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Un ancien chef rebelle nommé gouverneur du Darfour

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Soudan: Un ancien chef rebelle nommé gouverneur du Darfour

Bangui ( République centrafricaine ) – Minni Arko Minnawi, l’ancien chef rebelle de l’Armée de libération du Soudan (ALS), a été nommé gouverneur du Darfour, dimanche 2 mai, par le Premier ministre soudanais. Il devient le plus haut responsable de l’État dans la province toujours déchirée par les violences.

Le choix n’est pas anodin. Minni Minnawi était pressenti depuis le début de l’année. L’ancien l’ancien enseignant de 52 ans, rebelle de la première heure et originaire du Nord Darfour, était d’ailleurs officiellement candidat au poste, selon Rfi./////////////.

L’ex-Chef rebelle avait déjà occupé un poste similaire entre 2006 et 2010. Mais il avait claqué la porte, après s’être plusieurs fois plaint du manque de coopération du pouvoir en place à l’époque. Aujourd’hui, le contexte est manifestement tout autre. Plusieurs représentants étrangers, basés à Khartoum, ont d’ailleurs salué cette nomination vue comme un progrès supplémentaire dans l’application de l’accord de paix. En effet, le compromis signé à Juba prévoyait l’arrivée d’un gouverneur pour tout le Darfour, actuellement divisé en cinq régions, une étape vers le futur Soudan fédéral prévu par le document, Rapporte Rfi./////////////.

Minni Minnawi dit espérer « travailler en bonne entente » avec les autorités de transition. Même si aucune loi jusqu’ici n’a précisé ses prérogatives, des informations en notre possession laissent entendre qu’il devra organiser, au plus tôt, une conférence sur le Darfour où la situation est très préoccupante. La province connaît des affrontements ethniques réguliers, des localités attaquées, une force mixte soldats-anciens rebelles – toujours pas en place – et le principal groupe rebelle darfouri, l’ALS d’Abdelwahid Al Nur, refuse toujours de négocier. Le mouvement considère d’ailleurs les anciens rebelles comme des opportunistes ayant signé la paix pour obtenir leur part de pouvoir./////////////.

Minni Minnawi avait justement été l’adjoint d’Abdelwahid Al Nur, au début des années 2000. On verra si cette ancienne collaboration sera utile, vingt ans après.

Avec AFP/VOA

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Décès du fondateur de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed

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Décès du fondateur de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed

Bangui ( République centrafricaine ) – Après avoir créé un premier magazine, L’action, en 1956, Béchir Ben Yahmed lance en 1960 à Tunis Afrique Action, rebaptisé l’année suivante Jeune Afrique.

Le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed, qui avait fondé il y a une soixantaine d’années Jeune Afrique, est décédé lundi à 93 ans, a annoncé lundi le magazine à l’AFP./////////////.

L’homme de presse est mort à Paris, où il était hospitalisé depuis la fin du mois de mars après avoir été contaminé par le coronavirus, a précisé le mensuel dans un communiqué./////////////.

Né en avril 1928 en Tunisie, alors protectorat français, ce fils de commerçant, diplômé en commerce, avait oeuvré pour l’indépendance et fait partie du gouvernement de Habib Bourguiba en tant que secrétaire d’Etat à l’Information en 1956-57./////////////.

Après avoir créé un premier magazine, L’action, en 1956, il lance en 1960 à Tunis Afrique Action, rebaptisé l’année suivante Jeune Afrique./////////////.

“Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome”, puis deux ans plus tard, “pour Paris où le groupe est toujours installé”, rappelle Jeune Afrique./////////////.

“Fondé pour accompagner le mouvement d’émancipation des peuples qui, à l’orée des années 1960, accèdent à l’indépendance, Jeune Afrique a pris une part active dans tous les combats qui ont depuis rythmé l’Histoire du continent”, selon le média qu’il a longtemps dirigé./////////////.

Sous son égide, le magazine a donné naissance à un groupe, Jeune Afrique Media Group, qui édite aussi la revue anglophone The Africa Report, et la lettre d’information Jeune Afrique Business+. Il a également créé La Revue, magazine dédié à l’actualité internationale./////////////.

A la fin de la décennie 2000, il avait transmis les rênes de Jeune Afrique à ses fils et au directeur de la rédaction François Soudan. Son épouse Danielle a également oeuvré à ses côtés et fondé la maison d’édition du groupe./////////////.

Le groupe Jeune Afrique est en pleine mue numérique, accélérée par la crise du Covid-19. Le magazine, longtemps hebdomadaire, est devenu mensuel et le groupe a lancé fin 2020 un plan de restructuration prévoyant la suppression de 21 postes sur un total de 134, tout en espérant redresser ses effectifs d’ici à 2022 en étoffant ses équipes dans le numérique.

Avec AFP/VOA

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RCA : le médiateur de la République, Dr. Jacques Mbosso est décédé

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Le magistrat Jacques Mbosso, médiateur de la République, décédé le 3 mai 2021 des suites du Covid-19. Photo RNL

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai  2021, 02:43:45 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon sa famille, il est décédé  au centre hospitalier universitaire de Bangui ce lundi 3 mai 2021 des suites du Covid-19.

 

LE MAGISTRAT Jacques Mbosso  a occupé cette fonction du médiateur de la République depuis février 2017. Décédé à l’âge de 72 ans,  ce praticien du droit a plusieurs fois occupé des hautes fonctions au sein du gouvernement et au niveau de la justice nationale et internationale.

Centrafrique : Le gouvernement  rejette les allégations de crime portées contre les « forces bilatérales »

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Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai  2021, 02:13:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué en date du 30 avril 2021, le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole Ange-Maxime Kazagui, rejette en bloc les allégations de crime formulées par la Minusca contre les « acteurs étatiques/forces bilatérales « .

 

Selon ce communiqué du gouvernement, en date du 30 avril 2021, la MINUSCA avait remis au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA une liste intitulée « tableau des violations commises par les acteurs étatiques/forces bilatéral décembre 2020 à avril 2021 », dans lequel elle « met gravement en cause les forces nationales et bilatérales à travers des allégations d’exécution arbitraire/extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestations et détentions arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort ».

Ainsi, le gouvernement se dit étonner quant à « la  démarche de la Minusca qui ne correspond nullement aux usages établis ».

Il reconnaît qu’il affirme qu’il n’a pas été informé à aucun moment sur d’éventuelles enquêtes menées en RCA, et sur l’initiateur, les méthodes et encore moins le calendrier. « De plus, il n’a jamais été sollicité pour donner son avis sur un éventuel rapport y relatif, lui permettant ainsi de se faire une idée de la crédibilité des enquêteurs, de leur démarche, de leur objectivité et bien entendu de la vérité des faits allégués ». Pour cela, le gouvernement considère le document de la MINUSCA « comme étant de simples dénonciations ». Mais, compte tenu de la gravité des allégations portées, le gouvernement pourrait réagir. Ainsi, conformément à la loi, le ministre de la Justice a été instruit quant à l’ouverture d’une enquête judiciaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

communiqué du gouvernement relatif aux allégations de crime portées par la minusca contre les mercenaires russes et faca
Communiqué du gouvernement relatif aux allégations de crime portées par la minusca contre les mercenaires russes et faca

 

La mission économique centrafricaine à Bruxelles soupçonnée de blanchiment d’argent

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Inauguration de la Mission Économique RCA – Europe | Ambassade de Centrafrique à Bruxelles. Photo Ambassade de Centrafrique à Bruxelles

 

Des révélations rendues publiques par le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad (souvent abrégé « AD »), expliquent la fermeture de « la mission économique » de la Centrafrique à Bruxelles.

 

Un très bref communiqué de presse publié sur le site de l’ambassade de la République centrafricaine fait état de l’ouverture d’une mission économique centrafricaine en Europe (2). Parmi les membres de cette mission économique centrafricaine en Europe en photos sur le communiqué, les services de police hollandais ont pu reconnaître Michel G. Helmonder. Cet homme blanc plutôt musclé, chauve et tatoué au cou n’a pas véritablement le profil d’un diplomate centrafricain.

Michel G. Helmonder est connu des services de police de son pays. Cet ex-membre du gang de motards « Satudarah » a été mis en cause dans une fusillade meurtrière en 2016 où il a obtenu un acquittement en invoquant la légitime défense (3). Sur les photos, apparaît aussi son acolyte Berrie S., concessionnaire automobile de Veldhoven, une ville au sud-ouest d’Eindhoven.

En Octobre 2020, ces deux hommes sont interpellés par la police néerlandaise dans le cadre d’une enquête sur une vaste réseau de blanchiment d’argent impliquant un gang dénommé « Geldrop » qui aurait acheminé des millions de dollars de cocaïne aux Pays-Bas depuis l’Amérique du Sud via l’Afrique (3). La justice néerlandaise s’interrogeait sur de possibles projets en Afrique, dans le domaine des diamants et de l’or, entre autres projets pour blanchir l’argent de la drogue. Des enquêtes ont été déclenchées.

 

Une diplomatie suspecte 

Plusieurs personnes soupçonnées d’appartenance à ce réseau étaient détenteurs de passeports diplomatiques centrafricains. Disposer d’un tel sésame leur permettait en effet de na pas ouvrir leurs valises face aux douanes lors de leur passage dans les aéroports.

Cette protection est d’autant plus solide si l’on dispose d’une véritable position diplomatique. C’est principalement pour cette raison que la mission économique centrafricaine en Europe a vu le jour en Février 2020 dans les locaux situés au deuxième étage d’un immeuble d’un quartier cossu de Bruxelles. En façade, cette mission permet officiellement d’accueillir des investisseurs potentiels pour « développer le pays ». Mais les enquêteurs se demandent si cette antenne diplomatique ne permettrait pas à des intermédiaires douteux de poursuivre en coulisses une activité suspecte (1).

 

Le Président Touadéra mis en cause

Les protagonistes, placés en détention, ont prétendu face aux enquêteurs avoir rencontré le président Touadéra dans sa résidence privée à Lille. Il aurait été convenu que le Président centrafricain reçoive une part substantielle des bénéfices de leur activité. En échange, les hommes d’affaires belges ont obtenu l’octroi de permis miniers en RCA(1).

C’est dans ce contexte que la mission économique de Centrafrique à Bruxelles, perquisitionnée par la police belge, vient d’être fermée par les autorités de ce pays. Interrogé par Mondafrique, Laurent Foucher, un homme d’affaires proche du régime, explique: « La fermeture de la mission économique m’a beaucoup étonné, compte tenu de la qualité du travail effectué par les diplomates centrafricains. L’enquête devrait rapidement les mettre hors de cause ».

 

Une fabrique à brader les passeports

Il faut rappeler que le régime Touadéra s’est particulièrement distingué dans des affaires retentissantes de trafics de passeports et de positions diplomatiques. L’exemple le plus célèbre  remonte au 29 Avril 2018, lorsque l’opinion publique  avait découvert ce genre de trafics à travers un Tweet de l’ancien champion de tennis Boris Becker dévoilant la photo d’une rencontre avec le Président Touadéra à Bruxelles (5).

L’ambassadeur centrafricain à Bruxelles, Daniel Dede Emery avait déclaré qu’un « passeport diplomatique » a été remis à l’intéressé et que celui-ci occuperait un bureau à l’ambassade de Centrafrique à Bruxelles pour accomplir une mission « d’attaché pour les affaires humanitaires, culturelles et sportives auprès de l’Union Européenne ».

Boris Becker qui a été déclaré en état de faillite personnelle par un tribunal de Londres espérait alors que ce passeport diplomatique centrafricain et cette nomination lui permettraient de se prévaloir d’une immunité diplomatique centrafricaine pour échapper aux procédures judiciaires auxquelles il fait face au Royaume-Uni (6)

Nos sources d’information

  1. https://www.ad.nl/binnenland/criminelen-kopen-diplomatieke-paspoorten-voor-15-000-tot-20-000-euro-bij-controle-loop-je-zo-door~a6b9821f/?referrer=https%3A%2F%2Fcorbeaunews-centrafrique.com%2F
  2. http://ambassaderca.be/inauguration-de-la-mission-economique-rca-europe/
  3. https://www.ed.nl/geldrop-mierlo-nuenen/ook-medoclaan-schutter-verdachte-van-geldropse-witwasbende-van-diamantendiplomaten~a0c1ae37/
  4. https://www.ed.nl/geldrop-mierlo-nuenen/tom-en-berry-uit-geldrop-zouden-miljoenen-aan-drugsgeld-naar-afrika-hebben-gesluisd~a4ce35f6/
  5. https://twitter.com/theborisbecker/status/989878981825585152
  6. https://mondafrique.com/centrafrique-limbroglio-boris-becker/

 

 

Par le monde.fr

Hommage du Président du Parti ARECA  à l’occasion des obsèques du Président du RDC

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Logo officiel du parti ARCA.

 

 

Cher Frère Désiré,

Aucun mot ne peut décrire à quel point ta brusque disparition nous accable. On te savait malade, mais jamais, on imaginait que tu allais partir aussi rapidement.

Mon frère, nous n’avions pas souvent eu l’occasion d’échanger ensemble à cause de notre éloignement l’un de l’autre.

Cependant, les rares fois que nous nous sommes retrouvés furent de moments de grandes extases, tant l’envie d’échanger sur nos projets, nos familles et surtout sur notre pays nous comblait de plaisir,

A l’exemple de ton défunt père le Président André KOLINGBA avant toi, vous marquerez à jamais l’histoire de notre pays.  La modestie, la tolérance, le respect d’autrui vous ont toujours guidés dans votre vie politique. Une qualité rare de nos jours.

Je me souviendrais toujours de tes encouragements qui m’ont conduit à la création du parti ARECA (Alliance pour la Renaissance et l’Emergence de la centrafrique).

Il fut un moment où nous menions des échanges entre certains compatriotes de la diaspora et ceux au pays sur l’organisation des régions à travers le projet de loi sur la décentralisation. Les débats étaient âpres tant on était divisé sur le sujet en ce qui concernait l’organisation de la région 6 prise pour exemple. Il nous arrivait de prendre tes conseils et avis de par ta sagesse et ta vision en tant qu’homme politique sur le sujet.

Quand bien même la plupart de mes contradicteurs étaient du RDC c’est-à-dire de ton parti, tu n’as pas hésité un seul instant à me donner raison sur la logique et la cohérence de ma démarche sur le thème objet de nos échanges.

Etant donné qu’on n’arrivait pas à s’accorder, tu m’as dit ceci « Bertrand tu as beaucoup d’idées et de projets, je te conseille de les mettre au profit du pays soit en te rapprochant du Gouvernement pour leurs éventuelles mises en œuvre, soit en créant ton propre parti pour les présenter.

A aucun moment tu ne m’as conseillé d’adhérer à ton propre parti qui est dans l’opposition et n’aura pas les moyens de soutenir les projets sujets de nos débats.

Dans notre classe politique où les gens ne voient que les propres intérêts, rares sont ceux qui peuvent tenir de tels raisonnements. Quand il a fallu se présenter aux élections présidentielles, tu as encore montré ton talent de grand homme politique.

Ayant pratiquement les mêmes bases électorales, tu m’as encore surpris en encourageant ma candidature à l’élection présidentielle quand elle était encore en balbutiement. Lors des inscriptions sur les listes électorales, vu les difficultés des vols à l’époque vers l’Afrique au départ de Paris, tu m’as conseillé en cas de clôture des listes électorales à Bangui d’aller m’inscrire dans les villes proches comme Mbaïki, Damara ou Boali car pour les Présidentielles, on peut s’inscrire partout sur le territoire national et non forcement dans la capitale.

Je tenais à faire ce témoignage pour montrer quel genre de personne était Désiré. Il pouvait penser qu’il avait beaucoup à perdre par ma candidature alors qu’il se présentait lui-même aux élections. Mais contrairement à d’autres, c’est l’intérêt du pays qui comptait pour lui. Il ne m’a jamais pris comme un adversaire qu’il fallait bloquer. Cela n’est sans rappeler les rivalités des acteurs politiques de surcroit des mêmes régions qui plongent notre pays dans l’abime depuis des décennies. Si cet exemple peut servir de méditation, ça sera à l’honneur de notre classe politique toute entière.

Désiré mon frère, tu ne peux savoir combien je te pleure. Tu aurais certainement guidé mes premiers pas dans la vie politique. Notre pays qui balbutie dans la recherche de la voie de la démocratie a besoin des personnes comme toi. Le destin en a décidé autrement.

Je me rappellerais toujours du vol qui nous a conduit de Bangui à Bangassou avant de continuer par la route à Bema pour aller porter ton père spirituel le patriarche Alphonse KEMBA en sa dernière demeure quand il était décédé en mai 2017.

Les liens qui unissent nos deux familles t’avaient amené à honorer personnellement de ta présence aux différentes cérémonies commencées à Bangui pour se terminer à Béma avec des ferveurs populaires tant à la préfecture à Bangassou que tout le long du voyage par la route jusqu’à notre destination finale. Cela t’avait beaucoup marqué.

Mon frère, quel destin cruel nous t’a arraché à un moment où on ne s’y attendait. Le pays te pleure, tout le monde te pleure.

Pour ce que tout que tu as été pour nous et fait pour nous ; le parti ARECA ainsi que la famille KEMBA te devrons notre amour éternel et la promesse que nous ne t’oublierons jamais.

Sincères condoléances.

 

Ton frère Bertrand KEMBA

En Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021, 0650:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bangui, la présence des mercenaires russes et les exactions dont ils sont accusés sont des sujets dont on parle à voix basse, en privé, et dans l’anonymat. « C’est l’éléphant au milieu de la pièce », estime une source diplomatique. « On ne voit que lui, mais on fait comme s’il n’était pas là ». Officiellement d’ailleurs, ils ne sont pas là. Le narratif russe sur le sujet est extrêmement rodé. L’ambassadeur de Russie à Bangui reconnaît l’envoi de 535 hommes qu’il présente comme des « instructeurs » qui « ne prennent pas part aux combats », sauf « s’ils sont pris pour cible ».

 

De nombreuses sources sécuritaires nationales et internationales contredisent pourtant cette version. Elles évoquent 800 à 2 000 mercenaires déployés dans le pays, aux côtés des forces armées centrafricaines, souvent « en première ligne » lors des affrontements et également présents aux postes de contrôles et lieux stratégiques.

Pour une partie de l’opinion, lassée de subir l’occupation et les violences des groupes armés, les Russes sont des sauveurs. Ils ont joué un rôle déterminant dans la contre-offensive qui a permis de reprendre la majorité des grandes villes du pays. Leur action est également soutenue par une campagne de communication active des autorités. Rares sont les voix discordantes qui osent publiquement questionner leurs méthodes, dans le climat de peur qui s’est installé dans certaines régions du pays.

Le 31 mars dernier, pour la première fois, un groupe d’experts indépendants vient pourtant briser cette omerta. Dans un communiqué, le Groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires rattaché au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies de Genève, dénonce le recours accru à des sociétés de sécurité privées par les autorités de Bangui. Et alerte sur une longue liste d’exactions qui leur sont « imputables » : « exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, torture pendant les interrogatoires, disparitions forcées, déplacements forcés de population civile, ciblage indiscriminé d’installations civiles, violations du droit à la santé et attaques croissantes contre les acteurs humanitaires. »

Trois entités russes sont citées dans ce communiqué : le « Groupe Wagner », considéré comme le bras armé privé de Moscou, dont certains combattants sont depuis peu sous le coup d’une plainte pour un possible crime de guerre en Syrie ; « Sewa Security Services», société de droit centrafricain fondée à Bangui en 2017 et considérée comme la filiale de Wagner dans le pays ; et enfin « Lobaye Invest SARLU », une société minière fondée en Centrafrique en 2017, dont l’un des responsables a été placé sous sanctions par les États-Unis. Le Groupe de travail dit avoir recueilli les preuves de leur « implication dans une série d’attaques violentes » survenues en Centrafrique depuis décembre dernier.

Plusieurs rapports internes des Nations unies que RFI a consultés viennent étayer ces accusations. L’un d’eux recense au moins une centaine de victimes de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises soit par les Faca et leurs alliés russes soit par les éléments russes seuls, entre le 1er janvier 2021 et mi-avril. Parmi ces violations : 26 exécutions extrajudiciaires, 5 viols ainsi que 27 cas d’arrestations arbitraires et de privation de liberté. « De nombreux civils ont été tués ou blessés (…) bien qu’ils soient très loin de cibles militaires légitimes », précisent les auteurs de ce rapport.

Parmi les préfectures les plus affectées : celle de la Ouaka, au nord-est de Bangui. Pendant deux mois, Bambari, chef-lieu de cette préfecture, située à 370 kilomètres de la capitale, a vécu sous le joug des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le changement (CPC) menée par l’ex-président Bozizé. Ils y ont empêché la tenue de l’élection présidentielle le 27 décembre et imposé aux populations un climat de violences : menaces, taxations, arrestations. Le 15 février 2021, les Faca et leurs alliés russes entrent à Bambari pour reprendre la localité.

« Ils voulaient tuer des gens »

Ce jour-là, les « instructeurs russes », censés ne pas combattre, jouent un rôle décisif. La rébellion leur oppose une résistance farouche. Les combats sont violents. Ils font notamment rage autour de la mosquée Al-Takwa, située non loin d’une base de l’UPC, un groupe armé issu de l’ex-Séléka, aujourd’hui membre de la rébellion. Fuyant la progression des Russes, des rebelles se replient à l’intérieur de la mosquée, où des civils avaient trouvé refuge.

« Les rebelles sont entrés et les Russes ont tiré tout de suite, alors qu’il y avait des civils », rapporte un témoin. « Les Russes sont entrés et ont crié : “Où est Séléka ? Où est Séléka ?” », affirme un autre habitant de Bambari présent sur les lieux. « L’imam a dit : “Couchez-vous ! Couchez-vous !” Puis les Russes ont commencé à tirer n’importe où. J’étais dépassé. Il y avait des femmes et des enfants », poursuit cet habitant qui se souvient avoir aperçu juste avant de s’enfuir un véhicule armé d’une mitrailleuse positionné dans sa direction.

Deux rapports confidentiels que RFI a pu consulter corroborent le récit de ces témoins. L’un d’eux, signé de la division des droits de l’homme de la Mission onusienne dans le pays (Minusca) conclut à « un usage excessif de la force » de la part des mercenaires russes. Selon ce document, « trois jeunes hommes » sont « exécutés » à la mosquée ce 15 février « par les Faca et les forces russes ». « Ils n’ont pas cherché à savoir qui était rebelle et qui était civil. Ils voulaient tuer des gens », abonde une source sécuritaire. Des photos prises après les combats témoignent de l’usage d’armes lourdes au regard des impacts.

Le même jour, une scène similaire se répète au centre de santé urbain Elevage à l’entrée du camp de déplacés du même nom. Les versions divergent sur la chronologie des faits mais convergent sur un point : les éléments russes engagent le feu dans le centre de santé. Au moins un civil est tué, selon un témoignage corroboré par l’un des rapports confidentiels que RFI a consultés. « Qu’il s’agisse de lieux protégés par le droit international humanitaire, ce n’est pas leur problème. De toute façon, ils ne le connaissent pas », déplore une source humanitaire.

À l’issue de deux jours de combats à Bambari, les cadavres sont rassemblés dans l’enceinte de la mosquée : une quinzaine au total, selon une vidéo visionnée par RFI et authentifiée par Amnesty International. Un témoin présent lors de l’identification de ces corps assure que parmi eux se trouvaient « des enfants, des vieilles femmes, et des personnes âgées, victimes de balles perdues ».

À l’époque, très peu d’informations filtrent sur ces événements sanglants. Mais en coulisses, le trouble grandit à Bangui. Le 23 février, une délégation composée de plusieurs chefs d’agences et d’ONG  (Unicef, Ocha, UNHCR, OMS, UNFPA et CCO), du chef de la sûreté et de la sécurité des Nations unies (UNDSS) et d’un représentant de l’ambassade de France se déplace à Bambari pour « s’enquérir de la situation ». Mais la mission est écourtée, « sur demande du préfet de la Ouaka qui a indiqué ne pas avoir été officiellement saisi » de cette mission, selon le rapport rédigé à l’issue de ce déplacement.

 

Je suis vivant par la grâce de Dieu »

Six semaines plus tôt, un autre incident survenu à un poste de contrôle avait déjà suscité l’inquiétude sur les méthodes employées par les Russes. Ce 28 décembre 2020, les hommes de Moscou sont positionnés, comme souvent, aux côtés des Faca à l’entrée de Grimari, à 80 km à l’ouest de Bambari sur la route menant à Bangui. Un camion transportant des marchandises et une trentaine de civils ne s’arrête pas à un check point, malgré les avertissements des Faca. Les Russes ouvrent le feu. Bilan : trois civils tués et 15 autres blessés, selon un rapport toujours confidentiel des Nations unies.

« Des collègues qui étaient à côté de moi ont été touchés par les tirs. On a essayé de se cacher dans le camion, mais ils continuaient à tirer », raconte Michel (*), interrogé dans un établissement de santé peu après l’incident. « Moi-même, j’ai reçu quatre balles. Je suis vivant par la grâce de Dieu », poursuit ce témoin. Pourquoi le camion ne s’est pas arrêté ? « C’est un vieil engin, peu maniable. Il faut du temps pour rétrograder. Et le barrage n’était pas visible de loin », explique quelques semaines plus tard à RFI un membre de l’équipage, gravement blessé. Un épais pansement lui recouvre l’œil gauche, transpercé par une balle ce jour-là.

Toutes les personnes interrogées témoignent, dans ce cas aussi, d’un usage excessif de la force. Selon le rapport interne et confidentiel rédigé par la Minusca, aucun des passagers n’était en tenue militaire. Les pneus et le moteur du véhicule ont été épargnés par les tirs. La cabine où se trouvaient les passagers a en revanche, elle, été ciblée. Cela « peut indiquer que les tireurs avaient l’intention de tuer autant de personnes que possible », conclut ce rapport.

« À la fin, un soldat russe a sorti une arme lourde, il voulait détruire le camion », raconte encore Michel. « C’est un Faca, dit-il, qui s’est interposé pour l’en empêcher ». L’« arme lourde » dont parle Michel était une « roquette », selon le rapport interne des Nations unies, qui précise : « Le pire a été évité ».

A Bambari, de nombreuses arrestations arbitraires

Retour à Bambari. Le 16 février, la ville est donc officiellement « libérée ». Pour les habitants, c’est la fin d’une douloureuse occupation par les groupes armés. C’est aussi le début des opérations de ratissage menées par les Faca et leurs alliés russes. Selon des sources concordantes, dans leur traque, ces derniers procèdent à de nombreuses arrestations, dont même certaines autorités centrafricaines dénoncent, dans l’anonymat, le caractère « systématique » et « arbitraire ». « Les rebelles se fondent au sein de la population pour tenter d’échapper aux forces de sécurité », justifie une source proche du ministère centrafricain de la Justice, tout en déplorant, elle aussi, le « flou juridique » qui entoure ces arrestations. Combien de personnes ont-été arrêtées au cours de ces opérations ? Sur la base de quels éléments de preuve ? Où sont-elles ? En l’absence de communication officielle sur le sujet, impossible de répondre à ces questions.

Une chose est sûre, ces dernières semaines la liste des familles à la recherche de leurs proches disparus s’allonge à Bambari. Plusieurs témoins expriment leur crainte d’être arrêtés sur la base d’une simple suspicion d’appartenance à la rébellion ou suite à une dénonciation. « Certains de mes voisins ont été arrêtés, simplement parce qu’ils étaient montrés du doigt comme faisant partie de la CPC. Quelqu’un dit : “celui-là c’est un ami ou un beau-frère d’un CPC”. Et même si ce sont des mensonges, on t’arrête », raconte Abou* un habitant de Bambari. « Mon frère a été arrêté en plein centre-ville après avoir été dénoncé par un de ses collègues », témoigne aussi François*. Libéré depuis, grâce aux bonnes relations de sa famille avec les forces armées, le jeune homme a d’abord, selon son frère, été conduit à la police, puis cagoulé et emmené au camp Setero de Bambari où les mercenaires russes se sont installés.

Lorsque nous rencontrons Marthe*, à Bangui, cela fait déjà un mois qu’elle est à la recherche de son fils disparu, depuis son arrestation à Bambari le 23 février. Des témoins, dit-elle, lui ont raconté l’avoir vu être embarqué avec deux de ses amis, en plein marché où il tenait un petit commerce, puis emmené dans une voiture par des hommes en tenue l’accusant, lui aussi, d’être un membre de la CPC, ce que sa mère nie. « Je l’ai d’abord cherché en vain à la police, puis à la gendarmerie, puis je suis allée au camps des Russes », raconte Marthe. « La première fois, un Faca sur place m’a dit : “Il n’est plus ici, il ne faut plus revenir. Si tu reviens, on va te tuer”. » Trois jours après, Marthe décide pourtant de tenter sa chance à nouveau. Cette fois on l’informe que son fils aurait été transféré à Bangui. Une fois dans la capitale, Marthe sillonne tous les lieux possibles de détention connus. En vain. « Dans mon quartier, les gens me conseillent d’arrêter mes recherches. Ils disent que c’est trop dangereux. »

Climat de suspicion généralisé

Ces arrestations participent au climat de peur engendré par la présence des mercenaires russes dans certaines régions du pays, et qui transpire au fil de cette enquête. Malgré les espérances qu’avaient soulevées leur intervention au sein de la population, la méfiance grandit. « Nous aussi on en avait marre des rebelles. Quand on a appris que les Russes arrivaient, on a estimé que c’était une bonne nouvelle », témoigne le proche d’un autre disparu de Bambari. « Mais quand on voit ce qu’ils font aujourd’hui, on se demande s’ils sont venus pour s’en prendre aux rebelles ou à nous, les civils. » Une autre habitant, résume, amer : « En janvier nous étions sous la coupe de l’ex-Séléka. Maintenant nous sommes entre le marteau et l’enclume. »

Marthe espère encore qu’elle retrouvera son fils, et redoute de faire le trajet retour vers Bambari. « Les Russes ont érigé une barrière sur la route à l’entrée de Grimari. À l’aller, j’y suis passée en bus. Ils ont fait descendre tout le monde, et nous ont fouillés un à un. Les hommes sont déshabillés. Et si tu as une petite cicatrice, même d’accident ou de soins médicaux sur le corps, on te soupçonne d’être un balaka ou un ex-Séléka. Et tu es foutu », raconte Marthe. En Centrafrique, certains combattants portent des scarifications. Aux yeux des Russes, toute trace pouvant y faire penser ou être assimilée à des blessures au cours des combats, est considérée comme un signe d’appartenance à la rébellion. Ce jour-là, selon Marthe, certains passagers ne sont pas remontés dans le bus. Combien ? Cette mère de famille ne sait pas le dire. « Tout le monde a tellement peur, que quand on te permet de continuer ta route, tu ne poses pas de question. C’est chacun pour soi », raconte-t-elle.

Ces témoignages sur la recherche de cicatrices reviennent régulièrement au fil de notre enquête. « Quand quelqu’un est malade ici, on le soigne traditionnellement. On incise la peau de la personne avec des lames pour appliquer des produits traditionnels. Quand les Russes voient ça, ils disent que tu es un CPC. Et c’est fini pour toi », détaille une autorité de la région de Bossangoa, à 300 kilomètres au nord-ouest de Bangui, témoin de ces fouilles serrées.

Bossangoa est le fief du groupe armé anti-balaka de l’ancien président et désormais coordonnateur général de la CPC, François Bozizé. Là-bas, peut-être plus qu’ailleurs, la crainte des arrestations arbitraires est présente. Les témoignages contre les agissements des Russes y sont nombreux. Deux rapports hebdomadaires produits par les Nations unies que nous avons consulté rapportent les abus qui y sont commis par des « soldats des forces bilatérales » – l’euphémisme utilisé par l’ONU pour désigner les mercenaires russes. Fin mars dans la région, plusieurs cas de civils blessés pris pour cibles sur la base d’un simple soupçon d’appartenance à la CPC y sont signalés.

Viols collectifs

Parmi les violations des droits de l’homme également documentées, en toute discrétion, par les Nations unies, il y a les violences sexuelles. Dans un de ses rapports datés du 25 février, consignant une série d’« exactions attribuées aux forces alliées russes », un cas de viol collectif est détaillé. À Yaloké, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale, six hommes ont cassé la porte de la maison d’une femme de 24 ans et « l’ont violée collectivement (3 de ces éléments) sous la menace de leurs armes entre 23h et 2h du matin », peut-on lire dans ce document. En la matière, les allégations sont nombreuses. RFI a recueilli plusieurs témoignages, toujours anonymes, pour des raisons de sécurité.

C’est donc à l’abri des regards que Gabriella*, la vingtaine, accepte de nous parler. Ce 15 février à Bangui, la jeune fille cherche en vain une moto-taxi pour rentrer chez elle, alors qu’approche l’horaire du couvre-feu. Un véhicule s’arrête à sa hauteur. À l’intérieur, sept hommes en tenue militaire. « C’étaient des Russes, un seul parlait français. Un autre portait une barbe et des tatouages », se souvient la jeune femme. « Ils m’ont proposé de monter dans leur voiture. J’ai pensé qu’ils allaient me déposer près de chez moi. Je suis montée. Et ils m’ont emmenée. »

Gabriella comprend très vite le piège qui vient de lui être tendu. Elle est ensuite conduite dans un lieu inconnu. Elle repère des armes, des lits, puis se souvient avoir été laissée dans une pièce encombrée de cartons, avec pour unique meuble un matelas posé à même le sol. Encore sous le choc, Gabriella raconte avec difficulté le calvaire qui s’ensuit : un viol collectif qui dure toute la nuit. « Un premier homme est venu. J’ai pensé que c’était terminé. Mais d’autres hommes sont arrivés ». Cinq Russes abusent d’elle cette nuit-là, les uns après les autres, raconte la jeune femme. « Ils m’ont torturée comme un animal. Je ne comprends pas. Je suis un être humain comme eux », lance Gabriella. Elle est libérée le lendemain matin avec l’injonction de garder le silence sous peine de représailles. Aujourd’hui, elle dit ressentir de la peur à la seule vue d’un homme blanc en tenue militaire. « Je pensais que les Russes étaient là pour nous secourir », répète-t-elle.

Ces accusations de viol touchent tous les acteurs du conflit en cours. En janvier, RFI alertait sur une augmentation des cas de violences sexuelles à Bouar commis par les rebelles de la CPC. Parmi ces violences, des viols ont ciblé notamment « des femmes des Faca », rapportait alors une source sécuritaire. Plus récemment de retour d’une mission d’évaluation à Bambari au nord-ouest de Bangui, la coordination humanitaire de l’ONU (Ocha) s’alarmait dans un rapport confidentiel lui-aussi, d’une « inquiétante recrudescence des cas de violences sexuelles » au cours des derniers mois dans la ville et ses environs.

Pillages, saccages et occupation de bâtiments publics

Un autre aspect des méthodes employées par les Russes interpelle les observateurs à Bangui : les pillages qui se multiplient. « Quand ils sont arrivés, les Russes ont tout pris. Ils prennent tout », raconte une autorité de la région de Bossangoa. « Ils tuent même les cochons. Ils n’achètent pas de nourriture. Quand ils ont envie de manger, ils tuent les bêtes que les gens élèvent. Ils les ramassent et ils les mangent. Ils ramassent les matelas en mousse, sur lesquelles les gens dorment, et même les chaises en plastique. Ils pillent trop ! », s’énerve cette personnalité. L’argent, la nourriture mais aussi les motos ainsi que les téléphones.

Bossangoa et sa région sont considérées comme le fief de l’ex-président Bozizé, coordonnateur de la rébellion CPC. Cette dimension a sans doute joué dans la violence focalisée contre les biens de ces communautés en particulier. Un rapport rédigé par une source sécuritaire sur les différentes opérations militaires qui y ont été menées depuis fin février fait état de plusieurs civils tués, de maisons incendiées, et de vivres pillés.

Dans la commune de Benzambe, berceau des Bozizé, une organisation locale a également recensé plus 120 habitations brûlées, dont la maison familiale de l’ex-président. Les Forces centrafricaines et les Russes étaient sur les lieux au moment des incendies, précise un membre de cette organisation, toujours encore en train de travailler pour déterminer les circonstances exactes de ce qu’il qualifie avec euphémisme de « dérapages ». « Les Russes ont brûlé toutes les maisons », raconte Jacques, un habitant de cette localité, qui a dû se réfugier dans la brousse. « Il y a eu trop de destructions », déplore-t-il.

Malgré la libération d’une partie de la région de Bossangoa, certains déplacés hésitent encore à retourner chez eux. Certains témoins évoquent un climat de « psychose ». « Il ne faut pas perdre de vue que l’arrivée des Russes à Bossangoa a été précédée d’une campagne de dénigrement orchestrée par les groupes armés. C’est pour cela qu’ils ont été accueillis avec une grande méfiance », avance en guise d’explication une autorité religieuse. D’autant, précise-t-il, que les groupes armés continuent à s’en prendre aux civils réfugiés en brousse. « Je reviens d’une visite pastorale à 30 kilomètres au nord de Bossangoa, les gens se plaignent parce que les anti-balaka continuent de les traquer en brousse. Ils prennent la population en otage pour pouvoir survivre. » Car si les grandes villes ont été « libérées », des éléments des groupes armés sont encore dans la brousse, notamment dans le nord-ouest du pays, et poursuivent leur harcèlement contre les populations.

Fait aussi régulièrement reproché aux paramilitaires russes : l’occupation de bâtiments publics dont des écoles et des églises, selon un document de travail interne des Nations unies. À Bossangoa, les Russes occupent aujourd’hui encore la mairie. À Boukoko, à quelques kilomètres au nord de Mbaïki, une ville située à 110 kilomètres au sud-ouest de la capitale, c’est dans un centre de recherche agricole public qu’ils se sont installés. Ils sont restés deux mois. « Les Russes sont arrivés les premiers, les Faca étaient à l’arrière. Ce jour-là, j’ai entendu les balles siffler et je suis parti en courant. Ils tiraient à bout portant », témoigne un habitant. Il parle vite, comme encore étonné par le souvenir de ce jour, de la violence employée alors que, selon lui, les rebelles étaient déjà partis. « Ils ont commencé à piller, à casser les portes et les emporter pour en faire des lits, prendre les matelas chez les gens. Chez moi ils ont pris mes chaussures, mes panneaux solaires et mes ustensiles de cuisine », décrit-il.

RFI a pu visionner des photos prises dans la station peu après le départ des forces russes. Elles confirment les descriptions de saccages. Sur les murs de ce qui était autrefois la bibliothèque, on aperçoit de larges taches de sang. « C’est vrai que quand ils sont venus les rebelles sont partis. Mais une armée conventionnelle est censée protéger les civils et les institutions. Nous, ils nous faisaient peur. C’était un cauchemar leur présence », tremble-t-il encore. Selon cet habitant, peu osaient s’aventurer aux abords de la base russe. Sauf en cas d’extrême nécessité, pour aller négocier une indispensable autorisation de déplacement.

« La zone est minée »

Les Russes ont finalement quitté Boukoko le 16 février pour poursuivre leur offensive plus au nord dans le pays. Non sans laisser des traces derrière eux. Notamment un étrange engin non identifié, raconte Martial*, un habitant, encore tout effrayé. « Ça ressemble à une mine. C’est un tube, relié à un fil. Ils l’ont laissé sous un arbre », témoigne Martial. Selon lui, les Russes en avaient disposés à plusieurs endroits de Boukoko. Et celui-ci est resté. « Le maire a demandé aux Faca de l’enlever, mais ils ne savent pas comment faire. Alors on a mis des bois autour pour que les enfants n’y aillent pas. » De quoi s’agit-il ? Une mine ou un autre engin ? Difficile à dire. Personne n’ose s’en approcher. Encore moins le toucher.

Cette allégation, elle non plus, n’est pas isolée. Le 10 janvier, le Premier ministre Firmin Ngrebada se rendait à Boali, à moins de 100 kilomètres au nord de Bangui, pour remonter le moral des troupes qui combattent alors au front. Des journalistes ont été invités à couvrir le déplacement. Devant eux, le lieutenant-colonel Wallo, à la tête du BIT6, en charge de l’opération sur ce front, avertit le Premier ministre qu’il ne peut pas le laisser approcher de sa résidence, car « la zone est minée ». Un peu plus tard ce même jour, alors que les forces se mettent en rang à la limite de la zone sous leur contrôle pour recevoir une récompense de la part du Premier ministre, une explosion est entendue. Rire général dans les rangs. « La zone est minée », répètent-ils.

 

 

Propagande ou réalité ? Un document interne des Nations unies parle de « suspicions ». Il confirme en revanche l’utilisation de « Booby Trap » (pièges) dans certaines régions, en violation « des principes de conduite des hostilités ». « Une chose est sûre, il y a une volonté de communiquer autour de la présence sur le terrain d’engins piégés », note un observateur avisé. « Probablement à des fins stratégiques », dit-il, pour prendre l’ascendant psychologique et créer la psychose parmi les groupes armés. Et notamment les dissuader d’emprunter les chemins de transhumance qui leur permettent de contourner les axes où se concentrent les forces alliées.

Le 11 janvier dernier, la chute d’un autre « engin » non identifié sur le marché de Ndanga, à l’ouest de Bangui, avait également semé la panique. Bilan : 10 morts et 16 blessés de sources concordantes. Il est attesté qu’un drone russe survolait la zone à ce moment-là. À cette époque, François Bozizé avait été localisé dans la zone mais de source sécuritaire, les rebelles s’étaient déjà retirés au moment où l’engin est tombé. Contactée à l’époque, la Minusca assurait ne pas être au courant de cet événement. De quel engin s’agissait-il ? Était-ce « un drone équipé » comme l’assure la Coordination des organisations de la société civile pour la paix en Centrafrique dans une lettre adressée le 2 mars au président de l’Assemblée nationale ? Personne ne semble en mesure de le dire.

« On documente ce qu’il se passe en cachette »

Dans un pays où l’accès à la justice est difficile, beaucoup craignent à Bangui que les violations des droits de l’homme imputées aux Russes restent impunies. À plusieurs reprises au cours de cette enquête, RFI a contacté des sources qui disaient envisager de porter plainte contre les agissements des paramilitaires russes, avant de renoncer. « Si tu dénonces ce qu’ils font, tu seras immédiatement taxé d’être pro-Bozizé. C’est un climat de terreur, s’emporte une source de la société civile. Beaucoup de gens nous contactent pour nous rapporter ce qu’il se passe mais refusent de porter plainte. » Des cas de menaces de mort contre les rares qui s’y sont risqués ont été signalés. « Alors, on documente ce qu’il se passe en cachette en attendant que la paix revienne », abonde un élu.

L’état d’urgence et les interdictions de circuler qu’entraînent les opérations en cours freinent également les possibilités d’enquêtes et la collecte de preuves. « Les Russes ne veulent pas qu’on les prenne en photo », assure un élu. « Si tu sors ton téléphone, ils vont l’arracher, poursuit-il. Ils ne veulent pas de témoins. » À cela s’ajoute la petite musique de la propagande qui s’est installée. Impossible de critiquer les agissements des Russes sur le terrain sans être perçu comme un opposant à la politique du gouvernement, voire un complice des groupes armés. « Les autorités font la publicité des Russes. Elles répètent que tout ce qu’ils font, c’est bien », regrette cet élu. Au sein d’une organisation internationale, une source explique : « Nous avons constaté un pic d’alerte sur des allégations d’exécutions sommaires mais nous ne les documentons pas pour la sécurité de nos staff ». En Centrafrique, personne n’a oublié la mort des trois journalistes russes, assassinés en 2018 près de Sibut, une ville située à 300 kilomètres au nord de Bangui, dans des circonstances troubles, alors qu’ils enquêtaient déjà sur les activités minières du Groupe Wagner.

En coulisses, la polémique monte également sur le positionnement de la Minusca, accusée de garder le silence sur la présence de mercenaires dans le pays, et sur les graves violations des droits de l’homme qui sont documentées. D’autant que les Etats-Unis, premier contributeur financier des missions de maintien de la paix, ont placé sous sanction fin septembre huit individus dont certains sont liés aux entreprises citées par le Groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires. Parmi eux, Dmitry Sytii fondateur de la Lobaye Invest et connu à Bangui comme étant le traducteur du conseiller à la présidence Valery Zakharov.

 

Le « silence » de la Minusca

Récemment, le discours du chef de la mission de l’ONU s’est tout de même infléchi. Le 9 avril, de retour d’un voyage à Moscou, Mankeur Ndiaye annonce sur RFI des enquêtes sur ces exactions imputées à des mercenaires russes, et affirme que Moscou avait accepté de coopérer. Le jour-même, le conseiller russe à la Sécurité intérieure du président Touadéra, Valery Zakharov, réagit sur Twitter pour dénoncer des déclarations « fausses ». Il affirme avoir contacté à ce propos le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine. « 

Centrafrique : Rentrée parlementaire dans l’indignité absolue

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Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 mai 2021, 03:40:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les députés de la 7e législature prennent fonction ce jour. Un début de mandat marqué d’ores et déjà par un scandale qui ne dit pas son nom. Les maux de tous les jours et le quotidien des législateurs que sont l’indignité et la corruption.

1-L’indignité

Qui peut imaginer que les élus fraichement élus et les anciens réélus ne peuvent pas avoir leurs attribues distinctifs, macaron, fanion, sacs et autres biens dont le législateurs a besoin et qui naturellement l’Etat devrait leur conférer. A la surprise nationale, l’histoire se répète et les bêtises de la transition qui porte l’emprunte de Davy Yama a encore une fois guidée les pas de Laurent Ngon Baba pourtant une autorité morale. Triste et très triste.

Il faut absolument un audit de la gestion de la 6e législature du Dieudonné Ngon-Baba (Nzapa-Mou-Na Mbi) qui excelle dans les détournements et qui peine à faire un bilan elogieux de son passage à la tête de l’Assemblée. Celui qui est capable de tout donner à Touadera même sa foi et à même de trahir ses valeurs islamiques pour plaire à celui qui l’a placé au seuil de ses rêves.

Tout ça pour ça, Dieudonné Laurent Ngon Baba a prouvé de quoi il est capable en mettant en place une stratégie de détournement avec Gina Sanzé pour détourner les subsides que l’Etat a donné pour créer les conditions décentes de sièges pour les députés de la 7e législatures. Eh! Et si la honte pouvait tuer.

 

Où se trouve la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance ?

La Cour des Comptes qui par des visés politiques avaient inquiété Meckassoua ne sentent t’elles pas l’odeur du parfum de scandale à l’Assemblée nationale et dans les institutions de la République ? Une crise morale s’enracine dans ce pays désormais et à l’actif de Faustin Archange Touadera qui chante urbi orbi la rupture et sa fameuse ligne rouge de Damara.

Il en sait bien parce qu’il était le député de Damara quand la ligne rouge a été franchie. Par conséquent, il offre à son peuple un marché de dupe en parlant de la ligne rouge. Pauvre RCA et pathétiques dirigeants.

La corruption

Faustin Archange Touadera et son régime sont la partie visible de la corruption. Simplice Mathieu Sarandji et Arthur Piri, deux grands Croix dans l’ordre de la corruption en Centrafrique ont très vite mis en place la machine de débauchage des élus à coup de CFA sortie tout droit du trésor public pour l’achat de conscience des députés KNK et URCA.

Un crime prévu et puni, mais comme Eric Didier Tambo est le procureur général parental et donc dans le basket de Sarandji, ce dernier fertile en déclaration hasardeuse ne peut en aucun cas inquiéter ses parents corrompus et malveillants. Les poisons de l’administrations parlementaires sont devant les objectifs qu’ils ont atteint grâce à l’appui de la sœur Darlan et du frère unis Barthelemy Mathias Morouba.

La république décent en enfer avec le mépris.

On se demande si Firmin Ngrebada va siéger. Plusieurs membres de son gouvernement sont aussi élus, mais il n’a pas démissionner, une corruption morale alors que les textes en vigueur en Centrafrique interdisent le cumul de mandat. Mais comme avec les russes, les textes n’ont pas droit de citer Ngrebada, Sarandji et Touadera peuvent faire du pays ce qu’ils veulent. Vive le pays de Boganda.

Par Yémbinalé

Journaliste rédacteur

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

Alain Nzilo.
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

RCA : incroyable décision de la cour constitutionnelle, la victoire du candidat Florent Kema vient d’être invalidée

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021, 03:00:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Du jamais vu dans l’histoire judiciaire du monde. Un candidat pourtant proclamé élu par la cour constitutionnelle est invalidé quelques semaines plus tard par la même juridiction pour des motifs fallacieux. Autrement dit, un député à l’Assemblée nationale peut être destitué par une simple décision de la cour constitutionnelle ?? C’est ce qui est arrivé à Monsieur Florent Kema, candidat du KNK, proclamé élu le mois dernier par la cour constitutionnelle, et destitué une semaine plus tard par la même cour. Ainsi, la question ici est de savoir si la cour constitutionnelle peut-elle statuer sur les requêtes en dehors  du délai légal ?

 

Selon la loi électorale en République centrafricaine, la cour constitutionnelle dispose d’un mois pour rendre son arrêt définitif sur les contentieux électoraux après la proclamation des résultats provisoire par l’autorité nationale des élections.

Pour les législatives  du 14 mars 2021, l’autorité nationale des élections avait proclamé les résultats globaux provisoire  le 21 mars 2021, et la cour constitutionnelle avait rendu public également son arrêt définitif le 19 avril 2021 lors de son audience publique. Dans son arrêt, au moins 69 candidats ont été proclamés élus, contre 22 au premier tour. Mais la chose la plus étonnante, une semaine plus tard, la cour constitutionnelle continue de statuer en toute illégalité sur les recours des candidats. Ainsi, la victoire proclamée du candidat Florent KEMA a été déclarée nulle et non avenue par la cour constitutionnelle la semaine dernière en raison de sa proximité presu avec les groupes armés.

Pour des nombreux centrafricains, cette décision de la cour constitutionnelle est totalement illégale.

 

Une justice de deux poids deux mesures 

Pour des nombreux centrafricains, si la victoire de Monsieur Florent KEMA, candidat dans la circonscription de Nana-Bakassa 2  est invalidée pour de raison de sa proximité avec les groupes armés, celle de Monsieur Évariste Ngamana dans Carnot devrait aussi être invalidée car celui-ci est un compagnon de machette pour ne pas dire compagnon d’armes deFlorent KEMA et futt un influent chef milicien Anti-Balaka  de Carnot. Et c’est lui qui avait ordonné à ses hommes de mettre à feu, les urnes lors du double scrutin du 27 décembre dernier.

 

Lire aussi : Centrafrique : quand un beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

Et ce n’es pas tout ! Même la candidature de Monsieur Fleury Junior PABANDJI, un ex-commandant de la milice Anti-balaka doit aussi être invalidée.

 

À lire aussi : RCA : APRES LE SINISTRE CAS SARANDJI A BAORO, FLEURY JUNIOR PABANDJI, CANDIDAT DU MOUVEMENT COEURS UNIS (MCU) A BOUAR 1, DEMASQUE DANS SON PLAN DE FRAUDES ELECTORALES

 

Suite à cette décision de la cour constitutionnelle, les candidats arrivés deuxième et troisième sont autorisés à aller une nouvelle fois aux élections le 23 mai prochain avec les 49 autres circonscriptions électorales.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : est-ce que la première dame du Tchad est-elle la fille de monsieur Abakar Sabone ?

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Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:14:36 ( Corbeaunews-centrafrique ). Suite à la publication par CNC de l’article du journal Africa intelligence  intitulé « La mort d’Idriss Déby plonge Bangui dans la paranoïa », dont l’auteur avait mentionné que l’épouse du général Mahamat Idriss Deby, chef du Conseil militaire de transition (CMT) au Tchad est la fille du « puissant porte-parole  du CPC », Abakar Sabone, et que Mahamat Idriss Deby serait « un ami d’enfance de Danzoumi Yalo » alias colonel Daz, notre équipe s’est plongée sur le dossier et vérifie cette information publiée par Africa intelligence. Ainsi, l’épouse du général Mahamat Idriss Deby est-elle réellement la fille de monsieur Abakar Sabone ?

 

Même si effectivement le chef de junte militaire au Tchad est un proche ami du sulfureux Amadou Danzoumi Yalo alias Daz, l’épouse de celui-ci n’est pas  par contre  la fille de Monsieur Abakar Sabone.

Selon nos informations,  la première dame du Tchad est effectivement de nationalité centrafricaine. Elle est née en Centrafrique, et a passé son adolescence au quartier Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui.  Et d’après nos sources, elle est la fille de Mouna et de Mouhamed Sodiam, connu sous le nom de Mohamed Boxeur, qui était longtemps acheteur de diamant de la société SODIAM  à Carnot, mort dans un accident d’avion qui avait eu lieu entre Gbadolité et Bangui il y a plus de dix ans. Ceci dit, la première dame du Tchad n’est pas la fille d’Abakar Sabone.  Elle est la sœur à Oumar Sodiam.

Pour autant, cela ne veut pas dire que monsieur Abakar Sabone n’est pas lié à la famille. Sa femme est la tante de la première dame du Tchad. Même pour l’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia qui connaît aussi très bien la famille pour avoir habité ensemble avec elle à l’époque dans le septième arrondissement de Bangui.

Bien que le Tchad ait toujours nié toute implication avec le CPC, plusieurs gradés tchadiens cultivent des liens indirects avec des leaders de la coalition rebelle, suscitant toujours la  paranoïa de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrestation d’un général d’autodéfense du KM5 par la police

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Les forces de l’ordre lors des affrontement des milices armées du PK5. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:11:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’appelle Saddam Hissen, l’un des influents chefs miliciens d’autodéfense du quartier Ramandji, dans le troisième arrondissement de Bangui.  Auteur de fusillade au quartier PK5 entre les miliciens d’autodéfense et les éléments de la garde présidentielle le 2 mars dernier, il a été interpellé dans la nuit du samedi à dimanche 2 mai au PK5 par les éléments de l’OCRB appuyés par les Mercenaires russes de la garde présidentielle.

 

Souvenez-vous, le mardi 2 mars dernier, la tentative de son arrestation avait entraîné un violent affrontement entre ses éléments d’autodéfense et les gardes présidentiels, entraînant la mort de quatre personnes dont 3 éléments de la garde présidentielle.

D’après les faits, monsieur Saddam Hissen, recruté par le pouvoir avec tous ses éléments pour des sales boulots, avait pu se retirer discrètement et abandonner ses missions nocturnes pour se retrancher chez lui à la maison. Mais les gardes présidentiels, furieux d’apprendre que ce chef milicien refuse désormais de participer aux missions qu’on leur a confiées, débarquaient chez lui dans le but de l’arrêter.  Mais ce dernier, connaissant bien le jeu de la milice du pouvoir, se préparait en conséquence. Aidés par les jeunes de son quartier lourdement armés, ils ont pu repousser les éléments de la garde présidentielle qui étaient venus pour l’arrêter, faisant 4 morts dont 3 éléments de la garde présidentielle, et six blessés au passage.

Finalement, dans la nuit du samedi à lundi 3 mai, une colonne des éléments des forces de l’ordre, composés des gardes présidentiels, des policiers de l’OCRB, des gendarmes,  appuyés par des mercenaires russes sont arrivés chez lui. Après quelques minutes d’échange des tirs, l’autoproclamé général Saddam Hissen a pu être arrêté avec l’un de ses éléments.

Désormais dans le filet de la justice, le redoutable Saddam devrait être déféré devant le procureur général dans les prochains jours.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la population de Bria dénonce la libération des quatre criminels arrêtés par les mercenaires russes et syriens à Bria

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Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 20018. Photo CNC, copyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai dimanche, 2 mai 2021, 19:26:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellés lors d’un spectaculaire plaquage au sol ordonné par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner dans la ville de Bria le dimanche 25 avril dernier,  l’ex-Comzone du FPRC dédicace, proche de Michel Djotodia., et son ami rebelle Hassan ainsi que  le redoutable Aladji Daoud ont été tous libérés après être transférés à  Bangui. Sur place À Bria, c’est la colère et la stupéfaction au sein de la population.

 

« Ils nous ont arrêtés à cause de notre argent.  Dès que nous étions transférés à Bangui, la première des choses qu’on nous demande c’est l’argent. Les juges et même les forces de l’ordre nous ont demandé de leur verser une importante somme d’argent et ils feront tout pour notre libération. C’est ce que nous avions fait », a déclaré l’un des suspects arrêtés à Bria, et libérés à Bangui la semaine dernière.

Cependant, à Bria, leur libération par la justice centrafricaine ne plait pas à tout le monde. Certains dénoncent une justice à double pédale. D’après eux, le gars comme Aladji Daoud, bien qu’il se dit commerçant, est un véritable criminel de guerre.

«  Monsieur Aladji Daoud est un tchadien qui est arrivé à Bria. Mais lors de la dernière crise qui a secoué le pays, il fait partie des rares criminels qui avaient endeuillé plusieurs familles à Bria », s’indigne un déplacé du site du PK3 de Bria. D’après lui, c’est Monsieur Aladji Daoud qui avait acheté, et distribué les allumettes avant d’ordonner aux rebelles d’incendier plusieurs habitations des chrétiens dans les quartiers de l’aérodrome de Bria.

« Si nous sommes aujourd’hui sur les sites des déplacés, c’est à cause de Monsieur Aladji Daoud », ajoute-t-il. Une autre source confirme que le tchadien Aladji Daoud, durant cette crise, aurait acheté des machettes pour distribuer aux jeunes de la ville. « C’est lui le moteur de la violence à Bria », a-t-il précisé.

Pour les habitants de Bria, la libération de ces suspects par la justice centrafricaine montre à suffisance qu’il n’y a pas de justice dans ce pays.

« Ils arrêtent que des petits poissons, mais les poids lourds, on ne fait que les libérer », concluent-ils.

Rappelons que messieurs  Aladji Daoud et son ami Dédicace ont tous deux participé à la campagne électorale du chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le mouvement 3R dénonce dans un communiqué les « graves crimes » perpétrés par les mercenaires russes

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L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Après l’offensive des Mercenaires russes et syriens contre les positions du mouvement 3R dans les localités de Niem et de Yéléwa le jeudi 29 avril, c’est maintenant le tour de la bataille des communiqués entre le gouvernement et le mouvement 3R. Le Premier ministre a annoncé de son côté la reprise de la ville de Yéléwa par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, tandis que le mouvement 3R, en perte de vitesse,  dénoncent ce qu’il appelle le « crime contre l’humanité » perpétré par les mercenaires russes et les soldats FACA dans des localités qu’ils contrôlent. Il prend à témoin la communauté  nationale et internationale .

 

« Le Mouvement 3R, par la voie de son Président le général Sembê BOBBO prend à témoin l’opinion nationale et internationale et chargées de la protection des droits humains, sur les graves crimes contre l’humanité et les graves violations des droits de l’homme dont les forces armées centrafricaines et les mercenaires russes de la société Wagner sont responsables depuis leur entrée dans les zones tenues par notre Mouvement »,  a déclaré dans son communiqué le chef de 3R, l’autoproclamé  général Sembê BOBBO.

D’après le 3R, le mode opératoire des mercenaires russes et les soldats FACA est la terrorisation de la population, le pillage, la tuerie, l’arrestation arbitraire et  les incendies des maisons des particuliers:

« En effet, les tueries de masse, les arrestations arbitraires, les incendies des maisons et les vols des biens de populations civiles innocentes sont les modes opératoires qui caractérisent les opérations militaires menées par le Gouvernement et ses alliés pour nettoyer le pays comme ils le disent eux même dans leurs diffuérentesdéclarations”, peut-on lire dans le communiqué de 3R.

Enfin le 3R dénonce les différentes arrestations menées par les soldats FACA et les Russes dans les localités qui étaient sous son contrôle.

« Un mouvement populaire de résistance ne dispose des bases nulle part. Les mercenaires russes et les FACA détruisent les villages, tuent les Peuls centrafricains et arrêtent les innocents qui n’ont rien avoir avec le x 3R.  Les innocents sans armes ni défenses arrêtés mains nues sont présentés aux médiats comme les éléments du Mouvement 3R et emprisonnés à Bangui pour justifier les crimes commis sur cette population civile innocente ».

Le 3R promet de mener le combat pour empêcher l’exploitation minière de sous-sol centrafricain par la société Wagner et ses complices :

« Mais quelque soit les ampleurs de cette destruction des villages, de ces tueries de masse et de ces arrestations arbitraires, le Mouvement 3R sera toujours là et actif pour mener le combat contre ces mercenaires étrangers russes de la société Wagner pour les empêcher d’exploiter les ressources naturelles et minières du pays qui constituent leur unique convoitise et la promesse du gouvernement centrafricain en cas de leur victoire comme l’avait clairement affirmé un conseiller spécial à la présidence de la République »

Enfin, le 3R appelle le gouvernement à mener des pourparlers avec son mouvement afin de résoudre pacifiquement la crise qui secoue actuellement le pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

CENTRAFRIQUE : A QUELS GOUVERNANTS POLITIQUES…. SE VOUER ?

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Logo officiel du parti PDCA

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

Unité – Paix – Développement …….. Oser et Réussir

A faire de la Politique une Mission d’Objectifs

Par : WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

Les Centrafricains continuent de crever comme des mouches, dans l’indifférence méprisante des Gouvernants Politiques de Bangui, préoccupés par leurs seules situations individuelles

Après,

  • les multiples tueries de masse par les groupes armés qui ont endeuillé toutes les familles centrafricaines,
  • le covid-19 qui continue de faire rage dans les quartiers et les villages,
  • les dévastatrices inondations de septembre-octobre 2020 à Bangui,
  • la pénurie d’eau courante dans Bangui en janvier-février-mars 2021,
  • les massacres perpétrés par les Mercenaires russes et rwandais, qui courent après la CPC, à Boda, Yaloké, Bossembélé, Bossangoa, Batangafo,
  • les tueries crapuleuses, les plaquages au sol des citoyens, fouilles au corps, dépossessions systématique des biens personnels et autres humiliations et frustrations infligées à la population de Bria par les mercenaires russes,

Voilà le Peuple de la République de Bangui qui vit l’invivable : pas d’électricité, pas d’eau courante, en cette période de saison sèche qui tire à sa fin. Depuis dix (10) jours Bangui vit dans le noir, parce que trois (3) pylônes de la ligne 1 et deux (2) pylônes de la ligne 2 qui amènent l’électricité haute tension de Boali (95 km) à Bangui sont à terre dans le secteur compris entre les villages Ndèrè (PK 30) et-Danzi (PK 20), depuis le 23 avril 2021 après tempête.

Bangui, la seule ville électrifiée de Centrafrique, où sont concentrés démesurément des ateliers et autres lieux d’activités de micro-économies et commerciales, dans le noir, cela signifie:

  • insécurité accrue : effectivement de nombreux cas de braquages à mains armées sont signalées chaque nuit, durant la semaine écoulée, dans de nombreux quartiers périphériques ;
  • in opérationnalité des quatre (4) hôpitaux et de la pédiatrie nationaux, donc les malades sont abandonnés à eux-mêmes, d’où accroissement des décès ; plus d’une vingtaine de décès ont été enregistrés au niveau du quatrième arrondissement ; quelle serait la situation dans les autres arrondissements ?
  • in opérationnalité des sept (7) maternités, synonyme de recours aux vieilles matrones du quartier, s’il y en a encore, pour les accouchements difficiles ou à hauts risques ;
  • in opérationnalité des quatre (4) morgues, d’où obligation d’inhumer les corps dans les heures qui suivent le décès, au risque d’inhumer de grands malades dans le coma,
  • réduction, ralentissement, limitation et/ou suspension de certaines activités économiques ou commerciales.

Pendant ce temps, sans gêne, les Dignitaires du pouvoir MCU recourent aux groupes électrogènes qui constituent des îlots de lumière dans des quartiers noirs, alors qu’au village PAVIKA situé à 20 km d’Alindao, les mercenaires russes et les hommes de Ali NDARASSA ont semé la mort et incendié des maisons les jeudi 29 et vendredi 30 avril 2021.

Le Président TOUADERA, ayant réalisé son hold-up électoral, impassible durant ces dix jours, se satisfait des consultations, dites populaires, pour un dialogue, dit républicain, mais qui semble déjà mort-né, dont les termes de référence ont été édictés par l’ambassadeur TITTORENKO de la Fédération de la Russie, en passe de devenir le Président de la République,

Le Président de l’Assemblée Nationale, en cette fin de la 6ème Législature, caractérisée par de nombreuses corruptions éhontées, ne se préoccupe plus que de la réforme des trois (3) véhicules de fonction, acquis à peine deux (2) ans,

Le Premier Ministre NGREBADA continue d’être soupçonné ou suspicion-né dans le feuilleton d’empoisonnement au sein du MCU ; après SANI YALO, SARANDJI Mathieu Simplice, ce fut le tour de LINGUISSARA WANZET qui vient d’être évacué grabataire ment à Kinshasa (RDC) pour des soins intensifs.

‘’ POUR VOTRE INFORMATION, WANZET LINGUISSARA EST EMPOISONNE PAR LES MERCENAIRES RUSSES DU GROUPE WAGNER ET LE PREMIER MINISTRE Firmin Ngrebada, POUR L’EMPÊCHER DE DIRE LA VERITE SUR LE MONTAGE DE L’INCENDIE DE L’AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI. ET CECI EST FAIT SUR RECOMMANDATION DE FIRMIN NGREBADA L’HOMME DE MAIN DE LA MAFIA DU GROUPE WAGNER EN CENTRAFRIQUE’’

( dixit YAKA Jules avec KENNY YAMBA et 49 autres personnes – Page Facebook YAKA Jules : CNC ACTUALITES – Mise en page du mercredi 28 avril 2021 à 11 h).

Enième soupçon ou suspicion de trop qui doit interpeller soit Mr le Procureur de la République, soit Mr le Procureur Général soit encore Mr l’Avocat Général pour ouverture d’une information judiciaire, si nécessaire suivie d’une ouverture d’enquête judiciaire pour clarification, car la loi reconnaît à chacun de ces trois Responsables de la Justice la compétence d’auto-saisine.

Les Autorités Politiques de Bangui, en ce mois d’avril 2021 finissant, semblent impuissantes et incapables de réactivité politique devant l’enchaînement des évènements qui ne cessent d’induire de nombreux décès, lesquels laissent paraître chez ces Autorités une certaine intention de pourrissement politique, alors qu’une psychose sociale généralisée, due à l’insécurité récurrente se constate. En de pareille circonstance, le citoyen attend des actions politiques fortes qui le convainquent et qui le rassurent. Or, depuis la validation du hold-up électoral en janvier 2021, nous sommes assistants, malgré nous, de la guéguerre ou gré guerre au sein du MCU, affaiblissant davantage le pouvoir TOUADERA Et le citoyen de s’interroger et de douter, compte tenu de la non réactivité du Gouvernement et du comportement de l’ambassadeur TITTORENKO qui fait des déclarations à l’emporte-pièce.

Bangui dans le noir, voilà dix (10) jours, cela démontre suffisamment les limites, pour ne pas dire les incapacités du Gouvernement Centrafricain à réagir aux aléas ou aux situations exceptionnelles, et la succession de ces faits exceptionnels, depuis la calamiteuse gestion du covid-19 qui continue de générer, dans le silence, de nombreux décès dans les quartiers et les villages, à la gigantesque panne d’électricité du 23 avril 2021, en passant par les inondations dévastatrices de septembre-octobre 2020, les nombreux corps abandonnés dans la forêt de Nguito 2 et aux abords du cimetière de Ndrès, la grave pénurie d’eau courante à Bangui en janvier-février-mars 2021, le village PAVIKA, à 25 km d’Alindao, mis à feu et à sang par les mercenaires russes et les hommes de Ali NDARASSA les jeudi 29 et vendredi 30 avril 202, le justifie ou convint. Et plus sidérant, est le feuilleton mensonger qui s’étale au grand jour et laisse pantois tout Banguissois : TITTORENKO, ambassadeur de son Etat, a annoncé une aide de 10 générateurs, d’au moins 500 KVA chacun, faite par la Fédération de la Russie ; un cinglant démenti apporté par le Conseiller Personnel à la Présidence de la République et la véracité recoupée par Corbeau News Centrafrique dans sa publication du 30 avril 2021. Un ambassadeur qui ment… Un Gouvernement impuissant et démissionnaire… Où est le sérieux politique et diplomatique ?

Et vers quels autres écueils va le bateau Centrafrique ?

Eh., Centrafricain, à quels Gouvernants Politiques te vouer ?

 

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

 

RCA : la centralisation de service de confection des cartes nationales d’identité à Bangui, un sérieux handicap pour les populations rurales

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La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:00:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce que les autorités du pays ne semblent pas être prêtes à comprendre. La centralisation de service de confection et de distribution des cartes nationales d’identité dans la capitale  est un sérieux handicape pour les populations de l’arrière-pays. À Bambari par exemple, la plupart de ceux qui n’ont pas de cartes nationale d’identité et qui empruntent l’axe   Bambari Bangui se plaignent de multiple contrôles policiers qui tournent parfois au racket des usagers.

 

Voyager sur la route nationale numéro 2 Bambari Bangui n’est pas chose aisée. Les voyageurs se plaignent des tracasseries routières, notamment le comportement de certains éléments des forces conventionnelles sur les barrières.  Selon eux, ces hommes en tenue leur exigent des cartes nationales d’identité malgré la présentation de certains documents tels que les actes de naissance, les récépissés. Défaut,  ils leur exigent le versement d’une somme de 500 à 1000 francs CFA.

Les plaignants disent ne pas comprendre l’attitude des forces républicaines  puis que, selon eux, ces documents ne sont pas confectionnée dans les villes de province. Même si les commissariats en délivrent les récépissés,  mais la livraison est lente. Conséquence, certaines personnes qui n’en ont pas et qui sont à Bambari ne peuvent pas aller au-delà de leur localité.

L’exemple des cultivateurs moyens, qui, par peur d’être arrêtés ou exploités, font de sur place. Certains, à qui l’on nomme, ne peuvent tirer profit de leur investissement puisqu’ils ne peuvent pas se déplacer loin pour évacuer  leurs produits champêtres.

Face à ce malaise, certains plaignants demandent au gouvernement d’ouvrir des centres d’identification dans les villes de province, ceci pour permettre à tout le monde d’être en possession de ces documents administratifs  personnels.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : les proches du Premier ministre Firmin NGRÉBADA dénoncent le retour « précipité » de l’ancien premier ministre Sarandji.

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L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 14:31:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À  moins de 24 heures du début des activités des députés de la septième législature , la bataille du perchoir de l’Assemblée nationale semble entrer dans son vif au sein du parti MCU. Dans le camp de la majorité présidentielle, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, député de Baoro,  et le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, député de Boali,  semblent se livrer tous deux dans la bataille du perchoir. La réconciliation des deux camps semble être difficile, et le chef de l’État n’a pas encore dit son dernier mot.

 

Quelques heures après le retour au pays de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu  Sarandji, évacué début avril en République démocratique du Congo pour des raisons de santé, les partisans du Premier ministre Firmin NGRÉBADA publient sur les réseaux sociaux et accusent l’ancien premier ministre d’avoir écourté volontairement son séjour à l’hôpital. Ils estiment qu’il serait sorti de l’établissement où il était hospitalisé sans l’autorisation du médecin avant de rentrer à Bangui le jeudi 29 avril 2021. D’après eux, c’est la bataille du perchoir de l’Assemblée nationale qui l’aurait poussé à rentrer précipitamment au pays. Une version très contestée par les soutiens de l’ancien premier ministre qui affirme que  celui-ci aurait pris son congé médical au moment où les soins médicaux et hospitaliers n’étaient plus requis.

Ce n’est secret pour personne. Les partisans du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui avaient crié victoire avant l’heure,  voudraient voir seul leur champion candidat de la majorité présidentielle en lice pour le perchoir.  Sauf que le retour de l’ancien premier ministre Sarandji à Bangui leur donne de l’insomnie. Avec cette division, la majorité prend le risque de favoriser un candidat de l’opposition. D’ailleurs, il semble que Thierry Kamach, Président du parti MOONI, qui déclare à tous ses amis que c’est lui le prochain Président de la République à la place de Touadera, voulait aussi postuler pour le perchoir malgré qu’il fait partie de la majorité présidentielle avec ses cinq députés.

Rappelons que les activités de la septième législature vont débuter ce lundi 3 mai 2021, et les députés auront une semaine pour élire le prochain Président de l’Assemblée nationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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La mort d’Idriss Deby plonge Bangui dans la paranoïa, la fille de Abakar Sabone devient première dame au Tchad

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Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue tchadien Idriss Deby à Ndiamena. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sous le règne d’Idriss Déby, le Tchad s’est mué en acteur incontournable en Centrafrique voisine, où il avait tissé des liens privilégiés avec plusieurs groupes rebelles. Les faits et gestes du nouvel homme fort de N’Djamena, “Kaka”, sont ainsi scrutés par Touadéra, qui s’inquiète des connexions centrafricaines du fils Déby. Enquête. 

 

Faustin Archange TOUADERA avait laissé planer le suspense jusqu’à la dernière minute

Il a finalement choisi l’apaisement en se rendant le 23 avril aux funérailles de son homologue tchadien, Idriss Deby, avec qui il entretenait des relations pour le moins compliquées.

Depuis décembre et l’offensive de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Bangui, les relations entre les deux capitales se sont particulierement tendues. Coté tchadien, les récentes manœuvres des Forces armées centrafricaines (FACA), non loin de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique, avaient crispé le pouvoir central à N’Djamena. En étroite collaboration avec l’appui de la Russie, l’armée centrafricaine s’est lancée dans une chasse visant le CPC, coordonnée par l’ancien président François Bozizé, régulièrement aperçu non loin de la frontière tchadienne.  Par ricochet, l’affaire avait mème jeté un coup de froid sur les relations diplomatiques entre N’Djamena et Moscou fin mars : l’influent ambassadeur russe à Bangui, Vladimir Titorenko, avait regretté le 29 mars que “Tes forces de la CPC utilisent le Tchad comme base arrière.”  Une sortie qui avait alimenté la colère du ministère tchadien des affaires étrangères. Ce dernier avait réagi le; avril par vote de communique pour condamner les propos du diplomate russe.

Déjà, en décembre, les autorités de Bangui avaient dénoncé la présence de “combattants tchadiens dans les rangs des rebelles du C.PC, suscitant une pluie de démentis  de N’Djamena.

Soucieux de jouer l’apaisement au lendemain du décès d’Idriss Deby, le conseiller spécial du président centrafricain à la sécurité nationale, le Russe Valery Zakharov, s’est empresse d’assurer sur son compte Twitter que les FACA n’entreraient d’aucune façon sur le territoire tchadien.

Les connexions centrafricaines de “Kaka”,  De leur côté, plusieurs cadres du CPC misaient sur la fin des élections tchadiennes pour une hypothétique intermédiation de Déby entre Touadera et Bezize, apres l’échec de la première initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) au mois de février dernier.

Bien que le Tchad ait toujours nié toute implication avec la CPC, plusieurs gradés tchadiens cultivent des liens indirects avec des leaders de la coalition rebelle, suscitant la paranoïa de Bangui. Depuis l’arrivée, le 20 avril, du Conseil militaire de transition (CMT), les services centrafricains scrutent ainsi tout particulierement le nouvel homme fort du Tchad, Mahamat Idriss Deby, dit “Kaka”. Et pour cause : ce dernier est marié à la fille du puissant porte-parole de la CPC, Abakar Sabone, un habitué des rebellions depuis vingt ans et sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Mahamat Idriss Deby est également un ami d’enfance de Danzoumi Yalo, compagnon de route de François Bozizé en 2003 et arrêté le 4 février par la police centrafricaine pour ses liens présumés avec la CPC. Son évasion, dans la nuit du 25 au 26 fevrier, a défrayé la chronique à Bangui quant à d’éventuelles complicités extérieures.

Le “colonel Daz“, également accusé par la Guinée équatoriale d’avoir soutenu la tentative de coup d’Etat de 2017 contre Teodoro Obiang Nguema, est le frère cadet de Sani Yalo, homme d’affaires centrafricain et tout puissant financier de Faustin-Archange Touadera.

 

Prisonniers

 

Le CMT aura plusieurs dossiers sensibles à gérer avec Bangui, à l’instar de celui du très actif chef rebelle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, détenu par la justice tchadienne depuis un an malgré les demandes d’extradition répétées de Bangui. La RCA pourrait donc profiter de l’arrivée des nouvelles autorités pour relancer le dossier. Le cas de Mahamat Abdoul Kadré Oumar, plus connu sous le nom de Baba Laddé, qui fut à la tète de l’un des premiers groupes armés centrafricains, le feu Front populaire pour le redressement (FPR), de 2008 à.2012, devrait aussi être l’objet de toutes les attentions. Baba Ladde a été emprisonné au Tchad de 2012 à 2020. Ce Idriss Déby avait mis en scène leur réconciliation de manière spectaculaire lors d’un meeting de campagne, le 1er avril dernier, Bongor.

La scène avait fait grand bruit Bangui, relançant les plus folles spéculations sur un retour du chef peul auprès de l’Union pour la Centrafrique (UPC), le puissant groupe fondé par l’ancien lieutenant de Baba Laddé, Ali Darass.

 

© Copyright Africa Intelligence.

 

RCA : PK 13, des quartiers livrés aux criminels

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement de Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang” width=”450″ height=”337″ />

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 08:03:42 ( Corbeaunews-centrafrique ). La présence des hommes en armes et des cas de braquage deviennent de plus en plus inquiétante pour la population du PK 13, secteur du marché à bétail sur l’axe Boali.  Une famille a été victime de ces  actes de violence  cette semaine.

 

Les quartiers Ngola 1, Ngola 2, Zacko 1, Zacko 2 et  Toungoufara  ainsi que toutes ces localités du marché à bétail  au PK 13 sont victimes des braquages à répétition ces derniers temps.

Lundi 26 avril vers 23 heures, la famille Yaméndé a été surprise par l’irruption d’hommes en arme. Keni, père du foyer raconte :

« Je dormais sur la nappe quand ils ont fait leur apparition sur moi avec des torches à la main. Ils m’ont dit « Monsieur lève toi ». Ils étaient au nombre de deux. L’un à une arme à la main, l’autre deux grenades.  Ils m’ont dit qu’ils ont besoin de l’argent. J’ai répondu que je n’ai rien. Ils m’ont dit encore de faire sortir tout ce que j’en ai. C’est ainsi qu’ils sont rentrés dans la maison et fouiller partout. Comme j’ai une somme de 68 000 francs CFA, ils l’ont confisqué.  Ils ont commencer à fouiller dans des valises et des sacs. Ils ont emporté mon téléphones et celui de mon épouse ».

Face à cette situation, la population et certaines autorités locales demandent au gouvernement d’envoyer en urgence des forces de défense et de sécurité dans leur secteur.

Sous l’anonymat,  une autorité locale s’indigne :

« Juste après l’événement du 13 janvier,  nous sommes dans l’insécurité grandissante. Il ne passe pas une seule nuit ou nous écoutons des détonations d’armes. Le lundi vers 23 heures, nous avons écouté des détonations d’armes. C’est comme si c’était déjà la guerre. Encore le mardi,  vers 23 heures encore, nous avons vu une colonne d’hommes en armes. Quand on parle de colonne là, c’est plus de 40 personnes. Ils ont traversé le quartier  Ngola 2. C’est pour quelle destination ? Cette situation là nous inquiète beaucoup. Nous souhaitons plutôt la présence des FACA. Ça peut nous rassurer.  Que le gouvernement détache un bataillon de l’armée parce que la zone est très vaste » .

Cette même autorité regrette que même quand la lumière est au PK12,  le courant est absent même à seulement quelques mètres de là. Au PK 13 secteur marché à bétail sur l’axe Boali, les témoins déplorent plus de trois braquages en une semaine. Les détonations d’armes à feu sont devenues leur quotidiens.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la cour constitutionnelle annonce avoir reçu la déclaration du patrimoine du chef de l’État, mais la société civile veut de preuve concrète

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Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 05 :19:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). Si le greffe de la cour constitutionnelle annonce avoir enregistré la déclaration écrite de patrimoine du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après son investiture le 30 mars dernier, la société civile en doute carrément et veut des preuves par une communication « officielle et crédible » comme l’exige la constitution.

 

 D’après son entourage, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, investi le 30 mars dernier,   aurait déposé sa déclaration écrite de patrimoine auprès du greffe de la cour constitutionnelle comme l’exige la Constitution du 30 mars 2016, et la cour le confirme. Aucune précision ni sur la date ni sur le contenu de la déclaration n’a été fournie par le greffe alors que la loi exige de la rendre publique.

Seulement voilà.  Pour Faustin Archange TOUADERA, la déclaration du patrimoine s’est vraisemblablement faite en toute discrétion. De quoi donner du grain à moudre à la société civile  qui exige des documents prouvant que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA avait déclaré ses patrimoines.

Pourtant, l’article 39 de la constitution stipule que « dans les trente jours qui précèdent la prestation de serment du président de la République nouvellement élu, celui-ci doit faire une déclaration écrite de son patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit jours francs ». Dans les trente jours qui précèdent également la cessation de ses fonctions, « le président de la République renouvelle la déclaration de son patrimoine dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus ».

Selon un leader de l’opposition contacté par CNC, même la justice aussi ne respecte pas la loi.

Selon nos informations, le chef de l’État aurait seulement déclaré une partie de ses biens et non la totalité, comme prévu par la loi.

 

RCA : grave accident de circulation sur l’avenue de l’indépendance à Bangui

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Avenue de l’indépendance niveau quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai  2021, 05:52:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un pick-up 4×4 d’une ONG, d’un taxi et d’une mototaxi, est survenu ce samedi 1 mai 2021 dans la soirée devant la pharmacie de l’Amitié, dans le quatrième arrondissement de Bangui,

 

Selon le service de la gendarmerie qui est appelé en urgence sur le lieu, le 4×4, conduit par une dame visiblement ivre, venait du sens PK12 sur l’avenue de l’indépendance, a violemment percuté une mototaxi qui venait du sens inverse devant la pharmacie de l’Amitié au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement.

Et ce n’est pas tout! Après avoir heurté la mototaxi, la conductrice perd le contrôle de son véhicule et percute à nouveau un taxi avec des passagers qui venait du sens inverse vers Gobongo.

Sur la mototaxi, il y’avait deux personnes : le conducteur et un Soldat FACA. Après le choc, le soldat a vu ses deux jambes cassées. Tandis que dans le taxi, il y’avait des passagers, mais seule une femme qui avait eu plus de choc. Son état de santé est critique, selon les témoins.

Après l’arrivée sur le lieu de la gendarmerie motorisée, tous les blessés ont été transportés aux urgences de l’hôpital Amitié qui se trouve à moins de 200 mètres du lieu de l’accident.

Au même moment, tous les véhicules impliqués dans l’accident ainsi que la moto ont été conduits à la brigade de la gendarmerie.

Selon les enquêteurs, la conductrice du pick-up qui aurait causé l’accident, est visiblement ivre. Elle est conduite aussi à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : un chasseur abattu par des éleveurs peuls dans la localité de Yaloké

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Village Boukanga, situé à 20 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé, Photo CNC

 

Yaloké, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 05:17:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un jeune chasseur d’une trentaine d’années a été assassiné par un groupe des éleveurs peuls en transhumance dans le village Boukanga, situé à 20 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, a-t-on appris des sources sécuritaires.

 

Selon le service de la gendarmerie de Yaloké, la victime serait un père de famille vivant avec deux épouses. Il a été assassiné par ces éleveurs dans la soirée du vendredi 30 avril 2021 alors que ces derniers seraient en transhumance dans la localité.

Selon les gendarmes, ces éleveurs peuls ont enregistré ce dernier temps plusieurs cas de vol de leur bétail par un groupe des jeunes qui se transforment à une milice d’autodéfense dans le village.

Ce jour, ces éleveurs leur ont tendu un piège, mais malheureusement les deux frères qui sont partis à la chasse qui est tombée dans leur filet. Sans leur dit un mot, ils tirent plusieurs projectiles à leur direction, et l’un des deux chasseurs a été atteint mortellement, tandis que l’autre a pris fuite pour venir alerter les gens dans son village.

Les éléments de la gendarmerie et de la police, accompagnés par les notables du village ainsi qu’une foule des jeunes, étaient partis à la rencontre de ces Peuls, mais ils sont déjà partis. Ils ont retrouvé le corps de la victime et ramené au village ce samedi soir.

Selon la gendarmerie locale, ce dernier temps dans la localité, les conflits entre éleveurs et les villageois sont surtout basés sur les allégations de vol de bétail . Donc il y’a une nécessité.

De trouver une solution à cette situation.

 

Par Alexis Marcelin Yanga

Correspondant du CNC à Yaloké

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RCA : incendie d’un kiosque non loin du ministère de la Défense à Bangui

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incendie illustration

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mais  2021, 05:29:02 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du samedi à dimanche 2 mai, un kiosque  qui fait office d’un télécentre a été la proie des flammes dans le premier arrondissement de Bangui. Pour le service de la gendarmerie, il pourrait s’agir d’un court circuit.

 

L’incendie a été découvert par deux passants samedi vers 19 heures et demie alors qu’ils se rendaient à leur travail, a indiqué le service  de la gendarmerie nationale.

Plusieurs sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes, mais le kiosque a totalement pris feu. Selon  les indices récoltés par les enquêteurs, il ne pourrait pas s’agir d’un incendie criminel. Le court circuit électrique serait peut-être à l’origine du feu. Mais les enquêteurs se disent étonnés par la rapidité de la flamme, et disent ne pas écarter pour l’heure aucune piste.  Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de l’incendie. Aucune piste n’est à écarter.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : présence des combattants rebelles de l’UPC signalée dans la localité d’Alindao, plusieurs personnes assassinées

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Village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao sur l’axe Kongbo, dans la préfecture de Basse-Kotto. Photo CNC /

 

Alindao, République centrafricaine, samedi, 1 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Jeudi 29 avril 2021, une incursion de plusieurs dizaines des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a été signalée  au village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao, sur l’axe Kongbo, dans la préfecture de Basse-Kotto. Plusieurs personnes ont été assassinées, des maisons incendiées.

 

Selon notre correspondant dans la localité, les combattants rebelles ont fait leur apparition dans la nuit du jeudi à vendredi  30 avril dans le village Pavika, à une vingtaine de kilomètres d’Alindao sur l’axe Kongbo.  Ils ont annoncé à la population locale qu’ils sont venus pour progresser vers Alindao, une ville contrôlée par les soldats FACA et les Mercenaires russes.

Justement, après avoir été informées de l’incursion des rebelles à 20 kilomètres,  les forces coalisées FACA russes se sont déployées au village Pavika pour déloger les rebelles. Mais arrivés sur place, ces derniers ont déjà quitté le lieu pour se retrancher dans le forêt qui surplombe la ville. Mais avant de rentrer, les Russes ont assassiné un jeune dans le village, et ce,  sans raison apparente, selon les membres de sa famille.

Contre toute attente, après le retrait des soldats FACA et les Russes, les rebelles ont fait leur apparition à nouveau dans le village Pavika vendredi soir. Ils commencent à faire des exactions sur la population : incendie des habitations, assassinat des sept personnes avant de se retirer quelques heures plus tard. Ils promettent de revenir dans les prochains jours.

Rappelons que depuis l’offensive des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais contre les rebelles dans les grandes villes, plusieurs d’entre eux se sont retranchés dans les villages environnants, au grand dam des populations locales qui ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations.

Notons que le groupe UPC a déjà annoncé son retrait de la coalition des patriotes pour le changement, coordonnée par l’ancien Président François Bozizé.

 

Par Justin ZALO

Journaliste rédacteur

correspondant du CNC à Alindao

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Conflit d’exploitation minière en République centrafricaine, les Chinois accusent les Russes

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Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1er mai 2021, 08:15:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus entre les différents partenaires du gouvernement centrafricain. Tous se bousculent pour l’exploitation minière dans le pays. Pour les investisseurs chinois, c’est inadmissible ce qui s’est passé le mois dernier sur le site minier de Ndassima, dans la préfecture d’Ouaka.

 

Selon un exploitant chinois, c’est son entreprise qui exploite le gisement minier  de Ndassima, près de Bambari. Mais face à la situation sécuritaire  qui prévaut dans la région avec l’offensive des forces armées centrafricaines avec leurs alliés russes et rwandais contre les rebelles de l’UPC, l’entreprise est dans l’obligation de cesser temporairement ses activités sur le site en attendant le retour au calme dans la région. Tout le personnel est rapatrié dans la capitale. Après la sécurisation de la région par les forces coalisées,  l’entreprise reprend ses activités d’extraction minière sur le site de Ndassima, et ce, pour quelques jours seulement.

Pourquoi quelques jours seulement ?

En effet, les cinquantaines des camions russes en provenance du Soudan du Sud voisin, et escortés par des Mercenaires russes et syrien de la société Wagner  sont venus directement se positionner sur le site minier de Ndassima pendant que les ouvriers de l’entreprise chinoise  sont en train de travailler. Voyant plusieurs hommes lourdement armés et cagoulés venus sur le site, certains ont pris la fuite pour retourner à Bambari. Mais quand le responsable chinois prend son courage pour discuter avec ces Russes, ces derniers lui expliquent que ce sont eux qui vont exploiter désormais le site minier de Ndassima.  Surpris de cette réponse,  l’entreprise décide de rapatrier depuis quelques jours à Bangui tout son personnel, et laisse le site aux russes.

Mais ce n’est pas pour la première fois que les Russes chassent les exploitants chinois. Selon ce responsable chinois, c’est la même chose qui s’est passée dans d’autres villes du pays.

Pour l’heure, l’ambassade de Chine en RCA n’a pas communiqué sur l’affaire, d’ailleurs elle ne fera pas comme d’habitude. « Les Chinois n’aiment pas de problème », explique-t-il.

Notons qu’en novembre 2019, le permis d’exploitation minière de Ndassima que détient la société canadienne  Axmin avait été réattribué à une autre société, probablement chinoise par les autorités centrafricaines. On avait reproché à l’entreprise Axmin de la violation de la loi. Cette fois, ce sont les chinois qui sont les victimes au profit des russes. Qu’allant dire le gouvernement dans ce cas ?

Rappelons que la société de mercenariat russe Wagner, le mois passé,  demande plus de 127 milliards de francs CFA au gouvernement centrafricain à titre d’efforts qu’elle a déployés pour sauver le régime de Touadera et dans la sécurisation de Bangui la capitale et la liberation de certaines villes du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : panique  générale dans le sixième arrondissement et Bimbo, les soldats FACA font des tirs

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Rondpoint du marché Pété vo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai  2021, 05:45:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un vent de panique s’est déroulé dans le sixième arrondissement de Bangui et à Bimbo ce vendredi.  On voit des taxis-motos, avec des passagers ou non,  couraient dans tous les sens, des commerçants ambulants, avec leur marchandise en main,  fuyaient, y compris certains passants  qui se précipitaient de rentrer. Que s’est-il passé ?

 

C’était aux environs de 13 heures. Au croisement de Pétévo jusqu’à Bimbo, on assiste à un mouvement de panique après des tirs assourdissants des armes automatiques dans tous les sens. Pour les populations locales, c’est encore un nouvel affrontement qui s’est produit, et il faut nécessairement se mettre à l’abri. Or, selon notre équipe qui a pu recueillir des témoignages  sur le lieu, c’était les soldats FACA qui sont dans le cortège funéraire de leur capitaine décédé le dimanche 25 avril dernier dans une auberge du sixième arrondissement qui étaient à l’origine de ces tirs.

Selon les mêmes sources, après la cérémonie funéraire officielle du capitaine,  ses collègues militaires qui escortent le corps à destination du cimetière de Nzila commencent à faire des sommations en l’air  à partir du rond-point de Pétévo jusqu’à Bimbo, plus précisément  au niveau domicile de madame Elisabeth Domitien . Cela a entraîné de multiples fuites des vendeurs ambulants, des mototaxis  et des passants.

Les habitants de Pétévo et de Bimbo déplorent ce type de comportement de nos éléments de l’armée nationale qui se répètent malheureusement dans leur secteur à chaque fois qu’il y’a l’enterrement d’un élément de l’armée nationale au cimetière de Nzila.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :arrivée à Bangui des gros engins d’extraction minière russe

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Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai samedi, 1er mai 2021, 02:33:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il vient de faire son entrée dans la capitale ce vendredi 30 avril 2021 sous le regard stupéfait de la population. Des gros engins d’extraction minière, des véhicules et bien d’autres matériels russes sont arrivés sous bonne escorte à Bangui. Soudain, ils se prépare à répartir dans les villes de province.

 

Sur les réseaux sociaux, on avait annoncé que les engins miniers russes étaient en route pour Bangui, mais cette information avait été plombée par les actualités des exactions des Mercenaires russes et syriens dans les villes de province. Mais ce vendredi, peu avant 19 heures, cette information est confirmée. Un convoi des semi-remorques  avec des machines d’exploitation minière, escortée par des mercenaires russes et syriens de la société Wagner est arrivé à la barrière du PK12, à l’entrée de Bangui. Mais des sources sécuritaires indiquent que ce convoi s’apprête à partir en province, probablement vers Bambari et la Haute-Kotto.

« Du jamais vu dans le pays ce genre des gros engins d’exploitation minière sophistiqués »,  réagit un habitant du quartier PK12 qui observe le convoi.

Parmi les chars des mercenaires russes qui escortent le convoi, on y voit des semi-remorques immatriculés au Cameroun. Plus d’une vingtaine des gros camions ainsi que des pick-up etc.

Notons que le mois dernier, un responsable russe avait indiqué à CNC que l’État centrafricain doit 127 milliards de francs CFA à sa société de mercenariat Wagner, et il est temps de passer à la phase de remboursement, probablement par les exploitations minières de sous-sol centrafricain.

Notons que la société russe Wagner a officiellement implanté 3 sociétés-écrans en République centrafricaine, et ce,  en dehors des autres non reconnues officiellement : la société Lobaye Invest SARL, qui exploite présentement les minerais dans le sud-ouest du pays; Shewa Sécurité service, qui déploie des mercenaires assurant la sécurité du chef de l’État, du  Premier ministre et des chantiers miniers de Lobaye Invest, et la société Wagner, qui déploie également ces mercenaires en Syrie, Libye, Soudan, dans le Dombasse ukrainien, etc.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : la dernière sortie médiatique de l’ambassadeur russe en RCA, Vladimir Titorenko à la coalition de  l’opposition centrafricaine  continue de couler beaucoup d’encre

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai  2021, 05:51:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, la dernière sortie médiatique de monsieur Vladimir Titorenko contre la coalition de l’opposition démocratique ne plaie pas à tout le monde.  Du milieu diplomatique, en passant par le milieu politique  jusqu’à l’entourage du chef de l’État, les propos de Titorenko font grincer les dents.

 

« Surréaliste… L’ambassadeur de Russie en RCA, s’adressant à l’opposition politique centrafricaine : « pour comprendre que vous êtes les personnages ratés, il suffit de jeter un coup d’œil sur les résultats du scrutin. Beaucoup d’entre vous ont reçu moins de 1% des votes » », a twitté madame Nathalia Dukhan de l’ONG  américaine The Sentry.

 

https://twitter.com/nathaliadukhan/status/1387922097880588291?s=21

Même si la réaction  de l’ambassadeur russe en RCA suscite de nombreuses controverses en dehors de la République centrafricaine, sur le plan national, au palais de la renaissance, on redoute que ses sorties médiatiques jouent en défaveur du chef de l’État Faustin Archange Touadera, considéré par des nombreux centrafricain  comme une marionnette à la solde de société russe Wagner. Certains proches du chef de l’État pensent qu’il lui faut nécessairement le faire taire. Et ça commence bien à se voir avec la dernière sortie sur les réseaux sociaux du ministre Conseiller du chef de l’État, monsieur Fidèle Ngouandjika qui avait pris le contre pied du communiqué de l’ambassade de la Fédération de Russie qui avait indiqué deux jours plutôt sur les réseaux sociaux qu’elle a offert 10 générateurs de 500 KVA à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).  De même dans les rues de la capitale, certains ont indiqué que Monsieur Vladimir Titorenko pourrait bien se déclaré Président de la République centrafricaine et rien pourrait lui arriver.

« La présence russe en Centrafrique c’est pour protéger le régime du Président Faustin Archange Touadera et non pour développer le pays à long terme. Ils veulent amasser tout en un seul instant : diamant, l’or, pétrole », a déclaré un enseignant au lycée de Gobongo.

Dans le milieu diplomatique, les propos de l’ambassadeur Titorenko  ne font que sourire plus d’un. Certains se moquent même de lui en disant peut-être qu’il serait sous l’emprise du vin de palme de la Lobaye ou de la drogue de synthèse du quartier Boyrabe.

Du côté de l’opposition, on refuse  de faire des commentaires.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

RCA : 25 hommes de nationalité tchadienne présentés à la presse comme de présumés mercenaires

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les 25 suspects présentés à la presse par la police centrafricaine comme des mercenaires tchadiens de la CPC. Copyright ministère de la sécurité publique

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les 25 suspects ont été interpellés le 24 avril dans la localité de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au Nord-ouest de la Centrafrique. Les autorités centrafricaines les présentent devant la presse comme des mercenaires tchadiens de la CPC, mais les suspects eux-mêmes se disent être des artisans miniers.

 

Tous ces 25 personnes présentées comme des mercenaires rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont été arrêtées le 24 avril dernier, et transférées dans la capitale ce jeudi 29 avril 2021.  Selon le Directeur général de la police nationale,  ils sévissaient dans la région de Bozoum, Paoua, Nana-Bakassa  et Nanga-Boguila. Ils se disent tous de nationalité tchadienne et chercheurs d’or. Ils affirment  avoir coopéré avec les autorités minières centrafricaines de Bozoum, à qui ils ont remis une somme d’un million et demi de francs CFA pour leur enregistrement.

Ils ont été présentés au premier substitut du procureur général, au ministre de la Défense,  au ministre de la communication et à la presse.

L’un des hommes arrêtés affirme qu’ils sont tous des chercheurs des pierres précieuses et non des porteurs d’armes :

« J’étais à Bozoum. C’est la brigade minière de Bozoum qui nous a fait des papiers pour nos activités minières. On a passé deux mois sur place. Nous sommes nombreux avec 25 motos et des baladeurs. Ils  (les forces coalisées) ont pris la moto et l’appareil», ajoute-t-il.

 

Pour les membres du gouvernement, la présentation de ces personnes attrapées sur le sol centrafricain  dément les rumeurs selon lesquelles ces 25 personnes ont été portées disparues

tous ces arrêtés ne parlent  pas sango, la langue nationale. Exceptés d’eux qui se débrouillent en français. La justice centrafricaine entend apporter de clarification dans cette affaire.

 

Par D. Y. Ibrahim avec la RNL

La Russie interdit d’entrée sur son territoire huit responsables européens, dont le président du Parlement européen

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La Russie interdit d’entrée sur son territoire huit responsables européens, dont le président du Parlement européen

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La Russie a annoncé, vendredi 30 avril, des sanctions contre huit responsables européens, dont le président du Parlement européen, en représailles à celles mises en place par l’Union européenne (UE) en mars dans un regain de tensions entre Moscou et l’Occident.

« L’Union européenne poursuit sa politique des mesures de restriction unilatérales illégitimes visant des citoyens et des organisations russes », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué, précisant interdire d’entrée en Russie huit responsables européens, parmi lesquels le président du Parlement européen, David Maria Sassoli, et une vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, chargée des valeurs et de la transparence.

« L’UE se réserve le droit de prendre les mesures appropriées en réponse à la décision des autorités russes », ont averti les présidents des trois institutions de l’UE (Parlement européen, Conseil de l’UE et Commission européenne). Les sanctions européennes sont une compétence des Etats membres de l’UE et l’unanimité est requise pour leur adoption.

« Cette action est inacceptable, n’a aucune justification légale et est totalement dénuée de fondement », ont dénoncé le président du Parlement, le président du Conseil Charles Michel et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. « Elle vise directement l’Union européenne et pas seulement les personnes concernées », ont-ils estimé. « Les menaces ne nous feront pas taire », a pour sa part assuré M. Sassoli sur Twitter.

Le député Jacques Maire également visé.

Selon le communiqué, Moscou riposte ainsi notamment aux sanctions imposées par l’UE les 2 et 22 mars à de hauts responsables russes, des actes visant, aux yeux de Moscou, à « lancer un défi ouvert à l’indépendance de la politique intérieure et extérieure russe ».

Le 2 mars, l’Union européenne a annoncé sa décision d’imposer des mesures restrictives à l’encontre de quatre Russes responsables, selon l’UE, de graves violations des droits de l’homme, notamment des procédures judiciaires contre l’opposant russe Alexeï Navalny, ainsi que de la répression massive et systématique de la liberté de réunion pacifique en Russie. Ces mesures comprenaient notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE et le gel des avoirs de ces hauts responsables, parmi lesquels le chef du Comité d’enquête russe, Alexandre Bastrykine, et le procureur général Igor Krasnov.

Le 22 mars, le Conseil de l’UE a décidé d’introduire des mesures restrictives contre les responsables de violations graves des droits de l’homme dans divers pays du monde, notamment pour la torture et la répression contre les personnes LGBT et les opposants politiques en Tchétchénie, république du Caucase russe.

Parmi les personnes visées par ces sanctions vendredi figure Asa Scott, une responsable d’un laboratoire spécialisé dans les substances hautement toxiques en Suède, qui a confirmé les conclusions d’un laboratoire allemand sur l’empoisonnement de M. Navalny

La Russie a également placé sur cette liste le député français Jacques Maire, rapporteur spécial sur l’empoisonnement de M. Navalny à l’Assemblée parlementaire au Conseil de l’Europe (APCE). « Ça ne change rien à mon mandat concernant l’empoisonnement et l’emprisonnement d’Alexeï Navalny. Cela place en revanche les Russes dans une situation plus difficile pour pouvoir coopérer », a-t-il réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

Le Monde avec AFP

Avec Le monde Afrique

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La rébellion tchadienne dit avoir abattu un hélicoptère de l’armée

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La rébellion tchadienne dit avoir abattu un hélicoptère de l’armée

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles qui cherchent à renverser le nouveau gouvernement de transition au Tchad ont affirmé jeudi avoir abattu un hélicoptère militaire, tandis que la junte au pouvoir a averti l’opposition politique qu’elle devrait s’abstenir de manifester.

Selon le gouvernement tchadien, les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) accusés d’avoir tué le président Idriss Deby Itno la semaine dernière se sont retirés au-delà de la frontière, au Niger voisin. Cependant, dans une déclaration publiée jeudi, le groupe rebelle a affirmé contrôler la ville tchadienne de Nokou, située à plus de 300 kilomètres au nord de la capitale.

Il n’a pas été possible dans l’immédiat de vérifier de manière indépendante les affirmations du groupe armé. Ses combattants ont menacé d’attaquer la capitale, N’Djamena, dans le but de renverser le nouveau gouvernement dirigé par Mahamat Idriss Deby, fils du président tombé au front.

L’opposition politique tchadienne a également critiqué la formation d’un gouvernement militaire de transition dirigé par M. Deby, âgé de 37 ans, estimant qu’un gouvernement civil intérimaire aurait dû être dirigé par le président de l’Assemblée nationale.

Les manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la capitale mardi, une semaine après l’annonce de l’assassinat choquant du président. Les manifestants ont bloqué des routes et mis le feu à des pneus, ce qui a entraîné une répression rapide de la part des forces de sécurité. Le gouvernement a déclaré mercredi que six personnes avaient été tuées dans les troubles, dont un officier de police à la retraite, tandis que les militants de l’opposition ont fait état de neuf morts.

Malgré les menaces proférées par les rebelles de prendre N’Djamena, leurs troupes semblaient encore loin de la capitale jeudi.

Avec AFP/VOA

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Après l’exil, des proches de Laurent Gbagbo rentrent au pays

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Après l’exil, des proches de Laurent Gbagbo rentrent au pays

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs figures proches de l’ancien président Laurent Gbagbo rentrent en Côte d’Ivoire ce vendredi après dix années d’exil au Ghana.

Parmi les personnes qui rentrent au bercail, le porte-parole de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan et sa sœur Jeannette Koudou. Le pays est visiblement dans une dynamique de réconciliation car plusieurs opposants, dont Pulchérie Gbalet d’Alternative Citoyenne Ivoirienne, viennent de recouvrer la liberté./////////////.

Après huit mois de détention à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) pour incitation à la révolte, appel à une insurrection, troubles à l’ordre public, violences et voies de faits, Pulchérie Gbalet, qui a été libérée dans la nuit du mercredi 28 avril, se dit frustrée mais ne baisse pas pour autant les bras./////////////.

“Je ressens une frustration parce que dans la foulée j’ai été victime d’un licenciement abusif mais en même temps, ça a été un temps de formation, un temps de réflexion. Je reviens encore plus forte, plus déterminée. Et je remercie vraiment le peuple ivoirien pour son soutien”, témoigne-t-elle./////////////.

Marie Noëlle Oulé du PDCI-RDA, comme beaucoup d’Ivoiriens, se réjouit de cette mise en liberté, même si celle-ci est provisoire. “Je suis très heureuse de savoir que Pulchérie Gbalet soit libre”, indique Marie Noëlle Oulé./////////////.

Mesures insuffisantes/////////////.

Pour le député de Yopougon (quartier populaire d’Abidjan) Dja Houphouët, ce sont au total cent personnes, dont Pulchérie Gbalet inculpées pour des infractions commises lors de la présidentielle de 2020 qui ont été libérées. Pour ce député cela ne suffit pas./////////////.

“Je pense que c’est un coup d’accélérateur à la réconciliation à partir du moment où les tensions ont vraiment baissées. On sent que le gouvernement en place est en train de faire des efforts. Et c’est bon signe. Mais il peut faire plus. Parce que ce n’est pas seulement que Pulchérie Gbalet. Et nous demandons vraiment au gouvernement de faire plus. Et nous encourageons ce genre de gestes pour le développement durable de la Côte d’Ivoire”./////////////.

Ces mises en liberté et le retour au pays de certains proches de Laurent Gbagbo, montrent la volonté du nouveau gouvernement ivoirien, dirigé par le Premier ministre, Patrick Achi, de donner un coup de pouce au processus de réconciliation nationale qui a besoin d’actes forts explique pour sa part l’analyste politique Geoffroy Kouao./////////////.

Selon lui, “la libération de Pulchérie Gbalet, le retour de Katinan Koné et de Damanan Pikass sont symptomatiques de la volonté affichée par le gouvernement ivoirien quand à mettre un pied sur l’accélérateur de la réconciliation nationale. C’est une volonté clairement affichée par le pouvoir d’Abidjan d’aller à la réconciliation. La réconciliation se fait par des actes concrets.”/////////////.

Après la sortie de prison de Pulchérie Gbalet et le retour programmé ce vendredi après-midi de certains exilés proches de Laurent Gbagbo, l’opposition souhaite par ailleurs la libération des autres détenus politiques et des militaires incarcérés depuis la crise postélectorale de 2010-2011. Elle attend aussi et surtout le retour de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

Avec DW français

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RCA : l’ambassade de la Russie en Centrafrique prise en flagrant délit de mensonge ?

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Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 10:35:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique avait annoncé offrir à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA) un don de 10 générateurs de 500 KVA afin de lui permettre de faire face au problème d’électricité qui persiste à Bangui depuis plus de cinq jours. Mais le ministre Conseiller du chef de l’État, Monsieur Fidèle Ngouandjika, dans son commentaire sur les réseaux sociaux, a complètement démenti le communiqué de l’ambassade de  Russie. Selon lui, aucun générateur n’a été fourni à l’ÉNERCA par la Fédération de Russie. Et nous avons vérifié. Qui a raison, et qui a tort  ?

 

Décidément, le malheur du peuple centrafricain fait le bonheur des autres. Même ceux qui croient être nos meilleurs amis sont aussi des « profiteurs ».

Dans son communiqué en date du mercredi 28 avril 2021, l’ambassade de la Fédération de Russie affirme pourtant avoir fait un don de 10 générateurs de 500 KVA à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA), frappée par une pluie torrentielle  qui a endommagé ces cinq pylônes  électriques depuis vendredi 23 avril au village Danzi, provoquant ainsi une gigantesque panne électrique dans la capitale depuis cinq jours. Mais l’annonce de ce don de l’ambassade de la Russie à l’ÉNERCA ne semble qu’un effet d’annonce, selon le ministre conseiller du chef de l’État Fidèle Ngouandjika. D’après lui, aucun générateur, même d’un KVA, n’a été offert par la Russie, encore moins par son ambassade en RCA  à l’ÉNERCA.

Pour avoir le cœur net, nous avons contacté le service de l’ÉNERCA. À notre grande surprise, le ministre Fidèle Ngouandjika a raison. Aucun groupe électrogène n’a été remis à l’ÉNERCA par la Russie.  Alors, où sont partis les 10 groupes électrogènes qui sont acheminés par la Russie  en République centrafricaine ? S’agit-il d’un détournement de ces engins par les autorités ?

En tout cas les Centrafricains veulent savoir où sont partis ces générateurs.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : trois morts et un blessé dans une altercation familiale à Bangui

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 09:34:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Encore un drame familial lié aux armes à feu en République centrafricaine. Ce jeudi 29 avril 2021, dans la soirée, un élément de la garde présidentielle, muni de son arme de service,  a abattu  froidement son petit frère et son oncle paternel à leur domicile du quartier Ndrèss 1, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

 

Le présumé criminel s’appelle Amendé, âgé d’une trentaine d’années, et domicilié non loin de l’école Ndrèss 1 dans le quatrième arrondissement de Bangui. Selon nos informations, il aurait abattu son petit frère, son oncle paternel et blessé un adolescent avant de se suicider dans la soirée d’hier jeudi 29 avril 2021.

En effet, selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, après la mort de son père il y’a quelques mois, Monsieur Amendé nouvellement incorporé dans la garde présidentielle ne vivait pas en bon terme avec ses frères et sœurs. Son oncle paternel, âgé d’une quarantaine d’années, et qui travaille comme maçon, joue le rôle du père de la famille. Il ne cesse de leur prodiguer des conseils.

Soudainement hier, après avoir perçu sa solde de ce mois et passer quelque temps de rafraîchissement avec ses amis dans une buvette locale, Monsieur Amendé est rentrer finalement à la maison le soir. Sous l’emprise de l’alcool, il s’est mis à frapper durement un petit enfant qui vivait chez lui, mais tout le membre de la famille n’approuve pas sa réaction.

Pendant ce temps, son petit frère, âgé d’une vingtaine d’années, est venu lui dire de pardonner l’enfant et le laisser partir, mais il s’est mis à se bagarrer avec son cadet. Comme il a encore son pistolet par-devers lui, il le prend et fait plusieurs tirs sur son cadet qui s’écroule immédiatement au sol. Son oncle paternel qui n’était pas loin de la scène, s’est vite approché du jeune  Amendé  pour lui demander de se calmer. Il tire à bout portant sur son oncle paternel et le tue sur place.

Aussitôt, c’est la débandade générale dans la famille. Il trouve l’enfant qu’il a frappé et lui tire dessus. L’enfant est blessé, mais s’écroule au sol comme mort.

Sachant quoi faire avec trois personnes allongées au sol, le jeune amendé tourne son pistolet contre lui et se tire une balle dans la tête.

Une scène très dramatique qui a poussé les éléments de la gendarmerie à intervenir sur le lieu du crime.

L’enfant blessé au pied est transporté à l’hôpital, tandis que les corps des deux victimes sont amenés à la morgue par les gendarmes. Cependant, le corps du présumé criminel est transporté par ses collègues de la garde présidentielle pour déposer à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

 

RCA : dernier jour de la session ordinaire des députés de la sixième législature

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Le Premier ministre Firmin Ngrebada dans l’hémicycle de l’assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 08:05:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Clôture ce vendredi 30 avril 2021 à Bangui des activités marquant la fin du mandat des députés de la sixième législature en Centrafrique. Au total, 140 députés élus, répartis sur 11 groupes parlementaires, et  7 sont décédés au cours de leur mandat.

 

La cérémonie officielle aura lieu cet après-midi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du Premier ministre Firmin Ngrebada et des diplomates accrédités en République centrafricaine ainsi que des membres du gouvernement.

Le mandat des députés de cette législature a commencé le 3 mai 2016 au lendemain des élections de sortie de crise qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays. Sur 140 parlementaires élus au début, sept sont décédés pendant l’exercice de leur fonction.

Et les 140 députés élus en 2016 sont répartis sur 11 groupes parlementaires à savoir :

  • Mouvement cœurs unis;
  • Le chemin de l’espérance;
  • L’union nationale pour la démocratie et le progrès;
  • L’union pour le renouveau centrafricain;
  • Le mouvement de libération du peuple centrafricain;
  • Le Kwa na Kwa;
  • Le rassemblement démocratique centrafricain;
  • Rassemblement pour la République;
  • Le parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des États ;
  • Mouvement national des indépendants;
  • Et divers et non inscrits »

Il faut noter au passage qu’au cours de cette législature que les députés proches de la majorité parlementaire avaient lancé en octobre 2018 une pétition visant à destituer le Président de l’Assemblée nationale d’alors, l’honorable  Abdoul Karim Meckassoua.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Des toilettes publiques ordinaires aux toilettes publiques scientifiques, une réalité pour la RCA

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Une image d’illustration des toilettes publiques. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon les données de l’ONU, plus de 4 milliards d’individus ne disposeraient pas d’un accès libre à des toilettes. L’accès à des installations sanitaires gérées et sécurisées constitue un droit humain et un enjeu de taille dont sont dépourvus de nombreux individus. Cette problématique de taille entre dans le cadre des objectifs de développement durable soutenus par l’ONU : Objectif 6 – Eau et assainissement pour tous d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il faudrait investir dans la construction et l’installation de toilettes chaque année jusqu’à la date butoir.

La pandémie de la COVID-19 a démontré l’importance de l’assainissement, de l’hygiène et d’un accès adéquat à l’eau potable afin de prévenir, de contrôler et limiter les maladies. En effet, «les sanitaires interviennent dans la collecte, le traitement et l’évacuation des déjections, ainsi que le traitement de l’eau pour éviter le développement de bactéries dangereuses» a déclaré l’ONU. Ce qui est un luxe pour de nombreux pays, notamment en Afrique ou l’accès à l’eau potable est une véritable problématique.

En Centrafrique, Bangui est sans doute l’une des rares villes d’Afrique qui dispose de très peu de toilettes publiques. Ce besoin a été relevé à de multiples occasions, par les populations locales, les institutions sanitaires et les ONG. Face à ce manque, le 14 avril 2021, l’ONG américaine LOBA-INTERNATIONAL a proposé un projet de construction et d’installation de toilettes sèches nommées “Fini Da Zendé”.

Ce même jour, un prototype a été présenté à Émile Gros Raymond Nakombo, Maire de Bangui. A l’intérieur de ce lieu d’aisance, on y retrouve une cuvette permettant de collecter les déchets, accompagnée de copeaux de bois. Ces copeaux de bois ont pour fonction de remplacer l’eau et ainsi de bloquer les odeurs et les visites de mouches. A cela s’ajoute l’installation de stations de lavages dotées de gel hydro-alcoolique.

Un système dont se réjouissent les autorités locales. “Généralement, ce sont des toilettes publiques ordinaires. Aujourd’hui, ce sont des toilettes publiques scientifiques, plus adaptées à nos réalités du fait que la distribution d’eau ne touche pas tous les quartiers. Ces toilettes sèches sont les mieux indiquées pour les pays comme le nôtre. Je pense que Bangui est la 1ère ville de la sous-région à abriter ces toilettes” se satisfait le Maire de Bangui. Cette initiative est une première pour le pays. Elle pourrait faire évoluer la situation sanitaire et permettre aux quartiers qui sont privés d’eau de pouvoir bénéficier de ce type de toilettes. Selon l’ONG LOBA-INTERNATIONAL, si le gouvernement valide le projet, près de 100 toilettes pourront être construites et installées à Bangui mais également dans d’autres régions de la République centrafricaine.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

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Panne d’électricité : l’ambassade de la Russie fait un don à l’ÉNERCA , et la Minusca appuie la SODECA,

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Problème d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:16:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ambassade de la Russie en République centrafricaine a offert mercredi 10 groupes électrogènes de 500 Kwas à la société centrafricaine d’électricité (ÉNERCA) frappée par une gigantesque panne sur son réseau, tandis que la Minusca, de son côté, a fait un don  aussi d’un générateur de grande puissance à la société centrafricaine de distribution d’eau (SODECA) également touchée par ce problème d’électricité.

 

Selon le diplomate russe Vladimir Titorenko, le geste amical de son ambassade à la société de l’énergie centrafricaine vise à aider les Centrafricains à faire face aux problèmes d’électricité qui persistent à Bangui depuis plus de cinq jours suite au dommage causé par un vent violent sur des installations électriques de l’ÉNERCA le vendredi 23 avril dernier au village Danzi, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale.

Au même moment, la Minusca, la mission de paix des Nations unies en Centrafrique, intervient au chevet de la société centrafricaine de distribution d’eau  (SODECA) qui est aussi frappée par cette panne électrique. Elle lui a fait un don d’un générateur électrique de 500 KVA, le mercredi 28 avril. Ce don intervient au moment où l’énergie centrafricaine ne peut pas fournir de l’électricité dans la capitale suite au dommage causé par la pluie  du 23 avril, accompagnée par un vent violent.

« Les 500 KVA que nous sommes en train de recevoir vont nous aider effectivement à faire fonctionner, à faire tourner l’usine en plein régime. Donc cela suppose que donc nous avons désormais la capacité de jouir d’une autonomie, et faire en sorte que les frères et sœurs qui habitent en hauteur puissent recevoir en tout lieu et en tout temps  de l’eau potable », a déclaré un responsable de la SODECA à la radio des Nations unies.

Il faut le rappeler que  la SODECA a besoin d’au moins 1000 litres par jour pour lui permettre de faire fonctionner ces 5 générateurs électriques. Tandis qu’à l’ÉNERCA, il faudra 5000 litres par jour pour tourner normalement ses usines.

En outre, la Minusca annonce également qu’une de ses équipes de la Compagnie de génie indonésienne est déjà pied d’œuvre avec des ingénieurs centrafricains pour prêter main-forte à l’ÉNERCA. Afin de pallier à ce problème d’électricité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : arrivée à Bangui de la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’avion transportant la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, figure politique nationale,  décédé le dimanche 25 avril 2021 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, est arrivée à Bangui ce jeudi 29 avril dans les après-midi avec quelques heures de retard.

 

L’avion s’est posé peu après 14 heures locales sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Il transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), décédé le 25 avril 2021 de suite d’une longue maladie à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir, qui avait été évacué sanitairement en République démocratique du Congo au début de ce mois d’avril, était également de retour dans l’avion qui transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba.

Sur place à l’aéroport, des centaines des partisans et militants du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) ainsi que des Centrafricains lambda sont venus pour le dernier hommage populaire à Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba.

Au bord de l’avenue des martyrs, des milliers des personnes attendaient de voir le cortège  funéraire alors que celui-ci prenait la direction de la morgue.

Une veillée mortuaire sera organisée au siège du parti RDC d’ici le week-end prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Dispersion de mercenaires hors de Libye: l’inquiétude gagne l’ONU et les pays d’Afrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril  2021, 03:25:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu jeudi sa première réunion consacrée au risque d’une dispersion des mercenaires présents en Libye dans les pays de la région, illustrée par les évènements au Tchad qui ont conduit à la mort de son président. Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine.

 

 

Cette session, à huis clos, avait été demandée par les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger et Tunisie) bien avant le décès il y a dix jours, dans des conditions toujours imprécises, du président Idriss Déby Itno, monté officiellement au front après une offensive de rebelles tchadiens venus de Libye.

Selon des diplomates, le nombre de mercenaires étrangers en Libye est estimé à “plus de 20.000, dont 13.000 Syriens et 11.000 Soudanais”. Leur départ est demandé par les nouvelles autorités libyennes, et depuis plusieurs mois par l’ONU et les grandes puissances.

Lors de la réunion, personne n’a évoqué un début de retrait de ces hommes surarmés dont une dispersion représente une nouvelle menace pour les armées de la région, souvent en manque d’équipements et mal entraînées, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources.

Réclamer au plus vite un départ, dans des déclarations ou des résolutions, a un “impact” sur les pays de la région et la paix et la sécurité au Sahel, relève un diplomate sous couvert d’anonymat. Attention à ne pas régler un problème en Libye en en créant un autre dans les pays voisins, ont plaidé certains de ces Etats, ajoute un autre diplomate.

Aujourd’hui, les 15 membres du Conseil de sécurité ont tous établi un lien direct entre le retrait de Libye des mercenaires et combattants étrangers avec ce qui s’est passé au Tchad, selon deux sources diplomatiques.

“Avec un lien de cause à effet comme celui-là, les lignes vont changer dans les jours et semaines à venir”, prédit l’une d’elles. Avec ce qui s’est passé au Tchad, on ne parle plus “dans le vide”, relève-t-elle.

– “Scénario hollywoodien fascinant” –

“Unanimement ils ont reconnu ce lien” et la nécessité de “faire quelque chose”, ajoute la deuxième source. Reste à savoir quoi.

Selon des diplomates, il y a un consensus à l’ONU pour parler de la nécessité d’un retrait qui soit coordonné, d’une réforme du secteur de la sécurité en Libye, d’un processus de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants et du besoin d’accompagner ce processus de retrait.

Le Kenya a réclamé d’étendre le mandat de la mission politique de l’ONU en Libye à un contrôle de sa frontière sud, a précisé un diplomate, mais il s’agit d’une idée plutôt difficile à réaliser et qui lui ferait changer de dimension.

Le Conseil de sécurité a récemment ajouté à cette mission onusienne une composante de surveillance du cessez-le-feu, limitée à 60 personnes, un format bien insuffisant pour superviser un retrait de mercenaires comme pour organiser une démobilisation et un désarmement de groupes armés.

“Sans un bon contrôle, sans un accompagnement efficace, ce qui s’est passé au Tchad pourrait se répéter à nouveau dans ce pays ou s’étendre du Sahel à la corne de l’Afrique, au Soudan, au Sud-Soudan, au Niger, en Ethiopie, en Centrafrique, au Mozambique”, mettent en garde des diplomates.

Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources diplomatiques.

Lors d’une conférence de presse tenue juste avant la réunion, l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU, Dmitry Polyanskiy, a balayé ces accusations. “C’est vraiment un scénario hollywoodien très fascinant. Cela n’a rien à voir avec la réalité. Il n’y a pas de faits, seulement des rumeurs”, a-t-il dit.

 

AFP

RCA : arrivée bientôt de la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba

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Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 14:04:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’arrivée dans un instant à Bangui de la dépouille mortelle de l’ex-président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba. Des nombreux Centrafricains attendent dans la tristesse en ce moment à l’aéroport international Bangui Mpoko pour lui rendre hommage.

 

La dépouille de monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, décédé il y a une semaine à l’âge de 64 ans   à Kinshasa, en République démocratique du Congo, des suites d’une longue maladie, va bientôt arrivée à l’aéroport international de Bangui Mpoko cet après-midi.

Déjà sur place à l’aéroport, des nombreux Centrafricains, parmi eux, des cadres du parti RDC  sont présents pour lui rendre un hommage populaire.

Notre équipe est sur place, elle vous donnera plus des détails dans nos prochains articles.

Affaire à suivre…

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Alerte info : violent affrontement en cours entre les 3R et les russes à Yéléwa

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-Minusca-450×286.jpg” alt=”Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.” width=”450″ height=”286″ />
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

Koui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 11:14:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement est extrêmement violent  entre les éléments rebelles du mouvement 3R  et les Mercenaires russes à Yéléwa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA.

 

Selon nos informations, les combats ont débuté ce jeudi 29 avril aux environs de 9 heures du matin à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bouar et se poursuit pour le  moment à 4 kilomètres de la ville de Yéléwa entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui sont déployés en Centrafrique à la demande des autorités nationales afin de soutenir et appuyer les éléments des forces armées centrafricaines dans leur combat contre les groupes armés.

Pour l’heure, on ignore le bilan de cet affrontement, mais des sources humanitaires parlent de plusieurs blessés dans les deux camps.

Notre équipe suit de près l’évolution de la situation sur le terrain, et vous donne les détails dans nos prochains articles.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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