La Cour d’appel de Bangui condamne un ex-leader d’autodéfense du PK5 aux travaux forcés à perpétuité
Zakaria Shetou alias Nouradine, ancien leader d’autodéfense du quartier PK5 à Bangui, a été condamné lundi aux travaux forcés à perpétuité par la Cour d’appel de Bangui. L’homme était accusé d’homicide volontaire pour l’assassinat de deux personnes, dont le pasteur Jean-Paul Sankagui de l’église du Christ de Ramandji, le 7 janvier 2017.
Bangui, 24 juillet 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Le procès s’est déroulé en présence de plusieurs témoins, majoritairement des proches de la victime. Chacun a été interrogé par les juges sur les circonstances de l’assassinat du leader religieux.
L’avocat de l’accusé, Solé Bomaoukou, a plaidé la légitime défense. Le parquet général, représenté par le troisième avocat général Maxima Zou, a requis la requalification de l’homicide volontaire en assassinat.
Après délibération, la cour présidée par Joachim Pessiré, premier président de la Cour d’appel de Bangui, a rendu son verdict : “Sur la culpabilité, déclare Zakaria Shetou alias Nouradine, coupable de meurtre sur la personne de Mahamat et de Jean-Paul, en application des articles 51 et 52 du Code pénal, en répression, le condamne à la peine de travaux forcés à perpétuer”.
Cette condamnation intervient dans le cadre de la première session criminelle de la Cour d’appel de Bangui, qui a débuté lundi et se poursuivra jusqu’au 20 août. 72 affaires sont inscrites au rôle pour cette session.
Deux autres affaires étaient au programme de la journée de mardi :
- Le cas de Fiacre Landry Hiacinth Tanga, poursuivi pour coup mortel
- L’affaire d’Abakar Abdullah Younouss alias Dewa, accusé d’association de malfaiteurs et de détention illégale d’armes et munitions de guerre
L’affaire concernant Bienvenu Ngakola et Félix Féidamakoy, accusés d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, et de vol à main armée, a été renvoyée au 1er août.
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
