Le Traité est complété par l’accord conclu, sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013, entre le Mali et la France. Il est conclu pour une durée de cinq ans et est renouvelable par tacite reconduction, à moins que l’une des parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration. Le Traité peut être, à tout moment et d’un commun accord, amendé par écrit.

Les articles qui précèdent offrent, on le constate, quantité de commodités à la France. Les ennuis commencent quand on s’intéresse aux engagements français. Ainsi, à l’article 2 du Traité, il est précisé que les parties « s’engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment parla sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif ». Apparemment, l’objectif est raté. Non seulement les « espaces frontaliers » du Mali restent une passoire, mais en outre, de multiples groupes terroristes sèment journellement la désolation à l’intérieur desdites frontières au nez et à la barbe des soldats, des drones et des avions de guerre français stationnés un peu partout dans le désert malien. A titre de comparaison, rappelons la traque immédiate et massive lancée contre les frères Kouachi lors de l’attaque de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

L’article 17 du Traité prévoit un échange d’informations classifiées entre les parties. Cet échange, dont le détail doit être réglementé par « un accord bilatéral de sécurité »,  est-il respecté ? Il y a lieu d’en douter au regard des attaques-surprises qui se multiplient contre les forces maliennes. La débâcle de l’armée malienne à Kidal aurait-elle d’ailleurs été consommée si la France lui avait fourni les informations utiles sur le nombre, les positions et l’armement des troupes ennemies ? La France a-t-elle donné des renseignements ou pris des mesures pour contrecarrer l’arrivée de renforts ennemis ?

L’article 20  du traité prévoit que le Mali « facilite l’entrée et la sortie » de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnements et autres marchandises nécessaires aux activités des forces françaises. La liste de ces biens est « communiquée à l’avance » au Mali qui peut, au besoin, « procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité ». Voilà des théories à dormir débout car nul n’imagine un officier ou un fonctionnaire malien inspectant les matériels et troupes français.

La France importe, sans payer ni droits de douane ni taxes, les biens et matériels nécessaires à ses forces déployées au Mali (article 20 du Traité). La chose se conçoit, même si elle entraîne un abyssal manque à gagner au trésor public malien. D’autant que les objectifs militaires de la France dépassent le cadre du Mali pour celui, plus large, du Sahel. A preuve, la transformation de l’Opération  Serval en Force Barkhane et la relocalisation subséquente du gros des troupes françaises hors du Mali. Pis, selon l’article 20, les matériels admis au Mali peuvent être « reexportés » hors du Mali sans que le pays perçoive la moindre taxe !

Enfin, le Traité reste (à dessein) muet sur les bases (celle de Tessalit, par exemple) octroyées à la France en territoire malien. Autres données cachées: que paie le Mali ou la France pour les services rendus ? Pourquoi le texte ne prend-il pas en compte la situation des groupes armés du nord dès lors que la preuve de leurs liens avec les groupes terroristes serait apportée? Pourquoi n’est-il prévu nulle part dans le Traité le secours de la France en cas d’invasion du territoire national par une puissance étrangère ? Ces constats montrent qu’au-delà de l’acte officiellement signé, un autre, secret, existe entre le Mali et la France. Pourquoi n’en informerait-on pas le souverain peuple du Mali ?

Tiékorobani

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

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DOUALA

 

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

 

Bangui, (B.K) 02-06-2015

La Centrafrique se relève d’une grave crise qui l’a laissée épuisée, sa population n’aspire aujourd’hui qu’au retour de la paix et de la stabilité. Elle ne pourra plus supporter que ses représentants profitent de leur statut pour manigancer des plans pour assurer leur avenir personnel. La perspective des élections est aujourd’hui repoussée de quelques mois. Ce temps donné ne doit pas servir de prétexte aux opportunistes pour tenter de profiter comme des goinfres de la mangeoire quand les centrafricains sont déjà tellement affamés. Les manigances n’ont pas leur place sur la scène politique. Assez !! On est en droit d’être sur nos gardes avec  Gontran Djono. En voilà un encore et toujours aux aguets et toujours près à intriguer pour tenter de bien se placer. L’homme a plus d’un tour dans son sac pour évincer ceux qui ne servent pas ses intérêts et pour se placer en tête. Assurément il sait manipuler les opinions, puisqu’il a réussi au forum de Bangui à se présenter comme le leader des ex-seleka, alors qu’on peut se demander sur quoi repose sa légitimité. Et aujourd’hui il siège au comité de suivi du forum de Bangui en tant que représentant des groupes armés, recommençant son tour de passe-passe. Mais est-ce que les groupes en question se reconnaissent dans ce monsieur Djono ? C’est une autre histoire…

Cette façon de tirer les ficelles est dangereuse pour la Centrafrique en ces temps de reconstruction nationale. Ce neveu de Djotodia en a bien usé par le passé, notamment quand il était ministre d’état aux mines et au pétrole. Il était alors près à user de passe-droits et à tirer profit personnel de nos richesse nationales – en l’occurrence des diamants revendus illégalement. Notre pays est doté de richesses naturelles fantastiques, mais malheureusement le ciel nous a également fourni en politiciens véreux, sans vergogne et aux dents longues, qui lorgnent sur ces ressources pour en tirer profit personnellement. Dans une Centrafrique idéale, ces hommes et ces femmes prendraient conscience de l’importance de leur rôle, se retrousseraient les manches comme le font les gens qui veulent travailler, et porteraient le pays vers la reconstruction et le développement.

Djono l’ambitieux, voudrait nous faire croire qu’il se range aujourd’hui aux côtés de ceux qui mettent tout en œuvre pour réussir la prochaine échéance électorale. Mais qu’a-t-il vraiment en tête ?

Blanche KERE

Bangui: 2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

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2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 06-01-2016

 

Les patrons de Centrafrique réunis au sein du Groupement interprofessionnel de Centrafrique (GICA), ont remis, vendredi 29 mai dernier, une enveloppe à la Miss-Centrafrique pour la paix, Flora Ngahally Habiba. Cette aide qui fait suite à une demande du Comité de miss-Centrafrique (COMISCA) s’inscrit dans le cadre des appuis traditionnels du GICA au développement de la culture en RCA.
« En remettant ce chèque à la Miss-Centrafrique, ce qu’il s’inscrit d’ailleurs dans la tradition de la GICA qui a toujours par le passé accompagné l’élection de la Miss-Centrafrique, nous voulons tout d’abord la féliciter, féliciter aussi le comité qui est derrière elle présidée par Tatiana Thoka et la rassurer de notre appui à ses actions. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’eu égard au moment de turbulence que le pays a traversé, nous n’avons peut-être pas pu faire mieux qu’avant. L’essentiel, à travers ce geste, c’est de dire à l’ambassadrice de la paix comme l’indique son nom de miss que voilà notre contribution dans le cadre de la promotion des activités culturelles dans notre pays. » a-t-il déclaré en substance, le Secrétaire général du GICA Gilles Potolot Ngbangandimbo pour justifier le geste posé par son institution.
Le décor a été modestement grandiose. D’abord, la remise de l’enveloppe faisait juste suite à une réunion du GICA, donc les vingt-quatre patrons constituant le GICA étaient encore dans la salle. Immédiatement après la remise de l’enveloppe par le président du GICA, champagne a été sauter en l’honneur de la Miss, car disait le président « C’est la première fois que nous recevons la Miss-Centrafrique pour la paix. En la félicitant pour son élection, nous voulons l’encourager dans sa mission. »
En effet, ce sont 2 500 000 Cfa, qui constituent l’enveloppe que le GICA a remise à la Miss-Centrafrique, Flora Ngahally Habiba.
De son côté, la Miss n’a pas caché sa joie en réceptionnant l’enveloppe. « Les mots me manquent pour exprimer ma joie et toute ma reconnaissance au GICA pour leur réaction positive et prompte à la demande que la COMISCA (Comité de miss-Centrafrique) leur a adressée pour nous soutenir et soutenir nos projets. Je suis la Miss-Centrafrique, c’est vrai, mais je me distingue des autres miss par mon attribution de ‘’paix’’. Et, notre pays a véritablement besoin de cette paix aujourd’hui. C’est pourquoi, ma joie a été grande de recevoir cette importante aide du GICA qui va certainement permettre au COMISCA et moi de mettre en œuvre beaucoup de projets que nous avons initiés pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Vraiment merci et grand merci au GICA. » a-t-elle avoué.
Toujours selon la Miss, plusieurs de ses projets initiés en faveur des victimes de la crise survenue dans son pays et les plus démunis trouveront un début de solution. Faut-il noter qu’avec les moyens de bord, Flora Ngahally a été toujours sur le terrain, à travers ses multiples aides dans les écoles, à la prison centrale de Ngaragba, dans les sites des déplacés à Bangui, à la rencontre des plus démunis et des victimes de la crise. Ce que reconnait ici Tatiana Thoka, Présidente du COMISCA : « Le COMISCA ne se limite pas seulement à l’organisation d’élection d’une miss, mais il y a tout un travail de titan derrière. Puisqu’il faut aider à la mobilisation des moyens pour que la miss qui est élue mérite effectivement la confiance qui lui a été faite. C’est ce que nous essayons de faire avec la Miss Flora, même parfois avec nos maigres moyens. C’est pourquoi, j’associe ma voix à celle de la Miss pour remercier du fond du cœur le GICA, que les vingt-quatre membres soient rassurer de la reconnaissance profonde du COMISCA. » a-t-elle indiqué avant d’ajouter qu’ « avec ce geste du GICA, la Miss-Centrafrique envisage déjà des visites humanitaires en provinces dans des villes les plus touchées, surtout celles dans lesquelles les gens souffrent encore dans les sites des déplacés. »
A la fin de la cérémonie, le Secrétaire général du GICA a livré un message à l’endroit de la Miss : « Nous formulons le vœu de voir que la paix dont elle porte comme nom de miss puisse s’installer de manière durable et que comme par le passé, nous puissions bien accompagner tout ce qui se fait de bien sur le plan culturel. Je crois que la Miss, de par les activités qu’elle a commencé à mener, nous pouvons dire qu’elle a très bien maitrisé sa mission, elle a une bonne vision de ses projets qu’elle porte pour la paix dans son pays, c’est d’ailleurs pour cela aussi que nous n’avons pas hésité de lui accorder notre appui. » a conclu Gilles Potolot Ngbangandimbo.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC