(Corbeau News Centrafrique)
General Moussa Dhaffane s’oppose à la rétrocession volontaire des armes de la Séléka aux FACA
Bangui, (C.N.C), 13-11-2015
C’est dans un communiqué de presse, signé le 11 novembre 2015 par Mohamed Moussa Dhaffane, que la Séléka Rénovée réagit aux propos de Joseph Bindoumi, Ministre de la Défense nationale devant le Conseil national de transition (CNT) à propos du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA). Gl Dhaffane, dans cette déclaration, s’oppose vertement à l’idée de la rétrocession des armes de la Séléka aux FACA à l’état actuel des choses, si ce n’est dans le cadre du DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants).
Communiqué de presse
La Séléka Rénovée – Paix et justice a suivi avec beaucoup d’intérêt les propos du Ministre de la Défense lors de son interpellation devant le Conseil national de transition, le 11 novembre 2015.
Elle a noté que le Ministre de la Défense veut réarmer les FACA en commençant par la rétrocession des armes stockées dans les sites de cantonnement des ex-combattants de la Séléka, et que l’encerclement du Km5 est la résultante d’une planification visant à pousser les habitants dudit quartier à la révolte et au massacre. SOIT !
La Séléka Rénovée – Paix et justice, tout en continuant de soutenir que la refonte des Forces de défense et de sécurité est une nécessité de paix et de réconciliation, informe l’opinion publique nationale et internationale que ses armes ne seront volontairement remises que conformément au processus DDRR, dans un cadre politique approprié, où la sécurité des centrafricains ne sera plus sélective, où les autorités cesseront se stigmatiser certaines franges de la population par des propos incendiaires et xénophobes.
La Séléka Rénovée – Paix et justice appelle tous les compatriotes, musulmans et chrétiens, à la tolérane, la paix et la réconciliation pour le bien-être de tous et le développement économique du pays.
Fait à Bangui, le 11 novembre 2015
Le Président
Mohamed Moussa Dhaffane
Bangui, Fred KROCK Pour CNC




![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
