Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:07:44 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On apprend que le président centrafricain, qui a longtemps séjourné dans le Nord de la France, bénéficiait encore en janvier 2021 d’un logement HLM à Villeneuve d’Ascq
Les relations entre la France et la RCA se sont dégradées au fil du rapprochement avec la fédération de Russie et l’implication du groupe paramilitaire russe PMC Wagner sur le terrain au point que le Président Macron lui-même ait dénoncé il y a quelques mois les « discours anti-français » cautionnés ou alimentés par certains cadres du régime centrafricain. Dans ce contexte de tensions diplomatiques et malgré son statut de chef d’Etat en fonction, on apprend que le Président centrafricain bénéficierait depuis plusieurs années d’une habitation à loyer modéré (HLM) et d’aides personnelles au logement (APL) en France pour sa résidence de Villeneuve d’Ascq en région Hauts-de-France.
Le Président Touadéra occuperait un logement HLM depuis plusieurs années à Villeneuve d’Ascq avec sa seconde épouse Brigitte Tina-Marguerite (née Guessa-Babet) et leurs trois enfants. Ce logement social est géré par la société coopérative d’HLM Habitat du Nord comme l’atteste cette copie de l’avis d’échéance de loyer datant du mois de Janvier 2021. Il est clairement mentionné sur cet avis d’échéance « qu’à partir du 1.01.2021, les APL seront calculées sur les 12 derniers mois connus. Le montant de l’APL sera ajusté tous les trois (3) mois pour correspondre de façon juste à votre situation actuelle… »
Ainsi, depuis sa prise de fonction en 2016 et malgré son statut de chef d’Etat, le Président Touadéra n’aurait manifestement jamais renoncé à bénéficier à ce logement social tout en continuant de percevoir des aides au logement en France, prestations pourtant réservées aux plus démunis
On comprend mieux l’intérêt que le président centrafricain porte aux logements sociaux dans son pays. Touadera avait inauguré, le 30 novembre 2018 à Sakaï à l’ouest deBangui, 100 appartements financés. Lesquels avaient été financés par le Royaume du Maroc?
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:26:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La France a averti mercredi le Mali qu’il perdrait le “soutien de la communauté internationale” et abandonnerait des “pans entiers de sa souveraineté” s’il avait recours aux mercenaires de la société privée russe Wagner.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Des-militaires-maliens-en-patrouille-mixte-avec-des-membres-des-Gatia-et-MSA-autour-de-Menaka-le-19-avril-2017-450×253.jpg” alt=”Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017″ width=”450″ height=”253″ />Des militaires maliens en patrouille mixte avec des membres des Gatia et MSA autour de Menaka – le 19 avril 2017
“Si le Mali engage un partenariat avec des mercenaires, le Mali s’isolera, il perdra le soutien de la communauté internationale, qui est pourtant très engagée” dans ce pays, a lancé la ministre des Armées Florence Parly au Sénat.
“Il abandonnera des pans entiers de sa souveraineté – il suffit de regarder ce qu’il se passe en République centrafricaine aujourd’hui – et loin de diversifier ses partenariats, s’enfermera dans un tête-à-tête avec une société de mercenaires”, a-t-elle ajouté.
Des membres de la société Wagner sont présents notamment en Libye et en Centrafrique où ils font l’objet d’accusations d’exactions. La France avait déjà averti Bamako qu’une implication du groupe serait incompatible avec sa présence militaire et celle d’autres pays et organisations internationales.
“Pour nous les choses sont claires, il n’est pas possible de cohabiter avec des mercenaires”, a réitéré la ministre des Armées.
Elle s’est une nouvelle fois insurgée contre les propos du Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga, qui a accusé samedi à l’ONU la France d’un “abandon en plein vol” avec la réorganisation de sa présence militaire au Sahel, et justifié ainsi les discussions avec le groupe Wagner.
Ces propos sont “inacceptables” et “proprement indécents” au lendemain de la mort d’un soldat français au Mali, a-t-elle souligné, au moment où un hommage national était rendu au caporal-chef Maxime Blasco à Paris.
“Je voudrais balayer une contre-vérité: non, la France ne se désengage du Mali!”, a-t-elle dit. “Il est tout à fait scandaleux de faire croire au monde entier que la France s’en va”.
La France a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d’ici à 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd’hui
“Faire croire qu’il serait normal d’appeler au chevet du Mali un groupe de mercenaires sous prétexte que nous rendons aux Maliens trois base militaires dans le Nord, ça c’est de la mauvaise foi”, a asséné Florence Parly.
Le sénateur Alain Jouyandet (Les Républicains, opposition), tirant un parallèle avec l’Afghanistan où le retrait des Américains a conduit au retour des talibans, a exhorté la France à rester au Sahel.
“Beaucoup sont morts pour notre liberté (…). Faisons en sorte qu’ils ne soient pas morts pour rien et c’est un peu le sentiment que j’ai en regardant ce qu’il s’est passé en Afghanistan. Quel gâchis!”, a-t-il dit.
“Ne partons pas du Sahel! Nous avons vocation à y rester”, a-t-il ajouté, alors que le président et le gouvernement affirment que la France n’a pas vocation à y rester à terme.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 30 septembre 2021, 02:17:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Russie bloque la désignation par le Conseil de sécurité des Nations unies de commissions d’experts indépendants chargés de contrôler les violations des sanctions imposées par l’Onu au Soudan du Sud, à la République démocratique du Congo, à la République centrafricaine et au Mali, ont dit à Reuters des diplomates.
centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Moscou, qui cherche à étendre son influence en Afrique, en particulier dans la zone d’influence française, se plaint du nombre d’experts désignés par les pays occidentaux et voudrait que davantage de Russes siègent dans ces commissions.
“La Russie a effectivement mis en attente son approbation de plusieurs commissions ou experts”, a déclaré à Reuters Dmitri Polianski, ambassadeur russe adjoint à l’Onu. “Malheureusement (…) la constitution de ces commissions n’est pas équilibré géographiquement. Il y a une majorité de représentants des pays occidentaux.”
Le mandat des commissions de contrôle des violations des sanctions a expiré le 1er juillet pour le Soudan du Sud, le 1er août pour la RDC, le 31 août pour la Centrafrique et va expirer ce jeudi pour le Mali.
Tant que le Conseil de sécurité ne s’accorde pas sur la liste de noms soumis par le secrétaire-général de l’Onu Antonio Guterres – quatre à six experts par commission -, le travail de ces commissions est de facto paralysé et le risque de violation des sanctions accru.
“Certains de ces experts ne remplissent pas les critères d’impartialité, de neutralité et d’indépendance”, affirme Dmitri Polianski.
La commission d’experts surveillant la Centrafrique a accusé cette année des soldats centrafricains et leurs instructeurs militaires russes d’usage excessif de la force contre les civils, de meurtres, d’occupation d’écoles et de pillage, des accusations rejetées par le Kremlin.
Un groupe jihadiste peu connu revendique le meurtre d’officiers soudanais
Bangui ( République centrafricaine ) – Un groupe jihadiste peu connu a revendiqué mercredi l’assassinat de “six” membres des forces armées lors d’une perquisition à Khartoum, acte initialement attribué par le renseignement à une cellule de l’organisation Etat islamique (EI).
“Des combattants du Mouvement ont réussi à tuer avec succès six infidèles des forces armées parmi lesquels trois officiers et deux soldats”, a déclaré le Mouvement pour le prêche et le combat, dans un communiqué publié sur Facebook, sans préciser le rang de la sixième personne tuée.Mardi, le renseignement soudanais a annoncé la mort de deux officiers et trois sous-officiers –soit seulement cinq victimes– lors d’échanges de tirs avec des “terroristes” pendant une perquisition des services de contre-terrorisme dans une maison du quartier de Jabra, à Khartoum, d’après un communiqué du renseignement soudanais.Onze “terroristes de différents pays étrangers ont été arrêtés” et quatre autres, également étrangers, se sont enfuis, d’après ce communiqué.Le meurtre des cinq “héros” a été dans un premier temps attribué à une “cellule liée à l’EI” par le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok.Le Mouvement pour le prêche et le combat, jusque là peu connu, a également revendiqué mercredi la tentative d’assassinat de M. Hamdok en mars 2020, pour laquelle les autorités n’ont pas encore identifié de coupable.Le groupe jihadiste a assuré n’avoir aucun lien avec l’EI, assurant vouloir mener de nouvelles attaques malgré les “astuces médiatiques” des autorités soudanaises.En 2019, le département d’Etat américain a mis en garde contre une possible arrivée au Soudan de l’EI, qui n’existe plus que dans des poches en Syrie et des cellules clandestines terrées dans le désert et dans les montagnes d’Irak.Sous le régime de l’ancien autocrate Omar el-Béchir, le Soudan était devenu un pays paria sur la scène internationale en raison de son soutien aux groupes extrémistes islamistes, notamment en accueillant Oussama Ben Laden et Al-Qaïda entre 1992 et 1996.M. Hamdok est le chef du gouvernement de transition mis en place après la chute de M. Béchir, destitué par l’armée en avril 2019 sous la pression populaire. Depuis août 2019, le gouvernement de transition tente de rompre l’isolement international du pays. En décembre 2020, Washington a ainsi retiré Khartoum de sa liste d’Etats “soutenant le terrorisme”.
La Russie menace de bloquer YouTube après la suspension d’une de ses chaînes de télévision allemandes
Bangui ( République centrafricaine ) – Le gendarme des télécoms russe Roskomnadzor a menacé mercredi YouTube de blocage, si ce dernier se refusait à lever la suspension des comptes allemands de la chaîne de télévision publique RT.
L’autorité des télécommunications indique avoir demandé à Google, maison-père du site, “de lever dans les plus brefs délais les limites imposées au chaînes YouTube RT DE et Der Fehlende Part”.”La législation prévoit une suspension totale ou partielle d’accès si le propriétaire d’une plateforme n’exécute pas un avertissement de Roskomnadzor”, indique-t-elle.Le site de vidéos de l’américain Google a bloqué mardi les comptes RT DE et Der Fehlende Part, pour avoir violé les règles internes de la communauté en diffusant de “fausses informations” sur le coronavirus et d’avoir voulu contourner une suspension de téléchargement.C’est “un acte d’agression d’information sans précédent de la part de YouTube”, a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, accusant les autorités allemandes d’avoir “évidemment encouragé, voire insisté” sur cette décision. “L’objectif de cette agression envers les projets de la holding russe est évident: faire taire les sources d’informations ne s’inscrivant pas dans un cadre médiatique confortable” pour les autorités en Allemagne, assure la diplomatie russe qui y voit “la poursuite d’une guerre d’information contre la Russie”.Dans ce contexte, “la prise des mesures de représailles symétriques à l’encontre des médias allemands en Russie (…) semble non seulement appropriée, mais aussi nécessaire”.Un outil de propagandeRT, qui émet notamment aussi en anglais, français et espagnol, est considéré comme faisant partie des efforts de propagande déployés par le Kremlin à l’international. Selon RT, cette suspension devait être levée mercredi.La Russie a multiplié les offensives contre les grands réseaux sociaux et plateformes digitales ces derniers mois, accusant celles-ci d’être à la solde d’intérêts occidentaux.Elle a notamment forcé Google et Apple à bloquer en Russie une série de contenus en lien avec l’opposant incarcéré et bête noire du Kremlin, Alexeï Navalny.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:22:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La liberté de la presse est l’un des principes sur lesquels repose la démocratie. Malheureusement, au regard de la situation actuelle en Centrafrique, il est possible d’affirmer que cette démocratie est sous menace.
les journaux de Centrafrique
Fake-news, désinformation et manipulation de l’information, menées par des pseudo-journalistes, sont devenues monnaie courante. La fonction première d’un journaliste est d’informer, d’expliquer, d’alerter, de raconter et de faire comprendre la réalité, ni plus ni moins.
Lorsqu’un journaliste rédige, il est en droit de donner son avis, son impression, faire part de sa sensibilité politique. Cependant, son devoir premier est de raconter les faits, et rien que les faits. Bien que difficile par moment, voire risqué selon les contextes, ce métier est des plus passionnants car invite le professionnel à dépasser ses limites et adopter un niveau de compréhension au-dessus de la moyenne. Et ce, dans un seul et même objectif : dire la vérité. En effet, c’est bien là que doit résider l’essentiel du métier d’un journaliste.
Pourtant, il nous faut malheureusement constater que de nombreux journaux centrafricains peinent aujourd’hui à faire preuve d’objectivité et, de surcroît, ne disent pas toujours la vérité. Ainsi, on peut s’interroger sur la raison derrière ce triste constat.
La réponse la plus explicite qui nous vient à l’esprit concerne les profils de ceux qui rédigent les articles. En effet, nombreux d’entre eux n’ont rien d’un journaliste, si ce n’est le nom. Au contraire, il s’agit de gens qui, cachés dans l’ombre, inventent, mentent et paient pour que leurs mensonges soient édités : les Russes !
En effet, leur réputation n’est plus un secret pour personne : désinformation, diffamation, mensonge, telles sont les pratiques qu’ils orchestrent dans l’ombre pour faire croire à nos dirigeants et à la population que sans eux la paix n’est plus possible.
Leur méthode est pourtant bien connue comme cela a été prouvé par leur implication aux élections américaines de 2016, pour ne citer que cet exemple. Ils disposent de fermes de manipulations qui inondent les réseaux sociaux de mensonges par le biais de faux comptes. En rca, ils paient plus de 10 000 FCFA pour publier des articles qu’ils écrivent mais ne signent jamais.
Certains jours, dans la presse locale de Bangui, on découvre dans des journaux différents le même article avec les mêmes photos et les mêmes fautes d’orthographe mais signés d’un nom différent à chaque fois. Curieusement, ces articles sont systématiquement soit à la gloire des « Russes » soit à charge contre ceux qui les gênent.
Les mots « déontologie » et « éthique » ne semblent pas faire partie de leur vocabulaire. Pour preuve, ils n’hésitent pas à acheter les journalistes qui n’ont bien souvent pas d’autres choix que d’accepter cet ignoble marchandage.
Dans leur volonté d’agrandir leur influence dans le pays, ils cherchent à contrôler quelques-uns de nos hommes politiques et les rendre dépendants de leurs décisions. Le but derrière tout cela est très clair : chasser les entreprises étrangères en place en RCA pour y implanter les leurs. Sans l’ombre d’un doute, ils ne sauraient pas réaliser ce rêve sans passer par les médias et manipuler des journalistes dans un premier temps.
De ce fait, il est clair que notre liberté de la presse est menacée. Il revient, ainsi, aux journalistes de la défendre corps et âme et rendre à ce métier la noblesse qui lui revient et de ne plus en faire une arme à manipulation massive. Car, cette liberté est, avant tout, garante de la démocratie. Notre démocratie !
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:47:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’attaque s’est produite dans la matinée du mardi 28 septembre 2021 au PK10 sur l’axe Bambari Ippy, juste au niveau du croisement de Ndassima. Un caporal des FACA tué, un autre capturé par les assaillants lors dudit affrontement.
Obo-450×253.png” alt=”Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC” width=”450″ height=”253″ />Les soldats FACA . Photo CNC
Selon l’État major de l’armée, un poste des soldats FACA au village Kombélé, situé au croisement Ndassima sur l’axe Ippy a été la cible d’un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Selon les autorités militaires de Bambari, les soldats en poste lors de l’attaque étaient au nombre de six, dont un tué et un autre pris en otage. Mais selon des sources confidentielles, en réalité les militaires en poste au moment de l’attaque n’étaient que deux. Selon la stratégie que leur hiérarchie avait mise en place, sur chaque barrière, il faudrait 10 militaires en faction chaque jour. Mais dans les faits, c’est tout autre chose. Pour ce mardi 28 septembre, leur commandant déplore que plusieurs d’entre eux ne fussent pas à leur poste. Ils étaient derrière leur copine dans le quartier quand les assaillants avaient attaqué deux de leur collègue qui était en faction. Au nombre réduit, ils ne pouvaient rien faire. C’est ainsi que l’un avait été tué, et l’autre prit en otage par les assaillants.
Selon nos informations, la dépouille du caporal a quitté Bambari mardi vers 14 heures pour Bangui.
Rappelons que c’est la troisième attaque en moins d’une semaine contre les positions des soldats des forces armées centrafricaines (FACA). La première au village Biadé, faisant un mort et un blessé grave, et la deuxième à la sortie de Bambari, avec un mort dans le rang des FACA.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:10:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’acte criminel s’est produit dans les après-midi du mardi 28 septembre 2021 au village Bezèrè, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga. Selon des témoins, les Mercenaires russes ont débuté leur patrouille mortelle 24 heures plutôt sur l’axe Bozoum Paoua avant de sortir vers Bocaranga, notamment au village Bezèrè.
Village Loh sur axe Bozoum Paoua. Photo CNC
Selon plusieurs témoins interrogés par CNC, dans l’après-midi du dimanche 26 septembre 2021, des mercenaires russes de la société Wagner, à bord des motos et des pick-up, ont quitté la ville de Bozoum à destination du village Loh sur l’axe Paoua. Ils étaient arrivés dans un campement des éleveurs peuls, procédant à la destruction des habitations et tuer 5 personnes. Sur place, ils ont passé la nuit avant de revenir le lendemain sur l’axe Bozoum Bocaranga. Au village Ngoutérè, sur l’axe Bozoum Bocaranga, ils ont procédé au pillage de la ville. Plusieurs boutiques et des habitations ont été pillées. Ils ont mis la main sur trois motocyclettes appartenant aux commerçants locaux. Et ce n’est pas fini. Le lendemain, c’est-à-dire ce mardi 28 septembre, ils ont repris leur patrouille mortelle vers le village Bezèrè, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, où ils ont procédé à l’interpellation de trois éleveurs peuls qu’ils les ont assassinés sur place avant de reprendre leur route.
Un acte dénoncé par la communauté peule de Bezèrè qui prend à témoin la communauté internationale, notamment la Minusca sûre des multiples exactions perpétrées par les mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles peules de Centrafrique.
Par ailleurs, au village Banga, dans la commune de Haute bombée, vers Mambéré-Kadéi, les populations ont soupçonné les hommes de Wagner d’avoir miné plusieurs habitations avec des engins explosifs et des grenades. Des journalistes du CNC sont de retour dans le village. Les détails dans nos prochains articles.
Bangui, République centrafricaine, mercredi 29 mardi, 28 septembre 2021, 19:49:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques jours, certaines personnalités centrafricaines séjournent en Italie, à Sant’Egidio pour des concertations. Il s’agit entre autres de s’anciens premiers ministres Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye, Mahamat Kamoun et d’autres personnalités politiques et de la société civile. Ces nouveaux échanges se concentrent sur le dialogue républicain promis par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et actuellement en cours de préparation. Les travaux de concertation ont débuté ce mardi 28 septembre 2021.
Photo de la cérémonie d’ouverture de la rencontre entre Centrafricains en prélude au dialogue républicain le 27 septembre 2021 à Rome, Saint’ Egidio, en Italie
La séance de travail de ce mardi matin a été l’objet d’une passe d’armes très dure.
La majorité des participants s’est clairement prononcée pour la participation des groupes armés au dialogue qui par conséquent se devra d’être inclusif. Un bémol a toutefois été introduit en ce que seuls les membres et dirigeants de groupes armés centrafricains devraient être conviés dans le cadre de ce dialogue.
Les représentants des pouvoirs publics se sont, sans surprises aucunes, opposés à ce principe. Ils ont défendu la position connue du Président TOUADERA qui est celle d’un dialogue inclusif avec celles et ceux, des fils de la RCA, qui ont “demeuré dans la République”. C’est-à-dire une inclusivité sans groupes armés. Ces derniers devront, pour ceux qui l’acceptent, revenir dans l’accord de Khartoum et seront donc traités au regard des dispositions de cet accord.
Cette position minoritaire a été soutenue par la Communauté Sant’ Egidio qui a défendu cette ligne.
Selon ce schéma, on s’achemine donc vers un dialogue à deux étages.
Cette conclusion a posé 2 problèmes :
– certains participants déclarent refuser de signer le document final s’il est rédigé selon cette vision ;
– aucune solution n’est envisagée pour les groupes armés qui refusent de rentrer dans l’accord de Khartoum ou pour les groupes qui seraient nouvellement créés.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 29 septembre 2021, 02:15:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Responsable en service du BARC de Bossangoa et président préfectoral du parti KNK de l’Ouham, Monsieur Archimèd OGUÈRE avait été arrêté par les gendarmes, puis transféré dans les bases des Russes le vendredi 18 juin 2021 à Bossangoa. Mais quelle est la raison de son arrestation par les forces de l’ordre ? S’agit-il d’un règlement de compte politique ou personnel ?
Monsieur Archimèd OGUÈRE
Selon des informations recueillies, Monsieur OGUERE fraîchement venu de la ville de Bertoua au Cameroun pour son nouveau poste d’affectation à Bossangoa a réellement pris service pendant le mois d’août 2020. Mais deux mois plus tard, l’homme a été élu Président préfectoral de l’Ouham du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé. C’est un parfait mélange qui irrite au plus haut sommet de son organisation. Des murmures commencent à se faire entendre, certains préfèrent le voir remplacer en mettant fin à son contrat, d’autres complotent secrètement pour son arrestation, ou voir même le liquider physiquement. Ainsi, le Président du conseil d’administration du BARC, Monsieur Sani Yalo a fait dépêcher une mission à Bossangoa en vue d’installer officiellement le remplaçant de OGUERE sans le tenir informé. Cette mission, dirigée par monsieur Baba kowotrolo, avait aussi un objectif, procédé à l’arrestation de Monsieur Archimèd OGUÈRE avec l’appui des gendarmes locaux, car celui-ci a déjà franchi la limite en intégrant le parti KNK qui est assimilé au groupe armé CPC dirigé par l’ancien Président François Bozizé, selon ses détracteurs. C’est ainsi que lors de la passation de service entre lui et son remplaçant dans les locaux du BARC à Bossangoa, les gendarmes étaient venus procéder à son arrestation.
Cependant, pour beaucoup des centrafricains , cette arrestation arbitraire cache beaucoup de zones d’ombre. D’abord ils se demandent dans quel pays au monde une unité de la gendarmerie peut-elle arrêter un agent de l’état ensuite le remettre aux Mercenaires russes pour sa liquidation physique ?Enfin, les mercenaires russes, après toutes les investigations mener dans la ville de Bossangoa, n’ont rien reproché à monsieur OGUERE de son soit disant collaboration avec la CPC et ceci ont décidé quand-même de le transféré à Bangui . Alors, comment comprendre son placement depuis trois mois sous mandat de dépôt par le Doyen des juges ? D’ailleurs semblerait il que lors des interrogatoires de monsieur OGUERE, au lieu de lui poser des questions sur les faits qui lui sont reprochés (atteinte à la sûreté intérieure de l’état) le Doyen des juges le Magistrat Mathieu Nana Bibi s’attarde exclusivement sur des questions sociales touchant à la collaboration entre OGUERE et ses collaborateurs du BARC. Est-ce que le Doyen dispose des preuves des faits reprochés à monsieur OGUERE ? Si oui qu’attend il pour les brandir afin de l’inculper ? À vrai dire le dossier OGUERE est vide, et à suivre de très près, car ce dossier témoigne de manière palpable l’influence du système Touadera à écraser tous les opposants à son régime.
“Poutine est un voleur”: plus d’un millier de Russes dans les rues contre des fraudes “colossales” aux élections législatives
Bangui ( République centrafricaine ) – Plus d’un millier de Russes ont manifesté samedi à Moscou à l’appel du Parti communiste, protestant contre ce que les critiques du Kremlin ont qualifié de fraudes massives lors des élections législatives des 17-19 septembre.
Sur une place Pouchkine noire de monde, des figures du Parti communiste ont harangué une foule compacte et calme, décriant un scrutin “volé”, selon un correspondant de l’AFP sur place.Le parti au pouvoir “Russie Unie a volé les sièges des députés”, a déclaré devant la foule Valéri Rachkine, premier secrétaire du Parti communiste à Moscou, critiquant une “fraude électorale colossale à Moscou”.”Poutine est un voleur”, scandaient les manifestants, appelant également à libérer les prisonniers politiques.Certains brandissaient des pancartes réclamant que l’on recompte les votes, tandis que d’autres exprimaient leur soutien à l’opposant emprisonné Alexeï Navalny.Le dirigeant du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, était absent, invité samedi avec d’autres dirigeants de partis à s’entretenir avec le président russe Vladimir Poutine.Avant le début de la manifestation, non autorisée par les autorités, ces dernières ont arrêté plusieurs militants politiques dont Sergueï Oudaltsov, chef d’un parti de gauche radicale, a indiqué l’ONG OVD-Info, spécialisée dans le suivi des manifestations en Russie.Un important dispositif policier avait été mis en place sur la place Pouchkine, mais les forces de l’ordre n’ont pas tenté de disperser la manifestation, se contentant de diffuser de la musique à un volume élevé afin de noyer les discours prononcés par les manifestants.Les élections législatives ont vu le parti du pouvoir rafler une majorité des deux tiers, assez pour réviser la Constitution, point final d’un scrutin sur-mesure dont avaient été exclus les détracteurs de Vladimir Poutine.Alexeï Navalny et ses alliés, faute de pouvoir participer au scrutin après le classement de leur mouvement comme “extrémiste” par la justice, avaient mis au point une stratégie visant à encourager les Russes à donner leur voix aux candidats les mieux placés pour battre ceux du pouvoir, souvent des communistes.Selon l’opposition, ce “vote intelligent” aurait remporté un large succès notamment à Moscou, mais a été contrecarré par les fraudes.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:08:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Organe réunissant le Président de la République centrafricaine et les membres du gouvernement centrafricain pour discuter et adopter certains des actes principaux du pouvoir exécutif, le conseil des ministres centrafricain est désormais élargi aux Russes et aux autorités rwandaises. Une première fois depuis l’indépendance de la RCA.
Le gouvernement Dondra au complet. Copyrightla renaissance
Selon des informations concordantes recueillies par CNC, l’ambassadeur russe en Centrafrique, Monsieur Vladimir Titorenko, ou son représentant siège régulièrement aux conseils des ministres chaque semaine à la présidence de la République. Il prend la parole et dicte des conduites à adopter. On ignore les vraies raisons de la présence russe dans ce cercle de décision, mais tout porte à croire qu’ils supervisent toutes les décisions prises par le gouvernement pour savoir si elles sont conformes aux intérêts russes en Centrafrique.
Et ce n’est pas fini pour autant ! Même les autorités rwandaises suivent aussi régulièrement en direct depuis Kigali par vidéoconférence toutes les séances du conseil des ministres tenues chaque semaine au palais de la renaissance. D’après nos sources, les autorités rwandaises se moquent régulièrement de la timidité du chef de l’État Faustin Archange Touadera face à son Premier ministre et les membres de son gouvernement. Il ne fait que les écouter c’est tout.
D’après un membre du gouvernement rwandais très déçu après séance, Touadera veut imiter Kagamé, mais malheureusement brille par sa timidité, et n’a pas la facilité de langage tout comme le courage de prendre des décisions face aux membres de son équipe gouvernementale comme son homologue rwandais .
Ces pratiques nouvellement instaurées dans le pays soulèvent un autre problème qui est celui de la souveraineté de la République centrafricaine.
Les Mercenaires russes de la société Wagner sont omniprésents dans l’appareil étatique. Des conseils des ministres aux combats aux côtés des FACA en passant par la tenue de la douane centrafricaine et instruction des militaires, policiers et gendarmes, la Centrafrique a perdu sa souveraineté. Ce qui pousse le ministre d’État Jean-Willybiro SAKO à dire à haute et intelligible voix que ce sont les Russes qui contrôlent et dirigent le pays.
Selon certains observateurs nationaux, l’intérêt des autorités centrafricaines est surtout de multiplier le clientélisme international et de diversifier la dépendance. La nouvelle revendication de souveraineté du régimes de Bangui consiste à démultiplier les liens de dépendance au lieu de créer les conditions économiques de la souveraineté.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:34:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un journaliste du CNC, Monsieur D. Y. Ibrahim a reçu ce samedi 25 septembre au stade omnisport de Bangui une menace d’arrestation et de mort alors qu’il était en train de couvrir un gala de box au palais d’omnisport.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Le-Ministre-de-la-Communication-et-des-Medias-Porte-Parole-du-Gouvernement-450×253.jpg” alt=”Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement Monsieur Djori” width=”450″ height=”253″ />Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement
Le samedi 25 septembre, au palais d’omnisport à Bangui, lors du gala de boxe pour la consolidation de la paix et la réconciliation nationale, l’un de nos journaliste, Monsieur D. Y. Ibrahim a été menacé d’arrestation et de mort par le ministre de communication Serge Ghislain Djorie.
Selon le ministre, le journaliste, qui connaît d’ailleurs bien le ministre pour avoir couvrir sa campagne électorale sans contrepartie en décembre dernier, doit obligatoirement écrire un article et envoyé à sa rédaction dans lequel il mentionne que les informations publiées sur CNC dans lesquelles on dénonce les exactions des Mercenaires russes dans les villes de province ne sont pas authentiques. Mais face à la réticence du journaliste, le ministre passe à la vitesse supérieure et menace. D’après lui, c’est déjà fini pour tous les journalistes du CNC, quel que soit leur endroit sur la terre.
« Je vous dis sincèrement entre nous, tous les journalistes du CNC à Bangui comme en province, ou encore en France, nous allons tous les prendre un à un. Ils vont regretter de leur vie », déclare le ministre Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement.
Mais ce qui échappe peut-être au ministre, c’est qu’aucun journaliste du CNC n’a pas la possibilité d’influencer sa rédaction. Les menacer ne changera rien à la ligne éditoriale du CNC.
De par l’analyse de la différente série de menaces de mort à l’encontre de nos journalistes, tout indique clairement qu’il y’a une partie de nos autorités qui tiennent mordicus à faire taire définitivement CNC.
Sur ce point, la rédaction du CNC prend à témoin la communauté nationale et internationale sur les graves dérives pour la liberté de la presse en République centrafricaine.
Rappelons que depuis plusieurs mois en République centrafricaine, Il y’a des restrictions pour empêcher les journalistes du CNC de faire correctement leur travail en province comme à Bangui.
Il faut noter au passage que le ministre Serge Ghislain Djorie est un cousin direct du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Candidat malheureux à la dernière présidentielle du décembre dernier, il a recueilli moins de 0,5% de suffrage exprimé, selon l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:07:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme est un ex-commandant en charge des impôts de l’UPC et proche du sulfureux ministre Hassan Bouba. Il a été arrêté ce samedi après-midi par les éléments de l’office central de la répression du banditisme (OCRB) et placé en garde à vue.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Le suspect s’appelle Mamadou Nassir, ex-commandant en charge des impôts de l’UPC, et proche du sulfureux ministre de l’Élevage Hassan Bouba. Selon nos informations, il a été arrêté sur le marché à bétail au village Bouboui, situé à 45 kilomètres de Bangui sur l’axe Damara par les éléments de l’office central de répression du banditisme (OCRB).
Selon les mêmes sources, l’opération avait eu lieu samedi après-midi suite à des renseignements faisant état de sa présence clandestine au milieu des éleveurs au marché à bétail de Bangui comme un agent du ministère de l’Élevage. L’homme se trouve actuellement en garde à vue à l’OCRB, mais certains de ses proches ont indiqué qu’il serait probablement libéré au début de cette semaine par le ministre de l’Élevage Hassan Bouba. Cependant, d’autres ont préféré ne pas garder leur langage dans la poche et profèrent des menaces à l’endroit des forces de l’ordre, comme Monsieur Moussa Bobiri Aliou qui a indiqué que de gré ou de force, il sera libéré.
Rappelons que le tchadien Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), nommée au gouvernement dans le quota de l’UPC, crée désormais une faction dissidence de l’UPC proche du gouvernement. À ce titre, certains officiers de l’UPC favorable au sulfureux Hassan Bouba ont été nommés clandestinement à des postes au ministère de l’Élevage, d’autres positionnés secrètement au marché à bétail comme des contrôleurs ou encore des percepteurs.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:54:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Surnommé Tintin Alkato, un mercenaire de la société Wagner qui se dit frère cadet de Monsieur Valery Zakharov multiplie des exactions sur la population de Paoua. L’homme est surtout incontrôlable et imprévisible. Ce dimanche 26 septembre 2021, il a fait à nouveau usage de son arme pour braquer des commerçants au niveau du marché central de Paoua.
Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Surnommé Alkato en raison de sa marche dit en fauchage, marche boiteuse, l’homme serait le chef des mercenaires de Wagner à Paoua. Mais chaque jour qui passe, c’est le calvaire pour la population, en particulier les commerçants.
« Depuis plusieurs mois, Monsieur Alkato a mis très mal à l’aise tout le monde ici à Paoua. Chaque soir, il prend son véhicule de service, il l’arrête sur la pleine route et descends parfois torse nu avec son arme de service en main. Sans hésitation, il fouille une à une les boutiques. Quand il voit un pousse-pousse, passe, il interpelle le pousseur et bloque son pousse-pousse », témoigne un habitant du quartier Combattant de Paoua interrogé par CNC au début de ce mois.
« Monsieur Alkato, malgré son état physique boiteux, vient parfois dans des auberges et ramasse seul des matelas pour partir avec. C’est triste, mais c’est une réalité », explique un autre habitant au début de ce mois. Mais ce dimanche 26 septembre, l’homme a franchi la limite. Il a voulu dévaliser tous les commerces de Paoua. Selon des témoins interrogés par CNC, l’homme était venu dans un premier temps devant le marché. Faisant comme s’il voulait acheter de méchoui, l’homme dégaine son arme et faisait des tirs assourdissants en l’air. Pris de panique, le vendeur et certains acheteurs qui étaient présents ont pris la fuite, laissant Monsieur Alkato seul qui se servait tranquillement à volonté.
Interrogé par CNC, le vendeur affirme qu’il avait eu une perte de 45 000 francs CFA ce jour. En plus, Monsieur Alkato a pris également la marmite de bouillie d’une vendeuse et partir avec.
À Paoua, on ne parle que de lui dans les quartiers, dans les rues et dans les commerces. À Bangui, les autorités du pays, qui collaborent étroitement avec ces mercenaires de Wagner, se lancent dans des campagnes de mensonge pour les protéger. Mais comme disait l’ancien Président Ange Félix Patassé, le mensonge prend l’ascenseur, mais la vérité prend pour lui l’escalier, c’est-à-dire que le mensonge va vite, mais la vérité va lentement.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 27 septembre 2021, 02:03:18 ( Corbeaunews-centrafrique ). Organisé dans le cadre de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale, un gala de boxe avait eu lieu ce samedi 25 septembre au palais omnisport de Bangui. L’évènement était organisé par la fédération centrafricaine de boxe et ses partenaires comme la Télécel et le Détachement Liaison et Contact de l’Armée française de la Mislog qui a financé le nouveau ring de boxe.
Combats de boxe en cours au stade omnisport de Bangui le 25 septembre 2021
Le premier gala de boxe, organisé depuis de longs mois dans la capitale centrafricaine, a comblé les attentes de tous les passionnés du noble art.
En cet après-midi ensoleillé du samedi 25 septembre 2021, des boxeurs de toutes catégories se sont affrontés sur un nouveau ring financé par la Mislog française. C’était en présence de quelques autorités du pays, notamment le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie; le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, commandant de la Missions Logistique de l’armée française à Bangui;
La représentante de la Télécel; le président de la fédération centrafricaine de boxe; la représentante du président de l’Assemblée nationale; le représentent du Premier ministre en matière de la jeunesse; le directeur de cabinet du ministère de la Jeunesse et des sports et la secrétaire générale adjointe de CNOSCA.
Le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE en train de faire son discours lors de la gala de boxe au stade omnisport
En deux heures, 9 combats ont défilé deux ou trois rounds, selon les catégories.
Selon le lieutenant-colonel Thomas DEBESSE, “La boxe, peut-être plus encore les autres sports, est synonyme du respect de soi, des règles et de son adversaire. Pour réussir dans ce sport, il faut faire preuve d’honneur, de discipline et de loyauté. Mais il faut aussi faire preuve de courage, d’humilité, de persévérance et de dépassement de soi”.
“Ces valeurs sont essentielles à la consolidation de tout individu, de toute société ».Il exprime également sa joie “Soyez rassurés que je sois très heureux d’assister à ce gala de boxe destiné à faire la promotion de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale.”
Rappelons que les 5 meilleurs du gala seront sélectionnés pour le Championnat du monde en Serbie à Belgrade, qui aura lieu du 26 octobre au 06 novembre 2021.
Le Tchad inquiet par la présence de Wagner en Afrique
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de la diplomatie tchadienne estime que le groupe paramilitaire russe Wagner constitue une menace pour la sécurité des pays de la sous-région, dont le Tchad.
“Toute ingérence extérieure, d’où qu’elle vienne, pose un problème très sérieux pour la stabilité et la sécurité de mon pays”, a déclaré le ministre tchadien des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Chérif MahamatZene à propos de l’implication de la société privée Wagner en Afrique et de la probable signature d’un contrat avec le Mali.
“Il y a des Mercenaires russes présents en Libye, qui sont aussi présents en République centrafricaine. Nous avons des raisons de nous préoccuper de la présence de ces mercenaires parce que les assaillants qui ont attaqué le Tchad en avril et causé la mort du président Idriss Deby Itno ont été formés, encadrés par la société privée de sécurité Wagner”, a-t-il ajouté.Attaque du territoire tchadien”
Le 30 mai, le Tchad a fait l’objet d’une attaque près de la frontière centrafricaine (…) appuyée certainement des Russes”, a aussi rappelé le chef de la diplomatie tchadienne. “Nous avons toutes les preuves de la présence de ces Russes au côté des forces centrafricaines et cela nous préoccupe”, a expliqué le ministre.Selon Chérif Mahamat Zene, Wagner a engagé son “personnel en Libye et en Centrafrique” et “il est évident qu’il y a des communications téléphoniques entre les deux entités. Ça nous en avons des preuves, les deux communiquent, ça c’est sûr”.
Aide au Sahel
Lors d’un discours pré-enregistré par vidéo devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président de transition tchadien, le général Mahamat Idriss Deby Itno, a réclamé une aide accrue pour les pays du Sahel faisant face à la montée en puissance de groupes jihadistes.
“Tout en saluant les efforts fournis par les différentes forces intervenant au Sahel, le Tchad souligne l’impérieuse nécessité d’un soutien multiforme plus important tant aux forces conjointes (du G5 Sahel) qu’à leurs Etats membres individuellement pris””, a-t-il dit.En marge des travaux de la 76e session de l’Assemblée générale de l’Onu qui se poursuit à New-York aux Etats-Unis, Chérif Mahamat Zene a également réitéré au micro de la DW, la demande de soutien exprimée par son pays, à la communauté internationale afin d’accompagner et surtout de financer la transition politique en cours.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 25 septembre 2021, 02:57:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, en partenariat avec les militaires français de la MISLOG ont réalisé une cérémonie de distribution de kits scolaires au profit des élèves de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto ce jeudi 23 septembre 2021.
Photo de famille des membres de L’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement
Au nom de l’Association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, son Président, Monsieur KOLITI Vianney Cornéa tenait à situer la portée de ce don avant d’exhorter les parents à laisser leurs enfants à aller à l’école, car ces kits vont leur redonner la valeur dans leurs études.
« « Il faut qu’ils aillent à l’école. Peut-être demain, l’école va les aider à devenir quelqu’un dans ce pays ». D’après lui, lors de la récente crise qui a secoué le pays, beaucoup des enfants ont perdu leur parent, et d’autres sont obligés, par manque des moyens, abandonnés leurs études. On espère bien que ces kits vont leur permettre de redonner l’espoir de regagner les bancs de l’école.
Pour le maire de Lobaye, Monsieur DAKPO Marc, la ville de Mobaye, commence petit à petit à retrouver son calme d’avant grâce à la présence des forces de défense et de sécurité, des Casques bleus de la Minusca. Sauf que dans des villages périphériques, les rebelles de l’UPC sont toujours présents et font peur à la population.
D’après lui, l’école fonctionne tant bien que mal à Mobaye, mais certains professeurs affectés dans la région sont toujours à Bangui, seuls quelques-uns qui ont regagné leur poste.
Pour l’adjudant Laurent de la mission logistique française, ce don de 100 kits scolaires est fourni aux élèves de Mobaye via l’association des Jeunes Ressortissants de la Basse-Kotto pour la paix et le Développement, représentée par Monsieur KOLITI Vianney Cornéa, son Président qui a sensibilisé la mission sur le fait que la Basse-Kotto géographiquement est loin de Bangui et que les enfants ont les mêmes besoins qu’ailleurs.
« Suite à leurs arguments qui nous ont beaucoup sensibilisés, nous avons pu, avec nos humbles moyens, pouvoir leur fournir ce don des kits scolaires ».
Rappelons que la récente crise militaropolitique qui a secoué la rca, la préfecture de la Basse-Kotto n’a pas été épargnée. Durant près de 7 années, la région était complètement envahie par des groupes armés, détruisant des habitations, des bâtiments administratifs, etc.
Mais depuis plus de 7 mois, avec le retour au calme dans le pays et le déploiement des forces de défense et de sécurité dans la région, un calme précaire s’est établi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-chef-rebelle-tchadien-baba-laddé-IMG_4fvr2020201536-450×424.jpg” alt=”le chef rebelle tchadien baba-laddé IMG_4fvr2020201536″ width=”450″ height=”424″ />Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.
DÉCLARATION DU GÉNÉRAL BABA LADDE :
Au Mali, nos contacts dans les groupes signataires des accords de paix nous ont informé qu’ils reprendront les armes si les Mercenaires russes de Wagner intervenaient au Mali.
3 raisons à cela:
– certitude que les civils maliens subiront la barbarie des mercenaires
– pillage des ressources du Mali
– soutien aux victimes centrafricaines des Wagner
Le FPR et le général Baba Laddé se félicitent de cette solidarité internationale.
Nous appelons tous les Peuls, les amis des Peuls ou plus simplement ceux attachés aux droits humains à se mobiliser contre Wagner.
Toutes les communautés centrafricaines sont victimes des exactions barbares des mercenaires Wagner, mais particulièrement les Musulmans et encore plus particulièrement les civils Peuls.
Les civils Peuls en rca se font massacrer dans l’indifférence générale.
Nous devons tous nous mobiliser pour arrêter ces crimes contre l’humanité.
Nous condamnons Hassan Bouba, un fils du FPR qui a choisi d’être complice du massacre de son propre peuple pour quelques billets donné par l’illégitime président Touadera.
Nous dénonçons aussi le comportement du mouvement rebelle tchadien FACT:
Attaqué par leur ancien patron Khalifa Haftar, les communiquants de ce mouvement accusent faussement la France d’intervenir alors que Wagner aide Haftar. Mais ils sont silencieux sur le rôle des mercenaires Wagner car depuis des mois le FACT espère obtenir l’aide des Russes pour prendre le pouvoir au Tchad.
En Libye, les hommes du FACT se sont fait tuer par leurs anciens collègues Wagner, en RCA des civils Tchadiens se sont fait massacrer par ces même mercenaires. Mais eux espèrent encore une alliance avec les Russes.
Le FACT prétend vouloir la démocratie. Mais Wagner ne s’alliera avec une rébellion que s’ils ont la certitude qu’un dictateur s’installera et les laissera piller les ressources.
Mais que pouvons nous attendre de ce mouvement qui n’a pas hésité à tuer ses frères du CCMSR et de l’UFDD pour l’argent d’Haftar.
Le FPR n’abandonnera jamais son peuple massacré tous les jours.
Le combat est total contre les mercenaires Wagner et les alliés locaux de ces barbares.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-Minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 25 septembre 2021, 02:29:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). La nomination du général Ely Zayed Ould M’Bareck à la tête de la task force de Bangui de la Minusca, la mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique, a provoqué plusieurs manifestations. (
Ancien soldat dans les années 1990, Abdel Aziz Soumaré ne digère pas la nomination du général Ely Zayed Ould M’Bareck, dont le nom figure sur une liste de responsables d’exactions dressée par des rescapés des violences avec l’aide de l’organisation Agir pour les droits humains.
« Il n’y a rien de plus insultant pour les victimes que de voir un homme qui a le parcours de ce monsieur se retrouver à la tête d’une institution aussi respectable et honorable que l’ONU, de surcroît chargé de maintenir la paix et défendre les droits humains. »
Aucune plainte n’a jamais été déposée contre le général Ely Zayed Ould M’Bareck en raison de la loi d’amnistie de 1993, estime Alassane Dia, président de la Coalition vivre ensemble vérité et réconciliation. Ce texte absout les membres des forces armées auteurs d’infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992.
« Nous demandons à la Mauritanie de revenir sur la loi de 1993 qui a créé justement tout cet imbroglio que nous vivons aujourd’hui. Le problème en Mauritanie c’est justement qu’il n’y a pas de travail de mémoire. L’État considère aujourd’hui que ce qu’il appelle le “passif humanitaire” est clos. Mais en réalité, tant que l’État n’aura pas pris tout ça en considération, il n’y aura pas de réconciliation. »
Ni la Minusca, ni les autorités mauritaniennes n’ont répondu aux sollicitations de RFI.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 samedi, 25 septembre 2021, 02:09:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le sergent, accusé de meurtre d’un soldat de deuxième classe en janvier 2013, a été condamné ce vendredi 24 septembre 2021 par la cour martiale à 5 ans de travaux forcés et une amende de 10 millions de francs CFA.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/koyara-salue-les-faca-formes-par-les-russes-filme-par-krock-450×338.jpg” alt=”La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock
« La cour, statuant publiquement et contradictoirement à l’égard des parties, en matière criminelle en premier et dernier ressort de l’action publique, déclare l’accusé Patrick Niakou coupable de meurtre, lui accorde de large circonstance atténuante. En répression lui condamne à 5 ans d’emprisonnement ferme », a déclaré Marie-Martial Kéyéndou, Président de la cour.
Pour le dommage et intérêt, la cour condamne également l’accusé, qui, on le rappelle, est un sergent des forces armées centrafricaines (FACA), à une amende de 10 millions de francs CFA à la partie civile.
Pour l’avocat du condamné, aucune déclaration n’a été faite. Il n’exprime pas la volonté d’interjeter un appel du jugement du moment car la condamnation s’est refermée sur elle-même, rendue en premier et dernier ressort.
Rappelons que la cour martiale est en charge de juger les personnels militaires ou assimilés. Ce sont les premières audiences pour cette cour qui a été créée dans le cadre de la reforme judiciaire du 24 mars 2017.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Daniel-Nzewé-443×450.jpg” alt=”Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.” width=”443″ height=”450″ />Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021 ( Corbeaunews- centrafrique). L’homme se prépare à se rendre à Dakar au Sénégal pour participer à la conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie )CONFEJES). Mais le problème est que l’homme ne produisait que de faux document nécessaire à son invitation : de faux paraphes, de fausses signatures du ministre ainsi que de faux sceaux du ministère de la Jeunesse et des Sports confectionnés par l’intéressé.
Selon des informations du CNC, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia, chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique avait été limogé par l’ancien ministre de la Jeunesse Regis Lionel Dounda comme point focal de CONFEJES Centrafrique et remplacé par madame Fali Flore , Directrice générale de la jeunesse. Mais à la surprise de tout le personnel du ministère de la jeunesse et des sports, c’est encore le sulfureux Daniel Nzéwé qui a été invité par la CONFEJES pour prendre part du 27 septembre au 1 octobre 2021 à Dakar à la session de renforcement des capacité des coordonnateurs du programme de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Or, après une investigation rapide auprès de la CONFEJES, Monsieur Daniel Nzéwé a bien falsifié de bout en bout de faux documents au nom de son ministre, du Directeur de cabinet afin d’usurper le titre du point focal de la CONFEJES Centrafrique.
Notons que ces faux documents comportent :
– faux paraphe du Dircab.,
– Fausse signature du ministre en fonction,
– Faux Sceau du ministère de la Jeunesse et des Sports confectionnés par Daniel Nzéwé.
Rappelons que Monsieur Daniel Nzéwé, chargé de mission en matière du développement des sports et de l’éducation physique, est très connu des Centrafricains pour être cité dans plusieurs affaires d’escroquerie, détournement des fonds, faux et usage des faux. Sorti de prison centrale de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui après quelques mois d’écrou suite à une affaire du détournement de 23 millions de francs CFA des investisseurs chinois, Monsieur Daniel Nzéwé Aziagbia a démissionné de son parti le PNCN de Monsieur Cyriaque Gonda afin d’atterrir, armes et bagages à la main, au mouvement coeur unis, MCU, du chef de l’État.
L’un des faux documents fournis par Monsieur Daniel Nzéwé
Voici le vrai document du ministère de la jeunesse et des sports
Premier League : Chelsea – Man.City, un choc des géants
Bangui ( République centrafricaine ) – L’heure est-elle à la revanche pour Guardiola ? Le Chelsea de Thomas Tuchel s’est imposé contre les Citizens dans leurs trois dernières confrontations dont la finale de la Ligue des champions.
Les Blues sont en fait sur une série de quatre victoires consécutives toutes compétitions confondues. Les hommes de Thomas Tuchel n’ont concédé qu’une seule fois en championnat ce trimestre et a été impressionnante lors de ses voyages. Ils ont battu Arsenal et Tottenham, et ils ont fait match nul 1-1 à Liverpool alors qu’elle jouait avec 10 hommes. Les Blues sont donc bien partis cette saison, mais quatre équipes dont Manchester City sont potentiellement considérées comme challengers.
Manchester City est pour sa part en 5e position au classement provisoire avec 10 points, soit à trois point du leader Chelsea. Les Citizens ont en effet été tenus en échec deux fois après avoir aussi perdu contre Tottenham lors de l’ouverture de la saison.
Quant aux confrontations entre ces deux équipes, les Citizens ont perdu trois de leurs derniers matches contre les Blues. Les hommes de Pep Guardiola auront donc à prouver ce samedi après-midi à Stamford Bridge face au tacticien allemand Thomas Tuchel et sa troupe qui aura aussi un soutien du public.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 07:33:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis septembre, la France a refusé des demandes de visas de circulation à plus d’une dizaine d’officiels centrafricains. Une situation symptomatique des tensions entre les deux pays, qui pourrait s’aggraver à l’aune de futures enquêtes judiciaires.
L’histoire n’est qu’un énième épisode des tensions qui entourent le sujet de la délivrance de visas Schengen aux officiels centrafricains, mais cette démarche française pourrait être suivie d’un éventail de sanctions plus poussé : en route pour l’Assemblée générale des Nations unies à New York qui a débuté le 20 septembre, la délégation du président Faustin Archange Touadéra a connu une halte rocambolesque à Paris. Arrivée à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle sur les coups de 18 h par le vol Air France AF 773, le groupe n’a pas pu obtenir de visa de circulation, à l’exception du chef de l’Etat. Pourtant formulée dès mi-septembre par la diplomatie centrafricaine, la demande a été refusée par Paris, qui leur a seulement délivré des visas de transit.
Résultat, les membres de la délégation qui n’étaient pas détenteurs d’un document d’entrée à titre personnel (carte de séjour, passeport) n’ont pu sortir de l’aéroport. Un autre qui, lui, disposait d’une carte de séjour renouvelée en 2020, a vu sa demande de visa de circulation et transit refusée.
Des restrictions depuis le printemps
C’est que, agacé des messages “anti-français” et de la coopération entre Bangui et la compagnie de sécurité privée russe Wagner (AI du 05/05/21), Paris poursuit, depuis le printemps, une politique de restriction en la matière. Ainsi, pour sa tournée estivale en France en juillet, la ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpo-Témon – qui dispose de la nationalité française – fut contrainte d’utiliser ses documents personnels.
Ces décisions administratives, actées depuis Paris, ont été froidement accueillies sur les bords du fleuve Oubangui. Les médias proches du pouvoir s’en sont pris directement à l’ambassadeur de France en poste dans la capitale centrafricaine, Jean-Marc Grosgurin, accusé de “créer une barrière diplomatique entre Bangui et Paris”.
Tracfin surveille les avoirs centrafricains en France
La situation pourrait d’ailleurs s’aggraver. Outre l’étude approfondie des cartes de séjour dans l’Hexagone de plusieurs proches de Touadéra, l’agence française Tracfin, chargée de la lutte contre la fraude fiscale et le blanchiment d’argent, se penche sur le cas de plusieurs personnalités centrafricaines. De nombreux ministres ou conseillers présidentiels sont Français, ou ont des liens proches avec la France.
L’agence, sous tutelle du ministère de l’économie, prend soin depuis plusieurs mois d’analyser les avoirs et flux financiers jugés “suspects” en provenance de la Centrafrique. L’acquisition de biens mobiliers en France par plusieurs d’entre eux pourrait alimenter un éventuel dossier de “biens mal acquis” centrafricain.
Une situation déjà médiatisée dans la presse centrafricaine, dont plusieurs organes proches de l’opposition ont multiplié ces derniers mois les “révélations” sur les situations personnelles de figures banguissoises dans l’Hexagone.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 03:24:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka, située à 385 kilomètres de Bangui, a été secouée cette nuit par des détonations d’armes automatiques lourdes et légères.
Minusca-et-les-soldats-faca-a-bambari-corbeaunews-450×304.jpg” alt=”les soldats FACA et Minusca en patrouille à Bambari.” width=”450″ height=”304″ />Patrouille mixte FACA-MINUSCA à Bambari.
Plongés dans la psychose suite aux récents affrontements entre les éléments des forces armées centrafricaines et les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la localité de Biadé, située à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, les habitants de Bambari ont cru faire face cette nuit à une nouvelle attaque de l’UPC.
Dans la nuit du jeudi à vendredi 24 septembre, aux environs de minuit, des tirs à l’arme lourde et légère ont retenti à proximité du centre-ville, paniquant davantage les populations déjà apeurées.
Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de ces détonations d’armes lourdes et légères, et qui sont à l’origine. Selon un habitant de la ville joint au téléphone, les tirs ont cessés, mais des forces de défense et de sécurité intérieure multiplient des patrouilles dans la ville pour rassurer les populations.
Rappelons que le mercredi dernier, vers 10 heures du matin, une patrouille des soldats de l’armée nationale avait été prise pour cible par un groupe des rebelles au village Biadé, situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, faisant un mort du côté des soldats FACA et aussi un blessé dans le même rang des FACA.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si quasiment tous les pays de la planète s’activent à trouver un consensus sur le rôle essentiel que chaque pays doit jouer pour prévenir la corruption et définir sa stratégie anti-corruption, la république centrafricaine opte, pour elle, la pratique de la corruption. C’est dans ce sens que le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji crée le poste de chargé de mission en charge de la corruption dans son cabinet.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/Le-President-de-lassemblee-nationale-Simplice-Mathieu-Sarandji-le-5-mai-2021.-Photo-CNC-450×338.jpg” alt=”Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
C’est dans un arrêté portant nomination ou confirmation des personnalités au cabinet du président de l’Assemblée nationale en date du 21 septembre 2021 que l’honorable de Baoro Simplice Mathieu Sarandji désigné président de ladite institution, a matérialisé l’acte d’officialiser un poste en charge de la corruption, notamment le poste de chargé de mission en charge, responsable de la corruption.
Ce poste est confié à Dimitri Yalangba, un chef de service au ministère de la Communication et producteur de deux émissions favorables au pouvoir en place à la radio Centrafrique, notamment, Le grand rendez-vous et le Club de la presse. En sa qualité de producteur des émissions, il est le porte-parole de celui qui l’a nommé.
« C’est un troisième gouvernement implanté à l’Assemblée nationale. En réalité, c’est un groupe des personnes qui avaient battu campagne pour le président Touadera et qui n’ont pas pu trouver une chaise de travail à la Primature comme à la Présidence »,nous confie un parlementaire indépendant.
Un fonctionnaire parlementaire, quant à lui, s’interroge sur la mission précise de sieur Dimitri Yalangba. « Personne ne comprend jusqu’alors rien sur la responsabilité qu’aura le sieur Dimitri. Sera-t-il en charge de la corruption dans le but de vulgariser cette notion au sein de l’institution ou d’anti-corruption ? ».
Rappelant que la 6ème législature était totalement endeuillée par des pratiques corruptives. Tous les votes des lois ont été réalisés avec les billets de banque tout comme les renouvellements annuels des membres des bureaux de l’Assemblée nationale, la destitution de l’honorable le plus mal élu du groupe, Abdoul Karim Meckassoua à la tête de ladite Institution. Même la 7ème législature actuelle, a débuté avec des actes de la corruption entrainant les mouvements massifs des députés d’un parti à un autre afin de constituer la majorité présidentielle. La nomination de Dimitri Yalangba sonne comme un acte d’institutionnalisation ou de légalisation de la corruption au cœur même du deuxième pouvoir censé lutter contre cela ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/martin-ziguelé-750×500-1-450×334.jpg” alt=”L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”334″ />L’honorable de Bocaranga 3 Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, investi candidat à la prochaine présidentielle de 2020. Photo de courtoisie.
Député de Bocaranga III et président en exercice du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé ne retient plus sa langue face à la montée de l’insécurité dans le Nord-ouest du pays. Si le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement considère qu’il attise le feu, Ziguélé estime quant à lui, que son combat s’inscrit dans le cadre du retour de la paix et de la sécurité. Dans cette interview avec nous, l’opposant centrafricain aborde le chapitre sécurité, le dialogue à venir ainsi que les élections locales en vue.
L’Hirondelle (LHRD) : Depuis quelques temps, le MLPC est en ligne de mire face à la montée de l’insécurité dans le Nord-ouest de Centrafrique, au moment où nous parlons, quelle est la situation exacte de cette partie du pays ?
Martin Ziguélé (MZ) : Je voudrais profiter de votre micro pour rappeler que j’avais pris part, personnellement, en tant que député et en tant que président du MLPC aux pourparlers de Khartoum. Même si nous n’avions pas été impliqués directement dans les débats, pour nous, il s’agissait d’encourager la dynamique afin de ramener la paix pour nos populations. Cependant, au moment où l’accord conclu à Bangui commençait à présenter des signes évidents de faiblesse, nous n’avons cessé de dénoncer la duplicité des groupes armés et de demander leur cantonnement. Parce que, ce que nous cherchons, c’est le désarmement des combattants et le rapatriement des combattants non-centrafricains. Malheureusement qu’à l’époque, nous avons en face de nous les groupes armés qui étaient mal à l’aise face à nos dénonciations, et de l’autre coté, une frange du gouvernement de l’époque qui nous qualifiait de « dérangeur ». Aujourd’hui, nous constatons que par vocation tardive, la posture que nous avions affichée vis-à-vis des groupes armés est en train d’être adoptée par ceux qui nous critiquaient. Par ailleurs, face à la détermination du gouvernement à réduire la force de nuisance des rebelles, nous ne pouvons que nous réjouir de ce que plusieurs villes du pays ont été libérées. Toutefois, on constate que les rebelles ont quitté les villes pour tenir les contrées. Les paramilitaires russes se livrent à toutes sortes d’exactions sur les populations, ce qui est bien décrié par les ONG, les experts de l’ONU, nos électeurs sur place ainsi que les médias. Les populations dans nos provinces vivent quasiment comme des prisonnières. Nous en avons des exemples à Mann, Loura, Bozoum, Bouar, Bossemptélé où les russes viennent sans sommation, casser des maisons, piller des motos en état d’ébriété. Les populations du nord- ouest sont prises en étau d’un coté par les paramilitaires russes, de l’autre coté, par les rebelles des 3R.
LHRD : Mais, suite à vos déclarations, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement avait qualifié vos propos d’allégations mensongères, il a même dit vouloir intenter des actions en justice contre vous. Qu’en dites-vous ?
MZ : Je n’ai pas été le seul à dénoncer ce que les populations du Nord- ouest endurent en ce moment. Le préfet de Bocaranga avait été appelé par un des vos confrères de Bangui FM ou de Ndèkè Luka, il a encore apporté plus de précision par rapport à ce qui est dit. J’invite le porte- parole du gouvernement à faire comme il l’avait fait pour Bossangoa, prendre un avion, se rendre sur le terrain, afin de s’enquérir de la situation qui prévaut. S’agissant des menaces et d’actions au niveau de la justice, j’en suis habitué, mais, ce n’est pas ce qui va nous empêcher de dénoncer la prise en étau des populations par les russes et les mercenaires des 3R ; ces populations sans défense dans l’ultime désir est de recouvrer la sécurité.
LHRD : En rapport à la situation qui prévaut dans le nord-ouest du pays, l’ambassade des Etats-Unis en Centrafrique a pondu un communiqué dans lequel, elle demande l’ouverture immédiate d’une enquête complète, est-ce que cela traduit la lassitude des partenaires internationaux face aux commissions d’enquêtes dont les conclusions ne pas connues à ce jour ?
MZ : Il est dans l’intérêt du gouvernement d’user de tous les moyens d’Etat afin d’enquêter sur tout ce qui passe. Je pense qu’il y a le ministère de l’intérieur, de la justice, il y a nos services de renseignements, il y a les représentants des collectivités territoriales, l’Etat peut passer par ces canaux pour avoir toute la vérité. Nous avons été à une certaine époque aux affaires, nous connaissons les faiblesses structurelles du pays, le gouvernement doit tout faire pour documenter très rapidement ces exactions, de tirer des conclusions pour que justice soit rendue. Il en va de soi avec l’intérêt de la paix et de la stabilité durable.
LHRD : Au moment où le pays se prépare au dialogue dit républicain, une nouvelle initiative de la communauté de Sant Egidio à la laquelle vous serez partie prenante a vu jour. Il s’agit d’une rencontre entre acteurs politiques et leaders de la société civile, n’est-ce pas une initiative de trop ?
MZ : On ne peut pas dire qu’on fait beaucoup de dialogue, et les dialogues d’avant ont échoué. Non, je ne suis pas de cet avis. J’estime par contre que si les dialogues passés ont échoué, c’est parce qu’il n’y a pas eu assez de préparation en amont. Or, lors des négociations qui ont abouti à la signature de l’APPR/RCA, il y avait eu beaucoup de préparation en amont avec les parties prenantes, cela visait à conduire au consensus ou à ce qui devait l’être. Nous nous préparons actuellement pour le dialogue dit républicain, vous êtes sans ignorer qu’il y a beaucoup d’objectifs selon divers courants de pensée, c’est de tout cela qu’il faut des discussions en amont, afin d’harmoniser les vues bien avant la tenue de cette conférence nationale.
LHRD : Il y a quelques jours, le Chef de l’Etat a pris part au minisommet de la CIRGL. Les conclusions de ce conclave ont appelé à la poursuite du dialogue avec les groupes armés, un état de fait qui semble ne pas arranger le porte-parole de la présidence, pour vous en tant que politique, quel regard portez-vous sur cette recommandation des Chefs d’Etat de la sous-région ?
MZ : Vous savez, il y a des fois où je me demande si c’est moi qui ne comprends pas les choses ou ce sont les autres qui font exprès. Il vous souviendra qu’il y a deux ans, le gouvernement avait fait savoir que sa première priorité était la sécurité, et qu’il fallait dialoguer avec les rebelles. Une vision à laquelle notre parti a adhéré. Mais, c’est tout aussi curieux de savoir qu’aujourd’hui, les gens viennent à dire qu’il ne faudrait plus avoir ce cadre de dialogue. Nous estimons pour notre part que face à la situation que traverse notre pays, tant il faut frapper les rebelles, il faut de l’autre coté ouvrir des discussions à ceux qui se montrent disposés à déposer les armes et à faire la paix.
LHRD : Le pays se dirige pour le moment vers les élections locales. D’un coté, les partis politiques sont moins enthousiastes, de l’autre, l’ANE n’a pas encore tiré les meilleures leçons du dernier processus électoral, cela vous inquiète-t-il ?
MZ : J’attendais justement l’ouverture de la session parlementaire pour poser cette question au gouvernement. Comment se fait-il qu’après les dernières élections, l’ANE a tenu une réunion bipartite avec le gouvernement sans avoir à élargir la discussion avec les partis politiques, les représentants de la société civile et les observateurs électoraux. Jusque-là, je n’ai pas compris cette démarche ! J’en appelle à la responsabilité de l’Autorité Nationale des Elections de convoquer une rencontre tripartite, ANE, gouvernement et observateurs indépendants afin que l’on fasse les états généraux du dernier processus.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:45:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gendarme, accusé d’assassinat, de tentative d’assassinat et coups et blessures volontaires, a été condamné ce jeudi 23 septembre 2021 par la cour martiale à 10 ans de travaux forcés et une amende de 12 millions de francs CFA.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/06/un-gendarme-en-patrouille-450×371.jpg” alt=”Un gendarme en patrouille. Photo CNC” width=”450″ height=”371″ />Un gendarme en patrouille. Photo CNC
« La cour, statuant publiquement et contradictoirement à l’égard des parties, en matière criminelle en premier et dernier ressort de l’action publique, déclare l’accusé Ghislain Diallo Tobé coupable d’assassinat, de tentative d’assassinat, et de coups et blessures volontaires, lui accord circonstance atténuante. En répression lui condamne à 10 ans de travaux forcés », a déclaré Marie-Martial Kéyéndou, Président de la cour.
Pour le dommage et intérêt, la cour condamne également l’accusé, qui, on le rappelle, est un maréchal de logis de la gendarmerie, à une amende de 12 millions de francs CFA à la partie civile.
Pour les avocats du condamné, ils entendent interjeter un appel du jugement qu’ils qualifient de très sévère pour leur client.
Rappelons que la cour martiale est en charge de juger les personnels militaires ou assimilés. Ce sont les premières audiences pour cette cour qui a été créée dans le cadre de la reforme judiciaire du 24 mars 2017.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:59:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une centaine des éléments de forces armées centrafricains (FACA), appuyés par ceux de la gendarmerie et de la police ont mené une opération de fouille systématique des maisons dans une partie du quatrième arrondissement de Bangui. Selon la gendarmerie, une centaine des individus sans papier avaient été interpellés dont des étrangers de diverses nationalités étrangères, et cinq présumés braqueurs également interpellés.
centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Combat-du-pk5-les-policiers-dans-un-pick-up-pour-intervenir-450×270.jpg” alt=”Combat du pk5 les policiers dans un pick-up pour intervenir” width=”450″ height=”270″ />Les forces de l’ordre. Photo CNC / Anselme Mbata
Suite à de nombreux cas de braquage perpétrés dans les différents quartiers de la ville de Bangui ce dernier temps, les forces de l’ordre ont lancé au mois de juin dernier une opération de fouille systématique de maisons dans les différents arrondissements de la capitale, y compris la commune de Bimbo et de Bégoua. Après le cinquième arrondissement, puis le huitième arrondissement, le troisième arrondissement, Bégoua et Bimbo, ce jeudi 23 septembre, vers 4 heures et demie du matin, ces mêmes éléments de forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers du quatrième arrondissement, vers les quartiers Poungoulou jusqu’à Kagamougoulou. Les forces de l’ordre fouillent des maisons, cherchent des armes et objets dangereux.
L’opération de fouilles menées dans ces quartiers par les forces de l’ordre a permis de mettre la main sur 5 présumés braqueurs qui ont été aussitôt transférés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Et ce n’est pas tout ! L’opération a permis également l’arrestation d’environ 160 personnes sans papier, des armes de guerre et des effets militaires.
Pour la majorité de la population, cette opération est bien pour la sécurité dans le secteur, car il y’aurait eu une infiltration des personnes de mauvaise intention et aussi plusieurs actes de braquages sont enregistrés ce dernier temps. Cependant, d’autres habitants s’inquiètent et s’interrogent sur le but de cette opération parce que les éléments des forces de l’ordre ont déjà fouillé ce quartier.
« S’ils sont revenus pour la seconde fois, peut-être il y a quelques choses qui ne va pas « s’interrogent-ils.
Rappelons que ces opérations de fouilles des maisons qui se poursuivent dans la capitale et ses environs interviennent après de multiples cas de braquages à mains armées dans les quartiers de la capitale et de ses environs.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 24 septembre 2021, 02:31:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un atelier d’identification et de priorisation des risques de corruption dans le secteur pénitentiaire en République centrafricaine a été organisé les 20 et 21 septembre 2021 à Bangui par l’office des Nations unies contre la drogue et le crime. Conjointement avec la Minusca, à travers sa section des affaires judiciaires et pénitentiaires, et en collaboration avec la direction générale des services pénitentiaires.
La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.
Dans son allocution, le directeur du cabinet du ministère de la Justice a tenu à souligner l’importance de l’implication du gouvernement dans la lutte contre la corruption en milieu carcéral en République centrafricaine.
« À l’instar de plusieurs secteurs, le secteur carcéral n’est pas épargné des risques de corruption. Allant des échanges, le privilège ou détournement, la réalisation d’un tel risque impactera négativement et de façon très considérable sur le fonctionnement normal de l’administration pénitentiaire. Qu’elles soient actives ou passives, qu’elles émanent des membres du personnel pénitentiaire ou d’un détenu, la corruption reste et demeure l’un des plus grands facteurs de déséquilibre au sein de l’établissement pénitentiaire ».
La Minusca, dans le mandat inclus l’appui à la réforme du système pénitentiaire conformément aux normes standards internationaux, participent activement à l’organisation de cet atelier dans le but de contribuer à une meilleure gestion des établissements pénitentiaires. Ce qui se matérialise également par la lutte contre la corruption pour atteindre avec succès les objectifs des réformes.
« Les multiples avantages pour l’état, et pour chaque citoyen, des réformes engagées explique le soutien très actif que le rapporte la Minusca. On comprend dès lors que l’atelier qui démarre ce jour soit organisé à l’intention des acteurs pertinents du système pénitentiaire centrafricain afin d’accroître les chances de succès du projet dans son volet amélioration de la gestion des prisons, à travers notamment la promotion d’une éthique professionnelle et d’une culture de la transparence ».
L’office des Nations unies contre la drogue et le crime, représenté par sa direction régionale venue de Dakar, a élaboré et mis en œuvre pour les participants de cet atelier des stratégies et outils servant à présenter les techniques d’identification des risques de corruption.
Les bénéficiaires auront aussi l’occasion d’évaluer et de produire des méthodes de gestion de ces risques.
« Entreprendre une évaluation des risques de corruption nécessite une méthodologie structurée et systématique conçue pour identifier les procédures des situations particulièrement vulnérables à la corruption, et concevoir des actions pour minimiser sa vulnérabilité ».
Au total une vingtaine d’agents pénitentiaires dont deux femmes venant de Bangui et des provinces telles que Bambari, Berberati et Mbaïki ont pris part à cet atelier.
La République centrafricaine a signé la convention des Nations unies contre la corruption le 11 février 2004
Discours du Président XI Jinping lors du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/le-président-chinois-Xi-Jang-Ping-450×253.jpg” alt=”Le Président chinois Xi Ping” width=”450″ height=”253″ />Le Président chinois Xi Ping
Monsieur le Président,
L’année 2021 est une année tout à fait exceptionnelle pour le peuple chinois. Elle marque le centenaire de la fondation du Parti communiste chinois. Elle marque également le cinquantenaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies, un événement historique qui sera solennellement commémoré en Chine. Nous continuerons de travailler activement pour porter notre coopération avec l’ONU à un niveau plus élevé et apporter une contribution toujours plus grande à la noble cause des Nations Unies.
Monsieur le Président,
Il y a un an, lors des réunions de haut niveau consacrées au 75e anniversaire des Nations Unies, les dirigeants des différents pays du monde ont publié une déclaration, s’engageant à lutter dans la solidarité contre la COVID-19, à relever ensemble les défis, à défendre le multilatéralisme, à renforcer le rôle de l’ONU et à bâtir un avenir commun pour les générations actuelles et futures.
Depuis un an, le monde a fait face à des changements et à une pandémie jamais connus depuis un siècle. Dans tous les pays du monde, les peuples aspirent plus que jamais à la paix et au développement, avec un appel plus fort à l’équité et à la justice et une détermination plus ferme à poursuivre la coopération gagnant-gagnant.
Actuellement, la COVID-19 continue de sévir dans le monde et la société humaine a profondément changé. Notre monde est entré dans une période de turbulences et de transformations nouvelles. Tout homme politique responsable doit répondre aux questions de notre époque et faire un choix historique avec confiance, courage et sens de l’engagement.
Premièrement, nous devons vaincre la COVID-19 et gagner ce grand combat, crucial pour l’avenir de l’humanité. L’histoire de la civilisation humaine est aussi une histoire de lutte contre les pandémies. C’était toujours en surmontant les défis que l’humanité a réalisé un développement et des progrès plus grands. Malgré la férocité de la COVID-19, nous finirons par en triompher.
Nous devons placer le peuple et la vie humaine au-dessus de tout et protéger la vie, la valeur et la dignité de chacun. Nous devons travailler dans le respect de la science, adopter une attitude scientifique et suivre les lois scientifiques. Nous devons à la fois bien appliquer les mesures sanitaires régulières et assurer la gestion des urgences, et faire progresser en même temps la lutte sanitaire et le développement économique et social. Il est nécessaire de renforcer la réponse coordonnée au niveau international pour réduire autant que possible les risques de transmission transfrontalière.
Les vaccins sont une arme puissante contre le virus. J’ai souligné à plusieurs occasions la nécessité de faire des vaccins un bien public mondial et d’en assurer l’accessibilité et l’abordabilité pour les pays en développement. L’urgence, c’est d’assurer une distribution juste et équitable des vaccins à l’échelle mondiale. Cette année, la Chine s’efforcera de fournir au total deux milliards de doses au monde. En plus du don de 100 millions de dollars américains fait à la Facilité COVAX, elle fera don de 100 millions de doses supplémentaires aux autres pays en développement cette année. La Chine continuera d’apporter son soutien et de participer au travail d’identification scientifique des origines du virus dans le monde, et elle s’oppose fermement à toute forme de manipulation politique de cette question.
Deuxièmement, nous devons relancer l’économie et promouvoir un développement mondial plus fort, plus vert et plus sain. Le développement est crucial pour le bonheur du peuple. Face aux graves impacts de la COVID-19, nous devons œuvrer ensemble à orienter le développement mondial vers une nouvelle phase de croissance équilibrée, coordonnée et inclusive. À cette occasion, je voudrais proposer une Initiative pour le Développement Mondial :
— Il faut accorder la priorité au développement. Nous devons accorder une place prioritaire au développement dans le cadre macropolitique mondial et renforcer la coordination des politiques entre les principales économies du monde, pour assurer la continuité, la stabilité et la soutenabilité des politiques. Nous devons bâtir des partenariats mondiaux pour le développement marqué par plus d’égalité et d’équilibre, promouvoir la synergie entre les différents processus de coopération multilatérale pour le développement, et accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.
— Il faut placer le peuple au cœur de nos préoccupations. Nous devons garantir et améliorer le bien-être de la population et protéger et promouvoir les droits de l’homme à travers le développement, et œuvrer à un développement pour le peuple, par le peuple et au profit du peuple, de manière à renforcer son sentiment de bonheur, de satisfaction et de sécurité et à réaliser le plein épanouissement de l’homme.
— Il faut œuvrer au bénéfice pour tous. Nous devons porter une grande attention aux besoins particuliers des pays en développement, soutenir les pays en développement, notamment ceux qui sont fragiles et en grandes difficultés, par la suspension de la dette, l’aide au développement et d’autres moyens, et veiller à régler le problème du développement déséquilibré et insuffisant dans les différents pays et entre eux.
— Il faut promouvoir le développement par l’innovation. Nous devons saisir les opportunités historiques offertes par la nouvelle révolution scientifique et industrielle pour accélérer la conversion des acquis scientifiques et technologiques en forces productives réelles, créer un environnement ouvert, impartial, équitable et non discriminatoire pour le développement des sciences et technologies, explorer de nouveaux moteurs de croissance économique pour l’après-COVID-19, et réaliser main dans la main un développement rapide et vigoureux.
— Il faut veiller à la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature. Nous devons améliorer la gouvernance environnementale mondiale, lutter activement contre le changement climatique, et construire un avenir partagé pour l’homme et la nature. Il faut accélérer la transition verte et réaliser une reprise et un développement verts. La Chine s’efforcera d’atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et de réaliser la neutralité carbone avant 2060. Ces objectifs nécessitent des efforts ardus, et la Chine y consacrera toutes ses forces. La Chine soutiendra vigoureusement le développement des énergies vertes et bas carbone des pays en développement. Elle ne construira plus de nouveaux projets de centrales à charbon à l’étranger.
— Il faut adopter des actions concrètes. Nous devons accroître les investissements dans le développement, promouvoir en priorité la coopération sur la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la riposte sanitaire et les vaccins, le financement du développement, le changement climatique et le développement vert, l’industrialisation, l’économie numérique, l’interconnexion et dans d’autres domaines. Il faut accélérer la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et construire une communauté d’avenir partagé pour le développement mondial. La Chine a annoncé l’octroi dans les trois ans à venir des aides supplémentaires de 3 milliards de dollars américains pour épauler les autres pays en développement dans la lutte contre la COVID-19 et la reprise du développement économique et social.
Troisièmement, nous devons renforcer la solidarité et mettre en pratique le concept des relations internationales marquées par le respect mutuel et la coopération gagnant-gagnant. Un monde de paix et de développement, c’est un monde où coexistent des civilisations aux formes variées et des voies différentes vers la modernisation. La démocratie n’est pas la propriété exclusive d’un pays quelconque, mais un droit de tous les peuples. L’évolution récente de la situation internationale prouve une fois de plus que l’intervention militaire extérieure et la prétendue transformation démocratique ne conduisent qu’à des conséquences désastreuses. Nous devons travailler énergiquement pour faire rayonner les valeurs communes de l’humanité que sont la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté, et rejeter les mentalités des blocs exclusifs et du jeu à somme nulle.
Les différences et les problèmes, difficiles à éviter, doivent être traitées par voie de dialogue et de coopération sur la base de l’égalité et du respect mutuel. Le succès d’un pays ne signifie pas forcément l’échec d’un autre, et notre monde est suffisamment grand pour permettre à tous les pays de se développer et réaliser la prospérité. Nous devons préconiser le dialogue et l’inclusion, et rejeter la confrontation et l’exclusion, construire un nouveau type de relations internationales caractérisées par le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, élargir les convergences d’intérêts, et trouver le terrain d’entente le plus grand possible.
La nation chinoise transmet et poursuit les concepts de paix, de bonne entente et d’harmonie. Jamais la Chine n’a envahi ou opprimé les autres nations ni n’a prétendu à l’hégémonie, et elle ne le fera jamais. Elle est depuis toujours un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde, un défenseur de l’ordre international et un fournisseur de biens publics. Elle continuera d’offrir de nouvelles opportunités au monde par son développement.
Quatrièmement, nous devons améliorer la gouvernance mondiale et pratiquer le véritable multilatéralisme. Il n’y a qu’un seul système international, celui centré sur les Nations Unies, qu’un seul ordre international, celui fondé sur le droit international, et qu’un ensemble de règles, les règles fondamentales régissant les relations internationales basées sur les buts et principes de la Charte des Nations Unies.
Monsieur le PrL’ONU doit porter haut l’étendard du véritable multilatéralisme et servir de plateforme essentielle où tous les pays travaillent ensemble à préserver la sécurité universelle, à partager les fruits du développement et à orienter l’avenir du monde. L’ONU est invitée à assurer un ordre international stable, à augmenter la représentation et le droit à la parole des nombreux pays en développement dans les affaires internationales et à jouer un rôle leader dans la promotion de la démocratie et de l’état de droit dans les relations internationales. Elle doit faire avancer de manière équilibrée le travail dans les trois champs majeurs que sont la sécurité, le développement et les droits de l’homme, élaborer un agenda commun, se concentrer sur les questions aiguës et redoubler d’actions pour faire honorer effectivement les engagements pris par les différentes parties au sujet du multilatéralisme.
ésident,
Le monde se trouve une fois de plus à la croisée des chemins de l’Histoire. Je suis convaincu que le courant de la paix, du développement et du progrès de l’humanité est irrésistible. Travaillons main dans la main dans une confiance raffermie pour affronter les menaces et les défis planétaires et construire une communauté d’avenir partagé pour l’humanité et un monde meilleur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/02/Banque-cbca-Bangui-corbeaunews–300×250.jpg” alt=”CBCA” width=”300″ height=”250″ />Commercial Bank central african (CBCA)
Communiqué de presse
Libreville, Gabon, Le 22.09.2021
Le Groupe bancaire et financier BGFIBank poursuit sa quête perpétuelle de l’Excellence en donnant naissance à sa douzième filiale basée en République centrafricaine.
BGFIBank Centrafrique est née d’un rachat partiel des parts, détenues par l’État centrafricain, de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA) dans une logique de dynamisation et de renforcement de la performance de la banque. À travers ce nouvel engagement pour le financement de l’économie locale centrafricaine, le Groupe BGFIBank démontre sa capacité à s’imposer comme un partenaire de choix auprès des États et des opérateurs économiques du continent.
Dans un environnement économique en tension, largement impacté par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid19, le Groupe BGFIBank se démarque à nouveau en s’engageant concrètement pour le développement du continent et le renforcement de ses économies à travers son implantation en Centrafrique.
« La solidité financière du Groupe BGFIBank va ainsi permettre à BGFIBank Centrafrique de devenir la première banque qui accompagnera le financement de l’ensemble des opérateurs économiques pour le développement de la République centrafricaine » a déclaré Henri-Claude OYIMA, Président Directeur Général du Groupe BGFIBank.
Le Groupe BGFIBank est un Groupe Financier International multi-métiers qui allie solidité financière, stratégie de croissance durable et maîtrise des risques, avec l’ambition d’être la banque de référence sur ses marchés en termes de qualité de service. Fidèle à ses valeurs de Travail, d’Intégrité, de Transparence, de Responsabilité et d’Esprit d’Equipe, le Groupe place la qualité de service au cœur de son métier. Il accompagne ses clients particuliers, entreprises et institutionnels dans une relation durable, avec une gamme de produits et services élargie. Le Groupe BGFIBank enrichit sans cesse son offre en s’appuyant notamment sur l’expertise de ses partenaires, s’ouvrant ainsi à de nouveaux domaines. Plus de 2300 collaborateurs présents dans onze pays accompagnent au quotidien une clientèle diversifiée au Bénin, au Cameroun, en Centrafrique, au Congo, en Côte d’Ivoire, en France, au Gabon, en Guinée Equatoriale, à Madagascar, en République démocratique du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Sénégal.
Contact presse :
Direction Communication & RSE Groupe
sdia@globalmindconsulting.com
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MSF alerte sur les déplacés de l’Extrême nord du Cameroun
Bangui ( République centrafricaine ) – Médecins sans frontières attire l’attention sur la situation des déplacés dans la commune de Logone-Birni, située l’extrême Nord du Cameroun. Selon l’organisation, le 10 août dernier, un affrontement intercommunautaire a poussé les populations à fuir la région. Si depuis, la situation sécuritaire s’est améliorée, les humanitaires restent tout de même mobilisés pour apporter leur assistance aux déplacés.
Le docteur Modeste Koku Tamakloe estle responsable de la mission de Médecins sans frontières sur place. Il répond aux questions de Carole Assignon./////////////.
Le 10 août dernier, il y a eu un affrontement entre les communautés Goum et Arabes suite à un litige foncier dans le département de Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-Nord, et cette situation a entraîné de nombreux déplacements de populations vers d’autres localités. Certaines personnes ont traversé la frontière vers le Tchad. Malheureusement, il y a eu des blessés. Il y a eu également des morts dans la communauté de façon générale./////////////.
DW: Le calme est de retour actuellement dans la région, mais MSF reste mobilisé pour assister les déplacés. De combien de personnes parle-t-on et dans quelles conditions vivent-elles ?/////////////.
Au début des affrontements, on a parlé de près de 30.000 personnes qui se sont déplacées, éparpillées, certains du côté du Cameroun, dans la capitale du département qui est Kousséri, et à d’autres personnes qui ont traversé de l’autre côté de la frontière vers le Tchad. Mais vers la fin du mois, beaucoup de personnes ont retourné chez eux et certaines personnes sont encore restées parce que certains villages ont été détruits et ces personnes ont trouvé refuge dans les familles d’accueil dans des villages avoisinants./////////////.
DW: Comment ces personnes sont-elles prises en charge?/////////////.
Nos équipes ont effectué un certain nombre de consultations et pris en charge près de séquenceurs blessés au niveau de l’hôpital de Kousséri, avec certains cas qui auraient pu aller chercher vers l’hôpital de N’Djamena. De façon générale, nous sommes en période de pic, au niveau de la zone de l’Extrême-Nord. Actuellement, les pathologies les plus prises en charge sont le paludisme, la diarrhée, quelques maladies de peau et des blessures occasionnées par le conflit.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ces attentats surviennent au lendemain d’un autre à Gitega, la nouvelle capitale, où une grenade lancée dans un bar, dimanche soir, a fait deux morts et 25 blessés.
Une première depuis 2011Samedi soir, une attaque au mortier avait déjà visé l’aéroport international de Bujumbura, n’y faisant pratiquement aucun dégât. C’est de cet aéroport que devait partir pour les Etats-Unis, le lendemain dimanche, le président Evariste Ndayishimiye, en route pour l’Assemblée générale de l’Onu.C’est la première fois depuis 2011 que le chef de l’Etat burundais se rend à l’Assemblée générale de l’Onu. Depuis le coup d’Etat raté de 2015 pendant qu’il assistait à une réunion de l’Union africaine, feu le président Pierre Nkurunziza avait évité de quitter le pays.L’attaque contre l’aéroport a été revendiquée par le groupe armé d’opposition Red-Tabara. Les autres ne l’ont pas été et n’ont suscité aucun commentaire de la part des autorités. Signe de leur malaise, estiment certains observateurs à Bujumbura, capitale économique du pays.La “mafia des généraux” bousculéeD’aucuns, au Burundi, voient en effet dans cette suite d’attentats un “avertissement” ou une “menace” contre l’actuel chef de l’Etat, qui a récemment bousculé ce qu’on appelle au Burundi “la mafia des généraux”, avec lesquels il gouverne.De nombreux généraux issus des rangs de l’ex-guérilla CNDD-FDD, au pouvoir depuis 2005, se sont considérablement enrichis en s’appropriant des pans de l’économie burundaise au détriment de la concurrence, trop effrayée pour rivaliser avec eux. L’un a ainsi acquis à vil prix, par la menace, une flotte de camions qui inonde aujourd’hui le Burundi et pousse jusque dans les pays voisins. Un autre a mis la main sur les médicaments. Un troisième monopolise l’importation et la production locale d’engrais et est partenaire d’une société indienne chargée de fabriquer les passeports, permis de conduire, certificats etc… du Burundi. D’autres ont des mines d’or.Or, le président Ndayishimiye a dernièrement suspendu la société indienne et fermé les mines pour rediscuter les contrats. Selon certains observateurs, son départ pour New-York aurait été mis à profit pour lui montrer qu’il ne tient pas le pays et qu’il ne peut se passer de ses collègues généraux affairistes.Le pays s’enfonceCes événements surviennent alors que la situation économique et financière du pays s’est encore déteriorée cette dernière année, accroissant la misère des classes les plus pauvres de la société.Alors que le Burundi importe un grand nombre de biens de consommation, le cours du franc burundais au marché noir est presque le double du taux officiel: 4000 FBu pour un euro, au lieu de 2328 au taux officiel; 3550 FBu pour un dollar, au lieu de 1972 au taux officiel.Plusieurs entreprises publiques sont au bord de la faillite: l’Onatel (télécoms), la Régideso (distribution d’eau et d’électricité), la Sosumo (production de sucre raffiné). Ces faillites s’expliquent par la mauvaise gestion des mandataires publics, trop nombreux à être parachutés dans des postes publics, hors de leurs compétences, pour la seule raison qu’ils sont les protégés d’un ponte; par le manque de contrôle de leurs agissements par le ministre de tutelle et les services d’inspection; par le fait que l’exécutif traite trop souvent les entreprises publiques comme des vaches à lait.Signe de leur incompétence en la matière, le Premier ministre, le général (de police) Guillaume Bunyoni, et le chef de l’Etat, le général Evariste Ndayishimiye, ont tous les deux, ces dernières semaines, affirmé que la faillite de l’Onatel était attribuable à …son personnel (non payé depuis cinq mois). Le Président est allé jusqu’à menacer de « jeter en prison » ce personnel, en particulier les syndicalistes, « s’ils ne nous montrent pas où ils ont mis notre argent », soit les fonds publics investis dans la société…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/crise-en-Centrafrique-au-menu-du-mini-sommet-de-Luanda-450×253.jpg” alt=”Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique” width=”450″ height=”253″ />Mini sommet de Luanda, en Angola sur la crise en Centrafrique
DECLARATION DE LA COD-2020 RELATIVE AU MINI SOMMET DE
LA CONFÉRANCE INTERNATIONALE SUR LA RÉGION DES
GRANDS LACS (CIRGL) TENU Â LUANDA EN ANGOLA
Le 16 septembre 2021 s’est tenu à Luanda en Angola un mini-sommet des chefs d’Etat de la CIRGL sur la situation politique et sécuritaire de la République Centrafricaine.
Le peuple centrafricain et l’opposition démocratique ont placé un espoir légitime sur les conclusions de ce sommet qui a leur yeux était censé ramener définitivement les protagonistes autour d’une table, réconcilier les centrafricains et ramener la paix et la concorde nationale.
La COD-2020, lors de sa réunion extraordinaire du 21 septembre 2021 après examen du Communiqué final du sommet, du discours du Président TOUADERA et de la feuille de route initiée par l’ANGOLA et le Rwanda, fait la déclaration qui suit :
La rencontre de Luanda a mis à l’écart les acteurs majeurs pouvant contribuer à la résolution de la crise que sont : les partis politiques de l’opposition démocratique porteurs de revendications liées au contentieux électoral de décembre 2020, la société civile et les groupes armés.
Aucune allusion n’a été faite de la crise post-électorale résultant des élections calamiteuses du 27 décembre 2020 dont les résultats ont été contestés par l’opposition démocratique ;
La place centrale accordée à l’APPR dans la Feuille de route, accord ayant échoué du fait du retrait de six (06) des principaux signataires est incompréhensible. Seul un dialogue inclusif permettra aux protagonistes d’expliquer au peuple centrafricain les raisons de l’échec dudit accord et de situer les responsabilités.
Alors qu’un comité d’organisation du dialogue est à pied d’œuvre pour proposer les thématiques à débattre au cours dudit dialogue, la CIRGL soutient trois axes directeurs du dialogue à savoir : la présentation et l’évaluation de l’APPR, les conclusions du Forum de Bangui comme instrument de Réconciliation et le plan RCPCA comme
Kwa Na Kwa(KNK) – KELEMBA-PDS (K-PDS) – Union pour le Renouveau Centrafricain (U.R.C.A) – Convention Républicain pour le Progrès Social (C.R.P.S) – Bêafrika Ti é Kwè (B.T.K) – Parti National pour un Centrafrique Nouveau (P.N.C.N) – Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (M.D.I PS) – Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (P.P.L.D) – Congrès des Démocrates pour la Renaissance de Centrafrique (C.D.R.C) – Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (P.C.U.D) – Mouvement pour l’Unité et le Développement (M.U.D) – Union Nationale Démocratique du Peuple Centrafricain (U.N.D.P.C) – Renaissance Laïque de Centrafrique (RLC).
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instrument de Développement. Les trois (03) axes ainsi définis sont aux antipodes des préoccupations du peuple centrafricain que sont : la sécurité, le contentieux électoral, les réformes institutionnelles et la bonne gouvernance ;
La Feuille de route n’a pas pris en compte la notion d’inclusivité qui est une revendication essentielle de l’opposition démocratique et des forces vives de la Nation, offrant ainsi un quitus au Président TOUADERA pour organiser son dialogue exclusif.
La COD-2020 au regard de tout ce qui précède, marque son étonnement et sa préoccupation car la Feuille de route ainsi conçue, déroule le tapis rouge au Président TOUADERA afin de poursuivre sa politique anti nationale et de prolonger la souffrance du peuple centrafricain.
La COD-2020 estime que pour la bonne tenue des assises du dialogue centrafricain, la piste qui est en train d’être tracée par le Comité d’Organisation du Dialogue Républicain doit être privilégiée et appuyée par les partenaires extérieurs de la République Centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 16:46:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le cercle des groupes armés s’élargit en Centrafrique et passe officiellement de 14 à 15. Mais la société civile n’est pas d’accord avec ce décompte.
Le nouvel acteur parmi les groupes armés recensés par les autorités de République centrafricaine est composé de militaires, de policiers et de gendarmes en fonction qui sont fidèles à l’ancien président, François Bozizé, ou qui revendiquent pour certains leur droit à la retraite.
Ils sont mentionnés par une étude actualisée des groupes armés et de leurs revendications, établie par un groupe d’experts nationaux et internationaux.
L’étude a pour but de dresser une cartographie actuelle des groupes armés actifs en République centrafricaine.
Le général de corps d’armée Jean-Pierre Dolowaya estime que ces groupes armés se ravitaillent au Soudan, au Tchad, au Cameroun mais aussi à Bangui. Devant la presse, il a ainsi détaillé les acteur présents :
“En dehors de ces 14 groupes, notre attention devrait être désormais attirée sur le fait qu’il y a un autre paradigme. Il y a maintenant un 15e groupe que nous devons prendre en compte dans nos analyses. Ce groupe est donc composé des militaires qui sont en activité, les forces de défense et de sécurité puisque c’est toutes les catégories militaires, policiers et gendarmes etc. et aussi les militaires qui sont appelés à faire valoir leur droit à la retraite.
Médiathèque | 22.09.2021
Dans quelle zone ces groupes armés sont-ils plus concentrés ? D’abord la zone nord est, c’est-à-dire la préfecture et de Vakaga et c’est là que nous avons un effectif pléthorique et le taux de virulence élevée. Ensuite vient la zone centre, Ouaka, Nana Gribizi et Kemo suit la zone nord-ouest, Ouham et Ouham Péndé ensuite nous avons la zone ouest Nana Mambéré, Mambéré-Kadéï suit la zone nord-est Haute Kotto, Basse Kotto et Mbomou ensuite la zone sud, Ombelle M’poko Bangui et ses périphéries”
Des groupes hétérogènes à désarmer
Les revendications des différents groupes sont variables : certains luttent pour une partition du pays, d’autres réclament de pouvoir participer à la gouvernance étatique, et d’autres encore défendent des intérêts économiques et commerciaux. Jean Wilibiro Sacko, ministre d’Etat en charge du désarmement estime qu’il était nécessaire d’identifier ces différents mouvements.
“Il nous faudrait clarifier tout ça, classer tous ces groupes dans ces différentes catégories et ensuite voir comment planifier les opérations à venir du DDR sur le plan national pour réellement atteindre les objectifs.”
La Minusca n’a pas souhaité commenter cette déclaration. Cependant cette approche est rejetée par la société civile.
Risques de frustration
Paul Crescent Béninga, enseignant chercheur est porte-parole du groupe de travail de la société civile. Il reconnaît que “les policiers, Faca [soldats] et gendarmes ont rejoint” des mouvements opposés aux autorités. Mais selon lui, il ne s’agit pas de la CPC (Coaliltion pour le changement). Il qualifie donc l’analyse des autorités d’“erronée” et celle-ci peut, selon lui, “créer de la frustration et fausser la lecture de la situation de telle sorte que les solutions qui vont être proposées ne vont pas cadrer à la réalité du terrain”.
Plusieurs radiations ont eu lieu au sein de l’armée. Et l’accord de paix que le gouvernement considère encore comme le seul cadre de discussion pour une paix durable en Centrafrique a échoué.
Bangui, République centrafricaine, 1, 02:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Même si le lieu où se trouve actuellement l’ex-président François Bozizé reste inconnu, son sort est déjà fixé et connu. C’est dans une interview avec nos confrères de Jeune Afrique que le président Faustin Archange Touadera a parlé de son inquisitoire remis aux chefs d’État et de gouvernement lors de la Conférence Internationale sur la région des Grands Lacs et de la CEEAC, tenu à Luanda le 16 septembre dernier contre son ancien patron, François Bozizé.
Dans son interview, Faustin Archange Touadera exprime sa position claire et nette et celle de son équipe gouvernement s’il arrivent à capturer vivant son ancien patron, le général François Bozizé, actuellement dans le maquis. « Si nous, Centrafricains, lui mettons la main dessus, nous ferons en sorte qu’il réponde de ses actes devant la justice. Maintenant si, dans le cadre de la CIRGL et des négociations en cours, nous décidons qu’il vaut mieux le condamner à vie à l’exil pour avancer vers la paix, nous l’accepterons. Mais il faudra que cet exil soit loin des frontières centrafricaines », a-t-il déclaré à nos confrères de Jeune Afrique.
Pour le président Faustin Archange Touadera, il serait mieux de condamner son ex-patron, François Bozizé à une peine « d’exil à vie », loin des frontières centrafricaines. Autrement dit, pour avoir la paix dans le pays, François Bozizé ne doit plus mettre ses deux pieds en Centrafrique. Même son corps sans vie, si jamais, il lui arrivera de rendre son âme de là où les chefs de l’État de gouvernement de la CIRGL et de la CEEAC vont l’installer. Une puce mise à l’oreille de sa famille et de ses partisans
Un sort politiquement dicté : la séparation des pouvoirs volée en éclat
Avec les différentes positions exprimées par le président Touadera sur le dossier judiciaire de son ancien patron François Bozizé afin de le soustraire des poursuites dès le premier jour de son arrivée clandestine dans le pays, il ne fait aucun doute que la séparation des pouvoirs en Centrafrique n’existe que sur papier. On comprend aisément désormais pourquoi certains opposants à son régime sont menacés de poursuites judiciaires, des criminels de guerre ne pas, eux aussi, inquiétés ou ceux qui sont condamnés, comme Abdoulaye Hissen, ne purgent pas leurs peines et continuent de bénéficier d’une protection du pouvoir.
« … Quand il est revenu clandestinement [en décembre 2019], j’ai pensé qu’il le faisait avec une idée de réconciliation. C’est pour cela que nous n’avons pas choisi de le soumettre à la justice, alors qu’il était sous mandat d’arrêt. … » a déclaré le président Faustin Archange Touadera lors de son entretien avec nos confrères de jeune Afrique.
Rappelant que les avocats centrafricains ont observé plusieurs jours de grève, boycottant ainsi les audiences des Cours et Tribunaux. En cause, Maître Émile Bizon, bâtonnier de l’ordre des avocats de Centrafrique nous l’explique après l’arrestation d’un des leurs sur instruction ferme d’une haute autorité.
« Au-delà du cas de cet avocat, c’est que nous voulions mettre en exergue et alerter des intrusions intempestives des pouvoirs politiques et administratifs dans le fonctionnement du système judiciaire. Ce n’est pas la première fois que cela se passe » a fait savoir à qui veut l’entendre maître Émile Bizon avant d’ajouter et de conclure en ces termes : « qu’il y a même des cas où les décisions de justice qui sont rendues revêtues de l’autorité de la chose jugée. Les autorités politiques ou administratives interviennent soit pour arrêter l’exécution des décisions ou pour s’interposer, rappelle le bâtonnier. Donc, c’est l’accumulation de tout cela que nous voulons dénoncer aujourd’hui. Nous sommes dans un État de droit où la séparation du pouvoir est connue, que chacun reste dans les limites de ses pouvoirs ».
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:08:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins un soldat des forces armées centrafricaines grièvement blessé, et un autre tué mercredi 22 septembre dans une embuscade contre un détachement militaire dans les environs du village Biadé, situé à 20 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, selon des sources sécuritaires locales.
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC
« Un détachement militaire de la région du centre est tombé ce matin mercredi dans une embuscade tendue par des hommes armés, identifiés clairement comme des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dans la localité de Biadé, dans la préfecture de l’Ouaka. Le bilan est de 1 soldat tué et un blessé grave » a déclaré à CNC une source sécuritaire locale.
L’attaque a été menée par « plusieurs individus armés à bord d’engins à deux roues, d’autres à pied à 2 kilomètres de Biadé sur l’axe Ippy », selon une autre source sécuritaire qui a confirmé le bilan.
D’après les mêmes sources, l’attaque a eu lieu vers 10 heures du matin alors que les FACA étaient à bord de leurs véhicules en provenance de Bambari.
« Nos hommes ont réussi à repousser le danger. Pour le moment, des opérations de ratissage ont été entreprises afin de retrouver les assaillants », ont ajouté les mêmes sources.
Notons que lors de cette attaque, les Mercenaires russes de la société Wagner n’étaient pas dans cette patrouille des soldats FACA.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi sur cet incident qui a coûté la vie à un soldat FACA et blesser grièvement un autre.
Rappelons que le soldat blessé a été transféré dans un hôpital à Bambari en attendant son évacuation à Bangui.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:56:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Domiciliée depuis plusieurs mois à Damara, ville d’origine de son époux située à 75 kilomètres de Bangui sur l’axe Sibut, Madame Tina Touadera, l’épouse du chef de l’État Faustin Archange Touadera se lance désormais dans le commerce des bétails entre Bangui Brazzaville. Conséquence, crise de la viande des bœufs sur les marché de la capitale centrafricaine et de ses environs.
Selon plusieurs bouchers de la capitale interrogés par CNC, l’exportation massive et régulière des bœufs vers le Congo Brazzaville que s’adonne l’épouse du chef de l’État affecte sérieusement la demande intérieure. Selon un boucher centrafricain, Tina Touadera dispose d’un parc de plusieurs hectares d’élevage à Damara destiné uniquement à l’exportation. C’est effectivement sur ce point que les bouchers de la capitale ont reproché à l’épouse du chef de l’État d’avoir fragilisé le marché intérieur qui présente en ce moment une pénurie sans précédente des viandes de bœufs sur les marché.
« La quasi-totalité des bœufs, destinée au marché de la capitale, a été confisquée et soumise à l’exportation », s’indigne un boucher du marché PK12 qui ajoute par ailleurs que même les troupeaux en provenance des villes de provinces sont aussi confisqués par Madame Touadera.
Selon une autre source au ministère de l’élevage, Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage et de la santé animale aurait contribué également à la pénurie des viandes dans le pays. D’après elle, le ministre aurait ordonné à tous les maires des communes d’élevage de Centrafrique de regrouper chacun des têtes des bœufs afin de les remettre gracieusement au chef de l’État. Une allégation confirmée par une autre source bien informée à Bambari qui ajoute que La République centrafricaine (RCA) est dotée d’un environnement favorable au développement de l’élevage des bovins. Les conditions climatiques, la faible densité de la population (5,30 hab./km2) et l’abondance des eaux de surface et du pâturage constituent d’énormes potentialités pour le développement de ce secteur. Mais la dernière crise dans le pays, avec le massacre régulier des familles Peules du nord-ouest par les Mercenaires russes, affecte aussi négativement l’élevage des bovins en Centrafrique.
Rappelons que la commercialisation de bovins sur pied joue un rôle important dans l’économie centrafricaine. Elle contribue pour environ 13 % au produit intérieur brut (PIB), soit 35 % du PIB agricole. Avant 2013, plus de 270 000 personnes tirent l’essentiel de leur revenu de cette activité.
Outre l’accroissement des effectifs du cheptel bovin centrafricain, on note des apports extérieurs en provenance du Tchad et du Soudan.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/09/Le-President-de-la-Republique-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-lors-du-debat-general-de-lAssemblee-generale-des-Nations-Unies-450×203.jpg” alt=”Le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies” width=”450″ height=”203″ />Le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, lors du débat général de l’Assemblée générale des Nations Unies. Photo ONU info
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 23 septembre 2021, 02:00:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est dans ce cadre qu’a été créée, le 4 mai dernier, une Commission d’enquête spéciale chargée de faire la lumière sur les présumées graves atteintes aux droits de l’homme dont se seraient rendues coupables les Forces armées centrafricaines, selon un rapport publié par la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), a expliqué le Président centrafricain devant les participants du débat général annuel de l’Assemblée générale au siège de l’ONU à New York.
Touadéra a, en outre, présenté l’opérationnalisation de la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation comme une contribution majeure au succès du processus de paix en cours dans son pays. Il a également mentionné la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et l’accélération de la mise en œuvre du plan de développement post-conflit.
« Le respect scrupuleux des engagements contenus dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation reste ma boussole », a affirmé M. Touadéra, qui a appelé à une solidarité sans équivoque face aux groupes armées signataires de l’Accord qui poursuivent leurs exactions.
C’est à cette fin qu’il a demandé, une nouvelle fois, la levée totale de l’embargo sur certaines catégories d’armes imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui « pèse injustement sur notre armée nationale » et l’empêche d’accomplir pleinement sa mission.
Hommage aux Casques bleus
M. Touadéra a rendu hommage aux Casques bleus de la MINUSCA, aux forces alliées russes et rwandaises, qui ont « défendu les droits fondamentaux, la démocratie et la paix » dans son pays, ainsi qu’aux différents facilitateurs de l’Accord de paix et au Secrétaire général.
S’agissant de la crise sanitaire que traverse le monde, le Président centrafricain a estimé qu’elle ne serait vaincue que par une solidarité agissante de la communauté internationale.
Pour en limiter les effets sur la population centrafricaine, mon pays veille, a-t-il affirmé, à la sauvegarde de ses capacités de financement du développement, en maintenant le cap des réformes du système de gestion des finances publiques.
Il a appelé à investir davantage dans le système de veille sanitaire et estimé que l’accès universel aux vaccins devrait relever d’une « urgence de sécurité internationale », au nom de principes fondamentaux de solidarité humaine.
La mobilisation contre la Covid-19 ne doit pourtant pas faire oublier les autres défis auxquels nous sommes confrontés, a poursuivi M. Touadéra, qui a rappelé que le premier d’entre eux consiste à répondre aux besoins de la planète. Il a rappelé la « modeste part » que son pays a prise à cette lutte par l’adoption d’une Stratégie nationale de développement durable.
Touadéra a souligné les succès méritoires enregistrés en 75 ans par l’ONU grâce à « l’intelligente mutualisation de nos efforts ». Il a toutefois réclamé une réforme profonde du système des Nations Unies, dont une étape majeure sera d’accorder au continent africain une représentation permanente au sein du Conseil de sécurité.