Minusca-tance-ali-darassa-de-retirer-ses-hommes-de-bambouti/ali-darassa-de-lupc-a-bambari-6/” rel=”attachment wp-att-33606 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/ali-darassa-de-lUPC-à-Bambari-450×269.jpg” alt=”Ali Darassa ” width=”450″ height=”269″ />Le chef rebelle Ali Darassa de l’UPC.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Il a fallu près de trois semaines après l’occupation de Bambouti par les hommes de l’UPC, pour que la Minusca lui admoneste un premier ultimatum de retirer ces combattants dans la ville, ce qui est considéré, d’ailleurs, par la mission onusienne comme une violation des dispositions de l’accord de paix et engage le groupe armé à quitter la localité.
L’opinion nationale s’est montrée très critique vis-à-vis de la MINUSCA assistant passivement à la conquête des nouveaux territoires par l’UPC d’Ali Darassa. Pour se sauver la face, un ultimatum a été lancé ce mercredi par Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission onusienne à l’occasion de la conférence de presse hebdomadaire.
Interrogée sur l’inaction de la Minusca devant la progression des hommes de l’UPC étant sortis de leur périmètre initial pour annexer Bambouti, Vladimir Monteiro le justifie par la dégradation des routes.
« Ce n’est pas nous qui inventons et avançons comme excuse l’état des routes et des ponts pour ne pas intervenir. Ce n’est qu’en hélicoptère que nous pouvons aller. Mais nous essayions d’y aller » a-t-il laissé entendre, tout en indiquant, « qu’une mission des responsables de la MINUSCA à Bambari, a rencontré mardi 5 novembre Ali Darassa à Bokolobo. Il y a deux choses dans notre démarche : le recours à la force et l’engagement. L’engagement pour dire à la personne de quitter Bambouti », a expliqué Vladimir Montéiro.
La classe politique et les ressortissants du Haut-Mbomou de leur côté, appellent à une opération de force contre Ali Darassa et à son mouvement qui dans un élan de défi à la République, avait nommé des autorités préfectorales à Bambouti sans que cela ne suscite une réaction vive et soutenue du gouvernement centrafricain.
canal-du-pont-langbaché-le-8-novembre-2019-après-linnondation-de-la-ville-et-le-député-agou-augustin-intervient-pour-nettoyer-le-canal – Centrafrique : Augustin Agou, député du 1er arrondissement de Bangui, engagé à nettoyer le canal du pont Langbachi
canal-du-pont-langbaché-le-8-novembre-2019-après-inondation-de-la-ville – Centrafrique : Augustin Agou, député du 1er arrondissement de Bangui, engagé à nettoyer le canal du pont Langbachi
Bangui (République centrafricaine) – CNC – depuis que la capitale centrafricaine est soumise à des pluies diluviennes provoquant ainsi d’importants dégâts, a aussi drainé presque toutes les ordures de la capitale sous le pont Langbachi. Dans un élan de patriotisme et devant l’inertie de la municipalité de Bangui face à cet autre drame environnemental qui se dessine, Augustin Agou a lancé un appel pour que la nappe d’ordure qui s’est installée dans le plus grand canal d’évacuation de la ville de Bangui soit évacuée.
Avec 20 volontaires et l’appui inconditionnel des autorités traditionnelles de la localité, le député du 1er arrondissement et Président Fondateur de la Renaissance pour un Développement Durable a conduit cette historique corvée qui a permis de dégager 24 mètres cubes de déchets remontés à la surface du fleuve Ubangui en raison des récentes inondations dans la capitale centrafricaine.
Au micro de la presse, Augustin Agou a lancé un vibrant appel à la Mairie de Bangui et l’ensemble des Organisations non gouvernementales afin de mobiliser les moyens en faveur du nettoyage dudit canal et éviter de probables contaminations.
« Il faut faire quelque chose. Il faut montrer qu’on peut avec le peu de moyens que nous avons. Sur les réseaux sociaux, les images des ordures défilent sans que cela ne puisse émouvoir au plus haut point. J’ai décidé avec quelques jeunes pour qu’on puisse enlever ces innombrables bouteilles d’eau pour créer un environnement sain aux riverains », a-t-il expliqué.
Des jeunes du secteur embarqués dans trois pirogues et équipés des tamis pour extraire les détritus, le président du Parti pour la Renaissance touché par leur courage a acheté des matériels pour appuyer cette œuvre citoyenne.
Pour la population, le ” geste “ devrait être repris et les ” bons comportements “ adoptés par tous afin de garantir la salubrité dans la ville et la santé pour tous.
Cette activité menée par le député du 1er arrondissement de Bangui et son parti RDD intervient une semaine après l’assistance qu’il a apportée aux populations sinistrées de bongo- Soua dans le 2e arrondissement de Bangui.
Centrafrique.com/centrafrique-les-transferts-hors-periode-de-mercato-des-deputes-frondeurs-du-rdc-imposent-lajustement-des-dispositions-constitutionnelles/doud-bernard-selembi-journaliste-27/” rel=”attachment wp-att-33618 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) est un parti politique créé le 06 février 1987 et a réussi avec brio à conduire la destinée de la nation pendant six (6) ans. Ce parti politique est le premier symbole ou l’incarnation de l’alternance démocratique en Centrafrique. Lors des élections groupées organisées dans des conditions peu crédibles en 2015 alors qu’une bonne moitié du territoire national était occupée militairement par les groupes armés, le rassemblement démocratique centrafricain a réussi à capitaliser huit (8) sièges de parlementaire dans la sixième législature de l’assemblée nationale correspondant ainsi à la quatrième puissance parlementaire après l’UNDP, l’URCA et le MLPC.
Les huit sièges lui ont permis de constituer un groupe parlementaire à l’assemblée nationale. A la suite d’un jeu d’intérêt et d’alliance, le RDC qui avait soutenu son challenger au second tour du scrutin présidentiel se retrouve avec étonnement dans la majorité présidentielle afin de soutenir les actions politiques du président élu. Après plus de mille jours de gouvernance et plus précisément à la veille des prochaines échéances électorales où tous les partis réexaminent leur posture, on enregistre des défections successives synonymes de retraits des partis politiques de la majorité présidentielle.
C’est ainsi qu’aux assises de l’université d’été de la fédération France/Europe/Amérique du RDC tenues à Nantes (France), une résolution soutenue par la jeunesse du parti a impulsé le bureau politique à officialiser le retrait du parti de la mouvance présidentielle. C’est dans cette logique que des calculs politiques et algorithmiques ont poussé les députés frondeurs à désobéir à la directive du bureau politique du parti.
Il est important dans ce contexte de rappeler que les faits à l’état brut importent peu mais ce sont les leçons et les morales qui confirment le principe de base de la jurisprudence « Koudoufara » qui revêtent une importance capitale.
En effet, cette honteuse jurisprudence permet le débauchage des députés à l’assemblée nationale au profit des partis au pouvoir. Ce phénomène tend à devenir un sport national car après le RPR, le KNK, c’est le tour du RDC.
En conséquence de ce qui précède, le RDC a pris des décisions de fermeté contre la rébellion en radiant les uns et suspendant les autres jusqu’au prochain congrès du parti.
Effaré par ce phénomène de mode qui réduit les capacités d’actions des partis et fragilise l’équilibre démocratique, le citoyen lambda s’interroge :
Quelles sont les véritables raisons ou enjeux de cette énième prostitution politique ? Pourquoi accuse t-on systématiquement le pouvoir politique d’être le commanditaire de ce nomadisme épidémiologique ? La politique du ventre ou le refus de vivre la pauvreté n’est-il pas un début d’explication à ce phénomène ? Pourquoi ce phénomène perdure depuis deux décennies sans connaître un début de solutions ? Pourquoi ne pas initier une réforme de référence pour stopper l’hémorragie ? Au demeurant, notre pays avait pris des dispositions pour contenir ce phénomène qui n’est pas l’apanage de la Centrafrique mais qui gangrène l’Afrique car le projet de loi organique portant règlement intérieur de l’assemblée nationale en son article 6 alinéa 4 prévoyait que « tout candidat titulaire élu député sous la bannière d’un parti politique et qui le quitte est considéré comme démissionnaire et doit être remplacé par son suppléant qui sera astreint aux mêmes obligations ».
Cette disposition a été malheureusement déclarée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle de transition dans son arrêt très controversé et contestable sous le n*004 du 01 février 2017. En conséquence cette disposition salutaire a été purement et simplement retirée de la loi organique n*17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale. La Cour constitutionnelle, gardien de la constitution qui ne contrôle pas seulement la conformité des textes à la constitution mais garantit aussi la régularité de la dévolution du pouvoir politique est-elle consciente de l’insécurité juridique qu’elle a créé ? Était-elle à la solde du pouvoir ou à défaut à qui profite le crime ?
Animé par le souci de consolider notre démocratie embryonnaire, nous proposons sans orgueil une réforme constitutionnelle pour sécuriser la prochaine législature tendant à rendre les partis politiques propriétaires des sièges à l’assemblée nationale c’est à dire que celui qui gagne un mandat législatif sous la bannière d’un parti politique ne peut migrer quelque soit les circonstances.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/deux-conducteurs-de-taxi-moto-agresses-par-des-hommes-armes-vers-kaga-bandoro/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-5/” rel=”attachment wp-att-33599 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de la Seleka pour illustration…
Kaga-Bandoro (République centrafricaine)- CNC – en provenance de Bangui, deux conducteurs de taxi-moto ont été attaqués et blessés par balles par des hommes armés embusqués entre Ngou-Vota et Yagarandji, en allant vers Kaga-Bandoro. Ils ont été évacués à l’hôpital préfectoral par les Casques bleus pakistanais pour recevoir des soins intensifs.
Selon les habitants de Kaga-Bandoro contactés par la rédaction du CNC, le banditisme a atteint un niveau critique dans la région en raison de la présence des hommes en armes qui y pullulent. Et les hommes du MPC d’Alkhatim sont les plus doigtés dans ces actes criminels.
Les deux conducteurs de moto revenaient de Bangui portant quelques marchandises. Ils ont été attaqués par trois hommes armés au niveau de Ngou-Vota très tôt le matin ce vendredi 8 novembre aux environs de 6 heures. « À l’improviste, des tireurs embusqués leur sont tombés dessus. Le premier a reçu de balles dans les pieds et a perdu son orteil droit et l’autre a été pris en otage par ces hommes. Il s’agit d’un cas de braquage », a ainsi témoigné un parent des victimes au CNC, joint tôt ce matin par téléphone.
Alertés, les responsables des conducteurs des taxis-motos de Kaga-Bandoro ont informé la Minusca qui, aussitôt, a dépêché les troupes pakistanaises sur les lieux pour aller libérer les otages, a indiqué un responsable des conducteurs de motos de Kaga-Bandoro.
« Les Casques bleus ont réussi à libérer les otages des mains de ces hommes et d’autres personnes ont été aussi délivrées grâce à cette intervention. Au total 5 personnes sont libérées des mains des ravisseurs », a précisé le même responsable, avant d’ajouter que, « nous les avons conduits à l’hôpital préfectoral pour des soins, mais nous déplorons cette situation. Chaque jour, nous sommes victimes de ce genre de banditisme et nous ne comprenons pas », déplore-t-il.
La région de Kaga-Bandoro fait face depuis quelques mois à une recrudescence des cas des banditismes, d’agressions de viols imputés aux hommes en armes qui écument cette partie de la Centrafrique.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 8 nov. 2019 01:09
Au moins 10 soldats nigérians ont été tués, neuf grièvement blessés et 12 portés disparus après l’attaque d’un convoi militaire dans le nord-est du Nigeria, revendiquée par l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP).
“Nous avons perdu 10 hommes dans des combats intenses contre les terroristes qui ont tendu une embuscade à nos soldats”, mercredi, a expliqué jeudi un officier de l’armée sous couvert d’anonymat. “Neuf autres sont blessés et douze sont toujours portés disparus”, a-t-il ajouté.
Le convoi a été attaqué à 06h45 GMT alors qu’il retournait sur sa base à Damboa (Etat de Borno), à 88 kilomètres de Maiduguri, a rapporté une autre source militaire, qui donne le même nombre de victimes.
Les échanges de tirs ont duré près d’une heure, et neuf combattants du groupe djihadiste ont été tués, avant que la colonne de l’armée nigériane ne se replie.
La ville de Damboa, qui se situe à la frontière avec la forêt de Sambisa, est habituellement la région de repli de la faction de Boko Haram dirigée par le leader historique Abubakar Shekau.
Toutefois, l’autre faction rivale du groupe, l’Etat Islamique en Afrique de l’Ouest, ISWAP, a revendiqué cette attaque jeudi, affirmant avoir tué 22 soldats dans le village de Machma, proche de Damboa.
Cette faction de Boko Haram a fait des centaines de morts parmi l’armée nigériane, les milices civiles de protection ou de la force armée conjointe régionale.
Ces dernières semaines, les troupes nigérianes et tchadiennes ont mené de nombreuses opérations militaires dans la région du lac Tchad, faisant pression sur les combattants djihadistes.
Selon des sources sécuritaires, les insurgés ont été forcés de se retrancher vers le Cameroun, notamment dans le district de Kuseri, ou sur les îles qui parsèment le lac Tchad.
Mardi, le gouverneur de l’Etat de Yobe, l’un des Etats du nord-est du Nigeria également touché par le conflit, a appelé au dialogue avec les djihadistes, arguant que la seule force militaire ne mettrait pas fin à l’insurrection.
“Les efforts militaires sont nécessaires, mais nous devons explorer la solution du dialogue”, a déclaré Mai Mala Buni. “Comme l’histoire nous le montre, aucun conflit de cette nature, nulle part dans le monde, n’a pu être résolu avec la force seule.”
Plus de 35.000 personnes ont été tuées dans ce conflit sanglant qui a détruit le nord-est du Nigeria et plus de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer en raison de l’insécurité permanente dans la région.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 8 nov. 2019 01:00
Une femme a été arrêtée par des douaniers en Extrême-Orient avec environ 2 kilos du précieux métal dissimulés dans ses chaussures.
“La jeune femme marchait d’une manière peu naturelle (…) et était nerveuse avant de passer la douane” à un point de contrôle routier à la frontière russo-chinoise, dans la ville de Zabaïkalsk, a indiqué mardi le Service des douanes régional dans un communiqué.
Après une fouille au détecteur de métal, la femme d’origine russe “a remis volontairement huit lingots d’or, d’un poids total de 1.863 grammes, qui étaient accrochés à ses semelles avec du ruban adhésif”, a ajouté la même source.
Selon des expertises, la valeur des lingots, “fabriqués de manière artisanale”, dépasse les 5 millions de roubles (plus de 70.900 euros).
La jeune femme a affirmé transporter de l’or à la demande d’un ressortissant chinois.
Une enquête pour “trafic de ressources stratégiques” a été ouverte.
Depuis le début de l’année, plusieurs Russes ont été arrêtés à Zabaïkalsk pour des tentatives de transfert d’or vers la Chine, selon le Service des douanes.
En août, une citoyenne russe avait essayé de passer la frontière avec dix lingots d’or également cachés sous les semelles de ses chaussures.
L’orpaillage est une pratique répandue en Russie, l’un des premiers producteurs d’or au monde avec près de 300 tonnes extraites en 2018.
Le mois dernier, au moins 17 personnes ont été tuées par la rupture d’un barrage dans une mine d’or illégale de la région sibérienne de Krasnoïarsk.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 7 nov. 2019 23:02
Deux groupes armés rivaux stationnés dans la ville centrafricaine de Ngaoundaye (nord-ouest) menacent de s’affronter, a-t-on appris jeudi du député de la ville, Joël Zibaya.
D’après lui, ce jeudi, le Mouvement patriotique centrafricain (MPC) dirigé par Mohamed Bahar a lancé un ultimatum au groupe 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) conduit par Mahamat Abass Sidiki. Il lui aurait intimé de quitter Ngaoundaye d’ici la fin de la semaine, sans quoi, le MPC le forcerait à le faire.
Le député a exprimé son inquiétude quant aux conséquences que pourraient avoir des affrontements entre les deux groupes armés sur une population civile exaspérée par les hostilités.
Il a dit avoir lancé un SOS en direction du gouvernement centrafricain et de la Minusca, la mission onusienne en République centrafricaine.
Centrafrique.com/ali-darassa-na-t-il-pas-franchi-le-rubicon/ali-darassa-et-ses-hommes-a-bambari-le-16-mars-2019-8/” rel=”attachment wp-att-33581 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Les exactions de l’UPC n’étonnent plus les observateurs de la scène sociopolitique centrafricaine et n’émeuvent plus le pouvoir de Bangui, sous la très haute impulsion du mathématicien de Boy-Rabe, incapable d’inventer un théorème pouvant mettre fin aux agissements de ce mercenaire le plus chouchouté Ali Darassa.
En effet, Ali Darassa, leader de l’UPC est un parjure qui n’a pas attendu l’accord politique de paix et de la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) pour violer les cesser le feu âprement discuté et admis par les leaders des groupes armés, et avant même la signature de l’APPR .
De multiples attaques, suivies de massacres des populations de ses zones d’occupation dans la Basse-Kotto, Ouaka et aujourd’hui Haut-Mbomou, etc. ne sont que l’illustration de son entêtement et sa détermination a bafoué les efforts pour le retour de la paix.
Ses exactions ne se comptent plus. Combien de familles ne sont-elles pas endeuillées par ce sinistre envoyé de la mort avec son cortège d’esprits troublés extirpés de l’enfer qui troublent notre nation ?
Et comme la paix n’a pas de prix, les garants et facilitateurs de l’APPR lâchent encore du lest pour ne pas envenimer davantage la crise, car le frapper conforterait d’autres mouvements à pointer du doigt les autorités du pays et la communauté internationale et serait un prétexte pour ensanglanter davantage le pays.
Fort de cette impunité, l’envoyé de Lucifer aux dents longues poursuit ses chimères en s’octroyant le droit d’aller occuper l’extrême est du pays, car sa région lui paraît maintenant trop petite pour ses ambitions démesurées.
L’occupation de Bambouti, ville frontalière du Sud soudan n’est plus ni moins qu’une énième provocation, un énième défi de ce sinistre et tristement célèbre envoyé de Satan aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale. Et comme si cela ne suffisait pas, il nomme des hauts responsables à la tête de la vile pour matérialiser son hégémonie et à la barbe de tout le monde.
Laconiquement par communiqué interposé, la CEEAC et la MINUSCA condamnent et établit les statistiques pour la comptabilité des violations commises par l’UPC, mais à quand l’action robuste. « D’une manière générale, la CEEAC et les facilitateurs de la sous-région déplorent évidemment les 79 cas de mouvements armés sans autorisations et de l’établissement de points de contrôle illégaux imputable à l’UPC, sur un total de 182 violations de l’APPR-RCA documentés du 7 février au 22 octobre 2019 », communiqué de la CEEAC du 2 novembre.
« Le gouvernement y travaille », avait déclaré le Premier ministre Firmin Ngrebada le 29 octobre dernier devant les élus de la nation, mais comment ?
N’est-ce pas le cas de dire que cet Ali Darassa a franchi plus que les autres leaders des groupes armés non moins criminels de Rubicon ? « Le sort en est jeté », semble-t-il dire ? La paix n’a pas de prix, mais quel prix ?
Bangui ( République Centrafricaine ) : 7 nov. 2019 13:06
Rouge aux couleurs de l’opposition, un flot dense et difficilement quantifiable mais enflant constamment s’est étiré sous un soleil accablant sur les plusieurs kilomètres menant au stade du 28-Septembre par l’autoroute Fidel Castro, a rapporté un correspondant de l’AFP.
« Nous avons réussi à mobiliser aujourd’hui un million et demi de Guinéens rien qu’à Conakry », a déclaré au milieu de la foule tapageuse mais pacifique Fode Oussou Fofana, un chef de l’opposition et membre du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), l’organisation qui mène la protestation.
– « Personne n’a été payé pour venir » –
« Personne n’a été payé pour venir », a-t-il ajouté, reprenant l’accusation formulée contre les partisans du président Condé quand ces derniers avaient organisé leur propre manifestation la semaine passée.
Ses chiffres sont invérifiables. Mais il s’agit d’une nouvelle démonstration de force des opposants à une troisième mandat d’Alpha Condé, après une précédente manifestation d’envergure il y a deux semaines suivant le même itinéraire.
Cette nouvelle mobilisation s’annonçait à hauts risques, trois jours après la mort de trois jeunes, atteints par les balles des services de sécurité, selon l’opposition, à l’occasion des funérailles de onze autres personnes elles-mêmes tuées au cours du mouvement trois semaines auparavant.
Elle s’est déroulée sans heurts.
Au moins 16 civils et un gendarme ont trouvé la mort depuis le 14 octobre et le début de l’intense contestation qui agite ce petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré des ressources minières considérables.
Des dizaines d’autres personnes ont été blessées, des dizaines arrêtées et jugées.
Les défenseurs des droits humains dénoncent un usage excessif de la force par le gouvernement, des arrestations arbitraires et une répression visant à réduire l’opposition au silence.
– Pressions internationales –
La communauté internationale redoute l’escalade dans un pays à l’histoire tourmentée, coutumier des manifestations et des répressions brutales.
Le FNDC, coalition de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, avait diffusé par avance sur les réseaux sociaux un « guide du manifestant » pour éviter les dérapages mortels survenus aux funérailles de lundi. Parmi les consignes : « Marchez pacifiquement et tranquillement », « pas d’enfants mineurs ni d’écoliers dans les rues », « ne répondez à aucune provocation des forces de l’ordre ».
Les uns et les autres disent aussi attendre des résultats des enquêtes que les autorités ont promises sur les morts des dernières semaines. L’ONG Human Rights Watch a rappelé qu’elle dénonçait de longue date les abus des forces guinéennes, mais « les membres des forces de sécurité ne font littéralement jamais l’objet d’investigations ou de poursuites pour leur rôle » dans de telles affaires.
Le Comité spécial d’enquête présidentielle (SPIP) a retiré sa plainte pour corruption contre cinq responsables de la Fédération nigériane de football (NFF), dont le président Amaju Pinnick. L’affaire, qui comprenait 16 chefs d’accusation, a été classée devant la Haute Cour d’Abuja, mardi, à la suite de la dissolution du SPIP en septembre. Les accusations allaient de la non-déclaration de leurs avoirs à la disparition présumée de 8,4 millions de dollars US payés par la Fifa au Nigeria pour sa participation à la Coupe du monde 2014, en passant par des matches amicaux internationaux fictifs. Le président nigérian Muhammadu Buhari a ordonné la dissolution du SPIP à la suite d’allégations de corruption contre son propre président, Okoi Obono-Obla. L’affaire dite Pinnick a été reprise en mai par le procureur général du pays (AGF) après avoir allégué qu’il s’agissait d’une ” victimisation ” dans l’affaire SPIP. L’enquête du SPIP s’est concentrée sur Pinnick avec les vice-présidents de la NFF Seyi Akinwunmi et Shehu Dikko ainsi que sur le secrétaire général Mohammed Sanusi et sur Ahmed Yusuf, membre du comité exécutif. “Le projet de loi est une confirmation de la position de la NFF sur toutes les allégations retentissantes de corruption contre ses fonctionnaires”, a publié la NFF dans un communiqué. “L’instance dirigeante suprême du football nigérian a toujours insisté sur le fait que ses dirigeants étaient victimes de mauvais-perdants lors des élections à la fédération et qui cherchaient d’autres moyens de renverser la situation à Glass House (siège de la NFF); ou de personnes mécontentes simplement pour une mission de vendetta”, poursuit le communiqué. En dépit de l’évolution de la situation mardi, deux autres organes poursuivent leur enquête sur la NFF. La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) examine encore deux affaires de corruption contre la fédération, tandis que la Commission indépendante contre la corruption et autres infractions connexes (CIPC) a saisi des biens en septembre dans le cadre d’une nouvelle enquête. Le CIPC n’a pas encore déposé de plainte officielle contre la fédération ou l’un de ses membres, mais BBC Sport a appris que les enquêtes portent sur des allégations concernant la façon dont l’argent du sponsoring généré dans les matchs de deuxième division du pays a été utilisé. Tous les cinq hauts fonctionnaires ont toujours nié tout acte répréhensible.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 7 nov. 2019 07:04
La Cour pénale internationale (CPI) a condamné l’ancien chef de guerre congolais Bosco Ntaganda surnommé Terminator à 30 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Il avait été condamné en juillet pour 13 chefs d’accusation incluant viol, esclavage sexuel et massacres sur des civils dans l’est de la RDC.
Bosco Ntaganda s’était rendu à la CPI en 2013 via l’Ambassade des USA à Kigali, la capitale rwandaise.
Il était jugé pour des exactions commises en 2002 et 2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Au cours de son procès, débuté en septembre 2015, le bureau du procureur de la CPI avait dressé à l’aide de témoignages un tableau épouvantable des exactions présumées commises sous les ordres de Ntaganda, comme des exécutions à coups de machette et des femmes enceintes éventrées.
Qui est Bosco Ntaganda
Ancien général redouté de l’armée congolaise, M. Ntaganda, 45 ans, a été reconnu coupable de 13 crimes de guerre et de cinq crimes contre l’humanité, pour lesquels il a plaidé non coupable en 2015.
Selon des ONG, plus de 60.000 personnes ont perdu la vie depuis l’éclatement en 1999 de violences sanglantes en Ituri, région instable et riche en minéraux.
En mars 2012, la CPI a condamné à 14 ans de prison Thomas Lubanga, ancien chef de M. Ntaganda dans les FPLC.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 7 nov. 2019 04:54
Au moins 37 personnes sont mortes et 60 blessées mercredi dans une embuscade sur l’axe Ougarou- Boungou à l’est du Burkina. Plusieurs autres sont portées disparues selon les autorités régionales qui annoncent un ratissage des forces de sécurité pour porter secours aux victimes.
“C’est une attaque meurtrière complexe perpétrée par des individus armés non identifiés”, explique Rémi Fulgence Dandjinou le porte-parole du gouvernement dans un communiqué.
Selon des sources sécuritaires, l’escorte d’un convoi de 5 bus en partance pour la mine d’or de la société canadienne Semafo à Boungou a sauté sur un engin explosif improvisé posé par les assaillants.
Après l’explosion, les assaillants ont ouvert le feu sur les 5 cars qui transportaient le personnel : employés, fournisseurs et prestataires.
Parmi les victimes, il y aurait aussi des fonctionnaires du ministère des Mines et du ministère de l’Economie et des Finances.
Les blessés ont été évacués à Ouagadougou la capitale, pour des soins appropriés.
Un conseil de cabinet du gouvernement est annoncé ce jeudi pour analyser la situation sécuritaire.
Centrafrique.com/bien-mal-acquis-pres-de-137-millions-de-francs-cfa-de-firmin-ngrebada-bloques-en-france/premier-ministre-ngrebada-firmin-5/” rel=”attachment wp-att-33562 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Firmin Ngrebada, Premier ministre centrafricain.
L’affaire fait beaucoup de bruit dans le milieu diplomatique depuis plusieurs jours.
En effet, Monsieur Firmin NGRÉBADA, l’ex-directeur de cabinet du Président de la République Faustin Archange TOUADERA, nommé Premier ministre le 25 février dernier suite à la signature de l’accord de paix et de réconciliation entre les autorités et les groupes armés, est à nouveau cité dans une affaire de bien mal acquis depuis quelques jours en France, selon une information recueillie par notre bureau d’investigation.
Selon madame Gisèle Moloma, journaliste, spécialiste des enquêtes politiques du CNC, c’est le transfert d’une importante somme d’argent depuis l’ÉCOBANK en République centrafricaine vers la France qui a déclenché l’affaire. Ce transfert, effectué par tranche de 34 millions de francs CFA à quatre reprises, a été bloqué par la brigade anticriminalité économique de Paris.
La bénéficiaire, une jeune dame sans emploi, originaire de la République centrafricaine, a également été interrogée par les policiers français sur ce fameux transfert. Selon elle, le fonds appartient au Premier ministre centrafricain Firmin NGRÉBADA qui compte acheter une nouvelle villa à Paris, capitale de la République française.
À Bangui, l’ÉCOBANK confirme les quatre transferts vers Paris, mais refuse d’indiquer le nom de l’agent qui a procédé à ce virement, en raison du secret professionnel, selon l’administration de l’ÉCOBANK.
Ce qui est étonnant dans cette affaire, depuis près de deux ans, le pouvoir de Bangui verrouille et plafonne le transfert d’argent vers l’étranger à un montant qui ne dépasse guerre 1 million de francs CFA (soit 1500 euros) pour les banques en place, et à moins de 100 mille francs CFA (soit 150 euros) pour les Western-Union et MoneyGram.
Pour la justice française, Monsieur Firmin NGRÉBADA, nommé Premier ministre le 25 février dernier, ne peut en aucun cas obtenir cette somme d’argent en moins de 9 mois de sa nomination. Or, ce qu’elle aurait oublié, cet homme, avant de devenir Premier ministre, fut Directeur de cabinet du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA depuis 2016. Il est cité dans de nombreuses affaires, notamment l’arrivée en Centrafrique des entreprises minières russes, chinoises et bien d’autres. Ce qui est sur, il a suffisamment pompé des frics avant de devenir Premier ministre. Un poste moins juteux, mais honorifique.
Pour de nombreux observateurs, l’achat des résidences pavillonnaires en Europe par des dignitaires centrafricains montre bien que l’Europe continue de les attirer malgré de nombreuses attaques hostiles qu’ils organisent contre les Européens dans les médias.
Pendant ce temps, le chef de l’État, qui a lui aussi des résidences pavillonnaires en France et en Belgique, refuse de se prononcer sur cette affaire qui nuit à l’image de la RCA dans le monde.
Quatre membres de la garde personnelle du président de l’Assemblée nationale tchadienne ont été interpellés mercredi à N’Djamena après le meurtre d’un civil, a annoncé mercredi à l’AFP le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la capitale tchadienne. Un motocycliste est mort lundi, touché par des tirs provenant du cortège qui escortait le président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi, a affirmé le procureur, Youssouf Tom. Il ajoute que “quatre éléments des forces de l’ordre, suspectés d’être impliqués, ont été interpellés le jour même de l’incident” pour meurtre et complicité de meurtre. 0:00 0:01:17 “Si nous n’arrivons pas à identifier l’auteur du tir, la responsabilité civile de l’Assemblée nationale sera engagée”, a-t-il conclu. Les membres de la garde personnelle de M. Kabadi, membre du Mouvement patriotique pour le salut (MPS, au pouvoir), avaient déjà provoqué l’émoi en tirant sur un civil en 2018 dans des circonstances similaires. Selon le procureur de la République, dans l’impossibilité d’établir l’identité du tireur, la Justice avait alors conclu à la responsabilité civile de l’Assemblée nationale.
Centrafrique.com/quand-les-chinois-exploitent-illegalement-le-terrain-de-dologuele-sans-son-consentement/ferme-de-la-famille-dologuele-exploitee-par-un-pasteur-et-des-chinois-pour-la-culture-de-riz-et-des-chompignons-a-nguerengou-pk22-route-de-damara-le-3-novembre-2019-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-33557 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Drapeaux chinois et Centrafricain implantés dans la ferme de Dologuelé au PK30 route de Damara. Crédit photo : Anselme Mbata / CNC.
Bangui (République centrafricaine) CNC – Selon un adage populaire, « un service rendu devient une charge ». Anicet Georges Dologuélé,leader de l’opposition centrafricaine, vient de faire le frais de cet adage après avoir cédé gratuitement une portion de son terrain au village Guerengou sur l’axe Damara à un pasteur qui avait construit une église sur la parcelle. Malgré ce geste louable, cet homme de Dieu a abusé de la confiance pour pratiquer avec les Chinois la culture des champignons sur ce terrain sans informer le propriétaire en question.
Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA a choisi
le village Guerengou, situé à 30 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine comme la localité pilote pour commencer la technique de la culture des champignons avant de la faire répandre dans toutes les localités de la Centrafrique. Hélas, les autorités centrafricaines, les Chinois et le pasteur qui gère le terrain n’ont pas informé son propriétaire, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, avant de commencer la culture des champignons sur sa parcelle.
Selon les éléments d’informations recueillies par notre correspondant dans la région et confirmées par de nombreuses sources concordantes, ce lot de parcelle est bel et bien la ferme de la famille Dologuélé. D’ailleurs, c’est dans cette ferme que se trouve le mausolée de la défunte mère de l’honorable député Anicet Georges Dologuélé.
Sur l’autorisation du député Anicet Georges Dologuélé, certaines familles utilisent une portion pour y construire. Certains jeunes avaient même utilisé une partie pour en faire leur terrain de football.
C’est dans cette optique que ce pasteur, que nous refusons de publier son nom pour des raisons de sécurité, avait sollicité l’élu de la nation pour construire un lieu de prière. Ce lieu de prière, devenu populaire depuis sa création, se trouve non loin du tombeau de la mère du député Anicet Georges Dologuélé.
Croyant détenir le titre foncier de la ferme, le pasteur, sans consentement du propriétaire Dologuélé, fait venir des Chinois pour en faire un lieu de culture des champignons. Malheureusement pour lui, le 1er novembre dernier, deux mois seulement après l’exploitation illégale du terrain, le député Anicet Georges Dologuélé, président du parti URCA s’est rendu sur le tombeau de sa mère qu’il découvre le jeu du Pasteur. Les champs de riz et des champignons, cultivés par les coopérants chinois, se trouvent seulement à moins de 20 mètres du mausolée de sa maman défunte.
Selon des informations recueillir sur place, le pasteur aurait reconnu les faits et demande pardon à la famille Dologuélé qui n’a pas souhaité commenter dans la presse cette affaire.
Contacté par CNC, l’un des proches du député Anicet Georges Dologuélé confirme cette information, mais parle d’une provocation du pouvoir de Bangui qui veut encore manipuler des individus contre le président de l’URCA : « si Dologuélé parle, on va encore dire qu’il est jaloux du régime », a-t-il réagi, avant d’indiquer que «
l’implantation du drapeau de la Chine et de la République centrafricaine sur le terrain privé de la famille Dologuélé montre bel et bien que cette affaire est l’œuvre du pouvoir de Bangui».
Un retrait progressif des Casques bleus de l’ONU de République démocratique du Congo a pour la première fois été suggéré en dépit d’une violence persistante, comme en témoigne la mort de 10 civils tués mardi par des miliciens dans la région de Beni (est).
Ces violences représentent une menace pour la “transition” et la relative stabilisation en cours en RDC depuis l’investiture du président Félix Tshisekedi en début d’année.
Le Conseil de sécurité doit renouveler d’ici la fin de l’année l’actuel mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) valable jusqu’au 31 décembre.
A l’approche de cette échéance, un rapport remis au Conseil “recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans”.
“Cependant, une période de transition de trois ans pourrait être trop courte”, en raison des “risques de résurgence” des conflits à l’approche de la prochaine élection présidentielle prévue fin 2023.
Lors de la première année (en 2020), le nombre de Casques bleus devrait rester à environ 16.000 préconise le rapport publié à l’issue d’une “revue stratégique” de la force de l’ONU en RDC.
Après un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer dans les provinces de Tanganyika et du Kasaï, victimes de deux conflits en 2016-2017 à la fin du règne de l’ancien président Joseph Kabila.
La Monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le rapport.
Les provinces du Nord, du Sud-Kivu et de l’Ituri sont les grands points de fixation des violences dans l’est de la RDC depuis 25 ans.
L’armée avait annoncé la semaine dernière des opérations d’”envergure” dans la région de Beni, également frappée par une épidémie d’Ebola depuis le 1er août 2018.
L’Etat islamique a revendiqué certaines attaques des ADF depuis le début de l’année, sans preuve irréfutable d’une affiliation des ADF à un quelconque “groupe État islamique – province d’Afrique centrale”.
L’agression a eu lieu vers 14h15, dans la rue d’Antibes, une artère parmi les plus passantes du centre-ville de Cannes. Un homme d’une soixantaine d’années a été blessé à l’arme blanche, notamment à la gorge, par un individu interpellé une demi-heure plus tard, indique une source policière.
Le pronostic vital du sexagénaire, rapidement transporté vers l’hôpital Pasteur à Nice, est « engagé », a-t-on appris de même source.
« Rien ne permet de penser » qu’il y a une « motivation terroriste »
« Le premier coup de couteau a été porté à la gorge et le deuxième dans le haut du corps. Vu la localisation de ce premier coup, nous nous sommes tout de suite interrogés sur une motivation éventuellement terroriste. Mais, en l’état, aucun élément, ne nous permet de le penser », a précisé la procureur de la République de Grasse Fabienne Atzori, interrogée par 20 Minutes.
L’auteur présumé de cette agression, arrêté quelques rues plus loin, est originaire des pays de l’Est et âgé de 45 ans, selon la magistrate. Il a été placé en garde à vue au commissariat de Cannes, mais ses motivations restent pour le moment inconnues.
“Le 9 octobre, la France a éliminé le numéro deux du groupe RVIM au Sahel, rattaché à Al-Qaïda. Ali Maychou, leader religieux, recruteur et cerveau de plusieurs attentats d’ampleur était un artisan de la haine”, a écrit la ministre sur Twitter.
Selon les propos tenus à l’AFP par la ministre dans l’avion qui la ramenait d’une tournée au Sahel, Ali Maychou, de son vrai nom Abou Abderahman al Maghrebi, a été tué au Mali dans la nuit du 8 au 9 octobre lors d’une opération menée en coordination avec les forces maliennes et un soutien américain.
L’état-major des Armées a précisé que le chef djihadiste avait été tué lors d’une opération héliportée essentiellement française dans la région de Tombouctou, à la suite d’un “renseignement”.
L’identité de la victime a été confirmée à 100%, a-t-il ajouté.
Le RVIM est l’acronyme de Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans, autre nom donné au GSIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à Al Qaïda et dirigé par le chef touareg malien Iyad ag Ghali.
La France avait déjà annoncé en février avoir éliminé un précédent numéro deux du RVIM, Yahia Abou Hamman.
La ministre des Armées a réaffirmé l’engagement de la France à aider ses partenaires africains à lutter contre la recrudescence des attaques djihadistes au Sahel, mardi à Bamako, troisième étape d’une tournée qui l’a menée au Tchad, au Burkina Faso et au Mali.
Avec Reuters
L’Eglise catholique enquête sur deux nonnes qui sont tombées enceintes après une mission en Afrique.
Les deux femmes, dont l’une est une Mère supérieure, appartiennent à deux ordres différents en Sicile.
D’origines africaines, les deux nonnes ont été envoyées à leur continent d’origine pour une mission de charité, indique le New York Times.
Une des femmes, âgée de 34 ans, a découvert sa grossesse au cours d’une visite médicale de routine après des douleurs à l’estomac.
La mère supérieure, dont l’âge n’est pas connue, est basée dans un institut qui s’occupe des femmes vulnérables et de leurs enfants.
Selon une source à Rome, cette nouvelle a créé la consternation.
“Une enquête est en cours. Elles ont toutes les deux enfreint la règle stricte de la chasteté mais le bien-être de leurs enfants est prioritaire”, indique la même source.
Bangui (République centrafricaine)| CNC – sans attendre la ligne de la base du parti lors de la prochaine assemblée générale pour se prononcer sur l’attitude de ces députés frondeurs, le Rassemblement démocratique Centrafricain (RDC) vient d’officialiser mercredi 6 novembre 2019 la radiation définitive des députés Augustin To Sah Be Nza et René Ngbondo du bureau politique, tandis que Annette Lamine, Mathurin Massikini et Anatole Ndemagouda sont temporairement exclus pour désobéissance et indiscipline.
La crise ouverte par les députés frondeurs du RDC de quitter la majorité parlementaire depuis l’annonce du parti de se séparer du pouvoir en place, a contraint le bureau politique de prononcer sans attendre la tenue prochaine de l’Assemblée générale du parti prévu pour le samedi 9 novembre.
Augustin To Sah Be Nza et René Ngbondo respectivement députés du 6e arrondissement 1 et Satema, membres du bureau politique, ont été radiés du RDC pour motifs de haute trahison, désobéissance et indisciplines caractérisées et intelligence avec un parti politique concurrent. Contrairement aux deux premiers les trois autres à savoir Annette Lamine, Mathurin Massikini et Anatole Ndemagouda, ils sont temporairement exclus pour désobéissance et indiscipline caractérisée, refus ouvert de se conformer aux directives du parti.
Pour les observateurs de la vie politique, ce n’est pas une première. Le débauchage des députés à l’Assemblée nationale par les partis au pouvoir ne date pas d’aujourd’hui. Dans le mémoire collectif, l’on se souvient du député « Koudoufara », d’où est né le terme Koudoufarisme, débauché par le MLPC en 1998 alors que l’opposition était majoritaire à l’Assemblée nationale.
Un phénomène normal érigé en règle au temple de la démocratie, les députés se convertissent rapidement en transfuges politiques.
« L’histoire de la RCA serait différente aujourd’hui si Koudoufara n’avait pas existé. Je ne parle ici de l’homme, mais du phénomène qui a dépouillé l’opposition de sa majorité à l’Assemblée nationale. En succombant à l’appétit, il a permis l’ouverture d’un chapitre nouveau dont nous payons encore aujourd’hui le prix. Ceux qui ne l’ont pas compris et qui s’amusent en 2019 à jouer aux Koudoufaras nouveaux, porteront l’entière responsabilité de ce qui adviendra dans ce jeu catégoriel et bassement matériel passent avant l’intérêt collectif, celui de la masse », a ainsi relativisé Clément De-Boutet Mbamba 3e vice-président du RDC, la démarche des frondeurs.
Mais perdre un nombre si important des députés à l’Assemblée nationale pour un parti comme le RDC est un coup de massue sur la tête de son leader, Désiré Nzanga Kolingba, car, en trois ans ces 7 députés ont rejoint le MCU de Faustin Archange Touadera.
Après le RPR de Nguendet, KNK et enfin le RDC, le nomadisme politique qui frise la prostitution profite au pouvoir qui à coup de billets de banque gonfle son rang au détriment des autres formations politiques. Ces ingrédients pour le cocktail électoral qui s’annonce déjà tumultueux réunissent tous les germes d’une crise politique dont l’issue ne saurait être connue maintenant.
Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, a transféré mardi 54 réfugiés depuis le Niger vers l’Italie.
Parmi eux se trouvent 23 enfants, dont 13 ont été séparés de leurs parents et de leurs familles élargies.
La plupart de ces réfugiés avaient été précédemment détenus en Libye.
Alessandra Morelli, représentante du HCR au Niger, indique que “ce projet a commencé dans le cadre des évacuations de la Libye. Il est organisé pour des gens qui ont besoin de la protection internationale et qui ne peuvent pas rentrer dans leurs pays, parce qu’ils viennent des pays en guerre et dont la consolidation de la paix reste un défi énorme”.
La représentante du HCR au Niger indique que parmi ces réfugiés figure des somaliens, érythréens, soudanais et yéménites notamment.
Environ 900 autres personnes attendent d’autres vols au départ du Niger pour un autre pays d’accueil.
La section de recherches de la gendarmerie sénégalaise a annoncé mardi, à travers un communiqué, le démantèlement d’un vaste de réseaux de cybercriminalité composé de plus de 45 personnes, toutes d’origine nigériane. L’opération s’est déroulée le samedi 02 novembre dernier au quartier Ouakam, dans la capitale sénégalaise, Dakar. Tout est parti d’une plainte de la société de téléphonie mobile Sonatel qui a remarqué une tentative d’intrusion dans son système informatique. Alertée, la gendarmerie s’est lancée aux trousses des criminels qu’il a traqués durant près de trois (03) semaines. Les malfaiteurs travaillaient dans l’anonymat en utilisant une ligne enregistrée avec un faux passeport sénégalais et une fausse adresse. Ils s’étaient répartis dans cinq (05) bâtiments différents situés dans le même quartier. En plus des interpellations, la gendarmerie a pu mettre la main sur une cinquantaine d’ordinateurs. Dans son communiqué, la gendarmerie a invité les populations à plus de vigilance et à dénoncer ce genre d’actes en appelant au 80000 20 20, son numéro vert.
Centrafrique.com/centrafrique-lhotel-de-ville-de-bria-attaque-par-des-hommes-armes/deux-combattants-rebelles-a-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019-4/” rel=”attachment wp-att-33521 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Combattants du FPRC le 7 mars 2019. CopyrightCNC.
Bria (République centrafricaine)| CNC – Des individus armés non identifiés ont attaqué l’hôtel de ville de Bria, dans la nuit du 03 au 04 novembre dernier et ont réussi à emporter de matériels importants entre autres les actes de naissance et des matériels de bureau. Selon une autorité locale, une enquête est ouverte pour arrêter les présumés auteurs de ce forfait.
La ville de Bria au centre-Est du pays vit ces derniers temps au rythme des braquages et autres exactions attribués aux hommes en armes écumant la région. Le dernier fait en date c’est l’attaque de l’hôtel de la ville par des hommes armés non identifiés dans la nuit du 3 au 4 novembre, braquage au cours duquel documents d’Etat-civil et autres matériels de bureau ont été emportés par les malfrats.
Ce énième cas de braquage dans la ville indique, en effet, le degré de la criminalité à laquelle fait face les habitants de Bria, « c’est le lot quotidien de notre misérable existence ici. Nous ne savons à quel moment nous serons victimes de ce genre de comportement. Comprenez que c’est une ville des groupes armés et il n’y a rien d’étonnant », c’est ainsi qu’un habitant de Bria banalise ces faits
De sources municipales, « c’est dans la nuit du 03 au 04 Novembre dernier, un groupe d’hommes armés ont attaqué la mairie de la ville de Bria. Ils ont réussi à enlever des matériels de bureau, les archives et les actes de naissance qui se trouvent dans le bureau du maire », a indiqué au CNC, une autorité municipale.
« C’est un acte crapuleux et criminel. Des documents importants ont été emportés par ces hommes, nous ne savons quoi faire », a déclaré une autorité locale outrée.
Selon les informations en notre possession, c’est le deuxième acte de braquage qui vient de s’opérer dans ladite localité en deux semaines car, la semaine passée, une bande de malfrats a attaqué la base logistique de l’ONG internationale Médecins Sans Frontière (MSF) et ont ravi d’importants matériels de bureau et des outils de travail. Avec l’appui de l’UNPOL présent dans la ville, les Forces de Sécurité Intérieure ont réussi à mettre la main sur les auteurs du braquage appartenant à un des groupes armés dans la région. Ils ont été arrêtés et transférés à Bangui pour des enquêtes judiciaires.
Bangui (République centrafricaine) – CNC – Si l’EUTM est connue pour son organisation qui repose sur les trois piliers, stratégique, éducation, et formation opérationnelle au profit des Forces armées centrafricaines (FACA), en vue de la restauration progressive de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain, elle l’est sans doute moins par la présence, non moins importante, d’une cellule interopérabilité au profit des forces de sécurité intérieures (FSI).
L’identification du besoin d’une interface entre le Ministère de la Défense et le Ministère de l’intérieur centrafricain a amené en effet la capacité de planification et de conduite militaire européenne (MPCC) à décider, en décembre 2018, de la création d’une cellule d’interopérabilité au sein du pilier Strategic A
Centrafrique.com/la-cellule-interoperabilite-de-leutm-premices-de-la-mission-civile-europeenne-de-conseils-euam-rca/base-eutm-sellule-doperationalite-de-ucatex-par-eutm-pour-son-article/” rel=”attachment wp-att-33515 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La cellule interopérabilité de l’EUTM-RCA rassemblée au camp Ucatex – Moana, à Bangui
Composée de sept officiers, et actuellement commandée par le Colonel Paulo SOARES de la Guarda
Nacional Republicana portugaise, cette cellule est chargée d’assurer un certain nombre de missions :
La première est de soutenir la mise en œuvre de la loi de programmation des forces de sécurité intérieure (LPFSI). Ce soutien concerne notamment les plans stratégiques dans les domaines juridiques et de la sécurité, y compris les organisations du ministère. Il permet de fournir des conseils sur la gestion budgétaire et financière au niveau des ministères et des directions de la gendarmerie et de la police. Cette LPFSI est aujourd’hui en attente d’approbation au niveau de l’Assemblée nationale.
A côté de ce soutien, la cellule interopérabilité aide la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN) et la Direction Générale de la Police Civile (DGPC) à réformer l’organisation et les structures d’emploi, y compris la politique en matière d’éducation et de formation. L’objectif final étant le déploiement à terme des FSI sur l’ensemble du territoire national, les gendarmes de la cellule ont réalisé un état des lieux pour identifier les manques. La cellule interopérabilité au sein du pilier stratégique joue tout son rôle car le déploiement des FSI a tout intérêt à se faire en cohérence avec le déploiement des FACA. Cela implique aussi un échange d’informations et de points de vue entre les deux ministères. Les gendarmes de l’EUTM amènent les responsables de la gendarmerie et de la police centrafricaine à réfléchir sur toutes les options possibles et à planifier ensemble en cohérence avec la planification des FACA. Cette planification des FSI n’est pas aussi simple que l’on pourrait le penser. Elle doit en effet prendre en compte la réalité du terrain et la prise en compte de questions importantes. Par exemple : l’infrastructure d’accueil des FSI existe-t-elle à l’endroit où l’on souhaiterait les implanter ? Dans la négative, faut-il alors prévoir sa construction ou procéder à des aménagements sur celle existante ?
La cellule interopérabilité doit aussi aider à développer les capacités de commandement et de contrôle pour appuyer les structures de la Direction Générale des Opérations (DGO), du Centre d’Information et de Coordination (CIC) et les services centraux d’inspection (Droits de l’homme et Droit Internationale Humanitaire) et aussi développer des programmes de formation et de formations de formateurs pour les Ecoles de gendarmerie et de police.
Les gendarmes conseillent bien sûr les deux directeurs généraux mais aussi les directeurs des écoles et des directeurs des études de chacune des écoles. Bien que la mission de police des Nations Unies (UNPOL) soit déjà en charge de certains aspects importants comme le recrutement, la formation de base, les directeurs ont sollicité la cellule interopérabilité pour les guider et les aider à mieux se structurer. Des documents essentiels à la construction de bases solides n’existent pas et il faut les créer, notamment par exemple les décrets ou les plans concernant la formation spécialisée et les déroulements de carrière.
La coordination avec les partenaires internationaux est aussi une autre mission dévolue aux gendarmes de la cellule interopérabilité. Les gendarmes se coordonnent tout d’abord et de manière hebdomadaire avec l’UNPOL/Minusca et avec la délégation de l’Union européenne, principale donateur au profit du Ministère de l’intérieur et des FSI dont le budget accordé au Ministère de l’intérieur en 2019 est de 9 milliards de francs CFA. La cellule interopérabilité apporte son conseil sur l’identification des besoins réels et la manière de les budgétiser. A côté de l’Union européenne, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) est aussi un autre important donateur au profit des FSI. Les gendarmes ont aussi l’habitude de se coordonner avec l’ambassade des États- Unis et l’ambassade de France. Ils essaient aussi d’intégrer d’autres nations présentes en Centrafrique comme la Chine et la Russie. Pour le colonel SOARES c’est très important « pour savoir ce qu’ils sont en mesure de faire car ils sont aussi des donateurs importants et pour obtenir une vraie complémentarité avec eux. » Cette coordination semble porter ses fruits et éviter les doublons sur certains projets d’équipements ou de matériels. Selon le colonel SOARES : « Savoir que les Etats-Unis ont financé l’acquisition d’uniformes et des véhicules dans certaines régions du pays permet aux autres acteurs internationaux de faire effort ailleurs. Le PNUD et la MINUSCA ne vont donc pas financer la même chose et peuvent se concentrer sur l’infrastructure pour des unités de police et de gendarmerie ».
L’équipe de la cellule interopérabilité de l’EUTM, animée par le souci premier de partager l’information en toute transparence a ainsi su gagner la confiance de ses partenaires. A la demande du Ministre de l’intérieur, elle est à l’origine de la création d’un tableau de bord qui permet d’avoir une vue d’ensemble. Ce tableau met en évidence, même si elle reste à être approuvée, d’un côté la loi de Programmation des Forces de Sécurité Intérieures (LPFSI), en termes de besoins, et de l’autre les différents contributeurs (USA, Russie, Chine, France, EUDEL, PNUD, MINUSCA) sans oublier le budget de l’état prévu pour les FSI mais dont la majeure partie est prévue pour les salaires. Ce tableau de bord qui permet donc de savoir ce qui est pris en charge par les contributeurs et par le ministère et ce qui reste à couvrir a déjà été présenté à La Primature en présence de la communauté internationale. Sur le plan budgétaire, certaines familles de besoins sont excédentaires alors que d’autres sont déficitaires. L’infrastructure, par exemple, est un domaine déficitaire. Ce tableau de bord est un très bon instrument car il permet rapidement de savoir où il faut faire un effort et mieux coordonner les actions des contributeurs dans le but d’une meilleure cohérence.
Session de présentation du Tableau de bord à l’autorité Centrafricaine (Directeur du Cabinet du Ministre de l’intérieur, Directrice Financière du Ministère de l’intérieur et de la Sécurité publique, Directeur de la Gendarmerie Nationale et Directeur Adjoint de la Police) avec la participation des partenaires internationaux (Réforme du secteur de la sécurité/MINUSCA, PNUD, UNPOL/MINUSCA, cellule interopérabilité de l’EUTM-RCA et Ambassade des États-Unis d’Amérique).
Enfin, la cellule interopérabilité conseille aussi dans des domaines comme le droit international humanitaire (DIH), les droits de l’homme, le genre, et les questions relatives aux minorités religieuses / ethniques. Ainsi, ils contribuent encore à rendre les FSI plus inclusives, en terme de recrutement, plus responsables et sensibilisés à la prise en compte de règles et de principes adoptées et respectées aujourd’hui par les forces de sécurités intérieurs les plus modernes.
Le travail accompli au quotidien par le personnel de la cellule interopérabilité de l’EUTM-RCA ouvre la voie à la prochaine mission civile européenne de conseil (EUAM RCA) qui devrait se mettre progressivement en place en Centrafrique à compter de janvier 2020 et dont le mandat de deux ans devrait débuter en septembre prochain.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 5 nov. 2019 09:32
Le riche homme d’affaires russe surnommé “le cuisinier de Poutine” – Evgueni Prigozhin – a les doigts dans les tartes.
Dans les années 1990, il a fait fortune en dirigeant des entreprises de restauration, d’où son surnom.
Et il a rejoint le cercle de l’élite du président Vladimir Poutine lorsque le dirigeant russe a commencé à dîner dans son luxueux restaurant flottant à Saint-Pétersbourg, appelé New Island, en 2001.
Comme beaucoup d’autres oligarques russes, M. Prigozhin, 58 ans, s’est diversifié dans de nombreuses activités.
Il utilise aussi des sociétés offshore fantômes et mène une vie de jet-set somptueuse.
Mais le gouvernement américain tente de couper les ailes de M. Prigozhin : il a renforcé les sanctions contre lui et ses entreprises en raison de son ingérence présumée dans les élections américaines.
Les enquêtes menées par des journalistes et des groupes de réflexion occidentaux relient également M. Prigozhin à un groupe de Mercenaires russes appelé Wagner.
Le capitalisme russe de la “thérapie de choc” des années 1990 a créé de nombreuses opportunités d’affaires pour les criminels, car ils pouvaient faire appel à leurs amis pour repousser leurs rivaux agressifs.
Les accusations ont été portées par Robert Mueller, conseiller juridique spécial des États-Unis, qui enquêtait sur des tentatives présumées de la Russie d’aider Donald Trump dans sa campagne électorale.
Les dernières sanctions visent M. Prigozhin et certains de ses biens de luxe sur des “opérations d’influence” liées aux élections de mi-mandat américaines de 2018.
Il est désormais interdit aux particuliers et aux entreprises américains de faire affaire avec lui ou de fournir des services pour ses jets et yachts, appelés St Vitamin. Au cours des dernières années, les avions à réaction se sont rendus à de nombreuses reprises en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, selon le communiqué américain.
Le premier réseau ciblé : Madagascar, République centrafricaine, Mozambique, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire et Cameroun.
Une enquête de la BBC a révélé qu’au moins six candidats se sont vu offrir de l’argent par des Russes lors des élections présidentielles de 2018 à Madagascar.
Une enquête de CNN a mis au jour un contrat minier du gouvernement centrafricain avec Lobaye Invest, une entreprise russe dirigée par Yevgeny Khodotov, un autre homme d’affaires de Saint-Pétersbourg qui serait lié au réseau de M. Prigozhin.
Il tient à raviver les liens de Moscou avec les pays africains à l’époque soviétique en défiant l’Occident.
Il dirige un nouveau groupe de médias pro-Kremlin appelé Patriot.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 5 nov. 2019 09:26
Le président rwandais, Paul Kagamé, a remanié son gouvernement et effectué des changements au sein de l’armée.Le général de division Jean Bosco Kazura est promu général quatre étoiles.
Il a été nommé chef d’état-major de l’armée rwandaise.
M. Kazural succède ainsi au général Patrick Nyamvumvumba, nommé ministre de la Sécurité intérieure.
Le Général Kazura, ancien président de la fédération rwandaise de football et ancien commandant de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (MINUSMA) était jusqu’à récemment le chef du collège militaire dans le nord du Rwanda.
Au gouvernement, le Dr Richard Sezibera, ministre des Affaires étrangères depuis octobre 2018, est remplacé par Vincent Biruta, ministre de l’Environnement.M. Sezibera, médecin et ancien secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est, n’était pas apparu en public depuis juillet, date à laquelle il a participé à la réunion des ministres des Affaires étrangères du Commonwealth à Londres.Sa santé et ses allées et venues ont créé des spéculations, mais Kigali n’a pas réagi aux spéculations arguant qu’il s’agit de sa vie privé.
Le 27 octobre, le Dr Sezibera a twitté à propos de sa visite officielle en Israël à l’ambassade du Rwanda, il n’a pas été nommé lors du dernier remaniement du soir.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 5 nov. 2019 09:15
Au total, 4500 cartouches d’AK-47 dérobées de l’armurerie de la base militaire sénégalaise de Ouakam, ont été saisies dans la nuit du 26 au 27 octobre à Pire, dans la région de Thiès.
Une importante quantité de munitions d’armes de guerre dérobée de l’armurerie de la base militaire de Ouakam a été récemment saisie à Pire, une localité du nord-ouest du Sénégal dans le département de Tivaouane (région de Thiès).
La saisie de ces munitions qui a eu lieu dans la nuit du 26 au 27 octobre dernier est confirmée par le patron de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (DIRPA).
Le Colonel Abdou Thiam a précisé qu’il s’agissait de “4500 cartouches d’AK-47”, le “très connu fusil d’assaut russe”.
Si bien que l’un des transporteurs de la cargaison saisie a nommé un soldat de première classe du nom de B. S, comme en étant le commanditaire, le chef de la Dirpa a signalé qu’il “ne s’agit pour le moment que de déclarations tenues par une personne non habilitée”.
Trafic de munitions
Cependant, selon des sources de la presse locale, cette saisie a permis de démanteler un vaste réseau de trafic illicite des munitions de l’armée sénégalaise.
Le chauffeur sénégalais du taxi arrêté avec les munitions à Pire a signalé à la gendarmerie au cours de son audition qu’il convoyait la cargaison à Rosso-Sénégal, une ville située à la frontière avec la Mauritanie.
Le convoyeur devait livrer la marchandise à un autre chauffeur qui travaille à Rosso pour le compte d’un mauritanien impliqué dans ce trafic illicite d’armes et de munitions.
Il a également avoué aux éléments de la gendarmerie qu’il avait plusieurs fois convoyé le même type de munitions de 7.62 mm dans sa voiture de marque Mercedes.
La destination réelle et finale de la cargaison n’est pas encore établie mais la section de recherches de la gendarmerie a ouvert une enquête pour en faire toute la lumière.
Selon des sources sécuritaires, la quantité de munitions saisies peut servir à ravitailler deux contingents militaires.
Le soldat de première classe citée dans cette affaire se serait réfugié au Mali dans sa fuite, selon plusieurs médias sénégalais.
Bangui ( République Centrafricaine ) : 5 nov. 2019 03:13
Les autorités tanzaniennes ont interdit les activités commerciales dans le camp de réfugiés de Nduta, dans la région du nord-ouest du pays. Le camp accueille plus de 70 000 réfugiés burundais.
Les informations en provenance du camp de réfugiés indiquent que les propriétaires des magasins ont reçu un préavis très court avant que les responsables de la sécurité ne commencent à démolir leurs magasins.
Pour de nombreux réfugiés, ces magasins constituaient une source de revenus importante pour eux. Ils ont également contribué à réduire leur dépendance vis-à-vis des dons, qui ne suffisent souvent pas.
Certains réfugiés du camp de Nduta ont interprété la démolition des magasins comme un moyen pour le gouvernement tanzanien de leur couper des revenus et de les forcer ainsi à rentrer au Burundi.
Selon les réfugiés l’interdiction du commerce et la démolition du marché principal au cours du week-end, font partie des efforts des autorités visant à les forcer à quitter le camp.
La Tanzanie a abandonné son plan de rapatriement forcé des réfugiés il y a trois semaines, après que l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a fait part de ses préoccupations concernant ce programme.
Trois personnes ont été tuées et trois blessées vendredi soir au cours d’une attaque dans un bar de Bujumbura par un groupe armé non identifié, a-t-on appris samedi auprès de proches des victimes et de la police burundaise. « Une voiture (…) s’est introduite dans l’enceinte du bar +Chez Gilbert+ du quartier Rohero hier vers 21h00 locales (19h00 GMT), des hommes armés en sont sortis, ils ont lancé une grenade puis se sont mis à tirer sur les clients », a expliqué à l’AFP sous couvert d’anonymat un proche d’une des victimes. « Trois personnes ont été tuées sur le champ et trois ont été blessées, dont deux très grièvement », selon la même source. Les victimes ont été touchées par des balles et des éclats de grenade, selon leurs proches. Le porte-parole adjoint de la police du Burundi, Moïse Nkurunziza, a confirmé à la presse cette attaque samedi, en l’attribuant à « des malfaiteurs non encore identifiés munis d’un fusil type KV » et en assurant que l’enquête avait « commencé immédiatement » en vue de retrouver ces criminels. Rohero, au cœur de Bujumbura, est un quartier qui regroupe les principales administrations du Burundi ainsi que des habitations aisées. Il s’agit de la première attaque dans un bar de Bujumbura après une accalmie qui aura duré plus de deux ans. Plusieurs attaques du genre, qualifiées de « terroristes » par le pouvoir, avaient ensanglanté la ville et le pays après la crise de 2015, née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat qu’il a obtenu en juillet de la même année. « Il s’agit d’une attaque terroriste car les assaillants voulaient apparemment faire le plus de victimes possible, sans rien voler, (…), nous pensons que cet acte a été commis par nos ennemis qui veulent montrer qu’il y a une insécurité au Burundi à moins de sept mois de la présidentielle de 2020 », a estimé Moïse Nkurunziza. Il a dit craindre la multiplication d’actes de violence à l’approche de ce scrutin crucial, auquel le chef de l’État a déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il ne se représenterait pas malgré une nouvelle Constitution contestée adoptée en 2018, et qui le lui permet. Le régime burundais et l’opposition se sont toujours rejeté la responsabilité de ces crimes qui ne sont jamais revendiqués et dont les auteurs ne sont jamais arrêtés.
L’armée égyptienne a annoncé lundi que 83 “takfiris” ou djihadistes présumés ont été tués au cours d’opérations militaires dans la région du Nord-Sinaï, où sévit une insurrection affiliée au groupe Etat islamique (EI). Dans un communiqué, l’armée a indiqué que “77 takfiris ont été éliminés” et que des armes et munitions ont été retrouvées près d’eux dans le nord et le centre de la péninsule du Sinaï (nord-est). Six autres “takfiris hautement dangereux” ont été tués dans des échanges de tirs dans la région, a ajouté l’armée, précisant que les 83 djihadistes présumés ont été tués dans des opérations menées entre le 28 septembre et le 4 novembre. Par ailleurs, trois soldats ont été tués ou blessés, a assuré l’armée sans autres précisions. En outre, 61 “criminels, individus recherchés et suspects” ont été arrêtés, selon le même communiqué. Les forces de sécurité ont aussi détruit des dizaines de caches et de véhicules, au cours d’opérations antijihadistes sur l’ensemble du territoire égyptien. L’Egypte lutte depuis des années contre une insurrection dans le Nord-Sinaï, qui s’est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. L’armée a lancé en février 2018 une vaste opération “antiterroriste” dans le Nord-Sinaï où est active la branche locale de l’EI. L’opération inclut aussi certaines parties du désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye. Depuis le début de l’opération, environ 850 djihadistes présumés ont été tués, ainsi que près d’une cinquantaine de militaires, selon les chiffres officiels. Aucun bilan vérifié de source indépendante n’est disponible et la région est largement interdite aux journalistes. Cependant, le gouvernement a organisé quelques rares visites pour les médias, étroitement supervisées par l’armée. Samedi, la branche égyptienne de l’EI a annoncé avoir fait allégeance au nouveau chef du groupe Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi, après la mort d’Abou Bakr al-Baghdadi fin octobre.
Un jeune a été tué par balle lundi à Conakry quand une marche organisée par l’opposition derrière les cercueils de Guinéens tués lors de récentes manifestations a dégénéré en nouveaux affrontements violents avec les forces de l’ordre. Six autres participants à cette marche ont été blessés par les balles des forces de l’ordre dans le dernier accès de violence meurtrière à secouer le pays, a annoncé l’opposition. La Guinée, petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis le 14 octobre à une intense contestation contre l’éventualité d’un troisième mandat du président Alpha Condé. Une quinzaine de manifestants ont été tués depuis cette date selon l’opposition, des dizaines d’autres ont été blessés, des dizaines arrêtés et jugés. Un gendarme a également trouvé la mort. Les autorités ne communiquent pas sur le bilan humain de ces violences. Dans un pays coutumier des protestations et des répressions brutales, les funérailles de onze manifestants morts depuis trois semaines mais dont les autorités avaient retenu les dépouilles jusqu’alors s’annonçaient comme un rendez-vous à risques. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène le mouvement, entendait transformer ces obsèques en “marche funèbre”, pour les disparus et contre le président Alpha Condé. Des centaines de Guinéens, parmi lesquels les proches et des personnalités de l’opposition, ont défilé à pied ou à moto dans le quartier de Bambeto derrière les cercueils drapés dans le drapeau national rouge, jaune et vert et portés à l’épaule. Du cortège s’élevaient les slogans “Justice pour les morts” et “Alpha, assassin”. Les affrontements ont éclaté sur le trajet, jalonné de pick-up de police, entre l’hôpital, où les familles et l’opposition avaient récupéré les corps, et la mosquée, où était prévue la prière avant l’inhumation. Dans une épaisse fumée de pneus incendiés, des groupes denses de jeunes revêtus pour beaucoup des couleurs rouges de l’opposition ont affronté à coups de pierres les engins des forces de l’ordre, les policiers et les gendarmes à pied. Ces derniers ont riposté à l’aide de gaz lacrymogène et de projectiles anti-émeutes, mais aussi à balles réelles, selon plusieurs témoignages. – Condé entretient le flou – Abdourahim Diallo, 17 ans, a été touché au ventre et a succombé à ses blessures à l’hôpital alors qu’il était venu “assister aux obsèques de son ami tué il y a deux semaines”, a dit à l’AFP sa sœur Diariana. Selon sa sœur, il a été tué par une arme à feu “à bout portant”. Les autorités avaient fait en sorte, selon l’opposition, que le cortège reste à l’écart du centre de Conakry. Elles avaient remis les corps lundi matin seulement, à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne, non loin du cimetière où ils devaient être enterrés. Le FNDC, coalition de partis d’opposition, de syndicats et de membres de la société civile, avait initialement prévu cette marche mercredi dernier. Mais les autorités avaient annoncé au dernier moment qu’elles ne restitueraient pas les corps dans l’immédiat car des autopsies, selon elles, étaient en cours. On en ignore le résultat. Il s’agit “d’élucider les causes exactes (des) décès” et d’identifier les responsabilités, dit le ministère de la Santé. Le président Condé lui-même a affirmé que ce sont les manifestants eux-mêmes qui tirent pour mettre les morts “sur le dos” du gouvernement. Il dénonce une opposition “putschiste”. Les autorités disent ne faire que défendre la sécurité publique. Les défenseurs des droits humains dénoncent, eux, un usage excessif de la force par le gouvernement, des arrestations arbitraires et une répression visant à réduire l’opposition au silence. L’opposition accuse de dérive “dictatoriale” l’ancien opposant historique qui fut le premier président démocratiquement élu en 2010, réélu en 2015, après des décennies de régimes autoritaires et militaires. Il ne fait aucun doute pour elle que M. Condé entend réviser la Constitution pour concourir à un troisième mandat présidentiel en 2020 alors que le texte actuel en limite le nombre à deux. A 81 ans, M. Condé ne confirme ni n’infirme les intentions qui lui sont attribuées.
Le procès d’un ancien haut fonctionnaire rwandais accusé d’avoir pris part au génocide dans son pays en 1994 s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Bruxelles, en présence de proches de victimes qui attendent depuis 25 ans d’obtenir justice. Fabien Neretsé, interpellé en France en 2011 et qui comparaît libre à ce procès où il encourt la prison à vie, est accusé de treize meurtres et de trois tentatives de meurtres au Rwanda, d’avril à juillet 1994. Il nie les faits. Vêtu d’un imperméable clair cet homme de 71 ans est arrivé au palais de justice en début d’après-midi, marchant difficilement en s’appuyant sur une béquille, a constaté un journaliste de l’AFP. Il ne s’est pas immédiatement présenté dans le box, la première audience du procès étant consacré à la sélection des jurés. Les débats doivent démarrer jeudi. Chose inédite en Belgique, Fabien Neretsé doit répondre de “crime de génocide”, une qualification non retenue lors des quatre procès de génocidaires rwandais qui se sont tenus à Bruxelles en 2001, 2005, 2007 et 2009. Des peines allant de 10 à 30 ans de prison avaient alors été prononcées. Cette qualification impliquant que l’accusé ait voulu s’attaquer à un groupe ethnique déterminé va être “extrêmement difficile à démontrer”, a prédit un de ses avocats Me Jean-Pierre Jacques. Un autre a dénoncé “une machination” contre ce Hutu accusé d’avoir dirigé une milice durant le génocide. En vertu d’une loi de 1993, les tribunaux belges bénéficient de la compétence universelle pour juger les crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’humanité, quels que soient le lieu où ils ont été commis, la nationalité et lieu de résidence des victimes et de leurs accusés. En l’occurrence, dans ce cinquième procès en Belgique lié au génocide rwandais, une victime civile belge est recensée, dont la sœur s’est portée partie civile en 2001. Claire Beckers était commerçante à Kigali quand elle a été assassinée dans la capitale rwandaise le 9 avril 1994 au matin avec une dizaine d’autres personnes, dont son mari, un Tutsi, et leur fille de 18 ans. La scène se passe trois jours après l’assassinat du président hutu Juvénal Habyarimana, événement qui a déclenché le génocide des tutsis au Rwanda. Fabien Neretsé habite le quartier de la famille Bucyana-Beckers et selon l’accusation c’est lui qui fait intervenir des hommes armés pour empêcher cette famille et d’autres voisins tutsis de fuir pour se mettre à l’abri. Outre cette dizaine de meurtres à Kigali, d’autres lui sont reprochés dans les préfectures de Gitarama et Ruhengeri (nord) où cet ingénieur agronome avait fondé une école. Un quart de siècle après les faits, ce procès est “la fin d’un long combat”, a dit à l’AFP Martine Beckers, sœur de Claire Beckers, “je ressens un épuisement mais je pense à ma famille, c’est important d’honorer la mémoire des victimes”. Le génocide au Rwanda a coûté la vie, entre avril et juillet 1994, à au moins 800.000 personnes, selon l’ONU, essentiellement au sein de la minorité tutsie, mais aussi parmi les Hutus modérés.
La ministre française des Armées Florence Parly a débuté lundi matin au Tchad une visite dans les pays du Sahel, deux jours après la mort au Mali d’un soldat français de l’opération antijihadiste Barkhane, dans un contexte sécuritaire régional très dégradé. “Ce voyage se tient dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile”, a déclaré à l’AFP la ministre dans l’avion l’emmenant à N’Djamena, où elle devait rencontrer lundi matin le président tchadien Idriss Déby, ainsi que le général Pascal Facon, nouveau commandant de la force Barkhane qui mobilise 4.500 militaires français dans la bande sahélo-saharienne. La visite de Mme Parly au Sahel, dont les prochaines étapes restaient encore confidentielles pour des raisons de sécurité, intervient alors qu’un soldat français a trouvé la mort samedi dans le nord-est du Mali, près de la frontière du Niger, au lendemain d’une attaque dans la même région contre une base militaire malienne qui a fait 49 morts. La pose de l’engin artisanal qui a tué le brigadier français Ronan Pointeau a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), de même que l’attaque la veille contre la base des forces armées maliennes (FAMa). Les violences jihadistes persistent dans le nord du Mali, six ans après l’intervention militaire française Serval. Elles se sont propagées vers le centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts. Les armées nationales de ces pays sahéliens, parmi les plus pauvres au monde, semblent incapables d’enrayer la progression des attaques malgré l’appui de troupes étrangères et notamment des militaires français. Voisin du Mali, le Burkina Faso est pris depuis près de cinq ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique. Depuis 2016, 204 militaires burkinabè ont péri lors d’attaques jihadistes, qui ont fait au moins 630 morts civils et militaires selon un comptage de l’AFP.
Affligés ou en colère, des centaines de Guinéens ont défilé lundi à Conakry pour accompagner au cimetière les cercueils de manifestants tués lors de récentes manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé, ont constaté des journalistes de l’AFP. Familles et personnalités de l’opposition ont marché derrière les cercueils ceints du drapeau national rouge jaune et vert de l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne vers la mosquée de Bambeto, puis le cimetière de ce quartier favorable à l’opposition où sont déjà enterrés des dizaines de personnes tuées au cours de manifestations ces dernières années. Des cris de “Justice pour nos morts, Alpha Condé assassin” se sont élevés du cortège dans lequel les proches marchaient en silence suivant un trajet jalonné de pick-ups de la police. La Guinée, petit pays de 13 millions d’habitants, pauvre malgré d’importantes ressources minières, est en proie depuis le 14 octobre à une intense contestation. L’opposition chiffre à 14 le nombre de manifestants tués depuis cette date alors que des dizaines d’autres ont été blessés, des dizaines encore arrêtés et jugés. Un gendarme a également trouvé la mort. La protestation vise le projet prêté au président Condé de briguer sa propre succession en 2020. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène le mouvement, a voulu transformer en “marche funèbre” les funérailles des 11 manifestants. Il avait prévu cette marche mercredi dernier. Mais les autorités avaient annoncé au dernier moment qu’elles ne restitueraient pas les corps dans l’immédiat car des autopsies, selon elles, étaient toujours en cours. Les corps ont finalement été acheminés directement lundi matin à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne. “Je ne pardonnerai pas à Alpha Condé qui a ordonné de tuer mon unique garçon”, a déclaré un homme d’une soixantaine d’années avant de s’effondrer alors que la foule attendait la mise à disposition des corps qui devaient ensuite être chargés dans des corbillards estampillés FNDC. M. Condé a lancé en septembre des consultations sur la Constitution, “concentré d’intérêts corporatistes” selon lui. Pour ses adversaires, il ne fait aucun doute que M. Condé entend réviser la Constitution pour concourir à un troisième mandat présidentiel en 2020 alors que le texte actuel en limite le nombre à deux. A 81 ans, M. Condé ne confirme ni n’infirme les intentions qu’on lui attribue. Les tensions actuelles font redouter à la communauté internationale une escalade dans un pays coutumier des manifestations et des répressions violentes.
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décrété un deuil national de trois jours à partir de ce lundi après l’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) contre un camp du nord, la plus meurtrière depuis des années pour l’armée malienne. Quarante-neuf soldats maliens ont été tués vendredi dans l’attaque du camp d’Indelimane, près du Niger, dans le nord-est du pays, selon les autorités. Un mois plus tôt, 40 soldats avaient trouvé la mort dans une double attaque djihadiste près de la frontière du Burkina Faso. “Le président de la République décrète un deuil national de trois jours à compter de ce lundi”, indique un communiqué lu à la radio nationale. Le président malien ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur les évènements d’Indelimane. L’organisation Etat islamique a revendiqué l’attaque samedi dans un communiqué signé de sa “Province Afrique de l’Ouest”, ainsi que la pose d’une bombe artisanale dans la même zone qui a tué un soldat français de l’opération Barkhane. Les revers subis par l’armée malienne renforcent les interrogations sur sa capacité à faire face aux agissements djihadistes et aux autres violences auxquelles le Mali est en proie depuis 2012 et qui ont fait des milliers de morts, civils et combattants. Ces violences se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts. La ministre française des Armées, Florence Parly, en visite officielle dans cette région du Sahel, a prôné lundi à N’Djamena de la “patience” dans la lutte contre les groupes djihadistes.
“Samedi matin, le 2 novembre 2019, un acte de piraterie a eu lieu dans la zone de la rade du Port de Cotonou”, selon un communiqué du port. “Le navire Bonita (…) a été attaqué à environ 9 milles de la passe d’entrée du port et 8 membres de l’équipage plus le commandant du navire, ont été enlevés”, a-t-on précisé. Une enquête est en cours et d’autres membres d’équipage, sains et saufs, étaient auditionnés dimanche. Dans un communiqué, l’armateur norvégien du navire, la compagnie Ugland, a confirmé l’attaque et l’enlèvement de neuf membres d’équipage alors que le Bonita attendait de pouvoir décharger sa cargaison de gypse. Un porte-parole de la compagnie a indiqué au journal Dagens Naeringsliv que les marins enlevés étaient tous de nationalité philippine. Le Golfe de Guinée, qui s’étend du Cameroun jusqu’au Liberia, est devenu la région maritime la plus dangereuse au monde. Les attaques de bateaux et les enlèvements contre rançon sont relativement fréquents, bien que le plus souvent concentrés le long de la côte nigériane, d’où sont originaires les pirates. Ils détournent parfois les navires pendant plusieurs jours, le temps de piller les soutes, et demandent d’importantes rançons avant de libérer l’équipage. La piraterie dans le Golfe, qui abrite les deux principaux pays producteurs d’or noir d’Afrique subsaharienne, le Nigeria et l’Angola, a sérieusement perturbé cette voie de transport maritime international essentielle au continent, et coûté des milliards de dollars à l’économie mondiale.
Depuis le début des attaques perpétrées par des individus armés contre le Burkina, c’est la première fois qu’un député-maire est tué Le député-maire de Djibo (nord) Oumarou Dicko et trois de ses compagnons sont tombés dans une embuscade. Il voyageait en compagnie de son cousin, son chauffeur et un agent de la mairie tous tués dans l’attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés. Selon un communiqué du gouverneur de la région du sahel, le véhicule du député-maire de Djibo et ses trois compagnons, a fait l’objet d’une attaque combinée perpétrée par des individus armés dimanche à Gaskinde à une trentaine de kilomètre de la localité . Les services de sécurité ont révélé que le véhicule a d’abord sauté sur un engin explosif improvisé tuant sur le coup le chauffeur alors que le député avait survécu à l’explosion. Au moins 20 morts dans une attaque au Burkina FasoLes terroristes endeuillent encore le Burkina Des témoins ont affirmé qu’il a été abattu par la suite quand assaillants ont fait irruption sur les lieux. Ils signalent qu’ils ont ouvert le feu sur le maire et le quatrième occupant du véhicule alors même que les passagers d’un car tentaient de les secourir. Les assaillants selon les témoins ne s’en sont pas pris aux passagers du car. C’est la première fois que les groupes armés abattent une autorité de ce rang depuis le début des attaques contre le Burkina en 2016. Le député-maire en route pour Ouagadougou, revenait de Djibo où il a participé au lancement d’un programme-emploi pour la jeunesse. Oumarou Dicko est parlementaire et maire sous la bannière du CDP, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès, le parti de l’ancien président Blaise Compaoré déchu en 2014.
Deux soldats maliens ont été tués et six blessés samedi lors d’une patrouille dans le centre du Mali, dans la zone de Bandiagara, après le passage de leur véhicule sur un engin explosif, a annoncé dimanche l’armée malienne. Cet incident, après la mort vendredi de 49 soldats dans une attaque djihadiste près du Niger, porte à au moins 51 le nombre de militaires maliens tués depuis vendredi. L’explosion ayant tué les deux soldats a eu lieu dans la localité de Douvombo et leur « véhicule a été détruit », a ajouté l’armée. Les blessés ont été évacués dans un hôpital de Sévaré, à 15 km de Mopti, la principale ville du centre du Mali. Un militaire français avait été tué samedi matin lors d’une opération au Mali, dans la région de Menaka (nord-est), près du Niger, également victime d’un engin explosif, une action revendiquée le même jour, dans la soirée, par le groupe djihadiste Daesh. Nombreuses attaques ces derniers jours Le même groupe djihadiste a également revendiqué samedi l’attaque ayant tué 49 soldats à Indelimane, dans la même région de Ménaka. L’attaque de vendredi à Indelimane est survenue un mois après des attaques djihadistes meurtrières le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours.
Un adolescent, âgé de 15 ans, a été mis en examen ce dimanche, à Béziers, dans l’Hérault, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie criminel de l’école des Tamaris. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le soir d’Halloween, l’établissement a été ravagé par les flammes, dans le quartier de la Devèze, à Béziers. Ce mineur est notamment poursuivi pour « destruction en bande organisée » et « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué ce dimanche, en début de soirée, le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. Placé en détention provisoire Ce mineur avait été placé en garde à vue vendredi, soupçonné d’avoir jeté des pierres sur des policiers qui intervenaient sur les lieux du sinistre. Sa garde à vue avait été prolongée samedi, et étendue « aux faits d’incendies des deux établissements scolaires et d’un véhicule stationné à proximité », a indiqué ce dimanche après-midi le procureur de Béziers, interrogé par 20 Minutes. « En effet, poursuit le magistrat, plusieurs éléments recueillis par les enquêteurs du SRPJ de Montpellier et du commissariat de Béziers permettaient de soupçonner l’implication de ce mineur dans ces faits. » Le mineur a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet et à la demande du juge d’instruction. En attendant : Déjà connu de la justice Le mineur « a seulement reconnu avoir été présent sur les lieux de ces incendies, mais il a affirmé ne pas y avoir directement participé », a indiqué le procureur. Cet adolescent est déjà connu de la justice, pour « son implication dans des faits de dégradations par incendie commis en 2017 à l’occasion déjà de la soirée d’Halloween alors qu’il avait 13 ans. Il était mis en examen par un juge des enfants et suivi dans ce cadre par la protection judiciaire de la jeunesse », a indiqué Raphaël Balland. Les investigations se poursuivent à Béziers, pour tenter d’identifier d’autres suspects.
Bouar (République centrafricaine)| CNC – L’opération du désarmement ayant débutée il y’a plusieurs mois dans la préfecture de la Nana-Mambéré est de plus en plus décriée par les candidats volontaires au désarmement.
À l’origine, selon plusieurs sources, ce sont les nouvelles mesures imposées par le service du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR). Qui aurait soulevé la colère de certains candidats volontaires dans la Nana-Mambéré. Selon la même source, ce service aurait exigé à tous les candidats volontaires au désarmement une certaine quantité des munitions de guerre (au moins 200 par candidat) et grenades (au moins 5 par candidats) pour être acceptables.
Par ailleurs, les armes automatiques de guerre quant à elles n’ont pas de quotas exigé pour le désarmement. Tout candidat ayant en sa possession une arme de guerre est automatiquement admissible au programme.
Cette nouvelle mesure, imposée par le service du désarmement, bien que compréhensible, fait couler beaucoup d’encre parmi les candidats qui dénoncent un jeu dangereux de la mafia orchestré par ce fameux service du programme du désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) :
« chaque soir, on voit des gens qui arrivent, parfois sur des motos, en provenance de Bangui ou d’autres villes du pays pour se faire inscrire sur la liste du désarmement, avec le concours de leurs parents qui sont haut placés, alors qu’ici, à Bouar, on nous impose des choses qu’on n’arrive pas à comprendre », s’alarme Rodrigue, un résident de Bouar, candidat volontaire au désarmement, qui conclut au passage que : « certaines armes qui sont déjà récupérées par le service du désarmement se retrouvent bizarrement le lendemain entre les mains d’autres candidats qui ramènent pour un deuxième désarmement. À quoi joue ce service qui privilégie des amis, parents et connaissances au détriment des vrais candidats ? ».
Contacté par CNC, le service du désarmement n’a pas voulu répondre à nos questions sur l’affaire.
Rappelons qu’en juillet dernier, les ex-Anti-Balaka avaient dénoncé la nouvelle mesure imposée par le service de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) qui aurait imposé aux ex-combattants la présentation d’une carte d’identité nationale avant le dépôt des armes.